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CENTRAFRIQUE: 50 FOIS PLUS DE NOURRITURE TRANSPORTEE PAR LES AIRS ALORS QUE LE PAM FAIT FACE A PLUSIEURS URGENCES

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La vague de conflits qui a eu lieu durant la première moitié de l’année a multiplié par plus de 50 la quantité de nourriture et d’équipements d’urgence transportée par les airs par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour atteindre les populations dans le besoin.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/PAM-RCA-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PAM RCA 2Plus de 90% des équipements ont été livrés en République centrafricaine, au Soudan du Sud et en Syrie, où les conflits ont déplacé des millions de personnes et isolé des communautés. L’insécurité, l’accès humanitaire limité et les pluies rendent souvent impossible le transport de nourriture et d’autres équipements par bateau ou par camions.

 

De janvier à juin 2014, l’aviation du PAM a livré 7.600 tonnes de nourriture ainsi que 1.189 tonnes de matériel de secours pour le PAM et d’autres organisations humanitaires dans 21 pays. La quantité totale de 8.789 tonnes est plus de 56 fois supérieure à celle transportée par voie aérienne au cours du premier semestre 2013 où 156 tonnes avaient été livrées.

 

“Faire face à des situations d’urgence simultanément dans trois pays – la République centrafricaine, le Soudan du Sud et la Syrie – requiert toute notre expertise dans des zones difficiles et témoigne de notre capacité à augmenter et déployer rapidement notre réponse logistique pour apporter des vivres d’urgence aux personnes qui en ont désespérément besoin” a déclaré Cesar Arroyo, directeur de l’aviation du PAM lors d’une conférence à Genève. “Heureusement, nous avons été soutenus par nos donateurs”.

 

Sur les 8.789 tonnes de fret, la plus grande partie – 53%- a été transportée au Sud-Soudan, 22% en République centrafricaine et 16% en Syrie.

 

L’aviation du PAM a également commencé à parachuter de la nourriture d’urgence dans des zones inaccessibles du Sud Soudan en mars 2014 ; au total 236 parachutages ont permis d’assister 300.000 personnes jusqu’à juin.

 

Lorsque les avions peuvent atterrir en toute sécurité le matériel humanitaire est déchargé directement au sol, y compris les équipements fragiles comme les médicaments, alors que les parachutages interviennent en l’absence d’installations adéquates pour atterrir.

 

L’aviation du PAM a dû surmonter une pénurie de ressources aériennes et des coûts drastiques sur le marché de l’affrètement durant les urgences, ainsi que des obstacles bureaucratiques et un manque d’infrastructures et d’aéroports dans de nombreux pays.

 

Un financement opportun et souple est essentiel pour permettre au PAM de pré-positionner des vivres par une autre voie que celle des airs, en particulier dans les zones à fort risque de catastrophes naturelles, ou lorsque la saison des pluies rend les communautés et les villes inaccessibles.

 

Mais, en raison des risques de sécurité significatifs, de l’accès humanitaire limité dû aux routes bloquées, du manque d’infrastructures, ainsi que du pillage des stocks alimentaires, l’aviation du PAM est parfois le seul moyen efficace d’atteindre les personnes dans le besoin en cas d’urgence.

 

 

Source : | APO

Indiscutables et indélébiles empruntes des nonistes sur le Forum de Brazzaville

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Quoi qu’il en soit, quoi qu’en disent les ouistes, le forum de Brazzaville des 21 au 23 juillet est marqué à jamais du sceau des nonistes

 

En totale adéquation avec la majorité de nos concitoyens, ces pionniers se sont réunis notamment au sein des organisations de la société civile élargies aux forces vives de la nation mais également avec le concours des partis politiques et des incontournables chefs religieux ont compris la nécessité de s’affranchir en s’émancipant des diktats surannés des bourreaux du peuple de Centrafrique et autres comploteurs zélés contre la nation, une et indivisible. Ils ont porté le flambeau de l’espérance en une Centrafrique unie et digne. Lorsque l’on a tout perdu, il reste encore la dignité à préserver semble dire les nonistes. La considération que l’on porte plutôt sur la forme que le fond a prévalu à juste raison du reste, tant la nation entière a été humiliée à maintes reprises pendant plusieurs années. Dès lors, comment accepter de se mettre autour d’une même table avec les bourreaux de notre peuple tout en faisant semblant comme si de rien n’était.
Franck Saragba
Franck Saragba

Concocté par Idriss Deby, premier contributeur financier et militaire de la très redevable CEEAC pour être valider par cette dernière à Malabo lors du dernier sommet africain, l’ordre du jour initial du forum de Brazzaville sur la Centrafrique a été finalement revu à la baisse au dernier moment. Ainsi, les très déterminés nonistes ont fini par faire reculer Idriss Deby et la CEEAC. Tel est en tout cas le grand enseignement que l’on retiendra du forum de Brazzaville. Les centrafricains viennent de démontrer que l’on peut être pauvre et désarmer mais lorsque l’on est uni et déterminer on peut faire reculer le puissant.

Encore un camouflet pour le président tchadien qui lui est infligé non pas par des hommes politiques centrafricains à sa botte mais par le peuple tout entier. Un message pour dire au président tchadien que désormais il ne pourra disposer de notre peuple comme il l’entend. Ce sont nos hommes politiques qui ont failli à leur devoir mais notre peuple est encore debout et attend impatiemment les recommandations du forum de Brazzaville aux travers desquelles il espère qu’il n’y aura ni amnistie pour les crimes perpétrés, ni constitution de gouvernement sur une base confessionnelle, ni décision portant atteinte à l’intégrité du pays en attendant un dialogue national qui aura lieu sur le territoire.

Jamais, acte politique dans notre pays n’a été aussi fort, jamais des responsables politiques et religieuses ne sont allés aussi loin que celui de refuser catégoriquement de se plier aux caprices et autres diktats imposés de l’extérieur. Un crime de lèse-majesté que ni les présidents qui se sont succédé dans notre pays depuis la mise sous tutelle du pays par le Tchad, ni les différents leaders de l’opposition n’avaient osé le faire auparavant. Après le forum de Brazzaville, plus rien ne sera comme auparavant. Désormais le voile est levé et la rupture est amorcée pour la dignité et l’émancipation du peuple centrafricain.

 

Par: Franck Saragba

Une délégation du FAGACE en mission à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/FAGACE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>FAGACEUne délégation du Fonds africain de garantie de coopération économique (FAGACE) composée de trois personnes, réside depuis lundi à Bangui, dans le cadre d’une coopération avec la RCA ayant pour but de redynamiser ce partenariat et de permettre aux entreprises PME-PMI et aux sociétés de la place de contribuer efficacement au redressement économique du pays.
Plusieurs points sont à l’ordre du jour de cette mission : la création d’un fonds d’appui au secteur privé, la création d’un centre de gestion agréé, la réhabilitation et le renforcement des capacités de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA), LE renforcement des capacités du guichet unique de formalités des entreprises, etc.

‘’Le FAGACE entend, au terme de cette mission, participer à la reprise économique de la RCA afin de booster les différents projets de son développement initiés et qui sont en hibernation depuis plusieurs mois à cause de la crise centrafricaine”, a expliqué Cynthia Favi Haidara;

Pour elle, FAGACE a toujours été au côté de la RCA où ses ‘’ interventions s’élèvent à plus de sept milliards de francs cfa”.

Le FAGACE est une institution financière crée en 1977 qui accompagne le développement économique de ses quatorze Etats membres à travers la promotion des investissements publics et privés.

 

APANews

CENTRAFRIQUE : LE GOUVERNEMENT DECROCHE LE DESISTEMENT DE CERTAINS RÉVOLUTIONNAIRES DE LA R-J A BOSSEMBELE EN ÉCHANGE DES BILLET DE BANQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Rebelle-de-Sayo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelle de SayoCertains éléments du mouvement Révolution Justice (RJ) ont abandonné la marche à Bossembele. Selon les informations de Centrafrique libre, les autorités ont proposé des billets de banque aux révolutionnaires qui décident de quitter le mouvement. Plusieurs éléments du mouvement Révolution Justice de Sayo, stoppé depuis plusieurs jours à Bossembele (162 km de Bangui) ont désisté. Cette information a été confirmée par des sources proches de la coordination de ce mouvement. « C’est vrai que beaucoup de nos éléments sont repartis depuis que nous avons été bloqués dans notre progression dans la ville de Bossembele. Ils sont repartis soit à Bozoum ou Paoua d’où le mouvement est parti » a expliqué un commandant du mouvement Révolution Justice, joint dans la ville de Bossembele.

De sources bien informées, les éléments du mouvement qui ont accepté de repartir dans leurs villages ont reçu chacun un billet de 5000 Fcfa. « C’est à l’issue du voyage que les ministres de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la défense ont effectué à Bossembele que la somme de 5000 Fcfa a été proposée à ceux qui ont accepté de quitter le mouvement pour rentrer chez eux. Ce sont ceux qui ont accepté de monter dans les véhicules mis à la disposition des partants que la somme est remise » a expliqué une autorité locale de la ville de Bossembele qui dit avoir assisté à la scène.

Les responsables de la marche dite pacifique des éléments du mouvement Révolution Justice (RJ) ont dénoncé cet acte qui constitue pour eux une forme d’intimidation déguisée « c’est vrai que nos combattants sont repartis mais je dois préciser que ce n’est pas de manière volontaire. Les autorités qui sont passées dans la ville ont menacé les combattants. Au début, on nous a dit que si nous insistons pour franchir la ville de Bossembele, nous seront attaqués. Ensuite, on nous a fait la proposition de la somme dont vous parlez là. Pour nous cela est une intimidation déguisée que nous ne pouvons pas accepter. Nous avons été menacés. Ceux qui sont repartis ont eu peur, voilà pourquoi ils ont accepté cette somme là » a confié le commandant en chef des marcheurs du mouvement Révolution-Justice, bloqués dans la ville de Bossembele.

Un cadre du ministère de la défense nationale a confirmé qu’une somme de 5000 Fcfa a été remise aux éléments qui ont accepté de repartir. Ce dernier a rejeté les allégations relatives aux menaces « il n’y a jamais eu des menaces sur les jeunes qui sont dans ce mouvement. Après explication des membres du gouvernement, ils ont compris que la meilleure solution n’était pas de rentrer à Bangui dans ces conditions. Les négociations vont continuer avec les éléments jusqu’à ce que nous trouvions des solutions idoines ». Une autorité locale a confié à Centrafrique Libre que d’autres éléments du mouvement Révolution Justice sont en route. Selon la même source, les éléments qui sont en route seraient armés « les informations en notre possession indiquent d’autres marcheurs sont en route. Ceux là sont armés et ils sont dangereux. Voilà pourquoi, il faut se méfier des yeux doux que ces gens sont en train de faire. Leurs objectifs ne sont pas clairs, il y a beaucoup de zone d’ombre ». Selon les informations de Centrafrique Libre, le reste des éléments encore présents dans la ville de Bossembele veulent continuer la marche sur Bangui.

Diane LINGANGUE pour Centrafrique Libre

L’UE appelle Bangui à prendre les décisions politiques pour le lancement du processus électoral

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Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) ont appelé mardi les autorités de transition et tous les acteurs de la République centrafricaine (RCA) à prendre les décisions politiques sans tarder pour le lancement du processus électoral, après la signature d’un décret sur l’organisation et le fonctionnement de l’Autorité nationale des élections (ANE) il y a un mois.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/le-ministre-des-affaires-etrangeres-laurent.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE)
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE)

Lors d’une session du Conseil des affaires étrangères à Bruxelles, ils ont insisté sur la nécessité d’assurer que l’ANE soit opérationnelle au plus vite.

Les ministres ont salué les chefs d’Etat de l’Afrique centrale pour leur concertation sur la RCA, accueillant favorablement l’annonce de la tenue d’un dialogue cette semaine à Brazzaville entre tous les acteurs de la transition centrafricaine en vue de progresser vers la paix et la réconciliation nationale. Ils ont demandé à toutes les parties prenantes à s’associer de manière responsable et constructive à ce processus pour aider la RCA à sortir de la crise.

Les autorités de transition de la RCA ont été encouragées à conduire des réformes structurelles nécessaires au développement économique et social inclusif et durable, à restaurer l’Etat de droit et à engager une réflexion stratégique sur un cadre national pour la réforme des forces armées et des forces de sécurité, en vue d’établir des forces républicaines, professionnelles et représentatives de la diversité des réalités centrafricaines.

Les ministres se sont engagés à maintenir une présence militaire de l’UE suffisante en RCA jusqu’à la fin du mandat de l’opération Eufor RCA, qui avait atteint sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier. Ils ont condamné la résurgence des violences dans différentes parties de la RCA, exprimant leur forte préoccupation sur “la dislocation du tissu social en RCA”, ainsi que son impact humanitaire et ses conséquences sur les pays voisins.

Les chefs de la diplomatie des 28 ont rappelé l’attachement de la RCA à la cohabitation pacifique entre les différentes communautés et religions. Ils ont préconisé la poursuite du dialogue interconfessionnel, des initiatives de médiation et réconciliation entreprises par les leaders et chefs religieux pour rétablir la cohésion.

Toutes les parties centrafricaines ont été exhortées à respecter et assurer l’accès sûr et sans entrave des acteurs humanitaires aux populations. “La situation sécuritaire connaît des améliorations, notamment à Bangui et sur l’axe reliant la capitale au Cameroun, mais reste tendue dans d’autres parties” de la RCA, ont indiqué les ministres. Ils ont demandé à tous les groupes armés de cesser les violences contre les populations civiles, de libérer les enfants-soldats sans tarder et de mettre un terme au recrutement et à l’utilisation d’enfants. Fin

 
Source: Agence de presse Xinhua

République centrafricaine. Les pourparlers de Brazzaville ne doivent pas déboucher sur l’impunité pour les crimes de guerre

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Les personnes soupçonnées de participation à des crimes de droit international ne doivent pas perpétuer la culture de l’impunité dans le pays

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/orture-dans-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>orture dans BanguiAmnesty International demande aux délégués présents lors des pourparlers sur la Réconciliation nationale en République centrafricaine prévus du 21 au 23 juillet à Brazzaville, en République du Congo, de veiller à ce que les discussions ne débouchent pas sur l’impunité pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les graves violations des droits humains commis en République centrafricaine. Les auteurs présumés de crimes relevant du droit international ne doivent pas se servir de ce forum pour perpétuer la culture de l’impunité dans le pays.

D’après ce que sait Amnesty International, différents dirigeants, notamment des anti-balaka et de la Séléka, sont invités à prendre part aux pourparlers sur la Réconciliation nationale en République centrafricaine. L’organisation a reçu des éléments crédibles prouvant que plusieurs d’entre eux sont impliqués dans des crimes de droit international.

« Lors des pourparlers de paix de Brazzaville, il faut veiller à ce que l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes relevant du droit international soit au cœur de toute discussion visant à ramener la paix en République centrafricaine. Les auteurs présumés de tels crimes ne doivent pas se servir de ces pourparlers pour obtenir des postes au sein du gouvernement qui leur garantiraient l’impunité », a déclaré Netsanet Belay, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.

Dans son rapport publié le 10 juillet et intitulé République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes, Amnesty International désigne nommément des membres et des alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka soupçonnés de s’être livrés à de graves atteintes aux droits humains. Il s’agit notamment des anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, de coordonnateurs anti-balaka, comme Levy Yakété, et de commandants de la Séléka, dont Noureddine Adam. Ces personnes, s’il existe suffisamment d’éléments les incriminant, doivent faire l’objet d’enquêtes et de poursuites judiciaires.

Le 11 juillet 2014, un congrès de la Séléka qui s’est tenu à Birao, dans le nord de la République centrafricaine, a désigné l’ancien président Michel Djotodia comme président du groupe armé, et l’ancien commandant et ministre Nourredine Adam comme vice-président. Ces deux individus, nommés dans le rapport d’Amnesty International, sont visés par des sanctions de l’ONU et des États-Unis en raison de leur implication dans la crise actuelle et les violations des droits humains commises en République centrafricaine.

Amnesty International demande aux autorités centrafricaines de transition, aux membres de la communauté internationale, notamment de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), à l’ONU et à l’Union africaine (UA), de faire en sorte que les pourparlers de paix accordent la priorité à l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de droit international et les graves violences perpétrés en République centrafricaine. Amnesty International est convaincue qu’il n’y aura pas de paix durable en République centrafricaine si l’impunité perdure.

La conférence de Brazzaville fait suite à une décision adoptée lors de la 5e réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine, qui s’est déroulée à Addis-Abeba en Éthiopie, le 7 juillet 2014. Cette conférence doit avoir lieu du 21 au 23 juillet et réunir la Séléka et les anti-balaka.

Le 17 juillet, la présidente par intérim Catherine Samba-Panza a ouvert un forum à Bangui, en préparation des discussions de Brazzaville. Amnesty International a appris à ce forum que 150 personnes devaient participer à la conférence de Brazzaville, dont des représentants des organisations de la société civile, des partis politiques, des groupes armés – notamment la Séléka, les anti-balaka, RJ APRD, FDPC et UFR –, de la diaspora, ainsi que des « communautés à risque », des réfugiés et des déplacés.

La capitale Bangui est relativement calme, mais la situation reste tendue dans de nombreuses régions du pays. Les violences se sont intensifiées dans le centre, l’est et le nord. Le 7 juillet, 26 personnes ont été tuées et 35 grièvement blessées lors de l’attaque de l’église Saint-Joseph et du site pour personnes déplacées de Bambari. Plus de 10 000 personnes qui s’y étaient installées ont été contraintes de fuir. Quelques jours avant cette attaque, le 4 juillet, une mosquée a été attaquée à Paoua, dans le nord. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 184 incidents violents ont été recensés entre mai et juin 2014, avec une augmentation de 14 % en juin par rapport à mai.

 

http://www.amnesty.org

La mort presque oubliée de Jonas Kayoungu en Centrafrique…

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Dans le sillage du Forum qui a lieu cette semaine à Brazzaville au Congo, et qui réunit tous les protagonistes de la crise en Centrafrique, Opinion Internationale publie le témoignage de Lewis Mudge, chercheur Afrique de Human Rights Watch. Il met en exergue le besoin impérieux de justice pour contribuer à faire cesser ce conflit.


Jonas Kayoungu - photo de passeport. © 2014 HRW

Nous avons trouvé le corps d’un homme âgé sur le bord de la route. Mon chauffeur à qui rien n’échappe l’avait repéré dans les ombres. Ne sachant pas s’il était vivant ou mort, nous nous sommes arrêtés pour vérifier. C’était un homme âgé, qui approchait peut-être les 70 ans, allongé sur le dos avec les bras écartés. Il tenait un bâton de marche dans une main et deux chèvres, attachées à une longe, se trouvaient à proximité. L’homme avait reçu une balle au niveau du cou et du sang s’écoulait de la plaie, mais aucun pouls n’était perceptible.

J’ai inspecté ses poches et j’y ai trouvé un petit sac en plastique contenant une Bible et quelques photos d’identité. Sur la première page de la Bible, un nom était inscrit : Jonas Kayoungu.

C’était au mois de juin et je me trouvais dans l’est de la République centrafricaine pour effectuer des recherches sur la montée des violences sectaires qui déchiraient le pays. Je m’étais rendu au village de Liwa après avoir quitté la ville voisine de Bambari, située sur la ligne de front de la vague de violences qui se déplace vers l’est du pays. À notre arrivée à Liwa, nous avons trouvé le village entièrement détruit, tel que des témoins me l’avaient raconté. Les 169 maisons avaient toutes été réduites en cendres. Un peu plus tard, nous avons entendu un bruit non équivoque de fusillade : quatre coups de feu distincts, qui avaient été  tirés non loin de là. Nous avons rapidement fini notre travail et nous sommes retournés à la jeep pour rentrer à Bambari.

C’est sur le chemin du retour que nous avons découvert le corps de Jonas Kayoungu. Mon chauffeur était inquiet et a dit que nous devions partir immédiatement, car la ou les personnes qui avaient tué cet homme pouvaient être encore dans les parages. Nous avons pris la Bible et les photos dans l’espoir que quelqu’un serait en mesure de confirmer l’identité de la victime et d’informer sa famille.

De retour à Bambari, j’ai recherché des personnes originaires de Liwa dans les camps de déplacés. Une femme âgée a indiqué reconnaître l’homme sur la photo. Elle le connaissait sous le nom de « Jonas de Batobaga », puisqu’il était originaire de ce village situé à 30 kilomètres de Bambari. J’ai remis la Bible à des policiers locaux, qui s’étaient eux-mêmes réfugiés dans un camp de déplacés, en espérant qu’ils pourraient retrouver la famille de Jonas et l’informer de son décès.

Je ne sais pas qui a tué Jonas ; cela pourrait être n’importe laquelle des milices armées qui parcourent la région et qui s’en prennent impitoyablement aux civils. Mais je sais qu’il est fondamental que justice soit rendue pour ces crimes afin de contribuer à faire cesser le conflit. C’est pourquoi les médiateurs et les participants réunis cette semaine à Brazzaville, en République du Congo, pour discuter des moyens de mettre un terme à la crise en République centrafricaine, doivent s’assurer qu’aucune amnistie ne sera accordée aux responsables de ces crimes atroces. Tant qu’il n’y aura pas de responsabilisation pour les crimes commis, beaucoup d’autres Jonas Kayoungu mourront seuls dans la brousse.

Par: Opinion Internationale

À Brazzaville, les ex-Séléka demandent la partition de la Centrafrique

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L’ouverture des pourparlers de Brazzaville entre différents protagonistes de la crise centrafricaine a été marquée lundi par l’exigence de partition du pays posée par l’ex-Séléka. Une revendication qui ressemble à une manoeuvre pour faire monter les enchères.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/20140722-001225-745328.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>20140722-001225-745328.jpgEt si le retour de la paix en Centrafrique passait par la partition du pays ? C’est en tout cas la position exprimée de l’ex-Séléka au “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique” ouvert le 21 juillet à Brazzaville. À en croire Mohamed-Moussa Dhaffane, numéro trois de l’ancienne coalition rebelle et chef de la délégation, c’est même un préalable avant toute discussion.

Une requête surprenante, puisqu’elle n’avait jamais été réellement exprimée officiellement jusque là, qui semble avoir pour objectif de faire monter les enchères en faveur d’un mouvement divisé (la branche dissidente de l’ex-Séléka n’est pas représentée aux assises de Brazzaville). Les exigences des ex-Séléka risquent en tout cas de compliquer davantage l’issue de ces pourparlers prévus pour durer trois jours dans la capitale congolaise.

Du côté des Anti-Balaka, on se veut plutôt rassurant. À Brazzaville, Patrice-Edouard Ngaïssona, “coordonateur politique” des miliciens, a déclaré que ces derniers étaient “prêts à abandonner les armes”. “Nous allons nous entendre entre nous [les différents protagonistes de la crise centrafricaine, NDLR] pour jeter les bases d’un dialogue inclusif”, a-t-il renchéri, rappelant que l’objectif des négociations était de “ramener la paix, la cohésion et la quiétude au peuple centrafricain”.

 

“Tirer les leçons du passé”

 

Des propos qui font écho à la recommandation du président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur régional de la crise centrafricaine, qui a demandé aux différentes délégations de “tirer les leçons de toutes les expériences du passé” et de “s’approprier le processus”.

Même son de cloche du côté de Catherine Samba Panza. Arrivée dimanche à Brazzaville, la présidente de transition de la Centrafrique, cantonnée dans un rôle de figurante lors de précédents pourparlers de paix, a estimé lors d’un vibrant plaidoyer que le Forum était une “étape importante […] pour qu’ensemble on décide de la cessation des hostilités et des violences”. Catherine Samba Panza a également souligné que le moment était “venu d’arrêter les hostilités, les destructions et l’enrôlement des enfants mineurs dans les rebellions”, que les Centrafricains devaient “désarmer leurs corps de la haine et de la vengeance”.

 

Une “nouvelle Centrafrique” ?

 

Présent à Brazzaville, Mgr Dieudonné Nzapalanga, archevêque de Bangui, a appelé lui aussi les futurs signataires de l’accord de paix à se montrer “responsables”. “Que la chaleureuse fraternité revienne pour qu’on construise une nouvelle République centrafricaine”, a-t-il plaidé face à la presse.

Mais la situation reste toujours très violente dans le pays. Lundi, un ex-combattant de la rébellion Séléka a été tué à Bangui par des miliciens anti-balaka, a annoncé la Misca, la force africaine en Centrafrique. En représailles, des ex-Séléka ont pris en otages plusieurs jeunes et ont blessé le père de l’un d’entre eux, selon la même source.

Des éléments de la force européenne (Eufor) ont pris position autour du camp de ces Séléka et la Misca a renforcé son dispositif dans la zone où les troubles se sont produits.

Par: RFI

RCA: à Brazzaville, les négociations dans l’impasse

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Une nouvelle tentative de réconciliation nationale pour ramener la paix en Centrafrique s’est ouverte ce lundi 21 juillet à Brazzaville. Au rendez-vous : des représentants des milices en conflit, du gouvernement centrafricain et de pays voisins, et quelque 200 Centrafricains issus de la société civile et des partis politiques. Mais les négociations patinent.

Principal objectif de ces trois jours de discussions : se mettre d’accord sur un document qui engage les groupes armés à immédiatement cesser les hostilités. Une urgence, selon le médiateur congolais Denis Sassou Nguesso, notamment en vue de l’arrivée de la mission de paix de l’ONU le 15 septembre. Mais ce qui s’annonçait comme la signature garantie d’une cessation des hostilités se révèle un peu plus compliqué que prévu. Car lundi, à la fin de la première journée, les positions entre Seleka et Anti-Balaka semblaient de nouveau assez éloignées, et la Commission sur la cessation des hostilités semble avoir fait chou blanc.

Les représentants de la Seleka ont affirmé ne pas avoir vu le document élaboré à Bangui, et ont demandé un délai supplémentaire pour donner leur avis. Mais le rebondissement de la journée aura été les déclarations de Mohamed-Moussa Dhaffane, le numéro trois de la Seleka et chef de la délégation.

Partition

Devant les médiateurs internationaux, il a réclamé la partition de la Centrafrique comme préalable à toute négociation. Pour bon nombre d’observateurs, c’est une façon de faire monter les enchères avant le début des négociations. D’autant plus que la Seleka ne serait pas en position d’avoir ce type d’exigence. Mais lundi soir, Mohamed-Moussa Dhaffane continuait d’affirmer que sa proposition était sérieuse. Les musulmans n’étant tolérés qu’au nord du pays, selon lui, il faudrait une séparation.

En face, les anti-balakas ont continué à se dire déterminés à signer un accord de cessation des hostilités, mais pas à n’importe quel prix, a prévenu le chef de leur délégation Patrick Edouard Ngaïssona. Les discussions doivent se poursuivre aujourd’hui, avec ce nouvel enjeu : réussir à rapprocher les positions des deux camps d’ici demain.

Par: RFI

CONFERENCE DE PRESSE DE L’ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (A.F.D.T)

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   PROPOS LIMINAIRE

 

 

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), est  convaincue de la nécessité et de l’urgence de mettre un terme à la longue et douloureuse crise politico-sécuritaire qui secoue notre pays la R.C.A. Elle a donc participé à toutes les rencontres des Partis et Associations politiques, et de la Plateforme des religieux et de la société civile concernant le plan d’actions de sortie de crise proposé par les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) le 27 Juin 2014 à Malabo  en Guinée Equatoriale Elle a pris acte du chronogramme proposé par le Groupe International de Contact et adopté par la Commission de Paix et Sécurité de l’Union Africaine à Addis-Abeba le 9Juillet 2014.

L’AFDT fermement engagée dans le processus du dialogue et de la réconciliation nationale, gages d’ un retour de la sécurité, de  la paix et de la concorde nationale, a débattu pendant près de trois semaines des questions liées à la tenue du Forum de Brazzaville  prévu du 21 au 23 Juillet 2014.

Elle remercie très vivement la Communauté Internationale pour les efforts sans cesse renouvelés en faveur de la R.C.A et des populations centrafricaines.

 Toutefois, l’AFDT observe  que la non implication des autorités centrafricaines et des forces vives de la nation à l’élaboration du plan d’actions de Malabo, le déficit de communication sur ce plan d’actions sciemment entretenu, ainsi que l’agenda du Forum de Brazzaville tel que contenu dans les « conclusions » de la réunion du Groupe International de Contact avec la Commission de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, et présenté à Bangui par la communauté internationale avec des points imprécis, notamment celui sur la définition d’un nouveau cadre politique, sont de nature à compromettre  les chances d’un véritable dialogue inter-centrafricain, devant aboutir à la réconciliation et la cohésion sociale souhaitées par tous.

De même, la décision de tenir un tel Forum sur la crise centrafricaine à Brazzaville devrait être prise en concertation étroite avec l’ensemble de la classe politique, des religieux, de la société civile et des autres forces vives de la nation représentant les couches les plus touchées par les effets de cette crise.

L’AFDT, tout en soutenant le processus de la transition et la réconciliation nationale, a décidé de demander le report du Forum de Brazzaville et sa tenue à Bangui afin de permettre que les initiatives locales entamées en ce sens soient menées  à leur terme , et de réunir les conditions d’une meilleure préparation de ces assises avec l’implication des communautés centrafricaines et de toutes les forces vives de la Nation, dans le respect de la Charte Constitutionnelle de la Transition et de la souveraineté nationale.

Enfin, L’AFDT exhorte la Communauté Internationale et les autorités de la transition en cours en R.C.A à plus de lisibilité et de cohérence dans le processus global de dialogue politique et de réconciliation nationale incluant le triptyque « Vérité-Justice-Réconciliation » et d’organiser en terre centrafricaine sous le haut patronage de son Excellence le Président Denis Sassou-Nguesso, Médiateur de la crise centrafricaine en présence de toutes les forces vives de la nation et devant le peuple centrafricain. A cet effet, l’AFDT fera au moment opportun toute proposition utile à la réussite de ce processus.

Je vous remercie pour votre attention

 

Président de la Conférence des Présidents

Martin ZIGUELE

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RCA: la séléka absente au second jour du Forum de Brazzaville (RFI)

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Il y avait une délégation manquante, ce mardi matin, à Brazzaville au deuxième jour du Forum pour la réconciliation nationale en Centrafrique : l’ex-rébellion Seleka n’était pas présente à la reprise du dialogue. Les travaux n’ont donc pas pu reprendre comme cela était prévu dans la capitale du Congo.

A Brazzaville, ce mardi matin, on évoque juste un faux départ. Les négociations ont été suspendues pour une heure, officiellement le temps de laisser les représentants de la Seleka arriver sur place, mais depuis lundi, le groupe armé multiplie les sorties et montre peu de bonne volonté.

marche pacifique des Centrafricains vivant à Brazzaville
marche pacifique des Centrafricains vivant à Brazzaville

Preuve encore avec cette déclaration choc lundi après-midi lorsque le chef de la délégation Seleka, Mohamed-Moussa Dhaffane, a demandé la partition de la Centrafrique comme préalable à la signature d’une cessation des hostilités. Selon lui, les musulmans n’étant plus tolérés qu’au nord du pays, il faudrait une séparation: « Nous demandons la partition au nom de la paix. Du moment où nous sommes persécutés, nous ne sommes plus acceptés comme compatriotes pour vivre ensemble en tant que Centrafricains, donc nous pensons que pour faire la paix, il faut obtenir la partition du pays. Mais dans les règles du droit, pas dans la guerre, dans le sang ».

 

Faire monter les enchères

 

Véritable chiffon rouge pour la Centrafrique, ces déclarations ont évidemment suscité des remous, même si les membres de la médiation et les observateurs se veulent rassurants. Il s’agirait, selon eux, d’une technique de négociation, une façon de faire monter les enchères avant le début des discussions.

Ces propos agacent à Brazzaville et pour Cyriaque Gonda, le vice-président du Comité préparatoire du Forum, ce n’était pas le lieu pour une telle déclaration : « Ce n’est ni le lieu ni le moment ni opportun de parler de la partition de la République centrafricaine. Nous ne sommes pas une constituante, nous ne pouvons pas décider de quoi que ce soit qui touche la vie d’une nation. Nous sommes venus à Brazzaville pour que les deux milices cessent les violences sur les populations, s’engagent pour un désarmement avec la communauté internationale. Nous allons prendre un engagement politique qui constituera le chapeau de cet accord afin de continuer le débat à Bangui sur les questions de fond ».

Loin d’un accord

 

Mais cette nouvelle absence ce matin fait planer le doute. Les Seleka ont affirmé vouloir se consulter et examiner le document de cessation des hostilités qui leur a été soumis.Les deux co-médiateurs, le représentant des Nations unies et celui de l’Union africaine, sont allés les rencontrer pour les ramener à la raison car l’heure tourne et la signature du fameux texte est prévue pour ce mercredi dans la matinée.

Il va donc falloir encore patienter pour voir si la médiation va réussir à venir à bout de toutes ces réticences.biz partout

Par: RFI

Les représentants de la séléka perturbe une commission au Forum de Brazzaville

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La Commission cessation des hostilités du forum inter-centrafricain qui poursuit ses travaux dans la capitale congolaise, a suspendue mardi ses travaux en raison de l’absence des éléments de l’ex-rébellion Séléka à la reprise des travaux, a appris APA auprès d’un membre de ce groupe de négociation.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Brazzaville-4.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Brazzaville 4D’après cette source qui a requis l’anonymat, « toutes les commissions travaillent depuis l’ouverture de ce forum, lundi, notamment les commissions politiques et désarmement.

« Les éléments de groupe de l’ex-rébellion Séléka, après avoir reçu, lundi, le document sur l’accord de cessation des hostilités, serait en train de le décortiquer point par point avant de revenir à la commission », a indiqué la source.

« Les informations que nous avons eu indiquent que le groupe de l’ex-rébellion est resté dans son hôtel en vue d’harmoniser son point de vue sur un certain nombre de points de ce document d’où leur absence », a-t-il ajouté.

« Nous attendons jusqu’au soir pour voir. Si la Séléka ne se présente pas, nous allons nous rapprocher de la médiation pour la conduite à tenir et, au besoin, publier une déclaration sur son refus de continuer à travailler à la Commission », a conclu la même source.

Le forum de Brazzaville devrait aboutir à la signature d’une déclaration des parties au processus politique, d’un accord de cessation des hostilités et d’un accord global en vue du DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion).

 

 

Par: APANews

Centrafrique : Sassou Nguesso appelle les Centrafricains au ressaisissement

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Le chef de l’Etat congolais et médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, a appelé les participants au forum de Brazzaville à se ressaisir, afin de conduire leur pays dans la paix et la sécurité et lui épargner un nouveau cycle de violences.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Brazzaville-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Brazzaville 2 Sassou Nguesso a lancé cet appel à l’ouverture des travaux du forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter centrafricain, qui vise la conclusion d’un accord de cessation des hostilités et d’un accord de désarmement, première étape importante du processus de dialogue politique et de réconciliation nationale en RCA, nécessaire pour la restauration de la paix dans ce pays.
“Votre pays a déjà atteint l’abime, il ne peut plus s’enfoncer davantage dans la désintégration, vous ne pouvez plus que vous relever. Le moment est venu de tirer les leçons de toutes les expériences passées et la décision vous revient”, a lancé M. sassou.
“De plus en plus, nous ne cessons de mettre l’accent sur la nécessité pour vous, de vous approprier le processus de retour à la paix, à la sécurité, à l’unité, à la réconciliation nationale et à la prospérité dans votre pays”, a-t-il également indiqué.
Le président congolais a par ailleurs, appelé au désarmement des groupes rebelles qui combattent, pour la réussite de la mission des nations unies pour la sécurité en république centrafricaine (Minusca), qui doit prendre le relais de la Mission internationale pour la sécurisation de la Centrafrique (MISCA), sous conduite de l’Union africaine, dont le mandat s’achève en septembre prochain.
“Il nous faut des engagements pour conduire à son terme cette transition de manière pacifique et consensuelle avec la participation de tous. Il nous faut accélérer le calendrier de stabilisation du pays, condition indispensable à la réussite de l’ opération de maintien de paix des nations unies”, a souligné le médiateur de la crise en Centrafrique.
Le forum de Brazzaville sur le dialogue politique et la réconciliation nationale inter centrafricain a été décidé au cours du mini-sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu les 26 et 27 juin dernier à Malabo en Guinée Equatoriale, en marge de la 23ème session ordinaire du sommet de l’Union africaine (UA).
Près de 200 représentants de la société civile, des pouvoirs publics, des confessions religieuses et des milices anti-balakas et Séléka venus de la Centrafrique participent du lundi au mercredi à ces assises qui connaissent également la participation des représentants des Nations Unies, de l’Union européenne, de la CEEAC, de l’UA.

Centrafrique: Le forum pour la paix mal engagé

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Une rencontre entre les acteurs du conflit en République centrafricaine s’est ouverte, ce 21 juillet, à Brazzaville, la capitale du Congo. La négociation semble mal engagée.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/21-07-CENTRAFRIQUE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 mai 2014. Des habitants du quartier musulman du PK5 manifestent contre le gouvernement de transtion qu'ils accusent de ne pas les protéger contre les attaques des milices chrétiennes anti-balakas. (AFP PHOTO / MARCO LONGAR)
Bangui, 31 mai 2014. Des habitants du quartier musulman du PK5 manifestent contre le gouvernement de transtion qu’ils accusent de ne pas les protéger contre les attaques des milices chrétiennes anti-balakas. (AFP PHOTO / MARCO LONGAR)

Les Centrafricains tentent, encore une fois, de faire la paix à Brazzaville. Sous l’égide du président du Congo, Denis Sassou-Nguesso, un forum pour la réconciliation nationale réunit la rébellion de la Séléka (essentiellement musulmane), les milices antibalaka (majoritairement chrétiennes), la société civile et les autorités de la fragile transition.
L’éditorialiste du site Les Plumes de la RCA prévient : “Il n’y aura probablement ni vainqueurs, ni vaincus. Les uns comme les autres n’auront jamais le pouvoir pour lequel ils ont versé tant de sang et de larmes.”

Le journaliste, pessimiste, s’interroge sur la valeur d’un éventuel accord qui pourrait intervenir à la fin du forum, le 23 juillet : “Quel crédit accordé à une réunion qui n’aura regroupé que des seconds couteaux de la classe politique centrafricaine, de la société civile et des personnalités de seconde zone, sans aura ni assise populaire ? Ce genre de rencontre ressemble à s’y méprendre à un véritable marché de dupes où les signataires des accords n’ont manifestement pas de prise directe sur les criminels et autres assassins qu’ils sont censés représenter et qui se pavanent le plus tranquillement du monde dans nos villes, villages et quartiers, continuant à commettre leurs forfaits en toute impunité.”

A Bangui, la capitale centrafricaine, des miliciens antibalaka ont tué un ex-combattant de la Séléka, ce 21 juillet. En représailles, les sélékas ont pris plusieurs jeunes en otages.

 

Courrier International

La Centrafrique, un pays circoncit se nourrit des accords avec les groupes armés

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Le bal de la salsa de Brazzaville connu sous l’appellation « forum National »centrafricain est ouvert ce jeudi 21 juillet 2014. Les forains centrafricains, disant les débateurs centrafricains pour ne pas froisser la sensibilité des notables et honorables gens se donnant à cœur joie d’aller à la rencontre des représentants des groupes rebelles et ceux de la communauté internationale, pour exprimer tout le mal qu’ils pensent de la conduite de la crise centrafricaine. Qu’ait cela ne tienne !
La Centrafrique entière s’y est accommodée et à force d’user de le la passivité de la population, aussi pusillanime que ça puisse paraitre, fini par susciter un ras le bol quasi général. Certes, un mal nécessaire pour une prise de conscience.
On se demande comment certaines personnalités publiques aux esprits corrompus arrivent à faire croire à un centrafricain lambda qui est le dernier maillon et le souffre-douleur des charognards, que le problème sécuritaire  de la Centrafrique se résoudra à travers un dialogue national. Des individus qui prétendent être en possession de toute leur faculté mentale et intellectuelle ne jurent désormais que sur la tenue du forum de Brazzaville pour ramener un faciès de paix.
Par quel tour de magie arriveront-ils aujourd’hui à changer les mêmes causes qui ont produisis les mêmes effets hier tout en sachant que les objectifs, les intentions, les moyens mis en œuvre, l’ampleur des dégâts et de la catastrophe, la prédation, pour cette crise est sans précédent et sont surenchéris, une population sur la défensive prête à se sacrifier pour son pays.
Le forum de Brazzaville est une écluse à poisson, ce genre de piège, qu’une fois entrée dedans, t’es foutu. A entendre les concepteurs et les défenseurs du forum dire, il fallait que ça se tient « pour que enfin les centrafricains puissent se parler » comme s’il y a une rupture de communication entre les citoyens qui nécessitent un réapprentissage à la communication.
Le nœud du problème c’est la classe politique qui doit se remettre en cause et s’éduquer au civisme. Toutes les crises successives sont l’architecture des politiciens et aucunement imputée à la population qui est le consommateur final du déboire des gens qui sont censés vêtir de la probité mais diffusent et vendent de l’anarchie.  Qu’ils apprennent à communiquer d’abord entre eux, à dialoguer, à s’approprier très fortement la simple notion du patriotisme pour pouvoir la transmettre aux citoyens.
Oui la classe politique à besoin de faire son forum, débat, dialogue inclusif/exclusif, peu importe. La finalité c’est de faire le ménage, et de parvenir à édicter un code de moralité et de bonne conduite,  une déontologie pour baliser au maximum la profession.
On veut faire croire que, quand Ndjotodia et/ou Bozizé tousse, la Centrafrique s’enrhume. Néanmoins, c’est cultiver la peur pour mieux faire passer la future configuration de l’environnement politique centrafricain que la communauté internationale veut remodeler à sa façon selon ses objectifs après l’échec de mener à bien la mission de désarmer des groupes armés. Un échec qu’on veut noyer dans le tripatouillage d’un dialogue national, dont le cessez le feu est le plan B pour faire rassoir la paix.
Est-ce pour dire autant que la Centrafrique vit d’dorénavant au rythme du bon vouloir de Ndjotodia et de Bozizé, à qui la communauté internationale veut leur en faire cadeau ?
Quand le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian parle du processus politique en panne et dans le même temps, lui et ses homologues africains veulent par tout moyen faire de la Kalachnikov un outil par excellence de la propagande démocratique en Centrafrique, ce n’est rien d’autre que qu’un crime contre la Nation centrafricaine.
Tous comprendront que la plus part des chefs d’Etat de la sous régions qui appliquèrent une humiliation à la Présidente de la transition centrafricaine à Malabo, sont des anciens rebelles avec du sang de leurs concitoyens sur les mains. A la limite, ça parait normal pour eux que des groupes armés rebelles puissent être dans l’appareil de l’Etat.
A cet égard, toutes les mesures doivent être prises pour protéger la classe politique centrafricaine en pleine restructuration et les institutions républicaines assez fragiles, contre l’intrusion et l’assaut des gens pas du tout fréquentables à la gâchette facile.
Le besoin impératif de la Centrafrique n’est pas le dialogue national. C’est un désarmement forcé qu’il faut appliquer. La porte des groupes armés que tout bon centrafricain veut voir définitivement murer est dans l’impasse.
Arranger un cessez le feu suppose une négociation. Dans la négociation c’est chercher à protéger, à conserver  au mieux les acquis, les bénéfices ou encore obtenir des droits, des garanties etc. les avantages qu’on peut en tirer, cela suppose des concessions à faire de part et d’autre pour aboutir à un accord. Et une fois que l’accord est signé, naissent des droits et des obligations pour chaque partie.
Qu’on nous explique comment les défenseurs aveugles du cessez le feu dans le cas d’espèce de la Centrafrique parviendront à l’obtenir sans pour autant sacrifier le pays aux assassins tout en sachant que la Séléka et les antis balakas sont très demandeurs, exigeants et ils ont les moyens de leur ambition par la pression en massacrant la population.
Les autorités centrafricaines prennent le risque de conduire le pays cette fois-ci dans une véritable guerre civile au cas où les accords de Brazzaville ouvriraient un canevas juridique aux groupes armés de siéger dans les institutions de la République.
Madame la Présidente de Transition et son Premier ministre en seront tenus seuls responsables de la tournure des choses.
 Une très mauvaise analyse et une mauvaise perception du véritable cheminement vers la paix des partenaires comme depuis le début de cette crise, ont conduit à adopter de mauvaises stratégies ayant comme conséquence pour la France, l’envoi des unîtes militaires inappropriés, de sous estimer la capacité des centrafricains a se défendre, qui ont conduit à l’envoi des matériels obsolètes qui rendent les militaires français dépressifs sur le terrain etc.
Tant la solution de la crise n’est pas centrafricaine, elle restera pays circonscrit. Vache à lait, elle est la source nourricière des gens débiles à la gâchette facile.
A quoi sert l’expérience des crises antérieures ? A rien !
Sinon à replonger les centrafricains aux années lumières à travers des maladresses et de malsains calculs politiciens de mauvais augure.
A ce bal, les griots désignés joueront à l’ukulélé, cette minuscule guitare au son strident lequel emportera certains esprits imprudents pour un voyage de rêve au pays d’Alice dans le monde des merveilles.
Les centrafricains doivent se lever pour réaliser le rêve de la PAIX qu’ils ont pour la Centrafrique selon leur vision, que de dormir et prolonger le beau rêve de la paix selon le plan machiavélique des prédateurs, dans le spectacle des comédiens de la paix.
Jean-Pierre Tongba

Jean-Gualbert Togba

Centrafrique : la présidente promet « des actes politiques majeurs » après Brazzaville

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Huit discours, parmi lesquels celui de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, ont marqué l’ouverture lundi matin à Brazzaville du « Forum inter-centrafricain sur la réconciliation nationale et le dialogue politique ». Devant près de 200 délégués, Catherine Samba-Panza a annoncé une gestion plus consensuelle de la transition après la rencontre.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Samba-Panza-et-Sassou-Nguesso-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza et Sassou Nguesso à Brazzaville« Le forum qui s’ouvre aujourd’hui est une étape capitale de ce processus de dialogue politique et de réconciliation entre les filles et les fils de Centrafrique », a déclaré la présidente. « Il s’agit de réunir tous les acteurs de la crise centrafricaine autour d’une table pour se parler et dépasser les clivages dans le double objectif de convenir à une cessation des hostilités et d’accepter un désarmement négocié de toutes les milices et des groupes armés », a-t-elle poursuivi.

Elle a promis que « des actes politiques majeurs » seraient posés par son gouvernement, après la rencontre de Brazzaville afin de « conduire la transition de manière consensuelle et inclusive, en tenant compte de toutes les sensibilités géographiques, politiques, communautaires et sociales » du pays.

Pour sa part, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise, a rappelé que la communauté internationale ne fait qu’accompagner le processus en cours. « Plus jamais ça », a-t-il déclaré, appelant les acteurs à jouer pleinement leur rôle pour sortir leur pays de la crise.

Interrogés par RNL, le coordonnateur général des Antibalaka, Patrice- Edouard Ngaïssona et le porte-parole du mouvement, Brice Emotion Namsio, ont expliqué, de leur côté, qu’un travail en amont avait été effectué pour faciliter le dialogue inter-centrafricain. Brice Emotion Namsio a indiqué que la participation de son mouvement au forum visait à « donner espoir et vie à la République centrafricaine ». « Le peuple centrafricain a trop souffert », a-t-il souligné.

S’exprimant au nom de l’ex-Séléka, Abakar Sabone a présenté la situation en Centrafrique, non pas comme « une crise entre Antibalaka et ex-Séléka, mais plutôt une crise entre Antibalaka et musulmans ». Pour lui, ces deux protagonistes doivent se parler franchement.

Quelques acteurs politiques se sont également exprimés, dont Anicet George Dologuélé, président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), qui a assuré que « tous les acteurs politiques venus à Brazzaville vont se donner corps et âme pour que la paix soit acquise en République centrafricaine ».

Dans la salle, se trouvaient également de nombreuses personnalités centrafricaines en exil, comme l’ancien ministre de la Défense Francis Bozizé.

Les deux principaux leaders de l’ex-Séléka, Nourredine Adam et Michel Djotodia, étaient, pour leur part, absents.

De nombreuses formations politiques ainsi que les confessions religieuses et la société civile n’avaient pas non plus répondu à l’appel.

Dimanche, à la veille de l’ouverture du Forum, l’organisation Human Rights Watch avait mis en garde contre toute amnistie pour les auteurs des crimes les plus graves.

« L’amnistie est souvent la première demande des leaders qui ont du sang sur les mains », avait rappelé Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les médiateurs doivent faire comprendre que la paix durable ne peut être obtenue sans la justice et que personne n’est au-dessus de la loi », avait insisté cette organisation de défense des droits de l’Homme, dans un communiqué publié depuis Nairobi, au Kenya.

 

Par: Radio Ndeke Luka

Nola : Une nouvelle société forestière en cours d’implantation dans la ville en remplacement de la SESAM

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Nola, 21 juillet 2014 (RJDH)-Société TIMBERLA SA, c’est la nouvelle société forestière qui est en cours d’implantation à Nola. Au cours d’une mission effectuée dans la ville par ses responsables samedi dernier, la concession des expatriés a été nettoyée.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/scierie-archimbaud-camion-grumes.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>scierie-archimbaud---camion-grumesLe Directeur Général Augustin Agbo de la société TIMBERLA SA, qui a conduit la mission dans la ville de Nola. Au cours de cette visite, les cadres de cette nouvelle société ont fait nettoyer la concession du foyer des expatriés.

Augustin Agbo a indiqué que la société s’apprête à accueillir dans la ville des expatriés qui viendront poser les bases de l’implantation de la société dans la ville. « C’est pour cela que nous avons trouvé essentiel de nettoyer la concession qui devra les accueillir», a-t-il dit. Le Directeur Général de TIMBERLA, SA a déclaré que sa société n’a rien à voir avec l’ancienne société forestière SESAM qui opérait à Nola. Ce dernier a rappelé les conditions dans lesquelles, TIMEBERLA, SA s’est retrouvée dans la ville.

« L’ancienne société forestière SESAM avait fait faillite. L’Etat centrafricain a publié un appel d’offre auquel beaucoup de sociétés dont TIMERLA SA ont soumissionné. Notre société a été retenue. La société a déjà payé trois années de frais d’exploitation à l’État et nous avons les papiers le prouvant», a expliqué le Directeur Général de TIMBERLA, SA.

Il a donné les priorités de cette société en ces termes : « nous sommes en train de chercher à lancer les activités pour que la population trouve du travail. Je suis là pour discuter avec celui qui s’occupe des bâtiments de SESAM en vue de les acheter ».

Le Directeur Général a toutefois noté que son équipe trouvera un espace pour commencer ses activités avant de trouver un compromis avec SESAM.

La société TIMBERLA, SA aura comme principale activité d’exploiter le bois dans la forêt de la Sangha Mbaéré. Une activité autrefois menée par la SESAM, qui n’est plus opérationnelle depuis quelques années.

Par: RJDH

Centrafrique : Ban affirme que l’ONU s’engage à faciliter le processus de réconciliation nationale

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Des enfants centrafricains réfugiés au Tchad. Photo: Anna Jeffreys/IRIN

21 juillet 2014 – Lors du Forum pour la réconciliation nationale en République centrafricaine, qui a eu lieu lundi dans la capitale congolaise Brazzaville, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est félicité de « l’excellent climat » de coopération qui existe entre l’ONU, l’Union africaine, la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) et d’autres partenaires internationaux, tant bilatéraux que multilatéraux pour soutenir le processus de réconciliation nationale en République centrafricaine.

 

« Cette coordination et cette cohésion sont également la garantie de l’efficacité des mesures et des sanctions que pourrions être amenés à prendre contre ceux qui seraient tentés de saper le processus de réconciliation et d’autres fauteurs de troubles » a affirmé M. Ban dans un discours lu par son Représentant spécial en République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca), Babacar Gaye.

 

Selon le chef de l’ONU, les défis à surmonter sont énormes. Il s’agit de mettre un terme la violence et de faire définitivement taire les armes. En l’absence de solution politique durable aux problèmes de cette région, il n’y aura aucune perspective de paix et d’unité en Centrafrique. Il s’agit de créer les conditions d’une véritable réconciliation dans un contexte marqué par des divisions d’autant plus profondes qu’elles ont pris un tour communautaire et religieux.

 

Il s’agit également de restaurer la cohésion sociale et de guérir les blessures créées par les déchirures des mois écoulés. Il s’agit de permettre aux institutions de la transition de s’acquitter plus efficacement de leur mandat, y compris en favorisant la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles qui couronneront le processus de la transition.

 

« Votre pays est à la croisée des chemins. Il s’agit d’opérer, sans ambiguïté aucune, le choix de l’impératif du sursaut national, qui exige un attachement sans faille à l’intérêt suprême de votre pays et de son peuple. L’appropriation nationale est un impératif. Sans elle, les efforts de la communauté internationale resteront vains. De ce point de vue, je me félicite des étapes à venir du processus de réconciliation nationale et de relance du dialogue politique », a indiqué le chef de l’ONU.

 

« Les consultations qui auront lieu au niveau des différentes régions de la Centrafrique et le Forum qui se déroulera par la suite à Bangui seront l’occasion d’impliquer toutes les couches de la population centrafricaine. Les Nations unies apporteront, aux côtés de l’Union africaine, de la CEEAC et des autres membres de la communauté internationale, tout le soutien requis », a-t-il ajouté.

 

Depuis le début de la crise centrafricaine, l’ONU n’a cessé d’œuvrer, de concert avec les acteurs africains et internationaux concernés, à la recherche d’une solution durable. C’est dans cette perspective que s’inscrit la décision de déployer une opération de maintien de la paix qui prendra le relais de la MISCA le 15 septembre prochain.

 

La MINUSCA, dont les effectifs seront plus nombreux et le mandat plus large, s’emploiera à consolider les avancées significatives enregistrées par la MISCA avec l’appui des opérations Sangaris et EUFOR-RCA, de façon à créer les conditions d’un engagement international encore plus soutenu en faveur de la République centrafricaine.

 

Au-delà du soutien politique, le Secrétaire général a indiqué qu’il faut aussi renforcer l’assistance économique, financière et humanitaire, puisque la réconciliation et le dialogue ne peuvent prospérer dans un environnement marqué par une misère extrême et l’incapacité de l’Etat à assumer les plus fondamentales de ses prérogatives régaliennes.

 

« J’exhorte encore une fois les acteurs centrafricains à faire du Forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale inter-centrafricaine et des activités de suivi envisagées, le symbole de la Refondation de la Nation dans sa pluralité, ainsi que celui de leur engagement résolu à ne plus retomber dans les errements du passé. Il importe que les délibérations de ce Forum et des autres phases du dialogue inter-centrafricain qui se tiendront en terre centrafricaine soient marquées du sceau du compromis et de la tolérance mutuelle», a souligné M. Ban.

 

« Au sortir de cette rencontre, il ne doit y avoir qu’un seul vainqueur: le peuple centrafricain. Je suis plus que jamais déterminé à vous accompagner sur cette voie et à aider la République centrafricaine à retrouver toute la place qui lui revient dans le concert des Nations », a-t-il ajouté.

 

Centre d’actualité de l’ONU

Signature d’une convention de partenariat avec la municipalité de Bangui (Vidéo incluse)

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Mme Yacinthe Wodobode, maire de la ville de Bangui (République Centrafricaine), et M. Philippe Choquet, directeur général de LaSalle Beauvais, ont signé une convention de partenariat le mardi 1er juillet 2014.

L’accord porte notamment sur la formation de jeunes cadres de la municipalité centrafricaine aux problématiques de sécurité alimentaire.

Dès la rentrée prochaine, une collaboratrice de Mme Wodobode suivra le cursus Master « Management de la sécurité alimentaire des villes », dispensé à LaSalle Beauvais depuis l’automne 2013.

Les infirmiers militaires du camp Fidel Obrou et les Gendarmes aux check points dans Bangui ont pris fuite

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La circulation a brièvement été perturbée ce matin sur l’avenue de l’indépendance, suite à l’agression d’un élément de l’ex-Séléka par des Anti-Balaka.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Gendarme-de-check-point.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarme de check pointLa victime aurait été blessée par couteau par ces agresseurs. Pris de colère, les autres ex-Séléka basés dans le camp du Bataillon de Soutien et de Services (BSS) et ceux du camp Béal ont fait incursion dans le camp Fidèle Obrou, où ils ont tirés en l’air, mettant la population en débandade.

En représailles, les ex-Séléka ont agressé un jeune homme qui était de passage. Celui-ci a reçu des coups et blessures avant d’être secouru par les éléments de la Misca. Les infirmiers militaires, qui ont repris les activités à l’infirmerie du camp Fidel Obrou, ont aussi pris fuite. Selon d’autres sources, l’ex Séléka blessé a été ramené dans ce centre de santé, avant d’être récupérée par ses compagnons.

Selon d’autres sources, les deux personnes blessées ont été transférées à bord d’une ambulance de la Misca vers un centre de santé. La circulation a reprise aux alentours de 9h 30.

Par: RJDH

Centrafrique: dialogue à minima à Brazzaville

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L’ordre du jour du premier round des pourparlers de paix inter centrafricain a été revu à la baisse.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Samba-Panza-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza à Brazzaville. Mai 2014
Samba-Panza à Brazzaville. Mai 2014

Les Centrafricains se parlent depuis hier à Brazzaville au Congo. C’est dans le cadre d’un Forum consacré à la paix et à la réconciliation en Centrafrique. Cette rencontre avait été fortement recommandée par les Chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et les Nations unies à l’occasion du dernier sommet de l’Union africaine qui s’est déroulé à Malabo le mois dernier. Il était question de permettre aux acteurs de la crise centrafricaine ainsi qu’aux forces vives du pays, de s’asseoir pour sortir la Centrafrique de la situation difficile dans laquelle elle se trouve depuis mars 2013.

Environ 170 Centrafricains issus des groupes armés, de la classe politique, de la société civile ou des associations religieuses, sont présents à Brazzaville pour ces assises. Tout ce beau monde est encadré par la médiation congolaise, des représentants internationaux et les  autorités de transition, au premier rang desquelles, sa présidente, Catherine Samba-Panza. A Brazzaville, les discussions portent essentiellement sur les violences armées et les questions militaires ou sécuritaires. Et ces assises devraient culminer par l’accord de cessation des hostilités qu’ont promis de signer les deux principaux groupes armés de Centrafrique : les Seleka et les anti-Balaka.  Pour Denis Sassou-Nguesso, le président congolais et médiateur en chef,  il est que les groupes qui combattent en Centrafrique s’engagent à faire taire les armes. La présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza est du même avis : «le moment est venu d’arrêter les hostilités, d’arrêter les exactions de toutes sortes» a-t-elle déclaré à l’ouverture des travaux.

Initialement, la rencontre de Brazzaville devait également aborder des questions d’ordre politique, avec en arrière plan un grand dialogue national. Mais de nombreuses voix se sont élevées pour s’y opposer. Il était hors de propos qu’un nouveau sommet régional vienne régler des problématiques centrafricano-centrafricaines. Dans la capitale congolaise, on a finalement eu droit au service minimum. Pas question, de définir les contours d’un nouveau cadre de la transition. La perspective d’un réaménagement du gouvernement de transition n’est pas non plus à l’ordre du jour. Pendant trois jours, il va être question exclusivement de paix, et les discussions devraient s’achever par un engagement à cesser les violences. Si les armes se taisent, on pourrait alors passer sereinement dans quelques semaines, à l’étape d’un dialogue inter-centrafricain en Centrafrique et dans les camps de réfugiés. Même si elle ne fait pas l’unanimité, cette nouvelle tentative de réconciliation nationale pour ramener la paix en Centrafrique suscite de réels espoirs.

Par: Simon Pierre ETOUNDI sur Cameroun Tribune

Fuite des musulmans : l’inquiétante hémorragie de la Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/xlarge_Centrafrique-Refugies-PK5-m_1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>xlarge_Centrafrique-Refugies-PK5-m_1Dans les camps de réfugiés du Cameroun, une centaine de Centrafricains arrivent chaque jour. Éprouvés par des mois de marche en brousse, ils souffrent pour beaucoup de malnutrition, d’infections respiratoires, de diarrhées ou encore du paludisme. “En ce moment c’est la saison des pluies, il y a des torrents de boue, cela n’arrange rien”, expliquait, mercredi 16 juillet, Caroline Abu Sada, directrice de recherche au sein de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), lors d’une conférence dédiée à ce sujet. Pour ces survivants du conflit, qui a éclaté en décembre 2013, l’avenir est plus qu’incertain. Pourtant le plus dur semble être derrière eux.

L’ONG active en Centrafrique relate le parcours du combattant de ces réfugiés. Pour beaucoup, la marche de plusieurs mois qu’ils ont entreprise à travers le pays n’était pas planifiée. Elle a généralement débuté après un élément déclencheur, comme une attaque. Ces personnes ont alors décidé de fuir, “souvent avec rien d’autre que les vêtements qu’elles portent sur elles”, précise Caroline Abu Sada, récemment revenue du Cameroun. Elles marchent alors du lever au coucher du soleil, sans relâche. Se cachent la nuit dans la brousse. Se nourrissent de feuilles, de racines de manioc et d’eau de pluie. Parfois, elles mangent le maigre bétail qu’elles ont apporté dans leur fuite – des bestiaux de toute façon trop faibles pour supporter un tel trajet. Les migrants les moins résistants ne terminent pas le voyage. D’autres sont victimes d’attaques.

Dès l’explosion des violences, des milliers de musulmans ont pour leur part opté pour les départs en convoi, d’abord organisés par les autorités tchadiennes puis par des privés. De parole d’expert, on évoque le rôle joué par les anti-balakas dans l’affrètement de ces transports : “Une manière de se débarrasser des musulmans”, indique-t-on. Des voyages à haut risque non seulement en raison des embuscades dont ils sont victimes, mais aussi des conditions de transport : de jeunes enfants succombent parfois d’asphyxie à l’intérieur des camions. MSF estime à 322 le nombre de décès, dont 252 dus à des morts violentes.


Des réfugiés fuient les violences vers le sud du Tchad. Crédit : MSF

Bangui désertée, l’Ouest quasi-vidé

Ces nomades font partie des 536 500 déplacés recensés depuis le début du conflit par le bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l’ONU. Si tous ne sont pas des musulmans, ces derniers sont largement majoritaires. “Les réfugiés de confession musulmane représentent près de 98 % des individus dans les camps au Cameroun”, estime Caroline Abu Sada. Avant décembre, 15 % de la population en Centrafrique était musulmane, soit 800 000 personnes. Désormais, ils ne sont plus que 2 % dans ce pays à forte majorité chrétienne, selon l’ONU. Près de 280 000 personnes ont trouvé refuge au Cameroun, au Tchad, au Congo ou en République démocratique du Congo.

Une hémorragie qui se vérifie localement. À Bangui, la capitale, il ne reste guère que le quartier PK-5 (Point kilométrique 5) qui peut encore être qualifié de musulman : un millier de personnes y résideraient toujours, dans l’enceinte de la Grande mosquée. L’ouest du pays s’est quant à lui quasiment vidé de la majorité de sa population musulmane, à l’exception de quelques enclaves, à Berberati, à Carnot et, dans de plus fortes proportions, à Boda.

Et l’exode massif de cette communauté s’annonce durable : “La très grande majorité des personnes que nous traitons nous confient qu’ils ne retourneront pas en Centrafrique”, indique Caroline Abu Sada.

Cette situation est par ailleurs condamnée comme un acte de laisser-faire par certains. “S’il reste à présent moins de 5 000 musulmans à Bangui, alors qu’ils étaient plus de 130 000 au début de l’année, c’est que la France et le reste du monde ont accepté l’action des boutefeux comme un fait accompli. Ils se sont résignés à l’idée que la séparation des chrétiens et musulmans était “naturelle””, déplore un article du site “Atlantico”, intitulé “Pourquoi les musulmans doivent revenir à Bangui“.

Une “séparation” à laquelle certains acteurs du conflit veulent néanmoins remédier. Lundi 21 juillet, un “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique” s’est ouvert à Brazzaville.

Toutefois, avant d’envisager un quelconque retour au pays, les réfugiés doivent d’abord “gérer leurs traumatismes et essayer de survivre”, affirme Laurent Ruy, de MSF. “Seul le quotidien compte pour l’instant, il n’y a aucune perspective d’avenir”.

 

Par: France 24

« Sans l’UNICEF, sans les donateurs, les centres de santé s’arrêteraient aussitôt »

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De retour d’une visite de terrain en Centrafrique, Sébastien Lyon, directeur général de l’UNICEF France, nous fait partager son témoignage. Il a pu constater le travail des équipes de l’UNICEF, rencontrer les enfants et leurs familles et mesurer l’ampleur des conséquences catastrophiques de la crise sur les civils. Les enfants centrafricains ont encore besoin de nous, c’est une question de survie.


Pour quelles raisons avez-vous effectué cette visite de terrain ?
La République centrafricaine est l’une des urgences du plus haut niveau pour les équipes de l’UNICEF, avec une situation humanitaire et sécuritaire extrêmement critique. Et l’UNICEF France finance fortement les programmes de l’UNICEF dans le pays grâce à ses donateurs.
Donc ma visite avait un double objectif : voir comment les fonds des donateurs sont actuellement utilisés, et faire le constat des besoins avec les équipes sur place. J’ai pu ainsi discuter avec les professionnels de l’UNICEF sur leurs difficultés rencontrées au quotidien. Cela va nous permettre de continuer à sensibiliser nos donateurs pour nous soutenir car la crise n’est pas du tout résolue.

Quel a été le programme de votre visite ?
L’objectif était d’avoir un panorama le plus large de l’intervention de l’UNICEF en Centrafrique dans un temps restreint. Je devais rencontrer un maximum d’acteurs dans des lieux représentatifs de la crise.
Je suis resté un jour dans la capitale à Bangui pour constater les besoins des populations puis je me suis rendu dans d’autres localités. Dans la capitale, il y a encore énormément de déplacés, les camps accueillent environ 100 000 personnes. J’ai donc visité le site de déplacés de Saint-Sauveur. Sur place, les équipes soutiennent des programmes de prise en charge de la malnutrition des enfants et d’accès à l’eau potable et d’assainissement, essentiels dans de tels lieux précaires. Autres volets importants, l’éducation via les espaces temporaires d’apprentissage, et la protection. Les enfants peuvent bénéficier d’un soutien psychosocial dans les « espaces amis des enfants ». C’est émouvant de voir que dans ces lieux préservés, les enfants arrivent malgré tout à garder leur joie de vivre, à jouer, s’amuser et dessiner. C’est surprenant à voir dans un cadre aussi difficile, là où les gens manquent de tout. C’est une belle leçon que nous donnent les enfants centrafricains.

Quelle est la situation dans le site de déplacés à l’aéroport de Bangui ?
C’est terrible car la première sensation qu’on a, c’est d’être en enfer. On a l’impression de voir des spectres.
L’aéroport n’est pas un terrain prévu pour les accueillir, et pourtant les gens s’y sont installés car il est protégé par les militaires et considéré comme le lieu le plus sûr…
Imaginez un peu : l’endroit le plus sûr est situé à quelques mètres de la piste d’atterrissage !
Malgré la promiscuité, le désœuvrement et la boue, la vie reprend ses droits dans ce lieu incroyable. Je me souviens par exemple d’avoir vu une « tente télévision » où pour 100 francs CFA, les gens pouvaient assister à la demi-finale de la Coupe du monde de football. C’est un exemple parmi d’autres de cette volonté qu’ont les Centrafricains de continuer à vivre.

Que vous ont raconté les familles rencontrées ?
Les témoignages des personnes que j’ai rencontrées sont terribles, relatant les violences et les massacres dont ils ont été victimes.
Un jeune homme de 20 ans qui vit avec ses 5 petits frères et sœurs m’a par exemple raconté qu’un jour, suite à une attaque meurtrière dans son quartier de Bangui, ils se sont réfugiés en République démocratique du Congo qui se trouve en face de Bangui, de l’autre côté du fleuve. Une fois sur place, ils ont été très mal accueillis, contraints de faire demi-tour pour se mettre à l’abri, finalement dans un site de déplacés à Bangui. Tout cela dans l’unique but de sauver leur vie.

Dans un centre de traitement de la malnutrition à Yaloke (à plus de 3 heures de route de Bangui), j’ai rencontré une femme et  sa nièce d’un an qui pesait 4 kilos. Elles vivaient ensemble toutes les deux depuis que la mère de la petite fille a été tuée dans une attaque et que son père a été enrôlé de force dans une milice. L’enfant (ci-dessus en photo) a été traitée pendant 15 jours dans une unité de soins, avec des produits nutritionnels thérapeutiques. Elle a repris progressivement des forces et a retrouvé le sourire.

Après votre visite, quel message voulez-vous transmettre à nos internautes et donateurs ?
La situation en RCA reste extrêmement grave et nous ne devons pas abandonner les Centrafricains. L’UNICEF et les autres acteurs humanitaires font un travail vital pour les enfants et leurs familles qui subissent de plein fouet les conséquences des violences et des déplacements !
Ce que nous faisons pour le moment, c’est très bien mais encore insuffisant au regard de l’ampleur des besoins. Il reste beaucoup à faire pour atteindre les enfants, y compris dans les lieux les plus reculés du pays. C’est un vrai challenge, mais on manque de moyens, et le  travail n’est pas fini.

J’ai vu de mes propres yeux des centres de santé qui ne pouvaient fonctionner que grâce à l’action de l’UNICEF et de ses partenaires. Sans les équipes sur place, sans les donateurs, ces centres s’arrêteraient aussitôt. C’est grâce aux donateurs qu’on peut intervenir dans ces situations d’urgence et apporter un précieux soutien aux enfants centrafricains.

 

 

Par: UNICEF

Centrafrique: un ex-séléka tué par des anti-balaka à Bangui le jour du forum de Brazzaville

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Un ex-rebelle Séléka a été tué lundi à Bangui par des miliciens Anti-Balaka, le jour même où, à Brazzaville, s’ouvre un “Forum de réconciliation nationale” destiné à obtenir la cessation des affrontements entre ces groupes armés qui déchirent la Centrafrique, a annoncé à l’AFP la force africaine Misca.

Les éléments Ex-Séléka dans Bangui
Les éléments Ex-Séléka dans Bangui

Cette attaque, qui a eu lieu près de l’hôpital communautaire, a provoqué des représailles de la part d’autres Séléka cantonnés dans le camp militaire Béal, qui ont pris en otages plusieurs jeunes revenant d’un lycée proche.

“Un élément ex Séléka a été tué lundi tout près de l’hôpital communautaire par des individus se réclamant des anti-balaka alors qu’il sortait pour prendre son petit-déjeuner. Cela a provoqué des représailles d’autres ex Séléka cantonnés au camp Béal, qui sont sortis et ont emporté des biens et de l’argent de commerçants proches de l’hôpital. Des tirs ont été entendus dans la zone, suscitant la peur parmi la population”, précise la source de la Misca, sous couvert d’anonymat.

“Par ailleurs, des jeunes d’un lycée voisin de l’hôpital, au nombre indéterminé, ont été faits prisonniers par les ex Séléka. Le père de l’un de ces jeunes qui a suivi son enfant au camp Béal, a été poignardé par les ex séléka. Il a été conduit à l’hôpital pour des soins”, a ajouté la source.

Des éléments de la force européenne (Eufor), déployés dans le 5è arrondissement où se trouve l’hôpital communautaire, ont pris position autour du camp, tandis que.des soldats congolais de la Misca qui protègent l’hôpital ont renforcé leur dispositif.

Cet incident survient alors que s’est ouvert le forum de Brazzaville censé déboucher sur la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés, notamment les anti-balaka et les ex Séléka.

Les deux groupes armés, représentés au forum de Brazzaville, n’ont pas réussi à s’entendre au cours de plusieurs rencontres à Bangui ces derniers jours pour adopter une déclaration conjointe dans laquelle ils s’engageraient à aller à la paix et à la réconciliation.

Depuis qu’elle a abandonné le pouvoir en janvier sous la pression des forces française Sangaris et africaine Misca, après avoir commis de graves exactions envers les civils, l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, s’affronte régulièrement, surtout en province, avec des milices anti-balaka, majoritairement des chrétiens et animistes, qui s’étaient constituées pour la chasser du pouvoir.

Un membre des Séléka abattu en plein Bangui par des Anti-Balaka

 

APA-Bangui (Centrafrique) – 2014-07-21 14:52:05 – Un élément Séléka du Camp Béal à Bangui a été lundi matin par des Anti-balakas, un assassinat qui a provoqué une réaction de plusieurs Sélékas qui, dans le désir de venger leur camarade, ont semé quelque peu le désordre avant d’être cantonnés à nouveau dans leur camp par les forces étrangères.

Selon un témoin, la victime ‘’était sortie du camp Béal pour se rendre au Bureau d’affrètement Routier Centrafricain et s’acheter des cigarettes”, mais ‘’une fois à la hauteur du Bureau d’affrètement Routier Centrafricain (BARC) elle a vite été repérée par les éléments du mouvement anti-balaka, qui font la ronde à la gare routière, soit pour accompagner des parents en partance pour Douala. Malheureusement, elle a été arrêtée et tuée sur le coup”.

Les deux autres Séléka qui l’accompagnaient ont réussi à s’échapper et sont allés informer leurs collègues du Camp Béal, ajoute le témoin, soulignant qu”’en guise de protestation, les autres sont sortis pour barrer temporairement l’avenue de l’indépendance et ont promis des représailles contre cet acte odieux”.

Certains Sélékas se sont même aventurés jusqu’à l’hôpital communautaire où ils ont attaqué des commerçants, les délestant de leurs denrées et argent.

La circulation routière momentanément troublée par ces incidents a repris son cours normal grâce à l’intervention des troupes étrangères.

Des centaines d’éléments Séléka sont basés au Camp Béal, situé derrière la maison de la Télévision Centrafricaine (TVCA) depuis plusieurs mois. Ils y sont gardés par les troupes étrangères déployées dans la capitale contre les attaques des Anti-balaka.

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800183#sthash.ZT9hQ0H9.dpuf

Centrafrique: des groupes armés rivaux et divisés

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Le Forum de réconciliation nationale en Centrafrique ouvert lundi à Brazzaville a pour but premier d’arracher un engagement de cessation des hostilités aux groupes armés – dont les effectifs sont inconnus – qui déchirent leur pays, particulièrement l’ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

La Séléka est à dominante musulmane, les anti-balaka sont chrétiens et animistes, même si des raisons politiques et socio-économiques alimentent aussi le conflit.

Ces deux groupes principaux connaissent des divisions internes, et d’autres acteurs armés participent au conflit.

L’ex-rébellion Séléka

Abdoulaye Hissene
Abdoulaye Hissene

Ce mouvement armé, alliance (séléka en langue nationale sango) de groupes divers, a pris le pouvoir en mars 2013, chassant le président François Bozizé après avoir enfoncé les forces armées centrafricaines (Faca) et la garde sud-africaine du président. Soutenue par le Tchad voisin qui voulait renverser Bozizé, la Sélaka est constituée de Centrafricains du nord et de l’est, de Tchadiens et de Soudanais.

Mais, après avoir dû abandonner en janvier le pouvoir sous la pression des forces française Sangaris et africaine Misca, en raison de ses graves exactions envers les civils, la Séléka a éclaté en deux groupes principaux.

La “Séléka Bambari”, du nom de la localité minière du centre où une bonne part de ses forces se sont repliées, est celle qui est représentée à Brazzaville par son numéro 3, Mohamed Moussa Dhaffane, et aussi le “général” Abdoulaye Hissène, actuellement conseiller à la présidence centrafricaine de transition.

La “Séléka Birao”, dans le grand nord, est dirigée par le numéro 2 Nouredine Adam, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines. A l’approche de Brazzaville, une assemblée nationale a reconduit à sa tête l’ex-président centrafricain Michel Djotodia, exilé au Bénin. Cette tendance, toujours accusée de visées sécessionnistes par Bangui, n’est pas à Brazzaville.

S’ajoutent à la Séléka, parfois à ses côtés dans les combats, des éleveurs peuls (musulmans) en armes qui opèrent dans le nord et le centre.

Les anti-balaka

Ngaissona Coordonnateur des anti-balaka
Ngaissona Coordonnateur des anti-balaka

Ces milices, composées d’habitants du centre et de l’ouest, sont soutenues par l’ex-président François Bozizé, qui n’a pas abandonné l’idée de revenir au pouvoir. Elles ont été formées en réaction aux graves exactions commises par la Séléka, mais ce sont elles qui traquent maintenant les civils musulmans, assimilés aux Séléka, obligés de fuir pour ne pas être tués.

Leur “coordonnateur national” est Patrice-Edouard Ngaissonna, un ancien ministre de Bozizé, dont il est toujours proche, et qui a déjà fait de la prison pour détournement de fonds. C’est lui qui mène la délégation à Brazzaville.

Mais les nombreuses milices opèrent souvent de manière indépendante, et ont des chefs différents selon leur implantation locale, profitant du profond désordre qui règne dans le pays.

Dans cette nébuleuse, se distingue aussi le mouvement “Révolution Justice”, une milice active dans le nord-ouest (préfecture de l’Ouham), frontalier du Tchad.

Par AFP

 

RCA: Ferme condamnation des actes de lynchage et de pillage des convois humanitaires

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La Coordonnatrice humaniCentrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/logo-pnud-300×127.jpg” alt=”logo-pnud” width=”300″ height=”127″ />taire principale en République Centrafricaine (RCA), Claire Bourgeois, condamne fermement les lynchages conduisant à la mort de deux jeunes personnes civiles de réligion musulmane au cours de la semaine écoulée ainsi que les pillages répétés de camions transportant des produits humanitaires sur l’axe Bangui-Bossembele (Préfecture de l’Ombella Mpoko).

A Carnot où la situation intercommunautaire était relativement calme, un jeune musulman a été assassiné à l’hôpital le 16 juillet. Cet incident tragique fait suite à un incident similaire quelque jour auparavant à Bangui. La Coordonnatrice humanitaire présente ses condoléances aux familles de la victime.

Au cours de ces derniers jours, à 40 Km et 80 Km de Bangui à destination de Bossangoa (Préfecture de ouham), des camions du PAM et du UNHCR se sont fait braqués et dépouillés des produits qu’ils transportaient. Ces biens étaient destinés à assister des personnes identifiées dans les besoins.

” Je rappelle encore une fois aux belligérants le devoir de protéger les populations civiles, de respecter l’assistance humanitaire qui est délivrée par les acteurs humanitaires à toute personne identifiée dans le besoin. Je rappelle que les acteurs humanitaires travaillent selon les principes d’impartialité, de neutralité et d’indépendance». a déclaré Madame Claire Bourgeois.”

La communauté humanitaire qui se mobilise pour répondre aux conséquences de cette crise, demande à tous de s’assurer qu’elle ait un accès sans entrave aux populations en difficulté en permettant la circulation de ses biens et de son personnel. Nous demandons également que toutes les atteintes à la protection des civils, en particulier celles portées à la vie et à la dignité des personnes, ne restent pas impunies.

 

 

 

UNOCHA

Michel Langa : « Sassou ne fera pas du Forum sur la RCA un enjeu de politique intérieure »

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L’avocat au barreau de Paris et président de l’Association les Amis de la République centrafricaine, Michel Langa, évoque le forum intercentrafricains qui se tient à Brazzaville du 21 au 23 juillet, sous le haut patronnage du Chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso. Entretien.

 

 

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Michel Langa

D’aucuns estiment que Denis Sassou Nguesso s’est accaparé le forum sur la RCA pour être incontournable dans la sous-région et son pays. Qu’en dîtes-vous ?

Michel Langa : Nous n’avons pas d’éléments d’appréciation nous permettant d’affirmer cela. En tout état de cause ce serait une erreur que de se servir d’un chaos pour être incontournable. Mais nous sommes certains que Denis Sassou Nguesso ne fera pas du forum intercentrafricains pour s’imposer définitivement sur la scène intrenationale et nationale.

Pourtant les mauvaises langues disent qu’on lui aurait demandé contre contrepartie à la modification ou changement de sa Constitution le paiement des salaires fonctionnaires centrafricains. Denis Sassou Nguesso ne fait rien pour rien.

ML : Une fois de plus, nous n’avons aucun élément de réponse. Et puis, ce serait lui faire un procès d’intention. Je dois vous signaler que l’idée d’un forum sur le Centrafrique incombe à l’Association Les Amis de la République centrafricaine que j’ai l’honneur de présider. Nous avons, d’ailleurs, organisé le 28 juin dernier à Paris un Forum sur la Paix en Centrafrique, à l’issue duquel une Charte pour la Paix a été adoptée et remise en mains propres au Premier ministre André Nzapayeké. Nous sommes donc contents que l’Union africaine ait repris notre initiative.

Qu’attendez-vous du Forum de Brazzaville ?

ML : Nous nourrissons l’espoir d’une vraie réconciliation nationale, d’un cessez-le-feu immédiat. Le désarmement et le cessez-le-feu sont les points à l’ordre du jour du forum, et c’est une première étape très importante.

Un Document sera signé à Brazzaville à la fin du Forum. Aimeriez-vous y voir figurer l’une de vos idées fortes, à savoir la Caravane de la Paix ?

ML : Effectivement, dans la Charte que nous avons adoptée à Paris, figure la Caravane de la Paix qui consiste en une tournée des 16 préfectures de la RCA, suivie d’un plan Marshal pour accompagner cette Caravane de la paix.

Pourquoi n’êtes-vous pas à Brazzaville ?

ML : Nous n’avons pas été contactés. D’où notre absence à Brazzaville. Nous n’avons pas non plus mandaté quelqu’un pour parler en notre nom. Nous avons appris que l’Etat centrafricain avait envoyé des billets pour les Centrafricains de l’Europe et, surtout, de France, mais nous ne savons pas quels ont été les critères d’attribution.  

 

Par: Brazza-News

RCA-TCHAD: le premier Ministre conduit la délégation tchadienne au forum de Brazzaville

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La République du Tchad a dépêché aujourd’hui au forum de Brazzaville sur la crise centrafricaine,une grande délégation conduite par le Premier Ministre Kalzeubé Payimi. La

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Premier-Ministre-Tchadien-Kalzeubet-Pahimi-Deubet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Premier Ministre Tchadien Kalzeubet-Pahimi-Deubet
Premier Ministre Tchadien Kalzeubet-Pahimi-Deubet

délégation tchadienne en partance pour Brazzaville comprend le Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine, Moussa Faki Mahamat, ainsi qu’un nombre de hauts officiels tchadiens de la présidence, de la primature et d’autres entités gouvernementales. Le Gouvernement du Tchad espère un cessez-le-feu à l’issue des pourparlers du forum de Brazzaville, a indiqué le premier Ministre.

 

 

Direction de la communication du Tchad

Centrafrique: forum de réconciliation à Brazzaville

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Une nouvelle tentative de réconciliation nationale pour ramener la paix en Centrafrique a été lancée lundi à Brazzaville mais ses chances de réussite paraissent minces alors que les violences intercommunautaires ont encore fait un mort dans la matinée à Bangui.

Le «Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique» s’est ouvert au Palais des congrès peu après 11h (6h HAE) et est censé s’achever mercredi par un engagement à cesser toutes les violences et la signature d’un accord de cessation des hostilités et de désarmement des groupes armés, préalables à un nouveau processus politique.

Armes saisies
Les armes saisies des milices en Centrafrique

Dès son ouverture, la rencontre suscite cependant des doutes sur les résultats dont elle pourra accoucher du fait de l’absence d’un certain nombre d’acteurs de la crise.

Arrivée dimanche à Brazzaville, Catherine Samba Panza, présidente de transition de la Centrafrique, cantonnée dans un rôle de figurante lors de précédents pourparlers de paix, a estimé que le Forum était une «étape importante … pour qu’ensemble on décide de la cessation des hostilités et des violences».

Mais la situation reste toujours volatile dans le pays.

Lundi, un ex-combattant de la rébellion Séléka (essentiellement musulmane) a été tué à Bangui par des miliciens Anti-Balaka (majoritairement chrétiens), a annoncé à l’AFP la Misca, la force africaine en Centrafrique.

En représailles, des ex-Séléka ont pris en otage plusieurs jeunes et ont blessé le père de l’un d’entre eux, selon la même source. Des éléments de la force européenne (Eufor) ont pris position autour du camp de ces Séléka et la Misca a renforcé son dispositif dans le quartier des troubles.

«Tirer les leçons du passé»

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants, en pétrole et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Les ex-rebelles Séléka et les milices anti-balaka s’affrontent dans un cycle meurtrier et sanglant d’attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

À Brazzaville, l’ex-rébellion Séléka est représentée, mais pas sa branche dissidente. Les milices anti-balaka sont représentées par un coordonnateur national, mais le mouvement n’ayant aucune structure centralisée, celui-ci ne pourra parler au nom de tous les groupes éparpillés dans le pays.

Le gouvernement de transition est présent, mais la classe politique, les dirigeants religieux et la société civile se sont divisés, bon nombre de personnes refusant de prendre part à une nouvelle rencontre hors du pays.

L’interventionnisme des pays de la région pour tenter de régler la crise est mal vécu, qu’il s’agisse du Gabon ou du Tchad, qui ont abrité des sommets n’ayant rien arrangé, ou encore du Congo.

Médiateur des pays de la région pour la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a appelé les participants à s’«approprier le processus de retour à la paix, à la sécurité, à l’unité, à la réconciliation nationale et à la prospérité».

«La décision vous revient… nous considérons Brazzaville comme la première étape d’un long processus qui se déroulera chez vous», a-t-il ajouté, notant que le pays avait «atteint l’abîme» et qu’il était temps «de tirer les leçons de toutes les expériences passées.»

Pour Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du cercle de réflexion International Crisis Group, la question de la représentativité et le peu de temps prévu pour la rencontre risquent néanmoins «de peser sur sa réussite et sur la mise en oeuvre des décisions qui y seront prises».

86 Maliens évacués à Bangui avant leur retour au pays

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Bangui (Centrafrique) – Quatre-vingt-six Maliens qui avaient fui les zones minières de la sous-préfecture de Boda pour se replier au centre-ville de cette localité (204 km de Bangui), ont été extraits de leur refuge et évacués à Bangui par l’Organisation internationale pour la migration (OIM) sur requête du gouvernement de Bamako.

Malien de CentrafriqueConvoyés à bord de camions, escortés par des troupes étrangères déployées dans la sous-préfecture de Boda, les Maliens qui étaient accompagnés du représentant de leur ambassadeur sont arrivés samedi après-midi à Bangui.
Ils seront rapatriés au courant de la semaine dans leur pays d’origine, grâce à l’OIM.

‘’Sur le document qui m’a été présenté, 106 maliens de Boda devraient être rapatriés. Seulement 86 ont accepté de quitter Boda. Dix-neuf autres ont désisté et un a été tué par les Anti-Balaka”, a confié à APA le maire de la ville de Boda, Mahamat Awal, joint au téléphone.

Selon lui, ce désistement est la preuve que les Maliens ‘’ne voulaient pas partir puisqu’ils ont tous leurs biens à Boda et beaucoup d’autres y sont nés”.

‘’C’est avec peine que nous les avons vus se faire évacuer sur Bangui pour être rapatriés dans leur pays d’origine”, a-t-il souligné.

‘’En cette période de ramadan, nous avons eu de la nourriture grâce à l’assistance humanitaire (farine, huile, etc.) de l’ONG Miséricorde venue de France et de la FAO qui a permis de faire des jardins. Puisque la communauté musulmane de Boda est encerclée par les miliciens anti-balaka”, a ajouté le maire..

 

APANews

Démarrage à Bangui des épreuves du Brevet professionnel comptable

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Soixante onze candidats dont 23 filles inscrits ont entamé lundi à Bangui les épreuves écrites du Brevet professionnel comptable (BPC), après que le directeur de cabinet au ministère de l’Education national, Marcel Kongbowali, en a donné le coup d’envoi au centre d’examen du lycée technique Sabonga.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Lycée-BB-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Lycée BB de Bangui“Il faudrait que les autorités du ministère soient là pour procéder au lancement de ces épreuves et en même encourager les candidats à s’investir intellectuellement comme il se doit pour prétendre à un résultat concluant », a dit Marcel Kongbowali avant d’ajouter à l’endroit des candidats : ‘’Je leur demande de prendre à cœur leur examen et de continuer à le préparer sérieusement ».

Seul le mérite est de mise pour l’obtention de ce diplôme, a-t-il ajouté, soulignant qu »’il n’y aura pas de favoritisme, il n’y aura pas de subjectivité et d’autres considérations que le mérite pour avoir son diplôme ».

 

 

APANews

Maintien de la paix en RCA : Le Burundi sollicité pour ses agents de police

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C’est une première dans l’histoire de la Police Nationale du Burundi : deux unités constituées à majorité par des agents de police, peu d’officiers et de brigadiers, viennent d’être envoyées en République Centrafricaine.

Pierre Nkurikiye : « Le Burundi gagne de plus en plus la confiance de la communauté internationale en matière sécuritaire. » ©Iwacu

Elles vont participer au rétablissement de l’ordre et le maintien de la paix. Les 17 et 18 juillet, à l’aéroport international de Bujumbura, la joie était immense chez les 280 familles des policiers en partance.
Pierre Nkurikiye, porte-parole adjoint de la PNB, affirme que ce type de mission est inhabituel : « Seuls des officiers, et exceptionnellement quelques brigadiers, étaient sollicités par l’Union africaine et les Nations unies. »
Pierre Nkurikiye estime que c’est un honneur pour le pays : « C’est un signe qui ne trompe pas. La communauté internationale apprécie la bravoure et le professionnalisme de nos policiers. » C’est pourquoi, insiste-t-il, la communauté internationale souhaite que les éléments de la police burundaise apportent leur expérience à d’autres pays en difficultés sécuritaires.
De surcroît, M. Nkurikiye remarque que la même communauté apprécie la situation sécuritaire du pays. Le porte-parole adjoint conclut que le Burundi est le seul pays qui a envoyé plus d’une unité policière.

 

 

Par: Iwacu

Sondage de l’OIM sur les intentions de retour en RCA : les déplacés à Bangui sont les « plus vulnérables »

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République centrafricaine – Le sixième sondage de l’OIM sur les intentions de retour des déplacés internes à Bangui, en République centrafricaine, indique une diminution continue du nombre de personnes ayant l’intention de rentrer chez elles et un combat permanent pour répondre aux besoins quotidiens.Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/refugiés.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>refugiés

Le sondage sur les intentions de retour était basé sur des entretiens avec 601 déplacés menés à bien dans 31 sites de déplacement entre le 17 et le 19 juin. Le sondage a lieu chaque mois depuis janvier 2014 pour identifier les besoins et les intentions de retour des déplacés internes à Bangui.

Par rapport au sondage précédent, les déplacés internes ont déclaré que pour pouvoir rentrer chez eux, leurs besoins restaient les mêmes : la sécurité est la plus grande priorité (33%), suivi du logement (31%) et de l’aide non alimentaire (13%).

Un peu plus de la moitié (56%) des déplacés ont fait part de leur intention de rentrer chez eux dans les quatre prochaines semaines. Ce chiffre est en baisse depuis janvier, alors que 74% des déplacés internes indiquaient une intention de rentrer chez eux le mois suivant.

Le nombre de déplacés internes qui souhaitent rester sur leur site de déplacement est passé de 27% en mai à 36% en juin. Il s’agit d’une hausse importante par rapport à février, lorsque seuls 19% des déplacés souhaitaient rester sur leur site.

En décembre, peu de temps après les violences qui ont déplacé les habitants à travers Bangui, 390 000 déplacés internes étaient présents dans la ville. Depuis, malgré quelques fluctuations, la population de déplacés internes diminue progressivement.

 

Plus de 70% des déplacés internes à Bangui sont aujourd’hui partis et on dénombre actuellement 105 300 déplacés dispersés dans 43 sites de la ville. En juin, le nombre de déplacés internes s’élevait à un peu plus de 117 300. Le nombre global de déplacés dans le pays est aujourd’hui estimé à 535 000.

Les retours ont ralenti ces derniers mois et les déplacés restant sur les sites sont les plus vulnérables. Le motif le plus fréquemment cité est le vol de leurs biens (74%). « L’absence des autorités » (68%) était la deuxième raison la plus souvent citée, par rapport à 58% dans le sondage du mois de mai. Parmi les autres motifs figuraient le manque de moyens financiers (66%) et le sentiment de ne pas se sentir en sécurité dans leur lieu d’origine (66%).

La nourriture continue d’être un gros problème : 97% des déplacés internes ont rapporté une diminution du nombre de repas consommés chaque jour, 97% ont rapporté une diminution de la consommation de nourriture au sein de la famille et 89% ont mentionné une diminution de la consommation de nourriture par les adultes pour pouvoir nourrir les enfants. Quelque 92% ont subi une interruption de leurs activités de production de moyens d’existence en raison du déplacement.

Le sondage sur les intentions de retour fait partie de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’OIM, conçue pour suivre les mouvements de populations et fournir des informations pour les interventions humanitaires en cas de crises.

Pour consulter les sondages sur les intentions de retour des déplacés internes en RCA, veuillez vous rendre sur http://carresponse.iom.int/.

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Sandra Black
OIM Bangui
Email : sblack@iom.int
Tél. +236 7276 3411

Centrafrique: nouvelles menaces de grève des transporteurs sur le corridor Douala-Bangui

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Le Syndicat national des chauffeurs  professionnels des transports du Cameroun (SYNCPROTCAM) vient de décider d’un arrêt de travail illimité dès le 5 août prochain sur le corridor Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Transporteurs.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Transporteursreliant la métropole économique Douala à la capitale centrafricaine Bangui, pour protester contre les violences et tueries perpétrées contre des camionneurs.
Dans un préavis adressé au ministre des Relations extérieures, il exige que «des solutions durables soient apportées» aux multiples meurtres dont sont victimes les transporteurs camerounais dans ce pays voisin.

Cette réaction survient au lendemain de l’assassinat, le 14 juillet dernier à Bangui, d’un motor-boy (accompagnateur du conducteur) nommé Hamma Gambo Djallo, tombé, selon les protestataires, sous les balles des milices antibalaka.

Cette mort, précise le SYNCPROTCAM, porte à 6 le nombre de camionneurs camerounais tués par les bandes armées le début de la crise en Centrafrique.

En juin dernier, rappelle-t-on, les transporteurs camerounais, qui ravitaillent la RCA depuis le port de Douala, avaient déjà observé plusieurs jours de grève après l’assassinat à Bangui du chauffeur Adamou Oumarou.

Les syndicalistes n’avaient accepté de reprendre la route qu’après des assurances de mesures de sécurités faites par les autorités des deux pays.

 

 

APANews

 

SENEGAL/Libre opinion: Gardons-nous de hurler avec les loups!

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/GENERAL-FALL.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>GENERAL FALL
GENERAL FALL

Depuis quelques jours, le Général de Corps d’Armée Abdoulaye Fall, ex- Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, fait l’objet d’un lynchage médiatique savamment orchestréayant comme soubassement une haine qui le dispute à une lâcheté sans bornes.

En effet, un journal de la place consacre de nombreuses pages à la sortie du livre publié par le Colonel Abdou Aziz Ndaw, éphémère Haut Commandant en second de la Gendarmerie Nationale, en distillant des extraits du livre agrémentés de commentaires rédhibitoires de journalistes tendant à présenter le Général Fall comme un traitre à la nation, un comploteur, un prévaricateur des deniers publics, un trafiquant de drogue, etc.

Notre intention n’est point d’apporter une contre-argumentation aux accusations du fameux Colonel Ndaw décrit comme un officier courageux et intègre ; et lui-même ne cessant de clamer le sens de son engagement que porte même le titre de son livre. Notre seul souci est ici d’apporter un témoignage sur les véritables personnalités du Général Fall et de son contempteur. Pour ce faire, nous allons les déshabiller de leurs fonctions et titres pour ne cerner que leurs personnalités d’hommes tout court.

Au Sénégal, tout le monde se connait et nul ne peut berner tout le monde et tout le temps, relativementà sa véritable personnalité. Le Général Fall ne fait pas exception à la règle. Interrogez ses camarades de promotion aux lycées Faidherbe et Blaise Diagne ou à l’école des officiers de St Cyr ! Interrogez ses camarades, voisins et parents à Yang Yang, Dahra, St Louis et Dakar ! Interrogez les imams des mosquées de Tambacounda, Ziguinchor, Kaolack, Dakar et partout où il a servi ! Interrogez les soldats, sous-officiers et officiers de l’ENSOA, de l’Etat-Major de l’Armée! Interrogez les gendarmes, sous-officiers et officiers de la Gendarmerie Nationale !

La réponse sera constante : Le Général Fall vous sera décrit comme un homme respectueux de l’Etre humain, humble, pieux, honnête, intègre et discret. Sa moralité n’a jamais été remise en question. La personnalité du Général Fall a suivi une trajectoire rectiligne. Depuis sa tendre enfance jusqu’à maintenant, Dieu l’a préservé des vices qui ont pour noms alcool, tabac, drogue et femmes. Ses charges ne l’ont jamais empêché de fréquenter assidûment les mosquées pour les cinq prières,la pratique du wazifa et du hadratoul Juma. C’est ce qui lui a valu son élévation au titre de « Mukhadam » par Serigne Mansour Sy, défunt Khalife Général des Tidianes. Son appartenance à la « tarikha » Tidiane ne l’a pas empêché d’entretenir les meilleures relations avec les Cheikhs mourides, en l’occurrence Serigne Cheikh Ibn Serigne Saliou Mbacké qui l’a véritablement adopté.

Pendant tout le temps qu’il a dirigé la Gendarmerie Nationale, le Général Fall a systématiquement refusé de donner un coup de pouce à ses propres neveux ou autres parents dont certains ont eu à passer trois fois le concours d’entrée à la gendarmerie sans succès. Cela lui a valu des critiques acerbes de la part de proches parents qui lui reprochaient de ne pas faire comme tout le monde au Sénégal. Il n’a jamais voulu faire des interventions pour caser ses propres frères de même père et de même mère, qui, jusqu’à présent, sont sans emploi.

Par contre, amusez-vous à faire un sondage sur la personnalité du Colonel Ndaw. Interrogez ses camarades de promotion du Prytanée Militaire ! Interrogez ses voisins à Fass ! Interrogez les gendarmes et officiers. Vous entendrez alors ce que vous entendrez.

Le Général Fall a acquis dignement ses galons et étoiles. Il a servi pendant près de cinq ans en Casamance pendant les années de braises (souvenez-vous de Médina Mancagne et de Babonda) où son courage et sa témérité n’ont jamais été pris àdéfaut.

C’est fort de sa belle et immaculée carrière d’officier que le Président Wade (avec qui il n’avait aucun rapport) avait jeté son dévolu sur lui pour lui confier sa propre sécurité en le nommant Gouverneur Militaire du Palais. A ce poste, il fit preuve d’autorité et de courage pour résister à l’entourage du Président Wade découvrant le pouvoir et se croyant tout permis.

Conscient de son professionnalisme et de sa loyauté, le Président Wade le nomma Chef d’Etat-major Particulier, ce qui fut une première pour un officier gendarme. C’est donc logiquement qu’il devint Haut Commandant de la Gendarmerie, un corps d’élite qu’il dirigea pendant huit bonnes années.

Peu de gens savent qu’il a décliné une prolongation que lui proposait le Président Wade qui lui aurait permis de prendre sa retraite à 65 ans au lieu de 60ans. La raison invoquée était qu’il ne voulait bloquer la promotion de ces nombreux colonels méritants.

A son accession à la magistrature suprême, le Président Macky Sall le confirma à son poste jusqu’à son départ à la retraite. C’est donc logiquement qu’il devait aspirer à la reconnaissance de la Nation et àun repos mérité. Malheureusement, c’est cet homme qu’on cherche à salir en le traînant dans la boue.

C’est faire insulte aux institutions du Sénégal telles que le Président de la République et la Gendarmerie Nationale que d’affirmer que le Général Fall ait pu commettre incognito et en toute impunité tous les péchés d’Israël qu’on lui prête. L’armée et la gendarmerie ont beaucoup changé. Même les plus hautes autorités ne règnent plus en maitres comme dans l’armée sénégalaise du début des indépendances. Leurs plus petits gestes sont observés et leurs décisions discutées par la troupe qui regorge d’intellectuels qui ne manquent pas l’occasion d’étaler leurs travers et de les dénoncer. Le Général Fall n’a pas comptéque des amis dans la gendarmerie. Des ennemis, il ena certes eus comme tout être humain. Ces derniers n’auraient pas manqué de sauter sur l’occasion pour le dénoncer s’il avait un tant soit peu prêté le flanc.

Pourquoi diantre notre valeureux Colonel qui clame son engagement n’a pas osé dénoncer les agissements du Général pendant les huit ans durant lesquels ila dirigé la Gendarmerie, si tant est qu’il se reconnaisse un valeureux officier ? Un valeureux officier aurait pris ses responsabilités pour dénoncerle Général Fall et n’aurait pas attendu que ce dernier prenne sa retraite pour lâchement tirer sur lui. Un valeureux officier ne tire pas dans le dos d’un soldat désarmé, fût-il son ennemi.

Le sens du discernement devrait amener l’opinion publique à ne pas hurler avec les loups. La ficelle du complot et de la calomnie est trop grosse pour passer inaperçue. La vérité finira par triompher.

Mon Général, «  sa ganaw badang ». Avec la foi qui t’accompagne, tu triompheras de tes ennemis avec comme seules armes la vérité et l’Aide de Dieu.

(Un ancien camarade de lycée du général Abdoulaye Fall)

Article paru dans « Le Témoin N° 1173 » –Hebdomadaire Sénégalais ( Juillet 2014)

 

 

 

 

Brazzaville: Allocution de Madame Cathérine SAMBA-PANZA, Chef de l’État de la transitionà l’ouverture du Forum de Brazzaville

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Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise Centrafricaine,
Messieurs les Chefs des délégations,
Monsieur le Représentant du Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),
Monsieur le Représentant du Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL),
Monsieur le Président de la Commission CEMAC,
Monsieur le Vice Médiateur, Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur le Vice Médiateur, Représentant la Commission de l’Union Africaine,
Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République Centrafricaine, Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement de la République du Congo, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales, Distinguées Personnalités,
Mesdames, Messieurs,

Une fois de plus la communauté internationale se mobilise au chevet de la République Centrafricaine. En effet, suite à la concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenue, en marge de la 23eme session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine le 27 juin 2014 à Malabo et aux conclusions des travaux de la 5eme réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine qui a eu lieu à Addis Abéba
le 7 juillet 2014, Brazzaville, capitale de la République du Congo, a été choisie pour abriter le forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter- centrafricain.

Nous voici donc à Brazzaville suite à l’aimable invitation du Médiateur, le Président Denis SASSOU NGUESSO, qui a la lourde mission d’aider les Centrafricains à reprendre, en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de la conclusion d’un accord de cessation des hostilités et d’un accord de désarmement, première étape du processus politique de dialogue et de réconciliation en République Centrafricaine.
A cet effet, je voudrais tout d’abord remercier Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, le Gouvernement et le peuple frère du Congo non seulement pour la célérité avec laquelle ce forum a été organisé mais aussi pour l’accueil chaleureux et fraternel dont ma délégation et moi-même ainsi que les forces vives de la nation centrafricaine ici présentes faisons l’objet depuis notre arrivée en terre congolaise.
Je voudrais ensuite saisir cette occasion pour saluer la mise en place de la médiation internationale sous l’autorité du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis SASSOU NGUESSO et dans le même temps remercier Monsieur Ban KI-MOON, Secrétaire Général des Nations- Unies et le Dr Nklosama Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine pour la désignation de Messieurs Abdoulaye BATILI et Boubey MAÎGA en qualité de Vice Médiateur représentants respectivement les Nations- Unies et l’ Union Africaine qui, aussitôt se sont mis à pieds d’œuvre.
Mes remerciements s’adressent également aux différents représentants de la Communauté Internationale qui ont fait le déplacement de Brazzaville pour prendre part aux présentes assises. Leur présence parmi nous est la preuve, s’il en est besoin, de l’implication et de l’engagement constant de la communauté Internationale dans la résolution de la longue crise que traverse mon pays, la République Centrafricaine.
Monsieur le Président de la République, Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
En venant ici, tous les participants au Forum de Brazzaville à savoir les autorités et les institutions de la transition, les groupes armés, les partis et associations politiques, les personnalités politiques indépendantes, la société civile, les syndicats, la plateforme des confessions religieuses, la diaspora, la presse privée ainsi que la communauté internationale ont conscience que le peuple centrafricain a assez payé le lourd tribu des crises récurrentes que vit la République Centrafricaine depuis plusieurs années.
La fragilité persistante de la situation sécuritaire et les actes de violence perpétrés par les groupes armés contre les populations civiles sont de nature à compromettre les efforts de paix. Les fortes tensions découlant des affrontements entre groupes armés pour le contrôle de ressources dans l’Ouest du pays et les difficultés rencontrées dans l’application des mesures de confiance à l’Est par les groupes armés qui y sont actifs doivent nous interpeller tous.
Le moment est donc venu d’arrêter les hostilités, les destructions, l’enrôlement des enfants mineurs dans la rébellion et les violences faites à nos paisibles populations. Le moment est venu d’arrêter les exactions de toutes sortes, de faciliter le retour des déplacés chez eux, de passer au réapprentissage du vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique de relèvement du pays.

Car si la sécurité ne revient pas, si nous n’avons pas la paix, si le vivre-ensemble à la base n’est pas assuré, quel dialogue politique pourrions-nous engager ?
Monsieur le Président de la République, Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
La réconciliation nationale et le dialogue politique que tout le monde appelle de ses vœux figurent dans la feuille de route de la transition tracée à Ndjamena par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC.
Et j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat car j’ai tout de suite perçu que la haine, les rancœurs et la peur de l’autre sont profondément ancrés en nous.
Déjà, dans ma profession de foi et ensuite à travers les actes que j’ai posés jusque là, j’ai affirmé mon ferme engagement en faveur du dialogue permanent, de la paix et de la gestion inclusive de la transition.
Mes premières paroles à la Nation centrafricaine meurtrie ont été un appel lancé à mes compatriotes pour enclencher sans tarder une dynamique de paix qui puisse préserver le pays du chaos total.
Mes premiers appels lancés à mes enfants anti balakas et ex seleka pour déposer les armes auraient fait sourire des prétendus analystes politiques de la crise centrafricaine qui auraient considéré cet appel comme le cri de cœur d’une femme en mal d’expérience politique.
En fait, j’avais très tôt compris que c’est par l’arrêt des hostilités, la tolérance, le dialogue et la réconciliation nationale que nous parviendrons à une véritable cohésion sociale dans notre pays.
J’avais très tôt compris qu’il nous fallait analyser, comprendre et dépasser nos contradictions et reconquérir l’unité de notre nation au-delà des différences confessionnelles, ethniques ou tribales.
Aussi, dès le début de la transition, le Gouvernement a lancé un processus global de réconciliation qui est axé sur :
– Le dialogue politique au sommet destiné à aplanir les divergences et sortir des violences armées,
– La lutte contre l’impunité pour rendre justice aux victimes et renforcer l’autorité de l’État,
– La réconciliation à la base entre tous les citoyens afin de promouvoir la cohésion sociale mise à mal par la gravité de la crise.

Le forum qui s’ouvre aujourd’hui est une étape capitale de ce processus de dialogue politique et de réconciliation entre les filles et les fils de Centrafrique. Il s’agit de réunir tous les acteurs de la crise centrafricaine autour d’une table pour se parler et dépasser les clivages dans le double objectif de convenir à une cessation des hostilités et d’accepter un désarmement négocié de toutes les milices et des groupes armés.

Du résultat de ce forum et surtout du respect des accords qui en découleront dépendra la mise en œuvre d’autres actions qui ont été prévues dans le cadre de la réconciliation nationale à savoir le dialogue inter communautaire à la base, les concertations au niveau des préfectures et enfin le forum élargi à Bangui.
Aujourd’hui, si la paix et la sécurité tardent à être restaurées en République Centrafricaine, en dépit des efforts déployés par les forces internationales de la MISCA, de Sangaris et de l’EUFOR et par les autorités de la Transition, c’est principalement à cause des violences, des crimes et des violations massives des droits humains que continuent de perpétrer les bandes armées sur toutes l’étendue de notre territoire national rendant ainsi difficile toute possibilité de relance et de développement économiques du pays mais aussi de la poursuite de la transition de manière apaisée.
Il est grand temps de déposer les armes et d’appeler tous les acteurs de la crise actuelle à s’engager dans la voie de résolution pacifique et politique de nos problèmes afin de permettre à notre pays de retrouver la paix et la stabilité.
Je me réjouis d’ailleurs de ce que dans l’une de ses conclusions, le Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine, tout en exhortant les acteurs centrafricains à privilégier l’intérêt supérieur de la nation au dessus des considérations partisanes ait durci le ton en exigeant l’application des sanctions individuelles prévues dans le cadre de la résolution 2134 du Conseil de Sécurité des Nations- Unies à l’endroit des fauteurs de troubles.
Mes Chers compatriotes,

Après moult tergiversations et hésitations, en décidant majoritairement de participer à ce forum, vous venez de démontrer une fois de plus la volonté du peuple centrafricain tout entier à tourner la page sombre de notre histoire et son aspiration à la paix et la sécurité. Je ne doute pas qu’au cours de ce forum, vous saurez dialoguer dans un esprit républicain de tolérance, de responsabilité, de confiance mutuelle et de compromis en vue de la conclusion d’accord acceptable par tous dans l’intérêt supérieur de notre pays.
Au cours des travaux du Comité préparatoire, les obstacles à l’application des précédents accords ont été clairement identifiés et concernent l’amnistie générale et systématique, l’absence de mesures contraignantes, l’absence de mécanisme de gestion des ressources allouées au suivi et la prime à l’impunité sous diverses formes. Des dispositions doivent être prévues afin que les accords qui seront signés à Brazzaville ne connaissent pas le même sort que les précédents.

Mes Chers compatriotes,
La concertation de Brazzaville donne une chance à la République Centrafricaine de se reconstruire durablement et sur de nouvelles bases.
La concertation de Brazzaville donne surtout une chance aux centrafricains de désarmer leurs esprits et leurs cœurs endurcis par la haine et la vengeance.
C’est pourquoi, je place sous le signe de l’espérance et du compromis les travaux de ce forum de réconciliation et de dialogue politique qui regroupe les entités nationales concernées par la crise, sans exclusive.

A la sortie de Brazzaville, des actes politiques majeurs seront posés par les autorités de la transition, démontrant notre ferme détermination à conduire la transition de manière consensuelle et inclusive, en tenant compte de toutes les sensibilités géographiques, politiques, communautaires et sociales de notre pays.
Les acteurs politiques nationaux devront également s’engager davantage et sincèrement, à accompagner à son terme la transition de manière apaisée.
Des efforts plus soutenus seront entrepris pour la réalisation d’avancées beaucoup plus rapides sur les différents aspects de la Feuille de route. Notamment en ce qui concerne la restauration de la sécurité et de l’ordre public, l’administration judiciaire, la préparation des élections devant couronner la fin de la transition, la réorganisation des Forces de défense et de sécurité, la mise en œuvre des processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de réforme du secteur de la sécurité (RSS), ainsi que les réformes économiques requises.

Monsieur le Président de la République, Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

Avant de finir, permettez-moi de féliciter le rôle continu de la région, comme en témoignent le Sommet tripartite Angola-Tchad-République du Congo,
tenu à Luanda, le 6 juin 2014, la Concertation entre les chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Malabo, le 27 juin 2014, en marge du 23ème Sommet ordinaire de l’Union Africaine, ainsi que le soutien financier que les pays de la région continuent à apporter à la République Centrafricaine.
Pour terminer, je réitère à l’endroit de son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Médiateur de la crise centrafricaine, des chefs d’Etat de la CEEAC, de la communauté internationale ici représentée notamment les Nations- Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, le G8-RCA, la France et les Etats- Unis d’ Amérique mes sentiments de gratitude pour l’accompagnement et leurs soutiens constants en faveur de la sécurisation et la stabilisation de la République Centrafricaine. Je vous remercie.

 

 

 

Par Didier Martial Pabandji

Flash Info-Bangui: tirs à l’arme lourde entendus à Bangui ce matin

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Corebau-flash 21 juillet 2014

La tension est montée d’un cran ce lundi matin du 21 juillet 2014 à bangui où des tirs à l’arme lourde et automatique ont été entendus dans le premier arrondissement. Selon la dernière version des faits, un Ex-Séléka basé au camp Beal près du centre ville aurait été assassiné par un groupe d’individus.  Pour l’heure, les tirs ont cessé et la population locale est sortie pour chercher à comprendre ce qui s’était passé.

 

Gisèle MOLOMA pour Flash Corbeau

Centrafrique: Le Collectif «Touche pas à ma Constitution» interpelle le Chef d’État français sur le Forum de Brazzaville

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lOGO-tOUCHE-pAS-À-MA-CONSTITUTION-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>lOGO tOUCHE pAS À MA CONSTITUTION

Son Excellence François Hollande Président de la République Française

                           Palaisde l’Élysée 55, rue du Faubourg-Saint-honoré 75008

 

Excellence Monsieur le Président de la République Française,

Nous, membres du Collectif «Touche pas à ma Constitution», défenseur des droits de l’homme et de la Charte Constitutionnelle Centrafricaine, avons l’insigne honneur de venir par la présente requête présenter tout d’abord nos sincères remerciements à la Nation Française pour les efforts fournis en sa qualité de mandataire du Conseil de Sécurité de l’ONU dans la Crise Centrafricaine.

Excellence Monsieur le Président, la République Française est une Nation qui dans son système managérial politique et au sein de ses valeurs républicaines, met un accent particulier sur la défense des droits humains et la lutte contre toutes les injustices.

Suite à une série d’ actes de barbaries, de violations des droits humains et de crimes contre l’humanité dont le Peuple Centrafricain est victime et qui sont restés encore impunis, le Collectif «Touche pas à ma Constitution»,membre actif de la Société Civile,

Sollicite à nouveau votre intervention et celle de la Communauté Internationale dans le but d’éviter de faire revenir les criminels du peuple Centrafricain sur la scène politique, à l’issue du forum de Brazzaville, aux quels nous n’y avons pas souscrit quant à la forme et quant au fond, à l’instar des autres principales forces vives de la nation.

Excellence Monsieur le Président, comme la lutte contre les injustices est une valeur qui caractérise le fonctionnement de la République Française, certainement nous sommes convaincus que vous allez inscrire dans votre agenda et veuillez à ce que qu’aucun crime commis pendant cette crise ne reste impuni.

Excellence Monsieur le Président de la République Française, les membres du Collectif, vous prient de bien vouloir recevoir, l’expression de leur très haute considération.

 

Fait à Paris, 21. 07. 2014.

 

Pour le Collectif, le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Ampliation :

La presse.

Insolite: Elle fait feu sur son partenaire sexuel parce que son éjaculation est trop petite

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Sadie Bell, 58 ans, de Southfield au Michigan, a fait feu sur son partenaire sexuel parce qu’elle croyait qu’il la trompait.

Elle soupçonnait son homme de se livrer à des aventures extraconjugales, car quand il a atteint son orgasme pendant qu’ils faisaient l’amour, elle a cru que son éjaculation était inférieure à la normale. La décharge minuscule l’a incitée à ouvrir un débat et à l’agresser. Elle est alors entrée dans la salle de bain et est revenue avec une arme à feu semi-automatique pour tirer sur Edward Lee, 60 ans, dans l’estomac.

Heureusement, Edward a survécu, mais il a passé cinq semaines à l’hôpital après des interventions chirurgicales pour réparer les dommages au foie, au pancréas, au colon et à un rein.

Sadie Bell a été reconnue coupable de voies de fait dans l’intention de faire beaucoup de tort sans tuer en plus d’une accusation en lien avec l’arme à feu.

 

 

http://www.journaldequebec.com/2014/07/20/elle-fait-feu-sur-son-partenaire-sexuel-parce-que-son-ejaculation-est-trop-petite