Pendant que Touadéra prête serment sous la pluie à Bangui, le chaos frappe les provinces
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Pendant que le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera était en train de prêter serment sous la grande pluie à Bangui, le chaos frappe les provinces : exactions à Tabane (Haut-Mbomou) et destruction à Bria (Haute-Kotto)
En effet, ce lundi 30 mars 2026, pendant que Faustin-Archange Touadéra prête serment pour son troisième mandat de sept ans devant ses militants au stade de Bangui sous une forte pluie, les provinces centrafricaines vivent une tout autre réalité.
Dans le Haut-Mbomou, les mercenaires russes basés à Zémio ont une nouvelle fois semé le chaos. Aux environs de 9 heures, ils ont quitté leur position pour se diriger vers le village de Tabane, situé à environ 20 km de Zémio sur l’axe Bangui. Sur place, ils ont mené une opération violente contre les habitants.

Au même moment, dans la préfecture de la Haute-Kotto, à Bria, c’est la nature qui a causé des dégâts importants. Un vent violent accompagné de fortes pluies a arraché la toiture du bâtiment de la sous-préfecture.
Au moment où l’une de nos équipes de journalistes est arrivée sur place, le bâtiment administratif présentait une toiture complètement détruite, avec les tôles arrachées et éparpillées, tandis qu’une moto était garée devant l’entrée. Des habitants observaient la scène, impuissants face à ces dégâts.
Voilà le triste tableau de ce 30 mars 2026 : d’un côté, les célébrations officielles de la 7ème République à Bangui ; de l’autre, l’insécurité causée par les mercenaires dans le Haut-Mbomou et la vulnérabilité des infrastructures publiques en Haute-Kotto face aux intempéries.
Comme souvent, beaucoup se demandent déjà qui va reconstruire le bâtiment de Bria. Nombreux sont ceux qui estiment que ce sera encore à la MINUSCA de s’en charger, pendant que le régime se contenterait ensuite de revendiquer les travaux.
Ce décalage entre le faste de l’investiture présidentielle et la réalité quotidienne des provinces reste frappant.
Par Moïse Banafio
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)