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La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza, a invité, lors d’une adresse à la nation à l’occasion de la fête nationale centrafricaine, ses compatriotes à célébrer la fête de l’Indépendance nationale du 13 août sous le signe de l’attachement à l’unité du pays, dernier rempart contre une “descente aux enfers”.
«La prospérité de notre pays dans les années 60, 70, voire 80 ne s’expliquait que par la politique de rassemblement et de paix pratiquée. A contrario, quand les dirigeants se sont détournés de cette politique, notre pays a connu cette véritable descente aux enfers dont nous tentons péniblement de nous relever depuis lors.» a-t-elle ajouté.
L’idée de partition du pays n’est “agitée”, selon la présidente de transition centrafricaine, que “par des extrémistes en mal de pouvoir”.
Ce “projet” auquel Samba-Panza oppose celui des “Pères fondateurs”, à l’instar de Barthélémy Boganda (premier président de la République Centrafricaine) qui ont consenti des “sacrifices” pour l’unité du pays, se trouve toutefois conforté par l’état de vacillement de la Centrafrique.
« Quelle indépendance et quelle souveraineté avec des institutions qui vacillent au gré des rebellions armées et des affrontements intercommunautaires ? Quelle Indépendance et quelle souveraineté avec une économie exsangue et des richesses nationales livrées au pillage et à la contrebande organisés ? Quelle indépendance et quelle souveraineté dans un pays pratiquement sous tutelle et tenue à bout de bras par la Communauté Internationale? », s’est interrogée la présidente de la RCA.
La partition de la Centrafrique entre un Nord musulman et un Sud chrétien avait toutefois été jugée “inévitable” par Ahmad Nijad Ibrahim, porte-parole de l’Etat-Major de la Seleka, ancienne coalition au pouvoir, qui avait souligné, le 28 juillet dernier à Anadolu, que cet objectif pourrait être atteint “par des moyens politiques”, en regrettant que cette revendication n’ait pu être prise en compte par le forum de Brazzaville, organisédu 21 au 23 juillet dans la capitale congolaise pour trouver une issue à la crise centrafricaine. Une décision dont s’est félicitée, mardi soir, la présidente de transition.
« A juste titre, cette menace a été considérée par le Forum de Brazzaville comme un projet suicidaire. Elle est considérée par la majorité des Centrafricains comme une imposture politique à l’égard des valeurs sacrées d’unité et de dignité léguées par le Président Fondateur, Barthélémy Boganda.» a déclaré Samba-Panza.
Le 6 mai, dans une allocution faisant le “bilan de cent jours de transition”, la Présidente avait déclaré que d’autres sensibilités politiques intègreraient le Gouvernement centrafricain afin qu’il soit “plus inclusif et plus représentatif”. Mardi, le nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun a déclaré que la nouvelle équipe gouvernementale sera “plus large et davantage diversifiée”.
La RCA traverse depuis décembre 2013 une crise sécuritaire, occasionnée par un conflit intercommunautaire opposant Séléka et Anti-balaka. Des centaines de milliers de musulmans, amalgamés aux Seleka et soumis, à ce titre, à de nombreuses exactions de la part des Anti-balaka, milice à majorité chrétienne, ont été contraints de fuir leur pays pour se réfugier dans le Nord ou dans des contrées voisines.
Par: AA/ Bangui/ Sylvestre Krock




Les habitants du quartier de Guidanmoutou ne vont pas oublier de sitôt le décès d’Oumarou survenu le 6 août 2014. L’homme de 46 ans, dit-on, s’est suicidé à cause des remarques de sa dulcinée, lui faisant état de sa baisse de performance au lit. Le tailleur, bien connu à Yagoua pour son expérience acquise à Douala et Yaoundé, était réputé pour le respect des rendez-vous qu’il donnait à ses clients.
Jeudi, 7 août 2014, 9h10. Dans le car de l’agence Avenir de la Mezam, en partance pour Bamenda, une patrouille de policiers du commissariat de Mbouda fait descendre deux jeunes gens et une dame, accompagnée de ses trois petits enfants. Motif : défaut de présentation de la carte nationale d’identité. Le chauffeur se fâche. « A l’agence, c’est bien écrit qu’on achète les tickets avec la carte. Vous avez fait comment pour acheter les vôtres ? », questionne-t-il, visiblement pressé. Pendant que la mère d’enfants compte sur sa nombreuse progéniture pour se tirer d’affaire, les deux jeunes, un garçon de 17 ans et sa soeur de 16 ans, donnent sans sourciller un billet de 1000F à l’inspecteur de police.
“Trois terroristes appartenant à Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique, NDLR) ont été arrêtés”, par des militaires de l’opération française Barkhane “au cours d’une opération le 10 août près de Tombouctou”, a déclaré mardi 12 août une source au sein de la communication de la force française.




Cette nouvelle opération vient s’ajouter à un pont humanitaire aérien assuré par l’UE entre 



Les proximités des commerces de boissons et autres lieux de loisirs locaux n’offrent plus l’odeur alléchante des méchouis de viande de bœuf, car les « chouiateries » (nom des points de grillades de la viande de bœuf présentée en petits morceaux et mangée debout, pimentée avec du bâton de manioc) se comptent désormais sur les doigts de la main.




Un tournoi pour
Le Fonds Bêkou (espoir en langue sango) a été créé pour permettre l’accès des populations aux services essentiels (eau et assainissement, alimentation, soins, etc.) et la relance de l’activité économique dès que la situation sécuritaire le permet. Car s’il n’y a pas de développement possible sans un minimum de sécurité, il est illusoire d’espérer un retour à la paix si le pays ne renoue pas avec une dynamique de développement. Le fonds permettra également de financer des actions dans les pays limitrophes affectés par la crise.
Environ 9 000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique. Plus de 6000 sous la bannière de l’Union africaine, 2 000 sous celle de la France et 750 sont européens. Mais la paix qu’ils recherchent tous demeure introuvable. Pas une semaine ne passe sans nouvelles de mort dans le pays. Des décès qui sont surtout dus aux affrontements de bandes armées sur fonds de conflit inter religieux, qui commettent aussi des exactions sur des civils. Les assaillants appartiennent soit au mouvement des anti-Balaka, soit à celui des Séléka, deux groupes rebelles qui ont pourtant proclamé leur dissolution. Mais il existe aussi d’autres milices en Centrafrique, tels les rebelles Peuls, aux capacités de nuisance cependant plus réduites.
“Nous pensons que la présidente de transition (Catherine Samba Panza) n’a pas tenu compte des avis de la Séléka qui contrôle encore la majeure partie” de la Centrafrique, a affirmé ce porte-parole, assurant que l’ex-coalition rebelle avait appris la nomination du nouveau Premier ministre “à travers les médias étrangers”.




