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France: les violences sur le continent dans la presse française

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                            Sécurité – Les violences inter-communautaires qui ont repris cette semaine après une certaine accalmie en Centrafrique et les attaques des islamistes shebab du palais présidentiel à Mogadiscio ont été traités par les quotidiens français de cette semaine.

« Regain de violences inter-communautaires en Centrafrique », titre ‘Le Monde’ qui signale qu’au moins 20 civils ont été tués au cours d’une attaque lundi soir contre un camp de déplacés à Bambari, dans le centre du pays, plus précisément dans le site des déplacés de la cathédrale catholique Saint-Joseph de Bambari.

L’attaque a été perpétrée « par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka », a expliqué un membre de la force africaine (Misca) cité par ‘Le Monde’, le grand quotidien du soir.

Mais l’ex-rébellion estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents sur ce site de déplacés, comme ils le sont sur d’autres sites. « C’est pour cela que nous avons lancé une attaque. Il y a toujours des provocations et des attaques des anti-balaka depuis leur attaque contre des Peuls qui a fait 17 morts (le 23 juin, près de Bambari). Nous ne faisons que défendre les populations », s’est justifié Ahmad Nejad, porte-parole de l’état-major de l’ex-rébellion, cité par ‘Le Monde’.

« L’Est centrafricain toujours en proie aux affrontements », écrit sur sa machette ‘Le Figaro’ qui indique qu’au moment de l’attaque des ex-Séléka, les militaires français de l’opération «Sangaris», déployés en ville, se sont interposés et ont été contraints d’ouvrir le feu, tuant cinq agresseurs.

« Tandis que Bangui bénéficie désormais d’une stabilité précaire, c’est désormais dans l’Est du pays que résident les principaux foyers de tension, dont Bambari est un des épicentres, où les affrontements entre communautés s’y succèdent depuis, causant environ 70 tués en deux semaines », écrit ‘Le Figaro’, journal proche de la Droite française.

Un «dialogue inclusif», théoriquement entre toutes les parties, doit s’ouvrir le 21 juillet à Brazzaville, signale ‘Le Figaro’, ajoutant toutefois que « espérée de longue date, soutenue par la présidente Catherine Samba-Panza, cette perspective ne suscite qu’un optimisme très modéré ».

Nettement plus tangible, estime le journal, est l’arrivée de la mission des Nations unies, la Minusca, qui doit prendre le relais de «Sangaris», le 15 septembre, attendue avec impatience côté français. Elle comptera 10.000 soldats. «Mais nous ne partirons que lorsque la Minusca sera opérationnelle. C’est un relais progressif», indique-t-on dans l’entourage du ministre français de la Défense.

« Centrafrique: un nouveau massacre modifie l’itinéraire de Jean-Yves Le Drian », titre ‘L’Humanité’, quotidien proche du Parti communiste, qui ajoute que c’est alors que le ministre français de la Défense est en déplacement en Centrafrique, que ce massacre a eu lieu.

Le journal indique que Jean-Yves Le Drian, qui s’entretenait avec la présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, déclarait qu’«?il n’y a pas d’avenir pour la Centrafrique s’il n’y a pas de cessez-le-feu?».

« Cette nouvelle attaque meurtrière a contraint le ministre de la Défense à ne pas se rendre, hier, à Bambari, comme il était prévu au départ. Rare ville à avoir échappé aux violences des dernières semaines, Bambari est devenue dangereuse depuis que les ex-rebelles de la Séléka ont décidé d’en faire leur nouvel état-major », relate ‘L’Humanité’.

« Les Chabab attaquent le palais présidentiel en Somalie », titre ‘Le Monde’ qui précise que les Chabab, ce groupe d’islamistes somaliens affiliés à Al-Qaida, après une vaste opération lancée par ses combattants,  avait déclaré « contrôler »  le palais présidentiel dans la capitale, Mogadiscio, mardi 8 juillet. Mais les autorités somaliennes ont affirmé, en début de soirée, que la situation était finalement « sous contrôle ».

Le journal écrit que le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, ne se trouvait pas au palais présidentiel quand les islamistes ont attaqué le complexe fortifié et, selon des sources sécuritaires, le chef de l’Etat est sain et sauf dans une base de la mission de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom (acronyme de l’anglais African Union Mission in Somalia).

« Somalie: assaut des islamistes shebab contre le palais présidentiel », titre ‘Le Parisien’ qui ajoute que selon les témoins, il y avait d’intenses échanges de tirs et d’autres fortes détonations. «Les balles volent depuis le palais. Il y a des coups de feu, il y a aussi des explosions, on dirait qu’ils utilisent des grenades», a déclaré un témoin habitant dans le voisinage.

« Le palais présidentiel avait subi en février un assaut du même genre, perpétré par les shebab qui ont également attaqué le Parlement, en mai. Expulsés de la capitale en 2011 par la force africaine- Amisom qui compte 22.000 hommes aujourd’hui- puis de la quasi-totalité de leurs bastions du Sud et du Centre de la Somalie, les shebab contrôlent toujours de larges zones rurales. Ils privilégient désormais les actions de guérilla et les attentats, visant notamment la capitale et les institutions de la Somalie, plongée dans la guerre civile en 1991 », explique ‘Le Parisien’.

« Somalie: attaque armée du palais présidentiel », titre ‘Le Figaro’ qui indique que des hommes lourdement armés ont lancé ce soir une attaque contre le palais présidentiel somalien à Mogadiscio, visé par un attentat à la bombe et des coups de feu.

‘Nos combattants sont à l’intérieur du soi-disant palais présidentiel. Nous contrôlons le Quartier général du régime apostat’, a déclaré le porte-parole militaire des shebab, Abdulaziz Abu Musab.

 

PANA

Centrafrique : pourquoi les musulmans doivent revenir à Bangui

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En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale.

À mesure que la Centrafrique s’enfonce dans la crise, la France s’y enlise. Pourtant, il faut créditer le gouvernement français d’un triple acte de courage : d’abord, Paris est intervenu, seul, pour faire cesser le règne brutal et chaotique de la Seleka, “l’alliance” entre Centrafricains et mercenaires de pays voisins dont le dénominateur commun, par défaut, est leur foi musulmane ; ensuite, la France a reconnu que son intervention a été exploitée par les milices chrétiennes “Anti-Balaka” pour passer de la résistance à l’épuration anti-islamique ; enfin, quoique désormais pris à partie par tout le monde, Paris continue de porter la Centrafrique à bout de bras en attendant que les Nations unies prennent le relais, à la mi-septembre, grâce au déploiement de 10.000 casques bleus.

Hélas, le temps ainsi gagné n’est pas un allié de la paix. Au contraire, la République centrafricaine se déchire chaque jour davantage. Le sud et l’ouest de la rca, soit les deux tiers les plus peuplés du pays, sont devenus une terre chrétienne d’exclusion ; l’autre tiers, le nord-est, est de facto sous la coupe de la Seleka. Celle-ci est tentée par la sécession, prétendument avec l’appui en sous-main du Tchad. C’est la grande méprise dans la situation actuelle : décrié comme le marionnettiste de la Seleka et soupçonné d’œuvrer à l’éclatement de la Centrafrique, le Tchad n’est plus impliqué autant qu’il le faudrait dans la recherche d’une solution en Centrafrique.

Le dilemme est entier : hier, rien n’a été possible avec le Tchad, à tel point que N’Djamena a retiré à la fin avril son contingent de la force de paix régionale en RCA pour protester contre sa mise en cause comme acteur “pro-musulman” accusé de crimes de guerre contre des civils ; or, aujourd’hui, rien n’est possible sans le Tchad, tant ce pays voisin est imbriqué – politiquement, économiquement, militairement et par l’émigration – en Centrafrique. Alors, faut-il se résigner à l’idée que l’armée tchadienne serait un bon allié de la France au Mali et un mauvais allié en Centrafrique ?

S’il n’y avait pas l’opération française Sangaris, et si le président tchadien Idriss Déby n’avait pas menacé la Seleka de dures représailles, le drapeau bleu à six étoiles de la République centrafricaine du Nord flotterait déjà sur N’Délé, chef-lieu de la RCA septentrionale. L’expérience désastreuse de la partition du Soudan depuis 2011 devrait suffire à dissuader la communauté internationale d’auréoler de souveraineté une autre soi-disant “réalité sur le terrain”.

En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale. D’autre part, l’épuration du sud n’est pas irréversible. S’il reste à présent moins de 5.000 musulmans à Bangui, alors qu’ils étaient plus de 130.000 au début de l’année, c’est que la France et le reste du monde ont accepté l’action des boutefeux comme un fait accompli. Ils se sont résignés à l’idée que la séparation des chrétiens et musulmans était “naturelle” et que le pouvoir au Tchad, lui-même “nordiste et musulman”, était fatalement l’allié organique de la Seleka.

Rien n’est plus faux à condition de mener, enfin, une politique de la paix en Centrafrique. Celle-ci commencerait par prendre le chef de l’Etat tchadien au mot quand il affirme être aussi anti-Seleka qu’il est hostile aux “anti-balaka”. Politiquement, cela tombe sous le sens dans la mesure où des opposants au régime d’Idriss Déby combattent au sein de la Seleka – N’Djamena n’a donc aucun intérêt à leur offrir un Etat et créer ainsi un précédent pour la sécession des chrétiens dans le sud du Tchad, qui abrite les deux richesses du pays, le pétrole et le coton.

Par conséquent, il faudrait bâtir un pont d’or au président tchadien, détenteur des clés du pouvoir à Bangui, pour qu’il renvoie un contingent en Centrafrique, sous le commandement de l’ONU.

Parallèlement, il faudrait se rendre à la double évidence que des élections en février prochain ne sont pas un objectif réaliste en Centrafrique, et que la transition devra durer bien au-delà avant que l’on ne puisse organiser un scrutin dans un pays polarisé à l’extrême. Aussi le pouvoir transitoire devra-t-il être politisé et non pas “ONGisé”, comme c’est actuellement le cas. En clair, il faudra faire entrer au gouvernement les poids lourds de la scène nationale, quitte à leur offrir la possibilité d’être candidats aux futures élections. On ne sort pas d’une guerre civile avec des technocrates, encore moins dans un “Etat fantôme” sans administration, armée, police et justice.

Cependant, ces efforts demeureraient vains si un grand cap n’était pas franchi. Tant pour la France, aujourd’hui, que pour l’ONU, demain, l’ultime défi est de prendre la Centrafrique pour ce qu’elle reste, malgré tout, aux yeux de la majorité de sa population, à savoir un Etat multiconfessionnel, divers et tolérant – aux antipodes de l’extrémisme religieux des prébendiers de tous bords. Les quelque 15 pour cent de musulmans centrafricains font donc partie intégrante de la Nation. Ils ne sont ni des “étrangers” à la loyauté douteuse, encore moins des « envahisseurs », et pas non plus des citoyens de seconde zone que l’on pourrait reléguer dans un coin de la patrie, en l’occurrence dans le “Far Nord-Est” du pays.

D’où la nécessité, urgente et absolue, de rapatrier les dizaines de milliers de musulmans qui ont été chassés de Bangui. Aujourd’hui, le PK5, leur quartier historique, est un ghetto. Demain, sécurisé, il redeviendra le poumon économique autant que – j’assume l’expression – la cellule souche d’un pays réconcilié avec lui-même. Enfin, il faudra traduire cette volonté d’un nouveau départ sur le plan politique. Et si le premier ministre de la nouvelle transition, longue, était un musulman aux pouvoirs élargis ?

 

 

 

 

Jean-Yves Ollivier avec Atlantico

L’intervention française en Centrafrique: éducation à la defense (Vidéo incluse )

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  • 1959 – Barthélémy BOGANDA (1910-1959), père de l’indépendance centrafricaine et premier chef d’État centrafricain, meurt prématurément dans un accident d’avion. Lui succède son cousin David DACKO (1930-2003).
  • 1965 – Le neveu de BOGANDA, Jean-Bedel BOKASSA (1921-1996) renverse DACKO.
  • 1979 – Renversement de BOKASSA. Celui-ci, qui s’est auto-proclamé empereur en 1977, est dans un premier temps soutenu par la France. Mais celle-ci s’en détache progressivement, surtout après la répression sanglante des manifestations lycéennes en janvier ; une répression menée par le Général François BOZIZÉ (1946-). L’Armée française participe directement au renversement de BOKASSA : c’est l’opération Centrafrique-Bangui dite CABAN en septembre 1979. Conduite par des éléments du renseignement français, l’opération CABAN est immédiatement suivie d’une deuxième opération plus importante : l’opération Barracuda. Pour la France, qui réinstalle au pouvoir David DACKO, il s’agit à la fois de veiller à la stabilité intérieure de l’État centrafricain, de protéger la communauté française (3500 personnes), de dissuader toute tentative d’intervention libyenne et tchadienne par le nord.
  • 1981 – Ayant rétabli la République, DACKO, qui craint cependant une tentative de coup d’État, démissionne. Il est remplacé par le Général André KOLINGBA (1936-2010), qui instaure une dictature. Cette dernière évolue cependant vers une certaine libéralisation (multipartisme et organisation d’élections).
  • 1993 – Vainqueur à l’élection présidentielle d’août 1993, Ange-Félix PATASSÉ (1937-2011) prend le pouvoir. Sa présidence est marquée par une grande instabilité intérieure (mutineries et tentatives de putsch), et une hostilité populaire croissante. Cette situation finit par détacher la France d’un régime perçu comme non viable.
  • 2003 – De plus en plus coupé de son armée, et sous protection libyenne, PATASSÉ est finalement renversé par François BOZIZÉ. Ce dernier ne parvient, cependant pas, à consolider son pouvoir ni à normaliser la politique intérieure centrafricaine. La présidence de BOZIZÉ correspond à une situation de guerre civile plus ou moins larvée, qui va en s’accroissant.
  • 2012 – La contestation des élections présidentielle et législatives de 2011 about à la formation d’une coalition anti-BOZIZÉ : c’est la Séléka. Agrégat de plusieurs partis et mouvements d’opposition, la Séléka se double d’une opposition musulmane majoritaire dans ses rangs.
  • 2013 – La Séléka, devenue une véritable rébellion armée, investit plusieurs villes dont Bangui qui tombe en mars. Michel Djotodia (1949-), chef de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), l’une des composantes de la Séléka, chasse BOZIZÉ et s’auto-proclame président. DJOTODIA dissout la Séléka, mais celle-ci mute en milices incontrôlables, dont les “seigneurs de guerre” échappent au contrôle de DJOTODIA. Les exactions et la terreur que les ex-Séléka (à forte coloration musulmane) font subir à la population, mettent le pays au bord d’une guerre civile et confessionnelle. Ce contexte qualifié de “pré-génocidaire” par les États-unis et l’ONU, aboutit au vote de la résolution onusienne 2127, qui permet le déploiement d’une Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) avec l’appui des troupes françaises. C’est le début de l’opération Sangaris.
Carte RCA
Carte RCA

 

Présentation géographique de la Centrafrique

Pays d’Afrique centrale, plus grand que la France avec 623 000 km2 pour 5 000 000 d’habitants, la République centrafricaine (RCA) ou Centrafrique reste un pays enclavé sans ouverture maritime. Située plus au sud que le Mali, et moins étendu en latitude que celui-ci, on y trouve un climat équatorial qui se tropicalise au fur et à mesure que l’on va vers le nord. Le sud est le domaine de la forêt équatoriale, quant à l’extrême nord il atteint déjà les marges sahéliennes. Entre nous trouvons la steppe et la savane. Milieux de transition, ces dernières couvrent la plus grande partie d’un espace, où le rapport entre la superficie du territoire et le nombre d’habitants explique un peuplement disparate. Les hommes sont rares en Centrafrique.

Différence majeure avec le Mali, la population centrafricaine est à majorité chrétienne (80%, catholiques et protestants confondus). La minorité, elle, est animiste et musulmane. Ce peuplement multi-ethnique se concentre dans les villes dont Bangui, la capitale située sur la rive droite du fleuve Oubangui. Bangui dépasse aujourd’hui le seuil du million d’habitants. La géographie de ses quartiers, où l’on trouve une importante communauté tchadienne, reflètent nettement ces lignes de fracture ethniques et confessionnelles.

L’histoire récente

Colonie relevant de l’Afrique Équatoriale Française (AEF), le territoire de l’Oubangui-Chari devient la Centrafrique moderne le 13 août 1960. Le nouvel État a gardé le français comme l’une de ses deux langues officielles avec le sango. Le sous-sol centrafricain est riche (diamant, cuivre, or, uranium, fer et même pétrole au nord), et intéresse notamment la firme française AREVA. Le pays ne parvient cependant pas à exploiter ses richesses, et demeure un PMA avec une économie majoritairement agricole, et un réseau de transport particulièrement dégradé. C’est à Bangui que l’on trouve le seul aéroport d’importance (aéroport de Bangui M’Poko) ; une infrastructure stratégique que la force Sangaris s’est empressée de sécuriser dès les premières heures de son intervention.

C’est cependant la situation géopolitique post-indépendance qui a le plus entravé le développement économique de la République centrafricaine. De 1960 à aujourd’hui, l’histoire du pays se confond avec une succession de coups d’État oscillant entre velléités démocratiques et régimes autoritaires (cf. chronologie supra). Il en résulte un État particulièrement affaibli, incompétent, corrompu et, in fine, incapable de conduire les réformes politiques et économiques indispensables. Cette faiblesse originelle a exposé la Centrafrique, dont le territoire n’a jamais été maîtrisé, à la poussée expansionniste de la Libye du Colonel Mouammar KADHAFI (1942-2011) via le Tchad. Cet expansionnisme correspond aussi à des lignes de pénétration beaucoup plus anciennes, qui remontent au commerce d’esclaves antérieur à la colonisation française. Le contexte géopolitique de la Centrafrique s’inscrit, donc, dans une dimension régionale conflictuelle, dès son indépendance et alors que la Guerre froide agite les relations internationales.

L’action post-coloniale de la France

Nonobstant la décolonisation, la France ne quitte pas l’Afrique centrale où elle continue de maintenir des forces prépositionnées en RCA mais également dans les pays voisins. Elle dispose ainsi d’une connaissance approfondie des États de la région. Dès 1960, des accords militaires importants sont noués avec la RCA. L’objectif est de former les Forces Armées Centrafricaine (FACA), et de veiller également à l’intégrité du nouvel État. La stratégie vaut également pour le Tchad situé au nord et, au-delà, le Niger. Ces accords bilatéraux qui permettent une présence militaire effective, expliquent des tensions qui ont pu être vives avec l’État libyen (1).

De fait, la France intervient encore régulièrement dans ces pays, cinquante ans après la décolonisation. En RCA, la porosité des frontières favorise les flux et les trafics les plus néfastes. La forêt équatoriale offre un refuge aux groupes armés de tous genres au sud (2), alors qu’au nord ce sont des rébellions armées, hostiles à Bangui, qui se structurent depuis le début des années 2000, notamment dans la région dite des “trois frontières” (Tchad, Soudan et RCA). À ces “zones grises” qui échappent à tout contrôle de l’État, il faut ajouter la proximité de trois grandes zones de conflits, dont les effets sont transfrontaliers : l’Ituri au sud-est en République démocratique du Congo, le Darfour au nord-est au Soudan, et le bassin pétrolier de Doba au nord-ouest au Tchad. La faiblesse structurelles des FACA en ajoute à ces menaces centrifuges. À la fin des années 1990, les opérations Furet puis Almandin protègent les ressortissants français et étrangers d’une mutinerie de celles-ci. Il faut par la même occasion sécuriser les institutions, divers centres et infrastructures névralgiques. Plus récemment, avec le renversement de PATASSÉ et l’accession de François BOZIZÉ au pouvoir, l’opération Boali est déclenchée (mars 2003) pour soutenir les FACA et la FOMUC (3) alors que la situation dans le nord du pays ne cesse de se dégrader.

C’est donc à une situation particulièrement difficile que la France est confrontée en cette fin d’année 2013. Au bord de la guerre civile avec une menace de partition du nord musulman, la RCA, privée, d’un État reconnu et capable, pourrait déclencher une conflagration régionale dont l’un des effets redoutés serait de sanctuariser des mouvements djihadistes en provenance du Nigeria, du Soudan ou d’ailleurs. Le tout avec un risque réel de génocide ethnique et religieux (cf. “La Séléka et ses composantes politiques” infra). C’est qu’entre-temps, la situation s’est encore aggravée.

L’opération Sangaris

Les événements commencent à s’accélérer à partir d’octobre 2006, date d’une première grande offensive rebelle nordiste en direction du sud du pays. Une deuxième offensive a lieu en mars 2007, à laquelle succède une troisième en décembre 2012 et une quatrième en mars 2013. En dépit de tentatives de médiation (accords de Libreville en janvier 2013), cette dernière offensive sera fatale au gouvernement BOZIZÉ qui se réfugie au Cameroun voisin. À chaque fois, les forces françaises soutiennent l’action des FACA par le renseignement, l’appui logistique, et l’appui-feu. Dans le cadre du dispositif Boali, les soldats français ont ainsi été amenés, à plusieurs reprises, à affronter les rebelles.

Lorsque, à la tête des milices de la Séléka, Michel DJOTODIA prend Bangui en mars 2013, la France qui jusqu’à présent agissait sans mandat onusien – mais dans un cadre bilatéral -, allège son dispositif, ainsi que la Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (MICOPAX) qui, entre-temps, avait succédé à la la FOMUC. La MICOPAX dont le contingent sud-africain avait été durement étrillé le 27 mars (13 morts et près d’une trentaine de blessés) au cours d’un combat avec la Séléka. Ces événements montrent, par ailleurs, que les armées africaines (FACA incluses) n’ont jamais vraiment été opérationnelles ni efficaces, à l’exception notable du contingent tchadien. La “montée en puissance” des armées africaines a plus été décrite sur le papier qu’elle ne s’est réalisée dans les faits.

La situation ne s’améliore pas dans les mois qui suivent la victoire de DJOTODIA, et c’est l’anarchie et la terreur qui s’abattent sur le pays. Dissoute, la Séléka n’en poursuit pas moins ses nombreuses exactions s’aliénant les populations. La coloration musulmane des milices de l’ex-Séléka, ainsi que la présence de nombreux combattants soudanais et tchadiens dans leurs rangs, achèvent de donner un tour religieux à un conflit qui, jusqu’à présent, posait surtout la question de la légitimité du pouvoir en place. Devant la terreur des ex-Séléka, des milices anti-balaka (littéralement “anti-machettes”) se sont constituées pour affronter les ex-Séléka. Peu aguerris, mal équipés, mais rassemblant en nombre et rejoints par des combattants des ex-FACA, les anti-balaka lancent une contre-terreur dans les campagnes où leurs cibles sont essentiellement musulmanes. Le 5 décembre 2013, ils attaquent Bangui mais sont repoussés par les ex-Séléka. En représailles, ces derniers se livrent à des tueries (entre 600 et 1000 morts). Les affrontements inter-religieux entre Chrétiens et Musulmans laissent, désormais, planer un véritable risque génocidaire.

Ces faits se produisent au moment même où l’ONU adopte la résolution 2127, qui autorise le déploiement d’une Mission de Soutien à la Centrafrique sous Conduite Africaine (MISCA). La MISCA vient s’intégrer dans la FOMUC où elle remplace la MICOPAX, mais là encore la faiblesse structurelle des contingents africains vouent toute action à l’échec s’il n’y a un soutien occidental, plus particulièrement français. D’emblée, la résolution 2127 autorise le soutien militaire français à la MISCA. Ce soutien se déploie dès le vote obtenu. À partir du 5 décembre, et devant les massacres perpétrés par les ex-Séléka à Bangui, 1600 soldats français sont projetés en Centrafrique. C’est le début de l’opération Sangaris, où la France se trouve en situation d’interposition, plus proche de ce qu’elle a connu au Kosovo (désarmement, maintien de l’ordre, séparation des communautés), que des combats menés en Afghanistan et au Mali où les adversaires étaient nettement désignés.

(1) En septembre 1987, la Libye bombarde des troupes françaises à Abéché (Tchad), mais ces dernières abattent un Tupolev 22.
(2) Une partie de la guérilla ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph KONY s’est ainsi réfugiée en RCA, où elle commet de nombreuses exactions à l’encontre des popualtions locales.
(3) La Force Multinationale en Centrafrique (FOMUC) – on trouve aussi FOMAC pour Force Multinationale de l’Afrique Centrale – succède à la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine (MINURCA) dont le mandat n’a duré que deux ans (1998-2000). Initiative africaine et régionale, émanation de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), la FOMUC – qui compte moins de 400 militaires – a pour mission de protéger le pouvoir central, de soutenir l’action des FACA, notamment sur la frontière septentrionale avec le Tchad. Organisée dans un premier temps au bénéfice du Président PATASSÉ, elle poursuit sa mission avec son successeur.

La Séléka et ses composantes politiques

La Séléka (mot sango signifiant “coalition”) désigne le rassemblement d’un ensemble de tribus du nord de la Centrafrique, mais aussi situées au nord de l’actuel État centrafricain. Agrégat ethno-religieux pouvant regrouper des tribus antagonistes (Gula et Runga par exemple), la Séléka n’a pas de véritable programme au sens politique du terme. Elle se présente même comme une coalition de rébellion aux intérêtsdivergenst et conflictuels. Le renversement du Président François BOZIZÉ est son seul ciment. Née à l’été 2012 de la greffe de plusieurs forces politiques (cf. infra), la Séléka développe une offensive rapide et victorieuse en direction de Bangui en mars 2013. Le spécialiste de l’Afrique, Bernard LUGAN, inscrit ces agressions venues du Nord dans une tradition plus lointaine de razzias sahélo-soudanienne antérieures à l’histoire coloniale.

Après la victoire de Michel DJOTODIA, et nonobstant leur dissolution, les milices de la Séléka (dont les combattants sont en grande majorité musulmans) poursuivent leurs exactions sur la population chrétienne. Composé de brigands et de “coupeurs de route”, de Soudanais et de Tchadiens incontrôlables, ce qui est désormais devenu un phénomène de bandes armées et de seigneurs de guerre, met la Centrafrique dans une situation d’anarchie et de quasi guerre civile, ce qui déclenche l’intervention militaire française Sangaris.

  1. La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Noureddine ADAM (ethnie Runga).
  2. L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Michel DJOTODIA (ethnie Gula).
  3. Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye MISKINE (ethnie N’Gama).
  4. La Convention Patriotique pour le Salut du Kodro (CPSK) de Mohamed-Moussa DHAFFANE (ethnie Gula).
  5. L’Alliance pour la Renaissance et la Refondation (A2R), qui reste un mouvement assez mal connu.

 

Logo Sangaris

SOLDATS FRANCAIS TOMBÉS EN CENTRAFRIQUE (2013-)

  1. Soldat de 1ère classe Antoine LE QUINIO, 22 ans, 8e RPIMa (Castres), tombé à Bangui le lundi 9 décembre 2013 – Combat.
  2. Soldat de 1ère classe Nicolas VOKAER, 23 ans, 8e RPIMa (Castres), tombé à Bangui le lundi 9 décembre 2013 – Combat.
  3. Caporal Damien DOLET, 26 ans, RICM (Poitiers), tombé à Bouar le dimanche 23 février 2014 – Accident.

Drapeau français

Par : Nghia NGUYEN (ENS-WEB)

Forum de Brazzaville: du plomb dans l’aile?

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              Sassou n’a pas de chance : alors que les centrafricains s’étaient déplacés de bonne grâce à Libreville, Ndjaména et à Malabo pour régler les problèmes de leur pays, voilà que le forum de Brazzaville prévu le 21 juillet prochain est menacé de boycott.

« Les leaders politiques et religieux trouvent inopportun le déplacement de Brazzaville pour résoudre le problème centrafricain.

Ils prient, Son Excellence Dénis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo,  Médiateur dans la crise centrafricaine d’organiser une concertation inclusive sur le sol centrafricain, entre Centrafricains à la base, pour une résolution durable de cette crise ».

Voilà ce qu’écrivent, dans une déclaration commune les représentants d’une cinquantaine de partis politiques et des trois principaux groupes religieux de Centrafrique qui menacent de boycotter les négociations de paix en Centrafrique.

Ces négociations doivent débuter le 21 juillet à Brazzaville, sous l’égide du médiateur Denis Sassou-Nguesso.

Une façon pour les frondeurs d’indiquer que l’avenir de leur pays doit être discuté à domicile, en non au Congo.

Pour l’heure, les partisans du boycott ont rencontré ce weekend, les acteurs de la transition puis se sont réunis en interne. On attend une décision ces prochains jours même si, mauvaise nouvelle pour Brazzaville, l’ex-rébellion centrafricaine vient de porter à sa tête l’ex-président en exil Michel Djotodia et Noureddine Adam comme numéro 2…

Nul doute que pour éviter le camouflet certains au Congo penseront qu’il suffirait d’arroser les leaders politiques et religieux centrafricains de billets de banque, lesquels coulent aujourd’hui en torrents entiers dans le pays. Dommage que la corruption ne soit pas dans les mœurs de M. Sassou et compagnie…

MwindaPress

ALERTE INFO: échange de tirs vers PK11-PK12 à Bangui

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Corbeau News 13-07-2014 bangui

Depuis quelques heures, les habitants des quartiers PK11 et PK12 de Bangui sont sous les échanges de tirs dont ils ignorent l’origine. La circulation dans le secteur est coupée et les véhicules s’arrêtent au niveau de Gobongo.

Joints par téléphone les habitants de ce secteur, plusieurs versions divergent. Certains parlent de la mutinerie des Ex-sélékas basés au Camp RDOT et d’autres parlent de l’arrestation des Anti-Balakas qui a poussé ces derniers à barricader la route.

Pour leur, aucune déclaration du coté de l’autorité publique. Nous reviendrons plus longuement sur cette situation dans nos prochaines éditions.

 

Gisèle MOLOMA

Centrafrique: Mapou Yanga-Mbiwa – L’Olympique Lyonnais discute avec le Franco-Centrafricain

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Il y a quelques jours de cela, des rumeurs envoyaient Mapou Yanga-Mbiwa en Ligue 1. Poussé vers la sortie par les Magpies, l’international français avait été initialement proposé à Marseille, Lille et Bordeaux… Mais c’est à l’Olympique lyonnais que le défenseur franco-centrafricain polyvalent, 25 ans, sous contrat jusque juin 2018, pourrait poser ses valises.

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Mapou Yanga-Mbiwa à Newcastle

Selon Eurosport, des contacts ont été noués avec Lyon, et le premier retour serait très positif. L’OL souhaiterait faire venir un joueur encore jeune mais déjà très expérimenté, tandis que Mapou Yanga-Mbiwa ne serait pas contre un retour en France. Une tâche qui s’annonce ardue pour le joueur et le club du Rhône puisque Newcastle ne compte pas lâcher son défenseur pour moins de 8 millions d’euros. Voilà qui pourrait refroidir les ardeurs lyonnaises à moins qu’un échange ne soit à l’ordre du jour.

Transféré de Montpellier à Newcastle en janvier 2013 pour 8 millions d’euros, l’ancien défenseur et capitaine de Monptellier a été très peu utilisé depuis son arrivée, il y a deux saisons chez les Magpies. Mapou Yanga-Mbiwa ne sait jamais réellement imposer dans le nord de l’Angleterre malgré ses 17 titularisations. Le défenseur international français s’est complètement planté à Newcastle, où il a été victime des choix de l’entraineur en défense centrale, et a même fait quelques apparitions au poste de latéral gauche. Mapou Yanga-Mbiwa cherche à relancer sa carrière pour espérer réintégrer l’équipe de France.

 

 

 

africatopsports

Un fonds multi bailleurs à destination de la Centrafrique va voir le jour le 15 juillet.

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À l’instigation de la France et sous l’égide de la Commission européenne, un fonds multibailleurs à destination de la Centrafrique va voir le jour le 15 juillet. Objectif : aider Bangui à financer des projets ambitieux.

Annick Girardin, le 9 juillet à Paris. © Vincent Fournier/J.A.
Annick Girardin, le 9 juillet à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

De retour de New York où elle était allée assister à un forum politique sur le développement durable, Annick Girardin, la secrétaire d’État française au Développement et à la Francophonie, a reçu Jeune Afrique dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, à Paris, pour évoquer la création de Bêkou (« espoir », en sango), un fonds multibailleurs pour la Centrafrique, qui sera lancé le 15 juillet, à Florence (Italie).

Sa mise de départ devrait dépasser 50 millions d’euros, dont 39 millions versés par la Commission européenne (qui s’ajoutent aux autres aides, humanitaires et budgétaires, déjà annoncées pour la Centrafrique). La France et l’Allemagne participent à hauteur de 5 millions chacun. Et les Pays-Bas contribueront également, comme d’autres – pas forcément européens.

Si Paris est à l’initiative de ce fonds, c’est la Commission de Bruxelles qui en assurera le portage financier.

Jeune Afrique : Comment est née l’idée du fonds ?

Annick Girardin : L’idée d’un fonds multibailleurs vient de l’Agence française de développement (AFD). Très vite, le projet s’est étendu à l’Europe, et en particulier à l’Allemagne. D’autres pays européens ou non-européens ont déjà annoncé leur volonté d’y prendre part et les organisations internationales peuvent également y contribuer. Je signerai ce dispositif le 15 juillet à Florence (Italie), avec Gerd Müller, le ministre allemand, la Hollandaise Lilanne Ploumen, Florence Limbio la ministre centrafricaine de l’Économie et Andris Piebalgs, le commissaire européen au Développement.

Quelles actions ce fonds financera-t-il ?

Dans l’immédiat, probablement des projets nécessitant beaucoup de main d’œuvre, afin de relancer l’économie, d’offrir des emplois et d’aider à reconstruire les infrastructures. Dans un second temps, le fonds financera  des projets d’accès aux services de base menés soit par l’Union européenne, soit par des agences de développement, à travers notamment des ONG internationales ou centrafricaines. Un comité de gestion sélectionnera ces petits projets, vraisemblablement dans le domaine agricole ou celui de la démocratie.

 

Quand les actions de ce fonds seront-elles mises en œuvre ?

Ne pas perdre de temps, c’est l’idée de ce fonds. J’espère me déplacer en RCA dès le mois de septembre, soit avec un représentant de la Commission européenne, soit avec mon homologue allemand. Les appels à propositions seront lancés également dès la rentrée. Le décaissement et les interventions devraient intervenir deux ou trois mois après.

Quels mécanismes de suivi et de coordination avez-vous mis en place pour vous assurer de la bonne gestion de ce fonds et pour éviter qu’il ne fasse doublon avec d’autres aides financières ?

L’évolution des décaissements et des projets sera rendue publique sur un site internet. Par ailleurs, les bailleurs et les autorités centrafricaines siègeront dans le Conseil d’administration. Enfin, en plus de sa participation à ce fonds Bêkou et de sa contribution à hauteur de 20 % au Fonds européen de développement, la France poursuivra sa coopération bilatérale avec la RCA. En 2014, sa contribution sera au total de 35 millions d’euros.

Propos recueillis par Emmanuel de Solère Stintzy

(Jeune Afrique)
 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AUX EVENEMENTS TRAGIQUES DE BAMBARI

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Bureau Politique

     Secrétariat Général

     N°_039MLPC/BP/SG/013

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AUX EVENEMENTS TRAGIQUES DE Bambari

 

Le lundi 07 juillet 2014 dans l’après-midi, plusieurs hommes armés donnés pour être des éléments de l’ex Séléka prennent prétexte de l’assassinat quelques jours plus tôt de deux musulmans peuls par des anti-balakas pour faire irruption à l’évêché de la ville de Bambari et ouvrent le feu sans discernement sur d’innocents civils qui y sont réfugiés, faisant 26 morts et 35 blessés selon la Croix Rouge locale.

 

Peu après ce carnage, des responsables de l’ex Séléka affirmeront que les auteurs ne seraient pas des membres de Séléka mais des éléments « incontrôlés » qui étaient à la poursuite de miliciens anti-balakas qui auraient tué les deux musulmans peuls.

 

Le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas la première fois qu’un tel drame se produit tandis qu’on observe que les chefs Séléka et  anti-balakas se rejettent mutuellement la responsabilité des tueries.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), déplorant une fois de plus, les nombreuses pertes inutiles en vies humaines,

– condamne énergiquement l’intrusion d’hommes armés sur un lieu de culte pour y massacrer avec une barbarie inqualifiable d’innocentes personnes déplacées ;

–    dénonce et stigmatise les comportements inadmissibles, puérils et ambigus des Responsables des milices Séléka et anti-balakas qui, au lieu d’assumer les agissements et crimes de leurs membres, se rejettent perpétuellement la responsabilité des différents meurtres qu’ils continuent de commettre sur de pauvres innocents ;

– continue d’exprimer son étonnement devant l’incompréhensible non-exécution dans sa plénitude des mandats explicites et sans ambiguïté confiés aux forces internationales MISCA et SANGARIS par les résolutions du Conseil de sécurité, de procéder sans délais au besoin par la force, de toutes les bandes armées qui continuent impunément de tuer de paisibles citoyens à travers le territoire ;

–  présente ses condoléances les plus émues aux proches et à toutes les familles des victimes innocentes de ces massacres ainsi qu’il exprime sa douloureuse compassion avec le clergé centrafricain et plus particulièrement à l’évêché de Bambari.

 

Le Bureau Politique du MLPC réaffirme son intime conviction que seul le désarmement sans faiblesse et intégral des bandes armées, conformément aux résolutions des Nations-Unies, permettra aux Centrafricains de retrouver un peu de quiétude.

Fait à Bangui, le  13  juillet 2014

Pour le Bureau Politique

Martin ZIGUELE

 

POÈME: AFRIQUE MON AFRIQUE, CENTRAFRIQUE MON PAYS !

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Oh, Afrique mon Afrique, Centrafrique mon pays!…
Avec les Amériques, l’Europe, l’Asie et l’Australie,
Tu es un continent, celui qu’on appelle le continent noir.
Tu prends une part importante dans l’histoire de l’humanité.

Ton peuple avait ses croyances selon les clans et les tribus.
Tes sorciers dansaient des nuits durant pour invoquer la force des esprits.
Tes guerriers en étaient forts remplis pour défendre et protéger le peuple.
Mais il était venu pour toi le temps de t’inscrire sur la liste des continents.

Tu as connu d’autres hommes qui ont foulé ton sol sacré.
Tu as vu partir tes fils comme une fille pour la maison de son futur mari.
Que sont-ils devenus tes esprits vengeurs, esprits de tonnerre et de feu ?
Ils obéissent désormais à la force et à la puissance du pardon et de la paix.

Jésus et Mahomet, des grands Maîtres de sagesse ont enseigné cela.
Ton peuple, noir, brûlé par le soleil, a le même sang que tout autre homme.
Si chrétien et musulman sont pour lui des prénoms, Africain est son nom.
Et si pour d’autres, Africain serait un prénom, HOMME, c’est son vrai nom.

Oh, Afrique mon Afrique, Centrafrique mon pays !…
Terre d’Afrique, toi qui porte la honte d’avoir vendu bon nombre de tes fils,
Terre d’Afrique, toi qui par le passé, taxée d’anthropophage et de cannibale,
Terre d’Afrique, te voila aujourd’hui qui boit le sang de tes propres fils.

Que tes amis chrétiens et musulmans qui t’ont enseigné l’amour et le pardon,
Que l’occident qui t’a convaincu de la nouvelle organisation de la société,
Se décident de t’apporter un soutien inconditionnel d’urgence
Seul moyen de passer du concept à la réalité, ces grands principes et valeurs ;

Pour que les plaies de l’apartheid en Afrique du sud soient cicatrisées,
Pour que le génocide au Rwanda trouve un dépassement définitif,
Pour que le printemps arabe n’emporte pas tout comme une tempête,
Pour que tombe en Centrafrique le couteau qui égorge comme on égorge un mouton.

Afrique mon Afrique, Centrafrique mon pays,
Longtemps opprimée par tous,
Reprends ton droit au respect à la vie
Dans l’Unité, la Dignité et le Travail.

Pascal TONGAMBA
L’homme aux cheveux blancs

Les Plumes de la rca

Centrafrique: SELEKA officiellement divisée?

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L’organisation de cette assemblée à Birao marque la scission du mouvement Seleka en deux factions.
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L’ex-président de la Centrafrique, Michel Djotodia a été reconduit, vendredi,  en tant que Président d’une aile dissidente du mouvement Seleka et les généraux Noureddine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane en qualité de vice-présidents, à l’issue d’une Assemblée générale tenue, jeudi à Birao, dans le Nord centrafricain, selon le correspondant de Anadolu.

Michel Djotodia, représentant l’UFDR ( Union des forces démocratiques pour le rassemblement) avait exercé le pouvoir à partir du 25 mars 2013 après que les forces  Seleka, une coalition de mouvements rebelles originaires du Nord-Est du pays, ait chassé le président en place François Bozizé. Djotodia avait dû quitter à son tour le pouvoir sous la pression internationale quelques mois après.

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Noureddine Adam, représentant la CPJP (convention des patriotes pour la justice et la paix) et ministre de la sécurité sous la présidence de Michel Djotodia, était considéré comme le numéro deux du régime. Les dernières informations recueillies à son sujet évoquaient sa présence dans le nord de la Centrafrique, après des séjours dans divers pays africains.

Ces deux hauts responsables Séléka sont inscrits sur la liste des personnalités visées par le comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, en raison “des crimes commis par les groupes armés de la Seleka pendant son passage au pouvoir”. Ils sont également cités parmi les personnalités responsables de graves atteintes aux droits humains, entre 2013 et 2014, en RCA, dans le rapport de  Amnesty International, rendu public jeudi.

L’organisation de cette assemblé à Birao marque la scission du mouvement  Seleka en deux factions celle qui  se réfère à la réunion de Ndélé  représentée par son président Abdoulye Issène  et celle qui se réfère à l’assemblé de Birao représenté par Michel djotodia et Noureddine Adam.

Réagissant aux résultats de l’ assemblée de Birao, Abdoulaye Issene, président de la Coordination politique provisoire, issue du Congrès de N’délé (Nord), a indiqué à Anadolu que “la réunion de Birao a été orchestrée par le général Noureddine Adam et qu’elle n’a pas été préparée par la Coordination politique provisoire” ajoutant  que “les signataires du document final sont en réalité des proches de Noureddine Adam”.

Cette scission  intervient aussi à quelques jours de la rencontre prévue  à Brazzaville, du 21 au 23 juillet prochain, avec les responsables des mouvements politiques centrafricains et notamment les leaders des milices anti-balaka (groupes d’auto-défense, majoritairement chrétiens). Cette rencontre doit permettre la signature d’une déclaration commune entre Seleka et anti-balakas dans le but de mettre fin au chaos dans lequel la Centrafrique a sombré depuis 2012 et qui a acculé des milliers de centrafricains en majorité de confession musulmane à trouver refuge dans des camps à l’intérieur du pays ou dans les pays limitrophes.

 

AA/Birao/ Abdoulye Adoum/ Thierry Brésillon

Centrafrique : Le préservatif, denrée très demandée sur les sites de déplacés

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En dépit des efforts visant à distribuer des préservatifs dans les sites de déplacés, la fourniture du précieux outil de travail demeure insuffisante. Au grand dam des résidents.

Les déplacés sont en manque de préservatifs. Entré progressivement dans la vie intime de nombreux Centrafricains grâce au slogan «pincez, déroulez!», le principal bouclier contre le VIH/sida et les maladies sexuellement transmissibles (MST) peine à trouver sa place.

Le service d’hygiène et de salubrité de l’environnement du dispensaire de la Gendarmerie nationale, en partenariat avec le Fond des Nations Unies pour la Population (FNUAP), le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) et l’Agence Centrafricaine pour le Marketing Social (ACAMS) ont distribué gratuitement des préservatifs dans les sites de déplacés de Bangui.

           «Quand les jeunes se regroupent, y a des tas de choses qui se passent par rapport à la vie sexuelle. Donc cela a beaucoup donné le moral à ces jeunes là pour se préserver», note Martha Kpandji, du site de la paroisse Saint-Sauveur. Toutefois, les résidents doivent recourir à des solutions de fortune pour s’en procurer d’autres.

«Je pense que des préservatifs ont été distribués gratuitement ici, mais cela ne m’empêche pas d’en vendre. Les gens en achètent beaucoup. Je parviens à écouler le paquet en une semaine et demi. Cela prouve qu’ils en utilisent», souligne Geoffroy, petit commerçant sur le site du Centre Jean XXIII à Bangui.

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Une majorité d’adolescents

Mais tous les résidents du Centre Jean XXIII ne sollicitent pas les services de Geoffroy. «La majorité, les 3/4 sont des adolescents aussi qui sont ici sur le site. Et ceux-là, ils ne savent pas encore se prendre en charge pour être aussi décisifs devant un partenaire comme ça. Donc nous avons cette obligation de les sensibiliser. D’autres ne veulent pas vraiment utiliser ces préservatifs», souligne Nadège Dozé, Coordonnatrice Santé du site de Saint-Sauveur.

Ce constat est confirmé par Siméon Derrick Service, du site voisin du Centre Jean XXIII. «D’autres en utilisent, mais moi, je n’utilise pas», affirme ce dernier. Pas étonnant dans ces conditions d’enregistrer des grossesses non désirées dans les sites de déplacés  De beaux jours de sensibilisation restent donc à prévoir pour l’Adjudant Evano Thierry Djoubissi,  Chef de Service d’Hygiène et de Salubrité de l’Environnement à la Direction du Service de Santé de la gendarmerie.

Il s’inscrit donc en faux contre l’idée selon laquelle le préservatif favoriserait le vagabondage sexuel dans les sites. Pour lui, «l’utilisation des contraceptifs contribuerait à réduire le taux de contamination au VIH/sida et permettre d’éviter d’autres infections».

Valéry Dimanche

Boycott du forum de Brazzaville: aucune décision définitive

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Les représentants d’une cinquantaine de partis politiques et des trois principaux groupes religieux de Centrafrique avaient menacé de boycotter les négociations de paix. Ces dernières doivent débuter le 21 juillet à Brazzaville, sous l’égide du médiateur Denis Sassou-Nguesso. Mais pour les frondeurs, l’avenir du pays doit être discuté à domicile, en non au Congo. Ces partisans du boycott ont rencontré, samedi 12 juillet, les acteurs de la transition puis se sont réunis en interne. Aucune décision définitive n’a été prise.

Après plus de quatre heures de réunions, les représentants des 49 partis politiques conservent leur revendication principale : pour eux, des négociations de paix entre Anti-Balaka et Seleka ne peuvent se tenir qu’en centrafrique, et non à Brazzaville comme prévu le 21 juillet prochain.

Depuis la diffusion de leur déclaration commune menaçant de ne pas participer au forum de Brazzaville sous l’égide du médiateur Denis Sassou-Nguesso, les représentants de ces partis ont été reçus par tous les acteurs de la transition. Jeudi, la coalition de partis a été reçue par la présidente Samba-Panza, mais aussi par le groupe de contact, l’ambassadeur de France, les représentants de l’Union africaine et des Nations unies. « Ils essayent de nous convaincre d’aller à Brazzaville et nous ont apporté des clarifications », explique à RFI Cyriaque Gonda, porte-parole des ces 49 partis.

Des clarifications encore insuffisantes, selon le Cyriaque Gonda, qui demande un agenda plus clair aux acteurs de la transition. Les partis signataires de la déclaration menaçant de boycotter le forum de paix de Brazzaville ont prévu de se réunir de nouveau mardi 15 juillet.

 

 

Par: RFI

La RCA cherche 23 milliards pour boucler le financement de ses élections

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La République centrafricaine, en dehors de 13 milliards de FCFA promis par l’Union européenne, est à la recherche de 23 milliards de FCFA pour boucler le financement de ses prochaines élections, a annoncé samedi à Bangui le président de l’Autorité nationale des élections (ANE) , Dieudonné Kombot-Yaya.

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‘’Vous voyez que le gap est énorme entre ce que l’Union Européenne a annoncé (les 13 milliards de francs cfa) et les 36 milliards, budget des opérations électorales”, a notamment dit Kombot-Yaya qui faisait à la presse le compte-rendu de sa participation à la 5è réunion du Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA) tenue les 7 et 8 juillet à Addis-Abeba en Ethiopie.

L’Union européenne a promis de décaisser ses 13 milliards de francs cfa ‘’plutôt fin septembre ou début octobre 2014”, a précisé le président de l’ANE avant de souligner en guise d’avertissement : ‘’le temps n’attend pas. (…) . Le manque de moyens nous fait courir un risque de débordement en terme de temps prévue par la charte de transition pour la tenue des élections”.

Tout en informant de l’allocation par l’Etat centrafricain d’une enveloppe d’un milliard de FCFA à l’ANE, M. Kombot Yaya a souligné avoir fait à Addis-Abeba un vibrant plaidoyer en faveur de l’instance chargée de l’organisation des élections en RCA.

”J’ai surtout attiré l’attention de la communauté internationale sur la nécessité d’aider massivement et concrètement l’Autorité Nationale des Elections”, a-t-il dit.

En dehors de 36 milliards pour l’organisation des élections, l’ANE a un budget de fonctionnement de 750 millions de FCFA et un autre de 567 millions pour son équipement.

 

 

APA

Centrafrique: actes de naissance gratuits pour les bébés nés entre le 1-er décembre 2012 et le 31 décembre 2014

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Les enfants centrafricains nés entre le 1er décembre 2012 et 31 décembre 2014 se verront délivrer gratuitement des actes de naissance, rapporte un décret signé de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza et relayé par la radio nationale.
»Est accordée sur toute l’étendue du territoire national la gratuité des services d’établissement des actes de naissance à des enfants nés en période de conflit armé », indique le décret publié vendredi.

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La mesure s’applique aux naissances survenues entre le 1er décembre 2012 au 31 décembre 2014, précise le décret avant de souligner à l’endroit des responsables des services impliqués dans le processus que ‘’la gratuité est assurée par les services de la santé, de la justice et de l’état-civil ».

‘’ Je ne peux que me réjouir de ce décret. C’est pour dire que le travail que le département fait est suivi à un haut niveau », s’est félicité le directeur des collectivités territoriales, Clotaire Loutomo.

‘’C’est une décision prise par une mère. La présidente Samba-Panza connait la situation de pauvreté dans laquelle les ménages se trouvent en cette période de crise. Cette décision personnellement me soulage des frais à payer à la Mairie », se réjouit cette mère de famille contactée par APA.

Elle a ajouté : ‘’J’ai accouché d’un garçon et depuis je me trouvais dans un dilemme : déclarer la naissance maintenant pour avoir son acte de naissance sachant que je manque de tout ou attendre et aller à la justice plus tard faire un jugement supplétif quand les conditions seront réunies ».

Quoi qu’il en soit, le décret est la suite logique de la campagne de recensement des naissances menée ces derniers jours par le ministère de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et régionalisation (MATDR), avec l’appui de l’Unicef.

 

APA

Afrique du Sud : Jacob Zuma va assister à la finale du Mondial

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Le président sud-africain, Jacob Zuma fait partie de la dizaine de chefs d’Etat attendus à Rio de Janeiro, au Brésil pour assister à la finale de la Coupe du Monde de football qui va opposer, dimanche, l’Allemagne et l’Argentine, rapportent samedi les médias locaux.

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Selon les médias, Zuma qui participera en outre à une convention spéciale des cinq nations émergentes regroupées au sein des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ,va regarder la finale en compagnie du président russe, Vladimir Poutine, du Premier ministre indien Narendra Modi et de la chancelière allemande Angela Merkel, entre autres.

La sécurité a été renforcée à travers la ville de Rio de Janeiro pour que la finale de la Coupe du Monde se déroule sans problème.

Selon des sources sécuritaires, plus de 25.000 agents de sécurité seront déployés dans la ville.

Les policiers, les soldats et les pompiers seront mobilisés dans le cadre des opérations de sécurité avec 25 navires mis à contribution pour surveiller les côtes de la ville.

 

 

 

APA

Centrafrique : Destruction d’explosifs et de munitions, dimanche à Bangui

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Le ministère de la Défense nationale va procéder dimanche 13 juillet dans la matinée à une opération de destruction d’explosifs et de minutions ‘’jugés dangereux’’ au sein du Camp Béal à Bangui, situé derrière la maison de la Télévision Centrafricaine (TVCA).

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Un communiqué du ministère de la Défense a été lu samedi à titre d’information sur les ondes de la radio nationale en vue, de préparer ‘’les populations riveraines au Camp Béal à ne pas paniquer face aux détonations qu’elles auront entendues ce dimanche’’.

L’opération menée conjointement avec les Forces Armées Centrafricaines et les Forces internationales vise, note le communiqué, à assurer la sécurité des populations riveraines du Camp Béal et celles des quartiers environnants du 1er, 2è, 3è, 4è,5è et 8è arrondissements de Bangui.

Selon ce communiqué, le Camp Beal a été choisi du fait que ‘’le déplacement de ces explosifs et minutions s’avère dangereux’’.

 

 

 

APA

Centrafrique: La société civile centrafricaine boycotte les assises de Brazzaville

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Le coordonnateur du groupe de travail de la société civile sur la crise en République Centrafricaine (RCA), Gervais Lakosso, a écarté, samedi à Bangui, toute participation de la société civile de son pays au dialogue interafricain prévu à Brazzaville, ajoutant qu’il invite tous ses compatriotes à en faire de même.
‘’Ce forum n’est pas fait dans les intérêts de la Républicaine Centrafricaine. Ce forum est fait plutôt pour déstabiliser la RCA”, a dit M. Lakosso, lors d’une rencontre avec la presse locale consacrée essentiellement à la tenue du dialogue inter-centrafricain prévu dans la capitale congolaise du 21 au 23 juillet prochains.

A cette occasion, il a lu aux journalistes un document intitulé ‘’déclaration des organisations de la société civile centrafricaine relative aux propositions de sortie de crise formulées par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC)”.

‘’Le forum de Brazzaville que le peuple centrafricain n’a pas demandé, ne résoudra pas durablement la crise, au regard des points contenus dans le plan d’action de la CEEAC, lesquels sont loin de prendre en compte ses préoccupations fondamentales à savoir : le désarmement des forces négatives, la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la relance de l’économie”, souligne le document signé par les organisations de la société civile centrafricaines.

Cette prise de position ne signifie pas manque du respect à l’endroit du médiateur dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis sassou Nguesso, a prévenu Gervais Lakosso avant d’ajouter : ‘’nous voulons prendre notre destinée en main. Qu’on nous laisse essayer d’appliquer des solutions centrafricaines à la crise centrafricaine”.

 

 

 

 

APANews

Le Drian : « Hollande sera en situation d’être candidat en 2017 »

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Budget des armées, guerres au Mali et en Centrafrique, réforme territoriale… Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense et très proche de François Hollande, s’exprime à la veille du 14-Juillet et en cette année de commémoration de la première guerre mondiale.

Le Monde : La présence de trois soldats algériens, lundi 14 juillet, sur les Champs-Elysées lors de la commémoration de centenaire de la première guerre mondiale suscite une polémique. Est-elle justifiée ?

Jean-Yves Le Drian : Le président de la République a invité 80 délégations étrangères représentant les peuples qui ont combattu au cours de la Grande Guerre, dont près de 130000 Maghrébins. Plus de 25000 ont laissé leur vie en France pour la liberté de notre pays. C’est un moment de mémoire et d’apaisement et il est normal que les Algériens soient présents alors que nombre de leurs pères ou de leurs grands-pères sont morts pour que la France reste la France. Le contraire aurait été choquant.

Lire : Un 14-Juillet marqué par le centenaire de la Grande Guerre

 (…)

Vous êtes proche de M. Hollande. Aujourd’hui, le débat sur sa candidature en 2017 se pose déjà. Est-il le candidat naturel du PS ?

La détermination de François Hollande et tous les risques qu’il prend pour sortir le pays de la crise économique, pour rétablir les finances publiques et le dialogue social et dépasser les corporatismes paieront. Oui, il sera en situation d’être candidat.

(…)

Au Mali, la France est engagée dans une intervention qui se prolonge. Quel en est le terme ? Pourquoi y rester ?

L’opération « Serval » au Mali se termine. Le relais sera pris par la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali [Minusma] et, à terme, par l’armée malienne. Mais nous devons empêcher que des groupes djihadistes installent, dans le nord du Mali et dans les pays voisins, leur sanctuaire terroriste. Nous allons aboutir très prochainement à une opération militaire régionale qui comptera environ 3000 hommes. L’objectif unique, désormais, c’est le contre-terrorisme. Cela se mettra en place cet été, en bonne intelligence avec les cinq pays de la zone. Il restera un millier d’hommes au Mali pour lutter contre les groupes terroristes combattants.

 

Lemonde.fr

Centrafrique: pour le Forum de Brazzaville, Sassou-Nguesso va-t-il inviter Michel Djotodia qui vient d’être reconduit à la tête de la Séléka ?

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La Seleka vient d’achever son assemblée générale qui se déroulait, ces deux derniers jours, à Birao dans l’extrême nord-est de la Centrafrique. Les cadres du mouvement étaient réunis pour constituer son nouveau bureau politique avec à l’arrivée assez peu de nouvelles têtes dans cet organigramme.

C’est Michel Djotodia qui est reconduit à la tête de la Seleka au terme de cette réunion de Birao. L’ancien président de la transition vit en exil au Bénin depuis sa démission en janvier 2014.

En dessous de Michel Djotodia, on retrouve Noureddine Adam. Celui qui était déjà le numéro 2 du régime Djotodia, visé par des sanctions onusiennes pour son rôle présumé dans des exactions, semble reprendre la main. Le troisième homme, c’est Mohamed Moussa Dhaffane. Il occupait déjà ce poste de deuxième vice-président avant de tomber en disgrâce, il y a un an. La Seleka alors au pouvoir l’avait arrêté l’accusant de préparer des actions de déstabilisations. Il semble que ces griefs soient oubliés. Au total, plus d’une trentaine de noms constituent ce bureau politique.

Qui pour représenter la Seleka à Brazzaville ?

Au terme de cette assemblée générale, Nourredine Adam apparaît comme le grand vainqueur. C’est lui qui avait convoqué cette réunion de Birao et obtenu qu’un certain nombre de cadres réticents se résignent à s’y rendre. En revanche, il faudra attendre encore un peu pour savoir s’il est parvenu à reprendre la main sur le mouvement qui s’était émancipé de sa tutelle s’est dernier mois et si les divergences et les conflits internes qui tiraillent la Seleka depuis quelques mois sont terminés.

En tous les cas, la Seleka a un rendez-vous important. Celui de Brazzaville, du 21 au 23 juillet prochain où elle est censée signer solennellement un cessez-le-feu avec les anti-balaka. Reste à savoir qui représentera la Seleka au Congo. Il est en effet difficile aujourd’hui d’imaginer Nourreddine Adam, interdit de voyager par l’ONU, se rendre au Forum ou encore Michel Djotodia qui ne devrait pas recevoir d’invitation officielle du médiateur Denis Sassou-Nguesso.

 

Tchadpages.com

La vérité est bonne à dire et toute la vérité ! par Fidèle Gouadjika

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Le moment de cracher cette vérité est peut être arrivée…

Pourquoi l’acharnement des seleka musulmans centrafricains contre les chrétiens et animistes centrafricains et leur massacre ?

Pourquoi la révolte des antibalaka chrétiens et animistes centrafricains ayant occasionné le  massacre de quelques musulmans centrafricains ?

Autant de questions qui méritent des  réponses sans retenues…

La Seleka (alliance en sango) demeure  toujours aujourd’hui une union des opposants farouches au régime de François Bozize. Elle est composée des anciens libérateurs chrétiens et musulmans, de quelques groupes de rébellion chrétiens et musulmans signataires des divers accords de Libreville et ndjamena, des personnalités indépendantes chrétiennes et musulmans de Centrafrique, des ministres chrétiens et musulmans du régimes de Bozize, des partis politiques et leurs leaders regroupés au sein de la coalition FARE 2011, des jeunes chrétiens, animistes et musulmans centrafricains non armés des villes de provinces et ceux de la capitale qui avaient accompagné ou rejoint la horde de la seleka lors de la prise du pouvoir de Bozize  par la force le dimanche 24 mars 2013.

J’étais logé à l’hôtel Leager Plaza de Bangui du 23 mars au 18 avril 2013 et j’ai tout vu… J’ai même été conduit de ma cachette à monsieur Djotodia le 24 mars 2014 à 14:35. Il  m’a  reçu avec respect dû à un ex membre du gouvernement… Les gens étaient  peut être encore gentils et cordiaux à cette date…

J’ai tout vu et tout noté comme d’habitude… J’ai vu le défilé des généraux et hauts gradés des FACA pour faire allégeance au nouveau Président auto-proclamé Michel Djotodia

J’ai vu des personnalités indépendantes selekistes  beaucoup plus de chrétiens que des musulmans arrivées de France par le vol Air France ayant rejoint Djotodia à Leager Plaza… Ils doivent se reconnaître.

J’ai vu des leaders religieux chrétiens et musulmans venir saluer respectueusement le nouveau Président Djotodia,

J’ai vu quelques anciens ministres, des députés la majorité présidentielle (régime Bozizé), des membres (hommes et femmes) du parti KNK  prendre part à une grande réunion dînatoire dans le restaurant du Leager plazza avec comme ordre du jour : partage des postes et de siège  au niveau du CNT…

J’ai participé à une réunion présidée par un certain Louis Michel nous conseillant  d’oublier Francois Bozize et une autre réunion présidée par l’ancien Premier Ministre Nicolas Tiangaye pour la désignation d’un représentant du KNK dans son gouvernement dite d’union nationale de la transition.

J’ai rencontré dans le couloir de l’hôtel mon ancien élève de karaté monsieur Eric Neris (seleka Chrétien) qui m’a présenté les respects dus à un Maître des Arts martiaux… Sachez qu’un Maître vaut dix mères et une mère vaut dix pères…

J’ai échangé longtemps dans les couloirs de l’hôtel avec deux puissants récents  ministres du régime Bozize (Postes de souveraineté) qui ont rejoint la seleka

Les plus puissants ministres d’Etat de la seleka (Nourredine Adams, Daffanne, Gazzam Betty, Djono me présentaient leurs  respects à chaque fois qu’on se rencontrait au restaurant de l’hôtel…

Ces quatre personnalités recevaient le plus souvent des appels de détresse de certaines anciennes grandes personnalités dont une ex première dame qui sollicitaient leur concours pour chasser les pillards de leur domicile. Les ordres étaient immédiatement donnés et les maisons sécurisées avant la grande anarchie qui a suivi quelques mois après après l’arrivée massive des pillards de tout bord.

Des amis et connaissances de mon quartier m’appelaient aussi pour intervenir auprès des grands responsables de la SELAKA pour chasser les pillards. L’ancien ancien DG (chrétien) de la police et quelques des éléments chrétiens et musulmans de la seleka étaient mis sur le terrain à cet effet et les résultats étaient satisfaisants.

J’ai vu énormément des choses…

Le 15 avril 2013 mon père âgé de 97 ans et mon fils ainé coincés dans mon domicile par des pillards puissamment armés ont été sauvés de justesse à ma demande par une équipe de la seleka conduite par le Ministre d’Etat Nourredine Adams en personne sur insistance de monsieur le ministre d’Etat Gazzam Betty que j’ai contacté sur place à l’hôtel.

Le 18 avril 2013,  je quittais librement le pays avec toute ma famille après le pillage organisé de mon domicile et de mon hôtel en construction…

À cette date il n’y’a avait pas de massacre et de crime sur la population civile à Bangui comme en provinces (peut être que je me trompe).

Les antibalakas (animistes et chrétiens ruraux) révoltés, car ayant tout perdu à cause de la coalition  Seleka  et les jeunes musulmans centrafricains armés pour leur propre sécurité ne sont nullement les responsables du chaos et des odieux crimes qui continuent d’endeuiller les familles centrafricaines et toute la Patrie…
Ils sont aussi les victimes directes et indirectes de la Coalition Seleka (animiste, chrétiens et musulmans) dont les responsables civils, militaires et politiques  sont faciles à identifiés…

Les vrais antibalaka ruraux et les jeunes musulmans centrafricains armés, en excluant les terroristes manipulateurs et calculateurs qui s’y cachent, ont toujours agit par instinct de conservation…

Le grand complot ….
À SUIVRE ……
Le reste sera dévoilé si possible durant le dialogue inclusif  pour la réconciliation nationale ….
11 juillet 2014.
Fidèle Gouandjika.

Ancien ministre

RCA: Un nouveau bureau politique pour la Séléka avec comme chef Michel Djotodia

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Corbeaunews 12-14-2014

Les membres de la Séléka se sont retrouvés ces deux derniers jours à Birao dans le nord- est de la Centrafrique. A l’issue de la rencontre : l’élection d’un nouveau bureau politique avec comme chef Michel Djotodia.

L’ancien leader du groupe, devenu entre temps président de transition avant d’être contraint à la démission est réélu à la tête de la Séléka. Le retour aux affaires de Michel Djotodia qui se trouve actuellement en exil au Bénin serait justifié selon l’un des portes parole du mouvement, le colonel Djouma Narkoyo : « C’est lui le fondateur de la Séléka, comme adjoint on a mis Noureddine Adam, secondé par le général Mohamed Moussa Dhaffane. Ce sont nos dirigeants, ce sont eux à l’origine même de la Séléka ».

Toujours selon le colonel Narkoyo, le bureau politique ainsi constitué à l’issue de la rencontre de Birao ferait l’unanimité au sein du mouvement « On a fait déplacer des gens au niveau de Bangui, toutes les huit préfectures que nous contrôlons, chaque responsable était présent, je pense qu’il n’y a pas de problème au sein de la Séléka.»

Il y a quelques semaines, Noureddine Adam qui était déjà le numéro 2 du régime Djotodia affirmait que si le contexte politique en Centrafrique était favorable, Michel Djotodia pourrait revenir sur le devant de la scène et contribuer au retour de la paix. Des propos que semblent confirmer cette nouvelle élection, à la tête de la Séléka, de l’ancien dirigeant. Pour ramener la paix en Centrafrique justement une rencontre est prévue à Brazzaville du 21 au 23 juillet prochain.

Une rencontre houleuse en perspective

Il semble par ailleurs qu’aucune décision n’ait encore été prise concernant l’envoi de représentants de la Séléka à la conférence de Brazzaville qui doit se tenir dans quelques jours. A en croire le colonel Narkoyo, une autre rencontre devrait avoir lieu pour permettre au groupe de choisir ses représentants. Mais on sait déjà que Michel Djotodia ne devrait pas être invité. Noureddine Adam, visé par des sanctions onusiennes pour son rôle présumé dans des exactions, ne devrait pas non plus être en mesure de se déplacer, car interdit de voyage.

La rencontre de Brazzaville devrait en principe aboutir à la signature d’un cessez le feu entre Séléka et anti Balaka. Mais déjà les représentants de 59 partis politiques et des trois principaux groupes religieux du pays ont menacé de boycotter cette réunion. Pour eux, l’avenir de leur pays doit être décidé sur le territoire centrafricain. Ils invitent à cet effet le président congolais Denis Sassou N’Guesso, qui fait office de médiateur régional, à organiser une rencontre en Centrafrique.

 

Liste nouveaux membres direction seleka

 

Président Michel Djotodia Am Nondroko
1er Vice Président chargé des questions de défense et sécurité :Gl Mahamat Nouredine Adam
2ème vice président Chargé de logistique et de l’administration: Gl Mohamed Moussa Dhafane
3ème Vice Président Charge des questions économique et Financière :Mahamat Taib Yacoub
Conseiller chargé du DDR Abdoulaye Hissene Ramadan
Conseiller Chargé de la culture civique et de la formation:Ousmane Mahamat Ousmane
Secrétaire Général:Moustapha Saboune
Secrétaire Général Adjoint:Hamat Mal Mal Essene
Trésorier Général:Selemane Oumar Garba
Trésorier Général Adjoint:Djouma Ndjaha
1ère Commissaire au compte : Gilbert Toumou Deya
2ème Commissaire au compte:Assane Bouba Ali
Délégués Chargé des relations extérieures :Eric Neris Massi
Délégué charge des affaires juridiques:Mamadou Moussa Dangabo
Délégués chargé des Affaire Politiques:Mahamat Abbrass
Délégués chargé de la mobilisation des ressources Financières :Haroun Amalas Amlas
Délégués chargé des projets de Développement:Rizgala Ramadan
Délégués chargé de la promotion Féminine : élogieux Tabane Mahamat
Délégué charge des affaires culturelle:Abakar Moustapha
Délégués Charge de la jeunesse:Ibrahim Sallet Hamit
Délégués Charge des Médias et de nouvelles Technologies: Mahamat Ahmat Séid
Délégués Europe : Sabi Mandjo
Délégués Amérique : Abidine Abdou
Délégués Asie : Ibrahim ousman
Délégués Afrique et Monde Arabe : Saleho Ndiaye
Porte parole : Awal Abila

 

DW.de

Le président de la communauté islamique peiné par la ”crise sans précédent” en RCA

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Le président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA), l’Imam Oumar Kobine Layama, a déploré, vendredi à Bangui, la ‘’crise sans précédent’’ dans laquelle se trouve son pays, soulignant que cette situation a amené l’instance qu’il dirige à ‘’réorienter ses actions vers la consolidation de la paix et la réconciliation nationale’’.

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L’Imam de la mosquée de Combattant donnait une conférence de presse à sa résidence de Ngaranbga dans le 7è arrondissement de Bangui pour faire le bilan à mi-parcours de son mandat miné d’abord par des crises internes et les affrontements interreligieux, d’où, comme il l’a dit, la réorientation de ses activités vers la cohésion sociale.

”Notre institution, de 1992-2009, a connu des évolutions en dents de scie, des coups bas pour évincer les précédents présidents. C’est pourquoi la CICA ne peut pas mettre en en œuvre son programme de développement au service de la communauté musulmane centrafricaine”, a-t-il dit.

”Après notre élection (le 10 juillet 2010), nous avons procédé à la restructuration des organes de base de la communauté et conduire la CICA à se retrouver avec les autres confessions religieuses à contribuer à construire la paix”, a ajouté l’Imam dont le mandat à la tête de la CICA prend fin l’année prochaine.

 

APANews

 

Partition de facto de la Centrafrique (Experts de l’Onu)

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Il existe de fait une partition de la République centrafricaine entre l’ouest du pays tenu par les milices chrétiennes et l’est contrôlé par les musulmans de la Séléka, déclarent des experts des Nations unies dans un rapport remis vendredi au Conseil de sécurité.

Les affrontements en Centrafrique ont fait au moins 2.400 morts dans la population civile entre décembre et avril derniers, ajoute le groupe d’experts, tout en précisant que le bilan effectif doit être plus lourd car de nombreux décès ne sont pas signalés.

“Le pays est de facto divisé en deux (…) avec une présence dominante de milices Anti-Balaka (chrétiennes) dans l’Ouest et de la nouvelle Séléka dans l’Est”, poursuit le rapport.

“Les groupes armés se livrent au commerce illicite et à l’exploitation des ressources naturelles, à savoir l’or et les diamants”, souligne-t-il.

Dans l’Ouest, les anti-balaka exploitent et commercialisent des diamants tandis que dans l’Est la Séléka continue d’avoir la mainmise sur les mines d’or artisanales.

En décembre, le Conseil de sécurité a imposé un embargo sur les armes et le groupe d’experts n’a pas relevé de transferts importants d’armes depuis lors. (Michelle Nichols, Guy Kerivel pour le service français)

 

Zone bourse

Centrafrique : l’opération Sangaris poursuit son cours, la situation reste tendue (Reportage TFI)

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De nouveaux accrochages ont opposé ces derniers jours les soldats français à des membres de groupes armés à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, où la situation reste tendue, a indiqué jeudi à Paris l’état-major des armées.

Source vidéo : Centrafrique : l’opération Sangaris poursuit son cours, la situation reste tendue

Les Centrafricains ont faim

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BANGUI, Républlique centrafricaine – Les 65 convives d’une soirée arrosée de Bangui croyaient avoir fait une bonne affaire en achetant à bas prix des poulets, mais, quelques heures après, ils se tordaient de douleur : les poulets, importés par la route via le Cameroun étaient avariés, ils avaient décongelé en chemin.

“Mon mari faisait partie des convives. Ils se tordaient de douleurs abdominales et de diarrhées. Cela a duré trois jours”, raconte à l’AFP Béatrice Toté. La cargaison avariée, destinée à la destruction, avait été volée par des hommes armés qui l’avait mise en vente sur le marché.

Ce fait divers illustre la précarité et l’insécurité alimentaires dont souffrent les 4,5 millions de Centrafricains, plongés dans un conflit interminable, qui détruit la production agricole et les rend dépendants d’importations depuis le port camerounais de Douala, sur une route longue et dangereuse, “coupée” par les attaques de groupes armés.

“Il y a des individus armés incontrôlés qui sévissent. Quand ils vous tombent dessus vous perdez tout (…) Pour ne pas faire les frais de l’insécurité, on croise les bras et on attend”, déplore Charles Mandjao, commerçant s’approvisionnant au Cameroun.

“On nous demande de voyager en convoi. Mais nous transportons des denrées périssables, et le fait d’attendre (qu’il y ait assez de camions pour former le convoi, ndlr) nous défavorise”, renchérit Ahmed Aroun, camionneur sur le corridor Douala-Bangui.

“Insécurité alimentaire”

Certes, la Centrafrique, à l’histoire chaotique marquée de mutineries, rébellions et coups d’Etat depuis 30 ans, n’a pas attendu l’actuel conflit débuté en mars 2013 avec la chute du président François Bozizé, pour pointer aux derniers rangs du classement de l’Indice de développement humain de l’ONU.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), “avant même la crise, 30% des Centrafricains étaient en insécurité alimentaire, ce qui veut dire qu’ils n’avaient pas accès à de la nourriture en quantité et qualité suffisantes”.

Mais depuis le début du conflit, marqué par des affrontements inter-communautaires entre ex-rébellion Séléka et milices Anti-Balaka et d’incessantes attaques contre les civils, la situation s’est dramatiquement aggravée.

“La production agricole a chuté, les prix des denrées ont augmenté ainsi que les cas de malnutrition”, précise le PAM.

Sur les marchés, aucun produit n’est épargné par l’inflation: viande, manioc, légumes, y compris ceux dits de première nécessité, huile, lait, farine de blé.

“Actuellement il faut au moins 9.000 francs CFA par jour (14 euros) pour 2 kg de viande contre 6.000 FCFA avant pour alimenter convenablement une famille nombreuse”, déplore une mère, Milène Yakéka.

“Même le tas d’oignons de 300 FCFA hier est passé à 500 FCFA, renchérit Elisabeth Moïna: parfois le soir on se contente de bouillie accompagnée de beignets et on s’endort”.

À l’hôpital communautaire de Bangui, les malades se plaignent de l’irrégularité des repas. “Un jour on est alimenté, l’autre non. Il faut compter sur la solidarité familiale”, confie une patiente sous couvert d’anonymat.

“Étudier le ventre vide”

Les enfants sont particulièrement vulnérables. Au centre pédiatrique de Bangui, le nombre de cas de malnutrition aigüe sévère a été multiplié par trois, selon le PAM.

Le PAM a mis en place un programme de cantines scolaires depuis juin et nourrit 50.000 écoliers dans 44 écoles de Bangui.

“On ne peut pas étudier correctement quand on a le ventre vide, beaucoup de ces enfants venaient sans avoir mangé. Donc c’est effectivement pour augmenter la fréquentation scolaire mais aussi pour atteindre ces enfants qui ont besoin d’être nourris correctement’, explique Donaig Le Du, chargée de communication au PAM à Bangui.

Cette aide motive un retour massif à l’école, constate Joseph Regapa, directeur d’école: “les enfants qui sont dans les sites des déplacés sont revenus, aussi ceux qui sont dans les zones à haut risque”.

En province, le principal obstacle à l’aide est l’accès aux populations, d’abord en raison de l’insécurité mais aussi de l’état des routes, surtout en saison des pluies.

Les humanitaires assistent aussi les réfugiés, au Cameroun et au Tchad, et dans une moindre mesure, au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo.

Certains ont souvent marché des semaines, voire des mois dans la brousse avant d’atteindre la frontière, épuisés.

Pour préparer l’avenir, les agences de l’ONU distribuent aussi outils et semences pour l’actuelle saison de plantation. En précisant bien aux destinataires affamés que ces graines sont destinées à être plantées, pas mangées de suite.

panika

 

 

 

 

Par Christian PANIKA

Soumeylou Boubeye Maïga nommé vice-médiateur dans la crise centrafricaine

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L’ex ministre malien de la défense, Soumeylou Boubeye Maïga, annonce avoir été désigné par l’Union Africaine comme vice-médiateur dans la crise en république centrafricaine.

« L’Union Africaine m’a désigné comme son représentant dans la médiation internationale sur la crise centrafricaine en qualité de Vice Médiateur, auprès du président Sassou Nguesso Médiateur de la CEEAC. »

Pour Soumeylou Boubeye Maïga, « aider ce pays frère dans la phase actuelle de son processus politique et de réconciliation nationale » est « à la fois un honneur et un immense défi à relever ».

Il a fait l’annonce sur sa page Facebook officielle.

 

 

 

Souleyman

Bonjour, chers amis

L’Union Africaine m’a désigné comme son représentant dans la médiation internationale sur la crise centrafricaine en qualité de Vice Médiateur, auprès du président Sassou Nguesso Médiateur de la CEEAC.
C’est à la fois un honneur et un immense défi à relever pour aider ce pays frère dans la phase actuelle de son processus politique et de réconciliation nationale, dont la première étape est la tenue annoncée d’un forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique, prévu à Brazzaville du 21 au 23 juillet.

Haut du formulaire

Soumeylou Boubeye Maïga

 

CENTRAFRIQUE: LE MOUVEMENT RÉVOLUTION JUSTICE (RJ) EN MARCHE VERS BANGUI

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Le mouvement armé du nord centrafricain connu sous le nom de “Révolution Justice” en abrégé RJ a initié une marche dite pacifique vers la capitale Bangui pour exprimer le mécontentement des habitants du nord centrafricain à l’endroit des autorités de transition et de la communauté internationale. Ce mouvement dirigé par le commandant Armel Sayo regroupe en majorité les jeunes de la région nord du pays qui se disent lésés, selon eux, par les régimes qui se succèdent à la tête de la République centrafricaine depuis une trentaine d’années. Joint au téléphone, le commandant Sayo s’en explique:” la région du nord de notre pays est depuis toujours oubliée de l’esprit des autorités de Bangui qui ont abandonné les habitants de cette région dans l’insécurité et la misère. C’est à cet effet que ces habitants au sein de notre mouvement ont décidé à travers cette initiative de marcher pratiquement depuis le nord du pays pour jusqu’à Bangui”.

Selon le Commandant Sayo, ces habitants sont déjà arrivés dans la ville de Yaloké pour atteindre Bangui dans quelques jours. Du côté des autorités de la transition centrafricaine, une délégation composée de trois ministres avec en tête le ministre de la sécurité nationale et du territoriale est dépêchés à Yaloké pour rencontrer cette population mécontente afin de trouver de solutions idoines à leurs situations.

 

Par: Éric Ngaba

 

 

RCA : QUI SERAIT LE MOISE CENTRAFRICAIN ?

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Nous, Centrafricains, demandons à la Communauté Internationale de réarmer les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et selon les informations qui serait à notre possession le CONGRES des terroristes et criminels tenu à Birao ce jour a été facilité par le   président dictateur du Tchad, sa volonté expansionniste et le génocide commis en Centrafrique n’en finit pas. Mais à quoi sert l’Union Africaine ? Pourquoi les   Centrafricains sont massacrés sous l’œil impuissant des Forces Internationales qui ont pourtant reçue mandats des Nations Unies ? Cette Communauté Internationale qui est sensée venir protéger la population Centrafricaine,   laisse cette dernière à la merci des sanguinaires, assassins, criminels et le diable la seleka ? Est-ce les Centrafricains mériteraient cela ? Si tout cela est arrivée c’est bien-sur à cause de la haine, d’hypocrisie l’irresponsabilité, l’immaturité de la classe politique Centrafricaine. Pourquoi ces hommes politiques Centrafricains ont hypothéqué l’avenir de la jeunesse ?   La France doit sécuriser notre pays à travers la Sangaris, les Gendarmes, et pourtant nous avons la Misca qui somnole depuis belle lurette. Nous sollicitons les autorités Françaises au réarmement de nos FACA ? L’UA sert vraiment à quoi? Quelle EST la position de l’Union Africaine par rapport aux tueries massives des civiles Centrafricains par les BANDES DE COUPEURS DE ROUTE appelée seleka, sans aucune sanction de la part de l’UA ? Voilà que le forum inter-centrafricain est convoqué à Brazzaville sur la question Centrafricaine il est temps d’arrêter Nourradim Adam et Djotodia qui viennent d’être reconduites à la tète de la célèbre association des criminels c’est une manœuvre politicienne. Le peuple Centrafricain comprend cela ?

NB: Un bon diagnostic médical permet d’apporter un soin approprié à une maladie, ainsi si le peuple Centrafricain ne comprend, ou n’arrive pas à identifier Ses ennemis…. la RCA sera une HISTOIRE….Qu’est ce qu’il faut pour la RCA? Il est incontournable qu’il y ait un leader politique nationaliste capable de CONDUIRE la destinée de tout un peuple (à bannir le népotisme, le favoritisme, le régionalisme et la corruption). Il faut à la RCA un président élu selon la volonté du peuple mais pas un faiseur de profil bas devant les injonctions extérieures. C’est dommage, nous n’avons aucun leader politique en RCA, tous sont en période de dormance, leur réveil probable à l’approche des” élections”. Sauf quelques uns que nous taisons leurs noms. Il faut mettre fin aux ingérences du Tchad voisin, notamment celle du Soudan en Centrafrique. L’ingérence de la République du Tchad   en Centrafrique a crée une tragédie qui ne dit son nom. Le Tchad a joué un rôle clé dans le conflit Centrafricain parce que le gouvernement Tchadien serait animé de haine envers le peuple Centrafricain suite à l’immensité des ressources naturelles.

Koitoua

 

 

 

 

SIMON- KOITOUA

 

Sangaris : point de situation du 10 juillet 2014

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Les effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats. Les forces françaises sont présentes principalement dans trois zones

– à Bangui et Boda avec le GTIA Acier,
– à l’ouest, de Beloko à Bossembele avec le GTIA de Boissieu,
– et à l’est, dans un triangle Sibut-Dekoa-Bria, avec le GTIA Magenta qui vient de relever le GTIA Scorpion.

Le GTIA Magenta, armé par le 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI), mais également par le 501e RCC et le RICM, est aux ordres du colonel Putz. Il succède GTIA Scorpion, armé par le 5e RIAOM et commandé par le colonel Despouys. Ce dernier s’est déployé dans l’est de la Centrafrique à la fin du  mois de mars 2014 afin d’y désarmer les groupes armés et d’y faire accepter la mission des forces de la communauté internationale dans une région marquée d’importantes fractures intercommunautaires.

Les effectifs d’EUFOR-RCA sont de 700 hommes, dont 250 militaires français. Pleinement opérationnelle depuis le 15 juin, EUFOR-RCA a pris le relais de Sangaris pour appuyer la MISCA dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes.

A Bangui, avec le GTIA Acier, la force Sangaris maintient des éléments aux côtés des forces de sécurité intérieure (FSI) et de la MISCA à la sortie nord de la ville, à PK12. D’une manière générale, elle est aujourd’hui en posture de réaction rapide (« quick reaction force » ou QRF), en mesure d’intervenir au profit des forces internationales déployées dans la capitale.

Dans la ville, la situation reste stabilisée. La vie a repris (33 centres de santé opérationnels, 75 établissements scolaires rouverts, 24 marchés actifs, 80 vols de compagnies aériennes), même si des pics de tension sont encore observés. Ce fut le cas vendredi 4 juillet sur l’axe routier qui conduit du centre-ville à l’aéroport international de M’Poko. Profitant d’un mouvement de foule initié et instrumentalisé par des Anti-Balaka en réaction à l’arrestation d’un de leur leader, des extrémistes ont lancé une grenade sur des soldats français d’EUFOR RCA. Trois militaires ont été blessés par des projections d’éclats et un quatrième touché par des jets de pierres. L’action du GTIA Acier en liaison avec EUFOR a permis de disperser la foule et de démonter les barricades entravant la circulation.

Les militaires français à Bangui ont par ailleurs accueilli la visite du ministre de la Défense les 7 et 8 juillet. Ce dernier a pris note de la stabilisation de la situation sécuritaire depuis sa dernière visite à Bangui au mois de mai et salué le sang-froid et le professionnalisme des soldats de Sangaris. S’adressant aux autorités politiques, il a mis en avant la nécessité de développer les piliers politique, économique et judiciaire.

Dans l’ouest, le GTIA de Boissieu poursuit son contrôle de zone en appui de la MISCA, mais aussi des forces de sécurité intérieures (FSI). De Bouar à la frontière camerounaise, la situation reste stable avec en particulier un phénomène de rejet des bandes de coupeurs de route par la population. Le trafic commercial sur l’axe routier reliant le Beloko à Bangui demeure toujours aussi important, avec près de 480 véhicules entrés en RCA cette semaine, dont 85% de poids lourds. La grande majorité de ces véhicules ont été escortés par Sangaris ou la MISCA.

Dans le nord et le nord-ouest de la RCA, des missions de reconnaissances sont régulièrement conduites, en particulier au-delà de Bossangoa, où persistent des signes de tension.

A l’ouest de la capitale, la ville de Boda continue de connaître quelques actes isolés de violence. Le GTIA Acier reste ainsi en appui de la MISCA chargée de contrôler la zone.
Dans l’est, la situation reste difficile. Depuis plusieurs semaines les tensions se sont cristallisées autour de la ville de Bambari.

Le 3 juillet, la force Sangaris s’est engagée en appui de la MISCA et des FSI, dans la partie ouest de Bambari. L’arrestation par les FSI d’un meneur anti-balaka a provoqué un mouvement de foule, vraisemblablement instrumentalisée, avec des jets de pierres sur la force. Au moment où les militaires français se désengageaient pour faire retombée la tension, des individus présents dans la foule ont lancé une ou des grenades. Sept militaires français ont été touchés par les éclats, sans gravité.

Le 7 juillet, suite à un renseignement faisant état d’une attaque entre chrétiens et musulmans dans le quartier de l’évêché, la force Sangaris s’est immédiatement déployée afin de s’interposer et de protéger la population. Arrivée sur zone, elle a été prise sous les tirs d’armes légères d’infanterie, auxquels elle a immédiatement riposté, infligeant des pertes au groupe armé à l’origine des tirs. Cette première intervention a provoqué un arrêt des hostilités dont la population a profité pour commencer à se réfugier auprès des camps tenus par les forces françaises et par la MISCA. Plus tard, les affrontements ont cependant repris à proximité de l’évêché. Sangaris a répondu avec l’engagement d’hélicoptères qui ont ouvert le feu sur des individus armés menaçant la population. Des éléments de combat du GTIA Scorpion ont par ailleurs été engagés en direction de l’évêché qu’ils ont contribué à sécuriser au cours de la nuit.

Dès le lendemain matin un retour au calme a été observé. Depuis, Sangaris poursuit son action de sécurisation de Bambari en appui de la MISCA. L’action du GTIA Scorpion se traduit par des patrouilles armées destinées à prévenir les heurts intercommunautaires, ainsi que par l’instauration d’un dialogue avec tous les acteurs locaux.

Plus au nord, à Dekoa, la force Sangaris est intervenue à deux reprises les 6 et 8 juillet pour prévenir des affrontements intercommunautaires. Dans ce secteur, un contrôle de zone renforcé permet de contenir la montée de tension.

 

Sangaris : point de situation du 10 juillet 2014

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique : Déclaration du KNK relative aux pourparlers de Brazzaville

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Le Parti Kwa Na Kwa (KNK) a constamment affirmé son attachement au Dialogue Politique Inclusif comme voie de sortie de la crise politique, sécuritaire et humanitaire que traverse la République Centrafricaine depuis plus d’un an.
A cet effet, le KNK a toujours exhorté son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Médiateur de la crise centrafricaine, à s’impliquer pleinement et urgemment dans la résolution de cette crise susceptible de se propager dans les autres Etats de la sous – région d’Afrique Centrale ainsi que ceux du Golf de Guinée et de conduire, à terme, à leur déstabilisation.
Dans le communiqué sanctionnant la concertation de MALABO du 27 Juin 2014, en marge de la 23e session des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC ont demandé au Secrétaire Général des Nations Unies, à la Commission de l’Union Africaine et au Secrétaire Général de la CEEAC la mise en place urgente, avec l’appui des facilitateurs, d’une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, afin d’aider les Centrafricains à reprendre, en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la Transition.
Ces Chefs d’Etat ont par ailleurs exprimé le vœu de voir l’ensemble des acteurs centrafricains à faire partie de la solution de la crise et contribuer à la réussite de la Transition, et ce, sans préjudice de la présentation de leurs candidatures aux prochaines échéances électorales avec comme corollaire la modification de certaines dispositions restrictives de la Charte Constitutionnelle de Transition.
Le KNK adresse, à nouveau, sa vive reconnaissance à l’ensemble des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC ainsi qu’à la Commission de l’Union Africaine (UA) qui, dans leur quête inlassable d’une solution politique durable à la crise centrafricaine, sont encore au chevet de notre pays, la RCA, à travers leur concours multiforme.
Le KNK accorde du prix à la sage décision prise par les Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats Afrique Centrale (CEEAC) et espère que les Autorités de la Transition ainsi que les leaders aussi bien politiques qu’associatifs centrafricains prendront enfin la mesure de l’impérieuse nécessité de travailler dans la dynamique de ce nouvel agenda en vue de l’apaisement, de la réconciliation nationale et d’éviter toutes manœuvres tendant à bloquer le processus de dialogue structuré en trois (3) étapes essentielles, à savoir :
1)Le lancement des pourparlers de Brazzaville en vue de la signature d’un accord de cessez – le – feu dont les travaux sont prévus du 21 au 23 juillet 2014 ;
2)La réconciliation à la base dans les 16 préfectures à travers des consultations populaires en territoire centrafricain;
3)L’organisation de Forum National et de Reconstruction Nationale à organiser sur le sol centrafricain.
Le KNK est convaincu que c’est seulement en amorçant ce processus des pourparlers de Brazzaville (République du Congo) et la signature d’un accord de cessez – le – feu entre les groupes armés que prendront fin les exactions commises sur les populations civiles comme vient de l’exprimer très clairement le Ministre français de la Défense Jean – Yves Le DRIAN lors de sa visite en Centrafrique les 8 et 9 Juillet 2014.
C’est face à la position exprimée du 09 Juillet 2014 par la cinquantaine des partis et associations politiques et de la Plate forme des confessions religieuses jugeant inopportun le déplacement de Brazzaville que le KNK a refusé de signer la déclaration commune initiée par cette nouvelle Plate forme à la suite des discussions organisées à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB).
Le KNK exhorte la population centrafricaine toute entière ainsi que tous ses militantes et militants à ne pas céder aux intoxications des vendeurs d’illusions, de rester vigilants et d’adhérer à la voie de sortie de crise indiquée par la communauté Internationale en général et la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) en particulier disposées, plus que jamais, à contribuer à la stabilisation de la Situation en République centrafricaine.
Enfin, le Bureau Politique du KNK saisit cette occasion pour condamner les tueries et barbaries causées à la Cathédrale Saint Joseph de Bambari (Préfecture de la Ouaka – Centre Est) par des éléments de la SELEKA en date du 08 Juillet 2014 et présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées.
Fait à Bangui, le 10 Juillet 2014
Pour le Bureau Politique,
Le Secrétaire General P.I

Bangui : La classe politique Centrafricaine conditionne le Forum de Brazzaville aux questions de sécurité

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Bangui, 11 juillet 2014 (RJDH) – Au total 49 partis politiques centrafricains ont accepté d’aller à Brazzaville pour lancer le dialogue inter-centrafricain, « à condition que les échanges n’abordent que les questions sécuritaire et de cessez le feu ». C’est ce qu’à déclaré le porte parole des partis politiques, Cyriaque Gonda au cours de l’audience que leur à accordé la présidente de transition Catherine Samba Panza.

Cyriaque Gonda du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), porte-parole des partis politiques trouve inopportun le déplacement de Brazzaville pour résoudre les problèmes de politique interne de la Centrafrique.

 «Cette rencontre peut se tenir à Brazzaville, si ça doit simplement concerner  la question de  cessez-le-feu, parce qu’il y a des personnes (…) Je ne suis pas sûr qu’un Nourredine Adam peut débarquer à Bangui aujourd’hui sans être coincé, s’ils estiment que Brazzaville, c’est un lieu de sécurité où ils peuvent se déplacer et jurer qu’il n’y aura pas de partition et signer les accords, il n’y aura pas des problèmes. Mais aller discuter des problèmes de nos institutions, des élections, du pardon et autre, ce n’est pas nécessaire », a dit Cyriaque Gonda.

L’objectif de cette rencontre de Brazzaville, soutient Jean-Jacques Démafouth, conseiller à la présidence, est que les mouvements politico-militaires acceptent le cessez-le-feu. «Que les mouvements politico-militaires actuellement en activité cessent les hostilités qu’ils aient un accord entre eux et qu’ils acceptent la démobilisation et le désarmement et qu’on interpelle aussi la communauté internationale, pourquoi les forces internationales n’ont pas appliqué les résolutions, leur mandat avec force, et autres ; on aura aussi des explications là-bas », a dit Jean-Jacques Démafouth.

Pour la plate-forme religieuse, le Pasteur Nicolas Guerekoyame Gbangou estime qu’il serait souhaitable que le médiateur de  la crise centrafricaine le président congolais  Dénis Sassou Nguésso, organise plutôt une concertation inclusive sur le sol centrafricain, entre Centrafricains à la base, pour une résolution durable de cette crise.

« Nous aussi, plate-forme des confessions religieuses, nous avons dit qu’il faut commencer à discuter des problèmes centrafricains sur le sol centrafricain, plus tard s’il y a besoin de se déplacer à l’extérieur, on pourra s’y rendre juste pour finaliser certaines discussions », a fait savoir Pasteur Nicolas Guerekoyame Gbangou.

Sur le contenu de cette rencontre de Brazzaville, la classe politique et la plate-forme interreligieuse s’opposent à l’idée de la modification de la charte constitutionnelle,  du remaniement ministériel aussi longtemps que les mécanismes de recadrage de la transition sont en place, comme certains l’ont exprimé :  «Nous pensons qu’il y a des mécanismes de recadrage de la transition établi par la Charte constitutionnelle de transition et ça se passe ici, on n’a pas besoin d’aller à Brazzaville (…) puisque le Conseil national de transition (CNT) existe encore, la Cour constitutionnelle existe encore », s’est  étonné Cyriaque Gonda.

Pour Martin Ziguélé président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), si la volonté de tous est d’aider ce pays, il serait souhaitable de trouver des mécanismes d’impliquer la population à la base. « Nous nous sommes dit, dès le moment où la volonté de tous est d’aider ce pays, est-ce qu’on ne peut pas trouver des mécanismes pour que les couches politiques et sociales centrafricaines soient impliquées avant que la communauté internationale intervienne sur les points où l’entente en interne n’est pas possible ? », s’est interrogé Martin Ziguélé.

Les parties prenantes au conflit en Centrafrique doivent se retrouver, du 21 au 23 juillet prochain à Brazzaville, pour un forum de réconciliation nationale afin de tenter de ramener la paix.

RJDH

RCA : José Richard Pouambi nommé président du HCCT

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José Richard Pouambi a été élu président du Haut Conseil de communication de la Transition (HCCT), a-t-on appris vendredi à Bangui au terme d’une réunion de l’instance qui élisait à l’occasion son bureau constitué de trois membres.

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José Richard Pouambi

Ainsi, outre le président, le bureau du HCCT comprend un Vice-président ( Tita Samba Solé) et un rapporteur général (Françoise Doninguin).

Fort de huit membres, le HCCT a pour principale mission de ‘’rappeler tous les organes de presse au strict respect de leurs cahiers de charge, au respect de la déontologie et de l’éthique”, a confié à APA José Richard Pouambi.

Selon le 5è président du HCCT de transition, seul le respect des textes réglementaires épargnera les hauts conseillers de la poursuite judiciaire.

Quant à la délivrance des autorisations de publication et l’attribution des fréquences sujette à des poursuites judiciaires, dont le procureur général a fait mention lors de la prestation de serment, il a déclaré : ‘’les dossiers passent toujours par le ministère de la communication, avec qui nous allons travailler en synergie. Et le HCC ne peut statuer sur ces documents après l’avis technique des experts du département de la communication. Pour cela il n’y a pas de souci à se faire”.

L’élection des huit membres du HCCT a été entérinée le 20 mai par un décret présidentiel et ils ont prêté serment le 9 juillet.

 

Par: APA

Centrafrique: pour l’ouverture d’un Bureau des droits de l’homme

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Amnesty International (AI) souhaite l’ouverture d’un Bureau-pays du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Centrafrique. Cette annonce a été faite jeudi à Dakar par le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama, à l’occasion du lancement officiel du rapport produit par l’organisation sur les exactions commises pendant la crise en République Centrafricaine.

Le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama
Le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama

«Les violations récurrentes des droits humains en Centrafrique sont dues à un déficit criard de culture du respect des droits humains dans ce pays. Pour prévenir ces conflits, il est donc important de développer cette culture, de la consolider et c’est pour cela que nous lançons un appel au Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à ouvrir un Bureau-pays en Centrafrique», a suggéré M. Gassama.

Selon le responsable d’Amnesty Sénégal, ce besoin se fait cruellement sentir en Centrafrique, et l’Organisation des Nations Unies doit y répondre en veillant à doter le Bureau qui sera ouvert de moyens suffisants pour lui permettre de faire un véritable travail de transformation de la société centrafricaine. Selon lui, «c’est la seule manière d’éviter de revenir de façon cyclique aux atrocités et aux tueries que connaît la Centrafrique depuis l’ère du président Bokassa».

M. Seydi Gassama pense que cela aidera au renforcement des capacités de la société civile centrafricaine afin qu’elle puisse faire le monitoring des situations de violation des droits humains dans le pays et veiller à ce que les auteurs rendent compte à la justice.

PANA

La presse allemande se penche sur les foyers de crise en Afrique

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Des situations délétères et l’insécurité en République Centrafricaine, en Somalie ,au Soudan du Sud et au Nigeria…

Depuis six mois, les habitants de la République centrafricaine sont soumis à une forme de terreur que l’Europe , depuis la guerre des Balkans , qualifie du terme sinistre de „nettoyage ethnique“, relève la Süddeutsche Zeitung. Des milices chrétiennes et musulmanes, des jeunes en majorité, traquent et persécutent des civils du camp opposé. Vengeances personnelles, violences et vols à main armée sont à l’ordre du jour.

Ces derniers temps, les milices musulmanes ont ouvert leurs rangs à des combattants plus endurcis, surtout en provenance du Tchad et du Soudan.

“La guerre civile est devenue une fête pour les milices de brigands et les francs tireurs.”

 

Miliciens chrétiens à Nanga Boguila

Le journal cite Andreas Mehler, directeur de l’Institut d’études africaines de Hambourg selon lequel c’est bien cela le plus gros obstacle pour les pourparlers de paix envisagés.Des représentants des rebelles musulmans de l’alliance Séléka et des milices chrétiennes Anti-Balaka sont convenus de se rencontrer fin juillet à Brazzaville , la capitale du Congo, afin de négocier un armistice. Des entretiens préliminaires ont lieu depuis trois semaines à Bangui, la capitale centrafricaine. Le ministre francais de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui vient de visiter le pays en début de semaine les a qualifiés de « lueur d’espoir ». Mais les représentants de la Séleka se sont entretemps retirés du dialogue, ne réussissant pas à parler d’une seule voix. Le camp adverse leur avait reproché de na pas contrôler les nombreux groupes de franc tireurs étrangers opérant sous le toit de la Séléka, et qui en font à leur tête.

Membres des milices anti-Balaka au nord de Bangui Photo: dpa – Bildfunk

Pendant ce temps les massacres continuent…
L’un des plus grands espoirs est que les combattants de la Séléka mettent de l’ordre dans leurs rangs et prennent des décisions crédibles. Mais un autre espoir est réduit à une peau de chagrin : celui de voir la réussite d’une intervention extérieure. Depuis décembre dernier 6000 soldats de l’Union africaine et 2000 soldats francais qui s’efforcent d’assurer tant bien que mal la sécurité avant tout dans la capitale Bangui ,mais n’ont quasiment rien pu faire dans le reste de ce pays – qui est presque deux fois plus grand que l’Allemagne. En fait l’Union européenne voulait les soutenir et envoyer des renforts. Mais jusqu’ici on ne voit rien venir, constate l’éditorialiste. Les choses pourraient changer en septembre quand ce seront les Nations unies qui prendront en main la mission de paix en Centrafrique. Officiellement les effectifs pour leur mandat comprend 12.000 hommes. Mais , remarque la Süddeutsche Zeitung, ce chiffre ne figure encore que sur le papier…

La taz, die tageszeitung de Berlin revient sur l’attaque de mardi dernier sur la “Villa Somalia”

C‘est par cette attaque spectaculaire sur le palais présidentiel en plein coeur de la capitale somalienne Mogadiscio que la milice islamiste al Shebab se manifeste à nouveau écrit la taz. Après des échanges de tirs de plusieurs heures, avec les forces de sécurité présidentielle et des unités de la troupe africaine d’intervention AMISOM, les assaillants ont finalement été repoussés. Le Président Hassan Sheikh Mohamud ne se trouvait pas sur les lieux au moment de l’attaque.

Attentat du 9 juillet à Mogadiscio

Quelques heures auparavant seulement, venait de se terminer à Mogadiscio même une conférence sur la sécurité , au cours de laquelle le gouvernement , des députés et des représentants des régions se félicitaient des récents succès remportés dans la lutte contre Al Shebab !

Des soldats gouvernementaux sortent du Palais après l’attaque

Et la taz cite un chercheur de l’Institut somalien d‘ Etudes politique Abdirashid Hashid qui rappelle que les Shebab ont promis de laisser éclater leur colère au grand jour pendant le Ramadan et qu’il fallait s’attendre à de nouvelles atttaques .

Dernièrement les attaques islamistes se sont multipliées en Afrique de l’Est. Ainsi dans les régions côtières du Kenya proches de la Somalie, la situation est particulièrement tendue avec des attaques et des attentats quasi quotidiens.

Le Soudan du Sud a trois ans

Le quotidien Die Welt se penche sur le pays qui vient de célébrer le troisième anniversaire de son indépendance…

Célébration des 3 ans d’existence de l’Etat du Soudan du Sud

Les promesses faites par le président Salva Kiir le 9 juillet 2011 sonnent aujourd’hui comme une mauvaise plaisanterie , remarque Die Welt. Kiir avait alors solennellement proclamé :

« Face à notre combat pour la liberté, la démocratie, la justice, l’égalité et la dignité humaine, le Soudan du Sud ne sera pas seulement le plus jeune état du monde, mais aussi sa plus jeune démocratie ! ».
D’abord des disputes au sujet de la répartition des revenus de l‘exploitation pétrolière ont amené le pays au bord de la banqueroute. Au cours des 7 derniers mois la brutale lute pour le pouvoir entre Kiir et son ex-allié et rival Riek Machar, ont coûté la vie à plus de 10.000 personnes et fait un million de sans foyers et de déplacés internes. Maintenant une catastrophe de plus grande envergure encore menace. La guerre civile a largement paralysé la production agricole, si bien qu’à partir du mois d’août, 4 millions de personnes sont menacées de famine au Soudan du sud.

De nombreux champs n’ont pas pu être cultivés en raison des combats. Même si ceux -ci ont baissé d’intensité ces derniers temps, la saison des pluies va rendre l’ensemencement impossible. Par ailleurs des centaines de milliers d’ouvriers agricoles sont dans des camps de réfugiés et les semences – si elles étaient disponibles- seraient probablement volées. L‘un des responsables de la crise, le président Kiir lui même, dit s’attendre à l’une « des plus graves famines des dernières décennies. »

Riek Machar et Salva Kiir

Fragilité des chances de paix

Die Welt doute que la situation ne change rapidement alors que les quatre accords de paix passés cette année ont été foulés au pied alors que l’encre de la signature des parties en conflit n’était pas encore tout à fait sèche.

Ce n‘est que depuis le dernier tour de négociations le 10 juin quand Kiir et Machar sont convenus de mettre en place un gouvernement de transition dans les 60 jours que la situation s’est quelque peu calmée. Mais la production pétrolière a diminué d’un tiers depuis le début des combats en décembre. Le gouvernement a dû emprunter 200 millions de dollars aux sociétés pétrolières et malgré cela a un retard considérable dans le paiement de ses obligations.
Enfin, le journal évoque les appartenances ethniques comme l’une des sources du conflit et constate que ni Salva Kiir, ni Reik Machar n’ont réussi à se transformer de rebelles en dirigeants démocratiques d’un état dont le loyalisme vis-à-vis d’institutions politiques serait plus fort qu’envers la propre ethnie.

Au Nigeria 1500 morts depuis le début de l’ année

Attentat à la voiture piégée à Maiduguri le 1er juillet

Tel est le nombre de ´personnes tuées- hommes ,femmes et enfants – par les islamistes au Nigeria, relève le journal Neues Deutschland. Ces cinq dernières années ce sont des centaines de milliers de Nigérians qui vivent dans la peur face à la terreur que répand le groupe islamiste Boko Haram dans le nord pays où il veut établir un Etat islamique basé sur la Charia, rapporte le journal.
La situation au Nigéria rappelle d’autres foyers de crise récurrents, tels que l’Afghanistan ou l’ Irak. L’état n’est plus en mesure de protéger ses ressortissants. En de nombreux endroits ce sont des milices de citoyens qui tentent d’assurer un minimum de sécurité à la place de l’armée et des forces de l’ordre nationales.

Le Nigéria est –il en train de péricliter, de devenir un Etat failli? Cela est à craindre, conclut l’éditorialiste du Neues Deutschland.

 

Par:   dw.de

RCA : à Birao, Michel Djotodia reconduit à la tête de la Seleka

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Michel Djotodia

La Seleka vient d’achever son assemblée générale qui se déroulait, ces deux derniers jours, à Birao dans l’extrême nord-est de la Centrafrique. Les cadres du mouvement étaient réunis pour constituer son nouveau bureau politique avec à l’arrivée assez peu de nouvelles têtes dans cet organigramme.

C’est Michel Djotodia qui est reconduit à la tête de la Seleka au terme de cette réunion de Birao. L’ancien président de la transition vit en exil au Bénin depuis sa démission en janvier 2014.

En dessous de Michel Djotodia, on retrouve Noureddine Adam. Celui qui était déjà le numéro 2 du régime Djotodia, visé par des sanctions onusiennes pour son rôle présumé dans des exactions, semble reprendre la main. Le troisième homme, c’est Mohamed Moussa Dhaffane. Il occupait déjà ce poste de deuxième vice-président avant de tomber en disgrâce, il y a un an. La Seleka alors au pouvoir l’avait arrêté l’accusant de préparer des actions de déstabilisations. Il semble que ces griefs soient oubliés. Au total, plus d’une trentaine de noms constituent ce bureau politique.

Qui pour représenter la Seleka à Brazzaville ?

Au terme de cette assemblée générale, Nourredine Adam apparaît comme le grand vainqueur. C’est lui qui avait convoqué cette réunion de Birao et obtenu qu’un certain nombre de cadres réticents se résignent à s’y rendre. En revanche, il faudra attendre encore un peu pour savoir s’il est parvenu à reprendre la main sur le mouvement qui s’était émancipé de sa tutelle s’est dernier mois et si les divergences et les conflits internes qui tiraillent la Seleka depuis quelques mois sont terminés.

En tous les cas, la Seleka a un rendez-vous important. Celui de Brazzaville, du 21 au 23 juillet prochain où elle est censée signer solennellement un cessez-le-feu avec les anti-balaka. Reste à savoir qui représentera la Seleka au Congo. Il est en effet difficile aujourd’hui d’imaginer Nourreddine Adam, interdit de voyager par l’ONU, se rendre au Forum ou encore Michel Djotodia qui ne devrait pas recevoir d’invitation officielle du médiateur Denis Sassou-Nguesso.

 

Par: RFI

CENTRAFRIQUE.Teddy Bozizé vu à Bossangoa en train de former des Anti-Balakas? D’après le monde

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Amnesty dénonce nommément des personnalités pour leur rôle dans les atrocités, dont les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia.

Des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, la Centrafrique n’en finit pas de sombrer dans le chaos. Le dernier massacre connu remonte à lundi soir contre un camp de déplacés à Bambari (centre), alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en visite à Bangui, soulignait que “sans cessez-le-feu” le pays “n’avait pas d’avenir. Au moins 20 civils sont tués.

Et comme à chaque fois, les auteurs des tueries se sont évaporés dans la nature, se sont fondus dans les populations et échappent toujours à toute poursuite judiciaire. Interrogé, il y a quelques mois, le ministre des Affaires étrangères centrafricain assurait qu’il ne pouvait “pas y avoir d’impunité car c’est l’impunité qui a fait plonger la Centrafrique”.

Amnesty international, dans un rapport publié jeudi 10 juillet, dénonce les crimes de droit international (mutilation, corps démembrés et brûlés, actes de cannibalisme, tortures, disparitions forcées, recrutement et utilisation d’enfants soldats, viols, pillages, destructions et incendies d’habitations, de villages et de lieux de culte…) commis dans le pays entre décembre 2013 et mai 2014 et demande à ce que les responsables de ces crimes soient jugés.

L’organisation, après avoir enquêté auprès des populations, désigne nommément les personnes soupçonnées de crimes, des hommes politiques, des coordinateurs, des chefs de sections, des commandants. “Les auteurs des attaques menées en République centrafricaine agissent généralement à visage découvert et sans témoigner aucune crainte d’éventuelles sanctions. Dans certains cas, ils sont bien connus de leurs victimes et des autorités”, écrit l’organisation.

Bozizé et Djotodia dans le collimateur

Parmi ces visages connus se trouvent les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. Le premier a été renversé en moins de deux jours par les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, le 24 mars 2013, 10 ans jour pour jour après sa propre prise de pouvoir dans des circonstances comparables. Le second est proclamé alors président de transition, la Séléka qui l’a porté au pouvoir devient la colonne vertébrale temporaire du régime.

Les rebelles se répartissent en plusieurs groupes armés, des seigneurs de guerre font régner la terreur sur des territoires. Beaucoup commettent des exactions contre ceux qu’ils considèrent comme encore liés à l’ancien pouvoir de François Bozizé de confession chrétienne comme la majorité des habitants du pays. Ces violences provoquent la création en face de milices d’auto-défense, les anti-balaka, majoritairement chrétiens qui prennent pour cible les familles musulmanes. La spirale de la violence est enclenchée, la sécurité n’est plus du tout assurée, ce qui restait de l’Etat s’effondre.

Les anti-balaka en contact avec Bozizé

Les anti-balaka sont responsables de nombreux crimes, notamment de l’attaque de Bangui le 5 décembre 2013. Cet assaut coordonné sur la capitale qui a fait des centaines de morts en quelques jours a fait dire à de nombreux observateurs que les anti-balaka n’étaient plus seulement une coalition de personnes voulant se défendre mais plutôt un groupe bien structuré qui a reçu des ordres.

Amnesty écrit dans son rapport que les anti-balaka sont “très bien équipés” avec des AK47, des lance-roquettes et des grenades. “L’organisation sophistiquée du commandement des anti-balaka porte à croire qu’ils ont été coordonnés par des anciens membres des FACA (l’armée centrafricaine de François Bozizé).” Selon plusieurs informations recueillies par l’organisation, des anciens membres de la garde présidentielle faisaient également partis des miliciens. Certains portaient même leurs anciens uniformes et leurs anciennes casernes servaient aux anti-balaka.

Pour les autorités centrafricaines, françaises et onusiennes, il ne fait aucun doute que François Bozizé a été impliqué dans diverses exactions à travers le pays. Le 9 mai 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU a affirmé que l’ancien président avait, depuis ses pays d’exil “fourni un soutien matériel et financier à des miliciens qui cherchaient à le ramener au pouvoir”. “Le Monde” a rapporté que son neveu Teddy a été vu fin avril à Benzambe, le fief familial, en train de former des combattants. François Bozizé, en exil un temps en Ouganda, après être passé au Kenya et au Cameroun, a toujours nié être responsable.

Parmi les commandants anti-balaka soupçonnés d’exaction, Amnesty citent notamment Richard Bejouane, le colonel Dieudonné Oranti et le colonel “12 puissances”. “Ces hommes sont tellement sûrs de bénéficier d’une impunité totale qu’ils ont souvent parlé ouvertement de leur rôle dans des atteintes aux droits de humains et fait des déclarations publiques incitant à la violence”, écrit l’organisation.

Nourredine Adam visé

Durant les 10 mois à la tête du pays, Michel Djotodia est tenu, de son côté, responsable pour les crimes et crimes contre l’humanité perpétrés par les membres de la Séléka, notamment ceux qui faisaient partie à l’origine du groupe de combattants qu’il avait fondé, les UFDR. Amnesty, qui reconnaît que Michel Djotodia a été débordé par ses combattants, dénonce le fait que son gouvernement n’a pris aucune mesure pour enrayer le cycle de violence dont il était parfaitement conscient. Aujourd’hui, Michel Djotodio vit en exil au Benin. Amnesty rapporte qu’il reste malgré tout en contact étroit avec les commandants de la Séléka présents à Bangui et dans le nord-est de la République centrafricaine.

L’organisation internationale pointe également le rôle de Nourredine Adam, alors qu’il était président du Comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques. Selon plusieurs témoins, cet organisme est à l’origine d’une série de violations des droits humains qui vont de la torture, aux arrestations arbitraires en passant par des détentions illégales dans des endroits tenus secrets dans Bangui, alors même qu’il n’avait aucune prérogatives pour enquêter. Par ailleurs, l’ONU, cité par Amnesty, a relevé que Nourredine Adam avait sa propre milice politique. Il serait notamment l’un des responsable de l’attaque de Boy Rabe, un quartier de Bangui, considéré comme un bastion des fidèles de François Bozizé. Enfin, les colonels Bishara, Aba Tom et Yussuf Hamad sont directement cités dans des attaques menées à Bangui.

Actuellement, le nord-est du pays est contrôlé par les ex-Séléka et des éleveurs peuls armés. Ils continuent de commettre de graves exactions sur les territoires qu’ils contrôlent.

Une justice inexistante

Mais comment les poursuivre alors que la justice centrafricaine est inexistante ? Il faudra attendre. La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur les crimes commis depuis 2012 en Centrafrique. Une commission de l’ONU mandatée par le Conseil de sécurité est depuis mars sur place pour établir une liste des crimes les plus graves commis depuis début 2013 et de nommer leurs commanditaires.

Dans un premier temps Amnesty appelle à ce que “des mesures soient prises de toute urgence à l’échelle locale, régionale et internationale pour reconstruire le système judiciaire et les mécanismes d’application des lois du pays”. Mais aussi à créer “un tribunal hybride, composé d’experts centrafricains et internationaux, pour juger les crimes de droit internationale et aider à renforcer le système judiciaire national” qui fonctionnerait en parallèle de la CPI. “Les mailles du filet se resserrent autour des responsables d’atteintes aux droits humains. On sait qui ils sont et où ils se trouvent. Leurs crimes sont en train d’être démontrés”, insiste Amnesty international.

Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur

CENTRAFRIQUE : UN SOLDAT CAMEROUNAIS DE LA MISCA TUE A BOZOUM

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Un soldat camerounais de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) a été assassiné le mercredi dernier dans la ville de Bozoum où est dépêché un contingent de cette force. Le corps de ce militaire a été ramené à Bangui dans la matinée du jeudi. Le soldat camerounais est mort suite à des altercations entre la Misca de la ville et un groupe de jeune assimilé aux Antibalaka. Une autorité de la ville de Bozoum a confié à Centrafrique Libre que le militaire camerounais a reçu des balles au cours d’un affrontement qui a opposé les jeunes aux forces internationales.

Un  responsable de la jeunesse de cette ville contacté par Centrafrique Libre a donné des précisions sur cet événement en ces termes « les jeunes de la ville ont l’habitude de se livrer au jeu des cartes. Le mardi dernier, ces jeunes étaient en train de jouer lorsque des éléments de la Misca camerounaise en patrouille étaient arrivés sur les lieux.

Les éléments de la force internationale ont exigé l’arrêt immédiat de ce jeu mais, les jeunes n’ont pas voulu. Une dispute a suivi et des coups de feu ont commencé à pleuvoir. Sur le champ, un de ces jeunes a été abattu par les forces internationales. C’est dans les combats qui ont suivi cet assassinat que le soldat camerounais a été tué lui aussi.

Il est impossible de connaitre l’auteur de cet acte parce que c’était dans un affrontement. Un jeune qui était sur le sur les lieux a fait ce témoignage «depuis quelques temps, les forces internationales ne cessent de provoquer les jeunes. Pour les éléments qui font la patrouille, tous les jeunes de la ville sont des Antibalaka.

Lorsqu’ils voient un rassemblement des jeunes, ils l’identifient automatiquement aux Antibalaka et n’hésitent pas à ouvrir le feu, c’est ce qu’ils ont fait le mardi dernier. Parmi nous, il y avait beaucoup de blessés en dehors du camarade qui a perdu sa vie. Face à cette situation, nous étions obligés de nous défendre. C’est c’est dans ce contexte que le soldat est mort ». Ce dernier a indiqué qu’ils n’ont jamais voulu attaquer les forces internationales « les jeunes de la ville de Bozoum n’ont jamais voulu s’en prendre aux forces internationales qui protègent leur ville mais c’est elles qui déclenchent souvent les hostilités » a-t-il noté.

Un officier de la Misca de la ville de Bozoum contacté par Centrafrique Libre n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire. « Je ne peux pas vous dire quoi que ce soit sur cette affaire. Seuls les responsables de la Misca à Bangui pourront vous dire ce qui s’est passé hier. Mais je puis vous dire que les éléments sont déterminés à appliquer par tous les moyens les résolutions des Nations Unies. Rien ne peut nous faire changer d’avis. Quelque soit la résistance, nous irons au bout » a précisé ce chef militaire.

Il n’a pas été possible de contacter les autorités de la Misca à Bangui pour confirmer cette information. Mais de sources proches de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique contactées par Centrafrique Libre ont confirmé la mort de ce soldat. « Le corps est arrivé à Bangui hier matin à 2 heures. Un avion a été dépêché pour réaliser ce transfert. Je crois qu’il sera rapatrié au Cameroun » a expliqué un personnel de la mission interrogé sur cette affaire. La mort de ce soldat camerounais intervient trois jours après des combats signalés dans la ville de Bambari où est des soldats de la force Sangaris ont été blessés.

Diane LINGANGUE pour Centrafriquelibre

Mali, Centrafrique : un rapport sur l’évaluation du dispositif militaire

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Un rapport évaluant le dispositif militaire français en Afrique a été présenté le 9 juillet 2014 en commission de l’Assemblée nationale. Il revient notamment sur les opérations au Mali et en Centrafrique (RCA). Dans le même temps, le gouvernement a prévu de supprimer 7.500 postes dans la Défense, chiffre conforme à la loi de programmation militaire pour 2015.

Il aura fallu 6 mois d’auditions et de déplacements au Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Gabon, Centrafrique, Tchad, Emirats Arabes Unis et Djibouti, à Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan, et Yves Fromion, député UMP du Cher, avant de présenter leur rapport intitulé Evaluation du dispositif militaire en Afrique et suivi des opérations en cours.

Le vécu des troupes sur le terrain, la compréhension des enjeux stratégiques, les retombées économiques de la présence française en Afrique sont autant d’éléments qui ont été pris en compte par les auteurs pour évaluer la réalité du terrain.

Les effectifs permanents en Afrique
Aujourd’hui, la France est partenaire de l’Afrique car elle intervient ponctuellement à la demande des Etats. Elle dispose d’effectifs militaires permanents en Afrique: 350 hommes à Dakar, 900 à Libreville, 1.950 à Djibouti, 950 au Tchad, 450 en Côte d’Ivoire, 745 à Abu Dhabi, 320 dans le golfe de Guinée (plus 1.900 à Mayotte et à La Réunion).

Economies obligent, des coups de rabot et des redéploiements de troupes sont envisagés. Par exemple, la base de Libreville au Gabon, bien intégrée dans le tissu local, devrait voir ses personnels militaires passer de 900 à 350.

Une réduction d’effectifs est également envisagée à Djibouti (de 1.950 à 1000 hommes). L’analyse des besoins et des ressources du texte prévient toutefois qu’il faut «un minimum de 1.300 hommes pour rester crédible» dans cet endroit stratégique.

Les militaires Serval au Mali
Les soldats français de l’opération Serval, le 31 décembre 2013 à Gao, au Mali. © JOEL SAGET / AFP

Sortie de crise difficile au Mali
Selon le rapport, la situation est loin d’être stabilisée, notamment au nord du pays. Aujourd’hui, il y a 1.800 militaires français non-permanents dans le cadre du dispositif Serval au Mali, où la sortie de crise est compliquée et sera longue.

Force est de constater que le passage de relais avec les forces maliennes, qui ne sont pas encore efficaces, sera difficile, tout comme le déploiement de la Minusma (force de l’ONU pour la stabilisation du pays) qui tarde.

Au niveau de l’Etat, le processus de réconciliation inter-malien piétine, ce qui ne facilite pas la mise en place d’un processus de normalisation. Les rapporteurs mettent en garde contre «un arrangement  politique mal ficelé», qui aboutirait à «une paix fragile».

Sangaris peu soutenue en Centrafrique
Les 2.000 hommes non-permanents de l’opération Sangaris n’ont quasiment pas d’appuis dans le pays car, en dehors de Bangui, il n’y a pas d’Etat. Les deux camps ennemis (Anti-Balaka et ex-Séléka) se «partagent» le pays. Sur le terrain, les militaires observent une confusion des genres entre lutte politique et banditisme, précise Yves Fromion.

Les Français, qui se retrouvent souvent dans une position inconfortable et tendue, misent sur le déploiement de la Minusca (ONU) dès septembre 2014 pour commencer à construire un Etat viable.

Si la force de l’Union africaine (Misca), environ 5.800 soldats, doit intégrer mi-septembre la Minusca, il reste que les moyens, notamment de commandement, font défaut, insistent les rapporteurs.

Jean-Yves Le Drian en Centrafrique
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian parle avec des soldats français lors d’une visite à la base militaire de la force Sangaris, le 7 Juillet 2014 à Bangui, en République centrafricaine.  © AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Manque d’investissement européen
Cette étude approfondie de l’évolution du dispositif militaire en Afrique via les opérations Serval au Mali et Sangaris en RCA indique que les conditions d’un retrait des troupes françaises ne sont pas réunies pour le moment.

L’expérience des Opex (interventions militaires françaises en dehors du territoire, en collaboration avec les organisations internationales et les armées locales) en Afrique (comme l’opération Epervier menée depuis 1986 au Tchad et Licorne depuis 2002 en Côte d’Ivoire) montre que les troupes françaises stationneront pour un moment encore dans ces deux pays.

Il ressort également que la situation des forces armées en Centrafrique ou au Mali est difficile car les moyens affectés suffisent à peine à maintenir un niveau de sécurité. Les militaires travaillent dans un état de tension extrême, ce qui rend peu opportun l’idée d’une réduction des effectifs.

Les deux députés dénoncent par ailleurs le manque d’investissement européen, que ce soit au Mali ou en Centrafrique, où «personne ou presque ne répond à l’appel».

 

FranceTV

Bangui: le pardon de la compagnie théâtrale «Assoungba Système»

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Le spectacle de la troupe de l’artiste comédien Yvon Cyrile Gone alias Dr. Mandjeke sera présenté ce samedi 12 juillet au stade de Bangui

 

La compagnie théâtrale ‘’Assoungba Système’’ de l’artiste comédien Yvon Cyrile Gone alias Dr. Mandjeke présente ce samedi 12 juillet à Bangui, un spectacle sur le thème pardon. Selon l’artiste, il s’agit de la contribution de sa compagnie dans le processus de la paix qui devrait passer nécessairement par le pardon. Selon Dr. Mandjeke, la Centrafrique traverse un moment difficile et les artistes sont là pour conscientiser les gens. « Nous sommes là pour mettre la joie dans les cœurs, pour conscientiser la population à travers ce spectacle pour le pardon », a déclaré Alias Dr. Mandjeke.
Pour Mandjeke, la paix doit nécessairement passer par le pardon. «C’est le pardon qui pourra faire revenir la paix dans le pays. Les politiques ont leurs démarches, nous les artistes avons aussi nos stratégies. Le pardon entre les communautés doit être placé au cœur de tout processus de la pacification du pays», a souligné l’artiste Dr. Mandjeke.L’artiste a aussi indiqué dans une interview avec le RJDH que sa compagnie compte sur l’appui des partenaires pour toucher la population de l’arrière-pays sur cette thématique. «Après ce spectacle qui aura lieu au stade 20.000 place à 15H, nous comptons couvrir dans un premier temps tous les arrondissements ainsi que les villes des provinces. Notre objectif est d’amener les peuples au pardon et à la réconciliation », a envisagé l’artiste Dr. Mandjeke.

La compagnie théâtrale ‘’Assoungba Système’’ a été créée en 2000 et cette compagnie a déjà sorti sur le marché trois albums. D’après Dr. Mandjeke, sa troupe ainsi que d’autres contribuent à la recherche de la cohésion sociale en ces moments difficiles que traverse la centrafrique. Le spectacle de ce samedi est gratuit.

 

APA