lundi, septembre 14, 2026
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Ce n’est pas une attaque du PRNC, mais une opération des FACA qui tourne au fiasco près de Sam-Ouandja, un mort

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Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-Centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Une opération des Forces armées centrafricaines (FACA) s’est soldée par la mort d’un sous-officier le 21 septembre dernier, à 7 km de Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Contrairement aux informations diffusées par certains médias, il ne s’agissait pas d’une attaque de groupes armés du PRNC, mais d’une initiative des FACA qui a mal tourné.

 

Selon nos sources, un homme armé, probablement un rebelle du PRNC,  était venu s’approvisionner dans le village de Yangou Angouba, à 7 kilomètres de Sam-Ouandja, sur l’axe Ouanda-Djallé. Informés, des soldats FACA ont quitté Sam-Ouandja pour venir tenter de l’arrêter. À leur arrivée, l’individu avait déjà quitté les lieux.

 

En patrouillant aux alentours, les militaires sont tombés dans une embuscade tendue par des rebelles. Un violent affrontement a éclaté, coûtant la vie à un sous-officier centrafricain. Les FACA ont dû se replier vers Sam-Ouandja.

 

Par la suite, une unité de Mercenaires russes est intervenue en renfort. Ensemble, Russes et FACA sont retournés à Yangou Angouba où ils ont procédé à l’arrestation de quatre civils, dont une femme. Ces personnes n’auraient pourtant aucun lien avec l’opération initiale.

 

Un habitant de Sam-Ouandja témoigne : “Ils ont arrêté une dame qui aurait hébergé l’homme armé. Mais c’est faux, elle n’a rien à voir avec ça. Les quatre détenus risquent maintenant d’être transférés à Bangui pour être emprisonnés. C’est totalement injuste“.

 

Cette affaire pousse les centrafricains à s’interroger sur les méthodes employées par les forces de sécurité dans ce coin réculé du pays.

 

 

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Le grand bluff de Touadéra à l’ONU : un festival d’incohérences

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Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, à l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi 21 septembre 2022. PHOTO EDUARDO MUNOZ, REUTERS

 

Bangui, CNC. Le discours du président Faustin Archange Touadéra devant l’Assemblée générale des Nations Unies est un concentré d’absurdités et de mensonges. Ses propos, truffés de contradictions, dévoilent l’ampleur de la manipulation instrumentée par le régime de Baba Kongoboro.

 

Touadera à l’ONU: Une paix imaginaire.

 

Kongoboro ose parler d’une “situation sécuritaire relativement stable” en 2024. Cette affirmation est un affront à la réalité vécue par les Centrafricains. Les violences persistent dans de vastes régions du pays, notamment à l’est, nord  et au nord-ouest.

 

Un haut fonctionnaire de l’ONU en poste à Bangui, sous couvert d’anonymat, déclare : « Prétendre que la RCA est stable alors que des groupes armés contrôlent encore de larges portions du territoire est une insulte à l’intelligence. La présence russe a simplement déplacé les problèmes sans les résoudre ».

 

La farce démocratique de Touadera à l’ONU.

 

Le président Kongoboro vante un “ancrage démocratique” avec l’organisation prochaine d’Élections locales. Cette déclaration est d’un cynisme inouï. Kongoboro a lui-même détruit les fondements démocratiques du pays en modifiant la Constitution pour s’accrocher au pouvoir encore des années. Là c’est de la démocratie? Oui, à la poutine.

 

Sébastien Mbaïlo, un membre de la société civile c centrafricaine, s’indigne : « Touadéra ose parler de démocratie après avoir supprimé la limitation des mandats présidentiels et prolongé son règne. C’est une gifle au peuple centrafricain qui aspire à un véritable changement ».

 

Le mirage de la défaite des groupes armés.

 

Touadéra prétend que les groupes armés ne contrôlent plus de territoire. Cette affirmation est un mensonge éhonté, contredit par de nombreux rapports d’ONG et de l’ONU. De larges zones échappent toujours à l’autorité de Bangui.

 

Un rapport confidentiel de l’ONU, consulté par notre rédaction, révèle : « Au moins 50% du territoire centrafricain reste sous l’influence directe ou indirecte de groupes armés, malgré la présence des Mercenaires russes. La situation est loin d’être maîtrisée. Touadera pense que contrôler les villes signifie contrôler la totalité du pays, or, les gens ne peuvent même pas circuler à plus de 5 kilomètres de leur ville, et même les soldats de l’armée nationale aussi  ».

 

Le pillage des ressources : l’hypocrisie au sommet traduit par Touadera à l’ONU.

 

Baba Kongoboro accuse les groupes armés d’exploiter illégalement les ressources naturelles. Il passe sous silence le rôle prépondérant du groupe Wagner dans le pillage organisé des richesses du pays.

 

Un expert minier centrafricain témoigne : « Les Russes ont pris le contrôle de la majeure partie de l’exploitation aurifère et diamantifère. Ils ont remplacé les groupes armés dans ce business lucratif, avec la bénédiction du pouvoir. Touadéra ferme les yeux sur ce pillage en règle».

 

Des “défis” qui trahissent l’échec.

 

Touadéra évoque le besoin de construire des casernes et d’acquérir du matériel militaire. Ces demandes sont en contradiction totale avec ses précédentes déclarations triomphalistes sur la levée de l’embargo sur les armes.

 

Un ancien ministre centrafricain , sous couvert d’anonymat, explique : « Après avoir clamé victoire sur la levée de l’embargo, Touadéra avoue implicitement que l’armée reste sous-équipée. C’est la preuve éclatante de l’échec de sa politique sécuritaire ».

 

Un pantin de Moscou.

 

Les incohérences criantes du discours de Touadéra alimentent les soupçons sur son origine. De nombreux observateurs pensent que le texte a été rédigé par les conseillers russes du président.

 

« Ce discours ressemble à une mauvaise traduction du russe », ironise un diplomate africain. « Touadéra récite visiblement un texte qu’il ne comprend pas lui-même. C’est pathétique».

 

La prestation du président centrafricain à l’ONU expose au grand jour l’étendue de l’emprise russe sur le pouvoir à Bangui. Loin de convaincre, elle met en lumière les contradictions et le double langage d’un régime aux abois. La communauté internationale ne peut être dupe de cette mascarade grotesque.

 

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Panique à Kouango : la rumeur de “vols de sexe” resurgit

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Des gendarmes centrafricains en patrouille dans un quartier de Bangui . CopyrightAFP

 

Bangui, CNC. Une vague de peur déferle sur Kouango depuis une semaine. La rumeur de disparitions mystérieuses d’organes génitaux masculins agite à nouveau la population de cette ville de la préfecture de la Ouaka, située à 400 km à l’est de Bangui.

 

Ce vendredi 27 septembre, vers 7h du matin, près de 200 personnes en colère ont pris à partie 8 jeunes hommes, les accusant d’être responsables de ces prétendus “vols de sexe”. La foule a conduit de force les suspects à la gendarmerie, tirant en l’air avec des armes artisanales pour effrayer la population.

 

“C’est une réalité, j’ai constaté des cas où le sexe était réduit à moins d’un centimètre”, affirme Gaëlle Sokambi, président de la jeunesse de Kouango. Selon lui, 22 victimes présumées se trouveraient actuellement à l’église ELIM de la ville.

 

Certaines autorités locales, dont le chef de quartier, ainsi que des responsables religieux, confirment avoir observé ce phénomène inexpliqué. “Le sexe ne disparaît pas totalement, mais il est réduit de façon spectaculaire comme une craie”, témoigne un pasteur sous couvert d’anonymat.

 

Parmi les 8 suspects arrêtés, certains, dont la rédaction du CNC a pu les interroger, affirment venir de Bambari pour des soins traditionnels. D’autres se présentent comme d’anciens rebelles désarmé en attente d’intégration dans l’armée. Tous nient toute implication dans ces prétendus “vols de sexe”.

 

Il y a quelques semaines, une rumeur similaire avait semé le trouble à Bangui, poussant le gouvernement à menacer de poursuites judiciaires ceux qui propageraient ces allégations. Malgré cela, la psychose semble gagner du terrain dans le pays.

 

Les autorités appellent au calme et à ne pas céder aux rumeurs, tandis qu’une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette affaire qui plonge Kouango dans l’inquiétude.

 

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La gendarmerie de Bémal : un système d’extorsion mis en place qui prend de l’ampleur

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La gendarmerie de Bémal : un système d’extorsion qui prend de l’ampleur

 

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Dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA, la population vit sous le joug d’une gendarmerie corrompue. À Bémal par exemple, les forces de l’ordre censées protéger les citoyens se sont muées en prédateurs, instaurant un système mafieux d’une rare cynisme.

 

Une “justice” basée sur l’extorsion à la gendarmerie de Bémal.

 

À Bémal, les gendarmes ont instauré un système d’enquête pervers. Lors du dépôt d’une plainte, leur priorité n’est pas d’établir les faits, mais de déterminer si l’accusé a de la famille à l’étranger. Une source locale affirme : “Si c’est le cas, on va le maintenir, coûte que coûte, quoi qu’il en soit, il a raison ou tort”. Le but est évident : exercer une pression sur la famille pour soutirer de l’argent en échange de la libération du prévenu.

 

Cette pratique odieuse a pour objectif d’exploiter cyniquement la situation des réfugiés centrafricains natif de Mia-Pendé relocalisés aux États-Unis, au Canada, En Suède ou autres, après la crise successive qui a frappé le pays. Pour atteindre leur objectif, les gendarmes vont jusqu’à mener leurs propres investigations dans les quartiers pour identifier les familles ayant des membres hors du pays, transformant ainsi leur mission de protection en une véritable chasse aux rançons.

 

L’affaire de la statue de Bétoko : l’impunité en action à la gendarmerie de Bémal.

 

Le cas de la statue monumentale de Bétoko prouve une fois de plus l’ampleur de la corruption à la gendarmerie de Bémal. Un camion de marchandises venu de Bangui a détruit ce symbole de la ville construit par la jeunesse locale avec l’appui de la diaspora de Bétoko. Les jeunes, indignés, ont conduit le véhicule à la gendarmerie de Bémal pour exiger justice. Résultat : le camion a été libéré sans suite et a regagné Bangui, laissant la population abasourdie.

 

Face aux demandes d’explications des plaignants , le commandant de brigade de Bémal s’est dérobé, renvoyant les jeunes vers le commandant de compagnie de Paoua. Il a déclaré que “la décision est venue d’en haut”, exposant ainsi une chaîne de commandement où l’impunité semble être la norme.

 

Une trahison de la confiance publique.

 

Ces agissements sont d’autant plus choquants que la population avait accueilli avec espoir le retour des forces de sécurité après la crise. Au lieu de la protection attendue, c’est un système d’extorsion généralisé qui s’est installé. Notre source déplore : “C’est comme si on ne les payait pas. Ils n’ont pas de salaire, mais leur salaire, c’est au dos du peuple”.

 

Des questions sur la chaîne de commandement.

 

Cette situation pose de graves interrogations sur la responsabilité des plus hauts gradés. Le mutisme du directeur de la gendarmerie à Bangui et du directeur général de la police face à ces pratiques mafieuses des éléments de forces de l’ordre affectées dans les villes de province est incompréhensible. Pendant ce temps, la population de Lim-Pendé ou d’ailleurs souffre et perd toute confiance envers ceux qui devraient assurer sa protection.

 

Il est déterminant que les autorités de l’État prennent des mesures radicales pour mettre un terme à ce système d’extorsion. Sans une action immédiate et ferme, c’est la légitimité même de l’État centrafricain qui est en jeu dans la préfecture de Lim-Pendé.

 

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L’autorité nationale de lutte anti-mine en Centrafrique : une solution en trompe-l’œil

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Photo Minusca

 

Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain a récemment annoncé la création prochaine d’une autorité nationale de lutte anti-mine. Cette décision, présentée comme une avancée majeure, cache une réalité bien plus sombre sur l’origine et la prolifération de ces engins meurtriers dans le pays.

 

L’autorité nationale de lutte anti-mine : une réponse à un problème importé.

 

“Avant 2021 et l’arrivée massive des mercenaires russes de Wagner, la RCA ignorait le problème des mines terrestres”, affirme un ancien haut gradé de l’armée centrafricaine interrogé par la rédaction de Corbeau News Centrafrique sous couvert d’anonymat. “Le terrorisme, les engins explosifs improvisés, tout cela nous était étranger”. Pourtant, depuis cette date, ces armes perfides se multiplient dans tout le pays, avec une concentration inquiétante dans le nord-ouest et le centre.

 

Le gouvernement centrafricain, sur la pression du groupe Wagner,  tente d’attribuer la responsabilité de ce phénomène aux groupes rebelles. Mais les faits sur le terrain racontent une toute autre histoire. “Les rebelles eux-mêmes tombent parfois dans ces pièges mortels. En revanche, les Wagner n’en sont jamais victimes. Ils connaissent parfaitement les zones sûres”, souligne notre source militaire.

 

Les casques bleus de la Minusca interdits de déminés dans la Nana-Mambéré.

 

Plus troublant encore, en 2022, les casques bleus de la MINUSCA se sont vus interdire de mener des opérations de déminage par les mercenaires russes et les FACA. Sur l’axe stratégique Baboua-Nguia-Bouar, les Russes ont catégoriquement refusé l’intervention de l’ONU, allant jusqu’à accuser la MINUSCA de fournir ces mines aux rebelles.

 

“C’était une accusation grotesque et dangereuse”, analyse un expert en sécurité basé à Bangui. “Les Wagner tentent de manipuler l’opinion publique en rejetant la faute sur les rebelles et l’ONU. La réalité, c’est que ce sont eux qui ont importé et posé ces engins explosifs”.

 

L’autorité nationale de lutte anti-mine : un écran de fumée ?

 

Dans ce contexte, l’annonce d’une autorité nationale de lutte anti-mine pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. “Cette unité sera très probablement composée de Russes qui prétendront déminer ce qu’ils ont eux-mêmes posé. C’est une opération de communication destinée à masquer leur responsabilité”, estime notre expert.

 

Le gouvernement centrafricain semble pris au piège de sa propre stratégie. Plutôt que de créer une nouvelle autorité, il lui suffirait de demander à ses “partenaires” russes de cesser de disséminer ces engins mortels à travers le pays.

 

“Touadéra préfère jouer la comédie du déminage plutôt que d’affronter la réalité : ce sont ses alliés russes qui ont importé cette menace en RCA”, conclut notre source militaire. Cette situation démontre la perte de contrôle du pouvoir centrafricain sur sa propre sécurité nationale.

 

Les conséquences humanitaires de l’inaction.

 

Les populations civiles paient le prix fort de cette nouvelle menace. Des villages entiers se retrouvent isolés, coupés des marchés et des services essentiels par peur des mines. L’activité économique dans les zones rurales est gravement perturbée.

 

“Avant là, c’était grave. Nous avons peur même de circuler, ou de cultiver nos champs”, témoigne Marie, une agricultrice de la préfecture de Bocaranga. “Plusieurs de nos voisins  avaient perdu la vie ou ont été mutilés en voyageant simplement pour Achter ou vendre leurs produits. Nous n’avions plus où il est sûr de marcher.”

 

Un avenir incertain.

 

L’annonce de la création de cette autorité nationale de lutte anti-mine, loin d’être une solution, apparaît comme un aveu d’impuissance du gouvernement Touadéra. Incapable de contrôler ses “alliés” russes, le pouvoir centrafricain tente de sauver les apparences en proposant des solutions qui ne s’attaquent pas à la racine du problème.

 

“Tant que le gouvernement refusera d’admettre la responsabilité de Wagner dans cette crise, aucune solution durable ne sera possible”, conclut notre expert en sécurité. “La RCA risque de s’enfoncer dans un cycle infernal de violence et d’instabilité, au seul profit de russesétrangers”.

 

Le peuple centrafricain, lui, continue de payer le prix fort de ces jeux géopolitiques mortels. Entre les groupes armés, les mercenaires russes et un gouvernement à la dérive, l’espoir d’une paix durable semble s’éloigner chaque jour un peu plus.

 

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Axe Sibut-Wawa : quand la réhabilitation vire au cauchemar

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Axe Sibut-Wawa : quand la réhabilitation vire au cauchemar

 

Centrafrique.org/les-accidents-repetitifs-sur-laxe-sibut-grimari-un-mystere-persistant/camion-enlise-sur-la-route-boueuse-qui-relie-la-ville-de-sibut-a-grimari-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76264″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Camion-Enlise-sur-la-route-Boueuse-qui-relie-la-ville-de-Sibut-a-Grimari-en-Republique-Centrafricaine-338×450.jpg” alt=”Camion enlisé sur une route boueuse, République centrafricaine” width=”338″ height=”450″ />
Un camion lourdement chargé est enlisé sur une route en terre, illustrant les difficultés de transport sur l’axe Sibut-Grimari. CopyrightCNC#

 

 

Bangui, CNC. La réhabilitation de l’axe Sibut-Wawa, long de 65 kilomètres, s’effectue dans des conditions périlleuses. Ces travaux improvisés, lancés à quelques jours de l’arrivée du président Faustin-Archange Touadera à Bambari le 16 septembre 2024, exposent ouvriers et usagers à de graves risques.

 

Un chantier mortel en pleine saison des pluies.

 

Les pluies diluviennes n’ont pas freiné l’ardeur du gouvernement à mener ce projet coûte que coûte. Les ouvriers pataugent dans la boue, au milieu des engins, dans des conditions extrêmement dangereuses.

 

Paul, chauffeur de taxi-brousse Bangui-Bambari depuis 15 ans sur cet axe, témoigne : “Ce qu’ils appellent ‘réhabilitation’, c’est une honte. Ils ont juste jeté quelques pelletées de terre et non des graviers dans les nids-de-poule. Avec la pluie, c’est devenu une vraie pataugeoire. On risque nos vies et celles de nos passagers à chaque voyage. Le gouvernement se moque de nous avec ces travaux bâclés”.

 

Des usagers contraints d’emprunter un axe devenu très dangereux.

 

Paradoxalement, ce sont les usagers critiquant ces travaux qui doivent emprunter cette route périlleuse. Jeanne, commerçante, partage son expérience : “Je dois emprunter cette route trois fois par semaine pour aller au marché de Bambari. C’est un calvaire à chaque fois. Les travaux ont empiré la situation. On s’embourbe constamment, les marchandises sont abîmées. Et le pire, c’est de voir ces pauvres ouvriers travailler dans ces conditions dangereuses. Tout ça pour quoi ? Pour que la délégation présidentielle puisse rouler tranquille vers la ville de Bambari pendant sa visite ? C’est révoltant”.

 

Un gaspillage des ressources publiques.

 

Cette opération précipitée questionne l’utilisation des fonds publics. Le ministre des Travaux publics, Eric Rekosse Kamot, reste silencieux sur le coût de ces travaux hasardeux. Des rumeurs persistantes évoquent des surfacturations massives.

 

Une région négligée qui mérite mieux.

 

Ce replâtrage hâtif ne fait qu’accentuer le sentiment d’abandon ressenti par la population de ces localités. “On mérite mieux qu’un coup de pelle à la va-vite”, déclare un notable local. “Notre région a besoin d’un vrai plan de développement, pas de ces gesticulations dangereuses”.

 

L’axe Sibut-Wawa nécessite une réhabilitation sérieuse, planifiée et sécurisée. Il est urgent que le gouvernement cesse ces pratiques irresponsables qui mettent en danger la vie des citoyens. Les Centrafricains aspirent à des infrastructures dignes de ce nom, pas à des chantiers mortifères menés dans la précipitation.

 

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L’Église et le développement : Le rôle des communautés religieuses en Centrafrique

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Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion

 

Bangui, CNC. Dans son ouvrage percutant “L’Église et le Développement”, Elie Ouéifio, ancien ministre et ambassadeur centrafricain, examine la relation complexe entre les institutions religieuses et le progrès socio-économique en République centrafricaine. Présenté le 26 septembre 2024, ce texte offre une analyse approfondie des succès passés, des défis actuels et des perspectives futures de l’Église dans le développement du pays.

 

L’héritage développemental de l’Église en Centrafrique.

 

Elie Ouéifio souligne l’impact historique majeur de l’Église sur le développement centrafricain. Dans les années 1950-1970, l’Église a joué un rôle primordial :

 

  • Formation de leaders locaux polyvalents
  • Création d’infrastructures éducatives et sanitaires
  • Promotion de l’agriculture et de l’artisanat

 

Cette période a vu Bangui surnommée “la Coquette” et la RCA qualifiée de “Suisse africaine”, témoignant de l’influence positive de l’Église sur le développement national.

 

Obstacles contemporains au rôle de l’Église dans le développement.

 

OUEFIO identifie plusieurs facteurs ayant érodé l’influence positive de l’Église :

 

  1. Restrictions sur les activités extra-religieuses
  2. Divisions internes au sein des communautés religieuses
  3. Montée du sectarisme entre différentes dénominations
  4. Problèmes de corruption parmi certains fidèles haut placés
  5. Interprétation erronée des enseignements religieux

 

Ces éléments ont considérablement affaibli la capacité de l’Église à contribuer efficacement au développement du pays.

 

Stratégies pour revitaliser le rôle de l’Église dans le développement centrafricain.

 

L’auteur propose plusieurs pistes pour que l’Église retrouve son rôle moteur :

 

  • Retour aux valeurs fondamentales : unité, amour, vérité, justice et travail
  • Promotion de l’unité interconfessionnelle
  • Engagement concret dans des projets de développement
  • Renforcement de l’éducation éthique des fidèles
  • Encouragement du dialogue interreligieux

 

OUEFIO insiste sur l’importance d’une approche holistique, où l’Église redevient une “industrie en marche” au service du développement national.

 

L’Église et le développement : une synergie indispensable.

 

L’ouvrage d’Elie Ouéifio dévoile l’interdépendance entre l’Église et le développement en Centrafrique. Il cite le prophète Jérémie : “Recherchez le bien de la ville où je vous ai amenés en captivité, et priez l’Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien.” Cette citation résume la mission de l’Église dans le contexte centrafricain actuel.

 

L’auteur plaide pour une collaboration accrue entre toutes les communautés religieuses – chrétiennes, musulmanes et autres – pour stimuler le développement du pays. Il souligne que seule une approche unifiée, basée sur des valeurs morales solides et un engagement concret, permettra à la Centrafrique de surmonter ses défis actuels.

 

Perspectives d’avenir : l’Église comme catalyseur du développement.

 

OUEFIO conclut en appelant à un renouveau profond de l’Église centrafricaine, non seulement sur le plan spirituel mais aussi dans son engagement sociétal. Il affirme que l’Église, en retrouvant l’esprit de ses pionniers, peut redevenir un moteur puissant du développement national.

 

L’ouvrage “L’Église et le Développement” d’Elie OUEFIO offre ainsi une réflexion essentielle sur le rôle crucial des communautés religieuses dans le développement de la République centrafricaine. Il propose une vision où l’Église, forte de son histoire et de son influence, contribue activement à bâtir un avenir meilleur pour tous les Centrafricains.

 

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Face au gouvernement, le coordonnateur humanitaire en Centrafrique adopte une approche diplomatique

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Le coordonnateur de l’OCHA en République centrafricaine, Mohamed AG Ayoya

 

Bangui, CNC. Mohamed AG Ayoya, coordonnateur humanitaire en République centrafricaine (RCA), a récemment accordé une interview à la radio Ndékè Luka. Ses propos révèlent une approche plus diplomatique que strictement humanitaire.

 

Une posture délicate pour un coordonnateur humanitaire en Centrafrique.

 

L’homme tente visiblement de ménager le régime de Baba Kongoboro en place, tout en exprimant certaines réserves. Son optimisme affiché contraste avec la dure réalité du terrain. Le gouvernement centrafricain peine en effet à répondre aux besoins essentiels de sa population.

 

Malgré les discours sur le développement, la RCA reste plongée dans une misère profonde, comme l’a récemment souligné l’opposant Anicet Georges Dologuélé. Une grande partie des Centrafricains ne parvient pas à s’assurer un repas par jour. Dans ce contexte, parler de développement semble prématuré et ironique.

 

Le précédent programme national de développement, plus de milles milliards de francs CFA  s’est soldé par un échec, de l’aveu même du ministre de l’Économie. Le nouveau plan, d’un montant de 7000 milliards de francs CFA en plus, laisse perplexe quant à son financement et sa mise en œuvre.

 

Le coordonnateur humanitaire en Centrafrique entre optimisme et réalité.

 

Le coordonnateur humanitaire se montre pourtant optimiste. Il sait que ce programme constituera une manne pour les organisations humanitaires, qui en bénéficieront pour mener leurs actions auprès des populations. Cela explique sans doute sa volonté de ne pas froisser les autorités centrafricaines.

 

  1. Ayoya reconnaît néanmoins les graves problèmes de sécurité auxquels sont d’autres humanitaires. Le cas récent du pillage d’un centre de santé géré par Médecins Sans Frontières (MSF) vers la sous-préfecture de Markounda par des mercenaires russes est emblématique. Dans son communiqué, le MSF s’était gardé de désigner explicitement les responsables, parlant pudiquement “d’hommes inconnus”.

 

Le coordonnateur humanitaire salue les efforts du gouvernement pour traduire en justice les auteurs de tels actes. Mais à ce jour, aucun mercenaire russe impliqué dans le pillage du centre de santé n’a été inquiété. Interrogé sur l’absence de poursuites effectives, M. Ayoya a éludé la question.

 

Les défis du coordonnateur humanitaire en Centrafrique.

 

Son discours oscille entre gratitude envers les autorités et rappel feutré des difficultés. Une forme de “diplomatie humanitaire” qui tranche avec la gravité de la situation. Le coordonnateur reconnaît que sans l’aide humanitaire, le pays risque de se confronter à une situation inquiétante.

 

Mais le système d’aide comporte aussi ses travers. Sur un million de francs CFA d’aide, 700 000 servent au fonctionnement des organisations, contre seulement 300 000 pour les bénéficiaires. Les salaires et frais de structure engloutissent la majeure partie des fonds.

 

Ce modèle reste néanmoins préférable à un versement direct à l’État, qui entraînerait un détournement massif. Avec les ONG, une partie de l’aide parvient malgré tout aux populations.

 

La posture du coordonnateur humanitaire reflète ce dilemme. Critiquer ouvertement le pouvoir risquerait de compromettre l’action des ONG. Mais fermer les yeux sur les dysfonctionnements ne ferait qu’aggraver la situation.

 

Un équilibre délicat, qui explique ce langage diplomatique. M. Ayoya tente de préserver l’espace humanitaire, tout en ménageant un régime dont dépend la présence des ONG. Une approche pragmatique, mais qui soulève des questions éthiques.

 

Car pendant ce temps, la population centrafricaine continue de souffrir. L’aide d’urgence ne peut se substituer indéfiniment à un véritable développement. Seule une gouvernance responsable permettra de sortir le pays de l’ornière.

 

Le coordonnateur humanitaire marche sur une corde raide. Son optimisme de façade ne doit pas occulter les immenses défis qui persistent. La RCA a besoin d’une action humanitaire efficace, mais aussi d’une refonte en profondeur de sa gouvernance. Un chantier colossal, qui nécessitera bien plus que des déclarations diplomatiques.

 

L’avenir incertain de l’action humanitaire en RCA.

 

L’approche du coordonnateur humanitaire en Centrafrique reflète les contradictions du système d’aide. D’un côté, les organisations apportent un soutien vital à une population en détresse. De l’autre, elles risquent de perpétuer un modèle de dépendance qui ne résout pas les problèmes structurels du pays.

 

La RCA se trouve à un tournant. Le retour progressif de la sécurité dans certaines régions ouvre des perspectives de développement. Mais les besoins humanitaires restent immenses, avec 46% de la population toujours dépendante de l’aide selon M. Ayoya.

 

Le défi pour le coordonnateur humanitaire et les autorités sera d’orchestrer une transition harmonieuse entre urgence et développement. Cela implique de renforcer les capacités locales et de responsabiliser les acteurs nationaux. Un processus de longue haleine, qui nécessitera patience et persévérance.

 

En attendant, le coordonnateur humanitaire en Centrafrique devra maintenir ce fragile équilibre entre diplomatie et action concrète. Son rôle sera crucial pour garantir l’accès des populations vulnérables à l’aide, tout en encourageant les autorités à prendre leurs responsabilités.

 

L’avenir de la RCA dépendra de sa capacité à sortir du cycle de la dépendance humanitaire. Le pays regorge de ressources naturelles et humaines. Avec une gouvernance adéquate et un soutien international bien ciblé, il pourrait enfin concrétiser son potentiel de développement.

 

Le coordonnateur humanitaire aura un rôle clé à jouer dans cette transition. Sa capacité à naviguer entre les exigences des donateurs, les besoins des populations et les intérêts du gouvernement déterminera en grande partie le succès de cette entreprise. Un défi de taille, mais crucial pour l’avenir de la Centrafrique.

 

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Bozoum sous les eaux: la saison des pluies met la Centrafrique à genoux

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L’école de Bozoum submergée par les eaux lors des inondations catastrophiques de septembre 2024″

 

 

 

Bangui, CNC. Bozoum sous les eaux : la préfecture de l’Ouham-Pendé suffoque. Depuis 48 heures, des pluies diluviennes s’abattent sur la ville, provoquant des inondations spectaculaires. Les rues transformées en rivières et les habitations submergées témoignent de l’ampleur de la catastrophe. Cette situation critique dévoile aux yeux du monde la vulnérabilité des infrastructures dans toute la République centrafricaine.

 

Le maire de Bozoum a lancé un cri d’alarme : la ville risque l’isolement total. Plusieurs ponts reliant Bozoum aux localités voisines sont en danger. Sur l’axe Bozoum-Bouar, le pont de Kparé est régulièrement inondé, entravant la circulation des commerçants vers la frontière camerounaise. Des jeunes de ce village se sont organisés pour aider les véhicules à traverser, moyennant rétribution. Mais ceci n’est pas une solution durable pour une région.

 

Au cœur de Bozoum, le pont reliant le centre commercial aux bâtiments administratifs menace de s’effondrer. D’autres ouvrages sont également en péril après des années sans entretien.

 

Cette situation n’épargne pas d’autres régions. À Bria, dans la Haute-Kotto, le quartier Bornou a été intégralement inondé la semaine dernière à cause du pont de Samba. Les habitants ont dû charger leurs biens sur des animaux pour fuir les zones submergées.

 

Le phénomène touche l’ensemble du territoire centrafricain. À Bangui, plusieurs quartiers sont régulièrement inondés lors de fortes pluies. Dans l’Ombella-Mpoko, la ville de Ndangala connaît régulièrement des difficultés similaires.

 

Ces événements mettent en exergue l’état de délabrement des infrastructures du pays. Si le changement climatique joue un rôle, l’absence d’entretien et de réhabilitation depuis près d’une décennie aggrave considérablement la situation. Les conséquences de ces années de négligence commencent à se faire durement sentir, plongeant de nombreuses localités dans une situation critique.

 

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Tentatives d’extraction de Nourd Gregaza par les Wagner au camp de Roux

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Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2024, un événement inhabituel s’est produit à la prison du camp de Roux à Bangui. Des membres du groupe Wagner ont essayé d’extraire Nourd Gregaza, récemment incarcéré après son expulsion de France. Les Casques bleus de la Minusca, chargés de la sécurité de la prison, ont refusé de livrer le prisonnier.

 

Les Wagner sont revenus à la charge le lendemain matin, sans plus de succès. Ces tentatives répétées d’extraction forcée interpellent sur les procédures judiciaires en vigueur.

 

Un avocat du barreau centrafricain, sous couvert d’anonymat, s’interroge : “Pourquoi cherche-t-on à extraire un détenu de manière aussi peu conventionnelle ? Quelles sont les motivations derrière ces actes ?”

 

Pour rappel, Nourd Gregaza a été arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Bangui le 20 septembre. Le parquet l’accuse d’être le chef et fondateur du groupe armé PRNC, malgré son absence du pays pendant la période d’activité du groupe dans le nord.

 

Un observateur judiciaire note : “Cette affaire présente de nombreuses zones d’ombre. Les tentatives d’extraction ajoutent une nouvelle couche de complexité à un dossier déjà trouble“.

 

La présence de forces de Wagner dans cette affaire pose question. D’un côté, la MINUSCA assure la protection des détenus. De l’autre, le groupe Wagner semble vouloir intervenir directement dans le processus judiciaire.

 

Un diplomate africain constate : “Ces événements posent de sérieuses questions sur le fonctionnement de la justice en RCA. La sécurité des détenus et le respect des procédures légales sont des enjeux cruciaux“.

 

La rédaction du CNC poursuivra son enquête sur cette affaire complexe. Nous chercherons à comprendre les implications de ces événements pour le système judiciaire centrafricain et pour l’avenir du pays.

 

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Terreur et arrestations arbitraires à Sam-Ouandja

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Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.

 

Bangui, CNC. À Sam-Ouandja, Haute-Kotto, un nouveau cas d’arrestations arbitraires révèle les excès des forces russes du groupe Wagner et les soldats FACA. Quatre personnes, dont une femme et un chef de village, se retrouvent derrière les barreaux dans des circonstances troublantes.

 

Une investigation de la rédaction du CNC  dévoile une affaire remontant à plus d’un mois. Un vieil homme, effrayé par l’arrivée annoncée des forces de Wagner à Sam-Ouandja, s’était enfui en brousse. Perdu pendant un mois et demi, il a été retrouvé par un jeune nommé Abdoulaye dans le village de Yaba.

 

Un habitant de Sam-Ouandja raconte : “Le vieux a été amené chez le chef du village Bamara. Le chef a demandé qu’on le confie à une dame en attendant que sa famille vienne le chercher. C’est là que les Russes et les FACA ont débarqué”.

 

Les forces mixtes ont alors arrêté quatre personnes : la femme qui hébergeait le vieil homme, Abdoulaye son sauveteur, le vieil homme lui-même, et le chef du village. Ces arrestations semblent totalement infondées.

 

Un proche des détenus témoigne : “Ils n’ont rien fait de mal. Ils ont juste aidé un vieil homme perdu. Maintenant, ils risquent d’être transférés à Bangui et emprisonnés. C’est révoltant“.

 

Cette affaire s’ajoute aux nombreux abus commis par les forces de Wagner dans cette préfecture de la Haute-Kotto. À Mbangana, vers Bria, sur un chantier minier, ces mêmes forces ont provoqué la mort et la fuite des civils dans la brousse.

 

Un ouvrier du site minier déclare : “Ils sont venus soi-disant pour chercher des rebelles, mais c’était pour piller. Tout le monde a dû fuir, abandonnant ses biens“.

 

Ces événements montrent l’impunité dont bénéficient les Mercenaires russes et les FACA. Leurs actions, loin de pacifier la région, ne font qu’aggraver les tensions et la méfiance de la population.

 

Alors que le gouvernement centrafricain prétend œuvrer pour la stabilité, ces incidents dévoilent une réalité bien différente sur le terrain. La présence des mercenaires russes, censée appuyer les forces nationales, semble au contraire détériorer la situation sécuritaire et humanitaire dans la région.

 

Sans un changement radical d’approche et un respect strict des droits humains, la pacification de la Haute-Kotto restera un vœu pieux. L’urgence est à la libération des innocents et à l’établissement d’un contrôle effectif sur les agissements des forces de sécurité.

 

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Bozoum : les sites aurifères de Saya et Wouhou au cœur des tensions

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Bozoum : les sites aurifères de Saya et Wouhou au cœur des tensions

 

Centrafrique.org/rca-les-rebelles-de-3r-encerclent-la-ville-de-djim-la-population-en-fuite/les-combattants-des-3r-sur-leurs-motos-avec-des-armes/” rel=”attachment wp-att-47198″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Deux mines d’or convoitées sur l’axe Bozoum – Ouham-Bac : Saya et Wouhou au cœur des tensions.

 

Au nord-ouest, notamment dans la préfecture de l’Ouham-Pendé,  en République centrafricaine, les sites miniers de Saya et Wouhou, situés sur l’axe Bozoum – Ouham-Bac, sont devenus le centre d’un conflit intense. Ces deux gisements aurifères ont vu s’affronter à plusieurs reprises les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles du groupe 3R.

 

Il y a environ deux mois, les forces de Wagner, accompagnées de miliciens Azandé, ont pris le contrôle de ces mines d’or. Cette action s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser soi-disant  les ressources naturelles du pays, une mission confiée au groupe Wagner par le gouvernement centrafricain.

 

Tactiques des rebelles 3R et riposte de Wagner sur les sites de Saya et Wouhou.

 

Les rebelles de 3R, déterminés à garder le contrôle de ces précieuses ressources, ont mis en place une stratégie de harcèlement. Profitant de la géographie des sites aurifères, ils se sont positionnés stratégiquement au-delà des rivières entourant les sites de Saya et Wouhou. De là, ils ont mené des attaques répétées en utilisant des armes lourdes, mettant à rude épreuve les défenses de Wagner et de leurs alliés Azandé.

 

La configuration du terrain joue un rôle dans ce conflit. Les sites aurifères, entourés de cours d’eau, ne sont accessibles que par des moyens de traversée limités, principalement des pirogues. Cette topographie a donné un avantage tactique aux rebelles 3R, leur permettant de lancer des attaques tout en restant relativement hors de portée des forces de Wagner.

 

Repli progressif des forces pro-gouvernementales.

 

La pression incessante exercée par les rebelles 3R a conduit à un retrait progressif des forces pro-gouvernementales. Dans un premier temps, les miliciens Azandé, moins préparés à ce type de conflit dur et très violent, ont quitté les sites de Saya et Wouhou pour se replier sur la ville de Bossangoa. Cette décision a été prise sur ordre des mercenaires russes, qui ont tenté de maintenir leur présence malgré l’intensification des attaques.

 

Toutefois, la situation est devenue intenable même pour les forces de Wagner. Une semaine après le départ des miliciens Azandé, les mercenaires russes ont été contraints d’abandonner à leur tour les sites aurifères. Ce retrait a laissé un vide rapidement comblé par le retour des populations civiles et, probablement, des éléments du groupe 3R.

 

Interrogations sur la stratégie de Wagner. sur les sites de Saya et Wouhou

 

Le retrait des forces de Wagner des sites de Saya et Wouhou interroge sur leur stratégie à long terme dans la zone. Plusieurs hypothèses circulent parmi les observateurs et la population locale :

 

  1. Un piège tactique : Certains craignent que ce retrait ne soit qu’une manœuvre visant à attirer les civils et les rebelles sur les sites, préparant le terrain pour une attaque surprise.

 

  1. Un aveu de faiblesse : D’autres voient ce repli comme un signe que Wagner est dépassé par la détermination et les tactiques des rebelles 3R dans cette zone spécifique.

 

  1. Une réorganisation stratégique : Il est possible que ce retrait s’inscrive dans une stratégie plus large de réorganisation des forces de Wagner dans la région, en vue d’une future contre-offensive.

 

Implications pour la sécurité.

 

La situation sur les sites aurifères de Saya et Wouhou a sans doute des répercussions importantes pour la sécurité et la stabilité de toute la préfecture de l’Ouham-Pendé. Le contrôle de ces ressources naturelles est un enjeu majeur non seulement pour l’économie locale, mais aussi pour le financement des différentes factions en conflit.

 

Le retrait de Wagner de ces sites spécifiques contraste avec leur présence maintenue sur d’autres sites miniers de la région. Cette disparité dans le contrôle territorial souligne la complexité de la situation sécuritaire dans l’Ouham-Pendé et les défis auxquels font face les forces criminelles pro-gouvernementales.

 

Perspectives et vigilance.

 

La population locale et les observateurs internationaux restent en alerte, surveillant de près l’évolution de la situation sur les sites de Saya et Wouhou. La reprise des activités minières par les civils et potentiellement par les rebelles 3R pourrait entraîner de nouvelles tensions ou interventions dans un avenir proche.

 

La capacité ou l’incapacité de Wagner à reprendre le contrôle de ces sites sera un indicateur important de l’équilibre des forces dans ce coin du nord-ouest du pays. Elle pourrait influencer les stratégies futures tant du gouvernement centrafricain que des groupes rebelles opérant dans l’Ouham-Pendé et au-delà.

 

Dans ce contexte volatile, la protection des populations civiles demeure une inquiétude majeure. Les risques de nouvelles violences ou de déplacements forcés restent élevés, nécessitant une vigilance accrue de la part des acteurs humanitaires et des forces de maintien de la paix de la Minusca présentes dans la région.

 

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Le parquet de Bangui s’enfonce dans l’absurde avec l’affaire Gregaza

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Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui

 

Bangui, CNC. Le communiqué du parquet de Bangui concernant l’arrestation de Nourd Gregaza plonge la justice centrafricaine dans les abîmes de l’absurde. Cette déclaration, censée éclaircir la situation, provoque plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

 

Un chef rebelle virtuel face à la justice, le parquet de Bangui communique.

 

Nourd Gregaza se retrouve dans une situation incroyable. Emprisonné en France depuis 2004, il est accusé d’être le “président fondateur” du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), un groupe armé créé en 2019. Cette incohérence temporelle flagrante n’a pas l’air de troubler le parquet de Bangui.

 

“On ne comprend pas le parquet de Bangui  parce que l’homme était en prison. Le parquet lui-même a dit que l’homme était en prison depuis 20 ans. Et puis, la rébellion est créée en 2019, seulement après lui”, s’étonne un observateur judiciaire.

 

En réalité, Gregaza apparaît comme un chef rebelle virtuel, un chef rebelle fantôme, accusé de diriger une rébellion depuis sa cellule française, sans accès à Internet ni téléphone. Une première mondiale dans l’histoire de la justice.

 

Des accusations sans preuves tangibles du parquet de Bangui.

 

Le communiqué du parquet de Bangui énumère une longue liste d’accusations contre Gregaza : complicité de meurtre, d’assassinat, attaques contre les forces de sécurité, pillages, incendies, prises d’otages… Pourtant, aucun élément concret n’est apporté pour étayer ces accusations fantaisistes.

 

Le parquet de Bangui évoque vaguement des “informations additionnelles” et des publications sur les réseaux sociaux, sans préciser leur nature ni leur origine. Cette absence de preuves tangibles jette un sérieux doute sur la légitimité des poursuites engagées.

 

Un régime qui poursuit les fantômes.

 

Cette affaire prouve une fois de plus l’hypocrisie d’un gouvernement qui s’acharne sur un prétendu chef de guerre virtuel tout en fermant les yeux sur les exactions bien réelles commises par ses alliés russes du groupe Wagner.

 

“Le régime actuel, à la solde de Wagner, est accusé de tous les crimes. Il ose condamner certains crimes alors que ses partenaires ont égorgé des gens et l’ont mis sur les réseaux sociaux. Le gouvernement protège les vrais criminels, mais laisse les gens qui n’ont pas commis les crimes en tant que tels dans la prison”, dénonce un activiste des droits humains.

 

Une justice instrumentalisée.

 

Le comportement du gouvernement dans cette affaire est particulièrement inquiétant. Les menaces de mandats d’arrêt internationaux et les déclarations tapageuses semblent relever davantage du spectacle que de la justice.

 

“C’est un spectacle, c’est une entente entre la France et la Centrafrique”, affirme un observateur politique. “La France a décidé de livrer ce monsieur, et puis simplement, il a été arrêté à Bangui, et puis il a pris un petit repos dans la prison centrafricaine. C’est seulement ça, c’est tout.”

 

Rappel des faits.

 

Pour mémoire, Nourd Gregaza a été extradé de France vers la Centrafrique le 20 septembre 2024, dans des conditions plus que douteuses. Son arrestation, filmée clandestinement, ressemblait davantage à un enlèvement qu’à une procédure légale.

 

Cette saga judiciaire illustre parfaitement les dérives d’un système où la justice est devenue un instrument politique au service du pouvoir. Elle pose de sérieuses questions sur l’état de droit en Centrafrique et sur la capacité du pays à mener un procès équitable.

 

Alors que Gregaza croupit dans les geôles de Bangui, son sort reste incertain. Une chose est sûre : cette affaire restera dans les annales comme un exemple parfait de ce que la justice ne devrait pas être.

 

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Fiasco judiciaire à Bangui : Les franco-algériens libérés, la justice centrafricaine décrédibilisée

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Bangui, CNC. L’affaire des deux franco-algériens arrêtés à Bangui en juin dernier vient de connaître son épilogue, révélant au grand jour la déliquescence du système judiciaire centrafricain. Mercredi 25 septembre 2024, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem ont été libérés après une parodie de procès qui restera dans les annales de l’infamie judiciaire du pays.

 

Initialement accusés de “tentative de coup d’État”, les deux hommes d’affaires ont finalement été condamnés à deux ans de prison avec sursis et 500 000 FCFA d’amende. Le tribunal a ordonné la main levée sur tous leurs objets confisqués, mettant ainsi un terme à cette mascarade orchestrée par le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra.

 

Ce dénouement était prévisible dès le début de l’affaire. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye-Abazene, avait lui-même promis leur libération lors d’une visite à la prison du camp de Roux, affirmant agir sur instruction du président Touadéra. Cette ingérence honteuse de l’exécutif dans une affaire judiciaire en cours démontre l’absence totale d’indépendance de la justice centrafricaine.

 

La chronologie des événements est édifiante. Le 10 juin, sous couvert d’une perquisition, le domicile d’Osmani et Bensalem dans le 7e arrondissement de Bangui a été le théâtre d’un véritable braquage. Le butin est colossal : 386 millions de francs CFA en diamants, 46 millions en espèces, des montres de luxe d’une valeur de 45 millions, ainsi que des équipements électroniques. Au total, près de 800 millions de francs CFA ont été dérobés.

 

L’opération a été menée par le commandant Yarkokpa de la garde présidentielle, accompagné d’éléments des FACA et de gendarmes. Les colonels Patassé et Walo, bien qu’absents des images, ont orchestré l’opération dans l’ombre. Wagner, la milice russe qui contrôle de fait le secteur des diamants et de l’or en RCA, est le véritable commanditaire de ce braquage d’État.

 

Un témoin présent lors de l’arrestation raconte : “Ils sont arrivés comme des voleurs, armés jusqu’aux dents. Ils ont tout pris, même les bijoux. C’était un vrai cauchemar, on aurait dit des bandits, pas des forces de l’ordre”.

 

Pendant qu’Osmani et Bensalem croupissaient en prison, les auteurs du braquage jouissaient d’une liberté totale. Le commandant Yarkokpa, les colonels Patassé et Walo, ainsi que les gendarmes et soldats impliqués, circulaient librement dans Bangui, protégés par leur hiérarchie et le pouvoir en place.

 

Un avocat proche du dossier, sous couvert d’anonymat, dénonce : “Ce procès était une farce du début à la fin. Les preuves ont été fabriquées, les témoins inexistants. La justice centrafricaine est devenue un théâtre de marionnettes manipulé par le pouvoir et Wagner”.

 

Cette affaire dévoile aux yeux du monde l’effondrement complet de l’État de droit en Centrafrique. Les forces censées protéger les citoyens se livrent au grand banditisme, la justice n’est qu’une farce, et le gouvernement obéit aux ordres d’une milice étrangère.

 

Un diplomate africain en poste à Bangui ne cache pas sa consternation : “C’est un naufrage total. La RCA est devenue la risée de la communauté internationale. Comment peut-on prétendre à la souveraineté quand on n’est même pas capable d’assurer un procès équitable ?”

 

La Centrafrique de Touadéra s’enfonce chaque jour davantage dans l’illégalité et le chaos. Ce braquage d’État, suivi d’un procès bidon, n’est que le symptôme le plus visible d’un système corrompu jusqu’à la moelle, où le pillage des ressources nationales est érigé en politique officielle.

 

Sans un sursaut d’intégrité et de patriotisme, c’est l’avenir même du pays qui est en péril. La libération d’Osmani et Bensalem ne doit pas faire oublier l’essentiel : la justice centrafricaine a perdu toute crédibilité, et avec elle, c’est l’État tout entier qui s’effondre.

 

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Opération Kwa Ti kodro au PK5 : Le gouvernement recycle une stratégie déjà vouée à l’échec

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Centrafrique.org/Centrafrique-grave-incendie-dune-boutique-au-marche-pk5/marche-du-pk5-sur-avenue-koudoukou-devant-abc-direction-rondpoint-bon-le-15-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-49584″ data-wpel-link=”internal”>marché du PK5 sur avenue koudoukou devant ABC direction rondpoint bon le 15 mai 2020
Dans le marché du PK5 niveau ABC. Photo Bobérang / CNC

 

 

 

Bangui, CNC. L’opération Kwa Ti kodro frappe à nouveau. Le ministère de l’Administration du territoire prépare un déguerpissement massif au marché PK5 de Bangui. Cette initiative, calquée sur le fiasco du marché Combattant, menace l’équilibre économique précaire du quartier. Déploiement de forces, destructions annoncées : le gouvernement s’apprête à répéter les erreurs du passé, au mépris des réalités sociales.

 

Un plan d’action radical sans concertation.

 

David Tsubo-Ango, coordonnateur technique de l’opération, a dévoilé un plan d’action sans nuance : “L’opération consiste à faire d’abord ce qu’on appelle le démantèlement des installations anarchistes. Depuis le pont Jackson jusqu’au niveau du croisement Cattin, depuis le monument du lieutenant Koudoukou jusqu’au niveau de l’école Koudoukou, tous les poteaux de l’ENERCA, toutes les dalles doivent être libérées”.

 

Cette vaste opération se déroulera en deux phases. La première ciblera l’axe allant du pont Jackson au croisement du marché Kokoro. La seconde phase s’étendra du monument Koudoukou à l’école Koudoukou. Aucune exception n’est prévue, même pour les structures en dur : “Et tous ceux qui ont construit de grands magasins avec des débordements, dépassant les poteaux de l’ENERCA, nous allons tout détruire”, affirme Tsubo-Ango.

 

Déploiement de forces disproportionné.

 

Pour mener à bien cette opération contestée, les autorités prévoient un déploiement de forces impressionnant. “Nous aurons à notre disposition la brigade d’intervention rapide du marché, nous aurons la police municipale avec aussi l’appui de la police nationale, mais à côté de cela, il y aura le bataillon d’intervention rapide des FACA”, explique le coordonnateur. Ce dernier élément laisse présager une possible montée des tensions.

 

Une tractopelle est prévue pour les démolitions, ainsi que deux bennes pour l’évacuation des débris. Cette mobilisation massive de moyens humains et matériels témoigne de l’entêtement des autorités à imposer leur vision de l’ordre urbain, sans égard pour les conséquences sociales et économiques.

 

Un coup dur pour l’économie.

 

Cette opération risque de porter un coup sévère à l’économie, déjà fragilisée par des années d’instabilité. Le marché PK5, véritable poumon économique de Bangui, verra une partie importante de son activité menacée. De nombreux petits commerçants, pour qui l’étal de rue constitue l’unique source de revenus, se retrouveront sans alternatives.

 

Le coordonnateur Tsubo-Ango balaie ces préoccupations d’un revers de main : “Chaque commerçant qui se trouve dans une boutique sait que lui, il paie des droits pour la boutique afin de vendre ses produits à l’intérieur de la boutique, pas à l’extérieur de la boutique.” Cette vision rigide ignore la réalité économique et sociale du quartier.

 

L’échec cuisant de l’opération au marché Combattant.

 

L’opération “Kwa ti kodro” n’en est pas à son coup d’essai. Une précédente phase, initiée il y a quelques semaines par le putschiste de Bangui lui-même au marché Combattant, s’est soldée par un échec total. Les installations démolies ont rapidement réapparu, preuve que la méthode forte ne résout pas les problèmes de fond.

 

Pire encore, le manque de suivi a engendré de nouveaux problèmes. L’absence de dégagement des canaux d’évacuation a transformé la route principale en véritable piscine où les véhicules peinent à circuler. Cette situation démontre l’inefficacité et le manque de vision à long terme de telles opérations.

 

Malgré ce fiasco antérieur, le ministère de l’Administration du territoire s’obstine dans cette approche répressive. L’absence de concertation avec les populations concernées et le manque de solutions de relogement ou de réinstallation des commerçants annoncent de nouvelles tensions sociales.

 

L’opération “Kwa ti kodro” au PK5 s’annonce comme une répétition des erreurs passées. Entre volonté d’imposer l’ordre urbain et ignorance des réalités socio-économiques, le gouvernement centrafricain fait fausse route. Les jours à venir seront décisifs pour l’avenir du quartier et la stabilité de la capitale.

 

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Le déclin de Berberati, la “deuxième ville” oubliée de Centrafrique

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Le déclin de Berberati, la “deuxième ville” oubliée de Centrafrique

 

Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC
Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

Berberati, autrefois fièrement désignée comme la deuxième ville de la République centrafricaine, offre aujourd’hui le triste spectacle d’une cité à l’abandon. Située à 584 km à l’ouest de Bangui, cette préfecture de la Mambéré-Kadéï, jadis symbole de prospérité, se trouve désormais dans un état de délabrement avancé qui interroge sur les priorités du gouvernement centrafricain. Ainsi, le déclin de Berberati s’interroge.

 

Le déclin de Berberati :une ville coupée en morceaux.

 

L’arrivée à Berberati est un choc pour tout visiteur. Loin de l’image d’une métropole régionale dynamique, on découvre une localité morcelée, aux infrastructures délabrées. Les ponts effondrés et les routes impraticables ont transformé la circulation en véritable parcours du combattant. Cette situation catastrophique a des répercussions directes sur l’approvisionnement de la ville. Les prix des denrées alimentaires ont explosé, triplant voire quadruplant, aggravant les difficultés quotidiennes des habitants. Ainsi, on assiste à un véritable déclin de Berberati.

 

La multiplication des barrages routiers, véritable fléau vers Le déclin de Berberati.

 

À l’origine de cette flambée des prix, on trouve la prolifération des barrages routiers. Ces points de contrôle, censés assurer la sécurité, se sont transformés en lieux de racket institutionnalisé. Forces de l’ordre et douaniers rivalisent d’ingéniosité pour soutirer de l’argent aux commerçants et voyageurs, exactement comme dans la ville de Mannes, dans la Lim-Pendé, où la situation est particulièrement critique. Les usagers subissent une double taxation, devant s’acquitter de frais auprès des militaires en plus des droits de douane officiels.

 

Des promesses gouvernementales sans lendemain.

 

Malgré les plaintes répétées de la population, qui assiste malheureusement au déclin de Berberati , le gouvernement reste sourd à la détresse des centrafricains. Les récentes annonces du Premier ministre sur le démantèlement des barrages illégaux se sont révélées n’être qu’un coup de communication sans effet. L’opération, largement médiatisée au PK12 à la sortie nord de Bangui, n’a pas eu de suite dans le reste du pays. À Berberati comme dans tout le pays comme dans Lim-Pendé ou l’Ouham-Pendé, , les barrages demeurent intacts, prolongeant le calvaire des habitants.

 

Une ville sans goudron, symbole d’un pays à la dérive.

 

L’absence totale de routes goudronnées à Berberati est devenue le symbole de l’échec des politiques de développement en Centrafrique. Cette situation ubuesque surprend et choque les visiteurs étrangers, obligeant les Centrafricains à de pénibles justifications. Une touriste camerounaise, croyant visiter la capitale du pays, s’est ainsi exclamée : “Même si c’est la deuxième ville, il n’y a pas de goudron ? À Douala, la deuxième ville du Cameroun, il y a du goudron partout !”

 

60 ans d’indépendance, quel bilan ? C’est seulement Le déclin de Berberati.

 

Cette comparaison cinglante éveille une question: qu’a fait la Centrafrique de ses 60 années d’indépendance ? Alors que les autorités invoquent l’enclavement du pays pour justifier ce retard, la réalité est plus crue. Corruption, détournements et mauvaise gestion ont sapé tout effort de développement. Berberati, autrefois fierté nationale, est devenue le symbole d’un pays à la dérive, incapable d’assurer le minimum vital à ses citoyens. Pour des nombreux citoyens, c’est Le déclin de Berberati.

 

Le cas du déclin de Berberati  démontre l’ampleur du défi qui attend la Centrafrique. Sans une prise de conscience urgente et des actions concrètes, la “deuxième ville” du pays risque de n’être bientôt plus qu’un lointain souvenir de grandeur passée. Il est grand temps que le gouvernement prenne la mesure de la situation et agisse enfin pour redonner à Berberati et à la Centrafrique l’espoir d’un avenir meilleur.

 

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L’art de la fabrication des marmites artisanales  : un patrimoine centrafricain menacé

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L’art de la fabrication des marmites artisanales  : un patrimoine centrafricain menacé dans le pays

 

Centrafrique.org/entre-barrieres-et-formalites-la-souffrance-des-fabricants-de-marmites-a-cantonnier/marmites-fabriquees-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” rel=”attachment wp-att-72703″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Marmites-fabriquees-a-Cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-Cameroun-344×450.jpg” alt=”Marmites fabriquées par des artisans centrafricains à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC” width=”344″ height=”450″ />
Marmites fabriquées par des artisans centrafricains à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 20 septembre 2024 (CNC).

 À Bangui comme dans les villes de provinces en République centrafricaine, une tradition artisanale ancestrale résiste tant bien que mal aux défis du monde moderne. Dans les différents quartiers populaires de la capitale , y compris dans les villes de l’arrière pays, des ateliers de fabrication de marmites artisanales  continuent de faire vivre un savoir-faire unique, transmis de génération en génération. Mais aujourd’hui, ce patrimoine culturel et économique fait face à des vents contraires qui menacent son avenir.

 

Au cœur du 8ème arrondissement, dans le quartier Combattant, non loin de l’école primaire, l’atelier de Sylvain bourdonne d’activité. Une dizaine d’artisans s’affairent autour des fours et des moules, transformant avec dextérité de vieux morceaux d’aluminium en ustensiles de cuisine indispensables à la vie quotidienne des Centrafricains, comme les marmites artisanales.

“C’est un métier dur, mais qui nourrit son homme”, confie Sylvain, le regard rivé sur une marmite en cours de façonnage.

 

Pourtant, derrière cette apparente vitalité, l’inquiétude grandit. “Les prix des matières premières ont doublé, voir triplé “, se désole Sylvain. “Avant, on trouvait facilement de l’aluminium à recycler. Maintenant, avec l’exportation massive vers l’étranger, c’est devenu rare et cher.” Cette flambée des coûts se répercute inévitablement sur le prix final des marmites artisanales , au grand dam des clients.

 

Jeanne-Marie, venue du quartier Galabadja pour renouveler sa batterie de cuisine, en fait l’amère expérience. “C’est devenu hors de prix”, se lamente-t-elle. “Une petite marmite qui coûtait 1250 francs il y a quelques mois se vend maintenant à plus de 1500 francs. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte ?”

 

Cette situation précaire n’épargne aucun des nombreux ateliers de fabrication de marmites artisanales  disséminés dans la capitale. À Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui, les artisans tentent tant bien que mal d’innover pour survivre. “On ne fait plus seulement des marmites”, explique Maturin, un jeune forgeron. “On fabrique aussi des pièces pour motos et voitures. Mais sans soutien, on ne peut pas aller bien loin”.

 

En effet, le manque d’accompagnement technique et financier freine considérablement le développement de cette filière artisanale. “Dans les pays voisins comme le Congo, nos confrères travaillent avec des machines modernes”, souligne Maturin. “Ici, on en est encore à la fabrication manuelle. On a du talent, mais sans moyens, on ne peut pas l’exprimer pleinement.”

 

Entre temps, à Cantonnier, les artisans centrafricains, fabriquant des marmites également, après avoir traversé la frontière camerounaise à la recherche de matériaux à Garoua-Boulaï, se heurtent aux barrières des forces centrafricaines à leur retour. Des formalités et taxes sont imposées, même sur des carcasses des aluminiums récupérées parfois dans les poubelles camerounaises. Malgré ces entraves, ils persévèrent dans la fabrication, un processus ardu qui occupe des heures précieuses. La difficulté atteint son paroxysme lorsqu’ils cherchent à vendre leurs produits, les obligeant à se tourner vers le marché camerounais en l’absence d’acheteurs suffisants côté centrafricain.

 

De retour au Cameroun pour vendre leurs marmites, les forces centrafricaines à la barrière ajoutent un nouveau défi aux artisans en imposant des taxes à la sortie de ces mêmes produits. Cette imposition supplémentaire défavorise fortement les artisans centrafricains fabriquant des marmites. Sur le marché camerounais, ils se voient contraints de vendre à des prix dérisoires aux grossistes pour subvenir à leurs besoins et soutenir leurs familles. Cette réalité complexe souligne davantage les inégalités et les obstacles économiques auxquels ces artisans font face, renforçant la nécessité d’une action immédiate.

 

Ce cri du cœur des artisans centrafricains, que ça soit à Cantonnier, ou ailleurs comme à Bangui,  résonne comme un appel à l’aide lancé aux autorités et aux partenaires au développement. Car au-delà de sa dimension économique, la fabrication artisanale de marmites représente un pan important du patrimoine culturel du pays. Chaque coup de marteau, chaque geste précis perpétue une tradition séculaire qui fait la fierté des Centrafricains.

 

Mais pour combien de temps encore ? Face à la concurrence des produits importés et aux difficultés croissantes d’approvisionnement en matières premières, l’avenir de ce savoir-faire unique semble de plus en plus incertain. Sans une prise de conscience rapide et des mesures concrètes de soutien, c’est tout un pan de l’identité centrafricaine qui risque de disparaître dans les braises des fours artisanaux.

 

L’heure est donc à la mobilisation. Il est urgent de mettre en place des politiques volontaristes pour préserver et valoriser ce patrimoine vivant. Formation professionnelle, accès facilité aux crédits, modernisation des outils de production… Les pistes d’action ne manquent pas. Mais elles nécessitent une volonté politique forte et un engagement de tous les acteurs de la société centrafricaine.

 

Car au-delà des marmites, c’est toute la question du développement endogène et de la valorisation des ressources locales qui est posée. Dans un pays riche de sa diversité culturelle et de ses savoir-faire traditionnels, l’artisanat pourrait devenir un véritable moteur de croissance et d’emploi. À condition de lui en donner les moyens.

 

Le défi esta de taille, mais l’enjeu en vaut la peine. Car chaque marmite façonnée dans les ateliers de Bangui porte en elle un peu de l’âme centrafricaine. Un trésor à préserver coûte que coûte, pour les générations futures.

 

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La MINUSCA hausse le ton face aux entraves répétées des FACA et mercenaires russes

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Minusca-dans-louham-fafa-promouvoir-la-securite-les-droits-de-lenfant-et-la-lutte-contre-les-vbg-en-temps-de-crise/gbadene-pres-de-batangafo/” rel=”attachment wp-att-70219″ data-wpel-link=”internal”>Les casques bleus de la Minusca à Gbadene, près de Batangafo
Les casques bleus de la Minusca à Gbadene, près de Batangafo. CopyrightMinusca

 

Bangui, CNC. Un document confidentiel révèle un changement radical dans l’approche de la MINUSCA. La mission onusienne hausse désormais le ton, autorisant ses Casques bleus à “répondre proportionnellement” aux menaces et entraves. Cette décision, loin d’être critiquable, apparaît comme une réaction logique à une situation devenue intenable.

 

La MINUSCA hausse le ton : une réponse aux blocages systématiques par les forces du gouvernement.

 

Depuis des années, les entraves aux activités de la MINUSCA se multiplient. Un officier onusien, sous couvert d’anonymité, décrit la gravité de la situation : “Nos patrouilles sont constamment bloquées par les FACA ou les mercenaires russes. Ils nous interdisent l’accès à certaines zones, parfois en nous menaçant directement”.

 

Un incident en 2022 près de Bouar démontre ces obstructions. Des Casques bleus, prêts à déminer une zone, ont été accusés de “fournir des mines aux rebelles” et expulsés de force par des éléments FACA et russes.

 

En 2023, après l’attaque mortelle contre neuf mineurs chinois près de Bambari, la MINUSCA s’est vu refuser l’accès au site. Un membre de la mission témoigne : “Les mercenaires russes nous ont catégoriquement interdit l’entrée dans la zone”.

 

La MINUSCA bloquée sur l’avenue Boganda à Bangui par les russes.

 

Les tensions ne se limitent pas aux zones de conflit. À Bangui, des incidents inquiétants se multiplient. Un chauffeur de la MINUSCA raconte : “Récemment, sur l’avenue Boganda, notre convoi a été délibérément bloqué par des véhicules russes. Ils nous ont forcés à nous arrêter, comme s’ils avaient la priorité absolue”.

 

Ces provocations créent un climat explosif. Un diplomate occidental à Bangui s’inquiète : “On perçoit une volonté d’humilier les Casques bleus, de les pousser à bout. C’est extrêmement risqué”.

 

La MINUSCA hausse le ton : une réponse nécessaire.

 

Face à cette situation, la décision de la MINUSCA de hausser le ton apparaît justifiée. Elle vise à garantir la sécurité des Casques bleus et l’exécution de leur mandat.

 

Un officier de la Minusca, ex-conseiller militaire à Bangui, analyse : “Cette directive rappelle le droit à l’autodéfense des forces onusiennes. La MINUSCA signifie clairement qu’elle ne se laissera plus intimider”.

 

Un professeur en droit international à l’université de Bangui ajoute : “Le mandat de la MINUSCA, validé par le Conseil de sécurité, légitime totalement cette action. Les entraves à sa liberté de mouvement violent les accords signés par Bangui

 

Réactions contrastées dans les rues de Bangui .

 

Les centrafricains sont divisés sur ce nouveau positionnement de la Minusca. Les pro-gouvernementaux dénoncent une “ingérence” et une provocation, tandis que les autres y voient un “rééquilibrage nécessaire”.

 

Sylvain Ndaléngui, un membre de la société civile centrafricaine, déclare : “Il était temps que la MINUSCA réagisse. Les provocations des mercenaires russes devenaient intolérables. Cette décision pourrait restaurer un respect mutuel sur le terrain”.

 

La MINUSCA hausse le ton : quelles conséquences ?

 

L’impact réel de cette nouvelle directive reste incertain. Certains redoutent une escalade, d’autres y voient une chance de clarifier les règles.

 

Un  spécialiste de l’Afrique centrale analyse : “Ce changement de ton pourrait paradoxalement apaiser les tensions. En montrant sa fermeté, la MINUSCA rétablit un équilibre. La réaction des forces russo-centrafricaines sera déterminante“.

 

Un test pour l’avenir de la mission.

 

Cette situation teste la capacité de la MINUSCA à faire respecter son mandat sans provoquer d’escalade. Sa gestion sera scrutée par les acteurs locaux et internationaux à la suite de la production de ce document largement partagé sur les réseaux sociaux.

 

Le succès de cette nouvelle approche dépendra largement de la réaction de Bangui. Le gouvernement choisira-t-il l’apaisement ou la confrontation, au risque de compromettre la présence onusienne ?

 

Dans un contexte régional tendu, marqué par le retrait de missions de l’ONU au Mali, l’enjeu dépasse la Centrafrique. C’est la crédibilité des opérations de maintien de la paix qui se joue à Bangui.

 

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Affaire Nourd Gregaza : Le régime de Bangui en proie à la paranoïa malgré les courbettes de la France

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Affaire Nourd Gregaza : Le régime de Bangui en proie à la paranoïa malgré les courbettes de la France

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Bangui, CNC. L’expulsion par la France du chef rebelle Nour Gregaza, aussitôt arrêté à son arrivée à Bangui, n’a pas suffi à apaiser les tensions entre Paris et le pouvoir centrafricain. Loin de là, cette Affaire de Nourd Gregaza   semble avoir ravivé la méfiance du régime Touadéra envers son ancien allié et son faiseur de roi.

 

Affaire Nourd Gregaza : une courbette française mal récompensée.

 

Vendredi dernier, les autorités françaises ont procédé à l’expulsion de Nour Gregaza, leader du mouvement rebelle PRNC. À peine l’avion posé sur le tarmac de l’aéroport de Bangui, les forces de l’ordre centrafricaines ont interpellé le chef rebelle sous les yeux des deux policiers et deux gendarmes français qui l’escortaient. Gregaza a été immédiatement transféré à la prison centrale du camp de Roux, déclenchant  une deuxième Affaire pour Nourd Gregaza .

 

Cette opération s’inscrit dans la stratégie française de rapprochement avec le pouvoir centrafricain. Depuis plusieurs mois, Paris multiplie les gestes envers le régime Touadéra pour tenter de regagner son influence, perdue au profit de la Russie et du groupe Wagner. L’ambassadeur de France à Bangui n’avait d’ailleurs pas hésité récemment à critiquer ouvertement l’opposition centrafricaine, au mépris de la neutralité diplomatique.

 

La paranoïa du régime attisée par Wagner dans cette Affaire de Nourd Gregaza.

 

Malgré ce gage de bonne volonté dans cette Affaire de Nourd Gregaza , le pouvoir centrafricain n’a pas baissé la garde. Au contraire, les services de communication du régime, largement influencés par le groupe Wagner, ont immédiatement lancé une campagne de dénigrement contre la France et le Tchad.

 

Dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux, ils accusent Paris d’avoir orchestré la création du PRNC pour “déstabiliser la République centrafricaine”. Le document va jusqu’à impliquer Jean-Yves Le Drian, ancien ministre français des Affaires étrangères, dans un rocambolesque complot familial autour de Nourd Gregaza.

 

Le Tchad, puissant voisin de la RCA, n’est pas épargné par ces accusations. Le texte affirme que les services secrets tchadiens fourniraient des armes aux rebelles, contredisant ainsi les déclarations apaisantes du président Kongoboro sur les relations avec N’Djamena.

 

Affaire Nourd Gregaza : un jeu trouble qui profite à Wagner.

 

Cette surenchère dans les accusations traduit l’emprise croissante du groupe Wagner sur l’appareil d’État centrafricain. Malgré les efforts de la France pour renouer aveuglement le dialogue, le pouvoir de Bangui reste sous l’influence de Moscou.

 

Un membre de l’opposition centrafricaine, s’exprimant sous couvert d’anonymat, dénonce cette ingérence de la France et de la Russie : “Ce n’est pas aux partenaires étrangers de s’immiscer dans la politique nationale de cette manière. La France tente d’imiter les méthodes de la Russie, qui a déjà le monopole du pays”.

 

Cette Affaire de Nourd Gregaza   démontre les limites de la stratégie française en Centrafrique. Malgré ses efforts, Paris peine à regagner la confiance des autorités de Bangui. Le groupe Wagner, lui, continue de consolider son emprise sur le pays, attisant la paranoïa du régime envers ses voisins et ses anciens alliés.

 

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De la rue à l’hôpital : Le racket généralisé asphyxie le pays de Boganda

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC.  Dans le pays de Boganda, la corruption ne connaît plus de limites. Des rues de Bangui aux couloirs des hôpitaux, un système de racket généralisé étouffe la population centrafricaine. Notre enquête révèle comment ce fléau, parti des barrages routiers, gangrène désormais les structures de santé, mettant en péril la vie des citoyens les plus vulnérables. L’hôpital communautaire de Bengue, symbole d’un système de santé à l’agonie, illustre l’ampleur alarmante de cette dérive mafieuse qui défie les autorités et bafoue l’héritage de Barthélemy Boganda.

 

Dans le pays de Boganda: le racket est omniprésent sur les routes.

 

Depuis des années, les Centrafricains subissent l’extorsion systématique des forces de l’ordre au pays de Boganda. À chaque barrage, les conducteurs sont contraints de débourser des sommes arbitraires pour poursuivre leur route. Un chauffeur de taxi témoigne : « On paie à chaque coin de rue. Si tu refuses, ils trouvent toujours un prétexte pour t’arrêter. C’est devenu normal pour eux ».

 

Ce racket routier a des conséquences désastreuses sur l’économie nationale dans le pays de Boganda. Les commerçants répercutent ces coûts sur leurs prix, aggravant la pauvreté de la population.

 

Dans le pays de Boganda, les hôpitaux sont devenus le nouveau terrain de prédation.

 

Plus inquiétant encore, ce système mafieux s’est propagé dans le pays de Boganda jusqu’au cœur des structures de santé. L’hôpital communautaire de Bangui en est l’exemple flagrant. La vente illicite de médicaments y est devenue monnaie courante, malgré les prétendues campagnes de sensibilisation.

 

Les témoignages recueillis par la RNL à l’hôpital communautaire de Bangui sont accablants. Les infirmiers et médecins font pression sur les patients pour qu’ils achètent les médicaments directement auprès d’eux, au lieu de se rendre à la pharmacie. Ayens, mère d’un enfant accidenté, rapporte les propos choquants d’une infirmière : « Tu ne veux simplement pas que mes enfants aient de quoi manger ? ». Le chantage est à peine voilé.

 

Marie, au chevet de son frère en réanimation, confirme : « Quand le médecin prescrit une ordonnance, il faut obligatoirement acheter une partie sur le personnel soignant. Sinon, le patient va être traité en retard ». Les malades sont pris en otage par ce système mafieux.

 

Le cas de Marcel est encore plus flagrant. Après une consultation pour paludisme, on lui impose d’acheter les médicaments sur place. « Ils ne m’ont pas dit d’aller à la pharmacie, ils m’ont dit de payer du sur place », témoigne-t-il.

 

Une direction complice ?

 

Abel Assaïd, directeur de l’hôpital, tente de se dédouaner en évoquant des actions menées : « On a cassé les placards, on a retenu beaucoup de médicaments ». Mais il reconnaît lui-même l’inefficacité de ces mesures : « On dit non aujourd’hui et demain, ils reprennent ».

 

Ces déclarations pose de sérieuses questions sur la réelle volonté de la direction de mettre fin à ces pratiques. Comment expliquer que ce trafic perdure malgré les “actions” prétendument menées ? La complicité de certains responsables est fortement suspectée.

 

Un réseau bien organisé dans le pays de Boganda.

 

Selon nos sources au sein de l’hôpital, ce trafic est loin d’être le fait de quelques individus isolés. « C’est un réseau qu’ils ont mis en place  Dans le pays de Boganda», affirme même le directeur. Les médicaments détournés proviennent probablement des stocks de l’hôpital, ce qui constitue un vol caractérisé des biens publics.

 

Ce système bien rodé permet aux membres du personnel impliqués de s’enrichir sur le dos des patients. Les prix pratiqués sont souvent supérieurs à ceux de la pharmacie, aggravant encore la situation financière des familles.

 

Des conséquences dramatiques pour les patients.

 

Cette pratique a des répercussions graves sur la santé des malades. Certains, n’ayant pas les moyens d’acheter les médicaments aux soignants, risquent de ne pas recevoir les soins adéquats. D’autres se voient prescrire des traitements inadaptés, le choix étant dicté non par les besoins médicaux mais par les stocks disponibles chez les trafiquants en blouse blanche.

 

De plus, rien ne garantit la qualité et la conservation des médicaments vendus illégalement. Des produits périmés ou mal conservés représentent un danger mortel pour les patients.

 

Un phénomène généralisé dans le pays de Boganda.

 

Le plus inquiétant est que cette situation n’est pas propre à l’hôpital communautaire. Selon nos informations, « La vente illégale des médicaments se pratique dans presque tous les hôpitaux et centres de santé du pays de Boganda. » C’est tout le système de santé centrafricain qui est gangréné par cette corruption.

 

Les autorités sanitaires, à commencer par le ministre de la Santé, doivent prendre la mesure de ce scandale qui met en danger la vie des Centrafricains. Des enquêtes approfondies doivent être menées dans tous les établissements de santé du pays. Les responsables de ces trafics, quel que soit leur niveau hiérarchique, doivent être identifiés et sévèrement sanctionnés.

 

Il est temps que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités pour mettre fin à ce système mafieux qui transforme les hôpitaux en lieux de racket organisé au détriment des patients.

 

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Bambari : La mairie organise un vaste racket institutionnalisé

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La mairie de Bambari  orchestre un vaste racket institutionnalisé

 

Centrafrique.org/maire_de_bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/maire_de_bambari-450×446.png” alt=”Photographie du maire de Bambari Abel Matchipa en train de parler lors d’une assemblée publique, entouré de résidents attentifs et de bâtiments administratifs en arrière-plan.” width=”450″ height=”446″ />
Le maire de Bambari Abel Matchipa

 

Bangui, CNC. Un système d’arnaque d’une ampleur inédite sévit actuellement à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Sous prétexte de la confection des cartes nationales d’identité, la mairie et d’autres services publics ont mis en place un véritable réseau d’extorsion, multipliant les frais et les obstacles administratifs pour les citoyens.

 

mairie de Bambari : explosion injustifiée des tarifs municipaux.

 

À Bangui, la légalisation d’un acte de naissance passe depuis deux mois de 500 à 1000 FCFA. À Bambari, ce prix a bondi de 500 à 1000 FCFA, puis de 1000 FCFA à 2000 FCFA à la mairie de Bambari  sans aucune base légale. “Par quelle autorité le maire Abel Matchipa a-t-il fixé ces nouveaux tarifs ?”, s’interroge un habitant exaspéré. Cette augmentation arbitraire bafoue les règlements en vigueur et pénalise lourdement la population.

Image du rond-point principal de Bambari avec une colonne surmontée d’une sculpture d’un oiseau, au crépuscule, sous un ciel nuageux.
Bambari au crépuscule — Le rond-point central, couramment appelé le Rond-point de l’Espoir, se dresse silencieusement sous un ciel menaçant, symbolisant à la fois la tranquillité et l’agitation de la ville à la tombée de la nuit.. CopyrightCNC

 

Une confusion administrative coûteux à la mairie de Bambari.

 

L’obtention d’une carte d’identité s’apparente désormais à un parcours du combattant onéreux pour les habitants de Bambari et les villes environnantes. La mairie de Bambari a cessé de reconnaître les actes de naissance originaux, forçant les citoyens à obtenir un “jugement supplétif”. Cette procédure implique une cascade de démarches et de frais :

 

  1. Obtention d’un certificat de carence à la mairie  de Bambari : 3000 FCFA
  2. Jugement de reconstitution d’acte au parquet : 9000 à 13000 FCFA
  3. Retour à la mairie de Bambari pour la délivrance de l’acte final : 3000 FCFA
  4. Légalisation de l’acte : 2000 FCFA par copie
  5. Droit d’entrée au commissariat de police : 1000 FCFA
  6. Frais de confection de la carte par ALMADINA : 6000 FCFA

 

Au total, le coût pour obtenir une simple carte d’identité peut dépasser 25000 FCFA, une somme exorbitante pour la majorité des habitants de Bambari.

 

La complicité des services de l’État.

 

L’arnaque ne se limite pas à la mairie de Bambari. Le parquet, la police et même l’entreprise ALMADINA, chargée de la confection des cartes, participent à ce système de racket. “C’est une arnaque organisée à grande échelle qui implique tous les services de l’État”, dénonce un habitant outré.

 

Des autorités sous le feu des critiques.

 

Cette situation perdure sous les yeux des responsables locaux et nationaux. Le gouverneur, le préfet, le ministre de l’Administration du territoire Bruno Yapendé et même le Président de la République semblent fermer les yeux sur ces pratiques frauduleuses. “Comment peut-on laisser la population souffrir ainsi ?”, s’indigne un citoyen.

 

Un enrichissement sans contrepartie à la mairie de Bambari.

 

Avec 500 à 1000 personnes par jour sollicitant des documents, la mairie de Bambari et les autres services impliqués engrangent des sommes considérables. Pourtant, aucune amélioration des services publics n’est constatée. “La mairie ne fait ni travaux de voirie, ni nettoyage. Les espaces publics sont laissés à l’abandon”, déplore un riverain.

 

L’urgence d’une intervention gouvernementale.

 

Face à cette situation alarmante, une intervention rapide et ferme du gouvernement est impérative. Il est capital de :

 

  1. Diligenter une enquête approfondie sur les pratiques de la mairie de Bambari et des services associés.
  2. Instaurer un contrôle strict des tarifs appliqués par les administrations locales dans tout le pays.
  3. Simplifier drastiquement les procédures d’obtention des documents d’identité.
  4. Lancer une campagne d’information sur les tarifs officiels des services administratifs.
  5. Sanctionner sévèrement les fonctionnaires impliqués dans ces pratiques frauduleuses.

 

Un test pour la crédibilité de l’État.

 

L’affaire de Bambari met à l’épreuve la capacité de l’État centrafricain à garantir un service public équitable et transparent sur l’ensemble du territoire. En tolérant de telles dérives, les autorités risquent d’attiser le mécontentement populaire et de fragiliser davantage la cohésion sociale.

 

Dans un pays qui s’efforce de se reconstruire après des années de conflit, la restauration de la confiance entre les citoyens et l’administration est primordiale. Le cas de Bambari doit servir de signal d’alarme pour les autorités nationales.

 

Il est grand temps d’engager une réforme en profondeur de l’administration territoriale en République Centrafricaine. Une décentralisation effective, assortie de mécanismes de contrôle rigoureux, pourrait permettre une meilleure gestion des affaires locales et une plus grande responsabilisation des élus envers leurs administrés.

 

L’avenir du pays et la légitimité de ses institutions sont en jeu. Les autorités doivent agir sans délai pour mettre fin à ce système d’arnaque institutionnalisée et restaurer l’intégrité du service public dans tout le pays.

 

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En 2025, la grande farce électorale se prépare en Centrafrique

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2025, la grande farce électorale se prépare en Centrafrique

 

Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l'homme
Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL

 

 

Bangui, CNC. Le pouvoir centrafricain s’apprête à organiser des élections locales en avril 2025, mais ce scrutin risque de tourner à la mascarade démocratique. L’opposition boycotte le processus, dénonçant un système verrouillé au profit du régime Touadéra. Cette nouvelle crise politique plonge le pays dans l’incertitude.

 

La farce électorale se prépare en Centrafrique , un processus biaisé.

 

“Nous ne participerons au processus que s’il y a un dialogue politique”, martèle Martin Ziguélé, président du MLPC et figure de l’opposition. Il pointe du doigt les nombreuses irrégularités lors des précédentes élections : “En 2020-2021, j’étais candidat à la présidentielle. J’ai appris que j’avais obtenu 7% des voix, sans avoir reçu aucune feuille de résultat d’aucun bureau de vote”.

 

Ces accusations jettent un sérieux doute sur la crédibilité de l’Autorité nationale des élections (ANE). Selon M. Ziguélé, “80% à 90% des démembrements de l’ANE en province ont été mis en place sous l’influence des sous-préfets et des préfets”. Des allégations graves que l’institution peine à réfuter de manière convaincante.

 

Le système électoral centrafricain semble taillé sur mesure pour favoriser le pouvoir en place. M. Ziguélé dénonce notamment le changement des règles concernant le nomadisme politique : “Depuis 1993, il était interdit à un député élu sous la bannière d’un parti de quitter son parti en cours de législature. Et comme par hasard, en 2017, la loi a changé”. Résultat : de nombreux députés d’opposition ont rejoint le parti présidentiel MCU, privant l’opposition de sa représentation parlementaire.

Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

L’ANE dans la tourmente, une farce électorale avec des conséquences.

 

David Sendé, directeur de la formation à l’ANE, tente de défendre l’institution : “Je n’ai jamais reçu une influence de qui que ce soit”. Mais ses arguments peinent à convaincre. Il reconnaît que certains commissaires, ayant un passé politique, “veulent de temps en temps titiller” les acteurs politiques.

 

L’ANE se dit prête à organiser le scrutin, avec ou sans l’opposition. “Sur le plan technique, il n’y a pas de blocage. Nous pouvons toujours avancer”, déclare M. Sendé. Une position qui révèle le peu de cas fait de l’inclusivité du processus électoral.

 

Le manque de transparence de l’ANE est flagrant. M. Ziguélé raconte : “On a rencontré le président de l’ANE qui venait de prendre fonction et qui nous a dit que le stock des faits de résultat, on a oublié d’amener ça et de distribuer dans les bureaux de vote. C’était stocké à l’ANE”. Un aveu d’incompétence ou de manipulation qui en dit long sur la fiabilité de l’institution.

 

La farce électorale : un dialogue politique au point mort.

 

L’opposition réclame un dialogue politique pour revoir les règles du jeu électoral. “Nous avons documenté tous les manquements de notre processus électoral”, affirme M. Ziguélé. Mais le pouvoir reste sourd à ces appels.

 

Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, appuie cette demande : “Dans un pays, dans un état de droit, le dialogue doit être permanent”. Il rappelle que c’était une recommandation forte du Forum national de Bangui.

 

Mais le gouvernement Touadéra semble décidé à passer en force. L’ANE avance ses pions, prétextant avoir “mobilisé environ 70% du budget” pour les élections. Une manière de créer un fait accompli et d’écarter toute possibilité de dialogue.

 

Une population prise en otage.

 

Dans ce bras de fer opposition – pouvoir, c’est la population centrafricaine qui risque d’être la grande perdante. M. Bindoumi s’inquiète : “Notre crainte est qu’après avoir sensibilisé le Centrafricain, on ne leur dise pas que les élections n’ont pas lieu. Ce serait une insulte envers le peuple”.

 

Le droit de vote des Centrafricains est bafoué par ce simulacre démocratique qui se prépare. L’ANE prétend vouloir organiser “des élections inclusives, transparentes et surtout apaisées”. Mais comment parler d’inclusivité quand l’opposition est exclue du processus ?

 

  1. Ziguélé dénonce cette mascarade : “Nous ne voulons pas servir de caution politique à une fausse démocratie”. Il rappelle que l’opposition n’a pas empêché la tenue du référendum constitutionnel, mais refuse de cautionner un processus électoral biaisé.

 

Un avenir politique incertain.

 

Le report des élections locales à avril 2025 ne règle en rien les problèmes de fond. M. Bindoumi soulève une question importante : “Est-ce que pour la seule année 2025, nous allons réussir les élections municipales, les élections locales, les élections législatives, les élections présidentielles? Et avec quelle moelle?”

 

Le calendrier électoral surchargé laisse présager de nouvelles crises politiques. Le pouvoir Touadéra semble vouloir enchaîner les scrutins pour asseoir sa mainmise sur les institutions, au mépris d’un réel processus démocratique.

 

L’opposition, elle, se trouve dans une impasse. Boycotter les élections, c’est laisser le champ libre au pouvoir. Mais participer, c’est cautionner un système truqué. M. Ziguélé résume ce dilemme : “Nous ne sommes pas des masochistes, nous ne cherchons pas à nous faire du mal ou à faire du mal à notre pays”.

 

Un pays au bord du gouffre.

 

La crise politique qui couve risque d’aggraver la situation déjà précaire de la Centrafrique. Le pays peine à se relever de années de conflit. La présence de mercenaires russes du groupe Wagner ne fait qu’ajouter à l’instabilité.

 

Dans ce contexte, des élections bâclées pourraient mettre le feu aux poudres. M. Bindoumi met en garde : “Nous pensons que le peuple doit savoir quel genre de processus, quel genre de démarches on met à sa disposition pour lui permettre de donner sa voix dans ces processus transparents, crédibles”.

 

Mais le pouvoir Touadéra semble sourd à ces avertissements. Obsédé par son maintien au pouvoir, il joue avec le feu en organisant des élections sans l’opposition. Une stratégie à courte vue qui pourrait plonger le pays dans une nouvelle spirale de violence.

 

L’avenir démocratique en péril.

 

Faute de consensus politique, les élections locales de 2025 s’annoncent comme une mascarade démocratique de plus dans ce pays meurtri par des décennies de crises. Le régime Touadéra poursuit sa fuite en avant, au mépris des aspirations de la population à une véritable alternance politique.

 

  1. Ziguélé dresse un constat amer : “Comment expliquez que dans un pays comme le Sénégal, on organise une élection, à 20h il y a les résultats et personne ne conteste ? Comment expliquez qu’au Ghana, on fasse des élections, à 20h il y a des résultats et personne ne conteste ?”

 

La Centrafrique semble bien loin de ces standards démocratiques. Le pays s’enfonce dans une parodie de démocratie, où les élections ne servent qu’à légitimer un pouvoir autocratique. Sans un sursaut national et une réelle volonté de dialogue, l’avenir politique du pays s’annonce bien sombre.

 

L’appel au dialogue lancé par l’opposition et la société civile reste pour l’instant lettre morte. Le pouvoir Touadéra, arc-bouté sur ses positions, refuse toute remise en question du système électoral. Cette intransigeance risque de conduire le pays dans une impasse politique aux conséquences imprévisibles.

 

Alain Nzilo

Directeur de publications

Corbeaunews Centrafrique

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La fibre optique en Centrafrique : un réseau fantôme aux coûts exorbitants

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La fibre optique en Centrafrique : un réseau fantôme aux coûts exorbitants

 

Centrafrique.org/les-travaux-dimplantation-fibre-optique-bousculee-par-la-pandemie-du-covid-19-en-centrafrique/gourna-zacko-ministre-telecommunications/” rel=”attachment wp-att-42540″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime
Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime

 

 

Bangui, CNC. Le déploiement de la fibre optique en République centrafricaine tourne au fiasco. Malgré les annonces triomphales du gouvernement, le réseau reste largement inopérant, plongeant les Centrafricains dans une frustration grandissante.

 

La fibre optique en Centrafrique : des promesses en l’air.

 

En février 2023, Baba Kongoboro avait lancé en grande pompe les travaux de la fibre optique à Bangui. Le ministre de l’Économie numérique, Justin Gourna-Zacko, promettait alors une révolution dans les télécommunications du pays. Mais plus de huit  mois après, force est de constater que ces belles paroles se sont évaporées.

 

Interrogé sur la radio Ndékè Luka ce 18 septembre, le ministre s’est empêtré dans des explications confuses. Il affirme que le réseau est opérationnel, tout en reconnaissant de nombreux dysfonctionnements. “C’est une question d’adaptation“, tente-t-il de justifier. Une explication qui ne convainc guère, alors que les perturbations se multiplient.

 

La fibre optique en Centrafrique : un réseau aux abonnés absents.

 

Sur le terrain, la réalité du fibre optique en Centrafrique  est bien différente du discours officiel. Les Centrafricains ne constatent aucune amélioration de leur connexion internet. Pire, les coupures se font de plus en plus fréquentes. “On nous avait promis un internet rapide et stable. Au final, c’est encore pire qu’avant”, peste Jean, commerçant à Bangui.

 

Les opérateurs téléphoniques ne sont pas en reste. Orange, Télécel et Moov peinent à offrir un service de qualité à leurs abonnés. La faute à des équipements inadaptés, selon le ministre. Une bien piètre excuse pour un projet de fibre optique en Centrafrique  censé moderniser les infrastructures du pays.

 

La fibre optique en Centrafrique : des licences à prix d’or.

 

Mais le plus choquant reste sans doute le coût exorbitant des licences d’exploitation de La fibre optique en Centrafrique. Le ministre Gourna-Zacko a lâché le montant sans sourciller : 15 milliards de francs CFA par opérateur. Soit 45 milliards au total pour les trois opérateurs du pays.

 

Une somme astronomique, d’autant que le ministre n’a donné aucune précision sur la durée de validité de ces licences. S’agit-il d’un droit d’exploitation à vie ? Pour quelques années seulement ? Le flou reste total.

 

Cette opacité sur La fibre optique en Centrafrique  pousse les centrafricains à s’interroger. À quoi vont servir ces 45 milliards ? Le gouvernement compte-t-il renflouer les caisses de l’État sur le dos des opérateurs ? Ou s’agit-il de financer d’autres dépenses, comme la présence controversée du groupe Wagner dans le pays ?

 

Une facture salée pour les usagers.

 

Quoi qu’il en soit, ce sont les Centrafricains qui risquent de payer la note au final. Avec de tels frais de licence, les opérateurs n’auront d’autre choix que de répercuter la hausse sur leurs clients. “Les prix de la connexion internet vont forcément grimper”, prédit un expert du secteur.

 

Un comble alors que le gouvernement vantait justement une baisse des tarifs grâce à la fibre optique. “On nous avait promis un internet moins cher et plus rapide. On va avoir tout l’inverse”, s’indigne Paul, étudiant à l’Université de Bangui.

 

D’autant que si la connexion de La fibre optique en Centrafrique devient effectivement plus rapide, la consommation de données risque d’exploser. “Avec 1 Go, on ne tiendra même pas une heure sur les réseaux sociaux”, craint Paul. Les Centrafricains devront donc payer plus cher pour consommer davantage. Un véritable piège à

consommateurs.

 

Un projet mal ficelé.

 

Comment expliquer un tel fiasco ? Le projet semble avoir été bâclé depuis le début. La dissolution du comité en charge de son déploiement, remplacé à la hâte par une nouvelle agence, en est la preuve flagrante.

 

“On a mis la charrue avant les bœufs”, analyse un expert en télécoms. “Le réseau a été déployé sans vraiment réfléchir à son exploitation future”. Un amateurisme qui coûte aujourd’hui très cher au pays.

 

Le gouvernement semble également avoir sous-estimé les défis techniques. “Passer d’une technologie à l’autre ne se fait pas du jour au lendemain”, rappelle notre expert. “Il faut former le personnel, adapter les équipements. Tout cela prend du temps”.

 

Huit mois après son lancement en grande pompe, force est de constater que le projet de fibre optique en RCA est dans l’impasse. Entre un réseau défaillant et des coûts prohibitifs, les Centrafricains risquent d’attendre encore longtemps avant de goûter aux joies du haut débit.

 

Le gouvernement doit urgemment revoir sa copie s’il ne veut pas que ce qui devait être une révolution numérique ne se transforme en gouffre financier. Plus de transparence sur l’utilisation des fonds et un véritable plan d’action sont nécessaires pour sortir de l’ornière.

 

En attendant, les Centrafricains devront se contenter d’une connexion poussive et onéreuse. Un bien triste épilogue pour un projet qui se voulait porteur d’espoir pour tout un pays.

 

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Crise de l’ail et de l’oignon à Berbérati : symptôme d’un réseau routier en ruine

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Centrafrique.org/marche_de_berberati/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/marche_de_berberati-450×300.jpg” alt=”Femmes et enfants dans un marché de Berberati, en République centrafricaine. corbeaunews Centrafrique. CopyrightDR” width=”450″ height=”300″ />
Le marché de Berberati, où les femmes viennent échanger et vendre des produits locaux, sous des étals en bois simples mais animés. CopyrightDR

 

Bangui, CNC. La flambée des prix de l’ail et de l’oignon sur les marchés de Berbérati, dans la Mambéré-Kadéï, n’est que la partie visible d’un problème bien plus profond : l’effondrement du réseau routier centrafricain. Un filet d’oignon, jadis vendu à 12 000 francs, atteint désormais 33 000 francs. Le sac d’ail passe de 60 000 à 120 000 francs. Cette hausse vertigineuse révèle l’ampleur de la crise de l’ail et de l’oignon à Berbérati.

 

Crise de l’ail et de l’oignon à Berbérati , les conséquences Des routes impraticables et des ponts effondrés.

 

“La route entre Berbérati et le Cameroun est dans un état catastrophique. Les camions mettent des jours pour parcourir quelques centaines de kilomètres”, déplore Sylvain Mbari, transporteur. La situation s’est aggravée avec l’effondrement récent du pont sur l’axe Berbérati-Gamboula, isolant totalement certaines localités.

 

Ce scénario se répète à travers le pays. À Bozoum, dans l’Ouham-Pendé, le maire tire la sonnette d’alarme : “Notre ville risque d’être coupée en deux. Le pont qui sépare la ville menace de s’écrouler à tout moment. Nous sommes isolés et abandonnés”.

 

La semaine dernière, c’est le pont de Mann, à 60 kilomètres de Bocaranga sur la route de Ngaoundaye,  qui s’est effondré, paralysant le trafic vers la frontière du Cameroun.

 

Racket systématique sur les routes, occasionnant la crise de l’ail et de l’oignon à Berbérati.

 

Aux difficultés liées à l’état des routes s’ajoute le racket des forces de l’ordre qui, sans doute, occasionnant cette Crise de l’ail et de l’oignon à Berbérati. “Les barrières se multiplient. À chaque poste, il faut payer. Cela augmente considérablement nos coûts et probablement occasionnée cette Crise de l’ail et de l’oignon à Berbérati “, explique Francis Koyambalo, commerçant à Berbérati.

 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique a recueilli plusieurs témoignages similaires, révélant l’ampleur de la Crise de l’ail et de l’oignon à Berbérati du. Un chauffeur, sous couvert d’anonymat, affirme : “Sur l’axe Kenzo-Berbérati, nous payons le double de ce que nous payons avant , et c’est une taxes non officielles bien sur. C’est un véritable racket organisé”.

 

Des consommateurs étranglés.

 

Face à cette situation, les ménages sont contraints de renoncer aux produits de base. Leslie Ganawandji témoigne : “L’ail et l’oignon sont devenus des produits de luxe. Je cuisine désormais sans ces condiments essentiels”.

 

Les commerçants, pris en étau entre la hausse des coûts et la baisse du pouvoir d’achat, peinent à survivre. “Nos bénéfices ont fondu. Beaucoup envisagent de cesser provisoirement leur activité”, déplore Mariam, commerçante au marché central de Berbérati.

 

Un gouvernement aux abonnés absents.

 

La responsabilité de cette situation incombe directement au gouvernement. Malgré les promesses répétées, aucune action concrète n’a été entreprise pour réhabiliter le réseau routier dans le pays. Le ministre des Travaux publics, contacté par le CNC, n’a pas souhaité répondre à nos questions.

 

“Le gouvernement a abandonné le pays. Toutes les ressources sont concentrées à Wagner”, dénonce Jean-Pierre Siolo, un notable de la Mambéré-Kadéï.

 

Vers une crise alimentaire majeure ?

 

Si rien n’est fait rapidement, c’est l’ensemble de l’approvisionnement du pays qui est menacé. “L’augmentation des prix de l’ail et de l’oignon n’est que le début. D’autres produits vont suivre”, avertit Martin Nguimbi, économiste à l’Université de Bangui.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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L’école du village Déba, à 19 km de Baboua, est fermée depuis trois ans

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Centrafrique.org/ecole_du_village_deba_vers_baboua/” data-wpel-link=”internal”>École abandonnée dans le village Déba, situé à 19 km de Baboua, sur la route de Béloko
L’école du village Déba, à 19 km de Baboua, laissée à l’abandon depuis trois ans, prive des enfants de leur droit à l’éducation. CopyrightCNC

 

Le système éducatif centrafricain montre ses failles les plus criantes dans le village Déba, situé à 19 km de Baboua sur l’axe Béloko. Depuis trois ans, l’école ne fonctionne plus, laissant les enfants sans accès à l’éducation.

 

La situation est alarmante : le bâtiment scolaire du village Déba tombe en ruine, les salles de classe sont devenues des abris pour les animaux, remplies de déjections de porcs et de chèvres. Les tables-bancs ont disparu, ne laissant que le souvenir d’une époque où l’éducation était une priorité.

 

Face à ce désastre, les enfants du village Déba ont déserté les bancs de l’école pour les chantiers miniers, troquant leur avenir contre un travail précaire et dangereux.

 

Couton Baurou Ernest, président de la jeunesse du village Déba, tente désespérément de sauver la situation. Il collecte de l’argent auprès des parents d’élèves pour recruter de nouveaux enseignants. Son appel au gouvernement et aux ONG humanitaires est clair : “Nous avons besoin de nouveaux bâtiments scolaires équipés et d’enseignants qualifiés”.

 

Cette école, autrefois fierté du village, avait été créée par l’Église catholique. Mais le départ des prêtres et des sœurs vers l’Europe a laissé un vide que les nationales locales peinent à combler.

 

L’abandon de l’école de Déba n’est pas un cas isolé. Il reflète la crise profonde du système éducatif centrafricain, particulièrement dans les zones rurales. Les conséquences sont désastreuses : une génération entière risque de grandir sans éducation, hypothéquant l’avenir du pays.

 

Le gouvernement centrafricain doit agir rapidement. La réhabilitation de l’école de Déba et le retour des enfants en classe doivent être une priorité nationale. Sans action immédiate, c’est l’avenir même de la République centrafricaine qui est en jeu.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Pillage brutal d’un site minier par les Wagner près de Bossangoa

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Pillage brutal d’un site minier par les Wagner près de Bossangoa

 

Centrafrique.org/centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Une nouvelle incursion violente des Mercenaires russes du groupe Wagner a frappé la préfecture de l’Ouham. Le dimanche 22 septembre, vers 7 heures du matin, ces forces armées ont envahi et saccagé le site minier de Balaka, près de Bossangoa.

 

L’attaque a pris par surprise les ouvriers et artisans tout comme les vendeurs présents sur le site, qui ont dû fuir précipitamment, abandonnant leurs biens et équipements. Les Wagner ont alors procédé à un véritable pillage systématique.

 

Un témoin raconte : “Ils ont tout raflé : l’or, les téléphones, les radios… Vraiment, ils n’ont rien laissé. Heureusement que tout le monde a pu s’enfuir à temps, sinon ça aurait pu très mal tourner”.

 

Ne pouvant tout emporter à moto, les mercenaires ont fait appel à des renforts aériens. Deux hélicoptères venus de Bouar ont effectué plusieurs rotations pour évacuer le butin volé.

 

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de mainmise des Wagner sur les ressources minières de la région. Un habitant explique : “Ils veulent contrôler tous les sites d’or et de diamants. Ils chassent les orpailleurs et artisans locaux pour exploiter eux-mêmes via leurs propres ouvriers les gisements”.

 

Le pillage de Balaka confirme l’emprise croissante du groupe Wagner sur les richesses naturelles centrafricaines. Malgré l’absence de victimes cette fois-ci, la population vit dans la crainte de nouvelles exactions.

 

Les autorités centrafricaines restent muettes sur ces agissements. Pendant ce temps, les Wagner poursuivent en toute impunité leur mainmise sur l’or et les diamants du pays.

 

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La France livre un chef rebelle centrafricain : Un scandale diplomatique aux allures de trahison

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Centrafrique.org/rca-nourd-gregaza-president-du-prnc-declare-le-president-touadera-responsable-de-lassassinat-de-son-chef-detat-major-zakaria-damane/nourd-gregaza/” rel=”attachment wp-att-53960″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza-450×193.jpg” alt=”Monsieur Nourd Gregaza, Président du PRNC” width=”450″ height=”193″ />

 

Le 20 septembre 2024 restera gravé dans les annales comme le jour où la France a bafoué ses propres principes en livrant Nourd Gregaza, chef rebelle centrafricain et président du groupe armé PRNC, aux autorités centrafricaines. Cette extradition controversée du chef rebelle centrafricain pose de sérieuses questions sur l’engagement de la France envers les droits de l’homme et sa politique en Afrique.

 

Le transfert du chef rebelle centrafricain entaché d’irrégularités.

 

Les investigations du bureau d’enquête du Corbeau News Centrafrique révèlent un scénario digne d’un film d’espionnage autour de l’extradition du chef rebelle centrafricain. Pour la somme de 16 500 €, l’épouse de Gregaza a réussi à obtenir des images compromettantes de l’arrestation de son mari. Un officier centrafricain, présent sur le tarmac, a filmé la scène surréaliste qui s’est déroulée à l’arrivée de l’avion.

 

Les forces centrafricaines ont pris d’assaut l’appareil, au mépris total des lois internationales. Plus choquant encore, les officiers français censés assurer la sécurité du chef rebelle centrafricain sont restés spectateurs de cette violation flagrante des droits humains.

 

Un témoin présent lors de l’arrestation rapporte : “J’ai vu les militaires centrafricains monter dans l’avion et en ressortir avec Gregaza menotté. Les Français n’ont pas bougé d’un pouce. C’était surréaliste”.

 

La complicité française en question.

 

La vidéo obtenue par l’épouse du chef rebelle centrafricain révèle l’attitude scandaleuse des officiers français. On y entend distinctement l’un d’eux, vêtu d’un uniforme camouflé et d’un gilet jaune fluo, ordonner à ses collègues : “Ne descendez surtout pas de l’avion, n’intervenez sous aucun prétexte !”

 

Ce comportement pose de sérieuses interrogations sur le rôle réel de la France dans cette affaire. La puissance européenne a-t-elle sciemment livré un chef rebelle centrafricain à un régime qu’elle critiquait il y a peu ?

 

L’extradition du chef rebelle centrafricain  aux allures de kidnapping.

 

Le chef rebelle centrafricain n’a même pas eu l’occasion de poser le pied sur le sol centrafricain avant d’être appréhendé. Pire encore, toutes ses affaires personnelles ont mystérieusement disparu pendant le vol. Cette disparition ajoute une couche supplémentaire de suspicion à une affaire déjà trouble.

 

Un expert centrafricain en droit international, sous couvert d’anonymat, déclare : “Cette extradition du chef rebelle centrafricain s’apparente plus à un enlèvement qu’à une procédure légale. Les droits fondamentaux de M. Gregaza ont été bafoués à chaque étape du processus”.

 

L’épouse du chef rebelle centrafricain monte au créneau.

 

Contactée par la rédaction du journal Corbeau News Centrafrique, l’épouse de Nourd Gregaza, le chef rebelle centrafricain, ne mâche pas ses mots : “Je vais porter plainte contre la France pour avoir mis mon mari en danger de mort imminente, traitements dégradants, empêchements des recours légaux, atteinte à la vie d’une personne par vengeance, racisme, violation des droits de l’homme et violation des droits familiaux”.

 

Cette plainte pourrait bien être le début d’une bataille juridique longue et complexe, révélant les zones d’ombre de la diplomatie française en Centrafrique.

 

Des conséquences diplomatiques à prévoir.

 

L’affaire Gregaza, chef rebelle centrafricain, marque un tournant dans les relations entre la France et l’Afrique. Elle dévoile les contradictions d’une puissance qui prétend défendre les droits humains tout en les bafouant quand ses intérêts sont en jeu. Le monde attend maintenant des explications de Paris sur ce qui ressemble fort à une trahison de ses propres valeurs.

 

Cette extradition controversée du chef rebelle centrafricain remet en question la politique française en Afrique. Les autorités françaises devront répondre de leurs actes et expliquer comment une telle violation des droits humains a pu se produire sous leur supervision.

 

Alors que le chef rebelle centrafricain Nourd Gregaza est maintenant détenu à la prison du camp de Roux à Bangui, son sort reste incertain. Son procès, s’il a lieu, sera scruté de près par la communauté internationale, et pourrait devenir un test pour l’indépendance de la justice centrafricaine.

 

Cette affaire d’extradition du chef rebelle centrafricain est loin d’être terminée. Elle promet de faire couler beaucoup d’encre et pourrait bien redéfinir les relations entre les centrafricains et les autorités françaises  pour les années à venir.

 

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La Centrafrique, cimetière des droits de l’homme

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La Centrafrique, cimetière des droits de l’homme

 

Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l'homme
Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL

 

Bangui, CNC. Le concept de droits de l’homme semble n’être qu’un lointain souvenir en République centrafricaine. Malgré les engagements internationaux pris par le gouvernement, la réalité sur le terrain est tout autre. Les exactions se multiplient dans l’indifférence générale, qu’elles soient commises par les groupes armés ou les forces gouvernementales.

 

Cimetière des droits de l’homme: une justice à deux vitesses.

 

Le traitement des violations des droits humains révèle un profond déséquilibre. Quand les groupes armés sont mis en cause, on s’indigne et réclame justice. Mais quand il s’agit des forces gouvernementales, c’est l’omerta totale. Ni la communauté internationale, ni la MINUSCA, ni les organisations locales n’osent élever la voix.

 

Le groupe Wagner, maître des atrocités.

 

Les mercenaires russes de Wagner semblent avoir carte blanche pour terroriser la population. Assassinats, tortures, emprisonnements arbitraires : la liste de leurs crimes s’allonge sans que personne ne puisse s’y opposer. Avec la complicité des FACA et des forces de sécurité intérieure, ils règnent par la terreur en toute impunité.

 

Au cimetière des droits de l’homme, une communauté internationale aux abonnés absents.

 

Fait troublant, la communauté internationale reste étrangement silencieuse. Même la MINUSCA, censée protéger les civils, se contente de comptabiliser les exactions sans nommer clairement leurs auteurs quand il s’agit des forces gouvernementales. Un jeu sémantique visant à ménager les mercenaires russes.

 

Un gouvernement hypocrite.

 

Le comble de l’hypocrisie vient du gouvernement lui-même. D’un côté, il signe des engagements internationaux sur les droits humains. De l’autre, il est complice des pires violences commises sur sa population. Il protège et dissimule les crimes du groupe Wagner, trahissant ainsi son propre peuple.

 

Les fondateurs de la RCA doivent se retourner dans leurs tombes en voyant l’état actuel du pays. Les droits humains, autrefois défendus par d’éminents juristes comme Nicolas Tiangaye, ne sont plus qu’un lointain souvenir. La Centrafrique est désormais livrée aux mercenaires étrangers, avec la bénédiction d’un gouvernement corrompu prêt à tout pour se maintenir au pouvoir.

 

Cimetière des droits de l’homme, la mascarade du ministère de la Justice.

 

Dans un geste qui frise le ridicule, le ministère de la Justice prétend vouloir améliorer la politique nationale des droits humains. Une réunion de trois jours est organisée pour examiner 38 points de recommandations visant à améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. L’objectif affiché est d’élaborer un plan d’action sur quatre ans.

 

Baba, chargé de mission en matière de droits humains au ministère de la Justice, tente de justifier cette démarche en évoquant l’examen périodique universel des Nations Unies. Il rappelle que la RCA s’est engagée à mettre en œuvre 238 recommandations acceptées lors de cet examen en janvier 2020.

 

Mais ces belles paroles sonnent creux quand on constate la réalité sur le terrain. Comment croire à la sincérité d’un gouvernement qui tolère et même encourage les pires violations des droits humains ? Cette réunion n’est qu’une façade, un écran de fumée pour tromper la communauté internationale.

 

Les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils se souviennent encore de l’époque où le concept de droits de l’homme avait un sens, du temps de Nicolas Tiangaye et Ngoungaï Wafio. Aujourd’hui, ces valeurs sont bafouées quotidiennement, avec la complicité d’un gouvernement qui préfère protéger ses alliés russes plutôt que son propre peuple.

 

Cette mascarade du ministère de la Justice ne fait qu’ajouter l’insulte à l’injure. Pendant que des bureaucrates discutent de plans d’action, les Centrafricains continuent de souffrir sous le joug de la violence et de l’arbitraire. Il est temps que le gouvernement passe des paroles aux actes et mette fin à l’impunité qui règne dans le pays.

 

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Le français malmené par un officier supérieur centrafricain

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Le français malmené par un officier supérieur centrafricain

 

Centrafrique.org/recrutement-illicite-au-sein-des-faca-une-enquete-de-letat-major-des-armees-fait-tomber-plusieurs-tetes/le-chef-detat-major-mamadou-zephirin/” rel=”attachment wp-att-63116″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-chef-detat-major-Mamadou-Zephirin-450×250.jpg” alt=”Le chef d’état-major Mamadou Zephirin” width=”450″ height=”250″ />
Le chef d’état-major Mamadou Zephirin

 

 

Bangui, CNC. Un document officiel, signé par un haut gradé de l’armée centrafricaine, circule sur WhatsApp depuis une semaine. Ce texte, truffé d’erreurs et des fautes d’orthographes, révèle l’état catastrophique de l’éducation dans le pays.

 

Cette requête, destinée au président du tribunal de grande instance de Bimbo, accumule les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. Son auteur, pourtant un officier supérieur centrafricain, diplômé de l’académie militaire de Rabat au Maroc, montre une maîtrise du français alarmante.

 

Des erreurs basiques parsèment le document : “Requête autorisation” remplace “Requête d’autorisation”, “j’ai l’honneur sollicite” apparaît au lieu de “j’ai l’honneur de solliciter”. La ponctuation et la structure des phrases sont tout aussi problématiques.

 

Ce niveau d’écriture, à peine digne d’un écolier, étonne venant d’un officier supérieur centrafricain des FACA. Comment un tel individu peut-il occuper un poste important avec de telles lacunes ? Cette situation questionne la qualité de la formation dans les académies militaires et dans l’ensemble du système éducatif centrafricain.

 

Ce document pose aussi un problème juridique majeur. Quelle validité donner à des écrits officiels remplis d’erreurs ? La fiabilité des institutions de l’État est en jeu.

 

Ce cas de cet officier centrafricain n’est pas unique. D’autres exemples similaires, notamment au tribunal de Bimbo, montrent l’étendue des problèmes éducatifs du pays.

 

Une réforme profonde du système éducatif centrafricain est nécessaire et urgente. Sans action rapide, c’est l’avenir de la nation qui est menacé. La formation des élites, civiles et militaires, y doit redevenir une priorité nationale.

 

Le gouvernement doit prendre conscience de cette crise et agir vite. L’avenir de la République centrafricaine en dépend.

 

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La CPC remanie son état-major et renforce sa structure dirigeante

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Centrafrique.org/bozize-denonce-la-tyrannie-de-touadera-et-des-mercenaires-de-wagner/le-general-francois-bozize/” rel=”attachment wp-att-63165″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-general-Francois-Bozize-450×352.jpg” alt=”Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine” width=”450″ height=”352″ />
Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine

 

 

 

Bangui, CNC. La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a procédé à un remaniement majeur de son état-major et de sa structure dirigeante. Dans une série de décisions signées par le coordonnateur général François Bozizé Yangouvonda, le groupe rebelle centrafricain a nommé de nouveaux responsables à des postes clés. Ces changements concernent l’état-major général, la coordination générale et la coordination militaire de l’organisation.

 

Renforcement de l’état-major général de la CPC.

 

La décision n°007/2024 vient compléter la composition de l’état-major général de la CPC. Mahamat Idjel est nommé 2ème adjoint au chef d’état-major général. Quatre conseillers militaires sont également désignés : Bappa Ahmadou, Abdraman Mahamat Feissal, Youssouf Atahir et Charlie Weamonrem.

 

L’état-major de la CPC s’étoffe avec la nomination de trois conseillers techniques et deux chargés de mission. Trois rédacteurs sont par ailleurs affectés auprès de l’état-major général.

 

La décision détaille surtout la liste des 19 “chargés des opérations de zones”. Parmi eux figurent notamment Hassan Dagoula, Moussa Peouri, Guy Wabilo-Bogarka ou encore Mack Touaboy. Ces officiers auront la responsabilité d’organiser les affectations et de contrôler le travail des unités dans leurs zones respectives, sous l’autorité du chef d’état-major concerné.

 

Nouveaux visages à la coordination générale de la CPC.

 

La décision n°006/2024 vient modifier la composition de la coordination générale de la CPC. Aboulkassim Algoni Tidjani Anour est nommé 2ème adjoint au coordonnateur général François Bozizé.

 

Plusieurs conseillers sont désignés : Hammadou Ndalé comme conseiller spécial, Hissène Koursi au poste de conseiller politique, Hamid Hassaballah comme conseiller militaire et Bertin Namdoka en tant que conseiller en stratégie. Habib Marwane devient quant à lui chargé de mission à la coordination générale.

 

Réorganisation de la coordination militaire de la CPC.

 

Une troisième décision, le n°003/2024, vient renouveler l’équipe de la coordination militaire de la CPC. Mahamat Salet Adoum Kété et Hamat Mahamat Ramadan sont nommés respectivement 2ème et 3ème adjoints au coordonnateur militaire.

 

Ousmane Balamba prend le poste de conseiller militaire. Deux chargés de mission, quatre chargés de liaison et deux délégués à l’information sont également désignés. Henry Lopez Wedan et Adam Tchouloum se voient confier l’intendance militaire.

 

Enfin, quatre personnes sont nommées comme chargés des relations avec les humanitaires : Job de Dieu Zigui, Lucienne Wanfio, Abder Djagno et Abdraman Adam.

 

Vers une réorganisation opérationnelle ?

 

Ces nominations interviennent alors que la CPC peine à s’imposer militairement depuis plusieurs mois. Le groupe armé, qui réunit plusieurs factions rebelles, n’a pas réussi à prendre le contrôle de Bangui comme il l’ambitionnait en décembre 2020.

 

Ses combattants se sont repliés dans le nord et l’est du pays, d’où ils mènent des attaques sporadiques contre les forces gouvernementales et leurs alliés russes du groupe Wagner. La nomination de nombreux “chargés des opérations de zones” pourrait annoncer une réorganisation opérationnelle de la rébellion sur le terrain.

 

La CPC semble également vouloir renforcer sa communication, avec la désignation de délégués à l’information et de rédacteurs auprès de l’état-major. Le mouvement rebelle cherche à maintenir une certaine visibilité médiatique, alors que son influence militaire s’est réduite.

 

Enfin, la nomination de chargés des relations avec les humanitaires traduit peut-être une volonté d’améliorer l’image du groupe, régulièrement accusé d’exactions contre les civils.

 

Ces changements suffiront-ils à redynamiser une rébellion en perte de vitesse ? La CPC reste en tout cas déterminée à poursuivre son combat contre le pouvoir du président Baba Kongoboro , qu’elle accuse de gouverner de manière autoritaire avec l’appui des Mercenaires russes.

 

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La société civile centrafricaine interpelle le secrétaire général de l’ONU et exige le départ du pays de madame Rugwabiza

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Minusca-fonds-detournes-et-creation-des-ong-fictives/fb_img_1708470568996/” rel=”attachment wp-att-73976″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708470568996-450×317.jpg” alt=”Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca devant un pipitre pour son discours” width=”450″ height=”317″ />
Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca.

 

La société civile centrafricaine dénonce un pouvoir “autocratique”.

 

La COSCIPAC, porte-parole de la société civile centrafricaine, accuse le président Kongoboro de mener “une politique basée uniquement sur ses ambitions personnelles, démesurées et ambiguës”. L’organisation, qui se veut la voix de la société civile centrafricaine, condamne “le caractère autocratique, doublé d’un comportement de va-t’en guerre du pouvoir en place”, estimant que cela entrave toute résolution pacifique de la crise actuelle.

 

Le texte, émanant de la société civile centrafricaine, énumère plusieurs problèmes, dont “le tribalisme, le népotisme, le favoritisme, le clientélisme, l’impunité, l’injustice” qui seraient devenus prépondérants dans la gestion de l’État. La COSCIPAC évoque aussi l’émergence d’une nouvelle élite dirigeante composée “d’amis et proches-parents de moindre niveau d’instruction“, qualifiés de “véritables bras cassés hissés à l’arène politique”.

 

La société civile centrafricaine s’inquiète de la présence des forces étrangères.

 

La lettre de la société civile centrafricaine s’attarde sur la présence des forces étrangères en Centrafrique, notamment les mercenaires russes du groupe Wagner et les “Forces spéciales rwandaises”. La COSCIPAC les accuse de commettre “de graves exactions” et de se comporter “en force envahisseur”.

 

Selon la société civile centrafricaine, les mercenaires Wagner percevraient un salaire mensuel de 2,5 millions de francs CFA par personne, tandis que les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ne toucheraient que 57 000 francs CFA par mois. L’exploitation illégale des ressources minières du pays par ces groupes armés étrangers est également dénoncée.

 

La COSCIPAC questionne le rôle de la MINUSCA

 

La COSCIPAC, représentant la société civile centrafricaine, remet en question l’efficacité de la MINUSCA. L’organisation s’étonne de l’inaction de la mission onusienne lors de l’éviction de la présidente de la Cour constitutionnelle, qualifiée de “violation flagrante” de la Constitution.

 

La société civile centrafricaine va jusqu’à contester la nomination de Valentine Rugwabiza, une Rwandaise, comme représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique. La COSCIPAC s’interroge sur les motivations réelles de cette nomination et ses implications pour le pays.

 

Les revendications de la société civile centrafricaine.

 

En conclusion de cette lettre, la société civile centrafricaine, par le biais de la COSCIPAC, formule plusieurs exigences. Elle demande “le départ immédiat, sans délai et sans condition aucune, de madame Valentine Rugwabiza, du territoire centrafricain” et “le retrait dans un bref délai de toutes les Forces spéciales rwandaises présentes en RCA”.

 

La société civile centrafricaine appelle également à une réadaptation de l’approche de la MINUSCA “aux réalités du terrain centrafricain pour l’intérêt de tous”. Elle exhorte le secrétaire général de l’ONU à “prendre sa responsabilité avant que le pire n’arrive”, l’avertissant qu’il serait tenu pour “comptable” en cas de malheur pour le peuple centrafricain.

 

Cette initiative de la société civile centrafricaine, à la veille de l’Assemblée générale des Nations unies sur la sécurité, vise à attirer l’attention internationale sur la situation en Centrafrique. Il reste à voir si cet appel de la société civile centrafricaine sera entendu par les instances onusiennes.

 

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Bozoum sous les eaux : des maisons menacées d’effondrement

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Bozoum sous les eaux : des maisons menacées d’effondrement

 

Centrafrique.org/mairie_de_bozoum/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/mairie_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Bâtiment de la mairie de Bozoum avec des marches en béton, et plusieurs personnes assises à l’entrée.” width=”450″ height=”298″ />
La mairie de Bozoum

 

 

Bangui, CNC. La ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, traverse une période critique de son histoire. Après les inondations et l’isolement signalés la semaine dernière par le maire, c’est désormais l’intégrité des habitations qui est en jeu.

 

Dans les quartiers Poukone et Zomberé, les habitants sont aux abois. Les pluies diluviennes de ces derniers jours provoquent un important ruissellement depuis la colline Binon, menaçant les maisons situées en contrebas. Balo Gilbert, chef de groupe de Poukone, témoigne :

 

“L’eau qui jaillit de la montagne Binon descend jusqu’au pied et mouille les murs des maisons tout autour. Les habitants sont paniqués, craignant l’écroulement de leurs demeures.”

 

Face à cette situation alarmante, la population n’est pas restée inactive. Des jeunes se sont mobilisés pour creuser de petits canaux afin de dévier l’eau. Mais ces efforts s’avèrent insuffisants.

 

“Nous avons essayé de sauver le pire, mais il y a encore la pluie qui vient”, poursuit Balo Gilbert. “Nous demandons au gouvernement de voler à notre secours pour faire une vraie canalisation. Si rien n’est fait, nous risquons de devoir quitter le quartier car certaines maisons vont s’écrouler”.

 

L’appel est lancé. Les habitants de Bozoum espèrent une intervention rapide des autorités pour mettre fin à ce cauchemar pluvial avant qu’il ne soit trop tard. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement.

 

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Cantonnier plongée dans le noir numérique depuis 72 heures

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Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-Cameroun-450×203.jpg” alt=”Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC” width=”450″ height=”203″ />
Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Bangui, CNC. La ville frontalière de Cantonnier, située à la limite avec le Cameroun dans la préfecture de Nana-Mambéré, est plongée dans le noir numérique depuis le samedi 21 septembre 2024. Cette localité de milliers d’habitants, à 600 km de Bangui, vit une situation inédite : privée de réseau téléphonique, elle se retrouve complètement isolée.

 

Cantonnier plongée dans le noir, c’est toute une économie qui se paralyse. Les commerçants, habitués à utiliser les services de transfert d’argent par mobile pour éviter de transporter des espèces, se retrouvent dans l’impasse. Franck Samala, un vendeur de crédit à Cantonnier, témoigne :

 

“Cantonnier et Béloko plongées dans le noir, c’est comme si nous étions revenus 30 ans en arrière. Comment allons-nous faire nos transactions ? Nos clients ne peuvent plus récupérer l’argent envoyé pour leurs achats. Cette situation place nos affaires dans le danger .”

 

L’inquiétude gagne du terrain parmi la population. Les particuliers ayant des fonds sur leurs comptes Orange Money n’y ont plus accès. Marie Sérémalé, vendeuse au marché central, explique :

 

“Avec Cantonnier plongée dans le noir, je ne peux plus recevoir l’argent de mon mari qui travaille à Bangui depuis 5 ans. Comment vais-je nourrir mes enfants cette semaine ?”

 

Les communications locales et internationales sont impossibles, coupant la ville du reste du pays et du monde. Cette situation révèle la fragilité des infrastructures de communication dans les zones reculées de Centrafrique.

 

Les habitants interpellent les opérateurs téléphoniques, notamment Orange et Télécel, pour un rétablissement rapide du service. Le maire de la ville s’est exprimé :

 

“Cantonnier plongée dans le noir, c’est inacceptable. Nous demandons aux opérateurs de réagir rapidement. Notre ville ne peut pas rester coupée du monde”.

 

Les opérateurs de téléphonies mobiles restent muettes sur les causes de cette panne prolongée et sur un éventuel délai de résolution.

 

En attendant, Cantonnier plongée dans le noir numérique reste isolée. Cette situation souligne l’urgence de renforcer les infrastructures de communication dans les régions frontalières de Centrafrique. Elle met aussi en lumière la dépendance croissante des populations aux technologies mobiles pour leurs activités quotidiennes et économiques.

 

Si la situation perdure, elle pourrait avoir des conséquences graves sur l’économie locale, déjà fragilisée par les tensions régionales. Les autorités nationales devront prendre des mesures pour éviter que d’autres villes ne se retrouvent, comme Cantonnier, plongées dans le noir numérique.

 

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Centrafrique : Détournement massif à l’Assemblée nationale,  Des millions envolés dans la nature

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Détournement massif à l’Assemblée nationale centrafricaine ,  Des millions envolés dans la nature

 

Centrafrique.org/simplice-mathieu-sarandji-point-focal-de-la-nouvelle-strategie-de-campagne-anti-communaute-internationale-anti-minusca-anti-francaise-en-Centrafrique/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-52580″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu SARANDJI
Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji. Photo gouvernement

 

Bangui, CNC. L’affaire du bâtiment inachevé de l’Assemblée nationale prend une tournure inquiétante. Trois ans après le lancement en grande pompe du projet d’annexe, censé être achevé en 10 mois, le chantier est à l’arrêt depuis longtemps. Où sont passés les 147 millions de francs CFA récoltés lors d’une soirée de gala en novembre 2021 ? L’opacité qui entoure la gestion de ces fonds soulève de graves soupçons de détournement au plus haut niveau de l’institution.

 

Détournement à l’Assemblée nationale centrafricaine:  Un projet pharaonique qui tourne au fiasco.

 

En novembre 2021, le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji annonçait fièrement le lancement de la construction d’un bâtiment annexe de deux étages. Prévu pour durer 10 mois, le chantier devait permettre de désengorger les locaux existants devenus trop exigus. Pour financer ce projet, une soirée de gala était organisée avec le chanteur congolais Koffi Olomidé. Bilan annoncé : 147 millions de francs CFA récoltés auprès de “partenaires panafricains“.

 

La suite des événements laisse perplexe. Le 30 novembre 2021, en grande cérémonie, un contrat est signé avec l’entreprise Promo Construction pour réaliser les travaux en 18 mois. Une avance de 50 millions de francs CFA, soit environ 30% du montant total, selon l’assemblée nationale, aurait été remise en espèces au constructeur. Les travaux ont démarré, mais se sont mystérieusement arrêtés depuis longtemps. s’agit-il d’un Détournement à l’Assemblée nationale centrafricaine?

 

Détournement à l’Assemblée nationale centrafricaine : Des explications qui ne tiennent pas la route.

 

Interpellée sur ce retard inexplicable par le journaliste centrafricain Christian Aimé Ndota, l’Assemblée nationale se perd en explications confuses. Dans un premier temps, le service de communication affirme que “90% des travaux sont terminés” et qu’il ne reste que des finitions. Une version contredite par les faits : le chantier est visiblement à l’arrêt depuis des mois, voir des années. Ceci confirme le Détournement à l’Assemblée nationale centrafricaine.

 

Acculée par la commission spéciales de l’assemblée nationale, l’institution évoque ensuite un “retard de deux mois” dû à des problèmes d’approvisionnement en matériaux au Cameroun. Comment justifier trois ans de retard par deux mois de difficultés logistiques ? Le mystère s’épaissit.

 

Plus grave encore, l’Assemblée prétexte maintenant un manque de financement pour achever le chantier. Elle réclame même de nouveaux crédits à l’État pour poursuivre les travaux ! Que sont devenus les 97 millions du reste du montant récolté initialement ? L’institution reste muette sur l’utilisation de ces fonds. Finalement, c’est un Détournement à l’Assemblée nationale centrafricaine.

 

Des millions volatilisés dans la nature.

 

Un simple calcul permet de mesurer l’ampleur du scandale financier qui se profile. Sur les 147 millions annoncés, seuls 50 millions auraient été versés en espèces à l’entreprise de construction. Où sont passés les 97 millions restants ?

 

Certains observateurs pointent du doigt un possible détournement au profit du président de l’Assemblée et de son clan mafieux. Des rumeurs persistantes évoquent notamment un partage des fonds avec le sulfureux camerounais Parfait Émile Simb , patron camerounais de Global Investment Trading, une société de crypto-monnaies aujourd’hui en fuite vers la Russie avec un passeport diplomatique centrafricain.

 

L’opacité qui entoure la gestion de cet argent public alimente toutes les suspicions. Comment justifier qu’une telle somme se soit volatilisée sans laisser de traces ? L’absence totale de transparence sur l’utilisation des fonds laisse craindre le pire.

 

Un système bien rodé de prédation des deniers publics.

 

Cette affaire montre une nouvelle fois les dérives d’un système politique gangréné par la corruption. Sous couvert de grands projets censés servir l’intérêt général, des millions sont détournés au profit d’une poignée de dignitaires.

 

Le mode opératoire est bien rodé : annonce tapageuse d’un chantier pharaonique, levée de fonds en grande pompe, versement d’une avance à une entreprise complice, puis plus rien. L’argent disparaît dans les poches de quelques-uns tandis que les travaux restent lettre morte.

 

Cette prédation organisée des deniers publics se fait au détriment des besoins criants de la population. Pendant que des millions s’envolent dans la nature, les Centrafricains manquent cruellement d’infrastructures de base : routes, écoles, dispensaires… L’argent détourné aurait pu servir à améliorer concrètement le quotidien des citoyens.

 

L’impunité encourage la répétition de ces pratiques frauduleuses. Malgré l’évidence du scandale, aucune enquête n’a été ouverte pour faire la lumière sur la gestion opaque de ces fonds. Le silence des autorités de contrôle interroge sur leur indépendance réelle.

 

Un devoir de transparence bafoué.

 

L’Assemblée nationale, censée contrôler l’action du gouvernement, montre ici l’exemple du pire en matière de gestion des deniers publics. Son refus obstiné de rendre des comptes bafoue les principes élémentaires de transparence.

 

Les citoyens sont en droit d’exiger des explications claires sur l’utilisation de chaque franc collecté. D’où viennent précisément les fonds ? Comment ont-ils été dépensés ? Pourquoi le chantier n’a-t-il pas avancé ? Autant de questions qui restent sans réponse.

 

Le président de l’Assemblée nationale doit sortir de son silence et s’expliquer publiquement. La publication des comptes détaillés du projet est un minimum pour lever les soupçons qui pèsent sur la gestion de ces fonds.

 

Une enquête indépendante s’impose pour faire toute la lumière sur cette affaire. Les responsables de ces détournements présumés doivent être identifiés et sanctionnés. C’est à ce prix que la confiance des citoyens envers leurs institutions pourra être restaurée.

 

L’heure est venue pour les Centrafricains d’exiger des comptes à leurs dirigeants. La lutte contre la corruption ne peut plus se limiter à des effets d’annonce. Des actes concrets sont attendus pour mettre fin à ces pratiques qui ruinent le pays depuis trop longtemps.

 

Le scandale du bâtiment inachevé de l’Assemblée nationale doit marquer un tournant. Il est temps que l’argent public serve réellement l’intérêt général plutôt que d’enrichir une poignée de privilégiés. L’avenir du pays en dépend.

 

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Le ministre Gourna Zacko s’enfonce dans le déni sur le fiasco du bitcoin en Centrafrique

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Le ministre Gourna Zacko s’enfonce dans le déni sur le fiasco du bitcoin en Centrafrique

 

 

Bangui, CNC. Dans une interview surréaliste accordée à la radio Ndékè Luka ce mercredi 18 septembre 2024, le ministre de l’Économie numérique Justin Gourna Zacko a tenté de justifier l’échec cuisant du projet de cryptomonnaie lancé en fanfare par le président Touadéra il y a deux ans. Ses propos déconnectés de la réalité révèlent l’ampleur du désastre et l’incompétence criante des autorités centrafricaines.

 

Le bitcoin en Centrafrique: un projet mort-né.

 

Interrogé sur la fermeture du site internet du projet “Sango Coin”, le bébé du bitcoin en Centrafrique, le ministre s’est lancé dans un exercice pathétique de propagande pro-régime. “Nous avons la chance d’avoir un chef d’État qui est professeur d’université, qui a innové sur la cryptomonnaie”, a-t-il osé affirmer, comme si le statut académique du président suffisait à garantir la réussite d’un projet économique aussi complexe.

 

La réalité du bitcoin en Centrafrique est tout autre : lancé dans la précipitation en avril 2022 sans aucune étude de faisabilité sérieuse, le bitcoin comme monnaie officielle et le “Sango Coin” ont été un fiasco total. Le site web censé promouvoir cette cryptomonnaie nationale a fermé ses portes après seulement quelques mois d’existence, signe de l’abandon de facto du projet par les autorités.

 

Pourtant, le ministre persiste et signe sur le bitcoin en Centrafrique : “La loi existe encore, nous ne pouvons pas renoncer à cela. Il y a un travail de fond qui se fait”. Des propos en total décalage avec la situation sur le terrain, où aucune transaction en bitcoin n’a jamais été enregistrée. Le “Sango Coin” est quant à lui resté lettre morte, n’ayant jamais dépassé le stade de l’annonce.

 

Le bitcoin en Centrafrique: une crédibilité en miettes.

 

Gourna Zacko a balayé d’un revers de main les critiques sur l’incapacité du gouvernement à mener ses projets à terme. “Les innovations sont toujours quelque chose de très difficile, l’être humain est résistant au changement”, a-t-il argué, refusant d’admettre les erreurs stratégiques commises sur le projet du bitcoin en Centrafrique.

 

Cette posture de déni ne trompe personne. Depuis son arrivée au pouvoir, le président Kongoboro multiplie les effets d’annonce sans lendemain, qu’il s’agisse du bitcoin, de la fibre optique ou de la “digitalisation nationale”. Aucun de ces chantiers n’a abouti à des résultats tangibles pour la population.

 

Le ministre se targue d’avoir “pris de l’avance” sur les pays voisins en matière de cryptomonnaies. Une avance qui s’apparente plutôt à un plongeon dans le vide, la Centrafrique s’étant attirée les foudres de la CEMAC et des institutions financières internationales avec cette initiative hasardeuse.

 

Un bilan catastrophique.

 

L’échec du bitcoin en Centrafrique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Après huit ans de pouvoir, le bilan du “professeur” Touadéra alias Kongoboro est catastrophique sur tous les plans. Aucune école construite, aucune route réhabilitée, aucun hôpital modernisé. Les seules réalisations visibles sont les somptueuses villas présidentielles et la cité réservée à l’entourage du chef de l’État au quartier Boy-Rabe, ou à la cité des belles vues dans le septième arrondissement.

 

Pendant ce temps, des centaines de millions de francs CFA sont dilapidés chaque semaine pour financer la présence des Mercenaires russes de Wagner et des militaires rwandais. L’argent coule à flots pour assurer la protection du régime, au détriment des besoins vitaux de la population.

 

L’heure des comptes.

 

L’interview du ministre est symptomatique de l’amateurisme et de l’incompétence qui règnent au sommet de l’État centrafricain incarné par Baba Kongoboro . Incapables d’admettre leurs erreurs, les autorités persistent dans leur fuite en avant, multipliant les projets fumeux pour masquer leur incapacité à gérer le pays.

 

Le contraste est saisissant entre la mégalomanie du régime Touadéra et la misère dans laquelle est plongée la grande majorité de la population. Pendant que le président parade dans ses villas neuves au quartier Boy-Rabe, des milliers de déplacés survivent dans des camps de fortune.

 

L’échec du bitcoin et du “Sango Coin” n’est qu’un exemple parmi d’autres de la gabegie qui caractérise la gouvernance actuelle. Il est grand temps que le pouvoir rende des comptes sur l’utilisation des deniers publics et l’absence de résultats concrets après huit ans de promesses non tenues.

 

Les Centrafricains méritent mieux que ces gesticulations médiatiques et ces projets mort-nés. Ils attendent des actes forts pour améliorer leurs conditions de vie, pas des discours creux sur les prétendues “innovations” d’un président mathématicien incapable de résoudre l’équation du développement.

 

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À Bangui, les étudiants centrafricains dénoncent des refus massifs de visas pour la France

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À Bangui, les étudiants centrafricains dénoncent des refus massifs de visas pour la France

 

Centrafrique.org/le-nouveau-message-de-la-france-aux-centrafricains-une-politique-controversee-du-president-macron/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-avec-bruno-daniel-jean-michel-foucher-lambassadeur-de/” rel=”attachment wp-att-72896″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports-avec-Bruno-Daniel-Jean-Michel-Foucher-lambassadeur-de-450×320.jpg” alt=”Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de” width=”450″ height=”320″ />
Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de

 

Bangui, CNC. Les demandeurs de visa d’études pour l’année universitaire 2024 – 2025 crient leur colère à Bangui. Selon nos informations, plus d’une cinquantaine d’étudiants ont déposé des dossiers auprès de l’ambassade de France, mais se sont vu opposer un refus quasi-systématique.

 

“C’est du jamais vu. On dirait que le consulat a apposé un tampon ‘refusé’ sur tous les passeports sans même examiner les dossiers”, déplore un étudiant sous couvert d’anonymat.

 

Cette situation inédite marquerait une rupture avec le début des années 2000, où 35 à 40 demandes sur 50 étaient habituellement acceptées. “C’est comme si la France ne voulait plus d’étudiants centrafricains”, s’indigne un autre candidat malheureux.

 

Certains pointent du doigt la politique migratoire du président Emmanuel Macron, accusé de fermer la porte aux étudiants tout en l’ouvrant aux “mafieux” et “faussaires”.

 

L’affaire des visas accordés à l’entourage du ministre Héritier Doneng pour les JO de Paris est notamment citée en exemple. “On refuse des jeunes méritants pour accueillir des proches de miliciens. Où est la logique ?”, s’interroge un observateur.

 

Du côté de l’ambassade, on assure que chaque dossier est examiné avec soin. Mais le manque de transparence sur les critères de sélection alimente les soupçons.

 

Les étudiants réclament des explications et appellent Paris à revoir sa copie. “La formation des jeunes devrait être une priorité pour la coopération franco-centrafricaine”, martèle un responsable étudiant. Le débat est loin d’être clos.

Affaire à suivre…

 

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Tensions à Zémio : Le sous-préfet appelle au calme et convoque une réunion de paix

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Tensions à Zémio : Le sous-préfet appelle au calme et convoque une réunion de paix

 

Centrafrique.org/la-crise-securitaire-et-humanitaire-dans-le-haut-mbomou-parfait-achille-romaric-sangou-zirani-appel-a-laction/parfait-achille-romaric-sangou-zirani/” rel=”attachment wp-att-68605″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Parfait-Achille-Romaric-Sangou-Zirani-450×323.jpg” alt=”Parfait Achille Romaric Sangou-Zirani, Conseiller économique et social du Haut-Mbomou” width=”450″ height=”323″ />
Parfait Achille Romaric Sangou-Zirani

 

Bangui, CNC. La ville de Zémio, située à 1114 km de Bangui, est depuis quelques semaines en proie à de vives tensions communautaires, mais celle-ci s’est aggravée à la suite à la marche organisée vendredi dernier par les miliciens Azandé. Dans un contexte explosif, le sous-préfet Romaric Sangou Zirani a lancé un appel au calme ce dimanche 22 septembre 2024 sur les ondes de la radio locale.

 

“J’appelle tout le monde à rester serein. À partir d’aujourd’hui, je demande à chacun de ne toucher à personne et de ne plus organiser de marches”, a déclaré M. Sangou Zirani. Il a exhorté la population à “laisser la justice faire son travail” et à s’abstenir de tout acte de violence.

 

Le sous-préfet a également annoncé la tenue d’une réunion de paix lundi 23 septembre à 9h à la mairie de Zémio. “J’ai convoqué tous les membres du comité de paix, les chefs de groupe, les représentants des femmes, des musulmans, des imams, des pasteurs et de l’église”, a-t-il précisé.

 

Cette initiative intervient dans un climat tendu, après la publication d’un communiqué par la communauté musulmane appelant le gouvernement à réagir. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Centrafricains ont exprimé leur inquiétude quant aux risques de conflits intercommunautaires.

 

Le sous-préfet a indiqué avoir transmis à sa hiérarchie à Bangui le mémorandum remis par les manifestants vendredi. Il a fermement condamné toute nouvelle manifestation : “Je ne veux plus que les gens marchent maintenant et aillent prendre les biens de quelqu’un par la force”.

 

Alors que la situation reste volatile à Zémio, cette réunion de paix sera importante pour apaiser les tensions et éviter une escalade de la violence entre communautés. Les autorités locales et nationales sont appelées à agir rapidement pour restaurer le calme dans cette ville du sud-est centrafricain.

 

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Réaction à la position du Réseau Arc En Ciel de Bindoumi à propos des Élections locales

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Réaction à la position du Réseau Arc En Ciel de Bindoumi à propos des Élections locales

 

Centrafrique.org/hausse-des-prix-violences-et-referendum-constitutionnel-la-lcdh-tire-la-sonnette-dalarme/joseph-bindoumi-president-de-la-ligue-centrafricaine-de-droit-de-lhomme/” rel=”attachment wp-att-65863″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Joseph-Bindoumi-President-de-la-ligue-centrafricaine-de-droit-de-lhomme-450×450.jpg” alt=”Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme” width=”450″ height=”450″ />
Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL

 

 

Bangui, CNC. La démarche controversée du Réseau Arc-en-Ciel de Bindoumi concernant les élections locale d’avril prochain provoque l’indignation de l’opposition centrafricaine. Jean-Pierre Mara, ancien député, dénonce avec véhémence cette initiative qu’il juge complice d’un processus électoral biaisé, dévoile au grand jour les failles béantes du système actuel.

 

Ci-dessous, sa réaction :

Quinze organisations de la société civile, réunies au sein du Réseau Arc-en-ciel, se mobilisent pour observer le déroulement des prochaines élections locales, prévues le 6 avril 2025.

L’opposition est interpellée dans cette démarche.

Cependant, il doit être permis de questionner ce que  veut Mr Bindoumiet son réseau  Arc En Ciel

Qu’ils permettent que la question suivante soit posée. A défaut d’un langage de sourd,  de quel processus électoral parle Monsieur Bindoumi et son réseau?

Pire, il est question de droit , mais de quel droit au vote parle Mr Bindoumi lorsqu’in connait le degré de capitalisation du processus par le pouvoir!

Apparemment, n’ayant jamais été  Candidat à une élection en RCA , vous ne savez pas lire et comprendre de quoi il en revient dans une élection organisée par les pions du MCU et leur tentacules dans les démembrements de l’ANE composés essentiellement des gens nommées par Touadera et son pouvoir.

Je crois que c’est pour cela que vous n’arrivez pas à comprendre la position radicale de l’opposition sur le sujet des élections locales. C’est aussi pour cette raison que vous n’arrivez pas à intégrer le fait que nous de l’opposition exigeons une remise en question de l’ANE.

Aller juste aux élections pour servir de Faire-Valoir, nous refusons.

Puisque vous êtes si convaincu de votre stratégie de défense des droits du peuple a élire librement,  organisez votre élection avec le pouvoir de Touadera et l’Union Européenne et laissez l’opposition tranquille dans sa radicalité sur ce sujet.

L’opposition ne va pas servir pour escroquer l’Union Européenne dans une opération dont le seul gagnant est déjà connu d’avance si c’est la constitution de 2023 qui appliquée par l’actuelle Autorité Nationale des Élections, tout cela facilité par le Conseil Constitutionnel, toutes deux Institutions inféodées.

 

Jean-Pierre Mara

Ancien Député

Membre de l’opposition

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Le pont de Mann coupé en deux, population isolée, inflation terrible des prix sur le marché

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Le pont de Mann coupé en deux, population isolée

 

Centrafrique.org/pont_de_mann_coupe/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/pont_de_mann_coupe-450×211.jpg” alt=”Pont effondré au village de Mann, coupant l’accès entre Bocaranga et Ngaoundaye.” width=”450″ height=”211″ />
L’effondrement d’un pont au village de Mann, à 60 km de Bocaranga, a complètement isolé la région, rendant impossible tout déplacement entre Bocaranga et Ngaoundaye via Mann.

 

 

Bangui, CNC. La rupture du pont de Mann, à 60 km de Bocaranga sur l’axe menant à Ngaoundaye, plonge toute une région dans l’isolement. Cette coupure de route s’ajoute à une longue liste d’infrastructures défaillantes à travers le pays, paralysant les déplacements et l’économie locale.

 

La rupture du pont de Mann, et un réseau routier en déliquescence. 

 

L’effondrement du pont de Mann n’est que la partie émergée de l’iceberg. À Berberati, le pont principal reliant deux quartiers et menant à la frontière camerounaise s’est effondré, coupant la ville en deux. Les transporteurs sont bloqués et la réhabilitation s’avère complexe. À Bozoum, le maire a récemment lancé l’alerte : le pont reliant la préfecture au centre commercial menace de céder, risquant de diviser la ville.

 

Les axes routiers sont dans un état désastreux à travers tout le pays. La route Mbaïki-Boda est totalement alarmante. Les liaisons Bria-Ouadda, Obo-Zémio, Bangui-Bangassou et Bangui-Ndélé sont impraticables. L’axe Boali-Bossangoa via Bossembélé n’est pas épargné.

 

À Bria, les récentes pluies ont provoqué l’obstruction du pont sur la rivière Samba, inondant les quartiers voisins. Les habitants se voient contraints de transporter leurs biens à dos d’animaux pour traverser les eaux.

 

Un quotidien bouleversé pour les populations.

 

Les conséquences pour les populations sont désastreuses. L’impossibilité de circuler entrave l’accès aux marchés, aux services de santé et à l’éducation. L’économie locale s’en trouve asphyxiée, les commerçants ne pouvant plus s’approvisionner ou écouler leurs marchandises.

 

Un commerçant de Ngaoundaye témoigne : « Nous sommes coupés du monde. Les produits de première nécessité commencent à manquer et les prix flambent. Sans réparation rapide du pont, c’est toute l’économie locale qui va s’effondrer ».

 

L’inaction des autorités pointée du doigt.

 

Malgré les promesses répétées de réhabilitation des infrastructures, le gouvernement brille par son inaction. Le ministre des Travaux publics reste muet face à cette situation critique. Les fonds alloués à l’entretien routier se sont évaporés sans laisser de traces sur le terrain.

 

Des questions se posent sur l’utilisation des ressources de l’État. Des sommes considérables – 400 millions par semaine pour le groupe Wagner et 200 millions pour les militaires rwandais – sont consacrées à ces forces étrangères, au détriment des infrastructures nationales. L’exploitation des ressources naturelles, notamment l’or et les diamants, par le groupe Wagner, ne bénéficie pas au pays.

 

Un paradoxe constitutionnel.

 

Cette déliquescence des infrastructures contraste fortement avec les déclarations optimistes du Président Touadéra lors de la promulgation de la nouvelle Constitution le 30 août dernier. Annonçant l’avènement d’une « 7e République » censée apporter paix et émergence, le chef de l’État est déconnecté des réalités du terrain.

 

Le système éducatif n’est pas épargné. Faute d’enseignants fonctionnaires en nombre suffisant, ce sont des « maîtres-parents », payés directement par les familles, qui assurent tant bien que mal l’instruction des enfants.

 

Les Centrafricains n’ont rien gagné avec cette nouvelle Constitution. Elle n’a pas permis de résoudre les problèmes fondamentaux du pays. La situation s’aggrave de jour en jour, laissant les populations dans un dénuement croissant.

 

Sans une prise de conscience rapide des autorités et des actions concrètes pour réhabiliter les infrastructures vitales du pays, c’est tout l’avenir de la République centrafricaine qui est en jeu. Les belles paroles ne suffiront pas à reconstruire les ponts effondrés ni à sortir les populations de leur isolement forcé.

 

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Bria : Le quartier Bornou complètement sous les eaux après une forte pluie.

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Le quartier Bornou, situé à Bria un été complètement inondé suite à une intense pluie. Les eaux ont envahi les rues et les habitations, causant d’importants dégâts matériels. Les résidents sont actuellement confrontés à une situation difficile et les autorités Local travaillent à fournir une assistance d’urgence.

Centrafrique.org/pluie-inondation-quartier-bornou-bria/” data-wpel-link=”internal”>Inondation à Bria : habitants et bétail traversant une rue submergée du quartier Bornou

 

Bangui, CNC. Une pluie diluvienne s’est abattue sur la ville de Bria dans la nuit du vendredi au samedi dernier, provoquant des inondations dévastatrices dans le quartier Bornou. Le paysage de ce quartier a été totalement bouleversé par la montée des eaux.

 

La rivière Samba est sortie de son lit, submergeant le pont qui la traverse. L’eau n’a pas trouvé d’exutoire et a envahi les rues, transformant le quartier en un vaste marécage boueux où les habitants peinent à se déplacer.

 

“C’est incroyable de voir Bria dans cet état. On se demande si la municipalité va pouvoir agir rapidement pour résoudre ce problème, ou si elle devra solliciter l’aide de la Minusca ou du gouvernement”, témoigne un habitant du quartier Bornou.

 

Malheureusement, l’espoir d’une intervention rapide des autorités semble mince. Depuis l’arrivée au pouvoir de Baba Kongoboro en mars 2016, aucune infrastructure n’a été construite dans tout le pays , ni pont, ni école.

 

La meilleure option serait de se tourner vers les partenaires internationaux, notamment la MINUSCA. La mairie doit rapidement demander son aide pour éviter une catastrophe humanitaire si de telles inondations se répètent durant la saison des pluies.

 

En effet, si rien n’est fait, les maisons risquent de s’effondrer, laqua Leissant de nombreuses familles sans abri. Des épidémies pourraient aussi se propager rapidement, mettant en danger la vie des habitants. quartier Bornou à Bria est actuellement complètement submergé suite à une intense pluie. Le situation est critique, notamment au niveau du pont Samba qui est totalement inondé. Dans effet, Oui rien n’est fait, les maisons risquent de s’effondrer, laissant de nombreuses familles sans abri. Des épidémies pourraient aussi elle-même propager rapidement, mettant dans danger le vie des habitants.

 

Les dégâts causés par cette pluie dans le quartier Bornou sont considérables. Une intervention d’urgence est nécessaire pour protéger la population de Bria.

 

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