mercredi, mai 6, 2026
Accueil Blog Page 456

Cameroun : les partisans de Kamto menacent les musiciens

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Kamto.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
L’opposant camerounais Kanto.

 

 

Cameroun : les partisans de Kamto menacent les musiciens

 

 

 

Ils appel au boycotte des concerts en occident des musiciens ayant soutenu Paul Biya lors de la campagne présidentielle. Le syndicat camerounais des musiciens (Sycamu) a condamné ce quil qualifie de comportement rétrograde contre les artistes.

Les partisans de Maurice Kamto s’en prennent aux artistes musciens camerounais sur les réseaux sociaux. par la voix des activistes Boris Bertholt, Darling Nguevo et cie, ils appellent les camerounais de la diaspora à boycotter les concerts des artistes ayant pris part au concert organisé par le RDPC en soutien au président Paul Biya lors de la campagne présidentielle.

Ces activistes menacent de représailles toutes personnes qui prendraient part à ces concerts ainsi qu’aux différents organisateurs desdits spectacles. Sachant que les pays occidentaux sont aux aguets en matière de sécurité, ces activistes promettent de faire échouer des concerts par des fausses alertes.

Ils font savoir qu’ils vont signaler à chaque spectacle d’un artiste ayant soutenu Paul Biya qu’un colis piégé se trouve dans la salle ou qu’un attentat est en préparation. Sachant que la police va débarquer à l’instant et faire vider la salle.

Une attitude que condamne le syndicat camerounais ( Sycamu). Le Sycamu par la voix de son président Roméo Dika interpelle Maurice Kamto afin qu’il invite ses partisans à la retenue et à cesser ce « comportement retrograde ». Chacun doit rester le choix de l’autre et le tolérer.

S’en prendre aux artistes parce qu’ils ont soutenu le président sortant est inacceptable selon l’artiste Roméo Dika. Il a à cet effet convié ses confrères à une assemblée générale le 20 novembre prochain.

Rappelons que lors de la campagne présidentielle, chaque candidat avait ses artistes ou était soutenu par ses artistes qui organisaient des concerts en leur honneur durant les meetings.

Maurice Kamto par exemple qui avait le rappeur Valsero et bien d’autre musicien à ses côtés avait pris d’assaut l’esplanade du stade omnisports où s’est tenu un concert en son honneur.

Côté de la majorité présidentielle, le RDPC a organisé un concert géant au palais des sports de Yaoundé où était conviés également une bonne brochette d’artiste.

Aujourd’hui les partisans de Maurice Kamto qui n’arrivent pas à digérer la défaite de leur champion menacent tout le monde et s’en prennent à n’importe qui ne partage pas les mêmes pensées qu’eux.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : le député de Baboua 1 Laurent Gon Baba élu Président de l’Assemblée nationale.

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/député-Laurent-Gon-Baba.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

 

 

Centrafrique : le député de Baboua 1 Laurent Gon Baba élu Président de l’Assemblée nationale.

 

 

 

En lice pour la succession de Abdoul Karim Meckassoua à la présidence de l’Assemblée nationale, les députés Timoléon Baïkoua de Paoua 4 et Laurent Ngon Baba de Baboua 1 se sont présentés brièvement devant leurs collègues ce lundi 29 octobre dans l’hémicycle.

 

Comme nous l’avions annoncé depuis plusieurs jours, le résultat est connu d’avance, l’honorable Laurent Gon Baba est élu Président de l’Assemblée nationale à la place de Abdoul Karim Meckassoua destitué vendredi dernier par une motion de censure.

Le député Laurent Gon Baba, islamisé récemment, est le favori du clan Touadera et soutenu fermement par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui tente à  jamais s’imposer face à son ami Faustin Archange Touadera.

En outre, le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, proche parent du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, a été lui aussi soutenu par ce dernier qui est son frère.

Pour bon nombre des Centrafricains, le Premier ministre Sarandji, ex-directeur de campagne de Touadera, est devenu à seulement 2 ans et demi l’homme le plus puissant du régime de FAT au grand dame de la communauté internationale qui demande depuis plusieurs mois sa tête pour incompétence notoire.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC..

Centrafrique : Débandade à l’Assemblée nationale, un député sort son pistolet

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/lle-député-Rambo-à-droite-dune-députée.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Le député Rambo à droite de la photo.

 

 

Centrafrique : Débandade à l’Assemblée nationale, un député sort son pistolet

 

 

 

Le député Alfred Yékatombe alias Rombo de la circonscritpion de Mbaïki 2 s’est levé brusquement, arme au poing. La panique s’est emparée de l’Assemblée nationale. La débandade est à son comble, l’hémicycle s’est vidé.

Après la déchéance de Abdou Karim Meckassoua, vendredi dernier, et selon l’Article 70 de la constitution de la République centrafricaine, les députés élisent, dans les trois jours qui suivent, un nouveau président de l’Assemblée nationale. C’est à cet exercice que les députés ont tenté de se livrer ce lundi à 12 heures.

Trois candidatures ont été annoncées, celles de Timoléon Baïkoua, Laurent Ngon Baba et de Thierry Vakat. Mais, celle de Thierry Vakat a été invalidée, car déposée hors délai.

A peine le premier candidat a-t-il fini sa présentation que le député Alfred Yekatom, alias Rombo s’est levé et que tout a chamboulé. La panique est encore palpable. On ignore la motivation de ce député à la gachette facile. Les forces de l’ordre tentent encore de ramener les députés dans la salle.

 

Par : Fred Krock, CNC.

 

Centrafrique : Première vague de retour des déplacés internes de la sous-préfecture de Koui qui sont dans la ville de Bouar.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/retour-des-déplacés-internes-de-Koui-de-Bouar-le-28-octobre-2018.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Retour des déplacés internes de Koui. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : Première vague de retour des déplacés internes de la sous-préfecture de Koui qui sont dans la ville de Bouar.

 

 

Ce dimanche 28 octobre vers 10 heures, plus d’une dizaine des déplacés internes de la sous-préfecture de Koui sont retournés chez eux grâce à l’appui logistique et financier de l’ONG GDAP.

 

Ce retour est effectif grâce à la signature d’acte d’engagement signé le 3 octobre 2018 entre 3r et Anti-Balaka dans la sous-préfecture de Koui.

Contactés par CNC, les retournées demandes au gouvernement et d’autres ONG de leur soutenir à réinstaller de nouveau dans la sous-préfecture.

Un appui en kit des maraichères et le financement des 30 groupements féminin à hauteur de 50 000 FCFA leur permettent de réaliser des activités génératrices de revenues pour mieux installer.

Tout est financé par CCFD terre solidaire, mise en oeuvre par l’ONG Groupement du Développement Agro-pastoral GDAP dirigé par monsieur Abou.

Rappelons que la sous-préfecture de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au nord-ouest de la RCA, est occupée depuis plus d’un an par le groupe rebelle 3R dirigé par Abbas Siddiki.

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Copyright2018CNC.

 

Centrafrique : le bureau politique du FPRC dément toutes les allégations proférant des menaces aux agents de l’État.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/les-rebelles-de-l’ex-coalition-Séléka-en-République-centrafricaine-IMG_4127.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Les rebelles de l’ex-coalition Séléka.

 

 

Centrafrique : le bureau politique du FPRC dément toutes les allégations proférant des menaces aux agents de l’État.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DU FPRC

 

 

Le Bureau politique du FPRC dément toutes les allégations proférant des menaces aux agents de l’Etat dans ses zones de juridiction.

Le FPRC, mouvement politico-militaire qui a des Revendications Justes et Légales dans l’intérêt du peuple.

Le FPRC attend les solutions pacifiques de l’Union africaine et s’oppose fermement à tout acte tendant à troubler la quiétude des centrafricains.

Le FPRC lance un appel vibrant aux communautés internationales d’accélérer le processus de paix en cours conduit par l’initiative africaine pour la renaissance de Centrafrique.

Le FPRC encourage les fonctionnaires et agents de l’Etat d’œuvrer dans leur tâche quotidienne en toute quiétude sur toute l’étendue du territoire.

Le FPRC invite le Gouvernement et se dit prêt à négocier un climat de confiance afin de garantir le respect du processus de paix en cours.

Fait à Ndélé le 28 octobre 2018

                                                                                          

 

Centrafrique : Toujours du rififi à l’école nationale de police

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/grève-des-auxiliaires-de-la-police-nationale-Centrafricaine-corbeaunews-IMG_4avr2018190522.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Grève des auxiliaires de la police le 4 avril 2018. Credit photo : CNC.

 

 

Centrafrique : Toujours du rififi à l’école nationale de police

 

 

 

Dans l’une de ses dernières parutions, la Rédaction mettait au goût du jour des scènes malsaines de détournement de bourses et frais de vacation au niveau de l’école nationale de police – œuvre mesquine, à en croire les mécontents, de leurs chefs hiérarchiques. Le feuilleton vient de connaître un rebondissement…

Cette fois, la Directrice administrative et financière, madame Mamadou est citée dans le document que la Rédaction vient d’avoir copie comme étant comptable d’une gestion familiale des affaires de la police nationale. Entre les lions du document, l’on retient que vendredi 26 octobre dernier, alors que toute l’attention des Centrafricains était captée par le vote de motion de déchéance contre le très retors Président de l’Assemblée nationale, Madamee Mamadou elle, s’employait à envoyer « sa sœur cadette » – policière elle aussi, à l’extérieur « pour aller acheter les équipements de la police, alors que la Direction de l’intendance de ce corps existe ». En cela, les mécontents officiers ont trouvé que leur Directrice administrative et financière a « transformé la police en une entreprise familiale ».

Autre sujet de mécontentement, pendant que le président Touadera est absent du pays, Madame Mamadou et son ministre ont « refusé » du carburant pour les véhicules de patrouilles de la police, vu la prévisible tension qui taraudait les esprits suite à la destitution de Meckassoua. Toujours selon la même source, « le DG de la police a même demandé sa démission pour ces malversations financières ».

Profitant de l’occasion, les mécontents ont réitéré que les lignes budgétaires de la police sont récupérées, reparties et empochées par leur chef de département avec sa complice de DAF. « Attantion, attention, attention, les policiers sont déterminés à se mobiliser pour des actions contre eux… », peut-on lire en conclusion.

De toute manière, un dialogue sincère à l’intérieur de la police est plus que  nécessaire en vue d’aplanir la tension qui court depuis lors et qui prend forme progressivement. La RCA n’a pas besoin de crise supplémentaire en plus de celle de 2013 dont les conséquences l’écument encore à ce jour.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : création d’un nouveau parti politique dénommé CNCA-PDD.

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/logo-cnca.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

 

 

 

Centrafrique : création d’un nouveau parti politique dénommé CNCA-PDD.

 

DÉCLARATION D’EXISTANCE DU PARTI CNCA PDD

 

Centrafricains, Centrafricaines ;

Mes Très Chers Compatriotes ;

Un jour nouveau se lève sur notre pays. Un jour de grâce. Un jour d’allégresse. Un jour symbolique de victoire. Nous avons longtemps observé le déroulé de la vie politique, de la vie sportive, de la vie culturelle et même de la vie économique de notre pays. Nous nous sommes rendus compte de ce que la situation était préoccupante et urgente au regard de la vision que nous avons pour notre Cher et Beau pays la République Centrafricaine.

Avant de continuer, je veux m’incliner devant la mémoire de tous ceux et toutes celles qui ont donné de leur vie pour la Paix et la Stabilité de cette Nation, qui ont contribué pour qu’elle reste Debout, pour qu’elle reste Entière, pour qu’elle reste Unie. Tous ceux et toutes celles de nos martyrs tombés au combat pour l’instauration de la Démocratie, de la Paix et de l’Etat de Droit dans notre pays et particulièrement aux jeunes gens, connus et anonymes qui ont fait le sacrifice ultime.

Je pense aussi aux pionniers de la presse décédés ces dernières années, car sans la Presse, nous n’aurons pas pu obtenir les quelques acquis démocratiques que nous cherchons à préserver à Tout Prix. Et aujourd’hui plus qu’hier, vous continuez ce combat pour la Liberté.

Cette République qui, depuis son accession à sa Souveraineté le 13 aout 1960, a vu naitre nos aïeux, nos ancêtres, nos parents, nos amis, nos frères et sœurs. Cette République qui a connu la Paix, l’Unité Nationale, la Cohésion Sociale. Cette République dont l’émancipation et le rayonnement avaient été déjà engagés par ses pères fondateurs.

Oui c’est de la République Centrafricaine Forte et Courageuse dont je parle ; c’est de la République Centrafricaine Riche et Belle dont je fais allusion ; c’est d’une République Centrafricaine Victorieuse et Paisible à laquelle j’appartiens corps et âme que j’interpelle.

J’ai écouté votre volonté, j’ai vu vos pleurs et j’ai entendu vos cris qui me sont parvenus.

Vos sollicitations ont été nombreuses et vos interpellations diverses. Ce qui n’a pas laissé indifférent votre Humble et Pacifique serviteur.

Je veux faire fi de toutes les irrégularités politiques et sociales que nous ont servies les différentes classes dirigeantes des différents systèmes gouvernants qui ont été à la tête de notre République.

Je refuse de parler des abus des dirigeants, de la marginalisation du peuple jadis outrageante par le système, de la mauvaise gouvernance, du non respect des Droits de l’Homme, des inégalités criardes dans la redistribution des ressources du pays.

Oui je refuse d’en parler pour ne pas remuer le couteau dans une plaie déjà si infecte, car l’heure n’est plus au positionnement stratégique. Le peuple y a souffert longuement et il faut oublier. L’heure n’est plus aux réminiscences historiques. L’heure n’est non plus à la démagogie et au silence coupable.

C’est pourquoi je pense qu’un Nouveau Jour s’est levé. Un Jour d’Espoir et de Paix. Un Jour de Libération des consciences des parents et de canalisation des Energies de la jeunesse.

C’est donc dans cet environnement ambiant marqué par la certitude de revoir notre Nation penser ses plaies et courir vers son idéal que nous avons décidé, avec la volonté de tous les vaillants Fils et Filles de la République, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest ; de créer Le CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (CNCA-PDD).

Il s’agit d’un Parti Politique qui fédère toutes les aspirations sociopolitiques du pays, qui libère tous les talents et qui promeut les valeurs de Paix, de Démocratie et de Développement.

Le CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (CNCA-PDD) se veut un parti moderne qui rassemble les Démocrates de toutes les communautés ethniques nationales, de toutes les régions du pays, de toutes les conditions sociales et de tous les âges.

Le CNCA-PDD ambitionne d’incarner un Projet de société pour une Centrafrique différente dans lequel se reconnaisse nos compatriotes ; afin de susciter de la part de Tous, l’effort national nécessaire pour faire émerger un Etat de Droit Souverain et Unitaire ; arracher les racines du sous-développement ; et assurer la Réconciliation et la Concorde Nationale.

Au CNCA-PDD, nous sommes une Nouvelle Génération d’Hommes Politiques qui s’engageons vigoureusement et rigoureusement à mettre fin au déclin de notre Belle et Charmante et aimante Nation.

Le Peuple de Centrafrique aspire à la Grandeur, mais ce rêve ne peut se réaliser sans un rassemblement d’Hommes et de Femmes déterminés pour relever le Défi devenu herculéen par la faute de ceux qui ont pris en otage nos populations et nos richesses.

Nous sommes un pays pauvre avec une population appauvrie malgré nos énormes potentialités agricoles et minières.

L’ambition du CNCA-PDD ne consiste pas à faire de la propagande stérile, mais simplement à assurer le bien être des Centrafricains. Notre ennemi est la Pauvreté que nous devons éradiquer car c’est un cancer avilissant.

Il est question de mobiliser toutes les énergies, toutes les ressources humaines, matérielles et financières pour faire de la Centrafrique un pays émergent à Court Terme.

Pour le CNCA-PDD, point besoin d’inventer la roue, nous nous inspirerons directement des expériences des pays africains développés en mettant tout d’abord fin au gaspillage, aux dépenses somptuaires qui n’ont aucun impact sur l’amélioration des conditions de vie de nos populations.

Centrafricains, Centrafricaines, mes Chers Compatriotes ;

Recevez par cette Déclaration de Reconnaissance d’Existence de Parti Politique, toute mon affection à votre endroit.

 

Le Président National du CNCA-PDD

 

 

                                                                             MBOKOTO-MADJI Ferdinand

 

Voici les liens pour télécharger les statuts, règlement intérieur et le programme politique  du Parti CNCA PDD :

 

 

C N C A-P D D Programme Politique

 

C N C A-P D D Réglement Intérieur

 

C N C A-P D D STATUTS

 

CEMAC : pas de dévaluation du CFA.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/sommet-cemac.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
????????????????????????????????????

 

 

Cemac : Pas de dévaluation du Fcfa

 

 

 

Les chefs d’Etat de la sous-région s’y sont opposé et en revanche d’adopté d’autres résolutions à l’issue de ce sommet extraordinaire vendredi à N’Djamena.

Le Fcfa n’a pas été dévalué comme le prédisait certain. Les chefs d’Etat de la sous région s’y sont opposés et ont adopté d’autres résolutions qui permettront à l’espace communautaire de sortir de la crise.

Ils ont décidé de faire respecter la Convention régissant l’Union monétaire de l’Afrique centrale et la réglementation des changes en vigueur en vue de favoriser le rapatriement des recettes d’exportation.

Les chefs d’Etats de la Cemac vont mettre en œuvre toutes les mesures contenues dans les programmes économiques conclus avec le Fonds monétaire international.

Les ministres en charge des négociations ou du suivi du programme économique avec le FMI ont reçu comme instruction de faire montre d’une détermination sans faille dans la mise en œuvre des réformes indispensables au redressement de la sous-région.

Les chefs d’Etat de la Cemac encourage les pays membres à mettre en place, suivant le calendrier convenu, le plan d’actions du Groupe d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) visant à pallier les faiblesses identifiées dans les dispositifs de lutte anti-blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

S’agissant des institutions financières de la Cemac, Les chefs d’Etat ont décidé d’encourager La Beac à poursuivre l’application de toutes les mesures de son ressort nécessaires à la stratégie de sortie de crise, au redressement des économies de la CEMAC et au maintien de la stabilité monétaire et financière.

La conférence des chefs d’Etat a aussi instruit la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) de renforcer la supervision prudentielle des établissements de crédit afin de garantir la stabilité du système bancaire sous régional.

Elle a instruit la Commission de la CEMAC d’accélérer les réformes des politiques sectorielles communes et le renforcement de l’intégration sous régionale et d’améliorer sa gouvernance.

La conférence des chefs d’Etat engage l’Union économique des Etats de l’Afrique centrale (UEAC) et l’UMAC à mettre en place un dispositif plus contraignant afin d’assurer le plein respect des critères de convergence et favoriser ainsi la coordination des politiques budgétaires et nationales et de la politique monétaire commune.

Concernant la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Les chefs d’Etat ont décidé de réformer cette institution. Ces reformes portent sur la séparation des fonctions de président de la BDEAC et le président du Conseil d’administration ; la création d’un comité de crédit et d’un crédit de rémunération.

Les chefs d’Etat ont renouvelé leur engagement la résolution des poches de conflits et d’insécurité dans l’ensemble de l’espace CEMAC. Aussi, ils se sont résolus à intensifier les actions visant l’élimination de la menace terroriste dans le bassin du Lac-Tchad, tout en encourageant les initiatives engagées en Centrafrique pour rétablir durablement la paix et la stabilité dans ce pays.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : le bureau politique du FPRC réagit suite à la destitution du PAN Meckassoua.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Le-Général-Nourredine-ADAM-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Le patron du FPRC Nourredine Adam.

 

 

Centrafrique : le bureau politique du FPRC réagit suite à la destitution du PAN Meckassoua.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DU FPRC

 

 

Le Bureau politique du FPRC a suivi avec beaucoup d’attention l’effort démocratique de Bangui qui s’est déroulé d’une manière pacifique.

Le Bureau politique exhorte les ténors de la politique centrafricaine de continuer dans ce sens afin que le processus de l’initiative de l’Union Africaine puisse aboutir à la renaissance de Centrafrique.

Le Bureau politique lance un appel au calme, à la retenue et au respect du processus de paix en cours. La destitution du PAN n’est pas d’ordre confessionnelle.

Pour en finir, le Bureau politique félicite le Président de l’assemblée nationale de s’être soumis à la règle régissant le bon fonctionnement de l’assemblée nationale centrafricaine.

A tous les élus du peuple à réfléchir mille fois dans l’intérêt de la nation.

Pour le FPRC l’heure est au vote des lois constructives, au suivi des actions gouvernementales et non à des querelles d’intérêt égoïstes.

Le FPRC met à défi les élus à continuer de destituer des hautes personnalités qui ne manqueront de fouler à pieds les lois et les droits de la République. Tout à commencer par le PAN et finira par qui. ?

 

 

Par : la Coordination politique.

Centrafrique : destitution de Meckassoua, ville morte à Bria.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/patrouille_minusca_msf_bria-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Patrouille de la Minusca à Bria. Credit photo : Moïse Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : destitution de Meckassoua, ville morte à Bria.

 

 

À Bria, un appel à l’organisation d’une journée vile morte a été lancé ce vendredi 26 octobre par des groupes politico-militaires. Cette mobilisation vient en soutien à l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, destitué le même jour de son poste par ses paires députées.

 

On parcourant rapidement les rues de Bria ce samedi nous permet de constater que les alimentations, les écoles, ainsi que les stations-service ne sont pas ouverts au public.

Tandis que sur les principales artères de la ville, on note aussi la présence massive des combattants rebelles de la Séléka qui sont positionnés partout et seuls les véhicules de patrouille de la MINUSCA et des ONG qui circulent timidement.

Cependant, peu avant midi, un taximoto qui aurait tenté de prendre les clients a été sauvagement agressé par les rebelles qui l’ont accusé de ne pas respecter l’ordre du commandant de région de la Séléka.

Debout sous un arbre avec son arme à la main, Ahmat, un combattant du FPRC explique pour sa part que « Touadera ne veut pas la Paix dans ce pays. Il veut chasser tous les musulmans dans l’administration publique afin de diviser le pays ».

Rappelons que l’ancien Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, qui est aussi de confession musulmane, a été destitué à l’issue d’un vote des élus de la nation suite à une pétition visant à le destituer, qui a recueilli par ailleurs environ 97 signatures des députés favorables, lancée par le groupe parlementaire Cœur uni du Président Faustin Archange Touadera le 17 octobre 2018.

Avec 98 voix sur 140, le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua a été démis de ses fonctions.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

Centrafrique : destitution de Karim Meckassoua, des tirs à l’arme lourde dans plusieurs villes du pays.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/les_miliciens_autodefense_km5_force-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Les miliciens autodéfense du quartier KM5 de Bangui. Credit photo CNC.

 

 

Centrafrique : destitution de Karim Meckassoua, des tirs à l’arme lourde dans plusieurs villes du pays.

 

 

 

À Bria, tout comme à Ndélé, Kabo et même à Bangui, des détonations d’armes lourdes et légères se font entendre à l’annonce du verdict de la destitution du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua du perchoir ce vendredi 26 octobre 2018.

 

Avec 98 voix pour , le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua a été destitué par les députés centrafricains à l’issue d’un suffrage libre et transparent ce vendredi 26 octobre 2018. Ce qui est d’ailleurs rare dans le pays.

À l’annonce du résultat du suffrage, des détonations d’armes de tous calibres se font entendre dans la capitale centrafricaine, notamment au quartier KM5 dans le troisième arrondissement.

Dans d’autres villes du pays, notamment à Bria, les combattants de l’ex-Séléka du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) se sont eux aussi joints à la population civile pour manifester leur mécontentement dans les rues. Des tirs à l’arme légère sont entendus partout dans la ville.

Selon nos informations, une ville morte est décrétée pour ce samedi 27 octobre 2018 dans toute la ville de Bria pour contester la déchéance du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua.

À Kabo dans l’extrême nord de la RCA, les combattants du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) ont eux aussi manifesté leur colère en tirant à l’aire avec leurs armes légères.

Rappelons que l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, visé par une motion de déchéance de quelques 97 députés centrafricains proches du Président Touadera, est demi finalement de sa fonction du Président de l’Assemblée nationale lors d’un vote parlementaire ce vendredi 26 octobre 2018.

Désormais, les députés ont trois jours pour voter un nouveau Président de l’Assemblée nationale à la place de Meckassoua.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : Meckassoua game over !

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Échange-des-mains-Abdoul-Karim-MECKASSOUA-et-Anicet-Georges-Dologuélé-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

 

 

Centrafrique : Meckassoua game over !

 

 

 

Le suspense à l’assemblée nationale n’a que trop duré. Les députés ont tranché net. Par 98 voix pour et 41 voix contre, une abstention et zéro bulletin nul, le parlement centrafricain a décidé, ce vendredi 26 octobre 2018 soir, du sort de Abdou Karim Meckassoua. Aussitôt après la session consacrée au vote de la motion de déchéance retransmise en direct sur les ondes de la radio nationale, des tirs sporadiques ont été entendus dans le quartier musulman du Km5. Un tintamarre de klaxon de moto taxi a également été entendu dans les autres quartiers de la capitale. Le calme est aussitôt revenu à la tombée de la nuit dans la capitale centrafricaine.

La demande de destitution de Abdou Karim Meckassoua déposée ce 17 octobre a été signée par 95 députés sur 140 députés. Les signataires de cette pétition reprochent à Meckassoua une gestion opaque, des marchés de gré à gré, la rétention des rapports en sa possession. Ces griefs constitutifs d’une violation de l’article 10 de la constitution du 30 mars 2016.

Le député Aurélien Simplice Zingas, membre du groupe parlementaire ‘’chemin de l’espérance’’ qui soutient le président de l’assemblée nationale estimé qu’avec ce vote, la démocratie centrafricaine est en péril. « Les députés centrafricains devraient s’abstenir de ce vote qui, à mon avis, relève d’une décision politique. Le peuple attendait cette marque de responsabilité de la part de ses élus. Ce n’est qu’à ce prix que le député devra entrer dans l’histoire par la grande porte. Malheureusement, ils vont rentrer par la petite porte et c’est la démocratie centrafricaine qui es péril », a-t-il déclaré.

Pour Mathurin Dimbélé Nakoé député du KNK, le parti de l’ancien président François Bozizé, « l’acte posé par les députés aujourd’hui doit faire école. C’est la maturité de la démocratie centrafricaine, un signal fort à l’endroit de ceux qui foulent au pied la bonne gouvernance ».

Notons que l’histoire parlementaire de la RCA est à sa 6ème législature. Et, c’est la deuxième fois qu’un président de l’institution parlementaire est destitué. Conformément aux dispositions de la constitution de la RCA, le vote du nouveau président est prévu dans trois jours.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ABDOUL KARIM MECKASSOUA DESTITUÉ.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Abdoul-Karim-Meckassoua-1-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
L’honorable Abdoul Karim Meckassoua, CNC.

 

 

                                                                               

CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT  DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE  ABDOUL KARIM MECKASSOUA  DESTITUÉ.

 

 

 

MATURITÉ

Les Députés centrafricains viennent de témoigner d’une maturité politique. En destituant Abdoul Karim Meckassoua, ils ont accompli une mission de salut public. Une sorte de nettoyage des écuries d’ Augias. On ne pouvait pas continuer avec un Président, élu au perchoir par une corruption massive de députés.  Des élus véreux avaient succombé à la poignée de CFA, de l’ex-Président de l’Assemblée Nationale. On se demande comment le Président de la République et les Députés ont laissé accéder au perchoir de l’Assemblée Nationale un homme dont les tendances sulfureuses étaient connues de tous. De confession musulmane, on le soupçonnait d’être proche des ex-Sélékas. Une photo circule le montrant en compagnie de deux chefs rebelles. Touadera et Sarandji lui doivent leur nomination comme dirigeants de l’université de Bangui quand il était ministre. C’est peut-être ce qui explique que le Président l’a laissé monter au perchoir. C’est un politicien qui a cru, qui croit que sa fortune peut lui ouvrir toutes les portes. Son rêve, devenir Président de la République. Pour lui, le président Touadera est un usurpateur qui occupe le fauteuil qui lui revient. La détestation est rude entre les deux hommes qui se livraient à un combat de chef impitoyable. Avec des députés corrompus devenus ses hommes de main, il passait son temps à torpiller les actions du Gouvernement. Il avait de nombreux soutiens en France qui lui ont fait croire, qu’il allait gagner les dernières élections présidentielles. Il a été battu à plate couture. Avec le retour des Russes, qui énerve tant le président français et son ministre des affaires étrangères, qui voudraient bien démettre Touadera, donne de l’espoir à Meckassoua qui espère bien prendre sa revanche. En outre, avant le vote de destitution, des rumeurs angoissantes ont circulé dans la capitale. Les ex-Sélékas marcheraient sur Bangui en cas de destitution de leur frère musulman. Il faudra être vigilant. Meckassoua est désormais un lion blessé prêt à tout pour défendre sa peau et peut-être accéder au pouvoir.

Les Députés centrafricains ont pris conscience que l’âpre combat qui opposait les deux Présidents des deux premières institutions du pays était une menace pour la bonne gouvernance et la démocratie. C’est aussi une épine qu’on a arraché du pied du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Souhaitons que l’Assemblée Nationale se remette au travail dans la sérénité. Un pays en guerre doit demeurer uni.

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(26/10/2018)

 

 

CENTRAFRIQUE : LES SCÉNARIOS JURIDIQUES POST DESTITUTION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET SES EFFETS.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Bernard-Selemby-Doudou-ajusté-bon-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, CNC.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES SCÉNARIOS JURIDIQUES POST DESTITUTION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET SES EFFETS. 

 

 

 

La procédure de destitution du président de l’assemblée nationale a été initiée par une frange de députés sur la base de la violation de l’article 70 de la constitution et l’article 12 de la loi N*17.011 du 14 mars 2014. Le nombre de signataires a largement dépassé le minimum requis par les textes en vigueur ouvrant royalement la voie de la recevabilité de la pétition nonobstant d’énormes irrégularités liées à la forme du document, les doutes et réserves sur l’authenticité des signatures. La pétition relative à la destitution du président de l’assemblée nationale a fait l’objet d’un minutieux examen devant la conférence des présidents de l’assemblée nationale avant d’être débattue en plénière. Il est important de rappeler que le désormais ex-président de l’assemblée nationale qui n’a nullement bénéficié de la présomption d’innocence qui est un principe fondamental de droit a méthodiquement et surtout de façon pyramidale démonté les griefs fantaisistes qui lui sont maladroitement reprochés. Il est par ailleurs important de souligner la présence dans l’hémicycle de la presse locale, internationale et au final les parlementaires centrafricains ont fait preuve d’une organisation démocratique d’un débat contradictoire quand bien même pré-orienté, louable et qui peut servir d’exemple, de cas d’école au niveau de la sous région. Comme les algèbres ne peuvent se confondre avec les arithmétiques, le sort du président de l’assemblée nationale était malheureusement connu avant le simulacre de plénière marathonienne caractérisé par la corruption et le déni de vérité. En bon démocrate, le président de l’assemblée nationale s’est prêté au jeu et sans surprise la sentence du vote a été fatidique.  140 suffrages exprimés y compris les procurations ou mandats, 98 parlementaires ont voté pour la destitution du président de l’assemblée nationale contre 41, on enregistre également zéro abstention et un bulletin nul. Conformément à la constitution et au règlement intérieur qui régissent le fonctionnement de l’assemblée nationale, le président de l’assemblée nationale est déchu de son poste et l’intérim de la présidence est assuré provisoirement par le premier vice-président en attendant l’élection du nouveau président de l’assemblée nationale dans trois jours francs pour assurer la suite de la sixième législature. Fatigué et lassé par ce long débat qui ne sert ni la démocratie ni le peuple meurtri, le citoyen lambda s’interroge :

Qu’est-ce que la destitution du président de l’assemblée nationale a changé dans la crise centrafricaine ? Face aux risques de débordements et de récupérations politiques qui peuvent ébranler les fondements de notre démocratie, l’option de la destitution du président de l’assemblée nationale est-elle l’idéale dans la résolution de la crise ? N’a t-on pas l’impression que les choses vont de mal en pire ? Par ce vote, l’assemblée nationale a t-elle légalisé la corruption qui malgré tout est un délit pénal ? Après la destitution, va t-on poursuivre judiciairement le président de l’assemblée nationale pour les griefs pénaux qui ont motivé les choix des parlementaires ? L’ancien président de l’assemblée nationale va t-il se muer en farouche opposant ou va t-il abandonner son mandat et s’exiler ? A travers ce mascarade de vote, quelles leçons les rescapés du KNK initiateurs de la procédure veulent enseigner au peuple ? Par ce coup d’état parlementaire, les acquis démocratiques et la cohésion sociale sont-ils remis en cause ? Où sont les éminents « constitutionnalistes » pour éclairer la lanterne des centrafricains ? Quelle est la réaction du parlement de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) sur l’interprétation abusive des dispositions constitutionnelles ? Et si le président de l’assemblée nationale déchu refuse de céder son fauteuil au motif que les textes n’ont pas été respectés ? Quels sont les différents scénarios possibles ?

De prime à bord, l’ex président de l’assemblée nationale peut s’inscrire dans la logique d’une longue bataille juridique en demandant à la haute cour constitutionnelle de valider souverainement le vote aux regards des textes qui régissent le fonctionnement de l’assemblée nationale. A titre d’illustration, la cour constitutionnelle malgache avait invalidé la motion de destitution du président de l’assemblée nationale au motif que les griefs évoqués ne sont pas juridiques. S’il refuse la sentence, les parlementaires qui se réclament du « chemin de l’espérance » vont boycotter les activités de l’assemblée nationale qui ne fonctionnera que sur la base de méfiance et d’accusations. Le président de l’assemblée nationale sera ainsi qualifier d’illégitime, d’illégal et d’anti-démocratique. On assistera ainsi à une dualité de directoire ( deux présidents : un de droit et un de fait) synonyme de blocus c’est à dire une crise institutionnelle. Le parlement centrafricain s’inscrira ainsi dans la logique du parlement algérien. Pour éviter la crise institutionnelle, le Président de la République peut envisager la dissolution de l’assemblée nationale. Il faut rappeler qu’en cas de dissolution, le Président de la République est obligé de légiférer par ordonnance et cela est souvent limité dans le temps alors que certains dossiers exigent l’accord formel du parlement. Par ailleurs, le trésor public ni les bailleurs de fonds ne sont pas disponibles pour financer une éventuelle élection législative. En tout état de cause, cette destitution est l’aboutissement d’une lutte politique entre clans, d’un difficile partenariat entre l’exécutif et le législatif depuis le début de la sixième législature. Le pouvoir exécutif s’emparera du législatif, portant ainsi atteinte au principe de séparation de pouvoir, à l’état de droit. De toute évidence, c’était le seul scénario possible pour contourner les dispositions de l’article 60 de la constitution qui exigeait l’accord du bureau de l’assemblée nationale avant la signature de tous contrats miniers par le gouvernement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Fait à Paris le 26 octobre 2018

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

Centrafrique : La troisième Newletter de l’EUTMRCA publiée.

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/EUTM-RCA-andré.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

 

 

Centrafrique : La troisième Newletter de l’EUTMRCA publiée.

 

 

 

Dans cette édition, le magazine présente les réalisations de la mission de formation militaire en Centrafrique. Il fait ressortir deux grandes parties à la transition des 4e et le 5e contingent et le renouvellement de son mandat jusqu’en 2020.

La troisième édition de la Newletter de la mission de formation militaire de l’Union Européenne en République centrafricaine vient de paraître. Le magazine de l’EUTMRCA présente l’ensemble des réalisations de ladite mission en Centrafrique.

Un bilan qui met en exergue deux grands moments,  la transition des 4e et 5e  contingents de la mission et d’autre part le renouvèlement du mandat de cette mission. Dans l’éditorial de ce magazine, le général de brigade Hermino Teodoro Maio chef de la mission EUTMRCA, dresse un bilan.

On apprend après le lancement de la mission, de nombreux défis ont été relevés au cours des six derniers mois dans un cadre multilatéral avec la Minusca, l’Etat major des armées et le ministère centrafricain de la défense.

Ainsi, EUTM RCA a participé à l’élaboration de 26 documents-cadre pour la défense et les armées afin d’achever le projet-pilote de DDRR. Le général de Brigade Hermino Teodoro Maio souligne que près de 300 militaires reçu de l’EUTM RCA une formation qualifiante.

La mission a conduit deux sessions, permettant l’inclusion de 232 ex-combattants dans les Forces armées centrafricaines. Ils participent désormais à l’effort collectif pour la restauration de la paix.

De même,  la mission a aussi formé 600 hommes issus du bataillon d’infanterie territoriale n°2. Les éléments de ce bataillon actuellement déployé à  dans les localités Paoua, Obo, Sibut, Bangassou et Bouar.

Transition des 4e et 5e contingents de la mission

Parvenu au terme de ses six mois de mission, le 4e contingent de l’EUTM RCA a été relevé par le 5e. A en croire le commandant de l’EUTM, le général de brigade Maio, le 4e contingent a début sa mission le 11 janvier 2018 en Centrafrique et l’a achevé le 7 juillet de la même année.

Cette mission s’est déroulée dans un cadre multilatéral avec la Minusca, l’Etat-major des armées, les FACA et le ministère de la défense sans compter la représentation diplomatique de l’UE et bien d’autres chancelleries.

Ainsi la relève du 4e contingent marque également la fin du quatrième mandat de cette mission. Pour restructurer la défense, la Mission participe dans trois secteur à savoir le conseil stratégique, l’entraînement opération et la formation.

Grâce à sa formation et son entraînement, plus de 3000 soldats, hommes et femmes des forces armées centrafricaines (FACA) sont désormais opérations. C’est fort de ce succès que le conseil de l’union européenne a jugé utile de prolonger le mandat de l’EUTM en Centrafrique mais a également élargi ses missions.

L’EUTM en Centrafrique élargie sa mission

Parvenu au terme de son mission en juillet dernier, le conseil de l’Union Européenne a décidé de prolonger le mandat de l’EUTM en raison de ses réalisations en Centrafrique. Ce mandat renouvelé pour deux ans s’achève le 19 septembre 2020.

Bien plus, le magazine révèle le conseil de l’UE a modifié le mandat de la mission. Ceci a permis à l’EUTM  de donner des conseils stratégiques non seulement au ministère de la défense, au personnel militaire et aux forces armées, mais aussi au cabinet du président.

Mais aussi de conseiller sur la coopération entre civils et militaires, y compris au ministère de l’Intérieur et de la gendarmerie. Pour mener à bien ses missions le conseil de l’UE a doté l’EUTM d’une enveloppe d’environ 25,4 millions d’euros.

Rappelons que la mission européenne de formation militaire de l’armée centrafricaine a été lancée le 16 juillet 2016. Elle compte environ 170 personnes qui sont majoritairement des instructeurs militaires issus des pays membre de l’UE.

…..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Nigeria : Blocus de l’armée contre les sécessionnistes camerounais

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/armee-soldat-militaire-force-speciale-nigeria.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

 

 

Nigeria : Blocus de l’armée contre les sécessionnistes camerounais

 

 

 

De source sécurité, on apprend que le gouvernement fédéral du Nigeria a lancé une opération militaire dans l’Etat du Cross River frontalier à la région du Sud-Ouest du Cameroun le 23 octobre. Il est question de bloquer le trafic des armes et le recrutement des mercenaires par les séparatistes camerounais.

L’armée nigériane a lancé une opération militaire dans l’Etat du Cross River frontalière avec le Sud-ouest Cameroun. Cette opération consiste à bloquer les approvisionnements des armes destinées aux sécessionnistes des régions anglophones du Cameroun.

Bien plus, il est question d’empêcher les séparatistes camerounais de recruter les mercenaires Nigéria afin de venir combattre à leurs côtés.Ainsi, plusieurs routes terrestres sont déjà identifiées par l’armée nigériane. C’est par ces routes que passent l’essentielle des armes destinées aux séparatistes.

La mission qui compte environ 1000 soldats nigérians va dont construire dans le cadre de cette opération des bases militaire et d’observation le long de ces routes pour garantir de manière permanente la sécurité.

De plus, l’armée va sensibiliser les populations notamment les jeunes afin de ne pas se faire enrôler par les terroristes ambazonien. Car ces derniers sont responsables de nombreuses exactions dans les régions anglophones du Cameroun.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Quand un ‘’fake news’’ fait trembler la Cour constitutionnelle

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/daniele-darlan-de-la-cour-constitutionnelle.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Madame Dominique Daniele Darlan, Présidente de la Cour constitutionnelle.

 

 

Centrafrique : Quand un ‘’fake news’’ fait trembler la Cour constitutionnelle

 

 

Y a-t-il tremblement de terre à la Cour constitutionnelle ? La réponse à cette question, notamment en fonction des derniers éléments d’actualité en République centrafricaine, c’est oui ! Le staff dirigeant et présidente de cette haute juridiction sont visiblement dans tout leur état. Pour cause, des ‘’fake news’’ faisant état d’intention de la présidente d’invalider la décision de la conférence des présidents suite à leur dernière réunion à l’Assemblée nationale.

Les tractations pour la destitution ou non du Présdent de l’Assemblée nationale ont occupé tout l’espace institutionnel, médiatique, socioéconomique et politique, voire diplomatique ces derniers jours. Cependant, le processus de destitition lui, enclenché par un certain nombre d’élus de la nation suit irreversiblement son cours. C’est ainsi qu’après avoir obtenu, voire dépasser largement les 1/3 des signatures recquises dans le cadre de la pétition, en vue de la montion de déchéance du président de l’Assemblée nationale, la conférence des présidents a pu se tenir ce mercredi 24 octobre. Il s’agit, sans nul doute, de stutuer sur la situation qui correspond à s’y méprendre à une crise parlementaire.

Seulement, en attendant que la décision de la conférence des présidents ne tombe raide tel un couperet pour mettre fin, si possible, à cette longue crise qui ronge depuis lors le parlement, un autre fait, non pas anodin, vient de défrayer la chronique : La Cour constitutionnelle en ébulition. Une banale communication sur la toile, d’ailleurs qualifiée de « fake news » fait trembler au sommet de cette haute juridiction.

A en croire un communiqué de presse titré « Démenti de la Cour constitutionnelle au sujet des ‘’fake news’’ » dont la rédaction a eu copie (en fac-simile), la haute juridiction nie en bloc et de manière énergique avoir mijoté d’invalider la décision qui sera assortie de la conférence des présidents du 24 octobre dernier.

« Un message non signé sur les réseaux sociaux disant que le Président de la Cour constitutionnelle aurait convoqué une réunion en vue de déclarer non-conforme au règlement intérieur de l’Assemblée nationale la décision de la conférence des présidents, tenue le 24 octobre 2018 », indique le communiqué de presse signé de Marc Saint-Clair Tibinda, le Directeur de cabinet de la Cour Constitutionnelle. Et de trancher net : « La Cour constitutionnelle, par le présent communiqué de presse, rassure l’opinion publique nationale et internationale qu’elle n’est associée ni de près ni de loin à ce message malveillant ».

La question qui taraude es esprits du centrafricain lambda, c’est au sujet de l’énergie déployée par la Cour constitutionnelle pour rejetter ces « fake news ». Cette récation musclée cache mal la peur bleue qui envoûte les responsables de la haute juridiction. Et que pourrait justifier une telle peur ? Personne ne saurait répondre à ce stade.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : AMNISTIE ET IMPUNITÉ POUR LES CRIMINELS DE GUERRE ?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Convoi-des-ex-combattant-de-la-séléka-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
S

 

 

CENTRAFRIQUE : AMNISTIE ET IMPUNITÉ POUR LES CRIMINELS DE GUERRE ?

 

 

 

LES JUGES DISENT NON !

 

CISION A GRATIFIER D’UN SALUT RÉPUBLICAIN

          Les groupes politico-militaires qui ont agressé la République Centrafricaine, violenté et massacré des populations innocentes, vont, enfin, devoir rendre des comptes à la nation. En effet, les juges de la Cour Pénale Spéciale de Bangui viennent de sonner le glas de leur impunité et les convoquent devant leur tribunal.

          Quelle excellente nouvelle ! Elle va redonner de l’espoir aux survivants des massacres, qui craignaient que leurs bourreaux ne demeurent impunis. Malgré les manœuvres répétées des parrains des rebelles criminels, tendant à faire croire que seule, une amnistie générale ramènerait la paix en Centrafrique ; malgré le double jeu des puissances internationales impliquées dans le conflit centrafricain, qui donnaient l’impression de céder elles aussi aux réclamations des rebelles afin de s’extirper du bourbier centrafricain, les magistrats centrafricains viennent de rejeter avec fracas toute idée d’impunité pour les criminels !

          Quoi de plus insupportable que d’entendre les rebelles revendiquer l’impunité pour leurs forfaits ?  L’article 162 alinéa 2 du Code pénal centrafricain est pourtant sans appel : « les crimes graves que sont les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes de guerre, ne peuvent faire l’objet d’amnistie et de grâce. » Les magistrats centrafricains affirment eux aussi que : « ce sont les lois d’amnistie récurrentes qui encouragent et font se perpétuer les actes de barbarie. »

          Le président de la Cour de Cassation s’insurge, pour sa part, contre les auteurs de crimes, qui, jusqu’à présent, ne s’inquiétaient de rien en sachant que leurs crimes seraient amnistiés. Par ailleurs, les hommes de loi centrafricains exigent des rebelles qu’ils quittent les groupes armés et demandent à bénéficier du processus du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion des nationaux et Rapatriement des étrangers dans leur pays.)

          Saluons donc, ici, la fermeté dont font preuve les magistrats centrafricains.

 

VAINES MANŒUVRES POUR ÉCHAPPER A LA JUSTICE 

          Pendant longtemps, voyant que leurs bourreaux allaient se soustraire à la justice, les Centrafricains ont cédé au désespoir.

          Les pressions et les manœuvres dilatoires des rebelles sur les autorités et les magistrats centrafricains étaient, en effet, particulièrement oppressantes. L’arrogance des groupes politico-militaires aveuglés par leurs forces, les poussait à refuser la main tendue du président Faustin-Archange Touadera pour des négociations de paix et de réconciliation nationale.

          Leurs mentors étrangers, Idriss Déby, le président du Tchad, en tête, militaient pour une amnistie générale, afin de sauver la tête de leurs nombreux ressortissants, devenus mercenaires dans les groupes armés.

          Les occidentaux, l’ex-puissance coloniale et la MINUSCA, pour sortir du chaos centrafricain, donnaient l’impression de pencher pour une partition et une amnistie générale.

 

UN ESPOIR VENU DE RUSSIE ?

          L’arrivée des Russes a quelque peu changé la donne. Les autorités centrafricaines ont eu enfin un bras armé pour la restructuration, l’équipement en armes et l’entraînement des forces centrafricaines.

          Ce qui a donc permis aux magistrats centrafricains d’édicter les règles du jeu : à savoir que ceux qui ont agressé La République Centrafricaine et apporté le chaos doivent impérativement rendre des comptes. Leurs nombreuses et innocentes victimes et ceux qui ont pu survivre attendent que justice leur soit, enfin, rendue.

                                                                                                                                               

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI                                                                                                                                                              

(25 octobre 2018)

 

 

Centrafrique : La destitution du PAN serait-elle un drame pour le Centrafrique ?

0

Centrafrique.com/centrafrique-la-destitution-du-pan-serait-elle-un-drame-pour-le-centrafrique/abdoul-karim-meckassoua-installation-img_20mars2018150639-5/” rel=”attachment wp-att-23965 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : La destitution du PAN serait-elle un drame pour le Centrafrique ?

 

 

 

Il y’a quelques jours, le PAN a cru bon annoncer lui-même, par anticipation, une procédure visant sa destitution du perchoir de l’Assemblée Nationale. Une telle posture semble accréditer la thèse selon laquelle, le PAN panique, puisque n’étant plus au fait de ses forces et ses assurances. En actionnant ses relais internationaux, tels Christophe Boisbouvier et François Soudan, alors que finalement une majorité substantielle des élus du peuple vient en effet de signer et déposer une motion de destitution du PAN, Méckassoua démontre ainsi que son socle politique n’est pas en Centrafrique et qu’il est fondamentalement à rechercher dans le parti de l’étranger.

Plus prosaïquement, le discours du PAN en la circonstance de l’ouverture de la session ordinaire du parlement, session consacrée à l’exercice budgétaire, a été en grande partie articulé autour de la personne du PAN, de sa carrière politique et de ses intérêts bien compris. Ainsi, le deuxième personnage de l’état démontre, s’il en était besoin son profond narcissisme, un nombrilisme qui le caractérise depuis fort longtemps.

Pour revenir au discours, Méckassoua semble indiquer être sorti directement des cuisses de Jupiter pour s’asseoir sur le perchoir de l’Assemblée nationale. Il assure ne devoir rien à personne, même pas à ses collègues députés qui, par leur vote l’ont porté au perchoir. Il se pose en grand pourfendeur de la mauvaise gouvernance, en héraut de l’unité nationale, en réformateur hors pair, en rempart contre la chienlit et l’obscurantisme, en véritable détenteur de la compétence au sommet de la RCA…. Mais alors que craint-il de cette motion de destitution ? Lui qui a le plus gros carnet d’adresses de la République, lui qui est si indispensable à la République, lui dont l’absence précipitera dans les abymes toute la République, lui qui n’est pas un agneau sacrificiel, lui qui est probablement un lion, lui qui est une lumière qui a toujours brillé partout où il est passé dans ce pays ?

Cette motion de destitution du PAN ne vient que d’arriver sur le bureau de l’Assemblée nationale, que voilà toutes sortes d’agitations perturbent le PAN et sa camorra, comme-ci celui qui n’est pas un agneau sacrificiel se voyait déjà malgré lui sur l’autel tant redoutée. On aurait pensé que pour l’amour de sa personne, pour son honneur face à la défiance des 2/3 des députés, ce dernier se résolve à l’élégance de l’évidence. Que nenni, le sieur Méckassoua est prêt comme à son habitude, il se battra pour lui et son beefsteak. Il se battra parce que les centrafricains ont trop souffert, que sans cela le DDRR n’aura plus lieu, les groupes armés s’en retireraient pour marcher sur Bangui au secours du premier d’entre eux, le soldat à sauver Abdou Karim Méckassoua. Alors pour bien tracer son chemin de l’espérance, en attendant la fonte des bêtes sauvages sur Bangui, le sultan dans son discours a montré la voie préliminaire, ainsi à coup de juridisme, les soldats perdus du sultanat ont abondé le sillon, le professeur Akandji en premier de cordée s’est évertué et s’évertue encore à enfermer la bien-pensance dans son interprétation de la constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, oubliant au passage que c’est d’un postulat éminemment politique et par la corruption active que Méckassoua est devenu PAN.

En enjoignant implicitement lors de son discours, à ses affidés de se mettre en mouvement, ces derniers ne se sont pas fait attendre, le CNDS du tristement célèbre Abdoulaye Issène et l’UPC du sanguinaire nigérien Ali Darassa dont le porte parole est un collaborateur du PAN, viennent respectivement d’annoncer leur sortie de l’entente de Khartoum et ce n’est qu’un début, le fou du PAN, le député Zingas n’est pas en reste. On voit bien que le masque tombe car ce n’est point le chantre de la démocratie, du respect du droit et de la loi, l’homme des audits que certains médias nationaux et internationaux ainsi que des esprits fragiles encensent mais bien un chef rebel qui s’est hissé par effronterie au perchoir de la représentation nationale.

Avec cette motion de destitution, peut-être que le crépuscule du fin manœuvrier Méckassoua, en service déstabilisé depuis les années 1996 jusqu’à ce jour, est arrivée car en son âme et conscience, il sait intimement qu’il n’a jamais été loin des multiples soubresauts qui ont émaillés et ensanglantés la RCA.

Au demeurant, on peut légitimement se demander s’il est démocratique de démettre le président de l’assemblée nationale ? Une contribution récente de monsieur Thierry Simbi montre que la RCA a déjà connu une destitution d’un PAN en la personne de Monsieur Faustin Maléhombo, au lendemain des indépendances. Monsieur Simbi décrit le contexte et retrace les circonstances de cette destitution.

La fonction de PAN étant éminemment politique, il sied qu’au-delà de tous les fantasmes juridiques, il y est une observance politique des faits découlant de cette charge, ainsi que du traitement que cela exige. Méckassoua en bon manœuvrier politique voudrait impliquer le Président de la République dans ses propres turpitudes, créant ainsi une crise au sommet de l’état. Seulement, en voulant détourner l’opinion, ce qui lui réussi avec les forces de l’immobilisme qui le soutiennent et qui sont légion dans le paysage politique centrafricain, Méckassoua oubli que se sont ses propres collègues qui ne veulent plus de lui, ceux qui lui ont donné leur suffrage et non le Président Touadéra. Pourtant au titre de la stabilité politique, Méckassoua se réclamant de la majorité présidentielle, le Président de la République ainsi que les forces politiques de cette majorité, s’ils estiment le soutien du parlement à l’action du gouvernement incohérent et inefficace, peuvent rechercher à travers des mesures de corrections, à s’assurer une majorité fidèle. C’est le jeu politique et uniquement cela…

In fine, si destitution il y’a, ce ne sera qu’un acte politique, une clarification entre une majorité présidentielle qui gouverne avec ses soutiens et une opposition qui joue clairement sont rôle.

 

Par : Isidore Dékofio

Centrafrique : Le désarmement, une caisse à outils de maintenance de la crise.

0
Centrafrique.com/centrafrique-le-desarmement-une-caisse-a-outils-de-MAINTENANCE-de-la-crise/robert-enza-profil-facebook-photo-4/” rel=”attachment wp-att-23958 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Robert Enza. Photo de courtoisie.

 

 

Centrafrique : Le désarmement, une caisse à outils de maintenance de la crise.

 

 

 

Alors que l’on pensait s’acheminer vers la paix, le désarmement est devenu la caisse à outils de maintenance de la crise, il permet d’entretenir la crise, le ferry-boat, un enjeu stratégique et géopolitique. Par le désarmement, on recherche toujours à opposer l’État aux groupes armés.

 

Et Parfait ONANGA disait déjà si bien aux centrafricains : « vous avez 40 ans pour sortir de cette crise ». Ce message n’est pas tombé dans les oreilles d’un sourd mais dans les oreilles d’un père de singe. La parole de Parfait ONANGA est une vérité qui en dit long sur ce que les centrafricains doivent entreprendre pour sortir de cette crise. Il faut prendre ce message au sérieux.

 

La parole de Parfait ONANGA est analogique à cette fiction que m’a racontée mon père géniteur dont l’intérêt est surtout de bien savoir écouter son interlocuteur. La pensée ou l’idée principale de votre interlocuteur se trouve soit à la fin soit au début de votre entretien:

« C’est un père de singe qui envoie son fils chez le lion, lui annonçant leur voisinage prochain avec ce dernier. Le fils de singe de retour raconte à son père que le lion a dit tu es son cousin qu’il ne voit aucun problème. Mais le père de singe non rassuré de ce qu’il venait d’écouter, demande avec insistance à son fils, quelle est la « première phrase que le lion a prononcée »; et le fils révéla: le lion a dit puisqu’on lui amène de la viande, il ne peut pas refuser. Voilà pourquoi depuis ce jour, les singes sont restés dans les arbres »…alors devrions nous y rester 40 ans ?

 

 

Donc de la cotonnade à la pantalonnade de l’accord, le désarmement s’oblige aux groupes armés de déposer les armes et à l’État d’offrir des contreparties mirobolantes et libératoires aux mépris de la justice, une justice que les centrafricains réclament avec véhémence. Et le gouvernement est ainsi pris en tenailles entre lire la justice ou dire l’injustice.

 

La paix est identifiée comme l’objectif principal du gouvernement. Mais à ce qu’est la paix, est à l’image d’un arbre qui se dresse sur des racines solidement enfoncées dans le sol et ses branches aux feuillages verts qui lui fournissent de l’oxygène. C’est pour ainsi dire que la paix repose sur beaucoup d’apports.

 

Si d’un côté le gouvernement se bat pour ramener la paix et que de l’autre côté, dans la conduite des affaires de l’État, on dénonce des pratiques de trafics, de détournements de l’argent public, d’expropriation des biens de l’État, de l’odeur de l’argent qui circule et infeste le système et ajouter à cela les embrouillaminis institutionnels, tout cela ne peut pas conduire à la paix.

 

La paix en RCA, a une double lecture. D’un côté il y a les groupes armés et les mafieux et de l’autre côté il y a les prédateurs de l’administration publique connus pour leurs actes de prévarications et qui ne sont nullement inquiétés. Ils affaiblissent l’État, ils mettent celui-ci en état d’insécurité de ses moyens pour assurer ses missions.

Ces indélicats doivent être traités comme des criminels au même titre que les groupes armés ; ils exercent la même fonction de prévarications. Les uns pillent le sous-sol et les autres le Trésor public.

 

Il faut pratiquer une gestion qui assure à l’Etat la sécurité des actifs publics. La bonne conduite des affaires de l’État est un objectif impératif et gage de sécurité.

Par exemple, développer des initiatives pratiques et institutionnelles, développer la société civile et renforcer la bonne gouvernance avec de nouveaux outils sont autant de voies des plus efficaces à explorer et le peuple y trouvera une forte raison de soutenir l’action du gouvernement par le temps qu’il prévaut. Le gouvernement doit faire émerger une révolution de la mentalité dans la fonction publique qui rompt avec le passé glorieux de l’affairisme pour une prise de conscience responsable des devoirs de l’État.

Bien que toute l’administration soit concentrée à Bangui, l’État n’a subi aucune transformation dans son fonctionnement. Et les vieilles pratiques et comportements des agents dans les services publics sont restés intacts et sans changement.

En effet, le fait de disposer des unités bureaucratiques dans des bâtiments ne signifie nullement être organisé. Encore faut-il élaborer des manuels de procédures administratives et financières qui définissent les responsabilités et les contrôles, les missions et les tâches à accomplir pour être efficace.

 

Comme le dit le père de l’organisation française FAYOL: « on ne contrôle que ce qui est organisé ». Et RENARD ajoute : « toute tâche qui n’est pas supervisée se dégrade ». La pensée de ces deux (2) auteurs résume l’état de la gestion publique centrafricaine.

La gestion de l’État ne suit pas un axe orthogonal et cela ne date pas d’aujourd’hui. L’État n’est pas organisé, il ne contrôle rien, il ne supervise rien. Il faut qu’il arrive à légitimer au sein de ses structures un contrôle interne systémique et efficace, qu’il ré-instruise et rende de façon ancrée les missions de la Cour des comptes. La Cour des comptes n’est qu’une image.

 

La mise en œuvre d’un contrôle interne permanent, permettra de prévenir non seulement toute action subreptice qui pourrait impacter la capacité de l’État à réaliser ses objectifs supposés fixés mais également à protéger le peu d’actifs publics qu’il met à la disposition de ses agents d’exécution.

Le contrôle interne n’arrive pas après que l’action soit terminée, le contrôle interne dote les entités d’un référentiel, indique les procédures à suivre pour accomplir les tâches et les contrôles intermédiaires nécessaires. Le contrôle interne favorise la mission de la Cour des comptes ayant un spectre d’action très large qui touche à la pertinence des politiques publiques.

 

L’administration est un outil au service des pouvoirs publics dans la mise en oeuvre des politiques publiques. Seulement la nôtre a évolué au gré des options et des valeurs privilégiées par les différents régimes. Somme toute faite, notre administration est restée dans un état de fébrilité effronté qui pénalise le développement de l’état. La bonne administration de la chose publique est un objectif impératif, un engagement présidentiel déjà pris dès au départ.

 

Par : Robert ENZA, entrepreneuriat politique.

 

 

 

 

Centrafrique : Des députés préoccupés par la présence russe

0

Centrafrique.com/centrafrique-des-deputes-preoccupes-par-la-presence-russe/zakharov-1-jpg-2/” rel=”attachment wp-att-23954 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : Des députés préoccupés par la présence russe

 

 

 

Un face-face a réuni, ce 23 octobre, des Députés de la nation et le Conseiller russe du président Touadera en matière de sécurité, en la personne de Valeriy Zakharov. C’était dans la salle de conférence de l’hôtel Oubangui, sous la modération de Paul Crécent Béninga, le Porte-parole du Groupe de travail de la société civile centrafricaine.

Il s’agit principalement de la question sécuritaire, mais bien d’autres thématiques visant la stabilité sociopolitique et économique ont constitué le fond des débats. D’ailleurs, les points inscrits à l’ordre du jour sont : (1) la sécurité nationale vue par les élus de la Nation ; (2) le fonctionnement de l’appareil législatif ; (3) les enjeux de la décentralisation en République centrafricaine ; (4) les dispositions légales sur la création et le fonctionnement des partis politiques en République centrafricaine et ; (5) le Code électoral centrafricain.

Loin de faire le résumé des échanges, les discussions ont été de haut niveau, riches et intéressantes. Les élus de la Nation conviés à cette rencontre ont, point par point, égrainé les méandres du microcosme politique centrafricain, dans la perspective de capitaliser au maximum la présence russe en Centrafrique. « L’objectif recherché à travers ces échanges, c’est de voir ensemble avec les députés qui représentent le peuple, ce que nous devons faire, ensemble, pour faire prospérer la République centrafricaine », a indiqué Valeriy Zakharov en introduction de la table-ronde.

L’honorable Léopold Yongoro-Vital, député de la deuxième circonscription du 8ème arrondissement de Bangui, interrogé sur la rencontre, a salué la coopération avec la Russie. « Nous avons constaté une nette amélioration, notamment en ce qui concerne la sécurité avec la présence des Russes. Les régions où les Forces armées centrafricaines (FACA) entraînés par les Russes, sont déployés telles que Bangassou, Paoua, Obo, Sibut, connaissent immédiatement un calme relatif. C’est un motif pour espérer », a-t-il noté à l’issue de la rencontre.

En ce qui concerne le fonctionnement de l’Assemblée nationale qui a fait l’objet de beaucoup d’attention au cours des échanges, l’honorable Lèopold Yongoro résume tout simplement qu’il s’agit d’une situation qui est « perfectible », et qu’au fil des temps, le Parlement connaitra une stabilité. Car, a en croire son développempent, la République centrafricaine vient de sortir d’une longue période de crise qui a profondément abîmé l’Etat à travers ses différentes institutions. « Ce n’est pas par un coup de bâton magique que nous allons tout reconstruire en même temps », a-t-il commenté.

Notons que cette rencontre n’est pas la première du genre initiée par le Conseiller russe du Chef de l’Etat, car à chaque fois qu’il est nécessaire, une mini-table ronde est organisée avec une catégorie de la population, la plus concernée, dans l’optique de solutions concertées aux défis qui s’imposent.

 

Par : Fred Krock, CNC

Guinée: Le véhicule de Cellou Dalein Diallo essuie un tir

0

Centrafrique.com/guinee-le-vehicule-de-cellou-dalein-diallo-essuie-un-tir/cellou-dalein-diallo/” rel=”attachment wp-att-23949 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Guinée: Le véhicule de Cellou Dalein Diallo essuie un tir

 

 

 

Le leader du parti UFDG a été la cible dune attaque hier à conakry alors quil se rendait sur le lieu de la manifestation quil avait organisé.

L’impact de balle est encore réel. On les voit sur les photos postées sur son compte Twitter : un trou est sur le pare-brise avant et arrière de son véhicule. Il déclare « Ils nous ont arrosés de gaz lacrymogènes au point qu’on n’arrivait plus à se voir, on avait mal aux yeux.

C’est alors qu’on a tiré sur ma voiture. La balle a percé le pare-brise et est allée percer la lunette arrière de la voiture». Si le tir n’a pas fait de victime, seul le conducteur du véhicule a été légèrement blessé. Cellou Dalein Diallo craint désormais pour sa vie.

Les autorités de leurs côté démentent ces faits et affirment que ceci n’est pas l’œuvre de la police ou la gendarmerie La manifestation qui visait à dénoncer les conditions d’installation des conseils communaux était interdite en raison des craintes liées au trouble à l’ordre public.

………….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : 272,6 millions pour la résidence officielle du président du conseil constitutionnel

0

Centrafrique.com/cameroun-2726-millions-pour-la-residence-officielle-du-president-du-conseil-constitutionnel/clement-atangana/” rel=”attachment wp-att-23946 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Cameroun : 272,6 millions pour la résidence officielle du président du conseil constitutionnel

 

 

La somme prélevée aux exercices 2018-2019 du budget du ministère de l’économie de la planification et de l’aménagement du territoire.

Un avis d’appel d’offre a été lancé le 12 octobre dernier et publié hier 23 octobre dans le quotidien Cameroon Tribune par le ministre des domaines du cadastre et des affaires foncières ( Mindcaf),

Jacqueline Koung A Bessike lequel porte sur la construction au quartier Bastos à Yaoundé de la résidence professionnelle de Clément Atangana.

Cet appel d’offre est ouvert à toutes les entreprises installée au Cameroun et spécialisées dans le domaine des travaux publics. Les travaux complets s’élèvent à plus de 272,6 millions Fcfa.

Une somme à prélever dans le budget de l’exercice 2018-2019 du ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire.

…..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : signature d’un accord de paix entre 5 groupes armés à Koui.

0
Centrafrique.com/centrafrique-signature-dun-accord-de-paix-entre-5-groupes-armes-a-koui/groupes_armes_a_bouar_en_centrafrique_/” rel=”attachment wp-att-23940 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Groupes armés à Bouar dans la Nana-Mambéré. Image d’archive du CNC.

 

 

Centrafrique : signature d’un accord de paix entre 5 groupes armés à Koui.

 

 

 

Cinq groupes armés opérant dans le nord-ouest du pays, notamment dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, ont signé ce lundi 22 octobre un accord de cessation d’hostilité dans la commune de Koui.

 

Même si le contenu de cet accord demeure encore confidentiel, les cinq groupes qui l’ont signé, notamment le mouvement 3R dirigé par le sulfureux Abbas Siddiki, la milice Anti-balaka, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine  et les deux factions rivales du mouvement Révolution et Justice se sont pris leur engagement ferme à respecter le contenu de l’acte qu’ils viennent de signer en présence des autorités locales.

Les signataires, qui regrettent par ailleurs l’absence et l’immobilisme du gouvernement à initier de telle initiative pour la restauration de la paix dans le pays, encouragent d’autres groupes armés, comme le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) dirigé par Al-Khatim et le mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) de Ahmat Bahar, à s’engager résolument pour la paix dans le pays.

Rappelons qu’en décembre 2017 à Bouar dans la Nana-Mambéré, deux groupes armés, notamment la milice Anti-balaka et le mouvement 3R ont signé un pacte de Paix sous la supervision de la Minusca (mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique).

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Centrafrique : Vive tension au sein des Instructeurs et Elèves de l’Ecole nationale de police

0
Centrafrique.com/centrafrique-vive-tension-au-sein-des-instructeurs-et-eleves-de-lecole-nationale-de-police/police-centrafricaine-fred-krock-3/” rel=”attachment wp-att-23936 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Centrafrique : Vive tension au sein des Instructeurs et Elèves de l’Ecole nationale de police

 

 

 

A quelques jours de la fin de formation des élèves policiers, d’ici le 31 octobre prochain, la tension monte de plusieurs crans dans les rangs des Instructeurs et les Elèves. Cette fois, la malversation financière au somet de leur département de tutelle serait à l’origine.

Rien ne va à l’école nationale de police. La fin du cycle actuel de formation des élèves-policiers risque de connaître un revers terrible. Des sources proches du Ministère de la sécurité publique, c’est le chef dudit département qui est pointé du doigt, il serait même « haï » des policiers et gandarmes. Et, les causes de cette haine sont, somme toute, ahurissantes et ne concernent que la malvesation financière sur le budget de fonctionnement de l’école nationale de police.

D’abord, à en croire les mécontents (dont des élèves et des Instructeurs), leur ministre aurait détourné la ligne de financement des vacations qui s’élève à dix millions de Francs Cfa (10 000 000 F.CFA) avec la complicité de la Directrice administrative et financière (DAF), Dame Mamadou.

Entre les lignes des documents qui sont parvenus à notre Rédaction, la ligne budgétaire destinée au paiement des bourses aux élèves policiers et gendarmes n’a pu être mobilisée à bon escient. Car, sur setp (07) mois de formation, la DAF n’a pu verser que trois (03) mois de bourse aux ayant-droits, alors que la formation prend fin ce 31 octobre.

Aussi, les frais de renseignement qui s’élèvent à vingt deux millions de Francs Cfa (22.000.000 F.Cfa) ont été tout simplement engloutis par le chef du département de tutelle, fonds que les ayant-droits estiment servir plutôt leur ministre dans ses nombreux voyages dont celui de l’Ouganda, de Kaga Bandoro et plus récemment de la Chine d’où il vient de rentrer à Bangui dimanche dernier.

Fort de ce qui précède, et que les mécontents disent n’être que le bout de l’iceberg de ce qu’ils sont prêts à mettre au goût du jour, « les deux Corps (Gendarmerie et Police) disent à Mme Mamadou et son Ministre Wanzet qu’ils sont assis sur la brèse » et que n’importe quoi pourrait advenir s’ils ne régularisent pas les situations mentionnées ci-haut. « Payer les vacations, car les concernés sont déjà bien informés ! », martèlent les mécontents dans leurs documents.

La sagesse aurait voulu que les autorités compétentes qui gèrent l’école nationale de police puissent se mettre résolument et rapidement à l’écoute des élèves et instructeurs, en vue d’éviter une crise de trop.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LE SILENCE ÉNIGMATIQUE ET INQUIÉTANT DES POLITICIENS

0

Centrafrique.com/centrafrique-le-silence-enigmatique-et-inquietant-des-politiciens/meckassoua-debout-avec-un-papier-en-mains/” rel=”attachment wp-att-23932 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

CENTRAFRIQUE : LE SILENCE ÉNIGMATIQUE ET INQUIÉTANT DES POLITICIENS

 

 

 

CRISE PARLEMENTAIRE, CRISE INSTITUTIONNELLE, CRISE POLITIQUE 

          Le feuilleton Meckassoua commence à être long et agaçant. Le pays est plongé dans une crise qui n’en finit pas. Les ex-Sélékas transforment peu à peu les provinces qu’ils ont investies en califats. Les Russes jouent sur tous les tableaux : ils soutiennent militairement et conseillent politiquement le président Touadera, mais négocient en même temps avec les groupes politico-militaires qui contrôlent les provinces minières ! Comment peut-on concevoir que la sécurité d’un pays et celle de son président soient assurées par des forces étrangères qui n’interviennent que pour tenter de s’approprier les richesses du sous-sol ?

          A l’Assemblée Nationale, le cas du président de la deuxième institution du pays est devenu un caillou de taille dans la chaussure du chef de l’État. Le journal en ligne Afrique News Info évoque un air de dégagisme qui ciblerait Abdoul Karim Meckassoua. La bronca qui secoue les colonnes de l’Assemblée Nationale constituerait une manœuvre inavouée, visant à destituer de son perchoir le deuxième personnage de l’Etat. Il semblerait que ce tohu-bohu soit piloté à partir du Palais de la Renaissance.

          Il s’agirait donc d’un combat de chefs qui viendrait menacer la fragile stabilité politique de la Centrafrique, au moment même où des périls de toutes sortes mettent le pays en danger : massacres, partitions, pillages des richesses minières, importation des affrontements est-ouest, sans oublier les rapports désormais tendus entre les autorités françaises et le président Touadera.

          A propos de ces relations abîmées, il est regrettable que des dirigeants africains, en l’occurrence Idriss Déby et Sassou Nguésso, soient devenus des supplétifs d’Emmanuel Macron dans « la chasse au Touadera ». Il est à noter que ces deux présidents sont loin de représenter des exemples de probité et de bonne gouvernance…

 

DES POLITICIENS ABSENTS

          Le pays est à feu et à sang, la partition devient une réalité, on redoute une dislocation du territoire.

          Mais, alors que la Centrafrique vit une véritable tragédie, les politiciens ont, semble-t-il, choisi l’aphonie comme moyen d’expression et l’inertie comme moyen de combat. N’étaient-ils pas en nombre pléthorique aux dernières élections législatives et présidentielles ? Pourtant, on ne les entend plus, on ne les voit plus ! Auraient-ils choisi le camp de la désertion, au moment où le « tous ensemble » de Barthélémy Boganda est plus que jamais une exigence pour tous les Centrafricains face aux périls ?

          On aimerait voir les politiciens centrafricains s’associer aux efforts menés dans la recherche de la paix et de la réconciliation nationale. En ces temps incertains, les élus devraient représenter une force de concertation et de propositions constructives. Mais, aujourd’hui, les Centrafricains sont en droit de douter sérieusement du sens de patriotisme de leurs représentants.

          On ne devient pas politicien pour se remplir les poches. On le devient pour faire don de soi à la nation.

 

UN SEUL BUT : L’INTÉRÊT DE LA NATION

          Le chef de l’État et le président de l’Assemblée Nationale s’affrontent dangereusement au risque de nuire au bon fonctionnement et à la stabilité des institutions.

          Il faudra bien trouver une solution et ce, le plus rapidement possible. On ne voit pas comment éviter une dissolution de l’Assemblée Nationale et de nouvelles élections législatives. Le président de la République a le pouvoir de procéder à ce changement. Mais il court aussi le risque de voir les élections se transformer en referendum pour ou contre lui, ce qui ne facilite pas sa décision. Et pourtant, on ne peut pas laisser perdurer cette guerre des chefs au risque de rajouter une instabilité politique majeure à une situation déjà largement périlleuse.

          La République Centrafricaine vit une apocalypse qui semble s’éterniser. Pour desserrer l’étau des périls qui l’étrangle, il faut la force de tous les Centrafricains. Il faut privilégier l’unité nationale. Il faut que les présidents des deux premières institutions du pays cessent leurs chamailleries infantiles et handicapantes pour le bon fonctionnement de l’État.

           Les Centrafricains ne les ont pas élus pour ça. Au lieu de se livrer de façon récurrente à ces mascarades dont le pays n’a pas besoin et qui fatiguent les Centrafricains, Touadera et Meckassoua feraient mieux de travailler en parfaite collaboration pour extirper la République Centrafricaine du puits des supplices où elle est tombée.

          Car le peuple qui, jadis, donnait l’impression de courber l’échine devant des dictateurs mégalomanes, despotes et incompétents, a politiquement mûri. Il n’hésitera plus, désormais, à demander des comptes à des dirigeants qui auront failli.

« Quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui sont piétinées » (Dicton africain)

                                                                                                                                                                                                        Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                                                                                             (

23 octobre 2018)

 

 

 

Présidentielle 2018 au Cameroun : Joshua Oshi reconnait Paul Biya vainqueur

0

Centrafrique.com/presidentielle-2018-au-cameroun-joshua-oshi-reconnait-paul-biya-vainqueur/hon_joshua_osih_0/” rel=”attachment wp-att-23927 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Présidentielle 2018 au Cameroun: Joshua Oshi reconnait Paul Biya vainqueur

 

 

 

Le candidat malheureux du SDF à l’élection du 7 octobre s’est exprimé aujourd’hui depuis son compte facebook.

Pour le candidat Joshua Osih, c’est Paul Biya qui a remporté l’élection présidentielle. Le candidat du SDF malheureux du scrutin du 7 octobre a reconnu aujourd’hui depuis son compte Facebook la victoire du président sortant.

«Ce jour, je prends acte que le conseil constitutionnel a proclamé les résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, malgré toutes les preuves d’irrégularités et d’une volonté manifeste de marginaliser les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le vainqueur de cette élection est le candidat Paul Biya.» a-t-il déclaré.

Malgré les irrégularités qu’il dénonce, Joshua Osih tient une posture républicaine. Il exhorte le président élu à écouter le peuple qui d’après lui a besoin de paix et de réconciliation.

Joshua Osih a également rappelé au futur président Paul Biya les défis qui l’attendent et croit fermement qu’au-delà de leurs diverses idéologies et croyances, le bien être des populations et l’intérêt supérieur de la Nation doit être préservé.

Raison pour laquelle, le candidat du SDF a également mis en garde les autres opposants qui ont des accents insurrectionnels et génocidaire. Dans ses postures républicaines, Joshua Osih se dit prêt à défendre sa Nation contre ses ennemis afin de preserver la paix et la stabilité.

……

 

Par : N. Mballa, CNC.

Présidentielle au Cameroun: Cabral Libii disposé à devenir membre du gouvernement

0

Centrafrique.com/presidentielle-au-cameroun-cabral-libii-dispose-a-devenir-membre-du-gouvernement/cabral-libii/” rel=”attachment wp-att-23924 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Présidentielle au Cameroun: Cabral Libii disposé à devenir membre du gouvernement

 

 

 

Le candidat du parti Univers a déclaré sur les antennes de BBC hier qu’il est prêt à servir son pays partout.

Sur les ondes de la BBC, Cabral Libii candidat malheureux du parti Univers à la présidentielle du 7 octobre a fait savoir qu’il est disposé à servir le pays au plus haut niveau.

Même s’il continue de contester les résultats du scrutin proclamé par le conseil constitutionnel, Cabral Libii ne crache pas sur une entrée au gouvernement.

A la question de savoir s’il est souhaite adhérer à un éventuel gouvernement d’union national au côté du RDPC, le candidat de l’Univers a répondu qu’« On est toujours prêt à travailler pour construire son pays, tant que les conditions d’un travail constructif sont mis en place.

Je n’exclurai jamais de travailler  avec le gouvernement, pour construire mon pays», a-t-il répondu sur les antennes de BBC.

…..

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

Présidentielle au Cameroun : Maurice Kamto rejette le verdict du conseil constitutionnel

0

Centrafrique.com/presidentielle-au-cameroun-maurice-kamto-rejette-le-verdict-du-conseil-constitutionnel/camto-proclame-sa-victoire-a-la-presidentielle-au-cameroun-2/” rel=”attachment wp-att-23920 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Présidentielle au Cameroun : Maurice Kamto rejette le verdict du conseil constitutionnel

 

 

 

Le candidat malheureux du Mrc ne reconnait pas le président sortant comme vainqueur du scrutin du 7 octobre. Il l’a fait savoir hier dans une interview accordée aux confrères de France24.

Maurice Kamto conteste la victoire du président sortant Paul Biya à la présidentielle du 7 octobre. Arrivé deuxième du scrutin avec 14,23% des suffrages, le candidat du Mrc refuse toujours de reconnaitre la victoire du chef de l’Etat et d’accepter sa défaite

Dans une interview accordée aux confrères de France 24 hier il affirme que c’est lui le vainqueur du scrutin. Rappelons que Maurice Kamto bien avant le scrutin avait déjà revendiqué la victoire et au lendemain de l’élection, il s’était autoproclamé vainqueur. Dès lors il se considère désormais comme le président élu du Cameroun autrement, le troisième président du pays. Sur sa page Facebook hier il a adressé un message à ses partisans qui ont fait de sa « modeste personne le président élu » de cette présidentielle.

…………

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : déclaration de la société civile « Touche pas à ma Constitution » relative à la procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale enclenchée par certains Elus de la nation.

0

Centrafrique.com/centrafrique-declaration-de-la-societe-civile-touche-pas-a-ma-constitution-relative-a-la-procedure-de-destitution-du-president-de-lassemblee-nationale-enclenchee-par-certains/logo-du-collectif-touche-pas-a-ma-constitution-en-centrafrique-3/” rel=”attachment wp-att-23913 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : déclaration de la société civile « Touche pas à ma Constitution » relative à la procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale enclenchée par certains Elus de la nation.

 

 

 

Ravagée par des différentes crises militaro-politiques et institutionnelles, la trajectoire constitutionnelle de la République centrafricaine est toujours jalonnée par une instabilité permanente.

Depuis le retour à la légalité constitutionnelle qui est le fruit des plusieurs sacrifices du peuple centrafricain, l’engagement indéniable de ce peuple de vivre en quiétude se confirme par une fusion sociale incontestable.

Cependant, une bataille fratricide allant dans le sens des intérêts narcissiques immoraux continuent d’envenimer l’espace politique mettant surtout en péril la paix et la cohésion sociale. Alors, il est frappant de constater que malgré la fragilité institutionnelle de l’appareil étatique de notre pays, la souffrance de la population civile vient de s’alourdir.

Certains députés de la nation ont signé une motion qui permet de déclencher la procédure de la destitution de l’actuel président de l’Assemblée en la personne de Karim MECKASSOUA. Dans la motion, plusieurs faits lui ont été reprochés en application des dispositions de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 et celle de la loi organique en vigueur de l’Assemblée Nationale.

Fort de tout ce qui précède et vu le contexte actuel où la paix est en déperdition, le collectif « Touche pas à ma Constitution » qui milite pour la protection de valeurs constitutionnelles s’inquiète non seulement de la répercussion de cette crise, mais aussi de son instrumentalisation qui risquerait de rebasculer la République dans l’abime de l’histoire.

Le collectif en appelle aux élus de la nation de pouvoir faire montre de la sagesse afin de garantir la paix au détriment du monstre de la division. Le collectif encourage l’arbitrage de la Communauté internationale pour désamorcer cette situation. Enfin, le collectif lance un appel au calme et à la population de ne pas tomber dans le jeu la manipulation.

Fait à Toulouse, le 23 octobre 2018.

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Centrafrique : braquage à l’hôpital régional de Bria.

0
Centrafrique.com/centrafrique-braquage-a-lhopital-regional-de-bria/patrouille_minusca_msf_bria-3/” rel=”attachment wp-att-23907 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Patrouille des soldats de la Minusca devant le MSF à Bria.

 

 

Centrafrique : braquage à l’hôpital régional de Bria.

 

 

Ce lundi 22 octobre aux alentours de 23 heures locales, un groupe de trois personnes lourdement armées ont pu pénétrer par effraction dans l’enceinte de l’hôpital régional et universitaire de Bria avant de s’emparer des matériels du travail et quitter le lieu.

 

Selon des informations recoupées sur place, les assaillants, lourdement armés, ont fait leur irruption dans l’enceinte de l’hôpital par la porte de secours située à l’arrière du bâtiment.

En constatant leur présence, l’hygiéniste du Médecin sans frontière, qui est toujours sur le lieu de son travail avec ses outils, quitte le lieu très rapidement pour alerter les soldats de la MINUSCA en couverture sécuritaire devant l’hôpital. Malheureusement à leur arrivée sur le lieu, les assaillants ont déjà pris la fuite.

Entre temps, les braqueurs, avant de quitter le lieu, ont pris avec eux un groupe Moto-pompe du service WatSan.

D’autre part, ce braquage spectaculaire soulève d’autres interrogations concernant cet hygiéniste du MSF qui semble travailler encore à 23 heures alors que ses collègues ont déjà quitté le boulot depuis 17 heures.

Alors, on se demande pourquoi le MSF n’a pas pris des dispositions nécessaires pour entreposer certains outils, qui sont d’ailleurs déplaçables, dans un endroit bien verrouillé et sécurisé ?

La ville de Bria, située à environ 525 kilomètres au centre-est de Bangui la capitale, est contrôlée par plusieurs groupes armés, dont le FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), de Nourredine Adam et la milice Anti-balaka.

 

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

Centrafrique : Session inaugurale de la Cour pénale spéciale

0

Centrafrique.com/centrafrique-session-inaugurale-de-la-cour-penale-speciale/magistrat-de-la-cour-penale-speciale-cps-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-23903 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

 

 

Centrafrique : Session inaugurale de la Cour pénale spéciale

 

 

 

La Cour pénale spéciale pour la République centrafricaine (CPS) a lancé sollennellement ses sessions, ce lundi 22 octobre 2018 à Bangui. La session inaugurale s’est déroulée dans la salle d’audience de la Cour de Cassation. Cette audience solennelle a eu lieu en présence du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, le Premier vice-président de l’Assemblée nationale M. Jean Symphorien Mapenzi et quelques membres du gouvernement, ainsi que des Représentants de la communauté internationale.

« L’audience solennelle de ce lundi marque le point de départ du mandat de cinq (5) ans renouvelable, donné à cette juridiction hybride pour enquêter, instruire et juger les crimes les plus graves commis en Centrafrique depuis 2003 », a noté Toussaint Muntazini Mokimapa, Procureur de la CPS. Et de poursuivre que conformément aux dispositions des articles 6 et 70 de la loi organique N° 15 .003 du 03 juin 2015, portant création, organisation et fonctionnement de la Cour pénale spéciale, cette session inaugurale consacre l’installation effective de la Cour ainsi que le lancement officiel de ses activités judiciaires.

Pour l’exercice de la session inaugurale, après la lecture des procès-verbaux de l’élection du Président et du Vice-président de la Cour et l’adoption du règlement intérieur par le Greffier en Chef de la CPS, M. Dieudonné Sénego, le Procureur de la CPS, dans son réquisitoire, a présenté le bilan axé sur les activités menées par la Cour. Selon lui, la Session inaugurale marque une étape importante dans la poursuite et la répression des crimes les plus graves commis en République centrafricaine.

Mokimapa a par ailleurs, retracé l’historique de cette haute juridiction de droit centrafricain née de la loi n° 15/003 du 03 juin 2015, portant créationet fonctionnement de la CPS. Elle a son siège à Bangui le quelle le quel pourra être transféré en tout autre lieu du territoire nationale en cas de besoin.

Pour méoire, la CPS est instituée pour connaitre principalement des crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003. Ces crimes sont imprescriptibles selon article 3 et insusceptibles de grâce ou d’amnistie selon article 162 du Code Pénal Centrafricain. La CPS a également compétence pour poursuivre les Co-coteur et Complices des crimes commis en RCA.

Faut-il noter que le vendredi 19 octobre dernier, deux magistrats membres de cette haute juridiction ont prêté serment devant le président de la République.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LES FEMMES MONTENT AU CRÉNEAU POUR LA PAIX ET LA BONNE GOUVERNANCE

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-femmes-montent-au-creneau-pour-la-paix-et-la-bonne-gouvernance/marche-des-femmes-de-bangassou-corbeaunews-img_8mars2018183831-5/” rel=”attachment wp-att-23899 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Manifestations des femmes de Bangassou. CNC.

 

CENTRAFRIQUE : LES FEMMES MONTENT AU CRÉNEAU POUR LA PAIX ET LA BONNE GOUVERNANCE

 

 

UN CRI DE COLÈRE

          C’est un avertissement sans frais que les Centrafricaines adressent à leurs dirigeants défaillants. C’est en même temps une juste revendication de la parité que lancent ces femmes, ignorées par la gent masculine prisonnière d’une misogynie et d’une phallocratie séculaires.

          Par la voix de la coordinatrice de leur mouvement, Lina Ekomo, les Femmes Leaders pour la Paix en Centrafrique dénoncent avec force la souffrance des Centrafricains sur l’ensemble du territoire. Elles stigmatisent la mort qui menace les familles. Elles s’indignent de la condition de vie des enfants qui ne bénéficient pas de structures éducatives. Elles interpellent les différentes institutions centrafricaines pour qu’elles prennent leurs responsabilités devant les prévarications et les gabegies.  « Nous avons parcouru l’arrière-pays, nous avons vu l’extrême pauvreté dans laquelle vit la population et cela nous a beaucoup interpellées. »

          Comment ne pas mettre en cause l’oligarchie des hommes qui détient le pouvoir depuis l’indépendance ? Est-ce que ce n’est pas elle qui a mené le pays à la ruine et à la déchéance ?

 

UN GOUVERNEMENT DHOMMES

          Car, que s’est-il passé depuis l’indépendance ? Jusqu’au gouvernement de la Transition de Catherine Samba-Panza, la République Centrafricaine a été dirigée exclusivement par des hommes.

          Ce que l’on peut dire, c’est qu’ils n’ont brillé ni par leurs compétences, ni par leur sens de l’État. Ils se sont mués en faux patriotes, devenant, en réalité, des prédateurs acharnés. Ils ont confondu les deniers de l’Etat avec leurs biens propres, ils ont pillé sans vergogne les fonds destinés à l’essor du pays et au bien-être des Centrafricains, ils ont monnayé à leur profit les richesses du pays.

          Organisant une gestion clanique des administrations, ils ont nommé à des postes clés de l’État les membres de leur famille ou leurs amis. Ils ont ainsi érigé le népotisme et l’oligarchie en système de gouvernance et relégué la République Centrafricaine dans les abysses de l’injustice sociale et de l’impunité, indifférents aux gémissements de la population qui montent des profondeurs du pays.

          C’est ainsi qu’ils ont inscrit de manière définitive leurs compatriotes dans le registre du sous-développement, alors qu’ils avaient la charge de les protéger.

          Ces rappels permettent de mieux comprendre le cri de colère des femmes centrafricaines. Leur temps est venu. Elles doivent compter dans la gestion du pays.

 

LE TEMPS DES FEMMES

          Les dirigeants centrafricains devraient se souvenir que c’est toujours grâce à une mère qu’on en arrive là où on est !

          Ils savent bien que la société centrafricaine est encore très largement matriarcale. La gestion du foyer au quotidien, l’éducation des enfants et, plus généralement, la garantie de la cohésion familiale et sociale, ont toujours incombé aux mères.

          On peut donc avancer, sans crainte de se tromper, que la Centrafricaine est sans doute suffisamment armée pour la gestion de la chose publique et des crises. Nous pensons qu’elle se montrera moins prédatrice, moins égocentrique et saura gérer la Nation comme on gère les enfants et le foyer. Nous ne prétendons pas qu’elle représente la solution à la crise qui a plongé le pays dans le chaos. Mais son association à la gestion du pays pourrait apporter un plus dans la quête de la recherche de la paix et de la réconciliation nationale.

          Catherine Samba-Panza peut être un exemple : présidente de la Transition alors que le pays était à feu et à sang, elle a su organiser des élections qui ont été reconnues comme démocratiques par les observateurs internationaux. Ce sont celles qui ont abouti à l’élection du président Faustin-Archange Touadera. On a pu lui reprocher une gouvernance  clanique et soupçonner des détournements de fonds – entre autres, les millions d’aides de l’Angola, dont la disparition demeure jusqu’ici non élucidée. Mais, globalement, sa gestion en temps de crise aiguë a été jugée positive par la communauté internationale.  

          Son exemple montre bien que la femme centrafricaine peut jouer un rôle clé dans la gestion du pays.

 

UNE MONTÉE EN  PUISSANCE  INÉLUCTABLE  DANS  LES ROUAGES DE L’ÉTAT

          On ne peut que constater que les Centrafricaines appréhendent parfaitement les maux dont souffre le pays. Leur moment est venu. Elles doivent donc monter en responsabilité.

          La probable destitution- ou la démission – du président de l’Assemblée Nationale, la révocation du Premier ministre souhaitée depuis longtemps par les Centrafricains, sont autant d’occasions pour le président Faustin-Archange Touadera, de pratiquer la parité homme/femme qu’il avait promise à son investiture : il serait donc tout à fait souhaitable qu’une femme prenne la tête de l’Assemblée Nationale et qu’une autre occupe la fonction de Premier Ministre.

          La République Centrafricaine démontrerait ainsi, aux yeux de la communauté internationale, sa maturité politique et sa modernité.

                                                                                                                                                                  

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                                                (22 octobre 2018)  

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Don des Russes en trampoline et kits sportifs aux enfants du Km5

0
Centrafrique.com/centrafrique-don-des-russes-en-trampoline-et-kits-sportifs-aux-enfants-du-km5/don-de-trampoline-russe-aux-enfants-du-km5/” rel=”attachment wp-att-23894 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Don russe aux enfants du KM5. Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Centrafrique : Don des Russes en trampoline et kits sportifs aux enfants du Km5

 

 

 

Les enfants du Centre de la Mère et de l’Enfant du 3ème arrondissement de Bangui, sis au Km5 viennent de recevoir, ce 18 octobre, des mains des Russes, un don en aire de jeu, notamment le trampoline. Ces aires de jeu déjà fournies à plusieures établissements scolaires et espaces pour enfants, symbolisent la présence russe en Centrafrique, mais aussi témoignent de la volonté des partenaires russes à créer un monde meilleur et donner de l’espoir aux enfants centrafricains.

Après l’école Elim Bangui-Mpoko, le Jardin d’enfants du 6ème arrondissement, l’école de Bria…, les Russes viennent de doter le Centre de la mère et de l’enfant du 3ème arrondissement de Bangui de trampoline. Ce geste hautement symbolique s’inscrit dans la continuité des œuvres de la délégation russe, en faveur des enfants en RCA. En toile de fond, il s’agit pour les Russes d’éveiller la conscience des enfants qui, jadis étaient sous le choc traumatique par les effets pervers de la dernière crise militaro-politiqueque le pays vient de connaître.

A l’occasion de la remise de cette aire de jeu aux enfants du Centre de la mère et de l’enfant, les Representants de la delegation russe ont profité de l’occasion pour échanger avec les autorités locales, notamment le Maire du 3ème arrondissement. Ces discussions sont assorties des résolutions fortes, à savoir que peu importe les désaccords entre adultes, les enfants doivent vivre dans la joie et doivent se developper sereinement sur tous les axes.

« En Russie, il y a beacoup d’ethenies et de differentes confessions. Mais, tout le monde vit en la paix et en parfaite cohésion. Nous avons de l’espoir, que la RCA va devenir un pays fort et uni. La Russie va faire de son mieux pour aider la RCA à sortir de la situation actuelle pour un monde où il fait beau vivre », a déclaré le Représentant de Valeriy Zakharov, Conseiller russe du Président Touadera en matière de sécurité.

Notons qu’outre ce don en trampoline, des kits sportifs ont été offerts également au Centre de la maire et de l’enfant du 3ème arrondissement. Rappelons aussi que ce don fait quite, quelques jours seulement au retour à Bangui des enfants centrafricains ayant eu la chance de participer, à l’initiative des Russes, au camp international ARTEK, en Russie. Ainsi va la coopération plusieurielle avec la Russie.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Cameroun : Les sécessionnistes brûlent la résidence de Ni John Fru Ndi

0

Centrafrique.com/cameroun-les-secessionnistes-brulent-la-residence-de-ni-john-fru-ndi/maison-de-john-fru-ndi/” rel=”attachment wp-att-23889 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Cameroun : Les sécessionnistes brûlent la résidence de Ni John Fru Ndi

 

 

 

Le leader historique de lopposition a également vu sa sœur enlevé par les mêmes personnes la semaine dernière. Après avoir voté le 7 octobre malgré l’interdiction des séparatistes.

La semaine dernière, l’opposant camerounais Ni John Fru Ndi a perdu sa maison sise à Baba II dans la région anglophone du Nord-Ouest. Elle a été incendiée par les sécessionnistes. Sa petite sœur a été également enlevée et ses ravisseurs ont tiré sur le chauffeur du chairman du SDF.

Ces incidents qui surviennent au lendemain de la présidentielle sont des représailles liés à l’interdiction par les sécessionnistes aux populations de participer au scrutin dans les régions anglophones.

En effet, les sécessionnistes ambazonien avaient demandé aux populations de boycotter le scrutin. Mieux ils avaient mise en garde celles-ci des représailles qu’elles allaient en subir.

Mais l’opposant Ni John Fru Ndi a bravé cette interdiction, raison pour laquelle les sécessionnistes ont décidé de s’en prendre à lui. Toutefois, l’on a appris ce matin que sa sœur enlevée a été retrouvée.

….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Rwanda : Paul Kagame taille le gouvernement

0
Centrafrique.com/rwanda-paul-kagame-taille-le-gouvernement/paul-kagame-3/” rel=”attachment wp-att-23885 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Président Paul Kagame du Rwanda.

 

 

Rwanda : Paul Kagame taille le gouvernement

 

 

 

Le remaniement effectué par le chef de lEtat il y a quelques jours à Kigali a conduit à d’importants changements. Le nombre de ministère est passé de 31 à 26 ministères. Les femmes occupent la moitié de la nouvelle équipe gouvernementale.

Le président Paul Kagamé a opéré d’importantes mutations au sein du gouvernement. La taille du gouvernement a été réduite. Ainsi, le nombre de ministère est passé de 31 à 26.

Dans ce gouvernement, les femmes occupent la moitié des ministères. La nouvelle équipe gouvernementale respecte l’équilibre paritaire. Le Rwanda en la matière vient en seconde position après l’Ethiopie.

A en croire la présidence Rwandaise, l’objectif de ce remaniement est de rendre le  gouvernement plus structuré, plus efficace et davantage axé sur les services aux populations.

Concernant les changements, deux retiennent l’attention. Il s’agit de la défense et des affaires étrangères. Louise Musikiwabo élu secrétaire générale de la Francophonie quitte le ministre des Affaires Etrangères.

La surprise de ce remaniement porte sur le ministère de la défense. Celui qui tient les rênes de ce département ministériel James Kabarebe est désormais conseiller spécial du président en charge des questions de sécurité. Il s’agit d’ailleurs d’un poste nouvellement crée.

Toutefois, le départ de James Kabarebe suscite des interrogations. L’on se s’interroge pour savoir si c’est une mise à l’écart ou une promotion ? Rappelons que ce dernier fait partie des sept proches du président Kagame inculpée en France dans l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, qui a précipité le génocide en 1994. Sept personnes pour qui le parquet de Paris récemment déclaré un non lieu.

……………

 

Par : N. Mballa, CNC.

Présidentielle 2018 au Cameroun : Paul Biya rempile, une fois de plus

0
Centrafrique.com/presidentielle-2018-au-cameroun-paul-biya-rempile-une-fois-de-plus/paul-biya-5/” rel=”attachment wp-att-23881 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Président Paul Biya du Cameroun.

 

 

Présidentielle 2018 au Cameroun : Paul Biya rempile, une fois de plus

 

 

 

Le président a remporté l’élection avec 71,28% des suffrages exprimés. Le conseil constitutionnel a proclamé les résultats du scrutin aujourdhui.

Le président Paul Biya candidat à sa propre succession a remporté l’élection présidentielle du 7 octobre dernier. Le conseil constitutionnel l’a déclaré vainqueur aujourd’hui à Yaoundé avec 71,28% des suffrages valablement exprimés.

Il faut dire que la victoire du président Paul Biya n’est pas une surprise. Plusieurs sondages le donnaient déjà vainqueur avec un large score. Le deuxième de l’élection est le Pr Maurice Kamto avec un score de 14,23%. Cabral Libii vient en troisième position avec 6,28%. Le candidat du principal parti de l’opposition le SDF, Joshua Osih vient en quatrième avec 3,35%.

Rappelons que pour cette présidentielle, 6667754 personnes étaient inscrites sur les listes électorales. 3590681 électeurs ont voté soit un taux de participation de 53,85%. S’agissant des nuls, ils sont de 52716 suffrages valablement exprimés. Tandis que les abstentions sont de 3537965.

…..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Guinée Equatoriale : Teodoro Obiang Nguema dément l’existence de prisonnier politique

0
Centrafrique.com/guinee-equatoriale-teodoro-obiang-nguema-dement-lexistence-de-prisonnier-politique/obiang-guema-2/” rel=”attachment wp-att-23875 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Theodoro Obiang-Guema du Guinée Équatoriale.

 

 

Guinée Equatoriale : Teodoro Obiang Nguema dément lexistence de prisonnier politique

 

 

 

Dans une interview accordée à la télévision publique espagnole mercredi dernier à Malabo, le chef de lEtat Equato-guinéen a assuré qu’il n’y a pas de tortures ni, dopposant en détention dans son pays.

Mercredi dernier, le président Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a confié une interview à la télévision publique espagnole. Au cours de cet entretien, il a démenti les rumeurs portant sur les tortures et l’emprisonnement de ses adversaires politiques.

Le numéro Equato-guinéen fait savoir que ses adversaires politiques sont libres et s’expriment librement. Qu’il n’y a aucun opposant en prison. Pour lui, ce sont des « spéculations ». Le chef de l’Etat Equato-guinéen rassure qu’il n’a pas besoin de torturer qui que ce soit.

Le démenti du président Obiang arrive une semaine après avoir gracié 81 prisonniers, dont une trentaine d’opposants condamnés en février à plus de 30 ans de prison pour “sédition”.

….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : le FPRC dément son implication dans le kidnapping des policiers de la Minusca à Bria.

0
Minusca-a-bria/logo-du-fprc-tres-bon-4/” rel=”attachment wp-att-23867 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Logo-du-FPRC-très-bon.jpg” alt=”” width=”500″ height=”478″ />
Logo officiel du FPRC.

 

 

Centrafrique : le FPRC dément son implication dans le kidnapping des policiers de la Minusca à Bria.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La Coordination Générale du FPRC s’indigne des accusations erronées et mensongères tendant à discréditer l’image du FPRC à propos de l’évènement de kidnapping de Bria qu’il qualifie d’irresponsable.

                     Le FPRC ne s’est jamais pris aux institutions internationales ni nationales mais au contraire il s’engage et s’implique à la résolution de la crise et au respect du processus de paix initié par l’Union Africaine en République centrafricaine.

                        Pour le FPRC, les évènements de Bria est une machination ou scénario habituel tendant à créer une confusion afin de saper l’effort de paix.

                       La culture de la paix se fait par processus et par respect mutuel et de la non-violence.

                     Le FPRC s’est impliqué à Bria pour retrouver les staffs de la MINUSCA kidnappés par les antibalakas (les autodéfenses) de PK3. C’est ce qui a été fait et obtenu ensemble avec les autorités administratives.

                       Le FPRC n’a pas ordonné à quiconque d’agir en son nom et sa place. La responsabilité pénale et individuelle devrait être légitime après une enquête indépendante.

                       Le FPRC appelle les centrafricains à s’atteler au respect du processus en cours, à plus de retenus et à l’unité pour l’intégrité territoriale.

                       A ceux qui incitent dans leur comportement, leur propos à la destruction ou à la violence, l’histoire leur rattrapera.

                         A ceux qui prennent leur temps à construire par leur propos, leur comportement ou leur attitude doivent se méfier du démon destructeur, diviseur qui est presque vaincu pour la renaissance de Centrafrique

                                                                                          

Fait à N’dele, le 21/10/2018

 

Centrafrique : Les en dessous de la destitution du Secrétaire général du syndicat des Transports.

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-en-dessous-de-la-destitution-du-secretaire-general-du-syndicat-des-transports/bandorole-greve-du-personnel-ministere-des-transports-2018-2/” rel=”attachment wp-att-23859 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
grève du personnel du ministère des transports. Credit photo : CNC.

 

 

Centrafrique : Les en dessous de la destitution du Secrétaire général du syndicat des Transports.

 

 

 

Après la grève générale du syndicat des transports le 8 octobre dernier visant à exiger dans les 72 heures le départ du ministre Théodore Jousseau, ce dernier, avec ses vieilles habitudes, tente par tous les moyens de sauver sa tête de l’eau par des manipulations dignes des trafiquants mexicains.

En effet, ce n’est pas un secret de polichinelle que l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC) dont le Secrétaire général, Sony Kolé, parent du ministre Jousso et Zitongo Jean Claude, propre frère de ministre, cherchent par tous les moyens possibles de destituer Denis Narcisse Bazanguélé, leader et Secrétaire général du syndicat des Transports et de l’Aviation civile suite à la grève qu’il a menée.

 

Selon nos informations, ce jeudi 11 octobre 2018, le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Théodore Jusso a reçu dans son cabinet, monsieur Ramadane Noël en vue de les manipuler d’un éventuel limogeage du SG du Syndicat des Transports affilié à l’USTC. Ceci au vu et au su de la presse et du personnel dudit ministère.

Au cours de cette entrevue, comme à l’accoutumée, le ministre leur a versé un pot-de-vin dont on ignore le montant exact.

Monsieur Zitongo Junior Sallet, le neveu de Zitongo Jean Claude a mobilisé certains membres du bureau des Transports pour limoger le Secrétaire général dudit ministère en la personne de BAZANGUELE Dénis Narcisse.

Ce qu’il faut retenir de cette manœuvre dilatoire machiavélique de Théodore Jousso est entre autres :

  • La corruption des responsables syndicaux  de l’USTC précité ;
  • Le népotisme, parce que les sieurs Zitongo sont des parents du ministre Jousso.

Par ailleurs, la destitution du SG du syndicat des Transports n’a aucune base légale conformément aux droits syndicaux dans le pays.

Sachant que le SG du syndicat des Transports est élu par une base et non par les membres de la centrale syndicale USTC, sa destitution devrait se faire par cette même base qui l’a élu et qui à la compétence de le faire.

Cependant, la fabuleuse décision de l’USTC vient concrétiser la note de service numéro 347/18/ MTAC/DIR-CAB du 15 octobre 2018 signé par le ministre JUSSO, d’affirmer que le personnel, par le truchement de l’USTC, qui soutienne par ailleurs les actions du ministre Jousso, que tous ceux qui pour des raisons inavouées tenteraient de troubler l’ordre public répondront de leurs actes devant les Instances judiciaires.

Cette note de service est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres. Contactés par CNC, certains personnels dudit ministère restent déterminés à soutenir le syndicat des Transports dont le leader est Bazanguele Dénis Narcisse. En plus, le personnel décide par l’unanimité d’adhérer ou d’affiler au Groupement syndical des Travailleurs de Centrafrique GSTC de Firmin ZOH-POGUELE qu’ils jugent incorruptible.

Le journal en ligne Corbeau News a tenté en vain de joindre les leaders de l’USTC que le personnel du syndicat des Transports pense qu’ils ont les becs dans le même verre avec le ministre Théodore Jusso.

 

Dossier à suivre.

 

Bangui, Édouard Zouloutoa pour CNC.