mercredi, avril 22, 2026
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Centrafrique : Dimitri Sitiy, en colère,  fustige les FACA

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Un soldat FACA avec un brassard de la société Wagner

 

Bangui, CNC. Dans les couloirs feutrés du palais présidentiel à Bangui, une réunion confidentielle a eu lieu le 26 septembre dernier. Autour de la table : le russe Dmitri Podolsky, fraîchement nommé conseiller à la sécurité du putschiste de Bangui Baba Kongoboro, Dimitri Sitiy, le chef de Wagner en Centrafrique, et le général d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui devait être une simple prise de contact s’est transformé en un réquisitoire cinglant contre l’armée nationale.

 

Des FACA en déroute : Dimitri Sitiy éclate la vérité au grand jour.

 

Les révélations de Dimitri Sitiy confirment ce que les Centrafricains constatent depuis longtemps. Un habitant de Bangui témoigne : “Même un bébé qui est né aujourd’hui sait que les soldats FACA sont les premiers à fuir pour appeler les Mercenaires russes au secours“. Cette réalité contredit totalement la propagande du pouvoir sur les prétendus progrès de l’armée nationale.

 

Le chef d’état-major a dû admettre devant Dimitri Sitiy la nécessité de “réformer ces militaires” et même de “former à nouveau certains officiers”. Un aveu d’échec cuisant après des années de formation par les mercenaires russes. La question se pose : que font réellement les instructeurs de Wagner depuis leur arrivée en Centrafrique ?

 

Dimitri Sitiy joue la carte de la pression de Wagner.

 

Profitant de cette réunion, Dimitri Sitiy a rappelé que les Russes pourraient être contraints de rentrer chez eux à cause du conflit ukrainien. Une manière à peine voilée de faire pression sur le pouvoir centrafricain pour obtenir plus d’avantages. Cette stratégie souligne la dépendance malsaine du régime Touadéra envers Wagner.

 

La propagande de Wagner : un tissu de mensonges.

 

Malgré ces vérités crues énoncées en privé, les communicants de Wagner ont publié un communiqué dithyrambique vantant les “progrès” des FACA et leur prétendue capacité à “chasser les rebelles”. Cette manipulation grossière vise à tromper l’opinion internationale et à justifier la présence russe en Centrafrique.

 

Le communiqué affirme que “les soldats des FACA mènent des opérations militaires à grande échelle dans toute la RCA contre les terroristes et les groupes armés rebelles”. Or, la réalité est tout autre : les groupes rebelles sont loin d’être vaincus et continuent leurs exactions dans de nombreuses régions. Les civils paient le prix fort de cette insécurité persistante que ni les FACA ni Wagner ne parviennent à juguler.

 

Touadéra : fossoyeur des garnisons militaires.

 

Lors de la réunion du 26 septembre, le conseiller de Touadéra et le chef d’état-major ont évoqué la construction de garnisons dans tout le pays. Une proposition qui fait écho au discours de Touadéra à l’Assemblée générale des Nations Unies, probablement rédigé par ses conseillers russes. Cette concordance révèle l’influence grandissante de Wagner sur la politique de Baba Kongoboro.

 

Toutefois, cette demande de fonds pour construire de nouvelles garnisons est d’une hypocrisie flagrante. Un ancien haut gradé dénonce : “Le camp Fidèle Obrou, qui l’a détruit ? C’est Touadéra. Le camp de la Garde dans le 7ème arrondissement, qui l’a vendu ? C’est Touadéra“.

 

Ce même officier s’indigne : “Et maintenant il demande de l’aide aux Américains pour reconstruire ce qu’il a lui-même détruit. On se moque de qui ?” En effet, Touadéra a systématiquement démantelé les infrastructures militaires existantes pour y installer “sa famille, ses amis, ses compagnons-ministres, ses belles-femmes”, transformant des sites stratégiques en quartiers résidentiels de luxe.

 

Cette gestion calamiteuse des infrastructures militaires illustre l’incohérence totale de la politique de défense du régime Touadéra. D’un côté, il détruit les garnisons existantes pour son profit personnel, de l’autre, il mendie des fonds internationaux pour en construire de nouvelles. Cette duplicité souligne le peu de cas que le président fait de la sécurité réelle du pays, préférant jouer un double jeu entre ses intérêts personnels et les exigences de ses alliés russes.

 

Une armée à réformer de fond en comble.

 

Le constat est sans appel : l’armée centrafricaine doit être entièrement repensée, “du chef d’état-major au simple soldat”. Mais certainement pas par des mercenaires russes uniquement formés au maniement des armes.

 

Un ancien instructeur militaire centrafricain fustige : “Le chef d’état-major a besoin de formation. Il doit arrêter son alcool et revenir dans le camp courir comme les autres. Tout le monde doit revenir sur le terrain et comprendre les choses. Mais ce ne sont pas les Russes qui doivent former ces gens-là”.

 

Cette critique souligne l’inadéquation de la formation dispensée par Wagner, axée uniquement sur l’aspect militaire au détriment des valeurs et de l’éthique nécessaires à une armée nationale digne de ce nom.

 

La communication de Wagner : un exercice de désinformation

 

Le communiqué publié par Wagner sur les réseaux sociaux après la réunion du 26 septembre est un modèle de désinformation. Aucune mention des critiques acerbes contre les FACA, remplacées par des éloges fantaisistes sur leurs prétendus succès militaires.

 

Ce communiqué mensonger illustre une fois de plus les méthodes de manipulation employées par Wagner pour masquer son inefficacité et celle de ses “partenaires” centrafricains. Une propagande grossière qui ne trompe plus personne dans le pays.

 

L’échec du partenariat Touadéra-Wagner.

 

Cette réunion du 26 septembre dévoile aux yeux du monde l’échec patent du partenariat entre le régime Touadéra et le groupe Wagner. Malgré des années de présence russe, l’armée centrafricaine reste incapable d’assurer la sécurité du pays. Les mercenaires de Wagner, loin d’avoir formé une armée efficace, semblent surtout préoccupés par leurs propres intérêts.

 

Le peuple centrafricain est la première victime de cette situation. Pris entre une armée nationale défaillante et des mercenaires étrangers aux motivations douteuses, les civils continuent de subir l’insécurité et la violence des groupes armés.

 

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Mahmoud Zakaria, un pharmacien de Bria, kidnappé par les mercenaires russes du groupe Wagner

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Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto. CopyrightCNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le dimanche 29 septembre 2024, vers 17h, le quartier Mandé de Bria était devenu une scène d’arrestation brutale. Mahmoud Zakaria, pharmacien populaire de son quartier, a été brutalement arraché à son officine par un groupe de mercenaires russes, cagoulés et lourdement armés. Sans mandat ni explication, ils l’ont emmené sous les yeux de sa famille impuissante.

 

Pendant des heures, les proches de Mahmoud sont restés sans nouvelles. Ce n’est que le lendemain, c’est-à-dire le lundi dernier  qu’ils ont pu établir un contact avec ses ravisseurs. La réalité de la situation est alors devenue claire : il ne s’agissait pas d’une arrestation, mais d’un kidnapping pur et simple.

 

Selon les proches de la victimes, les mercenaires russes du groupe Wagner ont exigé une rançon de 2 millions de francs CFA pour la libération de Mahmoud. “Ils nous ont dit que si nous voulions revoir notre frère, nous devions payer”, témoigne un proche de la famille. “Ils n’ont même pas prétendu qu’il avait commis un crime“.

 

Cette pratique odieuse n’est malheureusement pas isolée. À Bambari, un commerçant avait  été “arrêté” dans des circonstances similaires la semaine dernière. À Ngoutéré, cinq familles ont dû payer des rançons d’un million chacun pour libérer leurs proches incarcérés par les russes le mois de juillet dernier.

 

“C’est devenu leur nouvelle méthode pour nous racketter“, explique un habitant de Bouar. “Avant, ils nous braquaient directement. Maintenant, ils enlèvent nos proches et nous font payer“.

 

Le gouvernement Touadéra, loin de condamner ces pratiques, semble les cautionner. “Le président parle de reconstruction nationale, mais il laisse des mercenaires terroriser la population”, s’indigne un commerçant de Bria.

 

À Bangui, les autorités persistent à qualifier ces mercenaires russes des super spécialistes  “. Cette rhétorique ne trompe plus personne. “Touadéra joue à l’autruche”, fustige un activiste des droits de l’homme. “Il ferme les yeux sur les crimes des Wagner pour garder son pouvoir.”

 

La Minusca, censée protéger les civils, se trouve paralysée. “Nos mains sont liées”, confie un casque bleu sous couvert d’anonymat. “Si nous dénonçons trop ouvertement les exactions russes, Moscou pourrait bloquer le renouvellement de notre mandat au Conseil de sécurité”.

 

Pendant ce temps, la population centrafricaine paie le prix fort de cette situation. À Bria, la famille de Mahmoud Zakaria tente désespérément de réunir la somme exigée. “Nous avons peur pour sa vie”, confie sa sœur. “Mais même si nous payons, qui nous dit qu’ils ne recommenceront pas?”

 

L’arrestation de Mahmoud Zakaria n’est que la partie visible de l’iceberg. Dans tout le pays, des citoyens vivent dans la peur d’être la prochaine cible de ces extorsions. “On ne sait jamais quand ça peut nous tomber dessus”, témoigne un habitant de Ngoutéré.

 

“Qui sème le vent récolte la tempête”, dit un autre proverbe. En laissant les mercenaires russes agir en toute impunité, le président Touadéra prend le risque de voir la colère populaire se retourner contre lui. Le silence complice du gouvernement ne pourra pas éternellement étouffer les cris de détresse de la population.

Aux dernières nouvelles, la victimes est finalement libérée par ses ravisseurs après le paiement de la somme demandée.

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Centrafrique : le dernier combat d’Évariste Ngamana, direction nationale des campagnes du MCU

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Abbé – honorable et chef anti-balaka de Carnot Evariste NGAMANA

 

Bangui, CNC. Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale centrafricaine, se livre à une opération de communication aussi grossière que ridicule pour tenter d’obtenir à nouveau la direction nationale des campagnes du parti MCU. Dans un texte publié sur les réseaux sociaux sous couvert d’un prétendu journaliste, Ngamana se livre à un exercice d’auto-glorification pathétique qui ne trompe personne.

 

Une mise en scène grotesque pour le dernier combat d’Évariste Ngamana.

 

Le texte, manifestement rédigé par Ngamana lui-même, met en scène un soi-disant “fact-checker” qui aurait mené une enquête approfondie pour laver l’honneur du premier vice-président. Cette mascarade atteint des sommets d’absurdité lorsque l’auteur prétend avoir eu accès aux comptes bancaires de Ngamana avec la bénédiction des directeurs de banque.

 

“Dire qu’à la demande de Ngamana, toutes les portes des banques lui sont ouvertes afin d’aller consulter ses comptes bancaires et ce, jusqu’à un DG d’une banque, mais c’est de la pure sorcellerie démagogique”, affirme un cadre d’Ecobank contacté par notre rédaction.

 

Des ambitions démesurées .

 

Derrière cette opération de communication se cache la soif de pouvoir insatiable pour un dernier combat d’Évariste  Ngamana. Après avoir échoué à obtenir la présidence de l’Assemblée nationale, du premier ministre  puis le poste de vice-président de la République, Ngamana se rabat désormais sur la direction nationale des campagnes du MCU.

 

“Ngamana est prêt à tout pour se faire bien voir du président Touadéra. Il rêve d’être nommé Premier ministre après le référendum constitutionnel, mais il n’a aucune chance“, confie sous couvert d’anonymat un cadre du MCU.

 

Une crédibilité en lambeaux.

 

En se livrant à cette opération de communication aussi grotesque que mensongère, Évariste Ngamana achève de ruiner sa crédibilité déjà bien entamée. Ses dénégations maladroites ne font que confirmer ses ambitions démesurées et son absence totale de scrupules pour les assouvir.

 

Loin de le servir, cette manœuvre pathétique ne fait que souligner l’isolement croissant de Ngamana au sein de son parti le MCU. Son dernier combat pour obtenir un poste aussi prestigieux que celui du directeur de campagne pour les locales a toutes les chances de se solder par un cuisant échec. Ainsi, le dernier combat d’Évariste Ngamana , on connait déjà la suite.

 

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Nouvelle vague de violences à Nana-Markounda : Plus de 500 familles déplacées

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Nouvelle vague de violences à Nana-Markounda : Plus de 500 familles déplacées

 

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Le général autoproclamé du MPC, Monsieur Adjaj, ici, avec ses collègues rebelles

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Une attaque brutale menée par des rebelles de la CPC a forcé plus de 450 familles à fuir leurs foyers dans la sous-préfecture de Nana-Markounda, au nord-ouest de la République centrafricaine. Entre le 13 et le 29 septembre 2024, plusieurs villages dont Tira, Tira 2, Dawala et Ngartoubam ont été touchés par cette nouvelle flambée de violence.

 

Un habitant déplacé de Nana-Markounda témoigne : “Nos maisons ont été incendiées, nous avons tout perdu. Nous avons dû fuir en catastrophe avec nos enfants vers Maïtikoulou. La rentrée scolaire vient d’avoir lieu mais nos enfants ne peuvent pas aller à l’école. Nous vivons dans la peur constante de nouvelles attaques”.

 

Nana-Markounda : Une réalité qui contredit le discours gouvernemental.

 

Cette situation critique à Nana-Markounda tranche radicalement avec les déclarations récentes du gouvernement centrafricain. Le président Faustin-Archange Touadéra affirme régulièrement que la sécurité est revenue “à 100%” sur le territoire national. Lors de sa dernière intervention au Conseil de sécurité de l’ONU, il a même déclaré qu’”aucune portion du territoire n’est occupée par les groupes armés”.

 

Pourtant, les événements à Nana-Markounda prouvent le contraire. Les populations de cette région, comme celles de nombreuses autres zones du pays, continuent de subir les exactions des groupes rebelles, loin des regards de la capitale Bangui.

 

L’impact humanitaire à Nana-Markounda.

 

Les conséquences de cette crise à Nana-Markounda sont multiples :

 

  1. Déplacements massifs : Plus de 450 familles ont fui vers Silambi, Maïtikoulou et Mainodjo.
  2. Perturbations scolaires : De nombreux enfants déplacés de Nana-Markounda ne peuvent plus aller à l’école.
  3. Destruction de biens : Des maisons et des biens ont été incendiés dans les villages attaqués.
  4. Insécurité persistante : La peur de nouvelles attaques reste omniprésente parmi les populations de Nana-Markounda.

 

La réponse des autorités à la crise de Nana-Markounda.

 

Face à cette situation, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont annoncé le déploiement de troupes à Silambi et Maïtikoulou, près de Nana-Markounda, pour prévenir d’éventuelles nouvelles attaques. Cependant, l’efficacité de ces mesures reste à prouver.

 

Un travailleur humanitaire présent à Nana-Markounda observe : “Le gouvernement semble déconnecté de la réalité sur le terrain. Chaque semaine, ils font des conférences de presse pour vanter le retour de la paix, pendant que nous constatons de nouvelles violences à Nana-Markounda et ailleurs.”

 

L’urgence d’agir.

 

La crise à Nana-Markounda met en lumière le décalage entre le discours officiel et la réalité vécue par de nombreux Centrafricains. L’urgence est maintenant d’apporter une aide humanitaire aux déplacés de Nana-Markounda et de rétablir une véritable sécurité dans la région.

 

Pour y parvenir, il est important que le gouvernement reconnaisse l’ampleur réelle du problème à Nana-Markounda et dans d’autres régions, et cesse de minimiser la situation. Seule une action concertée et honnête permettra de résoudre durablement la crise à Nana-Markounda et d’offrir un avenir plus sûr à ses habitants.

 

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Incroyable spectacle : Le basketball centrafricain sombre dans la violence

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Un fauve du basketball en entraienement à Bangui. Copyrightfédération de basketball centrafricain

 

Bangui, CNC. Un match de basketball à Bangui a dégénéré en bagarre générale samedi soir, nouvelle illustration de l’anarchie qui règne en Centrafrique. Ce spectacle désolant du basketball centrafricain  reflète la déliquescence des institutions et l’effondrement des valeurs dans le pays.

 

Coup de sifflet final et bagarres lors d’un match du basketball centrafricain.

 

La rencontre opposant le Bangui Sporting Club aux Abeilles s’est terminée dans le chaos. Selon des témoins, un joueur du Sporting Club a agressé sauvagement l’arbitre après un panier accordé à l’équipe adverse. S’en est suivie une mêlée générale sur le terrain, provoquant un chaos total du basketball centrafricain.

 

“Je suis allé voir un match de basketball centrafricain, pas une bagarre. La Ligue doit me rembourser”, s’indigne Elysée Nguemale, un spectateur écœuré. D’anciens champions centrafricains se disent “consternés par le comportement barbare des joueurs et le très faible niveau de jeu“.

 

Hors mis le basketball centrafricain , la violence gagne tous les secteurs. 

 

Cet incident n’est pas isolé. Il traduit la violence qui gangrène désormais tous les pans de la société centrafricaine. “Quand le pays est gouverné par des hors-la-loi, voilà le résultat”, analyse un internaute.

 

Le parallèle est fait avec l’agression du président Kongoboro contre la présidente de la Cour constitutionnelle d’alors, Professeure Danièle Darlan, après une décision défavorable sur le projet de sa nouvelle constitution en 2022. “Le président s’en prend aux juges, le ministre de la sécurité gifle les journalistes lors d’un reportage à Bangui, les sportifs agressent les arbitres. C’est l’anarchie totale dans ce pays tourmenté”, déplore un observateur.

 

Un pays au bord du gouffre.

 

La déliquescence du basketball centrafricain , jadis fierté nationale, symbolise l’effondrement général du pays. Institutions politiques, justice, éducation, santé : aucun secteur n’échappe au chaos.

 

La violence s’est banalisée à tous les niveaux de la société. Elle est devenue le mode de règlement des différends, y compris dans le sport censé véhiculer des valeurs.

 

Sans un sursaut moral et le rétablissement de l’état de droit, la Centrafrique risque de sombrer définitivement. Le match de samedi soir n’était qu’un avant-goût du désastre à venir si rien n’est fait.

 

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Les coupeurs de route sèment la terreur à Nana-Boguila: la Centrafrique toujours en proie à l’insécurité

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

 

Bangui, CNC. La violence continue de perturber la vie quotidienne des Centrafricains, malgré les déclarations optimistes du gouvernement. Un incident survenu la semaine dernière près de Nana-Boguila, dans la préfecture de l’Ouham, à environ 450 km au nord de Bangui, en est la preuve flagrante.

 

Lundi dernier, des commerçants et acheteurs se rendaient au marché hebdomadaire vers Markounda. À 25 kilomètres de Nana-Boguila, près du village de Sido, ils sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés. Les assaillants ont dépouillé les voyageurs de tous leurs biens et de leur argent avant de s’enfuir dans la brousse.

 

Cet incident remet en question les affirmations du président Faustin-Archange Touadera, alias Baba Kongoboro. Lors de sa récente intervention à l’Assemblée Générale des Nations Unies, il a déclaré que la sécurité s’était améliorée dans le pays. La réalité sur le terrain semble bien différente.

 

Un habitant de Markounda, 45 kilomètres du lieu de l’incident, et souhaitant rester anonyme, témoigne : “Les groupes armés ont peut-être quitté les centres-villes, mais dès qu’on s’éloigne de quelques kilomètres, c’est l’anarchie totale. Les bandits contrôlent la brousse et les routes. Même les forces de l’ordre n’osent pas s’aventurer au-delà de leurs positions“.

 

En effet, 80% du territoire centrafricain est constitué de zones rurales et forestières difficiles à contrôler. Les villes comme Bangui, Bambari, Bossangoa ou Bouar ne représentent qu’une infime partie du pays. C’est dans ces vastes étendues que sévissent les groupes armés en toute impunité.

 

“Les cultivateurs et les commerçants vivent dans la peur permanente”, poursuit notre source. “Même les militaires sont cantonnés dans leurs bases et n’effectuent pas de patrouilles au-delà de 5 km. Ils risquent d’être attaqués s’ils s’aventurent plus loin“.

 

Cette situation paralyse l’économie et entrave le développement du pays. Les déplacements sont devenus extrêmement dangereux, limitant les échanges commerciaux et l’accès aux champs pour les agriculteurs.

 

Seules les organisations humanitaires semblent bénéficier d’une relative liberté de mouvement. “Les groupes armés ont compris l’importance de l’aide humanitaire et laissent généralement passer les convois”, explique un travailleur humanitaire. “Mais même nous ne sommes pas à l’abri des braquages opportunistes”.

 

La faiblesse des Forces armées centrafricaines (FACA) est criante. Récemment, une position des FACA a été attaquée à Ngoutéré, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, faisant plusieurs victimes. À Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto, une patrouille a aussi été prise pour cible, causant la mort d’un sous-officier.

 

“Les soldats sont comme des statues dans leurs bases“, déplore un ancien militaire. “Ils n’ont ni les moyens ni l’autorisation de mener des opérations offensives contre les groupes armés. C’est une situation intenable“.

 

La présence de la MINUSCA, la force de maintien de la paix de l’ONU, ne semble pas améliorer significativement la situation sécuritaire. Certains observateurs critiquent son manque d’engagement sur le terrain.

 

“La MINUSCA est mieux informée que quiconque sur la réalité sécuritaire du pays“, affirme un analyste politique. “Mais pour des raisons diplomatiques et financières, elle joue le jeu du gouvernement en minimisant l’ampleur du problème“.

 

La présence controversée des mercenaires russes du groupe Wagner ajoute encore à la complexité de la situation. Un expert en sécurité commente : “Le modèle économique de Wagner repose sur l’instabilité. Ils n’ont aucun intérêt à ce que la paix revienne durablement en Centrafrique“.

 

Alors que le gouvernement centrafricain continue d’affirmer que la situation s’améliore, la réalité vécue par les populations rurales raconte une toute autre histoire. Entre les groupes armés qui contrôlent la brousse, des forces de sécurité nationales démunies et une présence internationale aux résultats mitigés, la Centrafrique peine à sortir du cycle de la violence et de l’insécurité.

 

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Inondations à Bozoum : le chaos après le déluge.

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Inondations à Bozoum : le chaos après le déluge.

 

Centrafrique.org/bozoum-sous-les-eaux-la-saison-des-pluies-met-la-Centrafrique-a-genoux/inondation_ville_de_bozoum/” rel=”attachment wp-att-83711″ data-wpel-link=”internal”>École inondée à Bozoum, Centrafrique, septembre 2024 par corbeaunews-centrafrique
L’école de Bozoum submergée par les eaux lors des inondations catastrophiques de septembre 2024″

 

 

Bangui, CNC.  La ville de Bozoum reste paralysée après les pluies diluviennes des 27 et 28 septembre. Le débordement de la rivière Koyalé a coupé la cité en deux, isolant le centre commercial du quartier administratif et sanitaire. Plusieurs habitations se sont effondrées, laissant de nombreuses familles sans abri.

 

“J’ai constaté l’écroulement d’environ cinq maisons dans le quartier Mission 1, six à Cotonave 2 et trois à Santé 2”, rapporte Douada Victor, un habitant qui a pu observer les dégâts tôt le matin du 28 septembre. “Du côté de Koyalé, on parle d’une vingtaine de maisons détruites. C’est vraiment catastrophique“.

 

Les eaux ont également inondé des latrines et des puits, faisant craindre une contamination généralisée. “Le risque de pollution de la rivière Koyalé et des puits est très élevé”, s’inquiète Douada Victor.

 

Gédéon Bedouma, réveillé en pleine nuit par la montée des eaux, témoigne :

 

“Vers 1h du matin, j’ai senti l’eau monter dans ma chambre. J’ai dû sortir en catastrophe avec ma famille. Nous avons tout perdu – meubles, vêtements, documents. Nous ne savons pas où aller maintenant“.

 

L’honorable Gervais Nguesikane, député de Bozoum 1, appelle le gouvernement à l’aide :

 

“J’exhorte le ministère de l’Action humanitaire à envoyer d’urgence une équipe pour évaluer la situation et secourir les sinistrés. Il faut des kits de construction pour reloger les familles. J’avais déjà alerté sur la nécessité de curer la rivière Koyalé, dont le lit est obstrué par les déchets. Cela aurait pu limiter les dégâts“.

 

Le parlementaire demande aussi aux personnes de bonne volonté de venir en aide aux victimes. La population de Bozoum, en détresse, lance un appel aux ONG et au gouvernement pour une assistance rapide. L’ampleur des dommages laisse présager une longue période de reconstruction pour cette ville de l’ouest centrafricain.

 

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Le MCU Congo-Brazzaville prépare les élections locales et municipales d’avril 2025 en Centrafrique

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Centrafrique.org/mcu_congo_brazzaville/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/mcu_congo_brazzaville-450×338.jpg” alt=”Réunion des responsables du MCU Congo-Brazzaville pour les élections centrafricaines de 2025. image de corbeaunews-centrafrique.org et l’article également. Le MCU c’est pour le Président Touadera de Centrafrique. Les militants se préparent pour les élections locales et municipales d’avril 2025.” width=”450″ height=”338″ />
Les cadres du MCU Congo-Brazzaville rassemblés après la remise des autorisations et statuts du parti

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le bureau fédéral du Mouvement Cœurs Unis (MCU) au Congo-Brazzaville a réuni les responsables de ses sections dans les 9 arrondissements de Brazzaville. Objectif : présenter la vision du président Faustin-Archange Touadéra et structurer le parti en vue des élections locales et municipales d’avril 2025 en République centrafricaine.

 

“Nous avons remis aux responsables locaux les autorisations d’exercer une activité politique ainsi que les statuts du MCU”, indique Dimmy Tony Karl Bokas, secrétaire à la mobilisation et à la sensibilisation du parti.

 

Cette initiative vise à renforcer l’implantation locale du MCU. “Par les sections, nous allons créer des cellules pour sensibiliser les jeunes, notamment les étudiants en fin de cycle et les diplômés sans emploi, à la vision du chef de l’État”, précise M. Bokas.

 

Le MCU met l’accent sur “la stabilisation du pays et la sécurité” pour convaincre l’électorat jeune. Selon M. Bokas, le parti a mobilisé “98% de jeunes” lors de cette réunion pour leur expliquer “les avantages et la vision du président Touadéra”.

 

À quelques mois des prochaines élections locales et municipales en Centrafrique, le parti au pouvoir structure ainsi son appareil militant pour préparer la campagne en soutien aux candidats du MCU.

 

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Mahamat Said Abdel Kani, incarcéré à la CPI  : sa famille dénonce le silence de la cour pénale internationale

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Centrafrique.org/rca-premiere-comparution-de-monsieur-mahamat-said-devant-la-cpi/mahamat-said-abdel-kani-devant-la-cpi/” rel=”attachment wp-att-43965″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/mahamat-Said-Abdel-Kani-devant-la-cpi-450×276.jpg” alt=”mahamat Saïd Abdel Kani devant la cpi” width=”450″ height=”276″ />
Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani présent devant les juges de la CPI le 29 janvier 2021.

 

Bangui, CNC. Arrêté en janvier 2021 à Bria et transféré à la Cour pénale internationale (CPI), Mahamat Said Abdel Kani est jugé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Depuis neuf mois, sa famille n’a plus aucune nouvelle de lui et s’inquiète de son sort.

 

L’arrestation de Said Abdel Kani  soulève de doute.

 

Le 24 janvier 2021, Mahamat Said Abdel Kani était remis à la CPI par les autorités centrafricaines, suite à un mandat d’arrêt délivré sous scellés deux ans plus tôt. Ancien commandant de la Séléka, il est accusé d’avoir commis des exactions à Bangui en 2013, lors du conflit opposant cette coalition rebelle aux anti-balaka.

 

Son arrestation à Bria, capitale de la Haute-Kotto, avait provoqué des tensions. Certains habitants accusaient la Minusca d’avoir procédé à une “déportation” plutôt qu’à une arrestation légale. Le transfert rapide de M. Said à La Haye avait également surpris.

 

La famille de Said Abdel Kani dans l’angoisse.

 

Deux ans et demi après son arrestation, la famille de Said Abdel Kani  est plongée dans l’incertitude. “Depuis neuf mois, nous n’avons plus aucune nouvelle de lui. Même s’il est mort, la CPI devrait nous le dire pour qu’on puisse faire les rituels funéraires”, confie l’une de ses épouses à Bria.

 

Auparavant, les proches de l’accusé recevaient des informations sporadiques. “On nous a dit qu’il avait été opéré, puis qu’il s’était rétabli. Ensuite, plus rien”, raconte un parent. La famille soupçonne l’avocat de M. Said Abdel Kani de ne pas jouer franc-jeu et de cacher des informations.

 

Des enfants privés d’éducation.

 

Cette situation pèse lourdement sur les proches de l’accusé. Ses deux épouses ont dû quitter la maison familiale, l’une s’installant à Bria et l’autre à Ndélé. “Ses enfants ont dû abandonner l’école faute de moyens pour payer leur scolarité. Ils sont livrés à eux-mêmes”, déplore une tante de Said Abdel Kani.

 

Interrogé par notre équipe, l’un des fils de Said Abdel Kani fond en larmes : “Je n’ai pas vu papa depuis longtemps. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé“.

 

Un avocat peu loquace.

 

La famille reproche à l’avocat de M. Said Abdel Kani son mutisme. “Quand on l’interroge, il se contente de dire que son client est vivant, sans donner plus de détails”, s’indigne un oncle. Cette attitude alimente les craintes des proches.

 

Certains soupçonnent même l’avocat de jouer un “double jeu” et de ne pas défendre réellement les intérêts de l’accusé. “Il ne nous dit rien de concret sur l’état de santé de Mahamat ou sur l’avancée du procès”, déplore un cousin.

 

Un appel à la CPI.

 

La famille lance un appel solennel à la Cour pénale internationale. “Nous demandons simplement un signe de vie. Qu’on autorise au moins M. Said Abdel Kani à nous téléphoner“, implore son frère aîné.

 

Pour les proches, cette incertitude est insoutenable. “S’il est décédé, qu’on nous le dise pour qu’on puisse faire notre deuil. Mais ce silence est inhumain“, s’insurge une belle-sœur.

 

La communauté musulmane mobilisée.

 

Au-delà du cercle familial, l’inquiétude gagne la communauté musulmane de Bria. “Beaucoup considèrent que M. Said Abdel Kani est sacrifié sur l’autel de la réconciliation”, analyse un leader religieux centrafricain.

 

Certains dénoncent un “deux poids, deux mesures” de la justice internationale. “D’autres responsables de groupes armés courent toujours en liberté“, s’indigne un imam de Yalinga.

 

La CPI reste muette.

 

Contactée, la Cour pénale internationale n’a pas souhaité réagir aux inquiétudes de la famille Said.

 

Le procès de Mahamat Said Abdel Kani devrait s’ouvrir dans les prochains mois à La Haye. En attendant, ses proches vivent dans l’angoisse, privés du moindre contact avec lui depuis trop longtemps.

 

 

 

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Le fiasco de Bancroft en RCA : Wagner affirme sa domination

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La marche de soutien aux mercenaires russes de Wagner et contre les mercenaires américains du groupe Bancroft à Ndélé

 

Bangui, CNC. L’arrivée annoncée en fanfare de la société de sécurité privée américaine Bancroft Global en RCA s’est terminée en eau de boudin. Cet échec cuisant dévoile l’emprise tentaculaire du groupe Wagner dans le pays et l’impuissance des autorités centrafricaines face au groupe du mercenariat russe.

 

Bancroft en RCA : une opération torpillée dès le départ.

 

Malgré les déclarations enthousiastes de monsieur Albert Yaloké Mokpeme,  porte-parole de la présidence centrafricaine sur la venue de Bancroft en RCA pour former les forces de sécurité, le projet a rapidement capoté. Wagner, qui a infiltré tous les secteurs clés du pays, a mis en place une stratégie implacable pour barrer la route aux Américains.

 

Des méthodes d’intimidation redoutables pour barrer la route à Bancroft en RCA.

 

Le groupe paramilitaire criminel russe a déployé tout un arsenal de moyens de pression :

– Orchestration de manifestations hostiles, jusque devant l’ambassade américaine

– Arrestation du représentant de Bancroft à Bangui

– Menaces à peine voilées envers les ministres et l’entourage du président Baba Kongoboro

 

Ces manœuvres ont instauré un climat de terreur, étouffant dans l’œuf toute velléité de soutien au projet Bancroft. Le refoulement à l’aéroport d’experts américains, forcés de repartir sans même avoir pu fouler le sol centrafricain, témoigne de l’ampleur de la débâcle.

 

La communauté internationale réduite au silence.

 

Face à cette démonstration de force, les puissances occidentales se sont avérées impuissantes. Les États-Unis, accaparés par leurs enjeux électoraux, restent en retrait. La France de Macron, fragilisée sur le plan intérieur, se contente désormais d’une politique de courbette envers le régime Touadéra.

 

Un président centrafricain gonflé à bloc.

 

Exalté par ce qu’il perçoit comme une victoire sur les influences occidentales, le président Touadéra adopte une posture de plus en plus belliqueuse envers la France. « Je vais faire mal avec la France », a-il clamé, savourant l’humiliation infligée à l’ancienne puissance coloniale.

 

Wagner : carte blanche pour sévir.

 

Pendant ce temps, les mercenaires russes poursuivent leurs exactions sans entrave. La Minusca, mission de l’ONU censée protéger les civils, reste muette face aux atrocités commises. « Personne n’ose élever la voix, pas même la communauté internationale à travers la MINUSCA », constate avec amertume un observateur centrafricain.

 

La Situation en République centrafricaine semble dans l’impasse. Seule une révolte du peuple centrafricain pourrait renverser la vapeur, mais la population, terrorisée, n’ose plus broncher. En attendant, Wagner renforce jour après jour son emprise sur le pays, transformant la République centrafricaine en véritable pauvre colonie russe. Et l’affaire de Bancroft en RCA, oublier cela.

 

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Centrafrique : massacre des civils sur le site minier de Mbangana, dans la Haute-Kotto

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Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Opération des Mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Le samedi 21 septembre dernier, les mercenaires russes du groupe Wagner ont semé la terreur sur un site minier à Mbangana, près de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Après avoir terrorisé la population de Sam-Ouandja la veille, ces hommes armés ont lancé une attaque meurtrière à Mbangana, faisant près d’une dizaine de victimes parmi les ouvriers.

 

Un témoin local raconte l’horreur : “Les Russes sont arrivés comme des fous furieux. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Même un jeune Goula, originaire du village de Manou près de Gordile, a été abattu sans raison. C’était un vrai carnage“.

 

La prise de contrôle de site minier de Mbangana.

 

Cette attaque s’inscrit dans une stratégie plus large des mercenaires Wagner visant à s’accaparer les ressources minières du pays. Un ancien mineur explique : “Ils veulent qu’on abandonne les mines pour devenir cultivateurs. Mais c’est notre seul gagne-pain depuis des générations. On ne sait rien faire d’autre. Comment allons-nous survivre?”

 

Les Wagner justifient leurs exactions en accusant les mineurs d’être des “groupes armés”. Une tactique dénoncée par un responsable local : “C’est un prétexte pour nous chasser et s’emparer de nos richesses. Nous ne sommes que de pauvres travailleurs pris entre le marteau des mercenaires et l’enclume des vrais groupes rebelles”.

 

Un obstacle majeur à la paix.

 

Cette mainmise des Wagner sur les mines ne se limite pas à la Haute-Kotto. Des situations similaires sont signalées dans l’Ouham , l’Ouham-Pendé, Nana-Mambéré, Lobaye  et la Mambéré-Kadéï. Un expert en sécurité souligne l’ironie de la situation : “Le gouvernement se bat pour lever l’embargo sur les diamants. Mais ce sont finalement les mercenaires russes qui en profitent, exactement comme les groupes armés auparavant”.

 

La présence des Wagner compromet les efforts de paix. Un diplomate africain affirme : “Ces mercenaires sont eux-mêmes un groupe armé non-étatique. Leur contrôle des mines est un obstacle majeur à la levée de l’embargo sur les armes. Ils perpétuent le cycle de violence qu’ils prétendent combattre“.

 

Alors que la population souffre, prise en étau entre différentes factions, l’avenir de la Centrafrique s’assombrit. L’exploitation illégale des ressources par les mercenaires russes menace non seulement la stabilité du pays, mais aussi les espoirs de développement économique tant attendus par les Centrafricains.

 

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À Bozoum, un bébé d’un an violé par un jeune homme, la population en colère

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Bureau de la brigade territoriale de la gendarmerie nationale à Bozoum.

 

Bangui, CNC. Les forces de sécurité intérieure de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, à 384 km au nord-ouest de Bangui, enquête depuis près de 5 jours sur un crime qui dépasse l’entendement. Les habitants de cette ville de 35 000 âmes réclament justice après un viol d’une extrême gravité. 

 

Les faits se sont déroulés dans le quartier Mission 1 de Bozoum. Un jeune homme de 21 ans prénommé Markis a abusé sexuellement d’un nourrisson âgé d’un an et deux jours.

 

Euphraise, la mère de l’enfant, raconte : “J’étais occupée aux tâches ménagères quand Markis est venu me demander s’il pouvait garder le bébé chez lui. Il disait vouloir s’en occuper pour me laisser travailler tranquillement“.

 

Malheureusement, les intentions du jeune homme étaient tout autres. Après avoir commis son forfait, il a abandonné l’enfant en pleurs et ensanglanté dans sa maison avant de prendre la fuite chez un proche.

 

Doyo Herly, l’oncle paternel du bébé, témoigne en sango : «  je ne crois pas qu’une personne normale ne peut faire ce genre de crime. Cela dépasse nos entendements. Mais seule la justice peut nous dire ce qui s’est passé ».

 

Le criminel présumé a depuis été appréhendé. Il est actuellement en détention au commissariat de Bozoum dans l’attente des résultats d’examens médicaux et de son  éventuel procès.

 

La population de Bozoum, sous le choc, peine à comprendre un tel acte. Certains évoquent même la sorcellerie tant le crime semble irréel et inhumain. Les habitants exigent que justice soit rendue rapidement pour ce crime odieux.

 

 

Ce crime abominable n’est malheureusement pas un cas isolé dans le pays. Des actes similaires ont été signalés dans d’autres régions du pays ces derniers mois, provoquant l’indignation et l’inquiétude de la population.

 

À Cantonnier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, un cas comparable a été rapporté il y’a quelques mois, et le suspect appréhendé par la police. À Bouar, située à 453 km de Bangui, la dernier session criminelle qui s’était tenue dans la ville faisait échos de la même histoire, où un homme avait été jugé et condamné pour les mêmes faits de viol sur mineur. Boda, dans la Lobaye à 192 km de la capitale, n’a pas été épargnée non plus par ce type d’agression.

 

Cette série d’actes criminels laisse craindre une propagation alarmante de ce comportement déviant à travers le pays. Les autorités et la société civile s’inquiètent de cette tendance qui semble prendre de l’ampleur.

 

Pour revenir au cas de Bozoum, les faits se sont déroulés jeudi dernier. L’enquête en cours devra déterminer s’il existe des liens entre ces différentes affaires et identifier les causes profondes de ces actes barbares.

 

Face à cette situation préoccupante, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une réponse ferme de la justice et la mise en place de mesures de prévention efficaces pour protéger les enfants centrafricains.

 

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Dans les tribunaux centrafricains, les ragots sont devenus des preuves

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

Bangui, CNC. La République centrafricaine traverse une crise profonde de son système judiciaire. Les fondements mêmes de l’État de droit vacillent, laissant place à une justice basée sur les rumeurs et les on -dit plutôt que sur des preuves tangibles et des enquêtes rigoureuses. Ainsi, les tribunaux centrafricains sont devenus un lieu où les ragots sont devenus des preuves.

 

Une justice de l’arbitraire dans les tribunaux centrafricains.

 

Le cas récent de Nourd Gregaza est révélateur des dérives actuelles. Arrêté à son arrivée à l’aéroport de Bangui le 20 septembre dernier après 20 ans de détention en France, il se retrouve accusé d’être le chef du groupe rebelle PRNC. Le procureur, dans un communiqué, affirme détenir des “informations” sur son rôle. Mais quelles informations ? Basées sur quelles preuves ?

 

Un avocat banguissois, sous couvert d’anonymat, s’insurge : “On ne peut pas imaginer qu’une justice dans un pays fonctionne sur la base des rumeurs. Dans un État normal, on condamne quelqu’un sur la base des preuves, pas sur des on-dit. Ici, c’est tout l’inverse“.

 

L’affaire Gregaza éveille de nombreuses interrogations. Comment un homme emprisonné pendant deux décennies en France aurait-il pu diriger un groupe rebelle en Centrafrique ? Le procureur évoque des activités sur les réseaux sociaux, mais comment un détenu y aurait-il eu accès ?

 

Les tribunaux centrafricains à la dérive.

 

L’affaire Gregaza n’est malheureusement pas un cas isolé. De nombreux observateurs dénoncent les tribunaux centrafricains  qui fonctionnent à coups de rumeurs et d’allégations non vérifiées.

 

Un magistrat centrafricain, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles, témoigne : “Les sessions criminelles ressemblent parfois à des parodies de justice. On amène des suspects sur la base de simples allégations, sans preuves solides. Même quand un suspect avoue, il faudrait corroborer ses déclarations par des éléments matériels. Mais ça, c’est trop demander apparemment“.

 

Cette situation est d’autant plus préoccupante que la justice joue un rôle déterminant dans la stabilité et le développement d’un pays. Comment garantir l’État de droit si le système judiciaire lui-même ne respecte pas les procédures élémentaires ?

 

Une porte ouverte aux abus.

 

Le fonctionnement actuel des tribunaux centrafricains  ouvre la voie à tous les abus et à l’instrumentalisation politique du système judiciaire centrafricains.

 

Un activiste des droits humains alerte : “N’importe qui peut créer un faux compte sur les réseaux sociaux au nom d’une personnalité et accuse bon nombre des personnes. Si la justice se contente de ça pour arrêter et condamner les gens, c’est la porte ouverte à tous les règlements de comptes“.

 

Le manque de rigueur dans les enquêtes et la collecte de preuves fragilise l’ensemble du système judiciaire. Comment les citoyens peuvent-ils avoir confiance en une justice qui condamne sur la base de rumeurs ?

 

Un juriste centrafricain ajoute : “C’est comme si quelqu’un créait un faux compte au nom du ministre de la Sécurité pour insulter le président. Et le président ordonnerait l’arrestation du ministre sans vérification. C’est absurde, mais c’est ce qui se passe chez nous“.

 

Les tribunaux centrafricains : une réforme urgente s’impose

 

Devant une telle situation alarmante, une refonte en profondeur du système judiciaire centrafricain est inévitable. Il est décisif de remettre les preuves et les enquêtes rigoureuses au cœur du processus judiciaire.

 

Cela passe par une meilleure formation des magistrats et des enquêteurs, mais aussi par l’allocation de moyens suffisants pour mener des investigations sérieuses. La mise en place de mécanismes de contrôle et de sanction en cas de manquements déontologiques est également indispensable.

 

Un ancien juge centrafricain, aujourd’hui en retraite , insiste : “Il faut revenir aux fondamentaux de la justice. Présomption d’innocence, charge de la preuve incombant à l’accusation, respect des procédures. Sans cela, nous ne sommes plus dans un État de droit mais dans l’arbitraire le plus total“.

 

La crédibilité de la justice centrafricaine est en jeu. Sans un système judiciaire fiable et équitable, c’est l’ensemble de l’édifice démocratique qui risque de s’effondrer. Il est temps que les autorités prennent la mesure de l’urgence et agissent pour restaurer une justice digne de ce nom en République centrafricaine.

 

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Selon le gouvernement, l’ONESPORT outrepasse ses prérogatives : le centre culturel Missi Momo menacé illégalement

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Centrafrique.org/le-centre-culturel-missi-momo-quatre-ans-de-lutte-contre-lacharnement-du-dg-de-lonasport/fidele_gouandjika_au_centre_culturel_missi_momo/” rel=”attachment wp-att-83507″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/fidele_gouandjika_au_centre_culturel_missi_momo-450×220.jpg” alt=”Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président, en entretien au Centre Culturel Missi Momo.” width=”450″ height=”220″ />
Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président de la République, lors d’un échange au Centre Culturel Missi Momo, le 19 septembre 2024. CopyrightCNC

 

 

Bangui, CNC. Une lettre officielle de 2020, signée par l’ancien ministre chargé du secrétariat du gouvernement, Maxime Balalou, révèle l’ampleur de l’abus de pouvoir de l’Office National du Sportif (ONESPORT) dans l’affaire du centre culturel Missi Momo. Ce document, dont le CNC a obtenu une copie, clarifie sans ambiguïté le rôle de l’ONESPORT et remet en question ses actions contre le centre culturel Missymomo.

 

Le rôle limité de l’ONESPORT défini par le gouvernement.

 

Dans sa correspondance à la direction générale de l’ONASPORT, le ministre Maxime Balalou rappelle la décision du Conseil des ministres : “L’ONESPORT, qui a pour mission l’entretien des infrastructures sportives, n’est pas propriétaire desdites infrastructures“. Il précise que le rôle de l’ONESPORT se limite à “entretenir les structures sportives centrafricaines, et non de décider sur l’attribution de terres en Centrafrique”.

 

Cette clarification faisait suite à un litige similaire impliquant les stations-service BOCOM, situées près du stade Barthélemy-Boganda. Le gouvernement avait alors tranché en faveur de BOCOM, rappelant à l’ONESPORT ses limites.

 

Le centre culturel Missi Momo : victime du même abus de pouvoir.

 

Aujourd’hui, le centre culturel Missi Momo se trouve dans une situation analogue. Construit sur un terrain attribué par le ministère de l’Urbanisme, ce lieu dédié à la jeunesse fait l’objet d’un acharnement injustifié de la part de l’ONESPORT depuis quatre ans.

 

Séverin Lidamon, directeur général de l’ONESPORT, exige le départ du centre culturel, prétendant que le terrain appartient au stade. Cette revendication va à l’encontre de la décision gouvernementale de 2020, qui stipule clairement que l’ONESPORT n’a pas autorité sur l’attribution des terres.

 

Quatre années d’acharnement contre Missi Momo.

 

Depuis 2020, le centre culturel Missi Momo subit un véritable harcèlement de la part de l’ONESPORT :

 

– Tentatives répétées de destruction : L’ONESPORT a essayé à plusieurs reprises d’envoyer des bulldozers pour raser le centre, obligeant les artistes à se barricader pour protéger leur espace de création.

 

– Harcèlement judiciaire : Le directeur général de l’ONESPORT a multiplié les plaintes au tribunal contre le centre culturel. Malgré des décisions judiciaires favorables à l’établissement, Séverin Lidamon s’obstine.

 

– Dernière manœuvre en date : Le 6 septembre 2024, le promoteur du centre a été convoqué de manière précipitée au tribunal. L’ONESPORT a cette fois élargi sa plainte, visant non seulement le centre culturel mais aussi le ministère de l’Urbanisme, réclamant un dédommagement de 600 millions de francs CFA.

 

Un jugement suspect avant même le procès.

 

Plus troublant encore, avant la tenue du procès prévu le 25 septembre, le directeur de l’ONESPORT s’est vanté de posséder déjà la décision du tribunal. Ce document, dont l’authenticité reste à prouver, donnerait raison à l’ONESPORT, ordonnant la rupture du contrat entre le ministère de l’Urbanisme et le centre Missi Momo.

 

Cette situation éveille de sérieuses questions sur l’impartialité de la justice centrafricaine. Comment un jugement peut-il être rendu avant même la tenue du procès ?

 

Un espace vital pour la jeunesse menacé.

 

Le centre culturel Missi Momo, construit sur un ancien dépotoir, est devenu un lieu incontournable pour la jeunesse de Bangui. Il offre des espaces de répétition, une salle de spectacle, une salle informatique et un accès gratuit à internet. Sa destruction priverait les jeunes artistes d’un outil essentiel à leur développement.

 

L’intervention présidentielle sollicitée.

 

Face à cette menace persistante, les artistes ont adressé une pétition au président Faustin-Archange Touadéra. Le 19 septembre 2024, le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika a visité le centre, exprimant son admiration : “J’ai été agréablement surpris de découvrir à Bangui un centre culturel centrafricain, on n’en a jamais vu. C’est l’État qui devrait mettre à la disposition de sa jeunesse un centre pareil.”

 

L’heure est à la mobilisation pour préserver ce joyau culturel. Le président Touadéra a l’opportunité de faire respecter la décision du Conseil des ministres de 2020 et de mettre un terme définitif à cet acharnement injustifié contre le centre Missi Momo. L’avenir de la jeunesse centrafricaine et le rayonnement culturel du pays en dépendent.

 

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Centrafrique : arrestation arbitraire du Président fédéral du KNK à Bozoum

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Centrafrique.org/?attachment_id=83535″ rel=”attachment wp-att-83535″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/gendarmerie_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”La brigade territoriale de la gendarmerie nationale de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, qui assure la sécurité et la surveillance dans cette zone stratégique. Ce bureau est un élément central pour les opérations de maintien de l’ordre dans la région. corbeaunews-centrafrique” width=”450″ height=”298″ />
Bureau de la brigade territoriale de la gendarmerie nationale à Bozoum.

 

Bangui, CNC. L’anarchie qui règne en Centrafrique a atteint un nouveau sommet à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé. Le président fédéral du parti KNK à Bozoum, parti de l’opposition démocratique,  croupit depuis 5 jours dans les geôles de la police, victime d’une arrestation aussi soudaine qu’illégale. L’instigateur de cette violation des droits ? Un inspecteur académique du nom de Fiogaï Élie Célestin.

 

Une accusation sans fondement.

 

L’affaire est aussi grave qu’absurde. Fiogaï Élie Célestin, censé superviser l’éducation dans l’Ouham-Pendé, s’est improvisé procureur et juge. Son accusation ? Le président fédéral du KNK de Bozoum serait un “criminel”. Aucune preuve, aucun fait concret n’étaye cette allégation. La police, au lieu de remplir son devoir d’enquête, s’est empressée d’obéir aux ordres de l’inspecteur.

 

“C’est un abus de pouvoir manifeste”, dénonce Me Paul Mbélé, un activiste de la société civile de Bozoum. “Un inspecteur académique n’a aucune autorité pour ordonner une arrestation. Cette détention est totalement illégale“.

 

La loi du plus fort.

 

Cette affaire illustre parfaitement le chaos qui règne en Centrafrique. Les institutions ne sont plus que des coquilles vides, où chacun agit selon son bon vouloir. “Nous ne sommes plus dans un État de droit“, déplore Joseph Mballa, un enseignant à Bozoum. “C’est la loi de la jungle. Quiconque a un semblant de pouvoir peut écraser les autre.”

 

Le plus inquiétant est l’instrumentalisation politique de l’administration. Un inspecteur académique qui s’attaque à un opposant politique, c’est la porte ouverte à tous les abus. “On assiste à une politisation dangereuse de tous les corps de l’État”, alerte Théophile Moubalé, analyste politique. “Même l’éducation devient un outil de répression“.

 

Une justice aux abonnés absents.

 

Face à cette dérive, la justice brille par son silence. Aucun magistrat n’a daigné se pencher sur le cas du président du KNK. “La justice est morte en Centrafrique”, affirme un membre de l’opposition à Bozoum sous couvert d’anonymat. “Les juges ont peur ou sont corrompus. Personne n’ose s’opposer au pouvoir en place“.

 

Cette absence de contre-pouvoir laisse le champ libre à tous les excès. À Bozoum comme ailleurs, la Constitution n’est plus qu’un bout de papier sans valeur. Les droits les plus élémentaires sont bafoués en toute impunité.

 

L’opposition muselée.

 

L’arrestation du président du KNK s’inscrit dans un schéma plus large de répression politique. Depuis des mois, les voix dissidentes sont systématiquement réduites au silence. Emprisonnements arbitraires, intimidations, violences… tous les moyens sont bons pour museler l’opposition.

 

“Le pouvoir a peur“, analyse un diplomate occidental. “Il sait qu’il n’a plus de légitimité populaire. Alors il utilise la force brute pour se maintenir“. Une stratégie à courte vue qui ne fait qu’aggraver la crise centrafricaine.

 

Pendant ce temps, à Bozoum, un homme innocent paie le prix de cette dérive autoritaire. Son seul tort ? Avoir osé s’opposer politiquement au régime en place. Un crime de lèse-majesté dans cette Centrafrique où la démocratie n’est plus qu’un lointain souvenir.

 

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Le PND : nouvelle arnaque du gouvernement centrafricain 

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Centrafrique.org/la-Centrafrique-prisonniere-de-wagner-couple-avec-la-corruption-et-incompetence-des-autorites-voici-le-cocktail-mortel-du-pnd-2024-2028-adopte-dimanche/ministre_de_economie_filakota/” rel=”attachment wp-att-83400″ data-wpel-link=”internal”>Richard Filakota, ministre de l'économie, du plan et de la coopération, débout, en veste grise, dans l'hémicycle de l'assemblée nationale le dimanche 15 septembre 2024 lors de l'adoption du plan national du développement (PND. Corbeaunews-Centrafrique

 

Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain s’apprête à lancer une arnaque de grande envergure sous couvert d’un prétendu Plan National pour la Sortie de Misère (PNSM). Cette nouvelle arnaque du gouvernement centrafricain, estimée à 7000 milliards de francs CFA sur la période 2024-2028, soulève de sérieuses interrogations quant à sa pertinence et sa faisabilité.

 

Une arnaque aux contours flous.

 

Le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a annoncé la tenue prochaine d’une conférence des bailleurs de fonds à Bangui. Cette rencontre, qui s’inscrit dans la stratégie d’arnaque du gouvernement centrafricain, vise à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du PND, présenté comme la suite logique du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA).

 

Mais derrière les discours grandiloquents se cache une réalité bien moins reluisante. Le RCPCA, lancé en 2016 après l’élection du président Touadéra, devait bénéficier d’un financement d’environ 1500 milliards de francs CFA. Aujourd’hui, le bilan de ce plan est catastrophique, au point que le ministre de l’Économie lui-même l’a qualifié de “fiasco”. Cette nouvelle arnaque du gouvernement centrafricain semble donc s’inscrire dans la continuité de ses échecs précédents.

 

Le PND, une arnaque en total décalage avec la réalité.

 

L’ambition affichée du PND apparaît en total décalage avec la situation réelle du pays. Comment parler de développement quand la majorité de la population peine à se nourrir une fois par jour ? Cette arnaque du gouvernement centrafricain ignore délibérément les besoins primaires de ses citoyens.

 

Un haut fonctionnaire centrafricain, sous couvert d’anonymat, déclare : “Ce plan est une vaste fumisterie, une arnaque de plus du gouvernement centrafricain. Nous n’avons même pas les infrastructures de base comme les écoles ou les routes. Il faudrait d’abord s’attaquer aux problèmes fondamentaux avant de rêver au développement  “.

 

La sécurité, un préalable négligé par l’arnaque.

 

Le gouvernement met en avant une prétendue amélioration de la situation sécuritaire pour justifier cette nouvelle arnaque. Or, la réalité sur le terrain est tout autre. De larges portions du territoire restent sous le contrôle de groupes armés, tandis que la présence controversée des Mercenaires russes du groupe Wagner pose de sérieuses questions.

 

“Avec les milliards engagés pour payer Wagner, on aurait largement de quoi sortir le pays de la misère. Mais le gouvernement préfère perpétrer cette arnaque en demandant toujours plus d’argent aux bailleurs internationaux”, s’indigne un activiste de la société civile.

 

Un endettement aggravé par le PND .

 

Le financement du PND risque d’alourdir considérablement la dette du pays, déjà estimée à près de 1000 milliards de francs CFA. Cette arnaque du gouvernement centrafricain pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le long terme. Un économiste centrafricain s’alarme : “En 50 ans, nous n’avions jamais atteint un tel niveau d’endettement. Avec cette nouvelle arnaque, nous hypothéquons l’avenir des générations futures”.

 

Une gestion opaque, marque de fabrique de la nouvelle l’arnaque du gouvernement.

 

Le manque de transparence dans l’utilisation des fonds alloués au RCPCA laisse planer le doute sur la capacité du gouvernement à gérer efficacement les ressources du PND. Cette opacité est caractéristique de l’arnaque du gouvernement centrafricain.

 

“Personne ne sait où est passé l’argent du RCPCA. Comment faire confiance à ce même gouvernement pour gérer des sommes encore plus importantes ? Cette arnaque ne fait que perpétuer un système corrompu”, s’interroge un député de l’opposition.

 

Cette arnaque du gouvernement centrafricain ne fait que perpétuer un cycle de promesses non tenues et de gaspillage des ressources. Il est crucial que la communauté internationale et la société civile centrafricaine restent vigilantes face à cette nouvelle tentative de manipulation.

 

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Les manœuvres criminelles de Wagner contre la MINUSCA : jusqu’où iront-ils ?

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Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-64936″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Voici-une-belle-photo-de-famille-qui-reunit-lambassadeur-de-Russie-les-Russes-de-la-Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-450×210.jpg” alt=”Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner” width=”450″ height=”210″ />
Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

 

Bangui, CNC. Le bras de fer entre les mercenaires russes de Wagner et la MINUSCA prend une tournure alarmante en République centrafricaine. Dans une escalade sans précédent, le groupe paramilitaire russe multiplie les actes de désinformation et de violence pour saper l’autorité de la mission onusienne. Cette lutte d’influence, qui se joue sur le dos de la population, menace gravement les efforts de paix dans le pays.

 

Wagner contre MINUSCA : un incident révélateur à Bouar.

 

En décembre 2023, un événement troublant s’est produit à Bouar. Quatre jeunes hommes, désireux de déposer les armes, se sont présentés à la MINUSCA pour participer au processus officiel de désarmement. Cette démarche pacifique a rapidement viré au cauchemar, assistant à une manœuvre de Wagner contre MINUSCA.

 

Les mercenaires du groupe Wagner, furieux de voir ces jeunes échapper à leur contrôle, ont exigé que la MINUSCA leur remette les armes collectées. Face au refus légitime de la mission onusienne, les Russes ont réagi avec une violence extrême. Ils ont kidnappé les quatre jeunes, les ont torturés dans leur base, allant jusqu’à tuer l’un d’entre eux.

 

Un témoin rescapé raconte : “Ils nous ont battus sauvagement. Ils utilisaient même l’électricité pour nous torturer. Ils voulaient nous forcer à lire un texte accusant faussement l’ex-commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie de Bouar de meurtre. J’ai fini par céder sous la menace de mort.”

 

Cette brutalité gratuite dévoile la volonté de Wagner de saper toute initiative de paix échappant à son contrôle. En s’attaquant à des jeunes désireux de quitter les armes, les mercenaires russes démontrent qu’ils préfèrent entretenir le chaos plutôt que de voir la Centrafrique se stabiliser sans eux.

 

Wagner contre MINUSCA : la désinformation comme arme de choix.

 

Non contents de terroriser la population, les Wagner excellent dans l’art de la propagande mensongère. Leur dernière invention en date : manipuler d’anciens rebelles de l’UPC pour diffuser de fausses informations sur la MINUSCA.

 

Ces hommes, probablement contraints, ont été filmés racontant une histoire fabriquée de toutes pièces à dormir débout. Ils prétendent avoir été attaqués par la MINUSCA alors qu’ils tentaient quelques minutes au paravent de se rendre afin de déposer leurs armes de guerre. Ce récit grotesque et éhonté vise à dépeindre la mission de l’ONU comme une force hostile, tout en présentant les mercenaires russes comme des sauveurs. C’est une invention de Wagner contre la MINUSCA :

 

Un expert centrafricain en communication politique commente : “C’est une technique de désinformation classique. On invente une fausse menace pour se présenter ensuite comme la solution. Wagner exploite cyniquement l’analphabétisme et la peur pour manipuler l’opinion”.

 

Cette campagne de mensonges a un objectif clair : dissuader les combattants de se rendre à la MINUSCA et les pousser dans les bras de Wagner. Les mercenaires russes cherchent à maintenir leur emprise sur le pays en contrôlant le processus de désarmement.

 

Un danger pour la paix en Centrafrique.

 

Ces manœuvres de Wagner contre MINUSCA  représentent une menace sérieuse pour l’avenir de la République centrafricaine. En sabotant les efforts de désarmement de la MINUSCA, les mercenaires russes prolongent le conflit et la souffrance des civils.

 

Un diplomate africain, sous couvert d’anonymat, s’inquiète : “Wagner n’a aucun intérêt à voir la paix s’installer en Centrafrique. Leur business model repose sur le chaos. Tant que le pays sera instable, ils pourront justifier leur présence et piller les ressources”.

 

La stratégie de Wagner est aussi simple que dévastatrice : créer un climat de méfiance envers les acteurs internationaux légitimes comme la MINUSCA. En se présentant comme la seule alternative crédible, ils cherchent à renforcer leur mainmise sur le pays. Wagner contre MINUSCA.

 

Un appel à la vigilance.

 

Face à cette offensive de désinformation de Wagner contre la MINUSCA, il est décisif que la population centrafricaine et la communauté internationale restent vigilantes. Les mensonges de Wagner doivent être dénoncés et exposés au grand jour.

 

La MINUSCA, malgré ses imperfections, reste un acteur essentiel pour la stabilisation du pays. Son mandat, validé par les Nations Unies, lui donne une légitimité que des mercenaires en quête de profit ne pourront jamais avoir.

 

Il est temps que le gouvernement centrafricain prenne ses responsabilités et mette fin à ces dangereuses manigances des russes de Wagner contre la MINUSCA . La paix et la prospérité de la Centrafrique ne pourront se construire sur des mensonges et des manipulations.

 

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Centrafrique : les dissidents vautours du MLPC faction Mazette tentent de reprendre leur envol.

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Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-au-chevets-de-koyambonou-et-sa-bande-coinces/jackson-mazette-au-dernier-anniversaire-du-mlpc-quil-a-organise/” rel=”attachment wp-att-63808″ data-wpel-link=”internal”>Jackson Mazette au dernier anniversaire du MLPC qu'il a organisé, illustrant l'article sur les dissidents vautours du MLPC faction Mazette tentent de reprendre leur envol.
Jackson Mazette au dernier anniversaire du MLPC qu’il a organisé

 

 

Bangui, CNC. À l’approche des élections locales et municipales prévues en avril 2025, les dissidents vautours du MLPC   (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain)  tentent de faire parler d’eux. Jacquesson Mazette, se présentant comme “membre fondateur” du parti MLPC, vient d’annoncer la création d’un “bureau politique provisoire” dont il s’est autoproclamé conseiller juridique.

 

Un coup d’éclat sans substance des dissidents vautours du MLPC.

 

Cette initiative, qualifiée de “comédie” par de nombreux observateurs centrafricains, ne représente en rien la réalité du MLPC. Le parti historique de l’opposition centrafricaine reste intact et populaire dans le pays, conservant sa structure et ses membres légitimes.

 

“Ce pseudo-bureau n’a rien à voir avec le véritable MLPC. Il s’agit d’une manœuvre grossière orchestrée par quelques individus en quête d’argent, bien évidemment les dissidents vautours du MLPC qui ont faim “, affirme un cadre du parti sous couvert d’anonymat.

 

La composition de ce “bureau provisoire” laisse perplexe. Mazette s’est entouré de proches, plaçant notamment son fils au poste de secrétaire général. Plus surprenant encore, son propre gardien a été promu un haut responsable des activités de son mouvement.

 

Des motivations purement financières des dissidents vautours du MLPC.

 

Pour les observateurs avertis, les motivations de ces dissidents vautours du MLPC c sont évidentes : obtenir des financements du pouvoir en place. “Ils espèrent attirer l’attention du président Touadera et de son parti, le MCU, pour recevoir de l’argent en vue des prochaines élections”, analyse un expert de la vie politique centrafricaine.

 

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Un mois plus tôt, une autre faction marginale menée par Koyambonou avait annoncé son retrait de l’Union des Forces Démocratiques de l’opposition (UFDO), une structure créée par le pouvoir pour donner l’illusion d’un dialogue avec l’opposition.

 

Le MLPC reste solide, malgré les actions des dissidents vautours du MLPC.

 

Contrairement aux apparences, le MLPC n’est nullement fragilisé par ces manœuvres. Le parti, fondé en 1979, conserve sa base militante et sa crédibilité politique.

 

“Le MLPC officiel reste soudé, malgré les tentatives du pouvoir de le déstabiliser“, assure un militant de longue date du MLPC. “Ces dissidents n’ont aucune légitimité. Leur départ n’a même pas entraîné de problèmes au sein du MLPC, preuve qu’ils n’avaient aucune base solide au sein du parti”.

 

Des parcours atypiques.

 

L’examen des profils des membres de ce “bureau provisoire” prête à sourire. Jacquesson Mazette, instituteur retraité, s’est soudainement autoproclamé juriste pour occuper le poste de conseiller juridique de sa propre faction.

 

Son fils, sans expérience politique connue, hérite du poste stratégique de secrétaire général. Quant au gardien du siège du parti, il se retrouve propulsé “membre influent” tout en conservant ses fonctions initiales du gardien du siège.

 

“Ça fait rire plus d’un”, commente ironiquement un responsable local du MLPC. “Ces gens n’ont aucune crédibilité politique. Ils récupèrent des noms fictifs pour garnir leur bureau et essayer d’impressionner le pouvoir.”

 

Une stratégie vouée à l’échec.

 

Malgré leurs efforts, ces dissidents ne parviennent pas à ébranler le MLPC. Leurs tentatives de passer par la justice ou d’obtenir une reconnaissance officielle ont toutes échoué.

 

“Le pouvoir tente par tous les moyens de déstabiliser les partis historiques comme le MLPC”, analyse un diplomate en poste à Bangui. “Mais ces manœuvres grossières ne trompent personne.”

 

L’approche des élections locales et municipales de 2025 constituera un test pour l’opposition centrafricaine. Le MLPC, fort de sa base militante et de sa crédibilité intacte, entend bien y jouer un rôle de premier plan.

 

Rappel : Le cas troublant de Jacquesson Mazette.

 

Il convient de rappeler que Jacquesson Mazette, ancien deuxième vice-président du MLPC, a récemment été admis à l’Hôpital Psychiatrique de Bangui suite à une grave dépression. Ses accusations délirantes contre le président Touadera et son comportement erratique ont mis en lumière les défis complexes auxquels sont confrontés certains acteurs politiques en Centrafrique.

 

Cette situation souligne l’importance d’une prise en charge appropriée de la santé mentale dans le pays. Elle rappelle également la nécessité de faire preuve de compassion et d’empathie envers ceux qui luttent contre des troubles psychiques, y compris dans la sphère politique.

 

 

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Ce n’est pas une attaque du PRNC, mais une opération des FACA qui tourne au fiasco près de Sam-Ouandja, un mort

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Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-Centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
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Bangui, CNC. Une opération des Forces armées centrafricaines (FACA) s’est soldée par la mort d’un sous-officier le 21 septembre dernier, à 7 km de Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Contrairement aux informations diffusées par certains médias, il ne s’agissait pas d’une attaque de groupes armés du PRNC, mais d’une initiative des FACA qui a mal tourné.

 

Selon nos sources, un homme armé, probablement un rebelle du PRNC,  était venu s’approvisionner dans le village de Yangou Angouba, à 7 kilomètres de Sam-Ouandja, sur l’axe Ouanda-Djallé. Informés, des soldats FACA ont quitté Sam-Ouandja pour venir tenter de l’arrêter. À leur arrivée, l’individu avait déjà quitté les lieux.

 

En patrouillant aux alentours, les militaires sont tombés dans une embuscade tendue par des rebelles. Un violent affrontement a éclaté, coûtant la vie à un sous-officier centrafricain. Les FACA ont dû se replier vers Sam-Ouandja.

 

Par la suite, une unité de Mercenaires russes est intervenue en renfort. Ensemble, Russes et FACA sont retournés à Yangou Angouba où ils ont procédé à l’arrestation de quatre civils, dont une femme. Ces personnes n’auraient pourtant aucun lien avec l’opération initiale.

 

Un habitant de Sam-Ouandja témoigne : “Ils ont arrêté une dame qui aurait hébergé l’homme armé. Mais c’est faux, elle n’a rien à voir avec ça. Les quatre détenus risquent maintenant d’être transférés à Bangui pour être emprisonnés. C’est totalement injuste“.

 

Cette affaire pousse les centrafricains à s’interroger sur les méthodes employées par les forces de sécurité dans ce coin réculé du pays.

 

 

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Le grand bluff de Touadéra à l’ONU : un festival d’incohérences

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Centrafrique.org/lorganisation-des-nations-unies-va-t-elle-enfin-sinteresser-au-sort-de-la-centrafrique/touadera-conseil-de-securite-des-nations-unies/” rel=”attachment wp-att-59754″ data-wpel-link=”internal”>a man standing at a podium with microphones
Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, à l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi 21 septembre 2022. PHOTO EDUARDO MUNOZ, REUTERS

 

Bangui, CNC. Le discours du président Faustin Archange Touadéra devant l’Assemblée générale des Nations Unies est un concentré d’absurdités et de mensonges. Ses propos, truffés de contradictions, dévoilent l’ampleur de la manipulation instrumentée par le régime de Baba Kongoboro.

 

Touadera à l’ONU: Une paix imaginaire.

 

Kongoboro ose parler d’une “situation sécuritaire relativement stable” en 2024. Cette affirmation est un affront à la réalité vécue par les Centrafricains. Les violences persistent dans de vastes régions du pays, notamment à l’est, nord  et au nord-ouest.

 

Un haut fonctionnaire de l’ONU en poste à Bangui, sous couvert d’anonymat, déclare : « Prétendre que la RCA est stable alors que des groupes armés contrôlent encore de larges portions du territoire est une insulte à l’intelligence. La présence russe a simplement déplacé les problèmes sans les résoudre ».

 

La farce démocratique de Touadera à l’ONU.

 

Le président Kongoboro vante un “ancrage démocratique” avec l’organisation prochaine d’Élections locales. Cette déclaration est d’un cynisme inouï. Kongoboro a lui-même détruit les fondements démocratiques du pays en modifiant la Constitution pour s’accrocher au pouvoir encore des années. Là c’est de la démocratie? Oui, à la poutine.

 

Sébastien Mbaïlo, un membre de la société civile c centrafricaine, s’indigne : « Touadéra ose parler de démocratie après avoir supprimé la limitation des mandats présidentiels et prolongé son règne. C’est une gifle au peuple centrafricain qui aspire à un véritable changement ».

 

Le mirage de la défaite des groupes armés.

 

Touadéra prétend que les groupes armés ne contrôlent plus de territoire. Cette affirmation est un mensonge éhonté, contredit par de nombreux rapports d’ONG et de l’ONU. De larges zones échappent toujours à l’autorité de Bangui.

 

Un rapport confidentiel de l’ONU, consulté par notre rédaction, révèle : « Au moins 50% du territoire centrafricain reste sous l’influence directe ou indirecte de groupes armés, malgré la présence des Mercenaires russes. La situation est loin d’être maîtrisée. Touadera pense que contrôler les villes signifie contrôler la totalité du pays, or, les gens ne peuvent même pas circuler à plus de 5 kilomètres de leur ville, et même les soldats de l’armée nationale aussi  ».

 

Le pillage des ressources : l’hypocrisie au sommet traduit par Touadera à l’ONU.

 

Baba Kongoboro accuse les groupes armés d’exploiter illégalement les ressources naturelles. Il passe sous silence le rôle prépondérant du groupe Wagner dans le pillage organisé des richesses du pays.

 

Un expert minier centrafricain témoigne : « Les Russes ont pris le contrôle de la majeure partie de l’exploitation aurifère et diamantifère. Ils ont remplacé les groupes armés dans ce business lucratif, avec la bénédiction du pouvoir. Touadéra ferme les yeux sur ce pillage en règle».

 

Des “défis” qui trahissent l’échec.

 

Touadéra évoque le besoin de construire des casernes et d’acquérir du matériel militaire. Ces demandes sont en contradiction totale avec ses précédentes déclarations triomphalistes sur la levée de l’embargo sur les armes.

 

Un ancien ministre centrafricain , sous couvert d’anonymat, explique : « Après avoir clamé victoire sur la levée de l’embargo, Touadéra avoue implicitement que l’armée reste sous-équipée. C’est la preuve éclatante de l’échec de sa politique sécuritaire ».

 

Un pantin de Moscou.

 

Les incohérences criantes du discours de Touadéra alimentent les soupçons sur son origine. De nombreux observateurs pensent que le texte a été rédigé par les conseillers russes du président.

 

« Ce discours ressemble à une mauvaise traduction du russe », ironise un diplomate africain. « Touadéra récite visiblement un texte qu’il ne comprend pas lui-même. C’est pathétique».

 

La prestation du président centrafricain à l’ONU expose au grand jour l’étendue de l’emprise russe sur le pouvoir à Bangui. Loin de convaincre, elle met en lumière les contradictions et le double langage d’un régime aux abois. La communauté internationale ne peut être dupe de cette mascarade grotesque.

 

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Panique à Kouango : la rumeur de “vols de sexe” resurgit

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Des gendarmes centrafricains en patrouille dans un quartier de Bangui . CopyrightAFP

 

Bangui, CNC. Une vague de peur déferle sur Kouango depuis une semaine. La rumeur de disparitions mystérieuses d’organes génitaux masculins agite à nouveau la population de cette ville de la préfecture de la Ouaka, située à 400 km à l’est de Bangui.

 

Ce vendredi 27 septembre, vers 7h du matin, près de 200 personnes en colère ont pris à partie 8 jeunes hommes, les accusant d’être responsables de ces prétendus “vols de sexe”. La foule a conduit de force les suspects à la gendarmerie, tirant en l’air avec des armes artisanales pour effrayer la population.

 

“C’est une réalité, j’ai constaté des cas où le sexe était réduit à moins d’un centimètre”, affirme Gaëlle Sokambi, président de la jeunesse de Kouango. Selon lui, 22 victimes présumées se trouveraient actuellement à l’église ELIM de la ville.

 

Certaines autorités locales, dont le chef de quartier, ainsi que des responsables religieux, confirment avoir observé ce phénomène inexpliqué. “Le sexe ne disparaît pas totalement, mais il est réduit de façon spectaculaire comme une craie”, témoigne un pasteur sous couvert d’anonymat.

 

Parmi les 8 suspects arrêtés, certains, dont la rédaction du CNC a pu les interroger, affirment venir de Bambari pour des soins traditionnels. D’autres se présentent comme d’anciens rebelles désarmé en attente d’intégration dans l’armée. Tous nient toute implication dans ces prétendus “vols de sexe”.

 

Il y a quelques semaines, une rumeur similaire avait semé le trouble à Bangui, poussant le gouvernement à menacer de poursuites judiciaires ceux qui propageraient ces allégations. Malgré cela, la psychose semble gagner du terrain dans le pays.

 

Les autorités appellent au calme et à ne pas céder aux rumeurs, tandis qu’une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette affaire qui plonge Kouango dans l’inquiétude.

 

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La gendarmerie de Bémal : un système d’extorsion mis en place qui prend de l’ampleur

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La gendarmerie de Bémal : un système d’extorsion qui prend de l’ampleur

 

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Dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA, la population vit sous le joug d’une gendarmerie corrompue. À Bémal par exemple, les forces de l’ordre censées protéger les citoyens se sont muées en prédateurs, instaurant un système mafieux d’une rare cynisme.

 

Une “justice” basée sur l’extorsion à la gendarmerie de Bémal.

 

À Bémal, les gendarmes ont instauré un système d’enquête pervers. Lors du dépôt d’une plainte, leur priorité n’est pas d’établir les faits, mais de déterminer si l’accusé a de la famille à l’étranger. Une source locale affirme : “Si c’est le cas, on va le maintenir, coûte que coûte, quoi qu’il en soit, il a raison ou tort”. Le but est évident : exercer une pression sur la famille pour soutirer de l’argent en échange de la libération du prévenu.

 

Cette pratique odieuse a pour objectif d’exploiter cyniquement la situation des réfugiés centrafricains natif de Mia-Pendé relocalisés aux États-Unis, au Canada, En Suède ou autres, après la crise successive qui a frappé le pays. Pour atteindre leur objectif, les gendarmes vont jusqu’à mener leurs propres investigations dans les quartiers pour identifier les familles ayant des membres hors du pays, transformant ainsi leur mission de protection en une véritable chasse aux rançons.

 

L’affaire de la statue de Bétoko : l’impunité en action à la gendarmerie de Bémal.

 

Le cas de la statue monumentale de Bétoko prouve une fois de plus l’ampleur de la corruption à la gendarmerie de Bémal. Un camion de marchandises venu de Bangui a détruit ce symbole de la ville construit par la jeunesse locale avec l’appui de la diaspora de Bétoko. Les jeunes, indignés, ont conduit le véhicule à la gendarmerie de Bémal pour exiger justice. Résultat : le camion a été libéré sans suite et a regagné Bangui, laissant la population abasourdie.

 

Face aux demandes d’explications des plaignants , le commandant de brigade de Bémal s’est dérobé, renvoyant les jeunes vers le commandant de compagnie de Paoua. Il a déclaré que “la décision est venue d’en haut”, exposant ainsi une chaîne de commandement où l’impunité semble être la norme.

 

Une trahison de la confiance publique.

 

Ces agissements sont d’autant plus choquants que la population avait accueilli avec espoir le retour des forces de sécurité après la crise. Au lieu de la protection attendue, c’est un système d’extorsion généralisé qui s’est installé. Notre source déplore : “C’est comme si on ne les payait pas. Ils n’ont pas de salaire, mais leur salaire, c’est au dos du peuple”.

 

Des questions sur la chaîne de commandement.

 

Cette situation pose de graves interrogations sur la responsabilité des plus hauts gradés. Le mutisme du directeur de la gendarmerie à Bangui et du directeur général de la police face à ces pratiques mafieuses des éléments de forces de l’ordre affectées dans les villes de province est incompréhensible. Pendant ce temps, la population de Lim-Pendé ou d’ailleurs souffre et perd toute confiance envers ceux qui devraient assurer sa protection.

 

Il est déterminant que les autorités de l’État prennent des mesures radicales pour mettre un terme à ce système d’extorsion. Sans une action immédiate et ferme, c’est la légitimité même de l’État centrafricain qui est en jeu dans la préfecture de Lim-Pendé.

 

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L’autorité nationale de lutte anti-mine en Centrafrique : une solution en trompe-l’œil

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Photo Minusca

 

Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain a récemment annoncé la création prochaine d’une autorité nationale de lutte anti-mine. Cette décision, présentée comme une avancée majeure, cache une réalité bien plus sombre sur l’origine et la prolifération de ces engins meurtriers dans le pays.

 

L’autorité nationale de lutte anti-mine : une réponse à un problème importé.

 

“Avant 2021 et l’arrivée massive des mercenaires russes de Wagner, la RCA ignorait le problème des mines terrestres”, affirme un ancien haut gradé de l’armée centrafricaine interrogé par la rédaction de Corbeau News Centrafrique sous couvert d’anonymat. “Le terrorisme, les engins explosifs improvisés, tout cela nous était étranger”. Pourtant, depuis cette date, ces armes perfides se multiplient dans tout le pays, avec une concentration inquiétante dans le nord-ouest et le centre.

 

Le gouvernement centrafricain, sur la pression du groupe Wagner,  tente d’attribuer la responsabilité de ce phénomène aux groupes rebelles. Mais les faits sur le terrain racontent une toute autre histoire. “Les rebelles eux-mêmes tombent parfois dans ces pièges mortels. En revanche, les Wagner n’en sont jamais victimes. Ils connaissent parfaitement les zones sûres”, souligne notre source militaire.

 

Les casques bleus de la Minusca interdits de déminés dans la Nana-Mambéré.

 

Plus troublant encore, en 2022, les casques bleus de la MINUSCA se sont vus interdire de mener des opérations de déminage par les mercenaires russes et les FACA. Sur l’axe stratégique Baboua-Nguia-Bouar, les Russes ont catégoriquement refusé l’intervention de l’ONU, allant jusqu’à accuser la MINUSCA de fournir ces mines aux rebelles.

 

“C’était une accusation grotesque et dangereuse”, analyse un expert en sécurité basé à Bangui. “Les Wagner tentent de manipuler l’opinion publique en rejetant la faute sur les rebelles et l’ONU. La réalité, c’est que ce sont eux qui ont importé et posé ces engins explosifs”.

 

L’autorité nationale de lutte anti-mine : un écran de fumée ?

 

Dans ce contexte, l’annonce d’une autorité nationale de lutte anti-mine pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. “Cette unité sera très probablement composée de Russes qui prétendront déminer ce qu’ils ont eux-mêmes posé. C’est une opération de communication destinée à masquer leur responsabilité”, estime notre expert.

 

Le gouvernement centrafricain semble pris au piège de sa propre stratégie. Plutôt que de créer une nouvelle autorité, il lui suffirait de demander à ses “partenaires” russes de cesser de disséminer ces engins mortels à travers le pays.

 

“Touadéra préfère jouer la comédie du déminage plutôt que d’affronter la réalité : ce sont ses alliés russes qui ont importé cette menace en RCA”, conclut notre source militaire. Cette situation démontre la perte de contrôle du pouvoir centrafricain sur sa propre sécurité nationale.

 

Les conséquences humanitaires de l’inaction.

 

Les populations civiles paient le prix fort de cette nouvelle menace. Des villages entiers se retrouvent isolés, coupés des marchés et des services essentiels par peur des mines. L’activité économique dans les zones rurales est gravement perturbée.

 

“Avant là, c’était grave. Nous avons peur même de circuler, ou de cultiver nos champs”, témoigne Marie, une agricultrice de la préfecture de Bocaranga. “Plusieurs de nos voisins  avaient perdu la vie ou ont été mutilés en voyageant simplement pour Achter ou vendre leurs produits. Nous n’avions plus où il est sûr de marcher.”

 

Un avenir incertain.

 

L’annonce de la création de cette autorité nationale de lutte anti-mine, loin d’être une solution, apparaît comme un aveu d’impuissance du gouvernement Touadéra. Incapable de contrôler ses “alliés” russes, le pouvoir centrafricain tente de sauver les apparences en proposant des solutions qui ne s’attaquent pas à la racine du problème.

 

“Tant que le gouvernement refusera d’admettre la responsabilité de Wagner dans cette crise, aucune solution durable ne sera possible”, conclut notre expert en sécurité. “La RCA risque de s’enfoncer dans un cycle infernal de violence et d’instabilité, au seul profit de russesétrangers”.

 

Le peuple centrafricain, lui, continue de payer le prix fort de ces jeux géopolitiques mortels. Entre les groupes armés, les mercenaires russes et un gouvernement à la dérive, l’espoir d’une paix durable semble s’éloigner chaque jour un peu plus.

 

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Axe Sibut-Wawa : quand la réhabilitation vire au cauchemar

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Axe Sibut-Wawa : quand la réhabilitation vire au cauchemar

 

Centrafrique.org/les-accidents-repetitifs-sur-laxe-sibut-grimari-un-mystere-persistant/camion-enlise-sur-la-route-boueuse-qui-relie-la-ville-de-sibut-a-grimari-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76264″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Camion-Enlise-sur-la-route-Boueuse-qui-relie-la-ville-de-Sibut-a-Grimari-en-Republique-Centrafricaine-338×450.jpg” alt=”Camion enlisé sur une route boueuse, République centrafricaine” width=”338″ height=”450″ />
Un camion lourdement chargé est enlisé sur une route en terre, illustrant les difficultés de transport sur l’axe Sibut-Grimari. CopyrightCNC#

 

 

Bangui, CNC. La réhabilitation de l’axe Sibut-Wawa, long de 65 kilomètres, s’effectue dans des conditions périlleuses. Ces travaux improvisés, lancés à quelques jours de l’arrivée du président Faustin-Archange Touadera à Bambari le 16 septembre 2024, exposent ouvriers et usagers à de graves risques.

 

Un chantier mortel en pleine saison des pluies.

 

Les pluies diluviennes n’ont pas freiné l’ardeur du gouvernement à mener ce projet coûte que coûte. Les ouvriers pataugent dans la boue, au milieu des engins, dans des conditions extrêmement dangereuses.

 

Paul, chauffeur de taxi-brousse Bangui-Bambari depuis 15 ans sur cet axe, témoigne : “Ce qu’ils appellent ‘réhabilitation’, c’est une honte. Ils ont juste jeté quelques pelletées de terre et non des graviers dans les nids-de-poule. Avec la pluie, c’est devenu une vraie pataugeoire. On risque nos vies et celles de nos passagers à chaque voyage. Le gouvernement se moque de nous avec ces travaux bâclés”.

 

Des usagers contraints d’emprunter un axe devenu très dangereux.

 

Paradoxalement, ce sont les usagers critiquant ces travaux qui doivent emprunter cette route périlleuse. Jeanne, commerçante, partage son expérience : “Je dois emprunter cette route trois fois par semaine pour aller au marché de Bambari. C’est un calvaire à chaque fois. Les travaux ont empiré la situation. On s’embourbe constamment, les marchandises sont abîmées. Et le pire, c’est de voir ces pauvres ouvriers travailler dans ces conditions dangereuses. Tout ça pour quoi ? Pour que la délégation présidentielle puisse rouler tranquille vers la ville de Bambari pendant sa visite ? C’est révoltant”.

 

Un gaspillage des ressources publiques.

 

Cette opération précipitée questionne l’utilisation des fonds publics. Le ministre des Travaux publics, Eric Rekosse Kamot, reste silencieux sur le coût de ces travaux hasardeux. Des rumeurs persistantes évoquent des surfacturations massives.

 

Une région négligée qui mérite mieux.

 

Ce replâtrage hâtif ne fait qu’accentuer le sentiment d’abandon ressenti par la population de ces localités. “On mérite mieux qu’un coup de pelle à la va-vite”, déclare un notable local. “Notre région a besoin d’un vrai plan de développement, pas de ces gesticulations dangereuses”.

 

L’axe Sibut-Wawa nécessite une réhabilitation sérieuse, planifiée et sécurisée. Il est urgent que le gouvernement cesse ces pratiques irresponsables qui mettent en danger la vie des citoyens. Les Centrafricains aspirent à des infrastructures dignes de ce nom, pas à des chantiers mortifères menés dans la précipitation.

 

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L’Église et le développement : Le rôle des communautés religieuses en Centrafrique

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Centrafrique.org/corruption-et-desordre-la-descente-aux-enfers-de-larmee-centrafricaine/elie-ouefio/” rel=”attachment wp-att-75853″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/elie-ouefio-438×450.png” alt=”L’ancien ministre Élie Ouéifio, assis, portant un costume bleu, appuyé sur sa main, en train de réfléchir lors d’une conférence.” width=”438″ height=”450″ />
Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion

 

Bangui, CNC. Dans son ouvrage percutant “L’Église et le Développement”, Elie Ouéifio, ancien ministre et ambassadeur centrafricain, examine la relation complexe entre les institutions religieuses et le progrès socio-économique en République centrafricaine. Présenté le 26 septembre 2024, ce texte offre une analyse approfondie des succès passés, des défis actuels et des perspectives futures de l’Église dans le développement du pays.

 

L’héritage développemental de l’Église en Centrafrique.

 

Elie Ouéifio souligne l’impact historique majeur de l’Église sur le développement centrafricain. Dans les années 1950-1970, l’Église a joué un rôle primordial :

 

  • Formation de leaders locaux polyvalents
  • Création d’infrastructures éducatives et sanitaires
  • Promotion de l’agriculture et de l’artisanat

 

Cette période a vu Bangui surnommée “la Coquette” et la RCA qualifiée de “Suisse africaine”, témoignant de l’influence positive de l’Église sur le développement national.

 

Obstacles contemporains au rôle de l’Église dans le développement.

 

OUEFIO identifie plusieurs facteurs ayant érodé l’influence positive de l’Église :

 

  1. Restrictions sur les activités extra-religieuses
  2. Divisions internes au sein des communautés religieuses
  3. Montée du sectarisme entre différentes dénominations
  4. Problèmes de corruption parmi certains fidèles haut placés
  5. Interprétation erronée des enseignements religieux

 

Ces éléments ont considérablement affaibli la capacité de l’Église à contribuer efficacement au développement du pays.

 

Stratégies pour revitaliser le rôle de l’Église dans le développement centrafricain.

 

L’auteur propose plusieurs pistes pour que l’Église retrouve son rôle moteur :

 

  • Retour aux valeurs fondamentales : unité, amour, vérité, justice et travail
  • Promotion de l’unité interconfessionnelle
  • Engagement concret dans des projets de développement
  • Renforcement de l’éducation éthique des fidèles
  • Encouragement du dialogue interreligieux

 

OUEFIO insiste sur l’importance d’une approche holistique, où l’Église redevient une “industrie en marche” au service du développement national.

 

L’Église et le développement : une synergie indispensable.

 

L’ouvrage d’Elie Ouéifio dévoile l’interdépendance entre l’Église et le développement en Centrafrique. Il cite le prophète Jérémie : “Recherchez le bien de la ville où je vous ai amenés en captivité, et priez l’Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien.” Cette citation résume la mission de l’Église dans le contexte centrafricain actuel.

 

L’auteur plaide pour une collaboration accrue entre toutes les communautés religieuses – chrétiennes, musulmanes et autres – pour stimuler le développement du pays. Il souligne que seule une approche unifiée, basée sur des valeurs morales solides et un engagement concret, permettra à la Centrafrique de surmonter ses défis actuels.

 

Perspectives d’avenir : l’Église comme catalyseur du développement.

 

OUEFIO conclut en appelant à un renouveau profond de l’Église centrafricaine, non seulement sur le plan spirituel mais aussi dans son engagement sociétal. Il affirme que l’Église, en retrouvant l’esprit de ses pionniers, peut redevenir un moteur puissant du développement national.

 

L’ouvrage “L’Église et le Développement” d’Elie OUEFIO offre ainsi une réflexion essentielle sur le rôle crucial des communautés religieuses dans le développement de la République centrafricaine. Il propose une vision où l’Église, forte de son histoire et de son influence, contribue activement à bâtir un avenir meilleur pour tous les Centrafricains.

 

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Face au gouvernement, le coordonnateur humanitaire en Centrafrique adopte une approche diplomatique

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Centrafrique.org/Centrafrique-urgence-humanitaire-et-appel-a-la-solidarite/le-coordonnateur-de-locha-en-republique-centrafricaine-mohamed-ag-ayoya/” rel=”attachment wp-att-68031″ data-wpel-link=”internal”>Le coordonnateur de l'OCHA en République centrafricaine, Mohamed AG Ayoya
Le coordonnateur de l’OCHA en République centrafricaine, Mohamed AG Ayoya

 

Bangui, CNC. Mohamed AG Ayoya, coordonnateur humanitaire en République centrafricaine (RCA), a récemment accordé une interview à la radio Ndékè Luka. Ses propos révèlent une approche plus diplomatique que strictement humanitaire.

 

Une posture délicate pour un coordonnateur humanitaire en Centrafrique.

 

L’homme tente visiblement de ménager le régime de Baba Kongoboro en place, tout en exprimant certaines réserves. Son optimisme affiché contraste avec la dure réalité du terrain. Le gouvernement centrafricain peine en effet à répondre aux besoins essentiels de sa population.

 

Malgré les discours sur le développement, la RCA reste plongée dans une misère profonde, comme l’a récemment souligné l’opposant Anicet Georges Dologuélé. Une grande partie des Centrafricains ne parvient pas à s’assurer un repas par jour. Dans ce contexte, parler de développement semble prématuré et ironique.

 

Le précédent programme national de développement, plus de milles milliards de francs CFA  s’est soldé par un échec, de l’aveu même du ministre de l’Économie. Le nouveau plan, d’un montant de 7000 milliards de francs CFA en plus, laisse perplexe quant à son financement et sa mise en œuvre.

 

Le coordonnateur humanitaire en Centrafrique entre optimisme et réalité.

 

Le coordonnateur humanitaire se montre pourtant optimiste. Il sait que ce programme constituera une manne pour les organisations humanitaires, qui en bénéficieront pour mener leurs actions auprès des populations. Cela explique sans doute sa volonté de ne pas froisser les autorités centrafricaines.

 

  1. Ayoya reconnaît néanmoins les graves problèmes de sécurité auxquels sont d’autres humanitaires. Le cas récent du pillage d’un centre de santé géré par Médecins Sans Frontières (MSF) vers la sous-préfecture de Markounda par des mercenaires russes est emblématique. Dans son communiqué, le MSF s’était gardé de désigner explicitement les responsables, parlant pudiquement “d’hommes inconnus”.

 

Le coordonnateur humanitaire salue les efforts du gouvernement pour traduire en justice les auteurs de tels actes. Mais à ce jour, aucun mercenaire russe impliqué dans le pillage du centre de santé n’a été inquiété. Interrogé sur l’absence de poursuites effectives, M. Ayoya a éludé la question.

 

Les défis du coordonnateur humanitaire en Centrafrique.

 

Son discours oscille entre gratitude envers les autorités et rappel feutré des difficultés. Une forme de “diplomatie humanitaire” qui tranche avec la gravité de la situation. Le coordonnateur reconnaît que sans l’aide humanitaire, le pays risque de se confronter à une situation inquiétante.

 

Mais le système d’aide comporte aussi ses travers. Sur un million de francs CFA d’aide, 700 000 servent au fonctionnement des organisations, contre seulement 300 000 pour les bénéficiaires. Les salaires et frais de structure engloutissent la majeure partie des fonds.

 

Ce modèle reste néanmoins préférable à un versement direct à l’État, qui entraînerait un détournement massif. Avec les ONG, une partie de l’aide parvient malgré tout aux populations.

 

La posture du coordonnateur humanitaire reflète ce dilemme. Critiquer ouvertement le pouvoir risquerait de compromettre l’action des ONG. Mais fermer les yeux sur les dysfonctionnements ne ferait qu’aggraver la situation.

 

Un équilibre délicat, qui explique ce langage diplomatique. M. Ayoya tente de préserver l’espace humanitaire, tout en ménageant un régime dont dépend la présence des ONG. Une approche pragmatique, mais qui soulève des questions éthiques.

 

Car pendant ce temps, la population centrafricaine continue de souffrir. L’aide d’urgence ne peut se substituer indéfiniment à un véritable développement. Seule une gouvernance responsable permettra de sortir le pays de l’ornière.

 

Le coordonnateur humanitaire marche sur une corde raide. Son optimisme de façade ne doit pas occulter les immenses défis qui persistent. La RCA a besoin d’une action humanitaire efficace, mais aussi d’une refonte en profondeur de sa gouvernance. Un chantier colossal, qui nécessitera bien plus que des déclarations diplomatiques.

 

L’avenir incertain de l’action humanitaire en RCA.

 

L’approche du coordonnateur humanitaire en Centrafrique reflète les contradictions du système d’aide. D’un côté, les organisations apportent un soutien vital à une population en détresse. De l’autre, elles risquent de perpétuer un modèle de dépendance qui ne résout pas les problèmes structurels du pays.

 

La RCA se trouve à un tournant. Le retour progressif de la sécurité dans certaines régions ouvre des perspectives de développement. Mais les besoins humanitaires restent immenses, avec 46% de la population toujours dépendante de l’aide selon M. Ayoya.

 

Le défi pour le coordonnateur humanitaire et les autorités sera d’orchestrer une transition harmonieuse entre urgence et développement. Cela implique de renforcer les capacités locales et de responsabiliser les acteurs nationaux. Un processus de longue haleine, qui nécessitera patience et persévérance.

 

En attendant, le coordonnateur humanitaire en Centrafrique devra maintenir ce fragile équilibre entre diplomatie et action concrète. Son rôle sera crucial pour garantir l’accès des populations vulnérables à l’aide, tout en encourageant les autorités à prendre leurs responsabilités.

 

L’avenir de la RCA dépendra de sa capacité à sortir du cycle de la dépendance humanitaire. Le pays regorge de ressources naturelles et humaines. Avec une gouvernance adéquate et un soutien international bien ciblé, il pourrait enfin concrétiser son potentiel de développement.

 

Le coordonnateur humanitaire aura un rôle clé à jouer dans cette transition. Sa capacité à naviguer entre les exigences des donateurs, les besoins des populations et les intérêts du gouvernement déterminera en grande partie le succès de cette entreprise. Un défi de taille, mais crucial pour l’avenir de la Centrafrique.

 

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Bozoum sous les eaux: la saison des pluies met la Centrafrique à genoux

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Centrafrique.org/inondation_ville_de_bozoum/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/inondation_ville_de_bozoum-450×203.jpg” alt=”École inondée à Bozoum, Centrafrique, septembre 2024 par corbeaunews-centrafrique” width=”450″ height=”203″ />
L’école de Bozoum submergée par les eaux lors des inondations catastrophiques de septembre 2024″

 

 

 

Bangui, CNC. Bozoum sous les eaux : la préfecture de l’Ouham-Pendé suffoque. Depuis 48 heures, des pluies diluviennes s’abattent sur la ville, provoquant des inondations spectaculaires. Les rues transformées en rivières et les habitations submergées témoignent de l’ampleur de la catastrophe. Cette situation critique dévoile aux yeux du monde la vulnérabilité des infrastructures dans toute la République centrafricaine.

 

Le maire de Bozoum a lancé un cri d’alarme : la ville risque l’isolement total. Plusieurs ponts reliant Bozoum aux localités voisines sont en danger. Sur l’axe Bozoum-Bouar, le pont de Kparé est régulièrement inondé, entravant la circulation des commerçants vers la frontière camerounaise. Des jeunes de ce village se sont organisés pour aider les véhicules à traverser, moyennant rétribution. Mais ceci n’est pas une solution durable pour une région.

 

Au cœur de Bozoum, le pont reliant le centre commercial aux bâtiments administratifs menace de s’effondrer. D’autres ouvrages sont également en péril après des années sans entretien.

 

Cette situation n’épargne pas d’autres régions. À Bria, dans la Haute-Kotto, le quartier Bornou a été intégralement inondé la semaine dernière à cause du pont de Samba. Les habitants ont dû charger leurs biens sur des animaux pour fuir les zones submergées.

 

Le phénomène touche l’ensemble du territoire centrafricain. À Bangui, plusieurs quartiers sont régulièrement inondés lors de fortes pluies. Dans l’Ombella-Mpoko, la ville de Ndangala connaît régulièrement des difficultés similaires.

 

Ces événements mettent en exergue l’état de délabrement des infrastructures du pays. Si le changement climatique joue un rôle, l’absence d’entretien et de réhabilitation depuis près d’une décennie aggrave considérablement la situation. Les conséquences de ces années de négligence commencent à se faire durement sentir, plongeant de nombreuses localités dans une situation critique.

 

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Tentatives d’extraction de Nourd Gregaza par les Wagner au camp de Roux

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Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2024, un événement inhabituel s’est produit à la prison du camp de Roux à Bangui. Des membres du groupe Wagner ont essayé d’extraire Nourd Gregaza, récemment incarcéré après son expulsion de France. Les Casques bleus de la Minusca, chargés de la sécurité de la prison, ont refusé de livrer le prisonnier.

 

Les Wagner sont revenus à la charge le lendemain matin, sans plus de succès. Ces tentatives répétées d’extraction forcée interpellent sur les procédures judiciaires en vigueur.

 

Un avocat du barreau centrafricain, sous couvert d’anonymat, s’interroge : “Pourquoi cherche-t-on à extraire un détenu de manière aussi peu conventionnelle ? Quelles sont les motivations derrière ces actes ?”

 

Pour rappel, Nourd Gregaza a été arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Bangui le 20 septembre. Le parquet l’accuse d’être le chef et fondateur du groupe armé PRNC, malgré son absence du pays pendant la période d’activité du groupe dans le nord.

 

Un observateur judiciaire note : “Cette affaire présente de nombreuses zones d’ombre. Les tentatives d’extraction ajoutent une nouvelle couche de complexité à un dossier déjà trouble“.

 

La présence de forces de Wagner dans cette affaire pose question. D’un côté, la MINUSCA assure la protection des détenus. De l’autre, le groupe Wagner semble vouloir intervenir directement dans le processus judiciaire.

 

Un diplomate africain constate : “Ces événements posent de sérieuses questions sur le fonctionnement de la justice en RCA. La sécurité des détenus et le respect des procédures légales sont des enjeux cruciaux“.

 

La rédaction du CNC poursuivra son enquête sur cette affaire complexe. Nous chercherons à comprendre les implications de ces événements pour le système judiciaire centrafricain et pour l’avenir du pays.

 

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Terreur et arrestations arbitraires à Sam-Ouandja

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Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.

 

Bangui, CNC. À Sam-Ouandja, Haute-Kotto, un nouveau cas d’arrestations arbitraires révèle les excès des forces russes du groupe Wagner et les soldats FACA. Quatre personnes, dont une femme et un chef de village, se retrouvent derrière les barreaux dans des circonstances troublantes.

 

Une investigation de la rédaction du CNC  dévoile une affaire remontant à plus d’un mois. Un vieil homme, effrayé par l’arrivée annoncée des forces de Wagner à Sam-Ouandja, s’était enfui en brousse. Perdu pendant un mois et demi, il a été retrouvé par un jeune nommé Abdoulaye dans le village de Yaba.

 

Un habitant de Sam-Ouandja raconte : “Le vieux a été amené chez le chef du village Bamara. Le chef a demandé qu’on le confie à une dame en attendant que sa famille vienne le chercher. C’est là que les Russes et les FACA ont débarqué”.

 

Les forces mixtes ont alors arrêté quatre personnes : la femme qui hébergeait le vieil homme, Abdoulaye son sauveteur, le vieil homme lui-même, et le chef du village. Ces arrestations semblent totalement infondées.

 

Un proche des détenus témoigne : “Ils n’ont rien fait de mal. Ils ont juste aidé un vieil homme perdu. Maintenant, ils risquent d’être transférés à Bangui et emprisonnés. C’est révoltant“.

 

Cette affaire s’ajoute aux nombreux abus commis par les forces de Wagner dans cette préfecture de la Haute-Kotto. À Mbangana, vers Bria, sur un chantier minier, ces mêmes forces ont provoqué la mort et la fuite des civils dans la brousse.

 

Un ouvrier du site minier déclare : “Ils sont venus soi-disant pour chercher des rebelles, mais c’était pour piller. Tout le monde a dû fuir, abandonnant ses biens“.

 

Ces événements montrent l’impunité dont bénéficient les Mercenaires russes et les FACA. Leurs actions, loin de pacifier la région, ne font qu’aggraver les tensions et la méfiance de la population.

 

Alors que le gouvernement centrafricain prétend œuvrer pour la stabilité, ces incidents dévoilent une réalité bien différente sur le terrain. La présence des mercenaires russes, censée appuyer les forces nationales, semble au contraire détériorer la situation sécuritaire et humanitaire dans la région.

 

Sans un changement radical d’approche et un respect strict des droits humains, la pacification de la Haute-Kotto restera un vœu pieux. L’urgence est à la libération des innocents et à l’établissement d’un contrôle effectif sur les agissements des forces de sécurité.

 

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Bozoum : les sites aurifères de Saya et Wouhou au cœur des tensions

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Bozoum : les sites aurifères de Saya et Wouhou au cœur des tensions

 

Centrafrique.org/rca-les-rebelles-de-3r-encerclent-la-ville-de-djim-la-population-en-fuite/les-combattants-des-3r-sur-leurs-motos-avec-des-armes/” rel=”attachment wp-att-47198″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Deux mines d’or convoitées sur l’axe Bozoum – Ouham-Bac : Saya et Wouhou au cœur des tensions.

 

Au nord-ouest, notamment dans la préfecture de l’Ouham-Pendé,  en République centrafricaine, les sites miniers de Saya et Wouhou, situés sur l’axe Bozoum – Ouham-Bac, sont devenus le centre d’un conflit intense. Ces deux gisements aurifères ont vu s’affronter à plusieurs reprises les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles du groupe 3R.

 

Il y a environ deux mois, les forces de Wagner, accompagnées de miliciens Azandé, ont pris le contrôle de ces mines d’or. Cette action s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser soi-disant  les ressources naturelles du pays, une mission confiée au groupe Wagner par le gouvernement centrafricain.

 

Tactiques des rebelles 3R et riposte de Wagner sur les sites de Saya et Wouhou.

 

Les rebelles de 3R, déterminés à garder le contrôle de ces précieuses ressources, ont mis en place une stratégie de harcèlement. Profitant de la géographie des sites aurifères, ils se sont positionnés stratégiquement au-delà des rivières entourant les sites de Saya et Wouhou. De là, ils ont mené des attaques répétées en utilisant des armes lourdes, mettant à rude épreuve les défenses de Wagner et de leurs alliés Azandé.

 

La configuration du terrain joue un rôle dans ce conflit. Les sites aurifères, entourés de cours d’eau, ne sont accessibles que par des moyens de traversée limités, principalement des pirogues. Cette topographie a donné un avantage tactique aux rebelles 3R, leur permettant de lancer des attaques tout en restant relativement hors de portée des forces de Wagner.

 

Repli progressif des forces pro-gouvernementales.

 

La pression incessante exercée par les rebelles 3R a conduit à un retrait progressif des forces pro-gouvernementales. Dans un premier temps, les miliciens Azandé, moins préparés à ce type de conflit dur et très violent, ont quitté les sites de Saya et Wouhou pour se replier sur la ville de Bossangoa. Cette décision a été prise sur ordre des mercenaires russes, qui ont tenté de maintenir leur présence malgré l’intensification des attaques.

 

Toutefois, la situation est devenue intenable même pour les forces de Wagner. Une semaine après le départ des miliciens Azandé, les mercenaires russes ont été contraints d’abandonner à leur tour les sites aurifères. Ce retrait a laissé un vide rapidement comblé par le retour des populations civiles et, probablement, des éléments du groupe 3R.

 

Interrogations sur la stratégie de Wagner. sur les sites de Saya et Wouhou

 

Le retrait des forces de Wagner des sites de Saya et Wouhou interroge sur leur stratégie à long terme dans la zone. Plusieurs hypothèses circulent parmi les observateurs et la population locale :

 

  1. Un piège tactique : Certains craignent que ce retrait ne soit qu’une manœuvre visant à attirer les civils et les rebelles sur les sites, préparant le terrain pour une attaque surprise.

 

  1. Un aveu de faiblesse : D’autres voient ce repli comme un signe que Wagner est dépassé par la détermination et les tactiques des rebelles 3R dans cette zone spécifique.

 

  1. Une réorganisation stratégique : Il est possible que ce retrait s’inscrive dans une stratégie plus large de réorganisation des forces de Wagner dans la région, en vue d’une future contre-offensive.

 

Implications pour la sécurité.

 

La situation sur les sites aurifères de Saya et Wouhou a sans doute des répercussions importantes pour la sécurité et la stabilité de toute la préfecture de l’Ouham-Pendé. Le contrôle de ces ressources naturelles est un enjeu majeur non seulement pour l’économie locale, mais aussi pour le financement des différentes factions en conflit.

 

Le retrait de Wagner de ces sites spécifiques contraste avec leur présence maintenue sur d’autres sites miniers de la région. Cette disparité dans le contrôle territorial souligne la complexité de la situation sécuritaire dans l’Ouham-Pendé et les défis auxquels font face les forces criminelles pro-gouvernementales.

 

Perspectives et vigilance.

 

La population locale et les observateurs internationaux restent en alerte, surveillant de près l’évolution de la situation sur les sites de Saya et Wouhou. La reprise des activités minières par les civils et potentiellement par les rebelles 3R pourrait entraîner de nouvelles tensions ou interventions dans un avenir proche.

 

La capacité ou l’incapacité de Wagner à reprendre le contrôle de ces sites sera un indicateur important de l’équilibre des forces dans ce coin du nord-ouest du pays. Elle pourrait influencer les stratégies futures tant du gouvernement centrafricain que des groupes rebelles opérant dans l’Ouham-Pendé et au-delà.

 

Dans ce contexte volatile, la protection des populations civiles demeure une inquiétude majeure. Les risques de nouvelles violences ou de déplacements forcés restent élevés, nécessitant une vigilance accrue de la part des acteurs humanitaires et des forces de maintien de la paix de la Minusca présentes dans la région.

 

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Le parquet de Bangui s’enfonce dans l’absurde avec l’affaire Gregaza

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Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui

 

Bangui, CNC. Le communiqué du parquet de Bangui concernant l’arrestation de Nourd Gregaza plonge la justice centrafricaine dans les abîmes de l’absurde. Cette déclaration, censée éclaircir la situation, provoque plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

 

Un chef rebelle virtuel face à la justice, le parquet de Bangui communique.

 

Nourd Gregaza se retrouve dans une situation incroyable. Emprisonné en France depuis 2004, il est accusé d’être le “président fondateur” du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), un groupe armé créé en 2019. Cette incohérence temporelle flagrante n’a pas l’air de troubler le parquet de Bangui.

 

“On ne comprend pas le parquet de Bangui  parce que l’homme était en prison. Le parquet lui-même a dit que l’homme était en prison depuis 20 ans. Et puis, la rébellion est créée en 2019, seulement après lui”, s’étonne un observateur judiciaire.

 

En réalité, Gregaza apparaît comme un chef rebelle virtuel, un chef rebelle fantôme, accusé de diriger une rébellion depuis sa cellule française, sans accès à Internet ni téléphone. Une première mondiale dans l’histoire de la justice.

 

Des accusations sans preuves tangibles du parquet de Bangui.

 

Le communiqué du parquet de Bangui énumère une longue liste d’accusations contre Gregaza : complicité de meurtre, d’assassinat, attaques contre les forces de sécurité, pillages, incendies, prises d’otages… Pourtant, aucun élément concret n’est apporté pour étayer ces accusations fantaisistes.

 

Le parquet de Bangui évoque vaguement des “informations additionnelles” et des publications sur les réseaux sociaux, sans préciser leur nature ni leur origine. Cette absence de preuves tangibles jette un sérieux doute sur la légitimité des poursuites engagées.

 

Un régime qui poursuit les fantômes.

 

Cette affaire prouve une fois de plus l’hypocrisie d’un gouvernement qui s’acharne sur un prétendu chef de guerre virtuel tout en fermant les yeux sur les exactions bien réelles commises par ses alliés russes du groupe Wagner.

 

“Le régime actuel, à la solde de Wagner, est accusé de tous les crimes. Il ose condamner certains crimes alors que ses partenaires ont égorgé des gens et l’ont mis sur les réseaux sociaux. Le gouvernement protège les vrais criminels, mais laisse les gens qui n’ont pas commis les crimes en tant que tels dans la prison”, dénonce un activiste des droits humains.

 

Une justice instrumentalisée.

 

Le comportement du gouvernement dans cette affaire est particulièrement inquiétant. Les menaces de mandats d’arrêt internationaux et les déclarations tapageuses semblent relever davantage du spectacle que de la justice.

 

“C’est un spectacle, c’est une entente entre la France et la Centrafrique”, affirme un observateur politique. “La France a décidé de livrer ce monsieur, et puis simplement, il a été arrêté à Bangui, et puis il a pris un petit repos dans la prison centrafricaine. C’est seulement ça, c’est tout.”

 

Rappel des faits.

 

Pour mémoire, Nourd Gregaza a été extradé de France vers la Centrafrique le 20 septembre 2024, dans des conditions plus que douteuses. Son arrestation, filmée clandestinement, ressemblait davantage à un enlèvement qu’à une procédure légale.

 

Cette saga judiciaire illustre parfaitement les dérives d’un système où la justice est devenue un instrument politique au service du pouvoir. Elle pose de sérieuses questions sur l’état de droit en Centrafrique et sur la capacité du pays à mener un procès équitable.

 

Alors que Gregaza croupit dans les geôles de Bangui, son sort reste incertain. Une chose est sûre : cette affaire restera dans les annales comme un exemple parfait de ce que la justice ne devrait pas être.

 

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Fiasco judiciaire à Bangui : Les franco-algériens libérés, la justice centrafricaine décrédibilisée

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Bangui, CNC. L’affaire des deux franco-algériens arrêtés à Bangui en juin dernier vient de connaître son épilogue, révélant au grand jour la déliquescence du système judiciaire centrafricain. Mercredi 25 septembre 2024, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem ont été libérés après une parodie de procès qui restera dans les annales de l’infamie judiciaire du pays.

 

Initialement accusés de “tentative de coup d’État”, les deux hommes d’affaires ont finalement été condamnés à deux ans de prison avec sursis et 500 000 FCFA d’amende. Le tribunal a ordonné la main levée sur tous leurs objets confisqués, mettant ainsi un terme à cette mascarade orchestrée par le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra.

 

Ce dénouement était prévisible dès le début de l’affaire. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye-Abazene, avait lui-même promis leur libération lors d’une visite à la prison du camp de Roux, affirmant agir sur instruction du président Touadéra. Cette ingérence honteuse de l’exécutif dans une affaire judiciaire en cours démontre l’absence totale d’indépendance de la justice centrafricaine.

 

La chronologie des événements est édifiante. Le 10 juin, sous couvert d’une perquisition, le domicile d’Osmani et Bensalem dans le 7e arrondissement de Bangui a été le théâtre d’un véritable braquage. Le butin est colossal : 386 millions de francs CFA en diamants, 46 millions en espèces, des montres de luxe d’une valeur de 45 millions, ainsi que des équipements électroniques. Au total, près de 800 millions de francs CFA ont été dérobés.

 

L’opération a été menée par le commandant Yarkokpa de la garde présidentielle, accompagné d’éléments des FACA et de gendarmes. Les colonels Patassé et Walo, bien qu’absents des images, ont orchestré l’opération dans l’ombre. Wagner, la milice russe qui contrôle de fait le secteur des diamants et de l’or en RCA, est le véritable commanditaire de ce braquage d’État.

 

Un témoin présent lors de l’arrestation raconte : “Ils sont arrivés comme des voleurs, armés jusqu’aux dents. Ils ont tout pris, même les bijoux. C’était un vrai cauchemar, on aurait dit des bandits, pas des forces de l’ordre”.

 

Pendant qu’Osmani et Bensalem croupissaient en prison, les auteurs du braquage jouissaient d’une liberté totale. Le commandant Yarkokpa, les colonels Patassé et Walo, ainsi que les gendarmes et soldats impliqués, circulaient librement dans Bangui, protégés par leur hiérarchie et le pouvoir en place.

 

Un avocat proche du dossier, sous couvert d’anonymat, dénonce : “Ce procès était une farce du début à la fin. Les preuves ont été fabriquées, les témoins inexistants. La justice centrafricaine est devenue un théâtre de marionnettes manipulé par le pouvoir et Wagner”.

 

Cette affaire dévoile aux yeux du monde l’effondrement complet de l’État de droit en Centrafrique. Les forces censées protéger les citoyens se livrent au grand banditisme, la justice n’est qu’une farce, et le gouvernement obéit aux ordres d’une milice étrangère.

 

Un diplomate africain en poste à Bangui ne cache pas sa consternation : “C’est un naufrage total. La RCA est devenue la risée de la communauté internationale. Comment peut-on prétendre à la souveraineté quand on n’est même pas capable d’assurer un procès équitable ?”

 

La Centrafrique de Touadéra s’enfonce chaque jour davantage dans l’illégalité et le chaos. Ce braquage d’État, suivi d’un procès bidon, n’est que le symptôme le plus visible d’un système corrompu jusqu’à la moelle, où le pillage des ressources nationales est érigé en politique officielle.

 

Sans un sursaut d’intégrité et de patriotisme, c’est l’avenir même du pays qui est en péril. La libération d’Osmani et Bensalem ne doit pas faire oublier l’essentiel : la justice centrafricaine a perdu toute crédibilité, et avec elle, c’est l’État tout entier qui s’effondre.

 

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Opération Kwa Ti kodro au PK5 : Le gouvernement recycle une stratégie déjà vouée à l’échec

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Dans le marché du PK5 niveau ABC. Photo Bobérang / CNC

 

 

 

Bangui, CNC. L’opération Kwa Ti kodro frappe à nouveau. Le ministère de l’Administration du territoire prépare un déguerpissement massif au marché PK5 de Bangui. Cette initiative, calquée sur le fiasco du marché Combattant, menace l’équilibre économique précaire du quartier. Déploiement de forces, destructions annoncées : le gouvernement s’apprête à répéter les erreurs du passé, au mépris des réalités sociales.

 

Un plan d’action radical sans concertation.

 

David Tsubo-Ango, coordonnateur technique de l’opération, a dévoilé un plan d’action sans nuance : “L’opération consiste à faire d’abord ce qu’on appelle le démantèlement des installations anarchistes. Depuis le pont Jackson jusqu’au niveau du croisement Cattin, depuis le monument du lieutenant Koudoukou jusqu’au niveau de l’école Koudoukou, tous les poteaux de l’ENERCA, toutes les dalles doivent être libérées”.

 

Cette vaste opération se déroulera en deux phases. La première ciblera l’axe allant du pont Jackson au croisement du marché Kokoro. La seconde phase s’étendra du monument Koudoukou à l’école Koudoukou. Aucune exception n’est prévue, même pour les structures en dur : “Et tous ceux qui ont construit de grands magasins avec des débordements, dépassant les poteaux de l’ENERCA, nous allons tout détruire”, affirme Tsubo-Ango.

 

Déploiement de forces disproportionné.

 

Pour mener à bien cette opération contestée, les autorités prévoient un déploiement de forces impressionnant. “Nous aurons à notre disposition la brigade d’intervention rapide du marché, nous aurons la police municipale avec aussi l’appui de la police nationale, mais à côté de cela, il y aura le bataillon d’intervention rapide des FACA”, explique le coordonnateur. Ce dernier élément laisse présager une possible montée des tensions.

 

Une tractopelle est prévue pour les démolitions, ainsi que deux bennes pour l’évacuation des débris. Cette mobilisation massive de moyens humains et matériels témoigne de l’entêtement des autorités à imposer leur vision de l’ordre urbain, sans égard pour les conséquences sociales et économiques.

 

Un coup dur pour l’économie.

 

Cette opération risque de porter un coup sévère à l’économie, déjà fragilisée par des années d’instabilité. Le marché PK5, véritable poumon économique de Bangui, verra une partie importante de son activité menacée. De nombreux petits commerçants, pour qui l’étal de rue constitue l’unique source de revenus, se retrouveront sans alternatives.

 

Le coordonnateur Tsubo-Ango balaie ces préoccupations d’un revers de main : “Chaque commerçant qui se trouve dans une boutique sait que lui, il paie des droits pour la boutique afin de vendre ses produits à l’intérieur de la boutique, pas à l’extérieur de la boutique.” Cette vision rigide ignore la réalité économique et sociale du quartier.

 

L’échec cuisant de l’opération au marché Combattant.

 

L’opération “Kwa ti kodro” n’en est pas à son coup d’essai. Une précédente phase, initiée il y a quelques semaines par le putschiste de Bangui lui-même au marché Combattant, s’est soldée par un échec total. Les installations démolies ont rapidement réapparu, preuve que la méthode forte ne résout pas les problèmes de fond.

 

Pire encore, le manque de suivi a engendré de nouveaux problèmes. L’absence de dégagement des canaux d’évacuation a transformé la route principale en véritable piscine où les véhicules peinent à circuler. Cette situation démontre l’inefficacité et le manque de vision à long terme de telles opérations.

 

Malgré ce fiasco antérieur, le ministère de l’Administration du territoire s’obstine dans cette approche répressive. L’absence de concertation avec les populations concernées et le manque de solutions de relogement ou de réinstallation des commerçants annoncent de nouvelles tensions sociales.

 

L’opération “Kwa ti kodro” au PK5 s’annonce comme une répétition des erreurs passées. Entre volonté d’imposer l’ordre urbain et ignorance des réalités socio-économiques, le gouvernement centrafricain fait fausse route. Les jours à venir seront décisifs pour l’avenir du quartier et la stabilité de la capitale.

 

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Le déclin de Berberati, la “deuxième ville” oubliée de Centrafrique

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Le déclin de Berberati, la “deuxième ville” oubliée de Centrafrique

 

Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC
Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

Berberati, autrefois fièrement désignée comme la deuxième ville de la République centrafricaine, offre aujourd’hui le triste spectacle d’une cité à l’abandon. Située à 584 km à l’ouest de Bangui, cette préfecture de la Mambéré-Kadéï, jadis symbole de prospérité, se trouve désormais dans un état de délabrement avancé qui interroge sur les priorités du gouvernement centrafricain. Ainsi, le déclin de Berberati s’interroge.

 

Le déclin de Berberati :une ville coupée en morceaux.

 

L’arrivée à Berberati est un choc pour tout visiteur. Loin de l’image d’une métropole régionale dynamique, on découvre une localité morcelée, aux infrastructures délabrées. Les ponts effondrés et les routes impraticables ont transformé la circulation en véritable parcours du combattant. Cette situation catastrophique a des répercussions directes sur l’approvisionnement de la ville. Les prix des denrées alimentaires ont explosé, triplant voire quadruplant, aggravant les difficultés quotidiennes des habitants. Ainsi, on assiste à un véritable déclin de Berberati.

 

La multiplication des barrages routiers, véritable fléau vers Le déclin de Berberati.

 

À l’origine de cette flambée des prix, on trouve la prolifération des barrages routiers. Ces points de contrôle, censés assurer la sécurité, se sont transformés en lieux de racket institutionnalisé. Forces de l’ordre et douaniers rivalisent d’ingéniosité pour soutirer de l’argent aux commerçants et voyageurs, exactement comme dans la ville de Mannes, dans la Lim-Pendé, où la situation est particulièrement critique. Les usagers subissent une double taxation, devant s’acquitter de frais auprès des militaires en plus des droits de douane officiels.

 

Des promesses gouvernementales sans lendemain.

 

Malgré les plaintes répétées de la population, qui assiste malheureusement au déclin de Berberati , le gouvernement reste sourd à la détresse des centrafricains. Les récentes annonces du Premier ministre sur le démantèlement des barrages illégaux se sont révélées n’être qu’un coup de communication sans effet. L’opération, largement médiatisée au PK12 à la sortie nord de Bangui, n’a pas eu de suite dans le reste du pays. À Berberati comme dans tout le pays comme dans Lim-Pendé ou l’Ouham-Pendé, , les barrages demeurent intacts, prolongeant le calvaire des habitants.

 

Une ville sans goudron, symbole d’un pays à la dérive.

 

L’absence totale de routes goudronnées à Berberati est devenue le symbole de l’échec des politiques de développement en Centrafrique. Cette situation ubuesque surprend et choque les visiteurs étrangers, obligeant les Centrafricains à de pénibles justifications. Une touriste camerounaise, croyant visiter la capitale du pays, s’est ainsi exclamée : “Même si c’est la deuxième ville, il n’y a pas de goudron ? À Douala, la deuxième ville du Cameroun, il y a du goudron partout !”

 

60 ans d’indépendance, quel bilan ? C’est seulement Le déclin de Berberati.

 

Cette comparaison cinglante éveille une question: qu’a fait la Centrafrique de ses 60 années d’indépendance ? Alors que les autorités invoquent l’enclavement du pays pour justifier ce retard, la réalité est plus crue. Corruption, détournements et mauvaise gestion ont sapé tout effort de développement. Berberati, autrefois fierté nationale, est devenue le symbole d’un pays à la dérive, incapable d’assurer le minimum vital à ses citoyens. Pour des nombreux citoyens, c’est Le déclin de Berberati.

 

Le cas du déclin de Berberati  démontre l’ampleur du défi qui attend la Centrafrique. Sans une prise de conscience urgente et des actions concrètes, la “deuxième ville” du pays risque de n’être bientôt plus qu’un lointain souvenir de grandeur passée. Il est grand temps que le gouvernement prenne la mesure de la situation et agisse enfin pour redonner à Berberati et à la Centrafrique l’espoir d’un avenir meilleur.

 

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L’art de la fabrication des marmites artisanales  : un patrimoine centrafricain menacé

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L’art de la fabrication des marmites artisanales  : un patrimoine centrafricain menacé dans le pays

 

Centrafrique.org/entre-barrieres-et-formalites-la-souffrance-des-fabricants-de-marmites-a-cantonnier/marmites-fabriquees-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” rel=”attachment wp-att-72703″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Marmites-fabriquees-a-Cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-Cameroun-344×450.jpg” alt=”Marmites fabriquées par des artisans centrafricains à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC” width=”344″ height=”450″ />
Marmites fabriquées par des artisans centrafricains à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 20 septembre 2024 (CNC).

 À Bangui comme dans les villes de provinces en République centrafricaine, une tradition artisanale ancestrale résiste tant bien que mal aux défis du monde moderne. Dans les différents quartiers populaires de la capitale , y compris dans les villes de l’arrière pays, des ateliers de fabrication de marmites artisanales  continuent de faire vivre un savoir-faire unique, transmis de génération en génération. Mais aujourd’hui, ce patrimoine culturel et économique fait face à des vents contraires qui menacent son avenir.

 

Au cœur du 8ème arrondissement, dans le quartier Combattant, non loin de l’école primaire, l’atelier de Sylvain bourdonne d’activité. Une dizaine d’artisans s’affairent autour des fours et des moules, transformant avec dextérité de vieux morceaux d’aluminium en ustensiles de cuisine indispensables à la vie quotidienne des Centrafricains, comme les marmites artisanales.

“C’est un métier dur, mais qui nourrit son homme”, confie Sylvain, le regard rivé sur une marmite en cours de façonnage.

 

Pourtant, derrière cette apparente vitalité, l’inquiétude grandit. “Les prix des matières premières ont doublé, voir triplé “, se désole Sylvain. “Avant, on trouvait facilement de l’aluminium à recycler. Maintenant, avec l’exportation massive vers l’étranger, c’est devenu rare et cher.” Cette flambée des coûts se répercute inévitablement sur le prix final des marmites artisanales , au grand dam des clients.

 

Jeanne-Marie, venue du quartier Galabadja pour renouveler sa batterie de cuisine, en fait l’amère expérience. “C’est devenu hors de prix”, se lamente-t-elle. “Une petite marmite qui coûtait 1250 francs il y a quelques mois se vend maintenant à plus de 1500 francs. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte ?”

 

Cette situation précaire n’épargne aucun des nombreux ateliers de fabrication de marmites artisanales  disséminés dans la capitale. À Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui, les artisans tentent tant bien que mal d’innover pour survivre. “On ne fait plus seulement des marmites”, explique Maturin, un jeune forgeron. “On fabrique aussi des pièces pour motos et voitures. Mais sans soutien, on ne peut pas aller bien loin”.

 

En effet, le manque d’accompagnement technique et financier freine considérablement le développement de cette filière artisanale. “Dans les pays voisins comme le Congo, nos confrères travaillent avec des machines modernes”, souligne Maturin. “Ici, on en est encore à la fabrication manuelle. On a du talent, mais sans moyens, on ne peut pas l’exprimer pleinement.”

 

Entre temps, à Cantonnier, les artisans centrafricains, fabriquant des marmites également, après avoir traversé la frontière camerounaise à la recherche de matériaux à Garoua-Boulaï, se heurtent aux barrières des forces centrafricaines à leur retour. Des formalités et taxes sont imposées, même sur des carcasses des aluminiums récupérées parfois dans les poubelles camerounaises. Malgré ces entraves, ils persévèrent dans la fabrication, un processus ardu qui occupe des heures précieuses. La difficulté atteint son paroxysme lorsqu’ils cherchent à vendre leurs produits, les obligeant à se tourner vers le marché camerounais en l’absence d’acheteurs suffisants côté centrafricain.

 

De retour au Cameroun pour vendre leurs marmites, les forces centrafricaines à la barrière ajoutent un nouveau défi aux artisans en imposant des taxes à la sortie de ces mêmes produits. Cette imposition supplémentaire défavorise fortement les artisans centrafricains fabriquant des marmites. Sur le marché camerounais, ils se voient contraints de vendre à des prix dérisoires aux grossistes pour subvenir à leurs besoins et soutenir leurs familles. Cette réalité complexe souligne davantage les inégalités et les obstacles économiques auxquels ces artisans font face, renforçant la nécessité d’une action immédiate.

 

Ce cri du cœur des artisans centrafricains, que ça soit à Cantonnier, ou ailleurs comme à Bangui,  résonne comme un appel à l’aide lancé aux autorités et aux partenaires au développement. Car au-delà de sa dimension économique, la fabrication artisanale de marmites représente un pan important du patrimoine culturel du pays. Chaque coup de marteau, chaque geste précis perpétue une tradition séculaire qui fait la fierté des Centrafricains.

 

Mais pour combien de temps encore ? Face à la concurrence des produits importés et aux difficultés croissantes d’approvisionnement en matières premières, l’avenir de ce savoir-faire unique semble de plus en plus incertain. Sans une prise de conscience rapide et des mesures concrètes de soutien, c’est tout un pan de l’identité centrafricaine qui risque de disparaître dans les braises des fours artisanaux.

 

L’heure est donc à la mobilisation. Il est urgent de mettre en place des politiques volontaristes pour préserver et valoriser ce patrimoine vivant. Formation professionnelle, accès facilité aux crédits, modernisation des outils de production… Les pistes d’action ne manquent pas. Mais elles nécessitent une volonté politique forte et un engagement de tous les acteurs de la société centrafricaine.

 

Car au-delà des marmites, c’est toute la question du développement endogène et de la valorisation des ressources locales qui est posée. Dans un pays riche de sa diversité culturelle et de ses savoir-faire traditionnels, l’artisanat pourrait devenir un véritable moteur de croissance et d’emploi. À condition de lui en donner les moyens.

 

Le défi esta de taille, mais l’enjeu en vaut la peine. Car chaque marmite façonnée dans les ateliers de Bangui porte en elle un peu de l’âme centrafricaine. Un trésor à préserver coûte que coûte, pour les générations futures.

 

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La MINUSCA hausse le ton face aux entraves répétées des FACA et mercenaires russes

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Minusca-dans-louham-fafa-promouvoir-la-securite-les-droits-de-lenfant-et-la-lutte-contre-les-vbg-en-temps-de-crise/gbadene-pres-de-batangafo/” rel=”attachment wp-att-70219″ data-wpel-link=”internal”>Les casques bleus de la Minusca à Gbadene, près de Batangafo
Les casques bleus de la Minusca à Gbadene, près de Batangafo. CopyrightMinusca

 

Bangui, CNC. Un document confidentiel révèle un changement radical dans l’approche de la MINUSCA. La mission onusienne hausse désormais le ton, autorisant ses Casques bleus à “répondre proportionnellement” aux menaces et entraves. Cette décision, loin d’être critiquable, apparaît comme une réaction logique à une situation devenue intenable.

 

La MINUSCA hausse le ton : une réponse aux blocages systématiques par les forces du gouvernement.

 

Depuis des années, les entraves aux activités de la MINUSCA se multiplient. Un officier onusien, sous couvert d’anonymité, décrit la gravité de la situation : “Nos patrouilles sont constamment bloquées par les FACA ou les mercenaires russes. Ils nous interdisent l’accès à certaines zones, parfois en nous menaçant directement”.

 

Un incident en 2022 près de Bouar démontre ces obstructions. Des Casques bleus, prêts à déminer une zone, ont été accusés de “fournir des mines aux rebelles” et expulsés de force par des éléments FACA et russes.

 

En 2023, après l’attaque mortelle contre neuf mineurs chinois près de Bambari, la MINUSCA s’est vu refuser l’accès au site. Un membre de la mission témoigne : “Les mercenaires russes nous ont catégoriquement interdit l’entrée dans la zone”.

 

La MINUSCA bloquée sur l’avenue Boganda à Bangui par les russes.

 

Les tensions ne se limitent pas aux zones de conflit. À Bangui, des incidents inquiétants se multiplient. Un chauffeur de la MINUSCA raconte : “Récemment, sur l’avenue Boganda, notre convoi a été délibérément bloqué par des véhicules russes. Ils nous ont forcés à nous arrêter, comme s’ils avaient la priorité absolue”.

 

Ces provocations créent un climat explosif. Un diplomate occidental à Bangui s’inquiète : “On perçoit une volonté d’humilier les Casques bleus, de les pousser à bout. C’est extrêmement risqué”.

 

La MINUSCA hausse le ton : une réponse nécessaire.

 

Face à cette situation, la décision de la MINUSCA de hausser le ton apparaît justifiée. Elle vise à garantir la sécurité des Casques bleus et l’exécution de leur mandat.

 

Un officier de la Minusca, ex-conseiller militaire à Bangui, analyse : “Cette directive rappelle le droit à l’autodéfense des forces onusiennes. La MINUSCA signifie clairement qu’elle ne se laissera plus intimider”.

 

Un professeur en droit international à l’université de Bangui ajoute : “Le mandat de la MINUSCA, validé par le Conseil de sécurité, légitime totalement cette action. Les entraves à sa liberté de mouvement violent les accords signés par Bangui

 

Réactions contrastées dans les rues de Bangui .

 

Les centrafricains sont divisés sur ce nouveau positionnement de la Minusca. Les pro-gouvernementaux dénoncent une “ingérence” et une provocation, tandis que les autres y voient un “rééquilibrage nécessaire”.

 

Sylvain Ndaléngui, un membre de la société civile centrafricaine, déclare : “Il était temps que la MINUSCA réagisse. Les provocations des mercenaires russes devenaient intolérables. Cette décision pourrait restaurer un respect mutuel sur le terrain”.

 

La MINUSCA hausse le ton : quelles conséquences ?

 

L’impact réel de cette nouvelle directive reste incertain. Certains redoutent une escalade, d’autres y voient une chance de clarifier les règles.

 

Un  spécialiste de l’Afrique centrale analyse : “Ce changement de ton pourrait paradoxalement apaiser les tensions. En montrant sa fermeté, la MINUSCA rétablit un équilibre. La réaction des forces russo-centrafricaines sera déterminante“.

 

Un test pour l’avenir de la mission.

 

Cette situation teste la capacité de la MINUSCA à faire respecter son mandat sans provoquer d’escalade. Sa gestion sera scrutée par les acteurs locaux et internationaux à la suite de la production de ce document largement partagé sur les réseaux sociaux.

 

Le succès de cette nouvelle approche dépendra largement de la réaction de Bangui. Le gouvernement choisira-t-il l’apaisement ou la confrontation, au risque de compromettre la présence onusienne ?

 

Dans un contexte régional tendu, marqué par le retrait de missions de l’ONU au Mali, l’enjeu dépasse la Centrafrique. C’est la crédibilité des opérations de maintien de la paix qui se joue à Bangui.

 

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Affaire Nourd Gregaza : Le régime de Bangui en proie à la paranoïa malgré les courbettes de la France

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Affaire Nourd Gregaza : Le régime de Bangui en proie à la paranoïa malgré les courbettes de la France

Centrafrique.org/rca-nourd-gregaza-president-du-prnc-declare-le-president-touadera-responsable-de-lassassinat-de-son-chef-detat-major-zakaria-damane/nourd-gregaza/” rel=”attachment wp-att-53960″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza-450×193.jpg” alt=”Monsieur Nourd Gregaza, Président du PRNC” width=”450″ height=”193″ />

 

 

Bangui, CNC. L’expulsion par la France du chef rebelle Nour Gregaza, aussitôt arrêté à son arrivée à Bangui, n’a pas suffi à apaiser les tensions entre Paris et le pouvoir centrafricain. Loin de là, cette Affaire de Nourd Gregaza   semble avoir ravivé la méfiance du régime Touadéra envers son ancien allié et son faiseur de roi.

 

Affaire Nourd Gregaza : une courbette française mal récompensée.

 

Vendredi dernier, les autorités françaises ont procédé à l’expulsion de Nour Gregaza, leader du mouvement rebelle PRNC. À peine l’avion posé sur le tarmac de l’aéroport de Bangui, les forces de l’ordre centrafricaines ont interpellé le chef rebelle sous les yeux des deux policiers et deux gendarmes français qui l’escortaient. Gregaza a été immédiatement transféré à la prison centrale du camp de Roux, déclenchant  une deuxième Affaire pour Nourd Gregaza .

 

Cette opération s’inscrit dans la stratégie française de rapprochement avec le pouvoir centrafricain. Depuis plusieurs mois, Paris multiplie les gestes envers le régime Touadéra pour tenter de regagner son influence, perdue au profit de la Russie et du groupe Wagner. L’ambassadeur de France à Bangui n’avait d’ailleurs pas hésité récemment à critiquer ouvertement l’opposition centrafricaine, au mépris de la neutralité diplomatique.

 

La paranoïa du régime attisée par Wagner dans cette Affaire de Nourd Gregaza.

 

Malgré ce gage de bonne volonté dans cette Affaire de Nourd Gregaza , le pouvoir centrafricain n’a pas baissé la garde. Au contraire, les services de communication du régime, largement influencés par le groupe Wagner, ont immédiatement lancé une campagne de dénigrement contre la France et le Tchad.

 

Dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux, ils accusent Paris d’avoir orchestré la création du PRNC pour “déstabiliser la République centrafricaine”. Le document va jusqu’à impliquer Jean-Yves Le Drian, ancien ministre français des Affaires étrangères, dans un rocambolesque complot familial autour de Nourd Gregaza.

 

Le Tchad, puissant voisin de la RCA, n’est pas épargné par ces accusations. Le texte affirme que les services secrets tchadiens fourniraient des armes aux rebelles, contredisant ainsi les déclarations apaisantes du président Kongoboro sur les relations avec N’Djamena.

 

Affaire Nourd Gregaza : un jeu trouble qui profite à Wagner.

 

Cette surenchère dans les accusations traduit l’emprise croissante du groupe Wagner sur l’appareil d’État centrafricain. Malgré les efforts de la France pour renouer aveuglement le dialogue, le pouvoir de Bangui reste sous l’influence de Moscou.

 

Un membre de l’opposition centrafricaine, s’exprimant sous couvert d’anonymat, dénonce cette ingérence de la France et de la Russie : “Ce n’est pas aux partenaires étrangers de s’immiscer dans la politique nationale de cette manière. La France tente d’imiter les méthodes de la Russie, qui a déjà le monopole du pays”.

 

Cette Affaire de Nourd Gregaza   démontre les limites de la stratégie française en Centrafrique. Malgré ses efforts, Paris peine à regagner la confiance des autorités de Bangui. Le groupe Wagner, lui, continue de consolider son emprise sur le pays, attisant la paranoïa du régime envers ses voisins et ses anciens alliés.

 

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De la rue à l’hôpital : Le racket généralisé asphyxie le pays de Boganda

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Centrafrique.org/dernieres-heures-un-premier-cas-de-coronavirus-declare-en-republique-centrafricaine/hopital-communautaire-bangui-Centrafrique-corbeaunews-uscul/” rel=”attachment wp-att-36731″ data-wpel-link=”internal”>Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC.  Dans le pays de Boganda, la corruption ne connaît plus de limites. Des rues de Bangui aux couloirs des hôpitaux, un système de racket généralisé étouffe la population centrafricaine. Notre enquête révèle comment ce fléau, parti des barrages routiers, gangrène désormais les structures de santé, mettant en péril la vie des citoyens les plus vulnérables. L’hôpital communautaire de Bengue, symbole d’un système de santé à l’agonie, illustre l’ampleur alarmante de cette dérive mafieuse qui défie les autorités et bafoue l’héritage de Barthélemy Boganda.

 

Dans le pays de Boganda: le racket est omniprésent sur les routes.

 

Depuis des années, les Centrafricains subissent l’extorsion systématique des forces de l’ordre au pays de Boganda. À chaque barrage, les conducteurs sont contraints de débourser des sommes arbitraires pour poursuivre leur route. Un chauffeur de taxi témoigne : « On paie à chaque coin de rue. Si tu refuses, ils trouvent toujours un prétexte pour t’arrêter. C’est devenu normal pour eux ».

 

Ce racket routier a des conséquences désastreuses sur l’économie nationale dans le pays de Boganda. Les commerçants répercutent ces coûts sur leurs prix, aggravant la pauvreté de la population.

 

Dans le pays de Boganda, les hôpitaux sont devenus le nouveau terrain de prédation.

 

Plus inquiétant encore, ce système mafieux s’est propagé dans le pays de Boganda jusqu’au cœur des structures de santé. L’hôpital communautaire de Bangui en est l’exemple flagrant. La vente illicite de médicaments y est devenue monnaie courante, malgré les prétendues campagnes de sensibilisation.

 

Les témoignages recueillis par la RNL à l’hôpital communautaire de Bangui sont accablants. Les infirmiers et médecins font pression sur les patients pour qu’ils achètent les médicaments directement auprès d’eux, au lieu de se rendre à la pharmacie. Ayens, mère d’un enfant accidenté, rapporte les propos choquants d’une infirmière : « Tu ne veux simplement pas que mes enfants aient de quoi manger ? ». Le chantage est à peine voilé.

 

Marie, au chevet de son frère en réanimation, confirme : « Quand le médecin prescrit une ordonnance, il faut obligatoirement acheter une partie sur le personnel soignant. Sinon, le patient va être traité en retard ». Les malades sont pris en otage par ce système mafieux.

 

Le cas de Marcel est encore plus flagrant. Après une consultation pour paludisme, on lui impose d’acheter les médicaments sur place. « Ils ne m’ont pas dit d’aller à la pharmacie, ils m’ont dit de payer du sur place », témoigne-t-il.

 

Une direction complice ?

 

Abel Assaïd, directeur de l’hôpital, tente de se dédouaner en évoquant des actions menées : « On a cassé les placards, on a retenu beaucoup de médicaments ». Mais il reconnaît lui-même l’inefficacité de ces mesures : « On dit non aujourd’hui et demain, ils reprennent ».

 

Ces déclarations pose de sérieuses questions sur la réelle volonté de la direction de mettre fin à ces pratiques. Comment expliquer que ce trafic perdure malgré les “actions” prétendument menées ? La complicité de certains responsables est fortement suspectée.

 

Un réseau bien organisé dans le pays de Boganda.

 

Selon nos sources au sein de l’hôpital, ce trafic est loin d’être le fait de quelques individus isolés. « C’est un réseau qu’ils ont mis en place  Dans le pays de Boganda», affirme même le directeur. Les médicaments détournés proviennent probablement des stocks de l’hôpital, ce qui constitue un vol caractérisé des biens publics.

 

Ce système bien rodé permet aux membres du personnel impliqués de s’enrichir sur le dos des patients. Les prix pratiqués sont souvent supérieurs à ceux de la pharmacie, aggravant encore la situation financière des familles.

 

Des conséquences dramatiques pour les patients.

 

Cette pratique a des répercussions graves sur la santé des malades. Certains, n’ayant pas les moyens d’acheter les médicaments aux soignants, risquent de ne pas recevoir les soins adéquats. D’autres se voient prescrire des traitements inadaptés, le choix étant dicté non par les besoins médicaux mais par les stocks disponibles chez les trafiquants en blouse blanche.

 

De plus, rien ne garantit la qualité et la conservation des médicaments vendus illégalement. Des produits périmés ou mal conservés représentent un danger mortel pour les patients.

 

Un phénomène généralisé dans le pays de Boganda.

 

Le plus inquiétant est que cette situation n’est pas propre à l’hôpital communautaire. Selon nos informations, « La vente illégale des médicaments se pratique dans presque tous les hôpitaux et centres de santé du pays de Boganda. » C’est tout le système de santé centrafricain qui est gangréné par cette corruption.

 

Les autorités sanitaires, à commencer par le ministre de la Santé, doivent prendre la mesure de ce scandale qui met en danger la vie des Centrafricains. Des enquêtes approfondies doivent être menées dans tous les établissements de santé du pays. Les responsables de ces trafics, quel que soit leur niveau hiérarchique, doivent être identifiés et sévèrement sanctionnés.

 

Il est temps que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités pour mettre fin à ce système mafieux qui transforme les hôpitaux en lieux de racket organisé au détriment des patients.

 

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Bambari : La mairie organise un vaste racket institutionnalisé

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La mairie de Bambari  orchestre un vaste racket institutionnalisé

 

Centrafrique.org/maire_de_bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/maire_de_bambari-450×446.png” alt=”Photographie du maire de Bambari Abel Matchipa en train de parler lors d’une assemblée publique, entouré de résidents attentifs et de bâtiments administratifs en arrière-plan.” width=”450″ height=”446″ />
Le maire de Bambari Abel Matchipa

 

Bangui, CNC. Un système d’arnaque d’une ampleur inédite sévit actuellement à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Sous prétexte de la confection des cartes nationales d’identité, la mairie et d’autres services publics ont mis en place un véritable réseau d’extorsion, multipliant les frais et les obstacles administratifs pour les citoyens.

 

mairie de Bambari : explosion injustifiée des tarifs municipaux.

 

À Bangui, la légalisation d’un acte de naissance passe depuis deux mois de 500 à 1000 FCFA. À Bambari, ce prix a bondi de 500 à 1000 FCFA, puis de 1000 FCFA à 2000 FCFA à la mairie de Bambari  sans aucune base légale. “Par quelle autorité le maire Abel Matchipa a-t-il fixé ces nouveaux tarifs ?”, s’interroge un habitant exaspéré. Cette augmentation arbitraire bafoue les règlements en vigueur et pénalise lourdement la population.

Image du rond-point principal de Bambari avec une colonne surmontée d’une sculpture d’un oiseau, au crépuscule, sous un ciel nuageux.
Bambari au crépuscule — Le rond-point central, couramment appelé le Rond-point de l’Espoir, se dresse silencieusement sous un ciel menaçant, symbolisant à la fois la tranquillité et l’agitation de la ville à la tombée de la nuit.. CopyrightCNC

 

Une confusion administrative coûteux à la mairie de Bambari.

 

L’obtention d’une carte d’identité s’apparente désormais à un parcours du combattant onéreux pour les habitants de Bambari et les villes environnantes. La mairie de Bambari a cessé de reconnaître les actes de naissance originaux, forçant les citoyens à obtenir un “jugement supplétif”. Cette procédure implique une cascade de démarches et de frais :

 

  1. Obtention d’un certificat de carence à la mairie  de Bambari : 3000 FCFA
  2. Jugement de reconstitution d’acte au parquet : 9000 à 13000 FCFA
  3. Retour à la mairie de Bambari pour la délivrance de l’acte final : 3000 FCFA
  4. Légalisation de l’acte : 2000 FCFA par copie
  5. Droit d’entrée au commissariat de police : 1000 FCFA
  6. Frais de confection de la carte par ALMADINA : 6000 FCFA

 

Au total, le coût pour obtenir une simple carte d’identité peut dépasser 25000 FCFA, une somme exorbitante pour la majorité des habitants de Bambari.

 

La complicité des services de l’État.

 

L’arnaque ne se limite pas à la mairie de Bambari. Le parquet, la police et même l’entreprise ALMADINA, chargée de la confection des cartes, participent à ce système de racket. “C’est une arnaque organisée à grande échelle qui implique tous les services de l’État”, dénonce un habitant outré.

 

Des autorités sous le feu des critiques.

 

Cette situation perdure sous les yeux des responsables locaux et nationaux. Le gouverneur, le préfet, le ministre de l’Administration du territoire Bruno Yapendé et même le Président de la République semblent fermer les yeux sur ces pratiques frauduleuses. “Comment peut-on laisser la population souffrir ainsi ?”, s’indigne un citoyen.

 

Un enrichissement sans contrepartie à la mairie de Bambari.

 

Avec 500 à 1000 personnes par jour sollicitant des documents, la mairie de Bambari et les autres services impliqués engrangent des sommes considérables. Pourtant, aucune amélioration des services publics n’est constatée. “La mairie ne fait ni travaux de voirie, ni nettoyage. Les espaces publics sont laissés à l’abandon”, déplore un riverain.

 

L’urgence d’une intervention gouvernementale.

 

Face à cette situation alarmante, une intervention rapide et ferme du gouvernement est impérative. Il est capital de :

 

  1. Diligenter une enquête approfondie sur les pratiques de la mairie de Bambari et des services associés.
  2. Instaurer un contrôle strict des tarifs appliqués par les administrations locales dans tout le pays.
  3. Simplifier drastiquement les procédures d’obtention des documents d’identité.
  4. Lancer une campagne d’information sur les tarifs officiels des services administratifs.
  5. Sanctionner sévèrement les fonctionnaires impliqués dans ces pratiques frauduleuses.

 

Un test pour la crédibilité de l’État.

 

L’affaire de Bambari met à l’épreuve la capacité de l’État centrafricain à garantir un service public équitable et transparent sur l’ensemble du territoire. En tolérant de telles dérives, les autorités risquent d’attiser le mécontentement populaire et de fragiliser davantage la cohésion sociale.

 

Dans un pays qui s’efforce de se reconstruire après des années de conflit, la restauration de la confiance entre les citoyens et l’administration est primordiale. Le cas de Bambari doit servir de signal d’alarme pour les autorités nationales.

 

Il est grand temps d’engager une réforme en profondeur de l’administration territoriale en République Centrafricaine. Une décentralisation effective, assortie de mécanismes de contrôle rigoureux, pourrait permettre une meilleure gestion des affaires locales et une plus grande responsabilisation des élus envers leurs administrés.

 

L’avenir du pays et la légitimité de ses institutions sont en jeu. Les autorités doivent agir sans délai pour mettre fin à ce système d’arnaque institutionnalisée et restaurer l’intégrité du service public dans tout le pays.

 

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En 2025, la grande farce électorale se prépare en Centrafrique

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2025, la grande farce électorale se prépare en Centrafrique

 

Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l'homme
Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL

 

 

Bangui, CNC. Le pouvoir centrafricain s’apprête à organiser des élections locales en avril 2025, mais ce scrutin risque de tourner à la mascarade démocratique. L’opposition boycotte le processus, dénonçant un système verrouillé au profit du régime Touadéra. Cette nouvelle crise politique plonge le pays dans l’incertitude.

 

La farce électorale se prépare en Centrafrique , un processus biaisé.

 

“Nous ne participerons au processus que s’il y a un dialogue politique”, martèle Martin Ziguélé, président du MLPC et figure de l’opposition. Il pointe du doigt les nombreuses irrégularités lors des précédentes élections : “En 2020-2021, j’étais candidat à la présidentielle. J’ai appris que j’avais obtenu 7% des voix, sans avoir reçu aucune feuille de résultat d’aucun bureau de vote”.

 

Ces accusations jettent un sérieux doute sur la crédibilité de l’Autorité nationale des élections (ANE). Selon M. Ziguélé, “80% à 90% des démembrements de l’ANE en province ont été mis en place sous l’influence des sous-préfets et des préfets”. Des allégations graves que l’institution peine à réfuter de manière convaincante.

 

Le système électoral centrafricain semble taillé sur mesure pour favoriser le pouvoir en place. M. Ziguélé dénonce notamment le changement des règles concernant le nomadisme politique : “Depuis 1993, il était interdit à un député élu sous la bannière d’un parti de quitter son parti en cours de législature. Et comme par hasard, en 2017, la loi a changé”. Résultat : de nombreux députés d’opposition ont rejoint le parti présidentiel MCU, privant l’opposition de sa représentation parlementaire.

Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

L’ANE dans la tourmente, une farce électorale avec des conséquences.

 

David Sendé, directeur de la formation à l’ANE, tente de défendre l’institution : “Je n’ai jamais reçu une influence de qui que ce soit”. Mais ses arguments peinent à convaincre. Il reconnaît que certains commissaires, ayant un passé politique, “veulent de temps en temps titiller” les acteurs politiques.

 

L’ANE se dit prête à organiser le scrutin, avec ou sans l’opposition. “Sur le plan technique, il n’y a pas de blocage. Nous pouvons toujours avancer”, déclare M. Sendé. Une position qui révèle le peu de cas fait de l’inclusivité du processus électoral.

 

Le manque de transparence de l’ANE est flagrant. M. Ziguélé raconte : “On a rencontré le président de l’ANE qui venait de prendre fonction et qui nous a dit que le stock des faits de résultat, on a oublié d’amener ça et de distribuer dans les bureaux de vote. C’était stocké à l’ANE”. Un aveu d’incompétence ou de manipulation qui en dit long sur la fiabilité de l’institution.

 

La farce électorale : un dialogue politique au point mort.

 

L’opposition réclame un dialogue politique pour revoir les règles du jeu électoral. “Nous avons documenté tous les manquements de notre processus électoral”, affirme M. Ziguélé. Mais le pouvoir reste sourd à ces appels.

 

Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, appuie cette demande : “Dans un pays, dans un état de droit, le dialogue doit être permanent”. Il rappelle que c’était une recommandation forte du Forum national de Bangui.

 

Mais le gouvernement Touadéra semble décidé à passer en force. L’ANE avance ses pions, prétextant avoir “mobilisé environ 70% du budget” pour les élections. Une manière de créer un fait accompli et d’écarter toute possibilité de dialogue.

 

Une population prise en otage.

 

Dans ce bras de fer opposition – pouvoir, c’est la population centrafricaine qui risque d’être la grande perdante. M. Bindoumi s’inquiète : “Notre crainte est qu’après avoir sensibilisé le Centrafricain, on ne leur dise pas que les élections n’ont pas lieu. Ce serait une insulte envers le peuple”.

 

Le droit de vote des Centrafricains est bafoué par ce simulacre démocratique qui se prépare. L’ANE prétend vouloir organiser “des élections inclusives, transparentes et surtout apaisées”. Mais comment parler d’inclusivité quand l’opposition est exclue du processus ?

 

  1. Ziguélé dénonce cette mascarade : “Nous ne voulons pas servir de caution politique à une fausse démocratie”. Il rappelle que l’opposition n’a pas empêché la tenue du référendum constitutionnel, mais refuse de cautionner un processus électoral biaisé.

 

Un avenir politique incertain.

 

Le report des élections locales à avril 2025 ne règle en rien les problèmes de fond. M. Bindoumi soulève une question importante : “Est-ce que pour la seule année 2025, nous allons réussir les élections municipales, les élections locales, les élections législatives, les élections présidentielles? Et avec quelle moelle?”

 

Le calendrier électoral surchargé laisse présager de nouvelles crises politiques. Le pouvoir Touadéra semble vouloir enchaîner les scrutins pour asseoir sa mainmise sur les institutions, au mépris d’un réel processus démocratique.

 

L’opposition, elle, se trouve dans une impasse. Boycotter les élections, c’est laisser le champ libre au pouvoir. Mais participer, c’est cautionner un système truqué. M. Ziguélé résume ce dilemme : “Nous ne sommes pas des masochistes, nous ne cherchons pas à nous faire du mal ou à faire du mal à notre pays”.

 

Un pays au bord du gouffre.

 

La crise politique qui couve risque d’aggraver la situation déjà précaire de la Centrafrique. Le pays peine à se relever de années de conflit. La présence de mercenaires russes du groupe Wagner ne fait qu’ajouter à l’instabilité.

 

Dans ce contexte, des élections bâclées pourraient mettre le feu aux poudres. M. Bindoumi met en garde : “Nous pensons que le peuple doit savoir quel genre de processus, quel genre de démarches on met à sa disposition pour lui permettre de donner sa voix dans ces processus transparents, crédibles”.

 

Mais le pouvoir Touadéra semble sourd à ces avertissements. Obsédé par son maintien au pouvoir, il joue avec le feu en organisant des élections sans l’opposition. Une stratégie à courte vue qui pourrait plonger le pays dans une nouvelle spirale de violence.

 

L’avenir démocratique en péril.

 

Faute de consensus politique, les élections locales de 2025 s’annoncent comme une mascarade démocratique de plus dans ce pays meurtri par des décennies de crises. Le régime Touadéra poursuit sa fuite en avant, au mépris des aspirations de la population à une véritable alternance politique.

 

  1. Ziguélé dresse un constat amer : “Comment expliquez que dans un pays comme le Sénégal, on organise une élection, à 20h il y a les résultats et personne ne conteste ? Comment expliquez qu’au Ghana, on fasse des élections, à 20h il y a des résultats et personne ne conteste ?”

 

La Centrafrique semble bien loin de ces standards démocratiques. Le pays s’enfonce dans une parodie de démocratie, où les élections ne servent qu’à légitimer un pouvoir autocratique. Sans un sursaut national et une réelle volonté de dialogue, l’avenir politique du pays s’annonce bien sombre.

 

L’appel au dialogue lancé par l’opposition et la société civile reste pour l’instant lettre morte. Le pouvoir Touadéra, arc-bouté sur ses positions, refuse toute remise en question du système électoral. Cette intransigeance risque de conduire le pays dans une impasse politique aux conséquences imprévisibles.

 

Alain Nzilo

Directeur de publications

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