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Bangui – RCA: Un mort et plusieurs blessés dans des affrontements au quartier PK5

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 AA/ Bangui/ Corbeau News Centrafrique
Le Premier ministre centrafricain qui s’est rendu sur les lieux a promis “le désarmement rapide” des bandits qui endeuillent les familles centrafricaines.

Un mort et plusieurs blessés à Km5 dans Bangui

Un mort et plusieurs blessés ont été enregistrés, dans la nuit de samedi à dimanche à KM5, quartier à majorité musulmane dans la capitale centrafricaine Bangui, suite à des affrontements à l’arme légère et lourde entre des musulmans et “des braqueurs”, ont indiqué, dimanche, des sources municipales à Anadolu.

Cinq maisons et deux commerces (un bar et un garage) ont été incendiés. Malgré un retour au calme, la circulation est restée bloquée, dimanche, dans ce troisième arrondissement.

Le Premier ministre Mahamat Kamoun qui s’est rendu, dimanche matin, sur les lieux a promis « le désarmement rapide » des bandits qui endeuillent les familles centrafricaines.

De leur côté, les forces européennes en Centrafrique, EUFOR-RCA, ont publié un communiqué de presse dans lequel elle ont réaffirmé leur détermination à tout mettre en œuvre en vue de protéger les civils.

De jeunes musulmans armés avaient résisté, samedi soir, à l’assaut d’un groupe de braqueurs qui voulaient mettre à sac le magasin d’un sujet camerounais, opérateur économique dans le troisième arrondissement. Des affrontements ont eu lieu pendant toute la nuit, des tirs à l’arme légère et lourde ainsi que des explosions de grenades ont été entendus. L’hélicoptère de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a survolé la zone jusqu’à une heure tardive.

Joint au téléphone par Anadolu, Ousman Abakar, porte-parole des musulmans de KM5, avait assimilé, plus tôt dans la journée de dimanche, les auteurs de cette attaque à des Anti-Balaka, sans fournir davantage de précisions quant aux éléments qui lui ont permis de les identifier.

« C’est de la pure provocation ! Depuis un certain temps, il n’y a plus d’Anti-Balaka dans ce secteur. Est-ce cela la cessation des hostilités ? » s’est interrogé Abakar.

De son côté, Sylvestre Yagouzou, leader Anti-balaka, a réfuté ces accusations considérant qu’il ne s’agit que d’un cas de criminalité de droit commun dû à “la montée de la délinquence et du vol à main armée.” Ces actes de violences, qu’il a imputées à “des malfrats”, se sont développés, selon Yagouzou, à la faveur de la prolifération des armes.

Depuis une dizaine de jours, la RCA connaît un regain de violence. Samedi, un centre médical appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été pillé, à Bangui, par les populations d’un site de déplacés internes.

Une opération “ville morte” des musulmans de KM5 avait dégénéré, vendredi, en affrontements avec les forces françaises de l’opération Sangaris, sans faire de victimes. Cette opération des musulmans banguissois était en réaction à l’assassinat, par des Anti-Balaka, de convoyeurs de bétail de confession musulmane, quelques jours auparavant, dans la région de Kémo, dans le Centre du pays.

Cette dernière attaque avait, elle-même, coïncidé avec l’assassinat du maire de Ngaboko (une soixantaine de kilomètres au sud-est de Bambari, sud RCA), par des éléments armés  assimilés aux Séléka, selon des témoingnages recueillis par Anadolu.

Par: Sylvestre Krock

Détournement en Centrafrique: Ce serait le comble de l’irresponsabilité

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L’observateur.bf  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-en-route-pour-Paris-a-fait-escale-à-Yaoundé.JPG2_.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza en route pour Paris a fait escale à Yaoundé

C’est J.A. qui a révélé le scoop dans son numéro à paraître le lundi 29 septembre 2014 ; il y aurait une forte odeur de détournement en République centrafricaine ; à l’origine de cette affaire, ou la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des détournements, la volatilisation d’une partie de l’aide financière de 10 millions $, soit 5 171 500 000 F CFA, accordée par Luanda pour le payement des salaires des fonctionnaires. Si la première tranche du don, 5 millions de $, a été remise sur-le-champ début mars dans la capitale angolaise à Catherine de Bangui et serait, dit-on, parvenue intacte au Trésor centrafricain après conversion en francs CFA au Cameroun voisin, notamment par les soins de Christelle Sappot, fille de Catherine de Bangui, quant à la seconde tranche, versée fin mars début avril, sur les 2,5 millions de dollars, 1. 132 000 000 F CFA sont manquants.

 

Depuis, à en croire La Lettre du continent n°690, « l’Angola, tout comme le Congo B, ne ménage plus ses critiques sur la gestion des fonds alloués. Ces derniers se dirigent vers les services de la présidence centrafricaine sans même que des structures habilitées  à les gérer, à commencer par le Trésor, ne puissent en disposer». On le sait, depuis de longs mois, la Centrafrique est portée à bout de bras aussi bien militairement que financièrement par la communauté internationale dont ses voisins et depuis peu l’Angola et la Guinée Equatoriale ; ce dont on se félicite d’ailleurs, car c’est là un bel exemple de solidarité Sud/Sud, même si les aides ne sont pas toujours sans calcul politique. Ces aides sont d’autant à saluer qu’elles proviennent de pays pas forcément de cocagne où règne l’abondance, et devraient être gérées avec la plus grande parcimonie.

La Centrafrique ayant crucialement besoin de la moindre ressource, si ces accusations de dissipation de fonds publics s’avéraient, ce serait le comble de l’irresponsabilité de la part de leurs auteurs et de leurs éventuels complices, qui monteraient là qu’ils n’ont aucune compassion pour leur propre peuple, ce serait un crime. En effet, comment des Centrafricains qui travaillent dans le saint des saints, cet observatoire de la présidence, d’où ils saisissent mieux que quiconque la situation tragique de leur pays, pourraient-ils s’amuser à s’engraisser ainsi, impunément jusque-là qui plus est ? Plus grave encore, une telle éventualité ne manquerait pas d’apporter de l’eau au moulin de ceux qui désespèrent de l’Afrique dont certains fils sont les fossoyeurs de leur pays.

Dame Catherine a intérêt à éclaircir cette affaire dans laquelle certains citent pas pour leur vertu dans la gestion de la chose publique des gens de son entourage, à savoir le Premier ministre, Mahamat Kamoun, le ministre des Finances, Remi Yakoro, convoyeurs desdits fonds, dit-on, sans oublier Rachelle Ngakola, amie de la présidente et compagne de son Premier ministre. Même qu’il y en a qui parlent de complicité possible de celle-ci dans les détournements.

 

 

Ahl-Assane Rouamba

Centrafrique : malgré des progrès, la situation reste préoccupante, selon la Présidente de la transition

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CA-ONU  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-aux-nations-Unies.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza aux nations Unies

La présidente de la transition de la République centrafricaine, Catherine Samba Panza, a déclaré samedi, à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, que malgré certains progrès, son pays connaissait toujours « une situation préoccupante aux plans sécuritaire, humanitaire et économique ».

Parmi les « avancées perceptibles » enregistrées en 2014, Mme Samba Panza a cité l’adoption le 10 avril par le Conseil de sécurité de la résolution 2149 autorisant le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée de l’ONU pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

« Nous fondons beaucoup d’espoir sur le déploiement de cette mission qui devrait contribuer de manière effective et efficace à la sécurisation du pays, à la paix et au développement durable », a-t-elle déclaré, tout en relevant que la réussite de cette mission « dépendra aussi de l’implication à ses côtés des forces de défense et de sécurité nationales ». A cet égard, elle a sollicité la compréhension de la Commission des sanctions de l’ONU pour que l’embargo sur les armes en République centrafricaine soit levé.

Au plan humanitaire, Mme Samba Panza a affirmé que des efforts notables ont été enregistrés depuis janvier 2014. « A ce jour, le nombre des déplacés internes est passé de 900.000 à 175.000 personnes, ce qui signifie que 81% de ces déplacés internes ont quitté les sites de fortune pour regagner leur communauté », a-t-elle précisé.

Cependant, a-t-elle poursuivi, « la situation humanitaire de manière générale reste préoccupante car tributaire de la situation sécuritaire fragile, notamment dans l’arrière-pays ». Des efforts doivent être faits en vue du retour des 400.000 réfugiés dans les pays voisins, a-t-elle dit.

Evoquant la nécessité de réussir une réconciliation nationale fondée sur « le désarmement des cœurs et des esprits », la présidente de transition a estimé qu’un premier pas avait été franchi à Brazzaville en juillet, avec la signature de l’Accord de cessation des hostilités par tous les acteurs de la crise.

Pour tous les aspects de la situation de son pays, sécuritéire, humanitaire et politique, Mme Samba Panza a souligné la nécessité que les fonds promis par la communauté internationale soient effectivement versés.

Abordant le terrorisme, elle a plaidé en faveur d’une plus grande mobilisation de la communauté internationale, « notamment contre la secte Boko Haram qui opère au Nigéria et au Cameroun non loin des frontières » de la Centrafrique et « contre la LRA (Armée de résistance du Seigneur) qui sévit encore sur son territoire ».

CA-ONU

CEEAC-CENTRAFRIQUE : Benoît LIKITI oublié de Centrafrique et de la CEEAC?

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Corbeau News Centrafrique.

 

Oû est donc parti le Président du Parti UDRP?
Benoît LIKITI

Dans l’une de nos éditions publiées sur des réseaux sociaux et site web d’origine centrafricaine, nous nous interrogions de la disparition totale du compatriote, économiste, diplomate et président d’un parti panafricain, Benoît Likiti. Notre article paru, tour à tour, chez Centrafrique-Presse le 05 et le 06 septembre chez Corbeau news Centrafrique sous le titre MAIS OU DONC EST PASSE LE PRESIDENT DE L’UNION DES DEMOCRATES POUR LE RENOUVEAU PANAFRICAIN ( UDRP ) ? a finit par faire réagir de nombreux centrafricains éparpillés dans le monde qui n’ont fait qu’apporter témoignages qui nous permettent aujourd’hui de repérer celui qui a été candidat indépendant aux élections législatives et présidentielles des 3-8 aout 1993. Par ces témoignages collectés, nous espérons pousser le pouvoir de Bangui à la lucidité, à la responsabilité et au respect de la souveraineté de l’Etat. “A chaque recul de la souveraineté populaire, à chaque disparition de la République, correspond un retour en force, franc ou dissimulé, de la justice régalienne.” Disait François Mitterrand dans Le coup d’Etat permanent. A ce propos nous avions bien pris le soin de définir dans notre dernière publication le profil idéal du politique qui doit faire preuve, entres autres, de justice, d’impartialité et d’indépendance. Nous avions dit le droit, la justice et la république sont imbriqués. L’un ne va pas sans l’autre. Ajoutons à cela la légitimité car, sans celle-ci, le pouvoir ne pourrait être appliqué dans de bonnes conditions.

Les discussions aboutissent à des lois et ces dernières doivent être appliquées et surtout acceptées : c’est la légitimité. Au final, l’homme politique tient son mandat de ses réussites. S’il échoue, il est écarté. Or à se référer à la gestion quotidienne de la transition centrafricaine, force est de constater que la jura regalia (marques de la souveraineté) s’applique par intérêts portés à un domaine par rapport à un autre. « Il n’est pas en politique d’axiome plus sûr » disait encore le politicien. Peut-être. Est-ce que la première pensée du politique français s’appose au cas Likiti Benoît « victime de la rancœur du pouvoir mis en place depuis le 21 janvier 2014 » telle que qualifie un membre du bureau du conseil national de la transition ? Une piste non négligeable qui nous amène à nous interroger sur les motivations de la présidente Catherine Samba Panza à geler la suite à donner à la nomination de Likiti Benoît au poste de contrôleur financier à la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) par l’ancien président Michel Djotodia depuis octobre 2013. Des compatriotes revenus du pays d’Ali Bongo disent soit rencontrer l’homme politique personnellement soit ont eu écho de sa présence dans la capitale gabonaise. Les témoignages reçus sur le poste de contrôleur financier à la CEEAC concordent.

La succession du contrôleur financier actuellement en poste embarrasse l’institution autant qu’elle est la pomme de discorde entre la République Centrafricaine à qui revient le poste et la République du Tchad qui approuve la décision de nomination en qualité d’état-président en exercice de l’institution sous régionale. C’est selon les textes officiels de l’institution sous-régionale. Et la présence de Likiti Benoît arrivé aussitôt à Libreville au Gabon au dernier trimestre 2013 pour prendre poste en remplacement de Gondha Jean Benoît est une évidence. Mais il ne siège pas depuis que l’homme a foulé le sol gabonais. Quel problème rencontre-t-il pour entrer en service nul ne le sait. De passage à Bangui en juin 2014, Allam-Mi Ahmad, le secrétaire général de l’institution et la présidente de la transition ont donné très peu de crédit au sujet durant leur bref entretien. Catherine Samba Panza rencontre-t-elle un problème à débloquer la situation avec son homologue tchadien ou à rapporter le décrèt de Michel Djotodia ? A la présidence centrafricaine, tous les très proches collaborateurs de la présidente de la transition sont unanimes et peinent à dire que Samba Panza ne partage pas le décret qui nomme un nouveau contrôleur financier – qui avait déjà occupé la fonction dans le passé – en remplacement l’actuel occupant du poste. D’une source encore plus proche de Catherine Samba Panza on apprend qu’à sa prise de fonction la présidente de la transition s’est absoute de tous dossiers laissés encours de traitement par ses prédécesseurs François Bozizé, Michel Djotodia, Ferdinand Nguendé. Or le dossier CEEAC impliquant les deux contrôleurs financiers nommés engageaient Bozizé et Djotodia. Du côté du gouvernement centrafricain, le ministère des affaires étrangères ne suit le décret qui nomme Likiti Benoît à la CEEAC de Libreville. L’inertie du MAE centrafricain dans le traitement de ce genre d’affaire oblige à se demander dans quelle condition vit le diplomate centrafricain au pays des Bongo.

Tout se passe entre la présidence centrafricaine et le gouvernement comme si tout va bien côté CEEAC alors que chaque jour qui passe conforte l’impasse dans lequel se trouve la souveraineté nationale. Nous y reviendrons.

Housnou Philémon

RCA: Lettre de Dénonciation pour entrave à l’Exercice de la liberté syndicale par le Directeur Général de la SOCASP

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ORGANISATION DÉMOCRATIQUE SYNDICALE

DES TRAVAILLEURS DE Centrafrique (ODSTC/FSM)

B.P : 3056 E-mail : odstc@yahoo.fr Tél. + (236).75.50.71.02. /70.50.43.09./

 

N° 0119/ODSTC/BEN/SG.14

                                                                            

Bangui, le 29 Septembre 2014

 

 

Le Bureau Exécutif National

A

 Son Excellence Monsieur le Ministre, du Travail,

de la Sécurité Sociale et de l’Emploi

Bangui

 

Objet : Lettre de Dénonciation pour entrave à l’Exercice

de la liberté syndicale par le Directeur Général de la SOCASP

        

             Excellence Monsieur le Ministre,

 

L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de centrafrique (ODSTC) sous la plume de son Secrétaire Général a l’honneur de venir très respectueusement par la présente qu’il vous plaise de bien vouloir prendre toutes les mesures qui s’imposent aux fins de parvenir à la résolution du suspens issu du comportement peu démocratique de Monsieur le Directeur Général de la SOCASP, eu égard à l’exercice de la liberté syndicale pour toutes fins utiles.

 

Sur les Faits

 

Allégations : Faisant suite à l’obligation règlementaire, statutaire et légale consacrée aux Organisations Syndicales d’une part, par l’Acte Constitutionnel de Transition de notre Pays, le Code du Travail et d’autre part le Statut Général de la Fonction Publique, les Conventions Collectives de l’Organisation Internationale de Travail (O.I.T.) donnant droit aux Organisations Syndicales de Sensibiliser les Travailleurs de tous les Secteurs d’Activités : Public, Para-public, Privé, Rural, Agricole et Informel en vue de leur représentativité pour leurs droits et obligations vis-à-vis des Employeurs et d’Adhérer librement aux Organisations de leurs choix selon les idéaux de celles-ci.

Ainsi, par respect de ce principe fondamental, l’ODSTC affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) qui est représentée dans plus de 120 Pays au monde, avec plus 86 millions de membres, s’est faite le devoir de faire une descente au sein de la SOCASP pour sensibiliser les travailleurs sur leurs droits et devoirs et ainsi qu’au bien-fondé d’adhérer à un syndicat.

A cet effet, l’ODSTC/FSM a reçu en temps réel, l’adhésion de 35 travailleurs de ladite société et leur a établi les cartes d’adhérents; et pour ce faire, il s’avère maintenant indispensable de mettre en place une structure en son sein pour la sauvegarde des intérêts de ceux-ci ;

 

Fort de ce qui précède, en date du 26 Septembre 2013, l’ODSTC/FSM par le truchement de son Bureau Exécutif National a adressé un courrier N° 0073/ODSTC/BEN/S.G. 13 du 26 Septembre 2013à Monsieur le Directeur Général, relatif à la mise en place du syndicat de base dénommé ODSTC/SOCASP qui agira tant pour les intérêts de la Société que pour l’amélioration des conditions de travail, de vie des membres et l’instauration du Dialogue Social au sein de la SOCASP ; (Pièce n°1).

Ayant attendu en vain la réaction du Directeur Général de la SOCASP à cet effet, un courrier n° 0072/ODSTC/BEN/SG.14 du 23 Mai 2014 lui a été encore adressé pour la relance de la mise en place dudit syndicat de base SOCASP (Pièce n°2).

Malheureusement et nonobstant le fait pour le Directeur Général de confisquer les cartes d’adhérents, ce dernier n’a daigné donner suite jusqu’à lors à cette préoccupation.

Vu l’urgence que revêt la mise en place dudit syndicat de base, une demande d’audience particulière N°0110 /ODSTC/BEN/SG.14 en date du 03 Septembre 2014(Pièce n°3) tenant lieu de mise en demeure lui a été adressée encore pour lui rappeler succinctement les dispositions de la Convention N° 87 de l’O.I.T. sur la liberté syndicale, ratifiée par la R.C.A. reprises dans les dispositions du Code de Travail et l’Accord d’Etablissement de la SOCASP notamment en ses articles 2 et 3.

 

A ce jour, ce prédateur, Directeur Général n’a pas lâché prise, persistant dans un silence insolent voire moqueur, un monologue passionné propre à un monarque moyenâgeux qui dénature et déshonore lâchement la fonction qu’il occupe, voulant un bras de fer avec notre syndicat et nos adhérents personnel de la SOCASP, ce qui n’honore aucunement les atouts démocratiques chèrement conquis et acquis par la sueur et le sang des travailleurs centrafricains parmi lesquels se compte la Liberté Syndicale. Ce comportement révolu provocateur, rétrograde qui illustre bien la moralité de Monsieur le Directeur Général doit être banni.

Et même moins encore les monarchies actuelles ont accepté en leurs seins l’exercice de la Liberté Syndicale car faisant partie des principes fondamentaux des droits de l’Homme, à plus forte raison une Société d’Etat qui n’est ni une propriété de ce gourou. Ainsi, son inertie, ses menaces, sa manipulation et son incompétence notoire n’engagent que sa conscience d’intrigant et ne sauraient prospérer assez longtemps. Il est nécessaire de lui apprendre des leçons suffisantes de management pour lui permettre d’assurer une telle Direction ou Fonction.

 

SUR LA PROCEDURE

 

Etant entendu que la Liberté Syndicale est un droit inaliénable, nul ne saurait se permettre à empêcher son exercice, ni son épanouissement, ce qui serait caractéristique pour son auteur, d’un abus de droit susceptible de poursuite judiciaire, et de déposer une plainte auprès de l’OUSA, la FSM et le BIT contre la République Centrafricaine qui accepte de tels agissements. Ainsi, il convient de rappeler que la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, les Conventions Collectives de l’O.I.T. N° 87 et 98 sur la Liberté Syndicale, la Protection du droit syndical et sur le droit d’organisation et la Négociation Collective, reprise par l’Acte Constitutionnel de Transition, le Code du Travail notamment en ses articles 30 et suivants et le Statut Général de la Fonction Publique accordent une importante et prépondérante place à l’exercice de la liberté syndicale. Par conséquent étant une organisation légalement établie et respectueuse des textes en vigueur, il est hautement souhaitable et nécessaire avant d’entreprendre toute procédure judicaire, il apparait ici nécessaire de faire d’abord un recours hiérarchique en vue du dénouement à l’amiable de ce litige latent qui oppose l’ODSTC/FSM à la Direction Générale de la SOCASP.

 

Par ailleurs, au demeurant, Monsieur le Ministre vous voudrez bien instruire le Directeur Général à restituer sans délai les cartes d’adhérent de nos militants qu’il détient par devers lui pour toutes fins utiles.

 

En définitive, l’ODSTC/FSM estime que l’agissement de Monsieur le Directeur Général est contraire à la Loi, Règlement et Textes en vigueur notamment l’Article 30 alinéa 2 du Code du Travail qui dispose : « Le Chef d’entreprise ou ses représentants ne doivent employer aucun moyen de pression en faveur ou à l’encontre d’une organisation syndicale quelconque » renchérit par l’article 31 du même Code.

 

Logiquement le Directeur Général a entamé ces dispositions légales à ce niveau des faits ce qui l’expose à une poursuite judiciaire pour qu’il s’abstienne désormais de pervertir et de dénaturer les faits, mais dans le cadre du Dialogue Social l’ODSTC/FSM met en exergue la piste d’un règlement administratif.

Tel est, Excellence Monsieur le Ministre, la teneur de notre lettre de dénonciation que nous soumettons à votre appréciation pour « Décision ».

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Pour le Bureau Exécutif National

 

 

 

 

Louis Marie KOGRENGBO

Secrétaire Général

Ampliations :

– Présidence de la République

– Président/ CNT

– Premier Ministre

– Ministre de l’Energie et Fonction Publique

– FSM/ BIT/ OUSA/ CIS

– DG Travail

– Les Organisations Syndicales de Centrafrique

– Presse

– Délégué Personnel SOCASP

 

 

RCA: Samba-Panza roule tout le monde avec un faux Communiqué de la présidence

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COMMUNIQUÉ DE LA PRÉSIDENCE

Bangui, le 26 septembre 2014

La Présidence de la transition déplore la propagande acharnée avec laquelle des intérêts occultes cherchent à déstabiliser d’avantage, sous couvert d’allégations mensongères médiatisées, la République Centrafricaine, pays particulièrement fragilisé par une crise militaro politique profonde et confronté à un grand défi de mobilisation de ressources pour sortir la population de l’extrême vulnérabilité.

Le discrédit permanent, jeté sur les relations fortes d’amitié, de fraternité et de solidarité existantes entre la République de l’Angola et la République Centrafricaine, poursuit l’unique dessein de priver le peuple centrafricain, plongé dans la détresse humanitaire la plus grave de son histoire depuis décembre 2012, de toute assistance significative et durable de ses pays voisins membres de la CEEAC, qui se sentent concernés par le sort de l’Etat Centrafricain et de sa population meurtrie.

La Présidence de la transition tient à informer l’opinion nationale et internationale que sur initiative de la Cheffe de l’Etat de la Transition, toute la lumière a été faite sur la gestion de l’assistance financière mise à la disposition de la République Centrafricaine par le gouvernement angolais avec les hautes autorités du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New-York.

Par conséquent, la Présidence de la transition demande instamment que cesse la campagne calomnieuse en cours, dont le peuple centrafricain n’a pas besoin, à un moment où des efforts sont déployés pour maintenir la République Centrafricaine en bonne place dans  l’agenda de la communauté internationale à coté des nombreuses urgences qui mobilisent l’attention des bailleurs de fonds.

Pour la Présidence de la transition,

 

Antoinette Montaigne

NDLR: Madame  Antoinette Montaigne, en signant ce Communiqué, soi disant à Bangui, elle se croit plus maligne que tout le monde. D’après nos informations sur place en France, Madame Montaigne se trouve actuellement en France comme d’habitude. Un véritable scandale d’État . Tous les Centrafricains sont au courant de vol, détournement à répétition de l’équipe actuelle qui dirige cette transition politique en Centrafrique. D’ailleurs, beaucoup des Centrafricains se demandent par quels moyens,  où  et comment la Présidente Catherine Samba-Panza a pu acquérir une grosse villa en France en si peu de temps? Reste à savoir. 

Catherine Samba-Panza, sa fille et le Premier ministre Kamoun éclaboussés par une affaire de 2,5 millions de dollars détournés du Trésor public

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Corbeau News Centrafrique  /  Afrique Connection

Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun

 

D’après le magazine Jeune Afrique, qui révèle l’information, le président angolais Dos Santos a octroyé un don de 10 millions de dollars à Catherine Samba-Panza pour renflouer les caisses de la Centrafrique. Mais le problème est que 2,5 millions de ce pactole ne sont jamais entrés dans le Trésor : où est passé cet argent ?

Catherine Samba-Panza se serait bien passée de cette affaire rocambolesque qui vient de l’éclabousser. Déjà fragilisée à l’intérieur, et de plus en plus lâchée par ses soutiens occidentaux, mais aussi de la sous-région, la présidente de la Centrafrique est aujourd’hui un problème de deniers publics. Selon le magazine Jeune Afrique de cette semaine, le président angolais, Eduardo Dos Santos, a octroyé un don de 10 millions de dollars à son homologue centrafricain, pour renflouer les caisses de son pays. Mais 2,5 millions de cette somme sont introuvables. En tout cas, aucune trace dans les caisses de l’État, souligne JA.

Toujours d’après le magazine Jeune Afrique, L’affaire démarre au 4 mars lorsque Catherine Samba-Panza se rend à Luanda pour expliquer à son homologue les problèmes financiers de son pays. Dos Santos lui accorde séance tenante un don de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros). La moitié (5 millions) lui est remise sur place.
« De retour à Bangui le lendemain, la présidente elle-même remet les 5 millions cash à trois personnes de confiance, avec pour consigne-aucune banque commerciale de Bangui ne disposant des liquidités nécessaires- d’aller les changer contre des Francs CFA à Douala, au Cameroun », écrit le magazine basé à Paris.

C’est Mahamat Kamoun, alors conseiller spécial à la présidence, aujourd’hui Premier ministre contesté dont la nomination à ce poste a fait beaucoup de bruit, Christelle Sabot, chef de cabinet et fille de CSP, Robert Bokoyo, Directeur adjoint du Trésor qui sont chargé d’exécuter cette mission top secrète. Le 6 mars, ils arrivent à Douala, font le change à Ecobank. Le 8, la somme de 2 milliards Francs CFA est transférée sur le compte du Trésor centrafricain auprès de la Banque des Étais de l’Afrique centrale ((Beac).
Si jusque-là, le processus a suivi son cours normal, ce ne sera pas le cas pour la deuxième tranche de 5 millions de dollars. Celle-ci arrivera à Bangui, « fin mars- début avril », via un émissaire, relève la source. « Le 28 avril, à la demande de Mahammat Kamoun, le Directeur du Trésor, Gabriel Madenga, se fait remettre par Christelle Sappot, la fille de CSP, la somme de 2,5 millions de dollars qu’il transfère aussitôt sur le compte centrafricain à la Beac, via Ecobank, dont l’agence banguissoise dispose cette fois des liquidités nécessaires en Francs CFA. »

La question qui s’impose est celle-ci : où sont passé les 2,5 millions de dollars (1, 132 milliards de F CFA) qui n’ont pas emprunté le même circuit légal et officiel ? Le FMI et le président angolais Dos Santos veulent être éclaircis sur cette question. Mais, les pressions multiples, ils n’ont toujours pas obtenu des réponses claires de la part de CSP. Comme quoi, la présidente centrafricaine est toujours en zone de turbulences.

 

 

Par: Jean OLOHOU

 

ONU:Sassou N’Guesso plaide pour la Centrafrique

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Corbeau news Centrafrique (CNC)

Le Président Denis Sassou Nguesso plaide pour la Centrafrique

Brazzaville, 27 Septembre 2014 –Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, médiateur international de la crise centrafricain, a plaidé le vendredi 26 septembre dernier à New York, en faveur de ce pays « frère » de l’Afrique centrale, en exhortant la communauté internationale à  continuer à agir pour le rétablissement de la paix et la reconstruction de la République Centrafricaine.

Le président Sassou N’Guesso a fait ce plaidoyer au cours de la « Réunion de haut niveau sur la Situation en République centrafricaine », à la 69ème Assemblée générale des Nations Unies. « Par-delà le soutien politique, il nous faut renforcer l’assistance économique, financière et matérielle, tout en exhortant le Gouvernement de Transition à s’investir davantage dans la mobilisation des ressources internes.

La réconciliation et le dialogue ne peuvent prospérer dans un environnement de misère et d’incapacité pour l’Etat à assurer ses fonctions régaliennes », a-t-il déclaré. « La médiation internationale s’emploiera, en ce qui la concerne, à poursuivre son appui aux institutions de la transition pour renforcer le rapprochement entre filles et fils centrafricains », a-t-il rassuré. Selon lui, « le chemin de la normalisation en RCA reste encore parsemé d’embuches et la sortie de crise est d’abord tributaire de la volonté des filles et des fils de ce pays ».

 Au moment où la MISCA,  qui a succédé aux forces sous régionales, vient de passer le témoin à la MINUSCA, Denis Sassou N’Guesso a vivement apprécié la coopération qui s’est développée entre la sous-région,  l’Union Africaine et les Nations Unies. En même temps, il s’est félicité du maintien dans la nouvelle force des contingents des pays de la sous-région déjà présents  dans le cadre de la MISCA. « Ce changement dans la continuité est, il me semble, le meilleur hommage que l’on puisse rendre aux soldats de la paix qui ont payé de leur sang l’engagement de solidarité », a-t-il souligné. Après la tenue à Brazzaville du 21 au 23 juillet dernier du Forum pour le Dialogue Politique et la Réconciliation Nationale en RCA, qui a laissé espérer un climat de détente avec la signature de l’accord de cessation des hostilités, le médiateur international pense qu’ « il faut à présent aller de l’avant ».  « Le désarmement des groupes armés, la réforme des forces de défense et de sécurité avec la mise en place d’une armée professionnelle, équilibrée et représentative, le déroulement d’un processus électoral qui ne doit souffrir d’aucune  contestation, sont autant de questions qui attendent des réponses », a-t-il fait remarquer, appelant les Centrafricains à se parler davantage entre eux pour pouvoir surmonter tous les obstacles et parvenir à la réconciliation nationale dans la justice, la prospérité et la démocratie ». Denis Sassou N’Guesso a aussi salué « l’engagement renouvelé de la Présidente Catherine Samba-Panza à faire avancer le processus de transition et de le conduire à son terme, suivant les termes de la feuille de route et de la charte de la transition. A cet égard, seule une démarche consensuelle  pourrait en garantir la réussite ».

Par: sassou.net

Interview du Président du Parti USD-COMODES, Robert ENZA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Robert-INZA-Président-du-Parti-USD-COMDES-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Robert INZA, Président du Parti USD-COMDES en Centrafrique

1 – Monsieur le Président, vous avez créé USD-COMODES, une nouvelle formation politique ayant vu le jour en pleine crise centrafricaine. Pourquoi USD-COMODES et quels en sont ses objectifs ?

Robert ENZA : USD-COMODES (union des sociaux démocrates pour le contrat moral du développement économique social)  a vu jour dans la crise, mais il a été conçu depuis des années comme un projet de gestion d’un Etat. USD-COMODES considère l’Etat comme une entreprise nationale, sa gestion se doit d’être confiée à des Dirigeants qui ont une vision de développement d’entreprise et avec obligation de produire des informations sur sa gestion aux citoyens qui en sont les actionnaires sociaux.

USD-COMODES n’est en aucun cas un projet opportuniste ni une envie abusive de pouvoir né de la crise mais une grande pensée, une psychologie d’agir visant à modifier et à transformer un système de gestion vieux de 50 ans qui a eu l’outrecuidance de ne pas  construire aux centrafricains un Etat au sens du terme.

Créer un Etat-politique où la règle de droit est présente au niveau de toutes les instances de l’Etat, elle ne laisse aucune place à l’arbitraire, régente tout car elle est le critère permanent de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal et ne tolère pas les interprétations divergentes.
La RCA n’a jamais existée. Est-il, nous avons vécu sur un territoire inachevé appelé Centrafrique. Notre territoire est l’Oubangui-Chari : USD-COMODES soulève ici la dialectique d’un retour à l’origine.

Et en la vision, il revient de se poser cette question : qui sommes-nous et où allons-nous ? C’est à cette question que USD-COMODES veut apporter une réponse efficace et durable.
Nous sommes un pays en faillite, un pays dans un désastre économique et financier, un pays dans un désastre politique et social. Et nous promettons de sortir notre pays de ce marasme.
Cette question est l’expression de la volonté  de contrôler que de subir le futur. Il s’agit non seulement de prévoir le changement, mais surtout de le promouvoir, de le créer.

Cette question entraine inévitablement un objectif : éliminer tout ce qui a conduit notre pays à la catastrophe, déconstruire les antagonismes et inimitiés nocifs créés par cette crise et bâtir un nouvel Etat sur une base politique saine de vivre ensemble: la démocratie, l’économie et le droit.
2 – La population centrafricaine dont la majorité est jeune aspire à une nouvelle classe politique pour diriger la nouvelle république aux termes des futures consultations populaires en 2015 dont USD-COMODES sera certes l’un des candidats. Quelles bases d’espoir la jeunesse centrafricaine peut attendre de vous puisque cette jeunesse a été plusieurs fois victime de l’injustice sociale, de la démagogie, du clanisme, du népotisme et du tribalisme, j’en passe ?…

Robert ENZA : Nous sommes conscients que les femmes et les jeunes qui forment plus de 80% de notre population active sont en chômage ou encore ne sont pas valablement occupés. Ils ont été mal éduqués et mal formés. Ils sont les victimes des 40 ans de gestion à vide que le pays a connu. Cette situation est  très préoccupante.
USD-COMODES est porteur de projet de développement axé sur l’entreprenariat formel et l’agriculture. Et comme le dit un adage chinois : quand tu donnes un poisson à un homme tu l’occupes pour la journée et si tu lui apprends à pêcher tu l’occupes pour toute sa vie. Aussi USD-COMODES promet d’offrir un environnement économique et social dans lequel le citoyen pourra avoir la possibilité de trouver du travail, la sécurité, une vie famille et une vie satisfaisante. Voilà ce qui est important dans la vie de l’homme. USD-COMODES fait de la discrimination interne un crime.

3 – Est-ce que la naissance de USD-COMODES a impacté sur la classe politique centrafricaine et les couches sociales ?

Robert ENZA : A ce que nous savons, aucun parti qu’il soit traditionnel ou nouveau, n’a d’impact sur les couches sociales qui vivent encore leurs souffrances. Les couches sociales ont à priori des idées arrêtées à savoir, voir du nouveau, intègre et soucieux du mieux être commun. Elles en parlent et attendent de voir les produits politiques et leurs leaders étalés sur le marché.

Par contre les partis traditionnels et les vieux croutons déclarés candidats ont peur de l’émergence des nouveaux partis comme USD-COMODES dont le leader sort de l’entreprise privée, un habitué du jeu de la concurrence et de l’objectivité, un autre concept, une autre façon de voir et de faire la politique et unique en son genre.

4 – Quelle est la démarche de USD-COMODES pour qu’il devienne un parti implanté sur toute l’étendue du territoire national ?

Robert ENZA : USD-COMODES communique sur son projet et c’est ce que fait son Président et tout le staff. Notre parti passe très bien auprès des jeunes et des intellectuels envie de voir une nouvelle classe politique aux idéaux bâtisseurs.

5 – La république centrafricaine a organisé beaucoup de dialogue politique dont les recommandations sont souvent classées ou du moins appliquées en dent de scie et la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, envisage présider une ènième assise politique à Bangui qui pourrait voir la participation de François Bozizé et Michel Djotodia. Quelle lecture faites-vous de ce prochain forum politique avec la participation bien-sûr de USD-COMODES ?

Robert ENZA : Nous avons déjà dit et écrit, le dialogue de la réconciliation doit se tenir sous un gouvernement élu et non celui de la transition sans assise légale. Parce qu’il  est question fondamentale ici de faire passer la justice et ça il n’est pas négociable. Nous ne voulons pas d’un pardon puéril sans justice si non, on n’aura rien retenu de cette crise. USD-COMODES condamne l’impunité, un élément du mal gouvernance.

6 – Quelles sont vos analyses par rapport au bilan de l’opération Sangaris et Micopax et vos appréciations relatives à la mission de Minurca qui a débuté officiellement le 15 septembre passé tout en sachant que ce sont les mêmes éléments qui ont changé de béret?

Robert ENZA : En effet, Sangris et Micopax ou Misca, toutes ces forces ont été une force de dissuasion, voire tampon qui a permis d’éviter le pire. Nous en sommes reconnaissants. Mais les casques, nous le répétons, ils ne régleront pas tous nos conflits et tous nos problèmes.
Les centrafricains doivent se mobiliser et peser sur la mission de la Minusca afin qu’elle ne se perde pas en conjecture. La Minusca ne réussira pas si nous ne sommes pas impliqués.

7 – Beaucoup de voix se sont levées pour critiquer la gestion calamiteuse de l’exécutif de transition en commençant par le bilan non restitué d’André Nzapayéké le premier ministre sortant et la nomination de l’actuel Premier ministre Mahamat Kamoun qui a fait couler assez d’encre et salive. Qu’en dites-vous ?

Robert ENZA : Le gouvernement de N’zapayéké était un gouvernement de parents et de clan ethnique, profiteurs. Chacun se connaissait. Il était clair qu’un tel gouvernement ne puisse réussir. Nous avons été de ceux qui ont condamné la reconnaissance honorifique décernée à N’zapayéké à sa sortie pour confirmer son incompétence.
Mahamat Kamoun, lui également est mal parti. Son gouvernement aura beaucoup du mal à rassembler les opinions. Sa nomination reste sur une équation différentielle non résolue sur une ardoise noire.

8 – Quelles sont vos démarches auprès de la population centrafricaine meurtrie ?

Robert ENZA : USD-COMODES agit ni dans le but de faire le bien ou le mal, il agit dans le sens naturel des choses. Il ne vit pas sur des calculs électoraux. Son esprit est libre. Il n’est pas chargé des accessoires du donateur ni de l’acheteur des consciences et des âmes pauvres. USD-COMODES  est heureux car il sait ce qu’il fait n’est pas artificiel, il n’a point besoin d’acheter la conscience des gens. Ce qu’il fait coule dans le sens du naturel, il ne force rien. USD-COMODES est heureux des circonstances propices aux vertus, de l’abandon, de l’ardeur aux mérites, séparé de tout orgueil et de la jalousie.

Ceux qui s’évertuent dans le but de faire le bien, et oublier la vraie raison qui les pousse à le faire, souffrent, car leur esprit n’est plus libre, leur esprit est chargé de pensée, de chagrin, ils sont obsédés par la crainte, la peur de tout perdre et de ne pas aboutir à leur but personnel, qu’est le pouvoir, le bonheur. « Ne rien forcer, ne rien vouloir, laisser les choses venir. Le bonheur vient tout  seul » a dit un maître tibétien.

Ces candidats, au lieu de fondre dans la vacuité afin de trouver la plénitude, ils se perdent dans l’effort et la volonté. Ils seront surpris des résultats. Car ce peuple a changé et il a grandi, il n’est plus le même hier

9 – Comment voyez-vous aujourd’hui la justice centrafricaine ?

Robert ENZA : Elle est courbée et c’est depuis 40 ans qu’elle est courbée. Et elle ne va pas se redresser maintenant.

10 – Bientôt 2015, il y aura les élections. Quel message fort avez-vous pour le peuple centrafricain ?

Robert ENZA : Au sortir de cette crise, il nous faut un nouveau Etat ; que le sang versé de nos compatriotes pendant cette crise, soit une semence de l’unité et de la paix. Et le vrai choix c’est USD-COMODES, un parti acquis pour la conquête d’un espace économique et libéral.
Je vous remercie.

Propos recueillis par Pierre INZA,

directeur de publication du « Globe Le Visionnaire »

CENTRAFRIQUE : MAMANS DEBOUT POUR LA PAIX CA SUFFIT ?

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CNC (Bangui) 27 – 09 – 2014

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-femmes-de-Centrafrique-veulent-la-Paix.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les femmes de Centrafrique veulent la Paix
Les femmes de Centrafrique veulent la Paix

Depuis le début de cette crise, les Mamans de Centrafrique, sont restées actives à la fois pour une gestion rapide de la crise et pour dénoncer les violences faites aux femmes. Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes étaient debout tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays pour la défense de l’intégrité territoriale, la réconciliation et la restauration de la paix en Centrafrique. Le genre dans la prévention des conflits en Centrafrique. Les femmes Centrafricaines ont mise en place cette Association Femmes Debout pour la Paix en Centrafrique pour revendiquer une forte implication des femmes au processus de la paix enclenché dans notre pays. Elles expliquent qu’il importe de prendre en compte le rôle particulier des femmes dans les stratégies de sortie de crise aux plans local, régional et national. Car, dirent-elles, en tant qu’épouses, mères et sœurs, elles ont une aptitude particulière à conseiller et convaincre les hommes et les enfants à aller à la réconciliation et à la paix. A ce titre, les femmes debout pour la paix en Centrafrique   demeurent un des leviers incontestables pour le renforcement de la paix durable, de la stabilité et du relèvement socio-économique, qu’elles sont aptes à jouer pleinement leur participation de qualité au processus de la paix ? «L’après crise est toujours difficile à gérer. Les femmes debout de Centrafrique se donnent ce rôle qui leur est naturellement dédié pour œuvrer de concert afin que la paix revienne en Centrafrique. Il faut rappeler que la relation entre les mamans de Centrafrique et la prévention, la gestion et la résolution de conflits est au centre des attentions, des plus hautes autorités de la transition Centrafricaine. En admettant que la femme est un agent de transformation sociale, elle est capable de mettre en marche de nouvelles dynamiques qui servent à lutter contre les causes profondes des conflits. Ce sont donc elles qui peuvent soutenir le mieux les actions de prévention et de consolidation de la paix à long terme.

Par: ASSOCIATION FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

Centrafrique: la communauté internationale attend des avancées

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(RV) Entretien  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-aux-nations-Unies.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza aux nations Unies

L’Assemblée générale de l’ONU poursuit ses travaux à New York. L’occasion pour de nombreux pays de se faire entendre. Vendredi, la présidente de la transition centrafricaine est venue s’assurer du soutien de la communauté internationale. Face à l’urgence dans son pays, Catherine Samba Panza n’a pas caché son impatience : elle a rappelé qu’elle se trouve dans « une situation compliquée sur le terrain, avec une armée absente, des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyen pour ramener la sécurité ».

La communauté internationale a promis son aide tout en réclamant des avancées. Mais selon Léon Koungou, chercheur en politique de sécurité à l’Université catholique de Louvain, il ne faut pas précipiter les choses, notamment pour restaurer l’État. Il est interrogé par Audrey Radondy

 

RV

Alerte Bangui: la tension monte de plusieurs crans au quarier Km5

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Corbeau News Centrafrique.

 

La tension est montée d'un cran à Km5

Selon des informations crédibles émanant des sources bien informées dans le secteur, la tension est montée de plusieurs crans dans Km5 depuis plusieurs heures. On ignore exactement les causes de cette brusque montée de colère car, ce samedi matin, le secteur était relativement calme. On nous signale même de combat à l’endroit avec des armes blanches. Pour l’instant, nous ne sommes pas en mesure de donner des chiffres exacts sur le nombre des blessés.

Nous reviendrons sur ce dossier dès que possible.

 

Gisèle MOLOMA, en direct de Bangui pour CNC

 

 

Bangui: calme précaire à Km5 ce samedi

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Calme-précaire-à-Km5-ce-samedi-matin.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Calme précaire à Km5 ce samedi matin

 

Le secteur du KM5 semble être calme ce matin, après des  détonations d’armes entendues le vendredi 26 septembre. A l’origine de ces tirs, l’arrestation de certains jeunes musulmans détenteurs d’arme par les éléments de la Sangaris. L’opération a créé la tension, mais cette force internationale juge importante son intervention.

Pour la Sangaris, il s’agissait d’un appui militaire à l’Unité de Police Constituée(UPC) camerounaise. « C’était vers 11h que l’UPC a aperçu un groupe des jeunes en possession d’arme et de grenades. Et donc, la Sangaris est intervenue pour arrêter ces jeunes pour les désarmer. Cela fait partie de la mission de maintien de la paix en République Centrafricaine », a expliqué une source proche de la Sangaris.

La tension s’était montée parce que, les jeunes de km5 n’ont pas voulu de cette intervention, selon la même source. « Ils ont érigé des barrières pour empêcher l’UPC et la Sangaris de passer. C’est là que nous avons engagé des tirs de dissuasion. Ce qui a permis le démantèlement des barrières et a permis aussi à nos éléments de replier dans le quartier Fatima en observation pour faire baisser la tension », a  ajouté une source proche  de la cellule de la communication de la Sangaris.

Cette source a signalé par ailleurs que des jeunes ont tiré sur la Sangaris avec des armes « AK 47 ». « A l’arrivée de notre équipe de renfort, des gens ont utilisé des armes AK47 sur nous en réaction, nous avons neutralisé le tireur», a fait savoir ce même responsable de la cellule de communication de la Sangaris au RJDH.

Contacté ce matin par le RJDH, un habitant du km5 a fait savoir que le calme est revenu dans le secteur après l’incident, avant de parler de tentative de pillage par certains jeunes.

« Hier soir, des jeunes ont voulu piller un dépôt de stockage des marchandises à côté de l’ex BEA-REX. Ce qui  a occasionné des coups de feu dans le secteur. Mais ce matin, toutes les activités ont repris et des véhicules et des piétons circulent normalement », a témoigné cet habitant au RJDH.

La Sangaris a réitéré sa volonté de rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire.

La journée de vendredi 26 septembre était consacrée au deuil au sein de la communauté musulmane de Km5.

Par: Rosmon Zokoue

Bangui: les Anti-Balaka ont tiré sur les casques bleus au quartier Combattant

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Corbeau news Centrafrique  /  Centrafrique Matin

Les forces de la Misca en RCA

La nuit de mardi 23 septembre 2014 a été une nuit pénible pour les Anti-Balaka de cette localité. Aux environs de 21 heures 30 la population des alentours de ce quartier ont passé la nuit dans la panique à cause des détonations d’armes qui ont résonné. Même l’arrivée des casques bleus pour la pacification ne dit rien à ces éléments Anti-balaka qui se sont transformés en groupe de bandits rackettant les femmes et autres commerçants en utilisant des armes où ils ont détenu par de vers eux. Mais cette nuit ces derniers (bandits) ont eu chaud après avoir tenté d’agresser les Casques bleus dans leur patrouille.

En effet, tout a commencé sur l’avenue des Martyrs qui mène à l’aéroport Bangui-M’Poko. Juste au niveau du marché Combattant, les forces onusiennes de passage dans leur véhicule, un élément des Anti-balaka a tiré sur ces forces, heureusement, il n’y a pas de victime. Professionnalistes qu’ils soient, ils n’ont pas riposté et ont regagné leur camp militaire (M’Poko). Après avoir garé leur véhicule, ces Casques bleus ont sillonné à pied le uartier en direction du marché, là où la détonation a eu lieu.
Selon les analystes de la rédaction de Centrafric Matin, ces professionnels onusiens n’ont pas voulu les abattre mais ils ont préféré les attraper. Ils ont mis les Anti-balaka en débandade, car ces professionnalistes de la pacification ont tiré des armes lourdes à peine 15 minutes. Le quartier était presque vide à cause de ces résonnements d’armes. Mais selon un témoin rejoint à l’anonymat a expliqué : « Ne savons quoi faire, ces Anti-balaka ont couru de out côté jetant les armes par terre, quelques éléments sont récupérés par les Casques bleus. Mais que ce témoin ignore le nombre des capturés », a-t-il dit. Heureusement, aucune victime n’est dénombrée car ce sont les professionnels.
Le quartier combattant est désormais connu comme le secteur qui regorge des bandits (Anti-Balaka) qui sèment la panique, le vol à main armée, la violence des paisibles habitants, des troubles de tout genre. Attention les Anti-balaka de combattant, l’heure de la paix et de la réconciliation a sonné !

Par: Jean-Bernard Yamazecka

L’Ouganda refuse de se joindre à la mission de maintien de la paix de l’ONU en RCA

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Xinhua  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

Ouganda, Kampala-manifestation-repression

L’armée ougandaise a déclaré vendredi avoir refusé de participer à la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (RCA) en raison de la modification du mandat des troupes déployées dans le pays.

L’ONU souhaitait que les troupes ougandaises déjà déployées en RCA dans le cadre de l’Union africaine abandonnent la chasse aux rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a indiqué à la presse le chef des Forces de défense du peuple ougandais, le général Katumba Wamala.

“Nous avons proposé à l’ONU de nous permettre de rejoindre la mission de l’ONU en RCA pour nous concentrer sur la poursuite de la LRA, mais l’ONU a eu une autre idée. L’ONU voulait que nous nous éloignons du secteur et de la mission qui nous a emmenés en RCA”, a-t-il noté.

“Nous sommes toujours concentrés sur la chasse aux rebelles de la LRA et les opérations ont continué de connaître des résultats positifs”, a déclaré le général Wamala.

L’Ouganda déploie plus de 4.000 soldats en RCA qui poursuivent les rebelles de la LRA, dont le chef, Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés dans le nord de l’Ouganda.

 
Par: Xinhua

Centrafrique : Ban Ki-moon appelle à la mobilisation pour favoriser reprise économique et stabilisation

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CA de l’ONU  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-déplacés-centrafricains-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés centrafricains

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi la communauté internationale à se mobiliser pour favoriser la reprise économique et la stabilisation en République centrafricaine, pays qui vient tout juste de sortir d’une longue période de conflit et de chaos.

S’exprimant lors d’une réunion de haut niveau sur la Centrafrique en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Ban, qui avait visité en avril un pays « dévasté » où « le désespoir était grand », a relevé quelques progrès accomplis récemment.

« Ensemble, la MINUSCA (mission de l’ONU), les forces françaises et l’EUFOR-RCA (mission de l’Union européenne) vont s’employer à améliorer les conditions de sécurité », a-t-il dit. Le processus politique est « sorti renforcé de l’élection de Catherine Samba-Panza en janvier » comme Présidente de la transition. Et l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville (Congo) le 23 juillet est « une étape importante », a-t-il ajouté.

M. Ban a engagé toutes les parties centrafricaines « à conclure rapidement un accord politique sur la gouvernance et sur les principales questions d’état de droit », soulignant que « pour que la paix revienne, il est indispensable que les crimes atroces qui ont été commis soient punis ».

Le chef de l’ONU n’a pas caché qu’il reste « beaucoup de travail à faire ». « Il reste des milliers de déplacés. Les femmes et les enfants demeurent exposés à des violences et des mauvais traitements graves. Des milliers d’enfants sont encore associés à des groupes armés. Les différentes communautés sont loin d’être réconciliées. La crise alimentaire n’est pas loin », a-t-il souligné.

M. Ban a appelé à la mobilisation « pour favoriser la reprise économique et la stabilisation afin de répondre à des besoins urgents sur le plan de la sécurité et de la situation humanitaire ».

Reconnaissant qu’« il faudra du temps pour reconstruire », M. Ban a estimé que la communauté internationale devait « se concentrer sur la gestion des finances publiques et la responsabilité, en mettant l’accent sur la collecte de l’impôt, la maîtrise des dépenses publiques, les marchés publics et les pratiques relatives aux concessions ».

« Nous devons être là pour les Centrafricains », a ajouté M. Ban. « Nous devons nous engager à tenir le cap et à les aider à tracer la voie qui conduira à la reconstruction, à la réconciliation et au retour de l’état de droit ».

« Nous avons la possibilité d’aider. Et l’obligation d’agir », a-t-il conclu.

Par: le Centre d’actualité de l’ONU

Centrafrique: La présidente reconnait que la situation est compliquée

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lefigaro.fr / corbeaunews-Centrafrique.com

Catherine Samba-Panza

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a reconnu aujourd’hui se trouver dans une “situation compliquée” et “obligée de s’en remettre aux forces internationales” pour ramener la paix et la stabilité dans ce pays. “Je suis dans une situation plutôt compliquée sur le terrain, avec une absence d’armée, des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyen pour ramener la sécurité”, a déclaré à la presse Mme Samba Panza juste avant l’ouverture d’une réunion consacrée à la Centrafrique en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. “Je suis obligée de m’en remettre aux forces internationales pour m’accompagner dans la recherche de la paix et de la stabilisation de mon pays”, a-t-elle reconnu.

La Centrafrique a plongé dans le chaos et la violence début 2013 avec le renversement du président François Bozizé, chassé par une coalition à majorité musulmane, qui a pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu’en janvier 2014. Mais les violences ont continué, avec la constitution de milices à dominante chrétienne qui se sont vengées sur les populations musulmanes, assimilées aux anciens rebelles. Une force onusienne a commencé à se déployer le 15 septembre en Centrafrique. Elle compte pour le moment 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la force africaine qui était présente sur le terrain). Quelque 2000 militaires français sont également déployés en Centrafrique depuis décembre 2013.

Avec AFP

RCA-Cameroun: enlèvements de Camerounais à Garoua Boulaï , 4 otages liberés

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Cameroun24  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/larmée-camerounaise-à-la-frontiere-avec-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'armée camerounaise à la frontiere avec la RCA

Selon le gouverneur de la région de l’Est, Dieudonné Ivaha Diboua, les ravisseurs se faisaient passer pour des réfugiés quand ils ont procédé aux enlèvements cette semaine dans la localité frontalière de Garoua Boulaï :

Abdoulaye Miskine a été arrêté il y a un an alors qu’il se cachait près de la frontière, et conduit ensuite à Yaoundé où il est détenu depuis. Selon le gouverneur Ivaha Biboua, des soldats ont été immédiatement dépêchés sur les lieux, où ils ont réussi à libérer 4 des otages peu après leur rapt.

Le colonel Didier Badjeck, porte-parole militaire camerounais, déplore que les factions Anti-Balaka attaquent son pays, alors que des soldats camerounais risquent leurs vies au sein de la mission internationale de maintien de la paix pour rétablir la stabilité en République centrafricaine :

L’attaque contre Garoua Boulaï est la seconde imputée à des anti-balaka ces dernières semaines au Cameroun.

Le pays, qui a une frontière de 800 km avec la Centrafrique, a actuellement sur son territoire près de 300.000 réfugiés centrafricains.

C24

MIEUX VAUT VIVRE DES SUITES D’UNE OPÉRATION ÉLECTORALE DOULOUREUSE QUE MOURIR DES VIOLS RÉPÉTÉS D’UNE TRANSITION ATTEINTE ET INCURABLE !

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Les plumes de RCA  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Catherine-Samba-Panza-et-Alexandre-Nguendet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza et Alexandre Nguendet

Pourquoi faudrait-il encore se préparer à accorder autant de temps aux acteurs actuels de la transition en cours dans notre pays la RCA, pour les aider à prolonger la souffrance de nombreux Centrafricains, las et désespérés ?

Aussi, je commencerais volontiers la présente réflexion, par où je veux aboutir, à savoir que : la transition centrafricaine est un monstre hybride qui subsiste sur des sables mouvants de ses propres inconséquences. Cette transition est le prototype même de la mascarade politique permanente dans sa sublime expression, un cataplasme inefficace mais toléré de tous. Cette transition va très mal, elle est malade, donc il faut la soigner. Le seul remède aujourd’hui, c’est d’en sortir et d’en sortir le plus rapidement possible. Quant aux moyens d’y parvenir favorablement et sans grands risques, seule l’organisation des élections – même dans les conditions minimales mais acceptables -, reste souhaitable. Ces élections sont nécessaires, elles sont possibles, donc il faut les organiser dans les délais prévus.

Ainsi donc, ami lecteur et cher lectrice, vous savez d’entrée de jeu, de quoi j’ai envie de vous entretenir et où je souhaite vous emmener. Pour le démocrate que je suis, cela a le mérite d’être clair. Par conséquent, vous avez le libre choix vous aussi, soit de passer dès à présent à autre chose, soit de me suivre dans mes « délires » et analyses, au risque d’y laisser vos convictions et d’en sortir avec des idées troubles. Qu’à cela ne tienne, dont acte !

Tout d’abord et à titre de nécessaire rappel, l’on se souviendra des assisses de janvier 2013 à Libreville au Gabon, au cours desquelles furent négociés et signés, les documents de l’acte fondateur solennel, par lequel la mise en place de la transition a été consacrée. A cette époque, le ras le bol des Centrafricains en était au point où, même pactiser avec Lucifer en personne pour faire tomber Bozizé, ne demandait ni un minimum de réflexion, ni la moindre prudence politiquePourtant, tous les doutes étaient déjà permis quant à la suite du processus enclenché.
Aussi, en considérant a posteriori les conditions et les circonstances de sa conception et de son accouchement, c’est-à-dire l’environnement trouble et malsain, dans lequel ces fameux accords de Libreville, étaient appelés à s’exécuter, il ne fallait être ni prêtre ou devin, pour présager des empoignades pourtant prévisibles à l’époque, entre des protagonistes difficilement réconciliables.
Au final et presque tout naturellement, le monstre à la « tête monumentale et aux jambes squelettiques » de Libreville, s’était aussitôt révélé incapable de tenir debout, et donc de marcher et d’avancer convenablement comme on l’avait imaginé.
C’est ainsi que juste quelques semaines après sa mise au monde, les « chirurgiens-dentistes » de la Séléka, durent arracher à la pince du coup d’état, l’excroissance dentaire Bozizé, habitué naguère aux tergiversations et mensonges politiques.
Mais une fois installé en mars 2013 dans le fauteuil présidentiel tant convoité, Djotodja ne fit pas mieux, si ce n’est qu’emporter neuf mois plus tard, Nicolas Tiangaye, son Premier Ministre de l’époque, dans sa chute vertigineuse du 10 janvier 2014, laquelle fut masquée en démission. Par ailleurs, il convient de retenir entre autres que la cohabitation entre les deux personnalités démissionnaires, assise sur  les accords de Libreville, ne fut pas l’une des meilleures.

Quoiqu’il en soit, le CNT après moult arrangements, bricolages, magouilles, façons et contrefaçons, dû créer les conditions de désignation du nouveau chef de l’exécutif de la transition. A la proclamation de l’épreuve finale de passage, Samba-Panza s’affirmera. Presque neuf mois après, les Centrafricains ne sont pas loin du regret. Et ce n’est là qu’un doux euphémisme.

Ceci étant, il est facile de noter que depuis ses débuts jusqu’au stade actuel de son évolution, la transition centrafricaine a du plomb dans les ailes. Elle peine vraiment à décoller, et pour autant elle fait peiner  les Centrafricains.

MAIS QUELLES EN SONT  LES RAISONS ?

LA SUPERBE TROUVAILLE DE LIBREVILLE : LE CONSENSUS

Le 11 janvier 2013 à Libreville au Gabon, quatre textes importants avaient en effet vu le jour, à savoir   :

  1. L’Accord de cessez- le feu
  2. L’Accord politique de Libreville sur la résolution des conflits en RCA
  3. La Déclaration des parties aux négociations de Libreville sur la RCA
  4. Le communiqué final du 2ème sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats d’Afrique centrale sur la situation sécuritaire en RCA

C’est donc l’ensemble de tous ces textes qui allaient permettre au CNT d’élaborer la Charte Constitutionnelle de la Transition promulguée à Bangui, le 18 Juillet 2013 par Michel Djotodia Am-Nondroko.

Connaissez-vous le maître- mot, ou mieux, le mot fétiche de cette charte de la transition ? Le CONSENSUS. Tenez et lisez, si le cœur vous en dit, l’intégralité des articles ci-dessous de la charte constitutionnelle, dont j’ai retenu juste certaines parties :

  • Art. 32 : Les Décrets sont pris en Conseil des Ministres par consensus
  • Art.53 : …les décisions sont prises au sein du Conseil National de Transition par consensus. Après l’épuisement des voies visant à réaliser le consensus, les décisions sont prises…
  • Art. 55 : Le Conseil National de Transition chargé notamment de :..Adopter en l’état le projet de loi portant sur le code électoral (convenu par consensus le 21 septembre 2012);
  • Art. 103 : …Les institutions de la transition s’engagent à privilégier le dialogue et le consensus comme mode de fonctionnement normal et de règlement des conflits.

A moi maintenant de vous poser la question suivante ami lecteur ou chère lectrice, observateurs attentifs de la vie politique centrafricaine : après 9 mois de transition Djotodia et 9 mois de transition Samba-Panza, la transition consensuelle en RCA, où en est-elle ?

Du reste, il faudrait en réalité tout un ouvrage pour développer et débattre des concepts approximatifs et flous de « démocratie consensuelle », mère adoptive de la « transition consensuelle » et d’autres têtards du même genre.

En Afrique, l’un des grands théoriciens, défenseurs et expérimentateurs de cette démocratie consensuelle fut en effet l’ex-Président Malien Amadou Toumani TouréATT -, que les Centrafricains ont presque tous à un moment exalté, pour son implication dans la résolution de la crise du milieu des années 90 en RCA. Voici ce qu’il disait :

« … Le consensus politique ne signifie pas unanimisme encore moins monolithisme. Le consensus implique la notion de compromis plutôt qu’une opinion adoptée à l’unanimité ; il ne signifie pas forcément que tout le monde est satisfait du résultat, mais suggère plutôt que tout le monde juge le résultat acceptable et que la majorité soit satisfaite… Le consensus politique au Mali, est nous semble-t-il, une tentative avancée, dans la construction de ce nouveau système politique en devenir en Afrique : les larges coalitions gouvernementales. L’expérience malienne a regroupé l’essentiel des forces politiques autour de la vision d’un président de la république qui n’a pas de parti politique. »

Chacun pourra penser ce qu’il veut de de cette démocratie consensuelle ainsi theorisée. Pour ma part, ce concept, pas plus que celui de la « transition consensuelle » est un leurre et j’en veux pour preuve. Je vivais à l’époque encore à Bamako au Mali, quand en ce jour du 22 mars 2012, en plein midi, Amadou Toumani Touré, le Président de la démocratie consensuelle, dû quitter précipitamment son Palais de Koulouba, acculé par les soudards en colère du capitaine Sanogo.

Je dis et je soutiens que la transition consensuelle en RCA est un leurre ; et plus tôt on en sortira, plus tôt l’on pourra faire à nouveau des grands pas vers la vraie démocratie intégrale.
Ma conviction et mon argumentation se fondent sur trois constats:

1-  L’attitude et le comportement des présidents de transition et de leur entourage.

A vrai dire qu’il s’agisse de Djotodia ou de Samba-Panza, de quels avantages comparatifs peuvent-ils se prévaloir, eux qui ne sont que des « Présidents de la transition »? Par quoi se distinguent-ils et en quoi ont-ils fait mieux pour la RCA que leurs piètres prédécesseurs de « Présidents  pleins » ? J’allais dire qu’ils sont tous les mêmes. Mais je retiendrais, compte tenu du temps et de l’espace de leur avènement, que les présidents de transition se sont révélés même pire que les « Présidents  pleins », en termes de : népo-tribalo-régionalisme exacerbé, mauvaise gouvernance, arrogance, corruption, détournement, clientélisme, incompétence, triomphe de l’impunité…

Alors, s’il vous plaît ami lecteur et chère lectrice, pourquoi craindre d’avoir en place un « président plein » qui saura mettre de l’eau dans son vin, au lieu de subir les affres d’une transition vorace qui, pressée par le temps, le saura toujours plus ?

Si j’avais à choisir ma mort, je préfère mourir lentement, emporté par des petits coups assénés par un régime « normal », qui peut avoir l’illusion d’avoir tout son temps devant lui ; au lieu de crever de violents coups de marteaux répétés, d’une transition qui par essence doit tout faire rapidement, y compris la pleine satisfaction de ses vices. Dans la première hypothèse, cela me donne au moins l’illusion de la vie malgré tout. Dans la seconde, cela donne l’impression de la mort avant la mort.

2-  L’autocensure, l’auto-musèlement, l’auto-bâillonnement contre-productif de toutes les voix discordantes et des partis politiques

Observez comme elle est morne la vie politique en Centrafrique ! Remarquez la chape de plomb du politiquement correct et du conformisme ! Alors que le propre des partis politiques qui ne sont pas au pouvoir c’est de dénoncer, de s’opposer, d’animer la sphère socio-politique, il est décevant de constater cette extraordinaire absence des uns et des autres à un moment où les populations ont le plus besoin de leurs apports et de leur présence constante. Et pour cause ! Chacun craint de briser le consensus, de paraître comme l’empêcheur de « transiter » en paix, l’ennemi des marchands d’illusions qui gèrent la transition, l’iconoclaste qui renverse tout sur son passage et s’érige contre le viol collectif organisé par la classe politique !
Remarquez que les rares moments où la vie politique s’est vraiment animée ces derniers temps et tenue en haleine les Centrafricains, furent ceux-ci : le massacre de Fatima, le forum de Brazza, et « l’élection » de Kamoun.
Au demeurant, que les salaires ne soient pas versés ne dérangent personne ; on peut continuer à tuer à Bambari ou ailleurs, cela n’est que normal ; dame Ngakola compagne du Premier ministre Kamoun peut continuer de gouverner à la douane ; Achaffi et sa bande du Km5 peut toujours imposer leur loi ; Samba-Panza peut prolonger la transition et demeurer au pouvoir. Tout ça n’est que normal !

Mais alors, puisque tout cela est acceptable, pourquoi parler de transition au lieu de normaliser l’anormal et consacrer une fois pour toute Samba-Panza Présidente de la RCA au lieu de Présidente de la transition ?

Pour ma part je dis, arrêtons cette mascarade de transition qui ne favorise pas l’exercice de la démocratie véritable et allons aux élections. De toutes les façons, comment concevoir qu’un régime anti-démocratique à tout point de vue (ni la moindre élection, ni exercice politique) puisse préparer à entrer dans une démocratie ? Non, allons aux élections car en fait, et c’est là ma troisième conviction :

3-  La véritable transition

Pour la plupart des pays du pré-carré français, la démocratie est entrée par la porte année 1990 dénommée « Conférence de La Baule ». S’ensuivirent les conférences nationales souveraines et leurs différentes déclinaisons, qui sonnèrent ainsi le glas des « présidences à vie » en introduisant les consultations électorales et donc la possibilité d’alternance.
De 1993 – passage de pouvoir de Kolingba à Patassé – à ce jour, la RCA n’a plus connu ni d’alternance présidentielle démocratique, ni de véritables élections législatives ou municipales.
Que personne ne s’y trompe, je persiste à croire et à dire, que la transition vers la démocratie, ne s’amorcera qu’avec l’installation du prochain régime issu des urnes. Car il faudra à celui-là, faire l’expérience des règles du jeu démocratique et apprendre à transmettre le pouvoir sans rechigner. Quand la RCA aura ainsi franchi ce cap et réussi encore au moins deux autres « examens de passage », alors et alors seulement, nous pourrions débuter de commencer à espérer.
Mais à entendre la Présidente de la transition, sommes-nous vraiment près du compte ? Rien n’est moins sûr.

DES RAISONS INVOQUÉES PAR SAMBA-PANZA POUR JUSTIFIER LA PROROGATION DE LA DURÉE DE LA TRANSITION.

C’est à travers ses récentes réponses aux journalistes de la Voix de l’Amérique et de RFI qu’apparait l’esquisse des raisons que la Présidente de la transition semble vouloir soutenir pour demander le report des élections et donc la prorogation de la transition. Je tenterai de trouver aux questions qu’elle se pose à elle-même, les réponses que je me donne à moi-même. La Présidente parlait ainsi :

« J’examine une situation, je me pose des questions :

CSP : Comment organiser des élections alors que la moitié de la population est dans des camps de déplacés ?

GJK : Depuis 9 mois que vous êtes au pouvoir qu’avez-vous fait et combien de déplacés sont-ils effectivement rentrés ? En prenant par exemple les cas du Rwanda, du Burundi et plus loin géographiquement celui du Mali, avait-on attendu que tous les réfugiés rentrent pour organiser des élections dans ces pays ? Des déplacés de la vie il en a toujours eu, des déplacés de la vie il en aura toujours. Personnellement, j’estime que ce n’est pas le retour des déplacés qui permettront les élections, mais plutôt, ce sont les élections qui pourront rassurer et permette le retour du maximum des déplacés et exilés.

CSP : Comment organiser des élections alors que l’Etat est en total délabrement ?

GJK : Dans l’histoire récente de la RCA, peut-on situer une période où l’Etat n’a jamais été en délabrement ? Allons aux élections, desquelles sortiront un pouvoir légitime, qui devra rompre avec le mode de gouvernance actuelle et instaurer tous les leviers d’une bonne gouvernance. A partir de là seulement, nous pourrons alors rassurer nos partenaires au développement et commencer à redonner à l’état centrafricain un nouveau visage.

CSP : Comment organiser des élections alors que la moitié du pays n’est pas fréquentable à cause des présences des groupes armés ?

GJK : La moitié du pays a toujours vécu ici. Les zones que vous visez ont toujours été des zones de non droit et les gouvernements successifs n’ont jamais gouverné qu’à Bangui et ces environs. Seul un régime acceptable issue des élections sera plus légitime pour régler ces questions. D’ailleurs, depuis que la Séléka a occupé des zones entières de la RCA qu’avez-vous fait ? Devrions-nous attendre que ces zones soient libérées pour aller aux élections ou aller aux élections pour trouver les moyens de libérer ces zones ?

CSP : Et puis, comment organiser des élections alors que les moyens financiers annoncés ne sont pas encore décaissés ?

GJK : C’est grave ce que vous dites Madame la Présidente ! Qui peut encore vous faire confiance pour gérer son argent. ? D’ailleurs n’avez-vous pas vous même dit « je ne céderai pas au dictat de la communauté internationale ». Je vous soutiens Madame la Présidente, surtout ne céder pas ! Permettez simplement que je vous rappelle ce dicton turc que je vous citais le 03 mars 2014 :« Ne frappe surtout pas à la porte d’un autre, si tu ne veux pas qu’on frappe à la tienne ».

CSP : Comment organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité ?

GJK : Très sérieusement pensez-vous que l’insécurité puisse justifier que les élections ne se déroulent pas comme prévues ? L’insécurité nous connaît et nous connaissons l’insécurité. Plus sérieusement, la MINUSCA est là pour quoi ? Pour une fois que les urnes seront sécurisées, ne tergiversons point. Ce sont les élections qui créeront les conditions pour parfaire le minimum de sécurité actuelle et non – dans l’absolu – la sécurité qui créera les conditions pour les élections. Croyons-y et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

CSP : Quand l’état civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ?

CJK : Alors là, je pose avant tout une simple question : Quand pensez-vous reconstituer l’état civil pour que nous allions aux élections ? Il s’agit là des questions techniques et je puis vous certifier que des données recueillies par la dernière CENI sont toujours bien conservées. Faisons preuve de bonne foi.

CSP : Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain ?

GJK : Alors à qui la faute ? Certainement pas aux fonctionnaires qui attendent leurs salaires. Il existe bien des moyens de motiver ces fonctionnaires à regagner leur poste. Ce qui est sûr une fois de plus, si nous devons attendre le redéploiement total de l’administration dans toutes les zones avant d’organiser les élections, autant mieux dire que nous pouvons attendre encore au moins cinq ans.

CSP : Il s’agit là de questions importantes que l’ANE, aidée par la communauté internationale, devra se poser. Maintenant, il appartient à l’Autorité nationale des élections de revoir la question et puis de se prononcer sur un nouveau chronogramme.

GJK : La communauté internationale est prête pour le 15 février 2015. Et vous ? Il n’y a pas de chronogramme à revoir, mais des volontés à manifester.

En conclusion, seules les élections pourront permettre de sortir de l’impasse actuelle de la transition qui s’enlise. Plus vite nous nous y engagerons, plus vite et à l’aide de la communauté internationale, nous trouverons des solutions aux problèmes de la RCA.
Voilà pourquoi je dis : MIEUX VAUT VIVRE DES SUITES D’UNE OPÉRATION ÉLECTORALE DOULOUREUSE QUE MOURIR DES VIOLS RÉPÉTÉS D’UNE TRANSITION ATTEINTE ET INCURABLE !

 

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

 

NDLR: très très bonne réflexion.

Bâtiments en ruines, moyens humains et matériels dérisoires, la justice centrafricaine s’écroule

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Justice-de-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Justice de centrafrique

Bâtiments en ruines, moyens humains et matériels dérisoires après des décennies de gabegie et de troubles: la justice centrafricaine est aujourd’hui dans l’impossibilité de poursuivre les auteurs de l’“interminable” liste d’atrocités perpétrées par les groupes armés.

Consciente de cet état de fait et à la demande des autorités de transition de Bangui, la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur les crimes (meurtres, viols, déplacements forcés, persécutions, pillages, utilisation d’enfants soldats) commises par des miliciens depuis plus d’un an et demi dans un Etat en faillite livré à des violences intercommunautaires.

En terme humains, la justice centrafricaine c’est environ 200 magistrats assistés de 350 personnels auxiliaires (greffiers,…), indique-t-on au ministère.

Mais, “de nombreux postes sont non pourvus et on note un certain nombre d’abandons de postes. L’impression générale est une situation de justice sinistrée (…) incapable de jouer véritablement son rôle”, commente-t-on de même source.

Côté moyens, la justice dispose en principe d’un budget de 1,5 milliard de francs CFA (25 millions d’euros), largement insuffisant pour entretenir tribunaux et centres de détention.

-Prisons écroulées-

Au total, la Centrafrique devrait compter une cinquantaine d’établissements pénitentiaires. Mais certains se sont écroulés en province. Il en resterait une trentaine aujourd’hui, parfois des maisons d’habitation, transformées en maisons d’arrêt provisoire.

Conséquence: les évasions, estimées à plus de 700 par an, se multiplient.

“La plupart des éléments des ex-Séléka ou anti-balaka n’ont leur place qu’en prison, puisqu’il s’agit de détenus jugés et qui se retrouvent en liberté à la faveur de la crise”, déplore sous couvert d’anonymat un officier de l’armée, ancien régisseur de la maison d’arrêt de Bangui.

Dans les rangs des groupes armés, on trouve en effet nombre de criminels déjà condamnés et qui ont profité du chaos provoqué par le renversement du régime de François Bozizé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane Séléka.

“Nous mettons tout en oeuvre dans notre vie quotidienne pour ne pas tomber sur eux en restant toujours vigilant. Surtout que nous ne sommes pas protégés, ni armés et qu’il est difficile de savoir présentement qui est armé et qui ne l’est pas”, commente avec une ironie amère un magistrat.

En novembre 2013, le directeur général des services judiciaires, le magistrat Modeste Martineau Bria, a été abattu en pleine rue par des individus présentés comme des ex-Séléka qui voulaient voler sa voiture. Selon certaines sources, il s’agissait d’anciens détenus ayant rejoint la rébellion.

– Police aux abonnés absents –

Braquages, agressions, disparitions: les habitants de la capitale Bangui subissent une criminalité qui continue d’empoisonner leur vie. Et la police centrafricaine reste souvent aux abonnés absents, pour les mêmes raisons que la justice.

Si, côté justice, le gouvernement s’en remet à la CPI pour un mettre fin à l’impunité généralisée maintes fois dénoncée par la communauté internationale, côté police, il mise sur l’ONU.

Une nouvelle force onusienne, la Minusca, est en cours de déploiement depuis le 15 septembre. Dans ses rangs, elle compte un millier de policier, sur un effectif total prévu de 1.800.

“Quand quelqu’un ne veut pas comprendre comment on vit dans un Etat de droit, on doit lui apprendre à respecter la loi (…) Il faut que tout le monde respecte la loi”, a rappelé cette semaine devant la presse le commissaire de police de la Minusca, Luis Carrilho.

“Si quelqu’un commet des actes contraires aux lois de la RCA, on ira travailler et aider les forces de défense et de sécurité à faire appliquer la justice. Parce que la police travaille d’une part pour le côté sécuritaire et d’autre part pour la justice”, a-t-il ajouté.

“Quelqu’un qui se fait attraper en flagrant délit doit être automatiquement arrêté. Et la chaîne pénale fait son travail avec le procureur qui est le premier niveau. Le reste va suivre”, a-t-il estimé.

Les policiers de l’ONU ont commencé à patrouiller dans Bangui avec des détachements centrafricains, parallèlement aux opérations de sécurisation des forces militaires internationales (Sangaris, Eufor, Minusca).

AFP

RCA: Braquages, vols, intimidations, rackets, les habitants de Bozoum n’en peuvent plus à Cause des Anti-Balaka.

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RNL  /  CNC

Braquages, vols, intimidations, rackets : les habitants de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham Péndé, n’en peuvent plus.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Une-femme-Anti-Balaka-avec-un-autre-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une femme Anti-Balaka avec un autre à Bangui

Certains parmi eux accusent les Antibalaka mais ces derniers démentent.

Dans cette ville où l’autorité de l’Etat n’existe presque plus, c’est la loi du plus fort qui règne. Les habitants se disent abandonnés à leur triste sort, se plaignent des mauvais comportements infligés par des hommes armés qui circulent librement dans la ville.

Victime de ces exactions, Michel Zinanone, délégué des conducteurs de taxi-motos de la ville, a présenté lors d’une mission effectuée à Bozoum la semaine dernière, une liste de griefs lors d’une rencontre élargie initiée par la Commission Justice et Paix de la paroisse Saint- Michel de Bozoum. « Nous sommes confrontés à d’énormes difficultés occasionnées par les hommes en armes. Ils nous empêchent de travailler comme nous le désirons. Ils érigent des barrières dans la ville et nous obligent à leur verser des sommes d’argent qui nous dépassent », s’est plaint le délégué.

Les vendeurs de produits pétroliers ne sont pas épargnés, comme l’explique leur représentant, Malick Atobaye. « Ce sont les camionneurs camerounais qui nous aident dans le transport de nos produits. Une fois à Bozoum, les Antibalaka les identifient à des musulmans qui n’ont pas le droit de fouler le sol. Ils menacent de les tuer ou d’incendier les véhicules ».

Le commandant des Antibalaka de Bozoum, Godlive Amoda, ne nie pas les faits mais les impute à de faux Antibalaka. Il promet cependant la contribution de son mouvement. « Il y a effectivement des faux Antibalaka qui commettent des exactions. Une structure conjointe Antibalaka-gendarmerie-police est en place pour aider les forces de sécurité à retrouver les fauteurs de trouble », a-t-il indiqué.

A Bangui, la Mission multidimensionnelle de stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca) a annoncé mercredi que plus de 1000 policiers étaient déjà déployés dans les huit arrondissements de la ville pour tenter de rétablir de la paix et la sécurité. Ils devront travailler en étroite collaboration avec la police et la gendarmerie centrafricaines.

Selon le Haut commandant de cette police onusienne, le commissaire Luis Carrilho, la MINUSCA est déterminée à mettre fin à l’impunité des criminels dans le pays. « S’il y a quelqu’un qui a commis un fait qui est un crime, il faut l’arrêter et l’amener en justice en coordination avec la police centrafricaine, la gendarmerie nationale. Car, ensemble, nous pouvons faire la différence au niveau sécuritaire pour la population de la République Centrafricaine », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le fonctionnaire des Nations unies a appelé toutes les institutions à jouer pleinement leur rôle. « C’est un message de sécurité et de justice. La police doit faire ce qu’on doit attendre de la police. C’est travailler ensemble avec les autorités judiciaires, administratives », a-t-il dit.

RNL

Le pèlerinage à la Mecque 2014: véritable parcours du combattant pour certains pèlerins tchadiens

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AA/ N’Djamena/ CNC/Bangui

26 Septembre 2014 14:11 (Dernière mise a jour 26 Septembre 2014 14:13)
Liste d’attente, arnaques, escroqueries, les pèlerins tchadiens font face à plusieurs obstacles avant d’espérer partir pour la Mecque.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-pelerins-Tchadiens-pour-la-Mecque-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les pelerins Tchadiens pour la Mecque

« Une liste d’attente des pèlerins tchadiens ». Il ne s’agit pas d’une liste d’attente sur un vol commercial ordinaire, mais bel et bien d’une liste de potentiels chanceux qui partiront pour le pèlerinage à la Mecque 2014, prévu au mois d’octobre prochain.

Comme pour chaque année, les autorités du royaume de l’Arabie saoudite fixe le barème du nombre des pèlerins autorisés à se rendre en pèlerinage, pour chaque pays. Cette année, le nombre de pèlerins tchadiens a été fixé à 7000 personnes, selon le comité tchadien de pèlerinage 2014.

Cependant, la période des constitutions et dépôt des dossiers pour l’obtention du visa est loin d’être une mince affaire pour les fidèles. Le chemin est bien souvent parsemé d’embûches pour ces derniers qui chaque année, sont victimes d’escroquerie, d’abus de confiance et d’arnaque en tout genre.

Aminata Djallo, âgée d’une soixante d’année, vît à Bambari, au nord-est de la République Centrafricaine. Elle doit passer par le Tchad pour se rendre en Arabie Saoudite, la situation en Centrafrique ne permettant pas une circulation en toute sécurité.

Les frais de Djallo ont été tous assurés par un de ses fils vivant aux Etats-Unis, informe la femme.

« Je suis venue au Tchad juste pour le pèlerinage à la Mecque. Mon calvaire a commencé à partir de la frontière tchado-centrafricaine. Comme elle est fermée depuis le mois d’avril (à cause des violences qui ont secoué la RCA), j’ai dû la traverser de manière frauduleuse. Arrivée à la capitale, la délivrance de l’acte de naissance, ensuite la carte d’identité et le passeport étaient pour moi un véritable casse-tête. Il m’a fallu effectuer des va-et-vient durant près d’une semaine », raconte-t-elle, lassée.

Toujours de sa voix basse, la dame ajoute : « Aujourd’hui, je me suis acquitté de tous les frais, mais à la dernière minute, l’on nous a fait savoir que nous faisons partie de ceux qui voyagent avec le visa ivoirien », poursuit-elle, l’air crédule.

 « Pour l’instant aucune date ne nous a été communiquée, mais les autorités nous ont demandé d’attendre et voilà, j’attends désespérément le cœur serré, de m’acquitter de mon devoir de musulmane », dit-elle dans un murmure.

Pour Dayé Zakaria, ressortissant de Moïto, petite localité situé dans la région du Chari-Baguirmi (sud-ouest), le pèlerinage relève du parcours du combattant.

A deux reprises, ses tentatives de se rendre en terre sainte se sont soldées par un échec.

« L’année dernière, la procédure m’a fait perdre la tête ! Durant des semaines j’ai été roulé dans la farine par le commissionnaire (courtier, sous-traitant ou intermédiaire des agences de voyage) qui a réceptionné mon argent d’entre les mains de mon frère depuis l’Arabie Saoudite », s’exclame l’homme.

« Après lui avoir remis de l’argent et mon document de voyage, je n’ai plus eu de nouvelles. J’ai alors cherché par tous les moyens à le voir. C’était épuisant. Les rares fois où je parvenais à mettre la main sur lui, il ne cessait de me répéter que mon dossier était en cours pour le visa. Il m’a trainé ainsi des semaines durant pour finalement me dire que mon dossier a été rejeté » explique Zakaria, dépité.

«Une fois, à son retour de Djedda (Arabie Saoudite), le commissionnaire m’a dit que je partirais avec la délégation de l’année prochaine (cette année). Mais cette fois, c’est pratiquement les mêmes arguments qu’il avance. Il m’a même dit que si jamais je n’effectue pas ce voyage, cela signifieque Dieu ne l’a pas voulu. Mais il a toutefois promis de faire tout ce qui était en son pouvoir pour me faire partir », a-t-il encore raconté, l’air sceptique.

Pour le vice-président tchadien du comité de pèlerinage 2014 Mahamat Ahmat Choukou, « aucune preuve n’existe de manière officielle concernant les arnaques et escroqueries évoquées ».

« Mais, comme nous collaborons avec 5 agences accréditées, et qu’à leur niveau, chacune d’entre elles sous-traite avec des intermédiaires. C’est évident que des personnes malintentionnées rôdent autour d’eux pour commettre des forfaits », reconnait le responsable.

Pour les autorités tchadiennes, aucune sanction ne peut être infligée contre les auteurs de ces escroqueries tant que la police ne détiendra pas de preuves flagrantes, précise un agent de l’ordre.

Actuellement, plus de 5000 visas ont été accordés aux pèlerins dont une partie se trouve déjà à la Mecque, confie Choukou à Anadolu : « Les autres groupes vont les rejoindre dans les prochains vols une fois que leur visa sera accordé », a-t-il ajouté, sans toutefois préciser le nombre exact de pèlerins encore restants.

Par: Abdoulaye Adoum

 

 

Le Cameroun et la Centrafrique collaborent pour retrouver les 8 otages camerounais

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AA  /  CNC
Les deux pays veulent neutraliser l’auteur des enlèvements : le chef des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) pour des raisons politico-sécuritaires (source sécuritaire à Anadolu)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/laemée-camerounaise-demandent-à-la-population-de-quitter-la-frontière-avec-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'aemée camerounaise demandent à la population de quitter la frontière avec la RCA

Les autorités camerounaises et centrafricaines sont en étroite collaboration pour retrouver les huit camerounais enlevés par des rebelles centrafricains dimanche à Garoua-Boulaï, ville de l’Est du Cameroun, limitrophe de la RCA, a appris jeudi Anadolu, de source sécuritaire camerounaise.

“Le Cameroun et la Centrafrique veulent à tout prix retrouver les huit otages tout en préservant certains de leurs intérêts respectifs “, a expliqué la source qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.

“Le gouvernement centrafricain craint les réactions du chef des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc), Abdoulaye Miskine et de sa troupe, auteurs présumés de l’enlèvement, dont l’objectif est conquérir le pouvoir en RCA. Bangui tient donc à sa neutralisation”, a-t-elle précisé.

“Le Cameroun craint pour sa part la déstabilisation de la région de l’Est, c’est pourquoi les deux gouvernements ont décidé de collaborer afin d’arrêter les rebelles”, a-t-elle encore ajouté.

“Des représentants des deux pays se rencontrent d’ailleurs en toute discrétion pour établir des stratégies efficaces afin de retrouver les otages et de neutraliser le groupe “, a encore révélé la source sécuritaire.

Aucune annonce officielle, des côtés centrafricain et camerounais, n’a été faite jusqu’à jeudi en début de soirée.

Par: Pado Chemie

Centrafrique: La MINUSCA continue son déploiement

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AA  /CNC
Avec l’appui logistique de Sangaris et d’Eufor-RCA.
Minusca-debordée-par-les-rumeurs-de-la-corruption-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Minusca-debordée-par-les-rumeurs-de-la-corruption-.jpg” alt=”La Minusca debordée par les rumeurs de recrutement” width=”503″ height=”285″ />

7 jours  après la passation de pouvoir avec la Misca, la Minusca continue à se déployer en Centrafrique , a constaté le correspondant de Anadolu.

Plus de 5000 membres de la force africaine  Misca (La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine)  ont troqué  leurs bérets verts contre des bérets  bleus, et ont joint la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) entrée en opération le 15 septembre dernier. Les véhicules circulant à Bangui ont été aussi repeints en blanc, couleur du matériel roulant de l’ONU.

Mais le changement n’est pas uniquement cosmétique. Les patrouilles ont été effectives dès le premier jour de l’entrée en fonction et  visent à sécuriser les grandes artères de la capitale et certaines régions de l’intérieur du pays  en attendant que la Mission arrive à sa pleine capacité de 12000 hommes.

Dans son déploiement la Minusca profite de l’appui logistique  des forces françaises  de l’opération Sangaris et des forces européenne de l’opération Eufor-RCA .

La Centrafrique, qui a renoué avec l’instabilité politique depuis moins d’une année, détient le record africain des interventions internationales de maintien de la paix sur son sol avec 13 missions depuis 1998.

La Minusca, est la  dernière en date, et s’est déployée lundi 15 septembre  avec pour mission de consolider l’accalmie fragile que connait le pays depuis juillet dernier date de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre la milice  à majorité musulmane, la Séléka  et la milice politico –militaire  à majorité chrétienne , Anti-balaka. Un nouveau gouvernement a été également  formé, depuis, avec à sa tête un premier ministre musulman, une première dans l’histoire du pays.

Par: Nacer Talel

Sébastien Wénézoui crée son parti politique denommé “Mouvance Patriotique pour l’Avenir-I Kwé”

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Bangui, 25 Sept. CNC  / ACAP

Anti-Balaka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Sébastien-Wénézoui-chef-des-Anti-Balaka.jpg” alt=”Sébastien Wénézoui, chef des Anti-Balaka” width=”570″ height=”323″ />

M. Sébastien Wénézoui, coordonnateur adjoint du mouvement antibalaka a annoncé l’organisation prochaine d’une assemblée générale constitutive devant commuer le mouvement en parti politique dénommé « Mouvance Patriotique pour l’Avenir-I Kwé en abrégé MPA-IK, lors d’une conférence de presse, mercredi 24 septembre 2014, à Bangui.

Cette conférence de presse avait pour objectif d’annoncer la réorientation du mouvement antibalaka pour en faire un parti politique au sein duquel devront se rassembler les chrétiens et les musulmans.

M. Sébastien Wénézoui a fait comprendre que « la République Centrafricaine a connu de graves fissures sociales qui ont créé la division et la haine entre ses filles et ses fils alors qu’ils vivaient avant la crise ensemble comme des enfants d’un même lit. C’est pourquoi, le moment est venu pour tourner la page sombre de l’histoire en engageant les Centrafricains, ex-Séléka d’une part et antibalaka de l’autre, sur le chemin de la paix et de la reconstruction de la République Centrafricaine ».

Il a soutenu que « les divergences culturelles ou religieuses entre les filles et les fils de la Centrafrique ne doivent plus constituer un obstacle à la paix mais plutôt à une richesse ».

Il a demandé aux chrétiens et aux musulmans d’intégrer dès l’assemblée générale constitutive le parti, dont les statuts et règlement intérieur sont déjà élaborés.

M. Sébastien Wénézoui a formulé un plaidoyer auprès du gouvernement pour doter les antibalaka d’un véhicule leur permettant de sillonner le pays afin de professer la paix, conformément à l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville du 24 juillet dernier et qui est fréquemment violé, faute d’information auprès des ex-combattants.

Le désormais président de la plateforme devant aboutir à la création d’un parti politique dit des patriotes, M. Sébastien Wénézoui, a exprimé sa gratitude à l’endroit des forces internationales, à savoir : la Sangaris et les forces de la MISCA, devenue forces onusienne depuis le 15 septembre dernier, pour leur contribution ayant contribué à baisser les tensions en République Centrafricaine.

Par:  Alain-Patrick MAMADOU

Bangui : Sept jeunes du Km5 ont été blessés dans l’explosion d’une grenade

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CNC  /  RJDH

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/explosion-dune-grenade-à-Km5-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>explosion d'une grenade à Km5 de Bangui

Sept jeunes du Km5 ont été blessés dans l’explosion d’une grenade au moment où ils nettoyaient le canal longeant le secteur de Fodé. Les blessés ont été conduits à l’hôpital communautaire pour des soins d’urgence. Les jeunes étaient en train de débroussailler à côté du canal lorsque la grenade a explosé.

Selon un des témoins, la grenade a sauté parce qu’un des leur l’a touchée avec sa machette.  « La grenade était dans la brousse. En travaillant, un de nous est tombé dessus et par mégarde, il a arraché le bout avec sa faucille. Lorsqu’il voulait se mettre à l’abris, la grenade avait déjà sauté pour blesser sept d’entre nous dont lui qui est le blessé le plus grave», a-t-il raconté.

Un jeune d’environs quinze ans, un des blessés retrouvé sur les lieux a donné la même version tout en précisant  qu’il était voisin de celui qui a retrouvé la grenade. « C’est mon ami. Quand il a vu la grenade, il a crié mais c’était tard pour lui et nous autres qui sommes proches ».

Les jeunes retrouvés sur le terrain ont confié être en attente de Michel Mandaba, président du Parti pour la Gouvernance Démocratique qui, selon eux, leur avait demandé de faire ce travail. « Nous attendons notre argent », a avancé un des jeunes réunis sur un terrain au  Kpétènè, à l’arrivée de l’équipe de reportage du RJDH.
Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec Michel Mandaba pour sa version des faits. Après cette explosion, la Police de la Minusca est descendue sur les lieux pour faire le constat. La Sangaris aussi est passée pour s’imprégner de la situation.

Le 3ème arrondissement est l’un des coins de Bangui qui porte encore les signes de la crise qui continue de secouer la République Centrafricaine.

Par: Sylvestre Sokambi

Centrafrique: Un Chef Anti-Balaka veut tester ses gris gris avec une arme trouve la mort à Berberati

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/RCA8.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka de Bangui

Un chef des Anti-Balaka, nommé Albert NGarama  a trouvé la mort le mardi 23 septembre. Ce dernier s’est fait tirer dessus afin de tester la puissance des ses gris-gris.

Selon les faits rapportés, l’incident était survenu, après que ce dernier ait reçu un nouveau gris-gris d’un tradi-praticien. En voulant essayer l’efficacité, il a reçu une balle dans la tête puis il était décédé.

Le Maire de la Commune de Tokia, lieu où s’est produit le drame a fait savoir que le guérisseur traditionnel qui a composé les gris-gris  a pris fuite et son complice a été arrêté et garder à vue à la gendarmerie.  « Le mercredi 24 septembre  dans la matinée, les habitants mecontents sont allés récupérer le complice à la gendarmerie et la justice populaire s’en est suivie ».

L’autorité communale a toutefois déploré la justice populaire qui est récurrente dans sa localité.

Par: JC Wanié-Oua

Centrafrique: un journaliste dépose une plainte contre les anti-balaka

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Agence Ecofin  /  Corbeau news Centrafrique (CNC)

les soldats Anti-Balaka à Bangui en Centrafrique

En République Centrafricaine, le journaliste Ulrich Landry Nguéma-Ngokpélé a déposé une plainte au parquet de Bangui la capitale, contre les individus qui l’ont attaqué le 18 septembre 2014 vers 21h.

Directeur de la publication du journal Le Quotidien de Bangui, il revenait de sa rédaction. Le journaliste a été pris à partie par un groupe d’anti-balakas qui opère au niveau du lycée Boganda à l’entrée du quartier Boy-Rabe à Bangui, selon le site Africa-info.org.

Les miliciens armés ont soumis le journaliste à un interrogatoire, après lui avoir pris son sac à dos contenant du matériel de travail et des documents. Ulrich Landry Nguema Ngokpélé a été plusieurs fois arrêté sous le régime Séléka du président Michel Djotodia. Il a été séquestré dans les locaux du célèbre Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad), une sorte de service de renseignement.

Les journalistes comptent parmi les victimes du chaos en cours depuis environ deux ans et demi en Rca. Sont déjà tombés Désiré Luc Sayenga du journal Le Démocrate, Marie-Blanche Olofio de la Radio Béo Oko de Bambari ainsi que la photojournaliste française Camille Lapage. Des professionnels de l’information sont agressés au quotidien, lorsqu’ils ne sont pas l’objet des menaces de mort, des saisies, des procès pour diffamation ou encore des gardes-à-vue et interrogatoires.

La Centrafrique sur la voie de l’émergence

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Corbeau News Centrafrique.
Catherine Samba-Panza
Les défis sont énormes, gigantesques, et nécessite un appel à la mobilisation de toutes les filles et de tous les fils du pays après les futures élections générales (municipales, législatives et présidentielles), voire même avant. Puisque le rétablissement de la sécurité et de la paix nous interpelle tous. C’est un devoir d’honneur et chacun de nous doit retrousser les manches. Celui qui s’y abstient, sa place n’est plus en Centrafrique. Un pays qui a perdu son âme pendant les crises militaro-politiques et qui serait à la phase de résurrection.
A peine qu’on nous enterre tous et le pays disparaît ou occupé par des barbares si la fameuse intervention onusienne n’intervient pas pour nous sécuriser et nous baliser le chemin du retour à la phase de reconstruction nationale, sans oublier le travail fait en amont par les forces internationales (Sangaris et FOMAC). Le trajet du retour à la normalisation sera bien long, pénible et épuisant. Nous avons intérêt tous, à nous préparer intellectuellement, moralement, psychologique et physiquement pour aborder les défis de l’émergence ; nous abstenir de la consommation abusive de l’alcool qui devient une obsession pour le centrafricain. Vous conviendrez avec moi, que les derniers événements dramatiques ont remis en cause les résolutions et recommandations du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
Economiquement parlant, l’émergence n’est pas un concept nouveau mais plutôt l’effort quotidien, individuel et collectif à fournir par les acteurs du développement pour bouster la croissance. Et si ces efforts consentis évoqués pour les besoins de la cause se dégagent sur le plan national et sur toute l’étendue du territoire, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrivera. L’émergence sera un mot derrière nous puisque depuis « l’opération Bokassa » dans les années 70, à mon avis, si l’on avait maîtrisé ce processus de l’économie verte et qu’il n’y a pas eu crise, les autres pays du continent auront du mal à nous rattraper puisqu’on sera loin à la tête du peloton avec un écart irrattrapable. Ajouter aux efforts consentis du gouvernement centrafricain sous le haut commandement de feu président Jean-Bedel BOKASSA, les projets axés sur le développement des productions vivrières et pastorales financés par FIDA depuis 1974. Les crises récurrentes ont infecté les progrès ces dernières années, à telle enseigne qu’il y a eu découragement des agriculteurs et les principaux bailleurs de fonds.
On ne peut parler d’émergence sans évoquer la principale priorité de l’heure qui est la consolidation de la sécurité et de la paix sur l’ensemble du pays. Pour prendre un bon élan, rappelons que les frontières centrafricaines avec ses voisins qui sont le Tchad, les deux Soudan, le Cameroun, le Congo-Brazza et le RD Congo étaient poreuses depuis le déclenchement des multiples crises. Les dates historiques, je crois, sont bel et bien mémorisées par les centrafricaines et centrafricains qui suivent l’évolution des conflits armés. D’autre part, le service de renseignements d’Etat a perdu son efficacité et de surcroît les premiers citoyens ou juges du pays (je voudrai parler des chefs de quartier) ne jouaient aucunement ou presque pas leur rôle d’alerte et de prise de décisions vis-à-vis des envahisseurs venant d’autres horizons pour s’installer dans le pays. Les indicateurs économiques et sociaux se sont gravement dégradés et il y a eu un relâchement. Le chômage battait son plein et la plupart des paysans ont été enrôlés dans les mouvements des coupeurs de route et différentes rébellions bien entendu. Ils ont choisi l’arme à la place de la houe. Ces derniers doivent être impérativement réinsérés par rapport au programme DDRR. Par conséquent, L’espérance de vie a graduellement baissé et le revenu dans le milieu rural est tombé trop bas. Il a été relevé que les 4 millions de la population de la République centrafricaine vivent sous le seuil de la pauvreté avec moins d’1 dollar par jour et par personne. Quant à moi, je dirai que le centrafricain lamda vit aujourd’hui avec un demi-dollar puisque c’était la catastrophe générale que le pays a connu. L’argent était devenu rare. Si vous sillonnez les 16 préfectures du pays, vous constateriez qu’il y a des personnes qui manquent quotidiennement et cruellement d’argent pour s’acheter les denrées de premières nécessités telles que le sel et le sucre.
Il faut repartir sur de bonnes bases avec un programme de développement économique national cohérent et non illusoire pour reconstruire un pays en crise afin d’avoir une économie forte. De ce point de vue, on donne la priorité aux trois premiers axes des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui sont : l’alimentation pour tous, l’éducation pour tous et la santé pour tous, suivi de l’énergie qui est le principal moteur de cette émergence. L’agriculture ne doit plus se pratiquer à l’état manuel où les paysans n’utilisent que des houes en dépensant trop d’énergie humaine au lieu des tracteurs et bulldozers pour des surfaces en hauteur. Ce processus d’économie verte nous conduira vers une vaste gamme de politique de développement durable où la chaîne verra la participation de toute la population, et débouchera à la réduction du taux de chômage très élevé et l’éradication de la pauvreté. Les produits de notre production agricole diversifiée seront utilisés pour la consommation locale d’abord et transformés pour l’exportation afin d’être compétitif sur les marchés mondiaux.
Selon les recherches des experts du développement rural en République centrafricaine, le pays qui est à vocation agro-pastoral regorge plusieurs cultures d’exploitation et vivrière telles que le manioc, le maïs, l’arachide, le mil, le sorgho, le sésame, le palmier à huile, la canne à sucre, la banane Plantin, le café, le coton, la pomme de terre, le poivre, la tomate, les fruits, les berges et les légumes. Ajoutant à ces produits qui méritent la transformation industrielle, l’élevage des bovins, la tannerie des peaux animalières. Il va sans dire que la République centrafricaine a un climat très favorable à une agriculture pluviale avec des cycles bien longs. On note également une abondance de ressources en eau qui traverse toute la superficie de la république. Cela constitue un potentiel bien entendu pour l’intensification de ces cultures et son industrialisation. Je citerai un exemple à suivre, qui vient de gagner le Prix spécial Reconnaissance du Prize Equator par Amical Bè Oko que président Mme Clémentine NGASSIMA à Sibut. Si nous avons des initiatives salutaires et géniales comme celle-là sur toute l’étendue du territoire, je crois qu’on va vite passer au rang des pays émergents. Concernant le pâturage réservé pour les cheptels, il y a 16 millions d’ha mais seulement 9 millions seulement sont exploités pour 3,7 millions de têtes de bovins. Les conflits armés en ont bien décimé et bon nombre d’éleveurs et leurs troupeaux ont opté pour la transhumance aux pays voisins, tout en relevant que beaucoup ont été volés et pillés par les groupes armés de part et d’autre et les éleveurs tués.
Aux termes de la transition, le retour à l’ordre constitutionnel est la condition sine qua none de tout ce vaste programme d’intensification des cultures d’exploitation et vivrières pour l’émergence. Les futures nouvelles autorités qui gagneront les élections, à mon avis, doivent s’y atteler pour mobiliser les producteurs ruraux dans la stratégie de lutte contre la pauvreté. D’ailleurs, il n’y a pas une raison de mener une politique qui rime à contre-courant puisque l’agriculture et l’élevage occupent, selon les experts, 80% de la population. Et je crois, elle est la base du développement. Les Etats-Unis d’Amérique ont commencé d’abord par l’agriculture avant de devenir la première puissance mondiale. Et les autres pays de l’Occident et de l’Asie lui ont emboîté le pas.
On peut arriver à réduire la pauvreté au sein de sa famille et de la communauté. Ce qui mérite nécessairement un apport personnel, un encouragement et un appui financier de la part des bailleurs de fonds et banques de crédit pour moderniser et développer nos Petites et Moyennes Entreprises de production(PME).
La majorité de la population centrafricaine est très jeune pour qu’on néglige l’éducation et la culture qui sont les bases du développement. J’ai beaucoup mis l’accent sur ce volet dans l’article intitulé « la RCA : un pays détruit par des conflits armés face aux OMD et aux APE ». En effet, c’est la clé de l’émergence. Pour que les objectifs soient atteints, il nous faut former des ingénieurs de qualité qui passeront d’abord par le primaire, le secondaire puis les études universitaires. Nous avons perdu beaucoup d’écoles dans l’ensemble du territoire national. Au total 40% de nos écoles ont été détruites. Il faut les remplacer et numériquement les revoir à la hausse et de manière moderne. La République centrafricaine qui regorge aujourd’hui presque 20.000 étudiants doit envisager construire une autre université qui répond aux normes universelles et plusieurs lycées techniques pour la formation de très bons techniciens lesquels travailleront dans des usines de fabrication et de transformation des produits. Autrement dit, le pays sera éternellement en train de faire appel aux mains d’œuvre extérieures pour ne pas dire être envahis par des expatriés. Les nouvelles autorités du pouvoir légitime doivent préparer déjà ce gigantesque chantier qui attend le peuple centrafricain qui a perdu trop de temps inutilement dans des guerres fratricides. Il faut récupérer les enfants soldats et leur apprendre un métier. Inciter les parents à inscrire tous les enfants qui ont l’âge scolaire et surtout les filles dont le taux de scolarité est trop faible en Centrafrique.
L’énergie : tremplin du développement
Malgré sa richesse hydrographique dense, la république centrafricaine fait partie des pays les plus pauvres de la planète pour manque d’infrastructures répondant aux besoins de la population dont 80% vivant dans des zones rurales. En effet, les taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base sont très faibles et n’ont pas bougé d’un iota depuis la période des troubles. Tout au contraire, ils ont gravement chuté et il y a eu dégradation.
Le projet hydroélectrique de Boali 3 financé par la Chine à hauteur de 14 milliards de fcfa est insuffisant pour reconstruire la RCA au niveau d’un pays émergent. Selon les autorités de l’ENERCA (Société Nationale d’Electricité) qui ne voient l’électrification qu’au niveau de Bangui, la production de ce barrage ne suffit pas de surcroît d’électrifier toute la capitale centrafricaine puisque la moitié (50%) servira à alimenter l’unique usine de la cimenterie de Nzila nouvellement construite en 2013 avant l’événement du 24 mars 2013, et dont les centrafricains sont impatients de voir son premier sac de ciment en vente dans les quincailleries locales. Financée par un richissime homme d’affaire indien, cette cimenterie a la mal chance d’ouvrir ses portes depuis le déclenchement des hostilités entre la rébellion séléka de Djotodia et les forces gouvernementales de Bozizé. Certes, sa mise en opération devrait bouster la croissance et diminuer le fort taux de chômage dans le pays. Malheureusement, les chefs de guerre n’ont pas voulu enterrer la hache de guerre pour faciliter l’ouverture de ses portes et enclencher le processus des objectifs du développement tant prônés.
Outre le barrage de Boali 3 en construction, le pays dispose seulement, depuis l’indépendance, deux centrales hydroélectriques de très faible capacité qui alimentent Bangui la capitale d’à peine 20 MW et des groupes diesels qui desservent très peu de villes dans l’arrière-pays. La vétusté des turbines posent souvent de graves problèmes pour le bon fonctionnement de l’ENERCA. Elle fait plonger successivement Bangui dans l’obscurité, mettant doublement les populations dans l’insécurité totale causée par les groupes armés qui s’affrontent perpétuellement en contrôlant les quartiers des 8 arrondissements de Bangui. Ces derniers temps, les groupes armés encore non désarmés continuent de semer la terreur à travers des braquages et kidnappings.
Quant à la Société de Distribution d’Eau Centrafricaine (SODECA), elle n’approvisionne que 23% de la population de Bangui et 60% dans l’arrière-pays. Ce chiffre ne convainc pas puisque n’eut été les projets réalisés par l’UNICEF, PAM et la Banque mondiale pour le ravitaillement en eau potable dans les 16 préfectures, la population rurale allait être abandonnée à son propre sort par les gouvernants.
Résoudre le problème d’accès à l’électricité est la principale solution de l’industrialisation de la république centrafricaine. Pays situé au cœur du continent, la RCA dispose des ressources énergétiques suffisantes pour alimenter le pays et plusieurs pays du continent.
Selon les résultats d’étude des experts en la matière, c’est un pays qui dispose d’importants réseaux hydroélectriques et d’énormes potentialités en matière d’énergies. La République centrafricaine regorge de grands fleuves et cours d’eau pour pouvoir construire des barrages et alimenter suffisamment sans rupture ses zones rurales et urbaines en eau potable. Faut-il encore que le pays adopte une politique de développement sur la base d’énergie solaire afin de contribuer efficacement à la réduction du gaz à effets de serre (CO2). Car le réchauffement climatique est l’un des défis majeurs de la population de la planète. Beaucoup d’espèces d’animaux sont en voie de disparition dans le monde et des zones planétaires en pleine sècheresse. Ce qui cause de sérieux problèmes pour les éleveurs et paysans. Il va sans dire que le réchauffement climatique a causé beaucoup de dégâts environnementaux dans le monde et cette crise planétaire interpelle toutes les autorités de la planète, et surtout les pays en voie de développement et Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) dont la RCA qui tous, entrent dans une nouvelle phase d’orientation de développement. Des dispositions scientifiques et techniques doivent être prises en compte pour ce nouveau départ des pays pauvres de la planète ou en voie de développement.
A base de ses ressources minières, la république centrafricaine doit créer un fonds de recherches et d’investissements pour les promoteurs et cadres de haut niveau dans le domaine des nouvelles technologies en matière d’énergies renouvelables. Certes, la vulgarisation des énergies renouvelables dans les 16 préfectures de la République centrafricaine facilitera la création de nombreuses Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui débouchera à la réduction du fort taux de chômage et de la pauvreté qui asphyxie le peuple centrafricain. Les Bureaux d’Achat de Diamant (B.a.d) qui se cachent à Bangui derrière des sièges fantomatiques doivent s’installer dans les zones diamantifères sous le contrôle rigoureux de la Brigade minière et les forces de défense et de sécurité. Comme je l’ai souligné, l’énergie solaire permettra aux petites entreprises de production des jus de fruits et de transformation de certains produits vivriers tels que le manioc, la tomate, le sorgho, le maïs, les berges etc.

Les ingénieurs agronomes centrafricains ne doivent pas somnoler en matière de la recherche des biocarburants qui est une filière très importante. La RCA a des puits de pétrole mais dispose énormément des plantes énergétiques compte tenu de sa superficie riche en bois et diverses espèces des plantes exploitables mais encore non exploitées. A titre d’exemple, une démarche a été entamée par le feu président Ange Félix Patassé (paix à son âme) qui était très avancé au niveau de la phase d’expérimentation. Bref ! C’est un exemple parmi tant d’autres qui nécessite le réveil des centrafricaines et centrafricains et un suivi dans plusieurs domaines à caractère économique pour le développement afin de réduire la pauvreté qui n’est pas une fatalité sur 623.000 km2. Avec autant de richesses naturelles, rien n’est impossible pour éradiquer la pauvreté et assurer le bien-être social. Mais en tout, faut-il encore qu’il y ait de la volonté politique et que les centrafricains, conscients de ce retard socioéconomique et culturel soient solidaires pour un pacte républicain et se mettent résolument au travail en déployant assez d’efforts pour se débarrasser de la vieille habitude qui leur colle à la peau, avec l’espoir et l’engagement individuel et collectif d’enterrer définitivement la hache de guerre.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

 

Par: Pierre INZA

Le gouvernement centrafricain et le Représentant résident du PNUD discutent des élections

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APANews  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Le-Bureau-de-lautorité-nationale-des-Élections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Bureau de l'autorité nationale des Élections en Centrafrique

Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Représentant résident du Programme des Nations Unies (PNUD) en Centrafrique, M. Aurélien Agbenonci, a souligné mercredi la nécessité de rappeler à toutes les instances qui ont une part de responsabilité dans le processus électoral de s’engager.

« Je suis venu m’entretenir avec le ministre du processus électoral et aussi des efforts que les Nations Unies font pour accompagner la reprise de l’administration », a déclaré M. Agbenonci au sortir de son audience avec le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation, M. Modibo Bachir Walidou.

« Nous nous sommes mis tous d’accord pour que le processus électoral puisse progresser dans des bonnes conditions », a-t-il poursuivi.

Le ministre a eu également des entretiens avec le président du Cadre de concertation pour les élections, Claude Lenga, venu solliciter l’appui du ministère en charge des élections pour l’installation de son institution et surtout la réussite de sa mission qui est d’ »accompagner l’Autorité nationale des élections (ANE), l’organe en charge de la préparation, de l’organisation et de la supervision des élections».

« Depuis que nous sommes installés, nous n’avons pas de locaux. Nous squattons la salle de conférence de la Primature et nos indemnités ne sont pas versées. Malgré nos difficultés, le bon vouloir est là », a-t-il lancé.

KG/od/APA

Bangui: un homme a été abattu par les braqueurs à Yakité dans le 3ème

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RJDH   /   CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-homme-a-été-abattu-à-bangui-dans-le-quartier-yakité-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un homme a été abattu à bangui dans le quartier yakité

Un homme a été tué à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi 24 septembre, par un groupe des voleurs armés au quartier Yakité dans le 3ème arrondissement de Bangui. Les habitants du secteur déplorent l’incident et s’inquiètent pour leur sécurité.

La victime âgée d’une cinquantaine, a été abattue par balle devant sa maison, alors qu’elle sortait alerter des gens après avoir constaté la présence de voleurs. Ces personnes armées étaient en train d’enlever des tôles des maisons inhabitées; c’est en ce moment là que la victime a reçu une balle dans la tête.

«Nous pensions que la guerre est finie et nous avions envie de retourner chez nous. Mais la nuit dernière, notre voisin qui est comme le gardien du notre secteur, a été tué par des voleurs. Du coup, nous avons peur. D’ailleurs la nuit, c’est difficile de trouver des gens dans le quartier à cause de l’insécurité. Il faut que les casques bleus sillonnent les quartiers, nous avons trop souffert», a fait savoir une femme voisine de la victime.

Selon Marie-Josèphe Fita, conseillère à la mairie du 3èmearrondissement, une équipe des éléments de l’Eufor-RCA avait promis au cours d’une réunion tenue mardi 23 septembre, de multiplier les patrouilles dans les quartiers de l’arrondissement. Mais les actes criminels continuent de se faire enregistrer dans le secteur.

«Nous leur avions indiqué des secteurs du 3ème arrondissement où l’insécurité reste grandissante mais nous ne comprenons pas pourquoi ils n’ont pas tenu leur promesse. J’ai d’ailleurs appelé le capitaine du contingent espagnol de l’Eufor-RCA avec qui nous avons tenu la réunion hier, pour lui faire part de mon indignation après ce qui s’est passé. Je dis aux gens de mauvaise foi qui se trouvent au km5 de cesser avec ces actes criminels », a déclaré cette autorité locale.

Le RJDH a tenté vainement de joindre les responsables d’Eufor-RCA pour avoir leur version des faits. D’après une source proche de la Minusca, une enquête a été ouverte par l’équipe de la police pour établir les responsabilités. Le chef du contingent rwandais de la MINUSCA basé à Yakité dans le 3ème arrondissement, a exprimé sa détermination à multiplier les patrouilles même dans des endroits isolés du secteur.

 

par: Rosmon Zokoue

des conteneurs d’armes pour la Centrafrique débarqués au port de Douala

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APA   /   CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Conteneur-darmes-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conteneur d'armes pour la  Centrafrique

Un arsenal militaire composé notamment de cent-vingt-cinq véhicules militaires et de pièces de rechanges en provenance de la France pour la Centrafrique est arrivé au port de Douala, révèle un communiqué de la présidence camerounaise reçu mercredi a APA.

Acheminé au port de Douala par des navires battant pavillon français, ce dispositif sécuritaire est actuellement sous étroite surveillance des éléments de l’armée camerounaise, indique le communiqué.

Il précise que ‘’sur hautes instructions du chef de l’Etat Paul Biya, l’armée camerounaise, notamment les troupes d’élite de la gendarmerie nationale ont été chargées pour convoyer ce matériel de Douala jusqu’à Bangui”.

Le matériel nécessite le déploiement des moyens sécuritaires conséquents au moment où des milices rebelles de la Séléka et des anti-Balaka continuent de sévir en territoire centrafricain, jusqu’aux frontières camerounaises, dans l’Est du pays.

Cet arsenal militaire arrive une semaine après le débarquement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), la force onusienne qui prend ainsi le relais de la Mission de la paix pour la Centrafrique déployée sous l’égide de l’Union africaine (MISCA) en décembre 2013 et de la force française de transition Sangaris.

Les Casques bleus de l’ONU comptent 12 000 hommes, soit 10 000 militaires et 2000 policiers.

APA

Centrafrique: quel schéma politique après février 2015?

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Le Potentiel  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-élections-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élections en centrafrique

Les élections générales prévues en février 2015 en Centrafrique n’auront plus lieu. C’est une évidence. L’insécurité qui se poursuit dans ce pays est la principale motivation de ce report. Maintenant que les élections qui devaient sanctionner la fin de la transition sont reportées, que sera donc le schéma politique  applicable en Centrafrique à l’horizon 2015.

A l’origine de la crise centrafricaine se trouve en toile de fond la contestation de la légitimité de différents pouvoirs politiques qui se sont succédé dans ce pays. Seule l’organisation des élections libres, crédibles, transparentes, démocratiques et apaisées, étaient la piste à explorer pour arriver à la normalisation de la situation sécuritaire en Centrafrique, même si une mission de maintien de la paix des Nations unies a été déployée dans ce pays pour participer aux efforts de la restauration de la paix.

Bien gérer l’après transition

Dès lors que les élections centrafricaines qui devaient se tenir en février 2015 sont reportées, il est sûr que l’actuelle transition sera remplacée par une autre transition. A côté des craintes que l’on pourrait avoir entre la période de ces deux transitions, les acteurs politiques centrafricains devraient faire preuve de maturité politique afin de bien gérer l’après transition qui n’avait d’ailleurs rien d’une transition politique capable de conduire le pays de Catherine Samba aux élections. C’est une raison de plus pour que la nouvelle transition soit exempte de certaines erreurs.  Car, c’est dans la foulée de ces erreurs que les résolutions du dialogue intercentrafricain tenu à Brazzaville, sont restées lettres mortes.

Pour la présidente de transition, les conditions ne sont pas réunies pour des élections en février 2015. Comment dès lors organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité? Quand l’état-civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ? Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain?, a-t-elle lancé.

Quant à une probable date à laquelle pourrait se tenir cette échéance, Mme Samba-Panza préfère se remettre à un nouveau calendrier que pourraient proposer les instances compétentes. « Il ne m’appartient pas de décider des dates. L’autorité nationale des élections va faire une analyse de la situation et proposer un nouveau calendrier », a-t-elle ajouté.

Au-delà des élections, la présidente de transition s’est également prononcée sur d’autres questions d’intérêt général dans son pays, notamment la sécurité avec l’arrivée des Casques bleus. « La sécurité est revenue nettement à Bangui. Mais dans certaines localités de l’Est, il reste encore beaucoup de poches d’insécurité », a-t-elle renchéri.

Quant à ses rapports avec ses deux prédécesseurs, Catherine Samba-Panza dit ne pas échanger avec eux pour l’instant, mais reconnaît tout de même que leurs points de vue comptent dans le cadre de l’apaisement de la vie politique dans le pays.

Le Potentiel

Un mini-sommet sur la crise en Centrafrique, ce vendredi aux États-Unis

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SN/EUM  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Sommet-sur-le-climat-au-USA-avec-Ban-Kimoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sommet sur le climat au USA avec Ban Kimoun

Le secrétaire Général de l’organisation des Nations Unies (ONU), Ban ki-Moon, a invité le président Gabonais, à prendre part, vendredi prochain, à un mini-sommet sur la RCA, en marge de la 69ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Le Gabon reste présent sur le territoire centrafricain, en termes de contribution en troupes. Son bataillon de soldats fera d’ailleurs partie de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Le Général Babacar Gaye, chef de la Force Onusienne était récemment à Libreville pour solliciter des hautes autorités gabonaises la mise à disposition de ses troupes au bénéfice de cette Force Onusienne.

C’est d’ailleurs sur la base de cette insistance que l’Union Européenne et l’Union Africaine ont mis en place la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et le Groupe International de Contact sur la RCA (GIC-RCA).

SN/EUM

La CPI va enquêter sur une liste interminable d’atrocités en Centrafrique

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/COUR-PENALE-INTERNATIONALE-sur-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>COUR PENALE INTERNATIONALE sur la RCA
La Haye – Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur une liste interminable d’atrocités présumées commises en Centrafrique par des milices armées depuis août 2012, a-t-elle indiqué mercredi.

Mon bureau a rassemblé et analysé scrupuleusement les informations pertinentes émanant de diverses sources fiables, a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué. Au terme de cette analyse indépendante et approfondie, je suis parvenue à la conclusion qu’il était justifié de procéder à une enquête.

Cette décision fait suite à un examen préliminaire ouvert en février afin de déterminer si son bureau devait enquêter ou pas sur les violences inter-communautaires qui avaient mis le pays à feu et à sang pendant 18 mois.

La situation en Centrafrique s’était détériorée après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, une coalition de plusieurs factions rebelles qui avaient pris les armes fin 2012. Ils avaient finalement été chassés du pouvoir en janvier 2014.

La rébellion Séléka, essentiellement des musulmans originaires du nord de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan, avait multiplié pendant des mois les exactions contre la population, majoritairement chrétienne.

L’enquête de Fatou Bensouda vise l’ex-rébellion mais aussi les milices chrétiennes Anti-Balaka, hostiles à l’ex-Séléka et responsables d’exactions massives contre les populations civiles musulmanes.

Entrée en fonction à La Haye en 2003, la CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les responsables présumés de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

(©AFP / 24 septembre 2014 16h45)

Centrafrique : La force française Sangaris prête 42 véhicules aux casques bleus de la MINUSCA

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EMA  /  CNC

Minusca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Larmée-française-prête-42-vehicules-de-combats-à-la-Minusca.jpg” alt=”L’armée française prête 42 vehicules de combats à la Minusca” width=”545″ height=”309″ />

La force française Sangaris, déployée en Centrafrique depuis le 5 décembre 2013 afin de mettre un terme aux affrontements entre factions rivales, va prêter 42 véhicules à aux casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSMA), qui a pris le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) le 15 septembre dernier.

Il s’agit de VAB (véhicules de l’avant-blindé), de camions GBC 180 ou TRM 2000 de GBC LOT 7 (dépannage). Les 14 premiers véhicules ont déjà été remis au contingent gabonais de la MINUSCA.

Si l’on comprend bien le communiqué de l’État-major des armées (EMA), ces derniers avaient déjà été prêtés à la MISCA avant d’être remis en état et de les adapter aux normes ONU (peinture, transmissions, etc…).

« À compter du mois de juillet, une petite équipe de 6 personnes du DETMAINT Sangaris (ndlr, détachement de MAINTENANCE) a travaillé sans relâche pour remettre en état les véhicules afin de les mettre aux normes ONU. Il s’agissait alors de réparer, parfois de reconstruire, des véhicules fortement sollicités par un usage intensif sur le théâtre », explique l’EMA. En outre, les casques bleus gabonais appelés à les utiliser ont reçu une « formation de plusieurs heures » afin de leur permettre « s’approprier les véhicules et le matériel de bord ».

Au total, il est prévu d’équiper 3 contingents de la MINUSCA avec ces prêts de véhicules. Les 28 autres sont destinés aux casques bleus camerounais et congolais. Ils seront fournis, en octobre, par les Éléménts français du Sénégal (EFS) et du Gabon (FFG), après avoir été mis aux normes de l’ONU.

Zone Militaire.

Centrafrique: une attaque des Anti-Balaka au village Mbata aurait fait 10 morts et des blessés

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Camp-des-deplcés-centrafricains-à-KagaBandoro.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Camp des deplcés centrafricains à KagaBandoro
Camp de déplacés à la paroisse catholique de Kaga-Bandoro où plusieurs milliers de civils de la ville de Mbres et des environs cherchent un refuge contre les attaques.
© 2014 Lewis Mudge/Human Rights Watch

Au moins 10 personnes auraient trouvé la mort et plusieurs autres blessés à Mbata, un village situé à 42 kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro sur l’axe Mbrès (centre-nord).  Il s’agit d’une  attaque  des hommes armés non identifiés le mardi 23 septembre aux environs de 4  heures du matin.

Contacté par le RJDH, certains rescapés attribuent cette attaque à une bande armée qui serait passée pour des Anti-Balaka. Selon un habitant joint ce mercredi par le RJDH, plusieurs autres personnes seraient prises en otage par ces hommes armés.

En fuyant les hostilités, des habitants de ces localités ont trouvés refuges dans la ville de Kaga- Bandoro et dans la brousse.  « Il y a 10 personnes qui sont morts parmi lesquelles trois enfants et deux femmes. D’après les témoignages recueillis, les agresseurs ont également enlevé des femmes et des enfants du village Mbata », a rapporté au RJDH une source sécuritaire.

Selon Noël, l’un des rescapés  qui a réussi a trouvé refuge  dans la ville de Kaga-Bandoro, les assaillants seraient au nombre d’une quarantaine. « Ils ont fait irruption tôt le matin. Ils ont tué et pillé des maisons. 11 maisons ont été  incendiées », a affirmé la source.

L’une des blessés qui ont été transféré à l’hôpital de Kaga-Bandoro pour des soins à  succombée suite à ses blessures, a fait savoir au RJDH une source hospitalière.

« Nous avons informé les forces présentes sur place dès notre arrivée en catastrophe dans la ville. Nous attendons leur réaction », a espère  le témoin.

Le RJDH a tenté sans succès d’entrer en contact avec la coordination des Anti-Balaka à Bangui. Toutes fois, joint par le RJDH, une source de la Minusca a juste confirmé l’attaque sans donner plus des précisions. Il a par ailleurs noté que des forces présentes se mobilisent pour se rendre sur les lieux.

Par: Thierry Messongo

Cameroun/RCA: l’armée camerounaise abat un chef de bande armée rebelle centrafricain à Ngaoui

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© S.K. : Le Messager  /  Corbeau news Centrafrique.

l'armée camerounaise à la frontiere avec la RCA

Le gourou abattu était à la tête de la bande armée qui a tenté une incursion sur le sol camerounais le 22 septembre 2014. C’était dans l’optique de faire libérer des assaillants Anti-Balaka interpellés. Peurs sur la frontière Cameroun-Rca.

Un rebelle centrafricain abattu. C’est le bilan officiel des échanges de tirs survenus dans la matinée du 22 septembre 2014, entre les forces camerounaises et les rebelles centrafricaines dans la zone frontalière de Ngaoui. Ce jour-là, les populations sont réveillées par des bruits inhabituels. « On a été réveillé par des coups de feu très tôt le matin (22 septembre 2014, Ndlr) les gendarmes nous ont demandés de rester à l’abri à la maison », relate un habitant de Ngaoui. Selon les explications du sous-préfet de la localité, «les rebelles ont voulu entrer de force au Cameroun, ouvrant le feu sur nos éléments en poste au niveau de la barrière (…) après l’assassinat d’un Camerounais les tensions des populations camerounaises ont conduit à l’interpellation de quelques rebelles suspectés», a indiqué Garga Diguir. La situation a dégénéré. Les violences de Ngaoui (échanges de tirs) à longueur de journée se sont soldées par la mort d’un chef rebelle. Ce dernier étai décrit comme le «bras droit» du chef des anti-Balaka, le général Ndala. «Son corps a été inhumé à Ngaoui. Les autres rebelles ont fui en direction de la Rca. Nous sommes sur nos gardes, il se pourrait qu’ils reviennent à la charge contre les forces camerounaise et même les populations », redoute une source militaire.

Dans la nuit du 17 au 18 septembre, une bande de rebelles anti-balaka munis d’armes lourdes a froidement abattu un commerçant du nom d’El Hadj Nana Oumarou. L’homme d’affaire très connu dans la zone transfrontalière s’était rendu en Rca pour suivre ses affaires commerciales. El Hadj Nana Oumarou est tombé dans une embuscade dressée par une colonne qui en voulait sans doute à ses biens. «Ils lui ont demandé de s’arrêter mais l’homme d’affaire a refusé. Lorsqu’il a voulu s’éloigner abord de sa moto, les rebelles lui ont tiré deux (02) balles derrière la tête», relate un habitant de Ngaoui.

La dépouille du Camerounais assassiné a été remise au sous-préfet de Ngaoui où ses obsèques ont eu lieu. «Je peux vous assurer que le calme est revenu à Ngaoui après ces évènements très regrettables. Les forces de l’ordre assurent la garde et les populations vaquent à leurs occupations». Ce que le sous-préfet de Ngaoui ne dit pas c’est que la psychose s’est emparée des habitants de la localité qui n’excluent pas un retour en force d’autres bandes armées des anti-balaka. «Maintenant que leur sous-chef a été tué, on a peur qu’ils reviennent le venger en enlevant ou en tuant des Camerounais». Cette peur de représailles a déjà obligé l’organisation internationale Fairmed (Médecin sans frontière) à faire évacuer ses agents en poste à Ngaoui auprès des refugiés.

Aux dernières nouvelles, le commandant du 5e secteur militaire terrestre a effectué une descente à Ngaoui où du renfort militaire est mobilisé. L’affaire est visiblement prise au sérieux au moment où neuf (09) compatriotes sont toujours retenus captifs par ces milices rebelles de l’autre côté de la frontière à l’Est. La situation est d’ailleurs très tendue de ce côté (notamment à Garoua-Boulaï) depuis les attaques de rebelles armés centrafricains revendiquant la libération de leur guide, Abdoulaye Miskine. Les autorités camerounaises y ont également déployé du renfort. Non sans demander aux populations des zones transfrontalières de trouver refuge ailleurs. Peurs sur l’Adamaoua et l’Est.

© S.K. : Le Messager

LA JUSTICE INOPERANTE EN RCA :L’expression de l’échec de la transition

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Le Pays  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Tribunal-de-Grande-Instance-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tribunal de Grande Instance de Bangui

Bangui dispose toujours d’un secteur judiciaire, certes. Mais, en réalité, les juges centrafricains vivent dans la crainte permanente de représailles. Constamment, sous la menace des groupes armés qui ont pris le dessus partout dans le pays, magistrats et auxiliaires de justice ne peuvent faire leur devoir. Très difficile aux juges de s’en prendre à eux.

La justice constitue le pivot de la démocratie

Au parquet, certains magistrats admettent même que faute de protection, pendant très longtemps, les dossiers de flagrant délit impliquant des groupes armés ont soigneusement été mis de côté. Or, sans justice, il n’y a pas de vie en société. En Afrique où l’on tend même de manière bancale, à construire des Etats de droit modernes, sans conteste, la justice constitue le pivot de la démocratie. C’est pourquoi l’acte que les magistrats posent chaque jour, est en soi un symbole fort. Malheureusement, « le juge centrafricain travaille la peur au ventre », d’après le président du syndicat des magistrats.

Certes, quelques éléments de la Minusca gardent les lieux au palais de justice. Reste qu’en dehors de ce milieu, les conditions de sécurité sont déplorables. Que la justice ne soit pas à la hauteur des attentes, ou qu’elle devienne impartiale, soit ! Mais qu’elle cesse d’exister, cela est très grave. Dans tous les cas, on ne saurait s’en passer. Or, c’est un fait aujourd’hui, qu’en RCA, l’impunité a la peau dure. Les magistrats centrafricains qui ne sont pas des « djihadistes », ont le tort de vivre dans une société où, actuellement, agir dans un sens plutôt que dans l’autre, les plonge inévitablement dans l’incertitude. Or, c’est avec la justice qu’on met fin à l’insécurité. Il faut donc encourager les magistrats à poursuivre l’œuvre chaque jour accomplie. Il faut surtout éviter de les excéder, de les pousser à la démission. Dans un tel cas, l’impunité irait s’aggravant.

Mais, le citoyen lambda ne peut non plus vivre dans l’insécurité pendant que les magistrats baignent dans la sécurité absolue. La situation nationale, c’est aussi l’affaire de tout le monde. C’est aussi pourquoi, en attendant l’Etat nouveau, la transition doit jouer sa partition. Car, si la Justice est en panne, la preuve serait encore faite que la transition est mal en point. Etant donné l’importance de la justice, que peut et doit donc faire l’autorité actuelle ? En tout cas, l’on semble avoir choisi d’intensifier les efforts, de prendre les dispositions qui s’imposent, avec le précieux concours de la communauté internationale et des partenaires intéressés.

C’est ainsi qu’à Bangui, des mesures temporaires d’urgence ont été envisagées avec l’aide des Nations unies. Pour pallier les carences actuelles, et afin que justice puisse être rendue aux justiciables centrafricains. Ces mesures résultent d’un accord entre la mission onusienne, la Minusca, et les autorités gouvernementales centrafricaines. Ceci, aux termes de discussions entamées en juillet dernier. Cet accord prévoit un appui d’experts et de conseillers auprès des magistrats centrafricains. De plus, les internationaux pourront arrêter et détenir des suspects dans les situations où les forces de sécurité centrafricaines ne seront pas en mesure de le faire. Entre autres mesures, les Nations unies aideront la RCA à disposer d’une Cour pénale spéciale, établie au titre du droit national. Une Cour qui sera chargée d’examiner à l’échelle du pays, les affaires les plus graves de violations des droits de l’Homme.

Il est important que les magistrats et la justice soient rétablis dans leurs droits

En attendant, que faire ? Comment faire en sorte que les magistrats puissent continuer à faire leur travail ? Certes, la mise en place d’un cadre sécurisé de travail est importante, la criminalité ordinaire ayant augmenté. Mais il paraît impératif d’encourager les magistrats, le temps que le nouveau cadre institutionnel se mette en place, avec leur concours, sous l’impulsion d’une vision nouvelle. Mais surtout, à tout prix, il faut assurer la protection de ceux qui sont chargés de dire le droit, et de protéger la veuve et l’orphelin. S’il le faut, mettre un garde pénitentiaire ou un agent de sécurité derrière chaque magistrat. Sinon, on aura perdu du temps  à construire la transition. En tout cas, il faut éviter que les magistrats centrafricains soient contraints à la démission ou à l’exil. Ce serait un désastre !

Entreprendre des changements ne sera pas chose facile sur le terrain. Surtout qu’en dehors des ressources matérielles et financières, il y a la sempiternelle question des ressources humaines, en nombre et en qualité. Saura-t-on vraiment « mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » ? On le sait : les règlements de comptes, les petites susceptibilités, les discriminations de tous ordres, ont toujours miné les efforts de modernisation de l’appareil d’Etat dans les pays africains. Outre les aléas de la guerre civile, on ne peut passer sous silence les pesanteurs socioculturelles. Le citoyen centrafricain n’est plus le même. Le justiciable, aussi bien que celui chargé de dire le droit, ont changé. Mais, la question de la justice doit préoccuper tout bon Centrafricain. C’est en effet elle qui pourra aider le pays à guérir de ses maux. A tous les niveaux, doit s’opérer une totale reconversion des mentalités.

Tout Centrafricain doit comprendre, aujourd’hui, que le pays n’avancera jamais si la transition actuelle doit déboucher sur un régime qui n’aura aucun égard pour la stricte séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire). C’est pourquoi il est important de faire sien le combat actuel pour que les magistrats et la justice soient rétablis dans leurs droits. Sinon, les uns et les autres auront cherché à faire la paix pour rien. Il faut profiter du moindre répit, pour recoller les morceaux de l’appareil d’Etat actuellement en lambeaux. Cela ne sera effectif que si les professionnels des divers secteurs d’activités ont à l’esprit un sens élevé du service public. Aux  gouvernants aussi d’avoir à cœur de prendre en compte l’intérêt du peuple centrafricain.

Devenue inopérante avec l’avènement de la guerre civile, la justice traduit aujourd’hui l’échec de la transition menée par Catherine Samba-Panza. A moins de trouver rapidement la solution au sort des magistrats, l’équipe chargée de la transition en RCA, risque fort d’être submergée de problèmes dont elle pouvait pourtant faire l’économie.

 

« Le Pays »

L’armée camerounaise demande à la population de quitter une région frontalière avec la Centrafrique

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AA   /   CNC
Huit Camerounais sont toujours détenus par des rebelles centrafricains depuis un enlèvement perpétré dimanche.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/laemée-camerounaise-demandent-à-la-population-de-quitter-la-frontière-avec-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'armée camerounaise demandent à la population de quitter la frontière avec la RCA

La population de Garoua-Boulaï, ville dans l’Est du Cameroun, limitrophe de la République centrafricaine, est en train de quitter la localité à la demande de l’armée camerounaise, deux jours après l’enlèvement de huit Camerounais par des rebelles centrafricains, a appris Anadolu, mardi, de source sécuritaire.

« Les rebelles centrafricains qui se réclament partisans du chef militaire Abdoulaye Miskine ont tiré une roquette tout près de Garoua-Boulaï hier [lundi, ndlr]. La roquette a détruit quelques maisons d’habitation mais n’a pas fait de victimes. C’est pourquoi l’armée camerounaise a demandé aux populations de quitter la ville afin d’éviter des pertes en vie humaines », explique la source.

« Nous avons appris que ces rebelles centrafricains sont entrain de recruter de force des jeunes à Garoua-Boulaï, une nouvelle préoccupante pour nous », révèle la source de Anadolu.

Une autre source sécuritaire affirme que près d’une centaine de soldats camerounais a été envoyée en renfort à Garoua-Boulaï afin de sécuriser la ville.

Selon la même source, des rebelles, partisans de Miskine, également membres du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC – une des composantes de l’ex-Seleka) ont enlevé, dimanche, huits civils camerounais en exigant en échange de leur libération, l’élargissement de leur chef, Abdoulaye Miskine, enlevé et détenu par l’armée camerounaise depuis septembre 2013.

« Les Camerounais allaient dans leurs plantations lorsqu’ils ont été attaqués par ces rebelles à Sapongari, un quartier limitrophe de Garoua Boulaï avec la Centrafrique» a confié à Anadolu une source militaire à Garoua Boulaï  « Les rebelles centrafricains ont enlevé neuf camerounais. Avant de traverser la frontière centrafricaine, ils ont relaxé la petite fillette qui se trouvait parmi les captifs. Il ne reste plus que huit camerounais toujours détenus par ces rebelles », a poursuivi la source qui explique que ces « individus », lourdement armés, ont enlevé les otages sans échange de coups de feu.

Au début de l’année 2014 déjà, une dizaine de Camerounais avait été enlevée par des supposés partisans de ce même chef rebelle dans un bus de transport en commun, à Yoko-Siré, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la RCA.

Une source militaire a confié à Anadolu qu’Abdoulaye Miskine était soupçonné de recruter des jeunes, tant du côté camerounais que centrafricain, pour la reconquête du pouvoir en République centrafricaine et la scission du Cameroun.

Par:  James Ntog  et  Pado Chemie