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Centrafrique / Bambari : un corps sans vie d’un homme retrouvé dans la base des Russes.

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Des mercenaires russes dans leur base à Sibut dans la préfecture de Kémo en juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Lundi 17 juin 2019, un homme de 42 ans dénommé Ndakala alias Zèpété a été retrouvé sans vie au fond d’un puits dans la base opérationnelle des mercenaires russes à Bambari.

 

D’après le premier rapport d’examen médical sur le corps de la victime pratiqué à l’hôpital préfectoral de Bambari, celui-ci présente des traces de tortures et d’étranglement.

 

En effet, d’après nos informations, Monsieur Ndakala, qui est venu de Bangui avec sa moto depuis environ deux semaines, voudraient se rendre dans la ville minière de Bria afin d’assister sa mère qui serait malade, si possible la ramener à Bangui.

 

Une fois sur place à Bambari, des informations sur les tracasseries des rebelles sur l’axe Bria l’ont poussé à privilégier un mode de transport alternatif que celui de la moto qui est très risquée. Ainsi, il décide de rester à Bambari et faire de taxi-moto en attendant de trouver de liquidité nécessaire à son prochain voyage à Bria.

 

Côme par hasard, les Russes cherchent des ouvriers pour nettoyer un puits d’eau utilisée par des rebelles à l’époque pour enterrer des corps des personnes qu’ils auraient assassinés.

Alors que monsieur Ndakala,qui vivait à Bangui au moment de cette crise, ne connaissait pas l’histoire de ce puits que les Russes voudraient nettoyer. Il accepte l’offre d’emploi des Russes pour aller faire ce travail de nettoyage.

Malheureusement quelques jours après avoir creusé ce trou, lui et son adjoint se sont rendu compte qu’ils sont piégés, vu l’étendue du boulot à faire et leur rémunération qui serait très inférieure. Ils décident alors de rester depuis trois jours à la maison pour protester contre leur rémunération qu’ils jugent modique.

 

Cependant, dans la matinée de ce lundi 17 juin 2019, deux mercenaires russes se sont présentés au domicile de Monsieur Ndakala pour lui dire de revenir travailler après ils verront comment ils vont arranger les choses pour lui. Sans hésiter, il prend ses outils et repart dans la base des Russes.

 

Contre toute attente, vers 14 heures, les Russes ont transporté son corps sans vie dans leur pick-up pour déposer aux urgences de l’hôpital de Bambari alors que la victime est déjà morte depuis.

Après quelques questions posées par les urgentistes, les Russes expliquent qu’ils auraient retrouvé le corps de la victime au fond du puits qu’il est censé nettoyer.

 

En présence des commandants locaux de la gendarmerie, de la police et des FACA, l’examen du corps présente des traces de tortures et d’étranglement. D’ailleurs, son cou est totalement brisé, tandis que sa tête ne présente aucune trace de choc. Ce qui sous-entend que la victime serait attachée par des cordes, puis étranglée par ses bourreaux.

 

À Bambari, la nouvelle de la mort de monsieur Ndakala fait réagir plus d’un. Des soulèvements des jeunes ont été signalés dans plusieurs quartiers, mais grâce au pragmatisme des commandants de gendarmerie et de la police, appuyées par leur collègue des FACA, des négociations ont été entreprises avec les manifestants et le calme est revenu.

Alors que les mercenaires russes, qui  ont perdu toute leur crédibilité aux yeux de la population locale du fait de leur comportement vis-à-vis de cette dernière, sont devenus depuis lundi 17 juin dans la soirée des persona non grata  à Bambari.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’en début d’année 2019, un mercenaire russe avait abattu son rival au village Pissa, dans la préfecture de la Lobaye avant d’être relocalisé par le pouvoir de Bangui qui entend les protéger à tout prix. Pourtant, quelques semaines après, à Bambari, des mercenaires russes sont soupçonnés d’avoir sectionné la main d’un homme de confession musulmane qu’ils accusent à tort d’avoir collaboré avec le chef rebelle de l’UPC.

En tout cas, les dégâts des mercenaires russes commencent à souler les Centrafricains.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : le FDPC demande le désarmement de ses combattants.

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Des prétendus rebelles du FDPC arrêtés par la Minusca dans la commune de Zoukombo en début d’année.

 

 

Bouar (République centrafricaine) – La demande a été faite la semaine dernière auprès des autorités préfectorales de la Nana-Mambéré.

 

En signe de bonne volonté, les rebelles du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), auteurs de nombreuses prises d’otage dans la région, ont libéré le vendredi 14 juin dernier 3 otages, dont 1 Camerounais aux autorités locales en présence du sous-Préfet de Bouar Bagaza Yadere.

 

Alors que l’otage camerounais a été remis aux autorités camerounaises le dimanche 16 juin par une délégation gouvernementale composée entre autres du ministre du DDRR Maxime Mokome, son collègue de l’intérieur Henri Wanzet Linguissara et celui du développement local Issa Bi-Amadou, les deux autres otages centrafricains, quant à eux, seront remis à leurs familles respectives à Bangui par le gouvernement.

 

S’agissant du désarmement des combattants du FDPC,  le ministre du DDRR Maxime Mokome et ses collègues de l’intérieur et du développement local ont souhaité les rencontrer ce lundi 17 juin pour tenter de ficeler le dossier.

Par ailleurs, dans leur correspondance aux autorités préfectorales la semaine dernière, les rebelles du front démocratique du peuple centrafricain, dirigé par le général Abdoulaye Miskine, demandent leur relocalisation ailleurs qu’au village Zoukombo. Ce qui est en cours d’examen selon une source locale.

 

Alors, cette fois, la balle est dans le camp du gouvernement pour accélérer leur désarmement.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique: deux journalistes de l’AFP violemment interpellés à Bangui

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Centrafrique.com/centrafrique-deux-journalistes-de-lafp-violemment-interpelles-a-bangui/un-photographe-blanc-coince-au-mu-en-train-de-filmer-les-manifestations-de-lopposition-a-bangui-le-15-juin-2019-photo-facebook/” rel=”attachment wp-att-29533 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Un photo-reporter de l’AFP en train de filmer les manifestations de l’opposition près de l’UCATEX à Bangui dans le 8e arrondissement.

 

Deux journalistes français de l’Agence France-Presse (AFP) en Centrafrique ont été brutalement interpellés et leur matériel confisqué ou détruit samedi, lors de la dispersion d’une manifestation de l’opposition à Bangui, interdite par les autorités.

Les deux correspondants, Charles Bouessel (28 ans) et Florent Vergnes (30 ans), ont déclaré avoir été retenus plus de six heures et auditionnés trois fois, après avoir été arrêtés et molestés à plusieurs reprises par des membres de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB).

Accrédités pour travailler dans ce pays, les deux journalistes ont été arrêtés samedi vers 15H00 (14H00 GMT).

“L’AFP proteste contre les violences policières injustifiables dont ont été victimes deux de ses collaborateurs samedi à Bangui”, a déclaré le directeur AFP pour l’Afrique, Boris Bachorz.

Les journalistes ont d’abord été retenus par l’OCRB puis transférés dans les locaux de la direction des services de police judiciaire (DSPJ) à Bangui, selon des sources diplomatiques, le ministre centrafricain de la Justice, et les deux journalistes de l’AFP.

“La manifestation se déroulait bien, les CRS nous ont laissé filmer et voyaient bien que nous étions en dehors du cortège”, a témoigné Charles Bouessel, confirmant la version de l’autre journaliste de l’AFP, Florent Vergnes.

“Les manifestants ont été dispersés rapidement. Des pick-up de l’OCRB sont arrivés. On a entendu des tirs à balles réelles”.

“Avec Florent nous tentons de partir (…). L’OCRB nous voit et semble furieux qu’on ait filmé la scène, ils foncent sur nous”, a-t-il ajouté. “L’un d’eux attrape ma caméra et la fracasse par terre. Je mets les mains en l’air mais je me prend une première claque dans la tête. Mon sac à dos (où j’ai mes papiers, passeport, carte bleue, accréditation presse…) est arraché et jeté par terre. Je demande à le prendre, ainsi que les débris de mon appareil mais je reçois seulement des coups”.

“On est emmenés à l’accueil de l’OCRB, où on me dit de vider mes poches pour notifier ce que j’ai sur moi au début de la garde à vue. Je leur explique que je n’ai plus rien, les flics m’ont tout pris, ça ne les intéresse pas, et c’est surement perdu me disent-ils”.

– “Ceinturé à la gorge” –

“On est libérés à 20h48, je n’ai plus de papiers ni d’argent ni de téléphone. Les policiers proposent de nous ramener mais demandent 10.000 francs (15 euros) +pour l’essence+”, poursuit Charles Bouessel.

De son côté, Florent Vergnes a affirmé avoir “été ceinturé à la gorge” et s’être “pris des beignes, des coups de crosse de kalachnikov dans le dos”. “Ils m’ont arraché mon sac, mon appareil photo et mon téléphone” pendant l’arrestation.

“J’ai saigné du nez et j’ai mal au dos et à la mâchoire”, a ajouté Florent Vergnes, qui a fait constater ses blessures par un médecin à Bangui dimanche matin.

“Ce jour, il présente un volumineux hématome temporal droit, un hématome sur l’omoplate droite, un hématome sur la base du nez et une douleur sur l’articulation temporo-mandibulaire gauche et un trouble de l’articulé dentaire”, selon les termes du certificat médical.

Florent Vergnes a souligné qu’au moment de son interpellation, il avait signalé être dûment accrédité : “Je leur ai dit que j’étais journaliste et que j’étais accrédité, ils m’ont dit +appelle ton ministre+”.

Selon le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, les deux journalistes “ont été interpellés par la police, car ils étaient présents sur les lieux d’une manifestation interdite par la police”.

“On a demandé à ce qu’ils soient libérés hier (samedi), ce qui a été fait. Demain (lundi), lorsque on aura tous les éléments et le procès-verbal, on va décider de la suite de la procédure”, a ajouté le ministre, joint par l’AFP de Libreville.

– Protestation de l’AFP –

Dans un communiqué, le directeur AFP pour l’Afrique, Boris Bachorz, a écrit que “l’AFP proteste contre les violences policières injustifiables dont ont été victimes deux de ses collaborateurs samedi à Bangui. Charles Bouessel et Florent Vergnes ne faisaient rien d’autre que leur travail, pour lequel ils ont été dûment accrédités par les autorités centrafricaines, quand ils ont été interpellés puis tabassés par des membres des forces de l’ordre, avant d’être gardés à vue de longues heures”.

“Nous demandons aux autorités centrafricaines des assurances que ces deux journalistes, comme l’ensemble de leurs collègues en Centrafrique, puissent continuer à effectuer leur mission sans avoir à craindre pour leur intégrité physique”, a-t-il poursuivi, indiquant qu’une démarche formelle de l’AFP serait effectuée en ce sens dès lundi.

Reporters sans frontières (RSF) a également “condamné l’agression” des deux correspondants. “Ces mauvais traitements ne doivent pas rester impunis”, a écrit l’ONG dimanche sur Twitter.

Dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse de RSF, la Centrafrique occupe la 145e place sur 180.

Avec AFP

“Violences extrêmes” entre l’armée et manifestants dans le centre du Bénin

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Centrafrique.com/violences-extremes-entre-larmee-et-manifestants-dans-le-centre-du-benin/violente-manifestation-au-benin-en-juin-2019/” rel=”attachment wp-att-29528 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des pneus brûlent alors que les manifestants barricadent les rues de Cadjehoun, fief de l'ancien président du Bénin, Thomas Yayi Boni, le 2 mai 2019 à Cotonou.
Des pneus brûlent alors que les manifestants barricadent les rues de Cadjehoun, fief de l’ancien président du Bénin, Thomas Yayi Boni, le 2 mai 2019 à Cotonou.

 

La situation était toujours très tendue vendredi matin au Bénin, après plus de quatre jours d’affrontements entre l’armée et les populations à Savè et à Tchaourou, ville d’origine de l’ancien président Boni Yayi, dans le centre du pays.

“Les forces armées sont présentes partout dans la commune et sur la route principale entre Tchaourou et Parakou pour essayer de dégager les barricades” mises en place par des manifestant pro-Yayi, a confié vendredi à l’AFP un élu de la commune sous couvert d’anonymat.

“L’armée tire à balles réelles. Les violences sont extrêmes”, a-t-il affirmé.

Plusieurs éléments de l’armée ont été blessés et admis dans un hôpital à Parakou, selon un médecin sur place joint au téléphone, mais qui n’a pas souhaité donner de bilan exact.

Aucune information officielle n’était disponible sur le bilan des affrontements.

Selon le maire de la commune voisine de Savè, Timothée Biaou, contacté par l’AFP, “les jeunes ont rétabli les barrages ce matin (vendredi) sur la route entre Cotonou et Parakou”.

“Hier soir (jeudi), la police républicaine a tiré à balles réelles et il y a eu deux blessés graves”, a-t-il affirmé, revenant sur les propos diffusés dans la presse locale selon lesquels il y aurait eu un mort.

Des photos et des vidéos de manifestants blessés ainsi que des soldats circulaient sur les réseaux sociaux, faisant état de très fortes altercations sur la route principale, bloquée par les manifestants.

Ils “réclament la levée des barrages autour du domicile de Boni Yayi et la libération de leurs frères avant de libérer la route (…) bloquée à hauteur de Tchaourou”, a expliqué à l’AFP un proche de l’ancien président, dont le domicile à Cotonou, la capitale économique, est toujours cerné par les forces de l’ordre.

Le pays est en proie à une crise politique depuis les élections législatives du 28 avril, auxquelles l’opposition n’avait pas été autorisée à présenter de candidats pour des raisons administratives.

L’ancien président avait appelé la population à se soulever en signe de protestation et appelé le chef de l’Etat, Patrice Talon a annulé le processus électoral. Les 1er et 2 mai, des centaines de personnes s’étaient rassemblées autour du domicile de Boni Yayi à Cotonou, craignant qu’il ne soit arrêté.

La répression des manifestations par l’armée a déjà fait au moins quatre morts par balles selon Amnesty International et de nombreux blessés à travers le pays.

Des ONG de défense des droits humains ont dénoncé le tournant autoritaire du président Patrice Talon, élu en avril 2016, dans un pays qui a longtemps été considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest.

 

AFP/VOA

CENTRAFRIQUE : LE DROIT DE MANIFESTER PACIFIQUEMENT FACE À LA MILICE CRIMINELLE DU POUVOIR, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE RÉUSSIRA T-IL À TRANSIGER ? 

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Centrafrique.com/centrafrique-le-droit-de-manifester-pacifiquement-face-a-la-milice-criminelle-du-pouvoir-le-president-de-la-republique-reussira-t-il-a-transiger/doud-bernard-selembi-journaliste-12/” rel=”attachment wp-att-29524 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Un peuple muet et docile est un peuple mort…c’est le slogan qui galvanise dorénavant le peuple centrafricain depuis la dernière boucherie humaine attribuée au tristement célèbre des groupes armés des 3R. C’est cette logique qui a motivé la mise en place d’une plateforme citoyenne en vue de défendre les intérêts d’un peuple meurtri.

 

Cette plateforme est composée de partis politiques, de syndicats, de la société civile etc…avec des adhésions massives et coordonnées des associations ainsi que de la population. Après de méticuleuses séances de travail, cette coordination a projeté des meetings d’éveil de conscience sur trois samedis consécutifs et sur différents sites dont le premier a été d’ailleurs autorisé par le ministère de la sécurité publique avant de se rétracter.

Ainsi une vive tension électrostatique plane sur le premier meeting créant un climat de peur à l’allure d’un « état d’urgence ».

 

La plateforme s’entête ainsi à brader l’interdiction de manifester tandis que la milice criminelle du pouvoir baptisée « Requin » multiplie des communiqués appelant à la haine, à la banalisation de la mort sur toute l’étendue du territoire national et surtout de nature à mettre en danger l’intégrité physique de certains leaders politiques.

 

Force est de constater que ces communiqués radios diffusés massivement relayés sur les réseaux sociaux et qui font froid dans le dos n’ont connu aucune réaction du pouvoir à plus forte raison du parquet général sensé garantir les libertés fondamentales du peuple centrafricain. Au delà de ce duel entre la démocratie et l’anarchie, nous tenons à rappeler que l’article 15 alinéa 4 de la constitution dispose « l’Etat garantît la liberté de manifestation pacifique ». En outre, selon les dispositions de l’article 22 de la constitution « la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen ».

Ce dernier article de la constitution s’apparente à l’appel du Général De Gaulle du 18 juin 1944 depuis Londres contre l’occupation allemande en vue de libérer la France à la seule différence que l’appel à manifester de la plateforme « E zingo biani » est pacifique c’est à dire sans armes. Exhibant une colonne de blindés sur les artères périphériques du meeting alors que la Centrafrique est officiellement sous embargo de l’ONU, le citoyen lambda s’interroge :

 

En quoi se rassembler pacifiquement pour débattre de la situation du pays est-il criminel alors qu’une milice qui projette de menaces de mort sur des leaders politiques demeure impunie ? Pensez-vous que l’interdiction de cette réunion pacifique anéantira les velléités ou l’aspiration du peuple à la liberté ? Comment peut-on expliquer le mutisme du pouvoir face aux extravagances de cette milice criminelle ? Cette énième interdiction de manifester ne constitue t-elle pas une violation des dispositions de l’article 15 de la constitution qui garantit la liberté de manifester ?

 

Le président de la république et son parti politique le « MCU » qui menacent impunément les défenseurs des droits du peuple sont-ils au dessus de la constitution du 30 mars 2016 ? Quel est le seuil punissable de la violation de la constitution. Cette manifestation pacifique représente t-elle véritablement une réelle menace à l’ordre public ? Quelle est alors la définition que le pouvoir donne à cette notion « fourre tout » d’ordre public ? Pourquoi cette notion ambiguë d’ordre public est toujours troublée lorsqu’il s’agit de manifestations ou de marches de partis politiques d’opposition, de syndicats et de la société civile ?

 

Depuis le début de la mandature, combien de marches ou de manifestations ont été autorisées par ce régime ?

 

Nous estimons que ce pouvoir avec ses nouveaux alliés ont décidé de museler le peuple tout en les massacrant. L’expérience à travers le monde a toujours enseigné que la liberté d’un peuple ne se négocie pas mais elle s’arrache au prix du sang. Notre salut ne viendra ni de l’ONU, ni de la communauté internationale qui ne font que nous assister mais il viendra des centrafricains eux-mêmes. L’heure tant attendue est ainsi arrivée pour que le centrafricain écrive lui-même son propre histoire en donnant une trajectoire durable à son destin. Ce combat du siècle passe nécessairement par la mutualisation de nos efforts et surtout à demeurer uni contre vents et marées.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 14 juin 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique : le ministre Conseiller Adamou Idriss échappé de justesse à un kidnapping à Bangui.

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Centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – menacé de mort depuis quelques jours par des individus non identifiés, le ministre conseiller Adamou Idriss vient de s’échapper de justesse à un rapt au centre-ville de Bangui, a-t-on appris de source sécuritaire.

 

Selon nos informations, la scène s’est produite ce vendredi 14 juin dans la matinée alors que la victime, monsieur Adamou IDRISS, qui est par ailleurs ministre conseiller en matière d’élevage à la présidence de la République, se rendait au travail.

Même si personne n’a été encore identifié comme l’auteur ou co-auteur de ce présumé kidnapping, tous les regards se tournent désormais vers la milice présidentielle « Les Requins ».

 

Monsieur Adamou IDRISS, cadre de l’UPC d’Ali Darassa et nommé récemment par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA après l’accord de paix de Khartoum du 6 février dernier comme ministre conseiller en matière d’élevage à la présidence de la République centrafricaine, serait la cible d’une menace de mort depuis quelques jours à Bangui.

 

Pour l’heure, aucun commentaire n’a été fait ni du côté de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ni du gouvernement.

 

Rappelons que la milice « Les Requins », accusée d’être derrière cette tentative de kidnapping du ministre Adamou Idriss ce vendredi 14 juin, a été créée en janvier dernier par les proches de Faustin Archange Touadera dans le but, selon leurs statuts, de traquer tous les opposants politiques au régime  de la tortue

de Damara et qui se trouvent encore dans la capitale Bangui.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Lettre ouverte au Ministre de l’Intérieur – votre rôle est de protéger l’exercice des libertés constitutionnelles !

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Monsieur Jean-François Akandji Kombé, l’auteur de la lettre ouverte au ministre Wanzet.

 

À Son Excellence Monsieur Henri Wanzet-Linguissara

Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique, Bangui,, RCA

 

Excellence, Monsieur le Ministre,

 

Permettez que, à l’entame de cette missive, je vous félicite d’avoir posé une réaction publique à la notification qui vous a été faite d’un meeting organisé par une organisation aux membres bien identifiés, dans des buts d’intérêt public et de salut national, à savoir la conscientisation de la population sur les enjeux nationaux, l’éveil à la citoyenneté et l’invitation à participer à la chose publique. Vous tranchez ainsi positivement, et cela mérite d’être encouragé, avec une tradition bien connue de nous tous en la matière, qui se nomme esquive en silence ou encore perfidie silencieuse.

Cela étant dit, vous avez agi en tant que chargé de la sécurité publique de notre Etat et donc en tant qu’autorité de police administrative. Ce dont je déduis logiquement que l’acte que vous avez posé doit être réputé appartenir de la catégorie des décisions de police administrative.

En partant de cela, je me dois de vous signaler avant toute chose que, à supposer même que tous vos lecteurs soient vos familiers dans la vie courante, ce n’est guère le lieu, dans un tel acte, d’user à leur égard de votre cavalier « à bon entendeur salut ! ». Si vous voulez que l’on respecte la fonction qui est la vôtre, commencez donc par lui conférer la dignité qui lui revient. Pour cela, il suffit de pas grand chose : vous en tenir à la forme administrative requise.

Sur le fond de votre texte, j’ai choisi de me livrer au pêle-mêle de remarques qui va suivre.

  1. A propos de votre référence à une prétendue « aventure criminelle », à des procédures juridictionnelles qui seraient en cours et à une « responsabilité pénale ».

Primo, vous êtes, que je sache, autorité de police administrative et non de police judiciaire. Votre mission est par conséquent de prévention des troubles à l’ordre public. Elle diffère en cela, selon la distinction classique et élémentaire, de la mission de police judiciaire qui est de poursuivre et sanctionner les auteurs d’infractions déterminées, c’est-à-dire de violations consommées de la loi. C’est dire que vous n’avez aucune qualité, qui plus est dans une décision de police administrative, pour qualifier pénalement – qualifier de « criminelle » un comportement. Ce que vous faites néanmoins, et de surcroît avec une légèreté confondante, en vous asseyant sur la fameuse présomption d’innocence que vous et les autres membres de l’Exécutif n’avez cessé d’agiter quand il s’est agi de soustraire à la justice du peuple centrafricain vos désormais co-pactisants que sont les chefs de guerre, auteurs des massacres les plus infâmes, à grande échelle dans toute la République.

Secundo, je constate que c’est à propos d’une certaine manifestation du passé que vous vous êtes cru autorisé à recourir à cette qualification de « criminelle ». Il y a bien eu des morts à cette manifestation, et nous le déplorons tous. Mais croyez-vous que nous avons oublié que ces dignes filles et fils du pays sont tombés sous les balles de la Minusca ? Voudriez-vous nous faire avaler comme plausible que des leaders de la société civile auraient donné l’ordre aux forces internationales de tirer et de tuer, ou que leur esprit était si puissant qu’il se serait emparé du commandement des armes qui ont ôté la vie aux nôtres ?

De grâce, Monsieur le Ministre, ne persistez pas davantage dans l’injure à l’intelligence des Centrafricains.

  • A propos du motif principal de votre « avertissement », à savoir « la fragilité sécuritaire de notre pays »

Figurez-vous, Monsieur le Ministre, qu’il y a plus attentatoire à cette fragilité sécuritaire qu’un meeting à UCATEX, rassemblement de citoyens sans armes dans un lieu qui, à notre connaissance, n’est pas une poudrière. Ce « plus attentatoire », ce sont ces bandes armés que vous appelez « partenaires pour la paix » qui circulent librement dans le pays, tuant, violant et brulant ici et là, et qui circulent même illégalement au regard de votre Accord de Khartoum qui leur enjoignait de désarmer dans les 90 jours. Nous savons que vous avez connaissance par anticipation de leurs déplacements et de leurs projets funestes. Et, comme vous faites croire que vous mettez un point d’honneur à prévenir les troubles à l’ordre public, ordre public qui comprend la protection des personnes et des biens, allez-y donc sur ce terrain. Vous ne manquerez pas de travail.

Et puis, il y a aussi tous ces déplacements d’un certain parti, assortis de meetings pré-électoraux, à grands frais d’Etats dans tout le territoire. Pourquoi l’idée ne vous est-il jamais venu d’avertir leurs organisateurs. Serait-ce que tout cela se passerait dans un pays autre que le nôtre, épargné par la fameuse « fragilité sécuritaire ? A moins que ce soit parce qu’il y aurait, comme à la météo, des éclaircies de sécurité couvrant nos 623.000km2 ?

Soyons sérieux, Monsieur le Ministre. Les pouvoirs de police administrative ont beau être des pouvoirs exorbitants, ils ne sont pas soustraits à la règle impérative de non discrimination. Les mêmes actes posés dans les mêmes circonstances étant porteurs des mêmes risques pour l’ordre public, vous vous devez de leur appliquer le même traitement. A moins, bien sûr, que l’arbitraire soit votre cheval de bataille.

  • A propos de votre affirmation selon laquelle vous disposez d’éléments faisant état de projets d’attentats terroristes par des personnes connues de vos services.

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De là où nous sommes, c’est-à-dire à Ë ZÎNGO BÎANÎ et de notre position de simples citoyens, les seules menaces contre le meeting d’UCATEX dont nous ayons été informés sont celles que profèrent, jusque sur les ondes de notre radio nationale avec la complicité des autorités, les membres d’une certaine organisation appelée « les Requins », que vous connaissez forcément puisqu’ils sont la milice du pouvoir. Et comme vous les connaissez mieux que quiconque ce groupe d’individus, je note avec intérêt que vous les tenez, et appelez tous les centrafricains, pour terroristes. Soit.

Mais ce n’est là qu’une incidente. Le plus important que je veux vous dire est le suivant : savez-vous que le fait de savoir oblige la puissance publique à agir préventivement, et que en ne le faisant pas c’est la responsabilité de la puissance publique qui serait engagée pour les faits dommageables qui surviendraient du fait de cette absence d’intervention, et donc, pour ce qui nous nous concerne, du fait de la non-neutralisation de ces présumés terroristes biens connus de vos services ?

Votre devoir, faut-il le rappeler, est de protéger les citoyens dans l’exercice de leurs libertés constitutionnelles, dont la liberté de manifester et la liberté de réunion. Et non de créer artificiellement et arbitrairement des entraves.

  • In fine, en définitive, qu’est-ce qu’il est en réalité, votre texte ?

J’avais commencé par dire que vu le contexte, l’acte que vous avez posé était réputé être une décision de police administrative. « Réputé », parce que c’est ce qu’il devrait être en théorie. Mais est-ce bien le cas en pratique ?

Plus haut, j’ai montré que cet acte n’avait pas grand chose à voir avec la police administrative. Reste donc seulement à savoir si l’on a affaire à une «décision ».

En matière de police administrative, les décisions sont de deux ordres, et de deux ordres seulement : autorisation ou interdiction.

J’ai beau scruter votre texte, je ne trouve mention ni de l’une ni de l’autre. Bien sûr, il ne m’a pas échappé que vous prétendez avoir notifié « de vive voix » une décision au Coordonateur de Ë ZÎNGO BÎANÎ. Ceci est un travestissement de la vérité comme les personnes présentes à cette rencontre l’ont montré. Mais à supposer même que cela soit le cas, le seul document qui aurait fait foi, votre texte, ne réitère pas cette décision.  Au lieu de quoi, vous « prenez à témoin l’opinion nationale et internationale » et vous énoncez un « avertissement ».

Voilà tout ce qu’est en réalité votre texte : un communiqué dépourvu de toute décision et, a fortiori, de toute décision d’interdiction. C’est donc un non-acte, ce que les juristes seraient tentés de qualifier d’acte inexistant.

Or, en matière de police administrative, et dans un Etat de droit, ne dit-on pas que ce qui n’est pas interdit est autorisé ?

Considération républicaine et patriotique.

 

 

Jean-François AKANDJI-KOMBE

Président de Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique (CDS-CA), organisation membre de Ë ZÎNGO BÎANÎ – Front Uni pour la Défense de la Nation.

RCA/ Gbokologbo : démonstration de forces d’Ali Darassa devant la visite officielle ONU-UA.

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Le Chef rebelle de l’UPC Ali Darassa. CopyrightDR

 

Gbokologbo (République centrafricaine) – mercredi 12 juin 2019, une mission d’évaluation de l’accord de Khartoum s’est rendue au village Gbokologbo pour y rencontrer le chef rebelle Ali Darassa. Mais pour ce dernier, c’est aussi une occasion en or de démontrer ses capacités de nuisance, et il ne tarde pas à le faire.

 

Alors que quelques heures avant sa rencontre avec la délégation officielle de suivi de l’accord de Khartoum, le chef rebelle Ali Darassa, par ailleurs conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA,  se trouvait encore dans la ville de Bambari  au quartier élevage pour y recouvrer lui-même ses recettes fiscales illégales.

 

Pendant que la délégation, composée entre autres de représentants adjoints de la Minusca, de l’Union africaine, de la CEEAC et du gouvernement centrafricain est arrivée à Gbokologbo,Ali Darassa, qui n’était pas sur place au moment de l’installation de la délégation, a fait son apparition comme un tonnerre sous bonne escorte composée de 4 pick-up BJ80 remplis de ses combattants lourdement armés. Une manière de dire à tous ceux qui peuvent l’entendre qu’il détient encore toutes ses capacités de nuisances. Mais ce n’est pas tout. Il faut voir le nombre de barrières sur l’axe Bambari  – Gbokologbo. Pour une distance de moins de 80 kilomètres, on retrouve pas moins de 18 barrières de l’UPC et sur chaque, pas moins de 50 combattants sont positionnés en alerte.

Alors, la question est de savoir pourquoi tous ses dispositifs alors qu’il savait très bien qu’une équipe de suivi de l’accord de paix de Khartoum devraient passer sur cette voie pour se rendre à Gbokologbo.

 

Justement, c’est la première question que la délégation lui avait posée sur les nombreuses barrières de l’Unité pour la Paix en Centrafrique  sur les routes alors que la population se plaint du comportement de ces rebelles sur ces barrières. Mais l’homme, comme dans son habitude, reste évasif et explique qu’il n’a pas assez de temps pour sensibiliser tous ses combattants sur les enjeux de l’accord qu’il a signé.

 

Sur la question de l’occupation des bâtiments administratifs, notamment à Kouango où ses hommes continuent d’occuper les locaux de la sous-préfecture et une école locale alors qu’il a lui-même signé le 6 février dernier l’accord de paix de Khartoum qui prévoit entre autres le démantèlement de toutes les barrières illégales des rebelles sur les routes et la libération des bâtiments administratifs occupés par ces derniers, Ali Darassa, pourtant conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, continue de nier en bloc que ses hommes occupent à ce jour des bâtiments administratifs dans le pays.

 

En tout cas pour de nombreux observateurs centrafricains, Ali Darassa continue de défier tout le monde avec ce jeu de ping-pong. Mais à quand la fin de ce jeu ?

 

Faut-il rappeler que parmi la délégation qui s’est rendue à Gbokologbo ce mercredi 12 juin 2019, se trouvent le ministre du Désarmement Maxime Mokome, du ministre de l’intérieur Henru Wanzet Lingassara, le chef d’État-major des armées centrafricaines, du ministre délégué Daouda….

24 heures après leur arrivée à Bambari, la délégation a quitté la ville pour Bangui ce mercredi vers 16 heures.

 

Gbokologbo, l’équipe d’enquête du CNC.

Copyright2019CNC.

Centrafrique : les choses se compliquent pour le président Touadera.

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Bangui (République centrafricaine) – Les choses se compliquent dangereusement pour le président Faustin Archange Touadera à quelques mois de la fin de son mandat. Après la création, par une vingtaine des partis politiques et de la société civile d’un mouvement dénommé Front uni pour la Défense de la Nation dite E ZINGO, c’est au tour de l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua de tracer la voie à suivre.

 

Visiblement, Abdoul Karim Meckassoua qui affirme être victime d’un coup d’État parlementaire piloté par le président Touadera ne peut plus supporter l’affront essuyé. Il entend désormais lui rendre la monnaie de sa pièce.

 

C’est dans une interview accordée à nos confrères du site d’information 54 Etats.com que le député du 3e arrondissement de Bangui Abdoul Karim Meckassoua l’a fait savoir au monde : « … Aujourd’hui, il y a suffisamment d’éléments pour traduire le président de la République devant la Haute Cour de Justice pour haute trahison, et notamment pour violation caractérisée du serment qu’il a prêté le 30 mars 2016. Il faut pour cela utiliser la voix politique et judiciaire en respectant notre Constitution ».

 

Comment cela pourrait-il voir le jour ?

D’après les éléments d’informations en notre possession, plusieurs missions effectuées dans plusieurs pays hostiles au président Touadera par l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua étaient dans le but de convaincre les gouvernements et partenaires de ces pays à mettre la main à la poche afin de soudoyer les députés à initier la demande de mise en accusation et la voter le moment venu.

 

Des centaines des faits et actes du président Touadera qui violent la Constitution et en compilation dans des cabinets d’avocats à Bangui et en Europe.  Des constitutionnalistes ont été aussi appelés au secours.

 

Contacté par CNC, un des avocats parle d’une dizaine des articles de la Constitution violés, et ce, de façon délibérée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Violation de l’article 60 de la Constitution par l’accord de Sotchi.

En signant avec les mercenaires russes de la société Wagner l’accord de Sotchi autorisant les Russes à venir faire des affaires en Centrafrique, le président Touadera s’est jeté lui-même dans « l’affairisme » sanctionné par l’article 124 de la Constitution.

Aujourd’hui, grâce au bénéfice de cet accord de Sotchi, sur toutes les régions diamantifères et aurifères, occupées ou non par des groupes armés, on y retrouve les mercenaires russes qui exploitent à grande échelle l’or et le diamant sans aucune autorisation délivrée et sans être assistés par les spécialistes, coté centrafricain.

Rappelons que dans cet accord de Sotchi, le président Touadera et son ancien directeur de cabinet devenu aujourd’hui son Premier ministre Firmin NGRÉBADA ont violé en connaissance de cause l’article 60 de la Constitution qui oblige le gouvernement à recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles et à les publier dans les 8 jours francs suivant sa signature.

D’après les termes de l’accord de Sotchi signé entre le président Touadera et les mercenaires russes, « … la partie centrafricaine a confirmé que les géologues russes pouvaient commencer l’exploration primaire des gisements avant d’obtenir une licence, à condition qu’ils soient accompagnés de spécialistes du Ministère des Mines de la République centrafricaine ».

 

Cette condition n’est jamais respectée et l’exploration est devenue « exploitation ». Une violation flagrante de la Constitution.

Aujourd’hui, à Manbèrè, Berberati, Bria, Yaloké, Kembé, Paoua, Bozoum, Bambari, Ndélé, Birao, les mercenaires et géologues russes exploitent à eux seuls ou avec les Chinois, l’or et diamant de façon industrielle sans en avoir le permis et sans aucune présence des experts, coté centrafricain.

 

Tueries de masse : un homicide politique

 

D’après le dictionnaire français, l’homicide est le fait de donner la mort à un être humain. Par exaspération, le fait de causer un grave préjudice moral a autrui. L’homicide sera politique s’il est réalisé dans un but politique.

Aujourd’hui, c’est la politique double du président Touadera qui pousse certains de ses alliés rebelles à endeuiller des familles en Centrafrique.  Pourtant, il a juré devant Dieu et la Nation d’assurer le bien-être de son peuple et non de les infliger des souffrances. Partant de ces actes, le président Faustin Archange Touadera, à ce jour, doit être destitué.

 

Création du mouvement « Requin » : c’est la constitution et l’entretien d’une milice

 

Face à son incapacité de pacifier le pays, d’accepter une opposition politique à son régime et son refus de le reconnaître la tolérance, l’inclusion et la concertation comme socle de la paix et de l’unité nationale et en réponse à la création du mouvement « E Zingo Biani » regroupant organisations de la société civile et plus d’une vingtaine de partis politiques sous le lead du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), le président Touadera avec sa bande, a créé sa propre milice privée dénommée « le Requin » avec pour objectif, de tracter jusqu’à la mort tous ceux ou toutes celles qui oseront critiquer son régime.

Or, la constitution et entretien d’une milice est passible d’un crime de haute trahison sanctionné par l’article 124 de la Constitution du 30 mars 2016.

 

Violation de l’article 28 de la Constitution

 

Galvanisés par l’occupation à 80% du territoire national, les groupes armés avaient demandé la séparation du pays. Cette prise de position, selon un juriste contacté par CNC, est constitutive de l’usurpation de la souveraineté par la rébellion tombée sous le coup de l’article 28 de la Constitution. C’est pour cette raison peut-être, poursuit notre juriste, que le président Touadera a promis qu’il ne nommera pas les représentants des groupes armés dans le gouvernement ou autres institutions du pays tant que ceux-ci ne déposent pas les armes.

L’article 28 de la Constitution va même plus loin pour interdire à ceux qui utiliseront ces voix l’exercice des fonctions publiques dans les institutions. Et tout soutien quelconque à quelqu’un qui est dans un tel projet est son complice.

Aujourd’hui, Touadera assiste financièrement ces groupes des usurpateurs pour se réarmer et les nomme ensuite dans les hautes fonctions publiques.

 

Si le gouvernement n’a pas encore réagi à ses propos, un ancien conseiller du président Bozizé contacté par CNC affirme que Abdoul Karim Meckassoua est un homme qui aime se venger.

« Il était venu nous voir. Moi, Bozizé et quatre autres personnes que je taise leurs noms pour tenir de mêmes propos sur Patassé. Et il a vraiment œuvré pour le chasser du pouvoir. Aujourd’hui, il dit ouvertement que c’est lui qui a chassé Patassé du pouvoir et non Bozizé. Il le dit à nouveau pour Touadera, tel que je le connais, il va le faire ». Nous a confié cet ancien conseiller de Bozizé aujourd’hui sans emploi.

 

Copyright 2019CNC

Centrafrique / flash info : grève des mototaximen à Bouar suite à l’assassinat de l’un de leur.

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Monument de Paix à Bouar. Crédit photo : CNC.

 

 

Bouar (République centrafricaine) – plusieurs fois victimes des actes criminels sur les routes, les mototaximen de la capitale provinciale de la Nana-Mambéré ont décidé d’observer une journée de grève ce mercredi 12 juin 2019.

 

Suite à l’assassinat par marteau d’un mototaximan local sur l’axe Bouar-Baoro le lundi 10 juin dernier, le collectif des mototaximen de Bouar ont décidé d’observer une journée de grève afin d’attirer l’attention des autorités préfectorales sur les conditions difficiles de leur travail.

Ainsi, depuis ce mercredi 12 juin dans la matinée, aucune activité des  taxis – motos est visible dans la ville de Bouar.

 

Selon un membre du collectif contacté par CNC, ce n’est pas pour la première fois que les mototaximen de Bouar sont victimes des tels actes criminels sur ce tronçon de route Bouar-Baoro. Selon lui, les criminels utilisent tantôt des femmes comme appât pour piéger leur victime. Mais ce qui est difficile à supporter pour ce dernier acte criminel ayant conduit à l’assassinat de leur collègue sur l’axe Bouar-Baoro lundi dernier, c’est la manière dans laquelle il aurait été tué.

D’après lui, la victime aurait été attachée à un arbre avant d’être assommée par marteau. Et ce n’est pas pour la première fois que les assaillants, qui sont venus probablement de loin, commettent des crimes odieux sur les mototaximen de Bouar.

Pour le collectif, les autorités préfectorales doivent installer des checkpoints dans la zone pour contrôler les circulations dans le secteur.

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : véritable déclaration de guerre de Monsieur Nourd Gregaza, Président du PRNC au Président Touadera.

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Des chefs Seleka. CopyrightDR.

 

Depuis quelques jours , j’ai pu mesurer , la nature de Mr Touadera, son mode de fonctionnement. Voilà un abruti , un pantin doublé d’incompétence, qui est prêt à tout et n’importe quoi, si cela lui confère le droit de conserver ses privilèges. C’est cela même qui lui concède de ruiner le pays et à travers lui le peuple centrafricain.

 

Mr. touadera depuis le temps que nous nous connaissons, tu devrais savoir que je n’ai aucune sorte de respect pour ta personne ni pour ton travail .

Je veux que tu saches Mr l’incompétent : rien de ce que tu fais ne me feras changer d’avis sur ta personne et encore moins maintenant.
Alors , tu peux harceler mes proches , les intimider… Je ne céderais pas , je ne travaillerais jamais pour toi, ni avec toi et ne serais jamais ton allié, ni aujourd ‘hui ni demain!!!
Tu vois , Mr l’incompétent , les seuls êtres pour qui je souhaite travailler et même je suis prêt à donner ma vie c’est pour mon peuple, avec eux, afin d’en finir avec toi et tes bandes de voyous.
Touadera je t’avertis, si tu veux la paix alors arrête immédiatement tes maneuvres indécentes. Le cas contraire je te ferais voir de quel bois je me chauffe !!! si tu me cherches tu vas me trouver, crois-moi. Je suis un homme un vrai pas les sous hommes que tu as l’habitude d’avoir en face de toi !!!!
Alors prends garde. Contrairement à toi , et aujourd hui grâce à toi, j’ai mieux saisi la chance que j’ai eue de posséder une vraie conviction articulée autour du souci de rapport humain : cette fameuse obéissance d’amitié ?
Celle recherchée au quotidien chez nos subordonnés  là où l’hadhesion l’emporte sur la contrainte. Cette ouverture aux autres, par construction, car il n’est de richesse que l’homme ; cette fraternité profonde entre nous , sachant qu’ elle pouvait nous conduire ensemble jusqu’ au sacrifice suprême ; cette vérité dans le regard, qui, seule produit le bonheur authentique. Que de fois ai-je entendu à juste raison mon père affirmer ce qu’il souhaite? Mettre l’homme au centre du projet ? Sache le Mr l’incompétent, pour bien diriger, il faut d’abord savoir se diriger soi-même. Chacun préside à sa propre destinée. Dès la naissance d’un premier enfant, on devient chef de famille. Quand on prend une quelconque responsabilité, on est directement en prise avec cette problématique de chef, car titulaire d’une parcelle, grande ou petite, d’autorité. On agit, suivant l’expression “de son propre chef”.
Dans la vie quotidienne, quelle que soit sa vie, tout homme ne saurait exiger d’un autre qu’il lui obéisse s’il n’obéit pas à lui-même.
Chacun doit être son propre chef, avant de prétendre être celui d’un autre. Mr l’incompétent es-tu ton propre chef? Notre pays à besoin de dirigeants tournés vers les autres, aimant davantage les responsabilités que le pouvoir , dotés d’une moelle épinière innervée par des valeurs à la fois pérennes et modernes.
Notre époque a besoin de clarté , d’épaisseur, de profondeur. Notre époque a besoin de chefs pour aujourd’hui et surtout pour demain. Ce que tu n’es pas !!!! Alors Mr touadera s’il arrive quoi que soit à un des mes proches je te tiendrais personnellement pour responsable et crois-moi ma riposte sera immédiate et très sanglante !!!! Donc prépare toi à te faire écraser !!!!

Nourd Gregaza Président du PRNC

Merci.

Vous pouvez nous joindre au 0766382414

 

La lettre est publiée telle qu’on a reçue.

 

 

Groupes armés : à quoi jouent les Russes ?

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Une base des mercenaires russes à Bria. Copyright2019CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – « Mamboko na mamboko », proclament haut et fier les affiches russes que les Banguissois croisent à tous les coins de rue de la capitale.

 

« Main dans la main », oui, mais avec les groupes armés rebelles. Comment expliquer, sinon, l’étrange comportement des Russes, depuis les tragiques massacres terroristes qui ont récemment endeuillé la terre de Boganda ?

 

Les mercenaires russes de Wagner aiment se pavaner comme les grands guerriers, et la fédération de Russie s’est présenté en Centrafrique avec mille promesses pour la sécurité des populations. Aujourd’hui, le Centrafricain lambda se demande : qu’en est-il de ces promesses ?

Les Russes se sont installés en province pour exploiter les ressources dont regorgent le pays mais malheureusement, depuis la fin de la crise et le retour à l’ordre constitutionnel, l’Etat ne s’est pas encore redéployé dans la plénitude de ses fonctions régaliennes sur toute l’étendue du territoire. Les sociétés russes ont donc besoin de la protection des mercenaires étrangers qui battent la campagne en coupe réglée. A Gbokologbo, les fils de la Volga se sont mis d’accord avec l’UPC du mercenaire peulh nigérien Ali Darassa pour monter un abattoir de viande bovine. « Les bons comptes font les bons amis », dit l’adage populaire. C’est pourquoi, lorsque l’UPC a empêché un convoi du ministère de l’économie, du plan et de la coopération internationale, de franchir leur barrage illégal à Alindao, les Russes du Groupe Wagner, après quelques rodomontades, ont fini par rentrer chez eux sans rien faire.

En réalité, partout où les mercenaires déchainent la violence, les Russes laissent faire, sans réagir, ou s’enfuient, comme à Bambari. Et que faisaient-ils, le 21 mai, quand les rebelles de 3R ont commis leur tuerie à Paoua ?

En revanche, quelques jours plus tard, le conseiller à la sécurité de la présidence, Valery Zakharov est venu en personne négocier la reddition des trois (3) criminels des 3R livrés par Sidiki. Quand il faut pêcher dans l’eau trouble, les Russes sont toujours prêts à noyer le poisson. M. Zakharov se sent-il responsable devant le peuple centrafricain ? Veut-il faire oublier que les mercenaires russes ne bougent jamais le doigt quand les fils et les filles de Centrafrique sont abandonnés au couteau des bourreaux ?

Dans cette danse macabre, qui protège qui ?

Comprenne qui pourra…

 

Copyright2019CNC.

Livre / Parution : « La valse de Sophie et Stella » de Abel Yanguel dit Debozoy

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« La valse de Sophie et Stella » est un recueil poétique qui regroupe plusieurs thèmes très variés et basés en grande majorité sur l’amour que l’Auteur a subdivisé en deux parties :

Dans la partie 1, l’Auteur nous transporte avec lui dans des fascinants récits d’histoire d’amour avec les joies et les peines que peuvent provoquer nos bouillonnants rêves amoureux. Tandis que dans la partie 2, il traite les divers aspects de la vie sans manquer de rendre hommage aux femmes, tout en décriant les survies difficiles des enfants de la rue. Il touche également du doigt les problèmes des guerres et des divisions qui sévissent dans le monde actuel. C’est un ouvrage très captivant qui allie joie, émotion ou compassion qui, dans la verve de l’Auteur, donne à l’amour toute sa place de vertu.

 

Rappelons que Monsieur Abel Yanguel dit Debozoy est un Ecrivain-Poète et Ingénieur centrafricain né dans la ville de Paoua en Centrafrique le 20 avril 1968. Il a débuté sa carrière professionnelle en 1996 comme Ingénieur des Travaux Publics et occupera des postes de responsabilités dans différentes entreprises de BTP.

Travailleur assidu, il sera élevé au grade de chevalier de l’ordre du mérite centrafricain par son Etat en 1999. Il créa en 2006 son entreprise de construction, devint Fondateur et Directeur du journal « La Gazette du Matin » qu’il a créé en 2012 avant de s’exiler en Côte d’Ivoire en 2014 où il vit actuellement et dirige son cabinet d’études et d’expertises. Abel fut acteur de théâtre et auteur de plusieurs ouvrages et recueils de poèmes.

Découvrez-le sur son blog : http ://www.yanguel.com

 

 

Prestation de serment à N’Djamena des nouveaux contrôleurs financiers de la CEMAC

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Siège de la CEMAC à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Les sept nouveaux membres de la Commission de surveillance du marché financier (COSUMAF) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) ont prêté serment, mardi, devant la Cour de justice communautaire siégeant dans la capitale tchadienne N’Djamena.

 

Il s’agit de la nouvelle secrétaire générale et des six nouveaux commissaires qui ont tous une expérience avérée dans la fonction publique ou le monde des finances. Ils ont été nommés par les pays membres de la CEMAC (Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad), et ont juré de “défendre et promouvoir en toute indépendance le bon fonctionnement et les intérêts du marché financier régional”.

Autorité de tutelle, de régulation et de contrôle du marché financier, la COSUMAF, dont le siège est à Libreville (Gabon), veille à la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières et autres instruments financiers émis dans le cadre d’un appel public à l’épargne, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement du marché de la CEMAC. F

Avec Xinhua

Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tient à remercier  la population du 4ème Arrondissent de Bangui et de ses environs, ainsi que tous les camarades militants et militantes qui étaient venus massivement assister à la finale du tournoi de football dénommé Coupe de la Paix et de la Cohésion sociale, organisé par la Sous-ligue de football de Boy rabe et sponsorisé par le MLPC, le dimanche 09 Juin 2019 à 15 heures au stade de l’école Ndrès 2 à Boy rabe Bangui.

 

Cette finale qui opposait le FC Saint sauveur et le FC Lion. Au terme d’un match époustouflant, le FC Saint sauveur remporte d’un score de 2 buts contre 1 face à son adversaire le FC Lion.

 

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), félicite la population du 4ème arrondissement à continuer à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale.

 

 

 

Aimé DOUNDA

                                                         Porte-Parole du Parti

Responsable du Pôle de Communication

 

 

 

Signature de l’accord de financement du programme Kandadji entre le Niger et la Banque africaine de développement

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Le Président de la Banque africaine de développement (BAD)

 

 

Malabo (Guinée Equatoriale), le 11 juin 2019 – La République du Niger et la Banque africaine de développement ont signé le mardi 11 juin 2019 à Malabo (Guinée Equatoriale) l’accord de financement de 128,8 millions de dollars américains pour la réalisation du Projet d’appui au programme « Kandadji » de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la Vallée du Niger (PA-KRESMIN).

 

Au nom du gouvernement nigérien, la ministre du Plan Aïchatou Kane Boulama a exprimé sa gratitude à la Banque et salué le leadership dont a fait montre celle-ci dans le processus de développement du programme « Kandadji ».

 

« Nous voudrions saluer l’engagement fort de la Banque pour ce projet très important aux yeux des populations nigériennes. La signature de cet accord est un pas de plus vers sa réalisation, mais aussi vers la restauration de l’écosystème du fleuve Niger et l’aménagement de milliers d’hectares irrigués au bénéfice des Nigériens. Pas seulement ceux de la région de Tillabéry, mais de l’ensemble du pays », a souligné Mme Boulama. Elle était accompagnée du ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget, Ahmat Jidoud.

 

« C’est un rêve vieux de 100 ans qui voit enfin le jour et nous sommes heureux d’y avoir contribué, a chaleureusement réagi Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale pour l’Afrique de l’ouest de la Banque. Nous sommes à vos côtés et nous le resterons ».

 

La mise en œuvre du projet « Kandadji » prévue sur six ans (2019-2025) passe par la réalisation d’un barrage à buts multiples qui devrait créer un véritable pôle de développement dans la région de Tillabéry, une des plus vulnérables du Niger, où vivent trois millions de personnes.

 

Le financement de la Banque, chef de file de la dizaine de partenaires impliqués dans ce programme, se compose d’un prêt de 65,1 millions de dollars, d’un don de 49,7 millions de dollars du Fonds africain de développement (FAD) ainsi que d’un prêt de 14 millions de dollars de la Facilité d’appui à la transition (FAT).

 

 

Centrafrique : un vaste réseau de détournement au Ministère des Transports

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Bangui (République centrafricaine) – Un système bien organisé du détournement des fonds publics a été mis en place sous l’œil du gouvernement au ministère des Transports et de l’Aviation civile.

 

Tous les jours ouvrés, dès 8 heures du matin, la cour du ministère des Transports et de l’Aviation civile est bourrée du monde. Des véhicules, des motos, des administrateurs et des administrés circulent dans tous les sens. La scène, à l’œil nu, démontre que les services marchent très bien. Mais en dessous, un réseau mafieux dont chaque personnel tente de tirer profit.

 

Alors qu’il y’a quelques mois, la société Almadina, retenue par le gouvernement à travers le ministère des Transports et de l’Aviation civile en vue de la délivrance des titres sécurisés et des plaques d’immatriculation pour les moyens roulants à quatre et deux roues , certains groupes des personnes, pour la plus part travaillant au ministère des transports, se sont organisés au vu et au su du gouvernement grâce au système de corruption et de collusion au sein de la société Almadina afin de s’enrichir illégalement à travers le renouvellement et  la délivrance des titres sécurisés et des plaques d’immatriculation.

 

D’après notre enquête sur place, il n’est plus nécessaire pour beaucoup des automobilistes qui souhaitent se faire délivrer de plaques d’immatriculation, de cartes grises ou encore de permis de conduire de passer par la banque ou à la direction générale des impôts pour payer leurs timbres fiscaux comme l’a exigé la procédure officielle. Il suffit de se rendre physiquement au ministère des Transports et vous serez accueillis à bras ouverts par des mafieux qui s’organisent en petits groupes au vu et au su du nouveau ministre qui semble être dépassé par l’ampleur des choses.

 

Pour le renouvellement d’un permis de conduire, la procédure exige de payer directement à la banque, et ce, sur le compte du trésor public un montant de 3500 francs CFA par catégorie, puis un timbre de 15 000 francs CFA  à la direction générale des impôts et une quittance de 15 000 francs CFA à payer à la caisse de la société Almadina. Mais tout ça, c’est de la théorie du gouvernement. La réalité est que les frais des catégories et des timbres fiscaux exigés sont versés directement dans les poches de ces groupes mafieux qui vous promettent un traitement rapide de votre dossier dans la journée.

Cette pratique digne de la mafia mexicaine, qui est valable d’ailleurs pour la délivrance de tous les documents sécurisés, prive l’État centrafricain d’importante source de revenus.

D’après un cadre du ministère des Finances, le préjudice pourrait toucher 500 000 francs CFA par jour.

 

En outre, les catégories standard du permis de conduire, telles qu’a et B, autrefois permanentes, sont dorénavant  renouvelable chaque 5 ans sous peine d’avoir un permis obsolète dans la poche.   Ceci dit, les mafieux continueront toujours à se faire de l’argent si rien n’est fait d’ici là.

 

Dossier à suivre…

 

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RCA : La politique de gestion gouvernementale ou la RCA ne pourra marcher sur ses deux jambes que si les ministres sont dorénavant évalués

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Le Premier ministre Firmin Ngrébada. CopyrightDR

 

 

La politique de gestion gouvernementale ou la RCA ne pourra marcher sur ses deux (2) jambes que si les ministres sont dorénavant évalués, périodiquement, afin d’ajuster, éventuellement, la mise en œuvre efficiente et la performance des politiques publiques.

 

Soixante (60) ans après les indépendances et près de trois décennies- toute une génération pour ainsi dire- d’errements, en politique de pilotage à vue, de crises politico-militaires récurrentes en organisation de différents raouts regroupant les principaux protagonistes de la classe politique en passant par des phases de mutineries (soulèvements) à répétition d’une partie de l’armée, parfois, injustement traitée pour des raisons purement politiciennes au milieu des années 1990 ont, sans conteste, achevé de désorganiser, de saper même les bases et fondements de l’Etat centrafricain et, par ricochet, de ceux de la nation centrafricaine.

Et, en même temps, la RCA en a perdu l’essentiel de ses repères, son âme, ce qui fait sa raison d’être, son substrat. Avec son corollaire en termes de déficit de culture de gouvernement, de déficit de culture de la bonne gouvernance (publique). Pour reprendre, un tant soit peu, les exigences d’un concept désormais en vogue, popularisé, depuis, par les institutions et organismes spécialisés dans le financement du développement.

Dans un tel contexte, malheureusement, aucun segment de la société n’est épargné, n’est en reste. La culture de l’incivisme et du reniement des institutions républicaines a pris le pas, à notre corps défendant, sur le respect de la démocratie, de la défense des droits de l’homme et de l’Etat de droit. Des esprits chagrins, en mal d’existence politique ou guidés par des intérêts bassement matériels et égoïstes, n’hésitent plus à recourir aux armes pour exprimer leurs desiderata et revendications légitimes, bafouant ainsi au passage et sans état d’âme, les institutions constitutionnellement reconnues.

Pour espérer renouer avec les repères de la République, impératif catégorique, condition sine qua non et indispensable au vivre ensemble, à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale– je pense au respect de la constitution, de la loi, de l’éthique dans la gestion des affaires publiques, aux valeurs qui fondent notre pacte républicain, à la conscience aigue du bien public, du bien commun, à l’esprit d’abnégation, au sens du service public, au sens du travail bien fait, au réflexe de l’obligation de réserve, à celui du devoir de neutralité etc.-, Ses représentants au plus haut niveau de l’Etat, en l’occurrence, les membres du gouvernement, doivent être évalués périodiquement, régulièrement afin de mesurer, de façon optimale, l’efficacité, l’impact réel de la mise en œuvre des politiques publiques (sectorielles) sur le quotidien et la vie des citoyens.

Politiques publiques, qui s’inscrivent dans les principales fonctions et les grandes missions régaliennes de l’Etat dans un Etat de droit.

Notons, sans plus tarder, que les missions de l’Etat sont déclinées globalement au regard du nombre et des intitulés de départements ministériels.

Ainsi, la politique de gestion gouvernementale- objet de notre étude- qui induit, inexorablement, l’évaluation objective, sans parti pris, des membres de l’exécutif, suppose, au préalable, la remise, en début de mission à chaque membre, d’une feuille de route non exhaustive reprenant les grandes actions à réaliser à court terme (I) et l’obligation de reddition périodique, par chaque membre, de comptes afin que le pays puisse être situé, en temps réel, sur l’état d’avancement des chantiers engagés ou à engager rapidement, à plus ou moins mi-mandat présidentiel (II).

C’est dire que les membres de l’exécutif doivent être jugés à l’aune de l’espace du quinquennat dévolu au chef de l’Etat. Dans ces conditions, il n’y a pas beaucoup de temps à perdre. Chaque ministre doit s’aviser d’aller vite pour réaliser son programme de travail dans le laps de temps imparti.

 

  1. La remise d’une feuille de route non exhaustive à chaque membre du gouvernement lors de son entrée en fonction.

 

Au moment de prendre ses responsabilités ministérielles, chaque ministre doit recevoir, du premier ministre, chef de gouvernement, une feuille de route (une lettre de mission) non exhaustive relative aux exigences réclamées à son département. A charge, pour lui, de l’approfondir afin de l’améliorer conformément à la vision prospective et au projet de société décliné par le président de la République, chef de l’Etat, pendant la campagne. Projet, qui lui a permis d’être élu victorieusement à la magistrature suprême de l’Etat.

Cette feuille de route s’inscrit également dans le cap, la dynamique insufflée par le chef de l’Etat lors la tenue des travaux du premier conseil des ministres, qui immortalisera la photo de famille gouvernementale.

En conséquence, le ministre doit travailler d’arrache pied, s’atteler à la réalisation de cette feuille de route, qui renferme les politiques publiques correspondant à son secteur d’activités. Faut-il rappeler que cette phase requiert du volontarisme et de l’exemplarité. Car, il dispose, à ce titre, d’un temps relativement court pour appliquer ce programme.

Dans la foulée de la tenue périodique de séminaires gouvernementaux ou en conseils de cabinet sous la direction du premier ministre, il aura le loisir de présenter ses difficultés probables, son bilan d’étapes afin de rectifier, le cas échéant, le tir et d’évaluer l’état d’avancement de ses travaux. Ca peut être sur le plan législatif, règlementaire, financier, en termes de besoins en personnel qualifié ou d’exécution d’acte matériel.

Dans ce contexte, le premier ministre, chef du gouvernement, reste le véritable manager, le chef d’orchestre de l’équipe, de l’attelage au pouvoir.

Il anime et coordonne non seulement toute l’action de la structure gouvernementale mais aussi veille à la bonne exécution, à l’aboutissement des politiques publiques sectorielles mises en musique, à leur tour, par ses autres collègues ministres, chefs des différentes administrations de l’Etat placées sous leur contrôle respectif.

 

I I. L’obligation de reddition périodique, par chaque ministre, de comptes.

 

Au bout d’une période de 2 ans d’activités gouvernementales, chaque ministre est appelé à rendre compte de son action à la tête de son département afin d’évaluer ses performances ou contre-performances et ainsi ajuster ou corriger les ratés éventuels de la mise en œuvre des politiques publiques le concernant.

Dans cet esprit, le ministre est soumis a priori à une obligation de résultat. Sauf, cas de force majeure justifié par des circonstances exceptionnelles où sa responsabilité sera, dans ce cas, limitée à une obligation de moyens. Encore faudrait-il qu’il soit à même de démontrer, de bonne foi, qu’il a tout tenté, tout essayé pour atteindre le ou les résultats escomptés mais que des conditions ou évènements extérieurs, insurmontables et irrésistibles l’ont en dûment empêché.

Il lui appartiendra d’apporter la preuve de l’impossibilité de réalisation son action. Dans ce cas, il doit pouvoir s’exonérer, s’extraire de sa responsabilité. Dans le droit fil de l’adage « à l’impossible, nul ne peut être tenu ».

N’empêche, il reste tenu de mettre tout en œuvre pour atteindre les objectifs qui lui ont été assignés et qui sont consignés dans la feuille de route, qui lui a été remise au moment de son entrée en fonction. Du moins, les objectifs, qui ont été, objectivement, à sa portée.

En d’autres termes, au bout de 2 ans d’activités, le ministre doit présenter son bilan. Il présentera, au premier ministre, chef du gouvernement, ce qu’il a fait et ce qu’il n’a pas pu faire ainsi que les raisons objectives de cette impossibilité ou de cette incapacité de faire.

C’est sur la foi de ce bilan circonstancié qu’il sera évalué par le premier ministre, chef du gouvernement et, bien sûr in fine par le président de la République, chef de l’exécutif.

Le ministre, qui aura manifestement démérité, en dépit de tous les moyens, qui auront été mis à sa disposition, devra se voir remercier sans ménagement et céder sa place à un autre censément plus méritant.

Les ministres doivent être évalués, notés selon des critères objectifs de probité, de compétence et de performance liés à leur travail. En sus naturellement des critères, qui président, généralement, à la formation de chaque équipe gouvernementale. A savoir, les critères fondés sur le respect des équilibres politiques et sociétaux du moment.

Surtout, dans le contexte de crise politique structurelle, de conflit militaire sans précédent et de crispation identitaire que connaît notre pays où la tendance -encouragée, en cela, par la communauté internationale, qui nous assiste, nous porte à bout de bras sur le plan sécuritaire à travers la présence de la Minusca, financier, logistique, etc. – est, depuis quelques années, à la formation de gouvernements de large union nationale ou de forte cohésion sociale, qui voient apparaître en leur sein, outre des membres de la majorité présidentielle, mais également ceux de l’opposition démocratique, des groupes armés (14) et de la société civile, entrainant, de facto, la mise en place d’un attelage hétéroclite aux intérêts divergents.

Mais, qu’à cela ne tienne, c’est d’autant plus le prix (à payer) de la paix et du retour d’un minium de conditions de sécurité réclamées, à juste titre et à cor et cri, par les paisibles populations, qui sont surtout en première ligne à pâtir des affres de cette guerre injuste imposée par des esprits chagrins, sans foi ni loi. Guerre imposée au nom d’intérêts inavoués et inavouables.

Si, comme nous l’avions déjà évoqué, un ministre, qui a lamentablement échoué, dans le département à lui confié, ne devrait pas pouvoir être maintenu au gouvernement, celui, qui se serait rendu coupable de gabegie, corruption ou de concussion avérée devra également quitter le gouvernement.

La RCA doit construire un Etat, une République irréprochable, impartiale, exemplaire. Et, l’exemple doit venir d’en haut. Du sommet de la pyramide.

Un ministre, qui est mis en examen ou sur qui pèsent des soupçons ou des présomptions de fraude ou de corruption doit démissionner jusqu’à ce que son innocence soit judiciairement établie. Conformément à la jurisprudence dite Balladur, du nom de l’ancien premier ministre français durant la 2e cohabitation française de 1993 à 1995.

 

La politique de gestion de l’activité ministérielle assurée sous la férule du chef de gouvernement doit être regardée comme une technique, qui requiert stratégie, méthode, savoir-faire. Elle s’appuie sur une éthique et les critères de la performance et du mérite de chaque membre du gouvernement.

 

 

 

 

Wilfried Willy Hetman-Roosalem

 

Bambari : quand un chef de quartier sort son arme après un accident de circulation

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Bambari )République centrafricaine) – Le chef du village Ngalingou, visiblement très ému, a sorti son arme blanche pour faire sa propre loi après un accident de circulation impliquant une motocyclette dans sa localité.

 

La scène s’est produite le dimanche dernier au village  Ngalingou situé à 8 kilomètres de Bambari sur l’axe Bakala.

 

Selon l’enquête du service de gendarmerie de Bambari, un jeune dénommé Osias Malétanga, 21 ans et originaire de la commune de Bakala, après avoir quitté Bambari le dimanche dernier vers 14 heures au volant de sa moto rouge pour rentrer, a heurté une fillette de 8 ans au village Ngalingou, 8 kilomètres de Bambari.

La jeune victime, dénommée Evodie, qui a frappé son crâne au sol au moment de l’accident, a été secourue dans un état critique par les soldats congolais de la Minusca et transportée à la clinique du médecin sans frontière à Bambari. Tandis que le motocycliste, le jeune Osias, qui a eu une fracture aux jambes, a failli être lynché par une immense foule des badauds.

Cependant, le chef du village, Monsieur Pierre Beninda, informé de la nouvelle de l’accident, a sorti son arme blanche pour neutraliser le jeune Osias, le motocycliste. Grâce aux soldats congolais de la Minusca qui sont dans le coin, le jeune a été secouru et transporté à l’hôpital à Bambari.

 

Malheureusement, la jeune Evodie, frappée durement par cette moto, est succombe de ses blessures ce lundi 10 juin dans la matinée à la clinique MSF à Bambari.

 

L’enquête est transférée à la police de Bambari pour tenter d’éclaircir les circonstances exactes de l’accident.

 

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Centrafrique : après la debandade de la population, les FACA seront déployés à Liwa

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Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo. ©AFP

 

Bambari )République centrafricaine) – Des soldats de l’armée nationale (FACA) et leurs collègues du contingent mauritanien de la Minusca seront déployés prochainement dans le village Liwa à 4 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao, a-t-on appris d’une source militaire.

 

Le jeudi 6 juin dernier, les habitants des villages Liwa et Akpé dans la préfecture de la Ouaka  ont du quitter précipitamment leurs domiciles après l’assassinat d’un éleveur Peul à Liwa qu’ils craignaient les représailles. Afin de sécuriser le secteur, l’État-major de l’armée de la République centrafricaine et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) ont décidé de déployer leurs troupes à Liwa, un village situé sur l’axe Alindao à 4 kilomètres de Bambari.

 

Alors que sur l’axe Bria, un checkpoint des FACA est érigé à 5 kilomètres à la sortie de Bambari, tandis que sur l’axe Alindao, seuls les policiers municipaux et les agents phytosanitaires, chargés d’ailleurs de protéger de culture des produits bio agresseurs et non la population,  qui sont installés à 4 kilomètres au village Liwa Avec la décision de la Minusca et de l’État-major, les forces militaires y seront déployées sur place pour corriger cette faille de sécurité, selon un officier des forces armées centrafricaines (FACA) contacté par CNC.

 

 

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Centrafrique / Bouar : le préfet de la Nana-Mambéré abandonne-t-il déjà son poste ?

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Le Préfet de Nana-Mambéré Marcel Bagaza lors de la cérémonie de sa prise des fonctions le 26 avril 2019 à Bouar. Crédit photo : Gervais Lenga / Corbeaunews.

 

Depuis sa prise de fonction le 26 avril dernier, le préfet de Nana-Mambéré monsieur Marcel Bagaza est reparti à Bangui et n’est plus revenu à Bouar. Que s’est-il passé ?

 

Si à Bouar on hésite encore à parler de l’abandon de poste, ceci juridiquement parlant est déjà le cas.

Le préfet Marcel Bagaza, issu du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, et nommé suite à l’accord de partage de gâteau du 6 février dernier, a pris ses fonctions le 26 avril 2019 dans la ville de Bouar. Malheureusement  depuis cette date, monsieur Marcel Bagaza est reparti à Bangui et n’est plus revenu.

 

Que s’est-il passé ?

Sans doute l’absence prolongée du préfet est très remarquable et largement commentée à Bouar par la population locale.

À la préfecture, certains de ses collaborateurs suggèrent que son absence pourrait être liée à son véhicule qui serait en panne. Mais celui-ci avait été réparé, même une batterie neuve y avait été également installée. Malgré tout, l’homme n’est pas revenu au bureau. A-t-il peur de sa vie sans le dire ?

 

En tout cas au moment où nous rédigeons cet article, le préfet Marcel Bagaza n’est pas à son poste à Bouar. Peut-être la raison de son absence pourrait venir de Bangui. Ce qui est sûr pour le moment, son absence a beaucoup mis à mal le bon fonctionnement de l’administration préfectorale qui a besoin de son chef.

 

 

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Catastrophe environnementale: à une enquête parlementaire à Bozoum.

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Un chantier minier des chinois à Bozoum. Crédit photo : CNC.

 

Bozoum (République centrafricaine) – Une mission parlementaire s’est rendue la semaine dernière durant trois jours dans la localité de Bozoum pour enquêter sur les entreprises chinoises.

 

 

Conduite par le premier secrétaire parlementaire Bernard Dillah, député de Ngaoundaye , assistés des députés de Nana- Bakassa  Achille Bangué Bétangaï et de Bozoum   Ambroise Zawa, la mission parlementaire a duré au moins trois jours.

 

L’objectif de la mission, selon ces parlementaires, serait d’enquêter sur les entreprises chinoises qui exploitent à sa guise les minerais dans le fleuve Ouham à Bozoum, créant au passage une catastrophe environnementale sans précédent dans la région.

 

Même si certains doutent sérieusement de l’efficacité de cette mission, les parlementaires ont procédé à la prise des photos, la vérification de papiers administratifs de ces entreprises chinoises.

 

Alors qu’une rencontre avec les autorités locales et des réunions avec de jeunes locaux ont eu lieu, de nombreuses zones d’ombres persistent quant à la technicité et le niveau d’expertise de cette mission parlementaire surtout au moment où le fleuve Ouham commence à retrouver sa forme avec l’arrivée de la saison pluvieuse.

 

Pour les habitants de Bozoum, ils ne peuvent rien s’attendre de ces parlementaires d’autant plus qu’au niveau de l’Assemblée nationale, la corruption est à son paroxysme.

 

Pour l’heure, difficile de savoir si la conclusion de cette enquête parlementaire est juste consultative ou contrariante.

 

 

CNC depuis Bozoum

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Centrafrique / Bouar :quand les jeunes sont remontés contre les ONG internationales.

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Image d’illustration d’une manifestation des jeune de Bouar en 2018. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

« Bien faire vaut mieux que bien dire », dit un adage français. Les ONG internationales, qui ont promis de l’emploi aux jeunes en région, n’ont jamais respecté leur promesse.

 

« … ici à Bouar nous allons avoir une équipe d’environ  45 personnes. Nous allons faire venir une partie de nos collègues qui travaillent avec nous à Bangui, et pour le reste de recrutement nous espérons au maximum prendre des gens qui sont d’ici. Donc toutes les procédures de recrutement se font à partir d’ici. Et d’ailleurs, mais! On veut s’insérer dans le tissu socio-économique de Bouar… », a déclaré devant les jeunes, un haut responsable du comité international de croix – rouge (CICR) le 5 mars 2019 lors du lancement officiel des activités du comité dans la région. Alors, trois mois plus tard, c’est vraiment tout le contraire, selon les jeunes de Bouar contactés par CNC.

 

À en croire à leurs propos, tous les postes composant la base du CICR, notamment les filles de salle, informaticiens, chauffeurs et même pour la transmission radio VHF… sont recrutées exclusivement à Bangui. Et CICR n’est pas le seul à jouer aux nerfs des jeunes locaux. On peut citer aussi le Cordaid, le Word Vision, le PAM, le HCR et bien d’autres.

 

Pour Maturin, un membre du mouvement de la jeunesse locale :  « toutes ces ONG pensent que nous ne sommes pas assez intelligents à Bouar pour pouvoir travailler chez elles. Elles préfèrent recruter exclusivement à Bangui alors qu’aucune mesure de préférence locale n’a été faite dans la procédure. Mais pourquoi venir chez nous ? », s’interroge-t-il, tout en rajoutant qu’il y’aura des actions robustes contre ces pratiques dans les prochaines semaines.

 

Cependant, Wallo , un jeune de Bouar parle quant à lui des efforts de la jeunesse de Bouar qui ne sont pas récompensés par ces organismes internationaux : « Imaginez-vous la mentalité des jeunes de Bouar qui renouent seulement au travail malgré la crise qui traverse cette ville. Ils protègent les cliques les édifices public et privé, mais en récompense on les met toujours à côté », a-t-il expliqué.

 

En raison de problème technique, nous avons tenté en vain de joindre la base du CICR à Bouar sur cette affaire.

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Bénin : Boni Yayi “indisponible” pour être entendu par la justice 

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L’ancien Président béninois Boni Yayi.

 

 

L’ancien président du Bénin n’ a pas pu être auditionné par le juge d’instruction en charge de l’enquête sur les violences post-électorales. Boni Yayi a évoqué des raisons de santé.

La raison précise de cette indisponibilité est liée à l’état de santé de l’ex-homme d’Etat béninois. En effet, selon son avocat, Thomas Boni Yayi suit un repos médical de longue durée depuis plusieurs semaines.

Empêché de sortir de chez lui, l’ex-président n’a plus été aperçu depuis le 1er mai dernier, quelques jours après les élections législatives auxquelles l’opposition n’avait pas pu présenter de candidats.

De l’acharnement politique selon l’opposition

Nouréni Atchade, porte-parole des Forces cauris pour un Bénin émergent parle d’acharnement politique.

 

“C’est un acharnement. Depuis le 1er mai, le président Yayi Boni n’a plus mis un pied dehors et il n’a pas droit non plus aux visites. Et c’est difficilement que son avocat a pu avoir accès à lui. C’est après des négociations. Donc aucun partisan ne peut le rencontrer, même les membres de la famille sont repoussés. C’est une sorte d’assignation à résidence qui ne dit pas son nom. Il n’y a rien officiellement qui prouve qu’il est assigné à résidence c’est pourquoi nous parlons de séquestration. a déclaré le porte-parole de son parti.”

L’Etat de droit s’impose

Pour le député Orden Alladatin du parti Union Progressiste, proche du pouvoir, nul ne doit être au-dessus de la loi et il n’y a pas lieu de spéculer sur le caractère politique de cette affaire.

 

“Il faudrait que dans les pays africains nous commencions par vivre comme des Etats démocratiques normaux et que s’il y a une affaire qui concerne quelqu’un, que cela ne soit plus perçu comme un scandale. Ce qui serait un scandale à mon avis, seraient des affaires montées de toute pièce pour pouvoir créer des problèmes à des adversaires politiques.” 

Pour l’homme politique proche du pouvoir, “une personne qui est mêlée à une affaire doit en répondre. Que l’Etat de droit suive son cours.”

Symbole de l’opposition béninoise, dont la majorité des leaders sont actuellement en exil, Thomas Boni Yayi avait notamment appelé la population à se soulever lors des dernières élections législatives.

 

Par Élodie Amen

Avec DW

Gouvernement en RDC: négociations entre pro-Tshisekedi et pro-Kabila toujours en cours

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Le nouveau Premier ministre congolais de la RDC.

 

L’annonce d’un nouveau gouvernement en République démocratique du Congo est toujours suspendue aux pourparlers entre les coalitions du président de la République, Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, de l’aveu même vendredi du nouveau Premier ministre.

“Dès la fin des pourparlers, vous aurez le gouvernement”, a glissé à la presse Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Nommé le 20 mai, près de quatre mois après l’investiture de Félix Tshisekedi, M. Ilunga Ilunkamba n’a pas encore été investi par le Parlement dont la session ordinaire prend fin le 15 juin.

#rdcongo Les négociations sont en cours entre les partis qui sont dans la coalition @FcCnews4 -CACH @TshitshiNews , dès qu’elles vont se terminer, vous aurez le gouvernement #RDC . pic.twitter.com/R3BXcNU7Zz

— Sylvestre Ilunga ILUNKAMBA (@ilukamba) June 7, 2019

Il s’adressait à la presse en marge d’une rencontre avec son prédécesseur Bruno Tshibala pour préparer la “remise et reprise” (la passation de pouvoir) entre les deux hommes.

“Soyez patients, l’enfant va bientôt naitre”, a lancé à la presse M. Tshibala.

Issu de l’opposition, M. Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre mais son prédécesseur Joseph Kabila a gardé une large majorité au Parlement, selon ces mêmes résultats officiels.

La coalition Cap pour le Changement (Cach) de Félix Tshisekedi et Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila négocient pour le partage des postes au sein du gouvernement.

Le gouvernement pourrait comprendre 39 ministres, 13 vice-ministres et quatre vice-premier ministre, d’après l’entourage de M. Tshisekedi.

Les partisans de M. Kabila souhaiteraient 80% des postes, d’après cette même source.

Des tensions entre les deux camps ont surgi cette semaine. Les partisans de M. Kabila ont reproché au président Tshisekedi d’avoir procédé à deux nominations sans que son ordonnance ne soit contre-signée par le Premier ministre, en violation de la Constitution.

L’ONG Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) assure cependant avoir eu “accès aux copies des ordonnances” et confirme “qu’elles sont effectivement contre-signées par le Premier ministre Bruno Tshibala”.

Un débat a eu lieu à l’Assemblée vendredi sur ces ordonnances portant reconduction de l’homme d’affaires pro-Kabila Albert Yuma à la tête de la Générale des carrières et des mines (Gécamines) et la nomination du vieil opposant Gabriel Kyungu (80 ans) à la tête de la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC).

AFP/VOA

Au Soudan, l’espoir d’une transition démocratique étouffé dans le sang

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Des tentes au sol, certaines calcinées, des objets abandonnés çà et là: c’est sur cette artère devant le siège de l’armée à Khartoum, occupée pendant deux mois par des milliers de manifestants, que soufflait l’espoir d’une transition démocratique au Soudan, étouffé lundi dans le sang.

La veille de la fête du Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, des hommes armés, nombreux, en treillis, ont brutalement dispersé à l’aube le campement dressé depuis le 6 avril par le mouvement de protestation.

Les manifestants avaient pourtant réussi à mettre fin à une dictature, précipitant la chute du président Omar el-Béchir, destitué par l’armée le 11 avril après 30 ans de règne. Ils avaient ensuite poursuivi leur mouvement pour réclamer aux militaires qu’ils donnent le pouvoir aux civils.

Mais alors qu’elles avaient jusque-là fait preuve de retenue, les forces de sécurité soudanaises ont finalement mis en œuvre les mots du dictateur déchu qui, au début de la contestation née le 19 décembre, avait sommé “les rats de regagner leur trou”.

Des vidéos sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants tentant de prendre la fuite, certains portant des blessés à bout de bras ou sur des brancards.

Proche de la contestation, le Comité de médecins soudanais a avancé le chiffre de 113 morts et plus de 500 blessés. Un bilan contesté par le gouvernement (61 morts).

Selon ces médecins, 40 corps ont été repêchés dans les eaux du Nil. “Un massacre”, a dénoncé l’Association des professionnels soudanais (SPA) qui fait partie de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Pour les protestataires, il n’y a pas l’ombre d’un doute: les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF), qu’ils considèrent comme un avatar des Janjawid, milices accusées d’atrocités durant la guerre civile au Darfour (ouest), sont responsables de la tuerie.

– “Sous-main” –

Ces forces armées sont dirigées par un des deux nouveaux hommes forts du pays: le redouté général Mohammed Hamdan Daglo dit “Hemeidti”, ancien chef de milices qui ont terrorisé le Darfour, passé numéro deux du Conseil militaire au pouvoir depuis la chute de Béchir.

A la tête du Conseil, le général Abdel Fattah al-Buhrane, un militaire de carrière inconnu du grand public jusqu’à ce qu’il soit propulsé à la tête du pays. Quelques jours avant la dispersion du sit-in, il s’était rendu en Egypte, aux Emirats arabes unis, ainsi qu’en Arabie Saoudite.

Officiellement, ces trois pays ont appelé à la reprise du dialogue, mais leurs dirigeants, hostiles aux soulèvements populaires dans la région, sont soupçonnés de manœuvrer en sous-main pour maintenir le statu quo autoritaire.

Désormais, les généraux soudanais sont sous la pression de la communauté internationale pour céder rapidement le pouvoir. Vendredi, le premier ministre éthiopien s’est rendu à Khartoum pour tenter de résoudre la crise et a lancé un appel au dialogue.

La veille, l’Union africaine (UA) avait suspendu le Soudan “jusqu’à l’établissement effectif d’une autorité civile de transition”. Une initiative saluée par l’Union européenne. L’ONU, Washington, Londres et la France avaient eux aussi condamné la répression et appelé à la reprise des négociations.

Après les violences, les protestataires ont rejeté tout dialogue avec un Conseil qui “tue des gens”. Les discussions étaient suspendues depuis le 20 mai, les deux parties ne parvenant pas à trouver un accord sur la présidence et la composition du Conseil souverain censé gérer la période de transition pendant trois ans.

Après l’intervention éthiopienne, l’ALC a déclaré envisager une reprise des discussions, opposant toutefois des conditions: la “reconnaissance” par le pouvoir des violences sur les manifestants, la libération des prisonniers et le “retrait” de la présence militaire dans tout le pays.

– “Terreur” –

Depuis l’évacuation du sit-in, les rues de la capitale sont restées quasiment désertes. Certains habitants ont avoué vivre dans la “terreur”. Ces derniers jours, les membres des RSF, en uniformes beiges et armés de kalachnikov, ont déambulé dans les rues, à pied ou à bord de pick-up, lourdement armés.

Le lieu du sit-in est inaccessible, surveillé par l’armée et des membres des RSF. Les barrages de fortune, montés par les manifestants pour empêcher les forces de l’ordre de passer, ont été retirés, tout comme des affiches réclamant “le pouvoir aux civils” et “le renversement du Conseil”.

Mais le mouvement de contestation, né après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, espère encore un soubresaut. Les chefs de la contestation ont appelé à continuer “la révolution”, à la “désobéissance civile” et à des “rassemblements pacifiques”.

Selon des observateurs, il y a un risque réel que la situation s’enlise dans une guerre civile.

Trois jours après la fin du sit-in, quelques magasins avaient rouvert leur grille à Khartoum. Des files de Soudanais se formaient à nouveau devant les enseignes, dans un pays qui manque de tout, pris à la gorge par une économie exsangue et une inflation galopante.

Vendredi, quelques voitures osaient s’aventurer sur les principales artères de Khartoum, qui sortait lentement de la torpeur dans laquelle la violence l’a fait sombrer.

 

VOA/AFP

Transports Douala/ Bangui : des syndicats camerounais annoncent une grève illimitée.

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Convoi Béloko-Bangui. Crédit photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – À l’appel de plusieurs syndicats des transporteurs camerounais, une grève illimitée sur le corridor Douala-Bangui est annoncée dès lundi prochain, a-t-on appris du journal APA News.

 

Selon le journal APA News, les syndicalistes exigent la suppression de la taxe à l’essieu et dénoncent la lutte contre les tracasseries routières et l’augmentation des prix des transports.

 

D’après le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC) cité par la même source, « Il s’agit en réalité de la réactivation du préavis de grève suspendu en janvier dernier et par lequel les syndicats menaçaient de paralyser les activités sur ces corridors pour dénoncer les mêmes difficultés ».

 

Ce mot d’ordre intervient dans un contexte où les autorités camerounaises prévoient d’apporter des réponses idoines aux préoccupations des syndicats, à l’instar des tracasseries routières.

Dans ce sillage, le gouverneur de la région de l’est, Grégoire Mvongo a signé une note portant réduction des postes de contrôle dans cette partie du territoire, demandant aux autorités administratives de « prendre dans les meilleurs délais possibles les dispositions qui s’imposent en vue de la réduction drastique des postes de contrôle situés sur les axes routiers relevant de vos unités de commandement respectives ».

 

Enclavée au cœur de l’Afrique centrale, la République centrafricaine, pays frontalier avec la République du  Cameroun, utilise régulièrement son port de Douala comme le principale plateforme portuaire où transite la plus part de ses imports/exports.

 

 

Obsèques de Tshisekedi : La réconciliation nationale n’a pas eu lieu en RDC !

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Étienne Tshisekedi, le Prère du Président RD Congolais Félix Tshisekedi.

 

 

Les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont permis à la République démocratique du Congo (RDC) de retrouver sa place en Afrique. En marge de trois jours de deuil, une tripartite a réuni à la résidence présidentielle de la N’sele les présidents Félix Tshisekedi de la RDC, Paul Kagame du Rwanda et João Lourenço de l’Angola. Aux termes de cette rencontre, les trois chefs d’Etat ont réaffirmé leur ferme volonté de travailler pour la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Dans un autre registre, les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont consacré le serment politique du « sphinx de Limete », désormais repris autour du slogan « Le peuple d’abord ». Au travers de ce slogan, Etienne Tshisekedi lègue non seulement une philosophie à la postérité mais aussi une nouvelle manière de faire la politique en mettant le peuple au centre de tout. Selon plusieurs experts, la réconciliation nationale [tant entendu] n’a pas eu lieu ! C’est vraiment décevant !!!

Plus qu’un deuil, les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont été l’occasion pour le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, de consolider non seulement son pouvoir, mais aussi d’exprimer la nouvelle politique d’ouverture de la RDC. Cinq chefs d’Etat ont fait le déplacement de Kinshasa pour communier avec le peuple congolais. Pour le président Félix Tshisekedi, le deuil de son père est porteur de nouveaux espoirs pour le pays. C’est un tournant décisif dans la, diplomatie congolaise. Seul bémol, les funérailles d’Etienne Tshisekedi n’ont pas réussi à panser les plaies des élections de décembre 2018. Si la RDC a gagné en diplomatie, il faut cependant reconnaître que la réconciliation n’a pas été au rendez-vous. Le chemin pour y arriver est encore long.

Enfin, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, repose pour l’éternité sur la terre de ses ancêtres. Pendant trois jours, soit du 30 mai au 1er juin 2019, le peuple congolais, pris dans un élan patriotique, lui a rendu des hommages mérités pendant les funérailles organisées au Stade des Martyrs. Il a fallu attendre deux ans et quatre trois mois pour que la dépouille du « sphinx de Limete » soit rapatriée dans son pays en vue des funérailles dignes de son rang.

L’arrivée au pouvoir, en janvier 2019, de son fils, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a tout arrangé. Depuis le 1er juin 2019, Etienne Tshisekedi wa Mulumba repose véritablement en paix dans un mausolée construit en sa mémoire dans la commune de la N’sele, à environ 3 kilomètres du centre-ville de Kinshasa. Il mérite bien ce repos, après autant de sacrifices consentis depuis 1982 pour le triomphe de la démocratie en RDC. Fait Grand cordon de l’ordre des héros nationaux Kabila-Lumumba, Etienne Tshisekedi est entré par la grande porte au Panthéon de l’histoire politique de la RDC. Toutes tendances confondues, lui ont rendu hommage, reconnaissant la pertinence de son combat et saluant en même temps son courage politique. La grandeur de sa personnalité a mobilisé toute l’Afrique.

A l’occasion, cinq chefs d’Etat africains avaient fait le déplacement de Kinshasa pour honorer la mémoire de ce grand homme, à savoir Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville, João Lourenço de l’Angola, Faustin-Archange Touadéra de la République Centrafricaine, Edgar Lungu de la Zambie, Paul Kagame du Rwanda.

La palme d’or revient au président Denis Sassou Nguesso qui aura passé deux jours à Kinshasa pour compatir avec le peuple congolais et son collègue, le président Félix Tshisekedi. Le président Denis Sassou Nguesso a assisté à toutes les étapes de la cérémonie, et ce, jusqu’à l’inhumation du lider maximo de l’Udps dans son mausolée de la N’sele.

Que retenir après trois jours de deuil ?

Les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont permis à la RDC de retrouver sa place en Afrique. En marge de trois jours de deuil, une tripartite a réuni à la résidence présidentielle de la N’sele les présidents Félix Tshisekedi de la RDC, Paul Kagame du Rwanda et João Lourenço de l’Angola. Aux termes de cette rencontre, les trois chefs d’Etat ont réaffirmé leur ferme volonté de travailler pour la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Si le président Denis Sassou Nguesso n’a pas été associé à cette rencontre, on sait néanmoins qu’un nouvel axe Kinshasa-Luanda-Kigali- Brazzaville est en train de se mettre en place pour une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Dans un autre registre, les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont consacré le serment politique du « sphinx de Limete », désormais repris autour du slogan « Le peuple d’abord ». Au travers de ce slogan, Etienne Tshisekedi lègue non seulement une philosophie à la postérité mais aussi une nouvelle manière de faire la politique en mettant le peuple au centre de tout.

Dans son homélie, Mgr Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, n’a pas manqué de le rappeler. « Rappelez-vous de sa devise : le peuple d’abord. Tout par le peuple, avec le peuple et pour le peuple», a déclaré le prélat.  Et d’ajouter : « Le meilleur hommage est de nous mettre ensemble et de réaliser cet idéal d’unité nationale ».

Evidemment, l’absence de grandes figures de l’opposition a quelque peu gâché la fête. Le deuil d’Etienne Tshisekedi a été une occasion pour la RDC de se réconcilier avec elle-même. Malheureusement, l’opposition, notamment celle incarnée par Lamuka, a brillé par son absence. Qu’importe !

Dans tous les cas, Etienne Tshisekedi a été enterré dignement. La nation congolaise et l’Afrique lui ont rendu les hommages dignes du grand combat qu’il a mené pour faire triompher la démocratie. Il a réellement combattu le bon combat. Il repose en paix, pour l’éternité, dans le mausolée lui dédié dans la commune de la N’sele.

Pour Mgr Fridolin Ambongo, il s’agit de maintenir cette flamme. Il pense que le chef de l’Etat a aujourd’hui le devoir de s’inscrire dans la vision tracée par son défunt père : « Il vous revient à vous et à vos collaborateurs de parachever l’idéal sociopolitique de votre illustre père pour conduire le peuple congolais dans sa diversité vers la terre promise. Terre de prospérité sans exclusion, terre de respect mutuel et de convivialité, terre de justice et de paix, la paix véritable pour tous les fils et toutes les filles du Congo ».

 

Tshisekedi inhumé dans une propriété privée à Nsele

 

Enfin, l’opposant historique, Etienne Tshisekedi est inhumé, ce samedi 1er juin 2019, dans une concession familiale, dans la commune de la N’sele, située à l’est de la ville de Kinshasa. C’était après les hommages officiels au Stade des Martyrs.

La dépouille d’Etienne Tshisekedi est arrivée sur le lieu d’inhumation une heure après son départ du stade des Martyrs, espace où le recueillement avait eu lieu. Six chefs d’État et les représentants de différents gouvernements ont pris part aux obsèques. Le président de la République Félix Tshisekedi et son homologue du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, étaient sur le lieu d’inhumation.

Il sied de noter qu’Etienne Tshisekedi a été admis à titre posthume dans l’ordre national « héros nationaux Kabila-Lumumba » au grade de Grand cordon, au cours d’une cérémonie solennelle au stade des Martyrs.

Né à Luluabourg (devenu Kananga) le 14 décembre 1932, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, est décédé le 1er février 2017 à Bruxelles en Belgique. Docteur en droit à l’Université Lovanium de Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) en 1961, membre du collège des Commissaires généraux mis en place par Joseph-Désiré Mobutu à la suite d’un coup d’Etat, ancien ministre de l’Intérieur et ancien Premier ministre, Etienne Tshisekedi a traversé l’histoire politique de la RDC, de l’indépendance à Joseph Kabila.

Président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), il s’est opposé successivement à Joseph-Désiré Mobutu, à Laurent-Désiré Kabila et à Joseph Kabila. Il a participé à la présidentielle de 2011 à l’issue de laquelle Joseph Kabila a été vainqueur. Autoproclamé président légitime, il avait alors prêté serment chez lui, à Limete.

Son fils, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, lui succède d’abord à la tête du parti avant de remporter la présidentielle de 2018, selon les résultats proclamés par la CENI et validés par la Cour Constitutionnelle.

La dépouille mortelle de l’opposant et ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi a été rapatriée à Kinshasa jeudi 30 mai, rappelle-t-on.

(avec lePotentiel)

 

Sassou Nguesso et Touadera à Libreville pour le 10ème anniversaire de la disparition d’Omar Bongo Ondimba.

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Le Président gabonais Ali Bongo et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera lors de la visite officielle de ce dernier au Gabon le 5 mars 2019. CopyrightDCP.

 

 

Ali Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso © Archives DCLibreville, 7 juin (Gabonactu.com) – Les chefs d’Etat du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso et de la République centrafricaine, Faustin Archanges Touadera sont arrivés vendredi à Libreville où ils participent ce samedi à la célébration du 10ème anniversaire de la disparition d’Omar Bongo Ondimba qui a dirigé le Gabon de 1967 à 2009.

Les deux chefs d’Etat rencontrent aussi pour la première fois leur homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre dernier à Riyad en Arabie saoudite.

Plusieurs autres chefs d’Etat sont attendus à Libreville pour commémorer le 10ème anniversaire de la mort d’Omar Bongo Ondimba décédé au pouvoir le 8 juin 2009 à Barcelone en Espagne après avoir dirigé le Gabon sans discontinue durant 41 ans.

A son décès, son fils Ali Bongo Ondimba lui a succédé à l’occasion de l’élection présidentielle anticipée organisée en août 2009.

 

Antoine Relaxe

 

 

Article de : Gabon actu.com

Centrafrique : quand le bossu Didacien Kossi-Matchi oublie de voir sa propre bosse.

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Blaise Kossimatchi. Coordonnateur du MCU. Crédit photo : CNC

 

 

Si le « bossu ne voit jamais sa propre bosse », il sait au moins en son for intérieur qu’il a sur son dos une charge. C’est le cas de Didacien Kossi Matchi, coordonnateur général du Mouvement Cœur uni de Faustin Archange Touadera qui oublie qu’il est aussi un faux, un profiteur, un exploitant des souffrances des autres.

 

Dans son réquisitoire lors de son point de presse, Blaise Didacien Kossi Matchi, qualifie les leaders du mouvement « Front Uni pour la Défense de la Nation E zingo diane, des malfrats politiques, des Profito situationnistes qui attendent des occasions des tueries pour exploiter les sentiments des victimes. Pourtant, il est lui aussi, un agent d’exploitation des sueurs des autres.

 

Cependant, le syndicaliste Zoh Ponguele, Dominique Yandoka, Anicet George Dologuelé, Gildas de Carême Benam, Jean Serge Bokassa, Joseph Bendounga, Cyriaque Gonda, Gervais Lakosso et  Bertin Bea  ont été traités de tous les noms d’oiseaux par ce  même sulfureux Blaise Didacien Kossi Matchi qui tente de remonter à la surface ou introduire dans leur CV des dossiers sales tout en leur promettant des affrontements physiques d’ici peu de temps et des actions désagréables de grandes envergures à l’encontre de leurs proches parents qu’il les connaît tous.

« Donc d’ici peu de temps, chaque leader saura de quel bois le MCU se chauffe ». Martèle Blaise Didacien Kossi Matchi à qui veut le croire.

Un véritable crime prémédité en préparation au nez et à la barbe du supranational Didier Tambo, procureur général près de la cour d’Appel.

Blaise Didacien Kossi Matchi un agent d’exploitation des sueurs des autres

Profitant de sa position de directeur des concours universitaires, Blaise Didacien Kossi Matchi, commet depuis plusieurs années des véritables arnaques assimilées aux délits d’initié restées à ce jour impunis malgré la poursuite engagée en son encontre.

À l’approche des examens du baccalauréat, Blaise Didacien Kossi Matchi, se mettent à la trousse des élèves candidats et leurs parents pour leur vendre le bac. Prix à débourser varie entre 400 000 à 600 000 F CFA selon la fortune des parents.

Depuis trois ans, Blaise Didacien Kossi Matchi draine derrière lui, une centaine de ses faux bacheliers et une centaine d’autres élèves non encore admis au baccalauréat qu’il a déjà encaissé l’argent.  Il arrivera-t-il à les faire passer cette année ?

Dossiers à suivre……….

Copyright2019CNC

 

CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE S’ARROGE INDÉFINIMENT LE DROIT DE MODIFIER À SA GUISE TOUTES LES LOIS VOTÉES OU ADOPTÉES PAR LE PARLEMENT.

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Madame Dominique Darlan, Présidente de la Cour Constitutionnelle centrafricaine. Crédit photo : Minusca.

 

 

Les dernières échéances électorales post crise ont connu des manquements organisationnels graves au point d’entacher la crédibilité et la transparence du scrutin couplé. À cet effet, toute la classe politique centrafricaine était unanime pour réformer de façon consensuelle et approfondie le droit électoral.

 

C’est dans cette optique qu’un groupe de travail des experts a été constitué sur initiative du gouvernement pour proposer un nouveau projet de loi portant code électoral. Rappelons au passage que ce dernier a fait l’objet d’une modification unilatérale du gouvernement sur des volets substantiels relatifs aux montants des cautions à la présidentielle et aux législatives.

 

Transféré à l’assemblée nationale par les soins du gouvernement, le projet de loi portant code électoral a été massivement adopté avec amendements par les parlementaires. Il ne reste ainsi que la promulgation par le président de la république pour que le code électoral électoral entre en vigueur.

 

A titre de rappel, il est important de souligner que le projet de loi portant code électoral soumis à l’examen des parlementaires a été adopté le 23 avril 2019 et le président de la république a saisi la cour constitutionnelle le 23 mai 2019 soit un (1) mois plus tard pour vérifier la constitutionnalité et la compatibilité du projet à la constitution avant sa promulgation.

 

Étonnant est de constater que l’article 40 alinéa 1 de la constitution dispose que « le président de la république promulgue les lois dans les quinze (15) jours qui suivent l’adoption définitive du texte par le parlement. Ce délai est réduit à cinq (5) jours en cas d’urgence déclarée par le parlement.». On assiste pathétiquement à une énième violation de la constitution car le président de la république a accusé un retard énorme dans la promulgation de ce projet de loi. Chose étonnante, l’alinéa 2 de l’article 40 de la constitution dispose « à défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la cour constitutionnelle soit sur saisine du parlement ». Par ces termes la constitution proclame l’irrévocabilité et l’irréversibilité du projet de loi au delà des délais requis.

 

La logique juridique aimerait que la cour constitutionnelle proclame après constatation des faits l’entrée en vigueur du projet de loi dans le respect de l’esprit de la constitution au lieu de déclarer recevable la requête fantaisiste du président de la république.

 

Par décision N*006/CC/19 du 05 mai 2019, la cour constitutionnelle a souverainement modifié certains volets du projet de loi et ordonne aux parlementaires de revenir sur le texte conformément aux exigences constitutionnelles.

 

Surpris par l’absence de neutralité de l’organe judiciaire suprême, le citoyen lambda s’interroge :

 

Comment comprendre que le président de la république puisse déférer devant la cour constitutionnelle son propre projet de loi c’est à dire d’initiative gouvernementale alors que ce dernier n’a pas subi d’amendements substantiels  de la part du parlement en vue de dénaturer le texte ? Avait-il un agenda caché ou dissimulé dans le corpus du droit électoral centrafricain ? Cette requête honteuse du président de la république devant la cour constitutionnelle met-elle à nu ou confirme t-elle la suspicion de manipulation ?

 

Au delà de toutes manipulations politiques, la décision de la cour constitutionnelle est-elle conforme au droit ? Pourquoi la cour constitutionnelle ne s’est pas prononcée sur l’illégalité résultant de la modification unilatérale des conclusions des travaux des experts par le gouvernement ? Pourquoi la cour constitutionnelle n’a pas ramené le montant des cautions des candidats à l’état initial tel que défini par le groupe de travail des experts ? La cour constitutionnelle est-elle devenu un instrument politique au service du pouvoir pour tordre le cou de la jeune démocratie centrafricaine ? Au nom de quel principe juridique la cour constitutionnelle s’arroge t-elle indéfiniment le droit de modifier toutes les lois votées ou adoptées par le parlement ? Que disent les chevronnés constitutionnalistes centrafricains ? S’agit-il d’un mutisme complice ou encore de la corruption morale ?

 

Par cette décision, la cour constitutionnelle risque de créer une autre crise qui aura des effets néfastes sur le calendrier électoral car le processus électoral doit capitaliser un chronogramme adapté à l’hypothétique situation sécuritaire. La définition du mode de scrutin, la délimitation des circonscriptions électorales, le rattachement des électeurs aux bureaux de vote, la détermination du nombre de sièges par circonscription, la convocation du corps électoral, l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs, l’encadrement de la campagne électorale etc…tout ce processus nécessite du temps. Visiblement, le pouvoir par le truchement de la cour constitutionnelle cherche à bloquer le code électoral surtout à cause de la mention du démissions du président quelques mois avant si celui-ci désire se représenter…le banditisme et la délinquance électorale se prépare. Fort de ce qui précède, nous appelons les centrafricains à la vigilance car l’embryonnaire démocratie centrafricaine est en danger dès lors que la cour constitutionnelle prive systématiquement les parlementaires d’exercer leurs missions prévues par l’article 63 alinéa 2 de la constitution qui sont celles de légiférer et contrôler les actions du gouvernement. Mais

 

attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 08 juin 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

Monsieur Bernard Selembi, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

Tchad : Deux anciens chefs rebelles condamnés à la prison à vie

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Au Tchad, deux anciens chefs rebelles ont été condamnés le 6 juin par la Cour criminelle à une peine de prison à vie pour participation à des “mouvements insurrectionnels”. Leurs avocats dénoncent un procès politique.

Hassane Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam, respectivement secrétaire général et porte-parole de la rébellion du Conseil de commandement pour le salut de la République (CCSMR) avaient été arrêtés le 4 octobre 2017 à Agadez, au Niger, avant d’être extradés au Tchad.

Jeudi, ce sont deux accusés fatigués mais visiblement sereins qui ont été présentés devant la cour criminelle. Pendant presque une heure et demie, Hassane Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam ont répondu sans langue de bois aux questions des membres de la cour.

Justifiant les raisons de leur entrée en rébellion, les deux accusés ont fait savoir que c’était à cause du manque d’ouverture de l’espace politique et d’alternance au pouvoir qu’ils ont choisi l’option militaire, afin de parvenir à un changement au Tchad.

Espoir d’amnistie …

Débutant ses réquisitions, le premier substitut du procureur général, Bruno Taoka, a qualifié leur acte de participation à un mouvement insurrectionnel et d’association de malfaiteurs en requérant une condamnation à vie contre les deux accusés.

Les avocats commis d’office ont ensuite pris la parole pour dire qu’au regard de l’acte d’amnistie pris par le chef de l’Etat le 7 juin 2018, leurs clients devaient être relaxés.

Après la plaidoirie des avocats, le Président de la cour Timothée Yénan a rendu le verdict : “La cour (…) déclare Mahamat Hassan Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam coupables de participation à un mouvement insurrectionnel, les condamne à vie, en application des articles 401 et suivant du code de procédure pénale et 113 du code pénal.” 

… et de cassation

Pour Maitre Roméo Roina, l’un des avocats des accusés, c’est un procès politique : “En tant que défenseur de ces inculpés, nous sommes déçus. C’est plus de la politique que du judiciaire parce que nous avons évoqué les dispositions de l’article 2 du code de procédure pénale qui dit que l’action qui brûle s’étend par l’amnistie. Le président de la République a fait une main tendue aux Tchadiens qui se trouvent dehors. Cette ordonnance a été signé le 7 juin 2018, entre-temps nos clients étaient déjà là donc les faits qui leur sont reprochés sont couverts par cette ordonnance. Mais nous avons l’opportunité de nous pourvoir en cassation dans un délai de dix jours parce que durant la précédente session criminelle, il y a certains inculpés qui ont bénéficié de cette ordonnance.”

Signalons que le procès s’est déroulé en l’absence de l’un des trois accusés, le député Abderaman Issa Youssouf, arrêté lui aussi avec les deux accusés, mais qui est mort en prison.

Cette condamnation sonne sans nul doute comme un coup dur pour la rébellion du Conseil de commandement pour le salut de la République mais aussi un message fort à l’endroit des autres groupes armés tchadiens.

 

Avec DW

Bénin : Yayi Boni va être entendu par un juge

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L’ancien Président béninois Boni Yayi.

 

L’ex-président du Bénin devra être entendu vendredi 7 juin à 15h30 par le juge du tribunal de première instance de Cotonou, Aubert Kodjo.

Thomas Boni Yayi a reçu une convocation de la justice dans le cadre de l’enquête sur les violences post-électorales qui ont éclaté les 1er et 2 mai dernier, au lendemain des législatives auxquelles aucun parti d’opposition n’avait été autorisé à participer.

 

“En raison de votre qualité d’ancien Président de la République, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, j’effectuerai le vendredi 7 juin à 15 h 30 un transport à votre domicile en vue de vous entendre dans ladite procédure”, écrit le juge Aubert Kodjo.

Le domicile de Thomas Boni Yayi est encerclé par les forces de l’ordre depuis plus d’un mois. Le 1er mai, il avait appelé la population à protester contre les législatives et réclamé l’arrêt du processus électoral.

Seuls deux mouvements proches du pouvoir avaient été autorisés à présenter des candidats. Depuis son appel au soulèvement, le domicile de l’ancien président est placé sous surveillance et celui-ci est assigné à résidence. L’accès à son garage a été bloqué par la police.

Ses proches dénoncent les “violations des droits” de Thomas Boni Yayi par son successeur, l’actuel président Patrice Talon.

La répression des manifestations de début mai, contre les législatives, s’étaient soldées par au moins “quatre morts par balle” d’après Amnesty International.

Une soixantaine de contestataires ont été arrêtés depuis. Présentés à un tribunal il y a quelques jours, ils ont été placés en détention à Cotonou aux motifs de participation à un attroupement armé, appel et incitation à la haine et à la rébellion, violences, entrave à la justice ou “charlatanisme contre l’Etat béninois”.

Un proche de l’ex-président Boni Yayi, Philippe Aboumon, fait partie des personnes jugées pour “incitation à la haine et à la violence sur les réseaux sociaux”.

(

Avec AFP)

Soudan : les sanctions de l’Union africaine sous la pression américaine

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Centrafrique.com/soudan-les-sanctions-de-lunion-africaine-sous-la-pression-americaine/le-porte-parole-du-conseil-militaire-au-pouvoir-au-soudan-lieutenant-general-shams-el-din-kabbashi-en-conference-de-presse-a-khartoum-le-7-mai-2019-2/” rel=”attachment wp-att-29383 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le porte-parole du Conseil militaire au pouvoir au Soudan, Lieutenant Général Shams El-Din Kabbashi en conférence de presse à Khartoum, le 7 mai, 2019

 

 

L’UA impose des “mesures punitives à l’encontre des individus et des entités qui ont empêché l’établissement d’une autorité civile”. Pour l’analyste Mohamed Nagui, ces sanctions résultent de la pression de Washington.

 

Le Soudan a été suspendu de l’Union africaine avec effet immédiat. Ceci jusqu’à la création d’une autorité civile de transition dans ce pays confronté à une escalade de la violence après la destitution du président Omar el-Béchir il y a deux mois.

 

Le Conseil Paix et Sécurité dce l’UA a annoncé vouloir imposer des mesures punitives à l’encontre des individus et des entités qui ont empêché l’établissement d’une autorité civile.

Depuis le début de la crise, l’organisation panafricaine plaide pour un transfert rapide du pouvoir des militaires aux civils et avait plusieurs fois menacé de suspendre ce pays de l’organisation.

Pour l’analyste politique soudanais et rédacteur en chef de “Sudan Tribune”, Mohamed Nagui, ce sont les pressions américaines qui ont fait bouger l’Union africaine.

 

Avwec DW

Centrafrique : communiqué de presse du Front Uni pour la Défense de la Nation.

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L’ancien ministre de la sécurité publique Jean-Serge Bokassa, Porte-Parole du Front uni pour la défense de la nation. Photo d’archives.

 

 

E ZÎNGO BIANI

Front Uni pour la Défense de la Nation

Communiqué de presse 002

 

« Ë ZÎNGO BÎANÎ » Le Front Uni pour la Défense de la Nation, tient à informer toute l’opinion mais plus particulièrement nos compatriotes, des nouvelles adhésions que le Front vient d’enregistrer.

Il s’agit de :

  • Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR/Parti Politique)
  • Centrafrique Debout et Solidaire (CDS-CA/Société Civile)
  • Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM/Parti Politique)
  • Espace Linga Tere (Société Civile)
  • Union Nationale pour la Défense de la Démocratie (UNDD/Parti Politique)

Nous saisissons cette occasion pour inviter toutes les entités et les personnalités, ayant conscience du péril qu’encourt notre démocratie face aux dérives totalitaires que nous ne cessons d’enregistrer, mais encore et surtout, confrontées à la persistance des massacres perpétrés contre les populations sans protection et sans défense, à nous rejoindre pour poursuivre cette lutte démocratique, indispensable à la libération de notre patrie.

Par ailleurs, pour insister sur les revendications citoyennes du 28 mai 2019, « Ë ZÎNGO BÎANÎ » Le Front Uni pour la Défense de la Nation, invite toute la population de Bangui à une série de meetings d’éveil de conscience et de sursaut patriotique, « Ë ZÎNGO BÎANÎ » qui auront lieu respectivement :

  • Le Samedi 15 juin 2019 à 15h sur le terrain Ucatex dans le 8ème arrondissement
  • Le Samedi 22 juin 2019 à 15h sur le terrain Saint Jacques Kpetene dans le 6ème arrondissement
  • Et le Samedi 29 juin 2019 à 19h sur le terrain de football de Begoua Peuple Centrafricain, ë zîngo bîanî pour défendre notre Nation en danger.

Fait à Bangui, le 5 juin 2019

Pour « Ë ZÎNGO BÎANÎ »,

le Front Uni pour la Défense de la Nation

Le Porte-Parole

Jean-Serge Bokassa

 

Coordonnateur Général 75500295 Porte-Parole 72260461 Conseiller mobilisation 75363636

Centrafrique : 2 personnes abattues à Alindao

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Des miliciens Anti-Balaka pour illustration. CopyrightDR

 

 

Bambari (République centrafricaine) –  Une affaire de jalousie s’est  terminée  dans un bain de sang dans la localité d’Alindao, située à 505 kilomètres de Bangui.

 

Dans la nuit du mardi à mercredi 5 juin dernier, un milicien Anti-Balaka, furieux de retrouver sa femme avec un autre homme sur son lit en train de…, pique la colère et tue les deux sur le champ.

 

D’après des informations recueillies sur place, ce présumé criminel Anti-Balaka, qui a l’habitude de patrouiller chaque nuit avec ses collègues dans son secteur, a eu un présentiment de rentrer vers 23 heures chez lui pour surveiller sa famille. À sa surprise, il retrouve sa femme en train de gémir sous un homme, de surcroît sur son propre lit. Une marque d’infidélité caractérisée qui ne l’a pas permit de se maîtriser. Sans trop d’explication, il sort son arme et abat à bout portant son rival avant de poignarder sa femme à plusieurs reprises avec un couteau commando à dents de scie.

 

Arrêté par ses propres collègues Anti-Balaka, l’homme a été remis aux forces de l’ordre qui l’ont remis par la suite à la Minusca pour son transfèrement à Bangui dans les prochaines heures.

 

Le corps des deux victimes a été enterré sur place à Alindao par leurs familles respectives.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : débandade générale aux villages Liwa et Akpé après la mort d’un éleveur peul.

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Copyright2019CNC

 

 

Bambari (République centrafricaine) – jeudi 6 juin 2019, la panique générale s’empare du village Liwa et Akpé situé à 4 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao.

 

Alors que le corps d’un éleveur peul qui est porté disparu depuis le mardi dernier vient d’être retrouvé ce matin dans la localité de Liwa, la population locale, informée de la nouvelle, préfère se réfugier en masse depuis cette nuit au sein de l’hôpital de Bambari par peur d’être prise pour cible lors des éventuelles représailles des rebelles de l’UPC qui ont quitté Bambari en masse ce matin.

 

Pendant que le cortège des rebelles est en route, les derniers habitants des villages Liwa et Akpé, qui ont passé la nuit chez eux,  ont dû quitter précipitamment leurs domiciles pour rejoindre Bambari. D’ailleurs, les premiers à prendre la fuite à Liwa ce matin étaient des agents sur la barrière mixte locale. Ils ont laissé même leurs sacs contenant des recettes et bien d’autres avant de partir en cascade.

 

Finalement, les rebelles sont partis récupérer le corps de la victime pour ramener à Bambari.

D’après leur propre enquête, la victime serait assassinée par représailles aux multiples braquages du domicile des particuliers aux quartiers Hadji et Bornou de Bambari dans lesquels les Peuls avaient été doigtés comme étant les auteurs.

 

Pour l’heure, les forces de sécurité intérieure sont sur place pour sécuriser la zone.

Copyright2019CNC.

Centrafrique : quand le président Touadera abandonne les familles des victimes du massacre de Paoua.

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Les habitants du villages Lemouna dans l’Ouham-Pendé le 25 mai 2019 lors du déplacement des diplomates et députés locaux. Image récupérée sur le profil Facebook du député du MLPC Martin Ziguélé.

 

Paoua (République centrafricaine) – Les rescapés du massacre du 21 mai dans l’Ouham-Péndé qui a fait au moins 54 morts se disent abandonnés par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

En effet, tout porte à croire que le président de la République Faustin Archange TOUADERA, pourtant considéré par le célèbre magazine américain FORBE comme le premier milliardaire centrafricain, n’est pourtant pas un homme philanthropique dans son propre pays. Pour cause, il n’a jamais assisté, financièrement ou matériellement, les nombreuses victimes de la guerre civile en République centrafricaine, un pays qui l’a élevé au rang des plus riches du monde.

 

À titre d’exemple, avec le récent massacre de 54 civils  le 21 mai dernier dans les localités de Bohong, Koundili et de Lemouna dans l’Ouham-Péndé, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, qui n’a d’ailleurs pas condamné cette tuerie de masse imputée au groupe rebelle du 3R de Bi Sidi Souleymane alias Sidiki, n’a pas aussi porté assistance, que ça soit financière ou matérielle aux rescapés, aux victimes et  aux familles endeuillées. Pourtant, l’homme n’a pas cessé de verser chaque week-end aux enseignants de l’Université de Bangui d’importante somme d’argent afin de tenter de les corrompre d’adhérer à son parti politique MCU.

 

Même si à Bangui les gens critiquent sévèrement ce comportement peu charitable du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, on vient d’apprendre qu’il a remis une importante enveloppe à la famille congolaise du regretté Étienne Tshisekedi à Kinshasa et une autre pour la fête du Ramadan 2019. Un geste qui contraste à celui des familles du massacre du 21 mai qui continuent de faire leur deuil dans la misère. Heureusement, on vient d’apprendre aussi que seul le parti MLPC de Martin Ziguélé qui vient d’envoyer de l’argent à Lemouna, Koundili et à Bohong. Quel est le rôle finalement de l’État ?

Le massacre de Paoua n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans le pays.

 

À en croire aux dires des centrafricains, le « Président des pauvres », devenu riche, oublie déjà son passé miséreux à l’Université de Bangui.

 

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Centrafrique / Bria : un accident de circulation impliquant un véhicule de la Minusca a failli dégénérer .

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Un blindé de la Minusca en patrouille dans une rue proche de l’hôpital de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC

 

 

Bria (République centrafricaine ) – Un accident de circulation au quartier Bornou impliquant un pick-up de la Minusca a failli dégénérer en conflit militaire entre les groupes armés et les troupes de la Minusca.

 

Il était 12 heures à Bria quand un convoi de la Minusca, composé de deux blindés et un pick-up Land-Cruiser, après avoir ravitaillé les troupes rwandaises positionnées à l’entrée du quartier Bornou, se retrouve très vite impliqué dans un accident qui a failli coûter la vie à un motocycliste local.

En effet, selon nos informations, le motocycliste, qui s’est arrêté au moment du passage du convoi, se fait happer par le dernier de la suite.

Pendant ce temps, le convoi continue sa route comme si rien n’était, alors que l’impact de l’accident a fait réveiller tout le monde dans le quartier.

Entre temps, les combattants du FPRC, qui étaient non loin de l’incident, se sont lancés à la poursuite du convoi jusqu’à quelques mètres de l’hôpital régional. Très vite, le ton a monté entre les rebelles et les soldats de la Minusca. Les premiers tentent de faire la morale aux seconds concernant leur comportement suite à cet accident.

Selon eux, la règle de conduite nous exige d’assister la victime si on se sent coupable ou pas. Mais le fait de laisser la victime à son triste sort montre qu’ils n’ont aucune pitié pour elle.

Après plusieurs échanges téléphoniques entre les chefs de la Minusca et les commandants du FPRC, la tension s’est retombée. Mais le FPRC exige de la Minusca une moto neuve pour la victime qui a eu le réflexe de sauter très vite quelques secondes avant l’accident.  Sa moto, touchée de plein fouet, est difficilement récupérable.

Malgré tout, la victime s’est retrouvée avec des bras et jambes cassés après être tombés dans un canal à côté.

 

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Centrafrique : à une manifestation des Étudiants Instituteurs avec casseroles et sifflets dans les rues de Bambari.

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Bambari (République centrafricaine) – Comme prévu, les étudiants de l’ENI et leurs collègues du GPR sont descendus dans la rue ce mercredi 5 juin pour exiger du gouvernement le paiement des arriérés de leurs bourses d’études.

 

Que ça soit en casseroles ou en sifflets, l’ambiance est électrique ce mercredi 5 juin 2019 à Bambari.

En tapant sur des couvercles pour les uns et en sifflant pour les autres,  Les Étudiants instituteurs de l’ENI et leurs collègues du groupe pédagogique régional (GPR) en grève de bourse depuis lundi,   sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont bloqué la circulation sur la rue qui passe devant le bureau de la Minusca vers centre-ville.

 

Alors que les étudiants étudiants qui sont inscrits à l’École nationale des Instituteurs (ENI) de Bambari réclament le versement de six mois d’arriéré de leur  bourse d’études, leurs collègues du GPR exigent pour eux le règlement de 9 mois.

 

Pendant ce temps, d’autres groupes des manifestants, qui ont bloqué l’accès à l’aérodrome de Bambari depuis lundi soir, continuent de maintenir leur position. Ils réclament toujours de la Minusca le départ sans délai de tous les soldats mauritaniens de Bambari.

Aux dernières nouvelles, la Minusca a promis aux manifestants une réponse dans 10 jours concernant leur exigencedemande.

Même si la situation est encore très préoccupante à Bambari, le gouvernement n’a donné aucune suite depuis le début de cette crise.

 

 

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