RCA : Mouammar Bengué-Bossin  avait prévenu, Touadéra confirme la haute trahison

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RCA : Mouammar Bengué-Bossin  avait prévenu, Touadéra confirme la haute trahison

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin.jpg” alt=”Pour le politicien Mathurin Bengué Bossin, l’ingratitude de Touadéra confirmée par les cas de l’ancien Président François Bozizé et Karim Meckassoua” width=”300″ height=”298″ />
monsieur Mouammar Bengué-Bossin , de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

Mouammar Bengué-Bossin avait averti : si Touadéra ose un troisième mandat, ce sera une haute trahison. Le 26 juillet, le président a franchi le pas.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plusieurs mois avant l’annonce du chef de l’État, Mouammar Bengué-Bossin, président du Front populaire Zo Kwé Zo, avait lancé une mise en garde claire : « Si Touadéra se déclare candidat à un troisième mandat, il sera coupable de haute trahison ». Pour lui, la Constitution de 2016 ne laisse aucune marge d’interprétation : deux mandats maximum, pas un de plus.

 

Or, le 26 juillet dernier, lors du deuxième congrès ordinaire du Mouvement des Cœurs Unis à Bangui, Faustin-Archange Touadéra a officiellement annoncé sa candidature à un troisième mandat. En posant cet acte, il a confirmé le scénario anticipé par Mouammar Bengué-Bossin, celui d’une violation claire du serment présidentiel. « Lorsqu’il a levé la main droite devant Dieu et la Nation, il s’était engagé à respecter la Constitution. Ce serment est archivé à la Cour constitutionnelle et peut être rappelé en cas de manquement », rappelait Bengué-Bossin.

 

Il soulignait déjà que la Constitution est explicite : « La durée du mandat est de cinq ans, renouvelable une seule fois. C’est écrit, c’est clair ». Pour lui, toute tentative de prolongation du pouvoir au-delà de ces limites équivaut à une rupture du contrat avec le peuple et relève de la haute trahison, passible de destitution selon l’article 124.

 

Mouammar Bengué-Bossin  avait aussi dénoncé l’argument des partisans de Touadéra, qui évoquent une nouvelle Constitution ou le soutien populaire comme justification. « Aucun juriste sérieux ne peut défendre une telle lecture. Si le président demande des manifestations pour se maintenir, c’est qu’il sait lui-même qu’il n’a pas le droit », lançait-il, ajoutant que cette stratégie prépare une crise politique.

 

Mouammar Bengué-Bossin  rappelait enfin l’esprit même de la loi fondamentale : protéger le pays contre les dérives autoritaires déjà connues. « Deux mandats suffisent. Même si un président n’est pas bon, on peut le supporter un premier et un second mandat, mais pas davantage ».

 

Aujourd’hui, l’avertissement de Mouammar Bengué-Bossin  résonne comme une prophétie. En se déclarant pour un troisième mandat, Touadéra a choisi de franchir la ligne rouge que Mouammar Bengué-Bossin  avait tracée, se plaçant de fait face à l’accusation la plus grave du droit constitutionnel : la haute trahison.

 

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