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République centrafricaine : La crédibilité des Nations unies est en jeu (Amnesty International)

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Amnesty International  /  Corbeau News Centrafrique: 06-11-2014,  3h36

les victimes de guerre en Centrafrique
©Amnesty International

La mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit prendre des mesures courageuses afin de protéger les civils face aux attaques croissantes motivées par l’intolérance religieuse dans le centre du pays. Malgré le déploiement d’une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies le 15 septembre, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers d’autres ont été déplacés ces dernières semaines.

DE NOUVELLES VIOLENCES À BANGUI

Si la capitale, Bangui, est secouée par de nouvelles violences depuis le début du mois d’octobre, les populations vivant dans les régions du centre de la République centrafricaine paient un tribut particulièrement lourd à l’intensification du conflit entre différents groupes armés.

Si l’on veut qu’elle soit un tant soit peu crédible, la mission de maintien de la paix des Nations unies doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils des nombreuses violations auxquelles ils sont exposés.

LES VIOLENCES DE L’ANNÉE DERNIÈRE SE RÉPÈTENT

Compte tenu des attaques menées par la Séléka, les forces anti-balaka et des combattants peuls armés dans les régions du centre de la République centrafricaine, la situation est extrêmement explosive et dangereuse. Si les mesures qui s’imposent ne sont pas prises de toute urgence, elle pourrait basculer dans une violence sans limite motivée par l’intolérance religieuse, comme ce que nous avons vu cette année dans l’ouest.

 

Lors d’une mission dans les régions du centre du pays, nous avons recueilli des informations sur des attaques récentes ayant visé des civils dans les villes de Dekoa et Bambari, et dans plusieurs villages à proximité de Bambari, notamment Yamalé, Batobadja, Matchika, Tchimangueré, Gbakomalékpa et Baguela. Les forces de la Séléka, majoritairement musulmanes et désormais scindées en au moins deux groupes armés, et les milices anti-balaka, essentiellement chrétiennes et animistes, s’affrontent dans la région depuis plusieurs mois.

LES COMBATS DES FORCES FRANÇAISES CONTRE LA SÉLÉKA A DEKOA

Le 10 octobre, une attaque lancée par la Séléka dans la ville de Dekoa – à 260 kms de Bangui – et aux alentours a causé la mort de 14 civils. Trois femmes et quatre enfants figuraient parmi les personnes tuées ce jour-là. Neuf des victimes ont péri dans l’enceinte de l’église catholique ; cinq ont été directement prises pour cible alors qu’elles essayaient de se cacher dans le salon du principal bâtiment résidentiel.

Cinq autres victimes ont été tuées plus tard ce même jour par des membres de la Séléka qui s’enfuyaient dans la brousse. Deux autres civils pris en otage par des combattants de la Séléka disant vouloir les utiliser comme « guides » n’ont pas reparu depuis lors.

Les forces armées françaises sont toutefois arrivées à l’église peu après le début de l’attaque. Elles se sont engagées dans un combat prolongé avec la Séléka, tuant au moins six membres de celle-ci, dont le « colonel » ayant mené l’attaque. Un nombre plus restreint de soldats de la paix des Nations unies a également contribué à mettre un terme aux homicides de civils.

LES PERSÉCUTIONS DES MUSULMANS À BAMBARI

Miliciens anti-balaka © Ivan Lieman/AFP/Getty Images

 

Miliciens anti-balaka © Ivan Lieman/AFP/Getty Images

De nombreuses attaques ont eu lieu ces dernières semaines dans la ville de Bambari – à 380 km au nord-est de Bangui – et aux alentours, et leur rythme semble s’accélérer actuellement.

Le 29 septembre, des combattants anti-balaka ont tué Abdou Salam Zaiko, un civil musulman, après que le véhicule de cet homme fut tombé en panne. Au moins deux autres musulmans passagers de ce véhicule auraient perdu la vie au cours de cette attaque. Les tensions ont fortement augmenté lorsque le corps d’Abdou Salam Zaiko a été ramené gravement mutilé à Bambari, où il résidait. Plus tard, le 1er octobre, en guise de représailles semble-t-il, un groupe composé de membres de la Séléka et de jeunes gens armés s’en est pris à un camp de personnes déplacées à Bambari, tuant cinq civils et en blessant plusieurs autres. L’homicide d’Abdou Salam Zaiko et de plusieurs des passagers de sa voiture s’inscrit dans une série de cas de musulmans de Bambari pris pour cible par des miliciens anti-balaka.

LES CIVILS, FORCÉS DE FUIR LE CONFLIT

Les populations fuient près de Bambari © AI
Les populations fuient près de Bambari © AI

Ces récentes violences ont déclenché une nouvelle vague de déplacements dans la zone. Des milliers de personnes ont fui, beaucoup se sont réfugiées à l’église de Notre-Dame des Victoires, à l’extrémité ouest de Bambari. D’autres ont marché jusqu’à Grimari, à 80 km à l’est de Bambari.

Tous les camps, qu’il s’agisse de la Séléka, des anti-balaka ou des Peuls armés (membres de l’ethnie peule, et dont beaucoup appartiennent à un sous-groupe de la Séléka), prennent systématiquement pour cibles les civils qu’ils soupçonnent de soutenir leurs adversaires.

©Amnesty International

République Centrafricaine: des dizaines de civils massacrés ces dernières semaines, selon Amnesty International

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Agence France Presse  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014, 23h26.

Amnesty International
© Amnesty International

Des dizaines de civils massacrés ces dernières semaines, selon Amnesty

Des dizaines de civils ont été massacrés ces dernières semaines dans le centre de la Centrafrique, affirme jeudi Amnesty International, qui demande à la force onusienne de prendre des “mesures plus fermes” pour protéger la population.

“Malgré le déploiement d’une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) le 15 septembre, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers ont été déplacés ces dernières semaines”, a déclaré l’ONG dans un communiqué.

Dans le centre du pays, les populations “paient un tribut particulièrement lourd (lié) à l’intensification du conflit entre différents groupes armés”, selon Amnesty.

Evoquant les affrontements entre l’ex-rébellion Séléka majoritairement musulmane (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014), les milices à dominante chrétienne anti-balaka et des combattants peuls armés, Amnesty estime que “la situation est extrêmement explosive et dangereuse”.

“Tous les camps (…) prennent systématiquement pour cibles les civils qu’ils soupçonnent de soutenir leurs adversaires”, explique Amnesty.

De nombreux témoignages recueillis par Amnesty font état d’attaques d’une extrême violence contre les civils dans le centre.

Ainsi le 10 octobre à Dekoa (260 km au nord-est de Bangui), une attaque menée par la Séléka a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants. Certains ont été directement visés alors qu’ils tentaient de se cacher.

Autre exemple: à Bambari (380 km au nord-est de Bangui) début octobre, sept musulmans à bord d’un véhicule ont été tués dans une embuscade tendue par des anti-balaka.

Après avoir laissé partir les passagers chrétiens, “tous les hommes musulmans qu’ils ont capturés ont été tués. Ils les ont déshabillés afin de les humilier, et les ont taillés en pièces, leur tranchant les mains et les pieds”, a raconté à Amnesty le propriétaire du véhicule, Saidu Daouda.

Des milliers de personnes, terrorisées par ces violences, ont fui vers d’autres localités.

“Bambari et Dekoa sont désormais deux villes fantômes, pleines de maisons vides, de magasins fermés et de bâtiments abandonnés”, assure Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty.

“Si l’on veut qu’elle soit un tant soit peu crédible”, la Minusca “doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils” et ce “de toute urgence”, conclut Amnesty.

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, ce qui a plongé le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l’envoi de forces française, européenne et de l’ONU dans le pays.

AFP

RCA / OFFRE D’EMPLOI: EXPERT NATIONAL CHARGÉ DE LA COORDINATION DE L’AIDE, BANGUI

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PNUD  /  CNC: 05-11-2014, 24h03.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/PNUD-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PNUD Centrafrique
©PNUD

Clôture de demande; Samedi, 9 Novembre 2014

EXPERT NATIONAL CHARGÉ DE LA COORDINATION DE L’AIDE

Lieu: Bangui, République Centrafricaine

Clôture candidature : 09-Nov-14

Additional Category

Crisis Prevention and Recovery

Type de Contrat : Contrat de service

Échelon : SB-4

Langues: Anglais et Français

Durée du contrat: 1 an

Depuis décembre 2012, la RCA vit une crise politico-militaire qui s’est transformée en crise sécuritaire et humanitaire d’une extrême gravité. Les conséquences de la crise touchent tous les secteurs de la vie politique, économique et sociale. Les indicateurs du développement dont les niveaux sont avant la crise parmi les plus défavorables de la planète se sont encore dégradés, suite à l’effondrement des activités économiques et à la réduction des services sociaux de base offerts par le Gouvernement. De fait, les capacités de l’Etat à assumer ses responsabilités et ses missions, déjà faibles avant la crise, se sont considérablement amoindries.

Pour faire face à la crise, le pays a fait recours à ses partenaires pour l’aider à améliorer la situation sécuritaire et humanitaire et à mettre en place les conditions d’une relance des activités économiques. Des flux importants de ressources internes ont commencé à être drainés vers la RCA, même si l’étendue des besoins est telle que ces ressources restent largement insuffisantes. Malheureusement, le Gouvernement peine à assurer une coordination efficace de ces ressources afin de les allouer de manière optimale.

C’est pourquoi, les autorités se sont engagées dans le processus de mise en place d’un mécanisme de coordination de l’aide, avec l’appui des partenaires au développement. Un Comité National Stratégique, placé sous l’autorité de la Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale chargée des Pôles de développement et composé des membres du Gouvernement, des représentants de la Société Civile et des ONGs, et des partenaires au développement a été mis en place pour assurer la coordination stratégique de l’aide. Une Cellule nationale, tenant lieu de secrétariat technique pour le Comité est également en place. Le rôle de cette Cellule est de mettre à la disposition du Comité de Pilotage les informations nécessaires à la prise des décisions pour une coordination efficace de l’aide.

Le PNUD apporte un appui à ce dispositif par la mise à disposition de deux experts nationaux, dont celui de la coordination de l’aide, en plus d’appuis en matériels et équipements, à travers son programme d’Appui Institutionnel à la RCA.

Les présents termes de référence ont pour objet le recrutement de l’Expert National spécialisé dans le domaine de la coordination qui travaillera au sein de la Cellule Technique Nationale.

Duties and Responsibilities

Sous l’Autorité du Coordonnateur de la Cellule Technique Nationale et la supervision directe de l’Economiste Principal du PNUD, en liaison avec l’Economiste National, l’Expert national devra assumer, en étroite collaboration avec la partie nationale, les tâches ci-après:

  1. Appuyer les quatre (4) Groupes de Travail dans l’élaboration de leurs plans de travail annuels (activités, budget, chronogramme etc…)
  2. Fournir un appui conseil aux équipes des quatre Groupes de Travail chargées du suivi du processus de la coordination des interventions sectorielles des bailleurs de fonds,
  3. Appuyer l’animation des activités liées à la coordination des interventions des partenaires au développement, à la mobilisation et à la gestion des ressources extérieures
  4. Appuyer techniquement le processus de mise en place des mécanismes de concertation et de coordination entre le Gouvernement et les partenaires au développement;
  5. Appuyer les travaux et études de profilage des principaux partenaires extérieurs de la RCA ainsi que leurs centres d’intérêts et domaines d’intervention.
  6. Appuyer le processus de l’élaboration de l’étude d’impact de l’aide apportée à la RCA au cours des dernières années et des orientations à donner pour le renforcement de la coopération au développement pour les prochaines années ;
  7. Appuyer les travaux d’analyse sur l’alignement de l’aide sur les priorités nationales, les allocations sectorielles et géographiques de l’aide, la production du rapport sur les aides extérieures ainsi que les travaux de suivi de l’intégration de l’aide dans le budget de l’Etat et de la prise en compte de l’aide dans le Tableau des Opérations Financières de l’Etat (TOFE), les comptes nationaux et la Balance des paiements) ;
  8. Contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et humaines des Ministères techniques dans le domaine de la coordination de l’assistance reçue par ces ministères ;
  9. Participer activement aux travaux liés à l’efficacité de l’aide, à la transparence de l’aide et au processus de mise en œuvre de la Déclaration de Paris, du New Deal pour l’engagement international dans les Etats fragiles ainsi que du nouveau partenariat mondial pour la coopération efficace au service du développement ;
  10. Appuyer la préparation, le développement et l’harmonisation des instruments de rationalisation des processus de négociations des financements extérieurs, de mobilisation des fonds au regard des procédures des bailleurs de fonds et de suivi -évaluation des actions de coopération et des programmes ;
  11. Appuyer techniquement l’organisation des fora nationaux sur les questions de coordination de l’aide, de l’efficacité, de la gestion et de la transparence de l’aide en RCA ;

Exécuter, à la demande du Coordonnateur de la Cellule Technique Nationale et du PNUD, toute autre tâche entrant dans le cadre de ses attributions et du mandat du PNUD, conformément à ses compétences.

Impact des résultats : La performance de l’Expert national(e) aura un impact important sur le succès de l’Appui Immédiat à la mise en œuvre de la Transition et la coordination et l’efficacité de l’aide en RCA. Plus particulièrement, l’impact suivant est attendu : Meilleure coordination et efficacité de l’aide

Meilleure transparence et visibilité dans la mise en œuvre des projets et programmes mise en place en RCA ;

Disponibilité des rapports et études d’impact sur l’efficacité de l’aide;

Meilleur suivi financier des engagements et décaissements ;

Disponibilité et fonctionnement d’un mécanisme de concertation avec les partenaires.

Competencies

Leadership : Aptitude à contribuer à la coordination des activités au sein d’une équipe en respectant le chronogramme établi.

Travail en équipe : Aptitude à promouvoir un climat de travail serein et à collaborer avec toute personne dans le respect de la culture et de la diversité.

Planification et organisation : Capacités de concevoir, de planifier et de mettre en œuvre des stratégies, politiques, plans d’actions ou solutions dans la logique de la gestion axée sur les résultats de développement.

Communication : Excellente capacité de rédaction, de synthèse, de communication orale et de transfert des connaissances ;

Aptitude technologique : Bonne maîtrise de l’outil informatique.

Maîtrise personnelle : Aptitude à travailler sous pression dans un environnement complexe et évolutif

Required Skills and Experience

Education :

  • Avoir un diplôme de maîtrise ou équivalent (Bac+5) en Sciences Economiques, en Economie publique et de développement, Gestion, Finance, ou tout autre domaine équivalent;

Expérience :

  • Avoir une bonne connaissance de l’administration centrafricaine ;
  • Disposer d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans dans le domaine de coordination de l’aide, de mobilisation ou de gestion des ressources extérieures ;
  • Maîtriser l’approche programme et la gestion axée sur les résultats de développement ainsi que le cycle de gestion des programmes/projets ;
  • Etre capable de faire le transfert des connaissances pour renforcer les capacités des cadres et agents de l’administration publique;
  • Une bonne connaissance du Système des Nations Unies en général et du PNUD en particulier serait un atout.

UNDP (PNUD) is committed to achieving workforce diversity in terms of gender, nationality and culture. Individuals from minority groups, indigenous groups and persons with disabilities are equally encouraged to apply. All applications will be treated with the strictest confidence.

L’ex-président de Centrafrique Djotodia : “je reviens au pouvoir ou c’est la partition du pays”

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Estrepublicain.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014, 23h46.

L'Ancien Président centrafricain Michel Djotodia au Bénin

L’ex-président de Centrafrique Djotodia : “je reviens au pouvoir ou c’est la partition du pays”

Dans un article à paraître demain, L’Est Républicain, qui est parvenu à joindre l’intéressé, est en mesure de révéler que l’ex-président de transition centrafricain, Michel Djotodia, chassé du pouvoir en janvier dernier et exilé depuis au Bénin, s’apprête à réclamer son retour aux affaires

Dans un article à paraître demain, L’Est Républicain, qui est parvenu à joindre l’intéressé, est en mesure de révéler que l’ex-président de transition centrafricain, Michel Djotodia, chassé du pouvoir en janvier dernier et exilé depuis au Bénin, s’apprête à réclamer son retour aux affaires. Ainsi qu’ il le disait dans les colonnes de L’Est Républicain début octobre dans la première interview que l’ancien chef d’État avait consenti à donner depuis son départ de Centrafrique, “on m’a fait partir injustement, il devrait y avoir réparation”.

Réélu en juillet à la tête de la Seleka, la coalition (à dominante musulmane) qui renversa l’ancien président Bozizé en mars 2013, Michel Djotodia avance une seconde piste s’il venait à ne pas pouvoir reprendre les rênes du pays pour gérer la fin de la transition: la partition. Autrement dit, l’indépendance du nord musulman, entérinant la fracture avec les catholiques du sud qu’ il estime consommée dès lors qu’ on viendrait à lui barrer la route du palais présidentiel. “Nous voulons la paix”, martèle celui qui, de mère catholique et de père musulman, se dit ” le seul à avoir la capacité de rassembler”.

Sébastien Michaux

Estrepublicain.fr 

Burkina-Faso: accord trouvé à Ouagadougou pour une transition d’un an

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Urgence-Corbeau-News-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Urgence Corbeau News Centrafrique
©CNC

 

Urgent

Burkina-Faso:  accord trouvé  à Ouagadougou sur une transition d’un an

Ouagadougou (Burkina-Faso): 05-11-2014, 22h01. Les trois Présidents africains notamment  ghanéen, nigérian et sénégalais  arrivés à Ouagadougou au Burkina-Faso ce matin pour une négociation avec les forces vives burkinabés  ont pu trouver un accord sur la durée de la transition. par contre pour le nom du prochain Président de la transition, aucune concertation n’a pu trouver. Un civil, selon les exigences de la communauté internationale. La transition durera un an, avant des élections en novembre 2015. Selon l’accord.

 

CNC avec RFI

Centrafrique: une mission diplomatique américano-française attendue à Bambari

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AA  /  Corbeau News Centrafrique (CNC) : 05-11-2014,  16h55

Materiel militaire de la force franâise Sangaris en Centrafrique

La situation humanitaire et militaire dégradée.

L’ambassadeur des Etats Unis en Centrafrique, David Brown et son homologue français à Bangui, Charles Malinas ainsi que le ministre centrafricain de la Sécurité publique sont attendus mercredi 5 novembre 2014 à Bambari (à 385 km de la capitale Bangui), selon des sources bien informées.

L’information a été confirmée, mardi, par le Vicaire général du diocèse de Bambari, Firmin Gbagoua, qui prendra, lui aussi, part à cette rencontre au siège de la Mission internationale des Nations Unies pour la stabilisation en Centarfrique “Minusca”.

Aucun détail n’a toutefois été donné sur les mobiles de cette visite. Reste à noter qu’elle intervient à un moment où la situation humanitaire et militaire s’est, à nouveau, dégradé à Bambari depuis les attaques récentes des villages de Matchika et de Batobadja, au nord de cette ville par des hommes armés assimilés à des éleveurs peulhs.

Sur le plan humanitaire, la ville de Bambari a enregistré ces derniers temps un afflux considérable de populations civiles issues des villages précités. La semaine dernière, la population avait organisé deux marches de protestation pour exprimer son ras-le-bol vis-à-vis de cette flambée de violence et du laxisme des forces étrangères accusées de “n’avoir rien fait pour empêcher ces violences”.

Ce regain de tenions a amené le chef de la Minusca, le général Babakar Gaye à effectuer dernièrement  une visite éclair dans La ville.

Sylvestre Krock pour AA

Burkina-Faso / RCA : Transition civilisée et Transition sauvage

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©corbeaunews-centrafrique.com

Corbeau News Centrafrique (CNC): 05-11-2014, 16h35. Deux pays qui se ressemblent beaucoup en cartographie. Le premier situé en Afrique de l’Ouest, membre de la CEDEAO et le second en Afrique centrale au cœur du continent, membre de la CEMAC. Tous deux élèves de la démocratie depuis la conférence de Baule. Très bon élève, le Burkina a vite appris les principes du concept politique et les maîtriser pour le bien-être de son peuple. Car, même les hommes en tenue qui voulaient s’imposer après la chute du président Compaoré ont compris sitôt que l’ère de la dictature est révolue et que le pouvoir désormais dans le monde, particulièrement en Afrique qui bouillonne est pour le peuple et rien que pour le peuple. Le président américain Jefferson disait que si on lui demandait de choisir entre un gouvernement sans presse et une presse sans gouvernement, il choisira le second. Ce qui veut dire en démocratie, la liberté d’expression prime. Elle est démocratique. En conséquent, l’on note que le peuple burkinabé a utilisé la voie démocratique et s’est imposé à travers une insurrection populaire qui doit servir d’exemple aux autres peuples africains pour instaurer une véritable démocratie et la bonne gouvernance pour un avenir meilleur des populations qui vivent depuis des décennies dans la précarité où la mauvaise gouvernance et la dictature se sont enracinées.
Indubitablement, le Burkina-Faso est un pays de sahel dont ses richesses n’équivalent pas la moitié de celles de la République centrafricaine en minerais et en production agricole puisque la terre centrafricaine du nord au sud et de l’est à l’ouest est très fertile et favorable à toute semence à cause de son climat plus que celle du Burkina-Faso où l’agriculture est très développée par contre. Elle serait passée pour le grenier de l’Afrique centrale si le gouvernement centrafricain qui pilote aveuglement les affaires de l’Etat depuis plusieurs années avait pour priorité première le secteur agro-pastoral. Reconnu pour ses atouts, la République centrafricaine ne devait pas souffrir d’un problème alimentaire.
En effet, les intellectuels burkinabé et particulièrement le président Thomas Sankara assassiné par son ami et compagnon de lutte Blaise Compaoré qui s’est emparé du pouvoir pendant 27 ans avaient développé une politique de proximité en utilisant le vecteur communicationnel, l’un des baromètres de la démocratie pour véhiculer la pensée et les idées révolutionnaires. Ce qui veut dire que sans les médias qui est le 4è pouvoir, la démocratie n’atteindra pas ses objectifs. Et le monde sera un monde de la barbarie. Puisque les actes ignobles commis par les dictateurs et leurs sbires ne seront connus du public. La planète terre habitée par l’humanité serra sombrée certes en continue dans un monde des ténèbres. Alors que les médias qui constituent l’un de ces baromètres de la démocratie informent, éduquent et distraient les peuples. Le Burkina dispose plusieurs moyens de communication plus que la RCA telles que les radios et télévisions privées, plusieurs journaux privés dans les kiosques, plusieurs cases Internet dans le pays et la messagerie permettant le partage des informations fiables ainsi qu’une bonne éducation populaire même si la radio et la télévision d’Etat sont monopolisées comme en RCA par le pouvoir central durant le règne de Compaoré. Cette détermination du peuple burkinabé à mettre fin au monolithisme dans le multipartisme érigé par un régime sanguinaire après Sankara est salutaire par l’ensemble des africains, oriente, à n’en point douter, la pensée africaniste vers un recyclage des formules démocratiques. L’Afrique a besoin d’un formatage de sa jeune démocratie plus ou moins mal pratiquée à cause de l’appropriation des principes et règles mal cernés par bon nombre de ses acteurs décideurs; notamment les chefs d’Etats arrivés au pouvoir par les urnes ou d’autres moyens antidémocratiques et qui s’accrochent au pouvoir ne voulant pas prendre la retraite de manière démocratique, de revoir les mécanismes et fonctionnements de ces organisations internationales telles que l’UA, la CEDEAO, la CEMAC et bien d’autres institutions sous régionales qui interviennent souvent tardivement après les crises et les conflits politico-militaires et inter-communautaires, encore incapables de résoudre les crises africaines pour que les populations retrouvent la paix et la sécurité.
Le cas de la République centrafricaine est un bel exemple à citer dans le contexte de la transition après un coup d’Etat, dont les institutions sont mises en place et opérationnelles mais très fragiles puis qu’il manque des hommes forts à leur tête ayant une vision et des idées à défendre pour le bien-être de la population et de la génération future. De surcroît l’intervention des forces de la CEEAC qui n’a rien donné jusqu’à leur passation en force onusienne. Mais pour quel résultat en plus ? D’ailleurs, toutes les transitions faites en Centrafrique sont faites par coup d’Etat que par une insurrection populaire. Elles sont plutôt brutales et sanguinaires ; donc une transition sauvage et non civilisée comme celle du Burkina-Faso le pays des hommes intègres où les choses sont passées de manière plus ou moins pacifique.
La première transition en Centrafrique était sanguinaire et datait de 2003 à 2005 quand l’ancien président François Bozizé a destitué le président feu Ange-Félix Patassé démocratiquement élu alors qu’il ne lui restait que deux (2) ans pour terminer son deuxième mandat et passer le flambeau à un autre président qui devrait être élu. Le nouvel homme fort de l’époque n’a pas respecté sa parole d’honneur. Puisque l’appétit vient en mangeant, le général François Bozizé s’y est accroché après deux (2) ans de transition pour être en lice des candidats à la présidentielle de 2005 et briguer un mandat de plus qui l’a conduit jusqu’en 2010-2011 afin de briguer un deuxième mandat par une fraude massive dénoncée par les médias, observateurs nationaux et internationaux. Le balayeur d’Ange-Félix Patassé n’a pas fini son deuxième mandat. Le putschiste mauvais gestionnaire a été balayé en mars 2013 par un autre balayeur sanguinaire qui n’a pas fait plus d’un (1) an au pouvoir à cause de son barbarisme d’Etat exagérée et des milliers des centrafricains tués par les éléments de la coalition séléka composée de six groupes de rébellion qu’il dirigeait. Il a fallu que la communauté internationale tape du poing sur la table pour qu’il quitte le pouvoir le 11 janvier 2014. Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye démissionnent à Ndjamena lors du sommet des chefs d’Etats de la CEEAC. Deux semaines plus tard, il y a eu élection à l’hémicycle du parlement de transition. Les conseillers nationaux engraissent Catherine Samba-Panza qui gagne les élections avec un fort taux de pourcentage. Cette dame qui sort du néant est élue mais gérer la transition est une équation très difficile pour elle. La néophyte foule aux pieds les priorités du processus pour le retour à l’ordre constitutionnel pendant dix mois. Pas de paix, pas de sécurité et la population centrafricaine meurt tous les jours et ne sait plus à quel saint se vouer. La nomination des proches de Samba-Panza aux cabinets de la présidence et de la primature était d’abord sa priorité au lieu d’attaquer les vrais problèmes centrafricains qui ne sont rien d’autre que la sécurité et la paix puis la relance de l’économie. Puis, choisir un premier ministre de son choix et mettre en place un gouvernement des pilleurs où chacun doit remplir d’abord son ventre et sa poche alors le peuple souffre, continue à être victime des éléments des groupes armés non conventionnels qui jusque-là ne sont désarmés. Tous les jours on compte des morts en Centrafrique depuis cette transition relayée par des hommes sans vision qui pilotent à vue les affaires de l’Etat. Les vols et détournements des fonds de l’Etat ils en font leur priorité et ainsi fonctionne une transition sauvage au cœur de la forêt équatoriale d’Afrique mais jusqu’à quand, on ne sait. Les éléments constitutifs de la démocratie ne manquent pas. C’est plutôt la volonté politique qui fait défaut au niveau des instances du pays qui regorge pourtant d’énormes ressources humaines et le manque de solidarité bien entendu au sein des forces vives de la nation. Aujourd’hui, la classe politique centrafricaine souffre d’un leader charismatique pour être à la tête de file de l’opposition. Elle a perdu sa pugnacité d’antan, son dynamisme et sa crédibilité puisqu’elle a trahit le peuple centrafricain qui attend aujourd’hui choisir un nouveau leader parmi la jeune génération montante. Mais qui voter ? Autant d’interrogations au sein de la population meurtrie. Il revient à cette nouvelle génération politique de bien s’organiser, d’avoir une vision et des idées à défendre pour le bien-être de la population.

En rappel, le chef de la révolution du Burkina-Faso assassiné, Thomas Sankara, disait, Non ; nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leur démarche assassine. J’ajoute à sa belle phrase « qu’un homme ou une femme à la tête de la nation qui bafoue les principes et les règles de la démocratie est une bête féroce très dangereuse pour la population ». Pour le moins que je puisse dire, la transition centrafricaine est sauvage. Il faut vite changer la donne et entrer dans une nouvelle ère de démocratie civilisée et apaisée.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION EAAMOO DU MLPC

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Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014, 16h25.

Bureau Politique du MLPC Centrafrique
©pigeonvert.com

COMUNIQUE DE PRESSE N* 04112014

Comme à l’accoutumée la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » (EAAMOO) du MLPC a organisé avec grand succès ce 1er novembre 2014 dans la salle de conférence de l’hôtel Campanile de Bobigny, en région parisienne, sa rentrée politique pour la période 2014-2015. Cette rencontre a rassemblé massivement les militantes et militants de toutes les sous-fédérations (Aquitaine, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Ile-de-France, Aude, Languedoc-Roussillon, Belgique, Asie) et les organes connexes, le MLFC (Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine) et le MLJC (Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine).
Elle a eu l’honneur de recevoir parmi ses distingués invités le président de la fédération « Europe » de la CRPS (Convention Républicaine pour le Progrès Social), partenaire politique de l’AFDT (Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition), Daniel MAKOURI, qui a axé son message à l’endroit des participants sur la nécessité d’œuvrer pour la sécurité, la paix et la réconciliation en RCA.
Bien que retenu à Bangui pour la préparation du Conseil Politique National (CPN) et du Congrès Extraordinaire du Parti, le camarade Martin ZIGUELE, Président du MLPC, a salué par la voix du président fédéral, le camarade Jean-Didier KABRAL, la tenue de cet évènement politique important en cette période.
Compte tenu de la situation qui prévaut dans le pays, cette rentrée politique a été placée sous le thème de « Paix, Justice et Réconciliation en Centrafrique ».
C’était aussi l’occasion de rappeler l’appel lancé du haut de la tribune des Nations Unies le 15 mai 2013, par le Premier Ministre d’alors,  Maître Nicolas Tiangaye, pour demander une intervention de la communauté internationale aux côtés de la MISCA pour sauver notre pays et la population centrafricaine des exactions en tout genre. Le MLPC a été l’un des premiers organes politiques à appuyer et relayer ce message par des contacts multiformes permettant de rendre possible cette intervention. Aujourd’hui la MINUSCA est l’aboutissement de toute cette démarche.
Enfin il a été question du CPN et du Congrès Extraordinaire du Parti qui se tiendront à Bangui du 20 au 22 novembre 2014. A l’issue de ces assises qui se pencheront également sur la situation du pays, le candidat du MLPC aux prochaines élections présidentielles sera désigné pour donner l’espérance au peuple centrafricain.
La Fédération « EAAMOO » appelle donc tous les militantes, militants et sympathisants du MLPC, parti de masse et avant-gardiste, à ne ménager aucun effort pour œuvrer aux côtés des autres forces vives de la Nation afin que la RCA retrouve la paix, la tolérance et le vivre ensemble d’antan.

Fait à Paris, le 4 novembre 2014.

Antoine Jérémie NAM-OUARA
Membre du Bureau Politique
Chargé de communication extérieure

CENTRAFRIQUE: PLAINTE DE LA COORDONNATRICE HUMANITAIRE PRINCIPALE (OCHA), CLAIRE BOURGEOIS

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Conference-de-Presse-de-la-FAO-à-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conference de Presse de la FAO à bangui
©CNC

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique, 05-11-2014, 16h05: La Coordinatrice humanitaire principale du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires ( OCHA) se dit profondément préoccuper par de l’insécurité alimentaire, les lourdes pertes dans le secteur de l’agriculture, l’élevage, l pêche et la flambée de prix due à la violence chronique qui a détérioré la situation humanitaire pendant les dix derniers mois en Centrafrique. Elle l’a fait savoir lors d’une conférence de presse tenue, hier 04 novembre 2014,  au siège du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) à Bangui.

Dans sa déclaration à la presse, Claire Bourgeois a dénoncé l’augmentation des violences basées sur le genre et par l’utilisation d’enfants et des femmes boucliers durant les récentes attaques intercommunautaires.

” J’exhorte tous ceux impliqués dans ces violences à respecter le droit des enfants et des femmes et à mettre immédiatement et totalement fin aux actes de violences sexuelles perpétrés sur les femmes et enfants en Centrafrique. Je rappelle que l’utilisation des enfants et des femmes dans les combats est un crime de la guerre”, a-t-elle exhorté.

Par ailleurs, la Coordinatrice principale de OCHA a exprimé sa préoccupation au sujet des attaques contre les travailleurs humanitaires sur le territoire centrafricain qui ont augmenté parmi la recrudescence des violences des derniers mois. Selon Claire Bourgeois, ces attaques entravent gravement l’assistance aux populations vulnérables, en mettant l’accès humanitaire en “danger”.

” Je demande à tous de nous faciliter l’accès aux personnes qui ont besoin de notre aide, notamment en permettant la circulation sans entrave du personnel et des véhicules des organismes humanitaires”, a exprimé Claire Bourgeois.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

©corbeaunews-centrafrique.com

Signature d’un nouvel accord de coopération entre la CPI et la Centrafrique

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Ndékè-Luka  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014,  03h12.

Juge de la CPI à la haie
©CPI

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda et le ministre centrafricain de la Justice Gabriel Faustin M’bodou ont signé vendredi à la Haye le premier avenant à l’accord de coopération entre la juridiction et Bangui.

Signé en décembre 2007, le précédent accord a abouti à des poursuites contre l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba jugé pour des crimes commis en Centrafrique en 2002-2003.

Des hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba avaient été envoyés en renfort au président centrafricain de l’époque Ange-Félix Patassé qui était aux prises avec des rebelles.

L’avenant signé vendredi concerne des enquêtes sur la situation actuelle en Centrafrique.

Le 30 mai dernier, le gouvernement centrafricain avait demandé à Fatou Bensouda d’ouvrir ces nouvelles enquêtes.

Au terme d’un examen préliminaire, la procureure de la CPI a annoncé le 24 septembre qu’il était justifié de procéder à une enquête.

Pendant ce temps, l’insécurité persiste dans la capitale centrafricaine. Samedi dernier, un automobiliste nommé Stéphane Dimassi a été pris à partie par des hommes armés alors qu’il faisait laver son véhicule sur l’avenue de l’indépendance, dans le 4e arrondissement.

« Ils m’ont pointé avec leurs armes, m’ont forcé de leur remettre les clefs du véhicule. Ainsi, ils sont partis avec le véhicule et tout ce que j’avais sur moi », a-t-il raconté, soupçonnant des Antibalaka.

©Ndékè-Luka

RCA: La branche militaire des ex-Séléka a un nouveau chef

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Radio Ndeke Luka  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014,  3h03.

les miliciens de la Séléka à Bangui
©AFP

Lors d’une assemblée générale dimanche à Kaga Bandoro, dans la Nana Grébizi (nord de la Centrafrique), la coalition ex-Séléka, a procédé à une restructuration, créant une branche militaire et une branche politique.

Les 25O délégués ont mis en place un nouvel état-major dirigé par le général Arouna Arda. Il est l’un des généraux les plus influents de l’ex-Séléka ayant occasionné la prise du palais de la Renaissance le 24 mars 2014.

Il est secondé par deux adjoints, Yaya Piskoum et Adoum Nanon.

Pour sa part, Mahamat Alkati devient conseiller militaire chargé des questions de sécurité. Quant à Moustapha Kamoun et Ousman Mahamat Ousman, ils représenteront le mouvement dans les négociations inter-centrafricaines et auprès des organisations nationales et internationales.

Pendant ce temps, des ex-Séléka sont accusés d’avoir tué deux personnes le week-end à Batangafo, dans l’Ouham (nord). Après ce meurtre, la plupart des habitants de Batangafo ont pris la clef des champs, accusant le gouvernement d’inaction.

A Bangui, c’est la compagnie nationale de distribution d’électricité, Energie centrafricaine (ENERCA) qui déplore deux véhicules de terrain enlevés en fin de semaine dans le 4e arrondissement.

Selon Lucas Sénifémitia, chef de section à ENERCA, les deux véhicules et tout le matériel qui se trouvait à bord, ainsi que les téléphones portables du personnel alors en mission de terrain ont été emportés par des Antibalaka qui ont ouvert le feu mais sans faire de victime.

Les employés de la compagnie affirment ne plus avoir le courage d’effectuer des sorties pour des travaux d’urgence.

La coordination des miliciens Antibalaka n’a pas encore réagi à ces accusations.

©Ndéké-Luka

DON ANGOLAIS: APPEL DE LA SOCIETE CIVILE AUX CONSEILLERS NATIONAUX (CNT)

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Corbeau News Centrafrique: 04-11-2014,  19h21

Madame Catherine Samba-Panza et Alexandre nguendet au palais du CNT à Bangui le 22 octobre 2014
©Chris CAN

APPEL DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX CONSEILLERS NATIONAUX (CNT)

En mars 2014, l’Angola à fait un don de 10 millions de dollars à la République Centrafricaine. Mais, l’acheminement de ce don n’a pas suivi le circuit bancaire du trésor public.. Dans le but de rendre transparente la gestion de ce don, Conseil National de Transition (CNT), parlement provisoire, dans son rôle de représentant du peuple a interpellé le Gouvernement de Mahamat Kamoun ainsi que Madame la Présidente de la Transition qui ont fait des déclarations incohérentes qui n’ont convaincu ni la Communauté Internationale, ni les Centrafricains qui réfutent toute politique de prédation et de l’impunité.

Après avoir exprimé la nécessité de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation d’une partie de ce don angolais par l’exécutif, le CNT a décidé le 29 octobre 2014 de surseoir à cette démarche sans autant fournir des motifs valables relatifs à la décision de suspension de la mise en place de cette commission. Fort de ce constat, les représentants de la société civile, soucieux de justice, de paix, de bonne gouvernance et surtout d’impunité zéro, demandent et exigent en urgence au CNT de rendre publique sous 48h un communiqué instituant la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de toute la lumière soit faite sur l’utilisation de ce DON. Nous condamnons énergiquement toute tentative d’institution de l’impunité à perpétuité en République Centrafricaine. Compte tenu de la gravité qui découle de cette décision de suspension de la mise en place de cette commission, nous donnons un délai de 48h aux Conseillers Nationaux de prendre leur responsabilité devant l’histoire de la République. Passé ce délais, nous nous réserverons le droit de prendre notre part de responsabilité.

Fait à Paris, le 03 novembre 2014

ONT SIGNE :

–  Animateur du CNC et WaAza :

   Jean -Pierre MARA

–  Coordonnateur Général du Collectif « Touche pas à ma Constitution »

   Godfroy -Luther GONDJE- DJANAYANG

–  Président de DEBOUT POUR LA CENTRAFRIQUE

   Philippe MAKOUNDJI

Ampliations
A son Excellence Denis Sassou Guesso, Médiateur international dans la crise centrafricaine,
A son Excellence Monsieur le Président de la République d’Angola,
A son Excellence Madame la Présidente Cheffe de l’Etat de la Transition , RCA
A son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France en RCA
A son Excellence Le Représentant de l’Union Européenne en RCA,
Au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA.

Télécharger version PDG: Appel aux membres du du Conseil National de Transition (3)

CENTRAFRIQUE: BENOîT LIKITI, LES QUATRE VERITES DE KENETH ZAMIRAKANAH

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Corbeau News Centrafrique: 29-10-2014, 17h47.

Oû est donc parti le Président du Parti UDRP?
Benoît LIKITI? ©CNC

BENOIT LIKITI – LES QUATRE VERITES DE KENETH ZAMIRAKANAH

En lisant un article de presse du 05 septembre 2014, publié sur www.centrafrique-presse.overblog.com , sous le titre MAIS OU DONC EST PASSE LE PRESIDENT DE L’UDRP ?, pris d’inquiétudes et de soucis, je suis tenté de répondre – par devoir de mémoire à un fidèle ami, camarade d’université et, par ailleurs, illustre homme dévoué à la cause de son pays – car considérant l’extrême discrétion du personnage Benoît Likiti, je suis plus ou moins convaincu qu’il s’est peut être volontairement effacé poursuivant certainement une cause qu’il voudrait présenter, face à la crise que traverse son pays qu’il adore particulièrement m’a-t-il souvent proclamé.


J’ai rencontré M. Benoît Likiti pour la première fois en 1978 à l’université Paris IX Dauphine qui, à l’époque était classée première université de l’Hexagone en matière de Sciences de gestion, et c’est l’université qui faisait face aux grandes écoles comme HEC ou Essec Paris, et d’ailleurs les africains qui y fréquentaient se connaissaient plus ou moins tous car leur nombre se comptait sur les doigts de la main, la sélection était sauvage. Cette sélection obligeait les africains à se connaître de la première année en année de Maîtrise; toutes facultés confondues : congolais, centrafricains, camerounais, tchadiens, sénégalais, gabonais, ivoiriens, guinéens. A propos du Gabon, les africains appréciaient particulièrement la présence parmi eux, dans les mêmes amphithéâtres, une certaine Pascaline Bongo qui nous a tous laissés d’agréables souvenirs par sa simplicité et son assiduité aux travaux dirigés ; ce qui paraissait rare ailleurs…


Benoît Likiti, Pascaline Bongo, TINE, TCHOUSSEN NANA, ADOVI, LAGO YEPO, MAMADOU KABA , Mlles SOW , N’DIAYE, LY KAI BUI moi et les autres sommes tous diplômés de Paris IX promotion 1979 avec des célèbres professeurs tels que Michel Roccard, Jacques Attali, Jacques Delors, Cibert, Thiam, Degbey, Zerbib, feu Tezenas du Moncel… Lorsqu’on s’est séparé de l’université, il a regagné une institution bancaire sous-régionale qui l’a recruté, à la suite d’un concours international qui s’est déroulé au siège européen de la banque mondiale à Paris, supervisé par un cabinet parisien spécialisé dans la sélection des cadres pour les compagnies internationales. Revenu à Paris, après une année pratique dans l’institution bancaire, Benoît Likiti, muni de son diplôme en Sciences de Gestion, filière expertise comptable n’a malheureusement pas pu me rencontrer à cause de mes nombreux déplacements en Afrique et dans le monde ; Néanmoins, croisant un tchadien, ancien de Dauphine, venu au cabinet pour une consultation j’appris qu’il a rencontré Likiti en pleine recherche d’informations au Centre Georges Pompidou mais il ne m’a pas précisé la nature. J’ai compris lorsque l’ami tchadien m’expliqua qu’il suit, lui-même, les cours de droit à la Sorbonne pour l’obtention du certificat juridique exigé pour l’expertise comptable.


Avec Likiti ils ont beaucoup échangé ; c’est ainsi que l’ami tchadien m’apprit que Likiti est revenu à Paris au nom de son entreprise pour une série de stages dans les institutions financières françaises.


A la Banque de France le stage se déroulait à la direction générale du crédit ; à la Banque Française du Commerce Extérieur (BFCE) il fallait apprendre à gérer les crédits export ainsi que les risques et les garanties ; Au Crédit National il s’est familiarisé à la gestion des actions concertées…


Ce qui a retenu mon attention, c’est que notre ami tchadien nous révéla que Likiti, malgré le plein temps de son stage, s’est inscrit en Doctorat de Sciences Politiques, option ‘’Relations Internationales du tiers-monde’’. Il se préoccupe véritablement de la situation économique et politique de son pays la République Centrafricaine et ne ratait jamais l’occasion de nous entretenir de l’état de la RCA, économie enclavée dont les coûts des facteurs de production pénalisent gravement la compétitivité et donc ralenti l’industrialisation, à laquelle il faut ajouter la faible performance de l’exploitation minière, gangrénée par la fraude et la corruption. Mais Benoît Likiti apparaissait toujours optimiste en évoquant la capacité intellectuelle de la jeunesse de Centrafrique dont il a foi. Il proclamait en outre que la pensée politique de certains leaders historiques africains tels que Cheik Anta Diop, Kwamé Nkrumah, Patrice Lumumba, donnera la lumière à la jeunesse de Centrafrique pour vaincre la médiocrité des hommes politiques de son pays.


Alors quelqu’un qui se nourrit de cette image intellectuelle ne peut volontairement donner l’occasion de se voir écarter des questions de son pays au moment où des initiatives hardies doivent se manifester. C’est pourquoi nous ses collègues africains disons qu’il est bel et bien débout quelque part. Ne disposant pas d’un réseau d’anciens élèves de Paris-Dauphine promotion 1979, aucune communication alarmante n’a été enregistrée malgré tout.


Par un heureux hasard, en mission à Kinshasa, je le rencontrai avec des collègues. Il m’a posé quelques questions sur les méthodes et fonctionnement de l’Union Européenne car il préparait avec ses services, un manuel de procédures, en conformité avec « les quatre piliers de l’union européenne », à mettre à la disposition de la mission de consolidation de Paix à Bangui, pouvant permettre d’établir la visibilité, la traçabilité et la pertinence des opérations comptables et financières liées à la mission.


Je n’avais pas le sentiment d’être en face d’une personne tourmentée ; ce n’est peut être qu’une fausse impression. S’apercevant qu’on s’étonnait de son physique qui n’a pas trop changé pour un haut cadre qu’il est devenu, Benoît Likiti rappela ce qu’on disait en fac en riant « l’homme ne vit pas que pour manger ! Mais mange pour vivre ». Il nous avait appris que « vivre pour manger » signifie la soif du pouvoir, et comme corollaire, l’enrichissement effréné, illicite, alimenté par les fruits de la corruption pendant que la mal -gouvernance aveugle les autres, aggravant leur ignorance, dégradant leur état physique, et tout ceci, baignant dans un environnement malsain qui annihile toute initiative nouvelle. La soif du pouvoir ne peut induire un héritage conforme au texte fondamental, qu’est la constitution. Par contre « manger pour vivre » c’est mener une existence suivant une vision politique respectant la loi fondamentale, évitant de la « traficoter » afin d’atténuer les risques de conflits, qui à leur tour, dégradent la santé de la population ainsi que l’éducation des enfants, confisquent le développement humain tout court.


Nos amis ivoiriens l’avaient rencontré en 1992, à sa sortie du siège de la Banque Africaine de Développement (BAD) à Abidjan. Il faisait partie des premiers économistes formés par la banque panafricaine pour les réalisations des audits de projets. Il s’agit d’évaluer de manière rétrospective les projets faramineux africains qui apparaissent par la suite, comme des ‘’serpents de mer’’, il faut donc procéder à une évaluation ex-post permettant de tirer des leçons des échecs ou de succès de ces projets, après avoir établi le rapport d’achèvement.


J’avais eu le sentiment que Benoît Likiti assimilait toutes ces nouvelles approches pour renforcer une autre vision pour son pays.
En 2011, un ami sénégalais de retour d’une mission humanitaire de Bangui m’apporta des informations culturelles, économiques et politiques de ce pays et me signala la diffusion d’un quotidien national Le Citoyen dont la Une portait la signature de notre cher collègue… Likiti Benoit ! N’ayant maintenant que de vagues souvenirs de Likiti, il ne disposait d’aucun repère pour le rencontrer. Est-il en ce moment précis à Bangui ou ailleurs ? Il n’a pu l’affirmer !
L’article était effectivement signé de Monsieur Likiti, ancien diplômé de Paris-Dauphine. Le quotidien Le Citoyen était à son 3655e parution en date de 05 juillet 2011.


Curieusement le journal publié était un numéro spécial réservé exclusivement à des analyses portées sur l’avenir de l’économie nationale : « Réduction de la dette centrafricaine : où doit-on aller maintenant ? Vers un Centrafrique émergeant ? » De Benoit Likiti.
Dans ses écrits, l’auteur évoque quelques actions dans le secteur économique qui ont amené les autorités de son pays à la réalisation de certaines performances ayant abouti à la validation par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative renforcée des pays pauvres très endettés (PPTE). La RCA est le 25e pays à bénéficier sur les 42 éligibles au départ. La conséquence immédiate a été d’alléger la dette publique afin de relancer le développement économique et social : éviter à l’avenir un endettement excessif, promouvoir les exportations en boostant la production, relever le niveau de consommation, favoriser la croissance et l’emploi. Ainsi, la dette publique réduite implique pour Benoît Likiti, un nouvel espace économique renforcé par, les leçons tirées du passé.


Dans ce contexte, il a tenté de donner un début de réponse aux interrogations stratégiques de la vision de l’émergence économique qu’il a présentée dans son article. Après lecture du document produit, je me permets ce commentaire : Après analyses des forces et faiblesses d’une économie enclavée, Benoît Likiti énonce une série de mesures à court terme à prendre d’une part, et d’autre part, emmener les décideurs du pays à considérer l’atteinte du PPTE comme rampes de lancement pour une nouvelle économie, dépoussiérée de toute dette ! Ainsi, sur le plan des infrastructures, réhabiliter sous toutes ses formes, les communications avec la nouvelle République du Sud-Soudan qui présente d’immenses identités avec toute la partie sud-est du Centrafrique à travers les peuples Azandés ; Renforcer les liaisons vers Bangui, en traversant les riches régions de la Ouaka, de la Kémo, et de L’ombella-M’Poko ; comme par le passé. IL a en outre rappelé que le volume des échanges dans cette zone répondait parfaitement à la demande des populations qui y tiraient des avantages non négligeables au plan commercial, sanitaire et éducatif. La relance et le renforcement des relations avec le Sud-Soudan sont inscrits parmi les solutions incontournables à la contrainte de l’enclavement de la RCA. La traversée du Sud-Soudan plonge le Centrafrique en pleine Afrique de l’est dont la plupart des états présentent des indicateurs économiques orientés vers l’émergence; Des valeurs et des expériences à acquérir donc !


Ces quelques lignes résumées démontrent que notre ami n’a rien perdu de sa pugnacité ; En définitive, nous, amis de Dauphine de Likiti, avons la forte conviction qu’il est là, qu’il est ici, qu’il est quelque part, libre et non entrain de crever dans une des tristement célèbres geôles qui arpentent les sous-sols de certaines présidences africaines… si tel est le cas, Benoît nous te prions de manifester de manière formelle ton existence à moins que cela soit fait par tes amis ou compatriotes centrafricains. Un silence assourdissant obligerait nous tes amis à prendre des dispositions sur le plan international en vu de faire toute la lumière sur ta très longue absence remarquée. Car malheureusement en Afrique, nous avons le triste record de vivre qu’un simple silence se transforme en macabre silence absolu. Certes, Likiti n’est pas indispensable pour la nation Centrafricaine, PERSONNE ne l’est d’ailleurs, pour aucun pays ! En revanche, il semble utile que la jeunesse de Centrafrique s’approprie certains aspects positifs de ses multiples expériences internationales et se donne l’occasion d’apprécier à sa juste valeur la pertinence de ses analyses et ses propositions d’actions consécutives concernant l’économie de la RCA, notamment la masse salariale, la bancarisation, le microcrédit, le désenclavement, l’émergence… Likiti est, à n’en point douter, un pur produit des institutions internationales. En vérité, Likiti nous a, à l’époque, rassurés qu’il déploiera toutes les énergies en vue d’obstruer toute politique tendant à transformer la jeunesse de son pays en une jeunesse clochardisée, corvéable à la merci et martyrisée.


Kenneth Zamirakanan

Centrafrique: Un homme blessé par balle à Gobongo au nord de Bangui

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Rosmon  /  Corbeau Rews Centrafrique: 04-11-2014,  17h20.

Un homme blessé par balle à Gobongo en Centrafrique
©blog de Rosmon

Bangui : Un homme blessé par balle à Gobongo

 

Les activités ont repris à Gobongo comme dans tous les quartiers nord de Bangui samedi dernier. Mais des actes de violences perpétrés par de bandes armées continus dans ces secteurs. Dans la soirée du lundi 3 novembre, un homme s’est fait tirer déçu par un individu armé à Gobongo. 

Il est difficile pour le moment de circuler sans s’être inquiéter dans certains quartiers, qualifiés de « quartiers rouges » de Bangui : Boye-rabe, Fouh, Km5 et Gobongo. La nuit dernière à Gobongo, un homme âgé d’environ 40 ans a reçu une balle dans la jambe après une dispute.

Selon des témoins, l’homme avait des litiges avec un individu soupçonné d’être un bandit armé. « Tous les deux, la victime et son bourreau étaient en état d’ivresse.  Celui qui a reçu la balle réclamait une somme d’argent à l’autre. Et, voilà dans la dispute, l’autre a sorti une armé et tiré », a raconté un témoin de la scène, sous l’anonymat.

D’après certaines sources, le responsable de cet acte ne s’est pas inquiété de la présence de gens, témoins de son crime. « Lorsqu’il a tiré dans la jambe, il s’est retourné tranquillement pour partir. Nous ne sommes pas dans un pays, mais plutôt dans la jungle», a fait savoir une habitante de la localité.

Dans la nuit du vendredi 31 octobre dernier, une femme, vendeuse de shikouang a reçu une balle au bas ventre  alors que deux miliciens Anti-Balaka disputaient une arme. Dans la matinée du samedi 1er novembre dernier, un jeune homme de 23 ans a été retrouvé mort, le corps troué de quatre balles toujours à Gobongo.

C’est depuis décembre 2013 que les habitants des quartiers nord de Bangui vivent sous pression des groupes armés.

©Rosmon

Centrafrique: pourquoi Ndjono Ahaba Guetrand, ancien Ministre de Bozizé, de Djotodia et de Samba-Panza, est traqué par interpol

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Matinlibre  /  Corbeau news Centrafrique: 04-11-2014,  15h38.

Herbert Gotran Djono Ahaba
Herbert Gotran Djono Ahaba. Photo: ©corbeaunews

 

Pourquoi Ndjono Ahaba Guetrand traqué par interpol

Ndjono Ahaba Guetrand alias « demi Dieu » a perdu de sa superbe et broie pratiquement du noir. Ancien ministre d’Etat de l’Etat centrafricain en charge des Mines sous le président Michel Djotodia, « demi Dieu » est activement recherché par interpol.

L’ex-ministre d’Etat Ndjono Ahaba Guetrand réside actuellement en France. Seulement, il a assez de soucis et se terre pratiquement dans l’Hexagone. Il serait dans le collimateur de la police internationale. il serait fortement impliqué dans le trafic illégal de pierres précieuses et de devises. Ce qui lui aurait permis de se construire ou d’acheter des résidences cossues voire paradisiaques au Maroc, au Sénégal, au Cameroun, etc. Après la démission de son frère et ennemi, le président Michel Djotodia, « demi Dieu » avait tenté de cacher une partie de son immense fortune acquise au détriment du valeureux peuple centrafricain à Bria où réside son oncle maternel Zakaria Daman et Nourredine Djouma. C’est sa sœur cadette Safina Ndjouma qui avait été commise pour accomplir cette périlleuse mission. Et, les Sangaris ne l’ont pas ratée. Ils l’ont appréhendée sur la route de l’aéroport et l’ont dépouillée des 2 millions de dollars qu’elle transportait en toute illégalité.

Un homme seul

Ndjono Ahaba Guetrand dit « demi Dieu » qui se prend pour le centre de la terre, le candidat des Français et des présidents de l’Afrique centrale n’est désormais que l’ombre de lui-même. Il a fallu la démission du président Michel Djotodia pour comprendre qu’il n’était véritablement proche de personne et qu’il n’avait la cote auprès de personne. Pour l’histoire, quand le président Djotodia démissionnait, il l’avait proposé aux chefs d’Etat réunis à N’djaména pour lui succéder à la tête de l’Etat centrafricain pour la période de transition. Mais, les présidents de la région ont unanimement opposé leur veto. Djotodia l’a alors proposé au poste de Premier ministre. Les chefs d’Etat de l’Afrique centrale ont dit qu’ils n’en veulent pas. Au motif qu’il ne sera pas à la hauteur de la tâche. Récemment, lui-même a pris sur lui la décision de faire le tour des chefs d’Etat pour se faire entendre. Il a d’abord mis le cap sur N’djaména où toutes ses tentatives pour rencontrer le président Idriss Déby Itno ont été vaines. Alors, il n’a trouvé mieux à faire désormais que de quémander le soutien des réfugiés Centrafricains au Tchad, oubliant que le pouvoir se prend à Bangui.

Jean-Baptiste YAVILI (matinlibre.com)

facebook matin libre

Burkina-Faso : pour une nouvelle doctrine française en Afrique

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Lefigaro.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 04-11-2014,  04h04

 

Manifestation au Burkina faso contre Blaise campaoré
Manifestation contre le coup d’État militaire, à Ouagadougou, le 2 novembre. Crédits photo : ISSOUF SANOGO/AFP

Burkina-Faso : pour une nouvelle doctrine française en Afrique

La priorité politique absolue dans la région est donc claire : le chômage des jeunes. Mais les gouvernements ne pourront pas résoudre ce problème immense tant qu’ils seront encalminés dans la dictature, la corruption, les trafics de toutes sortes.

À Ouagadougou, l’étincelle mettant le feu aux poudres fut la volonté de modifier les règles constitutionnelles pour que Blaise Compaoré se maintienne plus longtemps. À cette aune, d’autres pays pourraient connaître la même crise. Je pense au Burundi, où les tensions entre les militaires et l’opposition s’accroissent déjà. Je pense au Rwanda, où Paul Kagamé compte s’autoriser par référendum à rester au-delà de 2017. Je pense au Congo-Kinshasa et au Congo-Brazzaville, où Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso préparent tous les deux une révision constitutionnelle pour pouvoir se représenter en 2016. À cela s’ajoutent des régimes plus durs, comme celui d’Issayas Afewerki en Erythrée: par définition, plus le pouvoir est autocratique, plus le régime est fragile.

L’Afrique subsaharienne est aujourd’hui dans une situation paradoxale. D’un côté, elle se développe et s’enrichit. Elle connaît une croissance enviable de l’ordre de 5% par an. Le taux d’alphabétisation a presque triplé en quarante ans, de 23% en 1970 à 65% en 2010. La transition démographique est engagée dans tous ses pays, de sorte qu’elle connaîtra bientôt ce qu’on appelle la «fenêtre d’opportunité démographique». En d’autres termes, économiquement parlant, les Trente Glorieuses africaines sont devant nous.

Mais de l’autre côté, ses gouvernements sont en train de sacrifier sa jeunesse. 60% des Africains subsahariens sont des jeunes. Or leur taux de chômage est, selon les pays, le double voire le triple de la moyenne. Au Ghana, souvent cité à raison comme une réussite de démocratisation, le chômage total est à 9% mais celui des jeunes est de presque un tiers: politiquement, c’est une bombe à retardement. Au Burkina-Faso, les jeunes furent en pointe de la révolte contre Blaise Compaoré: il se trouve que la moitié des jeunes Burkinabés sont au chômage… Du reste, selon la Banque mondiale, 40% des jeunes qui rejoignent des mouvements rebelles ou terroristes en Afrique subsaharienne sont motivés par le manque d’emplois.

La priorité politique absolue dans la région est donc claire: le chômage des jeunes. Mais les gouvernements ne pourront pas résoudre ce problème immense tant qu’ils seront encalminés dans la dictature, la corruption, les trafics de toutes sortes, la gangrène maffieuse, le clanisme, le clientélisme, et l’absence de pratiques institutionnelles stables. François Mitterrand avait vu juste lorsqu’il déclara à La Baule en 1990 que, concernant l’Afrique, «il n’y a pas de développement sans démocratie et il n’y a pas de démocratie sans développement».

En 2008, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, j’avais déclaré qu’il fallait «signer l’acte de décès de la Françafrique». Je n’ai pas changé d’avis. Je ne prônerai donc pas une «mission civilisatrice» occidentale pour aller apprendre la démocratisation à ces pays. Je ne prônerai pas non plus un «devoir d’ingérence», néocolonialisme paternaliste qui serait au demeurant contre-productif.

Un chemin de crête est possible. Une nouvelle doctrine française de politique africaine est souhaitable. La voici, en dix principes simples:

● 1. En rupture avec la Françafrique, la France inscrit toutes ses interventions diplomatiques et militaires dans une approche multilatérale: en particulier dans le sens d’une européanisation, de l’implication de l’Union africaine, et de celle des Nations-Unies.

● 2. La France ne prend jamais l’initiative de s’ingérer dans les affaires politiques d’un pays d’Afrique subsaharienne.

● 3. La France répond toujours présente quand un de ces pays demande de l’aide (matériel, conseillers techniques, financement, etc.) pour améliorer sa gouvernance ou pour davantage se démocratiser.

● 4. La France répond toujours présente quand un de ces pays demande de l’aide pour lutter contre les trafics et le terrorisme.

● 5. La France réduit toujours ses créances sur les gouvernements de ces pays quand ils prennent des mesures de démocratisation.

La France poursuit et intensifie l’accueil d’étudiants venus de ces pays, dans l’idée qu’ils seront les élites de la démocratisation complète de l’Afrique subsaharienne.

● 6. À l’exception des criminels de guerre et des responsables de massacres, pour encourager les autocrates africains à lâcher prise, la France s’engage à porter dans la communauté internationale le fait de leur offrir une porte de sortie en échange de leur départ pacifique du pouvoir.

● 7. La France accueille systématiquement les réfugiés politiques de ces pays, quel que soit leur camp, pour entretenir la persistance du débat politique contradictoire.

● 8. Dans ses aides au développement envers ces pays, la France privilégie ceux qui s’engagent à des mesures de démocratisation.

● 9. La France se porte d’autant plus fortement garante des investissements privés français dans ces pays, pour ceux d’entre eux qui s’engagent à des mesures de démocratisation.

● 10. La France poursuit et intensifie l’accueil d’étudiants venus de ces pays, dans l’idée qu’ils seront les élites de la démocratisation complète de l’Afrique subsaharienne.

Le Figaro.fr

Centrafrique : les forces de l’ONU interpellent cinq personnes dans le cadre d’une opération à Bangui

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ONU  /  CNC: 04-11-2014,  03h49.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Soldat-de-force-Sangaris-à-Bangui-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldat de force Sangaris à Bangui en RCA

Dans le cadre de leurs opérations de sécurisation de la ville de Bangui, les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont conduit vendredi conjointement avec des forces de l’opération Sangaris et des forces de sécurité centrafricaines, une opération dans les quartiers Gobongo et Boy Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui.

« Cette opération de sécurisation, qui a été menée sous le commandement de l’état-major conjoint du Secteur de Bangui, a consisté en des visites domiciliaires, des perquisitions et des interpellations. Pendant cette opération, les forces internationales et nationales ont fait face à des attaques à l’arme automatique et à la grenade », a précisé la MINUSCA dans un communiqué de presse.

Au total, cinq personnes ont été interpellées et remises aux autorités locales de sécurité pour enquête criminelle. Par ailleurs, un fusil, trois Kalachnikov, dont une équipée d’un lance-grenade, neuf chargeurs, 344 munitions de divers calibres, 10 grenades, quatre couteaux, une machette et une bombe lacrymogène ont été saisis.

La MINUSCA a remercié la population pour le soutien qu’elle lui a apporté durant cette opération et a salué la parfaite collaboration des forces nationales et internationales. La Mission a déclaré qu’elle poursuivrait « la mise en œuvre de son mandat avec détermination. »

 

Par: Le Centre d’actualités de l’ONU

Léonelle, 19 ans, réfugiée de la Centrafrique : “J’ai laissé une jambe à Bangui”

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Starducongo.com | Corbeau News Centrafrique (CNC): 04-11-2014,  03h36

Refugiée centrafricaine à BetouLéonelle, 19 ans, réfugiée de Centreafrique : ” Elle n’avait jamais quitté Bangui, sa ville natale. A dix neuf ans, elle a voyagé pour la première fois, oui mais, sur une seule jambe ! Avant cela, elle avait quitté ses études pour fuir les viols des Milices de la Seleka commis dans les classes de son lycée. La capitale est à feu et à sang et c’est au marché que Léonelle trouve refuge en aidant sa mère pour son petit commerce. Et puis il a fallu qu’elle tombe malade, qu’elle reste quelques jours à la maison.

Ce jour où sa vie bascule elle est seule ou presque. Pas tout à fait seule, il y aussi son petit frère Jordi qui joue près d’elle, il y a surtout cet enfant qu’elle porte dans son ventre depuis six mois. Le futur papa s’appelle Arnault, ce jour là il est ailleurs, ce jour maudit où trois musulmans armés entrent dans la maison. Et c’est Arnault qu’ils cherchent… Et c’est la maison qu’ils fouillent…

Léonelle ne dira rien d’où est son mari. “Si tu ne le dis pas, c’est toi que l’on va tuer à sa place” ! Mais les soldats tchadiens de la Seleka ne sont pas tous d’accord sur cette condamnation à mort improvisée et parlementent longuement entre eux tandis que Léonelle est couchée à même le sol, arme braquée sur la tempe. Au final, ils ont posé leurs mains sur sa bouche pour l’empêcher de crier : “Si tu cries on te tue” et puis c’est une balle qui n’a pas le temps de siffler et une autre, à bout portant dans le pied ! “Nous reviendrons” ! Et ils reviennent : Plus tard à l’hôpital alors qu’Arnaud est allé par “chance” à la pharmacie… Pour Léonelle c’est la dernière fois qu’elle voit son mari, sans savoir si aujourd’hui il est vivant où mort ! Pour le chirurgien, le verdict est sans appel : “Il faut amputer cette jeune femme” ! Quelques temps plus tard, à l’aéroport de Bangui M’Boko où sont déplacés de nombreux civils, Léonelle met au monde son bébé, il s’appelle Arnel et c’est lui désormais qui la porte sur la terre, lui qui lui redonne son sourire : immense ! Et Léonelle sourit aux anges !

Pour oublier la crise sécuritaire, un camion de fortune emporte alors la jeune maman et l’enfant. Avec eux : Ghislaine, la mère de Léonelle, Jordi le petit frère. Le frère ainé aura eu moins de chance et laissé sa vie à Bangui dans cette guerre civile, un autre frère et une soeur ont réussi à fuir à Brazzaville. Le camion de fortune s’arrête à Betou, au Nord Est de la République du Congo. Réfugiée au camp du 15 avril, Léonelle doit reprendre la “marche” de sa vie avec de vieilles béquilles de bois, elle qui aimait danser hier la rumba. Lylian, psychologue à l’UNFPA (Fond de Population des Nations Unies) l’aide à vaincre ses incessants cauchemars, l’encourage à sourire et sourire encore et toujours à son bébé. Léonelle aimerait reprendre ses études, là où elle les avait laissées, en classe de seconde, oui, mais pas avant de se sentir une élève comme les autres, du moins en apparence. Car elle n’a plus qu’un seul rêve : Une prothèse !

Après 9 mois passés à Betou son rêve s’apprête à devenir réalité. L’antenne Congo Brazzaville de l’UNFPA , qui lui porte assistance dans son rôle de femme et de mère, a pris toutes les dispositions nécessaires pour qu’elle voyage en ce début novembre jusqu’à Brazzaville et pour qu’elle retrouve artificiellement l’usage de sa jambe. Léonelle, dans un sourire plus large encore, pourra porter son bébé âgé aujourd’hui de 7 mois dans ses bras, reprendre ses études… L’histoire de Léonelle sera interprétée prochainement par Idylle Mamba, chanteuse Centreafricaine, actuelle finaliste du Grand Prix RFI 2014 et interprète de “One Africa” un titre enregistré avec Youssou N’Dour en faveur de la paix en Centreafrique !

Nota : Depuis le début de la crise sociopolitique qui a déstabilisé la RCA en décembre 2012, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de fuir le pays pour trouver refuge dans les pays voisins, dont la République du Congo. Dans ce contexte intervient l’UNFPA (Fond de Population des Unies) en faveur des femmes, dans le but de participer à la réduction du niveau élevé de risques de morbidité et de mortalité maternelle auxquels peuvent être confrontées les filles et femmes en âge de procréer qui, vivant leur sexualité dans un environnement non maîtrisé et souvent avec des moyens financiers limités sont exposées à des grossesses précoces ou non désirées mal suivies, voire à des avortements et accouchements risqués, aux contaminations aux IST/MST/VIH-SIDA et aux violences sexospécifiques.

 

 

Betou, (Starducongo.com)
Philippe Edouard
Avec le Fond de Population des Nations Unies

 

 

 

Par Starducongo.com |

CENTRAFRIQUE-BANGUI/CNC: DON DE SANGARIS AUX ASSOCIATIONS JUVÉNILES DE BIMBO

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Maison-des-jeunes-de-Bimbo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maison des jeunes de Bimbo

DON DE LA SANGARIS AUX ASSOCIATIONS JUVÉNILES DE BIMBO

Bangui (Centrafrique) – Corbeau News Centrafrique (CNC) – 04-11-2014, 03h21: Un geste symbolique a été fait ce lundi 03 novembre 2014, en faveur de la jeunesse de Bimbo, dans la sous préfecture de l’Ombéla m’poko. Dans le souci de contribuer au développement culturel de cette jeunesse, la force française de l’opération sangaris a offert un don aux différentes associations issues de la Maison des jeunes et de la Culture de Bimbo.

 Don de la force Sangaris au jeunes du quartier Bimbo en Centrafrique

C’était en présence des autorités locales dont le Maire de la commune de Bimbo que la cérémonie de la remise de ce cadeau s’était déroulée à la Maison des jeunes de la localité. Il s’agit des livres de littérature, quelques Tee-shirts imprimés en langue centrafricaine Sangö ” I yeke oko” qui veut dire “Nous sommes un”, des boules de Basket et de ballons de football. Tous ces articles ” permettront aux jeunes de Bimbo d’organiser des manifestations culturelles et également de se cultiver”, a affirmé Athanase Douloupou, Directeur de la Maison culturelle de Bimbo.

La Maison des jeunes et de la culture de Bimbo a été tombée en ruine depuis 2013, pendant la prise de pouvoir  par l’ex coalition seleka. Un an plutard, elle a été réhabilitée le 09 septembre 2014 par la force Sangaris.

Bangui, Eric NGABA pour CNC.

©corbeaunews-centrafrique.comDon de livres aux jeunes de Bimbo

BURKINA FASO : QUELLE TRANSITION ? OPINION DE MADAME MAME MADIOR BOYE

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Le Témoin Sénégal  /  Corbeau news Centrafrique: 04-11-2014,  2h58

MAME MADIOR BOYE
MAME MADIOR BOYE

BURKINA FASO : QUELLE TRANSITION ?

COMMUNIQUÉ

Beaucoup de bonnes volontés appellent, depuis la chute du Président Blaise Compaoré, à une transition civile ou, plus précisément, au retour à l’ordre constitutionnel normal. Autrement dit au respect de la Constitution qui prévoit, en cas d’empêchement définitif du Chef de l’Etat, que c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui le remplace et que des élections sont organisées dans un délai déterminé. Concrètement, pour le remplacer, celui qui était Président de l’Assemblée jusqu’au départ du Président Compaoré devrait pouvoir être désigné par les différentes parties prenantes qui s’entendraient en même temps pour former un Gouvernement d’union nationale avec un Premier Ministre consensuel, pour organiser – autant que possible dans les délais légaux – des élections transparentes et apaisées.

Etant entendu que dans cette atmosphère encore tendue, l’Armée aura à jouer un rôle capital qui est le sien, à savoir : protéger les Institutions, maintenir l’ordre et la paix dans le respect des droits et libertés, assurer la sécurité des personnes et des biens.

Certes, personne n’a le droit de dicter au peuple burkinabé ce qu’il doit faire. Mais la Communauté Internationale, l’Union Africaine et la CEDEAO en particulier, ont le devoir, avec des propositions concrètes, d’assister et d’accompagner ce pays dans cette transition qui devra être pilotée par le Gouvernement d’union nationale avec toutes les forces vives.

Ce scénario éviterait des tiraillements au sein de l’opposition ainsi que toute velléité de positionnement personnel avec des conséquences imprévisibles. Avec sérénité, esprit de dépassement et de la bonne volonté, tout pourra se faire dans les meilleures conditions possibles, dans le seul intérêt des populations.

Que DIEU bénisse le Burkina Faso et l’Afrique.

DAKAR, le 02 Novembre 2014

Madame Mame Madior BOYE, Magistrat

Ancienne Premier Ministre de la République du Sénégal

Ancienne Présidente des Juristes Africaines

Ancienne Représentante du Président de la Commission de l’Union Africaine

dans les pays en situation de conflits armés.

 

                                        



                                      


Centrafrique: liste des personnes dont leurs avoirs financiers sont gelés par la France

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www.legifrance.gouv.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 03-11-2014,  21h33.

 

République Française

JORF n°0253 du 31 octobre 2014 page 18219
texte n° 20

ARRETE

Arrêté du 29 octobre 2014 portant application des articles L. 562-1, L. 562-2 et suivants du code monétaire et financier

NOR: FCPT1418367A

Par arrêté du ministre des finances et des comptes publics en date du 29 octobre 2014, compte tenu des résolutions 2134 (2014), 2127 (2013) et 2121 (2013) adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies respectivement à sa 7 103e séance le 28 janvier 2014, à sa 7 072e séance le 5 décembre 2013 et à sa 7 042e séance le 10 octobre 2013 ; compte tenu de la décision du Conseil de l’Union européenne 2013/798/PESC modifiée concernant des mesures restrictives à l’encontre de la République centrafricaine ; vu le code monétaire et financier, notamment son article L. 562-1 ; vu le code monétaire et financier, notamment son article L. 562-2 ; considérant que :
BOZIZE (Jean-Francis), né le 19 février 1970 à Bangui, République centrafricaine, de nationalités française et centrafricaine, domicilié dans les Yvelines ;
OUEIFIO-GONINGAI (Ange-Barthélémy), alias : a) Ange Barthélémy OUEIFIO ; b) Ange Barthélémy GONINGAI-OUEIFIO ; c) Ange Barthélémy GONINGAL ; d) Ange OUEIFIO, né le 29 mars 1976 à Bangui, République centrafricaine, de nationalité française, domicilié en Seine-et-Marne ;
OUEIFIO (Feibonazoui Mberendeh), né le 22 mai 1980 à Bangui (République centrafricaine), de nationalité française, domicilié en Seine-Saint-Denis ;
MAHAMAT KATAP (Abdelmanane), alias : a) Abdel Manane KHATAB MAHAMAT, b) Abdelmaname MAHAMAT, c) Abdel Manane MAHAMAT KATAP, d) Abdel Manane KATAPE MAHAMAT, né le 22 juillet 1968 à N’Djamena (Tchad), de nationalité française, domicilié dans l’Oise ;
DANBOY BAGALE (Eric), alias : a) Eric DANBOYE, b) Eric DANBOYE BAGALE, d) Eric DANBOY, né le 27 décembre 1978 à Bangui (République centrafricaine), domicilié en Centrafrique,
œuvrent à la déstabilisation de la République centrafricaine et à l’encontre des objectifs poursuivis par les résolutions ci-dessus citées, et tentent de commettre un acte de terrorisme au sens de l’article 1er, paragraphe 3, sous-paragraphes c et i, de la position commune 2001/931/PESC du Conseil du 27 décembre 2001 dans le but de gravement intimider une population, contraindre indûment des pouvoirs publics et gravement déstabiliser les structures fondamentales politiques et constitutionnelles d’un pays.
Sont gelés les fonds, instruments financiers et ressources économiques qui appartiennent aux personnes ci-dessus mentionnées. Sont interdits les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques à leur bénéfice.
Le directeur général du Trésor est chargé de la mise en œuvre du présent arrêté, dont les dispositions entrent en vigueur à la date de sa publication au Journal officiel de la République française et pour une durée de six mois.
Notification des voies et délais de recours
Le présent arrêté peut être contesté dans les deux mois à compter de sa notification, soit par recours gracieux adressé au ministère des finances et des comptes publics, 139, rue de Bercy, 75572 Paris Cedex 12, télédoc 233, ou à liste-nationale@service-eco.fr, soit par recours contentieux auprès du tribunal administratif de Paris, 7, rue de Jouy, 75181 Paris Cedex 04, téléphone : 01-44-59-44-00, télécopie : 01-44-59-46-46, urgences télécopie référés : 01-44-59-44-99, greffe.ta-paris@juradm.fr. En l’absence de réponse à un recours gracieux dans les deux mois qui suivent la date du recours, il y a rejet implicite de la demande et le tribunal administratif de Paris pourra être saisi dans les deux mois suivant le rejet implicite.

 

www.legifrance.gouv.fr

Téléchargé la liste au format PDF: la France gèle les avoirs du Groupe Bozizé

Eufor-RCA: l’armée belge doit renoncer à une mission en Centrafrique faute de crédits

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La Capitale.be  /  Corbeau News: 03-11-2014,  21h17.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/les-soldats-de-llarmée-belge.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les soldats de ll'armée belge

L’ armée belge vient, pour la seconde fois en quelques mois, de renoncer à participer, faute de crédits, à l’opération de l’Union européenne en Centrafrique (Eufor RCA), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

À la mi-octobre, une compagnie (soit une bonne centaine d’hommes) du 12ème/13ème bataillon de Ligne de Spa, une unité d’infanterie légère, a reçu un ordre d’avertissement : se tenir prête à se déployer vers la fin de l’année à Bangui. dans le cadre de l’Eufor pour sécuriser durant trois mois l’aéroport de la capitale centrafricaine. Mais une semaine plus tard, le contre-ordre est venu, après que l’état-major de la Défense a appris que le gouvernement imposait des économies à hauteur d’environ 220 millions d’euros l’année prochaine au département.

L’information sur l’annulation, à un stade très précoce des préparatifs, de cette possible mission a été confirmée lundi par plusieurs sources militaires en marge de la visite du nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput, aux unités de la composante Terre.

Déjà l’an dernier sous le gouvernement Di Rupo, la Belgique avait dû renoncer, pour des raisons budgétaires, à la force européenne en Centrafrique, l’Eufor-RCA,

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l’ordre à l’aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, tout proche de l’aérodrome. Son mandat a été prolongé par l’UE fin septembre de trois mois, jusqu’en mars 2015.

La Capitale.be

Que retenir de Bangui et de l’opération EUFOR RCA à Bangui ?

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En allant à Bangui fin octobre et au fil des discussions avec les différents membres et responsables de l’opération de maintien de la paix de l’Union européenne (EUFOR Rca) déployée dans la capitale centrafricaine, j’ai pu mesurer certaines réalités. Les quelques termes, qui servent parfois à caractériser la situation sur le terrain, ne sont pas juste des mots. L’Etat centrafricain reste à construire. La tâche n’est pas minime.

1° La « volatilité du terrain » n’est pas un vain mot. Ayant patrouillé avec les équipes du général Lion durant 3 jours durant, j’ai vu en 72 heures la situation s’améliorer largement dans les mêmes rues qu’on avait parcouru quelques heures auparavant.

2° L’amélioration de la situation à Bangui est visible. Mais tout n’est pas gagné. Un cran a été franchi. Mais un cran réversible. Et il importe de la consolider, et de le faire rapidement.

3° La sécurité assurée par les multinationaux n’est pas tout. Les seules patrouilles multinationales de sécurité ne suffiront pas à maintenir la sécurité, même si elles sont plus efficaces. Le relais doit être assuré par les Centrafricains. La plus grande douleur que j’ai perçues chez les habitants de Bangui, ce n’était pas seulement l’insécurité. Mais qu’aucun policier, militaire, centrafricain – des gens de chez eux – ne répondait à leurs appels.

Un besoin de justice. Ce n’est pas seulement d’élections, ou de démocratie, dont le pays a urgemment besoin. C’est de justice au sens général du terme, d’équité, de prise en compte des besoins de la population qu’il y a besoin. L’impunité est la pire des insécurités.

Poser un édifice pour l’avenir importe de prendre en compte d’abord les urgences. Vouloir faire selon des normes pensées, réfléchies sur le mode européen où le temps est possible, le consensus démocratique acquis et où une motion de censure est de l’ordre de l’ordinaire démocratique est illusoire. La volonté de rebâtir un Etat en partant de A à Z semble une théorie. Des lois d’urgence doivent être établies rapidement, par décret éventuellement, pour permettre aux juges de faire leur travail. Il n’y a rien de pire que d’avoir plusieurs dizaines de jeunes en prison avec, au fond d’eux-mêmes, un profond sentiment d’injustice, de ne pas être écoutés. Quand ils vont sortir, je crains le pire.

6° L’écusson, le drapeau européen apporte incontestablement un + dans ce pays. Même si la mission est limitée à Bangui, on ne peut nier l’impact des hommes du général Lion. Les sections française, géorgienne, lettone, polonaise, espagnole et italienne tout comme la Cimic finlandaise qui patrouillent dans les rues apportent incontestablement une certaine fraîcheur, une notion du maintien de l’ordre, impartiale, qui ne peut être pris à partie par l’accusation de néocolonialisme.

(Nicolas Gros-Verheyde avec B2)

La République centrafricaine en quête de justice

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IRIN   /  CNC : 03-11-2014,  18h29

La République centrafricaine en quête de justice

Des combattants de la Séléka en RCA – il se peut que certains doivent répondre de crimes de guerre

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a annoncé en septembre que la Cour était prête à ouvrir sa deuxième enquête en RCA. Selon elle, l’examen préliminaire du mois de février a « rassemblé et analysé scrupuleusement les informations pertinentes émanant de diverses sources fiables », ne laissant aucun doute sur la légitimité d’une intervention de la CPI en vertu du Statut de Rome. « La liste des atrocités commises est interminable », a-t-elle souligné. « Je ne peux pas ignorer ces crimes présumés. »

Il se peut que les enquêtes préliminaires soient bouclées à l’heure qu’il est, et que la CPI s’apprête à mener une enquête complète, mais La Hague ne s’est pas prononcée sur les délais à prévoir avant que les suspects soient identifiés, les mandats d’arrêt délivrés et les accusés traduits en justice.

Séléka et anti-balaka, recherchés au même titre pour crimes de guerre

Un rapport du Bureau du procureur de la CPI, daté du 24 septembre, décrit en détail la manière dont la RCA a plongé dans la guerre civile en août 2012, ainsi que le rôle tenu par les insurgés de la Séléka et par les milices anti-balaka qui ont tenté de contrer la rébellion. La CPI dépeint une période de persécutions et de pogroms pendant laquelle des citoyens ordinaires étaient régulièrement pris pour cible en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse. Le document se fait écho de rapports antérieurs produits par des organisations telles que Human Rights Watch (HRW) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), et de témoignages de défenseurs centrafricains des droits de l’homme. Mme Bensouda elle-même accuse les combattants de la Séléka et les anti-balaka d’avoir commis « des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d’aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de quinze ans à des hostilités ».

La Commission des Nations Unies lance un appel au dialogue entre chrétiens et musulmans

La Commission d’enquête des Nations Unies sur les violations des droits de l’homme en RCA, instaurée par la résolution 2127 du Conseil de sécurité en décembre 2013, tire des conclusions similaires. Après une première visite en RCA en mars 2014 et une étude de suivi aux mois d’avril et de mai, la commission a présenté son rapport préliminaire en juin. Le document soulignait la prévalence d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’actes de torture ainsi que d’arrestations et de détentions arbitraires. Le président de la Commission, le Camerounais Bernard Muna, ancien procureur adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a mis en garde contre le « discours de haine » alimentant les tensions et a appelé de ses vœux un dialogue urgent entre musulmans et chrétiens.

Tensions et terreur pour la profession juridique

La CPI bénéficie du clair soutien du gouvernement intérimaire de la présidente Catherine Samba Panza. Dans un communiqué adressé à la CPI le 30 mai faisant allusion à la situation en RCA, le gouvernement de Mme Samba Panza a évoqué « de nombreux cas de crimes contre l’humanité et autres odieuses violations des droits de l’homme perpétrés depuis 2012 ».

Tandis que l’action de la CPI prend de l’ampleur, défenseurs des droits de l’homme et experts juridiques n’ont de cesse de dénoncer les carences flagrantes du système judiciaire centrafricain.

Les magistrats ont vu leur salaire augmenter avec l’arrivée au pouvoir de Michel Djotodia en mars 2013. Cependant, à l’instar de nombreux autres secteurs de l’administration, le système judiciaire tourne bien en deçà de sa capacité normale et fait face à de graves difficultés. Le manque de ressources fondamentales est un inconvénient, mais les risques encourus quotidiennement par les magistrats et leurs collègues sont encore plus éloquents. « Lorsque les magistrats essaient de faire leur travail correctement, ils sont menacés, ainsi que leurs familles », a dit un procureur adjoint à IRIN. « Pour l’heure, la priorité est de sauver nos propres vies. »

« Même dans les salles d’audience, la sécurité n’est pas garantie », s’est plaint un fonctionnaire du ministère de la Justice. « Il est fréquent que des proches des personnes inculpées se rendent au tribunal pour faire pression. »

Plusieurs détenus se sont échappés et ont rejoint les rangs de différents groupes armés. Du fait des difficultés de fonctionnement des structures policières et militaires en RCA, des soldats de l’opération militaire française Sangaris ont arrêté des combattants anti-balaka. Mais l’un des principaux dirigeants du mouvement anti-balaka, Patrice-Édouard Ngaïssona, a ultérieurement été relâché par les autorités.

« Créer un système judiciaire efficace, avec des prisons, des forces de l’ordre et autres institutions publiques fondamentales, en partant de zéro ou presque, est une entreprise colossale et complexe qui ne peut se faire en rognant sur les coûts ».

Lors d’une visite à Bangui en avril 2014, le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de l’époque, Navi Pillay, a dénoncé « l’impunité totale, l’absence de justice, de lois et d’ordre en dehors de ce qu’apportent les troupes étrangères ».

Un besoin de justice endogène

Mme Pillay s’est prononcée en faveur de profondes réformes juridiques et de la création d’une commission nationale des droits de l’homme, en avertissant toutefois : « Créer un système judiciaire efficace, avec des prisons, des forces de l’ordre et autres institutions publiques fondamentales, en partant de zéro ou presque, est une entreprise colossale et complexe qui ne peut se faire en rognant sur les coûts ».

Dans son rapport de juillet 2014, République centrafricaine : il est temps de rendre des comptes, Amnesty International a critiqué l’approche hésitante de la communauté internationale vis-à-vis des problèmes de la RCA en matière de justice et de droits de l’homme.

Amnesty a souligné l’importance d’une prise de responsabilité accrue de la RCA dans l’administration de la justice, sans quoi le pays en paiera les conséquences. « Si la République centrafricaine ne lance pas ses propres enquêtes et poursuites, de nombreux auteurs de crimes relevant du droit international continueront d’échapper à la justice »

Un tribunal pénal spécial pour Bangui

Au nombre des recommandations d’Amnesty figure la création d’un tribunal « hybride », composé à la fois de personnel centrafricain et international. Selon l’organisation, un tel organe pourrait contribuer à apporter crédibilité au système judiciaire national et à le rendre plus digne de confiance.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda : « La liste des atrocités est interminable. »

La RCA semble s’engager dans cette voie. En août, le gouvernement et la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) ont signé un accord relatif à l’instauration d’un tribunal spécial, composé de magistrats centrafricains et d’experts juridiques étrangers. Tandis que la CPI s’occupera de juger les criminels les plus dangereux du pays, le tribunal spécial s’attaquera aux violations des droits de l’homme et aux manquements au droit international humanitaire, y compris aux actes de violence sexuelle et aux violations des droits des enfants. La création du tribunal dépend de l’adoption d’une loi par le Parlement intérimaire de la RCA, le Conseil national de transition (CNT). D’après des sources contactées par IRIN au ministère de la Justice, cette loi devrait être en place d’ici fin 2014.

Une unité d’enquête prête à aller plus loin

En avril 2014, le gouvernement a annoncé la création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI). La mission de la CSEI, qui travaille sous la houlette du procureur général de la Cour d’appel, va bien au-delà du conflit récent puisqu’elle couvre des crimes commis à partir du 1er janvier 2004, soit neuf mois après le début du mandat de François Bozizé qui dura 10 ans. Cela témoigne d’une volonté d’équilibre, en ne cantonnant pas les enquêtes à une seule administration. Parmi les « crimes graves » sujets à enquête figurent les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression. En vertu de son décret fondateur, la CSEI se compose à la fois de juristes, notamment de juges et de procureurs, et de 20 officiers de police judiciaire issus des forces nationales de police et de gendarmerie. Malgré un accueil favorable de la part des experts juridiques et des défenseurs des droits de l’homme, on s’inquiète déjà du manque de ressources et de la capacité de la CSEI à mener des enquêtes de fond, notamment à l’extérieur de Bangui.

La Commission d’enquête mixte créée en mai 2013, sous l’éphémère administration Djotodia, avait soulevé des réserves comparables. Dirigée par Flammarion Gaba, un haut magistrat centrafricain, la commission conférait également un rôle important à Mathias Moruba, le président de l’Observatoire des droits de l’homme (ODH). Les autres membres étaient issus de la gendarmerie et de l’armée. Bien que la commission ait reçu des dizaines de plaintes et de demandes de réparation de la part de victimes de violations des droits de l’homme et autres crimes, son efficacité a été mise en cause. Il semblerait qu’elle ne soit plus opérationnelle.

Convaincre les sceptiques

La détermination affichée de la CPI à poursuivre les criminels de guerre et la création de nouvelles institutions en RCA n’ont pas suffi à convaincre tout le monde.

C’est la deuxième fois qu’il est fait appel à la CPI en RCA. En 2004, le gouvernement Bozizé avait réclamé l’intervention de la CPI à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, homme politique et ancien chef rebelle congolais, en accusant les troupes de son Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de multiples violations des droits de l’homme en 2002 et 2003, suite à leur enrôlement par le président de l’époque, Ange-Félix Patassé.

Bemba a été arrêté en Belgique en mai 2008 et doit répondre de deux chefs d’accusation de crimes contre l’humanité et de trois chefs d’accusation de crimes de guerre. Le procès a commencé en novembre 2010. D’après la CPI, la clôture des déclarations orales est prévue pour novembre 2014.

Benjamin Grekoy, un petit entrepreneur, a dit à IRIN que le retard accumulé le laissait perplexe. « Cela fait des années que Bemba a été arrêté et son procès n’est toujours pas terminé. Pourquoi ? Quand sera-t-il jugé ? »

M. Grekoy est également sceptique quant à la détermination du gouvernement à enquêter sur des violations des droits de l’homme du passé. « Entre l’époque de Bozizé, celle de Djotodia et Mme Samba Panza aujourd’hui, les enquêtes sont nombreuses, mais sans réel résultat », s’est plaint M. Grekoy. « C’est aux Centrafricains qu’il revient de déposer les armes et d’arrêter de s’entretuer. Autrement nous sommes coincés avec des enquêtes qui ne mènent nulle part. »

Mais Joseph Bindoumi, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), se montre plus optimiste.

« À notre niveau, ici à la LCDH, nous pensons que ces initiatives sont les bienvenues, car la justice est l’arme la plus efficace en situation de conflit », a dit M. Bindoumi à IRIN.

« Chaque fois qu’il y a une action du système judiciaire international, la CPI par exemple, cela doit nous encourager, nous autres défenseurs des droits de l’homme, car nous savons que le but de tout ceci est de mettre un terme aux actions des criminels. Pour en finir avec la guerre, des menaces de sanction sont nécessaires. Je sais que tout cela demande du temps, mais les Centrafricains doivent se montrer patients. Ils doivent garder l’espoir qu’un jour les personnes ayant perpétré de graves violations des droits de l’homme devront répondre de leurs actions. »

 

IRIN

cdk/cs/am/cb-xq/ld

Alerte Centrafrique: Quand Madame Dologuelé s’insurge contre la France

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Monsieur-Dologuelé-Anicet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Dologuelé Anicet

Corbeau News Centrafrique 03-11-2014, 17h50:  Dans un débat en ligne depuis deux jours autour d’un article publié par Corbeau News Centrafrique sur la vente présumée de la robe de couronnement de l’impératrice Catherine Bokassa, Madame Dologuelé, appelée Rosa Parks (C’est son nom de compte Facebook) a qualifié une partie  des centrafricains des nègres” et ne cesse d’attaquer la position de la France. S’agit-il un tournant dans le choix politique des Dologuelés? Une stratégie électorales? Ou une simple haine envers les occidentaux et tous ceux qui sont opposants à eux? En tout cas depuis le début de l’affaire dite “ROBE À 32 MILLIARDS”, le camp Dologuelé ne dorme plus la nuit et cherche à tout prix pour étouffer l’affaire.  Voici une petite partie du débat  en cours:

“Je suis Centrafricaine, je n’ai pas besoin de l’avis des français pour apprécier la situation politique de mon pays. Hà, ces nègres toujours a besoin de l’oeil du colon pour savoir ce qui est bien ou pas pour leur pays? Vivez-vous dans quel siècle?

Lire ici: débat en direct sur affaire de la ventre présumée de la robe de Bokassa

 

Dans une interview audio mise en ligne, Madame Catherine Bokassa n’a pas nié complètement si Dologuelé a vendu sa robe de couronnnement. Par contre elle demande que cette affaire soit traitée au plus haut niveau de l’État en parlant même du Conseil nation de Transition (CNT), de la Justice. En tout cas, pour les Centrafricains, la justice doit saisir de cette affaire pour y faire la lumière aussi rapidement.

Affaire à suivre…

 

Jules Betianga

 

 

 

 

L’opposition ivoirienne dénonce un “exil doré” accordé à Blaise Compaoré

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AA  /  CNC: 03-11-2014,  16h28.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Ville-dAbidjan-en-Côte-dIvoire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville d'Abidjan en Côte d'Ivoire
AA

L’opposition ivoirienne dénonce un “exil doré” accordé à Blaise Compaoré

L’ancien parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, principale formation de l’opposition ivoirienne, estime que l’ancien président burkinabè doit répondre devant la justice de nombreuses infractions dont il est soupçonné.

AA/ Abidjan/ Yao Fulbert

Le Front Populaire Ivoirien (FPI-opposition) a dénoncé, lundi, la présence du président Burkinabé déchu Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire où il bénéficie, depuis vendredi, “d’un exil doré”.

«Blaise Compaoré ne peut pas s’en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d’Ivoire», a souligné la Secrétaire Générale, Porte-Parole du FPI, Agnès Monnet, dans un communiqué publié lundi.

Pour le Front Populaire Ivoirien, Blaise Compaoré doit répondre « devant la justice de tous les crimes dont il est accusé ou soupçonné dans son pays, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique de l’Ouest.»

Toujours selon le texte, le parti de Gbagbo accuse ouvertement Compaoré d’avoir « encadré, financé, armé, et offert son pays comme la base arrière d’une rébellion qu’il a lâchée ensuite sur le pays (la Côte d’Ivoire) », sans autre forme d’explication.

Aucune réaction n’a pu être obtenue du camp de l’ex-président burkinabè, jusqu’à 09H45 GMT.

Le communiqué n’a pas, toutefois, adressé de critiques au régime ivoirien pour avoir accueilli le Président déchu.

Chassé par la pression de la rue qui l’accusait d’intenter “un coup d’Etat constitutionnel”, vendredi, Blaise Compaoré, a trouvé refuge, avec son épouse ivoirienne, dans un palais à Yamoussoukro construit à l’initiative de Félix-Houphouët Boigny, qui a dirigé la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993. Compaoré y a reçu, dimanche, la visite du Président ivoirien Alassane Ouattara.

Dans un communiqué publié dimanche, le parti ivoirien au pouvoir, le Rassemblement des républicains (RDR) a salué, quant à lui, le président Ouattara pour son « sens élevé de l’amitié et son grand humanisme pour l’accueil et l’hospitalité qu’il a accordé au Président Blaise Compaoré et à ses proches ».

AA

Centrafrique : le jour où la guerre civile a commencé

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Amnesty International  /  Corbeau News: 03-11-2014,  16h23

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Des-anti-balaka-à-Boda-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)
Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)

Depuis décembre 2013, la République centrafricaine connaît un déchaînement de violences. Pillages, viols, déplacements de populations, représailles : ce pays, déjà sinistré par de nombreux coups d’État, est le théâtre de scènes insoutenables. Malgré l’intervention de forces internationales, la haine et la peur nourrissent les massacres entre chrétiens et musulmans. En moins d’un an, environ 5 000 personnes y auraient laissé leur vie, selon une enquête de l’agence Associated Press. Retour sur la spirale de cette guerre civile.

Le 5 décembre 2013, marque le véritable point de départ de la guerre civile et l’enlisement de la Centrafrique dans le chaos. Bilan de cette effroyable journée de combats à la machette et à l’arme à feu : 500 morts. Cette lutte sanglante oppose d’un côté, les ex-rebelles de la Séléka, une coalition majoritairement musulmane qui, en mars 2013, a renversé le président François Bozizé. De l’autre, les Anti-balakas, des milices d’autodéfense principalement composées de chrétiens, initialement créées pour lutter contre les bandits et les attaques de groupes armés. Ce jour-là, des colonnes de miliciens anti-balakas, fondent sur Bangui pour reprendre la capitale aux mains des ex-Sélékas. La Misca, une mission de soutien pour la Centrafrique sous la houlette de l’Union africaine est déployée, appuyée par les militaires français de l’opération Sangaris, du nom d’un papillon endémique. La poésie sémantique tranche avec l’horreur du terrain. Sur la route, des cadavres. À la morgue de l’hôpital communautaire d’où s’échappent les cris de désespoir des familles, les corps s’accumulent. Les équipes médicales des ONG se retrouvent submergées par l’ampleur des blessures et le nombre de morts. Dans l’enceinte de la mosquée Ali Babolo, dans le quartier PK5, le plus grand quartier musulman de Bangui, des dizaines de victimes sont alignées au sol, recouvertes par des linges et dissimulées derrière une grande bâche noire.

LES CIVILS DANS LA SPIRALE DE LA VIOLENCE

Les forces internationales n’interviendront officiellement que dans l’après-midi de ce 5 décembre, après avoir reçu le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu. Mais depuis le matin, les miliciens anti-balakas, en grande majorité des jeunes hommes, parfois tout juste sortis de l’adolescence, qui ont investi Bangui, sont décidés à mettre fin aux exactions des rebelles sélékas. Ces derniers viennent principalement du nord de la Centrafrique et sont arrivés au pouvoir grâce à l’appui de combattants du Soudan et du Tchad. Ensemble, ils ont semé la terreur et la désolation sur l’intégralité du territoire. Des villages entiers sont brûlés, des familles se terrent en brousse comme des animaux pour échapper à la mort. C’est avec ces images en tête que les Anti-balakas comptent bien les chasser du pays. Dans un pays à grande majorité chrétienne (80 % environ de la population), les musulmans sont associés à tort aux ex-Sélékas. Le quartier du PK5, autrefois lieu de commerces, devient vite une enclave. Pris au piège, cette communauté est réduite à peau de chagrin. Les musulmans qui étaient à Bangui de 130 000 à 145 000 début 2013 (Onu), ne sont aujourd’hui que quelques milliers. Certains ont réussi à fuir, se délestant de tout signe susceptible de les associer à leur religion, d’autres sont tués quand ils tentent de sortir du quartier, « vendus » parfois par des chauffeurs de taxi qui les abandonnent dans des zones anti-balakas notamment sur la grande route menant à l’aéroport. Ils sont alors lynchés ou exécutés.

Dans les rues de Bangui, les semaines qui suivront ne seront qu’une succession d’actes de vengeance. D’insoutenables scènes de lynchages se déroulent devant les foules qui se pressent au spectacle macabre. Bientôt, le conflit gagne les campagnes ainsi les autres grandes villes du pays. Surtout, il infuse au sein de la population civile qui prend rapidement part aux violences. Bangui se scinde en deux.

Le PK5 se réduit à une rue principale de quelques centaines de mètres aux allures de Far-West. Seuls de grands commerçants fortunés sont restés afin de ne pas laisser leurs biens à la merci d’Anti-balakas ou de simples bandits qui tentent presque quotidiennement des incursions dans la zone. Car le banditisme gagne du terrain. Les jeunes de la capitale multiplient les braquages, les agressions. Imbibés d’alcool et drogués au Tramadol, un puissant anesthésiant, ils profitent du chaos ambiant pour imposer leur loi. On est loin de l’affrontement interconfessionnel qui fut au départ une réalité. Ils s’autoproclament Anti-balakas, n’hésitant pas à se couvrir de gris-gris, à l’instar des miliciens, mais ne sont en réalité que les récupérateurs d’une situation incontrôlée.

Les forces militaires centrafricaines sont vite dépassées. En sous-effectif pour couvrir un vaste territoire où pas une seule région n’est épargnée par les violences, elles parent au plus pressé, maîtrisent ou éteignent les incendies faute de pouvoir les éviter. Le 15 septembre dernier, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, (Minusca) [cf. p.14] prend le relais de la force africaine Misca mise en cause notamment après une série d’incidents entre le contingent tchadien et la population civile qui juge ces militaires partie prenante dans ce conflit, rangés derrière la population musulmane. Dès avril 2014, Amnesty International demandait que les Nations unies et l’Union africaine « ouvrent des investigations indépendantes et impartiales sur le rôle présumé des soldats de la paix de la Misca dans deux incidents survenus à Bangui les 27 et 29 mars 2014, au cours desquels des dizaines de civils ont péri ».

LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE ENTRE EN JEU

En Centrafrique où l’État est absent depuis des décennies, une première avancée politique intervient en janvier dernier lorsque les États africains poussent à la démission Michel Djotodia, président à la faveur du coup d’État de mars 2013, et accusé par la communauté internationale de passivité. Catherine Samba-Panza, présidente de transition s’installe au pouvoir le 20 janvier. L’annonce de son élection est accueillie par des cris de joie et des coups de klaxons à Bangui. Celle que beaucoup considèrent comme « la maman de la Centrafrique » appelle aussitôt « ses enfants anti-balakas », comme « ses enfants sélékas », à déposer les armes. Le retour de la sécurité est sa priorité. Elle cherche aussi le rassemblement. Son gouvernement intègre des représentants des deux factions. À partir de mai, quelques musulmans commençaient à revenir chez eux, au PK5. Malheureusement pour y trouver leurs maisons détruites et pillées.

UNE ENQUÊTE LABORIEUSE

L’autre volet indispensable pour espérer un apaisement est celui de la justice jusqu’à présent gravement défaillante (les magistrats sont menacés, les moyens manquent cruellement, les prisons restent des « passoires »). La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a ouvert en septembre dernier une enquête sur une liste d’atrocités présumées commises dans le pays par les milices armées depuis août 2012. Dans un communiqué, elle a dressé une série de « crimes présumés » : « Les informations en ma possession fournissent une base raisonnable permettant de croire que la Séléka et les groupes anti-balakas ont commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d’aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de 15 ans à des hostilités. La liste des atrocités commises est interminable ». L’enquête s’annonce d’ores et déjà longue et laborieuse même s’il ne faut pas chercher très loin pour trouver les preuves des violences et des crimes. Elles se trouvent par exemple dans les cartes mémoires de l’appareil photo du journaliste Jérôme Delay qui dit avoir « vu le diable » en Centrafrique.

Florence Richard

Amnesty International

Processus de désarmement / Ouverture mardi à Abidjan d’un séminaire international sur le DDR

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Abidjan.net  /  Corbeau news Centrafrique: 31-11-2014,  16h16.

© Autre presse L` ADDR et le PNCS envisagent un cadre de collaboration Le Pr Koné Mariatou et Fidèle Sarassoro, entourés de leurs collaborateurs, se sont retrouvés dans les locaux de l’ADDR sis à Cocody le mardi 07 octobre 2014 pour réfléchir sur les possibilités d’élaboration d’un cadre de collaboration dans la conduite de leurs missions respectives.
© Autre presse
L` ADDR et le PNCS envisagent un cadre de collaboration
Le Pr Koné Mariatou et Fidèle Sarassoro, entourés de leurs collaborateurs, se sont retrouvés dans les locaux de l’ADDR sis à Cocody le mardi 07 octobre 2014 pour réfléchir sur les possibilités d’élaboration d’un cadre de collaboration dans la conduite de leurs missions respectives.

Cela fait deux ans que l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration des Ex-combattants (ADDR) a démarré ses activités opérationnelles suite à sa création par décret du 8 Août 2012. L’ADDR reçoit l’appui de plusieurs partenaires y compris l’ONUCI, le PNUD, l’Union Européenne, le FIDA, la Coopération Belge, le Japon et la Banque Africaine de Développement.

Après deux ans, l’ADDR et ses partenaires ont estimé qu’il était opportun de tirer les leçons de l’expérience ivoirienne, de faire le bilan et de se projeter dans le futur. Ce séminaire qui aura lieu les 4 et 5 novembre 2014 à l’espace Latrille Events (Deux Plateaux) sera suivi le 6 novembre, d’une journée de “visites” de terrain sur le désarmement, la resocialisation et la formation à Bouaké.

Ce séminaire (4 et 5 novembre) sera présidé par le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense. Il verra la participation de Mme Aïchatou Mindaoudou, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et Chef de l’ONUCI, des Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques, des Représentants des Organisations Internationales et des Organisations Non Gouvernementales. Les responsables des partis politiques ont également été invités. Plusieurs experts contribueront à ce séminaire notamment des spécialistes DDR du Département des Opérations de Maintien de la Paix à New York, du PNUD à New York, des programmes DDR du Mali, de la République Centrafricaine et de la République démocratique du Congo.

Après la cérémonie d’ouverture, le Ministre Koffi Koffi Paul fera une présentation sur le DDR et le contexte sécuritaire en Côte d’Ivoire. Cette présentation qui fera le lien entre le DDR et les aspects de la Reforme du Secteur de la Sécurité, permettra de camper le décor avant que le directeur de l’ADDR partage avec l’assistance l’expérience du DDR en Côte d’Ivoire. Il mettra en exergue le cadre institutionnel, les partenariats, la base de données, le profil de l’ex-combattant et le bilan des opérations à ce jour. Il finira par donner quelques défis et perspectives. Un film de 5mn présentant plusieurs ex-combattants qui ont bénéficié d’activités génératrices de revenus sera projeté.

La réintégration de l’Ex-combattant n’étant pas seulement économique, une étude de l’ADDR et du PNUD réalisée à l’Ouest de la Côte d’Ivoire par l’ONG internationale Search for Common Ground, a mis en évidence quelques difficultés de cohabitation des ex-combattants au sein de leurs communautés. Les grandes lignes de cette étude seront présentées par le Directeur de Search for Common Ground. Par la suite le Directeur de l’ADDR présentera le programme mis en place par l’ADDR et ses partenaires notamment l’ONUCI, l’Institut de Formation et de Perfectionnement de la Gendarmerie Nationale, l’Institut National de Santé Publique, la Croix Bleue et le Ministère de la Solidarité, de famille, de la Femme et de l’Enfant.

Enfin pour clore la première journée, un panel d’experts donnera son avis sur le processus en cours en Côte d’Ivoire et fera des recommandations. Ce panel sera composé du Général Clément Bollée, ex-commandant de la Force Licorne en Côte d’Ivoire, du Général Lamine Cissé, Ex-Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Centrafricaine, du Général Amoussou, Ex-Commandant de la Force à l’ONUCI, de M. Christopher O’Donnell du Département des Opérations de Maintien de la Paix aux Nations Unies à New York, de M. Gustavo Gonzales, spécialiste DDR au PNUD-NY.

Le Mercredi 5 novembre sera consacré à la présentation des processus DDR au Mali, en République Centrafricaine et en République Démocratique du Congo. L’appui des Nations Unies aux programmes DDR sera également évoqué. Enfin, avant de clore le séminaire, les défis du Post DDR feront l’objet d’échanges.

Le 6 octobre, l’ADDR présentera aux participants ses installations de désarmement à Bouaké. Il s’agira de montrer comment le processus d’enregistrement, de collecte, de marquage ou de destruction des armes se fait sur le site de désarmement ave l’appui de l’ONUCI, de l’ONG Halo Trust et de UNMAS.

Par la suite, le site de resocialisation appelé affectueusement ” DISCIPLINEKRO” recevra la visite des participants. Sur ce site cohabitent des ex-combattants qui dans un passé pas trop lointain, étaient des ennemis. Les participants échangeront avec les ex-combattants sur les cours de civisme et de discipline, les orientations et conseils en VIH-SIDA, le soutien et les conseils reçus concernant les abus d’alcool et de drogue, l’assistance psychologique et les formations en gestion de cellule familiale y compris le budget de la famille.

Après le site de resocialisation, les participants iront sur un site où ils pourront interagir avec des ex-combattants qui ont démarré des activités économiques.

Enfin, ce sera la visite du centre de formation de l’ONUDI ou plusieurs dizaines d’ex-combattants sont en formation avec d’autres jeunes des communautés.

La visite de terrain s’achèvera par une conférence de presse où les journalistes pourront, entre autres, recueillir les avis et impressions des Ambassadeurs et autres personnalités.

Abidjan.net

Centrafrique : « La qualité des troupes de la Minusca sera déterminante »

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Amnesty International  /  Corbeau news Centrafrique: 03-11-2014,  16h09.

Les casques bleus conbodgien s,envolent pour la RCA

Entretien avec Christian Mukosa, responsable de recherches au programme Afrique d’Amnesty International.

La Minusca peut-elle obtenir des résultats là où la force de l’Union africaine et l’opération française Sangaris n’ont que très partiellement réussi ?

Le nombre est important, mais c’est d’abord la qualité des troupes qui sera déterminante, leur engagement, leur capacité à se rendre à temps sur les points chauds, à gagner la confiance de la population. Bien déployés dans les endroits stratégiques, et non pas concentrés à Bangui, 10 000 ou même 6 000 hommes peuvent remplir la mission s’ils sont mobiles et efficaces. Le plus important est d’avoir une stratégie concrète de protection. Hélas, c’était loin d’être le cas jusqu’à présent. Il m’est arrivé de voir un nombre impressionnant de militaires de la Misca, assis, oisifs, dans leur cantonnement près de l’aéroport de Bangui alors que les gens avaient besoin de protection urgente dans les quartiers. Beaucoup de témoins ont vu des civils se faire tuer à proximité de militaires de la Misca ou de Sangaris qui préféraient ne pas intervenir de peur de déclencher une réaction qu’ils ne pourraient pas contrôler. Les troupes doivent être formées à ce genre de situations.

Le format militaire de la force est-il adapté à la réalité du terrain ?

Hors de Bangui et des grandes villes du pays, la Minusca devra faire face à des situations militaires, qui exigent un équipement lourd et les tactiques d’une armée. Mais les forces internationales doivent faire face à des situations où des civils sont imbriqués dans les violences. Or, cela n’a pas de sens d’envoyer un tank contre des individus qui sont armés de machettes. Il est préférable de faire intervenir des éléments formés au maintien de l’ordre. Les policiers peuvent approcher les gens, parlementer avec eux. Ils sont en principe plus outillés pour contenir les foules, désamorcer les situations, intervenir selon les standards des droits humains. Il y a donc un problème sérieux de planification et de stratégie. La force des Nations unies devrait s’adapter à cette situation. C’est pourquoi nous avons suggéré aux autorités centrafricaines de restaurer rapidement les forces de police avec l’appui des forces internationales.

Des militaires camerounais et congolais sont mis en cause dans des cas d’exécutions sommaires ou de disparitions. En avril, le Tchad a retiré son contingent, critiqué pour avoir tiré sur une foule qui le prenait à parti. Quelle garantie a-t-on que la Minusca ne commettra pas ce genre de violations ?

Nous avons demandé aux Nations unies de mener des enquêtes sur les crimes de membres de la Misca et de mettre en place un système sérieux de sélection. Les éléments qui ont commis des violations des droits humains dans leur propre pays ou en Centrafrique dans le cadre de la Misca, ne devraient pas faire partie de la Minusca. L’expérience montre que les forces qui ont commis des crimes dans leur propre pays, ont tendance à en commettre ailleurs. Mais selon nos informations, les contingents de la Misca ont été transférés après seulement quelques formations. Ce n’est pas suffisant. On sait qu’il est difficile pour les Nations unies d’attirer les troupes dans un pays comme la RCA, mais cela ne doit pas être une excuse.

La lutte contre l’impunité se heurte aux négociations politiques. Peut-on attendre des progrès dans ce domaine ?

La lutte contre l’impunité nous paraît une dimension essentielle de la solution. Les crises récurrentes dans ce pays sont dues à l’impunité : on forme sa petite milice, on tue des gens et on négocie son poste au gouvernement. Il n’y avait pas, jusqu’à maintenant, d’institutions qui fassent peur aux gens. Ni la police ni la prison ni l’armée. On peut espérer une évolution avec la mise en place d’un tribunal mixte, composé de magistrats centrafricains et internationaux. Les Nations unies et le gouvernement se sont entendus sur ce principe et un comité y travaille depuis le mois d’août. C’était une des recommandations de notre dernier rapport. Une justice forte et un système pénitentiaire efficace devraient avoir un pouvoir dissuasif. Par ailleurs, la Cour pénale internationale a ouvert des enquêtes. Les leaders des groupes armés ont peur désormais, ils peuvent être arrêtés à tout moment.

Propos recueillis par Thierry Brésillon

Amnesty International

CENTRAFRIQUE : JEAN-BEDEL BOKASSA 18 ans JOUR POUR JOUR

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Jean-Bedel-Bokassa.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean Bedel Bokassa

Bangui (RCA), Corbeau news Centrafrique (CNC) 03-11-2014,  15h56:  18 ans jour pour jour que les Centrafricains se souviennent encore de leur Empereur et ex Président Jean-Bedel Bokassa. Après 13 ans d’exercice du pouvoir, du 1er janvier 1966 au 1979 en République centrafricaine, il s’est éteint à l’âge de 75 ans, en 1996 des suites d’une courte maladie à Bangui. Arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire, il s’est autoproclamé Empereur en 1977 et s’est fait appelé Bokassa 1er et créa l’Empire centrafricain. Il a été renversé par l’opération Baracouda menée par l’armée française en 1979.

Après quelques années d’exil, il fut condamné à perpétuité par la justice de son pays. Mais il a été gracié par son successeur, le Général André Kolingba l’ex président centrafricain, puis réhabilité en 2012 par un autre Général François Bozizé.

Aujourd’hui les Centrafricains se souviennent toujours de multiples réalisations par Jean-Bedel Bokassa, sur le plan politique, économique, et socio-culturel.

Une cérémonie commémorative de sa disparition est organisée aujourd’hui par sa famille, dans le  village Berengo, ancien cours impérial, à environ 80km de Bangui sur la route de Mbaïki.

De notre correspondant à Bangui, Eric NGABA.

CENTRAFRIQUE : L’URGENCE D’UN VRAI STATUT SPÉCIAL POUR LA POLICE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Policiers-centrafricains-au-contrôle-dans-la-rue-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Policiers centrafricains au contrôle dans la rue de bangui
©Minusca

Dix mois après le début de la mission des forces internationales en République Centrafricaine, d’aucuns s’étonnent de constater que la mise à contribution de la police nationale n’ait pas permis d’éradiquer la criminalité qui a gangréné le pays à la faveur des récentes crises.

L’explication est pourtant  simple et réside dans les manœuvres mesquines qui  ont vidé de sa substance le statut spécial de la police arraché de haute lutte par le bureau  syndical de la police, à qui un hommage mérité doit être rendu.

IL faut rappeler que c’est au terme d’une longue lutte menée par ce bureau  que l’ex chef de l’Etat François BOZIZE avait fini par marquer  son accord pour l’ élaboration de ce statut spécial, tout en instruisant le comité de rédaction de se référer aux Statuts de la Gendarmerie Nationale et des Forces armées centrafricaines(FACA). Ce qui fut fait.

Lorsqu’en mai 2008, l’Assemblée Nationale,représentant  le peuple centrafricain votait par acclamation le projet de loi relatif au statut spécial de la police, le policier centrafricain s’attendait à une amélioration de  ses conditions de vie, à un léger mieux, au moins en terme de salaire décent permettant de joindre les deux bouts. Mais malheureusement, pendant que le projet de loi suivait la procédure complexe en trois étapes, des caciques du régime de Bozize avaient réussi à en soustraire la page 27 comportant les indemnités et autres avantages liés aux fonctions. Ni rancunier, nioublieux, les policiers centrafricains signalent à ceux qui ont posé cet acte qu’ils sont bien connus. Ils saisissent  l’occasion pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux efforts faits pour redonner à ce document sa partie vitale. Ces efforts sont restés vains, chaque gouvernement ou ministre (de Jules Bernard OUANDE  à Denis  WANGAO KIZIMALE, en passant par Claude Richard GOUANDJA et Josué BINOUA) s’étant employé à endormir les policiers jusqu’à la fin de sa mission.

C’est pourquoi, il convient de dire sans ambages aux nouvelles autorités de transition que « TROP C’EST TROP » et qu’elles doivent faire un effort soutenu aux fins de combler  au plus vite le retard accusé par la police depuis l’adoption de la loi (2008) jusqu’à  à ce jour. Les bons prédicateurs nous ont prêché le bon évangile et nous les avons suffisamment écoutés. Nous n’allons pas croiser les bras  devant tant d’injustices et d’injures. Nous  n’allons plus croupir dans la  misère  tandis que d’autres baignent dans une  insolente opulence.

IL convient de rappeler à la communauté internationale, surtout à Monsieur le Représentant Spécial de la  MINUSCA  qu’il y’a tout lieu de prêter une attention particulière à ce dossier afin qu’il  soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettrait d’éviter des conséquences fâcheuses. L’urgence c’est de hâter le rétablissement de la sécurité dans le pays. La police nationale a beaucoup à apporter. Alors traitez-la avec bienveillance.

LE COLLECTIF DES POLICIERS EN COLERE

Centrafrique: la France gèle les avoirs financiers de Jean-Francis Bozizé et Cie

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Afrikaweekly.com  /  Corbeaunews.ca:  03-11-2014,   15h17

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/La-famille-Bozizé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La famille Bozizé

Par un arrêté du ministère français des Finances datant du 29 octobre et publié le 31 octobre 2014, les avoirs de Jean-Francis Bozizé sont gelés. Dans le texte il est mentionné que le fils de l’ancien président centrafricain détient les deux nationalités, française et centrafricaine. Cette même mesure qui concerne également trois autres citoyens français d’origine centrafricaine et un Français d’origine tchadienne.

Ils sont accusés d’œuvrer à la déstabilisation de la République centrafricaine et à l’encontre des objectifs poursuivis par les résolutions 2134 (2014), 2127 (2013) et 2121 (2013) adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies, et « tentent de commettre un acte de terrorisme (…) dans le but de gravement intimider une population, contraindre indûment des pouvoirs publics et gravement déstabiliser les structures fondamentales politiques et constitutionnelles d’un pays ».

C’est le directeur général du Trésor qui a été chargé de la mise en œuvre du présent arrêté, dont les dispositions entrent en vigueur pour une durée de six mois. Selon le code monétaire et financier français, sont gelés les fonds, instruments financiers et ressources économiques qui appartiennent en plus de Jean-Francis Bozizé, à Ange-Barthélémy Oueifio-Goningai (RCA), Feibonazoui Mberendeh Oueifio (RCA), Eric Danboy Bagale (RCA) et Abdelmanane Mahamat Katap (Tchad). Sont interdits de leur part les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques à leur bénéfice.

L’ancien président de Centrafrique, François Bozizé, et son fils Jean-Francis font partie d’une liste de onze personnes que le Conseil de sécurité voulait sanctionner. Les diplomates reprochent à l’ancien président centrafricain et à son fils d’organiser et de soutenir les milices Anti-Balaka et d’être un obstacle à une sortie de crise en Centrafrique.

Afrikaweekly.com

Pourquoi Blaise Compaoré a choisi la Côte d’ivoire?

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AA  /  CNC: 03-11-2014, 04h23.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Blaise-Campaoré-du-Burkina-Faso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Blaise Campaoré du Burkina-Faso

Pourquoi Compaoré a choisi la Côte d’ivoire?

Un choix évident au regard de plusieurs facteurs.

Chassé par la pression de la rue, vendredi, l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré, a trouvé refuge à Yamoussoukro en Côte d’ivoire. Un choix évident au regard de plusieurs facteurs.

‘’ Le Président de la République (Alassane Ouattara) informe le peuple ivoirien, les populations vivant en Côte d’ Ivoire ainsi que la communauté internationale que le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis en Côte d’Ivoire’’ a annoncé le Directeur de cabinet de la présidence, Marcel Amon Tanoh ce samedi 1er novembre dans un communiqué officiel.

L’ex-président burkinabè est arrivé à Yamoussoukro en provenance du Ghana hier vendredi 31 octobre en début de soirée selon une source jointe par Anadolu.

Selon une source sur place à Yamoussoukro (206 Km au centre-sud du pays, Région des Lacs), ‘’hier vers 20h50 Gmt, nous avons vu une colonne d’une vingtaine de 4×4 rentrer au palais (présidentiel, résidence officielle de l’ex-président Félix Houphouët-Boigny)’’.

Déjà le jeudi 30 octobre dernier, les forces de police étaient déployées dans la ville qui présente un nouveau visage avec l’installation de cameras le long de l’artère principale de la ville.

‘’Le Président de la République et le Gouvernement suivent avec une attention particulière l’évolution récente de la situation politique au Burkina Faso, pays frère avec lequel la Côte d’Ivoire partage une frontière commune et des liens séculaires de fraternité et de solidarité’’ a précisé le communiqué de la présidence ivoirienne.

Selon les chiffres du recensement général de la population et de l’habitat (Rgph 98), 56% de la population étrangère en Côte d’Ivoire est burkinabè. Pour une autre source proche de la communauté burkinabè, ‘’a la mi-2015, on aura les chiffres actualisés grâce au recensement lié au passeport biométrique mais, a priori la barre des 4 millions de burkinabè est franchie’’.

Alexandre Lebel Ilboudo, journaliste-écrivain burkinabè, activiste de l’opposition en Côte d’Ivoire analyse pour Anadolu l’accueil de l’ex-médiateur de la crise ivoirienne par Yamoussoukro  en ces termes: ‘’a priori, c’est dans la logique des choses que M. Compaoré ait trouvé asile en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est liée par l’histoire a notre pays et il existe un lien affectif entre tout burkinabè et l’ivoirien, entre Blaise et la Côte d’Ivoire car il est marié à une ivoirienne’’.

Poursuivant, il estime que ‘’c’est sa présence dans un autre pays de la sous-région qui aurait paru bizarre’’. L’opposition burkinabè en Côte d’Ivoire va-t-elle lancer des manifestations contre la présence de Blaise à Yamoussoukro ? ‘’A priori, cela n’aurait aucun sens, cela n’est même pas en projet’’ rassure Alexandre Lebel Ilboudo à Anadolu.

Un responsable de la FIFA en visite de travail à Bangui (Centrafrique)

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APA News  /  Corbeau News Centrafrique: 03-10-2014,  04h11.

Seidou Mbombo Njoya de la FIFA à Bangui

Le directeur régional du développement de la FIFA, Seidou Mbombo Njoya, est arrivé dimanche à Bangui pour une visite de travail au cours de laquelle il fera avec les officiels centrafricains l’évaluation des activités de la Fédération centrafricaine de football (FECAFFOT) avant d’examiner avec eux les modalités de la reprise en rca des activités de l’instance footballistique mondiale.

‘’Je suis en visite de travail à Bangui. Parce que, la FIFA souhaiterait reprendre langue avec les dirigeants de la fédération centrafricaine de football et de voir dans quelle mesure il est le possible de reprendre les activités avec l’association”, a déclaré à la presse locale le Camerounais Seidou Mbombo Njoya, peu après son arrivée à l’aéroport Bangui Mpoko.

Il a ajouté : ‘’C’est tout à fait normal que nous venions assister et soutenir l’association qui est évidemment en difficulté et a subi des contrecoups des événements que traverse encire la République Centrafricaine”.

Son agenda prévoit une série de rencontres avec les dirigeants de la FECAFOOT, des clubs et avec les officiels centrafricains.

APA

Centrafrique : un calme précaire refait surface au 4è arrondissement de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Braquage-dans-un-hopital-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Braquage dans un hopital à Bangui

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC) 03-10-2014,  3h57: Après les 48heures de trouble dans le 4è arrondissement de la capitale centrafricaine, la population a retrouvé son souffle suite aux efforts consentis des autorités locales. Ces dernières ont initié ce dimanche une rencontre en faveur de la paix et la réconciliation à la Mairie locale.

La rencontre a regroupé les Anti-Balaka, les leaders communautaires et les forces de sécurité. C’est une initiative de la municipalité dudit arrondissement et le Conseil Danois pour les réfugiés. Cette réunion a permis à la population d’espérer un retour au calme dans cette partie nord de Bangui, précisément le quartier Boy-Rabe, théâtre des échanges de tirs entre les forces internationales et les Anti-Balaka. Une situation qui a empêché la population de vaquer à ses occupations..

La population du 4è arrondissement de Bangui est toujours victime de mouvements armés, hier la seleka et aujourd’hui les Anti-Balaka.

Bangui, Eric NGABA, pour Corbeau News.

Offres d’emploi à pourvoir à Bangui (Ambassade de France)

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Corbeau News Centrafrique (CNC): 02-10-2014,      13h49

Ambassade de France à Bangui
©REPTA

Offres d’emploi à pourvoir à Bangui (Ambassade de France)

- un poste de chargé de mission en ingénierie génie civil – à l’ ambassade de France ;

CENTRAFRICAINE (REPUBLIQUE) (BANGUI)
du 01 décembre 2014 au 01 décembre 2015 (pour 12 mois)
ETABLISSEMENT : AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI
REMUNERATION MENSUELLE : 2344€ (indemnité non contractuelle fixée par décret et arrêté, dont le montant peut varier notamment en
fonction de l’évolution du barème de référence, de la localisation de la mission et des cas d’abattements prévus par les textes)

FONCTIONS :

Le VI aura pour mission principale de diagnostiquer et de conseiller le SCAC et ses ETi – en plus des autorités centrafricaines partenaires – pour concevoir et suivre l’exécution de micro-projets sur le volet de l’ingénierie génie civil, notamment le domaine de la conception et de la rénovation de bâtiments, de voiries urbaines et d’infrastructures à usage administratif ou grand public.

Le VI constitue/instruit les dossiers techniques et administratifs des projets, et contrôle la maîtrise d’œuvre des actions. Une préférence pour la réalisation de chantiers communautaires est requise.

Le VI suit les appels d’offres, en lien avec les entreprises françaises.

Le poste exige de solides compétences en technologies de la construction et des équipements de l’édifice de l’ingénieur architecte doublées d’une parfaite connaissance des conditions esthétiques et culturelles qui régissent les milieux où il intervient.

Une première expérience professionnelle est requise.

L’impact de ces investissements d’infrastructure peut en effet être fortement augmenté au moyen d’un processus de planification local qui détermine les interventions appropriées en fonction des besoins des communautés locales.
Les investissements HIMO d’infrastructure sont destinés à créer des emplois et des revenus, mais dans le cas du ministère de l’éducation, ils assurent la formation de compétences et de capacités au niveau local.
Le Programme HIMO utilise le cycle des projets d’infrastructure comme moyen d’atteindre ses objectifs en matière de création d’emplois, de participation et d’utilisation des ressources locales et de promotion de la bonne gestion des affaires publiques: on part de la planification au niveau local, pour passer à la mise en œuvre à l’aide de technologies fondées sur la main-d’œuvre et la passation de marchés de petite envergure, et on finit par une MAINTENANCE appropriée. Tous ces stades du cycle des projets constituent des points de départ appropriés pour promouvoir l’approche relative aux investissements à haute intensité d’emplois dans le secteur de l’éducation.

 

LIRE LA SUITE ICI:  un poste de chargé de mission en ingénierie génie civil

- un poste de chargé de mission pour le français – à l’alliance française

 

CENTRAFRICAINE (REPUBLIQUE) (BANGUI)
du 01 décembre 2014 au 01 décembre 2015 (pour 12 mois)
ETABLISSEMENT : ALLIANCE FRANCAISE DE BANGUI
REMUNERATION MENSUELLE : 2344€ (indemnité non contractuelle fixée par décret et arrêté, dont le montant peut varier notamment en
fonction de l’évolution du barème de référence, de la localisation de la mission et des cas d’abattements prévus par les textes)

INTITULE DU POSTE : Spécialiste en Français Langue Etrangère pour l’espace langue formation de l’Alliance française.

FONCTIONS:

Le VI est sous la responsabilité de l’Attaché de coopération éducative et du Directeur de l’Alliance Française qu’il devra seconder dans le suivi de l’Espace langue formation et des actions liées au domaine de la Francophonie et du renforcement des qualifications professionnelles en français. Il sera sollicité en particulier dans l’organisation des examens DELF/DALF.

Il sera amené à participer aux réunions pédagogiques de l’ELF. Il pourra également superviser l’organisation des activités dans les médiathèques.

De plus, le VI assurera l’intérim du directeur de l’AF.

DIPLOMES DEMANDES :
Titulaire d’un Master 2 en français langue étrangère ou en Sciences de l’Education option FLE

LANGUES :
Aucune langue étrangère n’est nécessaire

 

LIRE LA SUITE ICI: - un poste de chargé de mission pour le français – à l’alliance française

- un poste de chargé de mission FSD et société civile – à l’ambassade de France

 

CENTRAFRICAINE (REPUBLIQUE) (BANGUI)
du 01 décembre 2014 au 01 décembre 2015 (pour 12 mois)
ETABLISSEMENT : AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI
REMUNERATION MENSUELLE : 2344€ (indemnité non contractuelle fixée par décret et arrêté, dont le montant peut varier notamment en
fonction de l’évolution du barème de référence, de la localisation de la mission et des cas d’abattements prévus par les textes)

FONCTIONS:

Le/la VI travaillera étroitement avec l’attaché de coopération humanitaire et développement. Il devra en particulier :

– Instruire les financements et suivre l’exécution du budget de l’ambassade dédié aux projets des acteurs de la société civile
– Faire le suivi des questions de fonds liées à l’humanitaire et le développement, ce qui suppose la participation à des réunions avec les acteurs de l’humanitaire et du développement
– S’impliquer dans le suivi de certains dispositifs ou programmes (fonds mondial, aide d’urgence, aide alimentaire, plate-forme des ONG des droits de l’homme, projets médias…).

La rédaction de notes de fonds (analyses et situations) sera aussi régulièrement demandée au chargé de mission.

DIPLOMES DEMANDES :

Master en sciences politiques, sciences sociales, études dans le développement et les relations internationales

LANGUES : Français, anglais est un plus.

LIRE LA SUITE ICI:   un poste de chargé de mission FSD et société civile – à l’ambassade de France

 

Toutes les informations et les conditions de candidature sont expliquées sur le site Civiweb :

https://www.civiweb.com/FR/offre-recherche-avancee/Page/1.aspx?q=s%3D%40c%3D38%2C%40a%3D%40e%3D%40m%3D%40f%3D%40r%3D–%40v%3D%40t%3D

 

Merci de bien vouloir partager l’information autour de vous !

 

AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

Congo – Brazzaville: Un Mega meeting contre le changement de la Constitution sera organisé, le 18 novembre

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BrazzaNews  /  Corbeau News Centrafrique: 02-11-2014,  03h23.

 

Denis Sassou Nguesso
Denis Sassou Nguesso. ©Rue89

 

Un Mega meeting contre le changement de la Constitution sera organiser, le 18 novembre à 14h 00, au cercle culturel sony labou de Brazzaville .

Peuple Congolais réveillons nous, le 07 novembre 2014 le PCT entame sa discussion sur le changement de la constitution. La lettre du continent parue en mai 2013 avait annoncé que Denis Sassou Nguesso détenait la mouture d’une Constitution qui prévoyait un régime moins présidentialiste avec un poste de vice-président et un autre de premier ministre et qu’il envisageait de la présenter à un référendum début 2015.Nous n’en sommes visiblement plus loin.

Par la suite, on a assisté à un folklore, une instrumentalisation, une manipulation des prétendus sages. Tout cela organisé par le parti au pouvoir avec ses membres qui demandait un 3ème mandat pour Denis Sassou Nguesso sous les prétextes les plus fallacieux.
Pour beaucoup d’entre eux: il n’y a personne pour remplacer Denis Sassou Nguesso; il est le seul à garantir la paix et la stabilité; il est le seul capable de conduire le pays à l’émergence en 2025; Bref, beaucoup de choses ont été dites.

Certains membres du parti au pouvoir ont même rédigé des moutures de constitution qu’ils sont partis présenter à des responsables des institutions et de certains partis. Ce qui semble invraisemblable. Le parti au pouvoir a annoncé qu’il organisera ce débat en son sein le 7 novembre prochain. Après avoir suivi les évènements du Burkina Faso qui se caractérisent entre autre par la chute de Blaise Compaoré qui se considérait lui aussi comme un homme fort et qui voulait modifier la constitution pour rester au pouvoir, les Congolais attendent de voir la position du parti au pouvoir sur cette question.

La plateforme citoyenne sauvons le Congo organise un mega meeting, le 18 novembre à 14h00, au cercle culturel Sony Labou Tansi. Nous appelons tous les Congolais(e) à participer au meeting . Le mardi 18 Novembre, un grand rassemblement de tous les citoyens pour un meeting en salle de sauvons le congo, ce sera au cercle culturel sony Labou Tansi a partir de 14h. Les Congolais doivent se débarrasser de Sassou Nguesso comme nos frères burkinabés se sont débarrassés de Blaise Compaore

Le mardi 18 novembre à partir de 14h 00: ça sera la patrie ou la mort , ça passe ou ça casse , le Congo n’appartient pas à Sassou Nguesso et sa famille . Peuple Congolais venez nombreux.

 

©BrazzaNews

Sovereign Global France va former un bataillon gabonais pour la MINUSCA

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©Ligne de defense

Sovereign Global France va former un bataillon gabonais pour la MINUSCA

 

La signature officielle du contrat que j’avais mentionné mercredi  entre le Gabon et SGF a eu lieu vendredi matin.

Hier, le ministre de la Défense gabonais Ernest Mpouho Epigat et le président de Sovereign Global France (SGF) Jérôme Paolini ont signé une convention de trois ans portant sur un programme de conseil et d’assistance pour la mise aux normes Onu du bataillon de réserve gabonais déployé au sein de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

Gabon et la France pour la Minusca
©Ligne de defense

SGF va préparer le déploiement du bataillon que le Gabon s’est engagé de fournir à la MINUSCA début 2015. Une vingtaine de formateurs de SGF vont participer à ce programme qui comporte trois volets:
–  conseil et assistance au ministère de la Défense gabonais dans ses relations avec l’Onu pour la préparation, la réalisation et le suivi du déploiement;
– préparation du bataillon de 450 hommes en vue de sa projection ;
– conseil et assistance pour les inspections onusiennes en Centrafrique et pour la MAINTENANCE des équipements sur le théâtre d’opérations.

Les activités de SGF devraient démarrer fin novembre, d’une part à Libreville, au sein du ministère de la défense et/ou de l’état-major général des forces armées, et d’autre part sur le camp de Mouila, à 400 km au sud-est de Libreville, pour l’équipe qui appuiera la montée en puissance du bataillon.

Ligne de defense

Centrafrique: rentrée scolaire 2014-2015, les enseignants posent des conditions préalables.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/blog-city.inAttroupement-devant-le-lycée-de-Miskine.-fo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>© blog-city.info Attroupement des élèves au Lycée Miskine de Bangui
© blog-city.info
Attroupement des élèves au Lycée Miskine de Bangui

Bangui (CNC), 02-11-2014, 02h37:  L’inquiétude plane sur la rentrée scolaire de 2014-2015 en République centrafricaine. Cette rentrée est conditionnée par la réponse des autorités de la tranditon aux  différentes revendications des enseignants du fondamental 1 et 2. Ces derniers revendiquent des autorités du pays plusieurs points avant la nouvelle rentrée scolaire. La décision a été prise ce samedi à l’issue d’une Assemblée générale de la Centrale syndicale des Travailleurs de Centrafrique (CSTC) à Bangui.

“Les révendications conditionnant les activités pédagogiques dans le pays sont axées sur six points”, a indiqué Noel Ramadan, Secrétaire général de la fédération des Enseignants membre de l’USTC.

Ces points sont notamment: “le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, l’apurement des quatre mois d’arriéré de salaires pour la période de transition, l’aide sociale accordée aux familles des Enseignants décédés, le déblocage des effets financiers des avancements des fonctionnaires et agents de l’Etat y compris la prise en charge des allocations familiales, la gestion des ressources humaines au sein du ministère de l’éducation nationale, et enfin les moyens de transport pour les Enseignants dans l’arrière pays”, a-t-il précisé.

La rentrée scolaire 2014-2015 en Centrafrique, précisons-le, est prévue pour ce lundi 03 novembre 2014.

Eric NGABA à Bangui, pour Corbeau News

Burkina-Faso : fin de la démocratie buissonnière

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Marche-de-lopposition-à-Ouagadougou-RFI.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche de l'opposition à Ouagadougou (Photo: RFI)
Marche de l’opposition à Ouagadougou (Photo: RFI)
Ouagadougou (CNC): 02-11-2014,  2h14.  Bravo au peuple de Burkina-Faso, intègre et très déterminé à faire sortir son président le têtu Blaise Compaoré, par la petite porte, puisqu’à la dernière minute après l’insurrection populaire qui demande sa démission, ce stratège voulait se coller au fauteuil présidentiel après l’échec de tentative de la modification de la Constitution à l’Assemblée nationale qui n’autorise que deux mandats présidentiels et non plus. L’ancien président (de Burkina-Faso) a proposé à la population civile de rester au pouvoir pour gérer la transition et organiser les élections dans douze (12) mois mais il n’en est pas question, a décidé la population burkinabé qui a la fougue de vaincre la dictature de Blaise Compaoré. Le numéro 2 de la révolution burkinabé, Blaise Compaoré qui a assassiné Thomas Sankara le 15 octobre 1987 pour s’emparer du pouvoir a réussi à s’imposer pendant vingt-sept ans à la tête du pays.  Maladroit stratège politique, l’ancien président Compaoré durant son règne, a évité délibérément la mise en œuvre du programme révolutionnaire élaboré par le leader de la révolution Thomas Sankara. Au lieu de regarder dans son rétroviseur étant au volant durant son règne au pouvoir,  Blaise Compaoré  a préféré mettre sa botte au tapis de l’accélérateur en bafouant ce programme national de la révolution élaboré pour le bien-être du peuple burkinabé et particulièrement la jeunesse du Burkina qui opte pour la rue pour le chasser du pouvoir. Ce dernier, aveuglement se fiait depuis sa prise de pouvoir à une force occulte traditionnelle pour piloter à vue le Burkina-Faso, pays des hommes intègres dont les pionniers de la révolution ne gardent que le nom de Thomas Sankara et les slogans de la lutte révolutionnaire pour sortir le pays de la domination et la dictature politique de France-Afrique qui ne cadre pas avec la réalité de la Haute volta devenue Burkina Faso. L’insurrection populaire burkinabé pourrait servir aujourd’hui d’exemplarité aux jeunesses africaines sur le continent où plusieurs projets de modification de la Constitution sont en vue pour que les chefs d’Etat qui ne créent pas d’emplois aux jeunes et s’enrichissent illicitement s’éternisent au pouvoir, se mettant à porte-à-faux avec  les principes de la démocratie et de la bonne gouvernance.
Depuis les indépendances, pour la plupart des pays devenus souverains en 1960, cinquante-quatre (54) ans plus tard, les chefs d’Etat africains en poste élus ou non élus avant la prise de pouvoir pratiquent la démocratie buissonnière en gérant individuellement les pays sans respecter la séparation des pouvoirs qui prévoit l’indépendance des institutions républicaines. Durant vingt-sept ans, le président Blaise Compaoré en exil en Côte d’Ivoire dans la capitale politique (yamoussokro) de ce pays voisin du Burkina s’est enfoncé dans cette démocratie buissonnière en s’occupant beaucoup plus de son pouvoir autocratique que celui du peuple. Le président déchu se faisait d’illusion, croyant qu’il a fait seulement sept ans au pouvoir alors qu’il en a fait vingt-sept. Les temps passent vite. Il a vieilli au pouvoir et les enfants burkinabé nés en 1987 ont grandi et appris les principes de la démocratie dont le pouvoir est pour le peuple et rien que pour le peuple. Accueilli en Côte d’Ivoire, Blaise Compaoré a finalement laissé son fauteuil au Lieutenant-colonel Isaac Yakouba Zida qui prenne la direction de la transition au lieu de Chef d’état-major des armées, le Général Nabéré Honoré Traoré, suite à une concertation des officiers de l’armée nationale burkinabé. Alors que le chef d’état-major était le premier à faire une déclaration le vendredi dernier pour dissoudre le parlement et le gouvernement. Ce qui prête à confusion et à contradiction. La nouvelle junte militaire n’a même pas fixé le délai de la transition qui risque d’être élastique. On s’interroge si Blaise Compaoré n’a pas plombé la transition avant de quitter le pays puisque le pouvoir revient au chef de sa garde présidentielle. La classe politique burkinabé souhaite que la transition soit gérée par la société civile. Cette prise de position est soutenue par la communauté internationale. Un meeting géant est convoqué ce dimanche à la place de la révolution où l’insurrection a démarré pour faire tomber Compaoré. Rien n’est encore fini et le bras de fer continue entre les militaires et l’opposition. En effet, pour le moins qu’on puisse dire, au pays des hommes intègres, on s’entend bien, on accorde le violon au même diapason et on remet le moteur en marche sans heurt. Mais tout porte à croire que les hommes de tenue ont monopolisé le pouvoir des civils arraché à Blaise Compaoré qui a cédé sous le puissant rouleau compresseur civil. Pendant que les officiers se concertaient à l’Etat-major en présence de Nabéré Honoré Traoré pour décider par consensus, une autre insurrection populaire pacifique s’opère dans la ville d’Ouagadougou pour assainir l’environnement et préparer la bonne marche de la transition. Devoir civique oblige : balayer les rues après le désordre organisé pour faire partir Blaise Compaoré l’assassin de Thomas Sankara.

En leçon tirée de cette insurrection populaire burkinabé, il est temps que ces présidents africains qui ont leur projet machiavélique de modification de la constitution dans la poche tels que Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazza, Joseph Kabila du Congo démocratique, Paul Biya du Cameroun, Paul Kagamé du Rwanda pour ne citer que ceux-là s’y renoncent puisque les peuples africains sont devenus mature et ne sont plus dupes. Particulièrement les jeunesses africaines, ras-le-bol, ont beaucoup appris en matière de la démocratie depuis l’avènement du multipartisme en 1990 suite à la conférence de Baule. Ces jeunesses ont approfondi leurs connaissances et performance en la matière au pays de l’Oncle Sam, le plus grand pays de la démocratie. Il n’est plus question de céder à la dictature et la mal gouvernance qui est à l’origine de la pauvreté et la misère en Afrique pour ne pas dire dans les pays des continents en voie de développement.

Pierre INZA

Pierre INZA