mercredi, avril 22, 2026
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Les soldats braqueurs de la septième république de Touadera ont de nouveau frappé

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Les soldats braqueurs de la septième république de Touadera ont de nouveau frappé

 

Centrafrique.org/rca-creation-du-septieme-bataillon-dinfanterie-territorial-des-faca/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-3/” rel=”attachment wp-att-43988″ data-wpel-link=”internal”>les soldats faca en patrouille à Bangui

 

Bangui, CNC. Un nouveau braquage impliquant des militaires du bataillon d’intervention rapide (BIR) ébranle la capitale centrafricaine. Le 6 octobre vers 20h00, trois de ces militaires lourdement armés ont fait irruption dans le domicile d’un commerçant du quartier Bazanga, dans le 3ème arrondissement. Sous la menace de leurs armes, ils ont dérobé une moto et un téléphone portable.

 

L’alerte donnée par le voisinage a déclenché une vive réaction des habitants. Des motocyclistes et des jeunes du quartier se sont rapidement mobilisés pour intercepter les malfaiteurs. Deux des militaires du BIR, à bord de la moto volée, ont réussi à prendre la fuite. Le troisième, cerné par la foule en colère, a tiré plusieurs coups de feu, blessant une personne.

 

Malgré ses tentatives d’intimidation, le soldat a été maîtrisé par les habitants qui lui ont infligé de graves blessures. Son arme a disparu dans la confusion. Ses compagnons d’armes  du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), alerté de la situation, sont intervenus pour disperser l’attroupement et procéder à la récupération de leur ami grièvement blessé par la foule en colère.

 

Un témoin raconte : “Nous avons entendu des cris et des coups de feu. Quand nous sommes sortis, nous avons vu trois hommes en uniforme qui s’enfuyaient. La population était furieuse. C’est inacceptable que nos propres soldats nous attaquent“.

 

Cet incident s’ajoute à une série d’actes criminels impliquant des militaires, comme le meurtre récent d’un taxi-moto à Samba par un soldat des FACA. Ces agissements répétés pose de sérieuses questions sur le recrutement massif opéré depuis 2019, avec l’intégration de près de 17 000 nouveaux soldats, pour la quasi-totalité des braqueurs, des criminels de la septième république de Touadera.

 

Un analyste en sécurité commente : “La septième république de Touadera promettait une armée disciplinée. Ces incidents révèlent les failles du recrutement et de la formation. C’est un revers pour les promesses de renouveau“.

 

Le mutisme des autorités militaires amplifie l’inquiétude de la population. Sur les réseaux sociaux, les Centrafricains expriment leur désarroi face à ces dérives.

 

Un leader communautaire du PK5 déclare : “On nous avait promis le progrès et la sécurité dans cette septième république de Touadera. Aujourd’hui, nous craignons ceux qui portent l’uniforme. Où est la justice promise ?”

 

Ces événements assombrissent les ambitions de la septième république de Touadera. La promesse d’une ère de stabilité se heurte à la réalité d’une armée qui semble échapper au contrôle.

 

Des actions concrètes sont attendues du gouvernement pour restaurer la confiance. Sans une réforme profonde du recrutement et de la formation, et sans lutte contre l’impunité, la septième république risque d’être associée à l’image d’une armée de braqueurs plutôt que de protecteurs.

 

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Zémio : les miliciens Azandé continuent de semer la terreur parmi les civils musulmans

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Zémio : les miliciens Azandé continuent de semer la terreur parmi les civils musulmans

 

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Les miliciens Azandé à Zémio

 

Bangui, CNC. La ville de Zémio, située à 1113 km à l’est de Bangui dans la préfecture du Haut-Mbomou, région du Haut-Oubangui, est depuis quelques mois devenue un terrain de violences croissantes contre la population civile, particulièrement la communauté musulmane. Des milices Azandé, prétendument incorporées dans l’armée nationale, multiplient les exactions sans que les forces de sécurité n’interviennent efficacement.

 

Vendredi dernier, un civil musulman peul de 70 ans a été assassiné à l’entrée de la ville de Zémio alors qu’il venait assister à la prière. Ce meurtre marque une escalade dans les violences qui secouent la région depuis plusieurs semaines. Un témoin rapporte :

“Vendredi dernier à Zémio, les milices Azandé ont tué un civil musulman peul âgé de 70 ans à l’entrée de la ville. Il avait quitté son village Féerique pour venir assister à la prière du vendredi ici à Zémio. Malheureusement ils l’ont tué en route. Finalement la communauté musulmane a appris la nouvelle et est allée enterrer le corps. »

 

Les attaques ne se limitent pas à Zémio. Le même jour, les milices ont étendu leurs actions à Dembia.

“Dans le même jour du vendredi, ils sont allés à Dembia et ont commencé à tabasser cette communauté. Tous les civils sont maintenant en brousse”, témoigne un habitant.

 

La situation sécuritaire se dégrade rapidement dans toute la région. Les milices Azandé ont établi des barrages routiers à Mboki et dans d’autres localités, étendant leur contrôle sur le territoire. Un résident explique :

“Ils ont fait leurs barrières à Mboki et dans tout le territoire, disant que le sous-préfet, le député de Zémio et le procureur Foukpio sont leurs patrons”.

 

Ces allégations de complicité entre les milices et certaines autorités sont particulièrement inquiétantes.

 

Face à ces violences, la population musulmane fuit massivement.

“Les civils musulmans ont quitté la ville vers Rafaï et Dembia”, indique un témoin. Cette situation provoque une crise humanitaire, avec des déplacés privés de leurs moyens de subsistance et confrontés à des conditions de vie précaires.

 

Les forces de sécurité présentes à Zémio semblent impuissantes ou peu enclines à intervenir.

 

La composition des milices Azandé est un facteur aggravant. Elles intègrent depuis longtemps des éléments Sud-Soudanais et congolais de la RDC, ce qui complique la résolution du conflit et étend son impact potentiel au-delà des frontières centrafricaines.

 

L’inaction apparente du gouvernement centrafricain face à cette crise est incompréhensible. Les populations civiles, en particulier les minorités, sont abandonnées à leur sort. Un habitant s’alarme :

“Il faut que le gouvernement jette un œil dans cette zone, la minorité va souffrir“.

 

La situation à Zémio et dans le Haut-Mbomou nécessite une intervention urgente pour :

– Protéger immédiatement les populations civiles, en particulier la communauté musulmane

– Désarmer effectivement les milices Azandé

– Enquêter sur les exactions commises et les allégations de complicité des autorités locales

– Fournir une aide humanitaire aux populations déplacées

 

Sans action rapide et décisive, la crise risque de s’aggraver, menaçant non seulement la stabilité du Haut-Mbomou, mais potentiellement celle de toute la région.

 

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Wagner en Centrafrique : le véritable maître du jeu  De la gestion foncière

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Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat

 

Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain vient de clôturer une énième rencontre sur la gestion foncière à Bangui. Derrière les discours creux se cache une réalité bien plus sombre : le régime, aux abois financièrement, tente par tous les moyens de racketter la population pour satisfaire l’appétit insatiable de ses alliés russes, notamment du groupe  Wagner en Centrafrique.

 

Une farce en guise de réforme en faveur du groupe Wagner en Centrafrique.

 

Pendant deux jours, les cadres des différents ministères ont participé à ce qui s’apparente plus à une pièce de théâtre qu’à une véritable réflexion sur la gestion foncière. Nicole Koué, ministre de l’Urbanisme, a osé déclarer que “les lois ne s’adaptent plus à la réalité du pays”. Une réalité qu’elle et ses collègues du gouvernement semblent ignorer délibérément.

 

La vérité est que le régime cherche désespérément de nouvelles sources de revenus pour financer sa collaboration ruineuse avec les mercenaires de Wagner en Centrafrique. Les taxes se multiplient, asphyxiant une population déjà exsangue. L’augmentation des prix du carburant et des produits de première nécessité n’est que la partie visible de l’iceberg.

 

Un racket organisé en faveur du groupe Wagner en Centrafrique.

 

Sous couvert de “régularisation”, l’État vend des terrains à tour de bras aux alentours de Bangui. Les occupants traditionnels sont sommés de payer des sommes exorbitantes, entre un et plusieurs millions de francs CFA, pour obtenir un titre foncier. Une manière déguisée de les spolier de leurs terres ancestrales.

 

Cyril Ruffin-Yadakba, directeur général de la réforme foncière, a eu l’audace d’affirmer que ce nouveau “document politique va nous permettre d’asseoir tout ça et de voir la vision politique que le gouvernement a tracée pour bien gérer ce patrimoine foncier”. Une vision qui se résume à pressurer toujours plus les Centrafricains.

 

La transhumance dans le viseur.

 

Même les éleveurs transhumants n’échappent pas à la voracité du régime. Prétextant que “la RCA ne gagne pas beaucoup en termes de taxes”, le gouvernement prépare de nouvelles ponctions sur cette activité vitale pour l’économie du pays.

 

Un témoin anonyme travaillant au ministère de l’Élevage nous confie : “Les taxes sont déjà incroyables. Maintenant, ils veulent aller chercher encore plus d’argent. On ne sait plus ce que veut ce gouvernement, à part de l’argent, encore de l’argent, partout, sous prétexte de régularisation, mais en faveur du groupe Wagner en Centrafrique “.

 

Wagner en Centrafrique: le véritable maître du jeu.

 

Derrière cette frénésie fiscale se cache la main de Wagner en Centrafrique. Le groupe de Mercenaires russes, dont le business repose sur “la mort” selon ses propres termes, maintient une pression constante sur le gouvernement pour obtenir toujours plus de fonds.

 

“Wagner cherche à tout prix à mettre la pression sur le gouvernement à travers les histoires de crise pour gagner de l’argent”, explique un expert en sécurité sous couvert d’anonymat. “Mais l’argent vient d’où ? Toujours des Centrafricains eux-mêmes. Le gouvernement les pressure pour que les Centrafricains sortent de l’argent“.

 

Pendant ce temps, la population s’enfonce dans la misère. Les routes restent impraticables, l’économie est en berne, et le développement du pays est au point mort. Mais qu’importe pour un régime dont la seule préoccupation semble être de remplir les poches de ses alliés russes, quitte à saigner à blanc son propre peuple.

 

 

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La jeunesse centrafricaine en danger : l’échec des autorités face à la prolifération des débits de boissons

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La jeunesse centrafricaine en danger : l’échec des autorités face à la prolifération des débits de boissons

 

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le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille – RCA : inauguration d’un nouveau bâtiment de l’école Saint-Paul fille

 

Le paysage urbain de Bangui se caractérise désormais par l’omniprésence de bars et débits de boissons à proximité immédiate des écoles. Ce qui devait rester une exception est devenu la norme, au mépris des réglementations en vigueur. Le parc du Cinquantenaire, autrefois lieu de détente familiale, illustre parfaitement cette dérive qui met en danger la jeunesse centrafricaine.

 

“J’ai 16 ans et j’ai fini l’examen. Je suis venu me détendre avec mes amis, c’est tout”, déclare Serena, une lycéenne rencontrée sur place. Son témoignage révèle une banalisation inquiétante de la fréquentation de ces lieux par les mineurs.

 

Les conséquences de cette situation sont multiples et graves. La consommation d’alcool et de substances illicites par les élèves augmente de façon exponentielle. Les cas de violence et de délinquance juvénile se multiplient. Plus alarmant encore, des témoignages font état de viols sur des jeunes filles en état d’ébriété.

 

L’inaction des autorités face à la corruption qui menace la jeunesse centrafricaine.

Comment expliquer une telle dérive malgré les directives présidentielles ? Pour Chris O’Gone Menehoul, observateur politique, la réponse est sans appel : “C’est la corruption. Ces gens qui ouvrent des établissements soudoient ceux qui sont censés faire appliquer les textes.”

 

Cette accusation dévoile les carences du système de contrôle et d’application des lois. Les autorités locales, au premier rang desquelles la mairie de Bangui, semblent dépassées par l’ampleur du phénomène. “La mairie de Bangui a cette responsabilité, effectivement, de pouvoir assurer la police administrative au niveau de ces sites”, rappelle Emery Ela, ministre conseiller du président Touadera.

 

L’absence d’espaces de loisirs adaptés pour la jeunesse centrafricaine aggrave le problème. “Nous n’avons pas assez d’espace pour pouvoir loger nos opérateurs économiques”, reconnaît M. Ela. Cette carence pousse de nombreux jeunes vers les seuls lieux de socialisation disponibles : les bars et débits de boissons.

 

Un enjeu pour l’avenir de la jeunesse centrafricaine et du pays.

Au-delà du drame humain immédiat, c’est l’avenir même de la République centrafricaine qui est en jeu. “Si l’État ne prend pas ses responsabilités, c’est l’avenir de notre pays qui est en danger”, alerte un jeune témoin interrogé au parc du Cinquantenaire.

 

Antoinette Montaigne, ancienne ministre, partage cette inquiétude : “Cette corruption de la jeunesse doit être arrêtée coûte que coûte et la corruption de l’administration sur le secteur de la jeunesse doit être arrêtée aussi coûte que coûte.” Elle plaide pour la création urgente d’une “brigade de protection des mineurs” dotée de moyens conséquents.

 

Des solutions concrètes pour sauver la jeunesse centrafricaine.

Face à l’urgence de la situation, plusieurs pistes d’action se dégagent :

 

  1. Renforcement du cadre légal : Une révision des textes existants s’impose pour durcir les sanctions contre les établissements en infraction et les fonctionnaires complices.

 

  1. Création d’une brigade spécialisée : La mise en place d’une unité dédiée à la protection des mineurs, comme le suggère Mme Montaigne, permettrait une action plus efficace sur le terrain.

 

  1. Réappropriation des espaces publics : La transformation du parc du Cinquantenaire en véritable lieu de loisirs familiaux et éducatifs enverrait un signal fort à la jeunesse centrafricaine.

 

  1. Campagne de sensibilisation : Une vaste opération d’information auprès des parents et des jeunes sur les dangers de ces pratiques est indispensable.

 

  1. Développement d’alternatives : La création d’espaces de loisirs et de socialisation adaptés aux jeunes doit devenir une priorité des autorités locales.

 

L’implication de tous les acteurs est décisive pour la réussite de ces mesures. “Chacun doit connaître sa place dans notre société. Je ne dirais pas que tout doit se reposer sur l’État, même s’il a un rôle important à jouer”, souligne M. Menehoul.

 

La mise en œuvre rapide et coordonnée de ces solutions est désormais une nécessité absolue. L’avenir de toute une génération, et par extension celui de la République centrafricaine, en dépend. Les autorités doivent prendre la pleine mesure de leurs responsabilités et agir sans délai pour enrayer ce fléau qui menace les fondements mêmes de la société centrafricaine et l’avenir de sa jeunesse.

 

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A Koundé, une jeunesse sans papiers d’identité inquiète les autorités

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A Koundé, une jeunesse sans papiers d’identité inquiète les autorités

 

Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>La lettre police sur leur pick-up police-sur-un-vehicule Bangui, une fillette de 12 ans échappe à un viol
police-sur-un-vehicule – Bangui, une fillette de 12 ans échappe à un viol

 

Bangui, CNC. De nombreux jeunes de Koundé et des villages environnants, dans la sous-préfecture de Baboua (préfecture de la Nana-Mambéré), circulent sans acte de naissance ni carte nationale d’identité. Cette situation alarme les autorités locales, qui peinent à y remédier.

 

Kolio Michel, deuxième adjoint au maire de Koundé, à 560 km de Bangui, dresse un constat préoccupant : “Les parents viennent déclarer les nouveau-nés chaque vendredi. Le problème concerne les personnes déjà majeures. Elles ne se présentent pas pour obtenir leurs documents“.

 

Le maire s’interroge sur ce désintérêt, malgré l’instauration de la carte d’identité nationale : “Les jeunes doivent venir demander leur acte de naissance pour ensuite faire la demande de carte d’identité nationale, mais ils ne viennent pas. C’est incompréhensible“.

 

Une procédure existe pourtant pour les personnes nées et n’ont pas eu leur acte de naissance: “Nous établissons un document pour la justice. Elle nous renvoie un jugement supplétif et nous pouvons délivrer un acte de naissance. Malheureusement, ils ne se manifestent pas“, explique M. Michel.

 

L’adjoint au maire avoue son impuissance : “Nous ne pouvons pas aller les chercher dans la rue. C’est à eux de venir vers nous“. Il remarque que certains ne réalisent l’importance des papiers d’identité qu’au moment de voyager : “C’est seulement là qu’ils viennent demander leur acte de naissance pour obtenir une carte nationale d’identité.”

 

Cette situation n’est pas sans conséquence. Sans documents officiels, ces jeunes se trouvent dans l’impossibilité d’exercer pleinement leur citoyenneté et risquent l’exclusion de certains services publics.

 

Les autorités de Koundé appellent donc les jeunes à régulariser leur situation administrative, étape cruciale pour leur intégration sociale et économique. Elles soulignent l’urgence d’agir pour éviter que toute une génération ne se retrouve sans existence légale.

 

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Sibut envahie par les herbes : un mal qui ronge tout le pays

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Sibut envahie par les herbes : un mal qui ronge tout le pays

 

Centrafrique.org/la-polemique-persistante-autour-du-prix-du-transport-sibut-bangui-entre-decision-municipale-et-realite-sur-le-terrain/devant-la-gare-routiere-de-sibut/” rel=”attachment wp-att-57248″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/devant-la-gare-routiere-de-sibut-450×313.jpg” alt=”Devant la gare routière de Sibut, à 185 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Kémo ” width=”450″ height=”313″ />
Devant la gare routière de Sibut

 

 

Bangui, CNC. Sibut, autrefois ville captivante de Centrafrique, disparaît aujourd’hui sous une jungle d’herbes hautes. Cette situation alarmante n’est que le reflet d’un pays tout entier transformé en vaste décharge à ciel ouvert sous le régime de Faustin Archange Touadéra. 

 

Sibut , une ville laissée à l’abandon.

 

Les rues de Sibut, envahies par la végétation, sont devenues impraticables. Sylvain Bozoli, président par intérim de la Délégation spéciale, tente vainement de mobiliser la population : « J’appelle les chefs de quartiers et de villages à procéder au nettoyage de leur localité». Un appel qui sonne creux face à l’ampleur du désastre.

 

La population, accaparée par les travaux des champs en cette saison des pluies, n’a ni le temps ni les moyens de pallier les carences des autorités. « Les gens ne tiennent pas compte de leur liberté », déplore un habitant, pointant l’absurdité de la situation.

 

Des conséquences sanitaires graves à Sibut.

 

Paul Bamanda, responsable de l’hygiène et de l’assainissement à Sibut, alerte sur les dangers : « L’insalubrité entraîne de graves problèmes de santé. Les herbes non coupées favorisent la prolifération des moustiques, vecteurs du paludisme ». Il souligne le risque accru pour les enfants et les femmes enceintes.

 

Plus inquiétant encore, des serpents ont fait leur apparition dans les quartiers, menaçant directement la sécurité des habitants. « Nous avons reçu de nombreux signalements de serpents provenant des zones envahies par la végétation », confirme M. Bamanda.

 

Un problème national ignoré par le pouvoir.

 

La situation de Sibut n’est pas un cas isolé. De Bangui aux villes de province, la Centrafrique croule sous les ordures et la végétation sauvage. L’incapacité du gouvernement Touadéra à assurer les services de base comme le nettoyage des rues ou la collecte des déchets est flagrante.

 

Cette négligence expose les populations à des risques sanitaires majeurs, tout en paralysant l’activité économique. Les routes impraticables freinent les échanges, tandis que l’insalubrité repousse visiteurs et investisseurs potentiels.

 

L’urgence d’agir s’impose, mais le pouvoir central reste sourd aux appels à l’aide des autorités locales. Pendant ce temps, Sibut et d’autres villes centrafricaines s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la jungle urbaine, symboles d’un pays à l’abandon.

 

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Un proche du ministre Bouba, lourdement armé, arrêté au PK5

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Un proche du ministre Bouba arrêté avec des armes au PK5

 

Centrafrique.org/arnaque-au-recrutement-dans-larmee-nationale-dix-jeunes-detenus-a-locrb-de-bangui/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-450×299/” rel=”attachment wp-att-76276″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” alt=”Un agent de sécurité observe les détenus derrière les barreaux de la prison de l’OCRB au centre-ville de Bangui. ” width=”450″ height=”299″ />
OCRB

 

Bangui, CNC. Un coup de filet des forces de l’ordre a conduit à l’arrestation d’Abakar, cousin du ministre de l’Élevage Hassan Bouba, le 30 septembre 2024 dans le quartier PK5 de Bangui. L’homme, surnommé “le chef des races” au sein de sa communauté, a été découvert caché dans le faux plafond de son domicile.

 

Lors de la perquisition, les autorités ont mis la main sur un important arsenal de guerre, laissant présager une accusation de détention illégale d’armes de guerre et une possible préparation de déstabilisation. Cependant, le motif officiel de l’arrestation n’a pas encore été communiqué.

 

Abakar, figure influente du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, au quartier PK5 du troisième arrondissement, jouerait un rôle clé dans le dispositif de renseignement du régime au PK5. Selon des sources proches du dossier, il serait impliqué dans de nombreuses activités illicites, lui valant la réputation de “grand mafieux” dans les cercles informés.

 

“C’est le moteur de tous les problèmes au PK5 entre les milices d’autodéfense”, affirme un habitant du quartier sous couvert d’anonymat. “Depuis la transition jusqu’à aujourd’hui, il était à l’origine de cette mascarade”.

 

Détenu depuis une semaine à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), Abakar devait être transféré à la prison du camp de Roux. Des informations non confirmées suggèrent qu’il aurait versé des pots-de-vin pour rester à l’OCRB, bénéficiant également de l’intervention du ministre Bouba pour tenter d’obtenir sa libération.

 

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions au sein du pouvoir. Le ministre Hassan Bouba, ancien chef rebelle rallié au régime, serait dans le collimateur des services de sécurité. Des rumeurs persistantes l’accusent de “fomenter des choses”, suscitant l’inquiétude au plus haut niveau de l’État.

 

L’arrestation d’Abakar pourrait s’inscrire dans une stratégie visant à affaiblir la position du ministre Bouba. “Peut-être que le coup vise Hassan Bouba“, analyse un observateur politique. “Les services de sécurité ont les yeux rivés sur lui depuis un moment“.

 

La chute d’Abakar illustre la volatilité des alliances au sein du pouvoir centrafricain. “Quand on trahit, on finit par subir le même sort que ses victimes”, commente une source proche du dossier, pointant les revirements fréquents dans l’entourage présidentiel.

 

L’affaire soulève également des questions sur l’emprise réelle du pouvoir dans certains quartiers de Bangui. Le PK5, bastion musulman de la capitale, reste une zone sensible où s’entremêlent influences politiques, trafics et groupes armés.

 

Le silence des autorités sur les véritables motifs de l’arrestation d’Abakar alimente toutes les spéculations. S’agit-il d’un simple coup de filet contre un trafiquant d’armes ou d’une opération plus vaste visant à recomposer les équilibres autour du ministre Hassan Bouba?

 

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Après les balles, l’eau : le nouveau fléau qui risque de tuer tous les FACA

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Après les balles, l’eau : le nouveau fléau qui risque de tuer tous les FACA

 

Centrafrique.org/le-bataillon-amphibie-avec-lappui-des-cooperants-francais-poursuit-son-operationnalisation/entraienement-faca-amphibie-avec-les-francais-dans-une-piscine-a-bangui-en-septembre-2019/” rel=”attachment wp-att-32190″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/entraienement-faca-amphibie-avec-les-français-dans-une-piscine-à-bangui-en-septembre-2019-450×337.jpg” alt=”Entraînement intensif en piscine des soldats FACA du bataillon Amphibie soient des nageurs accomplis. entraienement-faca-amphibie-avec-les-français-dans-une-piscine-à-bangui-en-septembre-2019 Le bataillon amphibie avec l’appui des coopérants français poursuit son opérationnalisation.” width=”450″ height=”337″ />
entraienement-faca-amphibie-avec-les-français-dans-une-piscine-à-bangui-en-septembre-2019 – Le bataillon amphibie avec l’appui des coopérants français poursuit son opérationnalisation.

 

L’armée centrafricaine peine à former des soldats polyvalents capables d’assurer pleinement leur mission de protection du territoire et des populations. Deux récents incidents impliquant des militaires noyés exposent  les graves lacunes dans la préparation des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Les FACA : Une formation inadaptée aux réalités du terrain.

Les FACA reçoivent une formation axée principalement sur le maniement des armes, négligeant des aptitudes vitales telles que la natation. Cette vision étriquée fragilise les soldats et entrave leur capacité à porter secours aux civils. Un officier militaire, sous le sceau de l’anonymat, fustige cet état de fait :

« Nos soldats ne maîtrisent pas les bases du sauvetage. Comment peuvent-ils protéger efficacement la population s’ils ne savent même pas nager ? C’est une faiblesse majeure qui compromet notre mission. »

 

Les FACA, deux tragédies évitables. 

Deux accidents mortels témoignent de ces manquements. À 25 kilomètres de Paoua, un capitaine s’est noyé après la chute de son véhicule dans la rivière de Nana le mois dernier. Près de Bakala, un Soldat FACA a péri en tentant de traverser un simple cours d’eau. Une formation complète aurait pu empêcher ces pertes.

Un témoin de l’incident de Bakala raconte :

« Le militaire ne savait visiblement pas nager. Il s’est débattu quelques instants avant de couler sous nos yeux impuissants. C’est choquant de voir un soldat incapable de se sauver dans l’eau. »

 

La responsabilité des formateurs russes du groupe Wagner mise en cause.

Les instructeurs du groupe Wagner, chargés de former les FACA, concentrent leur enseignement sur les techniques de combat, négligeant les autres aspects cruciaux du métier de soldat. Cette approche partielle ne permet pas de constituer une armée nationale digne de ce nom.

Un expert militaire critique sévèrement cette méthode :

« Les Russes forment nos soldats comme de simples rebelles. Ils ne transmettent pas la culture et les valeurs d’une véritable armée nationale. C’est une vision à court terme qui fragilise nos forces de défense. »

 

Les FACA, un besoin urgent de réforme.

Face à ces carences criantes, une refonte en profondeur de la formation des FACA s’impose. Au-delà du maniement des armes, les soldats doivent acquérir un large éventail de compétences : natation, premiers secours, gestion de crise, etc. Seule une formation complète permettra de constituer une armée professionnelle, capable de protéger efficacement le pays et ses habitants.

 

L’absence de mesures concrètes pour améliorer la formation des FACA continuera d’exposer les soldats à des dangers mortels, compromettant la sécurité nationale. Les autorités doivent agir rapidement pour combler ces graves lacunes et doter enfin la Centrafrique d’une armée à la hauteur des défis sécuritaires du pays.

 

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La Centrafrique s’enlise, pendant que  Wagner prospère et les routes s’effondrent

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La Centrafrique s’enlise, pendant que  Wagner prospère et les routes s’effondrent

 

 

Camion du PAM embourbé sur une route inondée près du pont Samba, dans le quartier Bornou à Bria, en République centrafricaine. CopyrightCNC, corbeaunews-centrafrique.org
Un véhicule du Programme Alimentaire Mondial bloqué dans la boue à Bria, illustrant l’état désastreux des routes en RCA. ©CNC

 

Bangui, CNC. L’incurie totale du gouvernement centrafricain en matière d’infrastructures routières vient une nouvelle fois d’être mise en lumière. Un convoi du Programme Alimentaire Mondial (PAM) s’est retrouvé bloqué pendant plus de 9 heures dans la boue au cœur même de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, empêchant la distribution de vivres à une population dans le besoin.

Foule rassemblée autour d'un véhicule embourbé sur une route inondée dans le quartier Bornou, à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, en Centrafrique. CopyrightCNC
Des habitants du quartier Bornou à Bria tentent de dégager un véhicule humanitaire bloqué, symbolisant l’abandon de la population. ©CNC

 

Une situation alarmante au centre-ville de Bria, marquant une fois de plus l’enlisement de La Centrafrique.

 

Les images sont accablantes : un imposant camion du PAM enlisé dans une mare de boue en plein centre-ville de Bria, au nord de la Centrafrique. Cette scène ubuesque s’est déroulée sur le pont Samba, un axe pourtant capital reliant le quartier Bornou au reste de la ville. “Le véhicule est resté embourbé de 9h à 18h. Ils n’ont pas pu passer et ont dû faire appel à un autre camion pour transborder les kits humanitaires”, témoigne un habitant du quartier Bornou.

Véhicule de l’UNICEF traversant une route boueuse et inondée à 103 km de Batangafo , en route pour la distribution de kits scolaires à Batangafo .
Un véhicule de l’UNICEF tente de traverser une route dégradée proche de la ville de Batangafo , alors qu’il se dirige vers Batangafo pour livrer des kits scolaires aux élèves. Cette route, impraticable, rend le trajet extrêmement difficile, nécessitant 10 jours pour parcourir 100 km. Capture d’écran de la vidéo de l’UNICEF publié sur Twitter

 

Cette situation n’est malheureusement pas un cas isolé pour la Centrafrique. La semaine dernière, l’UNICEF dénonçait déjà sur Twitter l’état lamentable des routes : 100 km de route, il faut passer plus de 10 jours avec des routes embourbées pour atteindre Batangafo “, s’alarmait l’agence onusienne.

 

L’aide humanitaire entravée totalement pour la Centrafrique.

 

Les conséquences de cette gabegie sont dramatiques pour la population. “Ces véhicules se rendaient au village Boungou pour donner des vivres à la population. Mais hélas, ils ont passé toute leur journée dans la boue et la distribution est annulée”, déplore un autre témoin. Ce sont ainsi des centaines de familles qui se retrouvent privées d’une aide vitale.

 

“Comment la Centrafrique peut-il fonctionner dans ces conditions ?”, s’interroge un observateur centrafricain . Une question qui reste sans réponse face à l’inaction coupable des autorités.

 

La propagande contre la réalité.

 

Pendant que la situation empire sur le terrain, le gouvernement s’enferme dans un déni surréaliste. “Ils se vantent de la montée en puissance de la Centrafrique, du développement, ils adoptent la stratégie de la propagande russe et de Wagner”, fustige un membre de l’opposition démocratique  . “Mais la réalité du pays est chaque jour plus alarmante. Tout le pays, aucun territoire y compris Bangui n’est épargné, la situation est critique.”

 

Cette propagande mensongère a un effet pervers  pour la Centrafrique : elle musèle toute critique. “Les voix normales, les réalités, les gens ne peuvent pas les dire par peur de Wagner. Les médias, les ONG ont peur du gouvernement qui les arrête. Donc tout le monde se tait et laisse la propagande dominer”, déplore un journaliste sous couvert d’anonymat.

 

Le coût exorbitant de Wagner.

 

Pendant ce temps, des sommes colossales sont englouties chaque semaine, chaque mois et chaque année pour financer le groupe Wagner. Un expert économique affirme : “L’argent dépensé pour Wagner suffirait amplement à réhabiliter de nombreuses routes, construire des écoles, ériger des ponts et même développer certains secteurs pour la Centrafrique”. Cette hémorragie financière, orchestrée par le président et soutenue par la Russie, ramène le pays des décennies en arrière en termes de développement.

 

Pendant ce temps, la population centrafricaine continue de s’enfoncer dans la misère, otage d’un pouvoir plus préoccupé par son image et sa survie que par le sort de ses citoyens. L’urgence d’une prise de conscience et d’actions concrètes n’a jamais été aussi criante.

 

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Les obstacles au développement en Centrafrique : le point de vue de l’Église

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Centrafrique.org/le-cardinal-nzapalainga-raconte-son-combat-pour-la-paix-en-Centrafrique/img_4474/” rel=”attachment wp-att-46598″ data-wpel-link=”internal”>Le cardinal Nzapalainga
Le cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Bangui, CNC. Le développement en Centrafrique fait face à de nombreux défis, comme le souligne Elie OUEFIO dans son ouvrage “L’Église et le Développement”, présenté le 26 septembre 2024. Cet ancien ministre et ambassadeur centrafricain offre une analyse approfondie des obstacles qui entravent le progrès du pays, vue à travers le prisme de l’Église.

 

L’âge d’or du développement en Centrafrique.

 

OUEFIO rappelle d’abord la période florissante du développement en Centrafrique, entre 1958 et 1974. À cette époque, le pays était surnommé la “Suisse africaine” et Bangui “la Coquette”. L’Église jouait alors un rôle crucial :

 

  • Formation de leaders locaux polyvalents
  • Création d’infrastructures pour le développement en Centrafrique
  • Promotion de l’agriculture et de l’artisanat

 

Cette synergie entre l’Église et l’État a propulsé le développement en Centrafrique à des niveaux remarquables. Cependant, divers facteurs ont progressivement érodé cette dynamique positive.

L’ancien ministre Élie Ouéifio, assis, portant un costume bleu, appuyé sur sa main, en train de réfléchir lors d’une conférence.
Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion

 

Obstacles internes à l’Église freinant le développement en Centrafrique.

 

L’auteur identifie plusieurs problèmes au sein de l’Église qui ont affaibli son rôle dans le développement en Centrafrique :

 

  1. Restrictions sur les activités extra-religieuses.

 

Les dirigeants religieux se sont vus interdire d’exercer des fonctions autres que la prédication. OOuéifio note : “Du coup, les machines à coudre sont vendues ou rangées ailleurs, de même que les outils de menuiserie, de jardinage, des poulaillers, de mécaniques et autres“. Cette décision a privé l’Église de moyens concrets pour contribuer au développement économique en Centrafrique.

 

  1. Divisions internes.

 

Des conflits au sein des Églises ont miné leur cohésion, affectant leur capacité à soutenir le développement en Centrafrique. L’auteur rappelle l’avertissement du Christ : “Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté” (Matthieu 12:25).

 

  1. Sectarisme exacerbé.

 

Certaines Églises ont adopté des attitudes sectaires, refusant la collaboration nécessaire au développement en Centrafrique. OUEFIO déplore cette tendance qui va à l’encontre de l’appel à l’unité exprimé dans Marc 9:40.

 

  1. Corruption et cupidité.

 

Le comportement de certains chrétiens haut placés a terni l’image de l’Église et entravé le développement en Centrafrique.

 

  1. Mauvaise interprétation de la grâce.

 

Une compréhension erronée de la grâce a conduit à des comportements contraires à l’éthique, compromettant le rôle de l’Église dans le développement en Centrafrique.

 

Obstacles externes au développement en Centrafrique.

 

Ouéifio identifie également des obstacles plus larges au développement en Centrafrique :

 

  1. Influence néfaste de l’Occident.

 

L’auteur cite le rapport de Lord MACAULY de 1835, qui recommandait d’infiltrer les systèmes éducatifs et religieux africains. Cette stratégie aurait miné la confiance des Centrafricains en leurs capacités de développement.

 

  1. Instabilité politique.

 

Les assassinats de leaders visionnaires, comme Barthélemy BOGANDA, ont privé la Centrafrique de dirigeants capables de mener un développement durable.

 

  1. Perte des valeurs traditionnelles.

 

OUEFIO regrette l’abandon des valeurs morales qui auraient pu être intégrées à la foi chrétienne pour favoriser le développement en Centrafrique.

 

  1. Manque d’unité nationale.

 

Les divisions ethniques, religieuses et politiques minent l’unité nationale et entravent le développement en Centrafrique.

 

  1. Dépendance excessive envers l’aide extérieure.

 

L’auteur critique la tendance à trop compter sur l’aide étrangère, au détriment de l’initiative locale pour le développement en Centrafrique.

 

Renouveau du rôle de l’Église.

 

Face à ces obstacles, OUEFIO propose des pistes pour que l’Église retrouve son rôle moteur dans le développement en Centrafrique :

 

  • Retour aux valeurs fondamentales : unité, amour, vérité, justice et travail
  • Promotion de l’unité interconfessionnelle pour le développement en Centrafrique
  • Engagement concret dans des projets de développement économique
  • Renforcement de l’éducation éthique des fidèles
  • Encouragement du dialogue interreligieux pour le développement en Centrafrique

 

L’auteur insiste sur une approche holistique, où l’Église redevient une “industrie en marche” au service du développement en Centrafrique.

 

Appel pour le développement de la RCA.

 

En définitif, Elie OUEFIO lance un appel pressant à l’Église centrafricaine pour qu’elle se réinvente et retrouve son rôle de catalyseur du développement. Il cite le prophète Jérémie : “Recherchez le bien de la ville où je vous ai amenés en captivité, et priez l’Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien”. (Jérémie 29:7)

 

L’auteur est convaincu que l’Église, en surmontant ses divisions internes et en renouant avec sa mission originelle, peut jouer un rôle crucial dans le développement en Centrafrique. Il appelle à une collaboration étroite entre toutes les communautés religieuses et la société civile pour bâtir un avenir meilleur.

 

L’ouvrage d’OUEFIO offre ainsi une analyse lucide des obstacles au développement en Centrafrique, tout en proposant des solutions concrètes ancrées dans les valeurs chrétiennes et la tradition centrafricaine. Il constitue une contribution importante au débat sur le rôle de l’Église dans le développement du pays.

 

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Les ambassadeurs de la justice rencontrent l’ambassadrice britannique à Bangui

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Les ambassadeurs de la justice rencontrent l’ambassadrice britannique à Bangui

 

Centrafrique.org/les_amvbassadeurs_de_la_justice_rencontre_ambassadrice_grande_bretagne/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/les_amvbassadeurs_de_la_justice_rencontre_ambassadrice_grande_bretagne-450×202.jpeg” alt=”Groupe des ambassadeurs de la justice de la CPI en RCA tenant des drapeaux britanniques et centrafricains lors d’une rencontre officielle avec l’ambassadrice de la Grande Bretagne à Bangui.” width=”450″ height=”202″ />
Photo de famille prise à l’issue de la rencontre entre l’ambassadrice de Grande-Bretagne et les ambassadeurs de la justice centrafricains au siège de la CPI à Bangui, le 3 octobre 2024. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Le 3 octobre 2024, une réunion importante s’est déroulée au siège de la Cour pénale internationale (CPI) à Bangui. Les ambassadeurs de la justice de la CPI en Centrafrique ont rencontré l’ambassadrice de Grande-Bretagne, madame Alyson King, en visite de travail dans la capitale.

 

Cette rencontre a permis aux ambassadeurs de partager leur récente expérience au siège de la CPI à La Haye. Ils ont détaillé leurs activités de sensibilisation et de communication menées sur le terrain centrafricain. L’échange a dévoilé l’importance de ces actions pour renforcer la compréhension du rôle de la CPI parmi la population centrafricaine.

 

Les ambassadeurs ont saisi cette opportunité pour formuler des recommandations à la diplomate britannique, madame Alyson King. Ils ont exprimé leur souhait de voir une implication accrue dans les activités de sensibilisation de la CPI, non seulement à Bangui mais également dans les villes de province. Leur requête vise à obtenir un soutien renforcé pour le service de communication de la CPI à Bangui.

 

“Nous avons besoin d’étendre notre action au-delà de la capitale”, a déclaré l’un des ambassadeurs. “Le soutien de l’ambassade britannique pourrait nous permettre d’atteindre des communautés plus éloignées et de mieux faire comprendre le travail de la CPI.”

 

L’objectif de cette démarche est double : permettre au bureau local de la CPI de faire appel aux compétences des ambassadeurs de la justice et élargir la portée des campagnes de sensibilisation dans tout le pays. Cette approche vise à renforcer la connaissance et la compréhension du rôle de la CPI parmi les Centrafricains.

 

La réunion a également été l’occasion pour les ambassadeurs de faire la connaissance de Mme

Sonia Robla, la nouvelle cheffe de Bureau-Pays de, la Cour pénale internationale à Bangui. Elle succède au Britannique Mike Colle, marquant ainsi une transition dans la direction locale de l’institution. Les échanges ont porté sur la situation actuelle de la CPI dans le pays et les défis à relever.

 

Il est à noter que l’ambassade britannique collabore étroitement avec la Cour pénale internationale en République centrafricaine. Cette coopération s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux pour soutenir la justice et la lutte contre l’impunité dans le pays.

 

Cette rencontre intervient dans un contexte où la Centrafrique continue de faire des progrès vers la stabilité, après des années de conflit. Le travail de la CPI et de ses ambassadeurs de la justice joue un rôle crucial dans ce processus, en promouvant la justice et la réconciliation.

 

La réunion s’est conclue sur une note positive, avec l’engagement de toutes les parties à poursuivre leur collaboration pour renforcer l’action de la CPI en Centrafrique. Les ambassadeurs de la justice ont exprimé leur optimisme quant à l’impact potentiel de cette coopération renforcée sur leur travail futur.

 

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Télécel se dote d’un panneau solaire à Paoua : une rustine sur la catastrophe énergétique centrafricaine

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Télécel se dote d’un panneau solaire à Paoua : une rustine sur la catastrophe énergétique centrafricaine

 

Centrafrique.org/focus-sur-le-renforcement-de-capacite-des-agents-penitentiaires-de-paoua/monument-de-la-paix-a-paoua/” rel=”attachment wp-att-75883″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Monument-de-la-Paix-a-Paoua-286×450.jpg” alt=”Un monument avec une sculpture de colombe blanche surmontant un pilier orné de bandes colorées, situé dans la ville de Paoua.” width=”286″ height=”450″ />
À Paoua, ce monument célèbre les valeurs de dignité et de travail tout en aspirant à renforcer la paix et l’unité dans la communauté, affirmant son statut de ville modèle pour la cohésion sociale.. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. L’installation d’un panneau solaire par Télécel à Paoua prouve l’ampleur désastreuse de la crise énergétique qui paralyse toute la République centrafricaine. Cette mesure dérisoire démontre l’incapacité du gouvernement à fournir les infrastructures vitales au développement du pays.

 

Télécel à Paoua : Un secteur télécom au bord de l’asphyxie

 

L’absence quasi-totale d’électricité en RCA contraint les opérateurs téléphoniques à une dépendance totale aux groupes électrogènes. Un cadre du secteur témoigne de cette situation alarmante :

 

“Les dépenses de carburant représentent de loin les dépenses les plus chères de l’année pour les opérateurs téléphoniques en Centrafrique. Même les sièges dans la capitale fonctionnent avec le carburant à cause des coupures incessantes“.

 

Cette situation déjà critique a été amplifié par la récente décision du gouvernement de doubler le prix du carburant, portant un coup fatal à un secteur important pour le pays.

 

Une pression fiscale insoutenable.

 

Loin de soutenir les opérateurs, le gouvernement semble déterminé à les étouffer sous une pression fiscale écrasante. Le même cadre dénonce avec amertume :

 

“Le gouvernement ne laisse pas tranquille avec les pressions fiscales insupportables. Et puis en plus, vraiment la situation est très difficile pour les sociétés téléphoniques mobiles“.

 

Cette politique à courte vue menace l’existence même des réseaux de communication dans le pays, isolant davantage les Centrafricains et entravant tout espoir de développement économique. Le cas de Télécel à Paoua est un exemple parfait.

 

Un pays plongé dans l’obscurité par l’incompétence gouvernementale, Télécel à Paoua est un exemple.

 

L’incapacité du gouvernement à fournir une électricité fiable handicape l’ensemble du pays. Les coupures incessantes paralysent l’activité économique et dégradent considérablement la qualité de vie des citoyens.

 

Dans ce contexte catastrophique, les opérateurs téléphoniques sont contraints à des mesures drastiques. Dans de nombreuses villes, le réseau est tout simplement coupé la nuit pour économiser le carburant, privant les habitants d’un service essentiel et potentiellement vital en cas d’urgence.

 

Un gouvernement sourd aux besoins vitaux de sa population.

 

Le gouvernement brille par son inaction coupable. Aucun plan sérieux d’investissement dans les infrastructures électriques n’est à l’ordre du jour, condamnant la Centrafrique à rester l’un des pays les moins électrifiés au monde.

 

L’installation d’un panneau solaire à Paoua par Télécel n’est qu’un pansement dérisoire sur une plaie béante. Elle démontre l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins les plus élémentaires de sa population et son acharnement à étouffer les rares secteurs économiques encore fonctionnels du pays.

 

Sans un changement radical de politique et un investissement massif dans le secteur énergétique, la RCA restera plongée dans l’obscurité, au sens propre comme au figuré, hypothéquant tout espoir de développement et de progrès pour ses citoyens.

 

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Le racket organisé sur la rivière Oubangui par les FACA : la population prise en étau

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Le racket organisé sur la rivière Oubangui par les FACA : la population prise en étau

 

Centrafrique.org/pirogue-fleuve-oubangui-centrafrique-2/” data-wpel-link=”internal”>Pirogue sur le fleuve Oubangui. Photo CNC / Mickael Kossi pirogue-fleuve-oubangui-centrafrique
pirogue-fleuve-oubangui-centrafrique

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. À Bimbo, la traversée de la rivière Oubangui est devenue un cauchemar quotidien pour les habitants. L’absence de bac depuis 2021 a transformé ce cours d’eau en un point de contrôle illégal où certains militaires rançonnent impunément la population. Cette situation scandaleuse, connue de tous, perdure dans l’indifférence des autorités.

 

Un système de racket bien rodé sur la rivière Oubangui.

 

Chaque jour, des centaines de personnes doivent franchir la rivière Oubangui  pour leurs activités quotidiennes. Faute de bac, elles s’entassent dans des pirogues de fortune, risquant leur vie. Mais le véritable danger les guette sur l’autre rive.

 

Un habitant, exaspéré, témoigne : « À l’arrivée, il faut payer quelque chose aux soldats. C’est comme si tu quittes un pays pour rentrer dans un autre ». Ces militaires, censés protéger les citoyens, se comportent en véritables prédateurs, exigeant un « droit de passage » totalement illégal.

 

La rivière Oubangui : les plus faibles, premières victimes.

 

Les écoliers, les malades et les femmes enceintes subissent de plein fouet ce système mafieux sur la rivière Oubangui. Frèbes Gervais Vundambi, résident de Mpoko-Bac 1, dénonce : « Lorsqu’on transporte les femmes enceintes qui se rendent à l’hôpital, il y a trop de tracasserie. Les militaires leur demandent de payer des formalités après la traversée. »

 

Mordane Sambia, lycéenne, ajoute : « Parfois, les élèves arrivent en retard à l’école et les enseignants les frappent ou les chassent. » Cette situation intolérable compromet gravement l’éducation et la santé des plus vulnérables.

 

L’inertie coupable des autorités.

 

Le plus révoltant dans cette affaire est l’inaction totale des responsables. Un témoin s’indigne : « Tout le monde le sait, le gouvernement, le ministre, le directeur, le chef d’état-major, tout le monde le sait, mais personne n’en parle ». Cette passivité encourage les militaires corrompus à poursuivre leurs exactions sans crainte.

 

Malgré les nombreuses démarches du chef de quartier de Mpoko-Bac 1 auprès de la commune de Bimbo, aucune solution n’a été apportée. Le gouvernement semble se désintéresser totalement du sort de ces citoyens abandonnés.

 

rivière Oubangui : une population prise au piège.

 

Les conséquences de cette situation sont désastreuses pour les habitants. Certains piroguiers refusent désormais de transporter les passagers sur la rivière Oubangui, craignant les représailles des militaires. Un riverain explique : « Quand tu ne payes pas, ta souffrance est assurée. Soit on confisque ton embarcation, soit on te met avec un travail corvé ».

 

Les citoyens sont ainsi pris au piège, contraints de payer pour circuler librement sur le territoire national. Une violation de leurs droits fondamentaux, dans l’indifférence générale des autorités.

 

La réparation du bac sur la rivière Oubangui, une nécessité absolue.

 

La population réclame unanimement la remise en service du bac. Mordane Sambia implore : « Nous demandons aux autorités du pays d’installer un nouveau bac pour faciliter la traversée ». Cette solution simple mettrait fin à des années de souffrance et de racket.

 

Il est urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités et mette un terme à ces pratiques indignes. La libre circulation des personnes ne peut être entravée par la cupidité de quelques militaires véreux. L’État de droit doit être rétabli sur la rivière Oubangui, pour le bien-être de tous les citoyens.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Bayanga : Des cas de disparitions inquiétantes dans la forêt de Dzanga-Sanga se multiplient

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Bayanga : Des cas de disparitions inquiétantes dans la forêt de Dzanga-Sanga

 

Centrafrique.org/campagne-de-vaccination-contre-la-poliomyelite-et-le-covid-19-a-bayanga-un-franc-succes-selon-docteur-edgard-dimbele/panneau-de-bienvenue-a-bayanga/” rel=”attachment wp-att-75461″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-de-bienvenue-a-Bayanga-450×250.jpg” alt=”Panneau de bienvenue à l’entrée de Bayanga, sur une route de terre bordée de verdure. Panneau-de-bienvenue-a-Bayanga Campagne de vaccination contre la poliomyélite et le COVID-19 à Bayanga : Un franc succès, selon docteur Edgard Dimbele” width=”450″ height=”250″ />

 

 

Bangui, CNC. La ville de Bayanga, située à 685 km de Bangui, enregistre des cas préoccupants de disparition dans la forêt de Dzanga-Sanga. Trois personnes sont portées disparues depuis le début de l’année, s’ajoutant aux cas déjà signalés les années précédentes.

 

Ces disparitions touchent principalement la population riveraine qui se rend en forêt pour chasser, pêcher, cueillir des fruits ou ramasser du bois. Un phénomène qui prend de l’ampleur ces derniers temps, selon les autorités locales.

 

Parmi les personnes disparues, Zaoro Tite Emmanuel, un jeune homme d’une vingtaine d’années, a été retrouvé sain et sauf après avoir passé trois jours dans la brousse. En revanche, Ziranon Jhan, père de famille, manque à l’appel depuis plus d’une semaine. Sa famille poursuit activement les recherches.

 

Zaoro Tite Emmanuel raconte son expérience :

 

“J’étais parti avec mon grand frère dans la forêt. On a marché un jour entier pour arriver à destination. Au retour, il était devant et moi derrière. À un moment, j’ai pris la direction à gauche sans m’en rendre compte. Je me suis perdu, errant dans la forêt en priant Dieu de me guider. J’ai finalement trouvé un campement d’éleveurs où j’ai passé la nuit. Le lendemain, ils ont désigné l’un de leurs garçons de m’accompagner jusqu’à la ville“.

 

Les autorités locales appellent la population à la prudence lors de leurs déplacements en forêt. Elles recommandent de partir en groupe et de bien connaître les chemins empruntés pour éviter de se perdre dans cette vaste étendue boisée.

 

La forêt de Dzanga-Sanga, qui entoure Bayanga, représente une ressource vitale pour les habitants. Cependant, son immensité et sa densité peuvent rapidement devenir un piège pour les personnes qui s’y aventurent sans précaution.

 

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Carnage sur l’axe Bozoum-Bouar : 3 personnes tuées par des bandits armés

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Carnage sur l’axe Bozoum-Bouar : 3 personnes tuées par des bandits armés

 

Centrafrique.org/une_moto_taxi_de_bozoum/” data-wpel-link=”internal”>Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum. une_moto_taxi_de_bozoum
une_moto_taxi_de_bozoum

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. La République centrafricaine, déjà meurtrie par des années de conflit, vient d’être frappée par un nouvel acte de violence aveugle. Cette attaque, survenue sur un axe routier vital, dévoile l’ampleur de l’insécurité qui gangrène le pays et pousse sa population au bord du désespoir.

 

Le 2 octobre, aux alentours de 14h, une scène d’horreur s’est déroulée près du village de Kparé, sur l’axe reliant Bozoum à Bouar. Un taxi-moto transportant deux enfants est tombé dans une embuscade tendue par des éléments armés. Face au refus du conducteur de s’arrêter, les assaillants ont ouvert le feu sans sommation.

 

Le bilan de cette attaque est lourd : selon les premières informations, on déplore au moins un mort et deux blessés graves. Certaines sources évoquent même la possibilité que les trois occupants du véhicule aient perdu la vie dans cette fusillade.

 

« J’ai entendu des coups de feu, puis des cris. Quand je suis sorti de chez moi, j’ai vu le taxi-moto renversé et des corps au sol. C’était horrible », témoigne Alphonse K., habitant de Kparé.

 

Cette embuscade n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un contexte d’insécurité généralisée qui touche l’ensemble du territoire centrafricain. De la capitale Bangui aux villes de province, aucune région n’est épargnée par la violence.

 

Les acteurs de cette insécurité sont multiples et variés : soldats des FACA, mercenaires du groupe Wagner, groupes armés, bandits de grand chemin, coupeurs de route… Tous semblent agir en toute impunité, plongeant la population dans un climat de peur permanent.

 

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Paoua, Bria, Batangafo, le réseau routier centrafricain en lambeaux, et  un pays complètement paralysé

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Paoua, Bria, Batangafo et ailleurs, le réseau routier centrafricain en lambeaux, et  un pays complètement paralysé

 

Camion de l'UNICEF renversé sur un pont précaire au-dessus de la rivière Nana en République centrafricaine, témoignant le désastre routier centrafricain
Un camion de l’UNICEF, chargé de kits scolaires, s’est renversé sur le fragile pont de la Nana, à 27 km de Paoua, illustrant l’état catastrophique du réseau routier centrafricain.”

 

Bangui, CNC. Un camion semi-remorque de l’UNICEF, transportant des kits scolaires, a plongé dans la rivière Nana en tentant de traverser un pont délabré sur l’axe Gouzé-Bossangoa, à 27 km de Paoua. Ce drame n’est que le dernier d’une longue série qui montre l’effondrement total des routes en République centrafricaine, compromettant la vie de tous les citoyens.

 

Le réseau routier centrafricain : des routes impraticables.

 

La réalité du réseau routier centrafricain est alarmante. Récemment, un convoi de l’UNICEF a mis plus de 10 jours pour parcourir 100 km jusqu’à Batangafo, dans l’Ouham-Fafa. Ce qui devrait être un trajet de quelques heures devient un véritable calvaire, non seulement pour les humanitaires, mais pour tous les usagers de la route.

 

« Tout est à l’abandon dans le pays. Rien n’a été fait. Rien, rien, rien », déplore Félix, commerçant à Sibut. Cette négligence a des conséquences désastreuses sur l’ensemble de la population centrafricaine.

Foule rassemblée autour d'un véhicule embourbé sur une route inondée dans le quartier Bornou, à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, en Centrafrique. CopyrightCNC
Des habitants du quartier Bornou à Bria tentent de dégager un véhicule humanitaire bloqué, symbolisant l’abandon de la population. ©CNC

 

Faute d’un réseau routier centrafricain  fiable, l’éducation en danger .

 

Le récent accident du camion de l’UNICEF souligne l’impact dévastateur sur l’éducation. Un professeur du lycée de Paoua témoigne : « Ça fait partie du pire sous-développement du pays. Un pont qui ne mesure même pas 200 mètres de long, c’est une honte. Pour les écoliers, c’est une année blanche qui s’annonce déjà. Non seulement les kits sont endommagés, mais voyons l’état du camion ».

Véhicule de l’UNICEF traversant une route boueuse et inondée à 103 km de Batangafo , en route pour la distribution de kits scolaires à Batangafo .
Un véhicule de l’UNICEF tente de traverser une route dégradée proche de la ville de Batangafo , alors qu’il se dirige vers Batangafo pour livrer des kits scolaires aux élèves. Cette route, impraticable, rend le trajet extrêmement difficile, nécessitant 10 jours pour parcourir 100 km. Capture d’écran de la vidéo de l’UNICEF publié sur Twitter

 

L’aide humanitaire bloquée à cause du réseau routier centrafricain défaillant.

 

Les accidents impliquant des véhicules d’aide se multiplient sans cesse. Il y a quatre jours, un camion du Programme Alimentaire Mondial (PAM) s’est renversé à Bria, perdant sa cargaison de kits humanitaires destinés à un village voisin.

 

« Chaque déplacement est un défi. Nous ne savons jamais si nous atteindrons notre destination », confie Marie, travailleuse humanitaire dans le pays depuis 20 ans. Les kits scolaires, médicaux et alimentaires n’atteignent plus leur cible, privant des milliers de personnes d’une aide vitale.

Les mercenaires russes basés à Gbokologbo sortis espionner les camions bloqués sur la route de Dimbi
Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga

 

Une économie asphyxiée.

 

Le problème du réseau routier centrafricain  dépasse largement l’aide humanitaire. Commerçants, transporteurs et simples voyageurs subissent tous cet effondrement routier.

 

Jean-Paul, chauffeur de taxi-brousse à Bouca, raconte : « Avant, je faisais l’aller-retour Bouca – Kabo en deux jours. Maintenant, ça peut prendre une semaine. Les passagers souffrent, les marchandises pourrissent. C’est tout le pays qui est bloqué ».

 

L’économie du pays est directement touchée. Les produits agricoles ne parviennent plus aux marchés, les prix s’envolent dans les villes, et les régions les plus reculées se retrouvent totalement isolées.

Un camion des nations unies s'enfonce sur la route de Farazala-Cabo. CopyrightDR
Un camion des nations unies s’enfonce sur la route de Farazala-Cabo. CopyrightDR

 

Un réseau routier centrafricain  défaillant, un gouvernement inactif.

 

L’inaction du gouvernement centrafricain face au chaos du réseau routier centrafricain  est inacceptable. Alors que des sommes colossales sont allouées aux groupes Wagner et rwandais, l’entretien des infrastructures vitales est totalement négligé.

 

« Depuis des années, nous alertons sur l’urgence de réhabiliter le réseau routier. Mais nos rapports finissent dans les tiroirs, pendant que l’argent part ailleurs », dénonce un ancien fonctionnaire du ministère des Travaux publics.

 

Cette gestion dégoûtante de l’État pose de sérieuses questions sur les priorités du gouvernement Touadéra et sa capacité à répondre aux besoins fondamentaux de la population.

 

Des citoyens désespérés.

 

Face à ce réseau routier centrafricain  chaotiques, les Centrafricains se sentent abandonnés. « Nous n’avons que nos yeux pour pleurer et nos mains levées vers le ciel pour demander de l’aide à Dieu le tout puissant », résume amèrement un habitant de Bambari.

 

Une intervention immédiate est nécessaire. Sans une réhabilitation massive et rapide des infrastructures routières, c’est tout un pays qui risque de s’enfoncer davantage dans la crise.

 

Les conséquences de cette paralysie routière vont bien au-delà des retards et des accidents. C’est l’avenir même de la République centrafricaine qui est en jeu. L’accès à l’éducation, aux soins, au développement économique – tout dépend de la capacité à se déplacer et à transporter des biens.

 

Le gouvernement doit prendre la mesure de la gravité de la situation et agir immédiatement. La communauté internationale doit également se mobiliser pour soutenir la réhabilitation urgente du réseau routier centrafricain. Sans cela, c’est tout un peuple qui restera piégé dans l’ornière du sous-développement.

 

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Le gouverneur de Bazoubangui, Éric Sorongopé,  en spectacle contre les taxis-motos

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Le gouverneur de Bazoubangui, Éric Sorongopé,  en spectacle contre les taxis-motos

 

Centrafrique.org/eric-sorongope/” data-wpel-link=”internal”>Portrait d'Eric Sorongopé, gouverneur de Bazoubangui, assis à son bureau, portant une chemise traditionnelle bleue et blanche, illustrant l'article sur Le gouverneur de Bazoubangui, Éric Sorongopé, en spectacle contre les taxis-motos
Eric Sorongopé, gouverneur de Bazoubangui

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le gouverneur de Bazoubangui, Éric Sorongopé, a organisé jeudi dernier une réunion médiatique sur la sécurité routière. Derrière cette mise en scène se cache une méconnaissance criante de la réalité du terrain et une incapacité à agir efficacement.

 

Un bilan catastrophique mais prévisible.

 

Le gouverneur brosse un portrait apocalyptique de la circulation à Bangui : “Il y a un désordre dans la circulation routière qui a pour conséquence des situations graves au niveau des familles par le décès, le traumatisme, les infirmités, les invalidités”. Cette réalité, les Banguissois la vivent et la dénoncent depuis des années. L’intervention tardive des autorités ne fait que souligner leur immobilisme face à ce fléau persistant.

 

Des accusations sans fondement.

 

Éric Sorongopé accuse sans détour les militaires propriétaires de taxis-motos : “Il y a des propriétaires de moto, et je vous le dis avec fermeté, surtout des hommes en tenue de ce que j’ai retenu, qui achètent des motos, qui les confient à des jeunes qui n’ont jamais appris à conduire ou qui apprennent à conduire, parfois des mineurs, parfois ces gens se droguent et qui font des accidents.”

 

Ces déclarations semblent relever davantage de la rumeur et de les on-dit que d’une enquête officielle. Le gouverneur n’apporte aucune donnée chiffrée ni preuve concrète pour appuyer ses dires.

 

Une méconnaissance du terrain.

 

Le gouverneur affirme : “Lorsque vous arrêtez ces motos, les hommes en tenues menacent”. Cette assertion démontre une méconnaissance totale du quotidien des forces de l’ordre. Les policiers de Bangui, aguerris à ces situations, ne cèdent pas aux intimidations. Un ancien chauffeur de taxi-moto témoigne : “Les policiers ne lâchent jamais une moto saisie, même sous la menace. C’est leur gagne-pain, ils ne vont pas abandonner une source de revenus.”

 

Un coup d’épée dans l’eau

 

Cette réunion apparaît comme une tentative désespérée du gouverneur de montrer qu’il agit, alors que son bilan reste désespérément vide. Un observateur politique local commente : “Sorongopé ne sait pas exactement ce qu’il doit faire. Il se contente de faire des coups spectaculaires, médiatiques. Parler du taxi-moto, des enfants, des accidents… mais sans aucune action concrète derrière.”

 

La réunion du gouverneur, loin d’apporter des solutions, ne fait que mettre en lumière l’incompétence des autorités locales à gérer la circulation dans Bangui. Les Banguissois attendent des actes concrets, pas des discours creux et des accusations infondées.

 

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Boulangeries de Bangui : une réforme à double tranchant du ministère du commerce

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Boulangeries de Bangui : une réforme à double tranchant du ministère du commerce

 

Centrafrique.org/reformes-ou-mirage-les-promesses-en-lair-du-ministre-centrafricain-du-commerce-en-pleine-crise-inflationniste/thierry-patrick-akoloza-en-pleine-emission-a-la-radio-ndeke-luka/” rel=”attachment wp-att-75750″ data-wpel-link=”internal”>Thierry Patrick Akoloza, un ministre, est assis devant un microphone dans la Radio Ndékè - Luka, habillé en tenue traditionnelle avec des motifs dorés, faisant un geste de la main pendant qu’il parle intensément. Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka Réformes ou mirage? Les promesses en l’air du Ministre centrafricain du Commerce en pleine crise inflationniste
Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka – Réformes ou mirage? Les promesses en l’air du Ministre centrafricain du Commerce en pleine crise inflationniste

 

Bangui, CNC. Le ministre du Commerce Thierry Akoloza a convoqué hier les propriétaires de boulangeries et pâtisseries de Bangui. Objectif affiché : imposer de nouvelles normes d’hygiène dans un secteur gangréné par l’insalubrité. Mais derrière ces louables intentions se cache une approche incohérente et potentiellement dangereuse pour l’économie informelle.

 

Boulangeries de Bangui : Des constats accablants.

 

Le tableau dressé par le ministre sur les Boulangeries de Bangui  est sans appel : absence de toilettes, employés torse nu, non-respect des règles élémentaires d’hygiène. “Cet état de fait ne peut pas continuer comme ça”, a martelé Thierry Akoloza. Il exige désormais le port d’uniformes, de gants et de casques pour les ouvriers.

 

Maxime Tallo, superviseur à la boulangerie Bon Samaritain, approuve : “On va s’organiser pour être en règle avant les contrôles”. Les professionnels disposent de 45 jours pour se conformer aux nouvelles exigences.

 

Une approche répressive inquiétante contre les Boulangeries de Bangui.

Mais le ministre ne s’arrête pas là. Il annonce des mesures drastiques contre la vente informelle : “Mi-novembre, on va déployer des équipes dans les avenues. Tous les pains retrouvés aux abords de la rue seront saisis pour être détruits.”

 

Cette annonce provoque de vives inquiétudes. Dans un pays où le chômage explose, la vente de rue représente une bouée de sauvetage pour des milliers de jeunes. “Les gens qui vendent des pains au bord de la rue cherchent l’argent pour se nourrir. Il n’y a pas de travail, rien pour nourrir”, souligne un observateur local.

 

Plutôt que la répression aveugle, une approche pédagogique serait plus pertinente. “Il faut les sensibiliser à protéger ce qu’ils vendent”, suggère notre source. D’autant que de nombreux vendeurs utilisent déjà des sacs plastiques pour protéger leur marchandise.

 

Les vrais problèmes des Boulangeries de Bangui  ignorés.

 

En se focalisant sur l’aspect sanitaire, le ministre passe à côté des problèmes structurels du secteur des Boulangeries de Bangui. Le poids des pains, censé être de 200 à 250 grammes selon la loi, ne dépasse souvent pas 20 à 25 grammes dans la réalité. Une fraude massive qui pénalise les consommateurs, mais que le gouvernement semble ignorer.

 

Quant aux certificats médicaux exigés pour les employés des Boulangeries de Bangui, leur mise en place soulève des interrogations. “On va faire ça où ? On prend les employés, ils vont à l’institut Pasteur, ils font l’examen et puis ils reviennent ?”, s’interroge un professionnel. Le risque de voir se développer un marché de faux certificats est réel.

 

En définitive, l’initiative du ministre Akoloza, si elle part d’un constat juste, risque de créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Entre répression de l’économie informelle et mesures difficilement applicables, le gouvernement centrafricain démontre une nouvelle fois son incapacité à apporter des solutions cohérentes aux défis du pays.

 

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L’étau se resserre de plus en plus autour d’HASSAN BOUBA, Ministre de l’élevage et de la santé animale

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L’étau se resserre de plus en plus autour d’HASSAN BOUBA, Ministre de l’élevage et de la santé animale

 

Centrafrique.org/bientot-un-gros-illettre-tchadien-sera-propulse-president-en-republique-centrafricaine/hassan-bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres/” rel=”attachment wp-att-67638″ data-wpel-link=”internal”>Hassan Bouba, le ministre chef rebelle et Lavrov, ministre russe des affaires étrangères Hassan-Bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-Lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres Bientôt, un gros illettré tchadien sera propulsé Président en République centrafricaine
Hassan-Bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-Lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale, se voit une nouvelle fois interdit de quitter Bangui. Le Premier ministre Félix Moloua aurait refusé de signer son ordre de mission pour un déplacement prévu à l’intérieur du pays.

 

Alors qu’il devait se rendre avec une délégation de cadres de son département pour des missions de travail à Bouar et Niem Yéléwa, Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale a été une fois de plus interdit de quitter Bangui. Selon de sources dignes de foi à la primature centrafricaine, l’ordre de mission comportant le nom de l’ex numéro deux de l’UPC n’a pas été signé par le Premier ministre centrafricain. Les mêmes sources évoquent comme raison, les craintes du régime de Bangui concernant un possible plan d’évasion de celui qui est devenu depuis quelques temps l’homme à abattre du pouvoir de Touadera.

 

En rappel, depuis les négociations menées par le régime centrafricain en vue d’un rapprochement avec les chefs rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), Hassan Bouba, jugé trop russophile, a été mis sous haute surveillance des renseignements centrafricains. Plusieurs câbles évoquent même des discrets plans qui seraient mis en place par l’ex espion tchadien afin de s’emparer du pouvoir en Centrafrique dans un contexte de rapprochement de plus en plus visible entre Paris et Bangui qui ne manque pas d’agacer du côté de Moscou.

 

Doit-on déduire que le régime centrafricain finira par se débarrasser de Bouba devenu déjà trop encombrant pour le régime ? Selon certains observateurs, la question ne se poserait même pas pour Faustin Archange Touadera qui ne cache plus ses ambitions à se libérer de l’emprise russe.

 

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Comment Placer un Pari sur L’application 888Starz au Cameroun ?

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Légende pour pub-cameroun.jpg dans l’article

 

 

 

L’application mobile 888Starz permet aux parieurs de placer des paris sur n’importe lequel de leurs jeux de casino ou événements sportifs préférés. Elle est très similaire au site Web officiel mais présente des différences, ce qui en fait le meilleur choix pour les parieurs mobiles. Les joueurs pourront accéder à toutes les options de paris qui leur sont proposées sur le site Web officiel, même sur l’application 888Starz via cette application lien, ce qui leur permet de placer plus facilement des paris. Dans ce guide, les joueurs pourront connaître le processus par lequel ils pourront placer des paris sur leurs jeux de casino ou événements sportifs préférés via l’application 888Starz. Les nouveaux utilisateurs de l’application mobile pourront recevoir le bonus de bienvenue de 100% jusqu’à 65 000 XAF sur leur premier dépôt.

Guide pour Parier via L’application 888Starz

Les joueurs pourront placer des paris via l’application mobile 888Starz facilement, ce qui est possible grâce à son interface simple et conviviale. Avant de placer des paris via l’application mobile, les joueurs devront d’abord télécharger celle-ci depuis le site officiel sur leurs appareils Android ou iOS. Après avoir téléchargé l’application de paris sur leurs appareils, ils peuvent suivre les étapes ci-dessous pour commencer à placer des paris :

Enregistrement de Compte

  1. Tout d’abord, les joueurs devront ouvrir l’application 888Starz et choisir parmi l’une des méthodes d’inscription, telles que l’e-mail, le numéro de téléphone et les comptes de réseaux sociaux.
  2. Une fois qu’ils ont sélectionné la méthode d’inscription souhaitée, ils peuvent remplir les informations nécessaires demandées par l’application de paris.
  3. Lisez les termes et conditions pour cocher la même chose, après quoi les joueurs devront vérifier leur e-mail ou leur numéro de téléphone enregistré.
  4. L’application de paris enverra un code de vérification à celui-ci, grâce auquel les utilisateurs pourront confirmer l’enregistrement de leur compte sur l’application de paris.

Dépôt de Fonds

  1. Désormais, les joueurs seront redirigés vers leur compte de paris, où ils pourront accéder à la section de dépôt.
  2. Choisissez l’une des méthodes de paiement disponibles sur l’application de paris, qui comprend MTN Mobile Money, Paysafecard, Bitcoin, Litecoin, Ethereum, Skrill, Neteller et bien d’autres.
  3. Après avoir sélectionné le mode de paiement souhaité, les joueurs devront saisir le montant du dépôt ainsi que d’autres détails concernant le mode de paiement choisi.
  4. Ils peuvent désormais accéder à la page de paiement, où ils peuvent instantanément finaliser la transaction et attendre que les fonds soient crédités sur leur compte de paris.

Dans le cas où les fonds n’auraient pas été reflétés sur le compte de paris, les joueurs pourront se connecter au support client via le chat en direct ou créer un ticket d’assistance pour le même.

Choisissez Parmi les Options de Paris Disponibles et Commencez à Parier

Sur l’application 888Starz, les joueurs pourront accéder à des tonnes d’options de paris sur les jeux de casino et les événements sportifs. En ce qui concerne les jeux de casino, les joueurs pourront jouer à des jeux comme le Baccarat, le Blackjack, la Roulette, les machines à sous, le Poker, les jeux à jackpot, le Casino en direct et bien d’autres, avec leurs variantes pour garantir des gains impressionnants. Parallèlement à cela, tous les jeux de casino nouvellement lancés seront disponibles pour les parieurs, même sur l’application mobile, dès que possible.

En matière de paris sportifs, les joueurs pourront placer des paris sur les événements sportifs disponibles sur l’application de paris 888Starz en quelques minutes, car le bookmaker est directement accessible via l’application mobile. Il comprend tous les événements sportifs disponibles pour les utilisateurs sur le site officiel, ainsi que d’autres fonctionnalités telles que les paris en direct et sa vaste gamme de marchés de paris.

Conditions Générales de 1Win Cameroon

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Légende pour publicite-cameroun.jpg dans l’article

 

1Win est sans aucun doute l’un des sites de paris sportifs et de casino les plus populaires pour les amateurs de paris au Cameroun. Les joueurs pourront profiter d’une vaste gamme d’opportunités de paris qui leur sont offertes quotidiennement. Cependant, ils ne pourront en profiter que s’ils connaissent les termes et conditions du site. Comme les jeux d’argent au Cameroun sont réglementés par diverses règles et réglementations, il est nécessaire que les utilisateurs suivent les directives données par le site 1Win https://1wincameroun.com/ pour garder leurs comptes en sécurité. Ces termes et conditions concernent divers aspects tels que l’inscription, la gestion du compte, le transfert de fonds, et bien d’autres. Les joueurs peuvent consulter les termes et conditions de ce site de casino et de paris sportifs sur ce blog.

Éligibilité des Utilisateurs

Pour s’assurer que la plateforme respecte les règles et les règlements de la législation sur les jeux d’argent en vigueur en Colombie, les joueurs devront remplir les critères d’éligibilité.

 

  • Les joueurs qui s’inscrivent sur ce site de paris doivent être âgés de plus de 18 ans, ce qui est également l’âge légal pour jouer.
  • Les utilisateurs doivent s’assurer qu’ils appartiennent aux régions du Cameroun où les jeux d’argent sont légaux.
  • Les joueurs doivent également s’informer sur la conformité légale avec les lois sur les jeux d’argent au Cameroun et accepter les termes et conditions de 1Win.

Création et Gestion de Comptes

Ce site propose également des conditions générales pour la création et la gestion des comptes qui aideront les utilisateurs à garder leurs comptes de paris en sécurité.

 

  • Un joueur ne pourra s’inscrire qu’une seule fois sur le site par adresse IP, courriel et numéro de téléphone. Si plusieurs comptes sont découverts, ils seront suspendus ou résiliés.
  • Les joueurs doivent compléter le processus de vérification du compte en fournissant les documents corrects pour permettre les retraits.
  • Les joueurs seront tenus pour responsables s’ils partagent les identifiants de leur compte avec quelqu’un d’autre, car le site ne stocke pas les données du compte.

Guide D’utilisation

Comme il y a des risques que les utilisateurs s’engagent dans des méthodes de jeu déloyales, 1Win a également mis en place des directives d’utilisation pour les joueurs afin de s’assurer que de telles choses ne se produisent pas.

 

  • Il est recommandé aux utilisateurs de respecter la politique de fair-play, qui interdit la tricherie, l’utilisation de robots et l’exploitation des failles.
  • Si des joueurs sont surpris à s’engager dans des activités illégales telles que le blanchiment d’argent, la fraude et l’accès non autorisé à tout autre compte de paris, des mesures strictes seront prises à l’encontre de leurs comptes.
  • Sur 1Win, les joueurs pourront trouver diverses caractéristiques de jeu responsable telles que les limites de dépôt, les limites de pari, et bien d’autres.

Paiements : Dépôts et Retraits

1Win permet aux utilisateurs d’ajouter des fonds à leur compte de pari en utilisant diverses méthodes de paiement populaires telles que VISA, MasterCard, Skrill, Neteller, Ecopayz, et bien d’autres. Avec un dépôt minimum de 500 XAF, les joueurs pourront commencer à placer des paris sur n’importe quel jeu de casino ou événement sportif disponible. Les joueurs devront compléter le processus de vérification de leur compte, grâce auquel ils pourront effectuer des retraits de leur compte de pari. Si le site détecte une activité frauduleuse liée aux dépôts ou aux retraits, il prendra des mesures sérieuses à l’encontre du compte dans les plus brefs délais.

Bonus et Promotions

Les nouveaux utilisateurs et les utilisateurs existants de ce site Web peuvent bénéficier de bonus et de promotions en remplissant les conditions requises. Les utilisateurs doivent remplir les conditions de mise pour le bonus reçu et le retirer de leurs comptes de paris. Il convient de noter que 1Win se réserve le droit d’annuler les bonus et promotions disponibles avant leur date d’expiration et de déduire le montant reçu du compte du parieur en cas d’abus.

Les meilleurs marchés de paris après les choix populaires

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Image-Paris-sportif-en-ligne – Les pièges à éviter lorsqu’on débute dans les paris sportifs ?

 

Pari en ligne rime souvent avec sport, mais une autre manière de parier connaît une popularité florissante : les paris moins conventionnels. De plus en plus de parieurs choisissent de voir les événments électoraux, les sports peu répandus, les parties d’échecs, et même les jeuxa vidéo comme un moyen de diversifier leurs opportunités de gain.

Kamala Harris vs Donald Trump, le duel du siècle

L’un des marchés de paris politiques les plus attendus en ce moment est sans doute la possible confrontation entre Kamala Harris et Donald Trump lors des prochaines élections présidentielles américaines.

Parier sur les élections gagne petit à petit en popularité auprès du grand public. Les cotes évolueront en fonction de la popularité de chaque candidat, et pourront complètement changer à la suite d’un discours ou d’un débat politique.

Kamala Harris, actuelle vice-présidente des États-Unis et bras droit de Joe Biden, est fréquemment considérée comme LA candidate démocrate qui fera face aux Républicains. De son côté, Donald Trump reste le visage du Parti républicain, même après sa défaite en 2020, et semble plus prêt que jamais à prendre sa revanche.

La voile qui prend le vent des paris sportifs

La voile est un sport technique et stratégique qui ne connait pas le même engouement que le football ou le basket-ball, mais qui peu à peu se fait une place dans le monde des paris en ligne. Les compétitions internationales de voile, comme la Coupe de l’America ou les Jeux Olympiques rassemblent les passionnés du monde entier pour vivre des moments riches en émotion et en rebondissements. Connaître les conditions météorologiques et les compétences techniques des équipages sont des éléments clés qui peuvent vous aider à parier correctement sur ce sport que très peu connaissent.

Les échecs, ou quand le mental intrigue

Les échecs sont un autre marché qui suscite petit à petit l’œil curieux des passionnés de paris en ligne. Il est vrai que ce sport mental, réservé aux « nerds » par le passé, a vu sa cote de popularité grimper avec la série Netflix Le Jeu de la Dame (The Queen’s Gambit). Les championnat du monde d’échecs permettent au commun des mortels de découvrir une discipline qu’ils ne soupçonnent pas amusante et intense. Cependant, parier sur les échecs exige un minimum de connaissances du jeu, de ses joueurs et leurs stratégies.

 

L’Esport, incompris de beaucoup

L’esport connaît un essor vertigineux ces dernières années, et est même devenu un marché de paris de référence pour les fans de la discipline. Le monde de l’esport est très vaste et ne se réduit pas à une seule catégorie de jeux. Et malgré ce que l’on peut imaginer, les paris d’esport possèdent les mêmes mécaniques que les paris sportifs classiques, avec des cotes fixées sur les performances et la popularité des équipes et des joueurs d’un championnat en particulier.

Les plus grands championnats d’esport, comme les championnats du monde de League of Legends, Valorant ou encore Fifa rassemblent des hordes de fans dévoués à la réussite de leurs équipes favorites. Les paris d’esport sont divers et variés : devinez le nombre de kills d’un joueur, quelle équipe remportera le championnat, combien de manches seront remportées par telle équipe…

Ne manquez aucune évolution politique, championnat de voile, partie d’échecs et tournoi d’esport pour avoir le plus de chances de faire plus de paris potentiellement gagnants dans le vaste monde des paris en ligne.

Le chaos budgétaire en Centrafrique , symptôme d’un État en faillite

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Le chaos budgétaire en Centrafrique , symptôme d’un État en faillite

 

Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget. Ici, dans son bureau à Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair
Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget

 

Bangui, CNC. L’incompétence du gouvernement centrafricain vient d’atteindre des sommets jamais égalés. Le 2 octobre 2023, l’Assemblée nationale a ouvert sa session budgétaire dans un vide sidéral : le projet de loi de finances 2024 manque à l’appel. Cette aberration sans précédent viole ouvertement la Constitution de Baba Kongoboro et plonge le pays dans une crise institutionnelle majeure. Le régime de Kota Baba Kongoboro démontre une fois de plus son incapacité chronique à gérer les affaires de l’État, mettant en péril l’avenir même de la nation centrafricaine.

 

Le chaos budgétaire en Centrafrique, un gouvernement hors-la-loi.

Le nouveau règlement intérieur du MCU, qualifié par le gouvernement centrafricain comme  La nouvelle Constitution du pays de Wagner, promulguée le 30 août 2023 par le président Kongoboro lui-même, ne souffre d’aucune ambiguïté : le projet de loi de finances doit être déposé “au plus tard le 15 septembre”. Or, plus de deux semaines après cette échéance, le gouvernement n’a toujours pas daigné présenter son texte.

Ce retard injustifiable n’est pas une première. Année après année, l’exécutif centrafricain fait fi des règles élémentaires de gestion budgétaire, au mépris de la loi soi-disant fondamentale du pays. Cette récidive permanente trahit un dysfonctionnement profond de l’appareil d’État, plongeant le pays dans un chaos budgétaire en Centrafrique.

Un député de la majorité, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles, fustige : “Comment peut-on ouvrir une session budgétaire sans budget à examiner ? C’est se moquer du peuple et de ses représentants. Le gouvernement démontre son incompétence et son mépris total des institutions. Nous sommes face à une dictature qui ne dit pas son nom”. Ainsi, le pays est plongé dans un Le chaos budgétaire en Centrafrique.

L'hémicycle de l'assemblée nationale le jour de la remise du projet de la nouvelle constitution
L’hémicycle de l’assemblée nationale le jour de la remise du projet de la nouvelle constitution

 

Un calendrier parlementaire bouleversé.

Cette carence de l’exécutif chamboule tout le processus d’examen budgétaire. La commission des finances se retrouve les mains vides, incapable d’analyser un texte fantôme. Les auditions des ministres et le débat en séance plénière sont repoussés ou maintenus dans un désordre incroyable.

Un ancien haut fonctionnaire du ministère des Finances, aujourd’hui en exil, explique : “Normalement, chaque ministère prépare ses prévisions budgétaires en amont. Le ministère des Finances consolide l’ensemble pour présenter un projet cohérent. Là, on a l’impression que rien n’a été fait. C’est d’une légèreté confondante qui révèle une désorganisation totale de l’administration, pour ne pas dir un chaos budgétaire en Centrafrique”.

 

Le chaos budgétaire en Centrafrique , et un spectre des douzièmes provisoires.

Face à ce vide sidéral, le gouvernement n’a d’autre choix que de recourir à la procédure d’urgence des douzièmes provisoires. Cette solution précaire consiste à reconduire mois par mois le budget de l’année précédente.

“C’est catastrophique pour le pays”, s’alarme un économiste centrafricain. “Sans nouveau budget, on ne peut pas lancer de nouveaux projets ni adapter les dépenses aux besoins réels. On gère à vue, sans vision. Cette situation va aggraver la pauvreté et freiner tout développement”.

 

Une motion de censure en perspective ?

La Constitution de Baba Kongoboro prévoit qu’en cas de non-dépôt du projet de loi de finances, le gouvernement doit demander d’urgence à l’Assemblée l’adoption de douzièmes provisoires. Mais à ce jour, aucune démarche n’a été entreprise en ce sens.

Cette inaction totale pourrait justifier le dépôt d’une motion de censure. Un autre député de la majorité, sous couvert d’anonymat, confie : “Le gouvernement se met hors-la-loi. S’il ne réagit pas rapidement, nous serons contraints d’envisager sa destitution. La situation est intenable.”.

Le président Kongoboro , qui a lui-même fait adopter cette Constitution, se retrouve dans une position inextricable. Va-t-il laisser son gouvernement violer impunément la loi fondamentale ? Ou prendra-t-il enfin les mesures qui s’imposent pour rétablir un semblant de rigueur budgétaire ?

 

Un État au bord du gouffre.

Ce chaos budgétaire en Centrafrique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle révèle l’état de déliquescence avancée de l’État centrafricain. Incapable de respecter sa propre Constitution, le régime Touadéra démontre son incompétence à gérer le pays.

 

Un diplomate africain en poste à Bangui, sous couvert d’anonymat, ne mâche pas ses mots : “La Centrafrique est un État failli. Le gouvernement est incapable d’assurer les fonctions les plus élémentaires. Cette crise budgétaire n’est qu’un symptôme parmi d’autres de l’effondrement des institutions”.

 

Les conséquences de ce chaos institutionnel risquent d’être dévastatrices. Sans budget, comment financer les services publics essentiels ? Comment payer les fonctionnaires ? Comment assurer la sécurité du territoire ?

 

La communauté internationale, qui soutient à bout de bras l’économie centrafricaine, observe avec inquiétude cette nouvelle démonstration d’amateurisme. Un responsable d’une organisation internationale confie : “On ne peut pas continuer à injecter des fonds dans un pays incapable de gérer son propre budget. La confiance est rompue.”

 

L’avenir de la Centrafrique s’assombrit de jour en jour. Entre incompétence crasse et possible dérive autoritaire, le régime Touadéra semble mener le pays droit dans le mur. Le peuple centrafricain, lui, paie le prix fort de cette gabegie généralisée.

 

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Centrafrique : “La mort est notre business. Sans la mort, pas d’argent”, dixit Wagner

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Centrafrique.org/Centrafrique-wagner-bancroft-et-les-jeux-troubles-de-touadera-revelees-par-martin-ziguele/faustin-archange-touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-wagner-en-russie/” rel=”attachment wp-att-73145″ data-wpel-link=”internal”>the president Faustin Archange Touadera in a suit and tie with a group of people in front of him
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR

 

 

Bangui, CNC. Un ex-combattant du groupe Wagner a fait des révélations choquantes sur les véritables objectifs de cette organisation paramilitaire russe, c’est à dire le business modèle de Wagner. Ses propos, rapportés dans un livre d’Ilia Barabanov et Denis Korotkov, lèvent le voile sur les intentions macabres de Wagner dans le pays.

 

Un modèle de business de Wagner  basé sur la mort et le chaos.

 

“La mort est notre business. Sans la mort, on n’a pas d’argent”, a déclaré sans ambages cet ancien membre de Wagner. Cette phrase glaçante résume à elle seule la stratégie du groupe en Centrafrique : semer le chaos et la violence pour justifier sa présence et ses activités lucratives.

 

Selon les auteurs du livre, Wagner s’efforce de maintenir un climat d’insécurité permanent dans le pays. L’organisation fabriquerait de toutes pièces des tentatives de coups d’État et des menaces de groupes armés pour terroriser les autorités centrafricaines.

 

Un informateur proche du dossier, qui a requis l’anonymat, nous explique : “Wagner crée artificiellement des tensions avec la communauté internationale et les Occidentaux. Ils font croire à des complots permanents contre le pouvoir en place pour se rendre indispensables“.

 

Modification de la Constitution et pillage des ressources.

 

Cette stratégie de la tension a permis à Wagner de pousser le président Baba Kongoboro à modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Un ancien haut fonctionnaire centrafricain témoigne :

 

“Après avoir obtenu ce changement constitutionnel, le business de Wagner a les mains libres pour piller les ressources du pays en toute tranquillité. Ils ont réussi à s’implanter durablement au cœur du pouvoir“.

 

Les révélations de cet ex-combattant de Wagner jettent une lumière crue sur les motivations réelles du groupe en Centrafrique. Loin des discours sur la sécurité et la stabilisation du pays, c’est bien l’appât du gain qui guide les actions de cette milice privée russe, quitte à répandre la mort et le chaos en Centrafrique.

 

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La contrebande pétrolière en Centrafrique : pour le GTSC, l’État légalise l’illégal

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La contrebande pétrolière en Centrafrique : pour le GTSC, l’État légalise l’illégal

Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri ngaba
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR

 

 

Bangui, CNC. Dans son rapport choc “La mafia dans le secteur pétrolier en République Centrafricaine”, publié en septembre 2024, Paul-Crescent BENINGA du Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise Centrafricaine (GTSC) lève le voile sur un scandale d’État : la légalisation de fait de la contrebande pétrolière. Cette enquête de 24 semaines révèle comment les autorités centrafricaines, sous couvert de lutter contre les importations frauduleuses, ont mis en place un système qui encourage et profite de cette même contrebande, au mépris de la loi et de la sécurité des citoyens.

 

Un “Arrêté du FMI” détourné de son objectif au profit d’un vaste réseau de contrebande pétrolière en Centrafrique.

 

Au cœur de ce système pervers se trouve l’Arrêté n°035/MFB/DIRCAB.24 du 14 juin 2024, surnommé “l’Arrêté du FMI”. Officiellement destiné à fixer “les modalités de liquidation des droits et taxes sur les produits pétroliers pour les importateurs non autorisés à la SOCASP”, ce texte a été interprété de manière abusive comme une autorisation à régulariser a posteriori les importations illégales de carburant.

 

BENINGA note avec consternation : “L’Arrêté du FMI a été compris comme un cadre réglementaire qui vient légaliser les actes d’importation frauduleuse des produits pétroliers“. Cette interprétation fallacieuse a ouvert la porte à une explosion de la contrebande pétrolière en Centrafrique, avec la bénédiction tacite des autorités.

 

Le Comité de Contrôle : complice ou incompétent ?

 

Le rapport pointe du doigt le rôle ambigu du Comité de Contrôle et de Lutte Contre les Importations Frauduleuses des Produits Pétroliers. Censé combattre la contrebande, cet organisme semble au contraire la faciliter à travers sa politique de “main levée” sur les produits saisis.

 

BENINGA cite plusieurs cas édifiants :

 

“En juillet 2024, le Chef de Service du Comité de Contrôle a demandé la main levée sur les quatre fûts appartenant à madame KOYAZO Ruth stockés au dépôt de Kolongo pour destination de la ville de Kaga Bandoro”.

 

“Le 12 août 2024, une autre décision de main levée a été ordonnée sur 180 bidons de 25 litres de gasoil frauduleusement importés”.

 

Ces décisions de main levée sont justifiées par le paiement de “pénalités” au Comité de Contrôle. Or, comme le souligne BENINGA : “Toute décision de main levée est soumise préalablement aux paiements des frais de pénalités qui seront versés dans les caisses du Comité de Contrôle et non du Trésor public”.

Le déchargement des fûts de carburant de monsieur Piri au km5
Le déchargement des fûts de carburant de monsieur Piri au km5, le 6 février 2023. Copyright2023

 

Cette pratique soulève de graves questions sur l’intégrité du Comité. S’agit-il d’incompétence ou de complicité active dans un système de racket institutionnalisé ?

 

La contrebande pétrolière en Centrafrique , un danger pour la sécurité publique.

 

Au-delà de l’aspect financier, cette politique de la main levée fait peser un risque majeur sur la sécurité des citoyens centrafricains. BENINGA alerte : “Cette politique de main levée fait l’impasse sur l’origine des produits saisis qui se retrouvent sur le marché. Il est difficile de savoir si les carburants importés sont de bonne ou mauvaise qualité”.

 

Les conséquences de cette négligence criminelle ne se sont pas fait attendre. Le rapport rappelle qu’en 2022, “au plus fort de la pénurie, on a noté de nombreux cas d’incendie partis d’entrepôts de carburant dans les quartiers de Bangui, notamment, dans le quartier Km5”. Ces drames humains sont le résultat direct de la prolifération d’entrepôts clandestins, alimentés par la contrebande que l’État prétend combattre tout en la tolérant.

Étale de vente de carburant de contrebande aux abords d'une rue de la capitale Bangui en RCA
Étale de vente de carburant de contrebande aux abords d’une rue de la capitale Bangui en RCA

 

La contrebande pétrolière en Centrafrique , un système qui s’auto-entretient.

 

L’enquête de BENINGA dévoile aux yeux du monde un système pervers qui s’auto-entretient. D’un côté, le monopole accordé illégalement à Neptune Oil SA (voir article précédent) crée des pénuries et maintient les prix à un niveau artificiellement élevé. De l’autre, cette situation encourage la contrebande, que l’État “combat” en prélevant sa part du gâteau via les “pénalités” du Comité de Contrôle.

 

“Tout porte donc à croire que le rôle du Comité de Contrôle et de lutte contre les importations frauduleuses des produits pétroliers n’est pas de lutter contre la contrebande desdits produits mais plutôt de laisser entrer les produits pétroliers, de les saisir ensuite pour se faire de l’argent auprès des contrevenants”, conclut BENINGA.

 

Cette analyse est corroborée par les chiffres. Malgré l’existence du Comité de Contrôle et les saisies régulières, “les produits stockés dans ces entrepôts non homologués proviennent en grande partie de la contrebande des importateurs non autorisés et continuent d’inonder le marché jusqu’à nos jours”.

 

Un échec des recommandations du FMI.

 

Le rapport souligne que cette contrebande pétrolière en Centrafrique perdure malgré les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI). En avril 2024, le FMI a déployé une Mission d’Assistance Technique qui a formulé des recommandations assorties d’échéanciers pour réformer le secteur pétrolier centrafricain.

 

Parmi ces recommandations figuraient notamment :

– La libéralisation des importations de Jet ;

– La mise en conformité de la convention de Neptune Oil SA avec le cadre légal en vigueur ;

– La modification des décrets 18.295 et 12.019 pour passer à une évaluation a priori et unique des importations.

 

Or, BENINGA constate avec amertume que “près de la moitié des recommandations du FMI n’ont pas été mises en œuvre par le Ministère du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques”. Cette inaction témoigne d’un manque de volonté politique pour assainir le secteur.

 

Un appel à l’action urgente.

 

Face à ce constat accablant, Paul-Crescent BENINGA et le GTSC appellent à une action urgente et déterminée pour mettre fin à ce système mafieux. Leurs recommandations incluent :

 

  1. La révision immédiate de “l’Arrêté du FMI” pour clarifier son interprétation et empêcher la régularisation des importations frauduleuses.

 

  1. Une enquête indépendante sur les activités du Comité de Contrôle et de Lutte Contre les Importations Frauduleuses des Produits Pétroliers, avec des sanctions exemplaires pour les responsables de malversations.

 

  1. La mise en place d’un véritable système de contrôle de la qualité des carburants importés, pour protéger la sécurité des consommateurs.

 

  1. L’application stricte des recommandations du FMI pour réformer en profondeur le secteur pétrolier.

 

  1. La création d’un consortium d’organisations de la société civile pour lutter contre la contrebande dans le secteur pétrolier en RCA.

 

BENINGA conclut son rapport par un avertissement solennel : “Les données présentées dans ce rapport ne sont que la partie visible de l’iceberg car nos enquêtes ont révélé la nécessité de poursuivre les recherches dont les résultats seront analysés et publiés au début de l’année 2025”.

 

Il est grand temps que le gouvernement centrafricain prenne la mesure du désastre de cette contrebande pétrolière en Centrafrique  et agisse de manière décisive pour y mettre un terme. L’avenir économique du pays et la sécurité de ses citoyens en dépendent.

 

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Exploitation minière à Bouar : La coopération Sud-Sud vire au désastre écologique et humain

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Exploitation minière à Bouar : La coopération Sud-Sud vire au désastre écologique et humain

 

Centrafrique.org/tragedie-a-kounde-une-jeune-fille-de-9-ans-noyee-dans-les-ravins-de-lexploitation-miniere-chinoise/kounde-noyade/” rel=”attachment wp-att-75866″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Kounde-noyade-450×253.jpg” alt=”Vue aérienne d’un chantier minier chinois à Koundé, montrant une grande étendue d’eau entourée de terre rougeâtre sous un ciel clair.. Cette image peut illustrer l’article sur l’Exploitation minière à Bouar : Un désastre écologique et humain du site corbeaunews-centrafrique.org. C’un site minière des Burkinabés” width=”450″ height=”253″ />
Chantier minier chinois à Koundé, illustrant les effets de l’exploitation minière sur l’environnement . Un bassin formé suite aux travaux d’extraction est visible, entouré de la végétation typique de la Nana-Mambér. CopyrightCNC

 

 

L’arrivée de l’entreprise burkinabè dans la préfecture de la Nana-Mambéré, présentée comme un fleuron de la coopération Sud-Sud par le gouvernement centrafricain, tourne au cauchemar pour les populations locales. À peine quelques mois après le début des opérations, les dégâts environnementaux et humains s’accumulent de façon alarmante. C’est un désastre de cette Exploitation minière à Bouar.

 

Exploitation minière à Bouar : pollution massive et décès suspect.

 

Les rivières dans cette localité sont massivement polluées par les produits toxiques utilisés dans l’extraction de l’or. La contamination des cours d’eau progresse à une vitesse inquiétante, menaçant la faune aquatique et la santé des riverains. “Plusieurs espèces de poissons ont déjà disparu de nos marigots. On tend vers un désastre de cette Exploitation minière à Bouar “, déplore un pêcheur local.

 

Plus grave encore, un jeune employé centrafricain de 20 ans, Mathias, est décédé mercredi dernier sur le site d’exploitation de Gbèkèndi, près de Bouar. Selon un témoin, “il n’avait pas bien lavé ses mains avant de manger et est mort sur le champ”. Le corps s’est décomposé à une vitesse anormale, soulignant la dangerosité des produits utilisés.

 

Exploitation minière à Bouar : impunité et corruption du système.

 

Malgré la gravité de cette Exploitation minière à Bouar, les autorités brillent par leur inaction. Le responsable burkinabè de la société, brièvement arrêté, a été relâché le lendemain après avoir versé une somme d’argent à la gendarmerie. “On verse l’argent, on sort, on laisse l’affaire tomber”, résume avec amertume un habitant.

 

Cette impunité s’inscrit dans un schéma plus large. Les sources locales rapportent que “ces cas d’empoisonnement des jeunes dans les sociétés burkinabè sont fréquents dans la zone”, sans qu’aucune mesure ne soit prise.

 

Exploitation minière à Bouar :  un cahier des charges bafoué.

 

Le gouvernement avait pourtant assuré que “tout était mis en place” pour respecter le cahier des charges de l’exploitation. La réalité sur le terrain est tout autre : aucune précaution n’est prise pour protéger l’environnement ou la santé des travailleurs.

 

“Le gouvernement s’est vanté de cette coopération Sud-Sud, mais c’est un désastre total”, fustige un activiste environnemental. “Nos dirigeants ferment les yeux, les oreilles et laissent la population souffrir“.

 

La déforestation s’ajoute à la pollution des eaux, aggravant encore le bilan écologique de cette exploitation.

 

Un appel aux anciens dirigeants.

 

Face à ce désastre, certains Centrafricains en appellent aux figures historiques du pays : “Oh Boganda, Oh David Dacko, Oh Bokassa, oh Kolingba, oh Patassé, Oh Abel Goumba… Votre pays est actuellement sous terre. Est-ce que vous êtes là ? Vous regardez ce que Touadéra est en train de faire dans votre pays ?”

 

Cette exploitation minière irresponsable pousse les centrafricaines à s’interroger sur la nature réelle de la coopération Sud-Sud vantée par le gouvernement. Loin d’apporter le développement promis, elle semble reproduire les pires travers d’un extractivisme prédateur, au mépris total des populations locales et de l’environnement.

 

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Un soldat FACA tue un conducteur de taxi-moto près de Bangui

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Un soldat FACA tue un conducteur de taxi-moto près de Bangui

 

Centrafrique.org/rca-violent-affrontement-entre-les-rebelles-et-larmee-nationale-a-la-frontiere-avec-le-cameroun-plusieurs-faca-captures-dautres-en-fuite/un-soldats-faca-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-sakai-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-46776″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-soldats-FACA-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-Sakai.-Photo-CNC-450×300.jpg” alt=”un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC ” width=”450″ height=”300″ />

 

Bangui, CNC. La violence frappe à nouveau aux portes de Bangui. Ce jeudi 3 octobre 2024, avant midi, un drame impliquant un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA) s’est produit à seulement 18 km de la capitale. Cet incident sanglant pousse à s’interroger sur la discipline et le contrôle au sein de l’armée nationale.

 

Les faits.

 

En effet, un soldat FACA a braqué et tué un conducteur de taxi-moto au village SAMBA, à 18 km de Bangui. Le militaire aurait ensuite tenté de s’emparer de la moto de sa victime. Rapidement appréhendé, il a été conduit à la gendarmerie pour interrogatoire. Le corps de la victime, quant à lui,  a été transféré à la morgue de l’Hôpital Général de Bangui.

 

Une armée hors de contrôle.

 

Ce meurtre n’est pas un acte isolé. Il s’inscrit dans une série d’incidents impliquant des éléments des FACA. Un ancien conducteur de taxi-moto témoigne :

 

“Avant, ces soldats volaient nos motos dans la capitale. Maintenant, ils nous tuent pour les prendre. Personne n’est en sécurité, même pas face à ceux censés nous protéger.”

 

Le mois dernier, deux autres soldats FACA ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de dérober une moto devant la banque Ecobank à Bangui. Ces actes répétés ternissent gravement l’image de l’armée nationale.

 

Un recrutement et une formation défaillants.

 

Le problème prend racine dans le processus de recrutement et de formation des FACA. L’absence d’enquêtes de moralité approfondies a permis l’intégration d’éléments criminels dans les rangs de l’armée. Un expert militaire déclare :

 

“On leur a appris à manier des armes, sans insister sur l’éthique ou la morale. Le résultat est catastrophique : ces armes se retournent contre les civils qu’ils devraient protéger.”

 

La responsabilité du président Touadéra et des Mercenaires russes chargés de la formation des FACA est directement mise en cause. Leur approche axée uniquement sur le maniement des armes, au détriment des valeurs morales et éthiques, produit des soldats dangereux pour la population.

 

Un pays livré aux criminels.

 

La Centrafrique semble être devenue un terrain de jeu pour tous les criminels, y compris au sein même de l’armée. Les braquages et les meurtres se multiplient dans une impunité quasi totale. La population centrafricaine paie le prix fort de cette insécurité grandissante.

 

Ce meurtre d’un simple conducteur de taxi-moto par un soldat FACA démontre la gravité de la situation. Sans une refonte en profondeur du recrutement, de la formation et de la discipline au sein des FACA, la spirale de violence risque de s’amplifier, menaçant la stabilité même du pays.

 

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Wagner déstabilise l’Afrique : complot fantaisiste au Burkina Faso

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Centrafrique.org/abroutissement-des-peuples-africains-par-la-russie-coup-de-gueule-dun-centrafricain/burkina-coup-politics-unrest/” rel=”attachment wp-att-59948″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/image-du-coup-dEtat-au-Burkina-450×300.jpg” alt=”a group of soldiers in uniform standing in front of microphones Burkina-Faso” width=”450″ height=”300″ />

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le groupe paramilitaire russe Wagner continue de déstabiliser l’Afrique avec ses opérations de manipulation et de désinformation. La récente affaire du prétendu coup d’État au Burkina Faso révèle les méthodes douteuses de cette organisation mercenaire.

 

Wagner déstabilise l’Afrique : des accusations fantaisistes qui discréditent les pays hôtes

 

Selon des informations diffusées par les médias de Wagner au Niger, le soi-disant commandant Ahmed Kinda aurait attendu “150 mercenaires lourdement armés en provenance de Centrafrique” pour mener une attaque contre Ouagadougou. Cette accusation grotesque visant la République centrafricaine illustre la stratégie de Wagner : fabriquer de toutes pièces des complots imaginaires impliquant les pays où il est présent.

 

“Ces allégations sont totalement infondées et ridicules. La Centrafrique n’a jamais envoyé de mercenaires au Burkina Faso”, déclare un haut responsable centrafricain souhaitant garder l’anonymat. “C’est une manipulation évidente visant à nous discréditer.

 

Wagner déstabilise l’Afrique   avec une spirale d’instabilité dans les pays hôtes

 

Partout où Wagner s’implante, les mêmes schémas se répètent : arrestations arbitraires, rumeurs de coups d’État, accusations fantaisistes. Le Mali, la Centrafrique, le Burkina Faso et le Niger subissent ces manœuvres déstabilisatrices.

 

“Wagner ne fait qu’apporter le chaos. Ils arrêtent des gens au hasard, inventent des complots, mais leurs informations sont honteuses et ridicules“, témoigne un analyste politique centrafricain. “Malheureusement, certains citoyens crédules gobent ces mensonges absurdes.”

 

Un bilan désastreux pour l’Afrique.

 

Contrairement aux pays stables comme le Sénégal, Accra, Cameroun, Nigeria  ou la Côte d’Ivoire, les États ayant accueilli Wagner s’enfoncent dans une spirale d’instabilité chronique. L’organisation russe, loin d’apporter la sécurité promise, ne fait qu’aggraver les tensions.

 

“Wagner est un poison pour l’Afrique. Ils prétendent nous aider mais ne font que semer le désordre partout”, s’indigne un activiste malien. “Leurs opérations de manipulation font honte à nos pays. Il est temps de les renvoyer chez eux.”

 

Alors que Wagner continue ses manœuvres douteuses, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’impact néfaste de ce groupe sur le continent. L’Afrique paie un lourd tribut pour avoir ouvert ses portes à ces Mercenaires russes aux méthodes contestables et criminelle.

 

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“Un Avenir Confisqué” : Elie Ouéifio dénonce la crise de l’éducation en Centrafrique

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Centrafrique.org/les-tables-bancs-de-la-honte-quand-les-ong-remplacent-un-etat-defaillant-a-kaga-bandoro/eleves_de_kagabandoro_dans_une_classe/” rel=”attachment wp-att-77319″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/eleves_de_kagabandoro_dans_une_classe-450×338.jpg” alt=”Élèves de Kaga Bandoro assis sur des tables-bancs récemment fournies par l’ONG Jeunesse en Mission dans une salle de classe en mauvais état” width=”450″ height=”338″ />
Les élèves de Kaga Bandoro bénéficient des tables-bancs offertes par l’ONG Jeunesse en Mission, malgré les infrastructures scolaires vétustes. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. L’ancien ministre et ambassadeur centrafricain Elie Ouéifio, dans son poème “Un Avenir Confisqué”, dresse un constat alarmant de la situation éducative en République centrafricaine. Ce texte poignant dévoile les conséquences à long terme de la négligence du système éducatif sur la jeunesse du pays.

 

Ouéifio interpelle directement ses compatriotes dès les premiers vers : “Oh ! Frères et Sœurs Centrafricains, Vous qui naissiez dans les temps jadis, Où l’école véhiculait sans faille, Les valeurs morales, civiques et éducatives”. Ce rappel d’un passé où l’éducation jouait pleinement son rôle contraste vivement avec la situation actuelle.

 

Le poète pointe du doigt la responsabilité des générations précédentes dans la dégradation du système éducatif. Elie Ouéifio écrit : “Pourquoi plaignez-vous aujourd’hui, Du comportement et de la mentalité, Des jeunes que vous deviez bien enseigner et éduquer”. Cette accusation souligne le paradoxe d’une société qui critique sa jeunesse tout en ayant failli à son devoir d’éducation.

 

Ouéifio énumère les facteurs qui ont contribué à cette “confiscation” de l’avenir :

 

“En les soumettant à d’interminables problème d’enseignants qualifiés,

En les privant d’écoles et d’enseignements de qualité,

En les réduisant aux chômages et à la précarité,

En les manipulant à des fins politiques”.

 

Ces vers font écho à la réalité du terrain. Selon les données de l’UNESCO, le taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans) en Centrafrique n’était que de 36,4% en 2018, l’un des plus bas au monde.

 

Elie Ouéifio ne se contente pas de critiquer. Il appelle à l’action : “Il faut libérer cet avenir confisqué, En nous dépouillant tous des antivaleurs, Pour placer l’éducation et la jeunesse Centrafricaines, Au centre de nos priorités et préoccupations”. Cette exhortation résonne comme un défi lancé aux autorités et à la société civile.

 

Le poète conclut sur une note à la fois d’avertissement et d’espoir : “Car, sans le développement de l’éducation, Il n’y aura jamais le développement du pays”. Ouéifio établit ainsi un lien direct entre l’avenir de l’éducation et celui de la nation tout entière.

 

“Un Avenir Confisqué” d’Elie Ouéifio représente plus qu’un simple poème. C’est un cri d’alarme sur l’état de l’éducation en Centrafrique et un appel à l’action pour inverser la tendance. Dans un pays où près de 60% de la population a moins de 25 ans, l’enjeu est déterminant pour l’avenir de la nation.

 

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Centrafrique : l’enfer des barrières illégales prend de l’ampleur à Nguia Bouar et Abba

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Centrafrique : l’enfer des barrières illégales prend de l’ampleur à Nguia Bouar et Abba

 

Centrafrique.org/la-gendarmerie-de-nguia-bouar/” data-wpel-link=”internal”>La gendarmerie de Nguia-Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA. Cette image illustre bien l'article sur Nguia-Bouar et Abba : symboles du fiasco des barrières illégales en RCA. C'est une image de Corbeaunews-centrafrique.org
La gendarmerie de Nguia-Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA. CopyroightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. L’échec cuisant du gouvernement dans la lutte contre les barrières illégales en République centrafricaine est flagrant. Malgré les grandes déclarations et les opérations de démantèlement en grande pompe, la réalité sur le terrain est tout autre. Les zones d’Abba et Nguia-Bouar dans la préfecture de Nana-Mambéré sont devenues le symbole de cette impuissance gouvernementale.

 

Une situation qui empire.

 

Les usagers de la route de Nguia Bouar  – Abba et les populations locales subissent des tracasseries d’une ampleur inédite. Un chauffeur de taxi-moto témoigne : “C’est pire qu’avant. Maintenant, si on ne paie pas la ‘formalité’ à chaque barrière, on risque d’être battu ou mis aux travaux forcés. Nos marchandises peuvent même être confisquées. C’est devenu invivable“.

 

Les promesses non tenues du gouvernement.

 

Le spectacle médiatique instrumenté par les autorités pour démanteler ces barrières n’aura duré que le temps des caméras. Un commerçant de Bouar affirme : “Le lendemain du passage de la mission officielle, toutes les barrières étaient de retour, et en plus grand nombre. C’est une vaste mascarade qui ne trompe plus personne“.

 

Un système mafieux bien huilé.

 

L’inefficacité des mesures gouvernementales s’explique par la complicité des hauts gradés de l’armée. Un ancien militaire, sous couvert d’anonymat, révèle : “Les chefs militaires à Bangui s’enrichissent grâce à ces barrières. Chaque semaine, les militaires sur le terrain leur reversent une partie des sommes extorquées. C’est un système bien rodé qu’ils ne laisseront pas tomber“.

 

La population prise en otage.

 

Face à cette situation, la population se sent abandonnée. Un habitant d’Abba déplore : “On nous avait promis la fin des barrières, mais c’est tout le contraire. Nos activités sont paralysées, nos enfants ne peuvent plus vaquer librement à leurs activités. Le gouvernement doit agir concrètement, pas juste faire semblant“.

 

L’urgence d’une action gouvernementale.

 

La prolifération des barrières illégales dans la préfecture de Nana-Mambéré n’est que la partie visible d’un problème national. Sans une volonté politique réelle et des actions concrètes, la libre circulation restera un vœu pieux en République centrafricaine. Les populations, exaspérées, attendent des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin à ce racket institutionnalisé qui gangrène le pays.

 

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Les taxis-motos de Bangui : indispensables mais dangereux

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Les taxis-motos de Bangui : indispensables mais dangereux

 

Centrafrique.org/bangui-grogne-des-conducteurs-des-taxis-motos/circulation-dans-la-ville-de-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-50036″ data-wpel-link=”internal”>circulation dans la ville de Bangui circulation-dans-la-ville-de-Bangui-1 Bangui, grogne des conducteurs des taxis-motos
circulation-dans-la-ville-de-Bangui-1 – Bangui, grogne des conducteurs des taxis-motos

 

Sous le soleil ardent de Bangui la capitale, au milieu du bruit du marché PK-12, les taxis-motos s’activent. Ils zigzaguent habilement entre les étals et les piétons, transportant des passagers à travers la ville. Pour beaucoup de Banguissois, ces deux-roues sont devenus le seul moyen fiable de se déplacer. Pourtant, leur omniprésence dans la capitale n’est pas sans poser des problèmes, notamment en termes de sécurité.

 

Bangui, 04 septembre 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les taxis-motos de Bangui, une solution à la pénurie de transports.

 

Les taxis-motos ont progressivement pris la place des taxis jaunes traditionnels et des mini-bus verts, trop rares ou souvent en panne à cause des routes de la capitale. “Moi, je n’ai pas le choix, malgré la dangerosité de ce moyen de transport. Le matin, c’est la galère pour trouver un bus ou un taxi”, explique Cyrille Boundou, un jeune étudiant de l’Université de Bangui. “Mais avec les motos – taxis, je sais que je vais arriver à l’heure à mes cours”.

 

Effectivement, qu’il s’agisse d’aller du PK-12 jusqu’au centre-ville, de se rendre au marché PK-5 ou de rallier des quartiers comme Boy-Rabe ou Bimbo, les taxis-motos offrent une mobilité indispensable aux habitants. Ce sont souvent les seuls véhicules capables de circuler sur les routes défoncées et boueuses de certains quartiers de la capitale. “Même pour aller à Damara ou Boali, on peut compter sur les motos”, ajoute Aline Sarah, vendeuse de légumes au marché de Tournon, non loin de l’aéroport de Bangui.

 

Les taxis-motos de Bangui , des risques d’accidents en hausse.

 

Mais cette dépendance a ce moyen de transport à un coût. Chaque jour, les hôpitaux de Bangui enregistrent de nouveaux blessés à cause des accidents de motos. Les chiffres sont alarmants, et les témoignages se multiplient. “J’ai perdu mon frère l’année dernière à cause d’un accident de moto. Le conducteur roulait trop vite, et ils ont percuté un mini-bus  au niveau de l’avenue des martyrs”, raconte tristement Marc, un habitant du quartier Combattant.

 

Les causes de ces accidents sont multiples : routes en mauvais état, excès de vitesse, manque de formation des chauffeurs… “Les chauffeurs de motos, ils roulent comme des fous ! Ils ne respectent aucune règle”, s’indigne Monique, mère de famille à Kassaï-Bangui. “Et puis, il n’y a personne pour les contrôler. Même la police, au lieu de les arrêter, ils préfèrent les racketter”.

 

Un phénomène d’arnaque bien connu.

 

Les policiers qui arnaquent les conducteurs de taxis-motos sont un secret de Polichinelle à Bangui. “Tout le monde sait que les policiers sont devenus les ‘généraux des motos’. Ils nous arrêtent pour n’importe quoi, juste pour nous racketter  ”, dénonce Janvier , conducteur de taxi-moto depuis quatre ans. “C’est comme ça ici. Si tu ne paies pas, ils te prennent ta moto, et tu ne la revois plus jamais”, ajoute-t-il.

 

Ce phénomène d’extorsion complique encore la situation des conducteurs, déjà soumis à une rude concurrence et à des conditions de travail difficiles. “Avec l’état des routes, c’est déjà assez dur. Mais si en plus on doit payer la police, comment on va s’en sortir ?” se demande-t-il.

 

L’urgence d’une réglementation.

 

Face à cette situation, beaucoup de Banguissois estiment qu’il est urgent de mettre en place une véritable réglementation pour encadrer le secteur des taxis-motos. “Il faut former les chauffeurs, contrôler leurs permis, et surtout, réparer les routes !”, suggère Séraphine, une infirmière qui voit défiler chaque jour des victimes d’accidents dans son service.

 

Pour l’instant, les taxis-motos continuent de circuler, indispensables mais dangereux. Et les habitants de Bangui n’ont pas d’autre choix que de les utiliser, en espérant chaque jour arriver à destination sans encombre.

 

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La tuberculose, deuxième maladie la plus diagnostiquée à l’hôpital de Bayanga

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La tuberculose, deuxième maladie la plus diagnostiquée à l’hôpital de Bayanga

 

Centrafrique.org/faciliter-le-transfert-des-malades-des-motos-remises-par-le-projet-seni-a-lhopital-de-bayanga/intervention-chirurgicale-a-lhopital-de-bayanga/” rel=”attachment wp-att-76646″ data-wpel-link=”internal”>Deux chirurgiens en pleine opération à l’hôpital de Bayanga
Deux professionnels de santé effectuent une intervention chirurgicale à l’hôpital de Bayanga. Image Facebook de l’hôpital de Bayanga.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. À l’hôpital secondaire de Bayanga, dans la Sanga-Mbaéré, la tuberculose arrive en deuxième position des maladies les plus fréquemment diagnostiquées, juste après le paludisme. Cette information inquiétante ressort des examens cliniques réalisés par le service de laboratoire de l’établissement.

 

Grégoire Sanga, technicien supérieur de laboratoire à l’hôpital, révèle des chiffres alarmants : “Sur 86 personnes dépistées, nous avons identifié 22 cas de tuberculose.” Il souligne que ce problème persiste malgré les mesures d’hygiène mises en place lors de la pandémie de Covid-19.

 

“Pendant la crise sanitaire, tout le monde disposait de moyens pour se laver les mains avec du savon et du gel hydroalcoolique. Malheureusement, nous continuons d’enregistrer des cas de tuberculose”, déplore le technicien.

 

Pour endiguer la propagation de la maladie, Grégoire Sanga insiste sur l’importance des gestes barrières : “Il est important d’appliquer les règles d’hygiène élémentaires comme se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon.”

 

Le technicien recommande également d’assainir les lieux d’habitation : “Nous devons éviter de laisser stagner des eaux usées près de nos maisons. Sinon, nous continuerons d’être confrontés à ces problèmes de paludisme et de tuberculose.”

 

Ces révélations soulignent l’urgence de renforcer les mesures de prévention et d’hygiène dans la région de Bayanga pour lutter efficacement contre la propagation de ces maladies infectieuses.

 

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Ngoutéré : quand l’armée devient le cauchemar des civils

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Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA lors d'une patrouille
des soldats FACA lors d’une patrouille

 

Bangui, CNC. À Ngoutéré, petit village situé à 45 km de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, la population vit un enfer quotidien. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce ne sont pas les groupes rebelles qui terrorisent les habitants, mais bien les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes, censés les protéger. Une enquête menée par la rédaction du CNC sur place révèle une situation catastrophique où les exactions commises par les forces gouvernementales ont détruit complètement la confiance des habitants.

 

Des attaques rebelles à répétition : un symptôme d’un problème plus profond.

 

Au cours de cette année 2024, Ngoutéré subit plusieurs attaques fréquentes menées par des groupes armés de la coalition des patriote pour le changement (CPC) contre les positions des FACA. Ces assauts répétés posent sérieusement de question : pourquoi les rebelles s’acharnent-ils sur ce village en particulier ? La réponse, aussi choquante qu’inattendue, se trouve dans le comportement des soldats FACA et des Mercenaires russes envers la population civile.

 

Un habitant de Ngoutéré, sous couvert d’anonymat, explique : “Les rebelles attaquent ici parce qu’ils savent que la population ne soutiendra pas les FACA et leurs alliés russes du groupe Wagner. Avec tout ce que l’armée nous a fait subir, beaucoup préfèrent voir les rebelles que nos propres soldats“.

 

Kidnappings et meurtres : le quotidien macabre de Ngoutéré.

 

L’un des exemples les plus révoltants des exactions commises par les forces gouvernementales s’est déroulé entre le 15 et le 18 juillet dernier. Les mercenaires russes et les soldats FACA ont enlevé six jeunes civils du village, sans aucun lien avec les groupes armés.

 

“Parmi les kidnappés, il y avait un homme que tout le monde connaît ici. Il n’a jamais rien fait de mal, mais les FACA lui avaient déjà coupé une oreille en 2022”, raconte un témoin du village. “Cette fois, les russes avec les FACA l’ont arrêté avec cinq autres personnes. À peine un kilomètre après la sortie du village, ils l’ont abattu froidement devant les autres otages”.

 

Le sort des cinq autres détenus n’a guère été plus enviable. Ils n’ont été libérés qu’après plusieurs semaines dans la prison des russes à Bouar, et que leurs parents aillent verser un paiement d’une rançon d’un million de francs CFA par tête. “Les familles ont dû emprunter à droite et à gauche pour réunir la somme. C’est un véritable racket organisé par ceux qui devraient nous protéger”, dénonce un parent d’otage.

 

La vengeance aveugle des FACA : un village entier pris pour cible.

 

La situation ne cesse d’empirer à Ngoutéré. Lors d’une récente attaque rebelle de la CPC le 11 septembre dernier, les soldats FACA, mis en déroute, 5 d’entre eux se sont cachés chez une famille dans le village même sans que les rebelles ne sachent. Mais contre toute attente, la nuit du 11 au 12 septembre, ils sont sortis de leur cachette et vont se venger sur des civils totalement innocents.

 

Un rescapé témoigne, la voix tremblante : “Après l’attaque, certains soldats FACA avaient fui dans la forêt, d’autres s’étaient cachés chez des villageois comme des rats peureux dans un trou. Ils attendaient la nuit pour aller se venger sur un vieux papa musulman, très respecté dans notre communauté. Ils ont défoncé sa porte. Ils l’ont tué, ainsi que sa femme et ses enfants. Toute la famille a été massacrée avant que les soldats ne s’enfuient vers Bocaranga sur des motos “.

 

Ce massacre n’est malheureusement pas un cas isolé. Des exactions similaires sont signalées dans d’autres localités comme Paoua, Bozoum, Sam-Ouandja, Bria  ou Bocaranga. L’intégration dans l’armée d’anciens rebelles, mal formés et non rééduqués, explique en partie ce comportement violent qui persiste.

 

La population de Ngoutéré prise au piège.

 

Face à cette situation invivable, les habitants de Ngoutéré et des villages environnants se retrouvent coincés entre le marteau et l’enclume. Censés être protégés par leur armée nationale, ils en sont devenus les principales victimes.

 

“On ne sait plus vers qui se tourner“, confie une mère de famille. “Si on collabore avec les FACA, on risque d’être ciblé par les rebelles. Si on ne le fait pas, ce sont les soldats qui nous punissent. On vit dans la peur constante”.

 

Cette perte totale de confiance envers les FACA crée un vide sécuritaire que les groupes rebelles s’empressent d’exploiter. Certains habitants vont jusqu’à affirmer que la présence rebelle est parfois préférable à celle de l’armée nationale.

 

Un échec cuisant pour le gouvernement.

 

L’incapacité du gouvernement à contrôler ses propres forces et à garantir la sécurité des civils remet en question la légitimité même de l’État dans ces régions reculées. À Ngoutéré, comme dans de nombreux autres villages, l’autorité de Bangui n’existe plus que sur le papier.

 

Un chef communautaire à Bocaranga, désabusé, conclut : “On nous parle de paix, de réconciliation, mais comment faire confiance à un État qui laisse ses propres soldats nous terroriser ? Si rien ne change, Ngoutéré et tous les villages comme le nôtre seront bientôt des zones de non-droit total”.

 

Urgence d’agir pour Ngoutéré et au-delà.

 

La situation à Ngoutéré est symptomatique d’un problème bien plus large qui gangrène l’ensemble du pays. Sans une réforme en profondeur des FACA, incluant une meilleure formation, un contrôle strict des comportements et des sanctions exemplaires pour les auteurs d’exactions, la spirale de violence risque de s’amplifier.

 

Pour les habitants de Ngoutéré, l’urgence est immédiate. Des mesures de protection doivent être mises en place rapidement pour éviter de nouveaux drames. La communauté internationale, déjà impliquée dans le processus de paix en Centrafrique, doit prendre conscience de ces dérives et faire pression sur le gouvernement pour qu’il agisse.

 

Le cas de Ngoutéré n’est que la partie visible d’un iceberg de souffrances qui menace de faire sombrer tout espoir de paix durable en République centrafricaine. Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.

 

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L’arrestation de Nourd Gregaza : où sont partis ses millions de francs CFA?

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Bangui, CNC. L’interpellation de Nourd Gregaza à l’aéroport de Bangui la semaine dernière ajoute un nouveau chapitre aux arrestations douteuses et controversées en République centrafricaine. La disparition de sa malette avec ses millions de francs CFA, y compris d’une montre de luxe à 16 000 euros lors de cette opération rappelle d’autres cas troublants survenus ces derniers mois dans le pays.

 

L’arrestation de Nourd Gregaza : une valise mystérieusement vidée.

 

Gregaza n’a pas mis le pied sur le sol centrafricain. Des hommes en uniforme l’ont extrait de l’avion dès son atterrissage. Cette arrestation, ordonnée par le gouvernement, visait celui présenté comme le chef du groupe armé PRNC.

 

Mais dans la confusion de l’arrestation de Nourd Gregaza, les effets personnels de Gregaza ont disparu. Plus aucune trace de ses millions que certains parlent de 678 000 euros ( environ 450 millions de francs CFA) dans sa mallette. Sa montre de luxe, ses vêtements et même ses lunettes se sont volatilisés.

 

L’arrestation de Nourd Gregaza , Un scénario qui se répète.

 

Cette disparition lors de l’arrestation de Nourd Gregaza  n’est pas un cas isolé. En décembre dernier, le commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar a vécu une mésaventure similaire. Arrêté dans son bureau par des Mercenaires russes, il a été transféré à Bangui et emprisonné à l’OCRB. L’argent qu’il avait sur lui a été confisqué illégalement par les policiers de cette unité de la police nationale. Actuellement à la prison du camp de Roux, il ne fait pas où se trouve son argent.

 

Ces incidents se multiplient, visant particulièrement les hommes d’affaires et les personnes fortunées. En juin dernier , deux franco-algériens de Bangui ont  vu leur argent (près de 800 millions de francs CFA ) s’évaporer lors de leur arrestation par les miliciens requins de la garde présidentielle. En 2022, c’est un entrepreneur centrafricain du quartier PK5 qui a perdu 80 millions de francs CFA après une interpellation musclée.

 

Un pays gangréné par le vol.

 

Ces arrestations aux allures de braquages légaux dressent le portrait d’un pays où l’État de droit s’effrite. La Centrafrique apparaît de plus en plus comme une terre de prédation, où les forces de l’ordre se servent directement dans les poches des citoyens.

 

L’impunité qui entoure ces actes aggrave la situation. Aucune enquête n’a été menée sur ces disparitions d’argent. Les autorités restent muettes, laissant planer le doute sur leur complicité.

 

Cette prolifération de vols déguisés en arrestations légales mine la confiance des Centrafricains envers leurs institutions. Elle décourage aussi les investisseurs, craignant de voir leurs biens confisqués au moindre prétexte.

 

Un système à réformer d’urgence.

 

L’affaire Gregaza dévoile l’urgence de réformer en profondeur les pratiques policières et judiciaires du pays. Sans un contrôle strict des procédures d’arrestation et de saisie, la Centrafrique risque de s’enfoncer dans un système mafieux où la loi du plus fort prime sur le droit.

 

L’arrestation de Nourd Gregaza et la disparition de ses 678 000 euros ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Elles révèlent un système gangrené qu’il faut assainir de toute urgence pour espérer reconstruire un État de droit digne de ce nom.

 

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Le Tchad, victime collatérale des manipulations de Wagner.

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Les mercenaires russes à Bangui, célébrant le premier anniversaire de la mort de leur patron

 

L’affabulateur groupe Wagner, incapable d’étendre son emprise meurtrière au Tchad, tente désormais de semer le chaos par la désinformation la plus grossière. Dans un nouvel épisode de sa campagne de manipulation, le groupe de mercenaires russes accuse sans preuve des “spécialistes militaires ukrainiens” de former des rebelles centrafricains sur le sol tchadien. Ceci est bien sur une manipulations de Wagner.

 

La manipulations de Wagner , une accusation sans fondement.

 

Cette manipulations de Wagner, relayée par un obscur site d’information camerounais, ne repose sur aucun fait vérifiable. L’article en question affirme que “10 spécialistes militaires ukrainiens” seraient arrivés au Tchad pour former des membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) à l’utilisation de drones. Une accusation fantaisiste qui ne cite aucune source crédible et ne fournit aucune preuve tangible.

 

“Ces allégations sont totalement infondées et relèvent de la pure propagande et une manipulations de Wagner  “, déclare Natalie Mbaïkoua, spécialiste en géopolitique à l’Université de Bangui. “Le Tchad n’a aucun intérêt à déstabiliser son voisin centrafricain. C’est une tentative évidente de Wagner pour justifier sa présence en RCA et obtenir plus d’argent”.

 

Wagner, maître en manipulation.

 

Cette nouvelle campagne de désinformation s’inscrit dans la stratégie bien rodée du groupe Wagner en Afrique. En semant le doute et la confusion, les mercenaires russes cherchent à justifier leur présence et à extorquer toujours plus de ressources aux pays qui les accueillent. Ainsi, on assiste à une manipulations gigantesque de de Wagner.

 

“Wagner utilise la mort et la peur comme fonds de commerce”, analyse un enseignant-chercheur à l’Institut de Relations Internationales du Cameroun. “En inventant des menaces extérieures, ils se rendent indispensables auprès des régimes qu’ils protègent, tout en détournant l’attention de leurs propres exactions“.

 

Des autorités centrafricaines complices de la manipulations de Wagner.

 

Plus inquiétant encore, les autorités centrafricaines cautionnent ces manipulations grossières de Wagner. Lors de la décapitation de deux ex-miliciens Anti-Balaka par des mercenaires russes à Bouca, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou,  n’a pas hésité à nier l’évidence, qualifiant les preuves de “manipulation des ennemis de la paix”.

 

“Le régime centrafricain est devenu l’otage consentant de Wagner”, déplore Sophie Nzanga, une militante de l’URCA. “Ils préfèrent fermer les yeux sur les crimes des mercenaires plutôt que de risquer de perdre leur protection“.

 

La manipulations de Wagner,  un danger pour toute la région.

 

En propageant ces rumeurs infondées, Wagner ne se contente pas de manipuler l’opinion publique centrafricaine. Le groupe tente également de déstabiliser les relations entre pays voisins, au risque d’embraser toute la région.

 

“Ces accusations contre le Tchad sont extrêmement dangereuses”, alerte Mahamat Samba, analyste politique tchadien. “Elles pourraient servir de prétexte à une intervention de Wagner au Tchad, avec des conséquences désastreuses pour toute l’Afrique centrale”.

 

Face à cette menace grandissante, il est urgent que la communauté internationale prenne la mesure du danger que représente Wagner pour la stabilité régionale. Sans une réaction ferme, le groupe de mercenaires risque de plonger toute l’Afrique centrale dans le chaos, au seul profit de ses commanditaires russes.

 

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Centrafrique : la démocratie agonise , Crépin Mboli-Goumba s’alarme

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Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

Bangui, CNC. Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE et Coordinateur du BRDC, a lancé un appel poignant lors de sa visite au Musée de l’apartheid à Johannesburg : “Réconcilier une nation et la léguer solide sur ses fondations. Les défis étaient si grands, comparés aux nôtres, que ne pas réussir à rétablir la démocratie et la concorde serait une trahison.”

 

Ces mots résonnent comme un coup de tonnerre dans le ciel orageux de la politique centrafricaine. Mboli-Goumba, président du parti PATRIE et coordinateur de la plateforme d’opposition BRDC, dénonce sans relâche la dérive autoritaire du régime Touadéra.

 

Le règne de la terreur de Touadéra selon Maitre Crépin Mboli-Goumba.

 

Faustin-Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, piétine les fondements démocratiques du pays. Son règne se caractérise par :

 

  1. Une répression brutale : Les opposants sont traqués, emprisonnés, comme le cas de l’ancien ministre Lionel Dounda, du député Dominique Yandocka, . Des jeunes, symboles d’espoir pour l’avenir, croupissent en prison pour avoir osé exprimer leur désaccord.

 

  1. L’alliance mortifère avec Wagner : Les mercenaires russes, autoproclamés marchands de mort, sèment la terreur. Leur présence bafoue la souveraineté nationale et expose la population à des exactions.

 

  1. La corruption généralisée : Les richesses du pays sont pillées, laissant la population dans une misère abjecte.

 

  1. L’asphyxie des institutions : Le pouvoir judiciaire et les médias indépendants sont muselés, anéantissant tout contre-pouvoir.

 

La démocratie en lambeaux.

 

Le tableau est sombre :

 

– Les urnes bâillonnées : Touadéra manigance une modification constitutionnelle pour s’accrocher au pouvoir. La perspective d’Élections libres s’évanouit.

– Les services publics en ruine : Hôpitaux et écoles tombent en décrépitude, abandonnant les Centrafricains à leur sort.

– L’insécurité omniprésente : Malgré la présence de Wagner, des groupes armés terrorisent la population dans de vastes zones du pays.

– L’économie exsangue : La mauvaise gouvernance plonge le pays dans une spirale de pauvreté sans fin.

 

L’opposition décimée mais déterminée.

 

Mboli-Goumba et ses alliés paient le prix fort de leur engagement. Nombreux sont ceux qui ont été jetés en prison, victimes d’arrestations arbitraires. D’autres ont payé de leur vie leur lutte pour la démocratie. Malgré cette répression féroce, l’opposition persiste à réclamer :

 

  1. La libération immédiate des prisonniers politiques comme Lionel Dounda, Dominique Yandocka etc..
  2. L’expulsion du groupe Wagner et le retour à une véritable souveraineté nationale.
  3. L’organisation d’Élections libres et transparentes.
  4. La mise en place d’un dialogue national inclusif pour sauver le pays du chaos.

 

Un appel à l’action.

 

La République centrafricaine se trouve au bord du précipice. L’heure n’est plus aux demi-mesures. Crépin Mboli-Goumba et l’opposition lancent un appel désespéré :

 

– À la population centrafricaine : Résister pacifiquement à l’oppression et exiger le retour de la démocratie.

– À la communauté internationale : Sortir de sa léthargie et agir concrètement pour mettre fin à la dérive autoritaire de Touadéra.

– Aux défenseurs des droits humains : Documenter et dénoncer les exactions du régime et de ses sbires.

 

Le message est clair : la survie de la démocratie centrafricaine est en jeu. Chaque jour de silence est une victoire pour l’autoritarisme. L’héritage de l’apartheid en Afrique du Sud nous rappelle que même les défis les plus insurmontables peuvent être vaincus. La RCA ne peut se permettre d’échouer là où d’autres ont réussi.

 

 

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Les Centrafricains roulés dans la farine par les promesses fantômes de la FIFA

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Stade de football à Barcelone

 

 

Bangui, CNC. Les  belles paroles ne font pas les beaux stades. Voilà ce que constatent amèrement les Centrafricains, cinq ans après les promesses en l’air de la FIFA concernant la construction de nouvelles infrastructures sportives dans le pays.

 

En août 2019, Célestin Yanindji, alors président par intérim de la Fédération centrafricaine de football, annonçait fièrement un accord avec la FIFA pour la construction de quatre stades à Mbaïki, Ndélé, Bouar et Sibut. Une aubaine pour le football centrafricain, privé d’infrastructures dignes de ce nom. Mais aujourd’hui, force est de constater que ces promesses se sont évaporées comme la rosée au soleil.

 

“Où sont passés les fonds promis par la FIFA ? Ont-ils été détournés ? Ou n’ont-ils jamais existé que dans l’imagination fertile de nos dirigeants ?”, s’interroge Christian-Aimé Ndota, journaliste sportif, qui a remis cette affaire sur le devant de la scène. Des questions qui restent sans réponse, la Fédération centrafricaine de football et la FIFA se murant dans un silence assourdissant.

 

Cette absence totale de transparence ne fait qu’alimenter les soupçons de malversations. “On nous a vendu du rêve pour mieux nous rouler dans la farine”, s’indigne Prosper, supporter des Fauves du Bas-Oubangui. “C’est une honte pour notre football et notre pays”.

 

Le contraste est saisissant avec d’autres pays africains comme le Sénégal, où la FIFA vient de débloquer 7 milliards de FCFA pour la rénovation du stade Demba Diop. De quoi faire enrager les amateurs de ballon rond centrafricains, qui attendent toujours ne serait-ce que la pose de la première pierre de leurs stades fantômes.

 

Cette affaire jette une lumière crue sur la gestion opaque du football centrafricain. Elle pousse les centrafricains à s’interroger sur l’utilisation des fonds alloués par la FIFA et l’intégrité des dirigeants sportifs du pays. Il est grand temps que toute la lumière soit faite sur ce fiasco et que les responsables rendent des comptes.

 

En attendant, le football centrafricain continue de végéter, privé des infrastructures indispensables à son développement. Une situation qui ne fait que creuser l’écart avec les autres nations africaines et hypothèque l’avenir des jeunes talents du pays.

 

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Bozoum-Bossemptélé : 87 km de route transformés en piège mortel

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Bozoum-Bossemptélé : 87 km de route transformés en piège mortel

 

Centrafrique.org/etranglees-par-les-barrieres-illegales-des-faca-et-des-routes-impraticables-louham-pende-et-le-lim-pende-sombre-dans-le-chaos/mann/” rel=”attachment wp-att-82821″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/mann-437×450.jpg” alt=”a man standing on a dirt road” width=”437″ height=”450″ />
L’état déplorable de la route dans l’Ouham-Pen. CopyrightCNC

 

 

Bangui, CNC.L’axe routier reliant Bozoum-Bossemptélé, long de 87 km, est devenu un véritable parcours du combattant pour les usagers. Ce qui devrait être un trajet de quelques heures se transforme en une odyssée périlleuse de plus de 5 heures, exposant les voyageurs à de multiples dangers.

 

Bozoum-Bossemptélé : Un voyage cauchemardesque.

 

Les pluies diluviennes ont ravagé cette importante voie de l’Ouham-Pendé, la transformant en un bourbier impraticable. Les véhicules s’enlisent fréquemment, offrant des opportunités aux bandes armées qui rôdent dans le secteur. Lango Jordan, un usager régulier, décrit la situation :

 

« Chaque voyage est une épreuve terrifiante. Nous risquons nos vies non seulement à cause de l’état désastreux de la route, mais aussi face aux attaques des bandits qui profitent de notre vulnérabilité. L’abandon par le gouvernement est inadmissible ».

 

Entretien de l’axe Bozoum-Bossemptélé : un scandale de corruption et d’incompétence.

 

En 2017-2018, le gouvernement avait attribué un marché de réhabilitation de cette voie Bozoum-Bossemptélé  à une entreprise liée à l’ancien Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji. Cette entreprise, manifestement plus intéressée par ses connections politiques que par l’exécution des travaux, n’a jamais entrepris la moindre réhabilitation. Des milliards de francs CFA décaissés pour l’entretien de cette voie se sont évaporés sans laisser de traces, dans un cas spectaculaire de détournement de fonds publics.

 

L’impunité règne : aucune enquête n’a été diligentée sur cette affaire, aucune mesure n’a été prise pour récupérer l’argent volatilisé. Pendant ce temps, la route Bozoum-Bossemptélé  continue de se dégrader, abandonnée à son triste sort quelle que soit la saison.

 

Bozoum-Bossemptélé : un cauchemar permanent.

 

En saison des pluies, la route Bozoum-Bossemptélé  se transforme en un bourbier impraticable, piégeant les véhicules et leurs passagers. La saison sèche n’apporte aucun répit : les trous béants et la poussière omniprésente rendent le trajet tout aussi dangereux. Les habitants de la région sont pris au piège, ne sachant plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.

 

Le chef de mission de l’action humanitaire, venu évaluer la situation, exprime sa consternation :

 

« L’état de cette route Bozoum-Bossemptélé  est effroyable. Il est scandaleux que le gouvernement permette une telle situation, mettant en péril la vie des usagers et entravant gravement l’acheminement de l’aide humanitaire. Cette négligence est impardonnable ».

 

Paralysie économique et insécurité croissante.

 

L’état lamentable de cet axe vital asphyxie l’économie locale. Les commerçants peinent à transporter leurs marchandises, les coûts de transport grimpent en flèche, et le développement de la région est sévèrement entravé. Cette situation aggrave la pauvreté dans une zone déjà durement éprouvée par les conflits.

 

L’indifférence coupable des autorités.

 

Face à ce désastre, les habitants réclament une intervention immédiate du gouvernement. La réfection de cet axe Bozoum-Bossemptélé  n’est pas un caprice, mais une nécessité vitale pour la sécurité et le développement de la région. L’indifférence des autorités face à ce problème criant révèle un mépris profond pour les populations locales et une incapacité à gérer les infrastructures essentielles.

 

Sans une action rapide et décisive, l’axe Bozoum- Bossemptélé restera un monument à l’incompétence du gouvernement centrafricain, incapable d’assurer les services de base à sa population. Cette situation ne fait qu’attiser les tensions dans une région déjà instable, menaçant de plonger la zone dans un chaos encore plus profond.

 

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Les matins difficiles de PK12 : Chronique d’une banlieue banguissoise qui s’éveille

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Les matins difficiles de PK12 : Chronique d’une banlieue banguissoise qui s’éveille

 

Centrafrique.org/une_cafetaria_au_niveau_du_pk12_a_la_sortie_nord_de_bangui/” data-wpel-link=”internal”>Groupe de jeunes discutant autour d’une cafétéria traditionnelle au PK12, Bangui pour illustrer l'article sur Les matins difficiles de PK12 : Chronique d'une banlieue banguissoise qui s'éveille
Jeunes clients autour d’une cafétéria située au PK12, un quartier à la sortie nord de Bangui. CopyrightCNC

 

À la sortie nord de la capitale Bangui, le marché du PK12 s’éveille dans une confusion d’activité  dès l’aube. Entre quête de café et course aux transports, les habitants affrontent leur premier défi du jour : rejoindre le centre-ville.

 

Bangui, 03 octobre 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’aurore pointe à peine sur Bangui quand la vie s’anime au marché PK12. Il est 5h du matin, et la cafétéria de Maman Josiane est déjà en pleine effervescence. L’arôme du café fraîchement préparé se mêle aux odeurs de pain chaud et de beignets dorés.

 

Maman Josiane, une femme énergique d’une cinquantaine d’années, s’active derrière son comptoir. Ses gestes sont assurés, affinés par des années d’expérience. Elle verse le café dans des tasses en distribuant des sourires.

“Ici, on ne sert pas que du café, on donne aussi du courage pour la journée”, dit-elle avec un clin d’œil complice.

 

Les premiers clients sont un mélange de vendeurs du marché PK12 et de travailleurs pressés. Parmi eux, Monsieur Gabriel , un fonctionnaire au ministère de la santé, sirote rapidement son café. Il témoigne :

 

“Chaque matin, c’est la même course contre la montre. Je me lève à 4h30 pour être sûr d’avoir un transport. Même comme ça, c’est la galère. Souvent, je dois prendre une moto jusqu’au croisement du quatrième, puis chercher un autre transport pour le centre-ville. Ça me coûte cher, mais je n’ai pas le choix. Si j’arrive en retard au bureau, c’est mon travail qui s’accumule  “.

 

Son récit est interrompu par une bousculade près de la sortie de la cafétéria. Un bus de couleur verte de 25 place, comme on le dit à Bangui, vient de s’arrêter, provoquant une ruée. Maman Josiane secoue la tête :

“C’est comme ça tous les matins. Les gens se battent pour une place. C’est dur de voir ça”.

Des habitants fréquentent le marché de Bégoua, Pk12, avec des étals de produits variés et des bâtiments en arrière-plan.
Les habitants fréquentent le marché de Bégoua, Pk12, sous le soleil de l’après-midi.. CopyrightCNC.

 

À une table voisine, Clarisse, une étudiante en droit, partage son expérience :

 

“L’université est aussi loin, et les cours commencent tôt à 7 heures et demi. Je dois partir de chez moi avant 5h pour espérer prendre le bus à l’heure et arriver à l’heure. Le pire, c’est quand il pleut. Les taxis – motos  se font rares, les prix grimpent également. Parfois, je rate des cours importants à cause des transports. C’est frustrant, mais on s’adapte. Heureusement, il y a la cafétéria de Maman Josiane pour nous remonter le moral…. Rire!!!.”

 

Les conversations sont ponctuées par le vrombissement des motos-taxis qui passent en trombe. Beaucoup de clients optent pour ce mode de transport, plus rapide mais aussi plus risqué.

 

Pascal, un jeune moto-taximan, s’arrête pour un café express. Il explique :

 

“Je commence souvent tôt le matin pour profiter de l’affluence des travailleurs et élèves qui s’amassent au bord de la route pour attendre le transport. Les gens sont pressés, ils préfèrent la moto même si c’est plus cher. Je fais souvent l’aller-retour entre ici et le croisement du quatrième. C’est dangereux avec la circulation, mais c’est comme ça qu’on gagne notre vie. On essaie de conduire prudemment, mais avec la pression des clients qui sont en retard, ce n’est pas toujours facile.”

 

Alors que le soleil monte dans le ciel, l’agitation au marché PK12 s’intensifie. Les étals s’installent, les marchandises s’étalent. La cafétéria de Maman Josiane continue son ballet incessant de clients qui entrent et sortent, certains déjà résignés à leur retard.

 

Maman Josiane, tout en servant, partage sa vision :

 

“Ce que je vois ici chaque matin, c’est le courage des Banguissois. Malgré les difficultés, ils se battent pour avancer. Les transports, c’est un vrai problème, mais les gens gardent espoir. Ils viennent ici pour un café, mais aussi pour un mot d’encouragement. C’est ça, l’esprit de Bangui. On ne lâche rien, même quand c’est dur”.

 

Alors que la matinée avance, le flot de clients se tarit peu à peu. Ceux qui restent sont les habitués du marché, les vendeurs qui s’installent pour la journée. Le rythme change, mais l’énergie demeure. C’est une nouvelle journée qui commence à Bangui, avec ses défis et ses espoirs, comme toujours en Centrafrique.

 

Reportage réalisé par Fortuné Boberang.

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La rentrée scolaire à Paoua s’étire en longueur

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La rentrée scolaire à Paoua s’étire en longueur

 

Centrafrique.org/lecole-primaire-de-baboua-debordee-par-le-manque-denseignants/eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua/” rel=”attachment wp-att-77169″ data-wpel-link=”internal”>Élèves et enseignants réunis dans la cour de l’École Primaire Fondamentale 1 de Baboua
CopyrightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Dans la ville de Paoua, située à 487 km au nord-ouest de Bangui, la rentrée des classes s’effectue au compte-gouttes. Au lycée moderne, une foule de parents et d’élèves se presse devant le bureau administratif pour régler les frais de scolarité et consulter les listes de classes. À l’intérieur de l’établissement, certaines salles bourdonnent déjà d’activité.

 

Alain Yaguina, censeur du second cycle, dresse un premier bilan :

 

“Nous constatons une affluence progressive des élèves depuis le début du mois. Environ 40% des effectifs sont présents à ce jour. J’invite les parents retardataires à inscrire rapidement leurs enfants pour ne pas perturber le démarrage des cours.”

 

La situation diffère à l’école préfectorale de filles, où les plus jeunes élèves s’initient déjà à l’alphabet. Kamandji Julie Rosine, institutrice, commente :

 

“Nous avons commencé les leçons avec les élèves présentes. Les absentes devront rattraper le retard. Je demande aux parents de faire un effort pour envoyer leurs enfants à l’école dès maintenant.”

 

Malgré ces appels, de nombreux enfants demeurent encore à la maison. Les raisons invoquées vont des difficultés financières aux travaux agricoles. Cette rentrée en ordre dispersé risque de compliquer la tâche des enseignants dans les semaines à venir.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra avait pourtant lancé officiellement la rentrée scolaire 2024-2025 le 16 septembre dernier à Bambari, capitale provinciale de la Ouaka. Mais près d’un mois plus tard, l’écart entre les annonces et la réalité du terrain reste flagrant. À Paoua comme ailleurs en Centrafrique, l’éducation demeure un défi majeur que le gouvernement peine à relever.

 

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