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Gervais Lakosso fustige le projet de la nouvelle constitution de Touadera

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Gervais Lakosso fustige le projet de la nouvelle constitution de Touadera

 

Capture d'écran de la vidéo de monsieur Gervais Lakosso avec SAPRO TV
Capture d’écran de la vidéo de monsieur Gervais Lakosso avec SAPRO TV

 

 

Bangui, 24  juillet 2023 (CNC) – Dans une interview exclusive accordée à SAPRO-TV, Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe de travail de la société civile, fustige le projet de la nouvelle constitution du Président Touadera . Selon lui, cette constitution suscite de graves inquiétudes et menace les fondements démocratiques du pays. Lakosso accuse le gouvernement de vouloir établir une dictature sombre et de concentrer tous les pouvoirs entre les mains du Président de la République.

 

Une Constitution tant vantée, une désillusion pour le peuple

 

Gervais Lakosso débute en exprimant le sentiment de désolation qui a envahi la société civile lorsque le projet de la nouvelle constitution a été dévoilé le 10 juillet dernier. Selon lui, le peuple centrafricain s’attendait à une constitution extraordinaire, susceptible de favoriser le développement et l’indépendance du pays. Cependant, la réalité s’est avérée bien différente.

 

Les reproches envers le projet de nouvelle constitution

 

Le coordonnateur de la société civile pointe du doigt deux objectifs principaux de cette nouvelle constitution. Premièrement, lever le verrou de la limitation de mandat pour permettre au Président Faustin Archange Touadera  de s’éterniser au pouvoir. Deuxièmement, concentrer tous les pouvoirs de l’État entre les mains du Président de la République, transformant ainsi le pays en une sorte de royaume, une dictature sombre. Lakosso déplore le manque d’arguments solides pour justifier cette réforme constitutionnelle.

 

L’héritage de la Constitution de 2016

 

L’interviewé souligne que la Constitution de 2016 avait été accusée à tort de bloquer le développement du pays et d’entraver la gouvernance du chef de l’État. Cependant, les arguments en faveur de ces accusations n’ont jamais été apportés de manière convaincante. La nouvelle constitution proposée ne contient aucune clause susceptible de booster le développement de la République Centrafricaine, selon Gervais Lakosso.

 

La volonté d’éviter tout changement du verrou constitutionnel

 

L’article 153 de la Constitution de 2016, qui interdit toute révision touchant à la forme républicaine et laïque du pays, aux incompatibilités avec les fonctions du Président, aux libertés fondamentales du peuple ainsi qu’à la durée et au nombre de mandats du Président, constitue un obstacle pour les intentions du gouvernement actuel. Les tentatives pour contourner cet article ont échoué, ce qui a conduit le gouvernement à élaborer une nouvelle constitution afin de réaliser ses desseins.

 

Une nouvelle constitution contestable

 

Gervais Lakosso critique vivement la procédure de rédaction de la nouvelle constitution. Il déplore que celle-ci ait été élaborée sans impliquer l’assemblée nationale et les élus du peuple, ainsi que sans consulter la population comme cela avait été fait lors de l’élaboration de la constitution de 2016. Le manque de transparence dans le processus et l’absence d’experts indépendants sont des points qui soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la qualité et la légitimité du projet.

 

Les conséquences de la nouvelle constitution

 

Selon Gervais Lakosso, la nouvelle constitution concentre excessivement le pouvoir entre les mains du Président, en créant notamment un poste de vice-président nommé par ce dernier, qui devient de facto le dauphin constitutionnel. Cette centralisation du pouvoir risque de détourner le principe démocratique du pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Le projet prévoit également une réduction de la cour constitutionnelle en un conseil constitutionnel, où le pouvoir nommera six des neuf membres, suscitant des craintes quant à son indépendance et son impartialité.

 

 

Rappelons que l’interview de Gervais Lakosso révèle des critiques importantes envers le projet de la nouvelle constitution en République Centrafricaine. Selon lui, le document manque de transparence et de pertinence, ne proposant aucune amélioration concrète par rapport à la constitution de 2016. Le risque d’une concentration excessive du pouvoir entre les mains du Président et la création d’un vice-président nommé, ainsi que la réduction de la cour constitutionnelle soulèvent de sérieuses préoccupations quant à l’avenir démocratique du pays. La société civile recommande l’annulation pure et simple du référendum constitutionnel et appelle le Président Touadera à agir dans l’intérêt supérieur de la nation et du peuple centrafricain. Il s’agit d’un moment crucial pour le pays, où le choix entre la consolidation de la démocratie et la dérive autoritaire déterminera son futur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La nouvelle constitution où la vendetta de Touadera contre le Centrafrique

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La nouvelle constitution où la vendetta de Touadera contre le Centrafrique

 

De gauche à droite, le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et Président de la République Faustin Archange Touadera
De gauche à droite, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et Président de la République Faustin Archange Touadera. Photo montage CNC

 

 

Un autre regard expliquant le choix de la nouvelle constitution

 

Bangui, 24  juillet 2023 (CNC) – En Centrafrique et dans nombre de pays, l’on a tendance à prendre d’une manière naïve, mieux au premier degré les actes politiques posés. Cependant il y a un couple souvent ignoré : le couple psychanalyse/politique. Il serait intéressant de voir et cerner ce qu’il y a d’inconscient dans les décisions politiques. L’une questionne l’autre, et inversement. C’est pour dire qu’il y a toujours de l’inconscient dans les décisions politiques et du politique du côté de l’inconscient.

Et lorsque le Président Touadera  a argué que le retard du développement de ce pays est dû à sa constitution, tout s’éclaire. Comme si cela ne suffisait pas, la mouture de la nouvelle constitution, concoctée par une équipe spéciale du président Touadera, tenue hermétiquement secrète et dévoilée à 20 jours du référendum a été la pièce manquante du puzzle.

En réalité, ce qui tient lieu aux Centrafricains de la nouvelle loi fondamentale n’est seulement qu’un concentré de vengeance de l’homme de Damara contre l’ensemble des Centrafricains.

De sa famille politique, en commençant par ses compagnons de la première heure, en passant par l’opposition politique sans épargner même sa famille biologique. L’homme tient sa revanche et compte assouvir ses penchants.

Dans cette opération, Il y a des victimes immédiates, directes et les victimes collatérales.

Tour d’horizon de cette vendetta où les racines profondes se trouvent dans le passé lointain et même récent de l’homme où son exécution se déroule, aujourd’hui, parfaitement.

 

Au niveau du MCU :

 

Tandis que les yeux sont braqués sur les opposants, Touadera s’attaque à ceux de son camp. Et pas des moindres. Tous ceux qui ont été ses anciens premiers ministres. Ce, dans l’ordre décroissant.

Simplice Matthieu Sarandji (SMS)

Le compagnon de la première heure ; le grand frère ; le dauphin légal et légitime a été celui qui a voulu faire échouer le projet de la révision constitutionnelle. Il a été celui qui a montré, sans ambiguïté, sa désapprobation de ce projet. C’est lui la première victime de cette révision constitutionnelle.

SMS ne sera plus le dauphin et celui qui pourrait s’opposer frontalement au Tsar de Mandjo. Car avec cette nouvelle constitution, c’est le vice-président qui sera désormais le dauphin.

Et même si SMS deviendrait le vice-président ? Et bien celui-ci n’ayant aucune légitimité car simplement nommé par Touadera. Celui-ci peut le démettre en rapportant le décret. Et donc le superbe SMS sera réduit au rôle d’un toutou de service. Aux lendemains du 30 juillet 2023, l’ambition politique du grand frère est finie étant donné que c’est un bi-national… Première victime.

 

Firmin Ngrebada dit Firminov

 

La troisième personne du trio de choc sous Bozizé. Il est dit l’homme qui aurait fait venir à Bangui les Wagner. Depuis, l’homme se prépare en cachette pour succéder au Tsar, croyant et espérant l’observation scrupuleuse de la Constitution du 30 mars… Pour mettre toutes les chances de son côté, Il aurait poussé l’outrecuidance jusqu’à demander la nationalité Russe. Et donc avec cette nationalité, pas d’élections possibles pour l’homme des Wagner. Deuxième cadavre…

 

Henri-Marie Dondra (HMD)

 

Il a cru à Touadera entre les deux tours des élections de 2016, au point de mettre la main aux poches, abandonnant poste et voire parti politique (RDC) pour suivre le mathématicien.

Avec une mère non Centrafricaine, les portes du Palais de la Renaissance lui sont fermées pour de bon. Il ne sera plus qu’un ancien premier ministre. Troisième cadavre.

Victimes collatérales

 

Il est prévisible que tous ceux dans le parti MCU ayant une proximité de pensées et de positions avec SMS, car Dieu seul sait qu’ils sont nombreux, seront traqués sans relâche afin de subir pour le même sort que le chef du parti MCU.

Au niveau de sa famille biologique

Le chef de l’État aurait eu un enfant avec une ressortissante Rwandaise. Selon nos informations, cet enfant, fils de son père, aurait la double nationalité Rwandaise et Centrafricaine. Et donc, il ne pourrait prétendre diriger le pays de son père.

Autre réalité, le ministre conseiller, ancien candidat aux élections présidentielles ne pourra plus repartir dans les starting-blocks si l’ambition lui revient. Pis, l’un de ses rejetons est diplomate. À ce titre, Il pourrait prétendre à briguer la présidence du pays de son père, un Centrafricain de souche… Mais patatras. Il aurait la nationalité de sa mère, une Roumaine d’origine… Et donc impossible de concourir, un jour…

In fine ?

 

Il faut rajouter à ces cadavres répertoriés ici, ceux des députés n’ayant pas le baccalauréat, comme niveau d’études minimum pour se (re) présenter aux élections législatives. Cela en fait beaucoup de cadavres politiques dans les tiroirs. Immanquablement, l’odeur pestilentielle finira par incommoder toute bonne volonté, comme cela commence déjà.

En réalité, la question de nationalité n’est qu’un prétexte detouné. L’opinion a cru qu’il est en manœuvre contre l’opposition… Celle-ci est neutralisée par cette population analphabète et manipulée. Les vrais opposants à lui sont issus de son camp et surtout ses compagnons de la première heure conscients que l’homme n’a pas les capacités d’amener ce pays à bon port. Et donc Il faut saborder le navire MCU pour faire place à son ambition. Aujourd’hui le MCU peut survivre à Touadera mais le contraire est loin d’être vrai. Ce parti tel structuré, peut gagner à lui seul gagner les futures élections à la loyale. Ce qui ne peut être le cas de Touadera.

L’heure est il venu, au MCU, de faire le choix d’un homme déterminé de déstructurer tout un pays pour assouvir sa revanche ou de faire le choix du pays et préserver l’unité nationale ?

La vendetta en cours d’exécution trouverait ses origines dans la blessure non cicatrisée de l’homme de ne jamais été considéré par ceux qui l’ont pourtant accueilli. Mais l’homme aurait en lui l’humiliation d’une origine inconsidérée et du rejet d’un père inconnu révélé par un patronyme lourd de sens.

 

Par Orphée DOUACLÉ KETTÉ

Observateur politique engagé

 

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Centrafrique : Alexandre Ivanov, Chef  de Wagner en RCA , se moque des sanctions occidentales

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Centrafrique : Alexandre Ivanov , Chef  de Wagner en RCA , se moque des sanctions occidentales

 

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Valery Ivanov, chef de la COSI en RCA

 

 

Bangui, 24  juillet 2023 (CNC) – Suite aux récentes sanctions américaines et britanniques imposées aux chefs du groupe russe Wagner en Afrique, une figure clé émerge : monsieur Alexandre Ivanov, chef de la COMMUNAUTÉ DES OFFICIERS POUR LA SÉCURITÉ INTERNATIONALE (COSI). Face aux sanctions occidentales, il a choisi de défier les puissances étrangères en affirmant qu’il restera en République centrafricaine plutôt que de se réfugier en Grande-Bretagne. Cette déclaration audacieuse est perçue comme un acte de défi envers les Occidentaux, soulignant ainsi les limites des sanctions imposées à Wagner et à certains de ses officiers. Cette situation pousse les Centrafricains à réfléchir sur les mesures à prendre pour montrer que Wagner n’est pas invincible sur le terrain africain.

 

Dans un communiqué officiel émis par la COMMUNAUTÉ DES OFFICIERS POUR LA SÉCURITÉ INTERNATIONALE, monsieur Alexander Ivanov, le chef de la COSI, a réagi aux sanctions personnelles qui lui ont été imposées par le gouvernement du Royaume-Uni le 20 juillet 2023. Face à cette situation, il a déclaré de manière catégorique : “Je ne vais pas à Londres. Nous restons en RCA. Nous restons en Afrique !”

 

Cette déclaration forte et sans équivoque démontre la ferme détermination de monsieur Alexandre Ivanovà ne pas céder aux pressions des sanctions occidentales. Plutôt que de fuir vers un lieu plus sûr, il choisit de rester en République centrafricaine, affirmant ainsi son engagement envers la mission de la COSI sur le continent africain.

 

La réponse de Alexandre Ivanov : une moquerie envers les Occidentaux

 

Le choix de monsieur Alexandre Ivanov de rester en RCA malgré les sanctions occidentales est interprété comme une réponse moqueuse envers les puissances étrangères. Il semble mettre en doute leur capacité à le rechercher et à le capturer en République centrafricaine ou dans n’importe quel autre endroit du continent. Cette attitude souligne les limites des sanctions imposées par les pays occidentaux et remet en question leur efficacité pour contrer les activités de Wagner et de ses officiers en Afrique.

 

En défiant les sanctions, monsieur Alexandre Ivanov envoie un message clair : la présence de la COSI en République centrafricaine est solide et résolue. Cette détermination peut également être perçue comme un défi lancé aux occidentaux, montrant que la COSI, une branche du groupe Wagner en RCA est prête à faire face à toute adversité dans le cadre de ses opérations en Afrique.

 

Les limites des sanctions occidentales contre Wagner

 

La réaction de monsieur Alexandre Ivanov met en évidence les défis auxquels sont confrontées les sanctions occidentales contre Wagner et certains de ses officiers. Bien que les sanctions économiques et les interdictions de voyage soient des outils utilisés pour faire pression sur des individus et des entités, elles ont leurs limites, en particulier lorsqu’il s’agit de groupes opérant dans des zones complexes et instables comme l’Afrique centrale.

 

Les sanctions peuvent perturber les activités financières des individus et entraver leurs mouvements internationaux, mais elles ne garantissent pas toujours leur capture ou leur incapacitation sur le terrain. Lorsque des groupes tels que Wagner bénéficient de l’appui de certains gouvernements locaux ou opèrent dans des environnements où l’application de la loi est faible, les sanctions peuvent avoir des effets limités.

 

Il y’a lieu de rappeler que la décision du chef de la COSI, monsieur Alexander Ivanov, de rester en République centrafricaine malgré les sanctions occidentales est un acte de défi qui met en évidence les limites de telles mesures contre Wagner et certains de ses officiers. Sa détermination à rester en Afrique envoie un message fort, soulignant que la COSI ne sera pas dissuadée par les pressions extérieures.

 

Cette situation doit être considérée comme un appel à l’action pour les Centrafricains, les incitant à prendre des mesures concrètes pour renforcer leur sécurité et faire face aux menaces sur leur territoire. Il est temps de s’unir et de collaborer avec la communauté internationale pour faire face à ces défis complexes et assurer un avenir plus stable pour la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Nouveau Cirque Constitutionnel en RCA: Tromperies et Machinations

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Le Nouveau Cirque Constitutionnel en RCA: Tromperies et Machinations

 

Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

Bangui, 24  juillet 2023 (CNC) – Chers lecteurs du CNC, laissez-nous vous emmener dans le spectacle étrange et grotesque qui se déroule actuellement en République Centrafricaine. Une pièce de théâtre politique où les autorités centrafricaines tentent désespérément d’imposer une nouvelle constitution illégale et controversée à leur peuple. C’est un scénario digne d’un mauvais film, où la tromperie règne en maître et où les manipulations les plus basses sont devenues la norme.

 

“Est-il permis à un chef d’État de tromper son peuple?”, semblent se demander certains. Eh bien, apparemment, pour nos dirigeants actuels, la réponse est un déconcertant “oui”. Ils ont choisi de tourner le dos à l’honnêteté et à l’intégrité pour forcer leur agenda politique sur le dos du peuple centrafricain.

 

Le dicton dit qu’on peut tromper une partie d’un peuple tout le temps, mais on ne peut pas tromper un peuple tous les jours. C’est pourtant ce que ces responsables semblent essayer de faire. Ils pensent que la population est suffisamment naïve pour gober toutes leurs manipulations et leurs mensonges.

 

Leur dernier numéro dans ce cirque constitutionnel est l’imposition de cette nouvelle constitution de honte. Au lieu de chercher à construire un consensus national, ils préfèrent passer par les biais des Églises à Bangui ou ailleurs, tel que Damara pour essayer de manipuler l’opinion publique. Ils utilisent les pasteurs et les prêtres comme des marionnettes, les prenant en otages pour diffuser leur propagande en faveur du “OUI” au référendum.

 

C’est une tactique lamentable qui montre à quel point le régime en place est prêt à descendre dans les profondeurs de la tromperie et de la manipulation pour atteindre ses objectifs égoïstes. Plutôt que de chercher à informer le peuple de manière honnête et éclairée sur les enjeux de cette constitution, ils préfèrent propager des mensonges et des fausses promesses.

 

Mais il y a une lueur d’espoir dans cette sombre comédie. Les chefs de villages dans les villes de province n’ont pas encore reçu leurs colis de campagne référendaire. Peut-être que leur résistance face à cette pression indigne témoigne de leur prise de conscience quant à l’illégalité et l’injustice de cette nouvelle constitution.

 

Il est temps que le peuple centrafricain se lève et dise “assez”. Assez de ces tours de passe-passe politiques, assez de ces manipulations honteuses, assez de ces tentatives sournoises de contourner la volonté du peuple.

 

La véritable essence de la démocratie est le respect de la voix du peuple, et cela ne peut être atteint que par un processus ouvert, honnête et transparent. Imposer une nouvelle constitution sans le consentement éclairé du peuple est une trahison de la confiance que le peuple a placée dans ses dirigeants.

 

Alors, pour le BRDC et d’autres personnalités indépendantes, ne vous laissez pas berner par ces manigances politiques. Élevez votre voix et rejetez fermement cette nouvelle constitution illégale. Ne permettez pas à ceux qui sont censés vous représenter de vous trahir. Le cirque constitutionnel doit prendre fin, et c’est vous, en tant que peuple souverain, qui avez le pouvoir de mettre fin à cette farce.

 

Dans l’histoire, les tyrans et les manipulateurs ont toujours été balayés par la force collective de la vérité et de la justice. Il est temps pour la République Centrafricaine de se tenir debout et de se battre pour ses droits fondamentaux. Ne permettez pas à la tromperie de triompher, car c’est votre avenir et celui de vos enfants qui est en jeu.

 

Le rideau se lève sur ce cirque politique, et il est temps de montrer au monde que le peuple centrafricain est prêt à se battre pour la démocratie et la liberté. Ne soyez pas dupe de ces manœuvres perfides, car ensemble, nous pouvons mettre fin à cette pièce de théâtre de l’absurde et construire un avenir meilleur, où la vérité et la transparence prévaudront toujours.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Journaliste et Spécialiste en communication politique

 

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Crise financière au Crédit Populaire de Centrafrique : Les défis de la supervision des établissements de microfinance dans la zone CEMAC

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Crise financière au Crédit Populaire de Centrafrique : Les défis de la supervision des établissements de microfinance dans la zone CEMAC

 

logo crédit populaire de Centrafrique

 

 

Bangui, 24  juillet 2023 (CNC) – Depuis plusieurs années, l’établissement de microfinance centrafricain, le “Crédit Populaire de Centrafrique” (CPC), traverse une période difficile, menant à une forte tension de trésorerie. Cette situation critique a été accentuée il y’a quelques années par le décès du promoteur, monsieur Koyagbelé, qui a semé le désaccord parmi les membres de l’institution financière. Avec de nombreux commerçants de Bangui parmi ses clients, la difficulté financière du CPC a un impact considérable sur les activités économiques et commerciales de la République centrafricaine.

 

Face à cette situation, certains clients insatisfaits ont engagé des poursuites judiciaires contre le CPC, mais la justice a confirmé que l’institution était en grave difficulté financière, sans même avoir des actifs suffisants pour faire face à ses engagements. Les clients sont ainsi privés de leurs fonds, tandis que les employés de l’établissement n’ont pas perçu de salaire depuis plusieurs mois, voire années. Leur récente manifestation n’a malheureusement pas débouché sur une solution concrète.

 

Un client témoigne des conséquences de cette crise : “Même pour retirer une somme de 50 000 francs CFA, c’est impossible en ce moment. Tous les clients qui ont placé leur argent là-bas sont bloqués. Et les responsables prétendent avoir un problème de trésorerie. Moi-même, je suis redevable de 10 millions de francs CFA à cette banque”, déclare-t-il.

 

Un autre client du CPC explique que les difficultés de l’établissement ont également des répercussions sur ses propres affaires, le poussant au bord de la faillite commerciale. Ses fournisseurs le harcèlent au téléphone, tandis que ses bailleurs réclament le paiement d’arriérés de loyer sur trois mois. Dans cette situation précaire, il se demande comment il pourra faire face aux deux prochains mois.

 

Face à cette situation critique, la rédaction a tenté de contacter le directeur général, monsieur Koyacpo Éric Bonaventure, mais en vain. Ses bureaux sont restés désespérément vides lors du rendez-vous fixé.

 

Alors que les clients et les employés expriment leur mécontentement, les autorités n’ont pas encore réagi. Il est toutefois important de rappeler que la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) avait adopté en 2018 un nouveau règlement pour encadrer la gestion des établissements de microfinance dans la zone CEMAC. Ce dispositif réglementaire plus rigoureux, visant à faciliter une supervision plus efficace, imposait des contrôles stricts, une gestion responsable, des profils de dirigeants qualifiés et un capital minimum à respecter. Les établissements assujettis, dont le CPC, devaient s’y conformer au plus tard en 2020.

 

Cette crise au CPC soulève des questions sur l’efficacité de la supervision des établissements de microfinance dans la zone CEMAC malgré les nouvelles réglementations mises en place. Il est crucial que les autorités prennent des mesures pour prévenir de telles situations à l’avenir et protéger les intérêts des clients et des employés des établissements financiers.

 

La crise financière du “Crédit Populaire de Centrafrique” met en lumière les défis persistants liés à la supervision des établissements de microfinance dans la région de l’Afrique centrale. Il est temps que les autorités agissent de manière proactive pour renforcer la stabilité financière et protéger les parties prenantes vulnérables qui dépendent de ces institutions pour leur survie économique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

 

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Mise en garde du MLPC contre l’usurpation de son logo lors de la campagne référendaire

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Mise en garde du MLPC contre l’usurpation de son logo lors de la campagne référendaire

 

Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

 

Bangui, 24 juillet 2023 (CNC) – Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), parti politique prônant les valeurs de Justice, Liberté, et Travail, et membre de l’Internationale Socialiste, a publié un communiqué le week-end dernier pour alerter l’opinion nationale sur une situation préoccupante. Des anciens militants du MLPC, exclus du parti, se sont engagés activement dans la campagne référendaire en cours en utilisant de manière frauduleuse le logo du MLPC. Cette pratique trompeuse vise à faire croire aux citoyens centrafricains que le MLPC soutient le changement de la Constitution du pays. Cependant, le véritable MLPC, dirigé par son Président Martin Ziguelé , a officiellement et publiquement donné le mot d’ordre de boycotter ce référendum.

 

Dans son communiqué, le Bureau Politique du MLPC dénonce fermement les actions d’anciens militants exclus du parti qui tentent de manipuler et de semer la confusion dans l’opinion publique en utilisant illégitimement le logo du MLPC. Cette pratique, qualifiée d’acte de désespoir, vise à induire en erreur les citoyens centrafricains et à les convaincre que le parti soutient le changement constitutionnel en cours.

 

Le Président Martin ZIGUELE, à travers sa Déclaration du 17 Juillet 2023, a clairement indiqué que le MLPC ne soutient pas la révision de la Constitution et a officiellement appelé à boycotter le référendum. Le mot d’ordre du boycott vise à exprimer le mécontentement du parti à l’égard du processus référendaire en cours et à préserver l’essence même du MLPC en s’opposant à toute tentative de manipulation de son image et de ses valeurs.

 

Le MLPC, en tant que parti politique authentique et légitime, souhaite préserver son identité et sa ligne politique clairement établie, basée sur les principes de Justice, Liberté, et Travail. Les agissements des anciens militants exclus vont à l’encontre de ces valeurs fondamentales et nuisent à la crédibilité du parti.

 

Au passage, le communiqué du MLPC constitue une mise en garde ferme à l’encontre de ceux qui tentent d’usurper le logo du parti et de détourner ses idéaux à des fins personnelles ou partisanes. Le MLPC appelle l’opinion publique et ses propres militants à la vigilance face à ces pratiques frauduleuses et à ne pas se laisser manipuler par de faux messages portant le sceau du parti.

 

Il y’a lieu de noter que le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a réagi promptement à la découverte d’actes de désespoir de la part d’anciens militants exclus, qui tentent de manipuler et de semer la confusion dans l’opinion publique en utilisant illégitimement le logo du parti. Par le biais de son Président Martin ZIGUELE, le MLPC a officiellement donné le mot d’ordre de boycotter le référendum en cours sur le changement constitutionnel. Le parti politique authentique et légitime met en garde toute personne contre ces pratiques frauduleuses et appelle à une large diffusion de son communiqué pour sensibiliser l’opinion sur cette situation préoccupante. La préservation de l’identité et de l’intégrité du MLPC est essentielle pour maintenir ses valeurs fondamentales de Justice, Liberté, et Travail, qui guident son action au sein de la vie politique centrafricaine.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique : Nathalie Yamb Dénonce le Manque de Transparence dans les Constitutions Africaines

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Centrafrique : Nathalie Yamb Dénonce le Manque de Transparence dans les Constitutions Africaines

 

Nathalie Yamb Dénonce le Manque de Transparence dans les Constitutions Africaines

 

 

Bangui, 24 juillet 2023 (CNC) – Ces dernières 48 heures, les réseaux sociaux ont été secoués par une déclaration de Madame Nathalie Yamb concernant la situation constitutionnelle en Afrique, en particulier celle initiée et proposée par le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Cette déclaration a suscité un vif intérêt et a ouvert un débat passionné sur la manière dont les constitutions sont élaborées en Afrique.

 

Le cas de la République centrafricaine est loin d’être isolé . De nombreux pays africains ont connu des réformes constitutionnelles qui ont souvent été critiquées pour leur manque de consultation populaire. Selon Madame Yamb, l’un des problèmes majeurs réside dans le fait que ces constitutions ne sont pas véritablement issues de la volonté du peuple et ne prennent pas en compte ses intérêts à court, moyen et long terme.

 

Un des reproches les plus frappants évoqués par Nathalie Yamb est le manque de consultation du peuple lors de l’élaboration de ces textes fondamentaux. Les constitutions sont généralement préparées en coulisses, sans aucune assemblée constituante ni consultation publique d’envergure. Le contenu est gardé secret, créant ainsi un mystère autour de leur contenu réel jusqu’au dernier moment. Ce manque de transparence soulève des doutes quant à la légitimité de ces constitutions et remet en question leur représentativité vis-à-vis des aspirations et des besoins de la population.

 

Dans de nombreux cas, y compris celui de la République centrafricaine, ces constitutions ne semblent pas véritablement répondre aux préoccupations du peuple. Elles décrivent principalement le fonctionnement des institutions étatiques, mais leur pertinence et leur efficacité sont souvent discutables. Madame Yamb souligne le besoin de constitutions qui protègent réellement les intérêts du peuple et du pays à court, moyen et long terme.

 

La proposition d’une nouvelle constitution en RCA soulève également des inquiétudes quant à sa légitimité. En l’absence d’une large consultation publique et d’une assemblée constituante représentative, beaucoup estiment que le texte n’est qu’une vision unilatérale du gouvernement, ne reflétant pas les aspirations et les besoins de la population centrafricaine.

 

Dans cette optique, Nathalie Yamb appelle à repenser la manière dont les constitutions sont élaborées en Afrique. Elle prône une approche participative qui implique activement le peuple dans le processus de rédaction constitutionnelle. Une véritable consultation populaire permettrait de donner une voix à tous les citoyens, assurant ainsi que la constitution soit réellement le fruit de leurs aspirations et de leurs espoirs pour l’avenir.

 

La déclaration de Madame Nathalie Yamb a suscité une prise de conscience sur la question des constitutions en Afrique. Elle souligne l’importance d’impliquer activement le peuple dans l’élaboration de ces textes fondamentaux, afin de garantir leur légitimité et leur pertinence vis-à-vis des intérêts du peuple. La proposition d’une nouvelle constitution en RCA doit être l’occasion de donner une voix à la population centrafricaine et de créer un document qui répond véritablement à leurs besoins et à leurs aspirations pour l’avenir de leur pays.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Le MLPC dénonce son interdiction des médias publics par le HCC

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Le MLPC dénonce son interdiction des médias publics par le HCC

 

logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

 

Bangui, 24 juillet 2023 (CNC) – Le 24 Juillet 2023, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a adressé une lettre ouverte au Président du Haut Conseil de la Communication (HCC) pour exprimer son mécontentement face à une récente décision. Le HCC a émis un communiqué de presse daté du 14 Juillet 2023, interdisant à certains partis politiques, dont le MLPC, l’accès aux médias de service public sous prétexte de procès en cours devant les juridictions nationales.

 

Dans sa lettre, le Président du MLPC, Martin Ziguelé , a exprimé sa surprise et son incompréhension quant à cette décision, arguant que selon les textes du parti, la direction élue reste en place jusqu’à l’ouverture du prochain congrès. Le Bureau Politique affirme être actuellement en justice contre les dissidents qui ont été exclus du parti conformément à ses règlements internes, une situation dont le Ministère de l’Administration du Territoire est régulièrement informé.

 

Le MLPC soulève une incohérence dans le raisonnement du HCC, notant que cette décision intervient juste après une démarche déplacée d’un collaborateur du Conseil pour réprimander une radio locale qui avait réalisé une interview du Président du parti. Ces événements semblent indiquer, selon le MLPC, une volonté du pouvoir en place d’évincer toute opinion divergente des médias publics, violant ainsi la liberté d’expression, qui est une liberté fondamentale.

 

En outre, le parti politique dénonce que même les partis qui n’ont pas de litiges en cours devant les juridictions ont également été de facto exclus des médias de service public depuis longtemps, sans que cela ne suscite de réaction de la part du HCC.

 

Pour le MLPC, ces actions du Haut Conseil de la Communication marquent un sérieux recul démocratique pour la République Centrafricaine, un pays dont le peuple a longtemps lutté pour atteindre la démocratie. Le parti considère ces mesures comme une violation flagrante de la liberté constitutionnelle d’information, un droit que le HCC est censé protéger.

 

Notons que dans son communiqué, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain appelle à la vigilance et à la préservation des principes démocratiques qui garantissent la liberté d’expression et le droit à l’information pour tous les partis politiques, quelle que soit leur position politique. Le dialogue et l’inclusion doivent prévaloir pour favoriser un climat politique sain et renforcer la démocratie dans le pays.

 

Le MLPC, dans sa lettre ouverte au Président du Haut Conseil de la Communication, a exprimé son désaccord et son inquiétude face à la récente interdiction d’accès aux médias publics pour certains partis politiques, dont le leur. Le parti a dénoncé la décision du HCC en argumentant que la direction élue reste en place jusqu’à l’ouverture du prochain congrès selon leurs textes internes. Ils ont également soulevé des incohérences dans les actions du HCC, suggérant une volonté d’évincer toute opinion contraire au pouvoir en place.

 

Le MLPC considère que ces actions du HCC portent atteinte à la liberté d’expression, une liberté fondamentale pour une démocratie équilibrée. Le parti a souligné que même les partis politiques sans affaires pendantes devant les juridictions sont également exclus des médias publics depuis longtemps, sans que cela ne suscite de réaction du HCC.

 

Ces mesures ont été vivement critiquées par le MLPC comme un recul démocratique pour la République Centrafricaine, rappelant que la démocratie a été durement gagnée par le peuple centrafricain. Le parti a exhorté à la préservation des principes démocratiques et à l’inclusion de toutes les voix politiques pour renforcer la démocratie dans le pays.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Référendum de la honte : Laurent Gomina Pampali interpelle le Président Touadera

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Référendum de la honte : Laurent Gomina Pampali interpelle le Président Touadera

 

Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

Bangui, 22  juillet 2023 (CNC) – Depuis la convocation du Référendum constitutionnel le mois passé et le lancement de la campagne le 15 juillet dernier en République centrafricaine, de nombreuses voix se sont élevées pour exprimer leur inquiétude quant à la proposition d’une nouvelle Constitution. Parmi ces voix, l’ancien ministre Laurent Gomina Pampali. Ce dernier  a décidé d’adresser une “Lettre ouverte” au Président Faustin Archange Touadera , dans l’espoir de faire changer sa décision et de voir le processus de vote stoppé en faveur d’un toilettage de la Constitution de 2016.

 

Dans cette lettre, Laurent Gomina Pampali expose d’abord les raisons qui l’ont poussé à envisager cette démarche risquée et désespérée. Bien qu’il n’ait pas de liens privilégiés avec le Président Touadera  , certains paramètres professionnels et idéologiques les rassemblent suffisamment. Tous deux enseignants, l’un en Mathématiques et l’autre en Philosophie et Éthique, ils ont également partagé des engagements politiques communs, notamment lors de la lutte de la plateforme des anciens candidats à la présidentielle en 2016. En outre, ils font partie du Cercle des porteurs de la distinction de Grand’Croix dans l’Ordre du Mérite Centrafricain, un honneur qui les lie mutuellement. Pampali se présente également comme un patriote et panafricaniste, farouchement opposé à toute compromission avec les forces du mal et les puissances de domination.

 

La lettre de Laurent Gomina Pampali s’adresse directement au Président Touadera et soulève un point crucial concernant la nouvelle Constitution : ce projet ne vient ni du peuple ni de l’initiative du Président lui-même. Il est le fruit d’un petit groupe de personnes bien connues qui cherchent à consolider leur position sociale et financière en se cachant derrière lui. Pampali accuse ces individus d’avoir manœuvré en coulisses, multipliant les tentatives pour faire passer ce projet, jusqu’à ce que le Président décide de les suivre, optant pour un passage en force politique.

 

L’ancien ministre exprime sa honte face à l’idée que ces mêmes personnes, dont il a déjà déconstruit les arguments devant des professeurs de droit constitutionnel et des étudiants universitaires lors d’une Table-ronde, soient sur le point de voir leur projet devenir réalité. Il redoute que la médiocrité politique et littéraire exprimée dans le texte même du projet de Constitution ne s’impose à tout le pays, transformant ainsi la RCA en un véritable non-État.

 

Cependant, à onze jours du scrutin, Laurent Gomina Pampali réalise que les dés sont déjà jetés. Il se demande quelles puissances de mots et quels arguments pourraient arrêter le train des ambitions et l’obsession du pouvoir, déjà lancé à une vitesse vertigineuse de 500 km/h. Il cite l’exemple des intellectuels sénégalais qui ont été sauvés au dernier moment par la sage décision de leur chef d’État Macky Sall, laissant planer le doute sur le destin des intellectuels centrafricains lorsque des individus sans réel profil parviennent à influencer le Magistrat Suprême.

 

Laurent Gomina Pampali exprime sa résignation face à l’inévitabilité du scrutin sur la nouvelle Constitution en Centrafrique. Malgré ses efforts pour alerter le Président Touadera sur les enjeux politiques cruciaux liés à ce projet, il semble que le train soit déjà en marche, laissant peu de place à l’espoir d’un changement de cap. La lettre ouverte, bien que poignante et pertinente, ne semble malheureusement pas pouvoir inverser le cours des événements. Reste à savoir quel sera le verdict du peuple centrafricain lors du scrutin tant controversé.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Référendum de la honte : Gabriel Mary Raoul FOLLOT quitte le parti RDC en dénonçant une trahison politique”

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Référendum de la honte : Gabriel Mary Raoul FOLLOT quitte le parti RDC en dénonçant une trahison politique”

 

Le député Gabriel Mary Raoul FOLLOT
Le député Gabriel Mary Raoul FOLLOT

 

 

Bangui, 22  juillet 2023 (CNC) – Dans une déclaration retentissante, l’Honorable Gabriel Mary Raoul FOLLOT, député du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), a annoncé sa décision de quitter le parti et de suspendre ses activités au sein du Bureau Politique Provisoire et du Groupe Parlementaire du RDC. Cette décision intervient après des désaccords majeurs avec la direction du parti, notamment concernant leur position sur le référendum constitutionnel. Le député a vivement critiqué la dérive politique du parti et dénoncé une trahison des valeurs fondamentales pour lesquelles le RDC a été créé.

 

Le contexte de la déclaration

 

Gabriel Mary Raoul FOLLOT a rappelé les principes fondateurs du RDC, axés sur la philosophie politique du “SO ZO LA”, qui place l’homme Centrafricain au cœur de toutes les actions. Le parti avait été fondé par le Frère Président Fondateur André KOLINGBA, qui dirigea le pays avec humanisme de 1981 à 1993, et œuvra pour la consolidation de la démocratie et l’idéal républicain en République Centrafricaine (RCA). Cependant, FOLLOT a reproché à la direction actuelle du parti d’avoir trahi ces valeurs fondamentales et de s’être compromis dans une politique de pouvoir opportuniste.

 

Les critiques sévères à l’encontre de la direction du RDC

 

Le député FOLLOT a dressé un tableau sombre de la situation au sein du parti, affirmant que depuis l’arrivée de la direction actuelle au pouvoir, le RDC a atteint un niveau de compromission et de compromis jamais vu auparavant. Il a pointé du doigt le manque de consultation au sein de la majorité présidentielle, affirmant que le parti était systématiquement ignoré dans les décisions nationales importantes.

 

Il a également mentionné la fermeture du siège du parti par décision du Ministre de l’Administration du territoire depuis juin 2022, sans aucune réouverture malgré les nombreux plaidoyers. De plus, il a dénoncé l’interdiction exclusive pour les membres du RDC d’utiliser les médias d’État lors de la campagne référendaire, bien qu’ils fassent partie de la majorité présidentielle et soient pleinement impliqués dans cette campagne.

 

La décision de quitter le parti et la suspension des activités

 

Face à ces désaccords fondamentaux avec la direction actuelle du RDC, Gabriel Mary Raoul FOLLOT a décidé de suspendre sa participation aux activités du Bureau Politique Provisoire et du Groupe Parlementaire du parti. Il a exprimé sa foi dans l’héritage politique du « Frère » Président Fondateur et a souligné que cette décision était prise en hommage aux martyrs du pays et à l’espoir du peuple centrafricain.

 

Rappelons que la déclaration de l’Honorable Gabriel Mary Raoul FOLLOT a secoué le parti RDC, mettant en évidence des divergences profondes au sein de sa direction. Sa décision de quitter le parti et de suspendre ses activités politiques démontre son engagement envers les principes fondamentaux du “SO ZO LA” et son refus de céder aux compromissions politiques. Cette démission pourrait avoir des répercussions importantes sur la cohésion du parti et soulève des questions sur l’avenir du Rassemblement Démocratique Centrafricain en tant que force politique unifiée. Seule l’avenir politique de la RCA révélera l’impact réel de cette décision sur le paysage politique centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La France désigne M. Bruno FOUCHER comme son nouvel ambassadeur en RCA

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La France désigne M. Bruno FOUCHER comme son nouvel ambassadeur en RCA

 

Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

 

Bangui, 22   juillet 2023 (CNC) – La France a annoncé officiellement la nomination d’un nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la République centrafricaine. Le décret, signé par le Président Emmanuel Macron le 7 juillet 2023, désigne M. Bruno FOUCHER, ministre plénipotentiaire, pour représenter les intérêts de la République française dans ce pays d’Afrique centrale. Cette décision diplomatique marque un nouveau chapitre dans les relations bilatérales entre les deux nations.

 

Un ambassadeur de haut rang pour la République centrafricaine :

 

La nomination d’un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire est un signe fort de l’engagement de la France envers la République centrafricaine. Ce choix souligne l’importance accordée aux relations diplomatiques entre les deux pays et démontre la volonté de renforcer la coopération dans divers domaines tels que la politique, l’économie, la sécurité et la culture.

 

Le profil de M. Bruno FOUCHER :

 

  1. Bruno FOUCHER, qui occupera désormais ce poste stratégique, est un diplomate chevronné doté d’une vaste expérience dans les affaires étrangères. En tant que ministre plénipotentiaire, il a déjà démontré ses compétences en matière de négociations et de représentation de la France sur la scène internationale. Sa nomination comme ambassadeur en Centrafrique est perçue comme un gage de confiance en ses capacités à défendre les intérêts français et à promouvoir la coopération bilatérale.

 

Renforcer les relations franco-centrafricaines :

 

La République centrafricaine est un pays d’importance stratégique pour la France en Afrique centrale. Historiquement, les deux nations ont entretenu des relations étroites, et cette nomination d’un nouvel ambassadeur vise à approfondir ces liens. M. FOUCHER aura pour mission de renforcer la collaboration sur des sujets d’intérêt commun tels que la sécurité régionale, la stabilité politique, le développement économique et la coopération culturelle.

 

Les enjeux diplomatiques à relever :

 

La Centrafrique fait face à des défis complexes, notamment des problèmes de sécurité internes et des tensions politiques. Dans ce contexte, l’ambassadeur FOUCHER devra s’engager activement pour contribuer à la résolution pacifique des conflits et soutenir les efforts visant à promouvoir la stabilité dans le pays. De plus, il devra entretenir des relations fructueuses avec le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux pour faire avancer les intérêts communs.

 

Notons que la nomination de M. Bruno FOUCHER en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République centrafricaine est une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux nations. Son expertise en matière de diplomatie et ses compétences de négociation seront essentielles pour relever les défis diplomatiques et contribuer au développement et à la stabilité de la Centrafrique. La France exprime ainsi sa volonté de continuer à soutenir le développement de ce pays d’Afrique centrale et de consolider les liens d’amitié qui unissent les deux peuples. Le 1er août 2023 marquera le début de cette nouvelle mission diplomatique, qui sera scrutée avec attention par la communauté internationale.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Limitation des Mandats Présidentiels, Un Garant de Stabilité selon Michel Amine

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Limitation des Mandats Présidentiels, Un Garant de Stabilité selon Michel Amine

 

michel amine de l'UNDP
Le Président de l’UNDP Michel Amine

 

 

Bangui, 22 juillet 2023 (CNC) – Dans une lettre ouverte adressée au Président centrafricain, Faustin Archange Touadera,, Monsieur Michel Amine, Président du parti UNDP (Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès), exprime ses préoccupations concernant la modification de la Constitution en vue de prolonger les mandats présidentiels. Cette lettre souligne l’importance de respecter les limites constitutionnelles pour préserver la démocratie, éviter les dérives autoritaires et assurer la stabilité du pays.

 

Depuis son accession au pouvoir en mars 2016, le Président Touadéra semblait porter de bonnes intentions pour la République centrafricaine. Cependant, Monsieur Amine souligne le danger de l’entourage malveillant qui pousse souvent les dirigeants à vouloir prolonger leur séjour au pouvoir. Cette pratique est répandue en Afrique et peut engendrer des conséquences néfastes pour la nation.

 

La limitation des mandats présidentiels est un principe fondamental de la démocratie. Elle garantit que le pouvoir ne se concentre pas entre les mains d’un seul individu sur une période prolongée, ce qui pourrait mener à la corruption, au détournement de fonds et à la stagnation économique. De plus, cela ouvre la voie à des dirigeants de rester au pouvoir indéfiniment, ce qui est inacceptable dans une société démocratique.

 

L’exemple du Niger, avec le président Mahamadou Issoufou, est cité comme un modèle à suivre. Celui-ci avait clairement indiqué qu’il n’était pas le seul capable de diriger le pays, et après deux mandats, il s’est retiré paisiblement. Ce geste exemplaire lui a valu le respect et la reconnaissance de ses compatriotes et de la communauté internationale.

 

Le maintien de la limitation des mandats permettrait également d’encourager la relève politique et d’offrir des opportunités aux nouvelles générations de leaders. Cela stimulerait la compétition politique saine, où les dirigeants doivent constamment faire preuve de compétence et de dévouement pour servir le peuple.

 

L’auteur souligne également que l’attachement au pouvoir à tout prix peut créer des tensions et des crises au sein du pays. Les partisans du changement constitutionnel peuvent semer la discorde en ignorant les droits des autres citoyens à une gouvernance juste et équitable.

 

En outre, l’idée de donner la nationalité aux enfants nés sur le territoire, indépendamment de l’origine de leurs parents, est présentée comme un exemple de la diversité et de l’inclusion à promouvoir plutôt que de privilégier un nationalisme exclusif.

 

Précisons que la lettre ouverte de Monsieur Michel Amine au Président Faustin Archange Touadera  met en évidence l’importance cruciale de la limitation des mandats présidentiels pour la stabilité et la prospérité de la République centrafricaine. Respecter la Constitution et les principes démocratiques est essentiel pour préserver l’unité nationale, éviter la corruption et permettre l’alternance politique nécessaire au développement durable du pays.

 

En choisissant de respecter les dispositions constitutionnelles et de se retirer après deux mandats, le Président Touadéra pourrait entrer dans l’histoire en tant que leader respecté et courtisé pour ses compétences et son expérience. Ce geste louable contribuerait à renforcer l’image de la République centrafricaine sur la scène internationale.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique : le Défi de la reconstruction, L’Appel à une Éducation Responsable de maître Crépin Mboli-Goumba

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le Défi de la reconstruction, L’Appel à une Éducation Responsable de maître Crépin Mboli-Goumba

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

Bangui, 22  juillet 2023 (CNC) – La République Centrafricaine (RCA) fait face à des défis majeurs dans sa quête de construction nationale. L’avocat centrafricain Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et Coordinateur du BRDC, soulève une question cruciale dans un tweet récent : “Le problème, ce n’est pas notre désaccord. C’est la façon de l’exprimer. Peut-on réussir à construire une nation lorsque les parents ont raté l’éducation de leurs enfants?” Cette réflexion incisive nous invite à explorer la relation complexe entre l’éducation, la gouvernance et la cohésion nationale en RCA.

 

Une Expression Responsable pour la Construction Nationale

 

Le tweet de Crépin Mboli-Goumba met en lumière le rôle crucial de la communication dans le processus de construction nationale. Les désaccords politiques sont inévitables dans toute société démocratique, mais la façon dont ils sont exprimés peut soit contribuer à renforcer les liens entre les citoyens, soit les diviser davantage. Une expression responsable, respectueuse et constructive est essentielle pour cultiver un environnement propice à la démocratie et à la stabilité politique.

 

Le Défi de l’Éducation Parentale

 

L’avocat centrafricain soulève également la question de l’éducation parentale. L’éducation des enfants revêt une importance cruciale pour l’avenir d’une nation. Des parents responsables et investis dans l’éducation de leurs enfants contribuent à façonner des individus bien équilibrés, ouverts d’esprit et conscients de leur rôle au sein de la société. Lorsque l’éducation parentale fait défaut, la société risque de se retrouver avec des générations mal préparées, susceptibles de perpétuer des comportements néfastes et de compromettre le tissu social.

 

L’Impact sur la Gouvernance

 

La déclaration de Crépin Mboli-Goumba pointe du doigt un problème profondément enraciné dans la gouvernance centrafricaine. Des ministres et des responsables politiques qui recourent à l’insulte et à la diffamation pour discréditer leurs adversaires minent la crédibilité du gouvernement et sapent la confiance du public. Une telle conduite démontre un manque de respect pour les principes démocratiques et les valeurs fondamentales de la société.

 

Vers une Éducation Responsable pour un Avenir Meilleur

 

Pour relever le défi de la construction nationale en RCA, il est impératif de s’attaquer aux problèmes d’éducation parentale et de communication politique responsable. Les initiatives gouvernementales visant à renforcer l’éducation et à sensibiliser les parents à leur rôle essentiel dans la formation de la prochaine génération doivent être encouragées. Parallèlement, les acteurs politiques doivent être conscients de leur responsabilité en tant que modèles pour la société et adopter des méthodes de communication respectueuses et constructives.

 

En un mot, le tweet de Crépin Mboli-Goumba nous invite à réfléchir sur les défis auxquels est confrontée la République Centrafricaine dans sa quête de construction nationale. En promouvant une éducation responsable et une communication politique constructive, la RCA peut aspirer à un avenir meilleur, où le respect, la tolérance et la coopération contribueront à renforcer l’unité nationale.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

spécialiste en relations internationales

 

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Référendum de la honte: les centrafricains expriment leurs désapprobation

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Référendum de la honte: les centrafricains expriment leurs désapprobation

 

Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

 

Bangui, 22 juillet 2023 (CNC) – Le référendum controversé et illégal initié par le Président Touadera  en Centrafrique a suscité une vive réaction parmi les compatriotes centrafricains qui expriment leur désaccord face aux enjeux entourant ce processus. Les sentiments de honte, de trahison et d’injustice sont palpables parmi la population, qui voit dans cette consultation un moyen de perpétuer la division, la discrimination et l’exclusion.

 

Le référendum : une source de division et de discrimination

 

Les compatriotes centrafricains sont unanimes dans leur désapprobation du référendum. Ils considèrent cette démarche comme une tentative de diviser davantage le pays, exacerbant les tensions entre les différentes communautés religieuses et ethniques. Le tribalisme, le racisme et la misère, déjà présents dans le pays, risquent de s’intensifier si le processus du référendum aboutit.

 

Une des principales inquiétudes des Centrafricains est l’exclusion des dignes fils du pays aux élections. Cette exclusion vise à priver certains citoyens de leur droit fondamental de participer à la vie politique de leur nation. Cette injustice alimente le sentiment de trahison envers le pouvoir en place, perçu comme une force cherchant à se maintenir indéfiniment au pouvoir.

 

La lutte pour la préservation du pays

 

Face à ces enjeux, les compatriotes centrafricains appellent à l’unité et à la solidarité. Ils comprennent que leur seul et unique pays est en danger, menacé par l’influence étrangère et la confiscation du pouvoir par un clan. Pour défendre leurs droits et préserver leur nation, ils exhortent leurs concitoyens à rester vigilants et à faire front commun.

Les Centrafricains appellent à la responsabilité individuelle et collective pour s’opposer au référendum qui, selon eux, ne représente pas la volonté du peuple. Le refus massif de participer au processus du référendum le 30 juillet est considéré comme un acte de résistance contre l’installation de la dictature et l’exploitation de leur pays par des intérêts étrangers.

 

Il y’a lieu de noter que le référendum en Centrafrique suscite l’indignation et le désaccord chez les compatriotes. Ils voient en cette démarche une source de division, de discrimination et de trahison envers le peuple centrafricain. La quête de solidarité et d’unité est primordiale pour défendre leur pays contre la dictature et l’influence étrangère.

 

Face à la menace que représente le référendum, les Centrafricains appellent à la vigilance et à la mobilisation. En refusant de participer au processus, ils expriment leur ferme volonté de protéger leur nation et de préserver leurs droits fondamentaux. Leur voix collective est un cri de ralliement pour un avenir meilleur, où la paix, l’égalité et la prospérité règnent en maîtres sur leur cher pays, la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : La traque des opposants recommence

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Centrafrique : La traque des opposants recommence

 

Les 4 leaders des partis politiques d'opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 21  juillet 2023 (CNC) – Dans une escalade sans précédent de ses actions répressives, le Président Faustin-Archange Touadera a choisi de renforcer la surveillance de ses opposants politiques à l’approche du référendum constitutionnel totalement illégal et anticonstitutionnel du 30 juillet. Sous prétexte de protéger sa propre position au pouvoir, Touadera et sa clique de mafieux ont plongé le pays dans un état de surveillance constante, violant ainsi les droits démocratiques fondamentaux de ses citoyens.

 

La traque des opposants :

 

Des sources crédibles ont révélé que les opposants politiques de Touadera, tels que Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Martin Ziguelé, Serge Bokassa, Mahamat Kamoun, Nicolas Tiangaye et bien d’autres, sont constamment surveillés dans leurs moindres faits et gestes. Non seulement leurs déplacements sont minutieusement épiés, mais leurs domiciles sont également placés sous une surveillance étroite des éléments de la garde présidentielle, les requins.

Les agents de renseignement, fidèles aux ordres de Touadera et ces requins contrôlent chaque individu qui entre ou sort des résidences de ces opposants, cherchant à identifier leurs fréquentations. Cette atteinte à la vie privée est une violation flagrante des droits de l’homme et témoigne de l’absence totale de respect du régime en place envers les principes démocratiques.

 

L’espionnage téléphonique :

 

Pour couronner le tout, le régime de Touadera s’immisce même dans la sphère privée de ses opposants en surveillant leurs appels téléphoniques. Incapables de se contenter d’une simple table d’écoute qui fait défaut, ils exigent régulièrement aux opérateurs de téléphonie de leur fournir les listes détaillées des appels effectués par les opposants. Cette intrusion inacceptable dans la vie privée des citoyens est une tactique digne d’un État policier, où la paranoïa règne en maître. Le Président Touadera prétend que les opposants démocratiques préparent un coup d’État contre lui et son référendum, mais ces allégations sont infondées et visent simplement à justifier son régime répressif.

 

Pour les centrafricains, le Président Touadera  et son régime démontrent une inquiétante tendance à vouloir asseoir leur pouvoir en écrasant toute opposition démocratique. En renforçant la surveillance de ses opposants, en violant leur vie privée et en s’immisçant dans leurs communications, Touadera montre son mépris flagrant pour les principes fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme. Il est du devoir de la communauté internationale de dénoncer fermement ces agissements répressifs et d’exiger que le Président Touadera respecte les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux de tous les citoyens centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La vidéo manipulée : quand Touadera utilise des méthodes douteuses pour évincer l’opposition

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La vidéo manipulée : quand Touadera utilise des méthodes douteuses pour évincer l’opposition

 

Anicet Georges Dologuele - le chef de file de l'opposition démocratique - reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République

 

 

Bangui, 21 juillet 2023 (CNC) – La scène politique centrafricaine est aujourd’hui plongée dans une manipulation digne des méthodes de propagande stalinienne. Le président Faustin Archange Touadera et ses alliés, les mercenaires de Wagner, utilisent des tactiques russes pour tenter de discréditer les opposants démocratiques. Un exemple flagrant de cette manipulation grossière est la mise en scène montée contre le parti politique URCA et son président, Anicet Georges Dologuelé.

 

La vidéo manipulée :

 

Depuis les dernières 24 heures, une vidéo circule abondamment sur les réseaux sociaux, mettant en scène deux jeunes désœuvrés qui semblent perdus et incapables d’exprimer clairement leurs pensées. Ils racontent des histoires sans tête ni queue et que l’on peut faire semblant d’ignorer les tenants et aboutissants qui ne sont autres que de commencer à arrêter les opposants ou de leurs pousser en exil. Selon ces jeunes manipulés, les responsables de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) leur auraient remis une somme de 150 000 francs CFA pour acheter des explosifs destinés à être utilisés dans les , 9, 10 arrondissements de Bangui lors du référendum très contesté et illégal initié par le président Touadera le 30 juillet prochain.

Cependant, il est légitime de se demander si ces jeunes sont même conscients de la localisation des deux arrondissements supplémentaires par rapport aux huit autres habituels. Cette manipulation grossière mise en place par le président Touadera soulève de sérieux doutes quant à la véracité de ces allégations.

 

Méthodes dignes de la propagande stalinienne :

 

Cette tentative de manipulation politique est extrêmement préoccupante et révélatrice d’une volonté manifeste de détruire l’opposition démocratique en République centrafricaine. En adoptant des méthodes dignes de la propagande stalinienne, le président Touadera et ses alliés cherchent à créer un climat de peur et d’incertitude dans le pays.

La vidéo elle-même est un exemple frappant de l’incompétence et de la maladresse des manipulateurs. Les jeunes mis en scène semblent mal à l’aise et incapables de répondre clairement aux questions qui leur sont posées ou même de dire ce qu’ils ont comme mission. Leur manque de cohérence et d’informations précises démontre clairement qu’ils ont été influencés et manipulés pour servir les intérêts du pouvoir en place.

 

Il est regrettable de constater que le président Touadera, soi-disant élu démocratiquement, utilise des méthodes aussi indignes pour se maintenir au pouvoir. Ces manœuvres ne font que renforcer les inquiétudes quant à la santé démocratique de la République centrafricaine et suscitent des interrogations sur la volonté réelle du président de respecter les droits et les libertés fondamentales de son peuple.

 

Rappelons que la manipulation politique orchestrée par le président Touadera et les mercenaires de Wagner pour incriminer l’opposant Anicet Georges Dologuelé est une attaque directe contre la démocratie en République centrafricaine. Cette tentative désespérée de discréditer l’opposition par des méthodes dignes des régimes autoritaires du passé doit être dénoncée et condamnée avec la plus grande fermeté.

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Allanta alias Jack Bower , ancien général du FPRC, gravement agressé par ses anciens collègues rebelles à Sam-Ouandja

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Centrafrique : Allanta alias Jack Bower , ancien général du FPRC, gravement agressé par les rebelles à Sam-Ouandja

 

 

Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui
Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui

 

Bangui, 21 juillet 2023 (CNC) – Dans une journée marquée par la violence, mardi dernier, le 18 juillet 2023, l’ancien général autoproclamé du FPRC, Monsieur Allanta, plus connu sous le nom de Jack Bower, a été victime d’une agression brutale de la part de ses anciens collègues rebelles à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute Kotto. Cette attaque s’est produite quelques jours seulement après la déclaration officielle du général Noureddine Adam, le leader du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), condamnant l’assassinat brutal de l’autoproclamé général Mahamat Tom, également connu sous le nom de Ben Laden, par les casques bleus rwandais de la Minusca.

 

Le général Noureddine Adam a publiquement accusé le député de Sam-Ouandja et le ministre de la justice, tous deux originaires de la région, d’être complices de cet assassinat choquant. Cependant, la surprise est venue de la découverte selon laquelle l’ancien autoproclamé général Allanta serait également impliqué dans l’assassinat de Ben Laden, d’après les rebelles locaux.

 

Les rebelles ont soupçonné Monsieur Allanta d’avoir révélé leur position aux casques bleus, permettant ainsi leur localisation et la mise à mort du général Ben Laden. C’est pourquoi, le mardi 18 juillet dernier, pendant que Monsieur Allanta se trouvait dans son champ, les rebelles l’ont pris par surprise, l’interrogeant avant de le soumettre à de longues heures de torture.

 

Pour l’instant, un silence total règne du côté des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), que les rebelles ont accusés d’avoir été informés de leur position par Monsieur Allanta.

 

Cette nouvelle agression met en lumière les tensions persistantes qui règnent en République centrafricaine. Les actes de violence et les accusations mutuelles entre les différents groupes armés continuent de semer la terreur parmi la population, créant un climat d’insécurité et d’instabilité dans la région.

 

Rappelons que l’agression subie par l’ancien général autoproclamé Allanta alias Jack Bower à Sam-Ouandja rappelle les défis auxquels la République centrafricaine est confrontée. Espérons que cette situation servira de rappel urgent à tous les acteurs impliqués pour redoubler d’efforts en faveur d’une paix durable et d’une stabilité véritable pour le bien-être de tous les citoyens centrafricains.

 

Par Moïse Banafio

 

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Tension et confusion au village Gbamboutou : Un conflit entre fermier éclate, révélant les abus de pouvoir

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Tension et confusion au village Gbamboutou : Un conflit entre fermier éclate, révélant les abus de pouvoir

 

Minusca-en-centrafrique/casques-bleus-rwandais-sur-la-route-de-damara/” rel=”attachment wp-att-44247″ data-wpel-link=”internal”>Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier
Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route de Damara

 

Bangui, 21 juillet 2023 (CNC) – Dans un petit village paisible situé à 130 kilomètres de Bangui, sur la route de Sibut, une sombre affaire a récemment semé l’amertume parmi les habitants de Gbamboutou. Les événements qui se sont déroulés jeudi dernier, le 20 juillet 2023, ont mis en lumière les conséquences dévastatrices de l’abus de pouvoir et de la négligence.

 

Tout a commencé lorsque l’un des puissants politiciens proches du régime du Président Touadera  décida d’établir une ferme dans ce village pittoresque. La propriété était gardée par un homme nommé KAYINGO Bienvenu, qui agissait en tant que sentinelle. Malheureusement, ce dernier négligea de respecter les consignes de son patron, ce qui entraîna une série de conséquences regrettables.

 

Les animaux du politicien errèrent librement et causèrent des ravages massifs dans le champ voisin. Le propriétaire, voyant son gagne-pain anéanti, entra dans une violente confrontation avec le gardien de la ferme. Le désaccord s’intensifia rapidement et dégénéra en une bagarre épique, poussant finalement le gardien à appeler les gendarmes en faction à la barrière de Libye pour arrêter le propriétaire du champ dévasté par les animaux.

 

Toutefois, la situation prit une tournure encore plus troublante lorsque l’un des chefs d’un village éloigné, échappant à la juridiction du village Gbamboutou, intervint et insista auprès des gendarmes pour transférer le propriétaire du champ, monsieur Ernes, à la gendarmerie de Damara. Cette intervention extérieure ne fit qu’accentuer le sentiment d’injustice et sema le doute dans l’esprit de la population locale.

 

Les habitants du  village de Gbamboutou, confronté à ces événements déconcertants, se demandent à juste titre s’il évolue dans une jungle où la loi du plus fort prévaut, ou s’il réside réellement dans un pays régi par l’État de droit. Cette situation met en évidence les tensions sous-jacentes et les abus de pouvoir qui se produisent trop souvent dans les régions reculées où les ressources sont limitées.

 

La cheffe du village de Gbamboutou, témoignant par écrit en faveur de monsieur Ernes, a ainsi souligné son soutien envers le propriétaire du champ détruit. Cependant, il reste encore de nombreuses interrogations quant à l’issue de cette affaire et à la justice qui sera rendue. La population locale suit de près ces développements avec une impatience mêlée d’espoir.

 

Ces événements récents ont profondément marqué les habitants de Gbamboutou, qui aspirent à la résolution de ce conflit et à un retour à la tranquillité qui caractérisait autrefois leur village. Leur espoir réside dans la capacité des autorités compétentes à prendre des mesures justes et équitables, afin de restaurer la confiance et de réaffirmer les principes fondamentaux de l’État de droit.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Le chef de guerre Issa Sallet Adoum alias Bozizé condamné à 30 ans de prison ferme

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Le chef de guerre Issa Sallet Adoum alias Bozizé condamné à 30 ans de prison ferme

 

Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d'appel de la CPS 🇨🇫 composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)🇨🇫, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet 🇫🇷 et Volker Nerlich 🇩🇪 , tient son audience publique dans l'affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023
Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d’appel de la CPS 🇨🇫 composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)🇨🇫, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet 🇫🇷 et Volker Nerlich 🇩🇪 , tient son audience publique dans l’affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023

 

 

Bangui, 21  juillet 2023 (CNC) – La Cour Pénale Spéciale a annoncé, jeudi 20 juillet 2023,  sa décision de réduire la peine de prison du chef de guerre Issa Sallet Adoum, également connu sous le nom de Bozizé. Initialement condamné à la réclusion à perpétuité, il purge désormais une peine de 30 ans de prison ferme pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

 

Après de longues heures de délibération, le président de la chambre d’appel de la cour pénale spéciale, Barthelemy Yamba, a annoncé la décision des juges de la cour. “Issa Sallet Adoum alias Bozizé est acquitté du crime contre l’humanité et d’autres actes portant atteinte à la dignité des personnes, en ce qui concerne les événements survenus le 21 mai 2019 à Koundjili. Cependant, il est condamné à une peine d’emprisonnement de 30 ans pour les crimes pour lesquels il a été reconnu coupable.”

 

Issa Sallet Adoum, en tant que ancien commandant du mouvement 3R, avait été reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en 2022, pour des actes commis en mai 2019 dans les villages de Koundjili et Lemouna, situés dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Ses co-accusés, Mahamat Tahir et Yahouba Ousman, avaient quant à eux écopé de 20 ans de prison ferme, une peine qui a été maintenue.

 

Cependant, cette réduction de peine n’a pas été bien accueillie par les victimes. Emmanuel Bassongué, membre de l’Association des Victimes ASVI, exprime sa désapprobation : “Je ne suis pas content, pas du tout d’accord. Voyez-vous, le commandant en chef, c’est lui qui donnait les ordres et il était aux commandes de tout, et aujourd’hui, on lui donne 30 ans. De mon point de vue, ce n’est pas bien, ce n’est pas du tout normal, car celui-ci aurait mérité de ne plus jamais voir le soleil se lever.”

 

D’un autre côté, les avocats de Sallet Adoum se montrent satisfaits de cette décision de la chambre d’appel. Me Donatien Koy, l’avocat de Issa Sallet Adoum alias Bozizé, explique : “Mon client, qui avait été désigné comme responsable des événements survenus à Koundjili et Lemouna, avait été condamné à la réclusion à perpétuité. C’est sur cette base que nous avons interjeté appel de la décision. Nous estimons que la Cour nous a partiellement suivi, car la décision a été réformée, et aujourd’hui, il se retrouve condamné à une peine de 30 ans de prison. C’est une satisfaction pour nous, les avocats de la défense.”

 

Créée en 2015, la Cour Pénale Spéciale est une institution mise en place par la communauté internationale dans le but d’enquêter et de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis en Centrafrique au cours des vingt dernières années. Son rôle est crucial pour rendre justice aux victimes et promouvoir la responsabilité des individus impliqués dans ces crimes odieux.

 

Cette décision de réduire la peine de Issa Sallet Adoum soulève des questions et suscite des réactions contrastées. Alors que certains critiquent cette décision, considérant qu’une peine de 30 ans de prison ne correspond pas à la gravité des crimes commis, les avocats de la défense voient en cela une avancée et une reconnaissance partielle de leurs arguments. La justice internationale continue ainsi de jouer un rôle essentiel dans la lutte contre l’impunité et la protection des droits de l’homme en République centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique: le mystère du père du Président Touadera enfin résolu !

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Centrafrique: le mystère du père du Président Touadera enfin résolu !

 

Idriss Issa Hamadou, le père du président Touadera
Idriss Issa Hamadou, le père du président Touadera

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – Une vérité longtemps dissimulée pour une raison que l’on a honte d’en parler éclate aujourd’hui au grand jour, laquelle, révélant que le père du Président Touadera est en réalité un commerçant peulh éleveur du Niger, nommé Idriss Issa Hamadou. Cette révélation choc remet en question les fondements mêmes du concept de centrafricanité défendu par le chef de l’État, mettant en lumière un dilemme politique de taille.

 

Le défi de la centrafricanité et ses implications :

 

Le projet de nouvelle constitution proposé par le Président Faustin Archange Touadera met en avant le concept de centrafricanité, affirmant que seuls les citoyens centrafricains d’origine peuvent briguer la présidence et occuper des postes de haute responsabilité dans l’armée et la fonction publique de l’État centrafricain. Cette mesure exclut de facto les binationaux, plus d’un millions ainsi que ceux ayant un parent étranger, plus de deux millions, si l’on se résume à une seule génération. Toutefois, il est largement connu que le Président Touadera est né d’un père peul originaire du Niger et d’une mère centrafricaine d’origine zaïroise. Par conséquent, du fait de la nationalité automatiquement héritée de son père à la naissance, Faustin Archange Touadera possède la double nationalité à sa naissance, nigérienne et centrafricaine, avant la nationalité française qu’il a sollicité et obtenu en France pendant ses séjours universitaires en France. Ce qui soulève des interrogations quant à son éligibilité à la présidence.

 

La révélation tant attendue :

 

Aujourd’hui, la rédaction du CNC a choisi de dévoiler publiquement l’identité véritablement cachée du père du Président Touadera, une information qui avait été gardée secrète jusqu’à présent. Idriss Issa Hamadou est donc le père de Faustin Archange Touadera. Cette révélation choquante est susceptible d’avoir des répercussions majeures sur la scène politique centrafricaine et de relancer le débat sur l’éligibilité du Président en fonction.

 

La suite des événements :

 

Cette révélation marquante laisse entrevoir des bouleversements potentiels dans le paysage politique centrafricain. Alors que le concept de centrafricanité est au cœur des discussions, cette révélation met en lumière une situation délicate pour le Président Touadera, dont l’éligibilité à son propre poste selon son concept est remise en question. L’affaire est loin d’être close, et son développement futur est d’une importance cruciale pour l’avenir politique du pays.

 

La divulgation de l’identité du père du Président Touadera a suscité une onde de choc politique en Centrafrique. Alors que le concept de centrafricanité fait l’objet de débats passionnés, cette révélation soulève des questions essentielles sur l’éligibilité du chef de l’État à occuper son poste actuel. L’histoire prend une tournure inattendue, et les répercussions de cette révélation ne font que commencer. Les prochains développements auront un impact significatif sur l’avenir politique du pays, et il est crucial de rester attentif à l’évolution de cette affaire qui ne manquera pas de continuer à alimenter les discussions.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Crimes contre l’humanité : Le gouvernement centrafricain démasqué, menace de porter plainte contre l’ONG américaine The Sentry

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Crimes contre l’humanité : Le gouvernement centrafricain démasqué, menace de porter plainte contre l’ONG américaine The Sentry

 

La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst
La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo TémonImage : Pressedienst

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – Le gouvernement centrafricain semble se spécialiser dans l’art de la diversion et de la manipulation. La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, en tête de file de cette mascarade, a convoqué une réunion d’urgence avec les diplomates accrédités dans le pays afin de leur annoncer la décision farfelue du gouvernement de porter plainte contre l’ONG The Sentry. Apparemment, cette action est une réaction hystérique à la publication du rapport de l’ONG intitulé “Architectes de terreur : comment le groupe Wagner renforce son emprise sur l’État en RCA”, qui expose les crimes commis par le groupe russe Wagner en République centrafricaine.

 

Mais au lieu de prendre ces révélations au sérieux et de chercher des solutions pour protéger les citoyens de leur propre pays, le gouvernement de Touadera préfère jouer la carte de la victimisation et de l’accusation infondée. Il est évident que leur objectif est de détourner l’attention de leurs propres échecs et de jeter le blâme sur les autres. Dans leur folie, ils ont même osé insinuer que cette action visait à vilipender la République centrafricaine. Franchement, qui pourrait croire à de telles inepties ?

 

Il est indéniable que le gouvernement centrafricain est rongé par la honte et l’incompétence. Au lieu de se remettre en question et d’admettre leurs erreurs, ils préfèrent s’enfermer dans un monde de mensonges et de manipulations. Ils espèrent ainsi détourner l’attention de la communauté internationale sur le référendum constitutionnel illégal et contesté qui se profile à l’horizon. Mais peu importe leurs tentatives désespérées, la vérité finira par éclater.

 

Il est temps que le gouvernement centrafricain prenne ses responsabilités au lieu de chercher des boucs émissaires. Les citoyens centrafricains méritent un leadership digne de ce nom, pas des dirigeants corrompus, incompétents et criminels qui gaspillent leurs énergies à étouffer la vérité et à étendre leur emprise sur le pouvoir.

 

La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, devrait plutôt consacrer son temps et son énergie à défendre les intérêts de son pays et de ses citoyens, au lieu de jouer à des jeux politiques malsains. Il est temps pour elle de faire preuve de transparence et de responsabilité, au lieu de se livrer à des manœuvres de diversion.

 

Rappelons que le gouvernement centrafricain et sa ministre des affaires étrangères sont en train de se ridiculiser devant le monde entier. Leur tentative pathétique soi-disant de porter plainte contre l’ONG The Sentry ne fait que souligner leur incompétence et leur désespoir. Il est grand temps que le peuple centrafricain se lève et exige un changement véritable, loin de ces pantins politiques qui cherchent uniquement à préserver leur propre pouvoir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique: La terreur des armes automatiques s’invite près de Damara, la population vit dans la peur

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Centrafrique: La terreur des armes automatiques s’invite près de Damara, la population vit dans la peur

 

À la barrière de Damara, dans l'Ombella-Mpoko, située à environ 75 kilomètres de Bangui. CopyrightCNC/Gisèle MOLOMA
À la barrière de Damara, dans l’Ombella-Mpoko, située à environ 75 kilomètres de Bangui. CopyrightCNC/Gisèle MOLOMA

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – La tranquillité fragile de la localité présidentielle de Damara, située à seulement 75 kilomètres de Bangui sur la route de Sibut, a été violemment perturbée par des détonations d’armes automatiques de guerre. Cette soudaine explosion de violence a semé la panique parmi les habitants, qui se sont précipités dans la forêt pour échapper à la terreur qui s’installait.

 

Le déni du Président Touadera

 

Face à cette escalade de violence, une question lancinante résonne dans les esprits des Centrafricains : Est-il possible de vivre dans un pays aussi tourmenté encore pendant 10 ans ? Pour le président Faustin Archange Touadera , la réponse semble être affirmative. Cependant, cette perception déconcertante laisse penser que le chef de l’État vit dans un monde imaginaire, ignorant la réalité de son propre village où ses parents ne mènent pas une vie aisée.

 

Le chaos nocturne à Vangue :

 

Dans la nuit du mardi au mercredi 19 juillet 2023, les villageois de Vangue et des environs, situés à seulement 20 kilomètres après la ville de Damara, ont été brutalement réveillés par des tirs incessants d’armes automatiques. La population, prise de panique, a dû abandonner précipitamment son domicile pour trouver refuge dans la brousse. Les villages alentour se sont vidés de leurs habitants, laissant une atmosphère de désolation derrière eux.

 

Un retour à la normalité incertain:

 

Après quelques heures de terreur, un calme relatif est finalement revenu dans ces localités tourmentées. Les habitants, courageusement, ont pu regagner leur foyer dans la matinée du mercredi 19 juillet 2023. Cependant, la situation reste précaire, et la population centrafricaine vit dans une peur constante, même à moins de 100 kilomètres de la capitale. Dans ce climat d’insécurité, comment se déroulera le référendum très controversé et illégal prévu par le président Touadera pour le 30 juillet prochain ? Cette question hante l’esprit de toute une nation.

 

Il y’a lieu de rappeler que la Centrafrique traverse une période sombre, où la violence armée semble régner en maître. Les récentes détonations d’armes automatiques près de Damara ont semé la terreur parmi la population, qui vit dans une peur constante. Malgré les efforts déployés par les habitants pour rétablir le calme, la situation demeure préoccupante. Les Centrafricains se demandent comment ils pourront trouver la paix et la sécurité dans leur pays. Alors que le président Touadera continue de clamer une réalité différente.

 

Par Alain Nzilo

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Les mensonges du gouvernement centrafricain sur les troupes de Wagner enfin révélés

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Les mensonges du gouvernement centrafricain sur les troupes de Wagner enfin révélés

 

Cérémonie de la décoration des mercenaires de Wagner par le Préfet de la Ouaka au croisement de Ndachima
Cérémonie de la décoration des mercenaires de Wagner par le Préfet de la Ouaka au croisement de Ndachima

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – Dans un communiqué publié par M. Alexandre Ivanov, chef de la Communauté des Officiers pour la Sécurité internationale, la vérité éclate au grand jour : le président Faustin Archange Touadera et son gouvernement ont longtemps menti au peuple centrafricain au sujet des troupes de Wagner présentes en République centrafricaine. Les affirmations selon lesquelles ces troupes étaient des instructeurs de l’armée russe se sont révélées être de pures tromperies. Cette révélation jette une lumière crue sur les agissements du Président Touadera  et soulève des questions sur la transparence de son gouvernement.

 

Des instructeurs ou des mercenaires?

 

Le communiqué de Monsieur Ivanov est clair : les troupes de Wagner en République centrafricaine sont des professionnels hautement qualifiés, mais ils ne sont en aucun cas des militaires réguliers russes. Ils travaillent pour une entreprise privée et ont été engagés par le gouvernement centrafricain.

 

Une tromperie systématique

 

Les mensonges répétés du président Touadera et de son gouvernement soulèvent des questions sur l’étendue de cette tromperie systématique. Pendant des mois, voire des années, le peuple centrafricain a été manipulé et induit en erreur, avec des déclarations officielles qui prétendaient que les troupes de Wagner étaient des instructeurs de l’armée russe, déployés en République centrafricaine suite à l’accord de défense signé avec la Fédération de Russie. Cette supercherie délibérée est une insulte à l’intelligence des citoyens centrafricains, qui méritent la vérité et la transparence de leurs dirigeants.

 

Un gouvernement peu fiable

 

La révélation de la vérité sur les troupes de Wagner met en évidence le manque de fiabilité et d’intégrité du gouvernement centrafricain. Si le président Touadera est prêt à mentir ouvertement sur des questions aussi cruciales que la présence de forces étrangères dans le pays, on peut se demander quels autres mensonges il a pu proférer. La confiance du peuple centrafricain dans son gouvernement est désormais ébranlée, et il est temps que des réponses claires et honnêtes lui soient fournies.

 

La responsabilité du président

 

En tant que chef de l’État, le président Touadera porte la responsabilité ultime de cette tromperie. Il est du devoir des dirigeants de rendre des comptes à leur peuple et de leur fournir des informations précises et véridiques. En trompant délibérément le peuple centrafricain sur la véritable nature des troupes de Wagner, le président Touadera a failli à sa mission de dirigeant démocratique.

 

Notons que la révélation de la vérité sur les troupes de Wagner en République centrafricaine met en lumière la manipulation et les mensonges persistants du gouvernement centrafricain. Le président Touadera et son gouvernement ont trompé le peuple centrafricain en prétendant que ces troupes étaient des instructeurs de l’armée russe. Cette révélation soulève des questions sur la transparence et l’intégrité de ce gouvernement. Le peuple centrafricain mérite des dirigeants responsables, honnêtes et dignes de confiance, capables de prendre des décisions éclairées dans l’intérêt de leur pays.

 

Par Alain Nzilo

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Panique à 45 KM de Bangui: la terreur des hommes armés pousse la population à fuir

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Panique à 45 KM de Bangui: la terreur des hommes armés pousse la population à fuir

La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – La petite ville paisible de Trangué, située à 45 kilomètres de Bangui sur la route de Damara, a été plongée dans la panique et le chaos cette nuit. Les habitants, pris de frayeur, ont abandonné leurs maisons et se sont enfuis, laissant derrière eux une atmosphère de désolation. Cette situation alarmante est le résultat direct de la présence supposée des hommes armés qui ont pénétré dans cette localité. Les tirs nourris et les détonations d’armes automatiques ont terrifié la population, qui n’a eu d’autre choix que de prendre la poudre d’escampette pour assurer sa sécurité. Cependant, À quelques kilomètres de là, à 20 kilomètres après Damara a également été le théâtre de violences similaires, incitant davantage de personnes à fuir. Les événements en cours à Trangué et dans les environs sont encore en cours de développement, rendant difficile l’évaluation précise de la situation actuelle.

 

Le climat de peur et de violence :

 

Les habitants de Trangué ont été confrontés à une véritable situation de crise alors que des hommes armés ont envahi cette nuit aux environs de 19 heures leur localité. Les détonations d’armes automatiques ont résonné à travers la ville pendant plusieurs heures, créant un climat de terreur et de panique généralisée. Les rues se sont vidées rapidement tandis que les habitants cherchaient désespérément à trouver un abri sûr. Les crépitements d’armes ont continué jusqu’à tard dans la soirée, provoquant un exode massif de la population.

 

L’exode de la population :

 

La présence des hommes armés à Trangué a incité les habitants à prendre la décision difficile de quitter leur foyer. La peur de la violence et des représailles a conduit à une débandade générale, avec des familles entières quittant précipitamment la ville. Les rues se sont remplies de personnes fuyant la terreur, cherchant désespérément un refuge sûr loin de l’agitation. Les habitants ont laissé derrière eux leurs habitations, leurs biens et leurs souvenirs, espérant pouvoir reconstruire leur vie une fois la situation stabilisée.

 

La situation à 20 km après Damara :

 

La violence et les crépitements d’armes ne se sont pas limités à Trangué, mais ont également touché un village situé à 20 kilomètres après Damara, située à une vingtaine de kilomètres. Cette escalade de violence a exacerbé les craintes et a entraîné une nouvelle vague de départs. Les habitants de Damara, déjà sous tension après les événements de Trangué, ont été contraints de fuir leur domicile à la recherche de sécurité. La présence continue des hommes armés et les détonations d’armes automatiques dans ces deux localités suscitent de vives inquiétudes quant à la situation sécuritaire dans la région.

 

Rappelons que la situation actuelle à Trangué et à Damara est préoccupante, avec une population en débandade et des violences armées en cours. Les autorités locales et les forces de sécurité sont appelées à intervenir rapidement pour rétablir la paix et la sécurité dans ces villes.

 

Par Anselme Mbata

 

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La Minusca démasquée : Un jeu trouble au service d’un référendum illégal

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La Minusca démasquée : Un jeu trouble au service d’un référendum illégal

 

Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP
Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – La représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, Valentine Rugwabiza, et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) se retrouvent au cœur d’une polémique. Leur soutien inattendu et actif au référendum constitutionnel illégal prévu le 30 juillet révèle leur véritable agenda, jetant ainsi le doute sur leur impartialité et leur mission de protection des civils. Il est devenu évident que la Minusca a abandonné son mandat originel pour se prêter aux manœuvres douteuses du pouvoir en place, sous l’influence du président rwandais Paul Kagamé.

 

L’absence de neutralité de la Minusca

 

La Minusca a violé sa propre déclaration en se dérobant à sa véritable mission de protection des civils. Les déclarations antérieures selon lesquelles elle ne serait pas impliquée dans la sécurisation et le soutien du référendum ont été balayées d’un revers de main. Les motivations troubles derrière cette volte-face sèment le doute quant à la neutralité de l’organisation.

 

Des preuves accablantes

 

De multiples sources, tant internes à la Minusca qu’externes, ont confirmé les agissements troublants de l’organisation en faveur du référendum contesté. Nos journalistes sur le terrain ont attesté que, après Bocaranga, c’est maintenant au tour de Bossangoa et de Berberati d’être témoins de l’appui inconditionnel des casques bleus de la Minusca aux autorités centrafricaines dans ce processus référendaire illégitime. Même le récent déplacement du président Touadera à Berberati a été rendu possible grâce à l’appui logistique de la Minusca. Les mercenaires de Wagner, déjà réputés pour leurs agissements controversés, se joindront également aux casques bleus pour assurer la sécurité du scrutin du 30 juillet. Ces révélations déconcertantes montrent à quel point la communauté internationale soutient des actions contraires à la volonté du peuple centrafricain, ce qui est tout simplement inacceptable.

 

En un mot, la Minusca est désormais prise en flagrant délit de partialité et de jeu trouble. En soutenant activement un référendum illégal et fortement contesté, elle a trahi son mandat initial qui consiste à protéger les civils en République centrafricaine. Les preuves abondent et témoignent de son implication directe dans les manœuvres du pouvoir en place, sans égard pour la volonté de la population. Cette situation est tout simplement scandaleuse et remet en question la crédibilité de la Minusca en tant qu’acteur impartial sur la scène nationale.

Par Gisèle MOLOMA

 

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Kidnapping de Florentin Mborohoul : Les autorités centrafricaines mises en cause dans l’affaire

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Kidnapping de Florentin Mborohoul : Les autorités centrafricaines mises en cause dans l’affaire

 

Monsieur Florentin Mborohoul à la gendarmerie de Bouar. CopyrightCNC
Monsieur Florentin Mborohoul à la gendarmerie de Bouar. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 20 juillet 2023 (CNC) – Le kidnapping de Monsieur Florentin Mborohoul à Bouar a récemment mis en lumière les pratiques troubles des autorités centrafricaines. Les détails qui ont émergé révèlent une situation préoccupante où les forces de mercenaires de Wagner ont agi sous les ordres directs de la présidence de la République, sans aucun motif valable. Cette affaire met en évidence un problème plus vaste qui remet en question l’indépendance judiciaire et la responsabilité des autorités dans le pays.

 

Des méthodes inhumaines:

 

L’enlèvement brutal de Monsieur Mborohoul Florentin par une dizaine de mercenaires de Wagner, qui l’ont roué de coups avant de le jeter dans leur véhicule, est une manifestation choquante de l’usage excessif de la force. La violence insoutenable exercée contre lui, ainsi que l’expulsion de sa sœur de la base des mercenaires de Wagner, révèlent une absence de respect pour les droits fondamentaux des citoyens et une impunité préoccupante de la part des forces de sécurité.

 

Une arrestation sans motif valable :

 

Il est encore plus troublant de constater que l’arrestation de Monsieur Mborohoul a été ordonnée par la présidence de la République, sans passer par les canaux légaux appropriés. Les autorités centrafricaines, au lieu de recourir à la police ou à la gendarmerie nationale de leur pays pour le convoquer officiellement, ont préféré employer les services des mercenaires de Wagner pour procéder à son arrestation. Cette procédure contrevient aux principes fondamentaux de l’État de droit et soulève des inquiétudes quant à la manipulation politique de la justice.

 

Le rôle de Bangui dans le kidnapping :

 

Selon des sources crédibles, la décision d’arrêter Monsieur Florentin Mborohoul est venue directement de Bangui, précisément de la présidence de la République. Il aurait été accusé de soutenir financièrement des groupes armés, mais aucune preuve tangible n’a été présentée pour étayer ces allégations. Plutôt que de laisser la police et la justice faire leur travail, les autorités ont contourné les procédures légales en confiant cette mission aux mercenaires de Wagner. Cette ingérence politique compromet gravement l’indépendance du système judiciaire.

 

Le rôle des médias et des témoins:

 

Les témoignages du député de Bouar, Monsieur Fleury Pabandji, qui a plaidé en faveur de la libération de Monsieur Mborohoul, et d’autres personnes ayant bénéficié de son soutien, soulignent l’absurdité de cette arrestation. Il est clair que les motifs politiques ont pris le dessus sur la justice impartiale. De plus, cette affaire met en évidence la nécessité d’une presse libre et indépendante pour révéler de telles injustices et empêcher que de telles situations se reproduisent.

 

Le kidnapping de Monsieur Florentin Mborohoul à Bouar révèle les défaillances graves du système judiciaire en République centrafricaine et la mainmise de la présidence sur les forces de sécurité. Les exactions commises par les mercenaires de Wagner, sous les ordres du président Faustin Archange Touadéra, soulèvent de sérieuses préoccupations quant à l’état de la démocratie et des droits de l’homme dans le pays.

 

Par Gervais Lenga

 

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Crime contre l’humanité : au moins 200 jeunes Peuls centrafricains tués dans le conflit soudanais

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Crime contre l’humanité : au moins 200 jeunes Peuls centrafricains tués dans le conflit soudanais

 

Bambari-un-homme-crible-des-balles-devant-son-domicile/les-habitants-du-quartiers-elevage-de-bambari-qui-sont-ici-tous-des-peuls-hommes/” rel=”attachment wp-att-30539″ data-wpel-link=”internal”>Les habitants du quartier élevage de bambari en Centrafrique
Les habitants du quartier élevage à Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua….

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – Le conflit au Soudan a récemment révélé une réalité choquante et inhumaine : le recrutement clandestin de jeunes Peuls centrafricains par le sulfureux chef rebelle et ministre de l’élevage, Hassan Bouba. Dans des conditions obscures et trompeuses, des centaines de jeunes ont été enrôlés, pour se retrouver pris au piège d’un conflit étranger. Les familles des victimes ont rapporté que plus de 200 jeunes Peuls ont été tués, tandis que d’autres sont portés disparus ou blessés.

 

Des promesses trompeuses et des destins brisés :

 

Selon les témoignages poignants recueillis auprès des parents de ces jeunes Peuls, c’est le ministre Hassan Bouba lui-même qui s’est rendu auprès d’eux. Sous de fausses promesses, il leur a assuré que leurs enfants seraient envoyés en Russie pour y poursuivre des études militaires. À l’issue de leur formation, ils devaient intégrer les forces armées centrafricaines. Cependant, la vérité s’est révélée bien différente et douloureuse. Les familles ont appris avec stupeur que leurs enfants se trouvaient en réalité au Mali ou au Soudan, engagés dans un conflit qui ne les concernait en rien. Le manque de nouvelles de certains et les rapports faisant état de morts ont plongé les parents dans un désespoir incommensurable.

 

Les dessous troubles du recrutement :

 

La question qui se pose inévitablement est de savoir pourquoi Hassan Bouba recrute-t-il ces jeunes centrafricains pour les envoyer à l’abattoir ? La réponse réside probablement dans ses liens avec la milice russe Wagner. Il est évident que Hassan Bouba travaille pour le compte de Wagner, une milice privée notoirement connue pour ses opérations en dehors des frontières de la Russie. Les jeunes Peuls sont recrutés en tant que russes noirs de Wagner afin de servir leurs intérêts au Soudan. Cette utilisation cynique de la jeunesse centrafricaine démontre l’absence totale d’empathie et de respect pour la vie humaine de la part d’Hassan Bouba et de ses commanditaires russes.

 

Le gouvernement complice et silencieux :

 

Ce qui est encore plus alarmant, c’est l’indifférence et la complicité tacite du gouvernement centrafricain face à ces actes criminels. Alors que les jeunes Peuls sont envoyés à leur perte, le gouvernement reste étrangement silencieux, ignorant ainsi les appels désespérés des familles en deuil. Il est inacceptable que les dirigeants centrafricains permettent à Hassan Bouba de perpétrer de tels actes barbares, laissant ainsi les vies de jeunes innocents être sacrifiées pour des intérêts étrangers.

 

Il y’a lieu de noter que le recrutement clandestin des jeunes Peuls centrafricains par le ministre chef rebelle Hassan Bouba est une tragédie insupportable. Les promesses mensongères et les destins brisés de ces jeunes sont autant de preuves de l’impunité dont bénéficie Hassan Bouba dans ses relations avec la milice russe Wagner. Le gouvernement centrafricain, par son silence complice, se rend également coupable de négligence criminelle envers sa propre jeunesse.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Joseph Bendounga : le 30 juillet prochain, restez chez vous ! Ne votez pas !

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Joseph Bendounga : le 30 juillet prochain, restez chez vous ! Ne votez pas !

 

Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale
Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – Le leader du MDREC (Mouvement pour la démocratie pour la renaissance  et l’évolution de Centrafrique ), Joseph Bendounga, a récemment appelé tous les citoyens centrafricains à boycotter les élections prévues pour le 30 juillet. Dans un discours passionné, Bendounga critique vivement le projet de nouvelle constitution élaboré et soutenu par le Président Faustin Archange Touadera, affirmant qu’il ne représente pas les valeurs fondamentales de l’État et qu’il est contraire à la vision du père fondateur de la République centrafricaine, Barthélemy Boganda.

 

Le rejet de la nouvelle constitution :

 

Selon Joseph Bendounga, le projet de nouvelle constitution présenté par le Président Touadera  n’est rien de plus qu’un règlement intérieur du parti politique MCU (Mouvement des Cœurs Unis). L’opposant politique critique non seulement les erreurs grammaticales présentes dans le texte, mais aussi les dispositions qui vont à l’encontre de la vision initiale de la République centrafricaine. Il soutient que le concept de “Zo Kwé Zo” défendu par le père fondateur Boganda est négligé au profit de la nouvelle idée de “centrafricanité”, qui exclut certains citoyens sur la base de leur origine. Bendounga affirme que cette approche risque de raviver les tensions communautaires et religieuses qui ont divisé le pays depuis 2013.

 

Le danger de la division :

 

La République centrafricaine a connu des années de conflits et d’instabilité, mais récemment, des efforts ont été déployés pour rétablir la paix. Cependant, Joseph Bendounga met en garde contre les conséquences potentiellement dangereuses du projet de nouvelle constitution de Touadera. Selon lui, l’idée selon laquelle seuls les citoyens dont les deux parents sont centrafricains peuvent rester dans le pays pourrait réveiller des divisions profondes et compromettre les progrès réalisés jusqu’à présent. Il en appelle donc à tous les citoyens centrafricains pour qu’ils restent chez eux le jour des élections, soulignant que leur participation, même en votant contre le projet, pourrait être manipulée pour servir les intérêts du gouvernement en place.

 

L’appel de Joseph Bendounga au boycott du référendum du 30 juillet en République centrafricaine reflète une opposition ferme au projet de nouvelle constitution soutenu par le Président Touadera. Bendounga estime que ce projet ne correspond pas à l’identité et aux valeurs de la nation, et qu’il risque de réveiller les divisions ethniques et religieuses qui ont déchiré le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Soutien inattendu de la Minusca au référendum : la PJLOD exprime son indignation

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Soutien inattendu de la Minusca au référendum : la PJLOD exprime son indignation

 

Saint Cyr TANZA
Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – La Plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique (PJLOD) a récemment publié un communiqué de presse dans lequel elle exprime sa condamnation du soutien inconditionnel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) au référendum constitutionnel contesté et illégal initié par le Président de la République, Faustin Archange Touadera.

 

La PJLOD, par la voix de son coordonnateur Saint-Cyr Tanza,  souligne dans son communiqué le revirement choquant de la position de la Minusca, qui avait déclaré il y a seulement un mois qu’elle n’avait pas de mandat des Nations Unies pour soutenir quelque référendum constitutionnel que ce soit. Ce soutien sans équivoque à l’initiative du Président de la République Faustin Archange Touadera a suscité l’indignation de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition.

 

Selon la PJLOD, les casques bleus de la Minusca ont transporté par avion du matériel électoral à Bocaranga, Bossangoa, Bambari, Berberati, Carnot et bien d’autres villes, sous les yeux de tous. Ce geste soulève des interrogations quant à la cohérence des actions de la Minusca et suscite des doutes quant à sa neutralité dans le processus politique en cours.

 

Les jeunes leaders de l’opposition démocratique dénoncent cet apparent double jeu de la Minusca, qui soulève des questions quant à sa crédibilité en tant que force de maintien de la paix. Ils soulignent que le soutien de la Minusca au référendum contesté risque de légitimer un processus constitutionnel illégal et de renforcer le pouvoir du Président Touadera, malgré les préoccupations exprimées par une partie importante de la population.

 

Pour la PJLOD, ce soutien inattendu de la Minusca est un revers pour la démocratie en République centrafricaine. Ils appellent la communauté internationale à rester vigilante et à prendre position contre les actions qui menacent les principes démocratiques et l’état de droit dans le pays.

 

La plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique exhorte également la Minusca à clarifier sa position et à respecter son mandat initial de protection des civils et de promotion de la paix en République centrafricaine. Ils demandent aux Nations Unies de mener une enquête transparente sur le soutien de la Minusca au référendum, afin de préserver l’intégrité du processus politique dans le pays.

 

La PJLOD, à travers son communiqué, exprime son indignation face au soutien inconditionnel de la Minusca au référendum constitutionnel contesté et illégal en République centrafricaine. Ils appellent à la vigilance de la communauté internationale et à la nécessité de préserver les principes démocratiques et l’état de droit dans le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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BANGUI, CE VILLAGE POTEMKINE : Une Politique Inondée de Tromperie

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BANGUI, CE VILLAGE POTEMKINE : Une Politique Inondée de Tromperie

 

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Le terrain football de l’UCATEX, où devrait se tenir un meeting du Président Touadera, est inondé à quelques heures de l’évenement

 

 

Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – La scène d’inondation du terrain de l’UCATEX où devait se dérouler un meeting du MCU pour le oui au référendum illégal et contesté du 30 juillet prochain a suscité en moi un clin d’œil historique à la Russie, un modèle dont le Président Touadera s’inspire pour prétendument “approfondir” la démocratie et garantir les libertés. Ironiquement, cela se fait au grand dam des jaloux de l’opposition démocratique, qui, selon lui, ne sont pas de véritables Centrafricains et commettent l’ultime trahison en étant des bi-nationaux !

 

Le concept du Village Potemkine fait référence à un trompe-l’œil, à un moyen de dissimuler la misère. C’est le nom d’un dignitaire de l’empire russe qui cherchait à cacher les souffrances du peuple en Crimée lors de la visite de l’impératrice en construisant des villages entiers en carton-pâte, de véritables décors de façade.

 

Bangui sous les eaux démontre clairement que le pouvoir en place ne parvient pas à dissimuler les souffrances du peuple. Il échoue à imiter son modèle russe. Après près de huit ans de règne, le résultat est là, éclatant d’échec !

 

Maître Crépin Mboli-Goumba : J’ai d’ailleurs lu avec intérêt un article d’un journal étroitement lié au Palais de la Renaissance, qui déplore la solitude du Président Touadera dans sa campagne référendaire et blâme son entourage pour ne pas l’aider.

 

Sur ce point, nous sommes au moins d’accord : la solitude du Président Touadera. Son entourage est absent, tout comme le peuple. Et cette solitude n’est pas seulement liée au référendum. Elle est avant tout intellectuelle, politique et diplomatique. Tel un Village Potemkine, le pouvoir exhibe les mêmes personnes payées 2000 francs CFA, de rassemblement en rassemblement, des compatriotes pauvres dont le visage sans joie reflète la misère que le pouvoir exploite. Mais l’illusion ne peut durer éternellement.

 

Il y a cependant quelque chose qui devrait rassurer la partie debout de notre peuple, l’écrasante majorité qui souffre. Le fonctionnement du pouvoir le condamne à disparaître.

 

Parce que ce sont les idées qui dirigent le monde, même dans les pires dictatures.

 

Parce que même ces dictatures s’appuient sur les esprits les plus brillants, bien que corrompus, pour perdurer.

 

Parce que les idées sont portées par l’intelligence.

 

Parce qu’il n’y a pas d’égalité en matière d’intelligence.

 

Parce que les insultes, signe flagrant d’un manque d’éducation et marque de fabrique des “penseurs” du régime, ne peuvent pas se substituer à l’intelligence.

 

Parce que le régime a choisi de promouvoir les individus les plus abjects du pays et ceux qui incarnent une morale bancal, nous privant de tout repère.

 

La suite dépend de nous. De notre détermination. De notre humilité à reconnaître froidement les batailles perdues et de notre aptitude à en chercher les causes, pour être encore plus déterminés et sauver la démocratie, la nation et l’âme de notre peuple.

 

 

Par la rédaction du CNC

 

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RCA : MSF vaccine des milliers d’enfants après l’arrivée de réfugiés du Soudan

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RCA : MSF vaccine des milliers d’enfants après l’arrivée de réfugiés du Soudan
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CopyrightMSF

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20  juillet 2023 (CNC) – 

Cette campagne de vaccination contre la rougeole et d’autres maladies, fait partie de la réponse d’urgence lancée par l’organisation médicale dans la ville de Birao, au nord de la République centrafricaine, où affluent les réfugiés du Soudan.
Médecins Sans Frontières (MSF) a vacciné plus de 7 000 enfants contre la rougeole et d’autres maladies dans le nord de la République centrafricaine (RCA) afin d’accroître la protection de la communauté locale et des réfugiés soudanais relocalisés sur place, dans la ville de Birao.

Suite à une alerte d’épidémie de rougeole, signalée avant même l’arrivée des réfugiés, une

campagne de riposte vaccinale a été organisée entre le 6 et le 10 juillet. Pendant cinq jours, les équipes MSF ont vacciné les enfants âgés entre six mois et 15 ans dans le chef-lieu de la préfecture de la Vakaga et alentours.
« En plus de la rougeole, nous avons inclus d’autres antigènes contre le pneumocoque, le tétanos ou la diphtérie, afin de donner une grande immunité aux enfants pour qu’ils soient protégés contre ces maladies évitables », explique Nathanael Mwamba, responsable médical de l’équipe d’urgence.
« Les conditions de vie précaires dans lesquelles vivent les réfugiés, la proximité au sein du camp et la pression accrue sur les ressources locales sont des facteurs qui peuvent favoriser la propagation des maladies ».
Après le début de la guerre mi-avril au Soudan, 13 800 personnes fuyant les violences sont arrivées en RCA, selon l’ONU : pour la plupart des réfugiés soudanais mais aussi des ressortissants

centrafricains ayant fui leur pays lors de différentes périodes de crise.

Alors que les premiers réfugiés avaient choisi de s’installer dans la ville frontalière d’Am-Dafock pour réduire la distance qui les séparait de leurs proches au Soudan, le gouvernement centrafricain a décidé de les relocaliser sur le site de Korsi à Birao. Ils sont pour l’instant 1 200 à avoir été déplacés à cet endroit plus stable et plus accessible aux organisations humanitaires, mais la plupart des réfugiés étant des femmes et des enfants, nombreux sont ceux qui hésitent à être réinstallées sans le consentement du chef de famille. Il reste donc 90% des réfugiés au niveau de la frontière qui

manquent cruellement d’assistance puisque les organisations humanitaires y sont très peu
nombreuses.

« Sur le site de déplacés de Korsi, tout le monde peut tomber malade, nos conditions de vies sont très difficiles. Ici nous sommes exposés aux morsures de scorpions et de serpents, et avec la pluie qui commence à tomber, on se prépare au pire à cause du risque de paludisme et d’autres maladies », témoigne Moussa, un réfugié soudanais, père de huit enfants.
Pour les soutenir, l’équipe d’urgence de MSF en RCA a déployé des activités sur place début mai. MSF gère un poste de santé au sein du site de Korsi en mettant l’accent sur le traitement des cas
pédiatriques, qui reçoit environ 200 consultations par semaine pour des maladies telles que des infections respiratoires aiguës, le paludisme ou des parasitoses intestinales.
MSF fournit également un soutien en matière de santé mentale, car de nombreux réfugiés ont subi des violences, la perte de proches ou des traumatismes. Entre le 12 mai et le 10 juillet, MSF a effectué 1 154 consultations médicales et sensibilisé 1 463 personnes à la santé mentale.

De plus, un appui est apporté à l’hôpital de district de Birao. Les capacités d’accueil sont renforcées pour prévenir un éventuel afflux de blessés et les cas graves sont stabilisés puis référés vers la capitale, Bangui, par avion afin de bénéficier de soins plus spécialisés.
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La Minusca: Une dérive inacceptable condamnée par la détention d’un adolescent de 15 ans

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La Minusca: Une dérive inacceptable condamnée par la détention d’un adolescent de 15 ans

 

Le jeune Mouctar, interpellé par la Minusca et incarcéré à la prison du camp de Roux à Bangui
Le jeune Mouctar, interpellé par la Minusca à Sam-Ouandja et incarcéré à la prison du camp de Roux à Bangui

 

 

Bangui, 19 juillet 2023 (CNC) – Dans une triste affaire qui a secoué la scène judiciaire en République centrafricaine, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a montré sa véritable face en maintenant en détention un jeune adolescent de 15 ans. Ce dernier, déjà victime des groupes armés qui ravagent son village, est désormais pris en étau entre les violences subies et l’emprise abusive de la Minusca et des autorités centrafricaines. Alors que les Nations Unies prônent la défense des droits de l’enfant, comment une organisation censée incarner ces valeurs peut-elle maintenir un adolescent en prison sans fondement solide ?

 

Des conditions tragiques:

 

Mouctar, le jeune garçon en question, est un orphelin de mère, conducteur de moto taxi,  qui a été enrôlé de force dans un mouvement armé. Sous l’emprise des rebelles, il est contraint d’agir en tant qu’indicateur, surveillant les mouvements des forces de l’ordre et informant les rebelles. C’est une situation de captivité dont il est une victime, et non un acteur volontaire. Cependant, le lundi 10 juillet, lors d’une opération militaire violente menée par les forces rwandaises de la Minusca, Mouctar a été capturé et arrêté, à seulement 15 ans.

 

Une institution décriée :

 

La Minusca, supposée être une force de maintien de la paix, devrait s’engager à protéger les plus vulnérables, y compris les enfants. Pourtant, elle a préféré ignorer les circonstances tragiques de la vie de Mouctar pour le catégoriser comme un rebelle de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette étiquette infondée lui a valu d’être envoyé à la prison militaire du camp de Roux à Bangui, suscitant l’indignation de nombreux Centrafricains. La question se pose alors : la prison militaire est-elle désormais devenue une prison pour mineurs ?

 

Manipulations politiques:

 

L’arrivée de madame Valentine Rugwabiza à la tête de la Minusca a marqué un tournant inquiétant pour cette institution. Au lieu de servir les principes fondamentaux des Nations Unies et de la protection des civils, la Minusca semble être devenue un instrument politique aux mains du pouvoir de Faustin Archange Touadera. La détention arbitraire de Mouctar ne fait que confirmer cette dérive préoccupante. Comment une organisation supposée œuvrer pour la paix et la stabilité peut-elle se prêter à de telles manipulations politiques ?

 

Rappelons que la détention de Mouctar, un adolescent de 15 ans, par la Minusca et les autorités centrafricaines est une tragédie flagrante. Alors que les Nations Unies célèbrent la journée internationale des droits de l’enfant, il est insoutenable de constater que l’organisation chargée de maintenir la paix en République centrafricaine viole les droits fondamentaux d’un enfant vulnérable. La Minusca doit revoir ses priorités et se concentrer sur sa mission première : protéger les civils, en particulier les enfants, plutôt que de se laisser entraîner dans des manœuvres politiques. La vie et l’avenir de Mouctar sont entre leurs mains, et il est temps que justice lui soit rendue.

 

Par Moïse Banafio

 

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À Bangassou, vaste opération de braquage des moto par les mercenaires de Wagner

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À Bangassou, vaste opération de braquage des moto par les mercenaires de Wagner

Un camion du groupe Wagner, sur une base de l’armée attaquée par des rebelles, à Bangassou (République centrafricaine), en février 2021. ALEXIS HUGUET / AFP
Un camion du groupe Wagner, sur une base de l’armée attaquée par des rebelles, à Bangassou (République centrafricaine), en février 2021. ALEXIS HUGUET / AFP

 

 

 

Bangui, 19 juillet 2023 (CNC) – Dans un pays déjà tourmenté par des crises politiques, armées, des conflits persistants, tous, chapeautés par des violences massives des droits humains menées par les Mercenaires russes de la société Wagner, les citoyens centrafricains avaient espéré à une lueur d’espoir avec le retrait partiel des mercenaires de Wagner de leur territoire. Malheureusement, cette attente a été de courte durée. À Bangassou, une pluie de souffrance s’est abattue sur les habitants, et cette fois-ci, ce sont les motocyclistes qui ont payé le prix fort.

 

Les mercenaires de Wagner,  redéployés à Bangassou pour sécuriser les opérations électorales du référendum du Président Touadera prévu le 30 juillet prochain et de ramener les urnes et les résultats à Bangui, n’ont pas tardé à reparler d’eux. À peine deux jours après leur arrivée, ils ont mené une opération de braquage d’envergure, ciblant exclusivement les motocyclistes de la ville. Qu’ils soient propriétaires privés ou non, ces motocyclistes ont vu leurs engins confisqués sans explication ni justification.

 

Imaginez la stupéfaction qui règne actuellement dans la ville. Personne ne comprend réellement les raisons qui ont poussé ces mercenaires de Wagner à s’en prendre aux particuliers et surtout à leurs motos de manière aussi injuste.

Francis Éric, un fonctionnaire local témoigne : ” Pourquoi le Président Faustin Archange Touadera les a-t-il de nouveau envoyés pour semer la terreur parmi la population ? Tout le monde sait que le résultat de ce référendum est déjà tristement prévisible, alors pourquoi s’amuser à envoyer ces criminels au prétexte de sécuriser le processus ? “.

 

Mais pour un commerçant propriétaire des motos dans la ville de Bangassou contactée par la Rédaction, ces mercenaires récupèrent ces motos dans le but de s’en servir pour sécuriser les opérations de vote le 30 juillet prochain. Et ils ont agi ainsi sur ordre de Bangui, selon leurs dires. Mais ce n’est pas un argument nouveau, dit-il à la Rédaction.

 

Il est triste de constater que la souffrance des citoyens centrafricains semble être une constante, et que même lorsqu’ils espèrent un répit, ils sont de nouveau confrontés à des actes répréhensibles. Cette opération de braquage des motocyclistes est une preuve supplémentaire du mépris flagrant dont font preuve les mercenaires de Wagner et le Président Faustin Archange Touadera, envers les droits fondamentaux des personnes.

 

Au-delà des conséquences matérielles pour les victimes de ce braquage, il est nécessaire de souligner l’impact psychologique et émotionnel que de tels actes ont sur la population. Comment peut-on avoir confiance en un gouvernement qui prétend assurer la sécurité de ses citoyens, mais qui les expose en réalité à des agressions orchestrées par des mercenaires sans scrupules ?

 

Par Félix Ndoumba

 

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Retour troublant des mercenaires de Wagner à Koui, au nord-ouest de la RCA

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Retour troublant des mercenaires de Wagner à Koui, au nord-ouest de la RCA

 

Base des mercenaires à Koui mise à sac par eux-mêmes
Base des mercenaires à Koui mise à sac par eux-mêmes

 

 

Bangui, 19  juillet 2023 (CNC) – Le retour des mercenaires de Wagner à Koui, dans la sous-préfecture autrefois connue sous le nom de DeGaulle, soulève de nombreuses interrogations au sein de la population locale. Deux semaines après leur départ soudain, ces individus sont de retour, provoquant un véritable climat d’insécurité.

 

Le mystère du retour :

 

Le retour des mercenaires de Wagner à Koui laisse la population perplexe. La question qui se pose est : pourquoi sont-ils de retour ? Différentes théories circulent parmi les habitants, chacun tentant de donner sa propre interprétation. Certains suggèrent que leur présence vise à sécuriser le référendum constitutionnel illégal et controversé du 30 juillet 2023, tandis que d’autres pensent qu’ils sont intéressés par l’exploitation minière de la région. Quelle que soit la véritable raison, le simple fait de leur présence suscite une profonde panique au sein de la population.

 

L’impact sur la population locale :

 

Le retour des mercenaires de Wagner à Koui a un impact profond sur la population locale. Après leur départ précédent, les habitants commençaient à retrouver un certain sentiment de sécurité et de normalité. Cependant, leur retour remet en question cette fragile stabilité. La présence de ces individus qualifiés de “criminels” par de nombreux habitants est synonyme de violence et d’incertitude. Les habitants vivent dans la crainte constante de devenir des victimes innocentes de leurs activités.

 

La menace pour la stabilité régionale :

 

Outre les conséquences directes sur la population locale, le retour des mercenaires de Wagner à Koui représente une menace pour la stabilité régionale. Leur présence dans cette zone stratégique soulève des préoccupations quant à leurs intentions réelles et à leurs éventuelles actions. Les tensions déjà existantes dans la région pourraient être exacerbées, risquant ainsi de déstabiliser davantage une situation déjà fragile.

 

Le retour des mercenaires de Wagner à Koui suscite de nombreuses inquiétudes et interrogations au sein de la population locale. Leur présence réveille des souvenirs d’instabilité et de violence, faisant craindre le pire pour l’avenir de la région.

 

Par Fortuné Bobérang

 

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Bocaranga : Un soldat FACA tue son chef lors d’une violente altercation pour une question d’argent

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Bocaranga : Un Soldat FACA tue son chef lors d’une violente altercation pour une question d’argent

 

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Bangui, le 19 juillet 2023 – Une nouvelle tragique qui s’est déroulée hier soir dans le village de Nzakoundou, situé dans la sous-préfecture de Bocaranga, a secoué cette petite localité du nord-ouest de la RCA. Une violente altercation entre deux militaires de l’armée nationale a malheureusement conduit à la mort d’un chef militaire.

 

Dans une scène choquante et empreinte de violence, un soldat FACA, détaché dans ce village paisible, s’est acharné sur son chef militaire lors d’un différend financier. Ce soldat, dont l’identité n’a pas encore été révélée, a perdu le contrôle de ses émotions après une brève discussion avec son supérieur hiérarchique. Sans aucune hésitation, il a saisi son arme et a tragiquement ouvert le feu sur son chef, causant ainsi sa mort immédiate sur le champ.

 

La perte de la vie d’un soldat est toujours déchirante, mais lorsqu’un acte aussi tragique se produit au sein des forces armées, cela soulève des questions sur les tensions et les pressions auxquelles ces hommes et ces femmes sont confrontés quotidiennement. Dans ce cas précis, des sources officielles locales ont fait état d’un malentendu lié aux primes globales d’alimentation (PGA), qui aurait été à l’origine de cette altercation fatale.

 

Au moment où nous vous faisons part de cette nouvelle, le corps sans vie du chef militaire est en cours de transfert vers la capitale, Bangui. Cette perte est non seulement un coup dur pour sa famille et ses proches, mais également pour l’ensemble de la communauté militaire qui le considérait comme un leader exemplaire.

 

Cet événement tragique nous rappelle l’importance d’une communication ouverte et d’un soutien adéquat au sein des forces armées. La pression exercée par les missions et les responsabilités peut être écrasante, et il est impératif que les militaires bénéficient d’un soutien psychologique et financier adéquat pour éviter de tels drames.

 

Par Fortuné Boberang

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Arrestation de dizaine de personnes par les mercenaires de Wagner à Bangui

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Arrestation de centaines de personnes par les mercenaires de Wagner à Bangui

 

avenue de l'indépendance niveau pk9 église mid-mission le 14 mai 2020 par trégu
L’avenue de l’indépendance niveau pk9 église mid-mission, le 14 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang

 

 

Bangui, 19  juillet 2023 (CNC) – Dans un contexte déjà tendu à quelques semaines du référendum illégal et controversé initié par le Président de la République Faustin Archange Touadera, une opération d’intimidation et de panique a été orchestrée par la présidence de la République. Les mercenaires de Wagner, soutenus par la milice Requin , ont ainsi mené une vaste opération de contrôle des pièces d’identité et des papiers des motocyclistes dans la capitale, Bangui.

 

Le soir du lundi 17 juillet 2023, aux environs de 20 heures, sur l’avenue de l’indépendance, à la sortie nord de Gobongo, précisément au PK9, des dizaines de mercenaires de Wagner, soutenus par les miliciens du lieutenant-colonel Patassé et des requins, ont décidé de procéder à des contrôles systématiques de tous les motocyclistes circulant sur cette avenue, vérifiant leurs pièces d’identité et les papiers de leurs motos. Cette nuit-là, plusieurs dizaines de personnes ont ainsi été appréhendées.

 

Cette situation soulève des interrogations légitimes quant au rôle des mercenaires de Wagner. Sont-ils désormais investis des fonctions de policiers et de gendarmes ? Sont-ils capables de lire les documents qui leur sont présentés ? Pensent-ils réellement garantir la sécurité du pays par le biais de méthodes brutales ? Autant de questions que les citoyens centrafricains se posent légitimement.

 

Il semblerait que Touadera ait pensé que les rebelles se sont massivement infiltrés dans la capitale, d’où son ordre d’intensifier la persécution des citoyens par ces mercenaires. « Pourtant, s’il souhaite réellement neutraliser les rebelles, il serait plus approprié de se rendre dans les villes de province et de les confronter là-bas. Pourquoi évitent-ils les villes de province pour se retourner contre nous ici à Bangui ? »,  se demande un commerçant du marché de Gobongo, témoin de la scène.

 

Cette opération d’arrestation massive a engendré un climat de peur et d’insécurité parmi la population de Bangui. Les citoyens sont en droit de s’interroger sur la légitimité et les motivations derrière de telles pratiques. Les droits fondamentaux des individus ont été bafoués, et il est crucial que les responsables de ces actions soient tenus pour compte plus tard.

 

Par Anselme Mbata

 

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Les mauvais calculs du Professeur Touadéra

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: Les mauvais calculs du Professeur Touadéra

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Bangui, 19 juillet 2023 (CNC) – Un adage africain dit : « la vraie nature d’une personne n’apparaît qu’une fois son objectif atteint ! ». « Président démocratiquement élu, je ne peux rester insensible aux demandes pressantes et légitimes du peuple souverain de doter notre pays d’une nouvelle Constitution ». C’est par ces mots, glissés de manière subtile dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, que le chef de l’Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra justifiait sa décision d’organiser un référendum constitutionnel, le 30 juillet prochain.

 

Cette annonce avait suscité, bien entendu, une vague de condamnations au sein d’une opposition centrafricaine prise de court et insuffisamment préparée à faire face à cette « forfaiture ». Elle n’a pas manqué de dénoncer une volonté du chef de l’Etat de briguer un troisième mandat en 2025, ce que lui interdit la Constitution entrée en vigueur en mars 2016, dans un contexte de guerre civile. Une Constitution sur laquelle le président Touadéra avait prêté serment la même année, au début de son premier mandat, puis en 2020 pour son second et dernier mandat qui prend fin en 2025.

Pourtant, la Constitution de 2016 dont la mise en œuvre était pilotée par le Professeur Abdoulaye Bathily, alors représentant de l’ONU pour l’Afrique centrale, est un document bien élaboré sur lequel il n’y a aucun reproche particulier à faire. D’ailleurs, dans son discours d’investiture, le 30 mars 2021, dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui, le chef de l’Etat fraichement réélu disait ceci : « La Constitution issue de ce Forum de Bangui, promulguée le jour de ma prise de fonction le 30 mars 2016, a fixé les bases fondamentales de la société et les principes de la République… Le Peuple centrafricain, détenteur de la souveraineté nationale, a ainsi banni l’usurpation de sa souveraineté par coup d’Etat, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique, déclarant que ces procédés inscrits dans la Constitution constituent des crimes imprescriptibles et que toute personne qui accomplirait de tels actes lui aura déclaré la guerre. »

Faisons un bref rappel historique. Une guerre civile très meurtrière avait éclaté en 2013, à la suite du coup d’Etat mené par une alliance rebelle, la Séléka, contre le président centrafricain François Bozizé au pouvoir depuis dix ans. Ce majorité chrétienne et animistes dernier eut recours aux milices d’auto-défense, les anti-balakas, pour tenter de reprendre le pouvoir. Face aux violences intercommunautaires, la France, l’ex-puissance coloniale, déploya des troupes, à travers l’opération Sangaris de 2013 à 2016. La guerre civile causa des milliers de victimes, l’ONU accusant même les protagonistes, Séléka et anti- balakas, de crimes contre l’Humanité, en dépit de la présence d’une importante force de maintien de la paix de Casques bleus.

En janvier 2014, Cathérine Samba Panza, alors maire de Bangui, est élue par l’Assemblée nationale au poste de présidente de transition. Un an plus tard, Faustin Archange Touadéra, candidat indépendant et ancien premier ministre de François Bozizé, entre 2008 et 2013, devient chef de l’Etat, après sa victoire au second tour face à Anicet Georges Dologuélé. En 2020, les plus puissants des groupes rebelles, qui occupaient alors plus des deux tiers du territoire, mènent ensemble une vaste offensive sur Bangui. Le président Touadéra fit appel à la Russie et aux troupes de la société Wagner en renfort à l’armée nationale. Les rebelles délogés de la majeure partie des territoires qu’ils occupaient mènent désormais des opérations de guérilla.

Aujourd’hui, en Centrafrique, le pouvoir semble, désormais, être concentré entre les mains d’un président autoritaire, sinon autocratique, que ses indéniables qualités intellectuelles n’incitent ni à la modestie ni au partage du pouvoir. On voit mal l’issue de cette lente dérive, qui doit beaucoup à un entourage servile et courtisan. Des critiques ont fusé de partout, même dans son propre camp. Ainsi, le parti UNDP (Union nationale pour la démocratie et le progrès) dirigé par Michel Amine, pourtant en alliance avec le MCU (Mouvement des cœurs unis) du président Touadéra, s’est démarqué de ce projet funeste pour la démocratie centrafricaine en appelant les militants et le peuple à voter NON au référendum.

Parmi les griefs évoqués, par le président Touadéra, à l’encontre de l’actuelle Loi fondamentale, le prétexte selon lequel celle-ci « comporte des dispositions qui pourraient compromettre le développement économique, social, culturel et politique ». Mieux, il lui est également reproché de ne pas offrir « de solution appropriée aux causes des conflits militaro-politiques récurrents ». Faut-il rappeler que la Cour constitutionnelle centrafricaine avait annulé, en septembre 2022, les décrets mettant en place un comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution. Cette institution avait jugé les décrets « inconstitutionnels et invalidés », tout en précisant que « la révision de la Constitution ne peut être opérée qu’après la mise en place du Sénat, qui n’est pas institué dans le pays ».

Certaines dispositions du projet de nouvelle Constitution soumise à référendum posent problèmes. Selon des juristes constitutionnalistes, une candidature du Président Faustin Archange Touadéra ne serait pas recevable en 2025, la constitution à laquelle il avait, de manière solennelle, prêté serment disposant en son article 35, dernier alinéa, ce qui suit : « En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit. » En outre, la volonté de porter la durée du mandat de 5 à 7 ans n’est « non conforme ni à l’esprit de la Constitution, ni à la pratique constitutionnelle ».

D’autre part, au regard des nouvelles dispositions, le caractère discriminatoire du texte soumis par référendum au peuple centrafricain est sans équivoque. D’ores et déjà, la volonté de faire sauter le verrou de la limitation des mandats ne fait l’objet d’aucun doute. Le président Touadéra dont le mandat en cours est le second et dernier – même si le caractère de non-rétroactivité d’une telle disposition est un argument utilisé par certains pour le justifier – montre bien que la volonté qu’on lui prête de rester un « président à vie » est loin d’être une simple vue de l’esprit.

Les nouvelles dispositions introduites dans cet article 67 ne laissent planer aucun doute sur les intentions réelles du président sortant de briguer un 3è mandat, mais surtout de barrer la route à d’éventuels adversaires, les binationaux en particulier, exclus d’office si la volonté du Prince est concrétisée. Mais le plus grave est la discrimination de fait exercée à l’égard de dignes fils et filles du pays, au prétexte fallacieux qu’ils n’auraient pas les compétences académiques requises. Comment imposer le niveau de la licence à un quelconque candidat dans une compétition où, selon les dispositions de la même loi fondamentale, en ses articles 12 et 13 stipulent : « Art.12 : Tous les Centrafricains sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois. ». Ou également « Art.13 : Aucun Centrafricain ne peut, en matière d’éducation ou d’accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l’objet d’une mesure discriminatoire, en raison de sa religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de son appartenance régionale, tribale, ethnique, à une minorité culturelle ou linguistique. ». Ainsi, il ressort de cette disposition du projet de nouvelle constitution que le fils d’un cultivateur, d’un artisan boulanger, d’un maçon ou autre, ne pourra jamais devenir député pour servir son pays.

En tout état de cause, au moment où la limitation des mandats devient une exigence de gouvernance politique – en dépit des résistances fortes observées en Afrique centrale -, le professeur Touadéra se livre à des calculs hasardeux et inopportuns pour la démocratie centrafricaine encore balbutiante.

Bonne semaine à tous !

 

Karim DIAKHATÉ

Directeur de Publication LE PANAFRICAIN Coordonnateur de la Rédaction AFRIQUE DÉMOCRATIE

 

Kidnapping à Bouar : Le calvaire de M. Mborohoul Télesphore et l’angoisse des parents

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Kidnapping à Bouar : Le calvaire de M. Mborohoul Télesphore et l’angoisse des parents

 

Minusca/” rel=”attachment wp-att-44228″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.
Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

 

Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) – Le calvaire de M. Mborohoul Télesphore, enlevé par les redoutables mercenaires de Wagner à Bouar, prend un tournant inattendu alors qu’il est transféré à la gendarmerie locale. Dans cette préfecture de la Nana-Mambéré, les parents de ce jeune homme ont enfin un soulagement : leur enfant est en vie.

 

Ce mardi 18 juillet 2023, sous la pression de l’opinion publique, les mercenaires de Wagner n’ont d’autre choix que de ramener M. Mborohoul Télesphore vivant. Toutefois, au lieu de le rendre à sa famille, ils le conduisent à la gendarmerie locale. Deux jours se sont écoulés depuis son enlèvement, et personne ne sait toujours pourquoi cet individu paisible a été pris pour cible et violemment agressé par les hommes de Wagner.

 

La gendarmerie, de son côté, affirme ne pas avoir de motifs pour le maintenir en détention, conformément au code de procédure pénal. Mais, sous l’insistance des mercenaires de Wagner, les gendarmes se voient contraints de le garder prisonnier, dépassant ainsi le délai légal. Cette situation suscite de vives interrogations quant au sort réservé à M. Mborohoul Télesphore.

 

Il convient de rappeler les circonstances dramatiques de ce kidnapping. Le dimanche 16 juillet 2023, entre 16 et 17 heures, les mercenaires de Wagner ont fait une apparition soudaine à bord d’un véhicule militaire devant le commerce d’alcool de M. Mborohoul Télesphore, situé en plein cœur de Bouar. Sans aucune considération pour sa sécurité, ils l’ont sauvagement agressé avant de l’embarquer de force à bord de leur véhicule, laissant derrière eux une scène de violence et de désolation. Depuis cet événement tragique, le silence de M. Mborohoul Télesphore est assourdissant, alimentant l’inquiétude grandissante de sa famille.

 

La nouvelle de ce kidnapping s’est rapidement répandue dans toute la ville de Bouar, se propageant tel un feu de paille. Les parents de M. Mborohoul Télesphore, dévastés, se démènent désespérément pour découvrir le lieu où se trouve leur fils bien-aimé. Le lendemain, sa petite sœur a tenté de lui rendre visite à la base des mercenaires de Wagner à Bouar, apportant avec elle café et nourriture, dans l’espoir de le retrouver. Malheureusement, elle a été refoulée, brisant ainsi ses rêves de le revoir. Pire encore, sur le chemin du retour, la petite sœur a été victime d’un accident de moto. Son état de santé critique nécessite désormais une évacuation médicale d’urgence vers Bangui.

 

Dans cette situation troublante, la famille de M. Mborohoul Télesphore reste suspendue dans l’angoisse et l’incertitude. Les interrogations fusent : pourquoi a-t-il été pris en otage ? Quels sont les motifs réels de sa détention prolongée ? Les autorités locales et nationales sont tenues responsables de cet acte criminel.

En attendant, la communauté de Bouar se mobilise pour soutenir la famille dans cette épreuve. Des initiatives de solidarité voient le jour, visant à sensibiliser l’opinion publique sur cette situation alarmante et à obtenir des actions concrètes.

 

Par Gervais Lenga

 

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La CPS communique : “Deux suspects interpellés dans le cadre d’une enquête sur des crimes de guerre »

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La CPS communique : “Deux suspects interpellés dans le cadre d’une enquête sur des crimes de guerre »

 

Le chef de group de ngbaïna arrêté par la cour pénale Spéciale, monsieur Boybanda François
Le chef de group de ngbaïna arrêté par la Cour Pénale Spéciale, monsieur Boybanda François

 

 

Bangui, 19 juillet 2023 (CNC) – La Cour pénale spéciale (CPS) de la République Centrafricaine a annoncé le 17 juillet 2023 l’interpellation de deux suspects dans le cadre d’une enquête portant sur des attaques perpétrées en février et mars 2014. Les individus, identifiés comme Philémon Kahena et François Boybanda, ont comparu devant les juges d’instruction le samedi 8 juillet 2023.

 

La CPS a confirmé que Philémon Kahena et François Boybanda ont été présentés aux juges d’instruction conformément à l’article 85 du Règlement de procédure et de preuve. Les suspects ont été informés de leurs droits et des faits qui leur sont reprochés. Ils sont inculpés de plusieurs crimes contre l’humanité et crimes de guerre liés aux attaques survenues à Guen, Gadzi et Djomo en 2014, perpétrées par le groupe armé anti-balakas.

Le président de la jeunesse du village guen, monsieur Kahena Filemon
Le président de la jeunesse du village guen arrêté par la CPS, monsieur Kahena Filemon

 

Il convient de noter que Mathurin Kombo avait été inculpé dans cette affaire par le cabinet d’instruction le 21 novembre 2022. Ainsi, les trois inculpés, y compris Philémon Kahena et François Boybanda, sont actuellement en détention provisoire. Cependant, il est important de souligner que tous les inculpés sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie devant un tribunal.

 

La CPS, en tant que cour hybride au sein du système judiciaire centrafricain, a été créée par la loi organique n°15.003 du 3 juin 2015. Son mandat est d’enquêter sur les crimes de droit international commis en République Centrafricaine depuis 2003 et de poursuivre les responsables de ces crimes. Située à Bangui, la CPS joue un rôle crucial dans la lutte contre l’impunité et la promotion de la justice en République Centrafricaine.

 

Par la rédaction du CNC

 

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la CPS rendra son arrêt jeudi dans l’affaire du Procureur spécial contre Issa Sallet Adoum, Mahamat Tahir et Ousman Yaouba

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la CPS rendra son arrêt jeudi dans l’affaire du Procureur spécial contre Issa Sallet Adoum, Mahamat Tahir et Ousman Yaouba

 

Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d'appel de la CPS 🇨🇫 composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)🇨🇫, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet 🇫🇷 et Volker Nerlich 🇩🇪 , tient son audience publique dans l'affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023
Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d’appel de la CPS 🇨🇫 composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)🇨🇫, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet 🇫🇷 et Volker Nerlich 🇩🇪 , tient son audience publique dans l’affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023

 

 

Bangui, 19  juillet 2023 (CNC) – L’annonce tant attendue est tombée hier sur Twitter, émanant directement de la Cour Pénale Spéciale (CPS). L’arrêt dans l’affaire opposant le Procureur spécial aux accusés Issa Sallet Adoum, Mahamat Tahir et Ousman Yaouba sera prononcé ce jeudi 20 juillet 2023 à 10h00, heure locale de Bangui. La tension est palpable, alors que les regards du monde entier se tournent vers la salle d’audience de la CPS. Cet événement marque une étape cruciale dans le processus de justice en République centrafricaine, où la lutte contre l’impunité et la consolidation de l’État de droit sont des enjeux majeurs.

 

Le dénouement approche :

 

Depuis le début de ce procès, les regards de la nation centrafricaine et de la communauté internationale sont rivés sur la CPS, qui joue un rôle crucial dans la poursuite des crimes les plus graves commis en République centrafricaine. Les accusés, Issa Sallet Adoum, alias Bozizé, Mahamat Tahir et Ousman Yaouba, font face à des charges lourdes, notamment pour des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des crimes sexuels.

 

Les délibérations de la Chambre d’Appel ont été longues et minutieuses, avec des débats intenses et des arguments juridiques complexes. Les juges de la CPS ont dû peser chaque élément de preuve, examiner attentivement les témoignages et les expertises présentés devant eux, afin de rendre une décision juste et équitable. L’arrêt qui sera prononcé jeudi marquera la fin de ce processus et déterminera le sort des accusés.

 

Enjeux majeurs pour la République centrafricaine :

 

La République centrafricaine est un pays qui a connu des décennies de conflits et d’instabilité politique. La CPS, créée en 2015, est une institution spéciale mise en place pour enquêter et poursuivre les crimes les plus graves commis sur le territoire centrafricain depuis 2003. Son objectif est de garantir que les responsables de ces crimes soient traduits en justice et de contribuer à la réconciliation nationale.

 

L’arrêt de la CPS revêt donc une importance capitale pour la population centrafricaine. Il est perçu comme un symbole de la lutte contre l’impunité et de la volonté de construire un État de droit solide. La décision de la CPS enverra un message fort, non seulement aux accusés et à leurs soutiens, mais aussi à l’ensemble de la société centrafricaine. Elle contribuera à renforcer la confiance dans le système judiciaire et à promouvoir la justice transitionnelle.

 

Attentes et incertitudes :

 

Dans l’attente de l’arrêt, l’anxiété est palpable parmi les parties concernées. Les victimes et leurs familles espèrent que la justice sera rendue et que les responsables des atrocités commises seront tenus pour compte. Les défenseurs des droits de l’homme, les organisations internationales et les gouvernements partenaires de la République centrafricaine suivent de près l’évolution de cette affaire.

 

Il convient de souligner que la CPS a été saluée pour ses efforts visant à garantir un procès équitable et transparent, conformément aux normes internationales. Son indépendance et son impartialité sont cruciales pour la crédibilité du processus judiciaire. Quelle que soit l’issue de cet arrêt, il est essentiel que la décision de la CPS soit acceptée et respectée par toutes les parties concernées.

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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