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Centrafrique: le nouveau Premier ministre fixe ses “priorités”

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mahamat-Kanoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique
Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Le nouveau Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun, nommé dimanche par la présidente Samba Panza pour relancer la transition, aura pour priorité “la sécurité” et “la restauration de l’Etat”, a-t-il déclaré lundi à Bangui.

M. Kamoun travaillera autour de “quatre axes majeurs”, avec en premier lieu “la sécurité et la restauration de l’autorité de l’Etat”, a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse. “Vous avez les questions d’assistance humanitaire, les défis humanitaires qu’il faut relever. Vous avez aussi la réconciliation nationale. Et la relance économique et des activités dans l’administration, et enfin la préparation des élections” générales en 2015, a énuméré M. Kamoun.

La présidente de la transition Catherine Samba Panza a nommé dimanche M. Kamoun, un musulman, comme nouveau Premier ministre pour diriger la transition, une première depuis l’indépendance du pays.

Spécialiste des finances, conseiller de Mme Samba Panza, M. Kamoun a été directeur général du Trésor sous le président François Bozizé (renversé en mars 2013) et directeur de cabinet de Michel Djotodia, le chef de l’ex-coalition rebelle Séléka à dominante musulmane, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

Le nouveau Premier ministre aura pour difficile mission de relancer la transition politique en panne, et tenter d’obtenir l’application d’un très fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville sous la pression internationale entre l’ex-Séléka et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

Les “priorités restent les mêmes” que celle de la feuille de route élaborée à N’Djamena en janvier 2014 lors d’un sommet des pays d’Afrique centrale, et “validée par l’ensemble de la communauté internationale”, a-t-il rappelé.

“Le dossier sécuritaire est pour nous une préoccupation majeure”, a-t-il insisté: “Comment pouvez-vous être responsable de l’Etat, de cette transition et faire fi de la situation ô combien difficile que vivent les compatriotes à l’intérieur du pays ?”.

“Notre tâche sera de poursuivre dans la direction” déjà prise par le Premier ministre démissionnaire André Nzapayéké, avec comme “objectif immédiat de mettre en place le (nouveau) gouvernement”, a ajouté M. Kamoun.

“Aujourd’hui, nous nous sommes rendus compte qu’il y a des problèmes” à cause du nombre réduit de ministres (20) dans le cabinet sortant, a-t-il expliqué.

“Il faut donc un réaménagement. Il faut revoir ce chiffre à la hausse. Evidemment, les critères budgétaires, de financement restent de taille. Donc je crois que le prochain gouvernement va se situer autour de 25 ou 26 membres”, a-t-il avancé.

“Le gouvernement que nous comptons mettre en place doit compter le maximum d’entités” par souci “d’inclusivité”, toujours selon le Premier ministre.

Dans la foulée de l’accord de Brazzaville, le futur gouvernement devrait compter des représentants des groupes armés, ex-Séléka et anti-balaka.

L’ex-coalition rebelle a cependant prévenu lundi qu’elle ne participera pas au futur gouvernement, son avis n’ayant “pas été pris en compte” par la présidente pour désigner le nouveau Premier ministre.

“Il ne faut pas céder à la manipulation. Ils savent de quoi je suis capable”, a commenté à ce propos M. Kamoun. “Nous allons travailler dans le sens de l’accord de cessation des hostilités qu’ils (les ex-Séléka) ont signé à Brazzaville pour aller progressivement vers la paix”, a-t-il simplement ajouté.

 

Par: AFP

Un avion humanitaire de la Belgique en Centrafrique, financé par le public

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L’ONG Aviation sans Frontières Belgique (ASF-Belgique) a récemment rejoint les sections ASF des Pays-Bas et du Royaume-Uni dans leur mission d’aide aux organisations humanitaires en Centrafrique. L’avion belge a effectué son premier vol de fret depuis Bangui le 4 août. La particularité de l’appareil, un Cessna 206 immatriculé OO-ASF, est d’avoir été “acheté à 100% grâce au soutien du public belge”, indique lundi le directeur d’AFS-Belgique, Christian Georlette.

Sangaris à BanguiLe seul moyen de ramener un peu d’humanité dans le chaos en Centrafrique, tandis que les forces militaires africaines et européennes tentent vainement de briser l’impunité des milices, c’est de renforcer le transport aérien humanitaire pour permettre aux organisations d’aide d’urgence d’occuper le terrain alors que la saison des pluies s’installe et que plusieurs axes routiers, déjà difficiles, seront bientôt impraticables“, explique Aviation sans Frontières – Belgique.

La section belge d’ASF s’est donc associée avec les sections ASF aux Pays-Bas et au Royaume-Uni pour mettre à la disposition des ONG humanitaires un avion Cessna 206 pour une période initiale de cinq mois d’opérations.

La mission d’ASF-Belgique est financée par le grand public. “Même si les coûts d’exploitation du type d’avion dont nous disposons sont peu élevés, l’aviation reste un secteur coûteux. Nous comptons sur notre public pour continuer à nous soutenir, et nous invitons toutes les institutions, fondations et entreprises qui le souhaitent à s’associer à cet effort humanitaire pour faire face au imprévus et pour prolonger cette mission en 2015“, conclut Christian Georlette.

Par: Belga

Centrafrique: Mahamat Kamoun, le PM de tous les espoirs

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Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Après des consultations qui commençaient à tirer en longueur, la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, a finalement désigné, hier, le successeur d’André Nzapayéké. Le nouveau premier ministre centrafricain se nomme Mahmat Kamoun. Choisi dans un contexte particulier et pour un défi de taille, le nouveau PM centrafricain semble réunir un minimum de critères qui semblent pertinents pour les besoins de la circonstance. Mais il faudra certainement attendre que la composition du nouveau gouvernement soit dévoilée, pour vérifier que tout le monde aura été contenté, et qu’il y a des raisons de croire que l’alchimie fonctionnera.

Ces derniers temps, après les exactions dont certains Centrafricains de confession musulmane ont été victimes, et surtout suite aux multiples récriminations des rebelles ex-Séléka, tout le monde s’était fait à l’idée, que pour aller vers la paix et la réconciliation, la primature devait revenir à un musulman. La présidente, elle-même, étant de confession chrétienne, que le premier ministre soit de l’autre grande religion du pays, cela réparerait ce que certains assimilent à une injustice qui a cours depuis l’indépendance. Avec le choix porté sur Mahmat Kamoun, ce premier critère semble avoir été satisfait.

Mais il n’y avait pas que cet aspect dont il fallait nécessairement tenir compte. Le nouveau chef du gouvernement devait, également, être relativement proche des ex-Séléka, sans heurter fondamentalement les anti-Balaka. Là aussi, le jeu d’équilibrisme auquel s’est livrée la présidente centrafricaine semble plutôt réussi. En effet, Mahmat Kamoun ayant été directeur de cabinet de Michel Djotodia, il y a des chances qu’il soit accepté par la frange des ex-Séléka qui étaient du forum de Brazzaville. D’un autre côté, ayant travaillé au trésor centrafricain, il ne doit pas être un ennemi juré à l’ancien président François Bozizé, dont on dit qu’il est le parrain clandestin des anti-Balaka.

Son passage au trésor fait également de Mahmat Kamoun, un technocrate dont le pays a aussi besoin pour faire face aux enjeux immenses de reconstruction socio-économique. Mais par-dessus tout, si Catherine Samba Panza l’a choisi, c’est parce que mettant à profit le peu de temps que ce dernier a passé à ses côtés, en tant que conseiller à la présidence de la République, elle a eu le temps de s’assurer que le nouveau PM ne lui jouera pas des coups bas. Ce dernier critère doit être l’une des raisons qui ont poussé Catherine Samba Panza à ne pas entériner le choix de la communauté internationale dont la France qui, elle, misait davantage sur Karim Meckassoua.

S’il est vrai qu’avec la crise centrafricaine et ses nombreux retournements de situation, on n’est jamais trop prudent, il semble toutefois que la présidente ait relativement réussi le premier niveau de l’exercice qui, pour elle, consiste à recomposer son équipe gouvernementale. Il reste tout de même à meubler les autres postes ministériels. En sachant qu’à cet autre niveau, il est attendu que toutes les entités de la société centrafricaine soient rassurées, ce n’est pas une partie de plaisir qui attend la présidente et le nouveau premier ministre.

Or, dans la crise centrafricaine, le tout ne sera pas non plus de réussir ce second niveau, encore faudrait-il que dans ce nouveau gouvernement, les querelles identitaires et politiques, ainsi que les clivages socioéconomiques n’interfèrent pas dans la mission d’ensemble de conduite du pays en direction de la paix et  de la réconciliation nationale.

Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info

Centrafrique: Mahamat Kamoun sur RFI «Ensemble, nous allons pousser l’action gouvernementale»

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Notre invité est le nouveau Premier ministre centrafricain. Mahamat Kamoun a accordé à RFI sa toute première interview. Il évoque ses priorités et fait le constat de la difficile situation actuelle. Il répond aux questions de Laurent Correau.

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Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

RFI : Vous venez d’être nommé Premier ministre. Quelle est votre première réaction à cette nomination ?

Mahamat Kamoun : Ma première réaction, c’est d’abord de remercier madame la présidente de la République pour la confiance et surtout pour avoir porté son choix sur ma modeste personne, remercier également toutes les forces vives de la Nation avec lesquelles elle a eu des entretiens et des consultations approfondis et dont les conseils ont été déterminants pour ses choix. Le critère confessionnel a joué un rôle mineur dans la nomination, contrairement à ce que les uns et les autres peuvent penser. Je me pose comme un homme plein d’humilité, un homme compétent et ouvert, rassembleur. La réconciliation fait partie de l’action que le gouvernement de transition est appelé à mettre en œuvre. Donc avec tous les Centrafricains, le gouvernement, la communauté internationale, nous allons aller dans ce sens. Un premier cap a été franchi à Brazzaville. Ensuite avec le médiateur et les autres partenaires, nous allons attaquer la deuxième phase qui est le dialogue, les consultations populaires à la base au niveau des 16 préfectures de la République centrafricaine. Et ensuite, il y aura l’organisation d’un forum au niveau de Bangui, de réconciliation nationale.

Qu’est-ce que vous considérez aujourd’hui comme votre priorité en tant que nouveau Premier ministre ?

La priorité des priorités, c’est d’abord se pencher sur la formation du prochain gouvernement, lequel gouvernement doit être inclusif comprenant toutes les forces vives de la Nation. Nous allons mettre en place une équipe gouvernementale qui est composée de toutes les sensibilités politiques de ce pays et c’est ensemble que nous allons pousser l’action gouvernementale. Notre mission sera essentiellement de réussir cette transition.

Quel est votre message à la fois aux anti-Balaka et aux Seleka ?

Les anti-Balaka , les Seleka, les Centrafricains qui nous connaissent, ils savent de quoi nous sommes capables. Lors des accords qui ont été signés lors du forum de Brazzaville, ces deux entités ont démontré aux yeux du monde entier qu’ils étaient pour la paix et qu’ils étaient prêts à déposer les armes pour se consacrer à l’œuvre de reconstruction nationale. Donc nous avons confiance aux responsables de ces deux entités pour nous soutenir dans ce rôle difficile de reconstruction de notre pays.

L’application des accords de Brazzaville, c’est l’un de vos chantiers importants ?

C’est l’un des actes majeurs de notre action et de tous ceux qui nous accompagnent dans cette entreprise de transition. La situation est tributaire de la sécurité. Sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent exercer leurs activités dans les champs ? Sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent écouler leurs produits ? Et sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent avoir du sel, du savon, qu’ils reviennent dans leurs domiciles respectifs ? Donc la sécurité est la priorité numéro un. Ensuite, il faut assister les gens et les inciter à revenir chez eux. C’est pour cela qu’avec les organismes humanitaires, nous allons continuer le travail pour permettre à chaque Centrafricain de revenir chez lui, et aussi à ceux qui sont à l’extérieur. Si nous voulons aller aux élections, il faut maintenant tout faire pour que les gens regagnent le pays.

Quel est le message que vous avez envie de délivrer aux Centrafricains aujourd’hui ? Qu’est-ce que vous avez envie de leur dire ?

Les Centrafricains me connaissent. Je leur demande du calme, c’est au pied du mur qu’on voit le maçon. Et surtout, ils font partie, ils sont au cœur de la politique du gouvernement que j’ai à nommer.

Quel est l’état dans lequel vous trouvez la Centrafrique en ce jour où vous êtes nommé Premier ministre ?

Si on fait une rétrospective de la situation du pays au moment où la présidente de la République, madame Catherine Samba-Panza, accédait à la magistrature suprême du pays, six mois après il y a eu des progrès importants : en termes de sécurité, sur le plan social, en termes de relance économique. Et tous ces résultats, il faut les mettre sur le dos du gouvernement sortant dirigé par André Nzapayèkè. La communauté internationale également avec la force Sangaris, la Misca, tout le monde a œuvré, tout le monde a mis du sien pour pouvoir arriver à cette situation. Nous sommes conscients que beaucoup reste à faire. Mais il ne faut pas non plus oublier les résultats qui ont été enregistrés à ce jour.

 

Par: Laurent Correau avec  RFI

Le tournoi “Romain SATO” pour la paix du 11 au 13 août à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/tournoi-sato.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tournoi Romain SatoUn tournoi pour la paix organisé par l’association du basketteur international centrafricain ROMAIN SATO se jouera à Bangui du lundi 11 août 13 août 2014.

Le tournoi va mettre aux prises les quatre premiers du championnat à savoir DFC8, le Réal Comboni, Tempête Mocaf et le TP USCA sur un système demi finale et finale.

Les demi-finales se joueront lundi et la finale ainsi que le match de la 3e place se joueront le mercredi 13 août.

Le programme du tournoi

Lundi: Demi-finale

13h: DFC8-Réal Combon

16h: AS Tempête Mocaf-TP USCA

Mercredi : Finale et 3e place

 

Par: Centrafrique Football

République Centrafricaine: mise en œuvre du Fonds Bêkou

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Afin d’améliorer l’articulation entre interventions d’urgence et de développement en République centrafricaine, la Commission européenne, l’AFD, la coopération néerlandaise et la banque de développement allemande KFW mutualisent leurs financements en faveur de la gestion de la crise en République Centrafricaine.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/Agence-francaise-de-developpement.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Agence francaise de developpementLe Fonds Bêkou (espoir en langue sango) a été créé pour permettre l’accès des populations aux services essentiels (eau et assainissement, alimentation, soins, etc.) et la relance de l’activité économique dès que la situation sécuritaire le permet. Car s’il n’y a pas de développement possible sans un minimum de sécurité, il est illusoire d’espérer un retour à la paix si le pays ne renoue pas avec une dynamique de développement. Le fonds permettra également de financer des actions dans les pays limitrophes affectés par la crise.

Ce fonds européen, initié par la France, doit favoriser la synergie entre les actions des partenaires internationaux qui accompagneront les autorités centrafricaines en sortie de crise au cours des prochaines années. Le montant initial du fonds pour 2014 et 2015 sera supérieur à 60 millions d’euros (41 millions d’euros de la Commission européenne, 10 millions d’euros de la France, auxquels l’Allemagne a l’intention d’ajouter 10 millions d’euros). Les Pays-Bas ont également fait part de leur intention de participer. Il est ouvert aux États membres et à tout autre bailleur souhaitant s’appuyer sur l’expertise du système européen d’aide au développement.

L’acte constitutif de ce Fonds a été signé à Florence, en marge de la réunion informelle des Ministres en charge du Développement, en présence de Mme Florence Limbio, ministre centrafricaine la coopération internationale, par Mme Annick Girardin, secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, Mme Lilianne Ploumen, ministre de la Coopération des Pays-Bas, M. Gerd Müller, ministre du Développement de la République fédérale d’Allemagne, et de M. Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement.

Le Fonds Bêkou : une innovation pour optimiser la coordination de l’aide
La communauté internationale a un bilan mitigé en matière de stabilisation et de reconstruction post-crise. Le Fonds Bêkou répond à la nécessité de passer un cap en matière de coordination de l’aide internationale dans ces contextes. La sortie progressive de la crise en RCA représente l’opportunité d’expérimenter un passage progressif de l’urgence au développement par des projets permettant de renforcer la crédibilité de l’État, de contribuer à la réconciliation de la société et de créer des emplois.

La mise en oeuvre des projets sélectionnés sera assurée par l’agence de développement de la Commission européenne ou déléguée aux agences de développement, principalement européennes. Le fonds est soumis aux règles européennes en matière de contrôle, de transparence et de redevabilité. Sa gouvernance assurera une pleine représentation des autorités centrafricaines.

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD : “Je suis heureuse que cette initiative française ait pu aboutir si rapidement en un véritable partenariat européen au service de la stabilisation en République centrafricaine. Le Fonds Bêkou doit permettre que la Centrafrique, qui bénéficie aujourd’hui de l’attention des médias, ne retombe pas dans les années à venir dans le statut d’orphelin de l’aide internationale. Ce fonds, qui a vocation à financer des projets de développement économique et social, sera complémentaire des dispositifs existants, notamment ceux de l’ONU dans les domaines de l’humanitaire et de la gouvernance. Il est ouvert aux contributions de ceux qui souhaiteraient participer à l’effort de stabilisation et de reconstruction de la République centrafricaine.

 

Agence Française de Développement

Cathérine Samba-Panza appelle à la raison pour poursuivre la mise en oeuvre des accords de Brazzaville

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La présidente de transition en Centrafrique, Mme Cathérine Samba-Panza, a appelé ses concitoyens à la raison pour poursuivre la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités estimant que « les affrontements de ce samedi entre les Anti-Balaka est une confusion que Dieu le Créateur sème parmi ceux qui ne veulent pas la paix en Centrafrique».
S’exprimant au Palais des Sports, à l’issue d’une marche populaire pour la paix, Mme Samba-Panza a demandé aux groupes armés qui ne veulent que la perpétuation des violences, de faire preuve de pardon mutuel, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

Présidente de la Transition centrafricaine« Je suis comme la mère poule qui tend la main à tous les Centrafricains. Je ne renie personne. Mais je n’apprécie pas tout ce que font certains de mes enfants », a-t-elle souligné.

Elle a par ailleurs précisé que, les consultations vont se poursuivre pour la formation du futur gouvernement. Les consultations se poursuivent à Bangui pour trouver un remplaçant au Premier ministre démissionnaire André Nzapayéké, rappelle-t-on.

Sous la pluie, les marcheurs, chrétiens et musulmans, ont scandé : « non à la partition de la RCA », « Oui à la paix et à la cohésion sociale entre les Centrafricains de tous bords ».

Pour le symbole, les marcheurs ont été invités à porter des tee-shirts de couleurs Bleue, Blanche, Verte, Jaune et Rouge, représentant les cinq couleurs du drapeau centrafricain, sur lesquels ont été inscrits « RCA : une, indivisible et laïque », « Plus jamais çà ». Ils portaient aussi des banderoles sur lesquelles l’on pouvait lire « E zia Kangbi et E zia Bira » en langue nationale Sango, signifiant « Non aux violences et Non à la partition ».

Venus de tous les arrondissements de la capitale avec des points de rassemblement : le PK0 au centre Ville, pour la population du 7è arrondissement, Rond Point Koudoukou pour ceux du 3è, Place des Nations Unies pour ceux des 2è et 6è et Place Marabena pour ceux des 4è, 5è et 8è arrondissements. Ils ont arpenté les grandes artères de la capitale avec comme point de chute le Palais des Sports, où une messe d’action de grâce a été dite sous le haut patronage de la présidente de la transition.

« Nous avons marché aujourd’hui sous la pluie pour prouver à l’opinion nationale et internationale que nous avons besoin de se réconcilier avec nos frères musulmans. Nous ne voulons que la paix et la cohésion sociale », a lancé Isidore Kondjia, l’un des marcheurs.

Pour Frederick, venu du 7è arrondissement de Bangui, « cette marche est l’expression de notre soutien au Forum de Brazzaville. Nous soutenons l’initiative du Président congolais Denis Sassou Nguesso lorsqu’il disait, à Brazzaville, ‘’Plus jamais çà ». Nous aussi nous marchons pour dire ‘’plus jamais çà », a-t-il dit.

Par: APANews

Forces Internationales: une mobilisation importante mais inefficace en RCA

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Plusieurs missions armées internationales se succèdent dans le pays, mais sans grands résultats jusqu’ici.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Eufor-RCA4.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Eufor RCA4Environ 9 000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique. Plus de 6000 sous la bannière de l’Union africaine, 2 000 sous celle de la France et 750 sont européens. Mais la paix qu’ils recherchent tous demeure introuvable. Pas une  semaine ne passe sans nouvelles de mort dans le pays. Des décès qui sont surtout dus aux affrontements de bandes armées sur fonds de conflit inter religieux, qui commettent aussi des exactions sur des civils. Les assaillants appartiennent soit au mouvement des anti-Balaka, soit à celui des Séléka, deux groupes rebelles qui ont pourtant proclamé leur dissolution. Mais il existe aussi d’autres milices en Centrafrique, tels les rebelles Peuls, aux capacités de nuisance cependant plus réduites.

Si les forces tchadiennes ne s’étaient pas retirées après des accusations d’exactions sur les populations civiles, les troupes internationales d’interposition avoisineraient aujourd’hui 10 000 hommes. Qu’à cela ne tienne, c’est le chiffre que devraient atteindre les éléments de la nouvelle mission annoncée dans le pays et qui suscite de nombreux espoirs. La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) prendra, le 15 septembre prochain, le relais des forces actuellement déployées, selon la résolution 2149 du conseil de sécurité. Toutefois, les 10 000 hommes ne représentent  que l’effectif initial, donc appelé à monter en puissance pour accompagner le processus politique de rétablissement de la paix en RCA. Ce chiffre de départ c’est toutefois déjà cinq fois l’effectif de la Force militaire d’Afrique centrale (FOMAC) déployée en 2008 par les Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. Elle a remplacé dans le pays la force de la CEMAC, la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC), dont la mission était, dès 2003, d’accompagner les forces armées centrafricaines dans la lutte contre des rebellions et coupeurs de route. La FOMAC a, elle aussi, été remplacée par la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), « avec l’intervention de l’ONU», comme le précise le Pr. Ntuda Ebode, géostratège. Force qui a, à son tour, cédé la place à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) en décembre 2013. Mais en plus d’une décennie d’interventions internationales, il n’y a toujours pas de paix au bout du fusil.

 

Par: Hugues Marcel TCHOUA pour Cameroun Tribune

Centrafrique: l’ex-Séléka refuse de participer au prochain gouvernement

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L’ex-rébellion centrafricaine de la Séléka ne participera pas au gouvernement du nouveau Premier ministre centrafricain, son avis n’ayant “pas été pris en compte” pour le désigner, a déclaré lundi à l’AFP son porte-parole, Abou Mal Mal Hissène.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/assemblée-de-la-séléka1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>assemblée de la séléka“Nous pensons que la présidente de transition (Catherine Samba Panza) n’a pas tenu compte des avis de la Séléka qui contrôle encore la majeure partie” de la Centrafrique, a affirmé ce porte-parole, assurant que l’ex-coalition rebelle avait appris la nomination du nouveau Premier ministre “à travers les médias étrangers”.

“La Séléka ne participera pas au prochain gouvernement”, a affirmé Abou Mal Mal Hissène.

“Ses responsables militaires dans leur majeure partie ne cautionnent pas la nomination de Mahamat Kamoun, qu’ils ne considèrent pas comme un membre de séléka”, a commenté une autre source au sein de l’ex-coalition rebelle.

La présidente de la transition Catherine Samba Panza a nommé dimanche Mahamat Kamoun, un musulman, comme nouveau Premier ministre pour diriger la transition, une première depuis l’indépendance du pays.

Spécialiste des finances, M. Kamoun a été directeur général du Trésor sous le président François Bozizé (renversé en mars 2013) et directeur de cabinet de Michel Djotodia, le chef de la Séléka, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

Au pouvoir de mars à décembre 2013, période durant laquelle elle s’est rendue coupable d’innombrables exactions contre les poulations de Bangui, la coalition rebelle de la Séléka a été affaiblie par une opération militaire française et une force africaine, puis forcée de quitter la capitale pour se replier vers le nord du pays, dont elle garde le contrôle aujourd’hui.

La présidente de transition “a reçu presque toutes les entités nationales au cours des différentes consultations qui ont été organisées du 6 au 8 (août)” pour choisir le Premier ministre a réagi le porte-parole de la Présidence, Clément Anicet Guiyama Masogo.

La présidente avait souhaité que “chacune des entités propose au moins un nom pour le poste de Premier ministre et des noms pour les postes de ministres”, a expliqué M. Masogo.

“Sur les douze entités qui ont été reçues, il y en a neuf qui ont fait des propositions. L’ex-Séléka n’a rien proposé”, a-t-il souligné. Mme Samba Panza a ensuite pris sa décision “après avoir analysé ces propositions et en accord avec le médiateur congolais de la crise centrafricaine, le président Denis Sassous Nguesso”, toujours selon ce porte-parole.

La nomination de Mahamat Kamoun intervient près de deux semaines après un fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise centrafricaine, dont l’ex-Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka, pour tenter de relancer la transition politique en panne.

Plusieurs responsables de l’ex-coalition rebelle, aujourd’hui minée par les divisions, avaient dit cependant ne pas se reconnaître dans cet accord.

Dans la foulée de l’accord de Brazzaville, le Premier ministre sortant André Nzapayéké avait démissionné et la présidente Samba Panza avait promis un nouveau gouvernement de “large ouverture”.

 

Par: AFP

La Séléka ne reconnait pas Kamoun

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Un porte-parole de la Séléka affirme que l’ex-coalition rebelle ne participera pas au gouvernement du nouveau Premier ministre centrafricain.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Signature-des-Accords-de-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature des Accords de Brazzaville
Signature des Accords de Brazzaville

Abou Mal Mal Hissène a indiqué que son mouvement n’a pas été consulté alors qu’il contrôle encore la majeure partie de la Centrafrique.

“Sa nomination viole tous les accords signés jusque-là “, a déclaré à la BBC le capitaine Ibrahim Ahmat Nedjad, porte-parole de l’aile militaire de la Séléka. ” Nous avons été très déçus par cette nomination. Il est vrai que M. Kamoun a travaillé avec l’ancien président Michel Djotodia. Mais la Séléka est bien organisée, la Séléka dispose d’une branche politique, et par conséquent, nous ne reconnaissons pas M. Kamoun comme étant un membre de la Séléka”, affirme Ibrahim Ahmat Nejad.

Le nouveau Premier ministre était jusque-là directeur de cabinet à la présidence de la république.

Spécialiste des finances, M. Kamoun a été directeur général du Trésor sous le président François Bozizé et directeur de cabinet de Michel Djotodia, qui a été récemment nommé, chef de la Séléka.

Selon le porte-parole de la présidence, la décision fait suite aux consultations des Forces vives de la Nation en concertation avec la communauté internationale.

ence, la décision fait suite aux consultations des Forces vives de la Nation en concertation avec la communauté internationale

 

Par: BBC Afrique

Pourquoi et comment Mahmat Kamoun est nommé premier Ministre

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Fin du suspens, Dame Samba Panza vient enfin de rendre son verdict ce 10 Août 2014. Mahmat Kamoun est nommé Premier Ministre de la transition en Centrafrique. Une nomination qui a fait l’effet d’une bombe mais la messe œcuménique d’hier au Stade de Bangui avait pour objectif de préparer les centrafricains à cette nomination. Hier Samba Panza scandait que « Personne pas même la communauté internationale ne lui dicterait sa décision ». Comment alors expliquer son choix ?

Quand les débats s’organisaient autour de la question « Faut-il nommer un musulman à la Primature ? » J’ai failli m’étrangler en criant, non mais arrêtez cet amalgame qui a coûté la vie à des milliers de centrafricains et d’étrangers vivant en rca ! Vous prenez à ce point les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ? Parlez nous plutôt de la Seleka à la primature. Ce sont les représentants de la Seleka et non des musulmans qui ont fait le déplacement de Brazzaville pour les négociations des postes comme d’ailleurs dans tous les précédents pourparlers. Pourquoi vouloir coûte que coûte faire croire qu’il s’agit uniquement d’un conflit entre chrétiens et musulmans ? Les musulmans ne sont pas tous des seleka, et les musulmans n’ont pas prit les armes pour réclamer le pouvoir, c’est la seleka qui a tout organisé et manipulé certains voire utiliser le nom des musulmans à des fins politiques.

Mahmat Kamoun préferé à Abdoul-karim Méckassoua?

C’est devenu un secret de polichinelle, tout le monde est au courant que les accords précédant la démission de Djotodja prévoient que la Seleka garde la Primature et quelques Ministère clés. Ainsi on a eu droit à cette injonction de l’homme fort de Ndjamena lors de la première visite de Samba Panza au Tchad, celui-ci s’engageait à : « Veiller au respect des accords de Ndjaména» …On le savait que les menaces de partitions, les massacres etc. sont des moyens de pression pour obtenir gain de cause. A Brazzaville les représentants de la Seleka en ont fait voir de toutes les couleurs au Président Denis Sassou Nguésso et les autres partis. Ils ont réitéré leur volonté de partitionner le pays, ont boycotté les séances pour finir par revenir à de meilleurs sentiments et demander pardon aux centrafricains pour ces propos de division. Ce que Déby veut Déby l’obtient.
Je le savais que la primature reviendrait à la rébellion Seleka mais jamais il ne m’est venu à l’idée qu’on aurait droit à un certain Mahmat Kamoun
Le nom d’Abdoul Karim Meckassoua circulait depuis quelques jours et sa nomination imminente faisait couler beaucoup d’encres. Pourquoi Méckassoua n’a pas été nommé Premier Ministre ?
Il va sans dire qu’il n’a aucune chance dans ce décor parce que Meckassoua a la fâcheuse manie d’organiser des audits là où il passe ( Bozize et ses Ministres en savent quelque chose), il aime tellement la clarté dans la gestion qu’il ne peut pas être invité aux affaires juste parce qu’il est musulman. Non il faut plus qu’être musulman et intellectuel. C’est le genre de profil de Mahmat Kamoun qui intéresse. Pourquoi Samba le préfère à ce poste ? Brièvement sur ce nouveau Premier Ministre

Qui est Mahmat Kamoun ?

Ce Monsieur fait partie des initiateurs du guichet unique à Douala dont ils ont signé la gestion avec un Béninois nommé Boko, quand Bozize voulait y voir plus clair dans la gestion calamiteuse du trésor public dont il assurait la Direction il a prit le chemin de l’exil…Demandeur d’asile aux USA Mahmat Kamoun n’avait pas encore obtenu son statut de réfugié politique quand la Seleka chasse Bozize du pouvoir, il revient alors en RCA pour être nommé Directeur de Cabinet de Michel Djotodja. A ce jour, selon la loi sur l’immigration aux Etats-Unis il n’a pas le droit de rentrer sur le territoire américain…Un Premier Ministre personna non-gratta aux USA où se trouvent les institutions de Breton-wood (sic !)
Aprèsla démission de Djotodja il est nommé Conseiller spécial de Sampa Panza avec rang et prérogatives de Ministre d’Etat.
Kamoun et la fille de dame Samba Panza, seraient mis en cause dans l’affaire de la disparition d’une partie des 6 milliards de franc CFA donnés par l’Angola à la Centrafrique.

Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique
Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Derrière un grand-homme il y’a toujours une grande dame ?

Cette maxime marche aussi à l’envers, Mahmat Kamoun forme avec sa femme un couple dont il faut se méfier. En tout les cas, avec sa nomination les douaniers n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Dame Kamoun née Ngakola Rachel a été bombardée Directrice Générale Adjointe de la Douane sous le régime de Djotodja, puis Directrice générale sous Samba Panza, elle est à l’origine de la débancarisation des recettes douanières (la bancarisation étant l’une des rares bien du régime Bozize)…Les recettes douanières se promènent désormais librement dans les sacs à main de sa clique.

Samba Panza enfonce encore plus la RCA avec cette nomination

Loin d’être cette mère neutre, capable de sortir la RCA du bourbier Samba Panza est entrain de mener les centrafricains à la file indienne directement en enfer. Copinage, clanisme, affairisme d’état, en quelques mois elle nous réédite le même scenario que ses prédécesseurs. Dame Samba-Panza se contrebalance royalement des centrafricains, des milliers de morts, de l’avenir du pays…Ce sont ses intérêts qui priment.
Elle n’est pas cette mère dont vous rêviez qui pourrait tout faire pour réconcilier ses enfants et mener son pays résolument vers des élections libres et démocratiques. Non, Samba Panza s’est prostituée avec la Seleka pour manger, il y’en a que pour son ventre, elle mange, se lèche les babines et ne pense qu’à s’empiffrer. Et parcequ’en RCA avoir un gros ventre est signe d’opulence, peu importe les morts, le chaos, les milliers de refugiés vivants dans des conditions exécrables Samba Panza s’en fout il n’y’en a que pour sa bedaine…

 

Echo de Centrafrique

RCA: Boda, une ville divisée, et vous ne savez jamais qui va prendre le premier coup

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Malgré une trêve, une profonde méfiance demeure entre musulmans et chrétiens dans la ville minière de Boda en République centrafricaine.

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Ville de Boda en Centrafrique
Vous la sentez immédiatement. Cette tension inquiète lorsque vous conduisez dans la ville minière de Boda en République centrafricaine (RCA).
C’est un sentiment qui est difficile à décrire. Ce n’est pas comme vous êtes dans une zone de guerre où les armes crepitent et vos instincts vous disent de trouver un endroit pour se cacher.
C’est un autre type de tension. Vous savez, il n’y a pas de danger immédiat pour vous, mais vous ne pouvez pas tourner le dos à tout le monde. Vous ne savez jamais qui va prendre le premier coup.
Des rangées et des rangées de maisons de briques ont été réduites en ruines, les quelques personnes que vous croisez dans la rue regardent juste vous, et vous savez qu’ils sont entrain d’essayer de comprendre si vous êtes ami ou ennemi.
Boda est l’une des villes de l’ouest de la RCA où il existe encore un peu de Musulmans.
Nous nous dirigeons vers la mosquée. C’est tout simplement logique d’essayer de parler à l’imam ou à un aîné dans la communauté. Nous avions besoin d’amener les gens d’ici à nous faire confiance, afin que nous puissions les interroger et entendre leur version de l’histoire.
Nous nous sommes également inquiétés de la lumière. Il commence à faire sombre, nous ne serons pas en mesure de filmer la nuit, et nous avons été mis en garde que beaucoup d’armes circulent dans la ville. La seule façon pour les chrétiens et les musulmans rivaux de se protéger.
Nous avions besoin de se dépêcher.
L’imam avait l’air fatigué. Il a dit que c’est parce qu’il est stressé. Il est resté dans la ville où des combats ont éclaté entre les combattants, majoritairement musulmans, Séléka et un groupe armé Anti-Balaka chrétien, parce qu’il voulait “protéger” son peuple “le seul moyen” qu’il savait: c’est la prière. En dirigeant la prière pour les musulmans pris au piège dans le quartier.
L’imam ne veut pas être interviewé à la caméra, mais l’un des anciens a dit oui. Il est en colère, furieux, parce qu’il dit qu’il est pris au piège ici.
Son nom est Yousouf Baraka. Il a vu des gens tuer et être tués en dehors de la mosquée. Il a déclaré que certains de ceux qui ont tenté de quitter la ville et de rejoindre le Tchad n’ont jamais pu le faire.
“C’est pourquoi nous ne pouvons pas partir,» at-il crié. “Nous allons tous être tués. Ils vont nous attaquer le long de la route et nous couper en morceaux. C’est arrivé à d’autres personnes avant.”
La peur, la colère et l’incertitude
Il parle des chrétiens, qui vivent de l’autre côté de la ville. Entre eux les troupes Françaises et l’Union africaine (UA) ont formé une zone tampon, en gardant les deux groupes religieux en dehors.
Quand nous allons sur le côté maintenant majoritairement chrétienne, l’ambiance est la même.
La peur, la colère, l’incertitude flotte dans l’air.
Des milliers de chrétiens vivent dans l’enceinte de l’église. Leurs maisons ont également été détruites au cours des mois des combats basés sur la religion. Ils ont aussi vu des gens tuer et être tués. Ils disent qu’ils ne peuvent pas non plus quitter parce qu’ils ont peur de mourir si ils tombent sur un groupe en colère.
J’ai convaincu Sœur Marguerite à me parler. Elle ne voulait pas la première fois parce qu’elle ne veut pas mettre les autres religieuses et les familles déplacées en danger en disant quelque chose de mal.
Elle est triste, déçue et inquiete pour les enfants pris au piège dans son église. Elle est venue des îles des Caraïbes à Boda pour aider les gens. Elle n’a jamais imaginé que les choses vont devenir si mauvais.
«La priorité pour les gens est de retourner chez eux pour vivre dans la paix», a déclaré Sœur Marguerite. “Quand je vois les petits enfants qui étaient nés ici, qui vivent dans ces tentes, ça me brise le cœur. Ils essaient de faire face, mais c’est inacceptable. Les gens ne devraient pas avoir à vivre comme ça dans Boda.”
Cette ville semble plus divisée que n’importe quel autre endroit en RCA, que j’ai visité. Ce qui fait peur, c’est le niveau de la haine véhiculée entre les gens.
Vous pouvez la sentir dans les deux côtés de musulmans et chrétiens de la ville. Elle ne vas pas tout simplement disparaître parce que les deux parties au conflit ont signé un cessez-le-feu; certaines personnes croient qu’elle ne durera pas longtemps.
Dans un coin, une jeune fille griffonne dans un cahier. Je regarde par-dessus son épaule pour voir ce qu’elle écrit. Ce n’est ni en anglais ou français et je le lui demande.
Elle parle la langue locale Sango et j’avais besoin d’un interprète. Le vieil homme lui parla alors elle sourit et me dit: “. Elle est inquiète quand elle rentre à la maison et retourner à l’école si elle n’aurait pas fini ses devoirs car son professeur va se fâcher. “
J’ai vu et entendu beaucoup de choses terribles en RCA, mais pourtant cette phrase apparemment innocente de cette fillette de 12 ans m’a frappé durement.
J’ai roulé pour passer à son école qui est sur mon chemin. Elle a été complètement détruite. Les soldats de l’UA à l’extérieur me disent que certains des enseignants et des étudiants ont été tués.
Si cette petite fille parvient à jamais de rentrer à la maison, comment est-ce qu’elle pourra retourner à l’école?
Al Jazeera

RCA: LETTRE DE FÉLICITATIONS DU COLLECTIF TOUCHE PAS À MA CONSTITUTION AU NOUVEAU PM

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lOGO-tOUCHE-pAS-À-MA-CONSTITUTION-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre Mahamat KAMOUN,

A l’issue de votre nomination comme le nouveau Chef du Gouvernement de la Transition, le Collectif« Touche à Pas ma Constitution », une Association de défense des droits de l’homme et membre actif de la Société Civile vous adresse nos félicitations.

Face à la situation que traverse la République Centrafricaine, nous vous invitons d’inscrire dans votre agenda politique la lutte contre l’impunité, la restauration rapide de la sécurité, l’unité nationale, et la paix.

Certes, la tâche n’est pas facile mais sachiez une chose que vous avez une obligation politique de conduire impérativement le peuple centrafricain vers des élections crédibles, libres, transparentes et démocratiques.

Le Collectif, vous souhaite vivement un succès durant cette période de la transition.

Veuillez agréer Excellence Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.

 

Fait à Paris, 10. 08. 2014

Le Coordonnateur Général du Collectif,

 

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

 

Ampliation :

– Presse

La RCA : un pays détruit par des conflits armés face aux OMD et aux APE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Un-adolescent-abîmé-par-l’alcool-et-la-cigarette.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conséquence négative des conflits armés
Un adolescent abîmé par l’alcool et la cigarette (Conséquence négative des conflits armés)

La date butoir de l’évaluation général des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) s’approche à pas géant. Comme prévu par le système des nations unies qui avait lancé un appel à tous les Etats du monde d’adhérer au processus, en 2015, il faut l’éducation pour tous, la santé pour tous, la nourriture pour tous, pour n’évoquer que ces besoins vitaux de base qui concernent particulièrement les pays émergents et les pays les plus pauvres de la planète, notamment en Asie, en Amérique latine et en Afrique, tels que la Centrafrique, le Cameroun, le Congo, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pays cités à titre d’exemple. La liste est bien longue. La pauvreté sur le continent demeure,  à priori, le mal qui freine le développement de nos pays. Et si c’est dans ce contexte que le premier sommet Etats-Unis-Afrique a été convoqué par Barack Obama, président de la première puissance mondiale pour endiguer ce mal, on ne peut qu’applaudir.
La république centrafricaine, un pays qui n’est pas encore sorti de l’auberge, a fait un mauvais départ de cette course de vitesse pour le développement, depuis le lancement de ce vaste programme par le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), pour ne pas paraphraser René Dumont qui disait que l’Afrique est mal partie, en général. Vingtaine d’années après son indépendance, ce beau pays riche en ressources minières et pétrolières, mais également pauvre à cause de la mal gouvernance de ses dirigeants et des crises à répétition. Situé au cœur de l’Afrique, le Centrafrique est l’orphelin du monde, abandonné par les occidentaux, particulièrement la France qui revient en force, mais finalement racheté par des institutions internationales et sous régionale (CEEAC, UE) pendant les crises, pour être sous tutelle de l’ONU. Les conflits armés ont occasionné son recul non égalé par rapport aux autres Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) de la planète. Au regard du thermomètre, la Centrafrique ne peut pas répondre au rendez-vous puisque les maladies l’ont rongée, à tel point qu’elle est condamnée sur le lit sous perfusion comme un malade qui souffre d’Ebola et n’attende que les dernières secondes où Dieu va décider de son sort.
Pillée à outrance par ceux qui l’ont gouvernée ces dernières années d’enfer, la république centrafricaine n’est pas en mesure d’assurer d’abord, la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire, et manque cruellement des moyens financiers pour réhabiliter les écoles et centres de santé détruits par les effets de la guerre, et ensuite en construire d’autres pour faire face aux nombreux défis de la mondialisation et de la globalisation. La relance économique est un travail de titan qui attend les filles et fils du pays, lesquels veulent prendre en mains la destinée de ce pays en lambeau, et qui n’espère que sur des interventions d’urgence de la part des pays amis, bailleurs de fonds et partenaires au développement.
La RCA face aux OMD
Avec la catastrophe provoquée par les bandits de grand chemin et les criminels économiques qui sont les séléka et autres, la Centrafrique est bel et bien malade. Elle ne peut produire de l’eau potable à ses populations sans l’aide des partenaires au développement et ONG Humanitaire, ni assurer des soins pour tous et l’école pour tous d’ici 2015. L’on peut dire que le pays a déjà raté le coche. Son bulletin de note est d’office vierge puisqu’il était empêché par les conflits armés de passer  l’examen, et aussi la propre médiocrité de sa gestion. A propos de l’évaluation des OMD en Afrique, il existera certes des pays du continent qui seront incapables d’argumenter pour soutenir leur résultat puisqu’ils étaient déchirés par la guerre, comme le Mali, le RD Congo, la Somalie et bien d’autres pays du Maghreb tels que la Lybie et l’Egypte suite au printemps arabe, pour ne citer que ces pays qui traversent des moments très difficiles de leur histoire.
Concernant l’éducation qui est la base du développement, presque 50% des écoles en Centrafrique ont été fermées de 2012 à 2013 dans le nord du pays à cause des conflits armés qui ont fait fuir les parents d’élèves et leurs enfants scolarisés. Nombre d’eux se retrouvent en pleine brousse à la merci des bêtes sauvages et féroces. Plus de 16 000 déplacés internes selon le HCR. L’école était bel et bien noire où la culture de l’excellence s’est envolée. Selon les statistiques de l’UNESCO, 7 élèves sur 10 de l’école primaire n’étaient toujours pas retournés en classe à cause de l’insécurité qui asphyxie. De surcroît, nombreuses écoles des provinces ont été pillées par des éléments rebelles de la coalition séléka que dirigeait l’ancien président de la transition, Michel Djotodia. Ce dernier et sa bande à la gâchette facile, n’ont pas donné priorité à l’éducation. Encore moins à la santé puisque des compatriotes civils malades ont été tués par des éléments de séléka sur leurs lits à l’hôpital de l’Amitié construit grâce à la coopération sino-centrafricaine.
S’agissant des statistiques en matière de santé, les résultats sont d’emblée déplorables. En 2012, l’espérance de vie pour l’homme est de 50 ans seulement et 52 pour la femme. Sous d’autres cieux, les résultats donnent des chiffres relativement supérieurs compte tenu de la culture de connaissance et le PIB. Le Revenu national brut par habitant est seulement de 1,080 dollar. Le taux de mortalité infantile demeure très élevé à cause bien entendu de la mal nutrition. Plus de 13.000 enfants sont très mal nourris sur les sites des déplacés selon les dernières statistiques fournies par OCHA, une ONG humanitaire basée en Centrafrique. Plusieurs enfants en Centrafrique dans les régions du nord meurent beaucoup plus de la rougeole. Le budget du ministère de la santé n‘est pas assez volumineux pour pouvoir faire face aux besoins sanitaires et lutter efficacement contre les pandémies. A telle enseigne que la couverture sanitaire n’est pas assurée sur toute l’étendue du territoire nationale et on ne peut non plus parler de la santé pour tous en 2015. La RCA a pris grandement du recul. Pire encore, on ne soigne plus gratuitement dans ce pays retombé au bas de l’échelle. Les hôpitaux sont devenus des mouroirs depuis le début de la crise qui secoue ce pays. S’il vous manque alors des bourses sanitaires, c’est la fin de votre vie.
Pays à vocation agropastoral comme je l’ai toujours évoqué, ce secteur a eu un coup dur à cause de la gestion opaque de la chose publique par les autorités et le manque d’une bonne politique de commercialisation des produits agricoles depuis l’arrêt brutal et sauvage de « l’opération Bokassa ». Le centrafricain lamda ne mange plus trois fois par jour. Un ancien ministre de l’agriculture du régime Bozizé en la personne de Fidèle Ngouandjika n’a cessé d’utiliser de la démagogie pour distraire le peuple centrafricain, comme quoi, il va désormais manger trois fois par jour. La réalité est que le régime Bozizé a conduit le peuple centrafricain vers une misère qui ne dit pas son nom et au finish, c’est le drame humain après la prise des armes par des barbares de notre siècle.
Nonobstant ces conséquences gravissimes, à titre de rappel, les petits efforts du régime Kolingba ont ramené l’autosuffisance alimentaire pendant son règne dans les années 80 mais cela n’a pas fait long feu. C’est le basculement dans une misère sans précédent. Avec une crise qui n’est prête à voir sa fin, l’on peut dire que c’est la disette. Le peuple souffre malgré toutes les richesses que Dieu lui a données. La république centrafricaine pratique une agriculture primaire où les tâches sont encore manuelles et archaïques. Le pays se trouve dans une position inconfortable, largement loin derrière tous les autres pays au monde pour pouvoir produire en quantité industrielle afin de prétendre exporter ses produits en Europe, en Asie et en Amérique  pour les vendre aux marchés mondiaux.

 

La RCA face aux APE
Entrer dans le libre échange pour ce pays d’Afrique où tout est au rouge, c’est de la pure illusion. Il faut beaucoup d’année après le retour de la paix et une sécurité qui couvre tout le territoire afin de mettre les paysans et agriculteurs  dans des conditions favorables de production.
Les pays occidentaux, notamment ceux de l’Union européenne ont couru trop vite pour cette proposition de politique commerciale de la mondialisation ou du moins l’imposer aux pays du sud et des caraïbes dits APC. Il va sans dire que ces pays colonisateurs sont souvent pris à partie dans des conflits armés qui ont retardé le développement des pays africains et ceux d’Amérique latine et du centre. Le cas de la Centrafrique est patent.
La république centrafricaine et les pays de la sous-région de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) ne peuvent pas procéder à la suppression des droits de douane sur les produits originaires de l’Europe. Excepté le Cameroun peut-être, membre à part entière et co-fondateur de l’institution sous régionale qui court plus vite pour ses intérêts égoïstes en signant des accords intérimaires. Il est dans une position similaire que la Côte d’Ivoire au niveau de la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Comme plusieurs pays africains, la Centrafrique ne fonctionne que sur la base de ses recettes fiscalo-douanières. A chaque blocage socioéconomique provenant d’une crise, la RCA est en mauvaise posture pour résoudre ses problèmes régaliens. Cet Accord de Partenariat Economique aura pour l’instant très peu d’impact sur le développement des économies des pays africains en général puisqu’ils ne produisent pratiquement rien et n’importent rien à part le pétrole, l’uranium, le diamant et l’or dont les recettes en chiffres restent un secret de polichinelle et ne profitent pas aux peuples d’Afrique, si oui aux gouverneurs de nos Etats qui entassent des pétrodollars dans leurs propres comptes en occident. La politique ambigüe de la dévaluation du CFA en 1994 n’a pas favorisé les pays africains producteurs du café et de cacao comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun et bien d’autres pays du continent. La Centrafrique qui cultivait l’un des meilleurs cafés au monde mais en très faible quantité a vu sa production tombée à cause du non-respect de l’engagement du gouvernement vis-à-vis des planteurs.
Durant le régime Bozizé qui a causé trop du tort au peuple centrafricain, le géant mondial en matière d’uranium (AREVA) n’a financé l’exploitation de l’uranium centrafricain qu’à hauteur de 18.000.000.000 fcfa. Une maigre somme pour une nation qui a pris une destination inconnue. D’abord, c’est un marché très mal négocié comme si la république centrafricaine manque cruellement des ressources humaines en la matière. Ce n’est pas du tout étonnant puis-je le dire, puisque c’était un marché de gré à gré et cela échappe bien entendu aux représentants du peuple à l’Assemblée nationale. Les négociateurs de ce deal regardaient plutôt le renflouement de leurs poches. AREVA a fermé le site de Bakouma sous prétexte qu’il y a eu l’incident de Fukushima et que les cours de la matière ont chuté.
En effet, lors de sa dernière conférence de presse avant de quitter Bangui, le DG d’AREVA et son responsable de sécurité ont pointé du doigt le pouvoir de Bangui qui n’a pas respecté les clauses du contrat qui les lient. Contrairement au Niger où AREVA n’a pas mis les clés sous paillasson pendant cette période de crise ; les négociations reprises entre les deux parties ont abouti à un résultat assez satisfaisant. Mais beaucoup reste à faire pour qu’AREVA et Niamey répondent aux attentes du peuple nigérien. Un pays également où la pauvreté est aigue.
En Centrafrique, il va sans dire que les chefs d’Etat qui se sont succédé ont perdu le pouvoir à cause de ces richesses du sous-sol, notamment, les anciens présidents défunts, Jean Bedel Bokassa (pour l’Uranium de Bakouma), Ange-Félix Patassé (pour le fer de Bogoing) et François Bozizé (pour le pétrole de Birao). Pour la simple raison que la France, pays colonisateur, veut absolument le monopole de l’exploitation de ces richesses minières et pétrolières qui appartiennent naturellement au peuple centrafricain et que ces derniers y sont opposé. Au regard de cette catastrophe politique, après la future présidentielle qui s’annonce très difficilement, je crois, pour une bonne politique nationale de développement,  les tenants du nouveau régime démocratique et légale ont intérêt à revoir les clauses des contrats avec les investisseurs étrangers et les partenaires qui doivent nécessairement passer avec leurs dossiers devant les représentants du peuple à l’Assemblée nationale, pour l’intérêt général de la nation quand il s’agira de l’exploitation des ressources minière ou pétrolière. Tous les contrats doivent être désormais révisés pour l’assurance d’un partenariat gagnant-gagnant.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

 

Pierre INZA

RCA : NOUVELLE CENTRAFRIQUE EST ENCORE POSSIBLE ?

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Tous ceux qui pensent que les armes sont le seul moyen d’accéder au pouvoir doivent se rendre à l’évidence : tôt ou tard ces criminels vont répondre de leurs actes et d’atrocités devant une juridiction compétente nationale et ou internationale.

L’Etat failli, qui se définit comme un appareil d’Etat qui ne peut plus remplir ses fonctions essentielles et assurer la sécurité physique de sa population, la RCA a perdu toutes capacités institutionnelles et envisager une sortie de crise nécessiterait la création de nouvelles institutions étatiques solides. Le coup d’état perpétré par Michel Djotodia le 24 mars 2013 n’aurait pu être qu’un énième renversement dans l’histoire récente de la Centrafrique, mais tous les éléments étaient réunis pour que le conflit prenne une toute nouvelle dimension. Un point important. Nous ne voulons pas de seigneurs de guerre dans la nouvelle équipe gouvernementale qui sera mise en place dans les jours à venir. C’est une question de souveraineté nationale.

L’histoire de la Centrafrique a été marquée par des prises de pouvoir par les armes il faut que cette mauvaise manière s’arrête. La persistance des conflits armés et la résurgence des coups d’État minent la démocratie Centrafricaine. La démocratie a du mal à prendre racine en Centrafrique, car elle est étouffée par la prise des armes. Il existe une démocratie africaine. Dans les villages, les villageois étaient représentés par les chefs de familles qui se réunissaient autour d’une table pour défendre les intérêts de chaque famille.L’existence en soi de différente tribu n’est pas condamnable, mais la pensée tribale c’est à dire placer sa tribu et son origine au-dessus de tout, prédomine encore en Centrafrique. L’une des conséquences frappantes du tribalisme est le népotisme monnaie courante en RCA.

 

SIMON KOITOUA

Simon Koitoua
Simon Koitoua

Centrafrique: communiqué de la Séléka relatif à la nomination du nouveau Premier Ministre

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Ex coalition Séléka

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 002/08/14

 

L’Ex Coalition SELEKA a appris avec stupeur et étonnement la nomination d’un nouveau Premier Ministre.

Elle tient à rappeler que dans son communiqué de presse N° 001/08/14 du 06 Août 2014, elle avait attiré l’attention des pouvoirs Publics et pris à témoin l’opinion Nationale et Internationale sur la signature d’un Accord Politique préalable à la désignation d’un nouveau Premier Ministre et à la formation d’un nouveau gouvernement. Laquelle démarche devant aboutir inéluctablement à la désignation consensuelle du Premier Ministre et de son Gouvernement, gage d’une stabilité politique et d’une paix durable en République Centrafricaine.

Force est de constater que la cheffe de l’Etat de transition n’a pas cru bon d’ouvrir des négociations avec l’Ex Coalition SELEKA à ce sujet et a décidé de nommer au poste du Premier Ministre, un des éminents membres de son cabinet en l’occurrence le Ministre d’Etat Conseiller Spécial.

L’acte ainsi posé par la cheffe de l’Etat de Transition n’est pas de nature à encourager le retour de la paix et la réconciliation nationale.

Par conséquent, l’Ex Coalition SELEKA décide de ne pas participer au prochain gouvernement.

Elle se donne le droit de reconsidérer les engagements qu’elle a pris au Forum de  Brazzaville du 21 au 23 juillet 2014.

Fait à bangui le 10 août 2014Pour le Bureau Politique,

Le Général Mohamed-Moussa DHAFFANE

2ème Vice-président, Chef de Délégation

Ancien Ministre d’État

 

 

 

Ampliations :

  • Médiation Internationale
  • Cheffe de l’Etat de Transition
  • Président du CNT
  • CEEAC
  • Minusca
  • UA
  • UE
  • Ambassade de France
  • Presse Publique et Privée

Bangui: la Présidente de la transition isolée après la nomination de Mahamat Kamoun comme Premier Ministre

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Corbeau News 10 08 2014 (Bangui).

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Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Dernières minutes: selon les informations provenant d’une source bien informée, la Présidente de la Transition Madame Catherine Samba-Panza est totalement isolée après la nomination de Mahamat Kamoun comme Premier Ministre de transition il y’a quelques heures.

Selon la même source, les Représentants des Anti-Balaka menacent de ne pas participer à ce nouveau gouvernement y compris une partie des Séléka proche de Mahamat Moussa Dhaffane.

La Présidente tente en ce moment de les persuader par tous les moyens mais la situation semble compliquée pour elle. La Communauté internationale, de son coté se prépare aux représailles pour isoler la Présidente.

Nous suivons en ce moment le déroulement de la situation en direct. Restez avec nous.

 

Alain Nzilo

 

Alerte Info: Mahamat Kamoun nommé Premier Ministre de la transition

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Corbeau News 10 08 2014 (Bangui).

Alerte Info: Monsieur Mahamat Kamoun vient d’être nommé Prémier Ministre par la Présidente Catherine Samba-Panza.

Il conduire, possiblement, une équipe de 25 Ministres pour les prochains mois à venir jusqu’aux élections prévues en 2015.

 

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Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Restez en ligne avec nous pour suivre le développement en direct.

 

Alain Nzilo

 

Bangui : les Sangaris viennent en aide à une école de Boy-Rabe

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Les soldats du groupement tactique interarmes (GTIA) Acier ont distribué des livres aux enfants du complexe scolaire « les champions » dans le quartier de Boy Rabé à Bangui.

Le colonel Didier Leurs, commandant le GTIA Acier de la force Sangaris, est allé à la rencontre du directeur de l’établissement, dans le 4e arrondissement de Bangui, afin de remettre une centaine de livres et manuels scolaires aux enfants.
Ces livres ont été envoyés par le lycée Teyssier de la ville de Bitche avec qui le 16e bataillon de chasseurs (BC), qui arme une partie du GTIA Acier, avait initié cette démarche solidaire.

En appui de la MISCA, les soldats français, patrouillent régulièrement dans ce quartier, permettant de tisser des liens de confiance avec la population locale. Ces actions reçoivent un accueil favorable des Banguissois, favorisant ainsi le maintien du palier sécuritaire minimal atteint ces derniers mois en Centrafrique.

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

 

Le chef de l’Etat congolais garde espoir sur le retour de la paix en Centrafrique

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Président Congolais Denis Sassou Nguesso

Le président congolais Denis Sassou-N’Guesso a exprimé samedi son optimisme sur l’application des accords de cessation des hostilités signés en juillet dernier à Brazzaville par les belligérants de la crise en République centrafricaine (RCA).

“C’est une situation difficile comme tous les conflits. Ce n’ est pas au premier round qu’on obtient tous les résultats; même les cessez-le-feu dans plusieurs conflits ont été violés ici et là, mais on ne désespère pas, on continue”, a-t-il déclaré dès son retour de Washington où il avait participé au sommet USA-Afrique.

“Nous allons continuer de faire en sorte que les accords de Brazzaville soient appliqués par les uns et les autres. Si c’est difficile on ne peut pas s’en étonner non plus. Mais, nous ne perdons pas espoir”, a-t-il ajouté.

 
Par: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : depuis fin 2013, les violences font 1.547 morts

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Nouvelles violences à Batangafo malgré l’accord de cessez-le-feu

L’escalade de violences à Bangui, capitale centrafricaine, et dans d’aures villes, suite à une vaste offensive des miliciens anti-Balakas contre l’ex-rébellion de la Séléka dans la capitale fin 2013, environ 1.547 personnes ont été tuées et 1.359 autres blessées, révèle un rapport communiqué vendredi à Xinhua par le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo.

Ces chiffres sont le résultat d’un travail de collecte de données effectué dans des conditions extrêmement pénibles en raison des difficultés d’accès dans des théâtres de combats intenses entre les deux principaux protagonistes actuels de la crise due au conflit ayant conduit à la chute du régime de François Bozizé en mars 2013 après la prise du pouvoir de Michel Djotodia, leader de la Séléka.

C’est un décompte qui peut être estimé en deçà de la réalité, tant l’ampleur des violences dans ce pays pauvre et enclavé s’est avérée effroyable, de sorte que même la mission de restauration de la paix et de la sécurité confiée à la Mission internationale de soutien en Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et de l’opération française Sangaris s’est révélée ardue.

Avec l’appui de la communauté internationale, les autorités centrafricaines ont enquêté sur les crimes commis pendant la crise, afin d’en établir les responsabilités dans des dossiers supposés être traités par un tribunal pénal spécial en voie de création, a confiée jeudi à Xinhua Ghislain Grésenguet, procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Bangui.

Le même travail est effectué par une commission d’enquête internationale créée en janvier par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, pour les violations des droits de l’homme relevant des crimes de génocide, crimes de guerre ou encore crimes contre l’humanité susceptibles d’être jugés par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, aux

Par: Agence de presse Xinhua

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009 DE NOUREDINE ADAM DU FPRC

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FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE Centrafrique (FPRC)

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009

 

Après les événements malheureux et tragiques qui se sont passés à Batangafo, nous tenons  à présenter nos plus sincères condoléances et prenons  part à la profonde douleur de toutes les familles éprouvées. Nous  nous  associons  à leur peine, et  leur apportons  tout notre  soutien en ces durs moments que les ennemis de la paix nous imposent. A cette même occasion,  nous félicitons nos forces républicaines qui, par leurs bravoures ont  tenus  tête haute avec discipline et professionnalisme et sont parvenus à bouter hors de la ville nos agresseurs. Nous n’oublions pas de mentionner que la victoire dans cette bataille comme  dans d’autres, nous la devons à des femmes et des hommes comme vous.

Fait à Birao, le 07/08/2014

Le 1er Vice-président

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009 de Nouredine Adam

Bangui: Gbangouma a tué le Chauffeur de Konaté et sa maison a été détruite par Konaté en représailles

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Milice-Anti-Balaka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CENTRAFRICA-UNRESTDes affrontements entre deux factions du mouvement anti-balaka, la tendance Andiyo et celle menée par le capitaine de l’armée nationale Olivier Koudemon alias ‘’Gbangouma’’, se sont affrontés dans la nuit de vendredi à samedi dans le quartier de Boy-Rabe à Bangui, faisant deux morts, des blessés et des maisons de leaders du groupe incendiées, selon un bilan provisoire.

Les personnes qui ont trouvé la mort dans les échanges de tirs sont deux chauffeurs dont un était au service du coordonnateur du mouvement anti-balaka, Edouard Patrice Ngaissona.
Les tirs nourris d’armes automatiques et des détonations d’armes lourdes dans le secteur ont fait fuir la population de Boy-Rabe qui a fui pour se réfugier dans les quartiers de Miskine et Benz-Vi, dans le 5è arrondissement et de Gobongo dans le 4è arrondissement.
Les domiciles détruits dans les affrontements sont celui de l’ancien porte-parole des anti-balaka, Yvon Konaté, sis à la Cité, au quartier Fouh, où de temps en temps Andiyo trouvait refuge. La maison du capitaine Olivier Koudemon alias ‘’Gbangouma”, sise à Boy-Rabe, a été aussi détruite en représailles de l’assassinat du chauffeur de Yvon Konaté par le capitaine Gbangouma.
Des voix s’élèvent déjà pour condamner les affrontements de ce samedi. M Beni Djogo Kouyaté, vice-coordonnateur de l’ONG PARETO, joint par APA depuis Bambari (nord), a déploré les violences de ce samedi.
«En tant que médiateur national, j’ai la responsabilité morale de veiller à ce qu’au moins on n’arrive pas à détruire ce que nous avons mis en place en matière de médiation et de cohésion sociale et qui commençait déjà à donner des fruits ».
Pour la cheffe d’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza, qui s’exprimait au cours d’un culte d’action de grâce ce samedi, cet affrontement symbolise la confusion dans le camp des ennemis de la paix.
Le quartier de Boy-Rabe a été quadrillé par les forces étrangères pour rétablir la circulation et sécuriser les habitants qui fuyaient les affrontements.

 

Par: APANews

 

 

 

La Zambie enverra des troupes en Centrafrique

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La Zambie va envoyer du personnel militaire en République centrafricaine (RCA) le mois prochain pour soutenir la mission de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a rapporté vendredi le Times of Zambia.

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Soldats Zambiens

Le ministre zambien de la Défense, Edgar Lungu, a laissé entendre que les travaux préparatoires sont actuellement en cours.

“Le gouvernement est fier des acquis des officiers de la force de défense et nous savons tous que leurs services seraient appréciés et nous espérons que les soldats vont afficher le même engagement au cours de cette mission”, a-t-il déclaré devant un groupe de soldats sécurisant les zones frontalières dans la partie occidentale de la Zambie. F

 
Par: Agence de presse Xinhua

Bangui: “Ce sont les anti-balaka qui ne nous laissent pas en paix”, a expliqué une habitante de Boy-Rabe

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Des affrontements et des tirs à l’arme lourde ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans un quartier nord de Bangui entre différentes factions des milices Anti-Balaka, a-t-on appris de sources concordantes.

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Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui

Les tirs avaient cessé samedi à la mi-journée, mais la situation restait tendue selon des habitants.

“Ce sont les anti-balaka (milices chrétiennes, ndlr) qui ne nous laissent pas en paix”, a expliqué à l’AFP une habitante fuyant le quartier de Boy-Rabe, comme des dizaines d’autres habitants.

“Depuis hier soir, ils se livrent à des attaques ciblées arme à la main. Les habitants n’osent même pas sortir. Il faut seulement profiter d’une accalmie pour quitter la zone. En tentant de fuir, certains habitants ont été blessés dans des tirs croisés”, a-t-elle ajouté.

“Il y a une situation de tension qui couve dans le quartier Boy-rabe où on déplore déjà deux morts” parmi les anti-balaka, a déclaré un officier de la force africaine Misca sous couvert d’anonymat.

Ils ont été tués “dans des conditions qui s’apparentent à des règlements de comptes”, a-t-il expliqué.

“La force Sangaris est déployée aux entrées de Boy-Rabe. Nous veillons aussi pour circonscrire la situation afin que cela ne s’étende pas à d’autres quartiers”, a ajouté l’officier de la Misca.

Fief des anti-balaka, Boy-Rabe a été pendant des mois le théâtre de nombreux affrontements entre ces milices chrétiennes réputées proches de l’ancien président François Bozizé, et les ex-rebelles Séléka, à dominante muslmane, qui avaient pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

AFP

 

NDLR: Alors, qu’en est-il pour le désarmement à Boy-Rabe? On a beaucoup entendu pour le km5 mais le Boy-Rabe est encore rempli d’armes de toutes sortes!!!!!

Centrafrique : Les miliciens anti-balaka s’entretuent à Bangui

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Des factions des milices Anti-Balaka Rechercher anti-balaka se sont violemment affrontés à l’arme lourde dans la nuit de vendredi à samedi faisant 2 morts dans le quartier de Boy-Rabe, leur fief situé dans le 4ème arrondissement de Bangui Rechercher Bangui , capitale Centrafricaine.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Anti-Balaka-blessé.jpg” alt=”Anti-Balaka” width=”538″ height=”308″ />
Différentes factions de la milice anti- balaka, se sont livrés à des attaques Rechercher attaques à main armée et à l’arme lourdes dans la nuit de vendredi à samedi dans leur fief de Boy-Rabe Rechercher Boy-Rabe au nord de Bangui, poussant les habitants à fuir la zone.

Pour l’heure le bilan de l’attaque fait état de 2 morts, suite à ces affrontements qui s’apparentent à des “règlements de comptes” selon un officier de la Misca. La force Française Sangaris est déployée aux entrées du quartier pour éviter que les affrontements ne s’étendent pas aux autres quartiers.

Notons que ces combats surviennent après l’accord de cessation des hostilités signé entre les représentants anti balaka et l’ex rébellion séléka à Brazzaville fin juillet, pour tenter de ramener la paix en centrafrique.

 

Koaci.com

Catherine Samba-Panza suggère l’édification de monuments estampillés « plus jamais ça »

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Le Chef de l’Etat de transition en République Centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a suggéré aux maires des villes de la République Centrafricaine l’édification de monuments estampillés « Plus jamais ça », lors d’une grande marche de soutien aux autorités de la Transition et un grand office religieux regroupant toutes les confessions religieuses, samedi 9 août 2014 à Bangui.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Catherine-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-PanzaCette marche dite de paix a pour objectif de soutenir l’accord de cessation des hostilités et de violence obtenu à la suite du forum de Brazzaville le 23 juillet dernier.

Profitant de la circonstance, Mme Catherine Samba Panza a décrié les allégations de ses détracteurs, lesquels fondent leur appréciation sur le fait qu’elle n’a aucun contrôle sur une armée et qu’elle serait dépossédée de tous les moyens de sa politique en termes de ressources financières.

De ce qui précède, la Présidente Catherine Samba-Panza, a estimé que « la communauté internationale n’a pas lui dicter ce qu’elle doit faire pour le bien être de sa population ».

D’après elle, l’édification des monuments portant les inscriptions plus jamais ça proviendrait des expériences de la République du Congo-Brazzaville. C’est pourquoi, elle a instruit la Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Mme Hyacinthe Wodobodé, à faire vite.

Les leaders religieux invités à la prière ont axé leurs messages sur le pardon, la tolérance, la réconciliation nationale et la paix, tels que indiquées par la Bible et du Coran.

Il est à noter que cette marche pour la paix, qui a eu comme point de chute le Stade Omnisport, a eu comme points de départ les principales artères de Bangui.

 

Par: ACAP

L’ONU préoccupée par la situation humanitaire en Centrafrique

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Claire Bourgeois, coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA), s’est dite fortement préoccupée par la situation des dizaines de milliers de personnes déplacées dans la préfecture centrafricaine d’Ouham, qui n’ont pas encore reçu d’assistance, selon un communiqué de presse publié vendredi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

Bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Camp-des-déplacés-de-Bambari-300×225.jpg” alt=”Camp des déplacés de Bambari” width=”468″ height=”250″ />“Nous appelons toutes les parties impliquées dans les combats à respecter la population civile et les agences humanitaires tentant de les aider”, a déclaré Mme Bourgeois, citée par le communiqué de presse.
Depuis juin, effrayés par les combats entre différents groupes armés, des milliers de personnes en Centrafrique ont commencé à se déplacer vers des sites de déplacement.
Les affrontements en fin juillet ont augmenté le nombre de déplacements, et environ 15.000 personnes déplacées sont supposées être dans des conditions précaires sur différents lieux. Les acteurs humanitaires ont déjà été déployés dans les régions où la situation sécuritaire le permet.
Suite à ces affrontements successifs, le climat d’insécurité régnant dans la région, est inquiétant surtout pour la fourniture d’une assistance humanitaire aux personnes qui en ont besoin, selon le communiqué de presse.

 

 

Par: Xinhua

La contrebande de diamants centrafricains explose

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Diamant.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Diamants centrafricainsPas une pierre. Pas un carat. Depuis le 23 mai 2013 et sa suspension du processus de Kimberley – un régime de certification de l’origine des diamants bruts –, la République centrafricaine (RCA) n’a officiellement exporté aucun des diamants dont regorgent ses rivières. Un manque à gagner important pour cet Etat en faillite. En 2012, même si la majeure partie des pierres était déjà exportée frauduleusement, près de 372 000 carats sont sortis légalement du pays pour une valeur d’environ 45 millions d’euros.

Aujourd’hui, l’ambassade de France à Bangui plaide pour une levée des sanctions. L’embargo décrété deux mois après la prise du pouvoir par les rebelles musulmans de la Séléka avait pour objectif d’empêcher les groupes armés de se financer par le commerce des pierres, mais cette mesure a fait exploser la contrebande. De quoi inquiéter le Conseil mondial du diamant (CMD), qui, le 30 juin, a menacé de sanctionner tous les contrevenants à cette mesure d’interdiction. Cette déclaration du CMD fait suite à une perquisition menée deux semaines plus tôt à Anvers, dans les locaux de la société Kardiam.

Des enquêtes sont en cours pour déterminer si des pierres centrafricaines se trouvaient à l’intérieur de « lots mixés » venus de Dubaï. Plusieurs sources au fait de ces trafics expliquent que l’une des techniques utilisées pour « blanchir » les gemmes exportées de pays sous embargo consiste à les mélanger avec des pierres d’autres origines. Depuis une décennie et les campagnes contre les « diamants de la guerre », le secteur tente de gommer son image sulfureuse. L’instauration du processus de Kimberley répondait à cette ambition, mais sa pleine application demeure difficile dans un milieu où le secret est une tradition.

COMMENT UNE SOCIÉTÉ ARRIVE-T-ELLE À IMMOBILISER DE TELLES SOMMES ?

Que ce soit à Bangui ou dans les zones d’extraction en province, tous les collecteurs et les bureaux d’achat font grise mine. Selon les acteurs du secteur, le commerce tourne au ralenti, les chantiers ne sont pas lancés en raison de l’insécurité et du manque de financements. « On bricole. Je vends à quelques amis, mais je ne garde pas de stock. La semaine passée, trois Blancs sont venus par avion, mais ils ont perdu leur temps », assurait, il y a quelques jours, un collecteur de Bria, dans l’est du pays. A Bangui, les principaux bureaux d’achat ont adopté des stratégies différentes après la suspension. Selon le groupe d’experts nommé par le comité des sanctions des Nations unies, la Sodiam poursuit ses achats dans les zones diamantifères et stocke ses pierres brutes (plus de 40 000 carats pour une valeur de 6 millions d’euros) en attendant la levée de l’embargo. Ce qui suscite des questions dans le milieu des diamantaires. Une fois l’interdiction d’exporter levée, ces pierres seront-elles considérées comme propres ? Comment une société arrive-t-elle à immobiliser de telles sommes pour une période indéterminée ?

Second bureau d’achat en termes d’importance, Badica, lui, n’a guère de stocks, mais, d’après plusieurs sources, cette société n’a pas cessé ses achats dans les zones de l’est (Bria et Sam-Ouandja) contrôlées par les ex-Séléka. Les deux compagnies avaient été pillées lorsque la Séléka avait conquis le pouvoir, en mars 2013. Sodiam avait même vu Oumar Younous, l’un de ses anciens acheteurs devenu général rebelle, razzier ses bureaux.

A l’époque, le putsch avait été qualifié par certains de « coup d’Etat des diamantaires ». Les principaux acteurs du secteur sont des commerçants musulmans et beaucoup n’avaient pas digéré l’opération « Closing Gate », menée en 2008 par le président François Bozizé et son neveu alors ministre des mines, où en une journée tous leurs biens furent confisqués. La manœuvre avait pour but de faire main basse sur cette richesse facilement monnayable, mais il n’en fallait pas plus pour pousser les commerçants lésés à soutenir des mouvements rebelles dont certains des principaux officiers, Zacaria Damane, Abdoulaye Hissène ou Mahamat Saleh, ont exercé dans le commerce des pierres.

Après avoir opéré dans leur zone d’origine du nord de la RCA, leur prise de contrôle des zones minières de l’ouest en 2013 s’est faite dans la violence. En octobre, plus de 50 personnes furent tuées dans la localité de Garga et, comme le signale l’International Crisis Group (ICG) dans son rapport intitulé « La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation »« Certains “creuseurs” [les petites mains de l’extraction] ont intégré les anti-balaka pour se venger des exactions et des rackets commis par la Séléka ».

LE PAYSAGE MODIFIÉ DANS LE SANG

En effet, depuis l’éviction du pouvoir de la Séléka en janvier, une sorte de « révolution sociale » s’est produite dans l’ouest de la Centrafrique. Le paysage a été modifié dans le sang, une quarantaine de musulmans ont été massacrés à Guen, lorsque les creuseurs, formant le gros des bataillons anti-balaka, ont chassé les collecteurs de confession musulmane et repris le contrôle de l’activité.

Selon Aurélien Llorca, le coordonnateur du groupe d’experts des Nations unies, « les images satellites dans cette zone montrent une expansion du nombre de chantiers et les deux leaders anti-balaka sur place ont su reprendre leurs relations avec les collecteurs de la Sodiam et de Badica ». « Ils ne veulent plus de collecteurs tchadiens, car ils les considèrent comme trop associés à la Séléka. Mais ils essayent de faire revenir les Sénégalais et les Maliens, car ils manquent de financement », ajoute une autre source bien informée.

Plusieurs opérateurs du secteur racontent que des bureaux se sont ouverts de l’autre côté de la frontière, au Cameroun, pour écouler la marchandise. Dans l’est du pays, où sont repliés les ex-Séléka, les sites ne sont, le plus souvent, pas directement contrôlés par les anciens rebelles, mais leurs officiers rackettent les collecteurs et la route des contrebandiers mène vers le Soudan et le Tchad.

Enfin, une dernière voie passe par la frontière avec la République démocratique du Congo par le biais de réseaux libanais, principalement chiites. De bonne source, toutes ces filières d’exportations illégales, qui bénéficient de la complicité des autorités des différents pays, mènent principalement à Dubaï, où les pierres obtiennent sans difficulté des certifications du processus de Kimberley avant de repartir vers Anvers, Tel-Aviv ou Bombay.

Pour M. Llorca« le principal défi des casques bleus lorsqu’ils seront déployés [le 15 septembre au plus tôt] sera de reprendre le contrôle de la filière diamant ». Depuis des années, la RCA est une « gemmocratie », estime l’ICG. L’empereur Bokassa, Ange-Félix Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia ont tous tenté, lorsqu’ils étaient au pouvoir, de mettre la main sur le commerce des pierres.

Une autre richesse dont dispose la RCA attire moins l’attention, c’est l’or, dont les exportations continuent. De graves violences se sont produites fin juin dans la région de Bambari et, selon certaines sources, la volonté des anti-balaka de prendre le contrôle de la mine de Ndassima, sous la coupe des ex-Séléka, n’est peut-être pas étrangère à cette vague meurtrière.

 

 Cyril Bensimon 

Journaliste au Monde

Bangui: Regain de violence dans un quartier du 4eme arrondissement

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sebastien wenezoui

Des tirs nourris ont été entendus très tôt ce matin au quartier Bafio, dans le 4eme arrondissement de Bangui. Selon les informations du RJDH, il s’agit d’un affrontement entre les éléments Antibalaka.

Ces détonations d’armes ont commencé dans les environs de 4h du matin, à Bafio, un quartier du 4ème arrondissement. Les habitants contactés ce matin parlent d’affrontement entre des leaders des Antibalaka du secteur. Interrogé sur les faits, un proche de Andiro, un des leaders supposé impliqué dans cette affaire a fait cette déclaration « tout est parti du partage de l’argent que le général Andiyo doit avoir après le forum de Brazzaville.

Quand nous sommes allés réclamer ce qui lui revient ainsi que ses véhicules, nous avons été attaqués. Deux de nos éléments ont trouvé la mort dans le combat ce matin». Nous avons contacté les membres de la coordination des Antibalaka, tous n’ont pas souhaité se prononcer sur la question. Gilbert Kamezoulaye, officier FACA ayant rallié les Antibalaka ne se reconnait pas dans  cette situation.

Il rappelle que les FACA qui continuent d’opérer dans les rangs des Antibalaka sont poursuivables « J’ai quitté déjà ce milieu pour rejoindre les rangs. Je suis désormais sous le commandement de mes chefs. J’avais demandé aux FACA de rejoindre les rangs, mais ceux qui  sont restés dans ce milieu et qui continuent d’agir sous cette étiquette devront répondre de leurs actes ». Ces tirs sont entendus dans le 4ème arrondissement après plusieurs semaines d’accalmie.

Par: RJDH

Alerte-Bangui: le combat s’intensifie à Boy-Rabe

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Corbeau News: 08-08-2014 (Bangui)

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Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui

Nous venons d’apprendre à l’instant, de sources sures, que le combat s’intensifie actuellement dans les quartiers Boy-Rabe et Cité Jean 23 de Bangui. La population du quatrième arrondissement de la Capitale centrafricaine, précisément celle des deux quartiers précités sont en débandade  en ce moment. Déjà, les témoins nous racontent qu’ils ont vu trois corps inanimés dont celui d’un certain garde du corps de Ngaissona, le patron des Anti-Balakas.

Cette situation risque de devenir une autre catastrophe pour la population locale.

 

Nous suivons heure par heure le développement de cette crise grave qui sécoue actuellement ce secteur.

 

Gisèle MOLOMA

 

 

 

RCA: Mgr Dieudonné Nzapalainga participe à une conférence de Paix au Rwanda

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Deux délégations issues respectivement de la Centrafrique et le Soudan du Sud séjournent au Rwanda pour s’inspirer de ce pays au niveau des stratégies de leur reconstruction, selon Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque catholique de Bangui. « Ce que je puise de consistant, c’est qu’il y a un sursaut patriotique dans ce pays, alors que nous on nous a touché au somment de l’aberration des absurdités et des atrocités. Les hommes au Rwanda ont réussi à se réconcilier en guise de réparation. Nous aussi nous allons regarder dans la même direction et reconstruire une nation », a-t-il indiqué.

Mgr DieudonnÈ NZAPALAINGA
Mgr Dieudonné NZAPALAINGA

Il a tenu ces propos au deuxième d’une Conférence dont les participants se penchent sur les stratégies de reconstruire la Centrafrique et le Soudan du Sud après des conflits violents qu’ils ont subis. Le Rwanda a été victime des affres du génocide des Tutsi, et il a su se relever.

Pour le prélat centrafricain, ce désir en mouvement pour l’unité constitue un processus, qui « me prend aux tripes et qui me fait réfléchir pour que je puisse dire à mes frères centrafricains :  « L’esprit patriotique, il est temps que nous puissions l’acquérir pour que nous tous, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, nous puissions nous sentir Centrafricains, nous approprier notre terre, nos valeurs, et rechercher maintenant ce qui peut nous unir et chercher à regarder dans la même direction ».

Il poursuit : « Pour dire que au regard de ce qui nous est arrivé, nous pouvons dépasser et tendre la main même à nos bourreaux, continuer la marche ensemble avec eux. Il y aura des boiteux, des estropiés, des aveugles. Tous nous serons dans la même marche vers une destination qu’on appelle « la paix et le bonheur,  paix ou une nation unie».

Mais pour y arriver, il faudra une force qui rassemble et qui s’appelle leadership et qui existe en Centrafrique. Il faudra un projet où chacun trouvera sa part et apportera sa contribution. Le rôle de l’Archevêque sera de réveiller les consciences pour adhérer à ce projet.

Pour ce qui est de la justice réconciliatrice, il s’avère obligé de recourir aux tribunaux de base, appelés « Boma » comme au Sud Soudan afin de ressouder le tissu  social.

L’on éduquera les pasteurs et les chefs religieux, ainsi que les jeunes dans les écoles, en mettant en place de clubs pour l’Unité et la Réconciliation nationale.

« L’on devra lutter contre l’idéologie de la haine et de la vengeance aveugle qui ne punit pas les vrais criminels. L’on privilégiera la paix qui est un besoin pour tous. L’on visera des solutions durables qui construisent le pays et l’intérêt national. L’on rebâtira le patriotisme et un leadership solide », a reconnu Nicholas, Kot, membre du Comité de Réhabilitation au Soudan du Sud.

Dans l’ensemble, le Soudan du Sud a sombré dans les violences extrêmes parce que les dirigeants n’ont pas su s’assoir ensemble pour arrêter des mécanismes qui éradiquent les conflits sporadiques entre les tribus, notamment du Sud Soudan.

« Ce pays a sombré suite à des griefs et à la capacité de certains politiciens qui ont divisé le peuple pour les intérêts propres et pour motiver leurs actions », a-t-il fait remarquer.

 

Par: RNA

Cameroun : un chef rebelle centrafricain négocie une exfiltration vers l ‘ Afrique du Sud

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Alioum Garba alias ‘’Alioum Douk Saga’’, ancien mécanicien-chauffeur du général centrafricain Moussa Dhaffane, qui accompagna Michel Djotodia au pourvoir à Bangui à la suite du coup d’Etat de mars 2013, négocie actuellement son exfiltration vers l’Afrique du Sud avec les autorités camerounaises contre la fin des exactions contre les civils à l’Est de ce pays, a appris APA de sources introduites.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>État Major de Bangui
L’homme, la trentaine, est installé avec femme et enfant dans un hôtel de Yaoundé depuis juillet dernier.

‘’Il a avoué que ses troupes, qui ont quitté la forêt d’Amadagaza et sont aujourd’hui basées à Bambari, à la lisière de la frontière avec le Cameroun, ont effectué plusieurs assauts parfois meurtriers en territoire camerounais”, a indiqué un haut gradé de la police sous le sceau de l’anonymat.

Alioum Garba, qu’on présente comme un mégalomane (il se targue aujourd’hui d’être à la tête d’un groupe rebelle Séléka fort d’un millier d’hommes), se dit prêt à coopérer avec le Cameroun en vue du désarmement de son groupe rebelle contre des primes de réinsertion à la vie civile que son pays de transit est appelé à payer.

Lors de son interrogatoire par la police, apprend-on, il a balancé quelques noms de contacts camerounais, dont un homme d’affaires de la région septentrionale ayant pignon sur rue à Bangui et exerçant notamment dans le trafic des pierres précieuses en République centrafricaine.

Alioum Garba a aussi indiqué avoir participé à plusieurs tractations dans le cadre d’un projet de déstabilisation du Cameroun par les armes, et donné des noms de dignitaires de ce pays avec qui il était préalablement en affaires, avant d’être dissuadé par son géniteur.

 

Par: APANews

A Bangui, contre l’insécurité, l’Eufor «fait du bon boulot!»

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Un-Soldat-de-lEufor-patrouille-dans-les-rues-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un Soldat de l'Eufor patrouille dans les rues de-Bangui en Centrafrique
Un Soldat de l’Eufor patrouille dans les rues de-Bangui en Centrafrique

Ils vont à la rencontre des gens, patrouillent à pied la nuit dans les quartiers, répondent aux appels d’urgence: les soldats de la force européenne Eufor-RCA jouissent à Bangui d’une étonnante popularité qui contraste avec les habituelles invectives contre les autres forces internationales.

«C’est vrai, l’Eufor joue bien son rôle», confie Ahmat Amadou Soumaïlou, commerçant au quartier du PK5, dernière enclave musulmane dans Bangui, encore jusqu’à il y a peu théâtre de sanglantes violences inter-communautaires.

La présence des soldats européens «a permis la réouverture de l’agence (bancaire) EcobanK du PK5 ainsi que du commissariat de l’arrondissement», témoigne-t-il.

De l’avis de nombreux Banguissois, en moins de deux mois les militaires de l’Eufor ont contribué à la lente amélioration de la sécurité observée dans la capitale ces dernières semaines, après des mois d’exactions, de lynchages et de pillages sur fond de traque des habitants musulmans assimilés à l’ex-rébellion Séléka.

– QG en Grèce –

L’affaire était pourtant bien mal partie. Ridiculisée avant même son déploiement par le peu d’empressement des Européens à y contribuer, l’Eufor est d’abord apparue comme le gênant symbole de l’inertie de l’Europe dès qu’il s’agit d’intervenir en Afrique en soutien au traditionnel gendarme français.

Après bien des efforts diplomatiques et embarras médiatiques, avec l’aimable pression de Paris sur ses partenaires européens, l’Eufor compte finalement aujourd’hui 750 -pour un millier initialement prévus- soldats et gendarmes français, espagnols, estoniens et géorgiens pour le plus grand nombre, mais aussi finlandais, lettons, luxembourgeois, néerlandais, polonais et roumains…

Intervenant «en soutien à la force africaine Misca (6.000 hommes) et aux côtés de l’opération française Sangaris» (2.000 hommes), l’Eufor a atteint «sa pleine capacité opérationnelle» le 15 juin dernier.

Tous ses hommes ne sont cependant pas déployés dans les rues de Bangui, une partie étant basés en Grèce, à Larissa, où se trouve le QG de l’opération, avec son chef le général français Philippe Pontiès.

La force européenne est chargée notamment de la protection de l’aéroport de Bangui et de la sécurisation des 3e et 5e arrondissements. Dans ces deux anciens points chauds de la ville où des tensions persistent, l’Eufor est indéniablement populaire et créditée du retour relatif à la normalité.

«Ils font un bon travail, il faut le reconnaître», estime un habitant du 5e arrondissement, Josué Sanza, enseignant.

«La nuit dans mon secteur, ils vont à pied, suivis de leurs véhicules. Ils signalent (…) ceux qui détiennent des armes illégalement, encerclent les individus suspects et les neutralisent» en douceur, raconte-t-il.

Les soldats de l’Eufor «ont désarmé beaucoup de musulmans, ils ont fait du bon boulot», se réjouit Marc Bassa Vongou, cadre des Eaux et forêts. A la différence des hommes de Sangaris et de la Misca, «voleurs de diamants, vendeurs d’eau minérale et amateurs du sexe», accuse-t-il, reprenant quelques-uns des sempiternels griefs entendus dans le petit peuple de Bangui.

Il y a toujours –au gré des interlocuteurs et des quartiers– les inévitables soupçons de partialité en faveur de l’un ou l’autre camp, mais l’Eufor ne cristallise pas l’hostilité comme c’est parfois le cas avec les autres forces internationales.

– Contacts et proximité –

Accompagnés de policiers ou gendarmes centrafricains, «ils (l’Eufor) font des patrouillent nocturnes à pied dans les quartiers. Et quand vous les appelez, même nuitamment, leurs éléments débarquent dans les minutes qui suivent», raconte Hugues Kambiri, étudiant. «C’est ce qui les différencie de Sangaris et Misca qui utilisent leurs grosses machines pour rester uniquement sur les grosses avenues de Bangui le jour», assure-t-il.

«Curieusement, les gars de l’Eufor ne sont pas du tout perçus comme français», s’amuse une source humanitaire occidentale, alors que la France, «nation-cadre», fournit le gros de la troupe.

«Nous faisons un travail de proximité», résume à l’AFP un caporal français de la force européenne.

«Eufor est là pour continuer à sécuriser les Centrafricains, pour les écouter», a expliqué à la presse locale le chef de l’Eufor a Bangui, le général français Thierry Lion.

«On a beaucoup patrouillé. Les soldats sont présents de jour et de nuit, en vCentrafréhicule, à pied. Ils s’arrêtent, parlent avec les gens pour essayer de connaître leurs soucis (…). On a passé beaucoup de temps et on y passera encore» pour «apporter la paix dans Bangui», a promis le général Lion.

AFP

BFMTV en fait des tonnes sur Gaza mais se fout royalement du nettoyage ethnique en Centrafrique

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La télé bêtifiante BFMTV suit le mouvement sur Gaza et en rajoute des pelletées pour attiser la haine anti-israélienne dans l’Hexagone (et accessoirement faire plaisir au gouvernement qui tape de plus en plus vicieusement sur Jérusalem).

Par contre les journalistes de BFMTV baissent lamentablement leur culotte lorsqu’il s’agit du nettoyage ethnique en Centrafrique où la France est en première ligne. D’abord parce qu’il ne faut pas contrarier le gouvernement de gauche qui ne veut pas qu’on en parle et ensuite parce qu’en Centrafrique ce sont des Peuls musulmans certes, mais des Noirs qui sont massacrés, lynchés, mutilés sous les yeux des soldats occidentaux présents.

Et les massacres de noirs musulmans, ça n’intéresse pas beaucoup la communauté musulmane de France pas plus que cela n’intéresse les musulmans arabes en général, pour cause de mépris ancestral.

Preuve par l’exemple BFMTV fait des gorges chaudes sur un pâté de maison détruit à Gaza en rapport avec les tirs de roquettes du Hamas, mais n’a en revanche  jamais fait état des images révoltantes montrant le nettoyage ethnique quasi total qui se déroule en Centrafrique depuis le début de l’année ce que confirme les mêmes sources de l’UNOSAT/UNITAR.

L’image ci-dessus montre les ravages du nettoyage ethnique à Bangui en quelques semaines seulement, la population musulmane y a été totalement éradiquée et toutes les maisons ou lieux de cultes musulmans détruits, brûlés ou pillés (points rouges).

Destruction de toutes les habitations de musulmans dans le centre de Bangui, villes et villages détruits. 100.000 personnes déplacées. Des milliers d’hommes, femmes et enfants (qui ne sont partie prenante ni de près ni de loin à aucun conflit) ont été  ciblés et massacrés pour leur seule appartenance ethnique (cela s’appelle un Génocide)  le plus souvent à la machette ou mutilés en pleine rue puis brûlés, car Peuls musulmans. 400 mosquées détruites. Des Corans jetés aux ordures ou brulés publiquement, ce qui n’est arrivé nulle part ailleurs à cette échelle.

Les imams français ont à peine bougé leur lourd séant tout comme les émir qataris qui s’en moquent, les curés et les pasteurs (les protestants sont majoritaires et présents dans les milices génocidaires) n’ont honteusement rien dit non plus, ou presque rien comme d’habitude. C’est comme cela. Des  médias comme BFMTV ont comme leurs collègues pas très courageux fait silence radio sur le nettoyage ethnique, disant le strict minimum selon les éléments de langage autorisés par le ministère de la défense ou le Quai.  Et affichant même parfois une bienveillance odieuse avec milices et les persécuteurs. La honte.

bangui lynchage appareil photo

Lynchage à Bangui

centrafrique antibalaka

Par: Europe Israël news

Centrafrique: le MLPC et la CRPS réagissent aux allégations et contre vérités de Lin Banoukepa du Frocca

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COMMUNIQUE CONJOINT DE LA CRPS ET DU MLPC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-MLPC-CRPS.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo MLPC CRPS

DEMENTI AUX ALLEGATIONS ET CONTRE VERITES CONTENUS DANS

L’INTERVIEW ACCORDEE PAR SIEUR LIN BANOUKEPA

A CENTRAFRIQUE LIBRE

 

Le 31 juillet 2014, Centrafrique Libre a publié une interview de sieur Lin Banouképa, représentant personnel du Président déchu François Bozizé au Forum de Brazzaville. Danscette interview, sieur LIN s’est livré à un amalgame des faits ainsi qu’à l’étalage de contrevérités, ce qui nous amène à faire les mises au point suivantes pour publication en guise dedroit de réponse.

1/ De lamalgame entre Djotodja, Nouredine Adam, Tiangaye et Ziguélé

Les personnalités Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé ne sont pas des membres de la coalition Séléka comme il l’insinuait et leurs partis respectifs la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ne sont guère une tendance de cette coalition. La participation de ces personnalités aux négociations de Libreville en Janvier 2013 s’est faite sous la bannière de l’opposition démocratique comme c’était aussi le cas des personnalités de la société civile, des pouvoirs publics, de la majorité présidentielle d’alors, des rébellions armées, politico-militaires dits non combattants. La participation au récent Forum de Brazzaville n’en fait pas ipso facto des membres ou alliés des antibalaka ou des séléka : le fait pour Lin Banouképa de participer à la réunion de Brazzaville fait-il de lui un antiblaka ? Une telle affirmation relève plus d’une vue de l’esprit et d’un procès d’intention qui ne grandit pas son auteur.

2/ Du “pouvoir arraché des mains de lancien Président Francois Bozizé”

Annoncer de façon péremptoire que le pouvoir a été arraché des mains de l’ancien Président François Bozizé, c’est faire preuve de cécité politique. Il suffit de faire la rétrospective des dix (10) années de règne sans partage de François Bozizé pour se convaincre que ce dernier n’a absolument rien fait pour continuer de mériter la confiance de ses compatriotes. Que pense sieur LIN des assassinats politiques (Massi et autres) commis par Bozizé et ses sbires, des violations répétées de la constitution (trahison), de la politique de la terre brûlée perpétrée par sa garde prétorienne contre des populations civiles des régions supposées hostiles à son régime (Paoua, Kaga Bandoro, Kabo, Sido, etc.), de la complicité de Bozizé avec les rébellions dont il en était le promoteur et en nommant leurs chefs conseillers à la Présidence, des excès de zèle des membres de sa famille, des gros scandales financiers qui ont tari les caisses de l’Etat (cimenterie, Sonatu, Uramin, pétrole, fonds CEMAC destinés au DDR,diamants spoliés entre les mains des bureaux d’achat, achat du vieux Hercules C130, fonds de la dernière CEl dont le rapport de gestion fait par l’IGE est resté secret d’Etat, etc). La somme de tous ces faits graves pour un Président de la République ôte ipso facto toute prétention à son auteur quant à l’exercice des charges suprêmes de l’Etat.

3/ De la nomination de Me Tiangaye comme Premier Ministre de Transition

Me Tiangaye n’était ni le Premier Ministre de Bozizé ni celui de Djotodia nommé discrétionnairement par ces derniers. Il était le Premier Ministre du Gouvernement d’Union ationale de Transition issu des Accords de Libreville qui attribuaient ce poste à l’opposition démocratique dont il était le Coordonnateur.

Par la suite, la Charte Constitutionnelle de Transition avait confirmé cette situation en précisant que” le Chef de l’Etat de la Transition entérine la désignation du Premier Ministre, Chef du Gouvernement conformément à l’Accord de Libreville du Il janvier 2013″ (article 29).

L’ignorance des textes fondateurs de la transition a conduit Monsieur Lin à propager des contre-vérités uniquement dans l’intention de nuire.

4/ De la rédaction de la Charte Constitutionnelle de Transition

Monsieur Lin affirme que ” la Charte Constitutionnelle Transitoire n’a pas été écrite par Djotodia ni Nourredine, ni Dhaffane mais bien par Me Tiangaye qui est avocat (et) qui sait écrire ses formes d’écriture juridique” Par ces affirmations, Monsieur Lin étale encore son ignorance des textes sur la place publique. S’il est pire chose que l’ignorance, c’est bien la prétention de savoir et Monsieur Lin ne sait rien car il n’a lu ni la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013 ni la Charte Constitutionnelle de Transition qui constituent avec l’Accord politique de Libreville du Il juin 2013 le socle juridique de la Transition.

La Déclaration de Ndjamena adoptée par le 4ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC le 18 avril 2013 a confié au Conseil National de Transition (CNT) la mission d’élaborer et d’adopter une Charte Constitutionnelle de Transition. Le CNT s’est honorablement acquitté de cette tâche qui a recueilli préalablement un consensus de toutes les forces vives de la ation au cours d’un atelier national avec le concours scientifique d’experts de haut niveau dont ceux de l’ONU, de l’Union Européenne et de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Comment dans ces conditions prétendre sans se couvrir de ridicule que cette Charte a été écrite par Me Tiangaye tout seul sous prétexte qu’il est avocat pour en faire la Loi Fondamentale qui doit régir la Transition?

5/ Sur les prétendues photos prises le 22 novembre 2012 à N’Djamena

Dans les hallucinations dont Monsieur Lin est coutumier, il avance que Messieurs Ziguélé et Tiangaye étaient de connivence avec la Séléka. Il affirme:”Je l’ai lu sur votre site. En ligne,j’ai vu les photos de N’Djamena où ils étaient tous triomphants le 22 novembre 2012. “Messieurs Ziguélé et Tiangaye n’étaient pas à N’Djamena à cette date. Leurs passeports peuvent être consultés par quiconque voudrait vérifier la véracité de cette allégation.Les assertions de Monsieur Lin sont un tissu de mensonges. Il s’agit de délires mégalomaniaques qui peuplent la cervelle d’un mythomane qui prend ses fantasmes oniriques pour la réalité politique. La pathologie de ce compatriote doit sans doute intéresser les psychiatres.

6/ Des élucubrations notoires du transhumant politique, sieur Banoukepa

Décidément, le ridicule ne tue point certains prétendus hommes politiques centrafricains. En réalité, les élucubrations du transhumant politique, sieur Lin Banouképa, sont en fait lessignes de désespoir et d’un échec politique. Après avoir ramé sans succès au MLPC où il a été radié pour inobservation de la voie hiérarchique, constitution de groupes parallèles et trahison, il s’est ensuite agité lamentablement dans le sillage du défunt Président Ange Félix Patassé pour échouer plus tard aux côtés du Président déchu François Bozizé, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre son aventure politique en créant de toutes pièces le Parti pour le Développement Intégral (PDI)dont il a été une fois de plus radié de la présidence. .

Ce transhumant politique au profil douteux et mégalomaniaque, radié du barreau de Paris pour indélicatesse (malversations) et qui porte abusivement le titre de Maître, n’a de leçons à donner à personne, surtout pas aux éminentes personnalités qui ont fait leurs preuves sur le plan national et international.

Messieurs Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye n’ont jamais été membres de la séléka. Faute pour ce transhumant d’apporter la preuve de ses allégations, les personnalités citées se verront dans l’obligation de le poursuivre en justice pour diffamation.

 

 

 

Fait à Bangui, le 8 Août 2014

Pour la CRPS

Le Secrétaire National à la Communication et à la presse /p.i

 

Maurice Lenga

 

 

Pour le MLPC

Membre du Bureau Politique

Responsable de la Communication

ChrIS ophe NDOUBA

Centrafrique: confusion au sein de la séléka

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Des désaccords surviennent alors que la RCA se cherche un nouveau Premier ministre.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nourreddine-Adam.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nourreddine AdamUn nouveau couac est survenu dans le processus de normalisation de la situation politique en Centrafrique. Au sein du  Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka), les principaux leaders ne sont pas tous sur la même longueur d’ondes. Selon la presse centrafricaine, leGénéral Nouredine Adam, numéro deux du mouvement, a décidé de suspendre Mohamed Moussa Dhafane, et Mahamat Taib Yacoub, respectivement, 2ème vice-président et 3ème Vice-président pour non respect des consignes de la hiérarchie et pour haute trahison. Les deux bannis selon un communiqué rendu public mercredi devraient attendre la tenue d’une assemblée générale extraordinaire pour être fixés sur leur sort définitif. Cette information a aussitôt été démentie par Mohamed Moussa Dhafane qui s’est confié à  RFI. Pour lui, il n’est question d’aucune suspension et les désaccords éventuels entre dirigeants du mouvement devraient trouver des arrangements en interne, a-t-il déclaré.

Toutefois, cet incident entre en droite ligne des divergences de vues récurrentes au sein de la direction de la  Séléka. Cela a notamment été le cas au cours des derniers jours sur la question de la partition du pays. Deux points de vue se sont opposés. Et au regard de la reprise des combats sur le terrain en dépit de l’accord de cessez-le feu de Brazzaville, on s’interroge sur la cohérence des positions de l’ex-rébellion. Toujours est-il qu’elle affirme œuvrer pour la réconciliation. Et elle se fonde notamment sur les accords de Brazzaville qui doivent être respectés à la lettre. Ainsi, selon un autre communiqué rendu public mercredi, et signé du général Bachar Fadoul, le chargé de Mission de l’état-major de la Coalition ex- Séléka, le mouvement tiendra pour responsables de la détresse du peuple centrafricain, tous ceux qui ne respecteront pas les termes de l’accord de Brazzaville.

C’est dans ce climat de confusion et de malaise au sein de la Séléka, que Catherine Samba-Panza, la présidente de Transition a ouvert des concertations afin de désigner un nouveau premier ministre. Il est notamment question de nommer une personnalité de confession musulmane. Outre les autres acteurs politiques centrafricains, la présidente doit s’entretenir avec les représentants anti-Balaka et Séléka. Mais les discussions ne sont pas aisées compte tenu des dissensions internes au sein  de ces deux derniers mouvements qui sont incapables de parler d’une seule et même voix.

Par: Simon Pierre ETOUNDI pour Cameroun Tribune

Mali, Centrafrique : des interventions militaires qui ont déjà coûté 1,2 milliard d’euros en 2014

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Le surcoût a dérapé. Selon Le Canard enchaîné, les opérations extérieures (les Opex) principalement au Mali et en Centrafrique, ont entraîné un surcoût bien plus important que ce qui était prévu. “D’après les derniers calculs, ce surcoût s’élève à 1,2 milliard d’euros. Or, dans la loi de finances 2014, seuls 450 millions d’euros ont été affectés aux Opex et à leur surcoût”, explique Le Canard. Traduction : en 2014, le coût des guerres au Mali et en Centrafrique a triplé par rapport aux prévisions gouvernementales.

Sangaris à BanguiProblème : les caisses du ministère de la Défense sont vides. L’hebdomadaire raconte que la direction générale de l’armement a annulé plusieurs commandes militaires (notamment les commandes de missiles qui devaient armer les sous-marins nucléaires d’attaque). Mieux : la loi de programmation militaire 2014-2015, votée en décembre 2013, n’est pas vraiment financée. Estimée à 183,9 milliards d’euros (un record), cette loi de programmation devait notamment être financée par des “ressources exceptionnelles” (Rex) d’un montant de 6,1 milliards d’euros. Parmi les ressources exceptionnelles, il y a notamment les ventes de biens immobiliers appartenant au ministère de la Défense et la vente de fréquences hertziennes 700 MHz aux opérateurs de téléphonie mobile.

Sauf que, là encore, les ressources attendues sont moins élevées que ce qui était prévu : rien que sur l’année 2014, les ressources extérieures n’ont rapporté que 190 millions d’euros sur les 1,7 milliards attendus. Et le gouvernement ne pourra finalement pas compter sur les ventes de fréquences hertziennes pour financer sa loi, puisque ladite vente ne pourra pas avoir lieu avant la conférence internationale des télécommunications qui ne doit se réunir qu’en… novembre 2015.

En résumé, le coût des interventions militaires au Mali et en Centrafrique a triplé, et la loi de programmation militaire n’est plus financée. De quoi alimenter un peu plus un déficit budgétaire bientôt hors de contrôle.

Source:
– “La Défense malade du tiroir-caisse”, Le Canard enchaîné n°4893, 06.08.2014

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Le Rwanda accueille une conférence de paix sur la Centrafrique et le Soudan du Sud

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/kigali-park-inn.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>kigali-park-innA l’occasion d’une conférence de paix sur la Centrafrique et le Soudan du Sud, des responsables religieux et de la société civile ont appelé les parties belligérantes à placer les intérêts nationaux avant leurs propres intérêts afin d’instaurer la paix.

La conférence de deux jours, organisée conjointement par le Réseau d’action de la jeunesse du Rwanda, la Plate-forme de la société civile du Rwanda et l’ONG britannique Aegis Trust, réunit quelque 200 délégués centrafricains, sud-soudanais et rwandais, dont des diplomates.

Le Rwanda restera solidaire avec les deux pays dans leur quête d’une paix durable, a déclaré lors de la conférence le ministre rwandais du Gouvernement local, Francis Kaboneka, avant d’ajouter que son pays était la preuve vivante qu’une bonne gouvernance pouvait apporter une paix durable.

“Le rôle des dirigeants est primordial pour définir, orienter et promouvoir la vision partagée et les valeurs ethniques et nationales au sein du peuple”, a noté M. Kaboneka, qui a souligné que respecter des valeurs de gouvernance était indispensable à l’avènement de la paix.

M. Kaboneka a appelé les jeunes des deux pays à être des ambassadeurs de paix actifs et à fuir ceux qui voudraient les manipuler pour commettre des atrocités.

Les conflits sont principalement créés par des acteurs étrangers ayant des intérêts égoïstes dans des pays spécifiques, a noté Monseigneur Smaragde Mbonyintege, l’évêque catholique de Kabgayi (centre).

Si l’on souhaite vivre en paix et garantir la stabilité, des solutions aux causes fondamentales des conflits doivent être trouvées, a-t-il souligné.

Le mufti du Rwanda, Cheikh Ibrahim Kayitare, a expliqué que l’intervention du Rwanda dans les conflits en cours était motivée par la ferme conviction que la communauté internationale a un rôle à jouer dans la résolution des conflits.

“Toutefois, cela ne signifie pas que ces deux pays doivent se reposer et attendre que des étrangers apportent la paix dans leurs pays. Comme dans le cas du Rwanda, il est possible d’instaurer la paix, de réconcilier et d’intégrer leurs communautés”, a ajouté M. Kayitare, qui est également le coordinateur de l’initiative de paix.

Les négociations de paix entre le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont repris lundi à Addis-Abeba, en Ethiopie, sous la médiation de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et ont fixé au 10 août la date limite pour la conclusion d’un accord sur un gouvernement de transition.

Par: xinhua

Crise Centrafricaine : Arrivée à Bamako de près de 300 maliens rapatriées

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Jeudi 7 août 2014 au environ de 15h 40 mn, le ministre des maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, accompagné des membres de son cabinet, a accueilli à l’Aéroport international Bamako-Sénou, 299 maliens qui étaient dans la détresse en République Centrafricaine. Parmi eux, des jeunes, des personnes âgées, des femmes, des hommes, des malades et des enfants. Tous avaient le sourire de retrouver le bercail. A cause de la crise qui mine la République centrafricaine, le gouvernement malien à affréter un avion d’Ethiopian Air line afin de rapatrier les maliens qui y résidaient. Selon le ministre Sylla, l’opération a couté au gouvernement malien des centaines de millions de FCFA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/maliens-de_la-centrafirique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>maliens de_la centrafirique
maliens de_la centrafirique

Au départ, c’est 344 personnes qui étaient annoncées mais finalement c’est 299 personnes qui ont été accueillies par le ministre des maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla sur le tarmac de l’Aéroport international Bamako-Sénou.

Septième opération du genre, le nombre de maliens de l’extérieur rapatriés par le gouvernement malien s’élève à 2 190 personnes. « Cette opération a été facile grâce à l’implication personnelle du chef de l’Etat qui m’a dépêché en République Centrafricaine auprès de son homologue, pour que les autorités Centrafricaines puissent aider à l’évacuation de quelques maliens qui restent encore. L’opération a été préparée sur deux mois. Dieu merci, aujourd’hui, ils viennent d’arriver, on peut se réjouir.

Le gouvernement exprime à leur endroit la bienvenue et renouvèle sa disponibilité à assister les maliens de l’extérieur partout, où ils sont surtout ceux qui sont en détresse », a déclaré le ministre des maliens de l’extérieur Abdourhamane Sylla. Avant de signaler que ce sont des maliens qui étaient en détresse compte tenu des situations sécuritaires qui  prévaut en Centrafrique. 

A l’en croire, le gouvernement n’a pas ménagé ni son effort ni sa disponibilité pour pouvoir permettre à nos compatriotes de rejoindre le bercail. « Comme les précédents vols, le gouvernement les accueille et les héberges deux, trois  ou quatre jours et prend les dispositions pour les évacuer dans leurs villages, régions, et cercles respectifs.

La protection civile assure la relève à partir de cet instant-là. Ils sont précisément 299 qui viennent d’atterrir par ce vol. L’opération à couter au gouvernement des centaines de millions de FCFA. C’est autour de 250 à 300 millions de FCFA. Depuis janvier, nous avons lancé cet appel et nous avons pu faire venir plus de 2000 de nos compatriotes.

Je crois que l’essentiel de nos compatriotes sont rentrés, ceux qui sont restés ne veulent pas rentrés surement, on ne va pas les contraindre à rentrer », a conclu le ministre. Quant au porte-parole des rapatriés, Seyba Diarra a exprimé ses sentiments de joie de retourner au bercail. « J’ai quitté le Mali à l’âge de 22 ans et j’ai 58 ans aujourd’hui, j’ai fait la moitié de ma vie en Centrafrique. La situation sécuritaire est critique maintenant en Centrafrique », a-t-il dit.

Aguibou Sogodogo