Centrafrique : des centaines des soldats Faca formés par des mercenaires russes au Soudan.
Centrafrique.com/centrafrique-des-centaines-des-soldats-faca-formes-par-des-mercenaires-russes-au-soudan/soldats-faca-au-soudan-corbeaunews-img_27janv2018145539/” rel=”attachment wp-att-18649 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’image des soldats soldats de l’armée nationale au Soudan. Image Moloma, copyright2018CNC.
Bangui, le 29 janvier 2018.
Par : Gisèle Moloma, CNC.
Ils sont une centaine, en tout 204, à être accueillis sur le sol soudanais il y’a quelques semaines. Tous, des soldats et officiers de l’armée nationale centrafricaine (FACA) qui sont actuellement logés dans un camp militaire isolé pour une formation de recyclage militaire par des instructeurs russes identifiés comme des mercenaires. Alors, pourquoi le Président Touadera cache-t-il au peuple centrafricain les en dessous de son contrat signé avec ces Russes ?
Il est vrai que la quasi-totalité des Centrafricains souhaite revoir les soldats de leur armée sur le théâtre d’opérations. Raison évoquée, c’est eux qui connaissent les coins et recoins du pays afin de contribuer efficacement au retour à la paie dans le pays. Mais cela devrait se faire dans une transparence totale sans occulter aucune volonté de business derrière.
Après la visite éclair au Khartoum, le 12 décembre dernier, du président Faustin Archange Touadera à son homologue soudanais Omar El Béchir et la sollicitation du premier à envoyer ses soldats formés sur le sol soudanais, une de nos équipes en charge d’enquête et d’investigation a pu mettre la main sur une copie d’un document confidentiel signé par le Président Touadera aux fins d’envoyer en formation quelques 200 soldats Faca et gardes-présidentiels au Soudan. Chose devenue désormais une réalité, ces éléments, composés des soldats et officiers subalternes, séjournent depuis plus d’une semaine dans une base militaire aux confins du Soudan frontalier avec l’Égypte.
Chose étonnante, cette formation n’est pas assurée par les instructeurs soudanais, mais plutôt par des Russes identifiés comme des mercenaires par les autorités soudainaises. Selon nos informations, d’après les conditions de formations et son régime alimentaire, plusieurs de ces soldats risquent de laisser leur vie s’ils ne tirent pas, à temps, les Grecques.
D’après notre enquête sur place, chaque stagiaire a droit, par jour que Dieu fait, à une seule boite de conserve en guise de repas. Une boite de conserve aux aliments russes que les stagiaires ont du mal à avaler. Habitués aux aliments plus lourds et pesants, les estomacs d’une centaine d’entre eux se vident, entrainant ainsi des perdes importantes de poids.
« Mon mari partit en formation au Soudan risque de mourir de faim » alerte la femme d’un soldat identifié sur place à CNC.
Cette formation qui pourrait durer plus de six mois va permettre au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, d’avoir en sus des autres formations, plus de 300 hommes acquis à sa cause. Un geste symbolisant un merci de la part du général Ngaïfei Ludovic Chef d’État-major des FACAs après le refus de Simplice Mathieu Sarandji de cosigner avec Touadéra, le décret de son limogeage à son poste, au nom de solidarité ethnique. Et au président Touadera, plus de 500 hommes dans sa propre garde rapprochée.
Rappelant que plusieurs pays africains ont déjà formé et recyclé plus de 2 000 soldats sur base des accords restés encore flous et ces soldats n’ont pas encore utilisé sur le théâtre d’opérations.
Pourquoi le président Touadera veut à tout prix contourner les partenaires ?
Difficile de le savoir. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à donner son feu vert aux instructeurs russes de venir former, sur le sol centrafricain après le départ de l’EUTM, les soldats de l’armée nationale en décomposition avancée, voilà que la Tortue de Damara s’empresse et se laisse emporter par son comportement de volte-face.
Mais d’après un Expert militaire contacté par CNC, Faustin Archange Touadéra est animé par le seul esprit d’avoir une armée soumise à lui et prête à réprimer, dans le sang s’il le faut, toutes contestations qui surviendront le jour de la proclamation de sa réélection en 2021. Un clin d’œil d’avertissement à son opposant et adversaire farouche.
En attendant le retour au pays, CNC souhaite bonne chance à ces soldats.
Centrafrique : La lutte pour le renouvellement du bureau de l’Assemblée fait déjà des victimes
Centrafrique.com/18657-2/andiba-daguerre-corbeaunews-krock-img_28janv2018123938/” rel=”attachment wp-att-18658 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le député Andiba Daguerre lors de son point de presse à son domicile de Bangui. Photo Fred Krock, Copyright2018CNC.
Bangui, le 29 janvier 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Le député de Berberati 1, l’honorable Andiba Daguerre s’est dit victime d’une attaque sur les réseaux sociaux – attaque visant à ternir son image. Vendredi 26 janvier, dernier, lors d’un point de presse animé à son domicile, l’Elu de la Nation a dénoncé cet état des choses en expliquant que c’est l’approche du mois de ‘’mars’’ – mois dans lequel le bureau de l’Assemblée nationale doit être renouvelle qui explique ces attaques contre sa personnes.
Le prochain renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale s’annonce très rude. A la lumière du grand déballage fait par le Député de Berberati 1, déjà les deux Groupes parlementaires en lutte permanente au Parlement, notamment ‘’Les chemins de l’expérience’’ du Président de l’Assemblée, l’honorable Abdou Karim Meckassoua et ‘’Les cœurs unis’’ du Président de la République, Faustin Archange Touadera aiguisent leurs armes.
A l’entame de cette bataille rangée, des premières victimes sont déjà à terre, et parmi elles, le Député de Berberati 1. « J’ai lu récemment sur les réseaux sociaux, on m’a publié avec une photo de moi prise lors d’une festivité de nouvel an, organisée par le Président de l’Assemblée Meckassoua au siège de son parti. Dans cette publication, on m’a traité de tous les noms d’oiseaux, disant que je suis un transfuge qui fait le tour des partis en partis à la recherche de l’argent », a fait savoir en substance l’honorable qui, visiblement n’a pu cacher sa frustration et sa désolation de toutes ces orchestrations ourdies.
A en croire le député, tout son malheur est parti de son choix et son positionnement pendant la compagne électorale 2015-2016. Parti pour la course au Parlement en tant que candidat indépendant, le Commerçant Andiba Daguerre, suite aux conseils de son bureau politique, a décidé de soutenir le candidat à la présidentielle Anicet Georges Dologuélé. D’ailleurs, ce soutien a valu plus de 6000 Voix pour la Circonscription de Berberati 1 au candidat Dologuélé dans le cadre du 1er tour. Mais, une séparation s’est opérée au 2nd tour, puisqu’une délégation de l’URCA venue de Bangui a déclaré sèchement à Daguerre : « Bangui ne vous connait pas ». Ce mot a choqué le candidat Daguerre : « J’ai failli pleurer, car c’était devant la foule, mes compatriotes qu’ils m’ont humilié », a-t-il relaté. Après consultation de son bureau politique, le retrait du soutien au candidat Dologuélé a été acté par une lettre de démission déposée au bureau politique de l’URCA.
Après cette humiliation sanctionnée par la démission officielle de Daguerre, ce dernier a opté, avec le conseil toujours de son bureau politique de soutenir le Président Touadera pour le second tour, en tant que candidat indépendant. L’honorable Daguerre a noté qu’il a inversé la donne en faveur du président Touadera, et lui-même, au 3ème tour, a été élu à 51% de voix. « Je pensais qu’après les élections tout est terminé, et que nous ne sommes pas des ennemies pour continuer à nous mordre le net », regrette-t-il en député de la Nation.
Le deuxième feuilleton qui fait le malheur de Daguerre à ce jour concerne son positionnement entre les Groupes parlementaires en lutte à l’Assemblée nationale. D’ailleurs, dès les premières heures du mandant de Meckassoua, le PAN aurait, selon Daguerre, proposé à ce dernier une somme de trois millions de Francs Cfa pour qu’il s’aligne du côté des ‘’Chemins de l’espérance’’. Daguerre aurait décliné l’offre. D’autres tentatives, à l’exemple d’une enveloppe de 100 millions proposés par Meckassoua à Daguerre pour lui acheter du diamant, ont buté contre la résistance du député de Berberati 1, sans compter des vives altercations de Daguerre avec le PAN à l’hémicycle. Il faut peut être ajouter que lors de la fameuse fête de fin d’année organisée par Meckassoua à l’endroit des Députés où Daguerre a été filmé pour être publié sur les réseaux sociaux, le Député de Berberati 1 a pris la parole pour rappeler à Meckassoua la promesse non tenue des véhicules 4X4 promis aux Députés pendant sa compagne. Une intervention très mal prise par le PAN.
D’emblée, le Député de Berberati 1 n’est pas allé loin pour voir la main de Meckassoua derrière la mauvaise compagne sur internet contre sa personne. Tout cela, parce que l’achat de consciences, en prévision du prochain renouvellement de l’Assemblée nationale serait en chantier au niveau des ‘’Chemins de l’espérance’’.
NDLR : Monsieur Andiba Daguerre ne doit pas confondre CNC avec le jeu du Président Meckassoua. Cette accusation de corruption est grâve, CNC pourrait mener une enquête spéciale sur ce dossier.
Centrafrique : Les douaniers célèbrent leur journée internationale
Centrafrique.com/18653-2/douaniers-centrafricains-en-salle-corbeaunews-img_28janv2018121134/” rel=”attachment wp-att-18654 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Journée internationale de la douane en Centrafrique. Photo Fred Krock, copyright2018CNC.
Bangui, le 29 janvier 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Du 25 au 26 janvier 2018, douanières et douaniers centrafricains, autour de leur Directeur général Théodore Inamo et leur Ministre de tutelle Henri Marie Dondra des finances et du budget, ont célébré la Journée internationale de la douane. C’est sur une note de satisfaction que cette manifestation est vécue en RCA, avec une réalisation des recettes dépassant largement les prévisions annuelles de 73 993 000 F.CFA à 105 855 392 997 F.CFA, soit une augmentation en pourcentage de 142,45%.
A l’instar de leurs pairs du monde, les douaniers centrafricains ont célébré en pompe la Journée internationale de la douane en son édition 2018, autour du thème : « Un environnement commercial sûr au service du développement économique ». Deux jours durant, plusieurs activités festives et de réflexions ont tenu en haleine les invités de marque et curieux. Selon le Ministre Henri Marie Dondra, « cette journée ne doit pas seulement être pour nous une journée de festivités, mais davantage, une journée de réflexion, sur comment améliorer les services de la douane, en sorte que les performances ou les objectifs que nous nous sommes fixés soient atteints ».
Tout a commencé jeudi 25 janvier lorsque les festivités ont été ouvertes par un match de football opposant l’équipe des douaniers au contingent sénégalais de la MINUSCA au stade 20 000 Places – un match soldé par la victoire des douaniers sur un score final de 2-1.
C’est finalement vendredi que tout est rentré dans le vif du sujet. Très tôt, l’esplanade de la Direction générale des douanes et droits indirects a été pris d’assaut par les douaniers et leurs invités pour la cérémonie officielle. D’entrée de jeu, une trentaine de douaniers ont reçu des distinctions à travers les différents ports de galons depuis les Inspecteurs centraux, les Inspecteurs adjoints et les Contrôleurs.
Du haut de la tribune, le Directeur général des Douanes et droits indirects Théodore Inamo prend la parole pour souhaiter la bienvenue à l’assistance et souhaiter en même temps les vœux de nouvel an de la Direction générale aux douaniers et aux invités.
C’était l’occasion pour le DG de faire le point sur le parcours de la douane centrafricaine depuis un an. Inamo a commencé par faire le décryptage du thème central de la célébration 2018 de la journée internationale de la douane : « Derrière cette thématique, trois éléments de réponse méritent d’être pris en compte, à savoir un environnement commercial propice ; un environnement sûr et; un environnement juste et durable ».
Partant de ce décryptage, le DG Inamo fait savoir que le thème implique en réalité, les grandes valeurs telles l’amélioration des mécanismes de gestion de risque ; l’appui sur l’historique des activités d’un opérateur ou d’un voyageur, afin de mieux anticiper son comportement ; l’ouverture d’un dialogue avec d’autres services gouvernementaux, afin de tirer partie de leurs expériences et expertises ; la réalisation des recherches quantitatives, afin de perfectionner les connaissances en interne ; la consolidation des mesures de performance, afin d’améliorer la pratique et l’éthique des douaniers.
« Nous devons faire comprendre aux agents de douanes que le rôle et la place de leur administration stratégique dans l’organisation de chacun de nos Etats les obligent à se considérer comme les vecteurs et les acteurs de la vulgarisation de l’Accord sur la facilitation des échanges », a précisé le DG. C’est justement les axes stratégiques qui ont guidé les activités de la douane un an durant et qui ont permis aujourd’hui d’atteindre des résultats satisfaisants.
Parlant justement des résultats, le DG a fait savoir que sur une prévision des recettes annuelles de 73 993 000 F.CFA pour l’année 2017, la douane a réalisé 105 855 392 997 F.CFA dont 52 324 858 318 F.CFA en cash et 53 740 866 859 F.CFA, soit un excédent net de 31 406 725 177 F.CFA qui s’évaluent à 142,45%. En plus, la Direction générale a pu acquérir deux bus de transport pour le personnel le personnel de la douane, à hauteur de 12 millions de Francs Cfa. A cela vient s’ajouter la distinction reçue par le DG Inamo, notamment sa désignation par le Jury d’excellence de la ‘’Fondation Bamara’’ comme étant l’Homme de l’année 2017 pour la 7ème édition de l’administration publique. La remise du trophée est prévue pour le 3 février prochain à l’hôtel Ledeger Plazza Bangui. Il y a également des bourses d’études décrochées par la Direction générale de la douane en faveur de certains agents et cadres pour le Burkina Faso d’une part et le Nigeria d’autre part.
De quoi réjouir le Ministre des Finances qui s’exprime ainsi : « J’ai noté avec satisfaction le travail accompli par la Douane, notamment par la mise en œuvre des engagements que nous avons pris dans le cadre de l’accroissement des recettes domestiques de notre pays dont vous êtes un acteur majeur ».
Profitant de la tribune, le DG Inamo lance le plaidoyer en cinq points auprès du gouvernement représenté par leur Ministre de tutelle, en vue de l’amélioration des conditions de travail des douaniers. Il s’agit du statut particulier de la douane centrafricaine ; de l’intégration dans la fonction publique des stagiaires en poste issus des écoles spécialisées depuis cinq à huit ans ; la construction de l’hôtel et du foyer des douanes ; et la mise en place de la fanfare de la douane.
En terminant, le DG a interpelé ses hommes au professionnalisme, au respect du serment, de l’éthique et de la déontologie. Tolérance zéro.
En prenons la parole à son tour, le Ministre Henri Marie Dondra dit avoir pris en compte toutes les doléances des douaniers exprimées par le DG. « Mais comme je le dis assez souvent, en face des doléances et des dépenses, il faut proposer les recettes », a-t-il invité. Le membre du gouvernement conclut par l’interpellation au danger de l’autosatisfaction, car dit-il, « les résultats certes encourageants auxquels nous sommes arrivés, il est vrai que nous pouvons nous en satisfaire, mais je puis vous dire que beaucoup reste à faire, car vous devez arriver à dépasser les performances que vous avez eu à atteindre et faire en sorte que nous allions plus de l’avant ».
Notons que la commémoration s’est achevée par la conférence-débat qui a eu lieu sur les enjeux inhérents au thème de l’édition 2018 de la Journée internationale de la douane – thématique développement par l’honorable Martin Ziguélé en sa qualité de Président de la commission Economique, finance et Plan à l’Assemblée nationale.
Copyright2018CNC.
Journée internationale de la douane. Photo Fred Krock, copyright2018CNC.
Centrafrique : Note aux correspondants sur les conclusions de l’enquête spéciale de la République centrafricaine
Minusca-bria-img_4021-2/” rel=”attachment wp-att-18645 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/01/rotation-des-troupes-de-la-minusca-Bria-IMG_4021-300×169.jpg” alt=”les troupes de la minusca à l’aéroport de Bria” width=”300″ height=”169″ />Rotation des troupes de la Minusca. Aéroport de Bria en décembre 2017.
Bangui, le 29 janvier 2018.
CNC.
Le 13 novembre 2017, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a annoncé une enquête spéciale indépendante menée par le général de brigade Fernand Amoussou (Bénin) sur un certain nombre d’incidents dans le sud-est de la République centrafricaine Cela s’est produit entre le 1er mai et le 31 août 2017. Les membres de l’équipe d’enquête pluridisciplinaire comprenaient les droits de l’homme, la protection des civils, les experts juridiques et politiques.
La situation sécuritaire dans le sud-est de la République centrafricaine s’est détériorée en mai 2017, avec des attaques accrues contre des civils, des acteurs humanitaires ainsi que des casques bleus appartenant à la Mission des Nations Unies déployée dans le pays (MINUSCA).
L’enquête s’est penchée sur les attaques menées par des groupes armés contre des civils à proximité de la MINUSCA dans les préfectures de Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou ainsi que sur la réponse de la Mission à ces incidents. Le rapport d’enquête a été soumis au DOMP et au DOMP le 15 décembre 2017. Le général Amoussou a formulé des recommandations pour améliorer la capacité de la MINUSCA à protéger les civils menacés de violence dans les zones où elle est déployée.
L’enquête spéciale a tenu des consultations et des entretiens à New York et en République centrafricaine avec des interlocuteurs et des parties prenantes: autorités locales, société civile, témoins et victimes, membres du Conseil de sécurité, pays fournisseurs de contingents et de policiers, personnel de la
MINUSCA et partenaires humanitaires. et passé en revue un large éventail de rapports et de documents liés aux incidents.
Parmi les principales conclusions ont été:
La Mission a mis en place une stratégie bien établie de protection des civils et des mécanismes d’alerte rapide opérationnels. Cependant, dans les cas étudiés, ceux-ci ne se sont pas traduits par des actions préventives et il y avait des déficiences dans la planification civile-militaire-policière, et dans les opérations, en particulier sur le terrain.
Un certain nombre de lacunes ont été identifiées en ce qui concerne la formation aux T / PCC et leur compréhension de la protection des civils.
Aucune preuve n’a été trouvée que l’un quelconque des contingents de la Mission dans le sud-est avait agi de manière partielle envers certains groupes ou communautés armés.
Le général Amoussou a présenté un certain nombre de recommandations à l’intention du Siège de l’ONU (UNHQ) et de la MINUSCA ainsi que des pays fournisseurs de contingents et de forces de police, notamment:
La MINUSCA devrait revoir sa stratégie de protection des civils pour s’assurer que sa réponse opérationnelle est mieux alignée et soutenue par son engagement politique et que les composantes civiles de la Mission sont plus activement impliquées.
Le Siège de l’ONU devrait élaborer et renforcer des outils pour remédier aux insuffisances et engager les pays fournisseurs de contingents et de forces de police présentant des lacunes en matière de performance afin d’assurer une meilleure préparation opérationnelle.
Le QG de l’ONU et la MINUSCA, en collaboration avec les pays fournisseurs de contingents et de police, devraient examiner la formation préalable au déploiement et en mission pour s’assurer de bien comprendre les exigences de protection des civils, en mettant l’accent sur le rôle des commandants.
CENTRAFRIQUE : UNE RÉPUBLIQUE INDIVISIBLE, UNE DUALITÉ DE POUVOIR ET LES PRIORITÉS DU PEUPLE AUX OUBLIETTES.
Centrafrique.com/18528-2/bernard-selemby-doudou-500×460-3/” rel=”attachment wp-att-18529 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.
Bangui, le 27 janvier 2018.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
La fonction présidentielle était jadis sacrée, y accéder est parsemée d’embûches et assimilée à un véritable parcours de combattant. Mais depuis l’ascension fulgurante de la présidente de transition « du milieu associatif au trône en passant par la mairie de Bangui » et désignée dans des circonstances et normes exceptionnelles tend à dénaturer le caractère sacré de la fonction présidentielle. À cela s’ajoute le passage éclair du président du RPR au palais de la renaissance. Le nombre à suffisance pléthorique des candidats aux dernières élections présidentielles justifie et légitime ce phénomène. Entre les deux (2) tours des présidentielles et avant la prestation de serment de l’élu de la nation, certains candidats malheureux, surtout le collectif des zéros pour cent (0%) ont fait les yeux doux au nouveau pouvoir et d’autres ont mangé leur totem en se fondant dans les différentes institutions étatiques y compris le gouvernement mais les velléités du pouvoir les habitent et les hantent à jamais. Il est important de rappeler que les potentiels candidats aux élections présidentielles de 2021 sont disséminés partout, ils murmurent en douce et peaufinent leurs stratégies ou approches de combats. Certains membres du cabinet présidentiel, de la présidence, du gouvernement ainsi que de l’assemblée nationale aiguisent leurs lames au profit de l’immobilisme en attendant le moment fatidique. D’autres mettent en place un véritable gouvernement parallèle à l’assemblée nationale avec un effectif qui fait un pied de nez à l’organigramme de l’assemblée nationale défini par le règlement intérieur, le tout dans le seul et unique but de créer artificiellement un équilibre politique en vue d’exister. Choqué, le citoyen lambda qui ne comprend toujours rien au régime parlementaire centrafricain s’interroge : La Centrafrique est-elle pilotée par deux (2) gouvernements ? Pourquoi cette dualité au sommet de l’Etat ? S’agit-il d’un gouvernement bis implanté à l’assemblée nationale ? Pourquoi et pour quel motif la bergère répond toujours au berger quand le gouvernement légitime pose un acte ? À quand cesseront ces combats mélangés à distance qui ne profitent au peuple centrafricain ? Pour revenir sur l’entourage du président de la république, la proximité du pouvoir donne t-elle des envies et ambitions présidentielles ? Par ailleurs, peut-on servir et aider valablement un président de la république lorsqu’on projette en douce de le combattre aux présidentielles de 2021 ? Le cercle des fidèles et caciques du président de la république communément appelés les « noyaux durs » peuvent avoir eux aussi des ambitions présidentielles ? Dans l’affirmative, existe t-il des traîtres, des taupes, des corbeaux dans l’entourage du président de la république ? S’ils existent…qu’ils se dénoncent. Évidemment qu’ils existent…mais cette question dérange. Les « juda » en puissance se reconnaîtront et même s’accuseront mutuellement. Désormais tout le monde surveille tout le monde et tout le monde aura peur de l’ombre de tout le monde. Avec ce relent de méfiance qui pollue l’environnement politique, peut-on espérer la paix, la sécurité, la réconciliation nationale et la cohésion sociale tant attendues ? Pourquoi se voiler le visage dans le sillage du pouvoir le temps de s’engraisser, de garnir son carnet d’adresse, de s’opposer et enfin de candidater aux présidentielles dans la dernière ligne droite de 2021 ? Devant cette anarchie qui semble s’installer durablement, la Centrafrique fait montre d’une société sans État. En de termes simples, une société sans état est une société qui n’est pas gouvernée par un « État » dans le sens juridique. Territoire occupé en majorité par les groupes armés non conventionnels, le pouvoir politique se limite à la capitale et sa périphérie, les services sociaux de base sont inexistants, insécurité et absence de justice…tels sont les attributs d’une société sans État. Toutes ces situations n’ébranlent guère les velléités et la poursuite des intérêts égoïstes de nos autorités qui en dépit d’innombrables morts affichent une indifférence incomparable. Pour finir et en guise de contribution, nous sommons les acteurs de cette anarchie de redonner au peuple le minimum vital qu’il réclame et vous constaterez que vos combats mélangés à distance leur seront indifférents. Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
LE PALAIS DE LA RENAISSANCE SERAIT ELLE DEVENU UN REPAIR D’AVENTURIERS?
Le Président Touadera serait –il l’otage se ses amitiés particulaires ? Le coup de force manqué contre le Président équatorien Theodoro Obiang Nguéma. Devrait alerter le Président centrafricain sur l’honnêteté et la probité de certains de ses amitiés étrangères et centrafricaines. « MONDAFRIQUE » n’hésite pas à évoquer « l’isolement régional de Touadera » Le coup de tonnerre est venu de la secousse provoquée par le coup de force manqué, contre le président de la Guinée équatoriale. Les fomentateurs seraient partis de Bangui, de Ndjamena et du Cameroun. On soupçonne des habitués des allées du pouvoir centrafricain. Des Équato-guinéens des Centrafricains et des Tchadiens proches du Président Touadera. Gravissimes accusations à l’encontre d’un Chef d’Etat. Il ne faudrait pas que le Centrafrique devienne un sanctuaire de terroristes d’aventuriers et de desperados de la sous-région. Regardé avec suspicion par les autres États. Déjà envahi par de multiple bandes armées sans foi ni loi. Qui se livrent à des massacres massifs et à des trafics de matières premières à grande envergure. Il ne faut pas y ajouter des coups d’États minables, ourdies par des pieds nickelés contre un Etat membre de la communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). Dans une sous-région largement instable et tirant le diable économiquement par la queue. Où des groupes armés entrent en rébellion contre les autorités de leur pays. A cause des injustices sociales, des prévarications et de la mauvaise gouvernance. Soupçonner le Président d’un Etat membre de la (CEEAC), d’abriter dans son entourage des fomentateurs de coup- d’État. Peut avoir des conséquences diplomatiques graves, pour la République centrafricaine. Au moment où ce pays a besoin de la solidarité des autres Etas pour favoriser une issue au chaos centrafricain.
LE PRÉSIDENT TOUADERA ETAIT-IL AU COURANT DU COUP DE FORCE CONTRE THEODORO NGUEMA?
Des noms proches du cercle présidentiel centrafricain sont cités. Des ressortissants Centrafricains Tchadiens seraient les mercenaires qui ont aidé les putschistes Équatoriens. Quant aux Centrafricains mis en cause dans cette scabreuse affaire, ils seraient des amis du Chef d’État Centrafricain. Si cela s’avérait, Touadera deviendrait inquiétant pour les autres Chefs d’États de la sous-région. Etait-il au courant des turpitudes de ses proches les a-t-il cautionné ? Cela parait invraisemblable. En tout cas, cette affaire jette un trouble et comporte des risques d’isolement du Président Centrafricain. Vu le chaos qui règne dans son pays et la déliquescence de l’État, la République Centrafricaine est devenu un sanctuaire pour aventuriers et mercenaires. Une base arrière pour tous les putschistes de la région. Le Président de la République, le Gouvernement ne doivent pas rester silencieux devant les accusations graves portées à l’encontre de son entourage. Les Centrafricains doivent être informés. Ajouter à cela, Les officiers Congolais comploteurs, évadés de la prison de Ngaragba. On est stupéfait par la facilité avec laquelle ces dangereux individus se sont évadés. Là encore, on soupçonne le Président Touadera et son entourage, d’être impliqué dans cette cavale. Kabila est furieux. Il a demandé des explications au Président Centrafricain. Le Président Touadera doit pouvoir contrôler ses proches et ses amis. Leurs agissements portent préjudices à l’honneur de la République Centrafricaine et de ses habitants. Il faut nettoyer le Palais de la Renaissance de tous les aigrefins qui grouillent dans les allées du pouvoir. Ou le Président, est pris en otage par ses faux amis qui l’utilisent pour, atteindre à leurs obscurs desseins. Ou il doit d’urgence les écarter.
Cette affaire est extrêmement grave. Elle va altérer les relations cordiales entre le Centrafrique et les autres Etats de la sous-région. Touadera doit s’exprimer vite afin de lever toute les ambiguïtés. La République Centrafricaine vit une crise sanglante. Avec 85% environ de son territoire envahies par des bandes armées. Les efforts du Président de la République et du Gouvernement doivent tendre à rechercher la paix (SIRIRI) et la réconciliation nationale. C’est une priorité et une nécessité absolues. Ces soupçons risquent d’handicaper la recherche de solution au chaos qui mine le pays.
AKOUISSONNE DE KITIKI (26/01/2018)
Monsieur Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.
La coalition SIRIRI adresse au peuple centrafricain, en ce début d’année 2018, ses meilleurs vœux de paix, de réconciliation et de reconstruction pour son bien-être.
En République centrafricaine (RCA), les violences meurtrières s’enchaînent, persistent et s’aggravent. Les groupes armés se sont multipliés. La situation s’est complexifiée et dégradée. Les massacres se sont accentués sur l’ensemble du pays. Des villages entiers sont détruits et brûlés. Une mission onusienne de maintien de la paix, Minusca, présente depuis avril 2014, avec ses milliers de casques bleus et de policiers, n’a pas permis la restauration de la paix, et le retour à une gouvernance démocratique en République Centrafricaine. Des hommes qui devraient être désarmés et cantonnés selon plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies continuent à se déplacer et à agir à leur guise. Même la capitale Bangui est le théâtre de violences meurtrières. Les interférences étrangères ont participé à aggraver la crise centrafricaine la plus destructrice de son histoire. Les groupes armés centrafricains poursuivent leurs exactions car il n’y a pas de solution pour eux non plus. La situation continuera inexorablement à se dégrader.
Les communautés internationale et nationale ont misé sur une transition politique pour rétablir l’ordre républicain et l’intégrité du territoire, mais celle-ci a été un échec malgré les moyens et la présence des forces internationales. Les responsables du pays ont été incapables de faire face à leurs responsabilités : mette fin à l’insécurité qui règne sur toute l’étendue du territoire et restaurer l’autorité de l’Etat. Ils ont affiché un manque de volonté politique et de vision claire quant à leur mission.
Alors que les conditions minimales n’étaient pas rassemblées pour tenir des élections, la communauté internationale, France en tête, a poussé à ces élections, y voyant une étape incontournable vers la sortie de crise. Les centrafricains ont cru naïvement que c’était la voie pour arriver à la paix et remettre le pays sur les rails. Ils sont tombés dans un piège. Des élections précipitées et désorganisées se sont tenues, avec de nouvelles institutions mal élues, et ça nous a mené tout droit au désastre.
L’élection de Faustin Archange Touadéra, professeur de mathématiques, a suscité un immense espoir chez de nombreux Centrafricains. Il avait été le Premier ministre de François Bozizé et l’avait servi fidèlement pendant cinq ans. Le monde a, malgré cela, voulu croire qu’il s’agissait d’une rupture. La RCA s’est très vite trouvée avec un président de la République incapable d’assumer sa mission, qui a mis en place un gouvernement tout aussi incompétent pour exercer les fonctions de souveraineté basiques sur la majorité du territoire. Le régime est soutenu par l’ONU, la Minusca, l’Union africaine, l’Union européenne et la France, en dépit de la mauvaise gouvernance endémique, le sort atroce et la désolation du peuple centrafricain.
En somme, en Centrafrique les principaux auteurs de crimes contre l’humanité et de violations des droits humains n’ont jamais été inquiétés. Pire: on les consulte, on leur distribue des postes au gouvernement et à la présidence de la République, on les convie partout où se tiennent des discutions sur la paix en RCA, mais le résultat n’est que corruption et mauvaise gouvernance. A force de vouloir rendre les gouvernements plus inclusifs et plus représentatifs des bandes et milices armées, on a favorisé leur institutionnalisation. Plutôt que d’avoir une approche d’union nationale fondée sur les compétences et les capacités, les dirigeants du pays perpétuent les pratiques assassines sur les populations affaiblies : la prédation, la patrimonialisation du pouvoir, l’appartenance ethnique et le clientélisme. Nombreux sont ceux qui ont compris depuis longtemps que prendre les armes est un solide fond de commerce. Le cycle infernal ne peut que continuer, avec la multiplication des groupes de hors la loi qui terrorisent assassinent et violent les populations afin de mettre la main sur les ressources de notre sous-sol, en toute impunité.
Ni les nombreux sommets, ni les multiples dialogues, ni les diverses réunions, ni les innombrables appels et suppliques n’ont ramené la paix dans le pays et la sécurité au sein des populations de la RCA. La multitude d’accords pour la paix en Centrafrique n’a pas eu plus de succès. La communauté internationale n’a pas réussi à arrêter la désintégration du pays. Les Centrafricains auraient dû s’attaquer très vite aux racines de l’instabilité pour éviter les affrontements armés généralisés. Mais on ne l’a pas fait, et aujourd’hui le pays est à feu et à sang.
Les élites locales ont fui leurs responsabilités. La société civile ne joue pas le rôle qu’on attend d’elle, et l’opposition est pratiquement inexistante. Les leaders politiques s’investissent dans la recherche de leurs intérêts personnels, plutôt que dans ceux du pays et du peuple.
La République centrafricaine a vécu un véritable cauchemar en 2017. Les événements douloureux survenus ces derniers temps dans certaines préfectures comme le Haut-Mbomou, Mbomou, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Ouaka, Nana-Gribizi, Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré, démontrent clairement que notre pays continue de se désintégrer à grande vitesse. Il est devenu le pays le plus dangereux au monde pour les humanitaires, après la Syrie. Il a rétrogradé au dernier rang dans le classement pays dans l’indice de développement humain (PNUD) où il est 188è sur 188. Quatre (4) millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire et ont besoin d’aide humanitaire. La RCA compte plus de 633 300 déplacés internes et 545 497 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (HCR). Selon l’UNICEF 1,8 million d’enfants sont touchés par la crise. En dépit de cette situation désastreuse, Faustin Archange Touadéra a réaffirmé son plein soutien à l’initiative du panel de l’Union Africaine. Malgré les bruits de bottes dans le pays, le Chef de l’Etat est décidé à tendre la main aux hommes armés en République centrafricaine, persuadé que c’est l’unique voie pour sortir le pays de gouffre.
A l’allure où vont les choses, nous craignons que notre pays la République Centrafricaine ne devienne la destination privilégiée des djihadistes de tous poils.
Mettre fin à la crise sécuritaire c’est surtout apporter des solutions politiques. En aucun cas, les armes à elles seules, ne pourront assurer durablement la paix et la prospérité à l’ensemble des citoyens centrafricains. Les solutions pouvant mettre fin à la tragédie qui endeuille notre pays ne peuvent être que politiques. Le retour à la paix concerne d’abord le gouvernement centrafricain. Ses partenaires Internationaux ne viennent que pour appuyer ses efforts. La faiblesse de la RCA vient de son sommet, de ses dirigeants. C’est à cela qu’il va falloir remédier d’urgence.
Il est temps maintenant d’en finir avec tout ce chaos pour se concentrer sur la reconstruction de notre pays, sur le retour de ces milliers de centrafricains obligés de fuir leur pays, en errance et en souffrance un peu partout en Afrique et dans le monde, et sur le développement. Ceux qui sont terrés en brousse comme des bêtes sauvages doivent pouvoir rentrer chez eux et vivre dignement. Le temps est venu de siffler la fin de la recréation en Centrafrique.
SIRIRI
La plate-forme SIRIRI n’est pas un énième groupe rebelle. Des centrafricaines et des centrafricains de tous âges et de tous horizons, de toutes confessions religieuses, de toutes ethnies, de tout milieu socioprofessionnel, ont librement décidé de fonder ce regroupement de citoyens dont l’objectif clairement affiché est d’aboutir à la paix. D’ailleurs le mot SIRIRI signifie PAIX en sango, la langue nationale. Il s’agit d’une plateforme nationale d’envergure, dont le nom exprime l’engagement et la mobilisation qui nous anime afin de réussir la paix en Centrafrique. Elle comprend de hauts cadres et dirigeants dissidents des groupes armés UFDR, EDD, MLCJ, MLC, FDPC, une faction modérée de l’ex-SÉLÉKA et des ANTI-BALAKA, des représentants de la diaspora centrafricaine, des membres de la société civile et des partis politiques.
Toutes les forces vives de la nation ont manifesté leur intention d’adhérer à cette plateforme pour rétablir la sécurité et la paix en apportant une contribution multiforme dans le but d’arrêter l’hémorragie, de mettre fin à l’agonie du pays. SIRIRI veut accueillir les femmes et les hommes de bonne volonté à la recherche de la justice sociale et de la transformation fondamentale de notre pays, et nous voulons associer le peuple à ce changement. Nous voulons mettre fin aux horreurs que provoque la haine de l’autre, l’obscurantisme et le terrorisme islamiste. Tout centrafricain ne supportant plus ces souffrances atroces trouvera sa place dans SIRIRI.
SIRIRI est convaincue que la population centrafricaine est une mosaïque d’ethnies du fait de la situation géographique du pays et de l’évolution de l’histoire de l’Afrique centrale. Par conséquent, nous allons mettre l’accent sur l’unité nationale. SIRIRI va réunir les éléments qui doivent constituer un État, de manière à ce que le territoire national soit réellement contrôlé, et que les institutions soient fortes. Nous allons rétablir la notion d’appartenance à une nation et celle d’intérêt général, avec une politique de réconciliation et de reconstruction. Tous ensembles, nous pouvons fédérer les différentes parties. Nous estimons qu’il est urgent de parachever prioritairement le désarmement de manière impartiale, d’assurer la sécurité des populations et de jeter les fondations d’un État de droit. Et ceci comprend la refondation de l’armée nationale et de toutes nos forces de défense et de sécurité.
C’est l’unique voie qui nous mènera à la bonne gouvernance de la nation afin qu’elle soit dirigée par des personnalités opérationnelles, compétentes, indépendantes et de grande probité, au sein d’un collège restreint et soigneusement identifié.
Aujourd’hui, seul le rétablissement d’un État de droit et la fin de l’impunité permettront l’arrêt des violences. Ensuite l’État devra jouer le rôle qui est le sien : en particulier dans les domaines de la protection des citoyens, du développement économique et social, incluant, l’éducation nationale, la santé, les infrastructures de base, de la consolidation de l’État de droit et de la cohésion nationale.
Avec SIRIRI, nous allons trouver une solution authentique, entre centrafricains, pour lever les nombreux obstacles que sont, notamment, la ruine de l’économie, la disparition de l’État, les fractures dans l’unité nationale, la perte des valeurs, afin de léguer à nos descendants une République Centrafricaine terre de liberté, de prospérité et de paix.
Centrafrique : le KNK du Président François Bozizé réagit suite au coup d’État avorté en Guinée équatoriale.
Centrafrique.com/18559-2/knk-logo-img_22janv2018165849/” rel=”attachment wp-att-18560 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé. CopyrightreservéKNK.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°______/KNK/BP/SG.18
Deux affaires n’ont cessé de défrayer la chronique ces derniers jours. Il s’agit de :
La tentative de coup d’Etat déjoué, fin Décembre 2017, contre les Autorités légitimes de GUINEE EQUATORIALE dans laquelle seraient impliqués notamment des mercenaires centrafricains avec la participation de certains membres de la famille YALO ;
L’évasion, dans des conditions non encore élucidées, d’Officiers rebelles congolais arrêtés et détenus en Centrafrique pour des activités subversives contre le régime du Président de la République démocratique du Congo (RDC), S.E Joseph KABILA.
Il est clair que ces deux affaires sont de nature à fragiliser les Autorités centrafricaines et conduire, à terme, à l’isolement diplomatique de notre pays dans un contexte où la République Centrafricaine a, plus que jamais, besoin de l’appui multiforme des Etats voisins de la Sous-région d’Afrique Centrale notamment.
Il y a fort longtemps, notre formation politique avait émis de sérieuses inquiétudes quant à la perpétuation du climat d’insécurité généralisé et à la quasi-faillite de l’Etat, sources d’instabilité aussi pour notre pays que pour la Sous-Région d’Afrique Centrale.
En considération de ce qui précède, le Bureau Politique du KNK :
Condamne la tentative de coup d’Etat perpétré contre les Autorités légitimes de la GUINEE EQUATORIALE ;
Apporte son soutien à S.E Théodoro OBIANG N’GUEMA MBASOGO, Président Démocratiquement élu de la GUINEE EQUATORIALE ;
Demande aux Autorités centrafricaines d’agir, sans faiblesse quelconque dans le sens d’une entraide judiciaire pour contribuer à l’arrestation et à la condamnation des auteurs et complices centrafricains impliqués dans cette affaire ;
Demande aux Autorités centrafricaines de rechercher en rapport avec les Autorités de la République Démocratique du Congo les officiers congolais évadés ;
Invite les Chefs d’Etats de la Sous-Région d’Afrique Centrale d’organiser un mini-Sommet sur la République Centrafricaine en marge du prochain sommet de l’Union Africaine ;
Enfin, tout en réaffirmant notre soutien au Président de la République et à son Gouvernement, le Bureau Politique du KNK exhorte S.E Pr Faustin Archange TOUADERA à ouvrir des consultations avec les Partis Politiques sur ces différents sujets ainsi que d’autres qui touchent à la vie nationale.
CENTRAFRIQUE : DÉSIGNATION DES MEMBRES DU PÔLE COMMUNICATION DU MLPC DE LA FEDERATION EAAMOO.
Centrafrique.com/18625-2/logo-mouvement-de-liberation-du-peuple-centrafricain-mlpc-img_25janv2018190001/” rel=”attachment wp-att-18626 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>le logo du parti MLPC en Centrafrique
Désignation des camarades conseillers spéciaux du pôle communication EAAMOO
Le Porte-parole responsable du Pôle Europe de la communication,
Vu les statuts,
Vu le règlement intérieur,
Vu la décision n°017/MLPC/BP/P.17 du 22 Décembre 2017 cf. l’Art. 2,
Vu les termes de références de la communication du parti,
DESIGNE,
Article 1 : Sont désignés conseillers spéciaux avec prérogatives afférentes de Pôle communication EAAMOO les camarades suivants :
Énock KONZALE, Conseiller spécial en Communication Intérieure et Extérieure,
Rodrigue LAGUEREMA, Conseiller spécial en Communication de Crise,
Éric TEREKANET, Conseiller spécial en Communication Digitale.
Article 2 : Les camarades conseillers spéciaux interviennent auprès du Porte-parole pour le renseigner et le conseiller conformément à leurs attributions sur la communication qui permet d’entretenir de manière très efficace l’image du parti.
Article 3 : La présente désignation sera enregistrée et publiée partout ou besoin sera. /
Centrafrique : arrêté portant nomination ou confirmation des cadres et agents aux postes de responsabilités à l’Assemblée nationale.
Centrafrique.com/centrafrique-arrete-portant-nomination-ou-confirmation-des-cadres-et-agents-aux-postes-de-responsabilites-a-lassemblee-nationale/president-de-lassemblee-nationale-abdoul-karim-meckassoua-img_10janv2018212111-2/” rel=”attachment wp-att-18621 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. Photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
ARRÊTÉ N° 005/AN/PR/1VP/SG.18
LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Vu la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 ;
Vu la Loi organique N°17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale ;
Vu le Décret N°16.0218 du 30 mars 2016 portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine ;
Vu l’Arrêté N°016/AN/1VPR/SG.09 du 23 décembre 2009 portant statut de la Fonction Publique parlementaire de la République centrafricaine ;
Vu les dispositions de l’Arrêté N°005/2013 portant organisation et fonctionnement des services du Conseil National de Transition et ses modificatifs subséquents ;
Vu le procès-verbal N°013 du 6 mai 2016 relatif à l’élection du Président de l’Assemblée Nationale ;
ARRÊTE
Art. 1erSont nommés ou confirmés aux différents postes de responsabilité à l’Assemblée Nationale les cadres et agents dont les noms suivent :
CABINET
DIRECTION DE PROTOCOLE
Directeur: Monsieur Herman LEÏ-KOYANGOUMON
Chef de service de Protocole chargé des membres du Bureau : Monsieur Gustave SETTE
Chefs de Bureau :
Monsieur Cédric BEMOLINDA o Monsieur Biaise Hervé NGAÏSSE
Chef de Service Chargé des membres du cabinet : Monsieur MOUMINI AMADOU Chef de Service chargé des voyages et accueils : Monsieur Amos BISSAFI Chef de Bureau : Madame Maria SANI Chef de Bureau : Monsieur Nicolas HAROUN
SECRETARIAT PARTICULIER DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
Secrétaire Particulière avec rang et prérogative de Directeur : Madame Katidja M’BAYE
DIRECTION DU SECRETARIAT COMMUN.:
Directeur : Madame Marie Irène GUERENDEMBO née BENDJE Chef de Service du courrier : Madame Hortensia Josée FEÏBOU IZEMIN Chef du Bureau courrier : Monsieur Jean-Marie KOTANGUINZA
Chef de Service du Secrétariat Commun : Monsieur Armand BACKA Chef de Bureau : Monsieur Biaise Honoré GBOUTA
DIRECTION DE COMMUNICATION ET DES RELATIONS PUBLIQUES :
Directeur : Monsieur Paul Marin NGOUPANA Chef de Service de la Publication : Monsieur Yvon Patrick IBRAHIM Chef de Service Technique : Monsieur Isidore BOAZAMO TENZOKO Chef de Service de la Presse : Monsieur Jean-Christ ZOUNGUERE Chef de Bureau : Monsieur Patrick KOSSANGUE
BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
Chef de Service du Secrétariat Commun : Madame Pascale Eulalie SENDEAMO
Chef de Bureau : Madame Bonheur MOKONAM
SECRETARIAT GENERAL
Chef de Service du Secrétariat Particulier du Secrétaire Général : Madame Estella LAGOS née MBAMBALI-GBONGA Chefs de Bureau :
Monsieur Stéphane SANGA-SISSO
Monsieur Clément KOKOUENDO
Chef de Service de Surveillance Générale : Monsieur Dieudonné EBENDO Chef de Bureau : Monsieur Cyrille Alexandre TOUGBE
DIRECTION DES SECRETARIATS COMMUNS :
Directeur : Madame Ida Flore YABO-GAVO
Chef de Service de Reprographie : Monsieur Robert KOGONDA
Chef de Bureau : Madame Raïssa Anastasie SAMBAKOMI
DIRECTION GENERALE DES SERVICES LEGISLATIFS
Directeur Général : Monsieur Glenne Olympe DIDYLLE
Chef de Service du Secrétariat Commun : Madame Denise VANDENBULCH
Chef de Bureau : Monsieur Magloire FA * A
Chef de Service Administratif de la Commission N°5 : Monsieur Java PAPA- ZAMA
Administrateur : Monsieur Legos MANDANDJI
Chef de Service Administratif de la Commission N°6 : Monsieur Evariste MADOU
Chef de Service Administratif de la Commission N°7 : Monsieur Charlie DJAMADE
Administrateur : Monsieur Sylvain WISSE
Chef de Service Administratif de la Commission N°8 : Monsieur Noël DOBERET ABA
Administrateur :Monsieur Régis RAWAGO
Direction des Comptes Rendus
Directeur : Monsieur Alexis LEGUEH-GBELLA
Chef de Service des Comptes Rendus Analytiques : Monsieur Brice
LETO-KOUZOU
Chef de Service du Journal des Débats : Monsieur Timothée FEIKOUMON
Chef de Bureau des Comptes Rendus : Madame Sylvie MADIAPEVO Rédacteurs des Débats Parlementaires :
Monsieur Sallet NADONA BOUMINGUENDE
Monsieur Samuel Dieu-Bénit NGOLIO
Monsieur Madame Alida Gwladys GONI REPAGO
Monsieur Modeste GUITINZIA ABBIOT
Monsieur Gatien Freddy MAPOUKA
Monsieur Clotaire NGOUPANDE ZANTOHAINA
Monsieur Bruno BOUNGUELE
Monsieur Yves MANA
Monsieur Lehnard Psichari MATCHIKOHO
Monsieur Christian Noël NZI’LKOUE
Monsieur Gabie Wen(
DIRECTION GENERALE DE LA DOCUMENTATION, DES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET DE LA COOPERATION
Directeur Général : Monsieur David TOUBARO
Chef de Service du Secrétariat Commun : Madame Ida MINANG
Direction de la Documentation
Directeur : Monsieur Boris MBAGALE
Chef Service de la Documentation : Madame Patricia Fallone PINGAMA- NGBOWALI
Chef de Bureau de la Documentation : Monsieur Benjamin SAKOMA Chef de Service des Archives : Monsieur Frédéric MANDATA Chef de Service des Etudes : Madame Christelle DEKOUPOU
Direction des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication
Directeur : Monsieur Ben-Aziz ZONGBO-LABET
Chef de Service d’Exploitation et de MAINTENANCE : Madame Edith KOUANDANGUI née DODOLE
Chef de Bureau : Monsieur Rolland Martial KOLOMEKE BEKOUNA Chef de Service de Réseau et Système : Monsieur Adam NIENDE Chef de Service de Production et de Développement : Monsieur Grégoire BEFIO
Chef de Bureau : Madame Alida Géraldine KENGUELEWA née NGAÏBONA
Direction de la Coopération
Directeur :
Chef de Service de la Coopération Interparlementaire : Monsieur Serge Côme TOUBISSA
Chef de Service de la Coopération avec les Administrations Locales :
Madame Elsie AZO-ABDOULAYE
Chef de Bureau : Madame Sophie FOUNGALA
Direction des Lois :
Directeur : Monsieur Julius Serge DOCKA
Chef de Service Législatif : Monsieur Dieudonné DOUNIA-NGBABA Chef de Service des séances : Monsieur Fabien MOUNDJO Chef de Bureau : Monsieur Roger DAMBITO Chef de Service du contrôle parlementaire : Monsieur Guy Gervais Olivier KOSSI
Chef de Bureau : Monsieur Jerry ZAKARIA
Direction des Commissions :
Directeur : Monsieur Romain TCHAMAKO
Chef de Service du Secrétariat Commun : Madame Béatrice
NGAÏN DI RO
Chef de Service de la Coordination des Commissions : Monsieur Michel Belford GBANGOPE
Chef de Service Administratif de la Commission N°1 :Monsieur Erasme TCHETCHOU PANE KO Madame Ghislaine KANDIA-BE Administrateurs : Madame Ghislaine KANDIA-BE
Monsieur Evariste NGUEREKANE
Chef de Service Administratif de la Commission N°2 : Monsieur Bellarmin DOTE
Administrateur : Monsieur Yves Sidney BALEZOU
Chef de Bureau : Madame Blandine KAKA YISSOUA
Chef de Service Administratif de la Commission N°3 :Monsieur Faustin
TEGOULE
Administrateurs : Monsieur Souley MANOU
Monsieur Moussa MEZANE
Chef de Service Administratif de la Commission N°4 : Monsieur Max Hervé DEA
Administrateurs : Monsieur Eric KOE Monsieur Thierry NDOMANDJI – NDOYO
Chef de Bureau : Madame Laure Nadia AKOLOZA née BAGOUTOU
Direction de l’Interprétariat et la Traduction :
Directeur : Monsieur Magloire THOMBET-APOMO
Chef de Service de l’interprétariat: Madame Lydia Joyce NGOLI
DIRECTION GENERALE DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES ET JURIDIQUES
Directeur Général : Monsieur Jean de Dieu SENZAUNGO
Chef de Service du Secrétariat Commun : Monsieur Dieudonné BACKOU
Chef de Bureau : Madame Marie Irène YASSE
Direction des Affaires Administratives et Juridiques
Directeur :Monsieur Origine BEKONDJI
Chef de Service des Affaires Administratives : Monsieur Fulbert DEBA Chef de Service du Contentieux :
Monsieur Séverin VELE-FAÏMINDI
Direction des Ressources Humaines
Directeur : Madame Nathalie BOBOSSI née NGBODO
Chef de Service des Ressources Humaines Monsieur Thierry YONGOROLEGUE
Chef de Bureau : Madame Gwladys ATHENA MABOULA
Direction des Affaires Sociales :
Directeur : Madame Patricia Marie Julienne NGREBADA née GAHORO Chef de Service de Santé et des Evacuations : Docteur Bernard
BESSANGUEM
Chef de Bureau : Madame Claudine NDEMAILLOT
Chef de Service des Affaires Sociales: Madame Lydia Carine ADOUM-
KAMATA
Chef de Bureau : Monsieur Polidor ONDOBO
DIRECTION GENERALE DES FINANCES, DU MATERIEL ET DE LA LOGISTIQUE
Directeur Général : Madame Marie Claire BITOUANGA
Chef de Service du Secrétariat Commun : Monsieur Pierrot BAGUIBE Chef de Bureau : Madame Annick GADO
Direction des Finances et du Budget Directeur : Madame Djamilatou AHIDJO Chef de Service de la Solde : Madame Jeanne BISSAKONA Chef de Bureau : Madame Belvia BAÏKOUA BEMAÏDE Chef de Service de la Comptabilité : Monsieur Max Olivier TEKPA Chef de Bureau : Madame Fatime Mamy DEDEAVODE née GAYE Chef de Service de la paierie : Madame Ginette NGOUIH-YAZEGBE Chef de Bureau : Madame Ginette WOWI-YAMBOUA Chef de Service d’Engagement : Madame Rabiatou OUMAROU Chef de Bureau : Madame Séverine YAVOU-GAMOU
Direction du Matériel et de la Logistique
Directeur : Monsieur Nasir Francis ABDERAFIIM Chef de Service du Matériel : Madame Sandrine Eva MANDANE Chef de Bureau matériel : Monsieur Moussa FIASSABARASSOUL Chef de Service d’Flygiène : Madame Winnie Jasmine BANDJO- MEBOUMBOU
Chef de Bureau d’Hygiène: Monsieur Claudio MAVODE
Chef de Service de la Logistique : Madame Roseline SANZE
DENGOMO
Chef de Bureau Logistique: Monsieur Ali Gaspard OUAMALE.
Art. 2 : Le présent Arrêté qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui
Centrafrique : audience criminelle 2018, un homme de 65 ans condamné pour viol sur mineure de 8 ans.
Centrafrique.com/18510-2/le-procureur-de-la-cc-2018-rock-alfred-ngoumbre-yapende-img_19janv2018085832/” rel=”attachment wp-att-18513 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de la cour criminelle Rock Alfred Ngoumbré le 18 janvier 20018. Photo Cyrille Jefferson Yapéndé, copyrightCNC.
Bangui, le 25 janvier 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Poursuivi dans une affaire de viol et pédophilie, un homme de 65 ans dénommé Ferdinand Ngongou, ex-gendarme admis à la retraite a été condamné ce mercredi 24 janvier 2018 à une peine de 20 ans des travaux forcés pour avoir violé une petite fille de 9 ans dans le pays.
Si ce ne sont pas les armes qui se font parler négativement d’elles, c’est plutôt le sexe qui monte au créneau. À 65 ans, père de 19 enfants et surtout ex-gendarme,
le désormais pédophile Ferdinand Ngongou, qui a déjà passé 17 mois en prison, risque de finir le reste de sa vie dans sa cellule de Ngaragba, vu son âge avancé en ce moment.
Devant la cour hier mercredi 24 janvier, l’ex-gendarme Ferdinand Ngongoualias Papyn’a pas pu convaincre le jury de son innocence, il a non seulement été condamné à 20 ans de prison ferme, mais également condamnée à verser une somme de 40 millions de francs CFA de dommage et intérêt à payer à la partie civile.
La peine, prononcée par le juge Thierry Pessire, a été un véritable soulagement pour la famille de la victime, surtout sa maman qui a déposé la plainte devant la cour.
Cette condamnation pourrait, on l’espère, faire réfléchir ceux qui pensent qu’ils ont droit de tout faire même sur les mineures de ce genre. Malheureusement, les actes de pédophilie et des viols se poursuivent dans des endroits ou les forces de l’ordre ne sont pas habituées à y mettre les pieds.
Il y’a lieu de rappeler que l’ex-gendarme Ferdinand Ngongouest né le 15 mai 1953. Il a fait valoir son droit à la retraite en 1979 en grade de première classe.
Lors de l’audience, le juge n’a pas donné l’autorisation pour filmer la victime qui est encore gamine, et nous, nous avons délibérément souhaité ne pas citer son nom dans cet article pour des raisons de sécurité.
La seule question qui se pose en ce moment, pourquoi monsieur Ferdinand Ngongou, père de 19 enfants et âgé de 65 ans, n’a pas pu se contenir devant une petite-fille de cet âge ? Cet homme est probablement un lapin.
Petit frère de Sani Yalo arrêté le 27 Décembre dernier. Envoyé au Tchad en formation à l’école des officiers en 2011 à Ndjamena, il y étudia jusqu’en 2014. Sa formation terminé, il s’envole pour la France et obtient le statut de réfugié, arguant être en danger s’il retournait en Centrafrique, puisqu’il fut envoyé dans cette école du temps de Francois Bozizé, entre-temps déchu. Il s’établit dans les Hauts-de-Seine, chez sa grande sœur Hawa Yalo, avant de prendre un studio dans le même immeuble, quelques temps avant sa série de va-et-vient entre Paris-Yaoundé-Ndjamena. À Paris il était rapidement devenu le lien avec des éléments Equato-Guinéens en exil en Europe, essentiellement Espagne et France. Il reçoit une forte somme avant de se rendre au Cameroun, à Douala, fin 2017, d’où il dépêche Danzoumi Yalo pour recruter une équipe à Bangui. Il retrouve à Douala les autres membres du putsch avorté et un ancien sergent de l’armée équato-guinéenne exilé aux États-Unis, Laban Obama Abesso, proche d‘Enrique Nsue Anguesomo, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad interpellé à Ebebiyín le 30 décembre. Sani Yalo a essayé de prévenir son petit frère que l’opération était compromise mais son téléphone ne répondait pas et il a été fait prisonnier. Il est actuellement interrogé à Malabo.
Sani Yalo
Sani Yalo s’est rendu à Londres et Paris mi-Décembre où il aurait rencontré des personnalités Equato-Guinéenne impliquées dans la tentative de putsch avortée. Dans la liste des personnelles arrêtées figure deux gardes du corps de Sani Yalo. Les véhicules utilisés pour l’opération ont été achetés par Sani Yalo et ont transités par Bangui au nom du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) dont il est président du Conseil d’administration. Sani Yalo a même offert un des véhicules au président Touadéra. Sani Yalo aurait même fait rencontrer l’une de ces personnalités au Président de la République Faustin Archange Touadéra à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui en Décembre 2017.
Hawa Yalo.
Sœur de Sani Yalo séjournait d’ailleurs régulièrement du motel de son frère Danzoumi Yalo au quartier 36 villas, lorsqu’elle descendait à Bangui. On sait que ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique Elle se serait même acoquinée avec deux officiers Equato-Guinéens. Aux dernières nouvelles, Hawa Yalo qui se trouvait au Cameroun cherche à regagner Bangui en catastrophe, par la route, se sentant aussi en danger.
Kiki Yalo.
Officiellement résidant à Angers en France, il est positionné par son grand frère Sani Yalo au poste de représentant des transporteurs centrafricains au Conseil Économique et Social. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des éléments Centrafricains ayant participé à cette aventure dans le rang des FACA. Prévenu par un coup de fil de ses frères Sani et Nasser Yalo qui lui ont dit de fuir car l’opération était compromise, il a pu échapper au coup de filet Camerounais ne même pas retournant à son hôtel où il a laissé ses affaires personnelles. Il a puis fuit pour Dubaï avec une importante somme d’argent.
Danzoumi Yalo
Surnommé colonel « Daz », fut un bras droit de Bozizé en 2003, puis ensuite responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Les relations troubles entre les Yalo et certains officiers Equato-Guinéens ont débuté lorsque Danzoumi Yalo a ouvert en 2015 un motel dans le quartier 36 villas. Ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des éléments Centrafricains ayant participé à cette aventure dans le rang des FACA. Actuellement, Danzoumi Yalo se trouve à Doubaï. Après avoir perçu pour cette opération la somme de 100.000.000 FCFA
Anatole Ngaya
Kiki Yalo a remis au capitaine centrafricain Anatole Ngaya la somme de 5.000.000 FCFA pour qu’il participe à l’opération. Celui-ci, après s’être déplacé à Douala pour prise d’information a finalement changé d’avis et s’est désisté. Kiki Yalo a envoyé une personne dans son bureau au camp des roux pour lui demander de rembourser l’argent qu’il a perçu.
SYDI
C’est un certain SYDI un ressortissant Equato-Guinéen qui vit en suisse qui a financé le putsch. Celui-ci est actuellement à Dubaï. Il y a un autre commanditaire qui réside à Londres (Salomon Abeso Ndong ?)
Nasser « nana » Yalo.
Aussi au courant de toute l’affaire, il a appelé Kiki pour lui dire de ne pas repartir à l’hôtel et que tout était foutu.
Faycal Mandjo
Un ressortissant centrafricain qui a voyagé depuis Paris à Douala avec Hamed dada Yalo. Il faisait partie de l’équipe et a échappé au coup de filet des autorités camerounaises et se cache en ce moment à Douala.
Yérima Mandjo
Le ministre de l’Elevage et de la Santé animale de Centrafrique Yérima Mandjo, grand-frère de Faycal Mandjo est aussi impliqué dans le putsch déjoué contre Malabo. Il proposa personnellement d’y contribuer.
Théo Zambrota
Ressortissant du Congo Kinshasa, Théo Zambrota très proche de Sani Yalo, depuis qu’il gravité autour de Faustin Archange Touadéra. Agent Congolais, il était aussi lié à l’arrestation, en juin 2017, des deux rebelles congolais qui se seraient enfuis quelques semaines après leur arrestation et emprisonnement à Bangui. Théo Zambrota entretient de même des relations personnelles avec Faustin Archange Touadéra et son épouse Brigitte Touadéra.
Jacques Roger Nang
Un ressortissant camerounais du nom Jacques Roger Nang qui anime dans la boite de nuit de Sani Yalo à Douala qui était avec Kiki Talo à Yaoundé. Il a échappé au coup de filet des autorités camerounaises et se cache en ce moment à Douala.
Centrafrique : violence gratuite vers PK12, une vieille maman sauvagement torturée par un jeune homme.
Centrafrique.com/18604-2/femmes-pk12-img_24janv2018180408/” rel=”attachment wp-att-18605 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration des femmes battantes du quartier PK12 à Bangui. Copyrightautremédia.
Bangui, le 25 janvier 2018.
Par : Mickael Koss, CNC.
Voilà que les rebelles continuent de massacrer nos pauvres mamans et nos sœurs dans les villes de province dans lesquelles le gouvernement ne peut rien y faire, ici à Bangui dans la capitale par contre, ce sont les jeunes hommes, braves qu’on le pensent qui devraient du moins protéger nos sœurs et mères, se retournent malheureusement contre celles-ci pour les violenter. L’exemple d’un fait divers d’hier mercredi matin qui défraye la chronique au quartier PK12 à la sortie nord de la capitale Bangui, illustre bien ce mauvais comportement qu’on observe malheureusement ce dernier temps dans la capitale centrafricaine.
D’après les témoignages des uns et des autres recueillis hier matin sur le lieu de l’incident au quartier Yémbidans le Bégoua, tout a commencé suite à une rumeur du quartier entre un jeune locataire et sa bailleresse que les choses sont devenues incontrôlables par la suite.
Selon les rumeurs qui ont soulevé la colère du jeune homme, sa bailleresse dénommée Ruthaurait propagé dans tout le quartier que la femme du jeune homme dénommé Delphinserait une malade du Sida et que le couple, par définition, serait tout aussi infecté de cette maladie.
Comme en Afrique, le Sidaest une maladie de la honte, ce qui voudrait dire que la personne infectée serait un bordel. Ce qui pourrait déclencher une sérieuse bagarre par exemple si on traite une personne du sidéenne.
C’est d’ailleurs ce que le jeune Delphinn’aurait pas supporté et il est parti ce mercredi matin vers 5h30mn au domicile de maman Ruthpour régler son compte dans la violence.
Monsieur Delphincommence tout d’abord à infliger le titre de sorcière sur la vieille dame Ruthavant de la rouer des coups de boxe accompagnés des frappes à la verge.
Vu l’âge avancé de maman Ruth, les chocs étaient énormes et visibles sur le corps de la pauvre dame.
Contacté par CNC, le jeune Delphinne voudrait pas nous répondre, mais sa femme nous a confirmé ce propos qui a choqué son mari Delphin.
Pour la victime, elle souhaite déposer une plainte contre son bourreau pour violence aggravée sans motif qui a occasionné la paralysie de la victime.
En attendant que la justice soit faite, les deux belligérants se campent chacun sur sa position.
Ce mercredi 24 Janvier 2018, à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, a été lancé officiellement le Plan de réponse humanitaire 2018 en Centrafrique. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a personnellement lancé le plan aux côtés de Najat Rochdir, Coordonatrice humanitaire en RCA et de Mme Virginie Baïkoua, Ministre de l’Action humanitaire. 515.36 millions de dollars sont le montant à rechercher pour financer ce plan.
La RCA a traversé et continue encore malheureusement de traverser une crise humanitaire aigüe. Selon la Coordination humanitaire (Ocha) 2,5 millions de personnes sont encore dans le besoin d’assistance humanitaire dans le pays pour ce début d’année 2018. Ceci en hausse, puisqu’au 3ème trimestre de 2016, il y avait 1.2 millions de personnes qui ont besoin d’assistance. « Chiffre a commencé à monter juste au 1er trimestre 2017 avec 2.2 millions de personnes en situation de besoin d’assistance », précise Mme Rochdir qui ajouter que « la situation s’est aggravée récemment où le chiffre a sensiblement augmenté avec 2.4 millions de personnes ».
« Pour l’année 2018, nous avons 2.5 millions de personnes qui ont besoin d’assistance d’urgence et pour cela nous devons mobiliser 515.36 millions de dollars US » a-t-elle annoncé. Tous les besoins, exprimés, faut-il le noter, sont compilés dans le Plan de réponse humanitaire qui vient d’être lancé.
Les objectifs stratégiques visés par ce Plan, à en croire la Coordonnatrice humanitaire, se focalisent autour des idées fortes : « D’abord, sauver des vies des populations centrafricaines affectées par des chocs afin qu’elles aient accès à une assistance d’urgence intégrée, assurant leur survie et préservant leur sécurité et leur dignité. Ensuite, respecter les droits fondamentaux par la protection des populations affectées et à risque de violations des droits humains en vue de renforcer et de préserver la dignité humaine ».
Occasion pour la Coordonnatrice humanitaire, de passer un aperçu sur 2017. Mais, la situation est alarmante : « En un an, le nombre des déplacés internes est passé de 402 240 à 688 700, ce qui marque une augmentation de plus de 70%. En conséquence, des refugiés qui commençaient progressivement à revenir spontanément en Centrafrique à la faveur d’une accalmie, ont du à nouveau quitter le pays et le nombre de Centrafricains dans les pays voisins s’élève désormais à 545.873 soit 20% de plus qu’en début d’année dernière », a-t-elle souligné.
Malgré tout, Mme Najat Rochdir conclue sur une note d’ « optimisme ». « Maintenant, presqu’une année en RCA, je sais que la plus forte, la plus présente et la plus vive réponse à la crise humanitaire centrafricaine se trouve dans le courage et la détermination et de ce fait dans la résilience extraordinaire des femmes et des hommes de ce pays… Si l’année 2017 fut en effet, celle de toutes les inquiétudes, l’année 2018 doit être celle tous les espoirs ».
En lançant officiellement le Plan de réponse humanitaire, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et après avoir fait observer une minute de silence en mémoire des humanitaires tombés en Centrafrique, a présenté « les gratitudes et encouragement du gouvernement aux humanitaires qui poursuivent leur mission en RCA ».
CENTRAFRIQUE : LE KM 5: UNE ENCLAVE MUSULMANE DEVENUE UN ENFER
Centrafrique.com/18506-2/violence-km5-img_18janv2018130335/” rel=”attachment wp-att-18507 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>violence du KM5
Bangui, le 25 janvier 2018.
Par : Akouissonne de Kitiki, CNC.
SANGLANTS RÈGLEMENTS DE COMPTES
Sous les yeux des autorités et des forces de sécurité, le quartier emblématique de la capitale est en train de basculer dans un désordre sanglant. Le KM 5 semble être devenu la chasse gardée de voyous prédateurs. Ces bandits de grands chemins, qui ont découpé le quartier en zones d’influences sous prétexte de défendre leur communauté, terrorisent les habitants et défient le pouvoir public.
On ne peut que se poser les mêmes questions : « où sont passées les forces de sécurité ? Que fait la police ? Comment un petit groupe de ruffians arrive-t-il à semer la terreur dans un quartier de la capitale jadis symbole de la vie nocturne à Bangui? »
Voilà un lieu où les forces de sécurité devraient stationner en permanence afin de prévenir les troubles et de contrôler les identités pour rassurer les habitants. Il faudrait que les chefs de bandes et leurs séides soient arrêtés et mis sous les verrous à Ngaragba.
Le dernier fait divers, sanglant, s’est soldé par un mort à l’arme blanche, 18 personnes blessées et des boutiques incendiées. A l’origine, une somme misérable, 1 000 Fr CFA, pour laquelle deux familles musulmanes se sont affrontées à l’arme blanche. Mais des tirs d’armes automatiques ont aussi ponctué le conflit.
Visiblement, le KM 5 est infiltré par des mercenaires tchadiens à la gâchette facile. Ces voyous sont en train de le transformer en une zone de non-droit, une enclave de terreur contrôlée par des prédateurs qui pratiquent le racket et le chantage. Ils y ont établi leur loi barbare, celle de la jungle. Les commerçants qui refusent de leur confier la sécurité de leurs échoppes voient leurs boutiques incendiées.
UN DÉFI A L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT
Pourquoi une si petite superficie ne peut-elle pas être nettoyée ? Pourquoi l’État est-il empêché de rétablir l’ordre républicain dans cette enclave de hors-la-loi ? On ne peut pas laisser un quartier emblématique de la capitale sous la férule d’une bande de voyous! La sécurité générale du pays commence par la sécurisation des quartiers de Bangui, infestés jusqu’à maintenant de mercenaires étrangers prédateurs. La paix (SIRIRI) et la réconciliation doivent commencer à s’instaurer dans les quartiers de la capitale, qui est présentée comme un îlot de calme dans un pays chaotique. Il est urgent que l’autorité de l’État soit rétablie au KM5 afin d’éviter une contagion. Si on laisse les voyous proliférer et régler leurs comptes à l’armes blanche et aux tirs automatiques, il sera impossible de faire respecter l’ordre et la loi dans la capitale.
Il en va de la crédibilité de l’État en matière de sécurité et de gouvernance.
Il faut saluer la venue du président de la République à Paoua, ville martyre. C’est une manifestation courageuse, destinée à affirmer l’autorité de l’État dans une ville terrorisée par les bandes armées. Aller porter un soutien à la population en souffrance constitue la démonstration au plus haut niveau d’une présence forte de l’État.
Braver l’insécurité pour rassurer les populations, c’est précisément ce qu’il fallait faire depuis le début de la crise. Les membres du gouvernement devraient se rendre sans plus tarder dans les régions occupées par les séditieux, pour manifester, justement, la présence des autorités auprès des populations.
Il faut rompre avec ce sentiment d’absence de l’État. Il faut occuper le terrain face aux bandes armées et ne leur concéder aucun pouce du territoire.
AKOUISSONNE-DE KITIKI
(25 janvier 2018)
Monsieur Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’auteur.
Le Ministre Honoré Féizouré, de l’Agriculture et du développement rural, a ouvert, ce mercredi 24 janvier 2018, à l’hôtel J-M Résidence à Bangui, l’« Atelier national sur la définition des principes nationaux, l’élaboration du Plan d’action et la mise en place de la Plateforme nationale pour un développement responsable et durable de la filière de l’huile de palme en RCA ». Il s’agit d’une initiative de l’Ong WWF coordonnée au plan national par Jean Bernard Yarissem en partenariat avec l’organe régional PROFOREST, à travers le Tropical forest alliance (TFA) 2020.
Depuis la nouvelle dynamique lancée par le gouvernement centrafricain pour la relance de l’économique, le Ministère de l’Agriculture en charge de l’un des secteurs productifs a ambitionné la relance de toutes les filières agricoles. C’est ainsi qu’après le coton, le café et bien autres produits, la filière Palmier à huile vient d’entrer dans la cadence. A en croire le Ministre Féizouré qui a ouvert les travaux, la relance du secteur d’Huile de palme s’inscrit plus généralement dans le cadre du Plan national d’investissement agricole, sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIANSAN) et le Plan national de consolidation de la paix et de relèvement économique (RCPCA).
L’atelier de trois jours qui s’est ouvert mercredi dernier à l’hôtel J-M Résidence fait justement suite, il y a une semaine, à la visite du Ministre Honoré Féizouré sur le site de CENTRAPAL dans la Lobaye, en vue d’une relance de ladite société à travers sa privatisation. C’est dans cette logique qu’il faut comprendre l’adhésion de la RCA en octobre dernier à TFA 2020. Le Coordonnateur de WWF place ces assises dans le cadre du Programme régional sur la filière Huile de palme d’une part, et de l’Initiative de l’Alliance pour les forêts tropicales pour la production durable d’huile de palm en Afrique à l’horizon 2020 d’autre part.
Cependant, l’atelier national de J-M Résidence vise à renforcer la participation de la République centrafricaine à l’initiative TFA 2020 par la finalisation de la phase de développement du processus. De manière spécifique ces assises doivent permettre de (1) renforcer la compréhension et l’adhésion des parties prenantes de la filière huile de palme à la vision (Promouvoir une production responsable et durable de l’huile de palme en RCA), aux objectifs et au processus TFA 2020-APOI ; (2) examiner et adopter les principes nationaux de développement durable de la filière huile de palme pour la RCA ; (3) examiner et valider le plan d’action national ; (4) examiner et valider la composition d’une Plateforme nationale sur la filière huile de palme durable et responsable en RCA.
En prenant la parole à l’occasion de l’Ouverture des travaux, le Ministre Honoré Féizouré a rappelé de prime abord les potentialités agricoles de la RCA avant de lever un coin de voile sur l’historique du palmier à huile dans le pays. Selon le Ministre, la filière Palmier à huile a été introduite en RCA en 1953 avec une expérience de paysannat lancée à Kémbé dans la Basse-Kotto. 1400 hectares ont été mis en chantier. Plus tard en 1975, la Centrafricaine de palmier (CENTRAPALM) a été créée avec ambition de couvrir le marché intérieur centrafricain et réduire la dépendance du pays vis-à-vis des pays de la sous-région. 2500 hectares ont été mis en exploitation. Seulement, la société va traverser à une période donnée, un cycle de contre-performance d’où l’intervention des partenaires privés dont Palmex, Palm d’Or… . Cette situation a replongé la RCA dans la dépendance avec 90% de l’huile de palme importées, à ce jour.
Parlant de l’enjeu même de l’atelier, Féizouré note que « la République centrafricaine n’est pas à l’abri de la déforestation si les dispositions ne sont pas prises avec l’appui du gouvernement de mettre en valeur les potentiels agro-écologiques du pays ». Evidemment, dans les dispositions dont fait allusion le Ministre Féizouré, il y a le développement du partenariat Public/privé au profit de l’agro-écologie qui tient compte de l’environnement.
C’est en cela que Jean Bernard Yarissem, Coordonnateur national du WWF a justifié l’intérêt pour son organisation à s’impliquer dans le développement de l’agriculture, notamment la filière de palmier à huile. « Il peut paraitre un peu étonnant pour beaucoup que le WWF et le Ministère de l’agriculture se mettent ensemble pour encadrer la promotion et le développement de la filière Huile de palme », relève Yarissem qui rassure que « c’est l’un des objectifs globaux de WWF qui a compris très tôt que le développement du pays doit s’appuyer nécessairement sur la valorisation des ressources naturelles en général et le développement du secteur agricole en particulier ».
Avant de déclarer ouverts les travaux, le Ministre de l’Agriculture et du développement rural a souligné que les conclusions de cet atelier sont déterminantes, car elles permettront d’identifier, de formuler et de mettre en œuvre les projets pour la relance de la filière palmier à huile en République centrafricaine.
Centrafrique : géante manifestation en cours devant la base de la Minusca à Paoua..
Centrafrique.com/18585-2/combattants-de-la-seleka-centrafrique-seleka/” rel=”attachment wp-att-18586 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les rebelles de la Séléka
Paoua, le 24 janvier 2018.
Par : Gervais Djingatoloum, CNC.
Depuis cet après-midi au centre-ville de Paoua, les jeunes se sont massivement regroupés devant la base militaire des forces de la Minusca et le ton commence dangereusement à monter de plusieurs crans. Les coups de feu commencent à se faire entendre dans la ville et les choses deviennent de plus en plus sérieuses.
Selon les faits recoupés sur place, c’est aujourd’hui mercredi 24 janvier aux environs de 14 heures locales que les soldats de la Minusca, dans leur offensive contre les rebelles du MNLRC dans les localités proches de Paoua, ont mis la main sur une vingtaine des éléments peuls armésde ladite rébellion et transférés dans leur base de Paoua centre.
Ce que les forces de la Minuscane savaient pas, la colère était grande contre ces rebelles à Paouapar rapport à tout ce qu’ils ont faitt aux habitants de cette localité. Du coup au moment de leur transfert au sein de la base militaire de la Minusca, les rumeurs de l’arrivée de ces rebelles arrêtés ont déjà pris une proportion inquiétante dans la ville et les jeunes, filles comme garçons, se sont précipités pour barricader la route aux blindés de la Minusca. Dans leur revendication, les manifestants exigent de la Minusca la livraison gratuite de ces combattants peuls arrêtés pour qu’ils les brûlent vifs au lieu de les amener au sein de leur base pour les nourrir gratuitement.
Dans leur colère, les manifestants ont réussi à arracher deux combattants rebelles qu’ils les ont brûlés vifs devant la foule qui applaudit les faits.
Face à cette colère grandissante, les soldats de la Minusca ont procédé à des tirs de sommation pour faire disperser les manifestants en vain.
Pour l’heure, la tension monte et les jeunes se massent de plus en plus devant la base militaire de la Minusca.
Rappelons au passage que la Minuscaavait donné 48 heures aux rebelles de la Révolution et Justice dirigée par Armel Sayo et ceux du Mouvement national pour la Libération de la République Centrafricaine du chef rebelle Ahmat Bahar de quitter aussi vite que possible les localités proches de Paoua et de dégager un périmètre d’au moins 50 kilomètres autour de la sous-préfecture de Paoua afin de permettre aux déplacés de regagner leurs domiciles respectifs.
L’ultimatum de la Minusca intervient après le violent affrontement militaire entre les deux groupes rebelles MNLRC et RJqui a fait plus de 300 morts en quinze jours.
Centrafrique / Scandale : ‘’Vanessa’’ retrouvée morte dans une piscine des conseillers français à Bangui
Centrafrique.com/18577-2/piscine-dans-une-residence-de-bangui-img_23janv2018170851/” rel=”attachment wp-att-18578 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration d’une piscine dans une résidence de Bangui. Image du Figaro.
Bangui, le 24 janvier 2018.
Par : Félix Ndoumba, CNC.
Dimanche 21 janvier dernier, Bangui a connu de drame. La jeune dame, la nommée ‘’Vanessa’’ la vingtaine, a trouvé la mort entre les mains d’un Conseiller français, dans la cité des 17 Villas, à Bangui. Un scandale qui remet en cause le ‘’non-lieu’’ prononcé par la justice française dans l’affaire de viols et abus sexuels en Centrafrique. Les autres jeunes dames qui étaient avec la victime sont arrêtées à la Brigade territoriale de Bangui pour, dit-on, des ‘’mesures de sécurité’’ ; les conseillers français non plus.
Il aura fallu 48 heures plus tard pour que la Rédaction tombe sur cette dramatique situation qui, au-delà du malheur causé, endeuille des femmes centrafricaines. Sans plus de commentaire, les récits recueillis par la Rédaction, ce mardi auprès des rescapées de la victime, tout serait part d’une invitation à une cérémonie d’anniversaire. La pauvre ‘’Vanessa’’, en compagnie de quatre autres jeunes dames (ces amies) ont été conviées par une des leurs à son anniversaire à la cité des 17 Villas – là où elle et son copain, un conseiller français habitent.
Selon les témoignages des autres filles qui ont tenté, dans un premier temps de nier les faits, la mort de leur sœur serait mystérieuse. « Aux environs de 19 heures, après avoir mangé et bu, elle (la victime) se trouvait au bord de la piscine et échangeait avec son copain (un conseiller français). Quelque cinq minutes plus tard, je ne l’ai pas vue à côté du français qui lui, était resté seul. », a expliqué l’une des rescapées que CNC a pu rentrer en cellule, à la Gendarmerie. Et de poursuivre, « Paniquée, j’ai alerté les autres, et c’est à ce moment qu’un des français tomba à l’eau pour ne sortir que le cadavre de notre sœur ».
De sources sécuritaires proches du dossier, des manœuvres de haut niveau sont en ébullition pour « camoufler l’affaire », parce qu’il y va de l’image de la France. D’ailleurs, les agitations du Conseiller français, le lieutenant-colonel Stéphane entre la Gendarmerie et l’ambassade de France, ainsi que la présence lundi de six (06) privautés dépêchés de l’ambassade à la Gendarmerie témoignent à suffisance l’orchestration en cours.
Le corps de la victime transféré en catastrophe à la morgue à bord d’un véhicule LGM de la Gendarmerie, a été inhumé ce mardi 23 janvier. Que diront les français cette fois-ci ? Qu’il n’y a aucunement de preuve ? Des réactions sont attendues, à savoir celle du Gouvernement centrafricain, ou de l’ambassade de France à Bangui…
Centrafrique : Les déboires improductifs de général Andjilo
Centrafrique.com/18510-2/ngaibona-rodrigue-alias-andjilo-avec-ses-avocats-yapende-img_19janv2018085113/” rel=”attachment wp-att-18512 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rodrigue Ngaibona alias général Andjilo avec ses avocats devant la cour criminelle le 18 janvier 2018. Photo Cyrille Jefferson Yapéndé, copyrightCNC.
Bangui, le 24 janvier 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Les rideaux sont tombés, le 22 janvier dernier, sur le long et polémique procès de Rodrigue Ngaïbona, alias ‘’général Andjilo’’ pour son nom de terreur comme chef redoutable des Anti-Balaka. Tel l’aboiement du chien au passage la caravane, les derniers déboires de Andjilo n’ont pu courber l’échine des juges qui ont finalement cloué le chef Anti-balaka aux travaux forcés à perpétuité et 138 millions de Francs Cfa d’amendes et 1 Franc Cfa symbolique aux 14 organisations de défense des droits de l’homme constituant la partie civile. Toutefois, Andjilo aura profité de ses derniers mots devant la barre pour se présenter en tant que sauveur des Centrafricains devant l’envahisseur. Ci-dessous, quelques extraits du message d’Andjilo.
« Tout ce que mes avocats ont dit, c’est ce que je voulais dire. Ils ont déjà tout dit.
« Je voudrais juste ajouter que tout le monde a su ce qui s’est passé en RCA. Je n’ai vu personne se lever pour nous défendre. Nous, peuple centrafricain, nous sommes levés pour combattre les mercenaires et remettre le drapeau de notre pays en place, alors qu’ils sont venus élever un autre drapeau sur notre territoire. Je me demande, c’est cela la récompense de cette lute qui sont les trois années que j’ai passées en prison et la barre devant laquelle je me trouve aujourd’hui ?
« Je m’exprime ici à la radio, c’est pour que le peuple entier puisse m’écouter. Si jamais une situation similaire survienne encore, qui se lèvera pour défendre notre pays? C’est un danger pour nous tous. Moi qui suis devant vous, je suis fils de ce pays. La justice de mon pays dit qu’elle veut me juger pour le peuple, mais moi, ne suis-je pas du peuple centrafricain, ce peuple qui s’est levé avec moi pour se défendre face à l’envahisseur ?
« Je me réjouis de ce que le peuple entier est derrière moi. Il me soutient, même durant mes trois années en prison. J’ai pris mon courage parmi eux, et il a ressenti avec amertume mon absence. Lorsqu’on est mort, on est mort. Malheureusement, tout ce qui s’est dit sur moi n’est que mensonge. Je ne reviendrais pas sur ce qu’ont dit mes avocats. Il n’y a aucune preuve des accusations portées contre moi. Durant tout ce procès, je n’ai pas vu ce pourquoi je suis là devant la justice.
« Je suis disposé à œuvrer au servir de mon pays, car sans être employé, j’ai aidé mon pays pour me retrouver ici. Que le peuple écoute bien ce que la justice de notre pays dira. Il n’y a que nous, fils du pays pour protéger et construire notre pays, et non les étrangers. C’est ce que nous avons fait, avec le concours des connaissances traditionnelles pour défendre notre mère patrie. Les conseils que je devais recevoir n’est pas la barre devant laquelle je me trouve.
« Je remercie le peuple centrafricain qui, derrière moi, s’est levé avec des bouts de bois, des machettes, les couteaux de jet… pour défendre notre pays. Je leur adresse mes salutations, et les remercie pour leur indéfectible soutien.
« Je reviens vers vous, Membres du Jury, Membres du gouvernement, je vous remercie au nom de Jésus, parce que vous m’avez mis ici devant vous pour me conseiller.
Notons que Andjilo a été poursuivi pour six chefs d’accusation dont quatre ont été finalement retenus contre lui, à savoir assassinat, association de malfaiteurs et détention illégale d’armes et de munitions de guerre, séquestration et vol aggravé.
Centrafrique.com/18506-2/violence-km5-img_18janv2018130335/” rel=”attachment wp-att-18507 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>violence du KM5
Bangui, le 24 janvier 2018.
Par : Akouissonne de Kitiki, CNC.
UN PAYS AU BORD DE L’ABIME
Jadis, la République Centrafricaine était un pays auto-suffisant : une terre fertile et bien irriguée naturellement ; une forêt giboyeuse où les populations ne prélevaient que le strict nécessaire ; des rivières et des fleuves poissonneux. La RCA exportait même des denrées agricoles vers d’autres pays de la région, en particulier vers le Tchad désertique.
Aujourd’hui, elle danse sur un fil tendu au-dessus d’un volcan en éruption : massacres quotidiens ; déplacements massifs de population ; villages incendiés, rayés de la carte ; champs abandonnés aux broussailles par des paysans en fuite, terrorisés par les bandes armées.
Aujourd’hui, plus de deux millions de déplacés sont aux abois, manquant de tout. Rien qu’à Kaga-Bandoro, dans le nord du pays, 40 000 personnes ont trouvé refuge dans des camps de fortune, où l’aide alimentaire internationale est notoirement insuffisante. Ces camps de déplacés risquent de devenir des foyers de carence alimentaire, avec leur lot de maladies infectieuses.
Désormais, il suffit d’un rien pour que tout le pays bascule dans le cratère rugissant. Les cris d’alarme du président du CICR (Comité International de la Croix-Rouge) en visite à Bangui ne laissent aucun doute sur l’issue dramatique de la crise. Si les autorités ne font pas tout pour empêcher la prolifération d’hommes armés, si elles n’assument pas leurs missions régaliennes, les menaces qui cernent le pays ne feront que s’aggraver.
Pourquoi ce mutisme du gouvernement devant les calamités qui mettent en danger son peuple ? On dirait que Bangui, la capitale, est devenue un refuge de ripailles où festoient les membres d’un gouvernement impuissant, qui donne l’impression de ne se préoccuper que de bombance – abandonnant le peuple à la précarité alimentaire et à des hordes de barbares à la cruauté sans égale. Les ONG qui veulent apporter une aide aux populations en détresse ne peuvent intervenir, car elles sont elles-mêmes attaquées, dépouillées et massacrées par les bandes armées.
UN GOUVERNEMENT ABSENT, DES HOMMES ET DES FEMMES POLITIQUES QUI FONT DEFAUT
Le pays est au bord de la famine. L’insécurité chronique fait reculer les bailleurs de fonds, qui hésitent à débloquer les donations. On le répète sans arrêt ici : l’insécurité est une pathologie sévère qui plombe le développement de la République Centrafricaine.
Devant cette terrible situation, les autorités semblent dépassées, comme figées dans un immobilisme effrayant. Ou alors acculées à entreprendre des actions hasardeuses, comme la nomination de membres de l’ex-Séléka à la Présidence et au gouvernement, accréditant ainsi la thèse que les groupes armés sont déjà au cœur du pouvoir, qu’ils noyautent et prennent en otage.
Bien peu de politiciennes et de politiciens centrafricains se sont fait entendre pour dénoncer l’entrisme des rebelles. Ils étaient une quarantaine aux élections présidentielles. Le pays brûle et on ne les entend pas. Quant à ceux qui sont élus, ils ne somment pas assez le gouvernement de protéger la population et d’instaurer la sécurité.
En outre, il est insupportable que la Minusca (Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique) ne remplisse pas sa mission et passe son temps à inaugurer les chrysanthèmes ou à proférer des menaces sans suite. De plus, de lourds soupçons de connivences avec les ex-Sélékas pèsent sur elle. On soupçonne des ventes illicites d’armes aux rebelles par quelques nervis issus de ses rangs.
Il est tout aussi intolérable que des criminels de guerre puissent se pavaner à Bangui et voyager sans être inquiétés. Des passeports centrafricains avaient souvent été délivrés illégalement à des étrangers par François Bozizé et le gouvernement de la Transition. Le tri va être compliqué entre les vrais Centrafricains et les mercenaires venus d’ailleurs.
La Centrafrique ressemble ainsi à un pays de cocagne où toutes les prédations et toutes les dérives sont possibles. C’est un pays qui tangue dangereusement, tel le radeau de la Méduse cerné par des vagues rugissantes.
QUID DES ARMES RUSSES?
Deux bataillons de FACAS ont, dit-on, ont été formés par les Européens. Les Russes les ont équipés en armement et s’apprêtent à envoyer des conseillers en Centrafrique. L’embargo n’est plus un handicap pour les actions militaires du gouvernement.
Malheureusement, l’immense espoir suscité par la livraison des armes par les Russes n’a rien changé à l’immobilisme des dirigeants. Le chaos est allé crescendo : environ 85% du territoire sont plus que jamais entre les mains des féroces bandes armées. A N’Délé, le terroriste Noureddine Adam nomme ses propres gendarmes et empêche les représentants de l’État de rejoindre leurs postes. C’est un califat de fait qui a été instauré dans le Haut-Mbomou, au nez et à la barbe des autorités légitimes.
Les armes russes sont-elles arrivées à destination ? Ou sont-elles déjà tombées entre les mains des séditieux ? En outre, certains Centrafricains accusent la France de retenir les armes à l’aéroport Bangui M’ Poko sous prétexte de les identifier. Pourquoi la France ne peut-elle pas s’empêcher de se mêler de tout en Centrafrique ? Qu’est-ce qu’elle a à voir dans les affaires russo-centrafricaines ?
Décidément, le pays est loin de la réconciliation et de l’apaisement. Cette impression de vacance de l’autorité du pouvoir ne présage rien de bon. Est-ce une descente aux enfers inéluctable ? Attention à la somalisation du pays ! Ce qui se passe à N’Délé pourrait en être le début.
Vu la tournure tragique des événements, la crainte est plus que jamais légitime.
AKOUISSONNE DE KITIKI
(24 janvier 2018)
Monsieur Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’auteur.
Depuis l’élection controversée de la dernière législative en 2016, les Centrafricains sont surpris, si l’on peut dire, de constater avec stupéfaction que près de 40% de leurs élus sont, non seulement, analphabètes, mais surtout des corrompus, des repris de justice et en sus très volatiles comparativement à leurs homologues de la sous-région. La pratique de certains, qui n’ont pas hésité à changer des étiquettes politiques pour des raisons alimentaires, commence à soulever des inquiétudes et interrogations au sein du parlement. Le cas, trop flagrant du député « indépendant » de Berberati 1, l’honorable Andiba Daguerre défraie déjà la chronique.
Alors que le peuple centrafricain ne cesse de se plaindre du comportement volatile de leurs élus à l’Assemblée nationale, quelques-uns ne tirent pas les conséquences de leurs actes et continuent de manigancer au péril de fragiliser davantage le pays.
Le dernier cas en vue, c’est la tumultueuse oisiveté du député indépendant de Berberati 1 Andiba Daguerre au sein de l’hémicycle parlementaire à Bangui.
Selon notre enquête menée depuis plusieurs mois, l’honorable Andiba Daguerre fut un candidat indépendant soutenu financièrement par le parti URCA de l’honorable Dologuélé au moment de la compagne législative. Mais une fois élu comme député, l’homme change automatiquement sa veste politique pour le groupe parlementaire « Cœur uni » du Président Faustin Archange Touadera.
Ayant siégé au sein du groupe « Cœur uni » quelques mois, il sauté miraculeusement pour atterrir cette fois au sein du groupe « Chemin de l’espérance » du Président de l’Assemblée nationale. Selon les dernières informations qui viennent de nous parvenir, l’honorable Andiba Daguerre s’apprête à passer dans le groupe parlementaire du MLPC dont les membres, qui connaissent sa pratique, s’apprêtent à refuser son entrée.
« C’est depuis l’an dernier qu’il marchande sa voix » lâche un élu qui requiert son anonymat.
À quoi sert vraiment de changer d’étiquette politique comme des pagnes ?
Difficile de comprendre. Mais d’après un ancien honorable contacté par CNC, « c’est le désir d’avoir tout, véhicules, soupes, maisons, dépenses électorales, en un jour, qui les poussent à vendre leurs âmes ». Pourtant, sous la Constitution défunte, un texte de loi voté par l’ancien parlement et repris dans le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, avait instauré des gardes fours qui empêchaient les députés, marchant-d’intérêt, de s’enfuir de leur parti et vadrouiller. Mais la Constitution du 30 mars 2016, rédigée à la va-vite, n’a pas daigné prendre en compte ces transhumances politiques. Conséquence, le Règlement intérieur de l’actuelle législature a vu effacer par la Cour Constitutionnelle, une phrase tentant d’insérer ces grades-fours.
Malheureusement, l’honorable Andiba Daguerre n’est pas le seul dans cette situation. C’est le jeu préféré de certains députés, une fois élus comme députés, n’hésitent pas de changer d’étiquette politique sans conséquence visible sur leurs statuts. Ce qu’ils n’ont pas compris, cette pratique fragilise considérablement la pratique démocratique dans le pays et favorise la corruption, le vagabondage pontique d’après un leader d’un parti politique.
Rappelons que le député Andiba Daguerre est celui qui a été renversé par un véhicule de la Minusca il y a quelques semaines devant l’Assemblée nationale sur l’avenue de l’indépendance. Sa vie n’est pas en danger, mais c’est la pratique politique courante dans le pays de « Tè ka, mo tè gué »en français, bouffer là-bas et bouffer ici, qu’il a fait usage depuis son élection, qui se coince à l’horizon.
Copyright2018CNC.
Présentation du candidat Andiba Daguerre par le parti URCA lors de la campagne législative à Berberati avant son élection comme député.Photo du député Andiba Daguerre prise lors d’une réunion du groupe parlementaire “Chemin de l’espérance”.
Observatoire indépendant et communautaire de suivi de l’accès aux soins et traitements des patients VIH, TB et de paludique en République Centrafricaine .
COMMUNIQUE D’ALERTE
L’observatoire communautaire de l’Association Nationale des Jeunes Filles Actives pour la Solidarité (ANJFAS) qui est un dispositif de suivi de la prise en charge du VIH/SIDA, de la Tuberculose et du paludisme, a pour but de collecter à temps réels, les informations sur les dysfonctionnements et les ruptures des médicaments et en faire large diffusion afin d’attirer l’attention des acteurs et décideurs dans l’optique de promouvoir les droits à la santé de la population.
Durant le début du mois de janvier 2018, Le TAW a constaté à travers les rapports d’observations, des cas de rupture des ARV dans certains sites de prise en charge du VIFî/SIDA. Nous avons les cas suivants : à l’hôpital du Jour à Bangui, les patients n’ont pas été servis en ARV de 2e ligne dans la période du 14 au 16 janvier, une rupture d’ARV pour la PTPE constatée dans la FOSA de Lakouanga le 18 janvier et le cas de Kokoro Boeing, pour ne citer que ceux-là.
A la suite d’une investigation auprès des responsables indiqués, il a été révélé que le dysfonctionnement n’est pas dû à une rupture d’ARV au niveau national mais plutôt au niveau de l’approvisionnement des sites.
Cependant, l’ANJFAS rappelle que la rupture du traitement ARV chez le patient réduit l’efficacité du traitement et entraîne probablement un échec thérapeutique ayant des répercussions néfastes sur le patient et caractérisant ainsi une violation des droits humains.
A cet effet, nous regrettons ce manquement et nous interpellons le Ministère de la santé à assumer sa responsabilité régalienne en vue d’assainir le système d’approvisionnement des ARV dans les sites afin de garantir les droits à la santé pour tous.
Fait à Bangui le 19 janvier 2018
Pour le dispositif TAW-RCA Cyriaque NGOMBE,
Coordonnateur Technique de l’observatoire TAW
Siège social : Avenue Koudoukou 2 rue 36 villas N°1.179 Bangui B. P : 2907
DECLARATION N°001/18 DU KNK RELATIVE AU MESSAGE DES EVEQUES DE Centrafrique
Logo du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé. CopyrightreservéKNK.
DÉCLARATION DU PARTI KNK.
Au cours de la célébration dominicale du 14 Janvier dernier, tenue en la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bangui, l’Episcopat centrafricain a publié son rapport sous le titre : “Message des Evêques de Centrafrique à l’Eglise Famille de Dieu, aux hommes et aux femmes de bonne volonté “.
Ce document, d’une dizaine de pages, brosse un tableau tout aussi désastreux que préoccupant de la situation que traverse la République Centrafricaine à l’heure actuelle.
Dans ce réquisitoire, sans complaisance, l’Episcopat centrafricain dénonce les nombreux maux qui gangrènent les secteurs socio-éducatif, sanitaire et politique de notre pays.
La dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire ainsi que l’inaction de certains contingents de la Minusca n’ont pas échappé à l’analyse critique des Evêques.
De l’avis de notre formation politique, l’élément novateur contenu dans le Message épiscopal réside dans l’exhortation formulée à l’endroit des Partis Politiques en ces termes : “Nous invitons les Partis Politiques à taire leurs intérêts particuliers et à s’étendre sur l’essentiel pour favoriser l’unité et la reconstruction de na nations. Pour nous, le ressaisissement des hommes politiques et le dialogue inclusif dans la vérité peuvent conduire à la réconciliation et à la paix. La reconstruction du pays exige une rencontre et un dialogue permanent entre les Leaders des Partis Politiques et les forces vives de la nation” fin de citation.
Cette prise de position, sans ambiguïté, des Evêques de Centrafrique en faveur de l’instauration d’un Dialogue Inclusif inter-centrafricain vient conforter celle de notre formation politique qui a fort longtemps soutenuet défendu l’idée de l’instauration de ce dialogue inclusif comme étant l’incontournable voie de sortie de crise et qui peut se résumer à travers le tryptique : “Dialogue Inclusif, Réconciliation et Paix“.
Loin d’être un dialogue de trop comme certains le prétendent, le dialogue tel que revendiqué et qui se situerait à la suite des précédents foras tels que le Séminaire National de Réflexionde 1980, le Grand Débat National de 1992, le Dialogue de 2003, le Dialogue Politique Inclusif de 2008 et le Forum de Bangui de 2015, permettrait de définir un nouveau “Contrat Social inter-centrafricain” qui gèrerait les suites de la grave crise multidimensionnelle que vit notre pays.
L’évolution positive des positions des uns et des autres sur la problématique de l’instauration d’un Dialogue Inclusif impose à l’Exécutif un changement de paradigmes dans son schéma de sortie de crise.
En effet, le KNK estime très humblement que le schéma gouvernemental de sortie de crise qui a consisté, jusqu’à présent, à ne prioriser seulement le dialogue qu’avec les groupes armés à travers la mise en œuvre du processus DDR-R est réducteur en ce sens qu’il a été convenu uniquement entre l’Exécutif et les groupes armés alors qu’il aurait fallu en convenir soit à travers la Représentation nationale, soit par le biais d’une large concertation politique nationale.
D’ailleurs, le niveau de dégradation de la situation sécuritaire démontre, à suffisance, les limites de ce schéma dans le règlement de cette crise qui est éminemment politique.
Sur ce point précis, il est intéressant de rappeler les propos tenus par M. Parfait ONANGA ANYANGA, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique dans une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique en juillet 2017: “Le problème est politique et la réponse le sera aussi“.
Fin connaisseur de la politique centrafricaine, S.E Idriss DEBY ITNO, Président du TCHAD avait également, en Février 2017,livré sa vision sur la question en des termes limpides : “…Tant qu’on ne fera pas en sorte que le président Touadéra puisse organiser un vaste forum national en ce sens, incluant tous ceux qui, aujourd’hui, sont mis à l’écart par la communauté internationale, à savoir les anciens Présidents Bozizé et Djotodia, les Chefs de l’ex-Séléka et des Anti-Balaka, on n’y arrivera pas.”
De son côté, le Saint Père n’a cessé d’exhorter les acteurs centrafricains à privilégier le dialogue. “Que les armes se taisent et que prévale la bonne volonté pour dialoguer et redonner au pays la paix dont il a besoin pour son développement” avait-il déclaré en Mai 2017 sur la Place Saint-Pierre.
C’est donc en considération de ces pertinentes préconisations que notre formation politique demande à l’Exécutif de faire l’option du dialogue inclusif c’est-à-dire une discussion ouverte à toutes les forces vives de la nation sans restrictions.
Un tel choix gagnerait en temps, lisibilité et cohérence afin de permettre à notre pays de sortir de l’actuel engrenage mortifère.
En outre, la problématique de la soutenabilité financière de la MINUSCA dont l’essentiel des ressources budgétaires est largement tributaire des contributions américaines devra inciter les acteurs décisionnels centrafricains à une prise de conscience nationale devant déboucher sur l’impérieuse nécessité de l’appropriation interne du schéma de sortie de crise lorsqu’on connait le caractère tout aussi imprévisible qu’égocentrique du locataire de la Maison Blanche en la personne de M. Donald TRUMP.
Consciente du manque cruel de Leadership national dans la concrétisation de ce dialogue inclusif, notre formation politique exhorte respectivement le Médiateur de la République et la Plate-forme des Confessions Religieuses, du fait de leurs prérogatives Constitutionnelle, morale et spirituelle à s’impliquer dans cette entreprise de salut national.
Centrafrique : le fameux général des anti-balaka Andjilo vient d’être condamné par la cour criminelle de Bangui.
Centrafrique.com/18510-2/ngaibona-rodrigue-alias-andjilo-avec-ses-avocats-yapende-img_19janv2018085113/” rel=”attachment wp-att-18512 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rodrigue Ngaibona alias général Andjilo avec ses avocats devant la cour criminelle le 18 janvier 2018. Photo Cyrille Jefferson Yapéndé, copyrightCNC.
Bangui, le 22 janvier 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Ça y est ! Le fameux général des Anti-balaka Andjilo de son vrai nom Ngaibona Rodrigue, vient d’être condamné à l’instant par la cour criminelle de Bangui à une peine de travaux forcés à perpétuité dans l’affaire qui lui avait été reprochée.
Association des malfaiteurs, braquage à main armée, assassinat et vol, sont en partie des chefs d’accusations portés contre le fameux général autoproclamé Rodrigue Ngaibona alias général Andjilo depuis son arrestation en 2015 par les soldats camerounais de la Minusca dans la localité de Bouca, une ville provinciale située à environ 285 kilomètres du lieu de son procès.
Durant une semaine de débats contradictoires, l’accusé, le désormais ancien général de la milice anti-balaka Rodrigue Ngaibona alias général Andjilo, nie en bloc tous les faits criminels qui lui sont reprochés, d’après les lignes de défense qui lui sont tracées par son avocat, maître Jean-Pierre Madoukou qui, sans complaisance, nie également la commission de crimes par son client. Même son frère consanguin, il refuse de le reconnaitre.
Au bout de tout compte fait, la ligne de défense tracée par son avocat ne lui est pas permise de recouvrer sa liberté. Le jury a décidé de reconnaître l’accusé coupabe des cinq chefs d’accusation qui pèsent contre lui et le condamne l’accusé Ngaibona Rodrigue à des peines de prison fermes à perpétuité des travaux forcés avec dommage et intérêt à payer à la partie civile.
Rappelons que le fameux général Andjilo fut l’un des chefs Anti-balaka qui ont attaqué la capitale Bangui le 5 décembre 2014 dans le cadre du fameux coup d’état avorté contre le tombeur de François Bozizé, Michel Djotodja, chef d’État de transition d’alors. On lui a reproché d’avoir participé à l’assassinat de plusieurs centaines des sujets musulmans dans le pays, des braquages et l’assassinat d’un gendarme au quartier PK10 dont il avait lui-même empêché l’enterrement.
D’une part, sa condamnation est la première phase à son probable transfèrement devant la cour pénale internationale dans les mois à venir.
Toutefois avant la délibération, le Président de la Cour a donné la parole à l’accusé NGAIBONA Rodriguealias général Andjiloqui a précisé qu’il n’a pas beaucoup des choses à dire du faite que ses avocats en tout dits à la cour.
En poursuivant la parole, il raconte que
« tout le monde est au courant de ce qui s’est passé dans notre pays. Si j’ai décidé de prendre les gris-gris des ancêtres justes dans le but de défendre mon pays par rapport aux humiliations, exactions et multiples cas de tuerie causés par les sélékas. C’est depuis trois ans que je suis aux prisons et en plus de cela le Procureur général auprès de la Cour requiert que je doive être condamné aux travaux forcés à perpétuité. Mais les jeunes centrafricains ne vont plus défendre la RCA si quelque chose arrive ? Malgré tout ce que j’ai fait pour le pays et maintenant on est en train de me remercier devant la barre. Vraiment c’est de l’ingratitude. De toutes les manières, je crois à la justice centrafricaine qui certes, ne va pas se limiter sur les rumeurs pour donner le verdict. Parce que vous êtes sans ignorer que toutes les accusations portées contre moi sont sans preuve ».
Rodrigue souligne aussi qu’avec le progrès de la technologie ou le monde est devenu un village planétaire. « On peut me filmer au moment où j’étais en train de commettre mes forfaits? Mais sans les images et les preuves. Je suis encore jeune et valide donc je peux contribuer au relèvement de mon pays ».Avant de conclure, ce dernier précise au Président de la Cour et au jury que sa place n’est pas derrière les barreaux. Souriant et serein, il salue le peuple Centrafricain avant que la parole soit rendue au Président de la Cour qui le remercie avant de suspendre l’audience pour la délibération.
Copyright2018CNC.
Le Président de la cour criminelle Rock Alfred Ngoumbré le 18 janvier 20018. Photo Cyrille Jefferson Yapéndé, copyrightCNC.
Le 18 janvier, alors que les yeux étaient rivés sur la place des Martyrs où se célébrait l’hommage rendu aux Etudiants et Elèves tombés sous les balles en 1979, voilà que deux prisonniers très recherchés de nationalité congolaise, notamment Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu, s’évadent de prison à Bangui. Une autre impasse diplomatique à gérer par les autorités centrafricaines, alors que le feuilleton d’une certaine implication des sujets centrafricains dans le coup d’Etat manqué en Guinée Equatoriale n’est pas encore évacué.
Cela fait un peu trop pour la diplomatie centrafricaine. Pendant que le dossier Dada Yalo – un sujet centrafricain impliqué dans le projet de coup d’Etat avorté en Guinée Equatoriale continue de faire parler négativement de la République centrafricaine ailleurs, voilà qu’un nouvel affront s’impose. Cette fois, avec la République démocratique du Congo par l’évasion, à Bangui de Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu, deux sujets congolais activement recherchés par la justice de leur pays.
En effet, c’est depuis le 9 juin dernier que les deux ressortissants congolais étaient tombés dans les mailles de la justice centrafricaine. Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu sont des sujets recherchés dans leur pays du fait qu’ils sont très actifs au sein du mouvement politico-militaire FCCPD de John Tshibangu. Ils étaient arrêtés sur des soupçons de recrutement de mercenaires et de contacts avec certains groupes armés centrafricains. En Centrafrique, ils faisaient l’objet d’une information pour association de malfaiteurs.
A en croire nos confrères de Cap qui ont donné l’information, les deux Congolais étaient détenus au Camp de Roux à Bangui, réputé plus sûr que la prison de Ngaragba souvent qualifiée de « passoire ». De source judiciaire, poursuit notre source, l’évasion de Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu a nécessairement été rendue possible grâce à des complicités. Selon une autre source, proche de l’enquête, les deux hommes ont pu sortir de leur prison pour un examen de santé, accompagné par un médecin militaire et une escorte. Le médecin aurait renvoyé les gardes et les Congolais se seraient fait la belle dans des circonstances qui restent à éclaircir.
Pour mémoire, Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu étaient respectivement Chargés des opérations et Directeur du renseignement du FCCPD de John Tshibangu lui-même, un temps proche du M23. Les deux hommes avaient été arrêtés le 9 juin lors d’une opération conduite par le ministre de l’Intérieur de l’époque en personne, Jean-Serge Bokassa. Trois jours plus tard, le ministère congolais de la Défense adressait à Bangui une note verbale demandant « la remise de ces deux terroristes aux autorités militaires de la RDC, suivant des modalités à prendre de commun accord ». Plus de six mois après, aucune extradition, malgré l’insistance de Kinshasa. Cette évasion est intervenue par ailleurs au moment où le colonel Tshibangu est réapparu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et dans laquelle, au milieu d’une vingtaine d’hommes en armes, il donne 45 jours à Joseph Kabila avant de le chasser du pouvoir.
Certaines indiscrétions proches du dossier contactées par CNC font état de ce que les deux fugitifs congolais auraient bénéficié de la complicité d’un capitaine – médecin du Camp Fidèle Obrou qui lui, serait déjà sous les verrous. L’enquête se poursuit…
Toutefois, il y a problème diplomatique à résoudre. Charles Armel Doubane a visiblement du pain sur la planche, étant donné le feuilleton rocambolesque Guinée Equatoriale – Centrafrique à cause de l’implication des ressortissants centrafricains dans le coup d’Etat manqué dans ce pays peine à être résolu…
FRANCE / Centrafrique : NON-LIEU INSUPPORTABLE POUR LES SOLDATS FRANÇAIS EN RCA.
Les soldats français en Centrafrique.
Bangui, le 22 janvier 2018.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
DES ÉLÉMENTS DE LA FORCE SANGARIS, SOUPÇONNÉS DE VIOLS ET D’ACTES DE PÉDOPHILIE, ONT ÉTÉ RELAXÉS
UNE DÉCISION INTOLÉRABLE
Il fallait s’y attendre – nous avions d’ailleurs évoqué ici même, à plusieurs reprises, un probable acquittement des soldats français accusés de viols et d’actes de pédophilie en Centrafrique.
Qu’exprime ce non-lieu, sinon tout le mépris des juges chargés du dossier face aux accusations portées par de jeunes enfants contre quelques éléments égarés de la force Sangaris ? La décision, choquante, a été prise alors que les affirmations de ces jeunes victimes innocentes de ces crimes odieux – car le viol est un crime – se recoupent ; alors que des témoins oculaires ont confirmé ces abus sexuels ignominieux ; alors que des auteurs de ces agressions ont été identifiés. Des médias français étaient allés sur place interroger des victimes et des témoins. La concordance des témoignages avait laissé peu de doute sur la véracité des faits.
Et pourtant, il y a eu non-lieu.
C’est choquant, c’est insupportable.
Est-ce qu’on n’est pas amené à s’interroger sur ce qui apparaît comme un « deux poids, deux mesures » ? Imaginons qu’il s’agisse de soldats africains soupçonnés de violences sexuelles à l’encontre d’adolescentes européennes : quel tollé ! Quelle indignation ! On crierait à l’acte barbare ! On réclamerait un châtiment exemplaire !
On se demande si leur qualité d’africaines ne transforme pas les victimes en entité négligeable. A-t-on véritablement pensé à elles et à leurs parents, qui attendent depuis si longtemps que la justice se fasse ? A-t-on réfléchi aux conséquences dramatiques de ces abus ? Des enfants vont naître à la suite de ces copulations forcées. Que vont-ils devenir, dans une Centrafrique précarisée, où de nombreux enfants sont déjà en errance ? Les malheureuses mères seront montrées du doigt et peut-être même répudiées par leurs familles. Ces abus sexuels constituent une souillure de la femme centrafricaine. C’est toute une nation qu’on a violentée.
Devant un acquittement aussi insupportable, qui se pare des oripeaux coloniaux et qui agresse l’honneur des Centrafricains, les relations franco-centrafricaines risquent de se détériorer.
L’INSUPPORTABLE SILENCE DES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES
Les soldats de la force Sangaris ne sont pas les seuls à être concernés par les accusations de dérives sexuelles en Centrafrique : un certain nombre de Casques Bleus de la Minusca, tchadiens, burundais, congolais et autres, se sont livrés, eux aussi, à des abus ignominieux.
Mais, du côté de l’ONU, après des manœuvres d’étouffement, là aussi c’est silence radio. Les sanctions n’ont pas été prises. On n’a pas demandé de compte aux pays dont les ressortissants étaient pourtant convaincus de violences sexuelles.
Face à toutes ces agressions, le gouvernement centrafricain devrait être en première ligne pour exiger que la justice se fasse. Mais il se tait. Après ce non-lieu scandaleux, les autorités centrafricaines se sont murées dans le silence.
Une action aurait dû être lancée immédiatement, le gouvernement centrafricain aurait dû se constituer partie civile et faire appel. Demander un mandat d’arrêt international contre les auteurs de ces crimes. Exiger de l’ONU qu’elle oblige les pays, dont certains soldats étaient impliqués, à engager des poursuites judiciaires à leur encontre. La France, il faut le reconnaître, a procédé à des actions judiciaires – malheureusement poudre aux yeux, puisqu’elles ont abouti à des non-lieux.
Un autre pays aurait peut-être eu gain de cause. Mais voilà, nous sommes en République Centrafricaine, pays à la souveraineté Canada Dry, où l’on peut venir massacrer des populations, violer des femmes et des adolescentes et, malgré ces crimes, échapper à la justice.
Il est urgent que les autorités réagissent, se fassent respecter et protègent leurs populations.
Ce mépris insupportable ne peut plus durer.
JOSEPH AKOUISSONNE
(22 janvier 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
CENTRAFRIQUE : APPEL POUR UNE UTILISATION RATIONNELLE DES RESEAUX SOCIAUX POUR LE DEVELOPPEMENT DU Centrafrique
Monsieur Clotaire Saulet Souroungba, l’auteur de l’article.
Bangui, le 22 janvier 2018.
Par : Clotaire SAULET SURUNGBA
Il n’y a pas très longtemps, les communautés centrafricaines du monde entier, particulièrement celle de France, mais aussi, les communautés africaines, ont été mises en émoi par ce qu’il convient d’appeler l’affaire de « la bande sonore d’Angers ». Comme bien d’autres, j’ai été choqué… Il n’est pas question pour moi aujourd’hui, de venir mettre une couche supplémentaire sur tout ce qui a été dit et redit à ce propos, mais je voudrais tenter de lancer un appel pressant à la nouvelle génération pour que les réseaux sociaux soient une arme pour le développement de la République centrafricaine.
Par définition, les réseaux sociaux sur Internet sont des applications qui ont comme objectif de relier des amis, des connaissances ou des associés. En effet, ils permettent de :
retrouver des personnes perdues de vue,
rencontrer de nouvelles personnes,
partager une passion, un intérêt pour un sujet quelconque,
développer les réseaux de relations privées ou professionnelles,
travailler votre image,
vous faire connaître ou faire connaître votre travail,
vous tenir au courant des nouvelles de vos contacts et amis etc…
Les réseaux sociaux professionnels, quant à eux, contribuent grandement au développement des entreprises. Et je vais circonscrire cette réflexion ici en me limitant aux réseaux sociaux généralistes tels que Facebook ou Twitter.
Selon une analyse sur « la force des médias sociaux en Afrique », parue dans le journal en ligne www.afrik.com du 9 janvier 2017, il ressort que les médias sociaux constituent désormais des espaces d’échanges constructifs et incitateurs d’idées et de valeurs nouvelles. Ils donnent des milliers d’opportunités aux jeunes. Aussi, ces réseaux bouleversent-ils le fonctionnement de tous les milieux et de tous les secteurs, notamment politique, vie sociale, économie et même développement.
Malgré son faible taux de pénétration, l’Internet est une plateforme qui brise toutes les barrières, touche partout les catégories les plus actives de la population : les jeunes africains sont partout connectés.
De récentes statistiques indiquent que plus de cent (100) millions d’africains se connectent sur Facebook, dont 80% sur le mobile. Les acteurs du monde politique africain prennent de plus en plus conscience de la force de Facebook. Et les populations n’hésitent pas à utiliser cette plateforme pour inciter au changement de la vie sociétale, politique et économique de leur pays.
Les populations reçoivent des informations en temps réel pendant les élections dans les pays africains, par le truchement de Facebook. A travers des groupes de discussions, les Africains s’expriment librement et propulsent des prises de décisions par les autorités compétentes. Facebook est aussi une forme d’agora permanente, qui se joue des frontières, il maintient des liens familiaux par delà les exils et les voyages, il devient un prolongement permanent de la vie quotidienne des jeunes Africains.
Ces extraits de l’article de Dominique Eliane Yao m’interpellent, au regard de la dérive suicidaire, voire la mauvaise utilisation que nous, Centrafricain(e)s avons fait montre ces derniers mois sur la toile et dont l’exploitation de la « bande sonore d’Angers » n’a été que le point culminant…
N’eût été la profonde crise que la République centrafricaine traverse depuis mars 2013, voire décembre 2012, nos entreprises devraient utiliser ces NTIC pour leur développement, pour parler de la « République centrafricaine, Merveilleux Pays » comme le faisait à l’époque le ministère du tourisme à travers des affiches publicitaires ou pour rechercher des partenaires et des marchés…
Toutefois, les multitudes problèmes que rencontrent aujourd’hui notre Pays, et pour longtemps encore, peuvent être résolus grâce à une utilisation rationnelle des réseaux sociaux et des NTIC.
La République centrafricaine est par terre et tout ou presque, est à construire. Lors des échanges que j’ai eus avec une compatriote résidant au Royaume-Uni sur les réseaux sociaux début novembre 2017, elle m’a, de manière polie et courtoise, mis en cause dans l’état de délabrement de notre pays. Elle a fini son propos en affirmant que ma génération a échoué…Tout en lui concédant qu’elle a absolument raison, je n’ai pas manqué de lui signifier que je vais me rattraper pour mon pays en accompagnant la « nouvelle génération » ou la « génération montante » dans toutes les initiatives qu’elle prendrait pour le relèvement et le développement de la République centrafricaine.
L’ancienne génération, pour ne pas dire « A baba So », a échoué, mais les responsabilités sont partagées, en dernière analyse…La vieille génération, la mienne, disposait-elle de cette puissante arme de lutte contre le sous- développement que sont les réseaux sociaux ? Ces réseaux sociaux qui, en politique, avaient permis à Barack Obama, le premier Noir à accéder à la Maison Blanche, n’existaient pas, par exemple , à l’époque où j’étais étudiant à Bangui ou même dans les années 70-80 quand je présidais la section de l’Union Nationale des Etudiants Centrafricains (UNECA-FEANF) de Toulouse. Ce n’est que depuis 2006 que n’importe qui peut s’inscrire sur Facebook de Mark Zuckerberg, afin d’y construire son réseau…
Les défis qui se posent à la République centrafricaine sont multiples : sécurité, paix, corruption, vivre ensemble, mauvaise gouvernance, mentalité rétrograde, manque d’énergie etc…
Que fait la nouvelle génération Centrafricaine avec les réseaux sociaux pour le développement de notre Pays ?
Je voudrais partager avec vous une réaction suscitée par le dernier EDITO GJK « Mentir aux autres et se mentir à soi-même en rond » du 19 janvier 2018 de Guy José Kossa. La compatriote Baïpo TemonSylvie a fait le commentaire suivant : « Un jour, ce pays verra naître de vrais hommes de conviction pour prendre le pouvoir. C’est la seule condition pour le développement économique et social de ce Pays »…
Bien avant elle, Didier Martial Pabandji, dans sa vidéo du 27 décembre 2017 a lancé un appel pour une révolution, au sens noble du terme, en RCA. On doit choisir le meilleur d’entre nous pour être le candidat de la Jeunesse aux élections présidentielles de 2021, afin de transformer la RCA de l’intérieur a-t-il lancé !
Qu’il me soit permis de rappeler pour notre gouverne que la révolution iranienne de la fin des années 70 n’aurait pas été possible si l’Ayatollah Komeiny, depuis Neauphle-le-Château en France, n’avait pas préparé la chute du Shah d’Iran, à travers des messages enregistrés sur des cassettes audio et envoyés au pays. La suite nous la connaissons…
Que l’on ne se méprenne pas sur cette allusion qui ne signifie nullement que l’actuel locataire du Palais de la Renaissance, démocratiquement élu, serait devenu le Shah en Centrafrique. Il s’agit ici de relever la force de frappe d’un moyen de communication …Car les Centrafricains résidant sur le territoire national sont aussi connectés et peuvent lire les vidéos et les messages via Internet…
Les réseaux sociaux constituent aujourd’hui, de nouvelles et puissantes armes pour cette révolution tranquille et démocratique que les compatriotes Baïpo Temon Sylvie et Didier Martial Pabandji appellent de leurs vœux pour la transformation positive de notre pays. C’est le vœu de la majorité silencieuse : un Centrafrique uni, pacifié, prospère et où il fait bon vivre et s’épanouir…
Ces réseaux sociaux contribuent aussi à la naissance et à l’émergence d’une société civile forte et capable de dénoncer les abus des pouvoirs et d’informer les masses sur les enjeux du moment. Alors que les médias sont souvent contraints de ne pas reprendre toute information susceptible de salir l’image des régimes en place, les réseaux sociaux échappent à tous ces contrôles pour transmettre la réalité telle qu’elle est. Ils deviennent ainsi une force capable de contraindre les décideurs politiques à changer leur comportement. Et quand la compatriote Nancie Marie-Blanche Yassara publie le post : « CPI-viols des femmes et enfants dans la guerre, c’est aussi des crimes contre l’humanité-La justice pour les enfants et femmes violés en RCA-Merci » en ce 20 janvier 2018, ce n’est pas de simples mots balancés en l’air. La raison l’emportera tôt ou tard et le message est passé…
Je ne dirais jamais assez que le Centrafrique est malade de sa classe politique. Nous n’avons pas besoin des hommes et des femmes qui tomberaient du ciel, mais plutôt d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes, capables de s’oublier dans l’intérêt de la communauté. Et les réseaux sociaux contribuent à la naissance et à la promotion de ces nouveaux leaders par le fait qu’ils constituent un centre de documentation et une banque d’expériences en matière de leadership. Car ils donnent à chaque citoyen la parole et lui offrent la chance d’être entendu. C’est ici pour moi le lieu de saluer les initiatives des compatriotes Serge Lenguéndayen de « Génération Douée » et Maxime Nana du mouvement « Correct » qui se positionnent déjà sur le terrain politique, avec des projets de société cohérents. Dans cette même rubrique, je rangerai les vidéos du compatriote Rodrigue Joseph PrudenceMayté dont la trame est la dénonciation de toutes les dérives de la société, les analyses politiques, économiques et culturelles, avec en toile de fond, des propositions concrètes de solutions à certaines problématiques ou bien les vidéos de Axime Césaire Oronindji et Denise Yakazangba.
La redynamisation de la Diaspora centrafricaine n’aurait pas été possible sans l’exploitation des réseaux sociaux qui aura permis au compatriote Bienvenu Aimard Guinon Angbélé de rassembler près de deux cent (200) personnes à Paris, le 04 novembre 2017, lors de l’assemblée constitutive de la Communauté Centrafricaine de France-CCFR.
Grâce aux réseaux sociaux, le compatriote Dédé Sombo alias Blacka Bakanal a su lever des fonds pour réhabiliter à Bangui le dispensaire de Lakouanga et le terrain de Basket-Ball de l’école Koudoukou dans le 3ème Arrondissement. Il se bat en ce moment pour doter un centre de santé d’une ambulance afin d’alléger les souffrances des femmes lors des accouchements. Dans le même ordre d’idées, le Collectif de la Diaspora Centrafricaine (CDC) du compatriote Alazoula Kikitos s’emploie aussi à réhabiliter le dispensaire de Mamadou Mbaïki et ramener la paix dans le 3ème Arrondisement.
La campagne d’information du Fonds de dotation « Mossoro Tî Bê » dont l’objet est de collecter des fonds financiers et matériels aux fins de réaliser ou de faire réaliser en Centrafrique des œuvres d’intérêt général dans les domaines humanitaire, social, éducatif, sportif et économique, menée par le compatriote Anicet Kouby, par le truchement des réseaux sociaux, va rendre opérationnel ce projet dont l’importance n’est plus à démontrer.
Je ne saurais faire l’impasse sur cet important outil de travail qu’est LeLab-RCA du compatriote Cyrus Nabana. Ce think tank dont la démarche est basée sur l’analyse, la conception et la mise en œuvre de solutions techniques, sociales et économiques, en ayant une approche multidisciplinaire qui combine les niveaux local, national et global de la société centrafricaine, constitue en soi, une véritable prise de conscience de la nouvelle génération qui veut relever tous les défis du développement du pays en cette période de guerre économique mondiale.
Et je ne vais pas oublier Aristide Pessinguia qui ne cesse d’interpeller sur la gestion et la réorganisation des structures de direction de notre sport-roi, le basket-ball ou bien André Régnier qui se bat comme un diable sur la question capitale des énergies renouvelables et la dotation des écoliers centrafricains en cartables solaires numériques !
Je n’ai probablement pas fait mention de toutes les initiatives que des compatriotes sont en train de mener grâce aux réseaux sociaux et aux NTIC. Aussi, je prierai les personnes citées de ne pas m’en vouloir et je leur adresse par avance mes excuses au cas elles se sentiraient lésées ou que leur pensée ne serait pas retranscrite fidèlement.
Ces exemples qui nous honorent ne doivent pas nous faire perdre de vue le revers de la médaille. Qu’est ce que nous n’avons pas lu sur la toile et qu’avons-nous pas entendu dans certaines vidéos ou live ?
A un moment donné, les réseaux sociaux sont devenus des poubelles, des dépotoirs où nous exposons notre bestialité, notre animalité, nos platitudes et nos colères à travers des insultes, des calomnies, des médisances tout en semant les graines de la haine et de la division. Nous créons des avatars pour mieux insulter tel ou tel compatriote ou pour prendre une position dans certains débats. Cette expression de la couardise n’est pas propre à la nouvelle génération, mais aussi, des nabots de l’ancienne génération se livrent allègrement à ces jeux puérils.
Je ne voudrais pas apparaître comme un donneur de leçons de bonne conduite sur les réseaux sociaux. Mais le choc suscité par « la bande sonore d’Angers » a été tel que je lance cet appel afin que nous utilisions au mieux les réseaux sociaux dans les domaines politique, économique, culturel, sportif et autres. Ainsi par exemple, le compatriote Paul Cyriaque Sémaporo est en train, dans le cadre des activités de l’association « La Voix des Sans Voix », de préparer la « résurrection » de Papa Bhy Gao à Troyes en février prochain à travers des vidéos qui nous retracent le cheminement de ce grand musicien centrafricain, passé depuis dans l’oubli…
L’utilisation rationnelle des réseaux sociaux, sur le plan politique, pourra amener de profonds changements dans le paysage politique centrafricain dans les années à venir. La nouvelle génération qui opte pour la bataille politique peut s’inspirer du printemps arabe de 2011 en occupant déjà le terrain tout en s’organisant à l’instar du « Balai citoyen » du Burkina-Faso ou le mouvement « Y’en a marre » du Sénégal…Le renouvellement de la classe politique centrafricaine passerait probablement par là…
Je terminerai mon propos en demandant à nos compatriotes qui excellent dans la production des vidéos ou « live » sur Facebook de se faire violence pour s’accepter mutuellement en évitant de s’insulter ou insulter autrui de manière claire ou voilée ou de tenir des propos désobligeants sur des personnes ou personnalités et enfin, d’être conciliants les uns envers les autres.
Je souhaite ardemment que Axime Césaire Oronindji, Kassa Kassamongonda, Aimard BienvenuGuinon, Serge Celse, Blacka Bakanal, Di Cavani et Gattuso fument le calumet de la paix en ce début d’année 2018…
Centrafricainement…
Clotaire SAULET SURUNGBA
Ancien Conseiller National, Représentant de la Diaspora Zone Europe au CNT
Conseiller « Communauté Centrafricaine de France-CCFR)
Bibliographie :
www.afrik.com du 09 janvier 2017 : La force des médias sociaux en Afrique
www.voicesofyouth.org : L’avènement des réseaux sociaux en Afrique : une opportunité ou une menace pour le continent, par Murhula Zigabe
Santiago Ebee Ela, 41 ans, militant de Citoyens pour l’innovation, a été retrouvé mort au commissariat central de Malabo.
Selon les cadres de l’opposition équato-guinéenne, son décès serait dû à des coups et blessures.
Le parti exige des explications sur la mort du militant et que son corps soit restitué à la famille.
Santiago Ebee Ela avait été arrêté le 2 janvier, chez lui, en pleine nuit, selon Citoyens pour l’Innovation
Le principal parti d’opposition qui dénonce par ailleurs que 200 de ses militants soient détenus par la police depuis deux mois.
Depuis les élections générales du 12 novembre, le pouvoir avait obtenu 99 sièges sur 100 au parlement.
Lors de l’entrée en fonction de l’Assemblée nationale vendredi, l’unique député de l’opposition n’était pas présent, le parti a affirmé qu’il est lui aussi en détention.
CENTRAFRIQUE : LA MERDE DES ÉTATS AFRICAINS S’INVITE AU SOMMET DU POUVOIR ET UN CODE DE DÉONTOLOGIE POUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE S’IMPOSE.
Centrafrique.com/18528-2/bernard-selemby-doudou-500×460-3/” rel=”attachment wp-att-18529 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.
Bangui, le 20 janvier 2018.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
La tentative de coup d’état en Guinée équatoriale continue de faire couler l’encre et alimente les conversations politiques de la sous région de l’Afrique centrale. Le pouvoir équato-guinéen semble déterminer pour traquer les auteurs et co-auteurs de cette tentative de putsch jusqu’à leur dernier retranchement. Il sollicite à travers un point de presse une étroite collaboration judiciaire des États voisins sans oublier la métropole française au point de polluer l’ambiance qui animait jadis les rapports des chefs d’Etat. Logiquement, le président centrafricain n’est ni de près, ni de loin impliqué dans un quelconque complot car ses priorités sont ailleurs mais c’est sa proximité avec un personnage trouble, un délinquant multirécidiviste et habitué des milieux carcéraux qui jette un discrédit sur son intégrité, son honnêteté et surtout la véracité de ses arguments de défense. Par la force des choses et au nom de la profondeur de leurs amitiés, l’élu de la nation centrafricaine s’est fait embarquer dans un navire dont il ne connaît pas la destination. Visiblement, le chef de l’Etat est dans la merde telle que évoquée par le président américain lors d’une récente déclaration sur les migrants. Agacé par les agitations et tracasseries autour de cette tentative de coup d’état qui fait de l’ombre aux problèmes et priorités nationaux, le citoyen lambda qui a constaté que son président se préoccupe majoritairement d’autres problèmes que des siens s’interroge : Comment un Président de la République démocratiquement élu peut-il être ami à un délinquant multirécidiviste ? Comment comprendre qu’un repris de justice, spécialiste des milieux carcéraux puisse graviter aussi facilement et sans résistance autour d’un President de la République ? La proximité du chef de l’Etat avec ce délinquant justifie t-il son appartenance à un trafic en bande organisée ? Dans la négative, le President de la République est-il seulement l’usufruitier du trafic ? Qui a nommé l’homme de la mafia President du conseil d’administration du bureau d’affrètement routier ? En avait-il les qualités et compétences requises pour occuper ce poste tant stratégique ? L’embarras est visible et Malabo ne veut pas lâcher l’affaire…ainsi, comment faire pour se défaire d’une équation équato-guinéenne quand on sait qu’un des mercenaires centrafricain qui jouit d’un patronyme d’un proche du pouvoir organisait la sécurité du President lors de ses différents déplacements en France ? Qui a associé ce patronyme de luxe au titre honorifique « d’ambassadrice de la paix »? Décidément le pouvoir centrafricain a un lien étroit qui en dit long avec cette famille. Pour laver l’affront, le President de la République doit-il lâcher son protégé en le sommant de démissionner ? Doit-il le livrer à la justice ? Ce dernier lors d’une conférence de presse organisée à ses soins, a maladroitement avoué à demi mot avoir tenté en vain d’alerter ses réseaux équato-guinéen pour foirer la tentative de coup d’état. Il était en conséquence au courant du projet de putsch. Quand le président équato-guinéen affirme sur les ondes de radio France internationale que son homologue centrafricain ne contrôle pas territoire, l’opinion publique peut-il l’interpréter cela comme une excuse ? D’aucuns l’assimileront à une faiblesse synonyme d’un aveu d’impuissance et d’incompétence. Des vagues d’arrestations ont été enregistrées à Malabo, N’Djamena, Yaoundé et bientôt Paris emboîtera le pas sur demande explicite du guide équato-guinéen…mais qu’attend Bangui pour procéder à des auditions et éventuellement des arrestations ? La réticence et la nonchalance du pouvoir centrafricain confirme t-elle la règle « nemo auditur propriam turpitudinem allegans »? Cette règle veut simplement dire que « nul ne peut évoquer sa propre turpitude ». Nous saisissons l’opportunité pour vous rappeler que le guide équato-guinéen au pouvoir depuis 1979 est un officier de l’armée, politiquement et financièrement assis. En tout état de cause et au delà de toutes spéculations, le pouvoir centrafricain payera très chère la facture de cette mésaventure équato-guinéenne. Pour éviter à l’avenir ce genre de problème, nous proposons au gouvernement de mettre en place un code de déontologie qui doit définir les devoirs, obligations, pratiques, comportements du chef de l’Etat ainsi que les membres du gouvernement. La haute autorité chargée de la bonne gouvernance avec l’appui des groupes d’experts proposera un projet qui sera soumis à l’appréciation des parlementaires. La constitution du 30 mars 2016 étant muette sur ce sujet et n’énumère que les incompatibilités liées à l’exercice du pouvoir exécutif. Dorénavant, avant de nouer des amitiés démocratiques et non mafieuses, le président de la république doit apprécier le curriculum vitae et le casier judiciaire ou le bulletin nº 3 de l’intéressé avant de s’offrir ses services. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 20 janvier 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062
Centrafrique : Au tour de Nourredine Adam de nier son implication et celle du FPRC dans le coup d’Etat déjoué de Guinée
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Bangui, le 20 janvier 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Le Bureau politique de l’aile dissidente de l’ex-coalition Séléka du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique) dirigée par général Nourredine Adam est le dernier à se justifier suite à l’accusation portée par les autorités équato-guinéennes contre la Séléka quant à leur implication dans la tentative manquée de coup d’Etat en Guinée équatoriale, fin décembre 2017. « Le bureau politique (du FPRC) tient à informer l’opinion nationale et internationale que les éléments présentés comme ex-séléka n’appartiennent pas à son mouvement », rejette le FPRC, dans son communiqué de presse dont nous avons reçu copie, ce jeudi 18 janvier 2018.
Plus loin, et dans le même communiqué de presse, le Fprc, par la voix de son bureau politique, « réaffirme son soutien au gouvernement légitime en place (en Rca) qui a la même vision que le Fprc », par la même occasion « condamne avec la plus grande fermeté le coup d’Etat déjoué en Guinée Equatoriale ».
Evidemment, la présence de sujets centrafricain dont Dada Yalo et certains individus identifiés comme étant des Séléka parmi les mercenaires qui voulaient renverser le pouvoir en place en Guinée Equatoriale, fin décembre 2017, est signalée. L’effet boumerang sur la coopération centrafricano-équato-guinéenne est manifestement dangereux.
D’ailleurs, les Président centrafricain Pr Faustin Archange Touadera, accompagné de la Ministre de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara et son Directeur de cabinet Firmin Ngrebada, a du faire un déplacement d’urgence à Malabo le 10 janvier dernier pour affirmer sa ferme condamnation de cette tentative de coup d’Etat et son soutien au Président Obieng Nguema Mbasogo de la Guinée Equatoriale.
Cependant, beaucoup sont ceux des Centrafricains qui restent scientifiques à l’innocence du FPRC dans ce coup, puisqu’il reste le groupe rebelle en RCA bourré de mercenaires tchadiens, surtout que le Tchad est le pays le plus visé par les accusations dans cette histoire de coup d’Etat manqué en Guinée équatoriale. D’ailleurs, le cerveau de cette funeste entreprise qui est passé par la Séléka, est un officier tchadien en la personne de Kodo Bani.
Centrafrique : MSF distribue des biens de première nécessité aux victimes de l’incendie qui a ravagé le site de déplacés de Batangafo
Centrafrique.com/18519-2/image-distribution-kits-msf-batangafo-img_19janv2018100835/” rel=”attachment wp-att-18520 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image de distribution des kits par le MSF à Batangafo. Image MSF.
Bangui, le 20 janvier 2018.
Par : MSF
Dans la matinée du mercredi 17 janvier 2018, un incendie accidentel a ravagé 68 maisons du site de déplacés de Batangafo. Un feu de cuisine abandonné et enflammé par le vent aurait causé cet incendie. 68 maisons sont totalement parties en fumée, 37 autres ont été détruites par la population pour empêcher la progression du feu dévastateur. L’incendie qui s’est produit au moment où les propriétaires des maisons étaient absents de leur ménage a causé d’énormes dégâts matériels, mais aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Les victimes de cet incendie ont tout perdu et se retrouvent sans abri.
A l’hôpital de Batangafo, les équipes de Médecins Sans frontières (MSF) ont immédiatement offert un soutien médical et psychologique à 15 victimes de cet incident qui souffraient d’un choc émotionnel. L’organisation a ensuite fait des donations des matériels de première nécessité, des moustiquaires et des bâches en plastique aux familles affectées par l’incendie. Les équipes de MSF continuent le suivi psychosocial des victimes de cet incident sur le site des déplacés.
MSF est une organisation humanitaire qui travaille en République centrafricaine depuis 1997. Ses équipes constituées de personnels internationaux et centrafricains offrent des soins médicaux gratuits à ceux qui en ont le plus besoin dans les régions de Bria, Bangui, Kabo, Batangafo, Alindao, Bossangoa, Bambari, Paoua et Carnot. Elle apporte des soins gratuits et de qualité à la population de Batangafo depuis 2006 sans aucune discrimination ethnique, religieuse, culturelle et politique.
Par : CNC avec l’aile des Nations-Unies pour l’environnement.
Les éléphants, les girafes, les rhinocéros et d’autres mammifères magnifiques ciblés dans les zones de conservation de la faune sauvage en Afrique centrale sont menacés d’extinction, pris dans les réticences des groupes armés et des braconniers hautement militarisés.
«
L’importance d’ impliquer les communautés locales dans la lutte contre le braconnage et de renforcer leurs moyens de subsistance alternatifs est désormais largement reconnue dans divers forums nationaux, régionaux et mondiaux», a déclaré Bianca Notarbartolo du Programme des Nations Unies pour l’environnement ( PNUE ).
“Mais de tels engagements doivent encore être accompagnés d’une mise en œuvre efficace et suffisante”, a-t-elle ajouté.
L’avertissement du PNUE vient à la suite de la publication le mois dernier par l’organisation non gouvernementale Traffic d’un rapport reflétant la triste réalité de l’impact négatif des groupes armés sur la faune sauvage en Centrafrique .
Il y a trente ans à peine, des milliers d’éléphants se déplaçaient majestueusement à travers les zones de conservation de la faune sauvage d’Afrique centrale. Aujourd’hui, leur population a été décimée, selon le rapport de 2017.
Dans les années 1980, le parc national de la Garamba, en République démocratique du Congo, abritait 20 000 éléphants. Ce nombre a diminué à environ 1.100 – 1.400 aujourd’hui.
La situation semble encore plus sombre pour les girafes. Dans de nombreuses sociétés africaines, le flywhisk, généralement fabriqué à partir de la queue de l’animal, est un symbole d’autorité. Le flywhisk de la girafe du Kordofan est particulièrement prisée, mettant cette espèce en danger de braconniers et d’autres groupes armés. Par conséquent, il ne reste que 40 girafes dans le parc de la Garamba.
Les milices Janjaweed du Soudan, l’Armée de résistance du Seigneur de l’Ouganda, les combattants Anti-Balaka et Séléka rivaux de la République centrafricaine, ainsi que la Libération du peuple et les braconniers font partie des groupes armés non étatiques. une entreprise dangereuse.
Les chimpanzés n’ont pas non plus été épargnés par l’assaut. La population de chimpanzés de l’est de la République démocratique du Congo (RD Congo) a diminué de 80 à 98%, principalement à cause du braconnage pour la viande de brousse – attribuable à la demande de protéines, particulièrement intense autour des mines artisanales et des camps forestiers.
Le double effet d’une nutrition insuffisante, associé à la pollution minière, risque d’exacerber la menace pour la biodiversité de la région, entraînant une spirale descendante qui pourrait compromettre les moyens de subsistance futurs de nombreuses communautés locales.
En mai 2016, le PNUE et d’autres partenaires des Nations Unies ont lancé la campagne Wild for Life , qui sensibilise, promeut la promulgation et l’application des lois et renforce le soutien aux efforts déployés par les communautés locales pour stopper le commerce illégal d’espèces sauvages. Les éléphants et les rhinocéros sont parmi les espèces ciblées par la campagne.
«Renforcer le rôle des communautés locales dans la gestion de la faune devrait être au centre de toute stratégie visant à lutter contre le commerce illégal d’espèces sauvages et à garantir la faune et la biodiversité pour l’avenir», a souligné Mme Notarbartolo.
Centrafrique.com/18506-2/violence-km5-img_18janv2018130335/” rel=”attachment wp-att-18507 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>violence du KM5
Bangui, le 18 janvier 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
L’enclave musulmane de Km5 a connu une journée de violences, ce mercredi 17 janvier. Tout est parti d’une sordide affaire de 1000 F.Cfa. Le règlement de cette affaire entre deux sujets musulmans sur le terrain de l’école Gbaya-Doumbia a dégénéré en bataille rangée entre deux familles, puis en échanges de tirs. Au fil de l’escalade, les hostilités se sont transposées sur la place du marché où plus d’une dizaine de boutiques ont été incendiées de part et d’autre.
Le bilan humain fait état d’un mort à en croire Abakar Ousmane, Porte-parole des musulmans du Km5. « Une personne a trouvé la mort et nous l’avons déjà enterré. D’autres victimes sont des blessés. On en a compté au moins 18 qui sont en train de suivre des soins », a-t-il affirmé.
Imam Youssouf Naminguina reconstitue les faits et déplore cet incident malheureux. « C’est pour 1000F.CFA que des familles se sont entredéchirées jusqu’à déplorer une vie humaine et des dégâts inutiles » a-t-il affirmé ce jeudi.
Les activités commerciales restent paralysées ce jeudi au Km5, le quartier musulman du troisième arrondissement de Bangui suite aux rixes inter familiales de mercredi 17 janvier dernier. Une réunion de crise s’est tenue ce jeudi matin à la mairie du troisième arrondissement. A l’issue de la rencontre, les commerçants du Km5 ont exigé que les auteurs de cet incendie de boutiques de mercredi dernier soient traqués et traduits en justice. « Que les groupes armés cessent toute activités au pk5 » a martelé Abdoul Salam Porte-parole des commerçants.
Notons que les commerçants projettent une journée de cessation des activités pour ce vendredi 19 janvier 2018.
Centrafrique : Le peuple rend hommage aux ‘’Martyrs de 79’’
Centrafrique.com/18502-2/journee-des-martyrs-2018-img_18janv2018130024/” rel=”attachment wp-att-18503 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Journée des martyrs 2018. Photo Fred Krock, Copyright2018CNC.
Bangui, le 19 janvier 2018.
Par : Fred Krock, CNC
18 janvier 1979- 18 janvier 2018, voilà 39 ans, jour pour jour qu’Elèves et Etudiants sont tombés sous les balles, sous l’ordre d’un Chef d’Etat, soit-il l’Empereur Jean Bedel Bokassa. A la place des Martyrs hier, ils étaient des milliers, mobilisés à travers les écoles de Bangui, puis de l’unique Université publique, ainsi que des établissements privés pour commémorer la mémoire de leurs aînés Martyrs de 1979. Le thème retenu pour cette commémoration est : « La jeunesse sa contribution dans le processus de consolidation de la paix et du vivre ensemble ».
A la tribune officielle, le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji qui a déposé des gerbes de fleurs sur le monument des Martyrs en présence du 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale, Timoléon Baïkoua, des Membres du gouvernement, du président du Conseil national de la jeunesse et du Corps diplomatique, ainsi que des Représentants des victimes dont Dieudonné Salamatou.
Commémoration ! Oui, mais tout le panel des intervenants à la tribune de la 39ème Journée des martyrs table sur un ‘’droit de mémoire’’ et un ‘’moment de réflexion’’. Dans un discours de plus de vingt minutes, Junior Gonendji, Président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) qui a présidé le Comité d’organisation de l’édition 2018, a rapproché les douloureux événements de 1979 aux défis et obstacles auxquels est confrontée la jeunesse aujourd’hui.
Il a commencé par la demande d’une minute de silence avant s’interroger : « peut-on aujourd’hui, en toute intelligence, réduire tout cet épisode de l’histoire de la République centrafricaine à une simple question de chiffon, de tissu, de lutte contre le port d’un vêtement ? » La réponse, selon Junior Gonendji, c’est le sens courageux du combat mené par des jeunes, sans armes, mais qui ont pu changer le cours de l’histoire de leur pays à un moment aussi grave. Le parallélisme ainsi établi par le Président de l’ANECA, c’est l’invitation qu’il a lancée à la jeunesse de se mobiliser davantage pour sortir le pays dans la grave crise qu’il traverse depuis des années.
Lorsque Dieudonné Salamatou, le représentant des victimes de 79, a pris la parole, c’est pour replonger l’assistance au cœur des événements sanglants et terrifiants qu’eux, avaient affrontés les 17 et 18 janvier 1979. Mais, Salamatou n’est pas resté à n simple récit. D’ailleurs, très rapidement, il a survolé l’événement et son contexte pour s’adresser à la jeunesse centrafricaine actuelle. Tirant les leçons de la lutte de 1979, il a appelé les jeunes aux valeurs de l’Unité, de Dignité et de Travail qui constituent la devise de la République centrafricaine. Pour lui, les Etudiants et Elèves qui manifestaient ne connaissent pas de discrimination ethnique, la division, le pillage des biens communs et privés…
C’est du moins les mêmes observations que le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji a relevées dans son intervention. Au-delà du « devoir de mémoire », le PM a manifestement regretté que la jeunesse, 39 ans après le sacrifice consenti par leurs ainés de 79 n’ait pu valablement prendre la mesure, afin de garantir un avenir radieux à la génération future. Allusion faite ainsi à l’œuvre destructrice de la jeunesse aujourd’hui qui, selon le Chef du gouvernement, est prête à tout casser à la moindre occasion. A en croire Sarandji, les jeunes centrafricains aujourd’hui, porteraient des « dieux de la destruction de leurs gènes ». Sur ce, le PM a lancé un appel à a jeunesse de ne pas céder à la violence ; mais plutôt d’œuvrer pour la paix et la cohésion sociale, dans l’amour de l’autre et de la patrie.
Seulement, en de pareilles occasions, la jeunesse attend des engagements ou de grandes décisions pour améliorer les conditions de vie de la jeunesse. Malheureusement, Sarandji s’est contenté de narguer les jeunes, au point de reconnaitre lui-même qu’il n’était pas en train de lancer de « vindicte » sur la jeunesse. Alors que la jeunesse centrafricaine aujourd’hui est en proie au chômage qui l’expose à la manipulation, au pillage, au braquage et autres comportements antisociaux…
Pour mémoire, la Journée des Martyrs a été instituée sous le régime du défunt ancien Président Ange Félix Patassé qui, pour immortaliser les Elèves et Etudiants qui étaient tombés sous les balles de la garde de l’Empereur Jean Bebel Bokassa 1er, avait décidé d’ériger un monument au nom des Martyrs au rond-point du lycée qui porte le même nom des Martyrs.
Cette Journée 18 Janvier qui célébrée officiellement chaque année donne l’occasion à la Jeunesse centrafricaine toute entière et plus particulièrement aux Elèves et Etudiants de se retrouver et de débattre plusieurs sujets qui touchent aux conditions de vie et à l’avenir de la Jeunesse centrafricaine. Prennent part également à ces festivités du 18 janvier, les parents des Martyrs et les Anciens Elèves et Etudiants rescapés des évènements de 1978 connu sous l’appellation de : « Guerre aux cailloux » qui avaient fait plusieurs dizaines de morts parmi les Elèves et les Etudiants.
Notons qu’à l’issue de la cérémonie officielle commémorative, le Premier ministre, à la tête des officiels, a déposé des gerbes de fleurs sur le monument des Martyrs. Soulignons également que cette commémoration s’st faite également dans certaines villes à l’intérieur du pays.
Centrafrique : violence aggravée, les Faca viennent de torturer un motocycliste à Berberati.
Centrafrique.com/18494-2/victime-faca-wapo-face-img_4285/” rel=”attachment wp-att-18497 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>la Photo de la Victime de la barbarie des Faca au check-point de Wapo à 5 km de Berberati. CopyrightCNC.
Bangui, le 18 janvier 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Pour ceux qui doutent encore, il est certain désormais de confirmer que les soldats Faca n’ont pas tiré les conséquences de leurs actes en 2012 qui ont conduit la rébellion de la Séléka à entrer dans Bangui en 2013. Pour la totalité des Faca, bien que certains au nombre infime ne sont pas concernés, la sécurité du pays n’est plus un objectif principal, mais une raison plus ou moins camouflée pour racketter les paisibles citoyens.
Il y a de cela une semaine, le 9 janvier dernier, nous avons publié un article intitulé « Sosso-Nakombo, les jeunes projettent une marche contre la présence des soldats Faca dans leur commune », dans lequel nous avons fait état des nombreux Chec-pointsérigés par les soldats de l’armée nationale vers Berbérati et sa région pour rançonner la population civile. Voilà aujourd’hui, un autre groupe des Faca, cette fois à la sortie de Berberati, vient de commettre un acte digne des barbares sur un motocycliste à cause du non-paiement intégral de taxe de 300 francs CFA.
Selon notre correspondant sur place dans la région, les faits se sont déroulés à Wapo, une localitéà 5 kilomètres de Berberati, juste à la sortie de ladite ville sur l’axe de Gamboulaà un chèque-pointérigé par les Facapour la cause. D’après les différents témoignages recueillis sur le lieu, un Taxi-motode Berberati, qui n’a pas la totalité des 300 franc CFA exigé par les Soldats Faca pour la formalité, a été sauvagement tabassé par ces derniers.
Ce qui est choquant, à cause de seulement 300 francs CFA, le jeune-homme qui ne fait que chercher du pain pour sa famille a été attaché par les cordes et torturé pendant des minutes avant d’être relaxé par ses bourreaux.
À quoi servent finalement les Faca ? Racketter la population ou la protéger ? Les fonds récoltés indûment sur les routes sont-ils versés au trésor public centrafricain ?
Ce qui est sur, il est urgent de revoir les problèmes des soldats Faca avant leur redéploiement sur le terrain. Sinon, ça sera le tour de la population de se soulever contre les Faca.
D’autre part, nous avons essayé en vain de recueillir l’autre version des faits auprès des soldats présents ce jour au moment des faits, mais personne ne voudrait nous répondre.
Tandis qu’à Berberati, la Gendarmerie et la Policeont été saisies, mais celles-ci déclinent toutes actions en justice contre leurs collègues des Forces armées centrafricaines. Par contre, le bureau des droits de l’homme de Berberati a été saisi pour cette affaire.
Attendant de voir la suite.
CopyrightCNC.
Victime de la barbarie des Faca à Wapo proche de Berberati. CopyrightCNC.
Sani Yalo est né en 1963. Il est le frère ainé de Danzoumi Amadou Yalo, mécanicien automobile de profession comme le papa Mahamat Yalo, qui réparait les véhicules de Bokassa dans le temps. Sani Yalo a fait son école primaire à Bangui, puis poursuit le collège et le secondaire à Bangassou avant de retourner à Bangui en 1978, pour fréquenter le lycée des Martyrs.
Sous Kolingba, il se signale en épousant la petite sœur de Jonathan Koué (neveu du Président Kolingba). Il a profité de cette juteuse relation (beau-fils de la grande sœur président Kolingba, beau-frère à la direction de PETROCA) pour contracter plusieurs crédits à Bangui (UBAC). Ces crédits ne seront jamais remboursés. Au final, Sani Yalo s’appropriera le patrimoine de son épouse jusqu’à la rendre dépressive et adepte de différentes Églises du réveil en région parisienne, dans l’espoir de retrouver la santé. Avant “Zongo Oil”, cette dame et la famille Kolingba furent ses premiers faits d’armes dans le monde de l’escroquerie Banguissoise…
Par la suite, il part en France puis en Afrique du Sud. Il rentre à Bangui fin 1995. Bozizé connaissait très bien les familles du Km5 et le frère Danzoumi Yalo « Daz’ » réparait parfois ses véhicules de Bozizé bien avant que celui-ci ne soit nommé chef d’Etat-major sous Patassé.
Il fut ensuite Directeur Général de la société de transport Sicotrans et un temps du club Tempête MOCAF. Il fut impliqué dans l’affaire Zongo Oil qui a coûté plusieurs milliards de FCFA au Trésor Public Centrafricain. En septembre 2000, une procédure judiciaire et lancée contre cette société et un mandat d’arrêt international est lancé contre Sani Yalo et ses biens sont saisis par la justice avant qu’il ne réussisse à prendre la fuite au Cameroun après une tentative d’arrestation. Il sera ensuite arrêté au Cameroun en 2002 suite au mandat d’arrêt international émis contre lui puis relâché quelques temps après.
Sani Yalo est revenu à Bangui en mars 2003 avec son éphémère mouvement (article partagé avec moi). Son frère Danzoumi Yalo surnommé colonel « Daz », fut un bras droit de Bozizé dans la rébellion, devenu ensuite « chargé de missions » au Ministère de la Défense et responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Les Yalo, dont la mère est tchadienne, auraient d’ailleurs parfois servi d’intermédiaires entre le président tchadien Idriss Déby Itno et son futur homologue centrafricain François Bozizé au début des années 2000. Les deux frères seront emprisonnés de décembre 2003 à mars 2004, accusés de préparer un coup d’Etat. Ces arrestations interviennent suite à la rétrogradation de Karim Meckassoua, passé des Affaires étrangères à l’Education nationale à l’issue du remaniement ministériel du 14 décembre 2003 et que des “libérateurs” sont regroupés dans le nord de Bangui réclamant des compensations financières suite à leur participation au coup d’Etat de mars 2003. Emprisonné à la Section d’enquête et de documentation (SERD), Sani Yalo fut relâché en mars 2004 et quitta alors le pays. Il est retourné en RCA le 24 Juin 2006 où il a été condamné à huit ans de prison le 4 Août 2006 par le tribunal correctionnel de Bangui pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires dans l’affaire « Zongo Oil ». Sani est également privé de tous ses droits civiques et condamné à verser 4 millions de FCFA de dommages et intérêts à l’Etat centrafricain.
Sani Yalo fera les yeux doux à la Seleka et Danzoumi rejoindra lui la Seleka. Mais en avril 2013, les chefs Seleka soupçonneux arrêtent les frères Yalo. Le parquet du Tribunal de grande instance de Bangui lance début août 2013, un mandat d’arrêt contre Danzoumi pour des faits de pillages sur les sites des entreprises Orange Centrafrique, CFAO Motors et du domicile de M. Marboua « à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA » le 24 mars, date de la prise du pouvoir par la Séléka. Suite à ce rejet, Sani Yalo combattra la Séléka médiatiquement à travers un éphémère parti politique le Front pour la Restauration de l’unité et de la démocratie en Centrafrique.
Il compte parmi les premiers soutiens de Faustin Archange Touadéra, dès que celui-ci s’est déclaré candidat à la présidentielle. Après son accession au pouvoir, le Président Touadéra nomme Sani Yalo Président du Conseil d’Administration du Bureau d’affrètement Routier Centrafricain (BARC) en Août 2016. Le BARC est une société d’économie mixte dont l’Etat est actionnaire minoritaire (33%), qui détient le monopole du trafic routier sous-régional et gère notamment la gare terminale routière de Bangui. Les fonds du BARC, véritable manne financière issue des flux routiers intérieurs et sous régionaux sont évidemment extrêmement importants pour le régime en place.
En Juin 2017, Sani Yalo mandate le sulfureux Joachim Kokaté pour enregistrer à son insu le président de l’URCA Anicet-Georges Dologuélé dans le but avoué de le piéger et de le pousser à déclarer qu’il accepterait de faire un coup d’Etat, sans que celui-ci ne tombe dans le panneau.
Sani Yalo impulse en coulisses la constitution d’une représentation de la diaspora centrafricaine en France à la légitimité discutée : la « Communauté centrafricaine de France » créée le 4 novembre 2017 à Paris, pour contrôler étroitement les membres de la diaspora en France. Pour cela, il mandate Marwan Guinon Aimard élu à la tête de la « Communauté centrafricaine de France » alors même qu’il a fait l’objet d’incarcération France par le passé. Marwan Guinon Aimard est alors chargé de surveiller certains éléments centrafricains potentiellement dangereux pour le pouvoir de Bangui.
Implication dans la tentative de « putsch de Noël » contre Malabo …
Selon les services de sécurité du Cameroun, de Guinée-Equatoriale et de France, Bangui aurait servi non seulement de base arrière dans le montage du complot déjoué par Malabo mais aussi de lieu de recrutements de certains éléments à cette tentative de putsch avortée. Obiang Nguema Mbasogo apprenant aussi que se trouveraient des proches de Faustin Archange Touadéra parmi ceux qui ont voulu renverser son pouvoir a d’ailleurs convoqué pour explications à Malabo Faustin-Archange Touadéra le 9 Janvier dernier. Le 12 Janvier, le ministre de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama est dépêché à Bangui pour pousser plus loin les premières investigations.
Hawa Yalo.
Sœur de Sani Yalo séjournait d’ailleurs régulièrement du motel de son frère Danzoumi Yalo au quartier 36 villas, lorsqu’elle descendait à Bangui. On sait que ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique Elle se serait même acoquinée avec deux officiers Equato-Guinéens. Aux dernières nouvelles, Hawa Yalo qui se trouvait au Cameroun cherche à regagner Bangui en catastrophe, par la route, se sentant aussi en danger.
Hamed « Dada » Yalo.
Petit frère de Sani Yalo arrêté le 27 Décembre dernier. Envoyé au Tchad en formation à l’école des officiers en 2011 à Ndjamena, il y étudia jusqu’en 2014. Sa formation terminé, il s’envole pour la France et obtient le statut de réfugié, arguant être en danger s’il retournait en Centrafrique, puisqu’il fut envoyé dans cette école du temps de Francois Bozizé, entre-temps déchu. Il s’établit dans les Hauts-de-Seine, chez sa grande sœur Hawa Yalo, avant de prendre un studio dans le même immeuble, quelques temps avant sa série de va-et-vient entre Paris-Yaoundé- Ndjamena. À Paris il était rapidement devenu le lien avec des éléments Equato-Guinéens en exil en Europe, essentiellement Espagne et France. Il reçoit une forte somme avant de se rendre au Cameroun, à Douala, fin 2017, d’où il dépêche Danzoumi Yalo pour recruter une équipe à Bangui. Il retrouve à Douala les aautres membres du ptsch avorté et un ancien sergent de l’armée équato-guinéenne exilé aux États-Unis, Laban Obama Abesso, proche d‘Enrique Nsue Anguesomo, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad interpellé à Ebebiyín le 30 décembre.
Kiki Yalo.
Officiellement résidant à Angers en France, il est positionné par son grand frère Sani Yalo au poste de représentant des transporteurs centrafricains au Conseil Économique et Social. Il a pu échapper au coup de filet Camerounais et joindre Bangui où, soutenu par Sani Yalo, il a pu regagner la France, avec pas moins de 15 millions de FCFA (22800 Euros).
Danzoumi Yalo
Surnommé colonel « Daz », fut un bras droit de Bozizé en 2003, puis ensuite responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Les relations troubles entre les Yalo et certains officiers Equato-Guinéens ont débuté lorsque Danzoumi Yalo a ouvert en 2015 un motel dans le quartier 36 villas. Ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des éléments Centrafricains ayant participé à cette aventure dans le rang des FACA. Il aurait par ailleurs présenté en Décembre une personnalité Equato-Guinéenne impliquée dans la tentative de putsch avortée au Président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua.
Sani Yalo était-il au courant ?
Sani Yalo s’est rendu à Londres et Paris mi-Décembre où il aurait rencontré des personnalités Equato-Guinéenne impliquées dans la tentative de putsch avortée. Il aurait même fait rencontrer l’une de ces personnalité au Président de la République Faustin Archange Touadéra à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui. Ladite personnalité aurait même financé son mariage avec Jeanne Lebouder célébré en grande pompe à Bangui en 2017. Il affirme à Jeune Afrique avoir participé à sa dénonciation. « Nous avons été informés que des Centrafricains étaient impliqués dans une tentative de déstabilisation. Nous avons donc prévenu les autorités des pays concernés, le Cameroun et la Guinée équatoriale. Si mon frère est un terroriste, il faut le traiter comme tel. Je n’ai pas d’états d’âme ». Sani Yalo a-t-il réellement prévenu les services camerounais ? Quand ? Qui ? Comment ? Ou cherche-t-il plutôt à se dédouaner en mettant tout sur le dos du petit frère dont le sort apparaît lui déjà scéllé… Maître Mathias Barthélémy Morouba, l’avocat centrafricain spécialiste des droits de l’homme, est mandaté par la famille Yalo dans ce dossier. Guy Simplice Kodégué, un ancien ministre de Michel Djotodia, qui prétend avoir de fortes relations à la Présidence Camerounaise, prête aussi ses services à la famille. La famille a même fait appel à des marabouts censés les protéger dans cette période trouble…
Personnalités Equato-Guinéennes impliquées dans la tentative de putsch avortée …
Enrique Nsue Anguesomo, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad
Le 30 décembre, Enrique Nsue Anguesomo, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, est interpellé à Ebebiyín, où il passait les fêtes en famille, selon sa défense. Problème : personne dans sa hiérarchie n’avait été mis au courant, ce qui attise les soupçons de Malabo.
Salomon Abeso Ndong, Opposant équato-guinéen
Originaire de la région de Mongomo comme le chef de l’État, cet opposant exilé entre Londres et Paris (où il possède un pied-à-terre) est la principale personnalité désignée par Malabo. Cet homme d’affaires passé par des universités américaine et britannique a dirigé à Malabo Atlantic Methanol de 1993 à 2002. Il est le neveu d’un ex-président de l’Assemblée nationale, Felipe Ondo Obiang (ministre sous le président Francisco Macías Nguema), fondateur de la Force démocratique républicaine (FDR), parti dans lequel Abeso Ndong a été actif. En 2002, lui et son oncle sont arrêtés et torturés. Abeso Ndong est condamné à mort. Sur intervention américaine, il est libéré après plus de deux ans. Passé aux États-Unis et en Espagne, il trouve asile en Grande-Bretagne. Il travaille aujourd’hui dans l’immobilier. En 2013, il lance à Paris la Coalition d’opposition pour la restauration d’un État démocratique (Cored), rejointe un an plus tard par Severo Moto Nsa, auteur d’une tentative de coup d’État en 2004 avec le mercenaire Simon Mann. La Cored a été partie civile dans le procès des « biens mal acquis », que le fils du président, Teodorín, a perdu.
Ruben Clemente Nguema Engonga Avomo, président de la cour provinciale de Bata, équato-guinéen
Actuellement à Madrid pour subir des soins, le fils du ministre de l’Intérieur équato-guinéen, Clemente Engonga Nguema Onguene, est accusé par Malabo d’avoir participé à un complot élaboré par des rejetons de hauts dignitaires afin d’empêcher l’arrivée à la tête de l’État équato-guinéen du fils du président,Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín. Ruben Clemente, qui dirige la cour provinciale de Bata, est originaire de Mongomo. Il est en outre un proche de l’opposant en exil Salomon Abeso Ndong, avec lequel il a grandi.
Centrafrique: Affaire de coup d’Etat manqué en Guinée équatoriale, Sani Yalo rejette la responsabilité
Centrafrique.com/18484-2/attachment/18485/” rel=”attachment wp-att-18485 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le PCA Sani Yalo lors de sa conférence de presse à Ledger de Bangui le 17 janvier 2018. Photo Éric Ngaba. Copyright2018CNC.
Bangui 17 janvier 2018, CNC.
Par Eric NGABA
L’affaire de coup d’Etat avorté contre le Président Equato-guinéen, Obiang Nguema, impliquant aussi des mercenaires centrafricains dont Dada Yalo, continue de défrayer la chronique en République Centrafricaine. Pour tenter de couper court aux allégations selon lesquelles il aurait soutenu son frère cadet Dada Yalo dans ce coup d’Etat, le Président du Conseil d’Administration du Bureau d’Affrètement Routier de Centrafrique (BARC), Sani Yalo, rejette sa responsabilité. Lors d’une conférence de presse animée mercredi 17 janvier 2018 à l’hôtel Ledger de Bangui, l’affairiste centrafricain a déclaré que le sulfureux Dada Yalo, l’un des mercenaires arrêtés au Cameroun, va subir lui-même les conséquences des actes qu’il a posés.
« Il va subir les conséquences ce qu’il a fait », a déclaré Sani Yalo en répondant aux journalistes qui voulaient savoir s’il va intervenir pour négocier la libération de son frère cadet qui fait partie des mercenaires détenus au Cameroun. En déclarant ainsi, Sani Yalo veut décliner sa responsabilité dans cette affaire.
Devant une dizaine des professionnels des médias, l’affairiste centrafricain a balayé d’un revers de la main les accusations portées contre lui, lesquelles accusations, il serait derrière son petit frère dans le projet de coup d’Etat contre le président guinéen.
« Vous savez. Déjà, on a trop de problème chez nous en Centrafrique à régler. Comment se fait-il qu’on peut aller s’emmerder avec les histoires des autres ? Il faut être vraiment idiot. Et pourquoi je dois être mêlé à cela ? Parce qu’il y a un nom Yalo ? Pourquoi doit-on me mêler parce que mon frère a été appréhendé dans une histoire abracadabrante ? Ni de près ni de loin, je me suis mêler à cette affaire. Obiang a été toujours le président qui a soutenu la Centrafrique. Et c’est un papa que je connais. Je ne sais pas, qu’est-ce qui m’animerait de renverser son pouvoir ? », se justifie le Président du Conseil d’Administration du Bureau d’Affrètement Routier de Centrafrique.Pour lui, son frère cadet doit subir les conséquences de ses actes et que la famille Yalo ne partage pas la responsabilité. Car, a-t-il martelé, le président Obiang Nguem a est un ami indéfectible qui ne cesse de soutenir les autorités centrafricaines.
Pour rappel, le frère cadet de Sani Yalo, dont Dada Yalo, est impliqué dans le coup d’Etat déjoué contre le pouvoir du président équato-guinéen, Obiang Nguema. Il est présentement détenu parmi les mercenaires appréhendés au Cameroun.
CENTRAFRIQUE : PAOUA, VILLE MARTYRE.SI LES FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES NE SONT PAS RAPIDEMENT DEPLOYÉES, D’AUTRES PAOUA SONT À CRAINDRE.
Centrafrique.com/18480-2/le-general-autoproclame-ahmat-bahar-a-betoko-img_17janv2018100900/” rel=”attachment wp-att-18481 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’autoproclamé Général Ahmat Bahar devant son domicile à Bétoko le 27 décembre 2017. Par AFP.
Bangui, le 18 janvier 2018.
Par : Joseph Akouissonne,CNC.
UNE VILLE MARTYRE
Ces derniers temps, Paoua est devenue une ville martyre. 300 morts environ en 24 heures. Des villages incendiés. Des viols. Des lieux de culte profanés. Des prêtres agressés. Des milliers d’habitants en fuite.
Ce sont des barbares d’un autre temps qui, à Paoua, se livrent à des actes insoutenables. Ils éventrent des femmes à la machette. Des vieillards sont enfermés dans leurs maisons et brûlés vifs.
La ville est livrée à la sauvagerie d’une sorte de « führer » local, le général autoproclamé Ahamat Bahar. Chef de guerre du groupe armé Mouvement National pour la libération de la Centrafrique (MNLC), il affronte un autre groupe armé, Révolution et Justice (RJ). Les conflits, effroyables, ont pour corollaire la détresse d’une population meurtrie, forcée de prendre la route incertaine de l’exil.
Face à cette tragédie, le gouvernement, d’une impuissance abyssale, se mure à Bangui dans un mutisme inquiétant. Les cris de souffrance du peuple ne semblent atteindre ni les ministères, ni la présidence.
L’URGENCE : LE DÉPLOIEMENT DES FACAS
On a appris, non sans satisfaction, l’engagement des États-Unis d’octroyer 7 milliards de FCA à la République Centrafricaine pour équiper ses Forces Armées (FACAS). De plus, comme dit le dicton, les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules : après la Russie, la France s’apprête à vendre des armes à la Centrafrique – du moins en a-t-elle demandé l’autorisation auprès de l’ONU.
Est-ce la fin de l’ignominieux embargo qui a désarmé la République Centrafricaine et l’a livrée sans défense à des hordes de rebelles et de mercenaires sanguinaires ? On observe que, depuis les livraisons des armes russes, les séditieux sentent venir l’inévitable fin de leur incursion sanglante en Centrafrique. Dans les provinces qu’ils occupent encore, ils sont devenus enragés. La peur de comparaître devant la Cour Pénale Spéciale de Bangui les étreint et les aveugle. Elle les pousse à se livrer à des crimes contre l’humanité sans retenue, d’une barbarie inouïe.
On dit que deux compagnies de combat des FACAS sont prêtes pour engager le fer avec les groupes d’ex-Sélékas qui se livrent à des massacres dans les provinces qu’ils occupent. Les armes russes n’ont pas équipé les soldats centrafricains pour qu’ils affrontent les factions sélékistes. Pourquoi la montée au front tarde-t-elle ?
Il faut que le président Touadera et le gouvernement donnent des directives claires et vigoureuses à la Minusca et aux FACAS restructurées pour combattre les rebelles.
Il faut abandonner les illusions d’un dialogue : les groupes armés n’en veulent pas. Il faut passer à l’offensive. Plus le temps passe, plus grandit la crainte de voir les hordes des bandes armées se rapprocher de Bangui la Capitale.
Les massacres sans discernement des populations se précipitent, les périls vont crescendo, menaçant de plus en plus la souveraineté et l’unité de la République Centrafricaine. Son tissu social ébranlé risque d’être littéralement disloqué, le pays pouvant alors plonger dans le chaos.
Il est confirmé, avec les tragiques événements de Paoua, que les rebelles ne veulent le pouvoir que pour s’absoudre de leurs crimes et demeurer impunis. Si les séditieux cherchaient vraiment la paix, comme ils le claironnent sans arrêt, ils accepteraient le désarmement sans conditions et rejoindraient le processus du DDRR.
Désormais, à l’horizon se profile l’inévitable affrontement entre le pouvoir et les rebelles. Avec son terrible lot de victimes civiles collatérales.
Mais on peut encore agir. Si on réarme rapidement les FACAS restructurées avec les armes russes et si on les déploie rapidement, il est possible qu’une aube nouvelle, de paix et de réconciliation, se lève à l’horizon de la République Centrafricaine.
Hommage aux innocents martyrs de Paoua.
JOSEPH AKOUISSONNE
(17 janvier 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
RDC : des membres du gouvernement interdits de voyage à l’étranger
Centrafrique.com/18475-2/attachment/18476/” rel=”attachment wp-att-18476 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Aéroport de Ndjili à Kinshasa en RDC. Photo AFP.
Bangui, le 17 janvier 2018.
Par : CNC.
Quatre membres du gouvernement congolais ont été empêchés de voyager à l’extérieur de la République démocratique du Congo (RDC) la semaine dernière, alors qu’ils détenaient des ordres de mission signés par le Premier ministre Tshibala, rapporte mercredi la presse kinoise. Des sources aéroportuaires, citées par depeche.cd, parlent d’un ministre d’Etat – le gouvernement de Kinshasa en compte neuf -, de deux ministres et d’un vice-ministre, qui n’ont pas embarqué pour n’avoir pas obtenu un avis préalable et favorable de la présidence de la République sur ces voyages.
Des sources proches du gouvernement citées par la radio onusienne Okapi indiquent que l’avis du Premier ministre ne suffit pas pour autoriser la sortie du pays de tout membre du gouvernement. Il faut au préalable obtenir l’avis favorable de la présidence de la République.
Pour le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, ce sont des procédures administratives normales que tout membre du gouvernement est censé connaitre. « Peut-être, les nouveaux collègues ministres ne les connaissaient pas bien », a-t-il souligné.
Mende dit avoir obtenu, lui, l’autorisation du président Joseph Kabila pour effectuer une mission dans les tous prochains jours à l’étranger avant de recevoir un ordre de mission du chef du gouvernement.
États-Unis : l’armée américaine se prépare a une guerre, l’ONU espère calmer le jeu..
Centrafrique.com/18471-2/kim-jong-un-img_16janv2018180347/” rel=”attachment wp-att-18472 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président nord-coréen Kim Jong Un s’entretient avec les officiers de son armée. Photo AFP.
Bangui, le 17 janvier 2018.
Par : CNC, Lapresse.
«L’administration examine très sérieusement les options militaires qui pourraient entrer en jeu en ce qui concerne la Corée du Nord», a déclaré à quelques journalistes Mac Thornberry, qui préside la commission des forces armées de la Chambre des représentants.
«Les entraînements sont très sérieux», a-t-il ajouté. «Les militaires ont des préparatifs en cours et j’espère qu’ils ne seront pas nécessaires».
Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les efforts en vue de régler la crise nord-coréenne devaient être avant tout diplomatiques, tout en ajoutant que le Pentagone devait toujours se
préparer à toute éventualité.
Les tensions avec Pyongyang se sont aggravées après la multiplication l’an dernier des tirs de missiles balistiques nord-coréens capables de porter une ogive nucléaire et d’atteindre le sol américain. Elles se sont adoucies avec les discussions amorcées il y a une semaine entre Séoul et Pyongyang.
Signe que les tensions restent élevées, une fausse alerte a provoqué la panique samedi dans l’archipel d’Hawaii, lorsque les habitants ont reçu un message les avertissant que le territoire était visé par un missile balistique et les enjoignant de se mettre à l’abri.
Les États-Unis et leurs alliés étaient réunis mardi à Vancouver pour tenter de durcir les sanctions contre Pyongyang, une réunion sans la Chine ni la Russie que Pékin et Moscou ont d’ores et déjà remise en cause.
Une guerre est évitable, selon le chef de l’ONU
Une guerre avec la Corée du Nord est évitable, a affirmé mardi le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, appelant à des négociations directes entre les responsables clés sur le démantèlement du programme nucléaire de Pyongyang.
Guterres a salué les récentes initiatives de Séoul et Pyongyang pour apaiser les tensions, ajoutant toutefois: «n’oublions pas que le problème essentiel reste à régler».
«Je crois que la guerre est évitable», a déclaré Antonio Guterres à des journalistes, ajoutant toutefois: «Je ne suis pas certain que la paix soit garantie».
Son objectif est que «ceux qui sont les plus pertinents dans ce processus soient capables de se parler de manière sérieuse et de trouver sérieusement une manière de dénucléariser».
Guterres, qui entame sa deuxième année en tant que secrétaire général de l’ONU, présentait ses priorités pour l’année 2018.
Il a estimé qu’il y avait de «petits signes d’espoir» avec la remise en service du téléphone rouge intercoréen et les jeux Olympiques de Pyeongchang auxquels la Corée du Nord a accepté de participer. M. Guterres sera présent à la cérémonie d’ouverture de ces jeux d’hiver en Corée du Sud le mois prochain.