Centrafrique.org/la-penurie-de-pieces-de-monnaie-a-nola-les-commercants-se-tournent-vers-les-eglises/rondpoint-de-la-ville-de-nola-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-64858″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rondpoint-de-la-ville-de-Nola-en-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine
Bangui, CNC. La ville de Nola, dans la Sangha-Mbaéré, située à 584 km de Bangui, est à nouveau touchée par la trypanosomiase humaine africaine, plus connue sous le nom de maladie du sommeil. Après une campagne de dépistage menée à Nola, chef-lieu de la préfecture, de nouveaux cas ont été détectés.
Eliard Messassango, responsable des maladies tropicales négligées au district sanitaire de la Sangha-Mbaéré, explique le mode de transmission :
“Le malade vivant au sein de la communauté, s’il n’est pas soigné, peut contaminer les autres via la glossine, l’insecte vecteur de la maladie. La mouche pique une personne infectée, aspire son sang, puis pique une personne saine, lui transmettant ainsi le parasite”.
Cette résurgence inquiète la population locale, déjà éprouvée par de multiples problèmes sanitaires ces derniers mois : épidémie de variole du singe, diarrhées, fièvres, typhoïde et bien d’autres.
“C’est du jamais vu. La maladie disparaît puis revient sans cesse. Le gouvernement semble débordé par ces petits maux qui font pourtant des ravages”, déplore un habitant de Nola.
Des voix s’élèvent pour réclamer une action plus vigoureuse des autorités. “Il faut anticiper et prendre des mesures concrètes, comme la distribution massive de moustiquaires imprégnées”, suggère un responsable d’ONG locale.
Bien que des organisations humanitaires fournissent déjà ce type de matériel, la population estime que ces efforts doivent être amplifiés. “On ne peut pas laisser les gens livrés à eux-mêmes comme ça”, s’indigne un chef du village dans la Sanga-Mbaéré.
Le ministère de la Santé n’a pas encore réagi officiellement à cette nouvelle poussée de la maladie du sommeil. Les habitants de la Sangha-Mbaéré attendent des mesures rapides pour endiguer sa propagation.
LA Centrafrique SOUS TUTELLE RUSSE : TOUADÉRA LIVRE LES CLÉS DE LA SÉCURITÉ NATIONALE À WAGNER
Un pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner est stationné devant le restaurant Ex-mini prix en plein centre-ville de Bangui.
Bangui, CNC. Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra vient de franchir une nouvelle étape dans l’asservissement du pays à la Russie. La nomination de Dmitri Podolsky, haut gradé de Wagner, comme conseiller présidentiel à la sécurité entérine l’emprise totale des Mercenaires russes sur l’appareil sécuritaire de la République centrafricaine.
Un mercenaire aux commandes de la sécurité nationale.
Selon des sources au sein de la présidence centrafricaine, Dmitri Podolsky, alias “Salem”, a été nommé conseiller à la sécurité du président Baba Kongoboro. Ce choix scandaleux place un commandant de Wagner, groupe paramilitaire russe accusé d’exactions, au cœur du dispositif sécuritaire du pays.
« C’est une décision aberrante qui bafoue notre souveraineté. Comment un mercenaire étranger peut-il diriger notre sécurité nationale ? Touadéra livre les clés du pays à Wagner », s’indigne un haut gradé de l’armée centrafricaine sous couvert d’anonymat.
Podolsky, connu pour sa brutalité lors d’opérations en Afrique, aura désormais accès aux informations les plus sensibles de l’État. Cette nomination pousse les Centrafricains à s’interroger quant à l’indépendance des forces de défense nationales.
La Centrafrique, colonie russe du 21e siècle.
Cette décision s’inscrit dans une mainmise croissante de la Russie sur tous les leviers de l’État centrafricain. Des conseillers russes ont déjà infiltré les divers domaines du pays : économie, diplomatie, mines… La présidence est désormais sous contrôle total de Moscou.
« Touadéra a vendu le pays aux Russes. Ils pillent nos ressources sans rien apporter en retour. C’est pire que la colonisation française », dénonce Georges Mbissa, membre de la société civile centrafricaine.
Contrairement aux anciennes puissances coloniales qui avaient développé des infrastructures, le russes se contentent d’exploiter les richesses du pays. Les revenus servent à financer la guerre en Ukraine au détriment du développement national.
Un pays livré aux prédateurs.
La nomination de Podolsky laisse craindre une aggravation des violations des droits humains. Wagner est accusé d’exactions contre les civils dans plusieurs pays africains.
« Avec Wagner aux commandes, c’est la porte ouverte à tous les abus. Qui protégera la population des exactions de ces mercenaires ? », s’alarme Me Martial Nzinga, avocat spécialisé dans les droits humains.
L’emprise russe étouffe également l’économie centrafricaine. « Les commerçants centrafricains sont évincés au profit des mercenaires russes. Nos ressources partent directement à Moscou », déplore Joseph, un opérateur économique centrafricain vivant à Carnot.
Face à cette colonisation, le peuple centrafricain appelle à la mobilisation pour « sauver ce qui reste de notre souveraineté ». Mais dans un pays sous la coupe de Wagner, toute contestation risque d’être sévèrement réprimée.
Centrafrique.org/zemio-sous-tension-tabassage-sauvage-des-miliciens-azande-par-les-mercenaires-wagner/les-mercenaires-de-wagner-et-leurs-allies-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76545″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner et leurs alliés azandés posent ensemble à Zemmio, après avoir pris le contrôle de la ville.
Bangui, CNC. La ville de Zemio, située à 1113 km de Bangui, traverse une période de tensions extrêmes qui menacent de dégénérer en conflit communautaire majeur. Depuis plusieurs semaines, la communauté musulmane subit des exactions répétées de la part de miliciens azandé, récemment intégrés dans l’armée nationale comme soldats FACA, selon la déclaration répété du gouvernement et de l’État-major des FACA. Cette situation explosive risque de plonger toute la région dans un cycle de violence aux conséquences désastreuses.
La guerre communautaire à Zémio : un Climat de terreur pour les musulmans.
Les attaques se multiplient contre les éleveurs peuls et les jeunes musulmans, créant un climat de terreur et la possible guerre communautaire à Zémio . L’imam de la mosquée centrale, Moussa Brema, a même été arrêté et maltraité publiquement, avant d’être placé sous la protection de la Minusca. D’autres figures de la communauté musulmane sont également ciblées, comme Agari Mahamat, président des commerçants de Zemio, et Moussa Ali, actuellement à Bangui. Ces personnalités ont été déclarées non grata par les miliciens azandé, dans une démarche inquiétante de purge ethnique.
Les menaces contre la communauté musulmane se multiplient. Des écrits stigmatisant les Tchadiens circulent sur des tracts, alimentant la haine intercommunautaire et une possible guerre communautaire à Zémio. Les musulmans sont régulièrement accusés d’être des “étrangers” ou des “rebelles de l’UPC”, malgré l’absence de preuves. Cette rhétorique dangereuse rappelle les prémices de conflits ethniques ayant ravagé d’autres pays de la région, y compris la Centrafrique entre les années 2013 et 2015.
Exode forcé et stigmatisation et une possible guerre communautaire à Zémio .
Dans ce contexte explosif d’une possible guerre communautaire à Zémio, la communauté musulmane a demandé à être relogée ailleurs “pour être en paix”. Une requête qui témoigne de la gravité de la situation et du sentiment d’abandon ressenti par ces citoyens centrafricains. Plus inquiétant encore, les miliciens azandé, avec la complicité du sous-préfet Romaric Zirani, ont organisé une marche exigeant le “rapatriement” de certains musulmans, dont l’imam Moussa Brema.
Les forces de l’ordre à Zémio , dominées par les miliciens azandé, imposent désormais à tous les musulmans de demander des cartes de séjour, les assimilant à des étrangers dans leur propre pays. Cette mesure discriminatoire et illégale vise clairement à pousser la communauté musulmane à l’exil forcé. Le sous-préfet, Romaric Zirani, lui-même issu des rangs des miliciens Azandé, semble cautionner ces pratiques en violation flagrante de la Constitution centrafricaine.
Des centaines de personnes se sont rassemblées dans le cadre de l’organisation de la marche populaire contre la communauté musulmane par les miliciens Azandé à Zémio, une mobilisation sous tension dans une zone en proie à l’insécurité.
Risque d’une guerre communautaire imminente à Zémio .
Cette stigmatisation et ces violences pourraient pousser les musulmans à constituer leur propre milice d’auto-défense, ouvrant la voie à un affrontement communautaire sanglant, et une possible guerre communautaire générale à Zémio. Les tensions sont exacerbées par la présence d’éléments armés venus du Soudan et du Congo, appuyant les miliciens azandé. Cette internationalisation du conflit risque d’embraser toute la région frontalière.
L’inaction des autorités nationales est d’autant plus choquante que Zemio, bien que loin de Bangui, fait partie intégrante de la République Centrafricaine. Le silence assourdissant du gouvernement et des médias nationaux sur cette crise alimente le sentiment d’abandon des populations locales.
Un mémorandum alarmant.
Les organisateurs de la marche anti-musulmane du vendredi 20 septembre 2024 à Zémio ont publié un mémorandum aux accents xénophobes. Ce document exige le “rapatriement des étrangers infiltrés”, le “désarmement forcé” de la communauté musulmane et le départ immédiat de l’imam Moussa Brema, qualifié d’”agent général de l’UPC”. Ces revendications, cautionnées par les autorités locales, constituent une véritable feuille de route pour une épuration ethnique.
Le mémorandum stigmatise également la “gestion des patrimoines centrafricains par les étrangers”, visant clairement les mosquées de Zemio. Cette rhétorique dangereuse rappelle les discours ayant précédé d’autres conflits ethniques meurtriers sur le continent.
Urgence d’une intervention.
Le gouvernement doit agir d’urgence pour protéger tous les citoyens, quelle que soit leur religion. La nomination de miliciens à des postes officiels montre ses limites désastreuses. Sans intervention rapide, Zemio risque de sombrer dans un bain de sang aux conséquences imprévisibles pour toute la région.
Les autorités nationales doivent :
– Déployer des forces de sécurité neutres pour protéger la population
– Destituer les responsables locaux impliqués dans les exactions
– Engager un dialogue intercommunautaire pour apaiser les tensions
– Poursuivre en justice les auteurs de violences et de discours de haine
La communauté internationale, en particulier la MINUSCA, doit également renforcer sa présence pour prévenir tout débordement. L’unité et la cohésion nationale de la République Centrafricaine sont en jeu. Le pays ne peut se permettre de laisser une de ses régions sombrer dans la violence ethnique, au risque de raviver les démons du passé.
Centrafrique.org/un-gendarme-violemment-agresse-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa/deux-gendarmes-centrafricains-en-poste-a-yaloke/” rel=”attachment wp-att-75395″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Deux-gendarmes-centrafricains-en-poste-a-Yaloke-407×450.jpg” alt=”Deux gendarmes centrafricains en poste à Yaloké” width=”407″ height=”450″ />CopyrightCNC
Bangui, CNC. Un drame a failli se produire jeudi 19 septembre 2024 dans le village de Wawa, situé à 52 km de Grimari et 63 km de Sibut, sur l’axe Bangui-Sibut. Un présumé voleur a tenté d’abattre un gendarme venu l’arrêter.
Les faits se sont déroulés en pleine journée. Un jeune homme a été surpris en train de commettre un vol chez un habitant du village. Repéré par un enfant qui a donné l’alerte, le suspect s’est enfui pour se réfugier à son domicile.
Informée, la gendarmerie a dépêché une équipe sur place pour procéder à l’interpellation du présumé voleur. Mais à l’arrivée des forces de l’ordre, le jeune homme s’est barricadé chez lui, armé d’un fusil artisanal de type “Atopanndé“.
Le suspect a ouvert le feu en premier, manquant de peu d’atteindre un gendarme. Devant la gravité de la situation, le gendarme a appelé des renforts des soldats FACA. Une unité est rapidement intervenue pour maîtriser l’individu.
Lors de son interrogatoire, les soldats ont également soupçonné le jeune homme de participer régulièrement à des attaques contre des éleveurs Peuls venus faire du pâturage dans la région. Il aurait notamment pris part à des vols de bétail et des meurtres d’éleveurs.
Le suspect a finalement été transféré à la gendarmerie de Grimari. Son transfert vers Bangui n’est pas exclu pour la suite de l’enquête.
Cette affaire dévoile l’insécurité persistante dans certaines zones rurales de Centrafrique.
Un message d’espoir du Professeur émérite Gaston Mandata Nguerekata pour le député Yandocka en prison
Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/yandocka-450×297.png” alt=”Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA” width=”450″ height=”297″ />Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA
Bangui, CNC. Le Professeur émérite Mandata Gaston Nguerekata, résidant aux États-Unis, a adressé un message poignant au député Dominique Éphrem Yandocka, emprisonné depuis près d’un an au camp de Roux. Dans cet enregistrement audio largement partagé sur les réseaux sociaux, l’universitaire exhorte son “frère” à garder courage malgré l’adversité.
“Mon frère Dominique Éphrem Yandocka, c’est moi ton frère, professeur Mandata Gaston Nguerekata. Je reviens de l’église et aujourd’hui c’est dimanche. J’ai appris que Dieu a dit que chaque dimanche il faut aller rendre visite aux malades à l’hôpital, aux prisonniers incarcérés dans les différents centres de détention pour parler avec eux”, introduit le professeur.
Il poursuit en rappelant des exemples historiques pour insuffler de l’espoir à son frère politique Dominique Éphrem Yandocka :
“Je prends le cas de Nelson Mandela, il a fait plus de 25 ans, mais il est sorti de prison. Je prends le cas d’Ousmane Sonko, le premier ministre sénégalais, lui également a fait la prison, il est sorti actuellement. Ces cas sont nombreux. Il y a des gens qui ont fait la prison pour rien, juste pour la politique comme toi, mais ils sont sortis. Après ils sont devenus des responsables, des gens respectés”.
Le message se conclut par des paroles encourageantes : “Il faut avoir le courage, courage, Dieu est avec toi, toujours. Vraiment il faut avoir le courage, surtout il faut avoir le courage dans la vie. La vie c’est ça, la vie c’est avoir la tête haute, de ne pas se laisser abattre, même si tu es sous la terre”.
Ce message de soutien intervient dans un contexte politique tendu en République centrafricaine, où les voix dissidentes peinent à se faire entendre, où l’opposition est muselée, où la société civile est menacée, où la situation économique est très très difficile.
Bangui, CNC. La ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, est engloutie par une vague d’insécurité sans précédent. Cette insécurité croissante à Bambari sème la terreur parmi les habitants et paralyse l’activité économique.
Insécurité à Bambari : Un crime choquant au marché central.
Dans la nuit du jeudi à vendredi dernier, vers 3 heures du matin, un acte d’une cruauté inouïe a ébranlé le marché central de Bambari. Deux gardiens de boutiques, frères de surcroît, ont été sauvagement égorgés par des hommes armés non identifiés. Ce drame sanglant révèle l’ampleur de l’insécurité à Bambari et l’inefficacité des mesures de sécurité mises en place par les autorités.
Insécurité grandissante : Une violence gratuite et inexpliquée.
« On ne comprend pas pourquoi une telle sauvagerie. S’ils voulaient voler, ils auraient pu simplement les menacer ou les assommer. Mais les égorger… C’est d’une cruauté sans nom ! », s’indigne un commerçant du marché, sous couvert d’anonymat par peur de représailles.
Ce meurtre n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, les gardiens de boutiques sont régulièrement pris pour cible par des malfaiteurs, amplifiant l’insécurité à Bambari. Cette situation alarmante paralyse l’activité économique de la ville, les commerçants craignant pour leur sécurité et celle de leurs biens.
L’insécurité : Reflet d’une crise nationale.
L’insécurité ne se limite pas à Bambari. À Boda, un collecteur de diamants a été dépouillé de son téléphone et de pierres précieuses d’une valeur de 35 millions de francs CFA le vendredi dernier. À Bouca, il y a un mois et demi, deux ex-miliciens anti-balaka intégrés dans l’armée nationale ont été publiquement égorgés par des mercenaires du groupe Wagner, la scène ayant été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.
« Même les simples citoyens ne peuvent plus être en paix. C’est quoi ça au juste ? », s’interroge un habitant de Bambari, exprimant le désarroi de la population face à l’insécurité croissante.
Le mythe de la sécurité retrouvée.
Ces événements tragiques contrastent fortement avec le discours officiel des autorités. « On nous dit souvent à la radio, dans les discours, que la sécurité est revenue à 100% en Centrafrique. Mais de quelle sécurité parle-t-on ? », s’insurge un activiste de la société civile de Bambari.
Il semble que la définition même de la sécurité soit remise en question. L’absence de groupes armés ne suffit pas à garantir la sécurité des citoyens si le banditisme et la criminalité continuent de sévir impunément, comme le montre l’insécurité grandissante à Bambari.
Lutter contre l’insécurité à Bambari : Un appel à la réaction rapide.
Face à cette situation inquiétante , la population de Bambari et des autres villes touchées par cette vague de violence exige des mesures concrètes et immédiates de la part des autorités pour combattre l’insécurité.
« Il faut que le gouvernement revoie sa stratégie de sécurité. La situation actuelle est intenable », déclare un leader communautaire de Bambari.
L’urgence d’une réponse forte et coordonnée des forces de l’ordre se fait sentir pour restaurer la confiance de la population et permettre un retour à la normale des activités économiques et sociales dans la région, mettant ainsi fin à l’insécurité grandissante à Bambari.
Le centre culturel Missi Momo : Quatre ans de lutte contre l’acharnement du DG de l’ONASPORT
Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président de la République, lors d’un échange au Centre Culturel Missi Momo, le 19 septembre 2024. CopyrightCNC
Le centre culturel Missi Momo : Un joyau culturel menacé au cœur de Bangui.
Bangui, CNC. Depuis quatre ans, le centre culturel Missi Momo, fleuron de la vie artistique de la capitale Bangui, fait l’objet d’attaques répétées de la part du directeur général de l’ONESPORT, Séverin Lidamon. Construit sur un ancien dépotoir, cet espace vibrant accueille quotidiennement artistes, musiciens et jeunes talents de toute catégorie. Pourtant, son existence même est aujourd’hui remise en question par un seul homme.
L’origine d’un conflit monstrueusement grotesque contre Le centre culturel Missi Momo.
Tout a commencé en 2020 avec la nomination contestée de Séverin Lidamon à la tête de l’ONESPORT. Dès son arrivée, il s’est fixé comme objectif la destruction du centre culturel Missi Momo, ignorant le contrat en bonne et due forme signé par son prédécesseur. Cette volonté de nuire s’est traduite par une tentative de rupture unilatérale du contrat, suivie de multiples procédures judiciaires.
Hervé Séverin LIDAMO
Un harcèlement judiciaire sans relâche contre Le centre culturel Missi Momo.
Depuis quatre ans, le DG de l’ONESPORT a multiplié les actions en justice contre le centre culturel. Malgré des décisions judiciaires favorables à l’établissement, Séverin Lidamon s’obstine. Il est allé jusqu’à placer des bulldozers devant le centre, obligeant les artistes à barricader les lieux pour les protéger.
Une convocation précipitée et une plainte aux multiples facettes.
Le 6 septembre 2024, le promoteur du centre culturel Missi Momo a été informé par des jeunes, qui avaient entendu un communiqué radio, de sa convocation au tribunal pour le lendemain. Surpris par cette procédure expéditive, il s’est présenté au tribunal administratif le 7 septembre, découvrant qu’il s’agissait de la énième plainte déposée par l’ONESPORT. Cette fois-ci, la plainte visait non seulement le centre culturel, mais aussi le ministère de l’Urbanisme. En effet, ce dernier avait officiellement cédé le terrain au centre culturel, situé à proximité du stade Barthélemy-Boganda. L’ONESPORT, contestant cette décision, réclame un dédommagement de 600 millions de francs CFA au ministère de l’urbanisme.
Face à cette situation, le promoteur a demandé un report pour préparer sa défense. Le tribunal a d’abord fixé l’audience au 11 septembre, avant de la repousser au 25 septembre à la demande des avocats du centre culturel.
Des danseurs du groupe tradditionnel en pleine démonstration de danse traditionnelle, valorisant les richesses culturelles de la République Centrafricaine. CopyrightCNC
Des soupçons de partialité qui entachent cette procédure judiciaire.
Plus troublant encore, avant même la tenue du procès au tribunal administratif, le directeur de l’ONESPORT s’est vanté dans les quartiers de Bangui de posséder déjà la décision du tribunal. Ce document, dont l’authenticité reste à prouver, donnerait raison à l’ONESPORT, ordonnant la rupture du contrat entre le ministère de l’urbanisme et le centre Missi Momo. Cependant, il ne mentionnerait ni le dédommagement réclamé par l’ONESPORT, ni aucune compensation pour les investissements réalisés par le promoteur du centre culturel. Cette situation pousse les centrafricains à s’interroger sur l’impartialité de la justice centrafricaine. Comment un jugement peut-il être rendu avant même la tenue du procès ? Cette apparente violation des procédures judiciaires alimente les critiques et les doutes sur l’état de droit en République centrafricaine.
Le centre culturel Missi Momo , un espace vital pour la jeunesse centrafricaine.
Le centre culturel Missi Momo est bien plus qu’un lieu de divertissement. C’est un véritable outil de développement culturel et social pour la jeunesse. Outre les espaces dédiés aux spectacles et aux répétitions, il abrite une salle informatique et un système de partage gratuit de connexion internet Wi-Fi.
La mobilisation des artistes et l’intervention présidentielle.
Face à cette menace persistante, les artistes ont décidé d’agir. Ils ont adressé une pétition au président de la République, Faustin-Archange Touadéra, l’appelant à intervenir pour sauver ce lieu emblématique de la culture centrafricaine.
Sensible à cet appel, le président a dépêché son conseiller, Fidèle Gouandjika, pour évaluer la situation sur le terrain. Le 19 septembre 2024, le conseiller présidentiel s’est rendu au centre culturel Missi Momo.
La surprise et l’admiration du conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika.
Lors de sa visite au centre culturel Missi Momo, Fidèle Gouandjika n’a pas caché son étonnement et son admiration. Ses propos sont vifs : “J’ai été agréablement surpris de connaître à Bangui un centre culturel centrafricain, on n’en a jamais vu. C’est l’État qui devrait mettre à la disposition de sa jeunesse un centre pareil, mais si un compatriote de bonne volonté a sorti de l’argent de sa poche pour faire cet investissement, on lui dit bravo et en principe il ne doit pas être dérangé”.
Le conseiller a promis d’intervenir auprès du président : “quand je rentrerai à la présidence, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour conseiller le président de descendre sur le terrain et de voir ce qu’un compatriote a créé pour l’émancipation de la jeunesse”.
L’indignation croissante de la population.
L’attitude du DG de l’ONESPORT provoque une vague d’indignation à Bangui. Beaucoup s’interrogent sur les motivations de cet homme sorti de nulle part, par ailleurs un membre de l’organisation des jeunes de l’église évangélique des frères. Comment peut-il s’acharner ainsi sur un lieu dédié à l’épanouissement de la jeunesse en plus ?
Le centre culturel Missi Momo : des enjeux pour l’avenir.
Cette affaire pousse les centrafricains à s’interroger sur la gouvernance et le respect des engagements de l’État. Comment attirer des investisseurs si un changement de direction dans une administration suffit à remettre en cause des contrats signés ? La crédibilité de l’État centrafricain est en jeu.
Un appel à la préservation du patrimoine culturel.
Comme le souligne Fidèle Gouandjika : “Nous sommes un pays de paix, un pays de droits. La terre appartient à l’État et l’État appartient au peuple souverain. La jeunesse fait partie intégrante de ce peuple souverain. Donc on peut fermer les yeux sur la loi et octroyer définitivement cet espace-là à la jeunesse, l’améliorer, aider même financièrement pour équiper, moderniser ce centre”.
L’heure est à la mobilisation pour préserver ce joyau culturel. Le président Touadéra a maintenant l’opportunité de montrer son attachement à la culture en mettant un terme à cette menace qui pèse sur le centre Missi Momo depuis quatre longues années. L’avenir de la jeunesse centrafricaine et le rayonnement culturel du pays en dépendent.
Insécurité à Boda : Le grand banditisme frappe la zone diamantifère centrafricaine
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de la ville de Boda. copyrights CNC
Bangui, CNC. L’insécurité à Boda atteint des sommets inédits, transformant cette sous-préfecture centrafricaine en zone de non-droit. Les braquages se multiplient, installant de facto la peur partout tout en fragilisant l’économie locale.
Insécurité à Boda : un collecteur de diamants victime d’un violent braquage.
Le 15 septembre, l’axe Boda-Mbaïki a été la scène d’un braquage audacieux. Arthur Ngili, collecteur du diamant de Boda, a été attaqué par des hommes armés à Boboua, à 35 km de Boda. Les malfaiteurs ont dérobé des diamants d’une valeur de 36 millions de francs CFA et deux iPhones, laissant M. Ngili et trois élèves qui l’accompagnaient dans un état de choc.
La gendarmerie impuissante face à la montée du banditisme.
À Mbaïki, les victimes ont alerté la gendarmerie. La réponse des forces de l’ordre, limitée à l’offre d’un téléphone de remplacement, souligne leur impuissance face à la recrudescence du banditisme. Cette situation dévoile une fois de plus le manque criant de moyens des forces de l’ordre pour assurer la sécurité dans la région.
L’impunité, terreau fertile pour la criminalité et l’insécurité à Boda.
L’absence de poursuites efficaces contre les criminels encourage la multiplication des attaques. Les habitants de Boda et ses environs vivent dans une peur constante, craignant pour leur sécurité et leurs biens. Cette impunité fragilise le tissu social et économique de toute la région.
Un impact dévastateur sur l’économie locale.
Les braquages répétés paralysent l’activité économique, particulièrement le secteur des diamants, vital pour Boda. Les collecteurs et négociants hésitent à se déplacer, aggravant la pauvreté déjà présente. L’insécurité à Boda menace ainsi de plonger toute la zone dans une crise économique profonde.
Urgence d’une réponse gouvernementale forte.
Face à cette situation critique, une action gouvernementale forte s’impose. La sécurisation des axes routiers, le renforcement des effectifs de la gendarmerie et la mise en place de patrouilles régulières sont des mesures attendues par la population.
Sans une intervention rapide et efficace des autorités, l’insécurité à Boda risque de s’étendre, menaçant la stabilité de toute la région centrafricaine. La protection des collecteurs de diamants et la sécurité des élèves doivent devenir une priorité pour restaurer la confiance et relancer l’économie locale.
Paoua : La Caritas au secours de la mairie pour l’assainissement du marché central
Centrafrique.org/ramassage_des_ordues_marche_central_de_paoua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ramassage_des_ordues_marche_central_de_paoua-450×203.jpg” alt=”Nettoyage des ordures au marché de Paoua, dans Lim-Pendé, avec le soutien de l’ONG Caritas. Corbeaunews-centrafrique” width=”450″ height=”203″ />Des travailleurs ramassent les ordures au marché central de Paoua dans le cadre d’une opération de nettoyage appuyée par l’ONG catholique Caritas.
Bangui, CNC. À Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, située à 487 km de Bangui, les commerçants du marché central respirent enfin. Depuis le vendredi 20 septembre 2024, une opération de nettoyage bat son plein grâce à l’intervention de la Caritas.
L’ONG catholique a offert deux motos tricycles à la municipalité et embauché des jeunes pour évacuer les montagnes d’ordures qui s’accumulaient depuis des mois. Dieudonné Bonassain, l’un des conducteurs recrutés, explique :
“Nous ramassons les déchets dans tout le marché avec ces nouveaux engins. C’est un grand soulagement pour les vendeurs et les clients qui ne supportaient plus cette insalubrité”.
Ce soutien de la Caritas arrive à point nommé pour la mairie de Paoua, en proie à des difficultés financières et matérielles. L’ONG s’est engagée à appuyer cette initiative pendant trois mois avant de passer le relais aux autorités locales.
La situation de Paoua n’est pas un cas isolé. À Bangui comme dans d’autres villes du pays, les marchés croulent sous les détritus. Ces conditions d’hygiène déplorables inquiètent la population, consciente des risques sanitaires encourus.
Un commerçant du marché de Paoua témoigne :
“Vendre nos produits au milieu des ordures était intenable. On craignait vraiment pour la santé de nos clients. Cette opération de nettoyage était urgente et indispensable”.
Alors que le gouvernement peine à endiguer les épidémies récurrentes, l’assainissement des lieux publics apparaît comme un enjeu décisif pour la santé des Centrafricains. L’initiative de Paoua pourrait servir d’exemple à d’autres municipalités du pays.
Un jeune Centrafricain de 19 ans arrêté avec 2 kg de cannabis en France
Centrafrique.org/les-gendarmes-francais/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/les-gendarmes-francais-450×311.jpg” alt=”Le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie d’Angers a réussi une grosse prise le 4 septembre à Saint-Georges-sur-Loire (photo d’illustration).” width=”450″ height=”311″ />Le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie d’Angers a réussi une grosse prise le 4 septembre à Saint-Georges-sur-Loire (photo d’illustration).
Bangui, CNC. Un fait divers impliquant un ressortissant centrafricain a récemment défrayé la chronique en France. Le 4 septembre dernier à Saint-Georges-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, un jeune homme de 19 ans originaire de Centrafrique a été interpellé par la gendarmerie en possession de 2 kg de cannabis.
D’après les informations rapportées par Ouest-France, le suspect a d’abord refusé d’obtempérer lors d’un contrôle routier. Il a ensuite pris la fuite en voiture, poursuivi par les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) d’Angers. Dans sa course, il a tenté de se débarrasser de la drogue en la jetant par la fenêtre de son véhicule. Une manœuvre qui n’a pas échappé aux forces de l’ordre.
Finalement appréhendé, le jeune Centrafricain a été placé en garde à vue. Lors de son audition, il aurait déclaré avoir agi sous la contrainte pour le compte d’un trafiquant basé à Rezé, près de Nantes. Il risque désormais une lourde peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans.
Cette affaire jette une lumière peu flatteuse sur la communauté centrafricaine en France. Elle s’ajoute à d’autres cas récents impliquant des ressortissants du pays dans diverses activités criminelles comme l’escroquerie ou les violences urbaines. De quoi ternir l’image de la diaspora centrafricaine, déjà écornée par les exactions des milices Anti-Balaka et de la Séléka dans le pays.
Alors que la Centrafrique peine à se reconstruire après des années de conflit, ces faits divers en France constituent un nouveau coup dur pour la réputation internationale du pays. Ils soulignent la nécessité d’accompagner davantage les jeunes de la diaspora pour prévenir leur dérive vers la délinquance.
Don de la Minusca : la honte du ministère de la Communication et du protocole d’État
Centrafrique.org/don_minusca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/don_minusca-450×300.jpg” alt=”La #MINUSCA a fait, aujourd’hui, un don de six véhicules au Ministère de la communication et des médias ainsi qu’à la Direction générale du protocole d’État. Les clefs des véhicules ont été remises par Valentine Rugwabiza, Cheffe de la mission.” width=”450″ height=”300″ />La remise du don de six véhicules au ministère de la communication et au protocole d’État par la Minusca
Bangui, CNC. Le 20 septembre 2024, Valentine Rugwabiza, Cheffe de la MINUSCA, a remis les clés de six véhicules au ministère de la Communication et à la Direction générale du protocole d’État. Ce geste généreux dévoile une triste réalité : la mauvaise gestion des fonds publics par ces institutions.
Don de la MINUSCA : le ministère de la Communication aux abois.
Le ministère de la Communication dilapide l’argent de l’État dans des activités douteuses. Des voyages suspects à Yaoundé pour collaborer avec les réseaux du Camerounais Amougou Belinga engloutissent les ressources publiques. Pourtant, ce même ministère n’a pas honte de quémander des véhicules à la MINUSCA. Cette situation prouve l’incompétence criante dans la gestion du budget de l’État et faire recours au don de la Minusca.
Le directeur du protocole d’État pris la main dans le sac.
Plus scandaleux encore, Freddy Mapouka, directeur du protocole d’État et chef d’entreprise, s’en met plein les poches en accaparant des marchés publics. Malgré ses revenus personnels conséquents, son service doit mendier l’aide de la MINUSCA, c’est à dire un don de la Minusca, pour obtenir des véhicules de fonction. Ce comportement démontre parfaitement le détournement éhonté des fonds publics au profit d’intérêts personnels.
La MINUSCA, victime d’un gouvernement ingrat.
Comble de l’ironie, ce gouvernement qui profite de la générosité de la MINUSCA orchestre en coulisses des campagnes de dénigrement contre la mission onusienne. Empruntant les méthodes du groupe Wagner, il rémunère des individus pour insulter les diplomates de la MINUSCA et remettre en question son efficacité, mais ils sont prêts pour un Don de la MINUSCA.
La vérité est tout autre. La MINUSCA s’est transformée en véritable partenaire de développement, finançant la reconstruction de bâtiments publics, de routes et de ponts. Son rôle initial de maintien de la sécurité passe désormais au second plan, remplacé par un soutien matériel et logistique constant au gouvernement centrafricain.
Cette attitude ingrate du gouvernement centrafricain, qui mord la main qui le nourrit, démontre un cynisme politique alarmant. Il est urgent que les autorités centrafricaines fassent preuve de transparence dans la gestion des ressources publiques et cessent leurs attaques injustifiées contre leurs principaux soutiens internationaux.
L’avenir de la République centrafricaine en dépend pour continuer à recevoir ce Don de la MINUSCA.
Dongué Bodomon : un village enclavé au cœur de la Nana-Mambéré
Centrafrique.org/republique-centrafricaine-attaque-des-peuls-armes-dans-le-village-zao-sangou/zoukombo-proche-de-beloko-zamago-2/” rel=”attachment wp-att-25965″ data-wpel-link=”internal”>Village Zoukombou pour illustration. CopyrightCNC.
Bangui, CNC. À 42 km de Bouar, le village de Dongué Bodomon, situé dans la commune de Zotoua Banguerem, préfecture de la Nana-Mambéré, vit un calvaire quotidien. Les routes, dans un état lamentable, empêchent les paysans d’évacuer leurs produits agricoles, posant un sérieux danger pour la sécurité alimentaire de toute une région.
La situation est encore plus alarmante avec l’absence notable de l’eau potable. Le seul point d’eau du village ne fonctionne plus, privant les habitants d’accès à l’eau potable. La population se sent abandonnée et lance un cri de détresse au gouvernement.
Un villageois témoigne : “Nous sommes coupés du monde. Nos produits pourrissent sur place car nous ne pouvons pas les vendre. En plus sans eau potable, nos enfants tombent malades. Le gouvernement nous a oubliés”.
Pourtant, Dongué Bodomon ne manque pas de ressources. Les habitants cultivent toute sorte des produits agricole, dont le manioc. Mais à quoi bon produire si tout reste bloqué au village ?
Le ministre de l’hydraulique, Bertrand Arthur Piri, et celui des Transports, Gontran Ndjono-Ahaba, restent muet sur la question. Aucun plan de réhabilitation des routes, encore moins celui des forages, n’a été annoncé pour cette préfecture de la Nana-Mambéré, malgré les promesses répétées du gouvernement.
L’économie locale s’effondre. Les commerçants de Bouar, qui venaient autrefois s’approvisionner à Dongué Bodomon, ne font plus le déplacement. Les revenus des agriculteurs s’écroulent.
Cette situation n’est pas un cas isolé. Dans toute la préfecture de la Nana-Mambéré, les villages souffrent de l’enclavement et du manque d’infrastructures de base.
Sans une action urgente des autorités, c’est tout l’avenir de cette région agricole qui est compromis. Les habitants de Dongué Bodomon attendent des actes concrets, pas des promesses en l’air. Le temps presse pour sauver ce village et tant d’autres de l’oubli et de la misère.
RentréAe scolaire timide à Bayanga et ses environs
Bambari/ecole-mixte-de-dongbayeke-a-10-kilometres-de-baboua-dans-la-nana-mambere-copyrightcnc/” rel=”attachment wp-att-74345″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Ecole-mixte-de-Dongbayeke-a-10-kilometres-de-Baboua-dans-la-Nana-Mambere.-CopyrightCNC-450×250.jpg” alt=”École mixte de Dongbayéké à 10 kilomètres de Baboua, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC” width=”450″ height=”250″ />Image d’illustration d’une école en République centrafricaine. CopyrightCNC
Bangui, CNC. La rentrée scolaire 2023 – 2024 a démarré timidement lundi dans les établissements de Bayanga et des villages voisins, dans la préfecture de Sangha-Mbaéré. Au lycée moderne de la ville, le proviseur déplore le manque d’implication des parents d’élèves dans les travaux de nettoyage préparatoires.
“Nous avons constaté que les parents n’ont pas vraiment exécuté cette tâche”, a déclaré le responsable à Corbeau News. Seuls les trois membres de l’Association des Parents d’Élèves sont venus mardi dernier pour un nettoyage sommaire de l’établissement.
Malgré ce contretemps, le proviseur se dit prêt pour le démarrage effectif des cours. “Nous allons commencer avec le peu d’élèves présents pour gagner du temps”, a-t-il assuré. Sept nouveaux enseignants sont attendus dans les prochains jours pour renforcer l’équipe pédagogique.
Le chef d’établissement lance un appel aux parents : “Je demande vraiment à la population de Bayanga de pousser leurs enfants à venir massivement à l’école cette année”. Il insiste particulièrement sur la scolarisation des filles, conformément aux directives gouvernementales.
“Le pays ne peut se développer que si les filles ont des diplômes et arrivent à faire quelque chose”, a-t-il souligné. Reste à voir si cet appel sera entendu dans les jours à venir pour une reprise plus dynamique des cours à Bayanga.
Le Togo cherche un moyen de booster sa croissance économique tout en tentant de réduire son impact sur l’environnement. C’est le cas de plusieurs autres pays en voie de développement. L’intégration de l’énergie renouvelable Togo au processus est par ailleurs un excellent moyen d’accomplir une telle prouesse.
Énergies renouvelables : opportunités de croissance économique du Togo 2024
Plusieurs types d’énergies sont adaptés au contexte togolais, pouvant lui permettre de mettre un terme à sa dépendance à l’énergie fossile. Il s’agit notamment de l’énergie solaire, hydroélectrique et éolienne. L’énergie verte Togo est une solution idéale pour la croissance économique du pays. Le groupe bancaire pour le développement africain finance depuis quelques années de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest pour leur permettre d’entrer dans cette tendance de développement durable Togo. Bien que certains d’entre eux aient pu prendre de l’avance, d’autres sont encore à la traîne. Toutefois, le plus important est qu’ils ont réalisé les opportunités que les énergies renouvelables peuvent leur apporter.
Chacun peut contribuer à son niveau pour accélérer la cadence et atteindre rapidement l’indépendance. Cependant, il faut également trouver un moyen de se divertir pour être moins stressé et rester efficace dans son travail. Cela peut se concrétiser à travers l’inscription sur 1Win depuis un mobile ou ordinateur. En utilisant un navigateur tel que Ecosia, les utilisateurs contribuent à la croissance de l’énergie verte dans le monde. Les énergies renouvelables offrent une grande opportunité au Togo pour faire croître son économie de plusieurs manières différentes.
Impact des énergies renouvelables sur le développement durable Togo
Le développement durable Togo est une notion qui semble encore incompréhensible pour de nombreux acteurs. La réduction de l’émission des gaz à effet de serre, l’amélioration de la qualité de l’air ainsi que la protection des ressources naturelles sont les combats que mènent les acteurs du développement durable. Tout le monde peut rejoindre ce combat à son niveau et poser de petits actes qui auront de l’impact sur une plus grande échelle. En effet, la croissance économique du Togo 2024 peut également être pilotée par la prise de conscience à l’échelle nationale de l’importance d’adopter les énergies renouvelables. Il faut noter que le Togo abrite l’une des plus grandes centrales solaires photovoltaïques en Afrique de l’Ouest. Cela montre à suffisance son engagement dans cette lutte pour un développement durable, par conséquent, l’impact s’étend sur de nombreux secteurs d’activités.
Transition énergétique au Togo – Défis et opportunités
L’objectif du Togo est d’atteindre l’accès universel à l’énergie électrique à l’horizon 2030. Au cœur de la stratégie nationale d’électrification se trouve la transition énergétique pour le développement durable au Togo. Ce projet fait face à de nombreux défis, mais aussi, crée un certain nombre d’opportunités pour le pays. En effet, l’objectif est de permettre que cette transition profite à toutes les couches sociales au sein de la population. En plus d’être une activité mondialement encouragée, c’est une aubaine pour les entreprises du secteur privé, qui peuvent désormais s’implanter plus facilement dans certaines zones du pays. Cela grâce à une électrification universelle. Les véritables défis auxquels cette transition fait face ainsi que les opportunités qu’elle crée sont :
La déforestation : les forêts du Togo sont rasées dans le but d’y construire des maisons d’habitation, plus particulièrement à Lomé. Il faut donc penser à la reforestation ;
La création des emplois : la population au Togo est à 33 % constituée de jeunes de 15 à 35 ans. C’est une main-d’œuvre de qualité pour les entreprises du secteur de l’énergie renouvelable ;
Le climat : étant donné la position géographique du pays, il faut tenir compte des intempéries et de la double saison sèche/pluvieuse en mettant sur pied ce projet de développement durable Togo.
En effet, il faut non seulement investir dans les infrastructures, il faut aussi former les travailleurs pour qu’ils soient plus performants. À côté de cela, l’adoption des énergies renouvelables crée aussi des opportunités telles que les emplois ainsi que la stimulation de la croissance économique.
Secteurs clés de la création d’emplois au Togo grâce à l’énergie verte Togo
Avec l’avènement des énergies renouvelables, plusieurs nouveaux emplois ont vu le jour. Pour mener à bien ces différents projets, la banque mondiale est activement impliquée. Parmi les emplois créés par l’adoption de l’énergie verte Togo, on peut citer :
La reforestation ;
L’installation et la MAINTENANCE des équipements ;
La production de matériel ;
La recherche et le développement.
En effet, il est désormais possible de se former uniquement dans le but d’installer et d’entretenir les équipements de ce secteur. Ce n’est pas possible de confier la maintenance de ces nouveaux équipements aux personnes qui n’ont pas les compétences nécessaires.
RCA : Le général Mahamat Salé Adoum affirme que le FPRC reste dans la CPC
Centrafrique.org/demission-du-general-mahamat-saleh-adoum-kette-de-la-cpc/general-mahamat-saleh-adoum-kette/” rel=”attachment wp-att-64903″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/General-Mahamat-Saleh-Adoum-Kette-450×417.jpg” alt=”Le Général Mahamat Saleh Adoum Ketté” width=”450″ height=”417″ />Le Général Mahamat Saleh Adoum Ketté
Bangui, CNC. Une nouvelle déclaration vient semer le trouble au sein de la rébellion centrafricaine. Le général Mahamat Salé Adoum, figure influente du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), a affirmé, dans un message audio largement partagé sur les plateformes des réseaux sociaux que son groupe n’a pas quitté la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Cette prise de position contredit les récentes annonces du chef de l’UPC, Ali Darassa , qui avait annoncé la création de son propre coalition des groupe armé, la CPC Fondamentale (CPC-F),. Les propos du général Salé Adoum, connu pour sa présence sur le terrain et son influence militaire, démontre les profondes divisions qui traversent actuellement les rangs rebelles en République centrafricaine.
Dans sa déclaration, le général Mahamat Salé Adoum a été catégorique : “C’est moi qui ai signé l’accord pour la création de la CPC. Je ne connais pas ceux qui disent que le FPRC a rejoint la CPC-F. Nous restons membres de la CPC et devons y rester”. Ces propos tranchent nettement avec la position affichée par Aroun Guay , censé diriger le FPRC qui a rejoint la CPCF.
Le général Mahamat Salé Adoum n’est pas un acteur mineur. Connu pour avoir dirigé les batailles de Bangassou, Bakouma et Zacko, il est considéré comme l’un des chefs rebelles les plus redoutables du FPRC. Sa présence sur le terrain, à la tête de nombreux combattants, lui confère une influence non négligeable, contrairement à d’autres chefs en exil au Tchad ou au Soudan.
Pour le général, cette division ne peut que profiter au pouvoir en place et affaiblir les groupes armés. Il a rappelé l’expérience de l’éclatement de la Séléka, qui a conduit à l’affaiblissement du mouvement rebelle. “Si au sein de la CPC les gens se disputent, nous perdons toute crédibilité aux yeux des Centrafricains. L’espoir du peuple repose sur la CPC pour le libérer”, a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient dans un contexte déjà tendu au sein de la rébellion centrafricaine. Tout a commencé il y a quelques semaines avec le communiqué d’Ali Darassa, chef de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), annonçant son intention de discuter avec le gouvernement pour réintégrer l’accord de paix de Khartoum signé en 2019. Une initiative qui a provoqué la colère de François Bozizé, coordinateur général de la CPC, conduisant au limogeage d’Ali Darassa de son poste de chef d’état-major de la coalition rebelle.
En réaction, Ali Darassa a créé sa propre faction dissidente baptisée “CPC Fondamentale” (CPC-F), regroupant l’UPC et supposément le FPRC de Noureddine Adam. Cependant, cette scission ne fait pas l’unanimité au sein même des groupes concernés. Plusieurs généraux de l’UPC et du FPRC ont publiquement exprimé leur désaccord avec leurs chefs, refusant de quitter la CPC originelle pour rejoindre la nouvelle entité.
La situation est d’autant plus complexe pour le FPRC qu’il était déjà divisé depuis la défection d’Abdoulaye Hissène en 2020, qui avait rallié le camp du président Touadéra avant d’être arrêté et traduit devant la Cour pénale spéciale à Bangui.
Cette cacophonie au sein de la rébellion pourrait a priori réjouir les autorités de Bangui. Mais elle rend aussi la situation plus imprévisible et complique les perspectives de négociations. Qui peut aujourd’hui prétendre parler au nom de la CPC ? Qui contrôle réellement les groupes armés sur le terrain ? Ces questions restent en suspens alors que le pays tente toujours de sortir d’une décennie de conflit.
Certains observateurs y voient une tactique délibérée du pouvoir pour diviser les groupes armés et les affaiblir. D’autres estiment que ces divisions reflètent des divergences profondes sur la stratégie à adopter, entre ceux qui veulent négocier et ceux qui prônent la poursuite de la lutte armée.
Dans ce contexte trouble, le rôle des pays voisins et des partenaires internationaux de la Centrafrique sera crucial. Leur influence pourrait s’avérer déterminante pour pousser les différentes factions vers un compromis.
Pour l’heure, cette situation de division profite surtout aux autorités de Bangui. Elle leur permet de gagner du temps et de consolider leurs positions, notamment grâce à l’appui des forces russes et rwandaises déployées dans le pays.
Mais à long terme, l’absence d’un interlocuteur rebelle unifié risque de compliquer la recherche d’une solution politique durable à la crise centrafricaine. Le dialogue prôné par certains semble aujourd’hui plus éloigné que jamais.
Pendant ce temps, c’est la population civile qui continue de payer le prix fort de cette instabilité chronique. Dans plusieurs régions du pays, l’insécurité persiste malgré les efforts de la Minusca pour étendre l’autorité de l’État dans les villes de province.
La déclaration du général Mahamat Salé Adoum ajoute une couche de complexité supplémentaire à une situation déjà embrouillée. Elle souligne les difficultés à identifier clairement les interlocuteurs au sein de la rébellion et pose la question de la représentativité réelle des différents chefs rebelles.
L’avenir dira si ces divisions au sein de la rébellion marqueront un tournant vers la paix ou si elles ne feront qu’ajouter une couche de complexité supplémentaire au conflit centrafricain. Une chose est sûre : le chemin vers la stabilité s’annonce encore long et semé d’embûches pour la République centrafricaine.
Dans ce contexte, la communauté internationale et les acteurs régionaux devront redoubler d’efforts pour encourager un dialogue inclusif et trouver une issue pacifique à la crise. La réconciliation nationale et la reconstruction du pays ne pourront se faire sans un consensus entre toutes les parties prenantes, y compris les différentes factions rebelles.
En attendant, la vigilance reste de mise sur le terrain, où la situation sécuritaire demeure fragile. Les déclarations contradictoires des chefs rebelles pourraient avoir des répercussions imprévisibles sur les combattants et les populations locales.
Ngamana Evariste : l’ascension et la chute d’un ambitieux de la politique centrafricaine
Centrafrique.org/Centrafrique-les-mensonges-et-manigances-deuloge-doctrouve-koi-lui-enfin-rattrapes-au-cou/abbe-honorable-et-chef-anti-balaka-de-carnot-evariste-ngamana/” rel=”attachment wp-att-68876″ data-wpel-link=”internal”>Abbé – honorable et chef anti-balaka de Carnot Evariste NGAMANA
L’architecte déchu de la nouvelle Constitution
Ngamana Evariste, premier vice-président de l’Assemblée nationale centrafricaine, a joué un rôle important dans l’élaboration de la nouvelle Constitution du pays. Artisan principal de ce texte fondamental et directeur de campagne lors du référendum, il espérait que cet engagement lui ouvrirait les portes des plus hautes fonctions de l’État. Pourtant, ses ambitions se sont heurtées à une réalité politique bien plus complexe.
Ngamana Evariste , l’échec à la présidence de l’Assemblée nationale.
Ngamana Evariste a d’abord jeté son dévolu sur la présidence de l’Assemblée nationale en espérant succéder à l’honorable Simplice Mathieu Sarandji. Malgré ses manœuvres en coulisses et son influence passée, il n’a pas réussi à s’imposer comme le candidat incontournable. Cette défaite a considérablement affaibli sa position au sein de l’institution qu’il espérait diriger.
Les manœuvres infructueuses de Ngamana Evariste pour le poste de Premier ministre.
Suite à son échec à l’Assemblée nationale, Ngamana a reporté ses ambitions sur le poste de Premier ministre. Il a multiplié en coulisse les tentatives pour évincer le Premier ministre actuel Félix Moloua, sans succès. Ce dernier, plus habile, a su contrer ces attaques en organisant des marches populaires en sa faveur. Les efforts de Ngamana pour accéder à cette fonction convoitée se sont donc soldés par un nouvel échec cuisant.
La manipulation médiatique comme ultime recours.
Face à ces échecs successifs, Ngamana Evariste a tenté de maintenir son influence par des moyens plus controversés. Il aurait lui-même rédigé un article critique envers le président de l’Assemblée nationale, le faisant publier sur un blog. Cette tentative de manipulation de l’opinion publique, rapidement démasquée, témoigne de son désespoir à rester visible sur la scène politique centrafricaine.
Un enrichissement personnel qui fait polémique.
Les ambitions déçues de Ngamana Evariste s’accompagnent de critiques sur sa gestion personnelle du pouvoir. Il est accusé d’avoir profité de sa position pour s’enrichir, notamment avec l’achat d’un véhicule de luxe financé par des fonds destinés au référendum. De plus, son épouse aurait été impliquée dans des scandales touchant des étudiants centrafricains au Maroc.
Le repli sur la scène régionale de Ngamana Evariste.
Pour compenser sa perte d’influence nationale, Ngamana Evariste s’est retranché dans son rôle de président du Parlement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cependant, cette fonction ne lui offre pas la visibilité et le pouvoir qu’il espérait sur la scène politique centrafricaine.
Un avenir politique en suspens.
L’ascension fulgurante de Ngamana Evariste, propulsée par son rôle dans l’élaboration de la nouvelle Constitution, a connu un coup d’arrêt brutal. Aujourd’hui, son influence s’érode rapidement, et ses tentatives pour retrouver une place de premier plan échouent les unes après les autres. La question qui se pose désormais est de savoir si cet homme politique, autrefois promis à un brillant avenir politique, pourra un jour retrouver son statut de baron du pouvoir centrafricain ou s’il est condamné à rester dans l’ombre, spectateur de sa propre déchéance politique.
Le parcours d’Evariste Ngamana illustre les aléas et les dangers de l’ambition politique en Centrafrique. Son histoire est celle d’un homme qui a misé gros sur un changement constitutionnel, pensant que cela lui garantirait une place au sommet de l’État. Au lieu de cela, il se retrouve aujourd’hui marginalisé, victime de ses propres manœuvres et de la réalité complexe du pouvoir centrafricain. Son avenir politique reste incertain, suspendu entre l’espoir d’un retour en grâce et la perspective d’un déclin irréversible.
Le parcours atypique d’Evariste Ngamana : de l’Église à la politique.
Pour vraiment comprendre l’ascension et la chute d’Evariste Ngamana, il est essentiel de revenir sur son parcours atypique. Avant de devenir une figure politique de premier plan sous le régime de Baba Kongoboro, Ngamana a connu une trajectoire pour le moins inhabituelle.
Sa carrière a débuté au sein de l’Église catholique, où il occupait la fonction d’abbé dans le diocèse de Bouar. Cependant, son passage dans les ordres fut de courte durée. Pour des raisons qui restent floues, Ngamana fut exclu de l’Église catholique.
Après cette exclusion, il est retourné à Carnot, son village natal. C’est là que sa vie a pris un tournant inattendu : il est devenu le marabout des miliciens anti-balaka, un groupe armé tristement célèbre pour ses exactions durant la crise centrafricaine.
La véritable ascension politique de Ngamana a commencé avec l’élection du président Baba Kongoboro . Un lien familial a joué un rôle crucial : l’épouse de Ngamana est l’une des cousines du président. Cette connexion lui a ouvert les portes du pouvoir, le propulsant au poste de directeur de cabinet au ministère chargé du secrétariat général du gouvernement.
Fort de cette nouvelle position, Ngamana a franchi une étape supplémentaire en se présentant aux élections législatives de 2020. Il a été élu député de Carnot, sa ville natale, marquant ainsi son entrée officielle dans l’arène politique nationale.
Ce parcours, de l’Église catholique aux milices anti-balaka, puis aux plus hautes sphères de l’État, pose de sérieuse question sur la nature du pouvoir en Centrafrique et sur les moyens employés pour l’atteindre. Il illustre la complexité et parfois les contradictions de la vie politique centrafricaine, où les destins peuvent basculer rapidement, au gré des alliances et des opportunités.
Marie-Reine Hassen rejoint la CPC-F : Une figure de l’opposition choisit la lutte armée
Centrafrique.org/feminicides-la-terreur-des-mercenaires-russes-de-wagner-en-Centrafrique/marie-reinne-hassen-dans-larticle/” rel=”attachment wp-att-54541″ data-wpel-link=”internal”>Marie-Reine Hassen, ancienne ministre des Affaires Etrangères en République centrafricaine
La présidente du parti Renaissance Centrafrique, Marie-Reine Hassen, vient d’annoncer son ralliement à la Coalition pour le Changement-Fondamentale (CPC-F), un nouveau groupe armé centrafricain. Dans un communiqué publié le 18 septembre, l’ancienne ministre des Affaires étrangères explique les raisons de ce choix surprenant.
Une figure politique issue de l’élite centrafricaine
Fille de Clément Hassen, ancien secrétaire général de la présidence, et épouse de l’ex-empereur Bokassa, Marie-Reine Hassen fait partie de l’establishment centrafricain. Économiste formée en France et aux États-Unis, elle a notamment été ambassadrice et ministre des Affaires étrangères.
En 2011, elle devient la deuxième femme à se présenter à l’élection présidentielle en Centrafrique. Se présentant comme un symbole d’unité nationale au-delà des clivages ethniques, elle milite depuis des années pour un changement démocratique.
Un ralliement inattendu à la rébellion.
Pourtant farouchement opposée aux rebellions par le passé, Marie-Reine Hassen dit aujourd’hui comprendre “l’appel de l’opposition armée” qu’elle considère comme “des revendications sociales légitimes”.
Elle dénonce “des pouvoirs despotiques et schizophrènes” ainsi qu’une “gouvernance marquée par la cupidité et le mépris du droit”. Selon elle, “la misère des Centrafricains ne cesse de s’aggraver à cause de décennies de pillage des fonds publics”.
Vers une sortie de crise ?
En acceptant le poste de chargée des relations extérieures de la CPC-F, Marie-Reine Hassen affirme vouloir œuvrer pour “une paix durable” en Centrafrique.
Elle se présente comme “un interlocuteur crédible” pour “sortir du cercle vicieux” des crises à répétition, grâce à sa connaissance des problèmes du pays et son expérience politique.
Reste à voir si ce ralliement inattendu d’une figure de l’opposition démocratique à un groupe armé permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives de dialogue en Centrafrique.
la Centrafrique prisonnière de Wagner, couplé avec la Corruption et incompétence des autorités : voici le cocktail mortel du PND 2024 – 2028 adopté dimanche
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain vient d’adopter en grande pompe son nouveau Plan National de Développement (PND) 2024 – 2028. Chiffré à 7 000 milliards de francs CFA, ce programme ambitieux prétend mettre le pays sur la voie de la prospérité à partir de 2024 jusqu’à 2028. Mais derrière les discours grandiloquents et les chiffres mirobolants se cache une triste réalité : ce plan est voué à l’échec dès le départ.
la Centrafrique prisonnière de Wagner : un pays livré aux prédateurs.
Comment parler sérieusement de développement quand le pays est livré aux mercenaires du groupe Wagner ? Ces criminels russes ont la mainmise sur l’économie centrafricaine, pillant les ressources minières et perturbant le commerce. Leur présence même est un obstacle majeur à tout progrès réel.
“Wagner contrôle tout : l’or, les diamants, le commerce. Comment développer le pays dans ces conditions ?”, s’interroge un observateur local sous couvert d’anonymat. L’emprise des Mercenaires russes va jusqu’à l’empoisonnement massif de la population avec la distribution d’alcool frelaté produit en masse.
la Centrafrique prisonnière de Wagner : une sécurité en trompe-l’œil.
Le gouvernement met en avant la sécurité comme préalable au développement. Mais de quelle sécurité parle-t-on ? Celle assurée par les groupes armés qui continuent de sévir dans le pays ? Ou par les troupes rwandaises dont la présence soulève des questions ? Ou parle-t-on de la Centrafrique prisonnière de Wagner?
La véritable sécurité ne passe pas par le massacre des populations. Elle nécessite une refonte en profondeur du secteur, à commencer par l’armée nationale. “Il faut des officiers compétents à l’état-major, pas des incompétents comme l’actuel chef d’état-major”, fustige un ancien militaire.
La gangrène de la corruption.
Le PND prône la bonne gouvernance, mais le gouvernement lui-même est gangréné par la corruption. Les détournements de fonds publics sont monnaie courante au plus haut niveau de l’État, et la Centrafrique est totalement prisonnière de Wagner.
“Le ministre chargé des relations avec le secrétariat du gouvernement a détourné 60 millions destinés à l’éducation. Le ministre des Sports, 10 millions du comité olympique. Et la liste est longue”, révèle une source au sein de l’administration. Ces dossiers sont étouffés au lieu d’être transmis à la justice.
Un capital humain négligé.
Le plan met l’accent sur le développement du capital humain. Mais comment y croire quand l’éducation est en ruine ? Depuis 9 ans, aucune école n’a été construite. Les enseignants manquent cruellement, remplacés par des “maîtres-parents” sans formation, payés par les familles, pendant que la Centrafrique est prisonnière de Wagner.
“On se moque des Centrafricains. Il faut d’abord former les gens, construire des écoles, recruter des professeurs qualifiés“, s’indigne un syndicaliste enseignant. Le système éducatif est à reconstruire de fond en comble avant de parler d’investissement dans le capital humain.
La Centrafrique prisonnière de Wagner , des réformes urgentes à mener.
Pour que ce plan ait une chance de réussir, des réformes profondes s’imposent en amont. La lutte contre la corruption doit être une priorité absolue, avec des poursuites judiciaires contre les responsables de détournements.
La restructuration de l’armée est indispensable, en commençant par nommer des officiers compétents aux postes clés. Les primes des soldats doivent être payées régulièrement, au lieu de dilapider l’argent pour financer Wagner.
Dans l’éducation, un vaste chantier de construction d’écoles et de recrutement d’enseignants qualifiés est à lancer d’urgence. Le système de santé, totalement délabré, nécessite lui aussi des investissements massifs.
Un plan déconnecté des réalités.
En l’état actuel, ce Plan National de Développement apparaît totalement déconnecté des réalités du terrain. Sans une remise à plat du système, sans des réformes de fond, les milliards promis ne serviront qu’à enrichir davantage les prédateurs qui pillent le pays, comme Baba Kongoboro et son entourage.
“C’est un plan sur le papier, sans fondations solides. Il faut d’abord assainir la gouvernance, reconstruire les services de base, avant de parler de grands projets”, analyse un économiste centrafricain.
Le peuple centrafricain, lui, reste sceptique face à ces nouvelles promesses. Après des années de souffrance et de faux espoirs, il attend des actes concrets plutôt que des discours. Le développement ne se décrète pas, il se construit patiemment sur des bases saines. Le chemin sera long avant que la Centrafrique ne sorte réellement du marasme.
Centrafrique.org/la-route-entre-bria-et-ouadda/” data-wpel-link=”internal”>Route rétrécie par des arbustes entre Bria et Ouadda. CopyrightCNC
Bangui, CNC. La route reliant Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, à Ouadda, l’une de ses quatre sous-préfectures, est dans un état de délabrement total. Sur une distance d’environ 200 kilomètres, la chaussée n’a pas vu l’ombre d’un engin de travaux publics depuis des décennies.
En saison sèche, les véhicules s’enlisent dans le sable. Pendant les pluies, la progression se compte parmi les sables mouillés en kilomètres par jour, voire par semaine. Une véritable épreuve pour les conducteurs et les commerçants.
La situation sécuritaire aggrave encore les choses. Des groupes armés, coupeurs de route et bandits de grand chemin sévissent régulièrement sur cet axe. S’y aventurer revient à risquer sa vie ou ses biens.
Sur la route entre Bria et Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto. CopyrightCNC
“Emprunter cette route, c’est assurer sa mort ou jeter son argent par la fenêtre”, confie un habitué du trajet. L’état déplorable de la chaussée oblige à rouler au pas, ce qui facilite les attaques. “Si la route était normale, on pourrait au moins rouler vite pour échapper aux malfrats”, explique-t-il.
Ouadda se retrouve ainsi coupée de ses points de ravitaillement habituels comme Bria, Ouanda-Djallé ou Birao. Les ponts sont aussi dans un état alarmant. Écoles, points d’eau, tout est à l’arrêt.
Les populations se sentent abandonnées. “On ne sait même pas qui appeler pour réparer ça”, se désole un habitant. Pour lui, Ouadda est devenue “un pays de diable, un enfer”. Une situation dramatique qui appelle des mesures urgentes de la part des autorités.
L’UFDO s’effrite, le MLPC courant originel faction Koyambonou claque la porte
Centrafrique.org/la-reaction-ambigue-des-partis-politiques-centristes-face-au-projet-de-nouvelle-constitution-du-president-touadera/leaders-de-lopposition-democratique-constructive-recus-par-le-president-touadera-de-gauche-a-droite-nalke-doroko-chantal-jean-edouard-koyambonou/” rel=”attachment wp-att-64907″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/leaders-de-lopposition-democratique-constructive-recus-par-le-president-Touadera-De-gauche-a-droite-Nalke-Doroko-Chantal-Jean-Edouard-Koyambonou-450×300.jpg” alt=”Les leaders de l’opposition démocratique constructive reçus par le président Touadera De gauche à droite , Nalké Doroko, Chantal Jean-Édouard Koyambonou” width=”450″ height=”300″ />Les leaders de l’opposition démocratique constructive reçus par le président Touadera De gauche à droite , Nalké Doroko, Chantal Jean-Édouard Koyambonou
Bangui, CNC. L’Union des forces démocratiques de l’opposition (UFDO) perd un nouveau membre de poids. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain courant originel (MLPC-CO), faction dissidente du MLPC dirigée par Martin Ziguélé, vient d’annoncer la suspension de ses activités au sein de la coalition.
Dans un communiqué daté du 12 septembre, le coordonnateur du MLPC-CO Chantal Jean-Édouard Koyambonou pointe du doigt l’inaction du président de l’UFDO. Malgré des demandes répétées depuis début août pour convoquer une réunion extraordinaire et régler les “différends qui menacent dangereusement” la coalition, aucune réponse n’a été apportée.
Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions internes. Il y a deux mois, les députés André Nalké Dorogo et Aurélien Simplice Zingas, ministre de l’Éducation nationale, se sont affrontés par communiqués interposés, chacun revendiquant la direction de l’UFDO. Des sanctions croisées ont été prononcées, plongeant la coalition dans la confusion.
L’UFDO, censée incarner l’opposition au président Faustin Archange Touadéra alias “Baba Kongoboro”, apparaît plus que jamais divisée. Regroupant principalement des micro-partis, elle est en réalité une création du pouvoir pour donner l’illusion d’une opposition active.
Interrogé sur ces dissensions, Aurélien Simplice Zingas a déclaré sans détour : “Nous sommes tous dans l’anarchie. Il n’est pas question de démocratie ici, nous cherchons juste à manger”. Des propos qui démontre crûment l’état de déliquescence de cette coalition politique.
Le départ du MLPC-CO risque d’accentuer encore l’hémorragie au sein de l’UFDO. D’autres formations politiques pourraient suivre dans les prochains jours, remettant en cause l’existence même de cette alliance fictive de l’opposition centrafricaine.
Litige du terrain de la mosquée de Boali : Un document inattendu reporte l’audience
Centrafrique.org/de-lillegalite-des-fetes-musulmanes-et-des-journees-de-priere-en-Centrafrique/mosquee-centrale-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-33141″ data-wpel-link=”internal”>Mosquée centrale de Bria, au centre-nord de la République. Crédit photo : Moïse Banafio. CopyrightCNC.
Bangui, CNC. L’affaire du terrain de la mosquée de Boali prend un nouveau tournant. L’audience prévue pour le 11 septembre 2024 a été repoussée au 30 octobre 2024, après l’apparition d’un document inattendu. Ce report relance les discussions sur la propriété et l’usage de ce terrain religieux, dans une affaire sans précédent dans le pays.
Litige du terrain de la mosquée de Boali : Un document qui attise la controverse.
Le report de l’audience est dû à un document présenté par l’actuel occupant du terrain. Cet individu, qui y a installé un commerce depuis que la mosquée a été détruite entre 2013 et 2015, a fourni un document qu’il dit venir de la mairie de Boali. Ce papier provoque de nombreuses interrogations :
Il parlerait d’une autorisation de “gardiennage” du terrain, et non d’un transfert de propriété.
Il mentionnerait des droits d’occupation et d’utilisation du terrain.
Il aurait été signé par un ancien maire, aujourd’hui décédé, ce qui rend sa vérification difficile.
Des incohérences qui posent question.
Plusieurs aspects de cette affaire interpellent :
– Dans sa lettre au tribunal, l’occupant actuel affirme que la communauté musulmane aurait demandé à la mairie de trouver un gardien pour la mosquée. Or, la communauté musulmane nie fermement avoir fait une telle demande.
– Le document parlerait de “garder la mosquée”, mais le site est aujourd’hui utilisé pour le commerce, ce qui semble contradictoire avec l’objectif initial supposé.
– La communauté musulmane assure n’avoir jamais été consultée ni informée de cet arrangement de gardiennage.
Litige du terrain de la mosquée de Boali : des enjeux juridiques et communautaires importants.
Cette affaire engendre des nombreuses interrogations importante :
– Est-il légal de transférer la gestion d’un bien communautaire religieux sans consulter les principaux intéressés ?
– Quelle est la valeur juridique d’un document de “gardiennage” face à un titre de propriété établi ?
– Quelles sont les limites des droits accordés par un tel document et comment les interpréter ?
– Quel est l’impact sur la communauté musulmane de Boali, qui n’a plus de lieu de culte depuis plusieurs années ?
Une décision qui fera date.
Le report de l’audience donne du temps aux parties pour préparer leurs arguments face à ces nouveaux éléments. La décision du tribunal sera déterminante, non seulement pour ce cas précis, mais aussi pour créer un précédent dans la gestion des biens communautaires religieux dans le pays.
En attendant l’audience du 30 octobre, de nombreuses questions restent sans réponse. Cette affaire révèle les difficultés de la gestion des biens communautaires après un conflit. Elle montre aussi l’importance d’avoir des documents clairs, une communication ouverte, et de bien vérifier les déclarations de toutes les parties impliquées dans ce genre de litiges délicats.
Bangui, CNC. L’embargo sur le diamant centrafricain, en vigueur depuis 2013, alimente des débats. Les autorités s’acharnent à obtenir sa levée, ignorant les réalités du terrain et les véritables bénéficiaires d’une telle décision.
Une sécurité illusoire.
Le gouvernement centrafricain proclame que les zones minières ne sont plus contrôlées par des groupes armés. Cette affirmation occulte une vérité gênante : les mercenaires russes du groupe Wagner, omniprésents dans le pays, sont eux-mêmes considérés comme un groupe armé par la communauté internationale.
“Wagner expulse systématiquement les populations des zones diamantifères et aurifères”, révèle Jean, expert minier indépendant. “À Boda, Bria et Bambari, les artisans-mineurs sont chassés manu militari. C’est un pillage organisé”.
Le diamant centrafricain : Le véritable coût humain.
Paul Creissan Beninga, membre de la société civile du processus de Kimberley, évoque la souffrance des populations contraintes de retourner à l’agriculture. Or, cette vision ignore la réalité brutale du terrain.
“Les gens ne retournent pas volontairement à l’agriculture”, explique Marie, ancienne mineuse de Bria. “Wagner nous a chassés des mines. Nous n’avons pas d’autre choix que de cultiver pour survivre, mais nos revenus ont chuté drastiquement”. Le diamant centrafricain est devenu une chasse gardée du groupe Wagner.
Le diamant centrafricain : la chute vertigineuse du marché.
La valeur du diamant s’est effondrée ces dernières années. François, négociant international en pierres précieuses, explique : “Le cours du diamant a chuté de plus de 50% en cinq ans. Même si l’embargo était levé demain sur le diamant centrafricain, le marché centrafricain serait sinistré”.
Cette réalité économique est systématiquement occultée dans les discours officiels.
Les véritables bénéficiaires du diamant centrafricain.
“Si l’embargo est levé sur le diamant centrafricain, les grands gagnants seront la Russie et le Rwanda, pas les Centrafricains”, affirme Claire, chercheuse spécialisée dans l’industrie minière africaine. “Ces pays ont déjà mis la main sur les gisements les plus prometteurs. La levée de l’embargo ne ferait que légaliser ce pillage”.
Une diplomatie déconnectée.
Beninga reste optimiste quant à la levée de l’embargo. Son discours, axé sur des considérations géopolitiques et des “travaux de fond” nébuleux, ignore les problématiques concrètes du terrain.
“Les autorités vivent dans un monde parallèle”, déplore Pierre, ancien cadre du ministère des Mines. “Elles parlent de développement alors que les zones minières sont devenues des no man’s land contrôlés par Wagner”.
En réalité, la quête de la levée de l’embargo apparaît comme une diversion coûteuse. Pendant que les autorités s’agitent sur la scène internationale, les richesses du pays sont méthodiquement pillées. La population, prise en étau entre des groupes armés aux intérêts divergents, voit son avenir s’assombrir. Il est temps que le gouvernement centrafricain cesse de poursuivre ce mirage diplomatique et s’attaque aux véritables défis du secteur minier national.
La descente aux enfers de Berberati : quand les routes disparaissent sous les yeux des habitants.
Centrafrique.org/berberati-celebre-lintroduction-de-la-carte-didentite-nationale/hotel-de-ville-de-berberati-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64856″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Hotel-de-ville-de-Berberati-copyrights-CNC-450×338.jpg” alt=”Hôtel de ville de Berberati copyrights CNC” width=”450″ height=”338″ />Hôtel de ville de Berberati. copyrights CNC
Bangui, CNC. L’image de Berberati, deuxième ville de Centrafrique, se dégrade à vue d’œil. Les routes s’effondrent, les quartiers s’isolent, l’accès à la ville devient un parcours du combattant. Un natif tire la sonnette d’alarme sur l’état catastrophique de sa ville natale, révélant l’ampleur du désastre.
Berberati , une ville coupée du monde.
“Ça me fend le cœur de voir ces images de ma ville natale”, confie un habitant originaire de Berberati. Son témoignage dresse un tableau apocalyptique : la route vers Carnot avalée par un “grand trou” au quartier Ça va, l’accès à Nola bloqué du côté de Sambanda, obligeant à un détour par le lycée Barthélémy Boganda. Même l’aérodrome risque bientôt d’être inaccessible.
L’axe stratégique menant à la frontière camerounaise est lui aussi coupé. “Entre-temps cette route était coupée non loin de la gendarmerie et le bureau de la douane”, précise le témoin, soulignant l’aggravation de la situation. Le quartier Poto Poto se retrouve encerclé par des cratères béants.
La chute de Berberati , un abandon programmé.
“On savait que ça allait arriver un jour”, déplore l’habitant, résigné. “Depuis notre tendre enfance on s’y attendait, on savait que l’État ne pouvait rien faire”. Cette impuissance des autorités n’est pourtant pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques désastreux.
Pendant que Berberati et d’autres villes de province sombrent dans l’oubli, le gouvernement dépense sans compter pour les Mercenaires russes de Wagner et les forces rwandaises. Chaque semaine, ce sont des centaines de millions de francs CFA qui partent en fumée pour entretenir ces troupes étrangères, au détriment des infrastructures vitales du pays.
L’État centrafricain préfère tendre la main aux bailleurs internationaux ou demander de crédit bancaire pour financer le groupe Wagner plutôt que d’investir dans le développement du pays. Résultat : une dette qui explose, dépassant les 1000 milliards de francs CFA, un record historique. Malgré cet endettement massif, les Centrafricains ne voient aucune amélioration de leur quotidien.
Un appel à la mobilisation.
Les habitants de Berberati et des autres villes délaissées ne peuvent plus se contenter de se lamenter sur les réseaux sociaux. Il est temps de s’organiser, de manifester, d’exiger des comptes aux autorités locales et nationales. Le silence et la peur ne feront qu’aggraver la situation.
Le cas de Berberati illustre le déclin général des villes de province centrafricaines, sacrifiées sur l’autel des priorités douteuses et criminelles du pouvoir. Sans une prise de conscience et une mobilisation des citoyens, ces localités risquent de disparaître, englouties par l’incurie de l’État et l’érosion. Il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Affaire Yandocka, le procureur Benoit Narcisse Foukpio dos au mur
Centrafrique.org/drame-a-locrb-un-detenu-victime-de-torture-des-mercenaires-russes-decede-en-plein-tribunal/le-magistra-benoit-narcisse-foukpio-procureur-de-la-republique-pres-tgi-bangui/” rel=”attachment wp-att-70682″ data-wpel-link=”internal”>Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. L’arrestation de l’opposant Dominique Éphrem Yandocka plonge la justice centrafricaine dans l’embarras. Neuf mois après son incarcération, le dossier du député reste vide, mettant le procureur de la République, Benoit Narcisse Foukpio, dans une situation délicate.
Une arrestation controversée, et le procureur Benoit Narcisse Foukpio à la dérive.
Le 17 décembre 2023 à 4 heures du matin, Dominique Éphrem Yandocka, président du parti ITA, est arrêté à son domicile du quartier Fouh dans le 4e arrondissement de Bangui. Le député est accusé de tentative de coup d’État et immédiatement placé en détention au camp de Roux. Pour justifier cette arrestation sans la levée de son immunité parlementaire au préalable, le procureur Benoit Narcisse Foukpio évoque une “enquête en flagrance”.
Un dossier vide qui embarrasse le procureur Benoit Narcisse Foukpio .
Neuf mois plus tard, le député croupit toujours en prison sans avoir été jugé. Son état de santé s’est dégradé, le contraignant à l’infirmerie. Pendant ce temps, le dossier du procureur Benoit Narcisse Foukpio reste désespérément vide. “Le juge d’instruction n’a même pas de dossier, rien pour monter l’affaire”, confie une source proche du dossier. Le procureur Benoit Narcisse Foukpio lui-même se retrouve incapable de rassembler des preuves tangibles.
Des incohérences juridiques flagrantes.
L’accusation repose uniquement sur un enregistrement audio du député, censé prouver des achats d’armes et le recrutement des mercenaires étrangers. Or, comme le souligne un juriste, “un simple enregistrement ne constitue en aucun cas un flagrant délit”. La notion même de flagrance est remise en question, puisqu’aucun fait concret n’a été constaté. De plus, l’immunité parlementaire de Yandocka n’a toujours pas été levée, rendant sa détention très très illégale.
Le Procureur Benoit Narcisse Foukpio aux abois.
Désemparé, le procureur Benoit Narcisse Foukpio en est réduit à quémander des preuves auprès du gouvernement et du président Kongoboro . “Il demande au gouvernement de lui fournir des éléments pour étayer l’accusation“, révèle à CNC un magistrat proche du dossier. Cette situation ubuesque prouve pour la nième fois les dysfonctionnements criants de la justice centrafricaine.
Un deux poids, deux mesures qui interroge.
Le contraste est saisissant avec d’autres affaires récentes. Trois suspects arrêtés pour trafic de faux billets ont été jugés et condamnés en un temps record. De même, deux Franco-Algériens interpellés par des milices de la garde présidentielle ont écopé rapidement de deux ans de prison. Ces procédures expéditives tranchent avec l’enlisement de l’affaire Yandocka.
Une justice aux ordres.
Cette affaire pousse les centrafricains à s’interroger sur l’indépendance de la justice dans leur pays. Le procureur semble incapable d’assumer ses responsabilités sans l’aval du pouvoir politique. “On prend des bras cassés pour les mettre à des postes clés et ils sont incapables de respecter la loi”, s’indigne un avocat centrafricain sous couvert d’anonymat.
L’affaire Yandocka révèle au grand jour les failles béantes d’un système judiciaire à la botte du pouvoir. Instrumentalisée à des fins politiques, la justice centrafricaine perd toute crédibilité. Le procureur, pris à son propre piège, se retrouve dans l’impasse. Seule une réforme en profondeur pourrait restaurer l’État de droit dans un pays miné par l’arbitraire.
Pendant que Wagner tue, Piri et Moloua font la dense au rythme de Ndombolo centrafricain à Bangui
Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-Arthur-Bertrand-Piri-ngaba-450×300.jpg” alt=”Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri ngaba” width=”450″ height=”300″ />Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR
Bangui, CNC. Les festivités battent leur plein à Bangui pendant que le pays sombre dans le chaos. Le Premier ministre Félix Moloua et son ministre de l’Hydraulique Arthur Piri se sont livrés à un spectacle affligeant lors d’un concert de l’orchestre du MCU (mouvement des coeurs unis ) dans la capitale. Insouciance choquante des dirigeants au moment où la République centrafricaine traverse une crise profonde.
Pendant que Wagner tue, des scènes surréalistes à Bangui.
Le ministre Piri, le grand mafieux du gouvernement centrafricain, s’est donné en spectacle sur la piste de danse, se roulant au sol comme un enfant de 2 ans au rythme de Ndombolo centrafricain. Non content de cette exhibition indigne, le Premier ministre Moloua l’a rejoint dans cette débauche festive. Alcool à profusion, danses lascives… Un comportement indécent de la part de hauts responsables de l’État, pendant que Wagner tue.
Pendant que Wagner tue, un pays à l’agonie.
Pendant ce temps où la fête bat son plein, la situation du pays ne cesse de se dégrader. Les mercenaires de Wagner sèment la terreur dans les provinces, empoisonnant massivement la population avec leur alcool frelaté “Wanawa”. Les groupes armés multiplient les exactions contre les civils et les FACA. Le système de santé s’effondre, privant les centrafricains de soins. L’éducation est sacrifiée, avec le recrutement massif de maîtres-parents sous-payés.
Pendant que Wagner tue, l’isolement des villes de province s’accentue du fait d’infrastructures délabrées. Routes impraticables, ponts effondrés… Le délabrement est général. Les soldats centrafricains déployés en province souffrent de conditions de vie déplorables, pendant que que Wagner tue, .
Une gouvernance calamiteuse.
Ce décalage entre la fête à Bangui et la descente aux enfers du reste du pays montre l’inconscience totale des soi-disant autorités centrafricaines. La République centrafricaine est dirigée par des irresponsables déconnectés des réalités. Leur comportement pousse les centrafricains à se demander. Le pays mérite mieux que ces pitres incapables de prendre la mesure de la gravité de la situation.
Le retour en grande pompe de Touadera de Chine laisse un goût amer
Centrafrique.org/fiasco-diplomatique-touadera-transforme-une-visite-detat-en-chine-en-couteuses-vacances/touadera_president_chinois/” rel=”attachment wp-att-83213″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricaine, Faustin Archange Touadera, à gauche, et le Président chinois, Xi Jinping , à droite, au palais du peuple en Chine, le 6 septembre 2024. Copyrightla renaissance.
Bangui, CNC. Le président Baba Kongoboro est rentré à Bangui il y a quelques jours, après avoir participé au Forum Chine-Afrique. Accompagné d’une imposante délégation de 11 ministères, son retour s’est fait en fanfare. Pourtant, le silence règne sur les retombées concrètes de ce voyage.
Chose surprenante, une facture de 250 millions de francs CFA est arrivée au Trésor public centrafricain. De quoi s’agit-il ? Le contribuable centrafricain devra-t-il payer pour ce déplacement présidentiel ? Ces questions restent pour l’instant sans réponse.
L’opacité entoure les résultats de cette visite en Chine. Aucun bilan n’a été communiqué, aucun rapport n’a été rendu public. Le peuple centrafricain est en droit de s’interroger sur les bénéfices réels de ce voyage pour le pays.
Ailleurs, les chefs d’État se font généralement accompagner d’hommes d’affaires et de chefs d’entreprise lors de tels déplacements, afin de négocier des contrats. Ici, la délégation était essentiellement composée de ministres, avec une forte représentation du ministère de la Défense.
Le président Touadera devrait entreprendre une tournée dans le pays pour présenter un compte-rendu détaillé de sa visite en Chine. Les Centrafricains attendent des informations précises sur les accords conclus et les perspectives de coopération.
Comment expliquer qu’un voyage censé rapporter des financements et du soutien se solde par une facture de 250 millions ? La générosité chinoise aurait-elle ses limites ? Ces interrogations méritent des éclaircissements de la part des autorités.
L’ECAC tire la sonnette d’alarme : Touadera et son gouvernement coupables de non-assistance à éducation en danger en Centrafrique
l’Abbé Mercier Edgard Keket Ngbanda, Secrétaire général de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC),
Bangui, CNC. La conférence de presse tenue le 12 septembre 2024 par l’Abbé Mercier Edgard Keket Ngbanda, Secrétaire général de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC), a dévoilé l’incompétence flagrante du gouvernement en matière d’éducation. Les révélations faites sont accablantes pour les autorités centrafricaines.
Un État défaillant depuis 27 ans, l’ECAC tire la sonnette d’alarme.
Le scandale le plus retentissant concerne les cotisations sociales des enseignants. Depuis 1997, soit 27 ans, l’État centrafricain n’a pas versé un franc à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour les enseignants de l’ECAC. Cette négligence criminelle prive des milliers d’éducateurs de protection sociale et de retraite décente.
L’Abbé Keket Ngbanda a déclaré : “Selon la Convention de partenariat signée avec l’État, ces charges devraient être assurées par l’État. Chose qui n’est pas faite depuis 1997 et nous sommes obligés d’assumer avec les frais d’écolage que les parents nous versent”. Cette situation ubuesque démontre l’irresponsabilité totale des gouvernements successifs.
Une inflation galopante ignorée par le pouvoir, l’ECAC tire la sonnette d’alarme.
L’ECAC se voit contraint d’augmenter les frais de scolarité de ses élèves pour faire face à l’inflation. “C’est une réalité sur le plan social ; il y’a l’inflation des prix à tous les niveaux et cette inflation impacte négativement aussi bien sur l’organisation de nos structures éducatives”, explique l’Abbé. Pendant ce temps, le gouvernement reste les bras croisés, incapable de juguler la hausse des prix qui étrangle les familles centrafricaines.
Le carburant, dont le prix est fixé par l’État, connaît des augmentations vertigineuses. Ces hausses se répercutent sur tous les secteurs de l’économie, y compris l’éducation. Le gouvernement, plutôt que de soutenir les établissements scolaires, les laisse se débrouiller seuls.
L’ECAC dénonce une politique d’uniformisation irréfléchie.
Le Ministre de l’Éducation Nationale a récemment décidé d’uniformiser les tenues scolaires dans tout le pays. Cette décision, prise sans concertation, illustre le mépris du gouvernement pour les réalités du terrain. L’ECAC, soucieux du bien-être des familles, a préféré consulter les parents avant de se prononcer.
“Après des séries de rencontres aussi bien au niveau de Bangui qu’à l’intérieur du pays, unanimement les parents ont décidé de ne pas adhérer automatiquement à cette décision cette année car cette décision est arrivée à l’improviste”, explique l’Abbé Keket Ngbanda. Cette sage décision contraste avec l’autoritarisme aveugle du Ministre.
Un système éducatif au bord du gouffre.
Pendant que l’ECAC lutte pour maintenir la qualité de son enseignement, le système éducatif public centrafricain s’effondre. Les écoles manquent de tout : enseignants qualifiés, manuels scolaires, infrastructures décentes. Le gouvernement semble avoir abandonné sa mission éducative, laissant le secteur privé et confessionnel pallier ses défaillances.
La rentrée scolaire 2024-2025, qui s’était déroulée le 16 septembre, a été chaotique. Le Président Baba Kongoboro l’avait lancer officiellement à Bambari, dans la Ouaka, avec un discours plein de promesses creuses, comme à son habitude.
Un appel à la responsabilité gouvernementale.
Il est grand temps que le gouvernement centrafricain prenne ses responsabilités en matière d’éducation. Des mesures urgentes s’imposent :
Le versement immédiat des arriérés de cotisations sociales pour tous les enseignants, y compris ceux de l’ECAC.
La mise en place d’un plan de stabilisation des prix, notamment pour les produits de première nécessité et le carburant.
Une renégociation de la convention avec l’ECAC, assortie de garanties financières solides.
Un plan d’urgence pour la rénovation et l’équipement des écoles publiques.
Une revalorisation significative des salaires des enseignants, tous secteurs confondus.
L’ECAC, malgré les difficultés, continue de fournir une éducation de qualité à des milliers de jeunes Centrafricains. Son Secrétaire général lance un appel poignant : “Il faut tout mettre en œuvre pour l’éducation des enfants, afin de garantir l’avenir du pays.” Il est temps que le gouvernement entende ce message et agisse enfin pour l’avenir de la nation.
L’éducation est la clé du développement. En abandonnant ce secteur crucial, le gouvernement centrafricain hypothèque l’avenir du pays tout entier. Les citoyens ne peuvent plus se contenter de vaines promesses. Ils exigent des actes concrets pour sauver l’école centrafricaine.
La présence d’hommes armés, éléments des 3R, sème la panique parmi les populations de Kparé et Donga
Centrafrique.org/rca-installation-des-membres-de-la-commission-denquete-speciale-a-bangui/plusieurs-elements-des-3r-avec-des-armes-de-guerre-dans-une-position-horizontale/” rel=”attachment wp-att-46834″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Plusieurs-elements-des-3R-avec-des-armes-de-guerre-dans-une-position-horizontale-450×337.jpg” alt=”Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC
Les habitants des villages de Kparé et Donga, situés respectivement à 12 et 15 km de Bozoum sur les axes Bouar et Bocaranga, vivent dans l’angoisse depuis quelques jours. Des hommes armés, soupçonnés d’appartenir au groupe 3R, multiplient les déplacements dans la zone.
Cette situation intervient après les affrontements du mardi 10 septembre 2024 à Ngoutere, 45 kilomètres de Bocaranga sur l’axe de Bozoum, entre les forces loyalistes et des éléments rebelles de 3R, membre de la coalition des patriote pour le changement (CPC), qui ont coûté la vie à deux militaires.
Dans la nuit de samedi à dimanche, ces hommes en armes ont bloqué la circulation pendant plus d’une heure sur l’axe Bozoum-Bouar. Ils ont intercepté des passants, à la recherche de personnes en uniforme. Des conducteurs de taxi-moto et des piétons ont été retenus pendant 3 heures avant d’être relâchés.
Selon un habitant de Kparé s’exprimant sous couvert d’anonymat, les assaillants n’ont ni volé ni maltraité les otages. Ils les ont interrogés sur la ville de Bozoum et la direction de Ngoutere avant de les libérer. Le même scénario s’est ensuite répété sur l’axe Bozoum-Bocaranga.
Après ces incidents, les hommes armés se sont dispersés dans la brousse vers une destination inconnue, plongeant les populations locales dans la psychose. Les habitants de Kparé et Donga lancent un appel pressant au gouvernement pour assurer leur sécurité.
la Cour pénale spéciale concrétise les réparations aux victimes de Paoua
Centrafrique.org/dans_la_salle_de_la_cour_penale_speciale/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/dans_la_salle_de_la_cour_penale_speciale-450×300.jpg” alt=”Trois juges de la Cour Pénale Spéciale en République centrafricaine lors d’une séance officielle, filmés par la CPS. Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”300″ />Les juges de la Cour Pénale Spéciale lors d’une audience dédiée aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité. CopyrightCPS
Bangui, CNC. Une première historique vient de se produire en République centrafricaine. La Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé avoir achevé l’exécution des réparations ordonnées dans l’affaire dite de Paoua. C’est la première fois qu’une juridiction centrafricaine voit ses décisions de réparations aux victimes effectivement mises en œuvre.
Le 31 août 2024, le Service d’aide aux victimes et à la défense (SAVD) de la CPS a remis un montant total de 18 855 000 francs CFA aux parties civiles. Parmi les bénéficiaires figurent 9 victimes directes des crimes, dont 5 victimes de violences sexuelles, ainsi que 32 familles touchées par l’attaque des villages de Lemouna et Koundjili le 21 mai 2019.
Cette affaire avait abouti le 23 octobre 2023 à la condamnation de trois accusés : Issa Sallet Adoum, Yaouba Ousman et Mahamat Tahir. La chambre d’appel de la CPS avait alors ordonné des réparations individuelles et collectives.
Au-delà de l’aspect financier, les victimes de violences sexuelles bénéficieront également du soutien du Projet Nengo. Ce dispositif vise à apporter un accompagnement psychologique et social aux survivantes de crimes sexuels.
La CPS souligne que ces réparations ont pu être mises en œuvre seulement 10 mois après la décision de justice, grâce notamment au soutien des partenaires internationaux. En effet, les personnes condamnées étant indigentes, un fonds spécial alimenté entre autres par les États-Unis a permis de concrétiser ces réparations.
Pour Bernard Mbari, expert juridique, “c’est un moment historique pour la justice centrafricaine. Pour la première fois, des victimes de crimes de masse voient leurs souffrances reconnues et compensées de manière concrète”. Il estime que cela pourrait “redonner espoir aux populations et les encourager à s’impliquer dans les procédures judiciaires”.
La CPS affirme sa volonté de continuer sur cette voie pour les futures affaires. Elle appelle les partenaires internationaux à poursuivre leur soutien financier, afin de garantir l’effectivité des réparations même lorsque les condamnés sont insolvables.
Cette décision marque une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique. Elle démontre que la justice peut non seulement condamner les auteurs de crimes, mais aussi apporter un soutien concret aux victimes pour les aider à se reconstruire. Un message d’espoir pour un pays qui cherche à tourner la page des violences passées.
Kpongbo, 35 km de Boda : un village oublié de la Lobaye
Centrafrique.org/lobaye-wagner-pille-et-tue-a-35-km-de-boda-le-chaos-regne/village-de-zoundombo-situe-entre-mbaiki-et-boda-dans-la-prefecture-de-la-lobaye/” rel=”attachment wp-att-76930″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Village-de-Zoundombo-situe-entre-Mbaiki-et-Boda-dans-la-prefecture-de-la-Lobaye-450×203.jpg” alt=”Vue du village de Zoundombo, près de Boda, en République centrafricaine, avec une église évangélique et des maisons en arrière-plan.” width=”450″ height=”203″ />Dans le village de Zoundombo , près de l’église Coopération Évangélique, symbole de foi et de communauté dans ce village centrafricain. CopyrightCNC
Bangui, CNC. À 35 km de Boda, le village Kpongbo dans la commune de Lobaye-Ngotto semble coupé du monde. Ses habitants vivent dans un dénuement total, privés des services de base les plus élémentaires.
Dans le village Kpongbo , l‘eau potable y est un luxe inaccessible faute de forage. La route d’accès a disparu sous la végétation, isolant davantage cette communauté. L’éducation est quasi-inexistante, compromettant l’avenir des jeunes.
Les agriculteurs, principale force économique du village, se désespèrent de voir leurs récoltes pourrir sur place, faute d’acheteurs. La situation est alarmante.
“Au gouvernement, il faut que vous nous aidiez, sinon on va tous mourir, avant que les poulets se terminent”, implore Monsieur Monsoua Ghislain, agriculteur et artisan minier.
Il poursuit : “On vous dit la vérité, 35 km de Boda – Mbaïki, c’est pas facile. Il n’y a pas même des routes, même tous les caniveaux pleins, il n’y a rien du gouvernement. On va mourir, on va ouvrir les yeux, on regarde.”
Ce cri du cœur traduit le sentiment d’abandon ressenti par les villageois. Kpongbo apparaît comme le symbole d’une Centrafrique rurale laissée pour compte, où les populations attendent désespérément que l’État joue son rôle.
La rentrée scolaire traîne en longueur à Cantonnier
Centrafrique.org/ecole-a-cantonnier/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ecole-a-cantonnier-450×450.jpg” alt=”Une ecole publique à Cantonnier, une ville frontalière centrafricaine à la frontière nord-ouest de la Centrafrique avec le Cameroun. l’ecole est un bâtiment de 3 salles chacune, au total trois. corbeaunews-centrafrique” width=”450″ height=”450″ />Une école publique à Cantonnier, une ville frontalière centrafricano-camerounaise. CopyrightCNC
Une matinée d’attente.
Bangui, CNC. Toute la semaine dernière, la rentrée scolaire tarde à prendre son envol à Cantonnier, une ville centrafricaine à la frontière avec le Cameroun, au nord-ouest de la RCA. À 9h, l’école mixte A présente un tableau inhabituel : seule une poignée d’élèves s’ébattent dans la cour, tandis que de longues files de parents s’étirent devant les bureaux de la direction.
Parmi eux, Alida Rosaline, commerçante, et Alfred de Sakia, cultivateur. Tous deux viennent d’achever les formalités d’inscription de ses enfants. “Je suis soulagée d’avoir pu payer l’assurance et inscrire mon enfant”, confie Alida. Alfred partage ce sentiment : “Malgré les difficultés, l’éducation reste une priorité pour notre famille”.
Larentrée scolaire à Cantonnier: un corps enseignant présent mais inquiet.
Les enseignants, postés devant leurs salles de classe, attendent l’arrivée des élèves. Leur présence contraste avec le faible nombre d’enfants dans l’établissement. Cette situation alarmante pousse le directeur de l’école à s’exprimer sur les défis de cette rentrée.
Le directeur tire la sonnette d’alarme.
Ludovic Nganamon, directeur de l’école Cantonnier Mixte A, dresse un constat sans détour :
“Nous observons une baisse alarmante des effectifs cette année. Plusieurs facteurs sont en cause : la pauvreté grandissante des familles, un certain désintérêt pour l’école, et l’insécurité qui pousse certains à quitter la région.
Nous sommes aussi aux prises avec l’absentéisme de certains enseignants. Beaucoup sont là par nécessité plutôt que par vocation. Le gouvernement doit intensifier le recrutement et améliorer la formation des maîtres.
Les parents ont aussi leur part de responsabilité. Certains négligent le suivi scolaire de leurs enfants, préférant les voir travailler aux champs ou s’adonner à des activités peu recommandables.
Malgré ces obstacles, nous gardons espoir. Nous appelons les parents à inscrire leurs enfants et à s’impliquer dans leur éducation. C’est déterminant pour l’avenir de notre pays.”
Des pistes pour relancer la machine éducative pour cette rentrée scolaire à Cantonnier.
Le directeur Nganamon propose des solutions pour redresser la barre pour cette rentrée scolaire à Cantonnier:
“Il faut repenser notre approche. Le gouvernement devrait envisager des mesures incitatives, comme des bourses ou des repas gratuits, pour attirer les élèves. Une campagne de sensibilisation sur l’importance de l’éducation s’impose également.
Nous devons aussi adapter nos méthodes d’enseignement. L’introduction de nouvelles technologies pourrait stimuler l’intérêt des jeunes. Enfin, il est impératif de renforcer la sécurité dans la région pour rassurer les familles.”
Un appel à la mobilisation.
En un mot, pour cette rentrée scolaire à Cantonnier, M. Nganamon lance un appel : “L’éducation est l’affaire de tous. Parents, enseignants, autorités locales et gouvernement doivent unir leurs efforts. C’est à ce prix que nous pourrons offrir un avenir meilleur à notre jeunesse.”
Le directeur espère une amélioration dans les prochains jours pour cette rentrée scolaire à Cantonnier, avec l’arrivée progressive des élèves. Il invite le gouvernement à revoir sa politique éducative pour relancer la fréquentation scolaire dans la région de Cantonnier.
La rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce donc comme un défi majeur pour cette localité centrafricaine. Les prochaines semaines seront décisives pour mesurer l’ampleur réelle de la crise et la capacité des acteurs locaux à y répondre.
Le pillage de l’État centrafricain atteint des sommets avec Roméo Gribingui et Obed Namsio
Centrafrique.org/scandale-au-secteur-parapublic-les-pratiques-autoritaires-du-ministre-romeo-bienvenu-guerret-sindo-lene-mises-en-lumiere/romeo-gribingui-2/” rel=”attachment wp-att-68762″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Romeo-Gribingui-1-450×443.jpeg” alt=”” width=”450″ height=”443″ />Roméo GRIBINGUI Contrôleur Général des Entreprises parapubliques
Bangui, CNC. À Bangui, capitale de la République centrafricaine, le détournement des fonds publics bat son plein. Le régime en place semble avoir érigé la kleptocratie en système de gouvernance. De la tête de l’État avec Baba Kongoboro aux échelons inférieurs de l’administration, les cas de vols, détournements et corruption se multiplient, laissant le peuple centrafricain désemparé. C’est un pillage organisé de l’État centrafricain.
Pillage organisé de l’État centrafricain avec un exemple flagrant : le cas Roméo Gribingui.
Roméo Gribingui, ministre contrôleur des sociétés parapubliques, incarne à lui seul l’ampleur du pillage de l’État centrafricain. Ce “ministre contrôleur” cumule les postes dans les conseils d’administration de nombreuses entreprises publiques. ONI, ONASPORT, et bien d’autres sociétés parapubliques figurent à son tableau de chasse. Résultat : des millions de francs CFA empochés mensuellement, en toute illégalité et au vu de tous, et le pillage de l’État centrafricain s’intensifie.
Plus grave encore, cette situation perdure sans que personne ne bronche. Ni le Premier ministre, Félix Moloua, ni le Président de la République, Baba Kongoboro ni même l’Inspection générale d’État ne semblent s’en émouvoir. La brigade anti-corruption, pourtant mise en place en grande pompe par le Premier ministre, reste curieusement inactive face à ces abus manifestes.
Le pillage de l’État centrafricain , un système qui gangrène jusqu’au sommet de l’État.
Le pillage de l’État centrafricain ne s’arrête pas là. Des enquêtes menées par la rédaction du CNC montrent que même Obed Namsio, ministre d’État et directeur de cabinet du Président de la République, trempe dans ces combines maléfiques et criminelles. Depuis près de 5 ans, il préside le Conseil de Régulation de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes), percevant au passage 1 million de FCFA d’indemnités mensuelles. Plus grave encore, c’est lui le moteur des faussaires à la présidence chargés d’escroquer les investisseurs étrangers
Selon un témoin interrogé par la rédaction du CNC, cette situation du ministre Namsio est en violation flagrante de la loi 20.004, censée encadrer ces pratiques. Comment le président Kongoboro et le père des mafieux Roméo Gribingui peuvent-ils ignorer ces infractions à la loi ? La question reste sans réponse.
Un témoin direct de ces pratiques, s’exprimant sous couvert d’anonymat par peur de représailles, explique : “Nombreuses sont les personnalités politiques qui occupent et perçoivent, en toute illégalité, des jetons de présence ou indemnités mensuelles forfaitaires au sein des conseils d’administration des entités du secteur parapublic. Mais attention, si vous les dénoncez, au mieux on vous suspend ; au pire, on vous pend !” C’est un véritable pillage de l’État centrafricain.
Des pratiques bien rodées pour contourner la loi.
Notre source détaille le fonctionnement de ce système bien huilé : “Les jetons de présence ne devraient être perçus qu’à l’issue d’une session du Conseil d’administration. Le nombre de Conseils est, légalement, limité à 3 par année, hors cas exceptionnel. Mais le nombre effectif de sessions va généralement au-delà, sans réelle justification”.
Elle ajoute : “Si les jetons de présence sont versés aux administrateurs mensuellement, cela constitue un détournement pur et simple. On se doit de les requalifier. Les administrateurs n’ont pas le droit de percevoir d’autres indemnités que les jetons de présence. C’est ce que la Loi 20.004 a essayé de corriger”.
Malheureusement, l’application des dispositions de cette loi est farouchement combattue par ceux-là mêmes qui devraient la faire respecter. Notre informateur s’indigne : “D’autres membres du Contrôle Général du secteur Parapublic sont également membres de certains Conseils d’administration. Comment peut-on être juge et partie ?”
Un pillage généralisé de l’État centrafricain.
Ces pratiques ne se limitent pas à quelques cas isolés. Elles semblent s’être généralisées à tous les niveaux de l’administration centrafricaine. Des ministres aux hauts fonctionnaires, en passant par les directeurs d’entreprises publiques, tous semblent avoir leur part du gâteau.
Pendant ce temps, la population centrafricaine s’enfonce dans la misère. Les services publics de base – santé, éducation, infrastructures – sont dans un état déplorable. Les routes de Bangui, par exemple, sont dans un état catastrophique, entravant le développement économique et social du pays.
Une mascarade pour tromper la communauté internationale.
Ironiquement, dans ses discours officiels, le gouvernement centrafricain clame haut et fort sa lutte contre la corruption. Une mascarade destinée à tromper la communauté internationale, laissant croire qu’en Centrafrique, tout va pour le mieux.
La réalité est tout autre. Ces détournements systématiques des ressources de l’État privent le peuple centrafricain de son droit au développement. Les fonds qui devraient servir à améliorer les conditions de vie de la population finissent dans les poches d’une élite kleptocrate.
En effet, les instances de contrôle nationales – Inspection générale d’État, brigade anti-corruption – doivent être dotées de réels pouvoirs d’investigation et de sanction. Leur indépendance doit être garantie pour qu’elles puissent mener à bien leur mission sans crainte de représailles.
Enfin, la société civile centrafricaine et les médias ont un rôle à jouer dans la dénonciation de ces pratiques. Malgré les risques, il est impératif que ces voix continuent de s’élever pour exiger des comptes de leurs dirigeants.
Comme le dit si bien notre source en sango, la langue nationale : “Ayooo, RCA, mawa ti mo a gbou mbi !!” (Hélas, RCA, ta souffrance me fait mal !). Un cri du cœur qui résume le désarroi des Centrafricains devant ce pillage organisé des ressources du pays.
Il est temps que ce système prenne fin. Le peuple centrafricain mérite mieux que des dirigeants qui s’enrichissent sur son dos. L’avenir du pays en dépend.
Le Poutinisme, un poison pour l’Afrique selon Adrien Poussou
Centrafrique.org/tribune-de-monsieur-adrien-poussou-au-sujet-de-limpossibilite-de-la-prorogation-du-mandat-du-president-de-la-republique/adrien-georges-poussou/” rel=”attachment wp-att-37099″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/adrien-georges-poussou-450×294.jpg” alt=”adrien georges poussou” width=”450″ height=”294″ />L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR
Bangui, CNC. Dans son dernier ouvrage intitulé “L’Afrique n’a pas besoin de Poutine”, l’ancien ministre centrafricain Adrien Poussou dénonce l’influence grandissante de la Russie sur le continent. Un point de vue qui provoque un débat sur le sol africain.
Une présence russe croissante en Afrique.
Depuis quelques années, la Russie multiplie les initiatives pour renforcer sa présence en Afrique. Sommets Russie-Afrique, accords militaires, envoi de mercenaires… Moscou déploie une stratégie tous azimuts pour s’implanter sur le continent.
Une politique qui porte ses fruits dans certains pays comme le Niger, le Mali, la Centrafrique ou le Burkina Faso. Ces États se sont rapprochés de la Russie, au détriment de leurs partenaires occidentaux traditionnels.
Pour Adrien Poussou, cette influence croissante du “poutinisme” représente un danger pour l’Afrique. L’ancien ministre centrafricain s’en explique dans son livre paru aux éditions L’Harmattan.
Le Poutinisme, un partenariat déséquilibré selon l’auteur.
D’après Adrien Poussou, le rapprochement avec la Russie ne profite pas réellement aux pays africains : “Poutine nous utilise comme des marionnettes pour ses propres intérêts géopolitiques. Nous ne devons pas continuer dans cette logique”.
L’auteur pointe notamment du doigt l’action du groupe Wagner, accusé d’exactions dans plusieurs pays africains: “Ce sont des mercenaires payés. Cet argent pourrait servir à renforcer nos propres armées”.
Pour lui, la Russie n’apporte pas de réelles solutions aux problèmes du continent : “A-t-elle construit une seule école en Afrique depuis les indépendances ?”, s’interroge-t-il.
Un appel à l’indépendance africaine.
Face à cette situation, Adrien Poussou prône une plus grande indépendance des pays africains : “Il nous appartient de choisir nos partenaires en fonction de nos priorités, pas en épousant les visées de Poutine ou d’autres puissances”.
L’ancien ministre plaide pour un renforcement de la coopération entre pays africains, notamment dans le domaine militaire : “Nous avons des puissances sur le continent comme le Tchad, l’Angola, l’Afrique du Sud ou le Rwanda. Pourquoi ne pas faire appel à elles ?”
Il appelle également à une refonte des relations avec les partenaires traditionnels comme la France : “Il faut revoir le logiciel des rapports avec le continent africain. Le monde a changé, les enjeux ont évolué”.
Des critiques qui font débat sur le Poutinisme.
Les positions d’Adrien Poussou ne font pas l’unanimité. Certains lui reprochent de tenir un discours pro-occidental et de minimiser les aspects positifs de la coopération russo-africaine.
“La Russie nous aide à lutter contre le terrorisme là où l’Occident a échoué”, argumente un observateur malien. “Poutine respecte notre souveraineté, contrairement à la France”, ajoute un autre commentateur.
D’autres saluent au contraire la lucidité de l’auteur. “Il a raison de nous mettre en garde contre une nouvelle forme de dépendance”, estime un universitaire sénégalais.
Le débat reste vif sur les réseaux sociaux africains, où s’affrontent pro et anti-Poutine. Signe que la question de l’influence russe continue de diviser l’opinion publique sur le continent.
Vers un nouveau positionnement africain ?
Au-delà de la controverse, l’ouvrage d’Adrien Poussou pose la question du positionnement de l’Afrique sur la scène internationale. Faut-il choisir un camp entre Occident et Russie ? Ou au contraire diversifier les partenariats ?
Pour l’auteur, la priorité est claire : “Nous devons nous appuyer sur nous-mêmes plutôt que sur les autres. L’urgence est de constituer un État fédéral panafricain.”
Une vision ambitieuse, qui peine encore à se concrétiser malgré les tentatives d’intégration régionale. Les divergences entre pays africains restent nombreuses, comme l’illustrent les tensions actuelles au Sahel.
La multiplication des acteurs extérieurs sur le continent (Chine, Turquie, pays du Golfe…) complique également la donne. L’Afrique parviendra-t-elle à parler d’une seule voix face à ses partenaires ?
C’est tout l’enjeu des prochaines années. En attendant, le débat lancé par Adrien Poussou montre que la réflexion sur la place de l’Afrique dans le monde reste plus que jamais d’actualité.
Ballets de sanctions et guerres de positionnement au sein des groupes armés centrafricains
Bambari-en-fevrier-2022/” rel=”attachment wp-att-54008″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-de-Bambari-en-fevrier-2022-450×203.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité de Bambari en février 2022″ width=”450″ height=”203″ />Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022
Bangui, CNC. La scène politique centrafricaine est le témoin d’un spectacle inattendu ces derniers jours. Les groupes armés centrafricains, généralement unis contre le régime de Bangui, s’engagent maintenant dans une série de manœuvres internes. On observe une succession rapide de communiqués contradictoires, de sanctions disciplinaires et de créations de nouvelles alliances. Cette agitation expose les profondes divisions qui existent au sein de ces groupes armés centrafricains et expose leurs luttes internes pour le leadership.
Le point de départ de cette situation remonte au mois dernier suite à la publication d’un communiqué d’Ali Darassa, chef de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique). Dans ce document, Darassa a appelé à l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement centrafricain. Cette déclaration a créé des remous au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), dirigée par l’ancien président François Bozizé.
La réaction de Bozizé ne s’est pas fait attendre. Il a rapidement limogé Darassa de son poste de chef d’état-major de la CPC. En réponse, Darassa a pris l’initiative de créer sa propre coalition, baptisée CPC-F (Fondamentale). Pour cette nouvelle alliance, il s’est associé à certains de ses alliés dans les groupes armés centrafricains, notamment une faction du FPRC (Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique) de Noureddine Adam.
Cependant, la composition exacte de cette nouvelle coalition reste floue et sujette à controverses. Plusieurs groupes armés centrafricains, initialement cités comme membres, ont rapidement démenti leur participation. C’est le cas notamment des anti-balaka et du MPCR. Seule une petite faction anti-balaka, dirigée par Bernard Mokom, dont les éléments sur le terrain n’existe pas, semble avoir effectivement rejoint les rangs de la CPC-F. Il est important de noter que les éléments de ce groupe sur le terrain sont pratiquement inexistants.
La situation au sein du FPRC est tout aussi complexe. Certains généraux ont publiquement exprimé leur volonté de rester fidèles à la CPC originelle. En réaction, la direction du FPRC, menée par Aroun Gay, a pris des mesures disciplinaires. Un officier a été suspendu, accusé d’avoir produit un faux document de démission collective au sein du FPRC engageant ses collègues sans leur consentement.
Du côté de l’UPC, la confusion règne également. Un responsable a d’abord annoncé son intention de rester dans la CPC. Peu après, un autre communiqué affirmait sa démission de la CPC et son ralliement à la CPC-F. La CPC a rapidement réagi, dénonçant ce dernier communiqué comme un faux fabriqué par la CPC-F.
Cette multiplication de déclarations contradictoires et de sanctions internes rend la situation particulièrement difficile à déchiffrer. Les différents groupes armés centrafricainssemblent davantage préoccupés par des luttes de positionnement et de leadership que par des actions concrètes sur le terrain.
Dans ce contexte chaotique, seul le mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) semble maintenir une certaine cohésion. Il reste uni et déterminé dans sa position, contrairement aux autres formations qui donnent l’impression de se disputer des postes ou des financements potentiels.
Ce spectacle de divisions ne joue pas en faveur de la crédibilité de ces groupes armés centrafricains. Il contraste fortement avec la relative cohésion affichée par certaines factions, comme les anti-balaka dirigés par des figures connues telles que Ngaïssona, ou le fils de Bozizé, Francis.
La situation reste donc très instable. Certains éléments semblent ouverts à l’idée d’un dialogue avec le gouvernement, tandis que d’autres s’y opposent fermement. Ces reconfigurations semblent avant tout refléter des conflits de personnes et des luttes de pouvoir au sein de la rébellion centrafricaine.
Pendant que ces groupes se livrent à ces querelles internes, leurs actions sur le terrain semblent limitées. Cette situation pose la question de leurs véritables motivations. Cherchent-ils réellement à défendre une cause ou sont-ils plus intéressés par l’obtention de postes au gouvernement ou de financements ?
En fin de compte, ce ballet de sanctions et de communiqués contradictoires offre un spectacle peu glorieux. Il révèle les faiblesses et les divisions au sein de ces groupes armés, tout en questionnant leur capacité à présenter un front uni face au gouvernement centrafricain.
Pour l’instant, la population centrafricaine reste spectatrice de ces manœuvres, attendant de voir comment cette reconfiguration des forces rebelles va influencer l’avenir politique et sécuritaire du pays. Une chose est certaine : cette situation complexe et changeante rend les perspectives de paix et de stabilité en République centrafricaine plus incertaines que jamais.
L’UNICEF dénonce l’état catastrophique des routes en Centrafrique
Un véhicule de l’UNICEF tente de traverser une route dégradée proche de la ville de Batangafo , alors qu’il se dirige vers Batangafo pour livrer des kits scolaires aux élèves. Cette route, impraticable, rend le trajet extrêmement difficile, nécessitant 10 jours pour parcourir 100 km. Capture d’écran de la vidéo de l’UNICEF publié sur Twitter
Bangui, CNC. Pendant que le putschiste de Bangui Baba Kongoboro prononce des discours creux à Bambari, la réalité du terrain en République centrafricaine est tout autre. L’UNICEF vient de lever le voile sur une situation alarmante dans le pays.
Routes chaotiques et impraticables en Centrafrique: un cauchemar national.
Dans un message posté sur Twitter dimanche, l’agence onusienne révèle qu’il faut 10 jours pour parcourir les 103 km séparant Bouca de Batangafo en saison des pluies. Cette information choquante n’est que la partie visible de l’iceberg de la situation des routes en Centrafrique.
De Boda à Mbaïki, 92 km se transforment en odyssée de 7 jours. Le trajet Bambari-Alindao, long de seulement une centaine de kilomètres, nécessite 3 semaines à 1 mois. Ces exemples montrent l’ampleur du désastre des routes en Centrafrique.
Routes en Centrafrique: Un gouvernement sourd aux souffrances du peuple.
Malgré ces difficultés criantes, le gouvernement Touadera reste muet. Au lieu d’investir dans les infrastructures vitales comme des routes en Centrafrique, il préfère dilapider les milliards de Francs CFA pour payer le groupe Wagner.
Les Centrafricains souffrent du manque de routes praticables, de ponts, d’électricité et d’eau potable. Pendant ce temps, le pouvoir en place se lance dans une vaste campagne de désinformation.
L’UNICEF brise l’omerta.
En publiant ces informations accablantes, l’UNICEF rompt le silence sur la situation réelle du pays. L’agence onusienne rejoint ainsi les voix qui dénoncent depuis longtemps les mensonges du gouvernement.
Il est temps que la vérité éclate au grand jour. La manipulation et la propagande doivent cesser. Les Centrafricains méritent mieux que des discours creux et des promesses non tenues. Le régime Touadera doit agir maintenant pour le bien-être de la population, au lieu de se complaire dans le déni.
Bangui, CNC. La capitale centrafricaine Bangui offre un spectacle désolant à l’aube de la rentrée scolaire 2024 – 2025. Une enquête approfondie menée dans plusieurs établissements scolaires par le journaliste Christian Aimé Ndota révèle des conditions d’accueil catastrophiques pour les élèves, mettant en lumière l’état déplorable du système éducatif.
Des écoles transformées en latrines : des excréments en guise de tableau noir.
À l’école Pétévo du 6e arrondissement, le reporter Christian Aimé Ndota alias CRIS CAN découvert une scène révoltante : des salles de classe jonchées d’excréments humains. Comble de l’horreur, des matières fécales ont même été projetées sur les tableaux noirs. “On ne voit même pas bien le tableau en question. C’est comme un tableau de l’année 1600-1700”, décrit Emenota, choqué par l’ampleur du désastre. Ainsi, des écoles transformées en latrines.
Capture d’écran de la vido de Christian Aimé Ndota sur l’école de Pétévo, à Bangui
Un gardien fantôme , et des écoles transformées en latrines.
Le gardien censé surveiller l’établissement brille par son absence. “Il reste debout, les gens le voient, et après il disparaît dans l’école”, rapporte une source locale. Son inaction laisse le champ libre aux vandales qui transforment l’école en dépotoir public, sans aucune conséquence, transformant ces écoles transformées en latrines.
Des infrastructures en ruine.
L’état de délabrement ne se limite pas à l’école de Pétévo. À l’école Saint-Jean, également dans le 6e arrondissement sur l’avenue David DACKO, le constat est tout aussi alarmant, et ces deux écoles sont d’ailleurs transformées en latrines : “Les salles ne sont pas fermées, les tables sont cassées”, déplore le journaliste. La situation empire dans les quartiers périphériques comme Ouango (7e arr.) ou encore à Malimaka, dans le cinquième arrondissement, l’école Malimaka où les conditions sont encore plus déplorables.
Une rentrée compromise.
À 24h de la rentrée officielle fixée au 16 septembre, où le journaliste faisait son reportage, rien n’est prêt pour accueillir les élèves. “Ils vont juste se regarder, et puis pas question de rentrée scolaire”, s’indigne une source proche du dossier. L’absence criante de préparatifs pose des questions sur la réalité de la rentrée administrative et la volonté des autorités de garantir une éducation décente aux enfants centrafricains, transformant ainsi ces écoles transformées en latrines.
Un système éducatif à l’abandon, et les écoles transformées en latrines à Bangui.
Ce tableau apocalyptique dresse le portrait d’un système éducatif laissé à l’abandon. “Le pays n’est pas en 2024, le pays ressemble à un village, un gros village, où les écoles sont transformées en latrines “, fustige un observateur. L’urgence d’une remise à niveau des infrastructures scolaires n’a visiblement pas été prise en compte par les autorités, malgré les promesses répétées du gouvernement.
Des parents d’élèves désemparés.
Les parents d’élèves, témoins impuissants de cette débâcle, expriment leur désarroi. Mme Mbari, mère de trois enfants scolarisés à l’école primaire de Pétévo, s’indigne : “Comment peut-on espérer que nos enfants apprennent dans de telles conditions ? C’est une honte pour notre pays.” Beaucoup craignent que cette situation ne pousse les jeunes vers la délinquance ou l’enrôlement dans des activités illicites.
Une responsabilité gouvernementale en question.
Le ministre d’État à l’Éducation nationale, M. Aurélien Simplice Zingas, brille par son silence face à ce désastre annoncé. Aucune déclaration officielle n’a été faite concernant les mesures d’urgence pour assainir les établissements avant la rentrée. Cette inaction pose énormément des questions sur la priorité réellement accordée à l’éducation par le gouvernement centrafricain.
Un espoir ténu.
Seule lueur d’espoir dans ce sombre panorama : le lycée Pie 12 , qui fait figure d’exception avec des locaux propres et bien entretenus. Cette situation démontre qu’avec une gestion rigoureuse et un investissement adéquat, il est possible de maintenir des conditions d’apprentissage dignes, même dans un contexte difficile.
L’éducation, pilier du développement et de la stabilité d’un pays, ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’incompétence et de la négligence. Le sort des écoles de Bangui est un miroir tendu à la société centrafricaine tout entière. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités pour que l’école redevienne un lieu de savoir et d’espoir, non un symbole de déchéance.
Centrafrique.org/ecole_7_kilometres_de_ouadda/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ecole_7_kilometres_de_ouadda-450×203.jpg” alt=”École rudimentaire en paille avec bancs en bois sous un abri ouvert près de Ouaddala préfecture de la Haute-Kotto , , Centrafrique"” width=”450″ height=”203″ />Une salle de classe improvisée à 7 km de Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto, illustre les conditions précaires de l’éducation en zone rurale centrafricaine. CopyrightCNC
Bangui, CNC. La rentrée scolaire 2024 – 2025 en Centrafrique dévoile une situation alarmante dans la préfecture de la Haute-Kotto. Un témoignage exclusif obtenu par Corbeau News Centrafrique dévoile l’ampleur de la crise éducative qui frappe cette région nord de la RCA.
Dans la Haute-Kotto , Des écoles en paille au 21ème siècle.
“Sur environ 46 écoles dans les 4 sous-préfectures de la Haute-Kotto, seuls 6 instituteurs sont envoyés par le gouvernement”, affirme notre source locale. La majorité des établissements sont construits en paille par les parents d’élèves eux-mêmes, faute d’infrastructures adéquates. “En 2024, des enfants étudient encore sous des hangars en paille”, s’indigne le témoin.
Dans la Haute-Kotto , les parents contraints de payer les enseignants.
Pour pallier le manque criant d’enseignants qualifiés, les parents doivent financer eux-mêmes des “maîtres-parents”. Cette situation précaire compromet gravement la qualité de l’éducation dans la région.
L’inaction des élites pointée du doigt.
Notre source dénonce l’inaction des originaires de la Haute-Kotto occupant des postes importants à Bangui : “Ils laissent tomber leurs villages”. Le cas du général d’armée de l’armée nationale, Timangoa, originaire de Yalinga, est particulièrement critiqué. Malgré ses activités minières dans la région, il n’aurait rien fait pour améliorer les conditions de vie dans son village natal.
Un constat amer s’impose : alors que certains profitent des ressources de l’État à Bangui, les populations rurales sont abandonnées à leur sort. Cette situation n’est pas propre à la Haute-Kotto, mais se retrouve dans d’autres préfectures comme Bamingui-Bangoran, Vakaga ou Ouaka, Mambéré, Mambéré-Kadéi, Lobaye ou autres.
L’éducation, fondement du développement, est sacrifiée sur l’autel de l’indifférence des élites. Sans une prise de conscience urgente et des actions concrètes, l’avenir de toute une génération est compromis dans ces régions oubliées de Centrafrique.
Le PRAPAM booste l’agriculture et l’élevage dans les savanes centrafricaines
Centrafrique.org/le-prapam-un-projet-ambitieux-pour-le-developpement-rural-en-Centrafrique/monsieur-yvon-francis-bouba-dalambaye-coordonnateur-du-prapam/” rel=”attachment wp-att-83264″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Yvon Francis BOUBA DALAMBAYE, coordonnateur du PRAPAM
Bangui, CNC. Une enquête exclusive de Corbeau News révèle l’impact positif du Projet d’Amélioration de la Productivité et de l’Accès aux Marchés des Produits Agropastoraux dans les Savanes (PRAPAM) en République centrafricaine. Ce jeune projet provoque l’enthousiasme des populations dans ses zones d’intervention.
Le PRAPAM , des résultats probants dans quatre préfectures.
Le PRAPAM concentre ses actions dans quatre préfectures : la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé, la Lobaye et l’Ombella-M’Poko. Il touche également 11 sous-préfectures. Les habitants de ces localités se déclarent très satisfaits du travail accompli jusqu’à présent, selon les intéressés interrogés par la rédaction du CNC.
“Grâce au PRAPAM, notre production agricole a nettement augmenté cette année”, témoigne Joseph, agriculteur à Bouar. “Le projet nous a fourni des semences améliorées et une formation sur les techniques culturales. Les résultats sont là”.
Le PRAPAM , un rayon d’action optimisé.
Le PRAPAM innove en se concentrant sur des bassins de production à fort potentiel. Il cible des sous-bassins de taille raisonnable, avec des sites exploitables regroupés dans un rayon de 30 km maximum autour du centre. Cette approche permet d’optimiser les interventions et les résultats.
“C’est une première en RCA”, souligne Jeannette, spécialiste en développement rural. “Cette stratégie ciblée permet de créer une véritable dynamique dans les zones sélectionnées”.
Un leader dans la lutte contre la pauvreté rurale.
Le projet s’affirme comme un acteur majeur du développement agricole en Centrafrique. Son objectif est de contribuer durablement à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages ruraux. Il vise également l’insertion économique des femmes et des jeunes dans les régions 1, 2 et 3 du pays.
Ces zones regroupent environ 38% des 1 419 232 actifs agricoles centrafricains. Le potentiel d’impact est donc considérable.
Complémentarité avec le PREPAS.
Le PRAPAM agit en synergie avec le Projet de Relance de la Productivité Agropastorale dans les Savanes (PREPAS). Mais leurs missions diffèrent. Outre l’agriculture, le PRAPAM intervient dans le domaine de l’élevage. Son ambition va au-delà du slogan “Faire de l’agriculture un métier” : il vise aussi à “Faire de l’élevage un métier..
“Le PRAPAM nous aide à développer notre élevage de façon professionnelle”, explique Marie Nathalie Mbioko, éleveuse près de Bozoum. “Nous avons reçu des formations sur la santé animale et la gestion d’un cheptel. C’est un vrai plus”.
Des marchés plus accessibles.
L’accès aux marchés est un axe fort du projet. Le PRAPAM œuvre à désenclaver les zones de production et à faciliter la commercialisation des produits agropastoraux.
“Avant, il était difficile d’écouler nos récoltes”, raconte Paul Binga, producteur de manioc et de Maïs à Pougole. “Maintenant, avec les pistes réhabilitées par le projet, les acheteurs viennent directement dans notre village. Nos revenus ont augmenté”.
Vers une agriculture et un élevage durables.
Le PRAPAM, selon le coordinateur joint au téléphone par l’une de nos équipes, ne se contente pas d’accroître la production. Il promeut des pratiques durables, respectueuses de l’environnement.
“Nous apprenons à cultiver sans épuiser les sols”, indique Jeanne Sérémalé, maraîchère. “Le projet nous a formés au compostage et à la rotation des cultures. C’est bon pour nos terres et pour nos revenus à long terme”.
Des défis à relever.
Malgré ces avancées, le chemin reste long. L’insécurité dans certaines zones freine parfois les activités. Le changement climatique pose aussi de nouveaux défis aux agriculteurs et éleveurs.
“Nous devons nous adapter”, reconnaît Yvon Francis Bouba Dalambaye, coordinateur du PRAPAM. “Mais nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts pour transformer durablement l’agriculture et l’élevage centrafricains”.
Une interview exclusive en perspective.
La rédaction de Corbeau News a sollicité un entretien avec M. Bouba Dalambaye. Nous espérons qu’il acceptera de nous parler de sa récente tournée dans les provinces et des perspectives du projet.
Le PRAPAM semble avoir trouvé la bonne formule pour dynamiser le secteur agropastoral centrafricain. Son approche ciblée et intégrée porte ses fruits. Reste à voir si ces résultats encourageants pourront être maintenus et étendus dans la durée. L’avenir de l’agriculture et de l’élevage en RCA en dépend en grande partie.
Yassimandji : Le marché de la honte au cœur de Bangui
Centrafrique.org/marche_yassimandji/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/marche_yassimandji-450×359.jpg” alt=”Vue du marché Yassimandji filmé par Fortuné Bobérang pour le journal Corbeau News Centrafrique dans le cinquième arrondissement, avec une route dégradée et des commerçants installés le long de la voie.” width=”450″ height=”359″ />La rue principale passant devant le marché Yassimandji, dans le cinquième arrondissement, où les conditions de la chaussée compliquent le quotidien des habitants. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Dans le cinquième arrondissement de Bangui, le marché de Yassimandjioffre un spectacle à faire pleurer les ancêtres. Les étals croulent sous les marchandises, mais c’est la crasse qui règne en maître. L’odeur qui vous prend à la gorge ferait fuir même les mouches les plus téméraires.
“Mama Bangui pleure ses enfants”, soupire Thérèse, marchande de fruits et légumes depuis une décennie. “On se bat comme des diables pour vendre nos produits, mais la saleté nous ronge comme la rouille sur une vieille machette”.
Quand le ciel ouvre ses bouches, Yassimandji, pour ne pas dire Gbakoundja se transforme en marigot puant. Arsène, vendeur de pagnes, peste : “On patine dans la boue comme des cabris égarés. Les grands hommes de la ville, ils ont oublié qu’on existe ou quoi ?”
Les camions-bennes de la mairie ? Aussi rares que l’eau en saison sèche. “Ils passent en coup de vent, comme si le marché était un feu de brousse à éteindre”, raconte David, un vendeur de viande.
Le docteur Sévérin, qui connaît les marchés de Bangui comme sa poche, prévient : “Ce n’est pas avec des pansements qu’on soigne une plaie béante. Gbakoundja a besoin d’une vraie cure, pas d’un gri-gri de pacotille”.
De l’aube au crépuscule, les gens du quartier Yassimandji et Gbakoundja se battent, l’espoir chevillé au corps. Ils lancent un appel aux autorités : “Venez voir comment vos frères et sœurs vivent ! Nettoyez notre marché, donnez-nous la dignité !”
En attendant, la vie continue à Yassimandji et Gbakoundja. Les rires des enfants se mêlent aux cris des marchands. Car ici, même dans la gadoue, le cœur de Bangui bat encore, fort et fier.
Bangui, CNC. Un drame sanglant a frappé le village de Ngoutéré, situé à 45 km de Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont massacré un patriarche musulman et ses enfants, révélant la brutalité des forces gouvernementales envers les civils qu’elles sont censées protéger.
L’horreur s’est déchaînée quelques heures après une attaque dévastatrice des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre la position des FACA à Ngoutéré. Les soldats gouvernementaux, pris de panique, s’étaient alors dispersés. Certains avaient fui dans la forêt, d’autres s’étaient cachés chez des villageois. Comme des rats peureux dans un trou, perpétrant ainsi un Carnage à Ngoutéré .
Nos investigations minutieuses révèlent qu’au moins 5 soldats FACA, dont nous taisons les noms pour l’instant, sont restés dissimulés et se sont cachés à Ngoutéré après l’attaque des rebelles. Mais 15 heures du temps plus tard, dans la nuit du 11 au 12 septembre 2024, ces hommes ont défoncé la porte d’un patriarche musulman respecté de tous. Avec une cruauté inouïe, ils ont abattu ce père de famille ainsi que ses 4 enfants. C’est un véritable Carnage à Ngoutéré.
“Ce vieux musulman était aimé de tous ici. Même pendant la crise de 2013-2015, les chrétiens l’avaient protégé. On ne comprend pas pourquoi les FACA l’ont tué, lui et sa famille, faisant ainsi un Carnage à Ngoutéré “, témoigne à CNC un habitant sous couvert d’anonymat.
Après ce Carnage à Ngoutéré , les soldats ont fui comme des trouillards en moto vers Bocaranga, abandonnant définitivement leur position à Ngoutéré. Le village se retrouve désormais sans protection militaire.
Des versions contradictoires circulent sur ces événements tragiques. La CPC affirme dans un communiqué que les Mercenaires russes de Wagner et les FACA auraient massacré 19 civils le 12 septembre en représailles. Mais notre enquête démontre que ni les Russes ni d’autres FACA ne sont revenus à Ngoutéré après l’attaque rebelle. Seuls les 5 soldats cachés au village ont perpétré ces meurtres avant de s’enfuir.
Le communiqué de la CPC, daté du 14 septembre 2024, dénonce : “Les mercenaires russes de Wagner et leurs alliés les FACA s’en sont pris, le jour suivant du 12 septembre 2024, comme à leur habitude, à la paisible population civile. Ainsi, sont-ils allés au domicile d’un père de famille nommé Aladji SIHO qu’ils ont assassiné ainsi que sa femme et ses six (6) enfants.En chemin, ils ont massacré une douzaine de civils qui vaquaient à leurs occupations”.
Nos sources sur place contredisent cette version de ce Carnage à Ngoutéré , confirmant que seuls les 5 soldats FACA cachés dans le village sont responsables du massacre. La confusion autour de ces événements souligne le chaos qui règne dans la région et la difficulté d’établir la vérité.
Ce massacre gratuit de civils innocents par des soldats censés les protéger pose de sérieuses questions sur la discipline et le contrôle des FACA. Le gouvernement doit faire toute la lumière sur ce drame et punir sévèrement les coupables. Sans quoi, la confiance déjà fragile entre l’armée et les populations ne pourra que s’éroder davantage.
La situation à Ngoutéré démontre la complexité du conflit centrafricain, où civils, rebelles et forces gouvernementales s’entremêlent dans un cycle de violence apparemment sans fin. Les populations locales, prises entre le marteau et l’enclume, paient le prix fort de cette instabilité chronique.
L’attaque initiale des rebelles et la réaction brutale des soldats FACA montrent l’urgence d’un dialogue inclusif pour résoudre pacifiquement la crise. Sans une solution politique durable, les civils centrafricains continueront d’être les principales victimes de ce conflit meurtrier qui déchire le pays depuis trop longtemps.