Centrafrique.org/Centrafrique-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-prevoit-dorganiser-une-marche-de-verite-le-29-mai-prochain-a-bangui/saint-cyr-tanza-bon/” rel=”attachment wp-att-56428″ data-wpel-link=”internal”>Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) a annoncé, lors de son Assemblée Générale du 08 juin 2024, qu’elle adopte désormais le nom de Plateforme des Jeunes Leaders Républicains (PJLR). Fondée le 08 septembre 2021, l’organisation souhaite, par ce changement, marquer son engagement renouvelé envers la défense des intérêts des populations tout en restant fidèle à ses valeurs fondamentales.
Ce changement de nom intervient dans un contexte de mutation profonde de la classe politique centrafricaine, alors que le pays traverse une période de transition politique. La PJLR, regroupant des jeunes leaders issus de divers partis politiques, associations de jeunes, ainsi que des représentants de la société civile, entend ainsi refléter cette évolution et renforcer son rôle dans le paysage politique.
L’unanimité des membres présents à l’Assemblée Générale témoigne de l’unité et de la détermination de l’organisation à avancer ensemble vers un avenir prometteur. Suite à cette décision, les nouveaux statuts de la PJLR ont été révisés et adoptés, avec un dépôt officiel prévu prochainement auprès du ministère public pour agrément.
La PJLR a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont contribué à cette transformation, ainsi qu’à ses membres pour leur confiance et leur soutien continu. Le mouvement reste déterminé à continuer de défendre les intérêts de la population dans sa lutte républicaine.
Le lundi 10 juin 2024, deux hommes blancs ont été arrêtés à Bangui par le groupe Wagner, accusés de possession d’armes et de munitions. Cette nouvelle mascarade d’accusations intensifie l’escalade des pratiques répressives qui plongent le pays dans le chaos, poussant les étrangers à fuir la Centrafrique.
Les arrestations de ces derniers jours montrent une stratégie délibérée de répression orchestrée par Wagner et soutenue par le régime de Touadera. Les deux individus, dont l’identité reste floue, auraient été accusés de posséder des armes après une perquisition manipulée à leur domicile. Ces méthodes, largement critiquées pour leur procédures qui manque de transparence, sont devenues monnaie courante.
Le mois dernier, le 25 mai, un belge d’origine portugaise travaillant pour une ONG américaine à Zemio a été arrêté sous des accusations similaires. Transféré à Bangui, il a été placé en détention à l’office central pour la répression du banditisme (OCRB). La justice, dominée par Wagner, reprend la même accusation fabriquée par les Mercenaires russes.
Et ce n’est pas tout! Les autorités ont également expulsé des citoyens chinois au début de ce mois de juin, deux jours après leur arrestation par les mercenaires russes à Gofo, invoquant des motifs comparables.
Ainsi, les actions de Wagner illustrent une volonté claire de déstabiliser les étrangers présents dans le pays.
Ces arrestations avec des fausses preuves rappellent les événements de 2021, où un Français avait été faussement accusé de possession d’armes et détenu durant près de deux ans avant de quitter le pays. Par ailleurs, des témoignages concordent sur les méthodes de manipulation utilisées par Wagner pour justifier ces détentions. Le groupe pose des armes volontairement lors des perquisitions pour incriminer leurs victimes, créant un climat de peur et de méfiance.
Les Russes de Wagner, opposés aux Occidentaux, utilisent Bangui comme terrain de chasse pour brutaliser et expulser les étrangers. Cette stratégie vise à faire fuir les Occidentaux, avec des conséquences désastreuses pour les Centrafricains.
Pendant ce temps, les Occidentaux observent et applaudissent. Ils soutiennent le régime de Touadera malgré les accusations selon lesquelles ils auraient soutenu les rebelles pour un coup d’État contre le régime. Cette stratégie vise à trainer les Occidentaux dans la boue jusqu’à ce qu’eux-même reviennent pour soutenir le régime par tous les moyens. Touadera a appris cette méthode de Paul Kagame et de Vladimir Poutine, qui l’utilisent pour mettre la pression sur les puissances étrangères et obtenir des soutiens financiers.
Les mercenaires russes, pour qui la stabilité du pays importe peu, risquent de plonger la Centrafrique dans une stagnation prolongée. À l’instar de Cuba, où l’isolement a figé le développement, la Centrafrique pourrait devenir un pays où le progrès est bloqué par des décennies d’instabilité et de répression.
Centrafrique.org/distribution-de-savon-et-pagnes-symboles-dun-leadership-defaillant-du-putschiste-touadera/distribution-de-savon-et-pagnes-par-le-putschiste-de-bangui-faustin-archange-touadera-symboles-dun-leadership-defaillant/” rel=”attachment wp-att-67946″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Distribution-de-Savon-et-Pagnes-par-le-putschiste-de-Bangui-Faustin-Archange-Touadera-Symboles-dun-Leadership-Defaillant-450×203.jpg” alt=”Distribution de Savon et Pagnes aux femmes pauvres de la RCA par le putschiste de Bangui, Faustin Archange Touadera, Symboles d’un Leadership Défaillant” width=”450″ height=”203″ />
Avec son élection en 2016 comme Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra semble délibérément maintenir la Centrafrique dans la pauvreté. Son administration néglige l’éducation et les réformes économiques, contraignant les Centrafricains à dépendre du régime pour survivre.
Depuis déjà huit ans, le secteur de l’éducation en Centrafrique est en déliquescence. Aucune réforme significative n’a été mise en œuvre pour améliorer les infrastructures scolaires ou la qualité de l’enseignement. Les jeunes, dépourvus de compétences et de savoir, peinent à se positionner sur le marché de l’emploi, tant au niveau national qu’international. Cette condition alarmante laisse toute une génération sans avenir, soutenant leur dépendance vis-à-vis du régime en place.
La précarité généralisée touche toutes les couches de la société, obligeant les Centrafricains à se soumettre au régime pour survivre. Les nominations dans l’administration publique sont devenues un outil de contrôle politique, réservées aux membres du parti présidentiel ou aux proches ethniques du président. Cette stratégie de maintien au pouvoir par l’appauvrissement est perçue comme une réminiscence des pratiques autoritaires des années post-indépendance, où le parti unique et l’allégeance au chef de l’État étaient la norme.
Les conséquences de cette politique sont palpables : le secteur professionnel est en déclin, l’intellectualisme est en chute libre. Même les journalistes doivent s’incliner devant le pouvoir en place pour subvenir à leurs besoins, d’autres en font pour survivre. La production d’articles favorables aux miliciens de Wagner ou aux dignitaires du régime devient monnaie courante, moyennant de maigres rémunérations.
Devant cette inflation galopante et un marché dévasté, la survie passe par l’allégeance au régime de Touadéra. Cette condition désespérée entraîne les Centrafricains à chercher tout moyen pour subvenir à leurs besoins, y compris la soumission politique pour obtenir des miettes économiques. La stratégie du président vise à créer un environnement où la population, acculée par la misère, n’a d’autre choix que de se tourner vers le pouvoir pour obtenir une aide minimale.
Dans ce contexte, la dépendance et la pauvreté deviennent des outils de contrôle et de manipulation politique, renforçant la position de Touadéra et de son entourage. Les Centrafricains, appauvris et privés de perspectives d’avenir, sont contraints de se plier à cette réalité pour survivre, alimentant un cycle de dépendance et de domination politique.
En réalité, cette politique de pauvreté systémique, loin d’être une simple conséquence de mauvaises décisions économiques, apparaît comme une stratégie délibérée de contrôle politique. Les Centrafricains, pris au piège de cette spirale de misère, voient leur avenir confisqué par un régime qui se nourrit de leur précarité pour asseoir son pouvoir.
Le Général du FPRC, Issène Damboucha, Relâché et Ramené à la Prison de camp de Roux par les Mercenaires de Wagner Après Cinq Jours de Captivité
Centrafrique.org/rca-esther-ndomende-17-ans-va-t-elle-etre-mariee-de-force-au-general-rebelle-damboucha/le-general-du-fprc-issen-damboucha/” rel=”attachment wp-att-41780″ data-wpel-link=”internal”>Le général du FPRC Hissen Damboucha à Bria
Après cinq jours d’enlèvement par les mercenaires de Wagner, le général du FPRC, Hissène Damboucha, a été relâché. Il a été reconduit à la prison de Kondourou. Les sources confirment qu’il n’a subi aucune violence physique durant cette période.
Hissène Damboucha, ancien général du FPRC, a été libéré sain et sauf et ramené dans sa cellule à la prison du camp de Roux après avoir été enlevé par des mercenaires russes au tribunal de grande instance de Bangui. Les mercenaires de Wagner ont tenté à trois reprises de le récupérer de sa cellule sans succès. Ils ont finalement élaboré un plan avec le procureur Kofio pour le capturer lors de sa convocation au tribunal de Grande Instance de Bangui.
La première tentative d’enlèvement a eu lieu à la prison du camp de Roux, où les mercenaires de Wagner ont échoué à récupérer Damboucha. La deuxième tentative a également échoué en raison de la vigilance des gardiens, les casques bleus de la Minusca. La troisième tentative s’est soldée par un autre échec. Finalement, lors de sa convocation au tribunal, les mercenaires de Wagner, en collaboration avec le procureur Kofio, ont réussi à l’enlever.
Après son entretien avec le procureur, Damboucha a été capturé par les mercenaires de Wagner, qui lui ont mis un sac plastique sur la tête et l’ont emmené à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) où il a passé quelques heures. Vers minuit, les mercenaires l’ont emmené à Bria où ils l’ont détenu pour un interrogatoire. De Bria, il a été transféré à Bambari et ensuite ramené à Bangui.
Selon les informations du CNC, Damboucha n’a pas été maltraité physiquement pendant sa captivité. Sa réapparition a surpris les habitants de Bria lorsqu’ils l’ont vu pour la première fois depuis plusieurs mois. Sa libération, après cinq jours, a été une surprise pour beaucoup, étant donné la réputation criminelle des mercenaires de Wagner.
Après son enlèvement, le FPRC a émis un communiqué menaçant le gouvernement de représailles si quelque chose de mal arrivait à leur ancien général. Cette menace a créé un climat de peur, mais aucune violence n’a été perpétrée. La libération de Damboucha sans incident majeur est une première pour les mercenaires de Wagner, connus pour leur brutalité.
Cependant, des questions demeurent quant à la possibilité qu’il ait été empoisonné pendant sa captivité. Les effets d’un éventuel empoisonnement ne seraient visibles que dans quelques années.
L’arrestation de Martin Joseph Figueira : Symbole de la Servitude de Touadéra à Wagner
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR
L’arrestation sans fondement du Belge d’origine portugaise Martin Joseph Figueira par les mercenaires de Wagner à Zémio démontre la soumission abjecte de Faustin-Archange Touadéra aux Russes. En privant un nouveau-né de son père, le gouvernement centrafricain révèle sa faiblesse et son incapacité à s’opposer aux exigences de Wagner.
La récente arrestation du Belge d’origine portugaise Martin Joseph Figueira par les mercenaires de Wagner à Zémio a bouleversé la vie de sa famille. Cet homme, dont l’épouse vient d’accoucher un joli bébé, est privé de la possibilité de voir son enfant. Cette situation tragique reflète la politique de soumission du président Faustin-Archange Touadéra envers la Russie. Incapable de résister ou de dire non aux exigences de Wagner, le gouvernement centrafricain laisse ces mercenaires agir en toute impunité.
Pourtant, le président Touadéra, avec ses vingt mille soldats et plus de dix mille gendarmes et policiers, ne parvient pas à affirmer son autorité face à cette milice russe restreinte d’environ 2500 hommes mais totalement influent. En conséquence, des familles entières se voient dévastées. Le cas de ce Belge, monsieur Martin Joseph Figueira , qui soutient les populations centrafricaines et les démunis, n’est pas isolé. En 2021, un Français, monsieur Rémy Quignolot a été accusé à tort d’avoir préparé un coup d’État a subi une détention injuste avant d’être libéré après une grève de la faim.
Le régime de Touadéra continue de plier devant les ordres des Mercenaires russes, même lorsque des vies innocentes sont en jeu. La détention de ce Belge, accusé sans preuve de tentative de coup d’État, montre l’ampleur de la subordination de Faustin Archange Touadera et de son gouvernement à cette milice criminelle russe. Ce dernier préfère briser des vies plutôt que de risquer de froisser ses alliés russes.
La politique actuelle de Touadéra pousse à s’interroger sur la souveraineté de la République centrafricaine. Comment un pays avec une force de sécurité aussi importante peut-il se laisser dicter sa conduite par un groupe de mercenaires étrangers ? Cette situation reflète une profonde crise de leadership et de souveraineté nationale.
Les conséquences humaines d’une politique désastreuse.
Les arrestations injustifiées ne sont pas seulement des violations des droits humains, elles ont des répercussions dévastatrices sur les familles. Le bébé de ce Belge a besoin de son père, mais se retrouve privé de sa présence à cause d’une politique soumise et sans scrupules. La communauté internationale doit prendre conscience de ces injustices et exercer une pression sur le gouvernement centrafricain pour qu’il mette fin à ces abus.
Drame à Kouki : Deux jeunes arrêtés après une bagarre mortelle entre deux rivales
Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA lors d’une patrouille
Le 25 décembre dernier, une bagarre entre deux épouses d’un même homme à Kouki a tourné au drame. Après la mort d’une des femmes, les soldats FACA ont proposé d’enterrer le corps sur place. Quelques mois plus tard, une enquête du procureur a conduit à l’arrestation de deux jeunes hommes de Kouki.
Lors de la bagarre, l’une des épouses a pris un couteau et a poignardé sa rivale. Transportée à l’hôpital, la victime n’a pas survécu à ses blessures. Le mari a ensuite ramené rapidement le corps de sa femme à leur domicile conjugal. Cependant, les parents de la défunte, en colère, sont allés chez leur gendre pour récupérer le corps de leur fille pour le ramener chez eux.
Une décision controversée!
Le chef de détachement des soldats FACA à Kouki, un l’adjudant-chef de l’armée nationale, a utilisé un langage vulgaire pour insister sur le fait que le corps devait être enterré sur place. Il a déclaré : “Quand on tue un bœuf, on doit le dépiécer sur place et non le transporter ailleurs. De même, puisque la victime a été tuée à la maison, elle doit être enterrée sur place”. Sous cette pression et en présence d’une foule nombreuse, la famille a accepté de procéder à l’enterrement du corps de leur fille sur place. Les soldats ont tiré en l’air pour disperser la foule et ont eux-mêmes lavé le corps avant l’enterrement.
Intervention judiciaire et arrestation!
Plusieurs mois après l’incident, l’époux de la défunte a saisi le procureur pour obtenir des réponses sur cet enterrement forcé. Le procureur, en visite à Kouki, a posé des questions sur les circonstances de l’enterrement. L’adjudant-chef, pourtant impliqué dans cette affaire d’enterrement, a vite fait donné les noms de deux jeunes hommes de Kouki, qui ont alors été arrêtés. Cependant, la famille des jeunes arrêtés conteste cette décision du Procureur, soulignant que les soldats FACA avaient eux-mêmes proposé l’enterrement. De plus, le père de la victime avait déclaré laisser le sort de sa fille entre les mains de Dieu et refusé de porter plainte. Mais pour quelle raison ces deux enfants sont-ils arrêtés ?
Réactions et tensions!
L’arrestation des deux jeunes hommes a provoqué des tensions au sein de la population de Kouki, qui s’interroge sur les véritables motifs de leur détention. Cette situation met en question les pratiques des soldats FACA et les abus de pouvoir de certains responsables militaires, dont l’adjudant-chef en question, réputé pour son comportement erratique.
Cette affaire reste un sujet de débat intense à Kouki, et de nombreuses questions demeurent quant à la légitimité des actions des soldats et à la responsabilité des autorités locales dans cette affaire.
Maître Crépin Mboli-Goumba dénonce le mirage de la paix proclamée par le gouvernement centrafricain
Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
Dans un tweet largement suivi, Maître Crépin Mboli-Goumba a critiqué le gouvernement centrafricain pour ses affirmations sur la paix et le contrôle du territoire. Il souligne que ces déclarations ne reflètent pas la réalité vécue par les habitants des zones rurales.
Le gouvernement centrafricain clame, à maintes reprises, que la paix est rétablie dans le pays et que la majorité du territoire est sous son contrôle. Ces déclarations font état de 80% à 100% du territoire contrôlé, affirmant ainsi que les citoyens centrafricains jouissent de la liberté. Cependant, une analyse approfondie révèle une réalité contrastée.
Contrôle territorial en surface!
Les autorités avancent que la présence de forces de défense et de sécurité intérieure avec leurs alliés, tels que le groupe Wagner, garantit la sécurité et le contrôle des zones revendiquées. Toutefois, cette paix apparente est limitée aux centres urbains. Dans les périphéries, la situation est bien différente. Les zones rurales demeurent sous l’emprise de groupes armés et de bandits, créant un climat d’insécurité constant pour les habitants.
Sécurité inexistante en zones rurales!
La sécurité reste précaire dans les régions rurales où les paysans ne peuvent accéder librement à leurs champs. Les chemins sont souvent contrôlés par des factions armées, empêchant ainsi les déplacements sécurisés. Cette insécurité empêche la population de mener une vie normale, affectant leurs activités quotidiennes, économiques et agricoles.
Comme dit Maître Crépin Mboli-Goumba :
“Derrière les statistiques, il y a des vies. Contrôler 100% du territoire, par procuration, sans contrôler les sentes qui permettent aux paysans l’accès sécurisé à leurs champs n’est pas la paix. Une nation pacifiée et réconciliée permet à chacun de reprendre le cours de sa vie.”
Attaques sporadiques!
Les bases de l’armée nationale et les positions occupées par les mercenaires de Wagner sont régulièrement la cible d’attaques sporadiques. Ces incidents démontrent que le contrôle du territoire est loin d’être absolu et que la paix proclamée est fragile et partielle.
La vraie paix : réconciliation et diplomatie!
Selon Crépin Mboli-Goumba, la véritable paix ne réside pas dans la domination par la force, mais dans la réconciliation nationale et la diplomatie. La paix durable passe par des négociations et des solutions diplomatiques plutôt que par une approche militariste. La force, bien que nécessaire dans certains contextes, ne peut à elle seule résoudre les problèmes complexes de la Centrafrique.
Progrès des troupes russes du groupe Wagner : une illusion de paix!
L’ambassadeur de Russie avait promis en 2021 que la paix serait rétablie en trois mois grâce à l’intervention des troupes russes du groupe Wagner. Trois ans plus tard, cette promesse reste non tenue. La présence militaire russe a certes repoussé certains groupes rebelles, mais elle n’a pas apporté la paix durable attendue. Les zones rurales demeurent sous la menace de groupes armés et les attaques sporadiques persistent.
Maître Crépin Mboli-Goumba met en lumière la déconnexion entre les discours officiels et la réalité vécue par les habitants. Le contrôle proclamé par le gouvernement n’est qu’un mirage qui masque une situation de conflit et d’insécurité persistante. Pour atteindre une paix véritable, une approche intégrant réconciliation, diplomatie et sécurité pour tous est impérative.
Harouna Douamba, ambassadeur des fake-news en Afrique
Centrafrique.org/en-Centrafrique-fausses-informations-et-discours-de-haine-proliferent-a-lapproche-des-elections/5df8b30d-a817-409f-9ebd-43402bae55ae/” rel=”attachment wp-att-36585″ data-wpel-link=”internal”>Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.
En Afrique, les fake-news continuent de pleuvoir. Homme d’affaires ivoirien d’origine burkinabè, Harouna Douamba en est l’un des visages.
À la tête d’un réseau de propagande basé en Centrafrique et au Burkina Faso, le nom de Harouna Douamba est bien connu de la scène internationale. En mai 2023, Meta dénonce la prétendue agence de performance numérique nommée Groupe panafricain pour le commerce et l’investissement (GPCI), dirigée par M. Douamba. Meta l’accuse alors de perpétrer des « opérations d’influence secrète », visant à manipuler l’opinion publique africaine. Par ce réseau, de nombreux faux sites d’informations et une grande quantité de comptes sur les réseaux sociaux publient et partagent des informations mensongères, dont des scoops diffamatoires et des théories complotistes populaires. Ce procédé se maintient par la création automatisée et perpétuelle de nouveaux sites et nouvelles pages en ligne, au fur et à mesure des suppressions. La zone de diffusion touche le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et bien d’autres pays sahéliens.
Ses activités ne sont pas récentes. En 2021, Facebook met déjà la main sur de nombreux comptes et pages, par lesquels l’organisme de M. Douamba désinformait massivement, usant du même mode opératoire qu’à ce jour. L’ONG fictive « Aimons notre Afrique » en est la couverture. 32 pages et 52 comptes sont alors supprimés.
Plus récemment, le 26 septembre 2022, le tribunal de Grande Instance de Bangui, sous la domination de la mafia centrafricaine, le traduit en justice. M. Douamba est alors condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de 10 millions de FCFA pour diffamation. Il s’était attaqué à juste titre à des autorités centrafricaines, dont le très mafieux Sani Yalo, proche de la présidence centrafricaine. La même année, un mandat d’arrêt international est lancé contre sa personne.
Par opportunisme, les débuts de ce visage emblématique en manipulation de l’information remontent à 2018 : cette année-là, Harouna Douamba est devenu un pion clé de la désinformation étrangère sur son propre continent, après un cuisant échec dans le monde des affaires.
Un faux allié panafricain au service de Moscou.
« Lobbyiste proche de la galaxie Wagner », le décrit ainsi l’ONG Reporter sans Frontières (RSF) à l’issue de plusieurs enquêtes. Pour rappel, le groupe de mercenaires russe Wagner est étroitement lié au Kremlin. Depuis son arrivée en Afrique, il œuvre ardemment à prendre sa part du riche gâteau du grand continent, notamment par l’exploitation de sites miniers à l’Ouest. Selon le collectif All Eyes On Wagner, les structures dirigées par M. Douamba ont été financées par la société du groupe Wagner, Lobaye Invest, très présente en Centrafrique.
De facto, les informations postées en masse par les différents canaux du GPCI concernent pour la plupart des sujets de préoccupations russes. Le but étant de tourner l’opinion publique à l’avantage de la Russie, tout en gommant les crimes de contre l’humanité perpétrés par ses hommes sur place.
Au vu de ces faits avérés, il est tout à fait concevable que Harouna Douamba serve en réalité les intérêts d’un énième pays étranger en se faisant passer pour un panafricaniste convaincu. Il est aujourd’hui plus que jamais important de cultiver un esprit critique vis à vis des informations circulant en ligne.
UFDO : Une Opposition Factice Créée par le Régime de Touadéra est en Pleine Crise
Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas-450×400.jpg” alt=”Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas” width=”450″ height=”400″ />Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas
L’opposition sous contrôle du régime de Touadéra, incarnée par l’UFDO, traverse une crise majeure. Avec la suspension du ministre Aurélien Simplice Zingas, des tensions internes surgissent, exposant la réalité d’une opposition façonnée pour servir les intérêts du pouvoir en place.
L’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO), prétendue opposition créée par le président Faustin-Archange Touadéra, est en plein chaos à quelques mois des élections municipales. Le ministre de l’Éducation, Aurélien Simplice Zingas, a été suspendu de ses fonctions au sein de cette plateforme politique pour une durée de trois mois. Cette suspension, signée par André Nalké Dorogo, le président en exercice de l’UFDO, fait suite à des accusations d’usurpation de titre et de confusion de rôles politiques.
André Nalké Dorogo, figure emblématique et très controversée de la politique centrafricaine, est lui-même ancien Prwemier vice-Président du parti URCA. Connu pour avoir changé de camp politique à plusieurs reprises, il incarne la volatilité et l’opportunisme qui caractérisent souvent la scène politique du pays. En tant que vice-président de l’URCA, Dorogo a basculé dans le camp présidentiel, notamment dans l’UFDO, une plateforme qui n’est qu’une façade d’opposition, manipulée par le régime en place pour donner l’illusion d’un pluralisme politique, comme font beaucoup des dictateurs politiques.
Aurélien Simplice Zingas, secrétaire général du Parti Kélemba et ministre de l’Éducation, se trouve au centre de cette tourmente. Sa suspension, en raison de la prise de parole en tant que président de l’UFDO lors d’une rentrée politique, a été perçue comme une usurpation de titre. Cette situation révèle la confusion et la manipulation au sein de cette pseudo-opposition. Zingas, quant à lui, c’est aussi un cas dangereux sur la scène politique nationale. Il est un véritable “pantin du régime”. Pour des nombreux centrafricains, il illustre parfaitement le rôle des marionnettes politiques que le régime utilise pour maintenir une façade démocratique tout en contrôlant effectivement toute opposition.
Le communiqué de l’UFDO mentionne que cette suspension résulte d’une réunion tenue le 10 mars dernier, où un nouveau bureau de l’organisation a été mis en place. Cependant, cette prétendue réorganisation ne fait qu’accentuer la farce politique orchestrée par le régime. L’article 14 de la charte de l’UFDO prévoit une présidence tournante de quatre mois, une disposition qui semble être utilisée comme outil de contrôle plutôt que comme véritable mécanisme démocratique.
L’UFDO, loin d’être une opposition authentique, est un instrument du régime de Touadéra pour manipuler l’opinion publique et neutraliser toute véritable contestation. Les suspensions et les querelles internes ne sont que des éléments d’un théâtre politique où les acteurs principaux, comme Zingas et Dorogo, jouent des rôles prédéfinis par le pouvoir en place. Ces politiciens, des “marionnettes”, changent de camp au gré des opportunités offertes par le régime, démontrant un manque total de principes et de véritable engagement politique.
La suspension de Zingas, bien que présentée comme une mesure disciplinaire, n’est qu’une manœuvre supplémentaire dans ce jeu de dupes. Les véritables enjeux politiques restent cachés derrière des intrigues de pouvoir et des manipulations stratégiques. Le régime de Touadéra utilise ces tactiques pour maintenir son contrôle et empêcher toute émergence d’une opposition capable de contester sérieusement son autorité.
En réalité, l’UFDO, loin d’être une véritable opposition, est une construction politique destinée à maintenir le statu quo. Les acteurs comme Zingas et Dorogo, en changeant de veste à chaque opportunité, illustrent la profondeur de la manipulation politique en République centrafricaine. Les suspensions, les querelles internes et les réorganisations ne sont que des distractions dans un paysage politique contrôlé de bout en bout par le régime de Touadéra. La population, quant à elle, continue de souffrir sous un système qui se perpétue à travers la manipulation et la domination.
Pénurie d’Eau à Bangui : La Population à Bout de Souffle
Centrafrique.org/conditions-de-vie-intolerables-a-ngaragba-coupure-deau-potable-depuis-24h/bidon-vide-et-robinet-a-sec-a-la-prison-centrale-de-ngaragba/” rel=”attachment wp-att-76427″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Bidon-Vide-et-Robinet-a-Sec-a-la-Prison-Centrale-de-Ngaragba-450×253.jpg” alt=”“Bidon vide près d’un robinet sans eau à la prison de Ngaragba”” width=”450″ height=”253″ />Un bidon jaune vide est posé à côté d’un robinet sans eau à la prison centrale de Ngaragba, Bangui. Cette image illustre les conséquences de la coupure d’eau potable, laissant les détenus sans moyen de se procurer de l’eau pour boire, cuisiner ou se laver. CopyrightCNC
Depuis plusieurs mois, les robinets de Bangui sont à sec, laissant les habitants dans une situation désespérée. La SODECA promet des réparations, mais la réalité quotidienne est marquée par une lutte incessante pour accéder à l’eau, une ressource pourtant essentielle.
Le problème de l’eau à Bangui n’est pas nouveau. Depuis des années, les habitants font face à des interruptions fréquentes et prolongées de l’approvisionnement en eau potable. Chaque fois, la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) invoque des pannes techniques, mais rien ne semble être fait pour prévenir ces incidents ou pour assurer un entretien régulier des infrastructures. Les promesses de réparations rapides se révèlent vides, et la population continue de souffrir sans perspective d’amélioration.
Gladys, habitante de la cité Corniche, exprime sa frustration face à cette situation. Depuis trois jours, elle doit parcourir de longues distances pour trouver de l’eau.
« Nous devons aller chercher de l’eau au quartier Benz-Ville, et cela nous coûte 4000 francs pour le transport des bidons et des fûts. En plus, nous avons des tas de vêtements sales car nous ne pouvons pas faire la lessive normalement », déclare-t-elle. Cette situation n’est pas seulement inconfortable, elle est financièrement intenable pour de nombreuses familles.
Jean-Luc, un autre résidentde la capitale, , déplore l’absence totale d’eau potable pour sa famille.
« Depuis samedi, nous n’avons pas d’eau. À ce moment même, je n’ai même pas un litre d’eau potable pour ma famille », témoigne-t-il. Les habitants se retrouvent dans une situation d’urgence sanitaire, sans aucune aide tangible de la part de la SODECA.
La situation au kilomètre cinq est tout aussi critique. Amidou raconte se lever à quatre heures du matin pour aller chercher de l’eau à Benz-Ville.
« Nous payons 1500 francs pour dix bidons, et encore plus pour les ramener chez nous. C’est un véritable calvaire », explique-t-il. Les habitants de cette zone doivent non seulement payer pour l’eau, mais aussi pour le transport, ce qui alourdit encore davantage leur fardeau financier.
Eliata, qui habite à Yapélé Trois, est également confrontée à une situation difficile.
« Il y a un forage près de la mosquée, mais l’eau y est malodorante à cause de la vétusté des équipements. Les enfants qui la boivent ont constamment des diarrhées. Nous devons nous réveiller à quatre heures du matin pour avoir une chance de trouver de l’eau potable », dit-elle. Cette eau insalubre représente un risque majeur pour la santé publique, et pourtant, les autorités semblent incapables de trouver une solution durable.
Face à ces témoignages, la SODECA continue de répéter les mêmes excuses. Dans un récent communiqué, la direction générale a indiqué qu’une importante casse s’est produite sur la conduite principale d’eau brute au bord de l’Oubangui, et que les travaux de réparation étaient en cours. Mais ces déclarations sont devenues routinières et n’inspirent plus confiance. Les habitants de Bangui n’ont plus d’espoir que la situation s’améliore, car les mêmes problèmes persistent année après année, sans véritable plan de prévention ou d’entretien.
Cette incapacité chronique de la SODECA à gérer l’approvisionnement en eau pousse à s’interroger sur sa compétence et son engagement envers la population. Pourquoi les infrastructures sont-elles constamment en panne? Pourquoi n’y a-t-il pas de mesures préventives efficaces en place? Combien de temps encore les habitants de Bangui devront-ils endurer cette crise sans fin?
Les autorités doivent prendre des mesures urgentes pour remédier à cette situation. Si la SODECA est incapable de fournir de l’eau potable de manière fiable, il est peut-être temps de considérer d’autres alternatives. Les habitants ne peuvent pas continuer à payer pour un service qu’ils ne reçoivent pas. Ils ont le droit à un accès régulier et sûr à l’eau potable, une ressource vitale pour leur survie quotidienne.
En attendant, la population de Bangui est laissée à elle-même, obligée de trouver des solutions temporaires pour survivre. Cela inclut la dépendance à des sources d’eau non sécurisées, avec tous les risques sanitaires que cela comporte. Les promesses de la SODECA ne sont plus crédibles, et les habitants ne peuvent plus se permettre d’attendre des réparations qui ne viennent jamais.
Santé des Femmes : La Neuvième Édition de la Campagne de Réparation des Fistules Obstétricales Démarre à Bouar
Centrafrique.org/la-crise-de-lhopital-de-bouar-entre-reformes-necessaires-et-mecontentement-populaire/hopital-district-de-la-nana-mambere-a-bouar-copyrightdr/” rel=”attachment wp-att-71752″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Hopital-district-de-la-Nana-Mambere-a-Bouar.-CopyrightDR-450×253.jpg” alt=”Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR” width=”450″ height=”253″ />Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR
À Bouar, la neuvième édition de la campagne de réparation des fistules obstétricales vient de débuter. Soutenue par le FNUAP, cette campagne vise à soigner plus de 50 femmes touchées par cette pathologie invalidante, offrant une lueur d’espoir à des patientes souvent marginalisées.
Le ministère de la Santé publique, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), a lancé cette importante campagne pour améliorer la vie des femmes souffrant de fistules obstétricales. Ces fistules, résultant généralement de complications lors de l’accouchement, provoquent des incontinences urinaires et fécales, ainsi que des douleurs chroniques, rendant la vie quotidienne extrêmement difficile pour les patientes.
Rosine Maïde, l’une des bénéficiaires, témoigne :
« L’urine coule sans arrêt sur nous. Nous ne pouvons pas vaquer librement à nos activités ni aller à l’église. Mais si Dieu a permis que cette mission arrive pour nous soigner, nous ne pouvons que dire merci». Ce témoignage illustre la souffrance et la stigmatisation que vivent ces femmes, souvent isolées en raison de leur condition.
Dr Antoine Dutumba, chirurgien impliqué dans la campagne, explique le processus :
« C’est un accident qui survient soit au cours d’un accouchement difficile ou bien au cours d’un travail prolongé et bien d’autres facteurs. Donc c’est la première fois qu’on vient réaliser cette campagne-là ici pour aider la femme à recouvrer sa dignité. » Les interventions commencent par un examen des patientes, suivi des opérations nécessaires pour réparer les fistules.
Cette campagne, financée par le FNUAP, représente une étape importante dans la lutte contre les fistules obstétricales en République centrafricaine. Le Dr Alexis Naïssem, représentant du FNUAP, souligne l’importance de cette initiative :
« Depuis 2009, chaque année, le FNUAP appuie l’organisation d’une campagne de réparation de ces fistules-là selon le programme établi par le ministère de la Santé. Donc l’année dernière, cette action n’a pas eu lieu, mais l’année d’avant, nous avons organisé l’activité à Bambari et cette année, elle est organisée ici».
L’absence de la campagne l’année précédente a laissé de nombreuses femmes sans traitement, mais cette année, l’accent est mis sur Bouar. Le soutien du FNUAP inclut des ressources financières, matérielles et techniques, indispensables à la réalisation des opérations. La campagne permet non seulement de traiter les fistules, mais aussi de sensibiliser sur l’importance de la prévention et des soins obstétricaux adéquats.
La campagne de réparation des fistules obstétricales, initiée en 2019, a permis d’opérer environ six femmes cette année-là. Le ministère de la Santé réaffirme que la prévention reste le moyen le plus efficace de lutter contre cette maladie. En sensibilisant les populations et en améliorant l’accès aux soins, les autorités espèrent réduire le nombre de nouvelles fistules et améliorer la qualité de vie des femmes touchées.
Cette initiative est nécessaire pour restaurer la dignité des patientes et leur permettre de retrouver une vie normale. La participation active des communautés locales et des partenaires internationaux est cruciale pour assurer le succès de cette campagne et pour continuer à soutenir les femmes dans leur lutte contre les fistules obstétricales.
Bangui : Menace de Délogement et Litige Foncier en Pleine Crise
Centrafrique.org/attaques-injustifiees-contre-la-ministre-nicole-koue-les-bebes-mafieux-du-regime-a-loeuvre/fb_img_1701707562957/” rel=”attachment wp-att-71074″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/FB_IMG_1701707562957-438×450.jpg” alt=”Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat” width=”438″ height=”450″ />Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat
Le quartier Zébé de Bangui est en pleine crise foncière. Des familles risquent de perdre leurs maisons suite à un conflit avec un nouveau propriétaire. La justice, lente à réagir, laisse les habitants dans une situation d’incertitude et de désespoir, redoublant les tensions dans la communauté.
Dans le quartier Zébé, situé dans le 2e arrondissement de Bangui, plusieurs familles sont menacées de délogement par un nouveau propriétaire qui conteste les limites foncières établies il y a plus de vingt ans. Ce conflit a plongé la communauté dans une profonde incertitude.
Edi Maria Ganahunda, conseiller municipal et occupant traditionnel, explique :
« Nos parents furent les premiers occupants de la localité depuis les années soixante-cinq. Dix ans plus tard, un homme du nom de Tchèque Ngoumbala est venu avec le service de l’urbanisme et a accepté de reculer les limites de sa parcelle de dix mètres pour éviter les conflits. Aujourd’hui, son petit frère, le nouvel acquéreur, refuse catégoriquement cette disposition».
Ce litige foncier dévoile les graves problèmes de gestion des terres à Bangui. La menace de destruction des maisons a poussé certaines familles à l’extrême, comme en témoigne Adeline, mère de famille :
« Lorsque nous avons revendiqué nos droits, moi et mes enfants avons été arrêtés. L’ingénieur avance comme argument que c’est la première dame qui les a envoyés, lui et des militaires. Nous supplions le président de la République de veiller sur sa population sans exception. Nous sommes vraiment dépassés».
La lenteur de la justice à trancher sur ce litige foncier aggrave la situation, laissant les familles dans l’incertitude et le désespoir. La menace d’expulsion et de destruction des habitations pèse lourdement sur ces familles qui craignent de se retrouver sans abri du jour au lendemain. Malgré leurs appels répétés à l’intervention des autorités, aucune solution tangible ne semble se dessiner à l’horizon.
Ce conflit foncier à Bangui renvoie aux défis complexes liés à la gestion des terres en République centrafricaine, où la sécurité foncière reste fragile et souvent sujette à des manipulations. Les habitants de Zébé, pris au piège de ce litige, attendent avec impatience une résolution qui semble tarder, espérant que la justice finira par trancher en leur faveur et mettre un terme à cette crise.
Candidats de la Police et de la Gendarmerie : Les Pions d’une Supercherie gouvernementale
Centrafrique.org/recrutement-des-eleves-policiers-en-Centrafrique-mise-en-garde-du-directeur-sur-la-discipline/les-candidats-au-concours-des-gardiens-de-la-paix-se-rassemblent-a-lecole-de-la-police/” rel=”attachment wp-att-76300″ data-wpel-link=”internal”>Les candidats au concours des gardiens de la paix se réunissent dans la cour de l’école de la police à Pk10.. CopyrightCNC
Le gouvernement a annoncé le recrutement de 500 policiers et gendarmes. Pourtant, les candidats retenus sont déjà présélectionnés parmi les miliciens du régime, les Requins, trompant ainsi des milliers de jeunes qui espéraient intégrer les forces de sécurité intérieure.
Il y’a quelques semaines, Le gouvernement a lancé une procédure de recrutement de 250 policiers et 250 gendarmes. Les candidats doivent déposer leurs dossiers à l’École nationale de police au PK-10, à la sortie nord de la capitale, ou à l’École de gendarmerie de Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui. Peu importe où ils résident dans le pays, ils doivent se rendre à ces lieux spécifiques, entraînant des frais inutiles de transport et de constitution de dossier.
Ce qui est plus étonnant, c’est que cette procédure semble n’être qu’un simulacre. Les futurs policiers et gendarmes seraient en réalité des membres de la milice requin du régime et des proches des familles présidentielles et des personnalités du pouvoir, sélectionnés d’avance. En effet, les listes des candidats acceptés sont déjà préalablement établies, et ces personnes, après l’officialisation de leur admission, passeront quelques mois de formation à Bouar avant d’aller au Rwanda pour un entraînement supplémentaire. Ils intégreront ensuite à leur retour la garde présidentielle.
Par ailleurs, plus de 20 000 jeunes ont déjà déposé leurs dossiers, croyant en l’authenticité de la procédure. Pourtant, ces jeunes sont manipulés, car les postes sont destinés à des personnes déjà choisies, liées au régime en place. Cette manipulation cynique des aspirations des jeunes met en évidence les pratiques opaques et injustes du gouvernement.
Cette pratique mafieuse du régime montre à quel point les institutions publiques sont gangrénées par la corruption et la tromperie. Les jeunes, aspirant à servir leur pays, sont utilisés et manipulés pour des fins politiques, révélant une manipulation systématique et cynique des espoirs et des rêves de la jeunesse centrafricaine.
Les candidats qui se sont investis financièrement et émotionnellement dans cette procédure sont laissés désillusionnés, et font face désormais à une réalité où l’équité et la transparence sont des illusions soigneusement entretenues par des dirigeants préoccupés par leurs intérêts personnels.
Au Kenya, le président appuie son rival pour l’Union africaine, en Centrafrique, Touadera élimine ses opposants à l’Union africaine
Dr. Dominique Désiré ERENON
Alors que le Président kényan William Ruto appuie son rival Raila Odinga pour la présidence de l’Union africaine, le Président centrafricain Faustin-Archange Touadera a réussi à faire limoger Dominique Désiré ERENON, l’un de ses opposants, de l’Union africaine grâce à une pression soutenue.
Le contraste entre le Kenya et la Centrafrique est frappant. Le Président kényan William Ruto, en montrant un exemple rare de maturité politique, a décidé de soutenir la candidature de son principal rival, Raila Odinga, pour la présidence de la Commission de l’Union africaine. Ce geste témoigne d’une volonté de transcender les rivalités politiques au profit du bien commun et de l’intérêt de l’Afrique et de son pays, le Kenya.
En revanche, en Centrafrique, Faustin-Archange Touadera incarne l’exact opposé. Le Président centrafricain, animé par un cœur noir et foncièrement méchant,a fait preuve d’une malveillance extrême en exerçant une pression continue pour obtenir le limogeage de Dominique Désiré ERENON de son poste d’expert constitutionnaliste à l’Union africaine. Cet acharnement, qui a abouti il y a deux mois, est perçu comme une vendetta personnelle contre ERENON, le président de MDSP, un parti d’opposition et critique fervent du régime de Touadera.
Ce comportement de Touadera renforce la dictature en Centrafrique. En utilisant son pouvoir pour éliminer ses adversaires politiques, même ceux qui ont trouvé refuge dans des institutions internationales, Touadera démontre une intolérance et une répression dignes des régimes les plus autoritaires du monde. Sa capacité à marginaliser systématiquement ses opposants, comme ERENON, révèle un style de leadership basé sur le contrôle et la domination, plutôt que sur le dialogue et la coopération.
Le contraste avec le Kenya ne pourrait être plus clair. Ruto, malgré les divergences avec Odinga, a choisi de soutenir un adversaire pour un poste de haute importance, illustrant ainsi une approche politique plus inclusive et respectueuse des principes démocratiques. Cette décision envoie un message fort sur la nécessité de mettre de côté les querelles internes pour le bien du Kenya et du continent africain.
Les centrafricains observent avec une inquiétude croissante l’évolution de la situation en Centrafrique, craignant que cette répression systématique des opposants n’entraîne une déstabilisation encore plus grande du pays. À l’instar de la démarche positive et exemplaire de Ruto, la Centrafrique pourrait grandement bénéficier d’un leadership qui privilégie l’unité et la tolérance, plutôt que la vengeance et la répression.
En poursuivant sur cette voie répressive, Touadera risque de plonger la Centrafrique dans une crise politique et sociale encore plus profonde.
Complicité criminelle : le ministère des Mines valide l’arrestation des Chinois par les Mercenaires russes à Gofo
Centrafrique.org/centrafrique-liberation-des-5-otages-chinois-un-denouement-heureux-apres-des-mois-de-tension/les-5-chinois-kidnappes-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-71420″ data-wpel-link=”internal”>les 5 chinois kidnappés dans la Nana Mambéré
À Gofo, dans la sous-préfecture de Mingala, le 5 mai, des mercenaires russes, lourdement armés, ont kidnappé des exploitants miniers chinois et saisi leurs véhicules. Le 7 mai, le ministère des Mines a suspendu les permis d’exploitation des Chinois, validant les accusations de collusion avec les rebelles proférée par Wagner. Cette action conjointe révèle une complicité préoccupante entre les autorités et Wagner.
Le 5 mai dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont enlevé des exploitants miniers chinois à Gofo, dans la Basse-Kotto, confisquant trois de leurs véhicules. Cette intervention est due au refus des Chinois de se conformer aux exigences imposées par Wagner. Les accusations de collusion avec les rebelles, avancées par Wagner, ont été immédiatement validées par le ministère des Mines deux jours plus tard, lorsque le ministre des Mines a signé un arrêté suspendant les permis d’exploitation de ces Chinois.
Le ministre des Mines a affirmé que cette décision se justifiait par des infractions graves telles que l’exploitation illégale et la non-déclaration des productions. La rapidité de cette validation montre clairement la soumission du gouvernement face aux actions des mercenaires russes.
Par ailleurs, à Zémio, une situation similaire s’est produite le mois dernier où Wagner a arrêté un humanitaire belge, accusé de collaboration avec les rebelles. Là encore, les autorités centrafricaines ont validé les accusations sans enquête approfondie. Cette tendance à approuver systématiquement les actes de Wagner sans vérification approfondie est alarmante.
La saisie des véhicules et des équipements miniers des Chinois, ainsi que leur expulsion du pays, montrent que le ministère des Mines suit à la lettre et comme des poupées russes les directives imposées par Wagner. Cette coopération démontre la perte totale de souveraineté des autorités centrafricaines, désormais sous la domination des mercenaires russes.
L’intervention des mercenaires russes, justifiée par des accusations de collusion avec les rebelles, et la validation hâtive par le ministère des Mines, illustrent une dangereuse alliance. Cette situation reflète la perte totale de l’indépendance des autorités centrafricaines, désormais simples exécutants des ordres de Wagner, symbolisant une nouvelle forme de néocolonialisme sous domination russe.
La Commission des Droits de l’Homme : Un Spectacle de Fumée sans Substance
Centrafrique.org/rca-la-manipulation-une-longue-tradition-russe/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-14/” rel=”attachment wp-att-36077″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155-450×218.jpg” alt=”les militaires russes dans un pick-up de la Gendarmerie Nationale IMG_7mai2018005155″ width=”450″ height=”218″ />Les mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.
Créée pour protéger les droits en Centrafrique, la Commission nationale des droits de l’homme peine à prouver son utilité. Alors que les crimes se multiplient, cette institution apparaît comme une façade sans réel pouvoir ni impact, ne parvenant pas à remplir ses promesses de justice et de protection.
À Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, où la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales effectue une mission de terrain depuis lundi dernier. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne de vulgarisation de son mandat et du renforcement de ses interventions sur le terrain. Pourtant, sur le terrain, la réalité est tout autre.
Avec le soutien de la Minusca, la délégation venue de Bangui sensibilise les autorités locales et la population à sa mission de promotion et de protection des droits de l’homme en République centrafricaine. Mais cette sensibilisation semble bien futile face aux atrocités commises en toute impunité par les mercenaires de Wagner et les forces de défense et de sécurité intérieures ainsi que les groupes armés.
La loi de 2017 créant la commission prévoit sa représentation locale à différents niveaux, mais cette décentralisation n’a pas encore été réalisée. Pendant ce temps, les violations des droits de l’homme par les forces armées et les groupes armés se poursuivent sans aucune réponse de la part de cette commission.
Les populations souffrent de pillages, viols, et meurtres perpétrés par Wagner, alors que les institutions censées les protéger restent silencieuses. L’OCRB, autrefois destiné à réprimer le banditisme, est devenu un lieu de terreur, un véritable commissariat de Wagner où les arrestations arbitraires et les tortures sont monnaie courante. Même la justice est aussi complice, avec des morts signalées devant les bureaux des procureurs sans aucune réaction de la commission des droits de l’homme.
Alors, que peut bien faire cette commission à Bossangoa ? Est-ce une mission de sensibilisation ou une simple moquerie envers une population déjà meurtrie ? Les crimes de masse continuent, et la commission reste une institution de fumée, sans substance ni impact réel.
Histoire de la stratégie de destruction de l’Agriculture centrafricaine par la Russie depuis 1970
Centrafrique.org/mouji-mad-ngar-de-lart-de-la-flatterie-des-dignitaires-a-lalienation-par-jean-pierre-mara/jean-pierre-mara-ancien-depute-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76343″ data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre Mara, ancien Député, photographié en costume officiel avec des décorations honorifiques.
Une réforme agraire consiste à modifier le régime de propriété des terres agricoles et/ou les conditions de leur mise en valeur. Elle consiste aussi en une modification des droits à l’accès aux terres cultivables par les paysans qui cultivent une terre en la confisquant aux propriétaires, ou bien en supprimant des protections sur leur utilisation, en favorisant par exemple une catégorie d’exploitants. Une réforme agraire peut inclure également des mesures de crédit, des formations, des améliorations foncières.
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 11 juin 2024.
Par Jean-Pierre Mara.
Est-ce que la réforme agraire avait un sens en République Centrafricaine en 1970 ? Dans un pays de 627.000 km carré, peuplé de moins de 3 millions d’habitants, les infiltrés du communisme Russe manipulent les étudiants membres de la FEANF revenus fraichement de France. Rappelons que ses affinités avec le communisme conduisirent la FEANF à des avantages, dont la gestion d’un contingent de bourses à destination de l’Europe de l’Est et des relations anti capitalistes, choses qui ne peuvent pas être condamnables aujourd’hui. La supercherie consiste a diffuser que la France exploite toutes anciennes colonies à travers la monnaie unique, le Franc CFA. Le piège consiste à retourner l’élite contre la puissance coloniale.
Le résultat abouti à détruire tous les efforts en matière d’investissements entrepris par la France en République Centrafricaine .
Les conséquences, sont que des élites comme Patassé et d’autres membres de la FEANF revenus de diverses formations obtenus en France, vont être utilisés par la Russie pour détruire tout ce qui a été construit sous financement français en matière de recherche agricole, à savoir Boukoko, Ngoulinga, Katapka ou encore des usines CIOT, UCAT, FCAT, SNE, SOCATI, CICI , SICPAD, BATA, etc..
C’est ainsi par exemple que Patassé va influencer Bokassa pour introduire la réforme agraire, une politique qui conduira à arrêter les recherches agronomiques à Boukoko à Mbaïki, la fermeture de l’ISDR à Mbaïki, la fermeture de Ngoulinga à Grimari, la faillite de UCAT à Bangui, la fermeture de Katapkpa à Dékoa, etc.. en fait la perte de l’emploi et de la recherche en agronomie dans tout le pays.
Ici c’est l’occasion de rappeler que c’est sur le conseil de Patassé suite à la réforme aggraire au modèle Russe introduit par Bokassa que l’ingénieur agronome Sackasse a quitté Boukoko pour aller s’installer et développer le CACAO en Côte D’Ivoire. La RCA serait elle aujourd’hui un pays producteur et exportateur de cacao ? Demandez la réforme agraire Russe ou commandez le blé Russe livré il y a quelque mois.
Convenez qu’un Peuple qui ne sait pas se nourrir, C’est la mort et c’est cela l’aboutissement des conseils Russes en matière de réforme agraire en 1970. Bravo la Russie .
Car une fois tout fermé, la Russie n’avait pas aidé Patassé à apporter les solutions alternatives.
Ce que le Président de la RCA, la personne à qui le peuple a confié son destin à savoir monsieur Touadera celui qui lance la vente des terres aux Rwandais et aux Camerounais veut atteindre. Il accentue le partenariat renforcé avec la Russie et ce n’est qu’un ‘’remake’’ , un ‘’déjà vu’’ donc un recommencement de ce que la Russie avait déjà commencé en 1970. Ce n’est qu’un renouvellement de la même pratique et cette fois-ci, la Russie se fait payer par nos ressources qui lui sont données gratuitement par Touadera et son régime, eux qui ont ramené les Russes pour perpétuer une réforme agraire qui a tué la RCA. Aujourd’hui toutes les structures sensées nous faire manger sont fermées par suite de la réforme agraire conseillée par les Russes en 1970.
Vigilance jeunesses Centrafricaines, Vous qui ne connaissez pas l’histoire de votre pays. La Russie c’est la mort de la RCA et c’est aussi la mort de la jeunesse Centrafricaine. Car la jeunesse d’aujourd’hui c’est le résultat de cette tuerie de l’agriculture centrafricaine en 1970. La mort de la jeunesse réside dans les décisions hasardeuses prises aujourd’hui pour perpétuer les erreurs d’hier.
Réhabilitation des Routes Bambari -Alindao-Kouango : Quand le Gouvernement Joue avec les Espoirs de la Population
Centrafrique.org/la-route-bambari-bria-lenfer-sur-terre/route-bambari-bria/” rel=”attachment wp-att-69710″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/route-bambari-bria-338×450.jpg” alt=”La route qui relie Bambari à Bria. CopyrightCNC” width=”338″ height=”450″ />CopyrightCNC
Face aux nombreuses critiques des Centrafricains sur l’état des routes dans le pays, le gouvernement a lancé une étude pour la réhabilitation de la route entre Bambari, Alindao et Kouango, surnommée « route de la mort ». Cette initiative, destinée à susciter l’espoir de la population locale, vise en réalité à demander des financements à la Banque mondiale pour ensuite financer le groupe Wagner. Pour de nombreux observateurs, il est temps de se tourner vers les BRICS pour obtenir des fonds, et de laisser les Occidentaux tranquilles.
L’entreprise Lèche Ingénierie a récemment organisé une réunion à Alindao avec les autorités locales pour présenter les projets de réhabilitation de cette route. Michel Combo, chef de mission de l’entreprise, a décrit les travaux envisagés : une route bitumée entre Bambari et Kouango, ainsi que des voiries dans Alindao. Cependant, ces initiatives ne sont qu’un leurre pour amadouer la population et apaiser les critiques.
Les experts estiment que ces études de faisabilité, qui semblent sérieuses, ne sont en réalité qu’un prétexte pour obtenir des financements de la Banque mondiale.Depuis des années, cette institution fournit des fonds pour des projets qui n’aboutissent jamais, Une partie de ces sommes étant détournées pour payer les mercenaires du groupe Wagner.
Les critiques fusent également envers le président putschiste Faustin-Archange Touadéra, qui ne cesse de dénoncer le néocolonialisme occidental tout en continuant de solliciter leur aide financière. Les observateurs nationaux appellent à une nouvelle stratégie : “Il est temps de laisser les Occidentaux tranquilles avec leur argent et de se tourner vers les BRICS pour le financement”, déclare Julien Passi, un analyste. Les BRICS, qui regroupent le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, ont établi leur siège pour l’Afrique centrale à Bangui et ont fait de nombreuses promesses de soutien économique.
Cependant, jusqu’à présent, ces promesses n’ont pas été tenues. “Le gouvernement doit cesser de critiquer les Occidentaux pour néocolonialisme tout en dépendant de leur argent,” poursuit l’analyste“. Ils doivent chercher des financements auprès des BRICS, comme cela a été annoncé il y a deux ans, mais jamais réalisé.”
Les observateurs notent que les financements obtenus des BRICS seraient plus appropriés, car ils éviteraient les accusations de néocolonialisme. De plus, en utilisant ces fonds pour payer Wagner, le gouvernement cesserait de détourner l’argent occidental pour des fins militaires.
La population de la région d’Alindao reste sceptique face aux annonces gouvernementales. “Nous avons entendu ces promesses maintes fois, mais rien ne change”, déclare un habitant. “Le gouvernement doit prouver sa bonne foi en obtenant des fonds des BRICS et en améliorant réellement nos routes”.
Les critiques des observateurs nationaux sont claires : il est temps pour le gouvernement de cesser les discours de critique des Occidentaux et de prendre des mesures concrètes en sollicitant des financements auprès des BRICS, pour enfin tenir les promesses faites à la population.
Bangui : La Consommation de Drogues Explose au PK5
Centrafrique.org/scene-quotidienne-dans-le-quartier-commercant-de-pk5-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Scene-quotidienne-dans-le-quartier-commercant-de-PK5-Bangui-450×230.jpg” alt=”Rue animée avec des marchands ambulants et des motos dans le quartier PK5 de Bangui, montrant l’activité commerciale locale” width=”450″ height=”230″ />Le quartier PK5 de Bangui, un carrefour d’échanges et de vie quotidienne, où le commerce de rue témoigne de l’ingéniosité et de la résilience des habitants.. CopyrightDR
La consommation de drogues connaît une recrudescence inquiétante à Bangui, en particulier dans le quartier PK5 du troisième arrondissement. Les drogues, consommées par voie orale ou injectable, représentent une menace croissante pour la sécurité et la santé publique. Les autorités locales, dépassées par l’ampleur du phénomène, peinent à endiguer cette vague de toxicomanie qui affecte de nombreux jeunes.
Le quartier PK5 de Bangui est devenu un foyer critique de consommation de drogues. Les substances telles que le tramadol injectable et le “petit piment” sont largement disponibles et utilisées, entraînant des comportements agressifs et une augmentation de la criminalité. Les habitants et les commerçants du PK5 expriment leur inquiétude face à cette situation qui ne cesse de s’aggraver.
Ahmad Rator, un autre brigand du PK5 qui se prend pour président du conseil supérieur islamique de Centrafrique, s’insurge contre cette pratique.
“C’est condamnable pour un musulman, mais également pour toute personne. Ceux qui vendent et distribuent ces drogues doivent être sévèrement punis, car ils détruisent notre communauté”, déclare-t-il. Il appelle à une action collective pour dénoncer et combattre ce fléau.
Les conséquences sur la santé sont également alarmantes. Le Dr Valentin Nibanga, chef de service de promotion de la santé au ministère, explique :
“Les drogues provoquent une perte des facultés cognitives et rendent les consommateurs incapables de se maîtriser. Ils deviennent dépendants et ne peuvent plus fonctionner normalement sans leur dose quotidienne. Cela entraîne également une perte d’appétit et des troubles du sommeil”.
Dans un effort pour lutter contre ce problème, Sim Joachim Danigoumandji, connu sous le sobriquet de “Général des Taxi motos” et directeur de l’office central de lutte anti-drogues, a annoncé des mesures sévères contre les trafiquants et les consommateurs.
“Nous préparons une opération de grande envergure avec l’appui des forces de sécurité pour éradiquer ce phénomène”, affirme-t-il. Cependant, sa crédibilité est remise en question en raison de son passé très controversé et de ses pratiques de racket, laissant les habitants sceptiques quant à l’efficacité des mesures annoncées.
La montée de la toxicomanie est perçue comme un facteur majeur de l’augmentation du banditisme dans le troisième arrondissement de Bangui. Les observateurs sociaux et les résidents appellent le gouvernement à faire de la lutte contre le trafic de drogue une priorité absolue pour restaurer la sécurité et la tranquillité dans la région.
Désarroi à Ouadda Mahikaga : Un Centre de Santé en Ruine
Centrafrique.org/alerte-sanitaire-a-bedaya-prevalence-elevee-du-paludisme-et-de-la-malnutrition/centre-de-sante-de-gadzi-vue-de-loin-fait-le-10-avril-2022/” rel=”attachment wp-att-55560″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Centre-de-sante-de-Gadzi-vue-de-loin-fait-le-10-avril-2022-450×253.jpg” alt=”Le Centre de santé sous-préfectoral de Gadzi, dans la préfecture de Mambéré-Kadéi, à l’ouest de la Centrafrique. Ici, filmée le 10 avril 2022. CopyrightCNC” width=”450″ height=”253″ />
Le centre de santé de Ouadda Mahikaga, situé à 204 kilomètres de Bria, dans la Haute-Kotto, est au bord de l’effondrement. Le manque de personnel qualifié, de médicaments essentiels et de moyens de transport rend la situation intenable. Hilaire Issaka, le major intérimaire, lance un appel urgent au district sanitaire de la Haute-Kotto.
Le major intérimaire dudit centre de santé, Hilaire Issaka a souligné que le centre est uniquement composé d’infirmiers secouristes, sans personnel qualifié. Cette situation complique la gestion des cas nécessitant des transferts médicaux, car le centre ne dispose pas de moyens de transport adéquats ni de fiches de référence pour les patients. En cas d’urgence, les patients doivent être transportés par moto, ce qui n’est pas toujours possible pour les familles sans ressources, mettant ainsi leur vie en danger.
Le centre connaît également des ruptures fréquentes de médicaments essentiels, obligeant les patients à se procurer ces médicaments sur le marché, souvent à des coûts prohibitifs. Les distances à parcourir pour les transferts sont considérables : Koumou à 70 kilomètres, Bouali à 60 kilomètres et Bongouiakana à 45 kilomètres, augmentant ainsi les risques pour les patients en urgence.
Hilaire Issaka a réitéré son appel au district sanitaire pour l’envoi de personnels qualifiés, notamment un infirmier diplômé d’État (IDE), ainsi que de moyens de transport. Il a insisté sur l’urgence de la situation pour éviter des décès évitables en raison de la distance et de l’absence de soins adéquats.
Quand le VIH fait courir : l’étonnant parcours des patients de Sosso-Nakombo Gombou
Centrafrique.org/expertise-france-et-onusida-unissent-leurs-forces-pour-lutter-contre-la-stigmatisation-liee-au-vih-en-Centrafrique/une-femme-soufrant-du-sida-copyrightafp/” rel=”attachment wp-att-74524″ data-wpel-link=”internal”>Une femme soufrant du sida. CopyrightAFP
À Sosso-Nakombo, les personnes vivant avec le VIH sont contraintes de parcourir de longues distances pour se soigner, en raison de la peur de stigmatisation. La sensibilisation limitée et le manque de ressources locales aggravent cette situation délicate pour les patients.
La conséquence pour se dépister et se prendre en charge, les personnes vivant avec le VIH sont obligées d’aller loin de leur localité pour suivre le traitement.
Nous sommes à l’hôpital sous-préfectoral de Sosso-Nakombo. Vice Maléasi, infirmier accoucheur, s’occupe ici du volet santé de la reproduction.
“Les femmes qui viennent ici, surtout les femmes enceintes, reçoivent des conseils, des informations, une éducation et une communication sur le VIH et les maladies transmissibles”, explique-t-il.
“Avant de démarrer les consultations prénatales, nous faisons de la prévention sur la transmission de la mère à l’enfant”.
La lutte contre le VIH/SIDA n’est pas aisée. Les personnes redoutent d’être stigmatisées. Conséquence, les patients vont plus loin pour se dépister ou se prendre en charge. Jean Fesera, médecin, explique la stratégie mise en place pour contourner la difficulté : “Ici, les gens ne veulent pas prendre les médicaments au centre de santé parce qu’il y a leurs frères, leur famille. Ils pensent que ces derniers pourraient dire quelque chose au quartier. C’est pour cela que les séropositifs ne veulent pas prendre leurs médicaments ici. Mais avec mes collaborateurs, nous avons instauré une méthode. Si nous connaissons l’adresse de la personne séropositive, nous livrons ses médicaments à domicile”.
La collaboration entre le centre de référence de Berberati et de Sosso-Nakombo est essentielle, mais la coordination des personnes vivant avec le VIH/SIDA note le manque de molécules nécessaires pour contrôler la charge virale. Ville minière, le risque est très élevé et les professionnels de santé misent sur la sensibilisation pour encourager les comportements responsables et réduire la propagation du virus.
Catastrophe Éducative : Témoignage Accablant de Moussa Zafarou, directeur de l’École Primaire de Besson
Centrafrique.org/eleves-en-classe-a-lecole-primaire-de-bessan/” data-wpel-link=”internal”>Élèves de l’école primaire de Bessan lors d’une séance de cours. CopyrightCNC.
Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, l’école primaire de Besson est au bord de l’effondrement. Moussa Zafarou, son directeur, témoigne des conditions désastreuses qui compromettent l’avenir des élèves. Entre infrastructures délabrées et absentéisme croissant, l’urgence éducative est criante.
À la rentrée scolaire d’octobre-novembre dernier, l’école primaire de Besson comptait 318 élèves. Aujourd’hui, seuls 238 élèves continuent à fréquenter l’établissement. La diminution drastique du nombre d’élèves s’explique par plusieurs facteurs inquiétants. Beaucoup d’enfants abandonnent l’école pour accompagner leurs parents aux champs ou travailler sur des chantiers miniers. Cette situation redouble le problème déjà existant d’un absentéisme scolaire chronique.
Le manque d’enseignants qualifiés est un autre défi majeur. L’école de Bessan ne compte que trois maîtres-parents, des enseignants sans formation professionnelle adéquate. Cette absence de personnel qualifié impacte directement la qualité de l’enseignement et l’avenir des élèves.
“Nous faisons de notre mieux avec les moyens du bord, mais cela ne suffit pas”, explique Moussa Zafarou.
Les infrastructures de l’école sont dans un état de délabrement avancé. Construite dans les années 50-60, l’école n’a jamais bénéficié de travaux de rénovation. Les salles de classe ne sont pas cimentées, les tables-bancs manquent cruellement, et les fournitures scolaires n’existent pas. Cette situation rend l’apprentissage difficile et décourage les élèves de venir en classe.
Moussa Zafarou lance un appel désespéré au gouvernement et aux ONG pour qu’ils interviennent rapidement. Sans soutien externe, l’avenir de l’école est incertain. Les maîtres-parents ne reçoivent aucun salaire de l’État et dépendent des maigres contributions des parents, qui ne suffisent pas à couvrir les besoins de l’école.
Nous avons besoin de ressources pour maintenir et rénover l’école, et de soutien pour assurer une éducation de qualité à nos élèves”, insiste Zafarou.
La situation à l’école de Bessan est critique. Si rien n’est fait, les enfants de cette localité risquent de perdre toute chance de bénéficier d’une éducation adéquate. Les autorités et les organisations humanitaires doivent agir rapidement pour éviter un effondrement total du système éducatif dans cette région.
Promotion des officiers Incompétents : quand l’armée centrafricaine se tire une balle dans le pied
Centrafrique.org/centrafrique-le-journaliste-auconfort-shadrack-morouba-accuse-a-tort-par-le-chef-detat-major-detre-un-correspondant-du-cnc-a-ete-arrete-et-gravement-torture-puis-incarcere-a/le-general-zephirin-mamadou-remerciant-le-president-touadera-apres-le-port-de-ses-deux-etoiles/” rel=”attachment wp-att-63125″ data-wpel-link=”internal”>Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles
La nomination d’officiers sans qualifications ni diplômes nécessaires crée un environnement chaotique et inefficace au sein de l’armée centrafricaine. Ce manque de compétences parmi les hauts gradés engendre des problèmes sérieux, compromettant la discipline et la cohésion des forces armées.
Il y a quelques semaines, une soldate d’une trentaine d’années s’est suicidée avec son arme, accusant son chef hiérarchique, l’ex-commandant Martial Koé, de harcèlement sexuel. Le commandant lui aurait fixé un rendez-vous dans un bar dancing de la capitale, qu’elle a refusé. En réponse, il l’aurait mise sous pression, la faisant emprisonner pendant 20 jours, avant de recommencer. Ne trouvant aucun soutien de ses supérieurs, elle a fini par se suicider.
En réaction, le chef d’état-major a publié un communiqué spectaculaire et honteux rappelant aux chefs et aux soldats de la FACA l’importance de respecter la déontologie militaire. Quelques jours plus tard, le président de la République a rétrogradé le commandant Martial Koé , chef de bataillon parachutiste au grade de lieutenant.
Le désormais lieutenant Koé, ancien chef du bataillon parachutiste de l’armée centrafricaine retrogradé par un décret présidentiel
Problème de Promotion des Incompétents.
Selon plusieurs experts militaires, le problème de l’armée centrafricaine ne se résume pas à ce cas de harcèlement, mais à la promotion de personnes incompétentes. Des soldats et officiers sans formation adéquate sont rapidement promus à des grades élevés tels que commandant, colonel ou général. Cette promotion rapide et injustifiée est décriée comme étant à l’origine des nombreux dysfonctionnements au sein de l’armée.
Un exemple illustratif est celui de Martial Koé, accusé de harcèlement sexuel. Selon des sources militaires, il n’a pas suivi les formations nécessaires pour être chef de corps. Sans diplôme nécessaire, il a été parachuté chef de bataillon parachutiste, alors qu’il n’a jamais sauté d’un avion, ou encore faire du parachutisme dans sa vie.
Toutefois, il n’est pas un cas isolé, car de nombreux chefs de corps n’ont pas les qualifications requises pour leurs postes. C’est le cas de l’officier ngaibissina, chef du corps du premier bataillon; de l’officier Rodrigue m’tenehombi, chef de corps du quatrième bataillon, de l’officier mamadou mandjia, chef du cinquième bataillon, du colonel Oualo, chef de corps du sixième bataillon, le cas de l’officier malenyegamo, chef du septième bataillon et beaucoup d’autres non cités.
La promotion d’incompétents, sans diplômes ni formation adéquate, est monnaie courante, menant même à des situations absurdes où des officiers médecins se retrouvent avec des grades militaires de général de corps d’armée, sans rapport avec leurs compétences. Alors que dans le texte de l’armée nationale, un officier médecin doit être promu au maximum au grade de général de brigade pas plus. Mais chez nous, c’est le contraire. Le cas du pédiatre Ngodi et du cardiologue Izamo.
Incompétence Institutionnalisée.
Des officiers issus du rang, appelés “officiers sac à dos”, sont parfois promus à des grades élevés de manière injustifiée. En temps normal, et respectant la règle de l’armée nationale, ils devraient atteindre le grade de commandant au maximum, mais dans certains cas à titre exceptionnel, ils peuvent atteindre le grade de lieutenant-colonel. Mais à ce jour, surtout dans ce régime de Faustin Archange Touadera, ils deviennent même des généraux, allant jusqu’au grade du général de division voir plus.
Cette situation, où l’incompétence est promue, est identifiée comme le principal problème de l’armée centrafricaine.
Le respect de la déontologie militaire, souligné par l’état-major, ne peut se réaliser sans une réforme en profondeur du système de promotion, pour s’assurer que seuls les individus compétents et bien formés accèdent aux postes de responsabilité.
Réformes Nécessaires.
Pour redresser la situation, il est impératif d’établir des critères stricts pour les promotions, incluant des diplômes appropriés et une formation militaire rigoureuse. Les nominations doivent se baser sur les compétences réelles et l’expérience, et non sur des décisions arbitraires ou des relations personnelles. Il faut instaurer un système transparent et méritocratique, où chaque promotion est justifiée par les capacités démontrées des individus.
Il est à noter que la promotion d’incompétents dans l’armée centrafricaine cause des dysfonctionnements graves et met en danger l’efficacité des forces armées. Des réformes urgentes sont nécessaires pour rétablir l’ordre et la discipline, et pour assurer que les postes de responsabilité soient occupés par des individus qualifiés et compétents. La crédibilité et la performance de l’armée dépendent de la mise en place d’un système de promotion basé sur le mérite et la compétence.
Béloko : Festival du détournement des fonds publics par les fonctionnaires, l’État impuissant
Centrafrique.org/les-differents-postes-de-controle-des-differents-ministeres-a-baboua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Les-differents-postes-de-controle-des-differents-ministeres-a-Baboua-450×316.jpg” alt=”Les différents postes de contrôle des différents ministères à Béloko” width=”450″ height=”316″ />Les différents postes de contrôle des différents ministères à Béloko. Photo CNC/ CopyrightCNC
À Béloko, à la frontière avec le Cameroun, les fonctionnaires des services publics orchestrent un vaste réseau de détournements des recettes de l’État. Plutôt que de verser ces fonds au Trésor public, ils préfèrent les déposer sur des comptes Orange Money privés, facilitant ainsi son détournement.
Les fonctionnaires des différents services frontaliers centrafricains à Béloko, à l’exception des douaniers, détournent et utilisent les recettes de l’État pour leurs propres besoins privés, souvent pour financer la construction de leurs propres maisons. Les recettes échappent ainsi au contrôle et au suivi de l’État, sans être versées dans la caisse du Trésor public. Au lieu de cela, les fonds collectés sont déposés sur les comptes Orange Money de leurs chefs à Bangui afin de graisser leurs pattes.
Une enquête menée par la rédaction du Corbeau News Centrafrique (CNC) révèle que seuls les agents des douanes respectent les principes en déposant les recettes au Trésor public. Les autres services détournent ces fonds, les utilisant pour acquérir des terrains et construire des maisons à Béloko, souvent mises en location pour garantir un revenu supplémentaire en cas de limogeage ou d’affectation.
La lutte contre ces pratiques devient urgente alors que l’État peine à mobiliser les recettes nécessaires pour faire face à ses charges. Les irrégularités dans la gestion des fonds publics nuisent à la stabilité financière du pays et renforcent le besoin d’une action immédiate et rigoureuse.
Les commerçants centrafricains et camerounais, qui traversent la frontière pour importer des produits, sont également pénalisés. Ils subissent des taxes lourdes imposées par ces mêmes fonctionnaires, mais l’argent ne rentre pas dans la caisse de l’État. Cette situation pénalise doublement les commerçants et aggrave la crise économique du pays.
Sabotage de Wagner : La réhabilitation des routes à Kaga-Bandoro bloquée
Centrafrique.org/travaux-de-rehabilitation-routiere-a-kaga-bandoro/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Travaux-de-rehabilitation-routiere-a-Kaga-Bandoro-203×450.jpg” alt=”Machine de construction réhabilitant une route à Kaga-Bandoro” width=”203″ height=”450″ />
Le 3 juin 2024, les mercenaires russes du groupe Wagner ont bloqué la réhabilitation des routes à Kaga-Bandoro. Cette obstruction délibérée par les mercenaires a paralysé les travaux, entravant significativement le développement et la modernisation de la ville.
Le lundi 3 juin 2024, les mercenaires russes du groupe Wagner ont interrompu les travaux de réhabilitation des routes en provenance de Sibut, passant devant leur base à Kaga-Bandoro. Les travaux, menés par les agents de GER, sur le financement de la banque mondiale, avaient pour objectif de restaurer les routes et d’améliorer la mobilité de la population. Toutefois, l’opposition ferme des mercenaires a interrompu ces efforts.
Les ouvriers avaient déjà effectué des progrès notables depuis la ville de Sibut jusqu’à l’entrée de la ville de Kaga-Bandoro. Cependant, une fois arrivés à proximité des bases de Wagner, situées dans le quartier Ayah, ils ont été confrontés à un refus catégorique de laisser passer les tracteurs et les machines devant leurs installations militaires. Les soldats de Wagner, bien armés, ont exigé l’arrêt immédiat des travaux, créant ainsi une impasse.
Les agents de réhabilitation ont tenté de négocier avec les mercenaires, mais ces derniers ont maintenu leur position, refusant tout compromis. Après de longues discussions, les mercenaires ont finalement permis aux agents de continuer les travaux, à condition que ceux-ci soient réalisés rapidement et sans s’attarder près des bases.
Cet incident n’est pas un cas isolé.
En 2022, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les agents de déminage de la Minusca ont également été contraints de cesser leurs activités près du village de Bandiba sous la pression des mercenaires russes. Ces derniers, soutenus par des soldats FACA, ont accusé les démineurs de la Minusca d’avoir prétexté pour remettre discrètement des mines aux rebelles et ont ordonné l’arrêt immédiat des opérations.
Notons que les agissements de Wagner en Centrafrique causent des inquiétudes majeures quant au développement et à la sécurité du pays. Leur obstruction systématique des travaux publics et des opérations humanitaires compromet les efforts de réhabilitation et de maintien de la paix, redoublant les conditions de vie déjà précaires des populations locales.
Crise du Carburant en RCA: Martin Ziguelé Dénonce les Arrêtés Scandaleux du Ministre Arthur Piri
Centrafrique.org/martin-ziguele-denonce-le-referendum-constitutionnel-comme-une-escroquerie-politique/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-et-porte-parole-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC
La République centrafricaine traverse depuis quelques temps une grave pénurie de carburant. Martin Zyglé, député et l’un des leaders de l’opposition, accuse le ministre de l’Énergie d’avoir pris des arrêtés illégaux. Il critique sévèrement ces décisions qui, selon lui, aggravent la crise et violent la loi sur la libéralisation du secteur pétrolier.
“Ces arrêtés du ministre violent la disposition de la loi sur la libéralisation du secteur pétrolier. Ils sont tout simplement illégaux”.Ziguelé rappelle que le secteur pétrolier centrafricain, comprenant l’importation, le stockage et la distribution de carburant, est régi par une loi qui a permis sa privatisation. Selon lui, les arrêtés pris par le ministre de l’Énergie, Bertrand Arthur Piri, violent cette loi. Zyglé insiste sur le fait que la loi, toujours en vigueur, n’autorise pas de telles mesures unilatérales, soulignant l’illégalité des actions du ministre.
Pour Martin Ziguelé, le problème principal réside dans la méthode adoptée par le gouvernement. Il critique la décision de confier le monopole d’importation du carburant à la société Neptune Oil . “Confier le monopole à une seule entreprise est contraire à l’esprit de la loi de 1998 qui vise à libéraliser le secteur.” Ce choix, selon lui, va à l’encontre de la loi de libéralisation du secteur, adoptée en 1998. Zyglé dénonce une gestion opaque et monopolistique, affirmant que le gouvernement aurait dû instaurer une concurrence saine entre plusieurs opérateurs pour garantir une disponibilité constante des stocks de carburant.
Martin Ziguelécritique également les motivations derrière les décisions du ministre, qu’il juge inspirées par la colère et la passion plutôt que par une analyse rationnelle et économique. “Les décisions prises sous l’impulsion de la colère et de la passion ne sont jamais bonnes pour l’économie.” Il souligne que ces décisions ont des conséquences désastreuses sur l’économie du pays. La TVA sur les hydrocarbures représente une part significative des recettes de l’État, et les mesures restrictives ne font qu’aggraver les difficultés financières de la RCA.
Le député pointe du doigt l’impact direct de ces décisions sur la vie quotidienne des citoyens.
“À Bangui, obtenir du carburant est devenu un véritable parcours du combattant. Et à l’intérieur du pays, c’est encore pire”.
À Bangui, il devient de plus en plus difficile d’obtenir du carburant, et la situation est encore pire à l’intérieur du pays. Cela affecte non seulement les automobilistes, mais aussi les entreprises et les industries qui dépendent du carburant pour fonctionner. Martin Ziguelé dénonce une approche désordonnée et illégale qui ne fait qu’empirer la crise actuelle.
“Les conséquences de ces décisions se font sentir non seulement sur les automobilistes, mais sur toute l’économie. Les entreprises et les industries sont durement touchées”. En plus de la gestion du carburant, Martin Ziguelé critique également l’opacité entourant le port sec. Il explique que les transactions qui s’y déroulent sont contrôlées par des étrangers et que les taxes imposées ne sont ni transparentes ni justifiées par des documents officiels. Cette situation, selon lui, contribue à l’augmentation des prix, aggravant encore les difficultés économiques pour les citoyens centrafricains.
“ Le port sec est devenu un État dans l’État. Les taxes sont fixées de manière opaque, sans aucune transparence”.Martin Ziguelé appelle à un respect strict de la loi et à une gestion transparente et concurrentielle du secteur pétrolier. Il estime que le gouvernement doit revoir ses politiques pour permettre une meilleure gestion des ressources et éviter des décisions qui nuisent à l’économie et au bien-être des citoyens.
“Le respect de la loi et la transparence sont essentiels pour sortir de cette crise”. Selon lui, la solution passe par une révision complète des pratiques actuelles, en mettant en avant la concurrence et la transparence pour sortir de cette crise.
Martin Ziguelé insiste sur l’importance de la concurrence dans le secteur pétrolier. “La concurrence permettrait de choisir les opérateurs les plus fiables et financièrement solides, assurant ainsi une disponibilité constante des stocks de carburant.” Il critique le gouvernement pour avoir conféré le monopole à Neptune sans suivre une procédure transparente et compétitive. “Attribuer un monopole sans concurrence est non seulement illégal, mais aussi économiquement désastreux.”
Le président Touadera, anticipant les élections municipales, a récemment nommé de nouveaux gouverneurs, préfets et sous-préfets. Ces choix, critiqués pour leur opportunisme, visent à renforcer son contrôle sur le processus électoral, dans un contexte où l’opposition est absente.
Le ministre de l’Administration du territoire a rencontré vendredi dernier ses nouveaux représentants au complexe sportif Barthélemy-Boganda. Les sept gouverneurs, ainsi que les préfets et sous-préfets nouvellement nommés, étaient présents pour échanger et partager des informations importantes.
Ils ont reçu des instructions, des orientations et des conseils de leur ministère de tutelle. Bruno Yapendé, ministre de l’Administration du territoire, a déclaré : “Nous allons pousser notre pays vers une véritable démocratie à la base où le peuple a le droit de prendre la parole et de décider de la destinée de son pays”.
Selon le ministre Yapendé, le président de la République rencontrera également ces nouveaux représentants pour leur transmettre les grandes orientations de sa vision politique pour le pays. Cette rencontre marque la prise de contact entre le ministre et les autorités administratives nouvellement promues des différentes régions de la République centrafricaine.
Toutefois, ces nominations sont perçues par beaucoup comme une manœuvre pour manipuler les résultats des prochaines élections municipales, où l’opposition a décidé de ne pas participer. Les critiques estiment que le président Touadera cherche à s’assurer un contrôle total sur le processus électoral, accentuant sa dictature et sa manipulation sur le pays.
Parmi les sous-préfets nommés, on trouve des repris de justice, des voleurs, des vendeurs de fruits au marché PK-12, et des fabricants de briques cuites. Cette nomination bâclée et spectaculaire provoque de vives critiques et renforce l’idée d’une stratégie électorale manipulatrice.
Lucienne Bacca-Nguéré, gouverneur de la région numéro 4, a promis de travailler à la hauteur de la mission qui lui a été confiée en formant la population et en priorisant leurs besoins pour le développement économique. Mais ces promesses sont vues avec scepticisme, car beaucoup pensent que ces nouvelles nominations servent principalement à garantir la réélection des partisans de Toadera par tous les moyens nécessaires.
Ces nominations et réunions, à quelques mois des élections, soulèvent les craintes d’une manipulation électorale systématique, où les autorités locales pourraient être utilisées pour influencer le vote en faveur du président.
Kaga-Bandoro : des buffets en plein air avec une touche de saleté naturelle
Centrafrique.org/animation-et-diversite-au-marche-de-kaga-bandoro/” data-wpel-link=”internal”>Le marché de Kaga-Bandoro, un lieu animé où les commerçants proposent une variété de produits locaux CopyrightCNC
À Kaga-Bandoro, oubliez les couvercles ! Ici, au pays des mandja et Banda, les aliments sont servis avec une touche de saleté naturelle pour un goût authentique et local. Pourquoi se soucier des microbes quand chaque bouchée est une aventure gustative inédite ?
Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, les aliments destinés à la consommation directe ne sont souvent pas protégés ou couverts. Des routes poussiéreuses aux marchés, en passant par les écoles, les vendeurs proposent leurs produits alimentaires sans aucune protection. Les consommateurs, comme les élèves du lycée polyvalent de Kaga-Bandoro, se plaignent mais continuent d’acheter, faute de choix. “On veut juste manger”, disent-ils, savourant chaque croquant de saleté involontaire.
Certaines vendeuses admettent l’inconvénient de cette pratique. Issa Katija, vendeuse au marché central, explique : “On ne couvre pas les beignets parce que les enfants viennent nombreux pour acheter. Mais s’ils retournent en classe, promis, on les couvrira”. Entre-temps, chaque beignet est un test de résistance immunitaire.
Les professionnels de santé, eux, ne rient pas. Darlan Eli, responsable de laboratoire au district sanitaire de Kaga-Bandoro, avertit : “Si ce n’est pas protégé, ne mangez pas. Vous risquez des infections, voire la tuberculose”. Malgré ces avertissements, le spectacle continue avec des vendeurs transformant chaque coin de rue en une scène culinaire improvisée, où la poussière est l’ingrédient star.
Il convient de souligner qu’à Kaga-Bandoro, il n’existe pas de service d’hygiène et d’assainissement. Les autorités municipales semblent fermées les yeux sur cette situation. Pour les consommateurs, cela signifie un risque sanitaire quotidien, enveloppé dans une fine couche de poussière. La touche finale ? Un soupçon saupoudré sur chaque plat.
PK-12 : le carrefour des commerçants et des voyageurs
Centrafrique.org/pk12-une-ambiance-effervescente-sous-une-chaleur-accablante/la-vie-quotidienne-au-marche-de-begoua/” rel=”attachment wp-att-76281″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-Vie-Quotidienne-au-Marche-de-Begoua-450×270.jpg” alt=”Des habitants fréquentent le marché de Bégoua, Pk12, avec des étals de produits variés et des bâtiments en arrière-plan.” width=”450″ height=”270″ />Les habitants fréquentent le marché de Bégoua, Pk12, sous le soleil de l’après-midi.. CopyrightCNC.
À la sortie nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine, PK-12 est plus qu’un simple croisement : c’est un lieu de vente animé où les commerçants ambulants offrent leurs produits aux voyageurs. Ce carrefour est devenu, de facto, un marché incontournable, apportant vitalité et dynamisme à la ville.
À première vue, le constat est désolant. L’espace réservé autrefois aux véhicules pour des formalités d’usage est totalement occupé. On y voit des vendeurs à la sauvette et des kiosques contenant divers articles, tels que des chaussures, des habits et des médicaments. Cette installation rétrécit la voie et empêche la libre circulation.
Augustin, qui est allé rendre visite à sa grande sœur, dénonce cette situation. «
Je n’apprécie pas l’installation de ces kiosques ici sur le pont bascule. Cela rétrécit les passages et empêche les piétons de circuler aisément. Je me demande si la mairie de Bégoua et le gouvernement ne constatent pas cette occupation. S’il n’y a pas de marché au PK-12, les autorités doivent délimiter une parcelle afin de permettre aux commerçants de mener leurs activités».
Les commerçants, eux, affirment avoir versé de l’argent à la mairie.
« Chaque année, je paye 40 000 francs CFA à la mairie. Elle nous a signé un document pour garantir ce partenariat. Nous sommes conscients qu’on ne devrait pas s’installer ici car c’est un lieu public qui doit faire la beauté de ce secteur. Mais puisque la localité de Bégoua ne dispose pas de marché, on est obligé de s’installer à cet endroit».
Le maire Jean-Emmanuel Gazanguiza s’en défend.
« Si on vous donne une autorisation temporaire d’occupation pour un an que vous payez 40 000 francs, chaque année, vous devez renouveler ça à 20 000 francs. Ils exploitent le domaine communal, donc la mairie a le droit de leur donner des tickets. Et les instances à faire un problème, bon, on va les déguerpir jusqu’à ce qu’il n’y ait pas de marché».
Cependant, déguerpir ces commerçants semble inconcevable pour beaucoup. PK-12 est devenu un lieu névralgique et populaire. Initialement, c’était un endroit spontané où de jeunes vendeurs se tenaient aux côtés des véhicules de transport pour proposer des produits aux voyageurs en route vers les villes de province. Les vendeurs, avec leurs allumettes, pain, baguettes, et autres articles, ont transformé cet espace en un lieu de commerce vivant et dynamique.
Au fil du temps, ce lieu de vente informel est devenu un marché populaire. Les commerçants vendent divers produits aux voyageurs, créant ainsi une animation constante à la sortie nord de Bangui. Les jeunes installent des kiosques et vendent leurs produits pour subvenir à leurs besoins, contribuant à l’économie locale.
Chasser ces vendeurs nuirait non seulement à leur subsistance, mais aussi à l’animation et à l’attractivité de la sortie nord de Bangui. PK-12 n’est pas simplement un marché; c’est un symbole de résilience et de vitalité communautaire, un lieu où les commerçants et les voyageurs se rencontrent, créant un espace commercial unique et essentiel pour la région.
Loi Anti-Corruption : Une Mascarade pour Endormir les Centrafricains
Dr Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance
La loi sur la prévention et la répression de la corruption, censée être une arme contre le fléau de la corruption en Centrafrique, n’est qu’une illusion. Tandis que les ministres et les directeurs généraux pillent ouvertement les ressources publiques, cette loi n’a aucun impact réel sur le terrain.
La loi sur la prévention et la répression de la corruption et des infractions assimilées en République Centrafricaine a été vulgarisée aux différents acteurs centrafricains jeudi dernier à Bangui. Cette initiative, menée par la haute autorité en charge de la bonne gouvernance avec l’appui du groupe de la Banque Africaine de développement, se révèle être une parade futile face à la corruption endémique actuelle dans le pays.
L’objet de cet atelier, selon Dr. Guy Jeanne-Demba, président de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance, est de sensibiliser et d’expliquer le contenu de la loi portant prévention et lutte contre la corruption. Pourtant, malgré ces discours, les détournements de fonds continuent de se produire sous les yeux de tous, sans aucune répercussion pour les coupables.
Les activités de vulgarisation annoncées ne sont qu’une façade, un geste symbolique sans réelle portée. En réalité, les ministres et les directeurs généraux accumulent des fortunes illégitimes, construisant villas et immeubles sans aucune crainte de répercussions. Cette loi, bien que pompeusement présentée, reste une coquille vide, incapable de freiner les pratiques de corruption qui gangrènent le pays.
La présence de la société civile et des partenaires techniques et financiers à ces ateliers n’a rien changé à la situation. La corruption est un spectacle quotidien en Centrafrique, où même le président est aussi complice, permettant que des sommes astronomiques soient détournées sans aucune conséquence. L’application de cette loi, promise lors de ces séances de vulgarisation, demeure inexistante.
Les initiatives pour préparer des projets d’application ne sont que des alibis pour obtenir des crédits d’application. En fin de compte, rien n’est fait pour combattre réellement la corruption. Les fonds alloués à ces ateliers et à ces campagnes de sensibilisation servent plus à montrer une image de lutte contre la corruption pour la communauté internationale qu’à initier des actions concrètes sur le terrain.
Épidémie de méningite à Kabo : double déclaration spectaculaire de fin d’épidémie
Centrafrique.org/centrafrique-msf-transfere-la-gestion-de-lhopital-de-kabo-au-gouvernement/msf-kabo/” rel=”attachment wp-att-59890″ data-wpel-link=”internal”>Hôpital de Kabo, au nord de la République centrafricaine. CopyrightMSF
Le ministre de la Santé a déclaré à nouveau la fin de l’épidémie de méningite à Kabo, après une première annonce quelques semaines plus tôt. Cette double déclaration spectaculaire laisse perplexes les observateurs quant à la gestion réelle de la crise sanitaire.
Déclarée en mars dernier à Kabo, une ville de la préfecture de l’Ouham-Fafa, l’épidémie de méningite a touché, selon le gouvernement, soixante-quatre personnes, dont cinquante-quatre ont été prises en charge et guéries. Dix autres sont décédées. Cependant, le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé, a maintenant annoncé deux fois la fin de cette épidémie, laissant planer des doutes sur l’efficacité et la transparence de la réponse sanitaire.
Pancarte de l’hôpital de Kabo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. CopyrightCNC
Lors de la première déclaration, quelques jours après la déclaration de l’épidémie, le ministre avait affirmé que les malades avaient été pris en charge et que tout était sous contrôle, sans fournir de détails précis. Cette annonce a été perçue comme un écran de fumée, étant donné que de nombreux malades, notamment des enfants, étaient encore hospitalisés. Les mères des enfants malades se demandaient à quel saint se vouer, tandis que la population restait dans l’incertitude et l’inquiétude.
Quelques semaines plus tard, avec étonnement, le ministre a réitéré l’annonce de la fin de l’épidémie, cette fois en tentant de fournir des chiffres plus précis : soixante-quatre cas, cinquante-quatre guérisons, dix décès. Il a également mentionné la mise en place d’équipes d’intervention rapide et d’un système de gestion d’incidents, tentant ainsi de donner une apparence de gestion rigoureuse.
Cette répétition spectaculaire de la déclaration, accompagnée de détails tardifs, provoque des critiques sévères. Les observateurs pointent une gestion désordonnée et une communication confuse. Dr Pierre Somsé, pourtant l’un des trois ministres efficaces du gouvernement du Premier ministre Félix Moloua, et reconnu pour sa compétence et son intégrité, semble contraint de faire des annonces incohérentes et spectaculaire, probablement sous pression de son patron Touadera.
Les Critiques et inquiétudes montent face à cette gestion de crise : déclarer la fin d’une épidémie sans avoir véritablement soigné les malades, rester à Bangui pour faire des annonces sans descendre sur le terrain, tout cela montre un manque de sérieux et de rigueur. Les malades continuent de souffrir et les familles sont laissées dans l’angoisse.
À Berberati, le prix du manioc connaît une hausse spectaculaire, passant de 1500 à 3500 francs CFA la cuvette. Cette situation met en difficulté les familles à faibles revenus qui peinent à nourrir leurs enfants. Les commerçants et agriculteurs blâment l’absence de pluie et la dégradation des routes.
À Berberati, une cuvette de manioc qui se vendait à 1500 francs passe maintenant à 3500 francs CFA. Cette situation critique est particulièrement difficile pour les ménages à faibles revenus, dont les enfants peinent à manger à leur faim. Sylvie Luxeiselé, une habitante, exprime son désarroi :
« Présentement, la cuvette c’est 3500, 3250 ou 3000 francs. Chez moi, je préfère mieux la boule de manioc que le maïs ou le riz».
Les commerçants accusent la rareté des pluies et la dégradation des routes d’être à l’origine de cette pénurie. Geneviève Yakota, déléguée des vendeurs de manioc, explique :
« Nous achetons une demi-cuvette entre 2500 et 2750 francs, raison pour laquelle nous avons majoré le prix à 3000 francs».
Andiba Daguer, conseiller économique et social, promet des démarches pour résoudre ce problème.
« Je suis en train de voir avec la mairie pour descendre sur le marché et essayer de rabaisser un peu le prix».
Sadiya Youssouf, grossiste, souligne les difficultés rencontrées pour ravitailler la ville :
« Nous cultivons la terre, mais nous manquons d’eau pour nos activités agricoles. Les véhicules des ONG ne desservent plus l’axe, et la dégradation des routes complique le ravitaillement».
Les agriculteurs craignent que cette pénurie d’eau n’affecte gravement le rendement agricole de l’année, ce qui pourrait aggraver encore la crise alimentaire à Berberati.
Bangui : La peur s’installe à Ngongono 2 avec l’augmentation des braquages.
Centrafrique.org/bangui-faits-divers-un-voleur-pris-en-flagrant-delit-et-frappe-par-une-foule-dans-le-huitieme-arrondissement/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule/” rel=”attachment wp-att-39161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule-450×337.jpg” alt=”Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.
Ngongono 2, un quartier du huitième arrondissement de Bangui, fait face à une recrudescence alarmante des braquages. Les agresseurs, utilisant des machettes, terrorisent les habitants, créant un climat d’insécurité. Les résidents, dépassés, appellent à une intervention rapide des forces de l’ordre pour rétablir la sécurité.
Selon des témoignages recueillis sur place, les malfaiteurs ont modifié leurs méthodes d’attaque ces derniers mois. Au lieu des armes à feu, ils utilisent maintenant des machettes pour commettre leurs forfaits.
Fidel, une victime, raconte son expérience : « C’était le 17 mai à 2 heures du matin. Ces malfrats m’ont surpris à mon poste avec des cordes et des couteaux pour me tuer, mais heureusement, je me suis défendu et j’ai échappé à la mort ».
Un autre habitant, Joufra, montre une cicatrice de machette sur sa tête et explique : « Le 1er mai, ces braqueurs sont entrés chez moi pendant que je dormais. Après avoir pris mon téléphone, nous nous sommes bousculés, et j’ai reçu un coup de machette à la tête ».
Romaric Nguemandji, juge auprès du chef du quartier, déplore ces attaques répétées et appelle à l’appui des forces de défense et de sécurité. « Les événements se déroulent souvent les uns après les autres. Nous avons visité les victimes et c’était grave. Nous voulons l’appui des FAKA pour patrouiller dans notre secteur de Ngongono 2 pour chasser ces malfrats».
Face à cette situation, les habitants limitent leurs mouvements, surtout la nuit. Certains débits de boissons ont même fermé en raison de l’insécurité croissante, attribuée par certains à la suspension des patrouilles du bataillon d’appui dirigé par le colonel Ange Gabriel Patassé.
QUAND UN DÉCRET PRÉSIDENTIEL MOTIVÉ PAR L’ÉMOTION VIOLE LES RÈGLES FONDAMENTALES DE LA JUSTICE PÉNALE .
Centrafrique.org/le-desormais-lieutenant-koe/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Le-desormais-lieutenant-Koe-450×405.jpg” alt=”Le désormais lieutenant Koé, ancien chef du bataillon parachutiste de l’armée centrafricaine” width=”450″ height=”405″ />Le désormais lieutenant Koé, ancien chef du bataillon parachutiste de l’armée centrafricaine retrogradé par un décret présidentiel
Dans le cadre de ses prérogatives réglementaires consacrées par la constitution, le président de la république a apposé sa célèbre signature en bas d’un décret qui énonce une sanction administrative ou disciplinaire à l’endroit d’un officier supérieur de l’armée nationale.
En effet, il s’agit du décret N*24.152 du 31 mai 2024 portant rétrogradation d’un officier supérieur de l’armée nationale aux motifs de comportements rétrogrades ayant porté gravement atteinte à la dignité militaire et au renom de de l’armée, d’harcèlement sexuel ayant entraîné la mort d’un élément en service.
Faisant l’économie des faits, des circonstances de temps et de lieu, nous soulignons d’emblée que le décret présidentiel est inopportun, ni raisonnable, ni utile suppose la confirmation de la véracité des faits reprochés à l’officier accusé d’harcèlement sexuel alors qu’il s’agit dans le cas d’espèce d’une infraction pénale prévue et punie par la loi pénale centrafricaine.
Ce décret hâtif dérivant certainement de l’émotion n’avait pas droit de cité en lieu et place d’une instruction judiciaire diligentée par le parquet de la juridiction militaire car il s’agit d’une infraction commise par un militaire dans l’exercice de ses fonctions.
Cette sanction administrative ou disciplinaire c’est à dire le fait de rétrograder un militaire avant la sentence du tribunal constitue une violation ou porte une grave atteinte au sacré principe de la présomption d’innocence consacré traditionnellement par la constitution et plus particulièrement l’article 11 des déclarations universelles des droits de l’homme qui dispose que tout accusé est présumé innocent jusqu’au verdict du tribunal.
Cette violation des textes en vigueur qui frise l’impunité est de nature à ronger la confiance du peuple dans le système judiciaire, à détériorer l’état de droit et des libertés publiques, à attiser la haine source d’émeutes ou de manifestations, à dissuader les investisseurs étrangers…
L’harcèlement sexuel étant une infraction pénale prévue et punie par le droit positif centrafricain, la logique judiciaire aimerait qu’en lieu et place du décret de rétrogradation de l’officier supérieur de l’armée, la hiérarchie militaire prenne des mesures conservatoires (suspension temporaire de fonction, mesures disciplinaires provisoires…) en attendant l’issue de la procédure judiciaire car le prévenu ou l’accusé a le droit de se défendre et d’épuiser les voies de recours prévues par la loi.
Étonné par le caractère prématuré du décret, le citoyen lambda s’interroge :
Quelle est la valeur juridique du décret dans la procédure judiciaire sachant que l’harcèlement sexuel de l’officier a occasionné la mort d’un soldat ?
Le cas de l’espèce est-il la première dans la grande muette ?
Dans la négative, la hiérarchie militaire l’étouffe par tradition ?
Quelles sont les mesures prises par l’Etat major général des forces armées pour dissuader les éventuels bourreaux ?
En tout état de cause, ce décret émotionnel doit être abrogé pour garantir et renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire…gage de l’état de droit.
Au delà de tout, n’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on aimerait pas qu’on nous le fasse, on ne récolte au passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne.
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui : Le Service de Traumatologie de l’Hôpital Communautaire Sombre dans le Chaos face à l’Inaction du Gouvernement
Centrafrique.org/coronavirus-en-prison-les-deux-detenus-testes-positifs-a-ngaragba-sont-morts/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38353″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020-450×400.jpg” alt=”Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”400″ />
Le chaos règne au service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui. Les patients, laissés sans implants ni soins, subissent les conséquences directes de l’immobilisme gouvernemental. Cette situation critique est un témoignage accablant de l’abandon du secteur de la santé par le gouvernement.
Depuis plus d’une semaine, le service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui fait face à une pénurie d’implants chirurgicaux. Cette crise empêche la réalisation de nombreuses opérations, laissant les patients dans une attente interminable. Les salles de ce service sont toutes remplies, et les lits sont occupés sans exception. Par manque de place, certains patients se voient obligés de passer la nuit dans les couloirs de l’hôpital.
Robert, un patient en attente d’une intervention, raconte : “Cela fait deux semaines que je suis ici, et on m’a recommandé de payer des implants pour pouvoir opérer ma jambe. Faute d’implants disponibles, je pense à recourir à un traitement traditionnel”.
La crise des implants a également conduit à des retards dans les soins post-opératoires. Un autre patient, ayant subi un accident à Yaloké, attend une nouvelle intervention pour traiter une anomalie au niveau de son genou.
“Je suis bloqué ici, car je ne sais pas si on pourra me poser des implants ou non”, explique-t-il.
Le manque d’implants a pris une tournure encore plus grave après la décision du chef de service de traumatologie, le professeur Tecpa, de ne plus vendre d’implants au public de l’hôpital. Cette mesure a exacerbé la situation, plongeant de nombreux patients dans une incertitude médicale et un désespoir croissant.
Les conséquences de l’immobilisme gouvernemental se font cruellement sentir. Les patients, privés des soins nécessaires, doivent désormais envisager des solutions alternatives, souvent moins efficaces et plus risquées. L’absence d’interventions chirurgicales appropriées risque d’avoir des conséquences graves sur leur santé à long terme.
Bozoum : Une Ville sur le Point de se Briser à Cause d’un Pont Dégradé
Centrafrique.org/letat-alarmant-des-infrastructures-sous-le-regne-de-touadera-le-cas-de-mobaye-et-alindao/pont-en-bois-delabre-entre-mobaye-et-alindao/” rel=”attachment wp-att-76156″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Pont-en-bois-delabre-entre-Mobaye-et-Alindao-450×203.png” alt=”Pont en bois délabré et dangereux reliant Mobaye et Alindao” width=”450″ height=”203″ />CopyrightCNC
Le pont sur la rivière Koyalé A Bozoum se dégrade à vue d’œil, risquant de couper la ville en deux. Cette catastrophe imminente est le résultat direct de l’abandon gouvernemental, laissant les citoyens faire face aux conséquences d’infrastructures en ruine.
Le pont Koyalé, traversant la rivière Koyalé et reliant le centre administratif au centre commercial de Bozoum, est en train de s’effondrer. Cette structure essentielle est en état de délabrement avancé, et chaque jour qui passe, la situation se détériore un peu plus. Les bus sont souvent bloqués, et en période de pluie, les ravins qui entourent le pont deviennent infranchissables.
Devant cette situation critique, un député de Bozoum a lancé un appel urgent au gouvernement et aux sociétés minières installées dans la ville pour qu’ils entreprennent des travaux de curage afin d’éviter une catastrophe.
“Nous risquons de voir Bozoum divisée en deux”, a-t-il averti.
“Les élèves du lycée ne peuvent plus se rendre en classe, et l’accès à l’hôpital devient de plus en plus compliqué”.
Cette situation à Bozoum n’est pas un cas isolé. Dans la ville de Paoua, située dans Lim-Pendé, le pont qui reliait les quartiers administratifs et le centre commercial s’est effondré en 2022. Grâce à l’intervention de la Minusca, ce pont a été reconstruit, mais la lenteur et l’inaction du gouvernement centrafricain sont évidentes. Maintenant, Bozoum fait face à un problème similaire, démontrant les graves conséquences d’un manque chronique d’investissement dans les infrastructures.
Le manque d’investissement dans les ponts, les routes et les hôpitaux a des répercussions sévères sur la vie quotidienne des habitants.
“Si rien n’est fait rapidement, Bozoum sera coupée en deux”, a insisté le député. Les habitants doivent déjà faire face à de nombreux défis, et cette situation ne fait qu’ajouter à leurs difficultés.
L’effondrement imminent du pont Koyalé à Bozoum symbolise la négligence et l’inaction du gouvernement, qui préfère ignorer les besoins urgents des populations.
“Nous avons besoin d’une action immédiate”, a-t-il ajouté.
“Sans intervention, la ville sera paralysée, affectant gravement les activités commerciales et la vie quotidienne des habitants ”.
La situation à Bozoum est le miroir frappant des conséquences du sous-investissement dans les infrastructures essentielles. Si des mesures ne sont pas prises rapidement, les habitants continueront de subir les effets dévastateurs de cette négligence, et d’autres localités pourraient bientôt connaître un sort similaire.
Drame sur la route Yaloké -Bangui: un car se renverse, faisant un mort
Centrafrique.org/accident-de-car-sur-la-route-yaloke-bangui-un-vehicule-renverse/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Accident-de-car-sur-la-route-Yaloke-Bangui-un-vehicule-renverse-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Le car de la compagnie Orion Avenue Express renversé près du village de Boukanga , causant un mort et deux blessés
Un car de la compagnie Orion Avenue Express s’est renversé près du village de Boukanga, à 17 kilomètres de Yaloké sur la route de Bossembélé. L’accident a causé la mort d’une femme et blessé deux autres passagers, dont un enfant. Les blessés ont été transférés d’urgence à l’hôpital de Yaloké, puis à Bangui.
Cet accident de route souligne une fois de plus les problèmes récurrents de sécurité des cars de transport en Centrafrique. L’année dernière, après une série d’accidents causés par la compagnie de transport terrestre Avenir Express, le gouvernement avait suspendu ses activités pour effectuer des vérifications. Après quelques semaines, les opérations avaient repris, mais les problèmes persistent.
Les conducteurs, sous pression pour respecter des horaires intenses, manquent souvent de repos et recourent parfois à des substances pour rester éveillés, augmentant ainsi les risques d’accidents. Les routes entre Bangui et Béloko sont particulièrement dégradées, aggravant la situation. Bien que certaines portions, entre Baoro et Béloko, financées par la Banque mondiale et réaménagées par la société Satom, soient en meilleur état, la moitié du trajet reste dangereuse.
Cet accident souligne l’urgence d’une meilleure régulation et d’un entretien rigoureux des véhicules pour prévenir de tels drames à l’avenir. Le contrôle des véhicules et la formation des chauffeurs doivent être renforcés pour garantir la sécurité des passagers.
Cour Pénale Spéciale : Début des Confrontations dans l’Affaire Ndélé 1
Centrafrique.org/audience-cruciale-a-la-cour-penale-speciale-les-enjeux-des-exceptions-preliminaires-dans-laffaire-le-procureur-special-contre-azor-kalite-et-consorts/aimee-pascal-delimo-president-de-la-cour-penale-speciale-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-67245″ data-wpel-link=”internal”>Aimée-Pascal Delimo, président de la Cour pénale spéciale en Centrafrique. CopyrightDR
La Cour pénale spéciale a entamé les confrontations des accusés dans l’affaire Ndélé 1. Cette étape cruciale vise à vérifier la cohérence des témoignages des accusés, alors que Chaffardine Moussa a nié toute responsabilité dans l’attaque du 29 avril 2020.
Jeudi, c’était au tour de l’accusé Chaffardine Moussa d’être entendu à nouveau. Il est resté ferme dans ses déclarations, indiquant qu’il n’est pas responsable des crimes qu’on lui reproche, notamment l’attaque de la ville de Ndélé. Les avocats des victimes soutiennent cependant que les accusés, y compris Moussa, sont bel et bien responsables des crimes commis, comme les preuves le démontrent.
Selon Maître Albert Panda, cette étape de confrontation est essentielle pour l’avancement de la procédure. Il a précisé qu’il s’agit d’un militaire formé au Soudan, arrêté avec des armes et des munitions, ce qui laisse penser qu’il a participé à l’attaque du 29 avril.
La Cour pénale spéciale continue d’examiner les éléments de preuve et les témoignages pour établir la vérité. Cette procédure vise à garantir que les auteurs des crimes de Ndélé soient jugés de manière équitable et transparente.
La ministre Michel Mouanga, souffrant de problèmes psychiatriques, sème le chaos dans son ministère
Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Michelle-Mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle-450×300.jpg” alt=”Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle” width=”450″ height=”300″ />Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle
La ministre du Travail, Annie-Michel Mouanga, connue pour ses troubles psychiatriques, a provoqué un désordre sans précédent dans son ministère. Ses actions impulsives et ses accusations injustifiées contre ses collègues ont créé un climat de travail toxique, rendant la gestion quotidienne de plus en plus difficile.
Depuis sa nomination au gouvernement, Annie-Michel Mouanga, ministre du Travail en Centrafrique, a créé une atmosphère de chaos au sein de son ministère. Ses problèmes psychiatriques qu’elle en souffre depuis la France ont entraîné des conflits constants avec ses collaborateurs, perturbant gravement la gouvernance et la gestion des affaires courantes. Cette situation renvoie à une défaillance systématique dans la sélection et la nomination des responsables au sein du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra.
Un ministère en crise!
Sous la direction de Annie-Michel Mouanga, le ministère du Travail a vu son efficacité diminuer drastiquement. Elle a transformé cette institution en un terrain du détournement massif et de favoritisme, nommant ses proches à des postes clés sans considération pour leurs compétences. Les décisions sont souvent prises de manière impulsive, sans consultation ni planification, aggravant les tensions au sein de l’équipe.
Accusations et conflits internes!
Annie-Michel Mouanga a publié jeudi un texte sur les réseaux sociaux, dans lequel elle accuse plusieurs de ses collaborateurs de ternir sa réputation. Parmi les personnes ciblées, on trouve Raymond Nguimalé, son directeur de cabinet, Mme Damala Ouezo en charge du travail, M. Sangaté responsable de la protection sociale, M. Gonendji inspecteur en matière de protection sociale, M. Damoura directeur des études, et M. Yongondouga chargé de mission en matière de protection sociale. Ces accusations ont créé une atmosphère de suspicion et de méfiance, paralysant la collaboration et la cohésion au sein du ministère.
Problèmes psychiatriques et comportement erratique!
Les troubles psychiatriques de Mouanga sont bien connus et documentés. Avant sa nomination, elle a été internée à plusieurs reprises en France pour des problèmes de santé mentale graves. Ses antécédents incluent des épisodes de coma et des traitements en psychiatrie. Ces problèmes de santé affectent manifestement sa capacité à gérer le ministère de manière efficace et rationnelle.
Impact sur les réformes et la gouvernance!
Le comportement erratique de madame Annie-Michel Mouanga et son incapacité à collaborer avec son équipe ont un impact direct sur les réformes du ministère. Les projets stagnent, les décisions importantes sont retardées, et le moral des employés est au plus bas. La récente absence de préparation pour le sommet de l’OIT à Genève est un exemple flagrant de sa gestion défaillante. Malgré une invitation reçue en février, Annie-Michel Mouanga n’a pas préparé les documents nécessaires, ce qui a conduit à un refus de visa pour toute la délégation.
Nomination controversée et favoritisme!
La nomination de Mouanga au poste de ministre du Travail a été largement critiquée. Elle est le résultat du favoritisme, étant la nièce de l’épouse du président Touadéra. Cette connexion familiale explique en partie pourquoi elle reste en poste malgré les multiples accusations et son incompétence manifeste. Mouangaelle-même se vante de sa proximité avec le président, affirmant que personne ne peut la démettre de ses fonctions.
Un climat de travail toxique!
Les accusations publiques de Annie-Michel Mouanga contre ses collaborateurs ont eu un effet dévastateur sur le climat de travail au sein du ministère. Les employés vivent dans la peur constante d’être injustement accusés. Cette situation a conduit à une baisse significative de la productivité et à une détérioration des relations professionnelles.
Réactions et témoignages!
Les témoignages de certains employés et observateurs externes confirment la gravité de la situation. Selon des sources interrogées, Mouanga a un comportement autoritaire et refuse d’écouter les avis de ses collègues. Elle est décrite comme quelqu’un de difficile à approcher, créant un environnement de travail oppressant. Ces témoignages soulignent également l’impact négatif de ses décisions sur le fonctionnement quotidien du ministère.
Un appel à la responsabilité!
La situation au ministère du Travail sous la direction de Mouanga met en lumière la nécessité d’une réforme dans les procédures de nomination des responsables gouvernementaux en Centrafrique. La vérification des antécédents moraux et psychologiques devrait être une étape cruciale pour éviter la répétition de telles situations. Le gouvernement doit prendre des mesures pour assurer que les personnes nommées à des postes de haute responsabilité sont compétentes et aptes à gérer leurs fonctions de manière efficace.
Élections truquées et régime incompétent : Le cas Touadéra en République centrafricaine
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
En 2016, la République centrafricaine a vu l’élection de Faustin-Archange Touadéra, un président imposé par des manœuvres politiques au lieu du choix populaire. Avec le soutien de la France de François Hollande, cette élection a créé des doutes sur la légitimité du processus électoral et a plongé le pays dans une crise profonde.
En République centrafricaine, le concept d’ineptocratie prend tout son sens à travers le régime de Faustin-Archange Touadéra. Ce système, défini comme une forme de gouvernance où les moins capables sont élus par une population désespérée, se manifeste clairement sous la présidence de Touadéra. En 2016, des élections controversées ont porté au pouvoir un dirigeant jugé incapable de gouverner efficacement.
Sous le régime de Touadéra, l’ineptocratie se caractérise par la sélection de dirigeants incompétents, comme le cas des membres du gouvernement du Premier ministre Félix Moloua, et la récente nomination par Touadera des gouverneurs, Préfets et sous-Préfets. Dans ce cadre, ceux qui sont productifs voient leurs efforts et leurs gains confisqués pour soutenir une structure qui ne récompense pas la compétence ni l’efficacité. Ce phénomène, aggravé par la gouvernance de Touadéra, intensifie les difficultés socio-économiques du pays.
Le terme ineptocratie, peu commun dans les discussions politiques traditionnelles, illustre pourtant une réalité bien tangible sous le régime de Touadéra. La population, appauvrie et désillusionnée, se retrouve dans un cercle vicieux où l’incompétence au sommet entraîne des décisions mal avisées, irritant la pauvreté et l’inefficacité institutionnelle. Ce système, renforcé par les politiques de Touadéra, dépend de dirigeants qui ne sont pas à la hauteur des défis nationaux.
Depuis les élections de 2016, la critique de l’ineptocratie incarnée par Touadéra en République centrafricaine est de plus en plus virulente. Les observateurs notent une gouvernance marquée par l’improvisation et l’inefficacité, où les promesses électorales de Touadéra ne se traduisent pas en actions concrètes. La frustration des citoyens se traduit par une méfiance croissante envers les institutions publiques et un scepticisme quant à l’avenir du pays sous son régime.
L’ineptocratie de Touadéra est une forme de démagogie déguisée, où les promesses populistes séduisent une population en détresse mais aboutissent à une gouvernance désastreuse. La République centrafricaine, embourbée dans ce système sous le règne de Touadéra, peine à se relever, et la nécessité d’une réforme profonde et urgente se fait sentir pour sortir de ce cycle de médiocrité politique.
En réalité, le bilan de la présidence de Faustin-Archange Touadéra est marqué par la déception et le désespoir. La République centrafricaine, autrefois prometteuse, se retrouve aujourd’hui à genoux, victime de manœuvres politiques douteuses et de gouvernants incompétents. Le peuple centrafricain attend un changement qui semble encore hors de portée, piégé dans un cycle de corruption et de mauvaise gestion institutionnalisée par Touadéra.