Touadéra foule aux pieds les couleurs nationales et piétine la mémoire de Boganda dans un acte hautement criminel
Le 13 août, jour où la République centrafricaine célèbre son indépendance, le président Faustin-Archange Touadéra a défilé sur un tapis rouge bordé, à gauche et à droite, par les quatre bandes de couleurs du drapeau national : bleu, blanc, vert et jaune.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Ces bandes, disposées dans l’ordre exact du drapeau officiel, formaient une frange continue le long du tapis, là où les pieds des invités officiels et du chef de l’État se posaient à chaque pas. Aux côtés de son épouse et des autorités présentes, le président a avancé droit devant lui, foulant ces couleurs comme si elles n’avaient aucune valeur particulière. Il n’a pas choisi de quitter ce tapis de la honte ,mais par contre il a choisi de fouler au pieds cet emblème national. Il a accepté, en pleine cérémonie, et en tout état de cause, que l’emblème du pays soit placé sous ses pieds. Ce geste, en plus d’être choquant, trouve un écho direct dans les textes officiels qui encadrent l’usage du drapeau et impose un respect absolu.
La loi n° 60.311 du 12 décembre 1960, qui définit le drapeau centrafricain, précise que cet emblème est un symbole de l’État et qu’il doit être respecté en toutes circonstances. Le Code pénal prévoit des sanctions contre toute action qui rabaisse sa dignité ou qui l’expose à un usage dégradant. Dans ce cas précis, même si la bordure ne comportait pas l’étoile jaune ni la bande rouge verticale, elle reproduisait fidèlement la séquence de couleurs et leur position relative. Selon l’esprit de la loi, il s’agit d’un usage qui entre dans le champ des protections prévues pour le drapeau. Mettre ces couleurs sur une surface destinée à être piétinée va directement à l’encontre de l’obligation de respect. Ce manquement devient encore plus grave lorsqu’on se rappelle que les règles protocolaire, en RCA comme ailleurs, interdisent strictement de placer un drapeau ou ses couleurs au sol pour être foulés aux pieds.
Ces usages officiels exigent que les symboles soient visibles, propres, en hauteur ou présentés de manière à ne pas subir d’atteinte physique. Dès qu’un responsable ou un citoyen, y compris le Président de la République, voit les couleurs nationales posées au sol, il devrait éviter de marcher dessus. Le 13 août, le chef de l’État et son épouse avaient la possibilité de quitter ce tapis maudit, ce tapis de la honte, ce tapis des mafieux ou de faire retirer ces bordures avant la cérémonie. Ne pas l’avoir fait revient à ignorer volontairement la portée symbolique du geste. Le jour de l’indépendance n’est pas une journée ordinaire ; c’est un moment où chaque attitude a un sens et peut envoyer un signal fort au peuple.
En foulant les couleurs nationales ce jour-là, devant la population et les caméras, le président Faustin-Archange Touadera a transmis l’image d’un pouvoir qui ne considère pas l’emblème du pays comme intouchable. Les couleurs étaient bien visibles, et le choix de marcher dessus n’a pas été corrigé ni au départ, ni en cours de route. Ce comportement donne le sentiment qu’on peut disposer de l’image nationale comme d’un simple accessoire de décor. Pourtant, le drapeau centrafricain est né de l’histoire, des luttes et des sacrifices qui ont permis l’indépendance. Chaque couleur a un sens précis, lié à l’unité, à la paix, à l’espérance et au sang versé pour la liberté.
Marcher dessus, c’est symboliquement marcher sur l’héritage de Barthélemy Boganda et de tous ceux qui ont bâti la nation. C’est abaisser, aux yeux de tous, la valeur de l’indépendance et l’idée même de République. En agissant ainsi, le chef de l’État prend la responsabilité d’un geste qui contredit la loi, les règles protocolaire et le respect dû au symbole national. Il ne s’agit pas seulement d’un détail de cérémonie, mais d’un acte qui traduit une manière de gouverner : traiter les symboles du pays comme des objets de décor, banaliser leur profanation et placer l’image personnelle et la mise en scène avant le respect de l’emblème national. Le président et son entourage avaient le devoir de protéger l’intégrité visuelle et symbolique du drapeau, mais le 13 août, ils ont choisi de l’exposer au piétinement.
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)