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Ouverture du Forum de Brazzaville sur la crise en République Centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Population-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Population de BanguiC’est ce lundi que s’ouvre le Forum de Brazzaville consacré à la paix et à la réconciliation en Centrafrique. Autour de la médiation congolaise, des représentants internationaux et des autorités de transition, des dizaines de Centrafricains issus des groupes armés, de la classe politique, de la société civile, ou des cultes vont discuter pendant trois jours. Le moment le plus attendu: la signature par les Seleka et anti-balaka d’un accord de cessation des hostilités.

Drapeaux, affiches et banderoles le long des artères : Brazzaville s’est préparée pour accueillir le Forum sur la réconciliation en RCA. Les acteurs centrafricains, notamment la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza, arrivée dimanche dans l’après-midi dans la capitale congolaise, sont convaincus que le dialogue qui s’ouvre ce jour constitue une étape importante. Il en est de même pour le médiateur Denis Sassou Nguesso.

« Brazzaville est pour nous une étape importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains, pour qu’ensemble on arrête de nous entretuer, pour qu’ensemble on décide de la cessation des hostilités et des violences », a déclaré la présidente Samba-Panza.

Autour de la médiation congolaise , des représentants internationaux et des autorités de transition , 170 Centrafricains seront présents. Ils sont issus des groupes armés, de la classe politique, de la société civile, ou des cultes.

Principal enjeu du Forum de Brazzaville : réussir à faire taire les armes en Centrafrique. Le point d’orgue de ces trois jours sera sans conteste une signature très attendue. La délégation de la Seleka, conduite par Mohamed Dhaffane, et la délégation anti-balaka, emmenée par Edouard Patrice Ngaïssona doivent s’engager devant leur pays et le monde à cesser les hostilités, et à prendre part au processus de désarmement et de cantonnement des milices.

Une étape avant Bangui

Le défi ensuite sera de réussir à faire respecter l’arrêt des exactions sur le terrain. Mais d’ores et déjà, les différents participants préviennent : le rendez-vous de Brazzaville ne sera finalement qu’une étape. Les résistances sur la tenue d’un forum de paix hors de Centrafrique l’ont emporté.

L’ordre du jour a été revu à la baisse. C’est donc un forum en partie vidé de sa substance initiale qui s’ouvre ce lundi 21 juillet à Brazzaville. Plus question de discuter d’une feuille de route pour la transition et la réconciliation nationale. Les parties prenantes au Forum de Brazzaville s’engageront simplement, mais solennellement à participer à la suite du processus de dialogue national qui se poursuivra en Centrafrique dans quelques semaines.

Quant aux opposants à l’étape brazzavilloise ont promis qu’à Bangui en octobre prochain, ils répondraient tous présents.

 

Par: RFI

ALERTE INFO CENTRAFRIQUE: Bozizé et Djotodia prendront-ils part au Forum de Brazzaville?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Bozizé-et-Djotodia.2-gros.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anciens Présidents François Bozizé et Michel Djotodia
Les Anciens Présidents François Bozizé et Michel Djotodia

Corbeaunews 20-07-2014 (Brazzaville)

Selon les Informations du Journal APANews publiées sur son site Internet le 20 juillet 2014, les Anciens Présidents François BOZIZÉ et Michel DJOTODIA sont attendus sur place à Brazzaville afin de prendre part au Forum organsiné par la Communauté Internationale sur la Crise en Centrafrique.

Nous attendons la confirmation de la CEEAC et des Autorités Centrafricaines pour un éventuel développement dans un prochain article.

 

 

Corbeaunews

Centrafrique : un consensus s’est dégagé pour qu’il ce Dialogue se tienne à Brazzaville, selon Catherine Samba-Panza

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Arrivée dimanche dans la capitale congolaise, où elle prend part du 21 au 23 juillet au Forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale intercentrafricaine, la présidente de transition de la RCA,  Catherine Samba-Panza, s’est montrée optimiste sur la tenue de ces assises

 

À l’aéroport international de Maya-Maya où elle été accueillie par le chef de l’État congolais, Denis Sassou-N’guesso, médiateur de la crise centrafricaine, Catherine Samba-Panza a déclaré : « Brazzaville est pour nous une étape importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains ; relancer le dialogue pour qu’ensemble nous arrêtions de nous entretuer, pour qu’ensemble nous décidions de la cessation des hostilités et des violences. »

Reconnaissant par ailleurs le caractère incertain du Forum de Brazzaville du fait de la réticence affichée par certains protagonistes à effectuer le déplacement de Brazzaville, elle a déclaré : « Un consensus s’est dégagé pour venir à Brazzaville. Nous sommes en démocratie, nous ne sommes pas dans un système de pensée unique. De nombreux acteurs centrafricains vont venir, d’autres ne viendront pas si cela est leur choix. »

Par ailleurs, en sa qualité de médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou-N’Guesso a souhaité que des solutions durables sortent du Forum de Brazzaville. « Un consensus s’est formé sur la nécessité d’entamer ces discussions à Brazzaville. Il s’agit là de commencer, parce que le plus important sera en Centrafrique sur le terrain où se trouve le peuple centrafricain », a-t-il indiqué.

« Je pense qu’il faut rester optimiste et ne pas relâcher l’effort. Il est important que la cause centrafricaine ne soit pas une cause oubliée. Beaucoup d’événements secouent le monde, et il suffit de très peu pour que l’attention de la communauté internationale s’oriente vers autre chose (…). Nous allons devoir continuer à travailler dans le meilleur esprit », a précisé le chef de l’État congolais.

Selon le programme officiel du Forum de Brazzaville, quelque 169 participants y prendront part. Après la cérémonie d’ouverture placée sous l’égide du médiateur international et président de la République du Congo, les assises prévoient un huis clos entre la médiation internationale, la facilitation et la délégation centrafricaine présente au Forum.

Au terme des travaux prévus le mercredi interviendront les signatures d’une déclaration d’engagement des parties au processus politique inclusif sur la crise centrafricaine, d’un accord de cessation des hostilités et d’un accord global en vue du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion.

 

 

Guy-Gervais Kitina pour ADIAC-CONGO

Quelques repères sur la RCA et ses hommes par David Koulayom-Masseyo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Carte-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Carte RCAVoici quelques repères sur la RCA et ses hommes à la veille de la Conférence de Brazzaville qui risque de donner un caractère confessionnel à une guerre politique, en mêlant allègrement victimes et bourreaux. Ce texte a été présenté au forum de Reims le  28 Décembre 2013 et n’a pas subi de modification.

 

Dans sa configuration actuelle, la RCA est une création entièrement coloniale de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, d’une superficie de 622984 km2.

Située entre les 4e et 11e degrés de latitude Nord la RCA est soumise sur sa grande étendue au climat tropical ( à saison humide-mai-juin à octobre-Novembre et saison sèche-novembre à mai ). Au Nord le climat tropical devient sahélien avec l’harmattan qui crée une atmosphère de sécheresse.

Les franges méridionales ( du 4e au 5e degrés ) ont un climat subéquatorial très humide.

Bangui, sous le 4e degré de latitude, reçoit annuellement 1600mm de pluie.

Le sort de ce vaste quadrilatère ( France + Benelux ) a été fixé à la conférence de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885.

La seule vraie modification territoriale est intervenue le 1er janvier 1933 où pour des raisons de politique intérieure à l’Afrique Equatoriale Française, la France a décidé de rattacher le pays Sara au Tchad pour contrebalancer l’influence musulmane du Nord.

I. LES DIPARITES REGIONALES

L’impérialisme français du XIXe siècle a exacerbé les disparités régionales et humaines préexistantes en fixant des frontières aussi artificielles que rigides. L’administration coloniale a accentué le phénomène en créant des centres urbains et en fixant les populations le long des axes routiers.

  1. L’héritage du passé

Les populations centrafricaines étaient soumises à une double traite orientale (arabe) et occidentale entre le XVIe et le XIXe siècle.

A la faveur du développement de l’islam, trois états esclavagistes : Baguirmi, Ouadaï, Darfour se sont constitués au Sud du Sahara avec des souverains esclavagistes qui orientent leur commerce l’Orient via l’Afrique du Nord et l’Egypte.

Chaque souverain avait un zone où il lançait ses razzias, véritables chasses à l’homme méthodiquement organisées tant du point de vue militaire qu’économique. Le Nord-Est de l’actuelle RCA faisait partie de ce que les marchands esclavagistes musulmans ont appelé le «  Dar Madjou « , c’est-à-dire le pays des infidèles. Cette région naguère décrite par le Cheikh Mohamed El Tounsy comme riche et prospère à cause de ses industries d’objets en cuivre et en fer et dont de nombreux vestiges témoignent de l’importance dans la Haute-Kotto notamment, est aujourd’hui un quasi désert.

Le XIXe siècle fut dominé par Ziber, Rabah, Senoussi et les Lamibés.

La traite occidentale était l’apanage des Portugais (Pombeiros) qui avaient installé leurs barracons ( camps d’esclaves ) sur la côte de l’Angola, à Loango. Mais au fur et à mesure que le bois d’ébène se raréfiait sur la côte, ils se tournaient vers les régions intérieures de l’Afrique.

Ils s’appuyaient sur certaines tribus dites courtières qui leur rabattaient le troupeau humain en échange de la pacotille, de l’alcool de traite, des armes à feu …Par terre, par voies d’eau (Oubangui, Sangha, Congo ) et par une piste caravanière que suivra plus tard le Congo-Océan, ces hommes sont acheminés vers les ports d’embarquement de l’océan Atlantique. Ce trafic dura jusqu’en 1860 environ.

La traite tant orientale qu’occidentale fut à l’origine du dépeuplement des populations sur le territoire centrafricain actuel en général, et de la région du Nord-Est en particulier. Des tribus entières furent anéanties telles les SABANGA ou contraintes à l’exil : KREICH et K’PALLA.

Avec la pénétration coloniale française au XIXe siècle les Centrafricains quittaient un joug pour un autre non moins lourd.

2. L’économie coloniale

Le but de la colonisation était de maintenir la périphérie centrafricaine dans la sphère d’influence du centre français. Pour ce faire, la colonisation mettait en contact des sociétés à rationalités différentes. D’une part une société de l’ordre, traditionnelle aux moyens rudimentaires qui produisait pour assurer l’autosuffisance de ses membres. Bref, une société sans accumulation primitive.

De l’autre, une société du progrès, issu de la Révolution industrielle, imbue de sa supériorité technologique, intervenant dans le but d’exporter au moindre coût afin d’accroitre le surprofit que la métropole tirait d’un échange inégal.

La capitale Bangui créée le 26 juin 1889 par Alphonse Dolisie en amont du seuil de Zinga, témoigne de cette inégalité en cumulant toutes les fonctions de capitale administrative, économique, militaire, industrielle, portuaire…sans ville-relais vers l’intérieur. Elle a regroupé jusqu’à 10% de la population totale à la veille de l’indépendance. Ses fonctions se sont d’ailleurs amplifiées avec l’indépendance : siège du gouvernement, des ambassades, usines de montage, université…aéroport de classe internationale.

II. LES DIFFERENTS GROUPES ETHNIQUES

Issu de migrations diverses, le milieu humain centrafricain est assez hétéroclite : il compte en son sein les hommes les plus petits ( Pygmées ) et les hommes les plus grands ( Sara ). La carte ethnique du pays évoque d’ailleurs une mosaïque des peuples, une Afrique en miniature ! cf carte ethnique

La RCA est un grand carrefour ethnique en Afrique Centrale.

La migration Bororo est la seule effectuée en Centrafrique après 1900.

Le recensement de 2003 donnait 3 895 000 habitants. Aujourd’hui le chiffre est de 4 millions 600 000 habitants mais il est peu fiable.

Quoi qu’il en soit, la RCA est un pays sous peuplé (moins que la population de Paris intramuros !). De plus cette population est mal répartie :

-Nord-Est : démographie régressive

-Nord-Ouest : démographie progressive

-Sud-Ouest : démographie stationnaire

La ville de Bangui (nous l’avons déjà dit) est un îlot de peuplement tout è fait particulier. Gros village de 2000 habitants en 1900, sa population est passée à 8000 en 1916, 15 506 en 1932, 22 232 en 1939, plus de 30 000 en 1946 et probablement pus d’un demi million de nos jours.

La langue Sango qui est employée depuis le XIXe siècle comme langue du commerce dans le Haut-Oubangui est devenue la langue nationale centrafricaine depuis 1960.

III. BREVE TYPOLOGIE DES RESISTANCES CENTRAFRICAINES

Devant les abus et les exactions de toutes sortes, les Oubanguiens ont opposé diverses formes de résistance.

1. La force d’inertie ou résistance passive

« La grande arme des populations utilisée très habilement et très consciemment –dès qu’elles ont un motif d’insatisfaction, intérêts méconnus ou traditions méprisées- c’est l’inertie, l’esprit de non-coopération, un art discret mais efficace pour faire échouer toutes les entre prises »

Henri Ziegle, Afrique Equatoriale Française, page 171.

 

Toutefois la force d’inertie n’offre pas de garanties formelles de réussite car c’est à coups de chicotte et de matraque que les auteurs se font rappeler à l’ordre.

La résistance des piroguiers N’gbandi du Haut-Oubangui est plus originale : c’est un chantage subtilement exercé sur les compagnies commerciales au travers du « kaï »(1). Ces robustes et solides pagayeurs, conscients de leur rôle moteur, s’arrangeaient pour vivre du commerce qu’ils sont obligés d’entretenir. Arguant des difficultés de navigation sur l’Oubangui : attaque d’un troupeau d’hippopotames, chavirage dans un rapide, tempêtes subites, mauvaise visibilité…ils détournaient purement et simplement une partie du convoi qu’ils échangeaient ou revendaient à leur compte. Mieux, ils réclamaient des compensations pour les veuves et orphelins des victimes. Les mêmes personnes réapparaissaient plus tard sous des noms d’emprunt pour se faire réembaucher !

Dès que la résistance passive n’est plus possible, c’est la fuite.

2. La fuite

Dans la représentation collective des Centrafricains, la fuite devant l’adversité est un signe de lâcheté, du moins de faiblesse. Pendant les guerres, de valeureux guerriers préféraient se faire massacrer que de tourner les talons.

La colonisation, née d’un rapport de forces inégales bouleverse ces schémas traditionnels. Face à un ennemi suréquipé, les vertus traditionnelles guerrières de vaillance, de bravoure et d’honneur ne signifient plus rien.

Il y a plus subtil encore pour échapper aux mauvais traitements : la conversion massive à l’islam.

  1. Kaï : convois de pirogues emmenant du Haut-Oubangui vers Bangui l’huile de palme, le coton, les oléagineux, le caoutchouc…et ramenant de Bangui les articles de traite : sel, cotonnades, quincaillerie, alcool.

3. L’islam-refuge

La politique pro-musulmane a été inaugurée en Oubangui-Chari par Pierre Savorgnan de Brazza.

Brazza qui se faisait volontiers passer pour un Algérien avait arrêté sa politique vis-à-vis des populations autochtones :

-d’une part la politique de la canonnière pour les « animistes »

-de l’autre, une politique de bienveillance, de coopération et de collaboration avec les musulmans pour réduire les résistances des peuples «  animistes » et « sauvages ». Ce traitement de faveur accordé aux musulmans à l’aube de la colonisation a donné naissance chez certains Centrafricains à un islam de surface fait de salutations interminables, de grands boubous et de noms musulmans.

Certaines ethnies très tôt initiées aux mystères du christianisme essaient de retourner les arguments chrétiens contre les dominateurs en s’identifiant au peuple juif de la Bible. Ce sont les syncrétismes religieux.

4. Les syncrétismes religieux

Les Yakoma ont choisi le syncrétisme religieux comme exutoire de leurs frustrations.

Entre 1937 et 1939, Ambroise M’Béréti, catholique converti au protestantisme crée la secte Kitawala pour proclamer la liberté et l’indépendance de l’individu ainsi que son droit au repos et la satisfaction de ses besoins.

Il est condamné à 5 ans de prison, 5000 francs d’amende, 10 ans d’interdiction de séjour et résidence forcée à Birao.

En 1945, une nouvelle société rassemble les anciens fidèles de M’Béréti autour du messie Simon Padi dit « Nzapa ti ngongo ». On les appelle Kolinga ou Massakata. Leur signe de reconnaissance : une raie dans les cheveux côté gauche de la tête pour les hommes. Pour les femmes, c’est un mouchoir blanc sur la tête.

« Le Dieu tout puissant est le Dieu des Noirs. Il est plus puissant que tous les fétiches qu’il faut jeter à la rivière ».

Certains chefs créèrent des « no man’s land «  dans la brousse.

5. Les réactions spontanées

Les Boudigris avec à leur tête le chef Yandzéké de Marali refusèrent de venir s’installer le long des routes et allèrent se réfugier dans un  triangle Bossangoa-Bouca-Damara qu’ils contribuèrent à transformer en no man’s land interdit aux agents de l’administration coloniale.

Yandzéké et ses principaux lieutenants furent arrêtés sur dénonciation en 1934, et transférés à Bossangoa pour jugement. Il fut condamné à mort le 21 mars 1935 par le tribunal du second degré de l’Ouham, jugement homologué par arrêt du 24 avril 1935 et exécuté le 10 août 1935 de la même année. L’administration procéda à une véritable mise en scène macabre et tragique. Des aveux lui ont été arrachés sous la torture ainsi qu’une déclaration favorable à la colonisation française !

Enfin, le refus peut être global et c’est la guerre.

6. La révolte armée : exemple la guerre de Kongo-Wara

C’est le chapitre le plus connu de la résistance anticoloniale centrafricaine depuis la thèse de notre compatriote Raphaël Nzabakomada-Yakoma.

L’insurrection généralisée des populations de l’Ouest centrafricain de 1924 à 1931 a été désignée sous le terme partiel de «  guerre des Baya ». En Oubangui même elle a embrasé les régions Tali, Karé, Pana, Gongué, Mboum, Lakka…pour déborder les limites strictes du territoire vers les populations du Congo, du Tchad et du Cameroun oriental.

Nous nous contenterons donc de brosser un bref portrait de l’homme qui l’a initiée, propagée avant de se laisser abattre le 11 décembre 1928 par le fusil-mitrailleur Pougoulou.

De son vrai nom Barka Ngaïnoumbey, Karnou est né vers la fin du XIXe siècle au village de Seri-Poumba. Son père est le chef Gbayanga Ngaïwen.

Tout comme les jeunes de Bouar, Baboua, Bocaranga et Paoua il fut initié à la société secrète des Labi mais ne devint jamais le chef de cette secte. Karnou n’a jamais été plus loin que les rives de la Nana et de la Mambéré.

Il aurait été inspiré par la chute d’une étoile dans une rivière ou pendant une pêche. Depuis, il avait des visions, des dons de devin, faisait des miracles et se déplaçait sur une pierre.

Pour l’administration coloniale, Karnou n’était autre chose qu’un Zabourou=Diable.

Non-violent, il abandonna la sagaie et le couteau de jet pour une canne en bambou appelée « tikine » en gbaya et un bout de bois en forme de manche de houe, c’est-à-dire le kongo-wara.

 

CONCLUSION

Une certaine historiographie s’est complu à vanter le caractère pacifique du peuple centrafricain, lui niant toute capacité d’organisation et de lutte. Cette litanie a fini par gagner certains Centrafricains …

Ce rapide survol de l’histoire de la RCA se veut une réponse et un démenti formels. Il n’existe pas de peuple «  peureux » par essence. Une société brimée forge sa propre mystique de la révolte. Elle est toujours capable à un moment donné de son histoire de revendiquer ses droits et de réaffirmer sa personnalité au prix de bien de sacrifices.

 

KOULAYOM-MASSEYO David.

Forum de Reims, 19 juillet 2014.

Par: Sozoala

Centrafrique: Catherine Samba-Panza attendue ce dimanche à Brazzaville pour le forum sur la crise dans son Pays

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Samba-Panza-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza à Brazzaville. Mai 2014
Samba-Panza à Brazzaville. Mai 2014

La présidente de la transition en République centrafricaine Catherine samba Panza, est attendue ce dimanche à Brazzaville où elle prendra au Forum sur la crise survenue dans son pays depuis mars 2013 qui s’ouvre le 21 juillet dans la capitale politique du Congo, annonce un communiqué officiel.

Catherine Samba Panza vient en précurseur d’une délégation d’au moins 169 membres qui prendra part à ce forum de trois jours (21 au 23 juillet) consacré à la crise qui secoue son pays depuis la chute du président François Bozizé en mars 2013. »

Sont attendues également à Brazzaville dans la délégation centrafricaine, pour participer à ce forum dont le but principal est d’aboutir à un feuille de route devant permettre une sortie de crise pour ce pays, les anciens présidents François Bozizé, et Michel Djotodia

« Le Forum est inclusif aux Centrafricains et toutes les sensibilités doivent prendre part » assure la source.

Ce forum est placé sou l’égide du président congolais, médiateur dans cette crise, des dirigeants des pays de la sous –région, de l’Union Africaine etc.

APANews

LETTRE AUX AUTORITES DE LA TRANSITION ET A TOUS LES COMPATRIOTES CENTRAFRICAINS

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 A- BILAN DE SIX MOIS DE TERGIVERSATION MALGRE DES EFFORTS ACHARNES

Madame La Présidente, La Centrafrique cherche toujours sa voie, son point d’équilibre sur le plan national et sa place dans le concert des Nations.

A ce jour elle navigue encore dans des eaux troubles, ballotée et secouée par des vagues antagonistes. Elle est prise au piège des sables mouvants. Une lame de fond entrave son évolution.

Le peuple centrafricain vous a remis les gouvernails du bateau Centrafrique afin de le sortir de ce tourbillon et le mener à bon port. Capitaine du navire, vous assumez cette lourde responsabilité depuis plus de six mois. Comme vous l’avez bien constaté, les résultats restent très mitigés malgré les efforts de l’équipe de transition : les morts se comptent tous les mois sur l’ensemble du territoire par dizaine voire centaine sous le regard impuissant de nos autorités, démunies de tous ses pouvoirs régaliens.

Les centrafricains commencent donc à s’impatienter sérieusement sur le retour de notre pays à une situation de paix et de sécurité durable.

Cela ne serait qu’un constat de plus vous rappelant la gravité et l’urgence de cette situation. La réalité est têtue. Notre devoir citoyen, défendant la partie civile est d’attirer votre attention sur les réels intérêts de notre Patrie et sur son avenir.

B- DE L’AFFAIBLISSEMENT DE NOTRE ARMEE CIMENT DE L’UNITE NATIONALE

Notre sécurité est déléguée à des forces étrangères ayant beaucoup de mal à l’assurer.

Quelle est la souveraineté de notre Etat ?

Qui est le chef des armées en Centrafrique ?

En d’autre temps notre armée aurait pris ses responsabilités pour arbitrer la fin de cette décadence, afin de ramener l’ordre et la sécurité. Elle est hélas volontairement et même institutionnellement affaiblie à ce jour sous des prétextes non justifiés ne pouvant convaincre que les naïfs. Nos braves soldats ainsi réduits, dispersés et déshonorés sont à la merci de tout venant exposant notre ETAT à tous les dangers.

Le Conseils de Sécurité des Nations Unies a pris la décision de nous mettre sous embargo, alors que certaines conditions d’allègement auraient pu être négociées par vos collaborateurs, nous permettant de maintenir notre Défense et préserver notre Souveraineté.

Ces derniers n’avaient-ils pas pris la mesure et analysé les conséquences de cette décision conduisant à l’affaiblissement de notre armée, ciment de l’unité nationale ?

Madame La Présidente, votre équipe avait donc dès le départ accepté l’affaiblissement de notre souveraineté, la mise à l’écart de notre pays par les instances internationales afin de récupérer le leadership centrafricain. Nous subissons les résultats jusqu’à ce jour et les Centrafricains apprécieront.

Ce type de décision devrait être soumis à référendum ou à l’appréciation de nos organisations politiques et sociales

Nous vous prions de prendre en compte la quintessence de cette manipulation de haute voltige, cette alchimie copieusement mise en œuvre pour s’approprier les richesses de notre pays.

Nos Suggestions :

Nous vous demandons de réunir un comité de défense pour renégocier l’allègement de cet embargo afin de reconstruire dans les meilleurs délais notre armée nationale, sur les bases d’un équilibre culturelle, ethnique et régional.

 C- DE LA SPOLIATION DES RESSOURCES DE NOTRE PAYS

Les ressources centrafricaines sont aujourd’hui à la portée de toute organisation armée pouvant pénétrer librement sur notre territoire pour se servir. Il en sera bientôt de même, si ce n’est pas déjà le cas, sur les faibles revenus de l’Etat spoliés de toute part. La justice centrafricaine devra s’en charger.

Les institutions de l’Etat subissent des actes de vandalisme.

Des enquêtes ont-elles été faites pour déterminer les détracteurs et complices ?

Nous voulons des explications sur ces actes malveillants, les sanctions et mesures appliquées aux coupables. Madame La Présidente, ne vous interposez pas aux décisions de la Justice de notre pays car ainsi vous encouragez l’impunité. C’est la source de nos maux. Personne n’a plus peur d’offenser son prochain, c’est la justice du plus fort.

Nos Suggestions :

Madame La Présidente, il est temps de mettre le focus sur la spoliation de nos ressources et le faire connaitre à l’opinion internationale afin de prendre des mesures plus radicales.

La levée des sanctions du processus de Kimberley est certes très importante mais reste l’un des prérequis pour l’exploitation de nos ressources.

La première condition serait d’éradiquer la contrebande sur tout le territoire en négociant avec des investisseurs les conditions d’exploitation de ces ressources et leur laisser le soin de sécuriser les lieux.

Je pense que ces multinationales seraient mieux en mesure de le faire.

 D- UN PROCESSUS DE RECONCILIATION SOUS INFLUENCE EXTERIEURE

Nous nous retrouvons dans l’attente d’une conférence prévue à Brazzaville, dont l’objectif est la signature d’un cessez-le-feu entre les antagonistes impliqués dans la crise centrafricaine. Conférence organisée et télécommandée depuis l’Etranger.

La suggestion d’une conférence de ce type a pourtant été faite à l’unanimité par des politiques et associations centrafricaines afin de régler ce problème sur notre territoire. J’en témoigne avoir fait une proposition dans ce sens dans l’un de mes courriers. Il reste naturellement la mise en place d’une stratégie en vue de sa réalisation. Et cela relève de votre ressort.

Venant des Centrafricains, cela n’a rencontré auprès de vous encore une fois la moindre attention.

Vous remarquerez à travers les réseaux sociaux que les Centrafricains deviennent très attentifs à tout ce qui se passe dans leur pays. Ils y veillent.

Madame La Présidente, quel peuple gouvernez-vous ?

Comment voulez-vous nous démontrer le sens de votre solidarité républicaine ?

En tant que chef de fil, sachez saisir cette opportunité pour canaliser leur énergie dans le sens de la construction de l’ETAT. Ils attendent de vous des miracles et c’est normal.

Votre position de Premier Magistrat de l’Etat, ne vous épargnera pas leur cout de grief et leurs exigences. Vous avez fait le choix d’être à leur service. C’est un métier.

Le peuple centrafricain aura-t-il le droit de participer à cette conférence de Brazzaville ?

Il lui sera imposé encore une fois des résolutions ne tenant pas la route, nous replongeant dans une autre crise.

Nous voilà encore une fois, comme la corde au cou, drainés en direction de Brazzaville afin de subir dans quelques jours, sans aucune fierté, une énième corvée, une autre décision de nos nouveaux maîtres à penser. Nous attendons les résultats.

Le vrai travail ne pourra se faire que entre centrafricains réunis à Bangui et pas ailleurs.

 E- UNE GOUVERNANCE DE TRANSITION MEPRISANTE A L EGARD DES COMPETENCES DE SA DIASPORA

  • Trouvez-vous un intérêt à ne pas vous RECONCILIER AVEC LA DIASPORA CENTRAFRICAINE ?
  • Faille t-il faire appel à d’autres pour réfléchir à notre place ?
  • Sommes-nous des intellectuels pouvant gêner votre gouvernance et pourquoi ?
  • Ou est dans votre politique la stratégie du RASSEMBLEMENT ?

Beaucoup de cadres centrafricains ont fait leur preuve en occident, exerçant dans des institutions et multinationales de prestige. Ils sont donc suffisamment compétents pour être associés à la résolution des problèmes de notre pays, et vous en avez bien besoin.

Ces centrafricains tendent la main à la gouvernance de transition qui préfère adopter la sourde oreille, les ignorer et même manifester un certain mépris à leur égard.

Prenez l’exemple auprès des Etats de l’Afrique de l’Ouest, ils attirent les riches et précieuses compétences de la diaspora et s’acheminent vers l’émergence, débat digne de notre siècle. Nous sommes en effet très loin de ce schéma de gestion des ressources humaines et la capitalisation sur nos sachants.

Que doit-on faire pour sauver notre pays face à cette attitude méprisante et dédaigneuse ?

Devrions-nous prendre les armes pour être entendus afin de sauver notre Patrie ?

Si l’approche actuelle du pouvoir montre des limites, ce que nous comprenons, vu les grands défis à surmonter, nous vous demandons de vous tourner humblement vers ces sachants qui ont la volonté et les capacités de sortir leur pays du fond de cet abîme.

Certains de vos proches collaborateurs, n’ayant pas le sens de l’Etat, ni du patriotisme car animés d’une pure méchanceté, se donnent le malin plaisir de barrer la route à leurs compatriotes bien intentionnés pouvant rendre bien des services à la Nation. Ils en rendront bien des comptes.

Nous vous avons soutenu jusque là, mais votre mutisme, votre isolement et votre volonté de tourner le dos à la diaspora finira par nous amener à vous hotter tout crédit. Soyez donc réceptive de ses idées et propositions. Faites une politique du rassemblement.

A ce jour le monde entier tend la main à la Centrafrique, malheureusement les résultats restent très modestes, pas à la hauteur de nos attentes. Que faut-il à ce tel beau pays si convoité?

Nous exigeons de vous une gouvernance à la hauteur d’un ETAT digne de ce nom.

Nos Suggestions :

  1. Organiser un comité de réflexion, composé de technocrates centrafricains expérimentés dans leur domaine, pour réfléchir aux grandes questions de notre pays.
  2. Faire appel aux cadres centrafricains de la diaspora, et leur demander de vous accompagner de près ou de loin par leur expertise professionnelle, dans la gouvernance de notre pays. Croyez-moi, ils le feront pour l’amour de leur patrie. Beaucoup de cadres ont une situation professionnelle brillante à l’Etranger et donc leur motivation serait de travailler pour l’honneur de leur Patrie.
  3. Vous faire accompagner dans vos nombreux déplacements au nom de la Centrafrique de ces filles et fils compétents de notre pays, afin de vous épauler.
  4. Vous avez le devoir de leur donner cette opportunité pour sauver leur chère Patrie. Ce n’est pas une faveur que vous leur faites mais le sens du devoir.
  5. Ne pas confisquer les responsabilités de l’Etat au profit de personnes incompétentes, choisis sur des critères non professionnels.
  6. Nommer dans votre prochain gouvernement un Ministre chargé de la Diaspora. Le salut de notre pays viendra peut être de ses fils vivant à l’étranger.
  7. Demandez aux Ministères des Affaires Etrangères, de La Fonction Publique et de l’Immigration de se pencher sur l’élaboration d’une stratégie sur la contribution des cadres centrafricains de l’Etranger : il n’y a de richesse que d’hommes comme me l’a toujours dit mon père. Arrêter d’aller tendre la main à nos détracteurs. La ressource dont vous avez besoin pour solutionner nos problèmes c’est des matières grises centrafricaines.
  8. Mettre en place une base de données des compétences de notre pays. Je pourrai vous y apporter ma contribution.
  9. Nous vous conseillons d’élaborer un plan de restauration de la nation, dans le style du plan Marshall, véritable programme de rétablissement des fondements de notre ETAT, en vous aidant des experts centrafricains de chaque domaine.

 

On en conclura que la vertu qui fait défaut, c’est le leadership politique, des femmes et des hommes en mesure de construire une stratégie politique efficace, et capable de faire le poids face à nos interlocuteurs internationaux.

 F- POUR UNE RECONQUETE DE L’UNITE NATIONALE

Il nous semble que les organismes internationaux ne mettent pas l’accent sur les points les plus importants de notre réconciliation.

C’est peut-être à notre gouvernement d’orienter les fonds alloués au programme de la réconciliation. Il y’a eu un fond pour le DDR, avec un programme clairement défini dans le passé même si il a été détourné de son objectif.

Organiser le Grand Rassemblement des Centrafricains de toute culture et de toute origine ou qu’ils soient ?

Le sang des centrafricains coule tous les jours faute de prendre de bonne décisions de gouvernance pendant que certains déambulent dans de grands palais au nom de la Centrafrique, et aux frais de la princesse. Prenons l’exemple sur les chefs d’Etat qui ont pris des décisions courageuses et fermes pour sortir leur pays du trou.

Vous devez être le symbole de l’unité et du rassemblement de tous les centrafricains surtout dans cette période si difficiles ou seul le sens de la patrie et de la nation compte pour une Centrafrique multiculturelle et unie.

 

La dernière solution sera un sursaut patriotique populaire et consensuel, pour la reconquête de la paix.


 G- A MES COMPATRIOTES

Cher compatriote,

L’or, le diamant, le pétrole et toutes les richesses de la Centrafrique t’appartiennent. Tu dois en jouir. Organisons nous dans un seul mouvement patriotique pour ramener la paix dans notre pays, et réunir nos efforts pour mettre en valeur nos richesses.

C’est anormal de te retrouver dans la brousse, dans les camps de réfugiés, dans la diaspora cherchant à survivre, alors que ton sous-sol regorge de ressources pouvant te permettre de vivre dignement.

Ouvre les yeux. Rassemble autour de toi tes frères et sœurs centrafricains pour faire la paix et construire notre PATRIE.

Unissons-nous pour faire des projets de développement pour notre pays.

Je t’exhorte, après la lecture de ces recommandations, va voir ton voisin, qu’il soit chrétien, musulman, animiste ou non croyant lui tendre la main, le saluer, lui faire la paix, lui faire les accolades et lui demander de partager un morceau de pain et boire ensemble un verre d’eau en signe de réconciliation.

Tout ensemble nous déciderons d’Un Jour Symbolique, appelé JOURNEE SACREE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION dans notre pays.

Je lance un appel à tout nos Politiques Centrafricains, quelque soit leur confession, à toutes nos associations, à tous nos compatriotes ou qu’ils soient sur le territoire ou à l’Etranger, de se mobiliser dans un seul mouvement national pour combattre l’ennemie de notre PATRIE, la division, l’intolérance et la haine.

Je dis bien un seul mouvement, « LA CARAVANE DE LA RECONCILIATION ET DE LA FRATERNITE CENTRAFRICAINE : CRFCA», sans hiérarchie, organisée par des coordonnateurs de la réconciliation dans chaque secteur, ville ou région du monde. Chacun de nous doit être l’ambassadrice et l’ambassadeur centrafricain de la paix et de la fraternité dans sa ville son village ou son quartier. Ceux qui veulent être coordonnateur, pourront m’adresser un courrier à l’adresse caravanedelareconciliation@yahoo.fr, afin de voir comment nous rassembler, et nous organiser.

Chers compatriotes, je vous mets à défit pour prouver votre patriotisme et l’amour pour notre chère PATRIE. REPONDEZ A CETTE MOBILISATION NATIONALE.

L’HEURE EST AU RASSEMBLEMENT POUR NOTRE PATRIE.

 H- UNE VISION POUR NOTRE PAYS :

LA FEDERATION DES ETATS DE L’OUBANGUI CHARI

La République centrafricaine trouvera son équilibre dans une organisation fédérale, comme dans le passé, où à l’époque des sultanats les pactes de non agression ont permis à ces Etats une cohabitation stable et durable jusqu’aux indépendances.

Ceci évitera un pouvoir central trop fort détenu par un seul homme, qui pourrait nous entrainer d’une seule voie dans l’impasse car ne pouvant maitriser les complexités et diversités de notre pays.

Notre paradoxe vient bien de cette anatomie hétéroclite de notre pays. Alors aller contre nature serait nous exposer perpétuellement à l’instabilité comme depuis plus de cinquante ans.

Ceci n’est nullement une division de notre pays. C’est accepter le vivre ensemble en utilisant un model institutionnel adapté à notre diversité. Cette autonomie régionale facilitera beaucoup le développement de notre pays.

Une Armée Nationale, Une Justice Nationale, Une Devise Nationale et un Drapeau National. Chaque fédération devant exister avec ses spécificités.

Notre belle Centrafrique, cœur de l’Afrique, berceau de l’humanité, riche et généreuse, sera quoi qu’il en soit, courtisée par le monde entier car elle brille de son potentiel inestimable.

A nous de savoir la protéger, avoir notre puissance militaire, mettre en valeur librement notre patrimoine.

Le « Haut Conseil des Centrafricains », dont l’adresse de courrier est hcc_rca@yahoo.fr, association patriotique ayant pour seul but le développement de notre pays et l’épanouissement de son peuple, se met à votre disposition pour collecter vos vœux afin d’exprimer haut et fort à nos autorités et aux instances internationales la vision que nous voulons pour notre pays :

NOUS VOULONS UN PAYS FORT, LIBRE, EQUIPE, RICHE, MODERNE, UNI DANS LA DIGNITE

ET AU SERVICE DE SON PEUPLE

Guillaume ROOSALEM

Guillaume ROOSALEM
Guillaume ROOSALEM

 

La Centrafrique sera présente au Festival International de Théâtre de Libreville

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Trois acteurs du groupe de théâtre dénommé « les perroquets » vont représenter la rca au Festival international de théâtre de Libreville à Gabon, prévu du 30 juillet au 2 août prochain.

Ce festival va regrouper quatorze pays francophones parmi lesquels la République Centrafricaine (RCA)

La RCA va présenter au cours de ce rendez-vous international la pièce intitulée « Place Publique

« On y va pour présenter la pièce intitulée « Place Publique » a confié à APA Constant Kombet, chef du groupe les Perroquets, expliquant que « Place Publique, comme le nom l’indique c’est un endroit où tout le monde se retrouve, des brigands, des personnes gentilles, des fous et des gens normaux. Où on peut écouter, tout voir »

A en croire M Kombet, les préparatifs vont bon train parce que dit-il « nous avons déjà donné trois spectacles depuis le mois de mars dernier jusqu’aujourd’hui. Nous sommes bien préparés pour ce rendez-vous»

Il a par ailleurs lancé un appel au gouvernement pour la mobilisation des ressources devant leur permettre de faire ce déplacement.

« Nous demandons au gouvernement de nous aider à participer à ce festival en décaissant les fonds nécessaires pour les billets d’avion aller-retour. Parce que les dossiers se trouvent actuellement au trésor public » a-t-il lancé.

Le départ de ces trois comédiens est prévu pour le vendredi 25 juillet prochain.

Par: APANews

Centrafrique: Un compatriote centrafricain écrit aux Autorités de la Transition et à tous les Centrafricains

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           A- BILAN DE SIX MOIS DE TERGIVERSATION MALGRE DES EFFORTS ACHARNES

Madame La Présidente, La Centrafrique cherche toujours sa voie, son point d’équilibre sur le plan national et sa place dans le concert des Nations.

A ce jour elle navigue encore dans des eaux troubles, ballotée et secouée par des vagues antagonistes. Elle est prise au piège des sables mouvants. Une lame de fond entrave son évolution.

Le peuple centrafricain vous a remis les gouvernails du bateau Centrafrique afin de le sortir de ce tourbillon et le mener à bon port. Capitaine du navire, vous assumez cette lourde responsabilité depuis plus de six mois. Comme vous l’avez bien constaté, les résultats restent très mitigés malgré les efforts de l’équipe de transition : les morts se comptent tous les mois sur l’ensemble du territoire par dizaine voire centaine sous le regard impuissant de nos autorités, démunies de tous ses pouvoirs régaliens.

Les centrafricains commencent donc à s’impatienter sérieusement sur le retour de notre pays à une situation de paix et de sécurité durable.

Cela ne serait qu’un constat de plus vous rappelant la gravité et l’urgence de cette situation. La réalité est têtue. Notre devoir citoyen, défendant la partie civile est d’attirer votre attention sur les réels intérêts de notre Patrie et sur son avenir.

     B- DE L’AFFAIBLISSEMENT DE NOTRE ARMEE CIMENT DE L’UNITE NATIONALE

Notre sécurité est déléguée à des forces étrangères ayant beaucoup de mal à l’assurer.

Quelle est la souveraineté de notre Etat ?

Qui est le chef des armées en Centrafrique ?

En d’autre temps notre armée aurait pris ses responsabilités pour arbitrer la fin de cette décadence, afin de ramener l’ordre et la sécurité. Elle est hélas volontairement et même institutionnellement affaiblie à ce jour sous des prétextes non justifiés ne pouvant convaincre que les naïfs. Nos braves soldats ainsi réduits, dispersés et déshonorés sont à la merci de tout venant exposant notre ETAT à tous les dangers.

Le Conseils de Sécurité des Nations Unies a pris la décision de nous mettre sous embargo, alors que certaines conditions d’allègement auraient pu être négociées par vos collaborateurs, nous permettant de maintenir notre Défense et préserver notre Souveraineté.

Ces derniers n’avaient-ils pas pris la mesure et analysé les conséquences de cette décision conduisant à l’affaiblissement de notre armée, ciment de l’unité nationale ?

Madame La Présidente, votre équipe avait donc dès le départ accepté l’affaiblissement de notre souveraineté, la mise à l’écart de notre pays par les instances internationales afin de récupérer le leadership centrafricain. Nous subissons les résultats jusqu’à ce jour et les Centrafricains apprécieront.

Ce type de décision devrait être soumis à référendum ou à l’appréciation de nos organisations politiques et sociales

Nous vous prions de prendre en compte la quintessence de cette manipulation de haute voltige, cette alchimie copieusement mise en œuvre pour s’approprier les richesses de notre pays.

Nos Suggestions :

Nous vous demandons de réunir un comité de défense pour renégocier l’allègement de cet embargo afin de reconstruire dans les meilleurs délais notre armée nationale, sur les bases d’un équilibre culturelle, ethnique et régional.

       C- DE LA SPOLIATION DES RESSOURCES DE NOTRE PAYS

Les ressources centrafricaines sont aujourd’hui à la portée de toute organisation armée pouvant pénétrer librement sur notre territoire pour se servir. Il en sera bientôt de même, si ce n’est pas déjà le cas, sur les faibles revenus de l’Etat spoliés de toute part. La justice centrafricaine devra s’en charger.

Les institutions de l’Etat subissent des actes de vandalisme.

Des enquêtes ont-elles été faites pour déterminer les détracteurs et complices ?

Nous voulons des explications sur ces actes malveillants, les sanctions et mesures appliquées aux coupables. Madame La Présidente, ne vous interposez pas aux décisions de la Justice de notre pays car ainsi vous encouragez l’impunité. C’est la source de nos maux. Personne n’a plus peur d’offenser son prochain, c’est la justice du plus fort.

Nos Suggestions :

Madame La Présidente, il est temps de mettre le focus sur la spoliation de nos ressources et le faire connaitre à l’opinion internationale afin de prendre des mesures plus radicales.

La levée des sanctions du processus de Kimberley est certes très importante mais reste l’un des prérequis pour l’exploitation de nos ressources.

La première condition serait d’éradiquer la contrebande sur tout le territoire en négociant avec des investisseurs les conditions d’exploitation de ces ressources et leur laisser le soin de sécuriser les lieux.

Je pense que ces multinationales seraient mieux en mesure de le faire.

         D-UN PROCESSUS DE RECONCILIATION SOUS INFLUENCE EXTERIEURE

Nous nous retrouvons dans l’attente d’une conférence prévue à Brazzaville, dont l’objectif est la signature d’un cessez-le-feu entre les antagonistes impliqués dans la crise centrafricaine. Conférence organisée et télécommandée depuis l’Etranger.

La suggestion d’une conférence de ce type a pourtant été faite à l’unanimité par des politiques et associations centrafricaines afin de régler ce problème sur notre territoire. J’en témoigne avoir fait une proposition dans ce sens dans l’un de mes courriers. Il reste naturellement la mise en place d’une stratégie en vue de sa réalisation. Et cela relève de votre ressort.

Venant des Centrafricains, cela n’a rencontré auprès de vous encore une fois la moindre attention.

Vous remarquerez à travers les réseaux sociaux que les Centrafricains deviennent très attentifs à tout ce qui se passe dans leur pays. Ils y veillent.

Madame La Présidente, quel peuple gouvernez-vous ?

Comment voulez-vous nous démontrer le sens de votre solidarité républicaine ?

En tant que chef de fil, sachez saisir cette opportunité pour canaliser leur énergie dans le sens de la construction de l’ETAT. Ils attendent de vous des miracles et c’est normal.

Votre position de Premier Magistrat de l’Etat, ne vous épargnera pas leur cout de grief et leurs exigences. Vous avez fait le choix d’être à leur service. C’est un métier.

Le peuple centrafricain aura-t-il le droit de participer à cette conférence de Brazzaville ?

Il lui sera imposé encore une fois des résolutions ne tenant pas la route, nous replongeant dans une autre crise.

Nous voilà encore une fois, comme la corde au cou, drainés en direction de Brazzaville afin de subir dans quelques jours, sans aucune fierté, une énième corvée, une autre décision de nos nouveaux maîtres à penser. Nous attendons les résultats.

Le vrai travail ne pourra se faire que entre centrafricains réunis à Bangui et pas ailleurs.

        E- UNE GOUVERNANCE DE TRANSITION MEPRISANTE A L EGARD DES COMPETENCES DE SA DIASPORA

  • Trouvez-vous un intérêt à ne pas vous RECONCILIER AVEC LA DIASPORA CENTRAFRICAINE ?
  • Faille t-il faire appel à d’autres pour réfléchir à notre place ?
  • Sommes-nous des intellectuels pouvant gêner votre gouvernance et pourquoi ?
  • Ou est dans votre politique la stratégie du RASSEMBLEMENT ?

Beaucoup de cadres centrafricains ont fait leur preuve en occident, exerçant dans des institutions et multinationales de prestige. Ils sont donc suffisamment compétents pour être associés à la résolution des problèmes de notre pays, et vous en avez bien besoin.

Ces centrafricains tendent la main à la gouvernance de transition qui préfère adopter la sourde oreille, les ignorer et même manifester un certain mépris à leur égard.

Prenez l’exemple auprès des Etats de l’Afrique de l’Ouest, ils attirent les riches et précieuses compétences de la diaspora et s’acheminent vers l’émergence, débat digne de notre siècle. Nous sommes en effet très loin de ce schéma de gestion des ressources humaines et la capitalisation sur nos sachants.

Que doit-on faire pour sauver notre pays face à cette attitude méprisante et dédaigneuse ?

Devrions-nous prendre les armes pour être entendus afin de sauver notre Patrie ?

Si l’approche actuelle du pouvoir montre des limites, ce que nous comprenons, vu les grands défis à surmonter, nous vous demandons de vous tourner humblement vers ces sachants qui ont la volonté et les capacités de sortir leur pays du fond de cet abîme.

Certains de vos proches collaborateurs, n’ayant pas le sens de l’Etat, ni du patriotisme car animés d’une pure méchanceté, se donnent le malin plaisir de barrer la route à leurs compatriotes bien intentionnés pouvant rendre bien des services à la Nation. Ils en rendront bien des comptes.

Nous vous avons soutenu jusque là, mais votre mutisme, votre isolement et votre volonté de tourner le dos à la diaspora finira par nous amener à vous hotter tout crédit. Soyez donc réceptive de ses idées et propositions. Faites une politique du rassemblement.

A ce jour le monde entier tend la main à la Centrafrique, malheureusement les résultats restent très modestes, pas à la hauteur de nos attentes. Que faut-il à ce tel beau pays si convoité?

Nous exigeons de vous une gouvernance à la hauteur d’un ETAT digne de ce nom.

Nos Suggestions :

  1. Organiser un comité de réflexion, composé de technocrates centrafricains expérimentés dans leur domaine, pour réfléchir aux grandes questions de notre pays.
  2. Faire appel aux cadres centrafricains de la diaspora, et leur demander de vous accompagner de près ou de loin par leur expertise professionnelle, dans la gouvernance de notre pays. Croyez-moi, ils le feront pour l’amour de leur patrie. Beaucoup de cadres ont une situation professionnelle brillante à l’Etranger et donc leur motivation serait de travailler pour l’honneur de leur Patrie.
  3. Vous faire accompagner dans vos nombreux déplacements au nom de la Centrafrique de ces filles et fils compétents de notre pays, afin de vous épauler.
  4. Vous avez le devoir de leur donner cette opportunité pour sauver leur chère Patrie. Ce n’est pas une faveur que vous leur faites mais le sens du devoir.
  5. Ne pas confisquer les responsabilités de l’Etat au profit de personnes incompétentes, choisis sur des critères non professionnels.
  6. Nommer dans votre prochain gouvernement un Ministre chargé de la Diaspora. Le salut de notre pays viendra peut être de ses fils vivant à l’étranger.
  7. Demandez aux Ministères des Affaires Etrangères, de La Fonction Publique et de l’Immigration de se pencher sur l’élaboration d’une stratégie sur la contribution des cadres centrafricains de l’Etranger : il n’y a de richesse que d’hommes comme me l’a toujours dit mon père. Arrêter d’aller tendre la main à nos détracteurs. La ressource dont vous avez besoin pour solutionner nos problèmes c’est des matières grises centrafricaines.
  8. Mettre en place une base de données des compétences de notre pays. Je pourrai vous y apporter ma contribution.
  9. Nous vous conseillons d’élaborer un plan de restauration de la nation, dans le style du plan Marshall, véritable programme de rétablissement des fondements de notre ETAT, en vous aidant des experts centrafricains de chaque domaine.

 

On en conclura que la vertu qui fait défaut, c’est le leadership politique, des femmes et des hommes en mesure de construire une stratégie politique efficace, et capable de faire le poids face à nos interlocuteurs internationaux.

                F- POUR UNE RECONQUETE DE L’UNITE NATIONALE

Il nous semble que les organismes internationaux ne mettent pas l’accent sur les points les plus importants de notre réconciliation.

C’est peut-être à notre gouvernement d’orienter les fonds alloués au programme de la réconciliation. Il y’a eu un fond pour le DDR, avec un programme clairement défini dans le passé même si il a été détourné de son objectif.

Organiser le Grand Rassemblement des Centrafricains de toute culture et de toute origine ou qu’ils soient ?

Le sang des centrafricains coule tous les jours faute de prendre de bonne décisions de gouvernance pendant que certains déambulent dans de grands palais au nom de la Centrafrique, et aux frais de la princesse. Prenons l’exemple sur les chefs d’Etat qui ont pris des décisions courageuses et fermes pour sortir leur pays du trou.

Vous devez être le symbole de l’unité et du rassemblement de tous les centrafricains surtout dans cette période si difficiles ou seul le sens de la patrie et de la nation compte pour une Centrafrique multiculturelle et unie.

La dernière solution sera un sursaut patriotique populaire et consensuel, pour la reconquête de la paix.

          G- A MES COMPATRIOTES

Cher compatriote,

L’or, le diamant, le pétrole et toutes les richesses de la Centrafrique t’appartiennent. Tu dois en jouir. Organisons nous dans un seul mouvement patriotique pour ramener la paix dans notre pays, et réunir nos efforts pour mettre en valeur nos richesses.

C’est anormal de te retrouver dans la brousse, dans les camps de réfugiés, dans la diaspora cherchant à survivre, alors que ton sous-sol regorge de ressources pouvant te permettre de vivre dignement.

Ouvre les yeux. Rassemble autour de toi tes frères et sœurs centrafricains pour faire la paix et construire notre PATRIE.

Unissons-nous pour faire des projets de développement pour notre pays.

Je t’exhorte, après la lecture de ces recommandations, va voir ton voisin, qu’il soit chrétien, musulman, animiste ou non croyant lui tendre la main, le saluer, lui faire la paix, lui faire les accolades et lui demander de partager un morceau de pain et boire ensemble un verre d’eau en signe de réconciliation.

Tout ensemble nous déciderons d’Un Jour Symbolique, appelé JOURNEE SACREE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION dans notre pays.

Je lance un appel à tout nos Politiques Centrafricains, quelque soit leur confession, à toutes nos associations, à tous nos compatriotes ou qu’ils soient sur le territoire ou à l’Etranger, de se mobiliser dans un seul mouvement national pour combattre l’ennemie de notre PATRIE, la division, l’intolérance et la haine.

Je dis bien un seul mouvement, « LA CARAVANE DE LA RECONCILIATION ET DE LA FRATERNITE CENTRAFRICAINE : CRFCA», sans hiérarchie, organisée par des coordonnateurs de la réconciliation dans chaque secteur, ville ou région du monde. Chacun de nous doit être l’ambassadrice et l’ambassadeur centrafricain de la paix et de la fraternité dans sa ville son village ou son quartier. Ceux qui veulent être coordonnateur, pourront m’adresser un courrier à l’adresse caravanedelareconciliation@yahoo.fr, afin de voir comment nous rassembler, et nous organiser.

Chers compatriotes, je vous mets à défit pour prouver votre patriotisme et l’amour pour notre chère PATRIE. REPONDEZ A CETTE MOBILISATION NATIONALE.

 L’HEURE EST AU RASSEMBLEMENT POUR NOTRE PATRIE.

                      H- UNE VISION POUR NOTRE PAYS :

LA FEDERATION DES ETATS DE L’OUBANGUI CHARI

La République centrafricaine trouvera son équilibre dans une organisation fédérale, comme dans le passé, où à l’époque des sultanats les pactes de non agression ont permis à ces Etats une cohabitation stable et durable jusqu’aux indépendances.

Ceci évitera un pouvoir central trop fort détenu par un seul homme, qui pourrait nous entrainer d’une seule voie dans l’impasse car ne pouvant maitriser les complexités et diversités de notre pays.

Notre paradoxe vient bien de cette anatomie hétéroclite de notre pays. Alors aller contre nature serait nous exposer perpétuellement à l’instabilité comme depuis plus de cinquante ans.

Ceci n’est nullement une division de notre pays. C’est accepter le vivre ensemble en utilisant un model institutionnel adapté à notre diversité. Cette autonomie régionale facilitera beaucoup le développement de notre pays.

Une Armée Nationale, Une Justice Nationale, Une Devise Nationale et un Drapeau National. Chaque fédération devant exister avec ses spécificités.

Notre belle Centrafrique, cœur de l’Afrique, berceau de l’humanité, riche et généreuse, sera quoi qu’il en soit, courtisée par le monde entier car elle brille de son potentiel inestimable.

A nous de savoir la protéger, avoir notre puissance militaire, mettre en valeur librement notre patrimoine.

Le « Haut Conseil des Centrafricains », dont l’adresse de courrier est hcc_rca@yahoo.fr, association patriotique ayant pour seul but le développement de notre pays et l’épanouissement de son peuple, se met à votre disposition pour collecter vos vœux afin d’exprimer haut et fort à nos autorités et aux instances internationales la vision que nous voulons pour notre pays :

NOUS VOULONS UN PAYS FORT, LIBRE, EQUIPE, RICHE, MODERNE, UNI DANS LA DIGNITE

ET AU SERVICE DE SON PEUPLE

Guillaume ROOSALEM

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Forum de Brazzaville sur la crise en Centrafrique où la chronique d’un échec annoncé

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Quels que soient les arguments avancés par les tenants du forum inter-centrafricains prévu à Brazzaville ou les partisans de le tenir plutôt à Bangui, le moins que l’on puisse dire est que ce forum de Brazzaville paraît mal engagé et il ne faut donc pas s’étonner qu’il puisse accoucher d’une souris. Que peut-on en effet attendre de particulièrement extraordinaire d’une rencontre dont les principaux protagonistes, à commencer par la plateforme interreligieuse, les partis politiques les plus représentatifs et la société civile, soit refusent de faire le déplacement de Brazzaville soit en demandent purement et simplement le report pour d’autres.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/violence-à-Bangui-4.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>violence à Bangui 4Sauf à croire que par principaux protagonistes il faut entendre les deux camps des belligérants armés (Séléka et anti-balakas) que les forces internationales pourtant dépêchées en RCA par des mandats clairs et précis des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, tardent ou ne veulent manifestement pas désarmer et qui continuent de pourrir la vie aux Centrafricains tant dans leur capitale que dans l’arrière-pays.

Ce que beaucoup ne comprennent pas c’est que les divers leaders tant des Séléka que des anti-balakas ne contrôlent pas du tout la grande majorité de leurs éléments dont certains qu’ils désignent comme par hasard « éléments incontrôlés » qui sont précisément ceux qui commettent les nombreux crimes de guerre et autres exactions à travers l’étendue du territoire. Il n’est donc pas très pertinent de vouloir réunir, peu importe l’endroit, ces deux camps pour les contraindre à signer un accord de cessez-le-feu qu’ils auront le plus grand mal à respecter sur le terrain car ce « terrain », ils n’en ont pas vraiment la maîtrise.

premiere-distribution-de-nourriture-au-campLe souvenir de la violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu du 11 janvier 2013 de Libreville aussi bien par Séléka dont les troupes ont allégrement franchi la prétendue « ligne rouge » de Damara que par le camp de Bozizé lequel a cru devoir faire monter au front sa garde présidentielle et les troupes sud-africaines contre Séléka, est encore présent dans la mémoire des Centrafricains. A quoi bon signer des accords dont on sait manifestement qu’ils ne seront point respectés !

Il est fort surprenant de constater qu’au même moment plusieurs organismes de droits de l’homme doigtent certains responsables des crimes de guerre perpétrés en RCA et demandent des poursuites judiciaires contre eux et où un rapport d’étape des nations Unies vient d’être publié qui reproche aux autorités centrafricaines de la transition de « manquer de fermeté » à l’égard des bandes armées, les chefs d’état de la sous-région croient devoir réunir les mêmes bandes armées pour leur faire signer un accord de cessez-le-feu dont tout le monde sait que les chances qu’il soit appliqué sont quasi nulles.

De ce point de vue, l’appel lancé il y a quelques jours par le « coordonnateur national » des anti-balakas Patrice Edouard Ngaissona demandant à tout le monde de se rendre à Brazzaville apparaît comme un cri désespéré ayant parfaitement conscience que l’affaire est mal engagée en raison du grand nombre de non partants, ce qui fait peser de lourdes menaces de fiasco sur ce forum.  C’est malgré eux et à leurs corps défendant que les Centrafricains assistent impuissants à la mendicité à internationale à laquelle sont obligées de recourir les autorités de la transition de leur pays.

balaka-2C’est aussi le cœur brisé qu’ils ont assisté impuissants en janvier dernier au convoyage jusqu’à N’djaména des membres du Conseil National de transition afin qu’ils soient consultés par les chefs d’état de l’Afrique centrale. Cet épisode de la crise centrafricaine est encore resté en travers de la gorge des Centrafricains et la chronique de l’échec annoncé du forum de Brazzaville découle en grande partie de cette humiliation infligée au peuple centrafricain à N’djaména. Les manœuvres et pressions de dernière minute d’Abdoulaye Bathily, le tout nouveau représentant des Nations Unies en Afrique centrale et de l’ex-ministre de la défense d’IBK, Soumeylou Boubèye Maiga et tout nouveau vice-médiateur de l’Union Africaine pour la RCA, accourus in extremis pour battre le rappel afin que tout le monde se rende à Brazzaville, n’y changeront rien.

Dès lors, il est donc clair qu’en dehors des officiels, ne se rendront à Brazzaville que certains candidats déjà connus pour la prochaine présidentielle, des leaders de partis politiques peu représentatifs et tous ceux qui cherchent à exister sur la scène politique nationale et qui ont appris d’après des rumeurs persistantes qui circulent, qu’il y sera procédé à une distribution d’enveloppes.

Centrafriquepresse

Forum de Brazzaville sur la Centrafrique : 169 participants centrafricains annoncés

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Le ministère congolais des Affaires étrangères et de la coopération a annoncé, le 18 juillet à Brazzaville, que 169 Centrafricains vont participer à partir de ce 21, jusqu’au 23 juillet, au Forum sur la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Brazzaville.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Francis-Bozizé1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Francis Bozizé
Francis Bozizé

« Nous avons fait le point sur la tenue du forum. Nous avons confirmé que le forum va se dérouler ici à Brazzaville du 21 au 23 juillet et nous avons aussi reçu la confirmation de la participation de tous les pays concernés, notamment ceux de la sous-région. Le forum aura donc lieu; toutes les dispositions sont en train d’être prises pour que les 169 participants qui viendront de Bangui viennent à Brazzaville dès le dimanche de sorte que lundi la cérémonie d’ouverture ait lieu en présence du chef de l’Etat », a indiqué vendredi le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Cyprien Sylvestre Mamina, au cours d’une rencontre avec les ambassadeurs et représentants des missions diplomatiques accréditées au Congo.

Concernant les participants centrafricains dont certains avaient montré une réticence à participer à ces assises, il a estimé que le Congo aide les Centrafricains à tenir leur forum à Brazzaville et la sélection des participants est l’affaire des Centrafricains. Toutefois, à-t-il estimé, ce forum est inclusif et toute les sensibilités doivent y prendre part.

L’ambassadeur de la République centrafricaine (RCA) au Congo, Marie Charlotte Fayanga, a au cours de cette réunion avec les diplomates, annoncé l’arrivée le dimanche 20 juillet à Brazzaville de la présidente de la République cetrafricaine, Catherine Samba-Pandza.

Quelques sensibilités centrafricaines avaient annoncé leur intention de boycotter le forum de Brazzaville, souhaitant pour la plupart une rencontre en terre centrafricaine. « J’aimerais vous rassurer que Brazzaville ne sera pas une rencontre de trouble, ni une nouvelle humiliation pour le peuple centrafricain. Brazzaville est une opportunité pour que les Centrafricains puissent à nouveau se parler », avait indiqué jeudi la présidente Catherine Samba Bandza, lors d’une rencontre avec les forces vives de Bangui.

 

 

 

Thierry Noungou pour AIAC

République centrafricaine : Aucune amnistie ne devrait être accordée pour les crimes graves

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(Nairobi, le 20 juillet 2014) – Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville, organisé pour discuter de la crise en République centrafricaine, devraient rejeter tous les appels à l’amnistie pour violations graves des droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/hUMAN-rIGHTS-wATCH.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>hUMAN rIGHTS wATCHLe 21 juillet 2014, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, va initier des efforts de médiation à Brazzaville pour tenter de parvenir à un cessez-le feu entre les factions belligérantes en République centrafricaine. La communauté internationale devrait veiller à ce que la justice soit un élément essentiel des négociations, dans le respect des normes internationales qui considèrent l’amnistie pour les crimes graves comme étant inacceptable, selon Human Rights Watch.

« L’amnistie est souvent la première demande des leaders qui ont du sang sur les mains », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les médiateurs doivent faire comprendre que la paix durable ne peut être obtenue sans la justice et que personne n’est au-dessus de la loi. »

Le droit international est clair sur la nécessité de la justice pour les crimes graves, et oblige les pays à fournir un recours effectif aux victimes de violations des droits humains. Les poursuites équitables et crédibles de crimes graves sont un moyen essentiel pour fournir une réparation et rétablir le respect de l’État de droit. Les Nations Unies et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ont émis des principes contre l’amnistie pour les crimes graves dans les accords de paix.

Les participants au Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique pour la République centrafricaine, censé durer jusqu’au 23 juillet, devraient inclure des représentants des factions armées, le gouvernement intérimaire et des membres d’organisations non gouvernementales. En plus de rechercher un accord de cessation des hostilités, le forum va essayer d’obtenir un accord sur le désarmement et un cadre politique pour la transition vers des élections.

Les organisateurs devraient rechercher une large participation de la part des militants, des organisations et des communautés religieuses dans tout dialogue politique, a déclaré Human Rights Watch.

« Cette conférence ne devrait pas se limiter à ceux qui se sont battus pour parvenir à la table de négociation et qui portent peut-être une responsabilité de crimes graves », a déclaré Daniel Bekele. « Il est important d’avoir une large représentation des organisations non gouvernementales pour la réconciliation et le dialogue politique afin de s’assurer que les voix de ceux qui ont le plus souffert des atrocités soient entendues. »

Une équipe de médiation internationale soutiendra les efforts de médiation du Président Sassou Nguesso. Cette équipe comprendra des représentants de l’Union africaine, de l’Organisation des Nations Unies, de la France, de l’Union européenne et des États-Unis, entre autres.

La République centrafricaine traverse une crise profonde depuis le début de 2013, lorsque les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka ont pris le pouvoir dans une campagne caractérisée par le meurtre généralisé de nombreux civils, des incendies et des pillages de maisons et d’autres crimes graves. À la mi-2013, des groupes se faisant appeler anti-balaka se sont organisés pour lutter contre la Séléka et ont commencé à mener des attaques de représailles à grande échelle contre des civils musulmans. L’insécurité règne encore, avec des meurtres sur une base presque quotidienne.

L’expérience de Human Rights Watch au cours des 20 dernières années dans de nombreux pays montre que la paix sans la justice conduit souvent à de nouveaux cycles de violence. Le manque de responsabilisation pour les crimes passés commis en République centrafricaine a été un facteur clé dans l’exacerbation de la crise actuelle.

Les autorités nationales devraient rompre avec le passé en s’engageant fermement à garantir que les personnes responsables de crimes graves seront tenues de rendre des comptes, selon Human Rights Watch. Les autorités devraient reconstruire leur système judiciaire et traduire en justice les personnes responsables de crimes dans des procès équitables et crédibles.

La République centrafricaine est un État partie au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI), qui oblige son gouvernement à coopérer dans la poursuite des personnes responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. En mai 2014, la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza, a officiellement demandé au procureur de la CPI d’ouvrir une nouvelle enquête dans le pays.

« Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville doivent maintenir en tête de l’ordre du jour les milliers de victimes en République centrafricaine et leur désir d’obtenir justice », a conclu Daniel Bekele. « L’amnistie pour les principaux responsables de crimes contre l’humanité et autres crimes odieux n’est tout simplement pas une option. »

 

 

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Centrafrique: ICI, mais plus LÀ

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Une image vaut mille mots. Vous pourrez lire tant que vous le voudrez à propos de la crise qui sévit ici, en République centrafricaine, que vous ne parviendrez jamais à la comprendre aussi bien que si notre télé nationale se décidait à y envoyer quelqu’un pour vous la faire découvrir.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lauteur-deplore-absence-reporters-radio.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'auteur déplore l'absence de reporters de Radio-Canada sur le terrain en République centrafricaine, en proie à des violences confessionnelles. Photo Goran Tomasevic, archives Reuters
L’auteur déplore l’absence de reporters de Radio-Canada sur le terrain en République centrafricaine, en proie à des violences confessionnelles.
Photo Goran Tomasevic, archives Reuters

Malheureusement, ICI Radio-Canada vit présentement des moments difficiles. Et en cette heure où les grands patrons décident qu’il faut se serrer la ceinture, les cotes d’écoute ont le dessus sur les engagements plus idéalistes.

L’Afrique ne « vend » pas. Mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est qu’elle ne se « vend » pas non plus aux grands patrons de la salle des nouvelles. Et après tout, à quoi bon ? Les histoires centrafricaines d’Abakar, Noëlla, Sylvestre ou Fatimé pourront bien être racontées par d’autres. On pourra bien laisser les gens de France 24 s’y rendre, puis leur acheter quelques petites images pour pas cher qu’on montera ensuite bien confortablement à Montréal en les faisant commenter en entrevue chez Patrice Roy ou Anne-Marie Dussault par un expert quelconque qui n’a jamais mis les pieds à Bangui.

Mais ce qui est vraiment triste pour Abakar, Noëlla, Sylvestre, Fatimé et vous, c’est que cette crise est bien plus complexe que ce qui vous est exposé en trois minutes entre le dernier esclandre du Dr Barrette et ce qui arrive avec le contrat de P.K. Subban. Et à cela, vous me répondrez « qu’on s’en fiche ». Et vous aurez probablement raison.

Elle se trouve là, la tragédie. Avec ces cotes d’écoute et cette dictature du nivellement vers le bas qu’elles provoquent, les patrons de Radio-Canada en oublient ces petits garçons et petites filles de chez nous, qui eux, oui, sont intrigués par ce monde lointain que la présence sur place d’une Sophie Langlois ou d’un Jean-François Lépine permet de rendre plus accessible. Ces petits gars et petites filles qui parleront peut-être le lendemain matin à leurs amis de la cour de récré d’autre chose que des pitreries d’un quelconque fou du roi ou de la piètre performance de la famille Gagnon de Laval à Un Air de Famille.

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Le 11 septembre 2001, j’avais onze ans. Et déjà, je débattais avec mes amis, après avoir joué à la « tag », d’une possible invasion de l’Afghanistan par les États-Unis.

Chaque soir, religieusement, j’écoutais le Téléjournal, tentant de comprendre un peu mieux ce qui se passait là-bas, à l’autre bout de ce monde qui est tout aussi mien qu’il est vôtre. Et depuis, j’ai coproduit et coréalisé deux documentaires pour Radio-Canada, et enseigné le journalisme à des reporters locaux au Soudan du Sud et, maintenant, en République centrafricaine. Le petit gars de famille modeste que je suis n’aurait jamais ainsi eu cette envie de partir découvrir le monde et ses problèmes, n’eût été des excellents reportages à l’étranger que notre télédiffuseur national produisait.

Radio-Canada est en train d’abandonner la transmission du savoir pour celle, moins chère, mais oh combien plus cheap, du culte du divertissement et du vedettariat de bas étage. On ne se rendra plus en Syrie pour y exposer les horreurs de la plus terrifiante guerre civile à avoir frappé notre siècle à ce jour, mais on laissera Janette critiquer impunément les femmes voilées en faisant d’idiotes généralisations à Tout le monde en parle.

Radio-Canada doit retrouver ses lettres d’honneur. Cela ne se fera pas par une vague redéfinition de son « branding » ou par d’additionnelles coupures, mais par un renforcement de ce qui l’a autrefois rendue si forte – c’est à dire par un retour aux sources mêmes de son mandat, qui est d’éduquer la population canadienne.

Il faut sortir de la roue infernale du contenu dicté par la cote d’écoute, redonner son côté culturel à ce qui est devenu « people », ramener le savoir dans « l’information », et sortir les correspondants du plateau de Céline Galipeau pour les ramener sur le terrain. À force de simplifier le monde à outrance, on finira par renforcer la croyance des simples d’esprit qu’il l’est réellement. Et ça, ça augure mal pour un pays aussi complexe que le nôtre.

 

 

 

Lapresse.ca

Centrafrique : 8% de décès enregistrés par les familles refugiées au Tchad entre novembre 2013 et avril 2014 selon MSF

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 Huit pour cent des membres des familles refugiées au Tchad, soit 2.599 personnes, sont mortes entre novembre 2013 et avril 2014. En clair, «près de 8% (soit 2599 personnes) des 32 768 membres qui composaient initialement les 3 449 familles interrogées, sont mortes ; 33% des familles avaient perdu au moins un des leurs ; 28% en avaient perdu au moins deux. C’est le résultat de l’enquête de mortalité rétrospective, menée par MSF entre le 26 mars et le 8 avril 2014 », a dit le rapport.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/depart-pour-le-Tchad.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>depart pour le TchadIntitulé « La valise ou le cercueil », le rapport de MSF indique que ces personnes ont trouvé la mort « lors de la campagne de persécution contre les populations musulmanes de République Centrafricaine (RCA) ».

La situation des réfugiés centrafricains du Cameroun y est également étudiée. Le rapport décrit les conditions dramatiques d’exode de ces populations et celles vécues sur place : « Les réfugiés centrafricains qui parviennent aujourd’hui au Cameroun sont épuisés, malades et traumatisés. Ceux qui traversent…ont marché des semaines, voire des mois, errant dans l’ouest de la RCA pour fuir la violence. Leur état de santé et leur statut nutritionnel sont très alarmants ; près d’un enfant sur deux souffre de la malnutrition ».

Le rapport est revenu sur la séparation de nombreuses familles et les cas de traumatisme se présentent avec acuité : « Comme au Tchad, les réfugiés du Cameroun racontent que nombre des leurs ont été tués et que la fuite a dispersé les familles. Aujourd’hui, beaucoup sont toujours sans nouvelles de leurs proches ».

Le rapport de MSF fait suite à celui du bureau de coordination des actions humanitaires (OCHA) en Centrafrique, qui a mis en exergue le nombre encore important de réfugiés centrafricains vivant dans les pays voisins.

Par: RJDH

Ndélé : Huit commerçants centrafricains arrêtés à la frontière tchado-centrafricaine

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Huit commerçants centrafricains ont été arrêtés à la frontière tchado-centrafricaine alors qu’ils se rendaient au Tchad pour y vendre des marchandises.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Ville-de-Ndele.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de NdeleSelon des sources locales contactées par le RJDH, ceux-ci sont  arrêtés par les militaires tchadiens basés à la frontière.

Ismaël Ahamat, un marchand arrêté ayant pris la fuite, raconte comment la scène s’est déroulée : « Nous étions huit à être arrêtés. Nos motos ont été confisquées et nos marchandises à valeur de 6 millions, ont été récupérées par des militaires. Rien ne nous a été reproché du moins par publication. Ils nous ont seulement embarqués ».

« Avant, nous payions les marchandises au Cameroun, mais la crise a fait de telle sorte que nous sommes obligés maintenant de nous diriger vers le Tchad pour payer du carburant et des produits de première nécessité. Là nous ne savons à quel Saint nous vouer.»

C’est la troisième fois que des commerçants centrafricains qui se rendent au Tchad sont arrêtés par les forces tchadiennes basées à la frontière. La frontière tchado-centrafricaine a été fermée le 11 mai 2014 par décision unilatérale de N’Djamena.

Par: RJDH

Tchad: le président Hollande formalise le dispositif anti-terroriste au Sahel

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Le président français François Hollande a inspecté samedi à N’Djamena les préparatifs de la nouvelle force militaire française dédiée à la lutte contre le terrorisme au Sahel, Barkhane, qui sera opérationnelle le 1er août.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/664137-le-president-francais-francois-hollande-gauche-et-son-homologue-tchadien-idriss-deby-a-n-djamena-le-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le président français François Hollande (gauche) et son homologue tchadien Idriss Deby à N'Djamena le 18 juillet 2014 (Photo Alain Jocard. AFP)
Le président français François Hollande (gauche) et son homologue tchadien Idriss Deby à N’Djamena le 18 juillet 2014 (Photo Alain Jocard. AFP)

Cette nouvelle force, dont l’état-major commandé par le général Jean-Pierre Palasset sera installé dans la capitale tchadienne, mobilisera 3.000 militaires.

Elle succèdera à l’opération Serval lancée le 11 janvier 2013 au Mali contre les groupes islamistes armés qui menaçaient l’intégrité du pays. Elle fusionnera également les dispositifs Epervier et Sabre déployés au Tchad et au Burkina Faso.

L’idée de cette «reconfiguration» des forces françaises en Afrique de l’Ouest est de permettre des «interventions rapides et efficaces en cas de crise» en association avec les forces africaines, avait indiqué le président Hollande jeudi à Abidjan, au premier jour de sa tournée africaine.

En partenariat avec les cinq pays de la zone (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), il s’agit d’élargir à tout le Sahel l’action contre les mouvements jihadistes, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et Boko Haram, et tenter de mettre fin à l’important trafic d’armes en provenance de Libye.

A l’issue d’entretiens avec le président tchadien Idriss Déby Itno, M. Hollande s’est félicité de «la qualité des relations entre les pays» et a remercié M. Déby pour son engagement aux côtés de la France au Mali.

Dans ce pays, «s’il n’y avait pas eu le renfort de Tchad, nous n’aurions pas eu les résultats obtenus», a assuré le président français devant la presse, en affirmant qu’il n’y aurait «aucune concession» au régime tchadien liée à l’installation de l’état-major de Barkhane à N’Djamena.

L’opposition tchadienne a fait part de ses craintes que la contrepartie soit un soutien sans faille à un régime régulièrement critiqué par les organisations de défense des droits de l’homme pour sa répression.

M. Déby a, lui, affirmé que «le Tchad était un pays démocratique» et appelé les Africains à prendre en charge «leur propre sécurité» car l’Afrique, a-t-il dit, ne peut pas continuer à être «un poids pour l’armée française».

– «La menace s’est diffusée, multipliée» –

Arrivé tard vendredi soir à N’Djamena, dernière étape de sa tournée après la Côte d’Ivoire et le Niger, M. Hollande s’est également adressé, avant de quitter le Tchad, au 1.000 soldats français basés dans la capitale tchadienne. «La menace s’est diffusée, multipliée» et cela justifie que «vous soyez présents d’une autre façon que par le passé», leur a-t-il dit.

La visite de M. Hollande était destinée à formaliser l’installation du commandement de Barkhane (du nom d’une dune de sable en forme de croissant) dans la capitale tchadienne.

Le dirigeant français devait notamment préparer avec son homologue tchadien «un accord» entre la France et le Tchad, nécessaire à l’installation de cette nouvelle entité. Des tels accords bilatéraux seront également signés avec les quatre autres pays partenaires.

Ce basculement du dispositif militaire au Sahel était en préparation depuis plusieurs mois mais avait dû être reporté, fin mai, en raison d’un regain de tension dans le nord du Mali. Un millier d’hommes devraient rester dans ce pays, 1.200 être stationnés au Tchad et le restant dans la zone.

Il intervient alors qu’un neuvième militaire français a été tué au Mali le 14 juillet et, pour la première fois, dans un attentat suicide.

D’autres menaces régionales ont été abordées par les deux dirigeants, en particulier la Centrafrique, où la France est engagée militairement avec l’opération Sangaris lancée le 5 décembre 2013 alors que le pays était en proie à un déchaînement de violences entre chrétiens et musulmans.

En Centrafrique, le Tchad a contribué à contrer «les risques d’une dérive génocidaire», a souligné M. Hollande.

Il «s’est retiré ensuite et nous comprenons parfaitement sa position», a-t-il ajouté. Les troupes tchadiennes se sont retirées de RCA, à la suite de critiques sur le comportement de son contingent.

Vendredi au Niger, M. Hollande avait visité le détachement Air français, installé à la base aérienne 101 de Niamey, à partir duquel sont mis en oeuvre les drones de l’armée française effectuant les missions de renseignement sur toute la zone sahélo-saharienne.

AFP

CENTRAFRIQUE-FLASH INFO: un pont s’est effondré vers Yaloké

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Nous venons d’apprendre qu’un pont s’est effondré vers Yaloké à 225 km de Bangui. Nous attendons la confirmation de cette information depuis plusieurs heures par nos sources sur place. Rappelons-le que la principale voie de ravitaillement de la Capitale de Bangui c’est la Route Nationale N*1 qui passe par Yaloké. En cas d’effondrement d’un pont, Bangui sera totalement privée de sa principale voie et la vie sera très difficile pour la population locale car bon nombre des transporteurs ne veulent pas passer par Bossangoa pour arriver à Bangui en raison de l’insécurité chronique dans cette région.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Yaloké.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Yaloké
Yaloké

Flash Corbeaunews

Centrafrique : difficile tentative de réconciliation nationale à Brazzaville

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Une nouvelle tentative de réconciliation nationale destinée à ramener la paix en Centrafrique doit se dérouler de lundi à mercredi à Brazzaville mais elle est mal partie avant même d’avoir commencé.

premiere-distribution-de-nourriture-au-campSelon le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales) qui en est l’initiateur, l’objectif du “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique” est de “convenir de l’arrêt de toutes les violences”, avec la signature d’un “accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d’un nouveau cadre politique de la transition”.

Pourraient alors suivre, dans quelques semaines, et si les armes se taisent pour de bon, un dialogue inter-centrafricain dans le pays et dans les camps de réfugiés, avant un éventuel forum national de réconciliation et de reconstruction en octobre à Bangui.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi-quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, et les milices Anti-Balaka (majoritairement chrétiennes) s’affrontent dans un cycle meurtrier et sanglant d’attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

A Brazzaville, les autorités congolaises attendent près de 170 représentants centrafricains: membres du gouvernement et du parlement de transition, des groupes armés, des partis politiques et de la société civile.

Mais à 48 heures de l’ouverture, le choix des participants restait un problème majeur.

Du côté de la Séléka et des anti-balaka (miliciens pour la plupart chrétiens) qui s’affrontent dans un cycle meurtrier d’attaques-représailles, les divisions internes, d’un côté comme de l’autre, compliquent le choix d’un interlocuteur assez représentatif et influent pour engager un processus de paix solide.

La classe politique et la “société civile”, elles, sont divisées sur l’opportunité d’aller à Brazzaville, certains réclamant que la réunion se tienne à Bangui.

  • Gestion contestée de la crise –

Cette question de la représentativité et le peu de temps prévu pour la rencontre risquent “de peser sur sa réussite et sur la mise en oeuvre des décisions qui y seront prises”, estime Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du cercle de réflexion International Crisis Group.

Plusieurs partis politiques et chefs religieux centrafricains – toutes confessions confondues – ont déjà annoncé leur refus de se rendre à Brazzaville, jugeant plus opportun d’organiser le forum dans leur pays.

L’interventionnisme des pays de la région pour tenter de régler la crise est mal vécu, qu’il s’agisse du Gabon ou du Tchad, qui ont abrité des sommets n’ayant rien arrangé, ou encore du Congo, dont le président Denis Sassou Nguesso assure la médiation pour la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

A côté de ses pairs des pays voisins, la présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba Panza, qui a confirmé sa présence à Brazzaville, en est réduite à un rôle de figurante.

“Le refus de certains d’aller à Brazzaville exprime un rejet ou une critique de cette gestion par la région”, considérée comme une mise sous tutelle qui a échoué jusqu’à présent, commente M. Vircoulon. Les pays voisins, eux manifestent leur exaspération face à une classe politique centrafricaine qu’ils jugent indigente.

En dépit du déploiement d’une force africaine (Misca) et française (opération Sangaris), la Centrafrique, ancienne colonie française riche en pétrole, en uranium et en diamants, reste livrée aux violences et aux pillages et traverse une grave crise humanitaire avec des centaines de milliers de déplacés.

 

 

Par Laudes Martial MBON (AFP)

Témoignage de Grégoire sur la RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/gregoire1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>gregoire1La Centrafrique est toujours sous tension, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cééac) ont convoqué une conférence de réconciliation à Brazzaville. À quelques jours de cette conférence nous avons recueilli le témoignage du Père Grégoire Kucharski, supérieur régional SMA en Centrafrique de passage à Lyon.

Il est bon de revenir à la genèse des événements qui se sont passés en Centrafrique. On apprenait, le dimanche des rameaux de l’année 2013, qu’il y avait eu un coup d’État à Bangui. Dès le départ, nous étions conscients que c’était une crise différente et qu’elle allait durer dans le temps, à la différence des autres crises où les groupes rebelles n’étaient pas homogènes. Nous nous retrouvons un an et demi plus tard et il n’y a toujours pas de solution à la crise. Le dimanche des rameaux, la rébellion Céléka a pris Bangui la capitale et immédiatement après, ils se sont répandus comme l’eau dans tous les recoins du pays. À l’aide des communications téléphoniques et internet qui n’ont jamais été coupées, nous avons pu suivre, au jour le jour, la progression des rebelles dans le pays. Connaissant les déplacements de ceux-ci, nous avons pu nous préparer. Nous étions au courant de leur déplacement mais aussi de leurs exactions. C’était un pillage systématique et organisé des villages traversés. À l’aide d’indicateurs, ils se rendaient à coup sûr chez les personnes ayant des biens et les lieux où ceux-ci les avaient cachés.

Les possibilités de fuite étaient limitées
Le jour même du coup d’état nous avons vu défiler des véhicules remplis d’hommes en armes et en treillis. Ils se rendaient vers le sud, au début, nous ne savions pas qui ils étaient. Plus tard, nous avons appris que c’était des forces de François Bozizé qui se rendaient vers des résidences appartenant à celui-ci. Rapidement, nous avons dû prendre des décisions, nous avions avec nous des laïcs volontaires qu’il fallait évacuer. Les possibilités de fuite étaient limitées car à l’ouest, il y avait encore des soldats de Bozizé qui, fuyant devant les rebelles, menaient, eux-aussi, des exactions sur la population. Il restait le chemin vers le sud conduisant à la frontière avec le Cameroun. Après l’évacuation des laïcs, nous restions trois prêtres.

Les chefs de groupes se sont  répartis les territoires pour le piller mais aussi pour en exploiter les ressources et contrôler les déplacements et les commerces. Parmi ces rebelles, il y avait un groupe de braconniers soudanais qui depuis longtemps écumait la région et a profité du désordre pour aller dans les réserves naturelles et massacrer les éléphants. Un de nos catéchistes a vu leur voiture tombée en panne, remplie d’ivoire.

Durant la nuit, nous avons été attaqués
Sur le territoire de Berberati, la mission catholique n’a pas été trop inquiétée par les rebelles, notre évêque a été très actif auprès des chefs pour leur demander de contrôler leur troupe. Jusqu’à leur départ, ils ont respecté cette trêve, mais quand ils ont commencé à fuir, ils ont récupéré tout ce qui se trouvait sur leur territoire. C’est à ce moment-là que nous avons perdu trois véhicules. Durant la nuit, par contre, nous avons été attaqués par des éléments non identifiés mais on suppose qu’ils faisaient partie des rebelles. Ils ont tirés sur la porte pour l’ouvrir au risque de tuer le Père Michaël. La mission de Mabondo a, elle aussi, été attaquée de nuit, les pilleurs ne s’en sont pas pris au personnes mais simplement aux biens qu’il y avait dans la mission. À la mission de Mabondo, il n’y avait plus que le vicaire qui est allé se réfugier à la mission de Bélémboké. Comme il n’y avait plus personne, la mission a été passablement pillée. Des gens du village, sont venus pour la sécuriser et obstruer les ouvertures.    À Bangui, des camps de réfugiés se sont constitués, dans de notre paroisse un grand camp a été créé, il a accueilli près de 14 000 personnes. Le jour de Noël des gens de la Séléka sont venus et ont tiré sur la population tuant plusieurs personnes.

Nous avions des gardiens bororos, musulmans qui s’entendaient bien avec les gens de la Séléka ce qui nous a permis d’être respectés par ces derniers. Quand les anti-balakas ont débarqué, nous avons dû aider notre gardien à fuir au Cameroun pour le protéger. La situation est devenue totalement incontrôlable. De chaque côté on massacrait et l’armée française bien limitée en nombre ne pouvait contrôler que les axes principaux.

antibalakaOn reconnaissait tout de suite un Anti-Balaka avec ses amulettes en guise de protection, certains avaient rajouté un chapelet autour du coup non parce qu’ils étaient croyants mais simplement pour augmenter leur protection contre les balles. C’est ainsi qu’on les a identifiés comme chrétiens. Il y a eu un enchaînement de violence lié au désir de se venger. Par contre, les informations sur le massacre des chrétiens ont été souvent occultées alors que l’annonce de la mort de deux ou trois musulmans était diffusée par la télévision nationale et relayée par les médias internationaux. On a pu noter un certain déséquilibre au niveau des informations.

Dans cette situation, il fallait continuer à vivre, les véhicules ayant été cachés dans la forêt, nous n’avions qu’une simple moto pour nous déplacer. Nous circulions sur les pistes empruntées par les rebelles. Pendant plusieurs mois, j’ai été tout seul, ce n’est pas facile, sachant que l’on risque à tout moment une attaque. J’ai rassemblé les notables du village pour voir avec eux quelle décision prendre pour éviter tout affrontement et spécialement les attaques nocturnes. Ils n’avaient rien à proposer et je me suis senti bien seul. Mais les M’Bayaka étaient avec moi. J’ai dit aussi à notre gardien, si les rebelles viennent, surtout ne pas résister et leur indiquer tout de suite où je suis pour éviter de les provoquer. La mission étant au centre du village, elle était ainsi protégée des attaques nocturnes. A Bangui, lorsque vous sortez vous ne savez pas ce qui se passe dans la ville et vous ne savez jamais si vous pourrez retourner à la maison.

Pour l’attaque de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Bangui, où 15 personnes ont été tuées dont un abbé, les gens connaissent ceux qui ont perpétré ce crime, mais personne ne dit rien et ne fait rien pour aller les chercher au PK 5. Certains disent qu’au PK5, ils sont mieux armés que les armées centrafricaines et françaises. Régulièrement, il y a des tirs qui bien souvent sont des tirs entre eux-mêmes pour régler des conflits internes. La situation se complique car les bandits profitent de cette situation de cahot pour avoir des armes et piller les populations.

Tout le pays est en insécurité
Malgré la crise et l’insécurité, les communautés chrétiennes sont vivantes et se rassemblent pour prier. Seules les paroisses proches du PK5 fonctionnent encore au ralenti, les déplacements étant dangereux dans cette zone. Certaines institutions de l’état reprennent doucement, déjà plusieurs services fonctionnent comme les impôts, la sécurité sociale. La présidente du conseil de transition a annoncé plusieurs fois qu’il y aura des désarmements, mais cela reste au niveau du souhait. Les forces internationales aident à maintenir l’ordre à l’intérieur de Bangui, mais pour le reste du pays beaucoup espèrent la venue des casques bleus. Il a été annoncé qu’ils viendraient au mois de septembre. Personnellement, je suis sceptique quant à leur efficacité. La Centrafrique est un très grand pays avec peu d’infrastructures, ce qui le rend incontrôlable. Très souvent on limite ce pays aux activités de la capitale, ainsi les rebelles peuvent-ils régner en maître dans tout le pays hors la capitale.

L’islam wahhabite radical a créé des tensions
Dans le sud, il y avait beaucoup de musulmans descendus pour faire du commerce, cela fait plusieurs générations qui étaient nées sur la terre centrafricaine, aujourd’hui, ils se retrouvent dans le désert du Tchad dans des camps de réfugiés, ils ne sont pas chez eux, leur pays c’est la Centrafrique. Il y a eu dans le passé trois grand flux migratoires de populations musulmanes du Nord vers la Centrafrique. Le dernier flux, a été profondément marqué par l’islam wahhabite radical et qui a créé des tensions dans la population. Kadafi offrait de l’aide à la Centrafrique avec, comme contre partie, la venue de missionnaires wahhabites. Les autres populations venues précédemment étaient musulmanes très tolérantes et elles n’ont jamais posé de problèmes au niveau de l’intégration et de l’échange interreligieux.

Le vrai chef de l’état c’est l’archevêque
camp de réfugiés à la paroisseÀ vrai dire, depuis que la crise a éclaté, le vrai chef de l’état c’est l’archevêque, c’est lui qui mène les négociations, il a coordonné des comités islamo-chrétiens pour ouvrir le dialogue. La difficulté venait de la délégation musulmane. L’imam, présent dans ces comités, n’était pas représentatif de la population musulmane et n’avait donc que peu d’autorité sur la majorité de celle-ci. L’archevêque de Bangui était le meneur principal du dialogue. Les évêques ont fait partie des équipes de médiation lors du départ des Séléka et lors du pillage des anti-balakas, ils ont pris des risques jusqu’à être menacés ou même enlevés comme ce fut le cas pour Mgr Nestor Nongo de Bossangoa. De nombreuses paroisses sont très vite devenues des refuges pour les populations menacées, chrétiennes comme musulmanes. Les prêtres et les évêques ont accueillis les musulmans qui ne pouvaient fuir faute de moyens. L’Église a joué le double rôle de refuge de médiatrice pour le dialogue entre les parties. Dans le diocèse de Berbérati, ce sont les prêtres centrafricains qui ont organisé les refuges pour les musulmans et la distribution des vivres. Ils intervenaient pour que la force Misca viennent protéger ceux-ci.

J’espère que le monde musulman verra ce qui a été fait par les chrétiens pour la population et qu’il n’y ait plus d’attaque comme à la paroisse Notre-Dame de Fatima à Bangui.

Propos recueillis par Gérard Sagnol, sma

Centrafrique: Un délégué témoigne des évacuations de blessés

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communiqué de presse

L’accès aux soins à Bangui demeure très difficile pour un grand nombre de blessés et de malades. Julien Columeau, un délégué du CICR qui vient de passer quatre mois en République centrafricaine, décrit les immenses défis liés à l’évacuation de personnes durant leur séjour dans un hôpital ou durant leur retour chez eux. En RCA comme dans d’autres zones de conflits, assurer un transfert vers l’hôpital en toute sécurité est une question de vie ou de mort.

 

CICRCentrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/car-01-budget-extension-pre.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>car-01-budget-extension-pre

Centrafrique: La sécheresse artistique d’un pays en conflit

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La République centrafricaine est plongée dans un funeste conflit intercommunautaire qui divise la population et laisse planer le scénario d’un nettoyage ethnique des musulmans du pays. Préférant les instruments aux AK-47, des artistes tentent d’enterrer de leurs rythmes le bruit d’un chaos meurtrier. Quand les cigales centrafricaines chantent la réconciliation.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Musée-national.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Photo: Ulysse Bergeron Triste symbole d’une culture écrasée par les affrontements entre groupes rebelles et milices d’autodéfense, le musée national de Bangui est fermé au public depuis des mois.
Photo: Ulysse Bergeron Triste symbole d’une culture écrasée par les affrontements entre groupes rebelles et milices d’autodéfense, le musée national de Bangui est fermé au public depuis des mois.

Le soleil se couche derrière la colline de la Panthère qui surplombe le centre-ville de Bangui. Chaque soir, les coupures d’électricité plongent la capitale dans la noirceur. Les résidants entrent dans leurs quartiers respectifs et les militaires de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) — cette mission de maintien de la paix autorisée par l’ONU — établissent des barrages routiers sur les principales artères.

 

Alors que des coups de feu résonnent près des quartiers chauds, écho lointain d’un conflit qui ne finit plus de durer, une musique entraînante émane d’un petit bar situé sur une sombre route de terre. Les rythmes joyeux des instruments se mêlent aux vrombissements de la génératrice et à l’odeur d’essence que cette dernière crache. Depuis le début du conflit, en mars 2013, faute de salles de spectacles, les artistes performent dans des lieux publics.

 

« Le conflit a eu un effet dévastateur sur les rares organismes qui soutenaient la production et la diffusion de l’art et de la culture », note Constantin Ngoutendji, animateur et producteur d’émissions culturelles à Ndeke Luka, une radio locale qui diffuse en français et en sango, langue véhiculaire du pays. Après la vérité, la culture est certainement l’une des premières victimes de cette guerre civile.

 

Triste symbole d’une culture écrasée par les affrontements entre groupes rebelles et milices d’autodéfense, le musée national de Bangui, situé à un jet de pierre du centre-ville, a aujourd’hui des allures de maison hantée. Ce qui fut la résidence du père de la nation Barthélémy Boganda a été saccagé et pillé par les forces rebelles de la Séléka, à l’origine du coup d’État de mars 2013, souligne Constantin Ngoutendji. Aujourd’hui, il ne reste plus que la charpente de béton et des éclats de vitre et de pierres éparpillés au pied de l’établissement.

 

En survie culturelle

 

« À partir de l’arrivée de la Séléka, ç’a été un gâchis total », laisse gravement tomber As- Kotangbanga. Dans un café, le rappeur et slameur raconte que la déferlante de violences a contraint les centres de diffusion comme l’Alliance française à fermer leurs portes. D’autres, comme le Centre protestant pour la jeunesse et l’Espace culturel Linga Téré, ont été vandalisés.

 

« Aujoud’hui, même si les rebelles de la Séléka ont été repoussés, nous sommes toujours dans une sorte de sécheresse culturelle et artistique », poursuit-il. Car voilà, à l’instar de nombreux Centrafricains, plusieurs artistes ont fui la capitale et ses violences pour se réfugier en région ou dans les pays frontaliers : Cameroun, Tchad, République démocratique du Congo (RDC). Plus ou moins 250 000 Centrafricains auraient quitté le pays et près du quart de la population serait déplacée, soit entre 600 000 et un million de personnes.

 

Triste constat, déplore As-Kotangbanga. L’artiste précise que le conflit — troisième guerre civile en moins d’une décennie — n’a fait qu’accentuer un déclin culturel déjà existant. Depuis l’indépendance du pays en 1960, les coups d’État, la présence de régimes militaires et l’établissement de politiques répressives, les pillages et les exactions contre la population ont étouffé l’émergence de ce qui aurait pu être une vie artistique forte et rassembleuse.

 

Et c’est la survie et le développement de l’identité centrafricaine qui est en jeu, selon Constantin Ngoutendji. « Les jeunes artistes ne côtoient pas souvent des artisans plus expérimentés, ce qui leur permettrait d’avancer. Les plus professionnels d’entre eux ont pour la plupart quitté le pays. Cet échange entre générations ou entre artistes qui débutent et d’autres plus expérimentés n’existe pas réellement. »

 

Moteur de réconciliation

 

Un conte du pays raconte que l’invention de la harpe viendrait d’un guerrier inspiré par les vibrations de la corde de son arc. À l’instar de cette légende, les artistes centrafricains pourraient-ils s’inspirer positivement des concertos d’armes à feu et requiem de leurs proches qui résonnent toujours sur son territoire ? C’est la voie que semblent vouloir emprunter nombre d’artistes.

 

En cet après-midi ensoleillé de juin, des danseurs et des chanteurs se donnent rendez-vous à l’entrée du Stade de football de Bangui. Le coeur est à la fête et une centaine d’adolescents chantent et applaudissent. « Nous avons la responsabilité d’envoyer un message de réconciliation pour que la Centrafrique retrouve la paix », dit l’un des organisateurs de cet événement qui se veut un drapeau blanc brandi par des artistes de la capitale.

 

Les performances artistiques au nom de la paix se multiplient. En avril, le groupe Génération afro-acoustique s’est réuni à l’hôtel Azimut pour chanter des pièces comme Cessez le feu et La Centrafrique attend toujours. À l’occasion, l’ambassade de France et le Conseil national de transition de la Centrafrique ont remis l’équivalent de 13 000 $CAN afin que le groupe puisse entamer une tournée au Cameroun, au Congo-Brazzaville et en France pour chanter la paix en Centrafrique.

 

Le rappeur Crépin « le Guerrier » Azouka — de retour à Bangui après une fuite de quelques mois en RDC — estime que l’aide gouvernementale sera nécessaire pour faire rayonner la culture. « Peut-être que nous serions plus au courant de ce qui se déroule ici si nous avions, par exemple, des chanteurs qui rayonnaient davantage à l’international et devenaient les porte-parole de la population du pays. »

 

Des regroupements d’artistes ont récemment entamé des discussions pour obtenir l’appui du gouvernement. Mais dans un pays où 2,5 des 4,5 millions de Centrafricains ont besoin d’aide humanitaire, où des centaines de milliers de personnes s’entassent dans des camps de déplacés éparpillés dans la ville et où l’espérance de vie n’atteint pas 50 ans, il y a fort à parier que l’investissement en culture ne sera pas la priorité. « Et pourtant, nous ne devons pas l’oublier pour autant », estime Constantin Ngoutendji.

 

 

 

Le devoir

En prévision de la CAN 2015 Le Maroc affrontera la Centrafrique le 8 octobre

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/En-prevision-de-la-CAN-2015.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>En-prevision-de-la-CAN-2015En janvier 2015, la Coupe d’Afrique sera lancée au Maroc, à Marrakech pour la cérémonie et le match d’ouverture.
Les Lions de l’Atlas, qualifiés d’office, disputeront des matches amicaux en préparation de cet événement.
Après avoir officialisé les deux matchs amicaux du mois de septembre contre respectivement le Qatar le 3 septembre et la Libye le 8 septembre, la FRMF semble se diriger vers la programmation d’un troisième match en octobre contre la Centrafrique.
La sélection nationale, pour information, devra disputer sept ou huit matchs amicaux d’ici jusqu’au début de la compétition le 17 janvier 2015.

Depuis l’arrivée en mai dernier de Badou Zaki à la tête de la sélection nationale, les Lions de l’Atlas ont disputé trois matchs amicaux respectivement contre le Mozambique (victoire 4-0), l’Angola (défaite 0-2) et la Russie (défaite 0-2).
Au-delà des résultats qui n’étaient pas fameux, ces trois sorties ont surtout servi à Badou Zaki pour qu’il explique aux joueurs de la sélection sa méthodologie de travail qui se base sur la discipline. La seconde phase
de préparation qui débutera au mois de septembre devra permettre au sélectionneur de travailler sur le système de jeu et la création des automatismes entre les joueurs.

 

 

Par: le matinmaroc

CENTRAFRIQUE : LES MARCHEURS DU MOUVEMENT REVOLUTION-JUSTICE BLOQUES A BOSSEMBELE

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 Les éléments du mouvement armé Révolution-Justice de Sayo qui avaient décidé d’atteindre Bangui pour manifester leur mécontentement sont bloqués depuis plus de soixante douze heures dans la ville de Bossembele par des émissaires des autorités de Bangui.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Rebelle-de-Sayo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelle de SayoLes jeunes de Bozoum, Paoua et autres sont stoppés dans leur marche à Bossembele par une équipe du ministère de la défense. Selon les informations en notre possession, plusieurs militaires bien armés ont été dépêchés dans cette ville pour arrêter les manifestants dans leur marche. C’est depuis plus de trois jours que les éléments du mouvement Révolution-Justice sont dans cette ville.

Selon une autorité de la ville jointe par Centrafrique Libre, les manifestants continuent d’insister « ils veulent toujours continuer leur marche sur Bangui et à pied. Ils ne veulent rien entendre. N’eut été la présence des forces de l’ordre que les autorités ont bien voulu envoyer ici, ces jeunes seraient déjà partis à l’heure où je vous parle ».

De sources indépendantes, la mission partie de Bangui est arrivée dans la ville de Bossembele le mercredi soir. Ce serait grâce à l’interposition de cette deuxième équipe  composée essentiellement des soldats centrafricains que les jeunes du mouvement de Sayo n’ont pas pu reprendre leur marche à destination de la capitale centrafricaine. Cette information a été confirmée par un cadre du ministère centrafricain de la défense en ces termes « la mission du département de la défense est de protéger la population. Il est vrai que dans ce cadre, nous avons dépêché une mission dans cette ville pour tenter de dissuader les manifestants. C’est ce que nos éléments ont fait ».

Un manifestant joint dans la ville de Bossembele par Centrafrique Libre a parlé des menaces de représailles avancées par les soldats centrafricains « notre marche a toujours été pacifique depuis la ville de Bozoum. Mais depuis que nos frères FACA sont arrivés, ils ont fait des menaces. Ils nous ont dit que si nous ne leur obéissons pas, il y aura bain de sang ici ou ailleurs ». Une autorité administrative de la ville a confié à la rédaction n’avoir pas été informée de ces menaces « je peux vous confirmer la présence des FACA mais je ne suis pas en mesure de vous dire qu’ils ont menacé qui que ce soit parce que je n’ai pas eu vent de cela.

Ces FACA sont venus accompagner les émissaires du gouvernement chargé de négocier avec les mécontents. C’est ce que nous faisons depuis que la mission est sur place. C’est dur mais nous ne perdons pas espoir ». Au ministère de la défense, à Bangui on rejette ces accusations « ce sont des accusations sans fondement. Les éléments qui sont envoyés n’ont aucune mission. Ils sont là bas pour sécuriser les négociations pour ne pas que des personnes malintentionnées puissent les perturber, c’est tout. Il n’y a pas de menaces sur les manifestants parce que les autorités savent qu’ils ont le droit d’exprimer leur mécontentement. La charte constitutionnelle le permet, je ne vois pas pourquoi, nous donnerions l’ordre pour les écraser ». Selon les informations dont nous disposons, les discussions continuent.

Les manifestants souhaitent descendre à Bangui à pied ce que les autorités ne veulent pas. Un conseiller du premier ministre note que si ces jeunes persistent des tensions multiformes naîtront quand ils seront à Bangui. « Les autorités sont conscientes du danger que l’arrivée de ces gens dans la capitale peut créer. Nous savons qu’il y a des opportunistes qui veulent profiter de l’ arrivée de ces jeunes pour perturber la vie au niveau de la capitale, c’est pourquoi des consignes ont été données pour que cela n’arrive pas » a précisé ce conseiller. Notons que c’est depuis plus d’une semaine que les éléments de ce mouvement rebelle dénommé Révolution-Justice tentent d’atteindre la ville de Bangui à pied.

 

 

 

Diane LINGANGUE pour CL

Centrafrique: Ferdinand Samba élu nouveau président des éditeurs de la presse privée

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Ferdinand Samba, directeur de publication du quotidien ‘’le démocrate » a été élu, samedi à Bangui, président du Groupement des éditeurs de la presse privée et indépendante de Centrafrique (GEPPIC) en remplacement de Cyrus Emmanuel Sandy, démis de ses fonctions par l’assemblée générale.
L’assemblée générale extraordinaire reprochait au président déchu ‘’la mauvaise gestion, la prédation et la politisation » du GEPPIC.

Ferdinand Samba du Journal Le Democrate
Ferdinand Samba du Journal Le Democrate

‘’Tout est parti des 25 millions qu’un homme politique a donné à la presse privée. En tant que président Emmanuel Sandy l’a pris pour les mettre sur son compte. Après, il a pris une partie pour donner à certains organes de presse suivant des critères que lui-même a défini les critères », a expliqué Junnot Seraphin Gokouzou, avant de poursuivre : ‘’ce faisant, des grands organes de presse tels que Le Citoyen, Le Confident, le Démocrate ont été inéligibles ».

‘’Une trentaine des Directeurs de Publication (DP) ont écrit une pétition visant à destituer l’ancien bureau à cause des errements et mauvaise gestion des intérêts constatés ces derniers temps au niveau du bureau du GEPPIC. Ce qui a conduit à la tenue de cette assemblée générale extraordinaire », a, pour sa part, indiqué Emmanuel Mbrenga.

A l’issue de l’assemblée, générale, un comité ad hoc de six mois a été mis en place et piloté par Ferdinand Samba.
Après son élection, le nouveau président du GEPPIC a lancé un appel au calme et au travail, soulignant qu »’Il est temps que nous consolidons nos rapports. Il est temps que, nous voyons l’avenir de la presse privée en Centrafrique. Il est temps de se mettre résolument au travail ‘’.

Pour lui, la priorité de son bureau est de combler les places du GEPPIC au sein des institutions de la république et renforcer la capacité de son groupement.

‘’La principale priorité de ce comité ad hoc est d’organiser une assemblée générale pour élire le représentant du GEPPIC au sein du haut Conseil de la Communication (HCC) et un autre en remplacement de Cyrus Emmanuel Sandy au sein du Conseil National de Transition. Parce qu’il a été désigné en violation de la charte constitutionnelle par un homme politique », a-t-il affirmé.

Le nouveau bureau est ainsi composé: Président : Ferdinand Samba , Directeur de publication (DP) ‘’Le démocrate », Vice-président : Yves Ganazoui, secrétaire Général : Alain Kogalama,, Secrétaire Général Adjoint : Junnot Séraphin Gokouzou , Trésorier Général Auconfort Morouba;, Trésorier Général Adjoint : Freddy Komane, Conseiller porte parole : Constant mathurin Momet, DP ‘’Le Confident ».

 

 

 

APANews

Centrafrique : Médecins du Monde réhabilite la maternité de Bégoua

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La maternité de l’hôpital de Bégoua, située au nord de Bangui, a rouvert ses portes le 26 juin dernier. Très affectée par le coup d’état de mars 2013 et l’intensification des conflits depuis un an, la réouverture a déjà permis à 42 femmes d’accoucher en deux semaines

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/medecin-du-monde.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>medecin du mondeMédecins du Monde (MdM) travaille en lien étroit avec les personnels du Ministère de la Santé centrafricain pour y déployer des consultations pré et post natales, accouchements, dépistage nutritionnel chez les enfants et prendre en charge des urgences. En parallèle, les équipes de MdM soutiennent les activités dans les formations sanitaires publiques.

La République centrafricaine est marquée par une très importante vulnérabilité materno-infantile. Les femmes subissent de plein fouet la faible disponibilité des services de santé : le taux de mortalité maternelle atteint 980 pour 100 000 et la mortalité néonatale est de 45 ‰. On observe également une surmortalité des enfants : en Centrafrique, la mortalité infantile atteint 105 ‰.

Etape majeure du volet « Santé sexuelle et reproductive » de Médecins du Monde, cette réouverture de la maternité s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation de plusieurs centres de santé à Bangui et en périphérie dans les villes de Bégoua et Bouiboui. Pour MdM, l’objectif principal est de réduire la mortalité de la population et de garantir un accès à des soins gratuits et de qualité pour toutes les populations affectées par la crise.

Présentes en RCA depuis début 2013, les équipes de MdM en Centrafrique opèrent un programme qui vise à améliorer l’accès aux soins de près de 200 000 personnes (déplacés, population locale affectée par le conflit) avec un focus particulier réalisé auprès des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes ou allaitantes. Un travail réalisé dans un contexte difficile, toujours marqué par les tensions intercommunautaires et une insécurité qui reste préoccupante.

 

Par: médecin du monde

 

Centrafrique: L’Ancien Président François Bozizé organise sa défense depuis l’Ouganda

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Corbeaunews 19-07-2014 Bujumbura

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/francois_bozize.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>François Bozizé
François Bozizé

Au moment où toute la classe politique centrafricaine se penche sur le forum de Brazzaville dans l’espoir d’arracher un cessez-le-feu entre les milices armées en Centrafrique. Au moment où tous les centrafricains prient incessamment Dieu pour un arrêt de violence dans leur Pays, l’Ancien Président Centrafricain François BOZIZÉ, pendant ce temps, se met à organiser sa défense depuis la République d’Ouganda. Le Pays de son exil où, il vient de regagner après plusieurs semaines d’absence pour des raisons de santé.

Me Emmanuel Altit
Me Emmanuel Altit

Selon une source proche de l’Ancien Président, ce dernier commence à prendre contact à plusieurs Avocats afin de constituer son équipe de défense au cas où la CPI va le convoquer. Ainsi, la semaine dernière, Maitre Emmanuel Altit, connu pour avoir défendu l’Ancien Président de Cote d’Ivoire Laurent Gbagbo devant la Cour Pénale Internationale (CPI), s’est entretenu avec l’Ancien Président François Bozizé sur plusieurs dossiers très inquiétants et susceptibles de lui priver la vie durant plusieurs années voir jusqu’à la fin de sa vie notamment celui de crime de guerre et crime contre l’humanité devant la Cour Pénale Internationale.

Maitre Fergal Gaynor
Maitre Fergal Gaynor

Hormis Maitre Emmanuel Altit, l’Ancien Président a rencontré Maitre Fergal Gaynor. Ce dernier,très compétent en matière de droit pénal international et de procédures pénales, a été choisi pour représenter les 20.000 victimes estimées dans l’Affaire Kenyatta à la Cour Pénale internationale. L’affaire dite “Kenyatta”, est celle opposant la Cour pénale internationale (CPI) au président kényan Uhuru Kenyatta accusé de crime contre l’humanité.

Visiblement, l’Ancien Président Centrafricain François BOZIZÉ compte sur une équipe de défense compétente capable de mettre en difficulté la Cour Pénale Internationale au cas où celle-ci viendrait s’intéresser à lui en misant sur les Avocats connus et respectés sur le plan International.

 

Alix MAGLISSI

La République du Congo confirme la tenue du forum sur la réconciliation en RCA

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La ville de Brazzaville abritera du 21 au 23 juillet prochain, un forum sur la paix et la réconciliation en République centrafricaine (rca), a indiqué ce 18 juillet le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et de la coopération Cyprien Sylvestre Mamina, au terme d’une réunion avec les ambassadeurs et représentants des missions diplomatiques accrédités au Congo.

«Nous avons fait le point sur la tenue du forum. Nous avons confirmé que le forum va se dérouler ici à Brazzaville du 21 au 23 juillet et nous avons reçu aussi confirmation de la participation de tous les pays concernés, notamment ceux de la sous-région. Le forum aura donc lieu, toutes les dispositions sont en train d’être prises pour que les 169 participants qui viendront de Bangui viennent à Brazzaville dès le dimanche de sorte que lundi la cérémonie d’ouverture ait lieu en présence du chef de l’Etat», a-t-il déclaré.

S’agissant des parties prenantes de la crise centrafricaine devant effectuer le déplacement de la capitale congolaise, M. Mamina a signifié : «La sélection des participants est l’affaire des Centrafricains. Nous voulons d’un forum inclusif, donc toutes les sensibilités vont prendre part au forum de Brazzaville. Encore une fois, la sélection est faite par les Centrafricains eux-mêmes. Le Congo abritera, le Congo va les aider à tenir leur forum à Brazzaville».

De son côté, l’ambassadeur de la RCA et doyenne du corps diplomatique au Congo, Marie Charlotte Fayanga, a fait savoir que la présidente de la RCA Catherine Samba Panza foulera le sol congolais le dimanche à 16h 30. Elle a également fait savoir que les représentants des déplacés centrafricains proposaient d’organiser à Brazzaville une marche de soutien à ce forum.

La RCA traverse une crise humanitaire et sécuritaire préoccupante depuis la chute de l’ancien président François Bozizé en mars 2013.

Cette rencontre de Brazzaville devrait permettre aux Centrafricains d’enterrer la hache de guerre en privilégiant la cohésion et l’unité nationales qui sont des gages de la paix et du développement.

Christian Brice Elion (CONGOSITE)

Le président de l’Alliance pour une Nouvelle Centrafrique favorable au forum de Brazzaville

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Maxime-kazagui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maxime kazagui
Maxime kazagui

Le président de l’Alliance pour une Nouvelle Centrafrique (ANC), Maxime Ange Kazagui, s’est déclaré favorable à la tenue du prochain forum de Brazzaville centré sur le dialogue inter centrafricain.

« Il faut y aller pour justement veiller là-bas, sur place, à ce que il n’y ait pas quelques chose qui nous sorte comme par un coup de baguette magique. Dans le cas il faut y être pour refuser et pour dénoncer » a expliqué, M Maxime Ange Kazagui lors d’une conférence de presse ce vendredi à Bangui.

Pour lui, la participation de la classe politique au Forum de Brazzaville est une obligation. Parce que ces leaders une fois dans la capitale congolaise doivent veiller à ce qu’ « il n’y ait aucun agenda caché qui soit brandit aux participants ».

« Sur la base des nouveaux éléments et du fait que des explications sur l’agenda du forum de Brazzaville ont été données et par la présidence, le Conseil national de transition et la communauté internationale, je pense qu’il est important que nous allons à Brazzaville pour nous assurer que l’agenda de Brazzaville tel que présenté ne sera pas modifié »

La rencontre avec la presse s’est déroulée au siège du Conseil National de Transition, en marge des travaux de l’atelier préparatoire du forum de Brazzaville et de la 4è session du Conseil national de Transition.

 

 

 

 

 

APANews

Centrafrique: Les FACAs déclarent la guerre à un Chef des Anti-Balakas

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corbeaunews 18-07-2014 (Bangui)

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Chef-balaka.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Chef balakaSelon les informations concordantes de dernières minutes en provenance de Boy Rabe, quartier chaud au nord de Bangui dans le quatrième arrondissement, un chef Anti-Balaka est activement recherché par les éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA).

Ce chef Anti-Balaka qui dirige la section Alpha Bravo et qui s’arroge le grade de “COLONEL” est surtout connu de ses actes impitoyables sur la population locale, de vol des biens publics et privés, de torture, viols et autres. Certains de ses éléments le surnomment “COLONEL SANS PITIÉ “. Ce dernier temps, ce fameux Colonel Balaka a eu comme plaisir la séquestration des éléments des Forces Armées Centrafricaines.

Mais ce qui a soulevé la colère de ces derniers, C’est la séquestration et la torture la semaine dernière d’un Officier des FACA par ce chef Anti-Balaka . Cet officier a eu la vie sauve grâce à ses relations avec d’autres chefs Anti-Balakas qui ont persuadé le “COLONEL SANS PITIÉ” à le libérer.

Pour l’heure, c’est la guerre déclarée entre FACA et un Chef Balaka dans Bangui.

 

Gisèle MOLOMA

RCA/Football : La Coupe du Monde de la Paix boycottée par la FIFA

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C’est le vice-président de Fédération Centrafricaine de Football (FCF) qui a expliqué pourquoi la Coupe du Monde de la Paix initialement prévue le 15 juillet 2014 serait finalement reportée.

 

RCA/Football : La Coupe du Monde de la Paix boycottée par la FIFA © Facebook FIFA

La RCA n’avait pas réussi à se qualifier pour le Mondial 2014 éliminée par l’Afrique du Sud en juin 2013. Mais, pour organiser un événement pacificateur, rassemblant tous les centrafricains, la FCF avait décidé d’organiser une Coupe du Monde de la Paix peu après la Coupe du Monde au Brésil. Un événement qui sera malheureusement reporté.

La raison ?

Un manque de financement qui empêche actuellement la fédération d’organiser le tournoi qui doit voir s’affronter 16 préfectures de la République Centrafricaine. Célestin Yanéndji a effectivement déclaré qu’il attendait toujours le financement de la Fédération Internationale de Football (FIFA) qui tardait à venir et qu’en conséquence rien ne pouvait commencer pour le moment. La compétition devait être financée par une subvention exceptionnelle de la FIFA et un possible apport du gouvernement centrafricain.

Le football et la paix

A l’occasion du Mondial 2014 au Brésil, le Président de la FIFA Joseph Blatter, accompagné de Dilma Roussef, Présidente du Brésil, et de M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU, avait tenu à réaffirmer l’importance de la paix et de la lutte contre toutes les formes de discrimination durant la compétition.

« Le sport a cette faculté à rassembler les gens par-delà leurs différences. De par sa popularité, le football permet de véhiculer des valeurs essentielles ainsi que des messages de paix et d’égalité en vue de faire avancer la société moderne. » peut-on ainsi lire sur le site de la FIFA.

« Aujourd’hui, la Centrafrique, vit dans une période de conflit, et je pense sincèrement que le football peut contribuer à ramener la paix et la fraternité en RCA » avait déclaré Célestin Yanendji lorsqu’il avait annoncé l’organisation de cette Coupe du Monde de la Paix.

 

 

 

Sangaris: Point de situation du 17 juillet 2014

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Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 3 au 10  juillet 2014.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Sangaris-avec-Gengarme-centro.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sangaris avec Gengarme centroLes effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats. Les forces françaises sont présentes principalement dans trois zones : à Bangui et Boda avec le GTIA Acier, à l’ouest, de Beloko à Bossembele avec le GTIA de Boissieu, et à l’est, dans un triangle Sibut-Dekoa-Bria, avec le GTIA Magenta qui vient de relever le GTIA Scorpion.

 

Cette semaine, la situation a été calme à Bangui. Le GTIA Acier a poursuivi son contrôle de zone dans la capitale en appui des forces de la MISCA et des forces de sécurité intérieures (FSI). Ainsi, le 10 juillet, Acier a appuyé une UPC (unité de police constituée) dans le désarmement de cinq individus au niveau du point kilométrique 9, à l’entrée sud-ouest de la ville. Les individus avaient été remis à l’UPC par la population. La situation économique de la ville reste stable, avec toujours 33 centres de santé opérationnels, 75 établissements scolaires ouverts et 24 marchés actifs.

Sangaris avec MiscaDans l’Ouest, le trafic commercial s’est maintenu, avec près de 400 véhicules entrés en RCA cette semaine, dont 310 poids lourds. Le GTIA de Boissieu a poursuivi ses missions de contrôle de zone, en appui de la MISCA et des FSI tout en faisant effort sur Bossangoa. Le 11 juillet dans la nuit, suite à un renseignement faisant état de fortes présomptions sur la présence d’un groupe armé dans la localité de Mbali, au Nord-Est de Bossangoa, un élément du GTIA a effectué une reconnaissance offensive de la localité. Aux abords du village, les premiers éléments ont été pris à partie par des individus armés, blessant un militaire français. Une partie du groupe a été neutralisée par la force.

 

Le phénomène de rejet massif des coupeurs de route par la population, observé la semaine dernière depuis Bouar jusqu’à la frontière camerounaise, se confirme. Ainsi, le 12 juillet, sur un renseignement de la population, le GTIA de Boissieu en appui de la MISCA a déployé un dispositif de contrôle sur la MSR pour intercepter deux pick-up avec à leur bord des individus armés.

 

Sangaris à BanguiDans l’Est, la situation, bien que globalement calme, demeure troublée dans certaines localités. Afin de contenir tout débordement éventuel, le GTIA Magenta a renforcé son dispositif à Bambari, Dekoa et Grimari tout en poursuivant sa mission de contrôle de zone. La présence quotidienne de la force est appréciée de la population locale qui vient de plus en plus au contact de la force et des FSI. Plusieurs rencontres ont eu lieu avec les autorités locales afin de les impliquer dans la stabilisation de la situation sécuritaire de la région.

 

17/07/2014 Sources : EMA

LES DANGERS DU FORUM DE BRAZZAVILLE : SI LA SELEKA CANTONNE A BANGUI CONTESTE LE BUREAU NATIONAL DE BIRAO, QU’EN SERA-T-IL DU CESSEZ-LE-FEU ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/central-africa-president-michel-djotodia-fade-diaporama.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>central-africa-president-michel-djotodia-fade-diaporamaL’Assemblée générale de la Séléka, prévue pour le 03 juillet 2014 à Birao, a été reportée au 06 juillet. Et pour cause, Nourredine Adam n’était pas habilité à convoquer cette Assemblée générale, selon le coordonnateur élu, Abdoulaye Hissène. Après moult tractations, Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène ont accordé leur violon et ont pris part finalement à l’Assemblée générale du 06 juillet 2014. Un bureau national a été mis en place et dénommé « Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) ». Coup de théâtre, la frange de Séléka cantonné à Bangui ne se reconnaît pas dans ce bureau. La classe politique, la société civile, les groupes armés nous ont habitués à cette versatilité chronique et de très mauvais goût. Deux pas en avant, dix pas en arrière, c’est le propre du Centrafricain. Des caméléons qui changent de couleurs à chaque seconde, en fonction de l’environnement et des circonstances de l’heure. Ce sont là quelques aspects des dangers qui guettent un forum qui pourrait se tenir à Brazzaville. Il est certes vrai que la communication joue aujourd’hui un grand rôle entre les pays, les continents et les hommes. Même un groupuscule peut tout remettre en cause. Si les fumeurs de chanvre indien, les drogués, mettent le pays à genou, qu’en sera-t-il des enjeux de Brazzaville où se jouent la vie et l’avenir des combattants ? La sagesse aurait voulu que cette rencontre, fut-elle pour obtenir un cessez-le-feu entre les belligérants, se tienne à Bangui pour éviter un coup d’épée dans l’eau.
Les Anti-Balaka et les Séléka sont traversés par plusieurs courants nébuleux difficilement maîtrisables. A Bangui, tous les courants pourraient être consultés à tout moment. Le cessez-le-feu sera ainsi gravé une fois pour toute sans éventualité de remise en cause. Il y a aussi des jeunes qui font la marche pour la paix depuis les provinces du pays et que les autorités ont pu stopper à Bossémbélé. C’est un autre chapitre. Il y a les peuhls armés qui ne pourraient rien comprendre à ce qu’on appelle un « cessez-le-feu ». Les facettes de la crise centrafricaine sont multiples et variées. Les acteurs aussi bizarres que jamais. Il serait préjudiciable à la paix d’opter pour une approche aussi simpliste. Un cessez-le-feu caricatural, imposé ou improvisé n’en est pas un et ce n’est pas la première fois que des cessez-le-feu pourraient être violés en RCA. La RCA a déjà battu, avec ses acteurs médiocres, tous les records négatifs de la planète. La très mauvaise gouvernance poursuit son cours. Si les régies financières se mettent en boule, c’est qu’il y a anguille sous roche. Ce sont elles qui sont les poules aux œufs d’or. Les régies financières font entrer et font sortir l’argent. Elles ne sont pas dupes. Où va l’argent pour qu’elles se mettent en grève ? Pire encore, il y a deux poids deux mesures puisque le personnel du Trésor public a perçu sa quote-part. Ô, la mauvaise gouvernance qui ronge et rongera le pays jusqu’aux os, certains produisent, d’autres avalent comme les Anacondas copieusement. Les enseignants du supérieur avaient-ils raisons de durcir leur position et soutenus par les étudiants qui réclament le « Droit à l’éducation » ? Incroyable mais vrai, en RCA, les mêmes causes produisent les mêmes dégâts sociaux. Jamais la RCA ne sera un bon élève de la bonne gouvernance, de la transparence, de l’intégrité et de l’honnêteté. Dommage !
Le concours d’entrée en 6ème a été perturbé dans certains centres d’examen. Qu’est ce que les petits enfants du Fondamental 1, ont-ils avoir dans une affaire, dans un bras de fer entre les enseignants du supérieur, les étudiants et le gouvernement ? La crise s’alimente d’autres crises plus aigüe les unes que les autres. Le gouvernement de technocrate Nzapayéké a du pain sur la planche. Et la présidente de la transition n’est pas à l’abri du coup de colère des enseignants du supérieur et des Etudiants. La crise appelle la crise.

Julien BELA

Centrafrique: quels critères pour participer au forum de Brazzaville

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La présidente de transition, Mme Catherine Samba-Panza, a convoqué un atelier de travail le jeudi 17 juillet, regroupant les forces vives de la nation

 

Il s’agissait de débattre sur les critères qui permettront d’identifier les entités qui se rendront à Brazzaville, de choisir les participants et de proposer l’effectif par plateforme. Dans son mot introductif, la Présidente de Transition a signifié aux participants que l’objectif du Forum de Brazzaville est de parvenir à un cessez-le-feu entre les principaux belligérants afin de mettre définitivement un terme aux violences dont souffrent les populations centrafricaines depuis de nombreuses décennies. «Le Forum de Brazzaville est conçu aussi comme le lieu qui devra permettre aux acteurs sociopolitiques centrafricains de convenir de la cessation des hostilités, comme le point de départ d’un processus de construction d’une paix durable. Ainsi, il devra être largement ouvert de façon à inclure toutes les sensibilités et composantes sociologiques de la nation centrafricaine», a-t-elle dit.

 


© UN Women/Catianne Tijerina
La présidente de transition, Mme Catherine Samba
Un document déterminant le principal critère d’identification des entités et personnes à inviter a été distribué aux participants. Il s’agit de la capacité du groupe à parler avec autorité au nom de la frange de la population dont il se revendique. Un autre document sur le contenu des thèmes à débattre a été rejeté par les participants parce qu’un autre document similaire de la CEEAC est aussi en circulation. Les participants ont exigé que les travaux de l’atelier puisse être suspendus le temps que le deuxième document de la CEEAC soit distribué et qu’ils s’imprègnent du contenu. Les travaux de l’atelier devaient reprendre à 14h00.
Par: RJDH

150 participants ?
L’atelier est présidé par le premier ministre, André Nzapayeke, assisté de deux vice-présidents. Le premier vice-président est Cyriaque Gonda des partis politiques qui ont refusé de participer au forum de Brazzaville et le deuxième vice-président est Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque de Bangui et représentant de la plateforme religieuse.

Le Forum de Brazzaville va recevoir 150 participants issus des regroupements politiques, des groupes armés non conventionnels à savoir: Séléka, Anti-Balaka, APRD, FDPC, UFR, 3 RJ. Il y a aura également des délégués qui représenteront les entités suivantes : La Cour Constitutionnelle, la présidence de la République, la Primature, le Gouvernement, le CNT, le CNJ, l’OFCA, le Comité consultatif des femmes leaders, le CNAEC, la Plateforme religieuse, le Syndicat et groupement de syndicats, le GICA, l’UNPC, la Diaspora du Soudan et de Soudan du Sud, la Diaspora d’Europe, le reste de la Diaspora, les Communautés à risque, les Réfugié et les déplacés

CENTRAFRIQUE : LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE A TENTE EN VAIN DE CONVAINCRE LA SOCIÉTÉ CIVILE EN FAVEUR DU FORUM DE BRAZZAVILLE

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Le forum de Brazzaville est sur toutes les lèvres en République Centrafricaine. A Bangui, les rencontres sur cette question se multiplient. Les responsables de la Minusca, devant le refus de la société civile de prendre part à cette assise, ont convié, dans la matinée du jeudi, les leaders de la dite entité pour tenter une fois de plus de les convaincre. La communauté internationale ne baisse pas les bras. Il ne se passe plus un jour que les responsables de la MINUSCA à Bangui, multiplient des rencontres avec les contestateurs de cette rencontre.

Dans la matinée du jeudi 17 juillet, les leaders de la société civile ont été conviés à une rencontre qui a duré toute la matinée. Selon des informations qui ont filtré de cet échange, les cadres de la mission des Nations Unies ont demandé à la société civile de revenir sur leur position et de prendre part à ce forum. « Ils nous ont demandé comme vous pouvez le croire, de revenir sur la décision que nous avons prise.

Des arguments ont été avancés pour nous faire changer d’avis, et cela pendant des heures et des heures parce que pour eux, ce forum est une occasion que nous devons utiliser pour faire passer nos exigences » a confié un leader de la société civile que Centrafrique Libre a contacté quelques heures après la rencontre avec la MINUSCA.

Selon les informations en notre possession et confirmées par certains leaders de la société civile, la MINUSCA n’a pas réussi à convaincre la société civile. « Ils nous ont dit qu’il n’y avait pas de calendrier caché et que le programme nous sera transmis pour que nous ayons une idée claire sur ce qui devra se faire dans la capitale congolaise mais, nous ne les avons pas loupés.

Ils ont eu la vérité à laquelle ils avaient droit » a confié un autre leader de la société civile. Plus clair, un membre de la délégation a déclaré à centrafrique Libre « ils ont dit ce qu’ils avaient à dire mais, ils n’ont pas pu nous faire changer d’avis. Le seul mérite auquel, ils ont eu droit c’est d’arriver à nous rassembler pour évoquer la question mais nous faire changer d’avis n’est pas possible pour le moment, ce n’est pas possible ».

Il faut rappeler que la communauté internationale a rencontré toutes les forces vives de la nation afin de discuter de la participation au forum de Brazzaville qui a été décidé par les chefs d’État de la sous région. Il faut aussi rappeler que la société civile a décidé de ne pas prendre part à cette rencontre. Elle a justifié sa position par l’existence d’un calendrier caché.

Ce forum apparait pour les leaders de la société civile comme une nouvelle occasion de donner des ordres aux forces vives de la nation centrafricaine. Pour la société civile, la rencontre doit se tenir en terre centrafricaine pour que les victimes aussi prennent part activement aux échanges.

Certains hommes politiques ont aussi décidé de ne pas prendre part à ces assises mais à l’heure actuelle. C’est sans compter sur la communauté internationale qui a réussi à faire changer d’avis à beaucoup de ceux qui contestaient la tenue de ce forum à Brazzaville. La société civile reste l’entité qui est restée droit dans ses bottes sur la question.

 

 

 

 

Diane LINGNAGUE pour Centrafrique libre

CENTRAFRIQUE : LES UNIVERSITAIRES DÉSAPPROUVENT LA TENUE DU FORUM DE BRAZZAVILLE

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La cellule de réflexion de l’Université de Bangui sur la crise centrafricaine a déploré la décision de la tenue du Forum de Brazzaville. C’est à l’issue d’une rencontre organisée le 10 juillet dont le rapport est rendu public ce jour.Selon les universitaires, la République Centrafricaine est un pays souverain, en dépit de la situation de crise qui la fragilise et qui demande l’implication de la communauté  internationale « La cellule déplore le fait que de manière récurrente, les rencontres pour résoudre les problèmes inhérents aux crises centrafricaines se tiennent toujours ailleurs limitant ainsi le nombre des participants », note le rapport signé par Dr Boris Modeste Yakoubou, rapporteur général de la dite cellule.

La cellule pense qu’il n’est dorénavant pas question d’aller à Brazzaville, ni nulle part ailleurs pour discuter des problèmes centrafricains, notamment de l’inamovibilité du Premier Ministre; de la modification de la Charte Constitutionnelle de Transition; du remaniement du gouvernement et du Conseil National de Transition pour tenir compte effectivement de l’équilibre régional.

D’après les universitaires, l’argument de sécurité avancé par certains pour justifier la rencontre de Brazzaville ne tient pas à tous les niveaux dans la mesure où la ville de Bangui particulièrement est sécurisée par les forces internationales. Pour eux, si le Forum est maintenu à Brazzaville, seule la question de cessez-le-feu entre les Anti-Balaka et les ex- Séléka ainsi que le lancement du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion doivent être débattues.

La CEEAC, en marge du XXIIIème sommet de l’Union Africaine tenu à Malabo en Guinée Équatoriale, avait décidé de la convocation d’un Forum inter-centrafricain à Brazzaville en République du Congo, en vue de jeter les bases d’une réconciliation et d’un cessez-le-feu  véritables entre les groupes militaro-politiques.

 

 

Vianney Ngbandi

Berlusconi acquitté en appel dans l’affaire du «Rubygate»

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L’ex-président du Conseil italien avait écopé de sept ans de prison pour prostitution et abus de pouvoir en première instance.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/o-SILVIO-BERLUSCONI-RUBYGATE-facebook.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ITALY-POLICTICS-JUSTICE-BERLUSCONI-RUBY-COMBO-FILES

L’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a été acquitté vendredi par la Cour d’appel de Milan (nord) dans le cadre de l’affaire «Rubygate» qui lui avait valu sept ans de prison pour prostitution et abus de pouvoir en première instance.

Les trois juges de la Cour d’appel ont délibéré pendant près de trois heures avant de rendre leur arrêt, contraire au réquisitoire du parquet qui réclamait la confirmation de cette peine de sept ans de prison.

AFP

Médiation en Centrafrique : Amadou Toumani Toure (ATT) décline l’offre

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En exil, l’ancien Président Amadou Toumani Touré, bien que discret, ne cesse d’impressionner. En fait, cela fait deux longs mois que l’Union africaine et certains chefs d’Etats  attendaient sa réponse suite à une offre de médiation en Centrafrique qu’ils lui ont faite. Au début, il s’était montré méfiant et indécis. Pour le convaincre, des notabilités civiles maliennes, bien connues, ont effectué le déplacement jusqu’à Dakar. Sans succès. Mais semble-t-il, ATT ne désire pas être détourné de la situation de son pays qu’il suit bout en bout.

 

Selon la même source diplomatique internationale qui nous avait, dans notre parution (ATT médiateur en centrafrique ?), fait part de l’information, l’ancien président malien n’a pu donner suite favorable à la demande de la Francophonie et de l’union africaine.

Et comme en sont témoin nos lecteurs, des vérifications ont bien lieu, tendant à démentir l’information que nous publions ici-même. Mais, vain. En plus des coïncidences et résultats d’enquêtes de certains, il s’avère consommé que la proposition de médiation faite à l’homme du 26 mars 91 était bien réelle. Les noms d’un haut fonctionnaire international, de trois chefs d’Etats africains en fonction sortent largement cités comme favorisant ladite offre à ATT. Or, nous n’avions rien mentionné de tout cela. Le voyant visé depuis peu par les nouvelles autorités pour « haute trahison » supposée, nous-nous interrogions  à savoir « comment il allait réussir cette mission pendant qu’une autre crise similaire sévit dans son pays ?» Cela malgré ses atouts,  dont sa parfaite maîtrise du dossier et son expérience en matière de maintien de paix.

Ancien chef de la mission onusienne de maintien de paix en Centrafrique qu’il fut dans les années 1996 et 1997, ATT avait su revaloriser la réputation des casques bleus onusiens, autre fois pris pour de simples violeurs dans cet ensemble effervescent.

Lorsqu’il fut en 2001 aussi nommé comme envoyé spécial de Koffi Anan, le Général Touré parvint sans coup de feu, à travers un dialogue politique, à apaiser les tensions entre les auteurs d’un putsch manqué contre le feu Président Ange-Félix Patassé et ce dernier, alors en fonction.

Encore une fois, en Centrafrique où la confusion et les haines s’attisent, le retour à la vraie paix devient pour la communauté internationale, un véritable casse-tête. Il fallait donc, comme au parant, des vraies techniques salvatrices. Et l’homme que les africains s’étaient repéré n’était qu’ATT. Mais malheureusement, il n’a pu céder.
« Notre aîné ATT n’a pas rejeté notre sollicitation mais nous a fait savoir qu’il est actuellement très préoccupé par ce qui se passe dans son pays, surtout dans ces derniers temps,» a lâché notre source.

« Il a bien agi, et prouve une fois encore qu’il aime beaucoup le Mali », s’est réjoui un autre diplomate malien résident à Paris. « Pour moi, son départ pour la médiation en Centrafrique pendant que les Maliens ne sont pas réconciliés, allait être une erreur de sa part,» ajoute un ancien Ministre malien.

Enfin, tel nous-nous y interrogions, à savoir si ATT allait accepter ou décliner la demande de ses pairs, il nous revient avec certitude que le soldat de la démocratie a d’autres soucis que de parader pendant que son Mali natal sombre par le fait de l’inexpérience et de  l’incohérence.

 

 

 

 

 

 

Source: La Révélation

 

Communiqué Final du Collectif sur le Forum de BRAZZAVILLE.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Touche_pas_a_ma_constitution_m.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Touche_pas_a_ma_constitution_m

Malgré la grande volonté de la Communauté internationale qui ne cesse de fournir des efforts considérables pour résoudre la Crise Centrafricaine, le Mouvement Citoyen,le Collectif « Touche pas à ma Constitution », membre actif de la Société Civile, défenseur des droits de l’homme et la Charte Constitutionnelle déclare ce qui suit :

Considérons à ce jour, que l’Organisation du Forum de BRAZZAVILLE, ne fait pas l’unanimité de manière générale et ne répond pas surtout aux attentes du Peuple Centrafricain, car certains véritables problèmes de la Crise Centrafricaine à titre d’exemple la lutte contre les injustices, la réparation des préjudices subis par les victimes ne sont pas prises en comptent.

Par ces motifs, nous rejetons en bloc notre participation au Forum de Brazzaville et demandons au Médiateur de la Crise Centrafricaine, Son Excellence le Président Denis Sassou Nguessous de tenir compte surtout de ces revendications.

Par la même occasion, nous exhortons la Communauté Internationale de trouver d’autres alternatives consensuelles et d’en faire application stricte de la résolution 2127 du Conseil de Sécurité.

Le Collectif, reste très disposé de prendre part à un véritable pourparler entre les Centrafricains dans un climat de Justice, vérité et réconciliation avec la participation inclusive de tous les acteurs y compris les victimes.

 

Fait à Paris, 18. 07. 2014

Pour le Collectif, le Coordonnateur Général.

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Niger : La société civile dénonce la présence des Forces françaises

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Des organisations de la société civile du Niger ont dénoncé la présence des Forces françaises, la qualifiant de « recolonisation rampante » du pays à travers le maintien et l’implantation de nouvelles bases militaires sous le « fallacieux prétexte sécuritaire tant galvaudé et la lutte contre le terrorisme ».

« Le vrai motif de la présence de la France et de réoccuper les pays, de s’accaparer des ressources naturelles et de terroriser les dirigeants afin qu’ils restent soumis à son bon vouloir », ont –il dit dans une déclaration publiée à la veille de l’arrivée de Hollande a Niamey.

Les auteurs de la Déclaration ont aussi demandé au numéro 1 mondial du nucléaire civil, le groupe français Areva, le respect des lois minières du Niger dans les négociations engagées sur le renouvellement des conventions de la Société des mines de l’Air (SOMAIR) et de la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK).

Le groupe français Areva avait signé un nouvel accord avec le Niger le mois passé portant sur l’exploitation de l’uranium. Mais depuis quelques jours des voix se sont levées dans les rangs de la société civile pour dénoncer cet accord, le qualifiant de ‘’flou obscur ».

Les auteurs de la lettre ont à cet effet, invité leurs compatriotes à accueillir le président français munis d’un fanion jaune, pour symboliser le rejet de la politique de pillage des ressources naturelles de leurs pays.

La société civile nigérienne entend ainsi démontrer à leur hôte « leur attachement à la protection et à la défense de la souveraineté et l’indépendance nationales mise à rude épreuve ».

Le Président français François Hollande est attendu à Niamey dans le cadre d’une visite africaine qui l’aura conduit en Côte d’Ivoire ce jeudi et ensuite samedi au Tchad.

Côte D’ivoire: Hollande annonce la fin de l’opération militaire Licorne

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Le Président français François Hollande a annoncé, jeudi à Abidjan, la fin de la mission de l’Opération militaire française Licorne déployée en Côte d’Ivoire aux lendemains de la crise militaro-politique de septembre 2002, indiquant qu’elle prendra une « dimension régionale » pour lutter contre le terrorisme.

 

« L’Opération Licorne s’achève et elle va prendre une autre forme, une dimension régionale », a déclaré M. Hollande lors d’une conférence de presse co-animée avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

Cette Opération, a-t-il expliqué « va avoir une dimension régionale pour lutter contre le terrorisme dans l’ensemble du Sahel ». Dans la même foulée, M. Hollande, a estimé que les Ivoiriens doivent être « fiers » de la réduction progressive de l’effectif de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), ce qui veut dire que la normalité est de retour.

Ce changement de statut de la force Licorne qui va ainsi devenir une base avancée des forces françaises en Côte d’Ivoire destinées à effectuer des missions en Afrique de l’Ouest et ailleurs sur le continent, sera effectif dès janvier 2015.

L’objectif de cette réorganisation du dispositif militaire de la France en Afrique de l’ouest est d’être plus réactif dans la lutte contre le terrorisme dans la région et surtout dans la bande sahélo saharienne.

Le Chef de l’Etat français est arrivé, jeudi à Abidjan, pour la première étape de sa mini-tournée africaine. François Hollande quitte Abidjan, vendredi à 7h30 (Gmt et heure locale) pour Niamey, au Niger d’où il ralliera le Tchad, la dernière étape de cette mini-tournée africaine.

 

APANews

Centrafrique : Samba-Panza optimiste sur le Forum de Brazzaville

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La présidente de la Transition en RCA, Catherine Samba-Panza, a dit sa foi au Forum de Brazzaville, soulignant que ces concertations sur la crise centrafricaine prévues du 21 au 23 juillet seront un premier pas vers ‘’l’arrêt des violences’’.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Sambapanza-gros-format.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sambapanza gros format

‘’Ce forum devra aboutir à l’arrêt de toutes les violences à travers la signature par les entités concernées d’un accord de cessation des hostilités et du désarmement des groupes armés’’, a affirmé Samba-Panza, à l’ouverture, vendredi au Palais de la renaissance à Bangui, d’un atelier de concertation à l’intention des forces vives de la nation, devant prendre part aux travaux du Forum de Brazzaville.

‘’Le Forum de Brazzaville, a-t-elle ajouté, sera la première étape du dialogue inclusif et de réconciliation entre tous les Centrafricains. Il sera suivi d’autres étapes à conduire en terre centrafricaine’’.

Sur un autre plan, a relevé la présidente, la tenue du forum de Brazzaville marque la volonté incontestable de la communauté internationale de réunir les Centrafricains autour d’une table.

De même, a-t-t-elle souligné, la présence des forces étrangères en RCA témoigne à suffisance du soutien sans faille de la communauté internationale au côté de la RCA dans les moments les plus difficiles de son histoire.

Répartis en trois commissions, les participants à l’atelier de concertation se sont penchés sur les questions de la cessation des hostilités, du désarmement et les critères d’identification et de qualification des participants du Forum, prévu du 21 au 23 juillet.

 

APANews