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Centrafrique : braquage d’un marchand à Sosso-Nakombo, deux gendarmes soupçonnés prennent la fuite.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Pancarte-mairie-de-Sosso-Nakombo-IMG_4199-300×180.jpg” alt=”pancarte de la Mairie de Sosso-Nakombo à l’ouest de la Centrafrique.” width=”300″ height=”180″ />
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Centrafrique : braquage d’un marchand à Sosso-Nakombo, deux gendarmes soupçonnés prennent la fuite.

 

 

Soupçonnés d’avoir braqué avec leurs armes de service un commerçant camerounais, deux gendarmes centrafricains, recherchés par la Justice centrafricaine, prennent la fuite depuis une semaine.

 

L’acte criminel, qui aurait été posé par deux gendarmes centrafricains,  s’est produit la semaine dernière à la sortie de la sous-préfecture de Sosso-Nakombo à l’ouest de la République centrafricaine.

La victime, un marchand camerounais, faisait son business depuis plusieurs années entre son pays et la RCA.

Selon nos informations, l’homme, un grand négociant, achète des bœufs depuis Cameroun en grande quantité, puis les revendre dans la ville de Berberati à 584 kilomètres de Bangui la capitale.

En revanche, après avoir écoulé ses marchandises sur place, il achète de l’or dans le Mambéré-Kadéï pour rentrer avec.

Cependant dans la journée du dimanche 11 novembre, deux gendarmes centrafricains, connus sous le nom de Hervé et Isac en poste à Sosso-Nakombo, auraient pris le courage de quitter leur poste sur une moto-taxi réquisitionnée pour la circonstance, pour un petit village à quelques kilomètres de la sortie de Sosso-Nakombo afin de tendre un guet-apens à leur future victime, qui serait bien sûr le négociant camerounais.

Comme prévu, la victime est arrivée, avec au moins 100 grammes d’or dans son sac et des billets de banque dans ses poches.

Avec leurs armes, les deux gendarmes auraient menacé à mort le marchand camerounais pour qu’il donne tout ce qu’il détienne par-devers lui.

Comme c’est un bon négociant, il a pu discuter avec ses bourreaux et leur aurait Rémi seulement une somme de 350 000 francs CFA. Une somme fraîche pour les deux prétendus criminels qui auraient quitté de suite le lieu de leur forfaiture.

Immédiatement, la victime contacte les autorités de Berberati et de Sosso-Nakombo qui ont pu identifier les deux gendarmes grâce à la moto qu’ils ont réquisitionnée pour leur coup.

Le Procureur de Berberati, qui a mené l’enquête, lance un mandat contre les deux gendarmes. L’un vient d’être arrêté, tandis que le second serait en fuite depuis quelques jours. Il est introuvable par ses collègues dans la région.

Ce phénomène de braquage de certains éléments des forces de l’ordre est malheureusement  courant à Sosso-Nakombo d’autant plus qu’ils se croient tout permis.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : interview exclusive avec le Sergent Bandoka Pacôme.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/fin-de-formation-des-soldats-FACA-à-Bérongo-300×225.jpg” alt=”Fin de formation des soldats à Bérongo par des russes” width=”300″ height=”225″ />
Fin de formation des soldats FACA à Bérongo par des instructeurs russes. CopyrightCNC

 

Centrafrique : interview exclusive avec le Sergent Bandoka Pacôme.

 

 

Dans une série d’interviews que nous avons accordées à quelques éléments de forces armées centrafricaines (FACA) formés au camp Kassaï par les instructeurs européens de l’EUTM et à Béréngo par les instructeurs russes, CNC débute cette semaine avec l’interview de sergent-chef Bandoka Pacôme que vous trouverez ci-dessous :

 

Corbeau News centrafrique (CNC) : Bonjour. Veillez-vous vous présenter ?

 

Bandoka Pacôme (BP) : Bonjour. Je suis Sergent Bandoka Pacôme, chef du groupe  du 2ème groupe de la 5ème section du 2ème bataillon d’infanterie territoriale (BIT2)

 

CNC : dites-nous,  c’est depuis quand que vous êtes dans ce centre pour votre formation ?

 

BP : nous sommes ici dans ce centre depuis le 23 septembre 2018. Il y a de cela 2 mois déjà.

 

CNC : Comment vous appréciez la formation reçu à Berengo ?

BP : oui la formation que nous avons eu à faire ici, je vois que c’est vraiment une très bonne formation, parce que nous avons eu à acquérir beaucoup de connaissance. On a vu des nouvelles techniques bien même que nous avons fait bien d’autres avant mais ces techniques nous permettent de faire d’exploit sur le terrain.

 

CNC : Vous avez appris des techniques bien avant, aujourd’hui avec les nouvelles techniques apprises, quelle comparaison pouvez-vous nous faire ?

 

BP : ce sont des techniques de combats qu’entretemps, on a eu  à faire. Puisque avant de venir, on a passé quelque mois de formation à l’EUTEM au camp Kassaï. C’est donc après cette formation que nous sommes venus ici. Donc, ce sont des techniques qui sont presque comparables et je vois ici que c’est des bonnes techniques. Car c’est avec beaucoup de rapidité et d’agressivité que ces techniques nous permettent de mieux nous comporter et de mieux nous battre sur le terrain.

 

CNC : Donc c’est ce qui veut dire qu’il y a une nette différence entre la formation reçue à Kassaï et la formation de Bérengo ?

 

BP : ce sont des formations militaires. La formation militaire doit être une formation dure. Donc toute formation militaire n’est pas mauvaise. Avec cette formation que nous avons reçu ici, on a eu a acquérir des nouvelles techniques de combats et des tactiques. Donc c’est vraiment une très belle formation.

 

CNC : Quelle est le niveau de cohabitation entre vous et vos instructeurs russes ?

Bandoka Pacôme : on a une très belle cohabitation avec nos instructeurs russes. On se comprend très bien et on a une très belle relation entre nous. D’ailleurs dans ce centre, chaque soir aux environs de 15 heures, on nous donne le cours de la langue russe. C’est pour nous permettre de comprendre nos instructeurs s’ils parlent en russe. A gauche et à droite  on nous donne ça pour que si on est sur le terrain avec eux, on se comprend facilement.

 

BP : Y a-t-il de cohésion sociale entre les musulmans et les chrétiens dans ce centre ?

Bandoka Pacôme : L’armée est une grande famille. Etant donné que l’armée est une grande famille, on est là. Y a des chrétiens, des musulmans et même des animistes qui sont parmi nous. Et comme nous sommes censés vivre ensemble, on vit sans distinction ethnique et religieuse.

 

CNC : Je vous remercie pour votre disponibilité.

 

BP : Merci à vous pareillement.

 

Propos recueillis par Claude Michel AZOUMI

 

CENTRAFRIQUE :CURIEUSE COÏNCIDENCE DE DATES !

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/souroungba-bon-bon-300×289.jpg” alt=”monsieur clotaire saulet surungba” width=”300″ height=”289″ />
Monsieur Clotaire Saulet Surungba, l’auteur de la réflexion. Photo de courtoisie.

 

CENTRAFRIQUE :CURIEUSE COÏNCIDENCE DE DATES !

 

 

  • Le jeudi 15 novembre 2018: Le mandat de la Minusca qui devrait être prolongé d’un an, ne l’a été que pour un mois, en attendant les négociations qui doivent se poursuivre encore entre la France, la Russie et les Etats-Unis.

« A l’occasion du renouvellement du mandat de la MINUSCA, la France souhaitait faire adopter une résolution visant à renforcer l’appui des Casques bleus aux forces centrafricaines et à préciser que l’Union africaine (UA) devait être le « seul cadre » possible pour trouver un accord de paix en Centrafrique.

La Russie s’y est opposée. « C’est une espèce de jalousie que nous sommes en train de voir… »

Pour les Etats-Unis : « Tout soutien logistique fourni par la MINUSCA ne devrait pas entraîner de dépenses supplémentaires ».

 

  • Le jeudi 15 novembre 2018: Le président soudanais Omar el-Béchir critique ceux qui cherchent à nuire aux efforts de paix en République centrafricaine : « Beaucoup envient ce que le Soudan a accompli pour la paix dans la région, et s’efforcent de miner ses efforts de paix en République centrafricaine. Toutes les parties en RCA sont convaincues que le Soudan est capable de rétablir la paix dans leur pays, d’autant plus qu’il a déjà réussi à le faire au Soudan du Sud ».

Le dialogue politique entre Groupes armés et Gouvernement devant se tenir à Khartoum le 15 novembre 2018 a été renvoyé à une date ultérieure.

 

  • Le jeudi 15 novembre 2018: Massacres à Alindao : Les éléments de l’UPC d’Ali Darassa attaquent le site des 16 000 déplacés de l’Evêché de la ville d’Alindao dans la Basse-Kotto. L’Abbé Blaise Mada, vicaire général du diocèse et l’Abbé Célestin Ngoumbango, curé de Mingala ainsi que plusieurs dizaines de personnes sont tuées et brûlées.

 

  • Le jeudi 15 novembre 2018: Martin Ziguélé rompt le silence en accordant une interview à Jeune Afrique : « La Centrafrique est en train de partir en lambeaux »

Que cacherait la concomitance de ces évènements ?

Qui pourrait nous décrypter cette simultanéité d’actions ?

C2S

 

Centrafrique : le MLPC condamne énergiquement les violences faites sur la population civile à Alindao.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/logo-Mouvement-de-Libération-du-Peuple-Centrafricain-MLPC-IMG_25janv2018190001-300×154.jpg” alt=”le logo officiel du parti mlpc de Martin Ziguélé” width=”300″ height=”154″ />
Logo officiel du MLPC

 

Centrafrique : le MLPC condamne énergiquement les violences faites sur la population civile à Alindao.

 

MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAINE
BUREAU POLITIQUE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

La recrudescence soudaine d’actes violents, occasionnant d’innombrables pertes en vies humaines et des blessés parmi nos compatriotes des villes de province, notamment Bambari, Batangafo, Alindao et autres a également entrainé la destruction par le feu ou le pillage de nombreux biens.

Le mode opératoire choisi par les auteurs de ce déchainement de violences aveugle, que rien ne saurait justifier, a pris pour cible les populations civiles, déjà lourdement éprouvées par des situations similaires antérieures et regroupées dans des camps de fortune ou à proximité des églises catholiques dans l’arrière-pays.

Tous ces douloureux et regrettables événements qui surviennent successivement au moment même où toutes les énergies, aux niveaux national et international, se déploient pour faire retrouver la paix à notre pays, nous amènent à nous interroger sur la volonté réelle des parties en conflit à renoncer de façon durable aux hostilités.

Aussi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

  • Condamne-t-il énergiquement tous ces actes, d’où qu’ils viennent et pour quelque raison que ce soit, commis sur des populations civiles innocentes qui n’aspirent qu’à vivre en paix et sur ceux qui, par pur humanisme, tentent d’organiser leur vie dans ces camps pour la rendre la moins précaire possible ;
  • Présente ses sincères condoléances aux familles endeuillées et sa compassion avec les blessés.

Par la même occasion, le Bureau Politique du MLPC exhorte le Gouvernement dont la mission est de garantir la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national d’une part, et la Minusca dont la sienne est de protéger les populations civiles d’autre part, à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces actes, les appréhender et les traduire devant les juridictions compétentes et assumer ainsi leurs charges dans l’intérêt du Peuple centrafricain,.

 

 

Bangui, le 19 novembre 2018

Pour le Bureau Politique

 

G.J.E. KOYAMBOUNOU

Premier Vice-Président

CEMAC : Les réserves des banques augmentent de 20,3%

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Banque-Centrale-Cemac-siège-1000-600-beac-300×198.jpg” alt=”siège de la banque centrale BEAC à Yaoundé” width=”300″ height=”198″ />
Siège de la Banque centrale à Yaoundé.

 

 

CEMAC : Les réserves des banques augmentent de 20,3%

 

 

Le rapport de la Beac sur la politique monétaire de la communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale, fait savoir que ces réserves sont passées 1 606,2 milliards FCFA à 1 932,6 milliards FCFA en juillet 2018.

En juillet 2018, les réserves des banques de la Cemac ont progressé de  20,3%. Le nouveau rapport de la Beac sur la politique monétaire de la Cemac, souligne qu’elles sont passées 1 606,2 milliards FCFA il y a un an à 1 932,6 milliards FCFA en juillet 2018. La Beac relève une augmentation de 20,3% contre- 30,8% en juillet 2017.

Les réserves libres des banques ont progressé de 19,4 % à 1 385,6 milliards FCFA, contre -36,1 % à la même date en 2017. Les encaisses des banques, quant à elles, ont atteint 316,8 milliards FCFA, soit une progression de 14,6 %. Tandis que les placements bancaires sur le marché monétaire sont restés stables à 55,4 milliards FCFA.

Les encaisses des banques, quant à elles, ont atteint 316,8 milliards FCFA, soit une progression de 14,6 %. Tandis que les placements bancaires sur le marché monétaire sont restés stables à 55,4 milliards FCFA.

S’agissant des réserves obligatoires ont atteint 547,0 milliards FCFA sur la même période soit une augmentation de 22,6 %, contrairement à l’exercice précédent où elles étaient de 11,3 %.

D’après la Beac, l’évolution positive des réserves des banques de la Cemac s’explique par la croissance du solde des comptes courants de la Beac. Celles-ci ont augmenté de 21% et ont atteint 1 068,8 milliards FCFA.

 

Centrafrique / CPI : déclaration du Procureur de la CPI sur le transfert d’Alfred Yekatom alias Rambo.

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Centrafrique.com/centrafrique-cpi-declaration-du-procureur-de-la-cpi-sur-le-transfert-dalfred-yekatom-alias-rambo/le-procureur-de-la-cpi-madame-fatou-bensouda-clot-la-formation-organisee-pour-les-magistrats-de-la-cps-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-24568 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>MLe Procureur de la CPI madame Fatou Bensouda clot la formation organisée pour les magistrats de la CPS à Bangui.
Madame Fatou Bensouda, Procureur de la Cour pénale internationale, lors de la cloture de formation des magistrats de la CPS à Bangui.

 

 

Centrafrique / CPI : déclaration du Procureur de la CPI sur le transfert d’Alfred Yekatom alias Rambo.

 

« La cause de la justice a été renforcée par la remise aujourd’hui d’un suspect dans le cadre de la seconde enquête sur la Situation en République centrafricaine »

 

Le peuple centrafricain a subi et a enduré des crimes atroces dans l’un des violents conflits de ce siècle. Je me félicite du transfèrement aujourd’hui, à la Cour pénale internationale (la « CPI » ou la « Cour »), de M. Alfred Yekatom, pour qu’il réponde devant la justice des crimes qu’il aurait commis.

Grâce à notre enquête menée en toute indépendance et impartialité, nous avons collecté des éléments de preuve sur la base desquels nous soutenons que M. Yekatom est pénalement responsable de plusieurs chefs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en République centrafricaine entre le 5 décembre 2013 et août 2014. Il doit maintenant répondre de ses actes devant la Cour.

 

Comme tout autre suspect devant la CPI, M. Alfred Yekatom est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Le Statut de Rome prévoit des garanties pour tout suspect ou accusé devant la CPI, assurant le bénéfice d’une procédure régulière selon les normes internationalement reconnues.

 

La remise aujourd’hui de ce suspect fait avancer la cause de la justice en République centrafricaine.

Conformément au mandat dont mon bureau est investi en vertu du Statut de Rome, nous devons faire la lumière et établir la vérité concernant les crimes atroces commis en République centrafricaine et traduire en justice ceux qui, selon nous, seraient responsables de ces atrocités.

 

Je prends cet engagement devant le peuple centrafricain : mon Bureau poursuivra sa quête de vérité et de justice en vertu du Statut de Rome. Nous sommes fermement résolus à poursuivre nos enquêtes sur les actes de toutes les parties impliquées.

Aujourd’hui, je souhaite aussi rendre hommage au courage et à la détermination des témoins en République centrafricaine qui continuent à se manifester pour venir raconter ce qu’ils ont vécu et les encourager à continuer sur cette voie. Sans eux, la justice ne serait pas possible.

Nous ne pouvons effacer les souffrances infligées aux victimes, mais nous remplirons notre rôle, dans le cadre de notre mandat et avec les moyens dont nous disposons, pour que justice soit rendue et que les responsables rendent des comptes en République centrafricaine.

 

Le Bureau du Procureur de la CPI mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et du crime d’agression, en toute impartialité et en toute indépendance. Depuis 2003, le Bureau enquête sur plusieurs situations relevant de la compétence de la CPI, notamment au Burundi, en Côte d’Ivoire, au Darfour (Soudan), en Géorgie, au Kenya, en Libye, au Mali, en Ouganda, en République centrafricaine (deux situations distinctes) et en République démocratique du Congo. La Chambre préliminaire II de la Cour est saisie de la demande d’autorisation d’ouvrir une enquête sur la situation en République islamique d’Afghanistan déposée par le Procureur. Le Bureau conduit également des examens préliminaires à propos des situations au Bangladesh/Birmanie, en Colombie, en Guinée, en Iraq/Royaume-Uni, au Nigéria, en Palestine, aux Philippines, en Ukraine et au Venezuela.

Centrafrique : quand la tête de Sarandji fait échouer une troisième table ronde des bailleurs de fonds à Bangui

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Centrafrique.com/centrafrique-quand-la-tete-de-sarandji-fait-echouer-une-troisieme-table-ronde-des-bailleurs-de-fonds-a-bangui/retour-triomphal-du-president-touadera-apres-la-table-ronde-de-bruxelles-en-novembre-2016/” rel=”attachment wp-att-24562 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président centrafricain de retour de Bruxelles après la table ronde des bailleurs des fonds sur la Centrafrique
Arrivée triomphale du Président Touadera à l’aéroport de Bangui après la table-ronde de Bruxelles en Belgique en novembre 2016. Credit photo : RJDH

 

 

Centrafrique : quand la tête de Sarandji fait échouer une troisième table ronde des bailleurs de fonds à Bangui

 

 

17 novembre 2016, 17 novembre 2018, voilà aujourd’hui trois ans pile poil que le président Touadera commémore avec son Premier ministre et Secrétaire National Exécutif de son parti, le MCU, Simplice Mathieu Sarandji, les promesses des donateurs internationaux à leur verser plus de 2 milliards d’euros. Une commémoration qui devrait se faire avec ces donateurs à Bangui sous forme d’une troisième table ronde. Mais si elle n’a pas eu lieu comme prévu, c’est la tête de Simplice Mathieu Sarandji comme Premier ministre qui est à l’origine.

 

Si les bailleurs de fonds, au premier rang desquels l’Union européenne et la Banque mondiale s’étaient engagés à contribuer à hauteur de 2,2 milliards d’euros au plan de redressement présenté en 2016 par toute la classe politique centrafricaine sans exception à Bruxelles, en 2017, d’après le président Faustin ArchangeTouadera lui-même, seuls 10% du montant soit environ 138 milliards de francs CFA (210 millions d’euros) ont été versés.

En 2018, d’après nos informations, la caisse du plan de relèvement n’a reçu que 0,2% de hareng de plus. Ce qui fait un total de 10,2%.

Cette situation d’échec a colonisé tous les esprits du président Touadera qui a invité ces bailleurs de revenir à Bangui, s’assoir autour d’une nouvelle table ovale et lui fournir des remèdes à ces difficultés. Une invitation déclinée tout bonnement par ces bailleurs sans le dire ouvertement pour laquelle ils refusent de venir à Bangui parler de ces fonds.

Si l’insécurité et l’incompétence des autorités à formuler des projets sont, entre autres, pointées du doigt en 2017 comme les raisons empêchant les autorités à convertir ces rêves en réalité, d’après nos sources, cette année 2018, c’est le profil de Simplice Mathieu Sarandji comme Premier ministre et les scandales financiers qui engouffrent son gouvernement dans un climat d’impunité totale qui seraient à l’origine.

À cela s’ajoute le refus du président Touadera et de son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji d’entendre la voix de la raison qui résonnait dans les temps forts des manœuvres déstabilisatrices de Abdoul Karim Meckassoua de son perchoir. Rajoute une source diplomatique à Bangui.

Aujourd’hui, le successeur d’Abdoul Karim Meckassoua, fabriqué par Simplice Mathieu Sarandji ne peut rien faire pour faire partir ce gouvernement, il revient au président Touadera de remettre de l’ordre dans son gouvernement afin d’espérer à avoir la confiance des bailleurs de Bruxelles. Nous a confié un homme politique centrafricain.

Si rien n’est fait pour déguerpir Simplice Mathieu Sarandji de l’immeuble Pétroca d’ici décembre, les promesses de Bruxelles resteront promesses et rêves des humains pour éternité.

 

 

MagangaMoussavou Vice-Président du Gabon sur la maladie d’Ali Bongo : « Que les populations se rassurent »

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Centrafrique.com/magangamoussavou-vice-president-du-gabon-sur-la-maladie-dali-bongo-que-les-populations-se-rassurent/vice-president-gabonais-nguemapode-cnc/” rel=”attachment wp-att-24544 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>le vice-président gabonais
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MagangaMoussavou Vice-Président du Gabon sur la maladie d’Ali Bongo : « Que les populations se rassurent »

 

 

Depuis la sortie du Vice-Président Pierre-Claver Maganga, les populations gabonaises sont très rassurées. Pour une première fois, il s’est prononcé sur l’hospitalisation du président gabonais à Ryad en Arabie Saoudite.

« Que ceux qui étaient inquiets se rassurent » a dit monsieur Pierre-Claver Maganga. Pour le vice-président Gabonais, le conseil des ministres s’est parfaitement déroulé. Car, dit-il, le gouvernement travaille avant d’en ajouter que « l’ensemble des institutions fonctionnent ». A cet effet, rassure t-il, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, reprendra toute sa place très prochainement. Evidemment, ce sont des propos qui ont rassuré l’ensemble du gouvernement gabonais. « Les nouvelles que nous avons de Riyad sont excrément rassurantes. L’éducation de l’état de santé du président a été spectaculaire » indique un membre du gouvernement. Déjà, dans l’attelage gouvernemental, chacun prépare son retour rapide. Pour dire vrai, en l’absence du président Ali Bongo, la vie continue normalement ; une mesure réconfortante pour les Gabonais. Selon eux, c’est comme si rien de si handicapant ne s’est passé.

« Pas de vacance de pouvoir » selon la Présidente de la Cour Constitutionnelle

« Il n’y a à ce jour aucune vacance de pouvoir ou à ce qui y ressemble ; les institutions fonctionnent normalement indique Marie Madeleine Mborantsuo. Une déclaration qui punit l’opposition. Cette dernière est obligée de taire ; car ne savant plus quel chemin emprunter. Elle est aujourd’hui dispersée. C’est une déception qui est abyssale et la débandade consommée chez les opposants depuis que la résurrection d’Ali Bongo Ondimba fait dorénavant place à son décès vite annoncé. Elle poursuit ses explications pour dire que « la décision ne modifie pas la constitution ». Toutefois, précise-t-elle, cette décision prise sur le fondement de l’article 83 et 88 de la constitution permet de trouver une solution provisoire à une question qui n’a pas été traitée par la Constitution ».

 

 

Arfang Kaye

Gabon : L’UA prône le respect de l’ordre constitutionnel

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Centrafrique.com/gabon-lua-prone-le-respect-de-lordre-constitutionnel/ali-bongo-2/” rel=”attachment wp-att-24556 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ali Bongo, le Président de la République du Gabon
Le Président gabonais Ali Bongo. CopyrightDR

 

Gabon : L’UA prône le respect de l’ordre constitutionnel

 

 

Dans un communiqué assez court, le président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a également annoncé qu’une mission « d’information et d’écoute se rendrait rapidement » à Libreville. Une déclaration qui intervient alors que la modification d’un article de la Constitution gabonaise pour pallier l’absence du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre, fait polémique.

C’est la première prise de position de la communauté internationale depuis que la polémique a éclaté au Gabon. Dans un communiqué, le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat se dit « préoccupé par certains développements en rapport avec la situation sanitaire du chef de l’Etat ». Avant de réaffirmer « l’indéfectible attachement de l’UA au strict respect de l’ordre constitutionnel ».

Les termes sont « précautionneux », mais « choisis », commente une source au sein de l’organisation panafricaine. En clair, si nulle part on ne mentionne la décision récente de la Cour constitutionnelle gabonaise d’ajouter un alinéa à l’article de la constitution qui organise la vacance de pouvoir en l’absence d’Ali Bongo, c’est bien cette polémique qui motive la mise au point de l’Union africaine.

“Il y a la constatation de la vacance de pouvoir, ensuite il y a le retrait, l’annulation de l’alinéa ajouté à l’article 13 de la Constitution qui autorise la Cour constitutionnelle a déléguer les pouvoirs du chef de l’Etat soit au vice-président de la République, soit au Premier ministre. La troisième chose que nous demandons, que nous exigeons même, c’est la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle. On ne peut pas continuer à avoir comme président de la plus haute juridiction du pays quelqu’un qui bafoue allègrement la Constitution. C’est la raison pour laquelle nous demandons purement et simplement sa démission.”

« L’incapacité ou la vacance du pouvoir sont prévues par la constitution gabonaise », commente un diplomate à l’Union africaine. « Toute dérive par rapport à l’application de cette prérogative serait considérée comme une violation de la loi fondamentale », selon cette source.

D’ores et déjà, l’Union africaine prévoit de dépêcher une mission d’information à Libreville dans les prochains jours. Une mission qui pourrait être conduite par le président de l’organisation continentale en personne.

 

 

 

 

Cameroun : Des journalistes trainés en justice par Samuel Eto’o

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Centrafrique.com/cameroun-des-journalistes-traines-en-justice-par-samuel-etoo/etoo-samuel-1000×500/” rel=”attachment wp-att-24552 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>le footballeur Eto'o Sammuel du cameroun
Éto’o Sammuel

 

 

Cameroun : Des journalistes trainés en justice par Samuel Eto’o

 

 

Le promoteur de la radio Soleil FM et un de ses journalistes sont attendus au Tribunal de première instance de Yaoundé le 21 novembre 2018.

Roger Nyassa Soleil promoteur de la radio Soleil FM à Yaoundé et Michael Doppas Dom Pipelassi journalistes en service dans ladite radio, sont invités « à se présenter le 21 novembre 2018 à 16 heures précises au cabinet d’information judiciaire n3 » au Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif.

C’est la quintessence de deux convocations signés le 12 novembre 2018 par le juge d’instruction Joël Albert Bias, qui précise qu’ils seront entendus sur les faits qui leur seront communiqués. Selon des sources, il s’agit de la suite d’une plainte en diffamation déposée par l’un des conseils de l’ancien capitaine des Lions Indomptables, Samuel Eto’o.

Il se trouve qu’au cours d’une édition de l’émission quotidienne ‘‘Sports et investigations’’ Michael Doppas avait insinué le 17 septembre 2018, que Eto’o entretenait un réseau d’homosexuel au sein de l’équipe nationale. Suite à ces déclarations, le journaliste et le promoteur de Soleil FM avaient déjà été convoqués le 4 octobre au Conseil National de la Communication (CNC).

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Le Canada ne prolongera pas sa mission de paix au Mali

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Centrafrique.com/le-canada-ne-prolongera-pas-sa-mission-de-paix-au-mali/force-canadienne-au-mali-dans-la-minusma/” rel=”attachment wp-att-24548 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>badge des soldats canadiens de la Minuscma
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Le Canada ne prolongera pas sa  mission de paix au Mali 

 

Le Canada ne prolongera pas sa mission de paix au  Mali a indiqué samedi le ministre canadien de la  Défense en marge du Forum sur la sécurité  internationale à Halifax, en Nouvelle-Écosse. 

 

Interrogé par un journaliste de CBC, la radio  anglophone publique d’État, sur la possible prolongation  de la mission de paix du Canada au Mali, le ministre  Harjit Sajjan a répondu que « les discussions» qu’il  avait eues « avec d’autres membres de la sécurité des  Nations unies n’avaient pas conduit à cela».

« Chaque année, une nation prend ses responsabilités en  déployant un contingent. Nous l’avons fait », a ajouté  M. Sajjan. « Les Nations unies travaillent avec d’autres  nations pour nous remplacer ».

La mission malienne du Canada s’achèvera en juillet,  comme prévu initialement.

Elle a débuté le 1” juillet 2018 dans le nord du Mali, à  Goa, en remplacement de l’armée allemande.

A l’heure actuelle, un contingent de 250 soldats  canadiens et huit hélicoptères sont déployés dans le  pays d’Afrique de l’Ouest pour effectuer notamment des  évacuations médicales de la mission de l’ONU au Mali  (Minusma).

Cette mission de paix des forces armées canadiennes est  la première depuis celle qui avait avorté au moment du  génocide au Rwanda en 1994.

Le retour des Casques bleus en Afrique répond  également à un engagement de campagne du premier  ministre canadien Justin Trudeau, qui s’était fait élire en  octobre 2015, avec la promesse, entre autres, de  réengager le Canada dans les missions de paix des  Nations unies.

Ottawa souhaite aussi obtenir un siège au Conseil de  sécurité de l’ONU en 2021.

Sinophobie et russophobie, stade suprême de la Françafric en Centrafrique

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Le Drian, Ministre français des affaires étrangères. CopyrightAFP

 

 

Sinophobie et russophobie, stade suprême de la Françafric en Centrafrique

 

 

La haine du Chinois et du Russe est une véritable pathologie des Français et leurs valets en République centrafricaine. Depuis toujours mais avec une marque particulière depuis 2010, année où la République populaire de Chine (RPC) a clairement affiché des grandes ambitions pour le décollage de la République centrafricaine en acceptant de travailler pour la mise en valeur du pétrole centrafricain qui dort tranquillement sous terre depuis que le monde est monde et que la RCA existe. Cela aura suffit pour que les rebelles sélékas venus de partout marchent sur Bangui le 24 mars 2013, avec la bénédiction de la France et ses valets locaux de la sous-région. Et les nouvelles ambitions chinoises appuyées par la Fédération de Russie au plan sécuritaire en fin 2017 ont mis la France néocolonialiste mal à l’aise au point que bizarrement, alors que ce sont les Français qui sont les plus mal vus en Centrafrique, qui sont même hués par la population à leurs passages dans des chars blindés et autres véhicules humanitaires ou pseudo humanitaires, ce sont paradoxalement les Russes et les Chinois qui sont lâchement et sauvagement assassinés en Centrafrique. Décryptage.

 

Seuls les Russes et les Chinois sont sauvagement assassinés en Centrafrique

En effet, trois (3) sujets russes, journalistes de profession, ont été sauvagement tués en juillet 2018 à Dékoa sur l’axe Sibut-Kaga Bandoro au centre-nord du pays, suivis de trois (3) citoyens chinois œuvrant pour le compte d’une société minière à Sosso-Nakombo, dans l’ouest de la RCA frontalier au Cameroun, le 04 octobre de la même année. Mais jamais un seul citoyen français, Blanc ou Noir, n’a été sauvagement tué de cette manière en dépit du fait que l’opinion publique centrafricaine en général n’est pas favorable à la France. Sinon, à qui le prochain tour?

En vérité en vérité, l’assassinat des Chinois et des Russes en Centrafrique, pays qui a accepté leurs offres originales de salut (mise en valeur du pétrole, exploitation industrielle des ressources minières, livraison des moyens matériels et logistiques militaires, formation des forces publiques pour des réponses appropriées aux défis sécuritaires du moment, etc.), fait partie d’une stratégie concoctée par la France tutélaire pour dresser l’opinion russe et chinoise puis internationale contre la RCA afin de pousser la Chine et la Russie à quitter la RCA, sinon à se désintéresser des problèmes névralgiques centrafricains pour ne laisser que le fameux panel des facilitateurs de l’Union africaine aux ordres de la France jouer le jeu de l’enlisement et de la néantisation de la RCA.

Les Centrafricains dans leur écrasante majorité pensent et disent que ce sont les Français et les hommes liges de la France, à travers leurs valets locaux, qui sont à l’origine des assassinats des sujets russes et chinois à Dékoa et Sosso-Nakombo, dans des modes opératoires qui poussent franchement à la révolte. Et on comprend pourquoi les Chinois ne cachent pas leur colère devant la manière sauvage, barbare, inhumaine et primitive que des individus certainement manipulés ont utilisée pour tuer trois des leurs à Sosso-Nakombo. Cet acte est un très mauvais message pour la suite de la coopération entre la République populaire de Chine et la République centrafricaine.

En effet et sans verser dans une sinophilie puérile, il est incompréhensible et inadmissible que ce soit au moment où la coopération sino-centrafricaine est en train d’être hissée à un nouveau pallier très bénéfique pour les Centrafricains en général, qu’un groupuscule d’individus pose un acte de nature à porter un coup d’arrêt ou un ralentissement de la coopération entre la RPC et la Chine, surtout que cette coopération est résolument orientée vers le décollage économique, la pacification et la stabilisation du pays avec notamment:

-la poursuite des travaux exploratoires du potentiel pétrolier de Birao, dans la région nord-est du pays;

-la signature le 06 septembre 2018 à Beijing, capitale de la Chine, en marge du Sommet du Forum de coopération sino-africaine (FOCSA), des accords de coopération entre le président chinois Xi Jinping et son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra dans les domaines agropastoral, énergétique, éducatif et formatif, infrastructurel, largement profitable à la partie centrafricaine;

-la volonté exprimée par la Chine auprès du Conseil de sécurité des Nations unies de fournir des moyens militaires à la RCA pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans ce pays meurtri par des actes de folie des diables au visage humain manipulés par la France;

-le soutien constant de la Chine à la RCA à travers l’octroi des bourses d’études, de stage de formation de courte et longue durée, à des centaines de jeunes étudiants ainsi qu’aux fonctionnaires et cadres tant de l’Administration publique que du privé, dans tous les domaines, en vue de renforcer leurs capacités et les mettre à jour des progrès de la modernité, ce qu’aucun pays du monde ne le fait en comparaison de la Chine;

-l’inscription de la RCA sur la liste des pays devant bénéficier, en priorité, de financements des grands projets dans le cadre de l’Initiative « La Ceinture et la Route » lancée par le président Xi Jinping en 2013, pour ne citer que ces quelques réalités et projets qui rendent jaloux et malades les Français qui n’ont jamais pensé la coopération avec la RCA en termes gagnant-gagnant.

 

Les Français sont plus nombreux chez ceux qu’ils exposent à notre haine

Et alors que les Français disent aux Centrafricains de se méfier des Chinois et des Russes, de ne pas accepter leur présence en Centrafrique voire de les tuer, les mêmes Français sont en surnombre en Chine et en Russie pour leurs intérêts. Ils ont des entreprises dans ces pays qu’ils demandent aux Centrafricains de haïr. Les véhicules de marque française (Peugeot, Renault, etc.) ont pion sur rue jusque dans des villages de la Chine où ils sont montés. Ces Français font de grosses affaires et ont plusieurs intérêts en Chine et en Russie, mais ils nous demandent à nous, Africains en général et Centrafricains en particulier, de ne pas coopérer avec les Chinois et les Russes, ce qui est illogique.

Chez nous et ailleurs, les Français nous disent que les Chinois et les Russes ne sont pas bons, qu’il faut les haïr parce qu’ils ne respectent pas les droits de l’homme et la démocratie chez eux, etc. Mais les mêmes Français sont plus nombreux en Chine et en Russie que les Centrafricains. Pourquoi nous apprennent-ils à détester ceux qu’ils aiment les pays tant au point d’y créer et installer de nombreuses et importantes entreprises, d’y  envoyer leurs enfants pour faire des études éminemment stratégiques et profitables à leurs pays? Sont-ils sérieux?

 

L’urgence du moment

Il est temps pour nous de demander aux Français de nous dire pourquoi ils nous « imposent » de détester les Chinois. Que l’on se rappelle de ce que le colonel Jean Bedel Bokassa avait avancé comme « raison » l’ayant amené à renverser le président David Dacko et à prendre le pouvoir dans la nuit de la saint Sylvestre 1966: « J’ai fait ce coup d’Etat parce que Dacko a vendu le pays aux Chinois et aux Israéliens » (sic). On aura compris: Bokassa n’avait fait qu’exécuter la volonté de la France qui ne voyait pas d’un bon œil la présence de la Chine et d’Israël en Centrafrique pour le développement de ce pays grâce aux activités de la Jeunesse pionnière nationale (JPN) qui bénéficiait de l’encadrement technique et financier des deux pays frères et amis dans le domaine agropastoral et technique. Et on connaît la suite.

Nous, Africains en général, et Centrafricains en particulier, devons ne pas céder aux manipulations, aux menaces et aux chantages des Français qui n’ont jamais été pour notre développement. La haine du Chinois et du Russe qu’ils distillent chez nous n’est que l’expression d’une panique compréhensible: la peur de perdre les champs de pétrole, de fromage et de chocolat qu’ils ont pourtant déjà perdus dans le subconscient des Africains que nous sommes.

Ces Français savent que nous avons d’énormes potentialités qui aiguisent tous les appétits et veulent s’en accaparer seuls et, plus grave, contre nous. Notre pétrole, notre diamant, notre or et notre bois, au lieu de nous fournir le bonheur espéré et tant recherché depuis notre premier contact avec les Français, sont paradoxalement devenus la cause de notre misère et de notre malheur, un malheur sans fin et qui a plusieurs facettes et noms: division, insécurité, pauvreté, et même la peur. C’est ainsi que fonctionne la Françafric: les richesses de l’Afrique créent le malheur aux Africains mais le bonheur aux Français.

Il est temps que les Africains en général et les Centrafricains en particulier comprennent cela et prennent la courageuse résolution suivante: Nous ne dirons NON à la présence chinoise et russe chez nous que lorsque tous les Français auront quitté la Chine et la Russie. Pour de bon. Sinon, ce sont les Français qui ne doivent plus être les bienvenus chez nous. Et Barthélemy Boganda* de nous dire: «Qu’ils partent ! Que nos femmes et nos enfants jettent derrière eux des tisons ardents, symbole de leur départ définitif».

 

Par: Cyrus-Emmanuel Sandy, Coordonnateur National du Réseau des Journalistes et Médias Centrafricains pour l’Initiative ‘’La Ceinture et la Route’’, Directeur de publication du quotidien privé et indépendant MEDIAS+;

e-mail: cyrussandy@yahoo.com

NB: Article publié dans le quotidien MEDIAS+ N°2020 du Mercredi 14 novembre 2018

*Abbé Barthélemy Boganda (1910-1959), premier prêtre et premier député centrafricain, Président du Grand Conseil de l’AEF (Afrique équatoriale française, l’ancêtre de l’UDEAC et de la CEMAC) à l’époque, Président fondateur de la République centrafricaine (1er décembre 1958), premier Président du tout premier Conseil du Gouvernement de la jeune République, disparu dans un crash d’avion le 29 mars 1959 de retour d’une mission officielle à Berbérati à l’Ouest de la Centrafrique où il était allé présenter à la population la devise, l’hymne national, l’armoirie et les autres signes distinctifs de la RCA et hisser haut le drapeau de la nouvelle République en marche pour son Indépendance. Celle-ci sera proclamée le 13 août 1960 par son successeur feu David Dacko.

 

 

 

 

Centrafrique : Touadera est la médiocrité politique, les Anti-balaka en colère.

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Centrafrique.com/centrafrique-touadera-est-la-mediocrite-politique-les-anti-balaka-en-colere/arrestation-de-alfred-ekatom-rambo-assemblee-nationale-bangui-corbeaunews-700×900/” rel=”attachment wp-att-24536 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>le député Alfred Ekatom rambo à terre arrêté par la gendarmérie centrafricaine
Arrestation du député Alfred Ekatom alias Rambo le 29 octobre à l’Assemblée nationale par l’équipe du capitaine Olivier Ngbangouma de la gendarmerie.

 

 

Centrafrique : Touadera est la médiocrité politique, les Anti-balaka en colère.

 

 

Depuis l’arrestation et la déportation de l’ancien chef de gang Alfred Yekatom alias Rambo

à la Cour pénale internationale  ce samedi 17 novembre les miliciens Anti-balaka, tout comme un bon nombre des Centrafricains sont remontés en bloc contre le pouvoir de Bangui, en particulier le Président Faustin Archange Touadera pour sa médiocrité politique envers ceux qui ont tout fait pour le mettre au pouvoir.

 

Si aujourd’hui l’ancien chef militaire de la milice Anti-balaka Alfred Yekatom alias Rambo s’est brusquement réveillé dans la cellule de la Cour pénale internationale  depuis cette nuit, la question que tout le monde se la pose ici à Bangui est de savoir :

À qui le prochain tour ?  

Faustin Archange Touadera est-il en train de lâcher ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en 2016 ?

 

Si on se réfère aux derniers faits et gestes du Président Touadera, on pourrait se dire que le chef de l’État est en train de passer un message discret à tous ceux qui prennent de risque, y compris ses proches,   de contredire ses actions qu’il serait prêt à tout, quelque soit le prix, à les punir jusqu’à la fin de leur vie.

 

Touadera et les Anti-balaka

 

Ce n’est plus un secret pour personne en Centrafrique, les miliciens Anti-balaka étaient des faiseurs de rois de Touadera lors de la dernière présidentielle de 2016.

En bourrant les urnes au bénéfice de Touadera, les Anti-balaka avaient pris le soin de menacer de rendre le pays ingouvernable si les résultats des urnes qu’ils ont falsifiés arrivent à être contestés par la Cour constitutionnelle.

Une menace qui aurait poussé la communauté internationale, avec le soutien multiforme de la France et de l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza, à valider ces élections bâclées en faveur de Touadera.

 

Touadera et les gâteaux empoisonnés

 

En accédant au palais de la renaissance, Faustin Archange Touadera, alias la Tortue de Damara tourne le dos inéluctablement  aux Anti-balaka qu’il juge encombrants, sauf quelques-uns des chefs qu’il compte les utiliser contre les autres Chefs Balaka.

Cependant, le capitaine Eugène Ngaïkosset, le commandant Charles Ngrémangou, le lieutenant de la gendarmerie Olivier Gbangouma et bien d’autres bénéficient de la couverture présidentielle malgré la pression de la communauté internationale qui demande leurs têtes.

 

Touadera et le glas des Anti-balaka

 

En arrêtant le député Rambo, ancien chef milicien Anti-balaka, Touadera veut marquer son indépendance vis-à-vis de cette milice au risque de déclencher leur colère contre lui.

Chose étonnante, c’est l’ancien chef Anti-balaka Olivier Gbangouma, devenu capitaine de la gendarmerie,  qui était appelé pour venir arrêter son ex-ami le député Rambo dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Afin de se débarrasser définitivement de lui, l’ancien député a été conduit à la Cour pénale internationale  pour être jugé alors que d’autres chefs Anti-balaka plus criminels sont toujours sous les pieds de Touadera. D’ailleurs ils sont nommés à des postes de responsabilité dans l’armée pour les autres. À l’exemple de commandant Charles Ngremangou, actuel directeur de cabinet de chef d’État-major, ancien  commandant de zone de la milice dans le quartier Boeing.

Le capitaine Eugène NgaÏkosset alias le Boucher de Paoua,  demandé par la Cour pénale internationale  pour ses exactions contre la population de l’Ouham pénndé au début des années 2000, continue de vaquer librement à ses occupations à  Bangui sous l’œil bienveillant de Touadera. Il continue d’ailleurs de percevoir tranquillement sa paie de 350 000 francs CFA au Trésor public.

Olivier Gbangouma, tortionnaire et commandant en chef des Anti-balaka, plusieurs fois visé par un mandat d’arrêt de la justice centrafricaine   coulent tranquillement lui-aussi sa vie au sein de la gendarmerie comme capitaine. D’ailleurs c’est lui qui a arrêté le député Rambo lors de l’intervention de la gendarmerie au sein de l’Assemblée nationale.

Plus loin, en parlant de la Séléka, personne ne s’est inquiété de quoi que ce soit.

Tout le monde a encore en tête le départ de Bambari du criminel Ali Darassa dans un avion des Nations unies à la demande du gouvernement centrafricain.

Finalement, à quoi joue Touadera ?

 

 

Lettre ouverte à la classe politique et aux seigneurs de guerre

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Monsieur Luther Gondjé. Photo de courtoisie.

                          

 

Lettre ouverte à la classe politique et aux seigneurs de guerre

 

 

Objet : l’apocalypse centrafricain

 

 

Le peuple centrafricain a été pris en otage par un système de despotisme bureaucratique qui a été à l’origine de l’histoire apocalyptique de ce pays.

Le choc de la terreur, la misère sociale, la dictature sanglante, la fracture sociale et le clientélisme sont des indicateurs probants qui permettent de donner un sens à ce fléau hémorragique qui a toujours caractérisé la tragédie centrafricaine.

Si la culture des coups d’état, et la pérennité des système politiques égocentriques continuent de s’ériger en mode de gestion des choses publiques, il ne sera pas anodin que la combinaison de ses désastres a factuellement plongé la République Centrafricaine dans le chaos du siècle.

C’est pourquoi, nul ne pourra remettre en cause l’appropriation personnelle de la République Centrafricaine par la classe dirigeante et les seigneurs de guerre qui ont contribué à un basculement de ce pays dans une instabilité récurrente.

Fort de ce constat, depuis quelques temps, la politique de la terre brulée, l’utilisation des machettes, les armes d’assaut, la haine viscérale, la cohésion sociale en perte de vitesse, l’augmentation des taux des orphelins, les femmes violées, une jeunesse abandonnée, et la dépravation des mœurs concourent de façon subjective à la dérive sociétale.

Oui, aujourd’hui on massacre en toute impunité le peuple centrafricain à Batangafo, Bambari, et Alindao, etc.

Oui, aujourd’hui les diamants du sang permettent aux bourreaux du peuple de s’enrichir.

Oui, aujourd’hui le pouvoir public démissionne dans sa mission traditionnelle qui consiste de protéger le peuple centrafricain face à la barbarie.

Cependant, à la lecture de l’horloge politique, une bataille fratricide de la conquête belliqueuse, et la jouissance fallacieuse du pouvoir au prix du sang du peuple continuent de mettre en déperdition le destin de la République.

« Vaut mieux écrire l’histoire en faveur du peuple que de laisser l’histoire s’écrire… »

 

Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, Acteur de la société civile.

Centrafrique : Que sait-on de l’attaque contre l’évêché d’Alindao, en Centrafrique ?/

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CopyrightDR

 

 

Centrafrique : Que sait-on de l’attaque contre l’évêché d’Alindao, en Centrafrique ?

 

 

L’évêché d’Alindao cible d’une attaque meurtrière qui aurait provoqué la mort de 37 personnes, parmi lesquels deux prêtres, dont le vicaire général du diocèse d’Alindao.

 

Les rebelles de l’UPC, l’Union pour la Paix en Centrafrique, auteurs de l’attaque selon des sources officielles, ont ciblé dans la matinée du 15 novembre le refuge des déplacés qu’abritait l’évêché d’Alindao, à l’est de Bangui la capitale, au sud de la Centrafrique. Il y aurait une quarantaine de morts, parmi lesquels deux prêtres, dont le vicaire général du diocèse.

 

Au départ, un règlement de comptes entre milices

 

À l’origine de l’attaque, une vive discussion entre les rebelles de l’UPC et les milices anti-balakas d’Alindao qui a poussé l’UPC à s’en prendre aux bâtiments de l’évêché.

Difficile de savoir qui a commencé : « jeudi matin, les antibalaka ont tué des personnes de confession musulmane. Une heure plus tard, l ’UPC a riposté en attaquant le camp de déplacés », a confirmé à l’AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l’ONU en RCA (Minusca). « Ils ont commencé à brûler les tentes, à tuer, à piller les biens des gens », relate de son côté à Radio Vatican le père Mathieu Bondobo, vicaire général de la cathédrale de Bangui, qui obtient depuis la capitale des informations d’ONG et de connaissances sur place.

 

Aucune nouvelle de l’évêque d’Alindao

 

Toujours d’après le père Bondobo, cette attaque était préméditée au regard des nombreuses menaces reçues jusqu’à présent par l’évêque d’Alindao, Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, demeuré par ailleurs injoignable au lendemain du drame.

 

« A chaque attaque, les mêmes discours, les mêmes condamnations mais les mesures de protection ne sont pas prises. Cela nous laisse amers, car, entretemps, des fidèles meurent, des prêtres meurent, et des sièges de l’église sont visés », déplore le vicaire centrafricain, ajoutant, toutefois, que ce contexte mortifère devait au contraire inciter l’Église « à ne jamais se taire, continuer de dénoncer et d’œuvrer pour la paix ».

 

L’ONU dénonce la spirale de violence

 

Selon un communiqué de l’ONU vendredi soir, 20.000 personnes ont été affectées par ces nouvelles violences, qui ont obligé « des milliers » d’autres à fuir « à nouveau ».

« Ce cercle vicieux d’attaques répétées contre des civils est inacceptable. Les civils veulent la sécurité, la paix et un avenir », s’est insurgée dans le texte Najat Rochdi, coordinatrice humanitaire de l’ONU en RCA.

Alindao a longtemps été la principale base de l’UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, l’un des principaux groupes de l’ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013. À l’époque, la Séléka avait marché sur Bangui, entrainant une riposte des milices antibalaka. Depuis, la Centrafrique, contrôlée en grande majorité par les groupes armés, est en proie à des violences meurtrières quotidiennes.

Dans la ville d’Alindao, charnière du centre de la Centrafrique car sur la principale route qui mène au sud-est du pays, les combats sont fréquents. Un humanitaire y a été tué début août.

Deux Casques bleus ont aussi perdu la vie depuis six mois dans cette zone où de nombreuses mines de diamants et d’or attisent les convoitises des groupes armés.

Début septembre, l’ONU avait alerté sur la situation humanitaire « désastreuse » qui prévaut à Alindao, affirmant que la localité était « sous le contrôle de groupes armés, réduisant à néant le rôle des autorités locales ».

Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a débattu à New- York du renouvellement de la mission onusienne en Centrafrique, la Minusca, présente depuis 2014 et en proie à de nombreuses critiques en raison de son incapacité à faire face aux violences.

Le Conseil de sécurité a voté à l’unanimité pour étendre, pour un mois, le mandat de la mission, avant un nouveau vote le 15 décembre pour l’adoption d’une nouvelle résolution.

Dans un rapport début novembre, le centre d’analyses Enough Project a dénoncé la « valse des médiations » qui a lieu « sans qu’aucune solution durable et cohérente ne voie le jour ».

Ces médiations, une dizaine depuis le début de la crise, ont pour l’heure échoué à stopper la « frénésie du pouvoir », selon Enough, des groupes armés opérant sur le territoire.

Ceux-là, selon l’ONG, cherchent à attiser les violences sectaires pour « légitimer leurs crimes » et piller les nombreuses richesses naturelles du pays.

En Centrafrique, un quart des 4,5 millions d’habitants ont fui leurs domiciles.

Centrafrique : Qui est Rambo, l’ex-chef de milice centrafricain déféré ce samedi à la CPI ?

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CopyrightLibération

 

 

Centrafrique : Qui est Rambo, l’ex-chef de milice centrafricain déféré ce samedi à la CPI ?

 

 

 

Soupçonné de nombreuses exactions pendant la crise de 2014 Alfred Yekatom alias Rambo a été envoyé ce samedi à la Haye en vue de comparaître devant la Cour pénale internationale. Une première pour un centrafricain. Devenu député il avait tiré au sein de l’Assemblée nationale il y a deux semaines.

 

«L’honorable député» Alfred Yekatom regrettera certainement longtemps son coup de sang impulsif à l’Assemblée nationale de Bangui, le 26 octobre. Ce jour-là, en pleine session parlementaire, il s’accroche avec un autre député. Et soudain sort une arme pour le menacer avant de tirer en l’air à deux reprises. Aussitôt c’est la panique et la débandade. Peu après ce député est évidemment arrêté, et incarcéré au camp De Roux, le QG des forces armées centrafricaines. Une vingtaine de jours plus tard, ce samedi, un petit jet l’attend discrètement sur le tarmac de l’aéroport M’Poko de Bangui. À 13h30, il embarque dans le plus grand secret. Direction : La Haye aux Pays-Bas où se trouve le siège de la Cour Pénale Internationale (CPI).

«Rambo» vient de tomber dans les griffes de la justice internationale. Et l’histoire retiendra que cet homme barbu, âgé de 42 ans, est le premier centrafricain transféré à la CPI. Pas certain qu’il revoie son pays natal de sitôt.

«On ne connaît pas encore les charges, elles sont sous scellés. Mais il est vraisemblable qu’il soit accusé de meurtres, pillages et recrutement d’enfants soldats, constitutifs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité», estime Pierre Brunisso, qui dirige le bureau local de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH).

La Centrafrique a connu plusieurs périodes de troubles depuis son indépendance en 1958. Mais dans son histoire tourmentée, rien ne ressemble à la crise de 2013-2014 émaillée d’innombrables massacres intercommunautaires au nom d’une scission entre chrétiens et musulmans qui n’avait jamais existé auparavant. Et c’est au cours de ces évènements tragiques qu’Alfred Yekatom se fait connaître sous le surnom de «Caporal Rambo».

«Sous sa tutelle, ses éléments ont semé la terreur, depuis Bangui jusque dans le sud-ouest du pays», rappelle Pierre Brunisso de la FIDH, organisation qui depuis 2013 a longuement enquêté sur les exactions commises par cet ancien caporal, qui devient chef de milice lorsque le destin du pays bascule fin 2013. En réaction à la prise du pouvoir en mars 2013 d’une coalition rebelle, la Seleka, venue du nord du pays, des groupes d’autodéfense prennent à leur tour les armes à l’automne suivant. Ce sont les Anti-Balaka. Mais loin de se limiter à combattre les forces de la Seleka, coupables de nombreuses exactions, ils sèment eux aussi la terreur et ciblent très vite la minorité musulmane, tout entière suspectée de «complicité» avec les rebelles venus du nord musulman.

C’est durant cette période confuse et meurtrière que le caporal Rambo assoit son pouvoir. Il contrôle alors non seulement la plus importante milice anti-balaka de la capitale,implantée au sud de la ville ainsi que dans sa périphérie, mais règne également sur l’axe qui va de Bangui à la petite ville de Mumbai, 100 kilomètres plus au sud.

À cette époque, il semble inattaquable. Et bénéficie de nombreux soutiens. Dans un documentaire réalisé par les journalistes français de Cash Investigation et diffusé sur Canal Plus en 2014, on le voit le 11 décembre 2013 préparer de nuit l’attaque d’un quartier de Bangui. Mais un mystérieux coup de fil l’incite soudain à y renoncer. Face caméra, «Rambo» explique alors que l’attaque est retardée car «les Français vont nettoyer le quartier», et que ses propres hommes interviendront dans la foulée, «pour coincer les musulmans». Etait-il réellement en lien avec des militaires français? Difficile à établir, mais arrêté par les forces de Sangaris le 23 juin 2014, il aurait été libéré peu après sans justification.

Reste que le 20 août 2015, les Nations Unies l’inscrivent sur la liste des personnes qui «compromettent la paix la stabilité et la sécurité en RCA». Et imposent aussitôt des sanctions contre lui.

On est alors, en principe, sorti du cœur de la crise, même si seule la capitale Bangui retrouve un semblant de normalité fragile. «Rambo», lui, continue à faire peur. Moins d’un an auparavant, fin octobre 2014, n’avait-il pas attaqué à l’arme lourde un commissariat de quartier, libérant tous les détenus, dont son frère ?

Les sanctions de l’ONU et les enquêtes de la FIDH comme de la CPI n’ont jamais semblé l’intimider.

Quand les combats ont cessé, il s’est vite reconverti dans la sécurité, en créant «Koya Securité», une entreprise déclarée officiellement au nom de sa femme, qui assure notamment la protection d’entreprises circulant sur l’axe Bangui-Mbaiki. Pour achever sa reconversion, l’ex chef anti-balaka se fera élire député à Mbaiki en mars 2016. Les nombreux soupçons d’intimidations d’électeurs inciteront l’Etat à contester sa victoire, mais il obtiendra gain de cause auprès du tribunal administratif.

Devenu député et entrepreneur, il n’en restait pas moins encore un ancien haut commandant militaire «à la tête d’un véritable arsenal de guerre, comprenant fusils d’assaut, mines anti-personnel, et lance-roquettes », rappelle encore Pierre Brunisso.

Il aura fallu qu’il commette le geste de trop, en pleine session parlementaire pour l’arrêter sans crainte de débordements. «Il n’y en aura pas» affirme pour sa part Yves un jeune centrafricain, dont un proche a été tué par Rambo, «pour une histoire d’argent». «Les gens dont il assure la sécurité et même ceux qu’il faisait vivre, se sentent otages de Rambo. Ils seront soulagés d’être désormais enfin libres», croit savoir ce jeune homme. Les prochains jours montreront si cette analyse se confirme, ou si la ville connaîtra à nouveau une de ces poussées de violences dont elle reste coutumière. «Reste qu’en l ’envoyant à La Haye, la CPI et le gouvernement envoient un message fort : Il n’y aura plus d’impunité. Et ce geste intervient au moment où les groupes armés qui tiennent encore 80% du pays, demandent l’amnistie pour entrer dans le processus de paix », se réjouit Pierre Brunisso. En principe, la Centrafrique bénéficie désormais du soutien judiciaire d’une Cour Pénale Spécial. Installée sur place, elle devrait bientôt commencer ses enquêtes sur la crise de 2013-2014.

Mais saisie en 2014 par la présidente de transition Catherine Samba Panza, la CPI est également compétente. Et peut se féliciter d’avoir obtenu, avec Alfred Yekatom dit «Rambo», une belle prise, alors que son blason a été récemment terni par de nombreux ratés. Dont son incapacité à juger le Congolais Jean-Pierre Bemba, libéré en juin après dix ans d’emprisonnement.

Il était justement accusé de crimes commis en 2002 par ses troupes en Centrafrique, un pays décidément meurtri.

 

Un texte de : Maria Malagardis

CENTRAFRIQUE : LE MOUVEMENT « CŒURS UNIS »D’ALLEGEANCE CENTRISTE, DÉMOCRATIQUE, LAÏQUE, FÉDÉRATEUR : UN FLOU CONCEPTUEL ET IDÉOLOGIQUE.

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Centrafrique.com/centrafrique-le-mouvement-coeurs-unis-dallegeance-centriste-democratique-laique-federateur-un-flou-conceptuel-et-ideologique/bernard-selembi-doudou-700×700/” rel=”attachment wp-att-24514 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>l'auteur de l'article monsieur bernard selembi doudou
Monsieur Bernard Slembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

CENTRAFRIQUE : LE MOUVEMENT « CŒURS UNIS »D’ALLEGEANCE CENTRISTE, DÉMOCRATIQUE, LAÏQUE, FÉDÉRATEUR : UN FLOU CONCEPTUEL ET IDÉOLOGIQUE.

 

 

 

Le long et balbutiant processus de destitution de l’ancien président de l’assemblée nationale avait pour corollaire la mise en place d’une structure politique pour soutenir les actions politiques du président de la république en vue des prochaines échéances électorales de 2021. C’est ainsi que le chef du gouvernement, en grand stratège de cette initiative a organisé une assemblée générale constitutive du 8 au 10 novembre 2018 soit trois jours au stade omnisports de la capitale centrafricaine.

 

À l’occasion, les statuts du nouveau mouvement ont été adoptés et un bureau provisoire a été mis en place. Sans surprise, la messe des affamés communément appelée le « mercato » était animée car le mouvement a crée une vague inégalable de transhumance politique dans l’arène. Il est important de rappeler de façon liminaire que d’importants deniers publics ainsi que des moyens matériels, humains et logistiques de l’Etat ont été mobilisés sans gêne pour ses assises. Ce pouvoir caractérisé par une carence notoire de résultats sur le plan sécuritaire, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale a inversé la pyramide des intérêts car ceux des dirigeants sont prioritaires au détriment des intérêts du peuple. C’est dans ce contexte calamiteux qu’on se préoccupe d’inventer une machine de reconquête et de conservation du pouvoir nonobstant ce constat manifeste d’échecs. Le dernier né des structures politiques s’autoproclame « centriste, démocratique, laïque et fédérateur ».

L’agencement incohérent des concepts et idéologies crée un flou sociologique en prédisposant un sentiment du « déjà vu ». Perturbé par ce catalogue mal agencé de concepts et idéologies, le citoyen lambda s’interroge :

La mise en place budgétivore de ce mouvement était-elle opportune par rapport aux besoins primaires du peuple ? Quelles sont les apports innovants de ce mouvement au paysage politique et plus particulièrement à la crise qui perdure ? L’avènement de ce mouvement constitue t-il un gage irréfutable de réélection en 2021 ? Quelles nuances faites-vous entre un mouvement politique, un parti politique ou plus simplement un « mouvement-parti » au point de créer un flou lexical dans les tendances idéologiques ? Pensez-vous que l’allégeance au centrisme aura un impact sur le modèle dictatorial, monarchique et oligarchique de ce pouvoir ?  Pensez-vous que le premier ministre, tête pensante de ce cirque démissionnera t-il au profit du nouveau mouvement pour préparer les échéances électorales de 2021 ? Comme de tradition, un nouveau gouvernement de remerciement autour des tenants et de ceux qui ont fait allégeance au mouvement sera t-il mis en place ? Excité par un rêve victorieux en 2021, le pouvoir ne sera t-il pas tenté d’initier un nouveau projet ou une révision constitutionnelle taillée sur mesure ? Étant donné que le président de la république demeure juridiquement le deuxième vice-président du KNK, ce mouvement est-il un KNK bis ou un KNK rénové ? La sécurité et la reconquête du territoire sont-elles troquées contre les objectifs du nouveau mouvement ? L’exercice de pouvoir du professeur de la « rupture » est-il compatible au centrisme ? A la démocratie ? A la laïcité ? A un esprit fédérateur ? Pourquoi vanter des concepts qui ne riment pas avec la vision politique du pouvoir ?

Le centrisme par théorie suppose une idéologie médiane, intermédiaire et modérée c’est à dire une idéologie entre les deux extrêmes. Tandis que l’esprit fédérateur suppose une convergence, une organisation collective. L’union renvoie à la notion du partage du pouvoir en acceptant la contradiction même farouche alors que dans les faits, le pouvoir contrôle l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Cette concentration inédite de pouvoir au 21eme siècle écarte de facto la notion de démocratie voulue par Montesquieu et Alexis de Tocqueville car aucun de ses attributs ( séparation de pouvoirs, indépendance de la justice, respect des libertés fondamentales etc…) ne se retrouve dans leur pratique quotidienne du pouvoir. En définitive, nous constatons avec amertume et regret qu’aucun de ses concepts utilisés abusivement n’est compatible à la vision politique du président de la république. Ce mouvement ou parti politique hybride est visiblement construit sur l’exclusion et le communautarisme qui prépare le lit de la division et de la haine synonyme d’enlisement durable de la crise. Nous vous rappelons in fine qu’on ne trompe pas indéfiniment le peuple. Ce dernier n’est pas dupe mais lucide pour juger au moment venu en fonction de la réalisation des promesses électorales. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Centrafrique : Le gouvernement confirme plusieurs morts dont un prêtre à Alindao

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Centrafrique.com/centrafrique-le-gouvernement-confirme-plusieurs-morts-dont-un-pretre-a-alindao/les-deplaces-musulmans-a-bangassou-img_11janv2018080631-2/” rel=”attachment wp-att-24506 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les déplacés musulmans du camp de l'église catholique de Bangassou
Image d’illustration des déplacés du camp de l’église catholique de Bangassou. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : Le gouvernement confirme plusieurs morts dont un prêtre à Alindao

 

 

Au cours d’une conférence de presse, ce vendredi 16 novembre à Bangui, le Ministre de la communication et des média, Ange Maxime Kazagui, Porte-parole du gouvernement, a annoncé de violents affrontements entre ex-Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et les éléments Anti-balaka dans la ville de Alindao, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto dans le Sud. Plusieurs morts ont été déplorés dont un prêtre.

« Le gouvernement et les Centrafricains sont dans la désolation d’observer ce qui se passe dans la ville de Alindao où à l’ occasion de sempiternel accrochage entre l’UPC et les Anti-balaka, les éléments de l’UPC ont attaqué le site de déplacés situé autour de l’évêché », a déclaré le Ministre Kazagui.

Parlant du bilan des affrontements, le membre du gouvernement émet des réserve sur le nombre exact des personnes ayant trouvé la mort : « Je n’ai pas le bilan pour le moment, il y a eu plusieurs morts. Il y a plusieurs bilans qui circulent, mais vous savez que je n’ai pas pour habitude de me précipiter á donner de bilan s’ils ne sont pas confirmés par des voies autorisées, á savoir le Ministère de la sécurité particulièrement ainsi que la Minusca. On me dit qu’un abbé aurait été tué, j’attends la confirmation par mon collègue de la sécurité, et que d’autres ecclésiastiques auraient été enlevés », a-t-il indiqué.

Notons qu’à en croire le Ministre Kazagui, le Ministère de la sécurité et la Minusca ont confirmé l’arrêt des tirs depuis jeudi midi. « Toutefois, toutes les dispositions sont prises pour la sécurisation de la ville, à la fois par la Minusca et les forces de sécurité », a-t-il rassuré.

La mise en garde du gouvernement vis-à-vis des groupes armés transparait à travers l’appel au strict respect des accords de paix qu’ils signent pour cesser les violences sur les populations civile : « A Alindao comme ailleurs, nous observons quand même des entités qui sont signataires des accords de paix, mais qui malheureusement continuent sans frein de s’attaquer aux populations et de les tuer. Ils ont, ainsi violé les accords qu’ils ont signés ».

Centrafrique : confusion à Alindao, une vingtaine des personnes tuées, dont 2 prêtres catholiques.

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Centrafrique.com/centrafrique-confusion-a-alindao-une-vingtaine-des-personnes-tuees-dont-2-pretres-catholiques/peuls-armes-de-lupc-9/” rel=”attachment wp-att-24492 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique
Les combattants peuls de l’UPC. CopyrightDR.

 

 

Centrafrique : confusion à Alindao, une vingtaine des personnes tuées, dont 2 prêtres catholiques.

 

 

 

Depuis jeudi 15 novembre dernier, les habitants de la sous-préfecture d’Alindao vivent sous l’enfer des rebelles de l’UPC dirigée par Ali Darassa.

 

Selon des informations proches de la mission catholique de la ville, environ une vingtaine des personnes civiles auraient été tuées dont deux prêtres catholiques de la région.

Il s’agit du vicaire général Blaise Manda  et Celestin Ndgoumbango de la paroisse de Mingala qui se sont  repliés dans le presbytère au moment de l’attaque des rebelles de l’UPC sur le camp des déplacés de l’église catholique. Le premier aurait été tué par balle sur place tandis que le second aurait été enlevé par les rebelles.

Par ailleurs, le nombre de musulmans tués par les miliciens Anti-balaka est porté à la hausse avec 4 morts au lieu de 1 annoncé au départ.

Rappelons que la sous-préfecture d’Alindao, située dans la Basse-Kotto à plus de 505 kilomètres de la capitale Bangui est sous contrôle de l’UPC depuis plus de 4 ans.

Avec la mort de ces deux prêtres catholiques, le nombre des prêtres assassinés depuis mais  2018 est passé de 3 à 5 à seulement 7 mois.

En  outre, une centaine des rebelles de la Séléka viennent d’arriver dans la ville de Bambari à bord des motos et des véhicules tout-terrain.

Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui domine dans le secteur.

 

Copyright2018CNC.

 

 

Centrafrique : Karim Meckassoua, un colosse aux pieds d’argile

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Centrafrique.com/centrafrique-karim-meckassoua-un-colosse-aux-pieds-dargile/honorable-abdoul-karim-meckassoua-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24499 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>le Président destitué de l'assemblée nationale centrafricaine Abdoul Karim Meckassoua
l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, l’ancien Président de l’Assemblée nationale. CopyrightDR

 

Centrafrique : Karim Meckassoua, un colosse aux pieds d’argile

 

 

Malgré ses menaces, Karim Meckassoua a fini par être destitué

 

« Je ne me laisserai pas faire »… « Je ne tomberai pas seul… » « Je n’ai pas pris un seul stylo de l’état », n’avait cessé de clamer quelques semaines auparavant le désormais ex-président de l’assemblée nationale centrafricaine Abdou Karim Meckassoua. Ses contradictions avec les députés et les deux têtes de l’exécutif, Faustin Archange Touadéra et son PM Simplice Mathieu Sarandji étaient si exacerbées le pays attendait un dénouement quel qu’il soit. Finalement c’est tout banalement pour « détournement de deniers publics et mauvaise gestion des finances » de l’assemblée nationale et « favoritisme » qu’il est tombé.

Quelques jours à peine avant sa chute, son ami et principal soutien le président congolais Denis Sassou Ngesso a dépêché le 20 octobre à Bangui son bras droit, le ministre d’état de l’Aménagement, de l’Équipement du territoire et des Grands Travaux Jean Jacques Bouya. Celui-ci s’entretient d’abord avec le président Touadéra et ensuite avec Karim Meckassoua. L’émissaire congolais  signifie clairement à ce dernier que le président congolais ne s’ingèrerait pas dans la question de sa destitution ou non car il s’agit d’une question de souveraineté centrafricaine et qu’il n’avait aucun intérêt à engager un bras de fer avec le président Touadéra.

Autant dire qu’il était lâché. Le lendemain dimanche 21 octobre, veille du départ à Genève du président Touadera, à sa demande Karim Meckassoua est reçu sans grand enthousiasme à la résidence présidentielle de Boy-Rabe mais les carottes paraissaient bien cuites pour lui. Il sera bel et bien destitué une semaine plus tard après que le référé qu’il a introduit au tribunal pour certaines signatures jugées irrégulières de la pétition eût été rejeté. Depuis sa destitution, il a commis un avocat et s’emploie à saisir la cour constitutionnelle mais il lui faudrait réunir au moins un tiers de députés pour la saisine, ce qui n’est pas du tout évident pour lui vu que sa destitution a été obtenue par 98 députés sur 140 soit plus des 2/3 des parlementaires.

Dans ses nombreuses relations à l’étranger dont de célèbres journalistes parisiens de RFI et Jeune Afrique ainsi que des chefs d’état, Karim Meckassoua a tenté de vendre l’idée que sa destitution serait due au fait que le président Touadéra serait hostile aux musulmans. En vérité cet argument ne tient pas debout car celui qui a été élu pour lui succéder est aussi bel et bien un musulman pratiquant, El Hadj Ngon-Baba président du comité d’organisation du pèlerinage à la Mecque des musulmans centrafricains, lui-même parti plusieurs fois déjà sur les lieux saints de l’islam. Un autre argument de Meckassoua est qu’on l’aurait destitué pour que le président fasse main-basse sur les ressources minières de la RCA en octroyant à tour de bras des permis miniers sans l’aval du parlement. Cela aussi est archifaux. Jusqu’ici aucun permis n’a été délivré sans l’autorisation préalable de l’assemblée nationale.

Plusieurs faisceaux d’éléments concordants semblent prouver que Karim Meckassoua est bien le créateur, donneur d’ordre et commanditaire de plusieurs groupes armés et leurs seigneurs de guerre. C’est lui qui a fait libérer Abdoulaye Miskine et l’a installé à Brazzaville chez son ami Denis Sassou Nguesso et continue de l’entretenir. Ce n’est pas par hasard qu’aussitôt destitué du perchoir, ses poulains Abdoulaye Hissen, Alkhatim et Ali Darass ont exprimé ouvertement leur désapprobation et proféré des menaces. Deux jours après, ce n’est pas non un hasard si on a aperçu Nimery alias Force à ses côtés lors de son meeting de l’école Koudoukou. Ce n’est pas non plus par hasard que les bandits de l’UPC d’Ali Darass ont lancé l’assaut sur l’évêché d’Alindao et tué deux prêtres et aussi attaqué le camp des déplacés d’dans leur vaine tentative de vouloir « confessionnaliser » le conflit centrafricain et le faire passer aux yeux de l’opinion internationale  comme le refus des chrétiens de vivre en harmonie avec les musulmans.

On voit chaque jour que le masque de Karim Meckassoua est tombé. C’est bel et bien un colosse aux pieds d’argile dont l’unique obsession est de s’asseoir dans le fauteuil qu’occupe aujourd’hui le Pr Faustin Archange Touadéra. D’aucuns se souviendront que c’est pour se venger des GP de Patassé et de leur chef le défunt général François Bédaya Ndjadder qui l’avaient passé naguère à tabac au palais de la Renaissance qu’il a tout fait pour dresser le tapis rouge sous les pieds de Bozizé et le porter au pouvoir. Aujourd’hui, il va vouloir prendre tôt ou tard sa revanche sur le tandem Sarandji – Touadéra qu’il accuse de l’avoir fait destituer par les députés mais il doit savoir que ces deux derniers lui fait roi en le portant au perchoir. Vouloir rendre le mal à tes bienfaiteurs, même le Bon Dieu ne te le pardonnera pas. A bon entendeur salut…. !

CENTRAFRIQUE : N’OUBLIONS PAS LES VICTIMES !

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Centrafrique.com/centrafrique-noublions-pas-les-victimes/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes/” rel=”attachment wp-att-24495 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>déplacement de la population des villes de provinces en République centrafricaine.
Débandade de la population contre les attaques des groupes armés en Centrafrique. CopyrightDR.

 

 

CENTRAFRIQUE : N’OUBLIONS PAS LES VICTIMES !

 

 

CHETÉ  INSUPPORTABLE,  ABDICATION  INACCEPTABLE

          Un cri profond est en train de monter des entrailles de la nation centrafricaine. Cri de colère, cri de douleur, cri de désespoir et larmes de sang. Personne n’entend, personne ne voit : ni les autorités du pays, ni les politiques, ni les forces internationales, qui ne sont là que pour leurs intérêts mercantiles. Une malédiction a-t-elle jeté son dévolu sur ce pays meurtri ?

          Depuis un siècle environ, seuls, le fracas des armes, la fureur des coups d’états et la violence des guerres à répétition se sont abattus sur ce pays martyr, qui semble voué à une interminable descente aux enfers.

          Le pays des Bantous doit retrouver son âme. Cette résurrection ne se concrétisera qu’au prix de la justice que réclame à grands cris l’âme des innocentes victimes, massacrées par les semeurs de terreurs d’un autre temps.

          La recherche légitime de la paix ne doit pas occulter la comparution des bourreaux devant les tribunaux. Jusqu’à maintenant, l’ensemble des initiatives de paix semble n’être qu’une diversion, ourdie par des puissances exogènes prédatrices, pour imposer, au mieux une paix bancale, au pire une balkanisation de la Centrafrique, le but étant de contrôler le pays et ses immenses richesses. Le tout, avec l’ignominieuse complicité de dirigeants incompétents et cupides, qui laissent végéter, dans un dénuement insupportable, des populations meurtries.

          Rien ne s’apaisera en Centrafrique sans une rupture franche avec les injustices et les impunités du passé.

 

L’IMPUNITÉ  ET  L’AMNISTIE NE SE NÉGOCIENT PAS

          Il est hors de question que le désarmement des bandes armées devienne un objet de marchandage de la part des rebelles.  Or, c’est ce qui semble se profiler à l’horizon avec les initiatives de paix venues des Russes et celles proposées par l’Union Africaine. Le Kremlin est en train d’imposer aux Centrafricains une Pax russisa, dont ils ne veulent pas. La prochaine réunion de Khartoum, qui prévoit une rencontre entre les autorités et les rebelles, comporte dans son ordre du jour une infâme proposition de fédéralisme. C’est inacceptable !

          Les chancelleries et les rues de Bangui ne bruissent que de ces hypothèses infâmes de séparatisme. La tactique consiste à promouvoir l’odieuse réclamation de dislocation de la République Centrafricaine par les rebelles, leurs mercenaires et leurs commanditaires, en même temps que l’absolution de leurs crimes de guerres et de leurs crimes contre humanités.

          Mais les Centrafricains ne veulent pas d’une paix boiteuse, qui ferait abstraction de la responsabilité des assassins dans le chaos et les crimes commis en République Centrafricaine. Aucune paix ne sera acceptée au prix de l’éclatement du pays. Aucun oubli des crimes commis en Centrafrique ne sera toléré.

          Bâtir la paix dans ce pays sur la base d’un fédéralisme comportant de petits Etats ingérables serait une aberration. Ne pas reconnaître la culpabilité des chefs de guerres et ne pas les juger constitueraient une insulte abominable à la mémoire des innombrables victimes. On n’a pas institué la Cour Pénale Spéciale de Bangui (CPSB) pour, ensuite, les oublier. Le châtiment des auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doit être envisagée au même titre que la recherche de la paix.

 

L’OUBLI  INSUPPORTABLE  DU PEUPLE  CENTRAFRICAIN

          Comme il est loin, le souvenir du FORUM DE BANGUI ! Il avait pourtant vu surgir, au pays de Boganda, une certaine notion de gouvernement du Peuple par le Peuple.

          En effet, pour la première fois dans ce pays voué à de nombreuses dictatures, la population avait exprimé ses souhaits et sa vision de la société centrafricaine. Elle avait émis des recommandations légitimes, qui sont, aujourd’hui, ignorées par la classe politique, les dirigeants et les puissances étrangères impliquées dans le conflit qui ensanglante ce pays. Désormais, ce sont les Russes qui sont les maîtres du jeu en Centrafrique.

          Leur cynique instrumentalisation de l’opinion centrafricaine et internationale, afin d’instituer le fédéralisme en Centrafrique, est une hérésie. Vouloir morceler la République Centrafricaine est une machination que les Centrafricains doivent dénoncer, un geste hostile qu’ils ne peuvent pas accepter.

          L’initiative de l’Union Africaine ne doit pas non plus être instrumentalisée par la France, dans sa guerre froide contre la Fédération de Russie.

         Tout se passe comme si la Centrafrique était devenue un protectorat français, russe ou américain ! Ce transfert des responsabilités régaliennes d’un pays souverain à des puissances exogènes est une aberration qui met en danger la souveraineté de la RCA.

          La seule initiative qui vaille la peine d’être mise sur la table devrait être une initiative de paix centrafricaine. On aimerait connaître à ce propos les propositions du président Faustin Archange Touadera et de son gouvernement. Une contribution des puissances amie, dépourvue de tout arrière-pensée, pourrait être souhaitable et souhaitée, à condition qu’elles jouent franc jeu.

          Il n’en reste pas moins que la solution à la crise centrafricaine sera d’abord centrafricaine.

« LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST UNE RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE, LAÏQUE, INDIVISIBLE ET SOCIALE. »

                                                                                                                                                   

Burundi : Vers la suspension de la liaison aérienne Bujumbura-Nairobi ?

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Centrafrique.com/burundi-vers-la-suspension-de-la-liaison-aerienne-bujumbura-nairobi/kenya-airways-800×500/” rel=”attachment wp-att-24488 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>la campagnie kenya airways
Kenya-Airways.

 

 

Burundi : Vers la suspension de la liaison aérienne Bujumbura-Nairobi ?

 

 

Kenya Airways menace de suspendre ses vols en raison des exigences jugées exagérées des autorités burundaises liées aux conforts des avions. 

Depuis 40 ans aujourd’hui, Kenya Airways effectue des vols au quotidien aller-retour entre Bujumbura et Nairobi. Il y a quelques semaines, la compagnie Kenyane a décidé de réduire les coûts du voyage.

A cet effet, cette décision passe également par le remplacement de nouveaux appareils au sein de l’agence de voyage.  Ainsi, Kenya Airways a remplacé ses Embraer de 96 sièges par les Bombardier Q400 de 84 places.

La compagnie a porté à la connaissance des autorités de Bujumbura ces décisions. Et celles-ci l’ont approuvé et ont même octroyé un agrément à la filiale de Kenya Airways Jambojet pour la gestion de ces vols.

Alors que le premier vol devait avoir lieu mercredi, les autorités Burundaise ne l’ont pas autorisé. Elle affirme que les nouveaux avions, les Bombardiers Q400 ne disposent pas de Classe affaire pour les autorités de l’Etat. Car celles-ci selon le ministre des transports du Burundi doivent voyager dans les conditions et les conforts du à leur rang. Kenya Airways indigné et surpris a d’abord suspendu la vente de ses billets. Puis à fait part de son intention de mettre fin à cette liaison.

 

RDC : Sept casques bleus tués dans un affrontement avec les ADF

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Casque-bleu de la Monusco. CopyrightMONUSCO

 

 

RDC : Sept casques bleus tués dans un affrontement avec les ADF

 

 

 

Sept casques bleus dont six malawites et un tanzanien ont été tués et 10 autres blessés le 14 novembre au cours de loffensive conjointe menée depuis le début de la semaine par l’armée congolaise ( FARDC) et la Monusco pour lutter contre les présumes rebelles ADF ( Allied démocratic forces) qui sévissent dans le territoire de Béni. Un casque bleus est aussi porté disparu.

Selon l’Onu, l’armée congolaise a également essuyé des pertes mais hier soir, elle n’avait pas communiqué son bilan. C’est la plus lourde perte enregistrée par la Monusco depuis l’attaque contre sa base de Semuliki en septembre dernier.

Mais cette fois c’est dans le cadre d’une offensive menée dans la forêt de Mayangose considérée comme l’un des bastions des ADF. Une offensive menée au sol par l’armée congolaise et la brigarde d’intervention de l’Onu censée être la mieux équipée et la mieux entraînée.

Avec en plus un appui aérien. Plusieurs hélicoptères de combats de la Monusco étaient déployés. Mais les présumes ADF ont opposé une forte résistance explique Florence Marchal, la porte-parole de la mission.

L’Onu assure que l’opération lancée en début de semaine a tout de même permis de reprendre quelques positions et de capturer plusieurs combattants ADF présumés.

Mais ces derniers confirment une fois encore qu’ils se sont considérablement renforcés. Accéléré, resserrant leur étau autour de la ville de Béni, déjà en proie à l’épidémie d’Ebola.

C’est d’ailleurs dans le cadre de la lutte contre ce virus que la Monusco a décidé de reprendre ses opérations conjointes avec les Fardc, interrompues depuis de longs mois.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, condamne ce qu’il qualifie « d’assassinat » de ces casques bleus, appelle tous les groupes armés à « cesser » leurs activité « déstabilisatrices » et encourage les autorités congolaises à « appréhender et traduire en justice » les auteurs d’attaques menées contre les civils, les forces de sécurité nationale et les casques bleus en RDC.

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Centrafrique : Faustin Archange Touadera peut-il résoudre la crise dans le pays ?

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Centrafrique.com/centrafrique-faustin-archange-touadera-peut-il-resoudre-la-crise-dans-le-pays/pourparler-de-khartoum-au-soudan-900×55/” rel=”attachment wp-att-24476 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rencontre des groupes armés de la Centrafrique à Khartoum au Soudan à l'initiative des russes.
Rencontre de Khartoum au Soudan à l’initiative des russes. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : Faustin Archange Touadera peut-il résoudre la crise dans le pays ?

 

 

La crise en République centrafricaine  dure depuis 2013 et malheureusement les solutions ne sont pas encore trouvées, malgré les différentes tentatives d’établir la paix, à l’exemple des accords de Nairobi et de  Sant’ Edigio, sans oublier d’autres initiatives comme celles d’Angola et des parlementaires centrafricains pour l’adoption de plan de paix …. Cependant, certains partis politiques d’opposition et la société civile ont décidé de changer les choses en signant cette semaine un mémorandum portant sur l’initiative africaine pour la paix en République centrafricaine.

 

 

Alors que ce mémorandum, qui exige par ailleurs la participation de toutes les forces vives de la Nation dans le processus de la paix en Centrafrique, marque incontestablement la volonté de ses signataires à trouver une issue rapide et durable  à cette crise qui n’a que trop duré.

Anicet Georges Dologuélé, l’ancien premier ministre et l’un des 8 principaux signataires dudit mémorandum, est le challenger de Faustin Archange Touadera lors de la dernière présidentielle de 2016.

À ce titre, sa voix et son expertise dans le processus de paix en Centrafrique est plus que nécessaire d’autant plus que l’homme est un habitué des négociations.

Pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion, les Centrafricains n’ont pas besoin d’autre initiative parallèle  de paix, sauf celle de l’Union africaine qui est en cours.

Oui, malheureusement l’initiative de l’Union africaine n’a pas de résultats précis pour l’instant, mais ce n’est pas l’Union africaine qui est coupable, c’est Faustin-Archange Touadera qui ne laisse participer personne sauf le gouvernement et les groupes armés dans les pourparlers alors que lui-même ne participe pas.

 

Et maintenant les Centrafricains se posent la question de savoir si Touadera ne serait-il pas complice des groupes armés ? Est-il vraiment capable de diriger ce pays ? Fallait-il choisir Anicet Georges Dologuélé en 2016 ?

Tout le monde le sait, le seul soi-disant effort déployé par le Président Touadera c’est de faire venir les Russes en RCA, pas pour la paix comme il l’a dit sur tous les toits, mais pour son business personnel, en dépit de quelques rencontres ponctuelles initiées par des Russes qui n’ont pas, elles aussi, accouché de résultats probants.

Ce que le pouvoir de Bangui semble oublier, La France est un ancien partenaire de la RCA avec un passé commun, contrairement à la Russie. Sans langue de bois, la France s’y connaît mieux que la Russie. Quelle politique est la plus favorable pour la RCA !

La preuve que la France est un partenaire plus fiable que la Russie est là. La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères de la France a rendu une visite officielle à Bangui. Est-ce qu’un membre du gouvernement de haut rang de la Russie est venu en Centrafrique ? Non !

Sur ce point, la France a une longueur d’avance sur la Russie en RCA.

Alors que le Président Faustin-Archange Touadera, qui  n’arrive pas à accomplir ses devoirs, choisit malheureusement  des partenaires fautifs qui essayent, en plus de tout, d’impliquer des efforts pour bâtir leur propre processus de paix à Khartoum. Pourquoi ne pas donner toute la chance à l’initiative  de l’Union africaine ?

En le faisant, Touadera laisse penser aux Centrafricains que son choix à la dernière présidentielle serait une erreur grave face à l’ancien premier ministre Dologuélé qui semble être efficace et tenace ?

 

Copyright2018CNC

Centrafrique : attaque sanglante du site des déplacés à Alindao, plusieurs morts.

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Centrafrique.com/centrafrique-attaque-sanglante-du-site-des-deplaces-a-alindao-plusieurs-morts/un-homme-fume-une-cigarette-dun-camp-des-deplaces-a-kaga-bandoro-img_27mars2018001149/” rel=”attachment wp-att-24457 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>un homme fume la cigarette dans un camp des déplacés à Alindao en République centrafricaine
Un homme fume la cigarette dans un camp des déplacés d’Alindao.

 

Centrafrique : attaque sanglante du site des déplacés à Alindao, plusieurs morts.

 

Déployés en masse sur le site des déplacés de l’église catholique d’Alindao, plusieurs dizaines des combattants rebelles lourdement armés ont littéralement saccagé et brûlé les installations des déplacés ce jeudi 15 novembre 2018.

 

Située à environ 505 kilomètres de Bangui, la sous-préfecture d’Alindao dans la Basse-Kotto renoue depuis le début de cette semaine avec  ses vieilles habitudes de violences communautaires.

Selon nos informations, tout a commencé le mercredi 14 novembre dernier avec  l’assassinat d’un sujet musulman civil par des miliciens Anti-Balaka de la ville.

En représailles, les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le général de la Séléka Ali Darassa ont pris d’assaut ce jeudi le site des déplacés de l’Église catholique de la ville en brûlant au passage toutes les tentes installées.

Comme si cela ne suffisait pas, deux véhicules de la mission catholique ont été récupérés par les assaillants.

Cette attaque d’Alindao, qui rappelle malheureusement celle de la semaine dernière dans la sous-préfecture de Batangafo dans l’Ouham où une dizaine des personnes ont été tuées et le site des déplacés incendié après l’assassinat d’un sujet musulman, marque le début, selon certains observateurs centrafricains, d’une stratégie politique bien planifiée   de certaines mains invisibles qui ne comptent que sur les cendres des Centrafricains pour s’enrichir.

Il y’a lieu de rappeler que la sous-préfecture d’Alindao est située à une centaine de kilomètres de Bangassou où des soldats FACA avec des Russes ont été déployés.

 

 

Gabon : le vice président de la République assure l’intérim

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Centrafrique.com/gabon-le-vice-president-de-la-republique-assure-linterim/maganga-moussavou/” rel=”attachment wp-att-24465 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le vice Président de la République du Gabon
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Gabon : le vice président de la République assure l’intérim

 

 

 

La cour constitutionnelle a modifié les articles 13 et 16 de la constitution portant vacance du pouvoir pour permettre au vice président de présider les conseils des ministres et assuré la continuité du service public. Le président Bongo hospitalisé durant trois semaines aujourd’hui continue d’exercer le pouvoir.

Suite à l’hospitalisation du président Ali Bongo qui dure déjà trois semaine, le premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a saisi la cour constitutionnelle pour autoriser le vice-président à présider les conseils des ministres.

Ainsi, la haute juridiction a statué en modifiant les articles 13 et 16 de la constitution gabonaise pour permettre à Pierre-Claver Maganga Moussavou à assurer l’intérim pour évacuer les dossiers urgents de la Nation. Et depuis hier c’est donc Pierre- Claver Maganga Moussavou qui exerce temporairement le pouvoir au Gabon.

Ce pouvoir ne concerne que les affaires courantes. Ali Bongo pour l’heure demeure le président de la République du Gabon, chef de l’Etat et continue d’exercer le pouvoir tant que la cour constitutionnelle n’a pas constaté l’empêchement définitif ou la vacance de celui-ci.

Rappelons que Ali Bongo est interné à l’hôpital des roi Fayçal pour suite à un malaise due à une fatigue sévère. Il y a quelques jours, le porte-parole de la présidence Gabonaise avait fait savoir que l’état de santé du président s’était « sensiblement amélioré » et qu’il était en pleine recouvrement de ses capacités physiques.

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Cameroun : la demande de remise en liberté de Sissuku AYuk Tabe rejetée

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Cameroun : la demande de remise en liberté de Sissuku AYuk Tabe rejetée

 

 

La cour d’appel du centre à Yaoundé a rejeté aujourd’hui la requête en Habeas corpus du chef séparatiste Ayuk Tabe et sept de ses lieutenants.

La demande de mise en liberté du chef séparatiste Sissuku AYuk Tabe et sept de ses lieutenants a été rejetée aujourd’hui par la cour d’appel du centre à Yaoundé.

Ces membres du premier gouvernement de l’Ambazonie : un Etat imaginaire prôné par les partisans de la sécession du Cameroun ne seront donc pas remis en liberté en attendant leur procès devant le tribunal militaire.

Sissuku Ayuk Tabe  et ses compagnons sont détenus dans les cellules du secrétariat d’Etat à la défense depuis  janvier dernier. Ils avaient été arrêtés au Nigeria puis extradés au Cameroun à la même période et pourraient être jugé pour des faits lié au terrori

République démocratique du Congo

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Centrafrique.com/24460-2/refugies-congolais-democrates-expulses-angola/” rel=”attachment wp-att-24461 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les réfugiés congolais démocrates expulsés de l'Angola
Les expulsés congolais d’Angola. CopyrightDR

 

 

République démocratique du Congo : plus de 400.000 Congolais expulsés d’Angola

 

 

« Plus de 400.000 » Congolais ont été expulsés ou ont fui l’Angola depuis octobre, à la suite d’une opération des forces de sécurité visant officiellement à combattre le trafic illégal de diamants, a dénoncé jeudi l’ONG Human Rights Watch (HRW) qui soupçonne les autorités de « mauvais traitements ». « Le gouvernement angolais devrait immédiatement suspendre l’expulsion de réfugiés de République démocratique du Congo (RDC) et enquêter de façon impartiale sur les mauvais traitements dont sont soupçonnées les forces de sécurité », a estimé HRW dans un communiqué.

Les forces de sécurité et des jeunes de l’ethnie Tshokwe, qui se sont alliées à elles, « ont tué au moins six Congolais durant l’opération dans la province de Lunda Norte » (nord) frontalière de la RDC, ajoute HRW citant les Nations unies.

Mais le nombre de morts « est très probablement plus élevé », selon l’organisation de défense des droits de l’homme.

« De nombreux migrants et réfugiés qui ont franchi la frontière avec la RDC ont accusé les forces de sécurité angolaises de les avoir battus, de les avoir agressés sexuellement, d’avoir pillé et brûlé des maisons », poursuit l’ONG.

L’ »Opération Transparence » vise officiellement à lutter contre la filière illégale d’exploitation des diamants.

« Les autorités angolaises disent que le trafic est organisé et contrôlé par des migrants illégaux mais n’a pas fourni de preuve dans ce sens », alors que « de nombreux personnes expulsées affirment avoir séjourné légalement dans le pays », s’indigne HRW.

 

Gabon – Santé d’Ali Bongo : vous avez dit vacance du pouvoir ?

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Le Président gabonais Ali Bongo. Copyrightdr

 

 

Gabon – Santé d’Ali Bongo : vous avez dit vacance du pouvoir ?

 

 

 

En l’absence d’Ali Bongo toujours hospitalisé à Riyad, la Cour constitutionnelle a autorisé le vice-président à gérer les affaires urgentes. Et pour cela, le pouvoir a contourné l’article 13 de la Constitution.

 

Alors que le président Ali Bongo est toujours hospitalisé à Riyad, en Arabie saoudite, depuis le 24 octobre, le Premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet, a saisi la Cour constitutionnelle pour statuer sur les articles 13 et 16 de la Constitution concernant la vacance du pouvoir. Sa préoccupation ? Que la Cour désigne une autorité qui préside les conseils des ministres pour évacuer les dossiers urgents en l’absence du chef de l’État.

Ce que dit la loi en cas de « vacance du pouvoir »

C’est l’article 13 de la Constitution gabonaise qui statue sur la vacance du pouvoir. Cependant, ce texte ne reconnaît pas l’indisponibilité temporaire du chef de l’État. La Cour constitutionnelle a donc décidé d’y ajouter un alinéa qui précise qu’« en cas d’indisponibilité temporaire du président de la République, certaines fonctions dévolues à ce dernier peuvent être exercées soit par le vice-président de la République soit par le Premier ministre sur autorisation spéciale de la Cour constitutionnelle saisie par le Premier ministre ou un dixième des députés, des membres du gouvernement chaque fois que nécessaire ».

Une fois cette modification opérée, la Cour constitutionnelle gabonaise a autorisé, mercredi 14 novembre au soir, le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, à présider un conseil ministériel. « La Cour constitutionnelle, en sa qualité d’organe régulateur du fonctionnement des institutions, autorise le vice- président de la République à convoquer et à présider un conseil des ministres qui portera exclusivement sur l’ordre du jour joint à la requête du Premier ministre », a déclaré devant la presse, réunie à la Cour, le juge François de Paul Antony Adiwa.

Parer au vide institutionnel

En clair : il ne s’agit pas d’un cas de « vacance du pouvoir. » En effet, si cela avait été le cas, la Constitution gabonaise issue de la révision constitutionnelle du 12 janvier 2011 précise clairement que c’est « le président du Sénat qui exerce provisoirement les fonctions de président de la République… » Ainsi, comme l’avait réaffirmé dimanche le porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni, le « chef de l’État continue d’exercer ses fonctions ».

Rappelons qu’aucun conseil des ministres n’a eu lieu à Libreville depuis trois semaines, alors que, en principe, il y en a un chaque semaine, ou un toutes les deux semaines.

Il n’existe aussi que deux options pour gérer ces cas d’indisponibilité ou de vacance du pouvoir : c’est la première option, celle qui consiste pour le Premier ministre à saisir le Conseil constitutionnel, qui a été par la force des événements choisie. La deuxième aurait nécessité que le président Ali Bongo ait donné l’autorisation au vice-président d’organiser un conseil des ministres avant son « malaise ».

La rareté des informations sur l’état de santé d’Ali Bongo alimente fausses nouvelles et rumeurs les plus alarmistes. La présidence a reconnu pour la première fois dimanche de manière implicite la gravité de l’état de santé du président Bongo, victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral), selon une source étrangère proche du président.

République Centrafricaine : 5,000 personnes toujours réfugiées dans un hôpital géré par

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République Centrafricaine : 5,000 personnes toujours réfugiées dans un hôpital géré par

MSF

 

 

 

Les combats qui ont opposé deux groupes armés à Batangafo, au Nord de la République centrafricaine à la fin du mois d’octobre ont poussé plus de 10,000 personnes à trouver refuge à l’hôpital de Batangafo. Actuellement, plus de 5,000 sont toujours sur place et se trouvent dans une situation d’extrême précarité après avoir tout perdu dans les incendies qui ont ravagé leurs habitations. Malgré une relative accalmie, la situation reste excessivement tendue.

© Helena Cardellach/MSF

 

« C’était des scènes d’horreur. On a vu des centaines de ménages en flamme. C’était affreux » raconte la coordinatrice terrain de MSF à Batangafo, Helena Cardellach, encore sous l’émotion. « Tout a commencé dans la journée de mercredi 31 octobre 2018. On a reçu à l’hôpital un blessé issu de l’un des deux groupes armés qui contrôlent la ville. C’est à la suite de cet incident que s’est déclenché de violents affrontements, ce qui a fini par détruire une grande partie de la ville de Batangafo » se remémore —t-elle avant d’essuyer une larme.

En guise de représailles, l’un des groupes armés a attaqué trois camps de déplacés et a tout incendié sur son passage. « Jusqu’à présent il y’a encore l’odeur des cendres. Toutes les habitations ont été brûlées, le marché, jusqu’au presbytère. » rajoute Helena.

L’hôpital de Batangafo géré par MSF a pris en charge dans la foulée une vingtaine de victimes dont certains blessés par balles et d’autres souffrant de graves brûlures.

Les milliers de déplacés qui ont tout perdu, vivent aujourd’hui dans une situation d’extrême précarité. « On parle de populations qui n’ont plus rien, et qui vivent aujourd’hui dans des conditions d’hygiène très déplorables » remarque la coordinatrice terrain. Avec un accès limité aux soins de santé, cette population fait face à de graves risques de paludisme, de diarrhée, d’infections et d’épidémies. MSF procède actuellement à une intervention d’urgence en mettant en place des installations supplémentaires d’approvisionnement en eau à l’hôpital afin de garantir un niveau minimum d’hygiène aux personnes déplacées. Médecins sans Frontières reste particulièrement préoccupé par l’accès aux soins de santé des populations qui ont fui vers la périphérie et dans la brousse.

« Batangafo est pour le moment une ville fantôme. Le matin quand il y’ a un peu d’accalmie, les gens sortent de leur refuge à l’hôpital pour aller récupérer le peu de choses qui leur restent et retournent le soir à l’hôpital » explique Helena. « Ce sont des scènes de désolation. La protection de la population doit être assurée. » conclut-elle.

La population centrafricaine paie un lourd tribut de ce conflit avec plus de 570,000 réfugiés dans les pays limitrophes et près de 690,000 personnes déplacées internes sur une population d’environ 4,5 millions d’habitants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : débandade à Baboua, la présence des éléments armés dans la ville crée la panique.

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Commune de Zoukombo après la ville de Baboua. Credit photo : Gervais LENGA pour CNC.

 

Centrafrique : débandade à Baboua, la présence des éléments armés dans la ville crée la panique.

 

Sur une dizaine des motos et lourdement armés, une centaine des combattants rebelles de la Révolution Justice ont créée la panique ce mardi 13 novembre dans la ville de Baboua à environ 560 kilomètres de Bangui.

 

Selon les habitants de la localité de Baboua contactés par CNC, les 150 rebelles ont traversé la ville vers après-midi du mardi 13 novembre sur une quarantaine des motos sans faire des dégâts au cours de leur passage.

Cependant, leur arrivée en masse a poussé plus d’un à prendre la fuite dans la brousse. Les forces de l’ordre, qui étaient présentes elles aussi au moment du passage de cortège des rebelles, se sont repliées pour éviter des accrochages avec les rebelles.

Contactée par CNC une source militaire à Bouar parle d’une caravane de sensibilisation des rebelles au désarmement et à la paix.

Rappelons que le lundi 22 octobre dernier dans la sous-préfecture de  Koui dans l’Ouham-Péndé, 5 groupes rebelles, notamment le FDPC d’Abdoulaye Miskine, le mouvement 3R d’Abbas Siddiki, la milice Anti-Balaka et les 2 factions  du mouvement Révolutions Justice ont signé un pacte d’engagement pour la cessation d’hostilité dans le pays. Ils s’engagent aussi à sensibiliser leurs combattants respectifs  pour une paix durable dans le pays.

 

Bouar, Gervais LENGA pour CNC.

Centrafrique : La communauté russe célèbre 406 ans de la ‘’Journée de l’union populaire’’

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LeConseiller russe du Président Touadera et l’Ambassadeur de la Russie en RCA. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : La communauté russe célèbre 406 ans de la ‘’Journée de l’union populaire’’

 

 

Le 4 novembre en Russie c’est la « journée de l’union populaire » et son histoire date du 4 novembre 1612. Il se trouve qu’au début des années 1600 la Russie était déchirée par une grave crise qui avait failli briser le pays en morceaux. Tout a commencé par le décès du tsar (ce qui signifie le roi) Ivan le Terrible qui n’avait pas laissé d’enfants pour succéder à son trône. Profitant de la situation des pays avoisinants commencent alors à faire des démarches pour déstabiliser le pays.

Ces pays, dont la Pologne qui était une puissance importante à cette époque, envoyaient leurs armées en Russie pour obtenir le contrôle du pouvoir. Ils ont même pu, pendant un certain temps, placer leur roi au trône de la Russie, mais le peuple a pu s’unir et rassembler son propre bataillon de volontaires pour faire face aux intervenants. Ce bataillon est parti pour Moscou, la capitale, pour pousser les intervenants hors de la frontière. Et ils réussissent.

Le roi placé par les intervenants fut assassiné et ses cendres furent mises dans un canon et tirées en direction de la Pologne. A partir de ce jour-là les choses se stabilisèrent, le pays resta uni et peut continuer à se bâtir pour devenir finalement la Russie d’aujourd’hui. La date du 4 novembre signifie depuis cette période-là la force et l’unité du peuple pour la prospérité du pays.

Notons que la Russie déploie aussi d’efforts pour la sortie de crise en RCA, afin que le pays de Boganda ne puisse pas connaitre le même sort qu’elle.

République centrafricaine : Charlène Sombo, élue Miss- RCASamedi

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Cérémonie miss-Centrafrique. Copyright2018CNC.

 

République centrafricaine : Charlène Sombo, élue Miss- RCASamedi

 

 

10 novembre dernier, á l’hôtel Ledger Plazza á Bangui, s’est déroulée la présélection de Miss-Centrafrique. La

cérémonie de présélection  a vu la participation  de près de 230 invités dont des représentants du gouvernement centrafricain et de l’ambassade de la Fédération de Russies, des entrepreneurs etc. L’événement était accompagné par des performances des musiciens, des chanteurs et des comédiens.

La représentante de la Première dame, qui n’a pas malheureusement pu assister au concours, a tenu un discours de bienvenu. Les participantes ont défilé dans leurs tenues décontractées ainsi qu’en costumes traditionnelles. L’animateur a par la suite lancé un quiz durant lequel les participantes devaient répondre à des questions. Après ces épreuves, les demoiselles ont fait un défilé en robes de soirée. A la fin du concours les participantes ont reçu des prix et ont participé dans une session photo.

La Miss élue, Charlène SOMBO va pouvoir se présenter à l’étape suivante du concours – Miss Centrafrique – qui aura lieu le 8 décembre prochain. Les Dauphines sont Juliana ZANGA-METHO (3ème place), Nadia Karla INGAMOEN (2ème place).

Faut-il souligner que ces derniers temps, la Russie d’énormes investissements dans le développement humanitaire, culturel et sportif du pays. Ainsi le concours de dessins et de poèmes pour les enfants et le séjour des gagnants pour la colonie de vacances à Artek en Russie ont été organisés conjointement avec le Ministère centrafricain de l’éducation. D’autre part, la Coupe d’Espoir s’est déroulée fin aout dernier, des kits sportifs ont été installés pour les enfants dans différents arrondissements de Bangui.

Bref, le soutien à la République centrafricaine n’est pas seulement militaire. Il est aussi important d’appuyer d’autres aspects de la vie quotidienne pour bâtir un esprit paisible et amical au sein de la population centrafricaine.

Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji prend le dessus

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Le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji prend le dessus

 

 

Il a fallu plus de deux ans de pratiques politiques politiciennes, de trafic d’influence à Monsieur Simplice Mathieu Sarandji de prendre le dessus sur son ami Faustin Archange Touadera. En accédant à la tête du nouveau parti présidentiel, le Mouvement Cœurs uni – MCU, Simplice Mathieu Sarandji se sent heureux de quitter le cercle des asservis.

 

Devenu Premier ministre après la victoire de son candidat à la dernière présidentielle de 2016, Simplice Mathieu Sarandji s’est battu corps et âme pour relever sa tête du bout. En initiant la création d’un parti politique propre à Faustin Archange Touadera, Simplice Mathieu Sarandji avait déjà à l’esprit une voie de sortie de sa subordination.

Apparu comme l’accessoire, ou l’homme à tout faire de son ami-président Faustin Archange Touadera, Simplice Mathieu Sarandji, à en croire à son parcours politique et professionnel, a débuté son émergence sous domination de la Tortue de Damara.

Nommé Recteur de l’Université de Bangui par François Bozizé, Faustin Archange Touadera fait de Simplice Mathieu Sarandji, son Secrétaire général. Après quelques années de collaboration, Faustin Archange Touadera est nommé Premier ministre et il fait de lui, à nouveau, son Directeur de cabinet.

Limogé de la primature en application de l’Accord de Libreville, Simplice Mathieu Sarandji est aussitôt viré de la Primature comme son patron Touadera.

Dans le désert de la Séléka, il prépare l’élection de ce dernier en devenant son directeur de compagne. Une fois élu à la présidence de la République, Faustin Archange Touadera fait de lui son Premier ministre.

En travaillant sous instruction de son ami chef de l’État qui reçoit, lui aussi, des pressions de part et d’autre, Simplice Mathieu Sarandji broie le noir, voit le verre à moitié vide et ramasse à longueur de journée des pressions qu’il ne peut digérer. Il est poussé pulseurs fois à la démission, mais pas question pour lui de laisser seul bouffer le mathématicien de Boy-Rabe dit la Tortue de Damara.

Aujourd’hui à la tête du nouveau parti hybride de Faustin Archange Touadera, il a désormais entre ses mains, le puissant moyen politique pour contrôler tout l’appareil d’État sous l’œil impuissant de son maitre Touadera.

D’après une source bien informée à la Primature, avec cette montée en puissance, la désormais relation dominant-dominé entre Touadera et Sarandji passe en faveur de ce dernier qui accepte de remettre sa démission à la fin du dialogue de Moussa Faki Mahamat afin de s’occuper de la présidentielle et les législatives de 2020.

« . À la fin du dialogue de Moussa Faki Mahamat » martèle-t-il à ses proches ? Une manière de dire à ceux qui souhaitent pour son départ avant le dialogue qu’ils sont en train de tirer à terre.

Secrétaire exécutif national du désormais tout puissant groupement politique de la famille Touadera, Simplice Mathieu Sarandji a le pouvoir de donner à manger, à boire et de surveiller les langues de tous ceux qui cassent du sucre sur son dos. D’après un cœur unifié contacté par CNC, il exige, pour son groupement, une dizaine de départements ministériels et consulte pour placement depuis quelques jours.

 

Mali : l’Allemagne prend le commandement de l’EUTM

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Mali : l’Allemagne prend le commandement de l’EUTM

 

 

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, boucle une visite de 48h à Bamako pour la prise de commandement par l’Allemagne de la Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM).

L’Allemagne se distingue au Mali sur le plan sécuritaire à travers la présence de 1100 hommes déployés dans le cadre de la Minusma, la Mission de l’Onu au Mali et la formation des troupes maliennes au sein de l’EUTM, la Mission de formation de l’Union européenne au Mali, dont le commandement est assuré depuis le mois d’octobre dernier par un général de la Bundeswehr (l’armée allemande). ‘’Pour nous ce n’est pas seulement l ’engagement en ce qui concerne le secteur de la sécurité. Dans la formation des troupes par exemple, nous avons formé maintenant 12.500 soldats maliens. Mais le développement économique est également très important pour ce pays parce qu’il faut la croissance, il faut du travail pour les gens, il faut la prospérité. Parce que ça c ’est la précondition pour la sécurité et la stabilité de ce pays”, a déclaré Ursula von der Leyen.

La ministre allemande de la défense estime par ailleurs qu’ il n’ya pas que le tout sécuritaire pour redresser la situation dans le pays.

La stabilisation du Mali

 

Pour appuyer le développement, la sécurité et la stabilité du Mali, le gouvernement allemand a déboursé depuis 2013 quelque 2,3 milliards d’euros, soit plus de 1500 milliards de FCFA. L’implication des parlementaires des pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée dans la zone peut être un grand renfort pour soutenir les efforts de l’Allemagne et de la communauté internationale. ‘’La persistance de l ’insécurité dans la bande sahélo sahélienne doit inciter les parlements africains en général, et ceux des pays du G5 Sahel en particulier à persévérer dans la voie d’une coopération interparlementaire plus dynamique. En tant qu’élu, il sera de notre devoir, de mener un plaidoyer efficace à tous les niveaux pour donner à la force conjointe du G5 les moyens nécessaires pour sa pleine opérationnalisation ’’, pense Issiaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale du Mali.

CENTRAFRIQUE : QUE PRÉPARENT FRANÇAIS, RUSSES ET AMÉRICAINS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

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CENTRAFRIQUE : QUE PRÉPARENT FRANÇAIS, RUSSES ET AMÉRICAINS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

 

 

LES AMÉRICAINS

          Depuis leur traque de Joseph Koly, le gourou ougandais de la secte LRA (Armée de Résistance du Seigneur), qui a d’ailleurs échoué, les Américains ont toujours une petite unité dans l’est de la Centrafrique.

         On évoque rarement les actions qu’ils mènent dans l’ombre pour apporter une solution au conflit qui déchire le pays. Ils sont néanmoins très actifs dans l’aide apportée au gouvernement centrafricain pour combattre les rebelles, abusivement appelés groupes politico-militaires : fourniture de matériel militaire, livraison de camions de transports et d’uniformes de combat etc… Ils surveillent de près les activités prolifiques des Russes dans le pays. Les interventions de leur ambassadeur auprès du président Touadera sont fréquentes. Dans l’ombre, Washington ne cesse de s’activer dans les pourparlers destinés à la recherche de la paix.

 

LES RUSSES

          Les Russes, eux, sont partout. Ils sont les véritables maîtres de l’horloge centrafricaine : protection rapprochée du président de la République ; mise à disposition d’un conseiller spécial de Vladimir Poutine pour les problèmes de sécurité auprès de Touadera ; actions humanitaires multiples (distribution de médicaments, installation d’unités de soin dans les provinces en détresse, (ce qui est très apprécié des Centrafricains ) ; formation et restructuration des forces armées nationales. Aujourd’hui, si les FACAs sont opérationnelles, c’est surtout grâce aux Russes et à l’Europe. Mais il faut se rappeler que les actions d’assistance entreprises aujourd’hui par les Russes, étaient, jadis, du ressort des Français.

          Ils ne se gênent même pas pour faire preuve de duplicité en Centrafrique. Leur initiative de paix de Khartoum (Soudan) est en train de phagocyter celle qu’a prise l’Union Africaine. Omar Hassan Ahmed El Bachir, président du Soudan et homme lige des Russes en Afrique, a annoncé la tenue prochaine d’une réunion de paix dans la capitale de son pays. Elle réunirait le gouvernement centrafricain et les rebelles. Visiblement, les Russes sont en passe d’imposer leur propre conception de la paix.

          Les Centrafricains doivent se méfier d’une paix qui serait russe, occidentale ou soudanaise. La seule qui vaudra la peine sera celle qu’ils institueront eux-mêmes.

 

LES FRANÇAIS

          La France n’a pas su anticiper et adopter une politique fiable dans la résolution du conflit centrafricain. Pourquoi a-t-elle retiré sa force Sangaris alors que les massacres étaient devenus quotidiens ? Comment a-t-elle pu laisser les séditieux procéder à un véritable démembrement du territoire ?  Comment tolère-t-elle qu’aujourd’hui, ils administrent à leur guise les 80% du territoire qu’ils occupent ?

          Elle a dépêché en Centrafrique un ministre des Affaires Etrangères qui a singulièrement manqué de doigté dans son approche des problèmes. Le choix de ses amis en Afrique centrale a toujours été calamiteux : pour résoudre le conflit, Idriss Déby Itno, président du Tchad, est sûrement la dernière personne à qui les Centrafricains songeraient. A leurs yeux, c’est l’un des responsables du chaos qui s’est abattu sur leur pays !

          Le comportement arrogant du président Emmanuel Macron et de son ministre des Affaires Étrangères envers le président Touadera frise la condescendance. Ajoutez à tout cela une attitude néocoloniale et impérialiste proprement détestable.

          Quel gâchis ! Voilà que la France, l’amie de près de cent ans, est huée dans les rues de Bangui ! Les Russes tisonnent le foyer à coups de corruption de certains médias centrafricains, qui en arrivent à diaboliser la France et ses dirigeants qu’ils clouent allègrement au pilori.

          Est-ce que ce n’est pas excessif et un peu injuste à la fois ? La France n’est certes pas exempte de critiques en Centrafrique. Mais la tournure que prennent dorénavant les critiques est préjudiciable à des relations apaisées entre les deux pays. On ne peut pas rayer d’un coup de crayon hasardeux une aussi longue et vieille amitié.

  

UNE PARTITION EN MARCHE ?

 

          On constate ainsi que les puissances étrangères sont en train d’instrumentaliser des dirigeant centrafricains affaiblis et cupides. C’est comme si elles avaient acté en catimini avec les rebelles la partition du territoire centrafricain.

          D’après le journal centrafricain en ligne Corbeau News, le pouvoir centrafricain s’apprêterait à se rendre à Khartoum pour discuter du projet de paix initié par les Russes.

          Or, celui-ci est calqué sur la base de celui du chef de guerre Noureddine Adam ! Le rebelle qui milite depuis toujours pour la reconstitution du royaume de Dar-El Kouti ! Un Califat quoi ! Car, d’après lui, c’est une  condition «nécessaire pour un retour de paix durable dans le pays. » Le Kremlin est plus que jamais à la manœuvre. Les Français semblent hors- jeu. Les Américains et les Chinois sont en embuscade.

  

          Le président Touadera va-t-il se rendre à Khartoum pour cautionner ce qui s’apparente au dépeçage de son pays ? Cette réunion de Khartoum rappelle furieusement la conférence de Berlin de 1884, où l’Europe se partagea l’Afrique découpée en tranches comme un gâteau d’anniversaire. Morceler un pays comme le Centrafrique en plusieurs États ? C’est un véritable suicide ! Cest une hérésie ! Il fera, certes, l’affaire des Russes et des occidentaux qui pourront ainsi contrôler les fragments d’une nation bantoue sacrifiée.

 

          Mais aucun Centrafricain n’acceptera la partition de son pays !  Le président Touadera ne doit donc pas se rendre à Khartoum. Il faut, au contraire, qu’il convoque une conférence de la paix à Bangui avec des propositions de paix fortes. Se rendre à Khartoum serait une abdication intolérable devant des terroristes qui ont tué des milliers de Centrafricains. La nation des Bantous ne doit pas plier devant ces rebelles. Elle doit prendre son destin en main.

 

 

 

 

 

 

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Cameroun : Recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat

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Le Président Paul Biya. CopyrightDR

 

Cameroun : Recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat

 

 

 

Le président Paul Biya a signé hier à Yaoundé un décret autorisant le recrutement des camerounais titulaires de doctorat PHD. Ce recrutement qui s’étend sur une période de trois ans va de 2019 à 2021.

Pour son premier septennat, le président Paul Biya a signé le décret autorisant le recrutement d’enseignant d’universités. Il s’agit d’un recrutement des camerounais et camerounais soit 2000 au total, résidents au pays et dans la diaspora titulaire d’un doctorat PHD.

Le recrutement en questions s’étend sur une période de trois ans et va de 2019  à 2021.

La première vague débute en 2019 avec un recrutement de 1000 enseignants. La deuxième vague 500 enseignants en 2020 et la dernière 500 autres en 2021.

Ce recrutement vise à combler le déficit des personnels enseignants dans les universités d’Etat ainsi que dans leur démembrement. Les futures recrues seront affectées au sein des établissements d’enseignement supérieur professionnelle nouvellement crées.

Il s’agit notamment de l’école normale supérieure de Bertoua, la faculté de médecine et des sciences biomédicales de Garoua entre autres.

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Filière bois au Gabon : 30 millions d’euros pour l’industrialisation

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Filière bois au Gabon : 30 millions deuros pour lindustrialisation

 

 

 

La Caisse des Dépôts et de Consignations du Gabon obtenu un accord de crédit auprès de Afreximbank, lundi dernier au Caire. Cet argent permettra de lancer le Fonds Dette pour le développement de lIndustrie du Bois.

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Gabon va lancer un organisme chargé de développer les entreprises de bois de la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok au Gabon.

Cet organisme c’est le Fonds dette pour le développement de l’industrie du Bois encore appelé Wood Industry Loan Fund (WILF).

A cet effet, elle a réussi à obtenir un prêt de 30 millions d’euros auprès d’Afreximbank lundi dernier au Caire en Egypte. La CDC va doter le WILF de ces fonds qui lui permettront de mener à bien ses missions auprès des entreprises de bois dans la ZES de NKOK.

Le WILF va accorder à ces sociétés des crédits renouvelables afin de financer leur cycle d’exploitation. Il va booster la production de la ZES de Nkok et favoriser l’accroissement du nombre d’emplois.

Les prêts disponibles sous forme de crédits renouvelables à court terme seront destinés à une cinquantaine d’entreprises locales opérant dans le secteur du bois.

Compris entre 450.000 et 1.500.000 euros soit 300 millions à 1 milliard Fcfa, ces financements s’étendent sur des périodes de trois mois renouvelables pour une durée totale de deux ans. Ils seront couverts par la garantie à première demande de la GSEZ SA à hauteur de 20% du montant prêté.

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Mali : La MINUSMA dénonce une lâche attaque terroriste contre des civils à Gao

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La base de la Minusma à Gao au Mali. Photo par RFI

 

 

Mali : La MINUSMA dénonce une lâche attaque terroriste contre des civils à Gao

 

 

 

Le Chef de la MINUSMA, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, s’est dit profondément indigné par l’ignoble attentat à la voiture piégée perpétré hier soir 12 novembre à Gao, qui a fait plusieurs victimes et blessés civils.

« Cette attaque est d’autant plus abjecte qu’elle a visé des civils. Ces victimes innocentes étaient des habitants de Gao sans défense, parmi eux des femmes et de très jeunes enfants gravement blessés. » a déclaré M. Annadif. « Parmi les blessés il y avait également des contractants civils de la MINUSMA venus à Gao pour aider à sauver des vies et porter assistance aux populations. » a-t-il ajouté.

  1. Annadif condamne avec la plus grande vigueur cet acte odieux et présente, au nom de la Mission des Nations Unies au Mali, ses sincères condoléances aux familles des victimes, au peuple et au gouvernement du Mali, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Cette attaque qui a été revendiquée comme une attaque contre des forces étrangères, n’a visé principalement que des civils maliens, majoritairement des femmes et des enfants de 9 mois à 14 ans. Il n’y a dans ces actes, aucune fierté ou acte de courage à revendiquer mais plutôt une lourde responsabilité qu’il faudra assumer aux yeux du monde et surtout auprès du peuple Malien.

Notant que des progrès notables ont récemment été accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, M. Annadif a déclaré que : « Les ennemis de la paix ne réussiront pas à entraver la marche des Maliens vers le retour définitif de la paix et la stabilité dans le pays avec, à leur côtés, l’engagement de la communauté internationale ».

 

Avec la Minusma

Centrafrique : réaction de l’ancien ministre de l’intérieur Jean-Serge Bokassa suite à un article du journal en ligne RJDH sur le mémorandum des partis politiques et société civile.

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Centrafrique : réaction de l’ancien ministre de l’intérieur Jean-Serge Bokassa suite à un article du journal en ligne  RJDH sur le mémorandum des partis politiques et société civile.

 

MOUVEMENT KODRO TI MO KOZO SI
DIGNITÉ – RASSEMBLEMENT – PROGRÈS
Mouvement
Mouvement à caractère politique agréé par décision N 003/MAMTDDL/DIRCAB/DGAT/DAPCA/SAP

 

Droit de réponse de Monsieur Jean Serge Bokassa Signataire du Mémorandum du 12 Novembre 2018

au journal en ligne RJDH Concernant l’article intitulé. Centrafrique : Les forces vives de la nation exigent la cessation des initiatives parallèles pour le dialogue.

Le Mémorandum du 12 Novembre 2018 signé par les parties politiques et les organisations de la société civile n’a nullement été inspiré par les propos du Ministre français de l’Europe et des affaires étrangères Monsieur Jean-Yves Le Drian comme le stipule votre article. C’est plutôt la souffrance du peuple centrafricain, la dégradation de la situation humanitaire et la volonté pour certains de demeurer dans cette situation catastrophique qui nous a poussé à nous réunir. C’est ce qui nous a conduit à rejoindre l’initiative prise par les partis politiques et la société afin de rendre plus inclusif ce processus qui apparaît comme l’unique ligne directrice et fédératrice de médiation auxquelles souscrivent tant les gouvernent que la communauté internationale. Le seul bémol et unique point de discorde à ce niveau de la réflexion étant de réduire cela aux seuls acteurs que sont le gouvernement, les groupes armés et la communauté internationale.

Notre demande est donc simple : Nous désirons un dialogue inclusif sous l’initiative de l’UA.

Par ailleurs je vous demande aussi de vous référer aux multiples communiqués de presse où le gouvernement centrafricain réaffirme son adhésion à l’initiative de l’Union Africaine.

 

Bangui, le 13 Novembre 2018.

BP : 1001 Bangui (RCA) / Téléphone : (00) 236 72 45 29 70 / 75634914
adresses mail : jean-serge@jsbokassa.com / secretaire-general@jsbokassa.com

Site : www.jsbokassa.com