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RCA: Mgr Dieudonné Nzapalainga participe à une conférence de Paix au Rwanda

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Deux délégations issues respectivement de la Centrafrique et le Soudan du Sud séjournent au Rwanda pour s’inspirer de ce pays au niveau des stratégies de leur reconstruction, selon Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque catholique de Bangui. « Ce que je puise de consistant, c’est qu’il y a un sursaut patriotique dans ce pays, alors que nous on nous a touché au somment de l’aberration des absurdités et des atrocités. Les hommes au Rwanda ont réussi à se réconcilier en guise de réparation. Nous aussi nous allons regarder dans la même direction et reconstruire une nation », a-t-il indiqué.

Mgr DieudonnÈ NZAPALAINGA
Mgr Dieudonné NZAPALAINGA

Il a tenu ces propos au deuxième d’une Conférence dont les participants se penchent sur les stratégies de reconstruire la Centrafrique et le Soudan du Sud après des conflits violents qu’ils ont subis. Le Rwanda a été victime des affres du génocide des Tutsi, et il a su se relever.

Pour le prélat centrafricain, ce désir en mouvement pour l’unité constitue un processus, qui « me prend aux tripes et qui me fait réfléchir pour que je puisse dire à mes frères centrafricains :  « L’esprit patriotique, il est temps que nous puissions l’acquérir pour que nous tous, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, nous puissions nous sentir Centrafricains, nous approprier notre terre, nos valeurs, et rechercher maintenant ce qui peut nous unir et chercher à regarder dans la même direction ».

Il poursuit : « Pour dire que au regard de ce qui nous est arrivé, nous pouvons dépasser et tendre la main même à nos bourreaux, continuer la marche ensemble avec eux. Il y aura des boiteux, des estropiés, des aveugles. Tous nous serons dans la même marche vers une destination qu’on appelle « la paix et le bonheur,  paix ou une nation unie».

Mais pour y arriver, il faudra une force qui rassemble et qui s’appelle leadership et qui existe en Centrafrique. Il faudra un projet où chacun trouvera sa part et apportera sa contribution. Le rôle de l’Archevêque sera de réveiller les consciences pour adhérer à ce projet.

Pour ce qui est de la justice réconciliatrice, il s’avère obligé de recourir aux tribunaux de base, appelés « Boma » comme au Sud Soudan afin de ressouder le tissu  social.

L’on éduquera les pasteurs et les chefs religieux, ainsi que les jeunes dans les écoles, en mettant en place de clubs pour l’Unité et la Réconciliation nationale.

« L’on devra lutter contre l’idéologie de la haine et de la vengeance aveugle qui ne punit pas les vrais criminels. L’on privilégiera la paix qui est un besoin pour tous. L’on visera des solutions durables qui construisent le pays et l’intérêt national. L’on rebâtira le patriotisme et un leadership solide », a reconnu Nicholas, Kot, membre du Comité de Réhabilitation au Soudan du Sud.

Dans l’ensemble, le Soudan du Sud a sombré dans les violences extrêmes parce que les dirigeants n’ont pas su s’assoir ensemble pour arrêter des mécanismes qui éradiquent les conflits sporadiques entre les tribus, notamment du Sud Soudan.

« Ce pays a sombré suite à des griefs et à la capacité de certains politiciens qui ont divisé le peuple pour les intérêts propres et pour motiver leurs actions », a-t-il fait remarquer.

 

Par: RNA

Cameroun : un chef rebelle centrafricain négocie une exfiltration vers l ‘ Afrique du Sud

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Alioum Garba alias ‘’Alioum Douk Saga’’, ancien mécanicien-chauffeur du général centrafricain Moussa Dhaffane, qui accompagna Michel Djotodia au pourvoir à Bangui à la suite du coup d’Etat de mars 2013, négocie actuellement son exfiltration vers l’Afrique du Sud avec les autorités camerounaises contre la fin des exactions contre les civils à l’Est de ce pays, a appris APA de sources introduites.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>État Major de Bangui
L’homme, la trentaine, est installé avec femme et enfant dans un hôtel de Yaoundé depuis juillet dernier.

‘’Il a avoué que ses troupes, qui ont quitté la forêt d’Amadagaza et sont aujourd’hui basées à Bambari, à la lisière de la frontière avec le Cameroun, ont effectué plusieurs assauts parfois meurtriers en territoire camerounais”, a indiqué un haut gradé de la police sous le sceau de l’anonymat.

Alioum Garba, qu’on présente comme un mégalomane (il se targue aujourd’hui d’être à la tête d’un groupe rebelle Séléka fort d’un millier d’hommes), se dit prêt à coopérer avec le Cameroun en vue du désarmement de son groupe rebelle contre des primes de réinsertion à la vie civile que son pays de transit est appelé à payer.

Lors de son interrogatoire par la police, apprend-on, il a balancé quelques noms de contacts camerounais, dont un homme d’affaires de la région septentrionale ayant pignon sur rue à Bangui et exerçant notamment dans le trafic des pierres précieuses en République centrafricaine.

Alioum Garba a aussi indiqué avoir participé à plusieurs tractations dans le cadre d’un projet de déstabilisation du Cameroun par les armes, et donné des noms de dignitaires de ce pays avec qui il était préalablement en affaires, avant d’être dissuadé par son géniteur.

 

Par: APANews

A Bangui, contre l’insécurité, l’Eufor «fait du bon boulot!»

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Un-Soldat-de-lEufor-patrouille-dans-les-rues-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un Soldat de l'Eufor patrouille dans les rues de-Bangui en Centrafrique
Un Soldat de l’Eufor patrouille dans les rues de-Bangui en Centrafrique

Ils vont à la rencontre des gens, patrouillent à pied la nuit dans les quartiers, répondent aux appels d’urgence: les soldats de la force européenne Eufor-RCA jouissent à Bangui d’une étonnante popularité qui contraste avec les habituelles invectives contre les autres forces internationales.

«C’est vrai, l’Eufor joue bien son rôle», confie Ahmat Amadou Soumaïlou, commerçant au quartier du PK5, dernière enclave musulmane dans Bangui, encore jusqu’à il y a peu théâtre de sanglantes violences inter-communautaires.

La présence des soldats européens «a permis la réouverture de l’agence (bancaire) EcobanK du PK5 ainsi que du commissariat de l’arrondissement», témoigne-t-il.

De l’avis de nombreux Banguissois, en moins de deux mois les militaires de l’Eufor ont contribué à la lente amélioration de la sécurité observée dans la capitale ces dernières semaines, après des mois d’exactions, de lynchages et de pillages sur fond de traque des habitants musulmans assimilés à l’ex-rébellion Séléka.

– QG en Grèce –

L’affaire était pourtant bien mal partie. Ridiculisée avant même son déploiement par le peu d’empressement des Européens à y contribuer, l’Eufor est d’abord apparue comme le gênant symbole de l’inertie de l’Europe dès qu’il s’agit d’intervenir en Afrique en soutien au traditionnel gendarme français.

Après bien des efforts diplomatiques et embarras médiatiques, avec l’aimable pression de Paris sur ses partenaires européens, l’Eufor compte finalement aujourd’hui 750 -pour un millier initialement prévus- soldats et gendarmes français, espagnols, estoniens et géorgiens pour le plus grand nombre, mais aussi finlandais, lettons, luxembourgeois, néerlandais, polonais et roumains…

Intervenant «en soutien à la force africaine Misca (6.000 hommes) et aux côtés de l’opération française Sangaris» (2.000 hommes), l’Eufor a atteint «sa pleine capacité opérationnelle» le 15 juin dernier.

Tous ses hommes ne sont cependant pas déployés dans les rues de Bangui, une partie étant basés en Grèce, à Larissa, où se trouve le QG de l’opération, avec son chef le général français Philippe Pontiès.

La force européenne est chargée notamment de la protection de l’aéroport de Bangui et de la sécurisation des 3e et 5e arrondissements. Dans ces deux anciens points chauds de la ville où des tensions persistent, l’Eufor est indéniablement populaire et créditée du retour relatif à la normalité.

«Ils font un bon travail, il faut le reconnaître», estime un habitant du 5e arrondissement, Josué Sanza, enseignant.

«La nuit dans mon secteur, ils vont à pied, suivis de leurs véhicules. Ils signalent (…) ceux qui détiennent des armes illégalement, encerclent les individus suspects et les neutralisent» en douceur, raconte-t-il.

Les soldats de l’Eufor «ont désarmé beaucoup de musulmans, ils ont fait du bon boulot», se réjouit Marc Bassa Vongou, cadre des Eaux et forêts. A la différence des hommes de Sangaris et de la Misca, «voleurs de diamants, vendeurs d’eau minérale et amateurs du sexe», accuse-t-il, reprenant quelques-uns des sempiternels griefs entendus dans le petit peuple de Bangui.

Il y a toujours –au gré des interlocuteurs et des quartiers– les inévitables soupçons de partialité en faveur de l’un ou l’autre camp, mais l’Eufor ne cristallise pas l’hostilité comme c’est parfois le cas avec les autres forces internationales.

– Contacts et proximité –

Accompagnés de policiers ou gendarmes centrafricains, «ils (l’Eufor) font des patrouillent nocturnes à pied dans les quartiers. Et quand vous les appelez, même nuitamment, leurs éléments débarquent dans les minutes qui suivent», raconte Hugues Kambiri, étudiant. «C’est ce qui les différencie de Sangaris et Misca qui utilisent leurs grosses machines pour rester uniquement sur les grosses avenues de Bangui le jour», assure-t-il.

«Curieusement, les gars de l’Eufor ne sont pas du tout perçus comme français», s’amuse une source humanitaire occidentale, alors que la France, «nation-cadre», fournit le gros de la troupe.

«Nous faisons un travail de proximité», résume à l’AFP un caporal français de la force européenne.

«Eufor est là pour continuer à sécuriser les Centrafricains, pour les écouter», a expliqué à la presse locale le chef de l’Eufor a Bangui, le général français Thierry Lion.

«On a beaucoup patrouillé. Les soldats sont présents de jour et de nuit, en vCentrafréhicule, à pied. Ils s’arrêtent, parlent avec les gens pour essayer de connaître leurs soucis (…). On a passé beaucoup de temps et on y passera encore» pour «apporter la paix dans Bangui», a promis le général Lion.

AFP

BFMTV en fait des tonnes sur Gaza mais se fout royalement du nettoyage ethnique en Centrafrique

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La télé bêtifiante BFMTV suit le mouvement sur Gaza et en rajoute des pelletées pour attiser la haine anti-israélienne dans l’Hexagone (et accessoirement faire plaisir au gouvernement qui tape de plus en plus vicieusement sur Jérusalem).

Par contre les journalistes de BFMTV baissent lamentablement leur culotte lorsqu’il s’agit du nettoyage ethnique en Centrafrique où la France est en première ligne. D’abord parce qu’il ne faut pas contrarier le gouvernement de gauche qui ne veut pas qu’on en parle et ensuite parce qu’en Centrafrique ce sont des Peuls musulmans certes, mais des Noirs qui sont massacrés, lynchés, mutilés sous les yeux des soldats occidentaux présents.

Et les massacres de noirs musulmans, ça n’intéresse pas beaucoup la communauté musulmane de France pas plus que cela n’intéresse les musulmans arabes en général, pour cause de mépris ancestral.

Preuve par l’exemple BFMTV fait des gorges chaudes sur un pâté de maison détruit à Gaza en rapport avec les tirs de roquettes du Hamas, mais n’a en revanche  jamais fait état des images révoltantes montrant le nettoyage ethnique quasi total qui se déroule en Centrafrique depuis le début de l’année ce que confirme les mêmes sources de l’UNOSAT/UNITAR.

L’image ci-dessus montre les ravages du nettoyage ethnique à Bangui en quelques semaines seulement, la population musulmane y a été totalement éradiquée et toutes les maisons ou lieux de cultes musulmans détruits, brûlés ou pillés (points rouges).

Destruction de toutes les habitations de musulmans dans le centre de Bangui, villes et villages détruits. 100.000 personnes déplacées. Des milliers d’hommes, femmes et enfants (qui ne sont partie prenante ni de près ni de loin à aucun conflit) ont été  ciblés et massacrés pour leur seule appartenance ethnique (cela s’appelle un Génocide)  le plus souvent à la machette ou mutilés en pleine rue puis brûlés, car Peuls musulmans. 400 mosquées détruites. Des Corans jetés aux ordures ou brulés publiquement, ce qui n’est arrivé nulle part ailleurs à cette échelle.

Les imams français ont à peine bougé leur lourd séant tout comme les émir qataris qui s’en moquent, les curés et les pasteurs (les protestants sont majoritaires et présents dans les milices génocidaires) n’ont honteusement rien dit non plus, ou presque rien comme d’habitude. C’est comme cela. Des  médias comme BFMTV ont comme leurs collègues pas très courageux fait silence radio sur le nettoyage ethnique, disant le strict minimum selon les éléments de langage autorisés par le ministère de la défense ou le Quai.  Et affichant même parfois une bienveillance odieuse avec milices et les persécuteurs. La honte.

bangui lynchage appareil photo

Lynchage à Bangui

centrafrique antibalaka

Par: Europe Israël news

Centrafrique: le MLPC et la CRPS réagissent aux allégations et contre vérités de Lin Banoukepa du Frocca

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COMMUNIQUE CONJOINT DE LA CRPS ET DU MLPC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-MLPC-CRPS.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo MLPC CRPS

DEMENTI AUX ALLEGATIONS ET CONTRE VERITES CONTENUS DANS

L’INTERVIEW ACCORDEE PAR SIEUR LIN BANOUKEPA

A CENTRAFRIQUE LIBRE

 

Le 31 juillet 2014, Centrafrique Libre a publié une interview de sieur Lin Banouképa, représentant personnel du Président déchu François Bozizé au Forum de Brazzaville. Danscette interview, sieur LIN s’est livré à un amalgame des faits ainsi qu’à l’étalage de contrevérités, ce qui nous amène à faire les mises au point suivantes pour publication en guise dedroit de réponse.

1/ De lamalgame entre Djotodja, Nouredine Adam, Tiangaye et Ziguélé

Les personnalités Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé ne sont pas des membres de la coalition Séléka comme il l’insinuait et leurs partis respectifs la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ne sont guère une tendance de cette coalition. La participation de ces personnalités aux négociations de Libreville en Janvier 2013 s’est faite sous la bannière de l’opposition démocratique comme c’était aussi le cas des personnalités de la société civile, des pouvoirs publics, de la majorité présidentielle d’alors, des rébellions armées, politico-militaires dits non combattants. La participation au récent Forum de Brazzaville n’en fait pas ipso facto des membres ou alliés des antibalaka ou des séléka : le fait pour Lin Banouképa de participer à la réunion de Brazzaville fait-il de lui un antiblaka ? Une telle affirmation relève plus d’une vue de l’esprit et d’un procès d’intention qui ne grandit pas son auteur.

2/ Du “pouvoir arraché des mains de lancien Président Francois Bozizé”

Annoncer de façon péremptoire que le pouvoir a été arraché des mains de l’ancien Président François Bozizé, c’est faire preuve de cécité politique. Il suffit de faire la rétrospective des dix (10) années de règne sans partage de François Bozizé pour se convaincre que ce dernier n’a absolument rien fait pour continuer de mériter la confiance de ses compatriotes. Que pense sieur LIN des assassinats politiques (Massi et autres) commis par Bozizé et ses sbires, des violations répétées de la constitution (trahison), de la politique de la terre brûlée perpétrée par sa garde prétorienne contre des populations civiles des régions supposées hostiles à son régime (Paoua, Kaga Bandoro, Kabo, Sido, etc.), de la complicité de Bozizé avec les rébellions dont il en était le promoteur et en nommant leurs chefs conseillers à la Présidence, des excès de zèle des membres de sa famille, des gros scandales financiers qui ont tari les caisses de l’Etat (cimenterie, Sonatu, Uramin, pétrole, fonds CEMAC destinés au DDR,diamants spoliés entre les mains des bureaux d’achat, achat du vieux Hercules C130, fonds de la dernière CEl dont le rapport de gestion fait par l’IGE est resté secret d’Etat, etc). La somme de tous ces faits graves pour un Président de la République ôte ipso facto toute prétention à son auteur quant à l’exercice des charges suprêmes de l’Etat.

3/ De la nomination de Me Tiangaye comme Premier Ministre de Transition

Me Tiangaye n’était ni le Premier Ministre de Bozizé ni celui de Djotodia nommé discrétionnairement par ces derniers. Il était le Premier Ministre du Gouvernement d’Union ationale de Transition issu des Accords de Libreville qui attribuaient ce poste à l’opposition démocratique dont il était le Coordonnateur.

Par la suite, la Charte Constitutionnelle de Transition avait confirmé cette situation en précisant que” le Chef de l’Etat de la Transition entérine la désignation du Premier Ministre, Chef du Gouvernement conformément à l’Accord de Libreville du Il janvier 2013″ (article 29).

L’ignorance des textes fondateurs de la transition a conduit Monsieur Lin à propager des contre-vérités uniquement dans l’intention de nuire.

4/ De la rédaction de la Charte Constitutionnelle de Transition

Monsieur Lin affirme que ” la Charte Constitutionnelle Transitoire n’a pas été écrite par Djotodia ni Nourredine, ni Dhaffane mais bien par Me Tiangaye qui est avocat (et) qui sait écrire ses formes d’écriture juridique” Par ces affirmations, Monsieur Lin étale encore son ignorance des textes sur la place publique. S’il est pire chose que l’ignorance, c’est bien la prétention de savoir et Monsieur Lin ne sait rien car il n’a lu ni la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013 ni la Charte Constitutionnelle de Transition qui constituent avec l’Accord politique de Libreville du Il juin 2013 le socle juridique de la Transition.

La Déclaration de Ndjamena adoptée par le 4ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC le 18 avril 2013 a confié au Conseil National de Transition (CNT) la mission d’élaborer et d’adopter une Charte Constitutionnelle de Transition. Le CNT s’est honorablement acquitté de cette tâche qui a recueilli préalablement un consensus de toutes les forces vives de la ation au cours d’un atelier national avec le concours scientifique d’experts de haut niveau dont ceux de l’ONU, de l’Union Européenne et de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Comment dans ces conditions prétendre sans se couvrir de ridicule que cette Charte a été écrite par Me Tiangaye tout seul sous prétexte qu’il est avocat pour en faire la Loi Fondamentale qui doit régir la Transition?

5/ Sur les prétendues photos prises le 22 novembre 2012 à N’Djamena

Dans les hallucinations dont Monsieur Lin est coutumier, il avance que Messieurs Ziguélé et Tiangaye étaient de connivence avec la Séléka. Il affirme:”Je l’ai lu sur votre site. En ligne,j’ai vu les photos de N’Djamena où ils étaient tous triomphants le 22 novembre 2012. “Messieurs Ziguélé et Tiangaye n’étaient pas à N’Djamena à cette date. Leurs passeports peuvent être consultés par quiconque voudrait vérifier la véracité de cette allégation.Les assertions de Monsieur Lin sont un tissu de mensonges. Il s’agit de délires mégalomaniaques qui peuplent la cervelle d’un mythomane qui prend ses fantasmes oniriques pour la réalité politique. La pathologie de ce compatriote doit sans doute intéresser les psychiatres.

6/ Des élucubrations notoires du transhumant politique, sieur Banoukepa

Décidément, le ridicule ne tue point certains prétendus hommes politiques centrafricains. En réalité, les élucubrations du transhumant politique, sieur Lin Banouképa, sont en fait lessignes de désespoir et d’un échec politique. Après avoir ramé sans succès au MLPC où il a été radié pour inobservation de la voie hiérarchique, constitution de groupes parallèles et trahison, il s’est ensuite agité lamentablement dans le sillage du défunt Président Ange Félix Patassé pour échouer plus tard aux côtés du Président déchu François Bozizé, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre son aventure politique en créant de toutes pièces le Parti pour le Développement Intégral (PDI)dont il a été une fois de plus radié de la présidence. .

Ce transhumant politique au profil douteux et mégalomaniaque, radié du barreau de Paris pour indélicatesse (malversations) et qui porte abusivement le titre de Maître, n’a de leçons à donner à personne, surtout pas aux éminentes personnalités qui ont fait leurs preuves sur le plan national et international.

Messieurs Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye n’ont jamais été membres de la séléka. Faute pour ce transhumant d’apporter la preuve de ses allégations, les personnalités citées se verront dans l’obligation de le poursuivre en justice pour diffamation.

 

 

 

Fait à Bangui, le 8 Août 2014

Pour la CRPS

Le Secrétaire National à la Communication et à la presse /p.i

 

Maurice Lenga

 

 

Pour le MLPC

Membre du Bureau Politique

Responsable de la Communication

ChrIS ophe NDOUBA

Centrafrique: confusion au sein de la séléka

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Des désaccords surviennent alors que la RCA se cherche un nouveau Premier ministre.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nourreddine-Adam.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nourreddine AdamUn nouveau couac est survenu dans le processus de normalisation de la situation politique en Centrafrique. Au sein du  Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka), les principaux leaders ne sont pas tous sur la même longueur d’ondes. Selon la presse centrafricaine, leGénéral Nouredine Adam, numéro deux du mouvement, a décidé de suspendre Mohamed Moussa Dhafane, et Mahamat Taib Yacoub, respectivement, 2ème vice-président et 3ème Vice-président pour non respect des consignes de la hiérarchie et pour haute trahison. Les deux bannis selon un communiqué rendu public mercredi devraient attendre la tenue d’une assemblée générale extraordinaire pour être fixés sur leur sort définitif. Cette information a aussitôt été démentie par Mohamed Moussa Dhafane qui s’est confié à  RFI. Pour lui, il n’est question d’aucune suspension et les désaccords éventuels entre dirigeants du mouvement devraient trouver des arrangements en interne, a-t-il déclaré.

Toutefois, cet incident entre en droite ligne des divergences de vues récurrentes au sein de la direction de la  Séléka. Cela a notamment été le cas au cours des derniers jours sur la question de la partition du pays. Deux points de vue se sont opposés. Et au regard de la reprise des combats sur le terrain en dépit de l’accord de cessez-le feu de Brazzaville, on s’interroge sur la cohérence des positions de l’ex-rébellion. Toujours est-il qu’elle affirme œuvrer pour la réconciliation. Et elle se fonde notamment sur les accords de Brazzaville qui doivent être respectés à la lettre. Ainsi, selon un autre communiqué rendu public mercredi, et signé du général Bachar Fadoul, le chargé de Mission de l’état-major de la Coalition ex- Séléka, le mouvement tiendra pour responsables de la détresse du peuple centrafricain, tous ceux qui ne respecteront pas les termes de l’accord de Brazzaville.

C’est dans ce climat de confusion et de malaise au sein de la Séléka, que Catherine Samba-Panza, la présidente de Transition a ouvert des concertations afin de désigner un nouveau premier ministre. Il est notamment question de nommer une personnalité de confession musulmane. Outre les autres acteurs politiques centrafricains, la présidente doit s’entretenir avec les représentants anti-Balaka et Séléka. Mais les discussions ne sont pas aisées compte tenu des dissensions internes au sein  de ces deux derniers mouvements qui sont incapables de parler d’une seule et même voix.

Par: Simon Pierre ETOUNDI pour Cameroun Tribune

Mali, Centrafrique : des interventions militaires qui ont déjà coûté 1,2 milliard d’euros en 2014

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Le surcoût a dérapé. Selon Le Canard enchaîné, les opérations extérieures (les Opex) principalement au Mali et en Centrafrique, ont entraîné un surcoût bien plus important que ce qui était prévu. “D’après les derniers calculs, ce surcoût s’élève à 1,2 milliard d’euros. Or, dans la loi de finances 2014, seuls 450 millions d’euros ont été affectés aux Opex et à leur surcoût”, explique Le Canard. Traduction : en 2014, le coût des guerres au Mali et en Centrafrique a triplé par rapport aux prévisions gouvernementales.

Sangaris à BanguiProblème : les caisses du ministère de la Défense sont vides. L’hebdomadaire raconte que la direction générale de l’armement a annulé plusieurs commandes militaires (notamment les commandes de missiles qui devaient armer les sous-marins nucléaires d’attaque). Mieux : la loi de programmation militaire 2014-2015, votée en décembre 2013, n’est pas vraiment financée. Estimée à 183,9 milliards d’euros (un record), cette loi de programmation devait notamment être financée par des “ressources exceptionnelles” (Rex) d’un montant de 6,1 milliards d’euros. Parmi les ressources exceptionnelles, il y a notamment les ventes de biens immobiliers appartenant au ministère de la Défense et la vente de fréquences hertziennes 700 MHz aux opérateurs de téléphonie mobile.

Sauf que, là encore, les ressources attendues sont moins élevées que ce qui était prévu : rien que sur l’année 2014, les ressources extérieures n’ont rapporté que 190 millions d’euros sur les 1,7 milliards attendus. Et le gouvernement ne pourra finalement pas compter sur les ventes de fréquences hertziennes pour financer sa loi, puisque ladite vente ne pourra pas avoir lieu avant la conférence internationale des télécommunications qui ne doit se réunir qu’en… novembre 2015.

En résumé, le coût des interventions militaires au Mali et en Centrafrique a triplé, et la loi de programmation militaire n’est plus financée. De quoi alimenter un peu plus un déficit budgétaire bientôt hors de contrôle.

Source:
– “La Défense malade du tiroir-caisse”, Le Canard enchaîné n°4893, 06.08.2014

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Le Rwanda accueille une conférence de paix sur la Centrafrique et le Soudan du Sud

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/kigali-park-inn.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>kigali-park-innA l’occasion d’une conférence de paix sur la Centrafrique et le Soudan du Sud, des responsables religieux et de la société civile ont appelé les parties belligérantes à placer les intérêts nationaux avant leurs propres intérêts afin d’instaurer la paix.

La conférence de deux jours, organisée conjointement par le Réseau d’action de la jeunesse du Rwanda, la Plate-forme de la société civile du Rwanda et l’ONG britannique Aegis Trust, réunit quelque 200 délégués centrafricains, sud-soudanais et rwandais, dont des diplomates.

Le Rwanda restera solidaire avec les deux pays dans leur quête d’une paix durable, a déclaré lors de la conférence le ministre rwandais du Gouvernement local, Francis Kaboneka, avant d’ajouter que son pays était la preuve vivante qu’une bonne gouvernance pouvait apporter une paix durable.

“Le rôle des dirigeants est primordial pour définir, orienter et promouvoir la vision partagée et les valeurs ethniques et nationales au sein du peuple”, a noté M. Kaboneka, qui a souligné que respecter des valeurs de gouvernance était indispensable à l’avènement de la paix.

M. Kaboneka a appelé les jeunes des deux pays à être des ambassadeurs de paix actifs et à fuir ceux qui voudraient les manipuler pour commettre des atrocités.

Les conflits sont principalement créés par des acteurs étrangers ayant des intérêts égoïstes dans des pays spécifiques, a noté Monseigneur Smaragde Mbonyintege, l’évêque catholique de Kabgayi (centre).

Si l’on souhaite vivre en paix et garantir la stabilité, des solutions aux causes fondamentales des conflits doivent être trouvées, a-t-il souligné.

Le mufti du Rwanda, Cheikh Ibrahim Kayitare, a expliqué que l’intervention du Rwanda dans les conflits en cours était motivée par la ferme conviction que la communauté internationale a un rôle à jouer dans la résolution des conflits.

“Toutefois, cela ne signifie pas que ces deux pays doivent se reposer et attendre que des étrangers apportent la paix dans leurs pays. Comme dans le cas du Rwanda, il est possible d’instaurer la paix, de réconcilier et d’intégrer leurs communautés”, a ajouté M. Kayitare, qui est également le coordinateur de l’initiative de paix.

Les négociations de paix entre le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont repris lundi à Addis-Abeba, en Ethiopie, sous la médiation de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et ont fixé au 10 août la date limite pour la conclusion d’un accord sur un gouvernement de transition.

Par: xinhua

Crise Centrafricaine : Arrivée à Bamako de près de 300 maliens rapatriées

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Jeudi 7 août 2014 au environ de 15h 40 mn, le ministre des maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, accompagné des membres de son cabinet, a accueilli à l’Aéroport international Bamako-Sénou, 299 maliens qui étaient dans la détresse en République Centrafricaine. Parmi eux, des jeunes, des personnes âgées, des femmes, des hommes, des malades et des enfants. Tous avaient le sourire de retrouver le bercail. A cause de la crise qui mine la République centrafricaine, le gouvernement malien à affréter un avion d’Ethiopian Air line afin de rapatrier les maliens qui y résidaient. Selon le ministre Sylla, l’opération a couté au gouvernement malien des centaines de millions de FCFA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/maliens-de_la-centrafirique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>maliens de_la centrafirique
maliens de_la centrafirique

Au départ, c’est 344 personnes qui étaient annoncées mais finalement c’est 299 personnes qui ont été accueillies par le ministre des maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla sur le tarmac de l’Aéroport international Bamako-Sénou.

Septième opération du genre, le nombre de maliens de l’extérieur rapatriés par le gouvernement malien s’élève à 2 190 personnes. « Cette opération a été facile grâce à l’implication personnelle du chef de l’Etat qui m’a dépêché en République Centrafricaine auprès de son homologue, pour que les autorités Centrafricaines puissent aider à l’évacuation de quelques maliens qui restent encore. L’opération a été préparée sur deux mois. Dieu merci, aujourd’hui, ils viennent d’arriver, on peut se réjouir.

Le gouvernement exprime à leur endroit la bienvenue et renouvèle sa disponibilité à assister les maliens de l’extérieur partout, où ils sont surtout ceux qui sont en détresse », a déclaré le ministre des maliens de l’extérieur Abdourhamane Sylla. Avant de signaler que ce sont des maliens qui étaient en détresse compte tenu des situations sécuritaires qui  prévaut en Centrafrique. 

A l’en croire, le gouvernement n’a pas ménagé ni son effort ni sa disponibilité pour pouvoir permettre à nos compatriotes de rejoindre le bercail. « Comme les précédents vols, le gouvernement les accueille et les héberges deux, trois  ou quatre jours et prend les dispositions pour les évacuer dans leurs villages, régions, et cercles respectifs.

La protection civile assure la relève à partir de cet instant-là. Ils sont précisément 299 qui viennent d’atterrir par ce vol. L’opération à couter au gouvernement des centaines de millions de FCFA. C’est autour de 250 à 300 millions de FCFA. Depuis janvier, nous avons lancé cet appel et nous avons pu faire venir plus de 2000 de nos compatriotes.

Je crois que l’essentiel de nos compatriotes sont rentrés, ceux qui sont restés ne veulent pas rentrés surement, on ne va pas les contraindre à rentrer », a conclu le ministre. Quant au porte-parole des rapatriés, Seyba Diarra a exprimé ses sentiments de joie de retourner au bercail. « J’ai quitté le Mali à l’âge de 22 ans et j’ai 58 ans aujourd’hui, j’ai fait la moitié de ma vie en Centrafrique. La situation sécuritaire est critique maintenant en Centrafrique », a-t-il dit.

Aguibou Sogodogo

Centrafrique : bientôt la création d’un tribunal spécial pour statuer sur les crimes liés à la crise?

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Parallèlement à une éventuelle procédure de la Cour pénale internationale (CPI), la Centrafrique se prépare à créer un tribunal spécial chargé de statuer sur nombre de crimes perpétrés pendant la crise en cours sur son territoire depuis fin 2012, a annoncé jeudi à Xinhua le procureur général près le Tribunal de grande instance (TGI) de Bangui, Ghislain Grésenguet.

Antibalaka (2)“L’on est en train de faire des amendements [des textes organiques] pour la création d’une juridiction spécialisée avec compétence nationale. Un comité d’experts a été mis en place à cet effet. Il est présidé par le procureur général de la Cour d’appel [de Bangui]”, a indiqué le magistrat joint au téléphone dans la capitale centrafricaine.

Le comité d’experts mentionné se compose de huit spécialistes du droit centrafricains et internationaux mis à disposition par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca) en cours de déploiement, de l’avis de Grésenguet.

“Le travail du comité débute la semaine prochaine, soit lundi ou mardi, a-t-il précisé en outre. On avait préalablement mis en place une cellule, qui n’a pas été opérationnelle. La future juridiction sera comparable au Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) à Arusha. C’est un signal fort et en engagement politique de la RCA pour chercher à un mettre un terme à l’impunité”.

Approuvé par les Nations Unies, ce tribunal spécial sera doté d’un mandat international et son fonctionnement prévoit que “le parquet sera constitué de magistrats centrafricains et le siège de magistrats étrangers afin de garantir l’efficacité de la lutte contre l’impunité en République centrafricaine (RCA)”, a expliqué par ailleurs le procureur général près du TGI de Bangui.

État Major de Bangui

Pour l’heure déjà, la justice centrafricaine a entamé depuis 2013 ses propres enquêtes pour établir les responsabilités dans les violences encore observées dans le pays.

Dans la seule ville de Bangui, sept juges d’instruction sont à pied d’oevre pour cette tâche et d’après le rapport du parquet général, une soixantaine de dossiers ont déjà pu être montés, à en croire le magistrat.

Association de malfaiteurs, homicides et coups mortels, vols en bande ou encore détention illégale d’armes sont autant d’infractions principalement traitées dans les dossiers évoqués.

“Il y a beaucoup d’infractions liées aux violences. En raison des dysfonctionnements administratifs causés par la crise, le travail est fastidieux”, a poursuivi Ghislain Grésenguet.

Organiser des audiences criminelles pour l’enrôlement des affaires nécessite aussi des coûts importants qui font actuellement défaut.

Les informations ainsi collectées inspirent aussi les travaux de la commission d’enquête internationale créée par les Nations Unies au début de l’année avec à sa tête l’avocat camerounais Bernard Muna sur les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité soupçonnés dans le pays et susceptibles d’être portés à l’attention de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye aux Pays-Bas.

 
Par: Agence de presse Xinhua

Le Général Dhaffane brave la décision de le suspendre de ses fonctions au sein de la Séléka

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Des dirigeants du bureau politique de la Seleka l’avaient suspendu, mercredi, “pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison”.

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Mohamed-Moussa DHAFFANE

Le Général Mohamed Moussa Dhaffane, a bravé, jeudi, dans un communiqué dont Anadolu a reçu copie, sa suspension, mercredi, des instances dirigeantes de l’ex-Coalition centrafricaine Séléka en tant que son deuxième vice-président, par plusieurs dirigeants du mouvement.

Noureddine Adam, premier vice-président de la coalition Séléka  en accord avec Joseph Zounndeko, chef de l’état-major et  le président de la coalition, l’ex-président centrafricain Michel Djotodia, avait  annoncé, mercredi, avoir suspendu le 2e vice-président de la coalition, Mohamed Moussa Dhaffane, «pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison », selon un communiqué du bureau politique de l’Ex-coalition Séléka, dont Anadolu a eu connaissance mercredi.

Joint par téléphone, le porte-parole de l’état-major, Ahmadinejad Ibrahim, avait expliqué mercredi que ” Dhaffane a été suspendu de ses fonctions pour avoir signé à Brazzaville le cessez-le-feu (avec les milices chrériennes anti-Balak) sans avoir consulté ses supérieurs au préalable”.

Dans le communiqué de jeudi, Dhaffane n’évoque pas sa suspension mais réitère en revanche, au nom de la Séléka, l’engagement fait par le mouvement dans le cadre des Accords de Brazzaville que certains dirigeants Seleka, notamment le premier vice-président Noureddine Adem, récusent.

« [la Séléka] reste toujours engagée dans le processus de paix, de pacification du pays et de réconciliation nationale, » et « entend respecter et faire respecter la déclaration de Brazzaville du 23 juillet 2014, conditionnant l’application de l’Accord de cessation des hostilités », indique le communiqué signé par Dhaffane .

Commentant la décision de suspension de Dhaffane ,le Capitaine Amat Nedjad Ibrahim a déclaré, jeudi, à Anadolu que « la base n’est pas d’accord avec cette décision illégale. Les membres de la Coordination avaient été récemment élus par l’Assemblée générale de Birao (nord de RCA). A ce titre, il n’y a qu’une autre assemblée générale pour les sanctionner ».

Dans la même optique, la présidence de la République Catherine Samba Panza a donné , mercredi, sa position qui est celle de ne considérer que le Général Mohamed Moussa Dhaffane comme interlocuteur  officiel, tant que c’est ce dernier qui  a signé l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet dernier à Brazzaville au nom de la Séléka.

Dhaffane avait présidé en juillet la délégation Séléka au Forum du dialogue inter-centrafricain qui s’est tenu à Brazzaville et qui a débouché sur un accord de cessation des hostilités (qui porte le nom de la capitale congolaise) entre les différents acteurs de la crise centrafricaine.

La suspension de Dhaffane en tant que 2e vice-président mais surtout en tant que chef de la délégation Séléka au forum vient  toutefois remettre en question  l’accord de Brazzaville.

Selon des observateurs, elle ouvre également la porte à une guerre de clan au sein du mouvement Séléka susceptible de compromettre les efforts de paix consentis par la communauté internationale pendant une année, alors que le pays vient à peine de renouer avec la paix après plus de 8 mois de violences intercommunautaires opposant milices chrétiennes (Anti-balaka ) et musulmanes (Séléka) qui ont poussés des centaines de milliers de centrafricains en majorité des musulmans à fuir vers le nord du pays ou les pays limitrophes.

Par: AA – Anadolu

Centrafrique: Communiqué de Moussa-Mohamed Dhaffane au nom de la séléka

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REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Ex coalition Séléka

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 001/08/14

L’Ex Coalition SELEKA porte à l’attention de la Communauté Nationale et Internationale ce qui suit :

  • Elle prend acte de la démission ce jour 06 Août 2014, du Premier Ministre André NZAPAYEKE et de son Gouvernement,
  • Elle reste toujours engagée dans le processus de paix, de pacification du pays et de réconciliation nationale,
  • Elle entend respecter et faire respecter la déclaration de Brazzaville du 23 juillet 2014, conditionnant l’application de l’Accord de cessation des hostilités ;
  • Elle indique par ailleurs, qu’elle demeure attachée à la signature préalable d’un Accord Politique entre tous les acteurs de la vie politique centrafricaine. Et ce, en présence de la Médiation Internationale car cet accord devra désormais régir le cadre de la nouvelle transition en vue de garantir une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine.

L’Ex coalition SELEKA ne pourra aucunement prendre part à un quelconque Gouvernement dont la désignation du Premier Ministre se ferait en dehors de cet Accord Politique.

Elle décline toute responsabilité devant l’opinion Nationale et Internationale de ce qui pourrait advenir du non respect de la déclaration Politique de Brazzaville.

Fait à bangui le 06 août 2014

Général Moussa-Mohamed Dhaffane

2ème Vice-président, Chef de Délégation

Ancien Ministre d’Etat                         




Ampliations :

  • Médiation Internationale
  • Cheffe de l’Etat de Transition
  • Président du CNT
  • CEEAC
  • Minusca
  • UA
  • UE
  • Ambassade de France
  • Presse Publique et Privée

Mobilisation de la population de Bangui pour la marche de la paix

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/marche-protestation-de-Musulmans-contre-la-France-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Central African Republic Unrest
Central African Republic Unrest

La classe politique Centrafricaine, la société civile, la jeunesse, l’association des femmes centrafricaines, ainsi que la plate forme religieuse centrafricaine se mobilisent pour une marche de soutien à l’accord de cessation des hostilités obtenue au forum de Brazzaville, le 23 juillet dernier.

Le secrétaire général adjoint de l’Association de la Jeunesse Islamique Centrafricaine, Issa Kossiski, ainsi que les autres leaders des associations invitent tous les jeunes musulmans et autres centrafricains à prendre part massivement à cette marche qui sera organisée le samedi 9 Août 2014.

Cette marche de la paix qui convergera vers le Stade Omnisports de Bangui et qui terminera par une célébration inter religieuse est organisée dans le but de soutenir les accords de cessation des hostilités et de violence au forum de Brazzaville.La marche de la paix du samedi 9 Août mobilisera les différentes couches de la population centrafricaine confondue et les parties signataires des accords de Brazzaville en vue de s’approprier du processus de la réconciliation nationale.
Par: ACAP

RCA: Les seleka exigent un chef de gouvernement musulman issu de la Seleka

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La République Centrafricaine (RCA) attend de connaître son nouveau Premier ministre ainsi que la nouvelle équipe qui gouvernera le pays. L’ex-Premier ministre, André Nzapayéké, a Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/assemblée-de-la-séléka1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>assemblée de la sélékaremis officiellement, mercredi 6 août, sa démission à la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza qui a aussitôt commencé les consultations qui se sont poursuivies ce jeudi 7 août.

Ce jeudi après-midi, Catherine Samba-Panza a rencontré les délégations des anti-balaka et des Seleka. Ces derniers ont clairement dit qu’ils voulaient un chef de gouvernement, non seulement musulman mais aussi membre de la Seleka. Dans tous les cas, il semble que la communauté internationale souhaite aussi que le nouveau Premier ministre soit de confession musulmane. Qu’en pensent les Banguissois ? RFI a recueilli les avis des habitants du PK5, à Bangui.

Nous voulons seulement un homme digne, un homme sincère, crédible, ni Seleka ni anti-balaka. […] Moi, je suis pour la paix. Si c’est un chrétien qui deviendra Premier ministre et qu’il apporte la paix, nous sommes d’accord. Si c’est un musulman qui peut, lui aussi, amener la paix, c’est bon aussi.
La suite à écouter ici: RFI dans les rues de Bangui
Par: RFI

Centrafrique: la riposte française à Batangafo est un signal fort contre les groupes armés

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Bangui – La sévère riposte de l’armée française contre l’ex-Séléka à Batangafo, localité du nord de la Centrafrique théâtre de violents affrontements depuis lundi, est un signal fort contre les groupes armés s’opposant au retour à la paix, selon un communiqué de l’opération française Sangaris.

Les forces Internationales Sangaris et Misca à Batangafo
Les forces Internationales Sangaris et Misca à Batangafo

Lundi, les forces internationales ont fait l’objet d’une embuscade tendue par des éléments déterminés et bien armés contre des éléments (…) qui progressaient vers Batangafo. Nous possédons les preuves de cette agression délibérée, selon le communiqué parvenu à l’AFP jeudi, qui revient sur les trois derniers jours d’affrontements.

Les combats ont commencé à 9H50 pour se terminer vers 15H00. L’adversaire a probablement subi des pertes très significatives. Tous ces affrontements se sont déroulés à l’extérieur de la ville de Batangafo, précise Sangaris.

Cette opération est un signal fort donné aux groupes armés où qu’ils soient, qui terrorisent la population et s’opposent au retour de la paix. Ces évènements confortent en revanche ceux qui ont fait le choix d’abandonner la violence pour s’engager dans le dialogue et la reconstruction de la Centrafrique, souligne encore le communiqué.

De nouveaux affrontements avaient éclaté mardi, au cours desquels deux soldats français et un militaire de la force africaine Misca ont été blessés. La situation est aujourd’hui stabilisée à Batangafo (400 km au nord de Bangui) mais reste tendue, selon l’armée française.

Un autre communiqué, publié par l’état-major des armées à Paris, donne plus de précision sur le déroulé des évènements notamment de la journée de mardi.

Mardi matin, les éléments de Sangaris ont poursuivi leur mission et mis en place un dispositif de contrôle de zone dans la localité. Déployés dans la ville, les soldats français ont ainsi pris contact avec les autorités locales, la Misca et les ONG, avec pour objectif de faire appliquer les mesures de confiance et de contraindre les groupes armés à rejoindre leur cantonnement.

Dans la soirée, des éléments français en mission de contrôle de zone en coordination avec des soldats de la Misca ont été de nouveau pris à partie. Des accrochages violents ont éclaté avec des individus armés très hostiles, à proximité du camp de la Misca. Les combats se sont interrompus après l’intervention d’un appui aérien et ont fait trois blessés, deux chez Sangaris et un soldat de la Misca.

La situation a été stabilisée mercredi, et les opérations de contrôle de zone sont toujours en cours.

La semaine dernière, Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka majoritairement musulmans et miliciens Anti-Balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n’a pas été confirmée de source officielle.

Il s’agissait là du principal accroc à un accord de cessation des hostilités signé fin juillet à Brazzaville par les belligérants de la crise centrafricaine.

Les combattants présents à Batangafo sont pour beaucoup des étrangers, mercenaires tchadiens et soudanais difficilement contrôlables, menés par un chef militaire influent dans la région, le général d’origine tchadienne Al-Khatim.

Par: AFP

Un nouveau pacte franco-africain. Vers la francophonie-puissance ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-7.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-7Le Mali et la Centrafrique nous ont rappelé combien la France était une puissance africaine. On s’en souvient peu mais au début des interventions françaises au Mali, de multiples manifestations de soutien aux militaires français furent organisées par les Maliens de France. Même le pouvoir français fut gêné de ces gestes de soutien tant une part de l’élite française ne voit pas que l’Afrique n’est pas uniquement une image d’un passé douloureux mais un élément décisif de notre avenir.

Après les drames et les incompréhensions nés autant de la colonisation que de la décolonisation, l’Afrique comme la France ont commencé à s’éloigner. Cet éloignement a nui à l’Afrique en proie à des déstabilisations externes ou internes. Il est grand temps de terminer ces temps de lamentations intéressées et larmes paternalistes en face d’une Afrique de deux milliards d’hommes en 2050 qui sera aux portes des pays européens.

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C’est le temps d’un nouveau pacte franco-africain, comment rester loin d’un continent en pleine évolution, où un africain sur 2 à moins de 25 ans, où les menaces et les opportunités sont colossales. Il ne faut pas voir l’Afrique comme un tout économique, ni s’illusionner sur l’Afrique comme à la suite de Goldman Sachs, on s’est illusionné sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) au sens où ce sont de grandes puissances mais en même temps des pays en développement avec les problèmes affairant. Une fois cette précaution prise, comment ne pas voir qu’il y a des opportunités en Afrique dans lesquelles le savoir-faire français pourrait s’illustrer. Par exemple un continent qui s’urbanise à une vitesse vertigineuse voir dangereuse, pourrait avoir besoin de notre soutien pour un développement urbain harmonieux et écologique.

A défaut, comment ne pas voir que l’Afrique pourrait être déstabilisée par une vague d’Etat faillis, de trafics disséminés dans la gigantesque mer de sable grande comme toute l’Europe occidentale qu’est le Sahel.

Mais comment faire alors que face à l’hispanophonie et surtout face à l’anglophonie, la Francophonie n’est jamais arrivée à s’imposer sur le terrain économique. Leurs histoires ne sont pourtant pas moins mouvementées que les nôtres et les traces des mésententes passées reviennent à intervalles réguliers, de la question indienne en Amérique Latine à l’image de Mittal vengeant l’industrie indienne du Manchester du XIX siècle. Pourquoi ont-ils réussi là où nous avons échoué ? La réponse tient en un mot : stratégie.

Tant que nous gratterons des plaies qui ne demandent qu’à se refermer, nous ne serons pas dans le sens de l’Histoire. Le temps de la multipolarité arrive et nous devons aider l’Afrique à y prendre toute sa place. D’abord en relayant et en permettant à la voix de l’Afrique d’être entendue dans les grandes institutions du multilatéralisme diplomatique et économique. Pour que l’Afrique soit entendue, elle devra être forte et pour cela il faut aider les pays africains d’Afrique francophone à être pleinement souverain et entre autre de pouvoir enfin accéder à la souveraineté monétaire par la dissolution concertée et préparée de la zone CFA.

Ensuite en aidant l’Afrique à tirer les bénéfices de son rattrapages économiques sans tombés dans les travers du développement. Les structures d’Etats viables et stratèges, sont nécessaires pour un continent doté de tant de ressources qui attirent tant de convoitises. C’est sur ses bases qu’un partenariat d’égal à égal peut avoir lieu.

Enfin, en pensant la francophonie comme un outil de notre puissance partagée, elle représente en effet 12% de la population mondiale pour 10% de la richesse globale. Elle nous aidera à sortir des plaies de l’histoire, car seule la moitié de la population francophone mondiale est liée par le passé de la colonisation. Sortons des images d’Epinal entre anciennes colonies et anciennes métropoles, la francophonie va du grand nord canadien, jusqu’au nord de l’Inde, du Sahel à la Corée, de la Roumanie au Pacifique. Dans cet ensemble rénové, nous pourrons nous intégrer à un grand dessein autour de la seule langue avec la langue anglaise sur laquelle le soleil ne se couche jamais. Il faut penser cette nouvelle stratégie par la langue en un temps où toutes les grandes puissances tentent de protéger et de propager la leur. Il faut que le français devienne la langue des affaires en Afrique et qu’il garde son rang de langue scientifique comme elle se répand en Asie comme la langue de l’art de vivre (Japon et Corée).

Pour cela il faut développer, outre, les rapports économiques, l’apprentissage du français économique et de la géoéconomie francophone via les organes de formations des élites des deux côtés à travers des échanges d’étudiants et des projets concrets.

A cette fin, il faut garder l’un des grands avantages du français, le respect des différences par la défense des autres langues. N’oublions pas que là où la francophonie recule, les langues vernaculaires reculent toutes. Par exemple, le retrait de la francophonie au Maghreb va de pair avec la diffusion d’un affaiblissement des langues arabes et berbères. Mais pour que le français conserve cette particularité d’ouverture encore faudrait-il que la France conserve sa place d’équilibre.

Pour que la francophonie réussisse, « il n’est que d’accorder nos différences pour en faire une symbiose. C’est ainsi que la langue française sera acceptée comme notre langue de communication mais aussi d’épanouissement international au sein de laquelle chacune de nos cultures se reconnaîtra en naissant à l’universel » comme l’écrivait le grand francophone que fut le Président Senghor.

Morad El Hattab, Conseiller expert en ingénierie financière et en investissements stratégiques.

 

Par: AGORA VOX

Le difficile chemin de la paix en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/abdoulaye-hissene.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>abdoulaye hisseneLes principaux groupes armés continuent à privilégier la violence alors qu’on observait ces derniers jours une certaine accalmie sur le terrain dans le pays.

Ils étaient attendus sur le chantier de l’accélération du processus de pacification de la République centrafricaine, après la signature de l’accord de paix de Brazzaville.  Les  rebelles  de la Séléka  et  les Anti-Balaka  ont plutôt choisi de déterrer la hache de guerre en suscitant de nouveaux affrontements  armés  dans la localité de Batangafo au nord du pays.

A vrai dire, rien n’obligeait les principaux groupes armés à privilégier la violence alors  qu’on observait une certaine accalmie sur le terrain  et  que la situation humanitaire du pays  ne cesse de se dégrader.  En effet,  527.000 personnes sont toujours déplacées à l’intérieur du pays à cause de l’insécurité, tandis que la moitié de la population soit 2,5 millions de personnes  a  besoin d’une assistance humanitaire d’urgence  dans un contexte où seuls  40%  des 565 millions de dollars d’aide nécessaire aux sinistrés pour l’exercice ont été reçus  jusqu’ici.

Il est clair que c’est l’une des factions qui a remis le feu aux poutres. La provocation  du  camp d’en  face   ne  nécessitait pour autant pas forcément une  réplique de l’autre. Encore que   dans le communiqué mis à la disposition de la presse,  la Séléka  estime voir été attaquée par un convoi de six véhicules de la force française Sangaris et huit véhicules des anti-balaka avec le soutien de deux avions Mirages et deux hélicoptères. Cependant que la force française affirme avoir été  prise à partie, au cours d’une mission de reconnaissance, par une centaine de combattants Séléka lourdement armés. Une patrouille  de rafales de l’armée de l’air basée à  N’djaména et des hélicoptères installés à Bangui ont dû intervenir pour désengager les militaires français pris sous le feu.

Les armes crépitent donc de nouveau sur le territoire centrafricain, contrairement à la vocation de l’accord de paix signé le 23 juillet dernier à Brazzaville par les principaux belligérants, montrant ainsi que le chemin qui mène à la paix demeure parsemé d’obstacles. Persister dans la logique de guerre signifie appauvrir davantage la République centrafricaine  dont l’indice de développement humain se situait déjà  au 180e rang mondial sur 180 pays bien avant la triste période Djotodia.

 

Par: Paul EBOA pour Cameroun tribune

CENTRAFRIQUE: A la recherche d’un PM “religieusement correct” après la démission d’André Nzapayeké

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Vers un Premier ministre musulman!

André Nzapayeké n’aura passé que 6 mois et 10 jours à la primature centrafricaine. Il a en effet remis sa démission et celle de son gouvernement à la présidente de transition, Cathérine Samba-Panza, le 5 août dernier.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PM NzapayékéAndré Nzapayeké n’aura passé que 6 mois et 10 jours à la primature centrafricaine. Il a en effet remis sa démission et celle de son gouvernement à la présidente de transition, Cathérine Samba-Panza, le 5 août dernier. 6 mois et poussières ! Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’aura même pas eu le temps d’accoucher d’un véritable plan de paix.

Le pauvre André n’est en fait qu’une victime collatérale des accords de Brazza entre les différentes parties. L’une des conclusions des pourparlers centrafricains en terre congolaise était la nomination d’un Premier ministre musulman. Ce n’est donc pas forcément qu’il ait démérité dans la recherche de la paix mais tout simplement qu’il ne porte pas le “bon nom”.

C’est dommage que l’Etat centrafricain tombe dans le piège sans fin de la répartition confessionnelle des responsabilités. Mais si c’est le prix à payer pour retrouver la quiétude, pourquoi pas? Il faut espérer seulement que la nomination d’un nouveau Premier ministre, «religieusement correct», aura les effets escomptés.

Mais il n’est pas sûr que le limogeage-démission de Nzapayeké apporte plus la paix que la défenestration à N’Djamena de Michel Djotodia n’a été source de cohésion sociale.

Tant qu’il n’y aura pas de véritable prise de conscience collective et de sursaut salvateur de tous les Centrafricains pour sortir de l’abîme, toutes les combines et combinaisons politiques resteront vaines. Les protagonistes de la crise centrafricaine auraient voulu corroborer nos propos qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement : au lendemain du départ d’André Nzapayeké en effet, des combats opposant les militaires français de Sangaris et africains de la Misca à des éléments de la Seleka ont fait 2 morts côté Misca et 50 dans les rangs de la Seleka. C’est la preuve que les petits pas vers la paix entamés à Brazzaville risquent d’être un véritable chemin de croix.

Centrafrique: reprise des affrontements dans le Nord entre soldats français et ex-Séléka

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Des affrontements ont repris depuis mardi soir à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, entre soldats français de l’opération Sangaris et combattants de l’ex-rébellion Séléka, a-t-on appris mercredi de source militaire française.

Eufor RCA4Après de premiers accrochages lundi entre Sangaris et les ex-rebelles, “le calme était revenu à Batangafo” (à environ 300 km au nord de Bangui), a indiqué à l’AFP cette source proche du commandement de Sangaris.

“En vue d’appliquer les mesures de confiance et d’appuyer la (force africaine) Misca”, les militaires français ont alors “demandé le cantonnement et le désarmement des ex-Séléka (…). Devant leur refus, et des (nouveaux) tirs visant Sangaris, la force a riposté en légitime défense”, a expliqué cette source.

“Il y a eu de violents combats mardi dans l’après-midi à l’arme lourde et légère. Un soutien aérien par hélicoptères et (avion de chasse) Rafale n’est pas exclu”, a-t-elle ajouté.

Un calme relatif est revenu mercredi après-midi à Batangafo, même si des tirs sporadiques étaient entendus dans la ville, désormais sous le contrôle des soldats français et des militaires de la force africaine Misca, toujours selon la même source.

Lundi, de premiers affrontements avaient opposé pendant près de sept heures soldats de Sangaris et combattants de la Séléka, après qu’une patrouille de reconnaissance française eut été “prise à partie” par les ex-rebelles à dominante musulmane, selon l’état-major français.

Les militaires de Sangaris avaient “fermement” riposté, avec le soutien d’hélicoptères et d’avions de chasse Rafale. Aucune victime n’était à déplorer côté français, mais un nombre indéterminé d’ex-Séléka avaient été tués.

Le bilan des derniers combats n’est pas encore connu.

La semaine dernière, la localité de Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka et miliciens Anti-Balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n’a pas été confirmée de source officielle.

Par: AFP

RCA : La Séléka tiendra pour responsables ceux qui refusent d’appliquer les accords de N’Djamena

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Communiqué de Presse

N. 007/ Cabslk/ 08/ 2014

Nous venons d’apprendre la démission du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la Transition Centrafricaine dont nous en prenons acte. En effet, il ne faut pas perdre de vue que le départ de Son Excellence, M. le Président de la République, Chef de l’Etat, M. Michel Djotodia, survenu le 10 janvier 2014, était un départ négocié par ses pairs de la CEEAC.

Ce départ était obtenu au prix d’un accord dit «Accord de Ndjamena ». Celui-ci prévoyait la désignation d’un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issu du rang de la Séléka et de trois autres Ministres (Défense Nationale, la Sécurité Publique et les Finances Publiques). Mais, Dame Catherine Samba-Panza, actuelle Présidente de la Transition Centrafricaine, qui était arrivée au pouvoir grâce à cet accord dont elle a volontairement ignoré, voire foulé aux-pieds. Cette non-application dudit accord a eue pour conséquence la multiplication des atrocités, le déplacement massif de la population, la mise à genoux de l’économie nationale et la partition de facto du pays.
Ainsi, pour notre part, nous ne souhaitons pas que cette situation de détresse dans laquelle est plongée le pays ne puisse perdurer. Par conséquent, une fois de plus, nous réitérons et exigeons l’application stricte et sans condition des termes dudit accord. Toute tentative de tergiversation qui consistera à désigner une personnalité non-issue de la coalition ex Séléka, fut- il/elle de confession musulmane, sera considérée comme un refus d’application des termes dudit accord. Ainsi, nous réitérons que nous ne soutiendrons aucun candidat au poste de Premier Ministre qui n’est pas issu de ses rangs et restons ainsi attachés à l’application entière de l’Accord de Ndjamena.
Par conséquent, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, ainsi que les représentations diplomatiques, des erreurs d’appréciations qui puissent survenir par le non-respect des termes dudit accord. Les auteurs de ces erreurs seront tenues responsables des éventuelles conséquences qui y découleront.

Fait à kaga- bandoro, le 06 aout 2014

Le Chargé de Mission de l’état-major de la
Coalition Ex- Séléka

Le Général Bachar FADOUL

Centrafrique: Les soldats Malgaches prêts pour des missions de maintien de la Paix en RCA

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 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/madagascar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Armée malgache10 ans après sa création, le bataillon du Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (ReCAMP) Madagascar est enfin prêt pour des missions extrêmes dans des zones de conflits en Afrique. L’armée malgache est en ce moment apte à agir selon le chapitre VI de la Charte des Nations Unies relative au règlement pacifique des différends. Le ReCAMP attend les feux verts, pour le Centrafrique.

Le bataillon ReCAMP constitue l’un des piliers de l’armée malgache, surtout sur le plan international. La création du ReCAMP en 2004, figure dans le projet Mada 003. Composé de milliers de militaires issus de différents corps regroupant les forces d’intervention de l’armée, le ReCAMP est actuellement prêt pour des interventions « dangereuses » comme au Darfour, au sud du Mali, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique ou dans d’autres pays où les Nations Unies interviennent.

Le bataillon malgache collabore avec la France. Suivant les explications du colonel Petit Jean, coopérant militaire auprès de l’Etat-major général de l’Armée, la coopération franco-malgache est purement militaire. La France procure des équipements, donne des formations aux militaires malgaches et surtout prodigue des conseils.

Depuis neuf ans, la France soutient l’armée malgache dans la préparation à d’éventuelles opérations de maintien et rétablissement de la paix. De nombreux exercices et manœuvres ont été organisés pour compléter le savoir-faire des militaires malgaches.

Commandé par colonel Maminirina Rakotoniaina, ce bataillon prévoit la participation à des missions relatives au rétablissement de la paix à partir du mois de septembre prochain. Depuis quelques mois l’armée malagasy est sollicitée par l’Union Africaine pour contribuer aux opérations en Centrafrique. Selon une source auprès de l’Etat Major de l’armée, les procédures sont en cours, mais aucune date n’est encore connue. Les conditions nécessaires ne sont pas remplies.

Le colonel Mamy Rakotonirina se montre confiant envers ses éléments, il déclare que le ReCAMP dispose des expériences nécessaires. Toutefois, il émet des réserves touchant la logistique, surtout matérielle.

La reconnaissance est obligatoire

D’une part, la géopolitique mondiale évolue, les grandes puissances misent sur la responsabilité des africains. D’ailleurs, les situations de conflit sont en recrudescence. D’autre part, certains pays africains insistent sur la gestion de la sécurité sur le continent par eux-mêmes, d’où la création du ReCAMP, initié par la France pour ses anciennes colonies, dont la plupart sont en guerre.

Toutefois, le ReCAMP est placé sous l’égide des Nations Unies et agit avec l’Union Africaine et les autres organisations régionales telles la SADC, le CEDEAO. De ce fait, la mobilisation du ReCAMP n’est autorisée à défaut d’un mandat délivré par les Nations Unies. Lesquelles accordent le déploiement d’un contingent à un pays reconnu politiquement par son conseil de sécurité. Madagascar a ce privilège, après les élections, jugées démocratiques par les observateurs internationaux au mois d’octobre et décembre dernier. L’envoi de militaires en tant que membres des Casques-bleus présente des avantages sur le plan politique, économique et surtout diplomatique.

La participation du ReCAMP en Centrafrique offre d’abord des intérêts nationaux car elle permet de mieux structurer l’armée terrestre. Les militaires améliorent non seulement leur savoir-faire de base en matière de maintien de la paix mais aussi la limite des effets collatéraux. La Grande île ne pouvant pas non plus se renfermer sur elle-même, une ouverture est impérative.

Avec  Rina de “Le Daily”

Centrafrique: Noureddine Adam écarte Dhaffane de la coalition d’Ex-séléka

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Noureddine Adam, 1er vice-président la Séléka, a décidé d’écarter Mohamed Moussa Dhaffane de la direction de l’ex-rébellion et de suspendre sa participation à l’accord de cessez-le-feu signé le 23 jullet à Brazzaville.

L’unité de façade affichée par l’ex-coalition Séléka lors de la signature, le 23 juillet à Brazzaville, de l’accord de cessez-le-feu n’aura pas fait illusion longtemps. Dans un communiqué publié le 4 août, Noureddine Adam, 1er vice-président de l’ex-rébellion, a annoncé que Mohamed Moussa Dhaffane, 2e vice-président et signataire de cet accord pour l’ancienne rébellion, avait été suspendu de ses fonctions “pour non-respect des consignes de la hiérarchie”.

Joint par Jeune Afrique, Noureddine Adam a expliqué que Dhaffane n’avait pas “appliqué les directives du mouvement”. “Lors du forum de Brazzaville, il m’a appelé pour me dire qu’on lui demandait de signer un accord, précise-t-il. Je lui ai dit qu’il fallait d’abord que nous en prenions connaissance et que nous en discutions entre nous. Mais il n’a pas tenu compte de mes indications. Depuis, je n’ai plus aucune nouvelle de lui.”

Et de préciser : “Le président Djotodia et moi-même ne lui avons jamais donné l’autorisation de signer cet accord.”

Cette sanction vise également Mahamat Taib Yacoub, 3e vice-président.” Leur intérim sera assuré respectivement par le secrétaire général et le Chef d’état-major”, précise le texte.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/decision-de-Nourdine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>decision de Nourdine
Dans un autre communiqué transmis à Jeune Afrique, Noureddine Adam a également annoncé que l’ancienne rébellion suspendait sa participation à l’accord de Brazzaville. Une décision qui fait suite aux violents accrochages qui se sont produits lundi et mardi à Batangafo (300 km au nord de Bangui).

“Les événements sur le terrain démontrent que la communauté internationale a déjà choisi son camp, peut-on lire dans le texte. Sangaris et ses alliés, les anti-balaka déguisés en Faca sont venus nous attaquer gratuitement causant plusieurs morts et blessés parmi la population civile à majoritairement musulmane.”

“Une logique de guerre a été installée. Nous sommes dans l’obligation de revoir notre position,” précise Habylah Awal, porte-parole du bureau politique de l’ex-Séléka. Qui ajoute que la décision a été prise par Noureddine Adam en accord avec l’état-major installé à Bambari et avec le bureau politique.

Par: Jeune Afrique

Bangui : André Nzapayeke justifie sa démission à la tête du gouvernement

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PM NzapayékéL’ancien Premier ministre André Nzapayeke, après l’annonce de sa démission par la présidence de la République a donné les raisons de la démission du gouvernement lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jour au palais de la renaissance.

« Ce gouvernement démissionne pour donner plus de chance à la paix et pour permettre la concrétisation de l’Accord de Brazzaville », a justifié André Nzapayeke qui considère l’accord de Brazzaville comme un évènement important qui devrait prendre en compte la composition du gouvernement et l’orientation politique.

Pour l’ancien premier ministre, sa démission est une manière de faire la politique autrement, « sans se jeter sur l’autre, sans se déclarer la guerre », a-t-il déclaré avant d’exhorter le peuple centrafricain à accepter le nouveau Premier ministre qui sera nommé. « Quelques soit l’origine ou la religion de ce Premier Ministre, je demande à tous les centrafricains de s’unir derrière ces nouvelles autorités dans l’intérêt de la paix ».

Sur son bilan, André Nzapayeke fait la mise au point suivante : « On aurait voulu faire plus pour la réhabilitation de nos Forces des Défenses et de Sécurité, pour le redéploiement de l’administration en provinces, mieux protéger nos frontières, régler rapidement les questions humanitaires et de justice, mais la mobilisation des ressources promises par la communauté internationale n’a pas suivi et l’embargo sur les armes ne nous a pas aidés. Plus en plus isolés d’actes de banditisme et de terrorisme, la sécurité revient graduellement, la relance économique s’amorce, les centrafricains retrouvent peu à peu une vie sociale. Tous les partenaires internationaux ont repris leurs activités en RCA », a-t-il relevé.

L’ancien Premier ministre a noté qu’à sa nomination, l’Etat centrafricain était « néant, sans loi, aux régis financières et ressources naturelles pillés sans vergogne par des bandes armées, une nation sans morale où l’on dévaste, massage, mutile des corps… ».

André Nzapayeke a démissionné après avoir passé six mois à la tête du gouvernement centrafricain. Il avait été nommé le 26 janvier 2014. Sa démission est intervenue deux semaines après le Forum de Brazzaville qui a conduit à la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés dont les Anti-Balaka et les ex Séléka.

Par: RJDH

Centrafrique: au moins 53 morts depuis la démission du Premier ministre

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Eufor-RCA1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Eufor RCALes combats entre soldats de maintien de la paix et rebelles de la Seleka ont fait au moins 53 morts dans le nord de la Centrafrique depuis la démission du Premier ministre André Nzapayéké, mardi, selon une radio locale.

Les rebelles ont attaqué des soldats français et africains à Batangfo, à 367 kilomètres au nord de Bangui, a indiqué un porte-parole des forces françaises. Cinquante combattants islamistes, trois soldats africains et un nombre encore indéterminé de civils ont été tués dans des échanges de tirs. Les combats ont éclaté quelques heures après l’annonce de M. Nzapayéké, dont la démission avait été réclamée par la présidente par intérim Catherine Samba-Panza à la suite de l’accord de paix conclu fin juillet à Brazzaville (Congo) entre la Seleka et les miliciens chrétiens anti-Balaka.

Par: lesoir.be

Centrafrique: les Seleka accusent la force Sangaris

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La force française a pour sa part imputé les affrontements de Batanfago (nord) qui ont fait plusieurs morts, à l’ex-coalition rebelle Seleka (communiqué)

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Bangui-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui-centrafriqueLes ex-rebelles Seleka ont accusé les forces françaises “Sangaris” d’avoir “enfreint” l’accord de paix centrafricain signé à Brazzaville, en provoquant les affrontements de Batangafo qui ont fait plusieurs morts dans les rang de l’ex-coalition rebelle, a indiqué mardi, à Anadolu, le  Vice-Président de la coalition Séléka,  le général Mohamed Moussa Dhaffane.

«  Lundi, des Anti-Balaka ont attaqué les positions de la Coalition Séléka à Batangafo, suite à quoi, les Seleka ont naturellement riposté, jusqu’à ce qu’il y’ait  mort d’homme, notamment celles des deux éléments de la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine) . Ce que nous regrettons » a affirmé Dhaffane, sans donner pour autant le bilan de pertes en vie humaine dans ses rangs.

« Ce que nous déplorons d’avantage, c’est l’intervention des forces françaises dans cette affaire. Les sangaris ont en effet voulu déloger de force les Séléka de Batangafo pour les cantonner à l’extérieur de la ville, ce qui est une violation de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Or, Sangaris devait également se conformer à cet accord » a-t-il ajouté.

« L’action de Sangaris est une fausse note. Les forces internationales ne sont pas venues pour livrer la guerre avec des centrafricains, mais plutôt pour ramener la paix dans l’intérêt du peuple » a-t-il encore soutenu.

En revanche, la force française a imputé l’attaque de Batanfago aux éléments de la Séléka. ” Les Séleka ont pris à partie une mission de reconnaissance de Sangaris à l’entrée de la ville de Batangafo, ce qui, légitimement a déclenché la riposte robuste des éléments français qui ont alors fait intervenir des hélicoptères de combat et des avions de chasse rafale”, révèle un communiqué publié mardi par les Sangaris.

Le texte mentionne également la mort des deux éléments de la Misca, ainsi que “de lourdes pertes côté Séléka” sans pour autant avancer de chiffre.

Selon une source proche des sangaris, il y aurait  “une cinquantaine de tués et une centaine de blessés toujours dans les rangs de la Coalition Séléka”.

La semaine dernière Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre combattants de l’ex-Seleka et miliciens anti-balaka à dominante chrétienne qui avaient fait au moins 25 morts et plusieurs blessés selon une source proche de la Misca.

Ces affrontements interviennent deux semaines après la signature le 23 juillet dernier à Brazzaville, au Congo, d’un accord de cessez-le-feu entre séléka et anti-balaka, aux termes duquel tous les protagonistes de la crise centrafricaine se sont engagées à “cesser toute hostilité et toute entrave à l’exercice de l’autorité de l’Etat, de la libre circulation des biens et des personnes».

Par:  Sylvestre Krock pour AA

Bangui : 20 cas de mortalité enregistrés sur le site de l’aéroport en l’espace d’un mois

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/violence-à-Bangui-6.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés de l'aéroport Bangui M'poko
Les déplacés de l’aéroport Bangui M’poko

Plus de vingt cas de décès liés au paludisme ont été enregistrés en juillet sur le site de l’aéroport, chez les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées pendant le mois de juillet. La volonté de regagner les domiciles se manifeste, mais l’insécurité demeure encore un handicap majeur.

Ce sont les chiffres donnés par le responsable Bertin Botto, chef de la zone 3 du site de l’aéroport. « Nous avons enregistré vingt cas de décès le mois dernier. Ces corps ont été inhumés sur le site même, puisqu’il y a deux cimetières ici », a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs signalé que les conditions dans lesquelles vivent les déplacés seraient l’une des causes de ces nombreux cas de décès. Bertin Botto, a ajouté que les déplacés internes sur le site de l’aéroport  M’Poko ont le désir de regagner leurs domiciles à cause des difficultés qu’ils rencontrent ces derniers temps, surtout pendant cette saison pluvieuse.

Le RJDH est en entré en contact avec MSF sauf que l’ONG n’a pas souhaité donner des chiffres pour le moment.

Signalons que les conditions de vie des déplacés de l’aéroport M’Poko se sont considérablement détériorées avec l’arrivée des pluies, ces derniers temps. C’est environs 37000 personnes qui vivent actuellement sur ce site.

Par: RJDH

Maroc : La Centrafrique en amical

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/MAROC-CENTRAFRIQUE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MAROC CENTRAFRIQUE
MAROC CENTRAFRIQUE

Dispensées pour des raisons différentes des éliminatoires de la CAN 2015, les sélections de Centrafrique et du Maroc s’affronteront en match amical le 8 octobre prochain à Marrakech

Le 8 octobre prochain, pendant que les équipes encore en course s’apprêteront à disputer la 3eme journée des éliminatoires de la CAN 2015, le Maroc, pays hôte du tournoi s’étalonnera en match amical face aux Fauves de Centrafrique, déjà éliminés. La rencontre aura lieu à Marrakech. Pour rappel, les deux équipes s’étaient déjà affrontées à Rabat et à Bangui pour le compte des éliminatoires de la CAN 2012. Les deux matchs s’étaient terminés sur un score nul et vierge (0-0).

Par: Football365/FootSud

RCA – Gouvernement : Fin de partie pour un “brasseur d’air”

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Il y a une semaine à peine, de retour du forum de Brazzaville, André Nzapayéké a cru devoir prendre littéralement d’assaut les médias pour démentir vigoureusement les rumeurs déjà répandues par certains organes de presse sur son départ du gouvernement de transition. D’après lui, ce sujet n’a jamais été à l’ordre du jour à Brazzaville et que plus que jamais, il était bien à son poste et que ses relations avec la présidente Catherine Samba-Panza étaient au beau fixe.  Pour s’exprimer avec autant d’assurance, de deux choses l’une : soit il avait suffisamment de garanties qu’il était indéboulonnable, soit on avait affaire à un naïf, un véritable bleu politique.

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-et-Nzapayéké.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza et Nzapayéké

En remettant sa démission comme il vient de le faire, c’est la seconde hypothèse qui est la bonne. Depuis sa nomination fin janvier dernier, celui qu’on nous avait présenté comme un technocrate n’était en réalité qu’un vulgaire brasseur de vent qui, en un peu plus de six mois, a dirigé un gouvernement plongé dans un coma profond qui a étalé au grand jour son impuissance face aux bandes armées et son incapacité à enrayer les graves préoccupations sécuritaires des Centrafricains. Même Catherine Samba-Panza qui lui a fait appel, n’a pas tardé à s’apercevoir qu’elle a fait un mauvais choix et que compte tenu de la complexité de la situation du pays, seul un premier ministre « politique» aurait fait l’affaire.

Comme premier ministre, André Nzapayéké n’a convaincu personne, ni dans son pays, ni à l’international. Ses divers passages dans l’hémicycle devant les membres du CNT l’ennuyaient plus que tout au point où une fois, on a même dû le réveiller brutalement pour lui remettre ses lunettes tombées de son visage alors qu’il avait piqué du nez en pleine séance d’interpellation du premier ministre.  Après un dîner que Nzapayéké a offert à l’hôtel Ledger Plaza à une délégation de ministres européens en visite à Bangui, le ministre d’un important pays européen qui a pris part au repas a laissé tomber cette sentence : « c’est à ce monsieur que nous devons confier à gérer notre argent » ?

A Bangui, c’était un secret de polichinelle que les jours de Nzapayéké étaient comptés depuis longtemps. Lui seul tenait à jouer les prolongations. La veille de sa démission, il téléphonait encore ici et là dans l’espoir de s’accrocher au poste mais en vain. Les carottes étaient en réalité déjà cuites pour lui. Tout le milieu diplomatique de Bangui et même à Paris grouillaient d’informations le donnant à coup sûr partant. Dans son cabinet à la primature, il régnait un climat délétère et peu motivant pour certains de ses collaborateurs qui n’hésitaient même plus ces derniers temps à s’en ouvrir à l’extérieur. « Plusieurs dossiers qui entrent dans son cabinet ne ressortent pas » lance un fonctionnaire de la primature. Entouré presqu’uniquement de ses parents incompétents et un réseau d’amis à qui il a aussitôt fait appel après son entrée en fonction, il ne pouvait en être autrement.

Ainsi s’achève l’épisode André Nzapayéké commencé tambour battant le 25 janvier 2014. Ses compatriotes n’auront rien retenu de significatif de sa gouvernance sinon que l’éphémère passage dans lisse personnage qui maintenant qu’il est libéré de ses charges gouvernementales, va peut-être retrouver le poste qu’il a quitté à la BDEAC à Brazzaville comme il aimait le dire à qui voulait l’entendre, pour quelques mois d’aventure à Bangui.

 

Centrafrique Presse

Que faut-il faire de la Centrafrique?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>État Major de BanguiL’accord de paix de Brazzaville entre protagonistes de la crise centrafricaine, a finalement eu raison du Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké. Il vient de rendre son tablier. Une nécessité aux yeux de Catherine Samba-Panza. Foi de la présidente centrafricaine par intérim : une telle démission permettra la mise en œuvre effective des engagements émanant du forum de Brazza.

Va-t-on vers un pouvoir bicaméral à Bangui ?

La Séléka, pour ne citer qu’elle, a de quoi jubiler ! A défaut d’obtenir la partition du pays, elle pourrait bénéficier d’un système dans lequel on pourrait avoir un Président chrétien et un Premier ministre ou vice-Président musulman et vice-versa.

En tout cas, la Séléka pourrait grandement tirer son épingle du jeu, dans cette nouvelle reconfiguration politique en perspective. Va-t-on vers un pouvoir bicaméral à Bangui ? Une seule certitude, cette démission intervient dans un climat de recrudescence de la violence en Centrafrique. De fait, un accrochage a eu lieu lundi dernier, à Batangafo, entre les soldats de l’Opération Sangaris en Centrafrique et les combattants de la Séléka. Les combats qui ont duré toute une journée, auront fait plusieurs morts du côté de la rébellion et aucun blessé du côté français. Des affrontements qui viennent prouver, une fois de plus, que le pronostic vital du bébé né par césarienne à Brazzaville reste toujours engagé.

On peut d’autant plus être sceptique que depuis la signature de l’accord de Brazzaville, la Séléka s’est montrée encore plus active sur le terrain. Il y a seulement quelques jours, son état-major dénonçait cet accord paraphé sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso. Plus récemment, c’est l’Opération Sangaris qui a été prise pour cible. Quelle sera la prochaine action de cette rébellion?

Tous les acteurs de la crise doivent adopter des comportements qui font avancer

A dire vrai, on a le sentiment que la Séléka est toujours dans sa logique de partition du pays, comme elle l’avait du reste réclamée au début du forum de Brazzaville. Elle agit comme si elle faisait feu de tout bois pour y parvenir.

Et ce faisant, on ne peut pas se garder de penser que toutes ces actions participent d’une stratégie de la rébellion, visant à pourrir la vie à dame Catherine Samba-Panza et contraindre la communauté internationale à lui octroyer hic et nunc son indépendance à l’instar du Soudan du Sud.

Cela dit, on peut espérer que le départ de André Nzapayéké sonnera comme un nouveau départ pour la Centrafrique. Une nouvelle page de l’Histoire s’ouvre pour la Centrafrique et il appartient à tous les acteurs de la crise, d’adopter les comportements qui font avancer. Pour Catherine Samba-Panza, c’est déjà une décision douloureuse que de se séparer de son chef de l’Exécutif, pour l’intérêt supérieur du pays. Un sacrifice qui devrait pousser tous les acteurs politiques à apporter, aussi, leur part de sacrifice pour le bonheur de la Centrafrique.

La démission de André Nzapayéké, plutôt qu’un départ, devrait être perçu comme un signal fort ; une invite, pour tous, à regarder dans une seule et même direction : une nouvelle aube pour la Centrafrique.

Dabadi ZOUMBARA

pour lepays.bf

Centrafrique: Catherine Samba Panza a demandé la démission du Premier ministre, et l’a obtenu

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-et-Nzapayéké.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza et NzapayékéLe Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a démissionné mardi, à la suite de l’accord de paix conclu fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise et censé relancer la transition dans le pays, a-t-on appris de source officielle. “La présidente de transition (Catherine Samba-Panza) a demandé et obtenu du Premier ministre, chef du gouvernement de transition, sa démission et celle de son gouvernement pour permettre la mise en oeuvre effective des engagements émanant du forum de Brazzaville”, a annoncé un porte-parole de la présidence sur les ondes de la radio d’État.

Ces dernières semaines, la présidente avait préconisé à plusieurs reprises le réaménagement du gouvernement “sur des critères de technocratie, de région et de compétence, mais qui intègrent aussi la dimension politique et les nouvelles donnes issues du forum de Brazzaville”, a expliqué le porte-parole. “Elle avait annoncé que ledit réaménagement se ferait dans l’esprit de Brazzaville de large ouverture et de réconciliation nationale”, a-t-il rappelé.

Fragile accord de cessez-le-feu

Sous la pression des pays de la région et de la communauté internationale, un fragile accord de cessez-le-feu avait été paraphé le 23 juillet dans la capitale du Congo voisin par des chefs de l’ex-rébellion Seleka et des délégués des miliciens anti-balaka, ainsi que par des représentants politiques, religieux et de la société civile. Le gouvernement de transition, nommé fin janvier après l’élection de Catherine Samba-Panza et formé surtout de techniciens, s’est avéré impuissant face aux bandes armées qui continuent de s’affronter dans le pays, et incapable jusqu’à présent de redresser un État failli depuis des décennies.

Début juillet, la France et l’ONU avaient déploré une transition “en panne” et une situation politique “nettement détériorée”. À Bangui, qui connaît une relative accalmie après les violences intercommunautaires de ces derniers mois, la composition du futur cabinet suscite depuis plusieurs jours de nombreuses interrogations concernant l’arrivée possible de représentants des groupes armés – ex-Seleka à dominante musulmane et milices anti-balaka majoritairement chrétiennes – dans le prochain gouvernement.

Mise à jour: 05-08-2014 à 18h06 heure de Bangui

Par:AFP

Seleka exige la primature, polémique à Bangui

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Même si rien n’indique pour l’instant le remplacement de l’actuel chef de gouvernement, la Seleka exige le respect d’une clause non écrite qui voudrait que le Premier ministre soit un musulman ou issu de ses rangs.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/seleka-fighters.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de l'Ex-séléka
Les miliciens de l’Ex-séléka

En Centrafrique, les tractations se poursuivent pour la formation d’un nouveau gouvernement après l’accord de Brazzaville. Selon les informations dont nous disposons, l’actuelle polémique trouve sa source dans l’accord de Ndjamena qui a vu Catherine Samba-Panza arriver au pouvoir en remplacement de Michel Djotodia, président de la Seleka. La nomination d’un chef de gouvernement issu des rangs de la Seleka aurait été la condition posée par le mouvement rebelle en janvier dernier dans la capitale tchadienne pour céder le pouvoir à une autre personne. Et c’était le même scénario à Brazzaville où l’ex-rébellion avait boycotté les discussions pour ensuite signer in extremis l’accord de sortie de crise suite à l’intervention du médiateur congolais, le président Sassou Nguesso. Hier les opposants à la désignation d’un cadre de la Seleka ou d’un musulman au poste de Premier ministre, sont descendus dans à rue à Bangui. Ce qu’a dénoncé le Colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Seleka :

« Si des gens s’opposent à la nomination d’un musulman au poste de Premier ministre, alors nous prendrons la communauté internationale à témoin. Il faut que nos frères qui se trouvent à Bangui, cessent de nous marginaliser… même si aujourd’hui on n’a plus le pouvoir, on cherche à ramener la paix. Cette paix doit être conjuguée ensemble. (Mais est-ce que l’idée d’un Premier ministre issu de vos rangs a été évoquée à Brazzaville ?) : Oui, mais comme rien n’a été fixé par écrit, on reste dans le vague.»

Les responsables de la Seleka se sentent grugés. Mais pas question de nommer un chef du gouvernement en se basant sur des critères religieux ou ethniques, répond l’homme politique et ancien ministre centrafricain, Olivier Gabirault :

« Nous savons qu’on a fait cette proposition pour calmer la situation. Mais peut pas ceder à la pression de gens qui ont pris des armes et leur attribuer des fonctions.. non… c’est un danger pour l’avenir »

L’exécutif centrafricain essaie de calmer la situation et nie l’existence d’une telle clause. Mais le porte parole du gouvernement, Gaston Mackouzangba l’exprime en des termes ambigus :

« À ma connaissance, il n’est pas question “officiellement” de la désignation d’un Premier ministre issu de la Seleka en se basant sur des critères religieux. Ce n’est pas démocratique. Laissons la présidente choisir un Premier ministre qu’il faut… dans le sens de l’intérêt général, dans le sens de la paix et de la réconciliation ».

L’accord sur la cessation des hostilités en RCA a été conclu le 23 juillet dernier à Brazzaville. Un accord que certains ont accueilli avec scepticisme mais le premier ministre, André Nzapayéké, l’avait lui au contraire qualifié de viable. Mais il n’a pas empêché de nouvelles violences. Des accrochages qualifiés de violents ont opposé lundi des soldats français aux combattants de la Seleka dans le nord du pays. Les affrontements de Batangafo ont fait selon la force africaine, la Misca, plusieurs morts dans les rangs de l’ex-rébellion.

Par : DW

ALERTE INFO: LE PREMIER MINISTRE ANDRÉ NZAPAYÉKÉ VIENT DE DEMISSIONNER

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Corbeau news 05 08 2014 – Le Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké vient de remettre sa lettre de démission à la Présidente C. Samba-Panza.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké
Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké

 

La suite dans nos prochaines éditions

 

 

République centrafricaine : plus de 2000 personnes reçoivent de l’aide à Bambari

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Des milliers de personnes déplacées à la suite des violences à Bambari, en République centrafricaine, continuent de vivre dans des conditions précaires. Pour leur venir en aide, du 30 juillet au 04 août 2014, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine ont remis à plus de 2000 personnes déplacées à Bambari des articles ménagers de première nécessité.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/violence-à-Bangui-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Eglise catholoque de BambariCette ville du centre-est de la République centrafricaine a été frappée par la violence au début juillet. « La situation humanitaire y est toujours critique. Bon nombre de personnes déplacées dans la ville et aux alentours n’ont accès ni à leurs champs ni aux marchés. L’activité économique n’a pas encore repris, ce qui affecte leur capacité de survie », déclare Samuel Cadassou, délégué du CICR à Bambari.

Les personnes aidées par le CICR ont pour la plupart fui les violences dans les régions de Bangui, Kouango et Grimari, ainsi que les axes autour de Bambari. « Elles ne sont pas regroupées ensemble, mais hébergées dans des familles d’accueil où leurs conditions de vie sont précaires », précise M. Cadassou. Elles ont reçu du savon, des pagnes, des nattes, des couvertures, des moustiquaires et des jerricanes pour faciliter leur vie quotidienne. .

« Ces populations ont dû quitter leurs villes et leurs villages dans la précipitation et ont tout perdu ; les commerçants leurs commerces et ceux qui avaient des champs ne peuvent plus y accéder », explique M. Cadassou. De plus, sur l’axe Bambari-Ippy, le CICR a remis des vivres (riz, huile, haricots et sel) à plus de 400 personnes déplacées.

Par ailleurs, le CICR continue de subvenir quotidiennement aux besoins en eau potable à 18 000 personnes déplacées qui sont regroupées dans deux sites à Bambari.

Par : | APO

Centrafrique : combats entre soldats français et l’ex-Séléka dans le nord

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Deux semaines après la signature d’un cessez-le-feu entre les milices anti-balaka et l’ex-Séléka, plusieurs ex-rebelles ont été tués lors d’affrontements avec des soldats français de l’opération Sangaris, lundi, dans le nord de la Centrafrique.

Des soldats de la force Sangaris patrouillent dans une ville du sud de la Centrafrique, le 24 juillet. © Andoni Lubaki, AFP
Des soldats de la force Sangaris patrouillent dans une ville du sud de la Centrafrique, le 24 juillet. © Andoni Lubaki, AFP

De violents accrochages ont opposé, lundi 5 août, soldats français et combattants de l’ex- Séléka à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, faisant plusieurs morts dans les rangs de l’ex-rébellion, a fait savoir mardi un officier de la force africaine Misca.

“Des soldats français de l’opération Sangaris en mission de reconnaissance ont été pris à partie lundi par des ex-Séléka à leur entrée dans le centre” de Batangafo, a déclaré cet officier à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

“Les militaires français ont riposté”, faisant usage d’armes lourdes et recevant le soutien d’avion de chasse Rafale, et plusieurs combattants de la Séléka ont été tués, selon cette même source. Il n’y aurait pas de victime du côté français.

“L’accrochage a duré plusieurs heures, et les fortes détonations ont effrayé de nombreux habitants qui ont fui en brousse ou se sont réfugiés vers les sites des déplacés”, a précisé l’officier. Le calme est revenu dans l’après-midi.

Violences entre ex-Séléka et miliciens anti-balaka

À environ 300 km au nord de Bangui, la ville de Batangafo avait été la semaine dernière le théâtre de violents affrontements entre combattants de l’ex-Séléka, à dominante musulmane, et miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne. Au moins 25 personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres blessées, selon un dernier bilan.

Près de 10 000 habitants avaient fui ces combats pour se réfugier à l’hôpital, au domicile du maire, à la mairie, à la paroisse ou en brousse, selon une source humanitaire sur place.

Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par l’ex-Séléka, dirigée par Michel Djotodia, est toujours sous le contrôle des rebelles et de Peuls armés, comme toute la moitié nord du pays. Mais la région marque la limite avec les territoires où opèrent les anti-balaka (toute la partie sud et ouest du pays), et c’est aujourd’hui une zone d’affrontements entre les deux camps.

Fin juillet, les principaux protagonistes de la crise centrafricaine – l’ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka – ont signé un accord de cessez-le-feu à Brazzaville.

Il s’agit du premier accord du genre signé après huit mois de massacres, exactions et pillages en tous genres qui ont mis le pays à feu et à sang, et ont aggravé la faillite totale de l’État. À l’exception des violences à Batangafo, ce fragile cessez-le-feu semble pour le moment à peu près respecté.

Les combats entre les deux camps ont plongé la Centrarique dans une spirale infernale de violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts.

Depuis leur déploiement en RCA en décembre 2013, les soldats français de Sangaris ont été régulièrement pris à partie par les combattants.

 

Par: France 24

La séléka demande un mandat de 5 ans pour diriger la Centrafrique au nom de la Paix

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La signature de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville soulève une contestation au sein de l’ancienne rébellion Séléka. Une partie des membres du bureau politique du Front populaire de renaissance de Centrafrique (FPRC), l’ex-coalition, se désengage de cet accord.

assemblée de la sélékaSelon Ahmat Mal-Mal Essene, secrétaire général adjoint du bureau politique du FPRC, « notre délégation a effectué le déplacement de Brazzaville, non pour aller signer un quelconque accord mais pour présenter seulement les recommandations de l’assemblée générale de Birao, qui se résument en ces trois points : la délocalisation des communautés musulmanes menacées dans le nord de la Centrafrique, la partition du pays, la démission de la présidente de la transition ».

Selon Ahmat Mal-Mal Essene, une assemblée générale se tiendra pour décider du sort des membres du bureau politique ayant signé l’accord de cessation des hostilités. « Le mandat donné à la délégation de Brazzaville n’a pas été respecté », selon la base du bureau politique du FPRC.

Au sujet de leur participation au prochain gouvernement en cours de remaniement, le secrétaire général adjoint a indiqué que «l’ancienne coalition rebelle n’a jusque-là donné mandat à quiconque de se présenter au poste de Premier ministre ni de prétendre à un quelconque portefeuille ministériel au nom du mouvement ».

Le contestataire cependant exige l’implication de la population du nord-est dans la gestion de la chose publique. « Nous voulons une large ouverture s’étendant à la population du nord-est afin de prendre part au débat et poser la problématique de la gouvernance musulmane », a demandé Ahmat Mal-Mal Essene.

« Aujourd’hui nous réclamons un mandat de 5 ans. Si on accepte cette option c’est qu’on veut la paix, mais si on ne l’accepte pas, chacun reste chez lui et gère une portion de territoire », a-t-il poursuivi.

Les délégués de l’ex-coalition Séléka à Brazzaville se disent conscients du rejet de la signature de l’accord de cessation des hostilités par la base. Ils justifient leur acte par ce qu’ils appellent ‘‘être  conformés’’ à l’ordre du jour du Forum. « Si la base ne nous a pas permis d’aller signer, nous avons pris notre responsabilité en tant que politicien pour signer cet accord avec les autres et revenir au pays mettre nos éléments en garde contre toute exaction afin d’attendre ce que nous dira le prochain dialogue de Bangui », explique Mahamat Abrass, conseiller politique du bureau politique du FPRC.

Le Forum de Brazzaville avait décidé que toutes les questions institutionnelles et politiques se discutent à Bangui.

Par ailleurs, le parti du Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a recommandé samedi aux belligérants le respect de leurs engagements. Stéphane Pentchoaki, président du FODEM, estime que le Forum de Brazzaville est une grande étape dans le processus du rétablissement de la paix en Centrafrique. Il demande aux groupes armés, ex-coalition Séléka et Antibalaka, de respecter le document signé. « Que les parties prenantes signataires de l’accord de cessation des hostilités puissent tenir leurs engagements pour que le peuple puisse aspirer enfin à cette paix », a souhaité Stéphane Pentchoaki, invitant en même temps la communauté internationale à s’investir davantage et à veiller à ce que les engagements soient tenus pour finir avec ce cycle de violence.

Jeudi au cours d’une conférence de presse à Bangui, le Groupe des partis politiques républicains travaillistes et libéralistes (GPP-RTL) a apprécié à sa juste valeur la signature de la cessation des hostilités.

Par: RNL

Douala / Bangui: le préavis de grève des transporteurs du 05 août est levé

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La décision a été prise à la suite de la réunion de haut-niveau tenue à Douala, et de la mission qu’effectue en ce moment le président du Syndicat au Tchad.

Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, le Syndicat national des chauffeurs professionnels des transports du Cameroun (Syncprotcam) par le billet de son président Ibrahima Yaya, annonce la suspension du préavis de grève lancé à la mi-juillet pour le 05 août 2014. Voici du reste, la raison justifiant la levée du mot d’ordre de grève:

1) l’intervention téléphonique du coordonnateur Général du bureau des gestions des frets terrestres(BGFT) puisque notre président national est en mission au TCHAD afin de libérer les camions qui ont connu des accidents matériels et immobilisés par les forces de l’ordre Tchadien depuis des mois,

2) la réunion de très haut niveau organisée par le Gouvernement Centrafricain dans le cadre de la sécurité du corridor Douala-BANGUI avec comme invités au Cameroun: le SYNCPROTCAM, le BGFT, le Ministère des transports et les organismes internationaux dans les prochains jours. Il faut préciser que cette réunion aura lieu à BANGUI

 

Par: lejournaldeBangui

La lettre du Syndicat

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Sénégal: Un proche de Wade traite les Magistrats sénégalais d’«ANTI-BALAKA»

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On peut dire qu’il a du cran. Ou bien, il est juste suicidaire. Mais force est de se demander quelle mouche a bien pu piquer Moise Rampino pour agir de la sorte ?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Accusé-sénégalais.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Accusé sénégalaisAlors qu’il était à la barre, Moise Rampino a disjoncté et traite une fois encore les magistrats de « Anti-Balaka ». Même son avocat qui était très remonté contre lui, n’a pas pu le ramener à la raison.Il était  très énervé par cette réaction, et l’a même traité d’incorrecte et a avoué être en train de défendre l’indéfendable. Les insanités sont telles que son micro a été coupé.  » Le procureur a requis 2 ans de prison ferme. Le verdict sera rendu d’un moment à l’autre.

Le procureur a requis 2 ans ferme contre lui, estimant que c’est toute la famille judiciaire qui est touchée par les propos discourtois et inconvenants du justiciable.

Dakar24sn.com

Centrafrique: la manifestation organisée par Nzapayéké et la grève des taxis paralisent Bangui

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Bangui – La circulation dans la capitale centrafricaine Bangui était fortement perturbée lundi par une grève surprise des taxis contre le racket et une manifestation de femmes dénonçant la présence des groupes armés au sein du gouvernement, a constaté un correspondant de l’AFP.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Marche-des-femmes-en-Centrafrique.-image-darchives.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche des femmes en Centrafrique. Image d'archives
Marche des femmes en Centrafrique. Image d’archives

Les conducteurs de taxis et taxis-bus ont cessé le travail sans prévenir lundi matin, forçant de nombreux Banguissois à rejoindre leur travail à pied, et donnant par endroits des allures de ville morte à la capitale.

Ils entendaient protester contre le racket et autres tracasseries dont ils se disent victimes de la part des policiers et gendarmes au passage des barrages érigés sur les principales avenues de Bangui.

C’est un arrêt de travail spontané, nous n’avons pas besoin de préavis, a expliqué à l’AFP le secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus (SCTB), René Sokambi Kandjia.

Nous avions donné trois semaines au gouvernement pour qu’il puisse régler la situation sur les check-points. Mais (…) les tracasseries perdurent et prennent encore de l’ampleur. C’est pourquoi ils (les militants du SCTB) ont décidé de cet arrêt de travail, a déclaré M. Sokambi.

Une manifestation organisée sur l’avenue Barthélémy Boganda, l’une des principales artères de la capitale, a par ailleurs rassemblé près de 1.800 personnes, en grande majorité des femmes, selon la police.

Les manifestantes, au nombre d’environ 3.000 selon les organisateurs, protestaient contre la possible présence de membres des groupes armés au sein d’un futur gouvernement.
Un possible remaniement gouvernemental est attendu dans les prochains jours à la suite d’un accord de cessation des hostilités fin juillet entre belligérants de la crise centrafricaine.

Non aux postes de responsabilités grâce aux armes!, clamaient les protestataires, rassemblées à l’appel de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA).

Il est hors de question que des membres des groupes armés à l’origine de tous les malheurs des Centrafricains soient nommés à des postes au gouvernement, a déclaré une responsable de cette association, Dorothée Mbokani.

Sifflant et lançant divers slogans, les manifestantes se sont rendues devant la représentation de la force africaine actuellement déployée dans le pays, la Minusca, où elles ont bloqué la circulation automobile alors que plusieurs de leurs déléguées y étaient reçues par des responsables de l’ONU.

Nous n’admettons pas que les groupes armés aient une place de choix au gouvernement après tout ce que les femmes, les populations centrafricaines ont subi, a souligné Mme Mbokani.

Le rassemblement s’est déroulé sans incident.

Après des mois de violences intercommunautaires sanglantes, Bangui, quadrillée par les forces internationales, connaît depuis quelques semaines une relative normalisation.
Les principaux protagonistes de la crise centrafricaine — l’ex-rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens — ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu.

Il semble jusqu’à présent à peu près respecté, même si des affrontements ont fait au moins 22 morts la semaine dernière a Batangafo (300 km au nord de Bangui).

Jeudi dernier, la présidente de transition, Catherine Samba Panza, a promis un nouveau gouvernement de large ouverture. Nous devons ouvrir nos bras à nos compatriotes d’autres sensibilités politiques, religieuses, communautaires, a-t-elle plaidé.

AFP

RCA: Communiqué de l’ex-Séléka

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Communiqué de presse N°004 20140804 de l’ex-Séléka

Relatif à la violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités

 

Depuis ce matin, en violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, un convoi de six véhicules de la force française Sangaris et huit véhicules des antibalakas venant de Bouca en direction de Batangafo, avec le soutien de deux avions types Mirages et deux hélicoptères, ont ouvert le feu sur les éléments de la Séléka faisant plusieurs morts et plusieurs blessés.

 

Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin sur ces agressions contraire à la lettre et l’esprit de l’accord de Brazzaville et exprimons notre étonnement par rapport à l’attitude de l’Etat centrafricain et des forces internationales présentes en RCA qui  n’ont en aucun moment condamné ou dénoncé ces agressions.

 

Le Bureau Politique

Bangui : Les Anti-balaka appellent les habitants de Sassara à faire la paix avec les ex- Séléka

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Les habitants du quartier Sassara, dans la commune de Bégoua, ont été sensibilisés hier par les Anti-Balaka dudit secteur sur un programme visant à faire la paix avec les ex-Séléka de RDOT.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Crise-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Voiture calcinée dans BanguiCette réunion de sensibilisation des habitants de Sassara, regroupait une centaine de personnes venues des divers quartiers ainsi que des autorités locales. Elle a eu lieu sous un manguier, malgré des flaques d’eaux dues à une  pluie diluvienne qui s’était abattue sur la ville de Bangui dans la matinée.

Samedi Stach, major des Anti-Balaka de Sassara a déclaré que la paix n’a pas de prix et qu’ils sont prêts à faire la paix avec tous les ex-Séléka. Pour lui, il est important que la population puisse aussi se joindre à eux afin que le calme soit effectif dans la zone. «Il n’y a rien qui est plus cher que la paix.

Nous les Antibalaka, nous en avons mare, nous n’en pouvons plus, raison pour laquelle nous avons accepté ce pardon. Mais cela ne peut pas ce faire sans la population. C’est pourquoi, nous avons convoqué cette rencontre de sensibilisation avec la population. Je crois que la population est favorable à ce pardon. Nos frères Séléka peuvent venir dans ces quartiers visiter les parents et rentrer sans problèmes».

Irène Bama, une habitante de Sassara a déclaré être heureuse de participer à cette réunion. «Nous sommes heureux de participer à cette réunion. Les Anti-Balaka nous ont demandé de faire la paix avec les Séléka; nous sommes d’accord. Si les Anti-Balaka du secteur ont accepté de faix la paix avec les Séléka, pourquoi pas nous. Certains Séléka ont leurs maisons ici, des femmes et des enfants. Avec ce qui s’était passe, ils ont peur de venir dans le coin ici. Alors, c’est une très bonne chose ; ça nous fait plaisir».

Jean Waporo, Chef du quartier N’gola 1, loue cette initiative qui selon lui, est du genre à ramener le calme. Il a appelé la population à s’impliquer dans cette dynamique. «La paix manque dans mon quartier, et si aujourd’hui les anti-Balaka et les ex-Séléka veulent faire la paix, nous devrons accepter cela».

Les organisateurs de cette réunion ont affirmé au RJDH qu’ils organiseront dans les prochains jours une rencontre avec les ex-Séléka bloqués au camp RDOT. C’est la première fois que les Anti-Balaka de Sassara organisent une pareille réunion.

Il y a une semaine, un ex-Séléka de RDOT avait été enlevé alors qu’il était sorti du camp pour rendre visite à ses parents vivant dans le secteur.

Par: RJDH