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Centrafrique : Non ! Avant les armes russes aux FACA, les groupes armés étaient déjà lourdement armés

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Centrafrique : Non ! Avant les armes russes aux FACA, les groupes armés étaient déjà lourdement armés

 

 

Bangui, 7 août 2018 (CNC) –

 

Dans un rapport adressé au Conseil de sécurité en date du 23 juillet 2018, le groupe d’experts des Nations Unies relève que les livraisons d’armes à l’armée centrafricaine, approuvées en décembre par l’ONU, avaient entraîné “des vagues de réarmement” chez certaines factions de l’ancienne alliance pro-musulmane Séléka. “L’acquisition récente d’armements par le gouvernement a incité les factions ex-Seleka à opérer un réarmement actif”, souligne le rapport des experts qui font aussi le constat d’un “durcissement des positions” de ces groupes

 

Toujours d’après les experts onusiens « la livraison d’armes russes à l’armée de la Centrafrique a déclenché une course à l’armement chez les rebelles, qui se tournent vers les trafiquants au Soudan pour s’approvisionner ».  C’est une vaine et maladroite tentative de légitimation et de justification du véritable arsenal de guerre que détiennent essentiellement les principaux groupes armés issus de l’ex-Séléka que sont le FPRC de Nouredine Adam, Abdoulaye Hissène, Haroun Gaye et autre Bachar Fadoul ainsi que le MPC de Mahamat Alkhatim, l’UPC de Ali Darass l’ex-chef d’état-major de Baba Laddé (pour ne citer que ceux-là) qui leur permet de contrôler militairement plusieurs régions du territoire centrafricain, surtout les riches zones diamantifères et aurifères de l’Est.

 

Est-il besoin de rappeler que cette situation prévalait déjà bien longtemps avant les livraisons d’armes russes qui n’ont débuté que fin janvier 2018. Contrairement au fallacieux prétexte invoqué plus haut par les groupes armés cités ci-dessus selon lequel « le gouvernement avait choisi l’option militaire (formation, réarmement et offensive) au lieu du processus politique, les groupes armés devaient se préparer” les efforts que ne cesse de déployer le président Touadéra pour réhabiliter et former des forces armées centrafricaines dignes de ce nom pour protéger son peuple et défendre l’intégrité territoriale de son pays, rejoignent parfaitement les aspirations profondes des Centrafricains et ne doivent en aucune façon être interprétés comme le choix de l’option militaire.

 

Nul n’est aussi besoin de relever que dès son accession à la magistrature suprême, le président Touadéra n’a eu de cesse de tendre la main aux groupes armés, de les inviter au dialogue, de leur envoyer des signaux et messages de paix, répétant inlassablement son refus de la solution militaire à la crise que connaît notre pays. Au nom de la paix et comme preuve concrète de sa volonté politique et de façon sincère, quitte à essuyer les critiques de partout et se faire traiter de tous les noms d’oiseau, le président Touadéra a nommé des représentants des groupes armés au gouvernement, dans son cabinet présidentiel et celui du premier ministre. Force est hélas de constater que malgré ces actes politiques posés par Touadéra, les groupes armés ont continué de s’en prendre aux missions catholiques, d’assassiner des prêtres, de tuer, de piller, de violer, brûler des villages à travers le pays, de semer la désolation, de menacer de marcher sur Bangui tout en en réclamant au président Touadéra, comble des paradoxes, le bénéfice de mesures d’amnistie.

 

Alors que les groupes armés ont tout loisir d’acquérir impunément d’importantes quantités d’armes et munitions de guerre dans les pays voisins de la République centrafricaine, notamment les deux Congo, le Tchad et les deux Soudan, comme plusieurs rapports des Nations Unies du même groupe d’experts l’ont révélé, le gouvernement centrafricain et les forces armées nationales ploient depuis longtemps sous un embargo injuste qui encourage objectivement les groupes armés à continuer leurs crimes économiques et de sang, bref, leur entreprise mortifère. Comment dès lors vouloir imputer aux livraisons d’armes russes aux Faca la raison de la course aux armements de guerre à laquelle se livrent les seigneurs de guerre du Nord-Est qui ont beau jeu d’en tirer prétexte.

 

Avant les livraisons d’armes russes aux Faca, Abdoulaye Hissène, Nouredine Adam, Alkhatim et Ali Darass se livraient déjà à un juteux trafic d’armes consistant à troquer de l’or, des diamants, des pointes d’éléphant, du café, du bois et autres ressources naturelles de notre pays contre des armes et munitions de guerre en provenance du Darfour. Certaines contradictions et conflits entre ces principaux seigneurs de guerre s’expliquent par le partage parfois inégal du butin résultant de ces trafics. Tous les pays du monde disposent de forces de défense et de sécurité. Tous les chefs d’état sur cette planète terre sont en même temps chefs suprême des forces armées de leur pays.

 

Faustin Archange Touadéra est le seul président de la République dans le monde à ne disposer ni d’une armée, ni d’une police et d’une gendarmerie dignes de ce nom à son accession à la magistrature suprême du pays. Point n’est besoin de rappeler qu’il a pris fonction et hérité d’un pays sans armée et un minimum de forces de sécurité. Ceux des fils du pays qui ont fossoyé l’armée nationale et l’ont fait capituler devant la fulgurante avancée des hordes Séléka vers Bangui se reconnaîtront. Ceux qui ont aussi laissé la Séléka quitter Bangui, leur quartier général du camp de Roux avec armes et bagages pour aller s’installer dans les villes du  Nord et Nord-Est se reconnaîtront également.

 

La France qui, tout au début de l’opération Sangaris avait pourtant bien commencé à faire désarmer de force les bandits de Séléka, tout Bangui s’en souvient encore, a malheureusement et brusquement abandonné cette opération salutaire qui, si elle avait continué, allait vraiment débarrasser le pays des criminels et mercenaires Séléka. Certains politiques français de l’époque qui avaient décidé on ne sait trop pour quelles raisons la cessation du désarmement portent une lourde responsabilité dans la situation où se trouve aujourd’hui la RCA. Le refus délibéré de la France de fournir même à titre onéreux des armes aux nouveaux Faca formés par l’EUTM est tout aussi incompréhensible et inamical que les scandaleuses déclarations de menace contre le président Touadéra du ministre des affaires étrangères français qui n’est autre que l’ex-ministre français de la défense du temps de l’opération Sangaris

 

La nomination par le président Touadéra du Russe Valeri Zakharov comme conseiller à son cabinet présidentiel en matière de sécurité qui déchaîne les foudres de Paris est totalement inadmissible. Combien de Français voire des généraux français n’ont pas occupé cette fonction au Palais de la Renaissance auprès de certains chefs d’état centrafricains avant le président Touadéra ! Non seulement la France ne fait rien pour aider la RCA à résoudre le casse-tête Séléka mais elle ne veut pas que d’autres pays amis de la RCA puissent l’aider concrètement à se débarrasser de ces bandits criminels. Le président Touadéra devait-il refuser l’offre à lui faite par les autorités russes de lui fournir gratuitement des armes que la France n’a jamais voulu lui vendre ? Que la France ne s’y méprenne pas ! Tous les Centrafricains sont derrière et soutiennent le président Faustin Archange Touadéra dans sa politique de nouer une coopération mutuellement profitable avec tous les pays du monde qui ne peuvent être que bienvenus en terre centrafricaine.

N’en déplaisent aux groupes armés et leurs soutiens, les Forces armées centrafricaines continueront de monter en régime pour défendre notre territoire national et nos concitoyens.

 

Par : Anselme Mbata

Centrafrique : reprise des activités du médecin sans frontière France à Bria, un couvre-feu a été décrété par le FPRC.

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Marche populaire de la population de Bria pour le retour du MSF après lla fermeture de sa base. Photo Moise Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : reprise des activités du médecin sans frontière France à Bria, un couvre-feu a été décrété par le FPRC.

 

Bria, 7 août 2018 (CNC) –

 

Suite au braquage de sa base le jeudi 5 juillet dernier et sa fermeture provisoire deux jours plus tard, le Médecin sans frontière (MSF) France vient de reprendre ses activités médicales ce lundi 6 août 2018 à Bria. En conséquence, les chefs militaires du FPRC

Viennent de décréter au passage un couvre-feu dans la ville durant la nuit.

 

 

Dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC, le médecin sans frontière (MSF) France a indiqué que ses équipes sont de retour à Bria depuis la semaine dernière afin de relancer progressivement ses activités médicales dans la ville.

Toutefois, selon nos informations, certaines exigences sur le plan sécuritaire auraient été posées par l’équipe dirigeante du MSF aux autorités locales avant la réouverture de sa base de Bria.

« Nous ferons en sorte que vos sécurités  ne seront plus compromises, car nous savons très bien que ceux qui vous ont commis cet acte à répétition sont venus d’ailleurs. Ce ne sont pas des Centrafricains. Plus désormais les gens ne promènent avec des armes la nuit  entre 22 et 4 heures du matin», a confirmé le général du FPRC Damboucha Assen, commandant de région de Bria aux équipes du Médecin sans frontière (MSF) ce lundi 6 août.

Il y’a lieu de rappeler que durant la suspension provisoire des activités du MSF à Bria, au moins 10 enfants ont perdu la vie pour manque des soins appropriés.

 

 

Bria, Moise Banafio pour CNC.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Assemblée nationale s’éclabousse dans des sales dossiers

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Centrafrique : Assemblée nationale s’éclabousse dans des sales dossiers

 

Bangui, 7 août 2018 (CNC) –

 

La fracassante sortie médiatique du Président de l’Assemblée nationale, le 27 juillet dernier après onze semaines d’absence pour des raisons de santé, se vit à Bangui actuellement au rythme d’un coup de pied de la fourmilière. En toile de fond, le soupçon de détournement de 120 millions de Francs Cfa au niveau du Parlement.
Alors qu’il était en mission sanitaire en France, des allégations font état de ce que le Président de l’Assemblée nationale serait à l’origine de détournements au niveau de l’institution dont il a la charge. A peine retourné au pays, Abdou Karim Meckassoua a lâché pêle-mêle au visage de qui voudrait l’entendre, au cours d’une méga conférence de presse que lui n’a volé aucun franc, tout en confirmant le détournement des fonds. D’ailleurs, son 1er Vice-président, Symphorien Mapenzi a été indexé par Meckassoua pour être l’auteur de cette malversation financière qui ronge le Parlement.
Pendant que le caca déposé par Meckassoua pollue l’atmosphère politique, dans cette accusation ostensible qui écrabouille le Groupe parlementaire du Président de la République, ‘’Les Cœurs unis’’, c’est au tour du 2ème Vice-président de l’Assemblée, Mathurin Dimbélé Nakoé de déshabiller son Président, une fois de plus absent du pays, lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce vendredi 3 août à l’hôtel Somba à Bangui. En tout cas, à cette occasion, aucun détail n’a échappé à Dimbélé qui établit faits après faits, que Meckassaoua trainerait une tonne de malversations financières sur sa tête. Il a par ailleurs justifié que les 120 millions de Francs Cfa dont fait allusion le PAN n’ont pas été détournés, mais ont servi à payer le reliquat de 320 millions à une fournisseur de l’Assemblée nationale pour l’achat des kits des députés, dont 200 millions ont été déjà payés sur ordonnance de Meckassoua en deux tranches de 100 millions de Francs Cfa.
Tellement qu’à cette occasion, il y a eu beaucoup d’autres sales dossiers exhumés sur le PAN par son 2ème Vice-président, à leur tour, les proches de Meckassoua, notamment les députés Membres du Groupe parlementaire ‘’Le Chemin de l’espérance’’ ont eux-aussi exhumé le dossier ci-dessous publié. Il s’agit d’un lourd passif que trainerait Mathurin Dimbélé Nakoé devant la justice centrafricaine.
A en croire le réquisitoire n° 114/CAB.TGI.B.PP.12 du 6 février 2012, fait par le magistrat Alain Tolmo, entre temps Procureur de la République, Dimbélé serait poursuivi pour « avoir à Bangui, courant 2008-2011, en tout cas depuis moins de 10 ans, frauduleusement détourné au préjudice de l’Etat centrafricain une somme d’argent provisoirement évaluée à un milliard neuf cent quarante neuf millions six cent vingt huit mille cinq cent trois francs cfa (1 949 628 503 F.CFA) dont vous êtes dépositaire à l’occasion d’une fonction publique, en l’occurrence celle de la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (SOCAP) ».
Après avoir étalé d’autres malversations toutes autant accablantes sur Dimbélé Nakoé, le procureur, dans le même réquisitoire a conclu « requérons qu’il plaise à Monsieur de Doyen des juges d’instruction informer à toutes fins utiles contre ledit inculpé et contre tous coauteurs ou complices en raison

des faits ci-dessus qualifiés et de tous autres faits connexes, entendre tous témoins, décernés tous mandats, faire tous actes jugés nécessaires à la manifestation de la vérité pour que ladite procédure en état nous être ultérieurement communiqué ».
A l’allure où va cette guerre de tranchée à l’Assemblée nationale, d’aucuns commencent à émettre l’idée d’une dissolution pour mettre en place une institution crédible pour représenter la Nation.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Des chefs rebelles attendus ce 8 août à N’Djamena ?

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Centrafrique : Des chefs rebelles attendus ce 8 août à N’Djamena ?

 

 

Bangui, 7 août 2018 (CNC) –

 

Une rencontre des leaders de différents groupes armés  en Centrafrique serait prévue pour ce 8 août dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Sur la liste, Nourredine Adam patron du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Maxime Mokome de l’aile dure des Anti-Balaka, Abdoulaye Hissen et d’autres leaders devront prendre part à cette rencontre. L’initiative d’organisation de cette rencontre viendrait de la France.

A en croire nos sources, dans le cadre de la rencontre, les représentants des groupes armés vont devoir exprimer leurs désapprobations vis-à-vis du Président Touadera, qui serait en train de coopérer effectivement avec la Russie. Notons que qu’à ce jour, 5 militaires et 170 instructeurs civils russes s’occupent de la formation des Forces armées centrafricaines (FACA).

La montée en puissance des FACA et le renfoncement de l’armée sèmerait une inquiétude parmi les rebelles et la partie française qui ont vu leur influence sur le territoire significativement réduite et donc une entrave à leurs sales business.

Toujours selon nos sources, le but principal de la rencontre de N’Djamena serait de formuler un ultimatum : soit les Russes quittent la RCA, soit des réformes contraignantes qui restreignent les pouvoirs du Président soient mises en œuvre. Et que dans le cas où le Président refuserait de coopérer avec les rebelles, ces derniers brandiraient des menaces de marcher sur Bangui.

A suivre…

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Une nouvelle dotation des FACA en moyens roulants par les Etats unis

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Centrafrique : Une nouvelle dotation des FACA en moyens roulants par les Etats unis

 

Bangui, 7 août 2018 (CNC) –

 

Les Etats unis d’Amérique viennent une fois de plus de renforcer les capacités des Forces armées centrafricaines (FACA) en les dotant d’importants moyens roulants. Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a personnellement réceptionné, ce lundi 6 août 2018, au Camp de Bataillon de soutien et des services (BSS), le don dans mains du Chargé d’Affaires des Etats unis en Centrafrique, en présence de Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la défense nationale.
48 véhicules dont 42 Toyota Hilux dont 30 avec banquette pour transport de troupes et 12 sans banquettes, et 6 gros véhicules de transport logistiques et des matériels de marque Renault ont constitué ce don pour un montant total évalué à 8,5 millions de dollars américain soit 4. 790. 855 F.CFA. Le don a pris en compte des pièces de rechange, les trousses et les radios, ainsi que la formation des conducteurs et mécaniciens.
A ces 48 véhicules, il fait ajouter les 9 camions citernes encore parqués au port de Douala qui vont être remis ultérieurement aux autorités centrafricaines pour atteindre le nombre de 57 véhicules promis. Aussi, le don contient un équipement de garage de réparation des pièces détachés de véhicules et des outils, ainsi que de ponchos, trousses de premiers secours, compas et autres matériels.
Notons que cet important don arrive à point nommé où la mobilisation s’accroit irréversiblement pour la reconstruction de l’armée centrafricaine avec les Russes en armements et formations, l’Union européenne par la formation, la Chine et la France.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LA PAIX EN OTAGE

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The self-proclaimed General Ahamat Bahar, ex-Seleka, ex-FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), ex-MPC (Central African Patriotic Movement) co-founder, and now leader of the armed group MNLC, poses for photographs in front of his home in Betoko, northern Central African Republic, on December 27, 2017. / AFP PHOTO / ALEXIS HUGUET

 

 

CENTRAFRIQUE : LA PAIX EN OTAGE

 

 

Bangui, 7 août 2018 (CNC)

 

LE PAYS DES BANTOUS : UN ÉCHIQUIER POUR LES PUISSANCES ETRANGERES ?

          Il ne faut pas se voiler les yeux et détourner la tête ; la République Centrafricaine est bel et bien devenue une proie pour les griffes des puissances exogènes.

          Le pouvoir légitime est phagocyté par des prédateurs expansionnistes et impérialistes étrangers. Les dirigeants du pays n’ont plus la capacité d’agir dans l’intérêt de leur pays et de sa population. Ils sont devenus les supplétifs dociles des puissances française, russe, américaine et chinoise. La politique du pays et les décisions concernant la sécurité, la protection de l’intégrité du territoire et de sa population, sont décidées de Paris, de Moscou et de Washington. La recherche de la paix et du dialogue est entre les mains des Russes.

          La situation qui prévaut aujourd’hui en Centrafrique rappelle furieusement la conférence de Berlin en 1885, au cours de laquelle l’Europe s’est partagé l’Afrique, comme s’il s’agissait d’une vulgaire rapine de brigandage. L’esclavage, les exactions et les crimes des sociétés concessionnaires, la colonisation, qui a oublié de jeter les bases du développement du territoire, ont compromis l’avenir harmonieux du pays et favorisé les coups d’états successifs, les mauvaises gouvernances et les violences qui ont miné l’essor de la RCA. L’instabilité politique chronique du pays est corollaire du passé désastreux qu’il a connu, entre esclavage et colonisation. L’absence d’élites compétentes, patriotes et nationalistes, a fini de plonger la République Centrafricaine dans la longue et terrible nuit dont elle ne parvient pas à sortir.

 

« UN PAYS A GENOUX ET A VENDRE » ?

          C’est le chercheur Thierry Vircoulon, spécialiste de la Centrafrique, qui le suggère avec justesse : « La Centrafrique est à genoux et à vendre. Les acheteurs sont les puissances émergentes, comme la Chine, et une puissance sur le retour, la Russie. » Les ex-puissances coloniales sont fatiguées mais toujours en embuscade.

          La France reste très présente en Centrafrique, surtout militairement : elle dispose de 500 soldats instructeurs et des Mirage 2000-D sont basés à Ndjamena. Deux d’entre eux ont d’ailleurs récemment survolé les colonnes des ex-Sélékas qui menaçaient de fondre sur Bangui. Il fallait les intimider et, surtout, leur montrer que la France est toujours là.

Les États-Unis, la Chine et la Russie s’épient et poussent leurs pions. Les trois puissances courtisent surtout les rebelles qui occupent le nord et le nord-est du pays, riches en matières premières. Ce faisant, elles actent la reconnaissance de l’autorité des ex-Sélékas sur ces régions et, partant, le risque de leur partition.

          Face à ces manigances, l’inaction et le silence des autorités centrafricaines sont les signes d’une impuissance inacceptable. Elles semblent avoir cédé leur pouvoir aux puissances étrangères, qui jouent un double jeu pour préserver leurs intérêts.

          Quant aux populations, devenues des Sans-Voix et des parias dans leur propre pays, elles sont les otages des puissances étrangères, aux appétits démesurés pour les matières premières et le territoire centrafricain, dont elles convoitent la position stratégique au centre du continent.  

 

UNE PAIX IMPOSSIBLE ?

          Comment un État désarmé peut-il faire la guerre à des bandes surarmées, que des mentors étrangers équipent et financent si généreusement ? Les autorités du pays n’ont pas les moyens de remplir leurs missions régaliennes. Les Forces Armées Centrafricaines sont toujours sous le coup de l’embargo injuste décrété par l’ONU. En Centrafrique, c’est une guerre à armes inégales qui se pratique à l’avantage des rebelles. Marie Noëlle Koyara, ministre de la Défense Nationale, ne vient-elle pas de déclarer : « il n’y a pas de restriction dans le redéploiement des FACA : c’est juste un manque de moyens » ? Les FACA souffrent, en effet, d’un manque terrible d’équipements militaire, d’armements et de moyens financiers.

          L’arrivée des Russes a soulevé un immense espoir chez les Centrafricains, déçus par la France et les autres forces internationales. La perspective qu’ils trouvent des solutions à la crise aiguë qui secoue la Centrafrique, l’espoir qu’ils adoptent une attitude militaire ferme face aux séditieux, ont apporté un début de soulagement aux Centrafricains. Contrairement à la Minusca et aux forces internationales qui donnent l’impression de se livrer à un comportement ambigu face aux rebelles, les Russes devront jouer franc jeu, pour éviter de décevoir les attentes. Il ne faut pas qu’ils se mettent à négocier avec les groupes armés en aparté. Ils doivent, au contraire, leur signifier clairement que, s’ils ne déposent pas les armes et ne se rendent à la table des négociations, les Forces Soviétiques aideront les Forces Centrafricaines à les y contraindre.

          S’ils n’agissent pas ainsi, le désarmement des groupes armés sera loin d’être acquis. Les ex-Sélékas continueront inexorablement à consolider leur position dans les provinces qu’ils occupent et à affirmer l’autonomie ou la partition des provinces qu’ils occupent. La paix deviendra alors un objectif trop difficile à atteindre.

Pourtant, les espoirs de paix et de réconciliation existent. Mais, pour  parvenir à ce qu’elles soient rétablies, il faudrait un pouvoir fort et patriote. Le gouvernement centrafricain devrait être capable de reprendre les initiatives politiques et militaires, tout en ne cédant rien aux exigences indécentes d’impunité des chefs rebelles. Ces criminels de guerre osent parler de paix et réclamer une autonomie large pour les provinces qu’ils occupent. Ils exigent d’être impunis. Et, si on le leur refuse, ils imposeront une partition !

          Cette situation serait totalement inacceptable pour les Centrafricains.

 

P.S. : nous apprenons l’annulation du voyage en Centrafrique de Florence Parly, ministre des Armées, pour cause de calendrier. On est en droit d’être dubitatif, vu la crispation des relations entre la France et la République Centrafricaine. La raison avancée nous semble appartenir à une sémantique diplomatique toute particulière. Affaire à suivre…

 

Article écrit par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(6 août 2018)

Journaliste contributeur spécial du CNC.

 

 

CENTRAFRIQUE : QUELS SONT LES ROLE ET MISSIONS DU DÉPUTÉ ?

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CENTRAFRIQUE : QUELS SONT LES ROLE ET MISSIONS DU DÉPUTÉ ?

 

 

Bangui, 7 août 2018 (CNC) –

 

Si vous me donnez votre voix, je vais assainir votre quartier ! Si vous m’élisez député, je vais donner du travail à la jeunesse ! Si je suis élu, je vais construire un Centre culturel et sportif ! etc…C’est ce que nous écoutons lors des campagnes qui précèdent les élections législatives en Centrafrique…

Il n’ya pas très longtemps, j’ai pu suivre sur les réseaux sociaux que pour être député, il est nécessaire d’être opérateur économique, c’est-à-dire, avoir une autonomie financière…

Ces réactions et affirmations montrent que le rôle et les missions du Député ne sont pas bien connus. Et la nouvelle Génération politique centrafricaine se doit de bien cerner les contours de cet élu de la Nation qui doit représenter le peuple centrafricain à l’Assemblée Nationale.

Je ne vais pas répondre de manière exhaustive à cette question, mais plutôt induire ici un débat pour permettre aux uns et aux autres de mieux s’informer.

Contrôler l’action gouvernementale, amender les projets de lois initiés par le Gouvernement, faire des propositions de lois, voter des lois, telles sont les principales fonctions du Député qui peut, grâce à ses relations, solliciter des financements en faveur de sa circonscription électorale…Il n’a pas à piocher dans sa cagnotte personnelle pour mener des actions sociales bien que cela soit courant dans notre pays…On n’a pas besoin d’être millionnaire pour se présenter aux élections législatives mais plutôt, avoir une vision, une conviction politique et être bien outillé pour mener ce type de bataille…

Je verse à ce débat, l’excellent article d’Emmanuel Olivier GABIRAULT (cf. blog) sur « La responsabilité historique des députés dans la déconfiture de la République Centrafricaine »…

Centrafricainement vôtre

 

 

Article écrit par : Clotaire SAULET SURUNGBA

 

Ancien Parlementaire (Conseiller National)

Contributeur du CNC.

Afrique du Sud : Patricia de Lille quitte la commune du cap

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Afrique du Sud : Patricia de Lille quitte la commune du cap

 

 

Bangui, 7 août 2018 (CNC) –

 

Accusée de faute professionnelle lourde, la maire a annoncé sa démission hier au cours d’une conférence de presse. Celle-ci prendra effet le 31 octobre prochain.

Patricia de Lille va quitter ses fonctions de maire de la commune du Cap. La magistrate municipale a elle-même fait l’annonce dimanche au cours d’une conférence de presse. Cette démission est due à la pression que lui fait son propre parti, l’Alliance démocratique (DA).

En effet, sa formation politique l’accuse de mauvaise gestion et de corruption. Des faits que la DA qualifie de « faute professionnelle grossière ».

Mais Patricia de Lille rejette ces accusations et clame son innocence malgré sa démission. La maire affirme que son parti qui l’accuse n’a jamais présenté la moindre preuve.

Elle a fait savoir qu’elle va désormais consacrer le restant de sa vie à construire une ville meilleure, pour un pays meilleur. Et proposer une alternative à l’ANC, le parti au pouvoir.

Dès l’annonce de son retrait à la tête de l’exécutif municipal, son parti a abandonné des poursuites contre elle. Rappelons que cette démission intervient à moins de six mois des élections générales de 2019.

La DA qui prendra part à ces échéances ne voulait certainement pas s’encombrer avec une personnalité donc les soupçons allait ternir l’image du parti.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Jean Ping : « Nous sommes en face d’une politique de mensonges »

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Jean Ping : « Nous sommes en face d’une politique de mensonges »

 

 

Libréville, 7 août 2018 (CNC) –

 

L’opposant Gabonais Jean Ping fusille l’actuel chef de l’Etat Gabonais en l’accusant d’avoir instruit un coup d’Etat militaire permanent. Pour Jean Ping, le pouvoir d’Ali Bongo est composé de « voyous »

 

« Le régime d’Ali Bongo a « tricoté » la situation dans laquelle nous nous trouvons. On est revenu après plusieurs années, renouvelables à perpétuité ; on est revenu à un tour etc.… Sans demander à personne. Maintenant, ils nous disent qu’ils veulent détricoter. Il n’est pas besoin de nous. Tout ce que vous voulez, vous pouvez le faire, tant que nécessairement, nous y soyons » a dit l’opposant Jean Ping . Selon lui, le problème est qu’une bande de copains, certains diront de coquins dirigent ce pays. Il l’accuse d’être un « voleur » qui instrumentalise toute la constitution gabonaise. « Je refuse de dialoguer avec ce pouvoir » tient-il à préciser. Pour Jean Ping, la communauté internationale demande que la situation revienne à la normale. « Si donc, le pouvoir qui a tout confisqué, qui tue, qui pique, qui viole la constitution refuse, nous utiliserons le rapport de force » ajoute t-il. Jean Ping de poursuivre : « L’austérité sonne l’échec et la fin d’une politique de mensonges, de violences et de promesses non tenus. Que peut-on attendre d’un pouvoir voyou qui met en faillite tout un pays ». Avec amertume, il se plaint du Gabon qui, d’après lui  vit un coup d’Etat militaire permanent. C’est une mascarade.

 

Par : Arfang Sagna

 

CENTRAFRIQUE : TROIS RUSSES, DÉTENTEURS DE CARTES DE PRESSE, ASSASSINÉS PRÈS DE DAMARA

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CENTRAFRIQUE : TROIS RUSSES, DÉTENTEURS DE CARTES DE PRESSE, ASSASSINÉS PRÈS DE DAMARA

 

 

Bangui, 6 août 2018 (CNC) –

 

ET SI C’ÉTAIT L’ŒUVRE DE CEUX QUE LA PRÉSENCE RUSSE EN CENTRAFRIQUE DÉRANGE ?

          La nouvelle de la disparition de trois journalistes russes est tombée le 31 juillet 2018. L’identité des assassins demeure, à ce jour, une énigme. Des témoins mettent en cause un groupe de « dix terroristes enturbannés », « ne parlant que l’arabe ». Faut-il voir derrière ces meurtres la main de l’État Islamique, en mauvaise posture en Syrie, décidé à faire payer aux Russes l’aide qu’ils apportent à Damas pour les anéantir ? Ou venu soutenir les ex-Sélékas, leurs frères confessionnels, que les soldats russes combattent aux côtés des FACAS ? L’intrusion des Russes n’est pas pour plaire aux ex-Sélékas, qui voient ainsi leur plan de conquête du pouvoir contrecarré. Les « enturbannés » que l’on soupçonne peuvent très bien appartenir à une faction sélékiste.

          Il faut aussi considérer tous ceux qui ne veulent pas voir l’expansionnisme russe prospérer au centre du continent africain. N’oublions pas que les Russes ont répondu à un appel au secours du président Touadera.

          Les trois journalistes sont peut-être les victimes de l’exaspération de la guerre froide est-ouest en terre centrafricaine. A l’arrivée des Russes à Bangui, les manifestations de mauvaise humeur n’ont pas manqué dans certains pays occidentaux. Nous avons même, à l’époque, manifesté ici notre crainte de voir la Centrafrique devenir un champ de bataille entre la Fédération de Russie et de l’Occident.

 

 

LES ENNEMIS DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE NE SE COMPTENT PLUS

          Tapis dans l’ombre, ils manipulent des Centrafricains égarés, pour saper toute initiative de paix. Le chaos est une aubaine pour eux. Ils font tout pour empêcher le surgissement de la paix en RCA. Ils ne prospèrent et ne peuvent pêcher qu’en eau trouble.

          Les provinces qui sont sous la botte des ex-Sélékas échappent totalement au pouvoir légitime. Les trafics y fleurissent au profit des seigneurs de guerre, privant ainsi l’État centrafricain d’importants revenus. Les mines d’or et de diamants sont devenues leur propriété. Ils obligent les exploitants artisanaux à travailler pour eux. Ensuite, ils écoulent les diamants avec la complicité de leurs mentors des pays frontaliers, en dehors du processus de Kimberley. Ils disposent là d’une source de revenus qui leur permet de s’armer massivement, alors que les Forces Nationales Centrafricaines sont devenues obsolètes.

          On peut donc supposer que l’exécution des trois journalistes russes puisse être l’œuvre de trafiquants et de malfrats internationaux.

 

LA SOCIÉTÉ WAGNER : UNE OFFICINE DE MERCENAIRES

          D’après les rumeurs, les trois journalistes étaient venus en Centrafrique enquêter sur la Société Wagner, une officine de mercenaires qui aurait un camp en RCA. Créée par Dimitri Outkine, un ancien  lieutenant-colonel du GRU (service de renseignement militaire), elle n’a pas été reconnue légalement par le gouvernement russe.

          Les mercenaires de Wagner interviennent en Syrie, en Crimée et au Soudan pour accomplir les sales besognes. Ces Kontraktniki (employés sous contrat) ont aidé, entre autres, le régime de Bachar Al-Assad à reprendre Palmyre. Sur le terrain, ils interviennent à la demande du gouvernement russe, mais souvent en parallèle avec l’armée de Poutine.

          Il n’est pas exclu que l’enquête des trois journalistes dérange considérablement ceux qui ourdissent des traquenards en Centrafrique. La nébuleuse de la barbouzerie internationale n’a pas forcément envie que l’on mette le nez dans les affaires obscures qu’elle mène à l’intérieur d’un pays devenu la proie des milices locales et des forces internationales.

          La République Centrafricaine, trop riche en diamants, or et pétrole, est une proie de prédilection pour la pègre internationale et les bandes armées manipulées par des mentors étrangers.

          Autant dire que le pays n’est pas près de retrouver sa souveraineté. Pour l’instant, les opinions attendent avec impatience que les assassins de nos confrères soient retrouvés et jugés.

                                                                                                                        

Article écrit par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

Contributeur du CNC.

 

(4 août 2018)

 

 

 

 

 

Centrafrique : présence russe en RCA, le Président Poutine contredit son homologue centrafricain Touadera.

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Centrafrique : présence russe en RCA, le Président Poutine contredit son homologue centrafricain Touadera.

 

Bangui, 4 août 2018 (CNC) –

 

Depuis le meurtre des trois journalistes russes dans la nuit du lundi à mardi dernier, le gouvernement fédéral russe est sous la pression médiatique mondiale. Afin de mettre les choses en clair, le Président Poutine, dans ses déclarations, a indiqué que la présence des soldats russes en République centrafricaine est exclusivement d’ordre technique défini par le conseil de sécurité des nations unies, ce qui est contraire à la déclaration de la présidence centrafricaine qui parle d’une coopération militaire avec la Russie. Qui dit la vérité ?

 

 

Même si officiellement les soldats de Poutine sont arrivés en République centrafricaine pour former les soldats FACA au maniement de leurs armes livrées quelques mois plutôt, les Centrafricains, de leur côté, sont loin de faire la différence entre les vrais soldats russes et les nombreux mercenaires qui travaillent dans le cadre d’une coopération non officielle entre une société de sécurité privée russe et le gouvernement centrafricain.

D’après le gouvernement russe, un total de 170 experts militaires  et 5 instructeurs sont présents en Centrafrique pour former exclusivement les soldats de l’armée nationale dépassée par les agissements des groupes armés dans le pays.

Cependant, à Bangui on voit une dizaine des soldats russes assurant désormais la sécurité du Président Touadera. En plus des ces gardes rapprochés Russes du chef de l’État, d’autres ruses, bien armés sont éparpillés dans d’autres villes minières du pays.

Alors, qui sont-ils ?

Sont-ils des soldats russes ou des mercenaires d’une société privée ?

Si tel est le cas, y’a-t-il un contrat minier passé avec cette société privée de sécurité ?

Si on se réfère à la déclaration du Président Poutine, on note une certaine contradiction avec celle tenue par les proches du chef de l’État centrafricain qui assure publiquement que la RCA entame une coopération militaire avec la fédération de  Russie pour proteger ce dernier (http://www.jeuneafrique.com/551743/politique/centrafrique-la-garde-rapprochee-russe-du-president-touadera/). Mais qui a signé cet accord ?

Où cet accord de coopération militaire  a été signé ?

s’agit ici de la vie de la nation, et l’Assemblée nationale doit diligenter une enquête parlementaire sur cette affaire.

Pourtant dans la nouvelle constitution de 2015, il était prévu que toutes conventions minières ou autres qui touchent à la vie économique du pays doivent passer par le bureau de l’Assemblée nationale pour validation afin d’éviter les erreurs du passé.

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

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Centrafrique : L’urgence de mettre en place un plan stratégique pour le Développement de l’économie numérique en Centrafrique avant le démarrage du projet CAB

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Centrafrique : L’urgence de mettre en place un plan stratégique pour le Développement de l’économie numérique en Centrafrique avant le démarrage du projet CAB

 

 

Bangui, 5 août 2018 (CNC) –

 

Le numérique doit être au cœur du modèle alternatif de développement de l’économie numérique dans plusieurs secteurs (économie, culture, santé, éducation, modernisation de l’administration, maîtrise des dépenses publiques, etc.), tout en veillant à ne pas laisser en rade la population au bord du chemin.

Un plan stratégique pour le développement de l’économie numérique avant le démarrage du projet est nécessaire afin de répondre aux enjeux de cette nouvelle économie.

Il doit être Elaborer dans un esprit de collaboration durable par l’ensemble des partenaires institutionnels de la République centrafricaine.

L’économie numérique ne se limite pas aux secteurs des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il faut y ajouter ceux des télécommunications, de l’audiovisuel, du logiciel, de l’internet, et les secteurs qui utilisent les TIC comme support de leur activité.

Les principaux enjeux de ce plan:

  • cette nouvelle économie devrait toucher l’ensemble des secteurs d’activité, contribue de manière significative au produit intérieur brut et à sa croissance, crée de nouvelles sociétés et de nouveaux emplois, de nouvelles richesses, de nouveaux services et bien sûr, de nouveaux usages ;
  • la société devrait évoluer avec les technologies d’information et de communication afin de permettre l’accès à la connaissance pour tous, vecteur de cohésion sociale, de réduction des inégalités et d’ouverture sur le monde ;
  • l’administration publique devrait se moderniser et rendre plus accessible ses services via la mise en place de téléservices, e-administration, au bénéfice des usagers, rompre l’isolement des populations, réduire la fracture numérique et fournir aux usagers (particuliers, entreprises, associations) les outils nécessaires à leur développement.

 

 

Par : Expert IT, Mamadou Moustapha LY

Centrafrique : Les Faca lancent un recrutement de plus de 1000 jeunes

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Centrafrique : Les Faca lancent un recrutement de plus de 1000 jeunes

 

 

Bangui, 5 août 2018 (CNC) –

 

Le ministère de la défense a fait lannonce aujourdhui à Bangui. les responsables de la défense ont défini les conditions du recrutement qui concerne les deux sexes.

 

Le ministère de la défense vient d’annoncer ce samedi un recrutement massif au sein des forces armées centrafricaines (Faca).  Plus précisément, il s’agit de 1023 jeunes qui devront subir un entraînement militaire et ensuite intégrer dans les rangs des Faca.

Le recrutement concerne les personnes de deux sexes (masculins et féminins). Les postulants doivent remplir un certain nombre de conditions. Ils doivent être âgés de 18 et 25 ans et avoir  casier judiciaire vierge. Ils doivent être de nationalité centrafricaine, et n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation.

Selon la directrice générale des ressources humaines des Faca, le lieutenant-colonel Gislaine Léa Yangongo, le recrutement concerne les deux niveaux : un recrutement ciblé et un autre de masse.

S’agissant du recrutement ciblé, il concerne les spécialités précise la patronne des ressources humaines du département de la défense. Ici le niveau d’étude fait partie des critères exigés pour ceux qui désirent intégrer le génie militaire ou l’armée de l’air.

 

Lieutenant-colonel Ghislaine Léa Yangongo a fait savoir que  les dépôts de dossiers commenceront le 3 septembre prochain.

Mais le mois d’août est consacré  à la sensibilisation avec pour objectif d’atteindre le maximum de  jeunes sur l’ensemble du territoire.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Football : Clarence Seedorf , nouveau coach des lions indomptables du Cameroun.

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Football : Clarence Seedorf , nouveau coach des lions indomptables du Cameroun.

 

 

Yaoundé, 5 août 2018 (CNC) –

 

Annonce faite aujourdhui par le ministre des sports et de l’éducation physique aujourdhui à Yaoundé. Le technicien hollandais secondé par son compatriote Patrick Kluivert.

Le poste était durant de long mois était vacant après le départ du technicien belge Hugo Bross. Aujourd’hui, les lions indomptables de football ont un nouvel entraineur. Lui c’est l’hollandais Clarence Seedorf.

Il aura comme adjoint son compatriote Patrick Kluivert. Le nouveau coach des lions indomptables traînés une longue expérience dans le domaine du coaching, mais aussi entend que joueur de football.

Du haut de ses 42 ans, Clarence Seedorf a entraîné de grands clubs de football comme le Milan Ac en Italie et le Deportivo en Espagne. Sa carrière comme joueur de football est aussi glorieuse.

Il a remporté quatre  ligues de champions avec le Milan Ac en 2007 et 2003. Mais aussi avec le Réal de Madrid en 1998 et Ajax Amesterdam en 1995. Patrick Kluivert son adjoint a aussi une longue expérience dans le milieu du football et une riche carrière.

Il a été tour à tour été directeur technique du Paris Saint Germain entraîneur du  Fc Twente. Puis le Curaçao en 2014. Comme joueur de football, Patrick Kluivert a joué à Ajax Amsterdam, au Milan Ac, au Fc Barelone, Newcastle United, Valence CF et Psv Eindhoven.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

Centrafrique : Pesant flou autour de l’identité des trois journalistes russes tués

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Les soldats russes dans un véhicules de la gendarmerie nationale.

 

 

Centrafrique : polémique autour de l’identité des trois journalistes russes tués

 

 

Bangui, 4 août 2018 (CNC) –

 

Trois journalistes Russes accrédités par l’Onu ont été tués dans la nuit du 30 au 31 juillet 2018. Leurs documents ont été retrouvés avec les noms suivants : Orkhan Dzhemalle correspondant militaire, Alexandre Rastorguev – réalisateur documentaire, Kirill Radchenko – vidéaste. Depuis ce jour sombre pour la communauté russe en RCA, une guéguerre de communication s’offre sur la table autour de l’identité des victimes.

La Minusca a été la première a déclaré, par la voix de son Porte-parole Vladimir Monteiro qu’elle n’a aucune connaissance sur ces victimes et a même démenti l’information selon laquelle ces journalistes aient été accrédités par l’Onu. Tout de même, le Ministre de la communication qui a confirmé que c’était des journalistes russes, n’a pas donné d’autres éclairages, mieux que cela. Mais, le membre du gouvernement a plutôt relevé qu’il n’a délivré aucune accréditation à ces journalistes.
Des sources proches de la délégation russe en Centrafrique, « les trois journalistes ont eu des badges de l’Onu fabriqués par leur éditeur. Et leur accréditation de journalistes a été datée de 2011 ».

Notons que le seul survivant de ce massacre a été le chauffeur de la voiture des Russes qui a pu raconter le drame. Le groupe de journalistes russes a loué la voiture d’un habitant de Bangui pour se rendre à Dékoa. En passant par le territoire sous le contrôle des FACA, ils étaient en sécurité. Dans la nuit du 30 au 31 juillet 2018, leur voiture se fut arrêtée aux alentours de Sibut, une ville se situant à 180 km de la capitale centrafricaine par une patrouille des FACA. Suite aux investigations des soldats, ils se sont présentés comme des journalistes Russes allant vers Dékoa.

Les soldats des FACA leur ont fortement recommandé de passer la nuit en sécurité en ville, car la route n’est pas sûre, surtout pendant la nuit. Même étant avertis de risques potentiels, ils ont rejeté la proposition de soldats de continuer la route le lendemain matin et ont continué la route, d’après le chauffeur de la voiture )selon le gouvernement), également blessé. A 23 km plus loin, poursuit-il, dix (10) personnes inconnues sont sorties de la forêt. Ces dernières ont demandé alors de leur “laisser” la voiture, cependant les journalistes ont refusé la réclamation, selon le gouvernement. Ce refus tourne ensuite vers une bagarre et se termine par la fusillade des journalistes. Le chauffeur réussit de s’enfuir après avoir été touché par une balle.

Les investigations sur les détails de l’incident sont menées en présence du chauffeur et se poursuivent d’ailleurs par les soins des services compétents.

Consternée, la communauté des journalistes et le peuple centrafricain expriment leurs condoléances aux familles et aux proches des journalistes tués et réclament le rétablissement de la paix et de la sécurité routière dans le pays. Elle exige également une prolifération accélérée des forces FACA dans le pays afin de rétablir l’ordre sur les routes et dans les localités.

Cet acte odieux confirme une fois de plus que la sécurité reste précaire malgré la présence des 12 000 Casques bleus dans le pays depuis trois ans. Voilà qui atteste de l’empressement des Centrafricains de voir leurs FACA réhabilitées en toute urgence pour aider à arrêter l’hémorragie.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LA DÉSIGNATION CONTROVERSÉE D’UN CHEF D’ÉTAT MAJOR DES ARMÉES, ÉTAIT-IL OPPORTUN DE RAJOUTER DE LA POUDRE À LA CRISE ?

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Bernard Selemby doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

CENTRAFRIQUE : LA DÉSIGNATION CONTROVERSÉE D’UN CHEF D’ÉTAT MAJOR DES ARMÉES, ÉTAIT-IL OPPORTUN DE RAJOUTER DE LA POUDRE À LA CRISE ?               

 

 

Bangui, 4 août 2018 (CNC) –

 

La hiérarchie des forces armées centrafricaines a connu ces derniers temps une réorganisation profonde et stratégique en vue de mener à bien la réforme tant souhaitée.

 

C’est l’objet du décret portant nomination d’un nouveau chef d’état major des armées ainsi que de ses adjoints. L’état major des armées est hiérarchiquement la plus haute institution militaire qui assure le commandement des opérations militaires, conseille le gouvernement sur des questions militaires, coordonne les différentes activités des autres chefs d’état major des différentes unités qui sont sous son autorité c’est à dire l’armée de terre, l’armée de l’air… Cette haute et noble institution militaire est généralement administrée à l’instar des grandes armées du monde par le « fantassin » officier de plus haut rang de l’armée (ce qui n’est toujours pas le cas).

Il est l’intermédiaire, la charnière et surtout l’interlocuteur principal entre le pouvoir politique et l’armée, il est placé sous l’autorité directe du président de la république et du gouvernement. Selon les dispositions de l’article 33 de la constitution du 30 mars 2016, sa nomination relève de façon discrétionnaire et sans ambiguïté du président de la république mais compte tenu de la sensibilité aiguë du domaine d’activité, ce pouvoir discrétionnaire ne doit pas intégrer des paramètres politiques et doit respecter paradoxalement certains critères et protocoles en vue de protéger le moral, le dynamisme et l’efficacité des troupes.

Depuis la promulgation du décret portant nomination du nouveau chef d’état major des armées, des grognes et des bruits de bottes se font entendre dans les différentes casernes craignant la mise en ballottage des consignes et ordres hiérarchiques. L’éventualité de la bouderie des troupes associée à la colère latente de nombreux militaires retraités, le tout dans un contexte sécuritaire fragile interloque le citoyen lambda qui s’interroge :

Pourquoi le président de la république limoge t-il son chef d’état major en poste depuis la prise du pouvoir juste à mi-mandat ? En d’autres termes, que s’est-il passé entre les deux compères ? S’agit-il d’un nouvel élan stratégique et politique ? S’agit-il d’un moyen pour reprendre la main sur l’armée ? L’état major des armées doit-il nécessairement être administré par un homme de confiance, proche du pouvoir au détriment des qualités militaires ? L’officier supérieur promu remplit-il les qualités et compétences requises pour occuper ce poste stratégique ? Saviez-vous qu’on peut être compétent et qualifié mais pas nécessairement outillé pour les opérations de terrain ? Lors de sa désignation, les attentes politiques ont-elles privilégié sur les enjeux militaires ? Est-il l’idéal de politiser l’armée au détriment des missions régaliennes ? Les autorités ont-elles conscience de la dangerosité de leurs actes inadaptés, improvisés et inopportuns ? En d’autres termes, nos autorités ont-elles conscience des effets ou conséquences de la grogne des troupes dans un climat sécuritaire fragile et tendu ? Nos autorités perçoivent-elles les rivalités entre troupes qui peuvent fragiliser la cohésion des opérations militaires ?

Selon la nomenclature, nos chefs d’état major des armées majoritairement non-fantassins ont-ils une fois de leur vie participer à des combats pour prétendre les planifier et les coordonner ? Nos preneurs de décision perçoivent-ils la différence entre les fantassins c’est à dire les militaires de front et les logisticiens y compris les médecins qui concourent tous à la réussite des opérations militaires ? Suite à ces différentes interrogations, il est important de rappeler qu’en dépit des prérogatives discrétionnaires du président de la république consacrés par l’article 33 de la constitution du 30 mars 2016, le pouvoir a commis une erreur manifeste d’appréciation sur le choix du moment car une nomination de ce genre dans un contexte sécuritaire fragile doit être opposable à tous et ne doit souffrir d’aucune contestation c’est à dire que le pouvoir devrait prendre en compte les compétences militaires, administratives, comportementales, morales ainsi que les qualités appréciées par les troupes. Le meilleur chef d’état major des armées doit en outre faire l’objet d’un consensus, admiré, mérité et proche des troupes. Le nom d’un chef d’état major qui passe mal auprès des troupes pose un problème de commandement et d’exécution des ordres qui sont des éléments primordiaux dans la hiérarchie militaire car à défaut de syndicats, la relation de confiance doit suppléer et étouffer toute réclamation. Ainsi, pour réussir un processus de désignation d’un chef d’état major, la logique aimerait qu’un sondage, infiltration des troupes ou les renseignements militaires jouent un rôle en amont. Pour finir et dans le souci de respecter la décision souveraine même contestée du président de la république, nous mettons en garde contre toutes velléités de mutineries, de désordres et de toutes perturbations de l’ordre républicain sous toutes ses formes.

Les acquis démocratiques sont chers, sacrés et la volonté suprême du peuple doit s’exécuter jusqu’à échéances et ne doit souffrir d’aucune restriction. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 03 août 2018.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.                                    

Juriste, Administrateur des élections.                        

Tel : 0666830062

Centrafrique : Un contingent de gendarmes Camerounais bientôt déployés

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Les gendarmes camerounais en illustration.

 

 

Centrafrique : Un contingent de gendarmes Camerounais bientôt déployés

 

 

Yaoundé, 3 août 2018 (CNC) –

 

Ils sont 295 au total qui viendront renforcer les effectifs de la Minusca.

 

Les 295 gendarmes camerounais sont déjà prêts pour la nouvelle mission qui les attend au sein de la Minusca. Ils viennent tout juste d’achevé une formation de deux mois au centre de perfectionnement de la gendarmerie.

D’après les responsables de la gendarmerie Camerounaise, ces hommes ont été formés aux standards onusiens. Ce sont des professionnelles aguerri qui ont acquis les techniques de rétablissement et de maintien de l’ordre public.

Mais aussi des tactiques d’intervention dans les opérations de maintien de la paix. Leur mission en Centrafrique consiste donc à rétablir et maintenir l’ordre public. A garantir la sécurité des personnes et des biens.

 

Le haut commandement militaire camerounais a instruit à ces gendarmes de faire preuve de professionnalisme sur le terrain. D’appliquer scrupuleusement les notions acquises lors de la formation. Surtout, le haut commandement militaire a invité ces gendarmes à éviter des comportements susceptibles de ternir l’image du Cameroun.

………….

 

Par : N. Mballa, correspondant du CNC.

Aviation : Le Tchad lance sa compagnie aérienne nationale

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Aviation : Le Tchad lance sa compagnie aérienne nationale

 

 

Ndjamena, 3 août 2018 (CNC) –

 

Le président Idriss Déby a reçu hier à N’Djamena le directeur exécutif du groupe Ethiopian Airline, Tewolde Gebremariam. La compagnie Ethiopienne de par ses qualités professionnelle est chargée de matérialiser ce projet.

 

Après l’échec de Air Tchad et Toumaï Airlines, le Tchad veut réviser le tir dans le secteur de l’aviation en mettant sur pied cette fois-ci une compagnie aérienne fiable.

A cet effet, c’est le groupe Ethiopian Airlines qui a été choisi pour mettre en œuvre ce projet. C’est ce qui explique le tête-à-tête d’hier entre le président Idriss Déby Itno et Tewolde Gebremariam, le patron exécutif d’Ethiopian Airlines.

Tewolde Gebremariam a précisé que la compagnie dont il a la charge a été désignée sur la base de la compétence et de l’expérience. Il rassure que cette fois-ci la future compagnie sera fiable et sûr. Tout est mise en œuvre pour joue un rôle prépondérant dans la sous-région.

 

Par : M. Talinga, pour CNC.

RDC : L’avion de Katumbi ne viendra pas par les airs

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RDC : L’avion de Katumbi ne viendra pas par les airs

 

 

Kinshasa, 3 août 2018 (CNC) –

 

L’ex-gouverneur a renoncé à atterrir à Lubumbashi faute dautorisation. Il est plutôt arrivée en Zambie à partir d’où il compte rallier le son pays.

L’avion de Moïse Katumbi n’a pas atterri à Lubumbashi aujourd’hui comme prévu. C’est plutôt en Zambie qu’il est arrivé.  Il se trouve au niveau de la frontière entre la Zambie et la RDC. L’ex-gouverneur voudrait regagner le pays par la seule route qui existe de ce côté, mais celle-ci est barricadée. En effet, un  gros camion barre la route au niveau du péage de la route de Kasumbalesa. Du côté de Lubumbashi, la police a également barricadé l’entrée de cette route. L’accès est même interdit aux piétons. Le dispositif sécuritaire a été renforcé. La police a également dispersé la foule qui se dirigeait vers l’aéroport pour accueillir Katumbi à coups de gaz lacrymogène. Moïse Katumbi quant-à-lui a fait savoir qu’il est prêt à rester durant des années au niveau de la frontière tant qu’il n’a pas regagner son pays. Ses partisans s’indignent. Ils affirment que Katumbi viens en paix pour se mettre à la disposition de la justice. Mais on lui ferme les portes de son pays. Le ministre des transports a fait savoir aujourd’hui qu’il n’a jamais reçu de demande d’autorisation d’atterrissage de l’avion de Moïse Katumbi. Des propos que contestent les proches de Katumbi. Ils affirment avoir pourtant mené des démarches dans ce sens auprès des autorités de l’aviation civile. Rappelons que Moïse Katumbi qui est candidat de la plateforme Ensemble Grand Katanga à la présidentielle a jusqu’au 8 août pour déposer son dossier de candidature.

…………

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Communiqué de presse N° 011/2018 du MPC relatif à la visite à Kaga-Bandoro du Général Ali Darrassa, Coordinateur Militaire, Chef d’état-major de l’UPC.

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Le général du MPC Mahamat Alkatim , chef d’État-major du mouvement rebelle MPC. Photo du 11 mai 2018 par CNC.

 

 

Centrafrique : Communiqué de presse N° 011/2018                        du MPC  relatif à la visite à Kaga-Bandoro du Général Ali Darrassa, Coordinateur Militaire, Chef d’état-major de l’UPC.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE No  011/2018
du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique  MPC, relatif à la visite à Kaga-Bandoro, du Général Ali Darrassa, Coordinateur Militaire, Chef d’état-major de l’UPC.

 

 

Le Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique (MPC) tient à informer le peuple centrafricain ainsi que la communauté internationale, notamment la Minusca, de la visite du Général Ali Darrassa à Kaga-Bandoro.

 

En effet, le Chef d’état-major de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) est en visite à Kaga-Bandoro depuis ce lundi le 30 juillet 2018. Le but de sa visite est de rencontrer les différents leaders politico-militaires notamment ceux du Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique (MPC) ainsi que certaines personnalités importantes afin de sceller la réconciliation et de débattre des questions relatives à la paix et à la sécurité dans les régions du Nord-est du pays.

Cette visite à Kaga-Bandoro n’est qu’un prélude à la grande rencontre de réconciliation qui aura lieu dans la ville de Moyenne Sido dans les tout prochains jours.

Par conséquent, le MPC tient à rassurer l’opinion publique nationale ainsi que la Communauté internationale quant aux objectifs de cette visite qui sont purement d’ordre fraternel et coopératif, car le but principal étant d’assurer la paix et la sécurité dans la région, de sceller la réconciliation qui a eu lieu par le passé, la réconciliation et la bonne cohabitation entre les éleveurs.

Ainsi, le MPC demande au peuple centrafricain et à la Communauté internationale, plus particulièrement à la Minusca,  de ne pas céder aux rumeurs et de ne pas se fier aux multiples tergiversations des ennemis de la paix qui font circuler des fausses informations sur le motif réel de cette visite.

Le MPC réaffirme son engagement et son attachement à l’initiative de paix annoncée par  l’Union Africaine, unique solution pour un retour définitif de la paix en République Centrafricaine

 

 

Fait à Kaga-Bandoro, le 02/08/2018

 

Le Général ALKATIM MAHAMAT

Chef d’état-major du Mouvement MPC

Centrafrique : vive tension entre les rebelles du 3R et ceux du MNLRC à Koui.

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Centrafrique : vive tension entre les rebelles du 3R et ceux du  MNLRC à Koui.

 

 

Bouar, 3 août 2018 (CNC) –

 

Depuis le week-end dernier, les habitants de la sous-préfecture de Koui dans le nord-ouest du pays quittent massivement la ville pour rejoindre les communes avoisinantes. En cause, la tension palpable entre les combattants du groupe 3R et ceux du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) dirigé par le sulfureux Ahmat Bahar.

 

Selon des informations qui circulent dans la sous-préfecture de Koui anciennement appelée DeGaulle, les combattants rebelles du groupe 3R auraient arrêté quatre rebelles du mouvement nationale pour la libération de la République centrafricaineune (MNLRC) faction de l’ex-coalition Séléka du MPC qui aurait volé un troupeau des bœufs appartenant aux éleveurs peuls proches du 3R.

Les quatre rebelles du MNLRC auraient été arrêtés dans la commune de Kouwon lorsqu’ils tentaient de ramener le troupeau volé dans le village de Loura vers Bétoko.

Ramenés à Koui depuis ce week-end, les quatre rebelles du MNLRC sont présentement détenus par le groupe 3R, ce qui n’est pas le goût des autres rebelles du MNLRC qui seraient nombreux à se diriger vers la ville de Koui pour aller tenter de libérer leurs collègues.

Cependant, les habitants de Koui, par peur d’un probable affrontement entre les deux groupes rebelles, quittent massivement la ville pour d’autres communes avoisinantes.

Il y’a lieu de rappeler que la semaine dernière, les rebelles du 3R ont été aperçus à moins de 50 kilomètres de la ville de Paoua. Leur présence  dans le secteur a poussé la population locale à se réfugier dans la brousse pour éviter d’être prise à partie par ces rebelles.

 

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Bria, plus d’un millier d’armes détruites par la MINUSCA.

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Destruction d’armes de guerre par la Minusca à Bria. Photo Moise Banafio pour CNC.

 

Centrafrique : Bria, plus d’un millier d’armes détruites par la MINUSCA.

 

Bria, 3 juillet 2018 (CNC) –

 

Ce jeudi matin, en présence des autorités locales, la MINUSCA a procédé à la destruction de plus de mille armes saisies au cours de ces trois dernières années dans la région.

 

Officiellement saisis entre les  mais des groupes armés, plusieurs fusils artisanaux de guerre ont été brulés ce matin du 2 août par la MINUSCA en présence du Préfet intérimaire de la haute-koto, du maire de la ville de Bria ainsi que des quelques notables de la ville.

« Depuis les récents événements de la haute koto, nous avons récupéré  mille six cent soixante-sept (1667) armes entre les, mais des combattants », a déclaré le Représentant  du Chef de bureau secteur Est de la MINUSCA devant le public qui a assisté à la scène.

Par ailleurs, le réprésentant  a expliqué que le reste des armes automatiques saisies sera remis aux autorités centrafricaines.

Rappelons que la ville minière de Bria, chef-lieu de la préfecture de la haute koto, est contrôlée à 90% depuis près de six ans par des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), une faction de l’ex-coalition de la Séléka dirigée par Nourredine Adam.

Les Anti-balaka, qui se trouvent à 3 kilomètres de la ville, contrôlent pour eux le secteur du camp des déplacés du PK3 à la sortie de la ville.

 

 

Bria, moise Banafio pour CNC.

Copyright2018CNC

RDC : Les Katangais attendent Katumbi

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RDC : Les Katangais attendent Katumbi

 

 

Kinshasa, 3 août 2018 (CNC) –, 3 août 2018 (CNC) –

 

La plateforme électorale ensemble « Grand Katanga » dont il est membre a déjà mobilisé les populations pour aller massivement laccueillir demain matin à l’aéroport de Lubumbashi.

Moïse Katumba est attendu demain par ses partisans à l’aéroport international de Lubumbashi. Le président de la plateforme électoral Gabriel Kyungu  a invité les populations à aller massivement accueillir l’ex-gouverneur du Katanga demain à l’aéroport.

En principe, Moïse Katumbu devra arriver vendredi à Lubumbashi. Car il a saisi les autorités de l’aviation civile pour permettre à son avion d’atterrir à Lubumbashi. Même s’il n’a pas encore obtenu de réponse, le président du Tout Puissant Mazembe reste confiant et serein sur son retour en RDC demain. Katumbi est le candidat à la présidentielle de la plateforme « Ensemble Grand Katanga ». Il devra déposer dossier auprès de la CENI avant le 8 août jour de clôture des candidatures.

Rappelons que Moïse Katumbi vit en exil depuis deux ans. Il a connu plusieurs déboires judiciaires. On se souvient qu’en mai 2016, la justice congolaise l’avait inculpé pour atteinte à la « sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ».

La même justice avait requise une peine de trois ans d’emprisonnement par coutumace dans une affaire immobilière. Les autorités congolaises l’accusent également de détenir la nationalité italienne. Un argument qui s’il est prouvé peut l’écarter de la course à la présidentielle.

Mais son avocat a rassuré cette semaine qu’il n’y a plus d’obstacles juridique et judiciaire qui puisse empêcher son client de retourner en RDC et de concourir à la présidentielle.

Toutefois, Moïse Katumbi pourrait être arrêté. Le ministre de la justice avait récemment affirmé que l’ex-gouverneur du Katanga pouvait retourner au pays mais à condition qu’à son arrivée, il se présente devant un juge.

 

Par :  N. Mballa, CNC.

Gabon : Air France dement une amende de 5 milliards fcfa imposée par l’Etat

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Gabon : Air France dément une amende de 5 milliards fcfa imposée par l’Etat

 

 

Libreville, 2 août 2018 (CNC) –

 

La compagnie aérienne française a fait savoir le 31 juillet à Libreville que ces informations relayées par certains medias Gabonais à la suite des incidents du 3 et 12 juin à Libreville sont fausses.

 

Air France n’a pas reçu une amende de 5 milliards FCFA de la part de l’État Gabonais. La compagnie aérienne française d’apporter des précisions Mardi. Air France affirme que ces informations sont fausses. La compagnie precise qu’elle n’a jamais reçu ni de rapport encore moins une quelconque amende.

La compagnie aérienne qui déplore ces informations erronées, rassure que sa priorité c’est la sécurité de ses passagers.

Au mois de juin dernier, la compagnie française avait enregistré deux incidents. Dans la nuit du 12 juin, un appareil d’Air France en provenance de Paris a failli prendre feu.

Une fuite de Kérosène était signalée par la tour de contrôle alors que l’avion était en plein vol. L’information a provoqué une panique générale chez les passagers.

L’appareil a effectué un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Libreville au milieu des véhicules de sapeur pompier. Cet incident a conduit à l’annulation du voyage des passagers qui avaient déjà acheté un billet d’avion à Libreville.

L’autre incident, s’est déroulé dans la nuit du 2 au 3 juin à l’aéroport internationale Léon Mba. Les passagers étaient déjà à bord d’un appareil d’Air France pour un vol qui était prévu à 22h 20.

Mais c’est plutôt par un vol d’Air Belguim qu’ils décoller après une longue attente. L’appareil de la compagnie française était cloué au sol suite à une panne.

Ceci a également engendré un vent de panique chez les passagers. Apeurés, ceux-ci se demandaient quel aurait été leur sort si l’appareil était en plein vol. L’appareil ne démarrait pas malgré les manœuvres de l’équipage.

 

Des incidents qui ont quelques peu entacher l’image de marque de la compagnie qui dessert au Gabon depuis 70 ans aujourd’hui.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : l’assassinat des trois journalistes russes, le doute persiste

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Centrafrique : l’assassinat des trois journalistes russes, le doute persiste

 

Bangui, 2 août 2018 (CNC) –

 

Impossible d’imaginer ce qui se passe dans ce pays en ce moment. Avec les Russes, tout est possible. Depuis l’assassinat des  3 journalistes russes dans la nuit de lundi à mercredi 1er août proche de la ville de Sibut, les Centrafricains commencent à découvrir tout doucement la réalité des choses qui se cachent dans ce pays d’Afrique centrale.

 

Pour la première fois en République centrafricaine, même si on n’ose pas le dire, on assassine trois journalistes, étrangers ou nationaux, même au temps fort de la crise qui touche le pays. Ce qui a provoqué d’énormes inquiétudes et des interrogations sur les circonstances réelles de cet assassinat.

 

Que s’est-il passé ?

 

Selon plusieurs sources recoupées, les trois journalistes russes assassinés ont manifesté un intérêt depuis la semaine dernière de visiter la ville centrafricaine  de Kaga-Bandoro  cette semaine après leur réportage à Bérongo  la semaine dernière. Des contacts ont été pris avec certains chefs rebelles de la Séléka à cet effet.

Entre temps avant leur départ pour Kaga-Bandoro, les trois journalistes  auraient pris le soin de solliciter le conseil de leurs compatriotes soldats russes à Bangui.

À leur arriver dans la ville de Sibut le lundi dernier, ils ont rencontré les soldats de l’armée nationale (FACA) à 5 kilomètres de la sortie de la ville. Connaissant le terrain, les FACA leur auraient déconseillé  ce déplacement nocturne, mais dans le doute, ils ont préféré appeler un de leurs compatriotes russes pour demander son avis. Puis ils ont dit aux FACA par la suite qu’ils peuvent partir, il n’y a pas de danger réel sur la route. Devant leur insistance, les FACA les ont laissé partir entre 23h27 et minuits.

Chose étonnante, les trois journalistes russes avec leur chauffeur centrafricain ont été arrêtés par un groupe des hommes armés à seulement 18 kilomètres de la barrière des FACA. Aussitôt arrêtés, les trois journalistes ont été assassinés et leur chauffeur centrafricain, lui, est épargné.

Alors, selon le chauffeur des trois journalistes présentement en garde à vue à Bangui, il explique pour sa part que les auteurs de ce crime parlent une langue autre que le sango (langue nationale)  ou le français. Bizarrement, les trois journalistes semblent bien comprendre ce que leur disent les assaillants.  Ils ont mis la cagoule sur leur  tête pour cacher leur visage comme des commandos.

 

Mais qui sont réellement ces mystérieux assassins ?

 

Pour beaucoup des centrafricains, y compris les habitants de Sibut, l’acte criminel posé ressemble difficilement à ceux des groupes armés dans le pays car, les assassins semblent chercher d’autres choses que de l’argent. Ils ont ciblé en priorité l’un des trois journalistes qui  est de grande taille et musclés. Il voudrait fouiller ses poches, mais le journaliste refuse et résiste. En conséquence, il était le premier à être abattu devant ses collègues journalistes.

 

Ce qui est probable, les assassins de ces trois journalistes russes se trouvent ailleurs que parmi les groupes armés. Une source indépendante contactée par CNC parle d’un assassinat programmé et ciblé. Même certains journalistes russes, Ukrainiens,Suèdois et Biélorusses  qui sont nombreux à contacter la rédaction du CNC doutent sérieusement de la version dans laquelle on tente d’indexer les groupes armés d’être derrière cet assassinat.

Le gouvernement, qui ne contrôle rien dans ce pays, est loin d’être impliqué dans ce genre de chose.

À Moscou, l’Ambassade de la RCA est restée fermer depuis hier sur ordre de l’ambassadeur en personne qui justifie sa décision par la présence des nombreux journalistes russes devant la   chancellerie. Le diplomate centrafricain s’inquiète d’un acte de représailles sur son personnel, selon notre source depuis Moscou..

Affaire à suivre… Seul Dieu qui détient la vérité sur cette affaire.

 

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

 

 

Copyright2018CNC.

Vue panoramique de la ville de Moscou depuis le balcon de l’Ambassade de Centrafrique.

Centrafrique : « La descente aux enfers des FACA continue. » Le point de vue sans concession d’un haut gradé des forces armées centrafricaines à la retraite…

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Centrafrique : « La descente aux enfers des FACA continue. » Le point de vue sans concession d’un haut gradé des forces armées centrafricaines à la retraite…

 

 

Bangui, 2 août 2018 (CNC) –

 

La nomination du colonel Mamadou Zéphirin promu général au poste de Chef d’état-major consacre la promotion de la médiocrité au détriment du mérite  et augure de lendemains obscurs  pour nos forces. Loin de voir Zephirin comme la cause du malheur des FACA, c’est plutôt la perpétuation d’un système injuste fait à dessein instauré depuis belle lurette par la classe sortante de nos généraux tendant à devenir la règle au sein des FACA. En effet, la plupart de nos Chefs d’état-major généraux ont été toujours choisis pour la plupart parmi les techniciens terme générique pour designer ceux qui soutiennent ou nous appuient.

 

Une malédiction qui poursuit inlassablement les fantassins depuis la nuit des temps où un certain Jean Bedel Bokassa eut la malencontreuse idée de culbuter le Président Dacko du haut de son piédestal. Depuis ce jour la méfiance s’est installée et le politique n’a eu de cesse de se torturer quand il s’agit de fils légitime à qui confier leur armée.

Ainsi se sont succédés à la tête de l’armée centrafricaine, des cadres militaires certes compétents dans leur domaine de responsabilité mais cependant destinés aux taches secondaires  et pas nécessairement outillés pour prendre en mains les destinées  d’une armée. L’une de nos graves tares disons congénitales provient de là.

 

L’histoire commence avant, mais il est plus formalisé au temps du Général Kolingba de l’arme des transmissions qui s’est adjoint le général Mantion pour gérer ce qu’il ne savait pas faire : l’Armée.

Il convient ici de souligner qu’il n’est pas le seul d’ailleurs et  ils sont en fait plus nombreux qu’on ne le pense.

On comprendra qu’au sortir des années Bokassa, la plupart des officiers fantassins compétents ont subi une purge de la part de ce dictateur, décimant les rangs des FACA de ressources humaines nécessaires à la continuité de notre armée.

 

Ainsi en l’absence de menaces réelles à nos frontières ou à l’intérieur du temps de Kolingba, le pays vivait dans une quiétude relative ponctuée par les escarmouches entre les FACA et les ‘’codo Mbakaras‘’ dans le Nord, menace que le RMI et le RDOT à l’époque avait sertie sans risque de débordement. Donc le contexte ne favorisait pas  la nécessité de levée d’une armée en tant que telle, et ainsi cette entité s’est transformée et a servi de réservoir à cadres où on puisait les ressources pour pallier aux carences de l’administration civile. C’était l’époque du concept « Armée-Nation » développé à l’issue de la détente entre les blocs Pacte de Varsovie et l’Otan amenant un calme relatif sur les fronts européen, l’imminence du rouleau compresseur russe descendant dans les plaines européennes s’estompant. Les armées n’ayant plus rien à faire, était utilisé à des taches communautaires au profit de la population. C’est ce concept cher au défunt général Kassa de l’arme du Génie qui secondait  dans les fonctions d’Adjoint au CEMA, sortant fraichement de l’Ecole de Guerre qu’il a voulu matérialisé dans la transformation de ‘’l’Escadron monté’’ (en référence à la cavalerie montée) en paillote ‘’armée nation’’ où l’Orchestre Commando Jazz jouait tous les week-ends.

Pêle-mêle se succèderont dans cette fonction beaucoup d’officiers techniciens mais peu d’opérationnels (infanterie comme en aurait pu être l’usage) et cette pratique s’est pérennisée jusqu’à de nos jours.

Ainsi tous les CEMA successifs n’ont pas dérogé à la règle depuis Patassé :

  • Le chef d’état-major des armées centrafricaines, le colonel Maurice Regonessa est de l’arme des transmissions
  • Général de brigade Ernest Bétibangui, longtemps mis hors cadre des FACA au profit des  eaux et forêts est désigné chef d’état-major des armées sous Patassé ;
  • Le colonel Antoine Gambi de l’administration, ayant occupé précédemment la fonction de Directeur Général de l’Intendance Militaire, est nommé Chef d’Etat-Major Général des Faca en remplacement du Général Ernest Bétibangui décédé en décembre dernier.
  • le Général de division François Bozizé le remplace, un transfuge de l’Armée de terre parachuté à l’Armée de l’air ;
  • Le Général Abrou qui lui succède est aussi de l’arme des transmissions et passe CEMA au temps de Patassé. Il sera tué par la suite par les Banyamulengué.
  • Le général Bozizé revient encore  et succède au général Abrou.
  • Le Général Gambi revient une seconde fois comme CEMA de Patassé jusqu’à l’éviction de celui par Bozizé.

Bozizé ayant pris le pouvoir par la force, reconduit le Général Gambi comme CEMA (cet officier général est promotionnaire de Bozizé à l’ESFOA.

  • Puis est nommé le général Jules Bernard Ouandé comme CEMA,
  • Puis le général Guillaume Lapo chef d’Etat-major pour remplacer, commissaire une branche de trésorerie des FACA.
  • Le général Ouandé revient en force pour remplacer le général Lapo

Puis le pouvoir revient entre les mains Djotodjia qui a evincé Bozizé pour nommer le Général Jean-Pierre Dollé-Waya qui serait evincé le 10 septembre 2013  au lendemain de la reprise des combats entre l’armée et des soldats partisans du président déchu François Bozizé.

Le général Ferdinand Bombayéké est désormais le nouveau chef d’état-major des armées, en remplacement du général Dollé waya. Ce général à la retraite sous-officier  mécanicien d’aviation  a gravi les échelons à une vitesse vertigineuse jusqu’à occuper le commandement de la garde présidentielle de l’ancien président Ange-Félix Patassé qui l’a généreusement bombardé général.

Lors de la transition cahoteuse de Samba Panza, les fonctions de CEMA reviennent alors à un officier de génie rapidement monté en grade, à savoir le  désormais général Bouba Jérôme qui  n’a tenu que très peu et remplacé au sommet de l’armée par un tout autre fantoche le Général de Brigade André Bonaventure Lenanguy qui n’est ni de l’armée de terre car à l’armée de l’air où il est envoyé, il est fortement contesté étant des leurs. Il restera bien souffrant pendant son exercice.

 

Touadera élu , ce dernier porta son choix sur le jeune général de brigade Ngaifé, qui le moins que l’on puisse dire est, qu’il est compètent pour occuper ce poste. Mais très vite ses frasques et son comportement irréconciliable ont commencé à déplaire à son mentor qui lui a désespérément cherché remplaçant jusqu’au jour où la Ministre de Défense Koyara lui proposa son neveu Zéphirin Mamadou, un autre des transmissions, tout aussi fantoche que les autres, peut-être même plus .

 

Vous constaterez que, de tous les chefs d’état-major ayant eu la destinée de l’Armée entre leurs mains, il n’y a presque pas de fantassin à l’exception de deux.

Son s’installe dans cette logique et pour aller jusqu’au bout il reste à nommer aussi les Médecins, les Aumôniers et pourquoi pas un responsable du personnel civil pour être  CEMA du moment qu’ils y sont , car tout compte fait  tous ces personnels sont du soutien et ce n’est pas la tenue militaire qu’ils portent qui feront d’eux de vrais militaires. Mais solidaires qu’ils étaient, les anciens de la ‘’Spéciale’’ (Ecole Spéciale Formation Officiers d’Active )  ne pouvaient tolérer en leur sein des intrus qui pouvait menacer de ravir leur pain.

En dehors du choix politique qui a ses raisons que la raison ignore, la nomination de  Mamadou pose problème et elle est lourde de conséquences sur l’avenir de nos forces. Cet acte doit être dénoncé pour le bien de notre outil de défense. Dénoncé parceque, ce mode de désignation de CEMA  qui a été mis en place par l’ancienne avant-garde sortante, qui tend à se perpétuer à la nouvelle génération, cette pratique qui était à l’origine une exception et qui est devenue la règle, doit cesser car elle est porteuse de germes de ségrégation et   de nature à porter gravement atteinte au bon fonctionnement des FACA.

De par ses responsabilités, la fonction de CEMA dans toutes les armées du monde est dévolue aux fantassins. D’ailleurs en France et dans les pays de l’alliance OTAN, on assiste à une standardisation des concepts et le chef d’État-Major des armées a des responsabilités et autorité similaires même s’il y a quelques spécificités propres à quelques-unes.

Prenant l’exemple de la France qui  sert de modèle pour notre jeune armée, le CEMA assiste le ministre des Armées ou de la Défense dans ses attributions relatives à l’emploi des forces. Il est responsable de l’emploi opérationnel des forces.

 

Sous l’autorité du président de la République et du Gouvernement, et sous réserve des dispositions particulières relatives à la dissuasion, le chef d’État-Major des armées assure le commandement des opérations militaires. Il est le conseiller militaire du Gouvernement.

 

Sous l’autorité du ministre de la Défense, le chef d’État-Major des armées est responsable :

  1. De l’organisation interarmées et de l’organisation générale des armées ;
  2. De l’expression du besoin en matière de ressources humaines civiles et militaires des armées et des organismes interarmées ;
  3. De la définition du format d’ensemble des armées et de leur cohérence capacitaire ;
  4. De la préparation et de la mise en condition d’emploi des armées. Il définit les objectifs de leur préparation et contrôle leur aptitude à remplir leurs missions. Il élabore les doctrines et concepts d’emploi des équipements et des forces ;
  5. Du soutien des armées. Il en fixe l’organisation générale et les objectifs. Il assure le maintien en condition opérationnelle des équipements ;
  6. Du renseignement d’intérêt militaire. Il assure la direction générale de la recherche et de l’exploitation du renseignement militaire et a autorité sur la direction du Renseignement militaire ;
  7. Des relations internationales militaires.

 

Donc la fonction de chef d’état-major n’est pas qu’une fonction managériale. Il faut non seulement être apte, avoir commandé un corps opérationnel mais surtout avoir une vision prospective c’est à dire posséder la capacité de se projeter dans l’avenir. C’est la fonction anticipation indissociable de la veille stratégique que seuls peu d’initiés ayant passé par les arcanes de certaines écoles notamment d’infanterie peuvent appréhender ce genre de choses vues leurs diverses expériences acquises du terrain.

 

Il ne faut jamais oublier que les armes existent : arme du génie , des transmissions de la logistique etc. Ainsi dans l’armée quand vous demandez à une certaine catégorie de militaires de réfléchir sur la planification d’une opération, le  fantassin verrait sous le  prisme du fantassin en pensant  aux obstacles que le terrain où l’ennemi pourraient constituer pour lui, le financier verrait cette planification sous l’angle de combien ça va couter ,le génie sous le prisme de l’agencement de l’espace terrestre et le logisticien en matière de volume et charge à emporter, le médecin des moyens à disposer pour les évacuations et les charges de malades ou blessés etc.. Autant de  réflexions séparées et complémentaires nécessitant les expertises diversifiées des différents techniciens mais qui concourent toutes à la réussite de la mission d’où la notion de travail d’état-major.

 

Mais demander à quelqu’un du génie de réfléchir à la place d’un fantassin et vice versa est difficile pour ne pas dire impossible. C’est de l’improvisation méthode à bannir absolument mais pourtant ériger en modèle  par notre armée comme mode de travail car « un Etat-major ne gagne pas la guerre, mais elle peut la faire perdre » si on y apporte pas  le degré de finesse et technicité qui sied à la planification.

 

A ce titre illustratif, vous trouverez ci-dessous une liste des différents chefs d’état-major des armées de France. Vous n’y trouverez aucun technicien.

 

Chef d’État-Major des armées en France depuis 1975 :

 

Sous Valéry Giscard d’Estaing:

 

Gén d’armée Guy Méry

FFI déporté de guerre

Armée de terre

1er juillet 1975- 19 juillet 1980

 

Gén d’armée Claude Vanbremeersch

Infanterie

Armée de terre

20 juillet 1980-31 janvier 1981

 

Gén d’armée Jeannou Lacaze

Infanterie Légion

Armée de terre

1er février 1981-31 juillet 1985

 

Sous François Mitterrand:

 

Gén d’armée aérienne Jean Saulnier

Armée de l’air

1er août 1985-13 novembre 1987

 

Gén d’armée Maurice Schmitt

Artillerie

Armée de terre

14 novembre 1987-23 avril 1991

 

Amiral Jacques Lanxade

Marine nationale

24 avril 1991- 8 septembre 1995

 

Sous Jacques Chirac:

 

Gén d’armée aérienne Jean-Philippe Douin

Aéronavale Pilote de Chasse

Armée de l’air

9 septembre 1995-7 avril 1998

 

Gén d’armée Jean-Pierre Kelche

Infanterie

Armée de terre

9 avril 1998-29 octobre 2002

 

Gén d’armée Henri Bentégeat

Infanterie blindée

Armée de terre

30 octobre 2002- 3 octobre 2006

 

Gén d’armée Jean-Louis Georgelin

Infanterie

Armée de terre

4 octobre 2006-24 février 2010

 

Nicolas Sarkozy

Amiral Édouard Guillaud

Marine nationale

25 février 2010-14 février 2014

 

Sous François Hollande:

 

Gén d’armée Pierre de Villiers

Infanterie blindée

Armée de terre

15 février 2014-19 juillet 2017

 

Sous Emmanuel Macron:

 

Gén d’armée François Lecointre

Infanterie

Armée de terre

20 juillet 2017

En fonction

 

Les risques

Une perception du soldat biaisée par rapport à son chef.

Le soldat même s’il ne doit pas aimer son chef, doit quand même l’estimer pour ses qualités intrinsèques. Ainsi sur la base d’une confiance et d’un respect mérités, il pourrait mener la troupe et obtenir de ses éléments, obéissance et discipline.  Les nominations fantoches de ce type sont perçues par de beaucoup de soldats comme un abandon de leur sort entre les mains d’ incapable qui les amenera à l’abattoir. Demander à un soldat de mourir n’est possible que, s’il sait son chef capable aussi d’un tel acte et on ne peut demande  ce genre de choses assis dans un bureau loin du théâtre des opérations, déconnecté de la réalité. « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul » Gandhi

 

Les soldats de nos jours sont très sensibles au népotisme et arrive à détecter l’immixtion du politique dans la vie militaire, et le politique doit savoir que c’est à ceux-là que vous récompensez si mal, sont les mêmes à qui vous demanderez le sacrifice suprême le moment. Les soldats ont une mémoire d’éléphant. Ils se rappelleront le moment venu. Et c’est eux les fantassins. Ceux à qui on a l’habitude de demander le meilleur d’eux-mêmes allant parfois jusqu’au sacrifice suprême, qui mouillent leurs maillots suant, puant, pestant pour le bien-être  de nos populations.

 

Alors quand on dit que « qui peut le mieux, peut le moins» pourquoi ne pas aussi réserver sur la base de ce même principe, le poste de CEMA et réserver à ceux qui peuvent le moins des fonctions subordonnées complémentaires au lieu du contraire. C’est là où se trouve le paradoxe.

 

Une situation qui doit changer le plus tôt possible.

 

Ce ras le bol qui ne date d’aujourd’hui doit bouger dans ses lignes pour le bien de notre l’armée centrafricaine. Ainsi depuis des lustres, la fonction de CEMA est devenue la chasse gardée des bras cassés consacrant ainsi la mainmise des incapables  sur les compétents. Le système est perfectionné à tel point que pour pallier aux carences des leurs, ils leur adjoignent d’autres cadres plus compétents qu’eux pour s’occuper de la planification et de la conception des plans d’opérations. Ceux désignés comme roue de secours le savent dorénavant, et ne manifestent que de peu d’engouement  pour le travail ce qui est tout à fait compréhensible mais préjudiciable pour la réussite des opérations.

 

C’est comme si les fantassins sont dévolus aux basses besognes et être fantassin se résume à être assujetti par ceux qui ont fait le choix d’une carrière facile de bureaucrates pendant qu’aux autres leurs est réclamé le sang et la sueur, confinant souvent les fantassins à l’image de muscles mais pas de cerveaux.

 

Or quand on voit les exemples des autres pays, ce qui est paradoxal  en France et aux États-Unis, les meilleurs de St-cyr et des académies américaines choisissent les corps de mêlée, les troupes de marines parce qu’ils veulent participer à la victoire en tant qu’acteurs et non spectateurs. Quand vous entendez des noms de Chef d’Etat-major des armées de ces pays ils ont tous en commun le fait de participer au combat même s’ils sont marins ou aviateurs.

 

Alors il faut que cesse cette discrimination et cet avilissement qui consiste à reléguer le fantassin au rang de moins que cesse cette primauté et mainmise de ces techniciens aussi incapables les uns que les autres,  sur les instruments de notre défense car la finalité de toute armée c’est non seulement pas de combattre mais surtout de gagner. Et que si les conditions d’un meilleur traitement de la part de nos autorités ne sont pas établies on continuera à subir des écueils dans toutes nos campagnes. Et d’ailleurs pendant vous y êtes pourquoi ne pas aller au bout de votre logique, à savoir à ce que les médecins et aumônier militaires soient aussi promus au de Chef d’Etat-major des armées car c’est  des techniciens au même titre que les logisticiens, ceux du soutien, les militaires de génie, des transmissions du transport etc. qui concourent à la réussite des missions mais qui concourent à la réussite des missions mais qui n’y participent pas directement d’où la notion de front. (1er échelon etc.).

 

Des conséquences très lourdes.

Les conséquences seront très lourdes pour notre armée  avec cette manière de prendre des raccourcis, à vouloir faire la promotion de minables et incapables. On risque la désaffection du métier noble du fantassin, de celui qui demande  la mort au combat comme consécration. Oui car il faut bien encourager les jeunes à choisir ce métier car la guerre veut dire morts d’hommes et elle ne se fait pas sans des hommes qui ont fait le choix de mourir. La victoire finale ne sera emportée que par le fantassin, vaille que vaille, baïonnette au canon s’il le faut et jusqu’au bout, même si on a de milliers de techniciens.

 

Dans ce sens il faut que les soldats soient bien formés et éduqués à ce titre. N’est ce pas que Magin Piart disait : “il n’y a pas de plus meilleurs professeurs que l’ennemi, mais ces leçons coûtent cher ” continuez à buller dans vos salons en ignorant la maxime célèbre pour tout militaire “la sueur épargne le sang “. Continuez à berner les politiques pour vous nommer, tout se saura le moment venu.

 

A bon entendeur, salut

 

Par : Thierry Simbi, CNC.

RDC : Jean Pierre Bemba est à Kinshasa

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RDC : Jean Pierre Bemba est à Kinshasa

 

 

Bangui, 2 août 2018 (CNC) –

 

L’avion ayant à son bord lex-vice président a atteri aujourdhui à l’aéroport international N’Djili en présence dune foule de partisans.

L’ancien vice président congolais est enfin arrivé en Rdc aujourd’hui. A bord d’un vol privé, il a atteri à l’aéroport international N’Djili en compagnie de sa femme et de ses enfants.

Devant une foule immense et en liesse, Jean Pierre Bemba a lâché une seul phrase « Je suis heureux de rentrer chez moi ». Face à une foule incontrôlable, la police a fait usage des gaz lacrymogènes pour disperser celle-ci.

Aussi, la police a exigé que le cortège de l’ex chef de gueure roule à 40km/h. partout dans la capitale, les foules étaient amassés pour acceuillir le candidat du Mlc.

Il faut rappeler que les populations de son village natal Gemena n’ont pas eu droit à la visite de leur fils. En faite, son avion n’a pas eu le droit d’atterir dans cette partie du pays car l’aéroport de Gemena n’est pas international.

C’est la raison pour laquelle il est passé directement à Kinshasa. Jean Pierre Bemba devrait concourir à la présidentielle de décembre prochain. Mais sa candidature pourrait tomber sous le coup de l’article 10 de la constitution qui dit que ne peut être candidat une personne ayant été candamné pour corruption.

 

Par : Destin Mballa, CNC.

Centrafrique : que font exactement les Russes à Bria ?

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la base des russes à Bria. Photo Moise Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : que font exactement les Russes à Bria ?

 

Bria, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

 

Installés dans une ancienne base militaire des rebelles du FPRC, les soldats russes viennent d’arrivée il y’a quelque semaine à Bria dans un contexte encore flou.

 

Entre l’exploitation des ressources minières et l’action humanitaire, les Russes font tout à Bria.

 

Depuis leur arrivée il y’a quelques jours à Bria, les russes recrutent énormément des jeunes dans lesquels ils les payent 1500 francs CFA quotidiennement. Ils proposent aussi leur service humanitaire à la population en les soyant gracieusement entre lundi et samedi, du matin au soir.

Après leur installation au sein de l’ancienne base militaire du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), les Russes ont quitté cette base de la Séléka située à quelques mètres de la rivière Kotto, pour s’installer de nouveau dans un quartier Peul de Gobolo situé entre la préfecture et l’école privée Fondation Adji.

Contre toute attente, les Russes ne semblent pas s’attarder sur les actions humanitaires comme ils ont commencé à le faire.

Ils s’activent aussi pour l’exploitation minière avec, semble-t-il, le soutien des chefs rebelles du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC).

De sources recoupées, les            russes Aurait acheté leur propre chantier de mines dont ils entendent l’exploiter d’ici quelques jours.

Cependant, on y voit les Russes font des navettes au moins 3 jours par semaines entre les chantiers des mines et la ville sous la bonne escorte des rebelles de la Séléka de la ville. D’ailleurs, avant-hier, un chef militaire russe, au guidon de sa moto, quitte la ville pour le chantier de diamants dans le secteur.

Pour l’heure, les Russes s’entendent parfaitement avec la population locale, y compris les Séléka.

 

Bria, moise Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : un pasteur sauvagement agressé après une tentative de braquage à Bangui.

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Centrafrique : un pasteur sauvagement agressé après une tentative de braquage à Bangui.

 

Bangui, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

Le lundi dernier vers 14 heures de Bangui, un pasteur évangéliste a été grièvement blessé par un braqueur qui aurait tenté de voler son argent.

 

De source sécuritaire, les faits se sont déroulés sur la colline de Gbazabangui, à seulement quelques mètres de la résidence du chef de l’État à Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement.

Selon la source, le pasteur de l’église apostolique de Benz-vi derrière la primature sur la rue des témoins de Jéhova, est parti avec ses adeptes sur la coline de gbazabangui derrière la radio Ndèkè-luka pour une séance de prière.

Au moment où le pasteur s’est éloigné quelques mètres plus loin de ses adeptes pour prier à seul, un braqueur violent apparait brusquement devant lui en lui intimant l’ordre avec son arme de lui donner de l’argent liquide.

Constatant que l’arme du braqueur n’a pas de chargeur, le pasteur saute sur lui pour le désarmer de force. Malheureusement celui-ci a sorti son couteau pour le poignarder à plusieurs reprises.

Gravement blessé, le pasteur a été conduit d’urgence à la clinique du Médecin sans frontière (MSF) De Sica pour des soins intensifs.

Au même moment, les forces de sécurité ont été alertées de la situation, mais à leur arrivée le braqueur a déjà pris la fuite.

Il y’a lieu de rappeler que ce braqueur n’est pas à son premier coup dans le secteur pourtant proche de la résidence du Président Faustin Archange Touadera à Boy-Rabe. Ce qui pourrait être un danger pour sa sécurité d’ailleurs.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

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Centrafrique : soulèvement de la population de Bangassou contre le Préfet après l’incendie de la radio local

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marche des femmes de Bangassou pour demander le déépart des soldats de la Minusca

 

 

Centrafrique : soulèvement de la population de Bangassou contre le Préfet après l’incendie de la radio locale.

 

Bangassou, 1 er juillet 2018 (CNC) –

 

Ce Mardi matin, les habitants de la ville de Bangassou se sont manifestés massivement devant le domicile du Préfet de Mbomou le commandant Syllo après l’incendie de la station radio communautaire locale dans la nuit du lundi à mardi 31 juillet 2018.

 

Depuis l’arrivée des soldats FACA à Bangassou, chef lieu de la préfecture du Mbomou il y’a environ deux mois, la population locale ne semble pas apprécier la manière dont ils travaillent pour sécuriser la ville.

À titre d’exemple, l’incendie de la radio communautaire Mbari dans la nuit du lundi à mardi 31 juillet semble reveiller les vieux démons de la violence à Bangassou.  Tôt ce mardi, une foule des jeunes, appuyés par les anti-balaka du secteur se sont convergés vers la résidence du préfet, le commandant Syllo, pour manifester leur colère. Pour eux, la présence des soldats FACA semble rien changer les choses depuis leur arrivée alors que les violences sur la population continue.

Pour les jeunes de Bangassou, les FACA déployés dans leur ville s’intérèssent plutôt aux bières et vins locaux au detriment d’une patrouille de dissuasion qu’ils devraient éffectuer quotidiennement.

Certains les accusent même de sortir avec les femmes des gens alors qu’ils sont là pour la sécurité de la population.

Même si les déplacés musulmans de l’église catholique sont doigtés par les manifestants dans l’affaire de l’incendie de la radio communautaire Mbari, aucun acte de représailles est enrégistré depuis ce matin dans la ville.

 

De Bangassou, Gervais Ndoumba pour CNC.

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Centrafrique : Lorsque Meckassoua réveille les Soutiens de Touadera

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Centrafrique : Lorsque Meckassoua réveille les Soutiens de Touadera

 

 

Bangui, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

Comme à leurs habitudes, les Soutiens du Président Touadera n’ont pas entendu de la même oreille la sortie médiatique du Président de l’Assemblée nationale, de son retour de France où il y a passé quelque onze semaines pour des raisons de santé. Par la déclaration ci-dessous circulant déjà en boucle sur la toile, les Soutiens du Chef de l’Etat estiment que Meckassoua a « dit tout, sauf la vérité ». Ci-dessous la déclaration signée, ce mardi 13 juillet 2018, du Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République, M. Blaise Didacien Kossimatchi.

Centrafricaines, Centrafricains, très chers compatriotes,

Vous avez suivi comme moi les dernières sorties médiatiques de l’honorable ABDOU KARIM MECKASSOUA, Président de l’assemblée Nationale de retour de ses vacances dorées sur les Côtes d’Azur.

Dans sa déclaration à la presse, l’honorable Président de l’Assemblée aborde pêle-mêle des questions touchants à ses relations personnelles avec le Chef de l’Etat, à son implication dans des manœuvres de déstabilisation des institutions républicaines, aux détournements des derniers publics dont il serait coupable et à sa non appartenance aux groupes armés notamment la seleka et les antibalaka.

Une chose est certaine, notre Président de l’Assemblée Nationale dit tout sauf la vérité sur toutes ces affaires dont les éléments concourent malheureusement à établir sa responsabilité du moins son implication dans leur commission ou pour lesquelles il porte sans contexte le chapeau d’auteur intellectuel.

Primo, s’agissant de ses manœuvres de déstabilisation des institutions de la République, nous l’avons dit et nous les redisons, Abdou-Karim MECKASSOUA est bien de ceux qui ont comploté et complotent encore contre le régime démocratiquement élu du Président Faustin Archange TOUADERA dont il rêve être le prochain successeur.

Il oublie qu’il a dans un passé récent posé avec des chefs rebelles notamment Ali DARASS et autres, comme pour affirmer sa proximité avec ces derniers dans leurs ambitions folles de prise de pouvoir par la force. Les images sont encore visibles sur les réseaux sociaux.

N’a-t-il pas vécu dans le même quartier  avec le sanguinaire NUMERY Alias Force qui recevait ses appuis multiformes et qu’il a pris les soins de protéger au vu et au su de tous ?

Et l’affaire des six mercenaires tchadiens formés à Abéché et qui se disaient cultivateurs alors que les éléments probants attestent qu’ils étaient à sa solde pour des opérations de déstabilisation du régime de Bangui ? Notons que ces malfrats sont encore aux arrêts au Camp de Roux  attendant d’être jugés.

Bref, il est claire que MECKASSOUA qui a soutenu les seleka à leur prise de pouvoir à l’exemple des NGUENDET, MBOLIGOUMBA, TIANGAYE, BENDOUNGA, et autres est resté dans sa logique jusqu’auboutiste de prise de pouvoir par la force, ce qui justifie sa haine viscérale au Président de l’Assemblée Nationale a tort de clamer son innocence sur ce point.

Nous savons et les parlementaires le savent. MECKASSOUA use et abuse des derniers publics à sa guise car il considère l’Assemblée Nationale comme un patrimoine, sa parcelle de pouvoir qu’il peut gérer comme sa propre poche.

Les contrats de gré à gré passés avec de fournisseurs contre leur engagement à lui rétrocéder une partie des fonds sont monnaie courante. Nous n’en citerons que certains contrats entre l’Assemblée Nationale et la société O’BECAIRE appartenant à son cadet Ousmane (35.000.000 de FCFA en guise de paiement d’une créance pour la réhabilitation de l’Assemblée Nationale), un autre contrat avec le motel des nobles (122.250.000 de FCFA pour la confection des attributs des parlementaires), j’en passe.

Il est entré en boule contre son premier Vice-président MAPENZI pour avoir mis de l’ordre dans le désordre qu’il a institué obligeant les services du trésor public à passer par le canal de son inconditionnelle BITOUANGA Marie Claire, Directrice Générale des Finances à l’Assemblée Nationale qui passe les écritures pour couvrir ses intérêts.

Il affirme vouloir rendre compte tous les mois au peuple Centrafricain, ce qui est curieux pour un Président d’Assemblée Nationale qui ne rend même pas compte à ses collègues parlementaires qui l’ont élu au perchoir de cette noble institution et met toujours ces derniers devant les faits accomplis quand il doit effectuer un déplacement à l’étranger ou prendre des décisions qui les engagent.

Il déclare qu’il est flanqué de Vice-président qu’il considère comme des généraux à la solde du Président de la République. MECKASSOUA ignore que c’est ce même Président de la République qui a soutenu son élection comme Président de l’Assemblée Nationale et crache désormais dans la main qui lui a donné à manger ; quelle ingratitude ?

Il affirme que le pays va mal et oublie que c’est de son fait et du fait de ses protégés djihadistes et autres politicards à sa solde que les centrafricains sont obligés aujourd’hui de se réfugier en brousse…

Non le peuple est désormais avisé. Les mensonges d’Etat ne passeront plus. La jeunesse ; les femmes et tout le peuple centrafricain connaissent  aujourd’hui le visage de cet homme qui a menti à ses collègues pour se faire élire comme président de l’Assemblée Nationale et qui veut maintenant se faire passer pour une victime.

L’heure des comptes vient bientôt, l’heure est presque arrivée ou chacun va rendre compte devant ce peuple, et je gage que notre Président de l’Assemblée Nationale et tous ces usurpateurs de la République qu’il a nommé pour constituer sa garde rapprochée seront bientôt désavoués par ce peuple qui veut des filles er des fils dignes et intègres pour diriger leur destinée.

La vérité finit toujours par triompher.

Vive la République.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Cameroun : L’épidémie de choléra maîtrisée au Nord

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Cameroun : L’épidémie de choléra maîtrisée au Nord

 

 

Yaoundé, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

Le secrétaire d’Etat à la santé publique, Alim Hayatou en a fait le constat hier au cours dune descente dans les localités touchées par cette maladie.

Le ministère de la santé publique sous la conduite de son secrétaire d’Etat, Alim Hayatou a effectué une mission d’évaluation de l’épidémie de choléra hier dans la région du Nord.

Le constat fait est que l’épidémie de choléra dans cette partie du Cameroun est maîtrisée. Il a visité les districts de santé de Golombé dans le Mayo Louti.

Mais aussi celle de Tchontchi, à Guider, du Mayo Oulo, de  Garoua II et l’hôpital régional de Garoua. Partout le constat est le même, l’épidémie de choléra est contenue.

Ceci s’explique par le déploiement des moyens importants des pouvoirs publics dans cette région. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs salué la réponse du gouvernement face à cette épidémie.

En rappel, la région du Nord Cameroun est la plus touchée par le choléra. Elle enregistre des plusieurs dizaines de cas et 10 décès.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : trois russes retrouvés morts proche de Sibut.

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Centrafrique : trois russes retrouvés morts proche de Sibut.

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Tués et jetés entre la ville de Dékoua et Sibut, les corps de  trois russes viennent d’être retrouvés dans un mauvais état par les forces de la Minusca.

 

Même si le nombre exact des Russes tués entre Dékoua et Sibut n’est pas encore clair, les circonstances de leur mort, quant à elles, ne sont pas encore connues pour l’heure.

Selon nos informations, trois  corps sans vie des russes  ont été retrouvés à environ 30 kilomètres de la ville de Sibut dans le Kemo à un peu plus de 200 kilomètres de Bangui.

De source hautement sécurisée, les russes assassinés se sont déclarés journalistes d’enquête d’une chaine privée  de leur pays à leur arrivée dans la capitale centrafricaine.

Alors s’agit-il d’un acte de représailles par rapport à l’assassinat d’un citoyen de la ville de Damara par les soldats russes ce matin du mardi 31 juillet 2018  ou d’un assassinat programmé par d’autres russes stationnés dans le pays ?

D’après une source sécuritaire contactée par CNC, les corps retrouvés sont au nombre de trois et non deux.

Pour l’heure, on ignore totalement les raisons de cet odieux assassinat ainsi que les circonstances dans lesquelles ils ont été tués.

Contacté par CNC, un officier de la gendarmerie explique pour sa part que les trois russes assassinée auraient quitté Sibut pour la ville de Kaga-bandoro très tard hier alors que les FACA positionnés à Sibut leur auraient déconseillé de partir aussi tard. Bizarement ce matin de ce mardi 31 juillet, leurs corps ont été retrouvés par la Minusca à seulement quelques kilomètres après Sibut. Les mains des Séléka auraient même été citées derrière cette affaire par les autorités du pays.

Rappelons que ce mardi matin, les habitants de Damara se sont soulevés massivement pour demander le départ des soldats russes après l’assassinat d’un jeune natif de la région.

Le ministre de la Sécurité publique a effectué même un déplacement à Damara pour tenter de calmer la tension palpable.

Depuis le début d’année, une centaine des soldats russes, mélangés avec des mercenaires d’une société privée russe , sont arrivés dans le pays pour officiellement  former les soldats de l’armée nationale (FACA) au maniement de leurs armes autorisées par les nations unies. Ils ont été installés dans la concession de l’ancien palais impérial de Béréngo, créant au passage une polimique avec les enfants de l’ancien empereur Jean-Bedel Bokassa.

 

Bangui, Anselme Mbata, CNC.

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Centrafrique : des éléments rebelles du groupe 3R aperçus à moins de 50 kilomètres de Paoua.

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Centrafrique : des éléments rebelles du groupe 3R aperçus à moins de 50 kilomètres de Paoua.

 

Paoua, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Aperçus dans au moins trois communes de l’Ouham-Péndé proche de la sous-préfecture de Paoua, plusieurs dizaines des combattants rebelles du groupe 3R terrorisent le secteur.

 

Localisés à seulement quelques kilomètres de la sous-préfecture de Paoua au nord-ouest de la République centrafricaine, les combattants rebelles du groupe 3R s’approchent dangereusement de la ligne de sécurité érigée par les forces de sécurité des Nations unies (Minusca) autour de Paoua.

Tous en treillis militaires bizarrement identiques à ceux des FACA, les hommes du chef rebelle Sidiki sont présentement visibles dans trois communes de l’Ouham-Péndé notamment à Yambassa (42 kilomètres de Paoua), Angatoi (48 kilomètres de Paoua) et à Erawa (52 kilomètres de Paoua).

Selon des informations obtenues par la gendarmerie locale, la présence de ces rebelles constatée dans ces localités serait liée à la transhumance. Seulement, les habitants de ces villages, pour des raisons de sécurité, sont depuis quelques jours en fuite dans la brousse à cause de ces rebelles.

Rappelons que dans la sous-préfecture de Paoua, en plus des gendarmes, plusieurs dizaines des soldats de l’armée nationale  (FACA) sont basés dans la ville depuis plus d’un mois, ce qui renforce probablement la sécurité dans la ville, mais pas dans les villages environnant qui, d’ailleurs, sont totalement exposés aux violences des groupes armés.

 

Paoua, Fortuné Bobérang pour CNC.

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Centrafrique : qui est Général de corps d’armée François Sylvestre Sana (8 Septembre 1934 – 31 juillet 2008) ?

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Centrafrique : qui est Général de corps d’armée François Sylvestre Sana (8 Septembre 1934 – 31 juillet 2008) ?

 

Un témoin et acteur majeur de la création de l’armée centrafricaine.

 

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

François Sylvestre Sana est né le 8 Septembre 1934 à Bangassou. Il est le fils d’Hélène Ifolo et d’Albert Yamissi, originaire de l’Ombella M’Poko précisément Bossélé sur la route de Sibut.

Après ses études primaires, il entre en 1948 à l’âge de 14 ans à l’école des enfants de troupe Général Leclerc à Brazzaville et y fait ses études secondaires jusqu’à la 4ème. Il s’engage ensuite à 18 ans dans l’armée française comme tirailleur de 2ème classe le 24 septembre 1952. Il débute cette carrière par les fonctions d’instructeur des jeunes recrues de son unité avant d’être promu caporal en Avril, puis caporal-chef en Juillet 1953 et sergent en mars 1954. Volontaire pour l’Indochine, il quitte Douala en mars 1954 pour la France. En Juin 1954, il quitte Marseille pour finalement débarquer à Saigon au Sud Vietnam où il sera chef de poste radio de campagne. En Avril 1955, il est rapatrié pour la France afin d’être hospitalisé à l’hôpital militaire Michel-Lévy à Marseille. En Juillet 1955, il bénéficie d’un congé de fin de campagne et embarque depuis Marseille pour un périple qui le ramènera en Oubangui-Chari. En novembre 1955, le sergent Sana est instructeur radio à la compagnie du commandement et des services du détachement motorisé autonome de l’Oubangui-Chari à Bouar. Nommé sergent-chef en Février 1957, il est admis en Juillet à un stage à la compagnie mixte des télégraphistes à Brazzaville où il obtient un brevet de chef de section d’infanterie et d’exploitation radio en septembre 1957. Il est désigné commandant du 4ème RCIA à Bouar en Octobre 1957 et sera ensuite admis à l’école de Fréjus la formation des officiers des Territoires d’Outre-mer (EFORTOM) après avoir réussi le concours d’entrée en Septembre 1958. Après deux ans de travail laborieux, il est nommé sous-lieutenant en septembre 1960 puis est admis à l’école d’application des transmissions de Montargis en France jusqu’en Juin 1961, date à laquelle il rentrera à Bangui.

Transféré à l’armée centrafricaine en formation en septembre 1961 comme Officier des transmissions du 1er bataillon d’infanterie, il est nommé capitaine en Janvier 1962. Le Président Dacko lui confie le 1er Octobre 1962 le commandement du 1er et 2ème commando de la compagnie du génie. En étant responsable du génie militaire, il supervise la construction de routes et de ponts pour le désenclavement des villages et villes de province. En 1963, le capitaine Sana occupe le deuxième poste de commandement le plus important pour un officier centrafricain derrière le commandant Bokassa qui est Chef d’Etat-Major de l’armée, devant les sous-lieutenants Mandé et Bandio. En décembre 1963, Sana devient le premier officier centrafricain à prendre le commandement du 1er bataillon d’infanterie de République Centrafricaine, succédant au commandant français Michel Bataille qui devient son conseiller. Il faut comprendre l’importance stratégique de ce 1er bataillon d’infanterie basé au camp Kassaï qui constitue alors le gros des troupes centrafricaines. Le Chef d’Etat–major Bokassa cherchait à reprendre le commandement de ce 1er bataillon d’infanterie des mains de ce fidèle du Président Dacko attaché au respect des institutions de la République. Bokassa sachant bien que Sana ne pouvait pas s’associer à son projet de coup d’Etat lui adjoint le lieutenant Banza, jusqu’alors chargé des bâtiments et des matériels puis écarta Sana au camp de Roux. Sana fut nommé en mars 1965, chef du bureau d’étude et d’organisation de l’action pionnière à l’Etat-Major de la Défense Nationale.

Pour les préparatifs du réveillon « fête de la Saint Sylvestre », les officiers ont tenu une réunion au cours de laquelle ils décidèrent d’acheter beaucoup d’alcool dont une caisse de whisky (et très peu de jus) pour bien arroser cette soirée de fin d’année. En tant que Président de la Croix bleue (luttant contre l’alcoolisme et le tabagisme), le commandant Sana sorti furieux de cette réunion et pour marquer sa réprobation décida de ne pas assister à la soirée. C’est ainsi qu’en cette fameuse soirée de la Saint Sylvestre, lui et son épouse alors enceinte d’une leur fille sont partis raccompagner des parents venant leur souhaiter les vœux du nouvel an et sa fête (son deuxième prénom étant Sylvestre). Sana n’a donc pas participé à ce coup d’Etat et ne doit la vie sauve qu’à ses convictions de lutte contre l’alcoolisme. C’est en rentrant le soir au camp de roux où ils résidaient que leur véhicule fut pris au piège par les tirs.

Bokassa devenu Président le détache de l’armée et le nomme en Avril 1966 inspecteur principal des télécommunications au Ministère des Postes et des Télécommunications où il se singularisera par la supervision des premières tranchées pour les câbles de télécommunication. En novembre 1967, Sana est muté à Bouar, le 1er bataillon d’infanterie étant transféré dans cette région. Peu après son installation, un matin de bonne heure, un frère d’arme cogna à sa porte pour lui demander de lui prêter son arme, ce dernier affirmant avoir oublié la sienne à Bangui. Il lui remit son arme, de marque allemande, achetée à la fin de sa formation à l’école des officiers. Ce geste fut interprété autrement et même déformé, de mauvaises langues affirmant qu’il avait fait venir beaucoup d’armes d’Allemagne dans le but de préparer un coup d’Etat contre Bokassa. Cet évènement lui valut d’être affecté en Yougoslavie en tant que 1er secrétaire auprès de l’ambassade de République Centrafricaine: une sanction, humiliation pour un officier de ce rang. Les calomnies et les trahisons ont permis alors à cette époque à certains militaires d’avancer facilement en grade trouvant grâce auprès de Bokassa. Il est donc affecté en Yougoslavie (1968-1970) puis en Egypte comme premier conseiller (1970-73) et enfin ambassadeur en Irak en décembre 1973. Il faut préciser que Sana avait été nommé lieutenant-colonel en Décembre 1971.

Quelques années après, en Janvier 1979, le colonel Sana, alors ambassadeur en Irak est convoqué à Berengo sur ordres de Bokassa après une dénonciation calomnieuse. Il est placé en détention à Ngaragba, chaînes et menottes aux pieds, sans autre forme de procès.  En Août 1979, il est assigné à résidence au village de son père à Bosselé dans l’Ombella M’Poko.

Le lendemain du retour de David Dacko au pouvoir, celui-ci envoie chercher Sana. Le colonel Sana accède alors au grade de général de bridage en novembre 1979 et devient chef d’Etat-Major adjoint des FACA. En novembre 1980, il devient Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la défense Nationale et sera nommé en avril 1981 Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Après la prise de pouvoir du général Kolingba, il est de nouveau écarté de l’armée et nommé l’année suivante comme directeur de la Société Nationale des Transports Routiers (SNTR), société quasiment en faillite qui sera dissoute en Avril 1983. Après avoir été promu Général de division en Janvier 1984, Sana sera mis à la retraite d’office à 49 ans, une mesure qu’il a toujours considéré comme illégale car contrevenant  aux conditions d’âge pour son grade. Il sera néanmoins nommé à la Direction de l’Office National Conventionné des Anciens Combattants et Victimes de guerre, de Janvier à Octobre 1986.

Sous le régime de Patassé, Sana est rappelé et nommé le 4 Novembre 1993 conseiller militaire à la Présidence pour une courte durée. De Général de division depuis janvier 1984, il est promu Général de corps d’armée en Octobre 1996 avant sa réadmission en seconde section.

Il tira définitivement sa révérence le 31 juillet 2008 à l’approche de ses 74 ans à l’hôpital du camp de Roux à Bangui et repose désormais sur la terre de ses ancêtres au village de son père à Bosselé. Il laisse derrière lui une veuve, 24 enfants, 56 petits fils et 2 arrières petits fils.

Le général François Sylvestre Sana (qui pour l’anecdote a survécu à un crash d’avion à Marseille avec l’une de ses filles) est un des officier pionnier des forces armées centrafricaines. Il est l’un des rares officiers centrafricains à avoir non seulement servi au sein de l’armée française mais aussi survécu aux différents régimes qui se sont succédé en République Centrafricaine.

10 ans après son décès, honorons la mémoire de ce témoin et acteur majeur de la création de l’armée centrafricaine…

 

Par : Thierry Simbi, CNC.

Centrafrique/Assemblée nationale : 120 millions F.CFA détournés, Agnès Dekono et Max Olivier Tekpa virés de leurs postes

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Centrafrique/Assemblée nationale : 120 millions F.CFA détournés, Agnès Dekono et Max Olivier Tekpa virés de leurs postes

 

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Madame Agnès Dekono née Bekandji Chargée de mission Genre à l’Assemblée nationale et M. Max Olivier Tekpa, Chef de service de la comptabilité de l’institution parlementaire sont tombés sous les griffes du Président du Parlement, Abdou Karim Meckassoua. C’est respectivement par Arrêté n° 017/AN/P/DIRCAB/.18 et par Décision n° 001/AN/P/SG.18 que Meckassoua a châtié ses proches collaborateurs qui seraient impliqués dans la grande malversation financière qui ronge le Parlement actuellement.

La Chargée de mission a vu son Arrêté de nomination purement et simplement rapporter, alors que le Chef de service lui, est visé par une suspension à titre conservatoire en attendant l’aboutissement de la procédure en cours devant la Commission spéciale de comptabilité et de contrôle qui est à pied d’œuvre pour enquêter sur cette affaire.

Notons que de retour de Paris où il y a séjourné 11 semaines durant pour des raisons de santé, Meckassoua a animé une semaine après une conférence de presse vendredi dernier. Au cours des échanges, les journalistes ont soulevé la question d’une affaire de détournement de 120 millions de F.CFA à la signature du président de l’institution. Tout en avouant son innocence, Meckassoua a promis de réagir dès ce lundi.

C’est donc chose faite. Mais, le coup de fouet va-t-il s’arrêter là puisqu’il ne s’agit que des mesures conservatoires ? Invraisemblable ! La malversation est trop nébuleuse pour n’être orchestrée que par deux menus-fretins. Gageons que d’autres têtes vont suivre. Et, pourquoi la Cour des comptes ne s’autosaisissait pas, elle-aussi ?

 

Par : Fred Krock, CNC.

Sommet Cedeao-Ceeac : Le Togo et la Centrafrique suppriment les visas d’entrée

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Sommet Cedeao-Ceeac : Le Togo et la Centrafrique suppriment les visas d’entrée

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Le ministre des affaires étrangères, Charles Armel Doubane et son homologue togolais ont signé le 29 juillet un accord à cet effet.

Plus besoin de visas pour les togolais de se rendre en Centrafrique et vis-versa. Les gouvernements des deux pays ont mis à cette barrière hier en marge du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement Cedeao-Ceeac qui se tient à Lomé.

Depuis son compte Facebook, le ministre des affaires étrangères Charles Armel Doubane a fait l’annonce. « A compter de ce jour le 29 juillet 2018 exemption total de visa entre la République centrafricaine et le Togo ».

Cette mesure faut-il le préciser porte sur tout type de voyage. Elle constitue véritable aubaine pour les affaires. Mais également pour les étudiants surtout centrafricains qui autrefois avaient du mal à obtenir un visas afin d’étudier dans les grandes écoles togolaises.

 

Par ailleurs, Le chef de lEtat Centrafricain est arrivé dans la capitale économique du Cameroun, Douala,  samedi dernier. C’était  le point de départ pour Lomé au Togo où il prend part aujourd’hui au Sommet Cedeao-Ceeac.

 En provenance de Bangui, le président Centrafricain Faustin Archange Touadéra a fait escale le 28 juillet à Douala. Il a été accueilli à l’aéroport international de Douala par le secrétaire général des services du gouverneur de la région du Littoral.

L’ambassadeur du la Rca était également du comité d’acceuil tout comme les autorités administratives et sécuritaire de la région du Littoral. Le chef de l’Etat est arrivé à Douala pour prendre un vol en direction de Lomé au Togo.

Il a quitté  la  capitale économique hier après avoir remercié les autorités camerounaises pour l’accueil à lui réserver. Il prend part aujourd’hui au sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao et de la Ceeac.

Le sommet qui se tient pour la première fois va permettre aux chefs d’Etat et de gouvernement de se pencher sur les problématiques liées à la sécurité, la paix, à la radicalisation et à l’extrémisme violent.

Rappelons que les deux organisations sous-régionales regroupent plusieurs pays. La Cedeao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) est composé de 15 pays.

Ce pays sont : la Côte d’Ivoire, le Cap-vert, la Gambie, le Ghana, les deux Guinées (Bissau et Conakry). Mais également, le Sénégal le Togo, le Benin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Sierra Léone, le Libéria et le Nigeria.

La Ceeac (communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale) regroupe onze Etats. Le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Congo, la Centrafrique, le Tchad, le Sao-Tomé et Principe, la RDC et le Rwanda.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : la coalition Siriri met en garde le gouvernement contre toute action de violence militaire au quartier PK5.

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Centrafrique : la coalition SIRIRI met en garde le gouvernement contre toute action de violence militaire au quartier PK5.

 

COALITION SIRIRI

 

COMMUNIQUÉ No.00017/CR/29/07/18

 

INQUIÉTUDE ACCRUE AU SEIN DE LA POPULATION DU KM5 À

 BANGUI FACE AUX MENACES GOUVERNEMENTALES

 

La COALITION SIRIRI est l’émanation d’une coalition large des Centrafricaines et Centrafricains sans aucune forme de discrimination basée, notamment sur l’âge, le sexe, les origines territoriales ou les croyances religieuses ou autre. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration d’une PAIX DURABLE, de la Cohésion Sociale, de l’Unité et à la promotion de la Réconciliation Nationale.

Depuis sa prise de fonction à la tête de l’État centrafricain, le Président TOUADÉRA a lamentablement échoué sur tous les plans particulièrement sur celui de la sécurité nationale. Le pays ne cesse de s’enfoncer dans le gouffre de l’insécurité généralisée hypothéquant la survie même de notre nation centrafricaine.

Faudra-t-il le rappeler que 85% du territoire national échappent au contrôle des autorités gouvernementales, livrant les populations entières aux mains et à la merci des inciviques et des groupes armés.

La COALITION SIRIRI sonne l’alarme et en profite pour alerter l’opinion centrafricaine et internationale sur la situation invivable des citoyens particulièrement ceux du KM5 dans le 3è Arrondissement de Bangui, la capitale nationale, qui se souviennent non seulement des destructions massives des quartiers Miskine, Fatima, Moustapha, Castors, Ngou-ciment, Boy-Rabe, Catin, Malimaka, Combattant, Walimba entre autres, mais aussi des événements récents du 08/04/2017 ayant causés plusieurs dizaines de morts et des dégâts matériels importants dans leur quartier.
La population du KM5 se sentant abandonnée par l’État, s’est sentie obligée de s’organiser tant bien que mal avec des moyens maigres en légitime défense. De plus, elle est quotidiennement harcelée par les soldats du gouvernement (FACA) et les troupes   de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (Minusca) et ceci en violation de la Résolution 2149 (2104) du 10 avril 2014.

Le Gouvernement qui a sous sa responsabilité le processus en cours de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et du Rapatriement (DDR-R), en collaboration avec d’autres institutions compétentes, a engagé le processus du panel de PAIX sous les auspices de l’Union Africaine, projets auxquels la COALITION SIRIRI souscrit à certaines conditions, notamment que ces opérations de DDR-R et le dialogue en vue, ne servent de prétexte au gouvernement pour justifier des formes de violence auprès de nos populations.

Par conséquent, la COALITION SIRIRI avec l’écrasante majorité du peuple Centrafricain, met en garde le Gouvernement pour toute action de violence militaire qu’il envisagerait contre la population déjà meurtrie du KM5 ou ailleurs sur le territoire national en République Centrafricaine.

 

Fait le 29 juillet 2018

 

Moustapha Mahamat SABOUNE

Président – COALITION SIRIRI

 

Émail : saboune@hotmail.ca  

Centrafrique : Bienvenu Nguimalé, DGA de l’Immigration annonce un passeport africain

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Centrafrique :  Bienvenu Nguimalé, DGA de l’Immigration annonce un passeport africain

 

 

Bangui, 30 juillet 2018 (CNC) –

 

Les passeports nationaux des 55 pays membres de l’Union africaine cèderont très bientôt place à un passeport africain. L’annonce a été faite, vendredi 27 juillet dernier, par Colonel Bienvenu Paterne Nguimalé, Directeur général adjoint de l’Emigration – immigration au cours d’un dîner de presse à Bangui.

Il s’agit de l’aboutissement de la volonté politique des Chefs d’Etats et de gouvernements réunis, en 2017 à leur 27ème Session à Kigali au Rwanda où ils affirmaient leur détermination pour faire de la « libre circulation », une réalité sur l’ensemble du continent noir. Le passeport africain doit entrainer immédiatement la suppression de visa dans l’espace africain selon la vision-2063 de l’UA. Ladite volonté politique a été au centre de deux réunions des Experts en la matière tenues à Nairobi au Kenya du 9 au 13 juillet dernier où la RCA a été valablement représentée par Col. Bienvenu Nguimalé et Paul Mercier Toukia respectivement DGA/Emigration-Immigration, Expert de l’UA dans le domaine du Passeport africain et Directeur des Immunités, Privilèges et Passeport au Ministère des Affaires Etrangères et centrafricains de l’Etranger. Lors de ces rencontres, il est question d’examiner la faisabilité et les spécifications techniques de la conception et la mise en circulation de cet ambitieux document.

Les rencontres de haut niveau tenues au Kenya ont regroupé un panel d’Experts venus de tous les pays membres et des grandes organisations africaines telles que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté des Etats sahélo-sahéliens (SEN-SAD), l’Union du Maghreb arabe (UMA) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).

A propos du passeport africain

Trois types de Passeports sont retenus à savoir : Le Passeport diplomatique, le Passeport de service ou officiel et le Passeport ordinaire. Ces trois catégories de Passeports précités seront délivrés conformément aux lois et règlements nationaux de chaque Etat membre.

Les couleurs de ces différents types de passeport se présentent ainsi : la couleur Rouge pour le Passeport diplomatique, la couleur Bleu-foncé pour le passeport de service ou officiel et la couleur Verte sur le Passeport ordinaire.

Quant à la conception, le Passeport africain est retenu comme suit : Au recto de la page de couverture l’on retrouve le nom de l’UA, le nom et les armoiries du pays, la catégorie du passeport et le symbole de la puce ; Au verso de la page de couverture l’on retrouve l’emblème de l’UA ; A la troisième page de couverture il n’y a aucune inscription c’est-à-dire vierge ; A la quatrième page est réservée aux informations importantes et enfin les pages de l’intérieure varient d’un pays à l’autre afin de refléter le contexte culturel national en fonction des lois nationales et règlements nationaux.

Notons que le Passeport africain doit contenir entre trente-deux (32) pages et soixante-quatre (64) pages. Aussi, un minimum de deux langues dont l’une de l’UA (français, anglais, portugais, arabe et swahili) est exigé à chaque Etat membre. Pour ce qui est des mesures de sécurité minimale et additionnelle, il est retenu entre autres, que le délai de validité du Passeport africain est de dix (10) ans pour les adultes et cinq (5) ans pour les enfants.

Des réformes encourageantes à l’Emigration-Immigration

Profitant de l’occasion de ce dîner de presse qualifié de ‘’Journée porte-ouverte’’ par le DGA, un coin de voile a été levé sur les réformes engagées depuis janvier 2017. Un travail d’assainissement a été fait dans tous les services de l’Emigration-Immigration ce qui permis les activités de recouvrement maximum des recettes au niveau des Commissariats surtout les deux Commissariats spéciaux de Bangui (Aéroport et Port) : De 50 millions de Francs Cfa, la Direction générale verse aujourd’hui 250 à 300 millions à l’Etat sous le contrôle d’un Régisseur. De quoi pousser le Ministre des Fiances et du Budget à décerner une note de félicitation.

Aussi, la redynamisation des services a permis aujourd’hui de délivrer un passeport en cinq (5) jours au lieu des mois dans un passé récent. La Direction générale a pu acquérir, à ce jour, une machine pour la délivrance des cartes de séjours sécurisées. « Nous faisons de notre mieux dans la droite ligne de la vision du Chef de l’Etat qui a prôné la rupture », a noté Col. Nguimalé qui s’est réjoui du flux désormais important et sans cesse croissant de fréquentations de la RCA évaluées à 120 000 pour l’année 2017.

La Session des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’octobre prochain va devoir approuver et mettre en circulation ce nouveau Passeport africain.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LE KM5, UN REPAIRE DE BRIGANDS ?

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CENTRAFRIQUE : LE KM5, UN REPAIRE DE BRIGANDS ?

 

 

Bangui, 30 juillet 2018 (CNC) –

 

UN DANGER POUR LE  POUVOIR

 

 

LA RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT ET DE LA Minusca

          Le KM5 est devenu le symbole des milices de brigands qui menacent la capitale. Stupéfiant ! Comment deux bandes de malfrats, infiltrées par l’ex-Séléka et considérées comme sa tête de pont dans Bangui, peuvent-elles défier les forces de sécurité ?

          La responsabilité du gouvernement et de la MINUSCA est entière. Il fallait éradiquer ce nid de voyous dès leurs premières exactions sur les populations de ce quartier. Il fallait donner des ordres clairs aux forces de sécurité pour une intervention musclée, malgré le risque de dégâts collatéraux.

          A l’image de ce qui se passe dans tout le pays, le gouvernement semble manquer de stratégie et se révèle incapable d’anticiper. Ces bandes de malfrats, qui se sont fallacieusement déclarées « groupes d’auto-défense des musulmans » et ont pris les habitants du KM5 en otages, sont en réalité des éléments de l’ex-Séléka, qui se sont infiltrés pour, le moment venu, préparer le terrain à une invasion massive des rebelles.

          Abdoulaye Issene, le nouveau sultan autoproclamé de N’Délé, n’a-t-il pas déclaré récemment au micro de France 24, disposer d’environ 800 combattants positionnés à Bangui, prêts à marcher sur le Palais de la Renaissance ? Il n’est donc pas exclu que les brigands du KM5 fassent partie de ses combattants. Il n’est pas non plus exclu que l’instabilité du KM5 ne gagne d’autres quartiers de la capitale

 

IMPUISSANCE OU MANQUE DE VOLONTÉ POLITIQUE ?

          Il y a fort longtemps que ces milices tiennent la dragée haute au gouvernement, massacrent des personnes, rackettent les commerçants et font régner leur insupportable loi de la jungle. Cette tragédie se joue dans la capitale, à proximité des lieux du pouvoir et des forces de sécurité.   

          Visiblement, ces voyous ont des mentors étrangers, qui les financent et leur fournissent des armes. Les Centrafricains n’hésitent pas à mettre en cause Idriss Deby Itno, président du Tchad. Il est avéré que bon nombre des membres de ces groupes sont d’origine tchadienne ou de nationalité tchadienne.

          Les manigances de Deby en RCA sont incessantes. Son appétence obsessionnelle pour le contrôle de la République Centrafricaine n’est plus à démontrer. Est-il besoin de rappeler le comportement criminel de sa soldatesque en Centrafrique ? Ces mercenaires, mis à la disposition des ex-présidents centrafricains pour qu’ils puissent accédera au pouvoir ?

          Si les ex-Sélékas tiennent le haut du pavé et s’apprêtent à créer des califats autonomes, c’est bien grâce aux multiples soutiens du président tchadien. Deby ne rêve que de mettre la main sur 80% du territoire centrafricain et son sous-sol. Comment le pouvoir peut-il tolérer de tels défis sans réagir ? Pourquoi les autorités ne demandent-elles pas à l’ONU de condamner les agissements du tyran tchadien en Centrafrique ?

          Autre défi aux autorités du pays : le geste inamical de la France. L’ex puissance coloniale semble, en effet, avoir choisi Idriss Déby pour trouver une solution au chaos centrafricain. Elle a préféré enjamber les autorités centrafricaines et les citoyens pour lui confier une mission de paix en RCA ! C’est une erreur politique et stratégique majeure. Pour les Centrafricains, le président du Tchad est, en grande partie, responsable de la descente de leur pays aux enfers. Comment pourrait-il devenir pompier, alors que c’est lui, le pyromane ?

          Il croit détenir la seule armée fiable du sous-continent. En tout cas, c’est ce que pensent ses mentors français. Mais il faut savoir aussi qu’il inquiète lourdement les autres chefs d’État de l’Afrique Centrale.

          En fait, nous nous devons de le répéter : rien ne se résoudra sans les Centrafricains eux-mêmes. Toute solution passera inévitablement par leur participation, pleine et entière, aux débats nécessaires pour décider de l’avenir de leur pays. Tous ceux qui ourdissent dans l’ombre des plans machiavéliques de partition et d’impunité pour les criminels de guerre violent le droit international des Nations et ne doivent pas espérer arriver à leurs fins.

Car la République Centrafricaine est une République Souveraine, Une, Démocratique, Indivisible et Sociale.

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(29 juillet 2018)