Nouvelles années sous les balles : l’armée bafoue ses propres règles à Bang
Centrafrique.org/alerte-info-bang-rca-violent-affrontement-entre-les-soldats-faca-et-les-policiers-centrafricains/ville-de-bang/” rel=”attachment wp-att-84597″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/ville-de-Bang-450×414.jpg” alt=”Nouvelles années sous les balles : l’armée bafoue ses propres règles à Bang” width=”450″ height=”414″ />Dans la ville de Bang, à 2 kilomètres de la frontière avec le Tchad et à 5 kilomètres de la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Les habitants de Bang ont vécu une nuit de cauchemar lors du passage à la nouvelle année 2025. En dépit d’une interdiction formelle du chef d’état-major d’utiliser des armes pendant les festivités, les militaires ont transformé le ciel nocturne en champ de tir. Deux personnes se trouvent actuellement à l’hôpital, touchées par des balles perdues.
La nuit du réveillon a commencé à basculer vers 23h30. Des tirs nourris ont secoué la ville de Bang, créant un climat de peur et d’insécurité. Les habitants, censés célébrer joyeusement le passage à la nouvelle année, se sont retrouvés prisonniers chez eux, terrorisés par cette démonstration de force aussi dangereuse qu’irresponsable.
Cette situation est d’autant plus choquante que quelques jours plus tôt, le ministère de la Défense et l’état-major de forces armées centrafricaines avaient publié une directive claire interdisant tout usage d’armes pendant les festivités – y compris les pétards et autres artifices. Cette mesure visait justement, selon l’État-major, à garantir la sécurité et la tranquillité des citoyens.
Mais à Bang, comme dans plusieurs autres villes du pays, ce sont précisément ceux chargés de faire respecter cette interdiction qui l’ont violée avec le plus d’éclat. Les Forces armées centrafricaines (FACA), censées protéger la population, ont choisi d’ignorer les ordres de leur propre hiérarchie.
“Nous avons très mal passé la nouvelle année”, témoigne un habitant de Bang. “Les balles sifflaient au-dessus de nos têtes. Deux personnes ont failli perdre la vie. Quel genre de fête est-ce là ?”
Cette situation pose de sérieuses questions sur la chaîne de commandement au sein de l’armée. Le capitaine responsable des FACA à Bang semble avoir perdu tout contrôle sur ses troupes. Plus inquiétant encore, certaines sources affirment que le véritable pouvoir de décision n’est plus entre les mains de l’état-major centrafricain, mais a été transféré aux forces Wagner présentes dans le pays.
Le chef d’état-major, le général d’armée Zéphirin Mamadou, apparaît désormais comme une figure symbolique, ses directives étant ouvertement bafouées par ses propres troupes. Cette perte d’autorité fragilise dangereusement l’institution militaire et met évidemment en danger la sécurité des citoyens qu’elle est censée protéger.
Cette nuit de chaos à Bang n’est malheureusement pas le seul cas cette nuit là. Des incidents similaires ont été enregistrés dans plusieurs autres villes du pays, démontrant l’ampleur d’une crise d’autorité qui ne cesse de s’aggraver au sein des forces armées nationales.
Le prix de cette indiscipline aurait pu être encore plus lourd. Par miracle, les deux victimes des balles perdues à Bang ont survécu. Mais combien de temps encore la population devra-t-elle vivre dans la peur de ceux qui sont censés la protéger ?
Bangui étouffée par ses ordures : les millions de “Kwa Ti Kodro” partent aux égouts au quartier combattant
Centrafrique.org/stock-de-poubelle-au-combattant/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/stock-de-poubelle-au-combattant-450×338.jpg” alt=”Bangui étouffée par ses ordures : les millions de "Kwa Ti Kodro" partent aux égouts au quartier combattant” width=”450″ height=”338″ />Un tas de poubelle au quartier Combattant. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Des tonnes d’immondices déversées en plein jour par la mairie du 8ème arrondissement de Bangui sur l’avenue des Martyrs. Des habitants prisonniers des déchets pendant des semaines. Notre enquête dévoile les dessous d’un scandale sanitaire où l’argent public s’évapore pendant que la capitale Bangui étouffée sous les ordures.
La ville de Bangui étouffée et prise en otage
Le spectacle qui s’offre aux Banguissois chaque matin défie l’imagination. À quelques pas du poste de police du quartier Combattant, des monceaux de déchets envahissent la chaussée, formant une véritable muraille pestilentielle. Les commerçants, les écoliers, les résidents – tous doivent se frayer un chemin à travers cette décharge à ciel ouvert. L’ironie atteint son paroxysme quand on découvre que la mairie du huitième elle-même organise ce chaos.
Le grand gaspillage des fonds publics dans l’opération Kwa ti Kodro
Les week-ends à Bangui riment désormais avec un rituel bien rodé : les caisses du Trésor public s’ouvrent pour l’opération “Kwa Ti Kodro”. Cet argent, censé nettoyer la ville, se volatilise dans une chorégraphie mafieuse bien huilée. Quelques coups de balai par-ci, deux ou trois photos par-là, et les équipes disparaissent jusqu’à la semaine suivante. Pendant ce temps, les différents quartiers de la capitale croulent sous les détritus.
Un quotidien des banguissois empoisonné
“Notre vie est devenue un enfer”, confie un père de famille du quartier Combattant. D’après lui, ” La mairie du 8eme , y compris les gens qui vivent dans le voisinage, déversent ces ordures ( la nuit pour les habitants, le jour pour la mairie) sur la chaussée obstruant l’ entrée et la sortie pour nous en véhicule
“. Cette situation ubuesque se répète inlassablement : après deux semaines d’attente pour un hypothétique ramassage, de nouveaux déchets surgissent dans l’heure qui suit. Pourtant , « Les agents de la mairie prétendent que c’est sur ordre du maire du huitième arrondissement qu’ils déversent ces poubelles à cet endroit.. ».
Les dangers pour la sécurité et la santé publique
La menace dépasse largement les nuisances olfactives. Des riverains alertent sur les risques cachés sous ces montagnes de détritus : “N’importe qui peut dissimuler des objets dangereux dans ces tas. Des tessons de verre aujourd’hui, qui sait quoi demain ?” Les enfants jouent à proximité de ces foyers d’infection, exposés aux maladies et aux accidents.
L’urgence d’une refonte totale
La solution existe pourtant. Une gestion professionnelle des déchets nécessite une infrastructure permanente : des bennes à ordures, des circuits de ramassage quotidiens, du personnel formé et équipé. L’argent englouti chaque semaine dans “Kwa Ti Kodro” suffirait amplement à financer ces investissements essentiels.
Le temps des demi-mesures est révolu. Bangui ne peut plus respirer sous ces montagnes de déchets pendant que l’argent public finance une mascarade hebdomadaire. La dignité des Banguissois exige une action immédiate et radicale. Notre capitale mérite de retrouver son visage d’antan, celui d’une ville où il fait bon vivre.
La Centrafrique sous Touadera : un pays à la dérive, selon COSCIPAC
Delphin Kotto de la COSCIPAC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Dans une déclaration rendue publique le 23 novembre 2024, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) dresse un tableau alarmant de l’état du pays. Le document, signé par le Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO, dépeint une République centrafricaine engluée dans une crise profonde malgré les annonces optimistes du gouvernement.
À Bangui, surnommée autrefois “la coquette” et maintenant tristement connue comme “Bangui la poubelle”, la situation reste tendue. Les forces de défense quadrillent la ville, appuyées par les mercenaires russes de Wagner, les forces spéciales rwandaises et la Minusca. Pourtant, cette présence massive n’empêche pas les risques permanents de violences.
Les chiffres donnent le vertige : 70% des Centrafricains vivent dans l’extrême pauvreté. Les enfants paient le prix fort avec l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde. La COSCIPAC note que des millions d’habitants n’ont pas accès aux services essentiels : soins de santé, éducation . Une situation aggravée par les violences et les déplacements de population.
Le style de gouvernance du président Faustin Archange Touadera, alias “Baba Kongoboro”, est particulièrement critiqué. La COSCIPAC dénonce “la démagogie, le népotisme, le clientélisme, la gabegie, la concussion, le tribalisme et surtout la mafia”. Les libertés fondamentales s’amenuisent : restrictions sur les manifestations publiques, entraves à la liberté d’expression.
La nouvelle Constitution promulguée le 30 août 2023 attise les inquiétudes. Pour la société civile, ce texte vise principalement à permettre au président Touadera de conserver le pouvoir indéfiniment.
La COSCIPAC appelle à un dialogue politique inclusif, réunissant toutes les forces vives de la nation, y compris les groupes armés. “Il est impératif que le président Touadera laisse tomber son orgueil politique”, insiste l’organisation, qui menace de mobiliser la population si ses demandes restent lettre morte.
Les rapports internationaux renforcent ce constat préoccupant. Le FMI et le Groupe de Travail de la Société Civile ont récemment souligné l’inefficacité des réponses gouvernementales, notamment dans la lutte contre la pauvreté et la corruption.
Cette situation critique perdure malgré les opérations militaires en cours dans les provinces, où les groupes armés maintiennent leur emprise. Le gouvernement affirme contrôler “100% du territoire”, une déclaration que la COSCIPAC qualifie de “pompeux discours propagandiste” déconnecté des réalités du terrain.
La déclaration de la COSCIPAC intervient à un an des élections législatives et présidentielle. Pour l’organisation, seul un dialogue national inclusif pourrait permettre d’apaiser les tensions et de “sauver ce qui reste de la démocratie” en République centrafricaine.
Drame sur la route de Mbaïki : Un fidèle de l’église Baptiste du président Touadéra perd la vie dans un accident
Centrafrique.org/mbaiki-remise-des-fournitures-scolaires/pancarte-indiquant-lentree-et-la-sortie-de-la-ville-de-mbaiki/” rel=”attachment wp-att-53101″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Pancarte-indiquant-lentree-et-la-sortie-de-la-ville-de-Mbaiki-450×338.jpg” alt=”Drame sur la route de Mbaïki : Un fidèle de l’église Baptiste du président Touadéra perd la vie dans un accident” width=”450″ height=”338″ />Pancarte indiquant l’entrée et la sortie de la ville-d -Mbaïki
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Une tragédie routière vient d’endeuiller la route de Mbaïki ce samedi 28 décembre 2024. Aux environs de 17 heures, un terrible accident s’est produit à la montagne Jean-Bacquère. Un véhicule Mercedes immatriculé BG-81 AKO, en provenance de Boda, chargé de marchandises et transportant dix personnes vers Bangui, a été victime d’un accident.
Parmi les victimes de cet accident sur la la route de Mbaïki , Serge Mamadou, chef de patrouille à l’église baptiste Ngoubagara du quartier Boy-Rabe, n’a pas survécu. Membre actif de cette église de Baba Kongoboro, sa disparition attriste toute la communauté religieuse baptiste de Boy-Rabe.
Les neuf autres passagers du véhicule, blessés , ont été rapidement transportés à l’hôpital de Mbaïki où ils reçoivent des soins. La gravité de leurs blessures n’a pas été précisée.
Un correspondant du CNC s’est rendu sur place peu après cet accident sur la route de Mbaïki . Son reportage depuis la montagne Jean-Bacquère a permis de confirmer les circonstances du drame. Cette route reliant Mbaïki à Bangui, longue de 107 kilomètres, compte parmi les plus dangereuses du pays.
L’accident a provoqué une vive émotion dans la ville, mais également au sein de son église de Ngoubagara de Boy-Rabe, où Serge Mamadou était particulièrement apprécié pour son engagement. Sa mort accidentelle laisse un grand vide dans la communauté religieuse du quartier Boy-Rabe.
Notons que les routes centrafricaines continuent de prendre des vies. Cet accident mortel n’est malheureusement pas un cas isolé sur les routes du pays, où les drames se multiplient année après année.
Accident grave sur l’axe Garouaboulaye-Baboua : deux femmes blessées grièvement et transférées au Cameroun
Centrafrique.org/kounde-les-defis-de-la-sante-en-milieu-rural/panneau-indiquant-le-croisement-kounde/” rel=”attachment wp-att-75487″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-indiquant-le-croisement-Kounde-450×450.jpg” alt=”Accident grave sur l’axe Garouaboulaye-Baboua : deux femmes blessées grièvement et transférées au Cameroun” width=”450″ height=”450″ />Panneau indiquant le croisement Koundé – Koundé . CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Dimanche 29 décembre 2024, aux alentours de 19h, un grave accident de moto a eu lieu au village de Dongbayéké, à 10 kilomètres de Baboua, sur l’axe reliant Garouaboulaye au Cameroun. Deux femmes ont été grièvement blessées après que leur moto a heurté un tas de pierres disposé sur le bord de la route.
Selon les informations recueillies sur place par la rédaction du CNC, le choc a causé de lourds traumatismes aux passagères. L’une a perdu plusieurs dents de la mâchoire supérieure, tandis que l’autre présente de graves blessures au visage. La gravité de leur état a nécessité une intervention d’urgence.
Premiers secours et transfert vers le Cameroun
Les victimes ont été évacuées dans un premier temps vers l’hôpital de district de Baboua. Toutefois, en raison du manque de moyens adaptés pour traiter leurs blessures, elles ont été transférées dans un établissement de santé au Cameroun. Ce transfert a été organisé par un proche de la famille, arrivé depuis Bouar pour apporter son soutien.
Un axe stratégique aux dangers multiples
La route Garouaboulaye-Baboua est un corridor vital qui relie Bangui, capitale de la République centrafricaine, au Cameroun sur une distance de 610 kilomètres. Cependant, cet axe est parsemé de points de vente informels, où des commerçants déposent fréquemment leurs marchandises, comme des pierres de construction, sur les trottoirs. Ces pratiques augmentent les risques d’accidents, surtout pour les motos, principal moyen de transport pour de nombreux habitants.
L’accident de Dongbayéké dévoile les dangers liés à ces installations improvisées sur les bords de route, où la sécurité des usagers est souvent négligée.
Dans la paroisse de camp de Roux à Bouar, l’Église Méthodiste Unie innove en prenant en charge les frais de scolarité des enfants orphelins. Une initiative qui redonne espoir aux familles les plus démunies de la ville.
“L’évangile ne se limite pas à la spiritualité, il englobe aussi l’aspect social”, explique le pasteur Brice Ngaté, à la tête de cette paroisse. Cette vision, qu’il qualifie d’“évangile holistique”, s’inspire directement des enseignements de Jésus.
Pour le pasteur Ngaté, cette action en faveur des orphelins découle naturellement des textes sacrés : “Les épîtres nous enseignent que la vraie religion consiste à prendre soin des veuves et des orphelins”. Un message que sa paroisse applique concrètement en permettant aux enfants sans parents d’accéder à l’éducation.
L’initiative a profondément touché la communauté. Les familles, émues par ce geste, y voient un signe d’espoir. “C’est exactement ce type de soutien qu’elles attendent de l’église”, souligne le pasteur, qui espère que d’autres paroisses suivront cet exemple.
L’engagement social de l’église méthodiste ne s’arrête pas là. Tout comme Jésus nourrissait les affamés et guérissait les malades, la paroisse développe des projets pilotes dans différents domaines : santé, éducation, aide alimentaire.
“Notre rôle va au-delà de la simple prédication”, insiste le pasteur Ngaté. “Nous devons intervenir concrètement dans la vie des gens, répondre à leurs besoins essentiels. C’est cela, vivre pleinement l’évangile.”
Cette approche globale redéfinit le rôle de l’église en Afrique. En conjuguant spiritualité et action sociale, la paroisse de camp de Roux montre qu’une autre voie est possible pour accompagner les populations les plus vulnérables.
En ce début d’année 2025, mes pensées vont d’abord vers vous tous qui traversez des moments difficiles : nos mamans courageuses qui parcourent des kilomètres sur les routes pour nourrir leurs familles, nos sœurs qui luttent chaque jour pour un avenir meilleur, nos malades qui combattent dans les hôpitaux, nos frères et sœurs derrière les barreaux, nos aînés qui souffrent en silence.
Depuis juin 2014, Corbeau News Centrafrique est le témoin de vos combats quotidiens, de vos peines mais aussi de vos espoirs. Votre résilience face aux épreuves force notre admiration et renforce notre engagement à vos côtés.
En 2024, vous nous avez fait confiance pour porter votre voix, raconter vos histoires, partager vos préoccupations. À travers nos articles, nous avons tenté de mettre en lumière ces femmes battantes qui font vivre nos marchés, ces jeunes qui ne baissent pas les bras malgré les difficultés, ces familles qui restent unies malgré les épreuves.
Pour 2025, nous renouvelons notre promesse : être cette voix qui raconte vos réalités, qui dénonce les injustices et qui célèbre aussi vos victoires, aussi petites soient-elles. Notre équipe reste mobilisée pour une information qui vous ressemble et qui vous rassemble.
Que 2025 apporte un peu de réconfort à ceux qui souffrent, de l’espoir à ceux qui doutent, et de la force à ceux qui luttent. Ensemble, continuons à croire en des lendemains meilleurs pour notre chère et beau pays de Barthelemy Boganda, la République centrafricaine.
Dernières heures : Un policier tué par balle à Bangui par un élément du BIR
Centrafrique.org/la-bir-un-copier-coller-de-leba-40-ans-apres-une-nouvelle-brigade-ethnique-en-Centrafrique-voit-le-jour/bir-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-73479″ data-wpel-link=”internal”>Le nouveau bataillon d’intervention rapide de Touadera
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Les habitants du quartier Kpetènè à Bangui sont sous le choc. Un policier est mort, abattu à bout portant par un élément du Bataillon d’Intervention Rapide. Le Gardien de la Paix Major Onzo William, qui servait au commissariat de Bangassou, profitait d’une permission dans la capitale quand sa vie a brutalement pris fin.
La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les rues de la capitale. Les témoins racontent la scène avec effroi : un homme en uniforme du BIR qui pointe son arme, des coups de feu qui résonnent, et un corps qui s’effondre. Le corps du Major gît maintenant à la morgue de l’hôpital Communautaire, pendant que sa famille pleure un père, un époux, un fils parti trop tôt.
Cette mort violente n’arrive pas par hasard. Depuis sa création cette année par le président Kongoboro, le BIR sème la panique dans les rues de Bangui. Cette unité spéciale, où l’on retrouve principalement des membres de la famille présidentielle et de son ethnie, multiplie les actes de violence contre les citoyens.
Les habitants du quartier KM5 en savent quelque chose. Il y a quelques mois à peine, ces mêmes hommes du BIR ont braqué un commerçant chez lui, lui volant sa moto sous la menace des armes. Ce jour-là, la chance a tourné : les voisins, excédés par tant d’injustice, ont réussi à attraper l’un des agresseurs. Ils l’ont roué de coups, dans un rare moment où ces hommes en uniforme ont dû répondre de leurs actes.
Pourquoi le président Kongoboro a-t-il créé cette force ? La question hante les esprits. Certains murmurent qu’il cherche à copier le modèle camerounais. Mais à Bangui, le BIR ressemble plus à une milice qu’à une force de l’ordre. Ils patrouillent uniquement dans la capitale, particulièrement autour de KM5, harcelant la population au lieu de la protéger.
Les habitants de Kpetene ne veulent plus de cette présence menaçante. Dans les rues, on entend monter un cri unanime : “Le BIR doit partir !” La mort du Major Onzo William a fait déborder la colère populaire. Un policier qui protégeait la population, tué par ceux qui prétendent faire respecter la loi, l’ironie est amère.
Dans les quartiers de Bangui, la peur grandit chaque jour. Les familles ne savent plus à qui faire confiance. Quand les forces censées protéger deviennent une menace, qui reste-t-il pour défendre le citoyen ordinaire ? Le silence des autorités face à ces violences ne fait qu’alimenter la colère.
L’assassinat du Major Onzo William ajoute une nouvelle page sombre à l’histoire de Bangui. Les habitants attendent maintenant des réponses, de la justice, des actions concrètes. Combien de victimes faudra-t-il encore avant que ces exactions ne cessent ?
La rédaction poursuit son enquête sur cette affaire et promet de tenir ses lecteurs informés des développements à venir.
Un nouveau spectacle se prépare à Bangui, aussi indécent qu’il est révélateur. La Fondation Tina Touadera, créée par la deuxième première dame de Centrafrique, annonce en grande pompe un gala au Ledger Plaza, seul hôtel cinq étoiles d’un pays où la majorité de la population vit avec moins d’un dollar par jour.
L’ironie est mordante. Pendant que les femmes centrafricaines se débattent pour nourrir leurs enfants, la deuxième première dame Tina Touadera prétend “redorer leur image” dans le luxe clinquant d’un palace. Le communiqué, diffusé en boucle sur la Radio Centrafrique, sonne comme une gifle aux visages des millions de Centrafricaines qui luttent quotidiennement pour leur survie.
La “vision” affichée par la Fondation Tina Touadera ressemble à une mauvaise blague. “Aspirer à une Centrafrique où les femmes sont valorisées”, proclame-t-elle, pendant que les hôpitaux manquent de médicaments pour les femmes enceintes. “Contribuer activement au progrès de la nation“, pendant que les écoles tombent en ruines.
Cette “méga soirée de gala” de Tina Touadera prévue pour 2025 illustre le fossé abyssal entre une élite déconnectée et la réalité du terrain. Qu’en pensent les femmes des quartiers Boeing, Bimbo, PK 12 et autres quartiers populaires de Bangui, qui se lèvent à l’aube pour vendre quelques légumes au marché ? Que diraient celles des provinces reculées, qui marchent des kilomètres pour trouver de l’eau potable ?
Le communiqué de Tina Touadera parle de “lutte contre les violences basées sur le genre“. Mais quelle violence plus grande que celle de voir une deuxième première dame organiser des festivités luxueuses pendant que ses concitoyennes souffrent ? Quelle indécence que d’appeler des “mécènes et partenaires” à financer un gala pendant que les centres de santé manquent de tout ?
Deux femmes de Ndim en train de cultiver
La “Centrafrique plus juste et plus prospère” dont parle la fondation Tina Touadera existe déjà – mais seulement pour une poignée de privilégiés qui paradent au Ledger Plaza pendant que le pays s’enfonce dans la misère. Cette fondation ressemble plus à un instrument de collecte de fonds pour ses initiateurs qu’à un véritable outil de développement.
Ce gala annoncé est le symbole parfait d’une gouvernance déconnectée du peuple. Pendant que les épouses des dirigeants jouent aux philanthropes dans des hôtels de luxe, les vraies héroïnes centrafricaines continuent leur combat quotidien pour la survie, loin des paillettes et des discours creux.
La seule “image” qui mérite d’être “redorée” est celle d’une classe dirigeante qui confond service public et mise en scène personnelle. Les femmes centrafricaines n’ont pas besoin de galas clinquants de Tina Touadera. Elles ont besoin d’hôpitaux qui fonctionnent, d’écoles pour leurs enfants, de routes praticables, d’eau potable.
Cette fondation Tina Touadera et son gala sont une insulte à la dignité des femmes centrafricaines. Ils représentent tout ce qui ne va pas dans ce pays : l’indécence des élites, le détournement des bonnes causes à des fins personnelles, le mépris de la souffrance populaire.
Les vrais mécènes et partenaires que la Centrafrique attend sont ceux qui investiront dans le développement réel du pays, pas dans des soirées mondaines déguisées en actions caritatives. Les vraies leaders dont le pays a besoin sont ces millions de femmes anonymes qui, chaque jour, font tenir la nation debout malgré tout.
Dette publique : La Centrafrique s’enfonce dans la spirale infernale de l’endettement
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Le rapport de la Commission Économie et Finances de l’Assemblée nationale centrafricaine brosse un tableau noir de l’endettement public. Les chiffres, présentés dans le projet de loi de finances 2025, alimentent les pires craintes. La dette publique s’envole, les déficits s’accumulent, et le pays s’embourbe dans un cycle d’emprunts de plus en plus périlleux pour financer ses dépenses courantes.
En effet, les dépenses de l’État pour 2025, selon la loi des finances de la même année, atteignent des sommets vertigineux à 365,92 milliards de francs CFA, une augmentation sensible de 43,18 milliards par rapport à 2024. Cette explosion des dépenses publiques cache une réalité plus inquiétante encore : l’État ne parvient plus à couvrir ses charges sans recourir massivement à l’endettement.
La Dette publique prend des proportions alarmantes. Les charges à ce titre bondissent à 141,89 milliards de francs CFA pour 2025, contre 112,75 milliards en 2024. Cette augmentation de près de 30 milliards en une seule année témoigne d’un engrenage dangereux où l’État emprunte toujours plus pour rembourser ses dettes antérieures.
Le pays plonge dans une dépendance croissante aux financements extérieurs. Sur les 345,20 milliards de ressources prévues pour 2025, 162,20 milliards proviennent de l’étranger. Cette manne extérieure se décompose en 27,30 milliards d’appuis budgétaires, 125,40 milliards de financement de projets, et 7,50 milliards de prêts directs. Une situation qui place le pays à la merci de ses créanciers internationaux.
Les arriérés de paiement s’accumulent dangereusement. Le gouvernement reconnaît avoir dépassé ses prévisions de dépenses de 18,98% en 2024, notamment pour régler des arriérés antérieurs. Ce cercle vicieux où l’État contracte de nouvelles Dette publique pour payer les anciennes fragilise davantage la situation financière du pays.
Le budget 2025 prévoit un déficit de 20,72 millions de francs CFA, soit 1,1% du PIB. Si ce chiffre paraît en amélioration par rapport au déficit de 1,7% en 2024, il masque une réalité plus sombre : le déficit sera “entièrement financé par des fonds excédentaires des opérations de trésorerie”, autrement dit, par de nouveaux emprunts.
Ceci dit , la Centrafrique s’enfonce dans un piège de la Dette publique dont il sera de plus en plus difficile de s’extraire. Les charges de la dette absorbent une part croissante des ressources publiques, limitant la capacité de l’État à investir dans le développement du pays. Sans un changement radical de trajectoire, le pays risque de se retrouver dans une situation d’insolvabilité aux conséquences dramatiques pour sa population. L’examen du budget 2025 par l’Assemblée nationale pourrait être la dernière chance d’éviter le pire.
Quand le ministre de la Santé Pierre Somsé se réveille : la grande arnaque des médicaments dans des hôpitaux
Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population-450×300.jpg” alt=”Quand le ministre de la Santé Pierre Somsé se réveille : la grande arnaque des médicaments dans des hôpitaux” width=”450″ height=”300″ />Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
“Les malades meurent et leurs médicaments sont revendus à d’autres patients.” C’est la terrible confidence du Dr. Pierre Somsé, ministre de la Santé, qui a attendu la veille des fêtes pour dévoiler ce que tout le monde savait déjà : le trafic de médicaments tue dans nos hôpitaux.
Dans les couloirs de l’hôpital communautaire de Bangui, une scène se répète chaque jour. Selon le ministre Pierre Somsé, Un soignant s’approche d’un patient ou de sa famille et leur glisse discrètement : “Si vous voulez guérir, il faut acheter ces médicaments“. Ces médicaments? Ce sont ceux-là mêmes qui devraient être gratuits, fournis par MSF au service de gynécologie.
Mais le plus effrayant reste à venir. Quand un malade décède, ses médicaments ne partent pas à la poubelle. Non. Les soignants les récupèrent et les revendent au patient suivant. Ils appellent ça “le retour”. Un nom propre pour une pratique mortelle, selon le ministre Pierre Somsé.
Le ministre Pierre Somsé connaît bien cette réalité. Il l’a vue quand il était étudiant en médecine. Il l’a côtoyée comme médecin. Sa propre épouse en a été victime. Pourtant, depuis sa nomination, il a choisi le silence, “espérant que ça changerait tout seul”.
Dans les provinces, la situation est encore pire. Les hôpitaux n’ont plus de médicaments. Les médecins en sont réduits à acheter leurs stocks chez les vendeurs ambulants pour pouvoir soigner. Et ces médicaments de rue finissent dans les perfusions des malades.
L’hôpital communautaire n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il dessert à peine 0,5% de la population. Que dire alors des dizaines d’autres établissements où les mêmes pratiques prospèrent loin des regards?
Le ministre Pierre Somsé promet maintenant des sanctions. Il parle d’équipes de surveillance cachées dans les hôpitaux. Mais pourquoi avoir tant attendu? Pourquoi ces trafiquants en blouse blanche continuent-ils d’exercer? Dans d’autres pays, de tels agissements conduisent directement en prison.
Au lieu de cela, nous avons droit à des discours. Le ministre Pierre Somsé appelle la population à ne pas acheter ces médicaments douteux. Mais quand votre enfant souffre à l’hôpital et qu’on vous dit que c’est le seul moyen de le sauver, comment refuser?
Les fêtes approchent et le ministre Pierre Somsé s’inquiète aussi des accidents de la route. Il demande aux gens de ne pas conduire ivres, de ne pas célébrer sur la chaussée. Des conseils de bon sens, certes. Mais pendant qu’il parle de prévention routière, qui s’occupe d’arrêter ces trafiquants d’espoir qui transforment nos hôpitaux en marchés de la mort?
La population attend maintenant des actes, pas des mots. Des arrestations, pas des avertissements. Des condamnations publiques, pas des communiqués. Car chaque jour qui passe voit de nouveaux patients tomber victimes de ce système qui fait commerce de la souffrance humaine.
Pendant que Touadera fait sa prière chaque matin à la radio Centrafrique, les Wagner, quant à eux, continuent leur massacre sur la population
Le Président Baba Kongoboro fait la prière pour ses moments difficiles
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
La barbarie a un nouveau rituel en Centrafrique. Chaque matin, le Président Baba Kongoboro fait résonner ses prières sur les ondes de la radio Centrafrique, implorant Dieu pour la paix et la prospérité. Ces mots pieux flottent dans l’air comme un voile translucide, dissimulant à peine les horreurs qui se déroulent dans l’ombre. À Bocaranga, les tombes de quatre éleveurs peuls sont encore fraîches. Ces hommes sont morts sous les balles des mercenaires Wagner, après une longue nuit de terreur dans la prison des Wagner.
Ceci n’est pas une blague, encore moins une comédie à l’ivoirienne. Ne vous rêvez pas! Chaque matin, , la radio nationale centrafricaine ouvre son antenne avec la prière du Président Baba Kongoboro. Eh Oui,! Nous sommes à l’ère sombre de la dictature à la Touadera. Cependant, la prière de Kongoboro parle de paix, de prospérité, d’allégresse, alors que cette même matinée, à Bocaranga, des familles pleurent leurs morts.
En effet, la veille, c’est-à-dire le samedi 28 décembre 2024, quatre éleveurs peuls n’ont pas survécu à la barbarie des mercenaires Wagner. L’histoire de leur calvaire glace le sang : capturés à Bezéré, à 25 kilomètres de Bocaranga, ils ont été ramenés en ville. Là, on les a enchaînés, cagoulés, emprisonnés. Le lendemain matin, leurs bourreaux les ont conduits à 15 kilomètres pour les abattre. Leur crime ? Être simplement peuls.
Entre temps, à Besson, dans la Nana-Mambéré, deux autres jeunes peuls ont perdu la vie deux jours plus tôt. La même violence aveugle, la même absence de justice. Les Wagner ne prennent même plus la peine de chercher des prétextes. Être peul suffit pour mourir.
Le pays vit désormais sous la loi du silence. Parler de ces crimes à Bangui ou ailleurs, c’est signer son arrêt de mort. Les témoins se taisent, les familles étouffent leurs sanglots. Ceux qui osent encore dénoncer doivent vivre cachés, errer comme des feuilles au vent, sans domicile fixe. Autrement dit, c’est la mort.
Pendant que la radio Centrafrique diffuse les paroles pieuses du président, le pays s’effondre. Les quartiers n’ont pas d’eau. Les maisons restent dans le noir. Les routes sont inexistantes. Dans les hôpitaux, même les médicaments de base manquent.
La prière présidentielle résonne comme une cruelle plaisanterie. “Fais éclater ton allégresse et ta joie dans notre pays”, demande-t-il à Dieu. Mais quelle joie peut naître quand des innocents meurent chaque jour ? “Accorde-nous la prospérité, la santé, la paix”, poursuit-il. Mais comment parler de paix quand la terreur règne ?
Les massacres de Bocaranga et Besson ne sont que la partie visible de l’iceberg. Combien d’autres crimes restent cachés ? Combien de familles pleurent en silence ? Le président, placé au pouvoir par la France en 2016, semble plus préoccupé par ses rituels radiophoniques que par la souffrance de son peuple.
Les Centrafricains vivent dans un paradoxe mortel : leur président prie pour leur bonheur à la radio Centrafrique pendant que ses alliés les massacrent. Les mots “unité, dignité, travail” concluent la prière matinale, mais dans les villages, c’est la peur qui unit les gens, la dignité qui meurt avec chaque victime, et le travail qui devient impossible dans ce climat de terreur.
L’histoire de ces six Peuls assassinés n’est qu’une goutte dans un océan de souffrance. Pendant que certains prient à la radio Centrafrique, d’autres creusent des tombes. Et le silence, ce silence imposé par la peur, devient le plus fidèle allié des bourreaux.
Le ministère centrafricain du Commerce vient de publier un nouveau communiqué visant à contrôler la hausse des prix, s’appuyant sur l’article 120 du code du commerce. Une initiative qui révèle, une fois de plus, l’incapacité des autorités à comprendre les mécanismes complexes qui régissent réellement les prix sur les marchés nationaux. Entre rackets institutionnalisés, explosion des coûts du transport et multiplication des taxes officielles et officieuses, les commerçants se retrouvent pris au piège d’un système qui les force à augmenter leurs prix pour survivre.
L’État brandit l’article 120 du code de commerce comme une baguette magique. Mais sur les marchés, la vie suit une autre logique. Les commerçants ne sont pas des spéculateurs avides – ils subissent une cascade de charges qui les étouffe.
De la douane aux barrages routiers, des agents des impôts aux représentants de la mairie, chacun prélève sa part. Les rackets se multiplient à chaque étape. Un système officieux mais bien rodé qui force les commerçants à augmenter leurs prix pour simplement maintenir leur activité.
La flambée des prix du carburant aggrave encore la situation. Les frais de transport explosent, les marchandises coûtent plus cher à acheminer. Face à ces contraintes, les commerçants n’ont d’autre choix que d’ajuster leurs tarifs.
Mais le ministère du commerce reste sourd à ces réalités. Du haut de ses bureaux climatisés, le ministre menace de sanctions ceux qui tentent de préserver leur gagne-pain. Une politique déconnectée qui ne résoudra rien tant que les causes profondes persistent.
Les vrais responsables de l’inflation ne sont pas dans les marchés. Ils se trouvent dans un système qui pressure les petits commerçants tout en fermant les yeux sur les grands réseaux de racket. Le ministère de commerce ferait mieux de s’attaquer à ces maux plutôt que de harceler ceux qui nourrissent le pays.
Cette politique de l’autruche ne fait qu’aggraver la crise. En ignorant les racines du problème, le ministère du Commerce se rend complice d’un système qui appauvrit autant les commerçants que les consommateurs.
Discours sur l’état de la nation : les vérités de l’ancien député Jean-Pierre Mara à Touadéra
Centrafrique.org/mouji-mad-ngar-de-lart-de-la-flatterie-des-dignitaires-a-lalienation-par-jean-pierre-mara/jean-pierre-mara-ancien-depute-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76343″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Jean-Pierre-Mara-Ancien-Depute-de-la-Republique-Centrafricaine-300×450.jpg” alt=”Discours sur l’état de la nation” width=”300″ height=”450″ />Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain, propose une analyse critique détaillée du discours sur l’état de la nation prononcé par le Président Faustin Archange Touadéra le samedi 28 décembre dernier devant l’assemblée nationale. Son analyse se présente sous forme d’une réaction point par point aux différentes déclarations présidentielles, dans laquelle il remet en question les affirmations du chef d’État concernant la situation démocratique, sécuritaire et sociale de la République centrafricaine. Voici l’intégralité de son analyse :
Analyse du discours du Président Faustin Archange TOUADERA sur l’état de la nation.
Par Jean-Pierre Mara , ancien député
1er-passage du message du président:
Je voudrais vous féliciter pour l’abondante production normative (142 lois adoptées), dont la maîtrise et la mise en œuvre constituent, à n’en point douter, un enjeu d’efficacité de l’action gouvernementale et de démocratie’’
1-Réaction au 1er passage du message du président par l’ancien député Mara de Mala (admjpm)
Une assemblée qui vote par acclamation ! Aucune des 142 Loi n’a été voté suite à un débat.
Nous ne sommes pas dans une démocratie, monsieur le Président. Cette remarque va à l’encontre de vos soutiens de l’Union Européenne et du Rwanda. Je ne refuse de citer les Wagner qui ne font pas partie d’ub mécanisme démocratique.
2eme-passage du message du président :
Permettez-moi de remercier le Gouvernement, les institutions de la République, les corps constitués de l’Etat, le corps diplomatique, les partenaires techniques et financiers, les forces de défense et de sécurité, la Minusca, les forces alliées bilatérales russes et rwandaises, les partis, mouvements et associations politiques de la majorité comme de l’opposition, la société civile, les confessions religieuses, les chefs traditionnels, les femmes, les jeunes et tous les anonymes, dont je salue la présence à nos côtés, dans cette tâche qui nous incombe.
2- réaction au 2eme passage du message du président par l’ancien député Mara de Mala (admjpm) :
Ce n’est pas un euphémisme !! Avec tout le respect dû à la fonction présidentielle, c’est un lapsus présidentiel que de parler de l’opposition car flatter les partenaires de l’union européenne est un art connu. Mais dire ici que vous parlez à l’opposition politique est un grossier lapsus pour ne pas dire mensonge, lorsque nous savons que votre système de gouvernement peut emprisonner un Député en fonction sans avoir lever son immunité(voir un an de prison pour Yandoka alors que dans la première circonscription du 4eme arrondissement, on se plaint à haute voix pourquoi la population avait voté pour quelqu’un d’autre que MCU
L’opposition politique ne doit en aucun cas être mis dans les mêmes le même sac avec les Wagners et les Rwandais comme argument de conditions de dialogue pour les partenaires .
En outre, on ne doit pas oublier que vous mettez tout en œuvre pour intimider la société civile dans un pays où le seul moyen de vivre consiste à être fonctionnaire et de travailler au dévouement pour le MCU au risque d’être que suspendu ou viré de son poste avec des exemples connus.
3eme-passage du message du président:
Le 30 juillet 2023, le peuple centrafricain a adopté par référendum, avec une majorité historique de plus de 95% de voix, la nouvelle Constitution de la République Centrafricaine.
3-réaction au 3eme passage du message du président de la République par l’Ancien député Mara de Mala (admjpm)
soyez sérieux avec vous-même Monsieur le Président. Le peuple c’est quoi selon vous ? Les membres forcés du MCU ne constituent pas le peuple centrafricain. 95% de 500.000 votants sur une populations de 5 millions, cela fait 10% de la population ? C’ela équivaut presque au 17% de la population qui avait voté en 2020, pour dire que vous n’etes pas voté par la population centrafricaine mais par les adhérents du MCU.
D’ailkeurs, Il n’y a pas eu de recensement depuis que vous êtes au pouvoir. Vous n’arrivez pas à savoir qui est centrafricain, tellement vous êtes préoccupé par distribué la nationalité centrafricaine au rwandais donc dites-nous combien y a-t-il de Centrafricains et combien ont participé à ce référendum.
Dans le monde francophone, in référendum n’a aucune valeur de crédibilité.
4-passage du message du président de la république:
Cette Constitution, promulguée le 30 août 2023, marque le début d’une ère nouvelle, celle de la 7ème République.
A travers cette loi fondamentale, le peuple souverain s’est donné, à bon droit, le moyen de vérifier, chaque année, si la Nation dont il nous a confié la destinée, avance dans la bonne direction.
En effet, aux termes de l’article 79 alinéa 3 de la Constitution : « Le Président de la République prononce, une fois l’an, devant l’Assemblée Nationale, pendant la deuxième session ordinaire, un discours sur l’état de la Nation ».
4-réaction au au 4eme passage du message du président par l’Ancien député Mara de Mala (admjpm)
Nous vous demandons de mettre cette constitution en application ! Nommez un vice-président, chassez tous les binationaux du gouvernement. Et tous les camerounais ou autres Étrangers qui sont Conseillers ou Ministres à la Présidence. Ensuite, démontrez au monde entier que chaque membre de l’exécutif à des parents 100% Centrafricains. Publier les actes de naissances de vos pères et de vos mères, pour démontrez que vos parents sont 100% Centrafricains.
A défaut de nous prouver votre paternité, retirer cette constitution. Faites-vous aidez par vos partenaires de l’union européenne et la Russie pour nous montrer que ce pays est réellement gouverné par des citoyens d’origine qui ne sont pas binationaux.
5- passage du 5eme message du président de la république :
Dans ce discours, je m’efforcerai de vous dire quelques mots sur l’état de notre Nation au moment où j’entrais en fonction, le 30 mars 2016, afin de nous permettre de mieux mesurer le chemin parcouru et les défis que nous devons affronter ensemble dans les années à venir.
5-réaction au 5eme passage par l’ Ancien député Mara de Mala (admjp)
Énormité mathèmatique. Sommes-Nous déjà dans la 7 ème république ou bien ?
Vous signez déjà des decrets qui sont visés par votre constitution de 2023 donc vous ne pouvez pas entrer en exercice selon cette constitution que en 2026. Il est vrai qu’il y a 90% d’analphabètes en RCA mais 10% sont quand même lettrés et savent interpréter vos arguments même si vos soutiens de l’Union Européenne et de la France qui veulent se servir de nos ressources en plus des Wagner l’ignorent.
6- passage du message du président
Je mentionnerai ensuite quelques avancées sur le plan sécuritaire, dans le domaine des infrastructures, des secteurs productifs et sur le plan social avant de jeter les perspectives pour l’année 2025.
Le Gouvernement est, bien entendu, disposé à informer l’Assemblée Nationale sur les détails des acquis par secteur d’activités, à écouter toutes les appréciations de nos concitoyens sur l’état de notre Nation et à apporter des réponses à leur légitime curiosité.
6- réaction au 6eme passage du message du président par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
Monsieur le Président, vous parlez de quel Peuple et de quelles l’Assemblée Nationale ;
Comment fait le peuple pour accéder à toutes ces informations ?
Il n’y a pas de routes, pas d’électricité. La radio n’emet pas au-delà de Bangui.
La simple fibre optique qui devait permettre un développement numérique est une éphémère invention centrafricaine. Une banque de la place peut être bloquée toute une journée dans ses transactions pour défaut de connexion internet ou défaut d’électricité. Nous ne parlons pas de l’artisan qui ne peut pas souder car il n’y a pas de courant électrique
7èmie- passage du message du président par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
J’ai hérité d’un pays qui était au bord du gouffre.
7-réaction au 7eme passage par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
C’est un disque raillée. En devenant candidat en 2015, vous saviez que le pays était en lambeau ou bien ? Pourquoi avoir menti si vous saviez comme ancien Premier Ministre que veniez pour trouver des difficultés ou des Problèmes impossible à résoudre ?
Vous êtes donc un menteur ?
8ème passage du message du président par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
Sur le plan sécuritaire, notre pays était qualifié par certains observateurs « d’Etat failli » ou en état de « pré génocide ».
L’Etat a, en effet, disparu pour laisser place à l’anarchie, à des violations graves, massives et répétées des droits de l’Homme, des assassinats, meurtres, exécutions extrajudiciaires, arrestations illégales et séquestrations de personnes, prises d’otage, viols, incendies et destructions des maisons d’habitation, destructions des édifices publics et privés, des édifices religieux et des récoltes, commis en toute impunité par les protagonistes armés.
Des milliers de familles ont vu leur patrimoine construit au bout de plusieurs années de dur labeur s’envoler et devront se résoudre à braver la précarité, sans espoir d’un lendemain meilleur.
8-réaction au 8ème passage par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
Mais il me semble que des génocidaires font toujours parti de votre gouvernement ? Ces mêmes génocidaires rencontrent l’Union Européenne, rencontrent la MINUSCA , vos partenaires les Wagners, ce message est de la pure manipulation.
9ème- passage du message du président par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
Les attaques intercommunautaires récurrentes faisaient des dizaines de morts avec l’introduction d’engins explosifs improvisés tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.
9-réaction au 9ème par l’Ancien député Mara de Mala (admj)
Ce passage est de la manipulation des conscience. Il n’y a pas d’atraque inter communautaire. Ce sont vos anciens partenaires qui terrorisés la population
10- passage du message du président
Un Rapport mondial de 2015 estimait entre 3000 et 6000 personnes tuées, plus de 675.000 réfugiés et 465.000 déplacés internes et plus de 2.400.000 personnes en besoin d’aide humanitaire. Plus de 80% du territoire était occupé par des bandes armées, dont les leaders étaient composés, en majorité, de mercenaires étrangers, sans foi ni loi, qui agitaient en permanence la menace de partition du pays.
10-réaction au 10ème passage du message du président par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
Expliquez à vos partenaires pourquoi vous continuez de verser des sommes énormes aux Wagners s’il n’y a plus de risques pour votre régime ?
11-passage:
Ces embargos, certainement motivés par les circonstances de l’époque, étaient malheureusement maintenus pendant plus de 10 ans, privant ainsi l’Etat de ressources pouvant répondre aux besoins fondamentaux des populations et assurer une paix durable.
11-réaction au 11ème passage par l’ Ancien député Mara de Mala
Il n’y a que vos partenaires occidentaux pour croire encore à vos chimères d’embargo
12-passage:
Bref, la vie de la Nation était bouleversée sur tous les plans, dans des proportions inimaginables.
Alors que le pays se relevait progressivement, à la faveur du retour à l’ordre constitutionnel, le peuple a vu son espoir éventré par la survenance de la pandémie du Covid-19, la tentative manquée du coup d’Etat perpétrée par une nébuleuse rébellion dénommée « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC) et les conséquences de la guerre en Ukraine.
12-réaction au 12ème par l’Ancien député Mara de Mala (admjp)
La RCA n’est pas concernée par vos histoires de protection personnelle.
La Russie n’a sauvé aucun état. Elle n’a pas sauvé Cuba, elle n’acpa sauvé la Lybie, elle ne vous sauvera pas
13-passage:
toute la suite du message à la nation ?
13-réaction à toute la suite par l’Ancien député Mara de Mala (admjp , ,)
Je n’ai pas compris ce que voulez dire à la jeunesse Centrafricaine comme président de ce pays !!
Quel est votre message de rêve pour la jeunesse?
De quoi doit rêver le jeune Centrafricain qui a 18 ans selon vous ?
Que doit attendre le jeune Centrafricain qui vient d’avoir son diplôme selon vous ?
De quoi doit rêver le paysan centrafricain qui vient de finir sa récolte ?
Que doivent rêver tous les centrafricains dont les parents , enfants compris, sont à l’hopital ce soir ?
Et surtout la femme centrafricaine qui a des enfants, que vont manger les enfants demain?
Président de quelle République êtes-vous ?
Monsieur le Président, en 2016 vous étiez venu au pouvoir en sachant que le pays était dans un état et en disant que vous êtes le Président des pauvres.
Vous aviez promis changé cet état.
Huit ans après vous n’arrivez pas. Dites à vos amis que vous n’y arriverez jamais.
Malgré tous les milliards de financements multiples par l’occident n’y arrivera pas avec vous.
Centrafrique.org/la-Centrafrique-sagenouille-devant-wagner-une-statue-de-yevgeny-prigozhin-pour-ceux-qui-nient-encore-la-presence-de-mercenaires-russes-en-rca/la-statue-des-chefs-de-wagner-morts-dans-un-accident-davion-pres-de-moscou-en-russie/” rel=”attachment wp-att-85753″ data-wpel-link=”internal”>La statue des chefs de Wagner morts dans un accident d’avion près de Moscou en Russie, érigée en pleine capitale centrafricaine Bangui
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Le 3 décembre 2024 à Bangui, a été inaugurée une statue de la honte mettant à l’honneur les responsables des exactions commises par le groupe Wagner en Centrafrique : Evgueni Prigojine et Dmitri Outkine, tous deux morts le 23 août 2023 dans un crash d’avion mystérieux.
Depuis la mort de son leader historique Evgueni Prigojine, Wagner est en pleine refonte sur le continent africain. Désormais appelé « Africa Corps », le groupe poursuit ses activités en RCA et ailleurs dans le continent. Le groupe paramilitaire est présent dans le pays depuis 2018, suite aux accords de sécurité avec la Russie. Les mercenaires avaient pour mission de contribuer à la lutte contre le terrorisme, ils sont aujourd’hui incapables d’endiguer la recrudescence de la violence dans le pays et coupables de nombreuses exactions. Pourtant, une statue de la honte est érigée en l’honneur de leurs dirigeants.
Une statue de la honte à l’honneur de bourreaux et d’incompétents
Il est difficile de répertorier toutes les exactions commises par Wagner en RCA. L’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch, affirme que les mercenaires russes ont « exécuté sommairement et fait disparaître de force plusieurs dizaines de civils » depuis décembre 2022. CBS a rapporté qu’en mai 2023, les mercenaires de Wagner se sont livrés à des tueries, des enlèvements et des viols systématiques pour s’emparer d’une zone minière près de la ville centrafricaine de Bambari. Des survivants témoignent : « Parler de tuerie, c’est un euphémisme. C’était un carnage total. On aurait dit l’Armaguédon (…) Ils parlaient russe. Même tchétchène. Certains portaient des masques et avaient de longues barbes. ». À la date d’août 2023, le groupe a tué au moins 1800 civiles au nom du « soutien à la paix et à la stabilité » dans la région. Dans la zone minière de Ndachima, exploitée illégalement depuis 5 ans par Wagner, les mercenaires infligent à la population locale des tortures systématiques et des sévices sexuels. Un défenseur des droits humains affirme qu’ils dénoncent « ces exactions depuis des années, mais aucune mesure n’a jamais été prise. Les Wagner continuent d’agir comme en territoire conquis ». Les mercenaires bénéficient d’une impunité totale. Récemment, le 5 décembre 2024, ils ont décapité un collecteur centrafricain de diamants et d’or après l’avoir dépouillé. Ce n’est qu’un exemple parmi des centaines d’exactions commises par Wagner en RCA.
Les mercenaires de Wagner sont incapables d’empêcher l’expansion des groupes armés non-gouvernementux dans la région. La surface de territoire contrôlé par ces groupes a presque doublé en moins d’un an. Illustration de leur incompétence : le 8 novembre 2024, dans les montagnes de Ngaoukala en RCA, Wagner lance un assaut pour tenter de reprendre la zone mais il se solde par un échec et un soldat centrafricain à été tué et 6 mercenaires russes ont été blessés. Ce n’est pas la première fois qu’ils échouent dans cette zone, un expert militaire centrafricain déplore que « les mercenaires russes persistent à lancer des assauts sans comprendre la topographie locale ».
L’incompétence de Wagner dépasse les frontières de la RCA. En juillet 2024, lors de la bataille de Tinzawatène dans la région de Kidal au Mali, 84 mercenaires ainsi que 47 soldats maliens ont été tués dans un affrontement contre les combattants du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l’Azawad (CSP-DPA).
À Gamboula, une vague de baptêmes redynamise l’église évangélique baptiste
Centrafrique.org/bapteme/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/bapteme–203×450.jpg” alt=”baptème à l’église baptiste de Gamboula” width=”203″ height=”450″ />baptème à l’église baptiste de Gamboula
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
L’église évangélique baptiste de Gamboula-Centre, située à 685 kilomètres de Bangui dans l’ouest de la République centrafricaine, a vécu un moment historique ce samedi 28 décembre 2024. Quatre-vingt-huit nouveaux chrétiens, hommes, femmes et jeunes confondus, ont reçu le baptême dans les eaux du Marigot-Songé.
Cette cérémonie exceptionnelle intervient moins d’un an après l’arrivée du pasteur Enchanté Pondo à la tête de cette communauté. Le nouveau berger a insufflé une dynamique inédite, comme en témoigne Bernard Bakay, ancien de l’église : “En vingt ans de présence dans cette église, je n’ai jamais vu autant de baptêmes en une seule journée. Le pasteur Pondo a su toucher les cœurs des habitants de Gamboula“.
Marcel Hignao, un autre pilier de la communauté, salue l’approche du nouveau pasteur : “Son organisation est remarquable. Il prend le temps d’écouter et d’accompagner chaque personne dans sa démarche spirituelle. Les résultats sont là aujourd’hui“.
Ce succès ouvre de nouvelles perspectives pour la communauté. Les fidèles projettent maintenant la construction d’un nouveau bâtiment pour accueillir une assemblée grandissante. Une initiative portée par la communauté d’Amara, qui s’investit activement dans le développement de l’église.
Dans cette ville située à 53 kilomètres de la frontière avec le Cameroun, le renouveau spirituel apparaît comme un vecteur de dynamisme communautaire. La cérémonie de baptême, organisée quelques jours après les célébrations de Noël, marque un tournant dans l’histoire de cette église évangélique baptiste.
Le Professeur Gaston N’Guerekata souhaite ses Vœux de Nouvel An aux Centrafricains, et profite de l’occasion pour analyser la Situation Politique et Sociale de son pays
À l’approche du Nouvel An 2025, le Professeur Gaston Mandata N’Guerekata, universitaire centrafricain, a publié une analyse critique de l’état de la République Centrafricaine sous la présidence de Faustin Touadéra. Dans son message, qui fait suite au discours présidentiel du 28 décembre 2024 devant les députés de la nation, le Professeur N’Guerekata dresse un bilan sans concession de l’année écoulée. Son analyse s’appuie notamment sur des données de la Banque Mondiale et des Nations Unies, abordant les défis économiques, sociaux et politiques auxquels fait face le pays. Il évoque particulièrement la situation préoccupante du secteur éducatif, les difficultés économiques persistantes, et ce qu’il considère comme un recul des libertés démocratiques. Dans un style direct et critique, il partage ses préoccupations sur la gouvernance actuelle avant de présenter ses vœux à ses compatriotes pour l’année 2025.
Veuillez trouver l’intégralité de ses vœux ci-dessous :
L’année 2024 s’achève. Dans quelques heures, une nouvelle année va commencer, l’occasion de présenter nos vœux et formuler des résolutions pour nous, nos familles et le pays, pour les 12 mois à venir.
Mais avant cela, en tant que nation, il importe de jeter un regard rétrospectif et critique sur l’année qui s’en va.
Monsieur Faustin Touadéra s’est fait violence, pour la première fois depuis son accession à la tête de l’état, pour se livrer à cet exercice obligatoire dans toute démocratie, en prenant la parole devant les députés de la nation le 28 décembre 2024.
Mais l’homme est tellement inaudible, tellement médiocre, sans charisme, que j’ai dans un premier temps, comme beaucoup de personnes, centrafricains ou non, refusé d’écouter ses habituels mensonges, manipulations et autres réalisations purement fictives et utopiques.
Ma conscience de citoyen, cependant, m’interpelle. Un regard rapide, en diagonale, confirme sans surprise, que c’est un discours creux, déconnecté de la réalité socio-politique et, chose inouïe pour un diplômé en mathématique, dépourvu de chiffres. Un bilan sans chiffres, est-il un bilan ?
Chers compatriotes.
C’est en tant qu’un citoyen lambda que, brièvement, je vous fais part ici de mon analyse sur le parcours du bateau Centrafrique en 2024, un bateau ivre, sans pilote et sans destination.
D’abord, notons qu’un chef est jugé par son trait de caractère et sa personnalité. Manifestement, Touadéra semble avoir un problème existentiel. Il n’est ni un homme de parole, ni un homme de dialogue. Bref, il n’est pas et ne sera jamais un grand homme. Il fait feu de tout bois pour traquer celles et ceux qui ne pensent pas comme lui, qu’ils soient des opposants politiques, des universitaires indépendants, ou même des petits commerçants et travailleurs miniers. Il a livré le pays aux mafieux et mercenaires étrangers qui commettent impunément des exactions sur les populations. Très machiavéliquement, il a mis la justice au pas. Le procès du député Dominique Yandoka, encore appelé procès de la honte, en est une preuve éclatante. Il ne s’entoure que de collaborateurs incompétents, mafieux, criminels et maitresses sans qualifications. De l’avis de tous les observateurs de la situation nationale, l’année 2024 a connu un rétrécissement drastique de l’espace civique ainsi qu’un grand recul des libertés individuelles et démocratiques pourtant garanties par la Constitution, sa constitution de 2023.
Quid de son bilan pour 2024 ? Je me réfère globalement au dernier rapport de la Banque Mondiale du 17 Octobre 2024.
Au plan économique. Selon ce rapport, la RCA occupe le 191e rang du classement sur 193 pays en 2022 de l’indice du capital humain et de développement humain. Depuis, aucun progrès. L’économie a continué de stagner en 2023 en partie à cause d’une baisse de 13% de la production déclarée d’or au cours du premier trimestre 2024, probablement liée à une augmentation de la contrebande et aux privilèges illégalement octroyés aux mercenaires du groupe Wagner. Les problèmes liés à l’importation du carburant par voie fluviale (80 à 85% des importations) et la gestion opaque de ce secteur sont en grande partie un facteur important de l’effondrement de l’économie. La croissance du PIB pour 2024 est estimée à 0,7%. Le plus bas de toute la région.
Au plan social. Là aussi, le bilan est catastrophique. Selon le bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires, plus de 2,8 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire, ce qui atteste d’une extrême pauvreté, en particulier en zones rurales. La mortalité maternelle est l’une des plus élevées au monde (835 pour 100.000 naissances vivantes), tandis que le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans le sixième le plus élevé au monde.
La RCA a l’un des plus faibles indicateurs d’instruction au monde, bien que le pays soit dirigé depuis 9 ans par un universitaire. La qualité de l’enseignement primaire est faible avec 67% de maitres-parents. Le secteur éducatif est non seulement laissé à l’abandon, mais il est ruiné par l’intrusion intempestive de la politique dans les classes et sur le campus de l’unique université publique et la promotion des médiocres. En allant moult fois contre les décisions du Conseil d’Université, tout comme il l’a fait pour la Cour Constitutionnelle de 2016 à 2022, Touadéra se présente comme un hors-la-loi, l’incarnation même d’un tyran des temps modernes. Plutôt que concevoir et mettre en œuvre une politique efficace de développement du secteur éducation avec la participation de toutes les voix autorisées et compétentes en la matière, Monsieur Touadera est habité par une quête irrésistible d’une quelconque gloire universitaire, une gloire toujours lointaine. Je mets en doute ses qualifications en matière universitaire et professionnelle et me démarque résolument de sa politique d’ores et déjà vouée à un échec dont le pays va peiner à se relever de longues années durant .
Notre pays est classé 188e sur 191 en termes d’égalité des sexes, malgré une loi votée depuis novembre 2016. Cette situation hypothèque gravement la participation des femmes au développement du pays.
Sans infrastructures sportives homologuées, le pays peine à participer victorieusement aux compétitions internationales. La jeunesse est donc privée de tout rêve de porter haut le flambeau du Centrafrique à travers le monde.
Au plan extérieur, le « pouvoir » de Bangui se livre à une diplomatie de la mendicité et de la duperie qui n’inspire pas confiance à nos partenaires traditionnels.
Enfin, le pays a atteint un niveau de dépravations morales avancées et de violences inhumaines cyniquement orchestrées par les dignitaires du régime par le biais de soi-disant hystériques, indécents et inconscients « cours magistraux » et autres « lives » sur l’histoire de la République Centrafricaine.
Chers compatriotes. Au regard de ce tableau non exhaustif, il est évident que le bilan de Monsieur Faustin Touadéra pour l’année 2024 est en fait nul, « garbage » pour les anglophones, et pour mes collègues mathématiciens, il (ce bilan) est plus petit qu’epsilon.
Il nous reste à vous souhaiter un meilleur destin pour 2025, un destin que seul le départ de Monsieur Touadéra, Président illégitime et criminel, a pouvoir de garantir.
Bonne et heureuse année 2025. Que Dieu protège notre cher pays. Je vous remercie.
Nzako : Un policier, vendeur de la drogue, crée la panique sur le site minier de Yangouda
Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”Nzako : Un policier, vendeur de la drogue, crée la panique sur le site minier de Yangouda” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Dans la matinée du 27 décembre, un policier, gros consommateur de drogue , déchaîne sa fureur sur le chantier aurifère de Yangouda, à 12 kilomètres de Nzako , dans la préfecture du Mbomou. Armé de son arme de service, il tire à balles réelles sur un site d’exploitation artisanale, provoquant la fuite des orpailleurs et la disparition de plusieurs kilos d’or.
Chronique d’une Terreur à l’aube sur un site minier de Nzako
L’horloge marque 6 heures ce vendredi matin quand les détonations déchirent le silence de Yangouda, à 12 kilomètres de Nzako . Sans uniforme ni identification, un policier connu pour sa consommation régulière de “chanvre indien ” surgit à 500 mètres du chantier. Les artisans miniers, surpris en plein travail, aperçoivent cet homme armé qui, sans sommation, ouvre le feu dans leur direction. Persuadés d’une incursion rebelle, ils s’enfuient en catastrophe dans la brousse environnante, abandonnant leur précieux métal d’or sur place.
Un agent perdu dans les vapeurs de drogue à Nzako
L’histoire commence quelques heures plus tôt, à 5 heures du matin. Le policier, dans un état second, déserte la caserne sans avertir ses supérieurs. Consommateur notoire de substances illicites, il entretient des liens troubles avec les vendeurs de drogues de Nzako. Ainsi, une transaction de tramadol a mal terminé entre lui et un jeune homme de Nzako, aussi vendeur de drogue. Après plusieurs menaces stériles proférer contre ce vendeur de drogue pour récupérer son argent, le policier a choisi la violence aveugle.
Le prix de la folie
Dans la panique générale de cette matinée sur le site minier, plus de 40 millions de francs CFA d’or s’évaporent. Les artisans miniers, excédés par cette attaque injustifiée, préparent une riposte sociale. Leurs représentants annoncent des manifestations pour dénoncer les agissements de ce policier qui, au lieu de protéger la population, sème la terreur sous l’emprise de stupéfiants.
Un policier multirécidiviste, auteur de plusieurs crimes
Cette attaque à Nzako n’est pas le premier coup de ce policier. Deux mois auparavant, ce même agent avait poignardé un de ses collègues policiers, le blessant grièvement au ventre. La victime, transférée d’urgence à Bangui, demeure toujours hospitalisée. Malgré la gravité de cet acte, la direction générale de la police n’a pris aucune mesure disciplinaire, permettant à ce même policier violent de poursuivre ses exactions. Cette inaction de la hiérarchie policière pose des questions sur la protection accordée à certains agents, même après des actes d’une extrême violence envers leurs propres collègues.
Cette descente aux enfers d’un agent des forces de l’ordre, transformé en danger public par sa dépendance aux drogues, paralyse l’activité économique d’une localité entière. Les orpailleurs de Nzako , dernières victimes en date de ses accès de violence, attendent désormais que justice soit faite.
Dans l’ombre des alliances troubles de Touadera avec Khalifa Haftar de Libye
Centrafrique.org/khalifa-haftar-recu-par-touadera-au-palais-de-la-renaissance-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Khalifa-Haftar-recu-par-Touadera-au-palais-de-la-renaissance-a-Bangui-450×248.jpg” alt=”Centrafrique : Dans l’ombre des alliances troubles de Touadera avec Khalifa Haftar de Libye” width=”450″ height=”248″ />Khalifa Haftar reçu par Touadera au palais de la renaissance à Bangui
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Un président, deux discours, et des alliances qui défient toute logique diplomatique. En effet, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro joue avec le feu. D’un côté, il assure au général Burhan, le chef d’État soudanais qu’il l’aidera à combattre les Forces de soutien rapide qui ravagent son pays. De l’autre, il accueille au Palais de la Renaissance le fils de Khalifa Haftar, ce chef militaire libyen qui fournit armes et soutien à ces mêmes forces rebelles soudanaises.
Regardons la situation de plus près. D’un côté, Touadera a fait une promesse au président du Soudan : “Je vais vous aider à affaiblir vos ennemis “. Ces ennemis, ce sont les Forces de soutien rapide de Mohamed Hamdan Dagalo, qu’on appelle aussi “Hemedti”. Mais voilà le problème. Touadera fait exactement le contraire en coulisses.
Le Rwanda soutient le groupe d’Hemedti. Les mercenaires de Wagner aussi. Et qui sont les alliés de Touadera ? Le Rwanda et Wagner. C’est là qu’on voit le double jeu du président centrafricain : il dit une chose au président soudanais et fait l’inverse avec ses partenaires.
Et maintenant, il accueille Saddam Haftar au palais présidentiel. Ce n’est pas n’importe qui – c’est le fils du chef rebelle libyen Khalifa Haftar, qui dirige un groupe armé à l’est de la Libye. Un groupe que les mercenaires russes soutiennent aussi.
Tout ça nous amène à une question simple : pourquoi un président choisit-il de travailler avec des groupes armés plutôt qu’avec des gouvernements légitimes ? La Centrafrique devient petit à petit une terre d’accueil pour tous ceux qui ont des armes et de mauvaises intentions.
Cette politique ne date pas d’hier. Saddam Haftar ne fait pas que passer par Bangui – il a déjà visité le Burkina Faso, le Tchad et le Niger. À chaque fois, il tisse des liens, crée des connexions. Et pendant ce temps, Touadera continue son petit jeu.
Les Centrafricains paient le prix fort pour ces manigances. Leur pays, au lieu d’avancer et de se développer, devient un terrain de jeu pour des groupes armés. Le président préfère serrer la main à des chefs rebelles plutôt que de construire des relations saines avec ses voisins.
C’est comme si Touadera jouait avec des allumettes dans une maison pleine d’essence. D’un côté, il promet d’aider le Soudan. De l’autre, il accueille ceux qui combattent le gouvernement soudanais. Cette façon de faire ne peut pas bien finir.
Le plus triste dans tout ça ? Ce sont les Centrafricains ordinaires qui souffrent. Pendant que leur président joue sur tous les tableaux, eux attendent toujours la paix et la stabilité. La Centrafrique mérite mieux que ces jeux dangereux qui ne font qu’attirer plus de problèmes dans le pays.
À force de vouloir être ami avec tout le monde – même ceux qui se battent entre eux – Touadera risque de perdre tout le monde. Et surtout, il risque de perdre ce qui compte le plus : l’avenir de son pays.
À Bambari, Wagner transforme la gendarmerie en chasseur d’humanitaires
Centrafrique.org/republique-centrafricaine-bambari-les-mercenaires-russes-sont-a-la-recherche-des-vivres/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-8/” rel=”attachment wp-att-26166″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/01/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155-1-300×145.jpg” alt=”À Bambari, Wagner transforme la gendarmerie en chasseur d’humanitaires” width=”300″ height=”145″ />Wagner dans un véhicule de patrouille de la gendarmerie
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Le Sud-Est centrafricain traverse des heures sombres. Un document officiel vient de tomber sur les bureaux de la Légion de gendarmerie territoriale : les organisations humanitaires et les étrangers sont désormais dans la ligne de mire. Cette note circulaire, signée par le colonel Enoch Madounga, porte la marque des méthodes du groupe Wagner.
L’histoire commence le 5 décembre 2024. Ce jour-là, le chef de corps de la Légion de gendarmerie territoriale du Sud-Est prend sa plume. Les mots qu’il couche sur le papier sonnent comme une sentence : au nom de prétendues “rumeurs” et d’une “période très sensible”, les gendarmes doivent traquer chaque mouvement des ONG.
Mais cette histoire ne commence pas vraiment le 5 décembre. Depuis des mois, voir des années, Wagner tisse patiemment sa toile autour des acteurs humanitaires. À Bangui, à Bouar, à Bria, à Bossangoa, à Bangassou ou ailleurs, les mercenaires russes murmurent à l’oreille des autorités. Leur message ? Les ONG sont des espions. Les étrangers sont suspects. L’aide internationale cache des complots.
À Bambari, cette stratégie prend aujourd’hui un nouveau visage. Wagner ne se contente plus de murmurer. Le groupe pousse maintenant la gendarmerie nationale à faire le sale travail. Le colonel Madounga devient, peut-être sans le vouloir, le nouveau pion dans ce jeu dangereux.
Dans les bureaux des organisations humanitaires, l’inquiétude monte. Cette note n’est pas un simple bout de papier. C’est la porte ouverte à tous les abus. Quand la gendarmerie nationale devient l’instrument de Wagner, qui protégera ceux qui aident les Centrafricains ?
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. En ciblant les ONG, Wagner frappe au cœur de la solidarité. Dans le Sud-Est, au nord, au nord-ouest ou partout, l’aide internationale n’est pas un luxe. C’est la survie pour des milliers de familles. Ce sont des médicaments dans les dispensaires. De la nourriture dans les villages isolés. Des emplois pour des centaines de jeunes.
Wagner le sait. En poussant la gendarmerie contre les humanitaires, le groupe russe suit un plan précis : vider le terrain. Une région sans ONG est une région sans témoins. Sans aide internationale, les populations deviennent plus vulnérables. Plus manipulables par Wagner.
Cette note circulaire n’est qu’une pièce du puzzle. À Bambari aujourd’hui, ailleurs demain, Wagner avance ses pions. La gendarmerie nationale, censée protéger les Centrafricains, devient l’outil d’une stratégie qui les affame. Le colonel Madounga a signé. D’autres suivront. Et pendant ce temps, l’étau se resserre sur ceux qui osent encore aider.
Les zones d’ombre de l’affaire Caritas-Centrafrique : Hérault Pagnol BIDO, consultant centrafricain, répond point par point aux accusations de l’Abbé Alain Bienvenu Bangbanzi
le secrétaire de Caritas Centrafrique, L’abbé Alain Bienvenu Bangbanzi, secrétaire général dans son bureau à Bimbo
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
L’affaire qui oppose le consultant Hérault Pagnol BIDO à Caritas Centrafrique, initialement exposée sur le site de Corbeau News Centrafrique, a connu un nouveau développement avec le droit de réponse de l’Abbé Alain Bienvenu Bangbanzi dans le journal Lanoca n°0346 du 20 décembre 2024. Face aux allégations qui y sont formulées, il devient impératif pour le consultant Hérault Pagnol BIDO d’apporter à nouveau des clarifications essentielles et de rétablir la vérité sur cette collaboration professionnelle avec Caritas Centrafrique.
Voici le droit de réponse du consultant Hérault Pagnol BIDO à Caritas-Centrafrique dans son intégralité :
Suite à la déclaration de droit de réponse de l’Abbé Alain Bienvenu Bangbanzi dans le journal Lanoca n°0346 du vendredi 20 décembre 2024 sur le supposé « un article diffamatoire commandé par monsieur Hérault Pagnol BIDO », suivi du point de presse de ce même Abbé parue dans le journal Oubangui Média en date du 27 décembre 2024, l’honneur me revient d’apporter quelques éléments de réponses nécessaires aux propos vacillants du secrétaire exécutif de Caritas-Centrafrique.
Les faits :
En effet, ma rencontre avec l’équipe de la Caritas n’a pas eu lieu dans un bar dancing. Tout a commencé le mardi
25 juin 2024 à 10h 44 minutes où j’ai été reçu dans le bureau d’un certain Emmanuel BOFOE de nationalité congolaise, coordonnateur national de Caritas Centrafrique. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission de consultance en vue de collecter, d’analyser et de produire le rapport final de l’évaluation des principaux indicateurs du projet sur financement de BMZ.
Après une série de diapositive présentée par M. Emmanuel, coordonnateur de Caritas, ce dernier m’a aussitôt le document du projet par mail le même jour pour me faciliter la conception des outils de collecte de données. Le
26 juin 2024, j’ai élaboré le questionnaire et partagé par mail. Les préparatifs se déroulent bien jusqu’à la date du mercredi 17 juillet à 10h 10 minutes où une deuxième séance de travail nous a regroupé (moi, Marius POUNANGUERE et Emmanuel BOFOE) à la résidence de Emmanuel BOFOE à l’Evêché. Au cours de cette séance de travail, M. Emmanuel BOFOE a apporté des modifications sur le questionnaire de la collecte des données et m’a renvoyé la dernière version actualisée. Le 20 juillet 2024 à 15h 30, j’ai finalisé l’encodage du questionnaire sur le serveur puis leur a envoyé le lien du questionnaire afin de leur permettre de télécharger et tester avant le départ sur le terrain.
Questions : Tel que décrit les faits ci-dessus, Abbé Alain, responsable n°1 de Caritas Centrafrique a-t-il eu en sa possession les informations en amont de cette prise de contact et du déroulement de l’activité que je devais mener ?
A-t-il été bien informé qu’un consultant régulièrement sous contrat avec l’ONG COOPI comme l’a mentionné dans sa réponse a été contacté de manière informelle pour faire un travail de collecte de données ?
Si oui, quelle disposition a-t-il pris en tant que premier responsable du Caritas au regard de ce dysfonctionnement vis-à-vis du code du travail comme il a si bien souligné dans son article ?
A mon humble avis, M. l’abbé devait tourner son regard vers ses collaborateurs qui lui ont manqué des détails précieux à cette rencontre informelle.
Dans son point de presse avec les médias, le Secrétaire exécutif de la Caritas ne semble pas maitriser de quoi il parle…. Il tient l’affirmatimation selon laquelle, j’ai travaillé comme prestataire dans le cadre d’une activité de collecte de données sur la sécurité alimentaire qui a commencé au mois d’aout. Faux I
Je le prie de bien vouloir prendre note que cette collecte à débuter au mois de juillet
Il affirme, je cite « alors que ce dernier était sous contrat avec l’ONG Croix rouge Française à Berberati » là encore Faux ! J’étais encore sous contrat avec l’ONG COOPI
Pour couronner sa certitude, Abbé Alain sûr de lui avance comme quoi, « Au cours de cette période, sieur BIDO Hérault Pagnol était encore sous contrat avec la Croix rouge Française avant d’être aujourd’hui sous contrat avec l’ONG Mercy-Corps »
Faux ! Cela prouve à suffisance que le secrétaire exécutif de la Caritas ne maitrise pas de quoi il parle. Je n’ai jamais travaillé pour le compte de l’ONG Mercy-Corps.
Diffamation ? Délation ?Quelle est réellement son intention ?
Ainsi, au regard de ces diffamations gratuite et de la non maitrise de la réalité, notre Secrétaire exécutif, vraisemblablement très agité et inquiet s’illustre à se défendre des faits qui lui sont reprochés par son unique laxisme dans la gestion du dossier qu’il a souvent qualifié, je cite « de lien avec un certain membre de son équipe ou du moins interpersonnel… »
Entre la déclaration de l’abbé Alain dans son premier article du journal Lanoca où il signifiait que Hérault Pagnol BIDO était sous contrat avec l’ONG COOPI en août 2024 et encore dans son point de presse en date du 27 décembre 2024 qui est apparu dans Oubangui Média, dénote un total déphasage.
Toujours les faits
Après ma proposition de l’offre technique et financière, Marius Pounanguéré se plaint de l’enveloppe budgétaire allouée à cette activité qui devait prendre en compte mon déplacement sur terrain afin de former les agents de collecte des données qui sont tous des agents terrain de Caritas. Or, dans les évaluations externes des projets, le consultant est libre de recruter des agents enquêteurs journaliers neutres pour réaliser une telle activité. Mais Caritas a bien voulu utiliser ces mêmes agents qui ont fait la mise en oeuvre des activités pour aller collecter les données, du coup ils deviennent juges et partie.
Ainsi, j’ai renoncé de me rendre sur le terrain à cause de ma proposition de l’offre financière qui est revue à la baisse. A la demande de M. Marius Pounanguéré, j’ai donc organisé un briefing à deux pour lui permettre daller former ces collègues afin d’aller collecter ces informations auprès des bénéficiaires cible du projet.
Il faut aussi préciser que le prétendu secrétaire national exécutif qui n’a jamais été associé, ni même informé dans les préparatifs de cette mission a tenu un mensonge grossier que « le travail réalisé par notre prétendu consultant présente de nombreuses erreurs, confusions et lacunes en matière d’analyse qualitative, car il n’a jamais été lui-même sur le terrain ». Je tiens ici à informer monsieur l’abbé que je n’ai nulle part fait une analyse qualitative. Tout le rapport présenté est issu d’une analyse quantitative. Je l’invite humblement à faire la différence entre une analyse qualitative d’une analyse quantitative. Cependant, j ‘assume le fruit de ce travail que vous qualifiez de tout maux rempli d’irrégularité. Entre temps, lors d’un échange téléphonique entre moi et Marius celui-ci m’a proposé le 30 octobre dans la matinée et m’a demandé de modifier les données du rapport, chose que j’ai décliné en lui signifiant que ce sont les informations recueillies auprès des bénéficiaires sur le terrain que lui est allé former ses collaborateurs pour aller collecter ces informations que moi à mon tour je n’ai fait que analyser ces données et produire le rapport final.
Suite à ce travail, M. Marius POUNANGUERE a validé la dernière version du rapport final que je lui ai envoyé le 30 octobre à 15 heures, et que lui à son tour a envoyé au Coordonnateur, M. Emmanuel BOFOE le lundi 04 novembre à 16h 22mn.
Questions : Si le travail est, ce qu’il qualifie de «confusions, d’erreur, d’insuffisances en termes d’analyses »,
N’est-ce pas là l’occasion de me le faire savoir, aussitôt après, vous avoir déposer le rapport final depuis le mois d’octobre?
Abbé Alain a banalisé ma requête en commençant son discours : « C’est simplement que les responsables du projet ne pouvaient pas être contactés par téléphone ou ne répondaient pas aux messages électroniques (mails) que M. Hérault Pagnol BIDO a choisi de publier un article dans un média… ».
Près de deux (02) mois d’appels non pris et de mails non répondu, vous à ma place que répondiez-vous ? et surtout mes relances ont un caractère professionnel et non interpersonnel. N’est-ce pas là un manque de respect envers ma personne ?
Sauf si vous disiez que cela vous semble normal dans la pratique courante avec vos interlocuteurs.
S’agissant des images de la page de garde du rapport de l’évaluation où il dit je cite « il a indu deux photos qu’il n’a jamais reçu l’autorisation ni des personnes concernées, ni de Caritas Centrafrique… », je précise que je
détiens là encore la preuve de mon échange avec Marius sur cette question, les images m’ont été envoyées par M. Marius Pounanguéré le lundi 14 octobre à 1.5h 12 minutes.
Dans sa conclusion, l’abbé Alain Bienvenu Bangbazi a dit que « je n’ai pas fait recours aux procédures légales pour réclamer mon droit ». Sur cette question et pour être plus précis, Marius Pounanguéré m’a présenté à Emmanuel comme celui qui est le coordonnateur national de la Caritas Centrafrique, cela confirme dans les échanges de mails, puisque lui (Abbé Alain) n’a jamais été associé à ma connaissance dans les échanges, donc je tiens pour responsable M. Emmanuel BOFOE, Coordonnateur du projet Caritas qui refuse de décrocher mes appels et refuse de répondre à mes mails de relance. Malheureusement j’étais agréablement surpris de les voir m’appeler le matin même où j’ai publié cet article pour dénoncer le mauvais traitement qui m’a été infligé.
Enfin, pour éclairer notre abbé Alain concernant les documents de décharges, je confirme la charge des sommes qui m’ont été versées quand j’étais encore sous contrat avec l’ONG COOPI et qui représentaient les travaux de la conception à hauteur de 120.000 FCFA (dont 15.000 FCFA le 20 juillet 2024 à 19h 26 minutes par Orange money, 85.000 FCFA en espèce le 21 juillet 2024 et 20.000 FCFA par orange money) soit un total de 120.000 FCFA représentant les frais de la conception des outils et du paramétrage des tablettes contrairement aux informations qu’il aurait reçu que j’étais à la Croix rouge française ou à Mercy-Corps.
Ensuite une somme de 105.000 FCFA qui m’ont été également versé par tranche au mois d’octobre et novembre 2024 par Orange Money après mon départ de l’ONG COOPI. Le tout représente les avances des frais d’analyses des données et de la production du rapport de l’évaluation.
J’ai même confirmé cela lors de notre entretien téléphonique le 13 décembre 2024. Au regard de tout ce qui précède, le paiement de la dernière tranche est subordonné au dépôt du rapport final au bureau Caritas, chose que j’ai dûment rempli et déposer depuis le mois d’octobre 2024. Malheureusement, faisant suite au suivi pour que je sois payé, j’obtiens le silence sans plus d’explication.
En conclusion, j’ai pris bonne note de l’entretien téléphonique que j’ai eu avec vous lorsque vous disiez réunir le staff finance pour faire le nécessaire d’ici peu en posant des conditions, des intimidations et des menaces à mon encontre.
Je voudrais préciser ici que je n’ai nullement l’intention de coller une étiquette xénophobe à quiconque, encore moins de faire une déclaration xénophobe comme a mentionné Abbé Alain plusieurs fois dans les colonnes des médias.
En perte de défense, Abbé Alain s’acharne à me coller des intentions xénophobes et d’incitation à la haine vis-à-vis des acteurs humanitaires en RCA. Je souhaite ardemment qu’il me le prouve, car cette attitude prouve à suffisance son déséquilibre. Le fait de réclamer son dû auprès d’une organisation caritative dont est issu un coordonnateur signifierait la « Xénophobie ? » Cette connotation que veux me coller Abbé Alain n’est qu’une simple délation et je dénonce avec force.
Quatre éleveurs peuls sauvagement exécutés par les Wagner à Bocaranga
Centrafrique.org/bocaranga-la-chasse-aux-musulmans-par-une-police-hors-de-controle-prend-de-lampleur/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos/” rel=”attachment wp-att-78618″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos-450×218.jpg” alt=”Centrafrique : Quatre éleveurs peuls sauvagement exécutés par les Wagner à Bocaranga” width=”450″ height=”218″ />Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
L’horreur continue et sans relâche dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Quatre éleveurs peuls ont été froidement assassinés ce samedi 28 décembre 2024 à 15 kilomètres de Bocaranga. Une nouvelle violence gratuite qui souligne une fois de plus la brutalité des méthodes du groupe paramilitaire russe Wagner, dont les exactions ne cessent de s’accumuler dans le pays.
En effet, le drame a débuté le vendredi 27 décembre, quand les mercenaires Wagner ont quitté leur base de Bocaranga pour une patrouille vers le village de Bezéré, situé à 25 kilomètres sur l’axe de Mann. Dans cette zone d’élevage, ils ont capturé quatre peuls sans raison apparente. Les paramilitaires ont aussitôt ramené leurs prisonniers à leur base de Bocaranga, où ils les ont enfermés dans des conteneurs pour la nuit, mains ligotées et têtes encagoulées.
Le lendemain matin, samedi 28 décembre, les mercenaires ont sorti leurs victimes des conteneurs. Toujours attachés et cagoulés, les quatre éleveurs ont été transportés à 15 kilomètres de Bocaranga, où leurs bourreaux les ont froidement abattus.
Cette violence calculée s’enracine dans les tensions locales. Les mercenaires Wagner agissent sur de simples dénonciations des populations, qui ont tendance à accuser sans preuve les éleveurs peuls d’être des “informateurs des rebelles”. Cette logique mortifère transforme les paramilitaires en exécuteurs, assassinant leurs victimes sur de simples rumeurs.
Dans ces zones sous contrôle des Mercenaires russes, la justice a complètement disparu depuis près de deux ans. Les crimes restent impunis, les enquêtes inexistantes. Des pères de famille sont ainsi arrachés aux leurs et exécutés dans l’indifférence totale. La vie humaine ne pèse plus rien face à cette violence arbitraire.
Ces assassinats montrent l’urgence vitale de stopper les agissements criminels du groupe Wagner en République centrafricaine. Leur présence, au lieu d’assurer la sécurité, ne fait qu’envenimer les tensions entre communautés et multiplier les morts. L’État centrafricain doit reprendre le contrôle de son territoire pour protéger l’ensemble de ses citoyens.
La dérive autoritaire prend de l’ampleur en Centrafrique : député en prison, officiers interpellés, les citoyens massacrés, la peur est généralisée dans le pays de Boganda
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
L’arrestation musclée du député Dominique Yandocka, le 15 décembre dernier, dévoile le visage d’un régime de plus en plus répressif en Centrafrique. L’élu de l’opposition croupit au camp de Roux, prison redoutée tenue par les forces russes et la garde présidentielle.
En Centrafrique, les opposants vivent dans l’inquiétude permanente des arrestations arbitraires’, confie sous couvert d’anonymat un partisan du Bloc républicain pour la défense de la Constitution. Une crainte qui paralyse toute voix discordante.
L’immunité parlementaire, censée protéger les élus du peuple, ne résiste pas aux accusations de complot. Le député Yandocka, arrêté à 4 heures du matin dans sa résidence, se voit privé de cette protection fondamentale sur simple décision du procureur.
Les avocats du parlementaire dénoncent une instrumentalisation de la justice. Leurs demandes de mise en liberté restent lettre morte. Le dossier stagne, pendant que leur client attend dans sa cellule de la prison du camp de Roux.
D’autres figures de l’opposition et de la société civile subissent des pressions. Le colonel Modoua, commandant de la région nord-ouest, a été brutalement arrêté début janvier à Bouar par des Mercenaires russes du groupe Wagner. Son épouse rapporte la violence de l’arrestation et le pillage de son bureau.
À Baboua, 550 kilomètres à l’ouest de Bangui, le maire Caprang Jeanine Ephraim n’a pas échappé à cette vague répressive. Les forces de Wagner et l’armée centrafricaine l’ont violemment interpellé. Le sous-préfet de la ville n’a dû son salut qu’à la fuite vers le Cameroun.
Même les membres de la majorité présidentielle en Centrafrique ne sont plus à l’abri. Le couple de députés Bruce Rufin Molomadon et son épouse Annie ont vu leur domicile perquisitionné en pleine nuit par les forces de sécurité”. La liste des arrestations arbitraires en Centrafrique est longue. Pour les autres citoyens, n’en parle pas.
À travers toute la Basse-Kotto, la peur règne sur les routes. Les bandits armés multiplient leurs attaques contre les voyageurs, bloquant la vie économique de toute une région. C’est le cri d’alarme lancé par le gouverneur Victor Bissekoin, qui voit sa préfecture paralysée par cette insécurité grandissante.
“Dans la Basse – Kotto, spécialement autour de Pombolo, nos populations vivent dans la terreur”, témoigne le gouverneur Victor Bissekoin. “Les véhicules sont régulièrement arraisonnés, les voyageurs rackettés… patati patata”, explique-t-il, utilisant cette expression centrafricaine qui traduit la triste banalité de ces agressions.
Autour de Pombolo, dans la Basse-Kotto, les groupes armés ont installé leurs bases, transformant les routes en pièges mortels pour les voyageurs. Ce ne sont pas des actes au hasard, ces criminels ont mis en place un véritable système qui étouffe la circulation dans toute la région.
“Ces groupes dans la Basse-Kotto suivent un parcours bien précis”, détaille le gouverneur Victor Bissekoin. “Ils arrivent du Soudan ou du Tchad, s’installent à Pombolo, puis lancent leurs actions jusqu’à …“. Cette mobilité rend leur traque particulièrement difficile pour les forces de l’ordre.
Cette insécurité bouleverse profondément la vie quotidienne dans la Basse-Kotto. Les marchands n’osent plus emprunter ces routes dangereuses. Dans les marchés, les prix grimpent en flèche. Les villages se retrouvent coupés les uns des autres, isolés par la peur.
Une lueur d’espoir apparaît toutefois avec la levée récente de l’embargo sur les mines. “La population essaie de reprendre ses activités : la culture des champs, la pêche”, observe le gouverneur Victor Bissekoin. “Les gens veulent continuer à vivre malgré ces difficultés“.
Mais sans routes sûres, la Basse-Kotto ne peut pas retrouver son dynamisme d’antan. Cette préfecture, qui fut un important carrefour d’échanges, attend impatiemment le retour de la sécurité pour renouer avec sa prospérité passée.
Martin Ziguélé propose un code de conduite pour les élus sur les réseaux sociaux face aux fake news
Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Martin Ziguélé propose un code de conduite pour les élus sur les réseaux sociaux face aux fake news” width=”450″ height=”264″ />Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assembblée nationale centrafricaine
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Les élus de la nation portent une responsabilité particulière dans la diffusion de l’information, a déclaré le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé lors d’une interview à Radio Guira FM. Pour Martin Ziguélé, cette exigence commence par un devoir personnel de vérification.
“Quand vous sollicitez le suffrage de vos compatriotes, vous devez être un exemple“, explique Martin Ziguélé , président du parti MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain ), également membre de la Commission Finance à l’Assemblée nationale. “Il faut se faire la police à soi-même pour éviter de dire ce qu’on n’a pas vérifié”.
Le parlementaire Martin Ziguélé applique cette règle dans sa propre utilisation des réseaux sociaux. “Les gens qui croient en vous pensent que c’est vrai quand vous dites quelque chose. Si vous propagez une information fausse, vous créez du tort à la société”, note-t-il.
Cette rigueur implique aussi la capacité à reconnaître ses erreurs. “Si vous réalisez après coup que vous avez dit quelque chose de faux, il faut avoir l’honnêteté de le rectifier publiquement”, insiste Martin Ziguélé.
Pour l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, cette discipline personnelle des élus devient cruciale dans le contexte centrafricain. “Notre pays sort d’une période où il a été profondément divisé et déchiré. Les députés doivent faire très attention à ce qu’ils disent et écrivent“, avertit-il.
Le président du MLPC Martin Ziguélé propose que ses collègues parlementaires adoptent une approche responsable sur les réseaux sociaux. “Ces plateformes nous permettent de nous adresser à beaucoup de personnes sans qu’elles se déplacent. C’est l’aspect positif. Mais nous devons utiliser cet outil pour rassembler, pas pour diviser”, conclut-il.
Dans sa pratique personnelle, le député n’hésite pas à produire des documents officiels pour appuyer ses propos et corriger les fausses informations. Une méthode qu’il recommande à tous les élus soucieux de préserver la confiance de leurs électeurs.
Port du casque à Bangui : la grande mascarade des contrôles routiers
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/surcharge-motos-taxi-Bangui-IMG_24mars2018211104-1-300×206.jpg” alt=”Port du casque à Bangui : la grande mascarade des contrôles routiers” width=”300″ height=”206″ />surcharge-motos-taxi-Bangui-IMG_24mars2018211104-1 – Centrafrique : en altercation avec un officier Faca, 9 taxis motos arrêtés par la gendarmerie.
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Un matin ordinaire à Bangui. Des centaines de taxis-motos sillonnent la ville, leurs conducteurs et passagers tête nue, bravant ouvertement l’obligation du port du casque. Pourtant, les textes sont clairs : le casque est obligatoire pour tout conducteur de deux-roues et son passager. Une règle qui ne semble exister que sur le papier.
Le règne de l’absurde
“Quand vous achetez une moto neuve au magasin, elle est livrée avec deux casques”, explique Karl Blagué, coordinateur des organisations de la société civile. “La première chose que font les conducteurs, c’est d’enlever les rétroviseurs et de ranger les casques“. Une pratique devenue la norme, sous le regard indifférent des autorités.
Plus spectaculaire encore, les motos transportent souvent quatre à cinq personnes sans Port du casque. “Comment peut-on donner un casque à tous les passagers quand la moto elle-même n’est pas conçue pour en transporter autant ?”, s’interroge un observateur du secteur des transports.
Des contrôles de façade pour le Port du casque
Aux points de contrôle, la comédie se joue quotidiennement. Les forces de l’ordre regardent passer les conducteurs sans le Port du casque, se contentant de percevoir leur “droit de passage connu sous le sobriquet de formalité”.“Ils traversent les checkpoints de police. Personne n’ose rien dire”, observe le professeur Bertrand Tekpa de l’hôpital communautaire.
Le gouverneur de Bangui, Éric Sorongo-Pezoumandji, reconnaît l’ampleur du problème : “Il y a un désordre dans la circulation routière. Même lorsque les agents tentent d’intervenir, ils sont menacés par des propriétaires de motos en uniforme“.
Les conséquences mortelles
Au service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui, les résultats de ce laxisme sont dramatiques. “Les victimes meurent toutes de traumatisme crânien”, souligne le professeur Tekpa. “La femme perchée sur les marchandises, quand il y a un accident, atterrit sur sa tête, casse son cou, endommage son cerveau et arrive dans le coma“.
Le port du casque pourrait pourtant sauver de nombreuses vies. “Le casque amortit le choc. C’est une protection élémentaire qui peut faire la différence entre la vie et la mort”, explique un médecin urgentiste.
Des textes sur le Port du casque mais sans application
Le ministère des Transports multiplie les arrêtés sur le port du casque. “Chaque ministre qui arrive propose un texte pour réglementer le secteur des taxis-motos”, confie un responsable. Mais ces textes restent lettre morte, faute de volonté réelle de les faire appliquer.
Le directeur général des transports urbains admet l’échec des formations : “Nous formons 1000 conducteurs par an sur la sécurité routière, mais 3000 nouveaux arrivent sur le marché“. Des formations qui incluent pourtant des modules sur l’importance du port du casque.
Un business florissant
Plus surprenant encore, les vendeurs de casques existent à Bangui. “Les casques sont disponibles sur le marché, mais personne n’en achète”, constate un commerçant. Les conducteurs préfèrent économiser cet investissement, certains que les contrôles resteront inexistants.
Certains propriétaires de motos, souvent des hommes en tenue, encouragent même cette pratique. “Pourquoi investir dans des casques quand un billet de 500 francs suffit à passer les contrôles ?”, résume cyniquement un conducteur.
Une situation confuse
La situation confine à l’absurde quand on observe les conducteurs rouler avec des casques attachés… à leur coude ou accrochés au guidon. “C’est juste pour montrer qu’ils ont un casque en cas de contrôle sérieux”, explique un observateur. Une mascarade qui démontre parfaitement le détournement systématique des règles.
Le contraste est saisissant avec d’autres pays de la région. “Au Cameroun, au Bénin, le port du casque est effectif. Les contrôles sont réels et les sanctions appliquées”, note Karl Blagué. “Pourquoi ce qui fonctionne ailleurs est impossible chez nous ?”
La réponse se trouve peut-être dans cette remarque d’un responsable anonyme : “Tant que ceux qui devraient faire respecter la loi seront les premiers à l’enfreindre, rien ne changera”. En attendant, les traumatismes crâniens continuent de remplir les services d’urgence de Bangui.
Centrafrique : conflits entre éleveurs et agriculteurs reprennent dangereusement à Mann, Ndim, Bang, Ngaouandaye, avec le risque des morts
Centrafrique.org/en-Centrafrique-des-eleveurs-pris-en-tenaille-entre-milices-et-militaires-y-compris-les-mercenaires-de-wagner/une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-bossemptele-et-baoro/” rel=”attachment wp-att-53088″ data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Les cris de détresse résonnent dans les préfectures de Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé. Un jeune agriculteur gît dans son sang à Mann, poignardé simplement pour avoir voulu défendre sa terre. À quelques kilomètres de là, un chef de village de Bang échappe de justesse à la mort, menacé par un fusil alors qu’il tentait de sauver son champ de mil. Cette violence n’est pas un accident, c’est le quotidien d’une population prise au piège d’un conflit qui s’envenime jour après jour.
Par milliers, les troupeaux venus du Tchad, du Cameroun et du Niger foulent aux pieds l’espoir des familles de Bang, Ndim, Ngaoundaye, Bang et ailleurs dans Lim-Pendé et l’Ouham-Pendé. Les éleveurs transhumants, ignorant les règles établies, laissent leurs bêtes dévorer les récoltes qui devaient nourrir des villages entiers. À Bang, petite ville située entre les frontières du Cameroun et du Tchad, les habitants regardent, impuissants, leurs champs se transformer en pâturages sauvages.
La faim rôde déjà dans les foyers à Mann. Comment nourrir sa famille quand les récoltes sont anéanties ? Les agriculteurs, le cœur serré, contemplent leurs terres ravagées. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) interviennent parfois, comme lors de l’arrestation des agresseurs à Mann, mais leur action ressemble à une goutte d’eau dans un océan de désespoir.
L’année dernière, ces tensions ont arraché des vies à Mann. Aujourd’hui, la peur s’installe à nouveau. Dans chaque regard, dans chaque conversation, on sent monter la colère. Les souvenirs des violences passées hantent les esprits, tandis que de nouvelles menaces planent à l’horizon.
Les beaux discours ne suffisent plus. Sur le terrain, la réalité est brutale. Les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs, autrefois capables de coexister, se regardent maintenant en chiens de faïence. Sans une action immédiate pour faire respecter les couloirs de transhumance et restaurer le dialogue, le pire est à craindre.
Cette terre, jadis symbole de partage entre peuples, risque de devenir le théâtre d’affrontements sanglants. Chaque lever de soleil apporte son lot de destructions, chaque coucher emporte avec lui l’espoir d’une résolution pacifique. Le temps file, et avec lui, la patience des habitants du Nord-Ouest centrafricain. L’heure n’est plus aux tergiversations, mais à l’action, avant que les dernières barrières ne cèdent sous le poids de la colère et du désespoir.
Entre les actions de soft-power, la diffusion massive de désinformation, l’intimidation et les menaces contre les journalistes et les opposants, les agents de propagande russes ne reculent devant rien pour servir les intérêts du Kremlin.
Le continent africain, par ses sols riches et ses emplacements stratégiques, suscite fortement l’intérêt du gouvernement russe. Qu’il s’agisse des mercenaires de l’Africa Corps (ex Wagner), d’acteurs politiques, les ressources pour étendre l’influence russe ne manquent pas. Tous les moyens sont bons pour diffuser leur propagande, un art dans lequel ils se distinguent particulièrement.
Le Sahel est une zone où la propagande russe est fertile. Les mercenaires de Wagner ont commencé un travail de sape et d’influence qui s’est poursuivi après la mort de Prigojine. Les yeux brillants rivés sur les mines d’or de la Centrafrique, du Soudan et du Mali, ils utilisent les territoires sahéliens comme leur nouvelle banque pour financer la guerre en Ukraine, au prix d’atroces exactions, d’innombrables abus, le tout en chantant les louanges du Kremlin.
« Projet Lakhta » et « African Initiative », deux armes de désinformation massives
Pour mener à bien ces opérations d’influence, les agents de propagande n’hésitent pas à réutiliser l’héritage de la milice Wagner, comme le projet Lakhta, créé en 2013 par le leader de Wagner Evgueni Prigojine. Il vise essentiellement à diffuser sous le manteau, de la désinformation à échelle internationale (notamment lors des élections américaines de mi-mandat en 2018 ou dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne). En Afrique, il consiste à créer des fausses pages Facebook, des faux profils, des faux médias, comme « Infos du Burkina », l’un des réseaux principaux du projet Lakhta.
Cette technique de créer des faux médias sur les réseaux sociaux pour faire de la diffusion massive de désinformation est également utilisée par le Groupe panafricain pour le commerce et l’investissement (GPCI). Il s’agit d’un réseau de propagande agissant dans plusieurs pays du Sahel (Burkina Faso, Mali) et dont le directeur, Harouna Douamba, est proche de Wagner.
Des personnalités influentes (artistes, associations, influenceurs) sont mises à contribution et financées pour servir les intérêts du Kremlin sous couvert de défendre la souveraineté africaine. Par le biais de ce projet, les influenceurs russes ont bombardé les réseaux sociaux de désinformation sur la lutte antiterroriste dans les pays de l’AES, en chantant la gloire des « héros » de Wagner. Ils ont également fait pression sur l’actuel président de transition burkinabé, allant jusqu’à l’accuser publiquement de complicité avec les terroristes.
En septembre 2023, un mois après la mort de Prigojine, African Intiative voit le jour. Officiellement décrit comme une « agence de presse », il est dirigé par Artyom S. Kureev, membre du renseignement intérieur russe, et continue de façon totalement assumée le travail de manipulation et de propagande du projet Lakhta. Ainsi, ce projet n’est pas mort avec le leader de Wagner. Il continue de se développer de façon clandestine et bien plus discrètement qu’African Initiative.
La propagande russe via le soft-power
Dans ses opérations d’influence, le Kremlin joue également la carte de la culture et de l’éducation. Entre 2022 et 2024, de nombreuses Maison russes de la culture voient le jour au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Elles sont placées sous le contrôle du ministère russe des Affaires étrangères par le biais de l’agence Rossotroudnitchestvo. Le but est de promouvoir la culture russe, notamment en dispensant des cours de langue et en mettant en place des évènements et des rencontres, comme la journée culturelle russo-malienne lancée le 24 août par le journaliste malien Robert Dissa, l’association « Perspective sahélienne » et African Initiative. La Fédération de Russie, après étude des dossiers livrés par l’agence Rossotroudnitchestvo, délivre également des bourses pour permettre aux étudiants africains d’intégrer des universités en Russie.
Le 30 juillet 2024, Robert Dissa lance un programme de cours de journalisme en ligne, des cours dispensés par un enseignant russe présentant le métier comme une guerre dont les journalistes sont les soldats. Au Sahel, le véritable combat des journalistes vise à lutter contre la désinformation, la propagande et malheureusement, pour leur propre vie.
Journaliste au Sahel, le silence ou la mort
La situation catastrophique des journalistes dans les pays du Sahel profite aux acteurs de propagandes russes, qui n’hésitent pas à rajouter leurs menaces à celles de certains gouvernements (notamment ceux des pays de l’AES) et des terroristes. À travers le projet Lakhta notamment, les agents d’influence russes jetaient le discrédit sur les journalistes et sur les voix dissidentes. Sans compter les menaces de représailles, voire de mort, dont ils sont victimes, et qui les obligent à témoigner anonymement. Quand les journalistes sont muselés, les gros titres changent et les infos sont manipulées, souvent avec l’approbation de certains gouvernements sahéliens qui veulent garder le pouvoir absolu, et les fake news pullulent.
Ceux qui se retrouvent engagés dans les agences de désinformations russes sont soumis à la loi de l’omerta, sous peine de mort. L’un d’eux, Ephrem Yalike, est parvenu à quitter une organisation d’influence russe en République Centrafricaine après avoir frôlé la mort. Preuves à l’appui, il a alerté sur les méthodes de propagande visant essentiellement à discréditer les discours des opposants à la Russie et à encenser le Kremlin. Des méthodes qu’il affirme avoir observé dans les pays du Sahel comme le Mali et le Burkina Faso.
Flash info : la délivrance des passeports suspendue en Centrafrique à partir du 30 décembre
spécimen de l’ancien passeport centrafricain
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Michel Nicaise Nassin, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique centrafricain, a annoncé la suspension de la délivrance des passeports biométriques dans le pays à compter du 30 décembre 2024.
Selon le ministre, cette interruption temporaire est justifiée par la migration de la base de données vers les installations du nouvel opérateur chargé de l’établissement des passeports, suite à la fin du contrat avec l’opérateur actuel.
Dans un communiqué officiel publié ce jour, le ministre indique que la reprise des opérations d’enrôlement par le nouvel opérateur fera l’objet d’une annonce ultérieure. Cette suspension concerne tous les types de passeports biométriques.
Le Ministère de l’Intérieur appelle la population, particulièrement les demandeurs de passeports, à une large diffusion de cette information.
Selon le ministre, cette décision intervient dans un contexte de modernisation des procédures administratives en République centrafricaine. La date de reprise du service n’a pas encore été communiquée par les autorités.
CENTRAFRIQUE : LA JUSTICE INFÉODÉE AU POUVOIR DE BANGUI A CALIBRÉ UNE PEINE POUR RENDRE INÉLIGIBLE UN DÉPUTÉ LORS DES PROCHAINES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES.
Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/yandocka-450×297.png” alt=”LA JUSTICE INFÉODÉE AU POUVOIR DE BANGUI A CALIBRÉ UNE PEINE POUR RENDRE INÉLIGIBLE UN DÉPUTÉ LORS DES PROCHAINES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES.” width=”450″ height=”297″ />Dominique Yandocka
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Le dossier judiciaire par excellence de l’année a connu enfin son épilogue voire son dénouement par la sentence prononcée par la cour après une délibération très attendue.
En effet, la cour après avoir statué publiquement et contradictoirement a disqualifié le crime d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État en délit de complot, a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés conformément aux dispositions de l’article 286 alinéa 4 du code pénal, lui reconnaît des circonstances atténuantes aux termes de l’article 50 du code pénal.
En conséquence de ce qui précède, la cour le condamne à 1 an d’emprisonnement ferme ainsi que les dépens à sa charge avec la possibilité de se pourvoir en cassation dans un délai de 3 jours à compter du prononcé.
À titre de rappel, le député de la première circonscription du quatrième arrondissement de Bangui avait été arrêté pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État au lendemain de son retour de Paris, précisément à 4 heures du matin par une unité spéciale de l’armée au lieu de la police judiciaire et cela sans un mandat judiciaire ni la levée de son immunité parlementaire.
Faisant l’économie des irrégularités criardes de la procédure, des incohérences et des zones d’ombre des débats de fond, cette analyse se veut un décryptage méthodique de la peine mécaniquement agencée dans le seul but de justifier une longue et illégale détention provisoire afin d’éviter une éventuelle indemnisation du député enlevé, séquestré et pris en otage.
S’agissant de la disqualification de l’infraction, si la cour régulièrement saisie d’un fait qualifié crime estime au cours des débats que ce fait relève d’un délit, dans le respect du principe de légalité, elle peut prononcer la peine et éventuellement les réparations à la seule condition de recueillir les observations du prévenu sur la nouvelle infraction requise.
La jurisprudence de la chambre sociale de la cour de cassation du 17 mai 2007 N* de pourvoi 05-45.093 confirme que la requalification des faits n’est possible que si le prévenu ait été en mesure de se défendre sur les nouvelles qualifications.
Quant à la circonstance atténuante, la loi reconnaît le pouvoir d’appréciation du juge.
Selon le lexique des termes juridiques, les circonstances atténuantes sont des “événements entourant la commission d’une infraction, ou traits de caractère relatif à la personne de son auteur, librement appréciés par le juge et entraînant une modulation de la peine dans le sens de la clémence”.
Elle modifie la peine de l’infraction dans sa nature, sa durée et sa quotité.
Ainsi, l’on peut citer de façon non exhaustive des exemples de faits entraînant des circonstances atténuantes comme l’absence de préméditation, l’ignorance de la loi, les bons antécédents du prévenu, son âge, son remord, son regret, sa repentance, l’ascendance d’un complice sur l’auteur etc…
L’opinion publique nationale s’interroge si le prévenu revêtait au cours des débats ses différents caractères pour prétendre au bénéfice des circonstances atténuantes.
Quant à la peine elle même…l’accusation même disqualifiée en complot est tellement grave que la réquisition du procureur et la peine prononcée surprennent.
Nous rappelons qu’il s’agit d’un projet de coup d’état, qui peut aboutir à l’assassinat du président de la République et de certains hauts fonctionnaires civils et militaires, de manœuvres pour renverser l’ordre constitutionnel chèrement acquis avec l’aide de la communauté internationale…une accusation qui jadis faisant craindre…c’est à dire au moment où la justice était réellement indépendante.
Dès lors que la cour dans sa délibération a reconnu l’illégalité de la méthode utilisée pour obtenir les preuves…il n’y avait plus matière à procès…c’est regrettable.
Face à ce constat alarmant, le citoyen lambda s’interroge :
– Pourquoi la cour a attendu une année pile poile pour statuer alors que le dossier judiciaire était vide ?
– L’attente d’une année était-elle à dessein pour satisfaire le scénario préétabli ?
– La peine d’une année de prison ferme relève t-elle d’un calcul pour éviter la détention arbitraire pouvant ouvrir droit à indemnisations ?
– La cour avait-elle le droit de prononcer une peine en dehors de l’acquittement dès lors qu’elle a déclaré illégale la méthode utilisée pour obtenir les preuves ?
– La cour a trouvé ces circonstances atténuantes où puisque le projet de coup d’état n’a pas de complices ni de commanditaires ?
– Pourquoi la cour a entretenu un flou sur l’avenir du député après la prison ?
– Le député peut-il retrouver son siège à l’assemblée nationale ?
– Le député peut-il circuler et voyager librement, sans complications ?
En tout état de cause, l’opinion publique nationale est convaincue qu’il s’agit d’une manœuvre bien calculée, bien calibrée pour nuire à une voix discordante.
Le scénario du procès était déjà défini par le réalisateur selon le modèle hollywoodien et la cour n’a fait que distribuer les rôles c’est-à-dire l’habiller comme les enfants de la maternelle à qui on remet des dessins à colorier.
Souvenez-vous que lors d’une sortie médiatique, le président de la République s’est publiquement plaint que le député de sa circonscription était de l’opposition…bref.
Puisque les débats étaient publics et retransmis à la radio, ce procès à la saveur d’un gâchis a très certainement perturbé voire embrouillé les étudiants en droit de l’université de Bangui mais nous les rassurons que le droit a été biaisé et qu’ils gardent foi aux théories juridiques enseignées à la faculté.
Il nous a paru important de déplorer au passage l’attitude de ses collègues parlementaires (à l’exception de quelques-uns) apeurés et plongés dans le mutisme pendant que leur collègue et président de commission est enlevé, séquestré et certainement torturé.
Enfin, on est unanime que le casier judiciaire du député n’est plus vierge.
En l’absence de la peine accessoire d’inéligibilité et au regard du code électoral en vigueur, le député n’est plus éligible à une quelconque compétition électorale ultérieure mais peut reprendre sa place dans l’hémicycle pour la suite de son mandat.
Nous vous rappelons in fine de se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Paris le 28 décembre 2024
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Environnementaliste
À Ouadda-Maïkaga, le chef du détachement des FACA force des civils à avouer des actes de sorcellerie sous la menace des armes
Centrafrique.org/victime-des-soldats-faca-a-ouadda-maikaga/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/victime-des-soldats-faca-a-Ouadda-Maikaga-335×450.jpg” alt=”” width=”335″ height=”450″ />L’une des victimes des soldats FACA à Ouadda Maïkaga lors de son interrogatoire
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Des images choquantes circulent depuis la semaine dernière sur les réseaux sociaux. Le commandant du détachement militaire de Ouadda-Maïkaga a filmé deux civils, terrorisés et sous la menace des armes, les forçant à “confesser” des crimes imaginaires de sorcellerie. Cette mascarade macabre tente de dissimuler la mort d’un Soldat FACA tué par son camarade lors d’une dispute dans un débit de boisson.
Les vidéos, d’une cruauté inouïe, montrent deux hommes visiblement terrorisés, forcés à réciter des aveux manifestement préparés. L’un d’eux, tremblant, accuse sa tante de sorcellerie. Interrogé par les soldats FACA lourdement armés, ce monsieur commence par trembler avant d’avouer que c’est sa tante, la sœur de son papa qui lui aurait donner la sorcellerie quand il était encore enfant. La mise en scène tourne ensuite à la comédie. Sur la question de meurtres à Ouadda-Maïkaga, le monsieur nie, mais prétend avoir tué des personnes à Birao et Ndélé. Pour le second, une personne âgée, tout aussi désorienté, “avoue” avoir tué son fils, tout en niant toute implication dans le meurtre à Ouadda-Maïkaga. Ces “confessions” forcées, obtenues sous la contrainte, ne trompent personne.
Cette mise en scène grotesque vise à couvrir la véritable nature d’un drame survenu dans l’unité militaire. Le commandant tente de détourner l’attention d’un incident où un soldat FACA a tué son frère d’armes.
En effet, le 17 décembre dernier, deux soldats FACA, après avoir bu dans un cabaret local, se sont disputés au sujet d’une jeune femme à leur retour à la base. L’altercation a dégénéré quand l’un d’eux a abattu son frère d’armes à la poitrine. Au lieu d’assumer ses responsabilités et de laisser la justice suivre son cours, le commandant a choisi la voie de la terreur.
Il a fait arrêter arbitrairement dix civils, dont trois chefs de groupe le jeudi 19 décembre. Ces personnes innocentes sont maintenant à sa merci, exposées publiquement dans ces vidéos dégradantes qui violent leur dignité et leurs droits fondamentaux.
Pour rappel, cette nouvelle exaction s’ajoute à une série de drames qui ont endeuillé Ouadda-Maïkaga. La localité a déjà vu une dizaine des civils perdre la vie sous les balles des FACA, et tout récemment, une femme, arrêtée parmi les dix suspects à cause de sorcellerie, est décédée sous la torture dans une cellule militaire. La population, terrorisée, fuit désormais vers la brousse pour échapper aux exactions.
Face à ces abus de pouvoir, le silence des autorités militaires à Bangui est assourdissant. Comment peut-on laisser un simple commandant transformer les réseaux sociaux en vitrine de ses exactions ? La population de Ouadda-Maïkaga vit dans la terreur, préférant fuir en brousse plutôt que de subir ces violences arbitraires.
Cette situation exige une réaction immédiate des autorités compétentes. La justice doit enquêter sur ces actes barbares qui n’ont leur place ni dans une armée professionnelle, ni dans un État de droit.
Une vive tension secoue l’Assemblée nationale centrafricaine depuis plusieurs jours. Le Président Simplice Mathieu Sarandji n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il qualifie de “coterie de députés” réclamant le paiement de leurs indemnités de fin de mandat. Cette sortie musclée intervient alors que les parlementaires s’apprêtaient à examiner la loi de finances 2025.
Le ton était monté d’un cran dans l’hémicycle. Simplice Mathieu Sarandji a vivement critiqué l’attitude d’un groupe de députés qui conditionnent l’examen du budget à leurs revendications personnelles. “Nous sommes là pour parler au nom du peuple centrafricain dont la situation préoccupe tous les députés”, a-t-il martelé, visiblement agacé par cette initiative qu’il juge inappropriée.
Le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, a rappelé avec force les priorités du moment. “Nous sommes 140 députés face à une population de plus de 6,4 millions d’habitants”, a-t-il souligné, dénonçant une démarche qu’il considère comme égoïste et déconnectée des réalités du pays.
Cette confrontation dévoile les tensions qui couvent au sein de l’institution parlementaire. D’un côté, des élus qui réclament le respect des engagements pris par le gouvernement concernant leurs indemnités de fin de mandat. De l’autre, une présidence qui appelle à privilégier l’intérêt général dans un contexte économique particulièrement difficile.
Cette passe d’armes survient à un moment important , alors que l’Assemblée nationale doit examiner la loi de finances 2025. Le message du président Simplice Mathieu Sarandji est clair : les considérations personnelles ne doivent pas entraver le travail parlementaire, surtout quand il s’agit du budget de l’État. Finalement, cet appel à la responsabilité a été entendu par les députés concernés, et la loi a été voté.
la grande comédie du calendrier à l’Assemblée nationale centrafricaine
Centrafrique.org/rca-linterpellation-du-gouvernement-a-lassemblee-nationale-interrompue-a-cause-de-coupure-delectricite/vue-densemble-de-lassemblee-nationale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-49885″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/vue-densemble-de-lassemblee-nationale-centrafricaine-450×253.jpg” alt=”Centrafrique : la grande comédie du calendrier à l’Assemblée nationale centrafricaine ” width=”450″ height=”253″ />vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Ils l’ont encore fait. Le 24 décembre dernier, l’Assemblée nationale centrafricaine nous a gratifiés d’une de ces bévues dont elle seule a le secret. Une annonce officielle convoquant les députés pour le “samedi 29 décembre 2024” – une date qui n’existe tout simplement pas, puisque décembre 2024 ne compte que 31 jours, avec un samedi tombant le 28.
Cette pluie administrative aurait pu prêter à sourire si elle ne venait pas s’ajouter à une collection déjà bien fournie de cafouillages similaires. Le plus consternant ? Ce document porte la signature du Secrétaire Général de l’Assemblée nationale centrafricaine en personne. On se demande si quelqu’un prend encore la peine de relire ces textes avant leur publication.
Mais attendez, ce n’est pas tout ! Dans cette même annonce, le mot “nation” joue aux montagnes russes des Wagner avec sa majuscule. Tantôt avec, tantôt sans, comme si les règles élémentaires de la langue française étaient devenues optionnelles dans les couloirs de notre institution législative. Un coup elle est “nation”, un coup elle est “Nation”, notre pays ne sait visiblement plus sur quel pied danser.
Le spectacle qui s’est déroulé samedi dernier (le vrai samedi, pas celui du calendrier parallèle de l’Assemblée nationale centrafricaine ) était à l’image de cette confusion. Des députés désorientés, certains arrivés le 28, d’autres persuadés que la séance était prévue le 29. Une belle pagaille qui aurait été comique si elle ne concernait pas un moment aussi important que le discours présidentiel sur l’état de la Nation (avec un grand N, cette fois-ci).
Cette valse des dates et des majuscules pourrait sembler anecdotique. Elle ne l’est pas. Comment faire confiance à une institution qui peine à maîtriser le calendrier et les règles de base de l’orthographe ? Comment croire qu’elle puisse gérer efficacement les dossiers complexes de notre pays quand elle trébuche sur des détails aussi élémentaires ?
Le plus inquiétant dans cette histoire n’est pas tant l’erreur elle-même que l’absence totale de correction ou d’excuses officielles. Comme si ces approximations étaient devenues la norme, comme si personne ne trouvait plus rien à redire à ce laisser-aller institutionnel.
Et pendant ce temps, nos parlementaires continuent leurs travaux, imperturbables, dans un hémicycle où le temps semble suivre sa propre logique et où la grammaire fait ce qu’elle veut. Une belle image de la désinvolture qui caractérise trop souvent notre administration.
À l’aube de cette nouvelle année, on aimerait pouvoir espérer un sursaut, un retour à plus de rigueur et de professionnalisme. Mais avec une institution qui ne sait même plus quel jour on est, mieux vaut ne pas trop rêver. En attendant, gardons précieusement cette annonce : elle fera un excellent sujet de conversation pour les dîners en ville dans le grand café. Au moins, nos députés nous auront fait rire une dernière fois en 2024 – le vrai 2024, pas celui du calendrier parallèle de l’Assemblée nationale centrafricaine.
MCU : Le nouveau visage de la dictature en Centrafrique
Centrafrique.org/touadera-sactive-a-eliminer-politiquement-ses-deux-principaux-opposants-de-bocaranga-les-manoeuvres-et-debauchage-en-cours/touadera_avec_ses_rabatteurs_de_bocaranga/” rel=”attachment wp-att-77930″ data-wpel-link=”internal”>Touadera avec ses rabatteurs du MCU de Bocaranga
Depuis mars 2022, les masques politiques longtemps cachés au peuple centrafricain tombent finalement. Le MCU dévoile sa vraie nature en imposant un système de parti unique qui ne dit pas son nom. Un retour en arrière pour un pays qui rêvait de démocratie après le chaos de 2013.
La réalité dépasse les pires craintes. Désormais, en République centrafricaine, pour obtenir un emploi dans l’administration ou même exercer une simple activité commerciale comme taxi-moto par exemple, la carte du parti est devenue un sésame obligatoire. Le chantage à l’emploi s’est installé comme mode de gouvernance.
Cette pratique rappelle les heures sombres des régimes autoritaires comme en Corée du nord. Le MCU transforme la faim et la misère en armes politiques. Les Centrafricains, étranglés par la pauvreté, n’ont d’autre choix que de rejoindre les rangs du parti pour survivre.
Le plus inquiétant reste la composition même de ce parti. D’anciens chefs de guerre occupent aujourd’hui les plus hauts postes. Ces hommes qui hier semaient la terreur dans le pays dictent maintenant sa politique. Le MCU n’est plus qu’une coalition d’intérêts personnels déguisée en parti politique.
Pendant que le peuple s’appauvrit, une nouvelle élite criminelle s’enrichit sans vergogne. Les ressources du pays disparaissent dans les poches d’une minorité. Le discours sur la “Septième République” ne sert qu’à masquer cette prédation organisée.
Cette dérive autoritaire menace l’avenir même du pays. Le MCU étouffe toute forme d’opposition et détruit l’espoir d’une véritable démocratie. La Centrafrique s’enfonce dans un système où la liberté devient un luxe que peu peuvent se permettre.
L’heure n’est plus aux demi-mots. Le parti unique s’installe sous nos yeux, paré des oripeaux d’une fausse démocratie. Le MCU écrit les pages les plus sombres de notre histoire récente, pendant que le peuple centrafricain paie le prix fort de ces manœuvres politiques.
Les enfants-soldats d’Obo : ‘J’avais 13 ans quand ils m’ont mis une kalachnikov dans les mains
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Le-President-de-lassociation-des-victimes-centrafricaines-de-la-LRA-de-Joseph-Kony-445×450.jpg” alt=”Les enfants-soldats d’Obo : ‘J’avais 13 ans quand ils m’ont mis une kalachnikov dans les mains” width=”445″ height=”450″ />Le-President-de-lassociation-des-victimes-centrafricaines-de-la-LRA-de-Joseph-Kony – Le combat pour la justice : Entretien exclusif avec Aubin KOTTO-KPENZE, Président de l’association des victimes centrafricaines de la LRA
À l’ombre d’un manguier d’Obo, Justin tremble encore en racontant son histoire. Les yeux rivés sur ses mains, ces mêmes mains qui, à 13 ans, ont dû apprendre à manier une arme, il revit ce matin de mars 2008 où son enfance s’est brutalement arrêtée. “Les Tongo-Tongo sont arrivés comme des ombres. En quelques minutes, je n’étais plus un enfant, j’étais devenu leur chose.”
La LRA, l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony, a laissé des cicatrices indélébiles dans cette région reculée de Centrafrique. Derrière chaque regard, chaque sourire forcé des survivants, se cache une histoire d’horreur que même le temps n’arrive pas à effacer.
“Ils nous faisaient porter leurs bagages jusqu’à l’épuisement”, raconte Félicité, enlevée à 16 ans à Obo. Sa voix se brise quand elle évoque les marches forcées dans la brousse, les coups, la faim. “Si tu ralentissais, ils te battaient. J’ai encore la balle qu’ils m’ont mise dans la jambe ce jour-là“. Aujourd’hui, elle cultive un petit champ à Obo, mais les cauchemars continuent de la hanter.
Dans les rues d’Obo, une centaine d’anciens enfants-soldats tentent de reconstruire leur vie. Certains, comme Justin, se sont tournés vers l’agriculture. “La terre ne juge pas”, dit-il en montrant ses cultures. “Elle ne te demande pas ce que tu as fait avant. Elle te donne juste une chance de recommencer”.
“Le plus dur, ce n’est pas ce qu’on a vécu”, confie Marie, les yeux dans le vague. “C’est ce qu’on est devenu. Les produits qu’ils nous ont fait prendre… Parfois, je ne reconnais plus la personne que je vois dans le miroir”. Comme beaucoup d’autres, elle porte en elle les séquelles physiques et psychologiques de sa captivité.
Francine Nangbuka, qui coordonne une association locale d’aide aux survivants, connaît chaque histoire, chaque traumatisme. “La communauté a appris à les réaccueillir“, explique-t-elle. “Mais certaines blessures ne guériront jamais complètement. Comment oublier quand on a été forcé de tuer, de piller, de détruire ?”
Les survivants attendent toujours que justice soit faite. Joseph Kony, le chef de la LRA, court toujours. “Tant qu’il sera libre, nous ne serons jamais vraiment libres”, murmure Justin. “Chaque nuit, je rêve qu’on l’arrête enfin. Peut-être qu’alors, les cauchemars s’arrêteront.”
Entre 2008 et 2020, la LRA a semé la terreur à Obo , d’ailleurs dans le Haut-Mbomou en général. Aujourd’hui, même si les armes se sont tues, les séquelles restent vivaces. Dans les yeux des survivants brille pourtant une lueur d’espoir : celle de voir leurs enfants grandir dans un monde où le nom de Joseph Kony ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans les livres d’histoire.
Centrafrique.org/devenez-un-incollable-du-jeu-en-ligne-avec-jeuxdecasinoenligne/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre/” rel=”attachment wp-att-68165″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre-450×337.png” alt=”Les casinos fiables en ligne : comment éviter les arnaques” width=”450″ height=”337″ />
Le marché des jeux d’argent en ligne connaît une croissance fulgurante ces dernières années, attirant de plus en plus de joueurs séduits par l’accessibilité et la variété des divertissements proposés. Cette expansion rapide s’accompagne malheureusement d’une multiplication des sites frauduleux cherchant à piéger les joueurs peu avertis. Pour profiter sereinement des jeux de casino en ligne, il est nécessaire de savoir reconnaître les plateformes dignes de confiance. Des experts ont d’ailleurs réalisé un guide sur les casinos fiables en ligne de inde-en-ligne.com qui permet d’identifier les opérateurs sérieux.
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Dans une affaire qui a secoué toute la République centrafricaine durant une année, le député Éphrem Dominique Yandocka vient enfin de retrouver sa liberté après une année d’emprisonnement. Cette histoire commence le 14 décembre 2023, lorsque les forces de l’ordre font irruption à son domicile pour l’arrêter, sans mandat judiciaire, et sans même la levée préalable de son immunité parlementaire.
Initialement accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, un chef d’accusation particulièrement grave, le dossier a connu un rebondissement inattendu lors du jugement final. Le tribunal, présidé par un juge qui s’est exprimé au nom du peuple centrafricain, a requalifié les faits en “délit de complot” en vertu de l’article 286 alinéa 4 du Code pénal.
Dans une ambiance tendue au palais de justice, le président du tribunal a prononcé une peine d’un an d’emprisonnement ferme, tout en accordant des circonstances atténuantes au député, conformément à l’article 50 du Code pénal. Cette décision, qui correspond exactement à la durée déjà passée derrière les barreaux par le parlementaire, lui permet de recouvrer immédiatement sa liberté.
Les observateurs politiques et juridiques voient dans cette décision une manœuvre calculée. En condamnant le député à une peine équivalente à sa détention préventive, le tribunal évite d’ouvrir la voie à d’éventuelles poursuites pour détention arbitraire. Cette stratégie juridique permet à l’État de justifier a posteriori l’emprisonnement du député.
Le verdict laisse toutefois de nombreuses questions en suspens. Le flou persiste autour des accusations initiales, et le passage d’une accusation d’atteinte à la sûreté de l’État à un simple délit de complot intrigue les spécialistes du droit. Tant le ministère public que l’accusé disposent d’un délai de trois jours pour se pourvoir en cassation s’ils contestent cette décision.
Cette affaire, qui a tenu en haleine l’opinion publique centrafricaine pendant plus d’un an, mérite une analyse approfondie que les médias et les experts juridiques ne manqueront pas de développer dans les jours à venir à la rédaction du CNC.
Ozaguin frappe fort : un morceau musical qui fait pleurer les centrafricains , même les vieillards
Centrafrique.org/lartiste-centrafricain-ozaguin/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Lartiste-centrafricain-Ozaguin–450×315.jpg” alt=”Ozaguin frappe fort : un morceau musical qui fait pleurer les centrafricains , même les vieillards” width=”450″ height=”315″ />L’artiste centrafricain Ozaguin. CopyrightDR
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Un vent de révolte souffle sur Bangui. Dans les rues, dans les bars, dans les maisons, une chanson tourne en boucle sur tous les téléphones. C’est le nouveau titre d’Ozaguin qui met le pays en ébullition. Les paroles, mêlant sango et français, touchent au cœur une population à bout de souffle.
Le texte frappe par sa brutale sincérité. “Tout le monde vit dans la peur”, chante Ozaguin, décrivant une société muselée où la critique est devenue un crime. “Si tu vois quelque chose de mal, tu ne dois pas parler. Si tu critiques, on t’arrête, on te jette en prison”. Ces paroles résonnent comme un écho sinistre dans un pays où la liberté d’expression s’éteint peu à peu.
L’artiste pointe du doigt la braderie des ressources nationales. Les mines ? Vendues aux Chinois, aux rwandais et aux Russes. Les forêts ? Cédées aux plus offrants. Pendant ce temps, le peuple centrafricain regarde, impuissant, ses richesses partir à l’étranger sans en voir la couleur des retombées.
“Ils nous promettent le changement”, chante Ozaguin avec amertume. Mais les routes restent des pistes défoncées. Les écoles ? Des ruines où s’entassent les enfants. Les hôpitaux dégagent des odeurs pestilentielles, abandonnés à leur sort. L’aéroport de Bangui, cette porte d’entrée du pays, fait honte à toute une nation. Le port de Mongoumba, fierté de l’époque Bokassa, n’est plus qu’un souvenir délabré.
Le paradoxe est cruel. Les dirigeants sillonnent le monde, admirent les gratte-ciel des capitales étrangères, s’extasient devant le développement des autres. Mais de retour au pays, rien ne change. La Centrafrique semble figée dans un autre siècle, comme si le temps s’était arrêté aux années 1800.
L’argent ? Il coule à flots dans les poches des puissants. “Ils construisent leurs villas pendant que le pays s’écroule“, dénonce l’artiste. Mais sa chanson porte aussi une prophétie : “Un jour, ils rendront des comptes. Un jour, la justice parlera“. Les voleurs d’aujourd’hui seront les prisonniers de demain.
Le sort des soldats morts pour la patrie n’échappe pas à son regard. Leurs familles attendent toujours les indemnités promises. Les orphelins grandissent dans la misère pendant que les salaires de leurs pères disparus s’évaporent mystérieusement. Une tragédie dans la tragédie.
La chanson résonne comme un testament. Celui d’un pays riche devenu mendiant, d’un peuple fier réduit au silence, d’une nation jadis prometteuse transformée en terrain de jeu pour prédateurs internationaux. Les paroles d’Ozaguin peignent le portrait d’une Centrafrique malade de ses dirigeants.
À Bangui, chaque note de cette chanson fait écho aux souffrances quotidiennes. Dans les quartiers populaires, on hoche la tête en écoutant. Certains pleurent. D’autres serrent les poings. Les mots d’Ozaguin touchent juste, trop juste. Ils racontent l’histoire d’un pays vendu par morceaux, d’un peuple trahi par ses élites.
L’artiste prend des risques énormes. Dans ce pays où la vérité est devenue un crime, sa chanson est un acte de bravoure. Mais il porte la voix de millions de Centrafricains réduits au silence. Son courage fait écho à leur désespoir.
Cette chanson restera comme le témoignage d’une époque sombre. Celle où la Centrafrique, ce joyau d’Afrique, fut pillée, bradée, sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels. Un pays où la peur est devenue reine et la misère une compagne quotidienne.
Ozaguin ne fait pas que chanter. Il hurle la douleur d’un peuple. Il peint le portrait d’une nation à genoux, étranglée par la corruption, écrasée par l’incompétence, abandonnée par ceux qui devaient la protéger. Sa chanson est plus qu’une chanson. C’est le cri d’alarme d’un pays qui se meurt.
Entre troubles mentaux et communication politique bâclée : la descente aux enfers d’Evariste Touadera devant les enfants de la rue à Bangui
Évariste Touadera
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Un jeune homme malade, trois cents enfants des rues, des jouets, et un pouvoir qui perd la raison. À Bangui, le clan présidentiel force Evariste Touadera , le fils psychologiquement fragile de Baba Kongoboro, à jouer les philanthropes devant les caméras. Cette mise en scène pathétique n’est que le dernier épisode d’une longue série qui inquiète profondément les Centrafricains. Entre les crises violentes du jeune homme en Russie et ses discours incohérents en public, le pays assiste impuissant à l’instrumentalisation d’un fils malade par un pouvoir aux abois.
En effet, le jeune Évariste Touadera souffre de graves troubles psychiatriques. Cette vérité, connue de tous à Bangui, le pouvoir tente de la masquer sous un vernis de respectabilité. Pourtant, les signes ne trompent personne. Il y a un an, lors d’un voyage en Russie où il devait recevoir des soins, un incident a fait voler en éclats cette façade soigneusement construite.
Dans les rues de Moscou, sans raison apparente, le fils du président s’en est pris violemment à une dame âgée. La scène, captée par des cameras, montre un déchaînement de violence inexplicable. Les coups pleuvent. Les assistants, choqués, filment la scène. En quelques heures, les images font le tour des réseaux sociaux centrafricains. La colère gronde dans le pays. Le peuple, indigné par ce comportement, exige des explications.
La présidence, acculée, organise à la hâte une séance de lecture d’excuses publiques. Le texte, préparé par les communicants du palais, sonne faux quand le jeune Évariste Touadera le lise pour demander pardon. Les Centrafricains ne sont pas dupes. Même les Mercenaires russes, pourtant alliés du régime, expriment leur mécontentement. Une nuit, dans une boîte de nuit de Bangui, ils décident de faire justice eux-mêmes. Evariste Touadera, tabassé par ces criminels russes, il en ressort meurtri, jeté comme un sac à l’arrière de leur véhicule.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Comme si rien ne s’était passé, le pouvoir persiste. La dernière tentative en date ? Une opération caritative au siège de la fondation de sa maman Tina, la deuxième épouse du Président. Plus de 300 enfants des rues sont rassemblés pour recevoir des jouets. Les caméras sont là, les journalistes aussi. On tend le micro à Touadera.
C’est là que tout dérape. Le jeune homme commence un monologue décousu, parlant de liens imaginaires avec ces enfants des rues. “Ce sont mes frères”, affirme-t-il, “nous jouions ensemble dans la poussière“. Les journalistes, gênés, retirent doucement le micro. Dans l’assistance, les regards s’échangent. La mascarade devient insoutenable.
Les proches du pouvoir persistent pourtant. Ils continuent de pousser ce jeune homme malade sous les projecteurs, rêvant peut-être d’en faire un successeur potentiel. Une ambition qui prend des allures de tragédie grecque quand on sait que son père, l’actuel président, souffrirait des mêmes troubles mental.
Dans les rues de Bangui, les habitants parlent à voix basse. Ils évoquent l’absurdité de la situation : un pays où l’on tente de faire d’un jeune homme malade l’héritier d’un système politique déjà fragilisé. Certains en rient jaune : “Dans notre pays, même les fous peuvent devenir ministres, présidents… tout est possible”.
Cette histoire dépasse le simple drame familial. Elle parle d’un système politique à bout de souffle, prêt à tout pour se maintenir, même à sacrifier la dignité d’un jeune homme malade. Elle raconte aussi l’histoire d’un peuple qui observe, impuissant, cette descente aux enfers de ses institutions.
À Bangui, chaque nouvelle apparition publique d’Evariste Touadera fait trembler la population. Non pas de peur, mais de tristesse devant ce spectacle d’un fils malade, instrumentalisé par un pouvoir qui refuse de voir la réalité en face. Un pouvoir qui préfère construire des châteaux de cartes plutôt que d’affronter ses propres démons.
Cette tragédie centrafricaine pose une question fondamentale : jusqu’où ira cette manipulation ? Dans les rues de la capitale, beaucoup craignent que cette mise en avant forcée ne soit que le prélude à une tentative de succession dynastique. Une perspective qui fait frémir dans un pays qui a tant besoin de stabilité et de dirigeants en pleine possession de leurs moyens.
L’histoire d’Evariste Touadera n’est pas qu’un fait divers. C’est le symbole d’un pouvoir qui a perdu tout sens des réalités, prêt à sacrifier jusqu’à ses propres enfants sur l’autel de ses ambitions politiques. Pour les Centrafricains, c’est un nouveau chapitre douloureux dans la longue histoire des errements de leurs dirigeants.