RCA : Mouammar Bengué-Bossin avait prévenu, Touadéra confirme la haute trahison
Mouammar Bengué-Bossin avait averti : si Touadéra ose un troisième mandat, ce sera une haute trahison. Le 26 juillet, le président a franchi le pas.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Plusieurs mois avant l’annonce du chef de l’État, Mouammar Bengué-Bossin, président du Front populaire Zo Kwé Zo, avait lancé une mise en garde claire : « Si Touadéra se déclare candidat à un troisième mandat, il sera coupable de haute trahison ». Pour lui, la Constitution de 2016 ne laisse aucune marge d’interprétation : deux mandats maximum, pas un de plus.
Or, le 26 juillet dernier, lors du deuxième congrès ordinaire du Mouvement des Cœurs Unis à Bangui, Faustin-Archange Touadéra a officiellement annoncé sa candidature à un troisième mandat. En posant cet acte, il a confirmé le scénario anticipé par Mouammar Bengué-Bossin, celui d’une violation claire du serment présidentiel. « Lorsqu’il a levé la main droite devant Dieu et la Nation, il s’était engagé à respecter la Constitution. Ce serment est archivé à la Cour constitutionnelle et peut être rappelé en cas de manquement », rappelait Bengué-Bossin.
Il soulignait déjà que la Constitution est explicite : « La durée du mandat est de cinq ans, renouvelable une seule fois. C’est écrit, c’est clair ». Pour lui, toute tentative de prolongation du pouvoir au-delà de ces limites équivaut à une rupture du contrat avec le peuple et relève de la haute trahison, passible de destitution selon l’article 124.
Mouammar Bengué-Bossin avait aussi dénoncé l’argument des partisans de Touadéra, qui évoquent une nouvelle Constitution ou le soutien populaire comme justification. « Aucun juriste sérieux ne peut défendre une telle lecture. Si le président demande des manifestations pour se maintenir, c’est qu’il sait lui-même qu’il n’a pas le droit », lançait-il, ajoutant que cette stratégie prépare une crise politique.
Mouammar Bengué-Bossin rappelait enfin l’esprit même de la loi fondamentale : protéger le pays contre les dérives autoritaires déjà connues. « Deux mandats suffisent. Même si un président n’est pas bon, on peut le supporter un premier et un second mandat, mais pas davantage ».
Aujourd’hui, l’avertissement de Mouammar Bengué-Bossin résonne comme une prophétie. En se déclarant pour un troisième mandat, Touadéra a choisi de franchir la ligne rouge que Mouammar Bengué-Bossin avait tracée, se plaçant de fait face à l’accusation la plus grave du droit constitutionnel : la haute trahison.
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)