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Nuit du destin: la communauté musulmane de Bangui prie pour les anti-Balaka

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800 fidèles ont commémoré la descente du Livre Saint dans une atmosphère relativement calme et ont prié contre ceux qui «ont détruit les mosquées et déchiré le Coran» en rca

 

Près de 800 musulmans ont prié pour la Palestine, à l’occasion de « laylat el Kadr » (nuit du destin), dans la nuit de jeudi à vendredi, à la Mosquée Housa, à Bangui, la capitale centrafricaine. Après la prière nocturne de tahajjod, l’Imam de la Mosquée Housa a récité un du’a (terme arabe faisant référence aux invocations du croyant) « pour que Dieu soutienne la lutte des musulmans en Palestine contre les colons israéliens et leurs agressions barbares ».

 


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815 palestiniens sont en effet morts et 5260 autres ont été blessés sous les bombardements aériens, terrestres et navals israéliens depuis une offensive lancée le 7 juillet par l’armée israélienne sur la bande de Gaza, d’après les dernières données, du ministère palestinien de la santé.

L’Imam a également récité un du ’a pour les musulmans de la Centrafique. «Dieu aide nous à faire face contre les Anti-Balaka qui ont détruit les mosquées et déchiré le Coran» a-t-il supplié. Pour Haddja, jeune musulmane de 17 ans, « ce ramadan n’est pas comme les précédents ». «Avant, nous avions nos proches à nos côtés, à présent, plusieurs d’entre eux ont disparu. Il y’a ceux qui ont été tué devant nous et ceux qui sont parti dans l’arrière-pays. Nous avons réussi à accepter ce destin mais c’est difficile de n’avoir aucune nouvelles de nos familles » soutient la jeune fille, dont les oncles ont été tués « sous ses yeux ». « Nous ne savons pas si notre famille a été tué, s’est perdue, s’est réfugiée… On ignore tout de leur destin », a-t-elle ajouté avec résignation.

La prière d’Ibrahim, jeune collecteur de diamant, se dirige également vers le peuple palestinien, « J’ai vu beaucoup de musulmans dont beaucoup de mes amis se faire tuer devant moi, mais, malgré ce que nous vivons ici, quand je vois ce qui se passe en Palestine, comment les enfants, les femmes, les vieux sont en train d’être massacré, je remercie Dieu pour la RCA » a soutenu Ibrahim. «Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les leaders musulmans ne condamnent pas ces crimes contre les musulmans » s’interroge le jeune homme, répondant aussitôt à sa question : « ils ont peur ! Ils ont peur de l’Otan ou bien des Etats-Unis ! Que Allah vienne en aide à tous les musulmans », a-t-il conclu.

Les Musulmans de Bangui ont célébré la nuit du destin, qui commémore la descente du Livre Saint (le Coran) dans une atmosphère relativement calme. Les fidèles ont d’ailleurs expliqué que la situation sécuritaire s’était légèrement améliorée depuis le départ des forces françaises remplacées par la mission militaire de l’Union européenne en Centrafrique (EUFOR/RCA) qui, depuis juin, a pris en charge la sécurisation des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui.

Par Nacer Talel/AA

Début du baccalauréat des Ecoles catholiques en RCA

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Les épreuves écrites du baccalauréat de l’enseignement des Ecoles catholiques associées de Centrafrique (ECAC) toutes séries confondues ont débuté lundi en Centrafrique où 322 candidats composent dans les cinq centres d’examen à Bangui ainsi que dans les diocèses de Bouar, de Kaga-Bandoro, Bangassou et Berberati, a-t-on constaté à Bangui.

Image d'illustration des classes au Lycée à Bangui‘’Organisé peu avant par le ministère de l’éducation nationale et sur demande des responsables de l’ECAC, ce baccalauréat de l’enseignement des Ecoles Catholiques Associées de Centrafrique n’est pas différent de celui de l’enseignement général public. C’est un baccalauréat qui en vaut un autre”, a précisé, le directeur de cabinet au ministère de l’Education nationale, Marcelin Kongbowali.

Pour la crédibilité de ce diplôme M. Kongbowali a rassuré les uns et les autres, soulignant que ‘’ceux qui auront ce baccalauréat vont avoir accès à l’Université de Bangui et dans toutes les universités du monde”.

Taxé de perturbateur des examens à tort ou à raison par des Centrafricains, le président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), Kévin Yabada, a tenté de recadrer les choses en dépêchant dans ce centre des étudiants pour rassurer les candidats.

‘’Nous sommes obligés de déployer notre équipe de sécurité au Lycée Saint Charles à Lakouanga dans le 2è, l’unique centre de Bangui qui va non seulement identifier et persuader les étudiants mal intentionnés qui veulent perturber les examens mais aussi sécuriser les parages”, a-t-il dit.

Pour Kévin Yabada, les perturbations qu’ont connues les concours d’entrée en classe de sixième, les épreuves du Brevet du Premier Cycle (BPC) sont à placer ‘’sous la manipulation de certains étudiants par des hommes politiques”.

Au Centre d’examen de Bangui où composent 151 candidats venus des Lycées Saint Charles, Lycée Pie XII, Lycée Don Bosco de Damala ainsi que du Séminaire Saint Paul de Bimbo les examens prendront fin le jeudi 31 juillet prochain

 

APANews

Conflits religieux. Record du nombre de personnes déplacées

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Les conflits qui ont secoué la planète en 2013 ont provoqué les plus grands déplacements de populations pour des raisons religieuses dans l’histoire récente.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/record-du-nombre-de-personnes-deplacees.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>record-du-nombre-de-personnes-deplacees« Quasiment aux quatre coins du monde, des millions de chrétiens, musulmans, hindous et fidèles d’autres religions ont été forcés de quitter leurs lieux de résidence en raison de leurs croyances religieuses », a fustigé le département d’État dans son rapport annuel sur les libertés religieuses dans le monde.

Dans ce panorama international, Washington s’en prend particulièrement aux conflits en Syrie, en République Centrafricaine (RCA) et aux troubles religieux en Birmanie.

La Syrie et la Centrafrique pointées du doigt

En Syrie, après plus de trois ans de guerre « la présence chrétienne n’est plus que l’ombre d’elle-même », pointe le département d’État, soulignant que « dans la ville de Homs le nombre de chrétiens s’est effondré d’environ 160 000 avant le conflit à un millier » aujourd’hui.

Le département d’État insiste aussi sur les violences confessionnelles en RCA entre chrétiens et musulmans qui ont provoqué la mort d’au moins 700 personnes en décembre dernier à Bangui et le déplacement de plus d’un million de personnes à travers le pays en 2013.

En Birmanie, les violences contre des musulmans à Meikhtila ont conduit à la mort de 100 personnes et contraignent 12 000 autres à quitter la région au début de l’année dernière.

« Partout dans le monde des individus sont victimes de discriminations, violences et agressions (…) pour simplement exercer leur foi », s’insurge la diplomatie américaine, égrenant des cas au Pakistan, en Égypte, en Arabie Saoudite, Iran, Chine ou encore au Bangladesh.

 

 

Par: sud-ouest.fr

Bangui: des tirs de kaslashnikov au premier jour de l’Aïd

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Effrayés, des Banguissois ont quitté leurs maisons en pyjamas en essayant d´identifier la source des tirs.

 

Des tirs de kalashnikov ont retenti, lundi matin, très tôt, dans les rues de la capitale centrafricaine. Effrayés, des Banguissois ont quitté leurs maisons en pyjamas en essayant d´identifier la source des tirs. Quelques minutes plus tard, les tirs se sont intensifiés, cette fois avec des explosions de grenades. Il ne s’agit pas d’une énième attaque d’Anti-Balaka contre des musulmans ou des positions de la MISCA (force africaine en Centrafrique), mais de la célébration de l’Aïd-el-Fitr, fête musulmane sanctionnant la fin du Ramadan, cette année au goût amer pour les Centrafricains.
Photo Diapora
Photo Diaspora

«Cette fête n’est pas comme les autres cette année. Certains de nos proches sont partis vers d’autres pays, certains sont blessés, d’autres sont déplacés au Nord et d’autres au cimetière » s’est plaint Aziz, un habitant de PK-5, quartier à majorité musulmane à Bangui où les habitants se trouvent confinés depuis plusieurs mois. «[i Ma maison est détruite, celle de mon père aussi. Les Anti-Balaka ont détruit mon commerce, ils ont tué ma femme sous mes yeux, mes enfants sont partis au Cameroun. On est bloqué ici dans une prison à ciel ouvert» poursuit Aziz dans une litanie de jérémiades. «On ne peut pas aller au cimetière pour enterrer nos proches parce que l’endroit est occupé par les Anti-balaka qui nous attendent pour nous enterrer avec nos proches. Je ne sais pas où je dors demain. Eid moubarak tout de même.»

Avant décembre, ils étaient environ 15 % de musulmans dans ce pays d’Afrique centrale, soit 800 000 personnes, selon des données de l’ONU. Désormais, ils sont à peine 2 % dans tout le pays, selon les mêmes sources. Les pays limitrophes ont accueilli, en tout, près de 280 000 réfugiés qui se retrouvent éparpillés, principalement, entre le Cameroun, le Tchad et la République démocratique du Congo. «[i Cette années nous n’avons pas d’argent pour acheter de nouveaux habits à nos enfants. Et même si on en avait, on ne pourrait pas sortir pour faire ces achats. Et même si on avait de l’argent et qu’on pouvait sortir de PK-5, on n’a presque plus d’enfants.» déclare Mahjoub Almuzzamel, habitant de PK-5 avant de poursuivre, résigné «Mais Dieu nous a ordonnés de célébrer l’Aïd, alors on le fait.»

Alrufa’i Aziz Omar, président de l’association des jeunes musulmans en RCA, préfère, quant à lui, positiver en appelant ses coreligionnaires, où qu’ils se trouvent, à intensifier leurs invocations et leur soutien «pour leurs frères musulmans qui vivent dans le malheur». «Qu’ils nous aident par le Duaa. On voudrait aussi qu’ils nous aident pour reconstruire nos mosquées. A nos frères en Palestine je dis, on pleure avec vous, mais ne quittez pas les mosquées !»

Tchad: une Préfecture pour Baba Laddé, un cadeau empoinonné?

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L’ancien rebelle Abdelkader Baba Laadé, revenu à la légalité il y a plus d’un an, a été nommé préfet de la Grande Sido, région frontalière avec la Centrafrique où il opérait du temps de sa rébellion. Un défi contradictoire ?

Le Tchadien Baba-Ladde
Le Tchadien Baba-Ladde

C’est par un décret du chef de l’État tchadien, signé le 19 juillet, que le général Abdelkader Baba Laadé, président du Front populaire pour le redressement (FPR), a été nommé préfet du département de la Grande Sido, frontalière avec la République centrafricaine. Une nomination qui aurait pu cojnstituer une simple prime à la réédition si le lieu d’affectation du gendarme de 44 ans n’avait été, justement, une zone sensible, au contact avec le pays voisin en crise.

Depuis le début de sa rébellion en 1998, c’est dans une vaste région située entre le sud du Tchad et le nord de la RCA que Baba Laadé (roi de la forêt en peul) et ses hommes ont opéré, prêtant parfois main forte aux mouvements irrédentistes centrafricains, sans vraiment inquiéter N’Djamena. Il se posait aussi comme le protecteur des éleveurs nomades victimes de rackets dans une partie du territoire centrafricain qui échappe au contrôle de Bangui.

Médiateurs onusiens

Début septembre 2012, face à une opinion centrafricaine de plus en plus hostile et une offensive de l’armée tchadienne qui l’a relativement affaibli, il décide de “rallier sans condition” N’Djamena où il arrive accompagné de médiateurs onusiens. Après un passage comme chargé de mission au cabinet du Premier ministre, il est sans fonction depuis octobre 2013.

De l’avis de plusieurs observateurs, la nomination de l’ancien rebelle comme préfet de la Grande Sido, région qui accueille des milliers de musulmans centrafricains, est à double tranchant pour l’ancien rebelle. Certes, il pourra mettre à profit sa connaissance du terrain pour aider à la surveillance de la frontière, fermée depuis le mois de mai. Mais pourra-t-il ignorer longtemps les intérêts de ses partisans restés en territoire centrafricain, certains ayant rejoint la Séléka ? Sa situation serait “incompatible” avec sa fonction de préfet, disent ses rivaux politiques. Des critiques que Baba Laadé balaye d’un revers de main. “Je suis un soldat, à la disposition de mon pays. Je peux mettre à disposition mon expérience et ma connaissance du terrain”, assure-t-il à Jeune Afrique.

 

Par: Jeune Afrique

Un soutien à la Centrafrique

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Le noyau dur des bénévoles de Béafrika n’a jamais baissé les bras depuis le début de la crise en République Centrafricaine, pays pour lequel a été créée l’association et dont est originaire le président, Mélaine Poda. Ils n’ont pas attendu l’accord de cessation des hostilités signé ce 23 juillet pour garder espoir.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Bénévole-de-Béafrica.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Pas de répit pour les bénévoles de Béafrika
Pas de répit pour les bénévoles de Béafrika. © Photo
Photo M.-J. E.

Sans cesse remobilisés par Martine Boué, ils continuent à collecter des livres et du matériel informatique à destination des lycéens de la capitale Bangui, grâce aux nombreux partenaires dont de nombreux établissements scolaires.

Don d’ordinateurs

Le 19 juillet dernier, ce sont plusieurs dizaines d’ordinateurs qui ont été entreposés dans un local que le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne, a mis à disposition. Offerts par la caserne de pompiers d’Artix, ils seront rénovés par Franck Sauvé, bénévole de la première heure, lui-même responsable réseau au Sdis 64.

Ces 29 et 30 juillet, ils animeront un stand au Festival d’Emmaüs et le 3 août, ils tiendront la buvette de la guinguette au bord du gave, où le bal musette sera animé par l’orchestre Paris Guinguette (entrée libre et gratuite). L’association souhaite, dans la mesure du possible, rendre à Billère la confiance que la Ville a placé en elle. Ces liens étroits sont d’autant plus forts que Billère s’est engagée dans un projet de coopération décentralisée avec la ville de M’Baïki (située à 150 km de Bangui).

La crise paralyse les actions

Jacques Cabanes, conseiller municipal en charge du comité de pilotage du projet, a signé une tribune ouverte avec Mélaine Poda pour rappeler que si la crise qui secouait la Centrafrique paralysait leurs actions, ils travaillaient déjà un plan de développement post-crise. « Depuis toujours, les 80 % de chrétiens vivaient paisiblement avec les 15 % de musulmans. Il n’y a pas d’antagonisme historique religieux en Centrafrique, il n’y a que des manipulateurs cyniques dans ce pays confronté à l’absence dramatique d’élite et de structure d’État après la décolonisation. » D’où l’espoir pour eux et pour ceux qui travaillent autour de Béafrika de voir l’armée française réussir sa mission et la France s’engager à aider la Centrafrique à se structurer, en faisant émerger une élite compétente et non corrompue.

Marie-Joëlle Encinas

 

http://www.sudouest.fr

Mapou Yanga-Mbiwa: Arrivée imminente du Franco-centrafricain à Bordeaux

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Mapou-nvo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mapou Yanga-Mbiwa
Mapou Yanga-Mbiwa

Dans le viseur des clubs de Ligue 1 comme l’OM et de l’AS Saint-Etienne, Mapou Yanga-Mbiwa pourrait finalement atterrir à Bordeaux. Selon Le Parisien, l’arrivée de Yanga-Mbiwa chez les Girondins est imminente et pourrait être conclue la semaine prochaine sous la forme d’un prêt. Les Marines et Blancs sont prêts à prendre en charge son salaire.

Mapou Yanga-Mbiwa a fait une saison décevante avec Newcastle et n’est plus dans les plans de l’entraîneur des Magpies.

 

http://www.africatopsports.com

BONNE FÊTE DE RAMADAN

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Chers amis et frères musulmans,

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/BONNE-FETE-DE-RAMADAN.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bonne fête de RamadanLe mois de Ramadan se termine et la Rédaction du journal Corbeau News ne veut pas laisser passer cette occasion de vous redire toute notre amitié. A travers nous, c’est toute notre famille qui vous souhaite une bonne fête à l’occasion de l’Aïd-el-Fitr.

Que la Paix de Dieu soit sur vous.

 

Rédaction Corbeau news

Résolution Crise Centrafricaine : Dr Cheikh Tidiane Gadio, « un homme de poids »

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Dr-Cheikh-Tidiane-Gadio.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Dr Cheikh Tidiane Gadio Ex-Ministre Sénégalais des Affaires Étrangères
Dr Cheikh Tidiane Gadio

Dépêché en urgence en République Centrafricaine en mars dernier par l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), pour « user de ses vastes connaissances, de sa compétence et de ses contacts » pour tenter de trouver une solution à cette crise, les efforts du Dr Cheikh Tidiane Gadio commencent semble-t-il à payer.

En effet, selon le magazine « Jeune Afrique », dans sa parution de ce lundi, l’ancien ministre des affaires étrangères « joue un rôle de plus en plus important dans la médiation » entre les camps en présence en Centrafrique.

En diplomate chevronné, Dr Gadio a fait de la discrétion son meilleur allié. Il « reste un homme de l’ombre, mais de poids » poursuivent nos confrères de la rue d’Auteuil.

L’Oci compte débloquer une aide de 500 millions de dollars pour la Centrafrique.

Un djihadiste français arrêté au Maroc

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Un djihadiste français a été interpellé le 27 juillet à Tanger, au Maroc, alors qu’il s’apprêtait à regagner la France pour mener des opérations de recrutement au nom du Front Al-Nosra, un groupe actif en Syrie.

Ce « ressortissant français d’origine algérienne » a été arrêté « au port de Tanger-Med », après être « entré au Maroc le 21 juillet en provenance de Libye », a annoncé le ministère de l’intérieur du Maroc dans un communiqué, dimanche 28 juillet.

3 000 MAROCAINS EN IRAK ET EN SYRIE

Selon la même source, « après avoir participé à des opérations armées, il avait été sommé de retourner en France pour y embrigader de nouveaux combattants » et « était aussi chargé d’apporter le soutien logistique et financier nécessaire ».

Par le passé, l’individu avait déjà « combattu dans les rangs d’Al-Qaïda dans la région afghano-pakistanaise, après une expérience similaire en Bosnie », ajoute le ministère marocain, en se référant à « l’enquête préliminaire ». Cette même enquête « a révélé que le mis en cause avait rejoint récemment la Libye, où il était entré en contact avec les dirigeants de l’organisation terroriste ‘Ansar Ashariaa’ », est-il encore précisé.

Les autorités marocaines ont annoncé le démantèlement d’une vingtaine de « cellules terroristes » depuis le début de l’année. Elles ont renforcé les mesures de sécurité ce mois, après avoir évoqué « une sérieuse menace », liée en particulier à la présence croissante de djihadistes marocains en Syrie et en Irak : selon plus de 3 000 Marocains et ressortissants européens d’origine marocaine sont affiliés à des « organisations terroristes en Irak et en Syrie », où ils peuvent bénéficier d’« entraînements en vue de mener des attaques au Maroc ».

 

Lemonde.fr

Centrafrique : Confidence d’un membre de cabinet de Samba-Panza

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Jean-Jacques Démafouth, le tout-puissant et intriguant cousin de Catherine Samba-Panza

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/jean-jacques-demafouth.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean Jacques Demafouth
Jean Jacques Demafouth

A cause des manœuvres de Jean-Jacques Démafouth, Catherine Samba-Panza est de plus en plus dangereusement isolée de ses collaborateurs à la Présidence. Ces derniers, en privé, se  plaignent et se laissent aller à des confidences sur les agissements machiavéliques et nuisibles de celui qu’ils appellent tantôt « l’intrigant cousin de la présidente» et tantôt « le tout-puissant cousin de la Présidente ».

L’arme fatale de Jean-Jacques Démafouth, c’est son lien familial avec Samba-Panza (cousin). Démafouth aime jouer au faiseur de rois. Au Palais et à la résidence présidentielle, Il est au courant de tout dans les moindres détails. Il contrôle tout, et surveille les collaborateurs de la Présidente. Quand Samba-Panza doit recevoir des personnalités, Démafouth n’est jamais loin s’il s’agit d’un huis clos. Il s’incruste partout. Il filtre même les visiteurs de sa « koya ». Il assure la sécurité de sa koya. Bref il est partout. Il suit la présidente partout, mange et dort quasiment dans la cour de samba-panza. Il a accès à tout. Cela rappelle l’ère Kolingba, et l’ère patassé, avec les cousins qui dormaient à la résidence présidentielle. Il veut être à la fois Conseiller, chauffeur, directeur de renseignement, directeur de cabinet, chargé de la communication et des relations avec la presse. Il devient furieux quand un collaborateur refuse de lui parler des dossiers en sa possession.Quand quelqu’un présente un travail ou une proposition, le “koya” attend son départ, pour venir contrecarer tout.
Cinq personnalités connues comme bosseuses, compétentes, productives et dotées d’un esprit de créativité pour aider la Présidente sont aujourd’hui dans la ligne de mire du « koya » Jean-Jacques Démafouth. Très jaloux et incapable de faire le travail que ces personnalités font pour aider la Présidente à accomplir sa mission, Démafouth s’emploie depuis un moment à imaginer des histoires pour essayer de les salir auprès de sa koya. Il ne supporte pas de voir ces gens autour de la Présidente. Démafouth, comme d’habitude attend toujours le moment où ces personnalités sont absentes pour frapper : « koya, tu sais que tel a dit ça de toi, tel a fait ça, j’ai un dossier sur tel ou tel…. ». Ce que tel n’a pas dit ou n’a pas fait, Démafouth est capable de l’imaginer pour mentir à la présidente. Démafouth manipule la Présidente avec le mensonge, des histoires inventées pour que la Présidente écarte tel ou tel collaborateur. La Présidente, les enfants de la Présidente, notamment la Chef de cabinet n’ont pas encore découvert que le « koya » Démafouth qu’ils sont tous sous l’emprise d’un manipulateur, d’un incapable, et gros jaloux de la réussite intellectuelle et professionnelle des membres de l’entourage présidentiel. En privé, Démafouth se targue de ses liens familiaux, et jure d’avoir la tête de certains Conseillers, car il est « koya » et qu’il est le plus proche, le plus écouté et le plus influent au palais. Koya Démafouth se sent intouchable et nargue les Conseillers qu’il attaque même dans leur vie privée qui n’a rien à voir avec leurs fonctions auprès de la présidente.
L’intrigant et le jaloux Démafouth s’arrange toujours pour faire gober à la présidente ses histoires ou dossiers sur tel ou tel collaborateur uniquement lorsque les personnes qu’il jalouse ne sont pas là. Il est capable d’instrumentaliser des gens et les laisser venir la Présidente pour raconter des histoires inventées de toutes pièces sur les collaborateurs. A ce rythme, samba-panza déjà qui est prise en otage avec ses enfants dont la Chef de cabinet risque très gros en perdant des collaborateurs compétents et sérieux. Et ce n’est pas l’intrigant Démafouth qui pourra faire leur travail. Quand on est chef de l’Etat, on ne doit pas laisser un cousin ou autre membre de la famille s’attaquer comme ça régulièrement aux collaborateurs. Samba-Panza est donc complice. Ce que doit faire un président face à un tel intrigant, c’est de faire venir l’intrigant et les collaborateurs mis en cause pour une confrontation. Aujourd’hui, à cause de « l’intrigant cousin de la présidente » ou du « tout-puissant cousin de la  présidente », certains Conseillers de Samba-panza menacent en off de la lâcher.Démafouth a toujours des histoires et des dossiers surs les autres, sur leur vie privée ; lui le “koya” est le seul clean même dans sa vie privée. Pour l’instant ça marche, ses intrigues. il exise par des intrigues. Beaucoup de collaborateurs guettent l’occasion pour l’affronter devant la présidente…affaire à suivre.
Un membre de cabinet de Samba-Panza

Sandrine Lamine (laminesandrine@yahoo.fr)

Les derniers musulmans de Bangui

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Des soldats de l'opération française Sangaris patrouillent à... (PHOTO PACOME PABANDJI, AFP)

Il est risqué d’être musulman à Bangui. Des quelque 20 000 adeptes de l’islam qui résidaient dans la capitale il y a un an, il n’en resterait qu’entre 2000 et 5000, soit moins de 1% de la population. La quasi-totalité d’entre eux vivent désormais au «kilomètre cinq» (PK5), secteur mal en point qu’ils ne peuvent quitter qu’au péril de leur vie.

PK5 a mauvaise réputation. La nuit, les coups de feu résonnent dans les rues. Outre quelques véhicules d’humanitaires et les blindés de la MISCA – une mission de paix sous conduite africaine -, rares sont ceux qui s’y aventurent. La police et la gendarmerie n’y patrouillent plus depuis huit mois et les taxis, baromètres sur quatre roues des dangers de la ville, s’arrêtent à quelques centaines mètres du quartier.

«Regarde autour de toi. Peux-tu croire qu’ici, c’était le plus important marché de la ville?», lance un jeune vendeur de cigarettes, posté à l’entrée du quartier. Des boutiques abandonnées, placardées, donnent sur l’artère principale, tristement surnommée le «couloir de la mort» en raison du nombre de personnes qui y ont été abattues.

Si personne dans le quartier ne parle ouvertement d’épuration ethnique, l’opinion des musulmans de PK5 s’exprime par des graffitis qui tapissent les bâtiments. Ornés de croix gammées, ceux-ci dénoncent les exactions des «anti-balaka», une milice d’autodéfense majoritairement chrétienne, et l’incapacité des forces militaires françaises déployées en Centrafrique à les protéger. Quelques slogans comparent le sort des musulmans de Bangui au génocide des Tutsis, perpétré au Rwanda il y a exactement 20 ans.

Pour les musulmans, le secteur est une prison à ciel ouvert. «Nous sommes coincés ici, et la vaste majorité ne peut pas travailler. Moi, je ne peux plus suivre mes cours à l’université», ajoute le jeune vendeur.

La vie des musulmans de Bangui a basculé le 6 décembre dernier lorsque les anti-balaka ont lancé une offensive pour repousser les rebelles de la Séléka. Appuyés par des musulmans tchadiens et soudanais, ces rebelles avaient renversé le président François Bozizé en mars 2013. Et ils multiplient les exactions sur la population.

Assimilés à la Séléka, les civils musulmans sont devenus les principales cibles des anti-balaka. Le conflit, qui a dès lors pris une dimension religieuse, a poussé les musulmans à se réfugier à PK5.

Balla Ibrahim reçoit La Presse dans un semblant de cour intérieure ceinturée de panneaux de tôle. Pour tuer le temps, ses enfants s’amusent à effrayer les poules dans un nuage de poussière. «Je n’ai jamais vu de ma vie une situation pire que ces derniers mois. On prend quelqu’un, on lui coupe les mains, le sexe, on l’éventre. On lui arrache les yeux et on lui coupe la tête.»

Dans le regard du musulman de 54 ans se lisent alternativement résilience et fatalisme. «Nous avons enterré des centaines de morts décapités et sans mains. J’en suis tombé malade pendant plus de deux semaines.» Sa belle-mère septuagénaire, également témoin de l’inimaginable, écoute silencieusement, figée par le chapelet d’horreurs qu’égrène son gendre.

L’incompréhension est totale, car en Centrafrique, où cohabitent près de 90 ethnies différentes, les questions religieuses n’ont jamais constitué un facteur de division. «Nous étions des frères. Nous sommes allés à l’école ensemble et nous nous marions ensemble. Aujourd’hui, nos frères chrétiens ont tué nos proches, ils empêchent nos enfants d’étudier et d’aller à l’hôpital.»

La mosquée de l’attente

Plus de 400 mosquées auraient été saccagées en Centrafrique. À Bangui, seules les cinq mosquées de PK5 sont aujourd’hui intactes. La principale a d’ailleurs été transformée en camp de déplacés.

Ici et là, des vieillards égrènent leurs chapelets musulmans, des femmes écrasent du manioc dans un mortier pour nourrir leurs enfants, assis sur la terre battue, les plus jeunes assistent à un enseignement coranique. Quoiqu’appréciée, l’aide humanitaire ne suffit pas.

Vêtu d’un kami d’un blanc immaculé, l’imam Tijani déplore la situation: «Les gens doivent dormir sous des arbres. Lorsqu’il pleut, nous ouvrons la mosquée pour les héberger. Les femmes enceintes sont installées chez moi, dans une chambre. Il est impossible d’avoir des soins adéquats.»

C’est d’ailleurs ce qui aura eu raison de la mère de Zara Sybu. «Elle n’a pas été soignée et elle est morte vendredi dernier», confie la brillante et coquette adolescente de 16 ans. L’orpheline, qui rêve d’être mathématicienne ou pilote d’avion, est assise à l’écart, tenant contre son sein un nouveau-né de 5 mois. «À part mon fils, je suis toute seule ici. Je dors là, contre le mur de la mosquée», dit-elle, en montrant du doigt quelques couvertures.

«Ça n’est pas une vie», répètent les déplacés rencontrés. Leur plus grande crainte, au-delà de la misère quotidienne, c’est une femme d’une soixantaine d’années qui la formulera: «Comment peut-on nous laisser tomber de cette façon? J’ai peur que cette situation devienne normale et qu’on finisse par nous oublier.»

Des représentants du gouvernement, des milices et des communautés religieuses de Centrafrique ont signé un accord de cessation des hostilités, cette semaine, lors d’une rencontre à Brazzaville, capitale du Congo. L’accord est extrêmement fragile. Les délégués ne se sont pas entendus sur les procédures devant mener au désarmement et à la démobilisation des combattants. De plus, les divisions internes au sein de la Séléka et des anti-balaka risquent de plomber l’entente. À l’occasion de ce forum, la Séléka a posé l’acceptation du principe d’une division du pays comme préalable à toute signature d’accord, une position rejetée par la majorité des négociateurs. «Le préalable de tout, c’était la cessation des hostilités», a déclaré au sortir de la rencontre la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

– Avec l’Agence France-Presse

Chronologie des événements

Mars 2013

Renversement du gouvernement de la République centrafricaine (RCA) par la Séléka, une coalition rebelle appuyée par des mercenaires tchadiens et soudanais. Michel Djotodia, à la tête des troupes, devient le premier président musulman de la Centrafrique.

Mars à octobre 2013

Multiplication des exactions contre la population par des membres de la Séléka.

Octobre 2013

Contre-attaque des anti-balaka, une milice d’autodéfense majoritairement chrétienne. Leur objectif: repousser la Séléka.

Décembre 2013

Offensive des anti-balaka sur Bangui, la capitale. Les civils musulmans sont pris pour cibles. Déploiement de l’opération militaire française Sangaris et des forces de l’Union africaine (MISCA) afin de désarmer les milices et d’empêcher un nettoyage ethnique.

Janvier 2014

Démission de Michel Djotodia. Catherine Samba-Panza devient chef de l’État de transition. Les affrontements se poursuivent.

Juillet 2014

Signature d’un accord de cessation des hostilités.

La Centrafrique en bref

  • Population: 4,7 millions d’habitants
  • Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus): 55%
  • Religions: animisme, christianisme, islam
  • Indice de développement humain: 180e sur 186 pays
  • Croissance démographique: 2%

Sources: INED 2013, BM 2012, DGT 2013, PNUD 2013

Déplacement de population 2013-2014

 

  • De 600 000 à 1 million de Centrafricains sont déplacés (13% à 22% de la population)
  • 370 000 Centrafricains sont partis pour le Cameroun, le Tchad, la RDC et la République du Congo
  • 2,5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire (55% de la population)

Source: UNHCR

Des crimes qui ébranlent la psyché

Démembrements et scènes de torture. Lapidations et décapitations. Viols et actes de cannibalisme. La violence des crimes commis en Centrafrique ébranle la psyché de ceux qui la subissent. Hélène Thomas, psychologue pour Médecins sans frontières, panse les blessures de l’âme des victimes et des témoins de ces atrocités. Entre deux patients, elle s’est entretenue avec La Presse.

Quels types de patients rencontrez-vous?

Je vois des gens qui sont blessés par balles, à la machette, mais aussi des personnes qui ont été enlevées, séquestrées, amputées, torturées, ou qui ont été témoins de scènes extrêmement difficiles. Pour des raisons culturelles et spirituelles, leur degré de tolérance est plus élevé que le nôtre. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas traumatisés. On retrouve les mêmes constantes: cauchemars, flash-back, sentiment que la scène peut se reproduire, maux de ventre, impression de poids sur la poitrine qui entraîne des problèmes respiratoires…

Peut-on espérer guérir ces traumatismes?

Soyons francs: il est impossible d’oublier. Néanmoins, nous pouvons tenter de faire disparaître les émotions liées aux traumatismes. Quant aux croyances de type animiste, présentes en Centrafrique, je les utilise comme des ressources. Avec une patiente qui croyait être victime d’un mauvais sort, il m’est arrivé d’écrire une prière significative que nous avons récitée ensemble dans une sorte de rituel. Cela l’a apaisée. Mon rôle n’est pas d’imposer l’approche psychologique occidentale, mais de trouver avec eux des outils qui les aideront.

La violence des crimes alimente-t-elle le conflit?

Pas nécessairement. Comme elle ne dure pas depuis toujours, la guerre n’est pas une normalité pour les Centrafricains. Contrairement à des régions où j’ai travaillé comme le Proche-Orient, où les conflits s’étendent sur des générations, les Centrafricains connaissent la paix et ils l’espèrent. Par contre, ils ont un fort sentiment d’injustice qui peut alimenter le besoin de vengeance: pourquoi doit-on m’amputer? Pourquoi m’a-t-on séquestré? Pourquoi ne pourrai-je plus nourrir ma famille parce que je suis handicapé? Avec eux, il faut naviguer entre ces considérations contradictoires.

Confidences d’un anti-balaka

La rencontre doit se dérouler dans un boui-boui situé à l’extérieur d’un quartier populaire de Bangui. Sébastien Wénezoui a récemment troqué ses habits kaki de combattant contre la sobriété d’un pantalon noir et d’une chemise blanche. «Une sorte de drapeau blanc vestimentaire», indique d’un air pince-sans-rire le coordonnateur adjoint des anti-balaka.

Car malgré les flambées de violence qui balaient le pays, le numéro deux de la milice d’autodéfense majoritairement chrétienne estime que l’heure est à la réconciliation: «Les anti-balaka et la Séléka, nous devons tous travailler pour que les affrontements cessent. C’est primordial.»

Les mots «paix», «réconciliation» et «pardon» se succèdent dans un discours pacifiste avec lequel il est difficile d’être en désaccord. Le sourire de Sébastien Wénezoui s’obscurcit toutefois dès qu’il est question du désarmement des anti-balaka. Le ton froid du combattant refait surface: «Nous ne sommes pas contre, mais nous croyons que c’est avant tout à la Séléka et aux musulmans de désarmer.»

L’homme ne s’en cache pas: il nourrit une certaine rancoeur à l’égard de ce conflit qui divise le pays depuis mars 2013. «La Séléka est débarquée avec des mercenaires tchadiens et soudanais. Ils ont ravagé le pays. Nous n’avions pas d’autres choix. Nous devions réagir et défendre les Centrafricains pour chasser les étrangers et les musulmans qui nous attaquent.»

Selon lui, les combattants anti-balaka – pour la plupart des jeunes recrutés dans les régions – sont «des patriotes» qui se battent au nom de la Centrafrique. «Et le gouvernement devrait nous reconnaître comme tels, reconnaître que nous avons délivré le pays.»

Des croyances ancestrales

Les origines de cette milice se trouvent dans les croyances animistes centrafricaines ancestrales. Pour en faire partie, les combattants doivent se soumettre à des rites initiatiques et épingler des grigris sur leurs vêtements, qui les prémunissent contre les blessures provenant d’armes ennemies, rappelle Sébastien Wénezoui: «Les balles et les grenades des Séléka ne peuvent pas nous tuer. C’est notre particularité. C’est ce qui nous a permis de les repousser.»

Quant aux exactions commises par des anti-balaka sur des civils musulmans, le milicien balaie du revers de la main toute responsabilité de ses troupes. Certains musulmans ont mérité leur sort, estime-t-il. «Mais nous sommes prêts à pardonner à nos frères musulmans. Ceux qui sont ici depuis des générations sont des Centrafricains comme nous; ils peuvent rester. Ceux qui sont venus avec la Séléka doivent repartir… Ils n’ont rien à faire ici.»

 

Par: Lapresse.ca

Cameroun: La femme du Vice-Premier ministre Amadou Ali enlevée par Boko Haram

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Des militants de la secte islamiste Boko Haram ont attaqué dimanche la ville de Kolofata, dans le nord du Cameroun, près de la frontière nigériane, et enlevé plusieurs personnes dont la femme du vice-Premier ministre Amadou Ali, ont annoncé les autorités.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Amadou-Ali-466×350.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Amadou AliL’attaque a fait au moins trois morts, a précisé le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma.

“La situation est très critique et je vous parle alors que des éléments de Boko Haram sont toujours à Kolofata et affrontent nos soldats”, a dit le colonel Félix Nji Formekong, l’un des commandants de la 3e région militaire interarmes dont le quartier général se trouve à Maroua.

“L’épouse du vice-Premier ministre Amadou Ali a été emmenée de chez elle par les hommes de Boko Haram mais les gardes du corps ont réussi à conduire son mari hors de la ville pour gagner Mora”, a-t-il ajouté.

Issa Tchiroma, joint par téléphone, a confirmé que la résidence d’Amadou Ali à Kolofata avait été attaquée par des militants de Boko Haram.

“Ils ont malheureusement emmené sa femme. Ils ont aussi attaqué la résidence du Lamido (ndlr-chef spirituel et temporel) Seini Boukar et l’ont enlevé. Trois personnes au moins ont été tuées”, a-t-il ajouté.

 

© Source : Reuters

Sénégal : un étudiant tué à l’université Cheikh Anta Diop

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Saer Boye, étudiant de 27 ans, a été tué dans des circonstances troubles, mercredi soir, à l’université Cheikh Anta Diop, à Dakar, la capitale sénégalaise. Afrik.com s’est rendu sur les lieux du drame.

A Dakar,

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Université-senegalaise.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Université senegalaise
L’université Cheikh Anta Diop

Saer Boye, tué mercredi soir aurait été victime d’une altercation alors qu’il faisait la queue pour rompre son jeûne au restaurant universitaire, qui ne sert que 5 000 repas pour près de 100 000 étudiants ! « Vous les journalistes, vous attendez qu’il y ait des drames comme ça pour venir nous interroger ! Vous êtes comme le médecin après la mort. Le meurtre de ce jeune homme n’est qu’une conséquence de l’enfer qu’on vit ici ! », lance ce jeune étudiant, grand de taille, au visage fatigué par l’étouffante chaleur et le rude quotidien à l’université Cheikh Anta Diop, à Dakar. L’ambiance y est morose depuis plusieurs mois. Les policiers sont postés aux quatre coins de l’université, surveillant le moindre mouvement de révolte des étudiants, qui multiplient les grèves pour réclamer des bourses en retard, et dénoncer leurs conditions de vie difficiles.

Plongés dans des tracas pour tenter de survivre, beaucoup d’étudiants ont la tête ailleurs. La mort, mercredi soir, de leur camarade Saer Boye, 27 ans, originaire de Saint-Louis, en Master 1, est en effet presque passée inaperçue. « J’ai entendu parler de lui hier soir mais je n’étais pas au courant », affirme cet étudiant originaire du Fouta. Même son de cloche pour cette étudiante aux formes filiformes : « Ici vous pouvez passer des heures sans être au courant de quoi que ce soit, j’ai appris sa mort dans la presse ». Il aurait été tué lors d’une altercation par un autre étudiant alors qu’il faisait la queue pour se nourrir au restaurant universitaire, au moment de la rupture du jeûne.

Mortelle altercation

D’après Mamadou Sy, l’un des médecins de l’université, qui a examiné le corps du jeune homme après son décès, plusieurs versions s’entremêlent. Certains témoins affirment qu’il aurait reçu un violent coup au niveau du thorax après avoir demandé à un camarade de respecter la queue devant le restaurant universitaire. Des témoins ont même affirmé avoir reconnu l’étudiant qui l’a tué, qui s’est enfui immédiatement. « Une chose est sûre, il est mort sur le coup. Quand on me l’a emmené ici, il était déjà décédé », indique le médecin, diagnostiquant « un arrêt cardiaque du jeune homme ».

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort du jeune étudiant. Comment a-t-il perdu la vie alors qu’il faisait simplement la queue devant le restaurant universitaire ? C’est la question que les enquêteurs tentent en ce moment de clarifier.

 

par Assanatou Baldé

Afrik.com

Pour Utilisation des Fréquences non Assignées: L’ART sanctionne Telecel Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Logo-ART-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo ART CentrafriquePar décision N°004/14/ART/DG/DT/DAJC du 11 Juillet 2014, la Direction Générale de l’ART a infligé une sanction d’Un milliard de FCFA (environ 1,530 millions d’euros) à l’opérateur de téléphonie mobile Telecel Centrafrique, pour utilisation de fréquences non assignées par l’Agence de Régulation des Télécommunications (A.R.T).

  • Motifs 

Depuis environ un (1) an, les marchés de téléphonie mobile et de l’Internet connaissent une révolution en République Centrafricaine, par l’introduction des technologies 3.5G/3G+ (HSDPA). Cette innovation a été introduite, en RCA, par deux opérateurs dont Telecel Centrafrique. Initialement les deux opérateurs ont opté de faire de la 3,5G/3G+, avec les fréquences 2G (GSM). Ce qui ne pose aucun problème, puisque les différents accords que ces opérateurs ont signé avec l’Etat Centrafricain leur permettent de monter en technologie, sans contrepartie financière directe.

Il se trouve que, lors de la signature, en juillet 2008, de la Convention de mutation de licence de l’Opérateur Telecel Centrafrique, par le gouvernement Centrafricain, un engagement de lui attribuer 10 MHz dans la bande de fréquences de 2.1GHz a été pris. Malheureusement, Telecel Centrafrique s’est servi de cette promesse, pour se livrer à l’utilisation de ces fréquences, en vue d’offrir des services 3G+ à ses clients. Et ce, en enfreignant, littéralement, la procédure d’assignation.

Il est important de rappeler que l’assignation des fréquences, sur le territoire centrafricain, est réglementée par des dispositions de la Loi 07.020 du 27 Décembre 2007, portant Régulation des Télécommunications en République Centrafricaine et de l’Arrêté du Ministre des Postes et Télécommunications N°487/MPTNT/DIRCAB/ART du 17 novembre 2008, portant règlementation et gestion des fréquences et des bandes de fréquences radioélectriques.

  • Sanctions infligées

Pour ces motifs, Telecel Centrafrique se voit infliger deux sanctions :

    • le paiement, dans un délai de huit (8) jours, d’une amende de 1.000.000.000 de FCFA (soit 1,530 millions d’euros), conformément aux dispositions de l’article 68 (alinéa 5) de la Loi 07.020, portant régulation des télécommunications ;
      • l’interdiction d’utilisation des fréquences incriminées, en attendant l’ouverture éventuelle d’une procédure pénale

      Par: ART

      Centrafrique : l’Accord de cessez-le-feu ne marche pas à Bangui (LNC)

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      Au moment ou l’aile militaire de la Séléka à Bambari faisait savoir son hostilité à l’Accord de paix signé à Brazzaville, à Bangui, ce sont les Anti-Balaka qui se sont manifestés hier en Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/rtfg.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>rtfgmassacrant à la machette deux jeunes musulmans.
      Les faits se sont déroulés au niveau du PK15, route de Boali, déclenchant la colère de la population musulmane du PK5.

       

       

      Isidore Mbayo pour LNC

      Relance en RCA de l’identification des détenteurs de téléphones mobiles

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      L’Agence de régulation de télécommunications (ART), en partenariat avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile (Télecel, Moov, Orange et Azur) en Centrafrique a relancé, samedi, l’opération d’identification des abonnés de la téléphonie mobile sur toute l’étendue du territoire national.

      Logo ART CentrafriqueSelon le directeur général de l’ART, Moustapha Saboun, qui donnait à Bangui un point de presse, l”identification des usagers de la téléphonie mobile s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’insécurité au moment où la RCA s’est déjà engagée sur la voie de la paix après l’accord de Brazzaville.

      ‘’Nous avons une stratégie en commun accord avec les opérateurs de la téléphonie mobile, le mois qu’on s’est donné c’est la sensibilisation publicitaire. Ceux qui ont déjà des cartes sim opérationnelle, ils sont appelés à venir se faire identifier”, a dit M Moustapha Saboun, ajoutant qu’au cas contraire ils verront ‘’leurs lignes tout simplement interrompues”.

      A en croire le directeur général, l’objectif de cet échange avec la presse locale était de l’impliquer davantage dans le processus d’identification afin qu’elle puisse servir de courroie de transmission entre son institution et les populations concernées. ‘’C’est ensemble avec vous que nous allons avancer”, a-t-il souligné.

      ‘’Quand on parle d’identification cela suppose qu’il y ait une pièce d’identification. Cela s’entend par exemple d’un passeport, d’une carte nationale d’identité, voire un permis de conduire”, a expliqué Morel Chao, directeur général de Azur Centrafrique, présent au point au presse.

      Il a déploré le fait que la plupart des abonnés n’ont pas de pièces d’identité, un phénomène noté surtout dans les provinces où, dit-il, certains ‘’se présentent dans nos agences avec leurs actes de naissance”.

      M, Chao a suggéré aux abonnés n’ayant pas de pièce d’identité de se faire parrainer par un parent qui en dispose.

       

      Par: APANews

      Centrafrique : Les cours reprennent lundi à l’Université de Bangui (ministre)

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      La ministre de l’Education nationale, Gisèle Bédan, a fixé dans un arrêté la reprise pour lundi des cours à l’université de Bangui, paralysée depuis plusieurs semaines par une grève des enseignants du supérieur tout en levant la franchise universitaire.

       

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Ministre-de-lÉducation-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ministre de l'Éducation en CentrafriqueLa ministre a également procédé à la levée momentanée de la franchise universitaire en vigueur à l’Université de Bangui.

      La double mesure a pour but de rétablir les activités académiques et administratives sur le campus au lendemain du déclenchement d’une grève illimitée par les enseignants du supérieur afin de sauver l’année académique en cours.

      ‘’Les activités académiques et administratives perturbées pour faits de grève sont par conséquents rétablies sur l’ensemble du campus universitaire’’, a indiqué l’arrêté, non sans mettre en garde les contrevenants qui, souligne-t-il, ‘’s’exposeront à des sanctions de dernière rigueur’’.

      Dans le même d’ordre d’idées, la ministre de l’Education national a dans un communiqué lu à la radio ‘’demandé impérativement à tout le personnel administratif et académique de l’Université de Bangui, de reprendre le chemin du travail dès ce lundi 28 juillet, en vue de sauver l’année académique 2012-2013 pour certains établissements et l’année 2013-2014 pour d’autres’’..

      En réaction, le rapporteur général adjoint du Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNAES), Esaie Tozai, a déclaré : ‘’Cela n’est pas un problème. Est-ce qu’ils savent ce qu’on appelle +franchise universitaire+ ? Nous sommes là pour leur expliquer cela’’,

      Pour lui, la franchise universitaire ne peut être levée que par un arrêté et sur demande du recteur. ‘’Or a-t-il souligné, le recteur nous a dit que la ministre l’avait demandé et il a refusé’’.

      Quant à la reprise des cours le lundi 28 juillet, M Tozai est resté imperturbable : ‘’tout ce que je sais c’est que tous les chefs d’établissement s’inscrivent dans la logique du SYNAES à observer les différentes grèves déclenchées. Donc il n’y a pas de confusion’’..

       

      APANews

      France: les accords de paix en Centrafrique et au Mali dans la presse

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      Les accords de paix signés entre les différents protagonistes des crises en Centrafrique et au Mali pour trouver une issue politique aux hostilités dans ces deux pays sont traités par la presse française, très sceptique sur leur application concrète sur le terrain pour permettre la fin des violences et le retour de la paix.

      Samba-Panza à Brazzaville
      Samba-Panza à Brazzaville. Mai 2014

      ‘Centrafrique : signature d’un accord de fin des hostilités’, titre Le Monde, qui précise que cet accord de cessation des hostilités signé mercredi 23 juillet dans la soirée par les délégués des différentes factions au Forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale en République centrafricaine, doit prendre effet immédiatement sur l’ensemble du territoire du pays.

      Cependant, le journal relativise cet accord en affirmant que les négociations de Brazzaville s’achèvent ainsi sur un accord sans que les délégués soient parvenus à fixer le cadre du désarmement et de la démobilisation des combattants des diverses milices dans le pays, ni à tracer une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.

      Le projet d’accord prévoit la cessation de ‘tous les actes de violence contre les populations civiles, le respect et la protection des droits humains’,  ‘l’arrêt et l’abstention de toutes actions et incitations de nature à nuire aux efforts visant à faire valoir l’esprit de fraternité’ et de  ‘concorde nationale’.

      ‘Centrafrique: signature d’un accord de cessez-le-feu’, signale une manchette du journal Libération indiquant que l’accord a été signé par une quarantaine de représentants centrafricains et étrangers.

      Le quotidien écrit que les deux premiers à le parapher ont été Mohamed Moussa Dhaffane, représentant de l’ex-rébellion Séléka, et Patrice-Edouard Ngaissona, coordonnateur national des milices anti-balaka.

      L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Layama Kobine, président de la communauté islamique de Centrafrique, ont signé sous les applaudissements et les youyous de la salle, avant le président congolais Denis Sassou Nguesso.

      Mais pour Libération, le ‘Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique’ n’est pas parvenu à atteindre les objectifs les plus ambitieux qui lui avaient été assignés par le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays et d’organisations internationales) : un accord fixant le cadre du désarmement et de la démobilisation des combattants des diverses milices dans le pays, et l’établissement d’une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.

      ‘Il fallait bien commencer par la cessation des hostilités. Le plus long voyage commence par le premier pas […] Brazzaville constitue ce premier pas avant un dialogue national et un ‘forum de réconciliation nationale qui clôturera formellement le processus que nous venons d’engager’, a déclaré le président congolais M. Sassou Nguesso, hôte de la rencontre, a l’issue de la cérémonie, cité par Libération.

      ‘Signature d’un cessez-le-feu fragile pour la Centrafrique’, titre La Croix pour qui les divisions internes au sein de la Séléka et le manque de centralisation du mouvement des anti-balaka font cependant craindre un rapide essoufflement de l’accord.

      Le journal cite Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du groupe de réflexion International Crisis Group, qui explique que l’accord ‘repose sur des bases extrêmement ténues’ puisque ‘il n’y a pas vraiment eu de dialogue pendant ces trois jours entre la Séléka et les autres participants’ et que ‘se pose encore la question de la représentativité des uns et des autres’.

      Dans une rétrospective, La Croix écrit que depuis le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française, riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Le pays compte des centaines de milliers de déplacés et, depuis décembre, les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s’affrontent dans un cycle d’attaques et de représailles qui a fait des milliers de morts, principalement des civils.

      Concernant l’accord au Mali, dans son article intitulé ‘Mali : signature de la fin des hostilités’, Le Figaro indique que le gouvernement du Mali et six groupes armés ont signé aujourd’hui à Alger un document sur la ‘cessation des hostilités’ dans le cadre de négociations de paix dans ce pays du Sahel.

      Le quotidien souligne également que les deux parties ont aussi signé une ‘feuille de route’ ayant pour objet ‘la mise en place d’un cadre pour des négociations de paix pour permettre l’émergence d’une solution globale et négociée’.

      Les groupes signataires sont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), le Mouvement arabe de l’Azawad-dissident (MAA-dissident), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

      L’Humanité titre ‘Mali : Difficiles négociations à Alger entre Bamako et les groupes armés du nord ‘, en précisant que cette rencontre, entamée le 16 juillet, dans la capitale algérienne Alger, n’est qu’une phase initiale, car les négociations en tant que telles pourraient débuter à la mi-août, pour aboutir cent jours plus tard, à la mi-octobre.

      Le journal informe que séparatistes touareg du MNLA, islamistes du HCUA et Arabes du MAA posent, comme conditions à l’ouverture de ces négociations de paix, la libération de leurs prisonniers et l’exclusion des groupes n’ayant pas pris les armes, que le gouvernement malien souhaite au contraire intégrer à un dialogue ‘inclusif?’ élargi à toutes les composantes sociales et communautaires du nord du Mali.

      ‘Mali : gouvernement et rebelles établissent une feuille de route’, titre Le Monde qui explique que cet accord, signé jeudi 24 juillet entre le gouvernement malien et les rebelles séparatistes du nord du pays, établit une feuille de route destinée à parvenir à une paix durable après plusieurs décennies de violences, tout en dressant la liste des prochaines étapes dans les négociations qui doivent en théorie aboutir à un accord définitif.

      ‘Les négociations d’Alger doivent reprendre le mois prochain avec la perspective d’un accord final à l’automne sur le partage du pouvoir, excluant une indépendance de la région nord du pays. Elles sont les premières à rassembler l’ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles qui avaient abouti à un accord intérimaire le 18 juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ayant ouvert la voie à la tenue d’élections présidentielle et législatives», écrit Le Monde.

      Pana 27/07/2014

      Ghana : Un pasteur meurt après 21 jours de jeûne

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      Le pasteur fondateur d’une église évangélique est décédé subitement vendredi dernier après 21 jours de jeûne à Sekondi-takoradi dans l’ouest du Ghana selon la presse Ghanéenne.

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Pasteur-Ghaneen.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pasteur GhaneenLe pasteur Réginald Ofori-Twumasi, âgé de 68ans et président fondateur de l’église évangélique Holy Fire International Churches est décédé le vendredi 04 avril à l’hôpital d’Anaji près de la ville de Takoradi à l’ouest du pays. Le pasteur Ofori est mort d’une courte maladie, quelques jours après être rentré d’un jeûne de 21 jours qui l’avait conduit à se retirer de sa famille, selon l’annonce du Révérend Jonathan Amoah, Vice Président de l’église Holy Fire International Churches. Les fidèles observeront une semaine de deuil à la mémoire de leur pasteur. Le jeûne, pratique très en vogue dans les églises évangéliques et chez les chrétiens en général pour atteindre leurs objectifs spirituels et matériels est bien souvent effectué au mépris de la santé.

      Nigeria : une femme empoisonne son mari et trois de ses amis. Les faits

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      Une jeune fille originaire de l’Etat de Kano, au nord du Nigeria, a avoué avoir mis du poison dans la nourriture de l’homme qu’elle avait été forcée d’épouser, tuant par la même occasion trois autres personnes.

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Marché-au-Nigéria.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marché de Sokoto au Nigeria
      Marché de Sokoto au Nigeria

      Le mariage forcé des enfants est une pratique commune au Nigeria, particulièrement dans le nord musulman. Mais il est surtout une pratique sujette à controverses, qui propulse souvent les jeunes mariées dans un grand désarroi.

      Ainsi, la semaine dernière, quand Wasilu Umar, jeune Nigériane originaire de l’Etat de Kano, au nord du pays, est contrainte par son père d’épouser un homme de 35 ans, elle se trouve à son tour désespérée par la situation. Les jours qui suivent la cérémonie, elle tente de trouver un moyen pour se libérer elle-même de cette union qu’elle ne veut pas.

      Profitant d’un repas auquel son nouveau mari avait convié une douzaine d’amis à célébrer son mariage, l’adolescente de 14 ans, prend des mesures drastiques, en glissant de la mort aux rats dans la nourriture. Mais le poison va non seulement tuer son nouvel époux, mais aussi trois autres personnes qui partageaient le repas, selon l’agence Associated Press. Dix autres convives ont par ailleurs été emmenés à l’hôpital.

      L’adolescente n’a pas tardé à reconnaitre son crime, avouant à la police avoir tué ce mari qui avait plus du double de son âge. « La suspecte a confessé son crime, justifiant les meurtres par le motif qu’elle avait été forcée à se marier avec un homme plus vieux dont elle ne voulait pas », a ainsi expliqué la police à l’agence AP.

      La jeune fille devrait être inculpée pour homicides par empoisonnement.

       

      Par: www.capitalafrique.com

      Cameroun : 14 membres de Boko Haram condamnés à des peines de prison

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      Cameroun:Quatorze islamistes du groupe armé nigérian Boko Haram ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de 10 à 20 ans par la justice militaire camerounaise, a rapporté vendredi la radio-télévision d’Etat camerounaise (Crtv).

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Boko-Haram.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>© Capture d'écran d'une vidéo diffusée par Boko Haram le 13 juillet 2014 montrant le chef de file du groupe islamiste armé nigérian, Abubakar Sheka
      © Capture d’écran d’une vidéo diffusée par Boko Haram le 13 juillet 2014 montrant le chef de file du groupe islamiste armé nigérian, Abubakar Sheka

      Au cours de “l’audience publique” qui s’est tenue jeudi au tribunal militaire de Maroua (Extrême-Nord), région frontalière où la secte nigériane est active, 14 personnes interpellées en mars lors de la découverte d’une cache d’armes “ont confessé leur appartenance à la secte Boko Haram”, a affirmé la radio-télévision.

      Selon elle, les accusés ont reconnu les faits pour lesquels ils étaient jugés : “détention et port illégal d’armes et de munitions de guerre, préparatifs dangereux et insurrection”.

      “Chacun des 14 adeptes de la nébuleuse Boko Haram (a été) condamné à des peines comprises entre 10 et 20 ans”, ajoute la radio.Ce verdict est “sans appel”, selon la Crtv.

      C’est la première fois qu’une “audience publique” visant des membres de Boko Haram est organisée dans le pays, a précisé la radio-télévision.

      De nombreux membres du groupe armé nigérian ont été arrêtés ces dernières semaines dans l’Extrême-Nord du Cameroun, où cette secte multiplie des actions de harcèlement, défiant l’armée mobilisée pour la combattre : attaques de gendarmerie, enlèvements et meurtres.

      Deux militaires camerounais ont ainsi été tués jeudi soir dans la région de l’Extrême-Nord au cours d’un affrontement avec des combattants de Boko Haram qui attaquaient Balgaram, un village frontalier.

      Le Cameroun, comme d’autres pays de la région, a renforcé récemment sa lutte contre les islamistes nigérians, après l’indignation internationale qui avait suivi l’enlèvement de plus de 200 lycéennes nigérianes le 14 avril.

      Les islamistes de Boko Haram ont longtemps considéré cette région frontalière comme un refuge, une zone propice aux enlèvements d’étrangers, mais aussi un territoire de transit et d’approvisionnement en armes et explosifs.

      Depuis 2009, les insurgés de Boko Haram mènent au Nigeria une sanglante insurrection qui a fait des milliers de morts (plus de 2.000 depuis début 2014) et déborde sur les pays voisins.

       

      AFP

      L’accord de Brazzaville concerne tous les Centrafricains (chef de la MINUSCA)

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      L’accord de cessez-le-feu signé au terme du Forum de Brazzaville ne concerne pas uniquement les signataires, mais il s’adresse à l’ensemble des Centrafricains qui ont le devoir de

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      Babacar Gaye, Chef de la Minusca

      s’impliquer dans le silence des armes en vue de ramener la paix en RCA, a déclaré le chef de la Mission multidimensionnelle internationale pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye.
      »Ce n’est pas un accord pour ceux qui l’ont signé. C’est un accord qui concerne l’ensemble de la population centrafricaine. C’est la sincérité des acteurs, c’est leur engagement continu à tenir à appliquer ce qu’ils ont écrit », a notamment le général Gaye, lors d’une rencontre avec la presse, jeudi à Bangui.

      Ce qui importe le plus dans l’accord signé, que ce soit celui de la cessation des hostilités ou encore celui du désarmement que les Centrafricains appellent de tout leur vœu, c’est la sincérité des signataires, a-t-il souligné, ajoutant que les images diffusées à travers les médias du monde après la signature de l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville, le 23 juillet, témoignent de  »la grande émotion » de tous les acteurs centrafricains.

      »Cette émotion, nous l’espérons est gage de la sincérité, gage de la tenue des engagements pris devant le monde entier. C’est ce qu’on doit retenir. C’est l’esprit de Brazzaville. L’esprit de cette fraternisation qui a été résumé par +Plus Jamais çà+ », a relevé le chef de la MINUSCA.

      Selon lui, la classe politique centrafricaine ‘’doit jouer son rôle de leader dans la direction qui a été fixée par Brazzaville, parce que, a-t-il expliqué, les populations attendent tout simplement que les hostilités cessent pour qu’il y ait une vie normale dans le pays ».

      Réaffirmant l’engagement de l’ONU en faveur de la paix en RCA, le général Gaye a déclaré : ‘’Que tout le monde sache bien que les Nations unies seront très vigilantes sur les problèmes de l’impunité, sur les problèmes des droits de l’homme. Mais resterons également très vigilantes sur le tenue des engagements ».

       APA

      Centrafrique : le président du CNT s’est entretenu avec une délégation des anti-balaka

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      Le président du Conseil national de transition de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, s’est entretenu samedi avec une délégation du mouvement Anti-Balaka conduite par son coordonnateur, Patrice Edouard Ngaissona, au sujet de l’accord de cessation des hostilités signé jeudi à Brazzaville.

      Alexandre nguende, Président ddu CNT
      Alexandre nguende, Président ddu CNT

      M. Nguendet a dit qu’il prévoit d’organiser, le 28 juillet au plus tard, une rencontre similaire avec les responsables des Seleka.

      La rencontre a permis aux deux parties de faire le tour d’horizon de l’accord signé au Brazzaville et d’évoquer toutes les questions liées à la consolidation de la paix.

      « Nous avons tenu un langage fraternel et de fermeté à l’intention des responsables des anti-balaka », a confié le président du CNT à APA.

      Selon lui, il faut utiliser des moyens forts contre tous les miliciens qui « ne pensent qu’à la perpétuation de l’insécurité sur le terrain » et pour faire face à cette insécurité a-t-il ajouté.

      « Nous avons insisté pour qu’on puisse créer les conditions très rapidement pour l’implication des Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que le police centrafricaine et la gendarmerie nationale» enfin de la communauté internationale. Le seul message, a-t-il poursuivi, « est la mise en application des résolutions du Conseil de sécurité notamment la Résolution 2127 qui impose le désarmement forcé ».

      Il a fait part de la disponibilité de son institution à accompagner les signataires dans le respect de leurs engagements. « Nous sommes là pour accompagner ces compatriotes qui ont pris l’engagement d’emprunter les voies de la paix et pour que l’exécutif puisse créer les conditions nécessaires », a-t-il dit.

      A en croire M Nguendet les coordonnateurs de la coalition séléka ne seront pas exemptés « au plutard lundi 28 juillet nous aurons une même rencontre avec les responsables des séléka pour attirer leur attention sur les engagements pris devant le peuple centrafricain et devant la communauté internationale » a-t-il projeté.

      « Le peuple centrafricain est fatigué. Nous avons dit à Brazzaville Plus jamais çà » a conclu le président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet.

       

       

      APANews

      RCA : l’accord de Brazzaville rejeté

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      Joseph Zoundeiko a déclaré dans une interview avec la BBC que ses hommes ne respecteraient pas le texte signé dans la capitale congolaise, lequel prévoit la cessation des hostilités entre Anti-Balaka et ex-Séléka.

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Joseph-zindeko.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Joseph Zindeko, Chef d'État major de la Séléka
      Joseph Zindeko, Chef d’État major de la Séléka

      Selon lui, le nouvel accord a été négocié sans la contribution “appropriée” de l’ancienne aile militaire de la Séléka.

      Un quart des 4,6 millions de Centrafricains ont quitté leur lieu d’habitation à cause des affrontements entre les Séléka et les anti-Balaka.

      Les Séléka, une milice essentiellement constituée de musulmans, a signé jeudi à Brazzaville (Congo) un accord de non-agression avec les anti-Balaka, dont la plupart des membres sont chrétiens.

      La réconciliation est encore possible

      Zoundeiko a préconisé une partition de la Centrafrique entre le sud chrétien et le nord musulman.

      En revanche, des leaders politiques de la Séléka et des anti-Balaka estiment, selon le correspondant de la BBC en Centrafrique, que la réconciliation est encore possible.

      Des dizaines de milliers de musulmans ont quitté le sud du pays, où vivaient la plupart d’entre eux.

      Zoundeiko reproche aux “frères chrétiens” d’avoir rendu la paix impossible en Centrafrique.

      Des délégués de la Séléka (à gauche) et des anti-Balaka, à Brazzaville

      Des délégués de la Séléka (à gauche) et des anti-Balaka, à Brazzaville

      Les dernières violences ont commencé dans ce pays lorsque des rebelles pour la plupart musulmans ont renversé le président François Bozizé pour s’emparer du pouvoir.

      La présence de quelque 7.000 soldats de maintien de la paix envoyés en Centrafrique n’a pas permis de mettre fin aux violences.

      Amnesty International a accusé 20 personnalités centrafricaines d’avoir commandité ou commis des “atrocités”. Cette ONG de défense des droits de l’homme souhaite que les personnalités mises en cause soient traduites en justice.

      A Brazzaville, les représentants de la Séléka ont signé un accord de cessez-le-feu après avoir demandé sans succès la partition du pays.

      Les délégués des belligérants ne sont pas parvenus à fixer le cadre du désarmement des diverses milices du pays, ce qui était pourtant l’un des objectifs des pourparlers.

       

      Par: BBC

      La position du Collectif «Touche pas à ma Constitution» suite au forum Brazzaville.

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      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lOGO-tOUCHE-pAS-À-MA-CONSTITUTION-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique
      Logo du Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique

      Le Collectif, en solidarité avec les membres de la société civile ayant pris position de ne pas participer au forum de Brazzaville tient à préciser ce qui suit :

      Faisant de la lutte contre les injustices, l’impunité la prise en compte des victimes, les respects des fondamentaux et toutes autres formes de violences ayant caractérisés la crise centrafricaine, le Collectif, réitère son appel pour la tenue en terre centrafricaine d’un véritable dialogue inclusif pour en débattre et y mettre fin véritablement à la souffrance du peuple centrafricain.

      Le Forum de Brazzaville n’ayant pas retenu les véritables sujets de la crise, a néanmoins rejoint la position initiale défendue par le Collectif et les autres Organisations de la Société Civile pour résoudre la question des multiples violations des droits de l’homme.

      A cet effet, dans le souci d’éviter une mauvaise nouvelle préparation unilatérale de la seconde étape, le Collectif en appel à la Médiation Internationale et plus particulière à la Cheffe d’Etat de la Transition de prendre des mesures nécessaires et immédiates pour le succès du prochain dialogue inclusif.

      En revanche, le Collectif, invite les groupes armés à mettre en application immédiatement l’Accord qu’ils ont eux mêmes signés dans les termes suivants : qu’il y aura plus aucune torture, aucune violence aucun crime ni aucune violation flagrante des droits humains.

      Aux USA d’Amérique, la France, aux Nations Unies, l’Union Africaine qui ont salués ce premier pas certes insignifiant, le Collectif, leur lance ainsi qu’à l’ensemble de la Communauté internationale de continuer à poursuivre la mission du processus de rétablissement de la paix et la lutte contre les injustices en République Centrafricaine.

      Fait à Paris, 25. 07. 2014

      Pour le Collectif, le Coordonnateur Général.

      Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

      Ampliations :

      A Son Excellence le Président Denis Sassou NGuessou, Médiateur International de la Crise Centrafricaine,

      A son Excellence Madame la Présidente, Cheffe de l’Etat de la Transition à Bangui (RCA),

      A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA à Bangui(RCA),

      A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de la République Française à Bangui(RCA),

      Au Représentant Spécial du SG des Nations Unies à Bangui(RCA).

      Le Premier ministre de transition, André Nzapayéké instruit le ministre de l’Economie Forestière de veiller à la stricte application de la loi forestière

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      Le Premier ministre de transition, André Nzapayéké a instruit le ministre de l’Economie Forestière de veiller à la stricte application de la loi forestière afin de maximiser les recettes de la filière et le système de redistribution juste et équitable desdites ressources entre les bénéficiaires, lors de la célébration de la 30ème édition de la journée de l’Arbre sur le thème « Arbre réconciliation et cohésion sociale », samedi 26 juillet 2014 à Bangui.

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Premier-Ministre-André-Nzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Premier Ministre André Nzapayeke. (Photo ACAP)
      Premier Ministre André Nzapayeke. (Photo ACAP)

      Le but recherché à travers cette journée incombe au gouvernement d’amener la population à prendre conscience effectivement du danger qui menace nos ressources forestières.

      Dans cette vision de politique forestière, le Premier ministre André Nzapayéké a interpellé également tous les acteurs du secteur bois notamment les opérateurs privés que les maires des communes forestières à adhérer à cette démarche.

      Force aux menaces qui pèsent sur les forêts de notre pays, M. André Nzapayéké a fait savoir que la République Centrafricaine à l’instar des autres pays de la sous région s’est engagée de mettre en œuvre les douze résolutions de la déclaration de Yaoundé.

      Pour le Premier ministre, André Nzapayéké, cet engagement se manifeste par une politique et de stratégie de développement économique sociale et culturelle qui concilient en même temps les impératifs de croissance économique avec la nécessite de la conservation des ressources forestières.

      « La volonté du gouvernement centrafricain de freiner la déforestation se traduit par les dispositions innovantes dans le nouveau code forestier ainsi que par la signature d’un accord de partenariat entre la RCA et l’UE sur la gouvernance forestière et le commerce du bois en vue de lutter contre l’exploitation frauduleuse et le commerce illégale du bois centrafricain », a-t-il déclaré en substance.

      Dressant le bilan à mis parcours d’institutionnalisation de cette journée, le Premier ministre André Nzapayéké a apprécié les résultats de reboisement ciblé réalisé aussi bien à Bangui que dans l’arrière pays qui ont été mené depuis l’instauration de la journée de l’Arbre en 1984.

      Cependant beaucoup reste à faire, a-t-il poursuivi, ‘’j’encourage le ministère de l’Economie forestière à tout mettre œuvre pour définir un cadre national pour un reboisement à grande échelle qui présenterait une vision claire à court, moyen et long terme en matière d’afforestation surtout d’adaptation au changement climatique’’.

      Pour ce faire, le Premier ministre André Nzapayéké a demandé une plus grande mobilisation au niveau national regroupant les groupes socio à savoir les ONGs, le secteur privé, la société civile, au niveau international des partenaires bilatéraux et multilatéraux est primordial pour garantir l’efficacité et le succès de notre politique forestière qui doit viser la lutte contre la pauvreté.

      Le ministre de l’Economie Forestière, de l’Environnement et du développement du tourisme, Hyacinthe Touhouyé a reconnu que les ressources forestières constituent une principale richesse centrafricaine, renferment au plan économique un volet considérable de bois de valeur.

      De ce fait, selon le ministre Hyacinthe Touhouyé, ‘’l’industrie forestière et le commerce du bois sont des maillons très important de l’économie centrafricaine apporte une contribution non négligeable à la balance des paiements et au budget national’’.

      En argumentant qu’au plan social le secteur forestier est l’un des secteurs qui offre le plus d’emploi en milieu rural, de même il satisfait à plus de 90% des besoins énergétiques de nos populations tout en jouant un rôle essentiel dans la chaine alimentaire et la mise en disposition des infrastructures scolaires sanitaires et éducatives des zones forestières.

      Il convient de rappeler que le gouvernement centrafricain à l’époque avait institutionnalisé cette journée à la suite de la grande sécheresse de 1983 qu’a connue la Centrafrique.

       

      Sébastien Lamba/ACAP

      Centrafrique: forces et faiblesses de l’accord de Brazzaville

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      L’Accord prévoit notamment la levée de tous les barrages qui entravent la circulation la suppression des administrations parallèles et le cantonnement des groupes armés

       

      L’accord de cessez-le-feu conclu, mercredi, 23 juillet à Brazzaville entre les différents acteurs de la crise centrafricaine, est un succès politique, mais il présente de nombreux points de fragilité. La réunion de tous les protagonistes de la crise centrafricaine s’est conclue mercredi sur la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés. Les anti-balakas, les sept composantes de l’ex-Seleka, ainsi que trois groupes armés autonomes, se sont engagés à arrêter toute forme de violence dans un délai de 72 heures.

       


      © aa.com.tr
      L’engagement inclut la levée de tous les barrages qui entravent la circulation et la suppression des administrations parallèles. Cette disposition vise notamment l’administration militaire créée lors du congrès de la Seleka dont l’état-major est installé depuis début mai à Bambari. L’accord prévoit le cantonnement de tous les groupes armés non conventionnels dans un délai de quarante-cinq jours. Ce regroupement sera le prélude à la mise en œuvre d’un programme de désarmement et de démobilisation. De leur côté, les éléments des groupes armés non conventionnels issus des différents corps officiels seront réintégrés dans leur affectation d’origine.

      Le rassemblement de Brazzaville incluait, au-delà des groupes armés, l’ensemble des partis politiques et des organisations de la société civile centrafricaine. Leurs discussions ont également abouti sur un programme de relance du dialogue politique et du processus de réconciliation dont l’aboutissement sera la mise en place d’une commission vérité réconciliation.

      Cette réunion est d’abord un succès pour les Etats de la région qui, à travers notamment la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) parrainent le processus de Brazzaville. Ils entendaient démontrer leur capacité faire aboutir un processus de pacification dans un conflit qui menace leur sécurité au premier chef.

      L’accord de cessez-le-feu arraché de haute lutte, et débouchant sur un désarmement des groupes armés, leur permet de fournir au déploiement toujours prévu en septembre de l’opération de maintien de la paix des Nations unies, la Minusca, les conditions de sécurité dont celle-ci aura besoin pour se déployer. Le désarmement était en théorie la mission essentielle des forces internationales déployées depuis le début de l’année, sous mandat de l’ONU et de la résolution 2127 du Conseil de sécurité.

      C’est également un succès politique pour les autorités de transition centrafricaines dont les efforts pour amener des représentants crédibles de la Selekas et les anti-balakas autour d’une table de négociation ont fini par aboutir. Même si, à la dernière minute les déclarations du porte-parole de l’état-major de l’ex-Seleka (représentant les éléments les plus radicaux), avaient semé le doute sur la participation de la coalition à la rencontre de Brazzaville.

      Toutefois cet accord présente au moins cinq points de fragilité. Le premier est la capacité des cadres des groupes armés à contrôler leurs éléments. Les anti-balakas conservent de leur origine populaire et spontanée un caractère incontrôlable.

      La Seleka, de son côté, même rebaptisée, Front populaire de renaissance de la Centrafrique, reste une nébuleuse disparate dont les membres ont des intérêts parfois divergents. Sa composante peule, en particulier, est animée par des motivations spécifiques, autonomes des objectifs politiques des dirigeants nationaux. La question peule constitue un ressort particulier de la crise centrafricaine, avec des ramifications régionales.

      La deuxième fragilité de cet accord est qu’il repose sur l’assentiment de cadres de groupes armés dont certains sont impliqués dans des crimes de guerre et sont susceptibles d’être poursuivis par la Justice nationale et internationale. Ils se retrouvent ainsi en position de négocier des postes de responsabilité politique, ou leur immunité, en échange de leur participation à la mise en œuvre de ces accords. L’objectif affiché de lutter contre l’impunité résistera-t-il à de telles tractations ?

      Troisième fragilité, le rejet de la partition du pays constitue un engagement formel. Mais la dynamique qui créé la séparation de fait entre le sud-ouest du pays, où se situe la capitale Bangui, et le nord-est, contrôlé par la Seleka, est alimentée d’abord par la haine à l’encontre des populations musulmanes, contraintes à leur corps défendant, de trouver refuge là où elles se sentent en sécurité. Elle est également le résultat de la difficulté de l’Etat d’exercer une autorité effective sur des provinces éloignées de Bangui où ses agents ne s’identifient pas aux préoccupations de la population locale. Elle doit beaucoup, enfin, aux convoitises que suscitent les ressources du sous-sol de la région.

      Quatrième fragilité, le contrôle et la répartition des bénéfices de l’exploitation du diamant, de l’or, du pétrole et de l’uranium du sous-sol centrafricain sont au cœur des motivations des acteurs de la crise et des tractations politiques en vue du partage du pouvoir. Or, ce point reste le tabou des négociations. En l’absence d’une capacité de l’Etat à reprendre un contrôle transparent sur l’exploitation et le négoce des matières précieuses, des pans entiers du territoire risquent de demeurer des zones de non-droit et les calculs des acteurs politiques seront biaisés par leurs intérêts dans les trafics.

      Le dernier point fragile du processus lancé de pacification et de restauration de l’Etat est la création de forces armées qui transcendent les clivages tribaux et politiques et assurent une défense neutre des intérêts centrafricains.

      Par Thierry Brésilion/AA

      Bangui : Les avocat centrafricains sont mécontents et menacent de rentrer en grève

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      Suite à l’arrestation d’un de leurs pairs en fonction hier au tribunal de Grande Instance de Bangui par les éléments de la section de recherche et d’investigation (SRI), sous mandat d’arrêt du parquet, les avocats centrafricains se disent mécontent et ont suspendu leur activité.

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Raymand-Ndakala.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Raymand NdakalaRaymond Ndakala, de l’ordre des avocats centrafricains, a été arrêté hier en pleine exercice de sa fonction. Un fait qui a mené ses confrères avocats à suspendre leurs activités jusqu’au nouvel ordre.

      Le parquet de Bangui lui reproche d’être complice de l’évasion d’un des ses clients, qui est Anti-Balaka, et que le tribunal avait jugé et condamné avant de le transférer à la maison d’arrêt de Ngaragba.

      Selon Jean-Hilaire Désiré Zoumaldé, bâtonnier de l’ordre des avocats centrafricains, le fait qui sont reprochés à leur confrère et sont pas du tout fondés, car le fait de veiller sur les prisonniers ne relève pas de leurs compétences.

      « C’est sous l’ordre du doyen des juges, près du tribunal de grande instance, que le détenu a été emmené au tribunal pour être auditionné en présence de son avocat, qui est Maître Raymond Ndakala.  Et à la fin de l’auditoire, il a été remis aux gardes qui devraient le ramener à Ngaragba, et c’est là qu’il a pris la fuite. Mais cela ne relève pas de notre compétence, car nous ne sommes pas habilités à surveiller nos client en détention », a expliqué Jean-Hilaire Désiré Zoumaldé.

      De même, et bien qu’ils indiquent ne pas être opposés à l’arrestation des avocats, ils déplorent la manière dont leur confrère à été arrêté. «  Cette manière de faire nous a vraiment touché, et nous avons été humilié par ce genre de procédés. Venir arrêter un avocat en pleine audience et dans sa tenue d’avocat, c’est manquer de respect à l’institution même de la justice, et surtout à l’ordre des avocats », a-t-il ajouté.

      Le bâtonnier de l’ordre des avocats centrafricains a par ailleurs signifié qu’ils ont suspendu leurs activités en signe de suspension depuis hier et qu’ils comptent reprendre à la suite leur assemblée générale qui s’est tenue ce vendredi 25 juillet.

      Le RJDH  a tenté sans succès d’entrer en contact avec le procureur de la république et le procureur général de Bangui, pour avoir leurs versions des faits.

      Par: RJDH

      Mgr Nzapalainga commente l’accord de cessez-le-feu en Centrafrique

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      Un fragile accord de cessez-le-feu a été trouvé mercredi pour résoudre la crise en Centrafrique. Sous la médiation congolaise, le forum de Brazzaville a accouché péniblement d’une première

      Dieudonné  Nzapalainga
      Dieudonné Nzapalainga

      signature entre représentants de la Séléka, des anti-balakas et de l’Etat centrafricain depuis 8 mois. Tous les signataires se sont mis d’accord sur la non-partition du pays.

      Pourtant, le “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique” n’est pas parvenu à atteindre l’objectif d’un accord-cadre concret pour le désarmement et la démobilisation des milices. Pas de feuille de route non plus pour un processus de normalisation politique.

      Présent lors des discussions, l’archévêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga estime qu’il faut donner une chance à cet accord. RealAudioMP3

      Cet accord constitue déjà un premier pas car jusqu’à présent, le peuple Centrafricain aspire à la quiétude. Les gens sont pris en otage par les armes et les intentions de s’affronter mutuellement.
      Par la signature des accords de cessation des hostilités, nous commençons une étape et je pense que nous pouvons féliciter la bonne volonté des uns et des autres. Ils ont compris que la souffrance du peuple centrafricain a trop duré et qu’il est temps de tourner la page pour donner une chance à la paix, pour que le vivre ensemble devienne une réalité et pour aller vers le dialogue et la réconciliation. Les Anti-Balaka et les ex-coalitions Séléka occupent une bonne partie du pays mais maintenant, les grands responsables ont accepté de signer. Nous ne pouvons que faire confiance à leur bonne volonté suite aux échanges et aux débats. Ils ont maintenant compris l’intérêt national et nous ne pouvons qu’encourager cet accord pour que très vite, il y ait une cessation des hostilités, une démobilisation des armements et une réinsertion de tous ces combattants.

      Mais est-ce que du côté des combattants, que ce soit la Séléka ou les anti-Balaka, il n’y a pas un problème de représentation ? Ont-ils du mal à parler d’une seule voix ?
      Pour autant que je sache, le coordinateur des anti-Balaka était présent. Ils ont ouvertement dit qu’ils ont réalisé un travail en interne et qu’il ne forme maintenant plus qu’un seul groupe.
      Les coalitions Séléka se sont retrouvées et plusieurs groupes les ont rejoints. Le représentant de l’équipe chargée de parler en leur nom a parlé ouvertement en disant « j’engage tous les mouvements, sans exception ». Je pense donc que c’est un moment fort que nous devons prendre en compte.

      Vous êtes de retour à Bangui. Comment a réagi la population à la signature de ce cessez-le-feu ?
      La population éprouve un certain soulagement et tout le monde attend que ce cessez-le-feu se traduise dans les faits. Maintenant, la balle est dans le camp de nos frères qui ont accepté de signer. C’est maintenant à eux de faire entendre raison à leurs éléments. Nous ne sommes pas dupes, il y aura des récalcitrants et des gens qui essayeront de faire échouer cet accord.
      Ils doivent être à la hauteur de leur engagement, être responsable, parler ouvertement et s’impliquer par la sensibilisation et l’information pour que les éléments puissent déposer les armes et qu’ils soient cantonnées, démobilisées afin d’être réinsérer. Le peuple centrafricain veut tourner la page et je crois qu’il est temps de donner la chance à ces ouvertures-là.

      Est-ce que vous avez senti une prise de conscience de la part des groupes armés. Est-ce qu’il y a un véritablement un changement dans l’attitude, selon vous ?
      C’est ce que j’ai ressenti lors de la réunion que nous avons eu les uns avec les autres. Maintenant, s’ils ont une intention cachée, ça les engage. Moi, je travaille avec de bonnes intentions, je suis un homme de parole. Ils ont donné leur parle, je ne vais mettre en cause leur bonne foi. Bien au contraire, je dois les accueillir et je demande aux uns et aux autres d’être vigilant pour que ça ne soit pas une parole éphémère mais que ce soit une parole solide, encrée sur une réalité pour aider les uns et les autres à croire à ce que nous avons signé.

      Propos recueillis par Jean-Baptiste Cocagne.

       

      Par: Radio Vatican

      “Bienvenue à Bangui la Coquette”

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      Lors que les violences et les déplacements de populations se poursuivent à Bangui, notre collègue, Donaig Le Du, partage avec nous ses impressions du terrain. Elle nous donne un aperçu de sa vie et de son travail en Centrafrique alors que le pays traverse une période de crise. Dans le premier épisode de son journal, elle nous raconte sa rencontre avec la capitale Bangui.Il y a quelques jours à peine, j’étais attablée à une terrasse parisienne et je savourais un verre de bon vin en regardant le soleil se coucher.Ce soir, il est à peine 17h, je suis assise par terre devant la porte de mon petit studio. Je sais qu’il me reste à peine plus d’une heure de jour. Ensuite, la ville s’éteindra doucement, et plongera dans le silence jusqu’au petit matin.

      Ma première rencontre avec Bangui a été un choc. Certes, comme tous ceux qui s’intéressent à la crise qui déchire la République Centrafricaine, j’avais lu des articles sur le camp de déplacés qui s’est créé sur les bords de la piste de l’aéroport. Mais rien ne peut préparer au survol des tentes au petit matin, à l’atterrissage. L’avion passe si bas qu’on peut voir les gens assis devant leurs tentes.

      Au cours des années, comme reporter, j’ai sillonné l’Afrique de fond en comble. Je suis allée dans des pays en guerre. J’ai vu plus que ma part d’enfants malnutris et de réfugiés désespérés. Mais cette fois, je suis ici pour rester, plusieurs mois. Et cela fait une grande différence.

      A la sortie de l’aéroport, il y a un panneau qui dit “Bienvenue à Bangui la Coquette”. Un vieux panneau, dont la peinture s’écaille. Juste en dessous, un poste de contrôle tenu par les soldats français de l’opération Sangaris.

      De toute évidence, la coquetterie de Bangui a vu des jours meilleurs. Avec un taux d’humidité qui avoisine les 100%, la plupart des bâtiments semblent décatis, leurs toits sont rouillés, et leurs murs maculés de trainées de boue rouge –la couleur de la terre d’Afrique Centrale. Mais Bangui est aussi une ville extraordinairement vivante, avec dans les rues des enfants en uniforme se pressant vers le peu d’écoles qui ont pu rouvrir, et des passants prenant d’assaut des minibus délabrés.

      Le second choc de ces premiers jours en Centrafrique aura sans nul doute été cette distribution de vivres, ma toute première, dans l’enclave musulmane du PK5. Une enclave où quelques milliers de personnes sont prises au piège, certaines depuis le mois de Décembre, lorsque les « événements », comme on les appelle pudiquement ici, ont éclaté.

      Pour aller au PK5, il est plus prudent de monter à bord d’une voiture blindée. Dès que l’on quitte le centre-ville, la circulation se raréfie. Moins de voitures, presque plus de taxis. Le long du boulevard, certaines maisons sont intactes, d’autres ont été réduite à des tas de briques que des gamins nettoient pour les revendre. C’était les maisons des musulmans. Elles n’existent plus.

      Cette route, certains des habitants de Bangui l’appellent « le boulevard de la mort ». Une fois passé le rond-point du PK5 (ainsi nommé d’après la borne qui indique la distance depuis le centre-ville) on change d’univers. Les familles musulmanes qui n’ont pas pu ou pas voulu partir sont bloquées ici. Désormais, l’espérance de vie de ceux qui tenteraient de sortir risque fort de ne pas dépasser quelques centaines de mètres.

      La frontière invisible qui entoure l’enclave est surveillée par endroits par des soldats –les Français de Sangaris et les militaires africains de la MISCA. Bien sûr, comme dans le reste de la ville, il y a des armes qui circulent ici. Même si le niveau de violence a quelque peu baissé ces derniers temps, il y a encore des attaques lancées en direction des quartiers voisins.

      Fatou et Sihem deux enfants refugiés à la mosquéeDevant moi, la vaste majorité des déplacés qui attendent la distribution sont des femmes, des personnes âgées et de petits enfants. Je les regarde, et soudain la chose m’apparait comme une évidence. Ces enfants-là sont la raison pour laquelle il se passera un certain temps avant que je puisse à nouveau m’asseoir à la terrasse d’un café parisien.

      Et franchement, je ne voudrais échanger ma place avec personne. J’ai tellement de chance d’être ici.

       

       

       

      Par: http://fr.wfp.org

      Cameroun : deux militaires tués par Boko Haram

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      Deux militaires camerounais ont été tués jeudi soir dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun dans des affrontements avec des combattants islamistes du groupe nigérian Boko Haram.

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Photo-Boko-Aram.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo Boko AramDeux militaires camerounais ont été tués jeudi soir par la secte islamiste nigériane Boko Haram, à Balgaram, un village camerounais situé près de la frontière nigériane, rapporte vendredi la presse locale. Plusieurs dizaines d’hommes armés ont attaqué le village de Balgaram, à l’heure de la prière. Au moins huit militaires camerounais ont tenté de les repousser, et deux sont décédés dans les affrontements.

      D’après la presse, plusieurs militaires camerounais sont arrivés en renfort et sont entrés en territoire nigérian afin de retrouver les assaillants. Face à la multiplication des attaques dans l’extrême nord du Nigeria, le Cameroun et d’autres pays de la région ont renforcé leur lutte contre les islamistes insurgés au Nigeria, notamment après l’enlèvement de plus de 200 lycéennes nigérianes, le 14 avril, par Boko Haram.

      Les exactions commises par la secte islamiste poussent de nombreux habitants du Nord à fuir. Ainsi, plus de 3 000 Nigérians se sont réfugiés ces derniers jours à Fotokol, ville frontalière camerounaise située en face de Gamboru au Nigeria. Même si certains parviennent à se loger dans des maisons, d’autres dorment en plein air, selon des témoignages rapportées par des agents de santé de la ville.

       

      Afrique.com

      Pas de trêve à Bambari, en Centrafrique – BBC Afrique – Nos émissions

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      C’est un calme précaire qui règne en République Centrafricaine et ce malgré un accord de cessez-le feu signé cette semaine à Brazzaille entre les différents protagonistes de la crise centrafricaine.
      La ville de Bambari, au Nord-Ouest de Bangui, est l’une des zones de tensions. La cohabitation entre les combattants de la Seleka et de la milice anti-Balaka y est difficile. Lamine Konkobo

       

      Très bon réportage à visionner ici: Pas de trêve à Bambari, en Centrafrique – BBC Afrique – Nos émissions.

      Centrafrique : « Nous ne sommes pas pour une partition du pays », selon le chef de la délégation Séléka

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      Le chef de la délégation de la Séléka, Mohamed Moussa Dhaffane, a livrer à Afrik.com les dessous de la négociation qui s’est déroulée à Brazzaville entre la Séléka, les anti-balaka et le gouvernement centrafricain du 21 au 23 mars dernier. Un cessez-le-feu a été signé mercredi.

       la Séléka à tardé à se rendre à la négociation à Brazzaville en présence des anti-balaka et du gouvernement centrafricain, comment s’est passé l’arrivée de la délégation Séléka dans la capitale congolaise ?

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Dhaffane.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le chef de la délégation Séléka à Brazzaville,, Mohamed Moussa Dhaffane (Crédit photo : Frédéric Schneider)
      Le chef de la délégation Séléka à Brazzaville,, Mohamed Moussa Dhaffane (Crédit photo : Frédéric Schneider)

      Mohamed Moussa Dhaffane : On est venu au bon moment mais il y avait un problème logistique. Des membres du mouvement étaient soit à Bambari, soit à Bria, soit à Birao. Certaines personnes étaient en retard d’un jour, le temps de se rendre à Brazzaville.

      Afrik.com : Quel a été l’aboutissement de ces négociations ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      L’accord de cessation des hostilités. Et cet accord de cessation des hostilités stipule que l’on apaise les esprits. Il faut donner une chance à la paix et à la réconciliation des centrafricains et aussi à ce que les hostilités, même verbales, soient bannies.

      Afrik.com : Ce cessez-le-feu a une durée déterminée ? Qu’est-ce qui a été prévu ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Pour l’instant non, parce qu’on veut vraiment ramener la paix. On veut déjà faire en sorte qu’il y ait un environnement de confiance entre nous. Et cet accord de cessation des hostilités, pas seulement entre Séléka et anti-balaka, est un accord entre toutes les forces vives de la nation : les anti-balaka ont signé, le conseil national de transition (CNT) a signé, le gouvernement de transition a signé, ainsi que la société civile, les syndicats et les partis politiques. Cela veut dire que c’est un accord de cessation des hostilités entre toutes les composantes de la société centrafricaine.

      Afrik.com : Comment se sont passées ces négociations ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Tout le monde est fatigué par cette crise qui n’a que trop duré. Cette crise n’a fait que trop de mal et beaucoup trop de victimes. Tout le monde voulait trouver un accord.

      Afrik.com : Quelles sont les objectifs à venir ? Quelle sera la suite des opérations ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Il y a un processus politique qui est ouvert. Il va y avoir un accord politique sur le DDR, désarmement, démobilisation, réinsertion. C’est un processus qui est ouvert.

      Afrik.com : On a beaucoup critiqué le fait qu’il pouvait y avoir des dissensions au sein de la Séléka entre sa branche politique et sa branche armée, qu’en pensez-vous ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Il y a une seule chaîne de commandement, mais il y a plusieurs appréciations de la situation. Il y a des gens qui ne sont pas assez avisés, il y a des gens qui ne sont pas assez matures en politique pour comprendre quelle est l’intérêt général. Cet accord, ce n’est pas un accord pour protéger les combattants, c’est un accord qui protège les civils. Les combattants sont armés, ils se défendent, mais les populations civiles sont tout le temps attaquées. Cet accord, c’est pour arrêter les hostilités et ensuite viendra un accord politique pour la transition.

      Afrik.com : Il y avait déjà eu un accord de cessez-le-feu, de désarmement de la Séléka, qu’est-ce qui prouve que cet accord fonctionnera cette fois ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Lors de l’accord de cessez-le-feu de Libreville, nous avions un gouvernement qui était établi, c’était le gouvernement de Bozizé. Aujourd’hui nous avons un gouvernement qui est différent et la Séléka a évolué. Ce n’est pas la Séléka d’avant le 24 mars 2013. Aujourd’hui, c’est la Séléka qui a conquis le pouvoir, qui a géré le pouvoir, qui a échoué et qui face à son échec a pris la décision de se reconstituer.

      Afrik.com : Et récemment à Bambari, dans le centre du pays, il y a eu plusieurs affrontements qui ont fait beaucoup de morts entre les deux parties, Séléka et anti-balaka, mais c’est la Séléka qui a été accusée…
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Ceux qui accusent la Séléka se trompent. Depuis le 7 décembre 2013, la Séléka a été cantonné. Chaque fois les sites de cantonnement sont attaqués par les anti-balaka. Et Chaque fois la Séléka ne fait que se défendre.

      Afrik.com : On a pu cité votre nom dans ces affrontements à Bambari, notamment un journal centrafricain, qu’est-ce que vous leur répondez ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Que c’est faux, c’est de la diffamation, du dénigrement. A Bambari, la Séléka a cohabité avec forces françaises Sangaris, avec la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Il n’y avait pas de problème. Mais quand l’état-major de la Séléka a été établi, à l’issue du Congrés de Ndélé, les problèmes ont commencé, à cause notamment de frustrations, et puis ça a dégénéré. Je ne suis pas un va-t-en guerre, je suis toujours du côté du droit.

      Afrik.com : Une partie de la population centrafricaine se méfie de la Séléka, comment allez-vous reconquérir leur confiance ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      Par des actes concrets, il faut aller vite vers la réconciliation.

      Afrik.com : Vous avez toujours parlé d’une indépendance du nord, comment avez-vous abordé cette question au cours des négociations de Brazzaville ?
      Mohamed Moussa Dhaffane :
      A l’ouverture, on a avait déjà posé ce problème sur la table : la partition du nord. Nous nous sommes heurtés à l’opposition des autres. On a jamais voulu la partition mais on a été obligé sous la pression. Nous ne sommes pas pour une partition du pays. Mais dans ce cas, il faut que l’accord de cessation des hostilités apaise les esprits, que les gens le respecte et que l’on ait un accord politique qui crée le partage du pouvoir, la refonte de l’armée, la police, etc…

       

      Afrik.com

      CHANGEMENT DE LIEU DE RASSEMBLEMENT DE LA DIASPORA POUR LA MARCHE APOLITIQUE POUR LA PAIX

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      CHANGEMENT DE LIEU DE RASSEMBLEMENT DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE POUR LA

      MARCHE APOLITIQUE DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE EN Centrafrique

       

      Samedi 26 juillet 2014 à Paris

      Sur demande de la Préfecture de Police de Paris, au lieu de Place de la Concorde comme initialement prévu, les participants à la Marche du 26 juin 2014 sont priés de bien vouloir se rendre à  l’adresse suivante :

       

      Mur de la Paix, Place Joffre – rue du champ de mars, 75007 PARIS.

      Métro ligne 8 station Ecole Militaire.

       

      Programme de la Marche du 26 juillet 2014

      15h30 : Arrivée et Rassemblement à l’adresse : Mur de la Paix, Place Joffre rue du champ de mars, 75007 PARIS

      16h00 : 15 mn recueillement en silence

      16h15 : Allocution d’environ 7 à 10 mn de REBOAS Aristide Briand, Président de l’Association APRCN, autour des thématiques du Dialogue, de la Paix et de la Réconciliation Nationale en Centrafrique.

      Mot de remerciement aux participantes et aux participants.

      16h30 : Hymne National « La Renaissance » chanté par toute l’assistance

      Inscription individuelle des participants sur la liste de présence

      Echanges et discussions entre participants

      17h00 : Fin de la Marche.

       

      Précisions utiles :

       

      Messieurs Aristide Rebouas et Jean-Patrick Gille à Paris
      Messieurs Aristide Reboas et Jean-Patrick Gille à Paris

      Avec le soutien Jean Patrick GILLES, Député de la 1ère circonscription d’Indre-et-Loire, Vice-président de la Commission des Affaires Sociales, Rapporteur de la Mission d’Information commune sur les conditions d’emploi dans les Métiers artistiques, Conseiller Municipal de la ville de Tours,

      Marche ouverte à tous les Centrafricains de la diaspora (France, Belgique et Europe) ainsi qu’à tous les amis africains, Français et autres amis de la République Centrafricaine.

      Marche ouverte à tous les partis politiques Centrafricains représentés en France, les associations œuvrant en direction de la RCA, toutes les confessions religieuses chrétiennes et musulmanes etc.….

      N.B. : Faute de moyens financiers pour offrir un rafraichissement aux participants, l’APRNC demande à chacun de prévoir une bouteille d’eau.

       

      REBOAS Aristide Briand, Président de l’APRNC

      PROPOSITION DE lOGO 1 ASSOCIATION POUR LA PAIX

      ACTION POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE EN CENTRAFRIQUE

      15 avenue de la République 37700 Saint Pierre des Corps

      Tél. : 06 01 15 57 99 / 06 35 36 81 10

      Email : aparddialogue@yahoo.fr

       

      Coupe CEMAC : visite médicale des joueurs de la sélection centrafricaine

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      Une vingtaine des joueurs locaux présélectionnés au sein des ‘’Fauves de Bas-Oubangui’’ de la Centrafrique ont passé, jeudi, une visite médicale avant de poursuivre leurs entrainements Équipe nationale centrafrcaine de foot-ballen vue de la 9-ème édition de la Coupe de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Coupe de la CEMAC) 2014 qui sera disputée dans deux semaines à Malabo, en Guinée Equatoriale.
      ”Nous avons entamé ce contrôle de santé suite aux cas répétés de maladies constatés ces derniers temps au cours des entrainements” a expliqué le médecin de l’équipe nationale, Docteur Jean Bedel Wogalamogna, ajoutant que ‘’Sur les 28 Fauves de Bas-Oubangui présélectionnés seulement dix-neuf se sont présentés, un est parti en Guinée Equatoriale et sept sont absents”.

      Pour le médecin, l’objectif de cette visite médicale est de voir si le joueur de souffrent pas de problèmes cardiaque, pulmonaire et herniaire. ‘’Car lors d’un entraiment cela est arrivé. Il y a une douleur abdominale qui nous a poussés à orienter le joueur dans un centre de santé qui a décelé une petite point herniaire, raison pour laquelle il va falloir faire le contrôle à tous les joueurs”, a souligné Docteur Jean Bedel Wogalamogna.

      Organisée en 2013, la dernière coupe CEMAC a été remportée par le Gabon, pays organisateur, vainqueur en finale du Cameroun 3 à 0.

       

      Par: APANews

       

      LES PARTIS POLITIQUES CENTRAFRICAINS CONSTITUENT UN SERIEUX OBSTACLE A LA PAIX

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      La misère dans laquelle croupisse le peuple centrafricain n’a aucune importance pour ces groupuscule de politiciens dont leur conscience collective n’est pas conforme à la morale  en vue de guider leurs actions,et comprendre qu’à un moment donné qu’il faille un dépassement de soi et savoir faire de compromis pour sortir le peuple de l’extreme pauvreté,un parti politique est une institution qui éduque et qui instruit la bonne conduite,et non une association lucrative qui est guidée par et pour des intérêts financiers,en Centrafrique ces partis politiques ne songent qu’à leurs carrieres,tant pis pour les laissés pour compte que constituent l’ensemble de la population centrafricaine,helas cette manière de faire la politique propre aux groupuscules pléthoriques de la scène centrafricaine alimente l’incertitude et le chaos en Centrafrique et maintient indefiniment ce pays en otage.
      Tous ensemble,ils se sont opposés à la tenue du forum à Brazzaville,pour des diverses raisons qui leurs sont propres,exigeant que cela soit tenu à Bangui,mais la communauté internationale a jugé autrement tout en acceptant les conditions qu’ils ont imposé,au départ 3 point devaient être traités à Brazza,seul 1 a été traité permettant de conclure à un cessez-le-feu,que eux ont été incapables d’imposer depuis le debut des hostilité,laissant les autres point à leur négociation souveraine.Les participants ont souligné que le forum de Brazza n’a pas pour ambition de se substituer au peuple centrafricain ou de lui imposer une quelconque volonté,voila que ceci est conforme à leur souhait,ces partis politiques commencent à emettre leur avis défavorable à cet accord,je le redis qui n’est qu’un cessez-le-feu obtenu aux béligerants,la suite leur revient de droit de trouver une issue à cette crise,que veulent-ils attendre de plus de cette assise?
      Toute autre critique est irrationnelle,de l’enfantillage politique donnant raisons à plusieurs observateurs et chroniqueurs de la vie politique centrafricaine,qui commencent à se lasser des comportements hors communs de la classe politique centrafricaine,le refus de Amadou Toumanou Touré(ATT)d’apporter son expertise à la résolution,une de plus,des crises en RCA,illustre parfaitement mon analyse.

      MAMADOU DANGABO SANISLAS

      Mettre un terme à la prédation en RCA

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      Le 11 juillet, le Comité des sanctions des Nations Unies a dévoilé un rapport détaillant l’implication présumée d’individus et de groupes armés dans des violations importantes des Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Crise-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Voiture calcinée dans Banguidroits de l’homme en République centrafricaine (RCA). Le rapport, rédigé par le Groupe d’experts sur la RCA, contient également des informations au sujet des sources de financement et des armes dont disposent les groupes et cite les noms d’individus prétendument impliqués dans le trafic de ressources naturelles ainsi que dans le financement, l’organisation et la manipulation de groupes armés.

      Ce compte-rendu examine les conclusions et les recommandations du Groupe d’experts et considère leurs implications. Il s’intéresse également aux suggestions d’autres chercheurs concernant les moyens de s’attaquer aux moteurs économiques du conflit en RCA.

      Quelles sont les principales conclusions des experts ?

      Ils ont découvert qu’au moins 2 424 civils, incluant 14 travailleurs humanitaires, avaient été illégalement tués par des parties au conflit entre le 5 décembre 2013 et le 30 avril 2014. Ils ont toutefois constaté qu’un grand nombre d’incidents n’étaient pas signalés. Leurs données suggèrent que 670 civils et 3 travailleurs humanitaires ont été tués par des milices anti-balaka et 453 civils et 7 travailleurs humanitaires ont été tués par la Séléka pendant la même période.

      Ils ont également rapporté la survenue de 103 incidents sécuritaires impliquant des travailleurs humanitaires pendant cette période, généralement des vols ou des extorsions par des hommes armés (par des membres de la Séléka dans 26 cas ; par des anti-balaka dans 30 cas ; et par des hommes non identifiés ou d’autres assaillants dans les autres cas).

      Le rapport cite les noms de deux commandants de la Séléka, le général de brigade Alkhatim Mahamat et le colonel Issa, en lien avec le meurtre de 3 travailleurs humanitaires et de 15 civils et les attaques contre les forces internationales menées en avril à Boguila. Il cite également les noms de deux commandants de la Séléka en lien avec des attaques contre les forces internationales et l’enlèvement de quatre prêtres (relâchés par la suite). En mai, le général de brigade Alkhatim a été nommé chef d’État-major adjoint de la « nouvelle » Séléka.

      Le Groupe d’experts a découvert que le mouvement anti-balaka n’avait pas de structure de commandement et de contrôle centralisée et qu’il était plutôt constitué d’une myriade de groupes associés. Il a indiqué que les groupes anti-balaka associés à l’ancien politicien Patrice-Édouard Ngaïssona étaient responsables d’attaques contre les forces internationales et que M. Ngaïssona avait affirmé contrôler les groupes responsables d’attaques perpétrées contre les musulmans restés dans la capitale, Bangui.

      Les auteurs du rapport ont également conclu que la majeure partie des zones habitées de la RCA étaient contrôlées par des milices, que les groupes armés exploitaient les diamants, l’or, l’ivoire, la viande de brousse, le bois et d’autres ressources, que l’embargo sur les armes en RCA ne semblait pas avoir été violé et que le pays était, de facto, divisé en deux. Ils ont indiqué qu’un manifeste publié en mai par les chefs militaires de la Séléka appelait à la partition du pays, mais que la branche civile de l’alliance rebelle avait persuadé ces derniers de retirer cette revendication du document.

      Quelles sont les recommandations des experts ?

      Les recommandations finales du rapport sont relativement brèves. Les experts appellent les pays voisins de la RCA à publier des statistiques concernant les importations de ressources naturelles depuis la RCA. Ils conseillent également un renforcement de la collaboration dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, y compris de la faune et de la flore.

      Ils exhortent par ailleurs les autorités centrafricaines à s’assurer que les membres des forces de défense et de sécurité identifiés comme faisant partie d’un groupe armé sont démis de leurs fonctions et à garantir une gestion sécuritaire des armes et des munitions.

      Dans le corps du texte du rapport, le Groupe d’experts conseille au Comité des sanctions d’envisager l’application de sanctions ciblées à l’encontre des individus qui y sont nommés. Plusieurs analystes ont dit à IRIN que le rapport de fin d’année du Groupe d’experts, qui sera rédigé à la suite de recherches plus approfondies, contiendrait probablement des recommandations plus spécifiques concernant les sanctions à mettre en œuvre.

      Ces recommandations peuvent-elles être facilement appliquées ?

      Les analystes consultés par IRIN sont d’accord pour dire qu’il est peu probable que la recommandation adressée au gouvernement au sujet de l’exclusion des membres de groupes armés des forces de sécurité soit appliquée dans un futur proche. Selon Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group (ICG), « elle vient contredire l’idée de négociation avec les groupes armés, qui est à la mode actuellement en politique ».

      Kasper Agger, chercheur sur la RCA pour Enough Project, se demande s’il est faisable ou même souhaitable, à ce stade-ci, de mener des enquêtes pour déterminer l’appartenance à une milice des membres de l’armée nationale. De nombreux chefs anti-balaka font en effet aussi partie de l’armée. Lewis Mudge, chercheur sur la RCA pour Human Rights Watch (HCR) est du même avis. Il insiste cependant sur le fait que les miliciens qui occupent des postes de haut niveau au sein de l’armée devraient être écartés et tenus responsables des atrocités commises, s’il y a lieu.

      Le gouvernement de transition a résisté aux pressions en faveur de l’application de sanctions à l’encontre du leader anti-balaka à Bangui. M. Ngaïssona a en effet été rapidement relâché en mars après son arrestation par les soldats de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) et la remise de son dossier au procureur de l’État. Le Groupe d’experts estime cependant que le gouvernement a réussi à affaiblir M. Ngaïssona, notamment en attribuant des postes à des leaders anti-balaka moins radicaux et en reconnaissant son rival, Sébastien Wenezoui, comme porte-parole du mouvement.

      Selon M. Vircoulon, les gels d’avoirs et les interdictions de voyager imposés aux individus cités dans le rapport du Groupe d’experts devraient être accompagnés de mesures ciblant leurs partenaires d’affaires, dont la plupart n’ont pas encore été identifiés. Le rapport cite quelques rares noms d’hommes d’affaires possiblement impliqués dans l’exploitation illégale de ressources naturelles – un braconnier de premier ordre, un propriétaire de camion qui transporte de la viande de brousse et un collecteur de diamants – tous des Centrafricains.

      Quant à la recommandation du Groupe d’experts concernant la divulgation des statistiques sur les échanges avec la RCA, la plupart des pays voisins n’ont pas encore répondu aux demandes de renseignements qui leur ont été adressées par le Groupe d’experts. On peut supposer qu’ils ne seront pas particulièrement enthousiastes à l’idée de partager ces données.

      Quelles mesures spécifiques pourraient être adoptées pour lutter contre le trafic ?

      La RCA fait actuellement l’objet d’une suspension temporaire du système de certification du Processus de Kimberley pour les diamants, ce qui a affecté le prix de ces pierres précieuses et probablement entraîné une augmentation de leur trafic. Il se pourrait que le Processus enquête sur les augmentations inhabituelles des exportations de diamants en provenance de la République du Congo (RC) et du Cameroun, car les deux pays sont membres du Processus, même s’ils ne produisent que très peu de diamants (le Cameroun en fait partie depuis l’an dernier seulement).

      Il se pourrait toutefois qu’il soit difficile politiquement de suspendre l’un ou l’autre de ces pays du Processus de Kimberley. Les deux États contribuent en effet à l’envoi de soldats de maintien de la paix en RCA. Par ailleurs, les trafiquants de diamants centrafricains pourraient simplement décider de passer par la République démocratique du Congo (RDC), un producteur de diamants suffisamment gros pour qu’un nouvel afflux de pierres en provenance de la RCA passe presque inaperçu dans les statistiques.

      Enough Project appelle le Processus de Kimberley à envoyer des missions d’experts à Anvers, à Dubaï et en Inde – les plaques tournantes mondiales du diamant – afin de contrôler les importations potentielles de diamants centrafricains illicites.

      L’appel de l’ICG en faveur d’une surveillance des principales mines diamantifères (et aurifères) du pays par les forces internationales constitue une autre approche visant à aider la RCA à tirer un certain revenu de ses ressources. Les collecteurs et les agents de l’État pourraient ainsi y retourner et, d’après M. Vircoulon, le Processus de Kimberley serait alors disposé à émettre des certificats pour la production issue de ces mines.

      L’ICG recommande également l’utilisation d’hélicoptères, et même de drones, par les forces américaines en RCA afin d’intercepter les braconniers d’éléphants et d’autres espèces protégées. (Des drones ont déjà été utilisés à cette fin en Afrique australe.)

      Les Nations Unies autoriseront-elles leurs soldats de maintien de la paix (qui seront bientôt envoyés en RCA au sein de la Minusca) à surveiller des mines ou d’autres ressources naturelles ?

      Le document décrivant le mandat de la MINUSCA ne mentionne pas explicitement ce rôle, mais la mission est autorisée à aider l’État à imposer son autorité. Selon l’ICG, le cas de la RCA offre l’occasion d’une réelle reconstruction de l’État (puisque celui-ci est très dépendant de l’argent des donateurs). Ces derniers doivent cependant placer leur propre personnel à la tête des ministères importants pour surveiller les fonctionnaires s’ils souhaitent que cette reconstruction soit efficace.

      L’examen des liens entre les ressources et le conflit en RCA réalisé par le Groupe d’experts est-il exhaustif ?

      Pas vraiment. Il n’est fait aucune mention du commerce de bétail comme moteur du conflit. L’an dernier, l’ICG a publié un rapport sur les liens entre la transhumance et les conflits en RCA, au Tchad et en RDC, et Human Rights Watch a également souligné cet aspect de la crise en RCA. Certains donateurs ont tenté une médiation entre le Tchad et la RCA sur la question de la transhumance de masse, un problème qui explique en partie la division « ethno-religieuse » qui règne en RCA.

      Le rapport du Groupe d’experts traite à peine de la question du pétrole. Enough Project recommande la nomination, par les États-Unis, d’un envoyé spécial pour servir de médiateur entre le Tchad et la RCA sur les questions transfrontalières, et notamment sur la possibilité que le forage pétrolier en RCA affecte la production au Tchad. La zone située à la frontière du Tchad et de la RCA sert depuis un certain temps déjà de refuge aux rebelles et aux bandits, mais le boom pétrolier dans le sud du Tchad a renforcé la menace qu’ils font peser sur N’Djamena. La stabilité future des deux pays dépend probablement largement de l’atteinte d’un accord sur les questions frontalières.

      Selon l’ICG, la crise en RCA est le résultat de plusieurs décennies de déclin économique et la stabilité risque d’être hors d’atteinte tant que la communauté internationale ne tentera pas de transformer le système de prédation qui prévaut actuellement en une économie productive. Le groupe de réflexion recommande l’établissement d’un plan de stabilisation accordant la priorité à la relance de l’agriculture et d’autres activités productives ainsi qu’à la sécurisation de revenus transparents pour l’État. Le plan de stabilisation ne devrait en outre pas se limiter au modèle habituel de protection des civils et d’organisation d’élections.

       

      BANGUI, 25 juillet 2014 (IRIN)

      Centrafrique: André Nzapayéké – En RCA, «le peuple veut la paix tout court»

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      Interview RFI

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/photo_115_0.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>André Nzapayéké, Premier Ministre Centrafricain
      André Nzapayéké, Premier Ministre Centrafricain

      L’accord sur la cessation des hostilités en République centrafricaine a été conclu le mercredi 23 juillet à Brazzaville. Un accord que certains accueillent déjà avec scepticisme. André Nzapayéké, Premier ministre de la transition en République centrafricaine, assure au contraire que cet accord est « accord est nécessairement viable ».

      RFI : Pensez-vous que l’accord conclu à Brazzaville soit viable ?

      André Nzapayéké : Cet accord est nécessairement viable parce que les personnes qui l’ont signé, ce sont les personnes les plus élevées dans les hiérarchies des différents groupes armés.

      Mais le fait que le porte-parole du bureau politique des Seleka dénonce cet accord au moment même où Mohamed Moussa Dhaffane le signe, cela ne vous inquiète-t-il pas ?

      Le porte-parole des Seleka n’est que le porte-parole. La personne habilitée réellement à signer à Brazzaville, chez les Seleka, c’est Dhaffane. Et Dhaffane est la troisième personnalité dans la hiérarchie actuelle des Seleka. S’il a accepté de signer, nécessairement toute la hiérarchie Seleka, et même la base, l’a autorisé à signer.

      Donc, pour vous, Mohamed Dhaffane engage l’ensemble du mouvement, et l’accord de Brazzaville ne risque pas d’être démenti sur le terrain…

      La question du terrain, ça c’est autre chose. Il y a aura toujours certaines personnes qui tenteront d’avoir un avis contraire et toujours des insatisfaits. Maintenant, il nous revient à nous tous qui avons apposé nos signatures de se serrer les coudes pour que l’on aille dans un même sens.

      Comment, après Brazzaville, comptez-vous reprendre la main ? Aujourd’hui, à Bangui, une partie de la classe politique a dit ses réticences à voir l’avenir du pays décider à l’étranger. Ils avaient même parlé d’« humiliation »…

      On donne l’impression que c’est Brazzaville qui a piloté les choses. Non, la partie centrafricaine, le gouvernement a mis en place une équipe qui a été la seule à avoir produit tous les documents qui ont été mis en place. C’est nous qui avons tout fait. Il y aura toujours des réticences de certaines personnes qui ne veulent pas de la paix, ou qui veulent la paix sous leurs conditions. Le peuple veut la paix tout court. Et j’ai été très déçu de voir certaines personnes qui aspirent à être des dirigeants de ce pays refuser littéralement de donner cette possibilité au peuple de retrouver la paix en refusant d’aller à Brazzaville.

      Brazzaville, par exemple, ne dit rien du désarmement des combattants. Or, on sait que cette question du Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) est essentielle. Que proposez-vous ?

      Nous, nous l’avons déjà trouvé en national. Le problème DDR est déjà là. La première phase commence déjà dans les jours qui viennent. Nous sommes en train de travailler avec les Nations unies sur les Seleka qui sont à Bangui, dont le cas est le plus urgent. Ils sont quasiment enfermés dans des camps. On leur a donné la priorité et nous allons petit à petit nous attaquer, dès que la cessation des hostilités sera effective sur le terrain, au cantonnement des différents combattants.

      Le cantonnement, c’est une chose. Mais pour le désarmement, qu’est-ce qui sera proposé, par exemple, à ceux qui acceptent de déposer les armes ?

      Nous éviterons, dans la mesure du possible, de jouer le jeu du désarmement classique : argent contre armes. Parce que là, cela risque d’être extrêmement dangereux. Les stocks d’armes en République démocratique du Congo, ici, au Nord, vont se retrouver sur le territoire centrafricain pour gagner de l’argent. Nous allons donc, dans la mesure du possible, mettre en place avec les familles beaucoup plus de programmes de développement et de réinsertion socio-professionnelle des personnes qui vont être désarmées, pour leur donner un avenir sûr. On va essayer aussi de relancer le secteur minier en utilisant ces personnes.

      Qui financera cette réinsertion et quelle est l’échéance que vous vous fixez ?

      D’ici septembre, nous allons faire une grande conférence des bailleurs de fonds pour présenter déjà un programme de développement économique. L’idée de lancer un plan Marshall doit être relancée avec l’accord qui vient d’être signé à Brazzaville, sur la cessation des hostilités. Nous ferons tout pour que ça dure, pour que les forces onusiennes qui vont arriver à partir du 15 septembre nous aident à jeter les bases de la reconstruction du pays. Nous sommes sur le bon chemin.

      Votre priorité, quand vous êtes arrivé à ce poste, c’était l’arrêt des exactions. On a vu début juillet à Bambari que les violences se poursuivent. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné d’après vous ?

      Je ne peux pas dire que quelque chose n’a pas fonctionné. On ne peut pas s’attendre à ce que, dans les conditions dans lesquelles nous avons retrouvé ce pays en janvier, tout soit comme un robinet qu’on ferme.

      Le moyen de garantir le retour à la sécurité ne serait-il pas d’accélérer aussi le dialogue politique, un dialogue national inclusif ?

      C’est ce que nous sommes en train de faire maintenant. Ce qui s’est passé à Brazzaville, c’est la première grande étape. Maintenant, nous allons formaliser les choses. Nous allons déjà penser à élargir le gouvernement pour pouvoir y inclure la plupart de la classe politique et aussi les groupes armés, bien sûr. Parce que c’est quand même un pas de géant et une véritable concession que certains ont fait à Brazzaville. Donc, en contrepartie, il faut aussi quelque chose. Il faut les associer.

      C’est-à-dire qu’il y aura des postes pour la Seleka dans le prochain gouvernement ?

      En tout cas, pour ceux qui ont participé à Brazzaville, il y aura nécessairement une place dans la gestion de la transition.

      Ce remaniement, qui était annoncé comme imminent début mai par la présidente Catherine Samba-Panza, est donc toujours d’actualité ? Il est pour bientôt ?

      Ce remaniement, après Brazzaville, sera pour très bientôt. Je ne peux pas vous dire exactement quand. Dans les prochains jours, vous aurez des nouvelles.

      Vous avez l’assurance que c’est vous qui conduirez à son terme la transition ?

      Il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas moi. Personne ne m’a dit que ce ne serait pas moi. J’étais venu pour aider la présidente dans cette activité de la transition. Nous essayons de faire de notre mieux. Les choses avancent dans le bon sens. Mais il n’y a que madame la présidente qui décide de tout cela. Entre elle et moi, vraiment il n’y a pas l’ombre de quoi que ce soit.

      Le couple exécutif fonctionne bien ?

      Le couple exécutif fonctionne à merveille !

      L’Union africaine se réjouit de la signature d’un Accord de cessation des hostilités en République centrafricaine

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      L’UA exhorte les acteurs centrafricains à poursuivre les efforts engagés en vue d’une sortie durable de crise dans leur pays

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      Drapeau Union africaine

      La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, se félicite de la signature, hier, à Brazzaville, par les parties centrafricaines, d’un Accord de cessation des hostilités, et ce dans le cadre du Forum pour la réconciliation nationale en République centrafricaine (RCA), qui a eu lieu du 21 au 23 juillet 2014. Elle souligne que cet Accord constitue une avancée significative dans la recherche d’une solution durable à la crise que connait la RCA.

      La Présidente de la Commission exhorte les parties à mettre scrupuleusement en œuvre les engagements pris au terme de l’Accord de cessation des hostilités, ainsi qu’à redoubler d’efforts pour mener à bien le processus de paix et de réconciliation en RCA. À cet égard, elle note avec satisfaction leur engagement à poursuivre, à Bangui, le dialogue sur les aspects relatifs au programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, ainsi que le processus politique inclusif, à travers l’organisation de consultations populaires au niveau des différentes préfectures du pays et la tenue du Forum de réconciliation nationale et de reconstruction.

      La Présidente de la Commission réitère la profonde appréciation de l’UA au Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) dans la crise centrafricaine, pour son engagement personnel et les sacrifices consentis par son pays en vue du bon déroulement du Forum. Elle renouvelle également ses remerciements aux autres dirigeants de la région, notamment le Président Idriss Déby Itno, Président en exercice de la CEEAC, pour leur contribution aux efforts actuels en RCA. La Présidente de la Commission exprime en outre la gratitude de l’UA aux partenaires internationaux, tant multilatéraux que bilatéraux, pour leur soutien continu. Elle salue le travail accompli, dans le cadre de la Médiation internationale, par les Vice-Médiateurs représentant l’UA et les Nations unies, ainsi que par le Secrétaire général de la CEEAC en qualité de Rapporteur.

      La Présidente de la Commission réaffirme la détermination de l’UA à continuer à accompagner le processus en cours, tant à travers sa participation à la Médiation internationale qu’à travers la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

       Par: APO

      SOURCE – African Union Commission (AUC)

      Ethiopie, 25 juillet 2014