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Centrafrique : accusé de relations sexuelles dans son bureau, le ministre Kazagui se prête au jeu de la mafia pour se dédouaner .

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Centrafrique : accusé de relations sexuelles dans son bureau, le ministre Kazagui se prête au jeu de la mafia pour se dédouaner .

 

 

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Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui. Photo : ACAP.

 

 

Bangui, le 11 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

 

Surnommé Ozaguin par ses collègues ministres et plusieurs de ses collaborateurs du ministère de la Communication, le ministre et porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui est depuis quelques jours cités dans une salle affaire de vagabondage sexuel livré en live dans son bureau, acte qui pourrait bien ternir non seulement son image, mais aussi celle du pays. Alors, comment le ministre Kazagui pourrait-il se prêter dans un tel jeu d’ébats sexuels dans son propre bureau ? Enquête du CNC.

 

Dans une pétition qui circule depuis la semaine dernière au ministère de la Communication, le ministre et porte-parole du gouvernement monsieur Ange-Maxime Kazagui sollicite l’appui de ses collègues du ministère pour se dédouaner d’une sale accusation portée contre lui. Mais seulement voilà, cette pétition, qui a du mal à trouver des signataires, soulève d’énormes doutes sur la moralité et le comportement de ce ministre très orgueilleux selon ses propres collaborateurs.

En effet, d’après notre enquête sur le dossier, c’est à la suite d’une réception dans son bureau d’une jeune femme d’environ 28 ans qui a duré plus de 3 heures que tout a commencé.

Une source proche du cabinet du ministre Kazagui contacté par CNC indique par ailleurs que lors de l’entretien privé de ce dernier avec la jeune femme, interdiction est faite formellement à toute personne de cogner, toucher et à plus forte raison d’ouvrir son bureau. Tout est bloqué durant trois heures avant que les deux se séparent souriants, chemise mal enfoncée.

Ce que le ministre Kazagui ignorait au moment des mouvements, c’est l’écho du gémissement de la jeune femme qui les a trahi. D’après certains de ses collaborateurs présents au moment du film, le gémissement de la jeune femme traverse même le mur de son bureau, ce qui a énormément choqué ses collaborateurs ce jour.

Couvert de honte au moment de la révélation de l’affaire, le ministre Ange-Maxime Kazagui qui est aussi porte-parole du gouvernement tente en vain d’étouffer l’affaire par des moyens peu orthodoxes.

Cependant au ministère de la Communication, plus de trois quarts du personnel détestent l’attitude de leur ministre qui dépasse les limites normales.

D’après un journaliste de la radio nationale contacté par CNC, pour une simple erreur de frappe, le ministre appelle leurs chefs pour remonter leurs bretelles, même tardivement. Il menace tout le monde pour de rien. Et ses bêtes noires désormais sont les stagiaires et les pigistes. Alors que ce sont ces derniers qui alimentent à ce jour les réseaux de la radio et de la télévision. Le ministre Kazagui se prépare à interdire leur présence dans ces deux Institutions publiques de communication qui manquent cruellement des équipements.

D’ailleurs à la télévision, notre enquête révèle que seulement deux cameras qui sont disponibles pour usage, alors que 6 cameras ont été offertes gratuitement par les partenaires du pays à cette institution il y’a de cela quelques mois. En parlant de ces caméras, la présidence et la primature ont récupéré chacune une caméra pour leur usage, deux autres ont été bloquées par le service de communications de la première Dame Brigitte Touadera. Grâce aux caméras privées des stagiaires et pigistes, la télévision nationale arrive à couvrir certains événements importants. Mais le ministre Kazagui, qui vient d’être nommé il y’a seulement quelques mois, semble ne pas se soucier de tout ça.

Il est vrai qu’il fait énormément des promesses, mais rien n’a été concrétisé.

Comme il aime le dire, “c’est sec au ministère de la communication, la caisse est vide”. Ce qui n’a pas manqué au ministre Kazagui de remplir ses poches et aller faire les fêtes en Afrique du sud à chaque fois.

En attendant la suite, CNC poursuit son enquête sur cette affaire.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : assisterait-on à une énième trahison de Dame Cathy, ex-impératrice ?

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CENTRAFRIQUE : ASSISTERAIT-ON À UNE ÉNIÈME TRAHISON DE DAME CATHY,

EX-IMPÉRATRICE ?

 

 

Centrafrique.com/18853-2/catherine-bokassa-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18854 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Madame catherine Catherine Bokassa
Madame Catherine Bokassa, ex-impératrice.

 

 

 

Bangui, le 11 février 2018.

Par : Mengui Kokwe Hervé , CNC.

 

L’affaire portant sur l’occupation de Bérengo par les militaires russes a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Nous avons relevé, après enquêtes et analyse minutieuses, une succession de maladresse et de pratiques, pour le moins peu louables, surtout qui n’honorent pas le pays de Boganda et son Gouvernement actuel.

 

Qu’en est-il exactement ?

 

Nous voudrions ici faire une rétrospective des faits, non pas pour attiser ou exacerber les tensions autour de cette affaire, mais, bien plus, pour aller plus loin dans nos investigations et tenter d’en comprendre les tenants et les aboutissants, voire d’en déceler les en-dessous, s’ils existent.

 

En effet, de mémoire encore fraiche, nous avons assisté dans un premier temps à un communiqué des enfants BOKASSA de la Diaspora, par la suite à une déclaration faite par celui qui a la double qualité de fils et de membre du Gouvernement, pour enfin vivre une mascarade rocambolesque, digne d’une tragi-comédie où le jeune fiston, qui, lors du couronnement était vêtu de blanc, du haut de ses trois ans d’âge, va être utilisé, pour ne pas dire instrumentalisé, par le Pouvoir en place, afin de faire entendre « une thèse » qui, selon ses « zélateurs », présenterait le minot comme ayant une prépondérance sur les autres enfants BOKASSA, uniquement du fait de son ancien statut, du temps de l’ « Empire » (disparu d’ailleurs depuis 1979), de « Prince Héritier ».

 

De toute cette péripétie, nous pouvons relever et comprendre que :

 

  1. Le communiqué des enfants BOKASSA de la Diaspora, loin de constituer un refus de leur part quant à l’occupation de Bérengo pour des raisons d’Etat, exprime et marque plutôt leur étonnement de la manière dont le Gouvernement a procédé.

 

  1. L’intervention du Ministre en charge de l’Administration du Territoire, s’exprimant en sa qualité de fils et donc ayant-droit au même titre que tous les autres de ses frères et sœurs, pour tenter de faire taire certaines rumeurs et spéculations, qui fusaient de partout, malignement ficelées, prétendant que le Ministre serait opposé à toutes mesures salutaires et favorables aux FACA, et que la famille serait manipulée par la France.

 

  1. Enfin, la mise scène, digne de la série culte « FANTOMAS », inattendue et injustifiée, de Jean Bédel Bokassa Junior alias « Prince Héritier » dont le rôle friserait une sorte de trahison, dont d’ailleurs s’était déjà rendue coupable l’Ex Impératrice à l’égard de son défunt mari, l’Ex Empereur Jean Bédel BOKASSA (nous y reviendrons). Cela pourrait s’inscrire dans l’ordre naturel des choses car telle mère, telle fils.

Dès lors, une question majeure se pose : Qu’est ce qui justifierait l’entrée en scène du « Prince héritier » et son rôle ? En écoutant et analysant les commentaires des médias d’Etat qui le floquaient de titre de « Prince héritier » ou de « représentant légal », cela ne laisse aucun doute sur les réelles intentions de cette mise en scène.

Rappelons que ce titre de « Prince héritier » tient de l’ « Empire » qui, malheureusement pour les nostalgiques, n’existe et n’existera d’ailleurs plus, et il est déplorable de voir certains s’en servir encore de nos jours, sans aucune morale ni scrupule politique, pour distraire la population. Déplorable aussi que ceux qui sont censés être les garants de l’unité nationale, prônent la division au lieu de prêcher et de promouvoir la cohésion et la paix sociales, car chercher à diviser une famille, c’est diviser une Nation.

 

Etait-il mandaté par ses frères et sœurs ? Agissait-il ou parlait-il en leurs noms ? Vraisemblablement non, d’après nos sources. Il a beau brandir son titre de « Prince Hériter », déchu, au cas où il l’aurait oublié, la loi centrafricaine établit que l’ensemble des enfants BOKASSA sont des ayants droit, coindivisaires de la Succession de leur défunt père. A ce titre, le Gouvernement (comme en serait-il d’ailleurs autrement ?), devrait savoir qu’il ne saurait y avoir de prééminence de l’un sur les autres, comme il semble le faire à travers ce scénario.

 

Par ailleurs, celui qu’on surnomme encore, à tort d’ailleurs « Prince héritier » semble afficher une certaine assurance dans son rôle actuel. D’où lui vient alors cette assurance ? Qui se cache derrière cette mise en scène ?

C’est en tentant de répondre à ces questions, et à celle essentielle de savoir à qui peut profiter le crime, que nos investigations nous ont conduits à Catherine Denguiade, la régicide, sa mère, l’Ex Impératrice, d’une part, et au Président de la République, Faustin Archange Touadéra, d’autre part, qui, les deux, semblent ne pas trop porter dans leurs cœurs le Ministre Jean Serge BOKASSA.

 

Intéressons-nous d’abord à Catherine Denguiade. Selon donc nos investigations, le Président Touadera aurait, à plusieurs reprises, reçu Catherine Denguiadé, l’ex Impératrice qui aurait perçu entre cent et cent cinquante mille franc pour l’installation des Russes à Béréngo. Cette indication nous interpelle fortement. Nous avons appris, par nos sources, qu’après le décès de Jean-Bedel Bokassa (JBB), cette dame, grande uniquement par le fait de son ancien titre et du fait du père de ses enfants, mais bien petite par sa frivolité et par ses actes de trahison, peine à trouver une place au sein de cette famille (BOKASSA). Elle n’a pour seule légitimité que les enfants qu’elle a eus avec ce grand Homme et le rôle d’Impératrice qu’elle a joué, par le fait du même Homme, nous voulons citer Jean Bédel BOKASSA qui ne l’a, semble-t-il, jamais épousée, et qu’elle abandonnera plus tard après l’avoir trahi auprès des français (Cf. discours et archives de JBB).

 

A l’opposé, nous avons scruté et réfléchi sur le parcours du Ministre Jean Serge BOKASSA, qui semble éclipser les actions de celle qui a brillé par sa félonie.

 

En effet, qui peut oublier l’intervention de Jean Serge BOKASSA, au cours du dialogue national où il avait ému l’auditoire en présentant le pardon de sa famille pour le compte de leur père, et en demandant sa réhabilitation à titre posthume ? Ensuite, Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, lorsque les évènements de la Séléka viendront mettre fin à cette mission ? Et durant les périodes sombres de la même Séléka, peut-on oublier son engagement patriotique en faveur du peuple centrafricain ? Tout ceci l’a conduit à l’élection présidentielle de 2016, où il s’est tout de même révélé être la grande surprise (qui l’eut cru ?) occupant une très honorable cinquième place sur trente, position qu’il n’hésitera d’ailleurs pas à mettre au profit de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance, et sera opposé encore une fois à la régicide Catherine Denguiadé, qui battait, elle, ouvertement campagne pour AGD.

 

A en croire certaines rumeurs, pour cette Dame, la place qu’occupe le Ministre Jean Serge BOKASSA devrait naturellement revenir de droit, à un de ses fils, tellement qu’elle est et demeure nostalgique des honneurs et fastes d’un passé révolu, l’ « Empire ». L’impératrice se serait de nombreuses fois ouverte sur ce sujet, et aurait juré avoir la peau de ce dernier un jour ou l’autre. C’est ainsi que le Ministre en charge de l’Administration du Territoire, a eu maille à partir avec cette dernière. Tout semblait les opposer. On se remémore encore les derniers propos de JBB (Jean Bédel BOKASSA) avant sa mort, résonnant comme des paroles testamentaires ; ce dernier a laissé comme repère au peuple centrafricain un ensemble de discours et des archives qui révèlent que Catherine Denguiade est une régicide. Elle a trahi le père de ses enfants de son vivant et le trahit à nouveau dans sa tombe. Ne dit-on pas que QUI A TRAHI, TRAHIRA !

 

Mais qu’en est-il alors du Président Touadéra qui pourrait, selon toute vraisemblance, avoir à son tour des raisons d’en vouloir à ce dernier ? Ce qui justifierait le tandem contre nature de Touadéra et celle qui hier battait campagne pour AGD, alliance de circonstance.

 

Lorsque nous passons au crible les relations entre le Président Touadéra et son ancien Ministre en charge de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, il va s’en dire qu’elles ne sont plus au beau fixe, mais qui aurait pu l’imaginer. De nombreux épisodes peuvent illustrer la détérioration des relations entre le Président Touadera et l’un de ses plus gros alliés politiques, Jean Serge BOKASSA (JSB). La tension, sciemment voulu et entretenue, quand il était en charge de la Sécurité Publique, entre lui et son DG de la Gendarmerie, ses restrictions de liberté (de voyage à l’étranger et même en dehors de la Capitale), contrairement à son Successeur au même poste, le cas des nominations des préfets et des sous préfets, sa réticence à accepter le portefeuille qu’il occupe aujourd’hui, etc.

 

L’assurance dont fait montre « le Prince héritier » trouverait donc sa source dans la volonté acharnée d’assassiner au plan politique une « personne qui gêne », et ce crime aurait servi deux personnes, la régicide et le président Touadéra. D’où leur alliance de circonstance, mus par un intérêt commun.

 

Il ressort même de certaines langues, un peu trop pendues (tant mieux !), que ce n’est finalement pas le clan BOKASSA qui se ligue contre lui-même, mais bien, les Denguiadé qui livreraient bataille contre les BOKASSA, en l’occurrence la régicide Catherine, ex-impératrice, qui voudrait finir ce qu’elle avait commencé contre le père de ses enfants. Certaines sources vont jusqu’à révéler qu’elle avait d’ailleurs enlevé le nom BOKASSA de tous ses enfants, pour leur donner celui de Denguiadé. Les enfants de Catherine la régicide, se sentent-ils plus Denguiadé que BOKASSA ? Rien n’est moins sûr, certes, mais c’est à eux de faire le choix, non pas d’être avec ou contre qui que ce soit, mais de défendre la mémoire de leur père. C’est leur dénominateur et leur héritage commun. Car d’après nos informations, contrairement à ce qu’on laisse croire, les enfants BOKASSA sont plus unis que jamais face à ceux qui tentent de les diviser, en particulier face à la Régicide !

 

Mais, y aurait-il enfin un épilogue à cette affaire, car le peuple centrafricain a besoin aujourd’hui d’autres choses (de paix, d’unité, de cohésion, de réconciliation), plus que cette guéguerre inopportune de famille, montée de toutes pièces par les assoiffés de pouvoir ? Wait and see !

 

RDC : Le cardinal Laurent Monsengwo élu pour diriger la transition après Joseph Kabila

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RDC : Le cardinal Laurent Monsengwo élu pour diriger la transition après Joseph Kabila

 

 

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Le cardinal Laurent Monsengwo.

 

Bangui, le 11 février 2018.

CNC.

 

Le 7 Fév 2018 à 09:58

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a été plébiscité par un “vote citoyen ” comme la personnalité neutre qui pourrait diriger une éventuelle transition en République démocratique du Congo (RDC) après le départ du président Joseph Kabila fin 2018.

Au total, douze candidats étaient en lice, dont des évêques, des pasteurs, et diverses autres personnalités.et De ce lot, le cardinal Laurent a été choisi.

A (re) lire aussi : RDC : messe à la mémoire des victimes des marches pacifiques réprimées par le régime Kabila

Le “scrutin ” était organisé par le mouvement “Paix et Solidarité”, composé d’une coalition d’associations citoyennes, dans le but de choisir un “administrateur” susceptible de diriger une transition sans le président Kabila.

D’après les résultats, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya vient en tête avec 3.581.423 voix. Par cette victoire, l’Archevêque de Kinshasa devient la personne la mieux indiquée pour diriger la transition en République démocratique du Congo.

Selon le mouvement « Paix et Solidarité », organisateur de ce « vote citoyen », en RDC et à l’étranger, l’ » Administrateur » élu fait office de chef d’Etat.

Le vote était destiné aux mouvements citoyens congolais basés au pays et à l’étranger. En RDC, des locaux des églises et écoles ont servi de bureaux de vote.

Le mouvement « Paix et Solidarité » s’est inspiré de l’article 64 de la Constitution pour organiser ce vote. Cet article stipule que, « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu, ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ». Pour Pitchou Roland Shomongo, coordonnateur du mouvement citoyen « Réveil citoyen congolais (REC)», « C’est la finalité de notre action qui va se réaliser bientôt pour restaurer notre constitution » .

A (re) lire aussi : RDC : douze patients poignardés dans un hôpital dans l’est du pays

Il ajoute que « L’administrateur vient d’être désigné par le peuple congolais sur une liste proposée par le souverain primaire, selon l’article 5 de la constitution qui stipule : +La souveraineté nationale appartient au peuple+ ».

Aussi , continue t-il Il , « La situation socio-politique nous oblige à agir dès maintenant et nous ne pouvons plus attendre une quelconque date pour sauver notre pacte républicain qui est : la Constitution du 18 février 2006 », a déclaré Pitchou Shomongo.

Pour lui : « nous ne sommes pas obligés d’accepter un président usurpateur du pouvoir et en fin de mandat de demeurer au fauteuil jusqu ’à l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle que nous savons tous d’avance douteuse ».

A (re) lire aussi : RDC: sortie médiatique surprise de Kabila, l’église catholique répond aux accusations

Le résultat du vote citoyen organisé par Paix et Solidarité se présente de la manière suivante :

  1. Cardinal Laurent Monsengwo 3.581.423 voix (34.22 %)
  2. Docteur Dénis Mukwege 1.934.254 voix (18.48 %)
  3. Pasteur André Bokundua 808,052 voix (7.72%)
  4. Mgr. Marcel Utembi 799,646 voix (7.64%)
  5. Mgr. Fridolin Ambongo 717,137 voix (6.85%)
  6. Mr. François Biyombo 517,215 voix (4.94%)
  7. Mr. Paul Nsapu 481,837 voix (4.6%)
  8. Prof. André Mbata 396,307 voix (3.79%)
  9. Mr. Christopher Ngoy 361,747 voix (3.46%)
  10. Abbé Donatien Nshole 320,070 voix (3.06%)
  11. Julienne Lusenge 295,420 voix (2.82%)
  12. Madeleine Kalala 254,181 voix (2.43%)

Afrique : Oxfam également impliqué dans des fêtes avec des prostituées au Tchad.

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Afrique : Oxfam également impliqué dans des fêtes avec des prostituées au Tchad

 

 

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Bangui, le 11 février 2018.

Par : CNC en collaboration avec Le soir.

 

Des collaborateurs d’Oxfam auraient également payé des prostituées lors de soirées au Tchad, rapporte dimanche The Observer, la version dominicale du journal The Guardian. L’information surgit seulement deux jours après la révélation de faits semblables en Haïti. Les événements du Tchad se sont déroulés il y a plus de dix ans, lorsque le Belge Roland Van Hauwermeiren dirigeait les opérations de l’ONG dans ce pays d’Afrique centrale.

« Des femmes que nous pensions être des prostituées ont été invitées à maintes reprises au quartier général d’Oxfam », selon les confidences d’un collaborateur au journal britannique. Un responsable a été licencié en 2006, selon un ancien employé. « Ils invitaient des femmes pour les fêtes. Nous savions qu’elles n’étaient pas juste des amies. »

Toujours selon la même source, l’organisation fait un fantastique travail mais il s’agit d’« un problème que l’on retrouve dans l’ensemble du secteur ».

Devenu ensuite responsable d’Oxfam à Haïti, Roland van Hauwermeiren, était employé par l’antenne britannique, avait précisé vendredi Stefaan Declercq, secrétaire général de la branche belge d’Oxfam-Solidarité. « Je ne veux pas me cacher derrière le fait que ces personnes n’appartenaient pas à la branche belge de l’ONG. » En 2011, Roland Van Hauwermeiren avait démissionné après avoir reconnu avoir engagé des prostituées dans sa villa à Haïti.

Centrafrique : Evasion spectaculaire de 18 criminels du MNLC à la gendarmerie de Paoua

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Centrafrique : Evasion spectaculaire de 18 criminels du MNLC à la gendarmerie de Paoua

 

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L’autoproclamé général Ahmat Bahar, le chef du mouvement rebelle MNLRC devant son logement à Bétoko à 45 km de Paoua.

 

 

Bangui, le 10 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

De quoi fragiliser davantage le processus de la paix à Paoua et plus largement dans le Nord du pays. La rocambolesque scène d’évasion des 18 criminels du Mouvement national de libération de Centrafrique (MNLC) du seigneur de guerre Bahar, ce mercredi 7 février à la gendarmerie de Paoua tonne comme une régression dans les efforts du redéploiement de l’autorité de l’Etat. Il était 11hueres du matin, à Paoua lorsque le drame est intervenu. Les 18 criminels arrêtés par la Minusca, le 25 janvier dernier et écroués à la gendarmerie locale se sont évadés d’un seul coup. Selon un témoin de l’évènement contacté par la Rédaction, tout parait comme une orchestration ourdie pilotée à un très haut niveau. « Le Commandant de Brigade et les autorités locales et administratives de Paoua étaient conviées à Gouzé pour une cérémonie, lorsqu’il y a eu l’évasion », a déclaré notre source qui explique que l’événement a surpris les deux gendarmes « sans arme » en charge de la sécurisation de la geôle où sont incarcérés ces criminels. « Au moment où les deux gardes voulaient servir les rations alimentaires, ils ont ouvert la porte de la geôle et, à ce moment précis que les 18 éléments du MNLC ont vidé leur cellule », a-t-il poursuivi. C’est bien regrettable ! Regrettable puisque le drame est survenu dans une localité où pour la première fois, le gouvernement a décidé de déployer les Forces armées centrafricaines (FACA) sur le terrain. Alors que Paoua vient juste de sortir d’une terrible scène de violence résultant de l’affrontement entre les éléments de la RJ du Commandant Sayo, et les éléments de MNLC de Bahar. Certainement, si la MINUSCA a insisté pour arrêter ces bandes de criminels, il est certain que ce sont des plus dangereux. La rageur de la population de Paoua qui voulait à tout prix les massacrer entre les mains de la MINUSCA, le 25 janvier dernier témoigne à suffisance leur dangerosité. Et, malheureusement, ce sont ces bandes de la morts qui se trouvent évadés dans la nature, certainement dans la dynamique de se reconstituer et revenir semer la pagaille à Paoua. Toutefois, l’on ne comprend pas pourquoi la MINUSCA qui avait annoncé de transférer des criminels à Bangui ne l’a pas fait ? De même, pourquoi le gouvernement n’a pu procéder autant ? Des interrogations qui demeurent sans réponse à ce jour.
 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Découverte macabre d’un puits-charnier de Ali Darass à Bambari

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Centrafrique : Découverte macabre d’un puits-charnier de Ali Darass à Bambari

 

 

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Image du crime de Bambari. CNC.

 

 

Bangui, le 10 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Quelques mois après le semblant de déguerpissement du mercenaire nigérien Ali Darass de la ville de Bambari, voilà qu’une révélation troublante vient de tomber. Mercredi 7 février dernier, une découverte macabre dans un puits pleins d’ossements humains, a été faite dans une ancienne concession occupée jadis par le mercenaire chef de l’aile dissidente de la Séléka de l’UPC. Un puits a servi pendant longtemps de charnier à Ali Darass à Bambari. Il y aura fallu des mois pour qu’enfin le mystère puisse voir le jour. A en croire l’information circulant sur la toile, des ossements humains ont été découverts mercredi dernier dans un puits qui se trouve dans l’ancienne résidence du chef rebelle Ali Darass en plein Centre-ville de Bambari. « La gendarmerie ouvre une enquête à ce sujet », a-t-on appris de la même source qui ajoute que la population environnante de ce puits-charnier, consommait par ignorance l’eau puisée de ce point d’eau. Là où le bât blesse, le gouvernement et la Minusca attendent encore d’autres preuves de crime tombées directement du ciel pour pouvoir arrêter Ali Darass, afin qu’il réponde de ses actes criminels et génocidaires devant la justice. Et pourtant Andjilo a vécu une sévérité extrême et est aujourd’hui écroué après son passage exemplaire devant la Cour criminelle. Pour le moment, aucune déclaration officielle ni de la MINUSCA ni des autorités centrafricaines n’est encore enregistrée à cet effet.

 

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Ali Darassa
Crime du mercénaire Ali Darass à Bambari. Image Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : FICHE, RAMIFICATIONS CENTRAFRICAINES DU PUTSCH AVORTÉ CONTRE MALABO.

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CENTRAFRIQUE : FICHE,  RAMIFICATIONS CENTRAFRICAINES DU PUTSCH AVORTÉ CONTRE MALABO.

 

  1. Centrafrique.com/18834-2/sani-yalo-du-barc-centrafricain-corbeaunews-img_29janv2018183601-2/” rel=”attachment wp-att-18835 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>sani Yalo
    Le PCA Sani Yalo du BARC
  2. Bangui, le 10 février 2018.
  3. Par : Thierry Simbi, CNC.
  4. CHRONOLOGIE.

28 décembre 2017 : des putschistes sont arrêtés à la frontière Sud du Cameroun…

Les autorités équato-guinéennes ferment de façon unilatérale la frontière de leur pays avec le Cameroun. Cette décision fait suite à l’arrestation par la Police camerounaise d’un commando d’une quarantaine de personnes qui transportaient des armes et des tenues militaires et se dirigeaient vers la Guinée-Équatoriale. Ces éléments sont arrêtés à la frontière de Kyé-Ossi, ville frontalière dans la région du Sud du Cameroun et l’on découvre après fouille, une somme de presque 2 millions de FCFA sur chacun d’eux. Les forces de sécurité camerounaises saisissent notamment cinq lance-roquettes, 1 MAG (une mitrailleuse de guerre) et 2570 munitions, tous calibres confondus.. Ces éléments en tenue avaient pour projet de passer la frontière équato-guinéenne à Kyé-Ossi, pour soutenir un putsch contre le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

9 janvier 2018 : Touadéra convoqué à Malabo…

Selon les services de sécurité du Cameroun, de Guinée-Equatoriale et de France, Bangui aurait servi non seulement de base arrière dans le montage du complot déjoué par Malabo mais aussi de lieu de recrutements de certains éléments à cette tentative de putsch avortée. Quand Teodoro Obiang Nguema Mbasogo apprend que se trouveraient des proches de Faustin Archange Touadéra parmi ceux qui ont voulu renverser son pouvoir, il pique une colère noire et somme le Président Centrafricain de venir s’expliquer à Malabo. Car parmi l’équipe d’apprentis putschistes arrêtés se trouve Ahmed Dada » Yalo, le petit frère de Sani Yalo. Touadéra ne prend pas tout de suite la gravité de la situation et veut initialement envoyer son Ministre des Affaires étrangères Charles-Armel Doubane mais Obiang exige qu’il se déplace personnellement. La RCA bénéficie d’un fort soutien de la Guinée à plusieurs niveaux, notamment sur la récente formation à Malabo d’officiers qui seront affectés à la garde présidentielle centrafricaine. Touadéra fait donc le déplacement malgré lui dans un avion affrété par la guinée-Equatoriale et l’accueil à Malabo fut glacial. Lors d’une interview donnée à RFI le 17 Janvier, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo indiquera « certains agents commençaient à recruter les mercenaires depuis le Tchad, la Centrafrique. J’ai même prévenu le président Touadéra. Il m’a répondu qu’il n’a pas la possibilité de contrôler le territoire  ». Teodoro Obiang indique clairement à son homologue centrafricain qu’il veut que la lumière soit faite sur cette affaire et que des têtes tombent à Bangui si certains sont impliqués dans ce dossier. Touadéra assure les autorités de Malabo de sa pleine entière coopération affirmant ne rien savoir de cette histoire. Il se garde bien d’évoquer avec Obiang Nguema Mbasogo le fait que putschiste Hamed « Dada » Yalo faisait partie de son équipe de sécurité rapprochée lors de son déplacement à Paris en mai 2016, ce que l’on peut clairement constater dans une vidéo de la communication officielle de la Présidence Centrafricaine exhumée pour l’occasion et devenue virale sur les réseaux sociaux. Sani Yalo, grand frère du putschiste Hamed « Dada » Yalo, financier de la campagne de Touadéra, proche conseiller du Président Centrafricain, affirmera dans la foulée à Jeune Afrique avoir lui-même participé à la dénonciation de son frère. « Nous avons été informés que des Centrafricains étaient impliqués dans une tentative de déstabilisation. Nous avons donc prévenu les autorités des pays concernés, le Cameroun et la Guinée équatoriale. Si mon frère est un terroriste, il faut le traiter comme tel. Je nai pas d’états d’âme ». Sani Yalo a-t-il réellement prévenu les services camerounais de l’implication de son petit frère ? Si oui, pourquoi n’a-t-il pas été en mesure de préciser qui précisément a été prévenu ? Par quel canal a-t-il prévenu les autorités Camerounaises ?

10 Janvier : Agapito Mba Mokuy, ministre des Affaires étrangères de la Guinée équatoriale fait savoir que cette tentative aurait été préparée en France, sans que Paris n’y soit mêlée de près ou de loin et que des mercenaires tchadiens, soudanais et centrafricains.

11 Janvier : La Guinée Équatoriale suspend l’accord de libre circulation avec les pays de la Cémac

12  Janvier : le ministre de la sécurité Equato-Guinéen enquête à Bangui. Le ministre de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama est dépêché à Bangui pour complément d’enquête dans cet épineux dossier de coup d’Etat déjoué.

 

17  janvier: Teodoro Obiang Nguema Mbasogo pour la première fois s’exprime sur cette affaire répondant aux questions de RFI. Il indique « qu’un « groupe de terroristes du Tchad – de nationalités tchadienne centrafricaine, notamment Seleka (l’ex-rébellion centrafricaine) – est arrivé aujourd’hui à convertir en groupe terroriste un groupe de Soudanais, préparé avec certaines personnalités en France. Le problème a commencé en France. » Teodoro Obiang Nguema Mbasogo « demande la collaboration du gouvernement français pour faire l’enquête.»

18 janvier : Agapito Mba Mokuy, le ministre des Affaires étrangères Equato-Guinéen et son homologue camerounais, Lejeune Mbella Mbella reçoivent une importantes délégation centrafricaine qui n’a pourtant pas été conviée à Yaoundé. Cette délégation est composée de trois ministres centrafricains – Marie-Noëlle Koyara (Défense), Flavien Mbata (Justice) et Henri Wanzet Linguissara (Sécurité) dépêchés au Cameroun officiellement pour apporter tout le soutien de Bangui aux autorités du Cameroun et de Guinée-Equatoriale.

23  janvier: Teodoro Obiang Nguema p Mbasogo rocède à une vague de limogeages de hauts responsables de son régime, soupçonnés d’être impliqués dans ce coup de force manqué. Ainsi, par décret, il met fin aux fonctions de Enrique Anguesomo, ambassadeur de la Guinée équatoriale au Tchad, arrêté en décembre pour irrégularités commises dans l’exercice de ses fonctions. Ruben Clemente Nguema Engonga, président du tribunal de Bata et Martin Obiang Ondo, magistrat au tribunal de Malabo ont tous deux été limogés le mercredi 24 janvier pour irrégularités. Le président Nguema Mbasogo a également mis fin aux fonctions de son petit-fils Constantino Obiang Mba, directeur général de l’entreprise publique de télécommunication. Toutes ces personnes sont soupçonnées d’avoir pris une part active dans la tentative de coup d’Etat avortée.

2 Février : Le bureau de l’Assemblée Nationale centrafricaine assisté de Madame Béatrice Epaye, en sa qualité de Présidente de la commission des Affaires Etrangères a interpellé les Ministres des de la Défense Nationale Madame Koyara, de la Justice, Monsieur Flavien Mbata, Ministre de l’intérieur chargé de la Sécurité Publique le général de gendarmerie Wanzet Linguissara ainsi que le Ministre des Affaires Etrangères Monsieur Doubane pour des explications de texte dans ce dossier.

7 Février : le Ministre d’État chargé de la Sécurité nationale, M. Nicolás Obama Nchama de Guinée Equatoriale reçu par la Ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara.  Le Ministre Equato-Guinée n’a pas été reçu par la Présidence de la République qui garde un silence étourdissant depuis le depuis de cette affaire…

 

  1. MOBILE ET COMMANDITAIRES PRESUMES.

 

Principal mobile présumé : limiter linfluence de Constancia Mangue Nsue Okomo, maman de Teodoro Nguema Obiang Mangue, « Teodorin » dans le cadre de la guerre ouverte à la succession de Obiang Nguema Mbasogo.

Depuis 1993, EXXON MOBIL exploite les plus grands gisements de pétrole de Guinée Équatoriale. Rex Tillerson, actuellement Secrétaire d’Etat de Trump a été pendant plusieurs décennies le patron d’EXXON MOBIL jusqu’au 31 décembre 2016. L’ombre de cette major pétrolière et donc des Etats-Unis plane derrière la Guinée Équatoriale de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. A compter du 1er janvier 2018, la Guinée équatoriale deviendra membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, pour un mandat de deux années… grâce surtout à la médiation en coulisses de Rex Tillerson. Teodoro Nguema Obiang Mangue, « Teodorin » qui était vice-président du parti présidentiel PDGE s’estime depuis mai 2012 légitime successeur de son père depuis que celui-ci l’a nommé deuxième vice-président de la République, chargé de la défense et de la sécurité de l’État. Mais, Teodorin est en fait poussé par sa maman, actuelle première dame du pays et il n’a pas le niveau requis pour diriger le pays dans l’esprit de son papa. C’est plutôt son demi-frère Gabriel Mbaga Obiang Lima, actuel ministre équato-guinéen du pétrole qui serait le plus à même de prendre la relève mieux que son aîné, qu’il traite publiquement de « playboy ». Ce dernier a toutefois la faiblesse que sa maman soit originaire de Sao Tomé-et-Principe, ce qui le rend moins légitime. Qui des deux prendra finalement les rênes de ce pays de 1,2 million d’habitants, troisième producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne derrière le Nigeria et l’Angola lorsque le vieux ira s’asseoir ?…

 

Salomon Abeso Ndong, présumé commanditaire de la tentative de putsch avortée.

Salomon Abeso Ndong est accusé par le régime de Malabo d’être le principal instigateur du coup d’État déjoué par les Services Camerounais et Équato-Guinéens. Salomon Abeso Ndong est un opposant exilé entre Londres et Paris (où il possède un pied-à-terre). Il est le neveu d’un ex-président de l’Assemblée nationale, Felipe Ondo Obiang (ministre sous le président Francisco Macías Nguema), fondateur de la Force démocratique républicaine (FDR), parti dans lequel Abeso Ndong a été actif. En 2002, lui et son oncle sont arrêtés et torturés. Abeso Ndong est condamné à mort. Sur intervention américaine, il est libéré après plus de deux ans. Passé aux États-Unis et en Espagne, il trouve asile en Grande-Bretagne. Il travaille aujourd’hui dans l’immobilier. En 2013, il lance à Paris la Coalition d’opposition pour la restauration d’un État démocratique (Cored), rejointe un an plus tard par Severo Moto Nsa, auteur d’une tentative de coup d’État en 2004 avec le mercenaire Simon Mann. La Cored a été partie civile dans le procès des « biens mal acquis », que le fils du président, Teodorín, a perdu.

 

Enrique Nsue Anguesomo, lambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad

Les autorités équato-guinéennes ont en tout cas suffisamment de soupçons pour avoir lancé des investigations sur Enrique Nsue Anguesomo, dit Chico Enri, et procédé à son arrestation le 30 décembre à Ebebiyín, sa localité d’origine. Officiellement, il s’y trouvait alors en visite privée. Mais l’ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, ancien secrétaire d’État à la Sécurité nationale, n’avait pas prévenu sa hiérarchie qu’il effectuait ce déplacement, et Malabo a donc cherché en vain à le joindre au Tchad au moment où les informations ont commencé à circuler. Le renvoi a aussi coûté à l’ex diplomate son grade de colonel de la police. Il est reproché au fonctionnaire déchu d’être impliqué dans la tentative de coup d’État déjoué en décembre 2017.

 

Ruben Clemente Nguema Engonga Avomo, le fils du ministre de l’Intérieur

Actuellement à Madrid pour subir des soins, le fils du ministre de l’Intérieur équato-guinéen, Clemente Engonga Nguema Onguene, est accusé par Malabo d’avoir participé à un complot élaboré par des rejetons de hauts dignitaires afin d’empêcher l’arrivée à la tête de l’État équato-guinéen du fils du président, Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín. Ruben Clemente, âgé de 36 ans, dirige la cour provinciale de Bata, et est originaire de Mongomo. Il est en outre un proche de l’opposant en exil Salomon Abeso Ndong, avec lequel il a grandi.

 

Constantino Obiang Mba, petit-fils de Obiang Nguema Mbasogo, directeur général de lentreprise publique de télécommunication.

 

  1. PERSONNES IMPLIQUEES A BANGUI (LISTE NON EXHAUSTIVE A CE STADE)

Hamed « Dada » Yalo.

Dada a 35 ans. Il est le petit frère de Sani Yalo arrêté le 27 Décembre dernier. Envoyé au Tchad en formation à l’école des officiers en 2011 à Ndjamena, il y étudia jusqu’en 2014. Sa formation terminée, il s’envole pour la France et obtient le statut de réfugié, arguant être en danger s’il retournait en Centrafrique, puisqu’il fut envoyé dans cette école du temps de Francois Bozizé, entre-temps déchu. Il effectue une série de va-et-vient entre Paris-Yaoundé-Ndjamena et entretient à Paris des liens avec des éléments de l’opposition Equato-Guinéenne en exil. Il reçoit une forte somme avant de se rendre au Cameroun, à Douala, fin 2017, d’où il dépêche Danzoumi Yalo pour recruter une équipe à Bangui. Il est arrêté lors du putsch déjoué avec quatre autres ressortissants centrafricains : les Frères Pounagaza Metefara (âgés de 30 et 35 ans), Serge Goudame (35 ans) et Philippe Adramam (27 ans). Ces  individus seraient actuellement interrogés à Malabo.

Sani Yalo

Sani Yalo s’est  rendu à Londres et Paris mi-Décembre 2017 officiellement  pour assister à une conférence sur le processus de Kimberley, alors qu’il est loin d’être un spécialiste du sujet. De sources diplomatiques recoupées, les fonds pour recruter les mercenaires Centrafricains ou ceux recrutés en Centrafrique ont transité depuis la France et l’Espagne sur les comptes bancaires du Bureau d’affaitement Routier Centrafricain (BARC) au Cameroun. Il faut savoir que le BARC à deux comptes à la Commercial Bank Cameroun (CBC) et à Ecobank à Douala. Sani Yalo est signataire en tant que Président du Conseil d’Administration ce qui n’est conforme aux procédures puisque un Président du Conseil d’Administration n’est jamais signataire. Mais il a obtenu un pouvoir de signature de la part de Arthur Piri, Contrôleur général des entreprises et offices publics. Arthur Piri est le neveu du président Touadéra. À partir de cet élément concret, il apparaît donc que les autorités Centrafricaines ne soient pas ignorantes de ce complot.

Danzoumi Yalo

Mécanicien de profession, Danzoumi Yalo est surnommé « colonel Daz ». Il fut un bras droit de Bozizé en 2003, puis ensuite responsable de sa sécurité rapprochée. Les relations troubles entre les Yalo et certains officiers Equato-Guinéens ont débuté lorsque Danzoumi Yalo a ouvert en 2015 un motel dans le quartier 36 villas. Ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des éléments Centrafricains ayant participé à cette aventure dans le rang d’officiers ou rebelles centrafricains. Après un déplacement à Doubaï début Janvier, Danzoumi se trouve désormais à Bangui. Il a perçu pour cette opération la somme de 100.000.000 FCFA.

Kiki Yalo.

Peu après l’élection de Touadéra, Kiki Yalo a été pistonné par son grand frère Sani Yalo au poste de représentant des transporteurs centrafricains au Conseil Économique et Social. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des éléments Centrafricains ayant participé à cette aventure dans le rang d’officiers ou rebelles centrafricains. Prévenu par un coup de fil de ses frères Sani et Nasser Yalo qui lui ont dit de fuir car l’opération était compromise, il a pu échapper au coup de filet camerounais ne même pas retournant à son hôtel où il a laissé ses affaires personnelles. Il a ensuite fuit pour Dubaï avec une importante somme d’argent. Il a depuis été discrètement relevé de ses fonctions au Conseil Economique et Social à Bangui et se trouve désormais à Blois en France, où il a trouvé refuge chez sa petite amie Halifatou Matsouka Bababaye.

Hawa Yalo.

Sœur de Sani Yalo séjournait d’ailleurs régulièrement du motel de son frère Danzoumi Yalo au quartier 36 villas, lorsqu’elle descendait à Bangui. On sait que ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique Elle s’est acoquinée avec deux officiers Equato-Guinéens et a fait le lien avec les commanditaires et la participation de ses frères à ce putsch manqué. Elle se trouve désormais en France ;

Anatole Ngaya

Kiki Yalo a remis au capitaine centrafricain Anatole Ngaya la somme de 5.000.000 FCFA pour qu’il participe à l’opération. Celui-ci, après s’être déplacé à Douala pour prise d’information a finalement changé d’avis et s’est désisté. Kiki Yalo a envoyé une personne dans son bureau au camp des roux pour lui demander de rembourser l’argent qu’il a perçu.

Martial Béti Marace

L’ambassadeur de RCA à Yaoundé Martial Béti Marace, un intime de Sani Yalo depuis l’affaire Zongo Oil a lui aussi joué un rôle clé dans ce dossier facilitant la préparation logistique de certains participants au putsch manqué.

Théo Zambrota

Ressortissant du Congo Kinshasa, Théo Zambrota très proche de Sani Yalo, depuis qu’il gravité autour de Faustin Archange Touadéra. Agent Congolais, il était aussi lié à l’arrestation, en juin 2017, des deux rebelles congolais qui se seraient enfuis quelques semaines après leur arrestation et emprisonnement à Bangui. Théo Zambrota entretient de même des relations personnelles avec Faustin Archange Touadéra et son épouse Brigitte Touadéra.

Les Frères Pounagaza Metefara, Serge Goudame, Philippe Adramam sont les autres ressortissants arrêtés par les autorités Camerounaises le 27 Décembre dernier aux côtés de Dada Yalo.

Faycal Mandjo

Un ressortissant centrafricain qui a voyagé depuis Paris à Douala avec Hamed dada Yalo. Il faisait partie de l’équipe et a échappé au coup de filet des autorités camerounaises et se trouve désormais à Bangui après s’est caché pendant plus d’un mois à Douala.

Yérima Mandjo

Le ministre de l’Elevage et de la Santé animale de Centrafrique Yérima Mandjo, grand-frère de Faycal Mandjo est aussi impliqué dans le putsch déjoué contre Malabo. Il proposa personnellement d’y contribuer.

Jacques Roger Nang

Un ressortissant camerounais du nom Jacques Roger Nang qui anime dans la boite de nuit de Sani Yalo à Douala qui était avec Kiki Talo à Yaoundé. Il a échappé au coup de filet des autorités camerounaises et se cache en ce moment à Douala.

Bienvenu Aimard Marwan Guinon Angbélé

Il a accompagné Sani Yalo lors de son déplacement à Londres en décembre 2017 pour rencontrer Salomon Abeso Ndong. Nous ne savons à ce stade son degré d’implication dans ce dossier.

 

  1. FOCUS: QUI EST SANI YALO?

Sani Yalo est né en 1963. Il est le frère ainé de Danzoumi Amadou Yalo, mécanicien automobile de profession comme le papa Mahamat Yalo, qui réparait les véhicules de Bokassa dans le temps. Sani Yalo a fait son école primaire à Bangui, puis poursuit le collège et le secondaire à Bangassou avant de retourner à Bangui en 1978, pour fréquenter le lycée des Martyrs.

Sous Kolingba, il se signale en épousant la petite sœur de Jonathan Koué (neveu du Président Kolingba). Il a profité de cette juteuse relation (beau-fils de la grande sœur président Kolingba, beau-frère à la direction de PETROCA) pour contracter plusieurs crédits à Bangui (UBAC). Ces crédits ne seront jamais remboursés. Au final, Sani Yalo s’appropriera le patrimoine de son épouse jusqu’à la rendre dépressive et adepte de différentes Églises du réveil en région parisienne, dans l’espoir de retrouver la santé. Avant « Zongo Oil », cette dame et la famille Kolingba furent ses premiers faits d’armes dans le monde de l’escroquerie Banguissoise…

Par la suite, il part en France puis en Afrique du Sud. Il rentre à Bangui fin 1995. Bozizé connaissait très bien les familles du Km5 et le frère Danzoumi Yalo « Daz’ » réparait parfois ses véhicules de Bozizé bien avant que celui-ci ne soit nommé chef d’Etat-major sous Patassé.

Il fut ensuite Directeur Général de la société de transport Sicotrans et un temps du club Tempête MOCAF. Il fut impliqué dans l’affaire Zongo Oil qui a coûté plusieurs milliards de FCFA au Trésor Public Centrafricain. En septembre 2000, une procédure judiciaire et lancée contre cette société et un mandat d’arrêt international est lancé contre Sani Yalo et ses biens sont saisis par la justice avant qu’il ne réussisse à prendre la fuite au Cameroun après une tentative d’arrestation. Il sera ensuite arrêté au Cameroun en 2002 suite au mandat d’arrêt international émis contre lui puis relâché quelques temps après.

Sani Yalo est revenu à Bangui en mars 2003 avec son éphémère mouvement (article partagé avec moi). Son frère Danzoumi Yalo surnommé colonel « Daz », fut un bras droit de Bozizé dans la rébellion, devenu ensuite « chargé de missions » au Ministère de la Défense et responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Les deux frères seront emprisonnés de décembre 2003 à mars 2004, accusés de préparer un coup d’Etat. Ces arrestations interviennent suite à la rétrogradation de Karim Meckassoua, passé des Affaires étrangères à l’Education nationale à l’issue du remaniement ministériel du 14 décembre 2003 et que des « libérateurs » sont regroupés dans le nord de Bangui réclamant des compensations financières suite à leur participation au coup d’Etat de mars 2003. Emprisonné à la Section d’enquête et de documentation (SERD), Sani Yalo fut relâché en mars 2004 et quitta alors le pays. Il est retourné en RCA le 24 Juin 2006 où il a été condamné à huit ans de prison le 4 Août 2006 par le tribunal correctionnel de Bangui pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires dans l’affaire « Zongo Oil ». Sani est également privé de tous ses droits civiques et condamné à verser 4 millions de FCFA de dommages et intérêts à l’Etat centrafricain.

Sani Yalo fera les yeux doux à la Seleka et Danzoumi rejoindra lui la Seleka. Mais en avril 2013, les chefs Seleka soupçonneux arrêtent les frères Yalo. Le parquet du Tribunal de grande instance de Bangui lance début août 2013, un mandat d’arrêt contre Danzoumi pour des faits de pillages sur les sites des entreprises Orange Centrafrique, CFAO Motors et du domicile de M. Marboua « à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA » le 24 mars, date de la prise du pouvoir par la Séléka. Suite à ce rejet, Sani Yalo combattra la Séléka médiatiquement à travers un éphémère parti politique le Front pour la Restauration de l’unité et de la démocratie en Centrafrique.

Il compte parmi les premiers soutiens de Faustin Archange Touadéra, dès que celui-ci s’est déclaré candidat à la présidentielle. Après son accession au pouvoir, le Président Touadéra nomme Sani Yalo Président du Conseil d’Administration du Bureau d’affrètement Routier Centrafricain (BARC) en Août 2016. Le BARC est une société d’économie mixte dont l’Etat est actionnaire minoritaire (33%), qui détient le monopole du trafic routier sous-régional et gère notamment la gare terminale routière de Bangui. Les fonds du BARC, véritable manne financière issue des flux routiers intérieurs et sous régionaux sont évidemment extrêmement importants pour le régime en place.

En Juin 2017, Sani Yalo mandate le sulfureux Joachim Kokaté pour enregistrer à son insu le président de l’URCA Anicet-Georges Dologuélé dans le but avoué de le piéger et de le pousser à déclarer qu’il accepterait de faire un coup d’Etat, sans que celui-ci ne tombe dans le panneau.

Sani Yalo impulse en coulisses la constitution d’une représentation de la diaspora centrafricaine en France à la légitimité discutée : la « Communauté centrafricaine de France » créée le 4 novembre 2017 à Paris, pour contrôler étroitement les membres de la diaspora en France. Pour cela, il mandate Marwan Guinon Aimard élu à la tête de la « Communauté centrafricaine de France » alors même qu’il a fait l’objet d’incarcération France par le passé. Marwan Guinon Aimard est alors chargé de surveiller certains éléments centrafricains potentiellement dangereux pour le pouvoir de Bangui.

CENTRAFRIQUE : LE MAIRE DE BANGUI JÈTERA T-IL L’ÉPONGE AU BOUT DE COMBIEN DE ROUNDS DE PRATIQUES MAFIEUSES ?

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CENTRAFRIQUE : LE MAIRE DE BANGUI JÈTERA T-IL L’ÉPONGE AU BOUT DE COMBIEN DE ROUNDS DE PRATIQUES MAFIEUSES ?                                              

 

 

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Bangui, le 10 février 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Entre les deux tours des présidentielles, la vingtaine des candidats malheureux s’est muée en sympathisants à travers des alliances contre nature. Animé majoritairement par le souci de partager le gâteau, le collectif de zéro pour cent (0%) a proposé ses services à l’élu de la nation qui, sans s’interroger sur le bien fondé de ces alliances a opté de piétiner les besoins primaires du peuple au bénéfice de ses soutiens. C’est ainsi qu’après la prestation de serment et la mise en place du gouvernement, le maire de la ville de Bangui a été désigné par décret présidentiel le 06 mai 2016. Logiquement, le maire qui depuis des décennies est nommé par le président de la république est une autorité communale élue par le conseil municipal et tout cela par le biais d’une élection municipale qui tarde à voir le jour alors qu’elle est prévue par les textes en vigueur.

 

Le maire exécute sous contrôle du conseil municipal les délibérations de ce dernier. Premier citoyen et premier représentant de l’Etat dans la ville, le maire est chargé de l’exécution des mesures administratives, de mesures de sûreté générale, du maintien de l’ordre public local à travers son pouvoir de police administrative. La gestion des maternelles, des crèches, voiries, l’assainissement de la ville, les pompes funebres, l’éclairage public, les panneaux publicitaires etc…relèvent en général de la compétence de la municipalité. Ordonnateur principal des dépenses municipales, la ville de Bangui estimée au tiers de la population centrafricaine centralise les activités des huit (8) arrondissements et jouit d’une autonomie de gestion. En outre, la mairie de Bangui reçoit traditionnellement et en plus de ses recettes propres des aides de l’Etat ainsi que des fonds provenant des partenaires au développement. À l’orée de deux ans de gouvernance, la gestion du Premier citoyen de la ville de Bangui est caractérisée par un amateurisme poussé à l’extrême, le népotisme galopant, le laxisme, le clientélisme, des voyages abusifs et budgétivores sur des fonds publics, et surtout son goût démesuré des affaires. Agacé, le citoyen lambda, adepte de la bonne gouvernance s’évertue à comprendre en s’interrogeant : Après plus de trois semestres de drapeau autour de la ceinture, peut-on esquisser un bilan en faveur de la municipalité ? Depuis son arrivée, qu’est-ce qui a sensiblement changé ? Le budget prévisionnel de l’exercice était-il conséquent pour mener à bien ses missions ? L’existence avérée d’une caisse parallèle à la caisse publique est-elle la règle ? Comment les différentes aides de l’Etat et fonds de partenaires sont-ils gérés ? Existe t-il une traçabilité ou un brin de transparence dans la gestion des fonds communaux ? Tous les engagements financiers de la municipalité sont-ils fait avec l’assentiment du conseil municipal ? Les inombrables recrutements hors personnels communaux sont-ils en adéquation avec le budget prévisionnel ? Les recrutements taxés de népotisme ont-ils respecté les textes en vigueur ? Les recrutements sont-ils fait en coordination avec les services compétents de la mairie ? Quels sont les apports des voyages abusifs et budgétivores pour la municipalité ? Par ailleurs, qu’en est-il de la convention de transport urbain avec la société Benafrique ? Pourquoi les vingtaines de maires qui se sont succédés baignent toujours dans des malversations financières ? Pourquoi ils ne se démarquent jamais de leurs prédécesseurs ? À l’instar de l’ancien maire de Dakar au Sénégal, aucun des maires qui se sont succédés n’a été inquiété par une quelconque procédure alors que des malversations financières se comptent par dizaine. On ne se prive pas également de rappeler les autorités sur une question primordiale. À quand les élections municipales prévues par l’agenda de la rupture ? Le pouvoir discrétionnaire du président de la république qui lui permet de nommer une personnalité de son choix en dépit de sa moralité, cause à certains égards des préjudices aux intérêts du peuple. Toutes ces pratiques mafieuses sont rendues possibles parce que les maires ne sont pas élus…donc pas de majorité ni de l’opposition pour jouer le contrepoids au niveau du conseil municipal. Ainsi le premier citoyen est libre de nommer ses acolytes comme collaborateurs et l’équation mafieuse devient juste, légitime et légale. Sachant que l’actuel maire fut par deux fois candidats malheureux aux présidentielles antérieures, s’agissait-il d’une course à la récupération de dépenses des précédentes campagnes ? Mais le maire et ses acolytes ont-ils les compétences et qualités requises pour occuper ces postes ? Leur affection pour les affaires n’était-elle pas connue des autorités de la rupture ? Aux dernières nouvelles, deux containers destinés à la municipalité se retrouvent curieusement devant le domicile du premier citoyen…chut, peut être que l’endroit est bien indiqué pour le stockage de matériels municipaux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 09 février 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                          Tel : 0666830062

 

 

Centrafrique : Retour des déplacés musulmans du 5ème Arr. de Bangui, une préoccupation de l’Ong Nourrir.

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Centrafrique : Retour des déplacés musulmans du 5ème Arr. de Bangui, une préoccupation de l’Ong Nourrir.

 

 

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Bangui, le 7 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

c’est à travers la reconstruction des maisons détruites pendant la récente crise que l’Ong Nourrir entend faire retourner les musulmans ayant fui les violences à caractère intercommunautaire dans le 5ème arrondissement de Bangui pour se réfugier au Km5 et les chrétiens qui ont quitté Bazanga. Au total, 210 maisons sont en construction. A bâtons rompus avec le Chargé de programme de l’Ong Nourrir, Cnc a abordé les enjeux et les défis de ce programme de retour des déplacés.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : M. Eric Sépamio, bonjour ! En tant que Chargé de programmes de l’Ong Nourrir, dites-nous quels sont les enjeux du Projet d’appui à la réintégration des retournés et des rapatriés spontanés que vous dirigés présentement dans le 5ème arrondissement de Bangui. M.

Eric Marcelin Sépamio (EMS) : Bonjour, Monsieur le Journaliste ! Je vous remercie tout d’abord pour l’opportunité que vous m’offrez pour parler du projet que nous mettons en œuvre en ce moment dans le 5ème arrondissement de Bangui et qui fait l’objet de curiosité et de questionnements chez nos compatriotes. Répondant à votre question, Nourrir est une organisation non gouvernementale nationale, créée en 2005. Elle vise trois objectifs déclinés en domaines d’actions, à savoir (1) le Développement local ; (2) l’Assistance humanitaire et ; (3) l’Ingénierie sociale. Aujourd’hui, Nourrir intervient dans au moins deux préfectures de la RCA sur plusieurs programmes, sans compter les programmes que nous avons déjà terminés. Nous travaillons présentement sur le redéploiement de l’administration publique dans la Ouaka qui consiste à construire ou à réhabiliter les bâtiments administratifs, doter les Préfets de véhicules et de motocyclettes, renforcer la capacité des cadres et agents de l’Etat dans différents domaines et, fournir des bureaux, des mobiliers pour le retour de l’autorité de l’Etat. Notre zone d’intervention dans la Ouaka couvre ses cinq Sous-préfectures, à savoir Bambari, Kouango, Grimari, Ippy et Bakala. Dans la Mambéré Kadéi, nous intervenons à Berberati, Gamboula, Carnot et Gazi. Dans la Sangha Mbaéré, nous sommes à Nola, Bayanga et Bambio. Enfin dans la Lobaye, nous œuvrons à Boganda et Boganangone. En plus, nous réalisons, en ce moment, le Projet d’appui à la réintégration des retournés spontanés dans la ville de Bangui, précisément dans la 5ème Arrondissement. Je voudrais noter ici qu’à Bambari, nous menons, en consortium avec l’Ong internationale Triangle, le projet d’hygiène et assainissement (Wash). Ce projet consiste à donner de l’eau potable à la population et assurer l’assainissement. Toujours à Bambari, nous menons un programme de Sécurité alimentaire dans le cadre du Projet d’appui aux organisations de base porteuses d’initiatives agricoles dans la zone périurbaine de Bambari.
CNC : Parlant du Projet d’appui à la réintégration des retournés et des rapatriés spontanés dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui, quels sont les enjeux véritables de ce projet ?
EMS :
Tout comme nous, vous savez que du fait de la crise que notre pays a connue, beaucoup de nos compatriotes ont quitté leurs domiciles. Il y en a qui se sont retrouvés sur les sites de fortune qu’on appelle péjorativement ‘’ledger’’, d’autres ont carrément quitté le pays. Avec le retour progressif de la paix, il aura bien fallu mener des actions pour ramener les gens. Le gouvernement centrafricain a lancé une vaste opération de fermeture des sites de fortune, afin que ces sites reprennent leurs activités. Or, il s’avère qu’en partant, leurs maisons ont été brûlées, vandalisées, voire complètement détruites. Dans ce cas, ils vont retourner pour dormir où ? C’est ainsi que nous avons réfléchi, en partenariat avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) de mettre en place ce projet, afin d’appuyer ceux qui veulent réellement retourner dans leurs quartiers. Ce projet leur permet d’avoir des abris là où ils pourront retourner pour dormir.
CNC : Pourquoi alors choisir particulièrement le 5ème arrondissement de Bangui ?
EMS :
La situation géographique et démographique de cet arrondissement, ainsi que l’ampleur de l’impact de la crise en termes de destruction de maisons expliquent largement notre choix. Car, vous savez que le 5ème arrondissement est le plus balaise à Bangui, la plupart des déplacés de Bangui fait partie de cet arrondissement qui fait frontière directe avec le 3ème arrondissement où il y avait eu l’extrême violence. Même dans le 5ème arrondissement, ce sont quatre (04) quartiers que nous avons ciblés, à savoir Bazanga et Edville qui font frontière directe avec le 3ème arrondissement, Ngouciment 2 et Banga 1.
CNC : Croyez-vous que seule la construction d’abris permettra le retour des déplacés, étant donné les causes complexes de leur fuite ?
EMS :
Je tiens à souligner ici que ce projet comporte trois volets dont le premier est celui de la Construction d’abris. Un total de 210 abris ont été répertoriés pour être reconstruits, réparti comme suit : 133 maisons au quartier Bazanga, 45 maisons à Edville, 15 à Ngouciment et 17 maisons à Banga. Cette répartition se justifie par le fait que pendant la crise, il y a eu des destructions tant du côté des musulmans que du côté des chrétiens. A Banga et à Ngouciment, voire dans une partie de Edville par exemple, ce sont quasiment 100% des maisons des musulmans qui ont été détruites ; par contre, aux quartiers Bazanga ce sont presque 100% des maisons des chrétiens qui ont été détrites. C’est pourquoi le projet vise à appuyer ces deux communautés, afin de retourner dans leurs quartiers respectifs. Le deuxième volet concerne la cohésion sociale. A ce niveau, il est question de préparer le terrain, parce que les gens qui étaient partis ne l’étaient pas pour rien. Il y a eu des problèmes. Il y en a qui ont eu des altercations avec d’autres, soit que leurs enfants aient été impliqués dans les groupes de milices, de part et d’autre… Donc, il aura fallu mener des actions de cohésion sociale, notamment des campagnes de sensibilisation auprès de la population, de faire des plaidoyers auprès de cette population au niveau des deux communautés, tant chrétienne que musulmane afin de revenir au vivre ensemble. Puisque cela fait plus de cinquante ans que nous vivons ensemble, il n’y a jamais eu de tel problème. Pourquoi seulement maintenant que cette déchirure va-t-elle s’opérer ? Il est donc nécessaire que nous nous mettons ensemble pour discuter du problème et d’entrevoir ensemble, les solutions. Je souligne que la base de tout ce que nous faisons, c’est la cohésion sociale, sinon même les abris construits seront tous détruits en cas de résurgence de la crise. Le troisième volet vise l’appui à la réhabilitation des infrastructures communautaires. La crise n’a pas épargné ces infrastructures, à l’image du Centre d’écoute et l’école maternelle du 5ème arrondissement qui ont été vandalisés. Aujourd’hui, c’est une activité que nous avons déjà réalisée à 100%.
CNC : A ce jour, quel est l’état de mise en œuvre de ce projet, notamment en ce qui concerne les trois volets dont vous avez fait allusion ?
EMS :
Initialement, le projet devrait prendre fin en décembre 2017. Mais, puisque nous avons démarré le projet en retard, en juillet 2017 au lieu de janvier, nous avons fait un prolongement d’un mois, donc jusqu’à fin janvier 2018 pour terminer le projet. En ce qui concerne le volet Abris, et jusqu’à ce 30 janvier 2018, nous avons déjà construit à Bazanga 127/133 abris ; à Edville 42/45 abris ; à Ngouciment 13/15 abris et ; à 16/17 abris. Il ne nous reste, au maximum quelques jours de travaux pour tout finaliser. En ce qui concerne la réhabilitation des infrastructures communautaires retenues, les travaux sont à 100% réalisés, car le Centre d’écoute et l’école maternelle du 5ème arrondissement sont réhabilités et déjà opérationnels. Pour ce qui est de la cohésion sociale, des campagnes de sensibilisation menées ont permis à ce que des musulmans de Bazanga et de Edville aient pu regagner leur domicile. Il y a deux jours, une famille musulmane du quartier Banga a regagné sa maison.
CNC : Etant donné la délicatesse et l’enjeu de ce projet, n’aviez-vous pas rencontrez des difficultés ?
EMS :
Je dirais que nous avons rencontré beaucoup de difficultés. La première difficulté, c’est que nous avions lancé le projet de construction pendant la saison de pluie, ce qui fait qu’il y a eu beaucoup d’écroulement, vu que les abris sont construits en terre battue. Cela a même découragé beaucoup de nos bénéficiaires qui se croyaient en présence d’un projet fantôme. La deuxième difficulté, c’est celle de la contribution des bénéficiaires qui consiste en la fourniture des briques et la main d’œuvre. Mais, vu le niveau de la précarité économique de nos bénéficiaires à la sortie de la crise, ils ne pouvaient pas le faire. Ce qui nous a amenés à prendre en compte ces chapitres pour certains bénéficiaires dans le projet. Je tenais à souligner d’un trait particulier la difficulté en ce qui concerne la cohésion sociale. Il est vrai que nous avons mené des campagnes de sensibilisation, nous avons tenu des réunions de plaidoyer et les gens nous ont compris. Mais, avec ce qui se passe dans le pays, il suffit d’une petite crise pour que tout ce que nous avons dit parte à la volée. Il nous faut recommencer. Alors qu’à un moment donné, grâce à ce travail de sensibilisation, il y a certains bénéficiaires tant musulmans que chrétiens qui viennent sur les chantiers de construction pour suivre l’évolution des travaux de leurs maisons. Le cas de ceux de Km5 par exemple, quand il y a eu les événements d’octobre (2017), certains musulmans qui étaient prêts à regagner chez eux, sont repartis définitivement au Km5, d’ailleurs, ils ont rompu tout contact avec nous. C’est bien dommage ! Mais heureusement, on ne faiblit pas, on va vers eux et on réussit toujours à les convaincre pour qu’ils reviennent chez eux. Cet état des choses me fait dire que si jamais il n’y a pas de paix véritable en République centrafricaine, les activités de cohésion sociale ne peuvent aboutir. Et pour qu’il y ait la paix, il faut que tous les Centrafricains, toutes communautés confondues, comprennent la nécessité de la paix. Car, même si à Bangui il y a une paix relative et qu’on nous informe qu’à Bambari il y a une violence, la cohésion sociale est bloquée.
CNC : A première vue, l’on constate que les maisons construites sont uniformes, sachant que les maisons détruites comprenaient des grandes et petites maisons ?
EMS :
La raison de cette uniformité est toute simple. Nous sommes des humanitaires qui intervenons auprès des personnes vulnérables. A ce titre, nous n’avons pas droit à faire de la discrimination entre les gens. Tout de suite, les bénéficiaires vont commencer à manifester leur frustration de voir que chez certains, nous avons construit trois, quatre ou cinq chambres, alors que d’autres n’ont qu’une chambre ? Nous avons opté pour une mesure standard de 24 m2, deux chambres et salon. Par contre, le bénéficiaire qui estime qu’en plus des 24 m2, il peut prendre l’engagement pour fournir les moyens supplémentaires afin de construire une grande maison, nous sommes d’accord pour l’accompagner, car on ne peut pas l’empêcher de le faire. Toutefois, notre contribution reste dans le cadre d’appui pour construire une maison de mesure standard. Vous savez, nous sommes à une période sensible post-crise, il faut prendre des mesures de sécurité pour éviter d’autres conflits gratuits.
CNC : Pour terminer, pourriez-vous nous présenter brièvement votre Ong, notamment en ce qui concerne ses missions et ses réalisations ?
EMS :
Nourrir est une organisation non gouvernementale nationale, créée en 2005. Elle vise trois objectifs déclinés en domaines d’actions, à savoir (1) le Développement local ; (2) l’Assistance humanitaire et ; (3) l’Ingénierie sociale. Aujourd’hui, Nourrir intervient dans au moins deux préfectures de la RCA sur plusieurs programmes, sans compter les programmes que nous avons déjà terminés. Nous travaillons présentement sur le redéploiement de l’administration publique dans la Ouaka qui consiste à construire ou à réhabiliter les bâtiments administratifs, doter les Préfets de véhicules et de motocyclettes, renforcer la capacité des cadres et agents de l’Etat dans différents domaines et, fournir des bureaux, des mobiliers pour le retour de l’autorité de l’Etat. Notre zone d’intervention dans la Ouaka couvre ses cinq Sous-préfectures, à savoir Bambari, Kouango, Grimari, Ippy et Bakala. Dans la Mambéré Kadéi, nous intervenons à Berberati, Gamboula, Carnot et Gazi. Dans la Sangha Mbaéré, nous sommes à Nola, Bayanga et Bambio. Enfin dans la Lobaye, nous œuvrons à Boganda et Boganangone. En plus, nous réalisons, en ce moment, le Projet d’appui à la réintégration des retournés spontanés dans la ville de Bangui, précisément dans la 5ème Arrondissement. Je voudrais noter ici qu’à Bambari, nous menons, en consortium avec l’Ong internationale Triangle, le projet d’hygiène et assainissement (Wash). Ce projet consiste à donner de l’eau potable à la population et assurer l’assainissement. Toujours à Bambari, nous menons un programme de Sécurité alimentaire dans le cadre du Projet d’appui aux organisations de base porteuses d’initiatives agricoles dans la zone périurbaine de Bambari.
CNC : Monsieur Sépamio, je vous remercie.
Interview réalisée par Fred KROCK

Centrafrique : Qui a dit que les banques CBCA et BPMC courent une sanction de la COBAC ?

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Centrafrique : Qui a dit que les banques CBCA et BPMC courent une sanction de la COBAC ?

 

 

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Commercial Bank central african (CBCA)

 

 

Bangui, le 7 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La réponse à notre questionnement en titre de cet article est bien évidemment NON ! Ces derniers temps, des rumeurs non fondées font état de ce que deux des quatre grandes banques de la place, à savoir la Commercial Banque de Centrafrique (CBCA) et la Banque populaire maroco-centrafricaine (BPMC) seraient dans le viseur de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), conformément aux dernières résolutions de l’année 2017 recommandant une certaine performance à atteindre par chacune des structures. La Direction nationale de la Banque centrale (BEAC) n’a ménagé aucun effort pour accompagner ces banques à se mettre heureusement en conformité. Il y a visiblement trop de peur que de mal dans ce qu’il est convenu d’appeler finalement l’« affaire COBAC et les banques BPMC et CBCA ». Les rumeurs d’une probable sanction envisagée par la l’institution sous-régionale de réglementation des activités bancaires sont purement et simplement fausses. Sauf qu’elles persistent et alimentent un climat délétère entre l’Etat centrafricain et la Direction nationale de la Banque centrale. En effet, une , au moment où ces deux Banques se déploient pour répondre aux exigences de la COBAC, voilà que des rumeurs plus déconcertantes font état de ce qu’elles seraient en passe d’être sanctionnées par l’institution sous-régionale. Tout naturellement, une telle désinformation n’est pas de nature à fluidifier la collaboration entre la Banque centrale et les autorités centrafricaines, surtout que l’Etat centrafricain est actionnaire potentiel au niveau de ces deux banques, notamment à quelque 30% au niveau de la BPMC et actionnaire majoritaire au niveau de la CBCA. Tout compte fait, il n’y avait eu trop de peur que de mal. La banque retardataire est présentement sur les procédures à suivre pour régulariser sa situation vis-à-vis de la COBAC.

Centrafrique : MSF échange avec les journalistes sur le traitement de l’information en période de conflit

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Centrafrique : MSF échange avec les journalistes sur le traitement de l’information en période de conflit

 

 

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Photo de famille des journalistes participant à l’atelier organisé par le MSF. Photo : Cyrille-Jefferson Yapéné. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 07 février 2018

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

Dans le cadre d’une collaboration entre médias-Humanitaires, Médecins Sans Frontières (MSF), a organisé un atelier regroupant une vingtaine des journalistes ce mardi 6 février 2018 à l’hôtel Azimut de Bangui sur le traitement de l’information en période de conflits.

L’objectif de cet atelier organisé par MSF est de discuter et d’échanger avec les journalistes sur la problématique de collaboration entre humanitaires et journalistes, les différentes manières de traiter et relayer les informations en période de conflits, y compris le traitement d’autres problématiques en lien avec le thème et qui peuvent survenir en République centrafricaine.

Les attentes et les contraintes liées aux activités de chaque côté ont été longuement débattues.

Et pour apprendre des expériences des uns et autres afin d’améliorer des futures collaborations, quatre journalistes expérimentés à savoir : Charles BOUESSEL (Jeune Afrique), Fridolin NGOULOU (RJDH), Florent VERGNES (AFP) et Jonathan MOSSEAVO (RND), ont intervenu tour à tour pour mettre sur table leurs différentes expériences du terrain en période de conflits sur la problématique de « pourquoi et comment je collabore avec les humanitaires ».

Pour la responsable de communication de MSF, Madame Natacha BUHLER, Médecins Sans Frontière a été créé par les médecins et les journalistes en 1971. Et c’est pour cette raison que MSF travaille toujours en étroite collaboration avec les journalistes.

« Vous savez dans notre mandat, nous avons une partie de prendre la parole publique et de témoigner par rapport à nos bénéficiaires des situations difficiles dans lesquels ils vivent. Et pour cela, on travaille en collaboration avec les journalistes. Certes, ce sont ces raisons qui nous ont poussé à convier une vingtaine de journalistes, des radios et des médias, pour discuter avec eux sur le traitement de l’information dans le contexte du conflit ». Explique Natacha BUHLER.

Madame Natacha BUHLER a montré, pour conclure, comment les journalistes doivent rapporter des informations sur les conditions de vies de populations sans mettre personne en danger.

Un échange très apprécié par tous les journalistes présents.

 

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Centrafrique : affaire des soldats russes à Bérongo, le ministre Serge Bokassa en rébellion contre le gouvernement.

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Centrafrique : affaire des soldats russes à Bérongo, le ministre Serge Bokassa en rébellion contre le gouvernement.

 

 

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Le ministre Jean-Serge Bokassa de l’administration du territoire.

 

 

Bangui, le 7 février 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Qui peut imaginer un seul instant que le ministre de l’administration du territoire, pourtant chargé de l’organisation et du fonctionnement des circonscriptions administratives et des services locaux, n’a pas été informé de l’installation des soldats russes dans la concession privée de l’ex-empereur Jean Bedel Bokassa qui est aussi son père ? Étant ministre chargé de l’organisation et du suivi des chefferies traditionnelles, monsieur Jean-Serge Bokassa est mis à l’écart dans le dossier russe, et ce, depuis le début de l’affaire. En conséquence, il est rentré en rébellion ouvertement contre le Président Touadera et son chef Simplice Mathieu Sarandji. Le mardi dernier, l’homme a tenu un discours musclé contre le gouvernement et le Président Touadera à Bérongo en présence des deux de ses collègues ministres envoyés par le Président Touadera pour calmer les esprits de la  population locale. Jean-Serge Bokassa prépare-t-il vraiment sa démission du gouvernement ?

 

« Même si le chef a toujours raison, cette fois, il a tort », explique le ministre Serge Bokassa en off après son discours de Bérongo mardi 6 février dernier.

Si aujourd’hui le ministre Bokassa est sensiblement touché par la présence russe dans la concession privée de son père défunt empereur Bokassa, c’est par ce que ce lieu abrite des endroits non seulement sacrés, mais aussi il a comme occupant le corps du célèbre Empereur centrafricain, le père de l’armée nationale, le bâtisseur du pays Jean-Bedel Bokassa, même si le lieu est vaste, conclut un proche parent de la famille contacté par CNC.

Entre-temps le ministre Jean-Serge Bokassa, accompagné de deux de ses collègues ministres parmi lesquels se trouve celui de la Justice Flavien Mbata pour aller tenter de calmer la tension suscitée par la présence de ces  soldats russes sur la tombe de Bokassa père à Bérongo, il n’a pas du tout épargné le Président Touadera et le gouvernement dans son discours en français, sango et ngbaka, langue locale.

Ses propos très durs, n’ont pas plu à ses patrons qui veulent jouer au double-jeu. Serge Bokassa a même appelé la population de Bérongo en particulier, et celle de la Lobaye en général à prendre leur responsabilité vis-à-vis  de cette décision du Président Touadera.

Afin de marquer les esprits, le ministre Bokassa a suspendu sa participation à cette mission d’explication du gouvernement qui devrait se poursuivre jusqu’à Mbaiki.

Après ce discours très applaudi par la population de Bérongo, beaucoup pensent que le départ du ministre Bokassa du gouvernement serait inévitable. D’ailleurs, l’homme n’a rien à perdre, selon certaines langues au sein du gouvernement. Par contre, le Président Touadera alias la Tortue de Damara pourrait perdre l’un de deux meilleurs alliés du régime.

D’après une source indépendante contactée par CNC, le ministre Jean-Serge Bokassa n’était pas par contre invité à prendre part à cette mission de sensibilisations organisée par le gouvernement à Bérongo et à Mbaiki.

Selon la même source, c’est un autre Bokassa dénommé Prince-Héritier, le dernier fils de madame Catherine Bokassa qui vivait en Suisse et qui ne parle pas la langue nationale, qui a été invité par contre à prendre part à cette mission de sensibilisations sans avoir informé son frère  ministre Jean-Serge Bokassa qui n’a pas du tout apprécié ce double jeu de Touadera.

En plus madame Catherine Bokassa qui n’a pas aussi porté le leadership de son fils Serge Bokassa dans son coeur, préfère jouer avec le Président Touadera pour pousser le ministre vers la porte de  sortie du gouvernement.

Du côté de la population locale, on préfère voir partir tout simplement tous ces soldats russes qui piétinent leur lieu sacré non seulement pas à cause de la tombe de l’ex-empereur Bokassa, mais par rapport aussi à leur comportement dans ce village.

Selon plusieurs habitants du village Bérongo contactés par CNC, les soldats russes ne veulent rien acheter localement. Même les papayes, les bananes …, ils ne veulent rien acheter entre leur main, alors que les Sangaris (soldats français) achètent toujours leurs produits lorsqu’ils sont de passage dans leur village.

Rappelons que le ministre Jean-Serge Bokassa, lors du dernier remanienement, a été retrogradédu rang protocolaire au sein du gouvernement et son poste, réduit à moitié. Ce qu’il n’a pas apprécié d’ailleurs. En plus, les nominations des Préfets et sous-préfets ont été faites sans avoir le consulté au préalable, ce qui a conduit à la grève illimitée du personnel de son ministère qu’il a soutenu.

L’affaire des soldats russes à Bérongo n’est qu’une décision de trop pour lui, d’autant plus que dans son bras de fer contre le DG de la gendarmerie il y’a quelques mois, le Président Touadera préfère s’aligner derrière ce dernier qui est aussi  son frère du village.

En attendant le prochain épisode, le ministre est toujours membre dku gouvernement Sarandji.

 

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Tchad : chaos social, le Président Déby sous pression.

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Tchad : chaos social, le Président Déby sous pression.

 

 

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Bangui, le 7 février 2018.

Par : Gervais Dingatoloume, CNC.

 

Suivie massivement dans la capitale tchadienne et certaines régions du pays, la grève des fonctionnaires tchadiens, décrétés il y’a une semaine par les organes syndicaux du pays , vient de s’élargir au secteur privé.

 

Décrétée suite aux mesures d’austérité du gouvernement, la grève des agents et fonctionnaires de l’État commence à prendre de plus en plus une proportion inquiétante pour le Président Déby qui n’a pas assez de marge de manœuvre pour y faire face.

Depuis cette semaine, c’est le tour du secteur privéd’emboîter le pas du public dans cette crève illimité. Cette semaine, les banques, les sociétés de téléphonie mobile ont également cessé de travailler. Même le secteur pétrolier, vital pour le pays, a été touché par cette grève générale.

Tandis que dans la capitale Ndjamena, les rues sont oins denses que d’habitude. On y voit seulement la présence massive des forces de l’ordre qui quadrille la ville.

La loi des finances 2018 au Tchad prévoit de réduire les indemnités des salaires des fonctionnaires de l’État qui n’ont pas du tout apprécié cette mesure d’austérité visant à réduire leur pouvoir d’achat.

Rappelons que cette grève a été soutenue par l’opposition démocratique qui souhaite en profiter. Elle a même appelé la semaine dernière à une marche pacifique, mais celle-ci est interdite par le gouvernement.

 

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RDC : les Etats-Unis sanctionnent 4 personnalités militaires et politiques congolaises.

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RDC : les Etats-Unis sanctionnent 4 personnalités militaires et politiques congolaises.

 

 

 

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Bangui, le 7 février 2018.

CNC avec Reuters.

 

Les Etats-Unis ont sanctionné lundi un haut général et trois dirigeants rebelles de la République démocratique du Congo (RDC), les accusant de violations des droits humains et d’attaques brutales contre des civils dans l’est du pays.

Parmi les personnes sanctionnées figuraient le général de brigade Muhindo Akili Mundos des forces armées de la RDC, et Gedeon Kyungu Mutanga, Guidon Shimiray Mwissa et Lucien Nzabamwita de trois factions rebelles opérant en RDC.

“Nous ciblons les auteurs de violations des droits de l’homme perpétuant l’horrible conflit dans l’est de la RDC qui a contribué aux terribles souffrances du peuple congolais”, a déclaré John Smith, directeur de l’Office of Foreign Assets Control de l’OFAC. sanctions commerciales.

“Ils sont responsables d’actes horribles, y compris des abus sexuels et le recrutement militaire forcé d’enfants dans des positions les obligeant à commettre des actes de violence, entre autres atrocités”, a déclaré Smith dans un communiqué.

Les actions des États-Unis interviennent quelques jours après que le Conseil de sécurité de l’ONU a mis sur la liste noire les quatre hommes pour «planifier, diriger ou commettre des actes en RDC qui constituent des violations des droits humains ou des violations du droit international humanitaire».

Des millions de personnes sont mortes dans des conflits régionaux dans l’est du Congo entre 1996 et 2003 et des dizaines de milices continuent d’y opérer. Le pays devrait organiser des élections à la fin du mois de décembre pour remplacer le président Joseph Kabila.

Mais les retards électoraux ont soulevé des tensions à travers le pays, déclenchant des manifestations de rue et encourageant la rébellion armée, d’autant plus que Kabila a refusé de démissionner lorsque son mandat a expiré à la fin de 2016.

Mundos, qui a été accusé dans un rapport confidentiel du Conseil de sécurité de l’ONU en 2016 de recruter, financer et armer des éléments d’un groupe islamiste ougandais pour tuer des civils, est un proche allié de Kabila.

Il a nié à plusieurs reprises la responsabilité personnelle des massacres dans l’est du Congo alors qu’il était responsable d’une opération militaire visant les rebelles.

Le Trésor américain a déclaré que Mutanga était un des commandants du groupe de milices Mai Mai qui a été reconnu coupable par un tribunal congolais en 2003 pour des crimes contre l’humanité impliquant des meurtres, des exécutions, le cannibalisme, le viol et la mutilation. En 2011, il a fusionné son groupe Maï Maï avec le Bakata Katanga, connu sous le nom de Kata Katanga, responsable du recrutement d’enfants soldats.

Mwissa, qui appartient à la milice NDC-R, était également responsable du recrutement d’enfants soldats et de l’imposition de taxes illégales dans les mines d’or et de l’utilisation des profits pour acheter des armes en violation d’un embargo sur les armes.

Nzabamwita est un chef militaire du groupe rebelle des FDLR, accusé d’avoir fomenté la violence et l’instabilité.

 

Centrafrique : la Minusca révèle que 17 civils ont été tués par les sbires de Ali Darass et Abdoulaye Hussein à Ippy.

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Centrafrique : La Minusca révèle que 17 civils tués par les sbires de Ali Darass et Abdoulaye Hissen dans l’hôpital d’Ippy

 

 

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Bangui, le 7 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Il aura fallu attendre plus d’un mois plus tard pour se faire une idée exacte sur l’attaque perpétrée par les éléments de la sanguinaire coalition des ailes dissidentes de la séléka, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du mercenaire nigérien Ali Darass et le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Abdoulaye Hissen. Sous silence, c’était 17 personnes qui étaient massacrées lors de cette attaque du 12 décembre dernier à l’hôpital d’Ippy, selon le rapport d’une mission diligentée par la Minusca dans la localité en janvier dernier.

C’est tardivement à travers un communiqué de presse rendu public, ce 5 février par la Minusca que le lourd bilan de l’attaque armée perpétrée le 12 décembre 2017 dans l’hôpital d’Ippy va être mis à jour. Et pourtant, 17 personnes avaient atrocement et sauvagement péri sous les balles des hommes de l’UPC de Ali Darass et ceux du FPRC de Abdoulaye Hissen. Dans le communiqué de presse, peut-on lire que la Minusca « condamne avec fermeté l’attaque d’un hôpital civil dans la préfecture de la Ouaka par les groupes armés de l’UPC (Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique) et du FPRC (Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique). Cette attaque armée s’est déroulée le 12 décembre 2017 dans la ville d’Ippy et a entraîné la mort de 17 civils ».

Entre les lignes de ce texte onusien, la mission de l’Onu a dépêché une mission d’établissement des faits au mois de janvier 2018, qui a confirmé l’attaque délibérée contre les civils à l’hôpital d’Ippy. A en croire des témoins rencontrés par la mission déployée à Ippy, les combattants de l’UPC et du FPRC ont encerclé l’hôpital le 12 décembre 2017 et ont ouvert le feu sans discrimination sur le personnel civil de l’hôpital et sur les patients, tuant 12 hommes, une femme, trois enfants et un bébé. Les assaillants ont ensuite forcé un groupe de civils, principalement des femmes et des enfants, à accompagner les combattants alors qu’ils se retiraient en direction de la ville, à pied.

Toujours selon le communiqué de presse, la Minusca exhorte tous les groupes armés à s’abstenir immédiatement de toute attaque contre les civils et rappelle à tous les acteurs concernés du statut de protection particulier accordé aux hôpitaux et aux structures médicales en vertu du droit international humanitaire. La Minusca rappelle aux commandants de l’UPC et du FPRC à Ippy, respectivement le ‘’Général’’ Ahmat Wadal Woundal et le ‘’Colonel’’ Adam Moktar, que les attaques dirigées contre les hôpitaux et l’utilisation de civils comme boucliers humains constituent de graves violations du droit international des droits de l’homme, et peuvent également constituer des crimes de guerre. La Minusca exhorte, de surcroît, la hiérarchie de l’UPC et du FPRC à prendre des mesures immédiates pour minimiser les victimes civiles et pour punir les combattants impliqués dans l’incident d’Ippy ou d’autres attaques contre les civils.

En conclusion, la mission onusienne promet de partager les conclusions de sa mission d’établissement des faits sur l’attaque de l’hôpital à Ippy avec les autorités centrafricaines et fournira son appui à la mise en œuvre des mesures qu’elles jugeront appropriées pour s’assurer que les responsabilités pour les crimes commis soient établies et que l’autorité de l’Etat soit restaurée à Ippy. La Minusca demeure engagée à travailler aux cotes du Gouvernement et des communautés locales pour promouvoir la stabilité à Ippy et ses environs.

Il faut noter avec regret que les seigneurs de guerre et criminels de la Séléka, au lieu d’être traqués sont paradoxalement chouchoutés par la Minusca. Car, une telle révoltante révélation méritait normalement de lancer la chasse de commanditaires et auteurs de l’attaque, en vue de les traquer et les mettre hors d’état de nuire. Seulement, les Abdoulaye Hissen et Ali Darass, ainsi que leurs sbires, les fameux Ahmat Wadal Woundal et Adam Moktar sont libre comme le vent et continuent allégrement de terroriser et massacrer les paisibles populations civiles. De quoi mettre en doute le sérieux de la Minusca qui se dit avoir « mandat de protection des civils ».

De son côté, le gouvernement peine encore à opérationnaliser au sens propre du terme, les Forces armées centrafricaines (FACA), afin de répondre par la force à de tels crimes.

Centrafrique : ‘’Guez-séjour’’, un nouvel établissement hôtelier à Bangui

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Centrafrique : ‘’Guez-séjour’’, un nouvel établissement hôtelier à Bangui

 

 

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Inauguration de l’hôtel Guey en RCA. Photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Bangui, le 7 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est somptueux ! C’est magnifique ! C’est luxueux ! C’est audacieux ! Bref, il n’y a pas d’adjectif exact pour mettre en valeur toute la splendeur de l’Hôtel Guez-séjour qui supplante superbement en plein cœur du quartier Bordeaux 2 (2ème arrondissement). Depuis l’Avenue Boganda, la couleur resplendissante de l’hôtel donne toute la lueur attrayante de ce joyau, alors qu’à l’intérieur, c’est une immense merveille. Il aura fallu la description de l’hôtel faite par son Promoteur, pour que l’on puisse découvrir un peu la dose esthétique en conforts et en organisation du chef d’œuvre.

Ce samedi 3 janvier 2018, l’inauguration de l’hôtel ‘’Guez séjour’’ a eu lieu en présence son promoteur, Ignace Christian Guezoua Loumandet, du Dircab du Ministère du Tourisme, David Féikeram, du Dg de la Commercial bank de Centrafrique (Cbca), Hervé Kogboma et de Me Abraham Mbokani, ainsi que des notables et autorités administratives et locales du 2ème arrondissement de Bangui. L’abbé Marc Bélikassa de la paroisse Saint Sauveur a ouvert la cérémonie par la prière de bénédiction.

Le Promoteur Guezoua Loumandet, pour motiver son investissement dans le secteur de l’hôtellerie rappelle que le Tourisme figure parmi les secteurs qui contribuent substantiellement au développement de l’économie d’un pays. « Le Tourisme figure, en raison de ses nombreuses potentialités, parmi les piliers de l’économie nationale », confit le Promoteur. Et de poursuivre que « L’hôtellerie étant un segment indispensable au développement du Tourisme, il nous a paru nécessaire d’investir dans ce secteur, afin de le booster ».

La détermination de Guezoua Loumandet, ainsi que la vision qu’il porte en tant qu’opérateur privé pour développer le secteur du Tourisme en RCA n’a pu laisser indifférent le Directeur de cabinet du Ministère du Tourisme, David Féikeram qui a présidé la cérémonie d’inauguration. Après avoir adressé de vives félicitations au Promoteur de l’hôtel, le Dircab avoue que c’est « un pari que vous venez de relever », avant de se réjouir que « votre projet cadre bien avec les objectifs du Département qui nous incombe, entre autres, promouvoir les activités du tourisme, de l’hôtellerie, de restauration et de loisir ; veiller à l’élaboration et à la diversification de l’œuvre touristique en conformité avec les Objectifs du développement du pays en partenariat avec les opérateurs économiques et les collectivités locales ; encourager la politique de mutation de l’informelle dans le domaine du Tourisme et de l’hôtellerie ».

Notons que ‘’Guez séjour’’ comprend plusieurs services, à savoir : une Réception ; une Cuisine avec toute la batterie nécessaire ; un Restaurant d’une capacité d’accueil adaptée au besoin qui offre des spécialités tant africaines qu’européennes ; un Vestiaire pour le personnel ; une Buanderie, ainsi présentait-il les services de l’hôtel. Guezoua Loumandet ajoute, en ce qui concerne la capacité d’accueil de la structure qu’elle dispose de onze (11) Chambres dont sept (07) Singles ; deux (02) Suites juniors et ; deux (02) Suites séniors.

Le promoteur ajoute que l’hôtel ‘’Guez séjour’’, pour palier au récurent problème d’électricité, notamment les délestages intempestifs, ainsi que les coupures abusives d’eau courante, est équipé de panneaux solaires et d’un système de réserve d’eau potable d’une capacité de 2500 litres. En ce qui concerne le Personnel, Guezoua Loumandet a indiqué que le personnel est constitué provisoirement de dix (01) valeureux fils et filles du pays qualifiés qui, selon lui, sont certifiés et diplômés en matière d’hôtellerie de diverses options, avec une expérience de qualité, conformes aux normes internationales et respectueuses des dispositions réglementaires nationales, à savoir les Arrêtés n° 017 .et n° 018 du 20 décembre 2011 du Ministère du Tourisme.

Guezoula Lamandet ne compte pas en rester là, il projette, dans un futur proche, notamment au cours du 2ème trimestre 2018, de construire un Complexe hôtelier de luxe dénommé ‘’Guez – palace – hôtel’’, sur financement du Groupe – Guezoua d’une capacité de trente (30) chambres, avec une salle de fête et une autre salle de réunion/conférence au quartier Pétévo dans le 6ème arrondissement.

 

Centrafrique : transfèrement des rebelles du MNLRC sur Bangui, des réunions officielles se poursuivent à Bouar. Pourquoi ?

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Centrafrique : transfèrement des rebelles du MNLRC sur Bangui, des réunions officielles se poursuivent à Bouar. Pourquoi ?

 

 

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Bangui, le 6 février 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Comme si le gouvernement centrafricain s’apprête à accueillir un grand criminel de guerre centrafricain de l’extérieur. Après l’arrivée des rebelles  du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) dans la ville de Bouar pour leur transfèrement sur Bangui, les autorités du pays multiplient des réunions sur réunions à Bouar comme à Bangui sur cette affaire. Mais pourquoi toutes ces tracasseries ?

 

Comme si le temps est suspendu à Bouar depuis quelques jours, surtout après le transfèrement des dix combattants peuls du MNLRC arrêtés dans la région de Paoua dans les locaux de la gendarmerie de Bouar.

Après les multiples réunions gouvernementales sur ce sujet à Bangui et celles des autorités de la préfecture de la Nana-Mambéré, c’est le tour des autorités judiciaires du pays de se retrouver aujourd’hui dans la capitale de la Nana-Mambéré pour décider de leurs actions sur ces rebelles du MNLRC.

Selon une source judiciaire proche du dossier, les Procureurs de Bozoum, de Paoua et celui de Bangui devraient se retrouver aujourd’hui à Bouar pour sceller définitivement le sort des dix rebelles arrêtés du MNLRC qui sont encore dans les locaux de la gendarmerie de Bouar et qui attendent leur prochain vol bleu sur Bangui.

Mais ce que tout le monde n’arrive pas à comprendre, c’est la lenteur administrative du système judiciaire de notre pays. Pour un simple transfert des détenus, il fallait attendre plus de deux semaines pour que ces assaillants connaissent leur prochaine destination ?

Déjà à Bouar, la population redoute une possible attaque nocturne des éléments rebelles du MNLRC qui sont nombreux dans la région.

D’après un Instituteur de Bouar contacté par CNC, il vaut mieux les faire partir rapidement de leur ville pour des raisons de sécurité de la population, ce que le gouvernement ne comprend pas.

En attendant la décision des procureurs aujourd’hui, sauf cas de force majeure, les 10 détenus pourraient quitter Bouar ce jour pour la SRI de Bangui.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Suite du débat public sur les dysfonctionnements constatés à la Mairie de Bangui.

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Centrafrique : Suite du débat public sur les dysfonctionnements constatés à la Mairie de Bangui.

 

 

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Emile Gros Nakombo, Maire de la ville de Bangui. copyrightautremédia.

 

 

 

Bangui, le 6 février 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Dans un communiqué paru le 2 février intitulé « droit de réponse de la municipalité de Bangui aux allégations alimentées par des agents indélicats de la Mairie de Bangui actuellement traduits en Justice et distillés par le Journal Corbeau News Centrafrique (CNC) », la mairie de Bangui conteste les points avancés dans l’article paru dans le Journal CNC du 30 janvier 2018 (« Quand la gestion de la Mairie de Bangui par Émile-Gros Raymond Nakombo pose question »).

 

Cet article de CNC avait initialement pour but d’ouvrir le débat sur un certain nombre de dossiers de la délégation spéciale de la ville de Bangui, plus d’un an et demi après la nomination d’Emile-Gros Raymond Nakombo, en mai 2016. Cet article faisait aussi écho à la récente mission de l’inspection d’Etat (certains inspecteurs avaient d’ailleurs été menacés de mort lors de leur mission) et du rapport d’audit remis au chef de l’Etat sur la gestion actuelle de la mairie.

 

Nous rappelons que les habitants de Bangui veulent simplement une ville propre, fonctionnelle sans tracasseries, dans des conditions de dignité minimales et déplorons être obligé de traiter ces dossiers d’affairisme pour lesquels nous tenons néanmoins à apporter éclairages et précisions.

 

Existence de caisses parallèles à la caisse publique municipale.

 

Le 26 Janvier 2018, s’est tenu un procès mettant en cause 11 personnels de la Mairie de Bangui pour détournement de fonds. Nous maintenons bien le fait qu’il a été question lors des audiences de l’existence d’une seconde caisse au cabinet sur instruction du Maire parallèlement à la caisse municipale et que la défense a demandé la mise sous mandat de dépôt de cette caisse noire. Nous attendons fermement le verdict du Tribunal attendu pour le 8 février 2018 pour que lumière soit faite dans ce dossier pour lequel la Mairie a eu bien du mal à se justifier lors de l’audience préliminaire.

 

Détournements de biens ou fonds publics à des fins privées.

 

Nous maintenons que Mesdames Stella Yalissou, secrétaire particulière et Noëlla Malingou, aide de camp du maire de Bangui ont bien procédé à des décaissements pour l’achat de deux motos d’une valeur pièce de 680.000 FCFA le 21 Juin 2017. Nous nous interrogeons : est-ce que ces motos sont aujourd’hui utilisées par la mairie de Bangui afin de répondre aux besoins des administrés ? Nous maintenons aussi que le 17 Juillet 2017, un décaissement de 2.500.000 FCFA a été effectué pour couvrir certaines dépenses liées du deuil d’un dignitaire du régime. Nous dénonçons et condamnons par la présente tout détournons de fonds publics à des fins privées.

 

Société HYSACA Centrafrique.

 

S’agissant de la Société HYSACA, la Mairie de Bangui indique que « cette Société a été installée dans une partie de l’enceinte de l’annexe municipale des Castors ». Plusieurs questions se posent suite à cet aveu. Qui sont les actionnaires de cette société ? Est-ce qu’un appel d’offre public a été organisé pour que la société HYSACA Centrafrique remporte ce marché ? Est-il normal que cette Société ait été installée dans une partie de l’enceinte de l’annexe municipale des Castors alors que le personnel de la Mairie s’entasse à l’Hôtel de Ville ? Est-ce qu’un loyer est payé par cette société au titre de la location de cette annexe municipale ? Si oui, est-ce ce loyer est reversé dans la caisse municipale ? Nous remercions par avance la mairie de répondre précisément à ces questions.

 

Recouvrement en marchandises ou en espèces de taxes locales à des fins privées.

 

Nous maintenons que le système de taxation municipal varie « à la tête du client » et que certains opérateurs économiques locaux se retrouvent étouffés par des nouvelles taxes inventés de toutes pièces la Mairie de Bangui. Nous maintenons que Monsieur Cyril Kockongbandi, chef du service informatique est personnellement chargé à la mairie de Bangui du recouvrement pour le compte du maire Émile-Gros Raymond Nakombo. Nous maintenons qu’en Décembre 2016, un recouvrement d’un million chez RAYAN s’est ainsi transformé en marchandises pour le domicile du Maire qui de la même manière récupère des matériaux de construction auprès des commerçants libanais en échange d’abbatement de taxes locales…. C’est d’ailleurs ainsi que les travaux de réaménagement de l’hôtel de ville ont été effectués… Il est aujourd’hui nécessaire qu’un système de taxation juste et équitable propre à la Mairie de Bangui dans des conditions tarifaires accessibles aux administrés soit connu de tous et que ce genre d’abus cesse.

 

Voyages intempestifs sur fonds publics.

 

La mairie conteste que le maire ait effectué un très grands nombre de déplacements à l’étranger depuis sa prise de fonctions. Qualifiant cette accusation « d’affabulation démoniaque » et avançant seulement « une quinzaine de missions effectuées pour l’exercice 2017 ». Le motif avancé est encore et toujours la recherche de partenaires étrangers pour aider la Mairie. Le problème reste pourtant entier car les dépenses engendrées par ces déplacements ne sont pas connues ni justifiées comptablement dans un budget présenté au citoyen banguissois. Comment savoir si ces déplacements ne sont pas en réalité des voyages de villégiature et d’affaires privées sans qu’ils n’apportent précisément quelque chose à la mairie de Bangui et ses administrés ? La seule manière de répondre à cette question est de publier le nombre exact de déplacement à l’étranger effectué par le Maire en 2017 avec les dates, le motif, le budget associé et qui a supporté ce budget. Nous demandons à la Mairie de porter  la connaissance de tous les Banguissois un tel document dans un souci de transparence.

 

Dotation de carburant réservée aux proches collaborateurs du maire uniquement.

 

Le fait que la dotation en carburant anciennement accordée aux Directeurs et Chef de service permettaient pour se rendre directement au contact des populations dans le cadre de leurs missions ait été supprimée n’est pas contesté par la mairie. La mairie indique que « le Chargé de mission, la Directrice des Services Financiers, le Coordonnateur de Projets etc., n’ont chacun, bénéficié depuis le mois d’octobre 2017 à ce jour que d’une allocation dérisoire d’environ 40.000 F.CFA » Nous maintenons donc que seulement quelques personnes sélectionnées bénéficient de cette dotation et dénonçons la centralisation de ces dotations qui risque d’amener la Mairie à la paralysie…

 

Hausse de la masse salariale et nominations de proches à la mairie.

 

La mairie réfute les allégations de hausse de la masse salariale et nominations de proches à la mairie. Nous demandons alors à la mairie de nous éclairer sur le cas de Monsieur Alain Damas Simbo, qui a été nommé à un poste clé des finances à la Mairie de Bangui. Nous rappelons que cet ex-caissier du trésor de Berbérati a détourné plus d’un milliard de francs CFA avant de prendre pris la fuite vers le Cameroun. En deux ans, cet individu a pu construire avec cet argent détourné un motel moderne à Gamboula, une villa à Kenzo au Cameroun, une villa à Berbérati juste derrière le stade ainsi qu’une villa à Bangui rue maman Ndoyo à Galabadja. Nous déplorons que cet individu ait été nommé à la Mairie de Bangui… Nous dénonçons aussi la création de lignes budgétaires portant octroi d’indemnités financières allant de 250.000 à 1.500 000 FCFA dont les bénéficiaires sont Monsieur le Maire de Bangui, la Directrice financière à la mairie de Bangui Madame Elsa-Michaëlle Serdouma, le Receveur Principal Municipal, Monsieur Alain Andjingbo Ndjanga, le Contrôleur Financier, responsable du Budget et de la Comptabilité à la Mairie de Bangui Monsieur Adrien Ouamalandji-Ouonembi ainsi que la caissière Madame Cécile Yanga… Nous appelons la mairie à faire toute transparence sur les cas énoncés.

 

Bilan du Dossier Cités Unies France et autres conventions signées par la mairie.

 

La mairie rappelle que la gestion de ce financement est assurée par 3 entités dont CUF à hauteur de 35%, ACTED à hauteur de 30% et la Mairie de Bangui à hauteur de 30% avec un compte bancaire a été ouvert à la CBCA, géré par la Mairie de Bangui pour le pourcentage représentant sa part « correspondant à 142.242 euros, soit un montant de 93.304.635,594 F.CFA » et que «  50% de ce montant ont déjà été consommés ». Comment ce montant a-t-il été consommé ? Quelles ont été les réalisations effectuées avec un tel montant ?

Nous avons par ailleurs appris que le chef de l’Etat avait octroyé 252.000.000 FCFA à la mairie de Bangui pour traiter le sujet de l’assainissement et demandons instamment à la Mairie de Bangui de nous indiquer comment cet argent a été utilisé.

Plus largement, nous demandons solennellement aux membres du Conseil Municipal de la Mairie de Bangui, d’organiser un séminaire d’évaluation sur les conventions et autres accords signés depuis mai 2016 par le Président de la délégation de la Ville de Bangui telle que la Convention signée entre la Mairie de Bangui et avec la société de transport urbain BENAFRIQUE par exemple.

 

Mise en vente ou location de biens ou terrain publics à des fins privées.

 

Nous maintenons le fait que la cession du terrain au TERMINUS NORD en face de la Cathédrale Notre Dame à la société Camerounaise TRADEX dans le cadre d’un bail emphytéotique de 99 ans en contrepartie d’une enveloppe de 400 millions FCFA. Pour cela, le maire a voulu expulser tous les contribuables qui ont des kiosques dans la gare. Nous posons à nouveau à la Mairie cette question restée sans réponse : la somme de 400 millions FCFA a-t-elle été versé dans la caisse du publique de la mairie ? De sources dignes de foi, nous savons que cette somme a été partagée dans les poches de certaines personnalités privées à la mairie… Nous signalons par ailleurs une nouvelle fois le cas du terrain à proximité d’UCATEX à TOTAL vendu par le maire alors qu’il appartient à un particulier… TOTAL a dû payer une deuxième fois au vrai propriétaire…

 

Nouveau système de gestion de la régie publicitaire institué à la Mairie de Bangui. société A3 Group Centrafrique SARL.

 

Le Maire de la Ville indique envisager réformer le domaine de la régie publicitaire qui « vient d’être confié à un professionnel qui non seulement tirera des profits de ce secteur mais également procédera à de gros investissements pour moderniser le secteur, créer des emplois et embellir la ville de Bangui ». Quel est ce professionnel qui vient de récupérer la régie publicitaire ? A-t-il a été mandaté à la suite d’un appel d’offre public ? Est-ce que la mesure a été décidée en conseil municipal ? Est-ce la société A3 Group Centrafrique SARL dont les PV sont joints à cet article ? Si, oui qui sont les actionnaires et les gestionnaires de cette société ? Quelles sont ses compétences en matière de régie publicitaire. Nous demandons à la mairie de faire la lumière sur cette attribution de marché public.

 

Le précédent de la CETAC.

 

Nous rappelons que Monsieur le Maire Emile Gros Raymond Nakombo fut administrateur gérant de la Compagnie d’Exploitation des Tabacs de Centrafrique-Cameroun (CETAC) basée à Gamboula dont la gestion financière fut controversée à cause de l’existence de caisses parallèles, de factures gonflées, de recrutements des proches parents qui n’avaient pas les compétences requises avec des salaires grossiers. Nous rappelons que cette société est tombée en faillite affectant le tissu économique des localités de Gamboula, Sosso Nakombo, Amada-Gaza, Berbérati durement affectées par cette faillite. Il faut d’ailleurs noter que d’anciens cadres de cette société ont été ramenés à la mairie de Bangui. On peut citer par exemple Dieudonné Ayangadoma, ex directeur à de la production à la CETAC ramené à la gestion de la mairie de Bangui.

 

Dysfonctionnements dans le mode gestion normal de la mairie.

 

Lors des conseils municipaux, nous déplorons le fait qu’il a souvent trucage aux procès-verbaux de séances. La méthode est la suivante :

  1.     Les membres du conseil municipal arrivent en séance plénière et signent une feuille de présence.
  2.     Une fois la séance plénière terminée, les sujets importants sont débattus en comités restreints, ce qui permet de prendre certaines décisions controversées plus facilement.
  3.     La feuille de présence de la séance plénière est ensuite jointe au procès-verbal arrêté en séance restreinte afin de faire croire que les décisions sont prises après délibération de la totalité des membres du conseil municipal, ce qui dans les faits est faux.

Nous maintenons le fait que le maire a attribué une indemnité mensuelle de 150 000 FCFA le Chef de service du Budget et de la Comptabilité Monsieur Adrien Ouamalandji pour le remercier d’avoir maquillé les chiffres comptables de la Mairie. Nous dénonçons aussi le fait qu’une formation fictive ait été octroyée à Adrien Ouamalandji et Anne-Marie Sankagui (chef de service fiscaliste) d’un montant de 1.000 000 FCFA chacun et demandons à la Mairie toute la lumière sur ce dossier.

Nous nous interrogeons enfin sur le cas précis de ces deux factures adressées à la société MOOV Centrafrique dont le montant initial passe de 14,46 millions à 4,23 millions de FCFA, soit une ristourne de plus de 70%. Nous dénonçons un pot de vin versé par la société MOOV à Monsieur le Maire de Bangui et la Directrice financière à la mairie de Bangui Madame Elsa-Michaëlle Serdouma qui étrangement se trouve être un ancien cadre de la société MOOV Centrafrique.

 

Nous déplorons qu’à aucun moment, la mairie n’ait rappelé dans sa réponse ses missions principales soit l’assainissement et gestion des déchets, voiries, marchés, maternités, crèches, l’accès à l’eau potable (fontaines publiques), l’état-civil, les pompes funèbres, etc. ni mentionné le souci d’améliorer le quotidien des populations banguissoises administrées…

 

Nous rappelons que le Maire de Bangui en qualité d’ordonnateur doit rendre compte de sa gestion au Conseil Municipal mais aussi au citoyen Banguissois. Nous attendons beaucoup plus de transparence dans la gestion de la Mairie et souhaitons au plus tôt que lumière soit faite sur ces différents  dossiers.

 

 

 

Facture de la société Moov Centrafrique non réduite.
Facture de la société de téléphonie mobile Moov Centrafrique réduite

statuts page 1

statuts page 1

RDC: un chef rebelle congolais démocrate extradé de Tanzanie

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RDC: un chef rebelle congolais démocrate extradé de Tanzanie

 

 

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KINSHASA, le 6 février 2018.

CNC avec Reuters. 

 

Un colonel congolais qui avait menacé de chasser le président Joseph Kabila a été extradé de Tanzanie et sera poursuivi pour rébellion, a annoncé lundi le ministre congolais de la Défense.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le mois dernier, John Tshibangu, basé à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a donné au président un ultimatum de 45 jours pour partir ou “nous allons faire tomber Kabila”.

Mais Tshibangu a ensuite été arrêté par les autorités en Tanzanie vers la fin du mois dernier.

“John Tshibangu est à Kinshasa. Nous allons le laisser faire face à la justice pour rébellion, un crime prévu et puni par le code pénal congolais “, a déclaré à Reuters le ministre de la Défense Crispin Atama Tabe.

Tshibangu était un commandant militaire dans la région centrale du Congo au Congo.

Il a fait défection en 2012 et a déménagé dans l’est sans loi, longtemps hanté par les rebelles congolais potentiels.

L’un des associés de Tshibangu, un capitaine de l’armée congolaise appelé Freddy Ibeba, a également été arrêté lundi dans le nord du Congo et emmené à Kinshasa pour une audience, a déclaré lundi le ministre de la Justice Alexis Thabwe Mwamba.

De Tshibangu, il a dit: “Je voudrais rassurer qu’il aura droit à un procès juste et équitable.”

Le refus de Kabila de démissionner lorsque son mandat a expiré en décembre 2016 a
encouragé plusieurs groupes armés, attisant la violence et faisant craindre que la vaste nation riche en minéraux ne retombe dans le genre de guerres qui ont tué des millions de personnes dans les années 1990.

Centrafrique : fibe optique, le Congo se connectera au Cameroun via la RCA par une fibe optique de 550 km.

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Centrafrique : fibre optique Afrique centrale, le Congo se connectera au Cameroun via la RCA par une fibre optique de 550 km

 

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Bangui, le 6 février 2018.

Par : CNC.

 

Dans le cadre du projet CAB (Central African Backbone), la République du Congo déploiera 550 kilomètres de fibre optique pour son interconnexion avec le Cameroun et l’Afrique centrale.

Ceci est révélé par les membres du comité de pilotage de ce projet au Congo, à l’issue d’une réunion de ce comité le 31 janvier 2018, à Brazzaville.

Le projet qui vise à construire une interconnexion fibre optique entre les six pays membres de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est financé par la BAD. Grâce à ce projet, les pays d’Afrique centrale auront accès à l’Internet à haut débit et amélioreront la qualité et la quantité de services de télécommunication et de TIC offerts, à des prix abordables.

Rappelons qu’en République centrafricaine, l’Union européenne avait decaissé une envéloppe de plusieurs milliards de francs CFA pour un autre projet de fibe optique, mais ce fonds avait été tout simplement empoché par le Ministre actuel de la télécommunication monsieur Gourna Zacko qui fut, à cette époque, le Coordonateur de ce projet.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Touadéra qui reconnait son incompétence doit être traduit devant la Haute Cour de Justice.

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Centrafrique : Touadéra qui reconnait son incompétence doit être traduit devant la Haute Cour de Justice.

 

 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue français Emmanuel Macron à l’Élysée le 25 septembre 2017. AFP

 

 

Bangui, le 05 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Ils étaient nombreux, hommes, femmes, enfants, politologues, journalistes, blogueurs, experts, chercheurs, étudiants, à décrier l’incompétence du président Faustin Archange Touadéra à diriger la Centrafrique à seulement quelque mois après sa prise de fonction. Désormais, c’est l’intéressé lui-même qui le déclare de sa propre bouche devant son homologue équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à l’occasion d’une demande d’explication que lui est adressée le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères pour s’expliquer de l’implication des mercenaires centrafricains dans le coup d’État déjoué contre son président Obiang Nguema Mbasogo. Une justification qui tombe sous le coup de la loi fondamentale du pays. Il doit, de ce fait, être traduit devant la Haute Cour de Justice pour crime de haute trahison.

C’est l’interview accordée à nos confrères de la Radio France Internationale (RFI) le 17 janvier dernier que le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a lâché la phrase que lui a dit Faustin Archange Touadéra pour se dédouaner de son implication dans les préparatifs du coup d’État déjoué par les autorités camerounaises.

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo : « …. Je sais qu’il y a certains agents qui commençaient à recruter les mercenaires depuis le Tchad, la Centrafrique. J’ai même prévenu le président Touadéra. Il m’a répondu qu’il n’a pas la possibilité de contrôler le territoire… »

D’après une source diplomatique hautement informée, lors de son audition, Faustin Archange Touadéra, a, non seulement les mains levées vers la demeure de Jésus, nié avoir des informations en amant sur les préparatifs du coup d’État déjoué, mais surtout, et aussi s’est dit dépassé, mal entouré et manque des initiatives pour trouver un début de solution à la crise dans son pays. Et pour conclure, il demande à son homologue équato-guinéen de l’aider.

Un appel aux compétences qui a bouleversé l’opinion publique et qui vient confirmer les pensées de plusieurs analystes et observateurs de la vie politique centrafricaine. Ils avaient dit :

Anicet-Georges Dologuélé, président de l’URCA, député de Bocaranga 1 et opposant déclaré à son régime : «  le problème de la RCA, le fauteuil présidentiel est vide. Les groupes armés se rendent compte qu’il n’y a pas de chef. Ils commencent par une petite ville, ils se rendent compte que rien ne se passe. Puis ils en prennent une seconde. Toujours rien. Ils prennent une région. Toujours aucune réponse. Et aujourd’hui, ils contrôlent pratiquement 75 % du territoire, car jamais le gouvernement n’a donné l’impression de s’intéresser à ce qui se passe. Il a abandonné toute cette gestion à la Minusca, mais la Minusca est au service du gouvernement ».

Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’IFRI : « Il n’y a pas de capitaine dans le navire » et perfore davantage «  Ce gouvernement fictif n’est pas capable de prendre le problème à bras-le-corps. Il est préoccupé par une rivalité entre le président Faustin-Archange Touadera et le chef de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, accusé de comploter. Le milieu politique est autocentré sur Bangui et ignore le reste du pays… »

Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix: « le Centrafrique manque de leadership dans ses décisions »

Roland Marchal, chercheur au CERI-Sciences Po, spécialiste des conflits militaires sur le continent africain, Jean-Pierre Tuquoi, ancien journaliste au Monde, auteur aux Éditions La Découverte du livre « Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas » et Didier Niewiadowski, juriste, ancien chef du Service de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France à Bangui, sur RFI lors d’une des émissions « géopolitique » n’ont pas passé par quatre chemins pour dénuder au grand public l’incompétence du président Touadéra.

Pour plusieurs diplomates accrédités en Centrafrique, le peuple centrafricain commence à comprendre qui des différents candidats aux élections présidentielles pouvait mieux faire que Touadéra. D’après ces diplomates, c’est Martin Ziguélé ou Anicet Georges Dologuélé. Faisant allusion à leurs cris poussant la MINUSCA à agir à Bocaranga et Paoua pour faire éloigner les groupes armés de ces deux villes. « Si c’est Martin Ziguélé ou Anicet Georges Dologuélé qui crie, la MINUSCA réagit et passe à l’action. Mais si c’est Touadéra ou son Premier ministre NON. Pourquoi ? Une qualité lui manque ».

Pourquoi Faustin Archange Touadéra dit n’est pas en mesure de contrôler son territoire ?

Pour un diplomate africain en poste à Bangui, Touadéra mis devant les propos de son proche Sani Yalo ne sait quoi dire. « Il a voulu envoyer son ministre des Affaires étrangères, mais Obiang Nguema a refusé. Ainsi coincé nez à nez dans les échanges, il est obligé de pointer du doigt sa propre incompétence ». Analyse ce diplomate contacté par CNC qui, pour conclure, rajoute « Si Sani Yalo, frère ainé du mercenaire centrafricain Dada Hamed Yalo arrêté et proche du président Touadéra, dit avoir dénoncé l’acte de son frère, il l’aurait dit certainement à Touadéra et à Touadéra d’alerter son homologue équato-guinéen. Ce qui n’a pas été fait. Donc, le président Obiang Nguema veut en avoir le cœur net sur cette dénonciation ».

Faustin Archange Touadéra qui connaissait la situation du pays laissé par son ex-patron François Bozizé et qui promettait ramener, contre vent et marrée, la paix et la cohésion une fois élu, avant fin juin 2017, ne peut pas dire aujourd’hui qu’il n’est pas à la hauteur.

En sus, il a juré devant Dieu et la nation d’assurer le bien-être de son peuple et aussi de ne jamais exercer les pouvoirs qui lui sont dévolus par la Constitution à des fins personnelles.

Mais, depuis 30 mars 2016, le bien-être de plus de 90% de ce peuple est assuré par les humanitaires. Les nombres de déplacés se multiplient par centaine et la sécurité de ce peuple assurée par leurs frères et oncles convertis en miliciens qu’il les soutient sous différentes formes.

Il soutient une faction de la séléka contre une autre, il soustrait le coordonnateur des anti-balaka Edouard Patrice Ngaïssona de la justice pour soutenir sa candidature à un poste à la CAF.

Km5, Bangassou, Mobaye, Zémio, Bocaranga, Ngaoudaye, c’est au tour de Paoua, Sosso-Nakombo de connaitre les tueries. Plus de 85% du territoire échappe à son contrôle. Le centre-ville de Bangui est aussi menacé par Norredine Adam.

En sus, plongé dans l’affairisme, les marchés publics, les postes de responsabilité dans l’Administration publique ou parapublique sont directement attribués par le président Touadéra lui-même en vue de satisfaire son désir personnel et celui de sa famille.

Affairisme, gestion clanique et personnelle du pouvoir, incapacité à assurer le bien-être de son peuple et à protéger l’intégralité du territoire et ses richesses, soutiens aux groupes rebelles, Faustin Archange Touadéra viole ainsi son propre serment, la Constitution et, doit être traduit devant la Haute Cour de justice pour crime de haute trahison.

Et que font les élus de la nation ?

D’après nos informations, l’idée de mettre sur pied la toute première Haute Cour de Justice sera débattue au sein du bureau renouvelé de l’Assemblée nationale début avril 2018.

D’après ces sources, le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua qui s’arroge encore les pouvoirs parlementaires dévolus au Sénat et qui doit désigner, à ce titre, 6 députés pour siéger à cette Haute Cour de Justice, consulte depuis un certain temps, certains élus de l’URCA et plusieurs députés « indépendants ». Un travail en parallèle se fait pour amaigrir davantage le groupe parlementaire « Cœur-uni » qui soutient le Chef de l’État.

En face, Simplice Mathieu Sarandji, pressenti pour prendre la tête du nouveau parti de Touadéra d’ici mars 2018, multiple des basses manœuvres avec les Touadérarteurs pour atteindre judiciairement Abdoul Karim Meckassoua.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : communiqué de presse du parti PCUD de Patrice Édouard Ngaïssona.

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Centrafrique : communiqué de presse du parti PCUD de Patrice Édouard Ngaïssona.

 

 

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PARTI CENTRAFRICAIN POUR L’UNITÉ                       ET LE DEVELOPPEMENT
        Unité – Amour – Travail
BUREAU POLITIQUE
SECRETARIA GENERAL

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


 

Le vendredi 02 février 2018, par voix de presses nationales et internationales  les résultats de l’élection des membres du bureau exécutif de la Confédération Africaine de football ont été publiés dont Mr Patrice Edouard NGAISSONA, Président de la Fédération Centrafricaine de Football, élu avec brio. Laquelle élection a été ovationnée par le peuple  et  son gouvernement qui ont vu un de leurs fils hisser au plus haut sommet de  la hiérarchie du football Africain.

Suite à cette annonce, la RFI a commenté la préoccupation du HUMAN Watch Right  selon laquelle un chef d’un groupe armé est élu au sein du comité exécutif de la CAF.

Nous, membres du Bureau Politique du Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement dont le Président Fondateur est Mr Patrice Edouard NGAISSONA, réunis ce jour 3 février 2018, faisons la mise aux points suivante:

 

1-      En sa qualité de Président de la Fédération Centrafricaine de Football  de 2008 à ce jour, Mr Patrice Edouard NGAISSONA a mené une politique de développement du football dont les résultats sont connus à l’échelon national et international,  ce qui lui a valu son élection par ses pairs ;

 

2-      Dans le contexte de la crise centrafricaine  militaro politique en cours , certaines presses internationales et quelques ONGs de droit de l’homme notamment Humann right Watch cherchent à politiser et à instrumentaliser  la CAF, l’Opinion nationale et internationale, d’avoir élu en leur sein un Chef de groupe armé alors qu’il n’en est rien.

 

3-      Le groupe armé dont ils font allusion n’est qu’une résistance populaire face à l’invasion de la RCA par des mercenaires de la coalition séléka contrairement aux groupes armés encore actifs sur le terrain.

 

4-      A son retour d’exil au cours des évènements, et en sa qualité de mobilisateur dans le cadre du football, la population a jugé  Monsieur Patrice Edouard NGAISSONA digne d’être leur porte parole auprès des Autorités de la transition aux fins de juguler la crise en présence.

 

Fort de ce qui précède,  pendant que les Centrafricains cherchent à se réconcilier, voila qu’un réseau de détracteurs, ennemis de la paix et de la République centrafricaine, cherchent  encore à pérenniser la crise tout en jetant les discrédits sur le Gouvernement, la CAF et le Grand Patriote Patrice Edouard NGAISSONA , Président de notre Parti , le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD).

 

Fait à Bangui, le 03 février 2018

 

Pour le Bureau Politique

Le Secrétaire général

 

Samson NGAIBONA

 

Cet email a été envoyé via le formulaire de contact de Corbeau News Centrafrique (http://www.corbeaunews-centrafrique.com)

Centrafrique : le KM5, une bombe à retardement.

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CENTRAFRIQUE : LE KM 5, UNE BOMBE A RETARDEMENT

 

 

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Le quartier Km5

 

 

 

Bangui, le 5 février 2018.

Par : Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

POURRISSEMENT !

          Les autorités semblent dépassées par la confusion qui règne au KM 5 : c’est un véritable imbroglio. Cette enclave musulmane, contrôlée par des bandits de grand chemin, donne, quotidiennement, une image détestable de la capitale. Elle est désormais soumise à la loi implacable du plus fort, celle d’une organisation de type mafieux, mise en place par des prédateurs adeptes de l’autodéfense.

          Le gouvernement, par incompétence, faiblesse et imprévoyance, a laissé se développer une sorte de sanctuaire pour ces voyous prédateurs qui polluent tous les jours l’emblématique quartier de la capitale. Un des chefs de bande au patronyme tchadien, Nemeri Matar Jamous, alias « Force », n’arrête pas de défier les forces de l’ordre en les narguant. Un homme, un commerçant du KM 5, Karim Yahya, s’est dressé courageusement et a sommé les racketteurs de mettre fin à leurs pillages. Il s’est retrouvé bien seul et a même reçu des menaces de mort proférées par Nemeri Matar Jamous.

          Est-ce que les autorités ne devraient pas le soutenir et protéger en même temps les commerçants du quartier, pris en otage par ces voyous ?  Est-ce qu’elles ne devraient pas traquer les chefs de gang pour les livrer à la justice ? Il ne faut pas que l’État laisse proliférer des bandes de voyous qui ternissent l’image de la capitale. Aucun quartier ne doit être abandonné par les forces de l’ordre et laissé à la merci de gangs mafieux.

 

LE KM 5, BASE ARRIÈRE DE L’EX-SELEKA ?

          Sous prétexte de protéger les commerçants musulmans, les ex-Sélékas avaient institué de soi-disant groupes d’auto-défense. Qui se sont vite transformés en bande de racketteurs. La liste de leurs victimes est longue. Le KM 5, quartier emblématique de la capitale, vit dans la terreur de ces prédateurs. Le gouvernement a laissé pourrir une situation devenue intolérable et incontrôlable, qui détruit la vie des habitants du quartier. 

          Il est à craindre que des personnes mal intentionnées manipulent ces petits malfrats, pour les transformer, le moment venu, en fauteurs de troubles et même, en poseurs de bombes. Les criminels qui ont, récemment, lancé deux grenades dans une boîte de nuit de la capitale et tué environ huit personnes, venaient peut-être du KM 5.

          Il faut au plus vite éradiquer ces nids de brigands qui tiennent le quartier. Les forces de sécurité doivent entrer dans cette zone avant qu’il ne soit trop tard et faire leur travail de protection de la population.

          Au KM 5, la peur qui étreint les habitants, doit changer de camp.

          Il en va de l’honneur et de l’autorité de l’État.

  1.                                                                                                   AKOUISSONNE DE KITIKI

(05 février 2018)

 

Monsieur Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

Centrafrique : Patrice Édouard Ngaïssona élu à la CAF.

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Centrafrique : Patrice Édouard Ngaïssona élu à la CAF.

 

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Bangui, le 3 février 2018.

Par : CNC.

 .

 

 

Patrice Edouard Ngaissona est le coordinateur politique autoproclamé des milices Anti-Balaka.

En 2015, il a été empêché de se présenter à la présidence de la RCA en raison de son rôle présumé dans les atrocités, qu’il nie.

Ngaissona vient d’être élu au conseil d’administrationde la Confédération africaine de football (Caf) lors d’une réunion au Maroc.

Il est également chef de la fédération de football de la RCA et brièvement ministre des sports.

Ngaissona a nié les allégations des groupes de défense des droits de l’homme selon lesquelles il aurait été impliqué dans des atrocités en RCA.

“Si les allégations étaient vraies, je ne serais pas là aujourd’hui”, a-t-il déclaré vendredi à l’agence de presse AFP.

Il a dit qu’il ne voulait pas “mélanger la politique et l

e sport”, ajoutant: “Tout ce que j’ai fait a été pour le bien de mon pays.”

Les délégués du CAF , réunis à Casablanca, ont élu M. Ngaissona pour représenter la Zone d’Afrique Centrale sur son rival gabonais, Pierre Alain Mounguengui.

Sa candidature a été approuvée en janvier.

La RCA, une ancienne colonie française, a été plongée dans la tourmente en 2013 lorsque des rebelles musulmans du groupe Seleka ont pris le pouvoir dans le pays majoritairement chrétien.

Un groupe de milices chrétiennes, appelées anti-Balaka, se leve pour contrer la Séléka.

D’autre part, Patrice Édouard Ngaïssona devrait comparaitre devant la cour criminelle avant le 8 février, mais son procès est repoussé en raison de cette élection du CAF dont le chef de l’État Faustin Archange Touadera aurait mis la pression pour ajourner ce procès.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : QU’EST-CE QUI JUSTIFIE LÉGITIMEMENT LA PROROGATION DE L’EMBARGO IMPOSÉ PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU ?

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CENTRAFRIQUE : QU’EST-CE QUI JUSTIFIE LÉGITIMEMENT LA PROROGATION DE L’EMBARGO IMPOSÉ PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU ?                                                                                                                                                                    

 

 

 

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Bangui, le 3 février 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La Centrafrique connaît sans doute une crise sans précédent de son histoire avec des conséquences inquantifiables. La communauté internationale et le conseil de sécurité de l’ONU ont répondu favorablement à la détresse d’un pays agonisant et sous perfusion. Un processus démocratique ou un protocole de sortie de crise a été mis en place à travers un régime exceptionnel de transition. Dans le souci de normaliser, de réguler le flux des armes de guerre et de sécuriser durablement le pays, le conseil de sécurité de l’ONU a imposé unanimement un embargo sur les armes de guerre depuis 2013. L’embargo sur les armes est une mesure temporaire et coercitive interdisant à tous pays de livrer ( ventes, fournitures ) des armes au pays sous embargo ou de faire transiter des armes via leurs frontières. L’embargo est généralement assorti de conditions et suivi par un comité de pilotage. Cet organe composé d’experts évalue et apprécie la nécessité de la levée de l’embargo et dresse un rapport détaillé au conseil de sécurité de l’ONU. La levée de l’embargo est un long processus et oblige le pays puni de fournir des garanties à la communauté internationale ( stockage, utilisation des armes )en passant par une réforme des forces de sécurité. Compte tenu de la fragilité des conditions sécuritaires du pays, le conseil de sécurité de l’ONU avait prorogé l’embargo d’une année…chose difficilement acceptée par la société centrafricaine. Entre temps et suite à la diplomatie dite agissante, la Russie a forcé la main du conseil pour arracher la levée partielle de l’embargo après moult hésitations des autres puissances. Alors que tout le monde espérait la levée de l’embargo cette année, le conseil de sécurité de l’ONU proroge contre toute attente l’embargo jusqu’au 31 janvier 2019 par le biais de la résolution 2339. Le paragraphe premier de cette résolution parle de l’embargo sur les armes, tandis que le paragraphe 10 de la résolution 2339 évoque l’interdiction de voyager des personnalités désignées par le comité de suivi et enfin les paragraphes 13, 14 et 15 concernent le gel des avoirs. Les raisons de la prorogation soutenues par la France se résument aux risques de guerre civile, l’insécurité des humanitaires et l’occupation des 3/4 du territoire national par les groupes armés. Cette décevante sanction inattendue, incomprise et frustrante laisse le citoyen lambda perplexe, dubitatif, craintif et interrogateur : À l’orée de la deuxième année de mandature, le pouvoir n’a t-il pas pu négocier les conditions de levée de l’embargo ? S’agit-il de l’incompétence ou de l’incapacité à fournir des garanties crédibles ? Le pouvoir a t-il bien compris les conditions de levée de l’embargo ? Le pouvoir peut-il de façon progressive décrire au peuple les efforts consentis en faveur de la levée de l’autorité l’embargo depuis sa mise en place ? À ce rythme, l’embargo couvrira t-il la mandature ? Que peut-on faire pour stopper cette spirale de punition ? N’eut été l’audace de la coopération russe, les bataillons formés devraient continuer à jouer aux jeux de société dans les casernes ? À quoi servirait alors la levée partielle de l’embargo devant la puissance de feu des groupes armés non conventionnels ? L’implication du pouvoir dans la tentative de putsch en Guinée équatoriale a t-elle contribué à la décision de proroger l’embargo ? Le rappel de l’ambassadeur équato-guinéen en poste en Centrafrique confirme t-il l’implication du pouvoir dans la tentative de putsch ? Ce paramètre a t-il pesé dans la prorogation de l’embargo ? Cette mise en veille de relations diplomatiques associée à l’évasion spectaculaire des militaires congolais dans une prison hautement sécurisée confirme t-elle notre isolement au niveau de la sous région ? Si tel est le cas, quelles sont les conséquences de cet isolement pour notre nation sachant que la Guinée équatoriale est actuellement la locomotive financière de l’organisation sous régionale ? Contrairement aux déclarations d’apaisement des six émissaires de la CEMAC réunis à Bangui, l’inquiétude de l’isolement ainsi que de ses conséquences sont palpables. Dans cette cacophonie diplomatique, une grande incompréhension s’empare de l’opinion nationale. Comment la Russie qui n’est pas partie prenante au processus de paix a réussi en peu de temps à obtenir la levée partielle de l’embargo là où la Centrafrique n’a pu en sept trimestres ? Le pouvoir mesure t-il l’enjeu de guerre inédite entre les puissances en territoire étranger ? Qui avait initié cette piste russe dans ce bourbier ? Était-il une bonne ou mauvaise idée ? Nous pensons que c’est une première en terre africaine que deux contingents des deux membres du conseil de sécurité de l’ONU cohabitent concomitamment avec les casques bleus. Dans ce quiproquo qui semble s’installer durablement, nous estimons qu’il est temps que le pouvoir arrête la politique politicienne, l’attitude du politiquement correct et de dire la vérité au peuple sur leur incapacité à tenir le cap. L’amateurisme a assez duré, il est tellement épidermique que les efforts consentis ne sont pas visibles et ne répondent pas aux aspirations du peuple. Il semble qu’il y a une série de consultations pour remanier encore le gouvernement ? Si c’est pour reconduire encore le premier ministre qui est totalement lessivé, c’est qu’ils n’ont encore rien compris de la souffrance du peuple…2021 tranchera. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 02 février 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                            Tel : 0666830062

 

Centrafrique : Mise au point de la ‘’Révolution-justice’’ sur la situation de Paoua

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Centrafrique : Mise au point de la ‘’Révolution-justice’’ sur la situation de Paoua

 

 

Centrafrique.com/18737-2/armel-sayo-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18738 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Armel Sayo, ancien ministre, Président du groupe rebelle révolution justice
Armel Sayo, Président du groupe rebelle révolution et justice

 

 

Bangui, le 3 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis peu, l’actualité en République centrafricaine est dominée par les malheureux événements de Paoua où se sont affrontés éléments du mouvement de résistance ‘’Révolution-justice (R-J’’ dirigé par le Commandant Armel Mingatolou Sayo et le MNLC de général Bahar. On déplore dans cette situation quelque cent cinquante vies humaines, d’importants dégâts matériels et un nombre incommensurable des déplacés.

Au moment où le gouvernement s’est vu obliger de déployer les Forces armés centrafricaines (Faca) sur le terrain, après que la Minusca, à son corps défendant ait été elle-aussi obligée de déployer des dispositifs sécuritaires supplémentaires à Paoua, Armel Sayo fait une déclaration. Tout en mettant en exergue que l’action menée par ses hommes ait permis aujourd’hui d’attirer l’attention du gouvernement et de la Minusca sur le sort de la population de Paoua, afin de prendre leurs responsabilités respectives, le patron de R-J réaffirme son soutien aux efforts de redéploiement de l’autorité de l’Etat et la disponibilité de son mouvement à contribuer au retour à la paix et la stabilité véritable et durable dans l’Ouham-Pendé en général et à Paoua en particulier. La déclaration ci-dessus est relative à cette prise de position.

 

DECLARATION N° 002/18

Le mouvement Politico-Militaire Révolution Justice « RJ » informe l’opinion publique nationale et internationale que toutes ses actions s’inscrivent dans une dynamique de recherche constante des solutions à un retour de la sécurité, à la paix et à la concorde dans notre pays, à travers un dialogue constructif dans le respect scrupuleux des Institutions étatiques, pour la réconciliation nationale.

C’est dans cette perspective que le Président du mouvement Politico-Militaire Révolution Justice « RJ », Armel Mingatoloum Sayo, engagé dans le processus de dialogue et de la réconciliation nationale, exhorte tous ses éléments armés à cesser immédiatement les hostilités et à ne pas handicaper le travail des Organisations non gouvernementales (ONG), des Agences humanitaires et de la MINUSCA.

Le mouvement Politico-Militaire Révolution Justice « RJ » s’engage à partir de ce jour, à déposer les armes et à intégrer le Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR).

Le mouvement Politico-Militaire Révolution Justice « RJ » reconnait que les FDS et la MINUSCA sont les seules forces légitimes habilitées à assurer la sécurité et la protection des civils en RCA.

Le mouvement Politico-Militaire Révolution Justice « RJ » exprime son entière disponibilité à participer au processus de paix en Centrafrique et réitère son indéfectible attachement à l’unité territoriale de la RCA.

Le mouvement Politico-Militaire Révolution Justice « RJ » exprime enfin,   sa reconnaissance aux autorités nationales et à la communauté  internationale pour les efforts déployés afin de ramener la paix et la stabilité en RCA.

Fait à Bangui, le 01 février 2018

Armel MINGATOLOUM SAYO

Centrafrique : affrontement entre les soldats de la Minusca et les miliciens Anti-Balaka à Bangassou.

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Centrafrique : affrontement entre les soldats de la Minusca et les miliciens Anti-Balaka à Bangassou.

 

 

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Patrouille des soldats de la Minusca.

 

 

Bangui, le 3 janvier 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Comme si les soldats de la Minusca, malmenés ce dernier temps par les miliciens Anti-Balaka, n’ont pas apprécié que ces derniers, en plus de confisquer leur pick-up de patrouille  avec force sans aucune conséquence visible, mettent de plus en plus des pressions militaires sur eux presque tous les jours. En conséquence, c’est au tour des soldats de la Minusca de pénétrer expressément au fond de la base des Anti-Balaka pour leur mettre d’énormes pressions hier vendredi vers 10 heures locales.

 

Selon plusieurs témoins de la scène, tout a commencé par une simple patrouille le vendredi 2 février dernier des soldats camerounais et marocains de la Minusca dans les quartiers Sayo, Bangui-ville… réputé comme fiefs des Anti-Balaka.

Sachant très bien que dans ce quartier Sayo que leur pick-up a été enlevé par les Balaka, cette patrouille de la Minusca est perçue par beaucoup comme une sorte de démonstration de force de la Minusca.

Plus la patrouille avance en profondeur dudit quartier, plus la pression monte. Les miliciens Anti-Balaka, informés de cette patrouille, se sont regroupés massivement sous le commandement du chef Pino-Pino pour affronter militairement les forces internationales mixtes en patrouille.

Les combats, qui ont duré plusieurs heures dans ces quartiers, ont poussé la population à prendre la poudre d’escampette pour rejoindre d’autres quartiers de la ville encore calme.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible.

Par ailleurs, aux alentours du village Sayo, plus précisément à 70 kilomètres, la présence des combattants peuls lourdement armés est également signalée à la Minusca par le Préfet Gustave Syllo qui, visiblement, semble se soucier pour prévenir un probable affrontement meurtrier entre les groupes armés qui pourrait fragiliser sa préfecture davantage.

Cependant, la Minusca, qui prépare son offensive contre les miliciens Anti-Balaka, remet cette alerte au second plan.

Entre-temps à Bangui, les autorités du pays ont leurs yeux rivés vers la République démocratique du Congo pour demander l’extradition d’un autre chef Anti-Balaka de Bangassou arrêté sur leur térritoire fin 2017 après avoir fui les affrontements inter-Balaka dans sa ville de Bangassou.

 

Copyright2018.

Centrafrique : une dizaine des rebelles du MNLRC arrêtés vers Paoua sont déjà à Bouar pour leur transfèrement sur Bangui.

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Centrafrique : une dizaine des rebelles du MNLRC arrêtés vers Paoua sont déjà à  Bouar pour leur transfèrement sur Bangui.

 

 

Centrafrique.com/centrafrique-une-dizaine-des-rebelles-du-mnlrc-arretes-vers-paoua-sont-deja-a-bouar-pour-leur-transferement-sur-bangui/les-combattants-rebelles-de-la-seleka-dans-la-commune-de-lioto-en-juin-2014/” rel=”attachment wp-att-18728 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Bangui, le 2 février 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ils viennent d’arriver dans les locaux de la gendarmerie de Bouar cet après-midi du 1er février 2018 en présence des autorités administratives et militaires de la ville, les rebelles du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) arrêtée il y’a quelques jours dans les communes environnantes de Paoua vont bientôt être transférés à Bangui pour audition.

 

Sur au moins 20 combattants arrêtés par les soldats de la Minusca aux environs de Paoua le 24 janvier 2018, seulement 10 d’entre eux qui sont actuellement en transit vers Bouar pour Bangui. En présence des représentants de la Minusca de Bouar, ils sont Rémi aux gendarmes de la brigade de recherches et d’investigation de Bouar qui souhaite leur transfèrement dans l’immédiat sur Bangui, vu la sensibilité du dossier.

Composés majoritairement des combattants peuls du groupe rebelle 3R qui sont venus prêter main-forte à leurs compagnons d’armes du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine, qui se sont affrontés violemment le 26 décembre 2017 avec leurs anciens alliés du mouvement rebelle révolution et justice dirigés par l’ancien gendarme de première classe Armel Sayo, devenu ministre lors de la transition dirigée par madame Catherine Samba-Panza.

Lors de cet affrontement entre les deux groupes rebelles, on déplore plusieurs centaines des morts innocentes et plus de 150 000 déplacés internes et externes. Des villages entiers ont été brûlés, des personnes assassinées sans aucun motif et leurs corps laissés à l’abondant sur les routes et dans la brousse. Des scènes d’horreur qui ont poussé la Minusca à lancer un ultimatum de 48h aux rebelles de quitter la zone pour permettre aux humanitaires de sillonner le secteur pour assister les victimes.

C’est à l’issue de ces 48h d’ultimatum que les soldats de la Minusca ont procédé au ratissage de la zone pour mettre la main sur une vingtaine des combattants du MNLRC le 24 janvier dernier dont 10 sont transférés actuellement sur Bouar.

Le problème, aucun combattant du mouvement RJ n’est arrêté alors qu’ils sont visibles dans Paoua. Pour preuve, ils ont décapité un jeune homme vers Bedéré le samedi dernier et enterré sur place en croyant que la victime était un Peul alors que non. Les gendarmes et les Faca ont été appelés au secours, mais ils n’ont pas pu aussi mettre la main sur les auteurs de ce crime qui sont encore présents sur le lieu au moment de l’arrivée des forces de l’ordre. C’est d’ailleurs la première faute des Faca critiquée à Paoua le week-end dernier.

 

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Centrafrique: victime d’une mafia au sommet de l’Etat, le DG de CCS saisie la justice auprès de l’OHADA

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Centrafrique: victime d’une mafia au sommet de l’Etat, le DG de CCS saisie la justice auprès de l’OHADA

 

 

Centrafrique.com/18723-2/dominique-yandocka-dg-ccs-corbeaunews-ngaba/” rel=”attachment wp-att-18724 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Dominique Yandocka, DG de la CCS, NGABA
Dominique Yandocka, DG de la société CCS, Bangui le 30 janvier 2018. Photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 2 février 2018.

Par :  Eric NGABA, CNC.

 

La société de production des documents administratifs et des cartes biométriques dénommée Centrafrique Cartes Systèmes (CCS), a finalement perdu le marché issu d’un partenariat avec le gouvernement centrafricain. Le Directeur Général, Dominique Yandocka se dit être victime d’une politique d’exclusion et de clientélisme sur le marché d’établissement de ces documents administratifs dont une convention de partenariat le lie avec le gouvernement. Perdu, il a annoncé au cours d’un point de presse à Bangui de recourir à la Cour de justice et d’arbitrage auprès de l’OHADA.

Le Directeur Général de la société Centrafrique Cartes Système (CCS) a fermé les portes de cette société. La société CCS, fruit d’une convention de partenariat Public-Privé avec le gouvernement centrafricain signée le 22 septembre 2016 pour un mandat de 9 ans, est une filiale d’Ivoire Cartes Systèmes.

« Sur le point strict de vue de droit, nous avons respecté toutes les exigences de procédure imposée par l’Etat et la législation, dans la plus grande transparence. En effet, outre les implications directes du premier ministre et de tout son gouvernement, nous avons respecté les formalités exigées jusqu’à la notification de la décision autorisant la signature de la convention de partenariat. Alors que tout a été mis en œuvre pour le démarrage de nos activités, grande sera notre surprise de nous entendre dire, au cours d’une audience à notre demande, le 8 avril 2017, p          ar le Président de la République Faustin Archange Touadera, son intention de dénoncer coûte que coûte ladite convention afin de répondre aux pressions de ses partenaires » a fait savoir, Le Directeur Général de CCS, Dominique Yandocka.

Pour détourner le marché de l’identification, de la traçabilité des personnes et de la sécurisation des documents administratifs octroyé à la Société CCS, Dominique Yandocka a indiqué qu’un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé par le ministère des transports en avril 2017, alors que ce département venait de signer avec ladite société un cahier de charges un mois plutôt aux fins d’attribuer le marché à une entreprise déjà ciblée. D’après le DG de CCS, c’est une société de droit omanais dénommé Aimadina qui a été retenue pour l’offre.

« Une fois de plus, dans la gestion de ce dossier, il ne souffre plus d’aucun doute pour notre part que le Président de la République est pris en otage par un groupuscule d’individus, irréductibles partisans de la propension à la corruption, à la gabegie, au clientélisme, au favoritisme et à la lutte pour des positionnements et d’intérêts personnels, égoïstes, et étrangers à ceux de la nation.», a dénoncé le DG de CCS.

En détournant ce marché en faveur d’une entreprise étrangère, Dominique Yandocka a déploré qie c’est la défense de tous ces vices et de tous ces maux cités ci-haut qui ont gangréné la République, qui vient de prendre le dessus dans la gestion du dossier CCS et d’enterrer définitivement la politique de la rupture à laquelle tous avaient cru, pour la promotion de la jeunesse et la défense de la cause commune.

« Point n’est besoin de réfléchir assez longtemps pour comprendre en l’espèce que CCS est tout simplement victime d’un système, d’un régime et d’une famille politique. Et à travers ma personne et la société CCS, c’est toute une génération qui est visée et sacrifiée, c’est toute une génération qui a labouré et qui est obligée de leur laisser le champ pour que le président Touadera et ses amis en tirent profits de tous les produits, c’est toute une génération qui est écartée de la gestion des affaires de la cité et qui est condamnée à mourir avant les générations précédentes », a-t-il renchérit.

Dépourvu de tout, Dominique Yandocka a annoncé un recours à la Cour de justice auprès de l’OHADA, compétente sur ce dossier. D’après lui, plus de 3 milliards de FCFA ont été déjà investi par sa société pour le démarrage des activités notamment le recrutement du personnel, les charges, l’achat et acheminement des matériels entre autres.

 

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AFRIQUE : QU’ATTENDRE DU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE ?

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AFRIQUE : QUATTENDRE DU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE ?

 

 

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32è séssion ordinaire du conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba le 25 janvier 2018.

 

 

 

Bangui, le 2 février 2018.

Par : Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

UNE NOUVELLE AFRIQUE ?

          C’est à ADDIS-ABEBA, capitale de l’Éthiopie, que s’est tenu, du 23 au 29 janvier, le 30ème Sommet de l’Union Africaine. Tous les chefs d’État ont été conviés à se pencher au chevet de leur continent. Continent bicéphale en matière de développement et de stabilité.

D’un côté, en effet, une Afrique prometteuse, avec une croissance à faire pâlir certains pays développés ! Une jeunesse diplômée qui a amorcé le retour sur le continent pour participer à son développement. Des start-up qui fleurissent un peu partout, initiées par de jeunes Africains à l’entreprenariat bondissant comme de jeunes lions.  Des investisseurs étrangers qui courtisent avec avidité cette nouvelle Afrique émergente.

De l’autre côté, on entend encore, mais de moins en moins, les Afro – pessimistes fredonnant leur musique de pythies annonciatrice des pires nouvelles. L’Afrique n’est vue, par ces oiseaux de mauvais augure, que sous l’angle des catastrophes : instabilité politique, famines, épidémies de toutes sortes, pauvreté endémique et développement compromis.

          Désormais, c’est une nouvelle Afrique qui frappe avec insistance à la porte du monde. Les chefs d’État du continent doivent s’engager résolument dans une bonne gouvernance de leur pays, en tournant le dos aux errements du passé qui ont plombé l’essor de l’Afrique.

          Le développement doit être leur priorité. Il faut qu’ils se consacrent à assurer le bien-être de leur population. Les injustices sociales et les impunités doivent être jetées dans les poubelles de l’histoire.

          Une nouvelle Afrique doit surgir. Fière, combattante ! Une Afrique intégrée, avec une zone de libre-échange comme le suggère le président Paul Kagamé. Avec sa démographie et la force de sa jeunesse, l’Afrique unie sera une force économique, avec laquelle il faudra compter. 

 

CENTRAFRIQUE : LA VOIX DISCORDANTE DIDRISS DEBY ITNO

          Les chefs d’État africains ont rejeté toute impunité pour les chefs de guerre fomentateurs du chaos sanglant centrafricain. Avec justesse, ils ont dit avec force que la justice était un préalable à la recherche de la paix et de la réconciliation en Centrafrique.

          A l’inverse, le président du Tchad a, pour sa part, martelé que la paix ne pourra advenir que par une impunité générale, accordée aux auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Centrafrique.

           En agissant ainsi, Idriss Deby veut sauver la tête de ses mercenaires qui guerroient en Centrafrique. Le rapport de l’ONU mettant en cause sa soldatesque en RCA avait provoqué son courroux. Il était même allé jusqu’à convoquer le président centrafricain à Ndjamena pour le sommer de joindre sa voix au rejet de ce rapport !

          Il est tout à fait regrettable que le président Touadera ait soutenu les dénégations de celui qui est en partie responsable de l’instabilité chronique centrafricaine.  Le rapport de l’ONU décrivait le comportement choquant de soldats tchadiens coupables d’avoir tiré sur un groupe de manifestants désarmés à Bangui. Ils n’arrêtaient pas, d’ailleurs, de se comporter en Centrafrique comme si c’était un protectorat tchadien. 

          Demander l’impunité pour ces actes barbares commis en Centrafrique est une injure à la mémoire des victimes. Un mépris pour ce pays et son peuple. Nous demandons à Idriss Deby, en attendant sa comparution devant une Cour Pénale Internationale, de joindre ses efforts à la recherche de la paix en Centrafrique. Depuis des millénaires, le peuple tchadien est un peuple frère des Centrafricains. C’est son président qui pose problème avec ses ambitions d’expansionnisme territorial. Pour Idriss Deby, la République Centrafricaine ne peut être qu’une proie.

          Le souhait quasi unanime des dirigeants africains de rechercher le dialogue inter-centrafricain et de dire non à l’impunité des criminels ne peut que satisfaire l’immense besoin de justice du pays tout entier.

 

REJET DES ACCORDS DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE ENTRE LAFRIQUE ET LUNION EUROPÉENNE

          Les États africains doivent parler d’une seule voix. Refuser les accords injustes et déséquilibrés que leur ont imposés les Européens en matière d’échanges commerciaux. Avec un cynisme insupportable, ces derniers demandent aux pays africains de lever leurs barrières douanières pour inonder le continent de leurs produits manufacturés, qui, souvent, ne conviennent pas aux besoins des populations. Inversement, pour les produits africains, les barrières douanières européennes sont hermétiques, comme elles le sont pour les migrants, qui se fracassent tous les jours contre les murs et les barbelés de l’Europe.

          Cette attitude des pays européens a réduit drastiquement les exportations africaines, perpétuant ainsi les mentalités coloniales et la domination de l’Afrique par les puissances étrangères.  

          Il faut donc impérativement que les Africains négocient avec l’UE de nouveaux accords équitables en matière d’échanges commerciaux et qu’ensemble, ils trouvent un terrain d’entente. On ne peut plus continuer comme au beau temps des comptoirs coloniaux…

P.S. : on a appris que les chefs d’État africains réunis à Addis-Abeba n’ont pas stigmatisé avec la force nécessaire les éructations ignobles de Donald Trump sur l’Afrique.

Il semblerait qu’une lettre datée du jeudi 25 janvier en provenance de la Maison Blanche leur ait été adressée pour leur assurer que “les États-Unis respectent profondément les partenariats et les valeurs partagés avec l’Union africaine, ses pays membres et ses citoyens à travers le continent…les États-Unis respectent profondément les Africains”.

Il n’empêche que l’absence de réaction immédiate et vigoureuse de la part des chefs d’État africains peut être considérée comme une faute politique. Ce sont de vraies excuses qu’ils devraient demander au président des États-Unis. Le temps du mépris pour l’Afrique est à jamais révolu ! C’est un continent qui refuse désormais de courber l’échine.

                                                                                                                                                JOSEPH AKOUISSONNE-DE KITIKI

(02 février 2018)

 

 

Monsieur Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : La violence renouvelée menace les personnes et les soins de santé à Bria

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Centrafrique : La violence renouvelée menace les personnes et les soins de santé à Bria

 

 

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Le camp des déplacés de Bria de PK3.

 

 

 

Bangui, le 31 janvier 2018.

MSF

 

Le cycle des attentats et de la violence en 2017 a laissé les quartiers de Bria, dans l’est de la République centrafricaine (RCA), retranchés ou vidés par leurs habitants. Des attaques d’extrême brutalité ont été dirigées contre la communauté Fulani, pour la plupart des musulmans, par divers groupes – dont certains sont des factions composées de combattants musulmans. En mai, les quartiers chrétiens ont été particulièrement ciblés, ce qui a permis à plus de 40 000 personnes de quitter la zone peuplée d’environ 47 000 personnes. Les nouveaux déplacés se sont rendus dans le camp de réfugiés précaire PK3, à la périphérie de la ville. C’est également là que sont basés la plupart des milices Anti-Balaka et soi-disant d’autodéfense. Ils attaquent tous les combattants et civils qu’ils considèrent comme des «étrangers», musulmans, arabes ou peuls, mais certains ont aussi forgé des alliances de complaisance avec des factions ex-Séléka, leur ancien ennemi. Les affrontements sont fréquents entre ces factions.

Les lignes de démarcation, qui marquent maintenant profondément la géographie de la ville, traitent de l’identité et de diverses autres questions, qui ne peuvent être réduites à un conflit opposant chrétiens et musulmans.

Bria est divisé en zones tenues par des groupes armés rivaux, forgeant des alliances volatiles. Les représailles et les actes de vengeance sont une réalité quotidienne pour la population. Dans ce contexte, toute tentative d’une famille avec un enfant malade ou blessé de quitter son quartier et d’atteindre l’hôpital met sa vie en danger immédiat. En dépit de la courte distance pour se faire soigner, se déplacer dans la ville équivaut à traverser les lignes de front et à être exposé à une attaque, un vol, être battu ou tué en raison de la complicité perçue avec l’un ou l’autre camp.

Un voyage difficile pour accéder aux soins médicaux

Médecins Sans Frontières (MSF) a mis en place des cliniques mobiles dans divers endroits stratégiques, tels que l’enclave Fulani à Gobolo, le quartier de Borno et PK3, le camp où vivent principalement des personnes déplacées. Les cliniques permettent l’accès aux soins pour les enfants de moins de 15 ans et les blessés, et gèrent les références à l’hôpital en cas de besoin.

Une fois admis à l’hôpital, le voyage médical n’est pas terminé pour les cas les plus sévères, qui doivent être référés au programme chirurgical de MSF à Bangui. De nombreux obstacles sont rencontrés par les équipes pour fournir des soins médicaux d’urgence, y compris des menaces contre le personnel de MSF qui gère les références.

“Notre travail consiste à fournir des soins médicaux gratuits à ceux qui en ont besoin, indépendamment de leurs origines, croyances, affiliations politiques et raison pour laquelle ils sont malades ou blessés”, a déclaré Anne-Marie Boyeldieu, chef de mission MSF en décembre 2017. est un devoir médical consacré par le droit international humanitaire. Nous ne pouvons pas le remplir si notre équipe est menacée. ”

Les travailleurs médicaux sont souvent menacés

En décembre, des hommes armés à Bria ont arrêté une ambulance MSF, pointant des pistolets sur le véhicule pour s’opposer au renvoi d’un patient blessé à l’hôpital. L’incident a finalement été résolu sans autre violence, mais le patient n’a pas pu atteindre l’hôpital.

Dans la poudrière de Bria, la population a payé un lourd tribut à la violence en 2017, et le personnel médical n’a pas été épargné.

En septembre, plus de 30 membres du personnel de MSF forcés de fuir leur quartier ont trouvé refuge pendant des semaines à l’hôpital de Bria, encore une fois pris au piège du conflit.

“Nous sommes coincés à l’hôpital, comme des prisonniers. Nous devons dormir dans notre bureau », a déclaré Armel Zengbe, superviseur des soins infirmiers de MSF à l’hôpital.

Chaque matin, un véhicule de MSF allait chercher d’autres membres du personnel qui cherchaient refuge dans le camp PK3 et ne pouvaient pas atteindre l’hôpital voisin sans risquer leur vie.

Centrafrique : Dans le souci de l’éducation de qualité, ECEF veut mettre son grain de sel pour le relèvement du secteur

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Centrafrique : Dans le souci de l’éducation de qualité, ECEF veut mettre son grain de sel pour le relèvement du secteur

 

 

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Monsieur René-Patrice Ouanekpone, Président de l’ECEF. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé, copyright201CNC.

 

 

Bangui, le 1 février 2018       

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.  

 

Une assemblée générale constitutive de l’Association dénommée ‘’ Expertise-Centrafricaine pour l’Education et la Formation’’ (ECEF), a eu lieu le samedi dernier à l’école ASSANA dans le 1er arrondissement de Bangui pour la mise en place d’un bureau.

Pourquoi notre système d’éducation et de formation s’enlise-il dans la médiocrité ? Que faire pour sauver l’école centrafricaine ? C’est sur ses deux articulations que les vétérans experts et formateurs nationaux en éducation veulent s’impliquer à bras le corps pour que tous les jeunes centrafricains aient droit à une véritable éducation de qualité.

La véritable goutte d’eau qui a débordé le vase est que le système éducatif centrafricain fait face à une crise caractérisée par un relâchement de la qualité de l’éducation donnée à la jeunesse centrafricaine depuis quelques décennies ; la baisse vertigineuse du niveau des enseignants et des apprenants tels que démontés les derniers résultats au baccalauréat de l’année scolaire 2016-2017, allant jusqu’au chiffre effroyable et honteux de 5% au plan national ; la rareté, sinon, l’insuffisance de la formation permanente des enseignants et des cadres administratifs et pédagogiques à tous les niveaux et l’importation abusive des ressources extérieures en éducation pour administrer des leçons de sciences de l’éducation aux cadres centrafricains pourtant bien aguerris en la matière. Telles sont les véritables motivations qui ont prévalues à la mise de cette association.

René-Patrice OUANEPKONE, Président de ladite Association, précise que leur principale mission est de « renforcer la capacité de tous les acteurs du système éducatif et dans ce bureau, certaines personnes sont en activité, d’autres sont mises à la retraite. Nous avons fait à l’instar des militaires, parce que y’ à ce qu’on appelle des officiers de réserve et ceux qui ont travaillés dans le système, qui ont faits fonctionner le système à un certains moments, on leur fait appelle pour revenir donner à nos enfants une formation de qualité inclusive et performante ». Il a poursuivi en lançant un appel à l’endroit des experts formateurs nationaux qui hésitent de rejoindre l’association. Il relève ainsi le constat selon lequel le gouvernement fait souvent appel aux experts internationaux ou sous régionaux pour venir régler le problème du système éducatif centrafricain. Alors que ces compétences et cette capitale humaine sont dans le pays.

Les membres du bureau de l’ECEF qui sont élus par acclamation pair leurs paires lors de cette assemblée générale sont :

René-Patrice 0UANEPKONE en charge de la Présidence, le Vice-président revient à Noël NGOULO, le Secrétaire-général est géré par BISSEFI-kombasse, le Secrétaire-général adjoint est confié à Pierre- Gabriel OLEP, le Trésorier général est à Pierre Oscar NGBADANGOA et la Trésorière générale adjointe est à Rama OUANGO.

Précisant que l’ECEF, se fera le devoir de travailler en harmonie avec le Département de tutelle, tout en préservant son autonomie d’action et sa vision prospective pour le redressement du système éducatif et surtout l’amélioration de la qualité d’une éducation inclusive.       

 

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Centrafrique : une prison dorée pour Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo

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Centrafrique : une prison dorée pour Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo

 

 

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Le général braqueur Rodrigue Ngaibona alias Andjilo lors de son procès le 17 janvier 2018. Photo : Cyrille Jefferson Yapendé. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 31 janvier 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Si, après deux ans de détention préventive, Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo a connu son sort ; prison à vie avec travaux forcés à exercer, il ignore encore, tout comme ses adeptes, le prochain bâtiment qui doit l’héberger pour le reste de sa vie privative de liberté.   Prison centrale de Ngaragba avec les autres prisonniers ? Celle de Bimbo avec les femmes, Camp de Roux avec les militaires indisciplinés ? En attendant, avec son frère cadet, ils vivent et jouissent d’un régime de semi-liberté dans la prison militaire soi-disant hautement sécurisée de Camp de Roux.

 

Arrêté le 17 janvier 2015 par les militaires camerounais de la Minusca, dans son village natal de Bouca, Rodrigue Ngaïbona, ancien chargeur des camions converti en coupeur de routes puis reconverti général dans la milice Anti-balaka, a été retenu coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Après deux ans de détention provisoire vécue comme un fils d’un chef de l’Etat, c’est désormais une prison à vie assortie des travaux forcés à perpétuité qu’il doit vivre. Une peine, trop pénible sous d’autres cieux, mais en Centrafrique, elle est loin d’être assimilée à une vie de prison, eu égard aux dispositifs sécuritaires des infrastructures carcérales. Ce qui pousse la Communauté internationale à garder le célèbre prisonnier de Bouca encore un moment dans sa cellule-villa lumineuse de Camp de Roux.

Il ne va être ni transféré à Bimbo, ni redéposé à la prison centrale de Ngaragba devenue une râpe, une passoire pour tous criminels.

Que ça soit à Bimbo, à Ngaragba ou au Camp de Roux, Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo rétorque : « Rien ne changera dans ma vie actuelle ».

Pour le célèbre chef de guerre, Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo, le verdict des juges n’aura aucun effet sur sa vie actuelle. Après une visite à son mari, l’une de ses femmes croisée par CNC, rapporte : « Le général vit bien, mange à sa faim et est en bonne santé. Et il m’a même servi ».

Pour certains prisonniers et amis à Rodrigue Ngaïbona, le général Andjilo est comme un général d’armée dans une prison militaire ou un sénateur américain dans une prison africaine. En possession d’un téléphone portable, il appelle qui il veut et il reçoit certains dignitaires commissionnés par la Haute Autorité à des heures qu’il souhaite. Et grâce à ses actions très fructueuses sur le résultat des élections présidentielles en faveur de l’homme fort de Damara Faustin Archange Touadéra, il est très aimé par celui-ci et sa famille politique qui lui font des gestes d’allégeance.

« Le général Andjilo, tout comme son frère, ne mange jamais les plats carcéraux distribués. Si leurs repas ne viennent pas à temps, il appelle et on lui paie des plats du dehors bien épicés avec du piment, moutarde, concombre…» parole d’un des prisonniers.

« Quand il me reçoit, ce sont toujours avec les ” mamans na pètè  ”  (expression utilisée pour désigner les billets de banque de 10 000 F CFA) qu’il me commissionne avec pour donner à ses deux femmes et aussi pour mon transport ». A fait savoir à CNC, un militaire, compagnon d’armes et de machettes de Andjilo.

Alors que le général Andjilo vit, depuis sa cellule, comme un millionnaire en captivité plusieurs autres criminels et chefs de guerre vivent selon l’Ecclésiaste. Certains continuent de se comporter aux seigneurs de guerre et d’autres, se comportent en Prêtre ou Evangélistes. Ils reçoivent, à ce titre, des dimes des autorités, d’autres de leurs fidèles à l’image de Sayo Armel. C’est ce qui aurait justifié, d’après nos informations, l’insistance du conseil du général Andjilo à voir apparaitre devant le jury le capitaine Gbangouma, ancien bras droit de leur client et considérer comme un témoin à charge et à décharge. Demande de comparution rejetée par les juges qui pensent avoir affaire à une stratégie dilatoire du conseil.

En tout cas, le mystère entoure le dossier Andjilo que les Centrafricains attendent connaitre davantage un fois qu’il serait à nouveau devant les juges internationaux.

 

 

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Centrafrique : confusion à Bangassou, un pick-up de la Minusca enlevée par les Anti-Balaka.

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Centrafrique : confusion à Bangassou, un pick-up de la Minusca enlevée par les Anti-Balaka.

 

 

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Les combattants de la milice Anti-Balaka. copyrightautremédia

 

Bangui, le 31 janvier 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Comme si la paix oublie les voies qui mènent à Bangassou et de ses environs. Les miliciens Anti-Balaka, maître incontesté de Bangassou, continuent de mettre en défi les autorités et les forces de la Minusca dans cette région de l’Est du pays sur la rive de Mbomou.

 

Pas plus tard que la semaine dernière, les Anti-Balaka ont mis à genou le commandant des Faca Syllo, Préfet de Mbomou dans une affaire de colis envoyés aux déplacés musulmans du camp de l’église catholique. Voilà encore ce mardi, ces mêmes miliciens Anti-balaka ont réitéré ce défi, cette fois, contre la Minusca qu’ils viennent de confisquer par force l’un de ses pick-up dits 4×4 et amener dans une commune voisine.

Selon les informations recueuillies sur place, tout a commencé par le vol d’une moto appartenant à un jeune de Bangassou qui a eu le malheur d’emprunter par ignorance la voie menant au site des déplacés de l’Église catholique après son retour de la ville de bria. Après être tombée sur un guet-apens dressé par un groupe des jeunes déplacés musulmans armés, sa moto a été tout simplement confisquée par ces bandits qui ont pris en otage quelques minutes plus tard une autre personne en otage et ramenée au site des déplacés de l’église.

Devant ces actes crapuleux, les miliciens Balaka montent au créneau pour exiger à la Minusca de prendre sa responsabilité. Ils ont commencé par prendre de force un pick-up appartenant à la Mission des nations-unies en république centrafricaine connue sous son acronyme Minusca avant de disparaître avec.

À la dernière nouvelle, le 4×4 serait actuellement à Bema, une petite localité voisine de Bangassou.

D’après Pino-Pino alias débande, le chef redoutable des Anti-balaka, la Minusca doit impérativement faire libérer l’otage et la moto pris par ce groupe des bandits logés dans le camp des déplacés, mais elle doit aussi verser une rançon avant la libération de leur véhicule.

En attendant, la tension reste vive dans la ville, les miliciens Anti-Balaka n’excluent pas toute descente militaire à l’intérieur du camp des déplacés pour se venger.

 

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Centrafrique: des progrès dans les recettes douanières durant les deux dernières années selon le DG Inamo Fréderic.

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Centrafrique: des progrès dans les recettes douanières durant les deux dernières années selon le DG Inamo Fréderic.

 

 

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Frédéric Inamo, Directeur général de la douane centrafricaine. Photo: Éric Ngaba. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 31 janvier 2018..

Par :  Erick Ngaba, CNC.

 

La douane centrafricaine fait des progrès remarquables durant les deux dernières années. Durant l’année 2017, elle a pu réaliser la recette de 105.399.725.177 FCFA or la prévision était de 73. 193.000.000 FCFA, soit un excédent de 31.406.725.177 FCFA et donc, un excèdent de 142,45%. Un bilan dressé par le Directeur Générale de la douane centrafricaine Fréderic Inamo, lors de la célébration de la journée internationale de la douane, le 26 janvier 2018.

 

« Un environnement commercial sûr au service du développement économique », c’est sous ce thème que la douane centrafricaine a célébré la journée internationale de la douane, version 2018. L’occasion pour le Directeur Générale de cette institution de dresser un bilan sur les réalisations enregistrées au courant de l’année passée.

 

« En 2017, la prévision totale de la douane centrafricaine était de 73. 193.000.000 FCFA. Nous avons pu réaliser la somme de 105.399.725.177 FCFA, soit un excédent de 31.406.725.177 FCFA. Donc, un excèdent en pourcentage de 142,45% », a indiqué le Directeur Générale de la douane centrafricaine, Fréderic Inamo.

 

Dans ces recettes qui connaissent un excédent remarquable, il y a les recettes en cache et les recettes d’ordre. Les recettes en cache pour 2017 dont la prévision était de 53.993.000.000 FCFA, se chiffrent à 52324858318 FCFA. Pendant ce temps, les recettes en ordre dont la prévision était de 20 milliards FCFA, se chiffrent à 53.74.866.859 FCFA.

 

« Donc, il faut reconnaitre, dans tout ce que je venais de dire, qu’il y a une constance parce qu’aujourd’hui au niveau des recettes il y a une croissance  depuis les deux années que nous étions venus à la commande. Il y a une croissance par rapport autres années passées. Lorsqu’on était venu, les recettes douanières en cache étaient de 35 milliards et lorsqu’on est venu les recettes sont à 52 milliards. C’est pour dire qu’en moins de deux ans, nous avons fait un bon travail. Je crois que nous devons continuer dans cet élan », a-t-il renchérit.

Avant son arrivée en poste de Directeur Général, Fréderic Inamo a précisé que les recettes douanières étaient en baisse dans les années antérieures.

 

« Par exemple en 2011, si on parle seulement des recettes en cache, la prévision était de 38 500.000.000 FCFA, la douane a pu réaliser 37 milliards 400 FCFA. En 2012, la prévision était de 47.800.000.000 FCF, la douane a pu réaliser 32.280.000.000 FCFA. En 2013, avec tout ce que nous avons connu comme évènements, la prévision était 27.442.000.000 FCFA, on a pu réaliser 17.786.000.000 FCFA. En 2014, la prévision était de 19.57000.000 FCFA et on a réalisé 17.261.000.000. En 2015, la prévision était de 28 milliards, on a réalisé 35 milliards. C’est à partir de 35 milliards que mon équipe est arrivée. Donc, en 2015, on a augmenté la prévision de 35 milliards à 41 milliards, nous avons réalisé  46 milliards FCFA», a rappelé le DG de la douane.

 

Des réformes comme moyen d’optimisation des recettes

 

Les résultats probants que récoltent la douane, résultent des reformes enclenchées afin d’assainir l’environnement commercial en République Centrafricaine. Ces Reformes reposent sur quatre volets. Il s’agit entre autres de la sécurisation des recettes, l’allègement des procédures, facilitations, et des procédures régionales et internationales.

 

« Pour atteindre ces résultats par rapport aux prévisions, je vous avoue, c’est grâces aux différentes reformes que nous avons mises en place avec l’appui technique des partenaires notamment le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, la BAD pour ne citer que ceux-là », a-t-il fait savoir.

 

La nouvelle vision de la douane

Pour passer le cap de l’état embryonnaire, la douanière centrafricaine se fixe comme objectif sur l’informatisation du système comme les autres douanes à travers le monde. Donc,  un douanier un ordinateur.

 

« Notre vision aujourd’hui, nous ne voulons pas que les douaniers touchent l’argent de l’état. L’opérateur économique verse l’argent à la banque et apporte seulement les preuves de versements et nous, on donne de BAE. Notre vision aujourd’hui c’est l’informatisation du système douanier. Nous avons installé de l’ordinateur au niveau de chaque brigade douanière. La lutte contre la fraude dont l’interdiction de mains levées que l’Etat octroie aux fonctionnaires », a martelé le DG de la douane.

 

Il faut dire que le fondement des recettes douanières en République Centrafricaine repose sur deux éléments à savoir l’importation et l’exportation. Il y a donc les importations ordinaires et les importations des produits pétroliers ainsi que les exportations du boit et des mines.

 

Centrafrique : affaire zongo-oil, Sani Yalo mis en cause dans une tentative d’assassinat.

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Centrafrique : affaire zongo-oil, Sani Yalo mis en cause dans une tentative d’assassinat.

 

 

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Le PCA du BARC monsieur Sani Yalo alias Excéllence. Photo archive personnelle.

 

 

 

Bangui, le 30 janvier 2018.

Par: Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Après l’implication de la famille Yalo dans le coup de force déjoué à Malabo, circule sur les réseaux sociaux, un document révélant un meurtre raté sur la personne de Anicet Georges Dologuélé, alors, PDG de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale – BDEAC et actuel opposant déclaré au régime de Faustin Archange Touadéra. D’après le document, l’instigateur, Sani Yalo, Président du Conseil d’Administration du BARC. De quoi s’agit-il exactement ? Révélation exclusive CNC.

Tout a commencé au début des années 2000 ou l’homme d’affaires Sani Yalo, mis en cause dans une célèbre affaire d’escroquerie sur l’achat de carburant dite de « Zongo-Oil », avait été mis aux arrêts et incarcéré à la prison centrale de Ngaragba à Bangui.

D’après les faits révélés par un proche de l’actuel opposant déclaré au régime de Faustin Archange Touadéra Anicet Georges Dologuélé contacté par CNC suite à la découverte du document, Anicet Georges Dologuélé, alors Premier ministre et ministre des Finances du feu président Ange Félix Patassé qui reposait l’action de son gouvernement sur la transparence et la lutte contre la corruption au moment de l’affaire, n’a pas voulu lâcher le pactole de près de 8 milliards de F CFA empochés par le seul sieur Sani Yalo. Un pactole qui aurait dû profiter à tous les Centrafricains. Cette insistance à tout faire pour recouvrer le pactole a heurté aux intérêts de Sani Yalo qui n’a pas aussi accepté de se laisser faire.

C’est après sa fuite de prison en faveur des troubles politico-militaires qui ont secoué le pays que Sani Yalo décida alors de monter, depuis Douala, son entreprise de terroristes. Missions assignées : poursuivre sut toute la planète puis éliminer tous ceux ou celles désignés par Sani Yalo comme auteurs de sa chute. En tête, Anicet Géorges Dologuélé.

Ainsi, plusieurs missions commandées ont été opérées vainement à Brazzaville et à Paris pour tracter et éteindre Anicet Georges Dologuélé, devenu après son limogeage au poste de Premier ministre, Président de la BDEAC avec résidence à Brazzaville. À défaut de l’atteindre, ils ont utilisé leurs téléphones et se prenaient pour des Experts de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme pour passer leur message.

Paniqué et pour sauver sa peau, Anicet Géorges Dologuélé, sous Word avec en-tête et bas de page, logo et adresse de la BDEAC, informait le Premier ministre et le Président de la République des agissements de Sani Yalo et demandait à la même occasion dans la même correspondance dont une copie est parvenue à CNC, protection de son pays. Chose faite, il est resté en vie jusqu’à ce jour.

D’après nos informations recoupées auprès de plusieurs sources très concordantes, l’ancien ministre des Finances du feu Patassé Dogonendji BE était également la personnalité la plus recherchée par Sani Yalo et la première dans cette affaire à être atteinte mortellement par les agents d’exécution de Sani Yalo.

À quoi sert ce mode de vengeance politique dans le pays ?

C’est la question que tout le monde se la pose. Pour des nombreux Centrafricains connaissant la famille Yalo, il ne fait aucun doute Sani comporte dans ses veines, des venins de vengeances les plus cruels que ça. Il est toujours le premier à rallier au Chef de l’État en exercice et le premier à le quitter judiciairement.

Pour un touadérateur momentanément en dissidence avec le groupe et contacté par CNC, c’est cette rancœur contre Anicet Georges Dologuélé qui a poussé Sani Yalo et compagnie à monter le scénario du coup d’État impliquant Anicet Géorges Dologuélé.

Il y a lieu de rappeler que c’est encore Sani Yalo qui serait impliqué dans une affaire du coup d’État avorté en Guinée équatoriale dans lequel, son frère cadet Dada Yalo est aux arrêts au Cameroun parmi les mercenaires camerounais et tchadiens. Depuis lors, il est transféré en Guinée équatoriale pour nécessité d’enquête. Toutefois, des rumeurs sur la supposée mort de monsieur Dada Yalo circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, mais celles-ci n’ont pas été confirmé par les autorités équato-guinéennes.

 

Copyright2018CNC.

 

 

 

lettre BDEAC 2

Centrafrique : Quand la gestion de la Mairie de Bangui par Émile-Gros Raymond Nakombo pose question… Dossier spécial.

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Centrafrique : Quand la gestion de la Mairie de Bangui par Émile-Gros Raymond Nakombo pose question… Dossier spécial.

 

 

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Emile Gros Nakombo, Maire de la ville de Bangui. copyrightautremédia.

 

Bangui, le 30 janvier 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Alors que l’Etat Centrafricain n’arrive plus à administrer correctement les préfectures de province, la gestion de la municipalité de Bangui revêt un caractère plus important que jamais en RCA. Le Banguissois attend aujourd’hui des réponses claires sur les sujets qui peuvent améliorer son quotidien : assainissement, gestion des déchets, voiries, marchés, maternités, crèches, accès à l’eau potable (fontaines publiques), éclairage public, état-civil pompes funèbres, etc. Plus d’un an et demi après la nomination d’Emile-Gros Raymond Nakombo en mai 2016, beaucoup se pose de sérieuses questions sur la gestion de la municipalité. Cet article a pour but d’ouvrir le débat sur un certain nombre de dossiers révélateurs de la gestion publique du nouveau président de la délégation spéciale de la ville de Bangui.

 

Existence de caisses parallèles à la caisse publique municipale ?

 

Le 26 Janvier 2018, s’est tenu un procès mettant en cause 11 personnels de la Mairie de Bangui pour détournement de fonds. La secrétaire particulière du Maire, Madame Stella Yalissou a avoué lors de l’audience qu’il existait bel et bien une seconde caisse au cabinet sur instruction du Maire parallèlement à la caisse municipale et la défense demande la mise sous mandat de dépôt de cette caisse noire. Beaucoup à Bangui dénonce l’existence de caisses parallèles à la caisse publique municipale et les nombreux détournements. Espérons que le verdict du Tribunal attendu pour le 8 février 2018 permettra d’y voir plus clair car la Mairie a eu bien du mal à se justifier dans cette affaire lors de l’audience préliminaire…

 

Détournements de biens ou fonds publics à des fins privées.

 

Il est à déplorer dans le fonctionnement quotidien de la mairie le détournement de nombreux biens ou fonds publics à des fins privées. Citons pour exemple parlant l’achat de deux motos d’une valeur pièce de 680.000 FCFA le 21 Juin 2017 (date de décaissement à Mesdames Stella Yalissou secrétaire particulière du maire et Noëlla Malingou). Depuis cette date, ces motos ne sont plus visibles à la mairie et n’ont jamais à un quelconque intérêt public. Le 17 Juillet 2017, un décaissement de 2.500 000 FCFA a été effectué pour couvrir certaines dépenses liées du deuil d’un dignitaire du régime a été effectué. De telles pratiques ne sont acceptables pour les administrés de la ville de Bangui qui attendent de la municipalité des réponses claires sur les sujets d’assainissement, de voirie, de gestion des déchets, marchés, maternités, crèches, eau potable, éclairage public, pompes funèbres, etc.

 

Financement BDEAC / UE : gestion des camions bennes. Société HYSACA CENTRAFRIQUE.

 

Madame Wodobodé avait obtenu de la BDEAC et de l’Union Européenne un financement 750 millions de francs CFA pour l’acquisition de 8 camions bennes à ordures et autres matériels d’entretien urbain.  C’est ainsi que début Décembre 2017 ont été remis ces équipements à la Mairie de Bangui en présence du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et les membres du gouvernement. La société HYSACA CENTRAFRIQUE interviendra dans la gestion de ces véhicules,  du carburant associé à leur fonctionnement ainsi que dans le recrutement des chauffeurs dédiés. A qui appartient cette société dont le siège est basé dans un bâtiment annexe de la Mairie à Castors ? Est-ce que HYSACA CENTRAFRIQUE qui s’occupe pour l’instant du ramassage des déchets via des tricycles sera apte à gérer un parc de véhicules de cette nature ? Espérons-le, car il faudra que ce matériel puisse répondre aux difficultés de gestion des décharges publiques qui fut très laborieuse en 2017. Il faudrait que le maire garde à l’esprit que l’une des missions les plus importantes  de la mairie est de veiller à l’assainissement ainsi qu’à l’embellissement de la capitale Bangui.

 

Recouvrement en marchandises ou en espèces de taxes locales à des fins privées.

 

Pour fonctionner, la mairie de Bangui dispose de ressources de fiscalité locale dont l’Etat, sous son contrôle, laisse la latitude à la Mairie de les percevoir directement. Il existe aujourd’hui un système de taxation comprend les recettes à caractère fiscal (impôts et taxes) et celles à caractère non fiscal (loyers, redevances, droits, etc.) qui peut parfois varier à la tête du client. Et certains opérateurs économiques locaux peuvent rapidement se retrouvés étouffés par des nouvelles taxes inventés de toutes pièces. Monsieur Cyril Kokongbanji est personnellement chargé à la mairie de Bangui du recouvrement pour le compte du maire Émile-Gros Raymond Nakombo. En Décembre 2016, un recouvrement d’un million chez RAYAN s’est ainsi transformé en marchandises pour le domicile du Maire. C’est encore ce même qui prend à crédit des matériaux de construction auprès des commerçants libanais et qui ne sont pas payés. Même les travaux de réaménagement de l’hôtel de ville ont été effectués à crédit jusque-là. Il est aujourd’hui nécessaire qu’un système de taxation juste et équitable propre à la Mairie de Bangui dans des conditions tarifaires accessibles aux administrés soit connu de tous et que ce genre d’abus cesse.

 

Voyages intempestifs sur fonds publics.

 

Le motif invoqué par le maire de Bangui pour justifier ses nombreux voyages à l’étranger est la recherche de partenaires pour aider la mairie à assumer ses missions. Le problème est que les dépenses engendrées par ses déplacements ne sont pas connues ni justifiées comptablement dans un budget présenté au citoyen banguissois. Etant donné le nombre de vols effectué en 2017, on est en droit de s’interroger : est-ce que ces déplacements ne sont pas en réalité des voyages de villégiature et d’affaires sans qu’ils n’apportent précisément quelque chose de substantiel à la mairie de Bangui et ses administrés ? Il faut aussi souligner le fait, que de nombreux partenaires privés sont invité par le maire à la charge de la Mairie de Bangui.

 

Dotation de carburant réservée aux proches collaborateurs du maire.

 

Il existe dans le budget annuel de la mairie des dotations de fonctionnement qui sont les aides pécuniaires ou en nature (fournitures, petits matériels et outillages) octroyés par l’Etat, les partenaires publics ou privés pour appuyer le fonctionnement de la municipalité. Une dotation de 150 000 FCFA / semaine étaient accordé aux Directeurs et Chef de service permettaient ainsi à ces agents de se rendre directement au contact des populations dans le cadre de leurs missions. Cette dotation a été supprimée et ce choix risque bien d’affecter la qualité du service rendu. Désormais, seulement quelques personnes sélectionnées dont la secrétaire particulière du Maire, son protocole, son coordonnateur de projet, son aide de camp et son chauffeur bénéficient de cette dotation ce qui pose question : est-ce la gestion du fonctionnement de la mairie doit-elle être à ce point centralisée dans les mains d’une seule personne ?

 

Hausse de la masse salariale et nominations de proches à la mairie.

 

Un accord d’établissement de la Mairie de Bangui « convention collective », élaboré en 2015 est le texte de référence à toute les décisions en vue d’organiser le fonctionnement de la mairie. Il contient un manuel de procédures administratives définissant les droits et obligations au travail (conditions générale d’embauche, de durée du travail, de promotion, de formation, de rupture de travail, etc.) et des textes définissant les principes des libertés (droit syndical, d’opinion, délégué du personnel et des protections).

Est-ce que ce texte est aujourd’hui respecté par les autorités municipales ? Les titulaires encore en place, se plaignent des pressions exercées sur eux, pour les pousser dehors tandis que le maire a placé nombre de proches à la Mairie de Bangui, sans pour autant que ceux-ci ait les qualifications requises et la gestion du personnel municipal appelle aujourd’hui plus de transparence pour fonctionnement en toute efficacité.

Il faut noter que la masse salariale du personnel municipal représente 80% du poids du fonctionnement actuel de la Mairie de Bangui. Depuis sa prise de fonction, le maire Nakombo a effectué un recrutement exagéré sans se soucier de la masse salariale. Il lui arrive en réunion de promettre de faire des promesses au personnel de la Mairie purement démagogiques « qu’il ferait en sorte que le manœuvre puisse avoir un jour un salaire de deux millions par mois  ou autres. » Ce sujet brulant engendre pourtant chaque année des discussions interminables avec l’Etat pour la prise en charge de ces salaires.

 

Dossier Cités Unies France, quel bilan ?

 

Cités Unies France est une fédération de collectivités territoriales françaises qui ont fait le choix de s’engager dans l’international en tissant des liens avec une ou plusieurs collectivités étrangères. Les représentants de Cités Unies France ont initialement été invités en RCA par Madame la maire Hyacinthe Wodobodé afin de nouer ou de relancer des partenariats entre Bangui et des collectivités françaises. C’est grâce à Madame Wodobodé que la fédération Cités Unies France s’est engagée à renforcement des capacités financières de la mairie de Bangui avec notamment une enveloppe débloquée par l’Union Européenne. Emile-Gros Nakombo a pu bénéficier des fruits de cette collaboration pour recevoir l’appui de Cités Unies France, l’ONG ACTED, l’UE. Monsieur Nakombo et Nicolas Wit Directeur General Adjoint de Cites Unies France ont paraphé l’accord régissant un projet pilote à la mairie de Bangui, dans le cadre de la gestion des marchés et la collecte primaire des déchets dans les 5ème, 6ème et 8ème arrondissements. Le budget total du projet s’élève à 466.000 euros, soit 305.500.000 FCFA, financé à 75% par l’UE, 12,5% par la France et le reste par les autres partenaires de ce projet. Comment ces fonds ont-ils été utilisés ? Quel est aujourd’hui le bilan de ce projet ?

 

Mise en vente ou location de biens ou terrain publics à des fins privés.

 

Les recettes de la mairie peuvent être issues de produits domaniaux qui sont les loyers et redevances que la Mairie perçoit en contre partie de l’exploitation de son domaine public et privé (lié au sol et à son patrimoine immobilier). Mais la gestion actuelle des produits domaniaux de la mairie de Bangui pose aujourd’hui question car nombre la majorité des recettes sont détournées à des fins privées.

Le maire a ainsi décidé de mettre en location le bâtiment de la Mairie de Bangui aux Castors alors que le personnel s’entasse à l’Hôtel de Ville. Ce local fut construit par l’UNICEF à l’époque et réhabilité par OXFAM après les évènements. Il faut souligner que la procédure habituelle qui suppose une décision prise en conseil municipal n’a dans ce dossier pas été respectée.

Citons aussi le dossier de la cession du terrain au TERMINUS NORD en face de la Cathédrale Notre Dame à la société Camerounaise TRADEX dans le cadre d’un bail emphytéotique de 99 ans en contrepartie d’une enveloppe de 400 millions FCFA. Pour cela, le maire a voulu expulser tous les contribuables qui ont des kiosques dans la gare. Et pourtant cette gare a été construite sur financement de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF) à l’époque Jean-Barkès Gombé-Ketté. La somme de 400 millions FCFA a-t-elle été versé dans la caisse du publique de la mairie ? Cette somme a été partagée dans les poches de certaines personnalités privées à la mairie…

Signalons aussi  le terrain à proximité d’UCATEX à TOTAL vendu par le maire alors qu’il appartient à un particulier… TOTAL a dû payer une deuxième fois au vrai propriétaire…

 

Dysfonctionnements dans le mode gestion normal de la mairie.

 

La délégation des compétences du Maire se fait normalement à travers l’organigramme de l’Institution qui partage en attribuant selon certaines modalités les responsabilités entre les directions et services qui à leur tour divisent ou fractionnent le travail (activités, tâches, actions, etc.) entre plusieurs agents et cadres ou groupes de travail. Cet organigramme n’est aujourd’hui plus respecté et la délégation s’effectue simplement au profit du Maire du 1er arrondissement Jules Abezoua et du 7ème arrondissement Joseph Tagbalé qui s’imposent comme le cabinet de l’ombre du maire de Bangui en son absence.

Lors des conseils municipaux, il a été relevé l’existence de 2 procès-verbaux de séances.

Le maire a par ailleurs attribué une indemnité mensuelle de 150 000 FCFA au chef de service de la comptabilité et du budget Mr Adrien Ouamalandji pour le remercier d’avoir maquillé les chiffres comptables de la Mairie comme les lignes des différents frais de mission du Maire dans le budget 2016 qui a grâce à son intervention a pu être équilibré.

 

Faire la lumière et corriger le tir pour répondre aux besoins des administrés

 

La récente mission de l’inspection d’Etat a produit un rapport d’audit au chef de l’Etat sur la gestion actuelle de la mairie est actuellement entre les mains du chef de l’Etat Centrafricain. Signalons que certains des membres de cette mission d’inspection ont été menacés de mort au cours de leur mission (c’est dire que la chose est sensible). Le Maire de Bangui en qualité d’ordonnateur doit normalement rendre compte de sa gestion au Conseil Municipal ainsi qu’au citoyen Banguissois et nous attendons que la lumière soit faite sur ces dossiers. Les populations n’ont pas besoin d’affairisme à des fins privés mais de l’assistance pour rendre meilleur leur quotidien. Les habitants de Bangui veulent simplement une ville propre, avec des routes en état, avoir accès à de l’éclairage public, accéder à des actes civils sans problème, etc. dans des conditions de dignité minimales.

Centrafrique : division interne au sein de la Séléka de l’extérieur, Touadera à la manœuvre.

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Centrafrique : division interne au sein de la séléka de l’extérieur, Touadera à la manœuvre.

 

 

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Les combattants rebelles de la Séléka.

 

Bangui, le 30 janvier 2018.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Si sur le plan national les différentes factions de l’ex-coalition séléka multiplient les tractations en vue d’unir leurs forces pour mieux résister aux attaques de leurs ennemis, à l’extérieur du pays par contre, c’est tout le contraire qui se produit. Les Séléka de l’extérieur, c’est-à-dire la base intellectuelle et politique du mouvement, viennent à leur tour de se diviser en deux factions. Pourquoi tout ce micmac au sein de l’ex-coalition Séléka ?

« Diviser pour mieux régner ». Un adage bien connu et pratiqué par les hommes au pouvoir en Afrique. Et c’est la politique que se livrent depuis plusieurs mois les proches du président Touadera afin de nuire ou de fragiliser, sur le terrain, l’aile militaire de la séléka.

D’après nos informations et cela depuis plusieurs mois, une partie minoritaire de la branche intellectuelle de la séléka rapprochée par le pouvoir, est sur le point de se rallier au président Touadera contrairement à une majorité qui préfère travailler selon la ligne directrice tracée par l’un de leurs leader Nourredine Adam, à savoir : « marcher sur Bangui et chasser le président Faustin Archange Touadera et toute son équipe au pouvoir ». C’est ce qui justifie la tractation en cours à Paris entre les envoyés spéciaux de Touadera sous la houlette de Fidèle Ngouandjika et la branche minoritaire dont une partie réside au Canada.

Pour le camp de la branche pro-touadera, certains souhaitent livrer le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua qu’ils accusent de haute trahison vis-à-vis d’eux du moment où il ne pense plus à eux depuis qu’il est arrivée à la tête de l’Asemblée nationale. Ils projettent de remettre à la fin de négociation à l’envoyé spécial de Touadera Fidèle Ngouandjika, d’après un membre influant de la branche dissidente contacté depuis Paris par CNC, certaines preuves irréfutables d’implication du Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua dans la mise en place et le montage de la stratégie de la séléka.

D’autres, plus extrémistes, comptent remettre ces preuves à la justice centrafricaine et internationale. Pour eux, Abdoul Karim Meckassoua est l’homme qui a recruté les mercenaires Zakawas pour chasser Patassé au pouvoir et, à nouveau, créer la séléka pour chasser le couple BozizéTouadera au pouvoir. S’il est arrêté, il y’aura plus de rébellion en Centrafrique.

En tout cas c’est ce qui se trame en ce moment au sein de l’aile intellectuelle de la coalition séléka basée à Paris, Londres et Canada.

Du côté du pouvoir, ils affirment que « si ce ralliement se matérialise, c’est deux pas en avant. Un, vers la recherche effrénée de la paix et un autre, vers celle de la justice dans le pays ». Commente une personnalité proche du dossier.

Seul l’avenir déjà proche nous le dira qui a raison et qui à tort.

 

 

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Centrafrique : un conducteur de moto-taxi abattu par un policier à Bangui.

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Centrafrique : Un conducteur de moto-taxi abattu par un policier à Bangui.

 

 

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Les policiers centrafricains en patrouille dans la capitale Bangui.

 

 

Bangui,, le 30 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La ville de Bangui, une fois de trop, a été paralysée en milieu de matinée d’hier lundi 29 janvier 2018, suite à une bavure policière. Un des hommes de Wanzet Linguissara a abattu froidement par balle un pauvre conducteur de taxi-moto qui a tenté de porter main sur lui : Un coup de tête qui a valu la mort du conducteur et qui a soulevé la colère de ses pairs conducteurs de moto-taxi. Jusqu’à quand déplorerons-nous le comportement malsain des forces de défense et de sécurité ? Après qu’un élément des FACA ait abattu froidement un conducteur de moto-taxi derrière l’aéroport Bangui Mpoko, suivi de l’agression physique du célèbre musicien ‘’Losseba Ngou Ti Wa’’, voilà qu’un autre pauvre conducteur de moto-taxi tombe, une fois de trop, sous les balles d’un porteur de tenue, tout cela en moins d’un trimestre. Cela fat visiblement assez trop. Grave encore, ce ne sont que des bavures imputables à ces hommes de tenue. Selon les témoignages recueillis sur place hier, le malheureux événement a eu lieu au Rond-point de l’unité. Tout serait parti d’un accident de la route entre un jeune conducteur de moto-taxi et véhicule de la Minusca, encore eux ces mauvais conducteurs – tueurs de la route. Tout naturellement, une telle situation requiert l’intervention des forces de l’ordre pour les constats et autres procédures en la matière. Evidemment, deux Agents de la Police sont intervenus. Seulement dans l’exercice, le jeune qui a agi, certainement maladroitement en portant un coup de tête sur un des agents de Police en service à ces moments-là, s’est vu tirer mortellement dessus, à bout portant. Voilà qui suscite la colère des autres conducteurs de moto-taxi en activité dans la sphère. L’affaire a dégénéré. Le Ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara a du descendre sur le terrain pour tenter personnellement de calmer les manifestants visiblement prêts à tout, en particulier prêts à se défouler sur les forces de l’ordre et la MINUSCA. Après tout, il ne s’agit que d’une bavure policière. D’abord, dans les camps d’entrainement des forces de l’ordre, comme l’on a l’habitude de constater à ciel ouvert à l’ENAM, jamais les formateurs font la promotion de tuer le déclinquent, mais c’est plutôt des techniques de neutralisation du dangereux qui leur sont apprises en premier. On attend patiemment la dame justice à dire son mot. Toutefois, le ras-le-bol est sur les lèvres des Banguissois, à l’image de Don De Dieu Bedazo qui poste sur son compte facebook : « La faute nous appartienne, on ramasse les gens comme ça sans instructions de sécurité et on les balances dans les rues et ont les appels des forces de l’ordre. En effet dans ce pareil cas le policier est appelé à maîtriser le conducteur même à quel degré de sa turbulences, l’arme est utilisée quand celui ci est armé et le policier doit lui tiré à un endroit non dangereux ».
 

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Centrafrique : débandade à Bangassou.

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Centrafrique : débandade à Bangassou.

 

 

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Le commandant Syllo Gustave, Préfet de Mbomou avec résidence à Bangassou. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 29 janvier 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

depuis hier dimanche 28 janvier 2018 vers 17 heures dans la ville de Bangassou, les habitants se sont mis à courir à tout le sens suite à un échange des tirs musclé entre les miliciens Anti-Balaka et quelques hommes armés infiltrés dans le camp des déplacés musulmans de l’église catholique de la ville. Pourquoi ce nouvel affrontement dans cette ville malgré la présence des soldats de la Minusca ?

 

Difficile de le savoir concrètement ce que ces groupes armés veulent dans cette région. Sinon, selon les faits, c’est effectivement hier dimanche 28 janvier vers 17 heures locales que les miliciens Anti-Balaka ont pris d’assaut le camp des déplacés des musulmans situé dans la concession de l’église catholique de la ville.

Sans une raison apparente pour cette attaque, les Anti-Balaka se sont retrouvés nez à nez devant un groupe des déplacés bien armés qui ont pu résister à cet assautqui a fait trembler la ville tout entière.

Plusieurs centaines des personnes habitant la ville ont pris la fuite dans la brousse au moment de l’attaque.

Comme si les pressions mises par les miliciens Anti-Balaka locaux sur les déplacés musulmans de la ville ne suffisaient pas, ils ont décidé de mettre en place une stratégie d’asphyxie de cette population isolée. En ce sens, tous les ravitaillements destinés aux déplacés musulmans du camp catholique sont bloqués par les AB avant qu’ils arrivent à la destination. D’ailleurs, le Préfet de Mbomou, le commandant des Faca Syllo Gustave en a appris à ses dépens la semaine dernière.

Selon une source  proche du Préfet Syllo, c’est lors de son séjour dans une localité voisine que certains parents des déplacés musulmans de Bangassou ont préparé quelques colis composés des vivres et des médicaments pour remettre aux ayants droit lorsqu’il sera de retour sur le lieu de son travail. Malheureusement, les Anti-Balaka ont été informés avant même son arrivée à Bangassou. Ces colis, dès son retour chez lui, un commando des Anti-Balaka dirigé par le redoutable Pino-Pino dit débande s’est rendu chez le Préfet pour lui imposer de leur remettre tous les colis des déplacés qu’il a amenés de son voyage. Sous la pression, le Préfet a tout remis à ces Anti-Balaka.

Ceci montre à quel point, les Préfets nommés par Touadera dans des zones de conflit n’ont rien à faire devant ces bandes armées.

Le chef Anti-Balaka Pino-Pino alias débande n’est rien d’autre que celui qui a dirigé des multiples attaques contre les soldats marocains de la Minusca proche de Bangassou dans lesquelles, il y’avait des morts du côté de la Minusca. Pourtant, l’homme se pavane dans la ville de Bangassou sans s’inquiéter.

Par ailleurs, les soldats de la Minusca ne sont pas basés au centre-ville de Bangassou, mais dans une localité périphérique, laissant du coup le centre-ville aux miliciens Anti-Balaka qui le contrôle.

Pour l’heure dans la ville,, les Forces de défense et de sécurité patrouillent sans cesse à pied avec un peu des moyens qu’elles disposent.

La ville quant à elle se vide petit à petit de sa population. Les assaillants de leur côté, maintiennent toujours leur position autour du camp des déplacés de l’église catholique.

 

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les forces de défense et de sécurité à Bangassou
Patrouille à pied des éléments des forces de défense et de sécurité dans la ville de Bangassou. Copyright2018CNC.