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Journée de la Désertification  en Centrafrique : MINUSCA à la Rescousse, le Gouvernement aux Abonnés Absents

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Journée de la Désertification  en Centrafrique : Minusca à la Rescousse, le Gouvernement aux Abonnés Absents

 

 

 

Tandis que le gouvernement centrafricain n’a pris aucune mesure pour la Journée mondiale de la lutte contre la désertification, la MINUSCA a mené des actions de reforestation à Ndélé, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran, démontrant ainsi son engagement face à ce défi crucial.

 

Bangui, 18 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En République centrafricaine, la Journée mondiale de la lutte contre la désertification a été marquée par une initiative de la MINUSCA à Ndélé, dans la Bamingui-Bangoran. Plus de 250 arbres ont été plantés pour contrer la déforestation et la dégradation des terres, des problèmes environnementaux majeurs dans le pays.

 

Casimir Philologue Bénigne, responsable de la direction régionale de l’environnement, souligne l’importance de cette action :

“Nous avons planté 275 pieds d’arbres, incluant des manguiers et des acacias mandium. L’arbre joue un rôle crucial dans la vie de l’homme : il protège le sol contre l’érosion, enrichit le sol et filtre les eaux de pluie”. Cette initiative vise à sensibiliser la population à l’importance de la reforestation pour un avenir durable.

 

Alors que la MINUSCA s’engage activement sur le terrain, le gouvernement reste passif, sans aucune mesure concrète pour lutter contre la désertification. Cette inaction gouvernementale contraste avec l’effort de la MINUSCA, qui continue de travailler pour protéger l’environnement et améliorer les conditions de vie des populations.

 

En dépit des efforts de la MINUSCA, la situation reste préoccupante. La déforestation et la dégradation des terres menacent toujours l’écosystème fragile du pays, et une action coordonnée est essentielle pour assurer un impact durable. La responsabilité de la protection de l’environnement ne peut reposer uniquement sur les épaules des organisations internationales.

 

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Crise de Santé  en Centrafrique : Les Déclarations d’Épidémies en Cascade Cachent un Problème Plus Profond

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Crise de Santé  en Centrafrique : Les Déclarations d’Épidémies en Cascade Cachent un Problème Plus Profond

Un malade hospitalisé à Koui. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.
Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.En Centrafrique, les déclarations d’épidémies se succèdent sans fin. Le gouvernement annonce régulièrement de nouvelles crises sanitaires, mais l’accès aux soins médicaux reste insuffisant. Les habitants sont exposés à des conditions de vie précaires, sans solutions durables. La dernière en date concerne l’hépatite E dans la préfecture de la Vakaga.

 

Bangui, 18 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Depuis plus de deux ans, le gouvernement centrafricain multiplie les déclarations d’épidémies, sans offrir de solutions concrètes. Vendredi dernier, le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, a déclaré une épidémie d’hépatite E dans la préfecture de la Vakaga. Cette déclaration fait suite à la confirmation de six cas sur neuf prélèvements, incluant trois décès.

 

Rappelons que l’hépatite E se transmet principalement par la consommation d’eau contaminée par des matières fécales communément appelées en sango  « POUROU »,. Pourtant, au lieu de renforcer les infrastructures et d’assurer l’accès à l’eau potable, le gouvernement se contente de lancer des appels à l’hygiène. Une approche qui ne suffit pas face à la réalité sur le terrain, où les gens, faute de mieux, consomment de l’eau de pourou. Les habitants des localités touchées, comme la Vakaga, sont contraints de puiser de l’eau dans des sources non sécurisées, exposant ainsi toute la population à des risques élevés de maladies.

 

À Birao, Sikikédé et d’autres localités touchées, les forages que les habitants utilisent sont tombés en panne depuis longtemps. Faute d’alternatives, les habitants se tournent vers des puits contaminés et des sources d’eau en forêt pour boire, ce qui favorise la propagation de l’hépatite E. Le manque d’entretien des infrastructures essentielles révèle une gestion désastreuse des ressources et une incompétence criante des autorités.

 

Au cours des dernières années, le gouvernement a multiplié les déclarations d’épidémies,  comme récemment à Kabo. Ces crises répétées dévoilent l’incapacité des autorités à garantir des conditions de vie décentes pour la population. Les appels à consommer de l’eau potable sonnent creux quand aucune solution n’est apportée pour assurer cette eau.

 

Déclarer une épidémie sans prendre de mesures efficaces pour la contenir revient à admettre l’échec de la gouvernance. Les habitants de la Vakaga et d’autres régions affectées sont laissés à eux-mêmes, sans soutien réel. La situation met en évidence une gestion désastreuse des crises sanitaires.

 

Le ministère de la Santé et de la Population, avec l’appui de partenaires internationaux, a certes annoncé des mesures pour riposter à l’épidémie. Cependant, ces actions tardives et insuffisantes ne peuvent masquer le manque de préparation et l’absence de politique sanitaire durable. Les appels à l’hygiène et à la consommation d’eau potable restent inefficaces sans une amélioration réelle des infrastructures.

 

L’épidémie d’hépatite E n’est qu’un exemple parmi d’autres. La répétition des crises sanitaires démontre l’incapacité du gouvernement à anticiper et à gérer les besoins fondamentaux de sa population. Tant que des actions concrètes ne seront pas prises pour améliorer les conditions de vie, ces déclarations d’épidémies resteront des aveux d’échec.

 

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Bambouti : 338 Kilos de Médicaments Essentiels Livrés par l’UNICEF

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Bambouti : 338 Kilos de Médicaments Essentiels Livrés par l’UNICEF

 

Centrafrique.org/aide-medicale-cruciale-lunicef-livre-des-medicaments-au-centre-de-sante-de-bambouti/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Aide-Medicale-Cruciale-LUNICEF-Livre-des-Medicaments-au-Centre-de-Sante-de-Bambouti-450×300.jpg” alt=”Équipe de l’UNICEF et personnel local devant le Centre de Santé de Bambouti avec des cartons de médicaments.” width=”450″ height=”300″ />
L’équipe de l’UNICEF livre 338 kilos de médicaments essentiels au Centre de Santé de Bambouti, avec le soutien logistique de la Minusca. CopyrightMinusca

 

La ville de Bambouti, située à la frontière avec le Soudan du Sud, a reçu 338 kilos de médicaments essentiels grâce à l’UNICEF. Cette aide, facilitée par la MINUSCA, soulage une population abandonnée par les autorités centrafricaines.

 

Bangui, 18 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En effet, un total de 338 kilos de médicaments essentiels a été livré au centre de santé de Bambouti. Ces kits médicaux sont conçus pour répondre aux besoins de 10 000 habitants pour une période de trois mois. Blaise Fautauté, chef de ce centre de santé, explique que ces médicaments seront utilisés pour traiter diverses maladies et conditions médicales.

 

“La population a désespérément besoin de médicaments”, affirme Blaise Fautauté. “Même nos voisins du Soudan du Sud viennent s’approvisionner ici”.

 

Anne-Marie Soukarani, mère de Bambouti, se réjouit de cette aide.

“Grâce à ces médicaments offerts par l’UNICEF, les femmes enceintes et les enfants peuvent désormais être soignés dans cet hôpital”, déclare-t-elle. “Nous sommes reconnaissants envers la MINUSCA et l’UNICEF pour leur soutien. Ma population va être bien traitée, les femmes enceintes, les bébés, tous vont avoir des soins qu’il faut”.

 

Le transport de ces médicaments a été logiquement facilité par la MINUSCA. L’UNICEF et la MINUSCA collaborent étroitement pour apporter une aide vitale à cette région isolée, longtemps négligée par les autorités centrafricaines. Ce geste marque une lueur d’espoir pour les habitants de Bambouti, qui luttent quotidiennement pour accéder aux soins de santé de base.

 

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Affaire Bidon des Franco-Algériens : Le Chef de Bataillon Ors rang et et 3 de ses éléments Arrêtés et Placés en Détention à la SRI

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Affaire Bidon des Franco-Algériens : Le Chef de Bataillon Ors rang et 3 de ses éléments Arrêtés et Placés en Détention à la SRI

 

Centrafrique.org/arrestations-arbitraires-en-rca-deux-hommes-blancs-captures-par-wagner-a-bangui-touadera-franchit-une-nouvelle-limite/les-deux-nouvelles-victimes-des-wagner-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-76876″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Les-deux-nouvelles-victimes-des-Wagner-a-Bangui-450×450.jpg” alt=”” width=”450″ height=”450″ />

 

Dans le cadre de l’arrestation très controversée des franco-algériens, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem, négociants en or , le chef de bataillon Hors-Rang , le lieutenant-colonel Alain Come Tongoba, et 3 de ses éléments, ont été arrêtés et placés en détention à la SRI. Pour les centrafricains, cette affaire est une fois de plus une grave manipulation éhontée flagrante orchestrée par Wagner, révélant la collusion entre les autorités judiciaires centrafricaines et le groupe paramilitaire russe.

 

Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le 10 juin, Wagner, via leurs marionnettes de la garde présidentielle,  a orchestré une perquisition au domicile des franco-algériens Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem  à Saint-Paul, dans le 7e arrondissement de Bangui, non loin du domicile de l’ambassadeur de France en RCA. Cette opération, prétendument destinée à découvrir des armes illégales, est une fois de plus une mascarade visant à incriminer ces deux individus, d’autant plus que ces deux individus sont escortés chaque jour par des éléments FACA du bataillon Hors-Rang. Sous l’influence et la décision de Wagner, les éléments de la garde présidentielle ont été utilisées comme outils de cette manipulation.

 

Lors de cette perquisition, Wagner, toujours via ses marionnettes,  a présenté quatre Kalachnikov AK-47, trois pistolets, trois chargeurs garnis, un pistolet mitrailleur avec son chargeur, un pistolet automatique Makarov avec son chargeur, deux grenades, une lampe-torche, trois cagoules militaires, une somme d’argent de 20 millions de francs CFA, 11 000 francs congolais, et deux canots rapides comme des preuves. Ces éléments sont en réalité des fabrications grossières et éhontée des Mercenaires russes destinées à tromper l’opinion publique.

 

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent clairement que le pistolet découvert est un modèle exclusivement utilisé par les forces russes du groupe Wagner en Centrafrique. Comment ces pistolets russes peuvent-ils se retrouver du jour au lendemain au domicile de Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem? Comment ces armes, exclusivement utilisées par les Russes, ont-elles été introduites chez eux ? Ces incohérences révèlent sans équivoque la manipulation orchestrée par Wagner pour incriminer injustement ces deux individus. Cette histoire est une fabrication totale.

 

Quelques jours plus tard, le chef de bataillon Hors-Rang, le lieutenant-colonel Alain Come Tongoba, et ses trois éléments, déployés pour la sécurité de ses deux franco-algérien,  ont été arrêté et placé en détention provisoire à la section de recherche et d’investigation (SRI), est une autre victime de cette machination. Son arrestation vise à renforcer la crédibilité de cette opération montée de toutes pièces par Wagner. Ce lieutenant-colonel est accusé sans aucun fondement, illustrant la subordination totale de la justice centrafricaine aux intérêts de Wagner.

 

Cette affaire montre l’influence néfaste de Wagner sur les institutions judiciaires centrafricaines. La complicité des autorités locales avec ce groupe paramilitaire russe compromet gravement l’intégrité et l’indépendance de la justice en République centrafricaine. Les citoyens et les observateurs internationaux doivent rester vigilants face à ces manœuvres malveillantes qui menacent la stabilité et la paix durement acquises dans le pays.

 

Le montage grossier de cette affaire démontre une fois de plus les limites de l’intégrité des institutions judiciaires centrafricaines face à des influences extérieures malveillantes.

 

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Lobaye : Wagner pille et tue à 35 km de Boda,  le chaos règne

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Lobaye : Wagner pille et tue à 35 km de Boda,  le chaos règne

 

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Dans le village de Zoundombo , près de l’église Coopération Évangélique, symbole de foi et de communauté dans ce village centrafricain. CopyrightCNC

 

Le 10 juin, les mercenaires de Wagner ont abattu trois chèvres, dont deux enceintes, dans un village situé à 35 kilomètres de Boda, sur l’axe Mbaïki. Armés de Kalachnikovs AK-47, ils ont créé la panique et le deuil parmi les villageois, qui dénoncent l’inaction des autorités locales et nationales face à ces violences insoutenables.

 

Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le lundi 10 juin dernier, sur la route défoncée de Boda, les Mercenaires russes du groupe Wagner, en provenance de Bangui, ont ouvert le feu sur un attroupement des cabris après les avoir aperçus en roulant. Sans raison apparente, ils ont tué les animaux et les ont emportés dans leur véhicule en direction de Boda. Ces actes de violence ont laissé les villageois sous le choc, incapables de comprendre comment de tels abus peuvent rester impunis.

 

Une équipe de la rédaction du CNC est arrivée quelques minutes plus tard dans ce village et recueillir des témoignages. Le propriétaire des cabris abattus, désespéré, a expliqué que ces animaux représentaient une source essentielle de revenus pour sa famille nombreuse. Dans un contexte où l’exploitation minière est réprimée  par les mercenaires russes, les villageois dépendent désormais de l’élevage et de l’agriculture pour survivre. La perte de ces animaux plonge la famille dans une précarité encore plus grande.

« C’est grâce à ces cabris que nous survivons», a-t-il déclaré, les larmes aux yeux.

 

Tandis qu’à Boda, notre équipe, arrivée sur place,  a constaté que la situation est tout aussi dramatique, voire pire. Les habitants vivent sous la menace constante des mercenaires de Wagner. Les commerçants et les vendeurs de méchoui se retrouvent régulièrement dépouillés de leurs marchandises, sans aucune compensation. Wagner prend tout ce qu’ils veulent : cigarettes, boîtes de sardines, légumes, tomates, et autres articles des boutiques. Les boutiquiers et vendeurs de rue sont démunis et terrorisés, incapables de protester.

 

La population de Boda et de ses environs vit dans une peur constante, confrontée à la brutalité des mercenaires et à l’absence totale de soutien des autorités. Les villageois demandent des mesures urgentes pour mettre fin à ces atrocités et rétablir un semblant de sécurité et de justice dans leur localité. Cependant, le silence des autorités locales et nationales persiste, laissant les habitants désemparés face à l’oppression de Wagner.

 

Ce comportement des mercenaires russes n’est pas limité à Boda. À Mbrés, dans la Nana-Gribizi, et à Paoua comme à Bouar ou ailleurs, les mêmes scènes se répètent : les mercenaires prennent des cigarettes, de la nourriture et d’autres articles sans jamais payer. Les petits commerçants de rue en souffrent énormément. Même à Obo, l’année dernière, l’ancien ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement,  avait imité ces pratiques des Wagner, tentant de partir avec des marchandises sans payer le prix juste, ce qui a suscité une rare réaction de protestation des vendeurs.

 

En contraste, les Centrafricains osent parfois s’opposer aux abus des autorités nationales, mais face à Wagner, la peur les réduit au silence. Cette oppression systématique appauvrit les populations locales, les plongeant dans une détresse toujours plus grande, tandis que les autorités restent inertes face à la détérioration continue de la situation.

 

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Nouveau mémorandum avec la Russie : encore une farce pour dilapider les ressources centrafricaines

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Nouveau mémorandum avec la Russie : encore une farce pour dilapider les ressources centrafricaines

 

Centrafrique.org/le-fmi-acheve-une-visite-de-travail-en-republique-centrafricaine-et-appelle-a-des-reformes-structurelles-prioritaires-pour-soutenir-leconomie-fragile-du-pays/felix-moloua/” rel=”attachment wp-att-62897″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/felix-moloua-450×268.jpg” alt=”Monsieur Félix Moloua” width=”450″ height=”268″ />
Monsieur Félix Moloua. Copyrightprimature centrafrique

 

 

Le Premier ministre Félix Moloua, après un énième voyage en Russie, a signé un nouveau mémorandum prétendant renforcer la coopération économique. Pourtant, depuis sept ans de partenariats avec Moscou, la République centrafricaine n’a vu que des promesses non tenues et une exploitation systématique de ses ressources. Ce nouvel accord semble une fois de plus masquer des intentions de pillage plutôt que de véritable développement.

 

Bangui, 14  juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En se rendant à Saint-Pétersbourg du 5 au 8 juin, Félix Moloua a promis des avancées dans divers secteurs, notamment l’agriculture et l’éducation. Cependant, les précédents accords avec la Russie n’ont apporté que des promesses creuses et une présence militaire brutale via les mercenaires de Wagner. Ces derniers sont responsables de nombreuses exactions : meurtres, viols, et détentions arbitraires.

 

“Ce que nous pouvons retenir de ce forum, c’est que c’était une opportunité de signer un mémorandum avec les autorités de la Fédération de Russie, posant les fondations d’une coopération économique étroite”, a-t-il déclaré. Mais ces fondations semblent être bâties sur le sable des illusions et des mensonges.

 

La réalité est que depuis le début de cette soi-disant coopération, la RCA n’a fait que reculer. Les Mercenaires russes ont semé la terreur dans le pays, et les promesses de soutien économique n’ont jamais été concrétisées. La mécanisation de l’agriculture et la formation des cadres centrafricains ne sont que des mirages. Les données nécessaires pour lancer les projets de développement sont toujours en attente, et rien de tangible n’a été réalisé.

 

Moloua affirme que des groupes de travail seront mis en place en collaboration avec l’ambassade de Russie et le gouvernement centrafricain, mais ces promesses ressemblent à une redite des engagements précédents, tous restés lettre morte. Les réunions virtuelles annoncées ne sont qu’un écran de fumée pour masquer l’inaction.

 

Les Centrafricains sont fatigués de ces discours vides. Depuis sept ans, ils voient leurs ressources naturelles pillées par les Russes, sous prétexte de coopération. Les infrastructures restent en ruines, les conditions de vie se détériorent, et l’avenir semble de plus en plus sombre.

 

La signature de ce nouveau mémorandum apparaît comme un autre épisode de la néocolonisation déguisée. La Russie, en renforçant sa présence en RCA, ne cherche qu’à étendre son influence et à exploiter les richesses du pays sans apporter de bénéfices réels à la population locale. Cette manipulation doit cesser, et les Centrafricains doivent s’opposer fermement à cette nouvelle forme de colonisation qui ne dit pas son nom.

 

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La ministre du Travail, Anne-Michelle Mwanga, s’immisce dans les affaires internes de l’ACFPE : un abus de pouvoir sans précédent

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La ministre du Travail, Anne-Michelle Mwanga, s’immisce dans les affaires internes de l’ACFPE : un abus de pouvoir sans précédent

 

Centrafrique.org/michelle-mwanga-et-la-gestion-mafieuse-du-ministere-du-travail/la-ministre-centrafricaine-du-travail/” rel=”attachment wp-att-76207″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/la-ministre-centrafricaine-du-travail-450×303.jpg” alt=”Portrait de Madame Annie Michelle Mwanga, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle” width=”450″ height=”303″ />
Madame Annie Michelle Mwanga, accusée de pratiques mafieuses et de copinage au sein du ministère du Travail.

 

Le 15 mai 2024, la ministre du Travail, Anne-Michelle Mwanga, a signé une note de service imposant une passation de service à l’ACFPE. Cette intervention directe dépasse ses attributions habituelles et entraîne des critiques quant à son ingérence excessive.

 

Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En effet, le 15 mai 2024, la ministre du Travail, Anne-Michelle Mwanga, a signé une note de service imposant une passation de service entre la Directrice Comptable sortante, Martine Ngaro, et le Directeur Comptable et Financier par intérim entrant, Jean-Pierre Mbela, à l’ACFPE. Cette décision, prise sans consultation des inspecteurs du travail, a créé une onde de choc parmi les employés et les responsables de l’institution.

 

Traditionnellement, les procédures de passation de service relèvent de la compétence des inspecteurs du travail, dont la mission est de garantir la régularité et la transparence des opérations administratives. En intervenant directement, Anne-Michelle Mwanga outrepasse ses fonctions et impose des contraintes injustifiées aux responsables de l’ACFPE.

 

Cette intervention directe de la ministre dans une procédure interne est perçue comme un abus de pouvoir et une remise en cause des pratiques administratives établies. Les inspecteurs du travail, marginalisés par cette décision unilatérale, se trouvent incapables de jouer leur rôle de supervision administrative.

 

De plus, cette action irréfléchie et psychodramatique qui dépasse les procédures administrative peut entraîner des inquiétudes quant à la centralisation du pouvoir et à la transparence des actions de la ministre. Anne-Michelle Mwanga exerce une autorité excessive, mettant mal à l’aise les employés et créant un climat de tension au sein de l’ACFPE. Par ailleurs, des allégations de favoritisme et de gestion opaque émergent, ternissant encore plus l’image du ministère du travail sous la direction de madame Mouanga.

 

Les employés de l’ACFPE, contraints de se conformer aux directives ministérielles, se trouvent dans une position délicate, entre l’obligation de respecter les ordres et la volonté de maintenir l’intégrité des procédures internes. Cette situation révèle une crise de confiance et de gouvernance au sein du ministère du Travail, nécessitant une réévaluation des pratiques et des responsabilités.

 

L’avenir nous dira si cette action controversée restera une exception ou marquera un tournant dans la gestion des institutions sous tutelle du ministère du Travail. Les critiques envers Anne-Michelle Mwanga se multiplient, soulignant la nécessité d’une gestion plus transparente et respectueuse des rôles institutionnels.

 

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Centrafrique : Trois rebelles de l’UPC abattus par des miliciens Azandé à Zemio

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Centrafrique : Trois rebelles de l’UPC abattus par des miliciens Azandé à Zemio

 

Centrafrique.org/upc/rebelles-upc-mboki/” rel=”attachment wp-att-68393″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki-450×294.jpg” alt=”Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”294″ />
Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Le 15 juin 2024,  à  Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, trois rebelles de l’UPC ont été abattus par des le 15 juin 2024,  communément appelés Wagner Ti Azandé, formés par les Mercenaires russes. Les rebelles, répondant à l’appel au désarmement, ont été interceptés et tués alors qu’ils revenaient déposer leurs armes, malgré la promesse des garanties de leur sécurité.

 

Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le samedi 15 juin 2024, peu avant midi, trois rebelles de l’UPC ont été abattus par des miliciens Azandé à Zemio. Ces miliciens avaient été formés par les mercenaires russes de Wagner à Obo, avant d’être déployés à Zemio. Mais contre toute attente, ce samedi 15 juin, ces même miliciens Azandé sont allés tendre une embuscade aux rebelles de l’UPC qui revenaient à Zemio pour se désarmer.

 

Rappelons que depuis l’arrivée des mercenaires russes et leurs alliés de la milice Azandé à Zemio le 24 mai dernier, les rebelles ont pris la fuite vers les villages environnants et la brousse, o occasionnant de l’inquiétude au sein de la population locale..

 

 

Mais face à cette menace que représente ces rebelles pour la population, les mercenaires russes ont lancé une campagne de désarmement. Les rebelles de l’UPC qui ont pris la fuite ont été invités également à déposer leurs armes en échange de promesses de sécurité.

 

C’est ainsi que le 15 juin, certains rebelles de l’UPC, persuadés par les promesses de leur sécurité, ont décidé de revenir à Zemio pour déposer leurs armes. Mais à leur surprise, en route, à 17 kilomètres de la ville, ils sont tombés dans une embuscade des miliciens Azandé, qui les attendaient. Ces derniers les ont attaqués, tuant trois d’entre eux. Les autres rebelles ont réussi à s’échapper dans la brousse.

 

Cette confrontation s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les miliciens Azandé et les rebelles de l’UPC. Depuis près de deux ans, les miliciens Azandé  tentent de reprendre le contrôle de la région, mais en vain. Ce qui a créé une véritable tension entre les deux groupes dans cette préfecture du sud-est.

 

Mais en mars dernier, L’arrivée des mercenaires russes a renforcé les capacités des miliciens Azandé, leur permettant de conquérir Zemio. Cette nouvelle dynamique a intensifié les affrontements, ajoutant à la complexité du conflit dans cette région.

 

Les rebelles de l’UPC, malgré les promesses de désarmement pacifique, se retrouvent une fois de plus victimes des violences qui continuent de ravager la préfecture du Haut-Mbomou. Les garanties de sécurité fournies par les mercenaires russes se sont révélées vaines, alors que les miliciens Azandé maintiennent leur emprise par la force et l’intimidation.

 

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Anarchie sur les Routes de Mambéré : Les Violences Explosent

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Anarchie sur les Routes de Mambéré : Les Violences Explosent

 

Centrafrique.org/rca-un-commercant-violemment-agresse-par-un-groupe-dhommes-armes-sur-laxe-carnot-baoro/commissariat-de-police-de-carnot/” rel=”attachment wp-att-45882″ data-wpel-link=”internal”>commissariat de police de Carnot
commissariat de police de Carnot Photo CNC

 

La situation sécuritaire dans la Mambéré se détériore. Les coupeurs de route dictent leur loi sur les axes Baoro-Carnot et Diaoroussango-Ndingui, imposant leur règne de terreur. L’assassinat de Tout-Saint, un boucher de Carnot, par des bandits armés, souligne la gravité de cette anarchie.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les activités dans la préfecture de la Mambéré, à l’ouest de la République centrafricaine, sont sévèrement freinées par la recrudescence des braquages et du phénomène des coupeurs de route. Sur l’axe Baoro-Carnot, la situation est particulièrement préoccupante, avec une intensification des violences et des attaques.

 

À la fin du mois d’avril dernier, un véhicule a été attaqué par des coupeurs de route sur l’axe Baoro –   Carnot. Les assaillants ont extorqué 16 millions de francs CFA à un passager, 2 millions à un autre, et des sommes non précisées à d’autres passagers. L’attaque ne s’est pas limitée au vol : les passagers ont été sévèrement battus, menottés et attachés à des arbres.

 

Quelques jours plus tard, sur le même axe Baoro-Carnot, les coupeurs de route ont tué des bouchers, dont un  très renommé de Carnot, M. Tout-Saint. Cet acte a provoqué une révolte à Carnot, où les habitants accusent les jeunes autodéfense de Bouar d’être responsables de ce meurtre odieux.

 

Les violences ne se limitent pas à cet axe. Sur les axes Diaoroussango-Ndingui et Diaoroussanga-Gbouiki, les braquages se multiplient. Les coupeurs de route volent des sommes importantes, battent les victimes, et les attachent. Un incident particulièrement choquant a impliqué un homme âgé, gravement battu et hospitalisé après avoir vomi du sang.

 

Le chaos s’est étendu à tous les axes menant à Carnot. De Carnot à Berberati, de Carnot à Baoro, et même sur les petites routes, les braquages sont omniprésents. La population locale vit dans la terreur quotidienne, incapable de circuler librement sans craindre pour sa vie et ses biens. Les autorités semblent incapables de rétablir l’ordre, laissant les coupeurs de route imposer leur règne de terreur sur la région.

 

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Dictature et fraudes électorales: l’opposition dit non aux municipales 2024

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Dictature et fraudes électorales: l’opposition dit non aux municipales 2024

 

Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,
Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,

 

Martin Ziguélé et l’opposition démocratique, regroupée au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), ont annoncé leur décision de boycotter les élections municipales prévues en octobre 2024, dénonçant une fraude électorale généralisée orchestrée par un régime qu’ils qualifient de dictatorial.

 

Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Article:

 

Martin Ziguélé, figure emblématique de l’opposition centrafricaine et président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a exprimé avec véhémence la semaine dernière son rejet des prochaines élections municipales. Il a qualifié le processus électoral de mascarade, soulignant que la constitution du 30 août 2023, sur laquelle repose ces élections, est illégale. Cette constitution a été jugée invalide par la Cour constitutionnelle, mais le régime actuel, dirigé par Faustin-Archange Touadéra, persiste à l’imposer, provoquant une crise de légitimité profonde.

 

Ziguélé accuse cette constitution de diviser les Centrafricains en créant des catégories de citoyens de première et de seconde zone.

“Nous ne pouvons pas accepter une constitution qui exclut une partie de notre population et qui a été déclarée illégale”, a-t-il martelé. Pour lui, cette nouvelle loi fondamentale n’est qu’un outil de plus pour renforcer la mainmise autoritaire de Touadéra sur le pays.

À lire aussi : Le BRDC Déclare la Catastrophe Économique et Politique en Centrafrique

 

L’Autorité Nationale des Élections (ANE) est également sévèrement critiquée par l’opposition. Selon Ziguélé, les élections présidentielles de 2020-2021 ont révélé l’incapacité de l’ANE à organiser des élections libres et transparentes. Il rappelle que les candidats de l’opposition n’ont jamais reçu les procès-verbaux des résultats, une violation flagrante de la loi électorale qui aurait dû invalider de nombreux bureaux de vote.

“Comment peut-on faire confiance à une institution qui a déjà montré son incapacité à être impartiale et professionnelle?” s’interroge-t-il.

 

Le Conseil constitutionnel, lui aussi, n’échappe pas aux critiques acerbes de l’opposition. Ziguélé souligne que la majorité de ses membres sont des personnes désignées par le président de la République et le président de l’Assemblée nationale, deux figures du Mouvement Cœurs Unis (MCU).

“Comment pouvons-nous espérer une quelconque objectivité de la part d’une institution ainsi biaisée?” demande-t-il. Cette situation compromet gravement la crédibilité des prochaines élections, transformant le processus électoral en une farce orchestrée par le régime en place.

 

L’opposition dénonce également l’ingérence étrangère, particulièrement celle de l’ambassadeur de France qui a averti que le boycott des élections municipales pourrait marginaliser l’opposition sur la scène politique. Ziguélé répond fermement:

“Nous défendons les intérêts de la République Centrafricaine, pas ceux de puissances étrangères. Notre lutte est celle de la justice et de la démocratie pour notre peuple.”

À lire aussi : des journalistes français accusés d’être derrière le site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique

 

Devant une telle situation, le BRDC appelle à une mobilisation générale pour dénoncer les dérives du régime et exiger des élections véritablement démocratiques. Les leaders de l’opposition insistent sur la nécessité de restaurer l’état de droit et la justice en Centrafrique, refusant de participer à un processus électoral qu’ils jugent fondamentalement vicié. Pour eux, le combat continue, non seulement pour dénoncer les abus actuels, mais pour construire une nation où chaque citoyen a une voix et où la loi est respectée.

 

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Journée Mondiale contre la Maltraitance des Personnes Âgées : Les Aînés en Proie à la Stigmatisation et à la Marginalisation en Centrafrique

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Journée Mondiale contre la Maltraitance des Personnes Âgées : Les Aînés en Proie à la Stigmatisation et à la Marginalisation en Centrafrique

 

La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées derrière le domicile du Président
La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président

 

La Journée Mondiale contre la Maltraitance des Personnes Âgées, célébrée le 15 juin de chaque année,  révèle la dure réalité des aînés en Centrafrique. Victimes de stigmatisation et de marginalisation, ils témoignent de leurs difficultés. À Bangui, Carole, Odile et Christine racontent leur lutte quotidienne pour survivre dans un environnement souvent hostile.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En Centrafrique, les personnes âgées sont particulièrement vulnérables. À Bangui, dans le quartier Yangato, Carole, 59 ans, mère de cinq enfants, vit dans des conditions précaires après s’être séparée de son époux il y a plus de dix ans.

“Le père de mes enfants ne m’a pas soutenue après notre séparation”, dit-elle. “Mes parents ne me considèrent plus et je suis obligée de vendre des galettes pour survivre”.

 

Près de chez elle, Marie, âgée de plus de 80 ans, vit avec sa petite-fille mais se plaint de son quotidien difficile.

“Tout le monde est parti et je suis restée seule avec les enfants”, raconte-t-elle. “Je dois faire la lessive toute seule malgré mon âge avancé.” Sa voisine, Élodie, déplore cette situation : “Elle vit avec nous dans ce quartier. Je la vois souvent faire la lessive seule, ce qui n’est pas normal vu son âge”.

 

Plus loin, dans le quartier de Galabadja 3, dans le huitième arrondissement, Christine, 70 ans, lutte également pour survivre.

“Il est 14 heures et je n’ai encore rien mangé”, confie-t-elle. “Je fais des tâches domestiques pour aider mon petit-fils parce que sa mère a quitté mon fils. J’ai des douleurs après avoir fait la lessive, mais je n’ai pas le choix”.

 

Ces témoignages illustrent les dures réalités des personnes âgées en Centrafrique. Souvent abandonnées et sans soutien, elles peinent à trouver de l’argent pour survivre. L’État ne dispose d’aucun moyen de prise en charge pour ces aînés, qui sont fréquemment laissés à leur sort et contraints de mendier pour se nourrir.

 

De plus, les personnes âgées sont particulièrement vulnérables dans tout le pays. Non seulement elles font face à la marginalisation, mais elles sont aussi fréquemment accusées de sorcellerie, surtout  Lorsqu’ils sont vus préparant dans de petites marmites. En cas de décès dans un quartier, les aînés sont souvent injustement accusés d’en être responsables. Cette suspicion peut mener à des actes de violence extrême, allant jusqu’à des tabassages ou des mises à mort. Dans certaines régions, des personnes âgées sont même enterrées vivantes sous l’accusation de sorcellerie. Les cas palpable se sont déroulés à Bouca, à Paoua et à Bouar, dont des personnes âgées ont été enterrées vivantes.

 

Cette situation alarmante se produit aussi bien dans la capitale qu’en province, mettant en évidence la nécessité d’une protection accrue et d’une sensibilisation de la population pour garantir le respect et la dignité des aînés.

 

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Digitalisation Douanière : Berberati Élargit Son Réseau

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Digitalisation Douanière : Berberati Élargit Son Réseau

 

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Frédéric Inamo, Directeur général de la douane centrafricaine. Photo: Éric Ngaba. Copyright2018CNC.

 

L’administration douanière de Berberati intensifie la digitalisation de ses services à la frontière avec le Cameroun. Une mission de la direction générale séjourne dans la région pour connecter la zone au réseau modernisé, afin de lutter efficacement contre la fraude douanière et améliorer les rendements.

 

 

Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le projet de digitalisation des services douaniers, initié par le gouvernement, mobilise 25 agents pour la formation. Frédéric Théodor-Inamo, directeur général des douanes, indique que des experts centrafricains en douane sont présents à Berberati pour former leurs collaborateurs venus de Nola, Gamboula et Berberati.

 

Les douaniers et les opérateurs économiques locaux sont formés à l’utilisation du logiciel “SIDONIA ”, reconnu pour sa performance en Afrique. Tanguy Judas Maya, chef de service informatique des douanes de Berberati, insiste sur l’importance de cette mobilisation massive. Les équipements nécessaires ont été distribués aux équipes de Berberati et Gamboula pour garantir la réussite du programme.

 

La direction générale des douanes prévoit également de connecter prochainement le corridor Moungoumba pour une couverture complète du sud-ouest de la République centrafricaine. Cette initiative vise à renforcer la lutte contre la fraude et à améliorer les performances douanières dans la région.

 

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Pierre-Fourier  Maïdji:  le Calvaire des Élèves Sans Enseignants au lycée de Bozoum

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Pierre-Fourier  Maïdji:  le Calvaire des Élèves Sans Enseignants au lycée de Bozoum

 

Centrafrique.org/rca-vive-tension-a-bozoum-des-detonations-darmes-sont-entendues-la-ville-se-vide-de-ses-habitants/pancarte-de-bienvenue-a-bozoum-dans-louham-pende-par-mardochet/” rel=”attachment wp-att-37893″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/pancarte-de-bienvenue-à-bozoum-dans-louham-pendé-par-mardochet-450×337.jpg” alt=”Biendenue à Bozoum” width=”450″ height=”337″ />
Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé.

 

 

Pierre-Fourier  Maïdji, proviseur du lycée de Bozoum, dénonce une situation éducative alarmante. Avec seulement trois enseignants titulaires au départ, l’école souffre d’un manque criant de ressources. L’intervention de l’inspecteur du travail a permis de pallier partiellement ces déficits, mais les défis restent immenses.

 

Bangui, 17  juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

À Bozoum, dans la préfecture de L’Ouham-Pendé, la situation des écoles est un véritable casse-tête. Les élèves se battent contre des conditions désastreuses : manque de professeurs, absence de tables-bancs, et inexistence de matériel didactique. Pierre-Fourier  Maïdji explique que l’école a débuté l’année scolaire avec seulement trois professeurs titulaires.

« Nous avons dû faire appel à l’inspecteur du travail pour obtenir du soutien, mais cela reste insuffisant », déclare-t-il.

 

Le problème ne s’arrête pas là. En raison de la proximité des chantiers miniers, beaucoup d’élèves préfèrent travailler plutôt que d’assister régulièrement aux cours.

« Cette situation crée une instabilité dans la fréquentation scolaire. Les élèves sont plus attirés par les mines que par les études », ajoute le proviseur.

 

Le manque de ressources est une réalité cruelle pour les enseignants.

« Nous n’avons pas de bibliothèque. Chaque enseignant doit constituer ses propres documents pour préparer les cours. Cela complique énormément notre travail et pénalise les élèves, surtout ceux en préparation d’examen », souligne Pierre-Fourier.

 

La scolarisation des filles est également alarmante. « Beaucoup de filles abandonnent l’école parce qu’elles tombent enceintes très jeunes. L’effectif des filles est en chute libre, ce qui compromet gravement leur avenir », explique-t-il.

 

Les partenaires éducatifs ont contribué à la construction de bâtiments, mais ceux-ci restent inachevés et non équipés. « Nous avons désespérément besoin de tables-bancs et de matériels didactiques. Sans ces éléments de base, il est impossible de fournir une éducation de qualité », plaide le proviseur.

 

Malgré les efforts déployés, les problèmes persistent et s’amplifient. La disparité entre les différentes régions du pays dans l’organisation des cycles scolaires n’aide en rien. Tandis qu’à Bangui le régime trimestriel est la norme, à Bozoum, on adopte un régime semestriel par nécessité.

 

Le proviseur appelle à une action urgente des autorités et des partenaires de l’éducation. « Nous faisons de notre mieux, mais nous avons besoin d’un soutien significatif pour garantir l’avenir de nos élèves. Les autorités doivent prendre leurs responsabilités et les partenaires doivent renforcer leur appui », conclut Pierre-Fourier.

 

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NOLA : Lancement des Travaux de Réhabilitation du Bac Flottant sur la Kadéï

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NOLA : Lancement des Travaux de Réhabilitation du Bac Flottant sur la Kadéï

 

Centrafrique.org/riviere-mambere-centre-vital-de-la-vie-quotidienne-a-nola/une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-mambere-copyrightrnl/” rel=”attachment wp-att-73964″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-Mambere.-CopyrightRNL-450×337.jpg” alt=”Une pirogue remplie de passagers, traversant la rivière Mambéré. CopyrightRNL” width=”450″ height=”337″ />
Une pirogue remplie de passagers, traversant la rivière Mambéré. CopyrightRNL

 

 

À NOLA, l’ONG African Initiative For Relief and Development (AIRD) a lancé les travaux de réhabilitation du bac flottant sur la rivière Kadéï. Financé par la Minusca à hauteur de 19 millions de francs CFA, ce projet vise à désenclaver la région après plus de dix ans d’inactivité du bac.

 

Bangui, 17 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La population de NOLA espère renouer avec la libre circulation des biens et des personnes grâce à ces six mois de travaux. Pierre Epoa, maire de NOLA, appelle à une mobilisation générale pour le bon déroulement du projet, soulignant l’importance de protéger le chantier contre les actions malveillantes. Il s’engage à assurer un suivi rigoureux des travaux.

 

Yves Sinanon, représentant de la MINUSCA à Berberati, rappelle l’état de délabrement avancé du bac et insiste sur la nécessité pour la communauté de s’approprier ces travaux. Le gouvernement, avec le soutien de ses partenaires, s’efforce de garantir la libre circulation dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, selon Guy-Gabriel Ngassi, préfet intérimaire.

 

Ce projet de réhabilitation répond aux besoins pressants de la région et vise à améliorer les conditions de vie des habitants. La population de NOLA est invitée à participer activement et à surveiller les travaux pour en assurer la réussite.

 

En plus du bac de la rivière Kadéï, la réhabilitation concerne également le bac de la rivière Mambéré et plusieurs ouvrages d’art dans la commune de Salo, visant à améliorer les voies de communication de la région.

 

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Affaire de faux passeports : La vérité rétablie, Le ministre  Chancel SEKODE NDEUGBAYI lavé de tout soupçon depuis le 02 septembre 2020.

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Affaire de faux passeports : La vérité rétablie, Le ministre  Chancel SEKODE NDEUGBAYI lavé de tout soupçon depuis le 02 septembre 2020.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/chancel-sekode-ndeugbayi-ministre-centrafricain.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/chancel-sekode-ndeugbayi-ministre-centrafricain.jpg” alt=”Centrafrique : Le Parti du Changement Social exhorte le gouvernement à un dialogue politique inclusif” width=”300″ height=”196″ />
chancel-sekode-ndeugbayi-ministre-centrafricain – RCA : le ministre délégué aux affaires étrangères placé en garde à vue à la SRI.

 

Rédigé le 16 mars 2024 

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans le paysage politique centrafricain, souvent marqué par des rumeurs et des suspicions, des campagnes de dénigrements et la calomnie, il est essentiel de rappeler les faits établis par la justice concernant l’ancien ministre délégué aux affaires étrangères, Chancel SEKODE NDEUGBAYI, aujourd’hui en exil en France.

Une décision judiciaire claire et incontestable qui remonte à 2020.

 

En effet, le 2 septembre 2020, la Cour d’appel de Bangui et sa Chambre d’accusation, dans son arrêt n° 008 enregistré sous le rôle n° 017, avait statué sur le dossier impliquant le ministre Chancel SEKODE NDEUGBAYI et autres co-accusés.

Après examen des preuves et des éléments présentés, la chambre d’accusation a ordonné la mise en liberté pure et simple du ministre pour défaut de preuves suffisantes.

Cette décision, capitale pour la réputation et l’honneur de M. SEKODE NDEUGBAYI, a confirmé qu’aucune preuve tangible ne justifiait son arrestation.  Les accusations initiales concernaient un passeport querellé qui n’était pas en sa possession directe. Ce qui d’ailleurs  a permis à la cour constitutionnelle centrafricaine de l’époque dirigée par Mme Danièle DARLAN d’autoriser le ministre SEKODE  à se présenter aux élections législatives de 2021 dans la circonscription de Bambari1 sous les couleurs de son parti le MLPC où il fut classé 3ème sur 20 candidats.

 

Il convient également de mentionner que le ministre Chancel SEKODE NDEUGBAYI ne  sera limogé du gouvernement que le 12 février 2021 ; soit plusieurs mois plus tard, et ce  en dépit de  son refus délibéré de participer aux conseils de ministres en signe de protestation contre le Premier ministre de l’époque, Firmin NGREBADA, et le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA qui avait levé son immunité et  dont la volonté ne fut rien d’autre que de  biser sa jeune carrière politique en tant que ministre représentant du MLPC de Martin Ziguélé au gouvernement depuis le 11 septembre 2017. . Parce que cette décision est survenue après que ce dernier ait donné crédit aux accusations de sa collègue, la ministre titulaire Sylvie Baipo Témon, avec laquelle toute collaboration s’était révélée difficile, notamment en ce qui concerne la gestion de ce département stratégique.

 

Une carrière exemplaire pour ses collaborateurs et diplomates étrangers accrédités auprès de la Centrafrique.

Depuis cette décision, l’ancien ministre a poursuivi son engagement politique et social en France où il enseigne la linguistique française.  Cependant, de nombreux diplomates accrédités en Centrafrique, ainsi que la grande majorité du personnel de ce ministère, continuent de regretter son management, soulignant sa bienveillance et la rigueur avec laquelle il traitait les dossiers diplomatiques.

Parallèlement, le chef de cabinet de M. SEKODE, l’ambassadeur Omer BIKOO également impliqué dans ce dossier du passeport litigieux, a été lui aussi lavé de tout soupçon, puis nommé en 2023 comme Conseiller diplomatique auprès de l’ambassade de la République centrafricaine en Fédération de Russie, à Moscou.

Cette nomination atteste de la confiance renouvelée des autorités et confirme que les charges initiales n’avaient aucun fondement pour entraver sa carrière.

 

Réhabiliter l’honneur de Chancel SEKODE constitue un véritable devoir de vérité.

La publication de ces faits vise à rétablir l’honneur et la réputation de l’ancien ministre. Dans un contexte où l’opinion publique peut être influencée par des rumeurs, il est crucial de rappeler que la justice avait pleinement confirmé son innocence.

  1. SEKODE, désormais en exil, peut ainsi poursuivre son action politique et sociale en toute légitimité, sans l’ombre de soupçons infondés. Cette leçon pour le respect de la présomption d’innocence dans toute affaire judiciaire doit nous interpeller tous. Il rappelle également qu’il ne faut jamais condamner médiatiquement ou politiquement quelqu’un avant que la justice ne se prononce.

L’honneur et la dignité humaine ne sont pas à brader sur l’autel du combat politique.

En rétablissant ces faits, il devient possible de clarifier la vérité pour le grand public et de souligner que M. SEKODE et son chef de cabinet ont été injustement mis en cause.

La mise en liberté en 2020 et la carrière continue des intéressés confirment que toute suspicion a été levée et que la justice a pleinement joué son rôle, ce qui est très rare en RCA.

Cette information permet ainsi de rendre à l’ancien ministre SEKODE son honneur et sa dignité, tout en affirmant sa volonté et détermination à poursuivre son combat politique pour le bien-être de ses compatriotes.

 

Gisèle MOLOMA, de la Rédaction du Corbeau news.

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Conférence de presse : Le porte-parole confirme les ordres de Touadéra pour les actions criminelles de Wagner à Birao

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Conférence de presse : Le porte-parole confirme les ordres de Touadéra pour les actions criminelles de Wagner à Birao

 

Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.
Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.. CopyrightGuira Fm

 

Le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou,  a révélé, la semaine dernière,  en conférence de presse que le président Touadéra a donné son aval aux exactions commises par le groupe Wagner à Birao. Ces actes, incluant assassinat, tortures et pillages, étaient prétendument destinés à rétablir l’ordre dans la région, selon les déclarations officielles.

 

Bangui, 16 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Lors d’une conférence de presse tenue lundi dernier à Bangui, Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, a affirmé que la ville de Birao est désormais sous contrôle des forces de défense et de sécurité intérieure. Cependant, cette déclaration cache une réalité sombre et troublante. La population locale, plus particulièrement celle du village Roukoutou, à 15 kilomètres de Birao, et du village Matala,   accuse le gouvernement et le groupe Wagner d’avoir perpétré des atrocités sans précédent le mois dernier.

Le village Zinzir se vide de ses habitants. De loin, les habitants ont pris la fuite pour échapper aux Wagner, abandonnant leur habitation, qui seront ensuite incendiées par les Wagner
Le village Zinzir se vide de ses habitants. De loin, les habitants ont pris la fuite pour échapper aux Wagner, abandonnant leur habitation, qui seront ensuite incendiées par les Wagner. CopyrightCNC

 

Les témoignages des habitants décrivent des scènes de violence extrême : Dès l’arrivée des Mercenaires russes du groupe Wagner dans le village Roukoutou, ils se sont rendus chez le chef du village, le prendre en otage. Avec sa médaille du chef de quartier visible sur sa veste, les Wagner l’ont plaqué au sol avant de le tabassé correctement. Ils ont ensuite semé la terreur en enlevant des civils, en saccageant des propriétés et en semant la destruction sur leur passage. De là, les Wagner ont ensuite progressé au deuxième village, connu au nom de  Matala, ils ont pris le chef de ce village, le tabassé correctement. La population, voyant la cruauté de ces russes, ont du fuir pour rentrer dans la brousse.

 

Cependant, Dans les terres meurtries de Terfel, située au sud-ouest de Birao, le cauchemar semble éternel. Les événements tragiques des 27, 28 et 29 avril derniers ont laissé des cicatrices profondes dans le tissu social de cette communauté. Les mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de leurs complices locaux, ont déferlé tel un ouragan de terreur, semant le chaos et la destruction sur leur passage.

Dégâts causés par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le village Zinzir, avec un arbre brûlé, des restes carbonisés d’un jeune de 12 ans et un habitant en contemplation.
Dégâts causés par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le village Zinzir, avec un arbre brûlé, des restes carbonisés d’un jeune de 12 ans et un habitant en contemplation.
. CopyrightCNC

 

À Terfel, comme dans d’autres localités malheureuses telles que Zinzir, Boromata et Tiringoulou, la population a été confrontée à l’horreur de la violence gratuite. Les chefs de villages, les imams et les citoyens ordinaires ont été pris au piège de cette vague de brutalité. Capturés puis battus sans pitié, ils ont été soumis à des traitements inhumains, dépassant l’entendement.

 

Imaginez-vous, hommes, femmes et enfants, arrachés de leurs foyers, contraints de se prosterner au sol, les yeux rivés vers le ciel, impuissants face à l’oppression qui s’abattait sur eux. Pendant des heures interminables, ils ont enduré cette punition dégradante, pendant que leurs maisons étaient pillées, leurs biens confisqués, leur dignité piétinée.

 

 

Et voilà, Maxime Balalou, lors de sa conférence de presse hebdomadaire,  a déclaré que ces actions des Wagner visaient à maîtriser des poches d’insécurité autour de Birao. Cependant, il est désormais clair que ces opérations étaient en réalité des actes de répression brutale, autorisés par le président et soutenus par le ministre de la Justice, originaire de la région de Vakaga.

 

Les atrocités ne se sont pas limitées aux enfants. Un homme d’affaires, un berger arabe  ont également été tués dans le village Zinzir. Aussi, dans un village derrière l’aérodrome de Birao, les mercenaires de Wagner ont pris la population locale en otage, les obligeant à travailler sous le soleil pour ramasser des pierres chauffantes destinées à évacuer un terrain permettant aux Wagner de construire leurs pistes des hélicoptères.

 

Les accusations de la population locale contre le ministre de la Justice trouvent un écho inquiétant dans les propos du porte-parole. En confirmant l’implication directe de Touadéra, le gouvernement tente de justifier ces violences sous couvert de sécurité nationale. Pourtant, pour les victimes, il ne s’agit que d’une trahison de plus par ceux censés les protéger.

 

Ces événements pousse à s’interroger sur la véritable nature des forces de défense et de sécurité sous le régime de Touadéra. Quand le gouvernement parle de contrôle et de sécurité des forces de défense et de sécurité, il semble inclure les mercenaires de Wagner dans ses rangs, assimilant leurs exactions à des opérations de maintien de l’ordre. Cette situation laisse la population de Birao et des environs dans un état de peur et de désespoir, trahie par ses dirigeants.

 

En confirmant ces actes de violence, le gouvernement de Touadéra montre un visage impitoyable, prêt à sacrifier ses citoyens au nom d’une prétendue stabilité. Les témoignages des survivants rappellent que la paix et la sécurité ne peuvent être construites sur des fondations de sang et de terreur.

 

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Bambari : la violence explose dans la ville, un gardien assassiné

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Bambari : la violence explose dans la ville, un gardien assassiné

 

Centrafrique.org/rondpoint_bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/rondpoint_bambari-450×406.jpg” alt=”Image du rond-point principal de Bambari avec une colonne surmontée d’une sculpture d’un oiseau, au crépuscule, sous un ciel nuageux.” width=”450″ height=”406″ />
Bambari au crépuscule — Le rond-point central, couramment appelé le Rond-point de l’Espoir, se dresse silencieusement sous un ciel menaçant, symbolisant à la fois la tranquillité et l’agitation de la ville à la tombée de la nuit.. CopyrightCNC

 

Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, connaît depuis quelques jours une vague de violences sans précédent. Les actes de braquage se multiplient, semant l’inquiétude parmi les habitants. Les autorités locales peinent à contenir cette escalade de criminalité.

 

Bangui, 16 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Dans la nuit du vendredi à samedi 15 juin 2024, un homme a été assassiné par des personnes non identifiées dans le quartier Adji de Bambari. Le corps a été retrouvé le matin suivant.

La victime était le gardien d’une boutique. Les braqueurs, avant de quitter le lieu de leur crime,  ont volé massivement des objets avant de quitter les lieux sans être vus par des témoins discrets. Le corps a été transféré à la Mosquée centrale de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka.

Entre temps, la gendarmerie a immédiatement ouvert une enquête pour tenter d’identifier les auteurs de cet acte criminel et les attraper afin de les traduire en justice.

 

Les habitants de Bambari expriment une peur grandissante face à cette recrudescence de la violence. Les incidents de ce type se multiplient, créant un climat d’insécurité généralisée. Les forces de l’ordre, malgré leurs efforts, peinent à endiguer cette vague de criminalité. De nombreux habitants appellent à une intervention plus vigoureuse des autorités pour rétablir l’ordre et garantir leur sécurité.

 

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CENTRAFRIQUE : LA COALITION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE MENACE DE BOYCOTTER LES ÉLECTIONS LOCALES, QUELS SONT LES ENJEUX ET LES CONSÉQUENCES POLITIQUES ?

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CENTRAFRIQUE : LA COALITION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE MENACE DE BOYCOTTER LES ÉLECTIONS LOCALES, QUELS SONT LES ENJEUX ET LES CONSÉQUENCES POLITIQUES ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Après plus de trois (3) décennies, les élections locales basées sur le principe de la proximité initialement programmées pour le mois d’octobre 2024 se préparent sur fond de tensions politiques et de chocs électrostatiques.

 

Bangui, 16 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En effet, suite à une conférence de presse du 13 juin 2024, la coalition de l’opposition démocratique a solennellement annoncé qu’elle ne participera pas aux prochaines élections municipales au motif qu’elle ne reconnaît pas la nouvelle constitution du 30 août 2023 promulguée aux forceps et qu’elle juge illégale au regard des innombrables violations des normes procédurales existantes.

Par respect au principe du parallélisme des formes, ce grief suppose que l’opposition démocratique ne prendra part à aucune élection sous l’égide de cette constitution.

Paradoxalement à cette annonce de principe, la coalition de l’opposition démocratique exige la réforme structurelle avec retour en organe paritaire de l’institution chargée de la gestion des élections ainsi que la réforme du conseil constitutionnel avec des membres désignés par corporation qui en garantissent l’indépendance.

Il apparaît important de souligner qu’à ce niveau, la coalition de l’opposition démocratique entretient un flou brouillardeux ou brumeux dès lors qu’elle rejette formellement la nouvelle constitution mais réclame des réformes structurelles.

Ce qui laisse supposer en filigrane leur éventuelle participation aux élections locales si les réformes souhaitées font des échos dans le camp du pouvoir de Bangui…on pourrait en déduit qu’il ne s’agissait que d’une simple menace.

Au delà de ce qui précède, la non participation de l’opposition démocratique aux élections locales engendrerait des enjeux et conséquences majeurs.

D’abord la légitimité des élections sera gravement atteinte car le processus et les résultats seront présumés biaiser parce que non représentatifs de la volonté populaire.

De ce fait, on en déduit le renforcement de la dictature car une élection sans opposition nous renvoie à l’ère révolu du parti unique.

L’on assistera également à la démobilisation des électeurs et un désengagement civique avec un faible taux inédit de participation.

Enfin, la montée en puissance des tensions politiques sera évidente car elle sera source de grèves, de manifestations, de désobéissances civiles voire de conflits d’où la nécessité d’une médiation de la communauté internationale qui peut entre autres geler les aides ou soutiens financiers.

Soucieux de l’avenir démocratique post électoral, le citoyen lambda s’interroge :

La politique de la chaise vide ou le boycott des élections est-elle une option raisonnable ?

Est-ce la crainte d’une parodie d’élection ou de servir de caution qui a motivé cette renonciation ?

Comment comprendre que la coalition de l’opposition démocratique ne reconnaisse pas la nouvelle constitution et en même temps réclame des réformes structurelles ?

Cela veut-il dire que si les exigences de l’opposition démocratique sont acceptées, la coalition participera aux élections sous l’autorité de cette nouvelle constitution qu’elle a d’ores déjà rejetée ?

Existe t-il une chance à la diplomatie préventive pour tenter de renouer le dialogue entre les antagonistes ?

L’opinion nationale et internationale est confuse et réclame une clarification à la hauteur des enjeux.

Pour finir, nous demandons à la coalition de l’opposition démocratique d’aller au bout de sa logique car en plus des exigences conditionnelles limitativement énumérées, le fichier électoral et le découpage cartographique demeurent les nerfs d’une élection transparente qui garantit la paix et l’unité nationale.

Au delà de tout, n’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on aimerait pas qu’on nous le fasse, on ne récolte au passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention, ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 15 Juin 2024.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste,

Administrateur des élections.

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Zako : une ville minière en proie à la misère et à la maladie

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Zako : une ville minière en proie à la misère et à la maladie

 

Centrafrique.org/Centrafrique-un-renfort-des-mercenaires-russes-est-en-route-pour-nzako-les-rebelles-quittent-la-ville/les-combattants-rebelles-de-la-coalition-des-patriotes-pour-le-changement-a-nzako-le-21-mai-2022/” rel=”attachment wp-att-56727″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine
Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine

 

Les habitants de Zako, une ville minière à 60 kilomètres de Bakouma, dans la préfecture du Mbomou, sont confrontés à une crise humanitaire sévère. La population, dont les maisons ont été détruites, est obligée de vivre dans les champs malgré la saison des pluies, souffrant de maladies telles que la conjonctivite et la diarrhée. Les interventions des ONG se limitent à Bakouma et Yalinga, laissant Zako dans une situation désespérée.

 

Bangui, 16 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les conditions de vie à Zako se sont considérablement détériorées. Les résidents, dont les habitations sont en ruines, n’ont d’autre choix que de s’abriter dans les champs. Cette situation est particulièrement grave en raison des pluies incessantes. En conséquence, les maladies se propagent rapidement parmi les enfants et les adultes, notamment la conjonctivite et la diarrhée.

 

Les ONG humanitaires présentes dans la région concentrent leurs efforts à Bakouma et Yalinga. Cette limitation géographique prive les habitants de Zako de l’aide nécessaire. Selon certains résidents, même une distribution de produits alimentaires à Bakouma permettrait aux habitants de Zako de se déplacer à pied pour les récupérer.

 

Depuis plusieurs mois, Zako est sous le contrôle des FACA et de leurs alliés russes du groupe Wagner. Cependant, l’accès à la ville reste compliqué en raison de l’état des routes et de l’insécurité. Cette situation a provoqué une augmentation significative des prix des produits de première nécessité.

 

Jean Georges Tago, premier conseiller à la mairie de Bakouma, qui supervise également Zako, explique :

“Le prix du savon est passé de 250 à 750 voire 1000 francs CFA. Un litre d’huile se vend à 2000 francs CFA. La population boit de l’eau insalubre, et le centre de santé de Zako est à court de médicaments. Nous demandons l’aide des ONG, notamment du PAM, et appelons le gouvernement à nous fournir des médicaments”.

 

Zako, qui fut une ville minière prospère, a été ravagée par les violences armées entre 2020 et 2023. Ces conflits ont provoqué le départ de nombreuses autorités et ONG humanitaires. Malgré la présence militaire actuelle, l’absence de soutien gouvernemental efficace et durable laisse les habitants de Zako dans une détresse croissante. Les appels à l’aide se multiplient, mais la réponse tarde à venir.

 

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Crise administrative à Mouka : L’acte de naissance, un luxe inaccessible

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Crise administrative à Mouka : L’acte de naissance, un luxe inaccessible

Centrafrique.org/Centrafrique-presence-massive-des-rebelles-signalee-a-18-kilometres-de-bria-circulation-perturbee/pk18-de-bria-axe-ippy/” rel=”attachment wp-att-55230″ data-wpel-link=”internal”>Village Yangou - Mango, situé à 18 Kilomètres de Bria sur axe Ippy, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au centre nord-Est de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio
Village dans la préfecture de la Haute-Kotto, au centre nord-Est de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

 

Les habitants de Mouka, un village reculé de la Haute-Kotto, se heurtent à des obstacles financiers et géographiques pour obtenir des actes de naissance pour leurs enfants. L’éloignement de Bria et le manque de moyens rendent cette démarche administrative presque impossible depuis 2018.

 

Bangui, 16 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Depuis 2018, les habitants de Mouka peinent à se procurer des actes de naissance. Dieudonné Indy Katepo, père de sept enfants, témoigne :

« Dans notre localité, lorsque tu as un nouveau-né, tu achètes un cahier dans lequel tu inscris le nom de l’enfant et la date de sa naissance. Pour avoir un acte de naissance, il faut se rendre à Bria, payer 30 000 francs à un conducteur de moto-taxi pour le déplacement, puis prendre en charge la traversée en pirogue».

 

Les habitants sollicitent l’aide des autorités régionales pour trouver une solution.

« Nous demandons au sous-préfet de Bria et aux députés de la région d’envoyer des personnes dans notre localité pour collecter les informations nécessaires et les fonds afin de confectionner des actes de naissance », explique Dieu Donné Indy Katepo.

 

Yvonne Benou, chef de groupe au village Mouka, propose l’installation d’une succursale de la mairie de Bria dans sa localité :

« Avant 2018, le maire de la commune de Gbaïndou venait recenser les enfants pour leur fournir ce document. Mais depuis que la crise sécuritaire a touché notre localité, le maire ne vient plus. Une structure de la mairie ici pourrait délivrer des actes de naissance aux enfants».

 

Les difficultés rencontrées par les parents de Mouka se retrouvent aussi dans d’autres villages éloignés de Bria. Les autorités judiciaires de la Haute-Kotto et la section justice de la Minusca effectuent des déplacements dans certaines localités pour sensibiliser les parents sur l’importance de l’acte de naissance.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Sur pressions de Wagner : Hassan Bouba sur le point de devenir Vice-Président de la République

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Sur pressions de Wagner : Hassan Bouba sur le point de devenir Vice-Président de la République

 

Centrafrique.org/bientot-un-gros-illettre-tchadien-sera-propulse-president-en-republique-centrafricaine/hassan-bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres/” rel=”attachment wp-att-67638″ data-wpel-link=”internal”>Hassan Bouba, le ministre chef rebelle et Lavrov, ministre russe des affaires étrangères
Hassan Bouba, le ministre chef rebelle et Lavrov, ministre russe des affaires étrangères

 

 

Hassan Bouba, ancien chef rebelle devenu ministre de l’élevage et de la Santé animale, pourrait bientôt être nommé vice-président de la République sous la pression du groupe Wagner. Cette nomination controversée alarme le cercle proche du président Faustin Archange Touadera, qui redoute l’influence grandissante de Wagner.

 

Bangui, 06 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En effet, sous l’influence grandissante du groupe Wagner, Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la Santé animale, est en passe de devenir le prochain vice-président de la République Centrafricaine. Bouba, d’origine tchadienne, est arrivé clandestinement en Centrafrique en tant que rebelle avant d’intégrer  l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dont il est devenu plus tard un membre très influent. Mais en 2019, surtout après l’accord de Khartoum, il a été nommé ministre, devenant l’interlocuteur privilégié de Wagner au sein du gouvernement et dans le pays.

 

Cependant, depuis le mois de novembre dernier, Wagner a proposé à Faustin Archange Touadera de nommer Hassan Bouba vice-président de la République. Cette proposition a surpris les proches du président, provoquant des résistances. Nombreux sont ceux qui s’opposent à cette nomination, arguant que Bouba, poursuivi par la Cour pénale spéciale, ne peut pas occuper une telle fonction. De plus, en tant que Tchadien, sa légitimité à un poste aussi élevé est largement contestée.

 

Devant ces pressions, Faustin Archange Touadera a adopté une position diplomatique. Il a déclaré à Wagner qu’il pourrait nommer Bouba, mais seulement après le vote de la loi organique définissant ce poste. En réalité, Touadera retarde intentionnellement ce processus. Bien que la loi ait été validée par le conseil des ministres depuis janvier dernier, il refuse de la soumettre à l’Assemblée nationale, arguant que la nomination n’est pas urgente.

 

Faustin Archange Touadera semble jouer un double jeu. Il cherche à retarder la nomination de Bouba tout en élaborant un plan alternatif. Il envisage de proposer Évariste Ngamana, actuellement premier vice-président de l’Assemblée Nationale, comme président de la prochaine législature, éjectant ainsi Simplice Mathieu Sarandji, l’actuel président de l’Assemblée. Sarandji serait alors nommé vice-président de la République. Cependant, Wagner insiste pour que Bouba, leur allié, occupe ce poste.

 

La situation reste tendue. Selon un conseiller proche du président, avec Wagner et Bouba, tout est possible. L’avenir politique du pays est donc incertain, avec des péripéties et des alliances complexes influençant les décisions au plus haut niveau.

 

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La manipulation politique par l’appauvrissement intellectuel des jeunes centrafricains : Touadera se moque de l’éducation

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La manipulation politique par l’appauvrissement intellectuel des jeunes  centrafricains : Touadera se moque de l’éducation

 

Centrafrique.org/defis-de-lecole-primaire-de-bessan-temoignage-du-directeur-moussa-zafarou/eleves-en-classe-a-lecole-primaire-de-bessan/” rel=”attachment wp-att-76765″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Eleves-en-Classe-a-lEcole-Primaire-de-Bessan-450×203.jpg” alt=”Des élèves assis dans une salle de classe à l’école primaire de Bessan, en République Centrafricaine, écoutant attentivement leur enseignant.” width=”450″ height=”203″ />
Élèves de l’école primaire de Bessan lors d’une séance de cours. CopyrightCNC.

 

En Centrafrique, les élèves, tous niveaux confondus, subissent les conséquences d’une pénurie de professeurs et de ressources éducatives. À l’approche des examens, ce problème est accentué, comme le montrent les cas des élèves de terminale des lycées de Bangui. Sous la présidence de Touadera, de surcroît ancien enseignant, le système éducatif semble délaissé, exposant les jeunes à une pauvreté intellectuelle et à une manipulation politique accrue.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

À l’approche du baccalauréat, des élèves de terminale des lycées de Bangui s’inquiètent de leur préparation insuffisante due à un manque de professeurs et à une couverture incomplète des programmes.

Par exemple, le lycée de Gobongo manque cruellement de professeurs d’éducation physique, comme le témoigne Petula Bissolo, élève en terminale B, dont le professeur a quitté son poste en janvier. Espoir Mouna, de la terminale A4, souligne que le manque de professeurs de mathématiques pendant deux mois les a empêchés de terminer les chapitres nécessaires pour les examens.

 

Cette situation n’est pas unique à ces deux lycées. À Bangui, la capitale, comme dans les villes de province, les écoles souffrent depuis plus de huit ans de la même pénurie de professeurs. Même les écoles primaires et maternelles sont affectées, ce qui est particulièrement alarmant. Ce manque de professeurs s’étend également aux universités, créant une crise éducative nationale.

 

Et ce n’est pas tout! Le lycée des Martyrs n’est pas aussi épargné. Les élèves de terminale B5 déplorent la présence de seulement trois professeurs titulaires pour six matières, les autres étant des stagiaires. Ruben Kedioutou, un élève, met en lumière la gravité de la situation et appelle à une intervention gouvernementale pour éviter que cette situation ne se reproduise pour les générations futures.

 

Le président Touadera, ancien enseignant universitaire devenu président en 2016, tourne le dos à la jeunesse et à l’éducation. Depuis son accession au pouvoir, la situation s’est détériorée, avec un manque chronique de professeurs qui affecte gravement la qualité de l’éducation. Cette négligence permet au président de manipuler plus facilement la population jeune, désabusée et appauvrie intellectuellement, pour des manifestations politiques et autres soutiens de sa politique, sans jamais aborder les problèmes fondamentaux du système éducatif.

 

La crise actuelle est agacée par la durée de cette situation, qui persiste depuis plus de huit ans sans signe d’amélioration. Le désespoir des élèves reflète un problème bien plus profond qui touche l’ensemble du système éducatif centrafricain, compromettant l’avenir de la jeunesse du pays.

 

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Le BRDC Déclare la Catastrophe Économique et Politique en Centrafrique

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Le BRDC Déclare la Catastrophe Économique et Politique en Centrafrique

 

Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la constitution BRDC
Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la constitution BRDC

 

 

Le BRDC a dénoncé la dégradation continue de la situation politique et économique en Centrafrique lors de sa conférence de presse du 13 juin 2024. Le regroupement politique accuse le Président Touadéra de mener le pays vers une dictature, tout en soulignant l’augmentation de la pauvreté et la corruption rampante au sein du gouvernement.

 

Bangui, 14 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le 29 décembre 2023, le BRDC avait déjà qualifié l’année écoulée d’« Annus horribilis » pour les démocrates et la démocratie, ainsi que pour le peuple centrafricain. La situation ne s’est pas améliorée depuis. Le BRDC affirme que le pouvoir de Touadéra continue sa marche vers la destruction de l’espace civique et politique, ostracisant et marginalisant toute opposition. Les institutions de la république sont instrumentalisées à des fins politiques, afin de permettre au Président de se présenter seul aux prochaines élections, malgré son impopularité croissante.

 

Le BRDC rejette fermement la nouvelle constitution, qualifiée d’illégale, liberticide et antinationale, et refuse de reconnaître son autorité. Le refus du Président d’ouvrir le débat sur les actions de l’Autorité Nationale des Élections, suite aux élections controversées de 2020, est également critiqué. Le BRDC pointe du doigt la composition et les missions de la Cour constitutionnelle, devenue Conseil constitutionnel, accusée d’être sous le contrôle du pouvoir exécutif.

À lire aussi : Élections truquées et régime incompétent : Le cas Touadéra en République centrafricaine

 

Le BRDC déclare que les prochaines élections locales ne permettront pas l’expression effective de la volonté populaire. Le regroupement réitère sa position de ne pas participer à ce qu’il appelle une « seconde escroquerie politique » après le « coup d’état constitutionnel ».

 

Le BRDC rappelle également l’arrestation du député du 4e arrondissement de Bangui, Dominique Ephrem Yandocka, arrêté à son domicile en violation de son immunité parlementaire et en dehors des heures légales. Son état de santé s’aggrave en prison, sans jugement. De plus, le Coordonnateur du BRDC, Maître Crépin Mboli Goumba, a été arrêté et condamné à un an de prison avec sursis. Le parquet a fait appel, indiquant une volonté de persécution politique. Plusieurs leaders du BRDC, tels qu’Abdou Karim Meckassoua, Gaston Mandata Nguerekata, Jean-François Akandji-Kombe, et d’autres, sont contraints à l’exil.

 

Sur le plan diplomatique, le BRDC critique l’instabilité des relations internationales de l’État centrafricain, alternant entre Moscou pour clamer une souveraineté et Paris pour demander des appuis financiers. Sur le plan militaire, la loi de programmation militaire votée en 2019 n’est toujours pas mise en œuvre correctement.

 

Sur le plan économique et financier, le BRDC qualifie la situation de catastrophique. Le pays connaît une descente aux enfers accélérée depuis l’accession au pouvoir de Touadéra, malgré des appuis financiers importants des bailleurs de fonds. Le recours mensuel aux emprunts bancaires à des taux élevés pour financer l’État est une preuve de mauvaise gouvernance.

 

Deux Centrafricains sur trois vivent dans l’extrême pauvreté, et les prix des denrées de première nécessité augmentent fortement, rendant la vie insupportable pour la majorité des citoyens. La flambée des prix du carburant, du sucre, du sel, de la farine de froment, du savon, et de l’huile accable les Centrafricains, qui doivent souvent se contenter d’un seul repas par jour.

À lire aussi : L’UNICEF préoccupé par la dégradation de la situation pour les enfants

 

La RCA, pourtant un pays à vocation agricole, n’atteint pas l’autosuffisance alimentaire. Les promesses de relance des filières agricoles restent des chimères. La production de coton et le secteur du café sont abandonnés, affectant gravement les populations rurales. L’espérance de vie est passée de soixante ans en 2016 à cinquante-trois ans aujourd’hui.

 

La désorganisation du secteur des hydrocarbures et la violation de la loi sur le sous-secteur pétrolier aggravent la situation économique. Le gouvernement accorde des monopoles discrétionnaires à des importateurs, ce qui entraîne un marché noir florissant et une inflation généralisée. L’état des routes, un problème irrésolu, et l’opacité des sociétés de transit contribuent à cette spirale ascendante de prix.

 

Face à ce tableau sombre, le BRDC intensifie sa lutte politique pacifique et démocratique. Il appelle le peuple centrafricain à se mobiliser pour sauver la république et la démocratie, et annonce l’organisation de meetings et de manifestations pacifiques dans les jours à venir.

 

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Le pouvoir de Bangui exploite la foi musulmane : 500 millions de francs CFA  pour les pèlerins à la Mecque détournés

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Le pouvoir de Bangui exploite la foi musulmane : 500 millions de francs CFA  pour les pèlerins à la Mecque détournés

 

Centrafrique.org/touadera-souvenez-vous-encore-de-votre-promesse-dans-la-mosquee-centrale-de-bangui-en-2016/touadera-a-la-mosquee-ali-babolo-km5/” rel=”attachment wp-att-60717″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Touadera-a-la-mosquee-Ali-Babolo-KM5-338×450.jpg” alt=”Touadera à la mosquée Ali Babolo KM5″ width=”338″ height=”450″ />
Touadera à la mosquée Ali Babolo KM5 en 2016

 

En Centrafrique, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra est impliqué dans un scandale de détournement de fonds. Les cotisations de 3,5 millions de francs CFA par personne, versées par les musulmans pour le pèlerinage à la Mecque, sont détournées par le gouvernement, probablement pour financer le groupe Wagner. Des faux visas ont été délivrés, bloquant de nombreux pèlerins à Bangui.

 

Bangui, 14 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le gouvernement centrafricain, dirigé par le président Faustin-Archange Touadéra, est au centre d’un scandale financier impliquant les cotisations des musulmans pour le pèlerinage à la Mecque.

Cette année, les musulmans ont été contraints par le gouvernement de verser 3,5 millions de francs CFA par personne, un montant nettement supérieur à celui demandé dans d’autres pays africains.

 

Ces fonds étaient destinés à couvrir les frais de voyage, d’hébergement et de nourriture des pèlerins. Toutefois, il a été révélé que ces sommes ont été détournées par le gouvernement centrafricain.

En effet, quelques semaines plutôt, une lettre rédigée par le ministre des Affaires étrangères adressée aux autorités saoudiennes pour demander de l’aide, invoquant les difficultés économiques du pays et la situation que traversent les musulmans centrafricains. En réponse, l’Arabie Saoudite a offert 150 places gratuites pour le pèlerinage, incluant le transport, le logement et la nourriture pour les pèlerins centrafricains.

 

Et c’est là commence l’arnaque du gouvernement. Malgré cette aide des saoudiens, le gouvernement centrafricain a continué d’exiger 3,5 millions de francs CFA par pèlerin, vendant ainsi les places gratuites et empochant plus de 500 millions de francs CFA. Ces fonds auraient été détournés, et probablement  pour financer le groupe Wagner, une organisation paramilitaire russe, alimentant la méfiance parmi la population.

 

Plusieurs musulmans, après avoir payé la somme demandée, se sont retrouvés avec de faux visas et sans billets d’avion. Bloqués à Bangui, une quinzaine de pèlerins ont témoigné de cette arnaque orchestrée par les autorités. Parmi eux, un couple peul a déclaré avoir versé les 3,5 millions de francs CFA sans pouvoir partir pour le pèlerinage.

 

Ces pratiques mafieuses montrent la corruption profondément enracinée au sein du gouvernement centrafricain. Le détournement des cotisations des musulmans pour financer des activités illégales nuit gravement à la confiance et à la foi de la communauté, augmentant la défiance envers les autorités.

 

Le peuple centrafricain, déjà éprouvé par des années de conflits et de mauvaise gestion, voit une fois de plus ses espoirs trahis par ceux qui devraient les protéger. Cette situation scandaleuse exige une action immédiate pour mettre fin à ces abus et restaurer l’intégrité des institutions gouvernementales.

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Bangui : arrestation de deux Franco-Algériens, le gouvernement cautionne les mises en scène de Wagner

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Bangui : arrestation de deux Franco-Algériens, le gouvernement cautionne les mises en scène de Wagner

 

Le ministre Maxime Balalou
Le ministre Maxime Balalou

 

À Bangui, deux Franco-Algériens ont été arrêtés dans des circonstances controversées, accusés de possession d’armes. Cette opération, dirigée par Wagner, dévoile le silence troublant du gouvernement centrafricain, désormais critiqué pour son manque de réaction face aux abus récurrents de cette milice.

 

Bangui, 14 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Deux ressortissants franco-algériens ont été arrêtés lundi dernier à Bangui, dans le septième arrondissement, suite à une opération menée par les mercenaires de Wagner. Une vidéo fabriquée par les Mercenaires russes et largement diffusée sur les réseaux sociaux les montre en possession de deux passeports chacun et d’une importante quantité d’armes et de matériel militaire. Cette mise en scène est une nouvelle tentative de Wagner pour manipuler l’opinion publique nationale et internationale, un stratagème déjà observé à plusieurs reprises dans le pays.

À lire aussi : Zémio : Les musulmans unis derrière les forces de Wagner

 

Les autorités centrafricaines, très bien au courant des méthodes douteuses de Wagner, restent étonnement silencieuses face à ces abus. Le gouvernement, paralysé par la peur et l’influence de Wagner, se contente de discours creux sans jamais prendre de mesures concrètes pour protéger ses citoyens et des étrangers vivent dans notre pays. Cette inertie renforce les accusations de complicité, voire de soutien aux actions illégales de Wagner.

 

Ces arrestations surviennent peu de temps après une autre opération similaire le 5 juin à Gofo, où des exploitants chinois ont été kidnappés par les Wagner et rapatriés chez eux, puis à Zémio, où, le 25 mai, un ressortissant belge d’origine portugaise a été arrêté par les Wagner. Les similitudes entre ces incidents soulignent un schéma de comportements orchestrés par Wagner, qui agit en toute impunité avec la complicité totale du gouvernement centrafricain.

 

Les journalistes, nationaux et internationaux, souvent contraints de relayer sans retenu les versions officielles, répètent comme des perroquets les mensonges diffusés par Wagner. Les fausses mises en scène de Wagner sont répétées en boucle sur les radios, les presses en ligne et écrites, transformant la désinformation en vérité apparente. Cette situation alimente la frustration et la colère des citoyens, de plus en plus conscients des manipulations orchestrées par Wagner avec la complicité du gouvernement.

 

La complicité silencieuse du gouvernement face aux exactions de Wagner est devenue insupportable pour la population. Les Centrafricains exigent des réponses et des actions concrètes pour mettre fin à ces abus. Le gouvernement doit cesser de fermer les yeux sur les pratiques criminelles de Wagner et assumer ses responsabilités pour restaurer la justice et la vérité en Centrafrique.

À lire aussi : L’arrestation de Martin Joseph Figueira  : Symbole de la Servitude de Touadéra à Wagner

 

La répétition de ces méthodes de manipulation par Wagner, avec la bénédiction du gouvernement, montre que la situation est pourrie. Le gouvernement centrafricain doit enfin prendre position et agir fermement contre ces abus, sous peine de perdre toute crédibilité et de laisser le pays sombrer davantage dans l’injustice et la violence orchestrée.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Les autorités centrafricaines ont-elles une vision sur l’École Inter-État de Douane qui maltraite les ressortissants centrafricains ?

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Les autorités centrafricaines ont-elles une vision sur l’École Inter-État de Douane qui maltraite les ressortissants centrafricains ?

 

Centrafrique.org/lecole-inter-etat-de-douane-de-la-cemac-en-guinee-equatoriale/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/LEcole-Inter-Etat-de-Douane-de-la-CEMAC-en-Guinee-Equatoriale-450×321.jpg” alt=”Bâtiments de l’École Inter-État de Douane de la CEMAC en Guinée Équatoriale” width=”450″ height=”321″ />
Vue des bâtiments de l’École Inter-État de Douane de la CEMAC, délocalisée en Guinée Équatoriale.

 

Les ressortissants centrafricains employés à l’École Inter-État de Douane de la CEMAC sont victimes de maltraitance continue. Malgré la délocalisation de l’école en Guinée Équatoriale pour des raisons de sécurité, les autorités centrafricaines semblent dépourvues de toute vision pour protéger leurs citoyens de ces abus.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 14 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’École Inter-État de Douane de la CEMAC, bien que légalement installée en République Centrafricaine, continue de maltraiter ses employés centrafricains. Délocalisée en Guinée Équatoriale pour des raisons de sécurité, cette institution n’a cessé de créer des conditions de travail difficiles pour ses ressortissants centrafricains.

 

Les employés centrafricains, qu’ils soient cuisiniers, documentalistes ou autres, sont confrontés à des situations humiliantes et injustes. Par exemple, Sylvain Kosinga, un cuisinier centrafricain de l’école, en déplacement pour travailler en Guinée Équatoriale, a fait un malaise en arrivant au Cameroun. Forcé de rentrer à Bangui pour se soigner, il a été mis à la retraite forcée sans explication ni soutien.

 

Un autre cas frappant est celui de monsieur TEKPA BOUME LOPEZ, un assistant à la surveillance générale de l’école. Lors d’un voyage en France pour des raisons familiales, il a subi un grave incident qui a broyé sa main. Après plusieurs interventions chirurgicales, il a été contraint de demander une mise en disponibilité pour consolider son état de santé. Cependant, malgré ses démarches, il a été mis à la retraite forcée, sans indemnité ni soutien de la part de l’école.

 

En plus de ces cas individuels, de nombreux employés centrafricains ayant pris leur retraite n’ont toujours pas reçu leurs pensions. Certains attendent depuis plusieurs  années, sans aucun versement de la part de la CEMAC. Pire encore, la CEMAC ne cotise même pas à la caisse de sécurité sociale pour ses employés centrafricains, les privant ainsi de toute couverture sociale.

 

La situation est particulièrement préoccupante pour ceux qui ont été victimes d’accidents de travail. Ces employés, malgré leurs blessures et leur incapacité à travailler, n’ont reçu aucune compensation ni aide financière. Cela démontre non seulement l’injustice mais aussi le mépris flagrant pour les droits de l’homme et les normes de ressources humaines.

 

Le directeur actuel de l’école, un ressortissant tchadien, semble ignorer ces abus. En revanche, il a nommé son fils, Gérard Doumapi, comme le chef de son secrétariat particulier, avec un salaire exorbitant de deux millions de francs CFA par mois. Cette situation contraste fortement avec le sort réservé aux employés centrafricains, qui continuent de souffrir dans l’indifférence totale des autorités.

 

La maltraitance systématique des employés centrafricains à l’École Inter-État de Douane de la CEMAC est un sujet d’inquiétude majeur. Les autorités centrafricaines, bien que conscientes de ces abus, n’ont manifestement aucune vision ou plan d’action pour protéger leurs citoyens. Il est nécessaire que des mesures soient prises pour remédier à cette situation, en commençant par une enquête approfondie et une réforme des pratiques de gestion au sein de l’institution.

 

Les témoignages des employés révèlent une réalité où la sécurité de l’emploi et les droits des travailleurs sont constamment bafoués. Le cas de monsieur TEKPA BOUME LOPEZ illustre bien cette injustice. Après avoir été hospitalisé pour sa main broyée, il a tenté de reprendre son poste mais a été bloqué par des complications administratives. Malgré une demande officielle de mise en disponibilité, il a été mis à la retraite forcée, sans indemnité.

 

Les décès de quatre employés, Gbatoungou, Nzasse, Nyamazamba et Boundio, soulèvent également de sérieuses questions. Ces employés sont décédés après des années de service, mais leurs familles n’ont reçu aucune compensation. Depuis plus de dix ans, les orphelins de ces travailleurs n’ont touché aucun franc, malgré leurs droits légitimes.

 

Cette situation est préoccupante et appelle à une réaction des autorités centrafricaines pour protéger les droits de leurs citoyens travaillant dans des institutions internationales sur leur territoire. Les licenciements abusifs et les traitements inéquitables à l’École Inter-État de Douane de la CEMAC doivent être examinés et corrigés pour rétablir la justice et l’équité.

 

La CEMAC ne cotise même pas à la caisse de sécurité sociale pour ses employés centrafricains, les privant ainsi de toute couverture sociale. Les autorités centrafricaines n’ont pris aucune mesure pour résoudre ces problèmes. Les familles des défunts sont laissées dans une situation désespérée, sans aucun soutien financier ou social.

 

Les autorités centrafricaines ont-elles une vision sur cette situation ? Il semble que non. Les abus continuent, les employés souffrent, et aucune solution durable n’est en vue. Il est temps que les dirigeants centrafricains prennent leurs responsabilités et agissent pour protéger leurs ressortissants contre ces injustices flagrantes.

 

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Mboli-Goumba : “Le gouvernement restreint la politique et terrorise la population”

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Mboli-Goumba : “Le gouvernement restreint la politique et terrorise la population”

 

Centrafrique.org/le-dspa-persiste-maitre-crepin-mboli-goumba-convoque-pour-le-3-octobre-a-la-police/maitre-crepin-mboli-goumba-3/” rel=”attachment wp-att-59839″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/maitre-crepin-mboli-goumba-450×357.jpg” alt=”maitre-crepin-mboli-goumba, coordonnateur du BRDC, Président du PATRIE” width=”450″ height=”357″ />
maitre-crepin-mboli-goumba, coordonnateur du BRDC, Président du PATRIE

 

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Patrie, accuse le gouvernement de restreindre la politique et de terroriser la population. Il soutient que cette stratégie mène la RCA vers une nouvelle crise, ajoutant que certains complices en bénéficient.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 12 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Parti Patrie et coordinateur du BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016), a Tweeté, le 10 juin  : “Le Gouvernement centrafricain  est plutôt dans la mise en place des conditions d’une nouvelle crise que dans la résolution de l’actuelle crise, en restreignant le champ politique et en terrorisant sa population.” Ce tweet a été retweeté par Roland Marchal, chercheur français, qui a ajouté : “avec la complicité de certains”.

 

Cette prise de position intervient dans un contexte de crise inquiétante en République Centrafricaine, où la population peine à subvenir à ses besoins essentiels. La critique de Mboli-Goumba montre les difficultés croissantes et la perception que le gouvernement actuel ne parvient pas à résoudre les problèmes du pays, mais plutôt les aggrave.

 

Les remarques de Mboli-Goumba, un leader de l’opposition, révèlent les inquiétudes quant à la stabilité politique et la sécurité des citoyens. Son ajout sur “la complicité de certains” suggère des complicités au sein des cercles de pouvoir ou de la communauté internationale.

 

Des observateurs nationaux ont noté avec inquiétude que le président Faustin Archange Touadera est sous l’influence directe de la Russie et du groupe Wagner. Ils affirment que Wagner impose une terreur généralisée dans le pays, contrôlant non seulement les décisions sécuritaires mais aussi politiques. Selon ces observateurs, le groupe Wagner terrorise la population, d’emprisonner et d’expulser des personnes à sa guise. Les soldats centrafricains, y compris les gendarmes comme les policiers  sont réduits à de simples outils de jeu, sans véritable pouvoir de décision. Faustin Archange Touadera, quant à lui, accepte passivement les directives imposées par la Russie et Wagner, renforçant ainsi un climat de peur et de répression dans le pays.

 

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L’état chaotique de route entre Mbaïki et Boda, une nouvelle tragédie

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L’état chaotique de route entre Mbaïki et Boda, une nouvelle tragédie

 

Centrafrique.org/degradation-routiere-un-cauchemar-pour-mbaiki-et-boda/degradation-alarmante-de-la-route-mbaiki-boda-en-saison-des-pluies/” rel=”attachment wp-att-76491″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Degradation-Alarmante-de-la-Route-Mbaiki-Boda-en-Saison-des-Pluies-450×338.jpg” alt=”La Dégradation Alarmante de la Route Mbaïki-Boda en Saison des Pluies” width=”450″ height=”338″ />
La Dégradation Alarmante de la Route Mbaïki-Boda en Saison des Pluies

 

 

Un véhicule de transport en commun s’est renversé mardi dernier à 20 km de Boda, causant un mort et quatre blessés. Cet accident, survenu sur une route en mauvais état, met en cause l’inaction du gouvernement concernant l’entretien des infrastructures routières entre Mbaïki et Boda.

 

Bangui, 14 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un véhicule de transport en commun s’est renversé mardi dernier à 22 km de la sous-préfecture de Boda, dans la Lobaye, causant un mort et quatre blessés, laissant une cinquantaine de personnes sous le choc. Le véhicule avait quitté Bangui en direction de Nola, chef-lieu de la Sangha-Mbaéré.

 

Le maire de Boda, Aimé Barthélémy, a rapporté l’incident survenu aux environs de 10h, mardi 11 juin 2024. Selon ses déclarations, le véhicule a fait une chute à 20 km de Boda, entraînant la mort d’une femme. Lors de sa visite à l’hôpital, il a constaté la présence de quatre blessés graves et d’autres blessés légers.

 

Barthélémy pointe du doigt la dégradation avancée de la route sur le tronçon Mbaïki-Boda comme la cause principale de l’accident. Il appelle le gouvernement à intervenir rapidement pour réhabiliter cette route, soulignant que les accidents sont fréquents en raison de son état déplorable. Selon lui, cela fait plusieurs années que cette route n’a pas été réhabilitée, aggravant ainsi les risques d’accidents.

 

En réalité, Aimé Barthélémy réitère son appel urgent au gouvernement pour la réhabilitation de la route Mbaïki-Boda, soulignant que la situation ne peut plus durer et que des actions concrètes sont nécessaires pour éviter de nouveaux drames.

 

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PK5: La répression de Touadera s’intensifie, les droits de l’homme bafoués, déclare Abakar Zarma

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La répression de Touadera s’intensifie, les droits de l’homme bafoués, déclare Abakar Zarma

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-une-operation-des-forces-de-lordre-tourne-au-fiasco-au-marche-du-pk5/les-soldats-faca-les-gendarmes-et-les-policiers-appuyes-par-les-mercenaires-de-wagner-dans-le-marche-du-pk5-mamadou-mbaiki-ce-jeudi-22-septembre-2022/” rel=”attachment wp-att-59716″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou <a href=Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022″ width=”450″ height=”202″ />
Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022

 

Abakar Zarma, un observateur politique national,  rapporte que les actions répressives de Touadera à Km5 ont gravement porté atteinte aux droits de l’homme. Les enlèvements et les tueries se multiplient, plongeant les habitants dans l’insécurité et la peur. Voir l’intégralité de son texte ci-dessous.

 

Bangui, 14 juin 2024.

Par Abakar Zarma.

 

Km5, les goutes d’eaux commencent à dépasser le vase.

 

Le week-end dernier, à temps réel, la population civile centrafricaine de Km5 s’est manifestée vis-à-vis de l’injustice que le régime autoritaire de Touadera leur inflige. Depuis deux mois au vue et au su de la communauté internationale que les enlèvements et les tueries sont multipliés dans Bangui précisément au Km5, un quartier populaire du troisième arrondissement.

Malgré que la constitution centrafricaine permette aux citoyens civils de se manifester pacifiquement pour dire non à l’injustice et à tout ce qui ne va pas au pays, mais dommage que le régime de Touadera ne donne pas la chance à ces derniers. Le droit de l’homme est bafoué en Centrafrique, trop d’arrestations arbitraires et injuste en Centrafrique.

Depuis le moi d’avril jusqu’à maintenant y a eu plus de 35 personnes enlevées et certaines sont disparues sans nouvelle ni trace. Le Km5 est le quartier populaire et commercial de la Centrafrique, donc toute une diversité culturelle et économique. Y a toutes les appartenances et c’est un lieu de cohésion sociale nationale et internationale. Y a plus la sécurité, la population civile centrafricaine y compris les étrangers vivants là-bas sont dans les inquiétudes, la peur et la crainte.

Touadera a prêté le serment pour garantir la sécurité, la paix, la liberté d’expression, la libre circulation des biens et des personnes y compris la sécurité des étrangers vivants en Centrafrique.  Mais dommage qu’il n’a pas tenu à sa promesse.

Nous, en tant que citoyens dudit quartier,  nous dénonçons cette discrimination et cette mauvaise gestion de Touadera. Nous appelons la communauté nationale et internationale au témoigne des projets que Touadera a mis en place pour exterminer une minorité Centrafricaine.

Nous sommes pour la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la bonne cohabitation en Centrafrique. Nous voulons voir le peuple centrafricain vit sa liberté totale chez lui.

 

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Des étudiants centrafricains piégés par le conflit au Soudan

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Des étudiants centrafricains piégés par le conflit au Soudan

 

Centrafrique.org/dernieres-minutes-les-mercenaires-russes-sont-sur-le-point-de-quitter-la-republique-centrafricaine/mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-56655″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-450×281.jpg” alt=”Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye arrêtés au Soudan” width=”450″ height=”281″ />
Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye en escale au Soudan. CopyrightDR

 

Des étudiants centrafricains, venus au Soudan pour poursuivre leurs études, sont actuellement bloqués au port Soudan en raison du conflit en cours. Ne pouvant pas retourner chez eux, ils vivent dans des conditions précaires et demandent une aide urgente de la part des autorités centrafricaines pour les rapatrier.

 

Bangui, 14 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Munir Saddam, l’un de ces étudiants, résidant temporairement au Soudan du Sud, décrit leur situation désespérée :

« Nous sommes venus ici pour nos études, mais avec le conflit qui continue, nous ne pouvons plus les poursuivre. Ceux qui se trouvent encore à Port Soudan vivent dans des conditions très difficiles, car la ville est constamment menacée. Ils n’ont nulle part où dormir et sont souvent contraints de passer la nuit au bord de la route».

 

Les étudiants bloqués implorent le gouvernement centrafricain d’intervenir rapidement pour les rapatrier.

« Nous demandons avec insistance aux autorités de nous aider. Nous avons eu la chance de quitter Port Soudan pour le Soudan du Sud, mais notre situation humanitaire reste difficile. Toutefois, nous vivons dans un peu plus de paix ici », ajoute Munir.

 

La situation de ceux restés à Khartoum et Port Soudan est particulièrement préoccupante. Sans moyens pour assurer leur sécurité ou subvenir à leurs besoins, ils se retrouvent dans une détresse profonde. Jusqu’à présent, le gouvernement centrafricain, par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, n’a pas encore réagi officiellement à cette situation critique.

 

Ce n’est pas la première fois que les ressortissants centrafricains se trouvent abandonnés au Soudan. Au début du conflit, c’est le Tchad qui a apporté son soutien pour évacuer les Centrafricains du Soudan, alors que le gouvernement centrafricain restait inactif, se contentant de discours sans effet. Aujourd’hui encore, malgré les appels désespérés des étudiants et des familles bloqués au Soudan, le gouvernement reste sourd à leur détresse.

 

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Réfugiés soudanais à Bria : des conditions de vie déplorables

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Réfugiés soudanais à Bria : des conditions de vie déplorables

 

Anti-Balaka-a-bria/trois-femmes-et-un-enfant-dans-le-camp-des-deplaces-de-pk3-de-bria-en-Centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-34227″ data-wpel-link=”internal”>dans le camp des déplacés du PK3 de bria
Dans le camp des déplacés du PK3 de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Les réfugiés soudanais à Bria, dans la Haute-Kotto, au nombre de plus de 7 000, font face à une précarité alarmante. Installés sur le site de Rabat, ils manquent de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux. Le député de Bria exhorte le gouvernement et les ONG à intervenir rapidement pour leur fournir l’aide nécessaire.

 

Bangui, 14 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Depuis le début du conflit au Soudan, des milliers de réfugiés ont fui les hostilités pour chercher refuge en Centrafrique. À Bria, dans la Haute-Kotto, ils sont plus de 7 000 à s’être installés sur le site de Rabat, situé sur la route de Ouadda. Le député Sylvain Max Balenda, qui représente cette région, tire la sonnette d’alarme sur la situation désastreuse de ces réfugiés.

 

« Les réfugiés soudanais vivent actuellement dans des conditions de vie déplorables. On leur a attribué une parcelle pour leur réinstallation, mais les habitations de fortune qu’ils construisent ne suffisent pas. Ils ont besoin de toute urgence d’eau potable, de soins médicaux et de nourriture », déclare Sylvain Max Balenda.

 

Malgré les promesses d’assistance, les réfugiés attendent en vain une aide humanitaire adéquate.

« Ils ont attendu en vain une assistance humanitaire d’urgence. La situation est critique, et nous demandons au ministère de l’Action Humanitaire ainsi qu’aux ONG internationales d’agir rapidement », insiste le député.

 

Le député Sylvain Max Balenda appelle également à l’aide pour les déplacés internes du site de PK3, dans le centre de Bria, qui vivent dans des conditions similaires.

« Les déplacés de Pekatwa connaissent la même situation. Nous plaidons pour qu’on leur vienne en aide et qu’on mette tout en œuvre pour leur retour au quartier », ajoute-t-il.

 

Les conditions de vie sur le site de Rabat sont extrêmement précaires. Les réfugiés doivent lutter quotidiennement pour survivre, sans accès à des services de base. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables dans cette crise humanitaire.

 

L’inaction du gouvernement centrafricain face à cette situation est vivement critiquée par les habitants de Bria.

« Le président de la République ne veut plus entendre parler des sites de déplacés internes, mais il est impératif que des mesures soient prises pour aider ces personnes en détresse », conclut Balinda.

 

L’appel du député et la détresse des réfugiés soudanais à Bria soulignent la nécessité d’une réponse rapide et efficace pour alléger leurs souffrances et leur offrir une vie digne.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Faustin-Archange Touadéra : Des Milliards pour Wagner, Zéro pour les Routes, Zéro pour les écoles

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Faustin-Archange Touadéra : Des Milliards pour Wagner, Zéro pour les Routes, Zéro pour les écoles

 

Minusca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Rehabilitation-de-la-Route-Bossembele-Bossangoa-par-la-MINUSCA-450×253.jpg” alt=”Un bulldozer de la MINUSCA réhabilite la route Bossembélé-Bossangoa en République centrafricaine.” width=”450″ height=”253″ />
Un bulldozer de la MINUSCA réhabilite la route Bossembélé-Bossangoa, facilitant ainsi la circulation pour les habitants de la région. CopyrightMinusca

 

Depuis l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra au pouvoir, les fonds publics sont massivement détournés vers les mercenaires de Wagner. Pendant ce temps, les infrastructures routières et les bâtiments publics restent en ruine, montrant l’abandon total des responsabilités étatiques par le gouvernement centrafricain.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le gouvernement centrafricain est largement critiqué par ses citoyens pour son inaction en matière d’infrastructures routières et de bâtiments publics, laissant la MINUSCA s’occuper de ces responsabilités. Les habitants des provinces doivent leur sécurité et leurs infrastructures à la MINUSCA, qui prend en charge la reconstruction des bâtiments administratifs et des routes.

 

En effet, depuis plus de six ans, les fonds publics sont prioritairement dirigés vers le paiement des mercenaires de Wagner, laissant de côté les besoins essentiels du pays et du peuple centrafricain. Cette situation est flagrante sur la route Bossembele-Bossangoa, récemment réhabilitée par le génie militaire péruvien de la MINUSCA. Cette intervention, selon la Minusca qui le confirme,  permet à près de 400 000 personnes de circuler librement et de vendre leurs produits agricoles, soulignant ainsi l’abandon des devoirs étatiques par le gouvernement centrafricain.

 

La MINUSCA, déployée pour la protection des civils et la stabilisation du pays, se retrouve à combler les lacunes laissées par un gouvernement absent et incompétent. Les travaux de réhabilitation entrepris par la MINUSCA incluent non seulement les routes, mais aussi les bâtiments scolaires et administratifs, des tâches qui devraient incomber à l’État.

 

Pendant ce temps, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra continue de dépenser des milliards pour Wagner, une force mercenaire russe accusée de nombreuses violations des droits de l’homme. Les infrastructures de base, telles que les écoles et les routes, restent négligées, aggravant les conditions de vie des citoyens.

 

Les critiques à l’égard du gouvernement se multiplient. Les habitants de Bangui et des provinces sont exaspérés par l’inaction de l’État et la dépendance croissante envers la MINUSCA pour des tâches élémentaires. Les routes en mauvais état, les écoles sans équipement adéquat et l’absence de services publics montrent clairement l’incapacité du gouvernement à gérer les affaires du pays.

 

Le contraste entre les investissements massifs dans les forces mercenaires et le manque total d’investissement dans les infrastructures essentielles est frappant. Alors que des milliards sont dépensés chaque année pour Wagner, les routes et les écoles restent dans un état de délabrement avancé.

 

Cette situation révèle l’échec du gouvernement à répondre aux besoins fondamentaux de la population. La MINUSCA, bien que ne remplaçant pas un gouvernement légitime, devient un acteur clé dans la fourniture des services publics, comblant un vide laissé par un État défaillant. Le mécontentement grandit parmi les citoyens, qui voient leur gouvernement investir dans la violence plutôt que dans le développement.

 

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Bar Forêt de Carnot à Gobongo : Une Mère de 7 Enfants Tuée par une Balle Perdue lors d’une Altercation entre les forces de l’ordre

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Bar Forêt de Carnot  à Gobongo : Une Mère de 7 Enfants Tuée par une Balle Perdue lors d’une Altercation

 

Centrafrique.org/Centrafrique-appel-a-la-resistance/visite-camp-kassai-bangui-le-24-janvier-2010-2/” rel=”attachment wp-att-60075″ data-wpel-link=”internal”>Un soldat FACA de forces armées centrafricaines.
Un Soldat FACA de forces armées centrafricaines. Visite camp Kassai, Bangui le 24 janvier 2010.

 

 

Une mère de sept enfants a été tuée devant le bar Forêt de Carnot à Gobongo, à la sortie nord de Bangui, lors d’une altercation entre des éléments des forces de l’ordre. Les faits se sont produits aux environs de 21 heures dans le huitième arrondissement de Bangui. Selon les témoins, une dispute a éclaté entre des policiers et un militaire, et une balle perdue a atteint la femme, causant sa mort sur le coup.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le père de la victime, Louis Bosco-Yamengi, a exprimé sa colère et son désespoir, demandant justice et l’organisation des obsèques par les autorités.

« Hier, aux environs de 21 heures, quelqu’un m’a contacté pour m’informer que ma fille a été tuée par balle. La victime est une veuve mère de sept enfants. Elle était sortie au bord de la route pour acheter de quoi manger. Selon les témoins, deux policiers et un militaire se sont bagarrés. Le militaire voulait s’échapper et l’un des policiers a pris son arme pour lui tirer dessus, mais dans la bousculade, la balle a atteint ma fille au niveau de la poitrine et elle est morte », a-t-il déclaré.

 

Le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’hôpital de l’Amitié. Louis Bosco-Yamengi a souligné l’urgence d’obtenir de l’aide pour organiser les obsèques, menaçant d’abandonner le corps à la morgue faute de moyens.

« Ces sept enfants, comment je vais prendre soin d’eux ? Ma femme est déjà décédée. Que la justice soit rendue parce que ma fille a été tuée de manière brusque », a-t-il ajouté.

 

Malgré les consignes strictes interdisant aux soldats et aux forces de l’ordre de circuler en armes et en tenue dans des lieux publics, ces directives sont souvent ignorées, entraînant des incidents tragiques comme celui-ci. Selon des sources policières, le présumé auteur du tir a été arrêté pour nécessité d’enquête. Des réflexions sont en cours pour l’organisation des obsèques.

 

Le bar Forêt de Carnot est situé à l’entrée de la rue Ruth Rolland, en face de l’ENERCA de Gobongo, dans le huitième arrondissement de Bangui. Ce lieu est très animé, à quelques dizaines de mètres du lycée privé Martin Luther King.

 

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Nana-Bakassa : Des Bandits Impitoyables Dépouillent et Torturent des Commerçants de Boguila

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Nana-Bakassa : Des Bandits Impitoyables Dépouillent et Torturent des Commerçants de Boguila

 

Centrafrique.org/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse-418×450.jpg” alt=”Motocycliste avançant sur une route rurale boueuse avec de lourdes charges.” width=”418″ height=”450″ />
un taxi moto sur une route boueuse

 

 

Dimanche dernier, des commerçants de Boguila revenant du marché de Bogaza ont été attaqués par des bandits armés à la sortie de la ville. Les assaillants ont dépouillé les victimes de plusieurs millions de francs CFA et les ont violemment battues. Les forces de Wagner, présentes à proximité, n’ont pas réagi.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

En effet, parmi les victimes, quasiment tous sont des habitants et commerçants de la ville de Boguila, qui étaient partis au marché hebdomadaire dans le village de Bogaza, située à 20 kilomètres de Nana-Bakassa. Après avoir effectué leurs activités commerciales, ils sont tombés dans une embuscade tendue par des coupeurs de route à la sortie nord du village de  Bogaza. Les assaillants, nombreux, ont dépouillé un à un les commerçants de leurs biens.

 

Un des commerçants, très connu à Boguila, possédant 8 millions de francs CFA et de l’or dans son sac, a été totalement dévalisé. Les bandits ont également pris de l’argent et des marchandises appartenant aux autres commerçants. Ceux qui ne disposaient de rien ont été sévèrement battus et torturés par les assaillants. Heureusement, aucune victime n’a été tuée. Après cette attaque brutale, les commerçants ont pu poursuivre leur chemin vers Boguila. Même l’imam de Boguila a également été pris en étau par les assaillants.

 

Malgré la présence des forces de Wagner à Nana-Bakassa, celles-ci n’ont rien fait pour intervenir. Les victimes rapportent que les forces de Wagner, visiblement épuisées et craintives face aux bandits armés, ont préféré rester sur place, abandonnant les commerçants à leur sort. Ces derniers se sont retrouvés seuls face à la violence des coupeurs de route, illustrant une situation de grande insécurité dans cette localité.

 

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Samba-Panza : votre Démenti Masque-t-il le Soutien à Touadéra pour les Élections de 2016 ?

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Samba-Panza : votre Démenti Masque-t-il le Soutien à Touadéra pour les Élections de 2016 ?

 

Centrafrique.org/rca-le-pacte-ou-lentente-cordiale-touadera-samba-panza/lex-chef-detat-de-transition-catherine-samba-panza-et-le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-17-janvier-2020-2/” rel=”attachment wp-att-42533″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/lex-chef-dEtat-de-transition-catherine-samba-panza-et-le-chef-de-lEtat-faustin-archange-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-17-janvier-2020-450×300.jpg” alt=”l’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020″ width=”450″ height=”300″ />
L’ex-chef d’État de transition Catherine Samba-Panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

Dans son récent communiqué, Catherine Samba-Panza dément les accusations de fraude électorale en faveur de Faustin-Archange Touadéra lors des élections de 2016. Elle affirme que ces allégations sont infondées et visent à ternir sa réputation. Toutefois, de nombreux Centrafricains restent convaincus que Samba-Panza a joué un rôle clé dans la manipulation du scrutin, orchestrant un soutien décisif à Touadéra.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les élections présidentielles et législatives de 2016 en République Centrafricaine restent au centre de vives controverses. Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la Transition, est accusée d’avoir manipulé le scrutin en faveur de Faustin-Archange Touadéra. Ces accusations sont relancées par des journalistes et activistes politiques qui soutiennent que Samba-Panza, avec la complicité de la France de François Hollande et d’autres acteurs internationaux, y compris la Minusca, a orchestré une fraude massive dès le premier tour, et valider cela au second tour.

 

Le communiqué de Catherine Samba-Panza, publié le 11 juin 2024, tente de dissiper ces accusations. Elle affirme que la gestion des élections de 2016 relevait de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et que le processus s’est déroulé de manière transparente et équitable. Pourtant, de nombreux Centrafricains croient fermement que Samba-Panza, liée par des liens familiaux à l’épouse de Touadéra, a utilisé sa position pour garantir la victoire de ce dernier.

 

Selon les centrafricains, Samba-Panza aurait non seulement facilité l’accession de Touadéra au pouvoir mais aurait également bénéficié de privilèges en échange de son soutien. Ces privilèges incluraient une immunité tacite et des avantages divers, accusations que Samba-Panza réfute catégoriquement dans son communiqué. Elle insiste sur le fait qu’elle n’a jamais accepté de faveurs et qu’elle a toujours respecté les principes de transparence et d’équité.

 

Les centrafricains soulignent également que Faustin-Archange Touadéra, alors peu connu sur la scène politique en 2016, a été “fabriqué” et soutenu massivement par des acteurs nationaux et internationaux influents, dont la France et la Minusca dès le premier tour. Ils rappellent que Touadéra n’a pas mené de campagne électorale visible, ce qui renforce les soupçons de manipulation orchestrée par des figures de l’ombre, dont Samba-Panza, la France et la Minusca.

 

La situation actuelle du pays, marquée par l’instabilité et la présence dominante des forces russes et du groupe Wagner, est souvent citée comme conséquence directe de la présidence de Touadéra. Beaucoup de Centrafricains estiment que le pays est plongé dans le chaos et que Samba-Panza porte une part de responsabilité pour avoir favorisé l’ascension de Touadéra.

 

Le démenti de Catherine Samba-Panza n’a pas réussi à apaiser les tensions. Au contraire, il a ravivé les débats sur la légitimité des élections de 2016 et le rôle qu’elle aurait joué. Les critiques restent convaincus que Samba-Panza, en collaboration avec la France et d’autres alliés, a manipulé les élections pour installer Touadéra au pouvoir, plongeant ainsi le pays dans une crise profonde.

 

La Cellule de Communication de l’Ancienne Présidente de la Transition de la République Centrafricaine reste ferme sur sa position, affirmant que toutes les actions de Catherine Samba-Panza étaient dans l’intérêt du pays et respectaient les lois en vigueur. Cependant, la méfiance et la colère d’une partie de la population demeurent, nourries par les souvenirs d’une élection controversée et les difficultés actuelles du pays.

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Sanga-Mbaéré : La montée inquiétante de la justice populaire

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Sanga-Mbaéré : La montée inquiétante de la justice populaire

 

Centrafrique.org/la-penurie-de-pieces-de-monnaie-a-nola-les-commercants-se-tournent-vers-les-eglises/rondpoint-de-la-ville-de-nola-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-64858″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rondpoint-de-la-ville-de-Nola-en-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine

 

La justice populaire connaît une recrudescence inquiétante en Sanga-Mbaéré. Les autorités locales et les leaders communautaires multiplient les efforts pour sensibiliser la population aux dangers de ces pratiques, qui compromettent la sécurité et les droits fondamentaux des citoyens.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Lors d’une récente réunion à Nola, une trentaine de participants, comprenant des autorités locales, des leaders religieux et des membres du conseil local de la jeunesse, ont discuté de cette problématique croissante. Bruno Jacquelin Grianda, chef de service préfectoral des affaires sociales de la Sanga-Mbaéré, a insisté sur l’importance de ces discussions :

“Nous devons collaborer pour sensibiliser la communauté et mettre fin à ces pratiques”.

 

Selon des sources locales, la méconnaissance de la loi est un facteur clé dans la multiplication des cas de vindictes populaires. Les habitants, souvent mal informés, se tournent vers des solutions extrajudiciaires. Benjamin Soye Baotu, chef de groupe Mambéré 2, a pris l’engagement de communiquer activement sur ce sujet :

“Je vais commencer par sensibiliser mes voisins et la communauté, puis informer les chefs locaux”.

 

Tatiana Tolmon, mobilisatrice communautaire au projet Séni Plus, voit dans cette initiative un début de solution pour endiguer la justice populaire dans la préfecture de la Sanga-Mbaéré.

“Nous devons beaucoup sensibiliser pour que nos concitoyens comprennent la gravité de la justice populaire et se tournent vers la justice formelle”, a-t-elle expliqué.

 

Les personnes accusées de sorcellerie sont souvent les premières victimes de ces vindictes populaires. La perte de confiance en la justice officielle est en partie responsable de ces dérives. Une équipe du préfet intérimaire, accompagnée par la Minusca, sillonne actuellement la préfecture pour sensibiliser la population sur les dangers de ces pratiques et encourager le recours à la justice formelle.

 

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Communiqué de Presse de l’UPC : Réfutation des Déclarations de Monsieur Ousmane Abakar

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Communiqué de Presse de l’UPC : Réfutation des Déclarations de Monsieur Ousmane Abakar

Centrafrique.org/monsieur-ousmane-abakar-accuse-de-diffuser-des-fausses-informations/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Monsieur-Ousmane-Abakar-accuse-de-diffuser-des-fausses-informations-208×450.png” alt=”Monsieur Ousmane Abakar en uniforme militaire, faisant une déclaration sur les réseaux sociaux” width=”208″ height=”450″ />
Monsieur Ousmane Abakar prétend être membre de la CPC dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

 

 

 

L’Unité Pour la Paix en Centrafrique (UPC), membre signataire de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dénonce les déclarations mensongères de Monsieur Ousmane Abakar. Ce dernier a récemment diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux, prétendant que lui et son groupe sont affiliés à la CPC. Le général d’armée Ali Darrassa Mahamat, coordinateur militaire et chef d’état-major général de l’UPC, a fermement réfuté ces affirmations dans un communiqué signé et daté du 11 juin 2024.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Selon le communiqué, Monsieur Ousmane Abakar et son équipe ne font pas partie des combattants de la CPC, mais sont plutôt membres des milices d’auto-défense de Mboki. Ces milices ont agi pour protéger leurs biens familiaux face aux attaques des miliciens Azandé, actuellement baptisé Wagner Ti Azandé. Monsieur Abakar, craignant d’être arrêté par les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés mercenaires de Wagner, a choisi de déposer les armes, manipulé par certains membres du gouvernement et responsables locaux.

 

L’UPC accuse clairement Monsieur Ousmane Abakar de collaborer avec les mercenaires de Wagner pour propager des mensonges. Le général d’armée Ali Darrassa Mahamat appelle les Centrafricains, en particulier ceux des régions Nord, Sud, Ouest et Est, à ne pas céder aux manipulations du gouvernement et de ses alliés. Il exhorte la population à se mobiliser et à rejoindre la CPC pour lutter contre leurs ennemis.

 

Ce communiqué officiel, signé par le général d’armée Ali Darrassa Mahamat, réaffirme la détermination de l’UPC à continuer de combattre pour la paix et la stabilité en République centrafricaine.

 

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Manque criant d’enseignants à Bria : une honte pour le gouvernement centrafricain

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Manque criant d’enseignants à Bria : une honte pour le gouvernement centrafricain

 

Centrafrique.org/rca-ndele-altercation-au-couteau-entre-deux-eleves-du-lycee-moderne/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-Centrafrique-7mars2019/” rel=”attachment wp-att-36071″ data-wpel-link=”internal”>Les élèves dans la cour de l'école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Image d’illustration des élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

À Bria, plus de 20 enseignants ont déserté leur poste, laissant les élèves sans instruction. Le gouvernement reste silencieux, tandis que les parents sont contraints de payer pour des enseignants volontaires. Cette situation, résultat d’une négligence flagrante, montre l’incapacité du gouvernement à garantir l’éducation des enfants.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les élèves du lycée de Bria sont les principales victimes de cette défaillance. En pleine période d’examens, seuls cinq enseignants titulaires sont présents pour dispenser les cours à plus de 2 200 élèves. Les parents, désespérés, sont obligés de cotiser 250 francs CFA par mois pour rémunérer des enseignants volontaires.

 

Le député de Bria 1, Sylvain Max Balenda, a exprimé sa colère face à cette situation intolérable.

“Nous avons rencontré le proviseur qui nous a assuré que 15 professeurs titulaires avaient été affectés. Cependant, beaucoup d’entre eux ont refusé de prendre leur poste à Bria, préférant rester à Bangui. Aujourd’hui, ce sont les parents qui doivent financer l’éducation de leurs enfants”, a-t-il déclaré.

 

Cette situation met en évidence l’inaction du gouvernement, qui semble indifférent aux difficultés que rencontrent les élèves et leurs familles. Les enseignants titulaires absents ne sont pas rappelés à l’ordre, et aucune mesure concrète n’est prise pour remédier à ce manque criant de personnel éducatif. Pendant ce temps, les élèves se retrouvent à payer pour une éducation qu’ils devraient recevoir gratuitement.

 

L’approche des examens aggrave encore la situation. Les élèves, mal préparés en raison de l’absence de leurs enseignants, doivent affronter des épreuves sans avoir pu bénéficier d’un enseignement de qualité. “Ces jeunes sont contraints de se débrouiller seuls, sans l’encadrement nécessaire. Le gouvernement les abandonne littéralement à leur sort,” s’insurge Sylvain Max Balenda.

 

Cette crise éducative à Bria est le reflet d’une gestion catastrophique du système éducatif par les autorités centrafricaines. Alors que l’éducation devrait être une priorité nationale, le gouvernement montre une indifférence coupable, mettant en péril l’avenir de toute une génération. Les parents et les élèves de Bria, eux, n’ont d’autre choix que de continuer à se battre pour une éducation digne de ce nom.

 

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Lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme : un soutien majeur du Fonds mondial  au gouvernement centrafricain  

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Lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme : un soutien majeur du Fonds mondial  au gouvernement centrafricain  

 

Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population-450×300.jpg” alt=”Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population lors de son point de presse à Bangui le 7 avril 2024 à Bangui.” width=”450″ height=”300″ />
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population

 

 

Le Fonds mondial  et le ministère de la Santé centrafricain s’engagent à lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Avec un financement de 170 millions d’euros pour 2024-2026, ce partenariat vise à renforcer les soins et l’accès aux traitements en Centrafrique.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Lundi dernier, à Bangui, le Fonds mondial a confirmé son engagement en octroyant au ministère de la Santé une enveloppe de plus de 170 millions d’euros, soit plus de 112 milliards de francs CFA. Nathalie Brichet, gestionnaire de Portefeuille-Afrique de l’Ouest et du Centre, a souligné l’importance de ce soutien :

“Nous sommes résolument engagés aux côtés de la République centrafricaine pour lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Ce financement marque le début d’une stratégie ambitieuse pour améliorer l’équité et l’accès aux soins”.

 

La nouvelle enveloppe vise à améliorer la couverture sanitaire en Centrafrique, notamment par la mise en place de services intégrés pour la population. Cette stratégie inclut des actions spécifiques à Bangui ainsi que dans les régions hors de la capitale, en insistant sur l’engagement communautaire.

 

Le ministre de la Santé, Dr. Pierre Somsé,  a exprimé sa gratitude envers ces partenaires, précisant que les priorités incluront la distribution de traitements antirétroviraux, des programmes de prévention et des campagnes de dépistage. “Nous devons garantir que chaque Centrafricain ait accès aux soins nécessaires, où qu’il se trouve,” a-t-il déclaré.

 

Cette démarche intervient dans un contexte de besoin urgent de renforcement du système de santé en Centrafrique. Le financement du Fonds mondial et de Bayer-Quala est crucial pour assurer une réponse efficace aux défis sanitaires que pose le pays. Les premiers projets financés par cette enveloppe débuteront dès le début de l’année 2024, avec un suivi rigoureux pour garantir l’atteinte des objectifs fixés.

 

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Centrafrique : Quatre ans après les inondations, les sinistrés toujours sans abri

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Centrafrique : Quatre ans après les inondations, les sinistrés toujours sans abri

 

Centrafrique.org/inondations-a-bangui-promesses-vaines-du-gouvernement-face-a-une-crise-persistante/inondation-quartier-sato-pk10-le-20-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-69865″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/inondation-quartier-sato-pk10-le-20-mai-2020-450×337.jpg” alt=”inondation quartier sato pk10. CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />
inondation quartier sato pk10. CopyrightCNC

 

 

En République centrafricaine, les inondations de 2019 ont laissé de nombreux sinistrés sans abri. Quatre ans plus tard, des familles continuent de vivre sur les sites de déplacés, faute de moyens pour reconstruire leurs maisons.

 

Bangui, 13 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Sur le site des déplacés de Koudjou, Suzanne, âgée d’une soixantaine d’années, appelle ses petits-enfants à se protéger du soleil. “On a des enfants, mais vu nos conditions, ils ne peuvent pas vivre avec nous. Ils sont hébergés chez des parents pour aller à l’école”, explique-t-elle. Suzanne vend des pailles et des fagots pour se nourrir, sans possibilité de reconstruire sa maison détruite.

 

Emile, un autre sinistré, tente de rebâtir sa maison écroulée lors des inondations de 2019.

“La construction est au niveau des piliers, mais il manque des moyens pour la toiture. Je pense utiliser les vieilles tôles de mon ancienne maison détruite”. Pour gagner de l’argent, il débroussaille des terrains et effectue divers travaux.

 

À l’ancien site de Socada, Esther vit sous des huttes en bâches déchirées, luttant pour nourrir son bébé de neuf mois. “On a tout perdu lors des inondations. Vendre des fretins au marché ne suffit pas. Mon époux nous soutient selon ses revenus journaliers. S’il ne trouve pas de travail, on ne mange pas”, confie-t-elle. Le dispensaire de Kwanga prend en charge les enfants malades.

 

Les inondations de 2019 ont touché plus de 70 000 personnes en République centrafricaine. Malgré l’assistance du gouvernement et des ONG, certains sinistrés restent sur les sites, préoccupés par leur avenir avec la saison des pluies qui approche.

 

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