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Centrafrique : Bangui, une scène de jalousie tourne à l’affrontement sanglant.

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Illustration, bar la Récréation au marché Gobongo de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi /Corbeaunews.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – dimanche 28 avril 2019, une scène de jalousie au quartier Yangato dans le troisième arrondissement de Bangui tourne à l’affrontement sanglant entre deux hommes rivaux.

 

En effet, dans les après-midi du lundi 29 avril dernier, un pousseur dénommé Ali Freddy, qui habite quartier Yangato en concubinage avec sa copine nommée Adeline, faisaient une sortie ensemble pour faire leur week-end dans un bar dancing au quartier combattant dans le 8e arrondissement.

 

Alors qu’il commençait à faire nuit, Mademoiselle Adeline souhaite rentrer à la maison, tandis que Freddy, quant à lui, compte y rester pour quelques heures de plus. Il demande finalement à sa copine de rentrer seule en attendant il va la suivre.

 

Contre toute attente, Mademoiselle Adeline, en rentrant à la maison, elle se retrouve entre les mains d’un autre homme, un pilote d’un taxi-moto.

 

Pendant que Monsieur Freddy, qui constate l’absence de sa copine à la maison au moment de son retour, tente de la chercher partout dans le quartier.

 

Comme une surprise, il l’a retrouvé avec le conducteur du taxi-moto en train de faire de tire-langue.

 

Très en colère, Freddy sort son couteau et poignarde à plusieurs reprises son rival qui est conduit immédiatement à l’hôpital par des badauds.

 

Pendant ce temps, la justice est à la recherche du présumé criminel qui est introuvable en ce moment.

 

 

Copyright2019CNC.

 

 

Algérie: l’armée oppose une fin de non-recevoir aux revendications des manifestants

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Le chef d’état-major de l’armée algérienne a opposé mardi une fin de non-recevoir aux revendications des manifestants en Algérie, qui réclament la mise en place d’institutions de transition ad hoc pour gérer l’après Abdelaziz Bouteflika, poussé à la démission le 2 avril.

La présidentielle prévue le 4 juillet en Algérie –dans les délais prévus par la Constitution– pour élire un successeur à M. Bouteflika, est la « solution idéale pour sortir de la crise », a affirmé mardi le général Ahmed Gaïd Salah, dans un discours prononcé lors d’une de ses régulières visites sur le terrain.

Les manifestants exigent depuis le 22 février le départ de l’ensemble des figures du « système » au pouvoir en Algérie, en tête desquelles le chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah et Premier ministre Noureddine Bedoui, deux anciens proches de M. Bouteflika.

Les contestataires refusent aussi que les structures et personnalités de l’appareil hérité de M. Bouteflika organisent ce scrutin, alors que ses vingt années de pouvoir ont été marquées selon eux par des fraudes électorales.

Ils réclament un processus de transition hors des institutions et délais prévus par la Constitution, gérée par des structures spécialement mises en place et chargées de mener le pays vers une IIe République.

Pilier du régime durant 15 ans et devenu de facto l’homme fort de l’Algérie depuis qu’il a lâché M. Bouteflika, rendant sa démission inéluctable, le général Gaïd Salah a souligné mardi exclure que l’armée permette une transition hors du cadre constitutionnel.

– « Montants faramineux » –

Il a réitéré « l’attachement profond du Commandement de l’armée (…) à la Constitution », car « tout changement ou amendement de ses dispositions ne relève pas des prérogatives » de l’armée mais « du président qui sera élu ». Il a martelé « la détermination » de l’armée « à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances ».

Le général Gaïd Salah a également assuré que l’armée veillerait à ce que les enquêtes judiciaires ouvertes sur des dossiers de corruption visant des personnalités liées au régime soient préservées des « pressions ou diktats ».

La Justice enquêtera « sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesure arbitraire ou de règlement de comptes », a précisé le général Gaïd Salah.

« Plusieurs dossiers lourds de corruption » concernant « des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux » ont été transmis à la justice par « les services de sécurité », a-t-il également indiqué, promettant que « l’opération » anticorruption ne fait que commencer et assurant que l’Algérie sera « assainie définitivement de la corruption et des corrupteurs ».

Depuis le départ du pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, la justice a indiqué avoir ouvert une série d’enquêtes sur des faits de corruption visant plusieurs puissants hommes d’affaires et hauts responsables de l’Etat.

Cinq puissants et richissimes hommes d’affaires, dont quatre proches de M. Bouteflika et de son frère et conseiller Saïd, ont été placées en détention provisoire.

Le général Gaïd Salah a récemment appelé la justice à « accélérer la cadence » des enquêtes, une demande assimilée à une « injonction » par ses détracteurs.

– « Voleur! » –

Certains observateurs craignent que, tout en étant une réponse à la contestation qui dénonce les liens entre le pouvoir et les « oligarques » –des hommes d’affaires ayant fait fortune grâce à des contrats publics–, ces enquêtes servent de levier de « purge » interne.

Mardi, le Parquet d’Alger a entendu durant plusieurs heures Ahmed Ouyahia, quatre fois Premier ministre depuis 1995, dont trois fois sous la présidence de M. Bouteflika, en lien, selon la télévision nationale, avec des dossiers de « dilapidation de fonds publics et d’avantages indus ».

  1. Ouyahia a quitté le tribunal dans l’après-midi sans faire de déclaration, conspué par une foule qui l’a traité de « voleur ». Il n’a pas été possible de savoir dans l’immédiat s’il a été inculpé et, le cas échéant, placé ou non sous contrôle judiciaire.

Très impopulaire, M. Ouyahia a été limogé en mars par M. Bouteflika, dans l’espoir –vain– d’apaiser la contestation.

Il avait été précédé devant le Parquet d’Alger par l’actuel ministre des Finances Mohamed Loukal, gouverneur de la Banque centrale entre 2016 et sa nomination fin mars au gouvernement. Convoqué lundi, il en est ressorti lui aussi sans qu’il soit possible de savoir s’il a ou non été inculpé et s’il était placé sous contrôle judiciaire.

La justice avait annoncé le 20 avril convoquer MM. Ouyahia et Loukal, sans préciser si elle souhaitait les entendre comme témoins ou suspects, ni sur quels faits portent les dossiers.

Comme chaque mardi depuis le début du mouvement de contestation, des milliers d’étudiants ont défilé dans le centre d’Alger et dans plusieurs villes d’Algérie.

« Le peuple veut juger Saïd » Bouteflika, ont notamment scandé les étudiants et étudiantes à Alger.

 

Avec AFP

Regain de tension au Soudan entre les militaires au pouvoir et la contestation

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Le principal groupe de la contestation au Soudan a appelé mardi à une marche d’un million de manifestants d’ici deux jours, après l’annonce par les militaires au pouvoir que leur chef, Abdel Fattah al-Burhane, dirigerait le futur Conseil conjoint avec les civils.

Objet de nombreux désaccords entre les contestataires et l’armée, ce Conseil conjoint est censé remplacer le Conseil militaire de transition qui a succédé au président Omar el-Béchir, destitué par l’armée le 11 avril.

Signe des tensions grandissantes entre les deux camps, l’un des chefs de l’Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance de la contestation, a accusé les militaires de ne pas envisager « sérieusement de céder le pouvoir au peuple ».

« Le Conseil militaire maintient que le Conseil (conjoint) souverain devrait être dirigé par les militaires avec une représentation civile », a critiqué Mohammed Naji al-Assam, dénonçant la tentative des militaires « d’accroître leurs pouvoirs quotidiennement ».

Les relations se sont d’autant plus tendues mardi que les militaires ont annoncé la mort de six membres des forces de sécurité, tués selon eux dans des heurts avec les manifestants.

La SPA les a accusés d’avoir tenté de disperser le sit-in qui se tient depuis le 6 avril devant le QG de l’armée à Khartoum, ce que les militaires ont nié, réaffirmant qu’ils « n’utiliseront pas la violence contre les manifestants ».

En première ligne de la contestation, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) a alors appelé « à une marche d’un million (de manifestants) le 2 mai pour affirmer notre principale revendication, qui est celle d’un pouvoir civil », selon un communiqué.

Le Soudan est le théâtre d’un mouvement de contestation déclenché le 19 décembre par le triplement du prix du pain ayant conduit à la destitution de M. Béchir, aujourd’hui incarcéré.

Les protestataires réclament désormais la dissolution du Conseil militaire de transition et le transfert du pouvoir à une administration civile.

– Blocage des discussions –

Mardi, le général Salah Abdelkhalek, membre du Conseil militaire, a annoncé que le chef de cette instance, Abdel Fattah al-Burhane, serait « le chef du (futur) Conseil souverain ».

Les deux camps sont parvenus samedi à un compromis avec la création d’un Conseil conjoint mais les discussions achoppent désormais sur sa composition et le nombre de ses membres.

Les représentants de la contestation proposent un conseil formé de 15 membres, dont huit civils, et l’armée de 10 membres, dont sept militaires.

Ce conseil deviendrait l’autorité suprême du pays et serait chargé de former un nouveau gouvernement civil de transition pour gérer les affaires courantes et ouvrir la voie aux premières élections post-Béchir.

Selon M. Assam, aucune discussion avec l’armée n’est prévue mardi mais la SPA devrait présenter ses propositions au Conseil militaire « dans les prochaines heures ».

Un porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, avait auparavant indiqué que les discussions devaient reprendre mardi.

Il avait précisé que les deux camps s’étaient mis d’accord sur la réouverture de routes et de chemins de fer bloqués par les manifestants autour du QG de l’armée.

Mais l’ALC, qui regroupe les partis politiques et groupes de la société civile, a nié tout accord en ce sens.

Elle a appelé les manifestants à maintenir leur sit-in ainsi que les barricades à Khartoum, prévenant les militaires que « les sit-in et les marches continueraient jusqu’à ce que les objectifs de la révolution soient atteints ».

« Cela ne fait aucun sens de dire que l’on ne dispersera pas le sit-in mais en même temps que les routes doivent rouvrir », a affirmé M. Assam.

Des témoins ont pour leur part indiqué que les protestataires renforçaient leurs barricades avec de grosses pierres. Les forces armées ne sont pas intervenues, ont-ils dit.

– « Pillages, violences » –

« Ces barricades nous protègent. Nous ne voulons pas que des véhicules militaires entrent dans la zone du sit-in », a expliqué un manifestant à l’AFP.

Bien décidés à ne pas partir, des protestataires sont assis sur ces barricades, brandissant le drapeau soudanais. D’autres surveillent depuis les toits aux alentours d’éventuels mouvements de troupes, selon un témoin.

  1. Kabbachi a dénoncé tard lundi « les menaces à la sécurité et à la stabilité publiques que constituent les fouilles pratiquées sur les voitures ou les civils par des personnes n’ayant pas d’autorité légale », en référence aux points de contrôle établis par les manifestants devant le QG de l’armée.

Il a fait état en outre de « pillages, de violences sur des citoyens, de routes bloquées, d’attaques contre les forces de sécurité et d’entraves empêchant les trains de transporter des produits essentiels ».

« Le Conseil militaire, en tant que responsable de la protection des citoyens, mettra fin à ces tentatives qui vont à l’encontre des slogans de la révolution +Liberté, paix et justice+ », scandés par les manifestants depuis le début de la contestation, a-t-il mis en garde.

Mardi, le chef-adjoint du Conseil militaire, Mohamad Hamdan Daglo, surnommé « Himeidti », a annoncé que six membres des forces de sécurité avaient été tués dans des heurts lundi dans différentes régions du pays tandis que 16 autres ont été blessés. Il n’a pas fourni plus de détails sur les circonstances de ces décès.

Avec AFP

Nigeria: 21 morts dans une attaque de Boko Haram dans le nord-est

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Les jihadistes du groupe Boko Haram ont attaqué un village de l’Etat d’Adamawa, dans le nord-est du Nigeria, tuant 21 personnes et incendiant des maisons, ont indiqué mardi des habitants à l’AFP.

Les assaillants sont arrivés à bord de quatre pick-ups et de plusieurs motos lundi soir dans le village de Kuda, dans le district de Madagali, frontalier de l’Etat du Borno, foyer de l’insurrection jihadiste.

« Ils ont attaqué le village vers 17H30 (16H30 GMT) et ont ouvert le feu sur les habitants, faisant 21 morts », a déclaré un leader de la communauté, Maina Ularamu.

« Ils ont incendié plusieurs maisons lors de l’attaque », a ajouté M. Ularamu, dont plusieurs proches ont été tués.

Paul Waramulu, un habitant du village, a affirmé que les combattants vêtus d’uniformes militaires avec des turbans avaient pillé les réserves de nourriture avant de mettre le feu à des bâtiments.

« Nous avons perdu 21 personnes lors de l’attaque et les deux tiers du village ont été brûlés », a-t-il déclaré à l’AFP.

De nombreux résidents ont quitté le village depuis, craignant une nouvelle attaque, alors que circulent « des rumeurs selon lesquelles les assaillants ne seraient pas loin du village », a affirmé Paul Waramulu.

La police n’était pas joignable dans l’immédiat pour confirmer cette attaque.

Kuda est située en lisière de la forêt de Sambisa (Etat du Borno), un bastion de Boko Haram à partir duquel les combattants lancent régulièrement des attaques.

En mars, les militants ont tué trois personnes et cambriolé une banque dans la ville voisine de Michika.

Les localités de la région ont été frappées à plusieurs reprises par Boko Haram depuis 2014, dont des militants avaient pris le contrôle d’une partie du territoire avant d’être chassés par une contre-offensive menée par la Force multinationale mixte (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun).

 

Avec AFP

 

Centrafrique : où se trouve la cellule dormante de l’État islamique dans le pays ?

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Le chef de l’organisation terroriste Daech Abou Bakr Al Baghdadi, est réapparu, ce dimanche 28 avril 2019, sur une séquence vidéo, diffusée par l’organe de propagande de l’organisation, « Al Fourkane ».

 

La première depuis sa dernière apparition en 2014. Al Baghdadi est apparu assis par terre, entouré par quelques uns de ses lieutenants, dont les visages étaient floutés. Al Baghdadi a annoncé, dans cette vidéo filmée il y a quelques jours au mois d’avril courant, la fin de la bataille de Baghouz en Syrie. Il s’est félicité des attentats du Sri-Lanka, annonçant qu’ils ont été commandité en représailles pour venger ses hommes a Al Baghouz.

Al Baghdadi s’est, par la suite adressé à ses combattants en Libye, en affirmant avoir une entière confiance en leurs capacités, les appelant à entretenir une guerre d’usure avec « l’ennemi ».

Al Baghdadi s’est, par ailleurs, félicité du renversement des « Taghouts » en Algérie et au Soudan, mais il a déploré que les populations de ces pays ne savaient pas quoi faire, et de cette façon, ils se sont débarrassés de régimes totalitaires, pour tomber sous le joug de régimes militaires, bien plus durs.

Au cours de cette vidéo, un des lieutenants d’Al Baghdadi lui a présenté des dossiers concernant la situation des éléments de l’organisation dans les douze pays où ils continuent de sévir. Al Baghdadi aurait donné des consignes à ses combattants dans ces douze pays. Consignes qui n’ont pas été diffusées dans la séquence vidéo.

La liste des douze pays concernés par la liste qu’Al Bghdadi a reçue, comporte : L’Irak, La Syrie, Khorasan, Afrique de l’ouest, Sinaï, Libye, Somalie, Yemen, République centrafricaine, Caucase, Tunisie et Turquie.

Justement, concernant la République centrafricaine, tout le monde se demande qui fait le jeu de l’État islamique dans ce pays. A-t-il infiltré un groupe armé lié à la Seleka ? Autant de questions qui restent sans réponse pour l’heure.

Sans ignorer que l’État islamique est capable de faire seulement sa propagande pour montrer aux yeux du monde qu’il reste actif dans le monde malgré les attaques contre ses positions en Syrie et Irak.

 

 

Avec le journal Tunisie numérique

 

Attaque d’une église au Burkina: au moins cinq morts dont le pasteur

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Une première attaque d’une église au Burkina, pays pauvre en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a fait cinq morts dimanche à Silgadji, à 60 km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires et locales.

« Des individus armés non identifiés ont attaqué l’église protestante de Silgadji tuant quatre fidèles et le pasteur principal. Au moins deux autres personnes sont portées disparues », a indiqué lundi à l’AFP une source sécuritaire.

Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques jihadistes, il s’agit de la première attaque d’une église depuis 2015, date des premières attaques jihadistes.

« L’attaque a eu lieu vers 13h00, au moment où les fidèles quittaient l’église à la fin de l’office religieux », a précisé à l’AFP un membre de l’église, sous couvert d’anonymat. « Les assaillants étaient à motos. Ils ont tiré des coups de feu en l’air avant de viser les fidèles », a précisé ce témoin.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 quelque 350 morts, selon un comptage de l’AFP.

Vendredi, six personnes dont cinq enseignants ont été tués à Maïtaougou, localité située dans la province du Koulpélogo, dans la région de l’est.

Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le nord du pays. A la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés. Son cadavre a été retrouvé près de Djibo, selon des habitants de la ville, sans que l’église catholique qui avait signalée sa disparition ne confirme cette information.

Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des djihadistes à Nohao, dans le centre-est du Burkina.

En mai 2018, le catéchiste Mathieu Sawadogo et son épouse avaient été enlevés à Arbinda puis relâchés le 14 septembre. Avant eux, Pierre Boena, pasteur de l’église protestante de Béléhouro avait également été enlevé puis remis en liberté, en juin 2018.

Plusieurs imams ont également été assassinés par les jihadistes dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient « considérés comme pas assez radicaux » par les jihadistes ou « accusés de collaborer avec les autorités ».

 

 

Avec AFP

 

Nigéria : Cinq soldats tués, 30 disparus dans l’attaque d’une base par Boko Haram.

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Cinq soldats ont été tués et on est sans nouvelles d’une trentaine d’autres

trois jours après l’attaque d’une base militaire du nord-est du Nigeria par les islamistes du groupe Boko Haram, a-t-on rapporté lundi de sources militaires.

Des membres de la faction liée à l’organisation de l’Etat islamique, le groupe Etat islamique dans la province ouest-africaine (ISWAP), ont pris vendredi la base de Mararrabar Kimba, dans l’Etat de Borno, à 135 km de la capitale régionale, Maiduguri. Les insurgés se sont emparés des armes avant de se retirer, avait déclaré samedi un officier.

Trois jours plus tard, un premier bilan fait état de cinq morts au moins.

« Nous avons retrouvé cinq corps de soldats qui ont payé le prix suprême en combattant les terroristes », a déclaré un officier à l’AFP. « Les équipes de secours sont toujours à la recherche d’une trentaine d’autres soldats portés disparus depuis l’attaque », a-t-il ajouté.

Un deuxième officier, qui a confirmé le bilan de cinq morts, a ajouté que l’armée espérait toujours que les soldats dont on avait perdu la trace seraient retrouvés.

« Il y a de grands espoirs que les soldats disparus seront retrouvés – ou qu’ils retrouveront le chemin du retour », a-t-il espéré : « Nous ne pensons pas au pire scénario ».

L’armée nigériane n’a pas officiellement communiqué sur l’incident. Selon les informations recueillies de sources militaires samedi, les assaillants sont arrivés à bord d’une douzaine de pick-up équipés de mitrailleuses lourdes. Ils disposaient aussi de trois transports de troupes blindés volés aux forces de sécurité. Ils étaient accompagnés par un groupe de combattants à moto.

Après un intense échange de tirs, les soldats ont été débordés et un certain nombre d’entre eux se sont dispersés pour échapper aux islamistes mieux armés.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d’autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Le groupe opère aussi dans les autres pays de la zone du lac Tchad (Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats, des attaques contre les forces de l’ordre et procède à des enlèvements de civils.

Une coalition de forces tchadiennes, nigérianes et camerounaises a lancé depuis plusieurs semaines une offensive contre les concentrations de jihadistes dans la région.

Le chef de l’armée nigériane, le général Tukur Buratai, a mis en garde la semaine dernière contre un regroupement des deux factions de Boko Haram pour créer une enclave djihadiste qui s’étendrait du nord-est du Nigeria à la région du lac Tchad.

Avec AFP

 

CEMAC: La Guinée équatoriale se réconcilie avec ses voisins

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Depuis la tentative de putsch avortée de fin décembre 2017 contre le Président de Guinée équatoriale, les tensions sont palpables entre ce pays, la République centrafricaine et le Tchad. La crise économique et financière qui frappe actuellement ces trois pays de la CEMAC oblige à des rapprochements. Mais jusqu’à quand? Analyse.

«La Guinée équatoriale, la Centrafrique et le Tchad sont des pays frères au sein de la CEMAC. Depuis la tentative de putsch [contre le Président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ndlr], le Président centrafricain et son homologue de Guinée équatoriale se sont plusieurs fois rencontrés. Ce qui est une preuve qu’ils sont proches les uns les autres. La Centrafrique et le Tchad ont été accusés par Malabo d’avoir voulu fomenter un coup d’État. C’est normal au vu des preuves dont disposait la Guinée équatoriale. Mais les présidents tchadien et centrafricain ont fait leur mea culpa d’une façon diplomatique», explique en exclusivité à Sputnik le Tchadien Djanobar Agar Garledji, docteur en Sciences politiques et expert dans plusieurs ONG continentales.

 

Depuis l’arrestation au Tchad le 11 avril dernier d’Andrés Esono Ondo, leader équato-guinéen du parti de l’opposition (CPDS —Convergence Pour la Démocratie Sociale), accusé de s’être rendu au Tchad pour préparer un coup d’État et la lettre de félicitations adressée par le Président équato-guinéen à son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadera, les relations sont à nouveau au beau fixe entre ces trois frères ennemis d’Afrique centrale.
Ce réchauffement amorcé sous l’égide de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui compte six États membres (Cameroun, République centre africaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) a commencé le 4 janvier 2018 au lendemain du «putsch manqué» du 27 décembre 2017 contre le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Reçu à Malabo, le ministre tchadien des Affaires étrangères avait d’ailleurs été sommé de s’expliquer:

«Je viens de m’entretenir avec le Chef de l’État sur la situation sécuritaire dans la sous-région. Le coup d’État déjoué fin décembre ici en Guinée équatoriale est une sérieuse menace qui concerne toute la sous-région d’Afrique centrale», avait reconnu Mahamat Zen Cherif, ministre tchadien des Affaires étrangères, au sortir de son entretien.

 

Complot déjoué

 

Le 27 décembre 2017, à la frontière nord avec la Guinée équatoriale, non loin d’Ebibeyin, la police camerounaise avait arrêté une trentaine d’hommes armés, soupçonnés de tenter de traverser la frontière pour renverser le régime de Malabo. Parmi eux, un ex-général de l’armée tchadienne, Mahamat Kodo Bani, ancien cadre de la sécurité présidentielle tchadienne. Par ailleurs, Enrique Nsue Anguesom, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, en séjour à Ebibeyin pour les fêtes de fin d’année, avait également été arrêté trois jours plus tard «pour des raisons d’enquête le concernant», parce qu‘«il aurait délivré des visas d’entrée en Guinée équatoriale, à la trentaine de personnes détenues dans le cadre de ce putsch manqué», a indiqué à Sputnik une source proche du dossier, laissant entendre que cette deuxième arrestation faisait partie de la même tentative de déjouer un complot contre le Président équato-guinéen.

«Si l’on en croit les services de sécurité du Cameroun, de Guinée équatoriale et de France, Bangui aurait servi non seulement de base arrière dans le montage du complot déjoué par Malabo, mais aussi de lieu de recrutement de certains éléments à cette tentative de putsch avortée. Le Tchad est le pays où ils ont obtenu leurs visas d’entrée», selon une note confidentielle qui avait fuité et que Sputnik a pu se procurer.

À partir de ce moment, les relations entre la Guinée équatoriale et le Tchad étaient devenues glaciales:

«Cette affaire a mis à mal les relations entre la Guinée équatoriale et la Centrafrique parce que le Président Obiang a mal digéré le fait qu’un pays qu’il a toujours soutenu financièrement lui plante un couteau dans le dos», a déclaré à Sputnik l’analyste équato-guinéen Eleme Asumu.

 

La situation difficile, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, que vit actuellement la République centrafricaine (RCA) oblige toutefois son Président à se rapprocher de Malabo. D’autant que la Guinée équatoriale est actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité, qu’elle a présidé en février 2019. L’avenir de la paix en RCA s’est joué à l’Onu avec la récente signature des accords de paix inter-centrafricains. Sous l’égide de l’Onu, la Guinée équatoriale a eu son mot à dire dans cette affaire, à double titre de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et de pays membre de la CEMAC. De plus, le Président équato-guinéen est considéré comme le doyen des chefs d’État africains (40 ans au pouvoir).
Le procès des ressortissants centrafricains accusés d’avoir comploté contre le Chef de l’État équato-guinéen qui a débuté à Bata, fin mars 2019, est un embarras additionnel pour Faustin-Archange Touadera. Sans raison apparente, il a été suspendu dix jours après avoir commencé, avant de reprendre à la mi-avril.

«Le Président Faustin-Archange Touadera a intérêt à ne pas voir la situation s’envenimer au vu de l’assistance quasi régulière que lui apporte la Guinée équatoriale, surtout sur le plan financier», estime au micro de Sputnik Anastasio Minko Mikue, membre de la société civile équato-guinéenne et auteur de plusieurs ateliers sur la paix en Afrique centrale.

 

Le chef de l’État équato-guinéen avait déclaré à l’attention de son homologue centrafricain, lors de sa visite officielle de trois jours à Mongomo, le 12 décembre 2018: «Nous avons tout compris, vous êtes un bon Président pour votre peuple. Et le peuple centrafricain doit soutenir son Président dans sa volonté d’instaurer une paix définitive», marquant ainsi sa bonne volonté à son égard.

 

Manœuvres de réconciliation

 

De plus, la lettre de félicitations pour son anniversaire que le Président de Guinée équatoriale lui a envoyée le 11 avril 2019 a coïncidé avec l’arrestation d’Andrés Esono Ondo, le leader du CPDS, à 500 km de Ndjamena, en compagnie de Saleh Kebzabo, président de l’UNDR, un autre parti d’opposition équato-guinéen.

«C’est une technique habile du Président équato-guinéen, dans la mesure où le Président centrafricain est né le 21 avril et non le 11 avril, soit des félicitations avec 10 jours d’avance, ironise un militant de l’opposition ayant requis l’anonymat. Bien que peu protocolaires, elles traduisent un réchauffement des relations entre les deux Présidents, a précisé cette source à Sputnik. Souvenez-vous que la même maladresse avait été commise en octobre 2018 lors du dépouillement des élections présidentielles camerounaises. Le Président Obiang avait félicité dans un communiqué lu à la télévision d’État son homologue camerounais, Paul Biya, alors même que le Conseil constitutionnel camerounais siégeait encore sur les recours à annulation d’autres candidats», a ajouté cette source.

La délocalisation le 19 février 2018 de la commission de la CEMAC de Bangui à Baney, situé à une quarantaine de kilomètres de Malabo, par le président en exercice de la CEMAC d’alors, le Tchadien Idriss Déby Itno, a encore accentué les tensions.

 

Lors de la tenue le 22 février 2019 à Ndjamena du 14e sommet de la CEMAC, Faustin-Archange Touadera était présent, à l’inverse d’Obiang Nguema, qui s’était fait représenter par son Premier ministre, Francisco Pascual Obama Asue. Celui-ci a donné son accord de principe pour un retour des employés de la commission à leur siège de Bangui «qui n’a jamais été délocalisé», a démenti un diplomate du parlement de la CEMAC à Malabo, contacté par Sputnik.

«On avait juste déplacé une partie des fonctionnaires de la commission parce que la situation sécuritaire à Bangui était devenue critique. La Guinée équatoriale a accepté de les accueillir, mais le siège de la CEMAC reste à Bangui», a déclaré à Sputnik un diplomate du parlement de la CEMAC à Malabo.

L’absence de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo au sommet de la CEMAC tend également à montrer qu’il se méfie toujours de son homologue tchadien, compte tenu du rôle joué dans le coup d’État avorté de décembre 2017 par le général de brigade tchadien Mahamat Kodo Bani Godi. Ce dernier a servi de 1990 à 2005 dans les services de sécurité présidentielle du Tchad, la fameuse Garde républicaine d’Idriss Déby, avant de faire défection et rejoindre en novembre 2008 l’Union des Forces pour le changement et la Démocratie (UFCD), mouvement rebelle de l’est du Tchad. Il était l’homme de la situation, d’autant que, selon les médias équato-guinéens proches du pouvoir, ce coup d’État avait été orchestré avec le sergent équato-guinéen Abassolo.

«Lui qui ne manque pratiquement jamais les sommets sous-régionaux, d’aucuns diront que c’est un message clair du désaveu de Malabo à Ndjamena», commente pour Sputnik le politologue équato-guinéen Ekua Asekou.

 

Malgré ses indéniables potentialités, la zone CEMAC fait face à des tensions géopolitiques interétatiques et intraétatiques, qui ne peuvent que produire des effets négatifs. Le processus d’intégration sous-régionale enclenchée depuis le mois d’avril 2017, à travers la libre circulation des personnes et des biens, pâtit des querelles intestines et des rivalités entre ses six États membres.

Certains États, à l’exemple de la Guinée équatoriale, préfèrent la coopération régionale à l’intégration régionale. En froid depuis le début des frictions en 2017, les relations entre le Tchad, la Guinée équatoriale et la République centrafricaine en ont été affectées, de même que les relations avec certains pays limitrophes comme le Cameroun. La Guinée équatoriale entretient des relations pour le moins mitigées avec son grand voisin, souvent entachées d’expulsion des ressortissants camerounais et de fermetures régulières des frontières.

 

 

Avec Sputniknews France

 

Centrafrique : perquisition au domicile secondaire de Jean-Serge BOKASSA

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L’ancien ministre de la’intérieur Jean-Serge Bokassa

 

 

Le mouvement « Kodro Ti Mo Kozo Si » tient à informer l’opinion nationale et internationale des violations dont a fait l’objet la résidence secondaire de Monsieur Jean Serge Bokassa.

En effet, en marge de la cérémonie de la journée mondiale de la lutte contre le paludisme qui s’est déroulée le 25 Avril à Pissa et présidée par le Chef de l’Etat Monsieur Faustin-Archange Touadera, la résidence secondaire du coordonnateur du “MKMKS”, le Patriote Jean Serge Bokassa, a été sans raison valable, inspectée en sa présence par un membre de la garde rapprochée du Président de la République. Ce dernier visiblement très remonté et muni d’une arme de poing ainsi que d’une arme d’assaut, a fait irruption dans les lieux privés où se trouvait Monsieur Jean Serge Bokassa. En outre, il a allégué avoir reçu des consignes fermes afin de procéder à des vérifications approfondies. Le sens de sa démarche n’a pas été compris. Il aurait pu mettre en danger la vie du coordonnateur du “MKMKS” à qui, faut-il le rappeler, toute sécurité a été retirée en dépit de la sensibilité des fonctions qu’il a eu à occuper dans un passé encore récent.

La République Centrafricaine est un pays de Droit et parmi les droits fondamentaux dont jouit tout citoyen centrafricain, figure la protection du domicile : le domicile est inviolable. Il est interdit de s’introduire sans autorisation dans un domicile privé quelque soit le titre d’occupation ou l’affectation du local. Si l’intrusion est faite sans le consentement des propriétaires, elle est consécutive du délit de violation de domicile.

Ainsi, nous condamnons avec la plus grande fermeté ces pratiques dignes d’une « dictature » qui ont pour seul but d’intimider et qui bafouent par la même occasion les valeurs démocratiques de notre très chère Patrie, la République Centrafricaine. Nous désirons par la même occasion attirer l’attention du Peuple et de toute l’opinion sur ses actes antidémocratiques que rien ne peut justifier.

Par ailleurs, nous nous réserverons le droit d’user de toutes les voies de recours possibles pour que le Droit soit dit mais encore pour que des dispositions soient prises pour la sécurité des leaders d’opinion qui en ressentent le besoin.

 

 

Bangui, le 28 Avril 2019.

Centrafrique : la société SATOM sommée de reprendre rapidement les travaux de route Bouar-Baoro.

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Runion du ministre avec les Responsables de la société SATOM à Bouar le vendredi 26 avril 2019. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Bouar (Corbeaunews) – Le ministre des Travaux publics et de l’entretien routier Monsieur Guismala AMZA, lors d’une réunion tenue à Bouar ce samedi 27 avril, a sommé la société SATOM de reprendre sans délai les travaux de bitumage de l’axe Baoro-Bouar interrompus il y’a quelques jours pour des raisons de « sécurité ».

 

C’était en présence des représentants de la Minusca, des FACA et des autorités locales que s’est tenues la réunion du ministre des Travaux publics avec les chefs de la société SATOM de Bouar.

D’après le ministre Guismala AMZA, les raisons de sécurité évoquée par les représentants de SATOM pour interrompre temporairement les travaux de bitumage Baoro-Bouar ne sont pas tenables. Il considère cela comme un faux prétexte pour tenter de justifier leur retard alors qu’ils sont à seulement 4 mois du délai d’exécution prévue dans leurs cahiers de charges.

En plus, des enquêtes menées sur place n’ont pas montré des problèmes de sécurité particuliers dans le secteur.

Avant de quitter pour Bozoum, le ministre demande aux représentants de SATOM s’ils veulent prendre la parole, mais aucun n’a voulu.

Par ailleurs, les 4 milliards de francs CFA versés à la société centrafricaine SEMENSE pour les travaux de réaménagement de route Bouar-Bozoum semblent partir en fumée comme du jeu.

En plus de ne rien faire, la société SEMENCE ne se soucie guerre de se justifier pour les travaux qu’elle n’a pas faits conformément à son cahier de charges.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : installation du Préfet de la Nana-Mambéré suite à l’accord de Khartoum.

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Cérémonie d’installation du nouveau Préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza le vendredi 26 avril 2019 à Bouar. Credit photo : Gervais Lenga / Corbeaunews

 

Bouar (Corbeaunews) – Le nouveau Préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza a pris ses fonctions vendredi 26 avril 2019 en présence des représentants du gouvernement.

 

Monsieur Marcel Bagaza, un cadre du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), une rébellion dirigée par le général Abdoulaye Miskine, a été nommé au début de ce mois par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA suite à l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier à Bangui entre les 14 groupes armés et le gouvernement centrafricain.

La nomination de Monsieur Marcel Bagaza dans la Nana-Mambéré serait liée à la présence massive des rebelles du FDPC dans la région.

Sa prise de fonctions ce vendredi 26 avril pourrait calmer les esprits des combattants de son groupe qui ont brûlé des véhicules et motos dans la nuit du 22 au 23 avril dernier à environ 35 kilomètres de la sous-préfecture de Baboua en représailles à l’attaque menée par les soldats de la Minusca contre leur position à Zoukombo au début de ce mois.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : assassinat d’un soldat FACA à Bouar.

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L’Auberge municipale de Bouar. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Bouar (Corbeaunews) – transporté d’urgence à l’hôpital préfectoral de Bouar, un soldat de l’armée nationale, victime d’une agression au couteau, serait mort suite à ses blessures ce vendredi 26 avril 2019.

 

Selon la gendarmerie locale, l’enquête est en cours pour localiser l’auteur de cet acte criminel survenu dans une auberge municipale au centre-ville derrière le marché central de Bouar.

Pour l’heure, on ignore complètement ce qui s’est passé dans ce lieu avant ou au moment de l’agression de la victime. Mais d’après des sources militaires contactées par Corbeaunews, la victime faisait partie du groupe des soldats FACA appelé en urgence à Bouar dans le cadre de la cérémonie d’installation du nouveau Préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza dans ses fonctions ce vendredi 26 avril 2019.

Cependant, quelques heures après l’agression du soldat FACA, vers 16 heures, des perquisitions ont eu lieu dans les chambres de cette auberge municipale avec l’arrestation de quelques jeunes qui se trouvaient sur place.

L’objectif selon les enquêteurs est de chercher à comprendre ce qui s’est passé et qui était présent au moment de l’agression.

Pour l’heure, aucune réaction du côté du ministère de la Défense ou de l’État-major des armées sur l’affaire.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : une sibylline dictature s’installe à Bangui, selon une déclaration du PDCA.

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DÉCLARATION DU

 

                        UNE SIBYLLINE DICTATURE S’INSTALLE À BANGUI

 

  • Parjure et violation de la constitution,
  • Instauration d’un singulier agencement constitutionnel ou ordonnancement juridique,
  • Achats de consciences,
  • Intimidation politique, arrestation et détention arbitraires,
  • Tentative d’instauration d’une pensée unique,
  • Culte de la personnalité par griots interposés,
  • Volonté de neutralisation des Leaders Politiques et Sociaux encombrants ou incommodants,
  • Désinvolture, frustration et mépris du Peuple Centrafricain,
  • Refus des évidences politiques,
  • Obsession pour un coup d’Etat,
  • Concurrence obsessionnelle et intra gouvernementale pour des enrichissements personnels,

 

Tout un cocktail de caractéristiques qui indiquent qu’une sibylline dictature se met astucieusement en place à Bangui, et à quels desseins, et dans quels intérêts ? Est-ce que Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA a choisi d’être inscrit sur la sombre liste des dirigeants politiques centrafricains, insoucieux du sort du Peuple Centrafricain ? Ou il est amené, malgré lui, à créer de mécontentements populaires facilitant sa chute ?

 

Les faits ou actes politiques du Président de la République, Chef de l’Etat, depuis son accession à la magistrature suprême de notre pays, ne cessent de mettre en relief un amateurisme primaire et des dénis de responsabilités politiques, sur fond de dérives dictatoriales, d’où incertitudes, doutes pour le restant du mandat présidentiel. En effet, le climat socio-politique devenu très délétère, la récente mise en place d’un Gouvernement hétéroclite, incohérent et sans visibilité politique, ne rassurent pas et présagent d’un autre pilotage à vue avec très grand risque d’une impasse politique.

 

Quel est ou quel sera le programme d’actions politiques du 2ème Gouvernement NGREBADA ? Ce Gouvernement sera-t-il en mesure de restaurer la sécurité et la paix, réaliser la rupture prônée dans le discours d’investiture du 30 mars 2016, ou c’est déjà un autre coup d’épée dans l’eau trouble de l’Oubangui ?

 

Les flottements, incertitudes et fébrilités politiques, actuellement perceptibles, présagent que les descendants de BARAM BAKIE, de NDJOUBISSI, de KREBEDJE, de YALOKE, de NGAÏSSIO, de ZANGOA, de GOTIYA, de GONKARA, de NDIKISSI GABO, de GBA NDORO, de KARINOU, de YAFO, de KPOKOLITA, de NGOUKOU, de NGBAMBIO, de BANGASSOU, de RAFAÏ, de Zemio, de SENOUSSI….., qui ont trop souffert durant les six dernières décennies d’indépendance octroyée, ne sont pas encore sortis de l’auberge; ils vont continuer de souffrir, alors qu’ils ont déjà été atteints dans leur chair, dans leur âme et dans leur conscience. Les 59 ans de gâchis politiques sur fond d’exclusion et de manipulations politiciennes pour causes d’intérêts divergents ont laissé en eux des traces indélébiles. Aujourd’hui ils n’aspirent qu’à une paix du cœur, à être gouvernés démocratiquement, à être aidés pour mieux se mobiliser et s’auto-organiser, et voilà qu’ils sont astreints à d’autres turpitudes politiciennes. Au nom de quoi, et pourquoi les descendants de ces Illustres Fils de l’Oubangui Chari, qu’on appelle aujourd’hui Centrafricains, continuent de connaître les dérives dictatoriales ou de souffrir les martyrs ?

 

Le Peuple Centrafricain ne veut plus d’une autre dictature sur fond de manipulations, car qui dit dictature manipulée, dit insécurité, instabilité et changement brutal de régime politique, souvent piloté de l’extérieur et pour des intérêts autres que les siens.

 

A travers de nombreuses déclarations politiques du PDCA, j’ai eu à évoquer que cette énième crise militaro-politique qui se complexifie et qui est devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, interpelle individuellement et collectivement tous les Leaders Politiques et Sociaux. Au nom du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, je salue la mobilisation des Leaders Politiques et Sociaux, malgré la très forte pression de l’Exécutif de Bangui, laquelle mobilisation a abouti à la libération du compatriote BENINGA, arbitrairement séquestré, à qui je demande d’avoir le moral, car le chemin politique n’est pas un fleuve tranquille. J’exhorte, par conséquent, tous les Leaders Politiques et Sociaux de maintenir la flamme de cette mobilisation pour barrer la route à cette dictature qui s’installe de manière assez sibylline et qui risque de nous replonger dans les noires abysses.

 

Par cette mobilisation, nous faisons enfin la preuve qu’il nous incombe désormais de nous transcender, de nous concerter pour une idoine introspection commune et un consensus convergent et visionnaire, à travers lesquels chaque entité ou chaque région devrait s’y retrouver et nous permettre de sortir de manière définitive de l’ornière dans laquelle les régimes politiques successifs nous ont enlisés, et envisager réellement la reconstruction de notre pays, après ces 59 ans de régimes d’exclusions, de compromissions et d’infantilisation.

 

Aussi, nous devons rester politiquement et socialement très vigilants, pour que les concessions et faveurs politiques outrancières faites aux groupes armés, qui excellent actuellement dans les tueries de masse, ne puissent pas constituer une manière ou une manœuvre politique dilatoire d’obérer les élections de 2020-2021.

 

                                                                                         WAFIO Jean Serge

                                                                                         Président du PDCA

 

 

CENTRAFRIQUE : LA RÉSISTANCE LOUABLE DES PARLEMENTAIRES À LA RÉFORME ORIENTÉE DU CODE ÉLECTORAL.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Le projet de loi portant code électoral préparé par le groupe de travail des experts et validé avec adjonction de quelques orientations par le conseil des ministres a fait l’objet d’examen et d’adoption par les parlementaires.

 

Cette réforme attendue pour répondre aux déficits du processus électoral a été adopté avec amendements par 126 députés sur 140.

Animé par le souci de tripatouiller et de torturer le processus électoral, le pouvoir avait unilatéralement inséré des mesures discriminatoires et inégalitaires en augmentant de manière exorbitante et démesurée le montant de la caution pour être éligible aux prochaines échéances électorales. Cette hausse démesurée de la caution considérée comme un piège du pouvoir à attirer toutes les attentions dans l’hémicycle au point d’occulter les autres volets du code électoral

concernant le mode de scrutin, les conditions d’éligibilité, les incompatibilités, la campagne électorale, les opérations de vote et le contentieux. Il est important de rappeler que pour faire avaler la couleuvre aux parlementaires, le pouvoir a fait recours à sa vieille méthode de prédilection qui consiste à inviter les billets de banque dans l’arène pour arbitrer en sa faveur. Il semblerait que contrairement à la destitution de l’ancien président de l’assemblée nationale, la maudite somme proposée assimilable au mépris n’avait pas convaincu les parlementaires même issus de la majorité présidentielle. A plus forte raison, le ministre qui a présenté n’était pas convaincant.

 

Avec cette résistance, les parlementaires ont ainsi retrouvé le rôle de représentants et défenseurs des intérêts du peuple en discutant pendant neuf (9) heures lors des plénières, ce qui explique et confirme le caractère houleux des débats. Par ce vote, les élus de la nation ont mis fin à la récréation politique.

 

Cette farouche résistance au hold-up, au braquage du pouvoir contre le code électoral met un terme à la chosification, à l’infantilisation des parlementaires qui voient souvent leur rôle abaissé par le pouvoir. Nous assistons par ce geste à la phase d’un renouveau pouvoir législatif qui doit jouer pleinement leur rôle dans l’ordonnancement juridique de séparation de pouvoirs initié par Montesquieu.

 

La résistance du pouvoir parlementaire face aux mesures controversées du pouvoir interpelle le citoyen lambda qui s’interroge :

 

Qu’est-ce qui justifie l’augmentation du montant de la caution dans un pays où le revenu minimum est insignifiant ? En dehors de toutes manipulations politiques, était-il une bonne idée d’augmenter de façon vertigineuse le montant de la caution ? Cette hausse fantaisiste avait-elle pris en compte ou intégré le coût de la campagne électorale ? Les parlementaires ont résisté à cette hausse parce qu’ils sont les premiers concernés ? Quelles sont les innovations contenues dans le nouveau code électoral ? Ces différentes innovations constituent-elles une avancée démocratique ? Qu’en est-il de la célèbre notion de parité proposée par le nouveau code électoral ?

 

De toutes les étapes de la réforme électorale c’est à dire de l’initiative de la loi, du dépôt, de l’examen, de l’adoption en plénière jusqu’à la promulgation, on note de façon spectaculaire la victoire éclatante des parlementaires qui semblent sortir de leur réserve car ce n’est pas à moins de deux (2) ans d’une élection qu’on peut changer ou modifier sensiblement les règles du jeu électoral.

 

Logiquement, les prochaines échéances électorales devraient s’organiser sur la base de l’ancien code électoral et une réforme de cette envergure devrait être faite au début du mandat du nouveau président de la république. Ainsi, se confirme l’exercice du droit citoyen d’être éligible équitablement au lieu de se focaliser sur l’exhibition de sa fortune.

 

S’agissant des innovations du code électoral, nous saluons la prise en compte du niveau intellectuel des candidats aux législatives car un député doit au minimum être capable de lire et d’interpréter les textes de loi avant de voter. A défaut, le parlement serait transformé en une chambre d’enregistrement des caprices du gouvernement.

 

S’agissant de la notion de parité, une loi a été votée en ce sens mais très vite tombée en désuétude. En dépit de la mise en place des dispositions légales contraignantes pour favoriser la parité homme/femme, les résultats restent contrastés et insuffisants dans les institutions étatiques.

 

La Centrafrique est ainsi en retard sur les autres états de la sous région pour la reconnaissance des droits de la femme. On ne peut pas parler de parité dans les fonctions électives comme celles des députés. Autrement dit, il faut nommer les députés, ce qui serait une totale aberration car dans les fonctions électives c’est l’électeur qui décide. Par contre, les partis et mouvements politiques peuvent s’engager à désigner des candidats de sexe féminin pour les législatives et imposer que les suppléants soient de sexe opposé. En outre, le remboursement des dépenses de campagne au prorata du pourcentage et la démission du président de la république quelques mois avant l’ouverture des campagnes électorales sont des avancées remarquables.

 

Par ailleurs, la tentative récurrente de corruption des parlementaires pose la problématique fondamentale de l’indépendance, de l’autonomie financière de l’assemblée nationale.

 

Depuis toujours, l’assemblée nationale dépend financièrement du gouvernement plus précisément du ministère des finances pour réaliser leur projet. A titre d’illustration, le président de l’assemblée nationale vient de faire les frais des caprices gouvernementaux car le ministre des finances n’a pas honoré sa demande de décaissement de frais de mission le privant ainsi d’une importante rencontre parlementaire au pays des hommes intègres.

 

Au chapitre des regrets, le nouveau code électoral a royalement ignoré un volet très important qui perturbe de façon récurrente et jurisprudentielle l’équilibre des forces parlementaires. Il s’agit de déterminer un cadre juridique assorti de sanctions pour règlementer le débauchage, la défection et la transhumance des députés en cours de mandat.

 

Pour finir, et contrairement aux accords de paix de Khartoum, nous invitons le gouvernement et les parlementaires de vulgariser, sensibiliser et de mettre à disposition le nouveau code électoral pour une meilleure compréhension du peuple.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 26 avril 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

Pour booster le commerce en Afrique, la Banque africaine de développement signe avec Natixis un accord de participation aux risques de 50 millions de dollars

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Ce mercredi 24 avril 2019 en son siège à Abidjan, la Banque africaine de développement a signé avec la banque Natixis un accord de participation aux risques (APR) d’un montant de 50 millions de dollars américains.

Cet accord de partage de risques à 50/50 porte sur un portefeuille de transactions commerciales d’un montant global de 100 millions de dollars. Partant, il appuiera pour 600 millions de dollars d’opérations commerciales en Afrique sur les trois prochaines années.

« Cet accord historique nous permet, non seulement de mieux accompagner nos clients en Afrique, mais aussi de renforcer plus encore la relation stratégique que nous avons le privilège de développer avec la Banque africaine de développement », s’est réjoui Marc Jaskowiak, Senior Banker représentant Natixis, qui a paraphé l’accord.

L’APR va ainsi permettre de répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur, dans des secteurs économiques clés comme l’agroalimentaire, la santé, les services et l’industrie. De plus, il va favoriser une diversification de l’économie de production, génératrice de croissance, d’emplois et de recettes fiscales additionnels pour plusieurs États africains. Cet accord va notamment profiter aux banques commerciales africaines ainsi qu’aux PME du continent, en leur garantissant un meilleur accès au financement de leurs opérations de commerce extérieur.

« La signature d’aujourd’hui est importante, car elle répond à notre volonté de développer des partenariats financiers avec des banques non régionales solides, afin de stimuler le financement du commerce en Afrique et de soutenir davantage le commerce intra-africain, comme indiqué dans notre Programme du financement du commerce entériné en 2018 », a expliqué le directeur du département du Développement du secteur financier de la BAD, Stefan Nalletamby. Et de préciser : « Cet accord va nous permettre d’étendre notre soutien aux PME africaines, mais aussi aux banques locales dans les pays francophones et certains pays en transition. »

 

À propos de Natixis

Natixis est la banque internationale de financement, d’investissement, de gestion d’actifs, d’assurance et de services financiers du Groupe BPCE, deuxième acteur bancaire en France avec 31 millions de clients à travers ses deux réseaux, Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Natixis dispose d’expertises métiers dans quatre domaines d’activités : la gestion d’actifs et de fortune ; la Banque de grande clientèle ; l’assurance ; et les services financiers spécialisés. Elle accompagne, dans le monde entier, sa propre clientèle d’entreprises, d’institutions financières et d’investisseurs institutionnels et la clientèle de particuliers, professionnels et PME des deux réseaux du Groupe BPCE.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

 

Soudan : manifestations anti-Bechir, un plan russe a été établi pour exécuter les contestataires.

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(CNN) – Lorsque des manifestations antigouvernementales ont éclaté au Soudan à la fin de l’année dernière, la réaction du président Omar el-Béchir est la répression des manifestants qui a entraîné des dizaines de morts civiles.

Dans le même temps, une stratégie plus insidieuse était en cours d’élaboration, qui consistait à diffuser de fausses informations sur les médias sociaux, à reprocher à Israël d’avoir fomenté les troubles et même à procéder à des exécutions publiques pour faire un exemple de “pillards”.

L’auteur de cette stratégie n’est pas le gouvernement soudanais. Selon des documents vus par CNN, il a été rédigé par une société russe liée à un oligarque favorisé par le Kremlin : Evgueni Prigojine.

De multiples sources gouvernementales et militaires à Khartoum ont confirmé à CNN que le gouvernement de Bachir a reçu les propositions et a commencé à y donner suite, avant que Bachir ne soit destitué par un coup d’Etat au début du mois. Un responsable de l’ancien régime a déclaré que des conseillers russes ont surveillé les manifestations et ont commencé à élaborer un plan pour les contrer avec ce qu’il a appelé “des pertes en vies humaines minimales mais acceptables”.

Bien que les documents ne proviennent pas d’agences officielles russes, ils étaient essentiellement un plan pour protéger les intérêts du Kremlin au Soudan et maintenir Bashir au pouvoir.

 

Par : Tim Lister, Sebastian Shukla et Nima pour CNN.

 

NDLR : L’article est publié en anglais par CNN et traduit par la rédaction du CNC.  Le voici en Anglais…

 

Fake news and public executions: Documents show a Russian company’s plan for quelling protests in Sudan

 

By Tim Lister, Sebastian Shukla and Nima Elbagir, CNN Updated at 0541 GMT (1341 HKT) April 25, 2019

 

 

(CNN) — When anti-government protests erupted in Sudan at the end of last year, the response of President Omar al-Bashir came straight from the dictators’ playbook — a crackdown that led to scores of civilian deaths.

At the same time, a more insidious strategy was being developed — one that involved spreading misinformation on social media, blaming Israel for fomenting the unrest, and even carrying out public executions to make an example of “looters.”

The author of this strategy was not the Sudanese government. According to documents seen by CNN, it was drawn up by a Russian company tied to an oligarch favored by the Kremlin: Yevgeny Prigozhin.

Multiple government and military sources in Khartoum have confirmed to CNN that Bashir’s government received the proposals and began to act on them, before Bashir was deposed in a coup earlier this month. One official of the former regime said Russian advisers monitored the protests and began devising a plan to counter them with what he called “minimal but acceptable loss of life.”

While the documents do not come from official Russian agencies, they were essentially a blueprint for protecting the Kremlin’s interests in Sudan and keeping Bashir in power.

 

La Chine et la Républiqucentrafricaine s’engagent à renforcer leur coopération

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Ambassadeur chinois en Centrafrique. CopyrightCNC.

 

Zheng Jianbang, vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), en visite officielle en République centrafricaine (RCA), a convenu mercredi avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra de renforcer la coopération entre les deux pays.

  1. Zheng a transmis à M. Touadéra les salutations chaleureuses du président chinois Xi Jinping. Il s’est félicité du développement des relations entre la Chine et la RCA. D’après le haut responsable chinois, avec le renforcement continu de leur confiance politique mutuelle, les deux pays promeuvent sans cesse la coopération pragmatique de tous niveaux et dans bien de domaines, tels que l’économie, le commerce, et les échanges entre les peuples.
  2. Zheng a réitéré l’engagement de la Chine à soutenir le retour de la paix en RCA et sa restauration nationale. Il a affirmé que la Chine s’apprête à approfondir les relations amicales avec la RCA dans le cadre du consensus important entre les deux chefs d’Etat, et en concrétisant les résultats obtenus du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), afin de contribuer davantage au bien-être des deux peuples.

Pour sa part, M. Touadéra a demandé à son hôte de transmettre ses chaleureuses salutations au président Xi. Il a affirmé l’adhésion de la RCA à la politique d’une seule Chine, et a affirmé la volonté de la partie centrafricaine de consolider l’amitié entre les deux pays, et de développer leur coopération.

Dans la même journée, M. Zheng a également rencontré le président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Laurent Ngon-Baba, et le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada.

Avec Xinhua

Centrafrique : un accident fait un mort et plusieurs blessés à Boali.

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Bangui (Corbeaunews) – Le service de la gendarmerie territoriale de Boali a été appelé sur un lieu d’accident survenu à Kassango ce mercredi 24 avril 2019.

 

Selon le commandant de brigade locale, l’accident a fait malheureusement un mort et quelques cinq (5) blessés transportés d’urgence à l’hôpital de Boali à la première heure de l’accident.

D’après la déposition faite à la gendarmerie par le chauffeur du camion accidenté, son véhicule aurait eu un problème technique lié aux pressions d’air quelques minutes plus tôt alors qu’il demandait à tous les passagers de descendre du camion avant la montagne de Kassango.

C’est ce qui a été fait, malheureusement la victime, une dame plus âgée, explique être très fatiguée de pouvoir marcher à pied sur la colline de Kassango. Elle a dû rester dans le camion jusqu’à son accident.

Selon nos informations, le camion, qui a quitté Bangui vers 17 heures pour la ville de Bossangoa, appartenait à Monsieur Guy Nganatoua.

Selon le propriétaire, il doutait sérieusement de la fiabilité de son véhicule à atteindre Bossangoa avec tout son problème technique, mais le chauffeur et ses apprentis l’auraient persuadé de leur laisser faire ce voyage.

Entre temps, les enquêteurs de la gendarmerie ont constaté que le chauffeur aurait pris de l’alcool avant l’accident. En plus, l’assurance du camion n’est plus valide au moment de l’accident. Ce qui est plus grave pour le propriétaire qui pourrait être poursuivi au pénal comme au civil.

Cependant, le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital de l’Amitié à Bangui le même jour vers 21 heures.

 

Copyright2019CNC.

RDC : Plus de 3000 Centrafricains réfugiés au Nord-Ubangi après des affrontements dans leur pays

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3 829 réfugiés centrafricains sont arrivés, depuis le début du mois d’avril, sur le sol congolais, précisément à Mogoro, localité frontalière avec la République Centrafricaine (RCA), fuyant des affrontements armés entre la milice Séléka, en majorité constituée des musulmans, et celle d’Anti Balaka, composée des chrétiens.

A Mogoro, 45 km de Gbadolite, la Commission Nationale des Réfugiés (CNR) et le Haut-commissariat pour les Réfugiés (HCR) ont recensé la semaine dernière 1.096 ménages composés de 3.829 nouveaux réfugiés centrafricains. Ils sont constitués en majorité des femmes et des enfants.

Ces réfugiés fuient les atrocités notamment dans les localités de la sous-préfecture de Zangba, de Basse Kotto en Centrafrique. Certaines familles construisent des habitations de fortune du côté congolais à Mogoro, Vara, Yebe 1 et Yebe 2, Wele, Kpetene, Gbango, tandis que d’autres se trouvent encore sur des îlots et bancs de sable sur la rivière Ubangi, frontière entre la RDC et la RCA.

Par ailleurs, les localités de Kambo et Lembo, au bord de la rivière Ubangi, auraient accueilli également d’autres vagues de réfugiés centrafricains. La plupart ont traversé bredouilles, et manquent de tout. Ils ont besoin notamment des nourritures, vêtements, ustensiles de cuisine.

Du côté congolais, l’on évalue à 4.850 les réfugiés centrafricains arrivés en avril.

En 2017, le HCR avait procédé à l’enregistrement biométrique des réfugiés centrafricains à Mogoro. Sur 1 4467 réfugiés, 877 avaient reçu leurs attestations après l’enrôlement biométrique.

 

Par : Didier Dutimo pour Actualités CD

 

La lugubre fin de règne de Paul Biya

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Les années 2017-2019 pourraient entrer dans l’Histoire africaine comme celles qui auront vu la chute de despotes face à la révolte des peuples.  Le président camerounais, Paul Biya, voit lui aussi son avenir fragilisé. 

L’année 2019 restera comme celle de l’hécatombe des autocrates en Afrique. l ‘Algérien Abdelaziz Bouteflika (82 ans et près de 20 ans de présidence), le Soudanais Omar Al-Bechir (75 ans et près de 30 ans de présidence) ont été confrontés à la vindicte populaire comme le Gambien Yahya Jammeh (22 ans de pouvoir), le Zimbabwéen Robert Mugabe (30 ans de pouvoir ) et l’Angolais Jose Eduardo Dos Santos (38 ans de pouvoir), déchus en 2017. Le Sud-africain Jacob Zuma avait été contraint à la démission, le 14 février 2018.

L’Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (76 ans et bientôt 40 ans de pouvoir) et le Camerounais Paul Biya (86 ans et 36 ans de pouvoir) doivent se sentir bien seuls et sont probablement atteint de paranoïa.

A plus d’un titre, Paul Biya apparaît le plus fragile.

Le mandat de trop

Le septième mandat présidentiel de Paul Biya, commencé par son élection du 7 octobre 2018 avec 71 % des voix, pourrait être de trop. Son pouvoir personnel, conforté avec des membres de son ethnie Boulou et élargi avec des courtisans opportunistes venant d’autres régions, et sa gouvernance « à distance », maintenue sans la moindre retenue avec les lettres de cachet de l’ »opération Epervier », accentuent les multiples crises du pays.

Jamais le Cameroun n’a connu une telle situation. En dépit d’une croissance annuelle de 3,6%  les inquiétudes sur la situation économique ne manquent pas. Le FMI effectue actuellement une Revue dans le cadre de la Facilité Elargie de Crédit (2017-2019). Sur un plafond de crédits de 396 milliards de CFA, seulement 245 milliards ont pu être décaissés. Au-delà des satisfecits habituels, le FMI encourage les autorités camerounaises à augmenter les recettes non-pétrolières, à améliorer la soutenabilite de la dette et à réduire les dépenses. Tout cela doit se faire en pleine crise dans les domaines sociaux, éducatifs et sécuritaires.

Une instabilité grandissante

La quasi guerre civile dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest amène son lot de désolation et de terreur. La secte Boko Haram accentue ses incursions dramatiques dans l’Extrême -Nord provoquant la réplique sans nuances des Forces spéciales camerounaises.

La zone frontalière avec la République centrafricaine est la proie aux dégâts collatéraux de la crise centrafricaine avec ses milliers de réfugiés et l’insécurité dans de nombreux villages. La ville portuaire et cosmopolite de Douala est de plus en plus agitée par des mouvements populaires, confirmant son rôle de catalyseur de toutes les revendications.

L’ultime affront du dessaisissement de la Coupe d’Afrique des Nations, prévue en juin 2019 avec la caution personnelle de Paul Biya, a été un choc pour les supporters des Lions indomptables et un cinglant revers pour le chef de l’État.

Le lâchage américain

Pour Donald Trump, le Cameroun de Paul Biya est l’archétype de la Françafrique et d’un pays très corrompu méprisant les droits humains. La nomination de Tibor Nagy, comme son « Monsieur Afrique », a été peu appréciée au Palais Etoudi. Ce diplomate spécialiste de l’Afrique et fin stratège avait été en poste à l’ambassade US de Yaoundé, de 1991 à 1993.  Il avait déjà, à cette époque, souhaité le départ de Paul Biya et la victoire de John Fru Ndi. A peine nommé par Donald Trump en juillet 2018, n’avait-il pas dénoncé « les dinosaures corrompus qui veulent rester président a vie » et appelé de ses voeux l’émergence de la jeunesse?

Lors de sa rencontre avec Paul Biya, le 18 mars 2019, en dépit d’un compte-rendu fort diplomatique, il n’avait pas manqué de s’inquiéter sur la situation politique et humanitaire dans les régions anglophones et de l’arrestation d’opposants, en particulier celle de Maurice Kamto. Ce n’est pas sa nomination honorifique de commandeur de l’Ordre de la Valeur camerounaise qui le fera changer d’avis. Quelques heures après la destitution d’Omar Al-Bechir, Tibor Nagy n’avait-il pas déclaré à Houston:  » Après le Soudan, ma prochaine préoccupation est le Cameroun »…
Par la Résolution 2019/2691 du 18 avril 2019, le Parlement européen, qui vit ses dernières heures, a stigmatisé la situation politique au Cameroun, notamment pour les exactions commises dans l’Ouest anglophone, les restrictions aux libertés publiques, les arrestations arbitraires et le sort réservé aux opposants notamment à leur leader Maurice Kamto.

A cela, s’ajoutent les désaccords sur l’application de l’Accord de Partenariat Économique de 2014, concernant notamment les démantèlements tarifaires qui rendent de plus en plus délicates les relations avec l’Union européenne.
Même si les relations entre Emmanuel Macron (40 ans) et Paul Biya (86 ans), ne sont pas exemptes de nuages, l’Élysée a souhaité « bonne réussite » pour le nouveau mandat présidentiel du « Sphinx ».

Inquiétudes françaises

Comme pour Bouteflika, Compaoré ou Ben Ali, la France invoque toujours la stabilité du pays pour ne pas apparaître comme ayant lâché un  président en grande difficulté. Évidemment, cette posture ne l’empêche pas d’être pour le moins vigilante dans l’avènement du successeur.

Des difficultés avec Paris se multiplient notamment dans les décaissements des projets du Contrat de désendettement et développement (C2D) et des tensions diplomatiques sont apparues après l’arrestation de Maurice Kamto, agrégé de droit des facultés françaises et resté avocat au barreau de Paris. Comme pour les Américains, le Cameroun constitue la grande préoccupation de la France en Afrique centrale. Le Quai d’Orsay et l’Élysée souhaitent probablement ne plus être pris au dépourvu, comme très récemment avec l’élection de Félix Tshisekedi, en RDC.

Alors que Paul Biya vient à peine de terminer le premier semestre de son septennat, qui devrait le conduire en 2025, les réseaux sociaux bruissent de rumeurs sur sa prochaine succession. Si celle-ci pourra être maîtrisée par l’intéressé, comme Ahmadou Ahidjo l’avait organisée en sa faveur en 1982, plusieurs noms reviennent avec insistance.

Samuel Ayolo Mvondo, possible héritier

Parmi les noms cités, celui de son directeur du cabinet civil, Samuel Ayolo Mvondo apparaît crédible. Âgé de 62 ans, le natif de Sangmélima, ville proche du village natal du président, présente de nombreux atouts. L’ancien ambassadeur du Cameroun à Paris est le confident de Paul Biya et un quasi vice-président du pays. Maîtrisant tous les rouages de l’État, il a la mainmise sur le parti présidentiel, le RDPC. Ce haut fonctionnaire discret, formé en France, a été le directeur de la dernière campagne présidentielle de Paul Biya durant laquelle il a démontré des qualités qui pourraient lui servir ultérieurement. Mais tout peut arriver au Cameroun.

Les destitutions inéluctables d’Abdelaziz Bouteflika et d’Omar Al-Bechir confirment que la volonté des autocrates et de leur clan pèsent peu devant la révolte d’un Peuple en ébullition.

©Le monde Afrique

Pour la première fois en Afrique, l’art contemporain africain en exposition itinérante.

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Abdoulaye Konaté en résidence artistique à Casablanca pour « Prête-moi ton rêve », août 2018. © F. Maazouz

 

LE PROGRAMME DE L’EXPOSITION
« PRÊTE-MOI TON RÊVE » A ÉTÉ RÉVÉLÉ
LE 15 AVRIL 2019 À CASABLANCA

Créée en janvier 2019, la Fondation pour le Développement de la Culture Contemporaine Africaine (FDCCA) organise à partir du 18 juin 2019 son premier grand événement : « Prête-moi ton rêve », une exposition itinérante dans 6 pays d’Afrique réunissant trente artistes africains de renommée internationale.

Présidée par Son Altesse le Prince Moulay Ismaïl, la Fondation rassemble des entrepreneurs culturels, des artistes et des passionnés d’art contemporain dans toute l’Afrique. Entre autres objectifs, la Fondation souhaite participer à mobiliser les différentes composantes de l’écosystème culturel du continent africain afin de soutenir la dynamique artistique et encourager la collaboration culturelle panafricaine.

L’exposition « Prête-moi ton rêve » débutera à Casablanca et durera douze mois, durant lesquels elle fera étape dans 6 métropoles du continent : Dakar, Abidjan, Lagos, Addis-Abeda et Cape Town, Marrakech telle une caravane culturelle ambassadrice de l’art africain contemporain.

L’exposition présentera des œuvres majeures d’artistes africains de stature internationale, généralement plus connus à Paris, Londres ou New York que dans leurs propres pays. Parmi eux : El Anatsui, William Kentridge, Chéri Samba, Barthélémy Toguo, Ouattara Watts, Abdoulaye Konaté …

Quatre temps forts rythmeront chacune des escales de « Prête-moi ton rêve ». L’exposition principale invite le grand public à découvrir des pièces inédites réalisées lors de résidences artistiques ainsi que d’autres œuvres prêtées par les artistes ou les galeries.

Dans chacune des 6 métropoles visitées, l’exposition choisit ensuite de rendre hommage à un artiste local, en reconnaissance de son œuvre. À Casablanca par exemple, c’est l’artiste plasticien Farid Belkahia qui est mis à l’honneur.

Autre temps fort de l’exposition, la section « Carte blanche », une exposition consacrée à des artistes locaux, portée par un jeune commissaire résident.

Des tables rondes dédiées à des thèmes spécifiques en rapport avec la création artistique contemporaine sont également organisées tout au long du parcours de l’exposition.

 

« Prête-moi ton rêve est une occasion inédite pour montrer, exposer, promouvoir, reconnaître l’art contemporain africain et lui donner sa juste place sur le continent et dans le monde »

30 ARTISTES, 15 NATIONALITÉS, 7 VILLES

Casablanca, Dakar, Abidjan, Lagos, Addis-Abeba, Cape Town, Marrakech

Jane Alexander Olu Amoda, El Anatsui Fouad Bellamine Mahi Bine Bine Zoulikha Bouabdelah Meriem Bouderbala Soly Cissé Viyé Diba Adel El Siwi William Kentridge Jems Koko Bi Abdoulaye Konaté Bill Kouelany Siriki Ky Mohamed Melehi Vitshois Mwilambwe Bondo Nenna Okoré Mohammed Omar Khalil Yazid Oulab Chéri Samba Kofi Sétordji Joseph Sumégné Fathiya Tahiri Barthélémy Toguo Freddy Tsimba Ouattara Watts Fatiha Zemmouri Dominique Zinkpé.

 

LA FONDATION POUR LE DÉVELOPPEMENT
DE LA CULTURE CONTEMPORAINE AFRICAINE

Les ambitions de la Fondation

La Fondation pour le Développement de la Culture Contemporaine Africaine (FDCCA) a pour vocation de promouvoir et de rendre plus visible la création contemporaine africaine en Afrique et dans le monde.

Association à but non lucratif, la fondation est née en 2019 de la volonté de personnalités de la scène artistique et entrepreneuriale du continent, profondément convaincues de la richesse de l’art africain et mues par le désir sincère de mettre en place des actions fortes de soutien aux artistes africains.

Les missions de la Fondation

Depuis quelques années, la scène artistique assiste à un engouement sans précédent pour la culture contemporaine africaine. Si cet engouement pour les artistes africains n’a cessé de croître à l’international, allant jusqu’à susciter l’intérêt du grand public, il reste circonscrit à une poignée d’amateurs d’art et de collectionneurs sur le continent.

Consciente de la nécessité pour les Africains de se (ré)approprier leur culture et leur art, et de l’importance pour les artistes du continent de retrouver leur public naturel, la Fondation souhaite rendre plus visible la création contemporaine sur sa terre d’origine. Pour cela, elle travaille à valoriser les œuvres auprès d’un public africain amateur ou connaisseur, et participe à la dynamisation du marché de l’art intra-africain.

Copyright2019CNC

République centrafricaine : Interférences russes dans le cours de la Justice.

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Cour de cassassion et cour d’appel de Bangui. Credit photo : Corbeaunews

 

 

  1. Bangui (Corbeaunews) – Gervais LAKOSSO n’est pas seulement le coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), il est aussi un habile conteur bien connu des centrafricains. Voici le drôle de conte qu’il nous a conter par le truchement de son compte facebook.

 

Les cinq (5) ordinateurs du GTSC auraient été saisis par la Justice et directement transmis, « pour examen », aux russes, sans en prévenir les représentants de la société civile.

Voilà une bien étrange nouvelle qui interroge le citoyen lambda dans une République démocratique et souveraine.

Que viennent donc faire les russes dans le cours d’une enquête menée par la Justice centrafricaine ?

C’est à nos policiers et gendarmes de conduire les investigations et à nos magistrats de dire le Droit. La justice centrafricaine a-t-elle perdue son indépendance ?

 

Les russes sont des experts du numérique qu’ils savent utiliser pour manipuler et tromper les citoyens dans le monde entier, comme ils l’ont fait pour truquer les élections aux Etats-Unis ou bien le vote du Brexit de la Grande-Bretagne. Au nom de quoi les russes s’arrogent-ils un droit de nez dans les affaires de la justice centrafricaine ? Que cherchent-ils dans les ordinateurs du GTSC ? Quelles informations veulent-ils transmettre jusqu’à Moscou ? Les fils et les filles de Centrafrique ne sont pas des enfants qu’il faut prendre par la main ! Que faut-il penser d’une puissance étrangère qui prendrait le contrôle de nos fonctions régaliennes ? N’est-ce pas un indice supplémentaire d’une volonté de domination coloniale ?

 

Le pays de Boganda est parfois une nation naïve qui accorde un peu vite sa confiance à de soi-disant nouveaux amis dont on espère le salut et à qui on ouvre les bras avec une générosité coutumière, oubliant, comme dit l’adage, que « la bienfaisance de la perdrix lui a tordu le cou. »

 

Affaire à suivre…

Copyright2019CNC.

RCA : rififi au sein de la police, les officiers demandent l’application du règlement intérieur contre le DG Bienvenu Zoukoué.

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Le Directeur général de la police centrafricaine. CopyrightCNC.

 

Bangui (Corbeaunews) – L’affaire vient de prendre une autre tournure, les officiers supérieurs de la police viennent de demander à leur Inspection centrale l’application stricte du règlement intérieur contre le DG Bienvenu Zokoué.

 

Après une demande d’audience faite au cabinet du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au début de la semaine, un collectif des hauts gradés de la police centrafricaine demande ouvertement à leur Inspection centrale la mise en « arrêt de rigueur » du Directeur général de la police Bienvenu Zokoué pour « Insubordination » suite aux propos qu’il a tenus à l’égard de son ministre de tutelle Henri Wanzet Linguissara lors de sa conférence de presse tenue à Bangui le 17 avril dernier.

« Nous demandons seulement l’application stricte du règlement intérieur de la police centrafricaine qui prévoit un arrêt de rigueur en cas d’insubordination », explique à CNC l’un des membres de ce collectif des officiers.

Par ailleurs, certaines sources au sein de la police expliquent à Corbeaunews que le colonel Bienvenu Zokoué n’est pas le seul à faire le jeu de la politique au sein de la police centrafricaine.

« Depuis le temps de l’ancien Président François Bozizé, ils sont là pour faire des fiches aux noms des autres, dans l’espoir d’être récompensés … », explique la source.

Cependant, le préavis de grève déposé la semaine dernière par le syndicat de la police a été retiré.

Alors, la seule interrogation que tout le monde se la pose au sein des corps de la police est de savoir pourquoi le ministre n’a-t-il pas réagi en appliquant le règlement intérieur à l’endroit du DG Zokoué suite aux propos qu’il a tenus à son égard ? Est-il impliqué dans cette affaire ?

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : deux mercenaires russes échappés de justesse à un lynchage à Mbaïki.

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Des soldats russes à Sibut. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Mbaïki(Corbeaunews) – accusés d’avoir provoqué un accident de circulation à environ 35 kilomètres de Mbaïki sur l’axe Boda, deux Mercenaires russes ont failli être lynchés par la population locale ce dimanche 21 avril 2019.

 

En effet, selon la brigade territoriale de la gendarmerie de Mbaïki, les deux mercenaires russes, qui revenaient de leur chantier minier proche de la localité de Boda dans la Lobaye, auraient provoqué un accident de la route avec leur pick-up à 35 kilomètres de Mbaïki.

À en croire au chauffeur du camion-citerne accidenté qui a fait une déposition à la gendarmerie locale, les Russes roulaient pratiquement au milieu de chaussée quand il s’est retrouvé face à face avec eux. Sans se soucier de lui laisser le passage, les Russes maintiennent leur position jusqu’à provoquer son accident alors qu’il tentait de les éviter.

Cependant, les Russes continuent tranquillement leur route sans chercher à savoir s’il y’a des blessés qu’ils peuvent amener à l’hôpital.

Arrivée à Mbaïki, un pilote de taxi – moto qui a suivi la scène signale l’incident dans la ville.

Quelques minutes plus tard, une foule des jeunes avec des machettes s’est entourée des mercenaires russes pour les lyncher. Grâce à l’intervention des gendarmes de Mbaïki, ils ont été sauvés de justesse.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : présomption d’innocence pour les ex-chefs de guerre nommés à la fonction publique

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Le magistrat Éric Didier Tambo, Procureur général près de la cour d’appel de Bangui. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Les anciens leaders des groupes armés, récemment nommés à la fonction publique de la République centrafricaine faisant suite à un accord de paix, bénéficient pour l’instant la présomption d’innocence en ce qui concerne leurs culpabilité, a affirmé mardi le procureur général près la Cour d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

Au cours d’une déclaration à la presse ce mardi, M. Tambo a mis un accent particulier sur le caractère supranational de l’accord inter-centrafricain de paix signé le 6 février, du fait qu’il ait regroupé le gouvernement centrafricain, les leaders des groupes armés actifs sur le territoire centrafricain, et des facilitateurs des organisations sous-régionales et internationales.

C’est en raison de cet accord, dominant sur les lois nationales et la constitution de la République centrafricaine, que ces leaders des groupes armés ont été nommés à des postes de responsabilité à la Primature, au gouvernement comme à la Présidence de la République, a poursuivi le magistrat.

Cette prise de position a provoqué un tollé ce mardi au sein des parlementaires réunis en session pour examiner la Code électoral.

Toutefois, a précisé M. Tamboa, lorsque ces ex-chefs de guerre devront être poursuivis, ils seront alors appelés à répondre de leurs actes devant la justice.

 

Avec ©Xinhua

Centrafrique : le général Ali Darassa désormais face à son destin

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La revue des troupes rebelles de l’UPC par le Premier ministre Firmin Ngrébada à Bambari.

 

 

Bangui (CNC) – c’est désormais officiel. Nommé au nom de la paix, ministre conseiller auprès du Premier ministre et chef militaire des unités mixtes de la région de l’Ouaka, le chef rebelle de l’UPC, Ali Darassa a finalement pris fonction. Mais face à ses nouvelles responsabilités professionnelles, Ali Darassa fait face également à son destin.

 

Passionné des tissus cousus, ce bouvier nigérian a mis ce jour une chemise de guérilla noire arborée de Fourreaux d’épaule au galon de général de corps d’armée et marquage militaire de l’armée centrafricaine en lieu et place d’un costume ministériel pour montrer à qui veut l’entendre qu’il est militaire et général.

Ce titre de général autoproclamé lui a été reconnu par les anciens présidents Michel Djotodja et Catherine Samba-Panza. Aujourd’hui, c’est le tour de Faustin Archange Touadera de le faire.

Son envoyé spécial qui n’est autre que son Premier ministre Firmin NGRÉBADA vient de l’introniser, dans une tenue militaire arborée de Fourreaux d’épaule de général de corps d’armée, chef militaire de la Ouaka.

Avec la reconnaissance de son grade de général quatre étoiles, Ali Darassa est devenu Laurant Nkounda de Centrafrique. Ce qui diffère les deux hommes, le dernier, nommé général dans l’armée congolaise, n’a jamais pris ses fonctions dans cette armée à Kinshasa, mais continue de commettre des crimes. Sa liberté a été stoppée nette. Ali Darassa, lui par contre, a pris ses fonctions et est gardé par des militaires onusiens. Pour quel sort après ?

Nommé chef de région militaire de l’Ouaka avec résidence à Bambari par les anciens présidents Michel Djotodja et Catherine Samba-Panza., Ali Darassa a bâti sa fortune des taxes sur les bétails dans cette ville et a aussi commis plusieurs crimes sur la population civile. Ce qui a poussé la MINUSCA de le bannir de la ville quelques mois plutôt.

Le voilà de retour sous bonne escorte de cette même MINUSCA à Bambari grâce aux dividendes de l’accord de paix de Khartoum. Avec quelques souvenirs des actions de cette même MINUSCA, le général Ali Darassa fait face à son avenir.

 

Copyright2019CNC

RCA : le Mouvement « KODRO TI MO KOZO SI » de S. Bokassa salue la libération de Paul Créscent Béninga

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Logo officiel du Mouvement

 

Communiqué de presse de Monsieur Jean Serge Bokassa

 

Le Mouvement « KODRO TI MO KOZO SI » salue avec joie la libération du digne fils de la Nation, Monsieur Paul Créscent Béninga, porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile (GSTC), injustement arrêté et mis en détention le 18 Avril 2019 pour n’avoir fait qu’exprimer l’opinion de son entité, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. À ce titre, il n’a fait que relayer des sujets d’actualité extrêmement graves qui sont au coeur des préoccupations légitimes du Peuple centrafricain.

Nous les Patriotes, membres du « MKMKS », exprimons toute notre gratitude, au collectif des avocats, aux partis politiques de touts bords ainsi qu’a la population centrafricaine, qui se sont fortement mobilisés pour défendre cet activiste des causes justes qui n’a fait que jouer son rôle, en sa qualité de porte-parole du « GTSC ».

Par ailleurs, au delà de sa libération, les préoccupations touchant à la violation de la Constitution du 30 Mars 2016 demeurent entières.

Aussi, nous tenons à réaffirmer, au travers de ce communiqué, notre détermination à faire valoir notre droit quant au respect de la Loi fondamentale de notre pays, que nul ne peut s’autoriser à violer en toute liberté et impunité.

Nous nous réserverons aussi le droit d’user de toutes les voies de recours possibles pour que le droit soit dit au nom du Peuple centrafricain.

 

Centrafrique : un camion et deux motos incendiés par les rebelles du FDPC.

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Image d’illustration d’un camion incendié au PK26 de Bangui. Copyright2019CNC.

 

Bouar (Corbeaunews) – Un camion lourd de 6 roues et 2 motos ont été brûlés entre les villages fambele et lokoti-Bangui par des hommes lourdement armés identifiés comme des éléments rebelles du FDPC du général Abdoulaye Miskine.

 

Selon nos informations, ces actes criminels se sont produits successivement dans la soirée du lundi 22 avril 2019 entre les villages fambele et lokoti-Bangui situés à environ 35 kilomètres de la sous-préfecture de Baboua sur l’axe Bouar.

Le camion, dont l’identité du propriétaire n’est pas encore connue, a été complètement réduit aux cendres alors qu’il transportait des marchandises en provenance de Douala au Cameroun pour la capitale de la République centrafricaine.

Les deux motos, brûlées quelques minutes plus tard, appartenaient aux commerçants de la région qui revenaient de la frontière du Cameroun avec des marchandises remplies derrière.

Pour l’heure, on ignore les conditions des conducteurs de ces engins roulants incendiés par les rebelles.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : le FPRC salue l’évolution de la mise en oeuvre de l’accord de Khartoum.

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Le ministre d’État Noureidine ADAM, chef rebelle du FPRC.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La Coordination Générale du FPRC applaudit les avancées significatives de l’accord de paix de Khartoum signé le 06/02/2019 à Bangui, symbolisé par des récentes visites salutaires et salvatrices de nos alliés de paix.

Le FPRC appelle tous les compatriotes centrafricains à la retenue et au calme, à mettre à priori la patrie et les divergences à posteriori, admettre les échecs politiques et s’approprier de l’accord comme outil de réforme.

Le FPRC regrette des agissements négatifs sous prétexte insensé et note le manque d’amour patriotique et du civisme de certains compatriotes.

     Le FPRC demande au Gouvernement et à nos partenaires de paix à mettre d’urgence le comité de la mise en œuvre et du suivi national de l’accord de paix pour garantir les démarches l’accord.

     Le FPRC appelle tous les citoyens centrafricains à respecter les institutions et les lois de la République car l’heure n’est pas au défi de ces institutions mais à la reconstruction. Bâtissons un pays et non un profit.

     Le FPRC demande à tous les centrafricains de s’unir autour de la Coalition de paix en Centrafrique dirigée par le Président TOADERA et son Gouvernement à prendre le mal en patience, à doubler de courage et de vigilance pour atteindre la merveille tant attendue, la renaissance de la Centrafrique digne et prospère.

      

Fait à Ndele le 22 Avril 2019

          

Centrafrique : distribution des semences aux agriculteurs de Bouar par l’ICRA.

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Distribution des semences par l’ICRA de Bouar. Credit photo : Gervais Lenga / CNC

 

 

Bouar (Corbeaunews) – Pour la campagne agricole 2019, ICRA distribue 1,5 tonne d’arachide, haricot et maïs aux 6 groupements de Bouar.

 

L’objectif selon l’Institut centrafricain de recherches agronomiques (ICRA) c’est de multiplier les variétés de ces semences ainsi qu’augmenter les nombres des groupements producteurs de semences de la sous-préfecture de Bouar.

La remise a été faite par le Directeur de l’ICRA, Mr Félix ALLAH BAREM

C’est un projet pilote du gouvernement de la République centrafricaine et l’Institut centrafricain de Recherche agronomique de Bouar. Rappelons que chaque année, la donation des semences par la FAO accuse toujours de retard et le rendement de la saison est négatif. Pour une bonne production agricole, il faut que les partenaires respectent le calendrier agricole, explique un ingénieur centrafricain.Copyright2019CNC.

Bria : quand un humanitaire paye 500 mille CFA d’amende infligée par le FPRC.

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Entrée principale de la base de l’ONG Plan International à Bria. Credit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

 

Bria (Corbeaunews) – Accusé d’adultère par la gendarmerie du FPRC, un logisticien de l’ONG Plan international se voit contraint d’acquitter une sévère amende de 500 000 francs CFA.

 

Selon le commandant de la gendarmerie du FPRC, Monsieur Gildas, travaillant comme assistant logistique de l’ONG Plan, serait tombé amoureux d’une femme mariée qu’il a fréquentée depuis plusieurs jours alors que son époux se trouve en voyage.

Constatant les faits, une plainte a été déposée par la famille de l’époux. Après plusieurs jours d’enquêtes discrètes, les faits sont finalement avérés et le jugement est tombé pour le logisticien.

Selon nos informations, deux choix sont proposés à Monsieur Gildas : payer 500 000 francs CFA ou faire la prison pour plusieurs années.

Finalement, le premier choix est retenu et l’affaire a été réglée le vendredi dernier.

Pour ne pas courir un autre risque, l’ONG Plan internationale a finalement décidé d’évacuer son logisticien sur Bangui dans un vol spécial ce samedi 20 avril 2019.

Pour des raisons de sécurité, depuis son arrivée à Bria dans la préfecture de la Haute-Koto, au centre-nord de la République centrafricaine, monsieur Gildas habite dans la base de l’ONG située près du quartier Kobolo à majorité Peul.

 

 

Copyright2019CNC.

RCA :Communiqué du bureau exécutif de la communauté centrafricaine de Togo.

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Réuniion de la communauté des Élèves et Étudiants centrafricains de Togo.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

DECISION N°001/19 DU BE/CCAT PORTANT MISE EN PLACE DU COMITÉ D’ORGANISATION DE LA SEMAINE DE L’INTÉGRATION

 

Le Président du Bureau Exécutif de la CCAT ;

-Vu les dispositions du règlement intérieur ;

– Sur rapport du Chargé des Affaires Sociales  Culturelles et Sportives, relatif à l’appel à candidature ;

– Après avis du bureau sur les candidatures présentées ;

 

Décide :

 

Article 1er: Les personnalités dont les noms suivent sont désignés membres du comité d’organisation de la Semaine de l’intégration Africaine (SIA).  Il s’agit de:

 

▪Coordonnateur :Mr Jehiel Caleb Wegener KOÏ*

▪Rapporteur: Mr Ken DACKO*

▪Trésorière: Mlle Marina KPENGOU**

▪Chargé de Communication: Mr Sammy OZZO*

▪Chargé  de  Matériel: Mr Ludovic AGADA*

 

 

Article 2: de la mission du C.O SIA.

 

Sous la supervision du Bureau Exécutif de la CCAT,  le comité d’organisation a pour mission :

 

▪ *D’élaborer un terme de référence avec budget prévisionnel de l’organisation de la S.I.A ;*

▪ *Mobiliser les ressources humaines, financières et Oeuvres d’art de la Centrafrique a exposer.*

▪ *Organiser les activités  programmées pendant la SIA;*

▪ *Faire un rapport régulier au Bureau Exécutif sur l’état d’avancement des travaux.*

 

Article 3:* Le mandat du comité d’organisation de la SIA prend fin après l’organisation de la Semaine par le dépôt de son rapport auprès du Bureau Exécutif.

 

Article 4:* La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature,  sera publiée partout où besoin sera et donne de ce fait mandat au comité d’organisation mis en place de débuter ses travaux.

 

 

Fait à Lomé le 19  Avril  2019

 

*Le Président de la CCAT*

 

*Armel Stéphan Gédéon SEPELA*

 

 

RCA : Bakouma, une explosion au camp des FACA a fait un mort et plusieurs blessés.

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Des FACA à OBO pour illustration.

 

Bangassou (Corbeaunews) – Un auxiliaire a été tué et trois autres, dont un Soldat FACA, blessés à Bakouma la semaine passée, suite à une explosion d’un mortier dans leur base.

 

L’information, qui vient d’être confirmée par l’État-major des armées de la République centrafricaine, fait état d’une explosion d’un mortier dans la base militaire des FACA suite à une manipulation imprudente de l’un de ses éléments.

En effet, selon des sources locales, l’accident s’est produit quand un soldat FACA, détaché à Bakouma après le retrait des rebelles de la Seleka, s’est amusé à jouer au football avec un mortier qu’il a préalablement retrouvé quelques mètres plus loin.

Alors que ce fameux FACA se prêtait au jeu de Ronaldo avec ce mortier, des auxiliaires, qui sont juste à côté, l’ont déconseillé pour ce genre de risque.

Sous l’emprise de la drogue dure, le FACA Ronaldo ignore ce conseil gratuit et continue malheureusement son jeu.

Quelques secondes plus tard, le mortier explose. Un auxiliaire, touché au ventre, succombe immédiatement de ses blessures. Tandis que les autres, y compris le FACA Ronaldo, blessés aux jambes, sont transférés d’urgence à la clinique médicale du MSF à Bangassou pour des soins d’urgence.

Malgré cela, le fameux soldat FACA, dans sa chambre de l’hôpital, continue de fumer son joint comme si de rien n’était, et en ignorant les autres patients qui sont avec lui.

Rendant difficilement supportables les conditions de travail du personnel soignant de ladite clinique, le soldat est finalement transféré dans la base des FACA de la ville pour la suite de son traitement médical.

Pour les deux autres auxiliaires blessés, ils sont toujours à la clinique.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Le député Serge Singha Bengba se réjouit de la paix qui règne dans sa circonscription

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L’honorable Singha Gbegba de Bangassou 1.

 

 

Un an après la signature de l’accord de non-agression entre les deux communautés de Bangassou, Chef-lieu de la préfecture de Mbomou au sud-est de la République centrafricaine, une cérémonie marquant l’an 1 de cette signature a eu lieu le lundi 15 avril 2019 dans la ville en présence des hautes personnalités nationales et internationales, dont le député de la circonscription de Bangassou 1, l’honorable Serge Singha Gbégba (SSG) qui a accepté de répondre aux questions de notre correspondant lors d’une interview inclusive accordée au Corbeau News Centrafrique (CNC)

 

 

CNC : honorable Serge Singha Bengba, député de Bangassou1 bonjour…

 

SSG : Bonjour monsieur le journaliste

 

CNC : Vous venez d’assister à la cérémonie de l’an 1 de l’Accord de paix locale signé le 09 avril 2018 ici à Bangassou entre les deux communautés, vous êtes à la fin de séjour salons quel est le bilan de ses bons moments passés dans votre circonscription ?

 

SSG : Je suis très heureux d’avoir vécu cette cérémonie parce qu’il y’a de cela 2 ans Bangassou était en feu, personne ne pouvait parier sur le fait que les musulmans et chrétiens pouvaient revivre ensemble à dans cette ville. Et aujourd’hui, je tire la conclusion que la population de Bangassou à montrer que rien n’est impossible quand on veut dans la vie quelque chose, on peut l’obtenir. Donc je profite de cette occasion pour remercier le Cardinal Nzapalainga et l’Imam Kobine pour tout le travail qu’ils ont fait pour la signature de cet Accord, le gouvernement qui avait envoyé les FACA dans la ville afin de consolider cet Accord et aussi la Minusca parce que sans les forces onusiennes à Bangassou, rien de tout cela ne serait impossible.

 

CNC : honorable, maintenant il y’a la paix, mais qu’est-ce que vous préconisez pour renforcer cette paix entre ces deux communautés ?

 

SSG : Effectivement un Accord de paix en lui seul ne peut pas régler en tout un problème. Il faut un comité de suivi et c’est en ce sens que je voudrais féliciter tous les membres du comité de suivi qui ont travaillé d’arrache-pied. Ces derniers ont subi des menaces, mais ils ont continué à travailler et aujourd’hui on a le résultat. Donc quand il y’a un Accord de paix, il faut un bon comité de suivi qui suive les décisions, librement consenties par les parties à l’Accord. Ces derniers temps, certains déplacés musulmans de l’Église catholique commencent à regagner leur domicile au quartier Tokoyo et d’autres qui étaient du côté de la RDC aussi reviennent, donc tout ça, c’est le travail du comité qui a permis cela. Maintenant il faut que chacun puisse préserver cette paix.

 

CNC : étant un élu de la nation comment vous allez faire pour contribuer à la préservation de cette paix et de se vivre ensemble ?

 

SSG : D’abord ce qu’il faut il y’a la bonne volonté pour que chacun puisse se rendre compte que si on veut la paix, on peut l’obtenir et c’est ce qui s’est arrivé à Bangassou. Maintenant il faut le développement, vous savez, Bangassou est l’une des quatre villes retenues pour le forum de détection des filières pour permettre au développement de la région. Et donc Bangassou a été retenu au côté des villes de Birao, Bouar et moi Mbaïki, on doit maintenant travailler pour identifier quels sont les outils que nous devrions mettre en œuvre pour permettre aux habitants, aux femmes et aux jeunes de trouver de travail pour avoir des activités génératrices de revenus qui leur permet de vivre désaiment. Parce que, si on veut maintenir la paix à Bangassou, il faut qu’on puisse avoir le développement, parce que c’est la pauvreté aussi qui est à la base de la crise que nous connaissons. Donc il faut absolument cette ville retrouve la quiétude et le développement pour qu’on ne retombe plus dans les armoires du passé.

 

CNC : Pour finir, honorable vous venez d’assister à la cérémonie de l’An 1de la signature de cet Accord en présence des hautes personnalités nationales et internationales. Quels sont les messages que vous avez à lancer à l’endroit de ses grandes personnalités, plus particulièrement les habitants de Bangassou ?

 

SSG : Je dis tout simplement ce qui s’est passé à Bangassou doit faire école et c’est même ce que nous les députés de Mbomou avions dit. Il faudrait que Bakouma et Zacko puissent se réconcilier, le comité de suivi de l’Accord de Bangassou a commencé à faire un travail formidable sur Gambo et Pombolo et je pense qu’une vraie réconciliation va se faire dans ces deux villes grâce à ce comité. La caravane qui est en train de partir vers Bangui va permettre de consolider cette paix dans les autres villes. La paix est aussi fragile, il suffit quelqu’un avec un esprit malveillant puisse trouver des occasions pour diviser ou passer des fausses informations pour que tout puisse retomber. Donc chacun doit être vigilant en travaillant pour protéger cette paix. Et pour que la paix revienne définitivement à Bangassou, tous les déplacés doivent regagner leurs quartiers, mais le chalenge ou les défis maintenant, on doit maintenant aider ses gens en reconstruisant leur habitation. Vous savez, c’est dans les moments difficiles qu’on reconnaît ses vrais amis et tous les partenaires qui sont ici montrent que ce sont nos vrais amis, je profite de votre micro pour remercier la MINUSCA et tous les pays amis comme la France, les États-Unis, la Chine et la Russie tous ceux qui ont contribués pour le retour de la paix en République Centrafricaine. Donc ce sont véritablement nos amis, et nous voulons les remercier et nous devons aussi tout faire pour mériter la confiance qu’ils ont mise en nous.

 

CNC : honorable Serge Singha Bengba nous vous remercions !

 

SSG : C’est plutôt à moi de vous remercier.

Propos recueillis par notre correspondant à Bangassou.

   

Centrafrique : après plusieurs jours de colère, Sarandji a pris ses fonctions.

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Credit photo : Corbeaunew

 

Bangui (Corbeaunews) – Retranché depuis plusieurs jours dans sa commune natale de Baoro, l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, de retour à Bangui, a pris ses fonctions au début de la semaine à la Présidence de la République.

 

Nommé le 26 mars dernier ministre d’État, Conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans la foulée des nominations des rebelles, l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji s’est retranché sans dire un mot dans son village natal de Baoro dans la préfecture de la Nana-Mambéré au nord-ouest de la République centrafricaine.

D’aucuns croyaient une dissension profonde avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, des négociations avaient été entamées entre les deux hommes. Finalement, de retour cette semaine dans la capitale, l’ex-Premier ministre a pris ses fonctions du ministre d’État, conseiller du Président Touadera.

Alors que l’ex-Premier ministre Sarandji s’attendait à succéder à monsieur Firmin NGRÉBADA comme directeur de cabinet à la Présidence, sa nomination comme conseiller ne l’a pas réjoui , explique à la rédaction une source au cabinet du chef de l’État qui a requis l’anonymat.

En acceptant de prendre ses fonctions de conseiller du chef de l’État, Simplice Mathieu Sarandji accepte tacitement de travailler sous le commandement de monsieur Obed Namssio, le nouveau directeur de cabinet de Touadera auquel il a toujours des malentendus.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : extension de DDRR dans l’ouest et le nord-est du pays

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Le programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement des ex-combattants de la République centrafricaine s’étendra dans les villes centrafricaines de Paoua (extrême nord-ouest), Koui et Bouar (ouest), Ndélé et Bria (nord), Birao (extrême nord-ouest) et la capitale centrafricaine Bangui, a appris Xinhua ce samedi du ministère centrafricain en charge du DDRR.

Le ministre en charge du DDRR, Maxime Mokom, lors d’une mise au point ce samedi, a évoqué la signature d’un contrat de service d’environ 5,080 milliards de francs CFA (environ 8,7 millions de dollars), permettant à des ONGs humanitaires d’assurer la mise en œuvre dudit programme dans les localités concernées.

De facto, a indiqué M. Mokom, quelque 5.000 ex-combattants seront concernés par ce programme de réintégration socioéconomique.

Avec la crise politico-militaire qu’a connue la République centrafricaine, le gouvernement centrafricain a élaboré un projet intitulé “Programme de réintégration des ex-combattants en Centrafrique (PREC)” qui découle d’un accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés, au sortir du Forum de Bangui de mai 2015.

Mais pour en arriver au programme proprement dit, le gouvernement avait tester en août 2017 ledit programme, à travers un DDRR-pilote ayant permis l’incorporation de 232 jeunes ex-combattants dans l’armée nationale et l’intégration socioéconomique de 280 autres dans la vie active, suivant les filières de leur choix.

Le grand DDRR très attendu a été lancé par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra à Paoua en décembre dernier.

Ceci étant, les ex-combattants ayant choisi la réintégration socio-économique seront formés et dotés de kits d’installation, conformément aux filières librement choisies. L’objectif final est le retour à la vie civile des ex-combattants dans leurs communautés respectives.

 

Avec Xinhua

RCA : profonde discorde au sein de la police suite à la conférence de presse du DG Bienvenu Zokoué.

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Le ministre Henri Wanzet Linguissara

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Une dizaine des officiers supérieurs de la police centrafricaine, dans un entretien tenu à Bangui ce vendredi 19 avril 2019, ont fermement condamné les propos tenus par leur Directeur général Bienvenu Zokoué à l’égard de son ministre de tutelle Henri Wanzet Linguissara.

 

Alors que le parquet de Bangui vient de contester une partie des allégations du Directeur général de la Police tenue lors de sa conférence de presse du mercredi dernier concernant le dossier de huit (8) faussaires présumés camerounais, une dizaine des officiers supérieurs de la police centrafricaine, après leur entretien du vendredi dernier, ont fermement condamné les propos injurieux tenus par le colonel bienvenu Zokoué à l’égard de son ministre de tutelle Henri Wanzet Linguissara.

Lors de leur entretien du vendredi dernier, ces officiers supérieurs ont pris rendez-vous de se retrouver la semaine prochaine à Bangui pour des conduites à tenir.

Pour ces derniers, le colonel Bienvenu Zokoué est un gardien de la paix. Il n’a jamais fréquenté une école des officiers de police.

Passant du gardien de la paix au grade du capitaine de la police suite à l’obtention de son diplôme de capacité en droit de l’Université de Bangui, le colonel Bienvenu Zokoué a eu la chance d’être positionné directeur de la CNS avant d’être bombardé colonel et directeur de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB).

Nommé dans la foulée Directeur général de la police centrafricaine, le colonel Bienvenu Zokoué, après les événements de Bambari, demande à ce qu’on le passe au grade du général de la police, selon une source proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Même si d’aucuns le considèrent plutôt comme un homme politique qu’un policier, le colonel bienvenu zokoué lutte depuis plusieurs mois le poste du ministre de la Sécurité publique, même s’il s’agit de jouer à quitte ou double.

D’après un commissaire à l’OCRB, le cursus aux dents-de-scie du colonel Bienvenu Zokoué ne joue pas à sa faveur pour un poste du ministre en République centrafricaine. Peut-être va-t-il jouer la carte familiale ? S’interroge-t-il .

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Le fils du président du Congo Denis Sassou Nguésso interdit au Canada

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Monsieur Wilfrid Nguésso

 

 

Le fils adoptif du président de la République du Congo n’a pas réussi à casser une décision du ministère de l’Immigration qui lui refuse l’entrée au Canada.

Jeudi, la Cour suprême du Canada n’a pas voulu entendre la cause de Wilfrid Nguesso. Le dernier jugement rendu dans son affaire aura donc été celui de la Cour d’appel fédérale.

En décembre 2006, Wilfrid Nguesso a déposé une demande d’immigration au Canada pour y rejoindre son épouse, citoyenne canadienne, et leurs sept enfants, tous Canadiens également.

Sept ans plus tard, le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration le déclarait interdit de territoire pour motifs de criminalité organisée.

L’agente d’immigration qui a étudié son dossier en était venue à la conclusion qu’il s’était enrichi en détournant les fonds de la Société Congolaise de Transports Maritimes (SOCOTRAM), une société créée par l’État congolais en 1990 pour mettre sur pied une flotte maritime nationale.

La preuve déposée pendant les recours judiciaires canadiens de M. Nguesso démontre que l’entreprise n’a pas accompli son objectif alors qu’elle versait d’importantes sommes au fils du président.

Au moment de l’étude de sa demande d’immigration, M. Nguesso recevait un salaire annuel de 3,5 millions, était propriétaire d’une maison à Montréal et d’un appartement en France et possédait également plusieurs voitures de luxe. L’agente d’immigration soulignait alors que 70% de la population congolaise vit avec moins d’un dollar par jour.

Le président Denis Sassou Nguesso est au pouvoir depuis 1997. Son régime est marqué par la corruption.

La Cour suprême du Canada ne donne jamais les raisons qui la motivent à refuser ou accepter d’entendre un appel.

Avec La Presse

Centrafrique : les policiers demandent la démission de leur ministre Henri Wanzet Linguissara.

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Le colonel de la police Bienvenu Zokoué. CopyrightCNC.

 

Bangui (Corbeaunews) – L’affaire vient de prendre une autre tournure. Les policiers s’en mêlent et demandent le départ de leur ministre Henri Wanzet Linguissara.

 

Dans une correspondance envoyée au Président de l’Assemblée nationale et au Chef de l’État, le syndicat de la police a émis un préavis de grève pour les prochains jours afin de demander la démission du ministre de l’Intérieur le général Henri Wanzet Linguissara actuellement en séjour en France.

D’après les policiers, leur ministre n’est plus capable d’assumer ses fonctions en toute impartialité. Il préfère défendre les intérêts de la gendarmerie au détriment de la police nationale. En ce sens, la démission est la seule bonne action que peut faire le général Henri Wanzet Linguissara,et ce, dans un court délai.

Pour rappel, le mercredi dernier, le directeur de la police, lors de sa conférence de presse, a accusé son ministre de tutelle Henri Wanzet Linguissara de « super menteur » suite à une affaire d’expulsion des huit sujets camerounais soupçonnés des trafics illicites des documents officiels. Ce qui a provoqué une extrême tension entre les deux hommes.

Le syndicat de la police, profitant de la situation, se range derrière le directeur de la police le colonel Bienvenu Zokoué. Tandis que le ministre, gendarme de profession, n’a pas encore réagi à cette annonce de préavis de grève.

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : LE PROJET DE LOI PORTANT CODE ÉLECTORAL DIVISE LES PARLEMENTAIRES D’OÙ LE RISQUE D’UN ARBITRAGE MONÉTISÉ.

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Monsieur Bernard Selembi Doudoum l’auteur de l’article.Photo dej courtoisie.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Le projet de loi portant code électoral a été préparé par un groupe technique de travail composé de représentants de l’assemblée nationale, de l’Agence Nationale des Élections (ANE), de la société civile, du Haut Conseil de la Communication (HCC), du Conseil constitutionnel et de la cour de cassation.

 

Le travail hautement scientifique des experts du groupe technique de travail a été validé par le gouvernement en conseil des ministres en apportant de modifications sensibles qui dénaturent substantiellement le précieux et méticuleux travail des experts.

 

Ces modifications qui constituent un insolent mépris au travail des experts se cristallisent autour des articles 112 et 145 du projet du code électoral qui multiplient par dix (10) le montant respectif de caution des élections présidentielles et législatives.

 

Par nécessité de réformer le code électoral en vue de faire échec aux candidatures fantaisistes, le groupe de travail des experts avait unanimement proposé une augmentation raisonnable de la caution de cinq (5) millions à quinze (15) millions pour les présidentielles et de cent (100) milles à deux cents (200) milles pour les législatives. Ce projet de loi qui constitue à plusieurs égards une innovation régressive fait actuellement l’objet d’un débat à bâtons rompus et contradictoire à l’assemblée nationale mais ne fait pas l’unanimité même dans la majorité présidentielle.

 

Dans ce genre de confusion, de doutes et d’hésitations, le pouvoir tente toujours de recourir à sa traditionnelle méthode de passage en force qui consiste à inviter les billets de banque dans l’arène pour un arbitrage en sa faveur.

 

Dans ce contexte, les représentants du peuple doivent comprendre que la corruption pour laisser passer la loi servira certes à un besoin ponctuel mais ne résoudra pas sensiblement vos quotidiens d’où la nécessite de penser à la génération future.

 

Cette mauvaise habitude des parlementaires sensés défendre les intérêts du peuple interpelle l’opinion nationale et les internautes en vue de moraliser les élus du peuple sur l’importance d’un cadre juridique dans le processus électoral.

 

Force est de constater qu’avec ce projet de loi à l’état, ces coupures de banque feront le premier tri sélectif des candidatures synonyme d’une exclusion de citoyens  porteurs de projets crédibles qui répondent aux aspirations du peuple.

 

Cette nouvelle république des riches inventée par les nouvelles autorités est anti-démocratique et porte outrageusement atteinte au principe d’égalité prôné par le préambule de la constitution du 30 mars 2016. Conscient que l’issue d’un processus électoral crédible, transparent et équitable dépendra de ce nouveau code électoral, le citoyen lambda qui ne manque d’inspiration s’interroge :

 

Quelles sont les réelles plus values de cette réforme électorale ? Existait-il une nécessite urgente de réformer substantiellement le code électoral ? Le code qui a permis l’élection du président de la république avait-il besoin d’un grand toilettage à moins de deux ans de la prochaine élection ? Cette augmentation drastique du montant de caution n’est-elle pas un moyen d’inviter les lobbies mafieuses et crapuleuses dans la cour de la république ? Cette augmentation répond t-elle de façon adaptée à la problématique de la réforme ? L’adoption de ce projet de loi n’est-elle pas génératrice de polémiques synonymes susceptibles de provoquer un glissement de calendrier électoral ?

 

 

En tout état de cause et considérant l’adhésion de notre nation au respect des valeurs démocratiques, un candidat à une compétition électorale doit être apprécié sur la base de son projet de société, de sa capacité morale, technique, intellectuelle à gérer et non sur des considérations qui servent d’autres intérêts que ceux du peuple. C’est vraiment indécent de maintenir cette hausse mal adaptée à la problématique alors que le pays est très pauvre avec un produit intérieur brut (PIB) et un revenu minimum des citoyens en dessous de la moyenne africaine.

 

Nos autorités établies ont voulu copier sur le modèle des Etats de la sous région mais elles ignorent qu’économiquement nos données statistiques actuelles sont ridicules. Pour finir, il urge de moraliser nos parlementaires sur l’importance de leur mission qu’ils semblent ignorer et de leur rappeler qu’au moment où les députés maliens ont pris leur responsabilité devant l’histoire en mettant la pression par voie de motion de censure au point d’obtenir la démission du chef du gouvernement, leurs homologues centrafricains doivent penser à la souffrance du peuple et d’adopter ce projet de loi en âme et conscience.

 

A défaut de courage politique, les parlementaires louperont une nouvelle fois l’occasion de se réconcilier avec son électorat et ils seront seuls responsables de la sombre histoire de notre chère nation.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 19 avril 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062