Un proche du ministre Bouba arrêté avec des armes au PK5
Bangui, CNC. Un coup de filet des forces de l’ordre a conduit à l’arrestation d’Abakar, cousin du ministre de l’Élevage Hassan Bouba, le 30 septembre 2024 dans le quartier PK5 de Bangui. L’homme, surnommé “le chef des races” au sein de sa communauté, a été découvert caché dans le faux plafond de son domicile.
Lors de la perquisition, les autorités ont mis la main sur un important arsenal de guerre, laissant présager une accusation de détention illégale d’armes de guerre et une possible préparation de déstabilisation. Cependant, le motif officiel de l’arrestation n’a pas encore été communiqué.
Abakar, figure influente du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, au quartier PK5 du troisième arrondissement, jouerait un rôle clé dans le dispositif de renseignement du régime au PK5. Selon des sources proches du dossier, il serait impliqué dans de nombreuses activités illicites, lui valant la réputation de “grand mafieux” dans les cercles informés.
“C’est le moteur de tous les problèmes au PK5 entre les milices d’autodéfense”, affirme un habitant du quartier sous couvert d’anonymat. “Depuis la transition jusqu’à aujourd’hui, il était à l’origine de cette mascarade”.
Détenu depuis une semaine à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), Abakar devait être transféré à la prison du camp de Roux. Des informations non confirmées suggèrent qu’il aurait versé des pots-de-vin pour rester à l’OCRB, bénéficiant également de l’intervention du ministre Bouba pour tenter d’obtenir sa libération.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions au sein du pouvoir. Le ministre Hassan Bouba, ancien chef rebelle rallié au régime, serait dans le collimateur des services de sécurité. Des rumeurs persistantes l’accusent de “fomenter des choses”, suscitant l’inquiétude au plus haut niveau de l’État.
L’arrestation d’Abakar pourrait s’inscrire dans une stratégie visant à affaiblir la position du ministre Bouba. “Peut-être que le coup vise Hassan Bouba“, analyse un observateur politique. “Les services de sécurité ont les yeux rivés sur lui depuis un moment“.
La chute d’Abakar illustre la volatilité des alliances au sein du pouvoir centrafricain. “Quand on trahit, on finit par subir le même sort que ses victimes”, commente une source proche du dossier, pointant les revirements fréquents dans l’entourage présidentiel.
L’affaire soulève également des questions sur l’emprise réelle du pouvoir dans certains quartiers de Bangui. Le PK5, bastion musulman de la capitale, reste une zone sensible où s’entremêlent influences politiques, trafics et groupes armés.
Le silence des autorités sur les véritables motifs de l’arrestation d’Abakar alimente toutes les spéculations. S’agit-il d’un simple coup de filet contre un trafiquant d’armes ou d’une opération plus vaste visant à recomposer les équilibres autour du ministre Hassan Bouba?
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique
Invitation à suivre la chaine du CNC
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.



![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)
