Braquages sur l’axe Bozoum-Paoua : les voyageurs dépouillés à 13 kilomètres de Bozoum
Bangui, CNC. Des hommes armés ont attaqué dimanche matin des commerçants et voyageurs sur l’axe Bozoum-Paoua, à 13 kilomètres de Bozoum. Les assaillants ont dérobé téléphones, argent et objets de valeur aux passants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Taley.
Cette attaque s’est déroulée sur un axe important reliant Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, à Taley, une sous-préfecture de Lim-Pendé située à 60 kilomètres. L’incident souligne la persistance de l’insécurité dans cette région, malgré la présence des Forces armées centrafricaines (FACA).
Un commerçant victime de l’attaque témoigne sous couvert d’anonymat :
« Nous étions partis très tôt pour le marché hebdomadaire de Taley quand ces hommes armés nous ont surpris. Ils nous ont forcés à tout leur donner – argent, téléphones, tout ce que nous avions de précieux. Nous n’avons rien pu faire ».
Les habitants de la région demandent au gouvernement du Président Baba Kongoboro de renforcer les moyens logistiques des FACA pour assurer des patrouilles régulières sur cet axe routier Bozoum-Paoua. Cette route est vitale pour l’économie locale, reliant plusieurs centres commerciaux importants de la préfecture.
L’attaque sur l’axe Bozoum-Paoua intervient dans un contexte où les Forces de sécurité intérieure peinent à sécuriser les axes routiers secondaires, notamment dans les zones éloignées des principales agglomérations. La préfecture de l’Ouham-Pendé, tout comme celle de Lim-Pendé, qui partage une frontière avec le Tchad, reste particulièrement vulnérable aux activités des groupes armés.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)