Nouvelle attaque meurtrière de la CPC-F dans le Mbomou : 1 FACA tué
Bangui, CNC. Un poste de contrôle temporaire des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a été la cible d’une attaque menée par des éléments de l’UPC (Union pour la Paix en Centrafrique), un membre fondateur de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF), ce mercredi aux environs de 11 heures. L’incident s’est produit dans le village de Yangouhoda, situé au PK 12 de Nzacko sur l’axe Bria, dans la préfecture du Mbomou.
Selon les premières informations disponibles, l’attaque a coûté la vie à deux personnes : un élément des FACA et un civil. Le corps du militaire a été transporté à Nzacko, tandis que la dépouille du civil est restée dans le village.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’incursions répétées des rebelles de la CPC-F dans la région. Pour rappel, le 17 octobre dernier, de violents affrontements avaient déjà éclaté à Nzako, où les FACA se trouvaient dans une situation particulièrement délicate, confinées dans la ville face à la menace rebelle. Cette situation avait nécessité l’intervention des forces de Wagner pour repousser les assaillants, une opération qui s’était soldée par deux morts du côté des rebelles et plusieurs civils blessés.
Cette nouvelle attaque souligne une fois de plus la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire centrafricain, où les forces gouvernementales peinent à maintenir un contrôle effectif face aux activités des groupes armés.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)
