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Le ministère centrafricain de la culture manque d’initiatives

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Corbeau News Centrafrique.

On ne parlera assez de ce département ministériel qui a toujours fait l’objet de ballottage dans toutes compositions du gouvernement que le pays a connu depuis l’indépendance en 1960 jusqu’à l’avènement de la démocratie et le pluralisme en 1990. Aucune traçabilité ni visibilité en matière de politique culturelle mise en évidence. Cette crise artistique et culturelle se voit à l’œil nu depuis que l’ancien président de la République, feu Jean Bedel Bokassa a perdu le pouvoir en 1979 suite à l’émeute estudiantine. Il n’y a pas eu des professionnels au sein du gouvernement pour relever le défi. Malheureusement, le despote combattu à cette époque par bon nombre d’intellectuels et étudiants, était le seul parmi les chefs d’Etat qui ont gouverné la République centrafricaine, lequel avait une vision politique en matière des arts et de la culture.

Le Ministre Centrafricain de la culture manque des initiatives
La culture qui fait l’identité d’une nation doit être perçue comme un ensemble des caractéristiques propres à un peuple qui a un destin commun basé sur ses valeurs naturelles. Facteur de progrès social, cette culture faisait partie des priorités de l’ère Bokassa qui a vu des actes concrets posés par un chef d’Etat à la hauteur de ses prérogatives. Sur la base de la langue nationale qui est le « sango », parlé sur toute l’étendue du territoire par les populations et communautés qui vivaient en parfaite harmonie, l’ancien président faisait du socle de l’unité son cheval de bataille. N’eut été les changements politiques qui ont régressé le pays, le sango serait déjà enseigné dans les écoles nationales et l’unique université de Bangui. Il va sans dire que les secrets d’Etat se communiquaient en langue nationale et des messages forts à la nation sont relevés dans la plupart des discours politiques prononcés en sango.

Politiquement, tous les présidents centrafricains qui se sont succédé à la tête de l’Etat ont hérité la clé de cette dignité nationale pour faire passer facilement les messages à la population. Le rêve de Bokassa était de transformer la Suisse africaine d’antan qui fait bon vivre en une puissance artistique et culturelle de la sous-région d’Afrique centrale. La République centrafricaine serait passée pour la plaque tournante du continent en matière d’Art et de la Culture africaine, pour ne pas dire la Renaissance de la culture que le président fondateur, Barthélemy BOGANDA voulait institutionnaliser dans son programme des nations unies de l’Afrique centrale et latine (MESAN).

Les artistes et écrivains centrafricains bénéficieraient normalement des fruits de leurs œuvres si ce programme de grand ensemble n’était pas contesté par le pays colonisateur et les traîtres africains. Après la disparition précoce de Barthélemy BOGANDA en 1959  dans un accident d’avion dans la région de l’ouest du pays, le président Jean Bedel Bokassa avait commencé de poser les premiers jalons pour l’émergence et le développement artistique et culturel en faisant des trois premiers grands orchestres de la nation (Centrafrican Jazz, Tropical Fiesta et Vibro-Succès) des orchestres d’Etat. Les musiciens de ces orchestres nationaux qui vibraient le pays aux rythmes de leurs musiques faisaient partie de la suite présidentielle à chaque voyage officiel ou privé du président de la République tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays, ainsi que les groupes de danse traditionnelle tels que le Ballet national et le groupe Yangbabolo. Et pour cause, leurs instruments de musique sont renouvelés chaque année à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance (1er décembre), accompagnés des cachets de prestation.

Au programme des paquets à moyen et long terme, les projets de studio d’enregistrement de haut de gamme et la mise en place du Bureau National des Droits d’Auteurs qui se murissaient dans les échanges fructueux entre le président Jean Bedel Bokassa et les Chefs d’orchestre qui étaient considérés officieusement au rang de ministre. Il s’agissait de Charlie Perrière de Tropical Fiesta, feu Prospère Mayélé de Centrafrican Jazz et feu Adolphe Gbékpa de Vibro-Succès. Beaucoup de projets étaient en vue, d’ordre immobilier pour que les musiciens vivent une vie décente.
A la chute de l’Empereur roulé dans la farine par l’ancien président français Valery Giscard d’Estaing, le plus grand studio d’enregistrement d’Afrique construit à Bérengo, son village natal, a été sauvagement vandalisé et pillé par les premiers envahisseurs et les badauds. Les artistes centrafricains qui tirent aujourd’hui le diable par la queue  ne devaient pas errer dans la nature et mourir suite à des maladies bien guérissables si toutes ces structures étaient conservées et protégées. Des centaines d’artistes de talent sont morts parce qu’il leur manque juste de petits moyens pour payer les médicaments de moins de 500 fcfa seulement. D’autre part, le musée BOGANDA qui accueille des expositions artistiques et culturelles tombe en ruine. Ceci étant, la République centrafricaine perd sa dignité et son bonheur national.
Depuis la catastrophe en date du 24 mars 2013 qui a plongé le pays dans le chaos total, on ne peut parler de la culture nationale qui ne s’est pas encore visible sur le plan international pour attirer des investisseurs et touristes quand bien même que le pays regorge une diversité culturelle immensément riche. Les dégâts sont énormes et il nous faut des réparations d’urgence et un bon programme d’émergence. La Centrafrique a besoin aujourd’hui des infrastructures dignes de ce nom pour abriter des festivals, biennal et colloques, les jeux de la Francophonie, etc. Que va-t-il faire le ministre de Catherine Samba-Panza qui maîtrise aucunement rien dans ce domaine ? En tout cas, dans trois mois comme la présidente a si bien dit, on évaluera ce que le chef du département de tutelle a fait en matière des Arts et de la Culture. Je crois que les professionnels des médias centrafricains le tiennent à l’œil. Idem pour les autres départements.
Il est à noter que le pays fait partie des pays signataires de la Charte Culturelle Africaine  dont la Convention Internationale sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé et ses protocoles additionnels a été adoptée en 1954. L’inobservation de cette convention par les autorités du pays, et particulièrement les barbares qui ont pris le pouvoir par les armes est un obstacle pour le développement et la renaissance culturelle africaine.
Pendant la crise, l’article 10 de cette Charte culturelle africaine était bafoué à jamais que les acteurs de cette criminalité restent encore impunis alors que méritaient des sanctions au niveau de la juridiction nationale et internationale. Je dirai que ces prédateurs cinglés qui rament à contre-courant de l’humanité et le bien-être du citoyen n’ont pas une notion de culture pour qu’ils en fassent une priorité.
Comme toute autre qui fait l’histoire d’un pays, la crise centrafricaine il faut le relever, a produit des œuvres artistiques, théâtrales et musicales en faveur de la paix qu’il faut capitaliser. Fort est de constater que le gouvernement de transition que dirige Catherine Samba-Panza et ses premiers ministres, André Nzapayéké le sortant et Mahamat kamoun l’entrant, manque d’initiatives pour donner un nouveau visage à la République centrafricaine dont la capitale Bangui s’appelait autrefois « Bangui la coquète ville de pari » avec fierté. Et si Dame Samba-Panza avait choisi comme premier ministre Jean-Barkes Ngombe-kette ? Celui que je cite n’est qu’un exemple car il avait essayé en sa qualité de premier citoyen de la ville de Bangui sous le régime Bozizé et ce dernier a gagné je crois, la confiance de 90% des banguissoises et banguissois. Aujourd’hui, ce compatriote lorgne le fauteuil présidentiel il me semble. C’est normal. Tout centrafricain qui a la capacité de vouloir prendre la destinée du peuple centrafricain peut le faire en toute liberté en remplissant bien entendu les critères d’éligibilité.
En effet, des artistes nationaux et internationaux de renom comme Youssou Ndour, Papa Wemba, Théo Mobanza, Idylle Mamba, Bibi Tanga, Max Gazoulema, Léticia Zozambé, Malépopo, Ngoutiwa, pour ne citer que ceux-là ont chanté pour le retour de la paix en Centrafrique. Ajoutant à ces productions musicales, des acteurs du monde footballistique ont apporté leur contribution à travers des messages forts pour la paix en Centrafrique. Je cite entre autres les footballeurs, l’ivoirien Yaya Touré, le camerounais Samuel Eto’ et bien d‘autres que j’ignore les noms. Les autorités de Bangui sont restées insensibles à ces messages, ces gestes d’amour, de solidarité et d’humanisme. Elles ne se contentent que des détournements de diamants et l’enrichissement illicite.
Catherine Samba-Panza et ses ministres ont intérêt à se réveiller pour accélérer la cadence en tenant compte de la culture qui est un vecteur non négligeable de réconciliation des communautés qui vivaient en symbiose mais divisées aujourd’hui par des barbares de notre siècle pour leurs intérêts personnels. Avec l’arrivée des casques bleus en Centrafrique, une raison de plus pour rassurer la population qu’il y ait la sécurité, qu’il en aura pour toujours à Bangui et dans les 16 provinces du pays et que des rencontres artistiques et culturelles d’envergure peuvent se tenir en Centrafrique, du nord au sud et de l’est à l’ouest.
Pour votre gouverne, j’ai l’obligation de mettre à votre disposition cet extrait de la Charte en son article 10.

LA CHARTE DE LA RENAISSANCE CULTURELLE AFRICAINE

Article 10

1.      Les Etats s’engagent à assurer l’introduction des valeurs culturelles africaines et les principes universels des droits humains dans l’enseignement et dans les programmes d’information et de communication.
2.      Les Etats s’engagent en outre à :

– protéger et promouvoir la liberté des artistes, des intellectuels, des hommes et des femmes de culture ;
– Protéger et valoriser le patrimoine culturel matériel et immatériel;
– soutenir financièrement et matériellement les initiatives culturelles au niveau de toutes les couches de la société ;
– faciliter l’accès de toutes les composantes de la population à l’éducation et à la culture.

A bon entendeur !

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

Centrafrique: Le Burundi participera à la nouvelle MINUSCA

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Policier Burundais pour la Centrafrique

Le Burundi est choisi pour faire partie de la nouvelle Mission Intégrée Multidimensionnelle des Nations Unies en République Centrafricaine (Minusca), qui va remplacer à partir du 15 septembre la Mission Internationale de Soutien en République Centrafricaine (MISCA), selon le porte- parole de l’armée burundaise, le colonel Gaspard Baratuza.

“Ce transfert, une fois établie, le Burundi a eu la chance d’ être retenu au moment où certains autres pays qui avaient contribué à la MISCA n’ont pas eu cette chance. Il y a certains pays qui, à partir du 15 septembre, vont mettre fin à leur mission et d’autres qui vont terminer leur mandat avec la date d’une année correspondant à celle de leurs déploiements dans la MISCA”, a-t-il indiqué à la presse.
Selon lui, il s’agit d’un contingent de 850 militaires, qui avait été déployé sous les casques de l’Union Africaine.
Ce contingent suit la composante policière qui avait été aussi déployée récemment et le Burundi fera partie du staff de cette MINUSCA, qui sera composé de six officiers généraux, a-t-il ajouté.
Selon le colonel G. Baratuza, la Centrafrique sera divisée en trois secteurs dont un revient au continent africain et qui sera commandé par le général de brigade burundais Athanase Kararuza, jusqu’ici commandant en second de la MISCA.
La MINUSCA aura comme priorité la protection des civils, et d’ autres tâches comprennent le soutien au processus de transition, la facilitation de l’aide humanitaire, la promotion et la protection des droits de l’homme, l’appui à la justice et la primauté du droit et le soutien au processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement.

Par: XINHUANET

Le génie italien à l’oeuvre en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Le génie italien à l’oeuvre en Centrafrique

Le contingent italien a mis un peu de temps à arriver dans l’opération EUFOR Rca. On l’attendait fin juin pour la déclaration de pleine capacité opérationnelle. Les militaires italiens sont arrivés finalement … à la fin août. Ils sont « bien là », nous a confirmé un officier de l’opération. Une cinquantaine de militaires, provenant du 8e régiment de la brigade parachutiste « Folgore », sont arrivés fin août. Avec force matériels, transportés par les gros porteurs antonov russes du contrat Salis.

Les Italiens assureront « la mobilité des forces européennes, le nettoyage des restes de la guerre et la création d’infrastructures de base à destination de la population et du gouvernement local, ainsi que la surveillance de la reconstruction d’un pont confiée à des entreprises locales » détaille-t-on côté italien. Les Italiens n’ont pas traîné à se mettre au travail. Première tâche : améliorer  et finaliser l’accès à l’aéroport de la capitale.

Depuis une semaine, une équipe spécialisée a ainsi « réparé et consolidé le tronçon de route à l’entrée de l’aéroport M’Poko de Bangui », actuellement contrôlé par les forces de l’EUFOR.

(NGV)

Prévenir la fièvre Ebola : cheval de bataille en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Logo ART Centrafrique

L’Agence de régulation des télécommunications (ART) apporte sa contribution à la lutte contre la fièvre à virus Ebola. Cette organisation décide de conjuguer ses efforts avec le ministère de la Santé publique en vue de contrecarrer ce fléau dont les récentes informations plongent la population dans la psychose.

L’ART a remis vendredi à ce département ministériel cinquante-deux (52) appareils téléphones portables et fixes en ligne flotte et une ligne verte, le 1212.  Ces instruments de communication, estimés à environ un million cent milles francs (1.100.000) CFA, constituent un dispositif de prévention dans la mesure où ils permettent à la population d’appeler gratuitement le personnel soignant pour signaler d’éventuels cas d’Ebola.

Le Directeur technique de l’ART, Paul Vincent Marboua, craint pour sa part l’expansion de ce mal et présente la détermination de l’agence à le combattre. « Ebola est entrain de se propager. Et comme le département des postes et télécommunications gère aussi les nouvelles technologies, nous avons estimé important de les mettre à la disposition de la population. Etant donné que c’est un problème de santé, il serait plus plausible de coopérer avec le ministère de la Santé. C’est pourquoi nous lui avons remis ces téléphones pour la population », a informé le directeur technique de l’ART.

Le numéro vert 1212 est conjointement mis en place par les opérateurs de téléphonie mobile de la place.

La ministre de la Santé, Margueritte Samba Maliavo, précise que « Ces outils permettent de gérer des situations d’urgences et faciliter l’interaction avec le peuple sur toutes informations liées à Ebola ».

Lundi dernier, un cas de suspicion  de la maladie à virus Ebola a été testé négatif à l’Institut Pasteur de Bangui. Les 4 et 5 août, deux cents (200) experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se sont réunis à Genève en Suisse pour traiter de cette problématique. Ils ont validé trois médicaments et deux sérums contre Ebola. Cette épidémie à déjà fait plus de 2000 décès en Afrique de l’Ouest.

Par: RNL

CENTRAFRIQUE: REACTION DU PARTI PRP AUX DECLARATIONS DE CATHERINE SAMBA-PANZA

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PARTI DU RENOUVEAU PANAFRICAIN

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Logo-du-Parti-PRP-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Parti PRP Centrafrique

UN DIEU UN BUT UNE DESTINEE

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REACTION DU PRP AUX DECLARATIONS DE SAMBA-PANZA

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Le jeudi 4 septembre 2014, l’agence de presse chinoise Xinhua publiait une interview exclusive de Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition de la République Centrafricaine. Dans les déclarations de Madame la Présidente de la Transition, trois points particulièrement ont retenu l’attention du Parti du Renouveau Panafricain (P.R.P.) :

  • L’affirmation assumée d’une option politique communautariste et confessionnalisante au sommet de l’Etat ;
  • La validation d’un schéma d’instabilité gouvernementale ;
  • La promotion du dogme de l’inclusion à tout prix comme politique à géométrie variable.

Interrogée sur les assourdissantes protestations à l’encontre de son cabinet gouvernemental, Madame la Présidente de la Transition répond ceci : « D’abord en ce qui concerne la contestation, c’est normal, nous sommes en démocratie ». Est-ce une boutade ? Mais en pareille situation, est-ce indiqué ? Ou est-ce une provocation ? La RCA actuellement est-elle une démocratie ? Vraiment, Madame La Présidente de Transition ? Suffit-il que son gouvernement soit contesté pour affirmer que l’on se trouve dans une démocratie ? C’est donc cela un pays démocratique, Madame la Présidente de Transition ? Comment une telle légèreté de parole est encore possible à un tel niveau de l’Exécutif ?

Madame la Présidente de Transition d’ajouter : « Dans ce gouvernement, vous avez les 16 préfectures de la République centrafricaine qui sont représentées, vous avez les grandes tribus (…) ». Cette réponse bafoue le sens même de la politique en tant qu’instrument d’organisation de la vie en société aux fins d’atteindre le bien commun. L’on n’attend pas d’un pouvoir exécutif de représenter en son sein toutes les préfectures d’une Nation, car pour cela il y a l’Assemblée Nationale qui est par excellence le lieu de la Représentation Nationale. En clair, si l’on veut représenter toutes les Préfectures de la RCA au niveau national, il ne faut pas promouvoir un « représentant » de chaque préfecture à un poste ministériel, mais s’assurer que la Représentation Nationale de Transition, en l’espèce, le Conseil National de Transition (CNT) soit effectivement représentative.

Le rôle de l’Exécutif de Transition est clairement défini dans l’article 44 la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013 et nul part il est fait mention de représentation des seize préfectures de la RCA. Cette confusion est d’un très mauvais genre et n’augure rien de bon. En effet, introduire le « partage » du pouvoir exécutif entre « représentants » de préfectures et les « grandes tribus » (quelle expression malheureuse) va à l’encontre de toute logique d’une politique orientée vers le bien commun. Aussi sommes-nous en droit de nous demander si ces « représentants » des préfectures ont été élus ou choisis par les administrés de ces-dites préfectures comme l’exigeraient les principes démocratiques prônés par Madame Catherine Samba-Panza. Quant à ces « grandes tribus » (sic) dont parle Madame la Présidente de Transition, ont-elles procédé à des consultations internes pour établir la liste des « délégués » à proposer aux postes ministériels ? Evidemment non.

Et c’est avec effroi que nous sommes dans le regret de constater que l’Exécutif de Transition ne perçoit toujours pas le danger d’une gestion de la chose publique en faisant recours aux clients et aux tribus. C’est que très  souvent, cette façon de faire s’est mue très vite en clientélisme et tribalisme, deux maux qui ont tant affligé notre cher Continent. Dans aucune « démocratie » le gouvernement ne cherche à représenter toutes les régions du pays en nommant un représentant par région à chaque poste ministériel.

Et d’ailleurs ce n’est pas ce qu’attendent les populations. Elles attendent des solutions de sortie de crise, la fin des exactions, le rétablissement de la sécurité, le retour de la paix et de la justice, le redémarrage de l’appareil économique. Que toutes ces aspirations légitimes soient réalisées par un gouvernement composé de personnes d’un même quartier, d’une même ville ou de préfectures ou de tribus différentes n’a que peu d’intérêt. L’on ne demande pas au Gouvernement de Transition de s’attarder sur les origines géographiques, tribales ou confessionnelles de ses membres, mais sur leurs compétences, leur probité, leur loyauté, leur patriotisme, leur engagement. Donc l’Exécutif de Transition, doit cesser ces discours basés sur des fondements divisionnistes, communautaristes, confessionnelles. Un tel discours est extrêmement dangereux.

Cette conception dangereuse de la politique ne produit qu’instabilité, c’est d’ailleurs ce que reconnait implicitement Madame Catherine Samba-Panza quand elle répond à la question des journalistes qui lui demandent si Monsieur Mahamat Kamoun serait son dernier premier ministre jusqu’à l’échéance de la Transition. La réponse de la Présidente de Transition est cinglante : « Ça ne peut pas être le dernier ». Depuis l’indépendance en 1960, le système politique centrafricain est grêvé par une instabilité congénitale à la tête de l’Etat. Ainsi à un président civil succédait aussitôt un président militaire et vice versa, et ce de David Dacko à Michel Djotodia. Et il semblerait que la Présidente de Transition ait malheureusement renoué avec cette  politique qui épelle le nom même de l’instabilité. Nous avons besoin d’institutions forts, stables, fussent-elles de transition, pour amener vers la sortie de crise. Changer trois ou quatre fois de premier ministre n’est pas de nature à contribuer à ce but.

Madame la Présidente de Transition s’inscrit également dans une doctrine politique assez étrange au regard de la situation chaotique de la RCA. En effet, elle revendique jusqu’au dogme une certaine vision de l’ « inclusion ». « Depuis que je suis arrivée, j’ai fait de l’inclusion un principe », dit-elle. Mais la RCA souffre-t-elle d’avoir trop exclu les ennemis de la Nation, les fossoyeurs du pays ? En d’autres termes souffre-t-elle de ne pas avoir assez ouvert les bras à ces sinistres individus ? Doit-on s’ouvrir davantage à ceux qui ouvertement intentent à l’intégrité de l’Etat, à ceux qui s’adonnent à la prédation économique via l’extraversion des richesses du pays, ou encore à ceux qui ne s’échinent qu’à faire couler le précieux sang des Centrafricains ? Cette logique suicidaire conduira immanquablement la Transition vers l’échec, donc nous peuple centrafricain vers de nouvelles souffrances.

Et dans le même temps, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique de l’ « inclusion à tout prix » ? Pourquoi, alors, s’arrêter en si bon chemin ? Si telle est la ligne directrice, pourquoi ne pas convier MM. François Bozizé et Michel Djotodia à la table du « dialogue inclusif » ? Pourquoi ne pas l’avoir fait dès le départ ? Pourquoi ne pas leurs proposer (récompenser de ?) deux postes de vice-premier ministre ou de vice-président ?

En vérité, c’est de ne pas avoir suffisamment exclus ceux qui ne se conformaient pas aux règles, aux critères, aux modalités, aux accords et au fonctionnement du jeu politique que souffre la RCA. L’on ne peut se permettre d’hypothéquer les chances de la Transition à cause d’un dogme dont les prémices sont biaisées. L’heure n’est pas à l’inclusion à tout prix, mais à prendre la mesure du prix de l’inclusion, et à identifier celles et ceux qui font honneur aux Centrafricains et ceux qui s’érigent en ennemis déclarés en faisant sans cesse couler le sang des innocents. Se montrer inclusif avec les premiers et exclusif avec les derniers, voilà ce que la population est en droit d’attendre des Autorités de Transition, pas autre chose.

Aussi le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) en accord avec cette dernière conception de la politique exhorte la Présidence de Transition et le Gouvernement de Transition d’apporter le correctif nécessaire dans la conduite de la Transition afin de nous épargner à tous de futures souffrances largement prévisibles en cas d’échec de l’équipe dirigeante actuelle.

Que Dieu bénisse l’Afrique, qu’Il bénisse la Centrafrique. Vive la Centrafrique.

Fait à Dakar le 6 Septembre 2014

Maître Tahéruka SHABAZZ,

Président du PRP

Cérémonie de clôture des ateliers pour le projet THIMO-BANGUI IV

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Grâce au soutien de l’AFD et pour répondre à la volonté du gouvernement centrafricain, les activités à haute intensité de manœuvre conduites à Bangui contribuent à la sécurité et la paix sociales.

M. Hervé Conan (AFD), Mme la ministre Florence LIMBIO et Mme la Présidence de la délégation spéciale de la ville de Bangui
M. Hervé Conan (AFD), Mme la ministre Florence LIMBIO et Mme la Présidence de la délégation spéciale de la ville de Bangui

L’Ambassadeur de France Charles Malinas a assisté à la cérémonie de clôture des ateliers du projet THIMO-BANGUI IV qui s’est tenue vendredi 5 septembre dans la capitale centrafricaine.

Elle était conduite par Mme la Ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale chargée des pôles de développement Florence Limbio, le Directeur du bureau de l’Agence française de développement (AFD) pour le Cameroun, la République centrafricaine et la Guinée Equatoriale M. Hervé Conan, ainsi que la Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui.

Le projet des activités à Haute Intensité de Main d’Oeuvre (HIMO) à Bangui a été financé par l’AFD à hauteur de 5 M€. Il a permis d’harmoniser les différentes interventions des partenaires au développement en poursuivant l’objectif de réinsertion des jeunes Banguissois par le biais des projets d’infrastructure.

Le projet THIMO IV vise à améliorer l’assainissement de la ville par le drainage des eaux de pluies. Il permet en parallèle d’occuper les jeunes en leur donnant du travail et de préparer l’avenir, tout en relançant l’économie locale. Des résultats sont d’ores et déjà visibles dans la ville de Bangui et le projet a vocation à se déployer dans tout le pays.

Par: Ambassade de France

MAIS OU DONC EST PASSE LE PRESIDENT DE L’UNION DES DEMOCRATES POUR LE RENOUVEAU PANAFRICAIN ( UDRP ) ?

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Il y’a des acteurs qui ne devraient plus briller par des absences sur la scène politique centrafricaine à l’heure où la mobilisation oblige tous les leaders à se solidariser pour sauver la RCA. Toutes les organisations politiques en activité à Bangui s’organisent et montent au front pour préparer des élections prochaines. Mais l’union des démocrates pour le renouveau panafricain (UDRP) n’est plus visible et son leader est dans la nature.  Il était temps que François Bozizé, Michel Djotodia et Cathérine Samba Panza retrouvent les traces de l’économiste Likiti Benoît.

Oû est donc parti le Président du Parti UDRP?
Benoît LIKITI

RCA – 19 septembre 2003, en plein atelier pendant le dialogue national, la fièvre montait contre la classe politique vieillissante. Les jeunes délégués centrafricains au Dialogue national de réconciliation, qui se tenait à Bangui, tapaient sans ménagement sur les amortis politiciens dont les guerres de chefs avaient conduit le pays à la banqueroute. On pouvait remarquer, présents parmi la jeune garde centrafricaine qui fustigeaient les mêmes dirigeants qui, depuis des décennies, avaient dévoyé le pouvoir en une “mangeocratie” meurtrière et prédatrice, Azouroute Joseph Cléopas, président de l’Association des chômeurs centrafricains, Crépin Mboli-Goumba, 32 ans au moment fraîchement rentré des Etats-Unis et quelques membres de la diaspora venue de France.

Dans la salle de l’hémicycle de l’Assemblée nationale centrafricaine, l’ambiance était électrique ; les choses se divisaient en deux y compris les acteurs. Ceux qui avaient échoué et ceux qui veulent maintenant diriger devraient se réunir et trouver un terrain d’entente si les objectifs recherchés par le dialogue national devraient trouver des solutions pour relancer la République Centrafricaine.

L’empêcheur de tourner en rond était quelque part mais silencieux. Benoit Likiti, puisqu’il s’agissait de lui, chef d’un parti centriste, l’UDRP, déjà vieux routier de la politique centrafricaine, à l’occasion n’avait pas ménagé le langage tant l’évidence est claire comme l’eau de source : les éternels rivaux de la vie politique nationale comme Abel Goumba ou les ex-présidents André Kolingba, David Dacko et Patassé – tous vivants à l’époque – n’avaient pas préparé la relève. “Il n’y a pas d’héritage, pas de succession”, constatait le loup politique. Ils voulaient manger jusqu’à la mort, et après eux le déluge” avait-il ajouté.

Mais de là l’eau a énormément coulé sous le pont. Le temps est passé ; il y’a eu des faits et d’hommes en politique centrafricaine qui ont marqué l’histoire, qui font l’actualité dans ce grand pays riche de ressources naturelles, pauvres de populations et, qui vit un drame humanitaire des plus importants de la sous-région Afrique Centrale faute d’un réel management de l’Etat.

« La politique est un spectacle génial à regarder surtout depuis les coulisses. » disait Franz-Olivier Giesbert, journaliste à Le Point. Dans les parvis des lieux où la politique centrafricaine fait et défait ses hommes, la mauvaise surprise est celle de retrouver au même pouvoir un même homme-sans fard-tout le temps. Exactement comme il ne se passe pas ailleurs sur le continent. Dans les coulisses de la politique centrafricaine s’il manque des meurtres et assassinats proprement dits dans le sens des termes, tout le spectacle se passe pour éloigner qui peut être gênant pour le pouvoir. Il faudra bien qu’un jour que l’on se définisse sans usurpation quel qu’il soit, c’est à dire président, ministre, député, simple conseiller municipal ou citoyen lambda.

LA COMPETENCE EN POLITIQUE

‘’L’homme politique doit vivre dans le réel, c’est à dire qu’il doit connaître et se soucier vraiment de tous les problèmes majeurs de toutes les classes sociales. Il doit régler les problèmes présents rapidement tout en se projetant dans le futur pour éviter leur retour.’’ Ecrivait Desmond Tutu à un certain Jacob Zuma suite aux massacres de Maricana en août 2012. Le standard d’homme politique ne change nulle part dans aucun pays au monde. Un homme politique idéal va être celui que le peuple voudra maintenir au pouvoir – quand bien même que c’est contraire à la Constitution. Mais un homme politique est celui-là même qui doit conserver et développer la cité pour le bien de tous. Il doit être capable de gérer, d’organiser les affaires publiques avec l’aide d’autres personnes d’avis différents. La compétence en politique est la capacité à gouverner, à déployer la bonne pratique dans les affaires de la cité. L’homme politique doit, pour cela, se tenir au courant des besoins de la population. Les idées afin de rendre la cité meilleure ne suffisent pas. Il doit être capable de les mettre en pratique.

L’homme politique, s’il est compétent doit être sage, prudent et réaliste car il est chargé de mettre en accord des personnes d’avis différents. Il doit faire preuve d’intelligence afin de gérer convenablement les affaires publiques, d’où la sagesse et la prudence. Les politiciens sont chargés de mettre en place le meilleur régime possible pour la population concernée. Pour cela des lois sont remises en cause et d’autres sont créées dans le but d’améliorer le quotidien des citoyens. Ils discutent également sur les désaccords au sein du parlement, du conseil municipal. Chacun doit savoir tenir compte de l’avis de l’autre pour ne pas léser toutes les personnes qui pensent comme ce dernier. La connaissance de l’avis de chacun est primordiale dans les discussions politiques puisqu’il faut savoir trouver les arguments qui vont convaincre les autres, tenir compte des objections, trouver un compromis.

Enfin, il doit faire preuve de justice. Le droit, la justice et la république sont imbriqués. L’un ne va pas sans l’autre. Ajoutons à cela la légitimité car, sans celle-ci, le pouvoir ne pourrait être appliqué dans de bonnes conditions. Les discussions aboutissent à des lois et ces dernières doivent être appliquées et surtout acceptées : c’est la légitimité. Au final, l’homme politique tient son mandat de ses réussites. S’il échoue, il est écarté.

Benoît Likitié, il s’agit toujours de lui, est bel et bien absent de la République Centrafricaine pour des raisons que l’opinion publique ignore. Le pouvoir de Bangui qui l’a éloigné de sa terre natale pour des raisons professionnelles ne semble plus contrôler l’existence de l’homme politique, économiste de profession. La question qui mérite d’être posée est celle de savoir, Benoît Likiti s’il est encore en vie, comment pourra-t-il s’occuper du développement de son pays à travers ses activités politiques s’il continue de séjourner contre son gré hors de son pays ? Il faudra bien qu’un jour l’actuel pouvoir de Bangui se prononce sur son cas.

Hounsou Philémon 

La situation sécuritaire en RCA se stabilise avec les interventions de la Sangaris, de la MISCA et de l’ EUFOR

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Publié par: Corbeau news Centrafrique.

Les Lieutenants-colonels Sarzaud et Foucquart de la Sangaris et Mario Renna de la fgorce européenne (Eufor) se sont relayés pour prouver à la presse centrafricaine que la situation sécuritaire en République Centrafricaine s’est stabilisée grâce à l’intervention des forces internationales composées des éléments français de la Sangaris, des Forces africaines de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) et des forces européennes (EUFOR), lors d’une conférence de presse jeudi 4 septembre 2014.

Conférence de presse de la Sangaris, de la Misca et de l'Eufor à Bangui

Cette conférence de presse avait pour but de fournir aux professionnels des médias de la République Centrafricaine les informations nécessaires leur permettant de garnir leurs colonnes et leurs grilles de programmes.

Les deux officiers de la Sangaris se sont employés à démontrer que la situation sécuritaire en République se stabilisait de plus en plus.

Les événements tendant à entretenir l’instabilité ont été « les violents affrontement du 20 août au Kilomètre 5 entre les forces internationales et des groupes armés », « la prise à partie des éléments de la MISCA à Boda, à quelque 300 kilomètres au sud de Bangui », « les combats entre les groupes armés à Bambari le 25 août ».

Dans le nord, des soldats de la Sangaris ont mené une opération visant à arrêter les membres du groupe armé auteurs de viols et violences à Dékoa.

Contrairement à ces zones, le calme a été maintenu à l’ouest, ce qui a favorisé l’escorte des convois des poids lourds ; l’organisation à Bouar le 22 août de la première audience foraine ; et à l’est, du 21 au 25 août, le Groupe Tactique Interarmes a effectué une mission de reconnaissance de Bambari à Ippy au centre du pays.

Pour remonter le moral des troupes, le Gl d’armée Pierre de villiers, Chef d’état major des armés, a effectué une visite officielle en République Centrafricaine et a rencontré  d’une part les troupes et d’autres part les autorités de la Transition, notamment le Chef de l’Etat, Mme Catherine Samba Panza.

Il est à noter qu’au-delà des opérations militaires, les forces de la Sangaris sont intervenus le 3 septembre 2014 pour sauver les rescapés d’un accident très meurtrier sur la route de M’Baïki. Deux hélicoptères Puma avec deux équipes médicales ont déployés au cours de l’opération ont facilité la prise en charge de quatre victimes, dont deux ont été opérés par l’équipe médicale militaire de la Sangaris.

Hormis ces cas, purement d’ordre social, la Sangaris est également intervenu dans des projets, entre autres, de réhabilitation des mairies du 4ème et du 8ème Arrondissement de Bangui ; la réhabilitation de la maison du Combattant ; la construction de la maison des jeunes de Bimbo ; la rénovation du tribunal de Sibut et une rénovation de bâtiment officiel à Grimari.

Alain-Patrick MAMADOU / ACAP

RCA: INTERVIEW DE MARTIN ZIGUELÉ, PRÉSIDENT DU MLPC AU JOURNAL LE CONFIDENT

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Martin Ziguelé Photo Corbeaunews
Martin Ziguelé
Photo Corbeaunews

 

1- Monsieur MARTIN ZIGUELÉ bonjour. Vous avez pris part à la concertation de Brazzaville. Entre le forum et la concertation qu’est ce qui a fondamentalement fait avancer la transition ?

Je vous remercie de me donner la parole pour clarifier nos positions aussi bien au MLPC qu’à l’AFDT dont je suis depuis peu le porte-parole. Le Forum de Brazzaville, ainsi que la concertation ont chacun fait avancer de son côté la transition. Le Forum de Brazzaville a abouti à un accord de cessation des hostilités tandis que la concertation qui s’en est suivie a permis d’identifier des préoccupations dont la résolution permettra à la transition d’être plus inclusive et plus apaisée. Cependant dans un cas comme dans l’autre notre propre volonté à nous centrafricains de transcender nos propres contradictions pour ouvrer au retour à la paix est primordiale.

2- Au lendemain de ces assises, le gouvernement Kamoun est contesté par une partie de la classe politique et des groupes armés. Pour preuve, votre camarade Jeannette Déthoua siège au sein de ce gouvernement en violation de la décision de l’AFDT de la retirer. Après la sanction infligée à Mme Jeannette Déthoua par son parti, l’AFDT continuera-t-elle à soutenir la transition ?

Si à l’AFDT nous avons finalement décidé de ne pas participer au gouvernement, c’est essentiellement parce que notre analyse nous a amené au constat d’une absence d’inclusivité réelle, au sens de l’article 36 alinéa 4 de la Charte Constitutionnelle de Transition qui a consacré ce principe, et à notre connaissance cette Charte n’est pas dénoncée.

Mais je puis vous assurer que nous avons déjà tourné cette page. Pour nous, la transition est un processus qui engage tous les centrafricains, car notre pays est comme un véhicule embourbé et nous devons tous unir nos forces pour le pousser afin qu’il sorte de cette passe difficile. Nous restons donc mobilisés pour soutenir le processus de transition, qui ne se résume évidemment pas exclusivement à la participation à un gouvernement. La transition comporte un très important volet politique qui est celui de la recherche de la paix, de la cohésion nationale perdue et du bien vivre-ensemble qui a disparu entre les filles et les fils de notre patrie. Nous ne ménagerons aucun effort pour nous impliquer à fond dans ces chantiers et je peux même vous faire la confidence que les partis membres de l’AFDT ont déjà commencé à y travailler.

3- La mission de ce gouvernement est d’organiser le dialogue politique inclusif, alors que la priorité de la transition, c’est la sécurité et les élections. L’Autorité Nationale des Elections (ANE) n’est pas encore représentative, les conditions sécuritaires ne sont pas réunies et le nombre de déplacés internes ne fait s’augmenter dans certaines zones. Etes-vous convaincu que la concertation nationale se tiendra dans le trois mois prévus et que le calendrier du processus électoral sera respecté ?

Pour ce qui nous concerne, je répète que nous restons disponibles pour contribuer aussi bien au chantier de la sécurité et des élections qu’à celui du dialogue politique qui est prévu pour aller de la base dans nos seize préfectures, jusqu’au sommet à Bangui. Nous souhaitons que ce délai soit respecté mais je ne perds pas de vue que des contraintes réelles existent dans la situation actuelle de notre pays et peuvent faire bouger les prévisions. Pour finir je pense que nous devons mettre l’accent sur la qualité et l’inclusivité de la préparation, car il ne faut pas confondre vitesse et précipitation surtout dans la gestion des processus politiques.

4- En votre qualité d’ancien premier ministre et de leader d’un ancien parti politique au pouvoir, quelles sont les propositions de sortie de crise que vous pouvez faire aux dirigeants de la transition ?

Pour sortir de cette crise existentielle, nous centrafricains devront œuvrer à avoir une même vision de la transition. En effet, je pense qu’il n’y a pas d’un côté les dirigeants de la transition qui auraient le mandat impératif de réussir « coûte que coûte » leur mission, et d’un autre côté des centrafricains spectateurs de la transition qui doivent se contenter de les juger. Cette conception est dangereuse parce qu’au final c’est notre pays qui risque de tout perdre. Je pense que l’entrée de notre pays dans un processus de transition signifie une situation d’échec collectif, et que personne ne sortirait victorieux de cette situation si nous n’unissons pas nos vues pour faire gagner d’abord notre pays. Si cette transition douloureuse permet de faire gagner la RCA et que notre pays se remet debout dans la paix et dans l’unité, nous aurons tous gagné, sinon nous tous nous aurons perdu.

C’est pour cette raison que je pense que nous devons tous nous mobiliser pour la recherche de la paix, et de la cohésion nationale. Si nous y parvenons, par le dialogue et la concertation, nous aurons gagné une victoire importante. Ensuite, nous devons nous atteler à apporter des réponses objectives aux graves manquements qui nous ont conduit à cette faillite collective, je veux parler de la restauration de l’esprit citoyen, de la gestion équilibrée des terroirs et des territoires, de l’égalité des chances, des droits et des devoirs en République , de la citoyenneté, de la gouvernance politique et démocratique et de la lutte réelle contre la pauvreté et la prédation.

Ce vaste chantier va loin, au-delà des querelles de clochers, des invectives ad hominem et des positionnements opportunistes. En fait la sortie de crise est fondamentalement fonction de notre maturité civique et politique, et de notre amour pour notre patrie.

 

 LE CONFIDENT N°3516 DU 03 SEPTEMBRE 2014

 

Amnesty ne veut pas qu’on oublie la Centrafrique

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Au point kilométrique 16 dans le cimetiére musulman de Bangui, des hommes enterrent les corps de 16 musulmans tués après les affrontements entre soldats de l'ex Seleka et milices anti-Balaka venues prendre la ville et les repésailles inter communautaires qui s'est suivirent.

Longtemps la Centrafrique a été un pays oublié de tous. Ce n’est qu’en mars 2013 que ce pays d’Afrique centrale se rappelle à la communauté internationale à la faveur d’un énième coup d’Etat mené par les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans et originaires du nord-est du pays, un territoire toujours déconsidéré par les régimes successifs. Le cycle de violence est en marche. Et avec, l’intérêt de la communauté internationale.

Plus d’un an après le début de la crise, la Centrafrique n’a toujours pas réussi à trouver une issue aux affrontements entre partisans de l’ex-Seleka et “Anti-Balaka”, milices majoritairement chrétiennes mises en place pour faire face à la violence des anciens rebelles.

A la veille du déploiement des forces de l’ONU, prévu dans dix jours, Amnesty international consacre un dossier sur la Centrafrique, diffusé sur sa toute nouvelle plate-forme internet “AmnestyStories” et dont laquelle “Le Nouvel Observateur” est partenaire.

“Barbarie”, “inhumanité”

Les victimes du conflit en Centrafrique

“Ce deuxième numéro d’AmnestyStories articule l’expertise de l’ONG au travail pluriel de journalistes, envoyés spéciaux et correspondants des rédactions partenaires, et de photojournalistes. Les travaux de William Daniels et de Michaël Zumstein, photographes qui se sont régulièrement rendus en RCA depuis le début du conflit, viennent renforcer le récit”, explique l’organisation internationale.

Interactivité, repères historiques, diaporama, archives de presse, cartes, tout à été pensé pour donner à comprendre ce pays où prédomine la haine et l’incapacité à vivre-ensemble.

“Rarement une visite de terrain au cours des huit années de mandat en tant que Haut Commissaire m’a causé une telle angoisse, que mon récent voyage en République centrafricaine. J’ai été profondément choqué par la barbarie, la brutalité et l’inhumanité qui caractérisent la violence présente dans le pays”, s’alarmait le 6 mars 2014, Antonio Guterres, Haut Commissaire des nations Unis pour les réfugiés.

Par: Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur

Bangui : Les Anti-Balaka de Damala entretenus sur la notion de dialogue

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La question de l’analyse et de la gestion des conflits a été au centre d’une causerie-débat qui a réuni les Anti-Balaka basés dans l’enceinte de l’Office de Répression du Banditisme (OCRB), de Damala. Les discussions ont eu lieu le mercredi dernier sur le site des déplacés de Don Bosco sur initiative de l’ONG internationale Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC).

 

Les Anti-Balaka de Bangui

Une source proche de cette structure humanitaire ayant requis l’anonymat a expliqué au RJDH  que c’est pour impliquer les combattants dans le processus de dialogue que ce débat est organisé. « A travers cette session, il est question de développer chez les Anti-Balaka une certaine aptitude au dialogue, à l’écoute et au pardon.

Contrairement au cadre habituel de formation, cette session de causerie débat permet aux Anti-Balaka de débattre eux-mêmes des problèmes de la paix et de proposer des solutions adéquates ». Wiliam, un des participants se dit satisfait et apprécie l’initiative.

« C’est une très bonne chose que de nous parler et de chercher à sortir de l’ancienne habitude consistant à faire la violence. J’ai plusieurs fois participé à cette activité qui nous permet d’enlever de nos esprits les mauvaises choses et de travailler pour la paix. La guerre est terminée ».

Il appelle les autres personnes à s’unir à eux afin de faire la paix « que ceux qui sont contre la paix se joignent à nous au lieu d’attiser le feu pour rien ».

« Cette causerie débat changera beaucoup de choses dans notre vie et cultivera en nous la paix, le dialogue et la cohésion sociale. Il y a un temps pour tout. Nous avons longtemps combattu, il est temps maintenant de cesser les actes de violence. Nous avons pris les armes pour combattre à un moment donné maintenant nous devons chercher la paix», a dit un autre participant prénommé Hubert.

Les facilitateurs de DRC n’ont pas souhaité donner plus de détails sur cette causerie débat avec les Anti-Balaka.

C’est à plusieurs reprises que les Anti-Balaka de l’OCRB sont sensibilisés sur la cohésion sociale et la paix mais c’est la première fois qu’une causerie-débat est organisée à leur profit

Par:  Naïm-Kaélin Zamane  pour RJDH

RCA: 12 morts et plusieurs blessés dans un accident de la route

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Douze personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans un accident de la route, dans le sud-ouest de la Centrafrique, qui a conduit les soldats français de l’opération Sangaris à intervenir, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

12 morts et plusieurs blessés dans un accident de la route en centrafriquePublié par: Corbeau News Centrafrique.

L’accident a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dans la région de Mbaiki, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui, a précisé à l’AFP une source de la gendarmerie locale.

Selon la même source, un camion “avec plus de cent personnes à bord” et transportant aussi du manioc, du riz et de la farine de blé, “a fait plusieurs tonneaux” alors qu’il amorçait une descente. “On a dénombré 12 corps sur les lieux de l’accident et au moins une cinquantaine de blessés”, a déclaré cette source.

“L’accident serait dû à une surcharge (…) et à des défaillances techniques. La plupart des victimes sont mortes écrasées par les sacs de marchandises ou encore sous le poids du véhicule”, a indiqué la source.

Certains blessés ont été évacués à Bangui “nuitamment par des hélicoptères des forces françaises” Sangaris déployées en Centrafrique, a-t-elle précisé.

Une source militaire française a confirmé qu’il s’agissait d’un accident “grave”. “Nous avons mis deux hélicoptères équipés à contribution. Il y a eu quatre blessés héliportés à Bangui pour des soins. D’autres blessés ont été acheminés à bord de véhicules”, a précisé la source de Sangaris.

Faute de moyens de transports suffisants, de nombreux voyageurs s’entassent régulièrement dans des camions surchargés.

La Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, connaît depuis plus d’un an des violences intercommunautaires meurtrières, opposant principalement l’ex-rébellion Séléka, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, aux milices Anti-Balaka.

Quelque 2.000 militaires français de l’opération Sangaris ont été déployés fin 2013 aux côtés des 5.000 soldats de la force africaine Misca pour tenter d’enrayer ces violences.

Catherine Samba Panza “impatiente” de l’arrivée des Casques bleus en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba Panza, a déclaré attendre avec ‘’impatience’’ le déploiement des Casques bleus, reconnaissant que ‘‘leur présence sera ‘’dissuasive’’.

 Sanba-Panza et Jean Jacques Demafouth

Au cours d’un entretien avec la presse étrangère mercredi à Bangui, Mme Samba Panza a dit que l’arrivée de Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en RCA (Minusca) en Centrafrique ‘’ne va pas résoudre tous les problèmes du pays”. 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé, le déploiement en septembre de 12 000 casques bleus en Centrafrique.

La mission onusienne – 10 000 soldats et 1 800 policiers – sera commandée par un Africain et prendra pleinement ses fonctions à l’issue d’un transfert d’autorité avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), force militaire africaine de maintien de la paix, prévu le 15 septembre.

Outre la protection des populations et des convois humanitaires, la Minusca aura pour tâche le maintien de l’ordre ou encore l’arrestation des criminels de guerre présumés.

Elle devra aussi contribuer à préparer les élections qui mettront un terme à la transition l’année prochaine. La Minusca sera, en termes d’effectifs, la troisième opération onusienne de maintien de la paix, pour un budget évalué entre 500 et 800 millions de dollars.

Une force européenne, l’Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente de rétablir la sécurité.

Par: APANews

La déforestation : une conséquence environnementale et économique laquelle rend chaotique l’économie centrafricaine

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Corbeau News Centrafrique

La déforestation en Centrafrique
La république centrafricaine tombée dans une situation chaotique sans précédent à cause de sa crise récurrente qui est l’une de la barbarie de notre siècle, se passe pour l’un des pays de la planète très menacé par la déforestation. Avec ses quatre domaines floristiques, l’inquiétude de perte forestière a commencé vers la fin des années 90. Selon les statistiques, l’estimation indique une couverture de 8227 millions d’hectares de forêt dense, 21 395 millions d’hectares de mosaïques forestières et 24 746 millions d’hectares de zone de brousse ligneuse. De 2000 à 2009, le taux de déforestation n’a cessé de grimper l’échelle selon les experts des agences de l’Organisation des Nations Unies, notamment du FAO. On a relevé 15 aires de catégories protégées, couvrant une superficie estimée à 15 330 015 ha représentant 28% du territoire national environ.
L’exploitation conséquente et rationnelle de cette richesse nationale suffit bel et bien de réduire la pauvreté en République centrafricaine et faire face à la résolution d’autres problèmes sociaux que vivent dangereusement les populations centrafricaines. De ce point de vue, on ne peut ne pas dire que la Centrafrique manque cruellement d’une bonne politique de développement pour ne pas dire d’émergence car l’anarchie est de mise. Le monde entier a assisté à un défilé hideux de gouvernements des prédateurs qui se sont succédé en « régime semi-normal » sous le règne de François Bozizé et régimes de transition qu’il faut vite y mettre un terme pour que la RCA redevienne un Etat de droit et recouvre toute sa souveraineté. La condition sine qua none pour la normalisation et l’engagement sans ambages de la lutte contre la corruption, le pillage systématique et le déboisement.

En effet, le secteur forestier a une contribution fiscale annuelle toujours très faible à cause des détournements des revenus que le Département de tutelle encaisse au niveau de ses services de recouvrement. Alors que la production de bois est très exportée vers l’occident par la seule voie maritime de Douala mais les plus-values sont faiblement estimées pour permettre à l’Etat de réaliser des infrastructures modernes dans le pays. D’ailleurs, l’on a relevé que presque tous les ministres qui se sont succédé à la tête de ce département manquent de vision et n’élaborent aucun projet de développement digne de ce nom. Pour preuve, il n’existe aucune usine de fabrication de papiers dans le pays alors que pays producteur de bois et pas d’écoles modernes équipés dans les zones forestières qui regorgent immensément des bois. Nos écoliers et élèves en souffrent chaque année depuis l’indépendance. Se renflouer les poches et devenir riche est la politique de prime à bord mise en application par les ministres de tutelle qui ont acheté des villas en Europe et envoyé leurs enfants à l’école dans ces pays occidentaux. Hormis les chiffres des abattages déclarés dans les cahiers de charge des services communaux, il existe des abattages sauvages clandestins dans les aires forestiers et dont les grumes et sciages prennent la direction des pays voisins tels que le Soudan, le Cameroun, le Tchad. La loi du code forestier a été promulguée ainsi que les lois relatives au domaine national et protection environnemental ont été votées et promulguées mais ces garde-fous sont foulés au pied par les ministres de tutelle qui pilotaient à vue ce département stratégique. Il en est suivi trop de plainte des populations vivant dans ces zones forestières, devant pourtant bénéficier des fruits de ces exploitations anarchiques qui constituent des crimes économiques et qui méritent l’engagement des poursuites judiciaires. Il n’y a pas eu des fruits escomptés en faveur des populations qui manquent cruellement d’écoles modernes, centres de santé digne de ce nom et d’infrastructures énergétiques pouvant faciliter le développement local.

Vu ce constat amer, de milliers de bois abattus clandestinement sont relevés dans les zones forestières et dégagent à la longue les émissions du CO2. Ipso facto une perte à gagner et un danger pour les populations autochtones. Il va sans dire que le pourrissement du bois dans la forêt dégage du carbone et le renvoie dans le sol. En effet, l’écosystème en Centrafrique est une cible pour les prédateurs. Et la corruption qui gangrène le secteur constitue un obstacle pour tous les projets du secteur forestier financés par la Banque mondiale et d’autres partenaires de la République centrafricaine dans cette filière.

A la prise du pouvoir le 24 mars 2013, les bandes armées, notamment les éléments de la coalition séléka que dirige Michel Djotodia jusqu’à sa démission ont saccagé et pillé les matériels informatiques du ministère des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche où toutes les données relatives à l’écosystème ont été stockées. Ces biens de l’Etat font aujourd’hui le bonheur de ces barbares du siècle.

Je disais tantôt que la cause principale de cette déforestation et la dégradation forestière est incontestablement le pilotage à vue des gérants du département, et il manque à notre gouvernement une politique cohérente et saine de développement de ce secteur qui constitue l’un des poumons de l’économie centrafricaine.

D’une part, je dirai que si l’électrification était assurée dans toutes les 16 préfectures du pays et les ménages utilisent du gaz pour la cuisson, on allait certes réduire le taux d’exploitation  du bois de chauffe qui reste une industrie informelle en Centrafrique. Ceci étant, les ménages centrafricains qui vivent pour la plupart dans une extrême pauvreté produisent quotidiennement et en quantité considérable du gaz à effet de serre, contribuant efficacement aux conséquences néfastes du réchauffement climatique. Dans ce cas de déforestation évoquée, il existe aussi un système artisanal et sauvage à la tronçonneuse très pratiqué par les acteurs anti-développeurs qui aggrave chaque année la déforestation.
Selon la projection faite par des experts, en 2020, il aura une superficie de 52 500 ha déboisés. Le plus souvent, ces bois abattus échappent au contrôle des agents forestiers. Même si tel n’en est pas le cas, à voir le degré de la pauvreté dans le pays, le trésor public ne verra jamais ces pièces de 100 francs ou 200 encaissées au niveau des barrières. Pauvre RCA ! Où allons-nous ? Je crois qu’il est temps de révolutionner les choses dans l’intérêt général en mettant les gens qu’il faut à la place qu’il faut…
 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

RCA: Le Collectif “Touche pas à ma Constitution” interpelle les Conseillers Nationaux

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   Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-gu-Collectif-centrafricain-Touche-pas-à-ma-constitution-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif centrafricain Touche pas à ma constitution

Interpellation des Conseillers Nationaux au sujet de l’élaboration du projet de la nouvelle Constitution Centrafricaine et le calendrier du retour à l’ordre Constitutionnel.

Après une longue période d’observation et le constat de l’évolution de la transition depuis l’avènement de Dame SAMBA- PANZA à la tête de l’Etat Centrafricain, le Collectif« Touche pas à ma Constitution » membre actif de la société civile déclare ce qui suit:

Selon les dispositions de la Charte Constitutionnelle, la Transition que dirige Madame SAMBA-PANZA doit impérativement prendre fin à l’issue des élections libres, transparentes, et démocratiques de février 2015.

Dans le cadre du retour à l’ordre Constitutionnel, la mission de la rédaction de la nouvelle Constitution Centrafricaine est confiée aux Conseillers Nationaux.

Conformément au Calendrier électoral imparti de février 2015, le Collectif interpelle immédiatement les Conseillers Nationaux sur l’évolution des travaux de la nouvelle Constitution et sur la publication du projet d’adoption de cette Constitution par le référendum.

Le Collectif saisit cette occasion pour s’inquiéter sur la gravité de la déclaration unilatérale et non consensuelle, faite par le Président de l’Autorité Nationale des élections (ANE), tendant à remettre l’organisation des échéances à l’autonome 2015.

Le Collectif, précise que l’absence de tous chronogrammes crédibles émanant des ces institutions sera considéré comme un motif valable pour demander en urgence auprès de l’opinion nationale et internationale la dissolution de ces institutions pour le non respect de la Charte constitutionnelle.

Le collectif reste à l’écoute des dites institutions et en appelle à la vigilance du peuple Centrafricain, des forces vives de la nation et des partenaires multinationaux de la bonne gouvernance comme les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la France, les USA sans exclure le reste de la Communauté Internationale et les autres Organisations.

Fait à Paris, le 03. 09. 2014.

 

Le Coordonnateur Général du Collectif

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Ampliations :

–      Le Haut Médiateur de la crise centrafricaine ;

–      Présidente de Transition, Chef de l’Etat ;

–      Président du Conseil National de Transition ;

–      Le Représentant du SG des NU en Centrafrique ;

–      L’Ambassadeur, Délégué de l’UE en Centrafrique ;

–      L’Ambassadeur de la France en Centrafrique ;

–      L’ambassade des USA en Centrafrique ;

–      La presse pour une large diffusion.

Le terrorisme en Afrique : de la faiblesse des États africains à la vulnérabilité des pays occidentaux

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Corbeau news Centrafrique.

Pendant que certains Centrafricains discréditent l’image de notre Pays, d’autres, par contre, font la fierté de notre beau pays qui est la République Centrafricaine.

C’est le cas de Monsieur Aristide Briand REBOAS, Expert en matière de Droit de l’Homme auprès de Force Régionale d’Intervention de l’union africaine pour la lutte contre L’armée de la Résistance du seigneur (LRA) et ancien Directeur Général au Bureau National de la Documentation à la Présidence de la République. Après avoir été invité au sommet africain sur le terrorisme au Kenya, il est maintenant invité par le Docteur BOAZ GANOT, au 14e sommet mondial sur le terrorisme, du 8 au 14 septembre 2014 qui aura lieu à l’institut international pour la lutte contre le terrorisme, à l’échelle internationale.

Notons aussi que c’est la première fois qu’un spécialiste centrafricain atteint ce niveau surtout dans ce domaine.

Voici donc la substance de son Intervention à ce sommet.

 

Aristide Briand REBOAS
Aristide Briand REBOAS

 

Le terrorisme en Afrique : de la faiblesse des États africains à la vulnérabilité des pays occidentaux

L’Afrique comme on le constate devient de plus en plus un terrain de prédilection pour la préparation et l’accomplissement d’actes terroristes visant le continent et l’Occident. Aqmi au sahel Boko haram au Nigeria, Cameroun et Tchad, les Shebab au Kenya et la Somalie, la LRA en Ouganda, Congo Démocratique et Centrafrique, les germes d’un terrorisme en Centrafrique depuis l’arrivée de Séléka au pouvoir le 24 mars 2013 sont autant d’exemples de groupes terroristes opérant sur le sol africain. La lutte contre le terrorisme dans le monde doit prendre en compte ces nouveaux terrains du terrorisme. Les Etats-Unis, la France, Israël et l’occident doivent intégrer l’Afrique dans leurs plans d’action préventive et répressive.

Les frontières poreuses des Etats Africains, la faiblesse des moyens de travail des différentes forces de sécurité en Afrique constituent donc de sérieuses menaces terroristes pour l’occident. La pauvreté, l’ignorance et le chômage qui sévissent en Afrique rendent facilement manipulables et très vulnérables les jeunes africains avides d’argent et de gain facile.

Le terrorisme comme le recours illégitime à la violence contre des individus ou des biens afin de contraindre et intimider des Etats et des sociétés pour des revendications politiques exprimées la plupart du temps en termes sociaux, économiques ou religieux, a véritablement constitué une des préoccupations internationales à partir des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Il se distingue fondamentalement de la criminalité, organisée ou non, par le fait que son objectif premier n’est pas un gain financier. Sa forme varie sans cesse, notamment en fonction des cycles de la répression dont il fait l’objet. Par exemple, les craintes européennes d’attaques similaires après celles du 11 septembre contre le World Trade Center à New York concernaient aussi les systèmes d’information, les centrales nucléaires, les installations pétrolières, etc. Mais là n’est pas l’important. En réalité, le terrorisme vise d’abord à terroriser. Son impact effectif n’est qu’un moyen et non une fin. Celle-ci, pour paraphraser la mission de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (The United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, UNESCO), est d’influencer des esprits, ceux des hommes et des femmes qui, par leur action ou au contraire leur inertie, peuvent avoir une influence quant aux objectifs politiques visés par les terroristes.

Le terrorisme est donc par nature organisé, même si un enchaînement d’événements qui ne serait dû qu’au hasard parvenait lui aussi à semer la terreur,   Sa constante, le dénominateur commun de ses différentes attaques, demeurent l’intimidation d’une cible particulière, la destruction, au moins partielle, d’un système politico-économique spécifique. Néanmoins, l’aspect le plus terrifiant du terrorisme est qu’il frappe souvent des victimes (potentiellement, chacun d’entre nous) qui ne sont pas directement liées au système politique ou à l’idéologie vers lesquels se dirigent en fait ces attaques.

 

Ce serait d’ailleurs une terrible injure faite aux souffrances des Africains que de se limiter à des chiffres sur un terrorisme “international”. Le phénomène est en effet très largement répandu en Afrique sous une forme interne aux Etats. Il y est pratiqué par des mouvements rebelles (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola [Unita] en Angola, Résistance nationale mozambicaine [Renamo] au Mozambique, Lord’s Resistance Army [LRA] en Ouganda, [3] Patriotes résistants Maï Maï [Parema] en République démocratique du Congo [RDC], Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie [LURD] et Mouvement pour la démocratie au Liberia [Model] au Liberia, etc.) mais aussi des forces gouvernementales (Liberia, Zimbabwe, notamment durant la répression dans le Matabeleland des années 1980, Angola, Soudan, etc.), les uns comme les autres recourant largement aux moyens de la terreur et de l’effroi.

En Afrique, le terrorisme prend la forme d’un recours à la terreur comme une stratégie délibérée dans la plupart des conflits intérieurs qui affectent le continent africain.

 

En Tunisie, en Libye, en Egypte et dans certains Etats subsahariens, seules des mesures de sécurité rapides et efficaces colmatèrent la situation. Malgré cela, 58 touristes étrangers furent massacrés à Louxor en novembre 1997 et les deux ambassades américaines de Nairobi et de Dar es-Salaam furent détruites simultanément le 7 août 1998 (sans parler d’une tentative avortée à Kampala et d’autres à Bangkok et Tirana). En dépit de sa prétendue marginalisation, l’Afrique ouvrait, avec le reste du monde, un nouveau chapitre d’une vieille histoire. Le caractère international du phénomène était souligné, dès le 20 août 1998, par une attaque de représailles américaine près de Khartoum contre une usine chimique incriminée. Précédemment, la tentative d’assassinat de l’été 1995, contre le président égyptien Hosni Moubarak à Addis Abeba, avait déjà fait monter la tension entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie.

 

Rétrospectivement, les attaques terroristes dans cette région du monde apparaissent comme une esquisse des événements du 11 septembre 2001. Les attentats anti-américains du Kenya et de Tanzanie avaient surpris, et pourtant des signes inquiétants apparaissaient bien dès la guerre du Golfe : le 25 janvier 1991, par exemple, le département d’Etat américain invitait les familles de ses diplomates et les personnels non indispensables à quitter la Tanzanie en raison de menaces terroristes liées à ce conflit. Parallèlement au recours local ou régional à la terreur, une vague mondiale de terrorisme prenait corps, en fait, depuis plusieurs décennies, et ce, bien avant les attaques dont le World Trade Center fut par deux fois l’objet, en 1993 puis en 2001, pour incarner les nouveaux dangers de l’après-guerre froide. Ces derniers événements ne font, en réalité, que refléter l’aggravation d’un problème mondial de sécurité, qui exige une réaction également de portée mondiale, dans laquelle devront s’inscrire l’Afrique et les différents Etats qui la composent.

 

L’aspect technologique de la mondialisation reste un facteur important de diffusion de ce terrorisme international : Internet, les téléphones portables et les moyens de transport modernes ont fourni à ce dernier un environnement favorable. Grâce à la télévision et aux autres médias, l’impact sur l’opinion d’actes terroristes spectaculaires, mais aussi leur portée mimétique sur un terrorisme local, étatique ou non, dans les zones comme la rive gauche du Jourdain, encouragent à la fois l’action et la réaction face à ses effets. Les déplacements massifs de populations dans le monde, les migrations vers les pays à économie libérale de populations immigrées s’intégrant mal, du point de vue culturel, dans les sociétés-hôtes, concourent également à faciliter l’internationalisation du terrorisme.

                                                                                                          

Le recours à la violence et à la terreur est indéniable sur l’ensemble du continent. Cependant, seule une part minime de celle-ci peut être attribuée, semble-t-il, à ce qui serait du terrorisme proprement dit, tel qu’il a été défini plus haut. Si l’on constate, en ce début de XXIe siècle, une tension croissante entre pays développés et monde musulman (auquel se rattache une part substantielle de l’Afrique), c’est bien parallèlement un univers de violence qui est devenu le lot quotidien de millions d’Africains et l’aveuglement volontaire du monde développé ne saurait l’ignorer éternellement.

Reconnaître ce facteur, tout comme la peur qu’inspire souvent l’islam aux Occidentaux, ne doit pas avoir pour conséquence de concentrer (de manière exclusive) les stratégies de contre-terrorisme sur le traitement de l’environnement social, économique et politique alimentant haine, aliénation et radicalisme.

 

L’apparition effective du terrorisme exige également des conditions structurelles propres, qui se concrétisent dans la politisation d’un sentiment de frustration ou autre. Elle demande aussi des motifs précis et appropriés de révolte, avec des sujets ou des événements conduisant à transformer l’insatisfaction en violence concrète. Elle suppose également une direction, une organisation, des troupes, des soutiens. Enfin, elle requiert un environnement favorable, ainsi que des ressources et des cibles. Une chaîne dont l’origine se perd au loin serait une image correcte de la relation entre l’action terroriste et ce qui a contribué à la faire naître. Dans la continuité de cette chaîne jusqu’à l’action terroriste, chaque maillon compte effectivement, mais il n’y a pas de modèle social ou de théorie apte à embrasser l’ensemble de la chaîne, en d’autres termes pouvant prédire avec certitude que telle action se produira à terme, du fait de l’enchaînement précédant des facteurs. Plus l’on va vers le bout de la chaîne, plus les choses deviennent claires, mais, comme on l’a souvent remarqué, il n’y a d’autre science sociale que rétrospective.

La complexité de l’apparition du terrorisme une fois posée, pourquoi la forme intérieure de celui-ci est-elle virtuellement endémique en Afrique ? Cette nouvelle question renvoie à un sujet très controversé, la nature du système social africain.

 

Pour certains et en ce qui concerne les “causes profondes”, le comportement politique ordinaire en Afrique dériverait directement de la situation de pauvreté du continent. En effet, en cas de précarité des ressources, le but principal de la compétition politique est de garantir une consommation économique, but qui, à son tour, est atteint d’une manière optimale par la captation du pouvoir central ou bien par la substitution à celui-ci d’un nouveau pouvoir local (comme au Kivu, dans l’est de la RDC, par exemple). Ce système politique tend à dégénérer en lutte à mort pour l’accès personnel à des ressources étatiques toujours limitées ; ce jeu à somme nulle oblige aussi des leaders politiques putatifs à engranger des bénéfices matériels pour obtenir des soutiens et vaincre leurs concurrents.

Le développement d’un clientélisme systématique, le recours à la grâce personnelle contre le soutien politique, en recourant dans ce système aux ressources de l’Etat, font que les régimes néo-patrimoniaux africains ont fait preuve de très faibles capacités de développement tout en se révélant incapables d’assurer la sécurité. “De la sorte, les relations politiques reposent en Afrique sur des accords de patronage et de loyauté entre des big men et leurs affidés. Ce sont les règles non écrites de la politique néo-patrimoniale qui dictent en fait les décisions des dirigeants, persuadent les citoyens d’obéir et ordonnent la marche de l’administration.

 

Dans un tel système et à la limite, les acteurs étatiques et sous-étatiques ont intérêt à favoriser la guerre et le désordre puisque ceux-ci peuvent leur fournir des occasions supplémentaires d’accumuler des ressources leur permettant mieux d’asseoir les divers réseaux patrimoniaux sur lesquels ils s’appuient. En l’absence d’autres possibilités pour le système néo-patrimonial et dans des conditions de raréfaction de la ressource, associer la vie politique au règne du désordre, guerre ou activités criminelles peu importe, devient une tentation irrésistible. La violence apparaît nécessaire pour acquérir ou conserver sa part du gâteau. Le désordre se fait lui aussi un impératif et une chance à la fois en termes de gains prévisionnels, alors que les incitations à organiser la société d’une manière plus formelles se raréfient.

 

En Ouganda, ni l’Allied Democratic Forces (ADF) dans l’ouest ni la LRA au nord n’auraient été capables de mener une rébellion sans appuis gouvernementaux extérieurs et fourniture d’armes et de soutiens divers. Produits alimentaires, carburant, armes, munitions, moyens d’encadrement et d’approvisionnement, pneumatiques, vêtements, matériel médical ont franchi pêle-mêle et clandestinement les frontières. Les mêmes mécanismes servent aussi à exacerber localement des rivalités communautaires, comme entre les agriculteurs sédentaires et éleveurs peul sur le plateau de Mambilla dans le nord-est du Nigeria, ou encore entre pasteurs turkana et voleurs de bétail toposa à la frontière soudano-kényane.

 

A la manière de l’Afghanistan, des Etats africains effondrés ou en crise, comme la RDC, le Liberia ou la Somalie, sont aussi devenus des zones d’échanges libres et informels de matières premières (diamants, or) et d’armes, mais aussi d’êtres humains ou de drogue, au bénéfice de réseaux clandestins regroupant acteurs locaux et grand banditisme international. L’une des caractéristiques de l’après-guerre froide a été justement le développement d’une économie grise du trafic d’armes, animée par des marchands et des transporteurs privés. Mercenaires et terroristes se fournissent désormais auprès des mêmes réseaux clandestins ou semi-clandestins, sans doute associés au trafic de drogue, et blanchissent leurs règlements d’une manière similaire tout en recourrant massivement à des documents d’identité falsifiés.

 

Ce genre d’interconnexion pose un problème de sécurité mondiale. Dans les pays où il est facile d’échapper à des contraintes comme un plan de vol et des formalités douanières et de police, il est parallèlement difficile de combattre efficacement la criminalité et de détecter les activités subversives. L’on rappellera, par exemple, que les terroristes qui ont failli abattre un avion de ligne avec un missile SAM-7 à Mombasa avaient pu introduire cette arme en fraude au Kenya.

 

Les relations entre le crime organisé et le terrorisme international sont bien, de fait, aussi étroites que le suppose la résolution 1373 (article 4) du Conseil de sécurité de l’ONU, qui insiste sur la nécessité d’une coopération régionale et internationale accrue contre l’un et l’autre.

 

En Afrique, tout particulièrement en Algérie, au Soudan, en Somalie, en Ouganda et en RDC, ainsi que naguère en Sierra Leone et au Liberia, le recours à la terreur est bien un trait récurrent des conflits locaux. Il y est devenu une stratégie si ordinaire qu’y recourir passe presque inaperçu. Il y a d’ailleurs, beaucoup en conviennent, un risque réel à tout confondre dans la lutte mondiale contre le terrorisme, qui implique souvent des arrière-pensées répressives de la part de gouvernements soucieux avant tout de contrecarrer des revendications politiques locales : autodétermination ou revendications de certains droits. Pris dans cet étau, des millions d’Africains ordinaires sont terrorisés par des gangs aussi bien que par des rebelles et des gouvernements. En pratique, il n’y guère d’autre choix que d’imputer toute manifestation du terrorisme à son bilan mondial, mais ceci n’apporte que bien peu de soulagement effectif aux victimes.

 

Le continent présente à la fois un environnement favorable et un vaste champ d’action pour tous ceux qui voudraient s’y attaquer aux Etats-Unis et au système mondial.

 

La CEMAC particulièrement est une zone de forte turbulence terroriste, du fait du conflit du Darfour, des rebellions au Congo RDC, au Tchad et en RCA. Les Chefs d’Etat doivent prendre des mesures communes pour lutter contre la prolifération d’activités terroristes dans la sous-région. Les Etat européens doivent aussi soutenir davantage financièrement et matériellement la sous-région, pour éviter que les attentats dont ils peuvent être victimes sur leurs sols soient préparés en Afrique.

Aujourd’hui, il est impensable que la voix des experts africains de la question terroriste et des acteurs politiques africains soit ignorée par le monde et les grandes puissances occidentales qui luttent contre le terrorisme. De ce point de vue, le gouvernement Israélien s’est distingué ; le 17 juin 2014, Avigdor Lieberman, le ministre israélien des Affaires étrangères, a annoncé la disposition de l’Etat Hébreu à coopérer avec l’Afrique de l’Est dans la lutte contre le terrorisme. Il est fortement souhaitable que les autres puissances notamment, les Etats-Unis, la France, l’Angleterre puissent tisser des liens assez étroits avec l’Afrique. L’Afrique mérite d’être prise en compte pour plusieurs raisons. On se souvient encore des attentats simultanés au Kenya et en Tanzanie en 1998 ayant occasionné plusieurs victimes d’origine occidentale, attestant ainsi clairement la vulnérabilité du continent africain en matière terroriste. En Ouganda,République centrafricaine, RDC, et le sud soudan la LRA emploie des méthodes terroristes depuis longtemps. La Somalie est souvent en proie à des attaques terroristes des Shebab. En Afrique Centrale, des germes du terrorisme naissent et se développent notamment en Centrafrique avec l’arrivée de la coalition rebelle Séléka au pouvoir en 2013. Le Centre Centrafricain de Recherches sur le Terrorisme créé par Aristide Briand REBOAS mérite aussi d’être soutenu par la communauté internationale. L’Afrique est aujourd’hui un nid pour terroristes, personne ne doit l’ignorer.

 

Aristide Briand REBOAS
Aristide Briand REBOAS

Par : REBOAS Aristide Briand, ancien Directeur Général des Renseignements Généraux Centrafrique, ancien conseiller juridique, droits de l’homme a la force régionale d’intervention de l’union, africaine pour la lutte contre la LRA Diplômés de HEI, PARISMail : abr.aris@yahoo.fr et aparddialogue@yahoo.com tél 0601155799.

 

 

 

 

Communiqué de Presse du MLPC annonçant les dates du Conseil Politique national et du Congrès Extraordinaire.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/IMAGE-MLPC-POUR-LE-BUREAU-POLITIQUE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bureau Politique du MLPC Centrafrique

Secrétariat Général

N°______MLPC/BP/SG/014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) a le plaisir de porter à la connaissance des militantes, militants et sympathisants, tant en République centrafricaine que dans les fédérations à l’extérieur de notre pays, ce qui suit :

 

Réuni en séance extraordinaire le 26 Août 2014, le Bureau Politique a décidé de la convocation du Conseil Politique National et du Congrès Extraordinaire du Parti selon le calendrier suivant :

 

–         Conseil Politique National (CPN) : les 20 et 21 Novembre 2014 à Bangui;

–         Congrès Extraordinaire : le 22 Novembre 2014 à Bangui

 

Tous unis, nous vaincrons !

Fait à Bangui, le 02 Septembre 2014

 

     Le Président

Martin ZIGUELE

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Centrafrique: affrontements à Bossangoa entre les soldats français et les antibalaka

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 Publié par: Corbeau news Centrafrique

Les enfants soldats de Centrafrique628x356

 

Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des affrontements qui ont eu lieu jeudi matin à Bossagoa entre des miliciens du mouvement patriotique Anti-Balaka et des troupes de l’opération Sangaris déployées dans cette localité, située au nord-est de la Centrafrique.

Selon une source locale, le marché s’est vidé de ses occupants, les commerces sont fermés et la circulation est interrompue. Une partie de la population a fui dans la brousse et l’autre partie est terrée dans les maisons, d’où on entend le crépitement des armes légères et lourdes.

Selon cette même source, tout est parti de l’arrestation d’un des chefs du mouvement anti-balaka, par les troupes de l’opération Sangaris sur dénonciation du maire de la ville, Cyriaque Bria.

“Ce matin, les anti-balaka ont barricadé la circulation exigeant la libération d’un des leurs. N’appréciant pas ce geste, les troupes Sangaris ont réagi”, a expliqué un habitant joint dans sa cachette.

Il a ajouté que “la maison du premier citoyen a été pillée, et incendiée en guise de protestation contre la duplicité du maire de la ville”.

“Des hélicoptères français ont survolé la ville pour ramener le calme”, a conclu cet habitant.

 

La ministre Jeannette Déthoua veut peser de tout son poids pour réconcilier les centrafricains

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Le ministre de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique, Mme Jeannette Détoua s’est dite que son département mettra tout en œuvre afin de réconcilier la population entre elle et organisé un dialogue politique à la base afin de restaurer la paix gage du développement, lors de la clôture des travaux de l’atelier sur la cohésion sociale, mercredi 3 septembre 2014, à Bangui.

La Ministre Jeannette Detoua veut réconcilier les centrafricains
A l’issue de ces travaux, les participants ont formulé des recommandations notamment le vivre ensemble sans violence sur le territoire centrafricain ; le respect de la laïcité ; le rétablissement de la sécurité et les branches déconcentrées de l’Etat sur le territoire national.La ministre Jeannette Déthoua a réitéré l’engagement du gouvernement sur la question de la réconciliation nationale, condition sine qua non du développement harmonieux de la République Centrafricaine.

La ministre Jeannette Déthoua a fait savoir que cet atelier a été organisé en prélude de la mise en place des comités locaux pour la paix et le dialogue politique que son département entend organiser dans les prochains jours.

Organisé par le ministère de la réconciliation nationale, du dialogue politique et de la Promotion de la Culture Civique en partenariat avec l’ONG internationale ‘’Catholique Recherche Service’’, dans le but de renforcer les capacités des leaders musulmans sur la cohésion sociale, cet atelier a regroupé une trentaine de participants.

 

François Biongo / ACAP

L’OIM soutient un « méga-concert » pour promouvoir la paix dans le cinquième arrondissement de Bangui

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Concert au Centre Protestant pour la Jeunesse à Bangui

Dans le cadre de ses efforts visant à promouvoir la cohésion sociale en République centrafricaine (RCA), le projet de stabilisation communautaire de l’OIM a apporté son soutien à la « Compagnie Artistique Assoungba Système » afin d’organiser un « méga-concert » composé de danseurs traditionnels, de comédiens et de musiciens dans le cinquième arrondissement de Bangui.

Entre 500 et 700 personnes ont assisté au « méga-concert » qui s’est tenu le 30 août dans un centre communautaire local connu sous le nom de « CPJ ». L’OIM a fourni une aide technique grâce au financement de l’Union européenne.

Six groupes se sont produits sur scène, notamment l’humoriste centrafricain Dr. Mandjeke et la troupe de danseurs Zeke ti be Africa, pour les plus connus d’entre eux. Des enfants de 8 à 12 ans originaires du cinquième arrondissement ont également chanté une chanson sur la promotion de la paix qu’ils avaient écrite lors d’un atelier artistique financé par le projet de stabilisation communautaire de l’OIM.

Le « méga-concert » a été annoncé par des affiches le long des routes du cinquième arrondissement. Les mobilisateurs communautaires sont également passés dans les rues avec des mégaphones pour promouvoir l’événement. D’après les organisateurs, l’objectif du « méga-concert » était d’encourager la paix et la cohésion sociale au sein de la population du cinquième arrondissement. Le message diffusé par les sketchs était que nous sommes tous égaux indépendamment des différences d’apparence.

Prudence, habitante du cinquième arrondissement, a pris connaissance du concert par la publicité dans son quartier. Les mobilisateurs communautaires ont déclaré : « Aujourd’hui nous allons nous rassembler pour montrer que nous voulons la paix. »

« Je suis allée au concert aujourd’hui car je veux la paix dans mon pays. Il y a des gens de tous quartiers ici, y compris de PK12. Même les habitants qui n’assistent pas au concert passent dans le quartier et entendent les messages diffusés par l’événement », a ajouté Prudence.

Le « méga-concert » fait partie d’une série d’évènements que l’Unité de stabilisation communautaire de l’OIM organise dans les troisième et cinquième arrondissements avec le financement de l’UE, afin d’encourager les habitants à se rassembler en une seule communauté et d’offrir un espace d’interaction sociale et de dialogue. L’OIM travaille directement avec les organisations locales qui décident des projets communautaires et soumettent des propositions de financement.

« La RCA traverse une période très difficile. Les artistes doivent faire entendre leur voix pour montrer aux gens que nous devons vivre en paix », a déclaré Erick Makanda, comédien et secrétaire général de la Fédération centrafricaine de Théâtre. « Nous sommes la voix de la population et elle nous écoute. En organisant ce concert, nous avons pour but de sensibiliser la population et promouvoir la cohésion sociale. Notre art est notre arme. »

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Anne Schaefer
OIM RCA
Email : aschaefer@iom.int
Tel. +236 7218 7635

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI DU RENOUVEAU PANAFRICAIN

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UN DIEU – UN BUT – UNE DESTINEE

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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Lors d’une dernière déclaration complètement irresponsable, datée du 3 septembre 2014, de la part de M. Michel Djotodia, chef du mouvement rebelle Séléka, nous avons été effarés de lire des propos d’une gravité extrême. En effet, voici ce que M. Michel Djotodia déclare au média béninois Matin Libre de Cotonou :

« Après cinquante (50) ans de gouvernance par les chrétiens, un musulman vient au pouvoir, et on en fait un tapage de telle manière que ça a entrainé le chaos. Pour qu’il y ait équité, il faut qu’on redonne ce pouvoir-là à l’ex-Séléka.  ».

Une fois de plus ce chef rebelle se distingue de la pire des manières en versant dans l’exécrable instrumentalisation de la religion à des fins bassement opportunistes. Non Monsieur Djotodia, les Centrafricains ne font pas un « tapage » comme vous dîtes avec dédain, parce qu’un Centrafricain musulman aurait été porté à la tête de l’Etat centrafricain. Ils vous ont tout simplement désavoué pour avoir apporté la mort par milliers sur des Centrafricain avec votre installation au Palais de la Renaissance. Vous troupes et affiliés se sont livrés à des crimes atroces, des barbaries indicibles et des exactions sans nom à l’encontre de la population civile centrafricaine. Même quand l’Empereur Bokassa Ier s’était converti de façon éphémère à l’islam, jamais de sang n’a coulé à cause de ce choix religieux personnel. Donc cessez d’enfumer la presse internationale en servant des prétextes fallacieux pour masquer votre seule irresponsabilité manifeste en terme de gestion de la chose publique. Les Centrafricains n’ont que faire de votre confession ou de celle de tout homme politique centrafricain. Seuls comptent les actes posés, et à dire vrai vos actes à la tête de l’Etat centrafricain ne plaident pas pour vous.

Vous dîtes, je vous cite, que « pour qu’il y ait équité, il faut qu’on redonne ce pouvoir-là à l’ex-Séléka ». C’est exactement cette façon patrimoniale de concevoir la politique, de pratiquer la politique que les Centrafricains en particulier, et l’Afrique en général, vomissent et rejettent de toutes leurs forces. Vous avez le droit de convoiter le pouvoir, de vous croire qu’il devrait vous revenir. Mais aucunement vous ne pouvez vous arroger le pouvoir en Centrafrique en marchant sur les cadavres des Centrafricains, en prenant en otage les Centrafricains par le biais de groupes rebelles armées sanguinaires ou en semant la mort à tout va. Le pouvoir en Centrafrique ne vous appartient pas, il n’est pas votre propriété, ni celle de votre clan ni celle de quiconque. Si vous voulez le pouvoir, conformez-vous aux conditions d’accession au pouvoir en commençant par déposer les armes, et en obligeant vos groupes armées à cesser les exactions contre les Centrafricains. Ensuite présentez-vous au suffrage des Centrafricains, et si ceux-ci estiment que vous êtes le seul, ou du moins le meilleur candidat, à même de ramener la concorde nationale, l’unité nationale, soyez-en sûr, souverainement ils vous élèveront au sommet de l’Etat, vous confieront les clés de la Maison Centrafrique et par conséquent légitimeront de la manière des façons possibles votre prise de pouvoir.

Hors de ce cadre, il s’agit ni plus ni moins que d’une usurpation scélérate, d’une abominable tyrannie, d’une violation quasi-blasphématoire de la souveraineté de la Nation centrafricaine.

Aussi, le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) qui rompt avec cette praxis surannée, qui ramène l’Afrique dans le nihilisme politique, s’oppose fermement avec la dernière énergie à votre conception de la politique, à votre offre politique d’un autre temps, et qui ne peut être que source de destruction totale. La Centrafrique ne veut plus de ce type de politiciens, de responsables publiques, d’ « élites ». Il est de temps de renouveler le logiciel politique centrafricain car la version en place actuellement est datée, dépassée, périmée.

Que Dieu bénisse l’Afrique, qu’Il bénisse la Centrafrique. Vive la Centrafrique.

Fait à Dakar le 3 Septembre 2014

Le Président du parti de Renouveau panafricain de Centrafrique
                                       

Maître Tahéruka SHABAZZ, Président du PRP

Centrafrique: Bangui redécouvre les plaisirs de la nuit

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Bangui – Au “Songo Night”, aux “Zammours” ou dans le “quartier des péchés”, Bangui vibre de nouveau la nuit dans les bars, dancings et autres discothèques qui rouvrent dans les quartiers, signe de la progressive normalisation en cours dans la capitale centrafricaine.

Bangui retrouve le plaisir de la nuit
L’artiste centrafricain Jean-Paul Mbele, alias “Ozagain”, en concert à Bangui, Centrafrique, le 1er mars 2014
afp.com/Sia Kambou

Ici, c’est 24h/24!“, lance Yvon Sanga, étudiant. Ici, c’est au “Kadam Kadam“, l’un des nombreux “bar-dancing” du 2e arrondissement de Bangui.

Les clients devisent autour de poissons et de poulets braisés arrosés de bières. On s’y déhanche jusqu’à l’aube, au rythme des ndombolo congolais, coupé-décalé ivoirien et R’n’b américains. Dans les effluves d’alcool et les braillements des fêtards, la crise semble bien loin.

Après des mois de terribles exactions, de lynchages et de pillages, sur fond de traque des habitants musulmans assimilés à l’ex-rébellion Séléka, Bangui va visiblement mieux.

Après la reprise générale de l’activité, la renaissance d’une vie nocturne témoigne de cette lente amélioration de la sécurité ces trois derniers mois. Les Banguissois redécouvrent la nuit et ses plaisirs, ses amours passagères et ses lieux de perdition.

Le couvre-feu, qui reste en vigueur sur toute l’étendue du territoire de minuit à 5H00 du matin, n’est plus respecté que dans les quartiers les plus touchés par les violences.

-Sur le ‘terrain de tir’-

Nous avons le privilège d’être proches du centre ville. C’est un secteur qui n’a pas été tellement perturbé par les évènements“, se réjouit Hélène Mballa, belle et jeune Camerounaise, sous les néons rouges du “Kadam Kadam“.

Ici, on est à l’aise si les gendarmes et policiers centrafricains ne nous indisposent pas avec leurs patrouilles intempestives“, explique Yvon l’étudiant. Ceux-là, “ils n’ont pas perdu les bonnes habitudes” de racket.

Ils s’étaient tous terrés quand la Séléka (ex-rébellion) avait envahi Bangui. C’est bien de les tenir à l’oeil avec les patrouilles mixtes“, poursuit-il, alors que des militaires burundais de la force africaine et quelques policiers centrafricains font leur apparition au bout de la rue.

Le “Songo Night” et “La Plantation” sont les deux principales boites de nuit. Il y a aussi les bars-dancings “Mbi Yé“, “Plus ou moins“, “Cave de la Paix“, “Bisso na Bisso” ou encore “Sélection” dans le quartier Bruxelles (2e arrondissement), où l’explosion d’une grenade en juin avait semé la panique.

Ouverts dès 9h du matin, certains établissements ne ferment que tard dans la nuit et sont très fréquentés. Les clients se disent rassurés par la présence des forces internationales, Misca, Sangaris, et Eufor-RCA.

Vous voyez ces 4X4 aux couleurs de l’Union européenne et avec des mitrailleuses lourdes’ Ce sont les Géorgiens (de l’Eufor). Les Français viennent (de Sangaris) à peine de passer. Tous, ils sécurisent le 5è arrondissement et la vie a repris la nuit ici à Miskine“, explique Josée Penguélé, un commerçant.

On peut rester à la +Cave des amis+ jusqu’à 21h, voire 22h“, sourit-il.

Miskine fut pourtant l’un des quartiers les plus touchés par les violences intercommunautaires, qui y ont fait des dizaines de morts, et ont provoqué l’exode des musulmans, comme en témoignent les maisons détruites.

Les herbes folles ont envahi ces ruines et leurs murs calcinés. “C’est devenu le terrain de tir“, plaisante d’un air goguenard Guy, rabatteur pour les prostituées du quartier. “Ceux qui n’ont pas la possibilité d’aller dans des lieux appropriés font les arrangements avec leurs partenaires pour que tout se joue à cet endroit“.

– ‘Le couloir de la mort’ –

Un seul quartier reste plongé dans le silence et la peur à la nuit tombée: le PK5, dernière enclave musulmane de la capitale, où les habitants vivent toujours sous la menace des assassinats et lynchages des miliciens Anti-Balaka.

C’est ici qu’il y avait l’ambiance autrefois“, raconte Aubin Bangué, cadre de la santé, qui ne cache pas sa nostalgie pour “les mamas koloutous (aux larges hanches), les sèpèlè (jeunes filles minces et élancées), les femmes capables (femmes d’affaires) et les pirates (réputées pour dépouiller les hommes jusqu’à leur dernier sou)“.

Au KM5, nous avions les meilleurs méchouis de Bangui. Il y en avait pour toutes les bourses, chacun y trouvait son compte“, regrette Alain Kossingou, mécanicien.

C’est le couloir de la mort désormais“, avertit Alain. S’aventurer de nuit au PK5, c’est prendre le risque d’être “kidnappé, tué, charcuté, et de disparaitre définitivement“.

Par

Simon Koitoua réagit suite à l’interview de Michel Djotodia, ce jour sur Matin Libre du Bénin

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 Publié par: Corbeau news Centrafrique.

Tous ceux qui de près ou de loin sont impliqués dans la cause des malheurs des Congolais, pillant, violant et alimentant les conflits interminables pour continuer à voler nos riches ressources naturelles , se verront frapper sévèrement par les catastrophes naturelles.… ils connaitront des calamités inimaginables.

Aujourd’hui, encore une fois, devant nos responsabilités et devant le Peuple Centrafricain qui  affronte, tout Seul, les plus graves humiliations perpétrées  contre la Centrafrique depuis le 12 décembre 2012 jusqu’aux inimaginables atrocités actuelles. Vous êtes admirablement formidables peuples Centrafricains. Vous êtes plus forts que toutes les forces du mal et les ennemis de ce beau pays qui existent et qui sont aiguisées, dressées et lâchées contre Vous. Mais à toutes ces épreuves, à la grande surprise de tous,  Vous  demeurez Toujours Victorieux.

Notre Valeureux Peuple Centrafricain et contre l’actuelle machine à tuer la plus atroce et la plus dégradante que le monde n’ait connue. Les monstres  du monde dressés  contre Vous,  et qui exécutent ce plan ignominieux, sont représentés par cet autre incirconcis démoniaque  bandit de grand chemin  qui continue à s’appeler ‘ Michel Djotodia ‘.

Valeureux Peuple Centrafricain, après avoir victorieusement gagné toutes ces épreuves ignobles (et Vous sortirez Gagnant),  les auteurs criminels de ces désastres et leur histoire sont restés impunis mais étourdies par la force de Votre capacité et détermination à  ne jamais accepter d’être exterminé et annihilé sur la planète terre où Vous avez les radieux droits d’y exister Vous avec Vos Progénitures pour des siècles et des siècles.

Oh, Vous,  Vaillant  Peuple Vainqueur des  épreuves, et cela, devant témoins, auteurs et coauteurs qui sont visiblement installés au Centrafrique, Votre Cher Pays et ils sont dans le monde entier. Mais Vous, Vous demeurez Invincibles et Vous résistez à toutes  leurs  forces redoutables dont ils disposent cherchant à Vous exterminer. Mais Ils échouent.

NB : suite à l’interview de Michel ce jour sur matin Libre un journal du Bénin

 

Simon Koïtoua

SIMON- KOITOUA

 

Yamina Benguigui, nouvelle médiatrice dans la crise centrafricaine?

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Yamina Benguigui

Proche de Catherine Samba-Panza, Yamina Benguigui a été invitée par Denis Sassou Nguesso à lui donner un coup de main dans les négociations sur la crise centrafricaine.

Lors de son passage au ministère français de la Francophonie, Yamina Benguigui s’est fait de précieux amis, parmi lesquels Denis Sassou Nguesso, le président congolais. Fin juillet, ce dernier l’a donc invitée à participer, quatre jours durant, au Forum de Brazzaville sur la crise centrafricaine.

À l’époque, il tentait de convaincre Catherine Samba-Panza de changer de gouvernement et de nommer Karim Meckassoua au poste de Premier ministre en remplacement d’André Nzapayéké. Or Benguigui est proche de la présidente centrafricaine…

Invité d’honneur

Cette dernière n’a pas oublié que Benguigui lui avait demandé d’être l’invitée d’honneur de son Forum des femmes francophones, à Kinshasa”, en mars, commente une source proche de l’ancienne ministre. Les deux femmes se sont entretenues trois fois en deux jours.

La suite de l’histoire est connue : Samba-Panza a bien débarqué Nzapayéké, mais elle a nommé à sa place Mahamat Kamoun. Il faut croire que DSN a été malgré tout satisfait, puisqu’il aurait demandé à Benguigui d’organiser à Brazzaville une prochaine édition de son Forum des femmes francophones.
Par: Jeune Afrique

 

RCA: « J’ai la capacité de réconcilier chrétiens et musulmans », dixit M. Djotodia dans Matin Libre

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Michel Djotodia

L’ex-président centrafricain Michel  Am-Nondokro Djotodia, président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (l’ex-Coalition Séléka) est enfin sorti de son silence. L’homme d’Etat qui, après sa démission « hautement patriotique » s’est installé  en  terre  libre africaine du Bénin le 10 janvier 2014, s’est ouvert à votre Quotidien « Matin Libre ».
Dimanche 31 août 2014 par un temps ensoleillé de fin de matinée, l’équipe de reportage de  « Matin Libre » conduite  par le patron du Quotidien  entre dans la résidence de l’ex-président centrafricain. Un immeuble modeste de couleur blanche situé dans une banlieue de la ville d’Abomey-Calavi, à 25 km de Cotonou. Les militaires qui assuraient la sécurité des lieux, kalachnikovs au point, le regard scrutateur  nous facilitent le protocole mais avec beaucoup de prudence.  Visiblement, nous étions attendus. Dans la cour, quelques animaux (cabris, oies, tortue…) vivent libres de leurs mouvements comme dans le jardin d’Eden. Quelques minutes dans la salle d’attente située au rez-de-chaussée, le temps de nous annoncer au maître des lieux et nous sommes reçus.

L’ex-homme fort de Centrafrique, tout de blanc vêtu et assis dans un fauteuil, nous accueille dans un appartement qui lui sert de bureau. Seule la photo officielle de prise de pouvoir, accrochée au mur derrière un grand bureau, rappelle au visiteur qu’il est en face d’un homme qui a déjà exercé le pouvoir suprême d’Etat. Simplicité oblige. Il serre la main à tout le monde. Affable, modeste et très humble, il nous invite à nous servir à volonté café et boissons.
Visiblement serein, et très confiant en son avenir politique, le numéro un de l’ex-Coalition Séléka s’ouvre simplement à votre Quotidien.  Le retour de la paix en Centrafrique est le sujet principal qui préoccupe  Michel Djotodia. C’est pourquoi il a sacrifié son  pouvoir en démissionnant.  Et pour parvenir à la paix en République centrafricaine, il propose deux solutions : le retour au pouvoir de l’ex-Séléka à travers sa personne et la partition du pays, par exemple le fédéralisme. Il explique d’ailleurs que la Séléka, mieux organisée aujourd’hui  contrôle plus de 60% du territoire. Sans en vouloir à la présidente de la Transition Mme Catherine Samba Panza, Michel Djotodia s’est démarqué du gouvernement actuel. Il a martelé que sa Coalition n’a mandaté personne pour y entrer. D’ailleurs, par un communiqué de presse (voir page 3), il informe l’opinion nationale et internationale que tous les membres de l’ex-Séléka qui participent au présent gouvernement de Centrafrique sont considérés comme des traitres et par conséquent  exclus définitivement de la Coalition. Mais avant tout propos, il a salué l’hospitalité légendaire du peuple béninois dont il en est l’un des citoyens  (par alliance, Ndlr) et s’est dit très satisfait des mesures prises par le président Yayi Boni pour assurer sa sécurité et le protéger. Lisez plutôt.

Excellence, Monsieur le président, depuis votre démission « hautement  patriotique »  le 10 janvier 2014, vous êtes venu vous installer au Bénin. Dites-nous Excellence quelle est la situation de votre séjour au Bénin?

Le gouvernement du président Yayi Boni  me protège en me mettant dans les conditions qu’il faut, en assurant ma sécurité,  en me donnant les possibilités de circuler librement. D’ailleurs je suis Béninois à part entière. Je suis de nationalité béninoise. Et en cela, l’honneur qu’il  (le président Yayi Boni, Ndlr) m’a fait, m’oblige de lui présenter toute ma gratitude. Je présente mes remerciements non seulement au Chef de l’Etat mais aussi au peuple béninois pour son hospitalité légendaire et cette attention particulière qu’ils ont pour ma personne. Je ne peux que remercier tous mes frères béninois, le Chef de l’Etat et ceux qui m’entourent. Je suis bien au Bénin. Je me porte bien. Je ne suis pas dérangé. Je ne suis pas inquiété.

Nous avons appris qu’une délégation envoyée par la présidente Catherine Samba-Panza est allée vous voir récemment. M. le président que peut-on retenir de cette rencontre?

Mme la présidente m’a envoyé une délégation pour m’adresser sa reconnaissance et ses remerciements pour les liens qu’il y a entre elle et moi parce que je n’ai rien contre Mme Samba-Panza. Elle m’a succédé et nous gardons de très bons rapports. Et à l’occasion, j’ai dit à la délégation que je suis pour la paix. Je milite pour la paix. D’ailleurs l’exemple frappant c’est qu’en échange de la paix,  j’ai donné le pouvoir que j’ai. Et c’est un signal très fort. J’ai démissionné parce qu’il était question de ramener la paix chez moi et c’est ce que j’ai fait. Je leur ai donc dit que je suis toujours pour la paix et j’œuvrerai pour la paix. Mais d’aucuns disent que j’ai été pour quelque chose dans la mise en place du dernier gouvernement. C’est faux. Je n’ai jamais présenté  de liste. D’ailleurs dans les différents communiqués qui ont été publiés par le Bureau politique, il a été dit que la Séléka ne propose pas de premier ministre, même pas de ministre. Donc je n’ai proposé personne. En présence du ministre des Affaires étrangères du Bénin et beaucoup d’autres gens, j’ai été clair : j’ai dit que je suis pour la paix. Je milite pour la paix.

Excellence M. le président, quelles sont les propositions de votre groupe pour la sortie de crise en Centrafrique?

Nous avions fait des propositions. Nous avions d’ailleurs demandé à ceux qui doivent prendre part au forum de paix organisé à Brazzaville par mon grand-frère Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo  que pour que la paix revienne il faut qu’il y ait équité.  Pour que la paix revienne, il serait souhaitable de remettre encore le pouvoir à l’ex-Séléka. Quitte à l’ex-Séléka de diriger. Il faut bien permettre,  une fois en passant, aux musulmans de diriger. Après cinquante (50) ans de gouvernance par les chrétiens, un musulman vient au pouvoir, et on en fait un tapage de telle manière que ça a entrainé le chaos. Pour qu’il y ait équité, il faut qu’on redonne ce pouvoir-là à l’ex-Séléka.  Qu’on donne l’opportunité à l’ex-Séléka de gérer la transition. Et c’est après la transition que nous pouvons organiser une conférence nationale. Les fils et filles  de Centrafrique  pourront s’asseoir, essayer de discuter et signer un accord politique pouvant lancer complètement le pays vers une vie démocratique. Il y avait deux propositions et c’était la première. La seconde proposition,  c’est qu’il y ait partition.  Il y a plusieurs manières de séparer les gens à savoir le fédéralisme et autres. Tout dépendra de la manière dont on va s’entendre.  Mais qu’il y ait partition et qu’on sépare les gens définitivement pour qu’il y ait la paix. Si on ne prend pas en compte l’une des solutions proposées, je crois qu’il n’y aura pas la paix parce que nous, je vais parler de moi, j’ai la capacité de réconcilier chrétiens et musulmans. J’ai la capacité de le faire. Mais pourquoi on ne veut pas me donner l’opportunité de le faire. Il faut qu’on me donne l’occasion de réconcilier musulmans et chrétiens. Et pour que je fasse cela, il faut que j’aie le pouvoir parce que sans le pouvoir je ne peux pas le faire. Pour rassurer par exemple tous les réfugiés musulmans qui sont à l’extérieur, soit au Gabon, au Congo, au Cameroun et ailleurs, il faut qu’ils se rassurent que c’est moi qui suis le président de la République parce qu’ils savent que je suis un rassembleur. Si je suis là, cela va rassurer les gens, et ils vont revenir en masse. Mais lorsque ce ne serait pas moi et que ce seraient les mêmes bêtises qui se feraient, personne ne viendra et ce serait l’éternelle répétition. Il n’y aura pas la paix. Il n’y aura jamais de paix. Ce sera toujours les attaques et la guerre. Et la situation sera difficile à gérer.

Tout récemment, votre coalition, la Séléka, a fait un congrès. Alors comment la Séléka est-elle gérée?

Au moment où je vous parle, la Séléka est mieux organisée qu’avant. Il y a la branche politique que je dirige et la branche militaire que dirige le Général Joseph  Zoundeiko. Mais il y a une parfaite coordination entre les deux branches. Et c’est la branche politique qui contrôle la branche militaire. Nous sommes donc bien organisés. Il y a des commandants de zone par préfecture. Nous occupons 60% du territoire centrafricain. Nous contrôlons la situation si bien qu’il ne peut même pas avoir de conflit entre musulmans et chrétiens. Dans la partie occupée par la Séléka, il y a la paix. Et la Séléka est composée de chrétiens et de musulmans. A un moment donné, le nombre des chrétiens dépassait le nombre des musulmans. 60% des ex-Sélékas étaient des chrétiens. Là où il y a d’affrontements, c’est la partie contrôlée par le gouvernement. C’est là où il y a du désordre. Les gens s’entretuent là-bas. Mais nous veillons aussi qu’il n’y ait pas impunité.

Monsieur le président,  vous voudriez bien conclure cet entretien

De toutes les manières, je ne peux que souhaiter la paix pour mon pays et pour toute l’Afrique.

Propos recueillis par : Maximin TCHIBOZO Chérif RIWANOU pour Matin Libre Cotonou

Centrafrique : Le Premier Ministre annonce un forum de réconciliation nationale inclusif, les cas Bozizé et Djotodia en suspens

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Bozizé et Djotodia pour la Paix

Le nouveau gouvernement d’union nationale centrafricain formé le 22 août s’est réuni pour la première fois mardi autour du Premier ministre Mahamat Kamoun, lequel rassure sur la tenue avant la fin de l’année d’un forum de réconciliation nationale inclusif à Bangui où le suspense subsiste pour la participation des ex-leaders François Bozizé et Michel Djotodia. Prévu par l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), le forum de réconciliation nationale se veut un moment pour les Centrafricains sans exception de se rencontrer, se parler et aplanir leurs divergences en vue de la reconstruction de leur pays meurtri par des crises politiques et militaires à répétition, à en croire le Premier ministre dans une interview avec Xinhua mardi à Bangui.

“La réconciliation nationale que nous appelons de notre voeu doit inclure tout le monde. Il faut que les fils et filles de ce pays trouvent une occasion pour se parler, crever l’abcès pour voir ce qui ne va pas”, a-t-il affirmé.

Ces assises ont vocation à servir de point d’ancrage à un processus de recomposition du tissu social centrafricain désagrégé où l’organisation d’un dialogue politique figure comme une autre étape fondamentale pour une sortie de crise durable.

Pour l’heure, ni le calendrier ni les modalités d’exécution de l’opération ne sont encore déterminés. Si bien que ne permet pas de lever le doute sur la participation de l’ex-président par intérim et leader des ex-rebelles de la Séléka Michel Djotodia, tombeur en mars 2013 de l’ancien chef de l’Etat François Bozizé, lui-même auteur d’un coup d’Etat dix ans auparavant contre feu Ange-Félix Patassé.

“Il serait pour moi prématuré de vous dire si tel ou tel individu sera là. Ce que nous savons est qu’il y a une commission qui sera mise en place pour préparer [la liste des] participants à ce forum, mais il ne faut pas aussi perdre de vue l’aspect lié à la justice”, se contente d’indiquer le Premier ministre.

Mais en évoquant les poursuites judiciaires visant certaines personnalités de son pays, Mahamat Kamoun, nommé le 10 août par un décret de la présidente de transition Catherine Samba Panza contesté par les ex-Séléka et une partie de la classe politique centrafricaine,fait penser implicitement aux deux leaders, frappés de l’interdiction de voyager dans le cadre de sanctions internationales.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice centrafricaine après son éviction, le cas de François Bozizé, en exil à Kampala en Ouganda, suscite davantage de débat. Même si celui de son tombeur (en exil à Cotonou au Bénin) n’est pas moins sujet à caution du fait des pillages et exactions infligés à la population par ses hommes, d’où son départ précipité sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale et de la France.

Pour autant, rien n’étant encore décidé et sans doute conscient du rôle prééminent de la communauté internationale dans le processus de transition ayant conduit à sa nomination, le Premier ministre insiste sur le caractère inclusif des assises annoncées.

“Dans ce pays, soutient-il, il y a eu beaucoup de foras de réconciliation. Les gens s’embrassent et puis dès que les lampions s’éteignent les problèmes reviennent, ils restent entiers. C’est des questions qu’il faut voir et il ne m’appartient pas à moi de dire si tel ou tel sera là. La commission fera son travail. Mais ce que je peux vous dire est que nous voulons que tous les fils et filles sans exclusive puissent participer à ce forum”.

Pour parvenir à un consensus national, des consultations au niveau local sont programmées dans les 16 préfectures du pays. Les différentes étapes du processus avaient déjà commencé à être préparées par le précédent gouvernement d’André Nzapayéké, sacrifié par l’accord de Brazzaville contre la volonté de la présidente de transition.

“Dès que nous avons pris fonction, nous avons convoqué une réunion du comité de pilotage de ces accords de Brazzaville et nous avons signé l’arrêté mettant en place la commission de suivi de l’accord.Cette commission comprend des représentants de la communauté internationale, ce qu’ils appellent le G8-RCA, de la présidence, du Conseil national de transition, du gouvernement, de sept groupes armés, etc.”, explique Mahamat Kamoun.

“C’est cette commission qui va maintenant mettre en place les organes et les sous-organes aussi bien à Bangui que dans les préfectures, puis les sous-préfectures pour faire respecter l’ accord de cessation des hostilités et aussi commencer le travail de réconciliation nationale. Voilà l’agenda que nous avons et il faut aller vite, ça ne doit pas attendre”, poursuit-il.

A 52 ans, ce haut commis de l’Etat devenu le premier musulman à accéder à un tel niveau de responsabilité depuis l’accession de la République centrafricaine (RCA) en 1960 doit aussi se consacrer à l’opérationnalisation du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) qui aurait dû permettre de nettoyer depuis l’époque de François Bozizé le territoire national de la multitude de groupes armés qui le tiennent sous coupes réglées.

“Les textes sont en confection pour mettre en place un haut commissariat qui sera chargé du processus DDR”, informe-t-il. F

 
Par: Xinhua

Brésil: né avec la tête à l’envers, il devient un motivateur professionnel

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Maladie des articulation

Claudio Vieira de Oliveira, atteint d’une rare maladie des articulations, est né avec la tête à l’envers. Croyant qu’il n’avait aucune chance de survie, les médecins ont conseillé à sa mère de le laisser mourir de faim. Le Brésilien est plutôt devenu un conférencier motivateur.

Claudio, aujourd’hui âgé de 37 ans, est autodidacte. Malgré son étrange condition, il a appris à se servir des objets et appareils de la vie quotidienne. Par exemple, il se sert d’un crayon pour utiliser le clavier d’un ordinateur et ses lèvres deviennent ses doigts pour composer les chiffres sur un téléphone.

Indépendant et motivé, Claudio est diplômé en comptabilité à l’Université d’État de Feira de Santana. Sa mère, qui croyait que son fils n’allait pas survivre, a écouté son coeur et a choisi de se battre pour lui. Elle l’a élevé comme une personne normale et a aménagé la maison pour lui, ce qui a permis à son enfant de vivre une vie ordinaire malgré son handicap. Ce dernier a acquis une grande confiance en lui, et adore chanter et danser lorsqu’il se promène en ville.

«Tout au long de ma vie, j’ai pu adapter mon corps au reste du monde. Je ne suis pas différent, je suis une personne normale. Je ne vois pas les choses à l’envers, ce que j’explique toujours durant mes conférences. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de parler en public et de dire que je suis un conférencier professionnel en motivation. Je reçois des invitations partout dans le monde.»

Par: JDM

Bangui : L’Eufor-RCA se félicite de son bilan dans les 3eme et 5ème arrondissements

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Publié par: Corbeau News.

Le Général Philips Pointiès, numéro 1 de l’Eufor-RCA s’est félicité des résultats obtenus par cette opération dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Il l’a dit dans un point de presse tenu ce mardi à la base de l’Eufor-RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldats-de-lEUFOR-RCA-en-plein-milieu-de-la-population-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats de l'EUFOR-RCA en plein milieu de la population à Bangui

« Le niveau de sécurité dans les 3ème et 5ème arrondissements  de Bangui s’est manifestement amélioré. Ce n’est pas nous qui le disons. Ce sont les populations de ces secteurs, ce sont les autorités politiques, ce sont les humanitaires. Donc je prends acte que tout le monde confirme l’amélioration du niveau de sécurité. J’observe que les taxis qui n’allaient pas au Km5 ont repris, j’observe aussi que le marché a repris, d’ailleurs une agence bancaire a repris ses activités ainsi qu’une station service ». C’est en ces termes que le général de brigade et numéro 1 de l’Eufor-RCA Philips Pointiès a résumé les actions de cette mission. Pour lui, « le bilan intermédiaire de l’Eufor-RCA est positif ».

Sans donner de précisions, le Général Philips Pointiès a reconnu que l’Eufor-RCA n’a pas résolu tous les problèmes, « iI est certes vrai que beaucoup a été fait mais tout n’a pas été résolu ».

Il a promis davantage de détermination de cette force. « Les six prochains mois seront consacrés à la consolidation des dispositifs sécuritaires, à la poursuite de désarmement d’opportunités. Nous sommes déterminés à mettre fin aux activités de banditisme qui terrorise la population » a promis le Général Philips Pointiès.

L’Eufor-RCA est une mission européenne mandatée par la Résolution 2134 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est depuis le 1er avril que cette mission est déployée en Centrafrique. Elle a atteint  sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier.

Par: Sylvestre Sokambi pour RJDH

Centrafrique: la mission de l’ONU se prépare à se déployer

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les habitants de M'brés sont en fuite

La mission de l’ONU en Centrafrique s’apprête à se déployer dans le pays à partir du 15 septembre, avec le feu vert donné mardi par le gouvernement de ce pays plongé dans une grave crise. Le gouvernement et les Nations unies ont conclu mardi un accord d’établissement autorisant le déploiement de cette force de maintien de la paix, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca).
« Notre mission peut se résumer en un triptyque: protéger la population, appuyer le processus politique, et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat », a déclaré le général Babacar Gaye, chef de la Minusca.
« Nous serons déployés sur l’ensemble du territoire national dans trois secteurs. Chacun bénéficiera d’un état-major régional, un à Bouar (ouest), un à Kaga Bandoro (centre), un à Bria (est) », a précisé le général Gaye. « Bangui aura, elle aussi, des forces de police qui y seront déployées avec un état-major chargé d’apporter la protection requise à la population », a-t-il ajouté.
A partir du 15 septembre, la Minusca doit se substituer progressivement aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une grave crise politico-militaire: les 6.000 hommes de la Misca sous la bannière de l’Union africaine, et les quelque 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l’opération Sangaris.
Les effectifs de la Misca constitueront la composante militaire de la Minusca.
La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU , va déployer dans un premier temps 7.600 hommes sur le terrain, et comptera 12.000 soldats à effectif plein. Le mandat initial de la nouvelle force court jusqu’au 30 avril 2015.

Par: metrotime.be

Les hommes d’affaires Camerounais s’organisent pour un marché de 156 millards de FCFA en Centrafrique

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

révélation a été faite aux  hommes d’affaires  camerounais, samedi dernier à Douala, la capitale économique, par l’ambassadeur du Cameroun à l’ONU, Michel Tommo Monthé.

Les soldats casques bleus en Centrafrique

« Les  hommes d’affaires camerounais doivent s’organiser pour  livrer, dans les délais, des biens et services aux 12 000 hommes (dont 10 000 militaires et 2000 civiles) qui arrivent à Bangui d’ici le 15 septembre 2014, dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la Centrafrique (Minusca). », a indiqué l’ambassadeur.

« Il s’agit  de livrer des biens et services touchant au moins 17 secteurs d’activités (Transport aérien, chimie et pétrole, BTP, Informatique, génie mécanique, climatisation, nettoyage et services d’entretien, voyages, ration alimentaire, etc) », a-t-il détaillé.

Cet engagement qui était attendu depuis l’année dernière selon des sources diplomatiques entrera en vigueur en novembre 2014.

Ai Bangui

La Centrafrique, championne du monde des interventions internationales

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Du fait de son histoire mouvementée, marquée par l’instabilité, les coups d’Etat à répétition et l’incurie de ses dirigeants, la Centrafrique détient le record des interventions internationales sur son sol.

Les Forces Burundaises de la Misca en Centrafrique et basés à Km5

Le pays a connu plus d’une dizaine d’interventions internationales, sous le drapeau de l’ONU, de l’Europe, de l’Union africaine ou d’organisations régionales africaines, sans compter les opérations militaires de la France, l’ex-puissance coloniale, ou de pays voisins comme le Tchad.

– MISSIONS DE L’ONU

Dès l’arrivée au pouvoir d?Ange-Félix Patassé en 1993, le pays se retrouve dans un état de rébellion quasi-permanente. Les années 1996-97 sont marquées par des mutineries à répétition dans l’armée.

Les accords de Bangui signés début 1997 sont censés y mettre fin. La Misab (Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui, 1997-1998), une coalition de pays africains agissant sous mandat onusien, est chargée de faire respecter ces accords. Sans grand succès.

La Misab sera remplacée par des missions de l’ONU (Minurca, Bonuca, Binuca) censées contribuer à la consolidation de la paix, alors que le pays s’enfonce inexorablement dans le marasme: sanglantes épurations dans l’armée, tentative de coup d’Etat en 2001, innombrables exactions des militaires.

– INTERVENTIONS REGIONALES

Parallèlement, les organisations régionales créent leurs propres missions de “protection” et de “consolidation” de la paix, avec toujours aussi peu de résultats.

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) intervient avec une Force de maintien de la paix et de la sécurité (2001-2002). La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) entre à son tour dans la danse avec la Fomuc (2002-2008). Puis ce sera la Micopax (2008-2013), placée sous l’autorité de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

Pour tenter de lutter contre les rebelles tchadiens et soudanais opérant à partir du territoire centrafricain, les mandats de la Minurcat (2007-2010) et de l’Eufor/Tchad (2007-2009) sont étendus à la RCA.

– INTERVENTIONS EN COURS OU A VENIR

Trois interventions sont en cours sur le territoire centrafricain (sans compter l’opération française Sangaris et ses 2.000 militaires).

Lancée en décembre 2013, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) est une force sous mandat de l’Union africaine. Elle compte environ 6.000 hommes, déployés à Bangui et en province.

Ses effectifs constitueront la composante militaire de la Minusca, force onusienne qui sera officiellement déployée à la mi-septembre.

Créée en avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU, la Minusca devrait compter à terme près de 12.000 Casques bleus.

Une force européenne, l’Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

Enfin, des militaires ougandais sont déployés dans l’est de la RCA: ils luttent, avec le soutien de forces spéciales américaines, contre la sanglante Armée de résistance du Seigneur (LRA) du rebelle Joseph Kony.

 

Par: AFP

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La Côte d’Ivoire est toujours prête à envoyer des casques bleus en Centrafrique?

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

“Compte tenu de notre passé récent, nous souhaitons que ce pays frère sorte rapidement de ce cycle déplorable. Nous nous souvenons que la Côte d’Ivoire a déjà envoyé des troupes armées en centrafrique, donc si nous étions sollicités, et que nous disposions des patrouilles nécessaires, nous les enverrions également en Centrafrique comme les autres frères africains du Burundi et autres sont venus à notre rescousse…”

 

Centrafrique: : un plan de riposte d’un an lancé contre Ebola

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

La République centrafricaine (RCA) a annoncé un plan de riposte d’un an pour prévenir le virus Ebola, estimant plus de 814 millions de francs CFA (1,6 million de dollars américains) seront nécessaires pour contrer la maladie qui touche désromais six pays africains, dont la République démocratique du Congo (RDC) voisine, ont indiqué lundi les autorités de transition centrafricaines, un gros défi pour un pays en crise.

Viande boucanée de Centrafrique

D’une population estimée à quelque 4,6 millions d’habitants, la RCA est un pays où le virus d’Ebola circule, des génomes ayant été identifiés par des chercheurs chez des animaux tels que les rats, les chauves-souris, les singes ou encore les cibissis.

Les facteurs d’émergence de l’épidémie ne sont cependant pas encore réunies, à en croire le Dr Emmanuel Nakouné-Yandoko de l’ Institut Pasteur de Bangui. Pour cette raison, d’après le chercheur, en 23 épidémies enregistrées depuis la première apparition en 1976 en RDC conjointe avec le Soudan, aucun cas humain n’a jamais été rapporté.

Cet argument ne suffit pour autant pas à dissiper les inquiétudes. “Le temps est à la vigilance face à cette grave fièvre hémorragique à virus Ebola qui sévit en Afrique”, a souligné lundi à Bangui Mahamat Kamoun, le nouveau Premier ministre du gouvernement d’union nationale et de transition, lors d’une réunion d’information et de plaidoyer en faveur du plan de contingence de riposte contre la maladie.

Pour les autorités de Bangui, la menace est grande du fait de la “forte mobilité des populations” d’Afrique centrale. La Centrafrique partage une longue frontière fluviale d’environ 2.000 km, avec la RDC, qui a annoncé des cas d’Ebola la semaine dernière, a rappelé le Premier ministre.

C’est ce qui justifie le plan de contingence présenté en présence de partenaires internationaux au rang desquels l’ Organisation mondiale de la santé (OMS) et destiné aussi à empêcher l’importation des épidémies mortelles.

D’un coût de 854,1 millions de francs CFA (environ 1,7 million de dollars américains), cette stratégie étalée sur un an met l’ accent sur le renforcement de la surveillance épidémiologique déjà concrétisée par la mise en place d’un dispositif de contrôle sanitaire comprenant 6 points focaux pour l’ensemble des 8 arrondissements de Bangui et 30 retenus le long de la frontière avec la RDC.

Pour le visiteur nouvellement débarqué dans la capitale par voie aérienne, ce système est visible à l’aéroport international de Bangui M’Poko, protégé par des soldats de la force européenne Eufor, où un contrôle sanitaire est effectué par thermomètre laser.

Les axes d’intervention intègrent aussi un système de notification immédiate pour les maladies à potentiel épidémique et un système d’alerte précoce de la maladie à virus Ebola pour l’ heure circonscrit à Bangui et ses environs, selon les responsables du ministère de la Santé et de la Population.

Grâce à ces dispositions prises, la RCA déclare s’être équipée en kits de protection individuelle et de traitement de base pour la gestion d’éventuels cas de contamination. Huit sites d’ isolement ont été à cet effet mis en place.

Les autorités sanitaires dressent un rapport de 16 suspects testés en provenance des pays touchés par la terrible maladie parmi lesquels 14 ont été déclarés négatifs et les deux autres sont en cours de diagnostic.

Quoique flatteurs, comme l’a observé le Premier ministre, ces efforts cachent mal nombre de contraintes à surmonter par un système de santé qu’ont “profondément affecté et désorganisé” des crises politico-militaires récurrentes, au point que, ajouté à l’ abandon de postes de personnel, “près de 50% des formations sanitaires ne sont pas professionnelles”.

En résumé, la RCA vit un contexte de fragilité caractérisé par l’insuffisance d’équipements de protection pour les postes de contrôle sanitaire, de personnel de santé, de ressources pour la formation du personnel, l’insécurité dans une partie de son territoire accompagnée du pillage des moyens roulants des responsables sanitaires, etc.,d’après le ministère de la Santé et de la Population.

Dans l’incapacité de se financer, le gouvernement n’a pu mobiliser lui-même que près de 75 millions de francs CFA (150.000 dollars américains) et compte sur ses partenaires extérieurs pour l’aider à mobiliser le reste du budget de 854,1 millions de francs du plan de contingence de la riposte contre la maladie à virus Ebola.

 

Par: Agence de presse Xinhua

RCA: le général Dhaffane rend visite aux ex-Séléka en colère

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Dhaffane de l'Ex-séléka
Jeudi dernier, les sites de cantonnement des ex-Séléka ont été sous tension. Les éléments ont manifesté leur colère en barricadant la voie devant leur base et en tirant des rafales en l’air.

Quatre jours après le soulèvement des ex-combattants Séléka cantonnés dans trois sites à Bangui, Mohamed Moussa Dhaffane, 2ème vice-président de la coalition Séléka, quand bien même suspendu, est descendu,dimanche, au camp BSS où il  a rencontré, les éléments mécontents, a constaté l’agence Anadolu.

Le leader Séléka s’est dit, d’abord, conscient de la sanction encore en vigueur à son encontre. « Sur les ondes et dans les médias, vous avez certainement appris que j’ai été suspendu. Mais j’ ai toujours soutenu que la décision de ma suspension est irrégulière », a-t-il lancé.

 « Aujourd’hui, les ex-combattants Séléka sont cantonnés. Je suis là pour porter leurs revendications aux  autorités de la transition et de la Communauté internationale pour voir dans quelle mesure on pourra trouver les moyens pour que leurs conditions de vie dans les camps soient améliorées», a-t-il ajouté.

Jeudi dernier, les sites de cantonnement des ex-Séléka ont été sous tension( le camp Beal, le camp BSS (Bataillon de soutien et des services) et le camp RDOT). Les éléments ont manifesté leur colère en barricadant la voie devant leur base et en  tirant des rafales en l’air.

Bruno Paul Sanzé Bamara du camp de BSS est revenu sur les revendications qui ont poussé à ces manifestations : « Nous revendiquons l’argent de notre cantonnement car nous vivons dans des conditions inhumaines, le démarrage du processus DDR(désarmement démobilisation réintégration), et enfin notre incorporation dans l’armée ».

 «  Depuis le 6 décembre 2013 nous sommes cantonnés au niveau du camp Beal mais  nous ne savons pas exactement ce que nous allons devenir. C’est pourquoi, les gens se sont révoltés », a expliqué pour sa part le major du camp Beal Rodrigue Yamissé devant le Général Dhaffane.

Le témoignage a été  le même pour Sonia Tatiana Banzé du Camp BSS : « nous avons été bien formés et déclaré aptes pour l’armée. On ne veut qu’être incorporés et ceux qui ne veulent pas, puissent être réorientés. On a beaucoup souffert. »

Notons que l’enveloppe de 200 millions octroyée par les Chefs d’État de la CEEAC (La Communauté économique des États de l’Afrique centrale) pour l’alimentation des 2000 Séléka cantonnés sur les trois sites susmentionnés à Bangui s’est épuisée depuis le 5 juin dernier.

La Centrafrique sort à peine d’une crise politique et sécuritaire qui a duré plus de 8 mois. Un conflit intercommunautaire entre milices musulmanes (les Séléka) et chrétiennes (les Anti-Balaka) a fait sombrer le pays dans le chaos poussant des centaines de milliers de personnes à trouver refuge à l’intérieur du pays ou dans les pays limitrophes. Un accord de cessation des hostilités a été signé en juillet dernier et un nouveau gouvernement à large ouverture dirigé pour la première fois par un musulman été formé mais la situation sécuritaire reste fragile.

AA/Bangui(Centrafrique)/ Sylvestre krock

COUP D’ARRÊT BRUTAL AU PROCESSUS DE TRANSITION EN CENTRAFRIQUE ?

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Sanba-Panza et Jean Jacques Demafouth

L’homme apparemment très à l’aise qui parlait depuis plus de dix minutes, était de haute stature, l’allure bourgeoise et la quarantaine à peine entamée. Il apparaissait vraiment élégant dans son beau costume gris sombre. Son verbe racé était soutenu, et l’on devinait tout de suite en lui, le type même d’intellectuel cultivé, grand commis de l’Etat, dévoué, honnête, travailleur et discret. On aurait dit, et c’est regrettable, l’un de ces rares rescapés du grand naufrage dont est victime la Centrafrique, et qui semble avoir charrié toute la noble classe des administrateurs civils d’antan, pétris de rigueur, de droiture et de bonnes manières. D’un seul coup, sa voix claire doubla d’intensité et se mit à vibrer, tandis que son regard jusque-là inexpressif, laissa surgir des yeux saillants, sur un visage subitement transfiguré. Il venait d’aborder un sujet d’une extrême gravité, et ne put se retenir d’interpeller pratiquement ses deux autres compagnons, en les fixant tour à tour droit dans les yeux :

« Albert mon aîné, je ne te demande pas de me croire. Jérôme, cadet, à toi non plus de je ne te demande pas de ne pas me croire. A vous tous deux, je dis simplement : croyez-moi ou ne me croyez pas du tout. De mon récit – et c’est là mon souhait le plus profond -, retenez ce que vous voulez, mais surtout souvenez-en un de ces jours qui approchent à grands pas. Et ce jour sur RFI, comme d’habitude, vous suivrez en même temps que tous les autres Centrafricains – une information en boucle et délivrée à peu près en ces termes :

Coup d’état ce matin à Bangui. Jean Jacques Demafouth, qui occupait depuis un certain temps auprès de la Présidente Centrafricaine, les fonctions de Ministre en matière de sécurité, chargé des relations avec Minusca, SANGARIS et EUFOR, s’est emparé ce matin à l’aube, du pouvoir en Centrafrique. Dans sa première déclaration faite à la radio-Bangui, le tout nouveau Chef de l’Etat centrafricain qui est loin d’être un inconnu, promet de rétablir immédiatement l’ordre et la sécurité sur tout le territoire, ainsi que de réunifier tout le pays. Tout en rendant hommage à son prédécesseur Samba-Panza qui se trouverait en lieu sûr, Monsieur Demafouth a justifié son coup de force par le  fait  que le processus de transition était complètement bloqué, et qu’il était devenu inévitable d’envisager une nette rectification. Monsieur Demafouth a annoncé par ailleurs, la suspension de la charte constitutionnelle et de toutes les institutions de la transition. Il a également promis un retour rapide de la démocratie dans le pays, et appelé tout le monde à demeurer calme. Du côté de la classe politique ainsi que de la société civile, l’on a reçu pour le moment aucune réaction. Quant à la population, les rares personnes croisées, ont pour la plupart laissé entendre que tout le monde s’attendait de toutes les manières à ce Coup d’Etat de Demafouth. A part les abords des endroits jugés stratégiques et quelques immeubles de la capitale gardés par les forces de Sangaris, de la Minusca et de l’Eufor, on ne remarque aucun déploiement exceptionnel de l’armée dans les rues de la capitale centrafricaine. La France, ancienne puissance coloniale, depuis longtemps présente militairement en Centrafrique, a tout simplement rappelé sa condamnation de toute tentative armée pour renverser un chef d’Etat, et estimé que seule une solution politique permettrait de sortir de la crise en Centrafrique. Après la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), qui a déclaré observer avec la plus grande attention ce qui se passe dans ce pays membre de cette institution, l’Union africaine (UA), la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et l’Organisation internationale de la Francophonie, ont émis des condamnations mais apparemment sans trop regretter le départ de Samba-Panza, devenue incontrôlable et imprévisible depuis plusieurs semaines. En fait, elle s’était mise en tête dans les derniers moments de sa présidence, de défier systématiquement la communauté internationale, à travers toutes les dernières mesures prises, et notamment la nomination de son nouveau premier ministre dont le gouvernement n’aura duré que quelques semaines. Nous vous informerons au fur à mesure de l’évolution des faits marquants de ce énième soubresaut en RCA. »

Je venais à peine d’entrer dans mon bar malfamé de la gare de Melun, – « Bangui sur Seine » -, et étais parti me vautrer comme à l’accoutumée, à mon « poste de contrôle », situé dans l’un des quatre coins donnant directement sur le comptoir. De là généralement, j’entends tout, je vois tout, sans jamais rien oublier des conversations insolites, grâce à mes petits crayons et aux nombreux bouts de papiers dont mes poches sont tout le temps remplies. Ce que je venais d’entendre me laissait entrevoir une journée prometteuse en matière de nouvelles fraiches. Un simple coup d’œil circulaire, m’a permis tout de suite de remarquer que je n’avais encore jamais vu les trois personnes que je me décidai naturellement de suivre attentivement. Chose bizarre et rare, ces inconnus étaient arrivés avant moi au bar et avaient pris place à un endroit d’ordinaire inoccupé pendant toute la journée et non loin de mon « bureau ». Bref, qu’importe à partir du moment où la « moisson » promet d’être abondante. Et comme s’ils attendaient que je prenne place, la conversation du trio s’anima de plus belle :

« Je t’ai bien compris cadet Marcel, ce que tu viens de raconter peut toutefois arriver, mais penses-tu que la Présidente n’entend pas tout ce qui se dit à propos de cet homme ? Pourquoi crois-tu qu’elle le maintient si proche d’elle, si elle est consciente du danger que Demafouth représente pour son pouvoir ? »

« Mes chers frères, reprit Marcel, je vous répondrais en deux points :

Tout d’abord, je puis vous assurer que vous ne connaissez rien de cet homme dont vous n’entendez certainement que le nom. En tout cas, si vous le connaissez, ce n’est pas autant que moi qui suis Conseiller officieux à la Présidence de la République et qui le vois tous les jours. En un mot, Demafouth est un roublard de la pire espèce, un mystique doué d’un pouvoir d’inhibition sur n’importe quelle intelligence humaine. Et si vous ne me croyez pas, trouvez-moi toutes les explications susceptibles de me convaincre sur ces quelques faits : comment a-t-il pu « rouler ainsi dans farine » plusieurs fois ses aînés Patassé et Kolingba? Comment est-il passé entre les mailles de Bozizé le tueur de Massi?  Comment s’est-il retrouvé dans les cercles de Djotodia et la Séléka? Avez-vous vu comment il a tourné en bourrique Nzapayéké dans l’affaire du « complot planifié » relatif au carnage de Fatima ? Et le voici aujourd’hui éminence grise de Samba -Panza. Allez-vous me dire en plus que Demafouth – même s’il s’en est toujours tiré à bon compte jusqu’ici -, est innocent et blanc comme neige de toutes les accusations de coup d’état et de nombreux meurtres et assassinats portés contre lui depuis plus de 30 ans ?

Le second point est celui-ci : Je me souviendrais toujours, bien que cela date du temps où j’étais encore étudiant, de cette histoire racontée par Thomas Sankara lui-même, au sujet de son meilleur ami Blaise Compaoré qui devait plus tard le tuer:

« Un jour, des gens sont venus me voir, complètement affolés, « il paraît que Blaise prépare un coup d’Etat contre toi… » Ils étaient, le plus sérieusement du monde, paniqués. Je leur ai répondu ceci : « Le jour où vous apprendrez que Blaise prépare un coup d’Etat contre moi, ce ne sera pas la peine de chercher à vous y opposer, ou même à me prévenir. Cela voudra dire qu’il est trop tard et que ce sera imparable. Il connaît tant de choses sur moi que personne ne pourrait me protéger contre lui s’il voulait m’attaquer. Il a contre moi des armes que vous ignorez..»

Remplacez ici Thomas Sankara par Samba-Panza et Blaise Compaoré par Jean jacques Demafouth. Les amis intimes par les nôkô ou köyâ de Kouango. Vous avez ainsi une des réponses à votre question. Personnellement, j’incline à croire que Samba-Panza n’ignore pas sa situation par rapport à Demafouth à qui elle a dû déjà poser plusieurs fois la question au sujet de ces bruits de coup d’état. Naturellement, l’autre jure toujours ses grands dieux et proclame la main sur le cœur, son innocence comme personne ne sait le faire mieux que lui. A la réflexion et voyant presque le vide d’intelligence qui l’entoure, et surtout toute la place que Demafouth s’est ingénié à s’arroger, elle s’est dit, complètement dépitée « Sans Demafouth je ne suis rien du tout, avec lui je risque tout. Autant tout risquer que de n’être rien du tout »

Dorénavant, en présence de Demafouth, je vous assure, Samba-Panza est comme sous l’emprise de Dionysos, totalement ivre d’avoir ingurgité le nectar du pouvoir avec une gloutonnerie stupéfiante, et incapable d’écouter qui que ce soit, si ce n’est ce dieu qui ne fait que lui rajouter des doses de plus en plus fortes de ce bon vin. Peut-être encore, seuls les enfants de la présidente pouvait la tirer de cette mauvaise impasse. Mais hélas, prenez le garçon qui vit  en France. Dès qu’il arrive à Bangui pour ses « consultations », il passe son temps à rouler dans des véhicules estampillés PR, et oblige sa maman à remplir rapidement sa valise d’euros. Une fois de retour où il réside, il se met à tout dilapider, quelque fois à investir soi-disant, en achetant pêle-mêle des appartements, avant de repartir à Bangui puiser encore de nouveau à la source intarissable. »

« Quant à moi, dit Jérôme, je voudrais savoir pourquoi tout le monde croit que Demafouth, ne peut pas se passer de faire ce coup d’état » ?

« Mais c’est très simple, repartit Marcel, et la première réponse se trouve dans ta question. Demafouth, ne peut pas se passer de prendre le pouvoir en Centrafrique, justement parce que tout le monde pense qu’il va le prendre. Et quand il passera à l’acte comme il y pense « tous les matins en se rasant », cela n’étonnera plus personne. C’est aussi simple que cela !

La seconde raison, c’est que depuis plus de 30 ans qu’il court après cette fonction présidentielle, Demafouth, n’a jamais été aussi proche du but. Ajuourd’hui, il est vice-président et ce n’est pas cette petite marche qui reste à grimper qui va lui échapper tout de même ! Que croyez-vous ? Qu’il attende d’aller aux élections ? D’ailleurs, pour avoir été chef rebelle, il est exclu à vie de toute candidature aux élections présidentielles. Alors qu’est ce qui lui reste à faire ? Après tout, comparez les parcours de Bozizé et de Demafouth et vous comprendrez encore mieux : Le premier a été plusieurs fois candidats aux élections présidentielles, chef d’état-major, rebelle, puis Président. Le second lui aussi a été plusieurs fois candidats aux élections présidentielles, ministre de la défense, rebelle, et il ne lui reste plus qu’à devenir Président de la République. Et  tant qu’il n’ y arrivera pas, il continuera de penser qu’il a raté sa vie et aura vécu pour rien. Déjà que 30 ans à courir, cela sonne en lui comme un échec.

La troisième raison de cette obsession aujourd’hui, c’est que Demafouth, doit préparer son avenir, lui qui n’est pas prêt de prendre sa retraite. En effet, l’homme a pleine conscience des mauvais coups qu’il a joués à presque tout le gotha centrafricain, du nombre de veuves et d’orphelins qui n’attendent que des occasions de lui demander des comptes. Et pour lui aujourd’hui, il n y a pas meilleur moyen d’échapper au « verdict » impitoyable qui l’attend, – du moins de le retarder – , que d’être toujours dans les cercles du pouvoir, et pourquoi pas au pouvoir lui-même ?

La quatrième et dernière raison qui me vient à l’esprit, c’est que le coup d’état de Demafouth, « sauvera » aussi la mise à Samba-Panza. La « femme de combat et non femme à démissionner », dans ses quelques moments de lucidités, doit se dire très souvent « Malheureuse suis-je ! Qui me délivrera de ce pouvoir mortel ? » Tout compte fait, dites-moi en toute sincérité et les yeux dans les yeux, que vaut et que peut encore Samba-Panza ? »

Dès qu’il eut fini sa phrase, Monsieur Marcel, Conseiller officieux à la présidence de la République centrafricaine se leva pour aller au petit coin se soulager. Au fait, pendant tout le temps qu’il parlait, il soulevait régulièrement son shop de double pression bien glacé. Et il en est au quatrième tour de table. Moi aussi, sans m’en rendre compte, absorbé par la prétendue lecture que je faisais de mon quotidien « le Monde » de ce jour, alors qu’en réalité c’était plutôt mes fonctions auditives qui étaient activées, j’avais oublié que le serveur du bar avait posé dès que je suis arrivé, mon habituel vin rouge « clochard nouveau ». Je me servis aussitôt et bu coup sur coup trois demi verre. Pour moi, au stade où j’en suis, le vin rouge est une commodité de travail. Et quand je bois, comme dirait un de mes anciens professeurs d’université, c’est pour une question de santé et non pour me faire transporter dans une brouette. D’ailleurs à quoi reconnait-on les vrais Centrafricains sinon par leur goût prononcé pour l’alcool et leur libido débridé ! Allez voir à Bangui et vous m’en direz des nouvelles. Les petites filles n’ont même plus peur de leurs « papa », et ces « vieux cons pleins d’argent » n’ont pas pitié de leurs arrières petites filles. Comme quoi mon pays va vraiment mal. Bref voilà Monsieur le conseiller qui revient.

« Bon je crois que nous allons partir non ? J’ai rendez-vous tout à l’heure au quai d’Orsay (Ministère Français des affaires étrangères). Une fois de plus pour être reçu par un planton, au mieux par une secrétaire stagiaire qui va me laisser mariner pendant une heure de temps avant de me faire appel pour me parler d’un pays qu’elle ne peut même pas situer sur une mappe monde. Pauvre Centrafrique. »

« Je voulais te poser une dernière question, intervint une fois de plus Albert. Petit frère, dis-moi, toi qui semble convaincu du prochain coup d’état de Demafouth, comment penses-tu qu’il va réussir ? »

« C’est justement par là qu’il fallait commencer mon grand ! Au fait, le système est totalement verrouillé et fin prêt. La bande à Demafouth n’attend que le top départ ! Dans le gouvernement, Dematouth détient par l’entremise de Sokambi et Agbo, les très importants portefeuilles de défense et des mines. Dans la garde rapprochée de Samba-Panza, vous avez le Directeur Général de la sécurité présidentielle d’un côté, et de l’autre, plusieurs officiers comme Yékoua, ainsi que des hommes de rang, qui tous, ne jurent que par Demafouth. En effet, du temps où il était ministre de la défense de Patassé, il avait réussi à réhabiliter et à réintégrer dans l’armée, tous ces hommes qui furent pour la plupart à l’origine des mutineries contre le régime du même Patassé. Après, ils les a utilisé pour le fameux coup d’état manqué du 28 mai 2001 que Kolingba avait revendiqué sans en être le véritable commanditaire. Le chef d’état-major et son adjoint, ainsi que le commandant de la gendarmerie, sont tous des officiers fabriqués par cet intrépide roublard à qui ils sont redevables à plus d’un titre. Je précise qu’au stade actuel, toutes ces personnes ne sont pas forcément au courant des intentions véritables de Demafouth qui les a fait nommer. Ce dernier est en train de finir la phase de conditionnement total et du « lavage de cerveau » de tous ces hommes. Le moment venu, ils ne pourront alors que s’exécuter. Et comme à la guerre, si tu avances avec toute la bande tant mieux, si tu t’arrêtes on te pointe, si tu veux reculer on te bute. Quant aux autres ingrédients, soyez sûrs qu’avec ses multiples réseaux, ce n’est pas la France qu’on connaît qui rejettera Dematouth. Personne au niveau international ne regrettera Samba-Panza, et je ne vois pas sur le plan national, qui peut venir après coup s’opposer à Dematouth et sa politique de rectification. D’ailleurs il faut le dire, Dematouth n’a pas que des ennemis dans cette Centrafrique des affamés et de la course à la mangeoire. Dans le meilleur des cas, entre Demafouth et Samba-Panza, il se déroulera une espèce de passation sans effusion de sang, comme cela s’était passé entre Dacko et Kolingba. Dans le pire des cas, les choses se passeront comme à l’époque entre Dacko et son cousin Bokassa. Voilà pour ce que je pense.

S’il vous plaît mes frères on peut partir d’ici ? J’ai mon rendez-vous et pour rien au monde je ne voudrais être en retard ». Ainsi conclut Marcel.

Sur ce, j’ai suivi des yeux très discrètement les trois hommes, Marcel, Albert et Jérôme se lever pour gagner la porte de sortie. Et pour m’aider à mettre de l’ordre dans mes idées, je fis la commande d’une autre bouteille de mon « clochard nouveau » et d’un double café serré. Je passai ensuite quelques minutes à réfléchir et à gribouiller sur mes bouts de papiers, afin d’être sûr de ne pas perdre l’essentiel de cette conversation pas si inattendue que cela. A vrai dire, ces trois hommes étaient venus là dans ce bar exprès, parce que tout le monde sait désormais que j’y ai installé mon bureau. On y vient de plus en plus me chercher là pour me livrer des informations sans pour autant en donner l’impression. Et moi, « bête » comme je suis, je  les livre à l’état brut à tous mes lecteurs. Mais je n’oublie pas pour moi-même, le conseil que Marcel avait donné à ses amis au début de leur conversation, et que je vous réitère : « de mon récit – et c’est là mon souhait le plus  profond -, retenez ce que vous voulez, mais surtout souvenez-en un de ces jours qui approchent à grands pas ».

Après tout, quand Samba-Panza et Nguendet passent leur temps à se disputer pour un fauteuil, le troisième larron n’a-t-il pas le droit d’intervenir pour mettre tous les deux d’accord en s’emparant de l’objet de leur dispute ?

A y penser, la véritable force de Demafouth, ne résiderait-elle pas dans sa capacité à résister aux inimitiés, jalousies et désirs de vengeance plus ou moins légitimes et justifiés dont il serait l’objet ? Bien des spécialistes en développement personnel vous le diront.

En définitive, qu’est ce qui dit que Demafouth président sera pire qu’un autre ou ne réussirait-il pas où les autres ont échoué ?

J’entends déjà vos voix …Eh pardon ! Je n’ai rien dit.

Quant à moi, si on vous demande, vous ne m’avez pas vu ici.  D’ailleurs, je n’ai désormais que pour seul confident mon adorable verre de vin rouge !

Les Plumes de RCA

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Centrafrique : 235 ex-Séléka du RDOT quittent Bangui pour leur région d’origine

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235 ex-séléka quittent Bangui pour leur region d'origine

 

Certains éléments de l’ex-Séléka de camp du Régiment d’Intervention Opérationnelle du Territoire (RDOT), ont quitté ce matin pour leurs régions d’origine. Ce déplacement a été organisé par l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM).

Deux cent trente cinq (235) ex-combattants sont partis par voie routière, vingt huit (28) personnes dont les conditions de santé ne sont pas bonnes vont être évacuées par avion, selon l’OIM.
Selon l’OIM, l’objectif de ce rapatriement est de « promouvoir la cohésion sociale, la solidarité et le dialogue entre ces différents groupes en attendant le processus  du DDR ».
Le porte parole des ex-Séléka Abakar Moustapha a confié au RJDH que le départ de ces éléments vers leurs régions d’origine est volontaire, car « ils jugent très pénibles leurs conditions de vie ».
La mise en place de cette opération est l’œuvre de plusieurs ong partenaires de la RCAKJ. Les Nations Unies ont sollicité l’OIM pour aider les ex-combattants qui désirent rentrer chez eux, avec l’accord du gouvernement des leaders de l’ex-Séléka et les forces internationales.
Depuis leur cantonnement au camp RDOT après la chute de Michel Djotodia en janvier 2014, il s’agit d’un premier rapatriement en masse.  Les ex-Séléka sont depuis ce temps pris en charge sur le plan alimentaire par l’OIM.

Par: Vivien Ngalangou pour RJDH

Les Tchadiens ayant fui la RCA, bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville rentrent chez eux

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La fuite de la population suite aux violences à Bangui

L’explosion de la violence en République centrafricaine (RCA) en décembre 2013 a déplacé plus d’un million de personnes à la fois à l’intérieur du pays et dans les pays voisins.

Avec plus de 109 000 nouveaux arrivants enregistrés par l’OIM au Tchad à ce jour, ce pays voisin a accueilli le plus grand nombre de rapatriés, de réfugiés et de ressortissants étrangers.

Cependant, de nombreux migrants tchadiens restent bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville voisins. Au cours des deux derniers mois, en coordination avec les gouvernements du Tchad, du Cameroun et du Congo Brazzaville, l’OIM a organisé le retour en toute sécurité de quelque 1 500 Tchadiens qui ont fui la RCA et sont ensuite restés bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville.

Le groupe comportait 20 enfants non accompagnés et séparés de leurs parents, que l’OIM a renvoyés vers l’UNICEF qui tentera de localiser leur famille et de les réunifier au Tchad.

Environ 1 350 migrants tchadiens ont été évacués du Cameroun à bord de trois convois routiers de l’OIM qui sont arrivés au Tchad les 23 juillet, 8 et 21 août 2014. Quelque 150 autres ont été rapatriés par avion vers le Tchad depuis le Congo Brazzaville à bord de trois vols affrétés par l’OIM qui sont arrivés au Tchad les 24, 25 et 26 août 2014.

Les convois routiers ont connu des difficultés logistiques pour atteindre les zones isolées telles que Libongo et Yokadouma au Cameroun, en raison du mauvais état des routes et des fortes pluies. Des camions ont été nécessaires pour la première partie du voyage, relayés par des bus pour terminer le périple de cinq jours vers Djako, au Tchad.

Un site d’accueil financé par l’OIM, le PAM, l’UNICEF et le CSI a été établi à Djako, à 40 km de la ville tchadienne de Moundou. L’OIM est chargée de la gestion des abris et du site, le PAM fournit de la nourriture, l’UNICEF prend en charge l’accès à l’eau et à l’assainissement et le CSI est chargé de la santé.

Les rapatriés du Congo Brazzaville ont voyagé en avion vers N’Djamena, la capitale tchadienne, et ont été transportés par l’OIM vers Djako par la route.

Dans le cadre du programme d’aide à l’arrivée, l’OIM réalise l’enregistrement, le profilage, les sondages sur les intentions de retour et le suivi des déplacements de tous les rapatriés arrivant au Tchad. Les données sont partagées avec les autorités nationales et l’équipe de pays humanitaire par l’intermédiaire de l’OCHA pour la planification et la mise en œuvre de réponses d’urgence et à long terme.

« Notre défi le plus urgent désormais est d’aider les rapatriés à se réintégrer dans le pays de leur choix. La plupart ont quitté le Tchad il y a longtemps ou sont nés en RCA et ont donc perdu tous liens avec leurs communautés d’origine », déclare le Dr. Qasim Sufi, chef de mission de l’OIM au Tchad.

L’OIM au Tchad recherche du financement pour les projets de réintégration, d’aide psychosociale et de cohésion sociale qu’elle met en œuvre à la fois pour les migrants de retour et pour les communautés d’accueil dans les zones de retour les plus importantes du Tchad.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le

Dr. Qasim Sufi
OIM Tchad
Email: qsufi@iom.int
Tel. +235 62900674

La Centrafrique ravagée par la haine

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Alors que l’ONU s’apprête à prendre la relève de la France en envoyant mi-septembre des forces de maintien de la paix en République centrafricaine, Amnesty International revient sur 18 mois de violences infernales et interminables.

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En intervenant en République centrafricaine en décembre 2013 pour mettre fin aux violences intercommunautaires, la France a évité le “pire”, a déclaré le président François Hollande, lors de sa traditionnelle conférence aux ambassadeurs fin août.

Le pire, ce sont des combats qui ont déjà fait des milliers de morts et un million et demi de déplacés et que le déploiement de quelque 2 000 soldats français, dans le cadre de l’opération Sangaris, peine à endiguer.

Eux ont eu la vie sauve. La plupart de leurs parents, éleveurs musulmans, non. Ces enfants, placés sous la protection de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), viennent d'un village peul dévasté au début de décembre 2013 par une milice antibalaka. Crédit photo : © William Daniels/Myop
Eux ont eu la vie sauve. La plupart de leurs parents, éleveurs musulmans, non. Ces enfants, placés sous la protection de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), viennent d’un village peul dévasté au début de décembre 2013 par une milice antibalaka.
Crédit photo : © William Daniels/Myop

Élue en janvier 2013, la présidente Catherine Samba-Panza n’est pas non plus parvenue à faire cesser les violences entre les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et les factions de la Séléka, réfugiées dans le Nord musulman, qui menacent le pays de partition.

Un nouveau gouvernement de transition, dévoilé le 22 août, doit désormais veiller à maintenir le cessez-le-feu, arraché le 23 juillet à Brazzaville. Le Premier ministre Mahamat Kamoun disposera pour cela, dès le 15 septembre, de l’appui de 7 600 casques bleus de l’ONU, en grande partie des soldats africains déjà sur place, qui prendront la rélève des français.

À la veille du déploiement des forces des Nations unies, Amnesty international revisite 18 mois de chaos infernal en République centrafricaine.

Par: France 24

Le Rwanda envoie 140 officiers de la police en Centrafrique

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Le Rwanda envoie 140 policiers en centrafrique

140 officiers de la Police rwandaise vont être déployés au Centrafrique dans le cadre de maintien de la paix onusien dit Formed Police Unit (FPU).
Cet FPU est dirigé par le Chief Superintendant Bénoit Kayijuka et comprend 14 femmes.

Il se dit que le Rwanda devient le premier pays à envoyer un FPU dans le cadre de la Minusca dans ce pays ravagé par des dissensions religieuses Chrétiens-Musulmans.

“Travaillez dans les limités de la mission et des responsabilités vous assignées. Soyez de bons ambassadeurs du Rwanda”, a lancé l’Inspecteur géneral de Police Emmanuel Gasana au contingent en partance.

“Nous avons traversé beaucoup d’affres, autant faire un pas en avant en aidant les nations qui souffrent de mauvais moments par lesquels nous sommes passés”, a-t-il ajouté recommandant à ces Casques bleus d’apprendre beaucoup de leur mission mais aussi de faire un travail de qualité.

Ces Officiers de police en mission en RCA vont rejoindre un contingent de 850 militaires qui y est déployé depuis le début de cette année.

 

Par: IGIHE.com

 

Centrafrique : Comment réussir enfin la transition

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Le Président de l’Autorité Nationale des Elections vient de le reconnaître : Les élections prévues pour Février 2015 ne pourront pas se tenir à cette échéance. Quel avenir pour le retour de la démocratie en République centrafricaine ? Comment sortir de cette crise ? Si l’on veut vraiment voir le bout du tunnel il n’existe pas 36 solutions, des actions concrètes s’imposent.

I- De la médiation sous régionale

La médiation des pays de la sous-région CEMAC a montré ses limites, les fauteurs de trouble centrafricain ont fait le tour des capitales sous régionales sans trouver de solution. Il y’a eu les rencontres et multiples accords de Libreville, les rencontres et accords de Ndjaména, les pourparlers de Brazzaville un, deux et trois. Chaque fois les mêmes personnes, se cachant derrière les mêmes entités, qui d’ailleurs voient leurs nombres grossir à chaque épisode s’en vont se partager le gâteau dans ces capitales, touchent des perdiems et imposent leurs volontés. Simplement parcequ’ils ont des moyens de pressions qui sont des massacreurs de masses lourdement armés sur le terrain. Les différents protagonistes ont des soutiens dans ces capitales sous régionales. La quasi-totalité des Chefs d’Etat de la CEMAC étant eux-mêmes arrivés au pouvoir dans leurs pays à la faveur d’un coup-état et gagnent systématiquement par l’opération du Saint-Esprit toutes les élections qu’ils organisent depuis quelques décennies. Il est impératif d’avoir un médiateur fort qui peut taper du point sur la table en disant « c’est bon, la recréation est terminée, on se met au pas et on avance vers le Désarmement Démobilisation et Réinsertion afin d’aller aux élections. » Quel pays est prêt à jouer ce rôle ?

II- Des institutions de la République

a- La Présidence

Au risque de choquer les militants de cette cause je pense qu’on ne peut plus continuer à changer indéfiniment la tête de la transition en RCA. D’ailleurs il faut bien que l’on songe à sortir de cet état de fait pour redevenir un pays normal, ceci ne sera possible que suite à des élections libres et démocratiques.

Changez dame Samba Panza et le prochain Président de la transition se livrera aux mêmes errements. Il voudra aussi nommer tous les membres de sa famille, ses copines, s’en mettre plein les poches etc. Ce sera un éternel recommencement et les élections repoussées aux calendes grecques. Assez ! Laissons Samba Panza conduire clopin clopant la barque jusqu’aux élections. Il va sans dire qu’il ya un virus de l’incompétence qui sévit au palais de la Renaissance et tous ses locataires depuis deux décennies sont automatiquement contaminés. Non, cela suffit on a vraiment pas besoin d’un énième larron.

Présidence de la République Centrafricaine
Présidence de la République Centrafricaine. Photo Corbeau News

b- Du gouvernement,

Envers et contre tout le gouvernement Kamoun est formé. Une trentaine de Ministre pour contenter tout le monde et faire manger tout le monde comme d’habitude. Suite et fin, qu’on arrête définitivement avec ces remaniements ministériels obtenus sous pressions. La RCA a-t-elle besoin par-exemple d’un Ministre du tourisme dans son état actuel ? Ce sont toujours les mêmes sinon les mêmes entités qui sont représentées au sein du gouvernement et pour cause on veut satisfaire tout le monde. La seule préoccupation étant que tout le monde aie sa part du gâteau pour se tenir tranquille, il est impératif d’arrêter cette pratique. Tous les Ministres Seleka se valent, pareil pour les Anti-Balaka. Mahmat Kamoun n’est peut-être pas l’homme le plus intègre de la RCA, on croise juste les doigts pour que les aides d’Etat à Etat ne se baladent plus dans les poches de l’ex Conseiller spécial de la Présidente qui prétend faire le change dans une banque à Douala au Cameroun et qu’une partie disparaisse avant d’arriver dans les caisses du trésor public. Vivement que le compatriote Mahmat Kamoun et son équipe soient animés d’un esprit patriotique et travaillent pour rendre à la RCA sa dignité perdue.

 

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c-Du Conseil National de Transition

Les membres de ce conseil devraient se calmer un-peu. Ce conseil national de transition a été forgé de toutes les pièces, ses membres cooptés par ci par-là pour légitimer le pouvoir de Michel Djotodja que la communauté internationale refusait de reconnaître. Si ce CNT avait plutôt dit « il est hors de question pour nous de légitimer un coup-état, on propose plutôt des élections anticipées », on n’en serait peut-être pas là. L’actuel Président du CNT a été le premier à organiser une grande marche de soutien au lendemain du Coup-état de la Seleka, son poste est tout simplement une récompense. Il n’a aucune légitimité et ne peut se comporter comme un Président d’une assemblée nationale élue par la population. Certains membres du CNT savent qu’ils ont prit de l’argent pour voter. Donc avant de condamner la communauté internationale ou qui que ce soit balayons déjà devant notre porte. Les politiciens centrafricains sont responsables à des degrés différents de ce qui est arrivé à la Centrafrique. Qu’ils arrêtent de penser à s’en mettre plein les poches et prennent des décisions qui vont dans le sens de la paix et la réconciliation nationale. Le CNT doit aujourd’hui penser plutôt à la tenue de futures élections s’ils sont vraiment patriotes et représentatifs de la population.

III- Du désarmement effectif des milices sans exception 

Depuis le début nous ne cessons de crier urbi et orbi que la clé de cette crise est le désarmement. Aussi longtemps que les acteurs de cette crise ont des moyens de pression à savoir des hommes lourdement armés sur le terrain, ils n’en feront qu’à leur tête. Aucun chef rebelle ni rebelle ne voudra se désarmer volontairement. Ils savent ce qu’ils risquent : Perdre tout moyen de pression pour toujours rester aux affaires, risquer la poursuite judiciaire etc. Tant qu’on ne démilitarise pas le pays aucun processus de normalisation ne pourra être lancé.

IV- Et enfin…Des marches

J’ai envie de crier  « y’en a marre des marches. » Tout le monde peut soudoyer tout le monde pour organiser des marches de soutien. Sic ! Un-peu de dignité…Il y’a mieux à faire pour aider le pays que de voir ces spectacles ridicules. Cette cacophonie démontre que le centrafricain ne peut pas se lever comme un seul homme pour vouloir la paix et la réconciliation nationale. Un exemple qui illustre parfaitement ces propos : Le 17 Août, des centrafricains marchent à Paris pour demander la démission de Samba Panza et de son gouvernement, le 18 Août toujours à Paris, des centrafricains organisent une marche de soutien à Samba Panza et à son gouvernement

 

Par: Echos de Centrafrique