L’UA exhorte les acteurs centrafricains à poursuivre les efforts engagés en vue d’une sortie durable de crise dans leur pays
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Drapeau-Union-africaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau Union africaine
La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, se félicite de la signature, hier, à Brazzaville, par les parties centrafricaines, d’un Accord de cessation des hostilités, et ce dans le cadre du Forum pour la réconciliation nationale en République centrafricaine (RCA), qui a eu lieu du 21 au 23 juillet 2014. Elle souligne que cet Accord constitue une avancée significative dans la recherche d’une solution durable à la crise que connait la RCA.
La Présidente de la Commission exhorte les parties à mettre scrupuleusement en œuvre les engagements pris au terme de l’Accord de cessation des hostilités, ainsi qu’à redoubler d’efforts pour mener à bien le processus de paix et de réconciliation en RCA. À cet égard, elle note avec satisfaction leur engagement à poursuivre, à Bangui, le dialogue sur les aspects relatifs au programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, ainsi que le processus politique inclusif, à travers l’organisation de consultations populaires au niveau des différentes préfectures du pays et la tenue du Forum de réconciliation nationale et de reconstruction.
La Présidente de la Commission réitère la profonde appréciation de l’UA au Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) dans la crise centrafricaine, pour son engagement personnel et les sacrifices consentis par son pays en vue du bon déroulement du Forum. Elle renouvelle également ses remerciements aux autres dirigeants de la région, notamment le Président Idriss Déby Itno, Président en exercice de la CEEAC, pour leur contribution aux efforts actuels en RCA. La Présidente de la Commission exprime en outre la gratitude de l’UA aux partenaires internationaux, tant multilatéraux que bilatéraux, pour leur soutien continu. Elle salue le travail accompli, dans le cadre de la Médiation internationale, par les Vice-Médiateurs représentant l’UA et les Nations unies, ainsi que par le Secrétaire général de la CEEAC en qualité de Rapporteur.
La Présidente de la Commission réaffirme la détermination de l’UA à continuer à accompagner le processus en cours, tant à travers sa participation à la Médiation internationale qu’à travers la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).
La Présidente de Transition, Mme Catherine Samba Panza a annoncé la formation d’un gouvernement de large ouverture en tenant compte la situation géopolitique, pour une transition apaisée, à son retour de Brazzaville, jeudi 24 juillet 2014 à Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Samba-Panza1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef de l’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza a estimé que après le forum de Brazzaville, des consultations auront lieux dans les seize préfectures du pays avant la tenue dialogue politique inter-centrafricain à Bangui.
Le Chef de la Mission Multidimensionnelle Intégré des Nations-Unies pour la Stabilisation de la République Centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye a fait savoir « que les Nations-Unies seront très vigilantes sur les problèmes d’impunités, des droits de l’Homme, et la tenue des engagements signés au forum de Brazzaville »
Il a exhorté les centrafricains à s’approprier de ce qui a été signé à Brazzaville.
Les autorités centrafricaines, et la médiation internationale le répètent, l’accord trouvé à Brazzaville ce mercredi 23 juillet n’est qu’une première étape. La cessation des hostilités, préalable indispensable au déroulement du reste du processus qui doit ramener la paix et permettre la tenue des élections l’an prochain.
D’abord il y a la mise en application de l’accord signé mercredi. Dans les prochains jours selon le Premier ministre André Nzapayéké, le recensement et le cantonnement des combattants doivent se mettre en place un peu partout dans le pays.
Ensuite il faudra discuter des conditions du programme de désarmem
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Des-enfants-centrafricains-réfugiés-au-Tchad.-Photo-Anna-JeffreysIRIN.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des enfants centrafricains réfugiés au Tchad. Photo Anna Jeffreys IRIN
ent démobilisation et réinsertion (DDR). Concernant les 2 600 combattants de la Seleka déjà cantonnés à Bangui, leur réinsertion pourra commencer. Les autorités de transition, avec les Nations unies, envisagent de les conduire dans les régions de leur choix.
Consultations
Sur le plan politique, le remaniement annoncé début mai puis reporté à l’après-Brazzaville devrait intervenir dans les tout prochains jours. Mais la prochaine étape du processus de réconciliation, ce sont ces fameuses consultations qui doivent se tenir dans les 16 préfectures du pays.
Les populations de provinces poseront leurs doléances et choisiront des représentants. Là encore les autorités de transitions veulent aller vite. Une fois ces consultations terminées, à partir de la mi-octobre, débutera à Bangui le Forum de réconciliation et de reconstruction nationales. Sorte d’Etat généraux inclusifs, rassemblant des représentants de groupes armés, des partis, du gouvernement du Conseil national de transition (CNT), de la société civile, et des leaders traditionnels ou religieux.
Objectif : permettre aux élections de se tenir dans un climat de sérénité l’an prochain, mais surtout asseoir durablement la paix, dans un pays ruiné par les crises à répétition.
À Brazzaville, où a finalement été signé un accord de cessez-le-feu a minima, le 23 juillet, l’ensemble des groupes armés de la crise centrafricaine étaient représentés. Qui sont-ils, quels sont leurs learders et leur zone d’influence ? “Jeune Afrique” y répond avec une carte et des portraits interactifs.
Le “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique” de Brazzaville a finalement accouché du cessez-le-feu tant espéré. L’ex-Séléka, qui n’était apparemment pas venue avec l’idée de négocier, avait sembler dynamiter les négociations dès le premier jour en posant comme préalable la partition de la Centrafrique. Le lendemain, les délégués étaient absents obligeant à une suspension du forum.
Il a fallu une dernière entrevue avec le président congolais Denis Sassou Nguesso pour que Moussa-Mohamed Dhaffane, qui conduisait la délégation de l’ex-Séléka, accepte finalement de signer l’accord de cessation des hostilités avec Patrice-Édouard Nagaïssona, coordinateur général des Anti-Balaka.
Mais l’ex-Séléka et les anti-balaka, dont les délégations étaient composées de 23 membres, n’étaient pas les seuls groupes armés présents à Brazzaville, où presque la totalité des mouvements politico-militaires étaient conviés. Chacun fut autorisé à venir avec trois représentants. Tous ont signé l’accord de cessez-le-feu.
L’occasion pour Jeune Afrique de tenter de déméler ce micmac politico-militaire…
Les différents groupes armés présents à Brazzaville
L’UFDR, le CPJP, le MLCJ, la CPSK et l’UFR ont tous plus ou moins gravité autour de l’ex-coalition Séléka. L’ancienne rébellion contrôle toujours une bonne partie du centre et du nord de la Centrafrique. Les différentes milices anti-balaka sont, elles, déployées dans presque l’ensemble des localités de l’Ouest.
Annoncé quelques semaines avant comme la chance d’aboutir à une paix négociée, le « Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Image-du-Forum-de-Brazzaville-8.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Président Congolais Sassou Nguesso au Forum de Brazzaville
politique » en Centrafrique a accouché d’une souris dont l’accord signé in extremis le mercredi 23 juillet 2014 n’aurait été possible que sur distribution, par le médiateur autoproclamé, des pétrodollars à chacune des parties en conflit.
D’après nos sources, le dictateur congolais qui avait tenu à faire de ce forum une grande réussite, aurait été dans l’embarras de constater que plusieurs poids lourds des parties en conflit n’avaient pas effectué le déplacement de Brazzaville, ce malgré tous les efforts de cooptation et de corruption consentis plusieurs jours avant.
Ayant compris que le report de ce forum aurait été un grand désastre politique pour lui, le médiateur autoproclamé a finalement décidé de lancer le lundi 21 juillet 2014, l’ouverture des travaux de ce fameux forum. Travaux ayant suspendu leur séance dès l’ouverture et marqués par l’absence des représentants de la Séleka des deux principaux ateliers de négociations dont, celui sur la cessation des hostilités et celui sur le désarmement des groupes armés.
Devant cet échec cuisant, le milliardaire congolais en pétrodollars, très irrité, aurait décidé de faire usage de sa machine à sous. Il aurait donc décidé de faire déplacer « neuf chefs militaires de la rébellion Séleka » tout en repoussant de « six heures », la cérémonie de clôture prévue le mercredi matin 23 juillet 2014. Le temps de permettre aux neufs chefs militaires d’arriver à Brazzaville et de signer le fameux accord.
D’après nos sources, Denis Sassou Nguesso, en froid total avec le Tchadien Idris Deby sur ce conflit centrafricain, se serait lui-même mis à la manœuvre pour composer le numéro de téléphone du reconduit chef de la Séleka, Michel Djotodia, à qui il a clairement signifié sa déception et sa colère de se voir être tourné dans la farine, malgré tous les soutiens financiers qu’il mettrait à sa disposition.
Michel Djotodia dans la stratégie de mettre la barre haut afin de gagner le gros lot de cette loterie à sous du général d’armées milliardaire, aurait demandé à ces chefs militaires d’effectuer le déplacement de Brazzaville afin de signer « sans condition et sans chercher à en lire le contenu», l’accord de cessez-le-feu. Le plus important pour Michel Djotodia et d’autres parties en conflit c’est « la réception du pactole qui tombe gratuitement du ciel bleu congolais », et pour le médiateur autoproclamé « la signature d’un accord fragile sans base et dont le respect pose déjà problème ».
Donc en clair, aucune négociation n’a jamais eu lieu entre les parties en conflit qui auraient chacune reçu son pactole en quelques jours de voyage aux frais du dictateur gentil congolais, juste pour avoir signé sans engagement, un faux accord.
Une vraie escroquerie et une vraie injure au peuple centrafricain meurtri chaque jour. Mais aussi une insulte au peuple congolais qui souffre tant.
Au-delà de toute cette escroquerie, le Noyau politique du MCCD se pose ces questions : 1-Jusqu’à combien le dictateur congolais est prêt à dépenser pour se doter un costume de médiateur international? 2- Denis Sassou Nguesso pense-t-il que la stratégie de cooptation et de corruption dont son défunt gendre El Hadj Omar Bongo avait fait usage pour émietter la résistance congolaise contre sa dictature, réussira-t-elle pour imposer une paix fragile sur un conflit dont il est l’un des concepteurs ? 3- Pourquoi cet homme qui semble conseiller « le dialogue » aux belligérants étrangers, se mue-t-il en utilisant la force, la peur et la terreur contre tous ceux de ses compatriotes qui lui demandent de partir et permettre l’alternance démocratique chez lui ? Une chose est vraie, aucun dictateur n’a réussi à soumettre indéfiniment un peuple à la servitude et à s’imposer indéfiniment à ce peuple. Et aucun médiateur international n’a réussi à imposer la paix par corruption et cooptation.
Denis Sassou Nguesso sera vaincu par notre peuple, et toutes ses médiations seront reconnues comme de simples escroqueries d’un dictateur aux abois et en quête d’une reconnaissance.
Les participants au forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique sont parvenus, après un véritable parcours du combattant, à un accord de cessez-
Signature des Accords de Brazzaville
le-feu, qui, certes a un arrière goût d’inachevé, mais est quand même bon à prendre. En effet, l’arrêt des hostilités entre la Séléka et les anti-Balaka, auquel les protagonistes se sont engagés dans un contexte marqué par des exactions imputables aux deux camps, peut produire, un tant soit peu, un répit qui pourrait être mis à profit par les frères ennemis centrafricains pour réapprendre à vivre ensemble.
La signature des représentants engagera-t-elle les états-majors ?
De ce point de vue, l’on peut déjà saluer l’action de Denis Sassou-Nguesso qui a réussi le tour de force, au moment où tout le monde s’attendait à ce que le forum se terminât en queue de poisson, à arracher un accord dont l’objectif principal est de mettre un terme à la violence en RCA. Tout en saluant le travail qui a été abattu par le médiateur, l’on ne peut s’empêcher de se poser la question de savoir si ce bébé, qui est venu par césarienne, a des chances de survivre. Sans vouloir forcément jouer les Cassandre, l’on peut être tenté de répondre par la négative au regard des considérations suivantes.
D’abord, l’on peut se demander si la signature de Patrice-Edouard Ngaissona pour les anti-Balaka et celle de Mohamed Moussa Dhaffane pour la Séléka, engageront réellement les états-majors des deux entités qui sont, on le sait, au cœur de la problématique centrafricaine. Rien n’est moins sûr. Déjà, des voix discordantes se font entendre, notamment au sein de la Séléka. La même discordance pourrait être constatée du côté des anti-Balaka, qui passent pour être une organisation nébuleuse pilotée par plusieurs chefs de guerre et autres gourous qui prêchent chacun pour sa propre chapelle. Il n’est donc pas exclu que l’on assiste dans les prochains jours à une sortie de l’un d’eux, qui viendrait remettre en cause la légitimité de Patrice-Edouard Ngaissona.
La RCA n’est pas encore sortie de l’auberge
Autre élément qui invite au pessimisme est le fait de n’avoir pas prévu dans l’accord le désarmement des miliciens. En effet, quand on connaît l’indiscipline caractérisée des éléments de la Séléka et des anti-Balaka et quand on sait qu’ils ne répondent pratiquement de personne, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que la RCA n’est pas encore sortie de l’auberge. Cantonner des éléments de cet acabit et les laisser avec leurs armes, apparaît comme une opération absurde qui, visiblement, ne peut pas faire avancer la cause de la paix en RCA.
En réalité, l’accord auquel les frères ennemis centrafricains sont parvenus à Brazzaville, profite plus à Sassou-Nguesso qu’à la RCA. Il aurait été plus intéressant d’échanger à Brazzaville avec les vrais acteurs de la crise, que d’y convier à la va-vite des personnages anodins pour échanger sur des questions sur lesquelles ils n’ont aucune emprise. De ce point de vue, Michel Djotodia et le Général Bozizé avaient leur place à Brazzaville. L’on peut certainement formuler contre eux beaucoup de griefs, mais leur voix pourrait être plus audible auprès des militants de la Séléka et des anti-Balaka. Pour éteindre un incendie, ne dit-on pas que l’on n’a pas besoin d’eau propre ? Comme il n’est jamais tard pour bien faire, l’on pourrait les mettre à contribution dans les rounds qui vont certainement suivre Brazzaville et qui doivent en principe se passer sur le sol centrafricain. C’est peut-être à ce prix que l’on pourrait trancher véritablement toutes les questions qui sont au centre de la crise centrafricaine.
Lundi 21 juillet 2014 se tenait, dans la capitale congolaise, Brazzaville, la cérémonie d’ouverture du forum pour la réconciliation nationale inter-Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Télé-Congo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>centrafricaine, sous le patronage du président de la République, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) et de l’Union africaine dans la crise centrafricaine, avec à ses côtés, la présidente de la transition centrafricaine, Mme Cathérine Samba-Panza.
La chaîne de télévision nationale, Télé-Congo, a fait le privilège à ses téléspectateurs, de suivre cette cérémonie, retransmise en direct du palais des congrès, entre 10h et 12h. Seulement, après que Médard Milandou, modérateur de la cérémonie, a annoncé le discours de la présidente Samba-Panza, le signal de Télé-Congo a disparu du petit écran.
Il a été rétabli au moment où le président Sassou Nguesso a démarré son discours. Les ruptures du signal de la chaîne de télévision nationale ont déjà fait l’objet de l’interpellation du gouvernement.
Les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONu demandent à l’ONU de «prendre toutes les mesures nécessaires» pour que le relais qui sera passé aux Casques bleus de la
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Un-soldat-français-dans-Bangui-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un soldat français de Sangaris dans Bangui en RCA
Minusca au 15 septembre «se traduise par un renforcement significatif de la présence militaire internationale en RCA».
Le Conseil de sécurité de l’ONU a salué jeudi la conclusion la veille à Brazzaville d’un accord de cessez-le-feu en République centrafricaine et demandé à tous les protagonistes de «l’appliquer pleinement et immédiatement».
Dans une déclaration adoptée à l’unanimité, les 15 pays membres du Conseil «soulignent que cet accord est une première étape dans un processus politique plus large en RCA destiné à garantir une paix durable, le respect des droits de l’homme, la protection des civils et l’instauration d’un État de droit».
Le Conseil réaffirme la nécessité d’un «dialogue politique et d’un processus de reconciliation inclusifs», ainsi que «d’efforts pour lutter contre l’impunité», désarmer les milices et rétablir les services de l’État.
Ils réitèrent leur appel aux autorités de transition à «accélérer les préparatifs» afin d’organiser les élections présidentielle et législatives, qui devront être «libres, équitables, transparentes et inclusives».
Tout en rendant hommage à «l’action décisive» des forces africaines, européennes et françaises déjà sur place, ils demandent à l’ONU de «prendre toutes les mesures nécessaires» pour que le relais qui sera passé aux Casques bleus de la Minusca au 15 septembre «se traduise par un renforcement significatif de la présence militaire internationale en RCA».
L’accord de Brazzaville, le premier après huit mois de violences intercommunautaires, reste très en deçà des objectifs annoncés.
Il a été signé par les deux principaux belligérants — la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens — ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso.
Les Etats-Unis ont salué jeudi l’accord de cessation des hostilités en Centrafrique entre anti-Balakas et ex-Sélékas. Un accord paraphé également par des représentants du Conseil
Marie Harf, porte-parole du département d’Etat américain
national de transition de la République centrafricaine (RCA), les partis politiques, la société civile et les communautés religieuses.
Dans un communiqué, la porte-parole du département d’Etat américain, Marie Harf, a noté que « cet accord de cessation des hostilités représente une étape importante vers l’arrêt de l’effusion de sang en République centrafricaine et vers une transition politique pacifique et démocratique ».
« Nous demandons instamment à toutes les parties d’appliquer pleinement les termes de l’accord et d’agir rapidement pour organiser et mener à bien de nouveaux pourparlers, qui se tiendront à la République centrafricaine, sur la voie à prendre, au plan politique », poursuit le communiqué.
Nous appelons toutes les parties à prendre des mesures concrètes en vue d’apporter la paix, la stabilité et la justice aux Centrafricains, ajoute le département d’Etat.
Par ailleurs, les Etats-Unis « soutiennent pleinement un dialogue inclusif et large en République centrafricaine, pour s’assurer que tous les Centrafricains aient la possibilité de faire entendre leur voix », a dit Mme Harf.
24 juillet 2014 – Lors du Forum sur la réconciliation nationale inter-centrafricaine jeudi à Brazzaville, en République du Congo, les Représentants spéciaux du Secrétaire général des
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Des-enfants-centrafricains-réfugiés-au-Tchad.-Photo-Anna-JeffreysIRIN.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des enfants centrafricains réfugiés au Tchad. Photo Anna JeffreysIRIN
Nations Unies pour la région d’Afrique centrale et en République centrafricaine, Abdoulaye Bathily et le Général Babacar Gaye, présents à Brazzaville ont salué jeudi la signature par les parties centrafricaines, de l’Accord de cessation des hostilités et des violences.
Cet accord arrive quelques semaines avant le déploiement de la Force de l’ONU en Centrafrique.
Les Représentants de l’ONU se sont également félicités de l’engagement pris par les parties centrafricaines présentes à Brazzaville d’« aborder avec sérénité les questions susceptibles de permettre de trouver des solutions définitives à la crise récurrente » dans leur pays, tel qu’exprimé dans le Code de bonne conduite adopté à l’ouverture du Forum.
Les prochaines étapes du processus lancé à Brazzaville devront être menées en terre centrafricaine. Il s’agit de consultations populaires au niveau local, et d’un Forum de réconciliation et de reconstruction nationales à Bangui.
« Dans le succès du Forum de Brazzaville », a souligné le Général Gaye, « il faut relever le remarquable engagement du Médiateur, le Président Denis Sassou N’Guesso, et l’action inlassable des représentants des Nations Unies et de l’Union Africaine au sein de la Médiation, Abdoulaye Bathily et Soumeylou Boubèye Maiga ».
« Le chemin qui nous reste à parcourir est encore long, mais je suis convaincu que l’état d’esprit qui a prévalu au cours de ce Forum et qui a permis de faire des avancées significatives nous mènera jusqu’au bout de la route», a déclaré M. Bathily, en réitérant l’engagement du Secrétaire général des Nations Unies à suivre et appuyer le processus.
24 juillet 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi la nomination de Diane Corner, du Royaume-Uni, comme sa Représentante spéciale adjointe Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Centrafrique-enfants.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>du Secrétaire général et Chef adjointe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), créée en vertu de la résolution 2149 du Conseil de sécurité le 10 avril 2014.
Mme Corner succède à M. Lawrence Wohlers, des États-Unis, dont le mandat est arrivé à terme. Le Secrétaire général est reconnaissant à M. Wohlers pour la détermination et l’engagement politique dont il a fait preuve au moment crucial de la transition et du déploiement de la mission de maintien de la paix.
Mme Corner apporte à cette nouvelle fonction plusieurs années d’expérience diplomatique dans la région des Grands Lacs au cours de ses 32 années de carrière au sein du Ministère britannique des affaires étrangères et du Commonwealth, notamment en tant que Haut-Commissaire en Tanzanie et Représentante du Royaume-Uni auprès de la Communauté d’Afrique de l’Est (2009-2013) et, plus récemment, depuis 2013, en tant qu’Ambassadrice britannique auprès de la République démocratique du Congo (RDC) et Ambassadrice non résidente auprès de la République du Congo.
Elle a aussi été Haut-Commissaire par intérim en Sierra Leone (2008-2009), Haut-Commissaire adjoint au Zimbabwe (2001-2003), et Chef de mission adjointe à l’ambassade britannique à Berlin (1994-1998). De 1985 à 1988, Mme Corner a été Deuxième Secrétaire pour les affaires politiques au Haut-Commissariat britannique en Malaisie. Elle a aussi travaillé au sein de la Mission permanente du Royaume-Uni auprès des Nations Unies à New York.
Mme Corner est diplômée en sciences politiques et en français de l’Université de Bristol. En 2000, elle a suivi une formation au Collège de défense de l’OTAN, basé à Rome.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Signature-des-Accords-de-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature des Accords de Brazzaville
Un accord de cessez-le-feu a été signé mercredi soir lors de la clôture du Forum pour la réconciliation et la paix en Centrafrique. Un accord signé par une quarantaine de représentants, centrafricains et étrangers, loin des objectifs fixés. Pourtant, cet accord a minima voit déjà s’élever des voix de mécontentement, notamment du côté de la Seleka.
Mohamed Moussa Dhaffane, de la Seleka, et Patrice-Edouard Ngaissona, des Anti-Balaka, ont signé l’accord de fin des hostilités. Les deux groupes armés s’engagent ainsi à arrêter les exactions, à isoler les troupes, à lever les barrages et à laisser circuler librement marchandises et hommes dans les zones qu’ils contrôlent. Toutefois, rien n’indique un éventuel futur désarmement de ces groupes. A peine signé, cet accord minimal semble déjà fragile.
Un accord qui a demandé de longues heures de négociations et qui était incertain mercredi encore, dernier jour du Forum. Après avoir exigé lundi la partition de la Centrafrique, entre un Nord musulman et un Sud chrétien, ce qui a manqué de torpiller totalement les négociations, la Seleka a laissé planer le doute quant à sa signature du document. Le médiateur et président congolais Denis Sassou Nguesso a débloqué les négociations lors d’une audience privée.
Selon les observateurs, les anti-balaka éprouveront des difficultés à faire appliquer l’accord par sa base, et la Seleka en connaîtra davantage encore, elle qui n’a pu cacher ses divisions internes. En effet, dès la signature de l’accord, Habylah Awal, le n°3 de la Seleka, porte-parole du bureau politique de l’ex-rébellion, déclarait à RFI: “Nous ne reconnaissons pas cet accord, qui ne nous engage pas.” Ce à quoi Mohamed Dhaffane a répondu mercredi soir: “Nous sommes suffisamment représentatifs pour faire appliquer l’accord”, visant ç rassurer ceux qui doutent de la viabilité du texte.
Les ex-Séléka et leurs rivaux, les Anti-Balaka se sont engagés à poursuivre leurs discussions afin de conclure d’autres accords, y compris le DDR
Après la signature d’un accord de cessation des hostilités mercredi à Brazzaville, capitale congolaise, dans le cadre d’un forum pour la réconciliation inter-centrafricaine, les ex-Séléka et leurs rivaux, les Anti-Balaka, se sont engagés à respecter leur engagement et à appliquer cet accord. “Aujourd’hui, devant le monde entier, nous avons pris un engagement, notre engagement envers la cessation des hostilités en RCA est ferme, définitif et irréversible”, a indiqué le chef de la délégation de l’ex-Séléka, Mohamed Moussa Dhaffane. “Notre coalition recommande que nous ne restons pas seulement au niveau de la cessation des hostilités et des violences, mais il est important de cesser de nous persécuter entre nous, de détruire nos biens, de se stigmatiser les uns les autres, et tout particulièrement, à la majorité chrétienne, de cesser de stigmatiser la minorité musulmane”, a-t-il ajouté.
Sur le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (DDR) des ex-combattants, il a précisé que “ce point doit être intégré dans l’accord politique qui en principe devrait être discuté sérieusement entre les partenaires au développement”. Les protagonistes centrafricains se sont engagés à poursuivre leurs discussions afin de conclure d’autres accords, y compris le DDR.M. Dhaffane a réitéré son soutien indéfectible à la poursuite des travaux avec tous les acteurs centrafricains sans exception. Il a appelé tous les combattants Séléka à appliquer l’accord et à le respecter, pour l’instauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité en terre centrafricaine.
De son côté, le coordonnateur de la milice Anti-Balaka, Patrick Edouard Ngaïssona, a déclaré que la signature de l’accord sur la cessation des violences consolide l’acte que les Anti-Balaka ont posé avant de venir au forum de Brazzaville. Il a indiqué que la signature d’un seul accord n’entrave pas la volonté des Centrafricains d’aller vers la paix car le DDR est un long processus. “Nous allons mener une réflexion au sein de notre groupe, et dès qu’on va arriver au pays, chacun ira dans son coin avec le mot d’ordre, pour essayer de sensibiliser et de conscientiser les troupes en attendant leur regroupement”, a promis M. Ngaïssona. “Nous allons respecter nos engagements, parce que nous ne pouvons plus accepter que le peuple centrafricain soit encore otage des groupes armés”, a-t-il soutenu.
Initiateur du forum, le chef de l’Etat congolais Denis Sassou N’ Guesso et médiateur de la crise centrafricaine a estimé que cet accord était une étape importante dans le processus de résolution du conflit centrafricain. “Les engagements qui viennent d’être pris constituent les fondations, les repères pour le processus à poursuivre et à consolider en terrain centrafricain”, a-t-il indiqué. “Il fallait bien commencer par la cessation des hostilités car, le plus long voyage commence par le premier pas. Brazzaville constitue le premier pas qui vous conduira dans les 16 préfectures de votre pays, dans le cadre d’un dialogue inclusif dans la paix, avant de vous retrouver à Bangui, pour l’organisation d’un forum de réconciliation national, qui clôturera formellement le processus que nous venons d’engager”, a déclaré le président congolais.De son côté, la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, qui a assisté à la signature de l’accord, a déclaré que “c’était ma conviction d’arriver à une telle
Il n’y aura pas de paix tant que la force paraîtra l’unique recours possible pour dénouer la situation en Centrafrique
Françis Ligbima DP Afrique News Info
Comment vivre après la haine, Comment vivre après la guerre, Comment vivre après le crime contre l’humanité ? Comment refaire du lien avec son proche, devenu un temps si lointain ? En d’autres termes, comment faire du juste avec de l’injuste ? L’idéal de la réconciliation évoque les retrouvailles fraternelles et chaleureuses de personnes qui ont su surmonter leurs rivalités et faire taire leurs querelles pour établir entre elles des relations d’amitié.
Après des moments difficiles les Centrafricains doivent se réconcilier pour avancer.
QUELQUES EXEMPLES DE RÉCONCILIATION EN AFRIQUE
En 2002, la Sierra Leone s’est engagée dans un processus de réconciliation nationale, appuyé sur la création du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) et la mise en place d’une Commission vérité et réconciliation sur le modèle sud-africain, laquelle a rendu son rapport en août 2005. Un impératif après une guerre d’une violence exceptionnelle qui a duré plus de dix ans.
La lutte pour le contrôle des mines de diamants constituait le moteur principal de l’affrontement. Au Burundi, le processus de réconciliation continue et les mécanismes de justice transitionnelle (MJT) au Burundi constituent un élément complémentaire au processus de consolidation de la paix durable au Burundi. Ces mécanismes sont une des voies de réconciliation des burundais conçues dans le cadre des Accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi de 2000.
En Afrique du Sud, si les tensions raciales existent encore, le pays tente de se réinventer sous une forme multiraciale.
Le Rwanda est aujourd’hui une nation ressuscitée, un pays sur la voie de la normalisation qui se cherche un futur meilleur. La paix et la stabilité politique atteinte depuis 1995 ont encouragé le retour de millions de réfugiés. Durant sa présence au pouvoir, le Gouvernement d’Unité et de Réconciliation a mis fortement l’accent sur la réconciliation et a réussi à forger un sentiment d’identité nationale, plutôt qu’ethnique, au Rwanda. Les structures autocratiques et inégalitaires, qui niaient autrefois toute voix politique réelle aux minorités, ont été remplacées. Notamment en mettant en place des conseils qui impliquent les communautés locales dans le processus décisionnel. De plus, même si la pauvreté est endémique au Rwanda, comme dans de nombreux pays africains, la libéralisation économique et la stabilité sociale ont favorisé une croissance économique élevée depuis 1995.
A l’instar de ces pays, la Centrafrique, non seulement peut, mais doit réussir le processus de réconciliation.
LA RÉCONCILIATION EN CENTRAFRIQUE EST UNE PRIORITÉ
Même si la priorité en ce moment est la Sécurité et la libre circulation des personnes et du bien sur tout l’étendu du territoire national, la réconciliation quant à elle est très importante. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il est nécessaire d’instaurer un dialogue politique concret car il faut que les gens puissent se parler afin d’éviter que dans chaque camp on retombe dans “l’exclusion” de l’autre.
LA RÉCONCILIATION COMME RE-FONDATION D’UNE NOUVELLE COMMUNAUTÉ
La réconciliation entre peuples, entre communautés ethniques ou culturelles est sans doute la condition majeure pour une paix durable. La réconciliation, objectif proprement éthique et spirituel, ne peut être atteinte par la vertu de vœux pieux, d’exhortations morales ou religieuses. Elle n’est possible que si certaines conditions sont mises en place : l’ouverture d’un espace de dialogue, l’ouverture à un travail de vérité et de justice, dans une certaine mesure au moins, en ce qui concerne l’histoire violente des relations passées, la reconnaissance d’un intérêt commun, des initiatives modestes et concrètes qui ouvrent le chemin.
La réconciliation ne se décrète pas. La réconciliation est l’aboutissement de tout un processus qui comprend plusieurs étapes dont il faut déterminer la succession.
1-Trouver des hommes et des femmes qui osent y croire. Dans un processus vrai de réconciliation, il y a presque toujours quelques petits groupes d’hommes et de femmes qui osent croire que la réconciliation est possible, qu’il est possible de trouver des chemins d’un vivre ensemble, pacifié. Pour cela, il faut identifier les acteurs en conflit. Dans le cas de notre pays, les acteurs sont les politiciens. Il faut les inclure tous dans le processus pour qu’il puisse réussir. Mais ce n’est pas parce que l’on est au pouvoir qu’il faut exclure l’opposition et l’empêcher de se réorganiser. La réconciliation ne peut réussir que dans un régime démocratique et non autocratique ne tolérant l’opposition que si elle est silencieuse. L’opposition doit retrouver sa place dans le processus de réconciliation.
Le peuple doit lui aussi s’exprimer sur tous les sujets qui fâchent. Les membres de la CNT pourront jouer un rôle important dans cette réconciliation décentralisée. Un des chemins de la pacification passe par l’échange et la guérison des mémoires : apprendre à écouter l’histoire racontée par l’autre, écouter la façon dont l’autre raconte ma propre histoire, apprendre à voir ou à revoir l’histoire de mon peuple, de ma communauté, à travers les yeux de l’autre, et cela réciproquement.
Ce travail d’écoute relativise les oppositions, permet de comprendre, et par là ouvre à l’acceptation réciproque et à l’éventuelle négociation en vue d’une résolution du conflit acceptable de part et d’autre. Les religieux doivent aussi jouer leur rôle.
Les religions sont des instances de sens, des forces de paix ; mais elles sont aussi, par elles-mêmes, des potentiels de violence, en raison de leur rôle fortement identitaire et de leur prétention à l’absolu. Le christianisme n’échappe pas à cette ambivalence des religions. Dans les églises, dans les mosquées, le message d’unité, de réconciliation, de paix, doit être apporté.
2- Il faudra que les Centrafricains sachent ce qui s’est passé dans notre pays : la vérité donc. « Tourner la page » n’est pas une formalité et, comme le disent si bien les latino-américains, « il faut avoir lu la page avant de la tourner ! ». La réconciliation ne peut être possible que quand la vérité est connue, que quand la justice est faite pour tous. C`est donc dans ce cadre que sont mises en place les commissions vérité et réconciliation.
Dans le cas de la Centrafrique, comme dans le cas d’autres pays, la procédure d’aveu et le plaidoyer de culpabilité constituent, dans le contexte du pays, un élément central pour tenter de diminuer la surcharge de travail des tribunaux et accélérer les instructions judiciaires. En cas d’aveux complets, les accusés peuvent bénéficier d’une importante remise de peine. En dépit de leur part de responsabilité dans le génocide, les religieux semblent jouer un rôle non négligeable dans cette dynamique.
3- Il faut la justice. A défaut de pouvoir juger tous les criminels, la condamnation d’un certain nombre d’entre eux est indispensable pour préserver un minimum de justice et l’idée même de justice aux yeux d’une population fortement meurtrie par des violations graves et massives des droits de l’homme. La justice consiste à dire le droit, mais aussi et surtout à chercher la vérité. Mais cette quête de la vérité, qui est apparemment l’objectif visé par le procureur, s’inscrit dans la complexité des réalités qui laissent surgir des interrogations.
La question qui se pose ici est : comment faire en sorte que la vérité judiciaire ne conduise pas à empirer la situation ? Pour que des affaires soient jugées irrecevables par la CPI, elles doivent faire l’objet d’une véritable enquête et d’une procédure au sein du système judiciaire national. C’est pourquoi la justice Centrafricaine doit être juste et impartiale dans le traitement des dossiers.
4-Il faudra la réparation. La recherche de ressources pour dédommager les victimes doit être intégrée dans les stratégies de reconstruction. Malheureusement, ces moyens font souvent défaut dans un pays sous-développé comme la Centrafrique. Un geste, aussi petit soit-il, est une marque d’attention qui réconforte les victimes. La reconnaissance des injustices subies et la création d’une symbolique appropriée pour rendre hommage à la mémoire des victimes sont aussi une forme de réparation d’ordre symbolique.
5-Pour tout niveler dans notre pays, une amnistie sera nécessaire. Les crimes les plus graves contre l’humanité et les crimes de guerre sont impardonnables et imprescriptibles. Lorsque les auteurs de graves violations des droits de l’homme s’autoamnistient, ils déclenchent une bombe à retardement dont leurs enfants pourraient être les victimes demain. Par contre, si les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre sont imprescriptibles et inadmissibles, les peines que ces personnes encourent pourraient être réduites dans le cadre d’une mesure de clémence ou de circonstances atténuantes ou encore si ces personnes avouent leurs crimes et dénoncent les commanditaires.
Il y a souvent une certaine tension entre vérité et justice : pour accéder à la vérité, il peut être nécessaire d’assurer à certains une non-poursuite judiciaire, une forme d’amnistie. Une des conditions cependant est que les auteurs de violences reconnaissent leur tort.
6-Il faudra que les Centrafricains se pardonnent les uns les autres. Le pardon est difficile mais il est Divin. Il est nécessaire à l’unité nationale et à la refondation de la nouvelle communauté Centrafricaine.
Paul Ricœur notait : « Il est certes utile — c’est le mot juste — de rappeler que tout le monde a commis des crimes, de mettre une limite à la revanche des vainqueurs et d’éviter d’ajouter les excès de la justice à ceux du combat.
Plus que tout, comme au temps des Grecs et des Romains, de réaffirmer l’unité nationale par une cérémonie de langage, prolongée par le cérémonial des hymnes et des célébrations publiques. Mais le défaut de cette unité imaginaire n’est-elle pas d’effacer de la mémoire officielle les exemples de crimes susceptibles de protéger l’avenir des erreurs du passé et, en privant l’opinion publique des bienfaits du dissensus de condamner les mémoires concurrentes à une vie souterraine malsaine ? En côtoyant ainsi l’amnésie, l’amnistie place le rapport au passé hors du champ où la problématique.
En Afrique du Sud, un jeune qui a assisté à l’assassinat politique de son père, victime de l’apartheid, s’est exprimé en ces termes : « Ce procès concerne moins le pardon que la compréhension. Ce n’est pas que je ne veux pas pardonner, c’est que je ne trouve pas le pardon en moi. Je veux comprendre ce qui s’est passé. A partir du moment où je pourrai comprendre, je serai capable d’accepter que l’assassin et moi continueront à vivre côte à côte dans ce pays ». « Le pardon est ici la vertu du compromis au sens où il permet d’abandonner la dispute, mais sans trancher définitivement sur le fond : il suppose que l’on ait cherché à exprimer le tort subi et le tort commis, et que dans le différend irrémédiable entre les deux narrations ou les deux argumentations on ait accepté de construire une sorte de compromis qui rompt avec la reconduction de deux versions séparées. ».
Cette proposition de pardonner les fautes de nos bourreaux n’est pas un simple accommodement ; elle nous paraît être une exigence de sagesse en tant que pratique de la vérité. Le pardon n’est pas la justice ni la vérité. C’est la prise en compte du compromis, par des paroles et des actes symboliques fondateurs, permet de sortir de la logique de sanction : un gagnant face à un perdant, qui relance le face-à-face. Un face-à-face qui finit toujours par s’annuler dans le morbide, comme une mort infiniment lente, insoutenable.
Francis LINGBIMA
Directeur du journal « AFRIQUENEWS INFO »
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a appelé aujourd’hui les différents groupes armés de Centrafrique à “respecter la parole donnée”, au lendemain de la signature à
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Laurent-F-abius.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Laurent F abius
Brazzaville d’un accord de cessez-le-feu entre la Séléka à dominante musulmane et les Anti-Balaka majoritairement chrétiens.
“Je salue la signature à Brazzaville de l’accord de cessation des hostilités”, a déclaré Laurent Fabius, en rendant hommage à “la détermination” de la présidente de transition Catherine Samba Panza. “Les participants au forum de Brazzaville ont pris l’engagement de renoncer à la violence, pour faire repartir la République centrafricaine sur de nouvelles bases. Cet engagement doit être soutenu”, a-t-il poursuivi. “Il s’agit maintenant de répondre aux attentes de la population centrafricaine, en respectant la parole donnée et en mettant en oeuvre le processus de désarmement. Il s’agit aussi, pour toutes les parties prenantes, de poursuivre le dialogue politique et d’assurer le succès de la transition devant conduire aux élections”, a-t-il conclu.
Le forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique a accouché péniblement hier soir d’un accord de cessez-le-feu, le premier après huit mois d’un déchaînement de violences intercommunautaires, mais sa capacité à durer est déjà mise en doute. L’accord a été signé par des représentants des deux principaux belligérants : la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens, ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le résultat des négociations dans la capitale congolaise est très en-deçà des objectifs annoncés et a été obtenu grâce à une forte implication de la médiation congolaise pour obtenir l’adhésion de l’ex-rébellion Séléka, qui s’était retirée très rapidement des discussions et demandait une partition de la Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Des-femmes-déplacées-comme-environ-1-million-dautres-Centrafricains.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des femmes déplacées, comme environ 1 million d’autres Centrafricains. @Goran Tomasevic/ Reuters
18 novembre 2013, France info est en Centrafrique. Ce pays, frontalier du Cameroun et du Tchad, est alors en proie à de graves violences.
Quelques mois plus tôt, les forces Séléka renversent le président François Bozizé. Ce putsch crée des tensions religieuses entre chrétiens et musulmans, et laisse la population terrorisée et affamée. Notre reporter Mathilde Lemaire se rend à ce moment-là dans la ville de Kaga Bandoro dans le centre-Nord. Elle y rencontre Clément, qui, avec sa famille, se cache des Seleka dans la forêt depuis 8 mois.
Il y a des gens qui sont blessés, tués, tabassés… Des femmes violées. Clément
Quelques jours plus tard, le 5 décembre, l’ONU donne son feu vert à la France qui lance l’opération Sangaris. Les Selekas sont chassés du pouvoir et depuis le 23 janvier, la présidence de transition est assurée par Catherine Samba Panza.
Ce mercredi, après deux jours de pourparlers à Brazzaville, au Congo, Seleka et milice Anti-Balaka, proches du président déchu, se sont dites favorables à la signature d’un cessez-le-feu. La Centrafrique échappe ainsi pour l’instant au spectre de la partition, qui planait sur elle depuis de longs mois.
Mais pour l’instant, le pays est toujours à la dérive, explique Florent Gél, le directeur du bureau Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme : “On estime que 90 à 95% des 200.000 musulmans de Bangui sont aujourd’hui déplacés.”
Le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, vient de rendre publique sa déclaration, sur la signature de l’accord de Brazzaville
La France salue la signature de l’accord de cessation des hostilités entre les groupes armés en République centrafricaine. “Je salue la signature à Brazzaville de l’accord de cessation des hostilités. Je rends hommage à la détermination de la présidente Samba-Panza, ainsi qu’à l’action du président Denis Sassou Nguesso, avec l’ensemble des dirigeants de la région, l’Union africaine et l’ONU”, a indiqué M. Fabius. Les participants au forum de Brazzaville ont pris l’engagement de renoncer à la violence, pour faire repartir la République centrafricaine sur de nouvelles bases. Cet engagement doit être soutenu, a ajouté le chef de la diplomatie française. “Il s’agit maintenant de répondre aux attentes de la population centrafricaine, en respectant la parole donnée et en mettant en œuvre le processus de désarmement. Il s’agit aussi, pour toutes les parties prenantes, de poursuivre le dialogue politique et d’assurer le succès de la transition devant conduire aux élections”, a précisé M. Fabius.
Le représentant de la coalition des ex-Séléka, Mohamed Moussa Dhaffane, a présenté mercredi ses excuses aux Centrafricains, dont des milliers vivent hors de chez eux dans des conditions extrêmement difficiles par la faute de son mouvement. “Même si nous avons des motifs légitimes reconnus par toute la communauté internationale et même nationale, personne, nul n’a le droit de prendre les armes pour terroriser ou terrifier tout un peuple”, a-t-il affirmé lors de la cérémonie de clôture du forum pour la réconciliation inter-centrafricaine tenu à Brazzaville, capitale congolaise, sanctionné par la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés en République centrafricaine (rca), notamment les Anti-Balaka et les ex-Séléka.
L’accord de cessation des hostilités prévoit l’arrêt immédiat des combats entre les belligérants et la fin de toutes les campagnes de haine et de violence. Les parties s’engagent à s’impliquer dans le processus global de réconciliation nationale qui se poursuivra en RCA et à s’abstenir d’entraver la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.
La tournure prise par le forum de Brazzaville ne peut que conforter la grande majorité du large front du refus qui a choisi de rester à Bangui. C’est sans doute uniquement pour sauver la face au président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso que malgré elle, contrainte et forcée, la délégation de Séléka va se voir obligée de
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Moussa-Dhaffane.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Moussa Dhaffane, de la séléka
co-signer le fameux accord de cessation des hostilités avec les anti-balakas annoncé avec tambours et trompettes depuis Bangui avant la tenue du forum de Brazzaville. C’est donc aux forceps qu’on nous brandira probablement un accord de cessez-le-feu qui aura résulté de laborieuses négociations où Séléka aura réussi à focaliser sur elle toute les attentions quant à sa façon de faire monter les enchères avec ses exigences politiques. Dès lors, quelles sont les chances qu’un accord signé dans de telles conditions soit mis en œuvre et respecté une fois tout ce beau monde revenu au bercail ? Quasiment nulles !
Parmi les revendications de Séléka, seule celle ayant trait à sa volonté de diviser la RCA par la fondation d’une république au Nord, a légitimement beaucoup ému les Centrafricains et l’opinion internationale mais selon nos informations, Séléka a formulé à Brazzaville d’autres exigences politiques tout aussi importantes telles que le départ de Mme Catherine Samba-Panza ainsi que plusieurs portefeuilles au gouvernement de transition tels que celui de la défense, de la sécurité, des mines ainsi que la primature. Toujours le dossier des promesses faites lors du sommet des chefs d’état de la CEEAC de N’djaména en janvier dernier qui n’auraient pas été respectées par Catherine Samba-Panza et auxquelles tant Séléka que le président tchadien tiennent à tout prix.
Le fond du problème est qu’au regard de l’ampleur des pillages, crimes de guerre, violations des droits humains et exactions de toutes sortes auxquels le nom Séléka est désormais attaché dans la mémoire des Centrafricains, ses dirigeants devraient faire preuve d’un peu de doigté et surtout d’un minimum de psychologie. Force est de constater plutôt que c’est le contraire qu’ils font. Aujourd’hui, Séléka s’est aliénée une bonne partie des musulmans centrafricains qui ont aussi fait les frais de leur arrivée au pouvoir. Malheureusement, l’amalgame a été faite et ces compatriotes sont aussi mal vus car soupçonnés à tort d’être complices de Séléka.
Sous l’influence de certains de ses leaders va-t-en guerre qui affectionnent la méthode forte, c’est à coup d’ultimatum et de menaces que la coalition rebelle fonctionne. Cette attitude est sans doute dictée par le fait qu’après la démission de Michel Djotodia, Séléka continue de disposer d’un arsenal de guerre quasi intact disséminé dans les principales du Nord qu’elle dit contrôler et qui lui permettent d’avoir la tentation d’en faire une république. Côté gestion de la chose publique, c’est seulement maintenant que certaines malversations et dossiers de prédation et mauvaise gestion de certains départements ministériels gérés pendant huit mois par des ministres Séléka commencent à voir le jour.
A l’évidence, il n’y a pas grande différence avec la prédation sous le règne de la bozizie. Parfois les ministres Séléka ont même fait pire. C’est justement à cause de cela que cette affaire d’octroyer certains portefeuilles comme les mines, la défense et la sécurité publique à des ministres issus de Séléka peut apparaître comme une inadmissible prime à l’impunité, à la mauvaise gestion et mauvaise gouvernance. C’est beaucoup moins à cause de leur musulmanité que l’idée a du mal à passer dans l’opinion nationale.
Annoncé au début comme le dernier espoir pour la République Centrafricaine de retrouver le chemin de la paix, le forum de Brazzaville s’est vite transformé à un ring des stratèges internationaux en matière de négociation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Arrivée-de-Samba-Panza-à-Brazzaville-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Dès son démarrage le lundi 21 juillet dernier, le Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique en Centrafrique a attiré l’attention de tous les médias du monde, d’ailleurs beaucoup en font leur Une. Pour pouvoir bénéficier de cette vague médiatique et faire monter les enchères afin de peser sur les négociations, les représentants des deux principaux groupes armés présents, à savoir la Séléka et l’Anti-Balaka, ont sollicité l’appui de plusieurs conseillers en stratégie. Chacun essaie, par sa manière, de monter les enchères mais la stratégie employée par la Séléka a fini par payer.
Au premier coup, les Représentants de la Séléka ont mis la barre haute en demandant la démission de Madame Samba-Panza, Présidente de la transition actuelle. Dans cette revendication, ils savent pertinemment qu’elle ne va pas être acceptée mais c’est une manière pour eux de secouer la Présidente. Puis, pour pousser encore plus loin, ils demandent la partition de la RCA, cinq (5) postes dans le Gouvernement dont celui du Premier Ministre. À ce niveau, la tension est déjà à son comble mais pour les Séléka, le pire est à venir. Le lendemain ils menacent de boycotter le Forum en restant tranquillement dans leurs chambres d’hôtel. Cette dernière attitude a fait trembler toutes les délégations présentes à ce Forum, même le Président Sassou Nguésso du Congo n’était pas à l’aise ce jour. Finalement tout le monde a compris que la Séléka joue leur dernière carte de survie politique et face à eux les Anti-Balaka qui n’ont rien à dire que de demander l’amnistie pour leurs éléments. Revendication aussitôt refusée et sans conséquence.
Alors, beaucoup des Centrafricains se demandent qui sont derrière les Séléka? Car la manière dont les Séléka mènent cette négociation montre bien qu’ils sont super organisés. Mais selon un analyste de cette crise, il affirme sans doute que le Tchad est derrière eux. Deby et son premier Ministre ont déjà planifié depuis longtemps en formatant les responsables de la Séléka à la manière de négocier.
Le forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique s’est achevé mercredi soir par la signature d’un accord de cessez-le-feu a minima, loin des objectifs fixés.
La signature de cet accord n’avait rien d’acquis à la mi-journée, mais la médiation congolaise est parvenue à sortir les négociations de l’impasse dans laquelle elles s’étaient rapidement trouvées après les exigences posées par l’ex-rébellion Séléka, inacceptables pour la plupart des participants.
Selon une copie du projet d’accord obtenu par l’AFP, la cessation des violences doit intervenir «de la signature de l’accord» et «prendre effet sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine».
L’accord a été signé par une quarantaine de représentants centrafricains et étrangers.
Les deux premiers à le parapher ont été Mohamed Moussa Dhaffane, représentant de l’ex-rébellion Séléka, et Patrice-Edouard Ngaissona, coordonnateur national des milices Anti-Balaka.
L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Layama Kobine, président de la communauté islamique de Centrafrique, ont signé sous les applaudissements et les youyous de la salle, avant le président congolais Denis Sassou Nguesso.
Entamé lundi, le «Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique» n’est pas parvenu à atteindre les objectifs les plus ambitieux qui lui avaient été assignés par le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays et d’organisations internationales) : un accord fixant le cadre du désarmement et de la démobilisation des combattants des diverses milices dans le pays, et l’établissement d’une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.
«Il fallait bien commencer par la cessation des hostilités», a déclaré M. Sassou Nguesso, hôte de la rencontre, a l’issue de la cérémonie.
«Le plus long voyage commence par le premier pas […] Brazzaville constitue ce premier pas» avant un dialogue national et un «forum de réconciliation nationale qui clôturera formellement le processus que nous venons d’engager», a-t-il assuré.
Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, mouvement à dominante musulmane, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.
Les combattants Séléka et les milices anti-balaka, formées de combattants chrétiens et animistes, s’affrontent dans un cycle sanglant d’attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.
Mal engagée avant même son début, du fait du boycottage d’un certain nombre d’acteurs politiques, religieux ou de la société civile, la rencontre de Brazzaville avait pris un très mauvais tour après que M. Dhaffane eut posé comme préalable à toute discussion l’acceptation du principe d’une division du pays.
Cette position était jugée inacceptable par la grande majorité des négociateurs et par la France, dont quelque 2000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d’une force de l’Union africaine comptant environ 5800 militaires.
Plusieurs négociateurs ont accusé M. Dhaffane et la Séléka de faire de la surenchère en vue d’obtenir la part du lion dans un éventuel nouveau gouvernement de transition.
Aux termes du projet d’accord obtenu par l’AFP, les parties «s’engageaient à renoncer a tout projet de partition» de la Centrafrique.
La fin des hostilités signée sur le papier, il restera à voir si l’accord pourra tenir dans la durée. Une des difficultés pour sa mise en oeuvre tient aux divisions internes au sein de la Séléka et au fait que les anti-balaka sont un mouvement sans organisation centralisée.
M. Gaissonna, leur coordonnateur national s’est néanmoins voulu rassurant : «tout le monde va suivre», a-t-il affirmé à la presse. Refusant que l’on parle de «factions» ou de «tendances», M. Dhaffane a affirmé quant à lui que sa signature engageait «toute l’ex-coalition Seleka».
Selon des informations d’une source proche de la Présidence de la République centrafricaine, sur l’initiative des Présidents des États de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), le Poste du Premier Ministre en Centrafrique doit revenir à un musulman et ce, même après la transition.
Ces informations, connues de tous les hommes politiques centrafricains, du gouvernement.. ont fait débat pendant plusieurs jours à Bangui avant le sommet de Brazzaville. Le Sommet de Brazzaville a été planifié et programmé spécialement pour imposer cette nouvelle structure du pouvoir aux centrafricains car, d’après le discours de madame la Présidente Samba-Panza tenu dernièrement à Bangui, le prochain remaniement du gouvernement sera fait après le sommet de Brazzaville. Donc, tout porte à croire qu’elle était bien informée de la prochaine nomination d’un Séléka comme Premier Ministre.
Pour repondre aux caciques qui ont du mal à maitriser leurs haines dès qu’on parle de la partition de la Centrafrique,l’histoire s’écrit et se réécrit comme les humains naissent vivent et meurent. Il ne faut pas être persuadé que la fin de la guerre froide et la décolonisation avaient sonné la”fin de l’histoire”et forgé une carte parfaite du monde et immuable,les frontières nationales ne vont jamais cesser d’être modifiées,il faut s’adapter aux soubresseauts que les transformations gèo-politiques et gèo-économiques nous imposent sans pouvoir resister.Les obstacles que les uns et les autres créent par insultes,dénonciations et menaces ou d’autres actions,ne font que retarder l’inévitable.
En déhors de deux guerres mondiales(1914-1918 et 1939-1945),en se limitant à la période comtemporaine,les disparitions,les naissances et scission d’Etats sont nombreuses,on peut énumerer plusieurs exemples :
Le plus recent se passe en Ukraine.
Les plus lointaines sont par exemple,1)séparation de la suède et de la Norvège,2)l’indépendance de l’ossétie du sud,3)l’indépendance de l’Abkhazie,4)l’explosion de la yougoslavie,5)scission de la Tchécoslovaquie,6)Séparation Serbie-Monténegro,7)L’
indépendance du Kossovo,8)L’indépendance de l’Erythrée,9)L’indépendance du Timor Leste,etc etc,.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/seleka-image.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Chefs Militaire de la séléka
Après avoir refusé de participer aux négociations de paix sur la Centrafrique à Brazzaville, l’ex-Séléka a finalement accepté mercredi de signer l’accord de cessation des hostilités entre groupes armés.
C’est un accord au forceps, mais un accord quand même. La délégation de l’ex-Séléka a accepté mercredi 23 juillet en début d’après-midi de signer l’accord de cessez-le-feu dont devait accoucher le “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique” organisé à Brazzaville, a annoncé l’Union africaine.
JEUNE AFRIQUE
Après avoir boycotté le forum de Brazzaville, les responsables des partis politiques de Centrafrique ont expliqué leur décision, mardi 22 juillet, lors d’une conférence de presse à Bangui. Durée: 01:50
Les Peuls Mbororos, de simples éleveurs ou gardiens de bétail, dont ils ne sont souvent même pas propriétaires, sont depuis plus de vingt ans la cible des différents régimes qui se Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Peuls-centros.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>sont succédé. À chaque alternance, le nouveau pouvoir les accusant d’être à la solde du précédent, ils ont subi représailles, amendes, taxes illégales, vols de bétail… Leur situation est encore pire aujourd’hui dans ce pays où l’on chasse « les étrangers musulmans ». Les Peuls de l’ouest du pays ont fui en masse les massacres, les viols, les pillages… 60 000 se sont réfugiés au Cameroun, et 40 000 au Tchad, se mêlant aux milliers d’autres musulmans qui ont fui le pays. Quelques communautés sont restées piégées et vivent encerclées par les Anti-Balaka.
Certes, une minorité de Peuls a participé à des rébellions : 350 d’entre eux ont suivi Baba Laddé, chef d’un mouvement en rébellion contre le président Déby puis ont rejoint la Séléka en 2013. Mais il ne faut pas confondre les Peuls centrafricains avec les coupeurs de routes et les braconniers très nombreux dans ce pays, et surtout avec d’autres Peuls mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Nigeria, du Niger pour combattre aux côtés de la Séléka. Des groupes nomades très dangereux, armés et vindicatifs, viennent aussi chaque année du Tchad et du Soudan pour de longues transhumances. Tous ceux-là ne sont pas des Peuls centrafricains. Même si certains d’entre eux sont aujourd’hui dans les structures politiques et de commandement de la Séléka (un porte-parole, un chef d’opération militaire)… Il s’agit de quelques centaines de personnes sur une communauté d’environ 750 000 personnes.
Par amalgame, ceci amène les Centrafricains, mais aussi de nombreux acteurs et observateurs de la crise centrafricaine, à soupçonner la communauté peule d’être partie prenante dans le conflit. Personne ne semble s’interroger sur la situation actuelle et l’avenir de cette importante communauté centrafricaine.
En février dernier, l’Association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique (AIDSPC), partenaire du CCFD-Terre solidaire, a lancé sans succès un appel à la communauté internationale, pour les nombreux réfugiés qui ne bénéficient pas de l’aide internationale. Les responsables de l’AIDSPC continuent de réclamer une aide d’urgence mais aussi le retour dans leur pleine citoyenneté et justice pour les exactions perpétrées contre leur communauté. Ils souhaitent que le gouvernement centrafricain et les Nations unies prennent en compte le droit de leur communauté à rentrer dans son pays. L’enjeu est important. Si les communautés peules réfugiées, et celles qui se trouvent encore dans l’est du pays, ne reçoivent pas de signaux indiquant que leur situation est prise en compte, le risque est grand que nombre d’entre eux rejoignent la rébellion et engagent cette communauté dans un conflit sans fin. Il est urgent au contraire d’associer les Peuls au processus de réconciliation et d’en faire des alliés pour une Centrafrique réunie.
Les rebelles Rechercher rebelles séléka ne sont toujours pas revenus à la table des discussions Rechercher discussions de paix Rechercher paix de Brazzaville ce mercredi après leur retrait mardi, une rencontre a été initiée avec le président du Congo, Denis Sassou NGuesso pour tenter de débloquer la situation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Dhaffane-Moussa-de-la-Séléka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mohamed Moussa Dhaffane, chef de la délégation séléka
“Nous poursuivons nos pourparlers en interne. Nous n’avons pas encore pris la décision d’aller au forum”, a déclaré Mohamed Moussa Dhaffane, chef de la délégation, ce mercredi 23 juillet, dernier jour des négociations pour la paix en Centrafrique qui se tient à Brazzaville.
Les ex-rebelles séléka ont quitté la table des négociations mardi, suspendant d’office les travaux, exigeant la reconnaissance du principe d’une division du pays avant toute discussion.
Pour tenter de débloquer la situation, une délégation de neuf chefs militaires” de la Séléka. a été amenée depuis la Centrafrique mardi soir, une solution express qui n’a rien arrangé.
Toutefois, les ex-rebelles sont actuellement en discussion avec l’hôte des négociations le président congolais Denis Sassou Nguesso pour tenter une médiation.
Depuis lundi, différentes délégations politiques, des groupes armés séléka et Anti-Balaka mais aussi de la société civile centrafricaine sont réunis “Forum pour la réconciliation nationale et dialogue politique” afin de tenter de trouver une solution pacifique à la crise Centrafricaine
La Centrafrique st en plein chaos depuis la chute du régime du président Bozizé par les rebelles en mars 2013.
Le Forum de Brazzaville, qui se tient jusqu’au mercredi 23, a été recommandé par la Ve réunion du Groupe international de contact sur la rca
Le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti, est parmi les figures africaines présentes au premier Forum sur la réconciliation nationale et le dialogue politique en République centrafricaine (Rca), ouvert dans la capitale congolaise, Brazzaville. M. George Chikoti est à la tête de la délégation angolaise, en représentation du président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le chef d’État angolais, José Eduardo dos Santos.
Le Forum de Brazzaville, qui se tient jusqu’au mercredi 23, a été recommandé par la Ve réunion du Groupe international de contact sur la Rca, organisée le 07 juillet dernier, à Addis- Abeba, (Éthiopie), sous l’égide du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) sur la crise centrafricaine, le chef d’État congolais Denis Sassou N’Guesso. La situation d’insécurité qui prévaut en Rca inquiète le continent africain et la communauté internationale, en particulier les pays membres de la Ceeac, et l’Organisation des Nations unies (Onu) a promis de déployer une force de paix dans le pays.
M. Eduardo dos Santos assure depuis le 15 janvier dernier la présidence rotative de la Cirgl et, en cette qualité, il a reçu en audience la semaine dernière, le Premier ministre du gouvernement de transition de la République centrafricaine, André Nzapayéké. Le chef du gouvernement de transition de la Rca a déclaré croire que l’appui international pourrait aider son pays à retrouver la normalité et a demandé le renfort des forces internationales de maintien de la paix pour garantir une plus grande couverture du territoire national. Il a indiqué que près de 2.000 effectifs français e 6.000 de la Misca, force de l’Union africaine, «peinent à couvrir les 26.223 km2 de la Rca». Il a aussi appelé au déblocage des fonds annoncés pour la Rca, en révélant que l’argent déjà déboursé «ne représentait presque rien».
La communauté musulmane, retranchée à la Mosquée centrale, dans le 3è arrondissement de Bangui, a organisé une marche pacifique, mercredi, pour exprimer son accord au projet de partition de la Centrafrique suggéré par des Sélékas au forum de Brazzaville
Marche des musulmans dans Bangui
Brandissant des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire : ‘’Oui à la partition de la RCA” ou ‘’Oui à la partition condition sine qua non du retour de la paix entre les musulmans et les chrétiens”, les marcheurs ont démarré au rond-point ‘’Professeur Abel Goumba”, dans le 5è arrondissement, puis ont pris l’avenue Koudoukou, en passant devant la mosquée Centrale avant de s’arrêter au rond-point Koudoukou dans le 3è arrondissement.
‘’Nous avons marché pour soutenir la déclaration de la partition de la RCA, pour qu’enfin nous soyons chez nous et dans la quiétude”, a lancé un marcheur.
Ce musulman a, pour sa part déclaré : ‘’Si la partition est la solution pour la crise centrafricaine je le ferai. Attendons de voir les issues du forum de Brazzaville”.
Un témoin furieux et observant la marche de loin la marche s’est ainsi écrié : ‘’ils ont été stoppés net dans leur marche par les troupes de la MISCA. Je ne comprends plus nos frères les musulmans”.
Pour sa part, le vice-président de la communauté islamique centrafricaine (CICA), El hadj Rator, a déclaré ‘’ne pas être au courant de cette marche”, soulignant être ‘’surpris comme tout autre centrafricain” par la manifestation.
La partition du pays n’agrée pas toute la communauté musulmane de Centrafrique, car à Alindao, l’une des sous-préfectures de la Basse Kotto (534 km de Bangui), les populations ont marché pour ‘’dire non à la division” de la Centrafrique.
COMITE MILITAIRE DE CRISE DES FORCES REPUBLICAINES
(EX-COALITION SELEKA)
COMMUNIQUE DE PRESSE
RELATIF A LA PARTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Les officiers, sous officiers et hommes de rangs de l’Etat Major l’Ex-coalition Séléka à Bambari viennent d’apprendre avec beaucoup d’indignation les propos tendancieux et irresponsables du Général DAFFHAN relatifs à la partition de notre pays la République Centrafricaine au forum de Brazzaville.
L’Etat Major de l’Ex-coalition Séléka basé à Bambari tient à faire la mise au point suivant :
Le Général DAFFHAN ne détient aucune légitimité digne de foi pour faire une telle déclaration de grande portée et qui risque d’affecter l’unité nationale.
A cet effet, l’Etat Major de l’Ex-coalition Séléka à Bambari prend à témoin l’opinion nationale et internationale de la gravité d’une telle déclaration qui n’engage que la personne de lui-même.
Demandons au peuple centrafricain de demeurer vigilant et de ne pas céder aux manipulations de vieux démons qui cherchent par tous les moyens pour diviser notre beau pays la République Centrafricaine et perdurer la souffrance des centrafricains. L’Etat Major de l’Ex-coalition Séléka à Bambari dit non et non à la partition de la République Centrafricaine car la RCA est une et indivisible.
Le porte-parole de l’Etat-major de l’ex-Séléka, le capitaine Ahmat Nedjad Ibrahim, a montré que « La principale revendication (de la Séléka) est la restitution du pouvoir ou bien la scission du pays. Il n’y a pas d’autres solutions ». Ahmat Nedjad Ibrahim a indiqué que l’aile militaire est disposée à accepter les résolutions du forum, à condition qu’elles soient acceptées par la coordination politique du mouvement. « L’Etat-major travaille en étroite collaboration avec l’aile politique. En tant que militaires, nous ne pouvons pas nous mêler des affaires politiques. Les discussions concernent beaucoup plus l’aile politique », a-t-il dit.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/arton41535-e2f89.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le porte-parole a estimé qu’il y a eu vice de procédure, « Le calendrier du Forum de Brazzaville n’a pas été respecté tout au début. L’ordre du jour a été modifié, ce qui a suscité des réactions au niveau de l’Etat-major ».
Dans son discours à l’ouverture du Forum lundi, Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition a déclaré que, « Le moment est venu d’arrêter les hostilités, les destructions, l’enrôlement des enfants mineurs dans la rébellion et les violences faites à nos paisibles populations. Le moment est venu d’arrêter les exactions de toutes sortes, de faciliter le retour des déplacés chez eux, de passer au réapprentissage du vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique de relèvement du pays ».
Une position que rejoint Ahmat Nedjad Ibrahim, « Le Forum de Brazzaville est une occasion pour nous d’avoir une solution de sortie de crise ».
Mais, « L’unité de la République centrafricaine, n’est pas négociable », a déclaré ce mardi au cours d’une conférence de presse à Bangui Martin Ziguélé, président de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT). Selon Martin Ziguélé, l’AFDT est prête à prendre sa responsabilité au cas où les grandes décisions qui seront prises à la fin du forum de Brazzaville ne seront pas conformes à la charte constitutionnelle de la transition.
Lundi à l’ouverture des débats, la communauté centrafricaine au Congo a marché pour soutenir le Forum de Brazzaville. Cette marche pacifique s’est déroulée sur une distance d’environ 500 mètres allant du stade Massamba Déba au palais des Congrès.
« La paix rien que la paix », ont demandé les Centrafricains au Congo lors de cete marche pacifique organisée en appui au Forum pour la paix et la réconciliation en Centrafrique. Brigitte Voémakoa, une commerçante centrafricaine, affirme qu’on ne résout pas un problème avec les armes. Docteur Jeannot Malikimo, vivant à Pointe Noire (Gabon), fait savoir que plusieurs cadres de la RCA sont obligés de quitter le pays à cause du désordre résultant des conflits.
La communauté centrafricaine vivant au Congo a également publié des recommandations demandant la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA), s’opposant à la partition de la Centrafrique, et soutenant les efforts du médiateur dans la crise centrafricaine, Denis Sassou-Nguesso.
La rencontre inter-centrafricaine est à sa deuxième journée dans la capitale congolaise. Placé sous le signe de l’espérance et du compromis, ce forum regroupe 186 Centrafricains. Les travaux se tiennent au palais des Congrès de Brazzaville et sont facilités par 6 experts Angolais en matière de réconciliation. Le point d’orgue de ces trois jours ouverts lundi sera l’accord de cessation des hostilités que signeront les groupes armés : Séléka et Antibalaka. Déjà, les leaders de l’ex-Séléka au Forum posent un préalable avant toutes négociations, la partition de la République centrafricaine (RCA).
Neuf chefs militaire de l’ex-rébellion Séléka sont arrivés ce soir à Brazzaville pour tenter de débloquer les négociations de paix pour la Centrafrique qui s’y déroulent et sont actuellement
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/seleka-image.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Chefs Militaire de la séléka
dans l’impasse, a-t-on appris de source officielle congolaise.
“Neuf chefs militaires de la Séléka sont arrivés ce soir à Brazzaville”, a déclaré à l’AFP Jean-Marie Kamba, conseiller technique auprès du président Denis Sassou Nguesso. “La décision d’aller chercher [ces personnes] à Bangui est un plan B”, a déclaré à l’AFP un responsable au ministère des Affaires étrangères congolais.
Le forum sur la République Centrafricaine (RCA), qui s’est ouvert lundi 21 juillet à Brazzaville sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso, risque de prendre une veste. Censé permettre aux belligérants de se mettre d’accord sur un document qui les engage à cesser immédiatement les hostilités, ce forum bute contre l’intransigeance de la Séléka.
Cette exigence maximaliste de la Séléka n’est pas nouvelle.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Moussa-Dhaffane.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Moussa Dhaffane, de la séléka
En effet, le numéro 3 de cette rébellion, Mohamed Moussa Dhaffane, a posé comme préalable à toute négociation, la partition de la Centrafrique. Coup de bluff ou revendication sérieuse? Seul lui a la réponse à cette question. Mais d’ores et déjà, on peut s’interroger sur l’issue de ce forum. Et il faut s’en inquiéter car si la Séléka reste campée sur cette position, on ne sortira pas de l’auberge. Or, les Centrafricains ont hâte de retrouver la paix et la quiétude. L’idée de partition de la Centrafrique, émise par la Séléka, risque de constituer un véritable goulot d’étranglement pour le médiateur Denis Sassou Nguesso et ses pairs. Mais cette exigence que l’on pourrait qualifier de maximaliste, n’est pas nouvelle. On se rappelle que l’ancien conseiller spécial de Michel Djotodia, Abakar Sabone, avait défrayé la chronique en proposant une partition du pays, avec au Sud les chrétiens et au Nord les musulmans. Cette idée qui ne faisait pas l’unanimité n’a jamais quitté l’esprit de certains rebelles. La preuve est que jusque-là, c’est la Séléka qui contrôle l’intégralité du Nord de la RCA. Le fait d’exiger, cette fois-ci, de façon claire et nette, cette partition du pays comme préalable à toute négociation, est une preuve suffisante que cette rébellion y tient et n’est pas prête à lâcher prise.
Il faut souhaiter que les protagonistes revoient à la baisse leurs revendications
Du reste, on voyait venir la Séléka qui, à l’issue de sa dernière assemblée générale, a décidé de reconduire Michel Djotodia à la tête du mouvement. En tout cas, la remise en selle, à quelques jours de l’entame des négociations, de cette figure emblématique de la Séléka que la communauté internationale avait mise hors jeu, n’est pas anodine. Cela dit, la revendication de la Séléka pourrait aussi participer d’une stratégie consistant à monter les enchères pour espérer arracher le maximum de concessions. Et si c’est le cas, c’est tant mieux. Car on imagine difficilement la communauté internationale soutenir la Séléka dans sa volonté de diviser la RCA. Il est vrai que tout le monde constate avec désolation la difficile cohabitation entre musulmans et chrétiens en RCA. Mais cela ne saurait constituer un motif suffisant pour accompagner la rébellion sur le chemin de la balkanisation de l’Afrique. D’ailleurs, dans un contexte où se pose l’impérieuse nécessité pour le continent de s’unir sous peine de périr, de telles idées sécessionnistes peuvent paraître difficilement concevables. En tout état cause, il faut souhaiter que les protagonistes revoient à la baisse leurs revendications car tout blocage des pourparlers est un supplice supplémentaire pour les Centrafricains qui ne savent plus à quel saint se vouer. Il est temps pour les belligérants de déposer les armes, de travailler à apaiser les cœurs et de commencer à panser les plaies. Vivement que la sagesse habite les anti-Balaka qui n’entendent pas déposer les armes et la Séléka qui veut suivre les pas du Soudan du Sud.
Nous sommes mercredi 23 juillet 2014 et le mois de ramadan (que certains appellent mois de carême) continue encore. Pendant ce même mois où des musulmans, pratiquants ou non s’adonnent à l’un des cinq piliers de leur religion, il y a de plus en plus de morts du côté de la Palestine.
Je vois déjà des têtes des lecteurs de cet espace écarquiller des yeux et dire : « Ah ! non !!! Pas ici, quand même. On ne vient pas ici pour lire des choses sur le conflit moyen-oriental. » Je le sais car je connais certains lecteurs de cet espace qui, même s’ils n’y interviennent jamais, me disent régulièrement ce qu’ils pensent. Surtout quand ils ne sont point d’accord avec moi.
Quand j’étais au Maroc, un frère de la Côte d’Ivoire nous disait souvent « Les Arabes et les Juifs se battent depuis la quatrième page de la bible ! » Il avait beau être musulman comme certains Palestiniens, il ne parlait que très peu de cette guerre qui passait chaque jour à la télévision.
Je ne suis pas expert ès relations internationales, mais je suis prêt à parier que dans dix ans, peu importe alors le nom du Premier ministre israélien, peu importe le nom du président de l’Autorité palestinienne, peu importe le nom des locataires de la Maison Blanche (de Washington comme de Moscou, les deux capitales qui comptent le plus au monde sur le plan politique), cette guerre continuera.
Ce qui me pousse à en parler ici, c’est la réaction de certains Africains, en général et musulmans en particulier, qu’il est difficile de décrypter. Oui, je sais, vous me direz que cela ne m’empêchera pas de dormir, ni de manger, ni de me désaltérer. Oui, je sais. Mais tout de même ! Peut-être qu’en trouvant des réponses à mes questions, je comprendrai mieux les choses, moi, pauvre béotien ?
En général, quand on est humain, il est difficile de demeurer de marbre quand le JT nous offre des images d’enfants prenant des balles, des obus et autres armes de guerre. Les Congolais, de la rive droite, ont tous en mémoire l’image de ce pauvre enfant, en tenue scolaire, fauché sans doute par une balle, le 5 juin 1997 (c’était un jeudi, je n’oublierai jamais). Aussi, mettre la télé et voir ces mômes tomber à Gaza, cela laisse difficilement de marbre. Pourtant…
Oui, pourtant…
Le continent kamit n’est-il pas le terrain le plus meurtri par toutes sortes de guerres ? En y regardant avec la plus grande minutie, sans même avoir besoin de microscopes électroniques, on remarque très vite qu’il ne nous manque que des guerres bactériologiques, pour que nous ayons toute la panoplie car chez nous on tue au nom soit d’Allah soit de Jésus Christ : demandez à Boko Haram et à la Lord Resistance Army. Ils ont développé une certaine expertise là-dessus.
Chez nous, on tue pour les minerais du sous-sol. Les habitants du Kivu, dans l’Est de la RDC peuvent en témoigner à la face du monde, même si le monde entier s’en contrefout royalement. Depuis quand les Nègres sont-ils des humains dignes d’intérêt ?
Je pourrai continuer à dérouler ainsi ma liste des guerres et autres conflits armés de ma terre natale. Ce sera bien plus long que la liste des courses d’une famille composée du même nombre de joueurs qu’une équipe de rugby. Pourtant, combien d’Africains, de Durban à Oslo, en passant par Banjul, Mombassa, Tunis, Montréal, Brisbane et je ne sais quelles autres contrées encore, peuvent lever un seul doigt pour nous dire qu’ils ont battu le pavé pour que :
– La guerre en Casamance cesse ?
– La guerre de Côte d’Ivoire (commencée en 2002), cesse ?
Nous pourrions ainsi remonter même le temps et nous rendrons compte que sur les 10 ou 30 dernières années, les tueries de chez nous ne poussent que très rarement les nostres à battre le pavé. Pourquoi ? Je réponds souvent à cette question sur cet espace mais je me dis que je dois me tromper et ne rien y comprendre.
Le vendredi 11 juillet dernier a eu lieu à Dakar, capitale du Sénégal, une manifestation en faveur de la Palestine. Que des gens au Sénégal veulent battre le pavé pour des Palestiniens, mpona nini té ?* Mais quand verra-t-on des Sénégalais manifester pour la RCA, la RDC, le Kenya et les autres territoires de l’Est du continent qui sont devenues les cibles des bandits venus d’Asie ou bien endoctrinés par des bandits venus d’Asie ?
Du côté de Paris et dans d’autres villes de France, il y a chaque semaine des manifestations allant dans le même sens. Si dans ces manifestations, il est très courant de trouver en grand nombre des populations appelées « arabes » et « berbères », des Noirs, soit natifs du continent, soit nés en France, ne sont pas en reste pour donner de la voix et du voile en ces occasions. Fort bien aussi. Mais par contre, ces mêmes Noirs, lorsqu’ils sont invités à parler des problèmes cruciaux du continent de leurs pères, mères, grands-parents (en partant de l’hypothèse qu’ils disent être avant tout Européens ou avant tout musulman), ils sont aux abonnés absents et c’est à peine s’ils sont capables de nous situer la RDC ou encore le Nord du Mali sur une carte. Et pourquoi pas le Zambèze coulant en Corrèze, pendant qu’on y est ?
On me dira Les Noirs qui manifestent en France pour la Palestine le font en solidarité avec les Palestiniens car ces derniers sont musulmans. Voilà encore des faussetés que je combats en utilisant ma panoplie d’énergie d’alpha vers omega. Il est faux de dire que les Palestiniens sont musulmans : certains d’entre eux sont chrétiens et d’autres, comme partout ailleurs ne mettent les pieds ni dans des mosquées ni dans des églises. Tout le monde n’est pas obligé de croire en ce qu’il ne voit pas. Les Noirs qui battent le pavé en France pour soutenir la Palestine le font sans doute de bonne foi mais je suis prêt à parier ma moustache – et Dieu sait combien j’y tiens – qu’ils sont tout simplement manipulés, solidarité religieuse oblige, avec leurs coreligionnaires vivant en France, originaires d’Afrique du Nord ou dont les parents viennent de cette partie du monde. Et quand je dis « solidarité », je suis même trop gentil car il est plus question de soumission qu’autre chose. Pas besoin d’être sociologue ou experts ès mœurs de certains des nostres. Il suffit d’interroger, patiemment, les gens vivant dans les endroits où se mélangent bon gré mal gré ces populations. Il suffit d’y aller et de donner la parole à ces enfants, à ces jeunes.
Quand on me dit aussi, Mais au Sénégal, si les gens manifestent pour la Palestine, c’est par solidarité car ils sont aussi musulmans. Certes, l’islam est la religion majoritaire au pays de Blaise Diagne et de Léopold Sedar Senghor. Mais alors, qui pourrait m’expliquer comment et pourquoi :
– Au Sénégal on ne manifeste jamais contre l’esclavage pratiqué par des populations maures (rappelons que ce sont des musulmans) de Mauritanie à l’encontre des Noirs de Mauritanie (eux-mêmes musulmans aussi, le plus souvent) ?
– Au Sénégal on ne manifeste pas contre les massacres récents en RCA de populations de confession musulmane ?
– Au Sénégal on ne manifeste pas contre l’esclavage pratiqué au Soudan par des Noirs se disant » arabes sur des Noirs ?
Il y a des moments où chercher à couper des cheveux en quatre peut s’avérer même plus périlleux que de marcher sur des sables mouvants. L’Afrique, en général, adore tout le monde, mais aussi curieux que cela puisse paraître, se déteste royalement et cordialement.
J’ai même lu ceci, qui m’a fait me tordre de rire, tant le ridicule du contenu ne peut provoquer en moi d’autres réactions : Des personnalités sénégalaises ont appelés vendredi à Dakar le gouvernement sénégalais à » suspendre » ses relations diplomatique avec Israël en attendant l’ arrêt de l’offensive israélienne en Palestine. Ces personnalités, une cinquantaine de membres de mouvements citoyens sénégalais, d’intellectuels, d’hommes religieux, de journalistes, ont pris cette position lors d’une manifestation vendredi devant l’ambassade de Palestine pour dénoncer l’offensive israélienne à Gaza. « Nous demandons la rupture des relations diplomatiques avec Israël jusqu’à l’arrêt des massacres », a déclaré le professeur Malick Ndiaye du Cercle des intellectuels du Sénégal(CIS).
Sommes-nous sérieux quand nous adoptons ce genre de prises de position alors que les nostres sont tués tous les jours dans une indifférence quasi-générale ? Je veux bien comprendre que les gens aient envie d’aller un jour au paradis d’Allah, mais si dans le prix il faut qu’il y ait un tel package de soumission, je crains que pacte ne soit vraiment qu’un marché de dupes.
En Birmanie, la philosophie majoritaire est le bouddhisme (selon les autorités locales) avec 89% d’adeptes. L’islam serait la religion de 4% de Birmans. Pourtant, il y a peu, des musulmans birmans ont été massacrés. Y a-t-il eu des manifestations au Sénégal ? En France de la part de Noirs et d’Arabes ?
Émotivité plus qu’à géométrie variable. Des alliés pareils, j’en voudrais difficilement…
Au dix-neuvième siècle, des théoriciens allemands (spécialistes de géographie) avaient développé le concept de Lebensraum. Le but étant dans un premier temps de se trouver un territoire assez espacé pour d’abord assurer leur survie (surtout sur le plan culturel) et ensuite y favoriser sa croissance. Les Nazis l’avaient récupéré et on a vu ce que ça a donné. J’ai comme l’impression qu’avec leurs idiots utiles, des stratèges arabo-musulmans comptent utiliser Kama comme leur Lebensraum…
Rome ne récompensait jamais les traîtres. S’en souvient-on ?
FAITS DIVERS – Un dramatique accident s’est déroulé ce mardi matin à Herblay dans le Val-d’Oise. Une femme de 26 ans a été renversée par sa voiture, dont son fils de deux ans tenait le volant. Elle nettoyait son véhicule au moment du drame.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/POLICE-2.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>C’est un accident dramatique qui a touché cette famille. Une mère est morte écrasée par sa voiture au volant de laquelle jouait son fils de deux ans, mardi matin, à Herblay (Val-d’Oise), a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.fr.
Peu avant 10 heures, sur des terrains occupés par la communauté des gens du voyage à proximité de l’autoroute A15, la jeune mère de famille terminait de nettoyer sa voiture alors que son fils se trouvait à la place du conducteur et s’amusait avec le volant.
Un “malheureux concours de circonstances”
“Son enfant de deux ans était en train de jouer au volant. Visiblement, il a actionné la clé de contact”, a raconté une source policière, évoquant un “malheureux concours de circonstances”.
Selon cette source, la voiture était garée sur un terrain en pente et s’est alors mise à reculer sur la jeune femme, qui s’est retrouvée bloquée par le coffre. “Elle a eu la tête coincée entre la voiture et un camping-car qui se trouvait juste derrière. Elle est décédée sur le coup”, a précisé la même source.
Quand les pompiers sont intervenus, la jeune femme était déjà décédée. A la demande du parquet de Pontoise, son corps a été transporté à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) pour une autopsie.
NEW YORK | Une jeune femme de Brooklyn a vécu avec le corps de sa mère pendant un an, mangeant et dormant à côté du squelette dans un appartement rempli d’ordures.
C’est une histoire triste et sordide. Le cadavre de Susie Rosenthal, décédée à l’âge de 61 ans, il y a plus d’un an, a été retrouvé sous une pile d’ordures dans la cuisine de l’appartement de sa fille dans le quartier Borough Park, rapporte le New York Daily News.
Chava Spira, 28 ans, avait conservé le corps de sa mère sur un lit de sacs de poubelles, où il a été dévoré par les rats et la vermine.
La jeune femme, souffrant de troubles mentaux, était même habillée dans les vêtements que portait sa mère quand elle est morte.
Les voisins n’ont jamais rien senti de suspect jusqu’à temps que le concierge de l’immeuble ait à réparer une fuite en provenance de l’appartement.
Mme Spira, a refusé d’ouvrir, les autorités ont donc défoncé la porte et trouvé la femme assise dans un fauteuil, entourée de tas d’ordures.
La jeune femme au comportement erratique a été transportée au Maimonides Medical Center pour une évaluation psychiatrique.
Mme Spira, qui vivait avec sa mère avant sa mort, ne quittait plus la maison depuis longtemps.
Les voisins entendaient souvent des cris et des bruits étranges en provenance de l’appartement, rapporte le New York Post.
Les autorités congolaises ont tenté mardi de sauver les négociations de paix pour la Centrafrique à Brazzaville en faisant venir des chefs militaires de l’ex-rébellion Séléka afin de sortir ce mouvement de son isolement face aux délégués des autres parties.
«Neuf chefs militaires de la Séléka sont arrivés ce soir à Brazzaville», a déclaré à l’AFP Jean-Marie Kamba, conseiller technique auprès du président Denis Sassou Nguesso.
«La décision d’aller chercher [ces personnes] à Bangui est un plan B», a déclaré à l’AFP un responsable au ministère des Affaires étrangères congolais.
Selon l’imam Layama Kobine, président de la communauté islamique de Centrafrique, ce sont des responsables politiques de la Séléka présents à Brazzaville qui ont demandé ce renfort, arguant que ces responsables militaires étaient mieux placés qu’eux pour «discuter des conditions» dans lequelles doivent cesser les combats.
Ouvert lundi, le «Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique» en Centrafrique a pris un mauvais tour mardi à Brazzaville, lorsque le chef de la délégation de la Séléka, Mohamed-Moussa Dhaffane a posé comme préalable à toute discussion l’acceptation du principe d’une division du pays.
Les autorités congolaises, organisant le Forum au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), ont indiqué avoir repoussé de six heures, à 15h00 (14h00 GMT) la cérémonie de clôture prévue mercredi et censée aboutir à un engagement des parties concernées à cesser toute violence, et à la signature d’un accord de cessation des hostilités et de désarmement des groupes armés, préalables à un nouveau processus politique.
Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, mouvement à dominante musulmane, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants, en pétrole et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences inter-communautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.
Les ex-rebelles Séléka et les milices anti-balaka, formées de combattants chrétiens et animistes, s’affrontent dans un cycle sanglant d’attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.
– ‘Eviter la désintégration’ –
A Brazzaville, les délégués de la Séléka au Forum sont restés dans leur hôtel toute la journée. En leur absence, les travaux des commissions sur la cessation des hostilités et sur le désarmement des groupes armés avaient été suspendus dès le matin. Ils ont finalement repris dans l’après-midi, pendant quelques heures, mais sans eux.
«Les persécutions contre une frange de la population se poursuivent», a déclaré M. Dhaffane à l’AFP, «au nom de la paix […] nous avons demandé la partition du pays. Nous, les ressortissants du Nord-Ouest, chrétiens et musulmans, nous ne sommes plus acceptés».
Ils font preuve de «mauvaise foi», «ils font exprès de faire traîner pour on ne sait quelle raison», a dénoncé un ministre, sous le couvert de l’anonymat.
L’idée même d’une division du pays a été jugée inenvisageable par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Kobine.
A Bangui, Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre, a déclaré lors d’une conférence de presse d’opposants au Forum que la question de l’unité du pays n’était «même pas négociable». A Paris, Romain Nadal, porte-parole du Quai d’Orsay estimait, lui, que «tout doit être fait pour éviter la désintégration territoriale» de la Centrafrique.
Selon des négociateurs, les parties sont convenues d’un projet d’accord qui pourrait être amendé par la Séléka mercredi. Ce document prévoit notamment le regroupement de tous les combattants des groupes signataires dans un délai de 45 jours en vue de leur démobilisation, et le retour dans leur pays des miliciens étrangers.
Restera à savoir si cet accord, s’il est effectivement signé, pourra tenir dans la durée dans la mesure où il n’aura pas été ratifié par un certain nombre de représentants politiques, restés à Bangui, et du fait des divisions internes au sein des groupes armés, aux premiers rang desquels la Séléka et les anti-balaka
Brazzaville à ouvert le lundi dernier un FORUM POUR LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX EN Centrafrique, celui-ci devrait prendre fin demain mercredi avec la signature d’un accord de paix par les différents protagonistes de la crise dans ce pays. Mais ce mardi les négociations ont été suspendues car les Sélékas qui estiment que les tueries à leur endroit vont croissants, n’ont pas voulu prendre part aux travaux de commission de cette journée et demandent la partition de la RCA et la démission de la présidente de transition Mme Samba-Pandza.
Mais déjà avant l’arrivée des près de 200 centrafricains à Brazzaville, plusieurs protagonistes avaient préférés ne pas faire le déplacement du Congo, estimant que les préalables de la négociation devraient se tenir en dans leur pays. Mais alors qu’ils sont présents à Brazzaville et alors que le forum s’est ouvert à leur présence, ils ne se sont pas présentés au ministère des affaires étrangères ou se tiennent les travaux de commission qui devraient abroutir à la signature de l’accord de paix en Centrafrique sur la base du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion).
Les différents représentants de la communauté in
ternational : Nations-Unies, Francophonie par Louis Michel, Misca par le Général Jean-Marie Mokoko, Union-Africaine par Soumeylou Boubeye Maiga vice -médiateur de la crise pour l’Union Africaine, le président Sassou Nguesso le principal médiateur ainsi que la Présidente de la transition centrafricains pour ne citer que ceux là, sont tous perplexes, certains parmi les facilitateurs et médiateurs évitent les journalistes car semblant être surpris par ce revirement des Selekas.
On ne sait encore rien quant à la suite, les reprises des travaux se poursuivront-ils ou pas de mercredi 23 juillet? Aucune communication n’annonce rien dans ce sens. Peu avant cette suspension, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, et l’imam Oumar Kobine Layama, président de la Communauté islamique centrafricaine ont réagit. L’évêque, à la question de la partition de la RCA soulevé par les Sélékas, dit: « cette question est pas à évoquer car la Centrafrique est une et divisible et pas question que les ressources nationales profitent à une partie de la population au détriment des autres« . L’mam réagissant à la déclaration de ‘Human Watch Right (aucune impunité ne devraient être accordée aux crimes graves), dit: « la réconciliation et la paix vont de ‘trio’ avec la justice, car même Dieu n’accepte l’impunité », conclut-il.
Le Général Jean-Marie Mokoko, Représentant spécial de la présidente de la commission de l’Union africaine et chef de la MISCA, estime pour sa part que: » les aléas du genre observés aujourd’hui font partis des négociations, nous savions que rien n’était gagné d’avance et nous continueront jusqu’à ce que la paix revienne en RCA ».
Mais des observateurs voulant garder l’anonymat, disent dans les coulissent que le médiateur Sassou ne connait rien à la médiation car ayant bénéficié de la loi du vainqueur lors de son retour au pouvoir en 1997. D’autres, des congolais notamment pensent plutôt que Sassou Nguesso à une grande expérience des médiations et trouvera au moment opportun des moyens à faire revenir les Sélékas à la table des négociations.
Alors que le représentant facilitateur de la Francophonie, Louis Michel se veut optimiste: » le peuple centrafricain a souffert ne doit pas souffrir plus que cela, nous ferons tout pour que les centrafricains ici présent puissent s’assoir et dialoguer pour le bien de leur pays », a-t-dit.
Plusieurs groupes représentants divers factions de la Centrafrique à cette crise souhaitent et veulent la fin et la fin total des hostilités et le forum de Brazzaville est le lieu approprié soutient par exemple Ngaissoua Edouard coordinateur Nationale de ex-antis Balakas et le représentant du Conseil National des jeune de Centrafrique Riva Jean-Felix appelle à une sortie de crise inconditionnelle car pour lui: » les jeunesse de demain doit prendre son destin en main aujourd’hui, donc pour cela cette crise qui n’est pas religieuse mais politique doit trouver immédiatement une solution politique afin que les centrafricains puissent vivre en paix à nouveau ».
La bonne volonté à poursuivre les négociations de la plupart des participants n’indique en rien si les travaux vont reprendre demain normalement jour de clôture de ce forum.
J’ai été surpris d’apprendre dans un article publié par Wilfrid SEBIRO de Centrafrique libre que mon Nom figure dans la liste du nouveau bureau de la Séléka mis en place lors du dernier congrès de Birao.
Après vérification auprès des responsables de la Séléka à Bangui et à Brazzaville, ils sont très surpris et m’ont informé que mon Nom n’a jamais figuré dans la liste du bureau qu’ils ont mis en place.
J’apporte un démenti formel à cette allégation. Le but de ce communiqué est de ternir mon image, et en plus Centrafrique Presse et Kangbi Ndara ont publié leur liste et mon nom n’y figure pas.
Alors je ne comprends pas que seul Centrafrique libre publie une liste où mon nom figure, n’y a-t-il pas un problème ?
Dans les prochains jours, j’engagerai des poursuites avec mon avocat contre les auteurs de cette manipulation.