Tchad : Un sous-préfet démissionne après une bavure de l’armée
Le sous-préfet de Yebbibou par Miski a quitté ses fonctions pour rejoindre la rébellion dans la région du Tibesti en fin de semaine. Il fait savoir que l’armée tchadienne de l’air a bombé les populations civiles.
Le sous-préfet de Yebbibou par Miski dans la région du Tibesti a démissionné de ses fonctions mercredi suite à une présumée bavure de l’armée. Cette démission a pris immédiatement effet.
En effet, le chef de terre dénonce des bombardements aériens, des pillages et des incendies des maisons. Pour lui, l’armée tchadienne est allée trop loin est il n’est pas question de cautionner de tels actes.
Le sous-préfet a également annoncé après sa démission avoir rejoint un comité d’autodéfense. Il assure que le nouveau découpage territorial engagé par l’Etat n’a qu’un seul objectif permettre au président Idriss Déby Itno de contrôler les richesses minières notamment l’or de Miski.
Des accusations rejetées par le ministre tchadien de la sécurité publique Ahmat Mahamat Bachir qui dénonce à son tour la présence des mercenaires, esclavagistes et terroristes dans la zone. Il fait savoir que ces derniers veulent contrôler absolument l’or de Miski qui pourtant est une propriété de l’Etat. Ahmat Mahamat Bachir a réaffirmé la détermination de l’Etat à nettoyer la zone des terroristes et bandits.
Centrafrique : Ecolog International engagé avec la création du Laboratoire informatique de l’université de Bangui
05 novembre 2018 : Fournisseur mondial de services humanitaires opérant en République centrafricaine (RCA), Ecolog International a fait don à l’université de Bangui de 17 ordinateurs entièrement équipés. Ces ordinateurs constituent une première étape en vue de la création d’un laboratoire informatique destiné à aider étudiants et enseignants dans l’acquisition de connaissances en informatique, de compétences en matière de recherche et d’accès à l’information.
Les ordinateurs ont été remis à leurs destinataires lors d’une cérémonie spéciale qui s’est déroulée à l’université en présence du recteur de l’université de Bangui, Pr. Syssa-Magale Jean-Laurent, ainsi que de représentants d’Ecolog International.
C’est dans le cadre de son action ciblée en faveur de l’éducation, de la formation et du développement économique en RCA qu’Ecolog a fait don ici d’un matériel complet, comprenant unités centrales, écrans, claviers, souris et connexions internet.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, M. Jen Jaeques Sansze a déclaré : « il s’agit de la première entreprise de mon expérience à organiser un don d’une telle importance. Je suis très heureux et reconnaissant de voir cela se produire aujourd’hui. Ecolog deviendra un exemple pour d’autres entreprises opérant en RCA qui doivent suivre les mêmes étapes de soutien et esperant que la coopération entre Ecolog et l’Université de Bangui se poursuive et se développe davantage »
Parallèlement à cette donation, Ecolog s’emploie également à développer un programme de stages visant à créer des opportunités d’emploi pour les étudiants des universités.
« La corrélation entre les TIC et le développement économique étant une réalité bien établie, nous espérons que ce don apportera un progrès tangible et immédiat en termes de qualité d’enseignement à l’université de Bangui. Ecolog reste pleinement engagé dans sa mission de soutien à l’éducation, à la formation et au développement économique en RCA », a déclaré Kaan Savul, directeur marketing.
« Ce don est si important pour nos étudiants universitaires. Nous pourrons les aider et les soutenir pendant leurs études. Je suis impatient de poursuivre la coopération avec Ecolog à différents niveaux » a souligné le Recteur de l’Université de Bangui M. Jean Laurent Magale.
Ecolog International, qui fournit à la mission de maintien de la paix Minusca en RCA des services de transport et services logistiques vitaux, y déploie déjà divers programmes de développement économique, avec notamment une démarche de recrutement de personnels locaux et de coopération avec des entreprises locales.
Parmi les quelque 600 employés d’Ecolog travaillant dans la région, près de 500 ont ainsi été recrutés sur place. L’entreprise, qui a également passé des contrats avec plus de 35 fournisseurs locaux, réinvestit une partie de ses bénéfices dans des initiatives communautaires.
Ecolog soutient la mission de maintien de la paix en RCA depuis 2014 en assurant la livraison fiable de produits alimentaires et d’eau dans 33 localités du pays.
Ecolog est une société de services intégrés dont le siège social se trouve à Dubaï. Acteur global, elle possède des bureaux dans le monde entier. Ecolog, qui s’appuie sur un vivier de talents de plus de 12 000 collaborateurs répartis sur toute la Planète, assiste des clients opérant dans les secteurs de la défense et du maintien de la paix, de l’énergie (pétrole et gaz inclus), des mines et de l’humanitaire. Ecolog fournit à ses clients toute une gamme de services d’assistance, y compris des solutions de camps intégrés, services d’approvisionnement à distance, services industriels et professionnels ainsi qu’une main-d’œuvre technique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Robert-Enza-profil-Facebook-photo-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Robert ENZA, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Centrafrique : J’ai déjà dit, par Robert Enza.
«A cause de la faiblesse de l’État et de sa gestion malencontreuse devenue itérative et tournée à fortiori vers des enrichissements personnels, n’importe qui peut s’offrir le luxe de vouloir gérer le Centrafrique».
Quand tout laisse à croire qu’il suffirait à tâtons de partager les portefeuilles d’État aux membres des groupes armés, que l’on pourrait ainsi restaurer au nom d’un équilibre sectaire, la paix entre chrétiens et musulmans, cela relève d’une maïeutique absolument stupide. Cette guerre qui dure déjà cinq (5) années n’est pas de la religion, a été inventée et habillée pour camoufler ce qui se joue. C’est une guerre d’intérêts exclusifs de ses acteurs.
Il faut arrêter avec les affabulations d’espèces. La RCA n’est pas faite ni de chrétiens ni de musulmans. La RCA est faite d’hommes qui par destin habitent sur un territoire et mènent une vie simple et paisible. Ils ne sont pas enclins à la richesse. Ils sont très enclins à la superstition traditionnelle, ils sont des incroyants, ils fétichent, ils maraboutent et par nature les centrafricains ne sont pas violents ni belliqueux.
Ce que nous affirmons ci-dessus, ce ne sont pas les chefs religieux du haut de leur piédestal qui nous contrediraient.
Mais nous diviser par une politique d’identité minoritaire musulmane n’est pas acceptable. Ce n’est pas la minorité qui fait la république, c’est l’ensemble de la population et le dynamisme de chacun de ses membres. On ne peut faire obstacle à la minorité d’accéder au pouvoir mais qu’elle y arrive par voie manifeste d’association et de participation républicaine.
La république est en effet un « tout » et « unique ». On ne fait pas de division dans la république et on ne saurait dans les actes publics, faire de distinction ni de qualification ethnique, mais de promouvoir la république pour tous.
L’État centrafricain a été créé sur un fondement connu laïc et démocratique, il ne procède ni de la religion ni des ethnies. Boganda a écarté la religion et l’ethnie pour créer l’État politique, la République centrafricaine.
Donc la république c’est le pouvoir de rassembler et promouvoir la démocratie et le dynamisme des individualités pour créer, innover et développer que le partage plat des avantages acquis.
La laïcité et la démocratie sont du domaine de la liberté et non du domaine des dogmes religieux. Mais gérer un pays sur une base sectaire est un danger pour la république. Cette forme déplacée d’administration ne relève plus de la démocratie mais d’une pure stupidité.
Une telle organisation sans contours créera des conditions d’affrontement, de conflits et de division que de créer des conditions de développement. Le risque d’explosion sociale sera inévitable.
L’État passera son temps à s’emmerder dans des querelles et des conflits d’intérêt sectaires de communauté que la gestion de la société. La démocratie c’est avant tout la méritocratie dans la pluralité.
La république est le lieu réclamé pour la démocratie, elle offre à ses fils une égalité de chance, de réussite et d’épanouissement. Et l’école est le lieu de l’apprentissage et de formatage aux pratiques et principes de l’exercice de la république et de la démocratie.
La république offre les opportunités et il appartient à la capacité de chacun de savoir saisir sa chance. La république sert les intérêts collectifs et non individuels.
Il est plus que jamais hallucinant de croire qu’on puisse distribuer des portefeuilles d’État à des individus qui n’ont pas appris à apprendre, qui ne connaissent pas le mouvement de l’univers temps et qui ne savent pas remonter l’aiguille de leur montre de temps en temps pour être dans le temps. Des sectateurs ignorants.
Regardons le gouvernement de Sarandji II, il y a moins de 2% des ministres qui maîtrisent les enjeux de leurs missions, le reste ne connait pas rentabiliser leurs portefeuilles de responsabilités. L’État doit savoir rechercher la compétence et l’efficacité et donner des responsabilités aux gens qui méritent.
La République a assez souffert comme ça. Ça suffit ! Il faut arrêter ces injurieux rêveurs.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Bernard-Selemby-Doudou-ajusté-bon.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : DE LA CONFUSION ORGANISÉE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE AU TOTALITARISME DÉGUISÉ.
La longue crise centrafricaine a connu son épilogue par l’organisation biaisée des élections présidentielles couplées aux législatives. A l’issue de ce scrutin accepté en dépit des irrégularités, un Président de la République a été déclaré élu par la prestigieuse cour constitutionnelle. Ce processus de normalisation qui marque le retour à l’ordre constitutionnel a été salué de tout bord. Les institutions républicaines prévues par la constitution ont été effectives en dehors du sénat. L’équilibre démocratique était du moins appréciable avec une opposition parlementaire représentative au sein de l’organe dirigeant de l’assemblée nationale. Après un semblant de saine collaboration avec le pouvoir exécutif, des tensions et incompréhensions insipides relatives à l’interprétation de l’article soixante (60) de la constitution du 30 mars 2016 empoisonnent de façon endémique leur rapport obligeant ainsi la cour constitutionnelle de donner une lecture plutôt limpide que discutable de l’article 60 de la constitution. En effet, ces dispositions constitutionnelles imposent l’accord du bureau de l’assemblée nationale pour tous contrats miniers. Cette pratique constitutionnelle et démocratique a poussé le pouvoir à inventer des scénarios épisodiques vecteurs des troubles politiques qu’a connu le palais du peuple. De prime abord, le pouvoir a réussi par voie de la corruption à ravir les postes importants du bureau de l’assemblée nationale mais le président de cette dernière demeure imperturbable et candidat potentiel, sérieux pour les concurrencer aux prochaines échéances présidentielles. Caricaturé d’entretenir de liens avec les groupes armés et pro français, ses longues absences répétées du pays a commencé à inquiéter face à la montée de sentiment anti français au profit de la Russie. A mi mandat et à la veille de la mise en place du parti présidentiel, le pouvoir a décidé de jeter son dévolu dans la bataille électorale de 2021 et cela passe indiscutablement par le contrôle assuré de l’assemblée nationale. Les événements confus de l’assemblée des délinquants nationaux a dressé le lit d’un régime totalitaire caractérisé par la concentration de tous les pouvoirs en violation du principe de séparation de pouvoirs édicté par Montesquieu, de l’ouverture de la chasse aux sorcières, de destruction méthodique ou la mise en œuvre d’un programme d’apurement, d’extermination de certaines catégories de personnalités politiques jugées gênantes. Ce totalitarisme répugnant assimilé à un régime policier qui ne tolère aucune opposition ouvre royalement la voie de l’arbitraire. Face à cette oligarchie institutionnelle qui transforme malheureusement l’assemblée nationale en une chambre d’enregistrement, le citoyen lambda s’interroge : Ce régime est-il encore démocratique dès lors qu’il contrôle les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ? Face à ce nouveau paysage parlementaire, quel sera le sort de l’article 60 de la constitution relatif au contrat minier ? La démocratie centrafricaine n’est-elle pas en danger lorsque le premier ministre et le nouveau président de l’assemblée nationale sont issus de la même région ou de la même majorité ? Loin de provoquer une polémique confessionnelle, pensez-vous que le clin d’œil fait à la communauté musulmane par le biais d’un président de l’assemblée nationale qui est un « musulman adopté »contribue t-il à la cohésion et à la réconciliation nationale ? Après la destitution du président de l’assemblée nationale, quel est le nouveau plan machiavélique pour l’achever politiquement ? Comment fera l’ex président de l’assemblée nationale pour rebondir politiquement malgré la traque ? Quelle est la prochaine personnalité politique qui est dans le viseur du pouvoir ? S’agissant du coup de feu dans l’hémicycle, quelle est la réaction du pouvoir pour rassurer le peuple ? Le bureau de l’assemblée nationale au demeurant neutre et impartial suit-il le dossier des députés arrêtés ? Au delà de ce qui précède, les centrafricains sont maintenant imprégnés par la notion de « destitution » et nous craignons que cela se propage par contagion à d’autres administrations. Il est en outre important d’attirer la vigilance des autorités sur les arrestations, traques et perquisitions abusives, expéditives des dignitaires calquées sur le modèle de l’ancien empire et surtout en violation des prescriptions légales. Pour finir, on a majestueusement constaté que le pouvoir a perdu sa virginité politique en enregistrant ses premiers prisonniers politiques. Ces derniers doivent avoir droit à un procès équitable et surtout le respect de la présomption d’innocence…2021 promet. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
1- LA DESTITUTION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE KARIM MECKASSOUA : LE JOUR D’APRÈS
Ce que l’on craignait est malheureusement en phase de se concrétiser : à savoir, la transformation, par les ennemis de la République, du dramatique conflit centrafricain en un conflit confessionnel.
Abdoul Karim Meckassoua, président désormais destitué de l’Assemblée Nationale, a, lui-même, dans un meeting au KM5, fait clairement allusion à sa confession musulmane. Il a fait remarquer que, sur les dix députés musulmans qui siègent dans l’hémicycle, deux seulement avaient voté pour sa destitution. Au KM5, enclave musulmane, des coups de feu ont d’ailleurs été tirés pour protester contre son limogeage. Faudra t’il instaurer aussi un quota chrétien/musulman comme le quota hommes/femmes dans les fonctions de l’État ?
Tout ce qui se passe est en train de cliver et ne fait qu’hystériser le débat. On en est arrivé à vivre un événement ahurissant en pleine assemblée plénière : un député, peut-être devenu fou, a tiré des coups de feu pour intimider ses collègues lors du vote concernant la destitution de Meckassoua !
On ignore pour l’instant les vraies motivations du député. Il a été appréhendé par les gendarmes. Le KM5 s’est mis en ébullition. Les musulmans, qui sont vent debout contre la destitution d’Abdel Karim Meckassoua, ont pris le risque d’aggraver une situation déjà préoccupante, en contestant ainsi le vote des députés.
C’est une réelle menace contre les institutions.
2-L’AMBITION DE MECKASSOUA, UN DANGER POUR LA RÉPUBLIQUE ?
Sitôt destitué, l’ex-président de l’Assemblée Nationale a organisé un meeting dans son fief du KM5 avec des partisans lourdement armés. Sa volonté était de contester le vote de ses collègues en s’appuyant sur sa communauté confessionnelle. Mais, en agissant ainsi, en oubliant son serment de député et en contestant les lois éditées par la constitution, il n’a fait que se parjurer, au lieu de choisir la voix de la sagesse et de se retirer en toute dignité. Il aurait pu observer un temps de discrétion pour éviter de tisonner les cendres du chaos qui s’est abattu sur le pays. Au lieu de quoi, il a préféré aller exciter ses partisans brigands du KM5.
Nous n’avons cessé de mettre en garde contre la dangerosité du KM5. Ce quartier emblématique de la capitale a été transformé en enclave musulmane. Il est devenu une tête de pont pour la nébuleuse faction des bandes armées sélékistes. La démonstration vient d’en être faite avec le meeting de Meckassoua, au cours duquel des menaces de séditions ont été proférées.
Egal à lui-même, l’ex-président de l’Assemblée Nationale, prisonnier d’un égo surdimensionné et d’une arrogance à toute épreuve, est apparu comme quelqu’un mû par sa seule ambition : devenir calife à la place du calife. Il est à craindre qu’il ait déjà entrepris une guérilla politique pour atteindre son unique but : devenir président de la République Centrafricaine.
3- L’ULTIMATUM DE L’EX- SELEKA, VÉRITABLE DÉCLARATION DE GUERRE A L’ÉTAT CENTRAFRICAIN
Après la destitution du président de l’Assemblée Nationale, l’ex–Séléka a lancé un véritable ultimatum à l’État centrafricain : le 28 octobre, un de ses chefs de guerre, Abdoulaye Issene, a sommé les représentants de l’État centrafricain de quitter les zones du pays sous contrôle des rebelles dans les 48 heures !
Quelle arrogance! Ne s’agit-il pas d’une véritable déclaration de guerre ? Qu’en pensent les Russes qui sont venus aider le président Touadera à réduire les groupes politico-militaires ? Ce serait le moment de passer à l’action. L’État centrafricain devrait, lui aussi, lancer un ultimatum à ces bandes de hors-la-loi, à ces criminels de guerre !
Déposer les armes et rendez vous ! Pourquoi Touadera a-t-il fait appel aux Russes si ce n’est pour aider les FACAS à remplir leur mission régalienne de défense du territoire ? Cet ultimatum des rebelles confirme le risque d’une partition galopante du pays. Sommer l’État centrafricain de retirer ses propres agents des régions envahies et occupées par les ex-Sélékas est un défi intolérable.
Voilà encore une terrible menace contre les institutions politiques et la cohésion sociale de la République Centrafricaine.
4- SECTARISME RAMPANT, GUERRE CONFESSIONNELLE: LES CENTRAFRICAINS DISENT NON!
La République Centrafricaine est une République laïque. Les Centrafricains sont d’abord Centrafricains avant d’être catholiques ou musulmans.
Ils ne sauraient tolérer les manœuvres anticonstitutionnelles tendant à accréditer l’idée que, si Meckassoua a été destitué, c’est parce qu’il est de confession musulmane. Certains de ses partisans, adeptes du séparatisme, ont même vociféré des menaces de division pour protester contre le vote des députés. Interprétation dangereuse !
Jadis, dans cette République laïque, personne ne faisait allusion à la religion des dirigeants. L’évocation des croyances religieuses a surgi avec l’intrusion de l’ex- Séléka, qui a tenté d’islamiser de force les Centrafricains. Ensuite, les dirigeants du gouvernement de la Transition ont cédé aux menaces des rebelles en nommant plusieurs de leurs chefs de guerre gouverneurs des provinces. Ils les ont annexées et placées sous leur juridiction. Pour, disait-on, équilibrer les pouvoirs, on a laissé le sulfureux Abdou Karim Meckassoua, corrompre des députés, de façon à ce qu’ils élisent un musulman au perchoir de l’Assemblée Nationale, face à un président de la République chrétien.
Quoi qu’il en soit, les Centrafricains doivent demeurer extrêmement vigilants. Les vociférations agressives du chef sélékiste, le général Dambouche Hissène, ne laissent aucun doute sur les intentions séparatistes et confessionnelles des ex-Sélékas.
« Après la destitution de (l’un des nôtres), Abdou Karim Meckassoua, de la Présidence de l’Assemblée Nationale, nous avons pris des dispositions pour faire comprendre au Gouvernement qu’il est en train de jouer avec la queue du lion. Donc, le Préfet, le Maire, le Médecin chef de l’hôpital, tous les hommes d’État doivent prendre l’avion dans les jours à venir pour repartir chez leur papa Touadera. »
Les menaces qui pèsent sur une République Centrafricaine laïque et ses institutions sont donc avérées. Les dirigeants sont avertis. Il n’est pas question de laisser s’installer dans le pays l’idée d’une direction bicéphale chrétienne/musulmane. Pas plus que l’existence de deux Républiques séparées en deux entités de confessions différentes.
Rappelons ici l’article 18, Titre II, de la Constitution : « LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST UN ETAT DE DROIT, SOUVERAIN, INDIVISIBLE, LAÏC ET DÉMOCRATIQUE. »
Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI
(04 octobre 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Le vote « non » à l’autodétermination de ce territoire français d’outre mer a remporté le référendum aujourd’hui avec 56,4% contre 43,6% pour le « oui ». Le président Emmanuel Macron a exprimé sa fierté.
La Nouvelle-Calédonie reste un territoire Français, elle reste rattaché à la France et ne sera pas indépendance. La raison, le vote « non » à l’indépendance a remporté le référendum à 56,4% contre 43,6% pour le « oui ».
Le référendum qui a eu lieu ce dimanche a connu un taux de participation de 80,63%. Le président Emmanuel Macron depuis l’Elysée a exprimé son immense fierté. Le chef de l’État a fait savoir qu’il n’y a pas d’autre chemin que celui du dialogue désormais.
Par ailleurs, Emmanuel Macron a souligné que le seul vaincu est la tentation du mépris, de la division, de la violence, de la peur. Le seul vainqueur, c’est le processus de la paix qui porte la Nouvelle-Calédonie depuis 30ans. C’est l’esprit de dialogue que plus rien n’entamera.
Dans le camp des perdants, on de désespère pas car l’accord de Nouméa prévoit deux autres référendum dans les quatre prochaine années en cas de victoire du « Non » à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Raison pour laquelle les indépendantistes se préparent déjà à cette nouvelle échéance.
GABON : La taxe qui va baisser les salaires des fonctionnaires en 2019
Inscrite dans la loi des finances de 2019, la « contribution sur les hauts traitements des agents publics » prévoit des coupes allant jusqu’à 20%.
Au Gabon, il y aura baisse de salaires des fonctionnaires jusqu’à 20%. Cette baisse est la conséquence de l’entrée en vigueur dès le 1er janvier 2019 d’une nouvelle taxe appelée « contribution sur les hauts traitements des agents publics ». La nouvelle taxe va prélever dans les salaires fonctionnaires sont compris entre 1 million et 1 millions 499 milles Fcfa, ce sera un taux 10%.
Pour les fonctionnaires dont la solde est comprise entre 1,5 et 2 millions Fcfa le taux de prélèvement sera de 15%. Et pour les fonctionnaires ayant des salaires supérieurs à deux millions FCfa le prélèvement de la nouvelle taxe sera de 20%.
Il est à noter que cette baisse des salaires est inscrite dans la loi des finances 2019. Celle-ci adopté en conseil des ministres sera examinée et probablement validé. Le projet de loi des finances 2019 prévoit ainsi donc dans ses articles 26,27, 28 et 29, la PLF 2019 prévoit des coupes allant jusqu’à 20%.
Rappelons que la nouvelle taxe vient s’ajouter à celle portant sur les ordures ménagères ainsi que celle concernant les transactions financières via mobile money.
Cameroun : Mise en liquidation de deux microfinance par la Cobac
La commission bancaire d’Afrique centrale a placé ces deux établissements de microfinances de deuxième catégorie sous administration provisoire. Elle a également décidé du retrait de leurs titres prudentiels respectifs. La décision a été prise les 16 et 19 octobre à Yaoundé.
Deux microfinances de deuxième catégorie à savoir Amicale Finance et Citef (City Trust Credit Fund ) ont été mise en liquidation par la Cobac au mois d’octobre. En effet, le 16 octobre 2018, intervenait la mise en liquidation de Amicale Finance. Le 19 intervenait celle de la Citef.
Le gendarme des banques de la Cemac qui retire aussi leurs titres prudentiels respectifs a décidé de les placer sous administration provisoire. La Cobac fait savoir que ces deux établissements de Microfinance ne «respectaient pas « les règles prudentielles ».
Le président de la Cobac, Abbas Mahamat Toli par ailleurs gouverneur de la Beac a nommé des administrateurs provisoires à la tête de ces entreprises pour un mandat d’un an renouvelable. Toutefois, ce mandat peut être retiré à tout moment.
Rappelons que ces sanctions rentrent en droite ligne avec les résolutions du récent sommet extraordinaire de la Cemac au sujet des établissements de crédits.
A cet effet, plus d’une cinquantaine de microfinances sont sous le collimateur de la Cobac pour « non respect des règles prudentielles dans l’espace Cemac.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/mtn-cameroon-siege.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Siège de l’opérateur téléphonique au Cameroun.
Cameroun : MTN limoge une centaine d’employés
L’opérateur de téléphonie mobile a fait savoir en début de semaine qu’il s’agit d’une stratégie visant à réorganiser l’entreprise. Cependant, des sources internes d’une chute du chiffre d’affaire.
« La récente réorganisation de notre société a eu pour effet la suppression ou la transformation de certains postes de travail, dont le vôtre. Ainsi, avons-nous le regret de vous notifier, par la présente, la rupture du contrat de travail vous liant à MTN Cameroon, à compte du 31 octobre 2018 », c’est le contenu des différentes correspondantes adressées aux employés licenciés cette semaine chez MTN Cameroun.
En effet, l’opérateur de téléphonie mobile s’est séparé d’une centaine d’employés cette semaine au motif de « réorganisation » de l’entreprise.
Cependant, des sources internes évoquent plutôt la non-atteinte des objectifs annuels assignés aux divisions compétentes comme cause de ce licenciement massif.
Une non-atteinte des objectifs qui aurait détérioré les états financiers de l’entreprise. Ceux-ci (états financiers) ont été sanctionnés par une baisse de 8% du chiffre d’affaire de MTN Cameroun en fin 2018.
A en croire un cadre qui s’est exprimé sous l’anonymat, MTN Cameroun autrefois enregistrait par trimestre une recette de 60 milliards FCfa. Aujourd’hui, c’est à peine si cette recette atteint 50 milliards Fcfa.
A côté de ces contre-performances financières d’autres informations font état, sans plus de détails de détournements de fonds découverts dans l’entreprise. Des détournements qui ont été opérés à l’époque où la Sud-Africaine Philisiwe Sibiya dirigeait l’entreprise.
Cette dernière a d’ailleurs démissionné de son poste en décembre 2017 après un bail de 3 ans. Par ailleurs, il ressort également que MTN est entrain d’essayer de se débarrasser de quelques employés recruté de manières fantaisistes il y a plusieurs années. Car ces recrutements fantaisistes, n’obéiraient à aucun critère objectif de performance.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/camp_des_deplaces_bria-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CCamp des déplacés du PK3 à Bria. Crédit photo : CNC.
Centrafrique : assassinat d’un homme dans un camp des déplacés à Bria.
Poignardé à plusieurs reprises au niveau de son thorax, un homme, identifié comme un assistant de santé à l’ONG internationale médical corps (IMC) a été retrouvé sans vie devant sa porte ce vendredi 2 novembre 2018.
Que s’est-il passé ?
Selon le Sergent-chef Rimana de la Minusca, l’acte criminel posé serait plutôt passionnel que communautaire.
La victime, dénommée Vincent, aurait été assassinée par l’amant de sa femme qui serait un redoutable criminel Anti-balaka de la région connu sous le non de « 2 SIM ».
À en croire à la famille de la victime, tout a commencé par un petit problème conjugal entre Vincent, la victime, et Marie, son épouse, il y’a quelques mois.
Entre temps, Marie, qui a pu quitter le domicile conjugal pour regagner sa famille, aurait fait la connaissance du redoutable « 2 SIM », un chef Anti-balaka de Bria qu’elle a regagné son domicile.
Après 6 mois passés chez « 2 SIM »,Marie décide à nouveau de regagner le domicile de Vincent qui a catégoriquement refusé de la reprendre en dépit des multiples démarches qu’elle a menées auprès de sa famille.
Contre toute attente, « 2 SIM », informé de la démarche de Marie, se rend immédiatement vers 4 heures du matin au domicile de Vincent pour lui demander des comptes.
En ouvrant la porte à « 2 SIM » qui aurait insisté, Vincent a été attaqué par son rival avec un couteau tranchant à dents de scie. Touché à 3 réprises au niveau de son thorax, Vincent succombe de ses blessures.
Cependant, le premier garçon de Vincent âgé d’environ 8 ans a formellement identifié « 2 SIM » comme l’assassin de son père ce matin du 2 novembre 2018.
Contacté par CNC,Nelson, le garçon de Vincent explique :
« C’est le mari de maman qui a tué mon père. Il a cogné à la porte et quand papa voulait ouvrir, il l’a poignardé en lui disant que tu n’auras pas Marie”.
Quant au suspect, il est présentement introuvable à Bria.
Pour l’heure, l’ONG médicale Corps suspend ses activités dans le camp des déplacés du PK3 après la mort de l’un de ses agents Vincent.
Centrafrique : OCLAD saisit 12 sacs de produits alcoolisés interdits et des stupéfiants.
Deux individus soupçonnés de vente illicite des produits prohibés ont été appréhendés par la police centrafricaine ce mardi 30 octobre 2018 à Bangui.
Selon le commissaire de la police Romaric-Fourrier Séléngouma de l’Office central de lutte contre la drogue (OCLAD), les deux individus, arrêtés avec des produits alcoolisés et pharmaceutiques interdits sur le territoire centrafricain, vont être présentés au parquet afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
Monsieur Junior, l’un de deux contrebandiers, a été arrêté à son domicile du quartier Kakamoungoulou dans le 4e Arrondissement de Bangui avec 12 sacs de boissons alcoolisées interdites. Tandis que Félicien, le deuxième suspect, a été, quant à lui, appréhendé dans une autre circonstance au PK12 dans son kiosque avec les produits pharmaceutiques interdits entre autres les tramadols, chakapins et les missiles.
Pour le Directeur de l’OCLAD, Commissaire de police SELENGOUMA Romaric-Fourrier, les deux suspects ont été identifiés depuis plusieurs jours grâce à la population du 4e arrondissement.
«C’est grâce aux informations de personnes de bonne volonté qu’on a pu savoir que ces individus détiennent une quantité énorme des produits interdits chez eux. Selon des informations de sécurité en notre possession, nous avons demandé de renfort à l’OCRB, CNS et à la gendarmerie afin de mettre la main en toute sécurité sur les suspects avec les produits interdits », a expliqué le Commissaire Sélégouma.
Interrogé sur le mobile de son arrestation, monsieur Félicien explique de son côté ne pas savoir que les produits qu’il vend ne sont pas interdits dans le pays :
«j’étais arrêté à 12heures dans ma pharmacie. En m’arrêtant, ils ont pu saisir quelques produits pharmaceutiques interdits tels que Vega100, Chakapins et les missiles. Je ne savais pas que ses produits étaient interdits sur le territoire centrafricain, mais comme la force reste à l’État, je ne peux qu’accepter que la justice fasse son travail», a-t-il ajouté.
OCLAD mène cette opération dans le cadre de l’ « opération cobra » initiée par le haut commandement au début de cette année pour réprimer les personnes censées faire l’affaire du commerce illicite des produits alcoolisés et pharmaceutiques interdits en République centrafricaine.
Mercredi 31 octobre, de 10 heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, la ville de Bambari située au Centre-est du pays a vibré au rythme des tirs nourris à l’arme lourde et légère dans un affrontement entre forces conjointes Minusca-Faca et les hommes de l’aile Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le seigneur de guerre Ali Darass.
Tout porte à croire qu’il ne s’agit que d’une tentative manquée de déstabilisation de la ville de Bambari – ville qui retrouve peu à peu son calme en prélude de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation. A en croire des sources dignes de foi, jusqu’à jeudi matin, les forces mixtes ont occupé des points stratégiques de la ville tandis que les habitants sont restés terrés chez eux. Aucun bilan n’est encore disponible. Ni la Minusca ni le gouvernement ne s’est prononcé.
Sous l’anonymat, une pharmacienne à l’hôpital régional de Bambari a déclaré avoir vu des blessés acheminés à l’hôpital. « J’étais de garde (mercredi) soir. J’ai vu arriver de nombreux blessés, tous des combattants. Mais aucun mort n’a été déploré jusqu’à présent », a-t-elle affirmé.En effet, tout a commencé mardi 30 octobre dernier par une patrouille mixte Minusca-Faca qui a essuyé des tirs dans les quartiers musulmans de Hadji et Camp Bornou à l’Est de la ville. S’en est suivi mercredi, d’une tentative de ratissage par les forces mixtes.
Cependant, la situation qui a prévalu à Bambari n’a pu empêcher d’entrevoir une volonté malsaine de déstabiliser cette ville. A en croire d’autres sources locales, la Minuscaa tout mis en œuvre pour obtenir l’échec de l’opération de ratissage qui visait les semeurs de troubles. « C’est la Minusca qui est allée dans les quartiers musulmans pour commencer à tirer dans des résidences. Ils ont tiré chez un particulier, un certain Ali Dahalo. Il n’y avait que des civils, pas d’hommes armés comme ils l’insinuent », indiquent les mêmes sources. Cette manière d’opérer est, à bien des égards, une façon d’alimenter la crise au niveau communautaire.
Notons que ce regain de violences risque de perturber la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA-2018) prévue en différé à Bambari du 15 au 16 novembre prochain. D’où l’appel de pied aux Forces armées centrafricaines déjà déployées sur place, avec l’appui des Russes d’imposer l’autorité de l’État.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Des-enfants-du-2ème-arrondissement-de-Bangui-dotés-en-trampoline-et-équipements-sportifs.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des enfants du 2ème arrondissement de Bangui dotés en trampoline et équipements sportifs
Centrafrique : Des enfants du 2ème arrondissement de Bangui dotés en trampoline et équipements sportifs
C’est au jardin d’enfants de Lakouanga (2èmearrondissement de Bangui) que la délégation russe en Centrafrique, sous l’autorité de Valeriy Zakharov, le Conseiller russe du Président Touadera, a fait don, ce mercredi 31 octobre 2018, de trampoline, des kits scolaires et équipements sportifs.
Partis de l’exemption sur l’embargo accordée en novembre 2017 par le Conseil de sécurité des Nations unies à la Russie, en vue de fournir des armes à la République centrafricaine, dans le cadre de la restauration des Forces armées centrafricaines, les Russes étendent leur intervention aux activités sociales. Bien que les efforts de sécurisation du pays de Zokwézo se poursuivent irréversiblement avec l’appui multiforme de la Russie, ainsi à la satisfaction des Centrafricains, les Russes eux, ne cessent d’assister les populations.
Outre l’installation des Centres de santé dans le Nord du pays au profit des populations des provinces distantes des hôpitaux régionaux, une compagne d’assistance sociale au profit des enfants est lancée. Cette compagne est marquée par des dons en aires de jeux russes appelée trampoline, accompagnées des kits sportifsdans des maillots et des ballons, ainsi que des kits scolaires dont des livres didactiques et des cahiers.
Mercredi dernier, les Russes étaient au Jardin d’enfants de Lakouanga – le grand quartier du 2èmearrondissement de la capitale Bangui. Valeriy Zakharov, le Conseiller russe du Chef de l’Etat a personnellement remis le don qui est réceptionné par Mme SuzanneMongaï, Cheffe secteur social du 2ème arrondissement, en présence de M. ApollinaireYamba, Conseiller à la Mairie du 2ème arrondissement.
« Ces enfants sont l’avenir de la République Centrafricaine », a expliqué Valeriy Zakharov pour justifier l’action menée en faveur des élèves de cet établissement. Et de poursuivre « c’est pourquoi il faut les entretenir et les rendre heureux, leur donner la chance de s’épanouir. Il est temps de penser aux enfants pour un avenir meilleur de la République Centrafricaine d’ici peu. L’intervention de la Russe en Centrafrique n’est pas uniquement dans le domaine militaire mais également dans le domaine humanitaire et social ». A en croire Zakharov, cette aire de jeu ne profitera pas seulement aux 152 élèves dudit jardin d’enfants, mais également en aux enfants des environs dudit établissement scolaire.
En réceptionnant le kit, Mme Suzanne Mongaï s’est réjouie de l’initiative russe. «Nous sommes très heureux de recevoir ce cadeau, parce que l’une des principales activités des enfants c’est le jeu. Les enfants ont besoin de cette aire de jeu pour jouer. Donc, nous remercions vraiment les partenaires Russes pour ce don », a-t-il indiqué.
Notons que ce don n’en est pas une première, puisque l’Ecole de Bria dans la haute Kotto, l’école Elim Bangui-Mpoko à Bangui et le jardin d’enfants des 92 Logements ont déjà bénéficié de cet appui des Russes.
Cemac : aucun risque de dévaluation du Fcfa selon le gouverneur de la BEAC.
Le gouverneur de la Beac, Abbas Mahamat Tolli a rassuré le 31 octobre lors de la 3e session du comité de politique monétaire (CPM) qu’il a présidé hier à Yaoundé.
Rien actuellement ne justifie une nouvelle dévaluation du Fcfa ou alors aucun risque d’une dévaluation de cette monnaie n’existe pas actuellement. C’est ce qu’a fait savoir le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) lors de la 3e session de son comité de politique monétaire mercredi dernier à Yaoundé.
D’après lui, la situation économique de la Cemac et ses fondamentaux met cette monnaie à l’abri d’une nouvelle dévaluation. Voila pourquoi a-t-il fait savoir que cette question n’était pas à l’ordre du jour du sommet de N’Djamena.
Contrairement à l’année 1994 date de la dévaluation du Fcfa, 2018 présente de bonne prévision de croissance. Celles-ci sont à 1,7% tandis qu’elles sont à plus de 3% en 2019. Abbas Mahamat Tolli a rappelé qu’en 1994, la Cemac était les pays de la Cemac était en récession avec un taux de croissance de -1%. De plus, le sommet de la cemac de 2016 a évacué la question de l’ajustement monétaire dans la zone Franc, pour permettre aux pays d’Afrique centrale d’adhérer au programme du Fonds monétaire international (FMI).
Programmes déjà conclus par quatre Etats (Cameroun, Gabon, Tchad et RCA), et en cours de conclusion avec un des deux derniers pays encore à la traîne. Le gouverneur de la Beac a fait savoir que l’implémentation de ces programmes.
Mais aussi des mesures d’ajustement des politiques monétaire et budgétaire, prises respectivement par la BEAC et les Etats, ont entrainé des effets positifs sur les économies de la zone CEMAC. Elles ont contribué à éloigné le spectre d’une dévaluation du franc CFA
Bossangoa-msf.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/vaccination-malaria-bossangoa-msf.jpg” alt=”” width=”500″ height=”333″ />Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.
Centrafrique : de violents affrontements entre groupes armés à Batangafo.
De violents affrontements entre groupes armés ont eu lieu ce mercredi 31 octobre dans la localité de Batangafo au Nord de la République Centrafricaine.
Pendant ces affrontements, plus de 10,000 personnes se sont refugiées dans les enceintes de l’hôpital soutenu par MSF, tandis que plusieurs centaines d’autres ont pris la fuite vers la brousse. Trois camps de déplacés internes, de nombreuses maisons et le marché central ont été brûlés.
Les équipes de MSF présents sur place ont pu prendre en charge vingt blessés à l’hôpital de Batangafo, dont dix nécessitant une opération chirurgicale d’urgence. Parmi ces victimes, on déplore 1 décès à l’hôpital des suites des brûlures.
« La situation à Batangafo reste très tendue. La protection de la population et de la mission médicale restent nos principales préoccupations », déclare Omar Ahmed Abenza, Chef de Mission MSF en RCA.
« La situation humanitaire dans cette région devient de plus en plus préoccupante après des mois d’une relative accalmie, et cette dernière flambée de violence risque d’affaiblir davantage les communautés déplacées qui manquent de nourriture, d’abris et d’autres biens de base. » ajoute-t-il.
EN
1 November 2018
Violent fighting between armed groups took place this Wednesday 31 October in the locality of Batangafo in the northern Central African Republic.
During these clashes, more than 10,000 people fled to seek shelter in the MSF-supported hospital compound, while several hundred people fled to the bush. Three camps for displaced people, many houses, and the central market were all burned down.
MSF teams on site received 20 wounded people at Batangafo Hospital, including 10 requiring emergency surgery. Of these victims, one died in hospital as a result of severe burns.
“The situation in Batangafo remains very tense. The protection of the population and the medical mission remain our primary concerns,” says Omar Ahmed Abenza, MSF Head of Mission in CAR.
“The humanitarian situation in this region is becoming increasingly worrying after months of relative calm, and this latest outbreak of violence is likely to further weaken displaced communities that lack food, shelter and other necessities,” he added.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Professeur-Gaston-Mandata-Nguerekata.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Professeur Gaston N’Guerekata, Président du parti PARC. Photo de courtoisie
Centrafrique : “la destitution de Karim Meckassoua va éclaircir le paysage politique centrafricain”, dixit le Président du PARC Gaston Mandata N’Guerekata.
La destitution de l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, la menace des groupes armés contre les agents de l’État, meeting populaire et musclé de Karim Meckassoua au quartier PK5 et l’éventualité d’une nomination d’un nouveau premier ministre, le Président du PARC, l’éminent Professeur Gaston N’Guerekata revient largement sur les actualités brulantes de la semaine au micro du CNC.
Voici l’extrait de l’interview…
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur le Président,
Gaston Mandata N’guerekata (GMN) : Bonjour monsieur le Journaliste,
CNC : Depuis quelques jours, l’actualité politique centrafricaine tourne principalement autour de la destitution du Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua du perchoir. Étant un homme politique influant en Centrafrique et Président du parti PARC, que diriez-vous du vote des députés qui met fin à la fonction du Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua ?
GMN : La destitution du Président de l’Assemblée Nationale est prévue dans les textes fondateurs. Ce n’est d’ailleurs pas une première dans l’histoire de notre pays.
CNC : Mais il semble qu’une somme importante a été engagée dans cette opération…
GMN : Vous dites bien « il semble ». Et si c’en était le cas, eh bien qui tue par l’épée périt par l’épée. Je reste tout de même convaincu que parmi les 98 députés qui ont voté pour la destitution du Président de l’Assemblée Nationale, il y a des personnalités intègres et respectables. Maintenant il faut regarder de l’avant.
CNC : Selon vous, les raisons évoquées dans la motion visant à destituer Karim Meckassoua sont-elles conformes au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ?
GMN: Les tribunaux arbitreront s’ils sont saisis de la question. En tant qu’homme politique, je constate que depuis sa mise en place en 2016, la deuxième institution du pays a connu de nombreux scandales de tous ordres, un leadership partisan et arrogant, aucune avancée dans le vote de lois destinées à ramener la paix dans le pays. Le peuple ne se reconnait pas dans son Assemblée Nationale dont le Président passe plus de temps dans les avions entre Paris et Brazzaville ; il était aussi plus préoccupé à créer et alimenter une guerre de Chefs avec le Chef de l’Etat et son gouvernement plutôt que de jouer un rôle stabilisateur en ces temps de crise.
CNC : Meckassoua a tout de même tenu un grand meeting au Km5 pour appeler à la paix.
GMN : Un premier meeting depuis 2016, avec des partisans lourdement armes, quelques jeunes innocents payes pour la circonstance, vous appelez ça grand meeting ? Bravo. Et quel était le message ? J’ai écouté l’enregistrement de sa prestation. Aucun mot pour la population du 3e arrondissement. Je croyais un moment qu’il allait saisir cette occasion pour dire qu’a défaut des 140 véhicules qui n’arrivent pas l’argent pourrait servir à construire le premier lycée du Km5…Pour notre compatriote, tout est calibré en fonction de ses ambitions personnelles. Il est déconnecté du peuple, à commencer par ceux qu’il représente à l’Assemblée Nationale.
CNC : Ne pensez-vous pas qu’il y’a deux poids deux mesures dans la politique du chef de l’État Faustin Archange Touadera lorsqu’on voit dans le gouvernement des ministres comme Théodore Jousso qui sont accusés par le Premier ministre de détournements de deniers publics alors qu’ils ne sont pas toujours inquiétés ?
GMN : Je n’ai pas eu connaissance que le Premier Ministre a accusé le Ministre Jousso. Cette allégation vient de certains médias. Il y a tellement de rumeurs en Centrafrique. Les Ministres sont nommés par le Chef de l’Etat. Il les révoque s’il n’a plus confiance en eux. Il n’y a aucune comparaison avec la destitution d’un Président de l’Assemblée Nationale.
CNC : Sur le plan sécuritaire, certains groupes militaropolitiques comme le MPC et l’UPC menacent de rompre tout contact avec Bangui et de ne plus reconnaitre Faustin Archange Touadera comme chef de l’État centrafricain après la destitution de Meckassoua. N’est-ce pas que le jeu politique du clan Touadera ne fait que remettre le pays à la case du départ ?
GMN : La destitution de Méckassoua va éclaircir le paysage politique Centrafricain. Tous ces imposteurs qui traitent la nuit avec les terroristes et le jour se proclament des démocrates seront démasqués. En réalité Meckassoua était mal inspiré de jeter à la face de ses collègues à l’ouverture de cette session historique ces mots d’une arrogance sans pareil : « Je ne me laisserai pas faire ». Il avait fini par repousser certains qui hésitaient encore sur la question. Enfin et surtout, il aurait mieux fait de se retirer en toute dignité, mais son ego était si fort qu’il n’avait pas vu la détermination des élus du peuple.
CNC : Monsieur le président, des informations qui circulent depuis quelques semaines sur une probable prochaine nomination d’un nouveau premier ministre de confession musulmane. Que diriez-vous de ce schéma politique qui ressemble étrangement à celui de la transition dirigée par madame Catherine Samba-Panza ?
GMN: Je suis opposé a toute idée de nomination sur une base sectaire. Seul le mérite devra prévaloir au choix de nos dirigeants. On nous avait fait croire qu’avec un Premier Ministre ou un Président de l’Assemble Nationale musulman, la paix reviendrait de facto. Que neni. La question religieuse est un fond de commerce pour politiciens véreux. Sur 41 députés ayant voté contre la destitution de Meckassoua 38 sont des chrétiens contre seulement 3 musulmans. Maintenant Le Tres Honorable Gon Baba est musulman, élu par plus de 112 voix. Qui dit mieux? Les centrafricains, les vrais centrafricains de souche, ne sont ni anti-musulmans, ni anti-chretiens. Nous avons vécu en harmonie depuis des siecles.
CNC : Et si jamais le Président Touadera vous consultait pour le poste du Premier ministre ?
GMN : Il y a tellement de compatriotes méritants, y compris l’actuel locataire de la tour Pétroca, qui a même l’avantage d’avoir la confiance du Chef de l’Etat.
CNC : Merci Monsieur le Président.
GMN : C’est moi qui vous remercie de l’honneur que vous me faites.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/une-rue-vide-à-Bria-après-la-ville-morte.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une rue déserte à Bria lors de la ville morte décrétée par le FPRC.
Centrafrique : quand le commandant de région du FPRC Damboucha Hissen déclare persona non grata le Préfet de la haute Koto.
Dans une déclaration faite sur les antennes de la radio communautaire locale « La voix de Barangbaké » ce lundi 29 octobre, le Commandant de région de haute koto du FPRC le général Damboucha Hissen déclare que le Préfet de haute koto, le directeur de l’hôpital régional et le maire de la ville de Bria sont déclarés persona non grata dans sa région.
Même si le bureau politique du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dément dans un communiqué de presse les allégations dans lesquelles le FPRC aurait proféré des menaces directes contre les agents et fonctionnaires de l’État dans sa zone de juridiction, l’État-major du mouvement, dirigé par Abdoulaye Hissein et qui semblent être en contradiction avec la coordination politique, continue de tenir des propos menaçants contre les agents de l’État qui sont dans leur zone de contrôle.
« Après la destitution de l’un de notre, Abdoul Karim Mekassoua de la présidence de l’Assemblée nationale, nous avons pris des dispositions pour faire comprendre aux gouvernements qu’il est Entrain de jouer avec la queue du lion. Donc le Préfet, le Maire, le Médecin en Chef de l’hôpital tous les hommes d’État doivent prendre l’avion dans les jours à venir pour repartir chez leurs pères Touadera à Bangui », a déclaré le commandant de région de haute-koto le général Damboucha Hissen sur les antennes de la radio communautaire « La voix de Barangbaké ».
Contacté par CNC, le Préfet de haute-koto, monsieur Thierry Évariste BIGUININDJI confirme avoir reçu un ultimatum pour quitter la ville de Bria dans un bref délai :
« J’ai reçu des messages verbaux par téléphone effectivement qui m’ont donné des délais de quitter la ville et donc les processus de négociation sont en cours, car vous savez monsieur le journaliste, dans un pays en plein conflit il faut être prudent. Je sais que je ne suis pas en sécurité ici, mais je n’ai pas peur. Si j’ai peur, j’aurai du prendre le premier vol lors du premier appel. Ça été toujours comme ça ici. Eux même ils les savent, le péché du père ne retombe pas sur son fils”, a-t-il déclaré.
En outre, la ville morte de 3 jours déclarée par le FPRC dans la ville de Bria suite à la destitution de Meckassoua du perchoir vient de terminer ce mardi 30 octobre.
Législatives au Gabon : l’opposant Alexandre Barro Chambrier battu dans son propre fief
Le leader du Rassemblement Héritage et Modernité ( RHM) a été renversé par le candidat du PDG Ndong Ekomi au 1er siège du 4e arrondissement de Libreville à 2146 voix contre 1977 au second tour du scrutin.
Finalement l’opposant Alexandre Barro Chambrier est tombé dans son propre fief : le 1er siège du 4e arrondissement de Libreville. Son tombeur est Ndong Ekomi du PDG qui a obtenu 2146 contre 1977.
Il faut dire que le 1er siège du 4e arrondissement de Libreville était tenu par le parti de l’opposant Alexandre Barro chambrier. Certains observateurs voient en sa défaite une revenge du PDG qui ne lui a jamais pardonné de son départ au sein de la majorité présidentielle.
Raison pour laquelle, le parti au pouvoir et toute l’équipe gouvernementale conduite par le premier ministre Emmanuel Issozet Ngondet a déployé d’important moyens de campagne en faveur de Ndong Ekomi. Toutefois, l’opposant conteste la victoire de son adversaire en affirmant qu’il y a eu fraude. Et au regard de l’écart des voix qui les sépare (169 voix), le candidat du RHM va certainement recourir au contentieux postélectorale devant la cour constitutionnelle.
Transport aérien : reprise des activités de Kenya Airways au Gabon
Le transporteur Kenyan va effectuer plusieurs vols dans la sous-région revient après une longue absence. Son premier vol inaugural à l’aéroport international Léon Mba s’est déroulé lundi.
Kenya Airways vol de nouveau sur le ciel Gabonais. Après une longue absence, soit 5 ans, le transporteur Kenyan a repris ses activités. Lundi un de ses appareils a attéri avec à bord plusieurs passagers. L’
La compagnie Kényane assure qu’elle va effectuer 5 vols par semaine d’abord entre Libreville et Naïrobie, mais aussi entre Yaoundé et Libreville et desservira dans toutes la sous-régions d’Afrique centrale.
Le ministère des transports qui a souhaité la bienvenue au transport fait savoir que ceci est l’œuvre de la diplomatie agissante du président Ali Bongo Ondimba. Car le retour de cette compagnie est profitable au Gabon.
Centrafrique : Un autre musulman, Laurent Ngon Baba succède à Meckassoua au perchoir de l’assemblée nationale
Et la fin de suspense. Après la débandade occasionnée par les deux tirs en l’air en pistolet automatique par le député Alfred Yékatombe alias Rombo et après qu’il ait été neutralisé avec deux autres députés porteurs d’armes par les forces de l’ordre, puis conduits à la Section de recherches et des investigation (SRI), le calme a pu être ramené dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. L’élection du remplaçant de Abdoua Karim Meckassoua a poursuivi son cours. C’est Laurent Ngon Baba qui a été élu par ses pairs au perchoir du parlement.
Tout a commencé par la présentation des candidats. Ils étaient trois en lice, Thierry Vackat de Mongoumba qui a vu sa candidature invalidée, car déposée hors délai ; Timoléon Baïkoua et Laurent Ngon Baba.
En effet, après l’invalidation de la candidature de Thierry Vackat, c’est au tour de Timoléon Baïkoua de désister suite à l’incident susmentionné pour ne laisser en lice l’unique candidat Laurent Ngon Baba. A l’issue du scrutin, 112 députés sur 116 votants ont valablement exprimé leur suffrage en faveur de ce dernier candidat.
« Désormais avec l’ensemble des collègues parlementaires, nous n’avons plus droit à l’erreur. Nous n’avons qu’à nous consacrer à notre devoir de député de la nation », a déclaré le nouveau président.
Dans la salle, un député joint n’a pas caché sa satisfaction. « La population a une image de nous qui n’est pas positive. Mais, c’est l’expression de notre sens de responsabilité, car si les choses ne marchent pas, nous sommes en droit de contester et de remettre l’ordre. Désormais, nous allons nous focaliser sur le pays et non sur les querelles », a-t-il affirmé.
Sous l’annonymat, un habitant du Km5 salue l’élection de Ngon Baba. Pour lui, le problème n’est pas le clivage chrétien-musulman dont on veut faire croire. « Chrétien ou musulman, c’est un fils du pays. L’essentiel est que nous les centrafricains, nous ayons pris conscience que les hommes politiques nous manipulent et qu’il est temps de se serrer les couds pour avancer ensemble vers notre destinée commune », a-t-il déclaré.
Notons que El Adj Laurent Ngon Baba est islamisé. Juriste environnementaliste de formation, il fut plusieurs fois minstre et député. Il est le président du Parti de l’action et du développement (PAD) et président du Comité national du pèlerinage à la Mecque.
Si jamais une autre procédure de destitution n’est entamée contre Laurent Ngon Baba à son tour, ce sera lui qui conduira la suite de la 6ème législature.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/centre-agro-pastoral-allemand-à-Bangui-frd-krock.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre agro pastoral allemand. Credit photo : Fred Krock pour CNC.
Centrafrique : Les allemands créent un Centre de formation agropastorale à Bangui
Ce lundi 29 octobre 2018, 100 jeunes désœuvrés et ceux issus des populations déplacées internes entrent en formation sur le site agropastoral de Ngoulékpa sis à côté de l’aéroport international Bangui Mpoko. Initiative de l’Ong allemande Welt HungerHilfe (WHH). En prélude au lancement de cette formation, le Coordonnateur pédagogique du Centre, M. Alexis M’Betigaza, assisté de M. Martinien Wandoukou, Responsable du département Ressources humaines et administration de WHH, a présidé l’ouverture technique du centre, le 15 octobre dernier en présence des autorités locales et de M. Olivier Mathurin Beledet, Directeur d’enseignement technique et de la formation professionnelle, représentant son ministre.
« Formation professionnelle agricole pour jeunes personnes sans emploi et jeunes personnes déplacées internes dans la région de Bangui, préfecture OmbellaMpoko, RCA », telle est l’intitulé du projet initié par l’Ong WHH. Il s’agit plus globalement de contribuer à la stabilisation sociale et économique des jeunes sans emploi et des jeunes personnes déplacées internes (PDI), afin de réduire la migration et la criminalité. De manière spécifique, cette formation vise à (1) ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes et les jeunes ayant perdu l’intérêt de se joindre à des groupes criminels armés ; (2) améliorer considérablement le très faible niveau d’éducation et de formation en théorie et en pratique et ; enfin (3) renforcer les capacités des jeunes diplômés à gagner leur vie par leurs propres moyens.
Dès l’ouverture technique du centre, Alexis M’Betigaza, le Coordonnateur pédagogique a rappelé les motivations de la création de ce Centre de formation agropastoral : « l’initiative est née de la préoccupation toujours profonde de l’Ong allemande WHH d’appuyer les jeunes désœuvrés centrafricains au sortir de la crise que le pays a connue, de pouvoir acquérir des compétences à travers de petits métiers ». Il a précisé par ailleurs qu’un test est organisé, il y a un mois suite auquel 100 jeunes ont été sélectionnés. « Ce sont principalement des résidents, ainsi que des personnes déplacées internes, y compris ceux venus d’autres villes du pays. Ces jeunes sont repartis en quatre filières, à savoir le Maraichage, l’Aviculture, la Pisciculture et l’Apiculture », a-t-il indiqué.
Il est prévu que la formation soit alternée (théorie et pratique). Sur un effectif global de 160 stagiaires au recrutement final, 100 devront être internés sur place sur le site. D’ailleurs le site est équipé de deux bâtiments de deux salles de cours chacun et des salles d’exercice ; un dortoir de 100 places ; dix toilettes ; un réfectoire ; un magasin et le bloc administratif. En outre, cent hectares de terres sont disponibles pour les travaux pratiques des différentes filières. Pour la pisciculture en particulier, les étangs sont déjà confectionnés et prêts à l’usage.
La formation offerte au Centre de Ngoulépka devra, au finish, déboucher sur la mobilisation de l’auto-assistance et le renforcement de la résilience ; au niveau national, un appui structurel au Ministère de l’Agriculture et du développement rural ; au niveau local, un appui à la Fédération des Maraîchers. En plus, le centre contribuera également à la réalisation des 17 Objectifs de développement durable (ODD), en particulier les ODD 1, 2, 4, 5, 8 et 16.
A l’ouverture technique du site, M. Joël Presley Donassé, Secrétaire général de la Mairie de Bimbo 3 a témoigné toute sa gratitude à l’Ong allemande WHH pour l’investissement fait dans la formation des jeunes de sa localité. A notre micro, l’autorité locale situe l’intérêt d’une telle initiative : « C’est une fierté et un réel plaisir d’accueillir ce joyau dans notre localité. Parce que cela fait partie des réponses appropriées à nos problèmes. Vous n’êtes pas sans ignorer que la crise qui a secoué notre pays n’a épargné Bimbo3, surtout la jeunesse estimée à plus de 60 000 sur une population totale de 80 000 habitants. La plupart de cette jeunesse est sans emploi et exposée à la délinquance. C’est justement en cela que se justifie notre satisfaction et toute notre fierté de voir nos jeunes désœuvrés être outillés aux petites métiers qui participent de leur autonomisation financière. Les options retenues par l’Ong WHH sont toutes prometteuses, vues les potentialités agropastorales que regorge notre pays », s’est-il réjoui.
A en croire ce dernier, tout sera mis en œuvre pour assurer la protection des infrastructures ainsi que la pérennisation de l’initiative. « Désormais, il nous revient à nous autorités locales de veiller à la protection de ce patrimoine. Un travail de sensibilisation va être fait dans l’immédiat à l’endroit des chefs de groupements et de quartiers de notre localité, et aussi à l’endroit des stagiaires eux-mêmes, ainsi que les populations environnantes, en vue de considérer ce Centre de formation comme étant leur propre bien », a-t-il noté.
Notons qu’avant la crise, le pays disposait de 19 Centres ruraux d’éducation et de formation (CREF). Ces centres offraient des cours de formation professionnelle d’une durée de 6 mois certifiés par le Ministère de l’agriculture et du développement rural. Malheureusement à ce jour, aucun de ces centres ne fonctionne. Dans le cadre du projet lancé par WHH, il est prévu de reprendre le cadre structurel des anciens CREF. Les curricula et le matériel didactique utilisés à l’époque sont actuellement sous révisions pour déterminer s’ils pourront être utilisés pour le nouveau centre. Le projet initié par WHH prévoit une série de formation d’une durée de six mois chacune.
WHH est présente en RCA depuis 2015 et a fait ses preuves aux côtés du Ministère de l’Agriculture et du développement rural, à travers la redynamisation de l’Institution centrafricain de la recherche agronomique (ICRA), ainsi que le système de production de semences améliorées. Sur le site de Ngoulékpa, un marché, une école primaire et un collège sont à mettre à l’actif de cette Ong allemande.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/conseil-de-sécurité-des-Nations-unis-IMG_7mars2018225400.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conseil de sécurité de l’ONU.
CENTRAFRIQUE : LES OCCIDENTAUX VENT DEBOUT A l’ONU CONTRE LA PRESENCE RUSSEEN R.C.A.
LA CENTRAFRIQUE, NOUVEAU CHAMP DE BATAILLE DE LA GUERRE FROIDE?
Faut-il le rappeler ? La République Centrafricaine est un État indépendant, souverain et membre de l’ONU. On ne peut donc que s’interroger sur l’attitude adoptée par les Occidentaux depuis que les Russes sont revenus en Centrafrique.
On savait que le pays était tenu à bout de bras par la France, ancienne puissance coloniale, à cause des dirigeants corrompus et incompétents dont elle a favorisé l’accession à la tête de L’état. On savait encore que la RCA était devenue la figure emblématique de la Françafriquequi sévit toujours.
Or, le 23 octobre, au Conseil de Sécurité, une bronca des Occidentaux s’est élevée pour stigmatiser violemment le rôle joué par la Fédération de Russie en Centrafrique.
Mais, si les Russes sont revenus à Bangui, c’est bien à la demande expresse et légitime du président de la République Faustin-Archange Touadera. Cerné par les groupes armés qui s’apprêtaient à marcher sur la capitale et ne disposant pratiquement d’aucune force capable de leur résister, il n’avait d’autre choix que d’appeler au secours. Ni la MINUSCA, dépêchée par l’ONU, ni SANGARIS, envoyée par la France, n’ont pu ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Les rebelles occupent désormais les ¾ du pays. L’autorité de l’État ne s’exerce plus que sur la capitale, devenue un camp retranché, refuge des autorités légitimes. Les massacres sont quotidiens, les populations déplacées. Une partition menace l’intégrité du territoire.
Acculées et courant le risque de perdre le pouvoir, les autorités n’ont pas eu d’autre issue que de faire appel à une puissance étrangère. Les Russes ont répondu présent, alors que l’existence même de la République Centrafricaine et de sa population étaient en danger de mort.
LE RETOUR DES RUSSES, UN SUJET QUI AGACE LES OCCIDENTAUX
Sans renier les accords de coopération et de défense conclus avec la France au lendemain de son indépendance, la République Centrafricaine, pays souverain, a parfaitement le droit de mener sa politique étrangère comme elle l’entend.
Or, l’ancienne puissance coloniale agit comme s’il s’agissait d’un département de l’Hexagone ! Les précédents présidents de la République Centrafricaine ayant manifesté des velléités d’ouverture vers d’autres pays, la France a tout fait pour les destituer. Elle n’a jamais hésité à permuter les dirigeants, en organisant ou en soutenant des coups d’état. C’est ainsi, à cause de la mauvaise gouvernance et de la gabegie des dirigeants corrompus , que le pays a plongé dans un sous-développement abyssal et chronique. Toujours classé dans la liste des pays les plus pauvres du monde malgré ses immenses potentialités, il a constamment vu son développement freiné par la précipitation des puissances étrangères, avides d’envahir le pays et de le tenir sous tutelle pour profiter de ses richesses. Après environ soixante ans d’indépendance, les coups de force pour s’emparer du pouvoir et les violences récurrentes ont rendu exsangue un pays pourtant promis à un bel avenir. Un pays aujourd’hui au bord du gouffre.
Depuis quelque temps, les autorités françaises ont, à l’endroit du président Touadera, un comportement qui s’apparente à du mépris et à de l’arrogance. La scène qui s’est déroulée entre le président français, son ministre des Affaires Étrangères et le président Touadera, pendant la vingt-septième Assemblée Générale de l’ONU, jette une lumière crue sur les relations abîmées entre les deux dirigeants.
Le retrait de la force française Sangaris a été vécu par les Centrafricains comme un abandon face aux groupes armés. Ils ont donc salué l’arrivée des Russes par des cris d’espoir. Ce qui fait que la France semble désormais être en perte de vitesse dans ce qu’elle considérait comme son pré carré. Les Centrafricains sont de plus en plus vindicatifs vis-à-vis de la France – ce qui arrange les affaires des Russes, à qui il arrive de soudoyer la presse locale pour diaboliser les Français. Plus le temps passe, plus les rapports franco-centrafricains se détériorent.
Pour redresser la barre, il faudra que la France adopte une autre politique l’égard du président Touadera. Comment admettre que Jean-Yves Le Drian se rende en Afrique Centrale pour évoquer le drame centrafricain, sans jamais faire escale à Bangui? Il s’arrête uniquement chez son ami Déby, que les Centrafricains détestent. Ou chez Sassou Nguésso, médiateur depuis le début du conflit centrafricain, mais qui n’a obtenu aucun résultat jusqu’à présent.
Si Emmanuel Macron ne se décide pas à se rendre d’urgence en Centrafrique pour rencontrer son homologue et s’associer à la recherche de la paix, pourquoi le président Touadera ne serait-il pas tenté de traiter avec les Russes ?
Au lieu de s’alarmer sur les initiatives de Poutine dans ce pays, la France devra plutôt changer sa politique en Centrafrique. Sinon, il est à craindre que la Fédération de Russie ait, d’ores et déjà, gagné la bataille de Bangui.
JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI
(29 octobre 2018)
Ainsi qu’une nouvelle photo pour illustrer. Bonne fin de de journée.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/souroungba-bon-bon.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Clotaire SAULET SOUROUNGBA, ancien parlementaire et l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : AU DELA DE LA DESTITUTION ANTICONSTITUTIONNELLE DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
La date du 26 octobre 2018 est à inscrire, non pas avec de l’eau de rose, mais avec des larmes dans les annales de l’histoire politique de la République centrafricaine. Ces larmes, au lieu d’exprimer un quelconque défaitisme, doivent renforcer la volonté des démocrates centrafricains de mener une lutte implacable contre la déconstruction des acquis démocratiques et contre le retour à pas feutrés d’un type de totalitarisme. A qui le prochain tour, peut-on se demander…
Il ne s’agit pas de gloser ici sur ces évènements du « vendredi noir » où des élus de la Nation ont été programmés avec des espèces sonnantes et trébuchantes sur le mode « destitution » pour régler le sort d’un homme, mais plutôt d’inviter, de nous inviter à une réflexion prospective.
La profonde crise 2013-2014 que le retour à la légalité constitutionnelle de 2016 n’a pas encore permis de juguler, devrait nous amener à agir avec tact, sagesse et intelligence. Nous sommes encore dans une forme de « transition » où les Chefs de l’Exécutif et du Législatif devraient être inamovibles durant leur mandature, et des ajustements pourraient être initiés à travers d’éventuel changement de Gouvernement de la République et de renouvellement des membres du Bureau de l’Assemblée nationale.
De manière méthodique et en profitant du nouvel ordre politique caractérisé par la pléthore de députés « indépendants » et des partis politiques qui n’inspirent plus beaucoup confiance, car aucun n’a pu avoir la majorité parlementaire, malgré la percée aux élections législatives d’un ou deux partis nouvellement créés, on en est arrivé à ce nouveau paysage politique dont les lignes de force sont malheureusement le débauchage et l’achat de députés pour la constitution d’une majorité parlementaire où les priorités vont se circonscrire aux avantages économiques, financiers et au bénéfice de l’immunité. Alors que la recherche et la consolidation de la paix, la préservation de l’unité nationale, la sécurisation du pays, la prise en charge des déplacés internes et externes, la remise à flot des institutions socio-éducatives, le contrôle et l’exercice du pouvoir d’Etat sur tout le territoire national, en somme, la remise à l’endroit du pays, sont la priorité des priorités. A terme, cette sixième législature va avoir tous les contours de la quatrième législature 2005-2010 décrite par Olivier Gabirault dans « La responsabilité historique des députés dans la déconfiture de la République centrafricaine » (cf.oliviergabirault.over-blog.com), c’est-à-dire :
Une assemblée nationale de complaisance ;
Une assemblée nationale porte-parole et complice de l’Exécutif dans la dilapidation des ressources du pays ;
Une assemblée nationale complice du recul de la démocratie ;
Une assemblée nationale plus respectueuse de la volonté de l’Exécutif que du consensus national ;
Une assemblée nationale préoccupée uniquement par les intérêts de ses membres.
A cela, il faut peut-être ajouter cette propension de randonnées à Boali pour les succulentes carpes qui vont rendre de plus en plus muets les élus de la Nation sur les problèmes essentiels.
Toute cette situation est de la responsabilité de la classe politique et l’existence des « indépendants » n’est que le corollaire d’une « anormalité politique » induite et qu’il convient de corriger maintenant par une recomposition. Et l’heure a sonné pour nettoyer les écuries d’Augias de la politique centrafricaine.
Fort de tout ce qui précède, je lance ici un appel – étant donné que personne n’a le monopole de parler de la politique – pour l’organisation des Etats généraux des Partis politiques en vue d’aboutir à la réduction drastique de leur nombre et permettre ainsi à l’Etat de leur allouer des financements qui seraient définis par la loi. Ce qui favorisera l’émergence d’une nouvelle classe politique responsable. Le schéma de cette recomposition pourrait être :
La dissolution et le regroupement des partis existants en cinq (05) ou six (06) grands partis politiques, avec de nouvelles appellations, autour des partis qui ont déjà gouverné ou autour des affinités idéologiques ou personnalités crédibles, ou bien ;
L’autodissolution des partis politiques à l’issue des prochaines élections législatives pour ceux qui n’auront pas obtenu un nombre de députés, à définir par consensus. Ce qui permettra aux nouveaux partis qui naissent, à bien naître, pour bien occuper l’échiquier politique.
Cette action de recomposition ne peut se faire sans le renouvellement et le rajeunissement au niveau de tous les partis existants et la nouvelle génération politique se doit de bien préparer les futures élections, tant présidentielle que législatives.
Par : Clotaire SAULET SURUNGBA, Ancien Parlementaire
Cameroun : les partisans de Kamto menacent les musiciens
Ils appel au boycotte des concerts en occident des musiciens ayant soutenu Paul Biya lors de la campagne présidentielle. Le syndicat camerounais des musiciens (Sycamu) a condamné ce qu’il qualifie de comportement rétrograde contre les artistes.
Les partisans de Maurice Kamto s’en prennent aux artistes musciens camerounais sur les réseaux sociaux. par la voix des activistes Boris Bertholt, Darling Nguevo et cie, ils appellent les camerounais de la diaspora à boycotter les concerts des artistes ayant pris part au concert organisé par le RDPC en soutien au président Paul Biya lors de la campagne présidentielle.
Ces activistes menacent de représailles toutes personnes qui prendraient part à ces concerts ainsi qu’aux différents organisateurs desdits spectacles. Sachant que les pays occidentaux sont aux aguets en matière de sécurité, ces activistes promettent de faire échouer des concerts par des fausses alertes.
Ils font savoir qu’ils vont signaler à chaque spectacle d’un artiste ayant soutenu Paul Biya qu’un colis piégé se trouve dans la salle ou qu’un attentat est en préparation. Sachant que la police va débarquer à l’instant et faire vider la salle.
Une attitude que condamne le syndicat camerounais ( Sycamu). Le Sycamu par la voix de son président Roméo Dika interpelle Maurice Kamto afin qu’il invite ses partisans à la retenue et à cesser ce « comportement retrograde ». Chacun doit rester le choix de l’autre et le tolérer.
S’en prendre aux artistes parce qu’ils ont soutenu le président sortant est inacceptable selon l’artiste Roméo Dika. Il a à cet effet convié ses confrères à une assemblée générale le 20 novembre prochain.
Rappelons que lors de la campagne présidentielle, chaque candidat avait ses artistes ou était soutenu par ses artistes qui organisaient des concerts en leur honneur durant les meetings.
Maurice Kamto par exemple qui avait le rappeur Valsero et bien d’autre musicien à ses côtés avait pris d’assaut l’esplanade du stade omnisports où s’est tenu un concert en son honneur.
Côté de la majorité présidentielle, le RDPC a organisé un concert géant au palais des sports de Yaoundé où était conviés également une bonne brochette d’artiste.
Aujourd’hui les partisans de Maurice Kamto qui n’arrivent pas à digérer la défaite de leur champion menacent tout le monde et s’en prennent à n’importe qui ne partage pas les mêmes pensées qu’eux.
Centrafrique : le député de Baboua 1 Laurent Gon Baba élu Président de l’Assemblée nationale.
En lice pour la succession de Abdoul Karim Meckassoua à la présidence de l’Assemblée nationale, les députés Timoléon Baïkoua de Paoua 4 et Laurent Ngon Baba de Baboua 1 se sont présentés brièvement devant leurs collègues ce lundi 29 octobre dans l’hémicycle.
Comme nous l’avions annoncé depuis plusieurs jours, le résultat est connu d’avance, l’honorable Laurent Gon Baba est élu Président de l’Assemblée nationale à la place de Abdoul Karim Meckassoua destitué vendredi dernier par une motion de censure.
Le député Laurent Gon Baba, islamisé récemment, est le favori du clan Touadera et soutenu fermement par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui tente à jamais s’imposer face à son ami Faustin Archange Touadera.
En outre, le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, proche parent du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, a été lui aussi soutenu par ce dernier qui est son frère.
Pour bon nombre des Centrafricains, le Premier ministre Sarandji, ex-directeur de campagne de Touadera, est devenu à seulement 2 ans et demi l’homme le plus puissant du régime de FAT au grand dame de la communauté internationale qui demande depuis plusieurs mois sa tête pour incompétence notoire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/lle-député-Rambo-à-droite-dune-députée.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le député Rambo à droite de la photo.
Centrafrique : Débandade à l’Assemblée nationale, un député sort son pistolet
Le député Alfred Yékatombe alias Rombo de la circonscritpion de Mbaïki 2 s’est levé brusquement, arme au poing. La panique s’est emparée de l’Assemblée nationale. La débandade est à son comble, l’hémicycle s’est vidé.
Après la déchéance de Abdou Karim Meckassoua, vendredi dernier, et selon l’Article 70 de la constitution de la République centrafricaine, les députés élisent, dans les trois jours qui suivent, un nouveau président de l’Assemblée nationale. C’est à cet exercice que les députés ont tenté de se livrer ce lundi à 12 heures.
Trois candidatures ont été annoncées, celles de Timoléon Baïkoua, Laurent Ngon Baba et de Thierry Vakat. Mais, celle de Thierry Vakat a été invalidée, car déposée hors délai.
A peine le premier candidat a-t-il fini sa présentation que le député Alfred Yekatom, alias Rombo s’est levé et que tout a chamboulé. La panique est encore palpable. On ignore la motivation de ce député à la gachette facile. Les forces de l’ordre tentent encore de ramener les députés dans la salle.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/retour-des-déplacés-internes-de-Koui-de-Bouar-le-28-octobre-2018.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Retour des déplacés internes de Koui. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.
Centrafrique : Première vague de retour des déplacés internes de la sous-préfecture de Koui qui sont dans la ville de Bouar.
Ce dimanche 28 octobre vers 10 heures, plus d’une dizaine des déplacés internes de la sous-préfecture de Koui sont retournés chez eux grâce à l’appui logistique et financier de l’ONG GDAP.
Ce retour est effectif grâce à la signature d’acte d’engagement signé le 3 octobre 2018 entre 3r et Anti-Balaka dans la sous-préfecture de Koui.
Contactés par CNC, les retournées demandes au gouvernement et d’autres ONG de leur soutenir à réinstaller de nouveau dans la sous-préfecture.
Un appui en kit des maraichères et le financement des 30 groupements féminin à hauteur de 50 000 FCFA leur permettent de réaliser des activités génératrices de revenues pour mieux installer.
Tout est financé par CCFD terre solidaire, mise en oeuvre par l’ONG Groupement du Développement Agro-pastoral GDAP dirigé par monsieur Abou.
Rappelons que la sous-préfecture de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au nord-ouest de la RCA, est occupée depuis plus d’un an par le groupe rebelle 3R dirigé par Abbas Siddiki.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/les-rebelles-de-l’ex-coalition-Séléka-en-République-centrafricaine-IMG_4127.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les rebelles de l’ex-coalition Séléka.
Centrafrique : le bureau politique du FPRC dément toutes les allégations proférant des menaces aux agents de l’État.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DU FPRC
Le Bureau politique du FPRC dément toutes les allégations proférant des menaces aux agents de l’Etat dans ses zones de juridiction.
Le FPRC, mouvement politico-militaire qui a des Revendications Justes et Légales dans l’intérêt du peuple.
Le FPRC attend les solutions pacifiques de l’Union africaine et s’oppose fermement à tout acte tendant à troubler la quiétude des centrafricains.
Le FPRC lance un appel vibrant aux communautés internationales d’accélérer le processus de paix en cours conduit par l’initiative africaine pour la renaissance de Centrafrique.
Le FPRC encourage les fonctionnaires et agents de l’Etat d’œuvrer dans leur tâche quotidienne en toute quiétude sur toute l’étendue du territoire.
Le FPRC invite le Gouvernement et se dit prêt à négocier un climat de confiance afin de garantir le respect du processus de paix en cours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/grève-des-auxiliaires-de-la-police-nationale-Centrafricaine-corbeaunews-IMG_4avr2018190522.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Grève des auxiliaires de la police le 4 avril 2018. Credit photo : CNC.
Centrafrique : Toujours du rififi à l’école nationale de police
Dans l’une de ses dernières parutions, la Rédaction mettait au goût du jour des scènes malsaines de détournement de bourses et frais de vacation au niveau de l’école nationale de police – œuvre mesquine, à en croire les mécontents, de leurs chefs hiérarchiques. Le feuilleton vient de connaître un rebondissement…
Cette fois, la Directrice administrative et financière, madame Mamadou est citée dans le document que la Rédaction vient d’avoir copie comme étant comptable d’une gestion familiale des affaires de la police nationale. Entre les lions du document, l’on retient que vendredi 26 octobre dernier, alors que toute l’attention des Centrafricains était captée par le vote de motion de déchéance contre le très retors Président de l’Assemblée nationale, Madamee Mamadou elle, s’employait à envoyer « sa sœur cadette » – policière elle aussi, à l’extérieur « pour aller acheter les équipements de la police, alors que la Direction de l’intendance de ce corps existe ». En cela, les mécontents officiers ont trouvé que leur Directrice administrative et financière a « transformé la police en une entreprise familiale ».
Autre sujet de mécontentement, pendant que le président Touadera est absent du pays, Madame Mamadou et son ministre ont « refusé » du carburant pour les véhicules de patrouilles de la police, vu la prévisible tension qui taraudait les esprits suite à la destitution de Meckassoua. Toujours selon la même source, « le DG de la police a même demandé sa démission pour ces malversations financières ».
Profitant de l’occasion, les mécontents ont réitéré que les lignes budgétaires de la police sont récupérées, reparties et empochées par leur chef de département avec sa complice de DAF. « Attantion, attention, attention, les policiers sont déterminés à se mobiliser pour des actions contre eux… », peut-on lire en conclusion.
De toute manière, un dialogue sincère à l’intérieur de la police est plus que nécessaire en vue d’aplanir la tension qui court depuis lors et qui prend forme progressivement. La RCA n’a pas besoin de crise supplémentaire en plus de celle de 2013 dont les conséquences l’écument encore à ce jour.
Centrafrique : création d’un nouveau parti politique dénommé CNCA-PDD.
DÉCLARATION D’EXISTANCE DU PARTI CNCA PDD
Centrafricains, Centrafricaines ;
Mes Très Chers Compatriotes ;
Un jour nouveau se lève sur notre pays. Un jour de grâce. Un jour d’allégresse. Un jour symbolique de victoire. Nous avons longtemps observé le déroulé de la vie politique, de la vie sportive, de la vie culturelle et même de la vie économique de notre pays. Nous nous sommes rendus compte de ce que la situation était préoccupante et urgente au regard de la vision que nous avons pour notre Cher et Beau pays la République Centrafricaine.
Avant de continuer, je veux m’incliner devant la mémoire de tous ceux et toutes celles qui ont donné de leur vie pour la Paix et la Stabilité de cette Nation, qui ont contribué pour qu’elle reste Debout, pour qu’elle reste Entière, pour qu’elle reste Unie. Tous ceux et toutes celles de nos martyrs tombés au combat pour l’instauration de la Démocratie, de la Paix et de l’Etat de Droit dans notre pays et particulièrement aux jeunes gens, connus et anonymes qui ont fait le sacrifice ultime.
Je pense aussi aux pionniers de la presse décédés ces dernières années, car sans la Presse, nous n’aurons pas pu obtenir les quelques acquis démocratiques que nous cherchons à préserver à Tout Prix. Et aujourd’hui plus qu’hier, vous continuez ce combat pour la Liberté.
Cette République qui, depuis son accession à sa Souveraineté le 13 aout 1960, a vu naitre nos aïeux, nos ancêtres, nos parents, nos amis, nos frères et sœurs. Cette République qui a connu la Paix, l’Unité Nationale, la Cohésion Sociale. Cette République dont l’émancipation et le rayonnement avaient été déjà engagés par ses pères fondateurs.
Oui c’est de la République Centrafricaine Forte et Courageuse dont je parle ; c’est de la République Centrafricaine Riche et Belle dont je fais allusion ; c’est d’une République Centrafricaine Victorieuse et Paisible à laquelle j’appartiens corps et âme que j’interpelle.
J’ai écouté votre volonté, j’ai vu vos pleurs et j’ai entendu vos cris qui me sont parvenus.
Vos sollicitations ont été nombreuses et vos interpellations diverses. Ce qui n’a pas laissé indifférent votre Humble et Pacifique serviteur.
Je veux faire fi de toutes les irrégularités politiques et sociales que nous ont servies les différentes classes dirigeantes des différents systèmes gouvernants qui ont été à la tête de notre République.
Je refuse de parler des abus des dirigeants, de la marginalisation du peuple jadis outrageante par le système, de la mauvaise gouvernance, du non respect des Droits de l’Homme, des inégalités criardes dans la redistribution des ressources du pays.
Oui je refuse d’en parler pour ne pas remuer le couteau dans une plaie déjà si infecte, car l’heure n’est plus au positionnement stratégique. Le peuple y a souffert longuement et il faut oublier. L’heure n’est plus aux réminiscences historiques. L’heure n’est non plus à la démagogie et au silence coupable.
C’est pourquoi je pense qu’un Nouveau Jour s’est levé. Un Jour d’Espoir et de Paix. Un Jour de Libération des consciences des parents et de canalisation des Energies de la jeunesse.
C’est donc dans cet environnement ambiant marqué par la certitude de revoir notre Nation penser ses plaies et courir vers son idéal que nous avons décidé, avec la volonté de tous les vaillants Fils et Filles de la République, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest ; de créer Le CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (CNCA-PDD).
Il s’agit d’un Parti Politique qui fédère toutes les aspirations sociopolitiques du pays, qui libère tous les talents et qui promeut les valeurs de Paix, de Démocratie et de Développement.
Le CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (CNCA-PDD) se veut un parti moderne qui rassemble les Démocrates de toutes les communautés ethniques nationales, de toutes les régions du pays, de toutes les conditions sociales et de tous les âges.
Le CNCA-PDD ambitionne d’incarner un Projet de société pour une Centrafrique différente dans lequel se reconnaisse nos compatriotes ; afin de susciter de la part de Tous, l’effort national nécessaire pour faire émerger un Etat de Droit Souverain et Unitaire ; arracher les racines du sous-développement ; et assurer la Réconciliation et la Concorde Nationale.
Au CNCA-PDD, nous sommes une Nouvelle Génération d’Hommes Politiques qui s’engageons vigoureusement et rigoureusement à mettre fin au déclin de notre Belle et Charmante et aimante Nation.
Le Peuple de Centrafrique aspire à la Grandeur, mais ce rêve ne peut se réaliser sans un rassemblement d’Hommes et de Femmes déterminés pour relever le Défi devenu herculéen par la faute de ceux qui ont pris en otage nos populations et nos richesses.
Nous sommes un pays pauvre avec une population appauvrie malgré nos énormes potentialités agricoles et minières.
L’ambition du CNCA-PDD ne consiste pas à faire de la propagande stérile, mais simplement à assurer le bien être des Centrafricains. Notre ennemi est la Pauvreté que nous devons éradiquer car c’est un cancer avilissant.
Il est question de mobiliser toutes les énergies, toutes les ressources humaines, matérielles et financières pour faire de la Centrafrique un pays émergent à Court Terme.
Pour le CNCA-PDD, point besoin d’inventer la roue, nous nous inspirerons directement des expériences des pays africains développés en mettant tout d’abord fin au gaspillage, aux dépenses somptuaires qui n’ont aucun impact sur l’amélioration des conditions de vie de nos populations.
Centrafricains, Centrafricaines, mes Chers Compatriotes ;
Recevez par cette Déclaration de Reconnaissance d’Existence de Parti Politique, toute mon affection à votre endroit.
Le Président National du CNCA-PDD
MBOKOTO-MADJI Ferdinand
Voici les liens pour télécharger les statuts, règlement intérieur et le programme politique du Parti CNCA PDD :
Les chefs d’Etat de la sous-région s’y sont opposé et en revanche d’adopté d’autres résolutions à l’issue de ce sommet extraordinaire vendredi à N’Djamena.
Le Fcfa n’a pas été dévalué comme le prédisait certain. Les chefs d’Etat de la sous région s’y sont opposés et ont adopté d’autres résolutions qui permettront à l’espace communautaire de sortir de la crise.
Ils ont décidé de faire respecter la Convention régissant l’Union monétaire de l’Afrique centrale et la réglementation des changes en vigueur en vue de favoriser le rapatriement des recettes d’exportation.
Les chefs d’Etats de la Cemac vont mettre en œuvre toutes les mesures contenues dans les programmes économiques conclus avec le Fonds monétaire international.
Les ministres en charge des négociations ou du suivi du programme économique avec le FMI ont reçu comme instruction de faire montre d’une détermination sans faille dans la mise en œuvre des réformes indispensables au redressement de la sous-région.
Les chefs d’Etat de la Cemac encourage les pays membres à mettre en place, suivant le calendrier convenu, le plan d’actions du Groupe d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) visant à pallier les faiblesses identifiées dans les dispositifs de lutte anti-blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
S’agissant des institutions financières de la Cemac, Les chefs d’Etat ont décidé d’encourager La Beac à poursuivre l’application de toutes les mesures de son ressort nécessaires à la stratégie de sortie de crise, au redressement des économies de la CEMAC et au maintien de la stabilité monétaire et financière.
La conférence des chefs d’Etat a aussi instruit la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) de renforcer la supervision prudentielle des établissements de crédit afin de garantir la stabilité du système bancaire sous régional.
Elle a instruit la Commission de la CEMAC d’accélérer les réformes des politiques sectorielles communes et le renforcement de l’intégration sous régionale et d’améliorer sa gouvernance.
La conférence des chefs d’Etat engage l’Union économique des Etats de l’Afrique centrale (UEAC) et l’UMAC à mettre en place un dispositif plus contraignant afin d’assurer le plein respect des critères de convergence et favoriser ainsi la coordination des politiques budgétaires et nationales et de la politique monétaire commune.
Concernant la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Les chefs d’Etat ont décidé de réformer cette institution. Ces reformes portent sur la séparation des fonctions de président de la BDEAC et le président du Conseil d’administration ; la création d’un comité de crédit et d’un crédit de rémunération.
Les chefs d’Etat ont renouvelé leur engagement la résolution des poches de conflits et d’insécurité dans l’ensemble de l’espace CEMAC. Aussi, ils se sont résolus à intensifier les actions visant l’élimination de la menace terroriste dans le bassin du Lac-Tchad, tout en encourageant les initiatives engagées en Centrafrique pour rétablir durablement la paix et la stabilité dans ce pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Le-Général-Nourredine-ADAM-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le patron du FPRC Nourredine Adam.
Centrafrique : le bureau politique du FPRC réagit suite à la destitution du PAN Meckassoua.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DU FPRC
Le Bureau politique du FPRC a suivi avec beaucoup d’attention l’effort démocratique de Bangui qui s’est déroulé d’une manière pacifique.
Le Bureau politique exhorte les ténors de la politique centrafricaine de continuer dans ce sens afin que le processus de l’initiative de l’Union Africaine puisse aboutir à la renaissance de Centrafrique.
Le Bureau politique lance un appel au calme, à la retenue et au respect du processus de paix en cours. La destitution du PAN n’est pas d’ordre confessionnelle.
Pour en finir, le Bureau politique félicite le Président de l’assemblée nationale de s’être soumis à la règle régissant le bon fonctionnement de l’assemblée nationale centrafricaine.
A tous les élus du peuple à réfléchir mille fois dans l’intérêt de la nation.
Pour le FPRC l’heure est au vote des lois constructives, au suivi des actions gouvernementales et non à des querelles d’intérêt égoïstes.
Le FPRC met à défi les élus à continuer de destituer des hautes personnalités qui ne manqueront de fouler à pieds les lois et les droits de la République. Tout à commencer par le PAN et finira par qui. ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/patrouille_minusca_msf_bria-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la Minusca à Bria. Credit photo : Moïse Banafio pour CNC.
Centrafrique : destitution de Meckassoua, ville morte à Bria.
À Bria, un appel à l’organisation d’une journée vile morte a été lancé ce vendredi 26 octobre par des groupes politico-militaires. Cette mobilisation vient en soutien à l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, destitué le même jour de son poste par ses paires députées.
On parcourant rapidement les rues de Bria ce samedi nous permet de constater que les alimentations, les écoles, ainsi que les stations-service ne sont pas ouverts au public.
Tandis que sur les principales artères de la ville, on note aussi la présence massive des combattants rebelles de la Séléka qui sont positionnés partout et seuls les véhicules de patrouille de la MINUSCA et des ONG qui circulent timidement.
Cependant, peu avant midi, un taximoto qui aurait tenté de prendre les clients a été sauvagement agressé par les rebelles qui l’ont accusé de ne pas respecter l’ordre du commandant de région de la Séléka.
Debout sous un arbre avec son arme à la main, Ahmat, un combattant du FPRC explique pour sa part que « Touadera ne veut pas la Paix dans ce pays. Il veut chasser tous les musulmans dans l’administration publique afin de diviser le pays ».
Rappelons que l’ancien Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, qui est aussi de confession musulmane, a été destitué à l’issue d’un vote des élus de la nation suite à une pétition visant à le destituer, qui a recueilli par ailleurs environ 97 signatures des députés favorables, lancée par le groupe parlementaire Cœur uni du Président Faustin Archange Touadera le 17 octobre 2018.
Avec 98 voix sur 140, le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua a été démis de ses fonctions.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/les_miliciens_autodefense_km5_force-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens autodéfense du quartier KM5 de Bangui. Credit photo CNC.
Centrafrique : destitution de Karim Meckassoua, des tirs à l’arme lourde dans plusieurs villes du pays.
À Bria, tout comme à Ndélé, Kabo et même à Bangui, des détonations d’armes lourdes et légères se font entendre à l’annonce du verdict de la destitution du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua du perchoir ce vendredi 26 octobre 2018.
Avec 98 voix pour , le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua a été destitué par les députés centrafricains à l’issue d’un suffrage libre et transparent ce vendredi 26 octobre 2018. Ce qui est d’ailleurs rare dans le pays.
À l’annonce du résultat du suffrage, des détonations d’armes de tous calibres se font entendre dans la capitale centrafricaine, notamment au quartier KM5 dans le troisième arrondissement.
Dans d’autres villes du pays, notamment à Bria, les combattants de l’ex-Séléka du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) se sont eux aussi joints à la population civile pour manifester leur mécontentement dans les rues. Des tirs à l’arme légère sont entendus partout dans la ville.
Selon nos informations, une ville morte est décrétée pour ce samedi 27 octobre 2018 dans toute la ville de Bria pour contester la déchéance du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua.
À Kabo dans l’extrême nord de la RCA, les combattants du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) ont eux aussi manifesté leur colère en tirant à l’aire avec leurs armes légères.
Rappelons que l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, visé par une motion de déchéance de quelques 97 députés centrafricains proches du Président Touadera, est demi finalement de sa fonction du Président de l’Assemblée nationale lors d’un vote parlementaire ce vendredi 26 octobre 2018.
Désormais, les députés ont trois jours pour voter un nouveau Président de l’Assemblée nationale à la place de Meckassoua.
Le suspense à l’assemblée nationale n’a que trop duré. Les députés ont tranché net. Par 98 voix pour et 41 voix contre, une abstention et zéro bulletin nul, le parlement centrafricain a décidé, ce vendredi 26 octobre 2018 soir, du sort de Abdou Karim Meckassoua. Aussitôt après la session consacrée au vote de la motion de déchéance retransmise en direct sur les ondes de la radio nationale, des tirs sporadiques ont été entendus dans le quartier musulman du Km5. Un tintamarre de klaxon de moto taxi a également été entendu dans les autres quartiers de la capitale. Le calme est aussitôt revenu à la tombée de la nuit dans la capitale centrafricaine.
La demande de destitution de Abdou Karim Meckassoua déposée ce 17 octobre a été signée par 95 députés sur 140 députés. Les signataires de cette pétition reprochent à Meckassoua une gestion opaque, des marchés de gré à gré, la rétention des rapports en sa possession. Ces griefs constitutifs d’une violation de l’article 10 de la constitution du 30 mars 2016.
Le député Aurélien Simplice Zingas, membre du groupe parlementaire ‘’chemin de l’espérance’’ qui soutient le président de l’assemblée nationale estimé qu’avec ce vote, la démocratie centrafricaine est en péril. « Les députés centrafricains devraient s’abstenir de ce vote qui, à mon avis, relève d’une décision politique. Le peuple attendait cette marque de responsabilité de la part de ses élus. Ce n’est qu’à ce prix que le député devra entrer dans l’histoire par la grande porte. Malheureusement, ils vont rentrer par la petite porte et c’est la démocratie centrafricaine qui es péril », a-t-il déclaré.
Pour Mathurin Dimbélé Nakoé député du KNK, le parti de l’ancien président François Bozizé, « l’acte posé par les députés aujourd’hui doit faire école. C’est la maturité de la démocratie centrafricaine, un signal fort à l’endroit de ceux qui foulent au pied la bonne gouvernance ».
Notons que l’histoire parlementaire de la RCA est à sa 6ème législature. Et, c’est la deuxième fois qu’un président de l’institution parlementaire est destitué. Conformément aux dispositions de la constitution de la RCA, le vote du nouveau président est prévu dans trois jours.
CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ABDOUL KARIM MECKASSOUA DESTITUÉ.
MATURITÉ
Les Députés centrafricains viennent de témoigner d’une maturité politique. En destituant Abdoul Karim Meckassoua, ils ont accompli une mission de salut public. Une sorte de nettoyage des écuries d’ Augias. On ne pouvait pas continuer avec un Président, élu au perchoir par une corruption massive de députés. Des élus véreux avaient succombé à la poignée de CFA, de l’ex-Président de l’Assemblée Nationale. On se demande comment le Président de la République et les Députés ont laissé accéder au perchoir de l’Assemblée Nationale un homme dont les tendances sulfureuses étaient connues de tous. De confession musulmane, on le soupçonnait d’être proche des ex-Sélékas. Une photo circule le montrant en compagnie de deux chefs rebelles. Touadera et Sarandji lui doivent leur nomination comme dirigeants de l’université de Bangui quand il était ministre. C’est peut-être ce qui explique que le Président l’a laissé monter au perchoir. C’est un politicien qui a cru, qui croit que sa fortune peut lui ouvrir toutes les portes. Son rêve, devenir Président de la République. Pour lui, le président Touadera est un usurpateur qui occupe le fauteuil qui lui revient. La détestation est rude entre les deux hommes qui se livraient à un combat de chef impitoyable. Avec des députés corrompus devenus ses hommes de main, il passait son temps à torpiller les actions du Gouvernement. Il avait de nombreux soutiens en France qui lui ont fait croire, qu’il allait gagner les dernières élections présidentielles. Il a été battu à plate couture. Avec le retour des Russes, qui énerve tant le président français et son ministre des affaires étrangères, qui voudraient bien démettre Touadera, donne de l’espoir à Meckassoua qui espère bien prendre sa revanche. En outre, avant le vote de destitution, des rumeurs angoissantes ont circulé dans la capitale. Les ex-Sélékas marcheraient sur Bangui en cas de destitution de leur frère musulman. Il faudra être vigilant. Meckassoua est désormais un lion blessé prêt à tout pour défendre sa peau et peut-être accéder au pouvoir.
Les Députés centrafricains ont pris conscience que l’âpre combat qui opposait les deux Présidents des deux premières institutions du pays était une menace pour la bonne gouvernance et la démocratie. C’est aussi une épine qu’on a arraché du pied du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Souhaitons que l’Assemblée Nationale se remette au travail dans la sérénité. Un pays en guerre doit demeurer uni.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Bernard-Selemby-Doudou-ajusté-bon-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, CNC.
CENTRAFRIQUE : LES SCÉNARIOS JURIDIQUES POST DESTITUTION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET SES EFFETS.
La procédure de destitution du président de l’assemblée nationale a été initiée par une frange de députés sur la base de la violation de l’article 70 de la constitution et l’article 12 de la loi N*17.011 du 14 mars 2014. Le nombre de signataires a largement dépassé le minimum requis par les textes en vigueur ouvrant royalement la voie de la recevabilité de la pétition nonobstant d’énormes irrégularités liées à la forme du document, les doutes et réserves sur l’authenticité des signatures. La pétition relative à la destitution du président de l’assemblée nationale a fait l’objet d’un minutieux examen devant la conférence des présidents de l’assemblée nationale avant d’être débattue en plénière. Il est important de rappeler que le désormais ex-président de l’assemblée nationale qui n’a nullement bénéficié de la présomption d’innocence qui est un principe fondamental de droit a méthodiquement et surtout de façon pyramidale démonté les griefs fantaisistes qui lui sont maladroitement reprochés. Il est par ailleurs important de souligner la présence dans l’hémicycle de la presse locale, internationale et au final les parlementaires centrafricains ont fait preuve d’une organisation démocratique d’un débat contradictoire quand bien même pré-orienté, louable et qui peut servir d’exemple, de cas d’école au niveau de la sous région. Comme les algèbres ne peuvent se confondre avec les arithmétiques, le sort du président de l’assemblée nationale était malheureusement connu avant le simulacre de plénière marathonienne caractérisé par la corruption et le déni de vérité. En bon démocrate, le président de l’assemblée nationale s’est prêté au jeu et sans surprise la sentence du vote a été fatidique. 140 suffrages exprimés y compris les procurations ou mandats, 98 parlementaires ont voté pour la destitution du président de l’assemblée nationale contre 41, on enregistre également zéro abstention et un bulletin nul. Conformément à la constitution et au règlement intérieur qui régissent le fonctionnement de l’assemblée nationale, le président de l’assemblée nationale est déchu de son poste et l’intérim de la présidence est assuré provisoirement par le premier vice-président en attendant l’élection du nouveau président de l’assemblée nationale dans trois jours francs pour assurer la suite de la sixième législature. Fatigué et lassé par ce long débat qui ne sert ni la démocratie ni le peuple meurtri, le citoyen lambda s’interroge :
Qu’est-ce que la destitution du président de l’assemblée nationale a changé dans la crise centrafricaine ? Face aux risques de débordements et de récupérations politiques qui peuvent ébranler les fondements de notre démocratie, l’option de la destitution du président de l’assemblée nationale est-elle l’idéale dans la résolution de la crise ? N’a t-on pas l’impression que les choses vont de mal en pire ? Par ce vote, l’assemblée nationale a t-elle légalisé la corruption qui malgré tout est un délit pénal ? Après la destitution, va t-on poursuivre judiciairement le président de l’assemblée nationale pour les griefs pénaux qui ont motivé les choix des parlementaires ? L’ancien président de l’assemblée nationale va t-il se muer en farouche opposant ou va t-il abandonner son mandat et s’exiler ? A travers ce mascarade de vote, quelles leçons les rescapés du KNK initiateurs de la procédure veulent enseigner au peuple ? Par ce coup d’état parlementaire, les acquis démocratiques et la cohésion sociale sont-ils remis en cause ? Où sont les éminents « constitutionnalistes » pour éclairer la lanterne des centrafricains ? Quelle est la réaction du parlement de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) sur l’interprétation abusive des dispositions constitutionnelles ? Et si le président de l’assemblée nationale déchu refuse de céder son fauteuil au motif que les textes n’ont pas été respectés ? Quels sont les différents scénarios possibles ?
De prime à bord, l’ex président de l’assemblée nationale peut s’inscrire dans la logique d’une longue bataille juridique en demandant à la haute cour constitutionnelle de valider souverainement le vote aux regards des textes qui régissent le fonctionnement de l’assemblée nationale. A titre d’illustration, la cour constitutionnelle malgache avait invalidé la motion de destitution du président de l’assemblée nationale au motif que les griefs évoqués ne sont pas juridiques. S’il refuse la sentence, les parlementaires qui se réclament du « chemin de l’espérance » vont boycotter les activités de l’assemblée nationale qui ne fonctionnera que sur la base de méfiance et d’accusations. Le président de l’assemblée nationale sera ainsi qualifier d’illégitime, d’illégal et d’anti-démocratique. On assistera ainsi à une dualité de directoire ( deux présidents : un de droit et un de fait) synonyme de blocus c’est à dire une crise institutionnelle. Le parlement centrafricain s’inscrira ainsi dans la logique du parlement algérien. Pour éviter la crise institutionnelle, le Président de la République peut envisager la dissolution de l’assemblée nationale. Il faut rappeler qu’en cas de dissolution, le Président de la République est obligé de légiférer par ordonnance et cela est souvent limité dans le temps alors que certains dossiers exigent l’accord formel du parlement. Par ailleurs, le trésor public ni les bailleurs de fonds ne sont pas disponibles pour financer une éventuelle élection législative. En tout état de cause, cette destitution est l’aboutissement d’une lutte politique entre clans, d’un difficile partenariat entre l’exécutif et le législatif depuis le début de la sixième législature. Le pouvoir exécutif s’emparera du législatif, portant ainsi atteinte au principe de séparation de pouvoir, à l’état de droit. De toute évidence, c’était le seul scénario possible pour contourner les dispositions de l’article 60 de la constitution qui exigeait l’accord du bureau de l’assemblée nationale avant la signature de tous contrats miniers par le gouvernement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique : La troisième Newletter de l’EUTMRCA publiée.
Dans cette édition, le magazine présente les réalisations de la mission de formation militaire en Centrafrique. Il fait ressortir deux grandes parties à la transition des 4e et le 5e contingent et le renouvellement de son mandat jusqu’en 2020.
La troisième édition de la Newletter de la mission de formation militaire de l’Union Européenne en République centrafricaine vient de paraître. Le magazine de l’EUTMRCA présente l’ensemble des réalisations de ladite mission en Centrafrique.
Un bilan qui met en exergue deux grands moments, la transition des 4e et 5e contingents de la mission et d’autre part le renouvèlement du mandat de cette mission. Dans l’éditorial de ce magazine, le général de brigade Hermino Teodoro Maio chef de la mission EUTMRCA, dresse un bilan.
On apprend après le lancement de la mission, de nombreux défis ont été relevés au cours des six derniers mois dans un cadre multilatéral avec la Minusca, l’Etat major des armées et le ministère centrafricain de la défense.
Ainsi, EUTM RCA a participé à l’élaboration de 26 documents-cadre pour la défense et les armées afin d’achever le projet-pilote de DDRR. Le général de Brigade Hermino Teodoro Maio souligne que près de 300 militaires reçu de l’EUTM RCA une formation qualifiante.
La mission a conduit deux sessions, permettant l’inclusion de 232 ex-combattants dans les Forces armées centrafricaines. Ils participent désormais à l’effort collectif pour la restauration de la paix.
De même, la mission a aussi formé 600 hommes issus du bataillon d’infanterie territoriale n°2. Les éléments de ce bataillon actuellement déployé à dans les localités Paoua, Obo, Sibut, Bangassou et Bouar.
Transition des 4e et 5e contingents de la mission
Parvenu au terme de ses six mois de mission, le 4e contingent de l’EUTM RCA a été relevé par le 5e. A en croire le commandant de l’EUTM, le général de brigade Maio, le 4e contingent a début sa mission le 11 janvier 2018 en Centrafrique et l’a achevé le 7 juillet de la même année.
Cette mission s’est déroulée dans un cadre multilatéral avec la Minusca, l’Etat-major des armées, les FACA et le ministère de la défense sans compter la représentation diplomatique de l’UE et bien d’autres chancelleries.
Ainsi la relève du 4e contingent marque également la fin du quatrième mandat de cette mission. Pour restructurer la défense, la Mission participe dans trois secteur à savoir le conseil stratégique, l’entraînement opération et la formation.
Grâce à sa formation et son entraînement, plus de 3000 soldats, hommes et femmes des forces armées centrafricaines (FACA) sont désormais opérations. C’est fort de ce succès que le conseil de l’union européenne a jugé utile de prolonger le mandat de l’EUTM en Centrafrique mais a également élargi ses missions.
L’EUTM en Centrafrique élargie sa mission
Parvenu au terme de son mission en juillet dernier, le conseil de l’Union Européenne a décidé de prolonger le mandat de l’EUTM en raison de ses réalisations en Centrafrique. Ce mandat renouvelé pour deux ans s’achève le 19 septembre 2020.
Bien plus, le magazine révèle le conseil de l’UE a modifié le mandat de la mission. Ceci a permis à l’EUTM de donner des conseils stratégiques non seulement au ministère de la défense, au personnel militaire et aux forces armées, mais aussi au cabinet du président.
Mais aussi de conseiller sur la coopération entre civils et militaires, y compris au ministère de l’Intérieur et de la gendarmerie. Pour mener à bien ses missions le conseil de l’UE a doté l’EUTM d’une enveloppe d’environ 25,4 millions d’euros.
Rappelons que la mission européenne de formation militaire de l’armée centrafricaine a été lancée le 16 juillet 2016. Elle compte environ 170 personnes qui sont majoritairement des instructeurs militaires issus des pays membre de l’UE.
Nigeria : Blocus de l’armée contre les sécessionnistes camerounais
De source sécurité, on apprend que le gouvernement fédéral du Nigeria a lancé une opération militaire dans l’Etat du Cross River frontalier à la région du Sud-Ouest du Cameroun le 23 octobre. Il est question de bloquer le trafic des armes et le recrutement des mercenaires par les séparatistes camerounais.
L’armée nigériane a lancé une opération militaire dans l’Etat du Cross River frontalière avec le Sud-ouest Cameroun. Cette opération consiste à bloquer les approvisionnements des armes destinées aux sécessionnistes des régions anglophones du Cameroun.
Bien plus, il est question d’empêcher les séparatistes camerounais de recruter les mercenaires Nigéria afin de venir combattre à leurs côtés.Ainsi, plusieurs routes terrestres sont déjà identifiées par l’armée nigériane. C’est par ces routes que passent l’essentielle des armes destinées aux séparatistes.
La mission qui compte environ 1000 soldats nigérians va dont construire dans le cadre de cette opération des bases militaire et d’observation le long de ces routes pour garantir de manière permanente la sécurité.
De plus, l’armée va sensibiliser les populations notamment les jeunes afin de ne pas se faire enrôler par les terroristes ambazonien. Car ces derniers sont responsables de nombreuses exactions dans les régions anglophones du Cameroun.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/daniele-darlan-de-la-cour-constitutionnelle.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Dominique Daniele Darlan, Présidente de la Cour constitutionnelle.
Centrafrique : Quand un ‘’fake news’’ fait trembler la Cour constitutionnelle
Y a-t-il tremblement de terre à la Cour constitutionnelle ? La réponse à cette question, notamment en fonction des derniers éléments d’actualité en République centrafricaine, c’est oui ! Le staff dirigeant et présidente de cette haute juridiction sont visiblement dans tout leur état. Pour cause, des ‘’fake news’’ faisant état d’intention de la présidente d’invalider la décision de la conférence des présidents suite à leur dernière réunion à l’Assemblée nationale.
Les tractations pour la destitution ou non du Présdent de l’Assemblée nationale ont occupé tout l’espace institutionnel, médiatique, socioéconomique et politique, voire diplomatique ces derniers jours. Cependant, le processus de destitition lui, enclenché par un certain nombre d’élus de la nation suit irreversiblement son cours. C’est ainsi qu’après avoir obtenu, voire dépasser largement les 1/3 des signatures recquises dans le cadre de la pétition, en vue de la montion de déchéance du président de l’Assemblée nationale, la conférence des présidents a pu se tenir ce mercredi 24 octobre. Il s’agit, sans nul doute, de stutuer sur la situation qui correspond à s’y méprendre à une crise parlementaire.
Seulement, en attendant que la décision de la conférence des présidents ne tombe raide tel un couperet pour mettre fin, si possible, à cette longue crise qui ronge depuis lors le parlement, un autre fait, non pas anodin, vient de défrayer la chronique : La Cour constitutionnelle en ébulition. Une banale communication sur la toile, d’ailleurs qualifiée de « fake news » fait trembler au sommet de cette haute juridiction.
A en croire un communiqué de presse titré « Démenti de la Cour constitutionnelle au sujet des ‘’fake news’’ » dont la rédaction a eu copie (en fac-simile), la haute juridiction nie en bloc et de manière énergique avoir mijoté d’invalider la décision qui sera assortie de la conférence des présidents du 24 octobre dernier.
« Un message non signé sur les réseaux sociaux disant que le Président de la Cour constitutionnelle aurait convoqué une réunion en vue de déclarer non-conforme au règlement intérieur de l’Assemblée nationale la décision de la conférence des présidents, tenue le 24 octobre 2018 », indique le communiqué de presse signé de Marc Saint-Clair Tibinda, le Directeur de cabinet de la Cour Constitutionnelle. Et de trancher net : « La Cour constitutionnelle, par le présent communiqué de presse, rassure l’opinion publique nationale et internationale qu’elle n’est associée ni de près ni de loin à ce message malveillant ».
La question qui taraude es esprits du centrafricain lambda, c’est au sujet de l’énergie déployée par la Cour constitutionnelle pour rejetter ces « fake news ». Cette récation musclée cache mal la peur bleue qui envoûte les responsables de la haute juridiction. Et que pourrait justifier une telle peur ? Personne ne saurait répondre à ce stade.