Centrafrique.com/centrafrique-affaire-des-800-soldats-admis-a-la-retraite-le-pm-sarandji-nouvelle-cible-de-la-colere/blocus-de-lavenue-des-martyrs-par-des-soldats-faca-admis-a-la-retraite/” rel=”attachment wp-att-24378 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Blocus de circulation au croisement Marabéna le 22 octobre 2018 par une centaine des soldats FACA admis à la retraite en colère. Credit photo : Anselme Mbata pour CNC.
Centrafrique : affaire des 800 soldats admis à la retraite, le PM Sarandji, nouvelle cible de la colère.
Après avoir fait une déclaration mal à propos le 5 novembre dernier aux 800 soldats admis à la retraite en grève devant l’immeuble de la Primature, l’homme le plus puissant de Bangui, alias Tramadol le Toto, Simplice Mathieu Sarandji est désormais la nouvelle cible de colère de ces derniers.
« Il n’y a pas de mesures d’accompagnement pour vous. La seule chose à faire, c’est d’aller cultiver »,a déclaré le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji aux 800 soldats admis à la retraite en début d’année et qui sont en grève le 5 novembre dernier devant l’immeuble Petroca abritant la primature centrafricaine.
Ce propos déplacé, considéré comme une provocation de trop à l’endroit des grévistes qui ne font que réclamer les mesures d’accompagnement qui leur avaient été promises par la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara quelques mois plus tôt avant leur départ à la retraite :
« Vous aurez une retraite dorée avec des mesures d’accompagnement spéciales… », a déclaré la ministre de la Défense aux soldats FACA et candidat à la retraite l’année dernière.
Cependant, avec les propos du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui n’a pas fait mieux pour les réconforter, les 800 retraités n’ont qu’une chose dans la tête : mener une action d’envergure à Bangui qui pourrait pousser le chef de l’État à se prononcer.
D’ailleurs, après le propos déplacé tenu par le Premier ministre le 5 novembre dernier, les grévistes ont littéralement bloqué l’accès et la sortie de la primature durant des heures alors que tout le monde se trouve encore dans les bureaux, y compris le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui était devenu rouge.
L’intervention des commandos de l’armée ce jour n’a rien changé, bien au contraire.
« C’est juste le début », exclament les grévistes au Premier ministre qui tremblait énormément.
Centrafrique : journée mondiale de l’alimentation 2018, un fiasco inédit pour le gouvernement.
Agenda présidentiel chargé, la ville toujours tenue en partie par des rebelles et les cultivateurs en colère, la cérémonie de la journée mondiale de l’alimentation 2018 risque d’être un échec cuisant pour le gouvernement deSimplice Mathieu Sarandji.
Célébrée mondialement chaque année en date du 16 octobre, la journée mondiale de l’alimentation (JMA) pour l’année 2018 en République centrafricainevient d’être reportée pour la seconde fois à une date ultérieure.
Prévue à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, la célébration de la JMA-2018 a été reportée pour la première fois pour le 15 novembre 2018, puis pour une date ultérieure pour la seconde fois.
Cependant, à Bambari, l’insécurité bât son plein et les cultivateurs, nombreux au départ pour assister à l’exposition des produits agricoles, sont pour la plupart déçus et en colère contre le gouvernement de Bangui.
Contacté par CNC, un membre du gouvernement parle plutôt de l’agenda présidentiel qui ne cale pas avec les dates fixées pour la JMA-2018 à Bambari, mais tout cela va être fixé dans les prochains jours.
Entre temps, les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes et les soldats de la MINUSCA pour tenter de déloger dans la ville le mardi 30 octobre dernier les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC( tourne incroyablement à l’avantage des rebelles qui contrôle toujours leurs quartiers généraux à Bambari.
Selon nos informations, la prochaine date de la JMA-2018 est prévue pour le mois de décembre 2018.
Cinéma : Stan Lee le créateur des super héros est mort
Le scénariste et éditeur comics américain créateur de « Spider Man, Sup-man, Batman, Hulk etc » a rendu l’âme cette nuit des suites de maladies dans une clinique à Los Angeles. Il était âge de 95 ans.
Le scénariste et éditeur américain star de Marvel Comics est décédé cette nuit à l’âge de 95 ans des suites de maladie dans une clinique de Los Angeles.
Stan Lee était le créateur des supers-héros des bandes déssinées et héros des films tels que Spider Man, Sup-man, Batman, Hulk, Iron Man, Daredevil, Captain America et bien d’autres.
C’est une immense œuvre qui laisse derrière et une fortune colossale construite depuis 1941 date à laquelle il entame véritablement ses productions aux éditions Timely aux Etats-Unis.
Stan Lee pouvait revendiquer des droits de paternité sur une importante partie des 5 000 héros du catalogue Marvel. De son vrai nom Stanley Martin Lieber, Stan Lee est né en 1922 à New York.
Il est issu d’une famille d’immigrés juifs romains d’origine très modeste. Le jeune Lieber enchaîne les petits boulots à côté de ses études à la DeWitt Clinton High School, une université du Bronx, pour aider le foyer.
Forum sur la paix, Macron, Merkel et Gutteres plaident pour le multilatéralisme
Le président français, la chancelière Allemande et le secrétaire général de l’Onu ont rappelé la nécessité de défendre et de renforcer le multilatéralisme mondiale pour garantir une paix durable.
Depuis lundi se tient le premier Forum sur la paix à Paris en France. Cette rencontre qui réunit près d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement va permettre de débattre sur la paix et ses enjeux.
A l’ouverture des travaux, le président Emmanuel Macron a manifesté son inquiétude face au retour au Nationalisme. Car le retour au Nationalisme selon lui va contribuer à fragiliser la paix mondiale et conduire à la guerre.
Ainsi, Emmanuel Macron pense que pour garantir une paix durable dans le monde, il est important et nécessaire de renforcer le multilatéralisme mondial.
Un avis partagé par la Chancelière Angela Merkel qui a précisé que la paix qui parait si évidente ne l’est pas vraiment raison pour laquelle il faut se battre pour elle.
De même, le secrétaire général des Nations Unies Antonio Gutteres, a fait savoir que le multilatéralisme est plus que jamais une nécessité contenir un « engrenage » géopolitique semblable à celui qui conduit à la Première Guerre mondiale et à celui des années 1930.
Rappelons que ces assises se sont déroulées au lendemain de la commémoration de l’Armistice de la grande guerre en l’absence de Donald Trump.
Le président américain s’est plutôt rendu au cimetière américain de Suresnes (Hauts-de-Seine), juste à côté de Paris, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au front.
Présidentielle en RDC : plus de candidature unique de l’opposition
Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe se sont retirés lundi de l’accord de Genève sous la contrainte de leurs bases électorales. Ils maintiennent leur candidature au scrutin du 23 décembre. Martin Fayulu qui n’est plus le seul candidat de l’opposition est toujours soutenu par Jean Pierre Bemba ou encore de Moïse Katumbi.
La candidature commune de l’opposition portée par Martin Fayulu a volé en éclat quelques heures après la signature de l’accord de Genève dimanche en Suisse.
Deux ténors de l’opposition à savoir Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe se sont retirés de cet accord sous la pression de leurs différentes bases électorales.
En effet, l’UDPS de Felix Tshiseki et l’UNC de Vital Kamerhe ont rejeté cet accord.
Au sein de l’UDPS, c’est le secrétaire général soutenu par les militants qui a donné un ultimatum de 48 heures à Felix Tshisekedi de se retirer de cet accord et de maintenir sa candidature pour la présidentielle.
De même qu’à l’UNC c’est le même appel qui a été lancé à Vital Kamerhe. Les militants de ces deux partis d’opposition, Martin Fayulu n’est pas la personne indiquée pour affronter le candidat de la majorité présidentielle.
Martin Fayulu bénéficie encore des soutiens de Jean Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu.
Inconnu en dehors de Kinshasa, ce dernier n’est qu’un poids plume en politique. Toute chose qui fait penser que la volte face de l’opposition est profitable est atout pour la majorité présidentielle.
Tchad: les élections législatives prévues en novembre repoussées
Les élections législatives au Tchad, qui devaient se tenir en novembre, ont été repoussées, a indiqué lundi un membre de l’organisme chargé de mettre en place la commission électorale. « Nous avons prévu la tenue des élections législatives pour le mois de mai selon notre chronogramme, qui sera examiné et éventuellement adopté vendredi », a déclaré Abdramane Djasnabaille, membre du Cadre national de dialogue politique (CNDP).
En avril, le président tchadien Idriss Déby Itno avait annoncé la tenue des élections législatives en novembre. Les dernières ont eu lieu en 2011. Depuis, le scrutin a été repoussé à plusieurs reprises. La troisième législature à l’Assemblée devait se terminer le 21 juin 2015, mais une loi constitutionnelle l’avait prolongée. Composé de 15 membres de la majorité et 15 de l’opposition et mis en place après un dialogue politique en avril, le CNDP réfléchit et discute des affaires politiques tchadiennes. Il doit notamment mettre en place la commission électorale indépendante (CENI).
Ce report du scrutin « s’explique par le fait qu’il faut mettre en place le code électoral, (la) commission électorale nationale indépendante (et) ensuite il faut procéder au recensement électoral de la population en tenant compte du nouveau découpage administratif », selon Abdramane Djasnabaille.
Lundi, un membre du gouvernement a confié sous couvert d’anonymat ne « pas être certain » que le scrutin se tienne en 2019 « compte tenu de la crise financière et de la situation qui prévaut au nord du pays », où l’armée est déployée depuis fin août pour affronter les djihadistes de Boko Haram.
Le Tchad, qui a concentré son économie sur les revenus pétroliers depuis une quinzaine d’années, est en proie à une grave crise économique, principalement liée à la forte baisse des cours du pétrole brut en 2014-2015. Malgré le pétrole, sa population est l’une des plus pauvres au monde.
Centrafrique.com/etats-unis-accreditation-retiree-le-cnn-attaque-la-maison-blanche-en-justice/donald-trump-et-une-journaliste-du-cnn/” rel=”attachment wp-att-24362 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Gina Acosta et Donald Trump pendant un point. Photo : Reuters
États-Unis : Accréditation retirée, CNN attaque la Maison-Blanche en justice
« CNN a assigné l’administration Trump en justice devant un tribunal fédéral de Washington », a annoncé la chaîne en direct. « Elle demande la réinstauration de l’accréditation de son correspondant en chef à la Maison-Blanche Jim Acosta », a-t-elle indiqué.
« Il est très clair que la décision (de retirer l’accréditation de Jim Acosta) a été prise sur la base du contenu de sa couverture » et porte atteinte au Premier amendement sur la liberté d’expression, a déclaré en direct Ted Boutrous, l’avocat de CNN.
Donald Trump « a plusieurs fois attaqué et défié CNN et M. Acosta […] On ne peut pas accepter que la Maison-Blanche jette les gens dehors juste parce qu’elle n’aime pas ce qu’ils couvrent ».
La Maison-Blanche avait annoncé jeudi le retrait de l’accréditation de Jim Acosta, une sanction inédite, au lendemain d’un échange particulièrement houleux entre le journaliste et le président, lors d’une conférence de presse d’une heure et demie à la Maison-Blanche.
« Vous êtes très impoli et une personne horrible! », avait lancé Donald Trump à M. Acosta, en réponse au refus du journaliste de rendre le micro, après avoir posé plusieurs questions.
La Maison-Blanche avait justifié cette suspension « jusqu’à nouvel ordre », non par les questions insistantes de Jim Acosta, mais par ce qu’elle avait présenté comme son comportement déplacé envers la jeune stagiaire chargée de récupérer ledit micro.
CNN et le président américain ont une relation conflictuelle depuis des mois, Donald Trump ne cessant de dénoncer la chaîne en continu comme l’incarnation des « Fake News ».
L’association des journalistes de la Maison-Blanche a, à nouveau, indiqué « soutenir fermement » CNN dans cette affaire.
Révoquer l’accès de Jim Acosta à la Maison-Blanche « constituait une réaction disproportionnée aux évènements de mercredi », a-t-elle déclaré. « Le président des États-Unis n’a pas à choisir les hommes ou les femmes qui le couvrent. »
Mémorandum des partis politiques et organisations de la société
civile sur l’initiative Africaine pour la Paix en République Centrafricaine
Nous, partis politiques et l’organisations de la société civile de la République Centrafricaine signataires du présent mémorandum, nous sommes réunis ce lundi 12 /11/2018 à Bangui pour débattre de la problématique de la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine, signée à Libreville depuis le 17 juillet 2017 mais qui n’a, à ce jour, pas donné des résultats concrets.
Nous avons relevé que la Feuille de Route de l’Union africaine avait, en principe, été conçue dans l’optique d’assurer plus d’harmonie et de cohérence entre nombreuses initiatives prises aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, pour trouver des solutions durables à la crise centrafricaine.
En effet, à la suite des conclusions pertinentes du Forum de Bnngui, notre pays a enregistré tour à tour les accords de Nairobi , l’Initiative de l’Angola , l’Initiative Africaine pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine , l’Initiative Parlementaire pour la Paix , le Manifeste Citoyen des Organisations de la société civile centrafricaine , le Mémorandum des Partis et Associations politiques relatif à la problématique sécuritaire en RCA en attente de Sant’egidio pour ne citer que ceux-là.
Toutes ces initiatives, sauf celles de l’Angola et de l’Union Africaine, avaient le mérite d’insister sur l’impérieuse nécessité d’un dialogue inclusif, et donc l’implication de toutes les forces vives de la Nation afin de trouver une solution durable à la crise centrafricaine. C’est dans ce sens que les partis politiques et les organisations de la société civile n’ont eu de cesse de revendiquer leur participation comme acteurs à l’Initiative de l’Union Africaine.
Les partis politiques et les organisations de la société civile, signataires du présent mémorandum regrettent leur mise à l’écart, faisant du dialogue un espace fermé d’échange entre le Gouvernement et les groupes armés.
Ces partis politiques et les organisations de la société civile, signataires du présent mémorandum, constatent avec amertume que. 16 mois apres sa signature. l’Initiative de Paix de l’Union Africaine connaît très peu d’engagements concrets et d’avancées réelles. A cela s’ajoutent depuis quelque temps des initiatives parallèles et concurrentes qui sèment davantage de confusion.
Aussi, les partis politiques et les organisations de la société civile de la République Centrafricaine signataires du présent mémorandum exigent-ils :
La prise en compte de toutes les forces vives de la Nation, en particulier des partis politiques et la société civile comme parties prenantes à l’Initiative de l’Union Africaine, pour permettre leur implication dans la recherche des solutions à la crise centrafricaine ;
La cessation des initiatives parallèles et concurrentes, qui sont de nature A compromettre la mise en œuvre de l’Initiative de Paix pilotée par l’Union Africaine ;
Lu fixation dans un meilleur delai du chronogramme du dialogue.
Centrafrique.com/centrafrique-la-communaute-sant-egidio-invite-les-deputes-dans-linitiative-africaine/signature-a-sant-egidio-sur-la-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-24349 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Signature de l’accord de Sant’egidio le 20 juin 2017. Credit photo : santegidio.org
Centrafrique : La communauté Sant Egidio invite les députés dans l’initiative africaine
Un atelier de deux jours sur l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine réunissant les parlementaires et le panel des facilitateurs de l’Union africaine s’est tenu du 9 au 10 novembre 2018, au Restaurant Relais de chasse á Bangui. Initiative de la Communauté Sant Egidio consistant á impliquer les élus de la nation dans le processus de paix engagé depuis près d’un an par l’Union africaine.
Un peu plus d’un an après le lancement des travaux de facilitation de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, les députés centrafricains sont sollicités, á leur tour, par la Communauté Sant Egidio á s’impliquer dans le processus. La raison fondamentale de la sollicitude des élus de la nation réside principalement dans leur rôle de représentants du peuple – ce peuple qui a son mot á dire dans toutes grandes décisions engageant sa destinée.
‘’Brève historique et différents accords de paix’’, ‘’gestion pacifique des conflits’’, ‘’Initiative africaine’’, ‘’ le rôle du député dans la consolidation de la paix’’, telles sont les grandes thématiques autours desquelles les Experts de Sant Egidio, de l’Union africaine ont échangé, 48 heures durant avec les députés centrafricains.
Dès l’ouverture de l’atelier, M. Christophe Ndouba, Représentant de la Communauté Sant Egidio et donc initiateur de ladite rencontre a retracé le contexte des assises : ‘’La résolution de la crise centrafricaine a été confiée, à la demande des autorités de notre pays, á l’Union africaine qui a pris sur elle de mettre en place une feuille de route confiée á l’Initiative africaine. Sachant que les députés représentent le peuple centrafricain, il faut donc nécessairement les impliquer dans le processus de résolution du conflit de notre pays. C’est ce qui explique l’organisation de cet atelier par Sant Egidio’’, a-t-il souligné.
Rappelons, sur les traces M. Nicolas Nzoyoum, Ambassadeur du Cameroun qui a représenté le panel de l’Union africaine, que l’origine de la crise actuelle en Centrafrique a datée de plus d’une décennie et les racines du conflit sont encore plus profondes et plus éloignées. En effet, le pays depuis 2013, a vécu une situation d’extrême insécurité et d’instabilité politique, économique et sociale, en raison notamment de la présence de nombreux groupes armes sur son sol. C’est dans ce contexte qu’est née, en 2017, à la demande du Président Touadera l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine dont la Feuille de route a été signée à Libreville, le 17 juillet 2017.
‘’Son action est pleinement aujourd’hui soutenue par l’ensemble de la communauté internationale qui considère que l’Initiative africaine constitue actuellement le seul cadre de facilitation de la sortie de crise’’, s’est réjoui le Représentant du Panel des facilitateurs de l’UA qui relève plus loin que ‘’jusqu’à nos jours, de nombreux défis ont été déployés visant à approfondir la connaissance des revendications des groupes armes. Mais, il reste beaucoup à faire. Aujourd’hui, la communauté Sant Egidio un membre du Secrétariat technique de l’Initiative africaine est pleinement impliqué dans les préparations du dialogue avenir’’.
Toutefois, á en croire Nicolas Nzoyoum, si les efforts du panel pour la facilitation de l’initiative africaine sont soutenus, si les Centrafricaines et Centrafricains prennent conscience de nombreux avantages de la paix, alors la confiance entre le gouvernement et les groupes armés va s’établir plus facilement pour la recherche d’une paix durable. Le diplomate a terminé par un appel de pied aux élus de la nation centrafricains de prendre la juste mesure de leurs responsabilité dans les efforts de reconstruction á travers la restauration de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation. ‘’C’est ainsi que les députés en tant qu’élus de la nation, ont un grand rôle á jouer dans ces efforts de résolution de la crise’’, a lancé le diplomate camerounais.
La déclaration solennelle faite par le Directeur de cabinet de l’Assemblée nationale, Laurent Gomina Pampali témoigne déjà du degré d’appropriation et de la pleine adhésion des députés á l’initiative africaine pour la sortie de crise durable au pays de Zo Kwé Zo. ‘’L’atelier qui nous réunit revêt une grande importance, car notre pays connait depuis quelques décennies une crise à la fois politique, sociale, culturelle mais surtout sécuritaire’’, a souligné ce haut Cadre du parlement qui va gravement faire remarquer qu’ ‘’au moment où nous sommes réunis ici, une partie de nos populations sont en brousse ne sachant pas ce qu’elle va manger, etc. c’est pour cela que j’ai estime qu’en réunissant une partie des députés autour de l’Initiative africaine, vous voulez une fois de plus apporter des éléments de chance pour que ce pays puisse un jour sortir dans une situation où les crépitements d’armes deviendront un souvenir lointain’’.
L’optimisme affirmé par Pampali est de nature á confirmer la vision des partenaires, notamment de l’Union africaine et, á travers cette institution régionale, l’ensemble de la communauté internationale, qui estime que l’initiative africaine reste la voie incontestée pour une sortie véritable de crise en Centrafrique.
Notons qu’en parallèle á l’initiative africaine, les partenaires de la Fédération de la Russie ont initié une rencontre réunissant les principaux groupes armés á Khartoum, fin août dernier – rencontre assortie d’une Déclaration d’entente. L’on apprend que le second round de cette rencontre est prévu pour le 15 novembre prochain, toujours á Khartoum. Il s’agit selon des sources proches de la Russie d’une démarche complémentaire á l’initiative africaine.
Tout compte fait, le Centrafricain compte encore la communauté internationale et les partenaires de le sortir des griffes des groupes armés qui ne jurent que pour son malheur et sa mort. Les derniers événements malheureux de Batangafo et Bambari en disent long.
Cameroun : Construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal, un ouvrage essentiel pour la population et l’économie du pays.
EDF, IFC et la République du Cameroun signent les accords engageants et définitifs pour la construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal au Cameroun.
Le 8 novembre 2018, EDF, un des leaders mondiaux de l’électricité, IFC, membre du groupe Banque mondiale et l’Etat du Cameroun ont signé les accords engageants et définitifs portant sur la construction de l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal.
Le projet Nachtigal consiste à concevoir, à construire et à exploiter pendant 35 ans un barrage et une usine hydroélectrique de 420 MW sur le fleuve Sanaga au niveau des chutes de Nachtigal, situées à 65 km au Nord-Est de Yaoundé. Il comprend aussi la construction d’une ligne de transport d’électricité de 50 km jusqu’à Nyom. Le projet est porté par la société NHPC (Nachtigal Hydro Power Company), constituée aujourd’hui par EDF (40%), IFC (30%) et l’Etat du Cameroun (30%).
Pierre angulaire du plan stratégique camerounais pour le développement du secteur de l’électricité, Nachtigal constitue une priorité nationale pour sécuriser le système électrique du Cameroun.
L’ouvrage couvrira 30% des besoins énergétiques du pays, soit une production annuelle de près de 3 TWh. L’électricité produite par le barrage de Nachtigal sera vendue à l’opérateur du réseau via un Power Purchase Agreement (PPA) à un prix compétitif, au bénéfice des consommateurs camerounais. Le projet générera d’importantes retombées économiques : jusqu’à 1500 emplois directs au plus fort du chantier, dont 65% d’emplois locaux recrutés dans un rayon de 65 km autour du site de construction.
Cette signature marque la conclusion de l’ensemble des accords et contrats clés liés à la construction, à l’exploitation et au financement de l’ouvrage. Ce jalon a pu être atteint grâce à la complémentarité de compétences des trois actionnaires : l’expertise reconnue d’EDF en matière de développement de projets hydroélectriques d’envergure, le savoir-faire d’IFC dans la structuration de grands projets d’infrastructure dans les pays émergents, et le soutien actif du gouvernement du Cameroun dans le développement de ce projet stratégique pour le pays.
Le coût global du projet s’élève à 1,2 milliard d’euros. Il est financé pour près d’un quart sur les fonds propres des actionnaires au prorata de leur participation au projet, et pour le reste par des prêteurs. Coordonné par IFC, le groupe de prêteurs comprend 11 institutions de développement internationales et 4 banques commerciales locales. IFC a apporté son soutien dès les premières étapes du projet via IFC InfraVentures et a assuré la coordination globale du financement.
Nachtigal sera le plus important projet hydroélectrique sur le continent africain développé en financement de projet (schéma qui a déjà fait ses preuves dans le secteur des énergies renouvelables) et le plus grand projet hydroélectrique soutenu par le groupe Banque Mondiale en Afrique.
Avec 430 ouvrages hydroélectriques dans le monde, le groupe EDF s’engage à appliquer les meilleurs standards en matière de sûreté et de responsabilité sociale et environnementale. Aussi, la construction du barrage s’accompagnera d’un programme de développement socio-économique pour la région concernée, construit autour des initiatives identifiées dans le cadre des consultations avec les parties prenantes locales. Dans ce cadre, EDF s’appuiera en particulier sur l’expérience d’accompagnement socioéconomique autour du barrage de Nam Theun 2 au Laos, récemment reconnue par des experts indépendants.
Le début de la construction interviendra avant la fin 2018 et La mise en service opérationnelle du barrage est prévue en 2023.
Jean-Bernard Lévy, Président Directeur Général d’EDF a déclaré « Nous sommes fiers que le Cameroun reconnaisse le savoir-faire d’EDF en tant qu’hydraulicien de référence, en nous confiant la réalisation d’un projet bas carbone, structurant pour le pays et respectueux des meilleures standards en matière de responsabilité sociétale et environnementale. La signature de ces accords renforce la position du Groupe en Afrique, continent sur lequel nous sommes présents depuis plus de 50 ans et qui revêt une importance stratégique pour notre développement. Le projet Nachtigal participe à deux objectifs clés de notre stratégie Cap 2030 : tripler nos activités en dehors de l’Europe et doubler nos capacités renouvelables dans le monde à l’horizon 2030 ».
Sérgio Pimenta, Vice-Président d’IFC en charge de l’Afrique et du Moyen-Orient a déclaré : « Nachtigal est un projet phare pour le Cameroun. Il aura bénéficié de la capacité d’IFC à collaborer avec les autres institutions du Groupe de la Banque mondiale: la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI). Nachtigal augmentera la capacité de production d’électricité du Cameroun de 30% grâce à une énergie propre et à faible coût. C’est un exemple de la manière dont IFC crée des marchés capables de transformer la vie de millions de personnes ».
Partenaires financiers du projet (dans l’ordre alphabétique): African Development Bank, Africa Finance Corporation, Agence Française de Développement, Attijariwafa SCB Cameroon, BICEC, CDC Group, DEG, PIDG company – the Emerging Africa Infrastructure, European Investment Bank, FMO, International Finance Corporation, OFID, Proparco, Société Générale Cameroun, Standard Chartered Bank Cameroon
Avec le service de Presse d’EDF (Électricité de France)
République démocratique du Congo : Félix Tshisekedi « se retire » de l’accord sur le candidat unique de l’opposition.
Le président du vieux parti d’opposition en République démocratique du Congo UDPS, Félix Tshisekedi, a déclaré officiellement ce lundi 12 novembre 2018 qu’il se retirait de l’accord qu’il a signé dimanche 11 novembre avec six autres Leaders pour désigner un candidat unique de l’opposition à la prochaine élection présidentielle prévue le 23 décembre de cette année dans le pays. :
« J’ai compris que l’acte posé à Genève a été mal compris et rejeté par la base. Par conséquent, je retire ma signature de cet accord que nous avions signé hier dimanche au nom de l’UDPS », a-t-il déclaré sur les antennes de la radio Top Congo.
Quelques heures plutôt, le Secrétaire général du parti l’UDPS a déclaré de son côté qu’il donne 48 heures son Président Félix Tshisekedi de se retirer de l’accord qu’il a signé la veille pour un candidat unique de l’opposition.
A Monde : À l’initiative du pape François, la Journée mondiale des Pauvres se propage sur les cinq continents
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
A l’initiative du pape François, la Journée mondiale des Pauvres se propage sur les cinq continents
Dimanche 18 novembre 2018 se tiendra la 2e Journée mondiale des Pauvres sur le thème “Un pauvre crie, le Seigneur entend” (Ps 33,7).
Cette seconde édition donnera à la journée mondiale une nouvelle ampleur puisque 12 diocèses, issus des cinq continents, la portent symboliquement en organisant des évènements avec et pour les personnes en situation d’exclusion ou de grande précarité.
En Europe : PARIS, LYON (France), VIENNE (Autriche), MADRID (Espagne)
En Amérique : BOSTON (États-Unis), QUÉBEC (Canada), SANTIAGO (Chili)
En Asie : MANILLE (Philippines)
En Afrique : OUAGADOUGOU (Burkina Faso), BANGUI (Centrafrique), ANTANANARIVO (Madagascar)
En Océanie : WELLINGTON (Nouvelle- Zélande)
Au Vatican, le Pape François célébrera la Messe en la Basilique Saint-Pierre de Rome avant de déjeuner en Salle Paul VI avec des centaines de personnes de la rue ou en situation
Partout dans le monde, de très nombreux diocèses vont vivre au cours de cette journée un temps exceptionnel de prière, de partage et de fraternité et remettre les plus fragiles au centre de l’attention de l’Église et du monde.
A titre d’exemple, à Paris un banquet pour 600 personnes aura lieu dans l’église Saint-Eustache. A Ouagadougou (Burkina Faso), le cardinal Ouédraogo invite avec les autorités de son pays, plusieurs milliers de pauvres, chrétiens et musulmans à partager un repas avec toute sorte d’animations. A Madrid, ce sont plusieurs jours de conférences et d’actions auprès des plus exclus qui seront proposées, comme à Cracovie, et dans tant d’autres villes.
Cette journée constitue une étape avant celle de 2019 qui pourrait se concrétiser par un nouveau rassemblement mondial, comme en novembre 2016, lors du grand pèlerinage Fratello à Rome.
Les autorités sanitaires congolaises ont annoncé samedi avoir franchi le cap de 200 décès dans la dixième épidémie de la maladie à virus Ebola signalée dans l’est de la République démocratique du Congo, où l’insécurité et des résistances ont rendu difficiles les activités de riposte.
Depuis le début de l’épidémie en août, le cumul des cas est de 326, dont 291 confirmés et 35 probables. Au total, il y a eu 201 décès et 98 cas sont guéris, selon le bulletin du ministère de la Santé congolais daté de samedi.
La veille (vendredi), le bilan était de «319 cas et 198 décès» enregistrés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dépassant celui de la première épidémie enregistrée en RDC en 1976 à Yambuku (318 cas et 224 décès), dans la province de l’Équateur.
Vendredi, le patron des Casques bleus a appelé les groupes armés actifs dans l’est de la RDC à ne pas entraver les efforts de lutte contre la maladie à virus Ebola dans cette partie du pays, à la fin d’une visite conjointe avec le directeur général de l’OMS.
Dans un message spécial vendredi, le ministre congolais de la Santé, le Dr Oly Ilunga, a indiqué qu’«aucune autre épidémie au monde n’a été aussi complexe que celle que nous vivons actuellement» dans la région de Beni (Nord-Kivu).
Les équipes chargées de mener les activités de la riposte «ont dû faire face à des menaces, à des agressions physiques, à la destruction répétée de leur matériel, et au kidnapping», a-t-il indiqué.
«Deux de nos collègues de l’Unité médicale d’intervention rapide ont même perdu la vie dans une attaque», a-t-il déploré.
En 1995, à Kikwit, dans l’ouest de la RDC, le bilan de l’épidémie avait été de 315 personnes atteintes et 256 décès, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le continent africain a connu des guerres, mais aussi des paix, qui ont pu être conquises par une volonté politique, comme entre l’Éthiopie et l’Érythrée, par la force des armes comme en Côte d’Ivoire ou encore par une médiation extérieure comme au Mozambique.
La paix par la force
En Côte d’Ivoire, les bombes françaises, appuyées par une mission de l’ONU, ont obligé Laurent Gbagbo à céder la présidence à son concurrent Alassane Ouattara.
Les armes peuvent faire taire un conflit et contribuer à la paix. C’est ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire, en 2011, après presque une décennie de haines recuites et de règnes de petits chefs sur des territoires laissés à l’abandon par les autorités d’Abidjan. Tout commence en 2002 par un putsch qui fait perdre au président Laurent Gbagbo le contrôle du nord, au-dessus de Bouaké. Il accuse Alassane Ouattara d’être le « cerveau » de la rébellion. Il demande, en vain, à la France de l’aider à vaincre les rebelles.
La communauté internationale en appelle au verdict des urnes. Six fois, l’élection présidentielle est reportée. La tension monte dans le pays, jusqu’au second tour du vote, en novembre 2010, opposant Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara. Ce scrutin ne règle rien. Le 3 décembre, le pays se retrouve avec deux présidents : le Conseil constitutionnel proclame la victoire de Laurent Gbagbo et la commission électorale celle de son concurrent. L’ONU, la France et les États-Unis demandent à Laurent Gbagbo de s’incliner.
Il demeure au palais présidentiel, tandis qu’Alassane Ouattara se retranche à l’hôtel du Golf. Dans Abidjan, la peur s’installe. Les partisans du « candidat du nord » redoutent les rafles des « jeunes patriotes » de Laurent Gbagbo. La télévision relaie des appels aux règlements de compte. Le souvenir du génocide au Rwanda flotte dans les esprits. Le gouvernement ferme les frontières. Les travailleurs non ivoiriens originaires du Sahel fuient la capitale. Les combats feront 3 000 morts.
La France qui avait refusé son soutien à Laurent Gbagbo, quelques années plus tôt, estime cette fois que les armes seules éviteront un massacre en dénouant la crise au profit d’Alassane Ouattara.
À l’issue d’une bataille de dix jours dans la capitale, des bombardements de la force française Licorne et de l’appui de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci), Alassane Ouattara parvient à s’installer au palais présidentiel.
Les armes se taisent, Laurent Gbagbo est arrêté, Alas- sane Ouattara est investi devant une vingtaine de chefs d’État africains et le président français Nicolas Sarkozy. Le pays retrouve un crédit international et les bailleurs de fonds internationaux ouvrent leurs bourses. Abidjan s’enrichit et pendant ce temps, la justice internationale s’intéresse à La Haye au rôle de Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité..
L’été dernier,
en Éthiopie, un nouveau premier ministre a tendu la main à son voisin érythréen qui vivait en état de siège. Depuis les signes de paix se multiplient.
Une volonté politique peut conduire à la paix. Elle nécessite des compromis, des gestes et un soutien populaire, nourri souvent par une bonne propagande. Dans la corne de l’Afrique, deux politiques semblent avoir décidé seuls de conclure la paix, à la surprise quasi générale. L’un, Issaias Afeworki, préside depuis 27 ans l’Érythrée, l’autre, Abiy Ahmed, âgé de 42 ans, vient d’arriver au pouvoir en Éthiopie et met fin à la mainmise du pouvoir par les Tigréens, une ethnie du nord qui s’était brouillée avec l’Érythrée.
En 1998, les deux voisins étaient entrés en guerre pour quelques centaines de kilomètres carrés de désert. En deux ans, 80 000 combattants trouveront la mort. Le conflit conduit des centaines de milliers d’Érythréens à fuir. Ils voulaient échapper à l’enrôlement à vie décidé par un dictateur obsédé par la présence de l’armée éthiopienne à sa frontière du sud.
Vingt ans plus tard, Abiy Ahmed, se dit soudain prêt à appliquer les conclusions d’un arbitrage international – rejeté jusque-là par l’Éthiopie – sur le tracé de la frontière. Tout s’accélère.
Quelques jours plus tard, une délégation érythréenne se rend en Éthiopie pour discuter de la paix. Le 8 juillet, une rencontre historique entre le premier ministre éthiopien et le président érythréen,inimaginable quelques semaines plus tôt, a lieu à Asmara, saluée par la foule, sans doute convoquée par le dictateur. Le lendemain, les deux dirigeants signent une déclaration commune mettant fin à l’état de guerre. Issaias Afeworki effectue une visite en Éthiopie au cours de laquelle l’ambassade de son pays à Addis-Abeba est rouverte. Un vol commercial relie Addis-Abeba à Asmara.
Des pays étrangers ont, sans doute, aidé les politiques à se décider à rendre les armes. Isaias Afwerki s’est rapproché depuis trois ans de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis les autorisant à utiliser le port d’Assab pour mener une autre guerre, celle du Yémen. Fin avril, le sous-secrétaire d’État américain en charge de l’Afrique a effectué la première visite d’un responsable américain en Érythrée depuis longtemps.
En septembre, l’Éthiopie et l’Érythrée ont signé en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation, en présence du secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres a estimé que les sanctions appliquées envers l’Érythrée pourraient ne plus être justifiées.
La paix par la médiation
Au Mozambique, la communauté de Sant’Egidio a réussi à mettre les belligérants autour d’une même table. Et à les convaincre de rendre les armes.
Convaincre des belligérants de faire la paix en se parlant autour d’une même table. C’est ce que s’applique à faire depuis 1968 la dizaine de membres du bureau international de Sant’Egidio. La paix au Mozambique, après seize années de guerre fratricide, a été la plus belle victoire de cette communauté chrétienne établie à Rome. Sa force est de ne posséder aucun « agenda caché », aucun intérêt « géostratégique » à défendre.
En 1992, après deux années d’efforts et onze rencontres organisées à Rome entre le pouvoir marxiste et la guérilla soutenue par le régime d’apartheid sud-africain, le président Joaquim Chissano et Afonso Dhlakama, le chef de la Renamo, ont décidé de rendre les armes.
Cette guerre civile avait fait un million de morts et contraints à l’exode deux millions de Mozambicains, sans parler des blessés, des mines et des destructions.
Tout avait commencé par l’envoi en 1984 de trois avions et deux bateaux d’aide humanitaire au Mozambique. Cet appui à une population qui souffrait à la fois du conflit et du régime marxiste ouvrait le chemin d’un dialogue. Une première rencontre est organisée par Sant’Egidio en 1988 entre Afonso Dhlakama et Mgr Jaime Gonçalves, archevêque de Beira. Sans succès.
Deux ans plus tard, une autre rencontre entre le gouvernement et la Renamo se tient au siège romain de la communauté. La médiation peut commencer. Elle durera deux ans jusqu’à la paix.
Il ne suffisait pas d’aider les combattants à signer cette paix. Il fallait ensuite la rendre effective. Les médiateurs de Sant’Egidio cèdent leur place à l’énorme machine onusienne. Dès la fin de 1992, 7 500 Casques bleus sont déployés. La mission des Nations unies au Mozambique assure l’application des accords de paix depuis la démobilisation des soldats et leur désarmement jusqu’à l’organisation des élections. Le Haut-Commissariat aux réfugiés, de son côté, investit 80 millions d’euros pour le retour des réfugiés. Deux ans plus tard, en 1994, les Mozambicains peuvent élire librement, pour la première fois, leur président parmi les dix candidats en lice et désigner 250 députés pour les cinq prochaines années.
Vingt-quatre ans plus tard, le pays est toujours gouverné par le même parti, le Frelimo et la Renamo constitue toujours la principale force d’opposition avec une forte implantation au nord du pays. Mais, depuis, la paix règne sans interruption, malgré des heurts réguliers et une corruption endémique.
République démocratique du Congo : Martin Fayulu désigné candidat unique de l’opposition réunie.
Réunis à Genève depuis vendredi, les leaders de l’opposition congolaise ont désigné au terme de négociations visiblement dures, le Député national Martin Fayulu pour défendre les couleurs du bloc uni le 23 décembre 2018.
Le “candidat commun” a été choisi parmi quatre opposants restés en lice pour le scrutin : Freddy Matungulu, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et le député Martin Fayulu.
Martin Fayulu âgé de 62 ans prône un système qui allie les atouts du marché et les bienfaits de la régulation de l’État dans l’économie pour éviter, dit-il, les effets pervers de la société. Il soutient la mise en place d’une stratégie de croissance visant à réduire la pauvreté. La bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et toutes les antivaleurs constituent également un champ d’action qu’il entend exploiter avec la rigueur qu’il faut.
Originaire du Bandundu, Martin Fayulu a été membre du Haut Conseil de la Républuique – Parlement de Transition en 1993 et a été élu deux fois Député national. Outre la politique, Martin Fayulu mène des activités dans l’hôtellerie, l’immobilier et dans le secteur de l’agriculture.
Fin octobre 2018, un nouveau sondage du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) l’a placé en quatrième position dans les intentions de vote avec 8% derrière Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Emmanuel Ramazani Shadary à qui le sondage attribue seulement 16% des intentions de vote. Un sondage explosif qui a suscité la vive réaction du Front commun pour le Congo (FCC, camp Kabila) qui dénonce une « volonté de conditionner l’électorat ».
Martin Fayulu va reposer sa campagne sur une série de textes rédigés par des experts choisis par les leaders de l’opposition pour orienter son action et celle de sa coalition.
Deux fois reportées depuis 2016, les élections de décembre doivent permettre de choisir le prochain président de la RDC et les parlementaires au niveau national et provincial. L’ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary a été désigné candidat de la majorité par le président Joseph Kabila à qui la Constitution interdit de se représenter.
Centrafrique.com/centrafrique-recrutement-des-faca-la-procedure-avance-a-grands-pas-dans-la-nana-mambere/des-candidats-recrutement-faca-centrafrique-bouar-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24303 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les candidats au recrutement dans le rang des FACA à Bouar le 10 novembre 2018. Credit photo : Gervais Lenga. Copyright2018CNC.
Centrafrique : recrutement des FACA, la procédure avance à grands pas dans la Nana-Mambéré.
Depuis le lancement de la campagne du recrutement dans le rang des forces armées centrafricaines (FACA) le lundi dernier, les jeunes de la Nana-Mambéré se sont mobilisés en masse pour déposer leur candidature au point focal situé à Bouar, le chef-lieu de la préfecture.
Selon un officier de l’armée nationale, environ un millier des dossiers ont été déposés depuis le lundi 5 novembre dernier à Bouar, pour la préfecture de la Nana-Mambéré. Parmi eux, seulement 380 ont été retenus pour le grand test final.
D’après certains candidats contactés par CNC, tout est fait dans la transparence totale et aucune manipulation frauduleuse n’a été constatée comme dans le passé. Tout est fait en public devant tout le monde et en présence de la communauté internationale, concluent-ils.
Parmi les membres du jury,on y trouve certains officiers FACA et de la Minusca, les représentants de la société civile et quelques représentants de l’EUTM-RCA2018.
Rappelons qu’une campagne de recrutement d’environ 1200 soldats a été lancée sur l’ensemble du territoire national depuis la semaine dernière.
À Bangui comme en province, des points focaux ont été mis à la disposition des candidats afin de faciliter la procédure à ceux qui sont dans les villes de province.
Copyright2018 Cnc.
Un candidat en cours de teste du recrutement des FACA à Bouar le 10 novembre 2018. Credit photo : Gervais Lenga, Copyright2018CNC.
Centrafrique.com/gabon-letat-de-sante-dali-bongo-rassurant/ali-bongo-ondimba-president-de-la-republique-du-gabon/” rel=”attachment wp-att-24299 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président gabonais Ali Bongo Odimba. CopyrightDR.
Gabon : L’état de santé d’Ali Bongo rassurant
Le porte-parole de la présidence Gabonaise, Ike Ngouoni Aila Oyouomi a déclaré aujourd’hui que le chef de l’Etat est sorti de son sommeil artificiel et que son sa santé s’est « sensiblement améliorée ».
Ce dimanche, Ali Bongo le président Gabonais est sorti de son sommeil artificiel. Le porte parole de la présidence Gabonaise, Ike Ngouoni Aila Oyouomi a annoncé que selon l’équipe médicale, « L’état de santé de son SE M. Ali Bongo Ondimba, président de la République, chef de l’Etat, s’est sensiblement amélioré.
Cette évolution positive s’est nettement accélérée ces tout derniers jours. Aujourd’hui, le président de la République est dans une phase de recouvrement de la plénitude totale de ses facultés physiques ».
A en croire le porte-parole de la présidence, les médecins de l’hôpital du Roi Faycal de Ryad ont fait sorti le chef de l’Etat Gabonais de son sommeil artificiel. Les médecins avaient mis le président Gabonais dans un sommeil artificiel pour traiter et résorber l’œdème cérébral causé par un accident vasculaire.
La présidence Gabonaise a rassuré le peuple gabonais tout en appelant celui-ci à la vigilance afin de ne pas se laisser manipuler par les fakes news qui polluent la toile sur l’état de santé du président Ali Bongo.
Congo-Kinshasa: Des activistes sont régulièrement torturés
L’armée, la police et les services de renseignement en République démocratique du Congo commettent régulièrement des actes de torture sur des activistes politiques et des droits humains, y compris des viols collectifs, des strangulations et des électrochocs, selon un nouveau rapport très détaillé.
Dans ce rapport publié cette semaine, l’organisation Freedom from Torture, basée au Royaume-Uni, documente le recours intensif à la torture dans les lieux de détention en RD Congo, sur la base de documentation médico-légale et d’évaluations psychologiques de demandeurs d’asile congolais au Royaume-Uni.
Freedom from Torture a consulté les rapports d’examens pratiqués par des spécialistes de médecine légale sur 74 Congolais, 49 femmes et 25 hommes, qui avaient été détenus entre 2005 et 2017.
La plupart des cas de torture se sont produits depuis 2011, beaucoup datant de l’époque de la dernière élection présidentielle en 2011 et de la récente répression des manifestations pro-démocratie.
Human Rights Watch a également documenté le recours systématique aux arrestations, aux détentions arbitraires et aux mauvais traitements, ainsi que l’usage fréquent de la torture sur des personnes soupçonnées d’être des opposants et des activistes politiques.
Au cours des deux années qui ont suivi les élections de 2006, les forces de sécurité ont torturé un grand nombre des quelque 1 000 personnes arrêtées pour leur opposition politique supposée et ont tué environ 500 personnes.
Lors des périodes qui ont précédé et suivi les élections de 2011, d’anciens détenus du Camp Tshatshi, une base militaire de Kinshasa, ont décrit comment ils avaient été entièrement déshabillés, violemment arrosés d’eau froide et frappés à maintes reprises par les militaires de la Garde républicaine, y compris avec des gourdins cloutés.
Depuis 2015, quand ont commencé les manifestations contre les tentatives du président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats imposée par la constitution, nous avons documenté les arrestations arbitraires d’environ 2 000 dirigeants et partisans de l’opposition politique et activistes pro-démocratie. Beaucoup de ces personnes ont été maltraitées en détention.
Dans l’un de ces cas, les forces de sécurité basées dans l’est de la RD Congo ont forcé un activiste à se rouler dans la boue et à se coucher sous un robinet d’eau.
Un agent des services de renseignement a alors ouvert le robinet qui a déversé de l’eau dans sa bouche et ses yeux pendant une dizaine de minutes – ce qui est une forme de simulacre de noyade équivalant à de la torture.
Alors que le pays se prépare pour une élection présidentielle prévue pour le 23 décembre, le risque existe que ces méthodes abusives s’intensifient.
Les autorités congolaises devraient immédiatement remettre en liberté tous les membres de l’opposition politique et activistes qui sont détenus arbitrairement, autoriser une inspection indépendante des lieux de détention et prendre des mesures pour mettre fin à la torture et aux mauvais traitements.
Les individus responsables d’abus devraient être amenés à rendre des comptes. Il est essentiel que les partenaires internationaux de la RD Congo lui signifient clairement qu’il y aura des conséquences – telles qu’une extension des sanctions ciblées – si la torture et les autres abus se poursuivent.
Centrafrique.com/centrafrique-le-depute-de-mongoumba-arrete-et-ecroue-jouit-il-du-statut-de-prisonnier-politique/bernard-selembi-doudou-1000×500/” rel=”attachment wp-att-24288 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : LE DÉPUTÉ DE MONGOUMBA ARRÊTÉ ET ÉCROUÉ JOUIT-IL DU STATUT DE PRISONNIER POLITIQUE ?
Le président de l’assemblée nationalea été destitué par ses pairs députés dans des circonstances très équivoques et confuses. Conformément aux dispositions constitutionnelles et plus précisément l’alinéa 3 de l’article 70, un nouveau président de l’assemblée nationale devrait être élu dans les trois jours francs qui suivent la destitution. Les stigmates de cette destitution sont encore palpables et les tensions sont électriques. C’est dans ce climat délétère que l’élection du nouveau président de l’assemblée nationale a tourné au cauchemar pour notre auguste représentation nationale. Suite à des échanges violents, un député de la nation, ancien chef de guerre a fait usage de son arme sans faire de dégâts corporels. Ce fut la débandade au sein de l’assemblée nationale à l’instar d’une scène de guérilla urbaine digne des productions hollywoodiennes. C’est dans la fuite et recherche d’abris ou de refuge dans la concession de l’assemblée nationale que le député de Mongoumba très remarqué pour son opposition aux actions du pouvoir a été arrêté et écroué sans aucune forme de procès et surtout sans mandat d’arrêt. Selon les griefs officiels retenus, il a été reproché au député des caches d’armes dans sa voiture alors que selon les faits, ce dernier s’était réfugié dans la voiture de son collègue. Il urge dans cet imbroglio de rappeler que le prévenu est un élu de la nation couvert par l’immunité parlementaire encadrée juridiquement par les articles 47 de la constitution et l’article 118 de la loi organique N* 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale. L’immunité parlementaire évoquée par les textes cités ci-haut a été initiée par le législateur pour protéger les députés contre les exactions, les abus des pouvoirs exécutif et judiciaire. En conséquence de ce qui précède, aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché ou arrêté, détenu ou jugé pour ses opinions ou engagements. L’alinéa 2 de l’article 118 du règlement intérieur de l’assemblée nationale paraît très intéressant car il écarte toute poursuite pendant les sessions sauf autorisation de l’assemblée nationale accordée par un vote secret et surtout à la majorité. Nous soulignons que la notion de flagrance qui anéantit, annihile les effets de l’immunité parlementaire ne peut être retenue dans le cas du prévenu qui ne cherchait qu’un refuge pour s’abriter. Fort de ce qui précède, l’accusation retenue par le parquet général est dénuée de tout fondement juridique et relève en conséquence de l’arbitraire qui est l’une des caractéristiques principales d’un pouvoir totalitaire et dictatorial où la justice est la dérivée de l’humeur du roi. A défaut d’avoir de fondements juridiques solides, l’arrestation et la mise en détention préventive du député de Mongoumba revêtent manifestement le caractère politique car fondée sur des arguments politiques. On s’achemine ainsi indiscutablement vers un procès politico-judiciaire où les considérations politiques prennent le dessus sur le droit nonobstant son immunité parlementaire. Estomaqué par la propagande abusive de ce quiproquo, le citoyen lambda s’interroge : L’emblématique député de l’opposition parlementaire jouit-il du statut de prisonnier politique ou de prisonnier de droit commun ? Le député était-il en possession d’armes lors de son arrestation ou de la perquisition de son domicile ? Le député était-il arrêté pour ses farouches engagements en faveur de l’ex président de l’assemblée nationale ? Son arrestation et sa détention sont-elles autorisées par l’assemblée nationale ? S’agit-il de l’ouverture de la chasse aux sorcières ? Cette chasse aux sorcières s’élargira t-il aux potentiels et sérieux candidats pour 2021 ? Le délai règlementaire de la garde à vue du député n’était-il pas épuisé ? Le député jouit-il de tous les droits liés à la garde à vue c’est à dire la présence d’un avocat aux premiers interrogatoires, L’assistance d’un médecin et le contact avec sa famille ? Compte tenu de son statut, ne pouvait-il pas bénéficier des aménagements au lieu de le priver de sa liberté c’est à dire une assignation à domicile, le retrait de passeport ou la libération conditionnelle ? En devenant le premier prisonnier politique du régime, chaque pouvoir doit-il nécessairement avoir son prisonnier politique à l’instar des précédents ? Si tel est le cas, où est la rupture tant prônée par l’élu du peuple ? Craignant une parodie de justice ou un déni de justice, nous souhaitons rappeler la règle d’or du droit international aux droits de l’homme qui énonce : « nul ne peut être détenu sans raison légitime et toute personne accusée d’une infraction a droit à un procès équitable ». Le fait d’être arrêté et écroué ne signifie nullement que l’on est coupable des griefs reprochés, il est présumé innocent jusqu’à la sentence du tribunal. Nous espérons que ces maximes guideront les étapes de l’instruction et surtout nous appelons à la vigilance du garde des sceaux qui est un magistrat chevronné de veiller à la bonne et stricte application du droit sur ce dossier qui risque de plomber la mandature. Au risque de commettre l’irréparable en tordant le cou du droit…libérez-le. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/centrafrique-faustin-touadera-pris-en-etau/touadera-et-el-beechir-au-soudan-27-mars-2016-img_3978-2/” rel=”attachment wp-att-24279 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Faustin Archange Touadera et son homologue soudanais Omar El-Béchir à Khartoum.
Centrafrique : Faustin Touadera pris en étau
Depuis l’arrivée des Mercenaires russes sur le sol centrafricain, le président Touadera, en Manque de repères et d’expérience, ne fais que s’appuyer sur les directives du grand palais du Kremlin pour gouverner le pays. Sa politique sécuritaire et sa diplomatie sont conçues depuis la place rouge de Moscou et envoyées à son conseiller Valery Zakharov pour application. À l’exemple de l’initiative de la médiation de l’Union africaine refusée par Touadera qui compte se plier plutôt à celle des russes convoquée pour le 15 novembre à Khartoum au Soudan.
C’est dans une lettre adressée au président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat, et signée par Omar Hassan Ahmed Elbashir, président de la République du Soudan en date du 10 octobre dernier que la date du dialogue entre les groupes armés et le pouvoir de Bangui a été annoncée.
Dans cette lettre, le président soudanais Omer Hassan Ahmed Elbashir affirme avoir déjà convoqué son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera à assister à la cérémonie d’ouverture afin de donner le plein pouvoir à ses émissaires d’engager le dialogue avec les rebelles.
En effet, le Chef de l’État soudanais, qui a par ailleurs invité le président de la Commission de l’Union africaine Moussa FakiMahamat à diriger ce dialogue, exprime son souhait d’inviter aussi le président de la CEEAC et ses paires de la région à honorer de leur présence à la cérémonie d’ouverture.
Si dans la correspondance, le président soudanais Omer Elbashir entend se fonder sur la feuille de route de l’Union africaine pour conclure un accord de paix avec les groupes armés, les Russes quant à eux, ont une autre feuille de route bien établie qui serait imposée aux belligérants.
Consultés par CNC, les documents de paix établis par le Kremlin prévoient un plan de fédéralisation de la RCA sur la base du vieux projet brandit par Noureddine Adam fin 2016 dans lequel la reconstitution duroyaume de Dar le-Kuti est plus que nécessaire pour un retour d’une paix durable dans le pays.
Et si le plan russe serait maintenu et l’accord signé le prévoit, l’État fédéral sera désormais la nouvelle forme de l’état centrafricain.
C’est ce qui a irrité, d’après nos informations, l’ancienne puissance coloniale, la France, à faire voyager pour un séjour forcé à Bangui son ministre des Affaires étrangères Jean Yves le drillant pour marteler ceci :
« il n’y a pas d’alternative à l’initiative africaine de paix”. “Il faut maintenant mettre en œuvre ».
La Centrafrique est-elle prête pour un État fédéral ?
« Rien qu’à voir les qualités de nos cadres et de nos députés qui composent l’Assemblée nationale, la réponse est sans ambages « NON » », affirme un homme politique centrafricain.
Loin de rentrer dans le juridisme du terme, un État fédéral est constitué des États fédérés divisés et délimités géographiquement. Ces derniers ont certaines autonomies limitées au niveau local. Chaque État fédéré peut avoir sa propre Constitution et son propre gouvernement, mais reste sous le contrôle de l’État central.
En d’autres termes, la Centrafrique sera divisée en plusieurs États fédérés et Bangui sera l’État central.
Dans un reportage réalisé dans le cadre de cet article, quand on y regarde de plus près, tous les Centrafricains contactés se « foutent » complètement de la forme de régime qui les régit. Mais expriment tous que la Centrafrique doit rester une et indivisible. Une seule Constitution, une seule Assemblée nationale, un seul gouvernement. Pas question de diviser le pays.
Pourquoi les Russes veulent un État fédéral en Centrafrique ?
Selon un homme politique centrafricain contacté par CNC. « Diviser le pays pour mieux régner. C’est la politique russe ». Martèle-t-il ? Et pour atteindre leur but, les mercenaires russes dans le pays financent les manipulations et mettent en œuvre des œuvres humanitaires pour leur gloire.
Pour eux, quand le ventre d’un Africain est vide, son esprit s’égare. En d’autres termes lorsque les Centrafricains n’ont rien à se mettre sous la dent et luttent au quotidien pour leur survie, ils n’ont pas le « temps » de réfléchir et d’avoir une vision à long terme. « Imposez-leur dès aujourd’hui, dans leur ignorance, des solutions à leurs problèmes ».
Le président Touadera ira ou n’ira pas à Khartoum malgré les injonctions de la France, de l’ONU, Union africaine et les États-Unis ?
Crise anglophone au Cameroun : Les États-Unis pour la protection des civils
Le département d’Etat américain a appelé mercredi les autorités camerounaises et les groupes armé séparatistes à cesser immédiatement les attaques et l’incendie des domiciles des populations civiles.
La persistances du conflit armé entre forces de défense et combattant sécessionnistes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest reste l’objet de préoccupations du gouvernement américain. Ce d’autant plus que la population civile se retrouve au prises entre les deux feux.
« nous demandons qu’il soit immédiatement mis fin aux attaques aveugles dirigées contre les civils et aux mainsons incendiées par les forces gouvernementales camerounaise, ainsi qu’aux attaques perpetrées par les séparatistes anglophones contre les forces de sécurité et les civils », a indiqué le département d’Etat américain dans un communiqué disponible sur son site.
Une cinquantaine de village a été brûlée, totallement ou partiellement, depuis le début de la crise anglophone. Les populations concernées ont fui au Nigeria ou dans des villes voisines. Face à tout cela, séparatistes et forces de défense se rejettent mutuellement les responsabilités.
Le président Paul Biya s’est engagé lors de sa prestation de serment à ramener le calme et la sérénité dans les deux régions concernées. Il a appelé les sécessionnistes à déposer les armes.
Pour eux, l’enjeu et le suivant : répondre positivement à l’injonction du chef de Paul Biya ou faire face à « la rigueur de la loi mais aussi à la détermination de nos forces de défense et de sécurité ». le chef de l’Etat n’envisage pas modifier la forme de l’Etat.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/bandorole-marche-anti-française-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Banderole pour les marches anti-françaises à Bangui. Crédit photo : Gisèle MOLOMA pour CNC.
Centrafrique : marche anti-française, Touadera snobe son Premier ministre Sarandji.
Annoncée par un mystérieux groupe des jeunes pour tenir ce jeudi 8 novembre dans la capitale centrafricaine Bangui, une marche contre la France a été annulée à la dernière minute sous la pression de la communauté internationale.
Si l’identité des organisateurs reste mystérieuse, le véritable conspirateur et stratège n’est autre que le Premier ministre de son état, Simplice Mathieu Sarandji.
Disposant désormais d’un grand parapluie sécuritaire russe, le régime de Bangui ne cesse de narguer ouvertement la France. Depuis des semaines, une grande campagne anti-française est menée dans le pays.
Cette campagne est savamment orchestrée par Simplice Mathieu Sarandji, le désormais tout-puissant et indéboulonnable Premier ministre du Président Faustin Archange TOUADERA.
Assuré de disposer d’un bail de 5 ans à la primature, le nouvel homme puissant de Bangui mobilise des jeunes désœuvrés de la capitale grâce aux espèces sonnantes du trésor public qu’il utilise frauduleusement pour les manipuler, les instrumentaliser et les pousser à s’attaquer à certains partenaires, accusés d’être à l’origine de tous les maux en Centrafrique.
Ces agents propagandistes ont facilement accès aux médias publics et sur les réseaux sociaux à travers des centres de connexion internet de Boy-Rabe dédiés pour la cause. Contre des enveloppes, certains médias privés et élites centrafricains ne sont pas du reste.
Outre des émissions radio et télévisées, des banderoles et autres affiches comportant des slogans haineux et insultants sont confectionnés et affichés partout dans la capitale centrafricaine.
Message texto envoyé à tous les abonnés de la téléphonie mobile en Centrafrique.
À l’image des marches anti-françaises programmées à Bangui pour ce jeudi 8 et mercredi 13 novembre 2018, le sulfureux Simplice Mathieu Sarandji alias SMS, le concepteur et programmateur de ces marches, entend tromper les jeunes en leur faisant croire qu’il s’agirait des marches de soutien aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) alors que pendant ces marches, Simplice Mathieu Sarandji fera déployer des banderoles hostiles aux intérêts français confectionnés à cet effet, avec le risque réel de trouble dans la capitale.
D’après nos informations, c’est à la suite de l’audience qu’avait accordé le président Touadera à l’Ambassadeur de France en Centrafrique que le Chef de l’État a demandé à son ministre de l’Intérieur le général Linguissara d’annoncer l’annulation de la marche. Mais cette prise de position de Touadera irrite tout le corps de Simplice Mathieu Sarandji qui ne souhaite pas s’en arrêter là.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/mouvement-coeur-uni-congrès-lancement.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Lancement du congrès du parti Coeur-Uni à Bangui. Crédit photo : Fred Krock, CNC.CopyrightCNC
Centrafrique : ‘’Mouvement Cœurs Unis’’, parti politique de Touadera prend forme
Chose promise chose due. C’est devenu réalité. Le parti du président de la République prend forme, sous l’appelation voilée d’une Association politique. L’Assemblée générale du Mouvement Cœurs Unis s’est ouverte ce jeudi 8 novembre 2018 au palais de l’Omnisport à Bangui.
Il s’agit de l’aboutissement d’un long processus qui a duré plus de trois mois. Au départ, un groupe de proches du chef de l’Etat reunis autour du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji se sont résolus à ériger la Coordination des Ongs et Associations de soutien au Chef de l’Etat en une Association politique. Rêve pour beaucoup de centrafricains, ce projet est devenu réalité par l’œuvre des caciques de Touadera.
C’est un travail de titan qui a été abattu par les architectes de ce chef d’œuvre dont le très redoutable et fervent partisan, Blaise Didacien Kossimatchi, Coordonnateur des toutes les Ongs et Associations de soutien au Chef de l’Etat. Arrondissement par arrondissement à Bangui, puis prefecture par prefecture à l’intérieur du pays, une vaste campagne nationale de sensibilisation de proximite a été menée, en vue de l’adhésion des Centrafricains à la vision portée par le presidentTouadéra. Opération conduite méticuleusement et soigneusement jusqu’au bout.
Le lancement, jeudi 8 novembre 2018, des travaux de la première Assemblée générale du Mouvement Cœurs Unis n’est que le couronnement du maillage déjà accompli en amont. Ce sont des milliers de partisans qui ont pris d’assaut le Palais de l’Omnisport. Trois jours durant, les participants devront s’atteler à la mise en place des textes statutaires de leur Association politique, et aussi de proclamer officiellement Touadéra, President dudit Mouvement. D’ailleurs, en mis-travaux d’hier, le Chef de l’Etat est passé personnellement à l’Omnisport pour saluer et réconforter ses partisans.
Rappelons que MCU, à en croire ses doctrinaires, est la forme achevée de la philosophie du Président Touadera qui consiste en une politique d’ouverture et de main-tendue à toutes les filles et tous les fils de Centrafrique, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud. Tous ceux, des Centrafricains qui aspirent à la paix, à la reconstruction, à la réconciliation et donc à la vision du Chef de l’Etat, doivent trouver leur place au sein du Mouvement Cœurs Unis. Aussi, en bon Mathématicien, Touadera a exclu toute operation de SOUSTRACTION ou de DIVISION ; ‘’rien que l’ADDITION et la MULTIPLICATION’’ sont permises.
Rendez-vous est donc pris pour le 10 novembre prochain pour les grandes resolutions qui seront assorties de ce premier congrès.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Coree-du-sud-appuie-ong-plan-internationale-en-rca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Credit photo : Fred Krock, CNC.
Centrafrique : La Corée du Sud et Plan International appuient 418 Familles d’accueil des enfants déplacés
Ce mercredi 7 novembre 2018 marque le lancement d’une vaste campagne de distribution d’aide en vivres et non vivres à de centaines de Familles d’accueil transitoire (FAT) des enfants non accompagnés et déplacés. Une initiative de l’Ong Plan International sur financement de la Corée du Sud pour un coût de soixante – un millions (61 000 000) de Francs Cfa.
Ustensiles de cuisine, assiettes, gobelets, natte, drap, lampes, brosses à dent, cuillères, serviettes, verre, savons, haricot, riz, , sucre, sel, huile, riz …, telle est la constitution de chaque kit remis hier aux Familles d’accueil de Bangui, lors du lancement officiel de cette vaste campagne de distribution, à la Section des affaires sociales du 1er arrondissement. Cette campagne concerne cinq villes de la République centrafricaine. De manière globale, 418 FAT sont visées reparties de manière suivante : Bangui : 74 FAT ; Boda : 116 ; Kaga Bandoro 97 ; Bossangoa : 48 ; Berberati : 33.
La distribution du 1er arrondissement s’est déroulée sous la houlette de Axel Salifou, Chef du projet à Plan International. Ce dernier est revenu sur les objectifs de cette campagne : « Nous, Ong Plan International, travaillons en République centrafricaine dans les domaines clés de l’épanouissement des enfants, à savoir de la protection, la nutrition, l’éducation et nous faisons également le cach », a-t-il indiqué avant de préciser plus loin que « La distribution en couyrs s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui aux familles d’accueil transitoire (FAT) – les familles qui accueillent des enfants non accompagnés et les enfants déplacés, le temps que l’Ong fasse la recherche des familles biologiques de ces enfants. Il s’agit pour nous d’appuyer ces familles d’accueil en vivres et non vivres afin de pourvoir relever leur niveau de vie. Ce projet couvre cinq régions, à savoir Bangui, Berberati, Boda, Kaga Bandoro et Bossangoa ».
A en croire les bénéficiaires, cet appui est intervenu à point nommé pour soulager le poids des déplacés et enfants pris en charge sur les familles d’accueil. Mme Lydie Ndomalé est l’une des heureux récipiendaires : « C’est une satyisfation de voir l’Ong Plan International, voler à notre secours. Cette aide est un véritable soulagement pour nous dans la prise en charge des personnes qui ont cru mieux trouver refuge chez nous. Nous remercions sincèrement l’Ong Plan international tout en formulant le vœu que cet appui puisse s’étendre à d’autres ménages qui s’occupent des personnes déplacées ».
Notons que Plan International est une Ong qui, aux côtés du gouvernement, de l’Unicef et des partenaires, œuvre dans le pays pour le plein épanouissement des enfants, à travers l’éducation, la santé, la protection…
Niger : Le gouvernement veut réinsérer les repentis de Boko Haram
Un projet de loi y relatif a été déposé à l’Assemblée nationale en début du mois à Niamey. Le texte qui modifient le code pénal prévoit la réinsertion socio économique des personnes ayant renoncé volontairement au terrorisme et n’étant pas liées directement aux actes terroristes.
Au Niger, le terrorisme est combattu par tous les moyens. Outre la voix militaire, le gouvernement a décidé d’offrir une chance aux personnes ayant abandonné et désireuse de renoncer au terrorisme. Un texte de loi modifiant le code pénal et déposé à l’Assemblée nationale prévoit une réinsertion socio-économique des repentis de Boko Haram.
Selon les autorités, seules les personnes n’étant pas directement impliquées dans la conception et l’organisation des actes terroristes sont concernées par cette mesure. Le texte prévoit l’abandon des poursuites à l’encontre de ces ex-Boko Haram.
Le gouvernement à travers ce projet de loi veut empêcher les jeunes de rejoindre les rangs de Boko Haram en créant des conditions de vie favorable. Déjà en début d’année, le gouvernement avait initié le projet « Jeunesse Diffa » pour offrir aux jeunes une formation professionnelle et leur garantir l’auto emploi. Le projet « Diffa » est financé par l’AFD.
Présidentielle Malgache : Marc Ravalomanana sûr de l’emporter
Les premières tendances du premier tour du scrutin rendues publiques aujourd’hui par la commission électorale nationale indépendance (Ceni) donnent vainqueur l’ancien président avec 43,28% juste devant son adversaire Andry Rajoelina qui récolte 42,98% des suffrages.
La commission électorale nationale indépendante a publié aujourd’hui sur son site les premières tendances du premier tour de la présidentielle. Celles-ci donnent l’ex-président Marc Ravalomanana vainqueur, avec un score de 43,28% contre 42,98% des suffrages pour son adversaire Andry Rajoelina.
Le président sortant Le président sortant Hery Rajaonarimampianina vient largement derrière avec 2,98% des suffrages. Tandis que le pasteur Mailhol vient en dernière position avec 1,5% des suffrages. Le taux de participation générale du premier tour de ce scrutin est de 50%.
Tandis que celui des résultats partiels est fixé à 44,79%. La Ceni a 15 jours pour donner le nom du vainqueur de ce premier tour de l’élection présidentielle.
L’opposante et sa mère sont poursuivit par la justice rwandaise pour « incitation à l’insurrection » « contrefaçon de document » et « incitation à des divisions ». Après les réquisitions du procureur mercredi à Kigali, le verdict du procès est attendu le 6 décembre prochain.
L’opposante Diane Rwigara et sa mère sont poursuivit par la justice Rwandaise pour « incitation à des divisions », incitation à l’insurrection » et « contrefaçon de document ».
Le procureur de la République de Kigali a requis mercredi pour les deux femmes chacune 22 ans de prisons fermes. Diane Rwigara risque 15 ans de prison pour « incitation à l’insurrection », et 7 ans pour « contrefaçon de documents. Elle est aussi accusée d’avoir falsifié sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.
Quant-à-sa mère, le procureur a requis également 15 ans de prison pour « appel à l’insurrection » et 7 ans pour « incitation à des divisions ». Ainsi, les deux femmes qui comparaissaient libre après un an de détention provisoire pourraient retourner en prison si le tribunal valide les réquisitions du procureur le 6 décembre prochain.
Les avocats de la défense dénoncent l’absence de preuve et clament l’innocence des deux femmes. Amnesty international parle d’un procès politique et en appel à la levée des charges contre l’opposante et sa mère.
Relations Union africaine – Union européenne: réunion consultative conjointe sur la paix et la sécurité
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 595/18
23/10/2018
Relations Union africaine – Union européenne: réunion consultative conjointe sur la paix et la sécurité
Onzième réunion consultative conjointe annuelle du Comité politique et de sécurité de l’Union européenne et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine
Bruxelles, Belgique 23 octobre 2018
Le 23 octobre 2018, le Comité politique et de sécurité de l’Union européenne (COPS de l’UE) et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS de l’UA) ont tenu leur onzième réunion consultative conjointe annuelle à Bruxelles, en Belgique, au titre du dialogue régulier qu’ils mènent dans le cadre du partenariat UA-UE. La réunion était coprésidée par Mme l’ambassadrice Sofie From-Emmesberger, présidente permanente du COPS de l’UE et par M. l’ambassadeur Lazare Makayat Safouesse (République du Congo), président du CPS de l’UA pour le mois d’octobre 2018. Elle a réuni les ambassadeurs des États membres de l’UE et du CPS de l’UA, ainsi que des hauts fonctionnaires du Service européen pour l’action extérieure, de la Commission et de la Commission de l’UA.
La réunion consultative conjointe a été précédée de la quatrièmeséance de réflexion conjointe du COPS de l’UE et du CPS
de l’UA, qui s’est tenue le 22 octobre 2018 et qui a donné l’occasion de procéder à un échange de vues informel au sujet de la coopération renforcée sur des aspects examinés au sein des instances multilatérales et le financement durable des opérations de paix conduites par l’UA avec l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), sur la coopération en matière de prévention des conflits et de médiation, ainsi que sur le suivi du cinquième sommet UA-UE tenu à Abidjan en novembre 2017 et sur la mise en œuvre du protocole d’accord sur la paix, la sécurité et la gouvernance entre l’UA et l’UE, signé en mai 2018.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont souligné l’importance d’un multilatéralisme efficace et d’un ordre international fondé sur un ensemble de règles, au centre duquel se trouvent les Nations unies. Ils ont reconnu l’importance que revêt une coopération renforcée entre l’UA, l’UE et l’ONU et ont invité à poursuivre la réflexion sur la manière d’assurer le suivi de la réunion à haut niveau tenue entre les chefs de files de l’UA, de l’UE et de l’ONU en septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA sont convenus qu’il importait de traduire leur coopération politique dans le domaine de la prévention des conflits en initiatives concrètes, comme des visites conjointes sur le terrain, des sessions conjointes ou le développement d’une compréhension et d’une analyse communes des situations de crise, ainsi que d’explorer les possibilités de mener des actions conjointes à bref délai. Ils ont souligné le rôle important des femmes et de la jeunesse en tant qu’acteurs de la prévention des conflits et de la médiation.
Durant la réunion consultative conjointe, la discussion a mis l’accent sur les progrès réalisés dans le règlement des conflits/situations de crise et dans la lutte contre les menaces pour la paix et la stabilité au Mali/au Sahel, en République centrafricaine (RCA), en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, en Somalie et au Burundi.
En ce qui concerne la situation au Mali et au Sahel, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont salué la tenue pacifique, les 29 juillet et 12 août 2018, de l’élection présidentielle au Mali et ont appelé toutes les parties prenantes maliennes à coopérer en vue de promouvoir une paix et un développement durables et inclusifs dans leur pays. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris du note de l’engagement renouvelé des parties signataires maliennes, illustré par la signature le 15 octobre 2018 d’un pacte pour la paix entre le Mali et les Nations unies, à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé en 2015. Ils se sont toutefois déclarés préoccupés par la lenteur de la mise en œuvre de l’accord, en particulier pour ce qui est des dispositions relatives aux mesures institutionnelles, aux arrangements relatifs à la sécurité et au développement de la partie nord du pays. Ils ont rappelé l’importance que revêt l’accord en vue d’aboutir à une paix et à une réconciliation durables au Mali. Ils ont, en particulier, insisté sur la nécessité de réaliser d’urgence des progrès tangibles dans les domaines du désarmement, de la
démobilisation et de la réintégration (DDR) des anciens combattants afin de rétablir la sécurité dans la région nord, de faciliter le travail des autorités intérimaires et de favoriser le développement local et le retour des réfugiés et des personnes déplacées. Ils ont salué le rôle clé joué par l’Algérie, qui a pris la tête des efforts de médiation et assure la présidence du Comité de suivi (CSA), en soutien au processus de paix au Mali et ont demandé que les femmes et les organisations de la société civile soient plus étroitement associées à sa mise en œuvre. Ils ont engagé les autorités maliennes à œuvrer à l’établissement d’un large consensus politique et social en vue de mettre en place les réformes nécessaires pour s’attaquer aux principales difficultés institutionnelles, de sécurité et de développement que rencontre le Mali afin d’améliorer les conditions de vie de tous les Maliens, et ont réaffirmé leur volonté de soutenir le gouvernement malien dans ces démarches.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont exprimé leur profonde préoccupation face à la recrudescence dans la région du Sahel de la vague d’attentats terroristes qui se répand du nord du Mali jusqu’à la partie centrale du pays et aux pays voisins, et se sont déclarés particulièrement inquiets quant à la dégradation de la situation en matière de sécurité au Burkina Faso. Ils ont fermement condamné les attaques terroristes contre les populations civiles, les forces armées et les forces de sécurité maliennes, les pays de la région ainsi que les forces internationales de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de l’opération Barkhane. Ils ont réaffirmé leur soutien à la MINUSMA et ont réclamé davantage de moyens et de capacités pour permettre à la Mission de remplir son mandat de façon sûre. Ils ont également salué le rôle joué par les pays fournisseurs de troupes et ils ont rendu hommage aux soldats ayant fait le sacrifice ultime ou subi des blessures pour la promotion de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la réconciliation au Mali. Ils ont en outre rappelé le cadre permettant à la MINUSMA de fournir un soutien logistique à la force conjointe du G5 et ont appelé au versement rapide des fonds qui y sont consacrés dans le cadre de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique. Ils ont également pris note de l’appel que le Secrétaire général des Nations unies a lancé en avril 2018 au sujet de l’utilisation des contributions obligatoires à l’ONU, et ils ont salué les progrès réalisés ainsi que la détermination à faire en sorte que la mise en œuvre d’un cadre de conformité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire pour les opérations de soutien de la paix en Afrique progresse rapidement. Ils ont en outre salué les efforts que l’UA déploie actuellement pour redynamiser le processus de Nouakchott dans le contexte du processus d’examen de la stratégie de l’UA pour la région du Sahel.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont réaffirmé leur partenariat à l’appui de la sécurité régionale et du développement au Sahel, ainsi que de la coopération sur le terrain entre le représentant spécial de l’UE pour le Sahel et le haut représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel. Ils ont salué la contribution apportée à la stabilité de la région du Sahel par la mission de formation de l’UE (EUTM) au Mali et les missions de l’UE visant au renforcement des capacités EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger.
Ils se sont félicités des efforts du G5 Sahel et de la CEDEAO pour renforcer la coopération régionale et lutter contre les menaces que représentent le terrorisme et la criminalité organisée. Ils ont accueilli avec satisfaction les progrès accomplis par les pays du G5 Sahel en vue de doter d’une pleine capacité opérationnelle une force conjointe chargée de lutter contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et toute forme de trafic dans la région, sous le mandat du CPS de l’UA, avec un important soutien de l’UE. Ils ont réaffirmé leur volonté d’appuyer les priorités du G5 Sahel, notamment en vue de réussir la mise en œuvre de la résolution 2391 du Conseil de sécurité des Nations unies qui se doit également d’être pérenne. À cet égard, ils ont insisté sur la nécessité de continuer de solliciter l’appui politique d’acteurs régionaux et internationaux pour veiller au suivi des engagements pris lors de la conférence à haut niveau sur le Sahel qui s’est tenue à Bruxelles le 23 février 2018. Ils ont en outre souligné l’importance de recueillir un soutien international pour que réussisse la conférence du Programme d’investissements prioritaires du G5 qui se tiendra à Nouakchott le 6 décembre 2018. À cet égard, ils ont insisté sur la nécessité de faire en sorte que cette conférence contribue à une plus grande appropriation par les pays de la région. Ils ont mis en exergue l’importance que le fonds fiduciaire mis en place par le G5 Sahel soit rendu pleinement opérationnel.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris note des progrès réalisés en République centrafricaine (RCA) dans la recherche de solutions durables à la crise qui frappe le pays. Ils ont salué et appuyé une nouvelle fois les efforts soutenus déployés dans le cadre de l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA placée sous l’égide de l’UA avec le soutien des pays de la région par l’intermédiaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo, de la RDC, du Soudan et du Tchad. Ils ont engagé toutes les parties prenantes à l’initiative à participer activement à la mise en œuvre de la feuille de route adoptée à Libreville le 17 juillet 2017. Dans ce contexte, ils ont pris note avec satisfaction du travail effectué par le panel de facilitation qui, le 31 août 2018, a remis à M. Faustin-Archange Touadera, président de la RCA, le cahier de doléances et de revendications établi par les quatorze groupes armés de la RCA à la suite de consultations approfondies menées avec ces groupes au cours des derniers mois. Ils ont salué l’initiative africaine comme étant le seul cadre viable pour la promotion d’une paix, d’une sécurité et d’une stabilité durables en RCA. Ils ont appelé l’ensemble des acteurs concernés en RCA, ainsi que les Nations unies, notamment par l’intermédiaire de la configuration spécifique à la RCA de la Commission de la consolidation de la paix, présidée par le Royaume du Maroc, l’UE et les autres partenaires à se coordonner étroitement pour aider le pays. Ils ont rappelé l’importance d’un dialogue inclusif entre l’ensemble des institutions de la RCA et des acteurs de la société civile, notamment les groupes de femmes, pour permettre au pays de panser ses plaies et de se réconcilier de manière durable. Ils ont salué l’inauguration de la Cour pénale spéciale (CPS), qui constitue une avancée importante dans la lutte contre l’impunité et la promotion de la paix, de la justice et de la réconciliation en RCA.
Ils ont réitéré leur soutien aux efforts déployés par le président Touadera et son gouvernement en vue d’aboutir à une solution politique globale incluant la justice et la réconciliation, qui sont autant de facteurs essentiels pour favoriser la stabilité, la paix et le développement dans le pays. Ils ont appelé les dirigeants de la RCA à ériger en priorité les travaux conjoints sur le renforcement des institutions démocratiques de l’État et de l’état de droit, la réforme du secteur de la sécurité et la justice transitionnelle, la bonne gouvernance, ainsi que la fourniture de services sociaux à la population, notamment la sécurité. Ils ont condamné la violence structurelle que les groupes armés imposent à toutes les couches de la société, y compris les femmes et les enfants, les acteurs humanitaires et les forces de sécurité. Dans ce contexte, ils ont engagé le gouvernement de la RCA à continuer d’assurer la protection, en particulier des groupes vulnérables, et à faciliter le travail des agences d’aide humanitaire.
Ils ont fermement condamné les activités déstabilisatrices des groupes armés, ainsi que les attaques ciblant les civils et les troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), et ont réitéré leur soutien à cette dernière et à son renforcement. Ils ont appelé l’ensemble des groupes armés de RCA à mettre fin aux hostilités et à s’engager résolument en faveur des programmes de DDR et du processus de pacification du pays. Ils ont félicité l’UE et l’UA pour le soutien apporté aux efforts déployés par les autorités de la RCA pour rétablir la paix et reconstruire leur pays, notamment par l’intermédiaire de la mission militaire de formation de l’UE (EUTM RCA), et ont souligné que tous les acteurs engagés dans ce contexte devaient coordonner étroitement et en toute transparence leurs activités respectives. Ils ont salué le soutien apporté par l’UE au gouvernement de la RCA dans le cadre des réformes du secteur de la sécurité, notamment en fournissant des conseils stratégiques aux Forces de sécurité intérieure par l’entremise de l’EUTM RCA en réponse à la demande de la RCA visant à obtenir une assistance supplémentaire en faveur de ces dernières.
Ils ont exprimé leurs vives préoccupations face aux problèmes de sécurité et à la situation humanitaire qui règnent en RCA et ont appelé la communauté internationale à renforcer son assistance financière et les autres formes d’aide nécessaires pour améliorer la situation humanitaire, ainsi qu’à honorer les engagements pris lors de la conférence des donateurs qui s’est tenue en mai 2016 à Bruxelles. Ils ont souligné la nécessité de coordonner étroitement les efforts que déploient les membres de la communauté internationale.
En ce qui concerne le Soudan du Sud, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont salué les progrès accomplis dans la recherche d’une solution durable au conflit qui sévit en République du Soudan du Sud et se sont félicités de la signature, le 12 septembre 2018 à Addis-Abeba, de l’accord revitalisé pour résoudre le conflit au Soudan du Sud, qui constitue une avancée sur la voie d’un véritable processus de paix. Ils ont salué les efforts déployés par les parties sud-soudanaises et l’Autorité intergouvemementale pour le développement (IGAD) et ses États membres pour parvenir à ce résultat. Ils ont souligné que la mise en œuvre réussie de l’accord revitalisé pour résoudre le conflit au Soudan du Sud nécessiterait un engagement de la part de toutes les parties et, à cet égard, ils les ont exhortées à apporter leur contribution à l’instauration d’un climat de confiance entre elles ainsi qu’avec la communauté internationale. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont demandé la cessation immédiate des hostilités et le désengagement des forces dans l’ensemble du pays. Ils ont encouragé l’IGAD à continuer de jouer un rôle actif et à travailler en étroite coopération avec l’UA pour s’assurer que les parties à l’accord revitalisé respectent leurs engagements et que les éléments perturbateurs aient à répondre de leurs actes.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA se sont déclarés vivement préoccupés par la crise humanitaire qui sévit dans le pays et ont rendu hommage aux pays de la région qui continuent à accueillir un grand nombre de réfugiés sud-soudanais, ainsi qu’aux acteurs humanitaires qui ont continué à apporter une assistance dans les conditions les plus difficiles. À cet égard, ils ont appelé les parties sud-soudanaises à assurer un accès humanitaire sans entrave dans l’ensemble du pays. Par ailleurs, ils ont rappelé qu’il était nécessaire de mettre en place le Tribunal mixte pour le Soudan du Sud, la Commission vérité, réconciliation et apaisement et l’Autorité chargée des indemnisations et des réparations, comme prévu par l’accord revitalisé, et ils ont demandé que la communauté internationale se tienne prête à soutenir la mise en œuvre de ce dernier.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA se sont félicités que les parties sud-soudanaises se soient engagées à prendre dûment en considération la diversité nationale, la représentation des hommes et des femmes ainsi que la représentation géographique dans le cadre de la sélection de leurs candidats aux différents mécanismes prévus dans l’accord revitalisé. En conséquence, ils ont encouragé le gouvernement d’union nationale de transition du Soudan du Sud à veiller au respect des dispositions de la constitution de transition de la République du Soudan du Sud et de l’accord revitalisé prévoyant un taux de participation des femmes à l’exécutif de 35 %.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont accueilli avec satisfaction le rapprochement entre l’Éthiopie et l’Érythrée, y compris la déclaration conjointe de paix et d’amitié du 9 juillet 2018, et l’engagement en faveur d’une coopération globale qu’ont pris l’Érythrée, l’Éthiopie, la Somalie et Djibouti. Ces faits nouveaux ouvrent de nouvelles perspectives de coopération régionale en matière de paix et de sécurité et d’intégration économique.
Pour ce qui est de la Somalie, en particulier, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris note des évolutions régionales positives qui sont récemment intervenues dans la Corne de l’Afrique et pourraient avoir une incidence favorable sur la Somalie et la région dans son ensemble. Ils se sont félicités de la tenue récente, les 16 et 17 juillet 2018 à Bruxelles, du forum de partenariat sur la Somalie et, constatant les progrès réalisés, ont encouragé le pays à avancer concrètement sur la voie des réformes dans le domaine politique, économique et de la sécurité. Ils ont insisté sur l’importance que revêt une coopération étroite entre le gouvernement fédéral somalien et les États membres de la fédération pour continuer de faire progresser le processus de consolidation de la paix et de renforcement de l’État du pays. Ils ont souligné que la situation intérieure en Somalie demeurait fragile, comme le prouvent les menaces que le groupe Al-Chabab continue de faire peser sur la sécurité. À cet égard, ils ont fait valoir qu’il importait que la communauté internationale continue de soutenir le gouvernement somalien et l’AMISOM. Ils ont félicité l’AMISOM et les pays qui fournissent des effectifs militaires et de police pour leur contribution à la paix et la stabilité en Somalie, qui est essentielle pour que des progrès soient réalisés dans l’établissement d’un État somalien. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont félicité le gouvernement fédéral somalien pour l’adoption du plan de transition somalien, qui est internationalement reconnu et rappelé dans la résolution 2431 (2018) du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils ont insisté sur la nécessité de veiller à ce que toute transition vers la sécurité soit conforme au plan de transition, ainsi que sur la nécessité de reconfigurer l’AMISOM afin d’avancer sur la voie d’un transfert progressif des responsabilités en matière de sécurité aux institutions somaliennes chargées de la sécurité, qui devront graduellement assumer la responsabilité de la sécurité de la Somalie, compte tenu de l’impératif d’éviter tout vide sécuritaire susceptible de compromettre les progrès réalisés à ce jour. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont appelé le gouvernement fédéral somalien, conjointement avec les États membres de la fédération, à poursuivre la réforme du secteur de la sécurité, en accordant une importance particulière à l’intégration des forces, et à renforcer la transparence au moyen d’une collaboration plus étroite avec les partenaires en matière de sécurité, notamment grâce à l’établissement d’un mécanisme de coordination amélioré (“cellule de fusion”). En outre, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont insisté sur la nécessité d’un soutien financier prévisible, durable et disponible en temps utile pour assurer une transition progressive et assortie de conditions, provenant notamment des contributions obligatoires de l’ONU en faveur de l’AMISOM, et d’un soutien aux institutions de sécurité somaliennes pendant la phase de transition. Le CPS de l’UA a rendu hommage au soutien continu que l’UE apporte de longue date à l’AMISOM et a souligné l’importance que revêt un partage international des charges dans le cadre d’un effort conjoint et transparent. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont salué la contribution qu’apportent à la stabilité en Somalie l’AMISOM, ainsi que la mission de formation de l’UE en Somalie (EUTM Somalia), la mission de l’UE visant au renforcement des capacités en Somalie (EUCAP Somalia) et la force navale de l’UE EU NAVFOR Somalie – opération ATALANTA. Ils ont également souligné la nécessité d’apporter un soutien accru à l’armée nationale somalienne afin de la préparer à reprendre progressivement les responsabilités en matière de sécurité actuellement exercées par l’AMISOM.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont affirmé leur détermination à continuer de suivre l’évolution de la situation au Burundi. Ils se sont félicités de l’annonce faite en mai 2018 par le président Pierre Nkurunziza, selon laquelle il ne présentera pas sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont également salué la reprise du dialogue inter-burundais, qui devrait avoir lieu sous peu à Arusha, et ont appelé toutes les parties prenantes à coopérer pleinement avec le médiateur et l’équipe de facilitation. Ils ont souligné que la seule voie viable que le Burundi peut suivre est celle d’une solution politique née d’un dialogue inter-burundais inclusif. Ils ont encouragé tous les acteurs à participer de bonne foi au processus et à avancer, en particulier en vue des élections de 2020 et en raison de la situation socio-économique du pays. Ils ont souligné qu’il demeurait essentiel que la région soutienne le dialogue inter-burundais et ont salué le travail de médiation et de facilitation entrepris par la Communauté de l’Afrique de l’Est. Ils ont exhorté les Burundais à respecter la lettre et l’esprit de l’accord d’Arusha de 2000, dont on s’accorde à reconnaître qu’il favorise la paix dans le pays et dans la région. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris note de l’adoption, le 28 septembre 2018, d’une résolution prolongeant d’une année supplémentaire le mandat de la commission d’enquête des Nations unies. Ils ont encouragé le Burundi à coopérer avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme et, en particulier, à signer un protocole d’accord en vue de la mission des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires de l’Union africaine au Burundi. Ils ont engagé le Burundi à veiller à ce que l’ensemble des acteurs du soutien à la population burundaise puissent continuer à travailler.
Le CPS de l’UA a lancé un nouvel appel à l’UE pour que celle-ci lève la suspension de l’aide apportée par l’intermédiaire du gouvernement imposée au Burundi, tout en reconnaissant que l’UE continue de fournir une importante aide directe à la population, en vue de faciliter le redressement socio-économique du pays.
Concernant la situation en République démocratique du Congo, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont réitéré leur soutien à une paix, à une sécurité et à une stabilité durables en RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Ils ont salué la décision du président Kabila de se conformer à la constitution du pays en ne se présentant pas à la prochaine élection présidentielle, ouvrant la voie à une transition démocratique et pacifique en RDC. Dans ce contexte, ils ont souligné qu’il importait que les autorités de la RDC veillent à ce que les élections se tiennent le 23 décembre 2018, conformément à l’accord politique du 31 décembre 2016, pour que le scrutin se déroule dans un climat inclusif, transparent, crédible et pacifique. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont par ailleurs salué la visite du Conseil de sécurité des Nations unies intervenue en octobre 2018, et ont exprimé leur soutien au rôle des Nations unies, qui doivent faciliter la bonne organisation du processus électoral, à la demande du gouvernement de la RDC, conformément aux dispositions pertinentes de la résolution 2409 du CSNU.
Compte tenu des nouvelles menaces pour la sécurité qui pourraient exacerber les risques d’épidémie d’Ebola dans les provinces de l’est de la RDC, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont appelé l’Organisation mondiale de la santé à renforcer et à intensifier ses efforts visant à prévenir une nouvelle épidémie d’Ebola et la propagation du virus. Ils ont aussi demandé que la communauté internationale au sens large apporte le soutien financier et logistique nécessaire à l’appui des efforts déployés par les autorités de la RDC, notamment pour répondre aux énormes besoins humanitaires qui demeurent largement sous-financés. Par ailleurs, ils ont appelé de leurs vœux une étroite collaboration entre la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en vue de lutter contre les groupes armés et les forces négatives, en particulier les Forces alliées démocratiques (ADF); cette question requiert une réponse et une coordination solides à l’échelon régional, qui passent par un engagement renouvelé en faveur de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013.
La partie UE a également informé les parties présentes à la réunion de la coopération avec les Balkans occidentaux.
Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA sont convenus de se réunir à nouveau en 2019 à Addis-Abeba, et, en outre, d’étudier la possibilité d’effectuer une nouvelle visite conjointe sur le terrain.
Interrogée sur la question par les confrères de le monde Afrique suite à l’hospitalisation du chef de l’Etat en Arabie Saoudite, la présidente de la cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo souligne qu’il n’y a pas d’empêchement définitif, ni de vacance de pouvoir. Le président est toujours en capacité de diriger le pays.
Il y a pas d’empêchement définitif, ni de vacance de pouvoir au Gabon. A indiqué la présidente de la cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo aux confrères de le Monde Afrique.
Sur la base des assurances du porte-parole du gouvernement, Marie Madeleine Mborantsuo fait savoir le président Ali Bongo est encore dans ses capacités à diriger le Gabon.
D’après la patronne de la haute juridiction, le chef de l’Etat est juste sous repos médicale due à une fatigue sévère. Un repos qui est d’ailleurs prescrit par les médecins.
D’après elle, les institutions Gabonaises fonctionnent normalement et qu’aucun incident n’a été observé à ce niveau. Par conséquent rien ne permet de constater l’empêchement ou la vacance du pouvoir au Gabon.
La présidente de la haute juridiction vient ainsi taire les débats sur les capacités du chef de l’Etat à gouverner. Car depuis deux semaines, les réactions au sein de l’opinion gabonaise vont tous les sens.
Les partisans du chef de l’Etat rassuré par le porte parole du gouvernement sont serein, tandis que l’opposition demande au gouvernement d’éclaircir le peuple sur le mystère.
Bien plus, elle demande à la haute cour de mettre en application l’article 13 de la constitution pour constater l’empêchement définitif et donc la vacance du pouvoir.
Soulignons qu’au Gabon, c’est la présidente de la cour constitutionnelle conformément à la constitution qui est chargé de constater l’empêchement définitif du président et la vacance du pouvoir. Ceci permet de mettre en place une transition du pouvoir dirigée par le président du Sénat.
MAROC : bientôt leader d’énergie solaire en Afrique
Un accord a été signé à cet effet aujourd’hui entre le gouvernement du royaume chérifien et la Banque africaine de développement à Johnesburg en Afrique du Sud. L’accord prévoit le financement de la Centrale solaire NOOR par la BAD à hauteur de 9 milliards de dollars
D’ici deux ans, le Maroc sera le premier pays producteur d’énergie solaire. La Banque Africaine de développement et le Maroc ont conclu un accord aujourd’hui portant sur la production de l’énergie solaire. Cet accord permettra au royaume du Maroc de devenir le premier producteur d’énergie solaire de tout le continent. De part cet accord, le Maroc va non seulement augmenter sa production en énergie solaire, mais aussi pourrait exporter celle-ci vers d’autres pays.
Au cours de la signature, Bad était représentée par son président du groupe Akinwumia Adesina et le Maroc par Mustapha Bakkarouy, président du directoire de l’agence marocaine de l’énergie solaire.
La BAD va financer la construction de la plus grande centrale solaire au Monde mise sur pied par le Maroc appelé NOOR (lumière en arabe). Ce financement de la Bad s’élève à 9 milliards de dollars. Soulignons que les deux parties sont parvenues jusque grâce à ce projet. Et aussi au succès que connait le Maroc dans ce secteur.
La centrale solaire NOOR dès sa livraison en 2020, va produire jusqu’à 10000 Megawatts. Le Maroc a en croire les autorités ambitionne d’ici 2030 une production de 52% d’énergies renouvelables. Il en produit 38% d’énergie éolienne.
Depuis sa création, la Bad a investi 10 milliards de dollars au Maroc avec un encours de 4 milliards de dollars.
CRISE ANGLOPHONE AU CAMEROUN : Libération des 79 otages enlevé lundi
Les forces de défense et de sécurité ont retrouvée ces otages aujourd’hui dans une église dans la localité de Bafut région du Nord-Ouest selon le gouvernement. Mais les trois enseignants et le chauffeur restent introuvables
Les 79 élèves kidnappés lundi par les sécessionnistes ont été retrouvée hier. Selon le porte parole du gouvernement l’armée les a récupérés sain et sauf dans une église de la localité de Bafut.
Le ministre de l’administration territorial, Paul Atanga Nji a fait savoir que les ravisseurs étaient coincés en raison des mesures de sécurité mise en place pour leur traque.
C’est ainsi qu’ils ont jugé nécessaire d’abandonner leurs otages. L’abandon qui étaient devenus encombrants pour eux.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/le-Premier-Ministre-Simplice-Mathieu-SARANDJI-corbeaunews-yapende-IMG_28fvr2018230353.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Credit photo : Jefferson Cyrille Yapéndé pour CNC.
Centrafrique : le jeu trouble du Premier ministre Sarandji
Après avoir manigancé les députés à sa guise, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, désormais maître incontesté du régime Touadera, tente à nouveau de manipuler l’opinion nationale et internationale au risque de mettre en péril la tranquillité et la sécurité des Centrafricains.
Ce n’est plus un secret pour personne. Le duel politique mené depuis plus d’un an entre le Chef de l’État Faustin Archange Touadera et Abdoul Karim Meckassoua vient de tourner à l’avantage du camp présidentiel.
Sauf que dans le fond, ce n’est pas vraiment le chef de l’État qui a remporté ce duel, mais plutôt son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le plus puissant maître à penser de son ami Touadera. C’est lui, Simplice Mathieu Sarandji, qui a activé la procédure de destitution de Meckassoua et avait consulté l’honorable Laurent Gon-baba pour le remplacer. À ce titre, il a mis en place un pactole que le président Touadera avait complété, à la dernière minute, à travers son frère Frédéric Inamo DG de la Douane.
Limogeable depuis plus d’un an, Simplice Mathieu Sarandji, rajoute manigances sur menaces. Il tape sur tables devant Touadera, il achète des consciences pour bien manigancer. Les jeunes et les médias sont les principaux groupes cibles. Mission : redonner à la crise centrafricaine un caractère religieux et attaquer la France. Qu’à cela ne tienne si cela peut emporter le régime.
Manipulation du conflit centrafricain
La crise centrafricaine, que certains tentent de dénoncer avec force qu’elle n’est pas du tout confessionnelle est désormais la cible principale du Premier ministre Sarandjji.
Après avoir déboursé d’importante somme d’argent pour le vote de l’ancien ministre de Patassé Laurent Gon Baba à la présidence de l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sarandji s’attaque désormais à rendre son nom plus musulman qu’avant. Pour ce jeu, il s’appuie sur certains médias qu’il les manipule.
Au lieu de Monsieur Laurent Gon Baba connu par tous les Centrafricains depuis plus de 40 ans, Sarandji voudrait désormais que les médias et autres l’appellent El-Adj Moussa Laurent Gon Baba. Une manière de dire à la communauté nationale et internationale que l’Assemblée nationale est confiée à un autre musulman et non à un chrétien et que le poste du Premier ministre doit rester à un chrétien et à lui seul jusqu’à la fin de leur mandat en 2021.
Une manipulation très vite comprise par certains Imams.
« On ne s’improvise pas musulman ». À fait savoir Abdul Rahman Ibn Abdul Aziz Al-Sudais lors d’un prêche depuis la grande mosquée d’Arabie Saoudite. Une sorte de réponse du berger à la bergère :
« L’homme politique qui se dit musulman doit avoir des partenariats avec les pays islamiques qui font en ce moment beaucoup de dons pour aider les pays pauvres ». Ce qui n’a jamais été le cas de Laurent Gon Baba alias El-Adj Moussa et aussi de Abdoul Karim Meckassoua non plus. Et d’appeler les musulmans de Centrafrique de ne pas croire aux discours des politiciens qui utilisent le nom de l’islam au quotidien pour tuer, boire, manger :
« ….. Je demande à la communauté musulmane de la République centrafricaine de ne pas suivre les politiciens criminels, les mécréants qui utilisent le nom de l’islam, les ennemis de la paix et de l’islam. Ce qui s’est passé dans votre pays est horrible et cela ne doit plus se répéter avec le nom de l’islam ». Une mise en garde sans doute.
Comme si cela ne suffisait pas, le nouvel homme puissant de Bangui Simplice Mathieu Sarandji s’attaque ensuite à une autre cible facile pour créer un trouble dans le pays.
La France, proie facile de Sarandji
Tout le monde le sait, partout dans le monde, que les colonisateurs sont toujours mal vus par les colonisés. C’est sur cette conception que notre fameux PM Sarandji voudrait surfer là-dessus pour satisfaire son intérêt personnel.
Après la visite officielle de 48 heures du ministre des affaires étrangères français dans le pays la semaine dernière, un mystérieux groupe des jeunes fait son apparition à la radio Bangui pour appeler la population centrafricaine à sortir massivement dans les rues de Bangui ce jeudi 8 novembre 2018 pour manifester contre, soi-disant, déclaration du ministre français qui aurait demandé le retrait des forces de la MINUSCA en Centrafrique.
En réalité, ce groupe des jeunes n’est que le bras manipulateur du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui n’a pas du tout apprécié le souhait du ministre français des Affaires étrangères Le Drian de voir le président Touadera accélérer le processus du dialogue inter centrafricain sous l’égide de l’union africaine au point mort depuis plus d’un an. Un dialogue, s’il se tient, éjectera sans doute Simplice Mathieu Sarandji de son fauteuil du Premier ministre. Ce qui l’irrite à fond.
« La France veut utiliser ce dialogue pour faire du régime démocratiquement obtenu du président Touadera, à un régime de transition. Ce dialogue n’aura pas lieu avant 2020 ». A fait savoir le Sarandji.
En agissant ainsi, Simplice Mathieu Sarandji est beau est bien conscient qu’il attise la tension dans le pays et ainsi continuer son jeu machiavélique.
Chose à craindre, la population centrafricaine, formée politiquement par des « les on-dit » et qui ne connait pas la réalité des choses, risque de tomber dans le panneau de Sarandji.
En attendant la marche du 8 novembre, Sarandji renoue avec son jeu habituel, distribuer de l’argent aux jeunes désoeuvrés afin de les manipuler.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/les-3-rebelles-de-la-Séléka-à-Bambari-dans-leur-camp-Reuters-IMG_11mars2018234710.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les rebelles de la Séléka à Bambari. Credit photo : AFP
CENTRAFRIQUE : L’IMBROGLIO
LES EX-SELEKAS, FOSSOYEURS DE LA PAIX
Les groupes politico-militaires, les ex-Sélékas, sont passés à l’offensive un peu partout dans le pays, sabotant ainsi toutes les initiatives de paix et de réconciliation qui avaient pu être lancées.
Car il va de soi que la paix en Centrafrique n’est pas leur préoccupation principale. Leur motivation a toujours été de disposer du pouvoir total en République Centrafricaine. S’il le faut, ils y parviendront par l’usure.
Mais, en attendant, leur jeu est double : d’un côté, ils claironnent partout qu’ils sont favorables aux initiatives de paix de l’Union Africaine et de Khartoum. De l’autre, ils adoptent des comportements belliqueux et allument des foyers de tensions déstabilisatrices dans les régions qu’ils occupent.
Pour le moment, leur pouvoir ne s’exerce que dans quelques provinces, qui constituent des têtes de pont en vue d’un assaut sur le Palais de la Renaissance. En proie à de violents combats à l’arme lourde aussi bien qu’à l’arme légère, provoqués par les bandes armées qui ont sorti leurs outils de mort, les villes de Bambari et de Bantagafo en sont les malheureux symboles,
A Bambari, dans la matinée du 31 octobre 2018, des tirs ont ébranlé la ville, obligeant les populations à se barricader dans leurs maisons. La terreur est devenue palpable dans une ville plongée dans l’effroi. Les tirs seraient venus des terroristes de l’ U P C (Union pour la Paix en Centrafrique), très énervés par la destitution d’un de leurs : Abdoul Karim Meckassoua.
A Bantagafo là encore, des violences initiées par les séditieux ont, elles aussi, éclaté 31 octobre, faisant fuir 10000 personnes, qui ont heureusement pu trouver refuge dans l’hôpital de la ville où exercent les agents de Médecins Sans Frontières. D’autres ont dû fuir dans la brousse. Des maisons ont été brûlées, des camps de déplacés de l’intérieur incendiés.
Les autorités et les politiciens centrafricains sont dépassés par les événements. Une sorte de léthargie paraît les habiter. L’engagement du gouvernement se réduit à des communiqués du porte-parole. C’est largement insuffisant ! Ce n’est avec ça que l’on fera entendre raison à des rebelles fanatisés et déterminés à prendre le pouvoir par la force. C’est en les affrontant militairement avec détermination, avec l’aide des pays amis, que l’on sauvera le Centrafrique du chaos
C’est pourquoi on apprend avec satisfaction qu’une opération conjointe des FACAS et de la Minusca a été engagée pour protéger la population et traquer les terroristes. Aux dernières nouvelles, les Russes seraient, eux aussi, engagés dans la poursuite des bandes armées.
Car l’urgence les oblige à intervenir. C’est bien pour qu’ils appuient les FACAS et LA MINUSCA que le président Touadera les a sollicités. La défense et la protection de la population sont prioritaires. Le délogement des rebelles des provinces qu’ils occupent est primordial. Les Russes ne sont pas là uniquement pour faire de l’humanitaire, distribuer des trampolines et des ballons de foot aux écoliers – même si ce n’est pas négligeable.
Ils ont été appelés pour soutenir militairement les forces armées dans leur offensive contre les terroristes, afin de sortir la Centrafrique du chaos et de la terreur.
UN VOYAGE DIFFICILE POUR LE MINISTRE FRANÇAIS DES AFFAIRES ETRANGERES
Nicolas Sarkozy prétendait que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. » François Hollande avait, pour sa part, refusé de porter secours au président Bozizé démocratiquement élu, malgré les accords de défense signés entre les deux pays, laissant les ex-Sélékas envahir Bangui et le chasser du pouvoir.
Une de nos sources nous a informés de cette séquence jusqu’ici gardée secrète : « En 2013, quand les Sélékas étaient aux portes de Bangui et s’apprêtaient à donner l’assaut au Palais de la Renaissance, Bozizé a constaté qu’il était perdu. Il a écrit une lettre de détresse au président français Hollande, luidemandant de protéger la Centrafrique et les Centrafricains.Il a remis cette lettre à son aide de camp pour qu’il la porte à l’ambassadeur de France à Bangui ». On connaît la suite : François Hollande refusant d’intervenir, les Sélékas s’emparant du pouvoir et François Bozizé prenant la fuite en hélicoptère. Début du dramatique chaos centrafricain.
Aujourd’hui, le président Macron et son ministre des Affaires Etrangères ne savent pas sur quel pied danser en République Centrafricaine. Certes, les forces françaises, avec Sangaris, ont été les premières à intervenir alors qu’un génocide se préparait.
Mais les autorités françaises ne semblent pas appréhender comme il le faudrait l’éclosion d’une nouvelle génération d’Africains, patriote et déterminée à ne plus courber l’échine. Cette nouvelle génération s’inscrit dans des échanges « gagnant-gagnant » et « d’égale à égale » avec l’ancienne puissance colonisatrice, comme avec les autres pays. On ne peut plus parler de pré carré ou de chasse gardée sur le continent noir. L’Afrique postcoloniale, « l’Afrique de papa », celle de l’infantilisation des Africains par des colons arrogants, ces Afriques-là ont rejoint les symboles du colonialisme dans les poubelles de l’histoire.
Pour avoir ignoré cette nouvelle donne, pour avoir manqué de respect et de considération à l’égard du président Touadera, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian ont mis la France dans une très mauvaise posture en Centrafrique.
Si les Russes étendent si facilement leur influence dans le pays, c’est à cause d’une mauvaise gestion de la crise qui ébranle la Centrafrique : pourquoi avoir choisi Idriss Déby Itno, le président du Tchad, comme pacificateur de la RCA, en sachant que ce dernier passe aux yeux des Centrafricains pour être le principal fomentateur de la déstabilisation de leur pays ? Pourquoi avoir demandé à Sassou Nguésso, président du Congo, d’être un médiateur ? Il n’a obtenu aucun résultat ! Les Russes n’ont eu qu’à se baisser pour ramasser les fruits de cette diplomatie aberrante.
Aujourd’hui, la France éclipsée par la Fédération de Russie, donne l’impression de courir derrière l’échalote. Le dernier voyage de Le Drian à Bangui a été difficile. D’après nos sources, il n’a pas été franchement le bienvenu. La signature de plusieurs documents n’a pas pu se faire, en raison du refus des dirigeants centrafricains. Le ton est monté entre Le Drian et son homologue, Charles Armel Doubane. L’opposition des responsables centrafricains à la volonté de la France a mis Le Drian hors de lui ! Il en est même venu aux menaces : « nous allons solliciterles États-Unis et demander à l’ONU de mettre fin à la présence de la MINUSCA, puisque vous refusez le DDR et le dialogue avec l’Union Africaine. Vous pouvez nous croire, vous n’êtes pas les premiers. Alors, vous n’avez pas le choix. » On se croirait au temps jadis où la France nommait et défaisait les Présidents de la République Centrafricaine. Les temps ont changés Monsieur Le Drian !
Il faut savoir que la France est vent debout contre la présence des Russes. Les autorités françaises exigent le retrait de leurs forces. Pour concurrencer l’influence de Moscou, elles ont même proposé de se retirer de la MINUSCA pour constituer une base militaire afin de participer à la formation des FACAS. Mais la proposition a été rejetée en bloc par les Centrafricains, qui ne croient plus à l’assistance de la France. Ils menacent d’ailleurs de ne plus céder aux volontés de Paris. Car pour eux, la présence russe est une œuvre divine. Quel gâchis!
UNE INTERVIEW SURRÉALISTE DE JEAN-YVES LE DRIAN SUR FRANCE 24 A BANGUI
A la question de Patrick Fandio, correspondant de France 24 en Afrique centrale, sur la double médiation des Russes à Khartoum (Soudan), le ministre des Affaires Etrangères a répondu d’une manière aussi péremptoire que surréaliste : « d’abord, à ma connaissance il n’y a pas d’initiative russe pour avoir une nouvelle feuille de route. Je ne la connais pas. Je connais qu’une seule initiative c’est celle des Africains eux-mêmes. (Soutenue par la France.) » Il conclu en laçant : « La Centrafrique n’est pasun terrain de jeu »
Les Russes n’ont-ils pas fait suffisamment de publicité sur leur initiative de paix de Khartoum ? Comment le ministre des Affaires Étrangères français aurait-il pu ne pas être au courant ?
C’est avec ce genre de langue de baobab que la France a abîmé la longue amitié franco-centrafricaine. On apprend que le président Emmanuel Macron en personne effectuera bientôt un voyage qui le mènera à Bangui. Puisse-t-il avoir, avec son homologue centrafricain, un dialogue respectueux et de bon sens, ainsi qu’un autre regard sur la République Centrafricaine !
« La hauteur de l’orgueil se mesure à la profondeur du mépris » (André Gide)
Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI et LOAWE à Bangui
Cameroun : Maurice Kamto arrêté en pleine prestation de serment
La police a interpellé le leader Mrc aujourd’hui à l’esplanade Amadou Ahidjo de Yaoundé en compagnie de quelques partisans. Il essayait aussi de prêter serment comme « président élu ». Les forces de l’ordre l’ont ramené immédiatement dans son domicile au quartier Santa Barbara.
Maurice Kamto a été neutralisé aujourd’hui par les éléments de la police lorsqu’il voulait prêter serment. Il avait organisé un regroupement à l’esplanade du stade Amadou Ahidjo en compagnie d’une vingtaine de ses partisans.
Mais la police est arrivée à temps pour lui mettre la main dessus. Toutefois, l’opposant n’a pas été enfermé, mais il a été reconduit dans son domicile sous bonne escorte.
Car les autorités de Cameroun ne veulent pas faire de lui un prisonnier politique comme il le souhaite. Ayant perdu le scrutin le 7 octobre dernier, Maurice Kamto s’est autoproclamé « président élu » et continue de contester la victoire du président Paul Biya.
Le plan de résistance national qu’il a mis en place a pour ambition de se faire arrêter justement par les autorités camerounaises afin d’appeler la communauté internationale au secours. Car Maurice Kamto qui doit justifier l’argent des financiers de sa campagne envisage prendre le pouvoir par la force par voie insurrectionnelle.
Mais les autorités en place veuillent au grain pour ne pas tomber dans son piège. Ni les opposants encore moins le peuple qu’il a appelle à se rallier refuse de le suivre. Maurice Kamto est seul!
Cameroun : Paul Biya lance un ultimatum aux sécessionnistes
Le chef de l’Etat a sommé les séparatistes de déposer les armes et regagner le droit chemin sous peine de se heurter à la rigueur des lois et à la puissance de feu des forces de défense et de sécurité. C’était aujourd’hui au cours de la cérémonie de sa prestation de serment devant le parlement.
Le président Paul Biya a débuté son 7e mandat aujourd’hui après avoir prêté serment devant le parlement. Il a profité de cette occasion pour faire non seulement le bilan du mandat écoulé, mais aussi faire de grandes annonces.
Mais celle qui a plus retenu l’attention est sa mise en garde aux sécessionnistes des régions anglophones. Le chef de l’Etat appelé ces derniers à déposer les armes et regagner le droit chemin sinon, ils feront face à la rigueur des lois et à la puissance de feu des forces de défense et de sécurité.
Puis le chef des armées a souligné sa détermination à ramener par tous les moyens légaux la paix dans les régions anglophones du Cameroun. Mais également à préserver la paix sur toute l’étendue du territoire national.
Il a fait savoir que son nouveau septennat sera celui des grandes opportunités et d’où viendra la solution à la crise anglophone.
Par ailleurs, le président Paul Biya a réaffirmé sa détermination à poursuivre les grands chantiers pour l’émergence du pays. A favoriser la relance de la croissance économique, créatrice d’emplois, notamment pour les jeunes, et susceptible d’améliorer le pouvoir d’achat, de promouvoir le rôle des femmes dans la société.
Mais aussi de faciliter l’intégration sociale des jeunes en développant encore davantage notre système éducatif, à tous les niveaux, et en mettant l’accent sur la professionnalisation. Il va continuer à lutter contre l’exclusion, notamment par une meilleure protection des personnes vivant avec un handicap.
Puis améliorer l’accès aux services publics de l’eau potable et de l’électricité, à renforcer notre système de santé, en ouvrant de nouveaux hôpitaux et en finalisant un dispositif de sécurité sociale efficace. Mais également à mettre en valeur une politique d’habitat social digne de ce nom et valoriser le patrimoine culturel du Cameroun.
Centrafrique : le MPC condamne vigoureusement les tirs des éléments de la Minusca contre la population civile de Bambari,
Communiqué de presse N°017/2018. Du mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC).
Le MPC condamne vigoureusement les tirs des éléments de la Minusca contre la population civile de Bambari, et prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut actuellement dans cette ville.
En outre, le MPC dénonce le flou et le manque de clarté qui règnent actuellement, concernant l’évolution du dialogue et des pourparlers relatifs au processus de paix entre le gouvernement centrafricain et les différents groupes armés.
Le MPC constate avec amertume le retard volontaire provoqué par la partie gouvernementale dans le seul et unique but d’empêcher l’évolution des discussions.
Ce retard est la principale cause de tout ce qui se passe actuellement, notamment la situation à Bambari, en passant par la destitution du Président de l’Assemblée Nationale, le mois dernier.
Par ailleurs, le MPC informe l’opinion nationale et internationale qu’il ne reconnaît aucun processus de paix avec le gouvernement centrafricain, en dehors de celui initié par l’Union Africaine, car le MPC a signé beaucoup d’accords avec le gouvernement. Malheureusement, tous ces accords sont restés lettre morte. Ceci voudrait tout simplement dire que le MPC ne participera à aucun processus de négociation avec le gouvernement, si ce n’est que dans le cadre de l’initiative de l’Union Africaine.
Ainsi, le MPC lance un vibrant appel à l’Union Africaine, afin d’accélérer, le plus vite possible, le processus de paix qui reste et demeure l’unique voie de sortie de cette crise.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Bienvenu-innocent-solodi-ouiabanga.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bienvenu Innocent Solodi Ouiabanga, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie
Centrafrique face au dilemme des relations bilatérales : Russie et France
En octobre 2017, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Sotchi en Russie pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. De source officielle précise que, la visite avait pour but de demander l’appui de la Russie auprès des Nations unies pour une levée partielle de l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine. Le président Touadéra a également demandé de manière informelle la fourniture d’armements et de véhicules pour trois bataillons des FACA (Forces Armées Centrafricaines), soit 1 500 hommes environ (Evguéni Kroutikov 7. 2018). La réponse fut positive car, un mois plus tard, l’ONU a accepté, pour les besoins de Moscou, de suspendre partiellement l’embargo sur les armes en Centrafrique et, le 26 janvier 2018, un premier avion-cargo militaire Il-76 a atterri dans la capitale, Bangui. Depuis cette date une forme de « petite guerre froide » s’alimente entre la France et la Russie en République Centrafricaine.
Cette étude est basée sur une analyse géopolitique conflictuelle de la RCA marquée par le comportement des grandes puissances à l’exemple de la « Russie et France ». Face au dilemme des relations bilatérales que font face les leaders de la République Centrafricaine depuis quelques mois, doit-on faire un choix facile entre la Russie et la France ? Dans les lignes qui suivent, nous allons analyser les faits et tirer une conclusion constructive.
L’état et l’international
Les réalistes et les libéraux (courants théoriques des relations internationales) sont d’accord que les Etats s’exercent dans l’espace international pour préserver leur intérêt, et lutter pour leur survie, mais la divergence se trouve au niveau des méthodes qu’il faut procéder pour atteindre cet intérêt. Alors, cela confirme la citation du Général De Gaulle qui disait : « la France n’a pas d’amis que des intérêts ». Ce qui porte à croire que, si aujourd’hui la Russie, la France, la Chine, les Etats-Unis d’Amérique interviennent en Centrafrique, cela est dû à des intérêts multiples « intérêts économiques, politiques, stratégiques, culturels etc. » (Hans Morgenthau 1949), et non par un souci fraternel au profit du peuple centrafricain. Au-delà de la poursuite d’intérêt perpétuel par les Etats, existent-ils des Etats crédibles et non crédibles ?
De la crédibilité entre la Russie et la France
Par définition, la crédibilité est ce qui rend une chose digne d’être crue. Sérieux d’une information qui la rend digne de confiance. Alors, en quoi nous pouvons juger la Russie ou la France de « digne de confiance ? »
De la crédibilité de la Russie
Les faits historiques permettent de porter des jugements sans aucune complaisance. La Russie avait eu le courage historique de dissoudre (1989) l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), la Russie avait quitté la République Centrafricaine (1966) sous l’ordre du président Jean Bedel Bokassa sans faire aucun problème à l’Etat centrafricain. La Russie était contre l’attaque de l’Iraq par les USA. La Russie respecte ses accords avec les autres Etats, l’exemple palpable est celui de la Syrie de Bachar Ala-Sad, malgré la frappe coalisée des occidentaux, la Russie est toujours au secours de la Syrie et depuis quelques temps cherche une solution de sortie politique à ce conflit syrien. Quand la population de la localité de la Crimée à majorité russophone de l’Ukraine a demandé l’annexion de leur région à la grande Russie pour éviter la ségrégation du peuple ukrainien, la Russie a fait sans compromettre à l’intégrité territoriale de l’Ukraine (2014). Au tant des faits qui montrent le respect des accords signé entre la Russie et ses partenaires bilatéraux, au même si au-delà de respect de contrat se cache la poursuite des intérêts susmentionnés. Au terme de ce passage en revue du comportement historique de la Russie dans l’espace International, il ressort que la Russie est un partenaire crédible et digne de confiance, qu’en est-il pour la France ?
De la crédibilité de la France
Les faits historiques permettent de porter des jugements sans aucune complaisance. Il faut rappeler que la République Centrafricaine et la République Française ont signé beaucoup des « accords bilatéraux » au lendemain de l’accession de Centrafrique à la souveraineté internationale dont les accords de défense. C’est au nom de ces accords de défense que la France a organisé et planifié plus de 45 opérations militaires qu’elles soient petites ou grandes sur le sol centrafricain depuis 1960, mais pour quel résultat ? La France serait impliquée dans la planification et l’organisation du génocide rwandais (1994). La France est à l’origine du retard sur le plan de développement socio-économique de l’ensemble des pays africains utilisant le Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique) comme monnaie nationale, car 50% de réserve monétaire de ces pays est confisqué par le trésor français. La France est à l’origine de la disparition du feu Barthélemy Boganda président fondateur de la République Centrafricaine, pour quelle raison ? Juste parce qu’il voulait mettre en pratique les cinq verbes (nourrir, instruire vêtir, soigner, loger) pour son peuple et non pour la France. La France était en Centrafrique à travers l’opération Boali, quand la rébellion de François Bozizé renversait le pouvoir du régime d’Ange Félix Patassé, pourquoi n’a-t-elle pas intervenu au nom des accords de défense ? La France était en Centrafrique quand la coalition Séléka renversait le pouvoir de François Bozizé, pourquoi n’a-t-elle pas intervenu au nom des accords de défense ? malgré la demande du président François Bozizé ? La France a toujours été considérée comme un partenaire privilégié en Centrafrique, mais pour quel résultat ? A vrai dire, la France est un partenaire traditionnel, mais non crédible, qui manque de confiance. Qu’est-ce qu’il faut faire maintenant ?
Entre un partenaire crédible, digne de confiance et un partenaire traditionnel, non crédible, le choix est plus facile à faire que de dire bonjour en anglais. Par ailleurs, le choix pour l’un ne veut pas dire qu’il faut couper des relations diplomatiques avec l’autre.
Recommandations aux autorités centrafricaines
Pour trouver issues au dilemme des relations bilatérales, les autorités centrafricaines doivent :
Eviter de céder aux chantages de la France, mais de tenir fort pour défendre le peuple centrafricain
Revoir les relations diplomatiques et les accords de défense avec la France ;
Orienter la priorité de la politique étrangère de la République Centrafricaine vers les partenaires qui veulent réellement aider le pays à cause de sa position stratégique et de son sous-sol, et non vers ceux qui veulent divisés le peuple, pour bénéficier unilatéralement de sa position stratégique au cœur de l’Afrique et piller ses ressources naturelles ;
Renforcer les relations diplomatiques avec la Russie et la Chine qui sont des partenaires crédibles;
Lancer une révolution nationale basée sur un plan décennal bien défini pour l’intérêt et l’unification du peuple centrafricain ;
Imposer aux hautes autorités politiques, et autres qui ont leurs familles en France de les ramener au pays sauf pour cas d’étude et formation ;
Impliquer les jeunes centrafricains sans discrimination aucune au cœur de la révolution nationale pour le relèvement de la République Centrafricaine ;
Faire des communications quotidiennes à l’ensemble de la population centrafricaine pour leur expliquer le sens et l’importance de cette révolution nationale qui d’ailleurs a besoin de sacrifice individuel ;
Mettre en place une politique d’austérité nationale pour renforcer la révolution nationale.
Recommandations aux leaders politiques
Pour trouver issues au dilemme des relations bilatérales, les leaders politiques centrafricains doivent :
S’unir comme un seul homme aux autorités pour défendre l’intérêt national ;
Eviter de céder aux chantages de la France qui ont pour l’objectif de piller le sous-sol du pays ;
Organiser et former leurs partisans à résistance face aux chantages de la France.
Recommandations aux leaders socio-économiques
Les leaders socio-économiques doivent :
Mobiliser la population centrafricaine pour s’adhérer à la révolution nationale sous différentes formes, mais sans aucune action de violence physique.
Créer un espace de confiance et d’attente cordiale entre les leaders politiques et leaders socio-économiques.
Au terme de cette analyse, il ressort que la Russie est un partenaire crédible et digne de confiance, alors que la France est un partenaire traditionnel qui n’est pas digne de confiance. Dans ce cas, le choix d’orientation des actions diplomatiques est simple à faire, car la crédibilité et la confiance sont les éléments importants pour toute action politique. Il est temps pour la République Centrafricaine de lancer une révolution nationale sans violence physique pour son développement et la population centrafricaine doit être prête pour se sacrifier.
Par : Bienvenu Innocent Solodi Ouiabanga
NDLR : Les propos tenus dans cet article n’engagent que son auteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/dg-de-la-police-bienvenu-zokoué-fred-krock.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le nouveau DG de la police centrafricaine Bienvenu Zokoué. Credit photo : Fred Krock pour CNC. CopyrightCNC.
Centrafrique : Colonel Bienvenu Zokoué promu DG de la Police centrafricaine
Les remous de ces derniers temps au Ministère de la sécurité publique et plus particulièrement à la Direction générale de la police centrafricaine viennent de connaître un tournant décisif. Jean – Claude Zoubanda a été éjecté de son poste de DG de la Police au profit du Directeur de l’OCRB, Colonel Bienvenu Zokoué.
Les dernières actualités au Ministère de la Sécurité publique n’ont fait guère bon écho. Depuis la grogne des élèves policiers en passant par le grincement des dents leurs Instructeurs jusqu’au mécontentement des Cadres de la Police, rien n’est au beau fixe.
Evidemment, les Cadres mécontents de la Police ont dénoncé pèle mêle la mauvaise gouvernance au sein de leur maison, œuvre mesquine, selon eux, de leur chef de Département de tutelle, en complicité avec la Directrice administrative et financière de l’Ecole nationale de police.
L’éjection de Jean – Claude Zoubanda du poste de Directeur général de la Police centrafricaine cache mal ce qui correspond à s’y méprendre aux conséquences directes des remous qui ont agité ces derniers temps, le Ministère de la Sécurité publique. D’ailleurs, il y a juste une semaine, le désormais ex-DG de la Police avait d’ores et déjà exprimé son intention de déposer sa démission. A en croire certains Cadres de la Police, cette intention de démission de Zoubanda tenait aux nombreux cas de malversations au niveau de sa hiérarchie. Le point culminent aura été qu’au jour de la destitution de Abdou Karim Meckassoua à la tête de l’Assemblée nationale – journée jugée sensible par les services de sécurité intérieure et en l’absence de Chef de l’Etat, la DAF et son ministre auraient ‘’refusé’’ du carburant pour les véhicules de patrouilles de la police.
Bref, l’ère Zoubanda est passée. Colonel Bienvenu Zokoué prend ainsi les reines de la Police centrafricaine. Promu depuis son poste de Directeur de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB), Colonel Zokoué est Officier de police judiciaire (OPJ) qui a commencé ses premiers pas à la police en 2002. Il s’est toujours démarqué par sa bravoure dans les interventions tant au niveau de l’OCRB que de la Compagnie nationale de sécurité (CNS). Finalement à la tête de l’OCRB, il a tout donné pour marquer son passage. La capture du présumé assassin du célèbre prêtre catholique, en la personne de l’Abbé Toungoumalé Baba, ainsi que d’autres redoutables braqueurs et fossoyeurs de la République sont à mettre à l’actif de ce jeune officier.
Colonel Zokoué est Coordonnateur national de l’Agence international de l’énergie atomique, fort de son mérite de Ressortissant de l’Académie de police de Moubarack en Egypte, spécialisé dans la lutte contre le terrorisme. Il a été aussi formé à l’Ecole de maintien de la paix de Bamako au Mali. Formateur en maintien et rétablissement de l’ordre public, il est Expert national en matière de Lutte contre les faux médicaments en Afrique francophone.
Le 3 novembre dernier, Bienvenu Zokoué est promu Commissaire principal de police.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/depot-gerbes-bokassa-berengo-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Dépôt de gerbe à Bérogo. Crédit photo : Fred Krock pour CNC. CopyrightCNC
Centrafrique : Célébration du 22ème anniversaire de décès de Jean Bedèle Bokassa à Berengo
3 novembre 1996 – 3 novembre 2018, voilà exactement 22 ans, jour pour jour que la République centrafricaine a perdu son ex-empereur, Jean Bedèle Bokassa. Samedi dernier, autour de la famille Bokassa, des Ministres et la Représentation russe en Centrafrique, ainsi que les autorités locales de la Lobaye et les populations riveraines de Berengo ont déposé des gerbes de fleurs sur la tombe de ce grand homme.
C’est un festin modeste, mais riche en couleurs et en enseignements qui a marqué la 22ème commémoration du décès de l’ex-Empereur de Centrafrique, Jean Bedèle Bokassa, dans le camp militaire de Berengo. A la tribune officielle, aux côtés de l’ancien ministre Jean Serge Bokassa qui a conduit à la délégation familiale de Bokassa, l’on notait la présence de cinq Ministres, à savoir le Ministre de l’Elevage YoussoufaYérimaMandjo, le Ministre de la Fonction publique Jean Louis Opalegna, le Ministre de l’Entreprenariat Bertrand Touaboye, le Ministre du Travail Jean Christophe Nguiza – une délégation gouvernementale conduite par le Ministre de la Justice Flavien Mbata, en sa qualité de Ministre résident de la Lobaye. Le préfet de la Lobaye, M. Francis Bangué ainsi que les sous-préfets et les maires, voire les chefs de groupements et de villages ont accueilli les invités. Une délégation russe conduite par Vasly a représenté le Conseiller russe du chef de l’Etat, M. Valeriy Zakharov à cette cérémonie.
Après le mot de bienvenue du Maire de Pissa, Jean Serge Bokassa a pris la parole pour souligner l’importance de ladite commémoration pour la famille Bokassa et le peuple centrafricain. Pour lui, à travers la rigueur et la discipline et le sens de travail – des valeurs incarnées par l’ex-Empereur, ce dernier a pu se faire la personnalité qu’il a été et qui demeure encrée aux Centrafricains à ce jour. « Le bâtisseur ». C’est à travers les remerciements que l’on mesure à sa juste valeur l’importance que la famille Bokassa a accordée à cette cérémonie ci modeste. D’abord, les chefs d’Etat centrafricains Kolingba, Bozizé et Touadera ont été nommément cités au nombre des personnalités ayant contribué à la reconnaissance nationale vis-à-vis de cet illustre disparu.
Occasion pour Jean Serge Bokassa également de « lever une équivoque » quant à la présence russe à Berengo. « La famille Bokassa n’a jamais été contre la présence des Russes ici à Berengo », a-t-il rassuré tout en reconnaissant quelques divergences de pensées autour de la question. D’ailleurs, il a souhaité la bienvenue aux Russes qui volent ainsi au secours d’une armée centrafricaine en déliquescence, voire placée sous embargo des Nations unies. Ceci à juste titre, puisque l’armée a été si chère aux yeux de l’ex-Empereur.
Avant de déposer leur gerbe de fleurs, les Russes de leur côté, ont rappelé la détermination de Bokassa à asseoir une République centrafricaine véritablement indépendante. Et de justifier que leur présence en Centrafrique, à nouveau, c’est d’aider les autorités centrafricaines et le peuple centrafricain à pérenniser les acquis de Bokassa.
Notons que gracié par le Président André Kolingba, l’ex-Empereur était décédé en « homme-condamné ». C’est le Président François Bozizé qui va réhabiliter Jean Bédèle Bokassa en 2010.
États-Unis: Un couple hospitalisé après que l’homme ait eu sa tête bloquée dans le vagin de sa femme.
Un couple a été transporté à l’hôpital dans une position très gênante vendredi dernier, après qu’un homme ait eu sa tête bloquée dans le vagin de sa femme lors d’un étrange jeu sexuel.
Tom et Janis Morrison, un jeune couple américain vivant dans la petite ville de Greensboro, dans l’état de l’Alabama, ont appelé le 911 vers 22 heures, vendredi, pour demander une ambulance d’urgence.
Samantha Irving, l’opérateur qui a reçu l’appel du jeune couple, a déclaré qu’elle croyait que c’était une blague après les explications du problème.
« La femme m’a dit que son mari était tombé et que sa tête s’était accidentellement retrouvée coincer dans sa cavité vaginale. Je pensais vraiment que c’était un groupe d’adolescents qui voulaient faire une blague mais maintenant je suis sous le choc. », a-t-elle dit.
Malgré les doutes au départ de Mme Irving, elle a quand même envoyé une ambulance sur les lieux et les ambulanciers ont rapidement compris que c’était loin d’être une blague, le couple était dans une situation très grave.
Bill Austin, l’un des ambulanciers paramédicaux qui a transporté le jeune couple, affirme qu’ils étaient couchés nus sur leur lit et partiellement couverts de sang.
« La femme a continué à crier de douleur chaque fois que son homme tentait de sortir sa tête du vagin. Cependant, il avait la moitié de son visage enterré à l’intérieur de la cavité vaginale et il avait vraiment l’air d’être en train de traverser l’enfer ! », a-t-il déclaré.
Le couple a été transporté d’urgence à l’hôpital du comté de Hale, où les médecins ont pu séparer le couple avec succès. Mme Morrison a souffert d’un saignement interne très sévère mais selon les médecins elle serait maintenant stable, alors que son mari n’a subi que quelques rayures et des bleus sur toute sa tête.
Selon les médecins, les deux tourtereaux pourraient également souffrir de grave syndrome de stress post-traumatique. Le Dr Frank Olson, qui a traité le jeune couple à leur arrivée à l’hôpital, affirme que cette pratique sexuelle extrême est extrêmement dangereuse et recommande aux patients de les éviter complètement.
Il est évident que des incidents comme celui-ci sont, en tout cas, assez inhabituels. Cependant, des docteurs de cet hôpital auraient admis que chaque année aux États-Unis, des cas peu similaires à celui du couple Morrisson ont été rapportés
Selon les données recueillies par le Département américain de la santé et des services sociaux, environ 3 213 couples vivant aux États-Unis ont été hospitalisés pour de tels problèmes dès l’année 2015 et environ 3 789 en 2016. Selon ces mêmes données, les Morrisons sont le premier couple à être hospitalisé pour une tête bloquée à l’intérieur d’une cavité vaginale depuis octobre de l’année 2007.