lundi, avril 20, 2026
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Centrafrique: l’ignominie d’une crise politique sans Politiques, c’est utopique

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Par Jean-Gualbert TOGBA

 

Ils l’ont fabriquée, ils l’ont programmée, ils l’ont exécutée selon un cahier de charge crapuleux et sordide, cette crise centrafricaine qui a entraîne le pays dans la crotte, par des mafieux hétéroclites au sein d’une organisation criminelle appelée la Séléka coptée par une poignée de traites se réclamant de la classe politique mais qui en réalité avaient la même visée que leurs associés criminels, à la dévotion d’une satisfaction égoïste. Et voilà, pendant que la Centrafrique vit une situation de désolation à émouvoir même une pierre, les troupes françaises font leurs bagages, repartiront comme elles sont venues, laissant derrière elles une situation humanitaire, sécuritaire et politique de marbre.

 


© Jean-Gualbert TOGBA
Jean-Gualbert TOGBA, centrafricain
La Centrafrique se retrouve avec une transition ficelée comme un saucisson pris entre le marteau et l’enclume. De la communauté internationale qui impose sa vision et ses règles, une population désabusée qui ne comprend pas le pourquoi de tous ces massacres et une organisation criminelle agresseur qui narguent, mettant la communauté internationale et les autorités de transition à genoux. Quant on voit des ministres de la République officient des réunions publiques des groupes criminels et portent leurs voix, on a du mal à croire, soutenir cette transition et peut que leur demander des comptes. Ce qui explique dans l’ensemble les mesures prônées par le gouvernement ne trouvent point d’écho et sont perçues provocatrices et non crédible. Au lieu de faire compliquer, qu’il faille déjà nettoyer dans sa maison. En face d’une Séléka baroque qui joue au maître chanteur, les autorités de la transition vacillent sous cette mélodie calamiteuse et apparait plus jamais comme un oiseau sur une branche molle, prête à s’envoler au moindre coup de vent.

L’heure est venue de recadrer les choses politiquement pendant qu’il est encore temps en prenant en considération les éléments déstabilisateurs qui se sont accumulés et sur lesquels la Séléka en a fait son chou gras. Oui personne n’est dupe et nous savons que les autorités de la transition n’ont aucun moyen de leur politique, les promesses d’aide ne sont pas tenues et c’est pour cette raison qu’il fallait dénoncer et partir dans l’honnêteté la tête haute et les mettre devant les faits. Crier à tout va au dialogue national au moment même où il faut donner la voix au désarmement, à l’élimination des groupes armés voir même physiques s’il le faut pour des besoins de sureté et d’intégrité nationale, est le signe patent que la transition n’a plus rien à proposer et est à bout de souffle, que la communauté internationale assiste sans se mouiller. Il ne s’agit pas de faire quelques désarmements isolés des individus mais de décréter un désarmement forcé afin de libérer toutes les régions des groupes armés.

Est-ce que la vie de ces dizaines des responsables criminels qui ont initié cette crise de tuerie gratuite vaut plus que la vie de million des centrafricains massacrés ? Est-ce les intérêts qu’ils défendent sont supra-étatiques?

Si la transition est dans un cul de sac ce n’est pas à cause de la personnalité des hommes et des femmes qui la composent, moins, à cause de leur manque de professionnalisme ou de leur degré de connaissance ou encore d’un manque de patriotisme mais c’est parce qu’elle marche en solitaire, elle fait cavalier seul face une situation qui a besoin d’un large consensus.

 


© Jean-Gualbert TOGBA
Jean-Gualbert TOGBA, centrafricain
À César ce qui est à César. Aux politiciens, la politique
Il y a un temps d’observation, il y a un temps pour parler et il y a un temps pour agir. Nous savons que par l‘infamie de quelques abroutis de la République, des milliers de centaines de pauvres innocents centrafricains ont été massacrés. Mais nous savons aussi que par la bravoure et l’engagement d’autres, la Centrafrique peut trouver une voie de sortie de crise pour sauver encore ce qui peut être sauvé. Tout est possible pour que la Centrafricaine puisse renaître de sa cendre sauf, faire le compromis avec des groupes terroristes. Et c’est ce que nous attendons des vaillants hommes et femmes qui vont rentrer sur la scène politique pour la survie de la Centrafrique.

La Centrafrique est dans l’impasse parce qu’il y a un vide politique dans une crise absolument politique. Et s’il y a un vide politique c’est parce que l’ancienne classe politique a passé des accords avec des groupes armés, se sont confondus en eux, jetant l’opprobre sur toute la classe politique qui peine à s’organiser et qui peine à se mouiller comme il se le doit sans que l’on leur prête des intentions malsaines. Ce qui est compréhensif.

C’est dans quel pays au monde où dans une crise de cette ampleur, que la classe politique toute entière soit disqualifiée et on s’étonne après d’un résultat décevant. Que la subordination de la classe politique centrafricaine s’affranchisse de la médiocrité, de l’incompétence et du manque d’engagement politique et qu’elle soit au cœur de la résolution de cette crise.

Madame la Présidente de la transition et son Premier Ministre ne doivent pas ignorer l’absence de l’aspect politique nationale les affaiblissant devant la pression et la demi-mesure de clairvoyance de la communauté internationale dans le dénouement de cette crise. Ils doivent s’entourer des Forces Nouvelles Politiques pour donner une résonance politique afin de faire bloc avec l’ensemble de la population pour parler d’une seule et même voix. Si cette crise perdure c’est dû à l’absence du volet politique mis en berne, un volet politique qui doit être réactivé et appuyé par la communauté internationale et non l’inverse comme c’est le cas présentement où, la communauté internationale propose, décide et dispose pour que les autorités centrafricaines disent Amen, même si celle-ci demeure la principale source de financement qui après tout n’est pas une dîme ou une offrande. Y’a un prix à payer.

Enfin, parler du dialogue national. Pendant que la population se vide et se refugie sur son propre sol est une chose insensée. Dialoguer sous les menaces des armes pour dire quoi et aboutir à quoi ? Armistice, des accords de non poursuite, des postes ministériels, des avantages en nature. Ce n’est pas une priorité et l’inopportunité d’une telle initiative. L’expérience passée des différentes formes de dialogue rend sceptique à la tenue d’un dialogue. Encore un calcul de trop, de tentative de positionnement de la part de certains, de diversion pour camoufler un échec de désarment pour d’autres. Si dialogue national devrait avoir lieu, les acteurs seront la population, première victime et qui a tant de chose à dire après l’humiliation endurée, une fois que le désarmement forcé de tous les groupes armés sera effectif.

Se lancer dans cette voie, c’est s’embourber avec une complication de plus, dans une situation déjà chaotique qu’il faudrait bien négocier une sortie de crise appropriée, en prévision du future et non du présent seulement. Une solution radicale qui non seulement doit régler le problème du moment en déracinant le mal et non en le cachant ou juste le couper, mais surtout de façon à l’éradiquer pour qu’il ne revienne pas au grand galop pour produire les mêmes effets, même s’il faut le répéter autant des fois que c’est nécessaire au risque de déranger.
Car rappelant-le, la crise que vit la Centrafrique est la conséquence de l’impunité, un fléau national depuis une décennie. NOS COMPATRIOTES NE SONT PAS MORTS POUR RIEN.

La classe politique doit s’inviter dans la crise et obstruer l’espace politique afin de donner leur grain à moudre. J’ose croire qu’elle a le sens de la responsabilité, du combat politique et elle doit reconquérir ce qui lui appartient.

Arrêtant l’ignominie d’une crise politique sans les Politiques, c’est de la pure fiction.
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Le PNUD appuie le rétablissement des services publics essentiels en République centrafricaine

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BANGUI, République Centrafricaine, 26 juin 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Fonds pour la consolidation de la paix et la Banque mondiale, a pris des mesures pour réhabiliter un système de paiement pour les fonctionnaires de la République centrafricaine.

Dans le cadre de ses efforts pour réhabiliter et soutenir les services gouvernementaux à Bangui, le PNUD a transféré à la Banque des Etats de l’Afrique centrale la moitié d’une somme totale de 4,6 millions de dollars en provenance du Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies, qui couvriront les salaires de 3 417 policiers et gendarmes pour les mois de mai à août. La Banque mondiale sera chargée de payer les salaires du reste de la fonction publique.

La violence sectaire en République centrafricaine, qui s’est accompagnée d’un effondrement complet de la sécurité, de l’autorité de l’État et de la primauté du droit, a entraîné des milliers de morts, forcé des centaines de milliers de personnes à fuir et créé une crise humanitaire en plein essor.

« Si la police n’a pas de système de paiement adéquat, il est peu probable qu’elle aidera au maintien de l’ordre et à faire appliquer la loi. Dans la situation actuelle, qui est extrêmement volatile, s’assurer qu’ils reçoivent un salaire est un bon début, » a déclaré Aurelien Agbenonci, Représentant résident du PNUD en République centrafricaine.

Les paiements sont effectués par le biais d’un fonds fiduciaire multipartenaires géré par le PNUD, à la suite d’un exercice de vérification mené conjointement par le PNUD avec la Banque mondiale en mai 2014, qui a produit une liste de 20 000 fonctionnaires agréés.

Les gendarmes et policiers patrouillent les rues de Bangui avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et les troupes françaises de la Sangaris, aidant à rétablir l’ordre et à faire appliquer la loi dans les rues de la capitale.

Cet effort fait suite à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, en février, qui exhortait à stabiliser la situation sécuritaire en centrafrique par le biais d’un soutien financer visant à aider le nouveau gouvernement de transition à jeter les bases de la restauration du secteur de la justice et de la réconciliation.

La Commission de consolidation de la paix des Nations Unies a également souligné l’importance pour l’ONU d’aider le gouvernement de transition à rétablir la loi et l’ordre civil de manière rapide.

En mai, le Premier ministre s’est félicité du lancement du nouveau système, affirmant qu’il avait été « dicté par la nécessité de respecter les règles élémentaires de bonne gouvernance. »

Des formations sur le terrain devront avoir lieu à l’automne de 2014, renforçant les capacités des agents de police et de gendarmerie à enquêter et à poursuivre les crimes en collaboration avec la branche judiciaire. Ces formations s’ajouteront au soutien matériel déjà fourni par le PNUD et le Fonds pour la consolidation de la paix, y compris les véhicules fournis pour les patrouilles conjointes au sein de la capitale.

Centrafrique: Birao, les FACA en route pour le Soudan

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Birao dans la Vagaka à l’est de la Centrafrique est en passe d’échapper au contrôle des autorités de la transition. Les quelques 113 soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) de la force tripartite déployés dans la ville, viennent de quitter ce jeudi en direction du Soudan. Ils avaient été sommés la semaine dernière par un mouvement armé en gestation dans la localité de déguerpir dans un délai de 15 jours.

A quelques jours de la date ultime, les 113 soldats centrafricains basés à Birao disent prendre au sérieux la menace et décident de rejoindre Am Dafock la ville soudanaise frontalière avec la RCA, en attendant la réaction de Bangui. « Nous prenons au sérieux ce qui se trame à Birao. Nous quittons Birao, les véhicules sont chargés et nous attendons un autre véhicule en provenance du Soudan. Nous allons à Am Dafock pour attendre la décision des autorités centrafricaines », a rapporté un de ces éléments sous le couvert de l’anonymat.

S’agit-il de quel mouvement armé ? Quelle est son intention ? Difficile pour le moment de répondre à ces questions.

Une source proche des FACA dénonce quelques leaders qui selon elle, œuvre avec la complicité des autorités locales. « La personne responsable est le général Nourredine et ses lieutenants y compris le général Mahamat Ousmane, le général Arda et autres. Ils sont nombreux », a révélé ce témoin.

Depuis la révélation de l’ultimatum, aucune réaction officielle n’est enregistrée du côté des autorités de la transition en dépit des multiples tentatives de RNL.

Centrafrique : le PK5, une prison à ciel ouvert

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À Bangui, ils sont moins de trois mille, retranchés dans ce quartier dont ils ne peuvent sortir sans risquer leur vie. Dans un pays ravagé par la violence, il ne fait plus bon s’afficher musulman.

Ce sont Les derniers musulmans de Bangui. Deux mille, peut-être trois mille personnes – hommes, femmes, enfants -, qui n’ont pas pu ou pas voulu fuir la capitale centrafricaine. Aujourd’hui, c’est trop tard. Quitter ce quartier où ne s’aventurent plus ni la police ni la gendarmerie serait signer leur arrêt de mort. Pour eux, le PK5 est une prison à ciel ouvert.

Ils y vivent reclus depuis le 5 décembre 2013. Ce jour-là, les milices chrétiennes anti-balaka lancent une offensive coordonnée contre les combattants musulmans de la Séléka qui ont renversé François Bozizé et porté Michel Djotodia au pouvoir. De combats en représailles, les violences durent près de trois jours et font au moins 500 morts (le double, si l’on en croit Amnesty International). Six mois plus tard, les murs du PK5 sont barrés de tags rageurs pour la plupart hostiles à la France, dont les Nations unies ont, ce même 5 décembre, autorisé l’intervention militaire.

“François Hollande, arrêtez de tuer les musulmans !” “Sangaris, voleurs de diamants !”… La protection des Français, les habitants du quartier n’y croient plus. Pas plus qu’ils ne croient en celle des Casques bleus rwandais et burundais de la Misca, affectés à la surveillance du PK5, ou qu’ils ne comptent sur le soutien de la présidente Catherine Samba-Panza, qu’ils accusent de complicité. Depuis le mois de février, le quartier a été attaqué 52 fois par les anti-balaka.

Souleymane est un ancien membre de la Séléka. Il revendique le grade de capitaine et se dit déterminé à assurer la sécurité dans son quartier. “Au début, on soutenait les Français, mais ils n’ont rien fait pour nous protéger”, soupire-t-il. La Séléka est officiellement dissoute, mais Souleymane dit lui rester fidèle. Pas question de déposer les armes.

Comme lui, les habitants du quartier tiennent tout à la fois l’Église centrafricaine, François Bozizé et le gouvernement pour responsables des violences et de l’ostracisme dont ils sont victimes. Leurs commerces sont fermés, les étudiants sont privés de cours, les travailleurs ne peuvent pas sortir du PK5 récupérer leurs salaires… Sans la solidarité de quelques chrétiens qui peuvent aller et venir sans craindre les représailles des anti-balaka, les musulmans n’auraient depuis longtemps plus rien à manger.

À Bangui, on se méfie du PK5, considéré comme le fief des anciens rebelles et de leurs anciens alliés, les mercenaires tchadiens. Dans le quartier de Notre-Dame-de-Fatima, Emmanuel s’emporte contre ces “extrémistes qui veulent chasser les vrais Centrafricains. S’ils ne peuvent pas sortir du PK5, c’est de leur faute ! La Séléka a fait des choses terribles !”

La rhétorique xénophobe est à son comble : un habitant du PK5 est forcément jihadiste, tchadien, soudanais ou terroriste, mais jamais centrafricain. Le quartier attise tous les fantasmes. La rumeur veut que même les lycéennes enlevées par la secte Boko Haram dans le nord du Nigeria soient passées par là.

L’attaque de l’église de Notre-Dame-de-Fatima, le 28 mai, a crispé davantage encore les deux communautés. Trois jours de deuil national et des funérailles en grande pompe ont été organisés en hommage à l’abbé Paul-Émile Nzalé, qui figurait parmi les quinze personnes tuées ce jour-là. Pour les musulmans du PK5, cela ne fait aucun doute, c’est bien la preuve que le gouvernement favorise la majorité chrétienne : chez eux, cela fait des mois que les morts sont enterrés derrière les habitations ; le cimetière musulman, situé de l’autre côté du pont Jackson, est dans une zone contrôlée par les anti-balaka.

“On raconte des mensonges sur nous alors que nous sommes nés en Centrafrique

Une vieille Toyota stationne devant la mosquée Ali Babolo, l’une des quatre mosquées encore debout sur la trentaine que comptait la ville. À son bord, quatre jeunes armés de kalachnikovs montent la garde. Le vieil imam de la mosquée, Yaya Wazziri, dit y avoir préparé les corps de 595 musulmans. Certains ont été décapités, égorgés, d’autres ont été brûlés vifs…

Tous, affirme-t-il, ont été victimes de cet amalgame qui fait qu’en Centrafrique aujourd’hui un musulman est forcément un combattant de la Séléka, de Boko Haram ou même d’Al-Qaïda. “On raconte des mensonges sur nous, alors que nous sommes nés en Centrafrique, s’indigne Harouna, un jeune étudiant de 20 ans. On nous tue, on nous déchiquette, mais nous avons le droit d’être ici. Nous n’avons rien à voir avec la politique !” Lazare, un chrétien du PK5, renchérit : “Pourquoi mon frère ne peut-il pas aller au bureau ou à l’hôpital ? Pourquoi ne peut-il pas emmener ses enfants à l’école ? Si Boko Haram habitait le quartier, j’appellerais moi-même le ministre de la Sécurité !”

 

Par: Jeune Afrique

Centrafrique-Général Mokoko: “Les Anti-Balaka se transforment en des bandes de malfrats

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Les chefs d’État de la Ceeac doivent se réunir vendredi pour évoquer la situation en Centrafrique. Le chef de la Misca (la force africaine), le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko livre pour “Jeune Afrique” son analyse.

Jeune Afrique : Quelle est votre analyse de la situation sécuritaire en Centrafrique ?

Général Mokoko : Elle évolue favorablement. La vie est en train de reprendre à Bangui. Nous ne connaissons plus les troubles auxquels nous avons fait face en décembre. Les pertes en vie humaine sont aujourd’hui bien moins importantes. Toutefois, il y a encore des pics de violences. Les anti-balaka, qui constituent notre principal souci, se transforment en des bandes de malfrats attirés par le pillage et les braquages. C’est une nébuleuse dont nous n’avons jusqu’à présent pas réussi à détecter les chefs, dont les mots d’ordre sont suivis par la base.

Les Séléka ont, quant à eux, un mode opératoire que nous maîtrisons. Ils sont en uniformes et ont compris que le rapport de force n’est pas en leur faveur. Ils ont accepté les mesures de confiance.

Lors du dernier pic de violence, l’attaque de l’église Fatima fin mai, le Premier ministre a évoqué une tentative de déstabilisation politique. Que répondez-vous ?

Ceux qui ont crié au complot n’ont pas réussi à nous en donner les preuves. Que s’est-il passé à Fatima ? Nous étions alors dans une période d’accalmie. Un ou deux jours avant, une frange des musulmans et des anti-balaka ont débuté un travail de réconciliation et ont organisé un match de football. Mais à la fin de la rencontre, trois musulmans ont été assassinés.

Le jour de la tuerie de Fatima, un groupe d’anti-balaka a décidé de frapper le 3e arrondissement. Mais cette fois-ci, les jeunes musulmans, qui se sont eux aussi organisés en groupes d’autodéfense, les attendaient en nombre et ont contre-attaqué. Sous la pression, les anti-balaka se sont réfugiés dans l’église. La poursuite des combats a entraîné les décès que l’on connaît.

>> Lire aussi : Au moins 50 personnes tuées dans des violences à Bambari

Si la vie reprend à Bangui, on ne peut pas en dire autant de la province, comme le montre les récentes tueries près de Bambari, où près de 70 personnes sont mortes…

En province, les difficultés persistent parce que nos effectifs ne sont pas assez important. Au Kosovo, qui fait le centième de la RCA en superficie, il y avait 49 000 hommes. Si nous cumulons Sangaris, Misca et Eufor, les effectifs tournent autour de 8 000. Il faut aussi souligner que les anti-balaka n’ont plus d’argent, ne sont plus soutenus et font aujourd’hui du banditisme. Là où nous ne sommes pas, ils érigent des barrages, font payer les commerçants et les automobilistes.

>> Lire aussi : Djotodia ne renonce pas, Noureddine Adam court toujours

Le cas précis de Bambari est complexe. Selon le commandant de la Misca,  une rumeur selon laquelle les anti-balaka avaient attaqué les éleveurs Peu,ls a criculé. L’apprenant, les Séléka basés à Bambari ont lancé des représailles. Or, il s’est avéré qu’il s’agissait d’une frange indisciplinée de la Séléka qui avait attaqué les Peuls pour voler du bétail.

La seule façon de juguler totalement la violence est que la classe politique participe à la réconciliation

Les Séléka sont donc divisés ?

C’est exact. Certains n’acceptent pas les mesures de cantonnement. Il y a aussi des brebis galeuses qui n’obéissent à personnes. Ce n’est pas une armée formée et disciplinée.

Par qui les anti-balaka étaient-ils soutenus ?

Tout le monde sait qu’une frange des anti-balaka a été créée par François Bozizé. Ils recevaient des mandats par Western union, pas de grandes sommes certes, mais c’est tout de même significatif.

Bozizé doit-il être ramené à la table des négociations ?

C’est ce que l’on souhaite. La seule façon de juguler totalement la violence est que la classe politique participe à la réconciliation et à l’amélioration de la situation sécuritaire. Je suis de ceux qui poussent les autorités centrafricaines à négocier avec tout le monde.

Quel est votre analyse de la réorganisation de la Séléka lors du congrès de Ndelé ?

L’avantage est qu’une hiérarchie avec qui nous pouvons traiter a été créée. Par contre, aucun leadership politique ne s’est dégagé.

Le rapport de force, avec la puissance de feu de Sangaris, est de notre côté.

Quelles sont les intentions de la Séléka ?

Nous sommes un peu dans l’expectative. Se concentrent-ils pour revenir à Bangui ? Ça m’étonnerait. Le rapport de force, avec la puissance de feu de Sangaris, est de notre côté. Si les Séléka venaient à remettre en cause la stabilité de la transition, nous aurions les moyens de les corriger. En dehors de Noureddine Adam, dont je ne sais pas à quoi il joue, la plupart de leurs chefs en sont conscients.

Plus d’un mois après l’annonce par Catherine Samba-Panza d’un remaniement imminent, aucune annonce n’a été faite. Pourquoi ?

La Centrafrique est un pays dans lequel les gouvernants n’ont aucun levier et qui travaille sur la base des arrangements signés à Libreville ou N’Djamena. Si le gouvernement tarde à sortir c’est sans doute parce que Samba-Panza a besoin d’une caution de la communauté internationale et de la sous-région.

Que doit-on attendre de la réunion qui aura lieu vendredi en marge du sommet de l’UA?

Elle donnera sûrement des orientations très claires. Chacun fera aussi le bilan : cela fait trois mois que la présidente est là, et les choses n’avancent pas. Il y une petite déception. Catherine Samba-Panza va donc pouvoir nous dire comment elle voit les choses et ce qu’elle souhaite pour le pays.

Y a-t-il eu lors du départ forcé de Michel Djotodia en janvier 2014, un accord tacite prévoyant que si un chef de l’État chrétien était élu (ce qui est le cas de Catherine Samba-Panza), le Premier ministre devrait être musulman ?

J’étais à N’Djamena et je n’en ai pas été le témoin.  Mais la nomination d’un Premier ministre musulman dans le contexte centrafricain est-elle la bonne solution ? Je suis dubitatif.

Quel a été l’impact du départ des soldats tchadiens de la Misca ?

Ça a été un coup dur. Ils représentaient un bataillon  aguerri. Le secteur qu’ils occupaient s’est retrouvé vidé du jour au lendemain. Il a fallu parer au plus pressé pour compenser leur départ. Et puis, notre perception du travail du contingent, je dis bien le contingent, n’est pas la même que celle qu’en avait l’opinion publique, surtout après que l’on a prétendu fin mars qu’ils avaient tiré sur un marché sans discernement en rentrant dans Bangui.

Les Tchadiens travaillaient bien. Ils désarmaient les Séléka à notre grande satisfaction. D’ailleurs, l’unité prise à partie par des anti-balaka descendait avec un lourd arsenal récupéré dans le Nord.

Les Tchadiens ont eu contre eux un passif lié à la présence de leur pays en RCA depuis des années et le poids politique qu’ils ont toujours eu. Quand les Séléka sont arrivés la confusion est née du fait qu’ils portaient des uniformes qui ressemblaient curieusement à ceux des soldats tchadiens.

 

Propos recueillis par Vincent Duhem, à Malabo. (Jeune Afrique)

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 19 au 26 juin 2014.

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Les effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats. Le dispositif français en RCA est réparti sur trois zones d’action principales : la région de Bangui, l’ouest du pays entre Béloko et Bossembélé, et l’est entre Sibut et Bria.

Les effectifs d’EUFOR RCA sont de 700 hommes; ils incluent 250 militaires français. La montée en puissance et l’engagement de la force de l’Union Européenne marque une étape supplémentaire dans la prise en compte de la problématique sécuritaire centrafricaine par la communauté internationale. Cette prise en compte a été rendue possible grâce à l’engagement initial de la force Sangaris le 5 décembre dernier.

Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes.

 A Bangui, la semaine a été calme. Elle n’a été émaillée que par quelques perturbations au PK9, point d’entrée sud-ouest de la capitale, où un groupe d’anti-balaka se livrant à des actes de prédation envers les populations a été identifié. Le GTIA Acier a déployé des éléments en contrôle de zone sur l’ensemble du secteur, afin d’y appuyer le déploiement des gendarmes centrafricains. Parallèlement à cette intervention, la force a maintenu ses opérations dans la capitale, en appui de la MISCA et d’EUFOR-RCA, en particulier sur les approches du 3ème arrondissement.

Dans l’ouest, après la fin de la grève des chauffeurs camerounais la semaine dernière, le trafic commercial a repris de façon dynamique, impliquant une présence active du GTIA de Boissieu sur la main supply road (MSR). Ainsi cette semaine, près de 800 véhicules sont entrés en Centrafrique, dont 690 poids lourds. 520 ont été escortés par la MISCA ou la force Sangaris afin de garantir l’approvisionnement de la capitale dans de bonnes conditions, au regard de ce flux inhabituel. En effet, cette semaine est la seconde semaine la plus importante en termes de trafic routier sur la MSR depuis le début de la crise que traverse le pays.

La semaine dernière, le GTIA de Boissieu a effectué une reconnaissance offensive dans le nord-ouest de Bossangoa afin d’affirmer dans cette zone la détermination de la force Sangaris et d’y faire appliquer les mesures de confiance. Capitalisant sur le succès de ce déploiement, le GTIA a poursuivi le repositionnement de ses éléments autour de la ville de Bossangoa, pour être en mesure de soutenir la MISCA face à toute intrusion de groupes armés dans le secteur. Des reconnaissances d’axes et des prises de contact avec les autorités locales ont été effectuées à Bossembélé, le long de la main supply road, mais aussi avec les populations des villages plus reculés.

Dans l’est, la semaine a été marquée par une amplification des tensions intercommunautaires et par l’apparition de scissions au sein de  l’ex-seleka. Une série d’exactions et de représailles s’est produite dans la région de Bambari. Alors que le GTIA Scorpion était majoritairement déployé dans le couloir central, de Dekoa à Kaga Bandoro, la MISCA est intervenue en premier plan dans la zone impliquée. Parallèlement, le GTIA Scorpion a rapidement renforcé son dispositif en appui de la MISCA pour intervenir sur les zones d’exactions. Leur contrôle de zone et la présence de moyens aéromobiles contribuent actuellement à contenir l’évolution de la situation. La ville de Bria a également été la scène d’affrontements entre différentes composantes de l’ex-seleka le 23 juin.

Le 25 juin, un détachement de 50 hommes des forces de sécurité intérieures s’est déployé à Bambari afin de prendre en compte la sécurisation de la zone aux côtés de la MISCA. Ce déploiement, bien que concomitant avec des tensions sécuritaires, était planifié de longue date par la direction générale de la gendarmerie centrafricaine, en liaison avec la force Sangaris. Il contribue au retour de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et en particulier à l’est de la capitale.

Dans le couloir central, entre Dekoa et Kaga Bandoro, où le GTIA Scorpion fait effort depuis mi-juin, les forces françaises poursuivent le travail de concertation et de dialogue auprès des acteurs locaux tout en faisant appliquer les mesures de confiance par l’ensemble des éléments armés.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

Discours d’un jeune centrafricain affligé au peuple centrafricain

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Centrafricaine !!!!!!! Centrafricain !!!!! Molengue ti Kodro !!!!!!!

 

 

Je m’adresse à vous en ce jour avec tout ce que j’ai de centrafricain en moi.

Je préférerai vous parler sans papier car je voulais que ce moment soit beaucoup plus intime mais il est sur papier pour être dans l’histoire. Et je vous fais confiance dans ce sens car la confiance ne s’écrit pas mais cela se mérite et c’est dans le cœur.

Mais avant de commencer je veux qu’on prenne une minute de silence en mémoire de tous ces centrafricains (Hommes, Femmes et Enfants), (Musulmans, chrétiens et animistes) tombés sous des balles ou des machettes ces derniers mois car je suis lié par ces gens par le sang centrafricain qui coule dans mes veines.

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Chers frères !!!!! Chères sœurs !!!!! A ita ti mbi !!!!

 

La nation centrafricaine se résume pas qu’à DJOTODIA , à BOZIZE , à SAMBA NPANZA, à SELEKA ou encore moins à ANTI-BALAKAS. Nous sommes une nation de plus de quatre millions de centrafricains censés vivre mieux chez nous comme tout peuple de par le monde. Mais la somalisation de notre chère nation par certains de ses fils, de nos frères gourmands et assoiffés du pouvoir a fait que nous nous mordons dans la poussière depuis plusieurs décennies. Depuis notre indépendance , le centrafricain a toujours rêvé d’avoir un(e) président(e) qui peut rassembler , un(e) président(e) derrière chaque centrafricain, un(e) président(e) au courant de tout ce qui se passe dans le pays, un(e) président(e) qui se déplace moins mais qui se consacre totalement à son peuple. Mais durant toutes ces cinquante- trois(53) années d’indépendance vécues bancalement, aucun espoir d’avoir un(e) président(e) de ce genre ne s’est pointé à l’horizon et c’est vraiment malheureux pour nous.

Est-ce une malédiction de la part de Dieu, d’Allah ou de Ngakola ? Oui répondraient certains de nos frères et sœurs qui ont vécu dans leur chaire les conséquences néfastes de toutes années perdues.

Mais je leur dit que c’est faux car Dieu, Allah ou Ngakola ….ne souhaite jamais le mal de ses fils ; nous subissons tous les conséquences négatives de nos actes posés de manière irréfléchie.

Nous avons cet espoir d’avoir ce (tte) président(e) rassembleur le jour où nous déciderions d’être un peuple uni dans la diversité. Et nous serons ce peuple uni tant rêvé lorsque nous saurons que ni nos rebellions, ni la CEMAC, ni l’UA, ni l’ONU et certainement ni la France a ce pouvoir de nous rassembler pour en faire un peuple uni et compréhensif. Nous sommes le maitre de notre destin et de notre chère patrie la République Centrafricaine.

Nous sommes un peuple de Chrétiens, de Musulmans et aussi n’oublions jamais de non croyants. Cela devrait être un atout considérable pour notre développement et non un handicap pour notre survie et celle de notre jeune nation. Cette réalité de diversité devrait nous rapprocher des uns et des autres et non nous éloigner des uns et des autres.

L’univers tout entier sait aujourd’hui que le Kalachnikov n’a jamais garanti un pouvoir si ce n’est le peuple. Mobutu, Saddam Hussein, Kadhafi …… en ont fait les frais.

L’ère de croiser des armes pour faire jaillir le feu de la haine, de la division est révolue ; il faut maintenant frapper les mots contre mots, les idées contre idées pour faire jaillir l’étincelle de la paix et de l’unité nationale facteurs important pour un bon développement durable.

Comment peut –on vivre dans un pays où les crépitements des armes se font entendre régulièrement ?

Comment peut –on vivre dans un pays où les enfants meurent de faim et ne vont pas a l’école ?

Comment peut –on vivre dans un pays où le peuple a peur de circuler ?

Comment peut –on vivre dans un pays où le président veut avoir quatre-vingt dix pour cent (90) de ses proches non qualifiés aux meilleurs postes dans l’administration publique et paraétatique ?

Comment peut –on ……, Comment peut-on……., Comment peut –on ……et Comment peut –on……., la liste est longue et la douleur intense.

Alors il est temps de taper les points sur la table et vociférer ASSEZ !!!!!! ça SUFFIT !!!!!!!

Le centrafricain veut la PAIX, la TRANQUILITE, il veut qu’on apprécie sa créativité de par le monde certes. Mais il n’est pas accompagné dans sa quête par ses partis politiques censés l’éduquer.

Nos partis politiques ont vieilli, ils n’ont jamais, jamais pu développer un projet sociétal à long terme, tout le monde cherche à prendre le pouvoir pour s’enrichir peu importe le chemin choisi. Nous avons tous vécu de moment terribles sous des centrafricains présidents mais qui n’ont jamais été présidentiables. Certains criaient qu’ils sont des démocrates quand ils étaient encore dans l’opposition et sont devenus des dictateurs quand ils sont venus au pouvoir et sont toujours inactifs et sourds face aux lamentations du peuple centrafricain?

Nous avons jamais assisté a la création d’une petite entreprise par un parti politique ne serait ce que une petite menuiserie pouvant embaucher les jeunes du parti. Ils nous montent les uns contre les autres, ils prônent l’ethnisation, la division, la discrimination et l’exclusion parmi le peuple centrafricain. Ils se prennent pour des intellectuels à la poursuite du développement tout en excluant les paysans qui ont été toujours à la base de la réussite de toutes les grandes révolutions positives de l’histoire humaine. Depuis plus d’une décennie nos papiers administratifs d’identification (Certificat de nationalité, extrait d’acte de naissance, passeport) se vendent sur le marché. Ils nous ont fait rentrer les tchadiens à Bangui le 15 Mars 2003, ils les ont intégré dans la Garde Présidentielle ; ils les ont fait revenir le 24 Mars 2013 et aujourd’hui c’est le peuple qui ne comprend toujours rien qui est puni.

Je lance un vibrant appel à tous les centrafricains de l’univers que l’on peut participer au processus du développement durable de sa nation tout en restant dans son domaine d’activité, nous n’avons besoin d’être ministre, président ou dans un bureau garni pour le faire. Faisons la paix avec nos pays frontaliers et nos partenaires tout étant vigilant car nous sommes les causes de nos problèmes. Le Ngoudia (feuille de manioc) et Gozo (farine de manioc) notre aliment de base manque sur le marché. Est-ce la France qui nous empêche de cultiver le manioc ?

L’heure à laquelle je vous parle est grave, la République centrafricaine souffre, elle se meurt, elle est à l’agonie. Ne la laissons pas mourir pour l’amour de Dieu, nous n’avons que elle comme nation.

Appartenir à la nation centrafricaine ne doit plus être une impression pour chacun de nous mais une certitude. Nous sommes un peuple de chrétiens, de musulmans et d’animistes et nous sommes tous centrafricains. Alors tenons-nous les mains et mettons nous à marcher ensemble sur le chemin de la PAIX et du DEVELOPPEMENT.

 

Que Dieu, Allah ou Ngakola bénisse le peuple centrafricain

Oui que le Bon Dieu bénisse la Centrafrique !!!!!!

 

 

 

 

 

TABEMARA Urbain Brice

Centrafrique: 52 millions de FCFA de Paris pour l’emploi en RCA

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APA-Bangui (Centrafrique) – L’ambassade de France à Bangui a mis à la disposition de l’Agence centrafricaine pour la formation et la promotion de l’emploi (ACFPE) une enveloppe de 52 millions de FCFA, au terme d’une convention signée mercredi dans la capitale centrafricaine.

L’accord dans ce sens a été paraphé par l’ambassadeur Charles Malinas et Jean Pierre Douzima, Directeur général de l’ACFPE.

La signature de cette convention est un heureux évènement s’est réjoui le diplomate français, assurant que son est avec les partenaires aux cotés de la RCA dans le domaine de l’emploi et de l’économie.

Selon M Malinas, faute d’avoir un emploi, ‘’ces jeunes désœuvrés sont facilement embrigadés par des milices et des mouvements armés”. Pour aider le pays à sortir de cette spirale de crise, a –t-il insisté, ‘’il y a deux choses essentielles pour que la RCA puisse se remettre après cette crise, la première c’est l’éducation et la seconde de l’emploi”.

A l’en croire, depuis son arrivée à Bangui, il a mis l’essentiel des efforts de l’ambassade sur ces deux domaines : ouvrir des écoles et reprendre des formations supérieurs et professionnelles afin de créer des entreprises en même créer de l’emploi et développer des actions en faveur de l’emploi.

”Il n’y a pas de développement possible, il n’y a pas de paix possible tant que la pauvreté et le sous emploi frappent un pays”, a souligné le diplomate

De son côté, le directeur général de l’ACFPE, Jean Pierre Douzima, a dévoilé les critères pour l’octroi de cette subvention, soulignant qu”’il faut être un jeune centrafricain désœuvré et âgé de 35, n’exerçant pas encore un travail et être régulièrement inscrit comme demandeur d’emploi à l’ACFPE”.

Selon M Douzima avec ces 52 millions, son institution va prendre en charge pour une période de six mois les 300 jeunes diplômés désœuvrés pour des stages pratiques au sein des entreprises de la place.

 

Centrafrique: Les anti-balaka réfutent les accusations

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En République centrafricaine, les exactions imputées aux miliciens anti-balaka se poursuivent dans la capitale et à l’intérieur du pays. Mais les responsables de cette milice d’autodéfense démentent formellement.

Les miliciens anti-balaka sont en effet accusés de s’attaquer régulièrement aux musulmans, pour la plus part reclus dans leur bastion, les quartiers PK 5 et PK 12 de Bangui. Certains d’entre eux ont d’ailleurs fui la capitale centrafricaine. S’il reconnaît l’existence de ces violences meurtrières à l’encontre des musulmans, le coordonateur adjoint chargé des opérations des anti-balaka, Sylvestre Yagouzou, disculpe ses éléments:

«Les malfrats, les braqueurs, les coupeurs de route qui étaient enfermés à la maison d’arrêt, tout ce monde-là est dehors. Ce sont eux qui se disent anti-balaka. Et ce sont ceux-là qui commettent des massacres, qui font de n’importe quoi. Les hommes politiques aussi ont recruté des gens au nom des anti-balaka. Nous, on contrôle nos hommes. Notre coordonateur général, Patrick Edouard Ngoissona, a demandé à tous les anti-balaka de ne pas faire n’importe quoi. Tout le monde est resté sur place.»

Des anti-balaka mal structurés

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En dépit de ce démenti, nombreux sont les analystes qui reconnaissent cependant que les anti-balaka sont mal structurés et ne disposent pas d’un interlocuteur fiable, d’où les dérapages constatés. Le journaliste français et spécialiste de la Centrafrique, Antoine Glaser, est de cet avis.

«Malheureusement, la vérité, c’est que les anti-balaka, ne sont absolument pas structurés. En fait, c’est beaucoup plus la survie d’un certain nombre de groupes. On pourrait même dire parfois que ce sont de petits chefs de quartiers qui mobilisent les uns et les autres, souvent sur une base familiale ou clanique. Si les anti-balaka étaient aussi bien structurés, la situation, c’est horrible à dire, mais, ce serait beaucoup plus simple.»

Composés de villageois, de militaires et de jeunes désœuvrés, les anti-balaka sont aussi accusés de rançonner les populations. Début juin, le gouvernement centrafricain a saisi la Cour pénale internationale pour qu’elle enquête sur les crimes commis dans le pays, notamment par les ex-rebelles de la Séléka et les anti-balaka.

À noter que le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU a lui aussi fait part de son inquiétude. La Coordonnatrice humanitaire principale en République Centrafricaine, Claire Bourgeois, condamne fermement la recrudescence de la violence intercommunautaire dans la région de Bambari. L’attaque de la communauté peule près de Bambari lundi a entraîné des violences qui auraient fait une cinquantaine de morts selon un bilan provisoire de la force africaine Misca.

DW.DE

Cenbtrafrique: Verbatim de la conférence de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine

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Verbatim de la conférence de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, le général Babacar Gaye, en compagnie des Représentants spéciaux adjoints, l’Ambassadeur Lawrence Wholers, et  Aurélien Agbenonci.

25 juin 2014

Le Général Babacar Gaye :
Mesdames et messieurs bara ala kwe !
Je suis ici avec les deux Représentants spéciaux adjoints du Secrétaire général, l’Ambassadeur Lawrence Wholers que vous connaissez bien et Aurélien Agbenonci, également Coordonnateur résident et Représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), qui vient de nous rejoindre et à qui je souhaite, en votre nom, la bienvenue en République centrafricaine. Il aura tout à l’heure l’occasion de répondre, certainement, à vos questions.
 
Nous aurons aussi, tout à l’heure, l’arrivée du Général de brigade Frederic Hingray qui est le Chef de l’Etat-major de la future force de la MINUSCA. Il y a aura au-dessus de lui un commandant de la force et un commandant adjoint et il sera, en somme, la troisième autorité militaire. Il nous rejoindra tout à l’heure.

Lors de notre dernière rencontre, le 22 mai dernier, j’avais, en exergue de mes propos liminaires, rappelé l’attention qu’accorde les Nations Unies à la liberté de la presse et j’avais, à l’occasion, condamné toutes les attaques visant les journalistes. Aujourd’hui encore, cette conférence de presse intervient au lendemain du décès de votre consœur, Mme Blanche Elisabeth Olofio, à la suite d’une longue maladie consécutive, chacun le sait, à une agression. Je voudrais ici saluer sa mémoire et remercier tous ceux qui, comme vous,  que ce soit à travers son transfert par avion ou d’autres actes bénévoles, l’ont aidée dans cette longue souffrance qu’ont été les derniers mois de sa vie.

La MINUSCA est, vous le savez, désormais entrée dans les 90 jours avant ce qu’on appelle le transfert d’autorité entre elle et la MISCA. Les contingents de la MISCA ainsi que la MINUSCA sont déjà rentrés dans la préparation de ce passage sous béret bleu qui va donc intervenir le 15 septembre. Ces préparatifs se passent dans un environnement qui est marqué par les violences inacceptables intervenues hier à Bambari, mais aussi par des discussions entre représentants des groupes armés tenues sous l’égide d’organisations non gouvernementales.

Nous percevons ce développement, cette discussion entre responsables de groupes armés, comme une réponse à l’appel que j’ai lancé ici, à plusieurs reprises, pour un sursaut des élites, pour l’implication des notables ; je le perçois ainsi. Je voudrais aussi que ces engagements des représentants des groupes armés se traduisent très rapidement en action sur le terrain. En action à la fois au profit des communautés qui, ici, à Bangui sont des communautés qui sont sous menaces, mais également des communautés comme celles de Boda, où les gens vivent en grandes difficultés.

Je voudrais en profiter pour saluer et encourager la tenue à Bangui, à l’initiative de Madame la Présidente de la Transition, d’un premier atelier de consultation, préparatoire à la reprise du dialogue politique. Notre opinion est que le désarmement, la réconciliation, que nous appelons de tous de nos vœux, ce dialogue et cette réconciliation ne trouveront leurs voies que dans le cadre du dialogue politique auquel l’adhésion des populations et des forces vives de toute la nation est essentielle.

Je disais que ce que les populations ont en commun aujourd’hui dans ce pays c’est la terre centrafricaine et, malheureusement, la souffrance. Je voudrais en profiter pour saluer tous ceux qui contribuent à alléger ces souffrances, et de ce point de vue, les Organisations non gouvernementales (ONG), mais également les agences des Nations Unies et surtout les forces, MISCA et Sangaris, qui donnent le meilleur d’elles-mêmes dans ce sens.

Les Nations Unies en profitent pour réitérer leur appel aux anti-balaka à rentrer dans la légalité en déposant leurs armes et en se tenant prêts à bénéficier des programmes de retour dans les communautés d’origine. Les Nations Unies appellent les Séléka à se tenir prêts à rentrer dans le DDR, en respectant scrupuleusement les mesures de confiance et en se soumettant partout à l’autorité de l’Etat.

La communauté internationale est au chevet de la Centrafrique. C’est le lieu de rappeler le soutien des Nations Unies aux autorités de la Transition et à leurs efforts pour une stabilité durable du pays. Cette stabilité nécessite que les Centrafricains soient au chevet de leur propre pays.

Je vous remercie.

       
Questions/Réponses

Le journal « Les dernières minutes » :Mon général, je commence par saluer votre présence ici, ainsi que l’arrivée du numéro 2 de la MINUSCA, à qui j’adresse mes questions. Nous ne manquerons pas de nous interroger la gestion des consécutives et multiples crises centrafricaines, et voudrons savoir quelle est l’attente des Centrafricains aujourd’hui par rapport à sa nomination en RCA ? Ma deuxième question : pourriez-vous, par rapport à vos compétences des Nations Unies, nous dire quel apport contextuel à la crise centrafricaine compter vous valoriser, surtout que, même devant les forces internationales comme hier à Bambari, de nombreuses personnes innocentes ont été massacrées ?

Aurélien Agbenonci : Je pense que votre question est relative au fait que je rejoigne le leadership de la Mission. Pour ce qui est de l’attente des populations, je pense que cette question devrait être posée beaucoup plus aux Centrafricains, mais je sens confusément ce que vous avez voulu dire. Certainement, vous vouliez savoir quel pourrait être l’apport d’une personne comme moi à la mission globale de la MINUSCA dans ce pays.

Comme vous le savez, l’organisation de la mission prévoit, pour appuyer le Représentant spécial, un Représentant spécial adjoint politique, pour tout ce qui concerne le dialogue politique et les mécanismes liés à l’évolution et à la stabilisation politique de la situation.

En ce qui me concerne, il s’agit de la coordination des agences du système des Nations Unies mais surtout tout ce qui peut accompagner le travail du groupe civile qui vient travailler pour les affaires civiles au sein de la Mission. Ce que je compte faire est d’utiliser ma modeste expérience des pays qui ont traversé des crises, celle-ci pour que la réponse que nous apportons, sous le leadership du Général Gaye, soit une réponse qui se nourrisse de nos expérience d’ailleurs, de nos échecs mais aussi et surtout, je l’espère, de nos succès. Vous avez parlé d’attentes, nous serons à l’écoute du peuple centrafricain et cet espace créé, comme la conférence de presse, en est un.

Pour ce qui est de ce que j’entends valoriser, je pense que dans la première réponse, je l’ai déjà dit, j’entends valoriser un engagement pour la paix, un engagement à contribuer au travail de toute une équipe mais c’est un travail qui a besoin que l’on utilise toutes nos aptitudes, toute notre énergie mais aussi l’engagement d’appeler les Centrafricains à revivre ensemble dans un monde de paix.

Radio Ndeke Luka : Mon général, c’est à maintes reprises qu’on demande aux groupes armés de ce pays, la Séléka est les anti-balaka, de cesser les hostilités. Mais cette  situation perdure. Aujourd’hui, vous réitérez le même appel. Est-ce un ultimatum, qui ne dit pas son nom, à l’intention de ces groupes armés ?

Babacar Gaye :Je vous remercie de votre question. Le Président Senghor a l’habitude de dire que répétition n’est pas redite. J’ai indiqué la voie qui nous paraissait être la bonne, à savoir celle du dialogue politique, et j’ai indiqué qu’il fallait que cet appel ait un écho d’abord parmi les gens qui détiennent des armes mais également parmi toutes les forces vives de la nation. C’est une question qui concerne l’ensemble de la nation, tel que cela avait été fait à la veille de l’élection de la Présidente Mme Dame Samba-Panza ; toutes les forces vives de la nation avaient eu à s’exprimer. C’est à travers une expression plurielle comme celle-là qu’on trouvera une solution à ce problème de la violence dans le pays. La dernière manifestation hier à Bambari et celle qui avait précédé le mois présent nous font penser qu’il y a presque un cycle. Presque toutes les 3 à 4 semaines, il y a de nouveau une poussée de violence qui fait que l’espoir que nous avions de voir les choses se calmer durablement est remis en cause. Cela prouve bien qu’il faut un moment que tout le monde s’asseye et que les causes de la violence soient discutées et que des solutions soient trouvées et mises en œuvre par l’ensemble de la nation. Tant que nous n’aurons pas cela, nous appellerons à cela publiquement mais nous agirons aussi par tous les autres moyens dont nous disposons pour pousser à cette stabilité durable.

Tribune d’Infos :Mon Général, vous parlez de souhait des Nations Unies pour que les engagements pris soient traduits par des faits alors que, sur le terrain, c’est tout à fait le contraire. Par ailleurs, a aucun moment vous n’avez fait allusion, dans vos propos liminaires, aux Forces armées centrafricaines (FACA). Pour finir, vous demandez que les anti-balaka déposent simplement leurs armes et que la Séléka se rende disponible pour le DDR. De quel DDR s’agit-il dès lors que les résolutions des Nations Unies, telles la 2127, sont claires concernant le désarmement qui doit se faire de gré ou de force. Qu’est ce qui retarde l’option militaire par rapport à l’option que vous envisagez pendant que le cycle de violence ne fait que perdurer ?
Par ailleurs, lors du dernier passage de la délégation conjointe de l’Union africaine / Nations Unies, il a été demandé que, par votre truchement, la presse centrafricaine ne soit pas une presse qui incite à la haine mais qui informe utilement. Pour informer utilement, nous avons besoin, au-delà de nos capacités, d’une formation pointue dans le domaine des conflits, comme c’est le cas actuellement. Pouvez-vous nous rassurer, aujourd’hui, que ce programme pourra voir le jour et être exécuté à court termes de manière à aider la presse à accompagner efficacement le processus pour ramener la paix dans l’immédiat parce que l’avenir du pays est dangereusement menacé ?

Babacar Gaye : Je commencerai par votre deuxième question qui est relatif au soutien à la presse. J’en ai la volonté. Dès que j’aurais réuni les moyens de cette volonté, je viendrai ici, dans cette salle, exposer ce que nous serons en mesure de faire. Nous avons à la fois le mandat et la volonté d’aider la presse, mais je ne peux pas simplement lancer des promesses en l’air. Je veux obtenir ce qui pourrait être fait pour vous et ensuite vous l’exposer.

S’agissant de votre première question, je vous en remercie infiniment parce que c’est une des questions récurrentes chaque fois que nous rencontrons la presse : à savoir l’avenir des FACA et le désarmement par force. Nous avons sur ces deux questions, presque finalement une approche pédagogique pour essayer d’expliquer afin que vous partagiez ce qui nous semble être une attitude raisonnable. Le désarmement par force, c’est opposer à une violence une autre violence alors qu’il s’agit, non pas de désarmer mais de démobiliser. Il s’agit de traiter les causes qui sont à l’origine de la violence et non l’expression simplement de cette violence. C’est pour cela que nous considérons que le meilleur désarmement est un désarmement qui est durable. C’est-à-dire celui qui est précédé d’une discussion des causes de la violence et d’un accord entre toutes les parties sur la manière de mettre fin à ces causes. En ce moment, vous êtes dans la première étape d’un processus de DDR. C’est cela que nous voulons et c’est pour cela que nous estimons que la meilleure manière de faire le désarmement c’est d’aller vers des discussions politiques sur les causes de la violence. Toutes les actions qui peuvent contribuer à cela sont les bienvenues. Certainement que la présence d’une force dissuasive limitant ces violences et montrant aux groupes armés que ceci ne peut perdurer est sans doute un moyen mais cela ne peut pas être la seule solution.

L’expérience nous prouve partout que les appels au désarmement volontaire, comme ceux auxquels nous avons assisté ici à Bangui, sont également des mesures qui peuvent accompagner mais au bout du compte, la réconciliation et le désarmement ne trouveront un chemin vraiment durable qu’autour de négociations politiques pour traiter les origines de cette situation.

Centrafrique Matin :Mon général, comment appréciez-vous l’opération de désarmement en cours ?

Babacar Gaye :Je l’apprécie très positivement du fait des résultats enregistrés en termes de tonnes métriques d’armes et de munitions saisies, et vous observez avec moi les limites de cette action. Il y a une nécessité d’aller au-delà d’un simple désarmement qui serait, je pourrais, dire mécanique pour aller à ce à quoi tout le monde en appelle, c’est-à-dire la démobilisation. Nous ne pouvons pas être dans un pays où l’autorité de l’Etat est en permanence défiée par des gens en armes, et il faut que l’on traite ce problème. Sans doute y en a-t-il, parmi ces gens en armes, dont le traitement relève de la Justice ou de l’usage de la force mais ce n’est pas l’ensemble du problème qui peut être réglé ainsi. Comme je l’ai dit tout à l’heure, il y a une partie de ce désarmement qui doit se faire autour d’une table, autour de discussions politiques, pour identifier et régler les causes de cette situation.

BBC :Mon général, dans vos propos, vous avez dit que le désarmement forcé c’est opposer une violence à une autre violence ; pour moi c’est une manière de mettre de côté les Résolutions 2121 et 2127 qui parlent du désarmement forcé. Jusqu’aujourd’hui, ces résolutions ne sont pas mises en application, et le cycle de la violence continue. Nous avons tendance à croire qu’il y a une rébellion qui s’est installée dans la capitale même et dans l’arrière-pays, et le peuple en souffre. Vous avez parlé d’un souhait pour que les deux parties belligérantes baissent les armes. Il y a récemment eu accord entre les anti-balaka et la Séléka, parrainé par une ONG, mais les deux entités ne cessent de se désavouer. Pensez-vous qu’avec une telle attitude le souhait du dialogue sera une réalité  si vous ne voulez pas mettre en application les Résolutions 2121 et 2127 ?

Babacar Gaye :Pourquoi à votre avis en sommes-nous arrivés à ce que des représentants de ces communautés acceptent de s’assoir autour d’une table sous l’égide d’une ONG, dont je salue l’action, pour discuter du chemin menant à la paix ? C’est tout simplement parce que la présence des forces internationales leur a montré l’inanité de leurs actions et de leurs perspectives. Il pourrait peut-être, localement, avoir de petites violences là où les forces internationales ne sont pas présentes mais partout où elles ont été présentes, ce sont les forces internationales qui ont eu le dessus sur ces gens. Effectivement, la Résolution est mise en œuvre, à la mesure des moyens déployés dans le pays. Ce pays est quand même grand comme la France et on y a déployé aujourd’hui un peu moins de 10.000 hommes et le Représentant spécial de la MISCA a très justement rappelé qu’il y avait un pays appelé le Kossovo où pas moins de 45.000 hommes avaient été déployés. Il y a déjà un problème de capacité mais il est incontestable que la présence de forces internationales a créé partout, notamment localement, des rapports de forces qui ont obligé les groupes armés à se rendre compte que les perspectives qu’ils envisageaient ne sont pas réalisables. Si l’on veut une stabilité durable du pays, il faut un désarmement accompagné d’une démobilisation. Cela, on ne peut l’obtenir qu’en s’asseyant autour d’une table et en demandant aux gens pourquoi donc prenez-vous les armes. Discuter de cette question, avec l’ensemble de la nation centrafricaine afin qu’on puisse, comme nos voisins, vivre en paix. Peut-être tous ne viendront pas à la table mais ceux qui ont des leaders qui ont une vision et un intérêt pour les populations qu’ils sont censés défendre, je l’imagine, viendront s’assoir à la table pour poser les problèmes de leurs communautés qu’ils s’étaient engagés à défendre en prenant les armes. Pour ceux qui n’ont pas d’autres ambitions que l’ambition mafieuse de petit caïd local, ce problème sera réglé par la force. Il faut qu’il y ait une déférence entre cette violence, elle n’est pas toute de la même nature.

BBC : Dans votre allocution, vous avez appelé les anti-balaka à rentrer dans la légalité et la Séléka au DDR, quelle différence faites-vous entre ces deux groupes ?

Babacar Gaye :Je crois que la différence entre les anti-balaka la Séléka est une différence assez évidente. Aucun d’entre nous ici n’oublie qu’il y a plus de 7 mois, c’est la Séléka qui dirigeait ce pays. C’est donc un groupe connu, dont certains des leaders sont bien connus et qui a été appelée, concernant la Séléka présente ici à Bangui, à signer des mémorandums d’entente avec le gouvernement pour le retour de certains de ses éléments ainsi que leur désarmement. Nous sommes donc, du point de vue de la démobilisation et du point de vue du DDR face à quelque chose que nous demandons alors que les anti-balaka se présentent comme une nébuleuse dont rares sont ceux qui se présentent vraiment comme les responsables. C’est pour cela que l’appel est pour que ceux qui ont des armes les déposent parce qu’ils sont dans l’illégalité totale et pour que ceux qui ne sont pas originaires de Bangui bénéficient de programmes de retour dans leur communauté. Donc il y a un traitement différencié parce qu’il y a une nature qui est différente.

Le Journal « Les dernières minutes » : Mon général, vous venez à peine de rappeler dans votre intervention qu’à l’époque la communauté internationale avait mobilisé plusieurs moyens et capacités pour intervenir au chevet des Kosovars dont le pays n’est qu’un centième de la RCA. Plus de 45.000 hommes avaient été mobilisés et aujourd’hui la RCA n’en a que 8.000, moins les 850 du contingent tchadien. Est-ce que les Centrafricains doivent ils croire qu’ils sont bénéficiaires d’une injustice de la part de la communauté internationale ?

Babacar Gaye :Je crois que le Centrafricain doit d’abord croire que la stabilité et l’avenir de son pays sont entre ses mains.

Tribune d’Infos :Concernant le transfert de compétence entre la MISCA et les forces onusiennes, vous avez souligné les problèmes liés à l’effectif. Nous voudrions savoir si avec ce transfert le problème d’effectif sera réglé et qu’une mission d’imposition de la paix sera définie à cette nouvelle force comme en République démocratique du Congo ?

Babacar Gaye : Je profite de votre question pour présenter, à nouveau, le général Frederic Hingray ici présent, et qui sera le chef d’Etat-major de la force. Il est le premier des casques bleus que nous avons. J’ai pensé qu’il était bon que vous mettiez un visage sur ce nom que vous allez surement entendre dans les mois à venir, aux côtés du général commandant la force et du général adjoint. Ce sont eux qui vont être sur le terrain avec les hommes. Votre question est très importante. Je suis d’autant plus heureux que vous la posiez, car la presse a un rôle considérable à jouer. A travers votre question je sens moins l’homme de presse éducateur et informateur que l’homme de presse se faisant l’écho des réflexions des questions des populations. Je pense que ces questions vous y apporterez ensuite des réponses qui vont éclairer les populations. Je l’ai déjà dit et je le répète, la communauté internationale est au chevet de votre pays. Déployer ici une force de 12.000 hommes est un effort financier considérable de la part de la communauté internationale, qui vient s’ajouter à l’effort d’un des partenaires de ce pays, un partenaire bilatéral qui a déployé ici à ses frais une opération de 2.000 hommes qui coûte excessivement chère. Les 12.000 hommes qui sont ici sont venus accompagner un processus qui doit permettre à ce pays d’avoir une stabilité durable. Il ne s’agit pas de venir faire la guerre mais de venir dans le cadre des règles d’engagement qui seront bien précises, de protéger les populations partout où la force sera déployée. Le fait déjà que cette force intervienne sous chapitre 7 doit vous donner une garantie sachant que cette force emploiera, partout où elle sera présente, tous les moyens nécessaires pour garantir et protéger les populations. Il ne s’agit pas pour la force de rentrer dans une logique de violence ; pas du tout. La force est accompagnée de fonctionnaires civiles qui vont être déployés sur le territoire, dans plusieurs localités, et qui vont créer des conditions qui font que, au lieu que les gens s’affrontent, les gens se mettent ensemble et fassent avancer ce pays. Voilà ce qui serait, pour la force, la plus grande réalisation. Essayer de briser ce cycle de violence et cette logique d’affrontement, la transformer en réconciliation, en stabilité et en développement pour ce pays. Voilà ce que nous sommes venus rechercher. Nous ne sommes pas venus ici en disant on va imposer une violence plus violente à celle qui existe ici. Nous voulons casser cette violence par d’autres moyens et ce sont des moyens que nos fonctionnaires civiles, les policiers et les militaires vont mettre en œuvre. C’est cela la valeur ajoutée d’une mission onusienne, briser un cycle de violence et mettre à la place une dynamique de réconciliation, de stabilité et de progrès.

Singuila mingui !

Avec les compliments de la MINUSCA.


Unite de l’information publique
Porte-parole et chef de bureau de l’information publique :  Damian Cardona,
Tel : +236 75436746 E-mail : cardona@un.org

Site web  : http://minusca.unmissions.org

Centrafrique: Le PNUD appuie le rétablissement des services publics essentiels

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Bangui, le 25 juin 2014 — Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Fonds pour la consolidation de la paix et la Banque mondiale, a pris des mesures pour réhabiliter un système de paiement pour les fonctionnaires de la République centrafricaine.

Dans le cadre de ses efforts pour réhabiliter et soutenir les services gouvernementaux à Bangui, le PNUD a transféré à la Banque des Etats de l’Afrique centrale la moitié d’une somme totale de 4,6 millions de dollars en provenance du Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies, qui couvriront les salaires de 3 417 policiers et gendarmes pour les mois de mai à août. La Banque mondiale sera chargée de payer les salaires du reste de la fonction publique.

La violence sectaire en République centrafricaine, qui s’est accompagnée d’un effondrement complet de la sécurité, de l’autorité de l’État et de la primauté du droit, a entraîné des milliers de morts, forcé des centaines de milliers de personnes à fuir et créé une crise humanitaire en plein essor.

« Si la police n’a pas de système de paiement adéquat, il est peu probable qu’elle aidera au maintien de l’ordre et à faire appliquer la loi. Dans la situation actuelle, qui est extrêmement volatile, s’assurer qu’ils reçoivent un salaire est un bon début, » a déclaré Aurelien Agbenonci, Représentant résident du PNUD en République centrafricaine.


Les paiements sont effectués par le biais d’un fonds fiduciaire multipartenaires géré par le PNUD, à la suite d’un exercice de vérification mené conjointement par le PNUD avec la Banque mondiale en mai 2014, qui a produit une liste de 20 000 fonctionnaires agréés.


Les gendarmes et policiers patrouillent les rues de Bangui avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et les troupes françaises de la Sangaris, aidant à rétablir l’ordre et à faire appliquer la loi dans les rues de la capitale.

Cet effort fait suite à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, en février, qui exhortait à stabiliser la situation sécuritaire en Centrafrique par le biais d’un soutien financer visant à aider le nouveau gouvernement de transition à jeter les bases de la restauration du secteur de la justice et de la réconciliation.

La Commission de consolidation de la paix des Nations Unies a également souligné l’importance pour l’ONU d’aider le gouvernement de transition à rétablir la loi et l’ordre civil de manière rapide.

En mai, le Premier ministre s’est félicité du lancement du nouveau système, affirmant qu’il avait été « dicté par la nécessité de respecter les règles élémentaires de bonne gouvernance. »

Des formations sur le terrain devront avoir lieu à l’automne de 2014, renforçant les capacités des agents de police et de gendarmerie à enquêter et à poursuivre les crimes en collaboration avec la branche judiciaire. Ces formations s’ajouteront au soutien matériel déjà fourni par le PNUD et le Fonds pour la consolidation de la paix, y compris les véhicules fournis pour les patrouilles conjointes au sein de la capitale.

 

PNUD

Martin Ziguélé: “personne n’a intérêt à la partition de la RCA”

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Martin Ziguelé

Ancien premier ministre de la RCA (2001-2003) Martin Ziguélé, arrivé deuxième lors des présidentielles de 2011, est le président du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC), un mouvement dont la consonance n’a jamais été aussi d’actualité. Cet assureur de formation, qui compte des liens familiaux et culturels chez les chrétiens et les musulmans, pense que toute solution de la crise actuelle qui menace son pays  passe par l’application intégrale du mandat de l’ONU et le désarmement des milices, y compris par la force. Entretien.

 

 

La Centrafrique d’aujourd’hui. Y-a-t-il une solution politique à la fracture confessionnelle ?

Je l’ai toujours affirmé, la situation centrafricaine est le résultat d’une mal gouvernance ancienne, qui a pour résultat l’absence de sentiment national et d’esprit civique, pour aboutir finalement à cet effondrement de l’Etat, et à cette situation de chaos qui en sont la conséquence logique et prévisible. C’est un échec politique, dont les solutions seront d’abord politiques : la fracture confessionnelle si souvent invoquée est le résultat d’une instrumentalisation de frustrations et des différences par des forces négatives, fondamentalement réactionnaires pour ne pas dire fascisantes. Nous n’avons pas d’autre choix que de reconstruire le mieux vivre-ensemble qui a toujours caractérisé ce pays historiquement hospitalier, pour toutes ces filles et fils, ainsi que pour tous ceux qui ont fait le choix d’y vivre et d’y travailler. Accepter le statu quo c’est accepter que les forces négatives continuent de prendre en otage tout un pays et tout un peuple.

 

Les rivalités Seleka et anti-Balaka condamnent-ils le pays à la partition? Comment éviter un tel scénario?

Je pense que personne aujourd’hui, en Centrafrique ou ailleurs, n’a intérêt à la partition de la RCA. Ceux qui utilisent cette menace comme argument pour obtenir des gains politiques n’ont vraiment pas intérêt à persévérer dans cette voie. Avec les drames libyen, malien, nigérian et sud-soudanais, parler de la partition de la RCA est une voie sans issue et inacceptable, et surtout un précédent dangereux qui peut inspirer des pyromanes partout dans nos Etats structurellement fragiles. Nous devons l’éviter en recherchant des solutions politiques aux préoccupations de nos compatriotes, dans le cadre d’une République unie, laïque et indivisible. Notre défi est bien celui de la construction ou de la reconstruction d’une République, mettent au centre des valeurs citoyennes.

 

Vous connaissez tous les protagonistes de la crise centrafricaine. Selon vous qu’elles sont les principales mesures pour une sortie de crise durable?

J’ai préconisé un ensemble de solutions qui sont plus que d’actualité : l’application intégrale et sans ambiguïté du mandat onusien pour le désarmement au besoin par la force des milices ; le lancement du processus Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) aussi rapidement que possible et le consolider par un Programme de Réforme du Secteur de Sécurité, afin que les Forces de Sécurité Nationales (police, gendarmerie et Forces Armées Centrafricaines) deviennent rapidement opérationnelles ; le retour des réfugiés et des déplacés ; la poursuite des auteurs, co-auteurs et complices des crimes, préalable à toute démarche de réconciliation ; l’organisation des élections et enfin il est plus que nécessaire de compléter le mandat de la MINUSCA par un volet de « state building » pour faire face aux causes structurelles de l’effondrement de l’Etat centrafricain. A ce titre le dernier rapport de l’International Crisis Group sur la RCA intitulé « La crise centrafricaine: de la prédation à la stabilisation » est la lecture la plus pertinente de la situation de notre pays que j’ai jamais lue à ce jour.

 

Source: Financial Afrik du 25-06-2014

Urgence Nigéria: explosion dans un centre commercial

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Une explosion dans un centre commercial de la capitale Abuja .

Plus d’information à vénir

 

 

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Centrafrique : ONU-Femmes appelle à soutenir les Centrafricaines comme agents de paix et de développement

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24 juin 2014 – A l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité sur la Situation en République centrafricaine, la Directrice exécutive d’ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a appelé la communauté internationale à soutenir les femmes centrafricaines comme agents de paix et de développement.

Mme Mlambo-Ngcuka s’est rendue il y a un mois à Bangui dans le cadre d’une visite conjointe avec l’Envoyée spéciale de l’Union africaine sur les femmes, la paix et la sécurité.

« L’objectif de notre visite était de donner une visibilité à la situation difficile des femmes et des filles, à garantir que les questions de genre soient prises en compte dans la nouvelle mission des Nations Unies, et à promouvoir la participation et le leadership des femmes dans la réconciliation au niveau local, dans le dialogue national, la justice transitionnelle et les prochaines élections », a dit la Directrice exécutive d’ONU-Femmes dans un exposé devant les membres du Conseil de sécurité.

Selon elle, ce qu’elle a entendu lors de sa visite était terrifiant. « Dans les camps de déplacés à travers le pays, notamment celui que nous avons visité, la situation est désespérée », a-t-elle dit.

« Les filles sont fréquemment soumises à des mariages forcés. Nombre d’entre elles tombent enceinte, font des fausses couches ou contractent des maladies sexuellement transmissibles, notamment le VIH », a-t-elle ajouté. « 90% des sites de déplacés n’ont pas de services médicaux ou psychosociaux pour les survivantes de violences liées au genre. »

Mme Mlambo-Ngucka a déclaré avoir aussi vu un autre aspect de la République centrafricaine avec des femmes s’organisant pour survivre et prospérer. Elle a appelé à apporter une aide aux organisations de femmes.

« Les femmes doivent être soutenues comme agents de paix et de développement », a-t-elle déclaré.

La Directrice exécutive d’ONU-Femmes a demandé au Conseil de sécurité de s’assurer que la nouvelle Mission des Nations Unies (Minusca) ait la structure adéquate pour remplir sa mission en la matière. Elle a aussi estimé nécessaire que les pays contributeurs de troupes fournissent à toutes les troupes une formation sur la prévention de la violence sexuelle.

Mme Mlambo-Ngucka a aussi suggéré au Conseil de sécurité de s’assurer que les femmes soient représentées dans les préparatifs pour les élections et que les efforts pour reconstruire le système judiciaire et lutter contre l’impunité incluent des experts des crimes sexuels.

 

ONU-femmes

 


RCA: 3 milliards de F CFA pour la rénovation de l’Aéroport Bangui M’Poko

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Source: RNL – 24/06/2014

 

Le gouvernement centrafricain et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) viennent de signer en début de ce mois à Brazzaville au Congo une convention des études de faisabilité de l’Aéroport Bangui M’Poko. La nouvelle est rendue publique lundi à Bangui par Florence Limbio, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale qui a représenté l’Etat centrafricain lors de la signature du document. Cette signature de convention fait suite à sa participation aux assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) tenues du 19 au 23 mai 2014 à Kigali (Rwanda).

La ministre centrafricaine a également fait un tour à Libreville au Gabon du 11 au 12 juin dernier où elle a pris part à un séminaire organisé dans le cadre de la coopération Union européenne-Afrique centrale, avant de boucler sa tournée à Brazzaville au Congo. Selon Florence Limbio, la mission de Brazzaville a permis à la Centrafrique de signer avec les partenaires quatre (4) conventions de financement. Il y a trois conventions qui concernent les études de faisabilités. « La première étude a trait à la mise aux normes internationales de l’aéroport Bangui M’Poko pour un montant de 3 milliards de francs CFA. Au niveau de la mise aux normes de l’aéroport Bangui M’Poko, l’Agence française de développement (AFD) a mis à notre disposition 2 milliards de francs CFA pour la construction de la clôture », a expliqué la ministre.

« La deuxième étude concerne la centrale hydraulique électrique de Dimoli dans l’ouest du pays et la dernière étude porte sur le plan de développement de la potabilisation de l’eau. Le total de ces financements que nous avons signés s’élève à plus de 6 milliards de francs CFA », indique le membre du gouvernement, ajoutant que « les autres projets de financement concernent l’étude de faisabilité pour la construction d’un chemin de fer entre Bangui et Bélabo ». La partie centrafricaine devra verser une contrepartie de 200 millions de francs CFA afin de permettre le déguerpissement et l’aménagement des sites, selon le membre du gouvernement

Une cinquantaine de morts dans un nouveau massacre en Centrafrique

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Une cinquantaine de personnes ont été tuées en deux jours d’affrontements entre chrétiens et musulmans dans la région de Bambari, en République centrafricaine, selon des témoins. Des miliciens chrétiens anti-balaka ont estimé que ces tueries étaient le fait de “jeunes incontrôlés”.

Bambari, à 380 km au nord-ouest de la capitale Bangui, est l’un des principaux foyers de tension dans le pays. Une première attaque, lancée à la périphérie de la ville lundi matin par des miliciens chrétiens “anti-balaka”, a provoqué des représailles menées par des jeunes musulmans, ont rapporté des témoins.

L’un de ces témoins a évoqué mardi au moins 22 corps dans le village de Liwa, à sept kilomètres de Bambari, à la suite de l’attaque des “anti-balaka”.

Robert Ponsien, qui coordonne l’action de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) à Bambari, a déclaré que les violences de lundi y avaient fait 34 tués. “A l’hôpital, nous avons aussi 28 personnes blessées”, a-t-il dit à Reuters. Un officier de la force de l’Union africaine en Centrafrique (MISCA) a lui évoqué 17 tués lundi.

6000 personnes ont fui

“Cette attaque a entraÎné des violences dans le centre de Bambari où des tirs ont été entendus dans certains quartiers, faisant quelques morts ainsi que des blessés et fuir au moins 6000 personnes à l’évêché, à la cathédrale Saint-Joseph notamment”, a-t-il expliqué.

Des soldats français de l’opération Sangaris ont ensuite pris position pour faire baisser la tension dans Bambari, ville où l’ex-rébellion Séléka a établi son nouvel état-major depuis son départ en janvier 2014 de la capitale, Bangui, sous la contrainte des militaires français et africains.

Un porte-parole de la force française Sangaris a précisé que la situation avait dégénéré à Bambari lorsque des soldats ont quitté la ville pour aller enquêter sur les violences commises à Liwa.

Interrogés sur ces nouvelles violences, des responsables anti-balaka à Bangui ont nié que leurs miliciens en aient été à l’origine. Ils ont dit ne pas reconnaÎtre “ces jeunes incontrôlés agissant de leur propre chef pour des raisons inavouées et qui multiplient de tels actes dans la région”. A chaque tuerie qui leur est attribuée, les anti-balaka se dédouanent, affirmant qu’elle est le fait de “faux anti-balaka”.

(ats / 24.06.2014 19h45)

Centrafrique : risque de génocide, prévient un organisme

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mardi 24 juin 2014 à 12 h 13 HAE Radio-Canada avec Reuters, Agence France-Presse et Associated Press

Au moins 22 personnes ont été tuées en deux jours d’affrontements à Bambari, alors qu’un groupe humanitaire met en garde contre un risque de génocide en République centrafricaine.

À Bambari, l’un des foyers de tension dans le pays, les troupes étrangères s’efforcent d’enrayer le cycle des violences entre communautés chrétienne et musulmane, qui s’est enclenché avec la victoire des ex-rebelles musulmans de la Séléka.

Un témoin affirme avoir compté 22 corps dans un village à sept kilomètres de Bambari à la suite de l’attaque des miliciens chrétiens anti-balaka.

« Certains étaient découpés en morceaux, et à d’autres ils avaient arraché le cœur », a raconté le témoin, qui a vu les corps de cinq enfants et de six femmes.

La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), organisme non gouvernemental qui regroupe 178 organisations, a demandé mardi le retour d’un système judiciaire et pénal pour mettre fin aux violences et commencer à traduire en justice les responsables des massacres.

La République centrafricaine a sombré dans l’anarchie après le renversement par les rebelles musulmans du président François Bozizé, le 24 mars dernier. Depuis, plus d’un million de personnes ont été déplacées par la violence.

« Séléka (rebelles) et anti-balaka (milices) se rejoignent et se ressemblent donc dans l’horreur dans un conflit de la pauvreté qui, fait insolite, fait plus de morts que de blessés », peut-on lire dans leur rapport de 88 pages, qui a été compilé par deux enquêteurs entre l’été 2013 et février 2014.

La FIDH, comme d’autres ONG avant elle, dénonce les « crimes contre l’humanité » en cours dans ce conflit « de l’impunité ». « Ceux qui donnent les ordres aujourd’hui sont en train de se rendre responsables d’une épuration et de commettre des crimes internationaux dont ils devront rendre compte », souligne l’organisme.

La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a demandé ce mois-ci à la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une enquête sur les crimes commis le début des violences intercommunautaires.

Mais dans son rapport, la FIDH déplore un pouvoir central « faible » malgré l’arrivée en janvier de la nouvelle présidente.

 

Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2014/06/24/009-republique-centrafricaine-morts-genocide.shtml

 

Centrafrique: Quand Lévy Yaketé et le parti KNK se ridiculisent

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Le Directeur Adjoint de Rédaction du journal Corbeau news, Monsieur Alain Nzilo tient à informer tous (tes) les centrafricaines et Centrafricains que les informations diffusées sur la santé de l’ancien Président François Bozizé sont vraies et sans montage et ni haine. D’ailleurs sans vérification, Monsieur Lévy Yakété a envoyé sur son compte Facebook un message de démenti disant formel et suivi par le Parti KNK juste 5 minutes après la publication de cet article. Plus ridicule, ils se permettent de dire que l’Ancien président se porte bien. C’est vraiment malhonnête.

Bozizé n’est pas un être vivant pour ne pas tomber malade? La Rédaction du journal Corbeau News se demande à quand cette bande va arrêter de faire distraire les Centrafricains? Nous n’avons aucun intérêt à souhaiter la mort de Bozizé, bien au contraire. Les Centrafricains ont droit à l’information et la vraie. c’est la raison de l’existence du Journal Corbeau News.

La Rédaction de CN remercie ses lecteurs pour leur fidélité car la stratégie du clan Bozizé qui consiste à verrouiller toutes informations relatives à ce dernier vont être nulles devant la puissance de nos réseaux d’informations dans le monde.

 

Alain Nzilo

Centrafrique: Affaire Bemba, François Bozizé bientôt interrogé par la CPI?

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Corbeau News ( 25 juin 2014)

Selon plusieurs sources émanant de la Cour Pénale Internationale, l’équipe d’enquêteurs dirigée par Michel de Smedt, Chef  de la Division des enquêtes de la CPI et chargée d’enquêter dans l’affaire dite -de Bemba à la CPI- devrait se rendre en Ouganda afin d’interroger l’ancien Président François Bozizé.

Pour les Avocats de Jean-Pierre Bemba, Président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) , Monsieur Jean jacques DEMAFOUTH, l’Ancien ministre de la défense du Président Patassé, Martin KOUMTAMADJI alias ABDOULAYE MESKINE, chef de Sécurité présidentielle (sous PATASSE) et François Bozizé, ancien Chef d’État Major des Forces Armées Centrafricaines sous Patassé, tous, autorités civiles et militaires qui ont disposé des éléments armés provenant des alliés tant nationaux qu’internationaux devraient être interrogés. D’ailleurs plusieurs Députés du Mouvement de Libération du Congo (MLC) dont Madame BAZAIBA MASUDI Ève (Députée Nationale du Congo Démocratique et Membre de la PGA) ont adressé une lettre à la Cour Pénale Internationale en décembre 2012 pour demander que les personnalités citées soient interrogées. Problème, Monsieur François Bozizé, Président de la République à cette époque ne pouvait être interrogé.

Mais depuis deux mois, tout semble accélérer du coté de la Cour Pénale Internationale. Sous la pression des Avocats de Jean-Pierre Bemba, le procureur de la CPI Fatou Bensouda a décidé d’interroger l’Ancien Président François Bozizé, non pas dans l’Affaire Balaka-Séléka mais celle de Jean-Pierre Bemba.

Le gros problème, l’Ancien Président est malade, hospitalisé et ne peut être interrogé pour le moment. Mais qu’est-il pour Monsieur Jean-Jacques Démafouth et le Général Martin Koumtamandji?

À décrypter…

 

Gisèle Moloma

Centrafrique : La Minusca s’implante progressivement (Babacar Gaye)

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          Le Général Babacar Gaye, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, a présenté les avancées dans l’implantation du transfert d’autorité de la Misca à la Minusca  à l’occasion du 90ème jour de cette mutation prévue pour le 15 septembre prochain. C’était au cours d’une conférence de presse ce mardi à Bangui.

« La Misca est entré dans la préparation de ce passage sous béret bleu qui va intervenir le 15 septembre 2014 », a souligné le chef de la Minusca.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies a salué l’initiative de la Présidente de Transition Catherine Samba Panza d’avoir lancé le premier atelier de consultation préparatoire à la reprise du dialogue politique entre les forces vives de la nation.

«Le vrai désarmement, c’est un désarmement durable. Celui qui est précédé d’une discussion des causes de la violence et d’un accord entre toutes les parties sur la manière de mettre fin à ces causes là », a-t-il dit.

C’est pour cette raison que le Général Gaye a remercié l’organisation du premier rapprochement entre les des deux groupes de belligérants de la crise, les Anti-Balaka et la Séléka, sous l’égide d’une organisation de la société civile visant à faciliter les contacts pour une  paix durable. « C’est un début de dialogue entre les Anti-Balaka et la Séléka », a-t-il souligné.

Le Général Gaye a réitéré l’appel des Nations Unies en faveur de l’arrêt des hostilités. Il a également appelé les Anti-Balaka à se tenir prêt à retourner dans leurs communautés d’origine. Aux éléments de la Séléka, il a lancé qu’il fallait se tenir prêt à entrer dans le processus DDR.

La Minusca a été créée  le 10 avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies

RJDH

Boko Haram: Plus de 60 femmes et jeunes filles enlevées dans le nord-est du Nigeria

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Deux mois après le kidnapping de plus de 200 lycéennes par le groupe islamiste Boko Haram, une milice locale a annoncé mardi l’enlèvement d’une soixantaine de femmes et de jeunes filles, toujours dans le nord-est du Nigeria. Au moins 30 personnes ont été également tuées ces sept derniers jours, selon les mêmes sources.

Mis à jour le 24 juin 2014 à 12h48.

Ces sept derniers jours, Boko Haram a tué au moins 30 personnes et enlevé plus de 60 femmes et jeunes filles dans une série d’attaques menées dans le nord-est du Nigeria. Selon des responsables locaux et les témoignages des habitants qui ont rapporté, le 24 juin, ces faits, le groupe islamiste a ciblé, cette fois-ci, le village de Kummabza, dans l’État de Borno.

Un membre du conseil dirigeant la localité attaquée, Modu Mustapha, n’a pas confirmé ni infirmé ces tueries et enlèvements. Mais le chef d’une milice locale, Aji Khalil, a pour sa part confirmé que “plus de 60 femmes ont bien été enlevées par des terroristes de Boko Haram”. Un autre habitant réfugié à Maiduguri, la capitale de l’État de Borno, qui a requis l’anonymat, a affirmé également que “plus de 30 hommes ont été tués pendant cette attaque qui a duré presque quatre jours. Les assaillants ont ensuite tenu tout le village en otage pendant trois jours”, a-t-il ajouté.

Pour l’heure, l’armée n’a pas encore confirmé ces nouveaux kidnappings. Le quartier général de la défense nationale nigériane a affirmé lundi soir sur Twitter qu’il cherchait “à confirmer les nombreuses informations faisant état d’enlèvements de jeunes filles dans le Borno”. Des enlèvements qui interviennent deux mois après celui – très médiatisé – de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du pays.

Contacté mardi, Chris Olukolade, porte-parole des armées nigérianes,  n’a pu être joint.

(Par Jeune Afrique avec AFP )

Sommets États-Unis-Afrique: qui en sera?

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Quels chefs d’État du continent se rendront à Washington pour le sommet États-Unis-Afrique des 5 et 6 août prochain et quel en sera le programme ? Éléménts de réponse.

À moins de deux mois du prochain sommet États-Unis-Afrique, on y voit un peu plus clair sur l’identité des chefs d’État que Barack Obama accueillera à Washington les 5 et 6 août.

Les délégations devraient arriver dès le 4 pour assister à une manifestation organisée par le Congrès. Puis, elles dîneront à la Maison Blanche, rencontreront 300 chefs d’entreprise et participeront à un “dialogue interactif” avec le président américain – sans tête-à-tête.

Michelle Obama a de son côté élaboré un programme spécial premières dames. Mais tous les chefs d’État ne sont pas les bienvenus. En principe, Washington définit sa liste des participants en se référant à la composition de l’Union africaine (UA)…

À quelques exceptions près. Ainsi, malgré sa réintégration au sein de l’institution, la Guinée-Bissau n’a pas été invitée. Madagascar, qui ne figurait pas au nombre des heureux élus, a reçu un carton une fois sa transition achevée. La Centrafrique en revanche ne sera pas reçue.

L’Égypte “en cours d’examen”

Quant à l’Égypte, réintégrée par l’UA, son cas est “en cours d’examen”, indique le département d’État. Et le Maroc, qui n’appartient pourtant pas à l’Union, est attendu – contrairement aux responsables de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Restent interdits de sommet Omar el-Béchir, le président soudanais, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), l’Érythréen Issayas Afewerki et le Zimbabwéen Robert Mugabe, toujours soumis à des sanctions américaines.

Mais d’autres États en délicatesse avec Washington (comme l’Ouganda, qui a durci sa législation homophobe) ne seront pas exclus de l’événement. Son thème, “investir dans la prochaine génération”, en dit toutefois long sur l’opinion d’Obama à l’égard de ceux qui modifient leur Constitution pour s’accrocher au pouvoir.

Par  Jeuneafrique.com

A lire absolument: La crise centrafricaine, de la prédation à la stabilisation (Rapport Afrique Crisis Groupe)

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La crise actuelle en République centrafricaine, qui a débuté en décembre 2012, marque la désagrégation de l’Etat, conséquence de la double prédation des autorités et des groupes armés. La Seleka a amplifié et porté à son paroxysme la mauvaise gouvernance des régimes précédents. Ses dirigeants ont pillé ce qui restait de l’Etat et fait
main basse sur l’économie illicite du pays. Afin de rompre avec le cycle des crises qui caractérise la Centrafrique et de favoriser l’émergence d’un Etat fonctionnel capable de protéger ses citoyens, il est impératif de rendre l’intervention internationale plus efficace en y adjoignant comme priorités, en plus de la sécurité, la relance de l’économie productive et la lutte contre la corruption et les trafics. Seul un partenariat étroit entre le gouvernement de transition, les Nations unies et le groupe des internationaux impliqués dans cette crise (G5) permettra de relever ce défi. Ce partenariat doit notamment comprendre l’affectation de conseillers techniques étrangers au sein des ministères clés.

À lire l’intégralité du rapport ici: 219-la-crise-centrafricaine-de-la-predation-a-la-stabilisation-1

L’ambassadeur de RCA au Cameroun a fustigé l’action de certaines ONG à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du Réfugié

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D’après les propos de l’ambassadeur de République centrafricaine au Cameroun, Martial Beti Marace, rapportés par le quotidien privé Emergence dans son édition du 23 juin 2014, l’action de certaines ONG en direction des réfugiés centrafricains au Cameroun ne serait pas désintéressée.Le diplomate a indiqué que certaines ONG prétendent parler au nom des réfugiés, alors qu’au fond elles agiraient pour leurs propres intérêts, sans que leur action n’atteigne les populations cibles. Ces organisations ont fait des réfugiés centrafricains «une marchandise», a dénoncé l’ambassadeur, le 20 juin dernier à Yaoundé à l’occasion de la cérémonie marquant la fin de la formation des volontaires pour la mission d’aide et d’assistance aux réfugiés et populations hôtes à l’Est Cameroun. La journée du 20 juin 2014 marquait également la célébration de la Journée mondiale des réfugiés.

 

Pour Martial Beti Marace, Les réfugiés centrafricains ne sont pas «une marchandise»

L’ambassadeur a demandé à ses compatriotes pour un retour à la situation normale en Centrafrique

C’est précisément dans la région de l’Est qu’est concentré le plus grand lot de réfugiés centrafricains au Cameroun : plus de 70.000 sur 97.116 réfugiés centrafricains recensés à ce jour] par le Haut-commissariat des Nations Unies aux réfugiés.Martial Beti Marace a convié ses compatriotes à garder la foi et prier pour le retour d’une situation meilleure en Centrafrique afin qu’ils puissent retourner au pays natal. Le diplomate a révélé que lui-même a été réfugié pendant 20 longues années avant d’être nommé ambassadeur de la RCA au Cameroun. Il est arrivé à Yaoundé le 24 mars 2014 pour occuper ce poste.

Centrafrique:Marche à Brazzaville pour la paix en Centrafrique

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Les réfugiés centrafricains installés à Brazzaville ont appelé les autorités de leur pays à tout mettre en oeuvre pour un retour de la paix en RCA, lors d’une marche organisée jeudi dans la capitale congolaise. Cette marche pour le retour de la paix et la réconciliation en Centrafrique a regroupé plus d’une centaine de personnes brandissant des pancartes sur lesquelles, on pouvait lire: “Baissez vos armes pour que les larmes sèchent, pour que la guerre cesse” ou encore “Qu’avons-nous gagné avec la guerre?”.

“Nous réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains au Congo, appelons au pardon, à la tolérance, à la réconciliation pour que les musulmans et les chrétiens cohabitent et vivent désormais ensemble. Appelons à un retour à la paix et à la dignité humaine pour un lendemain meilleur”, a dit le président du collectif des réfugiés centrafricains au Congo, Maloum Yérima Ayouba, s’adressant à la secrétaire-adjointe aux Affaires étrangères de Centrafrique.

Depuis l’éclatement de la crise en Centrafrique, le 24 mars 2013, des milliers de Centrafricains ont quitté leur pays pour se réfugier dans les pays voisins, notamment au Congo-Brazzaville, en République démocratique du Congo (RDC), au Cameroun, au Gabon et au Tchad.

Les Etats de la sous-région et la communauté internationale multiplient des efforts pour que la paix revienne dans ce pays.

PANA

Centrafrique: Bambari sous très haute tension

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24/06/14 (RFI)

 

La ville du centre de la RCA a été le théâtre de violences ce lundi 23 juin. Tout est parti d’un premier assaut près du village de Liwa, à une dizaine de kilomètres de la ville. Ce même village où une dizaine de personnes avaient été tuées le 12 juin dernier. La violence s’est ensuite propagée dans plusieurs quartiers de Bambari.

 

Tout a commencé avant l’aube ce lundi 23 juin. Un groupe d’anti-balaka attaque un campement peul à proximité du village de Liwa, faisant plus d’une quinzaine de morts.

 

Difficile de ne pas y voir une opération de représailles à la tuerie survenue le 12 juin, lorsque des jeunes venus de Bambari avaient tué une dizaine de chrétiens dans ce même village de Liwa.

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A Bangui, les leaders anti-balaka, joints par RFI, rejettent toute responsabilité dans l’attaque de ce lundi. « Ces gens-là, on ne les maîtrise pas, on n’a aucun contact avec eux, on ne cautionne pas ce genre de chose », explique Sebastien Wenezoui, numéro deux du mouvement. « Ils ne doivent pas continuer à semer du désordre au nom des vrais anti-balaka », conclut-il.

Quoiqu’il en soit, quand la nouvelle de l’attaque du campement peul atteint Bambari dans la matinée, les esprits s’enflamment pendant plusieurs heures. Des musulmans et des éléments de la Seleka tentent une sortie en direction de Liwa mais ils sont pris à partie.

Plusieurs maisons sont incendiées et des personnes sont tuées dans plusieurs quartiers. Dans la soirée, personne ne se risquait à donner de bilan précis. Toute la journée en tout cas, les habitants des quartiers chrétiens ont afflué vers les sites religieux. « Au moins 6 000 personnes sont à l’évêché », expliquait à RFI en fin de journée une source religieuse. Les forces internationales, elles, se sont déployées pour prévenir une nouvelle flambée de violences.

http://www.rfi.fr/afrique/20140624-centrafrique-bambari-sous…

 

Centrafrique: 17 personnes tuées lundi dans le Centre du pays

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Dix-sept membres de la minorité peule musulmane centrafricaine ont été tués lundi dans l’attaque de leur campement près de Bambari (centre) par des miliciens chrétiens anti-balaka, a indiqué mardi un officier de la force de l’Union africaine (Misca) en Centrafrique.
“Dix-sept personnes, toutes des membres de la minorité peule, ont été tuées lundi par des jeunes armés se réclamant des anti-balaka, lors d’une attaque de leur campement. Certains corps ont été mutilés et brûlés par les assaillants”, a précisé sous couvert d’anonymat cet officier à Bangui. Il a ajouté que cette tuerie avait entraîné des “actes de représailles” de combattants de l’ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane, dans la ville de Bambari. De nombreux civils musulmans sont contraints de fuir des régions entières face aux violences des milices anti-balaka, tandis que dans d’autres régions les populations chrétiennes restent sous la coupe de combattants Séléka. Dans un rapport publié mardi, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a rappelé que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis en Centrafrique et continuent de l’être au cours d’un “conflit de l’impunité”, les auteurs échappant dans leur grande majorité à toute poursuite du fait de la faillite de l’Etat centrafricain. (Belga)

 

Par: www.rtl.be

CENTRAFRIQUE: mort d’une journaliste centrafricaine blessée à Bambari

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En janvier 2013, les Seleka entrent dans Bambari. Ils sont guidés par une personne mal intentionnée vers la maison de Blanche Elibateh Olofio, journaliste à la radio Be Oko. Les rebelles se livrent au pillage de son domicile. Quand la journaliste vient constater les faits, elle est passée à tabac.

Des blessures dont elle ne s’était jamais vraiment remise. « Elle avait reçu des coups de crosse sur la tête, sur la colonne vertébrale, raconte un membre de sa famille. Elle a succombé ce dimanche matin vers 6 heures et le docteur a dit que c’était suite au passage à tabac des Seleka ».

Les hôpitaux de Bangui mal adaptés et en surcapacités

La mort de Blanche Elisabeth vient rappeler à quel point la prise en charge des blessés est difficile dans une Centrafrique en crise. Agressée à Bambari, il a fallu qu’elle soit transférée à Bangui pour être traitée, car certains types de blessures ne peuvent être soignés dans les hôpitaux de l’intérieur du pays.

« Il faut que l’état du patient permette son transfert d’une province à la capitale, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, explique Jean-François Sangsue, le chef de délégation du CICR Bangui. Et si l’état le permet, encore faut-il avoir la possibilité logistique de faire ce déplacement et trouver une structure d’accueil qui puisse encore admettre un nouveau blessé ».

Arrivée à Bangui, Blanche Elisabeth Olofio a continué à payer le prix de la crise. Faute de scanner adapté dans la capitale, ses blessures n’ont jamais pu être parfaitement diagnostiquées. Son évacuation sanitaire vers un autre pays avait été demandée par les médecins, mais elle n’a pas pu avoir lieu par manque de moyens.

Source : Rfi.fr

Quel avenir pour la république centrafricaine ?” Conférence-Débat à Paris

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/CACDCA-PCF2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CACDCA PCFINVITATION À TÉLÉCHARGER ICI: Invitation à la conférence-debat du 24 juin 2014

Media Alert : Conférence de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, aujourdhui le 24 Juin 2014 à 11:00 am.

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BANGUI, République Centrafricaine, 23 juin 2014

 

La Section de la Communication et de l’Information Publique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) invite les Medias à couvrir :

Quoi ?

La conférence de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, le Général Babacar Gaye

Quand ?

Mardi 24 Juin 2014 à 11:00 AM

Où ?

Siège de la MINUSCA, Bangui

PK4, Avenue Barthélémy Boganda.

NB : la ponctualité est vivement recommandée

La Centrafrique a besoin d’un “gouvernement fort” contre l’anarchie (selon MSF)

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23/06/14 (AFP)

 

La Centrafrique, pays “complètement détruit”, a besoin d’un “gouvernement fort” pour sortir de la situation “quasi-anarchique” créée par la crise armée ouverte en 2013, a affirmé lundi Médecins sans frontières (MSF).

“C’est un pays complètement détruit”, a déclaré à Nairobi lors d’une conférence de presse Sylvain Groulx, qui était jusqu’à ces derniers jours le chef de mission de l’ONG en Centrafrique.

La situation est “quasi-anarchique”, le gouvernement “n’a aucun contrôle sur Bangui et certainement pas (sur) les provinces”, a-t-il souligné.

Aujourd’hui, la Centrafrique a “besoin d’un gouvernement fort” et “uni”, a-t-il insisté, en appelant à la “volonté politique des Centrafricains”.

Pour l’heure, “on voit qu’il y a des fractures” au sein du gouvernement, de même que les groupes armés sont déchirés “en interne” par des conflits, a-t-il dit.

Dans ce pays qui traverse une crise sans précédent depuis 2013, les civils vivent au rythme des exactions commises par les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, et les milices Anti-Balaka, principalement chrétiennes, malgré le déploiement de forces internationales.

Formé en janvier, le gouvernement de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, est entravé par de vives tensions internes.

“Le gouvernement a ses responsabilités” et doit “s’efforcer de sécuriser, de réconcilier”, a encore jugé M. Groulx.

“Il doit y avoir une vision” commune entre le gouvernement et les donateurs extérieurs mais parvenir à une telle vision est “impossible” sans sécurité, a-t-il assuré.

Sur le plan humanitaire, “il y a de grands besoins aujourd’hui. Malheureusement ces problèmes d’insécurité qui persistent font qu’aujourd’hui il n’y a pas assez d’acteurs humanitaires sur le terrain et pas assez qui est fait par les agences onusiennes”, a-t-il insisté.

Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Centrafrique: des crimes contre l’humanité au cours d’un “conflit de l’impunité” (FIDH)

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23/06/14 (AFP)

 

Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis en Centrafrique et continuent de l’être au cours d’un “conflit de l’impunité”, affirme la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) dans un rapport publié mardi.

Ce rapport, intitulé “Ils doivent tous partir ou mourir”, fait suite à plusieurs missions d’enquête en RCA par la FIDH et établit les responsabilités des parties en conflit, l’ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

“C’est un conflit politico-ethnique pour le contrôle du pouvoir qui a progressivement pris une dimension religieuse. Ceux qui donnent les ordres aujourd’hui sont en train de se rendre responsables d’une épuration et de commettre des crimes internationaux dont ils devront rendre compte”, affirme la FIDH.

Depuis le 5 décembre 2013 et leur offensive dans Bangui, les miliciens chrétiens anti-balaka “attaquent systématiquement les civils, en particulier musulmans”. Selon le rapport, plus d’une vingtaine d’enclaves regroupant entre 15.000 et 20 000 musulmans sont actuellement assiégées par les anti-balaka.

L’ex-rébellion de la Séléka, dont les crimes depuis sa prise du pouvoir en mars 2013 ont entraîné l’intervention armée de la France et d’une force africaine (Misca), “continue de perpétrer des violations graves des droits humains et des crimes internationaux” après s’être repliée dans le nord et l’est du pays, selon le rapport.

Parmi les Séléka, les responsabilités présumées de l’ex-président Michel Djotodia, de son chef des renseignements, Noureddine Adam ou encore du chef de milice soudanais Janjawid, le général Moussa Assimeh, “semblent établies”, selon la FIDH. “La présence parmi les Séléka d’Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, ancien chef de la garde présidentielle sous le régime du président Ange-Félix Patassé et responsable présumé du massacre du marché à bétail de PK-12 à Bangui en 2002, démontre à quel point le conflit actuel en Centrafrique est aussi un +conflit de l’impunité+”

Pour les anti-balaka, les enquêtes établissent l’activisme de très nombreux officiers des Forces armées centrafricaines (FACA, ancienne armée) et de personnalités proches du président déchu, François Bozizé.

“Les instructions données, les revendications énoncées et les actions menées par les anti-balaka visent pour la plupart à provoquer un chaos sécuritaire, humanitaire et politique afin de faciliter le retour de l’ancien président”, affirme le texte.

En mai 2014, rappelle la FIDH, des sanctions ont été prises par le Conseil de sécurité de l’ONU et les États-Unis, contre cinq personnes, dont François Bozizé, un responsable des anti-balaka, Levy Yakété, et le numéro deux de la Séléka, Noureddine Adam. Des sanctions qui “doivent être étendues à d’autres personnalités et être endossées par d’autres États ainsi que par l’Union européenne”.

“Les groupes armés, Séléka ou anti-balaka, reçoivent des instructions, de l’argent et des soutiens pour mener cette politique du chaos et ériger les communautés les unes contre les autres. La justice nationale et internationale doit cibler les auteurs des crimes commis mais surtout doit mettre hors d’état de nuire les responsables qui donnent les ordres”.

Enfin, la FIDH rappelle que le gouvernement centrafricain a saisi la Cour pénale internationale le 30 mai, “estimant ne pas avoir la capacité de poursuivre les plus hauts responsables”. La FIDH demande à la procureure de la CPI “d’ouvrir rapidement une enquête”.

Centrafrique : « ils doivent tous partir ou mourir » (FIDH)

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http://www.fidh.org/   24 juin 2014

 

Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été perpétrés en République centrafricaine (RCA) et continuent de l’être. C’est ce que démontre le rapport rendu public aujourd’hui par nos organisations. Ce rapport fait suite à plusieurs missions d’enquête menées en RCA et établit les responsabilités des parties au conflit, à savoir les anti-balaka et les Séléka. La présidente de transition de Centrafrique vient de saisir la Cour pénale internationale (CPI) et a, il y a peu, créé une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI). Nos organisations se félicitent de ces avancées en faveur de la lutte contre l’impunité pour lesquelles elles avaient plaidé, et appellent les autorités centrafricaines et la communauté internationale à soutenir les enquêtes de la CSEI et de la CPI.

« C’est un conflit politico-ethnique pour le contrôle du pouvoir qui a progressivement pris une dimension religieuse. Ceux qui donnent les ordres aujourd’hui sont en train de se rendre responsables d’une épuration et de commettre des crimes internationaux dont ils devront rendre compte » a déclaré Me Mathias Morouba, vice-président de l’OCDH.
Le rapport, intitulé « Ils doivent tous partir ou mourir », dénonce également un conflit qui prend ses sources dans l’impunité des crimes du passé, en raison de l’incapacité des justices nationale et internationale à juger les plus hauts responsables de ces crimes et qui sont ainsi aujourd’hui au cœur du conflit actuel.

Depuis le 5 décembre 2013 et leur offensive sur la capitale Bangui, les anti-balaka attaquent systématiquement les civils, en particulier musulmans. Plus d’une vingtaine d’enclaves regroupant entre 15 000 et 20 000 musulmans sont actuellement assiégées par les milices anti-balaka qui ont profité du repli stratégique des ex-Séléka dans le nord et l’est du pays, où ces derniers continuent de perpétrer des violations graves des droits humains et des crimes internationaux.

Parmi les Séléka, les responsabilités présumées de l’ex-président Michel Djotodia, de son chef des renseignements, Noureddine Adam ou encore du chef de milice soudanais Janjawid, le général Moussa Assimeh semblent établies au regard des éléments réunis dans le rapport. La présence parmi les Séléka d’Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, ancien chef de la garde présidentielle sous le régime du président Ange-Félix Patassé et responsable présumé du massacre du marché à bétail de PK12 à Bangui en 2002, démontre à quel point le conflit actuel en Centrafrique est aussi un « conflit de l’impunité ».

Du côté des anti-balaka, les enquêtes menées ont permis d’établir la présence et l’activisme de très nombreux officiers des Forces armées centrafricaines (FACA) et des personnalités proches du président déchu, François Bozizé. Les instructions données, les revendications énoncées et les actions menées par les anti-balaka visent pour la plupart à provoquer un chaos sécuritaire, humanitaire et politique afin de faciliter le retour de l’ancien président sur la scène politique centrafricaine sous le prétexte de « moi ou le chaos ».

«  La communauté internationale doit soutenir les forces africaines, françaises et bientôt onusiennes pour mettre un terme à ces crimes, protéger la population civile et traduire en justice les responsables de ces crimes » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.

En mai 2014, des sanctions ont été prises par le Conseil de sécurité des Nations unies et le président des États-Unis, contre cinq individus, notamment l’ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka, Levy Yakété, et le numéro deux de l’ex-coalition rebelle Séléka, Noureddine Adam. La FIDH, la LCDH et l’OCDH avaient d’ailleurs préalablement présenté aux représentants de la communauté internationale le résultat de leurs enquêtes en avril 2014. Selon le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, ces sanctions sont un« message fort que l’impunité ne sera pas tolérée et que ceux qui menacent la stabilité de la République centrafricaine devront faire face à des conséquences ». « Nous exhortons toutes les parties à mettre fin aux violences, à faire en sorte que justice soit rendue et que ceux qui ont commis des violations des droits humains rendent des comptes », a-t-il ajouté. Pour la FIDH, la LCDH et l’OCDH ces sanctions doivent être étendues à d’autres personnalités et être endossées par d’autres États ainsi que par l’Union européenne.

« Les groupes armés, Séléka ou anti-balaka, reçoivent des instructions, de l’argent et des soutiens pour mener cette politique du chaos et ériger les communautés les unes contre les autres. La justice nationale et internationale doit cibler les auteurs des crimes commis mais surtout doit mettre hors d’état de nuire les responsables qui donnent les ordres » a déclaré Joseph Bindoumi, président de la LCDH.

Nos organisations se félicitent par ailleurs de l’adoption le 9 avril 2014 d’un décret présidentiel créant la CSEI, que nos organisations avaient proposée en février 2014. Celle-ci doit, avec le soutien de la communauté internationale, enquêter sur les exactions en cours, établir les responsabilités des auteurs et responsables des crimes internationaux commis et instruire les procédures criminelles permettant d’arrêter les responsables des groupes armés qui sont encore actifs.

« La création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI) en Centrafrique est un signe positif des autorités de la transition en faveur de la lutte contre l’impunité. La communauté internationale doit maintenant aider les autorités à rendre la CSEI pleinement opérationnelle afin d’enquêter sur les crimes et poursuivre leurs auteurs présumés de façon complémentaire avec l’action de la CPI » a déclaré Me Patrick Baudouin, responsable du Groupe d’action judiciaire (GAJ) et président d’honneur de la FIDH.

La mise en place de la CSEI ne constitue en rien un obstacle pour la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur les crimes perpétrés en Centrafrique et qui relèvent sans aucun doute de sa compétence. Le gouvernement centrafricain a d’ailleurs saisi officiellement la CPI le 12 juin dernier, sur les crimes commis en RCA depuis le 1er août 2012, estimant ne pas avoir la capacité de poursuivre les plus hauts responsables. Cette décision, recommandée de longue date par nos organisations, est une première étape importante. La Procureure doit maintenant ouvrir le plus rapidement possible une enquête sur les crimes graves commis en RCA.

« Le besoin de justice est tel en Centrafrique que la justice nationale et la CPI ne seront pas de trop pour juger tous les auteurs et responsables de ces crimes » a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.

Rappel des faits : 

 

Septembre 2012, des groupes armés centrafricains unis au sein de la coalition Séléka, lancent une offensive dans le nord du pays.

Le 24 mars 2013, à l’issue de 4 mois d’intenses combats, la coalition Séléka menée par Michel Djotodia prend la capitale Bangui et chasse du pouvoir François Bozizé, lui-même arrivé au pouvoir par un coup d’état en 2003.

Au cours de l’été 2013, des groupes armés d’auto-défense pro-Bozizé, les Anti-balaka, attaquent de plus en plus régulièrement les Séléka et les populations musulmanes auxquelles ils sont assimilés.

Le 5 décembre 2013, les Anti-balaka mènent une attaque surprise coordonnée sur Bangui à la veille du déploiement des forces française de l’opération Sangaris autorisée par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies pour venir en aide à la force africaine (MISCA) qui n’arrive pas à faire stopper les massacres des populations civiles.

Le 9 janvier 2014, sous les pressions de la communauté internationale, Michel Djotodia, quitte le pouvoir et les Séléka se retirent du sud et de l’ouest du pays pour se regrouper au nord et à l’est. Les milices Anti-balaka profitent de ce retrait pour attaquer systématiquement les populations, essentiellement musulmanes, qu’elles accusent de complicité et de soutien envers les Séléka.

Depuis janvier 2013, le conflit aurait fait près de 3 000 morts, des milliers de blessés, des centaines de victimes de crimes sexuels et plus d’un million de personnes déplacées.

 

Les réfugiés de la RCA préfèrent les villes camerounaises

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BERTOUA, 23 juin 2014 (IRIN) – Frustrés par leurs conditions de vie, les réfugiés et les autres migrants affluent dans les villes de l’est du Cameroun en quête d’un emploi et d’un nouveau départ. On s’inquiète cependant des répercussions que pourrait avoir cet afflux de migrants dans les zones urbaines et des tensions qui émergent entre les nouveaux arrivants et les habitants locaux.

Quelque 226 000 personnes ont fui la RCA pour se réfugier au Cameroun, en République du Congo, en République démocratique du Congo (RDC) et au Tchad depuis décembre 2013. Parmi ces quatre pays, le Cameroun est celui qui accueille le plus grand nombre de réfugiés.

S’installer en ville

Depuis le début de 2014, plus de 80 000 Centrafricains ont fui la recrudescence des violences dans leur pays et traversé la frontière camerounaise. Nombre d’entre eux ont été installés dans des villages, mais pour certains, les villes de l’est du Cameroun présentent plus d’attrait.

« La migration des réfugiés vers les zones urbaines complique les efforts mis en œuvre pour les protéger et pour brosser un tableau précis de la population de réfugiés dans la région », a dit Faustin Tchimi, de la Croix-Rouge camerounaise, à Bertoua.

« On constate une migration vers la zone urbaine de Bertoua, mais il est difficile d’évaluer le nombre de réfugiés présents dans la ville », fait remarquer M. Tchimi. « Les réfugiés qui vivent dans les camps et les villages présentent déjà un défi important pour les travailleurs humanitaires. Ces derniers peinent en effet à fournir des services suffisants et à assurer la sécurité de tous. »

« De nombreux hommes réfugiés ont quitté le camp pour se rendre à Bertoua et ne sont jamais revenus. Nous n’avons pas eu de nouvelles d’eux depuis », a dit à IRIN Augustin Bolly, chef des réfugiés du camp de Guiwa II, dans l’est du Cameroun. Les informations qui leur reviennent ne sont pas encourageantes. « Certains sont simplement allés acheter des marchandises pour monter de petites entreprises à Guiwa. On nous a dit qu’ils avaient été arrêtés », a-t-il ajouté.

Les autorités de l’est du Cameroun ont dit qu’il était difficile de déterminer le nombre exact de réfugiés qui se sont installés dans les villes. Elles signalent cependant l’existence de problèmes sécuritaires devant être résolus.

Les problèmes sécuritaires entraînent de nouveaux contrôles

« Le déplacement des réfugiés vers Bertoua constitue une préoccupation majeure pour les autorités publiques. Nous sommes en train d’élaborer un plan pour gérer leur présence et assurer la sécurité », a dit Irénée Galim Ngong, le préfet du département du Lom-et-Djérem, dont le chef-lieu est Bertoua.

Des responsables de la sécurité de Bertoua considèrent que les étrangers sont responsables de certains incidents sécuritaires et disent avoir renforcé les patrouilles. Alim Aboubakar, un commissaire de police de Bertoua, a décrit les réfugiés causant des problèmes comme « des jeunes hommes qui tentent de survivre en faisant toutes sortes de petits boulots, en volant ou même en commettant des vols à main armée ».

Certains locaux se plaignent d’incidents de violence perpétrés par des migrants. « J’ai été victime de deux agressions commises par des migrants », a dit Umaru Sanda, un résident de Bertoua. « De nombreuses personnes se plaignent. »

M. Aboubakar, le commissaire de police, a dit qu’au moins cinq migrants étaient arrêtés chaque nuit pour des infractions mineures ou des agressions armées.

On raconte également qu’un ressortissant centrafricain aurait été impliqué dans une bataille avec des résidents locaux à Bertoua. Il aurait sorti une machette, a coupé la main d’un policier qui tentait d’intervenir et blessé quatre autres personnes.

Les tensions ne datent pas d’hier. En septembre dernier, des affrontements ont éclaté entre des réfugiés et des résidents lorsqu’un groupe de réfugiés ont quitté leur camp pour se rendre dans les villages voisins. L’armée est finalement intervenue pour arrêter les réfugiés avant qu’ils n’atteignent la ville de Bertoua.

Migrants en détention

Un gardien de la prison centrale de Bertoua qui a demandé à garder l’anonymat a dit à IRIN que 32 migrants de diverses nationalités avaient récemment été amenés à la prison. Il ne pouvait cependant pas dire combien d’entre eux avaient été détenus. Il a seulement dit : « Nous avons de nombreux réfugiés sous notre garde. »

Le gardien a ajouté que les personnes arrêtées étaient détenues. Il a précisé que le HCR avait examiné leurs dossiers, mais que l’agence des Nations Unies avait eu de la difficulté à identifier la majeure partie des détenus, laissant planer l’incertitude quant à leur statut et rendant difficile l’obtention de protection.

En quête d’une vie meilleure

La possibilité de trouver du travail pousse de nombreux réfugiés à s’installer dans les villes. Or, ils y sont souvent exposés à l’exploitation et à la détention – ce qui rend leur survie difficile – parce qu’ils n’ont pas les documents d’identité adéquats et qu’ils ont peu ou pas de compétences de travail. Les réfugiés centrafricains qui vivaient en ville dans leur pays trouvent malgré tout que la vie dans les camps et les villages est insupportable.

« Je ne peux pas rester dans un village où il n’y a ni électricité ni eau et où les conditions d’hébergement sont aussi mauvaises », a expliqué Jodel Tanga, un étudiant du secondaire qui a quitté, il y a huit mois, le camp de Mborguene, dans l’est du Cameroun, pour se rendre à Bertoua.

« Ici, je sais que je peux travailler et peut-être même épargner pour retourner à l’école un jour », a dit M. Tanga. « J’ai dû esquiver les contrôles policiers pour me rendre en ville. De nombreux autres réfugiés se sont fait prendre sur le trajet entre le camp et Bertoua et on n’a plus jamais entendu parler d’eux. » M. Tanga a souligné que les postes de contrôle ont été renforcés depuis et qu’il est désormais plus difficile d’atteindre Bertoua.

Survivre « envers et contre tout »

Baba Karim, 26 ans, travaille comme chauffeur de moto-taxi depuis trois semaines à Bertoua. Il admet qu’il ne connaît pas encore très bien la ville, mais il insiste sur sa détermination à réussir. « Je ne connais pas les noms des lieux : je dépends donc des clients et des autres chauffeurs pour les indications. Mais je dois survivre envers et contre tout », a-t-il dit.

M. Karim dit qu’il n’a jamais vécu dans un camp de réfugiés auparavant. « Il n’y a rien pour moi dans les camps de réfugiés. Les gens là-bas n’ont pas des vraies vies ; ils dépendent des travailleurs humanitaires et vivent dehors. »

M. Karim vit dans un bâtiment en construction avec quatre autres réfugiés qui sont aussi en quête de petits boulots. Ils se font parfois embaucher par les entrepreneurs qui travaillent sur le site.

M. Karim touche un salaire quotidien, mais son travail comporte des risques. « Je gagne au moins 5 000 francs (10 dollars) par jour et je donne 3 000 francs au propriétaire de la moto. Malheureusement, certains jours, je finis par perdre tout ce que j’ai gagné parce que je dois verser des pots-de-vin aux policiers pour qu’on me libère », a-t-il dit.

Certains migrants détenus ont été forcés de faire des témoignages incriminants.

« J’ai été placé en détention environ cinq fois parce que je n’avais pas de papiers d’identité. On finit toujours par me libérer parce que les policiers sont frustrés par ma situation et aussi parce que je suis encore jeune », a dit Hassan Abu, 16 ans, qui travaille comme porteur.

« Mais lorsque vous êtes sous leur garde, ils vous forcent à dire toutes sortes de choses. Je connais des réfugiés du Congo et de la RCA qui ont été obligés de faire des déclarations et qui sont aujourd’hui en prison. »

mn/ob/cs-ld/amz

FRANCE-Avignon : surpris, l’amant saute par le balcon et se blesse grièvement

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Un homme âgé de 31 ans a été grièvement blessé dimanche lors d’une chute à Avignon (Vaucluse). Cet homme qui se trouvait dans un appartement avec sa maîtresse a été surpris par l’arrivée d’un tiers et a pris peur. Croyant qu’il s’agissait de son rival, il a soudainement pris la fuite en sautant du balcon de l’appartement.

Le malheureux s’est blessé grièvement en retombant huit mètres plus bas sur une terrasse.

Selon le site du Dauphiné il souffre d’une grave blessure aux vertèbres. Il a été secouru par les pompiers et hospitalisé à Marseille.

 

Sources: leparisien.fr

Allemagne: Un étudiant reste coincé dans un vagin géant

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Ceci n’est pas une blague de mauvais goût, un étudiant américain s’est réellement retrouvé coincé dans la cavité d’une statue de vagin géant en marbre.

En échange scolaire avec l’Université allemande de Tubingen, un jeune Américain a voulu s’amuser en entrant à l’intérieur de la fameuse statue de l’artiste Fernando de la Jara, représentant un vagin géant. Malheureusement, la blague a ourné court puisque le pauvre est resté coincé dans la sculpture. Après avoir appelé les pompiers, le sauvetage s’est vite transformé en spectacle, tellement la situation était cocasse et inédite.

 

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Vagin gerant 2Sources: l’internaute.com

Derniere minute Centrafrique: À Pk9, sortie Sud de Bangui, la situation toujours tendue entre la SANGARIS et les anti BALAKAS (Diaspora)

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Selon l’Agence Diaspora, la situation est restée tendue ce matin à pk9 sortie sud de Bangui entre la milice anti-balaka et les forces française Sangaris. le reste en image.

 

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Sangaris à pk9  2

Abandonnés : Les soldats de la RDC en Centrafrique n’ont pas perçu leurs soldes depuis près de 4 mois

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Selon une source centrafricaine proche des autorités de Bangui, les soldats de la RDC intégrés au sein de la force africaine en Centrafrique vivent sans salaire, dans des conditions précaires. Les 850 soldats congolais et les 150 policiers présents en Centrafrique dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) n’ont pas perçu leurs soldes depuis près de 4 mois. Ironie du sort pour cette source, les soldats congolais « font un excellent travail au sein de la Misca et sont très appréciés des Centrafricains ». Selon le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, « il ne revient pas à la RDC de payer ses soldats, mais cela incombe à l’Union africaine ».

Les FARDC stationnés en République centrafricaine (RCA) sont-ils abandonnés? Une situation ubuesque alors que le contingent congolais pourrait faire partie de la future mission des Nations-Unies.

Selon une source centrafricaine proche des autorités de Bangui, repris par Afrikarabia, les soldats de la RDC intégrés au sein de la force africaine en Centrafrique vivent sans salaire, dans des conditions précaires. Les 850 soldats congolais et les 150 policiers présents en Centrafrique dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) n’ont pas perçu leurs soldes depuis près de 4 mois. Ironie du sort pour cette source, les soldats congolais « font un excellent travail au sein de la Misca et sont très appréciés des Centrafricains ».

Surveillance des anciens Séléka à Bangui

Depuis le retrait mi-avril des troupes tchadiennes de la Misca, les soldats de la RDC composent le gros des troupes africaines en RCA et se retrouvent en première ligne. Les FARDC constituent désormais une pièce maîtresse du dispositif sécuritaire déployé en Centrafrique aux côtés des 2.000 soldats français de Sangaris.

Une compagnie congolaise est stationnée à Bangui, en charge de la surveillance des anciens éléments de la Séléka restés dans la capitale et encore armés. Les autres soldats sont basés à Bossangoa, Bria, Mobaye ou Batangafo, où ils ont remplacé les éléments tchadiens qui se sont retirés de la Misca.

Une neutralité dans le conflit

En Centrafrique, les soldats de la RDC ont une bien meilleure image que dans leur propre pays. Il faut dire que ce sont des troupes d’élites, les meilleures, dit-on, qui ont été envoyées en RCA. « Lorsqu’ils stationnaient dans le quartier Fatima où ils ont été remplacés par des Burundais, explique une source centrafricaine, la population n’a cessé de les réclamer ». Contrairement aux Burundais, accusés par la population de soutenir « les musulmans », « les Congolais affichent une neutralité autant vis-à-vis des anti-balakas que des ex-Séléka », constate ce conseiller.

«Ils vivent en revendant les packs d’eau de la Misca»

Pourtant, les soldats congolais vivent dans des conditions « plus que précaires » en Centrafrique. En témoigne notre source proche de la présidence centrafricaine : « Pour l’instant, ils n’ont pas encore touché la moindre solde. Cela fait 4 mois qu’ils sont en Centrafrique et ils n’ont qu’une seule tenue militaire. Ils n’ont pas de rechange, pas de télévision, ils dorment à même le sol et n’ont que 3 ou 4 vieilles Jeeps pour les interventions. L’armement est aussi très sommaire : ce sont essentiellement de vieilles Kalachnikovs. Les militaires n’ont pas d’argent pour acheter des crédits téléphoniques. Le service du renseignement du bataillon n’a pas d’abonnement téléphonique. Ils sont obligés d’acheter des petits crédits de 1000 F CFA pour téléphoner à ceux qui sont sur le front. Ils vivent en revendant aux Centrafricains les packs d’eau qu’offre la Misca (2.000 F CFA) pour pouvoir s’acheter des cigarettes ou des crédits téléphoniques. C’est un peu la honte », conclut-il.

«Les soldes incombent à la Misca» selon Kinshasa

Un ancien officier congolais, présent en Centrafrique, s’est ému de la situation de ses ex-collègues. Il a décidé de contacter le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, ainsi que le chef d’Etat-major général, qui a donné pour toute réponse que « la RDC était un pays post-conflit ».

Pour Alexandre Luba, cité toujours par Afrikarabia, « il ne revient pas à la RDC de payer ses soldats, mais cela incombe à l’Union africaine ».

Selon cet ancien officier congolais, la Misca aurait demandé à la RDC d’ouvrir un compte bancaire pour ses soldats en Centrafrique, ce qui aurait été fait. Il ne resterait plus qu’à la Misca de régulariser la situation. Concernant le manque de matériel et de logistique, le vice-Premier ministre congolais a affirmé « ne pas être au courant de la situation ».

Les FARDC futurs Casques bleus ?

La révélation des conditions exécrables dans lesquelles travaillent les soldats congolais en Centrafrique tombe au plus mauvais moment. Les autorités centrafricaines, la France et désormais les Nations-unies qui préparent l’envoi de casques bleus en RCA, ont besoin de nouvelles troupes africaines pour composer leurs contingents. Et depuis la semaine dernière, la capitale centrafricaine renoue avec la violence après l’attaque de l’église Notre dame de Fatima.

La Centrafrique pousse donc la communauté internationale pour que la RDC puisse intégrer la mission de l’ONU. François Hollande souhaite également que la RDC s’implique davantage dans la crise centrafricaine en augmentant le nombre de ses soldats. En contrepartie, la France devrait user de son influence au Conseil de sécurité pour que la RDC fasse partie intégrante de la future mission des Nations unies en Centrafrique prévue à l’automne, mais plus vraisemblablement fin 2014.

Le sujet, précisent des sources diplomatiques, avait été abordée par les deux chefs d’Etat lors du dernier passage de Joseph Kabila en France.

 

Par  www.KongoTimes.info

Les Etats-Unis en aide aux réfugiés centrafricains du Cameroun

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23/06/14 (PANA)

 

L’Agence américaine pour le développement international (USAID) va accorder 5 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM) en vue de satisfaire aux besoins alimentaires des déplacés partis de la République centrafricaine (rca) pour se réfugier au Cameroun, a indiqué, ce vendredi, l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun.

Cette contribution de l’USAID permettra de combler le besoin urgent en denrées alimentaires provoqué par la récente arrivée de plus de 86.000 réfugiés centrafricains au Cameroun.

 L’aide va se décliner en un approvisionnement de 14.000 tonnes de denrées alimentaires variés achetées localement pour permettre au PAM de nourrir 100.000 réfugiés, les plus vulnérables et les plus exposés à l’insécurité alimentaire et soutenir les communautés hôtes dans les régions de l’Admaoua et de l’Est pendant les huit prochains mois.

Les familles vulnérables recevront des paniers complets contenant du maïs, des féculents, de l’huile végétale et du sel iodé pour remédier aux carences en oligoéléments en vue de prévenir et traiter la malnutrition aiguë.

L’USAID met également l’accent sur l’approvisionnement en aliments enrichis pour les enfants réfugiés de la RCA et les femmes enceintes, aussi bien que celles qui allaitent.

Le nombre de réfugiés qui entrent au Cameroun a fortement augmenté depuis quelques mois, avec la situation sécuritaire qui s’est empirée en République centrafricaine.

En mai dernier déjà, le PAM et d’autres agences des Nations unies ont déclaré que le flux de réfugiés au Cameroun est au ‘niveau 3’ d’urgence et pensent que 100.000 réfugiés de plus pourraient arriver les prochains mois.

Selon la porte-parole du PAM, Fabienne Pompey, on enregistre près de 31% de nouveaux arrivants de la RCA qui souffrent de malnutrition aigüe et ont besoin de toute urgence d’aide humanitaire, puisqu’ils n’ont pas assez de terre pour cultiver et ont un accès très limité aux denrées alimentaires dans les marchés locaux à cause du faible pourvoir d’achat et des prix élevés.

«De plus, le contexte actuel de sècheresse et d’inondation dans la région du Nord-Cameroun depuis 2007 a favorisé la destruction des habitats et aggravé l’insécurité alimentaire dans les populations qui cohabitent présentement avec les réfugiés » a-t-elle ajouté.

Au début de l’année en cours, l’USAID avait déjà accordé au PAM, une somme de 7,7 millions de dollars pour appuyer les réfugiés vulnérables et les communautés hôtes au Cameroun.

Hautes-Alpes : des militaires Gapençais désarment des miliciens en Centrafrique

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Hautes-Alpes – 23/06/2014 à 12:15 – Des militaires du 3ème escadron de combat du 4ème Régiment de Chasseurs (RCH), basé à Gap, ont participé à une reconnaissance offensive, entre le 15 et le 18 juin, en République centrafricaine (RCA).

Selon le Ministère de la Défense, les militaires Gapençais, présents dans la cadre de l’opération Sangaris, ont été engagés dans le Nord-Ouest de la RCA « pour reconnaître une zone fragilisée par la présence avérée de groupes armés près de la frontière tchadienne ».

Selon le communiqué officiel du ministère de la Défense, « cette opération de plusieurs jours a permis de contraindre un groupe armé qui menaçait la population du village de Bodjobo, qui s’était réfugiée en brousse ». Les militaires Français « ont procédé au désarmement de miliciens surpris par la rapidité de la manœuvre. Leurs armes ont été saisies ».

Parallèlement, le 2ème escadron de combat du 4ème Régiment de Chasseurs (RCH), déployé en RCA depuis mars dernier, devrait être rapatrié en France au mois de juillet.

Environ 2.000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5.800 hommes de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA). Lancée le 5 décembre 2013 par François Hollande, l’opération Sangaris « vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel », rappelle le Ministère de la Défense.

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