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« Si elle rentre dans la maison, j’envoie l’armée » : Le Procureur menace l’huissier dans l’affaire de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

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« Si elle rentre dans la maison, j’envoie l’armée » : Le Procureur menace l’huissier dans l’affaire de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

Centrafrique.org/flash-info-violente-agression-de-lancienne-ministre-marie-solange-pagonendji-ndakala-par-des-elements-de-la-gendarmerie/lancienne-ministre-marie-solange-pagonendji-ndakala/” rel=”attachment wp-att-84651″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala-356×450.jpg” alt=”Le Procureur menace l’huissier dans l’affaire de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji” width=”356″ height=”450″ />
Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des effets personnels jetés à la rue, une femme contrainte de dormir dans un garage, des gendarmes bloquant l’accès à une maison légalement acquise. À Bangui, l’ancienne ministre et ancienne vice-Présidente du Parlement Marie-Solange Pagonendji vit un cauchemar. Malgré une décision favorable de la Cour d’Appel, le Procureur de la République menace d’utiliser l’armée pour l’empêcher de rentrer chez elle.

 

En effet, depuis le début de l’affaire, la rédaction du CNC décide alors de mener sa propre enquête. Celle-ci, menée par notre équipe d’investigation sur les documents officiels révèle l’historique complet de ce bien immobilier. Créé en mars 1948, le titre foncier n°557, d’une superficie de 6 hectares, était initialement propriété de l’État français, spécifiquement affecté à l’Aviation Civile. En 1974, une mutation importante transfère ce bien dans le domaine privé de l’État centrafricain.

Mais arrivée en 2011, quand l’État centrafricain, propriétaire légal du lieu,  demande à l’ASECNA de rénover les maisons de la cité. Face au coût exorbitant de la rénovation estimé à un milliard de francs CFA, l’ASECNA, simple affectataire,  refuse. L’État décide alors de récupérer la cité, de morceler les terrains et de vendre les immeubles aux particuliers. C’est dans ce cadre que Marie-Solange Pagonendji achète légalement l’une des maisons, avec tous les documents officiels en règle.

 

Mais la situation dégénère brutalement en 2024 quand monsieur Abazène est nommé à la tête du département de la justice. C’est ainsi que l’ASECNA, avec la complicité du ministre Abazène, a décidé de chasser tous les occupants via une procédure judiciaire habillée. Aussitôt, un recours a été déposé à la justice par l’ASECNA  contre l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji, et un jugement a eu lieu rapidement le 25 octobre 2024. La décision a été immédiatement mise en application. Les gendarmes de la brigade motorisée débarquent chez elle sans préavis. La scène est d’une violence inouïe : l’ancienne ministre est traînée hors de la maison, ses effets personnels sont jetés dans la rue. Aujourd’hui encore, ses biens gisent dans la cour de l’hôtel Quatre Saisons, exposés aux intempéries.

Le Procureur menace l'huissier dans l'affaire de l'ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

Le jugement du 25 octobre 2024, invoqué pour justifier l’expulsion de l’ancienne ministre, est contesté : « C’est un jugement falsifié, totalement illégal », affirme Mme PagonendjiNdakala. Son avocat travaille sur un recours, pointant de nombreuses irrégularités dans la procédure.

 

Ainsi, devant la cour d’appel, la justice lui donne raison. La Cour d’Appel de Bangui annule toutes les décisions précédentes prises en référé par le tribunal de grande instance. Le message est clair : Marie-Solange Pagonendji doit réintégrer sa maison. L’huissier, , reçoit le dossier et effectue toutes les procédures nécessaires.

 

C’est alors que le Procureur de la République entre en scène. Dans un coup de téléphone menaçant à l’huissier, il lance : “Si vous la faites rentrer dans la maison, c’est l’armée qui viendra la déloger”. Une menace qui paralyse la procédure judiciaire.

 

Les gendarmes de la brigade motorisée ont scellé et bloqué l’appartement, qu’ils gardent jour et nuit. Aujourd’hui, l’ancienne ministre des Affaires sociales dort dans le garage de cette maison dont elle est la propriétaire légale.

 

“Je me lave dehors comme une chienne, les gens me voient et me regardent”, confie celle qui a occupé les plus hautes fonctions de l’État. Son seul tort ? Avoir acheté légalement une maison que l’ASECNA revendique aujourd’hui, sans même posséder de titre foncier.

 

L’affaire dévoile un conflit plus large entre l’État centrafricain et l’ASECNA      , qui tente de s’approprier plusieurs propriétés étatiques, y compris des bâtiments abritant des ministères. Une situation qui pose question sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État et l’utilisation des forces de sécurité à des fins contestables.​​​​​​​​​​​​​​​​

Dans cette affaire, le ministre de la justice, le procureur, le directeur général de la gendarmerie, le lieutenant Bissakonou de la gendarmerie sont derrière cette histoire et tentent de tirer les ficelles, selon notre investigation.

 

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Radio Mille Collines à Boy-Rabe : Un ministre conseiller propage la haine sur les ondes”

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Radio Mille Collines à Boy-Rabe : Un ministre conseiller propage la haine sur les ondes”

 

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Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika au centre culturel Missy Momo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Une nouvelle station de radio installée dans le quartier Boy-Rabe de Bangui inquiète par ses similitudes troublantes avec la tristement célèbre Radio des Mille Collines du Rwanda. Depuis son studio improvisé, le ministre conseiller Fidèle Ngouandjika y diffuse quotidiennement des accusations graves et non fondées contre ses adversaires politiques.

 

L’ancien ministre Armel Sayo, actuel chef d’une coalition de groupes armés, est devenu la cible principale des émissions de ce média.  Le 14 décembre dernier, cette radio 1000 collines de Boy-Rabe  s’en est prise violemment à lui, l’accusant sans preuves de “contacts permanents avec la présidence de la République soudanaise” pour “renverser le président Touadéra”. Des allégations fantaisistes qui rappellent les pires heures de la propagande radiophonique au Rwanda.

 

“C’est une radio de la haine pure et simple”, dénonce un journaliste centrafricain. “Un ministre conseiller qui crée sa propre station pour diffuser des ragots et de la haine, c’est du jamais vu même dans notre pays.”

 

Plus inquiétant encore, la radio affirme avoir identifié des “complices” de Sayo au sein même de la présidence et du gouvernement. “Tous ces individus sont déjà fichés. Le moment venu, ils seront arrêtés et emprisonnés”, menace l’animateur sur les ondes.

 

“Cette radio fonctionne comme un tribunal populaire”, dénonce un leader de la société civile centrafricaine. “On accuse sans preuves, on condamne sans procès, on menace d’arrestation. C’est exactement le type de pratiques qui ont conduit aux pires dérives dans d’autres pays comme le Rwanda“.

 

En outre, la récente invitation du ministre de la Justice sur cette radio a tourné au fiasco, créant un malaise général face au niveau affligeant des échanges. Le ministre de la justice, invité, parlait même comme des garçon mal éduqué. “C’était gênant à écouter”, confie un auditeur.

 

La Haute Autorité de la Communication reste étrangement silencieuse alors que cette radio 1000 collines de Boy-Rabe opère sans licence officielle. “Comment peut-on laisser un haut cadre du régime de Baba Kongoboro transformer les ondes en tribune personnelle pour propager la haine ?”, s’interroge un professionnel des médias.

 

Les émissions quotidiennes de cette radio 1000 collines de Boy-Rabe  consistent essentiellement en un monologue du ministre conseiller, parsemé d’accusations graves contre diverses hommes politiques du pays. Une pratique qui viole toutes les règles déontologiques du journalisme.

 

“Cette radio 1000 collines de Boy-Rabe  doit être fermée immédiatement”, exige un activiste de la société civile centrafricaine. “On ne peut pas laisser un membre du gouvernement utiliser les ondes pour inciter à la haine, c’est tout simplement irresponsable.”

 

Le silence des autorités face à cette dérive médiatique questionne sérieusement la gouvernance dans ce régime des bras cassés. Pendant ce temps, depuis son studio de Boy-Rabe, le ministre conseiller continue ses émissions quotidiennes, transformant les ondes en outil de propagande personnelle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La propagande pathétique de Wagner : quand les mercenaires jouent aux humanitaires à Grimari

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La propagande pathétique de Wagner : quand les mercenaires jouent aux humanitaires à Grimari

 

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la photo de l’accident de moto mise en scène par Wagner dans sa propagande

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les forces de Wagner en Centrafrique tentent désespérément de redorer leur image à travers une communication aussi maladroite que mensongère. Un simple accident de moto près de Grimari se transforme sous leur plume en une opération humanitaire, illustrant leur cynique stratégie de manipulation de l’opinion.

 

Une mise en scène grotesque de l’aide humanitaire

 

L’incident relaté est symptomatique : des “spécialistes militaires russes” qui se présentent opportunément comme des sauveurs providentiels auprès d’un accidenté. Cette instrumentalisation d’un fait divers tragique révèle leur désespérante quête de légitimité. La réalité du terrain est pourtant aux antipodes de cette image fabriquée.

 

Un système adapté de désinformation

 

Cette communication s’inscrit dans une stratégie plus large visant à masquer la véritable nature des activités du groupe. Chaque intervention est minutieusement mise en scène, photographiée, partagée sur les réseaux sociaux. Un exercice de propagande qui ne trompe plus personne.

 

Le vrai visage de Wagner sur le terrain

 

Pendant que Wagner tente de se construire une façade humanitaire, les populations centrafricaines continuent de subir les conséquences de leur exaction. Les témoignages qui nous parviennent racontent une toute autre histoire : celle d’une force qui viole, pille, massacre, tue …  et aggrave les tensions plutôt que de les apaiser.

 

Aux Centrafricains de juger la mascarade

 

Il est de notre devoir de déconstruire ces tentatives de manipulation qui insultent l’intelligence des Centrafricains. La vraie nature de Wagner ne peut être dissimulée derrière quelques posts sur les réseaux sociaux relatant des actes de prétendue bonté.

 

Les citoyens méritent la vérité, pas une propagande grossière qui tente de transformer des mercenaires en travailleurs humanitaires. L’avenir de la Centrafrique ne peut se construire sur des mensonges aussi flagrants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le recteur de l’Université de Bangui, Gérard Gresenguet,  encense le président Touadera dans ses vœux 2025

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Le recteur de l’Université de Bangui, Gérard Gresenguet,  encense le président Touadera dans ses vœux 2025

 

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Copyrightla renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un exercice protocolaire teinté d’éloges, le recteur de l’Université de Bangui, Gérard Gresenguet, a présenté ce vendredi 3 janvier 2025 ses vœux au président Faustin Archange Touadera et à son épouse Brigitte à la présidence de la République.

 

Dans un discours empreint de reconnaissance envers celui qui l’a nommé à ce poste, le recteur de l’université de Bangui, Gérard Gresenguet,  a multiplié les marques de gratitude envers le chef de l’État, évoquant des “progrès” dans l’enseignement supérieur centrafricain difficilement perceptibles sur le terrain après 20 ans de pouvoir de Touadera, de l’université de Bangui à la présidence de la République. .

 

Le recteur Gérard Gresenguet  a notamment cité la participation du président à un jury de thèse en mathématiques au Burkina Faso comme preuve de son engagement pour l’éducation. Il a également vanté des partenariats universitaires avec la Corée du Sud, la Russie et la Chine, sans préciser leur impact concret sur la qualité de l’enseignement à Bangui.

 

Ces déclarations contrastent avec la réalité d’un système éducatif centrafricain toujours en crise, marqué par des infrastructures vétustes, des amphithéâtres surchargés et des grèves récurrentes des enseignants non titulaires pour le paiement de leurs vacations.

 

“La communauté universitaire sera toujours à vos côtés”, a conclu le recteur Gérard Gresenguet, dans une formule révélatrice d’un discours plus orienté vers la manifestation de sa loyauté personnelle que vers un véritable bilan de l’état de l’université centrafricaine.

 

Cette cérémonie de vœux intervient alors que l’Université de Bangui peine toujours à assurer des conditions d’études décentes à ses étudiants, malgré les promesses répétées de réformes et d’investissements dans l’enseignement supérieur.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Baba Kongoboro oublie le sport et les médias : deux heures de discours, deux grands absents

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Baba Kongoboro oublie le sport et les médias : deux heures de discours, deux grands absents

 

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Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À l’Assemblée Nationale ce samedi 28 décembre, les députés ont écouté pendant deux heures le Président Baba Kongoboro parler de l’état de la nation. Un long discours qui a laissé perplexe. Ni le sport, ni la communication n’ont trouvé leur place dans ses paroles. Comme si ces deux piliers de la vie nationale n’existaient pas.

 

Les grands oubliés du discours de Baba Kongoboro

 

Pendant ces 120 minutes de grand oral devant les députés, le chef de l’État, Baba Kongoboro,  a abordé, de manière pathétique,  de nombreux sujets, tissant un tableau de la situation nationale à sa convenance. Mais le plus frappant n’était pas dans ce qu’il a dit, mais dans ce qu’il a tu. Pas un mot sur le stade 20000 places, sur une jeunesse en manque d’infrastructures sportives. Pas une phrase sur les médias nationaux, sur la radio et la télévision qui peinent à remplir leur mission de service public.

 

Quand les médias deviennent invisibles pour Baba Kongoboro

 

Le silence de Baba Kongoboro  sur les médias nationaux pose question. Le ministre porte-parole du gouvernement, celui qui devrait porter la voix officielle du pouvoir, n’a même pas eu droit à une mention. La presse, pourtant essentielle à la vie démocratique, a été complètement ignorée dans ce monologue présidentiel.

 

La jeunesse sportive aux oubliettes

 

Le sport, vecteur d’unité nationale et d’épanouissement pour la jeunesse, n’a visiblement pas sa place dans la vision présidentielle. Les installations sportives se délabrent, les athlètes s’entraînent dans des conditions précaires, mais ces réalités semblent bien loin des préoccupations du pouvoir.

 

Des paroles en décalage avec la réalité

 

Le Président a préféré parler d’autres choses, se perdant dans des histoires sans fin où la vérité côtoie souvent l’invention. Son discours n’a fait qu’agrandir le fossé entre les belles paroles du pouvoir et la vie quotidienne des gens.

 

Ces absences dans le discours présidentiel montrent bien comment le régime traite certains ministères. Le sport et la communication sont devenus les parents pauvres du gouvernement, des secteurs qu’on peut négliger sans remords.

 

En tournant ainsi le dos à la jeunesse sportive et aux médias du pays, le pouvoir risque de payer cher son indifférence. Les jeunes et les professionnels des médias n’oublieront pas de sitôt ce manque de considération.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La CPS revendique un bilan comparable à celui du TPIR au Rwanda : réalité ou fiction ?

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La CPS revendique un bilan comparable à celui du TPIR au Rwanda : réalité ou fiction ?

 

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Le juge de la Section d’assises de la Cour pénale spéciale lors d’une audience dans le procès Ndélé I. CopyrightCPS

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 “En 6 ans, nous avons fait le travail du Tribunal pénal international du Rwanda en 18 ans”, affirme fièrement Alain Tolmo, procureur spécial par intérim de la CPS (Cour pénale spéciale )  sur les antennes de la radio Ndékè Luka. Une déclaration qui, bien que témoignant du dynamisme de cette jeune juridiction, pose de nombreuses interrogations sur son efficacité réelle et son impartialité dans le contexte centrafricain.

 

Depuis sa mise en route en 2018, la CPS affiche des statistiques encourageantes avec six procédures majeures menées à leur terme. Dans son bureau à Bangui, le procureur Alain Tolmo ne cache pas sa satisfaction :

“La lutte contre l’impunité des graves violations des droits humains est véritablement en marche en République centrafricaine“.

 

Le calendrier judiciaire s’annonce d’ailleurs chargé pour les mois à venir. “Plusieurs dossiers sont arrivés à maturité”, confirme le magistrat, tout en restant discret sur leur contenu exact jusqu’aux prochaines conférences de mise en état. Cette activité judiciaire soutenue pourrait laisser penser que la CPS remplit pleinement sa mission.

La CPS revendique un bilan comparable à celui du TPIR au Rwanda : réalité ou fiction ?
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Cependant, le tableau n’est pas aussi idyllique qu’il y paraît. “Les enquêtes de criminement sont des enquêtes vraiment difficiles”, reconnaît le procureur Tolmo. L’accessibilité de certaines zones du pays reste problématique, compliquant le travail des enquêteurs sur le terrain. Plus inquiétant dans cette histoire, la réticence de nombreuses victimes à témoigner freine l’avancement des dossiers.

 

“Il y a certaines victimes qui craignent de briser le silence”, admet Tolmo, avant d’ajouter : “Or, on dit souvent qu’il faut briser le silence avant que le silence ne vous brise“. Cette crainte des représailles, dans un contexte où les conflits ne sont pas totalement éteints, explique une réalité plus complexe.

 

Mais au-delà de ces obstacles techniques, c’est surtout la sélectivité des poursuites qui interroge. Les observateurs nationaux et internationaux notent une tendance troublante : les accusés traduits devant la CPS semblent majoritairement issus des rangs opposés au pouvoir en place. Pendant ce temps, plusieurs personnalités occupant aujourd’hui des postes ministériels ou des fonctions officielles, pourtant citées dans des rapports d’ONG pour leur implication présumée dans des crimes graves, échappent aux poursuites.

La CPS revendique un bilan comparable à celui du TPIR au Rwanda : réalité ou fiction ?
Hassan Bouba, inculpé par la CPS pour crime de guerre et crime contre l’humanité, parade avec les Mercenaires russes du groupe Wagner à Bria

 

Cette situation paradoxale jette une ombre sur la comparaison avec le TPIR. Au Rwanda, la justice internationale a réussi à juger les plus hauts responsables du génocide, y compris d’anciens ministres et dirigeants. En RCA, la justice semble s’arrêter aux portes des ministères.

 

En Centrafrique, la réalité sur le terrain est frappante : d’anciens chefs de guerre, aujourd’hui recyclés en ministres ou conseillers présidentiels, circulent librement dans Bangui, parfois dans des véhicules officiels avec des gardes du corps. Plusieurs membres actuels du gouvernement, notamment aux portefeuilles de la Justice, des Transports, du désarmement,  de l’agriculture ou de l’Élevage, sont régulièrement cités dans des rapports d’enquête pour leur rôle présumé dans des exactions. Pourtant, aucune procédure concrète n’a été engagée à leur encontre.

 

Cette immunité de fait dont jouissent ces responsables pose la question de l’indépendance réelle de la CPS. Si le procureur évoque des “enquêtes difficiles”, ces obstacles techniques suffisent-ils à expliquer l’absence de poursuites contre certaines personnalités ? La réalité suggère plutôt une forme d’instrumentalisation politique de l’institution.

 

Les six procédures bouclées, présentées comme un succès, concernent principalement des acteurs de second rang ou des opposants au régime. Cette sélectivité dans les poursuites risque d’alimenter les cycles de violence plutôt que de les briser.

 

Par ailleurs, le procureur reconnaît lui-même que le temps judiciaire peut s’étirer bien au-delà des prévisions : “Vous avez vu comment on est parti ? Comme quelque chose de facile, on est arrivé à un procès difficile, un procès qui devait s’étendre sur 6 mois et s’est étendu sur 1 an”. Cette lenteur procédurale, combinée à la sélectivité des poursuites, questionne l’efficacité réelle du système.

 

Pendant ce temps, la CPS tente d’envoyer un message fort  aux criminels : “Si tu prends ton arme contre la paisible population civile, il faut mûrir ta réflexion avant d’agir, car tu vas te retrouver devant la foudre de la répression“. Mais ce message perd de sa crédibilité quand certains responsables présumés échappent systématiquement aux poursuites du fait de leur position politique proche du régime  de Bangui.

 

L’avenir incertain de la justice transitionnelle ? Cette situation pose des questions sur l’efficacité de la justice transitionnelle en Centrafrique. Comment réconcilier une nation quand la justice apparaît à géométrie variable ? Le message envoyé est inquiétant : l’impunité semble garantie pour ceux qui rejoignent les rangs du pouvoir.

 

Alors que la CPS entre dans sa septième année d’existence, son bilan apparaît plus contrasté que ne le suggèrent les déclarations officielles. Pour gagner en crédibilité, elle devra démontrer sa capacité à poursuivre tous les auteurs présumés de crimes graves, indépendamment de leur position politique actuelle. Sans cela, la comparaison avec le TPIR risque de rester un exercice de communication plus qu’une réalité judiciaire.

 

En définitive, si la CPS a indéniablement marqué des points dans la lutte contre l’impunité, son action reste entachée par une sélectivité qui mine sa crédibilité. La vraie mesure de son succès ne se comptera pas tant en nombre de procédures bouclées qu’en sa capacité future à traiter équitablement tous les dossiers, quel que soit le statut des accusés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Qui est Betwinner Cameroun?

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FLASH INFO : le général ARDA HAKOUMA, chef militaire du MDRPC, arrêté par les forces tchadiennes….

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FLASH INFO : le général ARDA HAKOUMA, chef militaire du MDRPC, arrêté par les forces tchadiennes….

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Le général Arda Hakouma, chef du MDRPC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Le général ARDA HAKOUMA, chef militaire du MDRPC , a été appréhendé ce dimanche 5 janvier 2025 à Tissi, ville frontalière du Tchad. L’arrestation s’est déroulée à 8 heures du matin, selon des sources sécuritaires tchadiennes jointes au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Les autorités tchadiennes accusent le général ARDA HAKOUMA d’avoir établi des contacts avec l’Union des Forces de la Résistance (UFR), un groupe armé tchadien qui dispose de bases arrière en République centrafricaine, notamment à Kotto 3 et Yangou Pendéré, près de Sam Ouandja.

 

Cette arrestation du général ARDA HAKOUMA  intervient dans un contexte de tensions croissantes à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine, où des mouvements de groupes armés ont été signalés ces dernières semaines.

 

Le général ARDA HAKOUMA est actuellement détenu par les forces de sécurité tchadiennes qui préparent son transfèrement à Ndjamena. Une enquête est en cours pour déterminer l’étendue de ses liens présumés avec l’UFR.

 

Plus de détails sur cette affaire seront communiqués dans nos prochaines éditions, au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.

 

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Les délires d’un affabulateur burkinabé : quand le porte-voix de Wagner sombre dans la paranoïa

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Les délires d’un affabulateur  burkinabé : quand le porte-voix de Wagner sombre dans la paranoïa

 

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affabulateur burkinabé qui se proclame porte-parole de Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’absurdité atteint des sommets dans le petit monde de la propagande pro-Wagner. Un individu, visiblement un burkinabé moralement troublé, vient de livrer un monologue hallucinant sur les réseaux sociaux, mélangeant conspirations imaginaires et menaces fantasmées contre la Centrafrique.

 

Dans un français approximatif qui trahit sa confusion mentale, ce porte-voix de Wagner  improvisé tisse une toile d’accusations rocambolesques. Son récit commence par une prétendue “rencontre secrète” entre agents polonais, ukrainiens et ce qu’il appelle “les forces du mal de la DGSE française” – une entité dont lui seul connaît les secrets.

 

Ce porte-voix de Wagner  s’égare ensuite dans un dédale d’incohérences. Il évoque un complot impliquant des drones FPV destinés à des “forces du mal” en Centrafrique, sans jamais pouvoir étayer ses allégations par le moindre fait concret. Son discours décousu saute du coq à l’âne, passant de la Centrafrique au Burkina Faso, puis à l’Algérie, dans une logique que lui seul comprend.

 

Plus spectaculaire encore, ce porte-voix de Wagner  au Burkina-Faso invente de toutes pièces un “document confidentiel” censé prouver l’existence d’un projet d’armes biologiques. Cette affirmation, particulièrement dangereuse, ne repose sur aucun élément tangible. Elle relève purement du délire conspirationniste digne de Wagner.

 

La lecture de l’histoire centrafricaine de ce porte-voix de Wagner  est tout aussi fantaisiste. S’il est vrai que le pays a connu des périodes troubles, sa version des événements ressemble plus à un conte pour enfants de maternelle qu’à une analyse géopolitique sérieuse. Il présente le président Touadéra comme un héros solitaire sauvé par la Russie, occultant complètement le rôle des Nations Unies et des autres partenaires internationaux dans la stabilisation du pays.

 

Le discours devient franchement délirant quand il évoque un supposé plan d’attaques simultanées en Algérie, “déjoué” grâce à un mystérieux “terroriste repenti”. Ces affirmations, dignes d’un mauvais film d’espionnage, ne résistent pas à la moindre vérification factuelle.

 

La confusion mentale de ce porte-voix de Wagner atteint son paroxysme quand il mélange allègrement les rôles des différents pays, attribuant à la France des actions impossibles à prouver et prêtant aux Américains, puis aux Russes (!), le don des mêmes armes à l’Ukraine.

 

Ce qui frappe dans ce discours, c’est moins son contenu – trop absurde pour être pris au sérieux – que l’état mental de son auteur. Comment un individu manifestement si éloigné de la réalité peut-il servir de porte-voix à une organisation comme Wagner ? La question mérite d’être posée.

 

Les propos tenus par ce porte-voix de Wagner  relèvent plus d’une consultation psychiatrique que d’une analyse politique. Ils témoignent d’un esprit troublé, perdu dans ses propres constructions mentales, incapable de distinguer le réel de l’imaginaire. Dans un monde normal, un tel individu recevrait l’aide médicale dont il a visiblement besoin, plutôt que de servir d’instrument de propagande.

 

Cette sortie médiatique pathétique illustre la dérive du système de désinformation de Wagner, réduit à utiliser des personnages instables pour diffuser ses messages. Elle montre aussi les limites de cette stratégie : qui peut encore prendre au sérieux de tels délires ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Centrafrique pleure : le pays sombre dans une dictature plus terrible

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La Centrafrique pleure : le pays sombre dans une dictature plus terrible

 

La Centrafrique pleure : le pays sombre dans une dictature plus terrible
Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les Centrafricains revivent leurs pires souvenirs. Mais cette fois, la douleur est plus profonde. La peur s’installe, lourde et familière. Chaque jour apporte son lot de désillusions dans un pays qui espérait tant tourner la page de son passé sombre. Malheureusement, c’est le contraire, et La Centrafrique continue de pleurer.

 

Ce samedi 28 décembre 2024, les centrafricains gardent les yeux rivés sur leurs radios. La voix du présentateur de Radio Centrafrique déborde d’enthousiasme, presque irréel. “Touadéra est notre soleil, notre lune, le sauveur de la Centrafrique…” Des chansons à sa gloire inondent les ondes. Dans les foyers plongés dans le noir par les coupures d’électricité, où il n’y a pas d’eau, où les enfants n’arrivent pas à manger ce jour, ces paroles sonnent comme une cruelle plaisanterie à l’ivoirienne.

 

Les anciens secouent la tête, le cœur lourd. “Même sous Bokassa, ce n’était pas aussi terrible. Actuellement, La Centrafrique  est chaos “, murmurent-ils. Les jeunes, eux, découvrent la réalité d’un régime autoritaire que leurs parents leur racontaient dans les livres. La liberté d’expression s’éteint peu à peu. Le silence devient une stratégie de survie actuelle.

 

Les rues de Bangui, pour ne pas dire de la Centrafrique,  racontent une autre histoire que celle de la radio nationale. Les femmes marchent des kilomètres pour trouver de l’eau potable. Les malades meurent devant des hôpitaux vides. Les routes ressemblent à des champs de bataille. Neuf ans de promesses se sont évaporés dans l’air chaud de la capitale.

 

Un artiste brave encore la peur. M. Ozaguin chante la vraie vie des Centrafricains. Ses paroles touchent les cœurs car elles parlent de leur quotidien : pas d’eau, pas d’électricité, pas de soins, pas d’espoir. Sa voix porte la souffrance d’un peuple qui n’en peut plus de tant de mensonges.

 

Les forces russes patrouillent dans les rues. Leur présence ajoute une couche de terreur à la vie quotidienne. Les pillages se multiplient, les disparitions aussi. Mais personne n’ose plus en parler. Le pouvoir exige des applaudissements, pas des critiques.

 

Le contraste avec le Rwanda fait mal. Après un génocide de 1994 qui a emporté près d’un million de vies, ce pays s’est relevé seul. En dix ans, il s’est transformé. Ses villes brillent, son armée inspire le respect, son peuple avance. La Centrafrique, quant à elle, à 9 ans de gouvernance de Touadera, recule dans le temps comme si on est dans les années 1700 ans.

 

Ce jour là, la radio Centrafrique parle de routes goudronnées qui n’existent pas. Elle vante des miracles invisibles. Elle prépare déjà le terrain pour un troisième mandat présidentiel. Pendant ce temps, les Centrafricains cherchent leurs mots pour décrire leur désespoir à leurs enfants.

 

L’histoire se répète, mais en pire. Le parti unique d’aujourd’hui, le MCU,  dépasse en cruauté celui d’hier. Les Centrafricains ne lisent plus l’histoire de leur pays dans les manuels scolaires,  ils la vivent au quotidien, plus douloureuse que jamais.

 

Les anciens avaient prévenu dès la prise du pouvoir de Touadera en 2016. Leurs avertissements résonnent maintenant comme une prophétie. Le pays s’enfonce dans une nuit plus noire que celle des années Bokassa. Et pendant que la radio chante les louanges du pouvoir, les larmes silencieuses coulent sur les joues d’un peuple qui voit son pays mourir à petit feu.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Jules Njawé , Du braqueur parisien au conseiller présidentiel : L’incroyable escroquerie aux uniformes de la Garde présidentielle

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Jules Njawé , Du braqueur parisien au conseiller présidentiel : L’incroyable escroquerie aux uniformes de la Garde présidentielle

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Le camerounais Jules Ndjawé, conseiller du Président centrafricain Faustin Archange TouaderaScreenshot

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Trois millions de francs CFA volatilisés, un commerçant camerounais arnaqué, des uniformes militaires livrés mais jamais payés. Les documents en notre possession dévoilent comment un ancien malfrat parisien, devenu conseiller du président Touadéra, a instrumenté une escroquerie aux allures d’affaire d’État.

 

Le parfait coup du faux mandataire Jules Njawé

 

Mars 2016. À Douala, un certain Gilles Njawé se présente chez un commerçant local. Son discours est bien calculé : “Je suis l’invité personnel du nouveau président centrafricain Touadéra pour son investiture. La Garde présidentielle n’a pas d’uniformes dignes de ce nom pour la cérémonie“. Il brandit une liste détaillée : 16 chemises, 16 paires de chaussures, 16 costumes. Le besoin paraît légitime, l’urgence crédible.

 

Une manipulation savamment calculée par son auteur, Jules Njawé

 

Ainsi, vue la commande, Le commerçant mord à l’hameçon. Gilles Njawé  promet un paiement rapide dès son retour de Bangui. “Le président m’a chargé personnellement de cette mission”, insiste-t-il. La facture est établie : 2 960 000 francs CFA. Les uniformes sont achetés, livrés. Gilles Njawé  disparaît avec le lot complet.

 

De la rue parisienne aux ors de la République

 

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais huit ans plus tard, le même Gilles Njawé réapparaît. Non plus comme simple escroc, mais comme conseiller à la présidence centrafricaine. Les recherches de notre rédaction ont permis de reconstituer son parcours : ancien “blouse noire” – nom donné aux braqueurs dans les quartiers chauds de Paris,  il a su se frayer un chemin jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir à Bangui.

 

Un système qui pose question

 

Comment un homme au passé si trouble a-t-il pu accéder à de telles responsabilités ? Les témoignages recueillis à Paris et au Cameroun dressent le portrait d’un manipulateur chevronné. À Bangui, les portes se sont ouvertes, les questions gênantes ont été évitées. Un passeport diplomatique et un bureau présidentiel plus tard, l’ancien malfrat de Paris conseille désormais un chef d’État.

 

L’impunité comme seule réponse

 

Aujourd’hui, le commerçant camerounais prépare une plainte. Ses multiples demandes de remboursement sont restées lettre morte. Cette affaire n’est pas qu’une simple escroquerie. Elle révèle les failles béantes d’un système où les repris de justice d’hier deviennent les conseillers d’aujourd’hui.

 

Les faits sont là : un commerçant honnête a perdu trois millions, un escroc a gagné un poste présidentiel, et la République centrafricaine voit sa réputation encore plus entachée. Comme l’a si justement dit l’opposant Anicet Georges Dologuélé : “Le pays est devenu un repaire de bandits transfrontaliers“. Cette affaire lui donne tristement raison.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La dérive sanglante d’une armée hors de contrôle à Ouadda-Maïkaga

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La dérive sanglante d’une armée hors de contrôle à Ouadda-Maïkaga

 

Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>La dérive sanglante d'une armée hors de contrôle à Ouadda-Maïkaga
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Séquestrées, violées, torturées. À Ouadda-Maïkaga, des filles adolescentes subissent l’horreur aux mains de ceux censés les protéger. Notre enquête révèle comment des soldats FAKA transforment leur base militaire en zone de non-droit, sous le regard complaisant d’une hiérarchie militaire léthargique.

 

Une descente aux enfers pour la population civile à Ouadda-Maïkaga

 

La situation à Ouadda-Maïkaga, à 204 kilomètres de Bria, dans la préfecture de la Haute- Kotto, démontre de manière dramatique la dérive d’une armée nationale qui semble avoir perdu tout sens de sa mission. Le cas de Kadjidje, une adolescente de 16 ans,  violée, séquestrée plusieurs jours dans la base militaire des soldats FAKA où elle aurait subi des mauvais traitements, n’est que la partie émergée d’un iceberg d’exactions. Une seconde fille adolescente, dénommée Asna, 14 ans, a connu le même sort et au même moment , victime de soldats qui se comportent désormais en véritables seigneurs de guerre.

 

Une hiérarchie militaire dans un état de déliquescence avancée

 

L’inaction de l’état-major face à ces crimes répétés pose question. Comment expliquer ce silence assourdissant alors que ses propres troupes se livrent à des actes dignes des pires mercenaires ? La nomination d’un douanier, M. Biro, au poste de ministre de la Défense, symbolise le délabrement institutionnel d’une armée à la dérive.

 

Des exactions systématiques et impunies

 

Il y a à peine deux semaines, ces mêmes soldats se sont improvisés juges et bourreaux, arrêtant arbitrairement dix personnes accusées de sorcellerie. Leur “jugement” s’est soldé par la mort d’une femme sous la torture, son corps portant les stigmates de sévices innommables. Ces militaires s’arrogent tous les pouvoirs, de celui de magistrat à celui de maire, instaurant un régime de terreur digne des heures les plus sombres.

 

Un avenir chaotique pour l’institution militaire de la RCA

 

L’influence délétère des mercenaires du groupe Wagner sur le comportement de ces soldats pose la question de l’avenir même de l’armée nationale. Comment une force armée qui torture et viole ses propres citoyens peut-elle prétendre défendre la nation ? La formation éthique des soldats, manifestement inexistante, révèle une faillite profonde du commandement.

 

La réhabilitation de l’armée nationale nécessitera bien plus qu’un simple changement de personnel à sa tête. C’est toute la chaîne de commandement qui doit être repensée, la formation des soldats entièrement revue, et surtout, les criminels en uniforme traduits en justice. Sans ces mesures radicales, l’armée nationale continuera sa mutation en une force prédatrice, terreur de la population qu’elle devrait protéger.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Un forage d’eau pour seul bilan en 8 ans : La dérive spectaculaire du président Kongoboro

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Un forage d’eau pour seul bilan en 8 ans : La dérive protocolaire du président Kongoboro

 

Discours d’inauguration du forage Touadera au Pk13 a Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro vient de toucher le fond. L’homme qui dirige la République centrafricaine depuis 8 ans s’est déplacé en grande pompe pour inaugurer… un simple forage d’eau. Un événement qui montre de manière criante le vide sidéral de son bilan et l’absence totale de vision pour le développement du pays. Oh président Kongoboro, quelle honte ?

 

Une cérémonie qui frôle le ridicule avec le président Kongoboro

 

L’image est aussi surréaliste que révélatrice : le chef de l’État centrafricain, entouré de son protocole, coupant solennellement un ruban pour un forage d’eau dont le coût n’excède pas 4 000 euros (2,62 millions de FCFA). Une infrastructure que n’importe quel citoyen centrafricain pourrait financer, et que les ONG installent par centaines dans les provinces sans tambour ni trompette.

 

“C’est une honte monumentale de voir le président Kongoboro  s’abaisser à inaugurer un simple forage. À ce rythme, les députés inaugureront bientôt les puits, et les maires les marigots”, fustige un observateur politique centrafricain sous couvert d’anonymat.

Essai du forage en présence de Touadera

 

Un bilan désertique après 8 ans de pouvoir

 

Cette mise en scène comique met cruellement en lumière le bilan catastrophique du président Kongoboro . En huit années à la tête du pays, l’ancien mathématicien de Boy-Rabe n’a manifestement réussi qu’à poser pour les photographes devant un modeste forage d’eau.

 

“Le président Kongoboro  est arrivé au pouvoir sans projet de société cohérent. Le résultat est là : après deux mandats, il en est réduit à ces mesquineries protocolaires qui masquent mal son incapacité à impulser le moindre développement”, analyse un expert en gouvernance.

Essai du forage en présence de Touadera

 

Un pays en panne de projets structurants

 

Pendant que Baba Kongoboro s’égare dans ces inaugurations honteuses, les véritables défis de la Centrafrique – infrastructures, éducation, santé, développement économique – restent désespérément en souffrance. Cette dérive protocolaire autour d’un simple forage explique sans doute l’urgence d’un changement radical de gouvernance pour sortir le pays de l’ornière.

 

Les partisans du président Kongoboro devront se rendre à l’évidence : leur champion clepto excelle davantage dans les cérémonies creuses que dans la mise en œuvre d’une véritable politique de développement de la République centrafricaine. Un constat amer après huit années d’espoirs déçus.

 

Alors qu’une élection présidentielle se profile à l’horizon 2025, cette inauguration dérisoire restera comme le symbole d’un mandat signé par l’immobilisme et le culte de l’apparence. Les Centrafricains méritent assurément mieux qu’un président réduit à couper des rubans devant des forages.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : les prix s’envolent, le peuple s’appauvrit,  Le réquisitoire de Ziguélé sur l’économie

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les prix s’envolent, le peuple s’appauvrit,  Le réquisitoire de Ziguélé sur l’économie

 

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”les prix s’envolent, le peuple s’appauvrit, Le réquisitoire de Ziguélé sur l’économie” width=”450″ height=”264″ />
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assembblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un discours de fin d’année, le président du MLPC dresse un tableau noir de l’économie centrafricaine. Une analyse qui contraste avec les chiffres optimistes présentés par le pouvoir.

 

Les rues de Bangui vibrent au rythme d’une crise économique sans précédent. Au marché de PK12, les prix grimpent, les étals se vident, et les visages se crispent. “Avant, j’achetais un sac de manioc pour nourrir ma famille pendant un mois. Aujourd’hui, le même argent couvre à peine une semaine”, témoigne Nadège, mère de cinq enfants.

 

Martin Ziguélé, le président du MLPC, a choisi la dernière semaine de 2024 pour sonner l’alarme. Son constat tombe comme un couperet : l’inflation écrase le quotidien des Centrafricains pendant que le gouvernement jongle avec les statistiques.

 

“Le 28 décembre, à l’Assemblée nationale, le président Touadéra a parlé en français uniquement. Un choix calculé pour masquer la réalité économique à la majorité de nos concitoyens”, analyse Ziguélé, pointant la déconnexion entre les discours officiels et la vie réelle des Centrafricains.

 

Les chiffres donnent le vertige. Au marché PK5 de Bangui, le kilo de viande atteint des sommets, le prix du pain double, celui des médicaments triple. Les décisions gouvernementales aggravent la situation : hausse des carburants, augmentation du coût de la carte d’identité, explosion des tarifs des ports secs.

 

“C’est simple, nous choisissons maintenant entre manger et soigner les enfants”, confie Pierre, enseignant dans le quartier Boeing. Son salaire, stable depuis des années, fond comme neige au soleil devant l’inflation galopante.

 

Le président du MLPC Martin Ziguelé emprunte à Albert Einstein pour dénoncer l’entêtement du pouvoir : “On ne peut pas espérer des résultats différents en reproduisant toujours les mêmes erreurs”. Une critique directe des politiques économiques actuelles.

 

Dans les quartiers populaires de Bangui, la précarité s’installe. Les habitants de Boy-Rabe, Combattant ou Galabadja improvisent des solutions de survie. Les “restaurants par terre” se multiplient, proposant des portions toujours plus petites pour des prix toujours plus élevés.

 

“Nos dirigeants promettent le paradis avec des méthodes qui nous maintiennent en enfer”, conclut Ziguélé. Un verdict sans appel sur une année 2024 qui laisse un goût amer aux Centrafricains, et peu d’espoir pour 2025.

 

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La Vassalisation de l’Etat Centrafricain !…,

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La Vassalisation de l’Etat centrafricain !…,

 

Centrafrique.org/?attachment_id=86472″ rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours-450×300.jpg” alt=”La Vassalisation de l’Etat Centrafricain !…,” width=”450″ height=”300″ />
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

 

Le Discours du Président, devant les Représentations des Nationales… Déni de réalité.

 

Les représentants de la nation viennent d’écouter un discours sur l’Etat Nation, du Président de la République Centrafricain religieusement. L’ignorance acclamante, et l’incompétence notoire fait acclamer un discours un peu vide de sens et de contenu, ce que je considère comme  des actes manqués !  Malgré tout, pourtant bien…et aux yeux de la communauté internationale. Une ignominie…pour ne pas dire…, déshonneur extrême causé par un outrage public devant l’assemblée nationale, je suis peiné dans mon cœur et, intellectuellement contrarié en tant que Centrafricain, une souffrance énorme…eh !, un discourt infâme plein de mépris au peuple qui souffre. Nb. : Ces deshumanisations caractérisées… le dire ce n’est pas calomnier, ou outrer le Président de la République, ni les dirigeants qui sont aux affaires du Pays, ni les dénigrés.

Nb) Mais relève de manière pragmatique la pensée de beaucoup des Compatriotes Centrafricains(es) surtout, pour autant sans m’exclure de cette pensée… contradictoire.

Et surtout…Qu’est-ce qu’il faut en pensée de ce monologue incompréhensif ?

Pourtant nulle ne doit ignorer que la voix politique et diplomatique de la République Centrafricaine depuis l’irruption et surtout la permissivité des mercenaires de tous genres en République Centrafricaine, en plus de l’anarchie caractérisées… sont mise en quarantaines ! Le pouvoir de l’Etat en Centrafrique va dans le sens de la vassalisation conséquente d’un long processus de la construction d’une hégémonique et en défaveur impuissante des  institutions en République Centrafricaine… du mutisme chronique de ces dirigeants qui se défini comme une incapacité persistante à parler dans une ou plusieurs situations de se qui ne va pas !

A cet effet une perte de la souveraine nationale sur plusieurs plans de la politique menée.

  • Gouvernance, Décisions, Financières, Economiques, libertés, de l’Expression libre et Citoyenne… !

Le peuple Centrafricain est acculé, non seulement par tous ces mercenaires, les diverses factions armées non conventionnelles dans le pays, tout ça ! Couronner et favoriser par ces dirigeants pour leurs amis …des  truands, et brigands du monde entier dans notre cher patri.

Les Centrafricains se retrouvent chez eux, comme des citoyens de seconde-zone, le comble des mépris qui atteints son paroxysmes humainement et tout ça pour des intérêts mercantiles ce que signifies (Animer par le seul appât du gain, pour des profits égoïstes), La résultante de ces ambitions sans vision risquerait d’avantage de replonger le Pays à un niveau inimaginable.

Nb. : Dieu garde les Centrafricains(es)…, fils, filles de Fun Président fondateur Barthelemy BOGANDA, toutes raisons gardées dans le sens de : (Unité-Dignité-Travail).  Associé aux cinq verbes du MESAN… (Nourrir, Vêtir, Soigner, Instruire et Loger)…Ce qui semble oublier cruellement par le régime actuel de Bangui malheureusement.

Pour Rappels… politiquement parlant !

La mise en scène théâtrale devant l’assemble nationale, car s’en est une…! Par ailleurs sur le plan internationale qui n’en pensant pas moins, de la République de fait…, fait la risée sur le plan de la diplomatie …, plus grave la mise en demeure du chef de l’Etat inconsciemment et fait subir par ces acolytes conseillers, qui lui rédige ce type de discours qui ne reflet a rien la réalité des faits, et d’une telle imper inefficiente, étrangement de quelque chose d’ incongrue…on va dire de la bonne conscience, du rôle de l’imaginaire dans la construction de la nation, de la sécurité territoriale, encore eux-mêmes, ne croix même pas à leurs propre sécurité, moins du peuple Centrafricain…, du bien-être des citoyens Centrafricains, vu le discours devant les représentants de la Nation acclamante.

Si on se penchait sur la nation et de la gouvernance, un élément essentiel dans l’ensemble des actes devront êtres posées afin de diriger un Pays.

La gouvernance est une notion qui évoque les dispositions d’honnêtetés intellectuelles et, une mode de comportement et de fonctionnement dans l’évaluation conscientisée, prédisposée pour diriger, aussi dans les prises de décision en vue des intérêts générales.

Ps) Je dis ça !…Parce que faire de la Politique…, qui est d’ailleurs a mon avis, est une mission noble et des responsabilités.

Nb) Pas de place pour des aventuriers politiciens(nes) ou dirigeants.

Ces modes de comportements mettent en relief et en relation une multiplication de lieux et d’acteurs impliqués tant aux échelles locales que globales aux vues de la nation.

La gouvernance politique, pour les domaines politiques et administratifs fonctionnent à des  diverses échelles : on parlera de gouvernance territoriale ou locale et à des échelles plus globales de gouvernance mondiale ou globale ! En réponse a tous les inepties écouter ici et là ! Devant les représentants de la nation acclamante. Nb) Je vous rappels mes chers compatriotes honorables…Nous sommes loin du compte d’un Etat et encore pire d’une  Nation souveraine dans les règles d’état de l’art des institutions de la République si vous ignorez.

Comment définir la gouvernance pour rappel ?

J’ose croire que le terme de la gouvernance aurait donc été imaginé pour un monde des humains, et désignerait des modes de coordination et de partenariat entre acteurs différents en action au niveau du pouvoir politique d’un Pays. Nous sommes donc face à une théorie de la régulation sociale. Pour fonctionner, la gouvernance doit être déclinée à toutes les échelles de gouvernement. Il n’y a donc pas un modèle unique de gouvernance mais bien des systèmes de gouvernance.

  • A l’échelle nation, dans un pays de la démocratie, la gouvernance renvoie aux interactions entre l’État, le corps politique et la société, ainsi la liberté d’expression d’opposer sur une base argumentaire et critique…qui t’apporter des arguments contre arguments afin de construire un monde meilleurs ou au contraire déconstruire sur les aspects via… des alertes sociales, a des faits, des potentielles actes de deshumanisations ou abus de pouvoir.

Que signifie  « la bonne gouvernance » ? Faut-il la rappelée a ceux qui diriges !

L’objectif de la bonne gouvernance est de rendre l’action publique (c’est-a-dire celle de l’Etat) plus efficace et proche du bien public afin d’œuvrer dans l’intérêt général.

Est-ce vraiment les cas constatés dans les rhétoriques discourus par le Président de la République Centrafricain ?

De grâce…, ne pas insulter les souffrances des Centrafricains(es) par correction ou l’intelligence de nous autres  Centrafricains encore lucide de la descente en enfer de notre Pays. Posées des actes superficielles sans vision, ce n’est pas Gouverner …ça s’appel pilotage a vue… !

J’estime que tous ceux qui rédiges un discourt au Président de la République prennent le temps de se lires et observer le niveau de vie du peuple Centrafricain, l’état des infrastructures, des sécurités dans sont ensemble, l’avenir de la jeunesse Centrafricaine, ne se résume pas dans l’enroulement dans l’armée sur des nombres faramineux, annoncer au moment du discours du chef de l’état par acclamation par les griots idolâtrés, alors que le bien être de beaucoup de nos concitoyens, de la jeunesse Centrafricaine, peine à la fin des leurs études de trouver un emploi civil ou faire de business simplement, parce que tout le monde n’on pas pour vocation de faire carrière dans l’armée !

La plupart de Centrafricains plus lucides sembles médusés de cette sorties via le discourt devant l’assemblée Nation, contraire a toute réalité.

Que Dieu bénis le peuple Centrafricain, pour un avenir meilleur en 2025.

  • Santé primordialement et Sécurité.

 

Diaspora, Mr. Aubin-Roger KOMOTO, Fait à Lyon le 31-12-2024

Santé publique en Centrafrique : Des hôpitaux fantômes sur papier, une population abandonnée sur le terrain

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Santé publique en Centrafrique : Des hôpitaux fantômes sur papier, une population abandonnée sur le terrain

 

Santé publique en Centrafrique : Des hôpitaux fantômes sur papier, une population abandonnée sur le terrain
Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les chiffres dansent, les statistiques s’envolent, mais les malades meurent. Le chef de l’État Kongoboro s’est à nouveau livré à une démonstration arithmétique spectaculaire et pathétique devant l’Assemblée nationale ce samedi 28 décembre : 365 structures sanitaires prétendument construites ou réhabilitées, un bond magique de 1814 à 3189 personnels de santé, 85 ambulances déployées contre 15 en 2016. Une litanie de succès imaginaire de la Santé publique  qui sonne creux dans les couloirs vides des centres de santé.

 

Ceci n’est ni une blague, encore une comédie à l’ivoirienne. À Bangui même, le tableau de la Santé publique  est édifiant. Le “nouveau bâtiment central du ministère de la Santé” trône fièrement dans le discours présidentiel, pendant que les patients s’entassent à même le sol dans les services d’urgence à l’hôpital communautaire. Le “Centre national d’imagerie médicale” est brandi comme un trophée, mais les malades doivent toujours se rendre à l’étranger pour un simple scanner fonctionnel.

 

Dans les provinces, la situation de la Santé publique  frise l’absurde. Ces “419 médecins” supposément déployés en zone rurale semblent aussi insaisissables que des fantômes. Les populations parcourent toujours des dizaines de kilomètres pour trouver un infirmier secouriste. Les “62 maternités” annoncées restent introuvables sur le terrain, pendant que les femmes continuent d’accoucher dans des conditions précaires.

 

L’effet d’annonce le plus cynique concerne peut-être ces “3946 agents de Santé publique  communautaire” prétendument formés et déployés. Sur le terrain, les communautés cherchent en vain ces agents censés assurer “le dépistage et la prise en charge précoce des maladies”. Les leaders communautaires, supposément impliqués dans ce déploiement, tombent des nues en entendant ces chiffres prononcés par Baba Kongoboro.

 

La réalité sanitaire centrafricaine reste marquée par des ruptures chroniques de médicaments, des plateaux techniques obsolètes et inexistants, et un personnel soignant démotivé par des conditions de travail. Les “équipements de radiologie mobile de dernière génération” vantés dans le discours présidentiel n’ont visiblement jamais quitté les cartons des promesses officielles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le désastre social  en Centrafrique : Un peuple abandonné dans la misère absolue

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Le désastre social  en Centrafrique : Un peuple abandonné dans la misère absolue

 

Le désastre social en Centrafrique : Un peuple abandonné dans la misère absolue
Distribution de Savon et Pagnes par le putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera, Symboles d’un Leadership Defaillant

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le service social en Centrafrique n’est plus qu’une fiction administrative. Le discours présidentiel du 28 décembre déroule des statistiques fantaisistes pendant que la population s’enfonce dans une pauvreté abyssale. Derrière les formules creuses sur le “développement humain” et le “progrès social” se cache une réalité brutale : l’abandon total des plus vulnérables.

 

Eh! Ne vous rêvez pas. Les hôpitaux publics en Centrafrique sont devenus des mouroirs. Les malades doivent apporter leurs propres médicaments, leurs draps, parfois même leurs gants pour les soignants. Les équipements sont en panne, les stocks de médicaments vides, le personnel médical désespéré par leur condition de travail. Les femmes enceintes accouchent sur des sols souillés pendant que le président vante ses “réalisations sanitaires et le développement de service social  en Centrafrique “.

Le désastre social en Centrafrique : Un peuple abandonné dans la misère absolue
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

L’éducation nationale est en ruine. Les élèves s’entassent même à plus de deux – cent par classe dans des bâtiments délabrés, sans tables ni chaises. Les enseignants, quand ils sont présents, cumulent plusieurs emplois pour survivre. Les manuels scolaires sont des objets rares, les tableaux noirs illisibles, les toits percés. Une génération entière est sacrifiée pendant que le régime célèbre ses “avancées éducatives”.

 

La protection sociale reste un concept abstrait. Les retraités meurent dans l’indigence, attendant des pensions qui n’arrivent jamais. Les handicapés sont abandonnés à leur sort, comme à la radio Centrafrique, où un aveugle travaille depuis 3 ans sans salaire. Et ce n’est pas tout! Les orphelins livrés à eux-mêmes, les veuves réduites à la mendicité. Le programme social  en Centrafrique annoncés dans les discours ne dépassent jamais le stade du papier.

Le désastre social en Centrafrique : Un peuple abandonné dans la misère absolue
Les bidons vides et le robinets sec à Bangui. CopyrightCNC

 

L’accès à l’eau potable est un luxe rare. Les pompes sont en panne, les puits contaminés, les adductions d’eau abandonnées. Des quartiers entiers s’approvisionnent dans des marigots insalubres pendant que les rapports officiels parlent de “progrès dans l’hydraulique”. Les maladies hydriques font des ravages, particulièrement chez les enfants.

Bangui étouffée par ses ordures : les millions de "Kwa Ti Kodro" partent aux égouts au quartier combattant
Un tas de poubelle au quartier Combattant. CopyrightCNC

 

L’assainissement est inexistant. Les ordures s’accumulent, les égouts débordent, les quartiers populaires se transforment en cloaques. Les services municipaux sont paralysés par le manque de moyens, les entreprises de collecte ont disparu, les décharges sauvages prolifèrent aux portes des habitations.

 

Le logement social reste un mirage. Les bidonvilles s’étendent, les locations deviennent inabordables, les expulsions se multiplient. Les projets immobiliers annoncés ne profitent qu’aux proches du pouvoir pendant que la majorité de la population s’entasse dans des habitations précaires.

 

La jeunesse, majoritaire dans le pays, est particulièrement touchée par ce problème social  en Centrafrique. Sans formation, sans emploi, sans perspective, elle survit de petits boulots ou sombre dans la délinquance. Les centres de formation professionnelle sont des coquilles vides, les programmes d’insertion restent lettre morte, l’apprentissage est abandonné aux circuits informels.

 

Cette faillite sociale en Centrafrique  totale contraste cruellement avec les discours triomphalistes du pouvoir. Pendant que le président vante ses “réalisations”, le peuple centrafricain s’enfonce chaque jour davantage dans la misère. Les indicateurs sociaux sont au rouge, la pauvreté s’aggrave, et l’espoir d’une vie meilleure s’évanouit pour des millions de citoyens abandonnés à leur sort.

 

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La Coalition Siriri exige le départ immédiat de Touadera : “Notre pays meurt sous le poids des mercenaires”

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La Coalition Siriri exige le départ immédiat de Touadera : “Notre pays meurt sous le poids des mercenaires”

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un message adressé au peuple centrafricain en ce début d’année 2025, le président de la Coalition Siriri, Moustapha Saboun, dresse un tableau sombre de la situation en République Centrafricaine. Son message ne laisse aucune place à la fête : les Centrafricains n’ont rien à célébrer, si ce n’est leur simple survie face aux tragédies qui frappent leur nation depuis des années.

 

“Nous sommes des survivants des hécatombes”, déclare Saboun, dont les mots résonnent comme un cri du cœur. La Coalition Siriri, mouvement né de la volonté populaire, appelle à un changement radical de gouvernance. Leur message est clair et se répète comme un refrain tout au long de leur déclaration : “Touadera doit partir”.

 

Les raisons de cette exigence de la Coalition Siriri  s’accumulent. L’insécurité règne sur l’ensemble du territoire national, pendant que le gouvernement Touadera reste, selon la Coalition Siriri, spectateur de la situation. Plus inquiétant encore, des mercenaires de Wagner et des forces rwandaises parcourent le pays, terrorisant les populations et pillant les ressources minières du pays.

 

La Coalition Siriri pointe du doigt l’échec du programme de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), une promesse non tenue par le président Touadera. Plus grave encore, le pays fait face à une montée dangereuse des tensions confessionnelles et régionalistes qui menacent l’unité même de la nation.

 

Devant cette situation, la Coalition Siriri propose une alternative. Elle appelle à un nouveau leadership visionnaire capable de diriger l’État centrafricain. Leur projet s’inspire directement des enseignements de Barthélémy Boganda, père fondateur de la nation, qui mesurait la valeur d’un peuple à sa capacité d’effort.

 

Le mouvement trace les contours d’un avenir meilleur : restauration de la paix, retour à la Constitution de 2016, développement économique, et mise en place d’un système éducatif efficace. “Notre pays peut encore être sauvé”, affirme Saboun, “mais la solution doit venir des Centrafricains eux-mêmes.”

 

La Coalition Siriri lance un appel vibrant à toutes les forces vives de la nation. Leur objectif est clair : rassembler le peuple pour obtenir non seulement le départ de Touadera, mais aussi celui des mercenaires étrangers qui, selon eux, gangrènent le pays.

 

“La République Centrafricaine appartient aux Centrafricains”, martèle Saboun. Son mouvement promet un pays ouvert à toutes les communautés, doté d’institutions légales et légitimes. C’est sur cette note d’espoir, teintée de détermination, que la Coalition Siriri entame cette nouvelle année 2025, persuadée que le changement n’est plus une option, mais une nécessité vitale pour la survie même de la nation.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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FLASH INFO : Décès de Joseph Bendounga, Président du MDREC, figure historique de l’opposition centrafricaine

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FLASH INFO : Décès de Joseph Bendounga, Président du MDREC, figure historique de l’opposition centrafricaine

 

Centrafrique.org/rca-lopposant-joseph-bendounga-president-du-parti-mdrec-saisi-a-nouveau-la-cour-constitutionnelle/le-depute-de-bimbo3-joseph-bendounga-dans-lhemicycle-de-lassemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-49674″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-depute-de-Bimbo3-Joseph-Bendounga-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-450×338.jpg” alt=”FLASH INFO : Décès de Joseph Bendounga, Président du MDREC, figure historique de l’opposition centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Le député de Bimbo 3 Joseph Bendounga

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Évolution de Centrafrique (MDREC), est décédé ce dimanche 5 janvier 2025 à Bangui des suites d’une courte maladie. L’information a été confirmée par des sources proches de sa famille.

 

Député de la circonscription de Bimbo 3, située dans la périphérie de la capitale Bangui, Joseph Bendounga s’était imposé comme une figure incontournable de l’opposition centrafricaine. Il avait notamment marqué l’actualité politique depuis des décennies. Le plus récent est en 2020 en dénonçant une tentative de corruption et d’empoisonnement, mettant en cause des conseillers diplomatiques de la présidence.

 

“Il incarnait une forme rare d’éthique politique, refusant systématiquement toute compromission malgré les pressions”, témoigne un membre de l’Assemblée nationale sous couvert d’anonymat.

 

Hospitalisé depuis deux semaine, il avait déjà fait l’objet de rumeurs infondées sur son décès avant que la nouvelle ne soit officiellement confirmée aujourd’hui.

 

Né le 17 mars 1954 à Bocaranga, Joseph Bendounga est À la tête du MDREC depuis 1990, date à laquelle il a fondé ce mouvement de résistance politique. Il avait régulièrement pris position contre ce qu’il qualifiait de “dérives du pouvoir”, s’imposant comme une voix critique respectée sur la scène politique nationale depuis le temps du régime de l’ancien Président André Kolingba.

 

Les détails sur les obsèques seront communiqués ultérieurement par sa famille.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : les FACA délogés de leur position par la CPC à Zarami

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les FACA délogés de leur position par la CPC à Zarami

 

Centrafrique.org/un-convoi-des-soldats-faca-tombe-dans-une-embuscade-des-rebelles-plusieurs-victimes-signalees/les-elements-rebelles-de-la-cpc-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-66637″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere-450×327.jpg” alt=”Centrafrique : les FACA délogés de leur position par la CPC à Zarami” width=”450″ height=”327″ />
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont pris d’assaut une position des Forces armées centrafricaines (FACA) ce samedi 4 janvier à l’aube dans le village de Zarami, situé à 18 km de Gallo sur la route d’Abba. Les militaires ont dû abandonner leurs positions sous la pression des assaillants.

 

En effet, l’offensive a débuté aux premières lueurs du jour, vers 5 heures du matin. Pris par surprise, les soldats gouvernementaux ont quitté précipitamment leur base de Zarami, laissant derrière eux armes et équipements récupérés par les rebelles. Le bilan exact des pertes n’est pas encore établi, mais des sources sécuritaires parlent des blessés.

 

Des habitants de Zarami témoignent d’une situation tendue depuis plusieurs semaines. “Entre Abba et Gallo en passant par Zarami, les militaires ont installé quatre barrages. À chaque passage, nous devons payer 2000 francs CFA, que nous soyons à pied, à moto ou en voiture”, explique un commerçant sous couvert d’anonymat.

 

Cette pression exercée sur la population locale a créé un climat délétère. Rappelons le, à Mann, située à près de 50 kilomètres de Bocaranga, un incident est survenu le 31 décembre dernier avait déjà amplifié les tensions : une lycéenne de Bocaranga a été retenue pendant cinq heures par des soldats FACA. Bien qu’ayant présenté sa carte scolaire et son assurance, les militaires exigeaient une carte nationale d’identité. Elle n’a pu poursuivre son voyage qu’après l’intervention de proches venus payer la somme réclamée.

 

Les autorités militaires de Bouar, sollicitées par notre rédaction, n’ont pas encore communiqué sur cette attaque qui intervient dans un contexte régional déjà fragilisé. Le ministère de la Défense, dirigé par Claude Rameaux Bireau, garde pour l’instant le silence sur cet incident.

 

Cette nouvelle attaque souligne la persistance de l’insécurité dans cette région située à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui, où les relations entre forces armées et populations locales restent complexes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra allume le feu au MLPC : Ziguélé sort les griffes

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Touadéra allume le feu au MLPC : Ziguélé sort les griffes

 

Centrafrique.org/Centrafrique-il-faut-frapper-les-capacites-militaires-des-groupes-armes-selon-martin-ziguele/depute-martin-ziguele-assemblee-nationale-3/” rel=”attachment wp-att-31674″ data-wpel-link=”internal”>Touadéra allume le feu au MLPC : Martin Ziguelé sort les griffes
Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dénonce une tentative de démantèlement de son parti par le pouvoir. Une nouvelle étape dans l’amenuisement des voix dissidentes en République centrafricaine.

 

Dans les couloirs du Palais de la Renaissance à Bangui, la scène détonne en ce 27 décembre 2024. Le président Faustin Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro, accueille tout sourire un groupe de dissidents du MLPC. Ces derniers, pourtant sous sanctions disciplinaires et poursuites judiciaires, paradent devant les photographes.

 

“C’est un coup de poignard dans le dos de la démocratie”, tonne Martin Ziguélé, le président du MLPC élu lors du quatrième congrès ordinaire du parti en mars 2020. “En recevant des personnes sanctionnées qui usurpent notre logo et nos emblèmes, le président Touadéra dévoile son jeu : briser l’opposition pour régner sans partage“.

 

L’opération anti-MLPC a démarré en avril 2022. D’abord, l’apparition d’un mystérieux “MLPC Courant Originel” (MLPC-CO), rapidement scindé en deux entités rivales. Puis, la création d’un “bureau politique provisoire” par des individus absents des registres du parti. Une stratégie en trois temps qui porte la signature du pouvoir, selon Ziguélé.

 

“Le président finance ces manœuvres pour nous affaiblir et transformer le MLPC en satellite du MCU [le parti présidentiel]”, assène le leader de l’opposition. Un scénario qui s’inscrit dans une tendance plus large : pour la première fois depuis 1993 et l’avènement du multipartisme, l’Assemblée nationale ne compte plus aucun groupe parlementaire d’opposition.

 

“Les députés changent de camp comme de chemise grâce à la modification du règlement intérieur qui autorise le nomadisme politique”, explique un observateur de la vie politique centrafricaine. Une disposition maintenue dans la nouvelle Constitution, malgré les protestations.

 

Le MLPC refuse de plier. “Nos militants l’ont montré lors du défilé du 1er décembre : on ne nous imposera pas nos dirigeants par la force”, martèle Ziguélé. Le parti a saisi la justice, “dernier rempart contre l’oppression qui cherche à casser la démocratie centrafricaine”.

 

À 47 ans d’existence, le MLPC, né dans la lutte contre la dictature impériale de Bokassa, promet de résister. “Notre devise pourrait être celle de Paris : on flotte toujours mais on ne coule jamais”, sourit Ziguélé. Un message de défi au pouvoir, alors que 2025 pointe à l’horizon.

 

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Drame familial à Cantonnier : un sexagénaire met fin à ses jours

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Drame familial à Cantonnier : un sexagénaire met fin à ses jours

 

Centrafrique.org/viol-aggrave-sur-une-mineure-de-5-ans-a-cantonnier-le-suspect-arrete-par-la-police/centre-de-sante-de-cantonnier-en-activite/” rel=”attachment wp-att-76543″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Centre-de-Sante-de-Cantonnier-en-Activite-450×203.jpg” alt=”Drame familial à Cantonnier : un sexagénaire met fin à ses jours” width=”450″ height=”203″ />
Centre de santé de Cantonnier. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un drame familial s’est déroulé jeudi 2 janvier 2025 dans le quartier Bourgmachef Marie-Noël-Aoudon à Cantonnier. Arnaud Zarman, cultivateur de 67 ans, est décédé au centre de santé Bon Samaritain après avoir ingéré volontairement un produit toxique.

 

D’après le témoignage de son septième fils Bertrand, chauffeur de taxi-moto à Cantonnier, le sexagénaire avait informé sa famille le matin même avoir absorbé du “gamouvel”, un pesticide utilisé contre les nuisibles, suite à un différend conjugal.

 

Père de 11 enfants et grand-père de 8 petits-enfants, Arnaud Zarman laisse derrière lui une famille endeuillée. Son épouse Yvette a exprimé ses profonds regrets concernant leur dernière dispute.

 

Le personnel soignant du centre de santé Bon Samaritain de Cantonnier  n’a malheureusement pas pu sauver le sexagénaire malgré leur intervention.

 

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Le train de vie de l’État  centrafricain : Des ministres milliardaires, un peuple dans la rue

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Le train de vie de l’État  centrafricain : Des ministres milliardaires à Bangui, un peuple dans la rue

 

Centrafrique.org/nouveau-scandale-du-detournement-des-fonds-evariste-ngamana-sous-la-sellette/evariste-ngamana-avec-son-nouveau-vehicule-v8/” rel=”attachment wp-att-68595″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Evariste-Ngamana-avec-son-nouveau-vehicule-V8-450×271.jpg” alt=”Le train de vie de l’État centrafricain : Des ministres milliardaires, un peuple dans la rue” width=”450″ height=”271″ />
Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Dans le quartier Kpéténé de Bangui, Antoinette se lève chaque matin à 4 heures pour vendre ses légumes. Son petit étal, installé à même le sol, raconte l’histoire d’une ville aux deux visages. À quelques kilomètres de là, au quartier Boy-Rabe, les 4×4 climatisés des ministères avalent des litres de carburant pendant que les enfants d’Antoinette marchent des kilomètres pour aller à l’école.

 

“Avant, avec 500 francs, je nourrissais toute ma famille. Aujourd’hui, même 2000 francs ne suffisent plus”, murmure-t-elle, les yeux rivés sur ses tomates qui se fanent sous le soleil ardent. Pendant ce temps, les villas poussent comme des champignons dans les quartiers huppés de la capitale Bangui.

 

Un fonctionnaire du ministère des Finances, sous couvert d’anonymat, compte : “Tel ministre est arrivé en vélo il y a deux ans. Aujourd’hui, il possède trois maisons, cinq voitures de luxe à Bangui et ses enfants étudient en Europe”. Le budget national peine à atteindre 350 milliards de francs CFA, mais les signes extérieurs de richesse des hauts fonctionnaires narguent la misère quotidienne.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les missions à l’étranger engloutissent des milliards pendant que les hôpitaux manquent de médicaments. Les voyages ministériels coûtent à l’État ce qui pourrait construire des écoles. “Un seul déplacement d’un ministre à l’étranger coûte l’équivalent d’une année de salaire de dix enseignants”, calcule un syndicaliste.

 

Dans les quartiers populaires de Bangui, à Boeing par exemple, la colère gronde. “Ils mangent notre argent pendant que nous buvons l’eau des puits”, crie Parfait, un jeune diplômé au chômage. Les routes défoncées de son quartier contrastent avec les berlines rutilantes qui défilent devant les restaurants chics du centre-ville de Bangui.

 

Le marché central de Bangui raconte aussi cette histoire. Les prix flambent, les salaires stagnent. Un sac de manioc coûte maintenant deux fois le salaire minimum. Pendant ce temps, les réceptions officielles se multiplient dans les ministères. “C’est comme si nous ne vivions pas dans le même pays”, soupire Marie, vendeuse de poisson.

 

Les week-ends à Bangui offrent un spectacle saisissant. D’un côté, des familles qui ne mangent qu’une fois par jour. De l’autre, des cortèges de voitures de luxe qui paradent vers les résidences secondaires. L’argent public coule à flots dans certaines poches pendant que les caisses de l’État sonnent creux.

 

“Notre pays n’est pas pauvre, ce sont nos dirigeants qui nous appauvrissent”, lance un vieux sage du quartier Boy-Rabe. Les diamants sortent, le bois traverse les frontières, mais les recettes semblent se volatiliser en route vers le trésor public.

 

La nuit tombe sur Bangui. Dans son bureau climatisé, un ministre signe des bons d’essence pendant qu’Antoinette rentre chez elle à pied. Demain, comme chaque jour, elle recommencera. Le train de vie de l’État continue sa course folle, laissant sur le quai un peuple qui ne demande qu’à monter dans le wagon du développement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Le MDSP critique sévèrement le bilan du Président Touadéra dans ses vœux 2025

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Le MDSP critique sévèrement le bilan du Président Touadéra dans ses vœux 2025

 

Centrafrique : Le MDSP critique sévèrement le bilan du Président Touadéra dans ses vœux 2025
Dominique-Desire-ERENON – Diversité et complémentarité : la vision politique du Dr. Dominique Désiré ERENON

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans ses vœux du nouvel an 2025, le Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le salut du Peuple (MDSP), dresse un tableau critique de la Situation en République centrafricaine sous la présidence de Faustin Archange Touadéra.

 

Le leader du MDSP commence par remettre en question le discours sur l’état de la nation prononcé par le Président Touadéra le 28 décembre 2024. Selon lui, ce discours s’apparentait davantage à “une Déclaration de Politique Générale d’un Premier Ministre” ou à “une présentation et une défense de son propre bilan politique étalé sur 10 années d’exercice“.

 

Le Dr Erenon interprète ce discours comme une annonce voilée de candidature, citant que le Président semblait dire : “mon bilan est reluisant et parlant, je serai candidat à un troisième mandat en 2025 et vous appelle à voter pour moi, car sans moi, le navire centrafricain va chavirer“.

 

Sur le plan de la gouvernance, le MDSP dénonce “une impasse constitutionnelle depuis 2022” et “une disparition progressive de la démocratie au profit d’un système institutionnel renvoyant plus à une chefferie”. Le parti critique également la situation économique, pointant “la faillite de l’économie, avec pour principale conséquence une paupérisation des classes populaires”.

 

En matière de diplomatie, le document souligne que “sous prétexte de la diversification des relations, le pouvoir semble danser le tango, en louvoyant entre plusieurs partenaires“. Le MDSP s’inquiète particulièrement de “l’emprise tentaculaire du groupe paramilitaire Wagner” sur les forces de défense et de sécurité.

 

Concernant les échéances électorales de 2025, qui comprennent les élections municipales, législatives et présidentielle, le MDSP annonce qu’il “décidera de son éventuelle participation, le moment venu, en Congrès Ordinaire“.

 

Le Dr Erenon conclut ses vœux en appelant les Centrafricains à “se rassembler” et à “travailler ensemble à la conception des gilets de sauvetage” pour sauver le pays, affirmant que son parti est “déjà prêt à diriger notre pays avec un programme clair.”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui à tombeau ouvert : Quand l’État, les mototaxis et tous ignorent la sécurité routière

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Bangui à tombeau ouvert : Quand l’État, les mototaxis et tous ignorent la sécurité routière

Ecouter l’article

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/accident-moto-sur-avenue-des-martyrs-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui à tombeau ouvert
La victime d’un accident sur l’avenue des martyrs à terre en train de crier de l’amener à l’hôpital. Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, chaque trajet devient un pari avec la mort dans une ville où personne ne respecte les règles.

 

Dans les rues de Bangui, le code de la route existe quelque part dans les tiroirs des bureaux mais ne sort jamais sur le terrain. Les limitations de vitesse restent théoriques dans un pays où l’État a disparu depuis longtemps.

 

L’administration publique a abandonné toute prétention à gérer la circulation. Il n’existe pas d’ailleurs des panneaux de signalisation. Les quelques panneaux qui existe encore datent de plus de 15 ans, rouillés et illisibles. L’entretien des routes ? Un concept inconnu. De Bimbo au centre-ville, les trous béants transforment chaque trajet en épreuve de survie.

 

Les mototaxis règnent en maîtres sur cette anarchie. Ils roulent à la vitesse qu’ils veulent, quand ils veulent, sans aucune contrainte. Casques introuvables, conduite sous l’emprise de l’alcool ou de tramadol : les accidents se multiplient jour après jour. Leur formation ? Inexistante. Leur encadrement ? Laissé aux associations qui ne font rien. Ils apprennent sur le tas, au prix de vies humaines.

 

Les piétons naviguent dans ce chaos total. Traverser une rue à Bangui, c’est accepter de jouer avec sa vie. Aucune règle n’est respectée, aucune priorité n’est accordée. Chacun se débrouille comme il peut dans ce monde où la loi du plus fort dicte sa loi. Les conducteurs ne ralentissent jamais, même devant une école ou un hôpital.

 

Les forces de l’ordre ? Leur seule mission consiste à racketter les conducteurs. Installés aux carrefours, ils attendent leur proie quotidienne : 500, 1000, 2000 francs CFA arrachés aux mototaxis et automobilistes. Régler les problèmes de circulation ? Ce n’est pas leur priorité. Ils vivent de cette corruption organisée qui permet à chacun de continuer à rouler n’importe comment moyennant finance.

 

Les routes elles-mêmes racontent l’histoire d’un pays à l’abandon. Pas de bitume sur des kilomètres, des pistes de terre rouge qui deviennent des torrents pendant la saison des pluies. Comment parler de limitation de vitesse quand la voiture avance à 20 km/h sur un chemin de brousse ? Cette réalité pousse tout le monde à improviser, souvent au prix de collisions mortelles.

 

Les conséquences frappent les familles de plein fouet. Un père de famille qui meurt dans un accident de moto laisse sa femme et ses enfants sans ressources. Dans un pays où la sécurité sociale n’existe pas, où l’État ne verse aucune indemnité, ces familles sombrent dans la misère absolue. Les enfants quittent l’école pour chercher de quoi survivre.

 

Ces accidents tuent plus que les maladies dans une ville où personne ne compte les morts. Les blessés affluent dans des hôpitaux qui manquent de tout : médicaments, matériel, personnel qualifié. Beaucoup meurent faute de soins appropriés. D’autres gardent des séquelles à vie, condamnés à mendier pour survivre.

 

La solution ? Dans un pays en décomposition, elle semble utopique. L’État n’a ni les moyens ni la volonté de changer quoi que ce soit. Les routes resteront des pistes, les forces de l’ordre continueront leur racket, les mototaxis rouleront sans formation. Chaque Centrafricain sait qu’il ne peut compter que sur lui-même pour éviter l’accident mortel.

 

Seule une révolution des mentalités pourrait changer la donne. Mais dans un territoire où la survie quotidienne mobilise toutes les énergies, où l’État a disparu, où la loi n’existe plus, cette prise de conscience collective relève du miracle. Bangui continuera de compter ses morts en attendant des jours meilleurs qui ne viendront peut-être jamais….

 

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Playoffs : doit-on parier sur les Spurs de Wembanyama ?  

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Victor Wembanyama. CopyrightWikipédia

 

C’est le nouveau Michael Jordan. Si certains ont cru que Victor Wembanyama allait ressusciter le duel Magic Johnson – Larry Bird en la personne de Chet Holmgren, il n’en a rien été. Après avoir été élu facilement Rookie of the Year pour sa première saison en NBA, le jeune métis franco-congolais a pris la tête des San Antonio Spurs pour les mener vers les playoffs.

 

H2 Les San Antonio Spurs peuvent-ils intégrer les Playoffs ?

 

C’est le pari à tenter en profitant par la même occasion du code promo Betwinner. Lorsque l’alien Wembanyama est entré sur les parquets la saison dernière, personne ne savait vraiment à quoi s’attendre. Si le géant a affolé les stats avec 21.4 points par match, 10.6 rebonds, 3.9 assists, en seulement 29.7 minutes de temps de jeu en moyenne à chacune de ses sorties, les Spurs n’en ont pas moins terminé avant dernier de la conférence Ouest.

 

Autant dire que les spécialistes du basket n’attendaient pas grand-chose de cette équipe pour la deuxième saison du natif du Chesnay. Pourtant, à quasiment mi-parcours, la franchise texane a fait son entrée dans le top 10 de la conférence Ouest, synonyme de playoffs.

 

Vont-ils tenir jusqu’à la fin ?

 

H2 Quelles sont les chances des Spurs de jouer les Playoffs ?

 

Fin octobre, ESPN donnait 1% de chances aux Spurs d’aller en Playoffs à la fin de la saison régulière. Aujourd’hui, celles-ci sont plus proches des 20%. C’est simple, pour 100 FCFA parié sur les Spurs, ce sont actuellement 500 FCFA de remportés s’ils se qualifient pour les Playoffs.

 

Ce qui a changé entre la saison dernière et celle-ci, c’est bien sûr l’arrivée de Chris Paul. Depuis sa signature, il a permis à Victor Wembanyama de passer de 21.4 points de moyenne par match à 25.6 points, ce qui fait de lui le 8ème meilleur scoreur de la NBA.

 

H2 Les Spurs peuvent-ils remporter la conférence Ouest ?

 

Il y a peu de chances qu’ils parviennent à rattraper le Thunder, une équipe qui, en 32 matchs cette saison n’en a perdu que 5, contre 16 défaites pour les Spurs. En d’autres termes, si les chances des Spurs de remporter la conférence Ouest peuvent vous permettre de gagner 12 500 FCFA pour 100 FCFA misés, il y a fort à parier que votre argent est perdu d’avance.

 

A la fin de la saison, le Thunder n’aura certainement pas même perdu 16 matchs, ce qui représente le nombre de défaites qu’enregistrent déjà les Spurs.


Toutefois, n’y a-t-il pas un pari plus audacieux à tenter ?

 

H2 Les Spurs peuvent-ils gagner les finales ?

 

Bien que cela soit peu probable, il est important de souligner le fait que parier 100 FCFA sur cet événement peut vous rapporter gros : 25 000 FCFA. Pourquoi une victoire des Spurs est-elle possible ?

 

Tout simplement parce qu’ils ont déjà été capables de battre la meilleure franchise de la conférence Ouest cette année : le Thunder (110-104).

 

Ce n’est pas la seule grosse équipe à leur tableau de chasse, puisqu’ils ont aussi brillé contre les Warriors de Stephen Curry (104-94). Dès lors, un hold-up est-il possible ?

 

Evidemment ! Mais n’oublions pas que pour gagner, il va falloir qu’ils continuent leur montée en puissance. La question n’est pas de savoir si les Spurs gagneront un 6ème titre avec Wembanyama, mais s’ils en seront déjà capables cette année.

 

A vous de parier.

Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Pierre Waboué,  s’agenouille devant Touadéra : l’arbitre avoue sa soumission

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Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Pierre Waboué,  s’agenouille devant Touadéra : l’arbitre avoue sa soumission

 

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le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué, salue Faustin-Archange Touadéra, au palais de la renaissance, comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Cette image symbolique vaut tous les discours. Le lundi 30 décembre 2024, dans l’enceinte de la présidence, le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué,  salue Faustin-Archange Touadéra comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés, une gestuelle qui pulvérise d’un coup l’illusion d’une justice constitutionnelle indépendante en Centrafrique.

 

La scène glace le sang des observateurs de la vie politique nationale. Jean-Pierre Waboué, le plus haut magistrat du pays, celui qui doit garantir la conformité des lois à la Constitution et veiller à la régularité des élections, affiche sans pudeur sa soumission au pouvoir exécutif. Un geste qui en dit plus long que tous les rapports d’experts sur l’état de notre démocratie.

 

Imaginez un arbitre de football qui s’inclinerait devant le capitaine d’une équipe avant le match. Qui croirait encore à son impartialité ? C’est pourtant exactement ce qui se joue ici en Centrafrique, à une échelle autrement plus grave puisqu’il s’agit de l’avenir démocratique de notre nation.

 

Cette révérence servile n’arrive pas par hasard. Elle s’inscrit dans une longue série de décisions du Conseil constitutionnel qui ont systématiquement favorisé le pouvoir en place. De la validation des résultats électoraux contestés aux avis complaisants sur les réformes constitutionnelles, l’institution censée être le gardien de notre loi fondamentale s’est transformée en chambre d’enregistrement des desiderata présidentiels.

 

Les conséquences de cette soumission dépassent largement le cadre protocolaire. Comment les Centrafricains peuvent-ils encore croire en leurs institutions quand le président du Conseil constitutionnel,  Jean-Pierre Waboué, se comporte en courtisan ? Quelle crédibilité accorder aux futures décisions de cette haute juridiction quand son président Jean-Pierre Waboué affiche si ostensiblement son allégeance ?

 

Les prochaines échéances électorales se profilent à l’horizon. Le Conseil constitutionnel devra trancher les contentieux, valider ou invalider les candidatures, proclamer les résultats. Avec quel crédit ? Cette simple poignée de main à deux mains vient de ruiner ce qui restait de confiance dans l’impartialité de l’institution.

 

Le plus inquiétant dans cette scène n’est peut-être pas tant la servilité affichée que son caractère assumé, revendiqué presque. Comme si la soumission du judiciaire à l’exécutif était devenue la norme, comme si l’indépendance de la justice n’était plus qu’une fiction dont il n’était même plus nécessaire de maintenir l’apparence.

 

Dans les couloirs des partis politiques, certains ricanent déjà : “À quoi bon faire semblant ?” Cette attitude traduit une dérive profonde de notre système démocratique, où les contre-pouvoirs disparaissent les uns après les autres dans l’indifférence générale.

 

Les pères fondateurs de notre République avaient pourtant pensé la cour constitutionnelle, devenue depuis 2023  Conseil constitutionnel,  comme un rempart contre l’arbitraire, un gardien vigilant de l’équilibre des pouvoirs. Le voilà transformé en antichambre de la présidence, ses membres plus préoccupés de plaire au prince que de défendre la Constitution.

 

Cette image restera comme le symbole d’une époque où les institutions centrafricaines ont perdu leur âme, où la séparation des pouvoirs n’est plus qu’un souvenir lointain. Elle nous rappelle qu’une démocratie ne meurt pas toujours dans le fracas des coups d’État, mais parfois aussi dans la révérence servile de ceux qui devraient la protéger. Et bien, c’est aussi une bonne raison pour ceux qui parlent de coup d’État constitutionnel.

 

 

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Cauchemar à la prison du camp de Roux : un détenu tente de tuer son codétenu avec de l’eau bouillante la veille du Nouvel An

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Cauchemar à la prison du camp de Roux : un détenu tente de tuer son codétenu avec de l’eau bouillante la veille du Nouvel An

 

Centrafrique.org/le-cri-dalarme-dun-citoyen-centrafricain-abakar-issa-zarma-sur-les-detentions-arbitraires-en-Centrafrique/dans-la-prison-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-85429″ data-wpel-link=”internal”>Cauchemar à la prison du camp de Roux : un détenu tente de tuer son codétenu avec de l'eau bouillante la veille du Nouvel An
Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Une journée qui devait être festive a viré au drame à la prison du camp de Roux de Bangui. Le 31 décembre, alors que le monde entier se préparait à célébrer la nouvelle année, un acte d’une cruauté inouïe s’est déroulé dans la cuisine de l’établissement pénitentiaire.

 

Ce jour-là, comme le veut la routine carcérale, les détenus de la prison du camp de Roux ont eu accès à la cuisine de 7h à 17h. Ben Arpha, un détenu d’origine peule, ne se doutait pas que ces heures allaient basculer dans l’horreur. Pendant qu’il discutait paisiblement avec d’autres prisonniers, Abdraman Soulaïman, un homme emprisonné pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la  cour pénale spéciale (CPS      ), guettait le moment propice. À quelques pas, un autre détenu faisait tranquillement bouillir des œufs sur le feu.

 

Mais rapidement, tout a basculé en quelques secondes. Soulaïman s’est précipité vers la marmite d’eau bouillante de son codétenu et l’a déversée sur Moussa Ben Arpha. Les hurlements de douleur ont résonné dans toute la prison du camp de Roux. La victime s’est écroulée, inconsciente, sa peau rongée par les brûlures.

Le personnel médical de la prison a accouru pour porter secours à Ben Arpha. Son corps, gravement brûlé, nécessite des soins intensifs. Aujourd’hui, il lutte pour sa survie à l’infirmerie de la prison du camp de Roux, déterminé à porter plainte contre son tortionnaire.

 

Cette attaque barbare n’est pas un simple incident. Elle questionne profondément la sécurité au sein de la prison du camp de Roux. Comment les autorités pénitentiaires peuvent-elles laisser un détenu poursuivi pour crimes de guerre avoir accès à des moyens aussi dangereux ? La présence même de Soulaïman parmi les autres détenus pose question, d’autant plus que son comportement violent ne fait que confirmer la nature des accusations qui pèsent contre lui.

 

Les avocats de Soulaïman auront fort à faire pour défendre leur client. Comment justifier un tel acte de barbarie ? Cette violence gratuite envers un codétenu sans défense parle d’elle-même.

 

La direction de la prison du camp de Roux  doit agir. Des détenus aussi dangereux ne peuvent pas côtoyer les autres prisonniers. Il faut des quartiers spéciaux, une surveillance renforcée, des mesures strictes pour empêcher de nouveaux drames.

 

Cette tentative de meurtre à l’eau bouillante n’est pas qu’un fait divers. C’est le symbole d’un système pénitentiaire qui doit changer. La vie des détenus ne peut pas être mise en danger par ceux-là mêmes qui sont accusés des pires atrocités. L’heure est venue de repenser la sécurité dans nos prisons, avant qu’un autre Ben Arpha ne paie de sa vie les failles du système.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’économie centrafricaine plonge dans le rouge : Le budget 2025 creuse dangereusement le déficit public

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L’économie centrafricaine plonge dans le rouge : Le budget 2025 creuse dangereusement le déficit public

 

Centrafrique.org/rca-le-projet-de-loi-des-finances-2022-a-ete-adopte-par-lassemble-nationale/le-ministre-des-finance-herve-doba/” rel=”attachment wp-att-52615″ data-wpel-link=”internal”>L'économie centrafricaine plonge dans le rouge : Le budget 2025 creuse dangereusement le déficit public
Le-ministre-des-finance-Herve-Doba – RCA : Le projet de loi des finances 2022 a été adopté par l’assemblé nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Alors que l’Assemblée nationale vient de voter la loi de finances 2025, les chiffres présentés dans le rapport de la Commission Économie et Finances dressent un tableau préoccupant des finances publiques. Les dépenses s’envolent à 365,92 milliards de francs CFA, dépassant largement les 322,7 milliards de l’exercice précédent. Cette augmentation vertigineuse de plus de 43 milliards traduit une gestion budgétaire qui peine à maîtriser ses coûts.

 

La situation de l’économie centrafricaine traverse une période particulièrement délicate. Le taux de croissance affiché de 1,4% en 2024, qui devrait atteindre 2,9% en 2025, cache une réalité bien plus sombre. En tenant compte d’une inflation galopante de 4,1% en 2024 et 3,4% prévue pour 2025, l’économie centrafricaine  accuse en réalité un recul de 2,7% cette année, et les perspectives pour 2025 restent négatives avec -0,5%.

 

Les recettes intérieures peinent à atteindre leurs objectifs. À fin novembre 2024, elles n’ont été recouvrées qu’à hauteur de 134,37 milliards de francs CFA sur une prévision annuelle de 160,87 milliards, soit un taux de réalisation de 83,48%. Cette contre-performance touche l’ensemble des services fiscaux : la Direction générale des impôts indirects n’a réalisé que 72,84% de ses objectifs, tandis que la Direction générale des impôts directs plafonne à 79,84%.

 

Plus inquiétant encore, les dépenses ont largement dépassé les prévisions, atteignant un taux d’exécution de 118,98%. Le gouvernement justifie ce dérapage par le paiement d’arriérés, la charge des marchés financiers et des dépenses urgentes, mais cette situation fragilise davantage l’équilibre budgétaire.

 

Le déficit budgétaire de l’économie centrafricaine  prévu pour 2025 s’établit à 20,72 millions de francs CFA, soit 1,1% du PIB. Si ce chiffre paraît en amélioration par rapport au déficit de 1,7% en 2024, il masque une réalité plus complexe : le financement repose largement sur des ressources extérieures, avec 160,20 milliards de francs CFA attendus des partenaires internationaux.

 

Face à ces difficultés, le gouvernement mise sur plusieurs réformes structurelles : digitalisation du système fiscal, élargissement de l’assiette fiscale, renforcement des contrôles. Mais ces mesures suffiront-elles à redresser une situation financière qui ne cesse de se dégrader ? L’examen du budget 2025 par l’Assemblée nationale intervient dans un contexte crucial, alors que les discussions avec le FMI sur le programme de facilité élargie de crédit restent en suspens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Mercy Corps abandonne sa mission humanitaire pour des cérémonies de médailles à l’Assemblée

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Mercy Corps abandonne sa mission humanitaire pour des cérémonies de médailles à l’Assemblée

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-persistance-des-cultes-de-la-personnalite-un-frein-a-la-democratie/des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-simplice-mathieu-sarandji/” rel=”attachment wp-att-63743″ data-wpel-link=”internal”>Mercy Corps abandonne sa mission humanitaire pour des cérémonies de médailles à l'Assemblée
Des casquettes et écharpes a l’effigie de Touadera portées par le même l’interdicteur Simplice Mathieu Sarandji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’ONG internationale Mercy Corps a choisi de remettre vendredi dernier un ‘certificat de mérite’ au président de l’Assemblée nationale Simplice Sarandji pour son prétendu engagement envers la jeunesse. Une cérémonie qui intervient alors que cette organisation humanitaire, connue pour ses programmes, n’a présenté aucun projet concret pour les jeunes centrafricains cette année. Les observateurs s’interrogent sur cette pratique inhabituelle pour une ONG de cette envergure.”

 

Mercy Corps : une ONG qui perd ses repères

Mercy Corps, présente en Centrafrique depuis plusieurs années, a bâti sa réputation sur des programmes d’aide humanitaire et de développement. Pourtant, l’organisation s’aventure aujourd’hui sur un terrain nouveau : la distribution de médailles honorifiques aux personnalités politiques. Cette pratique tranche nettement avec ses activités habituelles d’assistance aux populations vulnérables et de soutien aux communautés locales.”

 

Une distinction sans fondement

Le ‘certificat de mérite’ remis au président Sarandji ne repose sur aucun critère visible. L’ONG n’a fourni aucune explication sur les réalisations qui justifieraient cette récompense. Les responsables de Mercy Corps, contactés par notre rédaction, restent évasifs sur le processus de sélection et les motivations de ce choix.

 

La réalité de la jeunesse centrafricaine

Dans les quartiers de la capitale Bangui et les ville de provinces, les jeunes centrafricains font face à des défis quotidiens : absence d’emplois, manque de formation professionnelle, accès limité à l’éducation. Les programmes concrets de Mercy Corps pour répondre à ces besoins essentiels se font pourtant attendre. La cérémonie de remise de médaille apparaît ainsi en décalage total avec les attentes de cette jeunesse.

 

4. Des enjeux diplomatiques discutables

Cette remise de médaille pose la question de l’indépendance des ONG internationales. En choisissant d’honorer une personnalité politique plutôt que de se concentrer sur ses missions premières, Mercy Corps prend le risque de compromettre la confiance des populations qu’elle est censée servir.

 

Cette cérémonie marque un précédent inquiétant dans l’action humanitaire en Centrafrique. Pendant que les organisations internationales distribuent des médailles, la jeunesse centrafricaine attend toujours des actions concrètes pour améliorer son quotidien. Les véritables enjeux du développement méritent mieux que ces cérémonies politique.

 

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Aveugle, diplômé et exploité : À la Radio Centrafrique, Privat Gueregodoba produit des émissions sans salaire depuis 3 ans

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Aveugle, diplômé et exploité : À la Radio Centrafrique, Privat Gueregodoba produit des émissions sans salaire depuis 3 ans

 

Aveugle, diplômé et exploité : À la Radio Centrafrique, Privat Gueregodoba produit des émissions sans salaire depuis 3 ans
Privat Gueregodoba dans le studio de la radio Centrafrique, interviewé par le journaliste Christian Aimé Ndotah. CopyrightNdotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un jeune talent abandonné à son sort pleure dans le noir. À 27 ans, Privat Gueregodoba se rend à Radio Centrafrique quand il peut payer son transport. Ce père d’un enfant de 6 ans, devenu aveugle à 15 ans, produit une émission hebdomadaire sans percevoir le moindre franc. Une histoire qui dévoile la cruauté d’un système où le ministre de la Communication, Maxime Balalou, et son administration ignorent la détresse d’un jeune producteur non-voyant.

 

Un calvaire quotidien du producteur Privat Gueregodoba  dans l’indifférence totale

 

“Je n’ai même pas de quoi payer mon transport pour venir animer l’émission”, murmure Privat Gueregodoba au micro du journaliste Christian Aimé Ndotah, la gorge serrée. Derrière ses lunettes noires, ce diplômé en informatique adaptée cache une profonde blessure. Chaque mardi, il doit mendier quelques pièces pour rejoindre les studios de la Radio Centrafrique où il anime “Se-Douti Ti A Wa-Zein”. Quand l’argent manque, il reste chez lui, privant les auditeurs de son talent.

 

Un talent gâché par l’indifférence de l’État

 

La direction de Radio Centrafrique profite honteusement de sa vulnérabilité. Depuis 2021, Privat n’a jamais reçu le moindre franc CFA pour ses prestations. Ni salaire, ni pige, ni défraiement. Une exploitation éhontée qui perdure dans l’indifférence totale des autorités centrafricaines.

 

L’hypocrisie d’un système discriminatoire

 

Cette situation révoltante expose l’hypocrisie d’un système qui prétend intégrer les personnes handicapées. Le quota des handicapés dans l’administration centrafricaine reste à zéro, particulièrement pour les non-voyants. Les rares recrutements concernent uniquement les handicapés moteurs.

 

“Je n’ai pas envie de me promener aveugle”, répond Privat Gueregodoba quand le journaliste Christian Aimé Ndotah l’interroge sur l’absence de canne blanche. Une fierté touchante qui contraste avec le mépris des institutions. À 27 ans, ce père d’un enfant de 6 ans a perdu la vue progressivement entre 2009 et 2012, alors qu’il étudiait au séminaire de Sibut. Même les soins en Europe n’ont pu sauver sa vision.

 

Un ministre sourd aux appels de détresse de monsieur Privat Gueregodoba

 

Le ministre de la Communication Maxime Balalou reste étrangement silencieux face à cette situation scandaleuse de monsieur Privat Gueregodoba. Son ministère, doté d’un budget conséquent, n’a jamais débloqué le moindre franc pour soutenir ce jeune talent. Les promesses d’intégration des personnes handicapées restent lettre morte, pendant que Privat Gueregodoba survit miraculeusement.

 

“Comment peut-on laisser un jeune diplômé talentueux dans une telle précarité ?”, s’interroge un agent de la Radio Centrafrique sous couvert d’anonymat. “Le ministre visite régulièrement nos locaux, il connaît la situation de Privat Gueregodoba. Son inaction est inexcusable“.

 

Un ministère de la Communication étrangement muet

 

Le ministère de la Communication brille par son absence dans ce dossier. Aucune initiative pour équiper ce jeune producteur talentueux, aucun soutien financier, aucun dispositif d’accompagnement. La direction de Radio Centrafrique maintient une omerta honteuse sur cette exploitation.

 

Privat Gueregodoba incarne le paradoxe d’une société qui marginalise ses forces vives. Informaticien qualifié disposant de son propre ordinateur, il anime une émission radiophonique appréciée. Pourtant, l’État préfère le maintenir dans la précarité plutôt que valoriser ses compétences.

 

Appel à l’aide

 

Face aux micros de Christian Aimé Ndotah, Privat lance un appel poignant pour obtenir ne serait-ce qu’un moyen de transport. Une requête minimale qui souligne l’abandon total des autorités. Son émission hebdomadaire en sango, diffusée chaque mardi à 9h30, pourrait s’arrêter faute de moyens pour se déplacer.

 

Le silence assourdissant du ministre Maxime Balalou et l’exploitation éhontée de Privat Gueregodoba par la Radio Centrafrique révèlent la faillite morale d’un système. Pendant que les discours officiels prônent l’inclusion, un jeune talent aveugle erre dans les couloirs de la radio nationale, mendiant de quoi payer son transport. Une honte nationale qui exige une réaction immédiate des autorités. Le temps des belles paroles est révolu, Privat mérite sa dignité.

 

Le cas de Privat Gueregodoba symbolise l’échec d’un État incapable de protéger ses citoyens les plus vulnérables. Son combat quotidien pour exercer son métier, malgré l’absence totale de soutien, accuse un système gangrené par l’indifférence et la discrimination. Le gouvernement centrafricain doit cesser cette exploitation honteuse et donner à ce jeune talent les moyens de sa dignité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les transporteurs camerounais s’organisent contre les menaces de Wagner sur l’axe Béloko-Bangui

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Les transporteurs camerounais s’organisent contre les menaces de Wagner sur l’axe Béloko-Bangui

 

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Les camions de transports camerounais sur le corridor Béloko – Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’assassinat d’un chauffeur camerounais par des Mercenaires russes du groupe  Wagner le mois dernier avait provoqué une grève paralysante sur l’axe routier Béloko-Bangui. Après discussions avec les autorités centrafricaines et camerounaises, les transporteurs ont repris leurs activités, mais pas sans précautions.

 

Pour protéger leurs vies, les camionneurs camerounais ont mis en place un système d’alerte sophistiqué sur l’axe Béloko-Bangui. Via des groupes WhatsApp et par téléphone, ils s’informent mutuellement des mouvements suspects sur la route. La semaine dernière, ce dispositif a prouvé son efficacité la semaine dernière : un chauffeur en direction de Bossembélé a repéré des mercenaires russes du groupe Wagner à deux endroits :  à 25 km de Yaloké et près de Bossembélé. Il a immédiatement alerté ses collègues : “Tout le monde doit s’arrêter et dormir à Yaloké. Personne ne doit bouger”. Un message qui a été scrupuleusement suivi.

 

Cette prudence extrême des transporteurs camerounais sur le tronçon du corridor Béloko-Bangui  traduit leur méfiance envers les mercenaires russes, qui sont “imprévisibles” et dangereux. “Quand tu vois Wagner en déplacement, il faut faire très attention. Mieux vaut s’arrêter, dormir et repartir le jour“, explique un chauffeur interrogé par la rédaction du CNC.

 

En outre, pendant que la Centrafrique accueille Wagner à bras ouverts, le Tchad se trouve dans une position délicate. Encerclé par des zones d’influence russe – le Soudan et la Libye en guerre, la Centrafrique occupée par Wagner – le pays subit une pression croissante. Malgré sa puissance militaire considérable, comparable à celle du Rwanda qui assure seul sa défense, le Tchad montre des signes de rapprochement avec Wagner, bien que son président s’en défende.

 

Le Cameroun, quant à lui, maintient fermement sa position : pas besoin de Wagner. Le pays garde le cap et refuse toute ingérence des mercenaires russes sur son territoire, privilégiant son indépendance militaire et sécuritaire.

 

La situation montre comment les pays d’Afrique centrale adoptent des approches différentes devant l’expansion de Wagner dans la région : certains cèdent, d’autres résistent. Au milieu de ces tensions géopolitiques, les chauffeurs camerounais, eux, continuent leur travail essentiel, mais avec une vigilance accrue.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le PRNC met fin à son accord avec la Croix-Rouge après l’exécution d’un de ses membres

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Le PRNC met fin à son accord avec la Croix-Rouge après l’exécution d’un de ses membres

 

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Rebelles du PRNC dans la Haute-Kotto

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un communiqué officiel daté du 25 décembre 2024, le Chef d’État Major du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), Mahamat Deya, dénonce “l’acte inacceptable commis par les éléments des FACA (Forces Armées Centrafricaines) basées à Ouadda-Maïkaga contre l’un de ses hommes.

 

Selon le communiqué, les faits se sont déroulés alors que l’élément  du PRNC “effectuait une patrouille de reconnaissance aux abords d’un poste de contrôle que le mouvement avait établi pour garantir la sécurité de la population locale, selon le terme du communiqué. Malheureusement, une situation inhabituelle s’est produite : il a disparu sans laisser de trace.

 

Le communiqué précise qu’“après des investigations approfondies, il a été établi que cet élément a été appréhendé par les FACA sur le chantier de Padé situé à 50 km de Ouadda-Maïkaga. Il a été ligoté, violemment frappé et torturé avant d’être exécuté. Son corps sans vie a ensuite été placé dans un sac et jeté dans une rivière proche du chantier”.

 

Le Chef d’État Major du PRNC évoque ensuite un précédent plus pacifique : “À l’époque où j’étais au CPC, lors des combats de Nda, j’avais fait prisonniers 24 soldats des FACA. Cependant, j’ai fait preuve de retenue en respectant le droit international humanitaire. Ces prisonniers ont été traités avec humanité et libérés grâce à la médiation de la Croix-Rouge avec qui nous avons signé un document“.

 

Ensuite, le communiqué révèle les termes de cet accord : “Dans cet accord, il était stipulé que si l’un de mes hommes était capturé, en période de combat ou hors combat, les FACA devaient alerter la Croix-Rouge afin d’assurer son bien-être“.

 

Suite à cette violation, Mahamat Deya annonce : “À compter de la publication de ce communiqué, je déclare cet accord caduc. J’exige que tous les éléments des FACA se tiennent prêt car désormais la seule relation entre eux et nous sera celle de la guerre“.

 

La rédaction attend une réaction officielle des FACA concernant ces accusations graves.

 

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Réformes et aide internationale : La Centrafrique joue son va-tout avec les bailleurs de fonds

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Réformes et aide internationale : La Centrafrique joue son va-tout avec les bailleurs de fonds

 

Réformes et aide internationale : La Centrafrique joue son va-tout avec les bailleurs de fonds
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le rapport de la Commission Économie et Finances de l’assemblée nationale dévoile l’extrême dépendance de la Centrafrique envers ses partenaires internationaux. Pour 2025, le pays compte sur 162,20 milliards de francs CFA de ressources extérieures, un montant vertigineux qui représente près de la moitié du budget national. Cette situation place le pays dans une position délicate, où la moindre hésitation des bailleurs de fonds pourrait faire basculer l’ensemble de l’édifice financier de la Centrafrique.

 

L’architecture financière externe de la Centrafrique révèle une dépendance inquiétante de l’extérieur. Sur les 162,20 milliards attendus, 27,30 milliards proviennent d’appuis budgétaires directs, 125,40 milliards sont destinés au financement de projets, et 7,50 milliards constituent des prêts. Cette manne internationale maintient artificiellement à flot les finances publiques centrafricaines.

 

Les réformes structurelles exigées par les partenaires avancent au ralenti. Le train de réformes économiques et financières, pourtant condition sine qua non du soutien international, peine à produire des résultats tangibles. Les discussions avec le FMI sur la troisième revue du programme de facilité élargie de crédit s’enlisent, notamment sur la réforme du secteur des hydrocarbures en Centrafrique.

 

La préparation des élections présidentielles et l’exploitation économique prévue en 2025 ajoutent une pression supplémentaire. Les partenaires internationaux scrutent avec attention la capacité du pays à organiser ces échéances tout en maintenant le cap des réformes économiques. Un exercice d’équilibriste particulièrement périlleux.

 

Les conditionnalités des bailleurs se durcissent. Le FMI exige notamment l’atteinte d’un niveau précis de recettes intérieures,  255 milliards de francs CFA à fin décembre 2024,  et un strict contrôle du déficit primaire. Des objectifs qui paraissent hors de portée au vu des performances actuelles de l’administration fiscale de la Centrafrique.

 

Face à ces exigences, le gouvernement tente de gagner du temps. Les discussions se poursuivent avec le FMI, mais l’absence d’accord met en péril l’ensemble des financements extérieurs. Le pays risque un effet domino dévastateur : sans l’aval du FMI, les autres partenaires de la Centrafrique pourraient suspendre leurs appuis budgétaires.

 

Ceci dit, la  Centrafrique se trouve à la croisée des chemins. Entre la nécessité vitale des financements extérieurs et l’impératif des réformes structurelles, le pays doit trouver rapidement un équilibre viable. L’année 2025 s’annonce décisive : soit le pays parvient à convaincre ses partenaires de sa capacité à se réformer, soit il risque de voir se tarir une source de financement dont il ne peut actuellement se passer. L’avenir économique du pays se joue dans les prochains mois.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui étouffe sous le bruit des lieux de culte

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Bangui étouffe sous le bruit des lieux de culte : L’État reste sourd aux appels des citoyens

 

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Église GIMAD de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une cacophonie assourdissante déchire le silence nocturne près de l’hôpital communautaire de Bangui. Des haut-parleurs puissants diffusent des prières et des chants jusqu’à trois heures du matin, sans égard pour les malades. Cette scène, devenue banale dans la capitale centrafricaine, traduit l’anarchie qui règne autour des activités des lieux de culte.

 

Une prolifération incontrôlée des lieux de culte à         Bangui

 

Les chiffres exacts manquent, mais chaque quartier de Bangui compte désormais des dizaines d’églises et de mosquées. Ces établissements religieux poussent comme des champignons, souvent sans autorisation préalable du ministère de l’Administration du territoire. “Beaucoup de pasteurs s’autoproclament et créent leurs églises selon leur bon vouloir”, note Serge Bayombo, membre du parti URCA.

 

Le phénomène touche particulièrement les quartiers populaires, où des maisons d’habitation se transforment du jour au lendemain en lieux de culte. Ces installations sauvages ignorent toute réglementation sur le voisinage des écoles ou des centres de santé.

 

Un cadre légal existant mais inappliqué

 

Pourtant, l’arsenal juridique existe dans les placards du ministère de l’administration du territoire à Bangui. La loi n°07.018 du 28 décembre 2007 portant code de l’environnement stipule clairement dans son article 60 : “Sont interdites les émissions de bruit susceptibles de nuire à la santé de l’homme, de constituer une gêne excessive pour le voisinage et de porter atteinte à l’environnement“.

 

Le ministère de l’Administration du territoire dispose également d’une réglementation précise sur l’ouverture des lieux de culte. “Des procédures existent pour obtenir les autorisations nécessaires”, explique William Ndjapou, conseiller juridique. “Le problème se situe au niveau du suivi et du contrôle.”

 

Impact sur la santé publique, même à Bangui

 

Les conséquences de cette situation affectent directement la population. Les médecins signalent une augmentation des troubles du sommeil et du stress, particulièrement chez les enfants et les personnes âgées. Les élèves habitant près des lieux de culte peinent à se concentrer sur leurs devoirs.

 

“Ces nuisances sonores permanentes perturbent le développement cérébral des enfants”, alerte un neurologue de l’hôpital communautaire de Bangui. “Nous constatons aussi une hausse des cas de dépression liée au manque de repos“.

 

Une administration aux abonnés absents

 

Devant ce problème croissant, l’administration reste curieusement passive. Les services du ministère de l’Administration du territoire, pourtant chargés de la régulation des lieux de culte, brillent par leur absence sur le terrain. Les demandes d’interview adressées au ministre sont restées sans suite pendant deux semaines.

 

“Les techniciens qui doivent réglementer le fonctionnement de ces églises ne font pas leur travail”, déplore Elisée Nguimalé, coordinateur de l’Observatoire pour la Bonne Gouvernance. “C’est un laisser-aller total au vu et au su des autorités à Bangui“.

 

Des solutions qui tardent

 

Des initiatives ont pourtant existé par le passé. Sous la présidence Bozizé, le ministre Malonga avait tenté d’encadrer les activités des églises. Plus récemment, le ministre Yangana a initié une démarche similaire. Ces tentatives sont restées sans lendemain.

 

Le Rwanda montre pourtant qu’une régulation est possible. Le président Kagame a récemment imposé un strict contrôle des lieux de culte, exigeant des normes précises sur leur implantation et la qualification des responsables religieux.

 

Pour sortir de l’impasse, plusieurs pistes existent : contrôle systématique des sites d’implantation, vérification des qualifications théologiques des pasteurs, limitation des horaires d’activité. Mais leur mise en œuvre nécessite une volonté politique qui fait aujourd’hui défaut.

 

La liberté de culte, garantie par la Constitution centrafricaine, ne peut justifier des atteintes répétées à la tranquillité publique. Entre le droit de pratiquer sa religion et celui de vivre paisiblement, un équilibre reste à trouver. La balle est dans le camp des autorités.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La poussière fait naître de nouveaux entrepreneurs à Bangui

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La poussière fait naître de nouveaux entrepreneurs à Bangui

 

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Jeune vendeur ambulant centrafricain des masques dans le sixième arrondissement de Bangui, portant un masque de protection et une casquette rose, vêtu d’un polo vert et blanc. CopyrightChristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un nuage très difficile enveloppe Bangui en ce mois de décembre. Dans les rues de la capitale, une scène bizarre attire l’attention : des jeunes gens, postés aux carrefours, tiennent à bout de bras des masques de protection. Le ballet quotidien des vendeurs ambulants prend un nouveau visage avec cette saison sèche particulièrement âpre.

 

“On n’a pas le choix, il faut bien survivre”, lance Rodrigue, 19 ans, qui arpente depuis l’aube le quartier Pétévo du 6e arrondissement. Dans ses mains, une dizaine de masques bleus et noirs, vestiges des stocks de la période Covid-19, trouvent une seconde vie face à l’assaut implacable de la poussière qui plane sur la capitale chaque saison sèche.

 

La ville entière suffoque sous cette chape poudreuse. Elle s’invite partout : dans les assiettes des restaurants de rue, sur les étals des marchands, jusque dans l’intimité des maisons. Les conducteurs peinent à distinguer la route, tandis que les piétons traversent à tâtons, comme dans un épais brouillard.

 

Cette situation a fait germer une économie de circonstance. Les prix s’adaptent aux négociants: 50 francs CFA le masque à l’unité, trois pour 100 francs en lot. “Les bonnes journées, je peux gagner jusqu’à 4000 francs”, confie Martial, un autre vendeur, le visage lui-même protégé par sa marchandise.

 

Le phénomène gagne du terrain. Parti de Bimbo et du 6e arrondissement, ce petit commerce improvisé essaime désormais dans tous les quartiers de Bangui. Les jeunes s’adaptent au rythme des saisons : ramasseurs des poubelles pendant les pluies, ils deviennent marchands de masques quand souffle la poussière sur la capitale.

 

Les météorologues prédisent une saison sèche particulièrement intense cette année. Une nouvelle qui, ironiquement, fait le bonheur de ces entrepreneurs de fortune. À Bangui, même la poussière peut devenir source d’opportunités.

 

Et comme le rappelle un ancien dicton local, repris dans un sourire par le journaliste Christian Aimé Ndota: “À Bangui, la poussière nous rappelle notre condition – nous en venons, nous y retournons“. Une philosophie qui aide à supporter le voile ocre qui recouvre la ville, en attendant le retour des pluies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Action Solidaire : Une association au cœur de la dignité des femmes et des marginalisés en RCA

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Action Solidaire : Une association au cœur de la dignité des femmes et des marginalisés en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/action-solidaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>A gauche Sarah-Isis volontaire de l'association Action Solidaire et à droite Madame Nadine Kossi présidente de l'association Action Solidaire
A gauche Sarah-Isis volontaire de l’association Action Solidaire et à droite Madame Nadine Kossi présidente de l’association Action Solidaire. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis plusieurs années, Action Solidaire accompagne les femmes et personnes vulnérables en République centrafricaine dans leur quête de dignité et d’autonomie.

 

L’Association Action Solidaire, dirigée par Mme Nadine Kossi, s’affirme comme un partenaire indispensable en République Centrafricaine pour accompagner les femmes, les jeunes filles et les personnes vulnérables. Depuis plusieurs années, l’organisation développe des actions visibles pour redonner espoir aux populations fragilisées.

 

La mission d’Action Solidaire repose sur l’accompagnement des couches sociales les plus vulnérables, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes filles.

 

« Donner le sourire, l’espoir et la confiance aux personnes fragiles en difficulté et marginalisées constitue le cœur de nos actions », explique Mme Kossi. Cette approche s’est concrétisée par des campagnes de sensibilisation et des projets d’autonomisation des femmes centrafricaines.

 

L’association bénéficie d’une couverture médiatique qui amplifie sa portée, selon sa présidente. Action Solidaire a développé sa notoriété en RCA et au-delà, grâce à des initiatives qui touchent directement les communautés. Dans ses projets à venir, l’organisation compte poursuivre son plaidoyer pour les personnes vulnérables, tout en développant de nouvelles actions pour soutenir les orphelins et promouvoir l’éducation.

 

Action Solidaire poursuit sa mission pour une société plus inclusive, où la dignité des femmes et des personnes vulnérables devient une priorité collective….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

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Radio Ndéké-Luka dans le collimateur de Sarandji pour une fake news sur le budget de l’Assemblée

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Radio Ndéké-Luka dans le collimateur de Sarandji pour une fake news sur le budget de l’Assemblée

 

Centrafrique.org/le-president-de-lassemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandji-declare-clause-la-velleite-du-president-touadera-de-reviser-ou-de-changer-la-constitution/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi/” rel=”attachment wp-att-59975″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi-450×253.png” alt=”Radio Ndéké-Luka dans le collimateur de Sarandji pour une fake news sur le budget de l’Assemblée” width=”450″ height=”253″ />
Le Président de l’assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine n’a pas caché sa colère ce jeudi 26 décembre 2024. Simplice Mathieu Sarandji a fermement condamné Radio Ndeke Luka pour avoir diffusé un chiffre erroné de 106 milliards de francs CFA concernant le budget de l’institution parlementaire.

 

L’ambiance était électrique ce jeudi 26 décembre dans l’hémicycle avant l’examen du projet de loi de finances 2025. Simplice Mathieu Sarandji a interrompu le protocole habituel pour rectifier l’information diffusée le matin même par la radio Ndéké-Luka.

 

“On n’a pas besoin de sortir d’une grande école d’économie ou de finances publiques pour savoir que cela est fort de café”, a déclaré Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, indigné par ce qu’il considère comme une tromperie délibérée du public.

 

Les journalistes de la radio Ndéké-Luka brillaient par leur absence dans l’hémicycle au moment des faits. “Quand on est journaliste, on met à la disposition du public les informations, mais pas les informations qui font mal au ventre”, a martelé Sarandji, accusant la radio d’avoir diffusé sciemment des informations inexactes.

 

Cette querelle entre l’Assemblée nationale et la radio Ndéké-Luka éclate alors que les députés doivent examiner le projet de loi de finances 2025. Elle met en avant l’importance d’une information fiable sur les questions budgétaires qui touchent directement les citoyens.

 

En dénonçant cette erreur sur le budget de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji rappelle aux médias leur devoir de vérification des informations avant diffusion. Une mise au point qui précède des débats attendus sur le budget 2025, dans un contexte économique déjà tendu.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Université de Bangui : quand les professeurs deviennent experts en léchage de bottes de Touadera

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Université de Bangui : quand les professeurs deviennent experts en léchage de bottes de Touadera

 

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Copyrightla renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le ridicule ne tue pas, dit-on. À l’Université de Bangui, il prospère même les fesses en l’air comme les sorciers. Dans un communiqué lu en boucle , trois fois par jour,  sur les ondes nationales, des soi-disant universitaires transforment la banale présence de Baba Kongoboro dans un jury de thèse au Burkina Faso le 20 décembre dernier en épopée nationale. Le “Comité de Soutien universitaire”, sous la plume du professeur Sylla, fait de cette participation ordinaire un événement censé révolutionner la science en Afrique. Une mascarade qui en dit long sur la déchéance de l’institution. Un spectacle affligeant instrumenté par leur porte-parole, et diffusé avec zèle en boucle par David Doté Koïmara, directeur de Radio Centrafrique.

 

En réalité, cette autoglorification médiatique atteint des sommets quand le professeur Sylla Sembala, au nom de ce comité des sorciers de l’université de Bangui, proclame que cette banale présence dans un jury  au Burkina-Faso «a atteint la jeunesse africaine tout entière” et représenterait une “contribution majeure au développement du capital humain en Afrique “. Une emphase qui fait grincer des dents dans le milieu universitaire au pays.

 

L’ironie de cette mise en scène est d’autant plus criante que la Centrafrique ignore ses véritables succès académiques.

 

En effet, le mois dernier, trois médecins centrafricains, enseignants à l’université de Bangui même, ont réussi un exploit historique en Guinée. Parmi eux, deux femmes sont devenues les premières professeures agrégées en médecine de l’histoire du pays. Une première qui aurait dû faire la fierté nationale. Pourtant, les autorités centrafricaines n’ont pas daigné saluer cette réussite exceptionnelle.

 

Plus frappant encore, le pays ignore délibérément l’un de ses plus illustres scientifiques. Le professeur Gaston Mandata Nguerekata, mathématicien de renommée mondiale, poursuit sa brillante carrière dans les universités américaines après avoir servi son pays comme ministre et recteur de l’Université de Bangui. Son excellence académique a marqué les esprits au point que l’Union des mathématiciens africains a créé un prix portant son nom. Récemment, un professeur agrégé sud-africain s’est vu décerner cette prestigieuse distinction, célébrant ainsi le legs intellectuel du professeur Nguerekata. Mais en Centrafrique, c’est toujours le silence radio. Aucun mot de l’Université de Bangui.

 

Cette dichotomie entre la célébration médiatique d’actes ordinaires et l’indifférence face aux véritables succès académiques centrafricains est symptomatique d’un système malade. Pendant que la Radio Centrafrique s’égosille à vanter des accomplissements mineurs, les vrais talents du pays enrichissent le patrimoine scientifique mondial dans l’indifférence de leur patrie.

 

Cette comédie médiatique ne fait que souligner le malaise profond qui ronge l’enseignement supérieur centrafricain. La vraie excellence académique est étouffée pendant que les institutions préfèrent s’adonner à des exercices d’autosatisfaction stériles. La jalousie et les petits calculs politiques ont remplacé la reconnaissance du mérite véritable.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

L’université de Bangui, qui devrait être le phare intellectuel du pays, se perd dans des gesticulations médiatiques pathétique .

 

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À Mann : Une lycéenne prise en otage pendant des heures par des soldats FACA

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À Mann : Une lycéenne prise en otage pendant des heures par des soldats FACA

 

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Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les habitants de la préfecture de Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé vivent un drame chaque jour. Ceux qu’ils ont tant voulus pour les protéger sont devenus leurs bourreaux. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA), en particulier les 8e et 9e bataillons, font régner la peur sur les populations locales, notamment de Mann.

 

L’histoire d’une jeune lycéenne en classe de terminale à Bokaranga raconte cette triste réalité. Ce lundi 30 décembre 2024, cette élève voulait juste retrouver sa famille à Ngaoundaye pour les fêtes de fin d’année. Mais en route pour rentrer dans son village, arrivée à Mann, à quarante kilomètres de Bokaranga, des soldats FACA l’ont arrêtée. Ils lui ont demandé sa carte nationale d’identité. Mais elle n’en a pas. Elle présente sa carte du lycée et son reçu d’assurance scolaire.  Mais les soldats FACA ont di niet! Ils  l’ont gardée pendant des heures. Sa carte d’identité scolaire ne leur suffisait pas. Les militaires voulaient une carte nationale d’identité ou 5000 francs pour la laisser partir. La jeune fille a dû appeler des gens à Bokaranga pour réunir l’argent de sa libération.

 

Rappelons que le trajet de Bokaranga à Bang, ville frontalière avec le Cameroun et le Tchad, est devenu un véritable parcours du combattant. Plus de dix barrages jalonnent la route. À chaque point de contrôle, comme à Mann, les FACA, gendarmes et policiers exigent des paiements aux voyageurs. Un système de racket institutionnalisé qui asphyxie économiquement la région.

 

L’ironie de cette situation prend racine dans l’histoire récente du pays. En 2013 – 2014, après la prise du pouvoir par la coalition Séléka et la dissolution de l’armée nationale, les Centrafricains avaient massivement réclamé le retour des FACA pour les protéger des rebelles. Aujourd’hui, ces mêmes soldats commettent des exactions dépassant celles qu’ils étaient censés combattre.

 

Les soldats justifient parfois leurs actions par le non-paiement de leurs primes globales d’alimentation. La semaine dernière à Mann, ils manifestaient d’ailleurs pour réclamer ces paiements. Mais est-ce une raison pour rançonner une population déjà fragilisée ?

 

La situation actuelle pose une question: comment restaurer la confiance entre l’armée et la population ? Le gouvernement centrafricain et l’état-major des FACA ne peuvent continuer d’ignorer ces dérives qui minent la légitimité même des forces armées et l’autorité de l’État dans ces régions.

 

Une réforme profonde du comportement des FACA sur le terrain s’impose. Sans quoi, le remède risque de s’avérer pire que le mal qu’il était censé guérir. Les habitants de Manne, notamment de Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé ne demandent qu’à vivre en paix, sous la protection d’une armée digne de ce nom, pas sous la coupe de prédateurs en uniforme.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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