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RCA : Embargo reconduit mais le Conseil de sécurité assoupli les conditions

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Centrafrique.com/rca-embargo-reconduit-mais-le-conseil-de-securite-assoupli-les-conditions/arrivee-soldats-faca-bocaranga-janvier2019-simbi-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26344 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Entrée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga dans la préfecture de l'Ouham-Pendé au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC.
Entrée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC.

 

Bangui (CNC) – Le mois de janvier s’est achevé par la décision à l’unanimité du conseil de sécurité de l’ONU pour la reconduction de l’embargo sur les armes en RCA. Cette décision adoptée en 2013 a été renouvelée pour un an mais il a été décidé un assouplissement possible.

 

Cet assouplissement suivra un calendrier précis montrant une véritable ouverture du conseil pour répondre au besoin du pays a précisé M. François Delattre (représentant de la France au Conseil de sécurité). Pour commencer le 30 avril 2019, le conseil donnera une feuille de route avec des mesures précises et opérationnelles à adopter pour réexaminer les mesures de levée de l’embargo. Ce qui fera suite à une évaluation des progrès accomplis au plus tard le 31 juillet 2019. La dernière échéance sera le réexamen des mesures d’embargo sur les armes par le conseil avant le 30 septembre 2019.

Malgré l’embargo, le Centrafrique a déjà eu droit à des dérogations par des dons. La Russie a livré 1700 armes aux FACA tandis que la France a livré 1400 fusils pour les FACA ainsi que des bateaux pour le bataillon amphibie. La Belgique, la Chine et les Etats-Unis ont également fait des dons pour soutenir l’équipement des FACA. D’autres livraisons pourraient avoir lieu dans les mois prochains.

Ce conseil de sécurité a pour responsabilité le maintien de la paix et de la sécurité internationale. Il est composé de 15 membres dont 5 permanents (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) et 10 élus pour deux ans. Lors de ce conseil, la France a clairement exprimé son choix de lever l’embargo qui pèse sur le pays de Boganda. D’autres pays, au contraire, dit amis, ont exprimé le désir de maintenir l’embargo ou en tout cas ne se sont pas prononcé contre or comme dit l’adage « qui ne dit mot consent ». Il s’agirait de la Russie et la Chine pour ne pas les citer. La France montre ainsi qu’elle a bien entendu le message et la demande du pays et du peuple pour l’aider à sortir de la crise. Elle a réussi à faire entendre la bonne décision aux autres nations.

Les espoirs des centrafricains de voir disparaitre le manteau de la peur et de la violence sont renforcés par la décision qui a été faite par le conseil de sécurité. A présent les Forces armées du pays vont avoir toutes les cartes entre leurs mains pour se redéployer dans le pays et chasser les mercenaires et les groupes armés, cancer du pays.

 

Copyright2019CNC.

France : MEDIAPART DENONCE LES DERIVES AUTORITAIRES D’EMMANUEL MACRON

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Le journal estime que le chef de l’Etat français représente une menace pour les libertés publiques et un danger pour la liberté de la presse.

 

Depuis quelques jours, le journal français ne cesse de faire des dénonciations à l’endroit du régime d’Emmanuel Macron.

Après les nouvelles révélations sur l’affaire Bénalla qui ont conduit à la tentative de perquisition du journal par le parquet de Paris, Médiapart est passé à la vitesse supérieure.

Le journal en ligne charge désormais le président Emmanuel Macron. Il dénonce ses dérives autoritaires et le présente comme étant un danger pour les libertés publiques en générale et celle de la presse en particulier.

Il indique depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, les lois liberticides se sont multipliées. Face à cet état de chose, les lois « anticasseurs » qui sont entrain d’être voté inquiètent sérieusement les défenseurs des libertés publiques.

On apprend également de Médiapart que la majorité des grands médias français ont perdu leur indépendance à cause du pouvoir de l’argent. Le journal révèle que ceux-ci sont sous le contrôle des milliardaires.

Tout ceux-ci note le journal était préméditée pour mettre en place un régime autoritaire en France. Un régime autoritaire qui s’est concrétisé avec Emmanuel Macron et qui avait déjà ses racines dans la vision économique de ce dernier encore  candidat à  présidentielle

RCA : Léger report du paraphe de l’accord de Khartoum

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Khartoum (CNC) – Après d’âpres négociations entre le gouvernement et les quatorze groupes armés en Centrafrique, voilà un accord dit de paix et de réconciliation nationale a été conclu, dans l’après-midi de samedi 2 février dernier.

 

C’était une fierté pour les délégations centrafricaines venues à ces pourparlers, mais aussi une fierté pour les facilitateurs de l’Union africaine et des Nations unies, ainsi que pour les autorités soudanaises qui ont accepté d’accueillir ces assises sur leur terre.

C’est ainsi qu’à la demande du gouvernement soudanais, la cérémonie de par Mohamed Ahmed, ministre soudanais des affaires étrangères à l’honneur des délégations centrafricaines à ce dialogue de Khartoum.

Évidemment, il y a l’objet de fierté vue que les participants ont pu se mettre d’accord sur ”les questions essentielles que les groupes armés ont posées au Chef de l’État’, comme l’a souligné Firmin Ngrebada, Directeur de cabinet du Président de la République. Il faudra bien pour Touadera de venir savourer personnellement ce succès. A en croire certaines indicretions surplace à Khartoum, il y aura, ce dimanche, une modeste cérémonie de paraphe du projet de l’accord qui sera signé prochainement à Bangui. Cette cérémonie devrait avoir lieu en présence de Touadéra et certains présidents dont Omar El Béchir, car le grand du travail, à en croire le Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC en Centrafrique, ”c’est la phase de mise en oeuvre de cet accord qui requiert l’implication de tous y compris la communauté internationale, les partenaires et amis de la République centrafricaine”.

Aux dernières nouvelles, Touadéra aurait déjà quitté Bangui pour Khartoum.

 

CAMEROUN : LE MINISTRE JACQUES FAME NDONGO RADIÉ UN ETUDIANT DES INSTITUTIONS UNIVERSITAIRES POUR « ABUS SEXUEL »

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Yaoundé (CNC) – Une décision du ministre de l’enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo ce 24 janvier, exclue définitivement un étudiant de l’école normale supérieure de Yaoundé 1.

En application des dispositions de l’article 29 alinéa 1 du décret du 19 janvier 1993 portant organisation Administrative et académique de l’université de Yaoundé I, le ministre Fame Ndongo annonce l’exclusion définitive des établissements des institutions universitaires nationales, l’étudiant Tsala Nomo, de la filière Physique niveau 2 de l’École normale supérieure de Yaoundé I pour « séquestration et abus sexuel sur une étudiante, faits consécutifs d’atteinte à l’éthique universitaire à la discipline de l’étudiant. »

Dans sa décision, le ministre indique que cette a pris effet à compter de l’année académique 2017/2018.

Une sanction qui rappelle celle de Njiale Pierre-Marie, maître de conférences, enseignant à la faculté des arts et lettres et sciences humaines (Falsh) de l’Université de Yaoundé I (UyI) et vacataire à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé (Ens) qui avait été suspendu en 2013 pour 04 ans dans une affaire de harcèlement sexuel sur une étudiante.

COTE D’IVOIRE : LA LIBERATION DE LAURENT GBAGBO SUSCITE L’ESPOIR D’UNE REUNIFICATION DU FPI

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Abidjan (CNC) – Les militants et cadre du Front populaire Ivoirien espère que l’ex-président Ivoirien va  unifier le parti pour une nouvelle conquête du pouvoir.

Malgré sa liberté conditionnelle dont restreinte, le président Laurent Gbagbo, fondateur du Front Populaire Ivoirien a encore de l’influence au sein de son parti le FPI (Front populaire Ivoirien).

Les cadres et militants de cette formation politique espère que la sortie de prison de leur leader va permettre de ressouder le parti au bord de l’implosion depuis des années déjà.

Les FPI est déchiré par des guerres intestines depuis l’arrestation et l’incarcération de l’ancien président Ivoirien à la CPI. Ainsi la réunification du FPI est l’espoir qu’ont bon nombre de ses que porte Laurent Ggbabgo. Pour ses partisans, c’est le seul à pouvoir taire les guéguerres observé à l’intérieur de ce parti.

Centrafrique : Pourparlers de Khartoum,ville morte dans plusieurs villes du pays.

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Banderole déployés par les groupes armés dans les rues de Bria dans la Haute-Koto. Credit photo Moïse Banafio/CNC

 

 

Bria (CNC) – plusieurs factions de l’ex-coalition Seleka, notamment le FPRC, le MPC et l’UPC, qui ont pris part au côté des autres groupes armés au dialogue de Khartoum initié par l’Union africaine,organisent une journée de ville morte dans plusieurs capitales provinciales de la République centrafricaine.

 

Selon les organisateurs de ladite journée ville morte, l’objectif principal serait non seulement de soutenir les pourparlers de Khartoum entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain, mais aussi de mettre la pression sur les protagonistes afin de trouver très vite un accord de paix avant la fin du dialogue à Khartoum annoncée pour ce week-end.

Cependant, certaines banderoles déployées par les organisateurs dans les rues affichent clairement que l’objectif de ces derniers n’est autre chose qu’un soutien sans faille aux différentes revendications des groupes armés , notamment l’amnistie générale des combattants et le partage du pouvoir.

Plusieurs villes du pays comme Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Koto, Ndélé, capitale provinciale de Bamingui Bangoran, Birao, chef-lieu de la Vakaga et une partie de la ville de Bambari dans l’Ouaka au centre du pays sont déclarées ce samedi 2 février ville-mortes par les rebelles.

Tous les commerces et écoles sont restés fermés, tout comme les circulations publiques réduites au strict minimum, l’appel des groupes armés pour la journée ville morte semble trouver un écho auprès de la population locale.

Entre temps vers 16 heures de ce samedi, des appels venant de Khartoum annoncent qu’un accord de paix est trouvé entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain sans pour autant préciser sur quels points les protagonistes se sont mis d’accord. Peut-être ce dimanche que cela va être rendu public.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : réaction du Porte-Parole du MLPC suite aux allégations mensongères d’un certain mayté

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Monsieur Aimé Dounda, Porte-Parole du Parti MLPC. Photo d’archive.

 

 

Monsieur MAYTE, il y a quelques jours, vous vous êtes permis de cancaner via les réseaux sociaux sur la personne de Martin ZIGUELE, président du MLPC.

Ce comportement viole le principe de la démocratie qui consiste à critiquer les opinions et idées émises sur la place publique et non à déblatérer sur la vie privée de quelqu’un. Il y a une différence importante à faire entre la personne elle-même et ses idées. Il nous semble que vous veniez d’inventer une nouvelle forme de démocratie.

Cependant, que nous sachions, cette démocratie ne vous permet pas de vous attaquer à la personne de ZIGUELE en l’insultant. Vous avez le droit certes de critiquer le président du MLPC sur le terrain politique ; c’est de bonnes guerres. Car étant un homme public il est de facto exposé à des diatribes. Mais l’attaquer sur le terrain privé nous refusons et estimons que les insultes s’adressant à la personne de ZIGUELE, tout comme la violence verbale, sont les armes du faible et vous déshonorent. Ainsi, nous nous demandons dans quel intérêt faites-vous cela ? Car, nous MLPC n’arrivons pas à croire ni comprendre pourquoi une personne que nous croyions intelligente puisse être balourde et bornée à développer de telles vilenies.

Diantre ! Les gens qui vous emploient ne savent certainement pas à quel genre de créature insensée, ils ont affaire. Nous plaignons les gens qui vous suivent. Monsieur MAYTE, faites usage de votre liberté de chroniqueur avec imagination et dextérité. Et le seul conseil que nous pouvions vous donner est celui-ci :

avant de vous “prononcer” sur un sujet, quel qu’il soit, et aussi avant de vomir sur une réalité humaine que vous ne comprenez pas, prenez donc la peine de vous informer, d’approfondir vos connaissances. Seulement là pourrez-vous vous permettre une opinion. Sinon, taisez-vous donc.

En sus, pour ces raisons, nous pensons que, dans votre propre intérêt et celui de votre métier de chroniqueur libre que nous respectons, vous auriez avantage à gagner de la crédibilité en modifiant votre approche. Une argumentation solide, non-destructive servirait mieux votre cause.

Un tel dérapage, nous pensons qu’il aurait intérêt à s’appeler VIDANGES. Pour finir, Défendez-vous honorablement que diable ! Nous vous invitons à utiliser toutes les ressources de votre dialectique pour tenter de nous faire croire à penser autrement. Patriotiquement.

 

Le Porte-parole du MLPC

Aimé DOUNDA

 

Centrafrique : les conséquences juridiques et politiques des revendications des groupes armés au dialogue de khartoum.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-consequences-juridiques-et-politiques-des-revendications-des-groupes-armes-au-dialogue-de-khartoum/bernard-selembi-doudou-700×700-a-la-une-et-dans-article-4/” rel=”attachment wp-att-26247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.

 

CENTRAFRIQUE : LES CONSÉQUENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES DES REVENDICATIONS DES GROUPES ARMÉS AU DIALOGUE DE KHARTOUM.

 

 

Les pourparlers inter-centrafricains vont bientôt connaître son épilogue et un difficile draft d’accord semble se dessiner. Après plus d’une semaine d’âpres discussions et travaux en commission, les revendications qualifiées par certains de « non négociables » se radicalisent. Parmi ces multiples revendications, les principales se résument à l’amnistie générale, le partage de pouvoir, un gouvernement d’union nationale avec un premier ministre issu des rangs des groupes armés non conventionnels et l’autonomisation des territoires occupés.

 

Contrairement à la première sortie médiatique du chef de la délégation gouvernementale qui n’avait malheureusement pas qualité d’intervenir au nom du gouvernement nonobstant la présence de l’incontournable ministre de la justice, sa communication politique n’était pas adaptée au réel climat qui prévalait car son discours présageait une issue facile.

Face à l’hostilité du gouvernement qui n’a aucunement l’intention de trahir les attentes intransigeantes de la population sur la question de l’amnistie tandis que les groupes armés qui campent sur leur position, le citoyen lambda toujours curieux et agité s’interroge :

Pourquoi la délégation gouvernementale n’avait pas réclamé au préalable la cessation des hostilités militaires en prélude des négociations ? Quelle est la particularité ou alors la valeur ajoutée de ce énième accord ? En d’autres termes, quelles sont les garanties de la faisabilité des conclusions du dialogue ? Quelles sont les conséquences juridiques et politiques irréversibles des revendications des groupes armés sur la loi fondamentale ? En d’autres termes, avez-vous mesuré les incidences sur le cadre juridique, institutionnel et plus particulièrement la constitution ? Quels seront les pouvoirs qui feront l’objet de partage avec les groupes armés ? En réclamant l’amnistie générale, les groupes armés ont-ils conscience du tort causé au peuple centrafricain ? Le dialogue de Khartoum a t-il pris en compte le sort des victimes ? Pensez-vous que l’amnistie et le partage du pouvoir résoudra durablement la béante crise centrafricaine ? A défaut d’amnistie, qu’adviendra t-il à notre nation vu que l’embargo sur les armes a été maintenu jusqu’en septembre ? Au delà de cette crise, quel sera l’avenir de la Russie et de la France sur la terre de nos aïeux ?

S’agissant de l’amnistie générale revendiquée par les groupes armés, si le principe est acquis, elle fera l’objet d’une loi votée par le parlement valable sur le territoire national. Le crime contre l’humanité prévu à l’article 7 du statut de Rome est imprescriptible. En effet l’article 29 du statut de Rome dispose :

« les crimes relevant de la Cour Pénale Internationale ne se prescrivent pas ».

En conséquence de ce qui précède, et dans le cadre du partage de pouvoir, les représentants des groupes armés ne peuvent voyager dans les pays signataires du statut de Rome. Pour la création des postes de premier ou deuxième vice-président, elle n’est pas prévue par la constitution du 30 mars 2016. Et si c’était le cas avec une éventuelle révision constitutionnelle, qui succédera au président de la république en cas de vacances de poste ? Le régime parlementaire encré dans notre culture sera profondément remis en cause.

S’agissant de leur enrôlement dans les hautes fonctions de la république, il est important de rappeler que l’alinéa 3 de l’article 28 de la constitution dispose : « les auteurs, co-auteurs et complices de coup d’état, rébellion, mutinerie sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les institutions de l’Etat ».

En outre, les étrangers ne peuvent intégrer nos forces de défense et de sécurité car l’article 27 de la constitution dispose :

« les forces de défense et de sécurité sont au service de la nation. Elles sont composés exclusivement de citoyens centrafricains ».

Le dialogue de Khartoum ne peut occulter le droit à la réparation des préjudices des victimes.

En effet, l’article 21 de la constitution dispose :

« tout individu victime de violation des dispositions des articles 1 à 20 du présent titre a droit à réparation. Le peuple centrafricain ne mérite pas la double peine car l’amnistie et l’impunité risquent de faire le lit de la justice privée. Par ailleurs, si l’amnistie est acceptée contrairement à l’hostilité de la population, le Président de la république peut être poursuivi devant la haute cour de justice pour « haute trahison » prévue par la constitution en son article 124 sur le fondement d’intelligence avec l’ennemi ou pour manquement aux intérêts du peuple.

S’agissant du premier ministre, les textes de la République sont clairs et audibles. Sa désignation ne peut émaner du dialogue de Khartoum. L’alinéa 6 de l’article 33 de la constitution dispose :

« le président de la république nomme le premier ministre chef du gouvernement et met fin à ses fonctions. Il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leur fonction ».

La violation de ce pouvoir discrétionnaire mettra en péril notre démocratie naissante. Fort de toutes ces élucubrations et les éventualités d’entorse à la démocratie, nous vous rappelons que la constitution étant la norme au sommet de l’ordonnancement juridique doit faire l’objet d’une protection spéciale : D’abord, elle doit être protéger par le peuple car ce dernier a le droit légitime de se révolter contre les autorités établies qui abusent du pouvoir et viole la constitution. Ensuite, il relève de la compétence du président de la république de protéger la constitution.

Enfin, la cour constitutionnelle par voie du contrôle de constitutionnalité doit aussi protéger la loi fondamentale.

Pour finir, nous constatons à travers cette campagne que le pouvoir est tombé dans son propre piège en privilégiant depuis le début du mandat le dialogue avec les groupes armés en dépit de la célèbre maxime qui dispose :

« on ne négocie pas avec les terroristes ». Quand vous privilégiez le dialogue politique, vous ne pouvez pas vous défaire des concessions ou compromis…telle est la définition du dialogue politique. Ce qui est sûr, c’est que le peuple souverain appréciera et prendra les mesures qui s’imposent au moment venu.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 01 février 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062.

 

République centrafricaine : Tribune de Monsieur Jean Serge Bokassa sur les pourparlers de Khartoum

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Logo officiel du Mouvement de l’ancien ministre de l’intérieur monsieur Jean-Serge BOKASSA.

 

 

République centrafricaine : Tribune de Monsieur Jean Serge Bokassa sur les pourparlers de Khartoum

 

 

Je présente mon point de vue sur un fond d’interrogation en essayant de respecter une logique, celle de l’élu à savoir la politique de « la main tendue » aux Groupes Armés. Bien que nous ayons, face à l’attitude belliciste des Groupes Armés, très vite constaté les limites de cette approche, qu’est-ce qui justifie cette obstination ?

Non seulement une obstination des Princes qui nous gouvernent à garder cette « main tendue » mais encore, à mener la barque centrafricaine comme si tout allait bien. Faire de l’économie notre priorité au détriment de la sécurité ? En suivant cette logique, entendu que gouverner c’est prévoir, comment en restant dans cette posture de dialogue, croire pour les uns ou espérer pour les autres, que le schéma de « Khartoum »soit évitable ? Alors, à ce stade où nous recevons comme écho le durcissement de ton des Groupes Armés qui ne démordent pas, quelle serait l’alternative en cas d’échec total ou partiel ? Sachant que nous détenons le record des accords non respectés. Ceux qui prennent pour référence les pays qui scandent à qui veut l’entendre, « qu’ils ne dialoguent pas avec des terroristes » oublient que ces pays ont la capacité militaire d’assumer ce discours. Mais nous, qu’en est-il ? Sommes nous sûrs qu’un accord, même à minima, sera respecté par ceux-là qui jusqu’ici les ont tous foulés sans vergogne ni scrupule et ce au vu et au su de tous ? Quelle mesure sera prise pour cette fois-ci, avec tous les exemples que nous avons déjà, préserver la vie des citoyens ? Cette question, même si elle nous interpelle toutes et tous, appelle avant tout à la responsabilité du gouvernement et de la communauté internationale qui supervise ses pourparlers. À défaut, le Peuple doit se préparer, face à cette énième forfaiture, de défendre ce qui lui reste à défendre, à savoir sa dignité « d’être humain », ayant droit à la vie comme tout être humain sur cette terre. Si une seule parole suffit pour le sage, l’homme prudent voit le mal venir de loin et se cache.

Respectueusement.

Que Dieu bénisse et protège le peuple centrafricain.

 

 

Fait à Bangui, le 31 janvier 2019.

BP : 1001 Bangui (RCA) / Téléphone : (00 236) 72 45 29 70 / 75 63 49 14
Mail : jean-serge@jsbokassa.com / mouvement.kmks@gmail.com
Site : www.jsbokassa.com

République démocratique du Congo : l’UDPS veut qu’Étienne Tshisekedi soit élevé au rang de héro national.

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Monsieur Étienne Tshisekedi. Credit photo Radio Okapi.

 

 

République démocratique du Congo : l’UDPS veut qu’Étienne Tshisekedi soit élevé au rang de héros national

 

 

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s’attend à ce que les institutions qui seront bientôt mises en place élèvent Etienne Tshisekedi, son défunt président, au rang de héros national. Jean Marc Kabund-a- Kabund, président délégué de ce parti, a fait cette déclaration vendredi 1er février à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de l’opposant historique.

« Etienne Tshisekedi est une icône de notre classe politique (…) Nous attendons que les institutions qui seront mises en place puissent concrétiser les vœux de toutes les combattantes et les combattants, qui l ’ont toujours considéré comme héros. Déjà nous, au parti, nous l’avons déjà fait », a affirmé Jean Marc Kabund.

La dépouille d’Etienne Tshisekedi est toujours en Belgique, où il est décédé le lerfévrier 2017.

« Jusque-là, le programme de son rapatriement n’est pas déterminé. Il n’y a pas un programme tracé. Nous avons d’autres priorités pour le moment. Il va falloir que les institutions de la République soient mises sur pied et on verra après », a poursuivi le président délégué de l’UDPS.

Le nouveau président, Félix Tshisekedi, s’était déjà engagé l’année passée à organiser les obsèques de son père en RDC, s’il devenait président de la République. Depuis le 24 janvier 2019, jour de son investiture, il est le cinquième président du pays depuis son accession à l’indépendance en 1960.

 

République centrafricaine : village Dogo occupé par des hommes lourdement armés.

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Image d’illustration de la Commune de Zoukombo sur l’axe Babouar-Béloko. CopyrightCNC.

 

 

République centrafricaine : village Dogo occupé par des hommes lourdement armés.

 

 

Bouar (CNC) – Occupé très tôt ce matin du vendredi 1er février 2019, le village Dogo, situé à une dizaine de kilomètres de la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, est la cible d’une attaque armée d’un groupe lourdement armé encore non identifié.

 

Signalé par des nombreux déplacés qui affluent vers la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, le village Dogo, situé à seulement 10 kilomètres de Bouar sur l’axe Carnot difficilement praticable, est occupé ce vendredi par un groupe des hommes en arme encore non identifiés officiellement.

Les soldats FACA, alertés de l’occupation de Dogo, sont partis patrouiller dans le secteur vers midi. Malheureusement, selon des sources locales, ils n’ont pas pu franchir la limite de 3 kilomètres de Bouar avant de rebrousser chemin une heure plus tard.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le village est toujours occupé par les assaillants qui ne semblent pas être prêts à quitter le secteur.

S’agit-il des rebelles du 3R d’Ali Darassa ou du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine ?

En tout cas le mystère demeure intact sur ce groupe non identifié.

Rappelons que les régions de l’ouest et du nord-ouest, depuis le début de la saison sèche, sont confrontées à des nombreux conflits entre les éleveurs peuls et les agriculteurs concernant l’utilisation des ressources naturelles. Ce qui pousse régulièrement l’une des deux parties à faire appel à certains groupes armés pour leur protection dans le cas d’affrontement violent.

 

Copyright©2019CNC.

République centrafricaine : délit de fuite, un conducteur humanitaire en garde à vue des rebelles à Bria.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-delit-de-fuite-un-conducteur-humanitaire-en-garde-a-vue-des-rebelles-a-bria/entre-portail-ong-international-medical-corps-bria-2/” rel=”attachment wp-att-26228 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Entrée principale de la base de l'ONG IMC à Bria. CopyrightCNC.
Entrée principale de la base de l’ONG IMC à Bria. CopyrightCNC.

 

 

République centrafricaine : délit de fuite, un conducteur humanitaire en garde à vue des rebelles à Bria.

 

 

Bria (CNC) – En garde à vue des rebelles depuis 19 heures, un conducteur d’un véhicule de l’ONG internationale IMC, après avoir pris la fuite suite à un accident de circulation dans lequel il serait impliqué, est finalement arrêté par les rebelles du FPRC ce jeudi 31 janvier 2019 vers 19h.

 

En effet, selon les différentes versions recoupées sur place, le véhicule de l’ONG IMC (International médical corps), en revenant de l’hôpital de Bria vers 19 heures, aurait renversé un taxi-moto, qui venait du quartier Gobolo, juste à quelques mètres de l’hôtel de ville de Bria.

À en croire aux témoins de l’incident contactés par CNC, le conducteur humanitaire, après son accident, aurait descendu de son véhicule pour constater personnellement l’état de santé du taxi-motard. Pris de panique, il aurait remonté précipitamment dans son véhicule avant de prendre la fuite en direction de leur base de l’IMC.

Entre temps, les éléments du FPRC, basés non loin de l’accident, sont alertés par les témoins de la scène. Immédiatement, ils ont pris les motos et se lancent à sa poursuite.

Arrivés devant la base de l’IMC, les rebelles tentent d’y pénétrer, mais ils ont été empêchés par les soldats gambiens de la Minusca qui sont en couverture sécuritaire devant celle-ci.

Après quelques minutes de médiation avec les rebelles, les soldats gambiens ont finalement libéré le conducteur humanitaire aux rebelles du FPRC qui l’ont conduit dans leur base du centre-ville.

Pour l’heure, le conducteur du taxi-moto est pris en charge par l’ONG MSF dans leur clinique.

Contacté par CNC, un commandant rebelle du FPRC confirme que le conducteur humanitaire est en garde à vue dans leur base en attendant l’enquête sur l’accident.

 

CopyrightCNC.

République centrafricaine : Le renouveau des FACA

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-le-renouveau-des-faca/ceremonie-fin-de-formation-eutm-rca-bataillon-emphibie-centrafrique-3/” rel=”attachment wp-att-26223 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Fin dde formation par l'EUTM des soldats FACA au camp Kassaï de Bangui. CopyrightCNC
Fin dde formation par l’EUTM des soldats FACA au camp Kassaï de Bangui. CopyrightCNC

 

 

République centrafricaine : Le renouveau des FACA

 

 

Bangui (CNC) – Alors que le recrutement des FACA se poursuit soutenu par la Minusca, la formation des FACA continue à plein régime auprès de l’EUTM.

A peine une session de stage s’achève, qu’une nouvelle débute pour rendre à l’armée centrafricaine toute ses lettres de noblesses.

Le dernier stage qui s’est terminé il y a quelques jours a permis de former 28 militaires FACA en quatre (4) mois à l’utilisation des réseaux sociaux. Formés en parti par leurs pairs qui eux-mêmes ont été formés auparavant par l’EUTM aux systèmes d’information et de communication.

 

Présentement la nouvelle session de formation qui vient de débuter auprès du bataillon d’infanterie territoriale 4 va durer trois (3) mois. Cette formation exigeante leurs apprend les technique de combat, la manipulation des armes et le tir mais aussi lire et utiliser une carte ou bien les gestes de premiers secours. Ces trois (3) mois de formations sont denses mais les soldats FACA en ressortent prêts à aller au combat et rétablir la sécurité. Les évènements de Bambari en sont un très bon exemple.

 

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La République centrafricaine sous le joug de la néocolonisation russe

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Centrafrique.com/la-republique-centrafricaine-sous-le-joug-de-la-neocolonisation-russe/ambassadeur-russe-en-centrafrique-et-le-conseiller-du-president-touadera-4/” rel=”attachment wp-att-26219 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'ex-ambassadeur Russe en RCA et le conseiller russe du Président Touadera à Bangui.
L’ex-ambassadeur Russe en RCA et le conseiller russe du Président Touadera à Bangui. Photo CNC.

 

 

La République centrafricaine sous le joug de la néocolonisation russe

 

Bangui (CNC) – Les russes, la Russie, depuis quelques temps à présent ils sont partout, omniprésents alors qu’auparavant ce pays était quasiment inexistant à nos yeux. ils sont arrivés en se présentant comme un pays ami venu pour nous aider. La Centrafrique a effectivement besoin d’aide et de n’importe qui.

La Russie est apparue comme le nouveau messie, venu nous aider à panser les plaies du pays, à rétablir la sécurité, la possibilité de vivre sereinement. L’espoir de voir s’améliorer la situation rapidement était revenue en force, mais à présent qu’elle se sent sûre d’elle, elle fait éclater au grand jour son véritable plan qui, lui n’a rien de positif pour nous, bien au contraire.

De sources sûres, il a été rapporté que la Russie cherche à prendre l’ascendant sur la Centrafrique. Elle est entrain de former les FACA, chose noble et positive à première vue. Mais on se rend compte que les FACA apprennent à marcher en chantant des chants russes. Est-ce la priorité de leur apprendre des chants russes plutôt que le maniement des armes et les déplacements ? Ne devraient-ils pas plutôt s’entrainer avec des chants de nos langues ?

De plus la chanson choisie est une chanson parlant des steppes, de pommiers et de poiriers en fleurs. Certes, la chanson est belle mais elle n’a rien à voir avec notre pays, notre culture, notre histoire, notre identité. Les forces armées centrafricaine devraient chanter dans les langues du pays qui sont le sango et le français.

Notre pays est riche en cultures, nous avons besoin d’être fière de ça et de la connaitre.

Lors d’un défilé, chanter en russe, pourquoi ? tous les centrafricains venus les admirer ne comprendront un traite mot de ce qui est dit, alors la cohésion social, le lien entre les miliaires et la population ne pourra pas se faire. La population a besoin d’avoir confiance en son armée pour retrouver le sommeil peuplé de rêves.

 

Il apparait que ce n’est pas seulement le chant qui est en russe mais qu’en plus les stagiaires FACA entre les mains des Mercenaires russes ont interdiction de parler une de leur langue maternelle qu’est le Français. S’ils utilisent le français ils sont punis très sévèrement. Cette punition est inhumaine même car ils jettent dans un trou de quatre (4) mètres de profondeur pendant deux (2) jours les militaires qui ont seulement voulu parler dans leur langue. Est-ce former ou maltraiter ?

N’est-ce pas du néocolonialisme de vouloir imposer sa langue et sa culture sans tenir compte de celle du pays existant ? Le jeu de la Russie est découvert et la Centrafrique doit se protéger de ce colonialiste qui veut détruire notre culture et piller nos ressources.

 

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DEUX AVANCÉES MAJEURES ?

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-pourparlers-de-khartoum-deux-avancees-majeures/salle-dialogue-khartoum-soudan-minusca-photo-2/” rel=”attachment wp-att-26215 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>salle du dialogue de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés sous l'égide de l'Union africaine
Pourparlers de Khartoum. Minusca photo.

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DEUX AVANCÉES MAJEURES ?

 

 

LE PARTAGE DES POUVOIRS ET L’AMNISTIE GÉNÉRALE ONT ÉTÉ RETIRÉS DES DÉBATS 

         C’est une formidable surprise et une bonne nouvelle. Il va de soi que ce retrait des deux principales revendications des groupes armés – impunité et partage du pouvoir – va irriter au plus haut point les factions rebelles. Mais force est de constater qu’un gouvernement légitime s’est comporté mieux que prévu au début de ces âpres pourparlers, alors que nous étions un certain nombre à supputer que les rebelles feraient triompher leurs revendications.

A l’ouverture des pourparlers donc, l’espérance d’une conclusion acceptable des débats, pour tous les Centrafricains, est devenue possible.

         Malheureusement, des craquements sinistres n’ont pas tardé à briser l’espoir de tous. Abacar Sabone, conseiller politique virulent de l’un des groupes armés des ex-Sélékas, a jeté une pierre dans la rivière calme du début des pourparlers. Menaces et vociférations n’ont pas tardé : « la paix n’a pas de prix, il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devrons amnistier certaines personnes (lesquelles ?) et aller au pardon, ainsi qu’à la réconciliation nationale. » Plus loin, il ose conclure, avec cynisme et indécence : « ce n’est pas une insulte à la mémoire des victimes, c’est pour sauver ce qui reste. Personne ne veut la partition du pays. Personne n’a demandé la démission du président Touadera démocratiquement élu. »

         C’est ce même Abacar Sabone qui déniait auparavant toute légitimité au président de la République et narguait le gouvernement du pays. Il était, en outre, l’apôtre acharné de la partition du territoire !

                   Et maintenant, ce chef de guerre, après avoir massacré les populations, demande aux victimes de pardonner à leurs bourreaux sans qu’ils passent par la case justice ! C’est une insulte effarante à la mémoire des suppliciés.

         Il faudra beaucoup de doigté et d’effort pour surmonter les pièges tendus par les ex-Sélékas.

 

EX-SELEKAS ET ANTIBALAKAS ENTRE ROUBLARDISE ET REVIREMENTS

         En Centrafrique, il semble qu’on rejoue sans cesse les mêmes scènes dramatiques.

         Pourtant, les pourparlers de Khartoum ont commencé sous de bons auspices et restent chargés d’espoir : les principales revendications des groupes armés ont été retirées des pourparlers. Cette manière de faire, c’est précisément ce que souhaite le peuple centrafricain : impunité zéro pour les criminels de guerre et les auteurs de crimes contre l’humanité.

         Mais les seigneurs de guerre excellent dans le tango : un pas en avant, deux pas en arrière. Leurs petits intérêts reprennent vite le dessus, sans tenir compte de l’avenir d’une nation et de son peuple. Quand les ex-Sélékas claironnent à qui veut les entendre qu’ils ne souhaitent que la paix et la réconciliation nationale, ils bluffent. Depuis près de six ans de conflit, les criminels sélékistes ne veulent pas autre chose que leur élargissement pour leurs crimes et le partage du pouvoir sans passer par une élection démocratique.

         Mais le souhait profond du peuple centrafricain est, précisément, que les auteurs avérés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité soient poursuivis par la justice et non pas amnistiés.

 

L’UNION AFRICAINE, L’ONU ET LES PUISSANCES ETRANGERES IMPLIQUÉES DANS LE CONFLIT CENTRAFRICAIN DOIVENT PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS

         Un pays en voie de partition. Des victimes innocentes par milliers. Des centaines d’exilés partis sans espoir de retour pour beaucoup. Des orphelins abandonnés, livrés à eux-mêmes, éloignés à tout jamais d’un horizon radieux. La Centrafrique est une nation martyre dont il faut en urgence arrêter le supplice.

         Les puissances étrangères ont une lourde responsabilité dans le drame qui ensanglante le pays. La France et la Russie, sans oublier la Chine et les Etats-Unis en embuscade, ont les moyens militaires de lancer un ultimatum aux rebelles. Elles peuvent les obliger à déposer les armes et à respecter le droit international. Elles sont à même de saisir leur fortune, amassée grâce au trafic de matières premières et planquée dans les paradis fiscaux et les banques étrangères.

         Désormais, la responsabilité de tous est engagée.

         Si Khartoum échoue, l’espoir d’une paix durable en Centrafrique s’éloignera à tout jamais. La partition risquera alors de devenir effective.

         Il faut donc tout faire pour éviter au pays de Barthélémy Boganda le scénario apocalyptique qui semble se profiler à l’horizon.

         Des pourparlers de Khartoum doivent surgir la paix et la réconciliation nationale, pour éviter à la Centrafrique de plonger dans une nuit interminable.

PS : Pourquoi n’a-t-on pas convié les ex-présidents François Bozizé, Catherine Samba et Michel Djotodia aux pourparlers de Khartoum ? N’est-ce pas surprenant ?

          Djotodia, en particulier, aurait beaucoup de choses à dire sur l’intrusion des Sélékas dans le pays. Il a une terrible responsabilité dans le chaos centrafricain.

         Ne faut-il pas, si on veut la paix et une véritable réconciliation, que tout le monde s’explique et demande pardon ?

                                                                                                                                                                  JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                                                 (31 janvier 2019)

 

 

Garanti sans virus. www.avast.com

 

République centrafricaine : communiqué de presse du parti CNCA-PDD sur la situation sécuritaire du pays.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-communique-de-presse-du-parti-cnca-pdd-sur-la-situation-securitaire-du-pays/ferdinand-mbokoto-madji/” rel=”attachment wp-att-26211 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ferdinand MBOKOTO-MADJI
Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

 

République centrafricaine : communiqué de presse du parti CNCA-PDD sur la situation sécuritaire du pays.

 

 

CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA
PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT
                                   (CNCA-PDD)

 

COMMUNIQUE N° 2019/001/CNCA-PDD/RCA

 

Les conflits qui déchirent la Centrafrique ces dernières années sont apocalyptiques vu le nombre de personnes tuées, la souffrance extrême de la population et la destruction totale du tissu social du pays. Pourtant, plusieurs accords de paix ont été signés entre l’Etat garant de la Constitution et les groupes armés. Mais pourquoi ces violences persistent? Pourquoi ces conflits s’enlisent ? Pourquoi tous les processus de paix n’aboutissent pas ?

Réunis en Conseil Spécial pour suivre le déroulé des négociations à Khartoum (Soudan) sur la Paix dans notre pays et les différentes propositions de sortie de crise ; à mi-parcours des débats et ayant suivi les revendications fantaisistes des groupes armés, le CNCA-PDD s’interroge :

La Centrafrique serait-elle un repère de bandits, de criminels auteurs de graves violations des droits humains ? La Centrafrique serait-elle un champ d’expérimentation des apprentis sorciers ayant commis des crimes monstrueuses pour demander à être blanchi par la suite ? La Centrafrique n’est-elle pas la mère patrie de toutes ces victimes innocentes qui ne demandent que justice et réparations ?

Est-ce que l’amnistie et le partage de pouvoir seraient la solution ? Que veulent ces hommes manipulés de l’extérieur qui mettent notre pays à genoux ? Si les responsables des groupes armés ne se reprochent de rien, pourquoi veulent-ils à tout prix que le Peuple Centrafricain souverain qu’ils continuent à martyriser leur accorde l’amnistie ? Pour qu’elles raisons ils veulent absolument un gouvernement d’union nationale ?

Dissoudre le gouvernement sous la pression des aventuriers est un acte audacieux et anti constitutionnel. Pour le CNCA-PDD, tous les auteurs des crimes de guerre, crimes contre l’humanité dans notre pays doivent répondre de leurs actes pour servir de leçons aux générations à venir.

La question de l’amnistie et du partage du pouvoir comme une solution envisagée par les groupes armés sont véritablement des insultes à l’endroit du Peuple Centrafricain. C’est pourquoi le CNCA-PDD demande instamment aux autorités légales de Centrafrique de bouter loin toutes les six (06) revendications fantaisistes de ces aventuriers en mal de sensations.

Le CNCA-PDD attire également l’attention des participants et de la communauté internationale au respect des textes fondateurs de la RCA, des conclusions de la consultation populaire à la base et par la même occasion, exige le respect de l’expression du Peuple Centrafricain sous tous les angles.

Pour le CNCA-PDD, un leader porte au plus haut les valeurs essentielles de la nation qui sont : le patriotisme, l’amour de son pays et de son Peuple. Et même au plus profond des difficultés, les lumières de la Paix s’allument en lui. Un vrai leader assume les conséquences négatives ou positives de ses actes.

Oui, le Peuple Centrafricain veut la paix qui est un impératif non négociable aujourd’hui. C’est pourquoi le CNCA-PDD soutient totalement la marche pacifique du lundi 28 janvier à Bangui pour réclamer la levée totale de l’embargo qui pèse sur nos forces de défense et de sécurité.

Pour notre Formation Politique, Il y a une discrimination qui s’installe en matière du respect de cet embargo. Car il n’y a à notre avis aucune raison de privée nos forces de défense et de sécurité de moyens leurs permettant de protéger le Peuple et le territoire alors que les ennemis du pays avec le fruit de leurs pillages s’approvisionnent aisément. La communauté internationale ne serait-elle pas complice des viols, des assassinats et des tueries qui se pratiquent dans notre pays ?
D’ailleurs avant même l’ouverture des négociations de paix, les groupes armés ont fait parler d’eux au village de Zaoro-Sango à 45 km de la ville de (Carnot) avec 14 morts (un pasteur, un Gendarme, deux auxiliaires de Gendarmerie et 10 civils) et 6 blessés, dont deux très grièvement.

Dans la nuit du 24 au 25 janvier les intouchables de l’UPC ont perpétrés un massacre lors de funérailles à Ippy.

Le 24 janvier 2019 dans la Commune de Loura (Bocaranga) les éléments du groupe armé 3R ont tué 5 villageois et capturé 15 autres.

Le 25 janvier à Bambari les groupes armés ont lancé des attaques contre des civils.

Le CNCA-PDD condamne fermement ces terribles massacres et attaques récurrentes contre des civils qui constituent des crimes de guerre et crimes contre l’humanité et exprime ses profondes condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble de la population des régions concernées.

Comment accorder alors une amnistie à des criminels professionnels qui ne respectent pas leurs obligations vis-à-vis du droit international humanitaire? Le CNCA-PDD demande que les auteurs, les commanditaires et leurs complices soient poursuivis et traduits devant les juridictions nationales et internationales.

 

Ces évènements néfastes rappellent l’importance de mettre un terme à la présence des groupes armés dans le pays où ils constituent une menace constante pour les civiles.

C’est pourquoi le CNCA-PDD demande aux pays frères et amis de la RCA de soutenir notre pays à mettre hors d’état de nuire cette bande de voyous et

rend un hommage solennel à tous ces hommes et femmes dont les vies ont été écourtées par des criminels assoiffés de sang et venus d’une autre planète. Salut par la même occasion le courage et bravoure des forces de défense et de sécurité malgré les difficultés dû à l’embargo.

Le CNCA-PDD appelle enfin les Centrafricains de toutes les régions du pays, de toutes convictions à se lever pour dire non à la défaite, non à l’abaissement et exprimer avec héroïsme l’amour de la patrie.

 

 

Fait à Bimbo III, le 30 janvier 2019

 

Le Président National du CNCA-PDD

 

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

Centrafrique : Amnistie et gouvernement d’union, deux freins pour l’accord de Khartoum

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????????????????????????????????????Dialogue de Khartoum. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : Amnistie et gouvernement d’union, deux freins pour l’accord de Khartoum

 

 

Khartoum (CNC) – Ce mercredi, 7éme jour des pourparlers centrafricano-centrafricains au siège de l’académie de recherche stratégique et de la recherche sur la sécurité de Khartoum, s’achemine tant bien que mal vers sa fin. Au centre des négociations, les revendications essentielles des groupes qui se résument á deux points, notamment l’amnistie pour tous les chefs rebelles et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Les discussions toujours á huit-clos de ce mercredi sont uniquement portées sur ces questions.

Selon Gilbert Toumoudea, Président du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), les travaux sont presqu’achevés. « Nous sommes parvenus finalement á un consensus entre le gouvernement et les groupes armés. J’espéré bien que dans les jours avenir, nous allons aboutir á une paix définitive dans notre pays la République centrafricaine. Les Centrafricains ont trop souffert, nous sommes décidés á enterrer la hache de la guerre », a-t-il indiqué.

Pour sa part, Igor Ludovic Lamaka, Porte-parole des Anti-Balaka, a annoncé qu’un comité restreint de réflexion est mis en place, á l’issue des travaux de ce mercredi, pour toiletter le document du projet de l’accord qui pourra probablement être finalisé ce jeudi 31 janvier.

« Le dialogue évolue très bien. Je puis vous dire que dans la journée d’aujourd’hui, nous avons évoqué des points saillants, c’est-á-dire la question d’amnistie et la formation d’un gouvernement de sortie de crise. Je suis heureux d’annoncer qu’il y a eu beaucoup d’avancée sur ces sujets avec le médiateur, Monsieur Chergui. Je crois que ce jeudi, nous aurons un document entièrement finalisé. Un comité de réflexion restreint est mis en place pour ce travail.

A en croire des sources proches des organisateurs, tout le reste du travail devra être finalisé dans la nuit du mercredi á jeudi.

 

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FOOTBALL: LA COTE D’IVOIRE VA ABRITER LA CAN 2023

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FOOTBALL: LA COTE D’IVOIRE VA ABRITER LA CAN 2023

 

 

C’est ce qui ressort de la rencontre entre le patron de la CAF et le président Alassane Ouattara le 29 janvier 2019 à Abidjan.

A l’issue d’une rencontre avec le président Ivoirien, Alassane Ouattara, la Caf a annoncé que la Côte d’Ivoire va abriter l’édition 2023 de la  coupe d’Afrique des Nation de football.

Avec cet accord, la fédération Ivoirienne de football va retirer son recours devant le Tribunal Arbitral de sport. Rappelons que la FIF avait saisi le TAS pour contester le retrait de la CAN 2021 au profit du Cameroun.

Rappelons que la CAF avait attribué en 2014 les 3 prochaines éditions de cette compétition d’un seul. Initialement la première devrait avoir lieu auCameroun en 2019, la seconde en Côte d’Ivoire en  2021 et la troisième en Guinée Conakry en 2023. Mais l’édition de 2019 avait été retirée au Cameroun au profit de l’Egypte en raison du retard dans les travaux de préparation. Ceci a également entraîné un glissement de date pour les autres pays. Ainsi, la Can 2021 aura lieu au Cameroun et celle de 2025 aura lieu en Guinée. Dans un jeu de chaises la CAF a attribué la Can 2021 au Cameroun, celle de 2023 à la Côte d’Ivoire et celle de 2025 à la Guinée.

FRANCE: L’AMBASSADE DU CAMEROUN SUSPEND SES PRESTATIONS CONSULAIRES

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Centrafrique.com/france-lambassade-du-cameroun-suspend-ses-prestations-consulaires/ambassade-du-cameroun-en-france/” rel=”attachment wp-att-26199 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ambassade du Cameroun en France.
Ambassade du Cameroun en France.

 

 

FRANCE: L’AMBASSADE DU CAMEROUN SUSPEND SES PRESTATIONS CONSULAIRES

 

 

Yaoundé (CNC) – La mission diplomatique du Cameroun a annoncé  le 27 janvier la suspension temporaire de ses activités. Cette décision est la conséquence des actes de vandalismes perpétrés par des partisans de Maurice Kamto.

L’ambassade du Cameroun en France a suspendu ses prestations consulaires. L’annonce faite le 27 janvier est consécutive à l’invasion de cette mission diplomatique par les partisans de l’opposant Maurice Kamto.

Dans une note de service publié par le premier adjoint aux chargés des affaires, la mission diplomatique du Cameroun rassure toutefois de la reprise effective des services dans les meilleurs délais.

Il faut rappeler qu’en date du 26 janvier 2019, les partisans de Maurice Kamto, leader du mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se sont introduit dans les locaux de l’ambassade du Cameroun, située dans le 16e arrondissement de Paris. Puis l’ont mis à sac et ont tout pillé.

Centrafrique : Pourparlers de Khartoum, déclaration officielle du KNK.

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Centrafrique : Pourparlers de Khartoum, déclaration officielle du KNK.

 

 

DECLARATION N°2/KNK/BP/SG.19
DU KWA NA KWA
RELATIVE A L’EVOLUTION DES POURPARLERS DE KHARTOUM
ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET LES GROUPES ARMES
DU 29 JANVIER 2019

 

Depuis le 24 janvier 2019, à l’instar de chaque centrafricaine et de chaque centrafricain, le Bureau Politique du Kwa Na Kwa suit avec attention le déroulement du dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés organisé par l’Union Africaine à Khartoum (Soudan) dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de route de l’Initiative Africaine pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine.

 

En prélude à l’analyse que je me propose de vous livrer ici, je tiens à déplorer, au nom du Bureau Politique du Kwa Na Kwa, qu’une fois encore, des manœuvres savamment orchestrées ont abouti à la mise à l’écart de S.E.M. François BOZIZE YANGOUVONDA des discussions destinées à ramener la Paix et la Réconciliation dans notre pays. Ceci est à nos yeux une occasion manquée de plus venant après le rejet des accords de Nairobi, le sommet de Brazzaville et le Forum National de Bangui qui sont autant d’opportunités de voir se concrétiser l’implication des principaux protagonistes de l’actuelle crise qui secoue la République Centrafricaine tel que recommandé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC et de l’Union Africaine. Cependant, comme le dit un adage populaire, « il n’est jamais trop tard pour bien faire ». C’est pourquoi le Bureau Politique du Kwa Na Kwa ose croire que les organisateurs de ces importantes assises sauront retrouver raison et œuvreront à l’inclusivité du processus avant que ces pourparlers ne parviennent à leur terme.

 

Ainsi, je viens par ces propos réaffirmer la disponibilité pleine et entière du Président Fondateur du Kwa Na Kwa à apporter sa contribution à l’œuvre commune de restauration de la Paix en Centrafrique dans un esprit patriotique et constructif.

 

Notons également, au rang des remarques préliminaires, que le Kwa Na Kwa se déclare surpris de la manière quelque peu cavalière avec laquelle son représentant au dialogue de Khartoum a été désigné par l’Assemblée Nationale pour prendre part en qualité d’observateur, membre de la majorité. Cette désignation intervenue totalement à l’insu de son organe dirigeant est un précédent dangereux en ce qu’il tenterait de consacrer une forme d’ingérence de la deuxième Institution de notre pays dans le fonctionnement interne d’un parti politique. Nous plaçant au-dessus de certaines considérations dans l’intérêt supérieur de la Nation, nous tenons tout de même à rappeler que le Kwa Na Kwa ne saurait tolérer ce type de manœuvres à l’avenir.

 

Ceci étant dit, il est un fait que les discussions se déroulent actuellement dans la capitale soudanaise et que les premiers échos qui nous parviennent font état d’un climat de bonne entente générale qui, nous l’espérons, ne fait pas office de calme avant la tempête.

 

En effet, il ne faut pas nous bercer de douces illusions au risque de nous voir brusquement tirés d’un sommeil profond. A la lecture des 104 points de revendication des groupes armés et après avoir entendu les positions exprimées par la partie gouvernementale, notamment au sujet du périmètre des négociations, le Kwa Na Kwa estime que les points suivants seront source de crispation au cours des jours à venir. Il s’agit principalement de :

  1. l’amnistie générale demandée par les groupes armés ;
  2. dissolution du Gouvernement et nomination d’un Premier Ministre issu des groupes armés,
  3. le statut des leaders des groupes armés et la redéfinition du Comité du DDRR,
  4. le maintien des groupes armés sous forme d’auto-défense jusqu’à la mise en œuvre du DDRR,
  5. l’harmonisation / reconnaissance des grades des éléments des groupes armés dans le processus de DDRR ;
  6. la non-participation au Dialogue des anciens Présidents BOZIZE et DJOTODIA
  7. le retour de tous les centrafricains vivant en exil suite à cette crise.

 

Un dialogue est une confrontation de points de vue différents, confrontation au cours de laquelle les personnes en charge de la négociation élaborent un ou plusieurs compromis en vue d’obtenir un accord satisfaisant pour toutes les parties.

 

C’est dire que l’on ne se rend pas à un dialogue en espérant y obtenir tout ce que l’on demande. C’est pourquoi nous invitons les parties prenantes à faire œuvre utile en usant de la légendaire sagesse africaine afin de réaliser les compromis nécessaires dans l’optique de retrouver la Paix véritable.

 

Au regard de cette situation, le Kwa Na Kwa réitère les recommandations précédemment adressées au gouvernement de la République Centrafricaine et aux groupes armés :

  • Ne considérer aucun sujet tabou afin de parvenir à un compromis dynamique en faveur du peuple centrafricain ;
  • Œuvrer, à ce qu’au sortir de cette rencontre, et ce conformément à l’article 5 alinéa 3 de la Constitution du 30 mars 2016, nul centrafricain ne soit plus contraint à demeurer en exil ;
  • Faire de la réparation des dommages subis par les victimes de tous bords de la crise centrafricaine une grande cause nationale autour de laquelle devront être mobilisées toutes nos énergies et l’aide de nos partenaires.

 

Aux protagonistes de ce dialogue, sachez que l’échec ne vous est pas permis. Vous avez une obligation de résultat qui découle de la responsabilité que vous porterez devant le Peuple et devant l’Histoire eu égard aux rôles que vous jouez aujourd’hui.

 

Fait à Bangui le 29 janvier 2019

 

Pour le Bureau Politique,

L’Ouvrier Secrétaire Général

 

 

Honorable Bertin BEA

Ancien Ministre

République centrafricaine : Le respect du droit international humanitaire menacé

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Les mercenaires russes. CopyrightCNC.

 

République centrafricaine : Le respect du droit international humanitaire menacé

 

 

Bambari (CNC) – Les ONG et le personnel humanitaire qui y travaillent font tout leur possible pour aider la Centrafrique en ces temps de crises qui s’éternisent. Ces aides et les dons qui sont fait sont le salut de la survie de nombre de centrafricains lambda qui ne recherche que paix et sérénité.

 

Grâce aux efforts de ces humanitaires bons nombres d’entre nous recevons de la nourriture, des soins médicaux et de la protection.

Dernièrement à l’hôpital de Bambari, le chef de l’hôpital a protégé les patients alors que des russes voulaient entrer et interroger une personne venue se faire soigner.

Ils n’ont pas pu entrer au nom du principe du droit international humanitaire (DIH) ou droits des conflits armés. Le conflit et la guerre touchent tout le monde mais des règles ont été établis pour que ceux qui ne combattent pas, ceux qui ne désirent que paix et unité puissent subirent les conséquences de façons un peu moins graves.

D’autres crimes ont été commis récemment comme le fait de torturer un homme pour des soupçons et lui couper l’auriculaire et le rouer de coups. Heureusement, il a pu sortir vivant avec des séquelles qui lui resteront à vie. On ne peut pas en dire autant d’un homme mort qui a été empaqueté puis déposé dans un véhicule par des hommes cagoulés. Ces hommes cagoulés étaient vraisemblablement des russes. Qu’avait fait cet homme pour finir sa vie ainsi ? l’interrogatoire de ses tortionnaires fut-il trop musclé ?

 

Que ces comportements de non respects du DIH soient faits par des rebelles sans foi ni loi n’aurait pas été surprenant mais par des russes, quelle honte. Il n’y a plus aucun respect de l’Homme et de la dignité humaine.

Ces comportements ne sont pas dignes d’une armée, ne sont pas dignes de personnes soi-disant amies qui viennent pour aider la Centrafrique.

Mais ces russes de toute façon ne sont pas de vrai militaires, ce sont simplement des employés payés par une société qui les fait passer pour des miliaires à faire de la formation aux FACA. Il semble légitime de se questionner sur la connaissance par ces individus du DIH, s’ils ne la connaissent pas, il serait judicieux de leur part d’y plonger le nez.

Alors au vu de leurs comportements, qu’est-ce qu’ils apprennent aux militaires FACA ? A être sanguinaire et irrespectueux ? A torturer ? Qui vivra verra.

 

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République centrafricaine : quand un prétendu beau-frère du chef de l’Éttat Touadera terrorise et perturbe la ville de Carnot.

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-quand-un-pretendu-beau-frere-du-chef-de-lettat-touadera-terrorise-et-perturbe-la-ville-de-carnot-gadzidinguirizaoro-sangoucarnotanti-balaka/patrouille-sangaris-misca-a-carnot-en-republique-centrafricaine-3/” rel=”attachment wp-att-26179 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des Sangaris et des Misca dans la ville de Carnot en 2014.CopyrightAFP.
Patrouille des Sangaris et des Misca dans la ville de Carnot en 2014.CopyrightAFP.

 

République centrafricaine : quand un prétendu  beau-frère du chef de l’Éttat Touadera terrorise et perturbe la ville de Carnot.

 

 

Carnot (CNC) – Il s’appelle Évariste Ngamana,soi-disant beau-frère du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA selon son propre terme, est désigné par les notables locaux comme le grand perturbateur de la ville de Carnot en ce moment. Pourquoi ?

 

En faveur de notre dernier déplacement à Zaoro-Sangou, Dinguiri, Gadzi et Carnot, nous avons découvert malheureusement que loin des caméras et des médias, certaines personnes, qui s’arrogent indûment des titres parfois ridicules, mettent toute une région en coupes réglées. C’est le cas malheureusement de la sous-préfecture de Carnot, terrorisée par un seul homme, monsieur Évariste Ngamana, qui arrive à imposer ses propres lois à tout le monde.

En effet, le sulfure Évariste Ngamana, qui proclame déjà sa candidature pour la prochaine législative dans l’une des circonscriptions de Carnot, ne cesse de proclamer haut à tous ceux qui veulent l’entendre qu’il est le beau-frère du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. À ce titre, il se dit au-dessus du Préfet, sous-préfet, Maire… Aucune décision ne doit être prise sans son approbation.

Pour étendre son influence, l’homme constitue sa propre milice Anti-Balaka qu’il manipule à son gré.

À titre d’exemple, la semaine dernière, en présence de notre équipe, un groupe des jeunes, manipulé par le sieur Ngamana, a pu encercler et perturber les activités de la brigade de gendarmerie de Carnot sans raison apparente claire durant plusieurs heures avant de quitter. Malgré nos efforts de joindre le responsable de ce mouvement, personne n’a voulu nous répondre, alors qu’au niveau des notables locaux, on doigte sans hésitation, monsieur Évariste Ngamana comme l’instigateur de cette insurrection.

Ce dernier, qui arrive à terroriser plus d’un jusqu’au sommet de l’administration locale,utilise en outre sa milice Anti-Balaka pour rançonner, braquer ou tuer certains éleveurs peuls en pâturage dans le secteur. Les collecteurs des diamants, tout comme les commerçants sont aussi dans son viseur.

Pour son bras armé, monsieur Évariste Ngamana utilise un renommé chef Anti-Balaka local appelé B13, un fugitif recherché par la justice centrafricaine après son évasion de la prison de Berberati alors qu’il avait été arrêté par la gendarmerie en 2015 pour meurtre.

Le vendredi dernier, en présence du ministre de l’Intérieur le général Henri Wanzet Linguissara dans la ville de Carnot, le sulfureux B13 montre une fois de plus que c’est lui qui contrôle la ville de Carnot et sa région.

Pendant que le ministre est en pleine sensibilisation au centre-ville de Carnot sur les conséquences de ce qui est arrivé dans le village Zaoro-Sangou dans lequel plus de 21 personnes ont été massacrées, le chef milicien Anti-Balaka B13 a dépêché ses éléments à 7 kilomètres de Zaoro-Sangou pour braquer les éleveurs peuls. Quatre bœufs ont été volés, tandis que l’une des éleveuses, elle, est touchée par balles, mais il n’est pas mort sur place. Il est transporté à Carnot, malheureusement il succombe de ses blessures en présence du ministre de l’Intérieur qui n’arrive plus à comprendre le geste des miliciens Anti-Balaka malgré ses efforts de sensibilisation en faveur de la paix dans la région.

Informés de la mort de l’un de leur, un groupe des éleveurs peuls est sorti à 7 kilomètres après le checkpoint des soldats FACA derrière le village Zaoro-Sangou et récupère trois jeunes artisans miniers de retour de chantier vers Gadzi sur une moto. Ils ont tué 2 et fractionné les deux jambes du troisième. Grâce à la patrouille de la gendarmerie de la région, les deux corps et le blessé ont été transportés pour ramener à Carnot, malheureusement le blessé n’a pas suveccu lui aussi au cours de son transfert.

En seulement 24 heures et en présence du ministre de l’Intérieur dans la région, plusieurs personnes ont été tuées suite au comportement irresponsable du chef Anti-Balaka B13 qui se dit être en collaboration avec le commandant de brigade de la gendarmerie de Carnot et aussi avec l’intouchable Évariste Ngamana, le soi-disant beau-frère du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour l’heure, la ville de Carnot est sous un couvre-feu imposé par les autorités de la ville pour tenter de réduire le niveau du banditisme dans la ville depuis le départ du ministre Henri Wanzet Linguissara le vendredi dernier.

Alors, peut-on faire la paix avec ce genre de comportement ?

 

CopyrightCNC.

République centrafricaine : prise d’otage de la femme du chef du village RCA par les 3R.

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République centrafricaine : prise d’otage de la femme du chef du village RCA par les 3R.

 

 

Baoro (CNC) – De retour du village Zaoro-Sangou, les rebelles du 3R ont pris en otage ce lundi 28 janvier la femme du chef du village RCA sur l’axe Baoro./

 

Selon nos informations, les assaillants sont arrivés dans le village le soir du lundi 28 janvier en ciblant directement la maison du chef de groupe dans lequel ils l’ont ordonné d’aller acheter des vivres à leur place à Baoro.

Pour lui mettre la pression, sa femme est retenue par les assaillants jusqu’à son retour. Dans le cas contraire, l’otage sera purement et simplement abattu selon leur propre terme.

Pris de panique, le chef du groupe s’est rendu rapidement à Baoro avec les 200 000 francs CFA des assaillants comme ils ont mentionné avant de rentrer dans son village vers 22 heures avec les marchandises payées.

Finalement, comme promis, la femme du chef est relaxée peu de temps après le retour de son mari par les rebelles qui tentent actuellement de retourner vers Koui dans l’Ouham-Pendé.

Rappelons que c’est ce groupe des rebelles du 3R, en provenance de la sous-préfecture de Koui, ont massacré au moins 21 personnes dans le village Zaoro-Sangou le 19 janvier dernier.

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : vive tension entre les éleveurs peuls et les Anti-Balaka au village Ndanga dans la Lobaye.

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Anti-Balaka-au-village-ndanga-dans-la-lobaye/deux-peuls-eleveurs-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26148 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les Peuls éleveurs de centrafrique
Les Peuls éleveurs

 

 

Centrafrique : vive tension entre les éleveurs peuls et les Anti-Balaka au village Ndanga dans la Lobaye.

 

 

Mbaïki (CNC) – Depuis le mercredi 23 janvier dernier, la tension ne cesse de monter entre les éleveurs peuls et les miliciens Anti-Balaka au village Ndanga dans la Préfecture de la Lobaye.

 

En effet, selon des informations recueillies sur place, tout a commencé par un assaut violent mené par les miliciens Anti-Balaka sur un campement des éleveurs peuls en transhumance dans la localité de Ndanga, à 30 kilomètres de la sous-préfecture de Boda sur l’axe Mbaïki le mercredi dernier.

Lors de l’attaque, les Anti-Balaka ont en profité pour voler un cheval appartenant à un éleveur handicapé.

De retour au village, les Anti-Balaka ont tué le cheval et vendre ses morceaux aux villageois sur le marché local.

48 heures après l’attaque, les Peuls ont envoyé une note aux villageois pour demander la restitution immédiate du cheval volé, ou alors payer 1 million de francs CFA à son propriétaire handicapé.

Selon eux, le cheval volé est une donation faite depuis des années au jeune Peul handicapé pour lui permettre de se déplacer librement avec eux. Son vol est considéré comme un crime insupportable.

En conséquence, le cheval doit être restitué sans delai à son propriétaire. Dans le cas contraire, ils seront dans l’obligation de se venger à un moment ou à un autre.

Depuis lors, le village Ndanga est complètement sous tension permanente.

Il y’a lieu de rappeler que les massacres de Zaoro-Sangou, de Loura, de Diarra et de Bokayan, après enquête, sont liés au vol des bœufs par des miliciens Anti-Balaka locaux.

Alors, les Centrafricains se demandent si un accord de paix quelconque signé entre le gouvernement et les groupes armés pourrait-il résoudre le problème de multiples braquages des éleveurs peuls dans la région nord-ouest, ouest et sud-ouest par les miliciens Anti-Balaka ? Du moment où les soi-disant Chefs suprêmes de cette milice n’ont aucune influence quelconque sur le terrain ?

 

Copyright2019CNC.

République centrafricaine : dialogue de Khartoum, les discussions dans l’impasse.

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Pourparlers de Khartoum. Photo de la Minusca.

 

 

République centrafricaine : dialogue de Khartoum, les discussions dans l’impasse.

 

 

Khartoum (CNC) – Si les pourparlers de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés se sont plutôt bien déroulés depuis son ouverture le jeudi 24 janvier dernier, les choses semblent être plus compliquées depuis le dimanche dernier suite aux exigences des groupes armés.

 

En effet, le vendredi 25 janvier dernier, après les discussions intenses avec les rebelles, un draft d’un projet d’accord global de paix a été remis à tous les protagonistes pour examination.

Cependant, la délégation des groupes armés, conduite par Abakar Sabone, demande 48 heures pour l’examiner.

Au retour à la table des négociations dimanche 27 janvier vers 16 heures locales, brusquement le ton change. Les groupes armés conduits toujours par Abakar Sabone ont changé de cap et durci leurs revendications pour exiger désormais une amnistie générale et le partage équitable du pouvoir.

Selon des sources proches des groupes armés, la milice Anti-Balaka, tout comme les différentes factions de l’ex-coalition Seleka, hors mis le poste de la primature qu’ils revendiquent, demandent aussi la création de postes du premier et deuxième vice-président de la République. L’un pour la milice Anti-Balaka, l’autre pour les Seleka.

Finalement, les discussions ont repris depuis dimanche soir sur les deux points sensibles exigés par les groupes armés.

Alors, la seule question est de savoir si le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA répondra-t-il favorablement à ces deux exigences des groupes armés ?

Il faut aussi noter que l’amnistie tant souhaitée par les groupes armés ne pourra pas les épargner définitivement de poursuites judiciaires devant la Cour pénale internationale (CPI).

Pour le partage de pouvoir, c’est avant tout une discussion et chacun a son droit de pousser ses pions là où il veut.

 

Copyright2019CNC.

République centrafricaine : Bambari, les mercenaires russes sont à la recherche des vivres.

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Des mercenaires russes dans un véhicule de patrouille de la gendarmerie nationale au centre-ville de Bangui.

 

 

République Centrafricaine : Bambari, les mercenaires russes sont à la recherchent des vivres.

 

 

Bambari (CNC) – De sources bien informées, la situation a Bambari s’est calmée mais les comportements de certains apparaissent au grand jour, montrant que ces individus altruistes et respectables qu’ils ont voulu nous faire croire.

 

Depuis la fameux journée mondiale de l’alimentation qui ne s’est pas faite, Bambari fait parler d’elle et encore. Les groupes armés n’ont pas résisté à l’ardeur qu’ont manifestée les FSI (forces de sécurité intérieure) et les FACA, appuyées par les forces de la Minusca pour libérer la population. Les combats ont duré, la tension est restée. A présent que la situation se calme les langues se délient.

Alors que les FACA se sont montrés exemplaires, les russes qui semblaient les accompagner ont préféré aller réclamer des vivres auprès des ONG. La population de Bambari est déjà dans une situation très difficile où tous les vivres, les médicaments, l’aide que les ONG apportent ne sont pas suffisante pour aider tout le monde, les russes osent venir réclamer. S’ils ont de quoi venir ici pour former les Forces armées centrafricaines et donner des fusils alors ils ont suffisamment pour se nourrir. Ils commencent à venir réclamer auprès des ONG, ensuite, que voleront-ils ?

N’ont-ils pas déjà commencé d’ailleurs à piquer les ressources naturelles du pays ? la population commence à douter du bienfait de la présence de ce pays. Les russes se seraient entendus avec les groupes armés pour exploiter les mines. S’il y a vraiment eu entente alors les groupes armés ne vont pas arrêter de terroriser et martyriser la population, tandis que les rebelles chercheront à profiter et gagner de l’argent, protéger par les russes faisant semblant d’aider le président Touadéra. Car oui à présent les russes sont dans l’entourage direct du président.

Se sentir proche du pouvoir leur donneraient-ils un sentiment d’impunité ? il semblerait en tout cas. Toujours à Bambari, les personnes blessées venues se faire soigner auraient vu des russes tenter d’entrer dans l’hôpital pour soi-disant un interrogatoire. Heureusement ils ont été repoussés au nom du droit humanitaire.

Les centrafricains ne doivent pas se laisser faire et laisser les pays ennemis venir piller les ressources de notre pays.

 

CopyrightCNC.

CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DERNIER ROUND DE L’ESPOIR POUR LA PAIX ?

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Centrafrique.com/centrafrique-pourparlers-de-khartoum-dernier-round-de-lespoir-pour-la-paix/pourparlers-khartoum-salle-photominusca/” rel=”attachment wp-att-26152 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>dialogue inter-centrafricain à Khartoum au Soudan
Credit photo : Minusca

 

 

CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE KHARTOUM, DERNIER ROUND DE L’ESPOIR POUR LA PAIX ?

 

 

POURQUOI KHARTOUM ?

         L’augmentation drastique du prix du pain décidée par le gouvernement du président Omar El Bachir a jeté des milliers de Soudanais dans les rues de Khartoum. Ces manifestants pour une justice plus sociale sont même allés jusqu’à réclamer la démission du chef de l’État. Depuis, les troubles ne cessent de s’amplifier.

         Tenir une réunion en vue de pourparlers de paix dans une ville en proie au chaos n’est-il pas un non sens ? De plus, dialoguer à propos du drame incommensurable vécu par les Centrafricain exige un cadre serein. C’est pourquoi le choix d’une autre ville africaine aurait été hautement préférable.

         Pourquoi Khartoum ? Pourquoi pas Bangui, capitale du pays concerné par les pourparlers ? Les Centrafricains auraient été alors, de gré ou de force, associés de près à des négociations qui engagent l’avenir de leur pays.

L’ESPOIR  MALGRÉ TOUT ?

         Que le bon sens, tapi dans l’âme des négociateurs de Khartoum comme dans le cœur de tout être humain, puisse prévaloir et triompher, afin d’ouvrir une voie d’espoir pour la Centrafrique ! Puisse-t-il vaincre la malédiction qui accable le pays de Boganda depuis trop longtemps ! Puissent les souffrances inacceptables et récurrentes du peuple auquel ils appartiennent inciter les rebelles à abandonner les surenchères ! Puissent les Français et les Russes cesser de polluer des débats porteurs d’espoir qui sont l’affaire des seuls Centrafricains !

         Malheureusement, la soif des matières premières et des tendances impérialistes ont poussé les Russes à encadrer une faction des ex-Sélékas avant les pourparlers cruciaux du jeudi 24 juin à Khartoum. Nous avons appris avec stupéfaction que les trois principaux chefs de la coalition rebelle : Nourredine Adam, du Front Patriotique Centrafricain (FPRC), Mahamat Alkatim, du MPC et Ali Darassa, de l ’UPC, avaient préféré se rendre à Khartoum à bord d’un avion affrété par les Soviétiques, plutôt qu’utiliser celui que la MINUSCA mettait à leur disposition.

         La guerre froide se poursuivrait donc même pendant des négociations de paix ? Ce n’est pas bon signe. Si les Occidentaux et les Soviétiques poursuivent dans l’ombre leur guerre d’influence, il est à craindre que les pourparlers ne finissent au fond du Nil. Car un parfum de manipulation flotte sur Khartoum. Les Russes semblent avoir choisi de jouer double jeu : alors qu’ils dispensent une formation aux FACAS et assurent la protection rapprochée du président Touadera, ils n’hésitent pas, dans le même temps, à prendre langue avec les ex-Sélékas pour se positionner au cas où le pouvoir viendrait à changer de mains.

         Quant aux Français, confrontés à leur propre rébellion. (LES Gilets JAUNES) semblent hors-jeu. Réduits à proclamer des déclarations lénifiantes sur la Centrafrique, qu’ils n’ont pas pu empêcher de devenir la tête de pont de l’influence soviétique en Afrique.

         Il ne faudrait pas que la recherche de la paix en Centrafrique ne relance une sorte de guerre froide.

L’ABSENCE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

         Au vu des délégations, on constate, avec regret, une non-représentation criante du vrai peuple centrafricain, devenu invisible depuis des lustres. On note, au contraire, une pléthore de personnalités, de politiciens et de représentants de la société civile.

Est-ce qu’il n’aurait pas été légitime de désigner des chefs de villages, appartenant à des provinces meurtries, pour entendre leur colère, pour qu’ils puissent dire leur martyre et les souffrances infligés par les ex-Sélékas à leurs populations désarmées, laissées sans protection par un gouvernement impuissant réfugié à Bangui ? Ces représentants du citoyen lambda centrafricain auraient pu être porteurs des délibérations pleines de bon sens du FORUM de Bangui. Pour la réussite de ce énième dialogue de la paix, il est impératif d’y inclure les doléances du peuple centrafricain.

LE TETE-A-TETE GOUVERNEMENT REBELLES

         D’un côté, un gouvernement impuissant devant les périls, lassé des multiples et vaines tentatives pour établir une paix durable et aboutir à une réconciliation nationale. De l’autre, une coalition, les ex-Sélékas, qui veulent le pouvoir, tous les pouvoirs. Et qui, surtout, négocient d’arrache-pied avec la Russie et la France leur impunité pour leurs crimes de guerre et leurs crimes contre l’humanité.

         Il ne faudrait pas qu’à cause de cette configuration, un compromis criminel triomphe au détriment du peuple centrafricain. Ce que veulent, désespérément, les populations martyrisées et sinistrées, c’est que justice leur soit rendue. Une justice sans faiblesse, pour éviter que la République Centrafricaine ne retombe dans le chaos.

         L’intrusion des puissances exogènes n’arrange rien. Leurs intérêts sont à l’opposé du désir de paix des Centrafricains. Elles ne sont animées que par un néocolonialisme et un impérialisme qui ne disent pas leur nom. Si la République Centrafricaine, « pays le plus pauvre entre les pauvres » comme on dit, les attire comme le miel attire les abeilles, c’est bien pourtant en raison de ses immenses potentialités minières.

         Il est à craindre que les autorités légitimes de Centrafrique ne deviennent des marionnettes dans leurs mains. Le transfert, qui se fait dans l’ombre, de la guerre froide est-ouest au cœur des pourparlers de Khartoum est un élément néfaste, qui risque de compromettre l’issue des négociations.

         Si, parmi les ex-Sélékas, on peut compter de vrais Centrafricains, qui aiment leur pays et veulent assurer la sécurité de leurs compatriotes, qui sont animés par une véritable quête de la paix, on doit leur demander de déposer leurs armes à la porte de la salle de réunion. Ils doivent demander pardon à leur peuple. Ils doivent se repentir.

         Il n’est pas question pour le peuple centrafricain de subir une double peine : accepter l’impunité et partager le pouvoir avec leurs bourreaux.

PS : Les Antibalakas avaient, dans un premier temps, refusé de participer aux pourparlers de Khartoum en signe de protestation : en cause, l’arrestation par la France de l’un de leurs chefs, Ngaissonna. Ils l’avaient jugée injuste et choquante. A la suite d’une médiation, ils sont enfin revenus sur leur décision.

         Est-il acceptable que l’on s’acharne sur les vrais patriotes que sont les Antibalakas, alors que les bourreaux de l’ex- Séléka côtoient leurs victimes à Bangui et viennent se pavaner à Paris sans être inquiétés ? Est-ce parce que leurs factions contrôlent 80% du territoire riches en matières premières ?

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(28 janvier 2019)

 

 

 

 

Garanti sans virus. www.avast.com

 

VENEZUELA : JUAN GAIDO LE OUATTARA VENEZUELIEN ?

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VENEZUELA : JUAN GAIDO LE OUATTARA VENEZUELIEN ?

 

 

Le président de l’Assemblée nationale aussitôt autoproclamé président de la République a reçu le soutient et la reconnaissance des Etats-Unis et de la France. Le pays d’Hugo Chavez pourrait connaître le triste sort de la Côte d’Ivoire en 2011.

Le scenario qui a conduit Alassane Ouattara au pouvoir pourrait se produire au Venezuela. Alors que Nicolas Maduro vient d’être réélu, l’occident par la voix des Etats-Unis et de la France veut imposer aux peuples Vénézuélien par la force, Juan Guaido, comme président de la République.

Le président américain Donald Trump qui a reconnu Juan Guaido la semaine dernière comme président de la République du Venezuela a même menacé d’une intervention militaire pour renverser Nicolas Maduro le président légitime, l’élu du peuple. Les pressions exercées par les américains ont déjà conduit à la défection de l’attaché militaire de l’ambassade du Venezuela aux Etats-Unis. L’officier de l’armée s’est rallié au président autoproclamé un peu comme le général Mangou chef d’Etat-major des armées sous Laurent Gbagbo avait rejoint le camp d’Alassane Ouattara.

Mais l’armée toute entière a renouvelé son soutient au président Nicolas Maduro. Le successeur d’Hugo Chavez est aussi soutenu par la justice du pays ainsi des grandes puissances comme la Chine, la Turquie et la Russie.

Il faut dire qu’en voulant positionner Juan Guaido au pouvoir, les Etats-Unis et la France  qui ne sont pas en odeur de sainteté avec Nicolas Maduro voudraient contrôler les richesses du vénézuela, notamment son pétrole. Car le Venezuela dispose des réserves des pétroles les plus importante au monde.

FOOTBALL : LA CAF REPORTE LE LANCEMENT DE LA CAN 2019 EN RAISON DU RAMADAN

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CAF

 

 

FOOTBALL : LA CAF REPORTE LE LANCEMENT DE LA CAN 2019 EN RAISON DU RAMADAN

 

 

A la demande des pays du Maghreb, la confédération africaine de football a décidé de décaler les dates du tournoi. Ainsi au lieu du 13 juin au 15 juillet, la compétition se tiendra plutôt du 21 juin au 19 juillet 2019.

La confédération africaine de football a décalé la date du démarrage de la coupe d’Afrique des Nations édition 2019. Ainsi, au lieu du 13 juin au 15 juillet, elle se jouera à 24 équipes du 21 juin au 19 juillet 2019 en Egypte.

 

Selon les responsables de la CAF, cette mesure   permet aux footballeurs respectant le jeûne du Ramadan d’être en forme avant le coup d’envoi du tournoi.

La décision a été prise à « la demande des pays du Maghreb, le Maroc, la Tunisie et l’Algérie », qui souhaitent un temps de repos pour leurs joueurs après la fin du ramadan, a-t-il ajouté.

Mois sacré en Islam, le ramadan impose un jeûne du lever jusqu’au couché du soleil, durant une période d’un mois. En 2019, il doit avoir lieu de début mai à début juin. Lors du mondial 2018, le jeûne des joueurs musulmans avait fait débat. Les responsables égyptiens estiment que le ramadan expliquait en partie l’échec de l’Egypte des pharaons, derniers de leur groupe, avaient été éliminés dès le premier tour.

Centrafrique : coups de feu des Anti-Balaka sur le véhicule du ministre de la Sécurité publique au village Dinguiri.

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Centrafrique : coups de feu des Anti-Balaka sur le véhicule du ministre de la Sécurité publique au village Dinguiri.

 

 

Bangui (CNC) – Après l’attaque violente des miliciens peuls du 3R au village Zaoro-Sangou le 20 janvier dernier, le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara, sur proposition du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, s’est rendu à Carnot, Gadzi,Dinguiri et Zaoro-Sangou ce jeudi 24 janvier 2019. L’objectif pour le gouvernement, assister les habitants de Zaoro-Sangou meurtris par cette attaque, mais aussi sensibiliser toutes les parties en conflit au respect des uns et autres dans la paix et la cohésion sociale. Mais les miliciens Anti-Balaka, considérés par la population locale comme des fauteurs de trouble, n’ont pas apprécié le passage du ministre et tirent sur son véhicule au village Dinguéré situé entre Carnot et Gadzi à environ 380 kilomètres de Bangui. Que s’est-il passé ? Dossier spécial du CNC.

 

Massacre de Zaoro-Sangou : origine

Selon notre enquête menée conjointement par nos journalistes venus de Berberati, de Bouar et de Bangui, l’origine de l’attaque des Peuls dans le village Zaoro-Sangou serait liée au vol du bétail par un groupe des miliciens Anti-Balaka de cette localité.

En effet, depuis le début de la saison, plusieurs dizaines des Peuls éleveurs de l’ethnie Alganda, à la recherche d’un pâturage, se sont installée proche du village Zaoro-Sangou entre Carnot et Gadzi, après l’autorisation du Maire monsieur Serge Trickssi, du sous-préfet de Gadzi et des notables de la localité.

Afin de sceller cette réconciliation tant souhaitée avec la population locale, les éleveurs peuls ont remis 4 bœufs aux autorités pour une distribution équitable à tous les villageois de Zaoro-Sangou afin de marquer leur bonne volonté à conjuguer avec tous dans le secteur.

Or, malgré ce geste des Peuls, certains jeunes de Zaoro-Sangou, qui ne sont pas d’accord avec la distribution faite par les autorités de Gadzi, ont pris leurs armes pour aller tuer 3 de ces éleveurs avant de voler 4 de leurs bœufs le 5 janvier 2019.

 

Intervention des miliciens du 3R

Le 9 janvier, le maire de la sous-préfecture de Carnot, avec son équipe, se sont rendus au village Zaoro-Sangou pour sensibiliser les jeunes à ne pas surtout toucher aux biens des autres, mais cela n’a pas pu calmer la colère des éleveurs qui ont fait appel aussitôt à la milice 3R pour leur protection.

À la surprise de tous, le 19 janvier 2019, les éléments du 3R sont arrivés au village Zaoro-Sangou.

Dans un premier temps, ils se sont passés pour des éleveurs qui veulent acheter des produits alimentaires.

Les villageois, comme souvent dans le cas, sont sortis massivement avec leurs produits sur la tête pour tenter de les faire écouler à bon prix. C’est à cet instant que les assaillants ont montré leurs vrais visages.

Ils ont tiré à bout portant partout sur les villageois, faisant sur place 17 morts, dont un gendarme et son auxiliaire pris en otage en amont sur leur barrière quelques mètres plus loin. Quatre autres corps sont retrouvés quelques mètres dans la brousse, augmentant le bilan provisoire à 21 morts sur place.

 

Arrivée des FACA et du ministre Henri Wanzet Linguissara dans la région

Face à l’arrivée massive des déplacés de Zaoro à Carnot et vue, l’ampleur du dégât causé par ce massacre, le ministre de la Sécurité publique, sur proposition du chef de l’État, s’est rendu dans la localité pour tenter de rassurer la population terrorisée jeudi dernier.

Au même moment, sur proposition de la ministre de la Défense, des FACA déployés à Bouar sont aussi arrivés dans le village Zaoro-Sangou pour rassurer aussi la population locale.

Entre temps, le ministre de la Sécurité publique, qui s’est rendu à Carnot ce vendredi 25 janvier pour tenter de faire retourner les déplacés de Zaoro-Sangou dans un véhicule des FACA, s’est confronté à un autre problème très grave d’insécurité causée par la présence massive des miliciens Anti-Balaka dans la ville avec leurs armes. (Nous reviendrons sur ce point dans un autre article).

 

Tirs sur le véhicule du ministre et des députés

 

En faisant le déplacement dans la région, le ministre Henri Wanzet Linguissara est accompagné des députés de Bocarangone, de Gadzi 1 et de Gadzi 2.

De retour de Carnot, le ministre Henri Wanzet Linguissara et les trois députés se sont arrêtés le vendredi 25 janvier au village Dinguiri pour une dernière séance de sensibilisation en faveur de paix aux jeunes du secteur.

Ce qui a été fait, mais pour des raisons encore inconnues, les miliciens Anti-Balaka, estimés à environ 500 éléments, n’ont pas apprécié la présence du ministre dans leur localité ce jour.

Au moment de quitter le village, Dinguiri, le véhicule du ministre, de son escorte lourdement armée et des trois députés qui l’ont accompagnée a essuyé des coups de feu provoqués par les miliciens Anti-Balaka.

Sans aucune réponse de la part des éléments de sécurité du ministre, le cortège a pu quitter le village pour rentrer à Bangui ce samedi 26 janvier.

Sur place dans le village, après le départ de la délégation officielle venue de Bangui, nous avons tenté en vain de comprendre pourquoi les Anti-Balaka ont tiré sur le convoi du ministre. Toutefois, la population civile locale déplore le comportement de leurs compatriotes Anti-Balaka lors du passage du ministre, et elle compte le faire savoir à la délégation.

Affaire à suivre…

 

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République centrafricaine : Retour des Anti-Balaka dans le jeu á Khartoum

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Centrafrique.com/republique-centrafricaine-tentative-dextorsion-des-humanitaires-par-un-general-rebelle-du-fprc/dialogue-inter-centrafricain-de-khartoum/” rel=”attachment wp-att-26123 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>????????????????????????????????????Dialogue de KhartoumPourparlers de Khartoum entre le gouvernement et les groupes armés dans la capitale soudanaise. CopyrightCNC.
??????????????????????????????????????????????Pourparlers de Khartoum entre le gouvernement et les groupes armés dans la capitale soudanaise. CopyrightCNC.

 

 

République centrafricaine : Retour des Anti-Balaka dans le jeu á Khartoum

 

 

Khartoum (CNC) – Dès la toute première séance de face-à-face entre gouvernement et groupes armés, les Anti-balaka ont tenté de quitter la barque. Pour cause, l’absence á ces pourparlers de leur principal leader Patrice Edouard Ngaissona écroué á la Cour pénale internationale. Les Anti-balaka ont estimé qu’ils sont face á une justice de « deux poids, deux mesures », a en croire leur porte-parole Igor Bérenger Lamaka.

« Notre position, c’est celle du peuple centrafricain, nous avons dénoncé une justice á deux vitesses, une justice de deux poids deux mesures. Nous estimons que notre participation á ce dialogue n’a pas sa raison d’être parce que notre leader Patrice Edouard Ngaissona a été arrêté á la CPI. Voilà pourquoi nous avons posé des préalables sinon nous préférons retourner sur Bangui », a affirmé le Porte-parole des Anti-balaka, samedi soir á l’issue d’une rencontre avec le Ministre centrafricain de la justice.

Et d’indiquer par la suite que « Dieu merci, les Médiateurs, Smail Chergui et Jean Pierre Lacroix se sont rapprochés de nous et ils nous ont promis de nous mettre en contact avec notre gouvernement, notamment notre Ministre de justice, en la personne de Flavien Mbata sur le dossier Ngaissona. C’est ce qui a été fait immédiatement et nous avons échangé avec lui entre centrafricains dans notre langue nationale pour trouver un compromis et mettre en place des mécanismes pour une réponse á notre préalable ».

Les pourparlers centrafricano-centrafricains qui sont ouverts jeudi dernier, au siège de l’Académie supérieur de recherche stratégique et de recherche sur la sécurité de Khartoum, se poursuivent normalement. L’après-midi du vendredi et toute la matinée de samedi dernier sont consacrés aux rencontres individuelles, á huit-clos de tous les quatorze groupes armés présents á Khartoum. Ce dimanche est consacré á l’amendement du document de l’Accord entre le gouvernement et les groupes armés á signer prochainement á Bangui.

« Les facilitateurs ont rencontré tous les groupes armés. Le sentiment qui se dégage, c’est que les travaux se déroulent normalement dans une entente de cordialité et de volonté d’aller á la paix. Nous avons espoir que nous sortirons de Khartoum avec cet Accord », a confié Firmin Ngrebada, Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Président centrafricain qui est chef de délégation du gouvernement centrafricain á ce dialogue.

 

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République centrafricaine : tentative d’extorsion des humanitaires par un général rebelle du FPRC.

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Entrée principale de l’ONG International Médical Corps (IMC à Bria. Credit photo : Moise Banafio. CopyrightCNC.

 

République centrafricaine : tentative d’extorsion des humanitaires par un général rebelle du FPRC.

 

 

Bria (CNC) – De retour de Yalinga dans la Haute-Koto, une équipe de l’ONG international Médical Corps (IMC) faisait l’objet d’une tentative d’extorsion de la part d’un général de la Séléka, faction FPRC de Noureddine ADAM ce samedi 26 janvier 2019 vers 17 heures locales.

 

L’ONG américaine international médical corps (IMC), basé à Bria pour la préfecture de la Haute-Koto, faisait régulièrement des tournées, dans le cadre de son travail d’assistances humanitaires, dans les différentes communes de ladite préfecture.

Mais le samedi 26 janvier dernier, après trois jours de travail dans la sous-préfecture de Yalinga à environ 749 kilomètres de Bangui, une équipe humanitaire d’IMC, de retour à Bria, se fait arrêter par un groupe de trois rebelles du FPRC à seulement 3 kilomètres de Yalinga.

Sans détour, les rebelles ordonnent à l’équipage de leur vider une partie du réservoir du véhicule humanitaire pour leur permettre d’aller dépanner leur véhicule en provenance de Bakouma. Et s’est sur ordre de leur général disent-ils.

Ce qui n’a pas été fait d’ailleurs. Le chef d’équipe humanitaire explique au retour que le carburant qui est dans le réservoir est calculé en fonction de 170 kilomètres de distance que le véhicule va faire entre Yalinga et Bria.

Après quelques minutes de discussion, le général rebelle fait son apparition pour menacer le chef d’équipe.

Constatant le refus catégorique de l’équipe de céder à leur chantage, le général explique au chef d’équipe que désormais les humanitaires doivent au préalable demander son accord avant de circuler dans le secteur.

Malgré les explications du chef d’équipe humanitaire sur le rôle des ONG humanitaires dans le pays, le véhicule est immobilisé sur place durant 4 heures avant de quitter pour Bria vers 21 heures.

Contacté par CNC, le commandant en chef du FPRC à Bria n’a pas répondu à nos appels.

Aucun commentaire n’a été fait ni par l’ONG IMC ni par le FPRC sur cet incident.

 

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RDC : candidat gouverneur du Haut-Katanga, Muyambo promet notamment de protéger Kabila et ses biens.

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Credit photo : Actualités CD

 

 

RDC : Candidat gouverneur du Haut- Katanga, Muyambo promet notamment de protéger Kabila et ses biens

 

 

Jean-Claude Muyambo Kyassa veut diriger la province du Haut-Katanga. Fraichement sorti de la prison de Makala, il a officiellement déposé sa candidature comme gouverneur de cette province.

« Il y a un problème dans cette province et jespère apporter mon expérience (…) C’est vrai que notre plateforme à des députés élus, mais j ’ai également des relations avec d’autres députés », a t-il déclaré à ACTUALITE.CD

Il a également évoqué ses relations avec l’actuel président de la République.

« Je n’ai jamais eu des problèmes avec Félix Tshisekedi. Dans ses meetings, il plaidait toujours en faveur de ma libération. Tshisekedi, c ’est mon président. Si je suis élu, il pourra dire qu’il a un gouverneur au Haut-Katanga et c ’est Muyambo », a t-il ajouté.

Muyambo promet également de protéger l’ancien chef de l’Etat ainsi que ses biens dans cette province.

« Kabila, je n’ai pas des problèmes avec lui. Si je suis élu, s ’il faut aller le prendre à l ’aéroport et l ’accompagner jusque chez lui, je vais le faire (). Il a beaucoup investi, nous avons l’obligation de le protéger et de protéger ses bien. Il est chez lui ici »

Ancien ministre, il a été également bâtonnier du Barreau de Lubumbashi pendant 3 ans. Muyambo a fait fortune notamment dans le secteur minier et possède un parc animalier de 400 ha. Il a aussi investi dans l’audiovisuel et gère la Radio Télévision Lubumbashi Jua (RTLJ).

Stanis

Par : Bujakera Tshiamala

Centrafrique : massacre d’Ippy, le bilan s’alourdit à 16 morts et 21 blessés.

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Centrafrique.com/centrafrique-massacre-dippy-le-bilan-salourdit-a-16-morts-et-21-blesses/blesses-attaque-upc-ippy-25janvier2019-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-26111 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les blessés de l'attaque d'Ippy ce jeudi 24 janvier 2019. Credit photo : Bertrand Yékoua. CopyrightCNC.
Les blessés de l’attaque d’Ippy ce jeudi 24 janvier 2019. Credit photo : Bertrand Yékoua. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : massacre d’Ippy, le bilan s’alourdit à 16 morts et 21 blessés.

 

 

Ippy (CNC) – Initialement annoncé pour 11 morts et 20 blessés, le bilan définitif du massacre d’Ippy le jeudi dernier par les rebelles de l’UPC s’élève finalement à 16 morts et 24 blessés.

 

Contrairement à ce que nous avons annoncé ce vendredi 25 janvier, les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique ont massacré sur-le-champ 13 personnes et blessé 21 autres avant de se retirer du lieu de leur forfait quelques minutes plus tard.

Parmi les 24 blessés, trois ont rendu l’âme faute de soins appropriés quelques heures après avoir été transférés à l’hôpital Mide d’Ippy dans l’Ouaka à 496 kilomètres de Bangui.

Parmi les autres blessés, 9 sont pris en charge par l’ONG internationale MSF qui les ont transférés à Bria avant de les évacuer sur Bangui.

Les autres blessés dans lesquels leur état de santé est stable et sous contrôle, ils sont sous traitement médical à l’hôpital Mide à Ippy.

Dans la nuit du jeudi à vendredi 25 janvier, les éléments rebelles de l’UPC, une faction de l’ex-coalition Séléka, dirigé par le sulfureux Ali Darassa se sont pris à un groupe des personnes à une place mortuaire. En tirant à bout portant sur le groupe, les rebelles ont littéralement massacré plus de 10 personnes avant de s’éclipser dans la nature.

Depuis lors, la sous-préfecture d’Ippy est devenue une ville fantôme. Les habitants sont tous réfugiés dans la brousse pour s’échapper des rebelles qui contrôlent la ville depuis des années.

Après les massacres de Zaoro-Sangou faisant plus de 17 morts, de loura à Bocaranga avec 5 morts et 15 autres capturés, puis celui d’Ippy ce jeudi qui a fait 16 morts, le dialogue entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés sous les auspices de l’Union africaine dans la capitale soudanaise qui vient de s’ouvrir ce jeudi 24 janvier s’annonce plus que jamais difficile.

 

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Centrafrique : grève à la base de SATOM de Bouar, les personnels demandent le départ du chef de Sécurité .

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Bouar-les-personnels-demandent-le-depart-du-chef-de-securite/image-bitumage-baoro-bouar-en-Centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-26108 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Inauguration des travaux du bitumage de l'axe BAORO-BOUAR par le chef de l'État Faustin Archange Touadera. CopyrightCNC.
Inauguration des travaux du bitumage de l’axe BAORO-BOUAR par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : grève à la base de SATOM de Bouar, les personnels demandent le départ du chef de Sécurité .

 

Bouar (CNC) – Depuis vendredi 25 janvier, les agents de la société des travaux publics SATOM observent une grève reconductible pour demander le départ de leur chef de sécurité, monsieur Gildas. La raison évoquée, l’homme aurait mis trop de pression sur eux.

 

Même si le personnel en grève évoque officiellement que leur chef de sécurité serait arrogent, insolant et ne cesse de mettre la pression régulière sur eux pour lancer un ultimatum de grève à leur hiérarchie le lundi dernier, les vraies raisons de ce bras de fer, selon des sources indépendantes proches de la représentation du personnel contactée par CNC, seraient un bras de fer personnel entre le tchadien Tiranga, le Directeur de SATOM-Bouar et son Chef de sécurité le centrafricano-français Gildas concernant plusieurs points.

D’abord concernant la pratique de gestion employée par le Directeur Tiranga, dans laquelle la société mère aurait détecté des nombreuses irrégularités, le chef de sécurité, envoyé par le siège pour corriger les erreurs de bitumage Bouar-Fambele, découvre avec stupéfaction certaines pratiques du détournement mises en place par le Directeur depuis plusieurs années.

Dans le passé, selon les mêmes sources, le directeur aurait tenté de détourner 4 conteneurs de SATOM en provenance de Douala pour le Tchad, mais le responsable de sécurité aurait bloqué pour ramener à Bouar.

Même les fonds destinés pour la construction des infrastructures (écoles, pistes de cassage…) Sur l’axe Bouar-Baoro à hauteur de 500 millions de francs CFA serait dans le viseur du tchadien Tiranga comme il a fait dans le passé pour les travaux sur le tranchant Bouar-Fambele.

Il est vrai que sur les conditions de travail des employés, le chef de sécurité ne cesse d’exiger strictement à ces derniers de porter leur tenue du travail aux heures du boulot. Les heures du travail doivent aussi être respectées, tout comme les outils de travail qu’ils utilisent quotidiennement. Le vol des ciments et autres doivent être sévèrement punis. Ce qui n’est pas du goût de certains employés.

Monsieur Tiranga, dans son jeu, aurait manipulé certains délégués du personnel pour tenter d’obtenir le départ de son collègue Gildas, responsable de sécurités reconnues pour ses compétences par beaucoup des employés.

Contactée par CNC, la direction de Satom local nie farouchement d’être derrière cette grève des employés qui demandent le départ sans délai du chef de sécurité.

Pour la délégation du personnel, il est ridicule de parler de leur manipulation. La raison est claire, le chef de sécurité doit partir avant la reprise du boulot selon les grévistes.

 

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Centrafrique ou le pays des mercenaires

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Centrafrique.com/centrafrique-ou-le-pays-des-mercenaires/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-7/” rel=”attachment wp-att-26100 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les Mercenaires russes dans un Pick-up de la gendarmerie nationale en patrouille au centre-ville à Bangui. Photo AFP

 

 

Centrafrique ou le pays des mercenaires

 

 

Bangui (CNC) – Les mercenaires, mot qui est entendu bien trop souvent dans la bouche des gens mais et surtout lu bien trop souvent dans la presse. Les mercenaires sont dans le nord, dans le centre à l’ouest ou bien à l’est. Partout, si bien qu’on a l’impression qu’ils ont envahi le pays. Ils viennent du Tchad, du Soudan, de Russie et autres dont les financeurs restent plus qu’obscures.

Dernièrement circule l’information selon laquelle 1200 mercenaires français seraient arrivés à Bangui dans le but de tuer le président Touadéra, de déstabiliser le pays et autres allégations toutes plus farfelues les unes que les autres. A la lecture de ces articles, l’alarme de la désinformation retentie directement. D’où proviennent ces informations ? jamais il n’y a de sources. Il est impossible de vérifier cette information (preuves de leur présence, des faits). Et pour cause, s’il y a bien ces mercenaires alors impossible de ne pas les avoir vu. 1200 personnes est un nombre exorbitant, ne passant pas inaperçu.

En ville, on les verrait forcément, cela représente entre 3 et 4 avions. Alors en camion, ne comptons même pas !

Pour recevoir autant de monde il faut de la place, de quoi les nourrir. Les as-tu vus acheter sur les marchés de la ville ? non, encore et toujours non à nos interrogations.

il y a évidemment des européens qui travaillent et vivent ici. Tous ne sont pas français, d’aucun sont mercenaires. A quand une vraie presse objective ?

CENTRAFRIQUE : LES ENJEUX POLITIQUES ET MILITAIRES DU DIALOGUE DE LA DERNIÈRE CHANCE.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-militaires-du-dialogue-de-la-derniere-chance/bernard-selembi-doudou-700×700-a-la-une-et-dans-article-3/” rel=”attachment wp-att-26114 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article. Photo d'archive.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo d’archive.

CENTRAFRIQUE : LES ENJEUX POLITIQUES ET MILITAIRES DU DIALOGUE DE LA DERNIÈRE CHANCE. 

 

 

Bangui (CNC) – Après de multiples dialogues d’initiatives locales et religieuses, l’Union Africaine sous l’impulsion de la communauté internationale a organisé à partir du 24 janvier 2019 dans la capitale soudanaise un énième dialogue inter-centrafricain en vue de rapprocher les prétentions des groupes armés non conventionnels à celles du pouvoir.

 

Il faut rappeler au passage qu’il y’a déjà en moyenne sept (7) accords de paix signés sans comprendre les motivations réelles des groupes armés ni la cessation des hostilités militaires sur le terrain. Ce pourparler qualifié par la presse locale, africaine et internationale de la dernière chance est l’occasion idéale de poser le véritable diagnostic de la crise centrafricaine.

L’injustice sociale, la corruption, la mal gouvernance et la dilapidation systématique des maigres ressources de l’Etat justifieraient l’enlisement de la crise. Ces échanges tant attendus sont animés par le souci primordial d’abréger la souffrance d’un peuple meurtri, de ramener la paix en cessant les violences, d’étendre l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national et enfin de relancer l’économie en vue d’un développement sain, prospère et durable.

La liste des participants non exhaustive et dûment contestée rendue publique par la présidence de la commission de l’Union Africaine ne définit pas les critères du choix et écarte les principaux acteurs de la crise.

A titre de rappel, il est singulièrement important de souligner que le pays abritant les discussions est dirigé par un dictateur hors pair contesté par son peuple et sous sanction de l’ONU. L’exemplarité et la moralité d’un tel cadre laisse à désirer car les manifestants demandant la démission du guide sont mortellement réprimés par la police. Convoyé comme des bétails humains à Khartoum, aucune absence n’a été enregistrée. Le sort de toute une population épris de paix est suspendu aux conclusions du dialogue qui par la même occasion déterminera l’avenir du quinquennat du Président de la république.

Préoccupé par l’issue de cet énième dialogue non inclusif apparemment, le citoyen lambda s’interroge :

Le salut du peuple centrafricain viendra t-il de ce fameux dialogue ? Ce dialogue n’est-il pas un éternel recommencement ou n’a t-il pas une saveur du « déjà vu »? Pourquoi la liste des participants ne reflète t-il pas les principaux acteurs particulièrement les deux précédents chefs d’Etat ? Pourquoi les forces vives de la nation c’est à dire les partis politiques de l’opposition démocratique, la société civile, les syndicats etc…n’ont que le statut d’observateurs ou consultants au dialogue ? Comment le pouvoir jugulera l’amnistie et l’impunité prônées par les groupes armés avec la farouche opposition de la population de pardonner ? Si le dialogue politique se veut inclusif, pourquoi il ne concerne que le pouvoir et les groupes armés ? Croyez-vous à la sincérité d’un tel dialogue qui est assimilable à une excursion touristique sur les plages brésiliennes ? Le pourcentage d’occupation territoriale des groupes armés sera t-il un indicateur déterminant pour influencer les négociations ? En d’autres termes, comment négocier sereinement et équitablement dès lors que les rapports de force sur le terrain sont en faveur des groupes armés ? En outre, les conclusions de ce dialogue vont-ils s’inscrire dans la logique du respect de la constitution ?

Sachant qu’un dialogue politique aboutit toujours et inévitablement sur des compromis, ce phénomène peut-il aller au delà du cadre juridique et institutionnel ? En conséquence de ce qui précède, quelles seront les sanctions en cas de non respect ou de violation des accords de Khartoum par l’une des parties contractantes ? Quels sont les intérêts des groupes armés qui brassent des milliards en exploitant les territoires occupés de déposer les armes au profit d’un accord de paix qui ne leur rapportera que des miettes ?

Pour revenir à la question substantielle conséquente à une éventuelle amnistie, qu’adviendront les victimes dans cette mascarade ? Le récent transfert du chef des milices « Anti-Balaka » à la Cour Pénale Internationale (CPI) ne va t-il pas compromettre l’issue du dialogue ? Enfin, que vont devenir les conclusions du forum de Bangui ? Ces innombrables questionnements démontrent de la complexité du problème centrafricain et surtout de la méthodologie utilisée pour aplanir les divergences. Peu d’experts et analystes parieront car nos autorités s’évertuent à ignorer que « les mêmes acteurs agissant pour la même cause quel que soit l’environnement produiront les mêmes effets ».

A l’instar du Vatican et en attendant l’issue de ce conclave, le peuple centrafricain continuera de prier pour qu’enfin la fumée blanche puisse s’échapper de la cheminée…

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi

 

 

Paris le 25 janvier 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

 

Centrafrique : Le prix mondial de la jeunesse pour l’humanisme lance un vibrant appel à la jeunesse

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Centrafrique.com/centrafrique-le-prix-mondial-de-la-jeunesse-pour-lhumanisme-lance-un-vibrant-appel-a-la-jeunesse/docteur-cedric-le-grand-ouanekpone/” rel=”attachment wp-att-26104 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le lauréat du prix mondial pour l’humanisme, Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE
Le lauréat du prix mondial pour l’humanisme, Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE

 

 

Centrafrique : Le prix mondial de la jeunesse pour l’humanisme lance un vibrant appel à la jeunesse

 

 

Bangui CNC) – Le lauréat du prix mondial pour l’humanisme, Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE invite les jeunes à ne pas se laisser manipuler par les politiques. Un appel lancé ce mercredi 23 janvier 2019 lors d’une conférence de presse animée à la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui.

 

Le prix mondial de la jeunesse pour l’humanisme vise à marquer et à encourager la jeune génération engagée sur la question de l’humanisme, non réduite à la question des droits de l’Homme.

En effet, ce prix donné à des jeunes remarquables, sur la question de l’Humanisme, c’est-à-dire des personnes dont l’activité créatrice promeut les principes de l’humanisme, de l’amour et de la fraternité entre toutes les nations du monde.

Le prix décroché par ce jeune Centrafricain témoigne à suffisance selon lui la capacité que détiennent les jeunes Centrafricains, et ça montre aussi un modèle pour la jeunesse centrafricaine pour un nouvel espoir, suite aux différentes crises qu’elle continue de traverser.

Docteur Cédric Ouanekpone déclare qu’en dépit des multiples crises, la jeunesse centrafricaine a une capacité :

«Malgré les difficultés que nous traversons, malgré la situation dans laquelle nous nous trouvons, nous avons les mêmes capacités que les autres jeunes du monde entier. Mais les opportunistes en profitent de ces multiples crises pour nous distraire, et nous manipulent afin que nous tournions en ronde», a-t-il déclaré.

« Mais essayons de nous former et d’être autonomes. Car si nous sommes autonomes par notre pensée, si nous sommes autonomes matériellement et financièrement, je pense que c’est l’antidote à la manipulation et ces manipulateurs feront ce que nous voudrons qu’ils fassent pour nous. Et donc j’invite mes frères jeunes à ne pas se décourager. Quand les temps sont obscurs nos actes doit être lumineux », a brossé Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE.

Le jeune Médecin centrafricain, le lauréat du Prix mondial de la jeunesse pour l’Humanisme a fait un retour triomphal ce mercredi 23 janvier 2019 en République centrafricaine après avoir décroché le 17 janvier 2019 en Macédoine ce trophée qui prouve aux yeux du monde que la Centrafrique a aussi un incroyable talent.

Il est à noter que le Docteur Cédric Le Grand OUANEKPONE est le premier jeune centrafricain a décroché ce prix devant une panoplie des jeunes du monde entier.

 

 

Karl MAX

  

 

 

Centrafrique : ouverture des travaux du dialogue de Khartoum

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Centrafrique.com/centrafrique-ouverture-des-travaux-du-dialogue-de-khartoum/rencontre-forces-vives-palais-renaissance-bangui-pourparlers-khartoum/” rel=”attachment wp-att-26094 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>rencontre avec le gouvernement au palais de renaissance à Bangui avec les forces vives de la nation concernant les pourparlers de Khartoum avec les rebelles

 

 

Centrafrique: l’ouverture à Khartoum des pourparlers.

 

 

Bangui (CNC) – La capitale soudanaise, Khartoum, accueille depuis quelques jours les délégations du gouvernement, des forces vives de la Nation, des experts au dialogue et des représentants des groupes armés centrafricains. Selon le programme, les travaux de discussion débuteront cet après-midi sous l’égide de l’union africaine. Cette rencontre de dernière chance a mobilisé plusieurs représentants des différentes structures donc le gouvernement centrafricain, les groupes rebelles, les partis politiques et la société civile.

Le gouvernement invite les Centrafricains, épris de paix, à se mobiliser derrière l’équipe de négociations qui se rend dans la capitale soudanaise avec la ferme volonté d’arriver à un compromis avec les groupes armés dans le strict respect de la constitution, de l’unité nationale, de l’intégrité du territoire, de la forme laïque et républicaine de l’Etat et des conclusions du Forum national de Bangui.

Ces pourparlers soutenus par l’ensemble de la communauté internationale, sont considérés comme une négociation de dernière chance pour la paix en Centrafrique. Car, la population centrafricaine dans sa majorité se dit fatiguée des multiples dialogues qui n’aboutissent pas à la stabilité dans le pays. A travers ces négociations à Khartoum, le gouvernement et les groupes armés doivent trouver un compromis pour mettre fin aux hostilités et les violences armées dans le pays.

Dossier à suivre

République centrafricaine : Ippy, au moins 11 personnes tuées par les rebelles .

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Bambari-dans-leur-camp-reuters-img_11mars2018234710-5/” rel=”attachment wp-att-26090 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/01/les-3-rebelles-de-la-Séléka-à-Bambari-dans-leur-camp-Reuters-IMG_11mars2018234710-1-300×169.jpg” alt=”” width=”300″ height=”169″ />
Image d’illustration des rebelles de l’UPC à Bambari en 2017. Credit photo : Reuters.

 

 

République centrafricaine : Ippy, au moins 11 personnes tuées par les rebelles .

 

 

Bambari (CNC) – Au moins 11 personnes tuées et 20 autres blessées, c’est le bilan provisoire d’une attaque des rebelles de l’UPC dans la sous-préfecture d’Ippy dans l’Ouaka.

 

Selon nos informations, le massacre a eu lieu sur une place mortuaire cette nuit du jeudi à vendredi 25 janvier 2019.

Alors que plusieurs dizaines des personnes se sont réunies à une place mortuaire, les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont fait leur apparition sur le lieu avant de tirer sans distinction sur la foule.

Le bilan provisoire fait état de 11 personnes tuées et 20 autres blessées. Une femme enceinte fait partie aussi des victimes tombées sous les balles des rebelles.

Finalement à quoi sert le dialogue de Khartoum ?

Rappelons que dans la capitale soudanaise Khartoum, s’ouvre depuis hier un dialogue entre les groupes armés opérant sur le territoire national et le gouvernement centrafricain sous l’égide de l’Union africaine. Le chef rebelle et Patron de l’UPC Ali Darassa serait aussi présent ce vendredi au côté d’autres chefs rebelles comme Mahamat Alkhatim ou encore Noureddine ADAM du FPRC.

 

 

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