Centrafrique.com/centrafrique-quand-les-russes-et-les-chinois-exploitent-a-volonte-les-diamants-dans-le-mambere-kadei/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-2/” rel=”attachment wp-att-29723 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bureau d’exploitation minière de la société Lobaye Invest à Bria dans la Haute-Koto au centre-nord du pays. Crédit photo : CNC.
Berberati (République centrafricaine) – Si depuis quelques années les Chinois et les Russes contrôlent à eux seuls la quasi-totalité des chantiers miniers en Centrafrique, dans le Mambéré-Kadéï, l’exploitation industrielle des diamants par la société russe Lobaye Invest faite froid dans le dos.
Alors que dans le Kadéi les sites d’extraction minière sont partagés à parts égales entre les mafieux russes et les Chinois, à Mambéré par contre, seuls les mafieux russes sont les maîtres à bord.
Protégés par les soldats FACA, les techniciens russes ont une méthode très sophistiquée pour exploiter sans effort des diamants sur le fleuve Mambéré. Et ce, à l’absence du cahier de chars et des agents du ministère centrafricain des Mines.
D’après notre enquête sur place, les Russes utilisent un extracteur sophistiqué installé à bord d’une charrette motorisée qu’ils trimballent avec au-dessus du fleuve Mambéré.
Pendant que la charrette avance tout doucement sur le fleuve, l’extracteur, quant à lui, aspire une importante quantité du sable au fond de l’eau et sépare automatiquement les diamants du reste des graviers sans aucune intervention humaine. Donc, pas besoin des artisans miniers locaux.
Une méthode qui a fait ses preuves, car une importante quantité des diamants ont été récupérés lors de notre infiltration de 4 heures sur ce chantier russe.
Ainsi, les centrafricains se demandent si l’État centrafricain a-t-il une idée sur la quantité réelle des diamants exploités par les Russes dans le Mambéré ?
Pourquoi laisse-t-on la liberté totale aux mafieux russes pour exploiter d’une manière industrielle nos richesses minières à volonté ?
Seuls le président Faustin Archange TOUADERA et son ministre des mines qui pourraient répondre à ces questions.
Centrafrique.com/centrafrique-le-president-touadera-est-il-malade/cortege-presidentiel-touadera-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-29718 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Passage du cortège présidentiel à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.
Bangui (République centrafricaine) – comme les rumeurs finissent toujours par se concrétiser en Centrafrique, celles-ci font état depuis quelques jours de l’état de santé non rassurant du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Même si cette information est à prendre avec précaution, certains compatriotes pensent quant à eux que le PDG du BARC monsieur Sani Yalo, récemment condamné à la perpétuité par la justice équato-guinéenne dans l’affaire du coup d’État manqué contre le Président Thedeoro Obiang Nguema, serait directement ou indirectement impliqué dans la détérioration de l’état de santé du mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange TOUADERA.
À en croire à ses rumeurs, le chef de l’État n’aurait pas pu s’endormir depuis plusieurs jours sur ses deux oreilles à cause de la consommation excessive des médicaments traditionnels.
De quoi s’agit-il ?
Alors qu’il est difficile pour nous de le savoir avec exactitude quel médicament que le chef de l’État s’est bourré avec, tous les regards sont tournés désormais vers le PDG du BARC le sulfureux Sani Yalo qui ne cesse de ravitailler ce dernier avec des pilules aphrodisiaques sensées stimuler son désir sexuel. Et ce, parfois en public.
Faut-il rappeler que l’ex-Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, dans sa dernière interview publique sur le site du journal 54 États, explique que le PDG de BARC (Bureau d’affrètement routier centrafricain) monsieur Sani Yalo serait aussi Conseiller occulte du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. C’est à travers ses conseils stratégiques que celui-ci pille en ce moment le trésor public centrafricain.
La recherche acharnée de la paix a conduit les autorités centrafricaines à négocier un accord dit de Khartoum entre les groupes armés non conventionnels et le gouvernement. La première exigence de cet accord qui s’assimile à un préalable se résume à la mise en place d’un gouvernement inclusif c’est à dire composé des forces vives de la nation y compris les représentants des groupes armés.
Le premier gouvernement très expéditif a été boudé au motif qu’il n’est pas suffisamment inclusif et le second gouvernement a été décrété dans la foulée pour répondre à cette brève incompréhension. Au delà d’intenses doutes et de critiques multidimensionnelles acerbes sur la faisabilité des termes de l’accord, une frange de la population active espérait parier sur une bonne écurie.
Après plus de cent jours d’observation, un état des lieux, un inventaire s’avère nécessaire voir indispensable pour évaluer les effets de l’accord dit de la dernière chance. Certains observateurs éclairés de la vie politique centrafricaine diront avec évidence qu’on ne peut évaluer le bilan d’un gouvernement sur une période aussi courte mais les cent jours nous permettront justement et certainement de voir en filigrane la trajectoire exponentielle de la politique gouvernementale.
Au demeurant, il est important de rappeler que le gouvernement demeure toujours incomplet depuis les caprices impunies du ministre de la modernisation de l’Etat qui a refusé son poste ministériel m. Au chapitre de bilan, on note de prime abords que l’insécurité galope avec la naissance de nouveaux groupes armés avec les dernières tueries créant la psychose et la peur au sein de la population. Cette psychose s’est accentuée avec la création de la milice du pouvoir qui promet de façon impunie de transformer des meetings politiques et pacifiques en « théâtre d’opérations ensanglantées ».
Le chef de guerre du groupe armé les « 3R » devrait être traduit devant les tribunaux pour sa responsabilité indirecte en tant que chef hiérarchique de ses sbires. Dès lors qu’il est établi que le conseiller spécial du premier ministre est président du groupe armé « 3R »et investit de l’autorité suprême, de l’autorité décisionnelle ou de contrôle, ce dernier devrait être mis aux arrêts à l’instar de la jurisprudence « Jean Pierre Bemba » de la République démocratique du Congo.
En outre, le président de la république ne cesse de se rendre coupable de haute trahison en violant délibérément et impunément de nombreuses dispositions constitutionnelles et en utilisant les institutions étatiques pour assouvir ses faims politiques telle la requête devant la haute cour constitutionnelle pour relire le code électoral en violation des dispositions de l’article 40 de la constitution. On remarque également une grande inquiétude quant au respect des droits fondamentaux et plus précisément les libertés de la presse et d’opinion. Enfin, on relève la reprise parodique des pratiques de ses prédécesseurs et surtout l’économie qui peine à décoller.
Fort de ce constat amer, le citoyen lambda partagé entre espoir et désespoir s’interroge :
Ce gouvernement pléthorique et à la fois incomplet a t-il convaincu ? Le bilan des cent jours est-il en phase aux attentes de la population ? La cote de popularité de ce gouvernement a t-il augmenté ou baissé ? Le temps est-il trop court pour évaluer les effets de l’accord de Khartoum ? A ce rythme, les engagements pris seront-ils respectés ? Que dire des prochaines échéances électorales qui, organisées dans le délai tranchera de la réussite ou de l’échec des accords de Khartoum ? A défaut, que dire du statut juridique de ce pouvoir en cas de glissement du calendrier électoral ? A la lecture de ces différents questionnements, une bonne partie de la population est mitigée et pense que ce gouvernement est otage des groupes armés qui lui dictent sa loi.
Ce gouvernement est victime de sa méthode de tâtonnement né de l’amateurisme. Par contre, une autre partie de la population souhaite prolonger le délai de grâce au nouveau locataire de la tour « Petroca ». Au delà de toutes considérations politiques, aucun indice fiable ne nous garantit une sortie honorable de la crise car la plupart des actions politiques et managériales sont illisibles mais faisons nous le plaisir de leur accorder un délai de grâce le temps de prendre des repères.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Au moins 41 mineurs clandestins ont péri jeudi dans l’effondrement partiel d’une mine de cuivre et de cobalt dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a fait savoir le gouverneur de la province de Lualaba.
L’accident s’est produit dans une mine à ciel ouvert de la Kamoto Copper Company, contrôlée à 75% par le groupe minier britannique Glencore, a précisé le gouverneur, Richard Muyej.
L’accident a été causé par les mineurs clandestins qui ont inondé (la mine) et l’exploitent de manière anarchique, a déclaré le gouverneur.
Des milliers de mineurs clandestins travaillent dans ou autour des mines du sud de la RDC, d’où l’on extrait plus de la moitié du cobalt mondial, utilisé dans les batteries de voitures électriques.
L’armée congolaise a déployé la semaine dernière des centaines de soldats pour protéger une mine de cuivre et de cobalt exploitée par l’entreprise chinoise China Molybdenum contre les mineurs illégaux.
Plus de 250 personnes ont été arrêtées en lien avec les assassinats politiques de samedi passé, qualifiés par les autorités de “tentative de coup d’Etat” contre le gouvernement de la région amhara (nord-ouest), a annoncé jeudi soir une équipe gouvernementale chargée de faire la lumière sur ces événements.
L’Ethiopie est sous haute tension depuis les assassinats de samedi, qui s’inscrivent dans le contexte de luttes de pouvoir liées aux tensions politico-ethniques dont le pays est le théâtre. Ces dernières se sont exprimées plus librement avec l’ouverture de l’espace démocratique par le Premier ministre Abiy Ahmed, entré en fonction en avril 2018.
Samedi après-midi, un commando armé a tué le président de la région amhara, un de ses conseillers et le procureur général de l’Amhara, à Bahir Dar, la capitale régionale.
Quelques heures plus tard, le chef d’état-major des armées éthiopiennes a été tué dans la capitale éthiopienne Addis Abeba par son garde du corps alors qu’il organisait la réponse à l’attaque de Bahir Dar. Un général à la retraite lui rendant visite a également été tué.
Une équipe gouvernementale formée de spécialistes de la sécurité et de la justice, chargée d’enquêter sur ces événements, a indiqué jeudi soir dans un communiqué que “les meurtres des responsables gouvernementaux et des généraux de l’armée s’inscrivent dans une conspiration plus grande visant un large éventail de responsables gouvernementaux”.
Sans préciser s’il s’agit de reponsables nationaux ou régionaux, elle a évoqué des “forces destructrices” ayant commis un “acte de trahison” dans le but de prendre le pouvoir.
“La task force a arrêté 212 suspects en région amhara et 43 suspects à Addis Abeba”, a-t-elle souligné dans un communiqué, précisant que 27 armes automatiques et deux mitrailleuses ont été saisies
Les autorités accusent Asaminew Tsige, un ethno-nationaliste amhara, d’être derrière les assassinats de samedi. Chef de la sécurité de la région amhara, qui avait ouvertement entrepris de former des milices ethniques, aurait été sur le point d’être évincé en raison de sa rhétorique belliqueuse. En fuite, il a été tué lundi par des policiers.
Mais la task force a ajouté jeudi soir, dans une apparente contradiction avec son affirmation précédente et les accusations du gouvernement, que son enquête doit déterminer si “les meurtres à Bahir Dar (…) et à Addis Abeba sont liés”.
Les violences ethniques en Ethiopie, qui ont le plus souvent pour enjeux des questions territoriales et des ressources, ont déjà fait plus de deux millions de déplacés et des centaines de morts, principalement le long des frontières entre les régions du pays dessinées sur les bases d’un fédéralisme ethnique.
Jeudi, le Mouvement national amhara (NaMa), un parti ethno-nationaliste d’opposition ayant gagné en popularité depuis l’ouverture de l’espace démocratique par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, entré en fonction en avril 2018, avait assuré que 56 de ses membres et sympathisants avaient été arrêtés à Addis Abeba.
La task force n’a pas précisé si les arrestations qu’elle a annoncées incluaient celles évoquées par la NaMa.
La commission électorale burundaise a fixé vendredi la date du premier tour de l’élection présidentielle de 2020 au 20 mai, cinq ans après le début d’une crise ayant débuté avec l’élection présidentielle précédente.
Le premier tour de cette présidentielle a été couplé aux élections législatives et communales, alors que l’éventuel deuxième tour de la présidentielle a été fixé au 19 juin et la prestation de serment du président élu au 20 août, selon un calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Le Burundi est en crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.
Les violences et la répression qui ont accompagné la crise auraient fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, selon les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.
Le président burundais avait toutefois surpris les observateurs en assurant qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution adoptée en 2018 le lui permet.
“Ces élections seront un non-événement qui ne va pas amener une solution à la crise qui assaille notre pays depuis 2015”, a réagi Jean Minani, le président du Cnared, une plate-forme qui regroupe une partie de l’opposition en exil. “Le Burundi va plutôt continuer à s’embourber un peu plus dans la crise”.
Minani a évoqué “une nouvelle fuite en avant” car selon lui, le président Pierre Nkurunziza fonce “vers ces pseudo-élections en excluant l’opposition externe, après avoir refusé toute négociation avec nous”, référence à l’échec du dialogue interburundais de sortie de crise.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi une résolution étendant la mission de ses Casques bleus au Mali au centre du pays où les violences redoublent, tandis que de nouvelles sanctions pourraient être prises prochainement contre des individus faisant obstacle à la paix.
En dépit d’une mise en cause de l’intérêt de la mission Minusma il y a quelques mois par les Etats-Unis, ses effectifs restent inchangés dans la résolution adoptée à l’unanimité et qui prolonge jusqu’au 30 juin 2020 la présence de l’ONU au Mali (13.289 militaires et 1.920 policiers).
Dans les faits, la Minusma, dont la mission à l’origine était focalisée sur le nord du Mali, a déjà renforcé récemment sa présence dans le centre du pays avec la création d’un Secteur centre.
Dans cette partie du pays, les violences ont culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso. Depuis lors, les tueries ont continué, avec la mort de 35 Dogons à Sobane Da le 9 juin ou encore de 41 Dogons à Gangafani et Yoro le 17 juin.
Selon des diplomates, à l’initiative des Etats-Unis et de la France, de nouvelles sanctions pourraient être prises prochainement contre cinq individus accusés de “terrorisme” ou de contrevenir au processus de paix.
En particulier, le prédicateur Amadou Koufa, à la tête d’un groupe jihadiste apparu en 2015 dans le centre du Mali, pourrait figurer dans les nouveaux noms visés par des gels d’avoirs et des interdictions de voyager, selon un diplomate.
Amadou Koufa recrute prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs. Les affrontements se sont multipliés entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, qui pratiquent essentiellement l’agriculture et qui ont créé leurs “groupes d’autodéfense”.
A la peine face à un processus de paix qui peine à se concrétiser, l’ONU avait pris en décembre ses premières sanctions contre trois Maliens accusés de l’entraver ou d’actes de terrorisme.
“Ceux qui bloquent le processus s’exposent à des sanctions”, a affirmé au Conseil de sécurité l’ambassadeur français auprès de l’ONU, François Delattre. Il y a un besoin “de progrès urgents” dans l’application de l’accord de paix de 2015, a-t-il ajouté.
Au Mali, des zones entières continuent d’échapper au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières malgré l’accord de paix avec l’ex-rébellion à dominante touareg censé isoler définitivement les jihadistes. Ces dernières années, ces attaques se sont étendues au centre et sud du Mali ainsi qu’au Burkina Faso et Niger voisins.
Lors des accords de Khartoum en février 2019, les concessions du président Touadera aux groupes rebelles ont été importantes sans réelles contreparties de ces derniers.
Près de cinq mois après sa signature, le 6 février 2019, l’Accord de paix et de réconciliation de Khartoum a été évalué le 21 juin 2019 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Cette mise à plat confirme le manque de sincérité des groupes armés signataires, alors que les autorités de Bangui ont fait droit à quasiment toutes leurs revendications.
Le caractère léonin de l’accord ne fait plus de doutes, les groupes armés y ont retiré tous les avantages.
Des déclarations alarmistes de l’ONU
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et patron de la Minusca, le Sénégalais Mankeur Ndiaye a tenu un discours qui, dans sa traduction diplomatique, est particulièrement inquiétant voire alarmiste. En filigrane, il confirme que les groupes armés ont bénéficié de la légitimation de leur rébellion sans s’acquitter de leurs obligations.
Mankeur Ndiaye rappelle que le gouvernement centrafricain a rempli la plupart de ses obligations politiques. Les groupes armés participent désormais au gouvernement « inclusif », trois chefs rebelles sont conseillers-militaires à la primature, des ministres conseillers issus des groupes armés ont été nommés à la présidence et à la primature, des préfets et sous-préfets ont été nommés sur proposition des groupes armés.
En revanche, le gouvernement tarde à mettre en place le DDRR ( désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement) et le redéploiement de l’autorité de l’État sur les 80 % du territoire, occupés par les rebelles, prend des retards.
Des violations quotidiennes des accords
Mankeur Ndiaye constate : » chaque semaine entre 50 et 70 violations de l’accord de paix, commises principalement contre les populations civiles par les groupes armés, sont rapportees ». En cinq mois cela donnent donc plus de 1200 cas enregistréspar l’ONU. Évidemment, de très nombreux autres cas n’ont pu être répertoriés par la Minusca. Les violations de l’accord de Khartoum se comptent par milliers et concernent tout le territoire national. Mankeur Ndiaye cite notamment : » les violences faites aux civils, la levée illégale de taxes, l’obstruction au déploiement de l’autorité de l’État, l’occupation de bâtiments publics… » il est à peine besoin de rappeler les tueries du 21 mai 2019 attribuées aux hommes du Camerounais Abass Sidiki, désormais conseiller-militaire à la primature et le blocage du corridor Cameroum-Bangui par les hommes d’Abdoulaye Miskine, éphémère ministre de la modernisation de l’Administration !
L’Accord de Khartoum n’est qu’un pacte de non-agression
Les Centrafricains vont devoir attendre pour la paix et la réconciliation. L’accord passé entre le président Touadera et le maître d’oeuvre de l’accord, son premier ministre Firmin Ngrebada, avec les chefs des quatorze groupes armés signataires est un acte politique confortant les intérêts des deux parties contractantes.
Le président Touadera a voulu avant tout passer un compromis avec des groupes armés qui contrôlent les trois quarts du pays
D’un côté, le président Touadera voulait s’assurer du soutien ou la « neutralité positive » des groupes armés contrôlant près des trois quart du pays pour sa réélection au début de 2021. Son régime s’est protégé contre une éventuelle renaissance de la Seleka. Qui ira contrôler les listes électorales, le vote des électeurs, les résultats des bureaux de vote et les pourcentages affichés, dans ces territoires hors du contrôle de l’État mais sous la coupe des rebelles ?
Un brevet de respectabilité aux groupes armés
Les groupes armés ne devraient pas être combattus militairement. Ils ont obtenu la reconnaissance, validée par l’ONU et l’Union africaine, de leur désormais statut de partenaires du gouvernement. Ils ne sont plus considérés comme des rebelles. Leurs chefs se voient accorder l’impunité en dépit de leurs sanctions internationales et du souhait du peuple centrafricain de les traduire en justice.
L’Accord de Khartoum permet de satisfaire les intérêts fondamentaux des parties signataires, laissant les populations avec les tourments de leur vie quotidienne. L’Accord de Khartoum est un accord de paix et de réconciliation entre les autorités de Bangui et les quatorze groupes armés. A l’heure actuelle, il manque l’adhésion de l’opposition, des victimes du conflit et de la plupart des organisations de la société civile. Cela fait beaucoup
Le régime des mollahs met en place un réseau de cellules terroristes en Afrique pour attaquer des cibles occidentales en représailles à la décision de Washington d’imposer des sanctions contre Téhéran, selon les responsables de sécurité.
Le nouveau réseau terroriste a été mis en place sur ordre de Qassem Soleimani, chef des Gardiens de la révolution islamique (pasdaran), selon un rapport du journal britannique Daily Telegraph du 24 juin 2019.
En avril 2019, le Département d’État américain a inscrit les pasdaran sur sa liste des organisations terroristes étrangères (FTO).
L’objectif terroriste est de cibler les bases militaires américaines et d’autres bases militaires occidentales sur le continent, ainsi que les ambassades et les responsables, a écrit The Telegraph.
Des cellules iraniennes seraient actives dans plusieurs pays africains dont le Soudan, le Tchad, le Ghana, le Niger, la Gambie et la République centrafricaine, indique le rapport.
« L’Iran met en place une nouvelle infrastructure terroriste en Afrique dans le but d’attaquer des cibles occidentales », a déclaré au Daily Telegraph une source de sécurité occidentale de haut niveau. « Tout cela fait partie des tentatives de Téhéran d’étendre ses opérations terroristes à travers le monde. »
Les responsables du Renseignement affirment que le régime des mollahs travaille sur le nouveau réseau terroriste depuis trois ans, soit depuis la signature de l’accord nucléaire sur le gel de ses activités d’enrichissement d’uranium avec les États-Unis et les autres grandes puissances mondiales en 2015.
L’opération est organisée par l’unité 400, une section hautement spécialisée de la Force de Qods, dirigée par Hamed Abdollahi, un vétéran des Gardiens de la révolution qui a été désigné par les États-Unis comme terroriste en 2012.
La cellule africaine serait dirigée par Ali Parhoon, un autre officier supérieur iranien de l’unité 400. Les détails de l’existence de la cellule terroriste ont été révélés à la suite d’une série d’arrestations au Tchad en avril.
Les enquêteurs ont découvert que le régime iranien était derrière le recrutement et l’entraînement d’hommes âgés de 25 à 35 ans dans le but de commettre des attentats terroristes contre des cibles occidentales sur le continent.
On estime à environ 300 le nombre de militants qui ont été recrutés par les Gardiens de la révolution et qui ont suivi un entraînement rigoureux dans des camps d’entraînement dirigés par les mollahs en Syrie et en Irak, a écrit The Telegraph.
La dernière vague de recrues a été formée sur une base iranienne dans la ville de Najaf, dans le sud de l’Irak. Les tentatives de Téhéran de procéder à une nouvelle opération terroriste en Afrique font suite aux révélations du Telegraph du début du mois selon lesquelles des agents de sécurité britanniques ont arrêté des terroristes affiliés à Téhéran, qui stockaient des tonnes d’explosifs dans la banlieue de Londres.
Les autorités britanniques pensent que cette cellule a également été mise en place en 2015 après la signature de l’accord nucléaire par Téhéran.
Les responsables diplomatiques américains affirment qu’un avertissement a été adressé aux missions diplomatiques et militaires américaines dans les pays où des militants iraniens seraient présents, ainsi qu’aux missions d’autres pays occidentaux, dont la Grande-Bretagne, la France et l’Italie, selon ce rapport.
La révélation selon laquelle Téhéran met en place un nouveau réseau terroriste en Afrique intervient à un moment où Téhéran est accusé d’attiser les tensions dans le Golfe après que les commandants des Gardiens de la révolution ont confirmé qu’ils étaient responsables de l’attaque d’un drone militaire américain opérant près du détroit d’Hormuz.
En outre, Téhéran a été accusé d’avoir mené des attaques contre plusieurs pétroliers opérant dans le Golfe qui avaient été endommagés par des mines.
Birao/le-president-faustin-archange-touadera-entoure-de-lambassadeur-de-france-en-Centrafrique-et-le-ministre-charge-du-secretariat-du-gouvernement-2/” rel=”attachment wp-att-29705 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l’ambassadeur de France en RCA et le ministre en charge du sécrétariat du gouvernement. CNC
Le président centrafricain Faustin Archange Touadera vient de lancer un projet de développement communautaire dans la ville de Birao située dans l’extrême nord de la République centrafricaine, près des frontières avec le Soudan et le Tchad.
A l’occasion d’une visite, le mercredi 26 juin, Touadéra a donné le coup d’envoi de ce projet, financé par l’Union européenne à hauteur de 56 760 000 euros à travers le ‘’Fonds Bekou’’.
Dans une vidéo postée sur la page Facebook de la présidence, Touadera a mis à profit son passage à Birao pour s’adresser à la population locale venue pour l’accueillir.
‘’J’invite toute la population de la préfecture de Vakaga et de Birao, surtout la jeunesse, à ne pas céder aux manipulations de certains hommes politiques véreux. N’écoutez pas leur mensonge, la République centrafricaine retrouve déjà la voie de la paix et de la réconciliation. C’est à nous-mêmes de reconstruire notre pays, et cette reconstruction n’est possible que s’il y a la paix’’, a lancé le chef de l’Etat.
Le financement débloqué par l’Union européenne intervient 48 heures après une annonce d’une autre aide humanitaire d’environ 18 millions d’euros de l’UE, en faveur des personnes vulnérables et des victimes des crises récurrentes dans le pays.
La ville de Birao qui a abrité le lancement de ce projet est l’une des localités du Nord qui se sont estimées abandonnées par le pouvoir de Bangui.
Ce sentiment d’abandon a été plusieurs fois cité comme étant l’un des raisons de frustration ayant conduit à la naissance de la rébellion Seleka et sa prise du pouvoir par coup d’Etat en mars 2013.
Les enseignants de l’Université de Bangui de la République centrafricaine (RCA) ont manifesté ce mercredi sur le campus et dans les rues de la ville, exigeant du gouvernement centrafricain l’apurement des arriérés de vacation des années 2016, 2017 et 2018, a constaté mercredi sur place un correspondant de Xinhua.
La manifestation a perturbé momentanément la circulation sur l’une des principales avenues de la capitale Bangui, et a paralysé les cours dans la seule université de la capitale. Les étudiants, craignant une interruption prolongée dans tous les établissements et instituts universitaires du pays, se sont mêlés au mouvement de leurs professeurs, pour demander un règlement rapide du litige.
Les manifestants, regroupés au sein du Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNAES), ont considéré qu’ils sont descendus dans les rues afin d’exprimer un ras-le-bol vis-à-vis de la situation, alors qu’ils sont censés représenter l’élite du savoir dans le pays.
Ils ont ajouté qu’un préavis de grève avait été déposé au bureau du gouvernement pour attirer l’attention de celui-ci sur l’apurement desdits frais de vacation. Seulement, leur requête est demeurée sans réponse.
Des éléments de la police ont encadré les manifestations, sans tenter de disperser les manifestants.
exploitation-chinoise-à-Bozoum-par-cnc-1 – Catastrophe environnementale à Bozoum : un rapport d’enquête parlementaire met en lumière une véritable mafia au sommet de l’État.
pollution-environnementale-par-la-société-chinoise-à-Bozoum-en-Centrafrique – Catastrophe environnementale à Bozoum : un rapport d’enquête parlementaire met en lumière une véritable mafia au sommet de l’État.
minie-de-diamant-et-or-de-Bozoum – Catastrophe environnementale à Bozoum : un rapport d’enquête parlementaire met en lumière une véritable mafia au sommet de l’État.
Bangui (République centrafricaine) – Suite aux exploitations anarchiques des ressources minières et naturelles des sociétés chinoises à Bozoum, une mission d’enquête parlementaire s’était rendue à Bossangoa, Bouar et Bozoum du 6 au 10 juin dernier afin de s’enquérir des conditions de ces exploitations et d’analyser ses impacts sur l’environnement et la population locale. Sans surprise, le rapport de cette mission met en lumière non seulement les conditions auxquelles ces Chinois pillent et détruisent les ressources minières et naturelles de cette région, mais aussi le degré de complicité de nos autorités dans cette affaire.
Quatre sociétés chinoises mises en cause…
Selon le rapport de l’enquête parlementaire dont CNC a pu lire le contenu, quatre sociétés chinoises, notamment TIAN ROUN, TIAN XIANG, SMC MAO et MENG, qui exploitent et continuent d’exploiter depuis 6 mois les ressources minières dans l’Ouham-Péndé, ont toute une autorisation d’exploitations artisanales semi-mécanisées et non industrielles comme on a vu sur les sites dont l’un ne dispose d’aucun permis.
Trafic illicite de l’or et des poissons…
Au-delà de l’absence des représentants de l’État sur les sites d’exploitations, on remarque par ailleurs que ces sociétés, qui recrutent quasi exclusivement des sujets chinois et camerounais pour éviter que leur mafia ne soit découverte, exploitent et exportent aussi illégalement les poissons et la faune aquatique bien que ne faisant pas partie de leur permis.
Corruption et mafia au sommet de l’État
Selon le même rapport, la responsabilité civile et pénale de certains députés et cadres du ministère des Mines est engagée dans cette catastrophe environnementale.
En outre, dans une vidéo circulant au sein de l’Assemblée nationale, une somme de 40 millions de francs CFA avait été remise par les Chinois à l’honorable Jean-Michel Mandaba, Président de la commission de la production à l’Assemblée nationale pour qu’il facilite leur démarche auprès de cette Institution parlementaire. Ce qui a été fait, car le bureau de l’Assemblée nationale n’était pas au courant du permis d’exploitations minières octroyé à ces sociétés chinoises.
Alors, si le Député Mandaba a obtenu pour sa part un bakchich de 40 millions de francs CFA, qu’en est-il pour le ministre des Mines, de l’ex-premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et du Président Faustin Archange TOUADERA ?
Dégâts écologiques et sociétaux liés à l’exploitation chinoise à Bozoum
Hors-mis les dégâts environnementaux liés à la déforestation, à l’abattage des arbres et à l’utilisation des produits chimiques par ces sociétés chinoises à Bozoum, ledit rapport montre que toute la population riveraine du fleuve Ouham, notamment les habitants de Bozoum, l’Ouham-Bac, Bossangoa et environs ainsi que ceux de Batangafo ont été directement touchés par cette catastrophe environnementale. On cite par ailleurs la destruction des infrastructures routières et bien d’autres.
Bizarrement dans cette affaire, une section complète des soldats FACA est déployée sur des sites miniers chinois à Bozoum pour la protection exclusive de ces derniers alors que la population de l’Ouham-Péndé, d’Ouaka, de Mbomou… continue d’être massacrée sans que le gouvernement lève un doigt pour les dénoncer.
En outre, ces soldats FACA, corrompus par ces Chinois, se montrent très agressifs envers les habitants de Bozoum qui tentent de s’opposer aux Chinois alors que c’est cette même population centrafricaine qui a longuement milité pour le retour des FACA sur le terrain.
En tout cas, le rapport est riche. Nous reviendrons dans nos prochains articles sur cette affaire…
Centrafrique.com/centrafrique-societe-wagner-le-grand-retour-des-fake-news/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-12/” rel=”attachment wp-att-29675 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des Mercenaires russes dans leur base à Sibut en République centrafricaine. Crédit photo : CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Le sous-sol centrafricain n’en finit pas d’exciter la convoitise des sociétés minières. Ô, Centrafrique, terre de tant de richesses, mais aussi de tant de malheur ! Les eaux gonflées de l’Oubangui semblent charrier de nouveaux mensonges, de nouvelles « fake-news » qui reviennent, comme les chenilles, avec la saison des pluies, pour mieux dissimuler l’appétit vorace de la société Lobaye Invest et des mercenaires du groupe Wagner. Et pour cause.
On se souvient que trois (3) journalistes russes ont été assassinés, l’été dernier, dans la région de Sibut. Ils enquêtaient sur les manigances louches des mercenaires de la mystérieuse société Wagner. Depuis, l’eau a finit par couler sous le pont, et la vérité reste tapie dans l’ombre. L’enquête n’avance pas, comme si ses conclusions pouvaient gêner de puissants intérêts. Mais quel rôle joue la Russie pour étouffer l’affaire ?
Le ministre russe des affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov, a demandé récemment à Mme Sylvie Baïpo-Témon, son homologue centrafricaine, d’accélérer les investigations. Pourtant, le même jour, une agence médiatique russe, liée à l’homme d’affaires Yevgueni Prighozin, le mystérieux « cuisinier de Poutine », a diffusé une interminable et incompréhensible vidéo qui mélange les pinceaux en prétendant révéler les dessous du dossier. Qui croire ? La justice centrafricaine qui, avec l’appui de l’UNPOL, conduit avec indépendance l’instruction ? Ou bien de soi-disant journalistes et un étrange « détective privé », payés par Prighozin pour inventer un conte à dormir debout ? Les Russes n’ont-ils donc aucune considération pour nos institutions républicaines, alors qu’ils prétendent donner des conseils au plus haut sommet de l’État ?
Soyons sérieux. De sources sûres, Yevgueni Prighozin dirige en sous main l’agence médiatique et des « usines à trolls » réputées pour répandre les INFOX partout dans le monde. Les électeurs américains et anglais en savent quelque chose ! Mais il possède aussi de puissants intérêts dans le sinistre groupe Wagner, ces mercenaires qui pullulent de Syrie en Ukraine, jusqu’en Centrafrique. Comme par hasard, les journalistes russes enquêtaient sur les mercenaires de Wagner dans notre pays. « L’assassin revient toujours sur les lieux du crime », dit-on, et Prighozin a lancé ses sbires pour dissimuler les basses œuvres des hommes de main de Wagner qui, en collusion avec les mercenaires rebelles étrangers, couvrent les petites affaires de la société Lobaye Invest. Mais qui trouve-t’on derrière Lobaye Invest ? Toujours le même Prighozin ! Louche. Comment croire une vidéo dont les conclusions ont pour but de couvrir les méfaits de son commanditaire ?
Certains médias centrafricains, aux ordres ont repris sans vergogne le roman conçu par les conteurs russes. Mais le citoyen centrafricain n’est pas un imbécile que l’on peut berner aussi facilement, et la vérité finira inéluctablement par éclore car du bourgeon naît toujours une fleur éclatante.
Les autorités affirment avoir arrêté des “étrangers” qui voulaient destabiliser le pays. L’opposition et les défenseurs des droits humains affirment qu’il s’agit de Négro-Mauritaniens et parlent de “racisme”.
Au moins une centaine de personnes ont été arrêtées depuis le début de la semaine en marge des manifestations qui se sont tenues à travers la Mauritanie. Les autorités affirment qu’il s’agit surtout d’”étrangers” qui se seraient associés à la contestation des résultats du premier tour de la présidentielle.
L’opposition et les défenseurs des droits de l’Homme accusent le pouvoir de racisme anti-noir.
Sénégal, Gambie, Mali
Les ambassadeurs du Sénégal, de la Gambie et du Mali ont été convoqués au ministère des Affaires étrangères. Les diplomates doivent appeler leurs ressortissants à ne pas “participer aux manifestations et à tout ce qui perturbe l’ordre public en Mauritanie”.
Le ministre de l’Intérieur dénonce une « main étrangère » qui attiserait les tensions entre communautés selon un “plan de déstabilisation”.
Mais l’opposition dénonce une répression brutale.
Violations des droits de l’Homme
Mamadou Aly Dia est coordinateur de la Coalition Vivre ensemble, du candidat Baba Hamidou Kane (crédité de 8,71% au premier tour), dans la région de Gorgol, frontalière avec le Sénégal. Il évoque des rafles, des incarcérations et même des cas de “torture”.
Selon lui, “il n’y a eu aucun étranger qui soit descendu sur le terrain. Ce sont des Mauritaniens, des Négro-Africains, victimes de cette injustice [électorale] qui sont venus pour réclamer leurs droits. Les gens ont été intimidés avant les élections, pendant les élections, et même après les élections.”
Mamadou Aly Dia décrit aussi des pressions sur les fonctionnaires notamment, de la part des autorités.
De l’autre côté de la frontière avec le Mali, Seydou Jacques Traoré travaille pour l’Association malienne des expulsés (AME), à Nioro du Sahel.
Depuis dix ans, il prête assistance à de nombreuses personnes refoulées de Mauritanie.
“Il y a des Maliens et il y a aussi des Mauritaniens, des noirs qui sont en Mauritanie depuis très longtemps, des noirs mauritaniens qui sont des Peuls. Souvent, quand il y a des élections, pour [que le pouvoir ait] beaucoup de voix, les noirs sont expulsés vers le Sénégal et le Mali parce que ça permet d’éviter qu’ils ne votent. Ces gens arrivent les mains vides. Ils sont expulsés, souvent menottés ou enchaînés jusqu’à la frontière mauritanienne. Une fois à la frontière, on leur demande de descendre du bus ou du camion et ils sont livrés à leur sort, ils ne sont pas remis aux autorités maliennes.”
Pour l’instant, toute manifestation est interdite sur le territoire mauritanien. L’opposition n’a pas encore précisé quand elle comptait appeler à une nouvelle mobilisation.
Dans la capitale, Nouakchott, des militaires en armes et des policiers ont été déployés aux abords des bâtiments officiels.
Cet après-midi, l’accès à internet était toujours coupé.
Une feuille de route du président malien vise à privilégier le dialogue pour ramener la paix et la sécurité face à la multiplication d’attaques djihadistes et des violences intercommunautaires.
La feuille de route remise mardi par le président Ibrahim Boubacar Keïta à quatre personnalités maliennes vise à conduire les premières discussions. Mandatés pour conduire le dialogue, le professeur Baba Akhib Haïdara, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga et l’ancienne ministre de la Culture Aminata Dramane Traoré vont s’appliquer à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.
Ils sont accompagnés dans cette mission par l’ambassadeur Cheick Sidi Diarra pour la préparation de ces pourparlers qui visent à apaiser les tensions au Mali.
“On nous a confié la responsabilité d’écouter d’abord les Maliens et je crois que c’est le plus important aujourd’hui. Tous ceux qui se sentent exclus doivent avoir leur mot à dire dans la manière de sortir de cette crise par le haut”, a déclarée Aminata Dramane Traoré.
Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali de groupes djihadiste qui recrutent en partie parmi les Peuls, les affrontements se multiplient entre cette communauté d’éleveurs et les ethnies bambaras et dogons, essentiellement agricoles.
Trouver un consensus
Pour le chercheur Baba Dakono, il est primordial que toutes les communautés adhèrent à ce dialogue pour qu’il ait une chance de réussir :
“Ce qui sera déterminant c’est la participation. Un tel dialogue, s’il permet de connecter les différents niveaux, les échelles régionales, nationales et locales, pourrait permettre d’identifier les facteurs sur lesquelles prospèrent l’insécurité et de mettre la prise en charge de ces facteurs au cœur de l’action publique de façon urgente.”
De l’avis de Bireima Ely Diko, chef du département sociologie et anthropologie à l’université des sciences et des lettres de Bamako, ce dialogue national pourrait baliser la voix au consensus, notamment sur l’attitude à adopter face aux groupes terroristes :
“Le premier impact est qu’il y ait une sorte de consensus entre tous les acteurs de la classe politique autour de ce que l’Assemblée va devenir. Est ce qu’on fait des élections où on peut les faire ou bien on fait une Assemblée consensuelle? Et à partir de là, on pourra s’accorder sur la nécessité de réviser la constitution maintenant, ou bien de trouver une autre formule pour faire en sorte que les accords d’Alger puissent être mis en œuvre. Un troisième impact est une décision collective sur la posture à adopter vis-à-vis des groupes terroristes.”
Ces quatre personnalités ont été nommées le 7 juin par décret présidentiel et sont chargées de conduire un dialogue lancé officiellement en mai dernier.
Trois comités locaux de paix ont été installés respectivement dans les sous-préfectures de Gambo, Pombolo et Ngandou, ce 22 Juin 2019, à l’issue d’une mission conjointe entre les autorités de la Préfecture de Mbomou et la Minusca. Ces sont 13 personnes choisies parmi les leaders communautaires pour chaque sous-préfecture, qui auront pour mission de sensibiliser leurs communautés sur l’Accord de paix et de réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) en mettant l’accent sur la cohésion sociale, la cohabitation entre communautés, le règlement pacifique des conflits et la libre circulation de personnes et des biens.
Pour Ousman Nzaiga, Maire de la commune d’élevage de Pombolo, aussi membre de ces comités de paix, c’est une avancée significative en termes de mécanismes de règlement de conflits. « C’est une bonne chose que le comité local de paix puisse exister. En octobre 2018, lorsqu’avec le soutien de la MINUSCA j’ai repris le dialogue en envoyant une lettre demandant pardon à la communauté de Gambo, nous étions peu nombreux à croire à une résolution pacifique des conflits qui nous déchiraient. Personne n’osait parcourir sans crainte les 35 kilomètres qui séparent Gambo de Pombolo. Mais aujourd’hui notre déplacement à Gambo s’est bien passé, nous avons été bien accueillis. Autrement dit, les musulmans et les chrétiens vivent dorénavant ensemble ici », explique-t-il, soulagé.
Ce fut une bonne occasion pour la délégation venue de Bangassou de mettre sur pied le comité mixte de suivi l’accord local de paix signé le 20 mars 2019 entre ces localités.« La préfecture de Mbomou doit redevenir source de paix comme jadis, et doit demeurer un exemple en termes de cohésion sociale et le vivre ensemble. Une partie de la population qui avait fui vers différents endroits est entrain de retourner dans leurs villages pour s’occuper de leurs activités agricoles » a dit Madame Pierrette Benguere, Préfète de Mbomou, lors de l’installation des comités.
La sous-préfecture de Gambo constitue la porte d’entrée pour les échanges commerciaux dans la préfecture de Mbomou enclavée. Les membres de ces trois comités locaux de paix auront ainsi la lourde charge veiller à la libre circulation des personnes et des biens. Et pour cause, certains groupes armés qui ont érigé des barrières pour collecter les taxes ont déjà promis de les lever. « Les anti-balakas ont accepté après sensibilisation d’enlever toutes les barrières érigées entre Bangassou et Gambo. J’en appelle maintenant à l’UPC à Pombolo d’en faire de même pour assurer une véritable libre circulation dans l’ensemble de la Préfecture » a précisé la Préfète.
L’installation de ces comités locaux de paix a également été l’occasion pour les autorités et la MINUSCA d’officialiser les responsabilités de membres de ces comités de paix et de suivi, et de préciser qu’ils ne sont pas simplement des observateurs mais des acteurs du processus de paix dans les sous-préfectures. Ils doivent de ce fait formuler des recommandations, mais aussi prendre des mesures pour résoudre les problèmes liés à la paix et à la sécurité dans leurs sous-préfectures.
Jonathan Lorrillard, Chef de la section des Affaires politiques de la MINUSCA à Bangassou, s’est félicité de l’engagement de l’ensemble des acteurs en faveur de la paix, et a rappelé la disponibilité du bureau à accompagner les processus dans les cinq sous-préfectures du Mbomou conformément au Mandat de la mission.
Centrafrique.com/rca-deploiement-prochain-de-policiers-et-de-gendarmes-dans-la-ville-dobo/patrouille-soldat-faca-obo-centrafrique-afp-3/” rel=”attachment wp-att-29662 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats FACA en patrouille à Obo. Crédit photo : AFP
Dans le cadre de la restauration de l’Etat centrafricain en sortie de la crise sécuritaire depuis fin 2012, des policiers et des gendarmes pourront être déployés très prochainement dans la ville centrafricaine d’Obo (extrême sud-est), a appris Xinhua ce dimanche de la préfecture du Haut Mbomou.
Le préfet du Haut Mbomou, Judes Ngayoko, assuré par la promesse faite la semaine dernière par le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara en visite dans la localité la semaine dernière, a déclaré dimanche que des policiers et des gendarmes vont être bientôt déployés dans la ville.
Acheminés par avion, a ajouté M. Ngayoko, ces policiers et gendarmes travailleront avec les casques bleus de la mission onusienne en République centrafricaine (Minusca) et des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA). Malheureusement, ces militaires ne sont pas habilités à manœuvrer au-delà de cinq kilomètres.
Au mois de mars dernier, le seul gendarme assurant entre autres les fonctions de commandant de brigade avait été tué à son domicile par des éléments jusque-là encore non identifiés. En dépit de ce contexte d’insécurité, un nouveau commandant de brigade de gendarmerie avait été conduit dans la ville par le ministre Wanzet Linguissara, en mission dans la ville.
Le Mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si « MKMKS » tient à informer sa base et ses sympathisants que le meeting prévu ce jour, 22 Juin 2019, à été reporté sine die pour des raisons d’insécurité créées par les partisans du régime en place.
Le MKMKS a été informé de l’existence d’un complot extrêmement grave hourdis par des individus malintentionnés, fermement identifiés comme appartenant au régime en place car agissant en leur nom et contre le peuple centrafricain.
Afin de montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale que le MKMKS demeure un mouvement patriotique et responsable qui ne souhaite pas que la vie de nos compatriotes soient engagées, ni engager un front contre les forces de l’ordre qui ne sont pas nos ennemis et encore moins nos adversaires.
Dans nos revendications, nous défendons l’ordre républicain, le strict respect de la Constitution du 30 Mars 2016 et nous réclamons également que justice soit rendue aux centrafricaines et centrafricains abandonnés aux mains de ces bourreaux qui au travers de « l’Accord de Khartoum » ont pu acquérir un nouveau statut qui porte évidemment une offense à la mémoire de nos martyrs et viole de façon ostentatoire certaines dispositions de notre constitution.
Nous tenons aussi à réaffirmer au travers de cette déclaration, que nous défendons avant tout les intérêts du peuple dont fait partie la grande muette en l’occurrence « les Forces Armées Centrafricaines » qui a pour mission première, faille-t-il le rappeler, de protéger le peuple centrafricain et la souveraineté nationale. De ce fait et après mûres réflexions, ce en dépit de l’insistance du peuple acquis à la cause noble que nous défendons, nous avons décidé de nous rendre au siège de la Minusca pour les prendre à témoin des méthodes antidémocratiques en cours, s’inscrivant dans une énième violation de nos droits fondamentaux et qui à terme pourraient encourir de graves conséquences. En outre, nous lançons un vibrant appel aux centrafricaines et aux centrafricains qui ont foi en notre cause, à ne pas céder aux provocations multiformes et aux intimidations du régime en place, qui ont pour buts de semer la terreur et attiser la haine
Dans les tout prochains jours, après épuisement des voies de recours légales, nous redéfinirons une approche nouvelle afin de poursuivre notre lutte en faveur du peuple.
Digne peuple de Centrafrique ne l’oublie pas « la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen ».
Centrafrique.com/centrafrique-accrochage-violent-entre-upc-et-anti-balaka-au-village-lioto/le-general-de-la-seleka-zakaria-isa-pres-de-liotto-img_11mars2018231850/” rel=”attachment wp-att-29653 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général Zakaria de l’UPC proche de Lioto dans la Ouaka.
Ouaka (République centrafricaine) – Au moins 6 combattants tués lors d’un accrochage militaire entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants de l’UPC dans la localité de Lioto à 60 kilomètres de Grimari.
L’information, confirmée par le général autoproclamé Anti-Balaka de la région Michel Mandakara jointe au téléphone par CNC, fait état d’une embuscade tendue par les combattants de l’UPC aux miliciens Anti-Balaka dans la localité de Lioto au croisement Bangao- pende.
Selon les informations recoupées sur place, la scène a eu lieu le jeudi 20 juin dernier quand les assaillants, visiblement bien informés sur les mouvements du chef Anti-Balaka Mandakara et ses hommes dans la région, ont préalablement creusé des trous sur la chaussée et attendent patiemment leur arrivée pour les neutraliser.
Comme prévu, ils sont venus tomber dans leur piège, mais la suite était très violente avec des combats qui ont duré plusieurs heures.
Plusieurs combattants auraient été tués lors de cet accrochage.
Comme si cela ne suffisait pas, depuis samedi, plusieurs éléments de l’UPC de Kouango sont arrivés au renfort à bord de deux pick-up aux villages Bangao, Lioto et bambara.
Pour l’heure, la tension est palpable dans le secteur entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants de l’UPC dirigée par le sulfureux Général autoproclamé Ali Darassa.
Les forces de la Minusca, informées de la situation, se disent prêtes à intervenir au cas où.
Pour autant, il convient de rappeler que l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et la milice Anti-Balaka sont toutes deux signataires de l’accord de paix de Khartoum le 6 février dernier avec le gouvernement centrafricain.
Minusca/” rel=”attachment wp-att-29649 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/football-organisée-par-la-minusca-450×260.jpg” alt=”” width=”450″ height=”260″ />Image d’illustration d’un match de football organisé par la Minusca dans le cadre de la paix en Centrafrique
Bambari ( République centrafricaine ) – Un joueur agressé, l’arbitre violemment frappé et des armes blanches prêtent à l’utilisation, la finale du tournoi de la paix parrainée par la Minusca a failli tourner au cauchemar.
Organisé par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), le tournoi « vent de la paix », débuté le 14 juin dernier, a finalement pris fin ce dimanche 23 juin par une rencontre en finale entre l’équipe football de Bambari et celle de Maloum.
Si le tournoi s’est bien déroulé depuis le début, la finale quant à elle ne l’est pas par contre. La tension était à son comble à tel point que les forces de l’ordre étaient obligées d’intervenir pour départager les belligérants.
En effet, l’équipe de Bambari, qui s’était qualifiée en battant leurs compatriotes de Gbokologbo la semaine dernière, s’est retrouvée en finale face à l’équipe de Maloum, qualifiée en battant celle de Grimari déclarée forfait suite à un match émaillé de tension.
Alors que durant la compétition finale entre Maloum et Bambari qui joue à domicile ce dimanche, un joueur de Bambari a été violemment agressé avec des coups de poing par un autre joueur de Maloum. Ce qui a poussé l’arbitre à réagir en sanctionnant le présumé fautif par un carton rouge.
Cependant, un autre joueur de Maloum, visiblement en colère suite à cette sanction, donne violemment un coup de poing à l’arbitre qui n’a pas pu résister et tombe quatre pattes en l’air. Du coup, le match tourne au chaos, des couteaux sont sortis des poches pour être prêts à l’utilisation.
Afin de calmer la tension déjà palpable, les forces de police ont embarqué l’agresseur pour le mettre à l’abri des possibles représailles. Les supporters de l’équipe de Maloum, qui croyaient à une arrestation de leur joueur, commencent à menacer de faire sortir toutes leurs armes de guerre si celui-ci n’est pas relaxé immédiatement.
Finalement au bout de quelques minutes, les choses se sont calmées et le match a repris. L’équipe de Maloum a remporté le match suite à une séance de tir au bute.
C’était une joie énorme pour les supporters de Maloum qui étaient venus nombreux à Bambari sur des centaines des motos.
Au moins onze militaire tchadiens ont été tués après l’attaque vendredi après-midi d’une localité située dans la province du Lac Tchad (ouest du Tchad), attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, selon un nouveau bilan communiqué dimanche soir par une autorité régionale.
“L’armée tchadienne a perdu onze hommes dont trois officiers (…) et six militaires ont été blessés, a indiqué à l’AFP dimanche soir l’autorité régionale.
“26 éléments de Boko Haram ont été tués”, a-t-il ajouté.
Un précédent bilan transmis par des sources sécuritaires faisait état de sept militaires tchadiens et un goumier (garde d’un chef traditionnel local) tués.
Parmi les militaires tués, on compte trois officiers, dont un colonel de la gendarmerie et un autre de la garde nomade, selon plusieurs sources sécuritaires.
Dans la zone de Ngouboua, les éléments de Boko Haram ont attaqué vendredi une localité et emporté avec eux des milliers de têtes de bétail, a précisé à l’AFP l’autorité régionale.
“Les militaires ont voulu faire jonction par deux endroits différents pour récupérer les boeufs”.
“L’armée a réussi à récupérer les bœufs mais en voulant les poursuivre”, l’un des groupes est “tombé dans une embuscade”, a-t-elle ajouté.
“Des éléments de Boko Haram” se sont “dissimulés dans des hautes herbes” et ont attaqué le groupe faisant 3 morts parmi les militaires tchadiens, selon cette même source.
L’autre groupe a affronté les éléments de Boko Haram autour de Tchoukoutalia. Dans ce combat armé, 26 éléments de Boko Haram ont été neutralisés, a détaillé cette source.
La région du lac Tchad est le théâtre d’un regain d’attaques du groupe jihadiste nigérian depuis juin 2018: au moins neuf attaques de Boko Haram ont eu lieu en territoire tchadien.
Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans l’attaque d’une base avancée sur la rive nord-est du lac.
L’insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.
Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.
Le candidat du pouvoir en place pourrait bien remporter l’élection présidentielle dès le premier tour. L’opposition dénonce une fraude massive.
Selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Mohamed Cheikh El-Ghazouani aurait obtenu la majorité absolue avec 51,5% des suffrages sur la base de 96% des bureaux de vote à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenu hier samedi 22 juin.
Toujours selon la Ceni, le taux de participation à ce scrutin dépasserait les 60%.
Mohamed Cheikh El-Ghazouani, le poulain du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne peut se représenter pour un troisième mandat en vertu de la Constitution, s’était lui-même déjà déclaré vainqueur tôt ce dimanche matin devant ses partisans, avant même la diffusion des chiffres de la Ceni.
“Nouveau coup d’Etat”
Cette auto-proclamation a été qualifiée de “nouveau coup d’Etat” par les quatre candidats de l’opposition qui parlent de fraudes massives et ont décidé de d’ores et déjà rejeter les résultats. “Le pouvoir a perdu la bataille électorale”, a assuré Biram Ould Dah Ould Abeid, lors d’une conférence de presse conjointe avec les trois autres opposants en lice dans ce scrutin. Un autre candidat, Sidi Mohamed Ould Boubacar, a dénoncé de “multiples irrégularités” qui selon lui “ôtent toute crédibilité” à cette élection.
Selon le correspondant de la DW à Nouakchott, ce lendemain de scrutin est accompagné par une forte présence de la police dans la capitale mais aussi dans d’autres villes du pays. En périphérie de Nouakchott, des heurts ont éclaté entre des jeunes les forces de l’ordre.
Cette élection présidentielle doit marquer la première transition entre deux présidents élus en Mauritanie, un pays dont le passé a été marqué par de nombreux coups d’Etat.
Centrafrique.com/centrafrique-les-symptomes-cliniques-du-declin-democratique-dun-pouvoir-virtuel-et-collabo/doud-bernard-selembi-journaliste-13/” rel=”attachment wp-att-29631 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou. L’auteur de l’article. Photo courtoisie.
Les élections groupées de 2015 ont redonné une lueur d’espoir à un peuple meurtri nonobstant les conditions peu crédibles du scrutin. Le nouveau président souverainement élu par le peuple a prêté serment et s’est vite attelé à la mise en place des institutions républicaines prévues par la constitution du 30 mars 2016. L’élu de la nation semblait déterminer à œuvrer pour répondre aux aspirations de ses concitoyens.
La jeune démocratie centrafricaine encore fragile a bien pris son envol au prix du sacrifice de toutes les couches de la société sans oublier l’appui multidimensionnel de la communauté internationale.
Le peuple centrafricain commençait à rêver de vivre la notion de la démocratie dans la plénitude de sa bonté c’est à dire le respect des libertés fondamentales, la séparation effective de pouvoir telle que définie par Montesquieu, l’égalité de tous les citoyens devant la loi ou la non-discrimination telle la devise des États Unis, le libre choix des représentants du peuple au suffrage universel qui confirme la souveraineté du peuple et enfin, l’acceptation de l’alternance politique dans le respect des dispositions constitutionnelles.
L’état de grâce c’est à dire la période qui suit l’élection pendant laquelle l’opinion publique est majoritairement favorable aux décisions de l’élu est caractérisé par une forte chute de popularité du président de la république qui peine à restaurer la paix et la sécurité qui sont les leviers axiaux de tout développement.
Au delà de l’autosatisfaction euphorique devenue virale et même à bout de souffle, ce pouvoir en perte de repères et d’identité multiplie des comportements dictatoriaux calqués sur le modèle stalinien avec l’impuni entretien d’une milice privée dénommée les « Requins ». Ces derniers n’hésitent pas à donner la mort à tous ceux qui osent contredire leur mentor et cela sous le regard interrogateur des représentations diplomatiques accréditées en Centrafrique.
S’agissant de la milice privée du pouvoir, il est important de rappeler qu’en l’absence de véritable programme politique, le célèbre slogan promotionnel des accords de Khartoum comme solutions à la profonde crise s’éclipse progressivement au profit du duel du siècle opposant les « Requins » à la plateforme politique « E zingo biani ».
Par ailleurs, on peut sans gêne affirmer qu’avec la déréglementation ou le changement climatique que des Requins inoffensifs peuvent sévir dans les eaux douces de l’Oubangui. En outre, le président de la république et son gouvernement ne cessent de s’illustrer dans le mensonge d’Etat ainsi que la corruption de hautes institutions étatiques au rang desquelles l’assemblée nationale et la haute cour constitutionnelle.
Ce sudoiement permanent qui constitue la lance de fer de la politique des autorités empêche les dites institutions de jouer délibérément et pleinement leur rôle dans l’intérêt du peuple et surtout de façon impartiale. A cela s’ajoutent les chaînes de violations flagrantes de la constitution, la confiscation des médias d’Etat au profit de ses sbires, la volonté délibérée de museler l’opposition politique ou les forces vives de la nation et surtout le président de la république s’est rendu coupable de crime de haute trahison en nouant une alliance politique contre nature avec les bourreaux du peuple en vue de satisfaire sa soif de réélection aux prochaines échéances électorales.
La goutte d’eau qui a débordé le vase est la bastonnade et l’arrestation musclée des leaders politiques, la mise en garde à vue précédée de la sévère violence infligée aux organes de presse y compris les correspondants étrangers. Effaré et apeuré le citoyen lambda s’interroge sur l’avenir d’un pouvoir qui a désacralisé la mort et les valeurs humaines :
Qu’est-ce qui explique ce brusque déclin démocratique avec des conséquences incommensurables sur le processus électoral en cours ? Considérant l’actuelle baromètre politique qui ne cesse de se dégrader, quelles sont les institutions qui sont prêtent pour aider la Centrafrique à financer les opérations électorales ? Le suffrage universel donne t-il le droit au président de la république de faire tout ce qui est interdit ? Avec le mépris, corollaire du manque de confiance des citoyens, ce pouvoir peut-il encore solliciter sans honte le suffrage du peuple ? Peut-on véritablement concevoir une démocratie sans le peuple ou en le bâillonnant ? Ces derniers événements constituent-ils des symptômes cliniques de fin de cycle d’un pouvoir qui peine à monter en puissance ? Ces différents comportements dictatoriaux militent-ils en faveur de l’éventuelle levée de l’embargo sur les armes ?
Ces différents questionnements associés au moment où l’Agence Nationale des Élections rend officiel l’hypothétique chronogramme électoral avec une forte probabilité de glissement du calendrier électoral laissent entrevoir de sérieux doutes sur la capacité des autorités à relever les défis qui s’imposent.
De l’état virtuel à l’état illégitime, l’écart temporel risque de préparer le lit d’une crise socio-politique d’envergure avec des escalades de violences. Au delà de toutes considérations et en vue de stopper la spirale de violences, nous invitons humblement le président de la république de s’investir personnellement en prenant de mesures d’apaisement en vue d’enrayer les velléités criminelles de sa milice au risque d’une quelconque récupération politique ou militaire.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Chers (es) Collègues Leaders Politiques et Sociaux,
J’ai suivi à distance la grande mobilisation des Forces Vives de la Nation qui a permis d’organiser le premier des trois meetings populaires envisagés, le 15 juin 2019, malgré la farouche opposition des Autorités Politiques de Bangui et les mésaventures qui s’en ont suivi. Je salue la réussite de cette mobilisation de grande ampleur, préconisée et souhaitée par beaucoup d’entre nous de longue date, et j’apporte tout mon soutien moral et exprime toutes mes compassions au Président BEDOUNGA et les autres victimes innocentes des barbaries des forces de l’ordre.
J’en profite pour nous alerter et nous interpeler individuellement et collectivement pour la suite de cette première mobilisation des Forces Vives de la Nation, qui ne doit pas finir, à l’issue des trois meetings populaires envisagés, par les simples concerts de casseroles, les marches de protestation ou les alertes à l’attention de la communauté internationale. Une suite politique, diplomatique et juridictionnelle doit corroborer notre détermination et plaider pour un schéma politique centrafricain pour la sortie définitive de cette énième crise militaro politique qui est devenue un véritable fonds de commerce tous azimuts.
Les faits, actes, comportements et autres réalités politiques survenus ces derniers mois en Centrafrique, non seulement nous mettent face à nous-mêmes, mais laissent présager un inexorable glissement politique vers un vide constitutionnel, à la fin du mandat présidentiel en cours. En Leaders, nous devrions déjà mener individuellement et collectivement les réflexions qui s’imposent, savoir anticiper les virtuelles conséquences et envisager les possibles alternatifs qui s’imposent. Nous savons maintenant, même les stratèges politiques des différents milieux présidentiels sont convaincus que les fraudes électorales envisagées et la complicité organisée avec les groupes armés ne leur permettraient pas de conserver le pouvoir. C’est pour dire que l’organisation des prochaines élections à dates constitutionnelles arrêtées semble déjà aléatoire. Nous devons être visionnaires et savoir capitaliser cette fois-ci nos multiples erreurs, car les esprits de ZEMIO, de BANGASSOU, de BAREM BAKIE, de NDJOUBISSI, de SENOUSSI, de NGREMALE, de KREBEDJE, de YALOKE, de KARINOU, de KPOKOLITA, de NGOUKOU, de YAFO, de ZANGOA, de WEN-NGAÏ, de NGAÏSSIO, de NDIKISSI, de KOTA-NGOMBE, de BOÏ-LAMBA, de BOGANDA, qui ont consenti l’ultime sacrifice pour l’Oubangui-Chari, devenu République Centrafricaine, ne comprendraient plus et n’accepteraient plus nos manques d’initiatives et d’anticipations.
En toute humilité, je vous propose les quelques pistes de réflexions et d’actions politiques, diplomatiques et juridictionnelles à envisager :
Au plan politique : au regard des dispositions de la constitution du 27 mars 2019, nous devons documenter des dossiers sur les flagrants cas de :
Violation de la constitution
Parjure du serment d’investiture et de haute trahison
Complicité des Autorités Politiques Nationales dans la cristallisation de l’insécurité,
L’incapacité notoire et la virtuelle impossibilité d’organiser matériellement les élections,
Dénis de responsabilités politiques
Au plan diplomatique : documenter des dossiers sur les principaux cas :
D’incapacités de la Minusca à aider les Autorités Politiques Nationales à restaurer la sécurité,
Complicité, partialité, laxisme ou connivence de certains contingents de la MINUSCA avec certains groupes armés,
Affairismes de certains contingents de la MINUSCA
Au plan juridictionnel : envisager constitutionnellement et diplomatiquement tous les cas de saisine de la Cour Constitutionnelle, de la Haute Cour de Justice, du Tribunal Administratif, des Commissions de Sécurité et des Droits de l’Homme des Nations Unies et autres…
A travers ces quelques actions politiques, diplomatiques et juridictionnelles, nous devons être capables de démontrer les limites des Autorités Politiques Nationales et être en mesures d’envisager toutes les hypothèses et toutes les mesures alternatives en cas:
D’incapacité et d’impossibilité politiques avérées du Président TOUADERA d’organiser les élections à dates constitutionnelles arrêtées,
De complicité avérée du Président TOUADERA avec les forces du mal,
Centrafrique.com/centrafrique-une-scene-macabre-de-vol-de-moto-a-bria/une-motosur-une-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019/” rel=”attachment wp-att-29623 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Circulation dans une rue de Bria dans la Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.
Bria (République centrafricaine) – Un jeune mototaximan de 21 ans a été égorgé et sa moto emportée par un Peul au village Maloum.
La victime s’appelle Doris Assaïd, âgée de 21 ans et habitant la ville de Bria. Il a été sauvagement assassiné par un combattant de l’UPC à l’entrée de la commune de Maloum située à 60 kilomètres de Bambari.
D’après le collectif des mototaximen de Bria, c’était au début de cette semaine que le jeune Doris, lors de son activité de taxi-moto, a été sollicité par un client pour le déposer à Maloum sur l’axe Bambari. Après discussion, le client explique qu’il va payer son transport une fois arrivé sur place à Maloum.
Acceptant de déposer le client chez lui, le jeune Doris ne doutait de rien de son client et quitte Bria en direction de Maloum.
Malheureusement en arrivant à 1 kilomètre de l’entrée du village, son client sort un long couteau à dent pour le poignarder à plusieurs reprises avant de l’égorger sur place.
Comme si cela ne suffisait pas, l’homme enterre sa victime dans un trou qu’il a creusé à la hâte au bord de la route avant d’emporter sa moto.
À Bria, l’absence de Doris se faisait sentir d’autant plus qu’il n’a même pas fait un signe de vie depuis 48 heures pour appeler ses parents. Aussitôt, une trentaine de ses collègues mototaximen de Bria se sont organisés pour chercher à le localiser à Maloum.
En arrivant à Maloum, une enquête rapide des collègues de Doris a permis de localiser très rapidement son client avec sa moto dont il s’apprêtait à changer la couleur.
Signalant l’affaire de la disparition de Doris à la brigade de l’UPC, le suspect est aussitôt arrêté par les rebelles qui l’ont sévèrement torturé avant d’avouer qu’il a lui-même assassiné Doris à 1 kilomètre de Maloum.
Conduisant les rebelles sur le lieu de son forfait, le corps de Doris a finalement été retrouvé et le suspect est toujours en détention dans les locaux de l’UPC à Maloum. Son sort va être scellé par le patron
de l’UPC Ali Darassa qui l’a pourtant fait un ordre de mission en 2017 pour lui permettre de circuler librement dans la région.
D’après le commandant de l’UPC à Maloum, le suspect pourrait être exécuté ou remis à la Minusca qui décidera de son sort.
Bambari (République centrafricaine) – Une fillette de 13 ans a été grièvement blessée lors d’une manifestation contre la présence des soldats du contingent mauritaniens de la Minusca à Alindao ce jeudi 20 juin.
La victime s’appelle Yvonne Yamboté, âgée de 13 ans et grièvement touchée par une balle qui a traversé ses deux jambes dans alors qu’elle était en route pour l’école.
Selon des informations recueillies sur place, les soldats du contingent népalais de la Minusca qui sécurisaient le site des déplacés de l’église catholique de Mandiga depuis plusieurs mois, devraient quitter Alindao pour une autre ville du pays. En conséquence, les soldats du contingent mauritanien vont devoir assurer la sécurité du site à la place de leurs collègues népalais. Ce qui est dur pour les habitants d’Alindao d’accepter la présence des soldats du contingent mauritanien dans leur ville.
Dans la matinée du jeudi, au moment de la relève des Népalais par les Mauritaniens, les déplacés de l’évêché de Mandiga se sont très rapidement mobilisés pour barricader toutes les voies menant au site.
À ce stade, personne ne savait comment les choses se sont passées, mais un soldat mauritanien, visiblement en colère, faisait des tirs en l’aire pour tenter de dissuader les manifestants qui barricadaient la voie. Et par malheur, la jeune Yvonne, qui passait seulement pour se rendre à l’école, est touchée dans ses jambes par l’une des munitions tirées par le fameux soldat mauritanien.
Pour l’heure, la tension est encore palpable à Alindao.
Quant à la victime, elle est transférée en urgence au bloc opératoire du MSF.
Ouaka (République centrafricaine) – Le Directeur de l’école d’application du centre-ville de Bambari a été placé en garde à vue après avoir séquestré au moins quatre de ses élèves durant plusieurs heures.
La scène s’est produite le mercredi 19 juin dernier aux environs de 10 heures du matin quand les victimes, toutes de garçons de moins de 15 ans, se sont mises à se bagarrées dans leur classe pour des raison encore inconnues.
Afin de les punir, le Directeur de l’école, Monsieur Maturin Toumba-Kot, les ont tous enfermés dans un local situé juste à côté de son bureau.
Plus le temps passe, plus le Directeur semble oublier qu’il a mis en geôle quatre petits garçons de son école. Il quitte le bureau et rentre chez lui.
Pendant ce temps, les victimes, enfermées durant 6 heures, commencent à être assoiffés et fatigués. Ils appellent à l’aide partout en faisant de tapage dans leur geôle. Comme par hasard, des passants ont constatés l’appel à l’aide dans cette école et signalent aux soldats FACA basés non loin de l’établissement.
Arrivés sur place, les FACA ont cassé la porte pour libérer les victimes qui étaient toutes fatiguées et affaiblies.
Alors que le Directeur de l’école, qui a mis ses jeunes garçons en cage, est revenu vers 17 heures pour les faire sortir, mais les soldats FACAs les ont déjà libéré en présence du Préfet de la Ouaka.
En constatant les faits, l’homme est conduit à la gendarmerie pour y être auditionné pour des faits graves comme séquestration des mineurs avec des circonstances agravées.
Contactée par CNC, l’Inspectrice académique du centre est en mission et ne peut répondre à notre question sur cette affaire.
Bouar-le-20-juin-2019-credit-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-29609 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/grève-des-employés-de-Satom-à-Bouar-le-20-juin-2019.-Crédit-photo-CNC-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Les employés de SOGEA-SATOM en grève le 20 juin 2019 à Bouar. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC
Bouar (République centrafricaine) – Jeudi 20 juin 2019, les travailleurs de la société des travaux publics SOGEA-SATOM sont entrés en grève illimitée pour dénoncer les conditions de leur travail qu’ils jugent précaires.
Quelques dizaines des employés de la société française des travaux publics SOGEA-SATOM sont en grève générale illimitée depuis ce jeudi 20 juin à Bouar. Au cœur du litige, leur rémunération qu’ils jugent totalement discriminatoire vis-à-vis de leurs collègues expatriés de la sous-région.
À en croire à leurs propos, la mafia n’en continue pas moins ses pratiques douteuses au sein de leur Société SOGEA-SATOM. Et ce, au vu et su de tout le monde, à l’exemple d’un sujet congolais, soi-disant consultant, qui était venu au départ pour leur formation, se retrouve contre toute attente au cœur du système de recrutement de SOGEA-SATOM à Bouar. Et ce n’est qu’un début.
Pour mettre en pratique son plan minutieusement préparé, l’homme commence à se moquer du niveau de connaissances pratiques des employés centrafricains de ladite société. Au final, il propose à SOGEA-SATOM de recruter des sujets congolais mieux formés, dit-il, à la place de certains employés centrafricains qu’ils jugent moins efficaces.
Ainsi, plusieurs Congolais sont recrutés depuis quelques mois par SOGEA-SATOM avec une rémunération plus élevée comparativement à leurs collègues centrafricains.
D’après les grévistes, même les soudeurs, les conducteurs des engins lourds… sont dorénavant des Congolais. Et c’est insupportable de voir à quel point ce pays n’appartient plus aux Centrafricains.
« J’ai l’impression que nous sommes comme des poussins sans protection de leur mère. À chaque fois si nous voulons parler de notre rémunération, nos dirigeants disent que c’est notre gouvernement qui exige à ce qu’on nous paye ainsi. Où allons-nous dans ce pays? », exclame un employé gréviste.
Pour le collectif, pas question, tous les Congolais doivent quitter Bouar avant qu’ils reprennent le travail. Il n’est plus question de négocier sur ce point.
Centrafrique.com/centrafrique-lane-publie-le-calendrier-des-prochaines-elections/place-des-nations-unies-bangui-centrafrique-corbeaunews-mickael/” rel=”attachment wp-att-29604 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Place des nations-unies à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC
Bangui (République centrafricaine) – mercredi 19 juin 2019, l’Autorité nationale des Élections (ÂNE) a rendu public le calendrier des prochaines élections présidentielles et législatives en RCA, alors que le pays est encore sous contrôle des groupes armés à 80%
Selon le calendrier de l’Autorité nationale des Élections, le premier tour des élections présidentielles et législatives en Centrafrique se tiendra le 27 juin 2020, tandis que le second tour aura lieu le 14 février 2021. L’enregistrement des électeurs, quant à lui, débutera en janvier 2020, c’est-à-dire dans six mois.
Alors que le pays est encore sous contrôle des groupes armés à plus de 80% selon les experts de l’ONU, et plus de 450 000 réfugiés centrafricains se trouvent à l’abri au Cameroun, au Tchad et en RDC, les électeurs centrafricains se préparent déjà à se rendre aux urnes comme en 2016 sur des champs de bataille.
Le président de la République, Faustin Archange TOUADERA, très impopulaire depuis son élection en 2016, va probablement se représenter pour briguer un second mandat de 5 ans, malgré le refus catégorique de son épouse Brigitte qui y s’oppose .
Le parti MCU, qui entend soutenir le président Touadera aux prochaines élections présidentielle, compte énormément sur les Mercenaires russes et le dernier accord de paix signé avec les groupes armés pour tenter de falsifier les prochains résultats afin de maintenir leur candidat au pouvoir.
Centrafrique.com/centrafrique-deploiement-des-soldats-portugais-a-bria-la-tension-monte-dun-cran-au-sein-du-fprc/un-char-blinde-avec-un-soldats-positionnne-dessus-avec-des-armes-dans-une-rue-de-bria/” rel=”attachment wp-att-29599 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un blindé des forces de la Minusca dans une rue de Bria 10 juin 2019. Crédit photo : Moïse Banafio/ CNC.
Bria (République centrafricaine) – La tension monte d’un cran au sein du FPRC après le déploiement d’une dizaine des soldats d’élite portugais de la Minusca à Bria.
Armés jusqu’aux dents, les soldats d’élite portugais de la Minusca sont arrivés à Bria, capitale de la Haute-Koto depuis le mardi 18 juin dernier.
Pendant ce temps, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), qui redoute une possible attaque de la Minusca contre ses positions dans la région, s’inquiète sérieusement de se retrouver fragilisé comme l’UPC d’Ali Darassa à Bambari.
Alors que des rumeurs d’une opération du démantèlement des barrières illégales des groupes armés par les forces de la Minusca se propage comme une traînée des poudres à Gbokologbo, Bria, Kaga-Bandoro…, le redéploiement des soldats d’élite portugais à Bria ne fait que monter la pression de plus sur le FPRC qui multiplie ce dernier temps des langages de paix après la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier.
Contacté par CNC à Bria, le bureau local de la Minusca n’a pas souhaité faire des commentaires sur ces rumeurs. Tandis que le FPRC, principal groupe armé qui contrôle la ville de Bria, se dit quant à lui serin.
Centrafrique.com/niger-deux-policiers-tues-a-lentree-de-niamey/la-police-assure-la-securite-au-centre-de-niamey-au-niger-20-fevrier-2010/” rel=”attachment wp-att-29596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La police assure la sécurité au centre de Niamey, Niger, 20 février 2010.
Deux policiers ont été tués et quatre blessés mardi soir par des hommes armés lors de l’attaque d’un poste de police à l’entrée nord de Niamey, la première à se produire aux portes de la capitale du Niger, pays en proie à des raids jihadistes récurrents, ont rapporté des responsable et témoin.
“Le bilan (de l’attaque) est de deux décédés, quatre blessés dont deux graves”, a affirmé mercredi à l’AFP une source sécuritaire.
“Il était 23h quand on a entendu des tirs nourris venant du poste” situé sur la route de la ville de Ouallam, dans le nord-ouest du Niger, a raconté à l’AFP sous couvert de l’anonymat un témoin, qui vit à proximité.
Des enquêteurs de la police étaient sur place mercredi matin, a constaté un journaliste de l’AFP.
C’est la première fois que des assaillants lancent un assaut aussi près de la capitale du Niger, un pays sahélien qui fait face à des attaques récurrentes de groupes jihadistes dans l’ouest ainsi que de des islamistes de Boko Haram dans le sud-est.
Niamey doit accueillir les 7 et 8 juillet un sommet de l’Union africaine, qui réunira de nombreux chefs d’Etat.
Le 8 juin, un véhicule de l’armée américaine a sauté sur un engin explosif, sans faire de victime, près de la ville de Ouallam. Les soldats américains se rendaient sur un champ de tir lorsque l’incident est survenu, selon un journal nigérien en ligne.
Ouallam est située à une centaine de kilomètres de Niamey et abrite un important camp d’entraînement de l’armée nigérienne où sont notamment formés les soldats qui participent à la Mission de l’ONU au Mali voisin, la Minusma.
Niamey est une ville très militarisée avec une forte présence des forces de sécurité et des check-points à ses entrées. Les lieux publics et restaurants son surveillés par des hommes en armes. En janvier 2011, des hommes armés avaient kidnappé deux jeunes Français qui avaient été tués le lendemain lors de la poursuite des ravisseurs par les forces spéciales françaises.
Deux concerts en Afrique du Sud de Koffi Olomidé, star de la chanson congolaise, ont été annulés, a-t-on appris mercredi auprès des organisateurs, une décision prise à la suite d’une campagne sur les réseaux sociaux contre l’artiste condamné en France à du sursis pour atteinte sexuelle.
Le chanteur sexagénaire devait se produire le 28 juin à Johannesburg et le 30 juin au Cap (sud-ouest).
“Le concert de Koffi Olomidé, prévu le 28 juin 2019, n’aura pas lieu au Gallagher Convention Centre” de Johannesburg, a annoncé la salle dans un communiqué mercredi.
Le “Shimmy Beach” au Cap a aussi indiqué avoir “pris la décision (…) de ne pas accueillir le concert de Koffi Olomidé”.
Les deux salles n’ont pas avancé d’explications. Mais une campagne sur les réseaux sociaux intitulée #StopKoffiOlomide avait été lancée pour empêcher le chanteur de se produire en Afrique du Sud.
En mars, la justice française a condamné le chanteur à deux ans de prison avec sursis pour atteintes sexuelles sur l’une de ses ex-danseuses, mineure au moment des faits.
Le ministère public, qui avait requis sept d’emprisonnement ferme, a fait appel de cette condamnation.
Il accuse Koffi Olomidé d’”agressions sexuelles” sur quatre jeunes femmes travaillant pour lui et qu’il aurait séquestrées dans un pavillon de la région parisienne entre 2002 et 2006. L’artiste a été relaxé pour trois d’entre elles, ainsi que pour le chef de séquestration.
Koffi Olomidé est aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice zambienne pour l’agression présumée d’un photographe à Lusaka en 2012.
Centrafrique.com/kenya-3-complices-de-lattaque-de-luniversite-de-garissa-condamnes-par-la-justice/quatre-suspects-de-lattaque-de-luniversite-de-garissa/” rel=”attachment wp-att-29588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Quatre suspects de l’attaque de l’Université de Garissa, dont Mohamed Ali Abikar et Hassan Edin Hassan (sur la droite), au tribunal à Nairobi, le 29 janvier 2019.
Un tribunal de Nairobi a reconnu trois hommes coupables d’avoir aidé les auteurs de l’attaque contre l’Université de Garissa en 2015, dans le nord-est du Kenya, perpétrée par les islamistes somaliens shebab et qui avait fait 148 morts.
Leurs peines seront prononcées le 3 juillet, a précisé le juge Francis Andayi, qui a acquitté le quatrième accusé.
Les trois hommes “étaient des membres du groupe terroriste shebab, dont des membres ont perpétré l’attaque à l’Université de Garissa le 2 avril 2015”, a déclaré le juge Francis Andayi.
Ce dernier a estimé que l’accusation avait prouvé au-delà de “tout doute raisonnable” la culpabilité des Kényans Mohamed Ali Abikar et Hassan Edin Hassan, et du Tanzanien Rashid Charles Mberesero, notamment coupables selon lui de “conspiration pour commettre un acte terroriste” et “commission d’un acte terroriste”.
Le juge n’a toutefois pas détaillé comment les trois hommes, qui ont plaidé non coupable, avaient aidé les auteurs de l’attaque.
Durant le procès, l’accusation a mis en avant des contacts, notamment téléphoniques, que les trois hommes avaient eus avec les assaillants. Le Tanzanien avait par ailleurs été vu sur le campus universitaire trois jours avant l’attaque et avait été retrouvé sous un lit de la résidence universitaire le jour de l’attaque sans pouvoir expliquer sa présence.
A l’aube du 2 avril 2015, un commando était entré dans l’université en ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, séparant musulmans et non musulmans, laissant partir les premiers et gardant les seconds, des étudiants chrétiens en majorité.
L’accusation a appelé 22 témoins lors du procès, pour la plupart des étudiants ayant survécu à l’attaque.
Le 29 janvier, un cinquième co-accusé avait déjà été acquitté. Ce gardien de l’université était accusé d’avoir pris des photos pendant l’assaut. Mais le juge avait fait valoir que personne n’avait pu confirmer cette accusation et que les “photos (n’avaient) jamais été retrouvées”.
Les trois hommes reconnus coupables mercredi, qui étaient “au courant du coup”, selon le juge, sont les premiers à être jugés pour cette attaque.
Les quatre assaillants avaient été tués dans l’assaut des forces de sécurité. Le cerveau présumé de l’opération, Mohamed Mohamud alias “Kuno”, un Kényan ancien professeur dans une école coranique de Garissa, avait été tué en 2016 dans le sud-ouest de la Somalie.
L’attaque de Garissa a été la plus meurtrière sur le sol kényan depuis l’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Nairobi (213 morts) en 1998, alors revendiquée par le réseau Al-Qaïda, auquel les shebab sont affiliés depuis 2012.
Les shebab visent le Kenya notamment en raison du déploiement des forces kényanes depuis 2011 en Somalie, où elles combattent les islamistes au sein de la mission de l’Union africaine dans ce pays (Amisom).
En 2013, les shebab avaient mené un assaut contre le centre commercial Westgate, à Nairobi, faisant 67 morts. Le 15 janvier, le Kenya a connu sa pire attaque depuis Garissa, quand un commando shebab a visé un complexe de Nairobi regroupant l’hôtel Dusit et des bureaux, faisant 21 morts.
La réponse des forces de sécurité à l’attaque du Dusit avait été louée pour son efficacité par la presse kényane et les spécialistes des questions de sécurité, qui ont noté un contraste saisissant avec la réponse catastrophique apportée à l’attaque du Westgate.
Depuis 2013, d’importants efforts ont été réalisés pour former les unités amenées à être déployées dans ce genre de situation.
Bambari (République centrafricaine) – Le bébé qui avait été enlevé le jeudi dernier au quartier élevage est retrouvé sain et sauve, tandis que la suspecte, à son tour, est arrêtée par la brigade mixte de l’UPC, a-t-on appris des sources concordantes.
Lors d’une séance de projection de film organisée par le réseau centrafricain du cinéma numérique ambulant (CNA) au quartier élevage à Bambari le vendredi 14 juin dernier, quelques groupes des spectateurs, visiblement mal intentionnés, ont tenté de créer de trouble à la fin de la projection afin d’en profiter pour voler les équipements du tournage. Malheureusement pour eux, le stratagème n’a pas marché grâce à la vigilance des soldats du contingent congolais de la Minusca qui ont su sécuriser la séance.
Entre temps, une femme, dont on ignore son âge, en a profité pour voler à sa maman un bébé de 14 jours. Toute la nuit du jeudi à vendredi, le bébé n’a pas répondu à l’appel de ses parents qui ne l’ont pas retrouvé ce jour. Heureusement pour le couple, le bébé est finalement retrouvé sain et sauf le lendemain vendredi entre les mains d’une jeune fille de 22 ans qui est aussitôt arrêtée et écrouée par la brigade mixte d’intervention rapide de l’UPC qui s’est installée juste derrière le pont Nguéndé à Bambari.
Pour l’heure, on ignore les raisons qui auraient poussé cette jeune fille à voler ce bébé à sa maman.
Cependant, le dimanche 16 juin, la suspecte de 22 ans est transférée à la base opérationnelle de l’UPC au village Gbokologbo situé à environ 60 kilomètres de Bambari où on l’on ignore son sort pour l’heure. Va-t-elle être tuée ou condamnée comme exclave sexuelle des rebelles de l’UPC ?
L’association centrafricaine du cinéma numérique ambulant est créée en avril 2018 à Bangui avec un objectif de contribuer à la promotion et à la sauvegarde des richesses culturelles en voie de disparition. À Bambari, l’association a organisé plusieurs séances de projection des films dans différents quartiers avec des remises des cadeaux à la fin de chaque séance.
Centrafrique.com/afrique-accord-entre-la-fifa-et-lafd-pour-le-developpement-du-football/equipe-de-football-de-la-republique-centrafricaine-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-29575 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Équipe de football de la République centrafricaine. Wikipédia.
Bangui (République centrafricaine) – La Fédération Internationale de Football (FIFA) vient de signer avec l’Agence Française du Développement (AFD) un accord de partenariat pour le développement du football féminin et du sport en milieu scolaire, en Afrique, alors que la coupe du monde de football féminin bat actuellement son plein, en France, et à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Le sport est un vecteur d’éducation, de développement et de changement social, qui contribue à renforcer le vivre-ensemble dans un pays meurtri par les crises. Les fils et les filles de Centrafrique peuvent se retrouver autour des « Fauves » de l’équipe nationale, quelle que soit leur ethnie, leur confession ou leur région, pour reconstruire l’unité de la nation.
C’est dans cet esprit que Gianni Infantino, Président de la FIFA, et Rémy Rioux, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé un accord à Paris, au Palais de l’Elysée, en présence du Président de la République française, M. Emmanuel Macron, afin de favoriser l’éducation par le sport. Le programme Football for Schools prévoie d’ailleurs un investissement de soixante (60) milliards de francs CFA en Afrique, pour les années 2020-2024. « L’AFD a finalement les mêmes objectifs que la FIFA sur le développement, le développement humain et le développement du football. Quand on développe des footballeurs, on développe des hommes. Le football est une école de la vie où on apprend beaucoup », a déclaré, dans son discours de circonstance, Gianni Infantino. « Il y a des gens talentueux et un potentiel incroyable en Afrique, et nous voulons que ces jeunes puissent se développer dans leur pays avec leurs familles », a ajouté le Président français M. Emmanuel Macron.
Les grands footballeurs africains Didier Drogba et Samuel Eto’o ont parrainé cet accord qui devrait assurer la relève de ces grands champions.
Nul doute que Célestin Yanindji, Président intérimaire de la Fédération Centrafricaine de Football, a accueilli cet accord avec le plus grand intérêt pour l’avenir de notre selection nationale !
Des combattants du groupe jihadiste Boko Haram ont envahi une base militaire et pillé une ville dans le nord-est du Nigeria, en proie à une sanglante insurrection armée depuis 10 ans, a-t-on appris mardi auprès d’une source sécuritaire et d’habitants.
Des hommes soupçonnés d’appartenir à la faction de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) ont pris d’assaut lundi soir une base militaire en périphérie de la ville de Gajiram, située à 80 km de la capitale régionale Maiduguri.
Arrivés à bord de neuf pick-up, “ils ont délogé les soldats de la base après des combats”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire sous couvert d’anonymat.
“Nous ne connaissons pas l’étendue des dégâts et des pillages dans la base, une évaluation est en cours”, a déclaré la source en poste dans la région.
Aucun bilan n’était disponible dans l’immédiat concernant d’éventuelles victimes du côté de l’armée comme des insurgés.
Les jihadistes sont ensuite entrés dans Gajiram, où ils ont pillé des magasins et tiré des coups de feu en l’air, obligeant les habitants à se réfugier dans leurs maisons ou à fuir en brousse.
“Les hommes armés ont pénétré dans la ville vers 18h00 (17h00 GMT) après avoir vaincu les soldats de la base”, a déclaré Mele Butari, un habitant de Gajiram.
“Ils sont restés près de cinq heures. Ils sont entrés par effraction dans les magasins et ont pillé les stocks de nourriture”, a ajouté M. Butari, avant de préciser: “ils n’ont blessé personne et n’ont fait aucune tentative d’attaquer les gens qui s’étaient réfugiés dans la brousse ou chez eux”.
Des habitants ont vu mardi matin des soldats revenir vers la ville depuis la brousse environnante, probablement après avoir fui durant l’attaque.
Gajiram et la base militaire attenante ont été attaquées à plusieurs reprises par les jihadistes. En juin 2018, une attaque d’Iswap avait fait neuf morts parmi les soldats.
Des dizaines de bases militaires ont ainsi été attaquées depuis un an par la faction affiliée à l’Etat islamique, qui cible principalement l’armée et les symboles de l’Etat.
Dimanche au moins 30 personnes ont été tuées et 40 blessées à Konduga (nord-est) dans un triple attentat-suicide attribué cette fois à la faction loyale au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.
L’insurrection a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés au Nigeria depuis 2009.
Centrafrique.com/burundi-une-permanence-du-congres-national-pour-la-liberte-a-ete-incendiee/les-forces-de-securite-burundais-deployees-apres-une-attaque-a-la-grenade-au-cours-de-laquelle-un-general-tutsi-et-conseiller-a-la-securite-du-vice-president/” rel=”attachment wp-att-29566 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les forces de sécurité burundais déployées après une attaque à la grenade au cours de laquelle un général Tutsi et conseiller à la sécurité du vice-président
Une permanence du Congrès national pour la liberté (CNL), principal parti d’opposition burundais dirigé par Agathon Rwasa, a été incendiée dans la nuit de vendredi à samedi dans la commune de Nyabiraba (ouest) par des inconnus, à la veille de son inauguration.
Vendredi, “vers minuit, le commissaire communal de la police est arrivé à notre permanence et a arrêté les 15 personnes qui veillaient sur notre permanence, puis les a mises au cachot”, a expliqué à l’AFP un responsable provincial du parti sous couvert de l’anonymat.
Peu après, “les habitants de la commune ont entendu de nombreux coups de feu autour de notre permanence, qui a été détruite puis incendiée”, a-t-il poursuivi. Le local aurait dû être inauguré samedi par le chef du parti, Agathon Rwasa.
Selon des témoignages recueillis par SOS Médias Burundi, un site d’information en ligne de journalistes indépendants, des hommes en tenue de policier étaient présents au moment de la destruction et de l’incendie de la permanence.
L’incendie a été confirmé à l’AFP dimanche par Ferdinand Simbananiye, l’administrateur de la commune de Nyabiraba, située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Bujumbura. L’administrateur assure qu’une “enquête est en cours pour identifier les auteurs de ce délit”.
Mercredi, la même permanence avait été partiellement incendiée par un groupe d’Imbonerakure, des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, selon le parti CNL et des témoins sur place.
L’administrateur communal, qui est aussi membre du parti au pouvoir, a qualifié de “montage” un enregistrement sonore où on l’entend menacer le propriétaire de cette maison en disant qu’elle sera “détruite” s’il la loue au parti CNL.
Cet enregistrement a été authentifié par des habitants de Nyabiraba, une commune de la province de Bujumbura rural, fief historique d’Agathon Rwasa.
Mercredi, l’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé “les abus généralisés” dont sont victimes les opposants au Burundi à une année des élections générales de 2020, dans un nouveau rapport qui détaille des cas d’opposants (essentiellement des membres du CNL) arrêtés arbitrairement, battus ou tués.
Le Burundi est en crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.
Les violences et la répression qui ont accompagné la crise auraient fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, selon les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.
Centrafrique.com/centrafrique-la-paix-en-recul/balade-a-bangui-apres-laffrontement-3/” rel=”attachment wp-att-29554 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bangui après les affrontement entre les miliciens Anti-Balaka et les Seleka en 2014. Crédit photo : CNC.
Bangui (République centrafricaine) – « Là où est la paix, Dieu habite », affirme le dicton populaire. Dieu aurait-il abandonné la terre de Boganda, livré aux fauteurs de guerre qui sèment la terreur et l’effroi parmi les innocentes et laborieuses populations centrafricaines ?
C’est du moins ce que laisse entendre le classement annuel du Global Peace Index, publié, comme tous les ans, par l’Institute for Economic 1& Peace de Sydney, en Australie. En un an, le pays a reculé de la 155ème à la 157ème place sur 163. Alors qu’elle sort à peine d’une longue crise politico-militaire à répétitions, la Centrafrique devance tout juste la Syrie et l’Afghanistan étouffés par la guerre sanglante.
De prime et de toute évidence, le retour à la paix est un chemin long et ardu, semé d’embûches, comme le prouve cruellement les récents massacres dans l’Ouham-Péndé. Beaucoup s’impatientent et conspuent les résultats timorés de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR), mais quand une génération plante un arbre, une autre profite de son ombre. Les autres esprits chagrins préfèrent trouver les boucs émissaires et dénoncer les complots maléfiques des uns et des autres, qui chercheraient à déstabiliser la Centrafrique de l’extérieur. Ceux-là ne rendent pas service à la paix et semblent se réjouire des malheurs de la patrie. C’est plutôt la désunion qui déstabilise le pays. Ont-ils oublié que la solution passe par « l’unité », comme le rappelle le premier terme de notre devise laissée par le feu président Barthélémy Boganda ?
La Centrafrique a besoin que tous ses fils et ses filles se rassemblent pour bâtir la paix, condition du développement et de l’émergence, et redevenir la Suisse de l’Afrique.
Elle a besoin de toutes les bonnes volontés pour aider la République à restaurer ses fonctions régaliennes pour assurer la sécurité des compatriotes. Le pays peut compter sur l’aide des partenaires internationaux de l’ONU, l’Union Africaine, l’Union européenne, les Etats-Unis ou la France. La Minusca, l’EUTM et tous les pays amis travaillent d’arrache-pieds pour rendre aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) le mordant et les compétences techniques qui lui permettront de remplir sa mission sur toute l’étendue du territoire national.
Alors la Centrafrique remontra au classement des pays les plus pacifiques.
Environ 160 corps sans vie auraient été découverts à Djugu en RDC. Un bilan qui vient alourdir celui enregistré la semaine dernière, après une attaque perpétrée par des hommes armés.
Ce sont de nouvelles découvertes macabres qui viennent d’avoir lieu en RDC. Celles d’environ 160 corps, en Ituri. Découvertes alors que des violences avaient déjà eu lieu la semaine dernière, faisant plusieurs dizaines de morts.
Embrasement après le meutre d’un commerçant
Dans cette région en proie à des conflits intercommunautaires depuis 1999, selon des témoins, c’est le meurtre d’un commerçant de l’ethnie Lendu qui a provoqué les toubles. L’homme aurait été attaqué dans un véhicule, où il était en compagnie d’autres commerçants. Des habitants ont été assassinés à l’arme blanche, des maisons ont été incendiées et des biens ont été pillés.
“Ils cherchaient ma mère”
Dieudonné Paluku habite à Bunia, il travaille pour le cadre de concertation de la société civile de l’Ituri. La semaine dernière la ferme de ses parents a été attaquée dans la localité de Kilo. Les assaillants étaient à la recherche de sa mère qui est de la communauté Hema. “Les assaillants n’ayant trouvé personne, ils ont seulement pillé nos biens”, raconte-t-il. Il évoque, déjà par le passé, des “conflits incontrôlés” dans certains villages, où l’armée intervenait parfois. “La source du conflit a plusieurs aspects : il y a l’aspect foncier mais aussi la délimitation territoriale à l’époque coloniale. Certaines limites n’étaient pas bien dessinées entre les deux entités. Il y a aussi l’aspect socio-économique du conflit”, estime Mr. Paluku.
Les femmes mobilisées pour la paix
Pour Jacqueline Dz’Ju Malosi, le conflit a sa source dans le mauvais règlement des querelles qui ont existé par le passé. Cette femme travaille aujourd’hui sur le projet « Pamoja Inawezenaka » qui regroupe plusieurs organisations féminines, pour tenter de ramener la paix. “On s’est organisées pour mobliser les communautés, mener des plaidoyers et accompagner les structures pour qu’elles se prennent en charge”, raconte-t-elle. On se demande pourquoi l’autorité congolaise qui est une autorité publique et qui peut imposer la paix, peut sembler ditraite par moment…”
Des corps en décomposition
Le rôle que doit jouer l’autorité congolaise c’est aussi cette question que se pose désespérément Charité Banza, membre de la société civile à Djugu. Avec ses collègues, ils travaillent actuellement sur le décompte des corps retrouvés depuis la semaine dernière et il insiste sur le fait que le bilan va forcément être revu à la hausse étant donné l’inaccessibilité de certaines zones en Ituri. “Au niveau de Bahema nord, on a déjà 163 corps”, explique-t-il. “Dans l’entité Bahema Badjere, il y a aussi des morts dont le nombre n’est pas encore confirmé. Dans le groupement de Losa Ndrema il y a beaucoup de corps qui commencent à pourrir, et jusque là nous ne savons pas y accéder donc on ne sait pas évaluer le nombre de corps actuellement.”
Un bilan qui risque de s’alourdir, des racines encore vivaces d’un conflit intercommunautaire. Tout ceci laisse penser aux habitants de l’Ituri où la paix est bien loin de faire son grand retour.
Les parlementaires nigériens viennent d’adopter un cadre juridique relatif à la pratique du culte. Le projet de lois suscite un vif débat sur la liberté religieuse.
Face au développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes dans un environnement sous régional marqué par l’apparition d’organisations terroristes se réclamant de l’islam, l’Etat du Niger a décidé de se donner les moyens d’un plus grand contrôle des pratiques religieuses. Les autorités, soutenues par certaines associations religieuses, craignent qu’un manque de vigilance conduise à une instabilité et à l’insécurité. Elles ont donc proposé un cadre juridique relatif à la pratique du culte, adopté ce lundi soir, 17 juin, par les parlementaires, avec 125 voix pour, 31 contre et deux abstentions.
“Dans l’intérêt de la population”
Mousthapha Ahamadou, rapporteur de la commision du conseil islamique, explique que “c’est dans l’intérêt de la population. Par exemple, pour être imam il faut au moins avoir un niveau bac plus 3 dans une université islamique. Le prophète nous a dit aussi qu’il faut avoir un certain nombre de Hadits pour prétendre être imam. Donc les prêches ne se font pas n’importe comment et par n’importe qui.”
Le rapporteur de la commision du conseil islamique, regrette “que l’Etat ai laissé faire. Tout le monde est imam tout le monde est prêcheur même ceux qui n’ont pas le niveau. Je ne sais pas pourquoi chaque fois qu’il y a une question de religion les gens paniquent et diabolisent les choses.”
Comment réglementer les prêches ?
Rien qu’à Niamey, la capitale, on compte plus de 230 mosquées et une centaine de prêcheurs. Le député de la majorité présidentielle Soumaila Ali explique la stratégie qui sera adoptée : “On a déjà la liste de tous les responsables des associations islamiques. Ils sont au nombre de 105. On va les identifier un par un et ensuite déterminer, dans chaque région, combien il y a de prêcheurs et de mosquées et, dans chaque mosquée, combien de fois on fait des prêches. Une fois tout ceci identifié, ça sera facile.”
Une menace pour l’Islam
Mais certains ne voient pas cela d’un bon oeil. Ils voient une menace pour l’Islam, comme certains oulémas, toujours opposés au texte, malgré des séances de travail et de consultations. “On ne peut pas être d’accord parce que il n’y a rien qui nous convainc dans ce projet de loi. C’est contraire à notre religion qui est l’Islam”, estime Malan Chitou, un des oulémas opposés à ce projet. “On a attiré leur attention sur le danger de cette loi et à eux maintenant de tirer toutes les conséquences”, expliquaitMalan Chitou avant le vote.
Avec cette loi, le Niger veut aussi fixer les conditions de création et de gestion des établissements d’éducation, de formation et d’animation des activités confessionnelles. Toutes les religions sont concernées.