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CENTRAFRIQUE : LE DÉNI DE JUSTICE DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE FORCÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI POUR TRAVESTIR LE DROIT

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LE DÉNI DE JUSTICE DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE FORCÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI POUR TRAVESTIR LE DROIT

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) –La septième république du pouvoir de Bangui s’est encore négativement illustrée dans la rocambolesque arrestation d’un élu de la nation digne de la traque d’un narco trafiquant de la pointure de Pablo Escobar le chef du cartel Medellin de la Colombie.

 

Faisant l’économie des éléments de fonds du dossier d’accusation, domaine réservé du juge instructeur, la forme de l’arrestation encadrée par le code de procédure pénale viole de façon ostentatoire les droits fondamentaux définis par la constitution au regard du statut juridique de l’accusé.

 

En effet, l’accusé qui fait l’objet de notre analyse est un élu de la nation protégé via l’onction du législateur d’une immunité parlementaire et par voie de conséquence son arrestation et sa traduction devant les juridictions pénales doivent obéir à des règles spécifiques définies par les textes en vigueur.

 

Contrairement à tout citoyen qui commet des infractions de droit commun, l’immunité parlementaire confère au député le bénéfice de l’irresponsabilité et de l’inviolabilité.

 

Dans le premier cas, l’élu de la nation n’est pas responsable des actes répréhensibles commis pendant son mandat.

 

Dans le second cas, il ne peut être arrêté, et traduit devant les tribunaux que si l’assemblée nationale ne l’autorise expressément après un conclave.

 

Cependant l’article 105 alinéa 4 de la constitution du 30 août 2023 offre une seule et unique possibilité qui constitue l’exception où l’immunité parlementaire tombe…c’est la flagrance.

 

Pour paraphraser le code pénal centrafricain, la flagrance est une courte et rapide enquête de police judiciaire, menée sous le contrôle du procureur dès lors qu’une infraction vient d’être commise ou est entrain de se commettre.

 

La lecture linéaire de cette définition génère deux hypothèses d’enquête de flagrance.

 

D’abord une enquête de flagrance classique, normale où l’auteur de l’infraction est pris la main dans le sac.

 

Ensuite l’enquête réputée flagrante où dans un temps très voisin de l’infraction, la personne poursuivie par la clameur publique ou alors elle est trouvée en possession d’objets ou présente des traces laissant penser qu’elle a participé à un crime ou un délit.

 

L’opinion publique conviendra avec notre démarche que le cas de l’espèce ne répond à aucune des deux enquêtes de flagrance susvisées.

 

Le seul fait que l’arrestation du député protégé par l’immunité parlementaire soit préméditée c’est à dire planifiée par des unités de force de l’ordre spécialement composées pour exécuter un plan d’opération préétabli, la notion de flagrance tombe et ne peut lui être opposable à moins qu’on prouve que le député potentiel putschiste était en pleine conspiration dans son sommeil puisqu’il a été arrêté à quatre (4) heures du matin.

 

Embrouillé par les propos liminaires du procureur de la république chargé de garantir le respect des droits fondamentaux des centrafricains, le citoyen lambda s’interroge :

 

Le procureur de la république est-il vraiment formé à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) au point de jeter l’opprobre sur la réputation de cette prestigieuse institution républicaine qui fournit des magistrats à des juridictions pénales internationales ?

 

Ce procureur avait-il vraiment prêté serment pour défendre loyalement les prescriptions légales ?

 

Pourquoi travestir le droit pour satisfaire des intérêts politiques ?

 

Qu’est-ce que ce procureur pense de la notion de l’indépendance du pouvoir judiciaire ?

 

Comment peut-on expliquer le mutisme inquiétant de l’assemblée nationale et de la ligue centrafricaine des droits de l’homme ?

 

En tout état de cause, la politisation de la justice solidifie le contrat de méfiance et éloigne progressivement le citoyen du palais de justice…seul rempart des faibles.

 

N’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on n’aimerais pas qu’on nous le fasse, on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste Administrateur des élections.

 

Tel : 0666830062.

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Acte de Défiance : les généraux du MPC choisissent de rester dans la CPC

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Acte de Défiance : les généraux du MPC choisissent de rester dans la CPC

Centrafrique.org/rca-violente-attaque-des-groupes-armes-au-village-grevai-au-moins-10-morts-et-plusieurs-blesses/les-combattans-rebelles-du-mpc-de-mahamat-alkhatim/” rel=”attachment wp-att-45941″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />
Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 24  décembre 2023 (CNC) –Le récent développement au sein du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) démontre la complexité et la précarité du paysage politique et sécuritaire en République centrafricaine. Un communiqué diffusé par des officiers du MPC marque un tournant décisif : le refus d’un accord signé par leur leader, le général Mahamat Al-Khatim, avec le gouvernement, visant à réintégrer le MPC dans l’Accord de Paix de Khartoum de 2019.

 

Dans un acte de dissidence remarquable, les généraux du MPC ont déclaré que l’accord signé sans leur consentement n’est plus valable. Cette déclaration survient dans un contexte d’escalade de violence, notamment l’assassinat de certains de leurs officiers par les Mercenaires russes du groupe Wagner, peu après la conclusion de l’accord. Les officiers du MPC interprètent ces actes comme une preuve irréfutable de la mauvaise foi du gouvernement centrafricain dans l’application de l’accord, ce qui, selon eux, s’inscrit dans une suite de manquements aux engagements pris antérieurement.

 

Cet accord signé entre Al-Khatim et le gouvernement centrafricain acte définitivement le retrait du MPC de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et son retour dans l’APPR-RCA. Mais la décision des officiers généraux du MPC de ne pas reconnaitre cet accord et leur volonté de rester dans la CPC soulève des questions cruciales sur la stabilité des alliances politico-militaires en République centrafricaine et met en lumière les défis inhérents à l’application des accords de paix dans des environnements volatiles.

 

L’impasse soulignée par les généraux du MPC met en évidence les obstacles systémiques au processus de paix. L’accord de Khartoum, bien qu’historique, a été critiqué pour son manque de mécanismes de suivi efficaces et pour ne pas avoir abordé les causes profondes du conflit. Les récents événements suggèrent que sans une volonté politique réelle et un engagement communautaire, les accords de paix peuvent être réduits à de simples accords sur papier, incapables de résister aux dynamiques complexes du pouvoir et de la guerre.

 

La situation actuelle interpelle non seulement le gouvernement de la République centrafricaine mais aussi les acteurs internationaux qui ont facilité et soutenu l’accord de Khartoum. Les implications sont claires : sans une approche inclusive qui va au-delà des signatures et des cérémonies officielles, la paix durable reste hors de portée.

 

Les actions du MPC et la réaction violente des mercenaires russes posent des questions importantes : Comment garantir la sécurité des signataires des accords de paix ? Quelle est la légitimité des accords conclus sans un consensus interne complet ? Et surtout, comment les communautés centrafricaines, épuisées par des années de conflit, peuvent-elles naviguer dans un paysage politique où les accords sont aussi fragiles que les cessez-le-feu qu’ils sont censés garantir ?

 

Alors que la République centrafricaine continue de lutter pour la paix, les événements récents offrent une occasion d’examiner de plus près les fondements sur lesquels la réconciliation et le progrès doivent être construits. Il est impératif que toutes les parties prenantes – gouvernement, groupes armés, communautés locales et partenaires internationaux – revisitent la table des négociations avec une ouverture à un dialogue approfondi et une volonté de reconnaître et de rectifier les erreurs du passé. Seule une telle introspection peut mener à une paix authentique et à la réconciliation nationale.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Wagner à l’Assaut de la Résidence de Mboli Goumba : Un Coup de Poker Risqué

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Wagner à l’Assaut de la Résidence de Mboli Goumba : Un Coup de Poker Risqué

 

 

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C’est ce véhicule sans plaque minéralogique qu’on voit ici à l’aéroport accueillir des éléments de Wagner qui surveille et
intimident les opposants à Bangui, dont maître Crépin Mboli-Goumba

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Le récent incident où les mercenaires du groupe Wagner ont tenté d’infiltrer la résidence de l’opposant Crépin Mboli-Goumba est un exemple frappant de l’impunité croissante de ces milices privées et de leur mépris flagrant pour la souveraineté nationale. Alors que le monde entier observe avec inquiétude les actions de ce groupe paramilitaire russe dans différentes régions du globe, il est temps de prendre des mesures plus sévères pour les arrêter.

 

Jeudi dernier, ces éléments de Wagner ont osé pénétrer dans la grande concession qui abrite les villas de l’ancienne cité de l’OCAM, appelée les “17 villas”, où réside l’opposant politique Crépin Mboli-Goumba, Coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC). Ce choix stratégique de résidence avait été fait par l’opposant pour des raisons évidentes de sécurité, avec un commissariat et des contingents de forces de sécurité à proximité. Cependant, les mercenaires de Wagner n’ont pas hésité à demander à contourner les mesures de sécurité, arguant que leur drone de surveillance s’était écrasé près de la villa. Face au refus des éléments de sécurité privée, ils ont commencé à proférer des menaces. Heureusement, les agents de sécurité ont eu la présence d’esprit de faire appel à la direction de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), qui est intervenue rapidement sur les lieux pour mettre fin à cette tentative d’infiltration.

 

La CNSS a catégoriquement refusé de céder aux pressions de ces mercenaires, protégeant ainsi non seulement la résidence de Crépin Mboli-Goumba, mais aussi l’intégrité de la concession qui est mise en location par cette institution nationale. C’est grâce à leur courage et à leur détermination que cette tentative d’intimidation des mercenaires de Wagner a été un échec cuisant.

 

Cet incident révèle clairement l’arrogance et l’impudence de ces mercenaires russes, qui semblent penser qu’ils peuvent agir en toute impunité où qu’ils aillent. Leur mépris total pour les lois nationales et internationales ainsi que pour la souveraineté des pays dans lesquels ils opèrent est alarmant. Le groupe Wagner est impliqué dans de nombreuses activités illégales, allant de la lutte contre les rebelles à la protection de dirigeants autocratiques, en passant par le pillage des ressources naturelles des pays hôtes.

 

Il est grand temps que la communauté internationale prenne des mesures strictes pour mettre fin aux actions de ces mercenaires. Les Nations Unies et d’autres organisations internationales doivent enquêter sur les activités de Wagner et les sanctions doivent être imposées à ceux qui les soutiennent financièrement ou politiquement. Les gouvernements des pays hôtes doivent également prendre des mesures pour protéger leur souveraineté et la sécurité de leurs citoyens en mettant un terme aux activités de ce groupe dangereux sur leur territoire.

 

En un mot, l’incident récent où les mercenaires du groupe Wagner ont tenté d’infiltrer la résidence de Crépin Mboli-Goumba est un rappel alarmant de la menace que représente ce groupe pour la paix et la sécurité dans le monde. Il est impératif que des actions immédiates et sévères soient prises pour les arrêter et pour mettre fin à leur impunité. La sécurité et la souveraineté des nations ne doivent pas être sacrifiées au profit de ces mercenaires sans foi ni loi.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Bancroft en Centrafrique : Stratégie ou Provocation ? Les Dessous d’une Affaire Diplomatique

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Bancroft en Centrafrique : Stratégie ou Provocation ? Les Dessous d’une Affaire Diplomatique

 

Image d'illustration des conseillers américains en RCA
Image d’illustration des conseillers américains en RCA

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – Dans les coulisses de la politique internationale, un scénario intrigant se dévoile : la République centrafricaine et Bancroft Global Security, une société paramilitaire américaine. Ce qui a commencé comme un secret bien gardé a finalement éclaté au grand jour, suscitant des questions sur la diplomatie de Bangui et son équilibre entre les Russes et les Américains.

 

Les négociations secrètes révélées:

 

Pendant de long mois, la présidence centrafricaine a nié toute implication avec la société paramilitaire américaine Bancroft. Cependant, il est devenu impossible de cacher la vérité lorsque des employés de Bancroft Global Security ont été repérés sur le sol centrafricain. La question qui se pose est : pourquoi Bangui a-t-elle tenté de nier ces négociations initiales ?

 

Une stratégie pour éviter de mécontenter les Russes ?:

 

Une hypothèse intrigante est que la présidence centrafricaine cherchait à éviter de mécontenter les Russes du groupe Wagner, qui sont déjà présents en République centrafricaine. Les Russes ont joué un rôle essentiel dans le maintien du pouvoir de Faustin Archange Touadera, et les relations avec eux sont cruciales pour Bangui. Le choix de collaborer avec une société de sécurité américaine pourrait avoir été perçu comme une provocation, d’où la tentative initiale de dissimulation.

 

Les déclarations de la présidence:

 

Lors d’un point de presse à Bangui le vendredi dernier, le porte-parole de la présidence, monsieur Albert Yaloké Mokpeme, a tenté de justifier la présence de Bancroft Global Security en République centrafricaine. Selon lui, cette société américaine était présente pour former les soldats centrafricains dans le cadre de la reconstruction de l’armée nationale.

 

Diversification des relations:

 

Monsieur Mokpeme a également évoqué la diversification des relations de la République centrafricaine avec différents partenaires internationaux, citant la Fédération de Russie, l’Angola, le Maroc et la Guinée. Selon lui, tous ces pays aident à former les soldats centrafricains. Cette déclaration semble refléter soi-disant une politique de diversification des partenariats pour renforcer la position internationale de la République centrafricaine, mais comporte un risque grave.

 

Les États-Unis proposent leur aide:

 

Pour Albert Yaloké Mokpeme, ce sont les États-Unis qui ont proposé d’offrir leur aide à la République centrafricaine pour former ses soldats, tant sur le sol centrafricain que sur le sol américain. Dans un contexte où de nombreux pays sont prêts à soutenir la reconstruction de l’armée centrafricaine, Bangui semble adopter une approche pragmatique en travaillant avec divers partenaires, affirme Albert Yaloké Mokpeme.

 

Une diplomatie équilibrée ou une jonglerie délicate ?:

 

La question qui se pose maintenant est de savoir si la diplomatie de la République centrafricaine est réellement équilibrée ou si elle jongle habilement avec différentes puissances pour maximiser ses avantages. Les relations internationales sont souvent imprévisibles, et chaque décision a des répercussions potentielles. La question cruciale est de savoir si la République centrafricaine saura gérer ces relations complexes et éviter les conflits d’intérêts.

 

L’affaire des négociations avec Bancroft Global Security révèle les défis auxquels est confrontée la République centrafricaine dans le jeu complexe des relations internationales. La diversification des partenariats semble être une stratégie clé, mais elle comporte également des risques. Alors que Bangui cherche à assoir et verrouiller son pouvoir tyrannique, il est essentiel de surveiller de près ces développements diplomatiques pour comprendre leurs implications futures. Le rôle des Russes et des Américains dans cette équation complexe est un élément à prendre en compte, et la République centrafricaine doit naviguer avec prudence pour maintenir un équilibre délicat. En fin de compte, les enjeux sont élevés, et seuls le temps et les actions futures de Bangui permettront de juger de la réussite de sa diplomatie.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : Un an après le meurtre choquant au quartier Yassimandji : Où en est la justice ?

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Un an après le meurtre choquant au quartier Yassimandji : Où en est la justice ?

 

Centrafrique.org/dernieres-heures-une-operation-de-police-tourne-au-meurtre-au-quartier-yassimandji/une-operation-de-police-tourne-au-meurtre-au-quartier-yassimandji/” rel=”attachment wp-att-61786″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/une-operation-de-police-tourne-au-meurtre-au-quartier-Yassimandji-450×448.jpg” alt=”une opération de police tourne au meurtre au quartier Yassimandji” width=”450″ height=”448″ />
une opération de police tourne au meurtre au quartier Yassimandji

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – Il y a un an, un événement tragique secouait le quartier Yassimandji de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Le meurtre d’un jeune homme par un policier de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) avait déclenché une vague de colère parmi la population. Un an plus tard, alors que la famille de la victime continue de pleurer sa perte, de nombreuses questions restent sans réponse quant à l’avancement de la procédure judiciaire et à la responsabilité des acteurs impliqués.

 

Le meurtre au quartier Yassimandji : Une nuit de douleur

 

Le 22 décembre 2022, une scène tragique s’est déroulée à Yassimandji, où un jeune homme a été abattu par des policiers de la CNS. Selon les témoins oculaires, la victime était impliquée dans une partie de jeu d’argent lorsque les forces de l’ordre ont fait irruption. Au moment de son arrestation, le jeune homme aurait résisté, ce qui aurait conduit l’un des policiers à ouvrir le feu, le blessant grièvement. Malgré une évacuation d’urgence à l’hôpital communautaire, il a succombé à ses blessures peu de temps après.

 

L’événement a rapidement provoqué l’indignation, en particulier parmi les conducteurs de taxi-moto. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues, portant le corps de la victime jusqu’en face de la compagnie nationale de sécurité (CNS), et exigeant justice. La situation a dégénéré, entraînant une répression violente de la part des forces de l’ordre. Cette répression a également fait des victimes parmi les manifestants, l’un d’entre eux perdant tragiquement la vie à l’hôpital.

 

La lenteur de la justice : Une source de frustration

 

Alors que les enquêtes étaient en cours, le policier présumé coupable a été arrêté et placé en détention provisoire à la maison centrale de Ngaragba. Ses deux collègues impliqués dans l’incident ont également été détenus. Cependant, la famille endeuillée a été surprise lorsque le chef de patrouille et le policier indicateur ont été libérés provisoirement de prison, tandis que le policier suspect est toujours incarcéré dans des conditions de santé préoccupantes.

 

Cette lenteur de la justice et les libérations provisoires ont suscité de vives inquiétudes parmi la population. Pourquoi cette affaire, qui semblait si claire, prend-elle autant de temps à être résolue ? Pourquoi les responsabilités ne sont-elles pas établies de manière transparente ? Ces questions continuent de hanter la famille de la victime et l’ensemble de la société centrafricaine.

 

L’impunité persistante : Un problème structurel ?

 

Pendant ce temps, le commandant de police responsable de la répression brutale des manifestants devant la CNS est toujours en liberté, échappant apparemment à toute forme de poursuites judiciaires. Cette situation soulève des préoccupations quant à l’impunité persistante au sein des forces de l’ordre et à la nécessité d’une réforme en profondeur du système judiciaire pour garantir que les abus de pouvoir ne restent pas impunis.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’un an après le meurtre tragique au quartier Yassimandji, la quête de justice demeure une préoccupation majeure pour les Centrafricains. La lenteur de la procédure et les libérations provisoires suscitent des interrogations sur l’intégrité du système judiciaire. L’impunité qui persiste parmi certains membres des forces de l’ordre soulève également des inquiétudes quant à la nécessité de réformes profondes pour garantir que les abus de pouvoir ne restent pas impunis.

 

Ce triste événement met en lumière les défis auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de justice et de maintien de l’ordre. Alors que la famille de la victime continue de chercher des réponses, il appartient à la société centrafricaine et à ses dirigeants de travailler ensemble pour garantir que la justice soit rendue et que de tels actes de violence ne se reproduisent pas à l’avenir. En fin de compte, la question demeure : quand la justice sera-t-elle enfin rendue pour les victimes de cette tragédie ?

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Nzakoundou en Centrafrique : Une Crise Humanitaire Dévastatrice Témoigne de la Fragilité de la Sécurité

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Nzakoundou en Centrafrique : Une Crise Humanitaire Dévastatrice Témoigne de la Fragilité de la Sécurité

 

 

une personne devant son habitation incendiée par les rebelles de 3R à Mann
une personne devant son habitation incendiée par les rebelles de 3R

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine a été le théâtre de nombreuses crises humanitaires au fil des ans, mais la situation actuelle à Nzakoundou est une preuve inquiétante de la fragilité de la sécurité dans le pays. Alors que le village se remet d’une récente attaque par les éléments rebelles de 3R, plus de 3000 habitants se retrouvent dans une situation désespérée, dépourvus de nourriture, de vêtements et de ressources essentielles. Cette situation tragique souligne la nécessité d’une analyse approfondie des défis politiques, économiques, sécuritaires, sociaux et environnementaux auxquels fait face la République centrafricaine et les pays de l’Afrique centrale.

 

Analyse Politique

 

La situation à Nzakoundou est le reflet d’une instabilité politique persistante en République centrafricaine. L’attaque récente par les rebelles de 3R souligne les défis auxquels le gouvernement doit faire face pour maintenir la paix et la sécurité dans le pays. Les questions de gouvernance, de justice et de réconciliation demeurent au cœur des enjeux politiques de la nation.

 

La crise humanitaire à Nzakoundou pose également des questions sur l’efficacité des efforts internationaux pour stabiliser le pays. Malgré la présence de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), de telles tragédies continuent de se produire.

 

Analyse Économique

 

Sur le plan économique, l’attaque à Nzakoundou a des conséquences dévastatrices. Les centaines de maisons incendiées représentent non seulement des pertes humaines, mais aussi une destruction économique majeure pour la communauté. Les habitants se retrouvent non seulement sans abri, mais aussi sans moyens de subsistance.

 

La République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde, et cette crise ne fait qu’aggraver sa situation économique précaire. L’accès limité aux ressources de base, y compris la nourriture et les médicaments, met en évidence la nécessité d’une aide économique internationale accrue pour aider le pays à se relever de cette crise.

 

Analyse de la Sécurité

 

La situation sécuritaire à Nzakoundou est alarmante, avec plus de 23 morts, dont un militaire, des femmes et des personnes âgées. L’attaque par les éléments rebelles de 3R rappelle les défis en matière de sécurité auxquels sont confrontées de nombreuses régions de la République centrafricaine.

 

La question de la sécurité est complexe, avec des groupes armés opérant dans diverses parties du pays. Les efforts visant à désarmer et à réintégrer ces groupes dans la société demeurent un défi majeur, et les attaques comme celle de Nzakoundou illustrent les conséquences tragiques de cette instabilité.

 

Analyse Sociale et Environnementale

 

Sur le plan social, la population de Nzakoundou, estimée à plus de 3500 habitants, se retrouve sans abri, sans nourriture et sans médicaments. Cette crise a un impact dévastateur sur la vie quotidienne de ces personnes, en particulier les plus vulnérables, comme les personnes âgées et les enfants.

 

En ce qui concerne l’environnement, les incendies qui ont détruit plusieurs centaines de maisons ont également des répercussions sur les ressources naturelles de la région. La dégradation de l’environnement aggrave les difficultés auxquelles la communauté doit faire face pour sa survie.

 

La crise humanitaire à Nzakoundou est un rappel tragique des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée sur le plan politique, économique, sécuritaire, social et environnemental. Les conséquences de cette attaque sont dévastatrices, mettant en évidence la nécessité d’une action nationale et internationale urgente pour aider la communauté à se rétablir.

 

Il est essentiel de poursuivre les efforts visant à résoudre les problèmes politiques, à renforcer la sécurité et à fournir une aide économique et humanitaire aux habitants de Nzakoundou et à l’ensemble de la République centrafricaine. Cette situation appelle à la réflexion sur les implications futures de la crise et à un engagement renouvelé en faveur de la paix, de la stabilité et du bien-être de la population centrafricaine.

 

Par Fortuné Boberang

 

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La magie de Noël prend vie au Centre de Landja avec le CREA

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La magie de Noël prend vie au Centre de Landja avec le CREA

 

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Monsieur Gervais Lakosso

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – La période des fêtes s’annonce éblouissante cette année au Centre de Landja grâce à l’initiative du Cercle de Recherche et d’Éducation par les Arts. Cet événement, intitulé “Noël 2023”, promet d’enchanter petits et grands le temps d’une journée mémorable.

 

Le CREA, connu pour son engagement dans l’éveil culturel et artistique, organise une célébration de Noël qui se tiendra le 24 décembre 2023, à partir de 15h. Au programme, une série d’activités festives conçues pour stimuler la créativité et partager la joie de la saison.

 

Les festivités débuteront par des stations artistiques où les enfants pourront exprimer leur créativité à travers diverses formes d’art. Des ateliers seront mis en place pour les initier à l’art tout en s’amusant, dans une ambiance de partage et de convivialité.

 

Un moment spécial sera consacré à un conte narré par Gervais Lakosso, dont la réputation n’est plus à faire. Sa capacité à captiver l’audience transportera les enfants dans un monde de fantaisie et d’aventures, au cœur des traditions et légendes de Noël.

 

La générosité de la saison sera également au rendez-vous avec la distribution de jouets. Chaque enfant repartira avec un présent, symbole de la chaleur et de la générosité de l’esprit de Noël.

 

Pour couronner le tout, une projection de film de Noël est prévue pour plonger chacun dans l’esprit des fêtes. Ce film, sélectionné pour son message positif et ses valeurs universelles, promet d’être un moment de partage familial inoubliable.

 

Le CREA invite donc toute la communauté à se rassembler au Centre de Landja pour vivre un après-midi magique. Cet événement est non seulement une célébration de la joie et du partage, mais aussi une manière de mettre en lumière l’importance de l’art dans le développement des jeunes esprits.

 

Le Noël du CREA est plus qu’un simple événement ; c’est une expérience qui vise à laisser une empreinte durable dans le cœur des enfants et à semer les graines de l’amour pour les arts. Alors que cette fin d’année approche, le CREA est fier de contribuer à l’épanouissement culturel de la jeunesse et à la création de souvenirs qui dureront toute une vie.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Éducation pour la Paix : L’Initiative de l’ONG AHD à Baoro

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Éducation pour la Paix : L’Initiative de l’ONG AHD à Baoro

 

Centrafrique.org/la-rentree-scolaire-2023-2024-en-republique-centrafricaine-des-defis-persistants-pour-leducation/lycee-de-baoro/” rel=”attachment wp-att-57774″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/lycee-de-Baoro-450×338.jpg” alt=”lycée de Baoro, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />
lycée de Baoro, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – La ville de Baoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, en République centrafricaine, est le théâtre d’une initiative humanitaire cruciale visant à rétablir l’éducation dans une région affectée par des années de conflit armé. L’Association des humanitaires pour le développement (AHD) a récemment lancé un projet ambitieux visant à offrir une éducation de qualité à environ 1800 enfants associés aux groupes armés locaux. Cette initiative est saluée comme une lueur d’espoir pour une jeunesse longtemps privée de ses droits fondamentaux.

 

Le programme, d’une valeur de 50 millions de francs CFA, vise à briser le cycle de la violence en favorisant l’accès à l’éducation pour les enfants en situation difficile, âgés de 3 à 17 ans. Il est essentiel de noter que l’éducation est un moyen puissant de prévenir le recrutement de jeunes dans des groupes armés et de rétablir la stabilité dans la région.

 

L’une des premières étapes de ce projet est la sensibilisation des parents à l’importance de l’éducation pour leurs enfants. La formation de 23 enseignants qualifiés est également prévue, garantissant ainsi que les enfants reçoivent un enseignement de qualité. De plus, le projet comprend la réhabilitation des salles de classe et des séances de discussion en groupe avec les communautés locales pour discuter de la manière de prendre en charge les enfants.

 

Le directeur de l’ONG AHD, Richard Malenzapa, explique : “Nous allons lancer la campagne de sensibilisation sur l’importance de la scolarisation de tous les enfants et aussi l’engagement communautaire. Il y aura aussi les réhabilitations des salles de classe, des séances, des discussions en groupe avec les communautés sur comment prendre les enfants en charge. Nous allons distribuer 1800 kits scolaires aux enfants vulnérables qui seront identifiés.”

 

Les autorités locales, y compris le maire de Baoro, soutiennent pleinement ce projet et voient en lui une opportunité de redynamiser un système éducatif fragilisé par la crise qui a touché la localité. Irene Gono, une résidente locale, souligne l’importance de l’éducation et appelle les parents à être les garants de l’éducation de leurs enfants : “Cette initiative est vraiment une bonne initiative et je pense que l’éducation est très importante dans un milieu donné et c’est grâce à l’éducation que nous aussi nous sommes là aujourd’hui. Les parents doivent être le garant de l’éducation de leurs enfants et j’exhorte tous les parents d’envoyer leurs enfants à l’école.”

 

Cependant, malgré cette initiative louable, l’inspection académique de la Nana Mambéré, la préfecture où se trouve Baoro, est confrontée à d’énormes difficultés pour répondre aux préoccupations en matière d’éducation. Faustin Basadi, responsable de l’éducation, appelle à une collaboration entre les différentes parties prenantes pour garantir le succès du projet : “Ce que j’ai comme conseil à donner au directeur de ce projet, c’est que je lui demanderai de collaborer n’est-ce pas avec tous ceux qui sont responsables pédagogiques dans la zone, afin que n’est-ce pas ce projet puisse se dérouler dans de bonnes conditions.”

 

Il est indéniable que le conflit armé a contribué de manière significative à la déscolarisation des enfants à Baoro, et la réinsertion des enfants associés aux groupes armés est un défi complexe qui ne peut être résolu du jour au lendemain. Cependant, des initiatives comme celle de l’ONG AHD sont essentielles pour offrir un avenir meilleur aux jeunes de la région et contribuer à la paix et à la stabilité à long terme.

 

En un mot, l’initiative de l’ONG AHD à Baoro est un exemple inspirant de la manière dont l’éducation peut être un catalyseur de la paix et du développement dans des régions touchées par le conflit. Toutefois, il reste encore beaucoup de travail à faire pour surmonter les défis persistants en matière d’éducation dans la région et garantir un avenir meilleur pour les enfants de Baoro.

 

Par Anselme Mbata

 

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Au moins 16 morts dans un affrontement entre des hommes armés et des soldats FACA dans le nord-ouest

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Au moins 16 morts dans un affrontement entre des hommes armés et les soldats FACA dans le nord-ouest

 

 

Centrafrique.org/rca-une-position-des-soldats-faca-attaquee-par-les-rebelles-a-kouango/faca-ngakobo/” rel=”attachment wp-att-51306″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/FACA-ngakobo-450×203.jpg” alt=”Les soldats FACA” width=”450″ height=”203″ />
Les soldats FACA

 

 

Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) – Le jeudi 21 décembre 2023 restera à jamais gravé dans la mémoire des habitants de la localité de Nzakoundou, située dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. En cette matinée tragique, un violent affrontement a éclaté entre des hommes lourdement armés et les soldats de l’armée nationale, les FACA. Les conséquences de cette confrontation sanglante ont été lourdes, avec au moins 16 morts et de nombreux blessés.

 

À l’heure actuelle, il est difficile de déterminer avec précision l’origine et les raisons de ce combat meurtrier. Cependant, les populations locales affirment que cette attaque aurait été perpétrée par les éléments rebelles du groupe 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée contre les positions de l’armée nationale. La genèse de cette tragédie remonterait à un vol de bétail, une activité malheureusement courante dans cette région.

 

Selon des sources locales, le vol de bœufs appartenant à des éleveurs aurait été à l’origine de cette attaque sanglante. Les soldats FACA sont accusés d’avoir dérobé le bétail d’un éleveur Peul pour les revendre à Paoua, le chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé. L’éleveur en question, se sentant lésé et en colère, aurait cherché à se venger en informant les rebelles du 3R de la transaction suspecte. Les rebelles, furieux de cette trahison, ont alors pris les armes et attaqué les soldats FACA, entraînant ainsi une violence inouïe.

 

Les conséquences de cet affrontement sont tragiques, avec un bilan de 16 morts, dont un Soldat FACA et 15 civils. Parmi les victimes civiles figure une mère portant un bébé d’un an, tandis que le nourrisson a été gravement blessé. Cette confrontation a également causé d’énormes dégâts matériels et a semé la terreur parmi la population locale.

 

La situation demeure tendue dans la région, et les habitants vivent dans la peur constante de nouvelles violences.

 

Nous continuerons de suivre cette histoire de près et fournirons des détails plus précis dans nos prochains articles sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC). La paix et la réconciliation demeurent essentielles pour mettre un terme à cette spirale de violence qui frappe la République centrafricaine.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Hassane Bouba : entre défense et menace, la capitale centrafricaine encerclée par ses milliers des rebelles

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Hassane Bouba : entre défense et menace, la capitale centrafricaine encerclée par ses milliers des rebelles

 

Centrafrique.org/centrafrique-confusion-a-alindao-une-vingtaine-des-personnes-tuees-dont-2-pretres-catholiques/peuls-armes-de-lupc-9/” rel=”attachment wp-att-24492″ data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique
Les combattants peuls

 

Bangui, 22  décembre 2023 (CNC) – Alors que les rebelles du ministre Chef Rebelle, le Tchadien Hassane Bouba, resserrent leur étau autour de la capitale centrafricaine Bangui, la population est plongée dans l’incertitude, tandis que le Président putschiste Faustin Archange Touadera  semble étrangement insensible aux menaces qui pèsent sur la ville.”

 

Les rebelles de Hassane Bouba sont clairement visibles aux alentours de Bangui, notamment aux sorties ouest, sud-est et nord de la capitale, créant un climat d’incertitude quant à leurs véritables intentions. Les autorités semblent être dans le flou concernant ces intentions, ce qui ne fait qu’accroître le sentiment d’insécurité parmi la population.

 

La semaine dernière, à seulement 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, des habitants ont été témoins du déplacement de plusieurs hommes armés, identifiés comme des Peuls armés, se dirigeant vers la capitale. Il y a un mois, une situation similaire s’est produite près de Bimon, sur la route de Mbaïki, mais cette fois-ci, les rebelles ont attaqué violemment les populations locales, obligeant l’armée nationale à intervenir de manière sporadique. De même, à 17 kilomètres de la route de Damara,  il y’a quelques semaines, la population a été prise de panique en raison de la présence d’hommes armés, entraînant une débandade générale dans la capitale. Il est choquant de constater que malgré ces événements troublants, les autorités centrafricaines ne semblent pas prendre la situation au sérieux, voire tentent de dissuader quiconque ose en parler. Cette attitude est déconcertante et ne contribue pas à apaiser les craintes de la population.

 

Hassane Bouba, le chef rebelle tchadien, devenu Ministre de l'Elevage et de la Santé Animale en Centrafrique
Hassane Bouba, le chef rebelle tchadien, devenu Ministre de l’Elevage et de la Santé Animale en Centrafrique

 

Plus troublant encore, les arguments avancés par Hassane Bouba pour expliquer cette présence massive de rebelles autour de Bangui sont loin d’être convaincants. Selon lui, ces rebelles Peuls, originaires du Niger, par ailleurs proches parents de Faustin Archange Touadera, sont venus, à la demande de leur frère Touadera, stationner aux abords de la capitale pour contrer une éventuelle infiltration des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Cette explication paraît plus comme une tentative désespérée de justifier l’injustifiable.

 

La question qui se pose est la suivante : à quel jeu jouent Touadera et son Ministre Chef Rebelle Hassan Bouba ? Cette situation met en évidence une sérieuse incohérence dans la gestion de la sécurité nationale et soulève des questions quant à la loyauté et à la compétence de ceux qui sont censés protéger la population centrafricaine.

 

Il est impératif que les autorités centrafricaines changent cette mauvaise stratégie et  prennent des mesures urgentes pour rétablir la stabilité dans le pays et rassurer la population. La sécurité de Bangui et de ses habitants doit être une priorité absolue, et il est temps que les responsables politiques rendent des comptes pour leur gestion désastreuse de la situation actuelle. La population centrafricaine mérite une meilleure protection et une gouvernance plus transparente que celle que nous observons actuellement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Droits de l’Homme : en RCA, un mal nommé « Wagner »

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Droits de l’Homme : en RCA, un mal nommé « Wagner »

 

Centrafrique.org/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos/” data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos sur la route de Bouar
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

 

Bangui, 22  décembre 2023 (CNC) – En République centrafricaine (RCA), les droits de l’homme sont constamment bafoués par les exactions des Mercenaires russes qui transforment le pays en succursale Wagner.

 

Le 10 décembre commémore l’anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Adoptée en 1948, la DUDH est une feuille de route en matière de liberté et d’égalité. Depuis la présence de la milice russe Wagner en RCA, les valeurs garanties par cette déclaration sont répétitivement violées.

 

En s’affichant comme des alliés, Wagner, arrivée en RCA il y a cinq ans, a fait miroiter l’illusion d’une ambition de retour à la souveraineté du pays. Sous l’impulsion russe, l’alliance entre le groupe paramilitaire et la RCA a été officieusement scellée en 2019 par les accords de Khartoum. Sous couvert de traité de paix, ils actent en vérité la collaboration entre des groupes armés, Wagner et les autorités. Ce partenariat comporte des mentions de « partage  des ressources », dont la milice russe remporte 30 %. Depuis la signature, le groupe de mercenaires a installé la terreur en RCA et a fait du pays son « laboratoire ». Selon Nathalia Dukhan, enquêtrice et responsable du programme Wagner pour l’organisme The Sentry, la RCA est en proie à un « colonialisme ultraviolent ».

 

Wagner, mode d’emploi : « nettoyage » et « ratissage »

En octobre 2021, un rapport de l’ONU mentionne « des civils, des membres du personnel de maintien de la paix, des journalistes, des travailleurs humanitaires (…) violemment harcelés et intimidés par Wagner ». Ce compte-rendu évoque pour la première fois des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international commises par le groupe paramilitaire. Depuis, les experts de l’ONU ne cessent de souligner des transgressions systématiques à la DUDH. Selon plusieurs sources militaires interrogées par The Sentry, Wagner procéderait au « nettoyage » et au « ratissage » des villages et sites miniers. D’ex-miliciens raconteraient avoir pris part à des tueries de masse, exterminant des communautés entières, sans distinction de genre ou d’âge.

 

Dans le pays, les mercenaires jouissent d’une impunité totale. Grâce à la protection diplomatique accordée par les autorités, Wagner pille, séquestre, torture, viole et tue sans contrainte. The Sentry qualifie ces exactions de « campagnes de terreur psychologique » visant à asservir le peuple centrafricain.

 

L’ONU sonne l’alerte

Face à de telles atteintes aux droits de l’homme, l’ONU exhorte le gouvernement de se défaire de la milice russe : « Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec (…) le groupe Wagner. Nous exhortons les autorités (…) à demander des comptes à tous les auteurs de graves violations et abus des droits de l’homme (…) et de garantir un accès sans entrave à la justice et aux réparations à toutes les victimes de violations, y compris celles commises par le personnel militaire et de sécurité privé russe .

 

Profondément enfoncée dans les rouages de la machine Wagner, la RCA doit se libérer de l’oppresseur avant qu’il ne procède à l’annihilation de son peuple.

 

Par Adama Bria

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Euloge Doctrouvé Koï : entre l’arrogance et l’ignorance

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Euloge Doctrouvé Koï : entre l’arrogance et l’ignorance

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-mensonges-et-manigances-deuloge-doctrouve-koi-lui-enfin-rattrapes-au-cou/le-fameux-et-sulfureux-professeur-et-dr-en-sciences-po-euloge-doctrouve-koi/” rel=”attachment wp-att-68887″ data-wpel-link=”internal”>Le fameux et sulfureux Professeur et Dr en Sciences-po Euloge Doctrouvé Koï.
Euloge Doctrouvé Koï.

 

 

Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) – Euloge Doctrouvé Koï, une figure malheureusement bien connue dans le milieu de la criminalité, a encore une fois inondé les réseaux sociaux de ses divagations intellectuelles. Dans une publication audio sur la messagerie sociale WhatsApp, cet individu, dont les prétentions académiques ne sont que des chimères, s’est livré à une diatribe sans fin contre Monsieur Cresson Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile (GTSC). Mais au lieu de défendre intellectuellement son régime, Doctrouvé s’est enfoncé davantage dans une langue française truffée de contresens et d’expressions erronées. Koï, ce pseudo-érudit autoproclamé, prétend corriger le Docteur Cresson Beninga tout en se noyant davantage dans un océan d’absurdités et de fautes de français.

 

La déclaration du sieur Euloge Doctrouvé Koï est un chef-d’œuvre de médiocrité intellectuelle, un festival de bêtises qui nous laisse songer comment de telles personnes parviennent à occuper un espace dans le débat public. Il est temps de démasquer ce charlatan et de mettre en lumière sa vacuité.

 

Tout d’abord, parlons de sa prétendue correction de Monsieur Cresson Beninga, Koï se perd dans un labyrinthe de mots maladroits et d’expressions incorrectes. Il écorche la langue française sans pitié, démontrant ainsi sa propre incompétence. À titre d’exemple, il s’interroge sur l’expression “ça n’a pas le cas”, sans se rendre compte que lui-même nage dans les eaux troubles de l’incompréhension linguistique. Il propose des alternatives tout aussi absurdes comme “cela n’a pas été le cas” ou “ça n’était pas le cas”. Ses critiques sont non seulement hypocrites mais également dépourvues de fondement.

 

Ensuite, Koï s’aventure à aborder des questions juridiques, notamment l’arrestation de monsieur Dominique Yandocka. Ses explications confuses et dénuées de sens montrent à quel point il est ignorant des principes fondamentaux du droit. Il prétend connaître mieux que quiconque la notion de flagrant délit, tout en s’enlisant dans un marais d’inepties. Ses arguments sont si décousus et déconcertants qu’ils en deviennent risibles.

 

Le comble de son arrogance intellectuelle réside dans sa tentative de dénigrer l’interview accordée par Monsieur Beninga à la radio Ndékè–Luka. Koï se pose en donneur de leçon, mais au lieu de clarifier les concepts juridiques, il ne fait que brouiller les pistes davantage. Il ose remettre en question le concept d’état de droit, tout en prétendant le défendre. Sa confusion mentale est telle qu’il ne parvient pas à distinguer entre l’exercice de la justice et le mépris du système judiciaire.

 

Il tente également de discuter de l’immunité parlementaire, mais ses déclarations sont si erronées qu’elles en deviennent embarrassantes. Il confond délibérément les affaires civiles et criminelles, et ignore les distinctions juridiques fondamentales. Ses propos montrent à quel point il est déconnecté de la réalité juridique, et il ne fait que renforcer l’image d’un individu ignorant et arrogant.

 

En fin de compte, Monsieur Euloge Doctrouvé Koï n’est qu’un prétentieux imposteur qui se noie dans un océan d’ignorance et de confusion. Il devrait se pencher sur ses propres lacunes avant de prétendre corriger qui que ce soit. Les lecteurs avisés devraient éviter de perdre leur temps à écouter les divagations de ce “griot du régime” et chercher plutôt des sources d’information fiables et crédibles.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Un tragique accident de la route laisse le chef d’orchestre Jean Eudes SANGBIYO dans le besoin

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Un tragique accident de la route laisse le chef d’orchestre Jean Eudes SANGBIYO dans le besoin

 

 

Centrafrique.org/jean-eudes-sangbiyo/” data-wpel-link=”internal”>Jean Eudes SANGBIYO
Jean Eudes SANGBIYO

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) –La scène s’est déroulée le dimanche 17 décembre vers 18 heures au croisement Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, lorsqu’un tragique accident de la route a frappé Jean Eudes SANGBIYO, un talentueux batteur-chœuriste et le chef d’orchestre bien-aimé de Gervais LAKOSSO. Cet incident a laissé Jean Eudes SANGBIYO avec une grave blessure à la cheville gauche, nécessitant une opération coûteuse et une longue période d’immobilisation.

 

L’accident a eu lieu lorsque le véhicule de Jean Eudes SANGBIYO a été heurté par un véhicule appartenant aux Mercenaires russes du groupe Wagner. Les conséquences de cette collision ont été dévastatrices, laissant M. SANGBIYO avec une fracture de la cheville gauche, avec des dommages allant jusqu’au genou. Les médecins ont diagnostiqué la nécessité d’une intervention chirurgicale immédiate pour remettre les os en place.

 

La tragédie de cet incident ne s’arrête pas là. Les mercenaires russes du groupe Wagner impliqués dans l’accident ont choisi de ne pas s’arrêter et de fuir la scène. Cette décision a laissé Jean Eudes SANGBIYO et sa famille face à une lourde charge financière pour ses soins médicaux et sa rééducation. L’orchestre de Gervais LAKOSSO, dont il est le chef, sera également touché par son absence prolongée.

 

L’une des principales préoccupations actuelles est le coût de l’opération dont Jean Eudes SANGBIYO a désespérément besoin. Les frais médicaux, la chirurgie et la rééducation s’additionnent rapidement, atteignant la somme importante de 140 000 Francs CFA. Cette somme est hors de portée pour M. SANGBIYO et sa famille, qui cherchent désespérément des moyens de financer cette intervention vitale.

 

Face à cette situation difficile, la communauté locale et les amis de Jean Eudes SANGBIYO ont lancé une campagne de collecte de fonds pour aider à couvrir les frais médicaux. Chaque don, aussi petit soit-il, contribuera à alléger le fardeau financier qui pèse sur lui et sa famille en cette période difficile.

 

“Jean Eudes SANGBIYO est un membre précieux de notre communauté musicale, et nous ne pouvons pas le laisser lutter seul dans cette épreuve”, a déclaré un ami proche de la famille. “Nous espérons que ceux qui le connaissent et apprécient son talent se joindront à nous pour soutenir sa récupération.”

 

Les personnes désireuses d’aider peuvent faire un don en ligne sur la plateforme de collecte de fonds qui a été mise en place spécialement pour Jean Eudes SANGBIYO. Chaque contribution, quelle que soit sa taille, apportera un soutien essentiel à cet artiste talentueux alors qu’il lutte pour sa guérison.

 

Cette tragédie met en lumière les conséquences dévastatrices d’un accident de la route et la nécessité d’une solidarité communautaire pour venir en aide à ceux qui en ont besoin en temps de crise. Jean Eudes SANGBIYO et sa famille comptent sur la générosité de la communauté pour traverser cette épreuve difficile et retrouver leur stabilité financière.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : la rareté des pièces de monnaie, l’étrange affaire des ressortissants Chinois

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Centrafrique : la rareté des pièces de monnaie, l’étrange affaire des ressortissants Chinois

 

Centrafrique.org/Centrafrique-un-prado-de-la-gendarmerie-sembrase-au-km5/rondpoint-du-pk5-le-15-mai-2020-par-tregu/” rel=”attachment wp-att-49583″ data-wpel-link=”internal”>Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC
Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

 

Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) – La rareté des pièces de monnaie en République centrafricaine continue de susciter des interrogations et des frustrations parmi les citoyens. Depuis plusieurs années, ce problème persiste sans solution apparente, ce qui entraîne des difficultés considérables dans les transactions quotidiennes des commerçants et des consommateurs. Cette situation, qui rappelle un précédent au Cameroun, soulève des questions importantes quant à l’origine de cette pénurie persistante et la réaction du gouvernement face à cette crise.

 

Initialement, il y avait des soupçons selon lesquels les ressortissants chinois pourraient être à l’origine de la disparition des pièces de monnaie en République centrafricaine, en raison de leur jeu au Hazare qui était répandu dans la capitale, Bangui. Cependant, il est essentiel de noter que ces soupçons n’ont jamais été confirmés et sont basés sur des conjectures plutôt que sur des preuves tangibles.

 

En comparaison, au Cameroun, il y’a quelques années, une enquête officielle a été menée par le ministère camerounais des finances pour résoudre un problème similaire. Les résultats ont confirmé que les Chinois avaient effectivement récupéré des pièces de monnaie pour les utiliser dans la fabrication de bijoux. Cette découverte a conduit à des actions immédiates de la part du gouvernement camerounais pour démanteler ce réseau mafieux et mettre fin au problème des pièces de monnaie. Cette réponse proactive du gouvernement camerounais devrait servir de modèle pour la République centrafricaine.

 

Cependant, en République centrafricaine, le gouvernement semble adopter une attitude passive face à cette crise persistante. La rareté des pièces de monnaie affecte directement les citoyens, les commerçants, et les transactions commerciales, créant des problèmes de change et des perturbations dans l’économie locale. Ignorer ce problème ne fera qu’aggraver les tensions et la frustration parmi la population, mettant en péril la stabilité sociale et économique du pays.

 

Il est crucial que le gouvernement centrafricain prenne des mesures immédiates pour enquêter sur les raisons sous-jacentes de la rareté des pièces de monnaie et, le cas échéant, identifier les acteurs responsables de cette crise. Si des pratiques illégales sont découvertes, des mesures strictes doivent être prises pour mettre fin à ces activités nuisibles. De plus, le gouvernement devrait envisager des solutions à long terme pour garantir que la population ait un accès adéquat aux pièces de monnaie, en s’inspirant de l’exemple camerounais.

 

La proposition de Moïse Nyama, vendeur de médicaments à Sibut, dans la préfecture de Kémo, selon laquelle le gouvernement pourrait payer une partie des salaires des fonctionnaires en pièces de jetons, mérite d’être examinée sérieusement. Cela pourrait contribuer à rétablir l’équilibre entre les billets de banque et les pièces de monnaie en circulation.

 

En un mot, la rareté persistante des pièces de monnaie en République centrafricaine est un problème sérieux qui ne doit pas être ignoré. Le gouvernement doit agir rapidement pour enquêter sur cette question, identifier les causes et prendre des mesures pour résoudre ce problème afin de garantir la stabilité économique et la satisfaction de sa population. Ignorer cette crise ne fera qu’exacerber les problèmes économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

 

Par Anselme Mbata

 

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Contrôle des agents de l’État : les militants du MCU dans la ligne de mire du ministère des Finances

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Contrôle des agents de l’État : les militants du MCU dans la ligne de mire du ministère des Finances

 

Centrafrique.org/cemac-nouveau-revers-de-la-Centrafrique-sur-le-marche-domestique-de-la-dette-publique/herve-ndoba/” rel=”attachment wp-att-60981″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Hervé Ndoba
Monsieur Hervé Ndoba

 

 

Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) – Le ministère des Finances et du Budget vient de réagir aux allégations des militants du parti au pouvoir, le Mouvement des cœurs-unis, MCU, avec une déclaration qui remet les pendules à l’heure exacte. Alors que les partisans de ce parti au pouvoir crient au complot, le ministère des Finances se contente de rappeler la nécessité de contrôler les fonctionnaires de l’État, une mesure de transparence et de gestion responsable des ressources publiques. Les réactions hystériques des militants du MCU révèlent davantage leur désir de diaboliser l’administration que de promouvoir une gouvernance saine et responsable.

 

Il n’est pas surprenant que le ministère des Finances ait choisi de répondre indirectement aux accusations infondées du MCU. Ces partisans du pouvoir ont longtemps bénéficié de privilèges illégitimes, dont des doubles salaires pour des emplois fictifs dans divers ministères, utilisant même de faux noms pour dissimuler leurs agissements. Le ministère des Finances a simplement décidé de mettre de l’ordre dans cette situation, ce qui semble déplaire fortement aux militants du MCU, habitués à profiter du système en place.

 

L’opération de contrôle de présence des agents et cadres de l’État entreprise par le ministère des finances sur les lieux de leur travail de manière inopinée est une initiative louable. Elle vise à assurer que chaque employé de l’État est présent à son poste, s’acquitte de ses responsabilités, et reçoit un salaire approprié. C’est une mesure de responsabilité et de transparence qui devrait être saluée, mais au lieu de cela, elle est l’objet de critiques infondées.

 

L’inspecteur général des Finances, Roger Zombo, explique clairement l’objectif de ces opérations. Il ne s’agit pas de persécuter un groupe politique en particulier, mais plutôt de garantir l’intégrité de la gestion des ressources publiques. Tous les fonctionnaires et agents de l’État, qu’ils travaillent pour les ministères ou les institutions de la République, sont concernés. Le ministère de la Fonction publique est chargé de gérer le personnel de l’État, tandis que le ministère des Finances est responsable du versement des salaires. Il est tout à fait logique qu’ils coopèrent pour s’assurer que tout fonctionne correctement.

 

Le contrôle de présence des fonctionnaires et agents de l’État à leurs postes de travail est essentiel pour garantir l’efficacité et l’efficience du gouvernement. De plus, ces opérations contribueront à l’assainissement du fichier de la solde, permettant ainsi de détecter et de corriger les abus qui ont eu lieu par le passé.

 

Il est regrettable que certains militants du MCU choisissent de voir dans cette mesure une tentative de complot politique. Au lieu de soutenir la transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques, ils préfèrent semer la confusion et la méfiance. Il est grand temps que les partisans du MCU cessent de crier au complot à chaque fois qu’une mesure visant à améliorer la gouvernance est mise en place. La République mérite mieux que cela.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le Parjure Institutionnel…, de la Démocratie.

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Le Parjure Institutionnel…, de la Démocratie.

 

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Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) – Il est très difficile de se taire et contempler seulement…, les massacres des Règles Institutionnelles et de la Démocratie…de Liberté d’Opinion, d’Opposition, des Débats contradictoires.

 

Quel que soit les postures des uns et des autres …On ne doit jamais avoir, comme posture dans l’exercice du pouvoir, l’oppression, ainsi ayant comme argument politique la Persécution…, la Calomnie, la Diffamation, ou les Règlements de comptes.

Ces manquements des règles par principe et…, les violations des lois régissantes, le non-respect de notre constitution par ceux mêmes, devront êtres  les garants, pose vraiment un problème de la direction qu’emprunte notre République Centrafricaine.

La souveraineté tant réclamer, à travers la constitution de notre chère Nation, ne devrait pas avoir ces faiblesses d’applications arbitraires des process juridiques et des processus dans les applications règlementaires.

Un débuté de la Nation, a été arrêter malgré son immunité parlementaire ! De surcroit le non respect des processus règlementaires et institutionnels dans son interpellation.

Les mesures qui suivent, la décision de l’interpellation d’un élu de la Nation étant contraire aux règlements et, à la constitution de notre cher Pays.

Question que je me pose sur la gouvernance politique…Aujourd’hui ?! Quelque soit au niveau de l’exécutifs, les législateurs, pour la plupart, sous-entend des docteurs dans leurs disciplines… !, En se qualifiant à ce titre comme des intellectuels…pour ne pas dire des intellectuels faisant de la politique, que nous devrons être entendus au sens le plus large, des mesures les plus éclairés et de discernements sur les actes posées et réfléchies… ! Malheureusement…C’est que les contraires, qui se produisent dans notre cher Pays et, diamétralement opposé au sens propre des  démarches d’Apaisement politique et de la Paix…Rechercher en République Centrafricaine.

Nous regrettons à ce jour, sous ces réflexions fort-diverses les repressions politiques sur les opposants sans précédents, la société civil…Sans trop s’inquiétés des conséquences avenir… de fait… très Dommageable, Regrettable, pour la Liberté d’Opinion, des Débats Contradictoires, et qui n’engagent pas tout au même degré,  les intellectuels qu’ils prétendent tous et toutes qui sont, qui nous donnes le contraire de la Responsabilité, de l’Intégrité, d’un manquement de l’Honnêteté Intellectuelle.

Une adhésion de l’Immoralité de la politique en République Centrafricain depuis un certain moment, par ricochet disqualifie de plus-en-plus le statut d’un Pays Souveraine et de droit ou simplement son assentiment : Campagne de l’oppression, de Diffamation, de la Calomnie Outrancière  et d’exercice de la violation flagrante des institutions ou les utiliser en mauvaise escient le pouvoir : Exécutif, législatif (Parlementaires), Judiciaire, action de militantismes  majoritairement et associé via les milices, des mercenaires de tout genre, un danger pour la République, d’unité et de la Paix.

Tout cet élément gangrenant de manière disproportionnelle et, d’appréciation sur les enjeux politiques au lieu d’Apaisement. Le contraire des actes irrationnelles portées par les hommes de pailles, très  problématique ou installe… des situations calomnieuses sur le plan politique.

Par ailleurs, si dans le premier cas, soit les Docteurs politiciens(nes), les Intellectuels(lles) politiciens(nes) devenues des Ministres…ou des Parlementaires, des Directeurs(trices) de sociétés d’état, malheureusement l’homme politique fait souvent oublier l’intellectuel qu’il fut — encore qu’on veuille espérer qu’il n’Abjure scrupuleusement son arrogance intellectuelle — dans les autres formes d’engagement, l’intellectuel n’a ordinairement pas le sentiment de se dédoubler ou d’avoir à choisir.

Son activité de militant et son métier d’intellectuel, ce sont, à ses yeux, deux moments d’une même démarche : mieux, c’est en tant qu’intellectuel qu’il formule un avis et donne son adhésion politique, à Juste titre et souvent sans aucune éthique pour la plupart intellectuellement. Sans mesure et gravité de ces responsabilités et ces conséquences.

Et pourtant, parce qu’il est intellectuel…Qu’il doit se comporter en ayant une aptitude conscientisée d’une meilleurs approche politique.

L’engagement politique apparaît normalement à l’intellectuel « engagé » comme l’aboutissement logique, et légitime, de sa réflexion à laquelle il confère, en retour, l’authenticité d’une sanction pratique.

Cette assortie d’Osmose de la pensée et de l’action politique, ou plus précisément de la réflexion désintéressée, spéculative ou autre, et sa pensée engagée (car l’engagement va rarement jusqu’à l’action véritable), Constat… !

En laissons de côté le débat de principe sur la légitimité de l’engagement :

L’intellectuel ayant obtenue pour la politique a-t-il le droit d’agir ainsi de manière égoïste sans éthique, responsabilité ? Parce que étant Docteurs…Ingénieurs, économistes, Juristes, autres disciplines ayant un niveau supérieur et d’encadrement !

De même…, fonctionnant-il que sur la trahison ou arrogance intellectuelle dans ce sens ?

A l’inverse est-il concevable qu’il se désintéresse du destin de ses concitoyens ?

Autant des questions, demeurant sans réponse vue la somme réservé à la République…à nos institutions en Centrafricaine, en laissant la place à des médiocrités notoires sur tout le plan… est une Parjure institutionnelle de la démocratie.

Qui vivront…verront !

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

Fait, à Lyon le 21-12-2023

Diaspora, Mr. Aubin-Roger KOMOTO

 

 

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Une nouvelle ère pastorale : transformations dans l’Archidiocèse de Bangui

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Une nouvelle ère pastorale : transformations dans l’Archidiocèse de Bangui

 

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Cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Bangui, 22   novembre 2023 (CNC) – Dans un contexte de renouvellement et d’engagement accru envers sa communauté, l’Archevêché de Bangui a initié une série de réformes et de nominations stratégiques pour l’année pastorale 2023 – 2024. Sous la direction de Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA, ces décrets épiscopaux symbolisent un tournant crucial dans la gestion et l’organisation ecclésiastiques de la République Centrafricaine.

 

 

  1. Contexte de l’Archidiocèse de Bangui :

 

Situé au cœur de la République Centrafricaine, l’Archidiocèse de Bangui joue un rôle vital dans le paysage religieux et social du pays. Ces récents décrets s’inscrivent dans une longue tradition d’adaptation et de réponse aux besoins spirituels et sociaux de ses fidèles.

 

  1. Décret Épiscopal N° 01/23-24 – Restructuration du Clergé :

 

Le premier décret met l’accent sur la restructuration et la nomination de nouveaux leaders au sein de l’église. L’Abbé Mathieu-Fabrice-Evrard BONDOBO, désigné comme Vicaire Général, et l’Abbé Brad-Walter MAZANGUE, nommé Chancelier, sont des exemples de cette nouvelle vague de leadership. Ces nominations sont stratégiques, visant à infuser un dynamisme renouvelé et une vision progressive au sein du clergé.

 

  1. Innovations dans la gestion pastorale :

 

Le décret souligne également l’importance d’une gestion efficace des paroisses et des services diocésains. Il introduit des pratiques administratives améliorées et un engagement renforcé envers les laïcs, en reconnaissant leur rôle essentiel dans la vie de l’église.

 

  1. Décret Épiscopal N° 02.23-24/AB/CA/DCN – Conseils diocésains :

 

Ce décret détaille la formation des conseils diocésains, soulignant l’importance de la collaboration et de la représentation. Le Conseil Pastoral Diocésain et le Conseil Presbytéral Diocésain, par exemple, sont conçus pour refléter la diversité de la communauté diocésaine et promouvoir une prise de décision inclusive et éclairée.

 

  1. Renforcement de l’éducation et de la formation :

 

Une attention particulière est accordée à l’éducation et à la formation des séminaristes et des laïcs. Ces efforts visent à préparer la prochaine génération de leaders ecclésiastiques et à renforcer les compétences théologiques et administratives au sein de l’archidiocèse.

 

  1. Décret Épiscopal N° 03.23-24/AB/CA/DCN – Calendrier pastoral :

 

Le troisième décret établit un calendrier pastoral pour 2023-2024, marquant des événements clés comme les journées archidiocésaines des jeunes et les retraites spirituelles pour les prêtres. Ces initiatives sont essentielles pour maintenir l’engagement et la croissance spirituelle dans l’archidiocèse.

 

  1. Impact communautaire et social :

 

Au-delà de l’aspect spirituel, ces décrets ont un impact significatif sur le bien-être social et communautaire. Ils encouragent une plus grande participation des fidèles dans les activités de l’église et favorisent un sentiment d’appartenance et de responsabilité partagée.

 

  1. Défis et opportunités :

 

Bien que ces changements soient prometteurs, ils présentent aussi des défis, notamment en termes d’adaptation et de mise en œuvre efficace. L’archidiocèse devra naviguer à travers ces défis tout en saisissant les opportunités de croissance et de renouvellement.

 

Les décrets épiscopaux de l’Archevêché de Bangui pour l’année pastorale 2023-2024 marquent une ère de transformation et d’engagement renouvelé. Ces décisions stratégiques reflètent une approche proactive en matière de leadership ecclésiastique, de gestion pastorale et d’implication communautaire. En adoptant ces changements, l’Archidiocèse de Bangui s’engage sur une voie de renouveau spirituel et de dynamisme, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’épanouissement de la communauté catholique en République Centrafricaine.

 

Par la Rédaction du CNC

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Centrafrique : Campagne de vaccination contre la rage canine dans le district sanitaire de Bocaranga et Koui

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Centrafrique : Campagne de vaccination contre la rage canine dans le district sanitaire de Bocaranga et Koui

 

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Hôpital de Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – Le district sanitaire de Bocaranga et Koui, situé dans une région confrontée à une épidémie de rage canine depuis septembre dernier, a récemment lancé une vaste campagne de vaccination pour lutter contre cette menace. Cette initiative vise à protéger non seulement les animaux domestiques, mais aussi la santé et la sécurité des membres de la communauté et de ses visiteurs. Plus de 1000 doses de vaccins ont été mobilisées pour cette campagne, qui se déroule sur une période de 4 jours.

 

La rage canine est une maladie virale grave et mortelle qui peut être transmise aux êtres humains par les animaux infectés, principalement les chiens. La campagne de vaccination cible donc en priorité les animaux domestiques tels que les chiens, les chats et les singes, qui sont des vecteurs potentiels de la maladie. Cette mesure vise à briser la chaîne de transmission de la rage et à protéger la population locale.

 

Pour garantir le succès de cette campagne de vaccination, les responsables de la santé publique ont travaillé en étroite collaboration avec les autorités locales. Des équipes médicales se sont déployées dans la région et ont utilisé la stratégie du porte à porte pour sensibiliser la population à l’importance de faire vacciner leurs animaux domestiques. Cette approche a permis de mobiliser de nombreux propriétaires d’animaux, dont Gervais Infoio, qui a fait vacciner deux de ses animaux domestiques, un chien et un singe. Il a déclaré : “J’ai suivi la sensibilisation sur Radio Ndili, c’est pourquoi je suis venu vacciner mon chien et mon singe. Cette vaccination est très importante pour la sécurité non seulement des membres de la famille, mais aussi des visiteurs.”

 

La campagne de vaccination, qui s’étale sur 5 jours, a suscité un fort engouement parmi la population locale. Zara, une habitante de Bocaranga, a appelé à la mobilisation générale en déclarant : “J’exhorte la population de Bocaranga à venir massivement à la vaccination pour lutter contre la rage canine qui menace nos enfants.”

 

Fiacre, le superviseur de la campagne de vaccination, a souligné l’importance de cette initiative et a salué la coopération de la population. Une partie des doses de vaccin a également été acheminée dans la sous-préfecture de Koui, à une quarantaine de kilomètres de Bocaranga, pour une activité similaire. Il a déclaré : “La direction générale du service vétérinaire et de l’élevage a fait des efforts pour trouver 1000 doses que j’ai amenées pour la population de Bocaranga. Il n’y a plus de chien qui sont plus nombreux que les autres espèces, et je profite de cette occasion pour lancer un appel au reste de la population afin qu’ils amènent leurs animaux, car la campagne ne dure que 5 jours.”

 

Avant le lancement de cette campagne de vaccination, des centaines d’animaux domestiques avaient été abattus à Bocaranga pour freiner la propagation de la rage canine. La population locale a salué cette nouvelle initiative visant à garantir la santé publique dans la région.

 

Rappelons que la campagne de vaccination contre la rage canine dans le district sanitaire de Bocaranga et Koui est un exemple de mobilisation réussie de la communauté pour lutter contre une menace grave pour la santé publique. Les autorités locales, les professionnels de la santé et la population se sont unis pour protéger leurs animaux domestiques et leurs concitoyens contre cette maladie mortelle. Espérons que cette initiative servira d’exemple à d’autres régions confrontées au même problème.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Sensibiliser la jeunesse centrafricaine sur les conséquences de la déforestation : Une mission cruciale pour Action Média et Développement AMD

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Sensibiliser la jeunesse centrafricaine sur les conséquences de la déforestation : Une mission cruciale pour Action Média et Développement AMD

 

 

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Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) – La déforestation, un fléau qui touche de nombreuses régions du globe, est devenue l’une des principales préoccupations pour la préservation de notre planète. En République centrafricaine, l’association Action Média et Développement AMD s’engage activement dans la sensibilisation de la jeunesse centrafricaine aux conséquences dévastatrices de la déforestation. Cette initiative ne s’arrête pas là, elle encourage également la collaboration avec les populations autochtones pour une gestion durable des forêts.

 

Le 21 décembre, à Bangui, des acteurs de l’environnement et des professionnels des médias se sont réunis pour échanger sur cette problématique cruciale. Le thème central de cette rencontre était “Le rôle de la jeunesse centrafricaine dans la lutte contre la déforestation, agir avec et pour les peuples autochtones.”

 

Parmi les intervenants, Pascal Chiral-Huillois s’est exprimé sur l’importance de cette mission. Pascal Chiral-Huillois a souligné que l’objectif de cette initiative était de sensibiliser la jeunesse et les médias à l’importance de la déforestation non seulement pour les pays, mais aussi pour l’ensemble de la planète. Il a rappelé que les jeunes étaient à la fois les gestionnaires potentiels des ressources forestières et les victimes des changements climatiques qui en découlent.

 

Un accent particulier a été mis sur la collaboration nécessaire entre la jeunesse et les populations autochtones. En effet, les populations autochtones vivent en harmonie avec les forêts depuis des générations et possèdent une connaissance précieuse de ces écosystèmes. Pour lutter efficacement contre la déforestation, il est essentiel de travailler en partenariat avec elles, car elles ont une expertise inestimable à offrir.

 

L’association AMD s’engage à travailler sur les recommandations formulées par les jeunes lors de cette réunion. Il est prévu que de nouvelles activités soient annoncées d’ici 2024 pour renforcer la sensibilisation et l’action contre la déforestation. Les participants de la réunion ont été profondément touchés par la rencontre avec les populations autochtones et par la découverte des réalités qu’elles vivent au quotidien.

 

La déforestation est un problème mondial qui nécessite une action immédiate et coordonnée à l’échelle internationale. L’initiative de l’association AMD en République centrafricaine montre l’importance de sensibiliser la jeunesse à cette question cruciale et de collaborer avec les communautés locales pour préserver nos précieuses ressources forestières. Il est à espérer que d’autres régions suivront cet exemple inspirant dans la lutte contre la déforestation.

 

Par Prisca VICKOS

 

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La terreur des soldats FACA à Bouar : une grande marche populaire en cours, les habitants exigent leur départ des barrières

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La terreur des soldats FACA à Bouar : une grande marche populaire en cours, les habitants exigent leur départ des barrières

 

 

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Image d’illustration d’une manifestation des jeune de Bouar en 2018. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – La ville de Bouar, située à environ 450 kilomètres au nord-ouest de Bangui, en République centrafricaine, est actuellement le théâtre de tensions croissantes entre la population locale et les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Ces derniers sont de plus en plus critiqués en raison de leur comportement violent et de leurs abus envers les habitants de la région. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été le meurtre tragique perpétré par un Soldat FACA sur deux jeunes originaires de Bouar à Abba, située à seulement 170 kilomètres de Bouar. Les habitants de Bouar, en colère et fatigués des exactions commises par les soldats FACA, exigent désormais leur départ des barrières qui jalonnent la ville.

 

L’incident en question a eu lieu à la sous-préfecture d’Abba, où un soldat FACA a froidement tué un passant et gravement blessé un autre qui se trouvaient sur leur moto au checkpoint à l’entrée de la ville. Ce meurtre a choqué la population de Bouar, d’autant plus que les victimes étaient tous originaires de cette ville et membres d’une même famille. Il est compréhensible que de tels actes de violence aient suscité l’indignation et la colère parmi les habitants, qui ne veulent plus tolérer de telles atrocités.

 

Cependant, cet incident n’est malheureusement pas un cas isolé. Les soldats FACA ont été accusés à maintes reprises de commettre des exactions sur la population locale. Les habitants de Bouar vivent dans la crainte constante des forces censées les protéger. Ces soldats, plutôt que d’assurer la sécurité, se sont transformés en une source de terreur pour la population.

 

La situation a atteint un tel niveau de gravité que le maire de Bouar lui-même est intervenu pour calmer les esprits. Une grande manifestation de la population s’est déroulée aujourd’hui dans la ville de Bouar, ralliant un grand nombre de personnes jusqu’à la mairie. Les manifestants réclament avec force le retrait des soldats FACA des barrières de la ville, affirmant que “trop, c’est trop”. Cette manifestation est le cri de désespoir d’une population opprimée, lasse de vivre dans la peur et l’insécurité.

 

En réalité, les soldats FACA à Bouar ont perdu la confiance de la population en raison de leurs actes répréhensibles, viols, tortures et braquages. Les habitants ont le droit de vivre sans peur pour leur sécurité, et il est temps que des mesures concrètes soient prises pour remédier à cette situation. La terreur imposée par les soldats FACA doit cesser, et la population mérite d’être entendue et protégée.

 

Par Gervais Lenga

 

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Assassinat Sanglant : Deux Jeunes violemment Massacrés à Abba par les Soldats FACA

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Assassinat Sanglant : Deux Jeunes violemment Massacrés à Abba par les Soldats FACA

 

 

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Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) –  Depuis le coup d’État de 2013 et la chute du président François Bozizé, les Centrafricains ont aspiré à un retour de leur armée nationale pour les protéger. Cependant, au lieu de cette protection tant espérée, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont semé la terreur et la mort dans le pays, laissant la population désillusionnée et effrayée.

 

Le recrutement opaque et clanique des soldats FACA a été le point de départ de cette tragédie. Au lieu de sélectionner des individus compétents et dignes de confiance, le gouvernement a choisi de favoriser les affiliations politiques et les connexions personnelles, créant ainsi un terreau fertile pour la corruption et l’incompétence.

 

La Nana-Mambéré a été le théâtre de l’une des pires démonstrations de l’ineptie des soldats FACA. Le premier bataillon d’infanterie territoriale (BIT) déployé dans cette région a été associé à une série d’actes criminels choquants, dont le vol, le braquage et même le meurtre d’innocents. Il est devenu manifeste que ces soldats sont plus enclins à protéger leurs intérêts personnels que ceux du peuple qu’ils sont censés servir.

Bambari/nouveaux-soldats-faca-a-bouar-formes-par-les-instructeurs-de-leutm-rca-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38532″ data-wpel-link=”internal”>Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l'EUTM-RCA par CNC
Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

L’histoire la plus récente est particulièrement troublante. Neuf soldats FACA ont été arrêtés pour des actes de vol et de braquage à Bouar, seulement pour que deux jours plus tard, deux citoyens centrafricains, Nicolas et son cadet Salomon, soient abattus de sang-froid par des soldats FACA dans la sous-préfecture d’Abba, toujours dans la Nana-Mambéré.

 

L’incident du 20 décembre 2023, où ces deux jeunes hommes ont été tués, est révélateur de l’état déplorable de notre armée nationale.

En effet, Le mercredi 20 décembre 2023, deux jeunes hommes centrafricains, Nicolas et son cadet Salomon, se sont rendus sur une moto au chantier de Kpandé, situé derrière le village de Lamy, à une centaine de kilomètres de Bouar. Leur trajet les a conduits hors de Bouar, passant par Gallo pour atteindre Abba. À leur arrivée à Abba, ils ont été confrontés à des formalités de passage qui impliquaient un paiement, ce qu’ils ont accepté de faire, conformément à la procédure habituelle. Cela leur a permis de passer librement en direction de Kpandé sans aucun problème.

 

Après avoir mené leurs activités à Kpandé, ils ont pris la décision de retourner à Bouar en empruntant le même itinéraire auquel ils s’étaient habitués. Cependant, à leur arrivée à l’entrée de la ville d’Abba, ils ont de nouveau été confrontés aux mêmes soldats. L’heure était aux alentours de 17 heures. Les soldats ont exigé un nouveau paiement pour leur retour, une demande surprenante car cela ne correspondait pas à la norme habituelle.

 

Le conducteur de la moto, monsieur Nicolas, a tenté d’expliquer calmement aux soldats FACA qu’ils avaient déjà accompli les formalités lors de leur départ et que, selon la procédure habituelle, il n’était pas nécessaire de les refaire pour leur retour. Cependant, sans prononcer un mot, l’un des soldats FACA a rapidement sorti son arme de service et a ouvert le feu sur les deux passagers, Nicolas et son frère cadet Salomon. En l’espace d’une minute, Salomon et son cousin Nicolas ont perdu la vie, laissant derrière eux une famille plongée dans le deuil.

 

Ce triste incident soulève une question cruciale : comment notre armée nationale en est-elle arrivée là ? Les soldats, au lieu de servir et de protéger la population, se comportent comme des criminels sans foi ni loi. Pire encore, certains d’entre eux sont formés par des mercenaires criminels du groupe Wagner, ce qui ne fait qu’aggraver la situation.

 

La Centrafrique mérite mieux que cela. Elle mérite une armée compétente, intègre et au service de son peuple. Le gouvernement doit revoir de toute urgence son processus de recrutement, mettre fin aux pratiques claniques et opaques, et s’assurer que les soldats FACA sont formés dans le respect des droits de l’homme et de l’éthique militaire.

 

Il est temps de réclamer des comptes aux responsables de ces actes criminels au sein de l’armée nationale et de restaurer la confiance de la population envers ses forces de sécurité. La Centrafrique ne peut pas progresser si son propre protecteur se transforme en agresseur. Il est temps de mettre fin à cette triste réalité et de construire un pays meilleur pour tous les Centrafricains.

 

Par Gervais Lenga

 

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Justice à double vitesse : Déa Abazène, Dominique Yandocka, et l’énigme du flagrant délit de Foukpio

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Justice à double vitesse : Déa Abazène, Dominique Yandocka, et l’énigme du flagrant délit de Foukpio

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays où la justice semble suivre un chemin sinueux, où la règle de droit n’est qu’une illusion, où l’application de la loi varie selon que vous soyez un simple citoyen ou un membre influent de l’élite au pouvoir. Dans cette nation en proie à l’instabilité politique et à l’insécurité généralisée, la justice est devenue un instrument de manipulation, et le Procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Benoit Narcisse Foukpio semble être le maestro de cette sinistre symphonie.

 

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L’affaire qui a récemment secoué le pays met en lumière l’absurdité de la justice centrafricaine. D’un côté, nous avons le cas du douanier Deya Abazène, le frère du ministre d’État à la justice, Djoubaye Abazène. Son véhicule, un Toyota Land-Cruiser, a été intercepté par les forces de sécurité à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka il y’a quelques mois, et à l’intérieur, ils découvrent une quantité considérable de munitions AK-47. Cela aurait dû déclencher des alarmes de flagrant délit de Foukpio. Mais au contraire, tous les suspects, y compris le douanier Abazène ont été Incroyablement relaxés, et le véhicule est rendu à son propriétaire, comme si la loi ne s’appliquait pas à eux. Le douanier Abazène n’est même pas inquiété, malgré les évidences accablantes.

 

D’un autre côté, le député de l’opposition, Éphrem Dominique Yandocka, est arrêté chez lui à 4 heures du matin par des hommes lourdement armés, appuyés par les mercenaires russes du groupe Wagner. Une arrestation brutale, mais ce qui la rend encore plus scandaleuse, c’est que Yandocka bénéficie de l’immunité parlementaire. Pourquoi a-t-il été arrêté de cette manière ? Pourquoi a-t-il été arrêté du tout ? Benoit Narcisse Foukpio, le procureur de la République, parle et justifie cet enlèvement en accusant Yandocka d’atteinte à la sûreté de l’État, une accusation totalement farfelue.

 

Le comble de l’absurdité est atteint lorsque Benoit Narcisse Foukpio tente de justifier l’arrestation de Yandocka en parlant de flagrant délit. Cependant, il est impératif de rappeler au procureur Foukpio la définition du flagrant délit. Comment peut-il évoquer un flagrant délit lorsque Yandocka a été enlevé de son domicile à 4 heures du matin ? Cela défie toute logique, toute définition du flagrant délit. Le procureur semble jouer à un jeu sinistre, manipulant la loi pour servir les intérêts de ceux qui sont au pouvoir.

 

Le douanier Sylvain Déa Abazène
Le douanier Sylvain Déa Abazène

 

Alors, revenons à la question qui se pose : entre Sylvain Déa Abazène et Dominique Yandocka, qui est vraiment pris en flagrant délit ? La réponse est claire : ni l’un ni l’autre. Ce qui est flagrant, c’est la partialité de la justice centrafricaine, la manipulation de la loi pour protéger les puissants et persécuter les opposants. Le procureur de la République devrait être le garant de l’équité et de la justice, mais il semble plutôt être un instrument de répression politique.

 

Il est grand temps que la communauté internationale se penche sur la situation en République centrafricaine, et en particulier sur le fonctionnement de sa justice. Les citoyens de ce pays méritent une justice impartiale, où la loi s’applique de la même manière à tous, quelle que soit leur position politique ou leur appartenance à l’élite. La République centrafricaine a besoin d’une justice qui soit véritablement au service de la justice, et non de l’injustice.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’Empire obscur de Poutine en Afrique : Wagner devient Africa Corps

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L’Empire obscur de Poutine en Afrique : Wagner devient Africa Corps

 

Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko

 

 

Bangui, 18 décembre 2023 (CNC) – Le président russe Vladimir Poutine semble persister dans sa quête impitoyable pour étendre son emprise sur le continent africain, avec le changement de nom récent du groupe paramilitaire Wagner, qui devient “Africa Corps”. Cette décision ne fait que confirmer la nature criminelle de ce groupe, dont les activités en Afrique ont été largement critiquées pour leurs méfaits et leur implication dans des violations des droits de l’homme.

 

La nouvelle appellation, “Africa Corps”, selon le journal français le Monde Afrique, est une référence évidente à l’Allemagne nazie : les bataillons allemands qui ont combattu en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette association soulève des questions troublantes quant aux intentions criminelles de Poutine en Afrique. La Russie ne peut pas ignorer les connotations historiques de ce nom, ce qui suggère que le passé sombre de l’Allemagne nazie continue de servir d’inspiration à ces forces paramilitaires.

 

La restructuration de Wagner, suite à la disparition de son fondateur, Evgueni Prigogine, dans un crash d’avion proche de Moscou, est loin d’être anodine. Depuis 2018, ce groupe avait réussi à étendre son emprise sur des pays tels que la République centrafricaine, la Libye, le Soudan et le Mali, consolidant ainsi la présence russe en Afrique. Cette stratégie avait permis à la Russie de réaliser des avancées stratégiques au détriment des Occidentaux, en particulier des Français.

 

Cependant, l’autonomie croissante de Wagner devenait apparemment un problème pour Moscou. Le Kremlin a donc décidé de reprendre en main cette entité par l’intermédiaire du vice-ministre russe de la Défense, Iounous-bek Evkourov, en collaboration avec les renseignements militaires (GRU). Les multiples visites de M. Evkourov en Afrique, notamment en Libye, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, indiquent clairement une volonté de redéfinir les sphères d’influence russes en Afrique.

 

Le changement de nom en “Africa Corps” n’est pas seulement symbolique, il est également alarmant. Il suggère que Poutine est prêt à poursuivre ses manœuvres en Afrique au mépris des intérêts et de la sécurité des populations locales. L’histoire tragique de l’Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale sous le joug de l’Afrika Korps ne doit pas être oubliée, et cette nouvelle appellation ne fait que raviver ces souvenirs sombres.

 

Il est essentiel que les États-Unis, la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, etc. surveillent de près les activités de l’Africa Corps et fasse tout ce qui est en votre pouvoir pour protéger les intérêts et les droits des citoyens africains. Poutine et son groupe paramilitaire doivent être tenus responsables de leurs actions en Afrique, et il est temps que la Russie mette fin à son ingérence néfaste dans la région. Les populations africaines méritent mieux que d’être sacrifiées pour les intérêts personnels d’un homme et de son organisation criminelle.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Sarandji s’exprime enfin sur l’arrestation de Dominique Yandocka, tensions avec le procureur

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Sarandji s’exprime enfin sur l’arrestation de Dominique Yandocka, tensions avec le procureur

 

Centrafrique.org/renouvellement-du-bureau-de-lassemblee-nationale-les-nouveaux-membres-elus-par-les-deputes/sarandji-assemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-62787″ data-wpel-link=”internal”>Le Président de l'assemblée nationale <a href=Simplice Mathieu Sarandji le 13 février 2023″ width=”450″ height=”416″ />
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji le 13 février 2023

 

 

Bangui, 21  décembre 2023 (CNC) –La semaine dernière, le kidnaping et la détention illégale du député Dominique Yandocka a secoué la République centrafricaine, suscitant des débats et des controverses quant à la légalité et à la légitimité de cette action. Les circonstances entourant cette arrestation ont été l’objet de vives discussions, et le Président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, a finalement brisé le silence pour faire une déclaration importante.

 

Selon de nombreuses sources, l’arrestation du député Dominique Yandocka qui n’est autre qu’un enlèvement, a été minutieusement planifiée personnellement par le Président putschiste Faustin Archange Touadera, en collaboration avec des mercenaires russes de la société Wagner, et exécutée par les gendarmes de la Section de recherches et d’investigation avec les mercenaires, puis avalisée par le Procureur de la République près de tribunal de grande instance de Bangui, Benoit Narcisse Foukpio. Cette arrestation a créé une onde de choc au sein de la classe politique, notamment parce que le député Yandocka est perçu comme étant l’un des leaders de l’opposition démocratiques. Des allégations ont été faites selon lesquelles Dominique Yandocka serait directement lié à la fille de Sarandji, ce qui a alimenté les soupçons entourant cette affaire. 

 

Cependant, il est important de noter que le Président de l’Assemblée nationale a publiquement exprimé sa préoccupation concernant l’arrestation de Yandocka, même s’il a choisi de ne pas commenter les rumeurs circulant à ce sujet. Dans une déclaration à l’Assemblée nationale lundi, Sarandji a annoncé son intention de convoquer le ministre de la Justice, ainsi que le ministre de la Sécurité Publique, pour obtenir des explications claires sur les événements ayant conduit à l’arrestation du député Yandocka.

 

La justification officielle de l’arrestation, fournie par le magistrat Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République, est fondée sur des allégations d’atteinte à la sécurité de l’État. Benoît Narcisse Foukpio a affirmé que Dominique Yandocka faisait l’objet d’une enquête préliminaire en raison de ses prétendus liens avec des individus cherchant à mobiliser des fonds pour l’achat d’équipements militaires en vue de renverser l’ordre constitutionnel par le biais d’un coup d’État. Cette justification a été critiquée par des observateurs qui estiment qu’il s’agit d’une tentative grossière de justifier l’arrestation a posteriori, en violation flagrante du statut parlementaire de Yandocka.

 

Une question cruciale soulevée par les observateurs est celle de la flagrance. En droit, la flagrance suppose que la personne arrêtée soit surprise en train de commettre une infraction et que les motifs de son arrestation lui soient immédiatement notifiés. Le fait que les motifs de l’arrestation de Yandocka aient été révélés cinq jours après son arrestation a suscité des doutes quant à la légitimité de cette action.

 

Il est impératif que les autorités compétentes fournissent des explications précises et transparentes sur cette affaire. Les membres de l’Assemblée nationale, en tant représentants élus du peuple, ont le devoir de veiller à ce que la justice soit rendue conformément à la loi et aux principes démocratiques.

 

L’arrestation du député Dominique Yandocka demeure un sujet de préoccupation majeure en République centrafricaine, et il est essentiel de faire la lumière sur cette affaire afin de restaurer la confiance du public dans les institutions de l’État et de garantir le respect des droits et des libertés fondamentaux de tous les citoyens. Le peuple centrafricain mérite une réponse claire et équitable à cette question délicate.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Médard Polsse-Bebe : Un Cadre du RDC Appelle à l’Unité face à la Crise au sein du parti

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Médard Polsse-Bebe : Un Cadre du RDC Appelle à l’Unité face à la Crise au sein du parti

 

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Médard Polsse-Bebe

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – La crise qui secoue le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) depuis plus de deux ans atteint aujourd’hui un niveau critique. Dans une lettre ouverte adressée aux militants et sympathisants du parti, Médard Polsse-Bebe, un cadre du RDC, expose de manière franche les causes profondes de cette crise et les conséquences potentiellement dévastatrices qui en découlent. Polsse-Bebe met en lumière deux facteurs clés : la lutte pour le pouvoir au sein du parti et l’influence du régime en place sur le RDC. Il souligne également la nécessité d’envisager des solutions radicales pour sauver le parti de la dissolution imminente. Dans un climat politique tendu, cette lettre appelle à l’unité et à l’action pour préserver l’avenir du RDC.

Voici l’intégralité de sa lettre ouverte :

 

Lettre aux militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain

 

Militantes, militants et sympathisants du RDC,

Cela fait plus de deux ans que notre parti le RDC traverse une crise sans précédent. Jamais dans l’histoire de ce parti, une crise n’a atteint un tel niveau de paroxysme. Toutes les limites du tolérable sont désormais dépassées dans cette crise qui menace aujourd’hui directement l’existence même de notre famille politique. Ne nous leurrons pas ! Nous sommes sur une ligne de crête dont tout indique qu’elle risque de se rompre à force que les protagonistes continuent de se tirer dessus. La violence des échanges de ces jours-ci et l’absence absolue de lueur de concessions entre ces derniers laissent présager un lendemain apocalyptique pour le parti de Grand K. Et ça, à titre personnel, je ne peux me résoudre et me résigner à ce sort.

Cela dit, pour tenter d’éviter cette catastrophe qui s’annonce inexorablement, il est indispensable de se demander : comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les causes réelles et profondes de cette crise ?

En effet, au-delà de toutes considérations superfétatoires et contrairement aux explications simplistes, voire cosmétiques qu’on tente subrepticement de nous faire croire de cette crise, celle-ci a deux causes principales réelles :

  1. La guerre de positionnement entre les dirigeants ;
  2. La tendance hégémonique du régime en place sur le RDC.

 

Concernant la première cause, cette crise trouve son origine dans la confrontation directe qui oppose ceux qui sont déjà dans le système, complètement absorbés par le régime en place, en occurrence les ministres, les députés et leurs soutiens qui cherchent à conforter leur position, à ceux qui cherchent désespérément à intégrer le système coûte que coûte. Il s’agit d’une lutte acharnée entre des factions qui ont pour seul objectif d’assouvir leurs intérêts personnels et catégoriels (soit rester ministres, députés, chargés de mission, etc ou le devenir, soit obtenir l’opportunité d’obtenir ou de garder un certain nombre de privilèges du fait de l’accointance avec le pouvoir en place).

Pour ce faire, tous les stratagèmes sont mis en place par les uns et les autres pour atteindre leurs funestes objectifs. Parmi les moyens mis en œuvre pour y parvenir, figurent :

  • La violation volontaire des textes fondamentaux du parti (statuts et règlements intérieurs) ;
  • Les radiations intempestives et irrégulières des adversaires gênants ;
  • Les violences physiques et verbales (bagarres, insultes, injures publiques, etc);
  • La mauvaise foi (manque de conciliation, de concessions et de compromis) ;
  • Actions judiciaires et/ou batailles juridiques artificielles ;
  • Utilisation des relations au sommet tels que les cadres des ministères de la justice, de l’Administration du territoire, de l’intérieur, les personnalités de la présidence de la République (en occurrence certains ministres conseillers bien connus), de l’Assemblée nationale, de la primature, etc.

Tout cela est savamment entretenu à dessein par les uns et les autres (notamment les protagonistes) pour les besoins de la cause, au mépris total des valeurs de rassemblement, de fraternité, de paix prônées par notre parti.

 

Concernant la tendance hégémonique du régime en place sur le RDC, il est certain d’affirmer que cette crise trouve, par ailleurs, son origine dans le jeu trouble des tenants du pouvoir actuel qui montrent ostensiblement leur intérêt de maintenir le RDC dans le giron du MCU ou d’en faire un appendice de ce dernier. Leur motivation est non seulement d’ordre politique (politicienne), mais surtout d’ordre électoraliste.

Dans l’optique, en effet, de la confiscation du pouvoir ad vitam aeternam, le régime met tout en œuvre pour non seulement détruire les partis concurrents redoutables de l’opposition (tels que MLPC, URCA, KNK, PATRIE, etc), mais aussi et surtout faire main-basse sur ceux qui sont dans la majorité présidentielle au premier rang desquels le RDC. Et il faut être dans une cécité crasse pour ne pas entrevoir dans la crise, qui mine notre parti, l’instrumentalisation de la justice et les manœuvres de toutes sortes pour maintenir le RDC dans le statuquo total jusqu’au moins aux prochaines élections générales.

 

Ces deux causes profondes de la crise ainsi décrites génèrent aujourd’hui deux conséquences majeures :

  • La première : il y a actuellement au RDC deux positions irréconciliables engagées dans un antagonisme manifestement irrémédiable. Les violences verbales et physiques ainsi que la radicalité des positions (chaque camp affirme avoir absolument raison sur l’autre et vis-versa) en sont une parfaite illustration.
  • La seconde : le RDC est suspendu de toute activité sur toute l’étendue du territoire pour une durée de trois mois. Cette sanction (fut-elle conservatoire) est lourde de conséquence. Car, non seulement elle prive le RDC, en tant que parti, d’animer la vie politique du pays, mais elle est dévastatrice pour son image en tant que parti de paix, de rassemblement et de fraternité.

 

Au-delà de ces conséquences fâcheuses, il est à craindre, à l’issue de cette période de probation de trois mois, pour la famille politique du RDC essentiellement :

  • Soit la DISSOLUTION, si les violences constatées avant et après le Congrès avorté se poursuivraient ;
  • Soit le STATUQUO susceptible d’entraîner la mort assurée du parti (disparition pure et simple) si la déconfiture liée aux tensions du moment se poursuivrait.

 

Eu égard à cette catastrophe annoncée, nous ne pouvons nous résoudre à assister bras croisés à la mise à mort, d’une manière ou d’une autre, de la formation politique que nous aimons tant et pour laquelle nous nous sommes battus de toutes nos forces, depuis plusieurs années, au prix d’ailleurs de grands sacrifices.

Ne voyons dans la situation explosive actuelle aucune « anse »de normalisation sous peu, à l’initiative des protagonistes eux-mêmes restés droits dans leurs bottes, et en proie aux manipulations politiques et judiciaires du pouvoir MCU, nous n’avons pas d’autres choix que d’envisager deux « solutions fortes » :

  1. Le retrait pure et simple du RDC de la majorité présidentielle et parlementaire afin de se soustraire de l’influence directe ou indirecte du régime en place ainsi que son implication dans la crise à travers ses affidés MCU compatibles bien placés au sein du RDC ;
  2. La mise en place d’un Comité Ad hoc et/ou un « Comité conjoint » (peu importe la sémantique) afin non seulement de calmer les ardeurs de ces derniers et repartir sur de nouvelles bases, mais retrouver la sérénité nécessaire à la préparation d’un Congrès extraordinaire inclusif permettant de mettre en place les nouveaux organes démocratiques du RDC qui sonneront, à coup sûr, le glas de cette crise interminable.

Il y va de la survie de notre famille politique.

En vous remerciant tous pour votre engagement résolu en faveur de l’avenir radieux du RDC, je profite de l’occasion pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année !

SOUTIEN !!!

 

Fait à Paris, le 20/12/2023

 

Médard POLSSE-BEBE

Cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain

 

 

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Football : Crise au sein du TP USCA de Bangui

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Football : Crise au sein du TP USCA de Bangui

 

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CopyrightDR

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – Les supporters et membres fondateurs du Tout Puissant USCA de Bangui se mobilisent face à une situation qu’ils qualifient de « délirante » affectant leur club. À l’approche d’une assemblée générale extraordinaire prévue pour le 23 avril 2023, les tensions semblent atteindre leur paroxysme.

 

Depuis plusieurs années, le TP USCA de Bangui traverse des turbulences marquées par des accusations de gestion opaque et de malversations financières. Le comité des supporters, de concert avec des membres influents du club, exprime une défiance croissante envers le comité directeur actuel, présidé par Frédéric Yologaza, en place depuis octobre 2023.

 

L’origine du mécontentement remonte à la non-diffusion du procès-verbal de l’assemblée générale du 7 octobre dernier, perçue par beaucoup comme une tentative de falsification et un manque de transparence. Cela s’ajoute à un refus de collaboration avec diverses composantes du club, y compris le collectif des anciens joueurs et d’autres groupes de supporters, aggravant le fossé entre la direction et la base.

 

Les protestations portent également sur l’absence d’une feuille de route claire pour le projet de reconstruction du club et la gestion quotidienne, ainsi que sur un incident où l’actuel président aurait agressé publiquement un ancien président du club, comportement jugé inacceptable par la communauté.

 

Face à cette crise, une pétition circule, signée par le « Peuple USCA », appelant à la destitution de Frédéric Yologaza. Les signataires exigent la mise en place d’un comité de transition pour organiser de nouvelles élections et instaurer une direction jugée plus digne pour le club.

 

Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux clubs en République centrafricaine, où la passion pour le football est souvent ternie par des problèmes de gouvernance. La réponse de la fédération centrafricaine de football, ainsi que les décisions prises lors de la prochaine assemblée générale, seront déterminantes pour l’avenir du TP USCA de Bangui.

 

La communauté du football centrafricain attend avec impatience les développements à venir, espérant que cette période de troubles débouchera sur un renouveau et une ère de transparence et de succès pour le club de la capitale.

Par Anselme Mbata

 

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La gendarmerie nationale centrafricaine se dote d’armes marquées pour un meilleur contrôle

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La gendarmerie nationale centrafricaine se dote d’armes marquées pour un meilleur contrôle

 

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Deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassaï à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – Alors que la RCA s’efforce de lutter contre la prolifération des armes de petit calibre sur son territoire, la Commission nationale de lutte contre cette menace annonce une démarche importante de marquage des armes de la gendarmerie nationale, conformément à la loi 20.021, pour garantir la traçabilité et la responsabilité.

 

Lors d’une déclaration officielle faite mercredi, Benjamin Sarraga, Président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes de petit calibre, a mis en lumière l’importance de cette opération de marquage. Il a souligné que cette initiative ne concernait pas seulement la gendarmerie nationale mais s’inscrivait dans le cadre de la loi 20.021, qui oblige la RCA à marquer toutes les armes présentes sur son territoire. Cette mesure s’appliquera non seulement aux armes étatiques, mais également aux armes civiles. Le marquage permettra une meilleure traçabilité, gestion, et comptabilisation des armes, contribuant ainsi à renforcer la sécurité et à lutter contre la prolifération des armes de petit calibre.

 

Le processus de marquage débutera avec la gendarmerie nationale, une institution clé au sein des forces de défense et de sécurité de la RCA. Chaque arme de la gendarmerie nationale portera désormais un marquage distinctif permettant son identification rapide et précise. Ce marquage sera conforme à un système codifié, avec “GN” pour gendarmerie nationale, facilitant ainsi la reconnaissance des armes appartenant à cette force de sécurité. De la même manière, d’autres institutions telles que les Forces armées centrafricaines (FACA) et la police nationale (PN) verront également leurs armes marquées avec des codes distincts, renforçant ainsi la transparence et la responsabilité en matière de sécurité nationale.

 

La mise en œuvre de cette initiative se fera progressivement, conformément à un programme préalablement établi. Elle ne se limite pas à la gendarmerie nationale, mais s’étendra à tous les grands corps de sécurité et de défense de la RCA. Cette approche globale vise à garantir que toutes les armes étatiques sont marquées et que leur circulation est mieux contrôlée.

 

Le marquage des armes de la gendarmerie nationale et d’autres forces de sécurité est un pas important vers la consolidation de la stabilité en République centrafricaine. En identifiant clairement l’origine des armes, cette initiative contribuera à prévenir leur utilisation abusive et à renforcer le respect de la loi. Elle renforce également la capacité des forces intérieures à lutter contre la prolifération des armes de petit calibre, un défi majeur pour la RCA.

 

Par Éric Azoumi

 

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Sensibilisation à la prévention du VIH/SIDA à Bangui : une caravane de Médecins Sans Frontières Belgique et de l’association Sewa ti-Songo

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Sensibilisation à la prévention du VIH/SIDA à Bangui : une caravane de Médecins Sans Frontières Belgique et de l’association Sewa ti-Songo

 

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – Depuis le lundi dernier, Médecins Sans Frontières Belgique (MSF Belgique) et l’association Sewa ti-Songo ont uni leurs forces pour sensibiliser les habitants de Bangui à la prévention et à la lutte contre le VIH/SIDA. Cette initiative importante a pris la forme d’une caravane de sensibilisation qui a parcouru les 4e, 5e, 6e, 7e et huitième arrondissements de la capitale centrafricaine.

 

La caravane a débuté son périple sur l’avenue de Martyr, dans le premier arrondissement de Bangui, avant de se déployer dans les quartiers environnants. À chaque arrêt, les membres de l’association Sewa ti-Songo et les agents de MSF Belgique ont répondu aux questions des personnes intéressées. Cette initiative vise à éduquer la population sur l’importance de la prévention et du dépistage du VIH/SIDA.

 

Au cours de cette campagne, un moment particulièrement marquant s’est produit dans le quartier Kokolo 3, situé dans le 6e arrondissement de Bangui. Rennes, une des jeunes membres de Siwati-Songo, a interpellé ses pairs en posant une question cruciale : “Je demande à mes pères jeunes, si vous rencontrez un homme, allez-vous faire dépister pour connaître votre statut sérologique avant d’avoir un rapport sexuel .” Cette interrogation percutante rappelle l’importance de la responsabilité individuelle dans la prévention de cette maladie.

 

La collaboration entre MSF Belgique et Sewa ti-Songo représente une opportunité unique pour les jeunes de s’impliquer activement dans la lutte contre le VIH/SIDA. Abib, membre de l’association Sewa ti-Songo, souligne l’importance de ces séances de sensibilisation conjointes : “Ces séances de sensibilisation, c’est déjà une chose qui a été établie entre MSF et l’association Sewa ti-Songo. Nous avons prévu d’abord une caravane, et après nous allons descendre dans le 6e arrondissement tout en sensibilisant la population centrafricaine, à mobiliser la jeunesse centrafricaine, de pouvoir prévenir vis-à-vis de ce fléau que nous appelons communément le SIDA.”

 

MSF Belgique soutient activement cette initiative en plaçant la communauté au centre de sa politique de lutte contre le VIH/SIDA. François Tala, coordinateur de projet à MSF Belgique, explique : “Notre but essentiel, c’est de mettre les associations au cœur de ces événements, donc donner un support. Et nous allons continuer à développer ces associations, à les aider à prendre en charge elles-mêmes. Parce que si vous le faites pour elles sans elles, c’est comme si vous ne l’avez pas fait.”

 

La campagne de sensibilisation va se conclure aujourd’hui, mais MSF Belgique et Sewa ti-Songo ont prévu de proposer gratuitement des tests de dépistage pendant trois jours pour tous ceux qui souhaitent connaître leur statut sérologique. Cette initiative conjointe représente un pas significatif vers une meilleure prévention et une lutte plus efficace contre le VIH/SIDA à Bangui et dans l’ensemble de la République centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : 9 soldats FACA, auteurs de braquage et de vol, arrêtés par la gendarmerie à Bouar

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Centrafrique : 9 soldats FACA, auteurs de braquage et de vol, arrêtés par la gendarmerie à Bouar

 

Minusca/” rel=”attachment wp-att-44228″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.
Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – La situation sécuritaire en Centrafrique est devenue de plus en plus préoccupante, notamment dans la ville de Bouar et ses environs. Les habitants de cette région vivent dans la peur quotidienne, nuits et jours, confrontés à des actes de braquage et de vol à mains armées perpétrés par des soldats FACA (Forces Armées Centrafricaines) et leurs alliés russes du groupe Wagner. Cette situation alarmante remet en question la notion de sécurité dans le pays et soulève des questions sur la complicité des autorités.

 

Les actes criminels perpétrés par les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

La ville de Bouar et ses environs sont devenus depuis plusieurs mois le théâtre de crimes choquants commis par des soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner. Cette collaboration inattendue qui dure déjà plus de deux ans entre les forces nationales et les mercenaires du groupe Wagner a transformé le pays en un véritable champ de victoire d’une guerre où les pillages se font régulièrement, un véritable cauchemar pour les Centrafricains de cette région.

 

À Bouar par exemple, la méthode prédominante de ces soldats FACA et mercenaires russes est le braquage et le vol. Ils opèrent de manière coordonnée, ciblant tant les résidences privées que les villages isolés comme ceux de la Commune de zotoua Bangarem: village zotoua, de la commune de DOAKA KOURSOU: village kpocte et Ngaïdoa, et de la Commune Herman Brousse: village dikoffi situé sur l’axe Bouar Bozoum. Armés et souvent masqués, ils s’introduisent par effraction dans les maisons, terrorisent les occupants et pillent tout ce qui semble précieux. Argent, motos, biens personnels, rien n’est épargné. Les soldats FACA, quant à eux, n’hésitent pas à s’attaquer aux réserves de denrées alimentaires des villageois, exacerbant davantage la situation précaire de la population.

 

Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

Ce qui est encore plus troublant, c’est que les mercenaires russes du groupe Wagner jouissent d’une impunité totale et que ce sont les soldats centrafricains leurs indics qui sont arrêtés. La population locale est témoin de ces actes de criminalité, mais la présence de ces mercenaires étrangers les dissuade de signaler ces crimes par crainte de représailles.

 

Cependant, l’implication des soldats FACA dans ces pratiques criminelles est d’autant plus inquiétante. Ils ont été entraînés par les mercenaires russes dans ces activités illicites, perdant ainsi de vue leur mission première de protéger la population et de maintenir la sécurité. La population a du mal à comprendre comment des soldats qui devraient être les garants de la sécurité peuvent se transformer en maîtres du crime, participant activement à des vols et des braquages aux côtés de mercenaires étrangers.

 

La complicité des autorités et l’impunité des mercenaires russes

 

Le problème de la criminalité impliquant les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner à Bouar et dans ses environs ne se limite pas seulement à leurs actions, mais révèle également une inquiétante complicité des autorités locales et nationales.

 

Il est frappant de constater que les mercenaires russes du groupe Wagner semblent agir en toute impunité. Leur statut d’étrangers semble les mettre au-dessus des lois nationales, les laissant en liberté pour perpétrer des actes criminels en toute tranquillité. Cette situation soulève des interrogations quant à l’implication possible de l’appareil étatique dans leur présence et leur protection. Les autorités nationales ont-elles une part de responsabilité dans cette immunité ?

 

Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l'EUTM-RCA par CNC
Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

La coopération entre les mercenaires russes et les soldats FACA suggère une influence dérangeante exercée par les premiers sur l’armée nationale. Les soldats de l’armée nationale semblent incapables de refuser les ordres ou de s’opposer aux mercenaires russes de Wagner, quelles que soient les activités criminelles entreprises. Cette influence menace la discipline et l’intégrité de l’armée nationale, transformant des défenseurs présumés en complices de la criminalité.

 

Les conséquences de cette complicité et de l’impunité des mercenaires russes sont désastreuses pour la population civile. Les habitants de Bouar et des régions avoisinantes vivent dans la peur constante des attaques et des vols. La crainte des représailles rend difficile pour les victimes de signaler ces actes criminels. Les autorités locales et nationales doivent répondre de cette situation précaire qui laisse la population vulnérable et désespérée.

 

L’arrestation des neuf soldats FACA et les questions soulevées

 

L’arrestation de neuf soldats FACA dans le sillage de leurs activités criminelles à Bouar a suscité une série de questions cruciales concernant la sécurité, la discipline au sein de l’armée nationale et l’efficacité des mesures prises pour lutter contre cette vague de criminalité.

 

Mais l’arrestation des neuf soldats FACA comme telle est survenue après qu’un jeune commerçant de ces localités pillées ait été victime de leur acte criminel. Ayant perdu sa moto, son argent et sa réserve de maïs et de mil, il a décidé de ne pas rester silencieux face à cette injustice. Il a suivi les soldats braqueurs jusqu’à Bouar, où il a alerté les autorités locales, en particulier la gendarmerie. La réactivité des forces de l’ordre dans cette situation est à saluer, mais elle soulève également des interrogations sur le manque de prévention et de surveillance préalable.

 

Il est troublant de constater que ces soldats FACA, avant de commettre ces actes criminels, ont été formés par un général venu spécialement de Bangui. Cette formation aurait dû inclure des principes fondamentaux tels que le respect des droits de l’homme et la responsabilité envers la population civile. Cependant, ces enseignements semblent avoir été négligés ou contournés par les soldats en question. Cette situation soulève des questions sur la qualité de la formation et la supervision de ces troupes, ainsi que sur la possibilité d’une complicité au plus haut niveau.

 

L’implication de soldats FACA dans des actes criminels remet en question leur engagement à respecter les droits de l’homme. Les opérations de vol, de braquage et de pillage auxquelles ils ont participé ont non seulement violé les droits des victimes, mais ont également sapé la confiance de la population civile envers l’armée nationale. Les autorités doivent prendre des mesures sérieuses pour rétablir la confiance et veiller à ce que de tels incidents ne se reproduisent pas à l’avenir.

 

En résumé, l’arrestation des neuf soldats FACA pose des questions essentielles sur la formation, la supervision et la responsabilité au sein de l’armée centrafricaine. Elle révèle également des lacunes dans le respect des droits de l’homme et souligne l’importance cruciale de restaurer la confiance de la population envers les forces de sécurité. Les autorités doivent agir rapidement pour enquêter sur cet incident et prendre des mesures concrètes afin d’éviter de futures dérives criminelles au sein de l’armée.

 

Il y’a lieu de noter que la situation à Bouar et dans ses environs met en lumière un problème alarmant de criminalité au sein de l’armée nationale centrafricaine. Les actes de braquage et de vol perpétrés par les soldats FACA en collaboration avec les mercenaires russes du groupe Wagner soulèvent des questions sur la sécurité de la population civile et l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes. L’arrestation de neuf soldats FACA ne fait que mettre en évidence l’ampleur du problème et les lacunes dans la formation et la discipline au sein de l’armée. Des mesures doivent être prises de toute urgence pour restaurer la confiance de la population et garantir sa sécurité.

 

Par Gervais Lenga

 

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Le régime de Faustin Archange Touadéra : quand la justice devient une arme de musellement de l’opposition

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Le régime de Faustin Archange Touadéra : quand la justice devient une arme de musellement de l’opposition

 

Centrafrique.org/drame-a-locrb-un-detenu-victime-de-torture-des-mercenaires-russes-decede-en-plein-tribunal/le-magistra-benoit-narcisse-foukpio-procureur-de-la-republique-pres-tgi-bangui/” rel=”attachment wp-att-70682″ data-wpel-link=”internal”>Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui
Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – Le régime du président putschiste Faustin Archange Touadera  continue de faire des vagues avec ses manœuvres pour écraser l’opposition et maintenir son emprise sur le pouvoir. La dernière farce juridique mise en scène par son gouvernement est une tentative désespérée de faire taire un député de l’opposition, M. Dominique Yandocka, en le traînant devant les tribunaux sur des allégations de complot et de coup d’État. Le tout, bien sûr, sous le prétexte d’une prétendue enquête préliminaire.

 

Une enquête préliminaire à sens unique

 

Selon le procureur de la République, les premières investigations ont révélé que M. Yandocka aurait eu des discussions avec un groupe de personnes bien identifiées, dans le but de mobiliser de l’argent et d’acheter des équipements militaires en vue de renverser le gouvernement. On nous demande de croire que ce député aurait secrètement mobilisé une armée de poche, probablement composée de licornes et de lutins, pour s’emparer du pouvoir. Mais où sont donc passés les preuves tangibles de cette incroyable accusation ?

 

La “fragrance” de l’injustice

 

Le procureur Foukpio tente de justifier cette arrestation en se référant à l’article 105 de la constitution de 2023, qui permet d’arrêter un député en flagrant délit sans l’autorisation de l’Assemblée nationale. Cependant, il omet de mentionner que cette disposition est conçue pour des cas de crimes graves commis en flagrance, et non pour des suppositions tirées par les cheveux.

 

Manipulation des faits judiciaires ?

 

L’interview du procureur ne fait que renforcer les doutes quant à la manipulation de la justice à des fins politiques. Malgré l’absence de preuves concrètes, le député Yandocka est retenu en détention, et les personnes avec lesquelles il aurait conspiré restent en liberté. Cette incohérence flagrante suggère une utilisation sélective du droit pour éliminer les voix dissidentes.

 

L’immunité parlementaire en question

 

Le fait que M. Yandocka ait été arrêté alors qu’il bénéficie de l’immunité parlementaire soulève également des questions sur le respect des droits fondamentaux. L’accès à son domicile sans avocat et la perquisition effectuée sans mandat sont autant de violations présumées de ses droits. Tout cela dans un pays où la justice devrait être un pilier fondamental de la démocratie.

 

L’affaire de M. Dominique Yandocka est un exemple tristement éclairant de la manière dont certains régimes utilisent la justice pour museler l’opposition politique et écraser toute voix discordante. Dans une véritable démocratie, le débat politique devrait se dérouler dans les assemblées législatives, et non pas dans les tribunaux. Il est grand temps que la République Centrafricaine rétablisse la justice et la démocratie, au lieu de les utiliser comme outils de répression politique.

 

Par Gisèle MOLOMA

Directeur de publications

 

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Les mercenaires russes du groupe Wagner : un cauchemar ininterrompu en Centrafrique

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Les Mercenaires russes du groupe Wagner : un cauchemar ininterrompu en Centrafrique

 

Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie
Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie

 

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – Depuis trop longtemps, la Centrafrique subit les méfaits des mercenaires russes du groupe Wagner, une présence indésirable qui ne cesse d’envenimer la situation dans le pays. L’incident récent au camp de Roux en est la preuve la plus récente et la plus choquante. Les habitants du centre-ville de Bangui sont à nouveau traumatisés par les tirs assourdissants d’armes lourdes et légères qui ont résonné toute la nuit, causant un chaos inutile et laissant derrière eux un climat de terreur.

 

Ce comportement inacceptable des mercenaires russes du groupe Wagner est devenu une triste routine dans la vie des Centrafricains. Les habitants du centre-ville ont dû subir ces tirs intempestifs depuis des mois, les exposant à un stress constant et à des traumatismes psychologiques. Ces mercenaires semblent ignorer totalement les conséquences de leurs actes sur la population civile déjà durement éprouvée par des années de conflit.

 

Leur dernier acte de violence est d’autant plus révoltant que l’on apprend que plusieurs de leurs camarades mercenaires russes ont été blessés à Kaga-Bandoro la semaine dernière et ramenés à Bangui. Au lieu de montrer de la compassion envers leurs collègues, les Wagner ont réagi avec colère, intensifiant les tirs comme s’ils en tiraient une sorte de joie malsaine. Cette attitude est tout simplement inhumaine.

 

Les raisons derrière ces tirs ne sont que des spéculations, mais il est clair que la présence des blessés parmi les mercenaires russes a provoqué une réaction violente et incontrôlée. Cette situation met en évidence le manque total de discipline et de responsabilité au sein du groupe Wagner, qui opère en toute impunité en Centrafrique.

 

La présence des mercenaires russes du groupe Wagner dans le pays a transformé Bangui en un véritable cauchemar. L’anarchie règne en maître, et personne ne semble capable d’y mettre de l’ordre. Les autorités centrafricaines sont impuissantes face à ces mercenaires qui agissent en toute impunité, créant un climat d’insécurité permanent pour les citoyens ordinaires.

 

Il est grand temps que la communauté internationale prenne des mesures fermes pour mettre fin à cette présence nuisible en Centrafrique. Les mercenaires russes du groupe Wagner doivent être tenus responsables de leurs actions, et leur départ du pays doit être une priorité absolue. Les Centrafricains méritent enfin de vivre dans la paix et la stabilité, loin de la terreur imposée par ces mercenaires sans scrupules.

 

En réalité, les mercenaires russes du groupe Wagner ont une fois de plus montré leur mépris total pour la vie et la sécurité des Centrafricains. Leur comportement violent et incontrôlé ne peut être toléré plus longtemps. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour les chasser du pays et restaurer la paix dans une nation déjà meurtrie par des années de conflit. La Centrafrique mérite mieux que cela.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’armée centrafricaine en pleine décadence : entre vol d’armes et humiliation publique

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L’armée centrafricaine en pleine décadence : entre vol d’armes et humiliation publique

 

Centrafrique.org/ligote-a-terre-par-ses-freres-darmes-le-soldat-de-larmee-centrafricaine-faca-accuse-de-vol-de-leurs-armes-et-munitions-et-revendues-aux-peuls/” data-wpel-link=”internal”>Ligoté à terre par ses frères d'armes, le soldat de l'armée centrafricaine FACA, accusé de vol de leurs armes et munitions et revendues aux peuls
Ligoté à terre par ses frères d’armes, le soldat de l’armée centrafricaine FACA, accusé de vol de leurs armes et munitions et revendues aux peuls

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – Dans un acte choquant de dépravation morale, deux soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), dont l’un était un sous-officier, ont été accusés de vol d’armes et de munitions par leurs propres collègues militaires. L’issue de cette affaire a dévoilé une image alarmante de l’armée centrafricaine, secouant le pays tout entier et suscitant des interrogations sur l’état actuel de cette institution.

 

L’incident a débuté lorsque des vidéos virales ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant plusieurs militaires, dont un adjudant de l’armée, en train de brutaliser, ligoter et torturer publiquement un des deux soldats accusés de vol d’armes et des munitions de leurs camarades, dont un sergent-chef. Ces images dégradantes ont choqué les Centrafricains, laissant la question de la discipline et de la moralité au sein des FACA.

 

à terre, le soldat de l'armée centrafricaine FACA, accusé de vol et de reventes des armes de ses frères d'armes aux peuls
à terre, le soldat de l’armée centrafricaine FACA, accusé de vol et de reventes des armes de ses frères d’armes aux peuls

 

Dans cette scène humiliante, les deux suspects ont été violemment agressés et forcés à expliquer les raisons qui les ont poussés à commettre ce vol présumé. Le premier soldat, un caporal-chef, a expliqué désespérément qu’il était contraint de voler pour survivre, car les soldats n’ont plus reçu leur prime globale d’alimentation depuis une année entière. En outre, les barrages routiers qu’ils utilisaient pour extorquer de l’argent aux passagers ont été démantelés, les privant ainsi d’une source de revenus indispensable pour leur subsistance.

 

Pendant que le caporal-chef essayait de justifier son acte par la nécessité de survivre, le sergent-chef, quant à lui, demeurait stoïque. Cette scène, non seulement, a terni la réputation de l’armée nationale, mais elle a également mis en lumière l’incapacité des FACA à subvenir aux besoins de base de leurs membres, les poussant ainsi à des actes désespérés.

 

Plus troublant encore, une femme a avoué avoir acheté ces armes et munitions, pointant du doigt le sergent-chef comme étant celui qui les lui avait vendues. Elle a affirmé que ces armes étaient destinées à la sécurité de leur troupeau. Cette révélation a ajouté un niveau de complexité à l’affaire, suggérant que des éléments corrompus au sein des FACA pouvaient être impliqués dans un commerce illégal d’armes.

 

L’ensemble de cette affaire a laissé les Centrafricains se demander dans quelle mesure l’armée centrafricaine s’était dégradée. Des soldats volent des armes et des munitions pour les revendre au marché noir, tandis que d’autres sont prêts à humilier publiquement leurs collègues pour gagner une sorte de notoriété douteuse. Mais quel genre de héros sont-ils en train de devenir ?

 

Le tableau dressé par cette affaire est sombre et préoccupant pour la République centrafricaine. L’armée, censée être un pilier de la stabilité et de la sécurité nationale, semble être en train de s’effondrer sous le poids de la corruption, de la misère et du désespoir. La nation est à terre, et il est grand temps que des mesures sérieuses soient prises pour rétablir l’intégrité et la dignité au sein de l’armée centrafricaine, afin que le pays puisse avancer vers un avenir plus prometteur et plus juste.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Faustin Archange Touadera : Architecte d’une campagne de répression impitoyable

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Faustin Archange Touadera : Architecte d’une campagne de répression impitoyable

 

 

Touadera lors du lancement de l'année scolaire 2023 2024 à Bossembélé
Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 21 décembre 2023 (CNC) – Dans un nouvel acte de répression impitoyable, le régime de Faustin Archange Touadera continue de plonger la République centrafricaine dans l’obscurité de l’autocratie. L’enlèvement et la détention illégale du député Dominique Yandocka, président du parti le mouvement ITA et éminent membre de l’opposition démocratique, sont des preuves indéniables de la nature brutale du pouvoir en place. Pire encore, des rumeurs persistantes circulent concernant la possibilité d’un empoisonnement de l’opposant, et la famille de Dominique Yandocka pointe du doigt Faustin Archange Touadera comme responsable de cette situation alarmante.

 

Les faits sont choquants et dignes des régimes totalitaires les plus sombres de l’histoire. Il y a trois jours, des éléments de la gendarmerie, appuyés par les mercenaires du groupe Wagner, ont pénétré de force dans la maison de Dominique Yandocka, le soustrayant ainsi de son domicile sans ménagement, ni respect pour son immunité parlementaire. Cette action, qui évoque des méthodes de répression dignes d’une époque révolue, est la première pièce du sinistre puzzle que Faustin Archange Touadera semble construire pour maintenir son emprise sur le pays.

 

Pourtant, ce n’est que le début de ce cauchemar. Dominique Yandocka est actuellement détenu à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie à Bangui, dans des conditions d’isolement total, sans droit à la visite de sa famille ou de ses avocats. Cette détention arbitraire et inhumaine viole non seulement les principes les plus élémentaires des droits de l’homme, mais elle laisse également la porte ouverte à des abus de toutes sortes.

 

Le comble de l’horreur réside dans les rumeurs persistantes d’un empoisonnement imminent de l’opposant Dominique Yandocka. La famille de ce dernier, profondément préoccupée par la situation, tient Faustin Archange Touadera personnellement responsable de toute tragédie qui pourrait survenir. Les inquiétudes sont si graves que la sœur aînée de Dominique Yandocka, Madame Emma Judith Yandocka, a publiquement déclaré : “Si quelque chose arrive à mon frère, nous tiendrons pour responsable monsieur Faustin Archange Touadera.”

 

L’arrestation brutale de Dominique Yandocka et les conditions inacceptables de sa détention suscitent une condamnation unanime au sein de l’opposition centrafricaine. Cette arrestation n’est rien de moins qu’une stratégie d’intimidation mise en place par Faustin Archange Touadera pour étouffer toute voix critique dans le pays. Cela démontre clairement son mépris flagrant pour les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux du peuple centrafricain.

 

Le monde ne peut pas rester silencieux face à cette escalade de la répression en République centrafricaine. Il est impératif que la communauté internationale condamne fermement les actions de Faustin Archange Touadera et exige la libération immédiate de Dominique Yandocka. Le régime en place doit être tenu responsable de ses actes, et la justice doit prévaloir pour que la démocratie puisse enfin s’épanouir en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : l’accès à la justice à Bozoum entravé par une absence de personnel judiciaire

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Centrafrique : l’accès à la justice à Bozoum entravé par une absence de personnel judiciaire

 

Centrafrique.org/alerte-info-panique-a-bozoum-des-tirs-a-larme-lourde-sont-entendus-partout-dans-la-ville/brigade-de-la-gendarmerie-de-bozoum/” rel=”attachment wp-att-38978″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/brigade-de-la-gendarmerie-de-bozoum-450×379.jpg” alt=”Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC” width=”450″ height=”379″ />
Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – Bozoum, une petite ville située dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, fait face à un problème alarmant qui entrave la lutte contre l’impunité : l’accès à la justice est devenu une épreuve insurmontable pour ses habitants. Cette situation inquiétante a conduit à une prolifération de la justice populaire, laissant de nombreuses affaires en suspens et privant la population de son droit fondamental à la justice.

 

L’une des principales raisons de ce dysfonctionnement est l’absence totale du corps judiciaire dans la ville. Le président du tribunal, le procureur et le greffier en chef, qui sont essentiels au bon fonctionnement du système judiciaire, sont inexplicablement absents de Bozoum. Les habitants de la ville déplorent cette situation, car même lorsqu’ils se rendent au tribunal, les portes restent hermétiquement closes, et aucun procès n’a lieu.

 

Cette absence de personnel judiciaire a des conséquences graves sur la population locale. Les affaires en instance s’accumulent, laissant les victimes sans espoir de justice. Un exemple récent de cette situation est le cas de violence sexuelle qui s’est produit le mois passé. Bien que l’affaire ait été transférée au commissariat, l’absence de fonctionnement du tribunal signifie que cette affaire est restée sans suite jusqu’à aujourd’hui.

 

Les unités de police judiciaire se trouvent contraintes de traiter des affaires qui ne relèvent pas de leurs compétences, ce qui entraîne une surcharge de travail et une inefficacité dans le traitement des dossiers. La police judiciaire doit prendre des décisions qui devraient normalement être prises par le tribunal, et cela met en péril les droits des personnes en garde à vue, car les garanties légales ne sont pas respectées.

 

Lors d’une réunion avec les différentes couches sociales de Bozoum, le préfet de l’Ouham-Pendé, a vivement critiqué cette absence injustifiée du personnel judiciaire, soulignant que cela privait la population d’un accès à la justice. Il a également exprimé ses inquiétudes quant au processus de paix dans la région, car de nombreuses infractions ne peuvent pas être poursuivies en l’absence de magistrats compétents.

 

La situation est devenue si critique que la maison d’arrêt de Bozoum est aujourd’hui en ruine et ne peut plus accueillir de détenus depuis plusieurs années. Les dossiers de justice s’accumulent à la brigade de gendarmerie locale, mettant en évidence la nécessité urgente de rétablir les activités du tribunal.

 

La population de Bozoum est confrontée à une injustice flagrante en raison de l’absence du système judiciaire. Les habitants demandent instamment aux autorités de ramener le personnel judiciaire dans leur ville pour qu’ils puissent reprendre leurs fonctions essentielles. L’accès à la justice est un droit fondamental de chaque citoyen, et il est impératif que des mesures soient prises pour résoudre cette situation préoccupante à Bozoum.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Affaire Yandocka : le CRT dénonce l’instrumentalisation de la justice

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Affaire Yandocka : le CRT dénonce l’instrumentalisation de la justice

 

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Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine a récemment été le théâtre d’un événement troublant qui a suscité l’indignation au sein de la communauté nationale. La réaction du magistrat Bénoît Narcisse Foupio, Procureur général près du tribunal de grande instance de Bangui, pour justifier l’arrestation arbitraire et la détention illégale de l’honorable Dominique YANDOKA, député de la nation, a déclenché une vive réaction du Conseil de Résistance et de Transition (CRT) dans un communiqué que CNC a pu avoir une copie. Ce communiqué de presse du CRT, en date du 19 décembre 2023, soulève des préoccupations légitimes concernant la violation des droits fondamentaux et la justice instrumentalisée à des fins politiques.

 

Le CRT, dans son communiqué, conteste catégoriquement la justification de l’arrestation de Dominique YANDOKA telle qu’énoncée dans le communiqué du Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Le CRT qualifie cette arrestation arbitraire et la détention illégale qui en a découlé d’arbitraires, et il estime que le communiqué du Procureur est une tentative de justification a posteriori de ces actes inconstitutionnels.

 

Une des principales raisons de cette condamnation par le CRT est le retard dans la notification des motifs de l’arrestation à Monsieur Dominique YANDOKA. Selon le communiqué du Procureur, l’arrestation a eu lieu en flagrance, ce qui suppose que les motifs de l’arrestation devaient être immédiatement portés à la connaissance de l’accusé. Cependant, le fait que ces motifs n’aient été communiqués que cinq jours après l’arrestation, pourtant c’est en fragance selon le magistrat Bénoît Narcisse Foubio, auteur désigné de la poursuite, soulève des doutes sérieux quant à la légitimité de cette action. Le CRT affirme que cela témoigne d’une falsification dans le but de couvrir un abus de pouvoir manifeste.

 

De plus, le CRT insiste sur le fait que cette arrestation arbitraire et la détention subséquente violent les droits fondamentaux de toute personne arrêtée, comme le garantissent la loi centrafricaine, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ces droits comprennent le droit à être immédiatement informé des motifs de son arrestation, les droits de la défense et le droit à être immédiatement présenté à un juge. Le non-respect de ces droits constitue une violation grave des principes démocratiques et des normes internationales des droits de l’homme.

 

En réponse à ces préoccupations, le CRT demande avec force la libération immédiate et sans conditions de Dominique YANDOKA, qui a été illégalement arrêté et détenu. De plus, le CRT dénonce fermement l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique. Cette utilisation abusive du pouvoir judiciaire pour réprimer l’opposition politique est une menace pour la démocratie et l’état de droit en République centrafricaine.

 

En concluant son communiqué, le CRT rappelle au gouvernement centrafricain que le respect des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit sont des valeurs essentielles pour la stabilité et la prospérité du pays. Les actes d’arbitraire et de répression politique doivent être condamnés et corrigés pour préserver l’intégrité de la République centrafricaine et garantir un avenir meilleur pour tous les citoyens.

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Élections sous la nouvelle Constitution : La MINUSCA au service de l’illégalité et de l’injustice en Centrafrique

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Élections sous la nouvelle Constitution : La Minusca au service de l’illégalité et de l’injustice en Centrafrique

 

 

Remise d'un don de 20 véhicule par la Minusca au ministère de l'administation du territoire et aux autorités nationales des élections
Remise d’un don de 20 véhicule par la Minusca au ministère de l’administation du territoire et aux autorités nationales des élections. CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – L’annonce de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) concernant sa donation de 20 véhicules 4×4 de marque Nissan au ministère de l’Administration du Territoire et à l’Autorité Nationale des Elections semble être une tentative désespérée de légitimer un processus électoral profondément contestable. Cette décision, prise sous le prétexte d’appuyer les élections locales, ne fait que contribuer à la légalisation d’un coup d’État constitutionnel et à consolider le contrôle de forces obscures sur le pays.

 

L’information diffusée évoque justement la question des élections locales en République centrafricaine, mais il met en lumière les fraudes et le tripatouillage de la Constitution qui entourent ce processus. Organiser des élections sous la nouvelle constitution du 30 août 2023 revient à avaliser un coup d’État constitutionnel. Cette démarche discutable ne fait que valider la mainmise de la société paramilitaire russe Wagner sur le pays, une force dont le rôle dans le pays est sujet à des préoccupations internationales.

 

En effet, il est essentiel de comprendre que la MINUSCA, en fournissant des véhicules pour ces élections qui sont loin de se tenir et qui sont déjà controversées, semble implicitement soutenir un processus qui risque de faire reculer la République centrafricaine de 50 ans en arrière jusqu’au régime du parti unique et une crise surtout sans fin dans le pays pouvant permettre aux responsables de rester contunier à travailler dans le pays. Cette action ne peut être interprétée que comme une approbation tacite du gouvernement central et de ses partenaires étrangers pour maintenir le statu quo, au mépris des principes fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme.

 

Le directeur de la division électorale de la MINUSCA, Arsène Bagidi, évoque le renforcement de la mobilité des institutions chargées des élections pour rapprocher ces organes de la population. Cependant, l’ironie réside dans le fait que ces élections ne sont ni inclusives, ni équitables, ni transparentes, ni suffisamment sécurisées. Au contraire, elles semblent être conçues pour favoriser les intérêts du pouvoir en place et de ses alliés internationaux.

 

La démocratie ne peut pas être consolidée à la base en République centrafricaine si les élections sont manipulées et que la constitution est modifiée pour servir les intérêts d’une minorité au pouvoir. La MINUSCA, en fournissant un soutien logistique à ce processus douteux, compromet sa propre crédibilité en tant qu’acteur censé favoriser la paix et la stabilité dans le pays.

 

En réalité, l’initiative de la MINUSCA de fournir des véhicules pour les élections locales en République centrafricaine semble être une triste farce. Elle ne fait que cautionner les fraudes et le tripatouillage constitutionnel, tout en contribuant à la consolidation du pouvoir de forces étrangères. Il est temps que la communauté internationale prenne conscience de l’urgence de la situation et exige un processus électoral véritablement démocratique et transparent pour le peuple centrafricain.

 

 

Par Anselme Mbata

 

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La MINUSCA Renouvelle son Soutien à la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique

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La Minusca Renouvelle son Soutien à la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique

 

La MINUSCA Renouvelle son Soutien à la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique

 

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – Dans un geste de soutien crucial, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a remis une lettre de réengagement financier à la Cour Pénale Spéciale (CPS) en présence du ministre de la Justice. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre du mandat de la MINUSCA, témoignant de son engagement envers la justice nationale et internationale, la lutte contre l’impunité et l’état de droit. Le montant de l’appui financier de la MINUSCA à la CPS pour l’année 2023-2024 s’élève à environ 5 millions de dollars.

 

Lors de la cérémonie qui s’est déroulée à Bangui le 19 décembre 2023, le Président de la Cour Pénale Spéciale, Michel Landry LOUANGA, a prononcé une allocution, saluant l’engagement continu de la MINUSCA envers la CPS. Il a rappelé que ce soutien financier avait contribué de manière significative à la création, à l’opérationnalisation et au bon fonctionnement de la Cour, tout en favorisant la lutte contre l’impunité et la restauration de l’État de droit en République Centrafricaine. Monsieur LOUANGA a également lancé un appel à tous les partenaires pour renouveler leur soutien à la Cour.

 

La représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a souligné l’importance de l’appui financier continu de la MINUSCA à la CPS, qui constitue un pilier essentiel de leur collaboration. Elle a rappelé que la MINUSCA avait contribué à hauteur de plus de 38 millions de dollars américains au total, avec une contribution de près de 4,9 millions de dollars américains pour l’année budgétaire 2023-2024. La lettre de réengagement de la MINUSCA témoigne de son engagement à coordonner et mobiliser un soutien bilatéral et multilatéral accru en faveur du bon fonctionnement de la CPS.

 

Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, a également pris la parole lors de la cérémonie, saluant le partenariat solide entre le gouvernement centrafricain et la MINUSCA. Il a souligné que la lutte contre l’impunité était l’une des priorités du gouvernement, visant à réconcilier les communautés centrafricaines et à tourner la page du chaos. Le ministre a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers, ainsi que les organisations internationales, pour leur soutien à la CPS.

 

En un mot, cette cérémonie de réengagement financier de la MINUSCA à la Cour Pénale Spéciale de la République centrafricaine démontre l’engagement continu de la communauté internationale envers la justice, la lutte contre l’impunité et la promotion de l’état de droit dans le pays. Elle représente un pas important vers la réconciliation nationale et la stabilité dans le pays.

 

Par Anselme Mbata

 

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Arrestation arbitraire du député Yandocka, réaction de Bertin Béa

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Arrestation arbitraire du député Yandocka, réaction de Bertin Béa

 

 

Centrafrique.org/bertin-bea-500×505/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Bertin-Bea-500×505-1-446×450.jpg” alt=”Bertin Béa 500×505″ width=”446″ height=”450″ />
Bertin Béa , Premier vice-Président du parti KNK

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – Le 15 décembre 2023, dans les premières heures du matin, Ephrem Dominique YANDOCKA, Député de la Nation en République centrafricaine, a été arrêté de manière arbitraire à son domicile. Cette arrestation, effectuée de manière illégale et violente, a choqué l’opposition politique du pays et suscité une vive réaction de la part de Bertin Béa, le Premier Vice-Président du parti politique KNK (Kwa Na Kwa). Dans un communiqué de presse publié le 18 décembre 2023, Béa dénonce fermement cette arrestation et les agissements du régime en place.

 

Ephrem Dominique YANDOCKA, également Premier secrétaire général et chef du parti politique “Initiative pour une Transformation par l’Action” (ITA), jouissait de l’immunité parlementaire, ce qui rend son arrestation d’autant plus choquante et illégale. Selon le communiqué de Bertin Béa, cette arrestation arbitraire fait suite à une décision disciplinaire prise à l’encontre de YANDOCKA et de deux autres députés le 8 décembre précédent, réduisant leurs indemnités de deux tiers en raison de leur absence prolongée des séances et commissions de l’Assemblée Nationale.

 

Ce communiqué souligne également les contradictions du régime en place en République centrafricaine, dirigé par le Chef de l’État illégitime. Le 1er décembre, ce dernier appelait tous les compatriotes, y compris l’opposition, à “regagner la patrie” et prétendait ne pas avoir l’intention de “fermer l’espace politique à l’opposition ou à la société civile”. Pourtant, l’arrestation d’Ephrem Dominique YANDOCKA et d’autres actions répressives récentes semblent aller à l’encontre de ces déclarations.

 

Le communiqué de Bertin Béa appelle à plusieurs actions importantes. Tout d’abord, il exprime la solidarité de l’opposition avec les députés membres de l’opposition et demande la libération immédiate de l’Honorable député YANDOCKA sans conditions, ainsi que le rétablissement de leurs droits à indemnités. Ces mesures s’ajoutent aux nombreuses autres préoccupations soulevées par l’opposition concernant la situation politique en Centrafrique.

 

Le communiqué met également en lumière le rôle de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) et sa cheffe, Valentine RUGWABIZA. Béa accuse la MINUSCA de mettre en œuvre une politique de “storytelling”, c’est-à-dire de raconter une histoire favorable à ses propres intérêts, souvent en déconnexion avec la réalité. Il affirme que la MINUSCA a laissé prospérer le “coup d’État constitutionnel” et n’a pas réussi à dénoncer les dérives du régime en place.

 

Enfin, le communiqué appelle à une intervention de la communauté internationale et souligne l’importance de la notion de “droit d’ingérence démocratique”, comme recommandé par le défunt Président français François Mitterrand. Il demande à l’ONU d’intervenir pour dénoncer les dérives dictatoriales en République centrafricaine et exiger la libération immédiate de l’honorable député Ephrem Dominique YANDOCKA.

 

Cette déclaration de Bertin Béa met en lumière les défis politiques et les préoccupations de l’opposition en République centrafricaine, tout en appelant la communauté internationale à prendre des mesures pour mettre fin à la répression et à l’arbitraire du régime en place.

 

Par la rédaction du CNC

 

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République Centrafricaine,Tchad et Cameroun : bilan d’un an et demi de transhumance apaisée

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République Centrafricaine,Tchad et Cameroun : bilan d’un an et demi de transhumance apaisée

 

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Photo à la fin de la réunion du ministre chef rebelle Hassan Bouba aux éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré

 

 

Bangui, 20 décembre 2023 (CNC) – Depuis le début de la semaine, la République Centrafricaine, le Tchad et le Cameroun se penchent sur l’évaluation de leur plan d’action relatif à la transhumance frontalière et ses implications sécuritaires. Ce plan d’action, adopté en mars 2022 à Ndjamena au Tchad, est le fruit d’une collaboration entre ces trois pays, soutenue par le Centre pour le Dialogue Humanitaire. Après un an et demi de mise en œuvre, il est temps de faire le bilan des avancées et des défis à relever pour favoriser une transhumance frontalière apaisée.

 

Des progrès significatifs ont déjà été enregistrés, comme l’a souligné Augustin Kula, conseiller politique au Centre pour le Dialogue Humanitaire. Il est essentiel de noter les avancées tant du côté tchadien que centrafricain, car la collaboration entre ces deux parties est cruciale pour la réussite du plan d’action.

 

Fatemeh Kodbé, secrétaire d’État à l’élevage et à la production animale du Tchad, met en avant l’importance du dialogue permanent entre agriculteurs et éleveurs pour réduire les conflits. Elle souligne que les agriculteurs et les éleveurs ont élargi leurs activités, devenant parfois les deux à la fois. Ainsi, la communication continue entre ces deux groupes est essentielle pour prévenir les tensions et progresser vers les objectifs fixés.

 

Pour atteindre ces objectifs, un plan directeur d’aménagement du territoire prévoit la création de quatre couloirs de transhumance en République Centrafricaine. Cependant, le défi majeur reste le respect de ces couloirs de transhumance. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) s’implique activement pour promouvoir une transhumance pacifique, comme en témoignent les récentes sensibilisations menées dans les localités de Yongoro et Beya, près de Bouar. Cette initiative vise à prévenir les violences communautaires résultant de la transhumance.

 

Rodrigo Babel-Dimbele, chef de sub-bureau FAO à Boire, rappelle l’importance de ne pas céder à la panique en cas de conflit. Il encourage les populations à s’appuyer sur les comités locaux de gestion de transhumance pour résoudre les différends de manière pacifique. Les éleveurs, quant à eux, sont appelés à respecter les couloirs de transhumance définis.

 

Idriss  Amadou, représentant des éleveurs, insiste sur l’implication des autorités locales dans la délimitation des couloirs de transhumance et des zones de culture. Cette collaboration vise à favoriser l’harmonie entre agriculteurs et éleveurs.

 

Les agriculteurs, de leur côté, pressent le gouvernement pour une délimitation rapide des zones en question. Clément Théodore Dimanche, chef du village Penderebafago, souligne le besoin de la présence régulière des agents de l’agriculture et d’organisations telles que l’ACDA (Agence Centrafricaine pour le Développement de l’Agriculture) et la FAO sur le terrain pour mieux comprendre les problèmes auxquels les agriculteurs sont confrontés.

 

Les conflits traditionnels entre éleveurs et agriculteurs alimentent les violences intercommunautaires en République Centrafricaine. Dans ce contexte, la FAO prévoit d’impliquer la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine), l’ACDA et la FNEC (Fédération nationale des éleveurs) pour renforcer la collaboration et améliorer les rendements agricoles, tout en favorisant la coexistence pacifique entre les communautés locales.

 

En définitif, l’évaluation en cours du plan d’action sur la transhumance frontalière en Afrique centrale montre des avancées encourageantes, mais aussi des défis à surmonter. La clé du succès réside dans le dialogue constant, le respect des couloirs de transhumance et la collaboration entre les parties prenantes, avec l’objectif ultime d’assurer une cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs dans la région.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Application 1win au Cameroun

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Application 1win au Cameroun

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1win s’engage à offrir à ses utilisateurs un environnement sûr pour profiter de leurs jeux mobiles préférés. Ses serveurs sont protégés par une technologie de cryptage de pointe, qui protège toutes les données des joueurs contre les tentatives de piratage et autres activités dangereuses. De plus, toutes les transactions sont effectuées via des canaux de paiement sécurisés, garantissant que les dépôts et les retraits sont toujours sécurisés.

 

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Téléchargement de l’application sur iOS

Installer l’application 1win sur un smartphone iOS au Cameroun est une procédure simple qui peut être réalisée en quelques minutes.

 

  1. Pour commencer, lancez l’App Store sur votre appareil iOS. Recherchez « 1win » et touchez le résultat 1win pour afficher sa page. Pour commencer le téléchargement et l’installation de l’application, appuyez sur le bouton Obtenir.
  2. Si vous ne l’avez pas déjà fait, vous serez invité à vous connecter à votre identifiant Apple une fois le téléchargement terminé. Acceptez les conditions d’utilisation et entrez votre mot de passe. Une fois cette étape terminée, l’installation de 1win commencera immédiatement.
  3. Ensuite, vous devez suivre une procédure d’inscription rapide dans 1win. Cela se fait en remplissant un bref formulaire contenant des informations de base telles que votre nom, votre adresse e-mail et les données de vérification de votre âge (nécessaires au Cameroun). Une fois tous les champs obligatoires renseignés, touchez « S’inscrire » pour terminer la procédure.
  4. Après cela, vous serez invité à configurer les options de paiement pour les dépôts sur les comptes 1win (qui nécessitent également une documentation KYC). Vous êtes maintenant prêt à utiliser 1win après avoir saisi vos informations de paiement.
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Téléchargement de l’application sur Android

Vous pouvez télécharger l’application depuis le site officiel après avoir fourni l’accès sur votre téléphone mobile. Pour ce faire, ouvrez les paramètres et autorisez l’installation d’applications provenant de sources inconnues. Suivez ensuite les instructions ci-dessous pour télécharger.

 

  1. Allez sur le site 1win Cameroun. Pour les utilisateurs d’Android, vous pouvez trouver l’option Télécharger sur le site.
  2. Pour Android, cliquez sur le bouton « Télécharger » et un lien de téléchargement sera fourni. Téléchargez le fichier sur votre appareil.
  3. Ouvrez le fichier téléchargé et cliquez sur le bouton “Installer”. Cela lancera la procédure d’installation.
  4. Une fois terminé, lancez l’application depuis l’écran d’accueil ou le tiroir d’applications. Vous devrez peut-être accorder l’accès aux contacts, aux photos, aux médias, etc. Autorisez ces autorisations si nécessaire afin de continuer à utiliser 1win sur votre smartphone Android.
  5. Créez votre profil 1win en vous inscrivant ou en vous connectant avec les détails de votre compte actuel si vous en avez un. D’autres réseaux sociaux tels que Facebook ou Gmail peuvent également être connectés pour un processus d’inscription plus rapide.
  6. Après vous être inscrit ou connecté, vous pouvez commencer à explorer les fonctionnalités de 1win et les utiliser comme vous le souhaitez.

Méthodes de payement

Les utilisateurs du Cameroun peuvent utiliser diverses options de paiement pour effectuer des transactions sur l’application 1win. Les cartes de crédit et de débit MasterCard, Visa et American Express sont acceptées sur le site. Les utilisateurs peuvent également payer en utilisant des services de portefeuille en ligne tels que Paytm et Amazon Pay. Ces portefeuilles simplifient et sécurise les paiements. De plus, les consommateurs peuvent effectuer des transactions rapides en utilisant des cartes prépayées proposées par les grandes banques ou d’autres organismes financiers.

 

L’application 1win fonctionne également avec les systèmes financiers compatibles UPI au Cameroun, tels que BHIM, PhonePe, Google Pay, PayPal, Mobikwik et autres. UPI, qui signifie Unified Payments Interface, est un système qui permet des transferts d’argent immédiats entre comptes bancaires. Avec cette méthode, un utilisateur n’a pas besoin de saisir ses informations personnelles, telles que son numéro de compte ou son code IFSC, à chaque fois qu’il effectue une transaction ; il suffit simplement de disposer de son adresse de paiement virtuelle, qui a été connectée à son compte bancaire.

Les paris sportifs

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L’application 1win utilise un nouveau concept connu sous le nom de « swaps », qui permet aux utilisateurs d’échanger des cotes sur différents marchés sportifs sans transférer d’argent réel entre comptes. Cette technique de swap permet aux parieurs de diversifier leurs risques sur de nombreux marchés ou d’utiliser les liquidités d’un marché pour soutenir un autre marché qu’ils préfèrent. Par exemple, si un utilisateur est sûr de ses prévisions pour une équipe spécifique lors d’un match de football, il peut parier sur les adversaires de cette équipe tout en participant à d’autres marchés où il peut être moins convaincu de ses prédictions.

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Au Cameroun, s’inscrire à 1win est un processus simple qui peut être accompli rapidement et sans effort. Voici les étapes pour vous inscrire :

 

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  4. Fournissez les documents requis tels qu’une pièce d’identité ou un passeport délivré par le gouvernement (pour les joueurs étrangers) ou des factures de services publics, des contrats de location (pour les résidents camerounais) pour vérifier votre identité.
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