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Justice centrafricaine : Une machine à broyer l’opposition au service du pouvoir

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Justice centrafricaine : Une machine à broyer l’opposition au service du pouvoir

 

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Le magistrat Rock Alfred Ngoumbré

 

Bangui, CNC. La justice en République centrafricaine s’est transformée en un instrument redoutable de répression politique, abandonnant toute prétention d’indépendance pour devenir le bras armé juridique du régime Touadéra. Ce détournement systématique des institutions judiciaires démontre de manière claire la dérive autoritaire d’un pouvoir qui ne tolère plus aucune voix dissidente.

 

L’instrumentalisation de l’appareil judiciaire atteint des sommets de cynisme. Alors que les tribunaux ordinaires peinent à fonctionner faute de moyens – seuls trois tribunaux d’instance existent pour un territoire grand comme la France et la Belgique – le régime mobilise l’ensemble du système judiciaire pour persécuter ses opposants. La justice des puissants écrase celle du peuple, laissant la population ordinaire sans recours face à l’arbitraire quotidien.

 

La Cour constitutionnelle, dernière forteresse de l’État de droit, a été méthodiquement démantelée. L’éviction brutale de sa présidente en octobre 2022, coupable d’avoir osé s’opposer aux velléités de modification constitutionnelle du pouvoir, démontre la détermination du régime à faire taire toute voix indépendante. Cette mise au pas s’est faite avec la complicité honteuse du corps universitaire, qui a validé sans broncher cette violation pathétique de l’indépendance de la justice.

 

Plus révoltante encore est l’utilisation sélective de la Cour pénale spéciale (CPS). Créée à grands frais par la communauté internationale pour lutter contre l’impunité, cette juridiction est devenue un instrument de deux poids deux mesures. Alors qu’elle poursuit avec zèle les chefs de groupes armés opposés au régime, elle reste étrangement silencieuse sur les crimes commis par les affidés du pouvoir. L’incident Hassan Bouba est emblématique : ce ministre, pourtant inculpé par la CPS, a été libéré manu militari par la garde présidentielle et aussitôt décoré de l’ordre national du Mérite, une gifle retentissante à l’État de droit.

 

La perversion du système judiciaire atteint son paroxysme dans le traitement des opposants politiques. Les immunités parlementaires sont bafouées, à l’exemple de celle du député Dominique Yandocka, incarcéré depuis près d’un an à la prison du camp de Roux. En plus,  les arrestations arbitraires se multiplient, tandis que les procès politiques se succèdent dans un simulacre de justice qui rappelle les heures les plus sombres des dictatures.

 

L’aide internationale massive au secteur judiciaire – notamment européenne – n’a servi qu’à maintenir une façade de légalité sur un système profondément corrompu. Les sessions criminelles, pourtant financées, ne se tiennent plus comme prévues, tandis que 80% des détenus croupissent en détention provisoire dans des conditions inhumaines.

 

La justice est devenue une arme politique redoutable entre les mains d’un régime qui ne tolère plus aucune contestation. Les magistrats sont réduits au rôle d’exécutants dociles, pendant que les avocats de la défense sont intimidés. Le message est clair : la justice n’est plus qu’un instrument au service du pouvoir.

 

Cette instrumentalisation systématique de la justice a des conséquences dramatiques. La population a perdu toute confiance dans les institutions judiciaires, préférant la justice populaire ou celle des groupes armés. L’impunité règne pour les proches du pouvoir, pendant que les prisons débordent d’opposants réels.

 

Plus grave encore, cette perversion de la justice sape les fondements mêmes de l’État de droit. La Cour pénale internationale, censée être un dernier recours, peine à établir des dossiers solides, pendant que les criminels de guerre proches du pouvoir paradent dans les ministères.

 

Le système judiciaire centrafricain est devenu l’incarnation même de la justice à deux vitesses : implacable avec les faibles, servile avec les puissants. Cette dérive transforme progressivement la RCA en un État où le droit n’est plus qu’un instrument de répression au service d’un pouvoir de plus en plus autoritaire.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : La crypto-monnaie, un mirage souverain qui masque une escroquerie d’État

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La crypto-monnaie, un mirage souverain qui masque une escroquerie d’État

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/De-droite-a-gauche-le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-le-sulfureux-camerounais-Emile-Parfait-Simb-450×352.jpg” alt=”De droite à gauche, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et le sulfureux camerounais Emile Parfait Simb De-droite-a-gauche-le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-le-sulfureux-camerounais-Emile-Parfait-Simb A PARTIR DE CENTRAFRIQUE, LE GROUPE RUSSE WAGNER VEUT PLACER SON PION EMILE PARFAIT SIMB A LA TETE DE L’ETAT CAMEROUNAIS” width=”450″ height=”352″ />
De droite a gauche, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et le sulfureux camerounais Emile Parfait Simb

 

Bangui, CNC. L’adoption de la  crypto-monnaie en Centrafrique  représente l’une des plus grandes mystifications financières orchestrée par un État africain. Sous couvert de souveraineté monétaire et de modernité technologique, le régime Touadéra a mis en place une véritable escroquerie qui enrichit une poignée d’initiés tout en appauvrissant davantage un pays déjà exsangue.

 

L’ironie est cruelle : l’un des pays les plus pauvres au monde, où plus de la moitié de la population dépend de l’aide alimentaire, se targue soudain d’être à l’avant-garde de la révolution numérique. Cette mascarade serait risible si elle ne cachait pas une opération financière aussi douteuse que dangereuse pour l’économie nationale.

 

Le scandale commence avec la genèse même du projet de

la crypto-monnaie en Centrafrique. La loi sur les cryptomonnaies, votée par acclamation en avril 2022 par un parlement aux ordres, a été rédigée en anglais – une violation spectaculaire de la Constitution du 30 mars 2016 qui n’a pas empêché son adoption précipitée. Plus grave encore, la gestion de cette prétendue monnaie nationale a été confiée à une société privée étrangère, transformant de fait cette supposée affirmation de souveraineté monétaire en une privatisation pure et simple de la politique monétaire.

 

Les protagonistes de cette opération sont tout aussi douteux. Emile Parfait Simb, l’un des principaux promoteurs du projet auprès de la présidence, est poursuivi par la justice de plusieurs pays africains et des États-Unis pour diverses escroqueries financières. Cela n’a pas empêché le régime de lui octroyer un passeport diplomatique centrafricain, illustrant la nature profondément véreuse de l’opération.

 

L’absurdité du projet de la crypto-monnaie en Centrafrique atteint son paroxysme avec la proposition d’acquérir la nationalité centrafricaine par l’achat de Sango Coins. Cette disposition, bien que retoquée par la Cour constitutionnelle, révèle la vraie nature du projet : une tentative de monétiser jusqu’à la citoyenneté du pays, dans une fuite en avant qui ne connaît plus aucune limite.

 

La réalité technique est tout aussi accablante. Dans un pays où l’accès à l’électricité est un luxe et la connexion internet une rareté, promouvoir une monnaie virtuelle relève soit d’une ignorance crasse des réalités locales, soit d’un cynisme sans bornes. Les deux hypothèses sont également inquiétantes.

 

Plus inquiétant encore est le timing de cette opération de la crypto-monnaie en Centrafrique. Le lancement du Sango Coin coïncide avec un durcissement des contrôles financiers internationaux sur les élites centrafricaines, notamment en France. La création d’une crypto-monnaie en Centrafrique apparaît ainsi comme une tentative à peine voilée de contourner ces contrôles et de faciliter les flux financiers douteux.

 

Les conséquences économiques sont désastreuses. Cette aventure hasardeuse fragilise davantage une économie déjà exsangue, détourne des ressources précieuses qui auraient pu servir au développement, et expose le pays à des risques financiers majeurs dans un secteur hautement spéculatif.

 

La communauté internationale observe avec consternation cette fuite en avant. Les institutions de Bretton Woods, qui financent plus de 50% du budget national, voient leurs efforts de stabilisation macro-économique sabotés par une initiative qui relève plus de l’aventurisme financier que d’une politique monétaire responsable.

 

Le Sango Coin incarne parfaitement la dérive d’un régime qui a perdu tout sens des réalités. Alors que la population s’enfonce dans la misère, que les services publics s’effondrent faute de moyens, le pouvoir se lance dans une aventure crypto-monétaire dont le seul objectif semble être d’enrichir ses promoteurs tout en facilitant l’évasion des capitaux.

 

Cette mascarade financière est d’autant plus tragique qu’elle détourne l’attention et les ressources des véritables défis du pays. Pendant que le régime vante les mérites de sa monnaie virtuelle, la majorité des Centrafricains continue de vivre dans une pauvreté bien réelle que cette escroquerie d’État ne fait qu’aggraver.

 

Par Alain Nzilo

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Accident mortel à Boyali : Les mercenaires russes fuient après avoir tué deux personnes

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Accident mortel à Boyali : Les Mercenaires russes fuient après avoir tué deux personnes

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali-450×266.jpg” alt=”Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali, illustrant l’article sur Les mercenaires russes fuient après avoir tué deux personnes” width=”450″ height=”266″ />
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Un drame routier d’une gravité exceptionnelle s’est produit ce jeudi 7 novembre 2024 au village Boyali, près de Bossembélé. Un véhicule transportant des mercenaires russes du groupe Wagner a violemment percuté une voiture dans laquelle se trouvaient des ressortissants chinois et des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), avant de prendre la fuite.

 

Des morts et un silence assourdissant, pendant que les mercenaires russes s’échappent

 

Le bilan de cette collision est lourd : deux morts, dont un élément des FACA, et plusieurs blessés graves. Les victimes chinoises et centrafricaines ont été transportées d’urgence à l’hôpital secondaire de Boali.

« Les blessés présentent des traumatismes sévères nécessitant une prise en charge immédiate », rapporte un membre du personnel soignant sous couvert d’anonymat.

 

Une impunité révoltante

 

Le comportement des mercenaires russes après l’accident démontre un mépris total pour la vie humaine et les lois centrafricaines. Au lieu de porter secours aux victimes, comme l’exige la loi, les occupants du véhicule Wagner ont poursuivi leur route vers Bouar, commettant ainsi un délit de fuite caractérisé.

 

Un témoin présent sur les lieux déclare : « Nous avons vu le véhicule des Russes partir à toute vitesse après la collision. Ils n’ont même pas ralenti pour voir l’état des victimes. C’est scandaleux et inhumain ».

 

Un silence complice des autorités

 

Plus inquiétant encore, aucune réaction officielle n’émane des autorités centrafricaines. Ni le gouvernement, ni l’état-major des armées, ni les responsables du groupe Wagner n’ont daigné s’exprimer sur ce drame. Cette attitude passive des institutions traduit une forme de complicité face aux exactions des mercenaires russes.

 

Une justice à deux vitesses

 

Cette tragédie expose au grand jour l’existence d’une justice à deux vitesses en République centrafricaine. Alors qu’un citoyen ordinaire aurait été immédiatement arrêté pour un tel délit, les mercenaires russes semblent bénéficier d’une immunité totale, défiant ouvertement les lois du pays.

 

Un avocat banguissois, contacté par notre rédaction, précise : « Le délit de fuite après un accident mortel est un crime grave dans notre législation. L’absence de poursuites judiciaires dans cette affaire démontre une défaillance inquiétante de notre système judiciaire ».

 

Les corps des victimes ont été transférés à Bangui, laissant leurs familles dans le désarroi le plus total. Pendant ce temps, les responsables de ce drame continuent de circuler librement sur le territoire national, protégés par un système qui perpétue leur impunité.

 

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La militarisation du pouvoir en Centrafrique : Une dérive autoritaire qui ne dit pas son nom

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La militarisation du pouvoir en Centrafrique : Une dérive autoritaire qui ne dit pas son nom

 

Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. La République centrafricaine offre aujourd’hui le spectacle affligeant d’une militarisation rampante du pouvoir de Baba Kongoboro, masquant sous des oripeaux démocratiques une dérive autoritaire sans précédent. Le régime de Touadéra, prétendant rétablir l’autorité de l’État, a en réalité mis en place un système de répression sophistiqué qui combine forces régulières, milices et mercenaires étrangers.

 

Au cœur de ce dispositif se trouve une garde présidentielle pléthorique, recrutée en dehors de tout cadre légal et principalement au sein du groupe ethnique présidentiel, les Ngbakamandja. Cette force, dont l’existence même viole les accords internationaux sur la réforme du secteur de la sécurité en Centrafrique, s’est transformée en véritable armée parallèle. Équipée d’un arsenal impressionnant obtenu auprès de la Russie en violation de l’embargo sur les armes, elle terrorise la population jusque dans les quartiers de Bangui.

 

Plus inquiétant encore est l’émergence d’une milice progouvernementale, les “Requins de la Centrafrique“, dirigée par le défunt Moktar Bel Moktar et Héritier Doneng. Cette milice,  le véritable bras armé du parti présidentiel. Ce groupe, officiellement “dissous” mais toujours actif, opère en parfaite coordination avec la garde présidentielle et les mercenaires de Wagner, multipliant enlèvements, tortures et assassinats d’opposants. Leur impunité totale témoigne de leur rôle central dans le dispositif répressif du régime.

 

La militarisation s’étend également aux provinces, dans la Ouaka, le Haut-Mbomou et la Haute-Kotto,  où le pouvoir a instrumenté un soi-disant recrutement massif de jeunes dans les FACA. Ces recrues, après une formation sommaire de quelques semaines par les mercenaires russes, sont envoyées tenir des villages reconquis sur les groupes armés. Cette politique irresponsable transforme une jeunesse désœuvrée en chair à canon, tout en diluant dangereusement le professionnalisme de l’armée nationale.

 

Le phénomène le plus pernicieux reste la création systématique de milices dans des différentes zones du pays, pudiquement appelées “forces d’autodéfense”, comme par exemple dans le Haut-Mbomou avec les miliciens Azandé, qui reproduisent le schéma catastrophique des anti-balaka. Ces groupes, constitués sur une base ethnique et équipés par les russes, sèment la terreur dans les zones rurales sous prétexte de les “sécuriser”.

 

Cette militarisation généralisée s’accompagne d’une brutalisation croissante de la société. Les arrestations arbitraires se multiplient, les opposants disparaissent, tandis que la peur s’installe jusque dans les conversations privées. Un climat de terreur règne désormais à Bangui, mais également dans tout le pays, où même une plaisanterie politique peut conduire en prison.

 

L’administration elle-même n’échappe pas à cette dérive. Les postes clés sont systématiquement confiés à des militaires ou d’anciens miliciens “reconvertis”, comme le chef des requins Héritier Doneng, tandis que les fonctionnaires civils sont marginalisés ou contraints de se soumettre à la logique militaire.

 

Les conséquences de cette militarisation sont désastreuses. L’économie s’effondre sous le poids des rackets institutionnalisés, la corruption atteint des sommets tandis que la population s’enfonce dans la misère. Les barrages routiers, multipliés sous prétexte de sécurité, sont devenus autant de points de rançonnement de la population.

 

La communauté internationale, qui avait investi des sommes colossales dans la reconstruction d’un État de droit, assiste impuissante à ce détricotage méthodique. Les projets de réforme du secteur de sécurité sont détournés au profit d’une logique purement répressive, tandis que les garde-fous institutionnels sont systématiquement démantelés.

 

Cette militarisation du pouvoir dessine les contours d’un nouveau modèle autoritaire en République centrafricaine, où la violence d’État se cache derrière une façade démocratique de plus en plus fragile. La RCA est devenue le laboratoire d’une forme moderne de dictature, où la force brute remplace le droit sous couvert de restauration de l’autorité de l’État.

 

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FACA : Des officiers fantômes pour une armée fantoche

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FACA : Des officiers fantômes pour une armée fantoche

 

Centrafrique.org/zephirin-mamadou-entre-la-corruption-et-le-detournement-un-business-a-grande-echelle/le-general-zephirin-mama/” rel=”attachment wp-att-63493″ data-wpel-link=”internal”>le général d'armée Zéphirin Mamadou, chef d'État-major de la République centrafricaine, en train de faire un discours
le général d’armée Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine

 

La récente attaque de la CPC à Ngarba, à la frontière tchado-centrafricaine, a une nouvelle fois dévoilé les graves dysfonctionnements au sein des Forces armées centrafricaines (FACA). Le bilan est lourd : un militaire tué, le chef de détachement, un sergent-chef,  pris en otage, puis libéré par la population,  et la fuite honteuse des autres soldats vers le village d’Akroussoulback.

 

Les FACA : une armée de façade avec des officiers fantômes.

 

Comment expliquer un tel fiasco ? Selon un observateur militaire centrafricain qui souhaite rester anonyme, la réponse est simple : “L’armée centrafricaine n’existe que sur le papier avec des officiers fantômes. On envoie au front des jeunes sans expérience, de véritables chair à canon, pendant que les fils d’officiers et les proches du pouvoir restent confortablement installés à Bangui“.

 

En plus de cela, le népotisme gangrène les plus hauts rangs de l’armée. Notre source affirme : “Le chef d’état-major actuel n’a jamais commandé une unité militaire ni mis les pieds en province. Son bureau empeste l’alcool chaque jour. Son fils est devenu un officier supérieur en un temps record, sans aucune expérience de terrain“.

 

Une hiérarchie déconnectée du terrain des officiers fantômes.

 

L’incompétence de la hiérarchie militaire est flagrante. Le chef des opérations, un officier sac à dos, le général Sakama, n’a lui non plus jamais dirigé d’unité de combat. Quant au ministre de la Défense, ses visites sur le terrain se comptent sur les doigts d’une main.

 

Pendant ce temps, les soldats au front manquent cruellement de moyens. “Ils se battent avec les moyens du bord, sur des motos ou même des vélos“, déplore notre informateur. A Ngarba et Amdafock, ce sont de simples sergents qui dirigent les détachements, faute d’officiers qualifiés. Ils sont tous des officiers fantômes pour une armée fantoche.

 

Un bataillon soi-disant d’élite réservé aux proches du pouvoir.

 

Comble du scandale, le président Baba Kongoboro a créé un bataillon d’intervention rapide (BIR) composé uniquement de ses proches. “Le BIR ne quitte jamais Bangui. C’est une garde prétorienne destinée à protéger le régime, pas le pays”, s’indigne notre source.

 

Face à cette situation alarmante, l’avenir des FACA semble bien sombre. Comment une armée gangrenée par le népotisme et l’incompétence pourrait-elle assurer la sécurité du pays ? Les Centrafricains méritent mieux que cette mascarade militaire qui les met en danger.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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David Dacko : Quand un jeune instituteur bâtissait les fondations d’une nation prospère

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David Dacko : Quand un jeune instituteur bâtissait les fondations d’une nation prospère

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/David-Dacko-en-conference-a-Paris-en-1962-324×450.jpg” alt=”David Dacko, président centrafricain, lors d’une conférence de presse à Paris en 1962., illustrant l’article sur David Dacko : Quand un jeune instituteur bâtissait les fondations d’une nation prospère” width=”324″ height=”450″ />
Le président centrafricain David Dacko lors de sa conférence de presse à Paris, le 23 juin 1962.. CopyrightDRLe pr?sident centrafricain David Dacko pendant sa conf?rence de presse ? Paris, France, le 23 juin 1962. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

 

 

1959 – 1965 : Ces premières années d’indépendance où tout était encore possible avec David Dacko

 

Bangui, CNC. Dans son analyse approfondie “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous fait revivre une période charnière de l’histoire centrafricaine : la présidence de David Dacko. À l’heure où la RCA peine à maintenir une administration fonctionnelle, le contraste avec cette époque où un jeune instituteur construisait méthodiquement les bases d’un État moderne est saisissant.

 

David Dacko , un jeune président face aux défis de l’indépendance

 

Le parcours atypique d’un bâtisseur

 

– De la salle de classe à la présidence

– Une formation d’instituteur comme atout

– Une compréhension fine des enjeux éducatifs

– Une vision pédagogique du développement

 

Les défis de départ

 

– Un pays à construire

– Une administration à mettre en place

– Des cadres à former

– Une économie à développer

 

Une gouvernance de proximité innovante

 

La méthode David Dacko

 

– Connaissance personnelle des chefs de quartiers et villages

– Visites régulières sur le terrain

– Écoute directe des populations

– Réponses adaptées aux besoins locaux

 

Une administration efficace sous David Dacko

 

– Nomination de fonctionnaires compétents

– Formation continue des cadres

– Suivi rigoureux des projets

– Évaluation régulière des résultats

 

Les fondations économiques d’un État moderne

 

Des partenariats stratégiques

 

– Coopération avec la Chine pour la riziculture

– Collaboration avec Israël pour le secteur minier

– Diversification des partenaires internationaux

– Préservation de l’indépendance nationale

 

Des projets structurants

 

– Développement agricole de Boyali

– Exploitation rationnelle des ressources minières

– Création d’infrastructures de base

– Mise en place d’industries locales

 

Une politique sociale ambitieuse de David Dacko

 

L’éducation comme priorité

 

– Construction d’écoles

– Formation des enseignants

– Alphabétisation des adultes

– Promotion de l’excellence

 

La santé publique

 

– Développement des infrastructures sanitaires

– Formation du personnel médical

– Campagnes de vaccination

– Accès aux soins de base

 

Les innovations institutionnelles

 

Une administration territoriale efficace

 

– Découpage administratif rationnel

– Formation des administrateurs

– Coordination entre les services

– Suivi des politiques publiques

 

La construction d’un État de droit

 

– Mise en place des institutions

– Formation des magistrats

– Organisation des services publics

– Respect des procédures

 

Les leçons d’une présidence fondatrice

 

Les clés du succès

 

– Vision claire du développement

– Proximité avec les populations

– Gestion rigoureuse des ressources

– Formation continue des cadres

 

Les faiblesses qui ont conduit à la chute

 

– Manque de fermeté face aux pressions

– Difficultés à gérer les oppositions

– Fragilité du consensus politique

– Dépendance vis-à-vis de l’extérieur

 

L’héritage de Dacko

 

Des acquis durables

 

– Une administration structurée

– Des partenariats diversifiés

– Des projets de développement

– Une vision du service public

 

Des leçons pour aujourd’hui

– L’importance de la proximité avec le peuple

– La nécessité d’une vision claire

– Le rôle crucial de la formation

– L’exigence de rigueur dans la gestion

 

Un modèle de gouvernance à réinventer

 

La présidence de David Dacko, malgré sa brièveté, démontre qu’une gouvernance efficace est possible en RCA. Comme le souligne Élie OUEIFIO, les méthodes et principes mis en œuvre durant cette période conservent toute leur pertinence pour la reconstruction du pays.

 

Les défis actuels de la RCA exigent de redécouvrir :

– L’importance d’une administration de proximité

– La nécessité d’une vision claire du développement

– L’exigence de formation continue des cadres

– La valeur d’une gestion rigoureuse des ressources

 

L’exemple de David Dacko prouve qu’avec une vision claire et une gestion rigoureuse, la RCA peut construire un État moderne au service de son peuple. Une leçon particulièrement précieuse pour les dirigeants d’aujourd’hui.

 

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Farazala : violente attaque des hommes armés, population en débandade, village incendié

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Farazala : violente attaque des hommes armés, population en débandade, village incendié

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/ouadango-a-50-kilometres-de-kaga-bandoro-axe-batangafo-450×253.jpg” alt=”La commune de Ouandago, non loin de Farazala, située à 50 kilomètres de Kaga-Bandoro sur axe Kabo. CopyrightCNC ouadango-a-50-kilometres-de-kaga-bandoro-axe-batangafo Centrafrique : L’Ouham-Fafa accueille un projet agricole de 20 000 hectares, illustrant l’article sur Farazala : violente attaque des hommes armés, population en débandade, village incendié” width=”450″ height=”253″ />
CopyrightCNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Une nouvelle attaque dévastatrice a frappé la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine. Dans la nuit du 5 au 6 novembre 2024, vers 3 heures du matin, des hommes armés ont méthodiquement incendié le village de Farazala, situé à 18 kilomètres de Ouandago sur l’axe Kabo. Les habitants, réveillés par les flammes, n’ont eu d’autre choix que de fuir dans la nuit, laissant derrière eux toute une vie partie en fumée.

Un camion des nations unies s'enfonce sur la route de Farazala-Cabo. CopyrightDR un-camion-s-enfonce-sur-la-route-de-farazala Hausse de Prix des carburants : les transporteurs routiers appellent le PAM a revoir à la hausse ses cotations.
un camion de nations-unies s’enfonce sur la route de farazala

 

Farazala  , un village isolé et oublié

 

L’enclavement de Farazala démontre parfaitement l’abandon des zones rurales par les autorités centrafricaines. Les routes, dans un état de délabrement avancé, rendent quasi impossible l’accès à cette localité, particulièrement en saison des pluies.

« Nous sommes coupés du reste du pays. Même pour évacuer un malade, c’est un véritable parcours du combattant. Les autorités ne savent même plus que nous existons », déplore un notable du village, témoin impuissant de la destruction de sa communauté.

 

Une nuit de terreur à Farazala 

 

À Farazala  , les assaillants ont opéré en toute impunité, prenant le temps d’incendier méthodiquement les habitations. « Ils sont arrivés comme des ombres dans la nuit. Nous avons entendu leurs pas, puis les premières flammes sont apparues. En quelques minutes, tout le village était en feu », raconte un survivant, encore traumatisé par les événements.

 

L’inaction coupable des autorités

 

Pendant que les villageois tentent de reconstruire leur vie sur les cendres, d’autres sont encore dans la brousse pour s’échapper aux violences, les autorités brillent par leur absence. À Bangui, les hauts fonctionnaires continuent leur train-train quotidien, entre réunions dans des bureaux climatisés et voyages de luxe à l’étranger. Le contraste est saisissant entre ces deux réalités d’une même République.

 

Des populations de Farazala   livrées à elles-mêmes

 

L’absence de victimes dans cette attaque relève du miracle, mais les dégâts matériels sont considérables. Des dizaines de familles se retrouvent sans abri, leurs réserves de nourriture et leurs biens personnels réduits en cendres. « Nous dormons à la belle étoile. Nos enfants n’ont plus rien à manger. Comment allons-nous survivre ? », s’interroge une mère de famille, le regard perdu dans les ruines de sa maison.

 

Un État défaillant

 

Cette attaque dévoile une fois de plus l’incapacité flagrante de l’État à protéger ses citoyens. Alors que le gouvernement ne cesse de claironner que la sécurité est revenue sur l’ensemble du territoire, la réalité du terrain raconte une toute autre histoire. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), censées protéger la population, brillent par leur absence dans ces zones reculées.

 

Une région sinistrée et abandonnée

 

La région de Ouandago-Kabo, déjà fragilisée par des années d’insécurité, voit sa situation s’aggraver. L’état désastreux des infrastructures routières isole complètement ces populations, les rendant vulnérables aux attaques des groupes armés.

« Même si nous voulions fuir, où irions-nous ? Les routes sont impraticables, et personne ne vient nous aider », confie un jeune du village joint au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Cette énième attaque contre des civils sans défense démontre, s’il en était encore besoin, le fossé grandissant entre les discours rassurants des autorités et la réalité brutale vécue par les populations rurales. Pendant que les habitants de Farazala tentent de reconstruire leurs vies sur des ruines fumantes, l’État continue de fermer les yeux sur la détresse de ses citoyens les plus vulnérables.

 

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Élie OUEIFIO :  une voix pour la renaissance centrafricaine

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Élie OUEIFIO :  une voix pour la renaissance centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/elie-ouefio-438×450.png” alt=”L’ancien ministre Élie Ouéifio, assis, portant un costume bleu, appuyé sur sa main, en train de réfléchir lors d’une conférence. elie-ouefio Corruption et Désordre : La Descente aux Enfers de l’Armée Centrafricaine”” width=”438″ height=”450″ />
L’ancien ministre Élie Ouéfio

 

Portrait d’un intellectuel engagé pour la renaissance centrafricaine

 

Bangui, CNC. Élie OUEIFIO s’impose comme l’une des voix majeures de la réflexion sur la renaissance centrafricaine. À travers ses analyses et publications, il dresse un diagnostic sans complaisance de la situation du pays tout en proposant des pistes concrètes pour sa reconstruction.

 

Une œuvre au service de la renaissance centrafricaine

 

Son dernier ouvrage, “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), s’inscrit dans une série de publications qui explorent les défis contemporains de la nation centrafricaine :

 

– “De l’indépendance à la formation d’une conscience identitaire centrafricaine” – Une analyse des fondements de l’identité nationale

– “Le Désarmement des Cœurs et des Esprits” – Une réflexion sur la réconciliation nationale

– “Une Armée en Otage Politique” – Un examen critique du rôle des forces armées

– “Le Rêve d’un régime islamique qui se transforme en massacre et pillage du pays” – Une analyse des crises récentes

– “Un autre dialogue politique inclusif en RCA ? Oui !!! Mais, que faudrait-il réellement faire avant, pendant et après pour mettre la nation et le peuple à l’abri de nouvelles crises ?” – Une contribution au débat sur la reconstruction nationale

 

Une pensée enracinée dans l’expérience

 

L’œuvre d’Élie OUEIFIO puise sa force dans une connaissance approfondie du terrain. Son expérience en tant que Préfet de la Mambéré-Kadéï (2004) puis Ministre de l’Administration du territoire lui confère une compréhension unique des réalités administratives et politiques du pays.

 

Une vision pour la renaissance centrafricaine

 

Sa réflexion s’articule autour de trois axes majeurs  de la renaissance centrafricaine:

– La restauration de l’autorité de l’État

– La réconciliation nationale

– L’autonomisation économique du pays

 

Dans ses écrits, il conjugue analyse rigoureuse et propositions concrètes, toujours guidé par la recherche de solutions durables pour la renaissance centrafricaine,  son pays natal.

 

Une approche holistique

 

Ce qui distingue l’approche d’Élie OUEIFIO, c’est sa capacité à articuler les dimensions politique, sociale, économique et spirituelle dans son analyse de la situation centrafricaine. Il propose une vision globale de la renaissance centrafricaine, où le renouveau moral et spirituel va de pair avec les réformes institutionnelles et économiques.

 

Une contribution au débat national

 

Par ses publications et interventions, Élie OUEIFIO enrichit le débat public centrafricain d’une réflexion documentée et constructive. Son œuvre constitue une ressource précieuse pour comprendre les enjeux actuels de la RCA et imaginer les voies de son renouveau.

 

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Ngbaté : l’école sous le manguier, symbole d’un système éducatif en ruine

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Ngbaté : l’école sous le manguier, symbole d’un système éducatif en ruine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Les-Enfants-de-Yangoubanda-en-Quete-dEau-338×450.jpg” alt=”Des enfants du village de Yangoubanda transportant des jerrycans d’eau sur leurs têtes, traversant une forêt, illustrant l’article sur le village ” width=”338″ height=”450″ />
Dans ce village, c’est tout un tas de problème. Copyright

 

Bangui, CNC. À seulement deux kilomètres du village Wawa , une scène surréaliste se déroule quotidiennement à Ngbaté. Près d’une centaine d’élèves s’entassent sur des nattes à même le sol, sous l’ombre d’un manguier, pour tenter d’apprendre dans des conditions déplorables.

 

Un tableau de fortune accroché à l’arbre sert de support pédagogique à un enseignant qui s’efforce tant bien que mal de dispenser ses cours. Aucune séparation entre les niveaux, tous les élèves sont mélangés, rappelant davantage une école coranique qu’une salle de classe conventionnelle.

 

La concentration des enfants est mise à rude épreuve. Les distractions sont légion : véhicules qui passent, cabris à pourchasser, sol à balayer. L’attention se disperse au gré des événements extérieurs, compromettant gravement la qualité de l’enseignement.

 

Cette situation incroyable pousse les centrafricains à s’interroger sur l’état du système éducatif centrafricain en 2024. Comment des enfants peuvent-ils recevoir une éducation digne de ce nom dans de telles conditions ? Que se passe-t-il les jours de pluie ?

 

Le plus choquant est la proximité de ce village avec Damara, lieu de naissance de la mère du Président Kongoboro. À quelques kilomètres seulement de chez lui, des enfants sont contraints d’étudier à même le sol, sans la moindre infrastructure.

 

Cette scène désolante démontre l’ampleur du désintérêt du gouvernement pour l’avenir de sa jeunesse. Même un simple hangar serait préférable à cette situation indigne d’un pays au 21e siècle.

 

L’éducation, socle du développement d’une nation, semble reléguée au dernier rang des priorités. Pendant ce temps, une génération entière voit son avenir hypothéqué par l’incurie des autorités.

 

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Flash info : Yangato , un militaire déchaîne la violence avec son arme de service pour protéger un voleur

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Flash info : Yangato , un militaire déchaîne la violence avec son arme de service pour protéger un voleur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Panique-a-Yangato-La-population-observe-les-traces-de-laltercation-entre-forces-de-lordre-450×338.jpg” alt=”Les Habitants de Yangato rassemblés autour d’une flaque d’eau boueuse après des échanges de tirs entre police et FACA” width=”450″ height=”338″ />
Les habitants de Yangato, bouleversés, constatent les dégâts après l’incident qui a opposé un militaire aux forces de police dans leur quartier. ©CNC/2024

 

Bangui, CNC. La paisible matinée du quartier Yangato, dans le cinquième arrondissement de Bangui,  a été brutalement interrompue par des échanges de tirs entre forces de l’ordre, exposant une nouvelle fois l’indiscipline qui gangrène certains éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Cette altercation, survenue entre policiers et un militaire, révèle la dangereuse confusion des rôles au sein des forces de sécurité.

 

Un militaire qui bafoue la loi à Yangato

 

Les faits sont accablants. Après l’arrestation d’un jeune homme surpris en flagrant délit de vol au domicile d’un député au quartier Yangato du cinquième arrondissement, un militaire, identifié comme son neveu, a fait irruption au domicile du policier ayant procédé à l’interpellation. Sans considération pour les procédures légales, ce membre des FACA a tenté de libérer par la force le suspect menotté, provoquant une escalade de violence.

Rassemblement spontané des habitants de Yangato après l'incident entre police et FACA
Un attroupement spontané s’est formé dans les rues de Yangato suite aux coups de feu qui ont perturbé la quiétude du quartier. ©CNC/2024

 

La force plutôt que le droit

 

« Ce matin, nous avons été réveillés par des tirs. C’est inadmissible qu’un militaire censé nous protéger utilise ses armes pour faire libérer un voleur. Nous ne nous sentons plus en sécurité », témoigne Marie, résidente du quartier Yangato, encore sous le choc des événements.

 

Cette intervention musclée du militaire dans le quartier Yangato  pose de graves questions sur la discipline au sein des FACA. En tentant de soustraire un suspect à la justice, ce militaire a non seulement outrepassé ses fonctions mais a également mis en danger la vie des habitants.

 

Une impunité qui inquiète

 

L’incident de Yangato n’est malheureusement pas isolé. Il s’inscrit dans une série d’abus commis par certains éléments des forces armées qui se croient au-dessus des lois. La population, excédée, exige des autorités militaires une réaction ferme contre ce militaire criminel.

 

La hiérarchie militaire doit prendre des mesures disciplinaires exemplaires contre ce militaire qui a choisi de protéger un voleur plutôt que de respecter l’État de droit. Le ministre de la Défense ne peut continuer à fermer les yeux sur ces comportements qui discréditent l’ensemble des forces armées centrafricaines.

 

Les habitants de Yangato appellent à une enquête approfondie sur cet incident et réclament des sanctions appropriées. Sans une réponse forte des autorités, de tels débordements risquent de se multiplier, menaçant davantage la sécurité des citoyens que les forces armées sont censées protéger.

 

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Centrafrique : Violent clash entre le ministre Doneng et le DG de l’ONASPORT sur fond de fermeture abusive du complexe sportif

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Violent clash entre le ministre Doneng et le DG de l’ONASPORT sur fond de fermeture abusive du complexe sportif

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-un-des-chefs-de-la-milice-du-pouvoir-les-Requins-devenu-ministre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports-450×356.jpg” alt=”Héritier Doneng, un des chefs de la milice du pouvoir, les " Requins ", devenu ministre de la Jeunesse et des Sports Heritier-Doneng-un-des-chefs-de-la-milice-du-pouvoir-les-Requins-devenu-ministre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports” width=”450″ height=”356″ />
Heritier-Doneng-un-des-chefs-de-la-milice-du-pouvoir-les-Requins-devenu-ministre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports

 

 

Bangui, CNC. Le torchon brûle entre le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, et le directeur général de l’ONASPORT, Séverin Lidamon. Au cœur de cette confrontation, une décision controversée de fermeture totale du complexe sportif de Bangui qui paralyse une partie importante de l’économie nationale depuis le 28 octobre dernier.

 

Une décision unilatérale du ministre Doneng  aux motifs douteux

 

Le 28 octobre 2024, le ministre Héritier Doneng ordonne la fermeture complète du complexe sportif 20 000 places et du stade Omnisport, prétextant une visite d’inspection de la Confédération Africaine de Football (CAF). Cette inspection, censée évaluer la conformité du stade 20 000 places aux normes internationales, n’a finalement jamais eu lieu.

« Le ministre a dépassé ses prérogatives en étendant cette fermeture bien au-delà du périmètre concerné par les normes de la CAF » , dénonce le DG de l’ONASPORT, Sévérin Lidamon.

 

Une paralysie économique sans précédent

 

L’ampleur de la mesure stupéfie les observateurs. La fermeture concerne :

– L’ensemble des annexes du complexes, incluant des bureaux et cabinets professionnels

– Les commerces et restaurants

– Les buvettes et boutiques

– Les imprimeries

– Les parkings, y compris les espaces culturels, et les zones de stationnement

– Les bâtiments administratifs de l’ONASPORT

 

« C’est une décision absurde. Des bâtiments situés à plusieurs centaines de mètres du stade 20 000 places sont fermés sans aucune justification » , s’indigne un fonctionnaire du ministère de la jeunesse et des sports.

 

Pertes financières catastrophiques

 

L’impact économique de cette fermeture est colossal. L’ENERCA enregistre des pertes quotidiennes de 2 à 3 millions de francs CFA sur ses compteurs prépayés.

« Ces recettes sont utiles pour notre fonctionnement. La fermeture paralyse également notre système de recouvrement » , explique un cadre de l’ENERCA interrogé par la rédaction du CNC.

 

Pour l’ONASPORT, la situation est critique. L’institution tire ses revenus principaux des locations de bureaux et d’espaces commerciaux. « Sans ces recettes, nous ne pouvons plus assurer le paiement des salaires ni l’entretien des installations » , alerte Séverin Lidamon, DG de l’ONASPORT.

 

Un système de racket organisé

 

Le DG de l’ONASPORT révèle la mise en place par le ministre Doneng d’un système de stationnement payant suspect  au tour du stade 20 000 places et de l’Omnisport:

– 500 francs CFA pour chaque moto

– 1000 francs CFA pour chaque véhicule

– Des agents collectent l’argent

– Aucune traçabilité des sommes perçues

 

« Ces recettes vont directement dans la poche du ministre. C’est la vraie raison de la prolongation de cette fermeture après le 3 novembre » , accuse Sévérin Lidamon.

 

Contradiction flagrante avec les rassemblements politiques

 

La situation prend un tour encore plus polémique avec l’organisation d’événements politiques dans le complexe prétendument fermé. Le ministre Doneng, également chef milicien proche du pouvoir, y organise des rassemblements “Touadera 2025”. Le maire du 4ème arrondissement bénéficie des mêmes privilèges pour des activités similaires.

 

« Comment expliquer qu’on interdise l’accès aux entreprises légalement installées tout en autorisant des rassemblements politiques ? C’est une instrumentalisation inacceptable » , s’insurge un observateur centrafricain.

 

Un conflit qui s’envenime

 

Le bras de fer entre le ministre Doneng et le DG Lidamon atteint son paroxysme. Séverin Lidamon multiplie les déclarations offensives : « Le ministre bloque délibérément notre institution. Nous avons demandé la réouverture après le 3 novembre, mais il reste sourd à nos requêtes. Cette situation compromet gravement le fonctionnement de l’ONASPORT et de dizaines de nos clients» .

 

Conséquences dramatiques pour les clients de l’ONASPORT

 

La fermeture intervient à un moment critique  de l’année :

– Période de recouvrement des impôts de fin d’année

– Impossibilité pour ces établissements de générer des revenus

– Risque élevé de faillites

– Menace sur l’emploi de centaines de personnes

 

Un entrepreneur impacté témoigne : « Comment allons-nous payer nos impôts si nous ne pouvons pas travailler ? Cette situation met en péril la survie de nos entreprises » .

 

L’urgence d’une intervention

 

Cette crise révèle un dysfonctionnement profond dans la gestion des infrastructures sportives centrafricaines. Elle souligne l’urgence d’une clarification des compétences entre le ministère et l’ONASPORT. Les acteurs économiques et les employés de l’ONASPORT appellent à une intervention des plus hautes autorités pour mettre fin à cette situation préjudiciable aux intérêts de tous.

 

En l’absence d’une résolution rapide, ce conflit risque d’avoir des répercussions durables sur l’économie et le développement du sport en Centrafrique. Pendant ce temps, le ministre Doneng maintient sa position, malgré l’absence de justification valable et les dommages économiques considérables causés à l’ensemble du secteur.

 

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Le duo infernal de la SODECA : Mapouka et Gounoumoundjou précipitent la chute fatale de l’entreprise publique

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Le duo infernal de la SODECA : Mapouka et Gounoumoundjou précipitent la chute fatale de l’entreprise publique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Direction-generale-de-la-a-Bangui-450×288.jpg” alt=”Direction générale de la société centrafricaine de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) à Bangui Direction-generale-de-la-a-Bangui Le règne toxique du "Monseigneur" Tony Mapouka à la SODECA : terreur et hostilité” width=”450″ height=”288″ />
Direction-generale-de-la-a-Bangui – Le règne toxique du “Monseigneur” Tony Mapouka à la SODECA : terreur et hostilité

 

Bangui, CNC. La SODECA est morte. Tony Mapouka, directeur des ressources, et Alpha Gounoumoundjou, directeur financier, ont achevé ce qui restait de cette entreprise publique censée fournir l’eau à des millions de Centrafricains. Ces deux prédateurs, placés à des postes stratégiques uniquement pour leur proximité avec le pouvoir, ont transformé la société d’État en leur terrain de chasse personnel.

 

Un service public inexistant

 

La réalité est accablante : la SODECA ne fournit plus d’eau. Des quartiers entiers de Bangui restent assoiffés pendant des semaines. “Nous vivons comme dans un village de 5000 habitants alors que nous sommes dans la capitale d’un pays”, dénonce un habitant du quartier Galabadja 3. Les rares fois où l’eau coule des robinets, elle est impropre à la consommation, selon l’expertise de la BIVAC.

 

Le règne de la terreur et de la débauche

 

Tony Mapouka et Alpha Gounoumoundjou ont instauré un système de prédation sexuelle au sein de l’entreprise. Les faits sont établis : ils forcent les stagiaires et employées à des relations sexuelles sous peine de perdre leur emploi. “Pour avoir un stage à la SODECA, les jeunes filles doivent obligatoirement passer dans leurs bureaux”, affirme une ancienne stagiaire virée pour avoir refusé les avances de Mapouka.

 

Les deux hommes n’ont aucune qualification pour leurs postes. Mapouka, simple sociologue placé là par son défunt père, et Gounoumoundjou, choisi pour son lien ethnique avec le Président, gèrent l’entreprise comme leur propriété privée.

 

Un système mafieux bien rodé

 

Le duo a mis en place un véritable réseau criminel :

– Recrutement massif de leurs maîtresses

– Harcèlement systématique des épouses d’employés

– Détournement des ressources de l’entreprise

– Création de conflits artificiels pour justifier le licenciement des maris récalcitrants

 

“Ils ont transformé la SODECA en bordel“, lance sans détour un cadre de l’entreprise. “Chaque nouvelle recrue féminine doit passer par leur lit. C’est la règle”.

 

Une entreprise publique sacrifiée

 

Pendant que d’autres sociétés d’État maintiennent tant bien que mal leurs services, la SODECA s’enfonce dans l’abîme. Les Centrafricains paient le prix fort de cette gestion catastrophique : pas d’eau potable, risques sanitaires majeurs, développement entravé.

 

Le pillage organisé

 

Les deux directeurs ne se contentent pas de leurs abus sexuels. Ils organisent le pillage systématique des ressources de l’entreprise. Les fonds destinés à la MAINTENANCE des installations disparaissent mystérieusement. Les factures sont gonflées, les marchés truqués.

 

“Ils ont même créé un système de fausses factures avec leurs complices“, révèle une source interne. “L’argent qui devrait servir à réparer les canalisations finit dans leurs poches“.

 

La complicité au sommet

 

Cette situation perdure grâce à des protections en haut lieu. Mapouka et Gounoumoundjou, militants zélés du parti au pouvoir, bénéficient d’une impunité totale. Leurs nominations sont une “récompense” pour services rendus, au mépris total de l’intérêt public.

 

Les employés honnêtes de la SODECA lancent un cri d’alarme : sans intervention urgente des autorités, l’entreprise court à sa perte. Mais qui osera stopper ces deux prédateurs qui ont transformé un service public vital en leur fief personnel ?

 

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Nouvelle attaque meurtrière de la CPC-F dans le Mbomou : 1 FACA tué

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Nouvelle attaque meurtrière de la CPC-F dans le Mbomou : 1 FACA tué

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki-450×294.jpg” alt=”Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, illustrant l’article sur la Nouvelle attaque meurtrière de la CPC-F dans le Mbomou : 1 FACA tué” width=”450″ height=”294″ />
Rebelles UPC à Mboki. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Un poste de contrôle temporaire des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a été la cible d’une attaque menée par des éléments de l’UPC (Union pour la Paix en Centrafrique), un membre fondateur de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF), ce mercredi aux environs de 11 heures. L’incident s’est produit dans le village de Yangouhoda, situé au PK 12 de Nzacko sur l’axe Bria, dans la préfecture du Mbomou.

 

Selon les premières informations disponibles, l’attaque a coûté la vie à deux personnes : un élément des FACA et un civil. Le corps du militaire a été transporté à Nzacko, tandis que la dépouille du civil est restée dans le village.

 

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’incursions répétées des rebelles de la CPC-F dans la région. Pour rappel, le 17 octobre dernier, de violents affrontements avaient déjà éclaté à Nzako, où les FACA se trouvaient dans une situation particulièrement délicate, confinées dans la ville face à la menace rebelle. Cette situation avait nécessité l’intervention des forces de Wagner pour repousser les assaillants, une opération qui s’était soldée par deux morts du côté des rebelles et plusieurs civils blessés.

 

Cette nouvelle attaque souligne une fois de plus la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire centrafricain, où les forces gouvernementales peinent à maintenir un contrôle effectif face aux activités des groupes armés.

 

Plus des détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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CENTRAFRIQUE : Le fils Gouandjika, Gouandjika Gilles Lionel,  révèle-t-il sans le vouloir un plan secret d’expulsion de la MINUSCA de la RCA ?

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CENTRAFRIQUE : Le fils Gouandjika, Gouandjika Gilles Lionel,  révèle-t-il sans le vouloir un plan secret d’expulsion de la Minusca de la RCA ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Gilles-Lionel-Gouandjika-450×446.jpg” alt=”Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, sur les réseaux sociaux faisant un selfi” width=”450″ height=”446″ />
Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika

 

Bangui, CNC. Les réseaux sociaux s’agitent depuis la publication controversée de Gouandjika Gilles Lionel, fils du ministre-conseiller spécial du président Touadéra, annonçant le départ « définitif » de la MINUSCA en 2025. Une déclaration qui, au-delà de son caractère inapproprié, pourrait dévoiler les véritables intentions du pouvoir de Bangui.

 

Des indiscrétions qui en disent long

 

Sur un fond violet provocateur, le jeune Gouandjika Gilles Lionel a publié ce message sans équivoque : « EN 2025 LA MINUSCA QUITTERA DÉFINITIVEMENT LA RCA ! ILS ONT MÊME DÉJÀ COMMENCÉS À FAIRE LEURS VALISES ». Une annonce qui, venant du fils d’un proche conseiller présidentiel, prend une dimension particulière.

 

Gouandjika Gilles Lionel  dévoile-t-il les coulisses d’une stratégie inavouée ?

 

Cette sortie médiatique maladroite de Gouandjika Gilles Lionel a  pourrait bien révéler les manœuvres en cours dans les hautes sphères du pouvoir. Plusieurs analystes y voient la confirmation d’un plan orchestré par le groupe Wagner pour pousser la MINUSCA vers la sortie.

 

« Ces propos ne sortent pas de nulle part. Le fils Gouandjika Gilles Lionel a  probablement surpris des conversations entre son père Fidèle Gouandjika et d’autres responsables. C’est une forme de fuite qui confirme nos craintes », analyse un diplomate occidental sous couvert d’anonymat.

 

Un pilier du développement centrafricain menacé

 

Au-delà de son mandat sécuritaire, la MINUSCA est devenue un acteur majeur du développement en République centrafricaine. La mission onusienne finance de nombreux projets d’infrastructures, soutient l’administration centrafricaine et contribue à la formation des fonctionnaires. Son départ précipité créerait un vide considérable dans plusieurs secteurs vitaux.

 

« La MINUSCA, ce n’est pas que des Casques bleus. C’est aussi des écoles réhabilitées, des centres de santé construits, des routes réparées. Son départ serait catastrophique pour les populations », prévient un responsable d’ONG nationale.

 

Les conséquences économiques seraient également désastreuses. La mission emploie des milliers de Centrafricains et injecte des millions de dollars dans l’économie locale à travers ses contrats et ses achats.

 

Un jeu dangereux avec la communauté internationale

 

La présence grandissante des paramilitaires russes en RCA s’accompagne d’une hostilité croissante envers la mission onusienne. Cette publication pourrait être un ballon d’essai pour tester les réactions de la communauté internationale.

 

« Le pouvoir utilise ces canaux officieux pour préparer l’opinion à un départ forcé de la MINUSCA. C’est une stratégie bien rodée », explique un spécialiste centrafricain en géopolitique africaine.

 

Des privilèges qui fragilisent l’État

 

Cette affaire expose également les dysfonctionnements d’un système où les enfants des dignitaires se permettent de communiquer sur des sujets diplomatiques sensibles. Le jeune Gouandjika Gilles Lionel a, sans fonction officielle, s’octroie des prérogatives réservées aux plus hautes instances de l’État.

 

Un ancien ministre centrafricain des affaires étrangères déplore : « Quand les enfants des responsables politiques se mettent à divulguer des informations confidentielles sur les réseaux sociaux, c’est tout l’État qui perd en crédibilité ».

 

Une tension croissante

 

Si le timing de cette annonce peut paraître maladroit, il intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines. Les récentes critiques du gouvernement envers la mission onusienne, couplées à l’influence grandissante de Wagner, dessinent les contours d’un possible bras de fer diplomatique.

 

Cette publication imprudente du fils Gouandjika Gilles Lionel a pourrait bien être le premier acte public d’un scénario déjà écrit dans les coulisses du pouvoir. Reste à savoir si la communauté internationale saura déjouer cette stratégie qui menace la stabilité précaire de la République centrafricaine.

 

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La nouvelle tentative d’assassinat du général Allanta Djouma  à Sam-Ouandja : la traque ethnique des Goula se poursuit

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La nouvelle tentative d’assassinat du général Allanta Djouma  à Sam-Ouandja : la traque ethnique des Goula se poursuit

 

 

 

Bangui, CNC. Un ancien général de la Séléka, général Allanta Djouma  ,  ayant déposé les armes depuis plusieurs années, a échappé de justesse à une tentative d’assassinat par des éléments des FACA et du groupe Wagner à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga. Cette attaque nocturne, exécutée lundi dernier, marque une nouvelle étape dans la persécution systématique des membres de la communauté Goula.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/profil-brassard-wagner-338×450.jpg” alt=”Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner , illustrant l’article sur la La nouvelle tentative d’assassinat du général Allanta Djouma à Sam-Ouandja : la traque ethnique des Goula se poursuit” width=”338″ height=”450″ />

Une vie paisible brutalement interrompue, tentative d’arrestation du général Allanta Djouma en fuite

 

Après avoir renoncé à la lutte armée il y’a quelques années, le général Allanta Djouma  avait choisi une vie d’agriculteur dans son village d’origine de Sam-Ouandja.

« Il cultivait paisiblement son champ et ne posait aucun problème aux habitants » témoigne un proche voisin qui requiert l’anonymat par peur de représailles.

 

Cependant, la descente aux enfers du général Allanta Djouma  a commencé en juin dernier avec l’arrivée des Mercenaires russes de Wagner qui ont encerclé son domicile. Prévenu à temps par des villageois, l’ancien militaire a dû se réfugier dans son champ pendant trois semaines.

 

Un retour piégé du général Allanta Djouma

 

Les autorités locales, dont le député, le maire et le chef de village, ont œuvré pour convaincre le général Allanta Djouma  de regagner son domicile.

« On lui a assuré qu’il n’avait rien à craindre puisqu’il n’avait commis aucun délit » rapporte un jeune commerçant de Sam-Ouandja. Cette promesse s’est révélée être un piège mortel.

 

Lundi 04 novembre vers 18 heures, une dizaine de soldats FACA lourdement armés ont encerclé sa résidence, située à une centaine des mètres de la base des soldats FACA et de la gendarmerie. Constatant les faits, le général Allanta Djouma  a du s’enfuir pour s’échapper à sa capture. Au même moment, les militaires ont fait feu derrière lui avec Des tirs nourris, heureusement pour lui, il n’avait pas été atteint.

 

Une épuration ethnique redoutée

 

Cette tentative d’assassinat du général Allanta Djouma  s’inscrit dans un schéma plus large de persécution de la communauté Goula. À Bangui, dans le quartier Malimaka du 5e arrondissement, huit jeunes Goula ont récemment été arrêtés avant d’être libérés suite à une forte pression médiatique.

 

Un ancien officier FACA de l’ethnie Goula dénonce : « Le pouvoir en place et Wagner ont mis en place un système d’élimination systématique des jeunes Goula, particulièrement ceux ayant servi dans l’armée ou dans les groupes armés, que ça soit dans le passé ou présent. La communauté vit dans la terreur permanente ».

 

Cette nouvelle agression ravive les craintes d’une purge ethnique orchestrée au plus haut niveau de l’État. L’absence de réaction des autorités face à ces exactions répétées pose question sur leur réelle volonté de préserver la paix sociale et l’unité nationale.

 

La localisation actuelle du général Allanta Djouma demeure inconnue alors que la tension reste palpable à Samouandja. Cette situation dramatique démontre l’échec patent des politiques de réconciliation nationale et de réinsertion des anciens combattants en République centrafricaine.

 

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Barthélemy Boganda : Le prophète visionnaire que la RCA aurait dû écouter…

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Barthélemy Boganda : Le prophète visionnaire que la RCA aurait dû écouter…

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/Barthélémy-Boganda-300×297.jpg” alt=”Barthélémy-Boganda CENTRAFRIQUE : OÙ EST PASSÉ L’HÉRITAGE DE BARTHÉLÉMY BOGANDA?” width=”300″ height=”297″ />
Le Président fondateur dde la RCA Barthélémy Boganda

 

Bangui, CNC. Dans son analyse “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO exhume les fondements visionnaires posés par Barthélemy Boganda, révélant à quel point leur abandon a précipité le pays dans ses crises actuelles. À l’heure où la RCA cherche désespérément des solutions à ses maux, les principes établis par son père fondateur résonnent avec une troublante actualité.

 

Le “Zo Kwe Zo”  de Barthélemy Boganda : Plus qu’une devise, une philosophie de gouvernance…

 

Une vision révolutionnaire pour l’époque

– Le principe “Zo Kwe Zo” (“tout être humain est une personne”) du Président Barthélemy Boganda  comme socle de l’État

– Une réponse directe aux discriminations coloniales

– Un manifeste pour l’égalité et la dignité humaine

– Une vision d’unité transcendant les clivages ethniques

 

Une application concrète du principe

– Politique de nominations basée sur la compétence

– Représentation équilibrée des régions

– Promotion du mérite plutôt que du clientélisme

– Valorisation des talents nationaux

 

La primauté de la loi : Un principe cardinal du père Barthélemy Boganda  oublié

 

Barthélemy Boganda affirmait avec force : “Ce sont les lois de la République qui nous gouvernent, les hommes ne sont là que pour les appliquer”. Cette déclaration fondamentale établissait :

– La suprématie du droit sur l’arbitraire

– L’importance d’institutions fortes

– La nécessité d’une administration impartiale

– Le rejet du culte de la personnalité

 

Une conception moderne de l’État-nation formulée par Barthélemy Boganda

 

Les piliers institutionnels selon Barthélemy Boganda

– Une administration efficace et professionnelle

– Une séparation claire des pouvoirs

– Une gestion rigoureuse des ressources publiques

– Un système éducatif performant

 

La vision économique

– Valorisation des ressources nationales

– Développement des infrastructures

– Promotion de l’entrepreneuriat local

– Recherche de l’autosuffisance

 

L’unité nationale : Un projet visionnaire de Barthélemy Boganda

 

La construction d’une identité nationale

– Promotion du sango comme langue nationale

– Valorisation des cultures locales

– Développement d’une conscience citoyenne

– Création de symboles nationaux fédérateurs

 

Le dépassement des clivages

– Politique d’intégration nationale

– Lutte contre le tribalisme

– Promotion de la cohésion sociale

– Développement équilibré des régions

 

Les avertissements prophétiques de Barthélemy Boganda

 

Barthélemy Boganda avait prévu plusieurs dangers qui menacent aujourd’hui la RCA :

– Les risques de la division ethnique

– Les dangers de la corruption

– La menace de l’instabilité politique

– Les périls de la dépendance extérieure

 

L’actualité brûlante de sa pensée

 

Pour la RCA d’aujourd’hui

– Nécessité de restaurer l’autorité de l’État

– Importance de la justice et de l’équité

– Urgence de la réconciliation nationale

– Priorité au développement endogène

 

Les leçons pour l’avenir

– Retour aux principes fondamentaux

– Réhabilitation des valeurs nationales

– Reconstruction institutionnelle

– Revalorisation de la chose publique

 

Un héritage à réinventer

 

L’héritage de Barthélemy Boganda n’est pas un simple vestige historique mais une boussole pour la RCA d’aujourd’hui. Comme le souligne Élie OUEIFIO, les principes établis par le père de la nation conservent toute leur pertinence pour sortir le pays de ses crises actuelles. Le défi consiste à les réactualiser pour répondre aux enjeux contemporains.

 

La vision de Barthélemy Boganda offre un cadre conceptuel cohérent pour :

– Restaurer l’autorité de l’État

– Reconstruire l’unité nationale

– Promouvoir le développement

– Garantir la justice sociale

 

Dans un pays en quête de repères, le retour aux principes fondateurs de Boganda pourrait bien constituer le point de départ d’une véritable renaissance nationale.

 

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Fidèle Hintia dénonce “le calvaire social” des Centrafricains

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Fidèle Hintia dénonce “le calvaire social” des Centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Hintia-Fidele-253×450.jpg” alt=”Fidèle Hintia, président de la Commission Nationale d’Évaluation du CNCA-PDD, en costume vert et cravate, dénonçant le calvaire social des Centrafricains sous le régime Touadera” width=”253″ height=”450″ />
Fidèle Hintia alias ‘Johnny le dernier soldat’, auteur du message percutant sur la crise humanitaire en Centrafrique

 

Bangui, CNC. Dans un communiqué cinglant publié le 03 novembre 2024, Fidèle Hintia, président de la Commission Nationale d’Évaluation du Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD), dresse un tableau désastreux de la situation socio-économique en République centrafricaine. Son message intitulé “Le calvaire social et silencieux du peuple centrafricain” révèle une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent.

 

Un pays au bord de l’effondrement

 

Plus de quatre millions de Centrafricains sont plongés dans une misère abyssale que le monde semble ignorer.

“Depuis l’arrivée hasardeuse de Touadera Faustin au pouvoir, le calvaire social des Centrafricains  a englouti les fils de Boganda “, affirme Fidèle Hintia dans son communiqué. Cette situation catastrophique touche aussi bien la capitale Bangui que l’arrière-pays, où des milliers de familles luttent quotidiennement pour leur survie.

 

La mainmise étrangère aggrave le calvaire social des Centrafricains

 

Le rapport du CNCA-PDD pointe du doigt la présence des Mercenaires russes et rwandais comme facteur aggravant du calvaire social des Centrafricains.

“Le pays a subi et continue de subir une violente déstructuration sociale et économique suite à l’arrivée des mercenaires russes et rwandais avec la corruption et l’esclavage de la population qui y sont associés”, souligne Fidèle Hintia. Cette ingérence étrangère, couplée à l’influence grandissante des “feymans camerounais”, a des répercussions dévastatrices sur l’économie nationale.

 

Un système de santé moribond

 

Les infrastructures sanitaires du pays sont dans un état de délabrement avancé. Selon le message du président de la Commission d’Évaluation, “les services sociaux et sanitaires sont délabrés et devenus inaccessibles”. Cette situation est d’autant plus paradoxale que le président Touadera, qui “se dit professeur des mathématiques à l’université”, n’a pas su mettre en place une politique de santé efficace pour tenter d’alléger le calvaire social des Centrafricains.

 

La tragédie silencieuse des enfants

 

Le constat le plus alarmant de ce calvaire social des Centrafricains concerne la mortalité infantile.

“Chaque jour en Centrafrique, au moins 30 enfants meurent de faim et de maladies provoquées par la pauvreté”, révèle le rapport. Cette situation dramatique est directement liée à un “partage inégal des ressources du pays”, dénonce Fidèle Hintia.

 

Un fossé croissant entre élites et population

 

Le message du CNCA-PDD expose le contraste choquant entre la population et les membres du pouvoir. Pendant que “des mamans ne peuvent plus payer un carnet qui coûte 100 FCFA et le sel manque à la maison”, les “frasques de Gouandjika, de Piri, de Ngrebada , de Sani Yalo et bien d’autres arrivistes” illustrent l’indécence du régime actuel.

 

Le peuple doit se réveiller

 

Devant cette situation choquante du calvaire social des Centrafricains, Fidèle Hintia, surnommé “Johnny le dernier soldat”, lance un appel à la mobilisation citoyenne. Il rappelle la célèbre citation de Robespierre : “Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs.”

 

Une mise en garde au régime

 

Le président de la Commission d’Évaluation du CNCA-PDD conclut son message par un avertissement au régime Touadera, citant Martin Luther King :

“Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice se lève à l’horizon”. Cette référence historique souligne l’urgence d’un changement profond dans la gouvernance du pays.

 

Ce message alarmant du CNCA-PDD intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes en République centrafricaine. Il dévoile l’ampleur de la crise humanitaire que traverse le pays et l’urgence d’une réponse politique à la hauteur des enjeux. La question qui se pose désormais est de savoir si ce cri d’alarme sera enfin entendu par les autorités nationales et la communauté internationale.

 

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Les Mercenaires du groupe Wagner s’attaquent au bétail des éleveurs après leur défaite face aux rebelles de 3R

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Les Mercenaires du groupe Wagner s’attaquent au bétail des éleveurs après leur défaite face aux rebelles de 3R

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Les-rebelles-de-3R-drone-en-main-apres-les-combats-avec-les-Wagner-et-FACA-336×450.jpg” alt=”Les rebelles de 3R, drone en main, après les combats avec les Mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.” width=”336″ height=”450″ />
Les rebelles de 3R, drone récupéré en main, après les combats avec les mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.

 

Bangui, CNC. Dans un acte de représailles aussi cruel qu’inutile, les mercenaires du groupe Wagner, déployés à près de 1000 hommes dont 300 mercenaires russes et 600 soldats FACA, ont massacré plusieurs têtes de bétail appartenant aux éleveurs de Mann après leur déroute spectaculaire face aux rebelles du mouvement 3R, membre de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ,  dans les montagnes de Ngaoukala, à 80 kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé.

 

Une débâcle humiliante des mercenaires du groupe Wagner  

 

Sur les hauteurs de Ngaoukala, malgré leur supériorité numérique et matérielle incluant des avions Albatros et des hélicoptères, les mercenaires du groupe Wagner   ont subi une défaite cuisante face aux rebelles de la CPC. Incapables de contrôler ce terrain montagneux près de la frontière tchadienne, les mercenaires russes ont battu en retraite, abandonnant un important matériel militaire.

 

La vengeance des mercenaires russes du groupe Wagner   sur les animaux

 

Dans leur fuite désordonnée jusqu’au village de Mann, situé à 20 kilomètres de la zone de combat, les mercenaires russes du groupe Wagner   ont choisi des cibles plus faciles : le bétail des éleveurs du village de  Mann.

“Ils ont abattu quatre bœufs des éleveurs. Un seul qu’ils ont dépiécé et cuire pour manger, les trois autres ont été laissés à pourrir dans la brousse”, témoigne un jeune conducteur de taxi moto de Mann qui préfère garder l’anonymat par peur des représailles.

 

Une stratégie militaire défaillante des mercenaires russes du groupe Wagner   

 

Cette débandade dévoile une fois de plus les limites opérationnelles du groupe Wagner. Les rebelles, parfaitement adaptés au terrain, “se déplacent comme des fantômes. Invisible. Ils sont comme le vent qui peut frapper à tout moment”, selon un notable de Mann contacté par la rédaction du CNC. Plus grave encore, les Wagner ont abandonné dans leur fuite :

 

– Un drone dernier cri de fabrication chinoise

– Des caisses entières de munitions

– Des équipements de communication sophistiqués

 

Tout ce matériel est désormais aux mains de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

 

L’impact sur les communautés locales

 

Ce massacre gratuit du bétail représente une perte économique considérable pour les éleveurs de la région, déjà fragilisés par l’insécurité. Au-delà de l’aspect financier, ces actes de cruauté gratuite renforcent la méfiance des populations locales envers les mercenaires russes censés assurer leur protection.

 

La rage impuissante des mercenaires russes contre le bétail des simple éleveurs de Mann expose leur incapacité à remplir leur mission principale : combattre efficacement les groupes rebelles. Cette situation pose la question de leur utilité réelle sur le territoire centrafricain, alors que cette opération mobilisant 1000 hommes s’est soldée par un échec cuisant face aux 3R, maîtres de leur territoire. Cependant, Wagner jure qu’il va revenir pour se venger, et les rebelles disent les attendre pieds fermes. Au prochain rounds pour une scène gratuit qui fera encore plus spectaculaire.

 

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Le Front de Défense et des Libertés Publiques quitte la coalition CPC-F

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Le Front de Défense et des Libertés Publiques quitte la coalition CPC-F

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/06/intraunisation-du-chef-rebelle-Ali-Darassa-à-Bambari-par-les-autorités-de-bangui-450×299.jpg” alt=”intraunisation-du-chef-rebelle-Ali-Darassa-à-Bambari-par-les-autorités-de-bangui Bambari :  Ali Darassa promet une patrouille accrues de ses hommes aux quartiers Hadji et Bornou.” width=”450″ height=”299″ />
intraunisation-du-chef-rebelle Ali Darassa à Bambari

Bangui, CNC. Le mouvement armé Front de Défense et des Libertés Publiques  (FDLP) a officiellement annoncé son retrait de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPC-F), créée il y’a quelques moi par le général Ali Darassa, ex-chef d’État-major de la CPC. Dans une lettre datée du 4 novembre 2024 et signée depuis Madjamé Balaka, son coordinateur général Florent Kema explique cette décision par “l’absence de réponses à leurs demandes d’explications adressées à la coordination de la coalition”.

 

“Notre mouvement ne fait plus parti de la Coalition et affirme ma ferme volonté à vouloir collaborer”, précise le général de division Florent Kema, patron du Front de Défense et des Libertés Publiques dans ce courrier officiel obtenu par notre rédaction. Cette annonce survient après une assemblée générale tenue par le FDLP le 4 novembre 2024.

 

Le FDLP indique toutefois vouloir “conserver les bonnes relations qui existent entre tous les Groupes Armés” qui, selon le mouvement, “luttent pour restaurer la Liberté et la Dignité que le Peuple centrafricain a perdues”.

 

Cette défection du Front de Défense et des Libertés Publiques  intervient alors que la situation sécuritaire reste complexe en République centrafricaine, où des groupes armés contrôlent encore plusieurs zones du territoire, malgré la présence des forces de sécurité russes du groupe Wagner aux côtés des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

La CPC-F, qui regroupe plusieurs mouvements rebelles, voit ainsi l’un de ses membres se retirer de ses rangs, dans un contexte où les tensions persistent entre le gouvernement et les groupes armés, en dépit du programme de désarmement en cours.

 

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Barbarie carcérale au Camp de Roux : Amat al-Habib , Un détenu devenu complètement aveugle, abandonné dans l’indifférence totale de l’État

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Barbarie carcérale au Camp de Roux : Amat al-Habib , Un détenu devenu complètement aveugle, abandonné dans l’indifférence totale de l’État

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/les_17_accuses_devant_la_cour_criminelle-_dont_dieudonne_ndomate-450×338.jpg” alt=”Les 17 accusés en tenue orange, dont Dieudonné Ndomathé, devant la cour criminelle de Bangui les_17_accuses_devant_la_cour_criminelle-_dont_dieudonne_ndomate Réincarcération de l’ancien ministre Dieudonné Ndomaté  au camp de Roux : Un Acharnement Politique Dénué de Preuves” width=”450″ height=”338″ />
les 17 accusés devant la cour criminelle de Bangui

 

Bangui, CNC. À quelques mètres du palais présidentiel de Bangui, une tragédie humaine se joue quotidiennement dans l’enceinte sinistre du Camp de Roux. Amat al-Habib, détenu devenu aveugle durant sa détention, incarne le visage d’un système pénitentiaire où la dignité humaine n’a plus droit de cité.

 

Amat al-Habib : une descente aux enfers programmée

 

L’histoire d’Amat al-habib démontre la cruauté d’un système carcéral transformé en machine à broyer les êtres humains. Privé de ses deux yeux depuis plusieurs mois, ce détenu erre dans les couloirs sombres de la prison, guidé par la compassion de ses codétenus. Une situation qui révèle l’hypocrisie d’un État signant des conventions internationales qu’il piétine allègrement dans ses geôles.

 

« Même pour sortir, pour aller à l’hôpital ou à l’infirmerie, le major, l’Adjudant chef Mbaïram Hubert,  demande de l’argent. Il faut payer. L’infirmier aussi exige sa part. Pendant ce temps, le détenu reste dans sa situation critique », témoigne un proche du détenu qui préfère garder l’anonymat par peur des représailles. Cette extorsion institutionnalisée démontre comment le système pénitentiaire centrafricain s’est transformé en entreprise criminelle où les gardiens sont devenus des bourreaux en uniforme.

« Même pour se soigner, il faut payer de l’argent au régisseur et au major de l’infirmerie. Sans cela, tu ne peux jamais aller à l’infirmerie. Ici, l’infirmerie est devenue une clinique réservée aux détenus riches, ou ils ont de l’argent pour tout payer. Si tu n’as pas assez d’argent, on va te mettre de sérum dans ta cellule, mais là encore il faut payer quelques choses. Ici il n’y a pas de gratuité  », ajoute notre source.

 

Prison du camp de Roux, un mouroir légalisé

 

La déchéance physique d’Amat al-habib n’est pas un cas isolé. Le Camp de Roux s’est métamorphosé en antichambre de la mort où les détenus succombent à petit feu, victimes de la négligence délibérée des autorités.

« Vous êtes ici pour mourir et non pour sortir », proclame cyniquement le major de la prison, l’adjudant chef Mbaïram Hubert, révélant sans fard la politique d’extermination passive mise en œuvre dans ce centre de détention.

 

« Tous les détenus confirment que peut-être on les empoisonne pour mourir à petit feu. D’ailleurs, plusieurs cas de détenus sont morts dans des cas pareils. Il y a récemment un détenu qui est mort parce qu’il est resté comme ça. Son ventre est gonflé, gonflé, gonflé. Il est presque à la porte de la mort, on l’a libéré pour aller se soigner. Il est parti à l’hôpital d’amitié et malheureusement il est mort une semaine plus tard », rapporte un ancien détenu, témoin direct de ces pratiques mortifères.

 

La justice des ténèbres pour Amat al-Habib

 

Pendant que les autorités centrafricaines paradent dans les conférences internationales en vantant leur prétendu État de droit, Amat al-habib et ses codétenus subissent un traitement qui viole toutes les conventions internationales ratifiées par le pays. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention contre la torture, les Règles de Mandela – autant de textes bafoués quotidiennement dans l’indifférence générale.

 

Le cas d’Amat al-habib dépasse le simple scandale sanitaire. Il expose la faillite morale d’un système judiciaire où la perte de la vue n’est même pas considérée comme un motif suffisant de libération pour raison médicale. Dans quel pays civilisé maintient-on en détention une personne totalement aveugle, incapable d’assurer seule ses besoins les plus élémentaires ?

 

La mort programmée des détenus

 

« Les détenus pensent qu’on les empoisonne pour mourir à petit feu », cette phrase glaçante d’un témoin résume l’atmosphère de terreur qui règne au Camp de Roux. Entre les maladies non soignées, l’insalubrité délibérément entretenue et le racket organisé par le personnel pénitentiaire, tout semble préparé pour précipiter la fin des prisonniers.

 

Le maintien en détention d’Amat al-Habib représente une forme de torture institutionnalisée qui déshonore la République centrafricaine. Son cas démontre comment la justice s’est transformée en instrument d’élimination des indésirables, loin des beaux discours sur la réinsertion et le respect des droits humains.

 

Pendant que les chancelleries occidentales continuent de financer cette parodie de justice complétement sous le groupe criminel Wagner, des hommes comme Amat al-Habib agonisent dans l’obscurité de leurs cellules. Son histoire n’est pas seulement celle d’un détenu devenu aveugle – c’est le symbole d’une nation qui a perdu toute vision morale, où la barbarie s’est institutionnalisée sous couvert de justice.

 

La vraie cécité n’est pas celle d’Amat al-Habib, mais celle d’un État qui ferme volontairement les yeux sur la déshumanisation systématique de ses prisonniers. Le Camp de Roux n’est plus une prison – c’est un laboratoire de la cruauté où se meurt, jour après jour, l’idée même de dignité humaine.

 

Par Alain Nzilo

 

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BANGUI SOUS L’EMPRISE DU RACKET NOCTURNE : LES WAGNER ET les POLICIERS centrafricains TERRORISENT LES CONDUCTEURS

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BANGUI SOUS L’EMPRISE DU RACKET NOCTURNE : LES WAGNER ET les POLICIERS centrafricains TERRORISENT LES CONDUCTEURS

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui-450×331.jpg” alt=”Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui” width=”450″ height=”331″ />
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Le racket systématique organisé conjointement par les Mercenaires russes du groupe Wagner et les POLICIERS centrafricains prend une nouvelle dimension alarmante dans la capitale Bangui. Cette opération criminelle, désormais menée exclusivement la nuit, cible sans distinction les citoyens de toutes catégories.

 

Un nouveau mode opératoire nocturne des Wagner avec des POLICIERS centrafricains

 

Finis les contrôles routiers en plein jour opéré par les Wagner et leurs alliés POLICIERS centrafricains qui avaient provoqué l’indignation générale et attiré l’attention des médias nationaux et internationaux. Ces criminels ont adopté une nouvelle stratégie plus dissimulée : des opérations de racket nocturnes ciblant particulièrement les conducteurs.

 

“Ils ont compris que le jour, ça créait trop de tensions. Maintenant, ils opèrent la nuit avec la même pratique mais plus discrète “, témoigne un conducteur qui requiert l’anonymat, ajoutant qu’ils arrêtent systématiquement tous les véhicules et motos qui circulent la nuit à partir de 23 heures. Personne n’échappe à leurs contrôles”, affirme notre interlocuteur. Plus inquiétant encore, les forces mixtes ne se contentent plus de simples contrôles routiers : elles procèdent désormais à des fouilles corporelles minutieuses  et très illégales des conducteurs.

 

Des méthodes d’extorsion brutales

 

La brutalité de ces opérations nocturnes se manifeste particulièrement dans la méthode : les patrouilles mixtes Wagner- POLICIERS centrafricains  bloquent les axes routiers et soumettent les conducteurs à des fouilles systématiques. “Ils vident littéralement nos poches. Même les pièces de 200 ou 300 francs ne sont pas épargnés”, affirme un conducteur de taxi-moto.

 

Les tricycles, motos et véhicules particuliers sont ciblés sans distinction, créant un climat de terreur parmi les usagers de la route circulant la nuit. Cette nouvelle tactique permet à ces forces mixtes criminelles, y compris des POLICIERS centrafricains, d’opérer dans une plus grande discrétion, loin des regards et des protestations qui avaient marqué leurs précédentes opérations du jour.

 

Un rappel des exactions précédentes

 

Cette évolution des méthodes de racket fait suite aux vives critiques provoquées par les opérations menées en plein jour par les mercenaires russes et les POLICIERS centrafricains  sur l’avenue des martyrs, où des véhicules étaient systématiquement déportés à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). À l’époque, chaque conducteur était contraint de débourser 50 000 FCFA pour récupérer son véhicule.

 

Les récentes arrestations de ressortissants soudanais et centrafricains par des patrouilles mixtes Wagner-gendarmerie, largement médiatisées par Corbeaunews-Centrafrique, illustrent l’expansion de ce système de racket organisé qui ne se limite plus aux seuls usagers de la route.

 

Devant cette situation alarmante, l’absence de réaction des autorités ne fait que renforcer le sentiment d’impunité des forces mixtes qui continuent d’étendre leurs activités criminelles dans la capitale centrafricaine.

 

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Centrafrique : le BRDC dénonce un méga scandale à l’ANE : Plus de 500 millions de FCFA détournés avant les élections locales

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le BRDC dénonce un méga scandale à l’ANE : Plus de 500 millions de FCFA détournés avant les élections locales

 

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Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Bangui, CNC. L’organisation des élections municipales et régionales en République centrafricaine s’enfonce dans un scandale financier sans précédent. Lors d’une conférence de presse tenue ce 5 novembre 2024 à Bangui, les leaders de l’opposition, membres du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), ont révélé au public un vaste système de malversations au sein de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), chiffrant les préjudices à plus de 500 millions de francs CFA.

 

Des tablettes à 240 millions disparaissent mystérieusement

 

“Sur 2500 tablettes stockées après les élections de 2020, seules 1500 sont aujourd’hui recensées dans les entrepôts de l’ANE à l’aéroport de Bangui-Mpoko”, fustige l’opposition démocratique. La disparition de ces 1000 tablettes, d’une valeur de 240 millions de francs CFA, n’a reçu aucune justification de la part des responsables de l’ANE. “C’est un détournement caractérisé qui doit faire l’objet de poursuites judiciaires”, martèle les leaders du BRDC.

 

Une surfacturation massive des kits électoraux

 

Les responsables de l’opposition dévoilent un autre scandale : une surfacturation systématique des kits de recensement. “L’ANE a osé payer 81 000 francs CFA des kits incomplets de 13 éléments, alors que leur valeur réelle est de 10 000 francs CFA”, dénonce le BRDC lors de cette conférence de presse. Cette surfacturation de 71 000 francs CFA par kit, multipliée par 4400 kits, représente un détournement de 312 millions de francs CFA.

 

Un recrutement clientéliste des agents

 

“Le recrutement des agents électoraux s’est transformé en une foire aux postes“, révèle le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution. Des agents formés ont été écartés au profit de personnes non qualifiées, souvent proches du pouvoir. “Comment organiser des élections crédibles avec des superviseurs qui ne maîtrisent même pas l’outil informatique ?”, s’interroge-t-il.

 

Un système informatique défaillant

 

Le système informatique n’échappe pas aux critiques. “Le logiciel australien est totalement inadapté à notre contexte”, explique l’opposition démocratique centrafricaine. Au 16 septembre 2024, date prévue pour le début du recensement, les logiciels des tablettes n’étaient ni fonctionnels ni compatibles avec le système central.

 

L’opposition exige une réforme de l’ANE

 

Devant ces graves dysfonctionnements, le BRDC et ses alliés exigent une réforme en profondeur de l’ANE. “Ces malversations sont la conséquence directe de l’exclusion de l’opposition dans la gestion du processus électoral”, souligne le BRDC. L’opposition réclame des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces détournements.

 

Dans un contexte où le pouvoir du Président Touadéra est déjà critiqué pour sa gestion opaque des ressources nationales, ce nouveau scandale jette un doute sérieux sur la sincérité des futures élections locales. Ces révélations interviennent alors que la communauté internationale s’inquiète de la dérive autoritaire du régime centrafricain et de l’influence grandissante des Mercenaires russes de Wagner dans le pays.

 

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LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE D’UN JEU GÉOPOLITIQUE CYNIQUE

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LA Centrafrique PRISE AU PIÈGE D’UN JEU GÉOPOLITIQUE CYNIQUE

 

Centrafrique.org/comment-faustin-archange-touadera-tente-de-se-reconcilier-avec-emmanuel-macron/macron-et-touadera/” rel=”attachment wp-att-62994″ data-wpel-link=”internal”>Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP macron-et-touadera Comment Faustin-Archange Touadéra tente de se réconcilier avec Emmanuel Macron
Macron Emmanuel et Touadera Faustin à Paris

 

Bangui, CNC.  Une nouvelle interprétation des relations franco-russes en République centrafricaine prend forme dans l’opinion publique. Les citoyens centrafricains s’interrogent désormais sur les véritables motivations qui ont poussé la France à orienter le pays vers la Russie en 2017.

 

LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE : des révélations troublantes

 

Les discussions qui animent les rues de Bangui et les réseaux sociaux révèlent un sentiment croissant de manipulation. Pour les centrafricains, la CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE . « Le centrafricain est devenu un esclave chez lui. Quand la France avait envoyé nos dirigeants vers la Russie, c’était juste pour nous éduquer et non nous aider », déclare un habitant du quartier Boy-Rabe, exprimant l’amertume ressentie par de nombreux citoyens.

 

LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE  dans une stratégie délibérée

 

L’analyse des événements depuis 2017 pousse les centrafricains à s’interroger sur la stratégie française. Lorsque le président Touadéra avait sollicité l’aide de la France pour la levée partielle de l’embargo sur les armes, Paris l’avait orienté vers Moscou. Cette orientation a débouché sur l’arrivée des paramilitaires russes dans le pays et la CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE.

 

LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE , et la passivité internationale suspecte

 

La communauté internationale reste étrangement silencieuse face aux événements en Centrafrique. Un fonctionnaire du ministère centrafricain de la sécurité publique à Bangui, sous couvert d’anonymat, affirme : « Le mutisme des instances internationales face à la situation actuelle en République centrafricaine interroge. Cette passivité pourrait suggérer une forme de complicité tacite dans la déstabilisation du pays ».

 

UN PAYS SOUS TUTELLE, pas des nations-unies, mais de la Russie

 

La présence russe s’est progressivement transformée en mainmise sur les ressources nationales et la CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE. Un entrepreneur centrafricain témoigne : « Pourquoi payer des taxes quand le pays est sous tutelle de la Russie ? La situation actuelle ressemble plus à une forme de colonisation qu’à une véritable coopération ».

 

L’INCAPACITÉ DE L’ÉTAT À REPRENDRE LE CONTRÔLE

 

Le gouvernement centrafricain peine à affirmer son autorité face à cette situation. Un diplomate africain en poste à Bangui observe : « Le représentant de la Minusca avait estimé qu’il faudrait au moins 40 ans de travail acharné pour relever le pays. Aujourd’hui, cette estimation semble optimiste vu la tournure des événements ».

 

Les récents développements en République centrafricaine montrent que le pays est devenu l’otage d’un jeu géopolitique complexe, où les intérêts des puissances étrangères priment sur ceux de la population. Cette situation pose la question fondamentale de la souveraineté nationale et de la capacité du pays à reprendre en main son destin.

 

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Braquages sur l’axe Bozoum-Paoua : les voyageurs dépouillés à 13 kilomètres de Bozoum

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Braquages sur l’axe Bozoum-Paoua : les voyageurs dépouillés à 13 kilomètres de Bozoum

 

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CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Des hommes armés ont attaqué dimanche matin des commerçants et voyageurs sur l’axe Bozoum-Paoua, à 13 kilomètres de Bozoum. Les assaillants ont dérobé téléphones, argent et objets de valeur aux passants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Taley.

 

Cette attaque s’est déroulée sur un axe important reliant Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, à Taley, une sous-préfecture de Lim-Pendé située à 60 kilomètres. L’incident souligne la persistance de l’insécurité dans cette région, malgré la présence des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Un commerçant victime de l’attaque témoigne sous couvert d’anonymat :

« Nous étions partis très tôt pour le marché hebdomadaire de Taley quand ces hommes armés nous ont surpris. Ils nous ont forcés à tout leur donner – argent, téléphones, tout ce que nous avions de précieux. Nous n’avons rien pu faire ».

 

Les habitants de la région demandent au gouvernement du Président Baba Kongoboro de renforcer les moyens logistiques des FACA pour assurer des patrouilles régulières sur cet axe routier Bozoum-Paoua. Cette route est vitale pour l’économie locale, reliant plusieurs centres commerciaux importants de la préfecture.

 

L’attaque sur l’axe Bozoum-Paoua  intervient dans un contexte où les Forces de sécurité intérieure peinent à sécuriser les axes routiers secondaires, notamment dans les zones éloignées des principales agglomérations. La préfecture de l’Ouham-Pendé, tout comme celle de Lim-Pendé, qui partage une frontière avec le Tchad, reste particulièrement vulnérable aux activités des groupes armés.

 

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PENDANT QUE SAM-OUANDJA S’EMBRASE par une mutinerie des FACA, LE MINISTRE DE LA DÉFENSE DANSE À BAMBARI

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PENDANT QUE SAM-OUANDJA S’EMBRASE par une mutinerie des FACA, LE MINISTRE DE LA DÉFENSE DANSE À Bambari

 

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Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, à Bambari, célébrant avec les Forces armées centrafricaines.

 

Bangui, CNC. Au moment où les Forces Armées Centrafricaines (FACA) déclenchent une mutinerie à Sam-Ouandja pour réclamer leurs primes impayées, le ministre de la Défense nationale Claude Rameaux Bireau préfère organiser des festivités à Bambari, à près de 400 kilomètres des troubles. Une situation qui démontre la légèreté avec laquelle les autorités traitent la crise militaire qui secoue le pays.

 

Une violente  mutinerie des FACA à Sam-Ouandja

 

Les habitants de Sam-Ouandja, située à 280 kilomètres de Bria, vivent durant trois jours dans la terreur. Les militaires, mécontentés par le non-paiement de leurs Primes Globales d’Alimentation (PGA), ont déclenché une série de tirs nourris autour de leur base et de la mairie. Un commerçant de la ville témoigne :

« Les tirs sont assourdissants, jour et nuit. Toutes les activités sont paralysées. Nous vivons barricadés chez nous, craignant pour notre sécurité. Personne n’ose sortir à cause de cette mutinerie des FACA  ».

 

Un ministre déconnecté de la réalité

 

Pendant que Sam-Ouandja sombre dans le chaos de la mutinerie des FACA, le ministre Claude Rameaux Bireau organise des festivités à Bambari. Des photos et vidéos attestent de scènes surréalistes où le ministre, censé incarner l’autorité de l’État, danse avec des militaires et distribue de l’argent. Un ancien officier supérieur, sous couvert d’anonymat, dénonce :

« Voir un ministre de la Défense se donner en spectacle alors que ses troupes se mutinent est une honte. Cette attitude déshonore l’institution militaire et prouve l’incompétence totale de nos dirigeants ».

 

Une mutinerie des FACA , et une administration militaire en dérive

 

Cette mutinerie des FACA  prend racine dans les récentes déclarations du ministre Bireau qui, lors d’un atelier à Bangui, avait provoqué la colère des militaires en affirmant que « les PGA ne constituent pas un salaire et ne sont donc pas obligatoires ». Un spécialiste en stratégie militaire analyse :

« Cette déclaration irresponsable révèle une méconnaissance profonde des besoins vitaux des soldats. Les PGA représentent souvent la seule ressource permettant aux militaires de se nourrir sur le terrain, et non comme un frais de mission ».

 

Des précédents inquiétants

 

La mutinerie des FACA à Sam-Ouandja n’est pas le premier cas. Un incident similaire a éclaté à Birao la semaine précédente, démontrant l’ampleur du malaise qui traverse les rangs de l’armée. Un député siégeant à la commission défense prévient :

« Si le gouvernement persiste à ignorer les revendications légitimes des militaires, d’autres garnisons pourraient suivre l’exemple de Sam-Ouandja ».

 

Les festivités organisées par le ministre Bireau à Bambari, loin de calmer les tensions, ne font que redoubler la colère des militaires et de la population. Pendant ce temps, Sam-Ouandja reste paralysée, ses habitants prisonniers d’une situation explosive que le gouvernement semble incapable ou refuse de gérer.

 

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Centrafrique : “Touadéra prépare sa présidence à vie, la démocratie se meurt” alerte COSCIPAC

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“Touadéra prépare sa présidence à vie, la démocratie se meurt” alerte COSCIPAC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020 « Touadera recrute des Terroristes Russes et des mercenaires Rwandais pour renforcer sa dictature »” width=”450″ height=”253″ />
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Bangui, CNC. Le pouvoir de Bangui ne dissimule plus ses ambitions autocratiques. Alors que les élections de 2025 approchent, le régime étouffe progressivement toute voix dissidente, transformant les institutions en simples instruments de sa pérennisation. Cette dérive inquiétante, dénoncée par la COSCIPACS , société civile centrafricaine, fait craindre le pire pour l’avenir du pays.

 

Une descente aux enfers démocratique programmée, selon la COSCIPAC

 

“Chaque jour qui passe emmène son lot de questionnements sur le devenir du pays”, s’alarme Petit Delphin Kotto, figure de la société civile centrafricaine. Dans un mémorandum accablant publié le 4 novembre 2024, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix (COSCIPAC) dresse un constat glaçant de la situation politique à un an des échéances électorales.

 

Le tournant autoritaire a été amorcé le 30 août 2023, avec l’adoption d’une nouvelle Constitution sur mesure.

“Ce véritable coup d’État constitutionnel a laissé des fissures socio-politiques béantes et une société profondément divisée”, témoigne un membre de la société civile centrafricaine sous couvert d’anonymat, craignant des représailles.

 

Une machine électorale aux ordres

 

L’inquiétude est d’autant plus vive que les institutions chargées d’organiser les élections ont perdu toute crédibilité. L’Autorité Nationale des Élections (ANE), censée être le garant d’un processus électoral équitable, apparaît aujourd’hui comme un simple instrument aux mains du pouvoir. “Il n’y a aucune garantie que l’ANE puisse organiser des élections réellement démocratiques, crédibles, inclusives et transparentes”, dénonce la COSCIPAC.

 

Le Conseil Constitutionnel, dernier rempart théorique contre les dérives autocratiques, n’est pas épargné par les critiques. “Les manœuvres politiques du Conseil visent ouvertement à maintenir au pouvoir à vie les autorités actuelles, au mépris de la volonté populaire”, fustige le mémorandum.

 

Un étranglement méthodique des libertés, selon la COSCIPAC

 

La stratégie du pouvoir passe également par un contrôle accru de l’espace public et médiatique. La radio d’État, principal moyen d’information dans un pays où l’accès à internet reste limité, est devenue une simple caisse de résonance du régime. Les débats politiques y sont strictement encadrés, quand ils ne sont pas simplement interdits.

 

Les libertés fondamentales sont systématiquement bafouées.

“Les restrictions des libertés de pensée, de réunion et de manifestations touchent particulièrement les partis d’opposition et les organisations de la société civile”, souligne Petit Delphin Kotto de la COSCIPAC. Une répression qui témoigne de la nervosité d’un pouvoir conscient de sa fragilité.

 

Un appel pressant au dialogue

 

Devant cette situation explosive, la COSCIPAC appelle à l’organisation urgente d’un Dialogue Politique Inclusif.

“L’orgueil politique doit céder la place à la raison. Sans dialogue, nous courons droit vers une crise militaro-politique sans précédent”, avertit le coordinateur national.

 

L’appel s’adresse aussi à la communauté internationale, dont le silence devient assourdissant. Les chancelleries accréditées à Bangui sont exhortées à “informer leurs gouvernements sur la nécessité vitale d’organiser ce dialogue”. Les partenaires techniques et financiers sont appelés à “conditionner tout appui au gouvernement à l’organisation de ce dialogue inclusif”.

 

Un pays au bord du chaos

 

L’enjeu dépasse largement le cadre électoral. “Si rien n’est fait, la Centrafrique risque de basculer dans un régime monopartiste et dictatorial”, prévient la société civile. Un scenario catastrophe pour ce pays déjà meurtri par des décennies de conflits.

 

Les prochains mois seront décisifs. Sans réaction forte de la communauté internationale, le pays pourrait connaître une nouvelle descente aux enfers. “La paix et la stabilité de la Centrafrique sont en jeu”, conclut le mémorandum. Un avertissement qui résonne comme un dernier appel avant le chaos.

 

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Pourquoi le mercenariat est-il toujours présent en Afrique ?

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Pourquoi le mercenariat est-il toujours présent en Afrique ?

 

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Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route

Bangui, CNC. Suite aux exactions de Wagner, le Conseil de Sécurité et de Paix (CPS) de l’Union africaine (UA) réfléchit à une révision de la Convention de 1977. Il s’agit d’établir un encadrement plus strict du mercenariat en Afrique.

Au 1er Décembre 2023, la 1189e réunion du Conseil de Sécurité et de Paix (CPS) de l’Union africaine (UA) s’établit autour de la révision de la Convention de l’OUA sur l’élimination du mercenariat en Afrique de 1977 (appliquée en 1985). L’élaboration de sa révision est toujours en cours.

 

La Convention dénonce à l’époque les pratiques des États hors continent qui ont employé des mercenaires pour déstabiliser les gouvernements africains en place, afin de servir leurs intérêts. Depuis les années 70, le mercenariat en Afrique est de plus en plus contesté. Malgré tout, à cause des guerres civiles, de nouveaux groupes se forment pour combattre l’insurrection, ou les groupes rebelles. C’est le cas d’Executive Outcomes (EO), fondé en 1989, qui lutte entre autres pour la défense des territoires contre l’Union nationale pour l’indépendance de l’Angola (UNITA) en 1992, puis contre les rebelles du  Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone de 1995 à 1997. Ils reçoivent en paiement une partie des mines diamantifères du pays. Mais les abus de nombreux groupes de mercenaires vont conduire à la disparition d’EO et à la loi de 1998 du gouvernement sud-africain, qui interdit le mercenariat, aujourd’hui décrit comme « un crime contre la paix et la sécurité ». Malgré cela, le nombre de mercenaires est en hausse depuis près d’une décennie.

 

Wagner, l’exemple significatif du mercenariat à éliminer

 

La présence de mercenaires aujourd’hui en Afrique prend souvent comme prétexte la lutte contre le terrorisme. Il s’agit essentiellement d’augmenter la « capacité de défense » des pays concernés. Les innombrables attaques des groupes terroristes ces dernières années entraînent à nouveau le recours aux mercenaires. Cependant, de nombreuses preuves démontrent que cette « solution » n’améliore pas la situation sécuritaire, bien au contraire. L’exemple le plus flagrant est le cas du groupe paramilitaire russe Wagner. Il représente tout ce pour quoi le mercenariat doit être interdit, ou strictement encadré. Les mercenaires de Wagner sont coupables de plusieurs crimes contre l’Humanité : meurtres, viols, pillages, destructions de villages, exploitations illégales de ressources naturelles (or, diamants). Officiellement présents pour défendre les pays contre le terrorisme, les activités réelles des Mercenaires russes révèlent que leur emploi n’améliore pas la situation sécuritaire, mais contribue surtout à l’empirer. Après la mort du fondateur de Wagner, Evgueni Prigozhin, le groupe est renommé Africa Corps (bien que le nom Wagner soit toujours utilisé) et devient pleinement assumé par le Kremlin. Mais cela n’empêche en rien les exactions et le pillage de se poursuivre.

 

Aujourd’hui, plusieurs réflexions s’articulent autour de la révision de la Convention de l’OUA de 1977. Sa création à l’époque n’a pas pris en compte la situation du mercenariat actuel. Il est question à présent de la formation d’un « comité sur le mercenariat » afin de solidifier l’encadrement des activités mercenaires en Afrique, et de prendre les mesures nécessaires en cas d’abus contre les civils. Cette révision est cruciale, car au vu des relations actuelles entre la Russie et l’Afrique, le mercenariat risque de rester encore longtemps sur le continent.

 

 

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Complexe sportif Barthélemy Boganda : derrière l’échec de la réhabilitation, un scandaleux détournement de fonds publics

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Complexe sportif Barthélemy Boganda : derrière l’échec de la réhabilitation, un scandaleux détournement de fonds publics

 

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Les gradins du Stade 20 000 places avec une pelouse verdoyante, symbole de modernité sportive en Centrafrique.

 

Bangui, CNC. Le maintien de la non-homologation du stade Barthélemy Boganda par la Confédération africaine de football (CAF) dévoile l’ampleur d’un scandale qui dépasse la simple incompétence. Cette prétendue réhabilitation apparaît comme une vaste opération de détournement des deniers publics, orchestrée par les plus hautes instances sportives du pays.

 

Une mascarade à plus Complexe sportif Barthélemy Boganda : une centaines de millions

 

L’argent public s’est littéralement évaporé dans une pseudo-réhabilitation du Complexe sportif Barthélemy Boganda  qui n’en a que le nom.

« On a juste mis de la peinture, c’est tout », dénonce sans détour Lazare Kiandji, observateur avisé du football centrafricain. Les travaux, artificiellement divisés en dix lots, ont été confiés à des entreprises dont l’expertise pose question, quand elles ne sont pas tout simplement fictives.

 

Le rapport accablant de la CAF révèle l’ampleur de la supercherie :

aucune entreprise spécialisée en pelouse naturelle n’a participé aux travaux de la réhabilitation du Complexe sportif Barthélemy Boganda, l’éclairage sportif ne répond à aucune norme internationale, et les infrastructures de base restent dangereusement défaillantes.

« C’est du bricolage pur et simple, fait avec des moyens dérisoires par rapport aux sommes déboursées », fustige Albert Stanislas Komobako, journaliste sportif chevronné.

 

Un système bien rodé de détournement

 

La proposition initiale des constructeurs chinois, chiffrée à plus d’un milliard de FCFA, a été délibérément écartée au profit d’un montage financier opaque.

« Pourquoi avoir refusé l’offre des Chinois qui ont construit ce Complexe sportif Barthélemy Boganda ? Pourquoi ne pas avoir lancé un véritable appel d’offres international ? », s’interroge Cyprien Koumbolani, observateur de la vie socio-politique. La réponse est claire : il fallait créer un système permettant le détournement massif des fonds alloués.

 

Le ministère des Sports et l’Office National des Sports (ONASPORT) ont mis en place un mécanisme bien rodé : multiplication des intermédiaires, surfacturation des travaux, recours à des entreprises de façade.

« Les entrepreneurs ont attendu des mois pour être payés », tente de justifier Hervé Lidamon, directeur général de l’ONASPORT, omettant de préciser que certaines de ces entreprises n’existent que sur le papier.

 

Une gestion criminelle des fonds publics

 

L’argent du contribuable centrafricain a servi à enrichir une poignée d’individus au lieu de réhabiliter convenablement l’unique stade international du pays. Plus grave encore, des millions continuent d’être engloutis dans la location de stades étrangers pour les matches “à domicile” des Fauves.

 

La réaction du ministère des Sports, criant au « complot » et à une « décision unilatérale » de la CAF, révèle un cynisme sans bornes.

« On nous prend pour des enfants », s’insurge Cyprien Koumbolani. « Les responsables doivent rendre des comptes sur l’utilisation de cet argent qui part en fumée ».

 

Un pillage organisé qui hypothèque l’avenir

 

Ce scandale du Complexe sportif Barthélemy Boganda  dépasse le cadre sportif. Il illustre un système de prédation des ressources publiques qui gangrène l’administration centrafricaine. La non-homologation du stade n’est que la conséquence visible d’un détournement massif qui hypothèque l’avenir du football national.

 

Les véritables victimes sont les sportifs et le public centrafricains, privés d’infrastructures dignes de ce nom. La rencontre décisive contre le Gabon devra se jouer à l’étranger, nouvelle humiliation pour un pays dont les dirigeants préfèrent piller les caisses plutôt que d’investir dans l’avenir.

 

Il est temps que la justice s’empare de ce dossier. Une enquête approfondie doit faire la lumière sur ce détournement caractérisé et identifier tous les responsables de ce fiasco. Le football centrafricain mérite mieux que ces pratiques mafieuses qui le maintiennent dans le sous-développement.

 

La réhabilitation fantôme du Complexe sportif Barthélemy Boganda  restera comme un exemple édifiant de la gabegie qui règne dans la gestion des infrastructures sportives nationales. Un audit indépendant s’impose pour établir précisément où sont passés les milliards censés redonner vie au plus grand stade du pays.

 

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Violence, torture, enlèvement  et tentative d’expulsion : Le témoignage glaçant de  l’agression de Marie-Solange Pagonendji-Ndakala par les gendarmes….

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Violence, torture, enlèvement  et tentative d’expulsion : Le témoignage glaçant de  l’agression de Marie-Solange Pagonendji-Ndakala par les gendarmes….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala-356×450.jpg” alt=”Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala chez lui à son domicile de Bangui” width=”356″ height=”450″ />
Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Bangui, CNC. Ce mardi 29 octobre 2024, une scène de violence sans précédent s’est déroulée dans l’ancienne cité ASECNA, située sur l’avenue de l’Indépendance, à proximité de l’agence Air France dans le premier arrondissement de Bangui. Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, ancienne ministre et ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale, a subi une tentative d’expulsion brutale de son domicile, avec des violences physiques malgré son double handicap.

 

Chronologie détaillée de l’agression de Marie-Solange Pagonendji

 

« Les gendarmes sont arrivés chez moi vers 14 heures. Un capitaine de la gendarmerie dirigeait l’opération », relate Mme Pagonendji-Ndakala dans son témoignage exclusif à CNC. L’intervention, menée sans mandat judiciaire en bonne et due forme, s’est rapidement transformée en démonstration de force. Les agents, accompagnés d’un certain Noël, simple employé du cabinet d’huissier Koyamba se présentant frauduleusement comme huissier, ont forcé l’entrée de la résidence.

 

Violence extrême contre Marie-Solange Pagonendji , une personne vulnérable

 

Le récit de l’ancienne ministre  Marie-Solange Pagonendji  révèle une brutalité choquante : « Je suis doublement handicapée. J’ai des prothèses dans mon pied droit. Malgré mes protestations et la présentation de mon état de santé, ils m’ont brutalement jetée au sol, m’ont traînée par terre ». Cette violence contre une personne vulnérable pose des questions graves sur l’usage de la force publique.

 

L’enlèvement d’un fils malade

 

L’intervention a pris un tournant encore plus dramatique avec l’enlèvement du fils de l’ancienne ministre  Marie-Solange Pagonendji : « Mon enfant a tenté de protéger nos biens, notamment la télévision. Pour cela, ils l’ont violemment maîtrisé, l’ont étranglé avant de l’emmener de force dans un véhicule vers une destination inconnue ». Une situation d’autant plus inquiétante que le jeune homme nécessite une médication régulière.

chez l'ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji, agressée par les gendarmes chez elle le mardi 29 octobre 2024

 

L’histoire complexe du titre foncier 557 au cœur du problème

 

Une enquête approfondie de CNC sur les documents officiels révèle l’historique complet de ce bien immobilier. Créé en mars 1948, le titre foncier n°557, d’une superficie de 6 hectares, était initialement propriété de l’État français, spécifiquement affecté à l’Aviation Civile. En 1974, une mutation importante transfère ce bien dans le domaine privé de la République Centrafricaine, marquant le début d’une série de transformations administratives.

 

La débâcle de 2011 : point tournant

 

« En 2011, face à la dégradation des bâtiments, le gouvernement a sollicité l’ASECNA pour leur réhabilitation », explique Mme Pagonendji-Ndakala. « Le devis s’élevait à un milliard de francs CFA. L’ASECNA, simple affectataire, a logiquement refusé d’investir une telle somme sans garantie de pérennité ». Cette situation a conduit l’État à prendre une décision: la vente des parcelles aux particuliers.

 

Une acquisition légale contestée par le régime actuel

 

« L’État centrafricain m’a vendu le terrain et la maison légalement », affirme l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji. « Je détiens un titre foncier en bonne et forme, contrairement à l’ASECNA qui n’en a jamais eu. Le conseil des ministres avait d’ailleurs validé ces transactions, qui devaient être consignées dans le grand livre national ».

 

L’acharnement du ministre Abazène sur l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

« Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, est le véritable instigateur de cette agression », affirme un avocat centrafricain contacté par la rédaction du CNC. Il révèle une tentative antérieure : « Sous la présidence Djotodia, alors qu’il était directeur de cabinet, Abazène tentait déjà de s’approprier cette maison. Djotodia s’y était opposé, respectueux des titres fonciers existants », affirme ce professionnel de droit.

 

Un traitement discriminatoire évident

 

« L’hôtel 4 saisons, situé sur la même concession, n’est jamais inquiété », souligne maître Hugues Sorolo. « Pourquoi cet acharnement uniquement contre la propriété  de cette dame ? » Cette application sélective des procédures renforce les soupçons d’une manœuvre personnelle instrumentée par le ministre de la Justice.

 

Les irrégularités de la procédure

 

Le jugement du 25 octobre 2024, invoqué pour justifier l’expulsion, est contesté : « C’est un jugement falsifié, totalement illégal », affirme Mme PagonendjiNdakala. Son avocat travaille actuellement sur un recours, pointant de nombreuses irrégularités dans la procédure.

 

L’instrumentalisation de la force publique

 

L’utilisation de gendarmes cagoulés et la présence d’un faux huissier démontrent une instrumentalisation inquiétante des forces de l’ordre. « Ils ont déposé un document dans la rue devant chez moi. Mon avocat, que j’ai immédiatement contacté, examine ces procédures douteuses », précise l’ancienne ministre.

 

La résistance héroïque de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

Malgré la violence déployée, Mme Pagonendji-Ndakala a refusé de céder : « Je suis restée sur mon canapé au salon. Ils m’ont jetée par terre pour prendre le meuble. Ils ont commencé à jeter mes affaires dehors, mais j’ai résisté. Je ne pouvais pas accepter cette injustice ».

 

Les implications politiques

 

Cette affaire révèle un système où les institutions sont détournées à des fins personnelles. « Ils ont induit le chef de l’État en erreur », dénonce l’ancienne ministre. « Les procédures légales d’expropriation existent, mais elles ne sont pas respectées ».

 

L’aspect humanitaire ignoré

 

La brutalité de l’intervention contre une personne handicapée et l’enlèvement d’un malade sous traitement démontrent un mépris total des considérations humanitaires. Cette situation pose la question du respect des droits humains fondamentaux au plus haut niveau de l’État.

 

La dimension historique

 

L’affaire s’inscrit dans une longue histoire de tentatives d’appropriation. Depuis l’époque de Djotodia jusqu’à aujourd’hui, le même acteur, Abazène, poursuit son objectif de s’emparer de ce bien, utilisant désormais sa position de ministre de la Justice pour parvenir à ses fins.

 

Les questions en suspens

 

– Où se trouve le fils de Mme Pagonendji-Ndakala ?

– Pourquoi l’acharnement spécifique sur cette propriété ?

– Comment expliquer l’implication directe d’un ministre dans une affaire immobilière privée ?

– Quelle est la validité réelle du jugement du 25 octobre ?

 

Les conséquences pour l’État de droit

 

Cette affaire démontre une dérive inquiétante dans l’exercice du pouvoir en République Centrafricaine. L’utilisation de la force publique à des fins privées, l’instrumentalisation de la justice et le non-respect des titres de propriété créent un précédent dangereux.

 

CNC poursuivra son enquête sur cette affaire qui révèle les dysfonctionnements profonds de l’État centrafricain. Notre rédaction continuera de suivre particulièrement le sort du fils de Mme Pagonendji-Ndakala et l’évolution des procédures juridiques en cours.

 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique reste mobilisée pour faire toute la lumière sur cette affaire d’État.

 

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À NGAOUKALA, LA DÉBÂCLE SPECTACULAIRE DES WAGNER FACE AUX 3R

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À NGAOUKALA, LA DÉBÂCLE SPECTACULAIRE DES WAGNER FACE AUX 3R

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Les-rebelles-de-3R-drone-en-main-apres-les-combats-avec-les-Wagner-et-FACA-336×450.jpg” alt=”Les rebelles de 3R, drone en main, après les combats avec les Mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.” width=”336″ height=”450″ />
Les rebelles de 3R, drone récupéré en main, après les combats avec les mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.

 

Bangui, CNC. Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent d’accumuler un nouvel échec retentissant dans les montagnes de Ngaoukala, à 80 kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé. Cette opération militaire désastreuse, mobilisant près de 1000 hommes dont 300 mercenaires russes et 600 soldats FACA, expose l’incapacité de ces forces criminelles à mener des opérations complexes malgré les millions engloutis par le Trésor public centrafricain pour financer cette opération et payer des équipements militaires.

 

À NGAOUKALA : DÉBANDADE HUMILIANTE DANS LES MONTAGNES

 

Les forces russes, malgré leur supériorité matérielle écrasante, ont subi une déroute spectaculaire face aux combattants 3R lors d’une violente opération dans les montagnes de Ngaoukala. Un sous-officier FACA présent lors des affrontements témoigne sous couvert d’anonymat :

« Les Wagner ont perdu tout sens tactique dès les premiers tirs. Leur retraite précipitée ressemblait davantage à une fuite paniquée qu’à un repli stratégique. Nos soldats ont été contraints de les suivre pour éviter l’encerclement » .

Zone des rebelles à Ngaoukala bombardée par les mercenaires russes de la société Wagner
Zone des rebelles à Ngaoukala bombardée par les mercenaires russes de la société Wagner

 

INCOMPÉTENCE AÉRIENNE COÛTEUSE

 

Les tentatives de bombardement par les avions Albatros et hélicoptères, facturés des milliards de francs CFA à l’État centrafricain, ont démontré l’amateurisme des pilotes russes qui ne connaissent pas cette région montagneuse près de la frontière avec le Tchad. Un ex- officier centrafricain analyse :

« Ces frappes imprécises de l’avion albatros ne font que ravager la végétation. Cette démonstration d’incompétence aérienne coûte quotidiennement des sommes astronomiques aux contribuables centrafricains » .

 

TERRAIN FATAL POUR DES MERCENAIRES DÉSORIENTÉS

 

La configuration montagneuse de Ngaoukala a exposé le manque total de préparation des Wagner. Un spécialiste militaire centrafricain observe :

« Lancer mille hommes sans connaissance préalable et minutieuse du terrain dans un massif montagneux prouve l’incompétence tactique du commandement russe. Même des cadets de première année auraient évité une telle erreur stratégique » .

 

Un notable du village de Mann, à 20 kilomètres de la zone de combat ajoute :

« Les rebelles se déplacent comme des fantômes. Invisible. Ils sont comme de vent qui peut frapper à tout moment. Mais s’ils veulent être visibles, ils sont comme des poissons dans l’eau ici. Les Russes, eux, trébuchaient comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Cette opération était vouée à l’échec dès sa conception » .

Les drones abandonnés par les mercenaires russes du groupe Wagner et repris par les rebelles de 3R dans la localité de Ngaoukala, à 80 km. de Bocaranga, dans Lim-Pendé, en Centrafrique
Le drone abandonné par les mercenaires russes du groupe Wagner dans leur fuite et repris par les rebelles de 3R dans la localité de Ngaoukala.

 

BUTIN DE GUERRE récupérés par les fantômes de 3R dans la joie

 

Le matériel abandonné par les Wagner dans leur fuite témoigne de leur désorganisation totale. Un drone dernier cri de marque chinoise, des caisses entières de munitions et des équipements de communication sophistiqués, abandonnés  précipitamment par ces Wagner dans leur fuite spectaculaire, sont tombés aux mains des rebelles.

Un responsable du ministère de la Défense confie : « Chaque minution abandonnée ainsi que et les équipements représente des millions de francs CFA. Cette débâcle n’est pas seulement militaire, elle est aussi financière  pour l’État centrafricain qui débourse des fonds pour cette opération couteuse » .

 

ÉCHEC STRATÉGIQUE SYSTÉMIQUE

 

Un activiste centrafricain basé à Bossangoa décrypte : « Les Wagner répètent inlassablement les mêmes erreurs depuis leur arrivée. Leur incapacité à s’adapter au terrain centrafricain prouve qu’ils privilégient la facturation de leurs services à l’efficacité opérationnelle. Chaque “opération” devient un prétexte pour justifier de nouvelles dépenses » .

Les Arbres endommagés et branches cassées suite à des bombardements aérien Albatros de Wagner dans les motagnes de Ngaoukala, dans la préfecture de Lim-Pendé, près de Mann, en République centrafricaine
Impact des bombardements aérien des mercenaires russes sur la végétation à Ngaoukala, dans Lim-Pendé, près de Mann, en RCA”

 

CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES POUR L’ÉTAT

 

Cette nouvelle déroute aggrave le gouffre financier creusé par la présence russe. Un fonctionnaire du ministère des Finances révèle : « Les Wagner exigent des paiements colossaux pour chaque opération, réussie ou non. Pendant ce temps, nos hôpitaux manquent de médicaments et nos écoles de fournitures. L’échec de Ngaoukala représente six mois de salaires des enseignants » .

 

MORAL DES TROUPES AU PLUS BAS

 

Les soldats FACA, contraints de suivre des mercenaires incompétents, voient leur moral s’effondrer. Un sous-officier témoigne :

« Nous sommes devenus les spectateurs de notre propre guerre. Les Wagner prennent toutes les décisions, commettent toutes les erreurs, et nous devons suivre sans broncher » .

 

Cette débâcle à Ngaoukala ne représente que la partie visible d’un désastre plus profond. Pendant que les mercenaires russes accumulent les échecs, le trésor public se vide, les rebelles se renforcent, et la population centrafricaine continue de payer le prix fort de cette collaboration militaire catastrophique. L’incapacité des Wagner à obtenir des résultats concrets pose désormais ouvertement la question de leur maintien sur le sol centrafricain.

 

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Les mercenaires russes de Wagner imposent leur loi criminelle à Ndassima : torture et sévices sexuels sur des jeunes centrafricains

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Les mercenaires russes de Wagner imposent leur loi criminelle à Ndassima : torture et sévices sexuels sur des jeunes centrafricains

 

Centrafrique.org/christian-lhomme-qui-aurait-decouvert-le-corps-de-limam-de-ndachima-est-activement-recherche-par-les-mercenaires-russes/centralafrican/” rel=”attachment wp-att-55998″ data-wpel-link=”internal”>Un prospecteur cherche de l’or dans la mine Ndassima près de Djoubissi (République centrafricaine). REUTERS Un-prospecteur-cherche-de-lor-dans-la-mine-Ndassima-pres-de Christian, l’homme qui aurait découvert le corps de l’imam de Ndachima, est activement recherché par les mercenaires russes
Dans les mines de Ndachima

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC.  Des actes d’une barbarie insoutenable commis par les mercenaires russes de Wagner secouent la région de Ndassima, à 60 kilomètres de Bambari. Plusieurs jeunes centrafricains gisent actuellement à l’hôpital de Bambari, victimes de tortures et sévices sexuels d’une rare violence.

 

Ndachima, une zone minière sous le joug de Wagner

 

Le site aurifère de Ndassima, exploité illégalement depuis plus de 5 ans par le groupe Wagner, cristallise les tensions dans cette région riche en minerais. Les mercenaires russes y règnent en maîtres absolus, imposant un couvre-feu strict dès 17 heures et s’arrogeant tous les droits sur les ressources locales.

 

« Les Wagner sont plus puissants que le Président lui-même. La loi ne s’applique pas à eux. Ils agissent en toute impunité depuis des années », déplore un jeune de Ndachima interrogé par la rédaction du CNC sous couvert d’anonymat.

 

Des pratiques de torture systématiques

 

Les faits survenus la semaine dernière révèlent l’extrême brutalité des méthodes employées. Selon certaines informations circulant sur les réseaux sociaux, Un groupe de jeunes, tentés par le vol de graviers sur le site minier de Ndachima exploité par Wagner, est tombé dans un piège tendu par les mercenaires russes. L’un des membres du groupe avait préalablement dévoilé discrètement leur mode opératoire aux Wagner.

 

« Ces jeunes sont attirés par la possibilité de gagner un peu d’argent ou de nourriture. Les Wagner exploitent cette misère pour asseoir leur domination par la terreur », explique à CNC un notable de Ndachima.

 

Un système d’impunité bien rodé

 

Selon les mêmes informations, l’accès à l’hôpital de Bambari, où sont soignées les victimes, reste strictement interdit aux journalistes et observateurs. Cette chape de plomb témoigne de la mainmise totale des mercenaires russes sur cette partie du territoire nationale.

 

« Nous dénonçons ces exactions depuis des années, mais aucune mesure n’a jamais été prise. Les Wagner continuent d’agir comme en territoire conquis », dénonce un défenseur des droits humains.

 

Les autorités centrafricaines, par leur silence complice, portent une lourde responsabilité dans la perpétuation de ces crimes. Pendant ce temps, les Wagner poursuivent leur pillage des ressources minières du pays, dans un climat de terreur et d’impunité totale.

 

Les victimes de Ndassima s’ajoutent à la longue liste des exactions commises par ces mercenaires qui défient ouvertement la souveraineté nationale centrafricaine. Le prix payé par la population locale pour l’exploitation illégale de ses ressources continue de s’alourdir, dans l’indifférence générale des autorités.

 

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FIDÈLE GOUANDJIKA DÉVOILE AU GRAND JOUR LA MÉDIOCRITÉ DU RÉGIME TOUADERA….

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FIDÈLE GOUANDJIKA DÉVOILE AU GRAND JOUR LA MÉDIOCRITÉ DU RÉGIME TOUADERA….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize-450×296.jpg” alt=”Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize Révélations explosives sur les agissements de Fidèle Ngouandjika : un leader corrompu et prédateur” width=”450″ height=”296″ />
Fidele Gouandjika haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Bangui, CNC. Les critiques acerbes fusent au sein même du pouvoir centrafricain. Dans une sortie fracassante sur Facebook, Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du président Touadera, dénonce ouvertement l’incompétence qui gangrène les institutions de l’État centrafricain.

 

Une administration paralysée par l’incompétence, selon Fidèle Gouandjika

 

Le constat est accablant. Selon Gouandjika, le gouvernement centrafricain regorge de ministres sans qualifications ni références, nommés uniquement sur la base d’affinités personnelles. « Des ministres idiots, des ministres qui n’ont même pas de références » a-t-il déclaré. Pour beaucoup d’internautes centrafricains, le ministre pointe  du doigt indirectement  les portefeuilles du de la jeunesse et des sports, du Travail, des Actions humanitaires, de la Culture et des PME.

 

Un processus législatif défaillant

 

Le ministre conseiller va plus loin en dénonçant un processus législatif totalement dysfonctionnel. D’après ses révélations, des projets de loi sont validés « de manière idiote » en Conseil des ministres avant d’être soumis à une Assemblée nationale dont « plus de 40% des députés sont des illettrés ».

 

Le cas révélateur de la loi sur les agents étrangers

 

Cette situation prend un relief particulier avec la récente proposition de la loi sur les agents étrangers. Ce texte, calqué sur le modèle russe sans adaptation au contexte centrafricain, exemplifie parfaitement les dysfonctionnements dénoncés par Gouandjika. Le ministre de l’Administration du territoire a défendu ce projet devant l’Assemblée nationale sans aucune réflexion critique sur sa pertinence.

 

Un président qui cautionne

 

Plus grave encore, Gouandjika pointe indirectement la responsabilité du président Kongoboro . En promulguant ces lois « bêtement votées », le chef de l’État valide et perpétue un système défaillant. Cette accusation, venant d’un proche du président, prend une dimension particulièrement dévastatrice pour l’image du régime.

 

Ces révélations du ministre conseiller, qui circulent massivement sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois, exposent au grand jour la déliquescence d’un système politique centrafricain miné par le népotisme et l’incompétence. Elles pose des questions fondamentales sur la capacité du régime Touadera à gouverner efficacement le pays.

 

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De la grandeur à la décadence : Quand la RCA rivalisait avec la Suisse !

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De la grandeur à la décadence : Quand la RCA rivalisait avec la Suisse !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/Barthélémy-Boganda-300×297.jpg” alt=”Barthélémy-Boganda CENTRAFRIQUE : OÙ EST PASSÉ L’HÉRITAGE DE BARTHÉLÉMY BOGANDA?” width=”300″ height=”297″ />
Le Président fondateur dde la RCA Barthélémy Boganda

 

Ces années glorieuses où la RCA faisait rêver l’Afrique (1958-1974)

 

Bangui, CNC. Dans son ouvrage magistral “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous plonge dans une période que beaucoup de Centrafricains considèrent aujourd’hui comme un âge d’or perdu. À l’heure où le pays peine à assurer les services les plus élémentaires à sa population et dépend largement de l’aide internationale, l’auteur nous rappelle qu’il y a à peine un demi-siècle, la RCA était surnommée la “Suisse d’Afrique”. Un surnom qui, au regard de la situation actuelle, semble presque relever du mythe.

 

À travers une analyse rigoureuse, Élie OUEIFIO décortique cette période fascinante où la RCA, loin d’être à la remorque des autres nations, traçait sa propre voie vers le développement. Comment un pays qui exportait ses produits, gérait ses propres industries et assurait son autosuffisance alimentaire a-t-il pu devenir l’un des plus dépendants du continent ? Cette question fondamentale traverse son analyse et nous invite à redécouvrir une période où tout semblait possible.

 

la RCA : naissance d’une nation (1958 – 1960)

 

L’histoire moderne de la République Centrafricaine débute le 1er décembre 1958, lorsque Barthélemy Boganda transforme l’Oubangui-Chari en République Centrafricaine. Cette décision historique fait suite à la victoire du “oui” lors du référendum du 28 septembre 1958, marquant la volonté du peuple de s’engager sur la voie de l’autodétermination.

 

L’héritage de Barthélemy Boganda : Une vision pour l’avenir de la RCA

 

Barthélemy Boganda, père fondateur de la nation, inscrit son action dans une vision profondément humaniste, résumée par sa devise “Zo Kwe Zo” (“tout être humain est une personne”). Cette philosophie, révolutionnaire pour l’époque, pose les fondements d’une société égalitaire et affirme la dignité intrinsèque de chaque citoyen.

 

la RCA  à l’ère David Dacko (1959 – 1965) : Les premiers pas

 

Une administration de proximité

David Dacko, jeune instituteur devenu premier président, met en place une politique de proximité remarquable :

– Connaissance personnelle des chefs de quartiers et de villages de la RCA

– Contact direct avec les populations

– Compréhension fine des réalités du terrain

– Politique économique adaptée aux besoins locaux

 

Les fondations économiques de la RCA

Sous sa direction, le pays engage des partenariats stratégiques :

– Collaboration avec la Chine pour le développement de la riziculture à Boyali

– Partenariat avec Israël pour l’exploitation minière

– Mise en place des premières structures économiques nationales

 

la RCA  à l’époque Bokassa (1966-1974) : L’apogée du développement

 

Une vision développementaliste ambitieuse

Jean-Bedel Bokassa impulse une dynamique de développement sans précédent :

 

Infrastructures et transport

– Programme massif de construction routière

– Entretien régulier du réseau routier national

– Développement des voies de communication interurbaines

– Équipement des préfectures en matériel d’entretien routier

 

Agriculture et élevage

– Création d’instituts de recherche agronomique (ISDR, BDPA, ICRA)

– Lancement de l’”Opération Bokassa” pour l’autosuffisance alimentaire

– Soutien à la modernisation agricole

– Développement de l’élevage

 

Industrie et énergie

Création d’un tissu industriel diversifié :

– ICAT (Industrie Centrafricaine de Textile) à Boali

– UCATEX (Usine Centrafricaine de Textile) à Bangui

– SOCACIG (Société Centrafricaine de Cigarette)

– MANUCACIG (Manufacture Centrafricaine de Cigare)

– HUSACA (Usine de Savonnerie Centrafricaine)

– Autres industries manufacturières

 

Communication et infrastructures

– Développement des télécommunications dans toutes les préfectures

– Création d’une flotte fluviale entre Bangui et Brazzaville

– Établissement d’une flotte aérienne nationale

– Développement de la radio et de la télévision nationales

 

la RCA , un modèle de développement intégré

 

Cette période se caractérise par :

  1. Une vision claire du développement national
  2. Une politique d’industrialisation cohérente
  3. Un souci constant de l’autosuffisance alimentaire
  4. Une attention particulière aux infrastructures
  5. Une valorisation des ressources nationales

 

L’éthique au cœur du développement de la RCA

– Lutte active contre la corruption

– Promotion de la valeur travail

– Respect de la chose publique

– Discipline sociale et civique

 

Les facteurs de réussite

 

Plusieurs éléments expliquent les succès de cette période :

– Une vision claire du développement national

– Un leadership fort et déterminé

– Une administration efficace

– La mobilisation des ressources nationales

– La stabilité politique relative

– L’engagement populaire dans le développement

 

En claire, la période 1958 – 1974 représente véritablement l’âge d’or de la RCA. Elle démontre la capacité du pays à se développer par ses propres moyens quand les conditions de bonne gouvernance sont réunies. Cette époque reste une référence et une source d’inspiration pour le renouveau national contemporain.

 

Les réalisations de cette période prouvent qu’avec une vision claire, une gestion rigoureuse et un leadership déterminé, la RCA peut atteindre des niveaux remarquables de développement. Ces années fondatrices constituent un héritage précieux et un modèle dont les leçons restent pertinentes pour relever les défis actuels du pays.

 

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Homologation refusée du stade  Boganda : Le ministre Doneng se réfugie dans le complotisme

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Homologation refusée du stade  Boganda : Le ministre Doneng se réfugie dans le complotisme

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-450×300.jpg” alt=”Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports La nouvelle Constitution en lambeaux : Touadera et ses ministres refusent de la respecter” width=”450″ height=”300″ />
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, le requin, nommé ministre de la jeunsse et des sports.

 

Bangui, CNC. Le complexe sportif Barthélémy Boganda de Bangui vient d’essuyer un rejet cinglant de la Confédération Africaine de Football (CAF). Une décision sans appel qui expose au grand jour l’amateurisme criant des autorités centrafricaines dans la gestion des infrastructures sportives, sous la houlette d’un ministre visiblement dépassé par ses fonctions.

 

Des travaux de rénovation du stade  Boganda  dignes d’une farce

 

L’inspection technique de la CAF du stade  Boganda  révèle des manquements ahurissants. Les toilettes initialement destinées au public ont été transformées en bureaux mis en location par le directeur général de l’ONASPORT, le gazon installé ne répond pas aux normes sportives internationales, et comble de l’absurdité, les projecteurs installés sont des lampadaires de rue inadaptés aux compétitions sportives.

“Ce sont des éclairages qu’on trouve dans les quartiers, pas dans un stade international”, confie un spécialiste centrafricain en infrastructures sportives sous couvert d’anonymat.

 

Un ministre incompétent aux commandes

 

À la tête de ce désastre, le ministre de la Jeunesse et des Sports, ancien chef de la milice Requin sans aucune expérience dans la gestion sportive, doit sa nomination uniquement à son appartenance au parti présidentiel. Face aux critiques, il se réfugie dans un discours victimaire, accusant la CAF de “décision politique” alors que les manquements techniques sont clairs et documentés.

 

stade  Boganda : une gestion calamiteuse des fonds publics

 

“Ils pensaient que la CAF allait gober leurs bêtises”, témoigne un cadre fédéral qui préfère garder l’anonymat. La rénovation du stade  Boganda  s’apparente plus à un bricolage qu’à une réhabilitation professionnelle, avec des entreprises créées pour l’occasion et des travaux réalisés au mépris des normes internationales.

 

Des conséquences désastreuses pour le football centrafricain

 

Cette non-homologation du stade  Boganda  n’est pas une simple formalité administrative : elle contraint les Fauves de la RCA à jouer leurs matchs à l’étranger. Une situation qui aurait pu être évitée si les travaux avaient été confiés à des professionnels compétents plutôt qu’à des entreprises de circonstance.

 

Un ministre qui se victimise au lieu d’assumer son incompétence

 

Au lieu de reconnaître ces manquements évidents, le ministre se lance dans une rhétorique complotiste : “Ils sont allés au Cameroun, pourquoi pas à Bangui ?”. Une posture qui traduit la dérive d’une administration qui, à force de voir des complots partout, oublie ses responsabilités fondamentales.

 

La théorie du complot comme seule défense

 

Formaté par le discours anti-occidental promu par ses alliés russes, le ministre voit dans chaque critique une conspiration, transformant un échec technique patent en prétendue machination politique. Une attitude qui ne fait qu’aggraver l’isolement du football centrafricain.

 

Ce fiasco du stade Barthélémy Boganda montre parfaitement les dérives d’un système où les compétences sont sacrifiées sur l’autel du clientélisme politique. Pendant que le ministre s’égare dans des théories du complot, ce sont les sportifs et les supporters centrafricains qui paient le prix fort de cette incompétence manifeste.

 

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Kaga-Bandoro : L’inaction criminelle répétée du gouvernement face aux catastrophes naturelles

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Kaga-Bandoro : L’inaction criminelle répétée du gouvernement face aux catastrophes naturelles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Leau-engloutit-les-habitations-a-Kaga-Bandoro-339×450.jpg” alt=”Maison en briques partiellement submergée par les inondations à Kaga-Bandoro, avec le reflet des arbres sur l’eau stagnante, illustrant l’article sur la ville de Kaga-Bandoro : L’inaction criminelle répétée du gouvernement face aux catastrophes naturelles….” width=”339″ height=”450″ />
Dans le quartier Abakar, une habitation traditionnelle en briques se reflète dans les eaux de crue de la rivière Gribizi, témoignant de l’ampleur de la catastrophe.. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Des quartiers entiers engloutis sous les eaux, des maisons qui s’effondrent, des milliers d’habitants abandonnés à leur sort. Depuis plus d’une semaine, les quartiers Abakar et Abdala de Kaga-Bandoro sont submergés par les inondations, sans qu’aucune aide ne parvienne aux sinistrés. Un scénario dramatique qui se répète, démontrant l’incompétence chronique des autorités centrafricaines.

 

Une catastrophe humaine délibérément ignorée à Kaga- Bandoro

 

Le débordement de la rivière Gribizi provoque un désastre sans précédent. Les habitations en briques s’écroulent les unes après les autres, forçant les habitants à fuir.

« Les maisons s’effondrent à tout moment. Le bruit des effondrements résonne comme des explosions. L’eau s’infiltre sous les fondations et détruit tout », témoigne Narcisse, un habitant du quartier Abakar.

 

Un gouvernement récidiviste dans l’abandon de sa population

 

Cette tragédie rappelle douloureusement celle de Bozoum il y a quelques semaines, où les sinistrés ont été abandonnés par les autorités. Sans l’intervention des ONG internationales, la situation humanitaire aurait été encore plus catastrophique.

« Le gouvernement reproduit systématiquement le même schéma d’abandon. Seules les organisations internationales se mobilisent réellement pour nous aider », dénonce Pierre, un responsable communautaire de Bozoum.

 

Un ministère des Actions humanitaires défaillant

 

Plus révoltante encore est l’incurie du ministère des Actions humanitaires.

« La ministre, Bemakasoui,  a détourné les équipements fournis par les organisations internationales pour construire son école privée à Samba. Comment peut-on espérer une aide quand les ressources destinées aux sinistrés sont pillées ? », s’indigne un fonctionnaire sous couvert d’anonymat. Cette gestion scandaleuse des ressources explique l’incapacité totale du ministère à répondre aux crises successives.

 

La mascarade de la JMA à Kaga-Bandoro

 

L’absurdité de la situation atteint son paroxysme avec l’organisation prochaine de la Journée mondiale de l’alimentation dans une ville paralysée par les inondations. Les bâtiments publics sont touchés – l’ÉNERCA est submergé et la gendarmerie menacée. Le défilé de cinq ministres à Kaga-Bandoro n’a abouti à aucune action concrète, prouvant une fois de plus le décalage entre les apparences et la réalité du terrain.

 

Un système de mensonges institutionnalisé

 

« Le gouvernement a fait du mensonge sa méthode de gouvernance. Entre leurs déclarations médiatiques et la réalité du terrain, c’est le jour et la nuit », dénonce Jean, un commerçant sinistré. Cette politique du mensonge permanent, renforcée par les méthodes opaques du groupe Wagner, maintient la population dans un état de détresse permanent.

 

Un État démissionnaire de ses responsabilités

 

L’accumulation de ces catastrophes mal gérées démontre l’incapacité – ou pire, le refus – du gouvernement d’assumer ses responsabilités fondamentales envers ses citoyens. Pendant que les autorités multiplient les promesses creuses, les habitants de Birao, et de Kaga-Bandoro, comme ceux de Bozoum avant eux, voient leurs vies détruites dans l’indifférence d’un État qui privilégie les apparences à l’action concrète.

 

La répétition de ces drames pose une question capitale : jusqu’à quand la population centrafricaine devra-t-elle subir l’incompétence et le mépris de ses dirigeants ? La communauté internationale, seul recours face à ces défaillances répétées, ne peut continuer à pallier éternellement les manquements d’un État qui a visiblement renoncé à protéger ses citoyens les plus vulnérables.

 

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Les chauffeurs centrafricains sous le joug sanglant des Wagner : dégagez la route ou mourez !

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Les chauffeurs centrafricains sous le joug sanglant des Wagner : dégagez la route ou mourez !

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Un-Accident-cause-par-les-mercenaires-de-Wagner-Un-vehicule-bascule-dans-un-ravin-en-tentant-de-ceder-le-passage-328×450.jpg” alt=”Véhicule renversé dans un ravin, contraint de céder la route aux mercenaires de Wagner en Centrafrique” width=”328″ height=”450″ />
véhicule renversé dans un ravin après avoir été forcé de céder le passage aux mercenaires de Wagner.

 

 

Bangui, CNC. Au pays de Zo kwé Zo du Président Barthelemy Boganda, la République centrafricaine, le groupe Wagner fait régner sa loi par la terreur sur les routes nationales. Entre Bambari et Alindao, ces mercenaires russes n’hésitent plus à torturer les chauffeurs centrafricains dont les véhicules sont bloqués dans les nids-de-poule géants.

 

“Soit tu dégages immédiatement, soit on te tue”, telle est désormais la sinistre alternative imposée aux chauffeurs centrafricains  par ces hommes armés très violents qui se comportent en véritables seigneurs de guerre sur le territoire centrafricain.

 

Une violence systématique et programmée sur Les chauffeurs centrafricains

 

La brutalité des Wagner envers Les chauffeurs centrafricains  s’apparente à une stratégie délibérée de terreur. Sur l’axe Sibut et Grimari, tout comme sur la route entre Bambari-Alindao, les témoignages glaçants se multiplient.

“J’ai vu de mes propres yeux ces mercenaires menacer d’exécution un chauffeur dont le camion était embourbé. Terrorisé, il a tenté une manœuvre désespérée et son véhicule s’est renversé dans le fossé. Les Wagner sont repartis en riant, le laissant dans son état chaotique sans assistance”, raconte Thierry, commerçant témoin de la scène.

 

Des routes transformées en pièges mortels pour Les chauffeurs centrafricains

 

L’état apocalyptique du réseau routier centrafricain aggrave dramatiquement cette situation. Les soi-disant travaux de réhabilitation entre Sibut et Grimari, lancés en septembre 2024 pour faciliter le déplacement de la délégation se rendant à Bambari pour le lancement officiel de la rentrée scolaire 2024 – 2025 , ont empiré les conditions de circulation.

“Ils ont jeté du sable dans des trous d’un mètre de profondeur. Avec cette saison des pluies, ces portions sont devenues de véritables bourbiers où s’enlisent nos véhicules. Et quand les Wagner arrivent, c’est la panique totale parmi les conducteurs”, explique Jean-Pierre, un chauffeur routier depuis plus de 15 ans.

 

Une population terrorisée réduite au silence

 

La terreur instaurée par les Wagner a transformé les axes routiers centrafricains en zones de non-droit absolu.

“Nous, Les chauffeurs centrafricains,  sommes devenus moins que des animaux aux yeux de ces mercenaires. Ils nous frappent, nous humilient et menacent de nous tuer si nous ne dégageons pas assez vite la route. Même avec un véhicule en panne, il faut disparaître à leur approche”, témoigne un chauffeur sous couvert d’anonymat, encore marqué par les coups reçus des Wagner.

 

Les exactions quotidiennes des Wagner sur Les chauffeurs centrafricains

 

Sur l’axe Sibut-Grimari, chaque passage des mercenaires russes vire au cauchemar.

“Ils accusent systématiquement les chauffeurs centrafricains en difficulté de bloquer volontairement la route. Les passages à tabac sont devenus quotidiens. Plusieurs de mes collègues ont été grièvement blessés pour n’avoir pas pu dégager leur véhicule assez rapidement”, révèle un responsable des conducteurs des transporteurs de Bambari.

 

L’impuissance des autorités

 

Devant ces exactions, le gouvernement centrafricain brille par son silence complice. Les forces de l’ordre locales, dépassées et intimidées, n’interviennent plus lors des incidents impliquant les Wagner.

“Nous sommes abandonnés à notre sort. Ces mercenaires ont tous les droits, y compris celui de vie ou de mort sur nous”, constate amèrement un chef de village Wawa , situé à 60 kilomètres de Sibut.

 

Cette situation dramatique démontre parfaitement la mainmise totale des Wagner sur les axes routiers centrafricains. Pendant que les autorités détournent le regard, ces mercenaires continuent d’imposer leur loi brutale, transformant chaque déplacement en potentiel arrêt de mort pour les transporteurs centrafricains.

 

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La déforestation et les incendies de brousse inquiètent le service de cantonnement forestier de Ngaoundaye….

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La déforestation et les incendies de brousse inquiètent le service de cantonnement forestier de Ngaoundaye….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Vehicule-tout-terrain-du-ministere-des-eaux-et-foret-450×338.jpg” alt=”Deux agents des eaux et forêts discutant dans un véhicule tout-terrain boueux marqué de l’insigne de l’Union Européenne dans une zone forestière. Vehicule-tout-terrain-du-ministere-des-eaux-et-foret Vaste opération du déboisement sauvage à Paoua : Complicité du Chef des Eaux et Forêts” width=”450″ height=”338″ />
Vehicule tout terrain du ministere des eaux et-

 

Bangui, CNC. En République centrafricaine, la région de Lim-Pendé, située à 487 kilomètres de la capitale Bangui, subit une destruction massive de son couvert forestier. Les services du cantonnement forestier de Ngaoundaye multiplient depuis plusieurs semaines les alertes devant l’ampleur du phénomène qui menace l’équilibre écologique de la région.

 

“Les feux de brousse ravagent nos forêts de manière incontrôlée. Les habitants embrasent les végétations pour diverses raisons, sans mesurer l’impact environnemental de ces pratiques”, déclare un agent du service du cantonnement forestier préfectoral de Lim-Pendé, dans un entretien accordé à Corbeau News.

 

Ces incendies, qui détruisent des milliers d’hectares chaque année, résultent de pratiques diverses profondément ancrées dans les traditions locales. Dans les localités de Bang, Ngaoundaye, Mann et Ndim, les agriculteurs recourent au brûlis pour défricher leurs parcelles. Les éleveurs, eux, utilisent le feu pour favoriser la repousse d’herbes tendres destinées au bétail. Des chasseurs provoquent également des incendies pour débusquer le petit gibier.

 

L’absence totale de moyens de lutte aggrave considérablement la situation. “Aucune ville de province ne dispose d’un service d’incendie. Les feux progressent jusqu’à leur extinction naturelle ou jusqu’à la création de pare-feux par les villageois”, explique un notable de Mann, qui poursuit : “Chaque année, nous observons impuissants la destruction de notre environnement. Les dégâts sur la biodiversité sont considérables”.

 

Les conséquences environnementales dépassent la simple destruction de la végétation. La disparition du couvert forestier entraîne une érosion accélérée des sols, menace les espèces animales et végétales endémiques, et perturbe le cycle des précipitations. Les incendies génèrent également une pollution atmosphérique importante.

 

Le ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, sous la direction de Gervais Mbata, tente malgré tout d’apporter des réponses à cette catastrophe écologique. Un programme national de lutte contre la déforestation a été lancé, prévoyant le renforcement des services forestiers dans différentes localités du pays.

 

“Nous intensifions nos actions de sensibilisation auprès des communautés. Des réunions régulières et des interventions radio permettent d’expliquer les conséquences néfastes de ces pratiques et de proposer des alternatives viables”, souligne le service sous-préfectoral du cantonnement de Ngaoundaye. Les services forestiers encouragent notamment l’adoption de techniques agricoles plus respectueuses de l’environnement.

 

Des sanctions plus sévères sont également envisagées. Le code forestier centrafricain prévoit des amendes et des peines d’emprisonnement pour les auteurs d’incendies volontaires. Toutefois, l’application de ces dispositions reste complexe dans des zones reculées où l’État peine à assurer une présence effective.

 

La société civile s’implique aussi dans la lutte contre ce fléau. Des associations locales, soutenues par des ONG nationales et internationales, mènent des campagnes d’éducation environnementale. “La préservation de nos forêts nécessite l’engagement de tous. Nous devons changer nos comportements pour léguer un environnement viable aux générations futures”, insiste un membre d’une association environnementale de Bang.

 

La protection du patrimoine forestier centrafricain représente un enjeu majeur pour le développement durable du pays. Au-delà des mesures techniques et répressives, c’est une véritable prise de conscience collective qui s’avère nécessaire pour enrayer ce processus de destruction environnementale.

 

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CENTRAFRIQUE : DRAME SANGLANT À MINGALA AUTOUR D’UN HIPPOPOTAME

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DRAME SANGLANT À MINGALA AUTOUR D’UN HIPPOPOTAME

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-450×287.jpg” alt=”Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages. deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir” width=”450″ height=”287″ />
La population en fuite

 

Bangui, CNC. Une violente altercation vient d’éclater au PK5 de la sous-préfecture de Mingala, dans la Basse-Kotto, faisant un mort et six blessés graves lors d’une dispute autour du partage d’un hippopotame.

 

Scènes de violence extrême

 

Les faits se sont déroulés ce lundi matin lorsqu’un hippopotame est tombé dans un trou au PK5 de Mingala. Ce qui aurait dû être une source de nourriture pour la communauté s’est rapidement transformé en scène de violence. Des témoins rapportent que plusieurs villageois, armés de couteaux, se sont violemment affrontés pour s’approprier les morceaux de l’animal.

 

Bilan humain dramatique

 

Le bilan provisoire fait état d’un mort et de six blessés graves. Les victimes, touchées par des coups de couteau, ont été transportées d’urgence vers le centre de santé le plus proche. L’état des blessés inspire de vives inquiétudes selon les premiers témoignages recueillis sur place.

 

La situation reste tendue dans le secteur alors que l’hippopotame, cause de ce drame, a été dépecé dans la confusion générale. Cette tragédie met en évidence la violence des conflits qui peuvent éclater autour du partage des ressources dans les zones rurales de Centrafrique.

 

Nous suivons l’évolution de la situation et reviendrons avec plus de détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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La justice centrafricaine : Quand les gardiens du droit deviennent prisonniers du système

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La justice centrafricaine : Quand les gardiens du droit deviennent prisonniers du système

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/le-procureur-de-la-cc-2018-Rock-Alfred-Ngoumbré-Yapéndé-IMG_19janv2018085832-300×169.jpg” alt=”le-procureur-de-la-cc-2018-Rock-Alfred-Ngoumbré-Yapéndé-IMG_19janv2018085832 Centrafrique : tentative d’enlèvement du Président du tribunal de grande instance de Birao par des hommes armés.” width=”300″ height=”169″ />
Le magistrat Rock Alfred Ngoumbré

 

 

La justice centrafricaine : chronique d’une institution sacrifiée sur l’autel du pouvoir

 

Bangui, CNC. Le 15 mars 2022, dans une salle d’audience de Bangui, un magistrat rend un jugement les mains tremblantes. Non pas de peur, mais de honte. Il vient d’acquitter un puissant délinquant financier dont la culpabilité ne fait aucun doute. “Les pressions étaient trop fortes”, confiera-t-il plus tard à ses proches. Cette scène, rapportée par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), illustre le drame quotidien de la justice centrafricaine ligotée, bâillonnée, et transformée en instrument au service des puissants.

 

L’héritage perdu d’une justice centrafricaine  respectée

 

Les fondations solides (1960-1974)

À l’indépendance, la justice centrafricaine s’était construite sur des bases prometteuses :

– Des magistrats rigoureusement formés

– Une indépendance farouchement défendue

– Des décisions respectées et appliquées

– Une réputation d’intégrité

 

OUEIFIO rappelle : “Nos premiers magistrats étaient des monuments d’intégrité. Leur parole valait de l’or, et même les chefs d’État redoutaient leurs jugements.”

Eric Didier Tambo - Procureur Général près la Cour d'Appel de Bangui - crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020 Eric-Didier-Tambo-Procureur-Général-près-la-Cour-dAppel-de-Bangui-crédit-photo-cédric-gwa-gomba-le-20-janvier-2020 <a href=RCA : Le parquet général brandit des preuves qui accablent les auteurs des crimes de Bangassou” width=”450″ height=”406″ />
Le magistrat Eric Didier Tambo

 

Le démantèlement programmé d’une institution (1974-2000)

 

La mainmise politique

La dégradation s’est installée progressivement :

– Nominations politiques aux postes clés

– Interventions directes dans les dossiers sensibles

– Manipulation des affectations des magistrats

– Corruption institutionnalisée

 

“Un jour,” raconte un ancien président de tribunal cité par OUEIFIO, “j’ai reçu un appel d’un ministre me dictant le jugement à rendre. Quand j’ai refusé, j’ai été muté le lendemain dans une zone de conflit. C’était le message envoyé à tous les magistrats intègres.”

 

L’effondrement des moyens

La justice centrafricaine a été méthodiquement asphyxiée :

– Tribunaux sans équipements basiques

– Archives judiciaires abandonnées aux intempéries

– Magistrats travaillant sans code juridique à jour

– Greffiers sans matériel de travail

 

Le chaos judiciaire actuel

 

Une justice centrafricaine  à deux vitesses

Le système s’est complètement perverti :

– Dossiers des puissants “mystérieusement” égarés

– Petits délinquants croupissant en prison sans jugement

– Décisions de justice monnayées au plus offrant

– Impunité totale pour les crimes économiques

 

La prison : Reflet d’un système malade

La situation carcérale est apocalyptique :

– Surpopulation dramatique (800 détenus pour 100 places)

– Mélange de prévenus et de condamnés

– Conditions inhumaines de détention

– Évasions régulières

 

Les conséquences sur la société

 

La perte de confiance

Le peuple a totalement perdu foi en sa justice :

– Recours à la justice populaire

– Développement des règlements de compte

– Méfiance généralisée envers les institutions

– Sentiment d’impunité généralisé

 

Le règne de la force

Dans ce vide juridique, la loi du plus fort s’impose :

– Multiplication des milices privées

– Justice parallèle des groupes armés

– Zones de non-droit

– Vengeances en chaîne

 

L’impact sur le développement

 

Le frein économique

L’absence de justice centrafricaine  fiable paralyse l’économie :

– Investisseurs étrangers découragés

– Contrats non respectés

– Litiges commerciaux insolubles

– Climat des affaires délétère

 

La déstructuration sociale

La société toute entière est affectée :

– Perte des repères moraux

– Normalisation de la corruption

– Désocialisation de la jeunesse

– Destruction du tissu social

 

Les tentatives de réforme de la justice centrafricaine

 

Les initiatives avortées

Plusieurs réformes ont échoué :

– Programmes internationaux sans suivi

– Formations sans application pratique

– Équipements livrés puis abandonnés

– Textes votés jamais appliqués

 

Les résistances au changement

Les obstacles sont nombreux :

– Intérêts établis

– Réseaux de corruption

– Pressions politiques

– Manque de volonté réelle

 

Les solutions proposées par OUEIFIO

 

Réformes structurelles urgentes de la justice centrafricaine

Des mesures concrètes :

– Sanctuarisation du budget de la justice

– Protection statutaire des magistrats

– Informatisation des procédures

– Formation continue obligatoire

 

Restauration de l’indépendance

Des actions décisives :

– Dépolitisation des nominations

– Création d’un conseil supérieur autonome

– Garanties constitutionnelles renforcées

– Protection effective des magistrats

 

La dimension internationale

 

La justice pénale internationale

Un complément nécessaire :

– Cour pénale spéciale

– Collaboration internationale

– Formation des magistrats

– Appui technique

 

La coopération régionale

Des synergies à développer :

– Échanges d’expériences

– Formations communes

– Entraide judiciaire

– Harmonisation des pratiques

 

Reconstruire pour survivre

 

La reconstruction d’une justice centrafricaine  indépendante et efficace est vitale pour la RCA. Elle nécessite :

– Un engagement politique fort

– Des moyens adéquats

– Une protection des magistrats

– Une adhésion populaire

 

Comme le conclut OUEIFIO : “Sans une justice centrafricaine  forte et indépendante, tous les autres efforts de reconstruction nationale sont voués à l’échec. La justice n’est pas un luxe, c’est le fondement même de notre survie en tant que nation.”

 

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Les 400 millions de la honte : le fiasco de la rénovation du stade 20 000 places de Bangui

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Les 400 millions de la honte : le fiasco de la rénovation du stade 20 000 places de Bangui

 

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Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, le requin, nommé ministre de la jeunsse et des sports.

 

Bangui, CNC. La rénovation du stade 20 000 places de Bangui vient d’être rejetée par la Confédération Africaine de Football (CAF), exposant un scandale retentissant de détournement de fonds publics. Le projet, financé à hauteur de 400 millions de francs CFA par le gouvernement centrafricain, révèle un système mafieux impliquant le ministre de la Jeunesse et des Sports et plusieurs hauts responsables.

 

La rénovation du stade 20 000 places : une  gestion calamiteuse des fonds publics

 

Les 400 millions de francs CFA débloqués par le gouvernement centrafricain pour réhabiliter cette infrastructure sportive majeure se sont évaporés dans un réseau d’entreprises fictives. Le ministre Héritier Doneng, ancien chef milicien reconverti en politique, a instrumenté ce détournement en créant des sociétés écrans pour capter les marchés publics.

 

“Le ministre a divisé les travaux de la rénovation du stade 20 000 places  entre différentes entreprises créées pour l’occasion. La peinture, les sièges, l’éclairage… tout a été réparti entre ses proches”, révèle une source au sein du ministère qui requiert l’anonymat.

 

Des travaux de façade

 

Au lieu d’une rénovation professionnelle, le stade a subi un ravalement superficiel : peinture hâtive, sièges bricolés et lampadaires inadaptés. Plus grave encore, les installations sanitaires destinées au public ont été converties en bureaux commerciaux par le directeur général de l’ONASPORT, Séverin Lidamon.

 

La CAF n’a pas été dupe de cette mascarade. Dans son courrier du 30 octobre 2024, l’instance africaine exige le recours à “des entreprises spécialisées dans la pose du gazon naturel et l’éclairage sportif” ainsi qu’une expertise professionnelle pour les infrastructures.

 

Un conflit d’ego aux dépens des ouvriers

 

La situation a dégénéré en guerre ouverte entre le ministre Doneng et le directeur de l’ONASPORT. Lidamon accuse le ministre d’avoir détourné les fonds destinés aux ouvriers ayant participé aux travaux. Ces derniers n’ont été payés qu’avec les ressources de l’ONASPORT, privant ainsi les employés de l’organisme de leurs salaires.

 

Le ministre Doneng aurait justifié ce détournement par la nécessité de financer la participation centrafricaine aux Jeux Olympiques de Paris, prétextant l’absence de budget dédié. Une excuse qui ne convainc personne.

 

Les Fauves maintenus en exil

 

Les véritables victimes de ce scandale de la rénovation du stade 20 000 places  restent les sportifs centrafricains. L’équipe nationale de football, les Fauves, demeure contrainte de jouer ses matchs “à domicile” au Cameroun, faute d’infrastructure homologuée. Cette situation pénalise lourdement les performances de l’équipe et prive les supporters du spectacle de leur sélection nationale.

 

Un système bien rodé

 

Cette affaire expose les mécanismes de prédation des ressources publiques en République centrafricaine. Le réseau implique plusieurs acteurs clés :

– Le ministre Héritier Doneng et ses entreprises fictives

– Le directeur de l’ONASPORT, Séverin Lidamon

– Le ministre des sociétés parapubliques, Roméo Gribingui

– D’autres entrepreneurs proches du pouvoir

 

Tous ont profité de ce projet pour détourner l’argent public, transformant une opportunité de développement sportif en opportunité d’enrichissement personnel.

 

Les 400 millions de francs CFA investis auraient pu offrir aux Centrafricains une infrastructure sportive moderne. Au lieu de cela, ils ont alimenté un système de corruption qui continue d’entraver le développement du pays. Ce scandale rappelle l’urgence d’une véritable réforme de la gouvernance en République centrafricaine.

 

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