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Centrafrique : La Crise qui Étouffe la Fête du Nouvel An

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Centrafrique : La Crise qui Étouffe la Fête du Nouvel An

 

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Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) –  Alors que le monde se prépare à célébrer la transition vers une nouvelle année, la République centrafricaine se trouve plongée dans une crise profonde, laissant peu de place à la joie et à la festivité. Dans cet article, nous allons explorer la situation actuelle en Centrafrique, où les citoyens font face à des difficultés économiques et sociales croissantes, tout en soulignant les perspectives et les controverses entourant la gestion du régime de Bangui.

 

Une Fête en Péril

 

À quelques heures de la fête du Nouvel An, l’ambiance en Centrafrique est loin d’être à la fête. Les rues qui étaient autrefois remplies de l’excitation des festivités sont aujourd’hui marquées par la morosité et la préoccupation. Les marchés et les quartiers, autrefois animés par la préparation de la célébration de fin d’année, sont désormais plongés dans une atmosphère de résignation.

 

Nicole, une commerçante de Bangui, incarne le sentiment généralisé de désespoir économique. Elle explique que les gens ne viennent plus acheter ses marchandises, la laissant sans moyens pour célébrer le Nouvel An. La crise économique qui sévit en Centrafrique a frappé durement la population, rendant la simple tâche de subsister un défi quotidien.

 

Divergence de Destinées

 

Pourtant, même dans cette atmosphère de désespoir, il existe des contrastes marquants. Florence et sa famille se préparent activement pour la fête, avec des projets de coiffure pour le 1er janvier et des prévisions pour un repas festif. Cela souligne le clivage économique qui règne en Centrafrique, où certaines familles parviennent à maintenir une certaine normalité tandis que d’autres luttent pour joindre les deux bouts.

 

Les commerçants du centre-ville de Bangui, quant à eux, se plaignent de ne pas pouvoir écouler leurs marchandises comme par le passé. La crise économique a fait chuter la demande des consommateurs, laissant les marchandises invendues sur les étagères. Cette situation contraste fortement avec les années précédentes, où les affaires étaient florissantes pendant la période des fêtes.

 

La Gestion du Régime de Bangui en Question

 

La crise économique qui étrangle la République centrafricaine soulève des questions sur la gestion du régime de Bangui. Le gouvernement est-il en train de prendre des mesures adéquates pour atténuer les souffrances de la population ? Les ressources du pays sont-elles gérées de manière transparente et efficace ?

 

Brigitte, une résidente du quartier Boy-Rabe à Bangui, témoigne de ses préoccupations et de ses efforts pour préparer la fête malgré les difficultés. Sa détermination contraste avec les problèmes financiers qui touchent de nombreux Centrafricains. Les citoyens se demandent si leur gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour remédier à la situation.

 

La Profité et l’Attention du Trésorerie

 

La Centrafrique est confrontée à des défis financiers complexes, notamment en raison des tensions politiques et de la sécurité qui ont prévalu dans le pays. Les fonds qui pourraient être investis dans le développement et l’amélioration des conditions de vie des citoyens sont parfois détournés vers des priorités moins transparentes telle que le financement des mercenaires du groupe Wagner.

 

Les salons de coiffure ne sont pas saturés à l’approche du Nouvel An, car de nombreuses personnes estiment que l’argent devrait être investi de manière plus judicieuse. Cette attitude témoigne de l’insatisfaction générale quant à la gestion des finances publiques et à la manière dont les ressources sont utilisées.

 

La République centrafricaine se prépare à entrer dans une nouvelle année, mais la crise économique et sociale qui sévit dans le pays jette une ombre sur les festivités. Les contrastes entre ceux qui se préparent pour la fête et ceux qui luttent pour subvenir à leurs besoins sont frappants. Cette situation met en lumière les questions cruciales sur la gestion du régime de Bangui et l’utilisation des ressources du pays.

 

Alors que les Centrafricains cherchent des réponses à leurs préoccupations, une chose est certaine : la crise qui règne en République centrafricaine ne peut plus être ignorée. Il est temps de prendre des mesures décisives pour résoudre les problèmes économiques et sociaux qui étouffent la population, afin que les futurs Nouvels An puissent être accueillis avec espoir et optimisme plutôt qu’avec résignation et inquiétude.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : Nouvel An sous Haute Surveillance Militaire – Mesure ou Mascarade ?

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Nouvel An sous Haute Surveillance Militaire – Mesure ou Mascarade ?

 

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le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine

 

 

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine se prépare à accueillir la nouvelle année sans la traditionnelle salve de canon. Si l’État-Major des Forces Armées avance des arguments de sécurité publique, cette décision est loin de faire l’unanimité, posant ainsi des questions cruciales sur la confiance envers les autorités militaires et sur la manière dont elles gèrent les festivités du réveillon.

 

Le Discours de l’État-Major : Restriction pour la Sécurité Publique

 

Selon le communiqué, la décision de ne pas tirer la salve de 21 coups de canon vise à éviter l’usage anarchique des armes de guerre pendant la période du réveillon, préoccupant ainsi la sécurité des personnes vulnérables, notamment les malades hospitalisés ou en convalescence. L’État-major prévoit également des sanctions sévères pour ceux qui enfreindraient cette mesure, qu’il s’agisse de détenteurs illégaux d’armes de guerre ou de personnes utilisant des pétards et autres explosifs.

 

Des Questions Émergent

 

L’annonce de l’État-major soulève des questions légitimes quant à l’efficacité de ces mesures. Tout d’abord, la population se demande si cette décision s’applique également aux Mercenaires russes du groupe Wagner, dont le comportement lors des réveillons précédents a été source de préoccupations. L’État-major a-t-il communiqué de manière similaire avec ces mercenaires pour garantir leur conformité ? Le manque de transparence sur cette question ne fait qu’ajouter au scepticisme généralisé.

 

De plus, les précédentes restrictions imposées par l’État-major au cours de réveillons précédents n’ont pas toujours été respectées par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) elles-mêmes. Il est donc légitime de se demander si l’État-major a la capacité réelle d’appliquer ces mesures au sein de ses propres troupes. Le communiqué n’offre pas de garanties tangibles à cet égard.

 

La Crise de Confiance

 

Ce communiqué intervient dans un contexte de méfiance croissante envers les institutions militaires en République Centrafricaine. Les rapports de violations des droits de l’homme, y compris par des membres des FACA, sont devenus monnaie courante. Les Centrafricains ont du mal à croire que l’État-major sera capable de faire respecter ces nouvelles mesures de manière équitable et efficace.

 

Le communiqué de l’État-major des Forces Armées Centrafricaines visant à annuler la salve de 21 coups de canon lors du réveillon du Nouvel An suscite des questions légitimes et soulève des préoccupations quant à sa mise en œuvre et à la crédibilité de l’État-major. Dans un climat de méfiance envers les autorités militaires, il est impératif que des mesures soient prises pour rétablir la confiance de la population envers les forces de sécurité nationales. Cette situation souligne l’importance d’une transparence accrue et de l’obligation de rendre compte des actions de l’État-major pour assurer une sécurité publique efficace et équitable en République Centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La Réalité Déconcertante des Routes de Bangui : Un Aveu Surprenant du Président de l’Assemblée Nationale

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La Réalité Déconcertante des Routes de Bangui : Un Aveu Surprenant du Président de l’Assemblée Nationale

 

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Tronçon Gobongo-Pk11 rebaptisé avenue des poussières principales

 

 

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, située au cœur de l’Afrique, est souvent le centre d’attention en raison de ses enjeux politiques, économiques et sociaux complexes. Récemment, une déclaration du Président de l’Assemblée nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, a suscité une grande controverse. Lors de la clôture de la deuxième session ordinaire de 2023 à l’Assemblée nationale, Sarandji a reconnu publiquement que les routes de la capitale, Bangui, étaient dans un état de dégradation avancée. Cette admission a jeté une lumière crue sur la réalité des infrastructures en République centrafricaine et a remis en question les affirmations précédentes du régime.

 

Routes délabrées : Une Révélation Choquante

 

Le moment choisi par le Président de l’Assemblée nationale pour reconnaître la dégradation avancée des routes à Bangui est significatif. Cette déclaration intervient après des années de dénégations de la part du gouvernement, qui accusait les critiques sur les réseaux sociaux de manquer de bonne volonté. La question qui se pose désormais est de savoir pourquoi cette admission a été faite à ce moment précis.

 

Les routes sont un élément vital de l’infrastructure d’un pays, affectant directement la qualité de vie de ses citoyens et l’économie nationale. La République centrafricaine, en reconnaissant enfin l’état déplorable de ses routes, doit faire face à des questions cruciales. Pourquoi les réparations n’ont-elles pas été entreprises plus tôt ? Quelles sont les raisons de cette dégradation ? Qui en est responsable ? Ces questions nécessitent des réponses claires et transparentes de la part du gouvernement.

 

La Loi des Finances 2024 : Un Retard Inquiétant

 

En plus de l’admission sur l’état des routes, la session de l’Assemblée nationale a été consacrée à l’examen et à l’adoption de la loi des finances pour 2024. Cependant, les élus de la nation ont déploré le fait que cette loi n’ait pas été présentée dans les délais constitutionnels. Elle a été soumise avec un retard de deux mois, ce qui constitue une violation des textes et des lois en vigueur.

 

Le respect des délais constitutionnels est essentiel pour assurer la stabilité financière et budgétaire du pays. Les retards dans l’adoption du budget peuvent entraîner des conséquences graves, telles que des perturbations dans les services publics et des incertitudes économiques.

 

Investissements dans l’Éducation, la Santé et les Infrastructures

 

Le Président Sarandji a également appelé le gouvernement à intensifier les efforts de renforcement des capacités dans les domaines de l’éducation et de la santé, avec le soutien des partenaires techniques et financiers. Ces domaines sont cruciaux pour le développement durable de la République centrafricaine, mais ils ont été confrontés à des défis majeurs au fil des ans.

 

En outre, l’état de dégradation du réseau routier dans la capitale et dans les provinces constitue un obstacle majeur à la circulation des personnes et des biens. Le gouvernement doit mobiliser davantage de ressources financières pour investir dans les infrastructures et améliorer la connectivité du pays. Cela pourrait stimuler le commerce, renforcer l’économie nationale et améliorer la qualité de vie de la population.

 

La déclaration du Président de l’Assemblée nationale sur la dégradation des routes de Bangui est un aveu surprenant qui a mis en lumière une réalité troublante en République centrafricaine. Cependant, cela ne suffit pas. Le gouvernement doit maintenant prendre des mesures concrètes pour réparer ces routes et respecter les délais constitutionnels en matière budgétaire.

 

L’investissement dans l’éducation, la santé et les infrastructures demeure essentiel pour l’avenir du pays. Les partenaires techniques et financiers doivent jouer un rôle clé dans cet effort. La République centrafricaine est confrontée à des défis complexes, mais elle a aussi un potentiel énorme. Il est temps que le pays fasse face à ces défis avec détermination et transparence, pour le bien de ses citoyens et de son avenir économique.

 

Par Anselme Mbata

 

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Les Vœux en Creux du Ministre de l’Agriculture : Quand l’Hypocrisie Se Cache derrière les Mots

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Les Vœux en Creux du Ministre de l’Agriculture : Quand l’Hypocrisie Se Cache derrière les Mots

 

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Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

 

 

La République Centrafricaine a besoin de solutions réelles, pas de discours creux.

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) – La fin de l’année 2023 a été marquée par une série de vœux émis par les ministres du gouvernement de Félix Moloua, semblant soudainement prendre conscience des défis réels auxquels sont confrontés les Centrafricains vivant dans les zones rurales et en arrière-pays. Alors que la souffrance de ce peuple a longtemps été ignorée, cette récente prise de conscience aurait pu être un tournant positif. Cependant, les mots du ministre de l’Agriculture, Mathieu Éric Rookosse Kamot, révèlent davantage l’hypocrisie gouvernementale que de véritables intentions de résoudre les problèmes.

 

Dans son discours du Nouvel An, le ministre de l’Agriculture a exprimé son souhait que les actions menées avec l’aide des Alliés et de la Minusca puissent ramener la paix dans le pays, en particulier dans les régions rurales. Il a évoqué la nécessité pour les populations déplacées de retrouver la quiétude afin de se consacrer à l’agriculture et contribuer à la croissance économique du pays. Il a également mentionné l’importance de faciliter l’accès au marché pour les produits agricoles, tout en soulignant le lien entre la qualité des aliments et la santé.

 

Ces paroles, en apparence louables, cachent cependant des réalités bien différentes. Tout d’abord, il est difficile de prendre au sérieux ces vœux émis par un gouvernement qui a fait preuve d’inaction chronique face à la crise humanitaire et aux conflits internes qui déchirent la République Centrafricaine depuis des années. Les Centrafricains ont entendu des promesses similaires à maintes reprises, mais les conditions sur le terrain n’ont guère changé.

 

En outre, le ministre Mathieu Éric omet de mentionner le rôle ambigu du gouvernement dans la situation actuelle. Les acteurs ruraux ont été victimes de violences et de déplacements en grande partie en raison de l’instabilité politique et des conflits qui persistent. Les autorités centrafricaines ont la responsabilité première de protéger leurs citoyens, mais elles ont souvent été accusées de ne pas agir avec la fermeté nécessaire.

 

Quant à l’accès au marché, les obstacles sont nombreux, notamment les infrastructures délabrées, les conflits armés qui entravent la circulation des biens, et la corruption qui gangrène les systèmes économiques et commerciaux. Les mots du ministre semblent déconnectés de ces réalités.

 

Enfin, la référence à la sécurité alimentaire mérite également d’être analysée. Si la qualité des aliments est effectivement cruciale pour la santé de la population, le gouvernement ne peut se dédouaner de sa responsabilité envers les Centrafricains en évoquant simplement ce problème. La sécurité alimentaire ne peut être atteinte sans un engagement réel en faveur de l’agriculture, de l’éducation et de la lutte contre la corruption.

 

En réalité, les vœux du ministre de l’Agriculture, Mathieu Éric Rookosse Kamot  , ressemblent davantage à des paroles en l’air qu’à un véritable engagement envers les Centrafricains qui souffrent. Les mots peuvent être puissants, mais ils ne sont que le premier pas vers l’action. Le gouvernement doit passer des promesses creuses à des mesures concrètes pour résoudre les problèmes qui touchent la République Centrafricaine. Les Centrafricains méritent mieux que des discours vides de sens.

 

Par Éric Azoumi

 

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Centrafrique : Projet Zanga Sanga,  Sensibilisation des Forces de l’Ordre pour Contrer le Braconnage

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Projet Zanga Sanga,  Sensibilisation des Forces de l’Ordre pour Contrer le Braconnage

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Dans-le-parc-de-Chinko-dans-le-Mbomou-450×253.jpg” alt=”Chinko à Bangassou” width=”450″ height=”253″ />
CopyrightDR

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) –  L’Afrique Centrale, connue pour sa biodiversité exceptionnelle, fait face à des défis cruciaux en matière de conservation de la faune et de la flore. Le projet Zanga Sanga s’est imposé comme un acteur clé dans cette lutte pour préserver les aires protégées de la région, en particulier en République centrafricaine. Ce projet mobilise les forces de l’ordre autour du Code de protection des aires protégées et de l’accord tripartite entre le Cameroun, le Congo et la République centrafricaine.

 

La Sensibilisation des Forces de l’Ordre

 

Le cœur du projet Zanga Sanga réside dans sa campagne de sensibilisation auprès des militaires, policiers, gendarmes et douaniers de Bayanga, une ville stratégique pour la préservation de la faune et de la flore. L’objectif est clair : protéger les espèces en danger et lutter contre le braconnage qui sévit dans la région. Cependant, le projet va plus loin en reconnaissant un fait troublant : la complicité potentielle de certains agents de forces de défense et de sécurité ainsi que des autorités locales dans des actes de braconnage au sein de leurs zones de conservation.

 

Gervais Pamungi, directeur adjoint des aires protégées de Zanga Sanga, souligne l’urgence de cette sensibilisation. Il s’agit non seulement de présenter les accords et les responsabilités des différents acteurs, y compris les forces de défense et de sécurité, mais aussi de mettre en lumière les nouvelles dispositions du nouveau Code de Gestion de la Faune et des Aires Protégées. La région fait face à des défis complexes en matière de conservation, et ces nouvelles dispositions visent à renforcer les mesures de protection.

 

Les Enjeux de la Conservation

 

La conservation de la faune et de la flore en Afrique Centrale est une entreprise difficile. La région est le foyer de nombreuses espèces menacées, notamment les éléphants de forêt, les gorilles et les pangolins. Cependant, le braconnage est un fléau qui met en péril ces trésors de biodiversité. Les braconniers ciblent ces espèces pour le commerce illégal de l’ivoire, des peaux et d’autres produits, alimentant ainsi un marché noir international lucratif.

 

Le projet Zanga Sanga intervient à un moment critique. La sensibilisation des forces de l’ordre est essentielle pour lutter contre le braconnage. Les militaires, policiers, douaniers, gendarmes et autorités locales ont un rôle crucial à jouer en tant que gardiens de la sécurité publique et protecteurs des aires protégées. Ils doivent être bien informés des accords en vigueur, des lois de protection de la faune et des nouvelles dispositions législatives pour mener à bien leur mission.

 

L’Implication du Projet Zanga Sanga

 

Le projet Zanga Sanga, financé par le WWF et d’autres partenaires, joue un rôle central dans la mise en œuvre du projet de conservation de la faune et de la flore dans la sous-préfecture de Bayanga. Il s’agit d’une initiative gouvernementale qui rassemble des ressources internationales pour lutter contre le braconnage et préserver les espèces menacées.

 

Le projet ne se limite pas à la sensibilisation des forces de l’ordre. Il implique également les militaires, policiers, douaniers, gendarmes nouvellement affectés et les autorités locales dans la lutte contre le braconnage. Les nouvelles dispositions du Code de Gestion de la Faune et des Aires Protégées sont présentées de manière à ce que tous les collaborateurs comprennent les responsabilités et les outils à leur disposition pour mettre fin au braconnage.

 

Le projet Zanga Sanga incarne l’engagement envers la préservation de la biodiversité en Afrique Centrale. La sensibilisation des forces de l’ordre est une étape cruciale dans la lutte contre le braconnage, mais elle ne s’arrête pas là. Les enjeux de la conservation de la faune et de la flore dans la région sont complexes, et le projet Zanga Sanga montre comment une initiative gouvernementale soutenue par des partenaires internationaux peut faire une différence significative.

 

Il reste cependant des défis à relever, notamment la nécessité de dissiper toute velléité de complicité au braconnage. La région doit également faire face à des pressions économiques et environnementales croissantes. En fin de compte, la protection de la biodiversité en Afrique Centrale repose sur une collaboration étroite entre les gouvernements, les forces de l’ordre, les organisations internationales et les communautés locales. Le projet Zanga Sanga est un exemple prometteur de cette collaboration, mais il reste du travail à faire pour garantir un avenir durable pour la faune et la flore de la région.

 

Par Bertrand Siri

 

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Béloko, un horrible assassinat d’un jeune tchadien par les soldats FACA traumatise la population locale

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Béloko, un horrible assassinat d’un jeune tchadien par les soldats FACA traumatise la population locale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/UN-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux-450×414.jpg” alt=”Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.” width=”450″ height=”414″ />
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – Le matin du jeudi 28 décembre 2023 restera gravé dans les mémoires de Béloko, une ville frontalière de la République centrafricaine (RCA) avec le Cameroun, pour les pires raisons possibles. Abakar Youssouf Hassan, un jeune Tchadien en quête d’une vie meilleure, a été froidement assassiné par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et les Mercenaires russes du groupe Wagner. Ce meurtre brutal met en lumière la barbarie au sein de l’armée centrafricaine et soulève des questions troublantes quant à la politique frontalière de la RCA.

 

Une mort injustifiée

 

Abakar Youssouf Hassan avait entrepris un voyage apparemment innocent depuis son pays natal, le Tchad, en passant par le Cameroun pour se rendre en RCA. Sa destination était Bangui, mais avant d’y arriver, il faut qu’il fasse des formalités administratives à la frontière. Cependant, cette journée anodine s’est transformée en un cauchemar inimaginable. Lorsqu’il a atteint le commissariat frontalier de Béloko, situé à seulement 2 kilomètres de la frontière, il était loin de se douter de la tragédie qui l’attendait.

 

Au commissariat, Abakar Youssouf Hassan a été soumis à un interrogatoire musclé par les policiers locaux. Ce qui aurait dû être une simple procédure de vérification des papiers a rapidement dégénéré en un drame sanglant. Les policiers ont appelé en renfort les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner pour intensifier l’interrogatoire. Le jeune homme a été arrêté et attaché violemment avec des cordes jusqu’au cou. Les soldats lui ont demandé s’il était un rebelle, mais Abakar Youssouf Hassan a affirmé qu’il ne l’était pas. Malheureusement, au fur et à mesure de l’interrogatoire, les soldats FACA et les mercenaires russes ont serré les cordes de manière impitoyable. Le jeune homme, privé d’air, a suffoqué et est décédé sous leurs yeux.

 

Un acte barbare et impitoyable

 

Le meurtre d’Abakar Youssouf Hassan est une illustration choquante de la brutalité qui règne au sein de l’armée centrafricaine, renforcée par la présence des mercenaires russes du groupe Wagner. Le jeune homme n’était qu’un individu en quête d’une vie meilleure, un réfugié en devenir, et sa vie a été brisée de manière inhumaine.

 

L’attitude des autorités centrafricaines suscite des interrogations profondes. Si la RCA souhaite restreindre l’entrée des ressortissants tchadiens sur son territoire, ne serait-il pas plus judicieux de l’annoncer publiquement plutôt que de recourir au meurtre silencieux de chaque Tchadien qui ose franchir la frontière centrafricaine . Cette tragédie met en évidence le manque de considération pour la vie humaine et la nécessité d’une réforme urgente au sein de l’armée centrafricaine.

 

Des questions troublantes

 

Au-delà de cette tragédie individuelle, cette affaire soulève des questions troublantes. La RCA a-t-elle vraiment conscience des centaines de milliers de ses compatriotes qui résident au Tchad ? Les autorités centrafricaines ont-elles réellement réfléchi aux conséquences de leurs actions ? Les relations entre les deux pays voisins ne sont-elles pas mises en péril par de tels actes de violence ?

 

Le meurtre brutal d’Abakar Youssouf Hassan à Béloko met en lumière la sombre réalité de la barbarie au sein de l’armée centrafricaine et l’impunité qui entoure de tels actes. La RCA doit prendre des mesures immédiates pour enquêter sur cet incident, traduire les coupables en justice et réformer en profondeur son armée pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. De plus, il est temps que la RCA examine sérieusement sa politique frontalière et son attitude envers les ressortissants étrangers. Le monde observe avec inquiétude, et la réputation de la RCA en dépend. Le moment est venu pour le pays de choisir entre la barbarie et la justice, entre l’obscurité et la rédemption.

 

Par Gervais Lenga

 

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Justice Manipulée, Démocrates Persécutés : Centrafrique en Crise, selon le BRDC

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Justice Manipulée, Démocrates Persécutés : Centrafrique en Crise, selon le BRDC

 

Deux leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Me Nicolas Tiangaye et Crépin Mboli-Goumba, lors d'un point presse ce 29 décembre 2023. CopyrightCNC
Deux leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Me Nicolas Tiangaye et Crépin Mboli-Goumba, lors d’un point presse ce 29 décembre 2023. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – L’année 2023 a marqué un tournant sombre pour la République centrafricaine. Le pays, déjà troublé par des années de conflits et d’instabilité, a connu une détérioration dramatique de sa situation politique, économique et sociale sous le régime du Président Faustin-Archange Touadera. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a tenu, ce vendredi 29 décembre 2023 à Bangui, une conférence de presse pour faire le bilan de cette année tumultueuse.

 

La Démocratie en Péril**

 

L’année 2023 a été qualifiée d’« annus horribilis » pour les démocrates et la démocratie en Centrafrique. Le BRDC accuse le Président TOUADERA d’avoir pris des mesures décomplexées pour consolider son pouvoir, au détriment des institutions démocratiques. L’une des actions les plus controversées a été la révocation de membres intègres de la Cour Constitutionnelle, ce qui a ouvert la voie à un referendum constitutionnel déclaré illégal par cette même cour. Le silence de la communauté internationale face à ces violations de la Constitution a suscité de vives critiques dans le pays.

 

La Justice Instrumentalisée

 

Le système judiciaire centrafricain est également au centre des préoccupations du BRDC. Les démocrates et les opposants politiques ont été confrontés à des procès controversés, évoquant les purges de l’époque stalinienne. Des individus tels que les Professeurs Gaston MANDATA NGUEREKATA et Jean-François AKANDJI-KOMBE ont été condamnés, suscitant des inquiétudes quant au respect des droits de la défense. L’arrestation du député Dominique YANDOCKA a également soulevé des questions sur le respect de l’immunité parlementaire.

 

Menaces et Intimidations

 

Le climat politique en Centrafrique est marqué par des menaces constantes contre les démocrates. Des appels au meurtre ont été lancés par des ministres contre les leaders de l’opposition, et même un appel au génocide avait été fait par un ministre conseiller du Président. Certains leaders de l’opposition, tels qu’Alexandre Ferdinand NGUENDET, Martin ZIGUELE et Anicet Georges DOLOGUELE, ont été contraints de prendre le chemin de l’exil pour échapper à la persécution.

 

Incohérences Diplomatiques

 

Sur le plan diplomatique, la Centrafrique semble osciller entre des alliances contradictoires. Le Président TOUADERA a été vu solliciter le soutien du monde occidental après avoir montré des signes de rapprochement avec la Russie et Wagner. Les récentes controverses entourant l’arrivée d’un groupe de sécurité privée américain soulignent la confusion qui règne dans la politique étrangère centrafricaine.

 

Fragilité Militaire et Situation Financière Précaire

 

En matière militaire, la Centrafrique n’a pas réussi à mettre en place une armée capable de défendre son intégrité territoriale, dépendant plutôt de groupes étrangers tels que Wagner, l’armée rwandaise et la MINUSCA. Cette dépendance a entraîné des pertes importantes en termes de ressources naturelles et de vies humaines.

 

La situation financière est tout aussi alarmante, avec des entreprises qui ferment leurs portes en raison du manque de sécurité juridique et judiciaire nécessaire aux investissements. Les caisses de l’État sont vides, laissant les citoyens dans une situation de pauvreté croissante.

 

Pour le BRDC, l’année 2023 a été une année de bouleversements majeurs pour la République centrafricaine. La démocratie semble en péril, avec des institutions affaiblies, une justice contestée et des menaces constantes contre les démocrates. La diplomatie centrafricaine est marquée par des incohérences, tandis que la situation militaire et financière du pays suscite des préoccupations.

 

Face à cette situation sombre, l’opposition démocratique rejette la nouvelle Constitution et refuse de participer aux élections locales prévues en 2024. La communauté internationale est interpellée pour mettre fin à la crise en Centrafrique. L’avenir de ce pays déchiré par la violence reste incertain, mais l’espoir de restaurer la démocratie demeure, porté par ceux qui luttent pour un changement positif.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Le Blé Russe en RCA : Une Aide Humanitaire Qui Tourne à la Mafia au Cameroun

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Le Blé Russe en RCA : Une Aide Humanitaire Qui Tourne à la Mafia au Cameroun

 

 

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Touadera et Poutine

 

L’arrivée d’une cargaison de blé russe destinée à la République Centrafricaine (RCA) au port de Douala suscite actuellement une controverse majeure. Ce geste soi-disant humanitaire du Kremlin, prévu pour aider le peuple centrafricain en partageant gracieusement 200 000 tonnes de blé, est devenu le centre d’une affaire qui soulève des questions éthiques, diplomatiques et économiques. Cette affaire, révélée par le journal camerounais Éco Matin, met en lumière des pratiques douteuses impliquant le pouvoir de Bangui et des industriels camerounais.

 

La Demande Troublante

 

La situation a pris une tournure controversée lorsque le Directeur Général des Douanes de la RCA a sollicité l’autorisation de vendre cette cargaison de blé aux entreprises camerounaises spécialisées dans la transformation du blé. Cette demande a été adressée à son homologue camerounais, Fongod Edwin Nuvaga, qui a donné son accord sous certaines conditions. Cependant, ces conditions soulèvent de sérieuses préoccupations.

 

Conditions Inquiétantes

 

Fongod Edwin Nuvaga a établi des conditions, dont la production d’une caution diplomatique de l’Ambassade de la RCA au Cameroun, la vente locale du blé aux entreprises camerounaises en exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), et l’expédition de la farine en République Centrafricaine sans acquittement de la TVA. Ces conditions visent à bénéficier des exonérations douanières prévues par l’Ordonnance du président de la République du 07 mars 2008, suspendant le paiement des droits et taxes de douane à l’importation de certains produits de première nécessité, dont le blé.

 

L’Opposition des Meuniers Camerounais

 

Cette affaire a suscité l’opposition des meuniers camerounais regroupés au sein du Groupement des industries meunières du Cameroun (Gimc). Ils considèrent que vendre ce blé gracieusement offert par la Russie aux industriels camerounais avec les mêmes conditions que le blé destiné au marché camerounais équivaudrait à de la fraude fiscale. Ils soulignent que le Cameroun financerait ainsi gratuitement l’économie centrafricaine, sans aucun remboursement.

 

Une Alternative Proposée

 

Le Gimc propose une alternative plus éthique. Au lieu d’acheter le blé pour ensuite le revendre, les meuniers camerounais souhaitent jouer le rôle de transformateur du blé russe pour le profit de la RCA. Ils sont prêts à accompagner la RCA dans le processus de transformation de cette denrée, plutôt que de la traiter comme un simple client. Cela éviterait au Cameroun de subir des moins-values fiscales en laissant passer une marchandise qui n’est pas destinée à la consommation locale.

 

Implications Économiques

 

La capacité totale d’écrasement de blé par les minoteries camerounaises est estimée à 4600 tonnes par jour, ce qui signifie que les 50 000 tonnes de blé destinées à la RCA représentent seulement 11 jours de production de farine pour le marché local. Comparativement au volume d’importations, les meuniers camerounais ont importé 890 000 tonnes en 2022, ce qui rend cette affaire encore plus problématique sur le plan économique.

 

Cette affaire du blé russe en RCA révèle les pratiques douteuses du pouvoir de Bangui et des industriels camerounais. Elle pose des questions éthiques et économiques importantes, et met en lumière les enjeux liés à l’aide humanitaire et à la transparence dans les relations économiques entre pays africains. Il reste à voir comment cette situation évoluera et si une solution plus équitable sera trouvée pour le bénéfice du pouvoir de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

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Télévision centrafricaine : Quand un poisson d’avril des années 90 devient une réalité en 2023

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Télévision centrafricaine : Quand un poisson d’avril des années 90 devient une réalité en 2023

 

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Bangui, 29  décembre 2023 (CNC) – Il est dit que la réalité dépasse parfois la fiction, et en République centrafricaine, une anecdote vieille de plus de 40 ans en est la preuve flagrante. À une époque où le monde était bien différent, où l’information ne se diffusait pas à la vitesse de la lumière grâce à internet, un journaliste avait joué un tour bien particulier à son public, faisant preuve d’un sens de l’humour avant-gardiste. Lequel ?

 

Un poisson d’avril qui a prédit le futur

 

Nous sommes en 1990-1991, à l’aube des années 90, une époque où la République centrafricaine était bien éloignée de l’ère numérique dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Un matin du 1er avril, un journaliste, avant de présenter le journal à la télévision centrafricaine, fit un geste aussi anodin qu’intriguant : il essuya son costume comme si des gouttes d’eau tombaient du plafond. Il marqua une pause, regarda vers le haut, puis annonça que la toiture du bâtiment de la télé laissait filtrer la pluie. Un moment de perplexité et d’incompréhension s’installa, jusqu’à ce qu’il révèle le véritable objectif de cette mise en scène : un simple poisson d’avril.

 

La toiture qui fuit en 2022

 

La plaisanterie qui fit sourire les Centrafricains en 1990-1991 prit une dimension tragique en 2022-2023. La toiture du bâtiment de la télévision centrafricaine, un batiment en étage, autrefois une farce, devient désormais une réalité. Les gouttes d’eau tombaient non seulement sur les appareils, mais également sur les journalistes, trempant tout ce qui se trouvait à l’intérieur du bâtiment. Pourtant, dans cette situation, les priorités des autorités semblaient bien décalées.

 

L’inquiétante beauté extérieure

 

Comment expliquer que face à une toiture qui fuit, l’attention se porte sur l’aspect extérieur du bâtiment ? Au lieu de résoudre le problème structurel, le ministre Serge Ghislain Djorie et le gouvernement ont préféré ajouter des vitres pour embellir l’édifice à coût des millions de franc CFA. Une belle façade cachant une réalité bien moins attrayante à l’intérieur. Cette stratégie rappelle les tactiques de dissimulation utilisées par certains pays, dont la Russie, connue pour son penchant pour l’illusion.

 

La Russie et ses leçons de maquillage

 

La Russie est réputée pour sa capacité à embellir la réalité, à tromper les gens par des apparences flatteuses. Pourtant, les conséquences de cette approche sont palpables : malgré ses 7000 ans d’existence, la Russie demeure un pays confronté à des problèmes économiques persistants. Mentir et masquer les problèmes n’ont fait que maintenir le pays dans une situation précaire.

 

Un avenir incertain à la télévision centrafricaine

 

À l’heure actuelle, la situation à la télévision centrafricaine est alarmante. Non seulement la toiture fuit, mais il y a également une pénurie de journalistes professionnels. Le ministre Djorie, depuis sa prise de fonction à la tête du ministère de la communication, a renvoyé les pigistes expérimentés ainsi que les stagiaires pour les remplacer par de jeunes recrues sans formation, incapables de rédiger correctement un article. Le résultat est une pléthore de personnel à la télévision sans tâche précise.

 

Il y’a lieu de noter que la situation à la télévision centrafricaine est préoccupante à bien des égards. Au-delà de la toiture qui fuit et de l’apparence extérieure trompeuse, il est nécessaire de se poser des questions essentielles. Comment un poisson d’avril des années 80 peut-il devenir une réalité si amère en 2023 ? Quelles sont les véritables priorités des autorités ? La quête de l’apparence extérieure l’emportera-t-elle toujours sur la résolution des problèmes structurels ? Et quelle leçon peut-on tirer de la Russie en matière de tromperie et de masquage de la réalité ? Une chose est certaine : la télévision centrafricaine a besoin d’une réflexion approfondie et de mesures urgentes pour retrouver sa crédibilité et sa fonction d’informer le public de manière professionnelle.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Confusion des lois, désordre juridique : la Centrafrique plonge dans le chaos sous le régime de Faustin Archange Touadera

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Confusion des lois, désordre juridique : la Centrafrique plonge dans le chaos sous le régime de Faustin Archange Touadera

 

Le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera
Le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) –Depuis l’adoption précipitée de la nouvelle constitution orchestrée par Faustin Archange Touadera dans le but de s’accrocher au pouvoir et d’envisager un troisième mandat présidentiel, la Centrafrique est plongée dans un véritable chaos juridique. Cette manœuvre politique, teintée d’ambitions personnelles, a conduit le pays à un niveau de désordre sans précédent sur le plan légal, mettant en péril la stabilité de toute la nation.

 

La première aberration qui saute aux yeux est l’incroyable confusion qui règne entre les différentes lois en vigueur dans le pays. La nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera, loin de clarifier la situation, a plutôt semé la discorde en s’élevant au statut de code de procédure pénale, une première mondiale. Pendant ce temps, le véritable code pénal, qui devrait régir les questions juridiques cruciales, est resté en vigueur. Résultat : la Centrafrique est désormais confrontée à deux ensembles de lois parfaitement contradictoires.

 

Un exemple concret pour illustrer cette cacophonie légale, selon la nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera, le délai de garde à vue est fixé à 24 heures non renouvelables, une disposition jamais vue ailleurs dans le monde. En revanche, le code de procédure pénale actuel stipule que le délai de garde à vue peut être prolongé ou abrégé en fonction de la gravité de l’infraction. Cette incohérence flagrante crée un chaos juridique et rend impossible la gestion efficace de la justice dans le pays.

 

De plus, la nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera n’est pas en phase avec le code de nationalité centrafricaine actuel. Cette situation suscite des interrogations légitimes parmi les citoyens qui se demandent quelle loi prévaut réellement. Devant la justice, c’est la constitution qui prime, mais cette constitution souffre d’un sérieux problème de légitimité.

 

Faustin Archange Touadera, le président de la République lui-même n’a pas encore prêté serment sur cette nouvelle constitution, tandis qu’elle est déjà promulguée, entrée en en vigueur et commence à être appliquée. La question fondamentale se pose donc : laquelle des deux constitutions, celle de 2016 ou celle de 2023, est en vigueur pour Faustin Archange Touadera ? Le flou persiste, alimentant ainsi l’incertitude juridique dans le pays.

 

De surcroît, les institutions établies par la constitution de 2016 continuent de fonctionner, alors que la nouvelle constitution de 2023 est censée être mise en œuvre. Tout comme les décrets nommant le Premier ministre et les ministres membre du gouvernement demeurent assujettis à de la constitution de 2026, le gouvernement reste inchangé, de même que l’Assemblée nationale. Cette situation souligne l’absurdité de la situation actuelle, où deux systèmes légaux coexistent sans clarté ni cohérence. Faustin Archange Touadera semble naviguer dans ces eaux troubles sans se soucier du désordre juridique qui règne dans son propre pays.

 

En réalité, la Centrafrique est plongée dans une crise juridique sans précédent sous le régime de Faustin Archange Touadera. Cette tentative de manipulation des lois à des fins politiques personnelles a engendré une confusion totale qui mine la confiance de la population dans le système judiciaire et met en péril la stabilité du pays. Il est impératif que des mesures soient prises pour rétablir l’ordre juridique et mettre fin à cette cacophonie légale qui prévaut actuellement en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les Ombres de Wagner en Centrafrique : Entre Néocolonisation et Silence International

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Les Ombres de Wagner en Centrafrique : Entre Néocolonisation et Silence International

 

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les-mercenaires-de-wagner-a- bambari

 

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – a République centrafricaine, un pays marqué par des années de conflits et d’instabilité, se trouve aujourd’hui au cœur d’une nouvelle tourmente. Le groupe Wagner, une force mercenaire russe, est devenu un acteur influent dans les affaires internes du pays, éclipsant même l’autorité du gouvernement et des institutions nationales. Cet article explore l’impact et les implications de leur présence à travers des incidents révélateurs et la réaction des acteurs nationaux et internationaux.

 

La rencontre décisive avec Mme Darlan:

 

En 2022, une rencontre entre le chef de Wagner et Mme Danielle Darlan, présidente de la Cour constitutionnelle, a révélé l’ampleur de l’influence du groupe. Suite à son refus de modifier la constitution pour prolonger le mandat présidentiel, Mme Darlan a été limogée par le président Touadéra, un acte perçu comme une capitulation face à la pression de Wagner. Cette intervention dans les affaires constitutionnelles du pays marque une étape alarmante vers une souveraineté compromise.

 

L’interdiction des drones et ses conséquences :

 

Dans un autre développement troublant, le groupe Wagner a imposé une interdiction sur le survol des drones, entravant ainsi un projet vital de la Banque mondiale destiné à aider les zones inondées. Cette décision a non seulement paralysé l’aide essentielle mais a également suscité des accusations scandaleuses contre des acteurs internationaux et nationaux. L’interdiction révèle l’étendue du contrôle de Wagner sur le territoire et sa capacité à influencer ou à bloquer des initiatives internationales.

 

La réaction de la communauté internationale:

 

Face à ces événements, la réaction de la communauté internationale a été diversement interprétée. Des déclarations comme celles du président Macron suggèrent une prise de conscience, mais peu d’actions concrètes ont suivi. Cette apparente inaction ou incapacité à répondre de manière efficace laisse le pays dans une situation de vulnérabilité accrue, où les actions de Wagner continuent sans contrepartie significative.

 

L’écho national : La voix de Martin Ziguelé :

 

Au niveau national, des voix s’élèvent pour dénoncer l’influence de Wagner. Martin Ziguelé, président du parti MLPC, a exprimé une critique cinglante, qualifiant la situation de “nouvelle colonisation” par la Russie. Cette perspective reflète une préoccupation croissante parmi les Centrafricains, qui voient leur pays glisser vers une souveraineté réduite sous le poids de l’influence étrangère.

 

La République centrafricaine se trouve à un carrefour critique, confrontée à l’influence dominante du groupe Wagner et à l’incertitude quant à sa capacité à maintenir son indépendance et sa stabilité. Tandis que la communauté internationale observe et réagit avec prudence, les citoyens centrafricains et leurs leaders doivent naviguer dans cette réalité complexe, cherchant des moyens de préserver leur souveraineté et de forger un avenir qui reflète les aspirations et la volonté du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Balades au Palais, larmes dans les rues

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Centrafrique : Balades au Palais, larmes dans les rues

 

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Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui

 

 

Par Alain Nzilo

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) –  Dans la ville où l’eau monte, où les cris résonnent, les sinistrés de Bangui, oubliés, abandonnés, cherchent en vain l’écho d’une aide lointaine, tandis que le palais danse, dans une joie obscène.

 

Faustin Archange Touadera, roi de la fête éternelle, dans les salons dorés, la musique appelle. Les rires des élites, dans les airs volent haut, ignorant les pleurs, les appels des hameaux.

 

“Regardez le président, comment il danse bien !”, s’exclament les courtisans, verres à la main. Mais dehors, les enfants, les bras tendus vers le ciel, cherchent l’humanité, sous un soleil cruel.

 

Les sites des déplacés surpeuplés, les vies en suspens, des destins déracinés, des rêves en décadence. Mais au palais de la Renaissance, on chante, on boit, sur le rythme des muses, loin de la désolation et de l’effroi.

 

“Plus vite, la musique!”, crie le chef en liesse, pendant que dans les rues, s’étend la détresse.“une autre danse, un autre rire!”, proclame l’autorité, tandis que la ville pleure, sa réalité oubliée.

 

Capture d'écran de la vidéo de l'inondation à Bema
Capture d’écran de la vidéo de l’inondation à Bema

 

Où est la conscience, dans ce contraste amer? Le pouvoir se berce-t-il dans un sommeil amer? Les larmes du peuple sont-elles invisibles à ce point, que la fête continue, sans fin, sans témoin?

 

Oh Faustin Archange Touadera, entends-tu la rumeur? Ce n’est pas de la joie, mais un chant de douleur. Levez les yeux, vous qui dansez, vous qui buvez, car la danse de la souffrance, elle, ne s’arrêtera jamais.

 

 

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Un appel à la réflexion et à la réconciliation : le poème de l’ancien ministre Élie Ouéifio

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Un appel à la réflexion et à la réconciliation : le poème de l’ancien ministre Élie Ouéifio

 

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L’ex-ministre Elie Ouéifio

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) –Dans un monde marqué par la violence, les guerres, et les conflits, les paroles d’Élie Ouéifio, écrivain poète et ancien ministre, résonnent comme un appel à la réconciliation et à la réflexion. Son poème, dédié aux peuples et aux dirigeants du monde en cette année 2024, aborde des questions fondamentales sur la nature humaine, les conséquences de nos actions, et la quête de la paix mondiale. Dans cet article, nous explorerons les thèmes et les messages profonds de ce poème et leur pertinence dans le contexte politique, social, et humanitaire actuel.

 

Un monde en proie à la violence

 

Élie Ouéifio commence son poème en rappelant la réalité d’un monde où des milliers de personnes sont tuées et massacrées chaque jour. Il insiste sur le fait que de nombreuses victimes sont des femmes, des enfants, et des personnes âgées, des êtres innocents pris dans le tourbillon de la violence. Cette dure réalité met en lumière les conséquences tragiques des conflits armés, des divisions ethniques, et des rivalités politiques.

 

Unir et diviser : les deux forces de l’Humanité

 

Le poème d’Ouéifio met en avant les verbes “unir” et “diviser” comme des forces motrices de l’histoire humaine. Il souligne notre capacité à nous unir pour des causes communes, mais aussi notre propension à nous diviser, souvent au détriment de la paix et de la stabilité. Cette dichotomie nous invite à réfléchir sur nos choix individuels et collectifs, sur notre capacité à forger des liens ou à ériger des barrières.

 

Les leçons des enseignements religieux

 

L’auteur évoque les enseignements de figures religieuses telles que Jésus-Christ, Mohamed, et Bah’u’llah, qui ont appelé à la paix, à l’unité, à la vérité, et à l’amour. Ces prophètes ont exhorté l’humanité à un profond changement de comportement, à des regrets sincères pour nos actions néfastes, et à la recherche d’une vie prospère basée sur des valeurs universelles. Le poème rappelle que ces enseignements sont toujours pertinents aujourd’hui.

 

La quête de la repentance collective

 

Élie Ouéifio conclut son poème en lançant un appel à la repentance collective. Il propose une décennie politique axée sur la purification des cœurs, sur l’élimination des aspects néfastes de la société, et sur la recherche de la paix. Cette démarche exige une remise en question profonde de nos attitudes, de nos habitudes, et de nos options politiques.

 

Le poème de l’ancien ministre Élie Ouéifio nous interpelle sur la condition humaine, sur nos responsabilités envers notre monde, et sur la nécessité d’agir pour un avenir meilleur. Ses mots sont un rappel puissant que la réconciliation, la réflexion, et la quête de la paix doivent être au cœur de nos actions politiques et sociales. En cette année 2024, l’appel d’Ouéifio résonne comme une invitation à nous unir pour surmonter les divisions, à nous repentir collectivement de nos erreurs, et à œuvrer ensemble pour un monde plus juste et plus pacifique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Quand une violente altercation verbale entre les Chinois  et les agents de l’ONM bloque les travaux de route entre Gobongo-PK10

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Quand une violente altercation verbale entre les Chinois  et les agents de l’ONM bloque les travaux de route entre Gobongo-PK10

 

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Tronçon Gobongo-Pk11 rebaptisé avenue des poussières principales

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – Dans les rues poussiéreuses de la République centrafricaine, une scène inhabituelle a interrompu la routine déjà difficile des travaux de la route reliant Gobongo et le pont PK10. Le 27 décembre 2023, un incident a éclaté, révélant des tensions latentes entre les travailleurs chinois et les agents de l’Office National des Matériels (ONM), conduisant à une suspension temporaire mais significative des travaux. Cette altercation verbale, bien qu’apparemment banale, soulève des questions cruciales sur la gestion des projets d’infrastructure, la diplomatie du travail et l’impact environnemental dans le pays.

 

L’incident : Un symptôme de problèmes plus profonds

 

L’altercation, qui a commencé par un échange cordial avant de s’intensifier, a mis en lumière la frustration accumulée des travailleurs. La cause immédiate de leur colère reste enveloppée de mystère, mais leur réaction soudaine – le retrait des équipements et la cessation des travaux – indique un malaise profond. Cette situation est symptomatique de tensions plus larges, souvent observées dans des projets d’infrastructure impliquant des intérêts internationaux et locaux.

 

Des poussières de désaccord : impact environnemental et sanitaire

 

Le chantier, déjà critiqué pour sa lenteur, aggrave les souffrances de la population locale. La poussière soulevée par les travaux non seulement entrave la progression du projet mais nuit également à la santé publique. Ce problème soulève une question urgente : les bénéfices à long terme de ces infrastructures peuvent-ils justifier les dommages immédiats infligés à l’environnement et à la santé des communautés locales ?

 

La diplomatie du travail en question

 

L’implication de travailleurs chinois dans ce projet reflète une tendance croissante de la présence chinoise dans les infrastructures africaines. Cependant, cet incident souligne les défis culturels et communicationnels qui surgissent souvent dans de telles collaborations. Il est impératif de se demander : Comment ces défis affectent-ils la qualité et l’efficacité des projets ? Y a-t-il un besoin urgent de renforcer les ponts culturels et la compréhension mutuelle pour garantir le succès de tels projets ?

 

Vers un avenir incertain

 

La suspension des travaux soulève des inquiétudes immédiates parmi les habitants locaux. La question brûlante demeure : “À quand la fin des travaux de la route Gobongo-PK10 ?” Cette interrogation dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure pour toucher à des thèmes plus larges : la gestion efficace des ressources, la collaboration internationale, et le respect des droits et du bien-être des communautés locales.

 

Cet incident est un microcosme des défis auxquels sont confrontés la République centrafricaine. Il met en lumière la nécessité d’une gestion de projet plus sensible, qui prend en compte non seulement les objectifs économiques mais aussi les impacts sociaux et environnementaux. À mesure que la RCA continue d’attirer l’attention internationale pour ses opportunités d’infrastructure, des leçons doivent être tirées de telles expériences pour assurer que le développement ne se fasse pas au détriment des populations locales.

 

Dans ce contexte, une réflexion approfondie s’impose : Comment la Centrafrique peut -elle équilibrer les besoins de développement avec les impératifs de respect de l’environnement et des communautés locales ?

 

Par Éric Azoumi

 

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Entre Déclin et Désespoir : La Lutte pour la Survie à Baïdou

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Entre Déclin et Désespoir : La Lutte pour la Survie à Baïdou

 

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Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

 

 

Bangui, 29  décembre 2023 (CNC) – La Haute-Kotto, l’une des vingt préfectures de la RCA, vit des heures sombres. Cette localité, autrefois prospère grâce à l’exploitation minière artisanale, fait aujourd’hui face à une exode massive de sa population. Ce déplacement forcé, résultant d’une combinaison de facteurs tels que l’insécurité, la dégradation des infrastructures, et la présence de groupes armés, met en lumière les défis auxquels la République centrafricaine doit faire face.

 

Le Terrain Miné de Haute-Kotto

 

Baïdou, une commune de la Haute-Kotto, symbolise la crise humanitaire et sécuritaire qui sévit dans ladite préfecture  . Yaya Idriss Doungouss, maire de la commune secondaire de Baïdou, dépeint un tableau sombre : une population réduite de 17 000 à 11 000 habitants, une insécurité omniprésente, et un manque flagrant d’infrastructures essentielles comme l’eau potable et les routes praticables.

 

L’Effondrement des Services de Base

 

L’abandon par les ONG internationales, telles que l’IMC, a laissé un vide considérable. Des projets inachevés, comme le centre de santé de Baïdou, exacerbent la vulnérabilité de la population. Les écoles, rares et mal équipées, ne peuvent répondre aux besoins éducatifs des enfants. Le maire fait état d’écoles détruites et d’un manque criant de matériel scolaire.

 

La Menace des Mercenaires de Wagner

 

Au-delà des problèmes locaux, la situation à Baïdou est symptomatique de problématiques plus larges. Les mercenaires du groupe Wagner, présents dans la Haute-Kotto, font des exactions graves sur la population civile, interdisent les jeunes artisans miniers de travailler sur les chantiers d’or et de diamant. Cette situation force ces derniers ainsi que les commerçants et les jeunes, à fuir, notamment à Bria, une autre localité touchée par ces dynamiques.

 

La crise en Haute-Kotto est un cas d’étude révélateur des multiples facettes des conflits en République centrafricaine. Elle interpelle sur l’importance d’une approche holistique pour résoudre ces crises, incluant la sécurité, le développement socio-économique, et la gouvernance. La question demeure : comment la communauté internationale et les autorités locales peuvent-elles conjuguer leurs efforts pour assurer un retour durable à la paix et à la stabilité dans ces régions ? En explorant ces problématiques, on peut envisager de nouvelles stratégies pour un avenir plus prometteur pour la Haute-Kotto et, par extension, pour la République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

 

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Centrafrique : Le Coton en Crise, un Symptôme d’une Gestion en Déroute”

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Le Coton en Crise, un Symptôme d’une Gestion en Déroute”

 

 

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Photo CNC

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, un pays aux potentialités agricoles immenses, se trouve aujourd’hui à un carrefour critique. Récemment, le gouvernement a décaissé plus de 4 millions de francs CFA pour apurer une partie des arriérés dus aux cotonculteurs de Markounda et Nana-Bakassa. Cette initiative, bien que salutaire, révèle des fissures profondes dans la gestion de l’or blanc centrafricain et soulève des questions sur la viabilité à long terme de cette filière cruciale.

 

Une Solution Insuffisante

 

La cérémonie de paiement, célébrée à l’Office national du coton à Bossangoa, ne masque pas l’ampleur des défis. Jean-René Blagué, délégué technique du groupement d’intérêts ruraux de Koukubouara, souligne que ces paiements ne couvrent qu’une année d’arriérés, alors que les dettes s’accumulent depuis 2020. Cet argent, bien que bienvenu pour des besoins immédiats comme l’éducation des enfants ou l’achat de matériel agricole, ne suffit pas à résoudre les problèmes structurels auxquels sont confrontés les cotonculteurs.

 

Des Coûts de Production Supérieurs aux Revenus

 

Léonard Doumana, directeur général de l’Office national du coton, admet les difficultés financières. La vente du coton sur le marché mondial à un prix inférieur au coût de production crée un déficit que même les crédits bancaires peinent à combler. La différence de 400 francs par kilo entre le coût de production et le prix de vente amplifie le problème des arriérés, creusant un fossé financier que le gouvernement et l’Office peinent à franchir.

 

La Sécurité et la Qualité, Des Enjeux Majeurs

 

Christophe Nodjougam, planteur à Tokabi, illustre une autre dimension critique : la sécurité et la qualité de vie. L’entassement du coton, faute de ramassage immédiat, non seulement détériore les habitations mais présente également un danger pour les enfants, exposés à des risques d’accidents. Ce témoignage met en lumière l’importance d’une chaîne de production efficace et sécuritaire, éléments jusqu’ici négligés.

 

Vers une Transition des Cultivateurs vers les Mines?

 

Le désenchantement des producteurs de coton pourrait avoir des répercussions alarmantes. Le manque d’incitations financières et de mesures de soutien efficaces pousse de plus en plus de cultivateurs vers des activités minières. Cette transition risque de priver la République Centrafricaine de l’une de ses principales ressources agricoles, menaçant la sécurité alimentaire et économique de la région.

 

Le paiement des arriérés par le gouvernement, bien qu’une étape nécessaire, ressemble plus à un pansement sur une plaie béante. Il est impératif que l’État centrafricain adopte une approche plus holistique et durable, en tenant compte des coûts de production, de la sécurité des producteurs et de la gestion efficace de la chaîne de production. Le gouvernement doit-il redéfinir ses priorités et investir davantage dans l’agriculture, notamment dans le secteur cotonnier, pour éviter une crise alimentaire et économique imminente? La réponse à cette question déterminera l’avenir non seulement de l’industrie du coton, mais aussi de l’économie centrafricaine dans son ensemble.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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La farce de Poutine et Touadera : du blé pour atténuer une crise qu’ils ont contribué à créer

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La farce de Poutine et Touadera : du blé pour atténuer une crise qu’ils ont contribué à créer

 

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Touadera et Poutine

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – Les Centrafricains sont en droit de se demander si Vladimir Poutine et son administration se moquent du peuple centrafricain en offrant du blé gratuit pour soi-disant atténuer la crise alimentaire dans leur pays. Une question légitime se pose : de quel blé parlent-ils, et pensent-ils sincèrement que cette maigre tentative d’aide palliera les souffrances endurées par la population centrafricaine ? Il est difficile de ne pas voir dans cette manœuvre une tentative cynique de Poutine de gagner les faveurs de sa poupée Faustin Archange Touadera et de son clan au détriment du véritable secours à la population.

 

Pendant que la Russie s’ingère dans les affaires centrafricaines par le biais du groupe Wagner, des tonnes de lingots d’or et des kilos de diamants sont pillés impunément. Les richesses naturelles de la République centrafricaine sont systématiquement exploitées pour le bénéfice de l’oligarchie russe, tandis que la population continue de vivre dans la misère. Alors que des milliards de dollars sont générés grâce aux mines d’or et de diamants, la récompense pour le peuple centrafricain ne se traduit que par quelques sacs de blé. Il est difficile de ne pas voir cette initiative comme une insulte à l’intelligence des Centrafricains, qui sont témoins du pillage brutal de leurs ressources par le groupe Wagner et de la complicité du régime de Touadera.

 

La question fondamentale qui se pose est de savoir si ce geste de moquerie de la part de Poutine et de son administration va réellement atténuer la crise alimentaire en République centrafricaine. Est-ce là la meilleure solution que la Russie puisse offrir aux Centrafricains qui souffrent des conséquences de son intervention ? La réalité est que la Russie a contribué à piller, tuer et appauvrir le peuple centrafricain en soutenant le régime de Touadera et en permettant aux mercenaires du groupe Wagner d’opérer en toute impunité. Plutôt que de se moquer des Centrafricains avec des sacs de blé, il serait plus honorable pour la Russie de mettre fin à son exploitation éhontée des ressources du pays et de cesser de soutenir un régime corrompu.

 

L’arrivée d’un navire transportant du blé russe gratuit au port de Douala pour la Centrafrique peut sembler être une initiative louable à première vue. Cependant, il est essentiel de comprendre que cette action s’inscrit dans un contexte beaucoup plus vaste de manipulation politique et économique de la part de la Russie. La Russie a annoncé son intention de fournir gratuitement des céréales à plusieurs pays africains, dont la Centrafrique, en juillet 2023, lors du deuxième sommet Russie-Afrique qui s’est tenu à Saint-Pétersbourg. Cette décision apparaît comme une réponse hypocrite à la crise alimentaire mondiale, exacerbée en partie par la guerre en Ukraine, tout en ignorant le rôle prépondérant de la Russie dans ce conflit.

 

En fin de compte, l’offre de blé gratuit par la Russie à la Centrafrique ne devrait pas dissimuler le fait que la Russie continue de soutenir un régime corrompu et de piller les ressources de ce pays d’une manière qui aggrave la misère de sa population. Les Centrafricains méritent mieux que des miettes de la part de Poutine et de Touadera. Ils méritent la justice, la transparence et la possibilité de profiter des richesses de leur propre nation sans l’interférence de puissances étrangères avides.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Touadera, le tyran qui fait regretter Bozizé aux Centrafricains

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Centrafrique : Touadera, le tyran qui fait regretter Bozizé aux Centrafricains

 

Centrafrique.org/communique-du-parti-knk-suite-a-laudience-accordee-par-le-president-touadera-a-son-leader-francois-bozize/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinees-par-cnc-le-21-janvier-2020/” rel=”attachment wp-att-35838″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-à-gauche-et-touadera-à-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinées-par-CNC-le-21-janvier-2020-450×314.jpg” alt=”bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020″ width=”450″ height=”314″ />
L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – L’histoire politique de la République centrafricaine est marquée par une série de régimes controversés et instables, mais le règne actuel de Faustin Archange Touadera semble atteindre de nouveaux sommets en matière de répression et d’injustice. Les Centrafricains ont été témoins ces 20 dernières années de deux régimes, celui de François Bozizé et celui de Touadera, et il est choquant de constater à quel point le dernier est préjudiciable pour le pays.

 

Le régime de François Bozizé, malgré ses imperfections, était perçu comme relativement doux par de nombreux Centrafricains en comparaison avec le régime actuel de Touadera. Bozizé a pris le pouvoir en 2003 et a été renversé en 2013 par la coalition rebelle de la Seleka. Son règne n’était pas exempt de violations des droits de l’homme, mais il était considéré comme plus tolérant que celui de Touadera actuel.

 

Le cœur du problème réside dans l’absence d’indépendance de la justice en République centrafricaine sous le règne de Touadera. Les Centrafricains ont vu avec consternation l’influence grandissante de la Russie, notamment de son groupe paramilitaire Wagner, sur les affaires intérieures et étrangères du pays. Touadera est entouré des Russes, ce qui a transformé son gouvernement en une dictature sans sentiment. Les Russes dirigent, donnent des ordres et exercent un contrôle total sur le pays, tandis que le gouvernement central est devenu une simple marionnette. La situation a atteint un point tel que même un magistrat courageux a osé déclarer que “le régime de Bozizé valait dix fois mieux que celui de Touadera”.

 

La domination russe n’est pas le seul problème qui afflige la Centrafrique sous le régime de Touadera. Le pays est devenu un repaire de criminels transfrontaliers qui occupent des postes clés au sein du gouvernement pour certains et pour d’autres, pour venir piller et voler les Centrafricains. Son régime englobe tous les rebelles notoirement connus, tels que Hassan Bouba, Djono Ahaba, Gilbert Toumou Déa, Arnaud Djoubaye Abazène et d’autres, qui ont été nommés ministres ou ministres conseillers à la présidence de la République et à la primature. En d’autres termes, selon ce magistrat, que ce sont des criminels ayant commis des actes répréhensibles qui sont désormais responsables de la direction du pays. La population centrafricaine, déjà meurtrie par des années de conflit, doit maintenant endurer la présence de ces criminels au sein même du gouvernement.

 

Il est évident que le régime de Touadera ne représente pas les intérêts du peuple centrafricain. Au lieu de cela, il favorise les intérêts de puissances étrangères et permet à des criminels de gouverner en toute impunité. La population centrafricaine mérite mieux que cela. Il est temps que la communauté internationale s’engage fermement pour mettre fin à cette dictature sans pitié et soutenir les aspirations du peuple centrafricain à une gouvernance juste et démocratique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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 La débâcle diplomatique de la RCA sous Touadera : Une crise de gouvernance et d’identité

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 La débâcle diplomatique de la RCA sous Touadera : Une crise de gouvernance et d’identité

 

 

Centrafrique.org/sylvie-baipo-temon-menace-si-touadera-samuse-a-mecarter-je-serais-son-cauchemar/le-president-faustin-archange-touadera-a-gauche-sa-ministre-sylvie-baipo-temon-a-droite/” rel=”attachment wp-att-55624″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Le-President-Faustin-Archange-Touadera-a-gauche-sa-ministre-Sylvie-Baipo-Temon-a-droite-450×254.jpg” alt=”Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite” width=”450″ height=”254″ />
Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite. Photo montage CNC

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –La situation déplorable de l’ambassade de la République Centrafricaine (RCA) en Côte d’Ivoire, contrainte de déménager en raison de loyers impayés, n’est pas un incident isolé. C’est le reflet d’une crise systémique qui ronge le régime de Faustin Archange Touadera. Cette affaire, qui fait écho à un incident similaire en Afrique du Sud l’année dernière, soulève des questions alarmantes sur la gouvernance et l’image internationale de la RCA.

 

Un État à la dérive

 

Le transfert forcé des services de l’ambassade centrafricaine en Côte d’Ivoire révèle un État en déliquescence, incapable de maintenir même ses engagements les plus élémentaires. Cette incapacité à gérer les affaires diplomatiques est symptomatique d’une gouvernance déficiente. Sous Touadera, la RCA semble avoir perdu la capacité de fonctionner comme un acteur souverain et responsable sur la scène internationale.

 

Une humiliation diplomatique répétée

 

La récurrence de telles situations, comme en témoigne l’expulsion de l’ambassade de la RCA en Afrique du Sud, indique une négligence persistante et une indifférence choquante de la part du gouvernement central. Ces incidents portent atteinte à la dignité et au prestige de la RCA, érodant davantage la confiance des partenaires internationaux et des citoyens centrafricains.

 

Les diplomates centrafricains : victimes d’une mauvaise gestion

 

Les conditions précaires dans lesquelles vivent les diplomates centrafricains à l’étranger sont une honte nationale. Ce sont des professionnels dédiés qui se retrouvent dans une misère indescriptible, abandonnés par leur propre gouvernement. Cette situation met en lumière l’indifférence flagrante de Touadera envers ceux qui représentent la RCA au-delà de ses frontières.

 

La question de la légitimité

 

Ces événements soulèvent une question fondamentale : la RCA, sous la gouvernance de Touadera, peut-elle encore être considérée comme un pays fonctionnel? L’incapacité à honorer des engagements financiers de base et à prendre soin de ses représentants diplomatiques jette un doute sérieux sur la légitimité et la compétence du régime actuel.

 

L’ironie de la promesse de Touadera

 

Lorsque Touadera est monté au pouvoir, il promettait un renouveau pour la RCA. Aujourd’hui, ces promesses semblent n’être que des mots vides face à la réalité d’une administration qui échoue même dans ses fonctions les plus basiques. L’ironie de cette situation est amère et soulève des questions sur la sincérité et la capacité du régime à diriger.

 

La situation de l’ambassade de la RCA en Côte d’Ivoire, ainsi que les incidents similaires dans d’autres pays, sont un appel à la réflexion. Ces événements démontrent la nécessité urgente d’une réforme politique et administrative en RCA. La communauté internationale doit également reconsidérer son approche envers un régime qui semble incapable de maintenir les standards élémentaires d’une gouvernance responsable. Pour les Centrafricains, c’est un moment critique pour réclamer la responsabilité et l’intégrité de leur gouvernement. La question demeure : Faustin Archange Touadera peut-il redresser le cap, ou est-il un obstacle à l’avenir de la RCA ?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Sylvie Baïpo-Temon : Marionnette ou Diplomate ? Les Enjeux de la Politique Étrangère Centrafricaine

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Sylvie Baïpo-Temon : Marionnette ou Diplomate ? Les Enjeux de la Politique Étrangère Centrafricaine

 

 

Centrafrique.org/accord-entre-la-turquie-et-la-Centrafrique-luranium-de-bakouma-sera-exploite-par-une-societe-turque/mme-sylvie-baipo-temon-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres/” rel=”attachment wp-att-60043″ data-wpel-link=”internal”>Mme Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères
Madame Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –Dans les coulisses de la diplomatie internationale, la République centrafricaine se trouve actuellement au cœur d’une controverse majeure. Les déclarations de Sylvie Baïpo-Temon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères, ont jeté un éclairage intrigant sur les relations de son pays avec les États-Unis et la Russie. Dans cet éditorial, nous allons examiner de près ces développements récents et mettre en lumière les diverses perspectives et controverses qui les entourent.

 

Une Diplomatie Sous Pression

 

La ministre Baïpo-Temon est au centre d’un jeu diplomatique complexe qui oppose les intérêts américains et russes en République centrafricaine. Après des mois de négociations avec l’administration américaine, un accord a été conclu pour le déploiement du groupe paramilitaire américain Bancroft à Bangui, dans le but de former les soldats de l’armée centrafricaine. Cependant, les déclarations récentes de la ministre ont semé le doute quant à la nature de cet accord.

 

La Déclaration Énigmatique

 

La ministre Baïpo-Temon a déclaré à un média russe que Bangui n’avait pas été informée de l’intention des États-Unis de déployer des armes et des radiocommunications sur son territoire. Elle a souligné que cela constituait un exemple de “deux poids deux mesures” au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon elle, c’est à l’État souverain de décider de ce qu’il accepte sur son territoire.

 

Questionnements et Controverses

 

Ces déclarations soulèvent des questions fondamentales. D’une part, pourquoi la République centrafricaine a-t-elle accepté le déploiement de forces américaines sans être informée de tous les détails ? Est-ce une concession face à la pression de la diplomatie américaine ? D’autre part, la ministre semble-t-elle vouloir s’attirer les faveurs de la Russie en critiquant ouvertement l’action américaine ? Ou bien s’agit-il d’une stratégie subtile pour tromper Vladimir Poutine ?

 

Analyse Critique

 

La situation actuelle révèle un certain nombre de préoccupations. Tout d’abord, la diplomatie de la République centrafricaine semble vaciller sous la pression des puissances étrangères. Si un État souverain doit avoir le dernier mot sur ce qui se passe sur son territoire, pourquoi Bangui semble-t-elle manquer d’autonomie dans cette affaire ?

 

De plus, la République centrafricaine semble jouer un jeu dangereux en essayant de ménager à la fois les États-Unis et la Russie. Cette stratégie pourrait avoir des conséquences imprévisibles pour le pays et sa stabilité politique.

 

Dans cette affaire complexe, la position de la ministre Baïpo-Temon suscite des interrogations profondes. La diplomatie centrafricaine semble naviguer dans des eaux troubles, jonglant entre les intérêts américains et russes. Les enjeux de politique étrangère sont majeurs, et les décisions prises auront des répercussions à long terme.

 

En fin de compte, il est essentiel de continuer à surveiller de près cette situation en constante évolution et d’analyser les implications futures pour la République centrafricaine et ses relations internationales. Les questions demeurent : Sylvie Baïpo-Temon est-elle une marionnette ou une diplomate habile ? Et quel avenir attend la République centrafricaine sur l’échiquier international ?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Cantonnier : Quand les Frontières Tarifent la Vie Quotidienne

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Cantonnier : Quand les Frontières Tarifent la Vie Quotidienne

 

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Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – Cantonnier, une ville centrafricaine nichée à la frontière avec le Cameroun, est confrontée à une inflation galopante qui étrangle l’économie locale et pèse lourdement sur la vie de ses habitants. Cette situation est exacerbée par des formalités frontalières onéreuses, transformant chaque passage en un fardeau financier pour les commerçants. Dans un contexte où le gouvernement semble observer sans agir, cet article explore les dynamiques de cette inflation et les répercussions sur les citoyens.

 

Le Coût des Frontières:

 

À Cantonnier, le commerce est vital. Les commerçants locaux se rendent régulièrement à Gara Boulaï, côté Cameroun, pour s’approvisionner en biens variés. Cependant, le retour n’est pas sans frais. À chaque traversée, ils sont soumis à des “formalités”, une euphémisme pour désigner les paiements non officiels imposés par les autorités frontalières. Ces coûts supplémentaires, bien que routiniers, ne sont pas anodins : ils se répercutent directement sur les prix des produits vendus à Cantonnier, des vêtements aux biens de première nécessité.

 

LImpact sur le Marché Local:

 

La conséquence directe de ces formalités est une inflation palpable sur le marché de Cantonnier. Les commerçants, n’ayant d’autre choix que de répercuter ces coûts, augmentent les prix, affectant ainsi toute la chaîne de consommation. Les habitants, déjà confrontés à des défis économiques, se retrouvent à devoir dépenser davantage pour moins. Les récits de frustration et de désarroi se multiplient, témoignant de l’impact profond de cette situation sur la vie quotidienne.

 

LInaction Gouvernementale :

 

Face à cette crise, l’absence de réponse ou d’intervention du gouvernement centrafricain est frappante. Cette passivité est perçue non seulement comme un manque de soutien mais aussi comme une forme de complicité tacite avec les pratiques corrompues à la frontière. Les citoyens et les commerçants se sentent abandonnés, laissant la ville dans une spirale inflationniste apparemment sans fin.

 

L’inflation à Cantonnier n’est pas simplement un phénomène économique; c’est le symptôme d’un problème plus profond de gouvernance et de politique frontalière. Alors que les commerçants et les résidents subissent les conséquences, l’appel à une action gouvernementale devient de plus en plus pressant. Sans intervention, Cantonnier reste à la merci d’une inflation qui ne fait que creuser le fossé entre les coûts et les moyens de subsistance. La question reste ouverte : jusqu’à quand les habitants de Cantonnier devront-ils payer le prix de l’inaction ?

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Au-delà des Mots : La Vérité Sacrifiée sur l’Autel de la Manipulation

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Au-delà des Mots : La Vérité Sacrifiée sur l’Autel de la Manipulation

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-euloge-doctrouve-koi-insulteur-public-interpelle-par-la-police-de-locrb/dans-larticle-insulteur-public-dans-le-bureau-de-locrb/” rel=”attachment wp-att-59311″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Eulogue Doctrouvé alias insulteur public dans la brigade de l'OCRB
Monsieur Eulogue Doctrouvé alias insulteur public dans la brigade de l’OCRB

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –Le 24 décembre dernier, dans une publication partagée sur la messagerie sociale WhatsApp, le psychopathe Euloge Doctrouvé Koï a déversé un flot d’accusations et d’insultes à l’encontre des hommes politiques et des leaders de l’opposition, prétendant dénoncer des actes de déstabilisation et de trahison. Cependant, une analyse minutieuse révèle une réalité troublante : chaque mot, chaque accusation, n’est rien de plus qu’un tissu de mensonges, un édifice de désinformation visant à manipuler et à diviser.

 

Il est de notre devoir, en tant que citoyens et en tant que membres de la presse, de démanteler ces affirmations fallacieuses et de rétablir la vérité. Ce n’est pas seulement une question d’exactitude factuelle, mais une question de responsabilité civique. Les mensonges propagés dans ce discours ne sont pas anodins; ils sont un poison versé dans le puits de notre discours public, visant à éroder la confiance et à semer la discorde.

 

Premièrement, considérons les accusations portées contre les figures de l’opposition, qualifiées de “vermines” et d’enfoirés”. Non seulement ces termes sont profondément irrespectueux et inacceptables dans un débat démocratique, mais ils sont aussi basés sur de fausses prémices. Il n’y a aucune preuve crédible pour étayer ces allégations, rendant ces insultes non seulement diffamatoires mais dangereusement trompeuses.

 

De plus, l’appel à la clôture des comptes bancaires et à des actions judiciaires implacables s’appuie sur une vision déformée de la justice, une vision où la culpabilité est présumée et où la punition est distribuée sans égard pour la loi ou l’équité. Cela ne peut être toléré. Nous devons nous élever contre de telles tactiques d’intimidation qui cherchent à réprimer la dissidence et à museler la liberté d’expression.

 

Cet éditorial n’est pas seulement un appel à la vérité, mais un cri pour la justice et la décence. Nous devons nous rappeler les valeurs sur lesquelles notre société est construite  par le père fondateur Barthelemy Boganda : le respect de la loi, le respect des droits individuels, et surtout, le respect de la vérité. Lorsque ces piliers sont ébranlés par des mensonges délibérés et de la manipulation, c’est notre démocratie, soi-disant,  elle-même qui est en péril.

 

Alors que nous nous préparons à célébrer les fêtes de fin d’année, rappelons-nous que la vérité est le plus précieux des cadeaux. Nous devons la protéger, la chérir, et la défendre contre ceux qui chercheraient à la déformer pour leurs propres fins. Nous méritons une conversation nationale ancrée dans la réalité, l’intégrité et le respect mutuel. Ne laissons pas les mensonges non contestés devenir les fondations sur lesquelles notre avenir est construit.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les bœufs de Touadera sèment-ils la discorde dans les champs de Boali ? Une crise communautaire en gestation

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Les bœufs de Touadera sèment-ils la discorde dans les champs de Boali ? Une crise communautaire en gestation

 

Centrafrique.org/Centrafrique-vaste-incendie-criminel-au-village-bouboui-la-population-en-debandade/dans-le-village-bouboui-au-pk-45-de-bangui-sur-la-route-de-boali/” rel=”attachment wp-att-60577″ data-wpel-link=”internal”>Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali
Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – Une tension croissante dans la région de Boali menace de dégénérer en une crise communautaire majeure, alors que les bœufs appartenant au président Faustin-Archange Touadera ravagent les champs des agriculteurs locaux. Cette situation, qui oppose éleveurs et cultivateurs, soulève des questions cruciales sur la coexistence pacifique et la sécurité dans cette région déjà troublée par des conflits passés.

 

La Destructrice Incursion des Bœufs

 

Dans les villages de Boutili, Gila et Pont-Est, les agriculteurs et les éleveurs peuls se trouvent actuellement dans une impasse préoccupante. Les éleveurs ont choisi de faire paître leurs bœufs dans les champs des agriculteurs, provoquant ainsi la destruction des cultures et une montée des tensions au sein de la communauté.

 

Hermine, résidant à Boutili, exprime sa frustration : “Tel qu’ici, il n’y a pas de pâturage. Les autorités ont spécifiquement désigné une zone pour l’élevage à PK45, mais elles ont négligé cet espace au profit de nos champs. Ils détruisent nos récoltes. Sans agriculture, comment la population peut-elle survivre ?”

 

Barrière Linguistique et Violence

 

Le problème est exacerbé par une barrière linguistique, car de nombreux éleveurs ne parlent ni français ni sango, les langues locales. Certains d’entre eux sont originaires du Soudan et du Tchad. Les confrontations entre les agriculteurs et les éleveurs sont parfois marquées par des actes de violence verbale et, dans certains cas, des armes sont impliquées.

 

Eric, un habitant du village Gila, explique la difficulté de communiquer : “Il y a une barrière linguistique entre nous et ces éleveurs. Ils prétendent ne pas comprendre le sango. Beaucoup d’entre eux sont soudanais et tchadiens. Lorsque vous vous plaignez, ils vous menacent. Hier, vers 16 heures, douze autres éleveurs sont arrivés avec huit bœufs. Lorsque vous appelez les militaires, ils ne répondent pas, préférant extorquer de l’argent à la population.”

 

Le Pont S : Point de Conflit

 

Le pont S, près de Bougoula, est un point de passage critique pour ces éleveurs, et c’est là que les conflits sont les plus fréquents. Les éleveurs deviennent agressifs lorsque leurs bœufs envahissent les champs des agriculteurs et que ces derniers réagissent. Les éleveurs prétendent que ces animaux appartiennent au Président Faustin Archange Touadera, suscitant des questions sur la véracité de leurs affirmations.

 

Goliath, résidant à Pont S, appelle à un renforcement du dispositif de sécurité autour du pont pour protéger la population locale. Il affirme : “Nous demandons la sécurisation de ce pont.”

 

Inquiétudes des Autorités Locales

 

Même les autorités locales expriment leurs préoccupations. Antoine Kossinam, chef du village Gila, déclare que la stratégie de sécurité actuelle ne répond pas efficacement à cette situation problématique. Les militaires sont basés à Bougoula, laissant ainsi la population à son triste sort. Cette situation a également été marquée par trois assassinats de chefs de village depuis le début de l’année à Bouali.

 

Répercussions Économiques et Sociales

 

Le conflit entre éleveurs et agriculteurs a des répercussions économiques et sociales considérables. Tandis que les éleveurs profitent du manioc, les agriculteurs comptent sur la viande de bœuf pour leur subsistance. Cependant, lorsque les bœufs dévastent les champs, les agriculteurs hésitent à se plaindre par peur de représailles.

 

Vers une Solution Apaisée ?

 

Le ministre de l’Élevage a rencontré les acteurs du secteur et les services de défense et de sécurité pour tenter de résoudre cette situation tendue autour du marché à bétail, situé à 45 kilomètres de Bangui, sur la route de Bouali. Cependant, il reste à voir si cette rencontre débouchera sur des mesures concrètes pour apaiser les tensions.

 

La situation à Boali, où les soi-disant bœufs de Touadera provoquent des conflits entre éleveurs et agriculteurs, est préoccupante et nécessite une intervention urgente pour éviter une escalade en crise communautaire. La barrière linguistique, les problèmes de sécurité et les répercussions économiques ajoutent une complexité significative à ce conflit. Les autorités locales et le gouvernement central doivent collaborer de manière efficace pour trouver des solutions équilibrées qui permettent la coexistence pacifique de ces communautés et préservent les moyens de subsistance des agriculteurs. La sécurité et le bien-être de la population de Boali en dépendent.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Le récent Jugement de la cour d’appel de Bangui : Quatre accusés condamnés pour diverses infractions

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Le récent Jugement de la cour d’appel de Bangui : Quatre accusés condamnés pour diverses infractions

 

 

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Le président de la cour délibère le verdict d’un procès à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – La session criminelle extraordinaire de la cour d’appel de Bangui a récemment rendu son verdict concernant quatre accusés, Ali Adam, Adel Karim Ali, Golden Wosona, et Erkan Jokuna. Les accusés ont été jugés pour une série de délits allant de l’association de malfaiteurs aux tentatives de meurtre. Cette décision fait suite à une série de procès à Bangui, visant à rendre justice dans un contexte complexe.

 

Ali Adam et Abdel Karim Ali étaient accusés d’association de malfaiteurs, de rébellion, de détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Golden Wosona et Erkan Jokuna, quant à eux, étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, vols aggravés, tentatives de meurtre et coups et blessures volontaires.

 

Mardi, deux autres accusés, Yaouba Hamadou et Hassan Abakar, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs et condamnés à 10 ans de travaux forcés. Ce verdict a été rendu au nom du peuple centrafricain, après une délibération conformément à la loi, avec la participation des jurés, et dans le respect des droits de la défense et de la partie civile.

 

La cour a jugé nécessaire de déclarer les accusés Ali Adam, Adel Karim Ali, Golden Wosona et Erkan Jokuna coupables des infractions d’association de malfaiteurs, en vertu des articles 411 et 412 du code pénal. Cependant, la cour a également décidé d’acquitter les accusés des accusations de meurtre, bénéficiant du doute dans ces cas particuliers.

 

En ce qui concerne la répression, les accusés Yaouba Hamadou et Hassan Abakar ont été condamnés à 10 ans de travaux forcés, une décision qui souligne la gravité des infractions commises. Par ailleurs, il a été noté qu’il n’y avait pas d’acte de désistement de la partie civile Umaru Hamadou, ce qui peut avoir des implications sur les intérêts civils dans cette affaire.

 

Dans un autre cas jugé lors de la même session, prince Bertrand Yangina a été reconnu coupable de meurtre et condamné à 10 ans de travaux forcés. Cette décision met en lumière la volonté de la cour de traiter avec fermeté les affaires de violence et de criminalité dans le pays.

 

Il est important de noter que ces verdicts sont le résultat d’un processus judiciaire complexe, dans lequel les accusés ont eu la possibilité de se défendre et où la cour a pris en compte les preuves présentées. Ils soulignent également l’importance de l’application de la loi et de la justice en République centrafricaine, tout en reconnaissant la nécessité de garantir un traitement équitable pour tous les citoyens, conformément aux principes juridiques fondamentaux.

 

Ces décisions judiciaires ne manqueront pas de susciter des débats et des réflexions au sein de la société centrafricaine, mettant en évidence les enjeux complexes auxquels le système judiciaire est confronté dans un contexte marqué par la sécurité et la stabilité. Les implications futures de ces verdicts restent à observer, notamment en ce qui concerne la lutte contre la criminalité et la réhabilitation des accusés.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Nzakoundou : Évolution de la Situation Sécuritaire Après le Massacre de 22 Civils

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Nzakoundou : Évolution de la Situation Sécuritaire Après le Massacre de 22 Civils

 

Centrafrique.org/Centrafrique-laccord-de-paix-entache-par-un-massacre-de-34-personnes-ultimatum-de-lonu/entree-soldats-faca-bocaranga-7-janvier-2019-4/” rel=”attachment wp-att-28786″ data-wpel-link=”internal”>
Entrée des soldats FACA

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –La République centrafricaine, en proie à une instabilité chronique, a récemment été le théâtre d’un événement tragique à Nzakoundou. Le massacre de 22 civils a secoué la communauté nationale et a mis en lumière une fois de plus les défis persistants en matière de sécurité dans la région. Dans cet article, nous allons examiner en détail cette situation, en mettant en évidence les différentes perspectives et controverses qui l’entourent.

 

L’Attaque et ses Auteurs Présumés :

 

Selon des sources locales, l’attaque meurtrière à Nzakoundou aurait été perpétrée par des éléments du groupe armé 3R. Cette organisation, connue pour son implication dans des actes de violence et de déstabilisation, a été au centre de nombreuses préoccupations en République centrafricaine. Les autorités centrafricaines, confrontées à cette menace persistante, ont réagi en déployant des éléments des forces armées centrafricaines, épaulées par des Mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Une Amélioration de la Situation Sécuritaire ?

 

La présence des soldats FACA et des mercenaires russes dans la localité a été saluée par certains comme un signe positif d’amélioration de la situation sécuritaire. Cependant, des préoccupations persistent quant aux conditions de vie des habitants de Nzakoundou.

 

Les Conditions de Vie des Habitants :

 

Malgré l’arrivée des forces de sécurité, les autorités locales déplorent les mauvaises conditions de vie des habitants de Nzakoundou. Cette situation soulève des questions cruciales sur la capacité du gouvernement à fournir des services de base et à garantir la sécurité de ses citoyens, en particulier dans les zones touchées par les conflits armés.

 

Perspectives et Controverses :

 

La situation à Nzakoundou met en évidence les dilemmes complexes auxquels sont confrontés les acteurs nationaux et internationaux en République centrafricaine. D’une part, il y a la nécessité de lutter contre les groupes armés et de restaurer la stabilité dans la région. D’autre part, il est impératif de prendre en compte les besoins et les droits des populations locales, souvent prises au piège de la violence.

 

Questions en Suspens :

 

– Comment les autorités centrafricaines prévoient-elles d’améliorer les conditions de vie à Nzakoundou et dans d’autres régions touchées par le conflit ?

– Dans quelle mesure les forces étrangères, notamment les mercenaires russes du groupe Wagner, influencent-elles la dynamique sécuritaire en République centrafricaine ?

– Quelles sont les perspectives de résolution à long terme de la crise dans le pays, et quel rôle les acteurs internationaux doivent-ils jouer dans ce processus ?

 

Implications Futures :

 

L’incident à Nzakoundou rappelle la nécessité de trouver un équilibre délicat entre la sécurité et le bien-être des populations locales. Pour résoudre les conflits en République centrafricaine, il est crucial de mettre en place des mesures qui garantissent la sécurité des civils tout en travaillant à des solutions politiques durables. Il est également essentiel que la communauté internationale continue de soutenir les efforts visant à stabiliser la région.

 

La République centrafricaine demeure un foyer de défis complexes en matière de sécurité. L’incident à Nzakoundou souligne l’importance de traiter ces questions avec nuance, en tenant compte des diverses perspectives et controverses qui les entourent. Les autorités centrafricaines, en collaboration avec la communauté internationale, doivent poursuivre leurs efforts pour trouver des solutions à long terme qui garantissent la paix, la stabilité et le bien-être des citoyens de la République centrafricaine.

 

Par Éric Azoumi

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L’Épidémie de Paludisme à Obo, Symptôme d’un Problème Plus Vaste : Pénurie de Moustiquaires et Instabilité

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L’Épidémie de Paludisme à Obo, Symptôme d’un Problème Plus Vaste : Pénurie de Moustiquaires et Instabilité

 

Centrafrique.org/violence-et-agression-a-obo-un-soldat-faca-torture-une-femme-la-gendarmerie-saisit-de-laffaire/quartier-quartier-yagba-a-obo-au-sud-est-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-68615″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Quartier-quartier-YAGBA-a-Obo-au-sud-est-de-la-Republique-centrafricaine-450×405.jpg” alt=”Quartier YAGBA à Obo, au sud – est de la République centrafricaine” width=”450″ height=”405″ />
Quartier YAGBA à Obo, au sud – est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – La ville d’Obo, située dans le Haut-Mbomou, en République centrafricaine, fait face à une montée inquiétante des cas de paludisme au cours des derniers mois. Cette épidémie de paludisme préoccupante, qui a touché plusieurs centaines de personnes en seulement trois mois, soulève de nombreuses questions sur la situation sanitaire et sociale dans cette région. Au-delà du paludisme en lui-même, cette crise met en lumière un problème sous-jacent : la pénurie de moustiquaires et l’instabilité qui entrave les efforts de prévention et de contrôle de la maladie.

 

La Prolifération des Moustiques : Une Cause Majeure du Paludisme

 

La principale cause de cette épidémie de paludisme à Obo est la prolifération des moustiques. Selon les témoignages recueillis, de nombreux habitants ne dorment pas sous des moustiquaires imprégnées depuis plusieurs mois, les exposant ainsi aux piqûres de moustiques tout au long de la nuit. Cette négligence en matière de prévention contribue directement à la propagation de la maladie.

 

Elie Boutoukama, un habitant d’Obo, témoigne : “Si vous allez vérifier les chambres de chaque ménage, il faut identifier qu’il y a le sang qui est présent sur les draps, c’est comme si on arrose le sang sur les draps alors que dans le cadre de la protection, on dit qu’il faut que tout le monde ait servi le moustiquaire même que dans la ville d’Obo, on ne dort pas bien pendant la nuit parce que le moustiquaire, on  n’en a pas.”

 

La Quête de Moustiquaires et l’Appel au Gouvernement

 

La situation est d’autant plus préoccupante que de nombreux habitants ne parviennent pas à se procurer des moustiquaires pour protéger leurs familles. Hélène Mbambalé, une mère de cinq enfants à Obo, témoigne de sa frustration : “À cause des moustiques, nous ne pouvons pas bien dormir la nuit. Pour notre protection, j’ai demandé des moustiquaires au niveau de l’hôpital, mais il n’y en a pas. Même dans les boutiques, je n’en trouve pas. Nous demandons au gouvernement de nous doter de moustiquaires.”

 

Cet appel désespéré à l’égard du gouvernement met en évidence l’urgence de la situation. Les citoyens comptent sur les autorités pour fournir des moustiquaires, un outil essentiel dans la prévention du paludisme.

 

Le Rôle du Dr. Armand Guizda

 

Le Dr. Armand Guizda, médecin-chef de l’hôpital d’Obo, confirme la gravité de la situation, avec un taux élevé de cas de paludisme enregistrés au cours des derniers mois. Il explique également pourquoi une campagne de distribution de moustiquaires prévue en avril dernier n’a pas pu être menée à bien dans la ville. La situation sécuritaire instable dans certaines sous-préfectures, notamment Obo et Bambouti, a entravé la distribution des moustiquaires. De plus, certaines moustiquaires destinées à Obo ont été pillées au niveau de Mboki.

 

Le Dr. Guizda déplore également le vol de quelques moustiquaires installées sur les lits de l’hôpital par certains proches des malades. Il espère que la sécurité sera rétablie pour permettre la relance de la campagne de distribution de moustiquaires, avec le soutien du ministère de la Santé et de ses partenaires.

 

L’épidémie de paludisme à Obo met en lumière un problème complexe qui va au-delà de la simple augmentation des cas de maladie. La pénurie de moustiquaires et l’instabilité sécuritaire entravent les efforts de prévention et de contrôle du paludisme, mettant en danger la vie de nombreuses personnes, en particulier les enfants et les femmes enceintes. Le gouvernement et ses partenaires doivent agir rapidement pour fournir des moustiquaires à la population d’Obo et pour restaurer la sécurité, garantissant ainsi la santé et le bien-être de la communauté. Cette situation nous rappelle que la lutte contre le paludisme nécessite une approche globale, prenant en compte à la fois les aspects sanitaires et sécuritaires pour parvenir à un résultat efficace et durable.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La débâcle de Faustin Archange Touadéra : un pouvoir corrompu et autodestructeur

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La débâcle de Faustin Archange Touadéra : un pouvoir corrompu et autodestructeur

 

 

Centrafrique.org/de-lindependance-a-lillusion-la-deception-du-discours-de-faustin-archange-touadera/touadera-aout/” rel=”attachment wp-att-67889″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/touadera-aout-450×300.jpg” alt=”Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera lors de son allocution à la nation à l’occasion du soixante troisième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine le 12 août 2023″ width=”450″ height=”300″ />
Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Le pouvoir de Faustin Archange Touadéra en Centrafrique semble être en train de s’effriter sous le poids de ses propres méfaits. Ce régime, caractérisé par la corruption, la criminalité, le népotisme et le clanisme, a montré à maintes reprises son indifférence flagrante envers la vie et le bien-être de la population centrafricaine. Pire encore, Touadéra semble avoir scellé une alliance pernicieuse et criminelle avec les mercenaires du groupe Wagner, des acteurs qui opèrent en toute impunité, semant la terreur et le chaos dans le pays.

 

L’opinion publique est unanime : le pouvoir en place est en train de se déstabiliser de lui-même, et il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre pourquoi. Lorsqu’un gouvernement échoue à fournir des résultats tangibles et bénéfiques pour la population, il se perd invariablement dans une quête frénétique de boucs émissaires, cherchant à détourner l’attention de ses propres échecs flagrants. Les paroles de RcaAxiome (@Centrafrique AXIOME) sont on ne peut plus pertinentes : “Ce pouvoir se déstabilise lui-même, il n’a pas besoin d’opposition pour le faire. Lorsqu’on n’a pas de résultats concrets au profit de la population à cause d’une gouvernance unanimement décriée, évidemment on passe le plus clair de son temps à chercher des boucs émissaires”.

 

La situation en Centrafrique est alarmante. La corruption s’étend comme une gangrène, sapant la confiance du peuple envers ses dirigeants. Les actes criminels, les violations des droits de l’homme et l’impunité généralisée sont devenus monnaie courante. Le clanisme et le népotisme ont créé un cercle vicieux de favoritisme et de discrimination, laissant la majorité de la population dans la pauvreté et l’oubli.

 

Pire encore, le pouvoir de Touadéra semble avoir trouvé un allié encombrant et criminel en la personne des mercenaires du groupe Wagner. Ces forces étrangères agissent en toute impunité, perpétrant des actes brutaux contre la population sans être inquiétées. Leur présence, tolérée et favorisée par le gouvernement, ne fait que renforcer le sentiment de terreur qui règne dans le pays.

 

Il est temps que la communauté internationale prenne conscience de la catastrophe en cours en Centrafrique. Le pouvoir de Touadéra ne peut plus continuer à détruire le pays impunément. Des mesures concrètes doivent être prises pour mettre fin à la corruption, à la violence et à l’impunité. Les Centrafricains méritent un leadership qui se soucie réellement de leur bien-être et de leur avenir, et non pas un régime autodestructeur qui préfère blâmer les autres plutôt que de faire face à ses propres responsabilités.

 

En réalité, le pouvoir de Faustin Archange Touadéra en Centrafrique est en train de s’effondrer, non pas en raison de l’opposition, mais en raison de ses propres actions néfastes. Il est grand temps que des mesures soient prises pour restaurer la stabilité, la justice et la prospérité en Centrafrique, et mettre fin à cette spirale d’autodestruction.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Intimidation et autoritarisme : Djorie, un ministre hors de contrôle

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Intimidation et autoritarisme : Djorie, un ministre hors de contrôle

 

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Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Le récent événement tragique à Nzakoundou a une fois de plus mis en lumière le comportement autoritaire et inexcusable du ministre de la Communication, Serge Ghislain Djorie. Dans un pays où la liberté de la presse est déjà fragile, Djorie représente une menace de plus en plus préoccupante pour les journalistes qui osent poser des questions difficiles au gouvernement.

 

L’attaque mortelle de la ville de Nzakoundou, qui a coûté la vie à plus d’une vingtaine de civils, a naturellement suscité l’inquiétude de la nation centrafricaine. Les citoyens ont cherché des réponses et des informations sur la position du gouvernement concernant cette tragédie. Cependant, au lieu de fournir des éclaircissements, le ministre Djorie a choisi de réagir de manière agressive et autoritaire.

 

Le ministre de la Communication est pourtant supposé être le porte-parole du gouvernement, chargé de faciliter la communication entre les autorités et le public. Cependant, il semble que Serge Ghislain Djorie ait complètement oublié cette responsabilité fondamentale. Lors d’un point de presse de la présidence de la République, les journalistes ont posé des questions légitimes au porte-parole de la présidence de la République, mais ont été renvoyés au gouvernement. Là où ils espéraient obtenir des réponses, ils ont plutôt été confrontés à des menaces et à de l’intimidation de la part du ministre Serge Ghislain Djorie.

 

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Djorie se comporte de cette manière. En mars dernier, après le massacre de neuf travailleurs chinois sur le site minier de Chimbolo, les journalistes ont encore une fois tenté de s’approcher du ministre pour obtenir des informations. Au lieu de répondre de manière adéquate, Djorie les a menacés gravement, créant un climat de peur parmi les journalistes qui cherchaient à faire leur travail.

 

Le ministre Djorie semble se prendre pour un demi-dieu, agissant comme s’il était au-dessus de toute critique et doute. Il préfère se cacher derrière des menaces et de l’intimidation plutôt que de répondre aux questions légitimes des médias et de la population. Cette attitude est non seulement préjudiciable à la liberté de la presse en Centrafrique, mais elle montre également un mépris flagrant pour le droit du public à être informé de manière transparente et honnête.

 

On ne peut s’empêcher de se demander pourquoi le ministre Djorie semble si désireux d’éviter que l’on parle de l’échec du régime à protéger les citoyens centrafricains. Est-ce par crainte que la vérité ne soit révélée au sujet de ses mensonges antérieurs ? Djorie avait déclaré sur les ondes de la radio Ndékèluka que le gouvernement centrafricain contrôlait désormais 100 % du territoire national, ce qui s’est révélé être un mensonge flagrant, compte tenu des événements récents.

 

Il est impératif que le gouvernement centrafricain prenne des mesures pour rétablir la confiance du public en garantissant la transparence et en respectant la liberté de la presse. Le ministre Djorie doit être tenu responsable de ses actions et de son comportement inacceptable envers les journalistes. La Centrafrique mérite un gouvernement qui ne craint pas la vérité et qui est prêt à répondre aux préoccupations légitimes de ses citoyens.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le combat pour la justice : Entretien exclusif avec Aubin KOTTO-KPENZE, Président de l’association  des victimes centrafricaines de la LRA

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Le combat pour la justice : Entretien exclusif avec Aubin KOTTO-KPENZE, Président de l’association  des victimes centrafricaines de la LRA

 

Centrafrique.org/aubin-aubin/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Aubin-Aubin-258×450.jpg” alt=”Aubin KOTTO-KPENZE, Président d’AVLRAC” width=”258″ height=”450″ />
Aubin KOTTO-KPENZE, Président d’AVLRAC

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) –Dans cette interview exclusive, nous avons eu l’opportunité de parler avec Aubin KOTTO-KPENZE, le Président national de l’association centrafricaine AVLRAC (Association des Victimes de la LRA en Centrafrique). Il partage avec nous les derniers développements de l’affaire Joseph KONY à la Cour pénale internationale (CPI) et explique la demande du Procureur de la CPI de tenir le procès de KONY par contumace. De plus, il souligne les défis auxquels sont confrontées les victimes centrafricaines de la LRA, les efforts pour leur faire entendre leur voix et les besoins pressants de cette communauté en détresse. Cette interview offre un aperçu crucial de l’affaire KONY et de la situation des victimes centrafricaines, tout en appelant à l’action et au soutien de la communauté internationale pour la justice et la réparation.

 

Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur KOTTO-KPENZE, merci d’avoir accepté cette interview. Pouvez-vous commencer par nous donner un aperçu des dernières évolutions de l’affaire KONY à la CPI et expliquer la demande du procureur de la CPI Karim KHAN de tenir le procès par contumace ?

 

AKK : Bonjour je suis Monsieur Aubin KOTTO-KPENZE, Président national de l’association centrafricaine AVLRAC, association des victimes de la LRA en Centrafrique. Notre association a été créée en 2010 et a pour objectif la défense des intérêts des victimes centrafricaines de la LRA et de Joseph KONY au niveau de la justice internationale. Je suis moi-même victime de Joseph KONY et de la LRA. En effet, je fus enlevé le 6 mars 2008 à Obo par la LRA et j’ai été utilisé comme médecin personnel de Joseph KONY. Concernant les derniers développements de l’affaire KONY, je peux vous déclarer que le Procureur de la CPI a adressé une requête à la Chambre préliminaire de la CPI en novembre 2022 pour demander à ce que le procès de Joseph KONY se tienne par contumace donc en son absence. Nous attendons la décision de la Chambre préliminaire à l’heure actuelle. L’avocat de notre association AVLRAC, Maître Isabelle KESSEL a également saisi d’une plainte, le Bureau du Procureur de la CPI pour que les victimes centrafricaines puissent être incluses dans le procès KONY aux côtés des victimes ougandaises.

En effet, l’enquête relative à la situation en Ouganda s’est ouverte en 2004. En juillet 2005, est délivré un mandat d’arrêt contre Joseph Kony, fondateur et chef de l’Armée de résistance du Seigneur, suspecté de 33 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, parmi lesquels le meurtre, les traitements cruels, la réduction en esclavage, le viol et les attaques dirigées contre une population civile.

Le Président de l'association des victimes centrafricaines de la LRA de Joseph Kony
Le Président de l’association des victimes centrafricaines de la LRA de Joseph Kony

 

CNC Pourquoi le procès de Joseph KONY est-il prévu de se tenir par contumace ? Quelles sont les implications de cette décision pour les victimes ?

 

AKK : Le Procureur de la CPI, Monsieur Karim KHAN a, dans un communiqué daté du 24 novembre 2022, déclaré « J’estime qu’il est à présent opportun et nécessaire de faire avancer la procédure intentée à son encontre (KONY) dans la mesure où le permettent les dispositions du Statut de Rome. Ainsi, après avoir minutieusement examiné les circonstances de l’espèce, j’ai demandé à la Chambre préliminaire de tenir une audience de confirmation des charges contre M. Kony en l’absence de celui-ci, ainsi qu’il est prévu à l’article 61-2-b du Statut de Rome et aux règles 123 et 125 du Règlement de procédure et de preuve. En parallèle, mon Bureau intensifiera ses efforts pour obtenir l’arrestation de M. Kony, qui demeure par ailleurs le suspect en fuite le plus longuement recherché par la CPI. »

Cela fait donc déjà 18 ans que le mandat d’arrêt a été délivré par la CPI contre Joseph KONY. Si la Chambre préliminaire fait droit à la demande du Procureur de la CPI, nous avons bon espoir que la décision rendue marquera un grand tournant pour les victimes centrafricaines des crimes de M. Kony, lesquelles attendent patiemment depuis plus de vingt ans que justice leur soit rendue.

 

CNC : Vous avez souhaité que les victimes centrafricaines participent à ce procès, même si l’État centrafricain n’a pas saisi la CPI. Pourriez-vous nous expliquer comment cela pourrait être possible ?

 

AKK : En effet, notre avocat Maître KESSEL a d’ores et déjà saisi le Procureur de la CPI au nom des victimes centrafricaines de la LRA. Il y a trois moyens pour qu’une affaire soit évoquée devant la CPI. Tout d’abord, l’État sur le territoire duquel ont été commis les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité, a le droit de saisir la CPI d’une affaire. En deuxième lieu, le Conseil de sécurité des Nations unies, sous chapitre 7 de la Charte des Nations unies, a le droit de saisir la CPI pour des crimes graves et de masse commis sur un territoire. Et enfin le Procureur de la CPI peut s’autosaisir d’une situation. En effet, l’article 15 du Statut de Rome stipule que « Le Procureur peut ouvrir une enquête de sa propre initiative au vu de renseignements concernant des crimes relevant de la compétence de la Cour ».

 

CNC : Pouvez-vous nous parler de la visite du procureur adjoint de la CPI, Monsieur Mame NIANG à Bangui fin novembre 2023, et de la discussion que vous avez eue avec lui concernant cette affaire ?

 

AKK : Depuis l’affaire KONY et l’affaire ONGWEN, il n’y a jamais eu de volonté de la part de l’État centrafricain de saisir la CPI au nom des victimes centrafricaines de la LRA. Aujourd’hui, le procureur adjoint de la CPI nous a fait l’honneur de venir rencontrer les victimes en République centrafricaine. Ce déplacement est à saluer et à encourager pour l’avenir afin que le bureau du Procureur de la CPI vienne toucher du doigt les réalités des victimes centrafricaines. L’Association AVLRAC demande solennellement au Procureur de la CPI de se saisir des crimes commis par Joseph KONY en République centrafricaine et de joindre le dossier à la situation de l’Ouganda pour que les victimes centrafricaines de Joseph KONY puissent participer au procès KONY aux côtés des victimes ougandaises. Ce qu’elles n’ont pas pu faire lors du procès ONGWEN, hélas !

Comme je vous l’ai dit notre avocat a déjà envoyé une plainte documentée au Bureau du Procureur de la CPI. Nous suivons avec attention cette procédure et nous sommes déterminés à réclamer justice.

 

CNC : vous avez souligné dans une interview accordée à un média local que les victimes centrafricaines de la LRA, sont actuellement oubliées par le gouvernement centrafricain et qu’elles vivent dans des conditions très difficiles. Pourriez-vous nous donner un aperçu de la situation actuelle de ces victimes dans les régions telles que Obo, Bangassou, Zemio, Rafai et Mboki ?

 

AKK : Oui, je vous confirme que les victimes centrafricaines de la LRA sont abandonnées à leur triste sort. Nous avons beaucoup de filles mères parmi nos membres qui sont sorties des rangs de la LRA. Beaucoup d’entre elles ont été violées par les éléments de la LRA, ont eu des grossesses forcées et des enfants sont issus de ces grossesses. Nous avons même les enfants de KONY qui sont membres de notre association, issus de grossesses forcées. Il n’y a aucune prise en charge médicale, psychologique de ces filles-mères et de ces enfants issus de viols. Ces enfants souffrent d’insécurité alimentaire, malnutrition et ne vont pas à l’école. Nous sommes très préoccupés.

Il y a ensuite le cas des enfants soldats qui ont réussi à fuir les camps de la LRA et que notre association prend en charge à la sortie de captivité. Certains enfants soldats deviennent des enfants de la rue, tombent parfois dans la délinquance, ils ne vont plus à l’école. Il n’y a pas d’activités économiques qui puissent donner du travail à toutes ces victimes. Ce désœuvrement est une plaie sociale car cela freine leur réinsertion socio-économique. Et notre organisation manque cruellement de moyens pour assumer ces missions essentielles auprès des victimes.

 

CNC : quels sont les besoins les plus pressants des victimes centrafricaines de la LRA et quelles mesures pouvez-vous proposer pour améliorer leur situation ?

 

AKK : Nous avons besoin d’aides alimentaires d’urgence, de vivres, de couvertures, de kits d’urgence, d’assistance médicale et psychologique car les traumatismes sont toujours présents et lourds. Je lance un appel aux ONG internationales pour qu’elles puissent descendre avec mon équipe à Obo, Zémio, Mboki, Rafai, Bangassou et constater les besoins immenses de ces groupes de victimes en détresse et nous prêter main forte.

 

CNC : Y a -t-il des efforts en cours pour sensibiliser davantage à la situation de ces victimes, que ce soit au niveau national ou international ?

 

AKK : Je remercie les médias car c’est grâce à eux que l’association AVLRAC peut faire des interviews et lancer des appels à l’aide et donner un peu d’espoir aux victimes centrafricaines de la LRA. Jusqu’à présent c’est Dieu qui nous a protégés dans la brousse lors de notre captivité. Aujourd’hui,  grâce aux médias nous faisons de la sensibilisation et nous informons l’opinion tant nationale qu’internationale. Vous me permettez de porter haut et fort la voix des victimes.

Par ailleurs, l’association AVLRAC cherche toujours des partenaires techniques et financiers pour faire de la sensibilisation auprès des victimes de KONY et initier des activités de formation et des activités génératrices de revenus (AGR). J’encourage les médias internationaux à entrer en contact avec notre association afin de relater au monde entier les atrocités commises par Joseph KONY et les éléments de la LRA sur les victimes centrafricaines.

 

CNC : Vous avez mentionné que le procureur de la CPI peut s’autosaisir en faveur des victimes centrafricaines. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste et quelles étapes doivent être franchies pour que cela se produise ?

 

AKK : comme je vous l’ai expliqué le Procureur de la CPI peut s’autosaisir dans une situation concernant un pays où auraient été commis des crimes de masse en vertu de l’article 15 du Statut de Rome.

L’article 15 alinéa 2 de ce Statut , stipule ensuite que « Le Procureur vérifie le sérieux des renseignements reçus. À cette fin, il peut rechercher des renseignements supplémentaires auprès d’États, d’organes de l’Organisation des Nations Unies, d’organisations intergouvernementales et non gouvernementales, ou d’autres sources dignes de foi qu’il juge appropriées, et recueillir des dépositions écrites ou orales au siège de la Cour. » Nous invoquons ces dispositions pour que la CPI se saisisse du cas des victimes de Joseph KONY en République centrafricaine.

 

CNC : Comment les membres de votre association, AVLRAC, travaillent-ils pour promouvoir cette autosaisine en faveur des victimes centrafricaines ?

 

AKK : C’est notre Conseil Maître Isabelle KESSEL qui s’occupe du volet judiciaire au niveau de la Cour pénale internationale et qui œuvre pour que nous obtenions justice et réparation.

 

CNC : Quelles sont vos attentes et vos espoirs pour l’avenir de cette affaire KONY et pour le soutien aux victimes centrafricaines de la LRA ?

 

AKK :  Nos membres ont été victimes de viols, assassinats, grossesses forcées, esclavage sexuel, enrôlement forcé d’enfants, travail forcé, incendies, pillages, déportation. Il y a des survivants. Je suis un survivant. Témoigner est pour moi un devoir une nécessité. L’écrivain italien Primo Levi avait ainsi déclaré «  Si nous nous taisons, qui parlera ? ». Alors moi je parle et continuerai de parler pour que ne soient pas oubliées les victimes centrafricaines de Joseph KONY et de la LRA. C’est un besoin impérieux pour moi de raconter l’indicible que nous avons vécu dans les camps de la LRA. Il n’est pas permis d’oublier. Il n’est pas permis de se taire. J’insiste !

Le Procureur de la CPI doit s’autosaisir de notre situation pour montrer à l’opinion nationale et internationale que KONY a commis des crimes atroces en République centrafricaine. Les survivants sont encore là et nous n’avons rien oublié. Des vies ont été fauchées, brisées. Nous nourrissons l’espoir que la justice internationale fasse son travail et que les victimes centrafricaines de KONY soient indemnisées pour pouvoir reconstruire leurs vies et aller de l’avant. Il est important que nous reprenions une vie sociale normale même si nous n’oublierons pas ce qui s’est passé dans les camps de la LRA. Les souvenirs sont toujours bien présents.

 

CNC : Comment les lecteurs et la communauté internationale peuvent-ils contribuer à soutenir votre cause et à sensibiliser davantage à cette question ?

 

AKK : Notre organisation AVLRAC lance un appel à la Minusca, au PNUD, aux partenaires techniques et financiers, les ONG internationales, les représentations diplomatiques accréditées en République centrafricaine pour qu’ils puissent nous assister et nous soutenir financièrement via des projets de formation et activités génératrices de revenus (AGR) afin de nous permettre de mener des activités résilientes en attendant que la justice passe avec le procès KONY, qui est toujours recherché.

 

CNC : Merci beaucoup, Monsieur Kotto-Kpenze, pour avoir partagé ces informations importantes avec nous. Nous espérons que votre plaidoyer en faveur des victimes centrafricaines de la LRA portera ses fruits. Nous restons attentifs à l’évolution de cette affaire et à votre travail.

 

Centrafrique : le commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar, arrêté par les mercenaires russes

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Centrafrique : le commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar, arrêté par les Mercenaires russes

 

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Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens
de la société Wagner

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà frappée par l’instabilité et les conflits internes, s’enfonce encore plus profondément dans l’abîme de la tyrannie avec l’expansion alarmante du pouvoir des mercenaires russes de la société Wagner dans le pays. Cette présence oppressante, dénuée de toute légitimité, a non seulement pris le contrôle de la sécurité, de la défense, de l’économie et du commerce, mais elle s’est également immiscée dans le système judiciaire du pays, lançant ainsi un défi direct à l’État de droit et aux droits de l’homme.

 

Le dernier acte de cette mainmise sans scrupules sur le pouvoir a été la détention du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar, une arrestation orchestrée par les mercenaires russes de Wagner. Leur accusation ? Une conspiration présumée avec des criminels pour l’assassinat du commandant de compagnie de la gendarmerie de Berberati, un acte abominable qui a endeuillé le mois précédent.

 

Il semble que les mercenaires russes de Wagner tentent de démontrer au Président Faustin Archange Touadera leur prétendue efficacité dans la résolution d’enquêtes complexes. Cependant, il est difficile de ne pas voir à travers cette façade et de comprendre que leur objectif réel est de renforcer leur emprise sur le pays et d’affirmer leur pouvoir absolu, même au détriment de la justice et de la dignité humaine.

 

Le mois dernier, un tragique incident a secoué la République centrafricaine lorsque le commandant de compagnie de Berberati, en route vers Bangui pour sa nouvelle affectation, a été pris en embuscade par des assaillants armés à proximité de la ville de Baoro. Le capitaine, son garde du corps et son épouse ont perdu la vie dans cette attaque brutale, laissant derrière eux une immense douleur et un sentiment d’insécurité. Les responsables de cette attaque sont restés dans l’ombre, échappant à toute forme de justice.

 

Cependant, un mois plus tard, les mercenaires russes de Wagner ont appréhendé un jeune homme, un ancien rebelle démobilisé en attente d’intégration dans les forces armées centrafricaines, à Bouar. Ce jeune homme, ignorant les raisons de son arrestation, a été soumis à des sévices inhumains, frôlant la mort. Les membres de Wagner lui ont extorqué une confession, le forçant à avouer sa participation présumée à l’attaque contre le capitaine de la gendarmerie Oubangué, commandant de compagnie de Berberati, sur ordre du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar.

 

Les méthodes employées par les mercenaires russes de Wagner pour obtenir cette confession sont d’une brutalité inouïe et révoltante, témoignant de leur mépris total pour les droits de l’homme et la dignité humaine. Ce jeune homme, désormais détenu dans un état de santé critique à la prison de camp de Roux, est la preuve vivante des abus perpétrés par ces mercenaires sans foi ni loi.

 

Pire encore, l’arrestation du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar et son transfert à Bangui sous l’égide de Wagner ont jeté une ombre inquiétante sur l’indépendance du système judiciaire centrafricain. La République centrafricaine est en train de glisser inexorablement vers une dictature aux méthodes russes, où l’arbitraire et la répression sont devenus la norme.

 

Il est impératif que la communauté internationale condamne fermement ces actions des mercenaires russes de la société Wagner en République centrafricaine. Il est temps de faire pression pour mettre fin à cette présence illégitime qui met en péril la stabilité et les droits fondamentaux du peuple centrafricain. La justice et la dignité humaine doivent prévaloir sur l’impunité et la terreur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les Mercenaires Russes du Groupe Wagner : Agents du Chaos en Centrafrique, terrorisent la population de villages Mboula et Yoro

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Les Mercenaires russes du Groupe Wagner : Agents du Chaos en Centrafrique, terrorisent la population de villages Mboula et Yoro

 

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Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – En cette période de Noël, où la plupart des enfants à travers le monde célèbrent avec joie et insouciance, les jeunes habitants des villages Mboula et Yoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, ont été privés de cette innocence. Le 25 décembre dernier, au lieu de recevoir des cadeaux et de partager des moments de bonheur en famille, ces enfants ont été confrontés à la terreur causée par les mercenaires russes du groupe Wagner. Ce groupe paramilitaire, agissant avec une impunité choquante, a semé la peur et la désolation dans ces régions déjà vulnérables.

 

Le Noël Cauchemardesque des Enfants de Mboula et Yoro

 

Le 25 décembre, 14 motos rugissantes ont déferlé sur les villages Mboula et Yoro, portant avec elles une horde de mercenaires russes du groupe Wagner. Ces hommes lourdement armés, agissant en toute impunité, sont venus terroriser ces populations déjà éprouvées. Non seulement ces enfants n’ont pas pu avoir des jouets en raison de l’hyper-inflation des prix, mais leurs parents ont également fui dans la brousse pour échapper aux exactions brutales de ces mercenaires sans foi ni loi.

 

Le 25 décembre dernier, 14 mercenaires russes du groupe Wagner, quittant la ville de Bouar, se sont dirigés vers la commune de Zotoua-Bangarem en direction de Baoro jusqu’aux villages  Mboula et Yoro. Leur passage a laissé derrière eux un sillage de destruction et de terreur.

 

Pillages et Enlèvements

 

Dans les villages de Mboula et Yoro, situés à environ 88 kilomètres de Bouar, ces mercenaires n’ont pas hésité à piller les maisons des habitants, emportant des motos et des objets de luxe. Mais leur cruauté ne s’est pas arrêtée là. Deux jeunes femmes et un jeune homme ont été arrêtés et ligotés par ces mercenaires sans pitié. Leur sort demeure inconnu à ce jour, et l’angoisse plane sur leurs proches. Sont-ils encore en vie ? Sont-ils devenus des esclaves sexuelles des mercenaires russes ? Les questions restent sans réponse.

 

Impunité et Complicité

 

Il est important de souligner que ces exactions ne seraient pas possibles sans la complicité tacite du président putschiste centrafricain, Faustin Archange Touadéra. Les mercenaires du groupe Wagner semblent jouir d’une totale impunité pour commettre leurs crimes en toute impunité, tandis que le silence prévaut. Cette situation ne fait que renforcer l’image d’un État défaillant et incapable de protéger ses citoyens.

 

Les récentes exactions perpétrées par les mercenaires russes du groupe Wagner en Centrafrique sont un rappel brutal des conséquences dévastatrices de l’inaction internationale face à cette menace. Les populations locales continuent de vivre dans la peur, tandis que les coupables échappent à toute forme de justice.

 

Il est impératif que la communauté internationale prenne des mesures concrètes pour mettre fin à cette impunité et protéger les civils centrafricains. Les mercenaires russes du groupe Wagner doivent être tenus responsables de leurs actes, et les autorités centrafricaines doivent être encouragées à mettre fin à leur complicité. L’avenir de la République centrafricaine et de sa population dépendent de la manière dont cette crise est gérée.

 

Par Gervais Lenga

 

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La Crise Énergétique à Bangui: Entre Promesses Gouvernementales et Réalités Amères

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La Crise Énergétique à Bangui: Entre Promesses Gouvernementales et Réalités Amères

 

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Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –Les coupures intempestives d’électricité à Bangui et ses environs sont devenues un calvaire quotidien pour les habitants. Les multiples promesses du gouvernement de fournir une alimentation électrique stable se sont avérées vaines, laissant la population dans un état de frustration croissante. L’émission Patara de la radio Ndékèluka a offert une plateforme pour discuter de ce problème épineux, mettant en lumière les diverses perspectives des acteurs clés impliqués dans le secteur énergétique de la République Centrafricaine.

 

La récente édition de l’émission Patara a mis en avant le mécontentement des habitants de Bangui face aux coupures récurrentes d’électricité. Le directeur général de l’INERCA, Thierry Patient Bédima, et plusieurs figures politiques, dont des députés et des observateurs, ont été invités à discuter des défis et des solutions potentielles.

 

La Réalité du Terrain:

 

Les commerces et les ménages subissent les conséquences directes des délestages intempestifs. La conservation des aliments, les activités commerciales et la vie quotidienne sont sévèrement perturbées. Le ministre du Développement de l’Énergie a promis une alimentation électrique ininterrompue, mais la réalité sur le terrain est loin de cette affirmation.

 

Des Infrastructures Défaillantes:

 

Le débat a révélé que les infrastructures énergétiques actuelles sont obsolètes et insuffisantes. Malgré l’ajout de nouvelles unités, le déséquilibre entre l’offre et la demande persiste. Les experts ont souligné le besoin urgent de moderniser les anciennes unités et de développer de nouvelles capacités pour répondre aux besoins croissants.

 

Un Manque de Vision et de Gouvernance:

 

Les participants ont critiqué la gestion et l’anticipation du gouvernement face à cette crise. Ils ont souligné un manque de planification stratégique et un échec à intégrer des solutions durables et adaptées aux réalités climatiques et technologiques du pays.

 

Des Solutions Proposées:

 

Parmi les solutions évoquées, l’investissement dans les centrales hydroélectriques et solaires a été privilégié. Cependant, les débats ont révélé que la mise en œuvre de ces projets est entravée par des problèmes logistiques, financiers et de gouvernance. La nécessité d’une meilleure gestion des ressources humaines et d’une anticipation technique a été également soulignée.

 

En un mot, la crise énergétique à Bangui est un miroir des problèmes plus larges auxquels fait face la République Centrafricaine: un manque de planification adéquate, une gouvernance défaillante, et une incapacité à mettre en œuvre des solutions durables. Alors que les citoyens continuent de souffrir des conséquences directes de cette crise, il devient impératif pour le gouvernement de prendre des mesures concrètes et d’engager des réformes significatives dans le secteur énergétique. Seule une approche holistique et bien coordonnée, impliquant tous les acteurs concernés, pourra mener à une résolution durable de cette crise énergétique et contribuer au développement et à la stabilité de la nation. Les débats tels que celui présenté par Patara sont cruciaux pour sensibiliser et pousser vers le changement nécessaire. La question demeure: le gouvernement prendra-t-il les mesures nécessaires pour transformer les promesses en actions concrètes?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les Réponses évasives du Maire de Bangui, Émile Gros Nakombo, face aux Accusations de Détournement Massif des Deniers Publics

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Les Réponses évasives du Maire de Bangui, Émile Gros Nakombo, face aux Accusations de Détournement Massif des Deniers Publics

 

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Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Dans sa récente interview accordée à la Radio Ndékè – Luka, le maire de Bangui, Émile Gros Nakombo, a été confronté à des questions brûlantes concernant sa gestion de la ville de Bangui. Cette interview a mis en lumière les controverses entourant sa gestion, notamment les allégations de détournement massif des deniers publics, la perception de mafia à la mairie, l’escroquerie des citoyens étrangers, et la suggestion que son maintien à la tête de la mairie de Bangui est lié à son lien mafieux avec Faustin Archange Touadera, président de la République centrafricaine.

 

Pourtant, les réponses de Nakombo ont laissé beaucoup à désirer. Interrogé sur l’état d’esprit en tant que maire d’une ville critiquée par ses administrés, Nakombo a donné une réponse évasive, évoquant les responsabilités générales d’un maire sans aborder spécifiquement les problèmes de Bangui.

 

Lorsqu’on lui a demandé de reconnaître les problèmes dans la ville, Nakombo a répondu de manière fataliste, en affirmant que “quand il y a des hommes, il y a des problèmes.” Cette réponse manque de redevabilité et de volonté de résoudre les problèmes concrets auxquels les citoyens de Bangui sont confrontés.

 

Une partie de l’interview a porté sur la gestion des ordures à Bangui, un problème majeur qui affecte la qualité de vie des habitants. Nakombo a tenté de se dédouaner en comparant sa gestion à celle de son prédécesseur, Ngombé-Ketté, tout en évitant de prendre la responsabilité des problèmes actuels. Cette stratégie de passer le blâme est un exemple de l’approche évasive de Nakombo.

 

Une question importante soulevée au cours de l’interview était celle du népotisme et de la gestion opaque de la mairie. Nakombo a répondu en niant catégoriquement ces allégations, mais son discours manquait de détails et d’explications convaincantes. Les manifestations de certains de ses collaborateurs contre sa gestion ont été minimisées, avec Nakombo affirmant qu’elles étaient principalement dues à des retards de salaire, tout en ignorant les slogans hostiles à sa personne.

 

En fin de compte, cette interview avec le maire de Bangui a laissé de nombreuses questions sans réponse et a soulevé des doutes quant à sa transparence et à sa capacité à gérer efficacement la ville. Les réponses évasives de Nakombo et son incapacité à aborder de front les problèmes concrets auxquels les citoyens de Bangui sont confrontés soulèvent des préoccupations quant à sa gestion du pouvoir et à sa responsabilité envers les administrés.

 

En un mot, la ville de Bangui mérite un leadership plus transparent et responsable pour résoudre ses problèmes structurels et conjoncturels. Les citoyens ont le droit de demander des comptes à leurs élus, et il est essentiel que les responsables publics répondent de manière claire et précise aux préoccupations de la population. La question demeure : Émile Gros Nakombo est-il vraiment à la hauteur de cette tâche cruciale pour le bien-être de la ville de Bangui et de ses habitants ?

 

Par Anselme Mbata

 

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La résurrection des routes de Bangassou : Projet Londo Plus redonne espoir et emploi”

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La résurrection des routes de Bangassou : Projet Londo Plus redonne espoir et emploi”

 

 

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Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Dans la préfecture du Mbomou, à Bangassou, une lueur d’espoir brille sur les routes autrefois délabrées. Les travaux d’aménagement des routes ont repris grâce au projet Londo Plus, une initiative du gouvernement centrafricain financée par la Banque Mondiale. Alors que la pandémie de Covid-19 avait suspendu ces travaux en 2021, la mobilisation des habitants de Bangassou pour rénover leur ville montre que la résilience peut triompher des obstacles.

 

Une main-d’œuvre locale déterminée

 

Les travaux menés par le projet Londo Plus à Bangassou sont un exemple de détermination et d’efforts collectifs. 375 hommes et femmes, vêtus de gilets jaunes, forment 15 équipes dédiées à réparer les artères de la ville. Armés de pelles, pioches et brouettes, ils comblent les trous sur les routes en utilisant de la latérite. Eric Yebanga, chef d’équipe numéro 6, supervise les travaux sur la route reliant la gare routière à la cathédrale. Les tâches sont diverses, du brousselage au comblement des fossés, et chaque jour, ils s’efforcent de parcourir 25 mètres de route, avec un objectif ambitieux de couvrir un kilomètre en 40 jours.

 

Une opportunité pour les habitants de Bangassou

 

Pour les bénéficiaires de ce projet, comme Marlène, c’est plus qu’un simple emploi. C’est une opportunité de contribuer à l’amélioration de leur ville tout en gagnant un revenu nécessaire. Marlène exprime sa fierté d’être impliquée dans le projet Londo Plus, et elle partage ses plans pour l’argent qu’elle gagnera. Une partie servira à payer la scolarité de ses enfants, un investissement essentiel dans l’avenir. L’autre partie sera consacrée au développement de l’élevage, montrant ainsi comment ce projet peut avoir un impact positif sur le bien-être économique des familles locales.

 

Des progrès visibles

 

Après seulement quelques semaines de travail, les habitants commencent à remarquer une nette amélioration de certaines voies. Noël Woumbalé, un résident, témoigne de la transformation. Autrefois difficile à parcourir même en moto, les routes rénovées commencent à offrir un accès plus fluide. Cependant, il souligne également les défis persistants, notamment la nécessité d’évacuer l’eau des routes et de solidifier certaines voies avec des graviers. Cette observation met en lumière l’importance de la gestion continue des infrastructures pour assurer leur durabilité.

 

Le rôle du projet Londo Plus

 

Initié par le gouvernement centrafricain et soutenu par la Banque Mondiale, le projet Londo Plus vise à revitaliser les infrastructures routières de Bangassou. Bien que la pandémie de Covid-19 ait temporairement interrompu les travaux en 2021, le projet est maintenant de retour, offrant une lueur d’espoir pour la connectivité de la ville et le bien-être économique de ses habitants. Cependant, des défis subsistent, notamment la nécessité de garantir un entretien adéquat des routes rénovées.

 

Le projet Londo Plus à Bangassou incarne la résilience et la détermination d’une communauté qui travaille ensemble pour améliorer son environnement. Alors que les travaux avancent, les habitants constatent des progrès tangibles, même s’ils restent conscients des défis à relever. Cette initiative gouvernementale offre non seulement des emplois aux habitants, mais elle leur donne également l’occasion de contribuer à la transformation de leur ville. Les infrastructures routières de Bangassou se redressent lentement, un signe d’espoir pour l’avenir de cette communauté dynamique. Reste à espérer que le projet Lundoo Plus continue d’inspirer d’autres initiatives similaires dans tout le pays, stimulant ainsi le développement durable et la prospérité économique en République centrafricaine.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Héritier Doneng : Un chef milicien au service d’un régime criminel et despotique

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Héritier Doneng : Un chef milicien au service d’un régime criminel et despotique

 

 

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REQUIN Rodolphe Héritier Doneng, chef milicien REQUINS

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Héritier Doneng, un nom qui résonne comme une sinistre mélodie dans les oreilles de tous ceux qui connaissent l’histoire tumultueuse de la République Centrafricaine. Chef milicien du régime en place, ce criminel notoire se métamorphose désormais en un dirigeant d’une association proche du pouvoir dénommé Front Républicain. Son dernier acte de soutien, des plus condamnables, est sa réaction à l’arrestation du député Dominique Yandocka par les mercenaires russes du groupe Wagner. Alors que le reste du monde dénonce cette arrestation arbitraire, Héritier Doneng se contente d’apprécier la situation et affiche un sourire malsain.

 

Il est indéniable que le régime auquel Doneng est affilié est tout sauf un modèle de démocratie et de justice. Il est caractérisé par son despotisme, son népotisme, sa corruption et son autoritarisme. Les agissements de Doneng ne font que renforcer cette image sombre du régime. Plutôt que de condamner l’arrestation brutale d’un membre de l’opposition, il préfère la saluer et la justifier en utilisant un discours fallacieux d’atteinte à la sécurité de l’État.

 

La déclaration aberrante du chef milicien est un exemple frappant de sa complicité avec un régime qui ne recule devant rien pour maintenir son emprise sur le pouvoir. Dans cette déclaration, il accuse des personnalités respectées, telles que Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Karim Meckassoua, Crépin Mboli-Goumba, et Nicolas Tiangaye, de conspirer pour déstabiliser la République Centrafricaine. Cette accusation sans fondement vise à justifier l’arrestation de Dominique Yandocka et à discréditer l’opposition.

 

De plus, Doneng s’en prend à la France, affirmant que le président Emmanuel Macron a demandé le départ des paramilitaires russes, les accusant de mettre fin à une situation chaotique. Cette affirmation est à la fois mensongère et absurde, car la présence des paramilitaires russes n’a fait qu’aggraver la Situation en République centrafricaine.

 

L’absurdité de Doneng se termine par des accusations farfelues selon lesquelles les services secrets britanniques M16 recrutent des élites de l’armée ukrainienne pour planifier l’assassinat de chefs d’État africains soutenus par la Russie en comançant par Touadera, la tête de pont. Ces allégations non étayées ne sont que des tentatives désespérées pour semer la confusion et détourner l’attention des véritables problèmes auxquels fait face la République Centrafricaine.

 

En résumé, Héritier Doneng est un chef milicien qui agit de manière criminelle pour soutenir un régime corrompu et autoritaire. Sa réaction à l’arrestation de Dominique Yandocka démontre clairement son mépris pour la démocratie et les droits de l’homme. Il est temps que la communauté internationale prenne des mesures pour mettre fin à l’impunité de Doneng et de ceux qui partagent sa vision destructrice pour la République Centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Escalade de la violence en Centrafrique : L’ombre sinistre des soldats FACA

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Escalade de la violence en Centrafrique : L’ombre sinistre des soldats FACA

 

Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Dans un pays marqué par des tumultes incessants, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) se dressent tel un double-edged sword, oscillant entre les rôles de protecteurs de la nation et oppresseurs de son peuple.

 

Des incidents récurrents et alarmants

 

Le 23 décembre 2023, à Kabo, se déroule un scénario aussi tragique que révélateur. Des soldats FACA, censés incarner la loi et l’ordre, s’abandonnent à une violence inqualifiable contre l’équipage d’un véhicule de transport public. Cet acte n’est pas isolé ; il s’inscrit dans une série de violences répétées à travers le pays, illustrant une tendance alarmante au sein de l’armée nationale.

 

Les récits de conducteurs tabassés, de jeunes tirés à bout portant, et d’innocents brutalisés peignent une image sombre de ces protecteurs devenus prédateurs. L’ironie est amère lorsque ces protecteurs sont formés par des mercenaires du groupe Wagner, connus pour leur approche impitoyable et sans concessions. Cette ironie se transforme en tragédie lorsqu’elle se manifeste dans le sang des citoyens centrafricains.

 

Une analyse des racines du problème

 

Comment une institution, conçue pour sauvegarder la paix et la sécurité, en vient-elle à semer la terreur parmi ceux qu’elle est censée protéger? La réponse est complexe et multifacette. Elle plonge ses racines dans un manque de formation adéquate, une supervision défaillante, et une culture de l’impunité qui semble ronger les fondements mêmes de l’armée.

 

Les soldats formés par des entités comme Wagner sont souvent préparés pour la guerre, pas pour la paix, ni pour l’interaction civile nuancée. Cette formation orientée vers l’agressivité, combinée à un manque de contrôle et de responsabilité, crée un cocktail détonant de violence injustifiée.

 

Conséquences et implications

 

Les actions des FACA ne se limitent pas à des incidents isolés ; elles tissent la trame d’une crise plus vaste qui touche l’âme de la République centrafricaine. Chaque coup porté à un citoyen résonne comme un coup porté à la confiance envers les institutions, à la cohésion sociale et à l’avenir même du pays.

 

La perte de confiance dans les forces armées alimente un cycle vicieux d’insécurité et de méfiance, pouvant potentiellement ouvrir la porte à plus de chaos et à une instabilité accrue. L’impact de ces violences dépasse donc le cadre individuel pour toucher la société dans son ensemble.

 

Face à cette spirale de violence, une question demeure : comment la République centrafricaine peut-elle réconcilier l’existence de ses forces armées avec la protection et le respect de ses citoyens? La réponse réside peut-être dans une réforme profonde, une surveillance accrue et une volonté ferme d’éradiquer l’impunité.

 

La situation appelle à une réflexion critique non seulement sur les actions des FACA mais aussi sur le système qui permet, voire encourage, de telles atrocités. C’est en posant des questions difficiles, en exigeant des comptes, et en cherchant des solutions holistiques que la République centrafricaine pourra aspirer à un avenir où la sécurité n’est pas synonyme d’oppression. Les yeux du monde sont tournés vers elle, attendant de voir si elle choisira la voie de la réforme ou celle de la répression continue. La route vers la paix et la justice est semée d’embûches, mais c’est une route qui mérite d’être empruntée pour le bien de tous les Centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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La Crise de l’Hôpital de Bouar : Entre Réformes Nécessaires et Mécontentement Populaire

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La Crise de l’Hôpital de Bouar : Entre Réformes Nécessaires et Mécontentement Populaire

 

Centrafrique.org/hopital-district-de-la-nana-mambere-a-bouar-copyrightdr/” data-wpel-link=”internal”>Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR
Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – À Bouar , une petite ville caractérisée par ses vents violents de Maïgaro et sa communauté soudée, l’hôpital universitaire se trouve au cœur d’une controverse qui divise non seulement le personnel de l’établissement mais touche également la vie quotidienne des habitants. Les réformes entreprises par le nouveau médecin-chef, Dr. David Stev Zoulouto, ont déclenché une série de mécontentements, accusant une gestion opaque et des changements abrupts. Cette analyse vise à démêler les fils de cette crise, en soulignant les diverses perspectives et en cherchant des pistes de solutions pour l’avenir de l’hôpital et le bien-être de la communauté de Bouar .

 

 Le Vent de Changement et ses Controverses

 

Dr. Zoulouto a été accueilli à l’hôpital de Bouar dans un contexte difficile, marqué par une crise de gestion et de confiance. Ses réformes, bien que visant à restaurer l’efficacité et l’éthique, ont été perçues comme des bouleversements radicaux par une partie du personnel et de la population. La réorganisation du travail, la lutte contre le racket , et l’assainissement du fichier du personnel sont parmi les mesures qui ont suscité des réactions variées. Si certains voient dans ces actions une nécessité pour améliorer les services, d’autres les considèrent comme des mesures punitives déstabilisant le fragile équilibre de l’hôpital.

 

La Voix de la Population et la Politique

 

La population de Bouar , déjà éprouvée par les conditions climatiques difficiles, trouve dans l’hôpital un pilier de sa survie et de son bien-être. Les témoignages recueillis reflètent une division d’opinions. Alors que certains patients reconnaissent une amélioration dans la rigueur et le sérieux des services, d’autres expriment leurs craintes que les réformes ne correspondent pas à la réalité sociale et économique de Bouar , aggravant ainsi leur accès aux soins. De plus, les politiques locales, représentées ici par le député Fleury Junior Pabandji, jouent un rôle crucial dans la médiation des conflits et la recherche de solutions.

 

Défis Techniques et Humains

 

L’un des défis majeurs de l’hôpital de Bouar réside dans son plateau technique et la qualification de son personnel. Les réformes ont révélé des recrutements antérieurs jugés anarchiques, soulevant des questions sur la compétence et la légalité de certains employés. Cependant, cette approche a également conduit à des licenciements controversés, alimentant le mécontentement et la rumeur parmi la population. Il est essentiel de reconnaître la valeur du personnel expérimenté, même sans formation formelle, qui a contribué pendant des années au bien-être des patients.

 

La Quête d’un Équilibre

 

La situation à l’hôpital de Bouar reflète la quête complexe d’un équilibre entre le besoin de réformes pour une gestion transparente et efficace et le respect des réalités humaines et culturelles de la communauté. Il est impératif que les changements soient accompagnés de dialogues continus entre toutes les parties prenantes, y compris le personnel, la direction, le comité de gestion, les politiques, et surtout, la population. L’objectif est de parvenir à une amélioration des services sans sacrifier le tissu social et la confiance, essentiels dans le domaine de la santé.

 

Notons que l’hôpital de Bouar se trouve à un carrefour critique où chaque décision et action résonne avec la vie de milliers de personnes. Les réformes, malgré leur intention initiale de rectification et d’amélioration, doivent être mises en œuvre avec prudence et humanité. Il est crucial de mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation constant, impliquant toutes les parties prenantes dans une démarche constructive. La santé est un droit fondamental, et sa gestion doit être effectuée avec la plus grande responsabilité, transparence, et compassion. L’avenir de l’hôpital de Boire dépendra de la capacité collective à tirer des leçons de cette crise, à rétablir la confiance, et à avancer vers un avenir où chaque citoyen a accès à des soins de qualité dans un environnement respectueux et bienveillant.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les mensonges de Mokpeme : La présence américaine en RCA, une réalité contestée par Bendounga

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Les mensonges de Mokpeme : La présence américaine en RCA, une réalité contestée par Bendounga

 

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Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba

 

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Les récents propos d’Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence de la République centrafricaine, au sujet de la présence de la société de sécurité privée américaine Bancroft Global Security sur le sol centrafricain, ont suscité une vague de critiques et de controverses. Le député Joseph Bendounga, président du parti MDRC, n’a pas mâché ses mots en qualifiant ces déclarations de mensonges flagrants.

 

Des allégations contestées

 

Le porte-parole de la présidence a affirmé que la présence des paramilitaires américains était destinée à soutenir les forces armées centrafricaines, en particulier leur formation. Cependant, Joseph Bendounga réfute catégoriquement cette affirmation et la qualifie de mensonge. Selon lui, il n’y a aucune reconstruction de l’armée nationale, car l’effectif des soldats déployés sur le terrain est presque inexistant. Cette déclaration soulève des questions légitimes quant à l’efficacité réelle de l’opération de reconstruction de l’armée.

 

Une armée d’occupation ?

 

Le député Bendounga pousse plus loin en suggérant que l’armée nationale devient une “armée d’occupation” qui tue sa propre population. Il cite des incidents récents à Nana-Mambéré, Abba, Nzakoundou et Kabo pour étayer ses allégations. Ces événements tragiques soulèvent des inquiétudes majeures quant à la capacité de l’armée centrafricaine à protéger la population civile et à lutter contre les groupes rebelles.

 

La question de la présence américaine

 

Joseph Bendounga évoque également la présence continue des Américains en RCA, arguant qu’ils étaient déjà présents avant. Selon lui, leur retour s’explique par une tentative de faire face à la montée en puissance des Russes, notamment le groupe Wagner. Cette assertion soulève des interrogations quant aux intérêts géopolitiques en jeu dans le pays.

 

Des implications majeures

 

Les propos du député Bendounga ne sont pas à prendre à la légère. Ils mettent en lumière des questions cruciales concernant la présence américaine en RCA, la reconstruction de l’armée nationale et la sécurité de la population civile. Les citoyens centrafricains méritent des réponses claires et transparentes de la part de leurs dirigeants.

 

La controverse entourant les déclarations d’Albert Yaloké Mokpeme et les réponses critiques du député Joseph Bendounga soulignent la nécessité d’une enquête approfondie sur la Situation en République centrafricaine. La reconstruction de l’armée nationale et la présence des Américains ne sont que deux aspects d’une situation complexe qui nécessite une analyse minutieuse et une action concertée. Le peuple centrafricain mérite une véritable transparence et des réponses concernant ces questions cruciales pour leur avenir. Les implications futures de ces développements restent incertaines, mais il est impératif que la vérité soit établie pour permettre une discussion constructive et un débat éclairé.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La Magie de Noël : Un Message Spécial de Corbeaunews-Centrafrique (CNC)

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La Magie de Noël : Un Message Spécial de Corbeaunews-Centrafrique (CNC)

 

 

corbeaunews-centrafrique (CNC)

 

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

En cette période magique de l’année, toute l’équipe de rédaction du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC) tient à vous adresser ses plus chaleureux vœux de joyeuse fête de Noël.

 

Noël est une occasion spéciale où la paix, l’amour et la convivialité rayonnent. C’est le moment idéal pour se rassembler en famille et entre amis, pour partager des moments de joie et de partage. C’est aussi le moment de réfléchir aux valeurs qui nous unissent en tant que communauté, et de nourrir notre esprit de solidarité envers ceux qui en ont le plus besoin.

 

Au cours de cette année, notre équipe s’est engagée à vous fournir des informations précises et pertinentes sur la République centrafricaine, ainsi que sur les pays d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est. Nous avons abordé des sujets complexes et variés, de l’analyse politique à l’économie, de la sécurité aux enjeux sociaux et environnementaux. Votre confiance et votre soutien ont été notre plus grande motivation.

 

Nous tenons à vous remercier pour votre fidélité et votre engagement envers notre journal en ligne. C’est grâce à vous que nous continuons à grandir et à évoluer.

 

En cette saison festive, que la paix et la joie de Noël inondent vos foyers. Puissiez-vous partager des moments mémorables avec vos proches et trouver inspiration et réconfort dans les valeurs de Noël.

 

Nous attendons avec impatience de poursuivre cette aventure journalistique avec vous en 2024, en vous apportant encore plus d’informations pertinentes, d’analyses approfondies et de perspectives diverses.

 

Joyeuse fête de Noël à vous et à vos proches ! Que cette nouvelle année soit synonyme de réussite, de prospérité et de paix pour tous.

 

Avec nos meilleurs vœux,

 

L’équipe de rédaction du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC)

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication

 

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Centrafrique : Les prix des jouets en hausse , Un fardeau pour les familles

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Les prix des jouets en hausse , Un fardeau pour les familles

 

 

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CopyrightDR

 

 

Bangui, 25 décembre 2023 (CNC) – Noël, la période de l’année où les enfants attendent avec impatience leurs cadeaux, est censée être une fête joyeuse. Cependant, en République centrafricaine, la montée en flèche des prix des jouets suscite des préoccupations parmi les acheteurs et les vendeurs sur les marchés de tout le pays. Cette hausse des prix a des répercussions sur les familles et les vendeurs, et elle est attribuée à plusieurs facteurs.

 

Une flambée des prix inquiétante

 

Alors que les marchés de Bangui et d’autres régions de la République centrafricaine se préparent pour la saison des fêtes, de nombreux parents constatent avec stupéfaction que les prix des jouets ont considérablement augmenté par rapport à l’année précédente. Alida, une mère de famille, témoigne de cette inflation des prix en achetant un vélo pour son fils. L’année dernière, le même vélo était vendu à 25 000 francs, mais aujourd’hui, il faut débourser entre 35 000 et 40 000 francs pour le même article.

 

Les vendeurs sur les marchés de Bangui, comme Albon, un vendeur de Ghirlandes, se plaignent également de la hausse des prix. Les petits jouets Guirlandes qui se vendaient à 300 francs par pièce sont maintenant proposés à 1000 francs. Les marges de profit se sont réduites, car les clients hésitent à acheter à des prix jugés excessifs.

 

Les causes de cette hausse

 

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse des prix des jouets en République centrafricaine. L’un des principaux éléments est l’augmentation des coûts d’importation depuis Douala, où de nombreux jouets sont importés. Les grossistes ont vu leurs coûts augmenter, et cette hausse est répercutée sur les prix de vente au détail.

 

En outre, la situation sécuritaire précaire dans certaines régions du pays, notamment à Birao dans la Vakaga, est un autre facteur contribuant à cette inflation des prix. Les vendeurs évoquent l’insécurité comme principale cause de cette situation, car elle entrave la circulation des marchandises et augmente les coûts de transport.

 

Des conséquences pour les familles

 

Cette hausse des prix des jouets a des conséquences directes sur les familles en République centrafricaine. Certains parents se trouvent dans l’incapacité d’acheter des cadeaux pour leurs enfants en raison des prix prohibitifs. Aicha Sabour, par exemple, explique qu’elle n’a pas pu acheter de poupées pour sa fille, car les prix varient entre 5 000 et 6 000 francs, ce qui dépasse son budget.

 

Perspectives futures

 

À l’approche de la fête de Noël, de nombreux parents se demandent si le centrafricain Lambda pourra vraiment offrir des jouets à leurs enfants. La situation reste préoccupante, car les facteurs qui ont contribué à la hausse des prix ne montrent pas de signes d’amélioration à court terme.

 

En fin de compte, cette augmentation des prix des jouets soulève des questions essentielles sur la disponibilité et l’accessibilité des produits de base pour les familles en République centrafricaine. Alors que les enfants attendent avec impatience Noël, de nombreux parents se retrouvent face à un dilemme financier qui pourrait compromettre la joie de la saison des fêtes.

 

La hausse des prix des jouets à l’approche de Noël en République centrafricaine représente un fardeau pour de nombreuses familles. Les coûts d’importation en hausse, l’insécurité dans certaines régions et d’autres facteurs contribuent à cette inflation des prix. Les conséquences se font ressentir chez les parents qui peinent à offrir des cadeaux à leurs enfants. Alors que la fête de Noël approche, il est nécessaire de réfléchir aux implications futures de cette situation sur l’accès aux produits de base pour les familles centrafricaines. La saison des fêtes, censée être joyeuse, est assombrie par ces préoccupations économiques croissantes.

 

Par Prisca VICKOS

 

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