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Centrafrique : La Corée du Sud et Plan International appuient 418 Familles d’accueil des enfants déplacés

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Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Centrafrique : La Corée du Sud et Plan International appuient 418 Familles d’accueil des enfants déplacés

 

 

Ce mercredi 7 novembre 2018 marque le lancement d’une vaste campagne de distribution d’aide en vivres et non vivres à de centaines de Familles d’accueil transitoire (FAT) des enfants non accompagnés et déplacés. Une initiative de l’Ong Plan International sur financement de la Corée du Sud pour un coût de soixante – un millions (61 000 000) de Francs Cfa.

Ustensiles de cuisine, assiettes, gobelets, natte, drap, lampes, brosses à dent, cuillères, serviettes, verre, savons, haricot, riz, , sucre, sel, huile, riz …, telle est la constitution de chaque kit remis hier aux Familles d’accueil de Bangui, lors du lancement officiel de cette vaste campagne de distribution, à la Section des affaires sociales du 1er arrondissement. Cette campagne concerne cinq villes de la République centrafricaine. De manière globale, 418 FAT sont visées reparties de manière suivante : Bangui : 74 FAT ; Boda : 116 ; Kaga Bandoro 97 ; Bossangoa : 48 ; Berberati : 33.

La distribution du 1er arrondissement s’est déroulée sous la houlette de Axel Salifou, Chef du projet à Plan International. Ce dernier est revenu sur les objectifs de cette campagne : « Nous, Ong Plan International, travaillons en République centrafricaine dans les domaines clés de l’épanouissement des enfants, à savoir de la protection, la nutrition, l’éducation et nous faisons également le cach », a-t-il indiqué avant de préciser plus loin que « La distribution en couyrs s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui aux familles d’accueil transitoire (FAT) – les familles qui accueillent des enfants non accompagnés et les enfants déplacés, le temps que l’Ong fasse la recherche des familles biologiques de ces enfants. Il s’agit pour nous d’appuyer ces familles d’accueil en vivres et non vivres afin de pourvoir relever leur niveau de vie. Ce projet couvre cinq régions, à savoir Bangui, Berberati, Boda, Kaga Bandoro et Bossangoa ».

A en croire les bénéficiaires, cet appui est intervenu à point nommé pour soulager le poids des déplacés et enfants pris en charge sur les familles d’accueil. Mme Lydie Ndomalé est l’une des heureux récipiendaires : « C’est une satyisfation de voir l’Ong Plan International, voler à notre secours. Cette aide est un véritable soulagement pour nous dans la prise en charge des personnes qui ont cru mieux trouver refuge chez nous. Nous remercions sincèrement l’Ong Plan international tout en formulant le vœu que cet appui puisse s’étendre à d’autres ménages qui s’occupent des personnes déplacées ».

Notons que Plan International est une Ong qui, aux côtés du gouvernement, de l’Unicef et des partenaires, œuvre dans le pays pour le plein épanouissement des enfants, à travers l’éducation, la santé, la protection…

 

Niger : Le gouvernement veut réinsérer les repentis de Boko Haram

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Niger : Le gouvernement veut réinsérer les repentis de Boko Haram

 

 

Un projet de loi y relatif a été déposé à l’Assemblée nationale en début du mois à Niamey. Le texte qui modifient le code pénal prévoit la réinsertion socio économique des personnes ayant renoncé volontairement au terrorisme et n’étant pas liées directement aux actes terroristes.

 

Au Niger, le terrorisme est combattu par tous les moyens. Outre la voix militaire, le gouvernement a décidé d’offrir une chance aux personnes ayant abandonné et désireuse de renoncer au terrorisme. Un texte de loi modifiant le code pénal et déposé à l’Assemblée nationale prévoit une réinsertion socio-économique des repentis de Boko Haram.

Selon les autorités, seules les personnes n’étant pas directement impliquées dans la conception et l’organisation des actes terroristes sont concernées par cette mesure. Le texte prévoit l’abandon des poursuites à l’encontre de ces ex-Boko Haram.

Le gouvernement à travers ce projet de loi veut empêcher les jeunes de rejoindre les rangs de Boko Haram en créant des conditions de vie favorable. Déjà en début d’année, le gouvernement avait initié le projet « Jeunesse Diffa » pour offrir aux jeunes une formation professionnelle et leur garantir l’auto emploi. Le projet « Diffa » est financé par l’AFD.

 

 

Présidentielle Malgache : Marc Ravalomanana sûr de l’emporter

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Présidentielle Malgache : Marc Ravalomanana sûr de l’emporter

 

 

Les premières tendances du premier tour du scrutin rendues publiques aujourdhui par la commission électorale nationale indépendance (Ceni) donnent vainqueur lancien président avec 43,28% juste devant son adversaire Andry Rajoelina qui récolte 42,98% des suffrages.

La commission électorale nationale indépendante a publié aujourd’hui sur son site les premières tendances du premier tour de la présidentielle. Celles-ci donnent l’ex-président Marc Ravalomanana vainqueur, avec un score de 43,28% contre 42,98% des suffrages pour son adversaire Andry Rajoelina.

Le président sortant Le président sortant Hery Rajaonarimampianina vient largement derrière avec 2,98% des suffrages. Tandis que le pasteur Mailhol vient en dernière position avec 1,5% des suffrages. Le taux de participation générale du premier tour de ce scrutin est de 50%.

Tandis que celui des résultats partiels est fixé à 44,79%. La Ceni a 15 jours pour donner le nom du vainqueur de ce premier tour de l’élection présidentielle.

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Rwanda: Diane Rwigara risque 22 ans

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/diane-rwigara-7500×500.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Diane wigara du Rwanda, l'opposante
CopyrightDR

 

L’opposante et sa mère sont poursuivit par la justice rwandaise pour « incitation à l’insurrection » « contrefaçon de document » et « incitation à des divisions ». Après les réquisitions du procureur mercredi à Kigali, le verdict du procès est attendu le 6 décembre prochain.

 

L’opposante Diane Rwigara et sa mère sont poursuivit par la justice Rwandaise pour « incitation à des divisions », incitation à l’insurrection » et « contrefaçon de document ».

Le procureur de la République de Kigali a requis mercredi pour les deux femmes chacune 22 ans de prisons fermes. Diane Rwigara risque 15 ans de prison pour « incitation à l’insurrection », et 7 ans pour « contrefaçon de documents. Elle est aussi accusée d’avoir falsifié sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

Quant-à-sa mère, le procureur a requis également 15 ans de prison pour « appel à l’insurrection » et 7 ans pour « incitation à des divisions ». Ainsi, les deux femmes qui comparaissaient libre après un an de détention provisoire pourraient retourner en prison si le tribunal valide les réquisitions du procureur le 6 décembre prochain.

Les avocats de la défense dénoncent l’absence de preuve et clament l’innocence des deux femmes. Amnesty international parle d’un procès politique et en appel à la  levée des charges contre l’opposante et sa mère.

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Relations Union africaine – Union européenne: réunion consultative conjointe sur la paix et la sécurité

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Union européenne. CopyrightCNC.

 

 

 

Relations Union africaine – Union européenne: réunion consultative conjointe sur la paix et la sécurité

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 595/18

 

23/10/2018

Relations Union africaine – Union européenne: réunion consultative conjointe sur la paix et la sécurité

Onzième réunion consultative conjointe annuelle du Comité politique et de sécurité de l’Union européenne et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine

Bruxelles, Belgique 23 octobre 2018

Le 23 octobre 2018, le Comité politique et de sécurité de l’Union européenne (COPS de l’UE) et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS de l’UA) ont tenu leur onzième réunion consultative conjointe annuelle à Bruxelles, en Belgique, au titre du dialogue régulier qu’ils mènent dans le cadre du partenariat UA-UE. La réunion était coprésidée par Mme l’ambassadrice Sofie From-Emmesberger, présidente permanente du COPS de l’UE et par M. l’ambassadeur Lazare Makayat Safouesse (République du Congo), président du CPS de l’UA pour le mois d’octobre 2018. Elle a réuni les ambassadeurs des États membres de l’UE et du CPS de l’UA, ainsi que des hauts fonctionnaires du Service européen pour l’action extérieure, de la Commission et de la Commission de l’UA.

La réunion consultative conjointe a été précédée de la quatrièmeséance de réflexion conjointe du COPS de l’UE et du CPS

de l’UA, qui s’est tenue le 22 octobre 2018 et qui a donné l’occasion de procéder à un échange de vues informel au sujet de la coopération renforcée sur des aspects examinés au sein des instances multilatérales et le financement durable des opérations de paix conduites par l’UA avec l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), sur la coopération en matière de prévention des conflits et de médiation, ainsi que sur le suivi du cinquième sommet UA-UE tenu à Abidjan en novembre 2017 et sur la mise en œuvre du protocole d’accord sur la paix, la sécurité et la gouvernance entre l’UA et l’UE, signé en mai 2018.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont souligné l’importance d’un multilatéralisme efficace et d’un ordre international fondé sur un ensemble de règles, au centre duquel se trouvent les Nations unies. Ils ont reconnu l’importance que revêt une coopération renforcée entre l’UA, l’UE et l’ONU et ont invité à poursuivre la réflexion sur la manière d’assurer le suivi de la réunion à haut niveau tenue entre les chefs de files de l’UA, de l’UE et de l’ONU en septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA sont convenus qu’il importait de traduire leur coopération politique dans le domaine de la prévention des conflits en initiatives concrètes, comme des visites conjointes sur le terrain, des sessions conjointes ou le développement d’une compréhension et d’une analyse communes des situations de crise, ainsi que d’explorer les possibilités de mener des actions conjointes à bref délai. Ils ont souligné le rôle important des femmes et de la jeunesse en tant qu’acteurs de la prévention des conflits et de la médiation.

Durant la réunion consultative conjointe, la discussion a mis l’accent sur les progrès réalisés dans le règlement des conflits/situations de crise et dans la lutte contre les menaces pour la paix et la stabilité au Mali/au Sahel, en République centrafricaine (RCA), en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, en Somalie et au Burundi.

En ce qui concerne la situation au Mali et au Sahel, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont salué la tenue pacifique, les 29 juillet et 12 août 2018, de l’élection présidentielle au Mali et ont appelé toutes les parties prenantes maliennes à coopérer en vue de promouvoir une paix et un développement durables et inclusifs dans leur pays. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris du note de l’engagement renouvelé des parties signataires maliennes, illustré par la signature le 15 octobre 2018 d’un pacte pour la paix entre le Mali et les Nations unies, à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé en 2015. Ils se sont toutefois déclarés préoccupés par la lenteur de la mise en œuvre de l’accord, en particulier pour ce qui est des dispositions relatives aux mesures institutionnelles, aux arrangements relatifs à la sécurité et au développement de la partie nord du pays. Ils ont rappelé l’importance que revêt l’accord en vue d’aboutir à une paix et à une réconciliation durables au Mali. Ils ont, en particulier, insisté sur la nécessité de réaliser d’urgence des progrès tangibles dans les domaines du désarmement, de la

démobilisation et de la réintégration (DDR) des anciens combattants afin de rétablir la sécurité dans la région nord, de faciliter le travail des autorités intérimaires et de favoriser le développement local et le retour des réfugiés et des personnes déplacées. Ils ont salué le rôle clé joué par l’Algérie, qui a pris la tête des efforts de médiation et assure la présidence du Comité de suivi (CSA), en soutien au processus de paix au Mali et ont demandé que les femmes et les organisations de la société civile soient plus étroitement associées à sa mise en œuvre. Ils ont engagé les autorités maliennes à œuvrer à l’établissement d’un large consensus politique et social en vue de mettre en place les réformes nécessaires pour s’attaquer aux principales difficultés institutionnelles, de sécurité et de développement que rencontre le Mali afin d’améliorer les conditions de vie de tous les Maliens, et ont réaffirmé leur volonté de soutenir le gouvernement malien dans ces démarches.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont exprimé leur profonde préoccupation face à la recrudescence dans la région du Sahel de la vague d’attentats terroristes qui se répand du nord du Mali jusqu’à la partie centrale du pays et aux pays voisins, et se sont déclarés particulièrement inquiets quant à la dégradation de la situation en matière de sécurité au Burkina Faso. Ils ont fermement condamné les attaques terroristes contre les populations civiles, les forces armées et les forces de sécurité maliennes, les pays de la région ainsi que les forces internationales de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de l’opération Barkhane. Ils ont réaffirmé leur soutien à la MINUSMA et ont réclamé davantage de moyens et de capacités pour permettre à la Mission de remplir son mandat de façon sûre. Ils ont également salué le rôle joué par les pays fournisseurs de troupes et ils ont rendu hommage aux soldats ayant fait le sacrifice ultime ou subi des blessures pour la promotion de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la réconciliation au Mali. Ils ont en outre rappelé le cadre permettant à la MINUSMA de fournir un soutien logistique à la force conjointe du G5 et ont appelé au versement rapide des fonds qui y sont consacrés dans le cadre de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique. Ils ont également pris note de l’appel que le Secrétaire général des Nations unies a lancé en avril 2018 au sujet de l’utilisation des contributions obligatoires à l’ONU, et ils ont salué les progrès réalisés ainsi que la détermination à faire en sorte que la mise en œuvre d’un cadre de conformité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire pour les opérations de soutien de la paix en Afrique progresse rapidement. Ils ont en outre salué les efforts que l’UA déploie actuellement pour redynamiser le processus de Nouakchott dans le contexte du processus d’examen de la stratégie de l’UA pour la région du Sahel.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont réaffirmé leur partenariat à l’appui de la sécurité régionale et du développement au Sahel, ainsi que de la coopération sur le terrain entre le représentant spécial de l’UE pour le Sahel et le haut représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel. Ils ont salué la contribution apportée à la stabilité de la région du Sahel par la mission de formation de l’UE (EUTM) au Mali et les missions de l’UE visant au renforcement des capacités EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger.

Ils se sont félicités des efforts du G5 Sahel et de la CEDEAO pour renforcer la coopération régionale et lutter contre les menaces que représentent le terrorisme et la criminalité organisée. Ils ont accueilli avec satisfaction les progrès accomplis par les pays du G5 Sahel en vue de doter d’une pleine capacité opérationnelle une force conjointe chargée de lutter contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et toute forme de trafic dans la région, sous le mandat du CPS de l’UA, avec un important soutien de l’UE. Ils ont réaffirmé leur volonté d’appuyer les priorités du G5 Sahel, notamment en vue de réussir la mise en œuvre de la résolution 2391 du Conseil de sécurité des Nations unies qui se doit également d’être pérenne. À cet égard, ils ont insisté sur la nécessité de continuer de solliciter l’appui politique d’acteurs régionaux et internationaux pour veiller au suivi des engagements pris lors de la conférence à haut niveau sur le Sahel qui s’est tenue à Bruxelles le 23 février 2018. Ils ont en outre souligné l’importance de recueillir un soutien international pour que réussisse la conférence du Programme d’investissements prioritaires du G5 qui se tiendra à Nouakchott le 6 décembre 2018. À cet égard, ils ont insisté sur la nécessité de faire en sorte que cette conférence contribue à une plus grande appropriation par les pays de la région. Ils ont mis en exergue l’importance que le fonds fiduciaire mis en place par le G5 Sahel soit rendu pleinement opérationnel.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris note des progrès réalisés en République centrafricaine (RCA) dans la recherche de solutions durables à la crise qui frappe le pays. Ils ont salué et appuyé une nouvelle fois les efforts soutenus déployés dans le cadre de l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA placée sous l’égide de l’UA avec le soutien des pays de la région par l’intermédiaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo, de la RDC, du Soudan et du Tchad. Ils ont engagé toutes les parties prenantes à l’initiative à participer activement à la mise en œuvre de la feuille de route adoptée à Libreville le 17 juillet 2017. Dans ce contexte, ils ont pris note avec satisfaction du travail effectué par le panel de facilitation qui, le 31 août 2018, a remis à M. Faustin-Archange Touadera, président de la RCA, le cahier de doléances et de revendications établi par les quatorze groupes armés de la RCA à la suite de consultations approfondies menées avec ces groupes au cours des derniers mois. Ils ont salué l’initiative africaine comme étant le seul cadre viable pour la promotion d’une paix, d’une sécurité et d’une stabilité durables en RCA. Ils ont appelé l’ensemble des acteurs concernés en RCA, ainsi que les Nations unies, notamment par l’intermédiaire de la configuration spécifique à la RCA de la Commission de la consolidation de la paix, présidée par le Royaume du Maroc, l’UE et les autres partenaires à se coordonner étroitement pour aider le pays. Ils ont rappelé l’importance d’un dialogue inclusif entre l’ensemble des institutions de la RCA et des acteurs de la société civile, notamment les groupes de femmes, pour permettre au pays de panser ses plaies et de se réconcilier de manière durable. Ils ont salué l’inauguration de la Cour pénale spéciale (CPS), qui constitue une avancée importante dans la lutte contre l’impunité et la promotion de la paix, de la justice et de la réconciliation en RCA.

Ils ont réitéré leur soutien aux efforts déployés par le président Touadera et son gouvernement en vue d’aboutir à une solution politique globale incluant la justice et la réconciliation, qui sont autant de facteurs essentiels pour favoriser la stabilité, la paix et le développement dans le pays. Ils ont appelé les dirigeants de la RCA à ériger en priorité les travaux conjoints sur le renforcement des institutions démocratiques de l’État et de l’état de droit, la réforme du secteur de la sécurité et la justice transitionnelle, la bonne gouvernance, ainsi que la fourniture de services sociaux à la population, notamment la sécurité. Ils ont condamné la violence structurelle que les groupes armés imposent à toutes les couches de la société, y compris les femmes et les enfants, les acteurs humanitaires et les forces de sécurité. Dans ce contexte, ils ont engagé le gouvernement de la RCA à continuer d’assurer la protection, en particulier des groupes vulnérables, et à faciliter le travail des agences d’aide humanitaire.

Ils ont fermement condamné les activités déstabilisatrices des groupes armés, ainsi que les attaques ciblant les civils et les troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), et ont réitéré leur soutien à cette dernière et à son renforcement. Ils ont appelé l’ensemble des groupes armés de RCA à mettre fin aux hostilités et à s’engager résolument en faveur des programmes de DDR et du processus de pacification du pays. Ils ont félicité l’UE et l’UA pour le soutien apporté aux efforts déployés par les autorités de la RCA pour rétablir la paix et reconstruire leur pays, notamment par l’intermédiaire de la mission militaire de formation de l’UE (EUTM RCA), et ont souligné que tous les acteurs engagés dans ce contexte devaient coordonner étroitement et en toute transparence leurs activités respectives. Ils ont salué le soutien apporté par l’UE au gouvernement de la RCA dans le cadre des réformes du secteur de la sécurité, notamment en fournissant des conseils stratégiques aux Forces de sécurité intérieure par l’entremise de l’EUTM RCA en réponse à la demande de la RCA visant à obtenir une assistance supplémentaire en faveur de ces dernières.

Ils ont exprimé leurs vives préoccupations face aux problèmes de sécurité et à la situation humanitaire qui règnent en RCA et ont appelé la communauté internationale à renforcer son assistance financière et les autres formes d’aide nécessaires pour améliorer la situation humanitaire, ainsi qu’à honorer les engagements pris lors de la conférence des donateurs qui s’est tenue en mai 2016 à Bruxelles. Ils ont souligné la nécessité de coordonner étroitement les efforts que déploient les membres de la communauté internationale.

En ce qui concerne le Soudan du Sud, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont salué les progrès accomplis dans la recherche d’une solution durable au conflit qui sévit en République du Soudan du Sud et se sont félicités de la signature, le 12 septembre 2018 à Addis-Abeba, de l’accord revitalisé pour résoudre le conflit au Soudan du Sud, qui constitue une avancée sur la voie d’un véritable processus de paix. Ils ont salué les efforts déployés par les parties sud-soudanaises et l’Autorité intergouvemementale pour le développement (IGAD) et ses États membres pour parvenir à ce résultat. Ils ont souligné que la mise en œuvre réussie de l’accord revitalisé pour résoudre le conflit au Soudan du Sud nécessiterait un engagement de la part de toutes les parties et, à cet égard, ils les ont exhortées à apporter leur contribution à l’instauration d’un climat de confiance entre elles ainsi qu’avec la communauté internationale. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont demandé la cessation immédiate des hostilités et le désengagement des forces dans l’ensemble du pays. Ils ont encouragé l’IGAD à continuer de jouer un rôle actif et à travailler en étroite coopération avec l’UA pour s’assurer que les parties à l’accord revitalisé respectent leurs engagements et que les éléments perturbateurs aient à répondre de leurs actes.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA se sont déclarés vivement préoccupés par la crise humanitaire qui sévit dans le pays et ont rendu hommage aux pays de la région qui continuent à accueillir un grand nombre de réfugiés sud-soudanais, ainsi qu’aux acteurs humanitaires qui ont continué à apporter une assistance dans les conditions les plus difficiles. À cet égard, ils ont appelé les parties sud-soudanaises à assurer un accès humanitaire sans entrave dans l’ensemble du pays. Par ailleurs, ils ont rappelé qu’il était nécessaire de mettre en place le Tribunal mixte pour le Soudan du Sud, la Commission vérité, réconciliation et apaisement et l’Autorité chargée des indemnisations et des réparations, comme prévu par l’accord revitalisé, et ils ont demandé que la communauté internationale se tienne prête à soutenir la mise en œuvre de ce dernier.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA se sont félicités que les parties sud-soudanaises se soient engagées à prendre dûment en considération la diversité nationale, la représentation des hommes et des femmes ainsi que la représentation géographique dans le cadre de la sélection de leurs candidats aux différents mécanismes prévus dans l’accord revitalisé. En conséquence, ils ont encouragé le gouvernement d’union nationale de transition du Soudan du Sud à veiller au respect des dispositions de la constitution de transition de la République du Soudan du Sud et de l’accord revitalisé prévoyant un taux de participation des femmes à l’exécutif de 35 %.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont accueilli avec satisfaction le rapprochement entre l’Éthiopie et l’Érythrée, y compris la déclaration conjointe de paix et d’amitié du 9 juillet 2018, et l’engagement en faveur d’une coopération globale qu’ont pris l’Érythrée, l’Éthiopie, la Somalie et Djibouti. Ces faits nouveaux ouvrent de nouvelles perspectives de coopération régionale en matière de paix et de sécurité et d’intégration économique.

Pour ce qui est de la Somalie, en particulier, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris note des évolutions régionales positives qui sont récemment intervenues dans la Corne de l’Afrique et pourraient avoir une incidence favorable sur la Somalie et la région dans son ensemble. Ils se sont félicités de la tenue récente, les 16 et 17 juillet 2018 à Bruxelles, du forum de partenariat sur la Somalie et, constatant les progrès réalisés, ont encouragé le pays à avancer concrètement sur la voie des réformes dans le domaine politique, économique et de la sécurité. Ils ont insisté sur l’importance que revêt une coopération étroite entre le gouvernement fédéral somalien et les États membres de la fédération pour continuer de faire progresser le processus de consolidation de la paix et de renforcement de l’État du pays. Ils ont souligné que la situation intérieure en Somalie demeurait fragile, comme le prouvent les menaces que le groupe Al-Chabab continue de faire peser sur la sécurité. À cet égard, ils ont fait valoir qu’il importait que la communauté internationale continue de soutenir le gouvernement somalien et l’AMISOM. Ils ont félicité l’AMISOM et les pays qui fournissent des effectifs militaires et de police pour leur contribution à la paix et la stabilité en Somalie, qui est essentielle pour que des progrès soient réalisés dans l’établissement d’un État somalien. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont félicité le gouvernement fédéral somalien pour l’adoption du plan de transition somalien, qui est internationalement reconnu et rappelé dans la résolution 2431 (2018) du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils ont insisté sur la nécessité de veiller à ce que toute transition vers la sécurité soit conforme au plan de transition, ainsi que sur la nécessité de reconfigurer l’AMISOM afin d’avancer sur la voie d’un transfert progressif des responsabilités en matière de sécurité aux institutions somaliennes chargées de la sécurité, qui devront graduellement assumer la responsabilité de la sécurité de la Somalie, compte tenu de l’impératif d’éviter tout vide sécuritaire susceptible de compromettre les progrès réalisés à ce jour. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont appelé le gouvernement fédéral somalien, conjointement avec les États membres de la fédération, à poursuivre la réforme du secteur de la sécurité, en accordant une importance particulière à l’intégration des forces, et à renforcer la transparence au moyen d’une collaboration plus étroite avec les partenaires en matière de sécurité, notamment grâce à l’établissement d’un mécanisme de coordination amélioré (“cellule de fusion”). En outre, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont insisté sur la nécessité d’un soutien financier prévisible, durable et disponible en temps utile pour assurer une transition progressive et assortie de conditions, provenant notamment des contributions obligatoires de l’ONU en faveur de l’AMISOM, et d’un soutien aux institutions de sécurité somaliennes pendant la phase de transition. Le CPS de l’UA a rendu hommage au soutien continu que l’UE apporte de longue date à l’AMISOM et a souligné l’importance que revêt un partage international des charges dans le cadre d’un effort conjoint et transparent. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont salué la contribution qu’apportent à la stabilité en Somalie l’AMISOM, ainsi que la mission de formation de l’UE en Somalie (EUTM Somalia), la mission de l’UE visant au renforcement des capacités en Somalie (EUCAP Somalia) et la force navale de l’UE EU NAVFOR Somalie – opération ATALANTA. Ils ont également souligné la nécessité d’apporter un soutien accru à l’armée nationale somalienne afin de la préparer à reprendre progressivement les responsabilités en matière de sécurité actuellement exercées par l’AMISOM.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont affirmé leur détermination à continuer de suivre l’évolution de la situation au Burundi. Ils se sont félicités de l’annonce faite en mai 2018 par le président Pierre Nkurunziza, selon laquelle il ne présentera pas sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont également salué la reprise du dialogue inter-burundais, qui devrait avoir lieu sous peu à Arusha, et ont appelé toutes les parties prenantes à coopérer pleinement avec le médiateur et l’équipe de facilitation. Ils ont souligné que la seule voie viable que le Burundi peut suivre est celle d’une solution politique née d’un dialogue inter-burundais inclusif. Ils ont encouragé tous les acteurs à participer de bonne foi au processus et à avancer, en particulier en vue des élections de 2020 et en raison de la situation socio-économique du pays. Ils ont souligné qu’il demeurait essentiel que la région soutienne le dialogue inter-burundais et ont salué le travail de médiation et de facilitation entrepris par la Communauté de l’Afrique de l’Est. Ils ont exhorté les Burundais à respecter la lettre et l’esprit de l’accord d’Arusha de 2000, dont on s’accorde à reconnaître qu’il favorise la paix dans le pays et dans la région. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont pris note de l’adoption, le 28 septembre 2018, d’une résolution prolongeant d’une année supplémentaire le mandat de la commission d’enquête des Nations unies. Ils ont encouragé le Burundi à coopérer avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme et, en particulier, à signer un protocole d’accord en vue de la mission des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires de l’Union africaine au Burundi. Ils ont engagé le Burundi à veiller à ce que l’ensemble des acteurs du soutien à la population burundaise puissent continuer à travailler.

Le CPS de l’UA a lancé un nouvel appel à l’UE pour que celle-ci lève la suspension de l’aide apportée par l’intermédiaire du gouvernement imposée au Burundi, tout en reconnaissant que l’UE continue de fournir une importante aide directe à la population, en vue de faciliter le redressement socio-économique du pays.

Concernant la situation en République démocratique du Congo, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont réitéré leur soutien à une paix, à une sécurité et à une stabilité durables en RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Ils ont salué la décision du président Kabila de se conformer à la constitution du pays en ne se présentant pas à la prochaine élection présidentielle, ouvrant la voie à une transition démocratique et pacifique en RDC. Dans ce contexte, ils ont souligné qu’il importait que les autorités de la RDC veillent à ce que les élections se tiennent le 23 décembre 2018, conformément à l’accord politique du 31 décembre 2016, pour que le scrutin se déroule dans un climat inclusif, transparent, crédible et pacifique. Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont par ailleurs salué la visite du Conseil de sécurité des Nations unies intervenue en octobre 2018, et ont exprimé leur soutien au rôle des Nations unies, qui doivent faciliter la bonne organisation du processus électoral, à la demande du gouvernement de la RDC, conformément aux dispositions pertinentes de la résolution 2409 du CSNU.

Compte tenu des nouvelles menaces pour la sécurité qui pourraient exacerber les risques d’épidémie d’Ebola dans les provinces de l’est de la RDC, le COPS de l’UE et le CPS de l’UA ont appelé l’Organisation mondiale de la santé à renforcer et à intensifier ses efforts visant à prévenir une nouvelle épidémie d’Ebola et la propagation du virus. Ils ont aussi demandé que la communauté internationale au sens large apporte le soutien financier et logistique nécessaire à l’appui des efforts déployés par les autorités de la RDC, notamment pour répondre aux énormes besoins humanitaires qui demeurent largement sous-financés. Par ailleurs, ils ont appelé de leurs vœux une étroite collaboration entre la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en vue de lutter contre les groupes armés et les forces négatives, en particulier les Forces alliées démocratiques (ADF); cette question requiert une réponse et une coordination solides à l’échelon régional, qui passent par un engagement renouvelé en faveur de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013.

La partie UE a également informé les parties présentes à la réunion de la coopération avec les Balkans occidentaux.

Le COPS de l’UE et le CPS de l’UA sont convenus de se réunir à nouveau en 2019 à Addis-Abeba, et, en outre, d’étudier la possibilité d’effectuer une nouvelle visite conjointe sur le terrain.

Press office – General Secrétariat of the Council

Rue de la Loi 175 – B-1048 BRUSSELS – Tel.: +32 (0)2 281 6319 press.office@consilium.europa.euwww.consilium.europa.eu/press

Gabon : Le pouvoir n’est pas vacant

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Gabon : Le pouvoir nest pas vacant

 

 

Interrogée sur la question par les confrères de le monde Afrique suite à l’hospitalisation du chef de lEtat en Arabie Saoudite, la présidente de la cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo souligne qu’il n’y a pas d’empêchement définitif, ni de vacance de pouvoir. Le président est toujours en capacité de diriger le pays.

Il y a pas d’empêchement définitif, ni de vacance de pouvoir au Gabon. A indiqué la présidente de la cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo aux confrères de le Monde Afrique.

Sur la base des assurances du porte-parole du gouvernement, Marie Madeleine Mborantsuo fait savoir le président Ali Bongo est encore dans ses capacités à diriger le Gabon.

D’après la patronne de la haute juridiction, le chef de l’Etat est juste sous repos médicale due à une fatigue sévère. Un repos qui est d’ailleurs prescrit par les médecins.

D’après elle, les institutions Gabonaises fonctionnent normalement et qu’aucun incident n’a été observé à ce niveau. Par conséquent rien ne permet de constater l’empêchement ou la vacance du pouvoir au Gabon.

La présidente de la haute juridiction vient ainsi taire les débats sur les capacités du chef de l’Etat à gouverner. Car depuis deux semaines, les réactions au sein de l’opinion gabonaise vont tous les sens.

Les partisans du chef de l’Etat rassuré par le porte parole du gouvernement sont serein, tandis que l’opposition demande au gouvernement d’éclaircir le peuple sur le mystère.

Bien plus, elle demande à la haute cour de mettre en application l’article 13 de la constitution pour constater l’empêchement définitif et donc la vacance du pouvoir.

Soulignons qu’au Gabon, c’est la présidente de la cour constitutionnelle conformément à la constitution qui est chargé de constater l’empêchement définitif du président et la vacance du pouvoir. Ceci permet de mettre en place une transition du pouvoir dirigée par  le président du Sénat.

 

 

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MAROC : bientôt leader d’énergie solaire en Afrique

 

 

Un accord a été signé à cet effet aujourd’hui entre le gouvernement du royaume chérifien et la Banque africaine de développement à Johnesburg en Afrique du Sud. L’accord prévoit le financement de la Centrale solaire NOOR par la BAD à hauteur de 9 milliards de dollars

D’ici deux ans, le Maroc sera le premier pays producteur d’énergie solaire. La Banque Africaine  de développement et le Maroc ont conclu un accord aujourd’hui portant sur la production de l’énergie solaire. Cet accord permettra au royaume du Maroc de devenir le premier producteur d’énergie solaire de tout le continent. De part cet accord, le Maroc va non seulement augmenter sa production en énergie solaire, mais aussi pourrait exporter celle-ci vers d’autres pays.

Au cours de la signature, Bad était représentée par son président du groupe Akinwumia Adesina et le Maroc par Mustapha Bakkarouy, président du directoire de l’agence marocaine de l’énergie solaire.

La BAD va financer la construction de la plus grande centrale solaire au Monde mise sur pied par le Maroc appelé NOOR (lumière en arabe). Ce financement de la Bad s’élève à 9 milliards de dollars. Soulignons que les deux parties sont parvenues jusque grâce à ce projet. Et aussi au succès que connait le Maroc dans ce secteur.

La centrale solaire NOOR dès sa livraison en 2020, va produire jusqu’à 10000 Megawatts.  Le Maroc a en croire les autorités ambitionne d’ici 2030 une production de 52% d’énergies renouvelables. Il en produit 38% d’énergie éolienne.

Depuis sa création, la Bad a investi 10 milliards de dollars au Maroc avec un encours de 4 milliards de dollars.

CRISE ANGLOPHONE AU CAMEROUN : Libération des 79 otages enlevé lundi

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CRISE ANGLOPHONE AU CAMEROUN : Libération des 79 otages enlevé lundi

 

 

 

Les forces de défense et de sécurité ont retrouvée ces otages aujourdhui dans une église dans la localité de Bafut région du Nord-Ouest selon le gouvernement. Mais les trois enseignants et le chauffeur restent introuvables

Les 79 élèves kidnappés lundi par les sécessionnistes ont été retrouvée hier. Selon le porte parole du gouvernement l’armée les a récupérés sain et sauf dans une église de la localité de Bafut.

Le ministre de l’administration territorial, Paul Atanga Nji a fait savoir que les ravisseurs étaient coincés en raison des mesures de sécurité mise en place pour leur traque.

C’est ainsi qu’ils ont jugé nécessaire d’abandonner leurs otages. L’abandon qui étaient devenus encombrants pour eux.

 

 

Centrafrique : le jeu trouble du Premier ministre Sarandji

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Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Credit photo : Jefferson Cyrille Yapéndé pour CNC.

 

 

Centrafrique : le jeu trouble du Premier ministre Sarandji

 

 

 

Après avoir manigancé les députés à sa guise, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, désormais maître incontesté du régime Touadera, tente à nouveau de manipuler l’opinion nationale et internationale au risque de mettre en péril la tranquillité et la sécurité des Centrafricains.

Ce n’est plus un secret pour personne. Le duel politique mené depuis plus d’un an entre le Chef de l’État Faustin Archange Touadera et Abdoul Karim Meckassoua vient de tourner à l’avantage du camp présidentiel.

Sauf que dans le fond, ce n’est pas vraiment le chef de l’État qui a remporté ce duel, mais plutôt son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le plus puissant maître à penser de son ami Touadera. C’est lui, Simplice Mathieu Sarandji, qui a activé la procédure de destitution de Meckassoua et avait consulté l’honorable Laurent Gon-baba pour le remplacer. À ce titre, il a mis en place un pactole que le président Touadera avait complété, à la dernière minute, à travers son frère Frédéric Inamo DG de la Douane.

Limogeable depuis plus d’un an, Simplice Mathieu Sarandji, rajoute manigances sur menaces. Il tape sur tables devant Touadera, il achète des consciences pour bien manigancer. Les jeunes et les médias sont les principaux groupes cibles. Mission : redonner à la crise centrafricaine un caractère religieux et attaquer la France. Qu’à cela ne tienne si cela peut emporter le régime.

 

Manipulation du conflit centrafricain

 

La crise centrafricaine, que certains tentent de dénoncer avec force qu’elle n’est pas du tout confessionnelle est désormais la cible principale du Premier ministre Sarandjji.

Après avoir déboursé d’importante somme d’argent pour le vote de l’ancien ministre de Patassé Laurent Gon Baba à la présidence de l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sarandji s’attaque désormais à rendre son nom plus musulman qu’avant. Pour ce jeu, il s’appuie sur certains médias qu’il les manipule.

Au lieu de Monsieur Laurent Gon Baba connu par tous les Centrafricains depuis plus de 40 ans, Sarandji voudrait désormais que les médias et autres l’appellent El-Adj Moussa Laurent Gon Baba. Une manière de dire à la communauté nationale et internationale que l’Assemblée nationale est confiée à un autre musulman et non à un chrétien et que le poste du Premier ministre doit rester à un chrétien et à lui seul jusqu’à la fin de leur mandat en 2021.

Une manipulation très vite comprise par certains Imams.

« On ne s’improvise pas musulman ». À fait savoir Abdul Rahman Ibn Abdul Aziz Al-Sudais lors d’un prêche depuis la grande mosquée d’Arabie Saoudite. Une sorte de réponse du berger à la bergère :

 « L’homme politique qui se dit musulman doit avoir des partenariats avec les pays islamiques qui font en ce moment beaucoup de dons pour aider les pays pauvres ».  Ce qui n’a jamais été le cas de Laurent Gon Baba alias El-Adj Moussa et aussi de Abdoul Karim Meckassoua non plus. Et d’appeler les musulmans de Centrafrique de ne pas croire aux discours des politiciens qui utilisent le nom de l’islam au quotidien pour tuer, boire, manger :

« ….. Je demande à la communauté musulmane de la République centrafricaine  de ne pas suivre les politiciens criminels,  les mécréants qui utilisent le nom de l’islam,  les ennemis de la paix et de l’islam. Ce qui s’est passé dans votre pays est horrible et cela ne doit plus se répéter avec le nom de l’islam ». Une mise en garde sans doute.

Comme si cela ne suffisait pas, le nouvel homme puissant de Bangui Simplice Mathieu Sarandji s’attaque ensuite à une autre cible facile pour créer un trouble dans le pays.

 

La France, proie facile de Sarandji

 

Tout le monde le sait, partout dans le monde, que les colonisateurs sont toujours mal vus par les colonisés. C’est sur cette conception que notre fameux PM Sarandji voudrait surfer là-dessus pour satisfaire son intérêt personnel.

Après la visite officielle de 48 heures du ministre des affaires étrangères français dans le pays la semaine dernière, un mystérieux groupe des jeunes fait son apparition à la radio Bangui pour appeler la population centrafricaine à sortir massivement dans les rues de Bangui ce jeudi 8 novembre 2018 pour manifester contre, soi-disant, déclaration du ministre français qui aurait demandé le retrait des forces de la MINUSCA en Centrafrique.

En réalité, ce groupe des jeunes n’est que le bras manipulateur du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui n’a pas du tout apprécié le souhait du ministre français des Affaires étrangères Le Drian de voir le président Touadera accélérer le processus du dialogue inter centrafricain sous l’égide de l’union africaine au point mort depuis plus d’un an. Un dialogue, s’il se tient, éjectera sans doute Simplice Mathieu Sarandji de son fauteuil du Premier ministre. Ce qui l’irrite à fond.

« La France veut utiliser ce dialogue pour faire du régime démocratiquement obtenu du président Touadera, à un régime de transition. Ce dialogue n’aura pas lieu avant 2020 ». A fait savoir le Sarandji.

En agissant ainsi, Simplice Mathieu Sarandji est beau est bien conscient qu’il attise la tension dans le pays et ainsi continuer son jeu machiavélique.

Chose à craindre, la population centrafricaine, formée politiquement par des « les on-dit » et qui ne connait pas la réalité des choses, risque de tomber dans le panneau de Sarandji.

En attendant la marche du 8 novembre, Sarandji renoue avec son jeu habituel, distribuer de l’argent aux jeunes désoeuvrés afin de les manipuler.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

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CENTRAFRIQUE : L’IMBROGLIO

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Les rebelles de la Séléka à Bambari. Credit photo : AFP

 

 

CENTRAFRIQUE : L’IMBROGLIO

 

 

LES EX-SELEKAS, FOSSOYEURS DE LA PAIX

          Les groupes politico-militaires, les ex-Sélékas, sont passés à l’offensive un peu partout dans le pays, sabotant ainsi toutes les initiatives de paix et de réconciliation qui avaient pu être lancées.

          Car il va de soi que la paix en Centrafrique n’est pas leur préoccupation principale. Leur motivation a toujours été de disposer du pouvoir total en République Centrafricaine. S’il le faut, ils y parviendront par l’usure.

          Mais, en attendant, leur jeu est double : d’un côté, ils claironnent partout qu’ils sont favorables aux initiatives de paix de l’Union Africaine et de Khartoum. De l’autre, ils adoptent des comportements belliqueux et allument des foyers de tensions déstabilisatrices dans les régions qu’ils occupent.

          Pour le moment, leur pouvoir ne s’exerce que dans quelques provinces, qui constituent des têtes de pont en vue d’un assaut sur le Palais de la Renaissance. En proie à de violents combats à l’arme lourde aussi bien qu’à l’arme légère, provoqués par les bandes armées qui ont sorti leurs outils de mort, les villes de Bambari et de Bantagafo en sont les malheureux symboles,  

        A Bambari, dans la matinée du 31 octobre 2018, des tirs ont ébranlé la ville, obligeant les populations à se barricader dans leurs maisons. La terreur est devenue palpable dans une ville plongée dans l’effroi. Les tirs seraient venus des terroristes de l’ U P C (Union pour la Paix en Centrafrique), très énervés par la destitution d’un de leurs : Abdoul Karim Meckassoua.

A Bantagafo là encore, des violences initiées par les séditieux ont, elles aussi, éclaté 31 octobre, faisant fuir 10000 personnes, qui ont heureusement pu trouver refuge dans l’hôpital de la ville où exercent les agents de Médecins Sans Frontières. D’autres ont dû fuir dans la brousse. Des maisons ont été brûlées, des camps de déplacés de l’intérieur incendiés.

          Les autorités et les politiciens centrafricains sont dépassés par les événements. Une sorte de léthargie paraît les habiter. L’engagement du gouvernement se réduit à des communiqués du porte-parole. C’est largement insuffisant ! Ce n’est  avec ça que l’on fera entendre raison à des rebelles fanatisés et déterminés à prendre le pouvoir par la force. C’est en les affrontant militairement avec détermination, avec l’aide des pays amis, que l’on sauvera le Centrafrique du chaos

          C’est pourquoi on apprend avec satisfaction qu’une opération conjointe des FACAS et de la Minusca  a été engagée pour protéger la population et traquer les terroristes. Aux dernières nouvelles, les Russes seraient, eux aussi, engagés dans la poursuite des bandes armées.

          Car l’urgence les oblige à intervenir. C’est bien pour qu’ils appuient les FACAS et LA MINUSCA que le président Touadera les a sollicités. La défense et la protection de la population sont prioritaires. Le délogement des rebelles des provinces qu’ils occupent est primordial. Les Russes ne sont pas là uniquement pour faire de l’humanitaire, distribuer des trampolines et des ballons de foot aux écoliers – même si ce n’est pas négligeable.

          Ils ont été appelés pour soutenir militairement les forces armées dans leur offensive contre les terroristes, afin de sortir la Centrafrique du chaos et de la terreur.

 

UN VOYAGE DIFFICILE POUR LE MINISTRE FRANÇAIS DES AFFAIRES ETRANGERES

          Nicolas Sarkozy prétendait que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. » François Hollande avait, pour sa part, refusé de porter secours au président Bozizé démocratiquement élu, malgré les accords de défense signés entre les deux pays, laissant les ex-Sélékas envahir Bangui et le chasser du pouvoir.

          Une de nos sources nous a informés de cette séquence jusqu’ici gardée secrète : « En 2013, quand les Sélékas étaient aux portes de Bangui et s’apprêtaient à donner l’assaut au Palais de la Renaissance, Bozizé a constaté qu’il était perdu. Il a écrit une lettre de détresse au président français Hollande, lui demandant de protéger la Centrafrique et les Centrafricains. Il a remis cette lettre à son aide de camp pour qu’il la porte à l’ambassadeur de France à Bangui ». On connaît la suite : François Hollande refusant d’intervenir, les Sélékas s’emparant du pouvoir et François Bozizé prenant la fuite en hélicoptère. Début du dramatique chaos centrafricain.

Aujourd’hui, le président Macron et son ministre des Affaires Etrangères ne savent pas sur quel pied danser en République Centrafricaine. Certes, les forces françaises, avec Sangaris, ont été les premières à intervenir alors qu’un génocide se préparait.

          Mais les autorités françaises ne semblent pas appréhender comme il le faudrait l’éclosion d’une nouvelle génération d’Africains, patriote et déterminée à ne plus courber l’échine. Cette nouvelle génération s’inscrit dans des échanges « gagnant-gagnant » et « d’égale à égale » avec l’ancienne puissance colonisatrice, comme avec les autres pays. On ne peut plus parler de pré carré ou de chasse gardée sur le continent noir. L’Afrique postcoloniale, « l’Afrique de papa », celle de l’infantilisation des Africains par des colons arrogants, ces Afriques-là ont rejoint les symboles du colonialisme dans les poubelles de l’histoire.

          Pour avoir ignoré cette nouvelle donne, pour avoir manqué de respect et de considération à l’égard du président Touadera, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian ont mis la France dans une très mauvaise posture en Centrafrique.

          Si les Russes étendent si facilement leur influence dans le pays, c’est à cause d’une mauvaise gestion de la crise qui ébranle la Centrafrique : pourquoi avoir choisi Idriss Déby Itno, le président du Tchad, comme pacificateur de la RCA, en sachant que ce dernier passe aux yeux des Centrafricains pour être le principal fomentateur de la déstabilisation de leur pays ? Pourquoi avoir demandé à Sassou Nguésso, président du Congo, d’être un médiateur ? Il n’a obtenu aucun résultat ! Les Russes n’ont eu qu’à se baisser pour ramasser les fruits de cette diplomatie aberrante.

          Aujourd’hui, la France éclipsée par la Fédération de Russie, donne l’impression de courir derrière l’échalote. Le dernier voyage de Le Drian à Bangui a été difficile. D’après nos sources, il n’a pas été franchement le bienvenu. La signature de plusieurs documents n’a pas pu se faire, en raison du refus des dirigeants centrafricains. Le ton est monté entre Le  Drian et son homologue, Charles Armel Doubane. L’opposition des responsables centrafricains à la volonté de la France a mis Le Drian hors de lui ! Il en est même venu aux menaces : « nous allons solliciter les États-Unis et demander à l’ONU de mettre fin à la présence de la MINUSCA, puisque vous refusez le DDR et le dialogue avec l’Union Africaine. Vous pouvez nous croire, vous n’êtes pas les premiers. Alors, vous n’avez pas le choix. » On se croirait au temps jadis où la France nommait  et défaisait les Présidents de la République Centrafricaine. Les temps ont changés Monsieur Le Drian !

          Il faut savoir que la France est vent debout contre la présence des Russes. Les autorités françaises exigent le retrait de leurs forces. Pour concurrencer l’influence de Moscou, elles ont même proposé de se retirer de la MINUSCA pour constituer une base militaire afin de participer à la formation des FACAS. Mais la proposition a été rejetée en bloc par les Centrafricains, qui ne croient plus à l’assistance de la France. Ils menacent d’ailleurs de ne plus céder aux volontés de Paris. Car pour eux, la présence russe est une œuvre divine. Quel gâchis !

 

UNE INTERVIEW SURRÉALISTE DE JEAN-YVES LE DRIAN SUR FRANCE 24 A BANGUI

          A la question de Patrick Fandio, correspondant de France 24 en Afrique centrale, sur la double médiation des Russes à Khartoum (Soudan), le ministre des Affaires Etrangères a répondu d’une manière aussi péremptoire que surréaliste : « d’abord, à ma connaissance il n’y a pas d’initiative russe pour avoir une nouvelle feuille de route. Je ne la connais pas. Je connais qu’une seule initiative c’est celle des Africains eux-mêmes. (Soutenue par la France.) » Il conclu en laçant : « La Centrafrique n’est pas un terrain de jeu »

          Les Russes n’ont-ils pas fait suffisamment de publicité sur leur initiative de paix de Khartoum ? Comment le ministre des Affaires Étrangères français aurait-il pu ne pas être au courant ? 

          C’est avec ce genre de langue de baobab que la France a abîmé la longue amitié franco-centrafricaine. On apprend que le président Emmanuel Macron en personne effectuera bientôt un voyage qui le mènera à Bangui. Puisse-t-il avoir, avec son homologue centrafricain, un dialogue respectueux et de bon sens, ainsi qu’un autre regard sur la République Centrafricaine !

« La hauteur de l’orgueil se mesure à la profondeur du mépris » (André Gide)

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI et LOAWE à Bangui

(

6 novembre 2018)

 

 

Cameroun : Maurice Kamto arrêté en pleine prestation de serment

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Cameroun : Maurice Kamto arrêté en pleine prestation de serment

 

 

 

La police a interpellé le leader Mrc aujourdhui à l’esplanade Amadou Ahidjo de Yaoundé en compagnie de quelques partisans. Il essayait aussi de prêter serment comme « président élu ». Les forces de lordre lont ramené immédiatement dans son domicile au quartier Santa Barbara.

Maurice Kamto a été neutralisé aujourd’hui par les éléments de la police lorsqu’il voulait prêter serment. Il avait organisé un regroupement à l’esplanade du stade Amadou Ahidjo en compagnie d’une vingtaine de ses partisans.

Mais la police est arrivée à temps pour lui mettre la main dessus. Toutefois, l’opposant n’a pas été enfermé, mais il a été reconduit dans son domicile sous bonne escorte.

Car les autorités de Cameroun ne veulent pas faire de lui un prisonnier politique comme il le souhaite. Ayant perdu le scrutin le 7 octobre dernier, Maurice Kamto s’est autoproclamé « président élu » et continue de contester la victoire du président Paul Biya.

Le plan de résistance national qu’il a mis en place a pour ambition de se faire arrêter  justement par les autorités camerounaises  afin d’appeler la communauté internationale au secours. Car Maurice Kamto qui doit justifier l’argent des financiers de sa campagne envisage prendre le pouvoir par la force par voie insurrectionnelle.

Mais les autorités en place veuillent au grain pour ne pas tomber dans son piège. Ni les opposants encore moins le peuple qu’il a appelle à se rallier refuse de le suivre. Maurice Kamto est seul!

……..

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : Paul Biya lance un ultimatum aux sécessionnistes

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Cameroun : Paul Biya lance un ultimatum aux sécessionnistes

 

 

 

Le chef de l’Etat a sommé les séparatistes de déposer les armes et regagner le droit chemin sous peine de se heurter à la rigueur des lois et à la puissance de feu des forces de défense et de sécurité. C’était aujourdhui au cours de la cérémonie de sa prestation de serment devant le parlement.

Le président Paul Biya a débuté son 7e mandat aujourd’hui après avoir prêté serment devant le parlement. Il a profité de cette occasion pour faire non seulement le bilan du mandat écoulé, mais aussi faire de grandes annonces.

Mais celle qui a plus retenu l’attention est sa mise en garde aux sécessionnistes des régions anglophones. Le chef de l’Etat appelé ces derniers à déposer les armes et regagner le droit chemin sinon, ils feront face à la rigueur des lois et à la puissance de feu des forces de défense et de sécurité.

Puis le chef des armées a souligné sa détermination à ramener par tous les moyens légaux la paix dans les régions anglophones du Cameroun. Mais également à préserver la paix sur toute l’étendue du territoire national.

Il a fait savoir que son nouveau septennat sera celui des grandes opportunités et d’où viendra la solution à la crise anglophone.

Par ailleurs, le président Paul Biya a réaffirmé sa détermination à poursuivre les grands chantiers pour l’émergence du pays. A favoriser la relance de la croissance économique, créatrice d’emplois, notamment pour les jeunes, et susceptible d’améliorer le pouvoir d’achat, de promouvoir le rôle des femmes dans la société.

Mais aussi de faciliter l’intégration sociale des jeunes en développant encore davantage notre système éducatif, à tous les niveaux, et en mettant l’accent sur la professionnalisation. Il va continuer à lutter contre l’exclusion, notamment par une meilleure protection des personnes vivant avec un handicap.

Puis améliorer l’accès aux services publics de l’eau potable et de l’électricité, à renforcer notre système de santé, en ouvrant de nouveaux hôpitaux et en finalisant un dispositif de sécurité sociale efficace. Mais également à mettre en valeur une politique d’habitat social digne de ce nom et valoriser le patrimoine culturel du Cameroun.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : le MPC condamne vigoureusement les tirs des éléments de la Minusca contre la population civile de Bambari,

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Centrafrique : le MPC condamne vigoureusement les tirs des éléments de la Minusca contre la population civile  de Bambari,

 

 

Communiqué de presse N°017/2018.             Du mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC).

 

 

Le MPC condamne vigoureusement les tirs des éléments de la Minusca contre la population civile  de Bambari, et prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut actuellement dans cette ville.

En outre, le MPC dénonce le flou et le manque de clarté qui règnent actuellement, concernant l’évolution du dialogue et des pourparlers relatifs au processus de paix entre le gouvernement centrafricain et les différents groupes armés.

Le MPC constate avec amertume le retard volontaire provoqué par la partie gouvernementale dans le seul et unique but d’empêcher l’évolution des discussions.

Ce retard est la principale cause de tout ce qui se passe actuellement, notamment la situation à Bambari, en passant par la destitution du Président de l’Assemblée Nationale, le mois dernier.

Par ailleurs, le MPC informe l’opinion nationale et internationale qu’il ne reconnaît aucun processus de paix avec le gouvernement centrafricain, en dehors de celui initié par l’Union Africaine, car le MPC a signé beaucoup d’accords avec le gouvernement. Malheureusement, tous ces accords sont restés lettre morte. Ceci voudrait tout simplement dire que le MPC ne participera à aucun processus de négociation avec le gouvernement, si ce n’est que dans le cadre de l’initiative de l’Union Africaine.

Ainsi, le MPC lance un vibrant appel à l’Union Africaine, afin d’accélérer, le plus vite possible, le processus de paix qui reste et demeure l’unique voie de sortie de cette crise.

Vive la paix !

Vive la Centrafrique !

 

 

Fait à Kaga-Bandoro, le 05/11/2018

Le Général ALKATIM MAHAMAT

Chef d’état-major du Mouvement MPC

Centrafrique face au dilemme des relations bilatérales : Russie et France

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Bienvenu-innocent-solodi-ouiabanga.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'Étudiant en politique internationale Bienvenu Innocent Solodi Ouiabanga
Monsieur Bienvenu Innocent Solodi Ouiabanga, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie

                                    

                               

                                                                                     

 

Centrafrique face au dilemme des relations bilatérales : Russie et France

 

 

En octobre 2017, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Sotchi en Russie pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. De source officielle précise que, la visite avait pour but de demander l’appui de la Russie auprès des Nations unies pour une levée partielle de l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine. Le président Touadéra a également demandé de manière informelle la fourniture d’armements et de véhicules pour trois bataillons des FACA (Forces Armées Centrafricaines), soit 1 500 hommes environ (Evguéni Kroutikov 7. 2018). La réponse fut positive car, un mois plus tard, l’ONU a accepté, pour les besoins de Moscou, de suspendre partiellement l’embargo sur les armes en Centrafrique et, le 26 janvier 2018, un premier avion-cargo militaire Il-76 a atterri dans la capitale, Bangui. Depuis cette date une forme de « petite guerre froide » s’alimente entre la France et la Russie en République Centrafricaine.

Cette étude est basée sur une analyse géopolitique conflictuelle de la RCA marquée par le comportement des grandes puissances à l’exemple de la « Russie et France ». Face au dilemme des relations bilatérales que font face les leaders de la République Centrafricaine depuis quelques mois, doit-on faire un choix facile entre la Russie et la France ? Dans les lignes qui suivent, nous allons analyser les faits et tirer une conclusion constructive.

  1. L’état et l’international

Les réalistes et les libéraux (courants théoriques des relations internationales) sont d’accord que les Etats s’exercent dans l’espace international pour préserver leur intérêt, et lutter pour leur survie, mais la divergence se trouve au niveau des méthodes qu’il faut procéder pour atteindre cet intérêt. Alors, cela confirme la citation du Général De Gaulle qui disait : « la France n’a pas d’amis que des intérêts ». Ce qui porte à croire que, si aujourd’hui la Russie, la France, la Chine, les Etats-Unis d’Amérique interviennent en Centrafrique, cela est dû à des intérêts multiples « intérêts économiques, politiques, stratégiques, culturels etc. » (Hans Morgenthau 1949), et non par un souci fraternel au profit du peuple centrafricain. Au-delà de la poursuite d’intérêt perpétuel par les Etats, existent-ils des Etats crédibles et non crédibles ?

  1. De la crédibilité entre la Russie et la France

Par définition, la crédibilité est ce qui rend une chose digne d’être crue. Sérieux d’une information qui la rend digne de confiance. Alors, en quoi nous pouvons juger la Russie ou la France de « digne de confiance ? »

 

  • De la crédibilité de la Russie

Les faits historiques permettent de porter des jugements sans aucune complaisance. La Russie avait eu le courage historique de dissoudre (1989) l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), la Russie avait quitté la République Centrafricaine (1966) sous l’ordre du président Jean Bedel Bokassa sans faire aucun problème à l’Etat centrafricain. La Russie était contre l’attaque de l’Iraq par les USA. La Russie respecte ses accords avec les autres Etats, l’exemple palpable est celui de la Syrie de Bachar Ala-Sad, malgré la frappe coalisée des occidentaux, la Russie est toujours au secours de la Syrie et depuis quelques temps cherche une solution de sortie politique à ce conflit syrien. Quand la population de la localité de la Crimée à majorité russophone de l’Ukraine a demandé l’annexion de leur région à la grande Russie pour éviter la ségrégation du peuple ukrainien, la Russie a fait sans compromettre à l’intégrité territoriale de l’Ukraine (2014). Au tant des faits qui montrent le respect des accords signé entre la Russie et ses partenaires bilatéraux, au même si au-delà de respect de contrat se cache la poursuite des intérêts susmentionnés. Au terme de ce passage en revue du comportement historique de la Russie dans l’espace International, il ressort que la Russie est un partenaire crédible et digne de confiance, qu’en est-il pour la France ?

  • De la crédibilité de la France

Les faits historiques permettent de porter des jugements sans aucune complaisance. Il faut rappeler que la République Centrafricaine et la République Française ont signé beaucoup des « accords bilatéraux » au lendemain de l’accession de Centrafrique à la souveraineté internationale dont les accords de défense. C’est au nom de ces accords de défense que la France a organisé et planifié plus de 45 opérations militaires qu’elles soient petites ou grandes sur le sol centrafricain depuis 1960, mais pour quel résultat ? La France serait impliquée dans la planification et l’organisation du génocide rwandais (1994). La France est à l’origine du retard sur le plan de développement socio-économique de l’ensemble des pays africains utilisant le Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique) comme monnaie nationale, car 50% de réserve monétaire de ces pays est confisqué par le trésor français. La France est à l’origine de la disparition du feu Barthélemy Boganda président fondateur de la République Centrafricaine, pour quelle raison ? Juste parce qu’il voulait mettre en pratique les cinq verbes (nourrir, instruire vêtir, soigner, loger) pour son peuple et non pour la France. La France était en Centrafrique à travers l’opération Boali, quand la rébellion de François Bozizé renversait le pouvoir du régime d’Ange Félix Patassé, pourquoi n’a-t-elle pas intervenu au nom des accords de défense ? La France était en Centrafrique quand la coalition Séléka renversait le pouvoir de François Bozizé, pourquoi n’a-t-elle pas intervenu au nom des accords de défense ? malgré la demande du président François Bozizé ? La France a toujours été considérée comme un partenaire privilégié en Centrafrique, mais pour quel résultat ? A vrai dire, la France est un partenaire traditionnel, mais non crédible, qui manque de confiance. Qu’est-ce qu’il faut faire maintenant ?

Entre un partenaire crédible, digne de confiance et un partenaire traditionnel, non crédible, le choix est plus facile à faire que de dire bonjour en anglais. Par ailleurs, le choix pour l’un ne veut pas dire qu’il faut couper des relations diplomatiques avec l’autre.

  1. Recommandations aux autorités centrafricaines

Pour trouver issues au dilemme des relations bilatérales, les autorités centrafricaines doivent :

  • Eviter de céder aux chantages de la France, mais de tenir fort pour défendre le peuple centrafricain
  • Revoir les relations diplomatiques et les accords de défense avec la France ;
  • Orienter la priorité de la politique étrangère de la République Centrafricaine vers les partenaires qui veulent réellement aider le pays à cause de sa position stratégique et de son sous-sol, et non vers ceux qui veulent divisés le peuple, pour bénéficier unilatéralement de sa position stratégique au cœur de l’Afrique et piller ses ressources naturelles ;
  • Renforcer les relations diplomatiques avec la Russie et la Chine qui sont des partenaires crédibles;
  • Lancer une révolution nationale basée sur un plan décennal bien défini pour l’intérêt et l’unification du peuple centrafricain ;
  • Imposer aux hautes autorités politiques, et autres qui ont leurs familles en France de les ramener au pays sauf pour cas d’étude et formation ;
  • Impliquer les jeunes centrafricains sans discrimination aucune au cœur de la révolution nationale pour le relèvement de la République Centrafricaine ;
  • Faire des communications quotidiennes à l’ensemble de la population centrafricaine pour leur expliquer le sens et l’importance de cette révolution nationale qui d’ailleurs a besoin de sacrifice individuel ;
  • Mettre en place une politique d’austérité nationale pour renforcer la révolution nationale.
  1. Recommandations aux leaders politiques

Pour trouver issues au dilemme des relations bilatérales, les leaders politiques centrafricains doivent :

  • S’unir comme un seul homme aux autorités pour défendre l’intérêt national ;
  • Eviter de céder aux chantages de la France qui ont pour l’objectif de piller le sous-sol du pays ;
  • Organiser et former leurs partisans à résistance face aux chantages de la France.
  1. Recommandations aux leaders socio-économiques

Les leaders socio-économiques doivent :

  • Mobiliser la population centrafricaine pour s’adhérer à la révolution nationale sous différentes formes, mais sans aucune action de violence physique.
  • Créer un espace de confiance et d’attente cordiale entre les leaders politiques et leaders socio-économiques.

Au terme de cette analyse, il ressort que la Russie est un partenaire crédible et digne de confiance, alors que la France est un partenaire traditionnel qui n’est pas digne de confiance. Dans ce cas, le choix d’orientation des actions diplomatiques est simple à faire, car la crédibilité et la confiance sont les éléments importants pour toute action politique. Il est temps pour la République Centrafricaine de lancer une révolution nationale sans violence physique pour son développement et la population centrafricaine doit être prête pour se sacrifier.

 

Par : Bienvenu Innocent Solodi Ouiabanga

 

NDLR : Les propos tenus dans cet article n’engagent que son auteur.

Centrafrique : Colonel Bienvenu Zokoué promu DG de la Police centrafricaine

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Le nouveau DG de la police centrafricaine Bienvenu Zokoué. Credit photo : Fred Krock pour CNC. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : Colonel Bienvenu Zokoué promu DG de la Police centrafricaine

 

 

 

Les remous de ces derniers temps au Ministère de la sécurité publique et plus particulièrement à la Direction générale de la police centrafricaine viennent de connaître un tournant décisif. Jean – Claude Zoubanda a été éjecté de son poste de DG de la Police au profit du Directeur de l’OCRB, Colonel Bienvenu Zokoué.

 

Les dernières actualités au Ministère de la Sécurité publique n’ont fait guère bon écho. Depuis la grogne des élèves policiers en passant par le grincement des dents leurs Instructeurs jusqu’au mécontentement des Cadres de la Police, rien n’est au beau fixe.

Evidemment, les Cadres mécontents de la Police ont dénoncé pèle mêle la mauvaise gouvernance au sein de leur maison, œuvre mesquine, selon eux, de leur chef de Département de tutelle, en complicité avec la Directrice administrative et financière de l’Ecole nationale de police.

L’éjection de Jean – Claude Zoubanda du poste de Directeur général de la Police centrafricaine cache mal ce qui correspond à s’y méprendre aux conséquences directes des remous qui ont agité ces derniers temps, le Ministère de la Sécurité publique. D’ailleurs, il y a juste une semaine, le désormais ex-DG de la Police avait d’ores et déjà exprimé son intention de déposer sa démission. A en croire certains Cadres de la Police, cette intention de démission de Zoubanda tenait aux nombreux cas de malversations au niveau de sa hiérarchie. Le point culminent aura été qu’au jour de la destitution de Abdou Karim Meckassoua à la tête de l’Assemblée nationale – journée jugée sensible par les services de sécurité intérieure et en l’absence de Chef de l’Etat, la DAF et son ministre auraient ‘’refusé’’ du carburant pour les véhicules de patrouilles de la police.

Bref, l’ère Zoubanda est passée. Colonel Bienvenu Zokoué prend ainsi les reines de la Police centrafricaine. Promu depuis son poste de Directeur de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB), Colonel Zokoué est Officier de police judiciaire (OPJ) qui a commencé ses premiers pas à la police en 2002. Il s’est toujours démarqué par sa bravoure dans les interventions tant au niveau de l’OCRB que de la Compagnie nationale de sécurité (CNS). Finalement à la tête de l’OCRB, il a tout donné pour marquer son passage. La capture du présumé assassin du célèbre prêtre catholique, en la personne de l’Abbé Toungoumalé Baba, ainsi que d’autres redoutables braqueurs et fossoyeurs de la République sont à mettre à l’actif de ce jeune officier.

Colonel Zokoué est Coordonnateur national de l’Agence international de l’énergie atomique, fort de son mérite de Ressortissant de l’Académie de police de Moubarack en Egypte, spécialisé dans la lutte contre le terrorisme. Il a été aussi formé à l’Ecole de maintien de la paix de Bamako au Mali. Formateur en maintien et rétablissement de l’ordre public, il est Expert national en matière de Lutte contre les faux médicaments en Afrique francophone.

Le 3 novembre dernier, Bienvenu Zokoué est promu Commissaire principal de police.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Célébration du 22ème anniversaire de décès de Jean Bedèle Bokassa à Berengo

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Dépôt de gerbe à Bérogo. Crédit photo : Fred Krock pour CNC. CopyrightCNC

 

 

Centrafrique : Célébration du 22ème anniversaire de décès de Jean Bedèle Bokassa à Berengo

 

 

 

3 novembre 1996 – 3 novembre 2018, voilà exactement 22 ans, jour pour jour que la République centrafricaine a perdu son ex-empereur, Jean Bedèle Bokassa. Samedi dernier, autour de la famille Bokassa, des Ministres et la Représentation russe en Centrafrique, ainsi que les autorités locales de la Lobaye et les populations riveraines de Berengo ont déposé des gerbes de fleurs sur la tombe de ce grand homme.

C’est un festin modeste, mais riche en couleurs et en enseignements qui a marqué la 22ème commémoration du décès de l’ex-Empereur de Centrafrique, Jean Bedèle Bokassa, dans le camp militaire de Berengo. A la tribune officielle, aux côtés de l’ancien ministre Jean Serge Bokassa qui a conduit à la délégation familiale de Bokassa, l’on notait la présence de cinq Ministres, à savoir le Ministre de l’Elevage YoussoufaYérimaMandjo, le Ministre de la Fonction publique Jean Louis Opalegna, le Ministre de l’Entreprenariat Bertrand Touaboye, le Ministre du Travail Jean Christophe Nguiza – une délégation gouvernementale conduite par le Ministre de la Justice Flavien Mbata, en sa qualité de Ministre résident de la Lobaye. Le préfet de la Lobaye, M. Francis Bangué ainsi que les sous-préfets et les maires, voire les chefs de groupements et de villages ont accueilli les invités. Une délégation russe conduite par Vasly a représenté le Conseiller russe du chef de l’Etat, M. Valeriy Zakharov à cette cérémonie.

Après le mot de bienvenue du Maire de Pissa, Jean Serge Bokassa a pris la parole pour souligner l’importance de ladite commémoration pour la famille Bokassa et le peuple centrafricain. Pour lui, à travers la rigueur et la discipline et le sens de travail – des valeurs incarnées par l’ex-Empereur, ce dernier a pu se faire la personnalité qu’il a été et qui demeure encrée aux Centrafricains à ce jour. « Le bâtisseur ». C’est à travers les remerciements que l’on mesure à sa juste valeur l’importance que la famille Bokassa a accordée à cette cérémonie ci modeste. D’abord, les chefs d’Etat centrafricains Kolingba, Bozizé et Touadera ont été nommément cités au nombre des personnalités ayant contribué à la reconnaissance nationale vis-à-vis de cet illustre disparu.

Occasion pour Jean Serge Bokassa également de « lever une équivoque » quant à la présence russe à Berengo. « La famille Bokassa n’a jamais été contre la présence des Russes ici à Berengo », a-t-il rassuré tout en reconnaissant quelques divergences de pensées autour de la question. D’ailleurs, il a souhaité la bienvenue aux Russes qui volent ainsi au secours d’une armée centrafricaine en déliquescence, voire placée sous embargo des Nations unies. Ceci à juste titre, puisque l’armée a été si chère aux yeux de l’ex-Empereur.

Avant de déposer leur gerbe de fleurs, les Russes de leur côté, ont rappelé la détermination de Bokassa à asseoir une République centrafricaine véritablement indépendante. Et de justifier que leur présence en Centrafrique, à nouveau, c’est d’aider les autorités centrafricaines et le peuple centrafricain à pérenniser les acquis de Bokassa.

Notons que gracié par le Président André Kolingba, l’ex-Empereur était décédé en « homme-condamné ». C’est le Président François Bozizé qui va réhabiliter Jean Bédèle Bokassa en 2010.

 

Par : Fred Krock, CNC.

États-Unis: Un couple hospitalisé après que l’homme ait eu sa tête bloquée dans le vagin de sa femme.

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États-Unis: Un couple hospitalisé après que l’homme ait eu sa tête bloquée dans le vagin de sa femme.

 

 

 

Un couple a été transporté à l’hôpital dans une position très gênante vendredi dernier, après qu’un homme ait eu sa tête bloquée dans le vagin de sa femme lors d’un étrange jeu sexuel.

Tom et Janis Morrison, un jeune couple américain vivant dans la petite ville de Greensboro, dans l’état de l’Alabama, ont appelé le 911 vers 22 heures, vendredi, pour demander une ambulance d’urgence.

Samantha Irving, l’opérateur qui a reçu l’appel du jeune couple, a déclaré qu’elle croyait que c’était une blague après les explications du problème.

« La femme m’a dit que son mari était tombé et que sa tête s’était accidentellement retrouvée coincer dans sa cavité vaginale. Je pensais vraiment que c’était un groupe d’adolescents qui voulaient faire une blague mais maintenant je suis sous le choc. », a-t-elle dit.

Malgré les doutes au départ de Mme Irving, elle a quand même envoyé une ambulance sur les lieux et les ambulanciers ont rapidement compris que c’était loin d’être une blague, le couple était dans une situation très grave.

Bill Austin, l’un des ambulanciers paramédicaux qui a transporté le jeune couple, affirme qu’ils étaient couchés nus sur leur lit et partiellement couverts de sang.

« La femme a continué à crier de douleur chaque fois que son homme tentait de sortir sa tête du vagin. Cependant, il avait la moitié de son visage enterré à l’intérieur de la cavité vaginale et il avait vraiment l’air d’être en train de traverser l’enfer ! », a-t-il déclaré.

Le couple a été transporté d’urgence à l’hôpital du comté de Hale, où les médecins ont pu séparer le couple avec succès. Mme Morrison a souffert d’un saignement interne très sévère mais selon les médecins elle serait maintenant stable, alors que son mari n’a subi que quelques rayures et des bleus sur toute sa tête.

Selon les médecins, les deux tourtereaux pourraient également souffrir de grave syndrome de stress post-traumatique. Le Dr Frank Olson, qui a traité le jeune couple à leur arrivée à l’hôpital, affirme que cette pratique sexuelle extrême est extrêmement dangereuse et recommande aux patients de les éviter complètement.

Il est évident que des incidents comme celui-ci sont, en tout cas, assez inhabituels. Cependant, des docteurs de cet hôpital auraient admis que chaque année aux États-Unis, des cas peu similaires à celui du couple Morrisson ont été rapportés

Selon les données recueillies par le Département américain de la santé et des services sociaux, environ 3 213 couples vivant aux États-Unis ont été hospitalisés pour de tels problèmes dès l’année 2015 et environ 3 789 en 2016. Selon ces mêmes données, les Morrisons sont le premier couple à être hospitalisé pour une tête bloquée à l’intérieur d’une cavité vaginale depuis octobre de l’année 2007.

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Tchad : Un sous-préfet démissionne après une bavure de l’armée

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Tchad : Un sous-préfet démissionne après une bavure de l’armée

 

 

 

Le sous-préfet de Yebbibou par Miski a quitté ses fonctions pour rejoindre la rébellion dans la région du Tibesti en fin de semaine. Il fait savoir que l’armée tchadienne de lair a bombé les populations civiles.

Le sous-préfet de Yebbibou par Miski dans la région du Tibesti a démissionné de ses fonctions mercredi suite à une présumée bavure de l’armée. Cette démission a pris immédiatement effet.

En effet, le chef de terre dénonce des bombardements aériens, des pillages et des incendies des maisons.  Pour lui, l’armée tchadienne est allée trop loin est il n’est pas question de cautionner de tels actes.

Le sous-préfet a également annoncé après sa démission avoir rejoint un comité d’autodéfense. Il assure que le nouveau découpage territorial engagé par l’Etat n’a qu’un seul objectif permettre au président Idriss Déby Itno de contrôler les richesses minières notamment l’or de Miski.

Des accusations rejetées par le ministre tchadien de la sécurité publique Ahmat Mahamat Bachir qui dénonce à son tour la présence des mercenaires, esclavagistes et terroristes dans la zone. Il fait savoir que ces derniers veulent contrôler absolument l’or de Miski qui pourtant est une propriété de l’Etat. Ahmat Mahamat Bachir a réaffirmé la détermination de l’Etat à nettoyer la zone des terroristes et bandits.

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Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Ecolog International engagé avec la création du Laboratoire informatique de l’université de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/Don-ordinateur-econo-universite-bangui2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ecolog internatiional fait un fon d'ordinateur à l'université de Bangui

Centrafrique : Ecolog International engagé avec la création du Laboratoire informatique de l’université de Bangui

 

 

 

05 novembre 2018 : Fournisseur mondial de services humanitaires opérant en République centrafricaine (RCA), Ecolog International a fait don à l’université de Bangui de 17 ordinateurs entièrement équipés. Ces ordinateurs constituent une première étape en vue de la création d’un laboratoire informatique destiné à aider étudiants et enseignants dans l’acquisition de connaissances en informatique, de compétences en matière de recherche et d’accès à l’information.

Les ordinateurs ont été remis à leurs destinataires lors d’une cérémonie spéciale qui s’est déroulée à l’université en présence du recteur de l’université de Bangui, Pr. Syssa-Magale Jean-Laurent, ainsi que de représentants d’Ecolog International.

C’est dans le cadre de son action ciblée en faveur de l’éducation, de la formation et du développement économique en RCA qu’Ecolog a fait don ici d’un matériel complet, comprenant unités centrales, écrans, claviers, souris et connexions internet.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, M. Jen Jaeques Sansze a déclaré : « il s’agit de la première entreprise de mon expérience à organiser un don d’une telle importance. Je suis très heureux et reconnaissant de voir cela se produire aujourd’hui. Ecolog deviendra un exemple pour d’autres entreprises opérant en RCA qui doivent suivre les mêmes étapes de soutien et esperant que la coopération entre Ecolog et l’Université de Bangui se poursuive et se développe davantage »

Parallèlement à cette donation, Ecolog s’emploie également à développer un programme de stages visant à créer des opportunités d’emploi pour les étudiants des universités.

« La corrélation entre les TIC et le développement économique étant une réalité bien établie, nous espérons que ce don apportera un progrès tangible et immédiat en termes de qualité d’enseignement à l’université de Bangui. Ecolog reste pleinement engagé dans sa mission de soutien à l’éducation, à la formation et au développement économique en RCA », a déclaré Kaan Savul, directeur marketing.

« Ce don est si important pour nos étudiants universitaires. Nous pourrons les aider et les soutenir pendant leurs études. Je suis impatient de poursuivre la coopération avec Ecolog à différents niveaux » a souligné le Recteur de l’Université de Bangui M. Jean Laurent Magale.

Ecolog International, qui fournit à la mission de maintien de la paix Minusca en RCA des services de transport et services logistiques vitaux, y déploie déjà divers programmes de développement économique, avec notamment une démarche de recrutement de personnels locaux et de coopération avec des entreprises locales.

Parmi les quelque 600 employés d’Ecolog travaillant dans la région, près de 500 ont ainsi été recrutés sur place. L’entreprise, qui a également passé des contrats avec plus de 35 fournisseurs locaux, réinvestit une partie de ses bénéfices dans des initiatives communautaires.

Ecolog soutient la mission de maintien de la paix en RCA depuis 2014 en assurant la livraison fiable de produits alimentaires et d’eau dans 33 localités du pays.

ENDS

Contact

Phone: +971 (0)4 299 4500
Fax: +971 (0)4 299 5055
E-Mail: press@ecolog-international.com

 

Ecolog International

 

Ecolog est une société de services intégrés dont le siège social se trouve à Dubaï. Acteur global, elle possède des bureaux dans le monde entier. Ecolog, qui s’appuie sur un vivier de talents de plus de 12 000 collaborateurs répartis sur toute la Planète, assiste des clients opérant dans les secteurs de la défense et du maintien de la paix, de l’énergie (pétrole et gaz inclus), des mines et de l’humanitaire. Ecolog fournit à ses clients toute une gamme de services d’assistance, y compris des solutions de camps intégrés, services d’approvisionnement à distance, services industriels et professionnels ainsi qu’une main-d’œuvre technique.

 

https://ecolog-international.com/fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : J’ai déjà dit, par Robert Enza.

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Monsieur Robert ENZA, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

     

 

Centrafrique : J’ai déjà dit, par Robert Enza.

 

 

«A cause de la faiblesse de l’État et de sa gestion malencontreuse devenue itérative et tournée à fortiori vers des enrichissements  personnels, n’importe qui peut s’offrir le luxe de vouloir gérer le Centrafrique».

 

Quand tout laisse à croire qu’il suffirait à tâtons de partager les portefeuilles d’État aux membres des groupes armés, que l’on pourrait ainsi restaurer au nom d’un équilibre sectaire, la paix entre chrétiens et musulmans, cela relève d’une maïeutique absolument stupide. Cette guerre qui dure déjà cinq (5) années n’est pas de la religion, a été inventée et habillée pour camoufler ce qui se joue. C’est une guerre d’intérêts exclusifs de ses acteurs.

 

Il faut arrêter avec les affabulations d’espèces. La RCA n’est pas faite ni de chrétiens ni de musulmans. La RCA est faite d’hommes qui par destin habitent sur un territoire et mènent une vie simple et paisible. Ils ne sont pas enclins à la richesse. Ils sont très enclins à la superstition traditionnelle, ils sont des incroyants, ils fétichent, ils maraboutent et par nature les centrafricains ne sont pas violents ni belliqueux.

 

Ce que nous affirmons ci-dessus, ce ne sont pas les chefs religieux du haut de leur piédestal qui nous contrediraient.

Mais nous diviser par une politique d’identité minoritaire musulmane n’est pas acceptable. Ce n’est pas la minorité qui fait la république, c’est l’ensemble de la population et le dynamisme de chacun de ses membres. On ne peut faire obstacle à la minorité d’accéder au pouvoir mais qu’elle y arrive par voie manifeste d’association et de participation républicaine.

 

La république est en effet un « tout » et « unique ». On ne fait pas de division dans la république et on ne saurait dans les actes publics, faire de distinction ni de qualification ethnique, mais de promouvoir la république pour tous.

 

L’État centrafricain a été créé sur un fondement connu laïc et démocratique, il ne procède ni de la religion ni des ethnies. Boganda a écarté la religion et l’ethnie pour créer l’État politique, la République centrafricaine.

 

Donc la république c’est le pouvoir de rassembler et promouvoir la démocratie et le dynamisme des individualités pour créer, innover et développer que le partage plat des avantages acquis.

 

La laïcité et la démocratie sont du domaine de la liberté et non du domaine des dogmes religieux. Mais gérer un pays sur une base sectaire est un danger pour la république. Cette forme déplacée d’administration ne relève plus de la démocratie mais d’une pure stupidité.

 

Une telle organisation sans contours créera des conditions d’affrontement, de conflits et de division que de créer des conditions de développement. Le risque d’explosion sociale sera inévitable.

 

L’État passera son temps à s’emmerder dans des querelles et des conflits d’intérêt sectaires de communauté que la gestion de la société. La démocratie c’est avant tout la méritocratie dans la pluralité.

 

La république est le lieu réclamé pour la démocratie, elle offre à ses fils une égalité de chance, de réussite et d’épanouissement. Et l’école est le lieu de l’apprentissage et de formatage aux pratiques et principes de l’exercice de la république et de la démocratie.

La république offre les opportunités et il appartient à la capacité de chacun de savoir saisir sa chance. La république sert les intérêts collectifs et non individuels.

 

Il est plus que jamais hallucinant de croire qu’on puisse distribuer des portefeuilles d’État à des individus qui n’ont pas appris à apprendre, qui ne connaissent pas le mouvement de l’univers temps et qui ne savent pas remonter l’aiguille de leur montre de temps en temps pour être dans le temps. Des sectateurs ignorants.

 

Regardons le gouvernement de Sarandji II, il y a moins de 2% des ministres qui maîtrisent les enjeux de leurs missions, le reste ne connait pas rentabiliser leurs portefeuilles de responsabilités. L’État doit savoir rechercher la compétence et l’efficacité et donner des responsabilités aux gens qui méritent.

 

La République a assez souffert comme ça. Ça suffit ! Il faut arrêter ces injurieux rêveurs.

 

Par : Robert ENZA, entrepreneuriat politique

CENTRAFRIQUE : DE LA CONFUSION ORGANISÉE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE AU TOTALITARISME DÉGUISÉ.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

CENTRAFRIQUE : DE LA CONFUSION ORGANISÉE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE AU TOTALITARISME DÉGUISÉ.

 

 

 

La longue crise centrafricaine a connu son épilogue par l’organisation biaisée des élections présidentielles couplées aux législatives. A l’issue de ce scrutin accepté en dépit des irrégularités, un Président de la République a été déclaré élu par la prestigieuse cour constitutionnelle. Ce processus de normalisation qui marque le retour à l’ordre constitutionnel a été salué de tout bord. Les institutions républicaines prévues par la constitution ont été effectives en dehors du sénat. L’équilibre démocratique était du moins appréciable avec une opposition parlementaire représentative au sein de l’organe dirigeant de l’assemblée nationale. Après un semblant de saine collaboration avec le pouvoir exécutif, des tensions et incompréhensions insipides relatives à l’interprétation de l’article soixante (60) de la constitution du 30 mars 2016 empoisonnent de façon endémique leur rapport obligeant ainsi la cour constitutionnelle de donner une lecture plutôt limpide que discutable de l’article 60 de la constitution. En effet, ces dispositions constitutionnelles imposent l’accord du bureau de l’assemblée nationale pour tous contrats miniers. Cette pratique constitutionnelle et démocratique a poussé le pouvoir à inventer des scénarios épisodiques vecteurs des troubles politiques qu’a connu le palais du peuple. De prime abord, le pouvoir a réussi par voie de la corruption à ravir les postes importants du bureau de l’assemblée nationale mais le président de cette dernière demeure imperturbable et candidat potentiel, sérieux pour les concurrencer aux prochaines échéances présidentielles. Caricaturé d’entretenir de liens avec les groupes armés et pro français, ses longues absences répétées du pays a commencé à inquiéter face à la montée de sentiment anti français au profit de la Russie. A mi mandat et à la veille de la mise en place du parti présidentiel, le pouvoir a décidé de jeter son dévolu dans la bataille électorale de 2021 et cela passe indiscutablement par le contrôle assuré de l’assemblée nationale. Les événements confus de l’assemblée des délinquants nationaux a dressé le lit d’un régime totalitaire caractérisé par la concentration de tous les pouvoirs en violation du principe de séparation de pouvoirs édicté par Montesquieu, de l’ouverture de la chasse aux sorcières, de destruction méthodique ou la mise en œuvre d’un programme d’apurement, d’extermination de certaines catégories de personnalités politiques jugées gênantes. Ce totalitarisme répugnant assimilé à un régime policier qui ne tolère aucune opposition ouvre royalement la voie de l’arbitraire. Face à cette oligarchie institutionnelle qui transforme malheureusement l’assemblée nationale en une chambre d’enregistrement, le citoyen lambda s’interroge : Ce régime est-il encore démocratique dès lors qu’il contrôle les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ? Face à ce nouveau paysage parlementaire, quel sera le sort de l’article 60 de la constitution relatif au contrat minier ? La démocratie centrafricaine n’est-elle pas en danger lorsque le premier ministre et le nouveau président de l’assemblée nationale sont issus de la même région ou de la même majorité ? Loin de provoquer une polémique confessionnelle, pensez-vous que le clin d’œil fait à la communauté musulmane par le biais d’un président de l’assemblée nationale qui est un « musulman adopté »contribue t-il à la cohésion et à la réconciliation nationale ? Après la destitution du président de l’assemblée nationale, quel est le nouveau plan machiavélique pour l’achever politiquement ? Comment fera l’ex président de l’assemblée nationale pour rebondir politiquement malgré la traque ? Quelle est la prochaine personnalité politique qui est dans le viseur du pouvoir ?  S’agissant du coup de feu dans l’hémicycle, quelle est la réaction du pouvoir pour rassurer le peuple ? Le bureau de l’assemblée nationale au demeurant neutre et impartial suit-il le dossier des députés arrêtés ? Au delà de ce qui précède, les centrafricains sont maintenant imprégnés par la notion de « destitution » et nous craignons que cela se propage par contagion à d’autres administrations. Il est en outre important d’attirer la vigilance des autorités sur les arrestations, traques et perquisitions abusives, expéditives des dignitaires calquées sur le modèle de l’ancien empire et surtout en violation des prescriptions légales. Pour finir, on a majestueusement constaté que le pouvoir a perdu sa virginité politique en enregistrant ses premiers prisonniers politiques. Ces derniers doivent avoir droit à un procès équitable et surtout le respect de la présomption d’innocence…2021 promet. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 02 novembre 2018

 

Par : Bernard Selemby Doudou

CENTRAFRIQUE : MENACES SUR LES INSTITUTIONS

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CENTRAFRIQUE : MENACES SUR LES INSTITUTIONS

 

 

1- LA DESTITUTION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE KARIM MECKASSOUA : LE JOUR D’APRÈS

          Ce que l’on craignait est malheureusement en phase de se concrétiser : à savoir, la transformation, par les ennemis de la République, du dramatique conflit centrafricain en un conflit confessionnel.

          Abdoul Karim Meckassoua, président désormais destitué de l’Assemblée Nationale, a, lui-même, dans un meeting au KM5, fait clairement allusion à sa confession musulmane. Il a fait remarquer que, sur les dix députés musulmans qui siègent dans l’hémicycle, deux seulement avaient voté pour sa destitution. Au KM5, enclave musulmane, des coups de feu ont d’ailleurs été tirés pour protester contre son limogeage. Faudra t’il instaurer aussi un quota chrétien/musulman comme le quota hommes/femmes dans les fonctions de l’État ?

          Tout ce qui se passe est en train de cliver et ne fait qu’hystériser le débat. On en est arrivé à vivre un événement ahurissant en pleine assemblée plénière : un député, peut-être devenu fou, a tiré des coups de feu pour intimider ses collègues lors du vote concernant la destitution de Meckassoua !

          On ignore pour l’instant les vraies motivations du député. Il a été appréhendé par les gendarmes. Le KM5 s’est mis en ébullition. Les musulmans, qui sont vent debout contre la destitution d’Abdel Karim Meckassoua, ont pris le risque d’aggraver une situation déjà préoccupante, en contestant ainsi le vote des députés.

          C’est une réelle menace contre les institutions.

 

2- L’AMBITION DE MECKASSOUA, UN DANGER POUR LA RÉPUBLIQUE ?

          Sitôt destitué, l’ex-président de l’Assemblée Nationale a organisé un meeting dans son fief du KM5 avec des partisans lourdement armés. Sa volonté était de contester le vote de ses collègues en s’appuyant sur sa communauté confessionnelle. Mais, en agissant ainsi, en oubliant son serment de député et en contestant les lois éditées par la constitution, il n’a fait que se parjurer, au lieu de choisir la voix de la sagesse et de se retirer en toute dignité.  Il aurait pu observer un temps de discrétion pour éviter de tisonner les cendres du chaos qui s’est abattu sur le pays. Au lieu de quoi, il a préféré aller exciter ses partisans brigands du KM5.

          Nous n’avons cessé de mettre en garde contre la dangerosité du KM5. Ce quartier emblématique de la capitale a été transformé en enclave musulmane. Il est devenu une tête de pont pour la nébuleuse faction des bandes armées sélékistes. La démonstration vient d’en être faite avec le meeting de Meckassoua, au cours duquel des menaces de séditions ont été proférées.

          Egal à lui-même, l’ex-président de l’Assemblée Nationale, prisonnier d’un égo surdimensionné et d’une arrogance à toute épreuve, est apparu comme quelqu’un mû par sa seule ambition : devenir calife à la place du calife. Il est à craindre qu’il ait déjà entrepris une guérilla politique pour atteindre son unique but : devenir président de la République Centrafricaine.

 

3- L’ULTIMATUM DE LEX- SELEKA, VÉRITABLE DÉCLARATION DE GUERRE A L’ÉTAT CENTRAFRICAIN 

          Après la destitution du président de l’Assemblée Nationale, l’exSéléka a lancé un véritable ultimatum à l’État centrafricain : le 28 octobre, un de ses chefs de guerre, Abdoulaye Issene, a sommé les représentants de l’État centrafricain de quitter les zones du pays sous contrôle des rebelles dans les 48 heures !

          Quelle arrogance ! Ne s’agit-il pas d’une véritable déclaration de guerre ? Qu’en pensent les Russes qui sont venus aider le président Touadera à réduire les groupes politico-militaires ? Ce serait le moment de passer à l’action. L’État centrafricain devrait, lui aussi, lancer un ultimatum à ces bandes de hors-la-loi, à ces criminels de guerre !

 Déposer les armes et rendez vous ! Pourquoi Touadera a-t-il fait appel aux Russes si ce n’est pour aider les FACAS à remplir leur mission régalienne de défense du territoire ? Cet ultimatum des rebelles confirme le risque d’une partition galopante du pays. Sommer l’État centrafricain de retirer ses propres agents des régions envahies et occupées par les ex-Sélékas est un défi intolérable.

          Voilà encore une terrible menace contre les institutions politiques et la cohésion sociale de la République Centrafricaine.

 

4- SECTARISME  RAMPANT,  GUERRE  CONFESSIONNELLE : LES CENTRAFRICAINS  DISENT NON !

          La République Centrafricaine est une République laïque. Les Centrafricains sont d’abord Centrafricains avant d’être catholiques ou musulmans.

          Ils ne sauraient tolérer les manœuvres anticonstitutionnelles tendant à accréditer l’idée que, si Meckassoua a été destitué, c’est parce qu’il est de confession musulmane. Certains de ses partisans, adeptes du séparatisme, ont même vociféré des menaces de division pour protester contre le vote des députés. Interprétation dangereuse !

          Jadis, dans cette République laïque, personne ne faisait allusion à la religion des dirigeants. L’évocation des croyances religieuses a surgi avec l’intrusion de l’ex- Séléka, qui a tenté d’islamiser de force les Centrafricains. Ensuite, les dirigeants du gouvernement de la Transition ont cédé aux menaces des rebelles en nommant plusieurs de leurs chefs de guerre gouverneurs des provinces. Ils les ont annexées et placées sous leur juridiction. Pour, disait-on, équilibrer les pouvoirs, on a laissé le sulfureux Abdou Karim Meckassoua, corrompre des députés, de façon à ce qu’ils élisent un musulman au perchoir de l’Assemblée Nationale, face à un président de la République chrétien.

          Quoi qu’il en soit, les Centrafricains doivent demeurer extrêmement vigilants. Les vociférations agressives du chef sélékiste, le général Dambouche Hissène, ne laissent aucun doute sur les intentions séparatistes et confessionnelles des ex-Sélékas.

          « Après la destitution de (l’un des nôtres), Abdou Karim Meckassoua, de la Présidence de l’Assemblée Nationale, nous avons pris des dispositions pour faire comprendre au Gouvernement qu’il est en train de jouer avec la queue du lion. Donc, le Préfet, le Maire, le Médecin chef de l’hôpital, tous les hommes d’État doivent prendre l’avion dans les jours à venir pour repartir chez leur papa Touadera. »

          Les menaces qui pèsent sur une République Centrafricaine laïque et ses institutions sont donc avérées. Les dirigeants sont avertis. Il n’est pas question de laisser s’installer dans le pays l’idée d’une direction bicéphale chrétienne/musulmane. Pas plus que l’existence de deux Républiques séparées en deux entités de confessions différentes.

Rappelons ici l’article 18, Titre II, de la Constitution : « LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST UN ETAT DE DROIT, SOUVERAIN, INDIVISIBLE, LAÏC ET DÉMOCRATIQUE. »

                                                                                                                                                      Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                                        

(04 octobre 2018)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Nouvelle-Calédonie : On dit non à l’indépendance

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Nouvelle-Calédonie : On dit non à l’indépendance

 

 

 

Le vote « non » à l’autodétermination de ce territoire français d’outre mer a remporté le référendum aujourd’hui avec 56,4% contre 43,6% pour le « oui ». Le président Emmanuel Macron a exprimé sa fierté.

La Nouvelle-Calédonie reste un territoire Français, elle reste rattaché à la France et ne sera pas indépendance. La raison, le vote « non » à l’indépendance a remporté le référendum à 56,4% contre 43,6% pour le « oui ».

Le référendum qui a eu lieu ce dimanche a connu un taux de participation de 80,63%. Le président Emmanuel Macron depuis l’Elysée a exprimé son immense fierté. Le chef de l’État a fait savoir qu’il n’y a pas d’autre chemin que celui du dialogue  désormais.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a souligné que le seul vaincu est la tentation du mépris, de la division, de la violence, de la peur. Le seul vainqueur, c’est le processus de la paix qui porte la Nouvelle-Calédonie depuis 30 ans. C’est l’esprit de dialogue que plus rien n’entamera.

Dans le camp des perdants, on de désespère pas car l’accord de Nouméa prévoit deux autres référendum dans les quatre prochaine années en cas de victoire du « Non » à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.  Raison pour laquelle les indépendantistes se préparent déjà à cette nouvelle échéance.

 

Par : N. Mballa, CNC.

GABON : La taxe qui va baisser les salaires des fonctionnaires en 2019

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GABON : La taxe qui va baisser les salaires des fonctionnaires en 2019

 

 

 

Inscrite dans la loi des finances de 2019, la « contribution sur les hauts traitements des agents publics » prévoit des coupes allant jusqu’à 20%.

Au Gabon, il y aura baisse de salaires des fonctionnaires jusqu’à 20%. Cette baisse est la conséquence de l’entrée en vigueur dès le 1er janvier 2019 d’une nouvelle taxe appelée « contribution sur les hauts traitements des agents publics ». La nouvelle taxe va prélever dans les salaires fonctionnaires sont compris entre 1 million et 1 millions 499 milles Fcfa, ce sera un taux 10%.

Pour les fonctionnaires dont la solde est comprise entre 1,5 et 2 millions Fcfa le taux de prélèvement sera de 15%. Et pour les fonctionnaires ayant des salaires supérieurs à deux millions FCfa le prélèvement de la nouvelle taxe sera de 20%.

Il est à noter que cette baisse des salaires est inscrite dans la loi des finances 2019. Celle-ci adopté en conseil des ministres sera examinée et  probablement validé. Le projet de loi des finances 2019 prévoit ainsi donc dans ses articles 26,27, 28 et 29, la PLF 2019 prévoit des coupes allant jusqu’à 20%.

Rappelons que la nouvelle taxe vient s’ajouter à celle portant sur les ordures ménagères ainsi que celle concernant les transactions financières via mobile money.

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

Cameroun : Mise en liquidation de deux microfinance par la Cobac

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Cameroun : Mise en liquidation de deux microfinance par la Cobac

 

 

 

La commission bancaire d’Afrique centrale a placé ces deux établissements de microfinances de deuxième catégorie sous administration provisoire. Elle  a également décidé du retrait  de leurs titres prudentiels respectifs. La décision a été prise les 16 et 19 octobre à Yaoundé.

 

Deux microfinances de deuxième catégorie à savoir Amicale Finance  et Citef  (City Trust Credit Fund ) ont été mise en liquidation par la Cobac au mois d’octobre. En effet, le 16 octobre 2018, intervenait la mise en liquidation de   Amicale Finance. Le 19 intervenait celle de la Citef.

 

Le gendarme des banques de la Cemac qui retire aussi leurs titres prudentiels respectifs a décidé de les placer sous administration provisoire. La Cobac fait savoir que ces deux établissements de Microfinance ne «respectaient pas « les règles prudentielles ».

 

Le président de la Cobac, Abbas Mahamat Toli par ailleurs gouverneur de la Beac a nommé des administrateurs provisoires à la tête de ces entreprises pour un mandat d’un an renouvelable. Toutefois, ce mandat peut être retiré à tout moment.

Rappelons que ces sanctions rentrent en droite ligne avec les résolutions du récent sommet extraordinaire de la Cemac au sujet des établissements de crédits.

A cet effet, plus d’une cinquantaine de microfinances sont sous le collimateur de la Cobac pour « non respect des règles prudentielles dans l’espace Cemac.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : MTN limoge une centaine d’employés

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Siège de l’opérateur téléphonique au Cameroun.

 

 

Cameroun : MTN limoge une centaine d’employés

 

 

 

L’opérateur de téléphonie mobile a fait savoir en début de semaine qu’il s’agit d’une stratégie visant à organiser lentreprise. Cependant, des sources internes dune chute du chiffre daffaire.

« La récente réorganisation de notre société a eu pour effet la suppression ou la transformation de certains postes de travail, dont le vôtre. Ainsi, avons-nous le regret de vous notifier, par la présente, la rupture du contrat de travail vous liant à MTN Cameroon, à compte du 31 octobre 2018 », c’est le contenu des différentes correspondantes adressées aux employés licenciés cette semaine chez MTN Cameroun.

En effet, l’opérateur de téléphonie mobile s’est séparé d’une centaine d’employés cette semaine au motif de « réorganisation » de l’entreprise.

Cependant, des sources internes évoquent plutôt la non-atteinte des objectifs annuels assignés aux divisions compétentes comme cause de ce licenciement massif.

Une non-atteinte des objectifs qui aurait détérioré les états financiers de l’entreprise. Ceux-ci (états financiers) ont été sanctionnés par une baisse de 8% du chiffre d’affaire de MTN Cameroun en fin 2018.

A en croire un cadre qui s’est exprimé sous l’anonymat, MTN Cameroun autrefois enregistrait par trimestre une recette de 60 milliards FCfa. Aujourd’hui, c’est à peine si cette recette atteint 50 milliards Fcfa.

A côté de ces contre-performances financières d’autres informations font état, sans plus de détails de détournements de fonds découverts dans l’entreprise. Des détournements qui ont été opérés à l’époque où la Sud-Africaine Philisiwe Sibiya dirigeait l’entreprise.

Cette dernière a d’ailleurs démissionné de son poste en décembre 2017 après un bail de 3 ans. Par ailleurs, il ressort également que MTN est entrain  d’essayer de se débarrasser de quelques employés recruté de manières fantaisistes il y a plusieurs années.  Car ces recrutements fantaisistes, n’obéiraient à aucun critère objectif de performance.

…..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : assassinat d’un homme dans un camp des déplacés à Bria.

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CCamp des déplacés du PK3 à Bria. Crédit photo : CNC.

 

 

Centrafrique : assassinat d’un homme dans un camp des déplacés à Bria.

 

Poignardé à plusieurs reprises au niveau de son thorax, un homme, identifié comme un assistant de santé à l’ONG internationale médical corps (IMC) a été retrouvé sans vie devant sa porte ce vendredi 2 novembre 2018.

 

Que s’est-il passé ?

 

Selon le Sergent-chef Rimana de la  Minusca l’acte criminel posé serait plutôt passionnel que communautaire.

La victime, dénommée Vincent, aurait été assassinée par l’amant de sa femme qui serait un redoutable criminel Anti-balaka de la région connu sous le non de « 2 SIM ».

À  en croire à la famille de la victime, tout a commencé par un petit problème conjugal entre Vincent, la victime, et Marie, son épouse, il y’a quelques mois.

Entre temps, Marie, qui a pu quitter le domicile conjugal pour regagner sa famille, aurait fait la connaissance du redoutable « 2 SIM », un chef Anti-balaka de Bria qu’elle a regagné son domicile.

Après 6 mois passés chez « 2 SIM », Marie décide à nouveau de regagner le domicile de Vincent qui a catégoriquement refusé de la reprendre en dépit  des multiples démarches qu’elle a menées auprès de sa famille.

Contre toute attente, « 2 SIM », informé de la démarche de Marie, se rend immédiatement vers 4 heures du matin au domicile de Vincent pour lui demander des comptes.

En ouvrant la porte à « 2 SIM » qui aurait insisté, Vincent a été attaqué par son rival avec un couteau tranchant à dents de scie. Touché à 3 réprises au niveau de son thorax, Vincent succombe de ses blessures.

Cependant, le premier garçon de Vincent âgé d’environ 8 ans a formellement identifié « 2 SIM » comme l’assassin de son père ce matin du 2 novembre 2018.

Contacté par CNC, Nelson, le garçon de Vincent  explique :

« C’est le mari de maman qui a tué mon père. Il a cogné à la porte et quand papa voulait ouvrir, il l’a poignardé en lui disant que tu n’auras pas Marie”.

Quant au suspect, il est présentement introuvable à Bria.

Pour l’heure, l’ONG médicale Corps  suspend ses activités dans le camp des déplacés du PK3 après la mort de l’un de ses agents Vincent.

 

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

Centrafrique : OCLAD saisit 12 sacs de produits alcoolisés interdits et des stupéfiants.

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Police centrafricaine. Crédit photo : CNC.

 

 

Centrafrique : OCLAD saisit 12 sacs de produits alcoolisés interdits et des stupéfiants.

 

 

 

 

Deux individus soupçonnés de vente illicite des produits prohibés ont été appréhendés par la police centrafricaine ce mardi 30 octobre 2018 à Bangui.

 

Selon le commissaire de la police Romaric-Fourrier Séléngouma de l’Office central de lutte contre la drogue (OCLAD), les deux individus, arrêtés avec des produits alcoolisés et pharmaceutiques interdits sur le territoire centrafricain, vont être présentés au parquet afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.

Monsieur Junior, l’un de deux contrebandiers, a été arrêté à son domicile du quartier Kakamoungoulou dans le 4e Arrondissement de Bangui avec 12 sacs de boissons alcoolisées interdites. Tandis que Félicien, le deuxième suspect, a été, quant à lui, appréhendé dans une autre circonstance au PK12 dans son kiosque avec les produits pharmaceutiques interdits entre autres les tramadols, chakapins et les missiles.

Pour le Directeur de l’OCLAD, Commissaire de police SELENGOUMA Romaric-Fourrier, les deux suspects ont été identifiés depuis plusieurs jours grâce à la population du 4e arrondissement.

«C’est grâce aux informations de personnes de bonne volonté qu’on a pu savoir que ces individus détiennent une quantité énorme des produits interdits chez eux. Selon des informations de sécurité en notre possession, nous avons demandé de renfort à l’OCRB, CNS et à la gendarmerie afin de mettre la main en toute sécurité sur les suspects avec les produits interdits », a expliqué le Commissaire Sélégouma.

Interrogé sur le mobile de son arrestation, monsieur Félicien explique de son côté ne pas savoir que les produits qu’il vend ne sont pas interdits dans le pays :

«j’étais arrêté à 12heures dans ma pharmacie. En m’arrêtant, ils ont pu saisir quelques produits pharmaceutiques interdits tels que Vega100, Chakapins et les missiles. Je ne savais pas que ses produits étaient interdits sur le territoire centrafricain, mais comme la force reste à l’État, je ne peux qu’accepter que la justice fasse son travail», a-t-il ajouté.

OCLAD mène cette opération dans le cadre de l’ « opération cobra » initiée par le haut commandement au début de cette année pour réprimer les personnes censées faire l’affaire du commerce illicite des produits alcoolisés et pharmaceutiques interdits en République centrafricaine.

 

 

Par : Ulrich Mamelenya pour CNC.

Centrafrique : Regains de violences à Bambari

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Patrouille mixte Minusca FSI à Bambari. Credit photo : CNC.

 

 

Centrafrique : Regains de violences à Bambari

 

 

 

Mercredi 31 octobre, de 10 heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, la ville de Bambari située au Centre-est du pays a vibré au rythme des tirs nourris à l’arme lourde et légère dans un affrontement entre forces conjointes Minusca-Faca et les hommes de l’aile Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le seigneur de guerre Ali Darass.

 

Tout porte à croire qu’il ne s’agit que d’une tentative manquée de déstabilisation de la ville de Bambari – ville qui retrouve peu à peu son calme en prélude de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation. A en croire des sources dignes de foi, jusqu’à jeudi matin, les forces mixtes ont occupé des points stratégiques de la ville tandis que les habitants sont restés terrés chez eux. Aucun bilan n’est encore disponible. Ni la Minusca ni le gouvernement ne s’est prononcé.

Sous l’anonymat, une pharmacienne à l’hôpital régional de Bambari a déclaré avoir vu des blessés acheminés à l’hôpital. « J’étais de garde (mercredi) soir. J’ai vu arriver de nombreux blessés, tous des combattants. Mais aucun mort n’a été déploré jusqu’à présent », a-t-elle affirmé.En effet, tout a commencé mardi 30 octobre dernier par une patrouille mixte Minusca-Faca qui a essuyé des tirs dans les quartiers musulmans de Hadji et Camp Bornou à l’Est de la ville. S’en est suivi mercredi, d’une tentative de ratissage par les forces mixtes.

Cependant, la situation qui a prévalu à Bambari n’a pu empêcher d’entrevoir une volonté malsaine de déstabiliser cette ville. A en croire d’autres sources locales, la Minuscaa tout mis en œuvre pour obtenir l’échec de l’opération de ratissage qui visait les semeurs de troubles. « C’est la Minusca qui est allée dans les quartiers musulmans pour commencer à tirer dans des résidences. Ils ont tiré chez un particulier, un certain Ali Dahalo. Il n’y avait que des civils, pas d’hommes armés comme ils l’insinuent », indiquent les mêmes sources. Cette manière d’opérer est, à bien des égards, une façon d’alimenter la crise au niveau communautaire.

Notons que ce regain de violences risque de perturber la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA-2018) prévue en différé à Bambari du 15 au 16 novembre prochain. D’où l’appel de pied aux Forces armées centrafricaines déjà déployées sur place, avec l’appui des Russes d’imposer l’autorité de l’État.

 

Par : Fred Krock, CNC

Centrafrique : Des enfants du 2ème arrondissement de Bangui dotés en trampoline et équipements sportifs

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Des enfants du 2ème arrondissement de Bangui dotés en trampoline et équipements sportifs

 

 

Centrafrique : Des enfants du 2ème arrondissement de Bangui dotés en trampoline et équipements sportifs

 

 

 

C’est au jardin d’enfants de Lakouanga (2èmearrondissement de Bangui) que la délégation russe en Centrafrique, sous l’autorité de Valeriy Zakharov, le Conseiller russe du Président Touadera, a fait don, ce mercredi 31 octobre 2018, de trampoline, des kits scolaires et équipements sportifs.

Partis de l’exemption sur l’embargo accordée en novembre 2017 par le Conseil de sécurité des Nations unies à la Russie, en vue de fournir des armes à la République centrafricaine, dans le cadre de la restauration des Forces armées centrafricaines, les Russes étendent leur intervention aux activités sociales. Bien que les efforts de sécurisation du pays de Zokwézo se poursuivent irréversiblement avec l’appui multiforme de la Russie, ainsi à la satisfaction des Centrafricains, les Russes eux, ne cessent d’assister les populations.

Outre l’installation des Centres de santé dans le Nord du pays au profit des populations des provinces distantes des hôpitaux régionaux, une compagne d’assistance sociale au profit des enfants est lancée. Cette compagne est marquée par des dons en aires de jeux russes appelée trampoline, accompagnées des kits sportifsdans des maillots et des ballons, ainsi que des kits scolaires dont des livres didactiques et des cahiers.

Mercredi dernier, les Russes étaient au Jardin d’enfants de Lakouanga – le grand quartier du 2èmearrondissement de la capitale Bangui. Valeriy Zakharov, le Conseiller russe du Chef de l’Etat a personnellement remis le don qui est réceptionné par Mme SuzanneMongaï, Cheffe secteur social du 2ème arrondissement, en présence de M. ApollinaireYamba, Conseiller à la Mairie du 2ème arrondissement.

« Ces enfants sont l’avenir de la République Centrafricaine », a expliqué Valeriy Zakharov pour justifier l’action menée en faveur des élèves de cet établissement. Et de poursuivre « c’est pourquoi il faut les entretenir et les rendre heureux, leur donner la chance de s’épanouir. Il est temps de penser aux enfants pour un avenir meilleur de la République Centrafricaine d’ici peu. L’intervention de la Russe en Centrafrique n’est pas uniquement dans le domaine militaire mais également dans le domaine humanitaire et social ». A en croire Zakharov, cette aire de jeu ne profitera pas seulement aux 152 élèves dudit jardin d’enfants, mais également en aux enfants des environs dudit établissement scolaire.

En réceptionnant le kit, Mme Suzanne Mongaï s’est réjouie de l’initiative russe. «Nous sommes très heureux de recevoir ce cadeau, parce que l’une des principales activités des enfants c’est le jeu. Les enfants ont besoin de cette aire de jeu pour jouer.  Donc, nous remercions vraiment les partenaires Russes pour ce don », a-t-il indiqué.

Notons que ce don n’en est pas une première, puisque l’Ecole de Bria dans la haute Kotto, l’école Elim Bangui-Mpoko à Bangui et le jardin d’enfants des 92 Logements ont déjà bénéficié de cet appui des Russes.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Cemac : aucun risque de dévaluation du Fcfa selon le gouverneur de la BEAC.

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Cemac : aucun risque de dévaluation du Fcfa selon le gouverneur de la BEAC.

 

 

 

Le gouverneur de la Beac, Abbas Mahamat Tolli a rassuré le 31 octobre lors de la 3e session du comité de politique monétaire (CPM) quil a présidé hier à Yaoundé.

 

Rien actuellement ne justifie une nouvelle dévaluation du Fcfa ou alors aucun risque d’une dévaluation de cette monnaie n’existe pas actuellement. C’est ce qu’a fait savoir le gouverneur de la  Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) lors de la 3e session de son comité de politique monétaire mercredi dernier à Yaoundé.

D’après lui, la situation économique de la Cemac et ses fondamentaux met cette monnaie à l’abri d’une nouvelle dévaluation. Voila pourquoi a-t-il fait savoir que cette question n’était pas à l’ordre du jour du sommet de N’Djamena.

Contrairement à l’année 1994 date de la dévaluation du Fcfa, 2018 présente de bonne prévision de croissance. Celles-ci sont à 1,7% tandis qu’elles sont à plus de 3% en 2019. Abbas Mahamat Tolli a rappelé qu’en 1994, la Cemac était les pays de la Cemac était en récession avec un taux de croissance de -1%. De plus, le sommet de la cemac de 2016 a évacué la question de l’ajustement monétaire dans la zone Franc, pour permettre aux pays d’Afrique centrale d’adhérer au programme du Fonds monétaire international (FMI).

Programmes déjà conclus par quatre Etats (Cameroun, Gabon, Tchad et RCA), et en cours de conclusion avec un des deux derniers pays encore à la traîne. Le gouverneur de la Beac a fait savoir que l’implémentation de ces programmes.

Mais aussi des mesures d’ajustement des politiques monétaire et budgétaire, prises respectivement par la BEAC et les Etats, ont entrainé des effets positifs sur les économies de la zone CEMAC. Elles ont contribué à  éloigné le spectre d’une dévaluation du franc CFA

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : de violents affrontements entre groupes armés à Batangafo.

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Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.

 

 

Centrafrique : de violents affrontements entre groupes armés à Batangafo.

 

 

De violents affrontements entre groupes armés ont eu lieu ce mercredi 31 octobre dans la localité de Batangafo au Nord de la République Centrafricaine.

 

Pendant ces affrontements, plus de 10,000 personnes se sont refugiées dans les enceintes de l’hôpital soutenu par MSF, tandis que plusieurs centaines d’autres ont pris la fuite vers la brousse. Trois camps de déplacés internes, de nombreuses maisons et le marché central ont été brûlés.

 

Les équipes de MSF présents sur place ont pu prendre en charge vingt blessés à l’hôpital de Batangafo, dont dix nécessitant une opération chirurgicale d’urgence. Parmi ces victimes, on déplore 1 décès à l’hôpital des suites des brûlures.

 

« La situation à Batangafo reste très tendue. La protection de la population et de la mission médicale restent nos principales préoccupations », déclare Omar Ahmed Abenza, Chef de Mission MSF en RCA.

 

« La situation humanitaire dans cette région devient de plus en plus préoccupante après des mois d’une relative accalmie, et cette dernière flambée de violence risque d’affaiblir davantage les communautés déplacées qui manquent de nourriture, d’abris et d’autres biens de base. » ajoute-t-il.

 

EN

 

1 November 2018

 

Violent fighting between armed groups took place this Wednesday 31 October in the locality of Batangafo in the northern Central African Republic.

 

During these clashes, more than 10,000 people fled to seek shelter in the MSF-supported hospital compound, while several hundred people fled to the bush. Three camps for displaced people, many houses, and the central market were all burned down.

 

MSF teams on site received 20 wounded people at Batangafo Hospital, including 10 requiring emergency surgery. Of these victims, one died in hospital as a result of severe burns.

 

“The situation in Batangafo remains very tense. The protection of the population and the medical mission remain our primary concerns,” says Omar Ahmed Abenza, MSF Head of Mission in CAR.

 

“The humanitarian situation in this region is becoming increasingly worrying after months of relative calm, and this latest outbreak of violence is likely to further weaken displaced communities that lack food, shelter and other necessities,” he added.

 

 

Centrafrique : “la destitution de Karim Meckassoua va éclaircir le paysage politique centrafricain”, dixit le Président du PARC Gaston Mandata N’Guerekata.

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Professeur Gaston N’Guerekata, Président du parti PARC. Photo de courtoisie

 

Centrafrique : “la destitution de Karim Meckassoua va éclaircir le paysage politique centrafricain”, dixit le Président du PARC Gaston Mandata N’Guerekata.

 

 

La destitution de l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, la menace des groupes armés contre les agents de l’État, meeting populaire et musclé de Karim Meckassoua au quartier PK5 et l’éventualité d’une nomination d’un nouveau premier ministre, le Président du PARC, l’éminent Professeur Gaston N’Guerekata revient largement sur les actualités brulantes de la semaine au micro du CNC.

Voici l’extrait de l’interview…

 

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur le Président,

 

Gaston Mandata N’guerekata (GMN) : Bonjour monsieur le Journaliste,

 

CNC : Depuis quelques jours, l’actualité politique centrafricaine tourne principalement autour de la destitution du Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua du perchoir. Étant un homme politique influant en Centrafrique et Président du parti PARC, que diriez-vous du vote des députés qui met fin à la fonction du Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua ?

 

GMN :  La destitution du Président de l’Assemblée Nationale est prévue dans les textes fondateurs. Ce n’est d’ailleurs pas une première dans l’histoire de notre pays.

 

CNC : Mais il semble qu’une somme importante a été engagée dans cette opération…

 

GMN :  Vous dites bien « il semble ». Et si c’en était le cas, eh bien qui tue par l’épée périt par l’épée. Je reste tout de même convaincu que parmi les 98 députés qui ont voté pour la destitution du Président de l’Assemblée Nationale, il y a des personnalités intègres et respectables. Maintenant il faut regarder de l’avant.

 

CNC : Selon vous, les raisons évoquées dans la motion visant à destituer Karim Meckassoua sont-elles conformes au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ?

 

GMN: Les tribunaux arbitreront s’ils sont saisis de la question. En tant qu’homme politique, je constate que depuis sa mise en place en 2016, la deuxième institution du pays a connu de nombreux scandales de tous ordres, un leadership partisan et arrogant, aucune avancée dans le vote de lois destinées à ramener la paix dans le pays. Le peuple ne se reconnait pas dans son Assemblée Nationale dont le Président passe plus de temps dans les avions entre Paris et Brazzaville ; il était aussi plus préoccupé à créer et alimenter une guerre de Chefs avec le Chef de l’Etat et son gouvernement plutôt que de jouer un rôle stabilisateur en ces temps de crise.

 

CNC : Meckassoua a tout de même tenu un grand meeting au Km5 pour appeler à la paix.

 

GMN : Un premier meeting depuis 2016, avec des partisans lourdement armes, quelques jeunes innocents payes pour la circonstance, vous appelez ça grand meeting ? Bravo. Et quel était le message ? J’ai écouté l’enregistrement de sa prestation. Aucun mot pour la population du 3e arrondissement. Je croyais un moment qu’il allait saisir cette occasion pour dire qu’a défaut des 140 véhicules qui n’arrivent pas l’argent pourrait servir à construire le premier lycée du Km5…Pour notre compatriote, tout est calibré en fonction de ses ambitions personnelles. Il est déconnecté du peuple, à commencer par ceux qu’il représente à l’Assemblée Nationale.

 

CNC : Ne pensez-vous pas qu’il y’a deux poids deux mesures dans la politique du chef de l’État Faustin Archange Touadera lorsqu’on voit dans le gouvernement des ministres comme Théodore Jousso qui sont accusés par le Premier ministre de détournements de deniers publics alors qu’ils ne sont pas toujours inquiétés ?

 

GMN : Je n’ai pas eu connaissance que le Premier Ministre a accusé le Ministre Jousso. Cette allégation vient de certains médias. Il y a tellement de rumeurs en Centrafrique. Les Ministres sont nommés par le Chef de l’Etat. Il les révoque s’il n’a plus confiance en eux. Il n’y a aucune comparaison avec la destitution d’un Président de l’Assemblée Nationale.

 

CNC : Sur le plan sécuritaire, certains groupes militaropolitiques comme le MPC et l’UPC menacent de rompre tout contact avec Bangui et de ne plus reconnaitre Faustin Archange Touadera comme chef de l’État centrafricain après la destitution de Meckassoua. N’est-ce pas que le jeu politique du clan Touadera ne fait que remettre le pays à la case du départ ?

 

GMN : La destitution de Méckassoua va éclaircir le paysage politique Centrafricain. Tous ces imposteurs qui traitent la nuit avec les terroristes et le jour se proclament des démocrates seront démasqués. En réalité Meckassoua était mal inspiré de jeter à la face de ses collègues à l’ouverture de cette session historique ces mots d’une arrogance sans pareil : « Je ne me laisserai pas faire ». Il avait fini par repousser certains qui hésitaient encore sur la question. Enfin et surtout, il aurait mieux fait de se retirer en toute dignité, mais son ego était si fort qu’il n’avait pas vu la détermination des élus du peuple.

 

CNC : Monsieur le président, des informations qui circulent depuis quelques semaines sur une probable prochaine nomination d’un nouveau premier ministre de confession musulmane. Que diriez-vous de ce schéma politique qui ressemble étrangement à celui de la transition dirigée par madame Catherine Samba-Panza ?

 

GMN: Je suis opposé a toute idée de nomination sur une base sectaire. Seul le mérite devra prévaloir au choix de nos dirigeants. On nous avait fait croire qu’avec un Premier Ministre ou un Président de l’Assemble Nationale musulman, la paix reviendrait de facto. Que neni. La question religieuse est un fond de commerce pour politiciens véreux. Sur 41 députés ayant voté contre la destitution de Meckassoua 38 sont des chrétiens contre seulement 3 musulmans. Maintenant Le Tres Honorable Gon Baba est musulman, élu par plus de 112 voix. Qui dit mieux? Les centrafricains, les vrais centrafricains de souche, ne sont ni anti-musulmans, ni anti-chretiens. Nous avons vécu en harmonie depuis des siecles.

 

CNC : Et si jamais le Président Touadera vous consultait pour le poste du Premier ministre ?

 

GMN : Il y a tellement de compatriotes méritants, y compris l’actuel locataire de la tour Pétroca, qui a même l’avantage d’avoir la confiance du Chef de l’Etat.

 

CNC : Merci Monsieur le Président.

 

GMN : C’est moi qui vous remercie de l’honneur que vous me faites.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata.

Centrafrique : quand le commandant de région du FPRC Damboucha Hissen déclare persona non grata le Préfet de la haute Koto.

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Une rue déserte à Bria lors de la ville morte décrétée par le FPRC.

 

 

Centrafrique : quand le commandant de région du FPRC Damboucha Hissen déclare persona non grata le Préfet de la haute Koto.

 

 

 

Dans une déclaration faite sur les antennes de la radio communautaire locale « La voix de Barangbaké » ce lundi 29 octobre, le Commandant de région de haute koto du FPRC le général Damboucha Hissen déclare que le Préfet de haute koto, le directeur de l’hôpital régional et le maire de la ville de Bria sont déclarés persona non grata dans sa région.

 

Même si le bureau politique du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dément dans un communiqué de presse les allégations dans lesquelles le FPRC aurait proféré des menaces directes contre les agents et fonctionnaires de l’État dans sa zone de juridiction, l’État-major du mouvement, dirigé par Abdoulaye Hissein et qui semblent être en contradiction avec la coordination politique, continue de tenir des propos menaçants contre les agents de l’État qui sont dans leur zone de contrôle.

« Après la destitution de l’un de notre, Abdoul Karim Mekassoua de la présidence de l’Assemblée nationale, nous avons pris des dispositions pour faire comprendre aux gouvernements qu’il est Entrain de jouer avec la queue du lion. Donc le Préfet, le Maire, le Médecin en Chef de l’hôpital tous les hommes d’État doivent prendre l’avion dans les jours à venir pour repartir chez leurs pères Touadera à Bangui », a déclaré le commandant de région de haute-koto le général Damboucha Hissen sur les antennes de la radio communautaire « La voix de Barangbaké ».

Contacté par CNC, le Préfet de haute-koto, monsieur Thierry Évariste BIGUININDJI confirme avoir reçu un ultimatum pour quitter la ville de Bria dans un bref délai :

«  J’ai reçu des messages verbaux par téléphone effectivement qui m’ont donné des délais de quitter la ville et donc les processus de négociation sont en cours, car vous savez monsieur le journaliste, dans un pays en plein conflit il faut être prudent. Je sais que je ne suis pas en sécurité ici, mais je n’ai pas peur. Si j’ai peur, j’aurai du prendre le premier vol lors du premier appel. Ça été toujours comme ça ici. Eux même ils les savent, le péché du père ne retombe pas sur son fils”, a-t-il déclaré.

En outre, la ville morte de 3 jours déclarée par le FPRC dans la ville de Bria suite à la destitution de Meckassoua du perchoir vient de terminer ce mardi 30 octobre.

 

 

Bria, Moïse BANAFIO pour CNC.

 

Législatives au Gabon : l’opposant Alexandre Barro Chambrier battu dans son propre fief

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Législatives au Gabon : lopposant Alexandre Barro Chambrier battu dans son propre fief

 

 

 

Le leader du Rassemblement Héritage et Modernité ( RHM) a été renversé par le candidat du PDG Ndong Ekomi au 1er siège du 4e arrondissement de Libreville  à 2146 voix contre 1977 au second tour du scrutin.

Finalement l’opposant Alexandre Barro Chambrier est tombé dans son propre fief : le 1er siège du 4e arrondissement de Libreville. Son tombeur est Ndong Ekomi du PDG qui a obtenu 2146 contre 1977.

Il faut dire que le 1er siège du 4e arrondissement de Libreville était tenu par le parti de l’opposant Alexandre Barro chambrier. Certains observateurs voient en sa défaite une revenge du PDG qui ne lui a jamais pardonné de son départ au sein de la majorité présidentielle.

Raison pour laquelle, le parti au pouvoir et toute l’équipe gouvernementale conduite par le premier ministre Emmanuel Issozet Ngondet a déployé d’important moyens de campagne en faveur de Ndong Ekomi. Toutefois, l’opposant conteste la victoire de son adversaire en affirmant qu’il y a eu fraude. Et au regard de l’écart des voix qui les sépare (169 voix), le candidat du RHM va certainement recourir au contentieux postélectorale devant la cour constitutionnelle.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Transport aérien : reprise des activités de Kenya Airways au Gabon

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Transport aérien : reprise des activités de Kenya Airways au Gabon

 

 

 

Le transporteur Kenyan va effectuer plusieurs vols dans la sous-région revient après une longue absence. Son premier vol inaugural à l’aéroport international Léon Mba s’est déroulé lundi.

Kenya Airways vol de nouveau sur le ciel Gabonais. Après une longue absence, soit 5 ans, le transporteur Kenyan a repris ses activités. Lundi un de ses appareils a attéri avec à bord plusieurs passagers. L

La compagnie Kényane assure qu’elle va effectuer 5 vols par semaine d’abord entre Libreville et Naïrobie,  mais aussi entre Yaoundé et Libreville et desservira dans toutes la sous-régions d’Afrique centrale.

Le ministère des transports qui a souhaité la bienvenue au transport fait savoir que ceci est l’œuvre de la diplomatie agissante du président Ali Bongo Ondimba. Car le retour de cette compagnie est profitable au Gabon.

……

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Un autre musulman, Laurent Ngon Baba succède à Meckassoua au perchoir de l’assemblée nationale

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Centrafrique : Un autre musulman, Laurent Ngon Baba succède à Meckassoua au perchoir de l’assemblée nationale

 

 

 

 

Et la fin de suspense. Après la débandade occasionnée par les deux tirs en l’air en pistolet automatique par le député Alfred Yékatombe alias Rombo et après qu’il ait été neutralisé avec deux autres députés porteurs d’armes par les forces de l’ordre, puis conduits à la Section de recherches et des investigation (SRI), le calme a pu être ramené dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. L’élection du remplaçant de Abdoua Karim Meckassoua a poursuivi son cours. C’est Laurent Ngon Baba qui a été élu par ses pairs au perchoir du parlement.

Tout a commencé par la présentation des candidats. Ils étaient trois en lice, Thierry Vackat de Mongoumba qui a vu sa candidature invalidée, car déposée hors délai ; Timoléon Baïkoua et Laurent Ngon Baba.

En effet, après l’invalidation de la candidature de Thierry Vackat, c’est au tour de Timoléon Baïkoua de désister suite à l’incident susmentionné pour ne laisser en lice l’unique candidat Laurent Ngon Baba. A l’issue du scrutin, 112 députés sur 116 votants ont valablement exprimé leur suffrage en faveur de ce dernier candidat.

« Désormais avec l’ensemble des collègues parlementaires, nous n’avons plus droit à l’erreur. Nous n’avons qu’à nous consacrer à notre devoir de député de la nation », a déclaré le nouveau président.

Dans la salle, un député joint n’a pas caché sa satisfaction. « La population a une image de nous qui n’est pas positive. Mais, c’est l’expression de notre sens de responsabilité, car si les choses ne marchent pas, nous sommes en droit de contester et de remettre l’ordre. Désormais, nous allons nous focaliser sur le pays et non sur les querelles », a-t-il affirmé.

Sous l’annonymat, un habitant du Km5 salue l’élection de Ngon Baba. Pour lui, le problème n’est pas le clivage chrétien-musulman dont on veut faire croire. « Chrétien ou musulman, c’est un fils du pays. L’essentiel est que nous les centrafricains, nous ayons pris conscience que les hommes politiques nous manipulent et qu’il est temps de se serrer les couds pour avancer ensemble vers notre destinée commune », a-t-il déclaré.

Notons que El Adj Laurent Ngon Baba est islamisé. Juriste environnementaliste de formation, il fut plusieurs fois minstre et député. Il est le président du Parti de l’action et du développement (PAD) et président du Comité national du pèlerinage à la Mecque.

Si jamais une autre procédure de destitution n’est entamée contre Laurent Ngon Baba à son tour, ce sera lui qui conduira la suite de la 6ème législature.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Les allemands créent un Centre de formation agropastorale à Bangui

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Centre agro pastoral allemand. Credit photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

Centrafrique : Les allemands créent un Centre de formation agropastorale à Bangui

 

 

 

Ce lundi 29 octobre 2018, 100 jeunes désœuvrés et ceux issus des populations déplacées internes entrent en formation sur le site agropastoral de Ngoulékpa sis à côté de l’aéroport international Bangui Mpoko. Initiative de l’Ong allemande Welt HungerHilfe (WHH). En prélude au lancement de cette formation, le Coordonnateur pédagogique du Centre, M. Alexis M’Betigaza, assisté de M. Martinien Wandoukou, Responsable du département Ressources humaines et administration de WHH, a présidé l’ouverture technique du centre, le 15 octobre dernier en présence des autorités locales et de M. Olivier Mathurin Beledet, Directeur d’enseignement technique et de la formation professionnelle, représentant son ministre.

« Formation professionnelle agricole pour jeunes personnes sans emploi et jeunes personnes déplacées internes dans la région de Bangui, préfecture OmbellaMpoko, RCA », telle est l’intitulé du projet initié par l’Ong WHH. Il s’agit plus globalement de contribuer à la stabilisation sociale et économique des jeunes sans emploi et des jeunes personnes déplacées internes (PDI), afin de réduire la migration et la criminalité. De manière spécifique, cette formation vise à (1) ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes et les jeunes ayant perdu l’intérêt de se joindre à des groupes criminels armés ; (2) améliorer considérablement le très faible niveau d’éducation et de formation en théorie et en pratique et ; enfin (3) renforcer les capacités des jeunes diplômés à gagner leur vie par leurs propres moyens.

Dès l’ouverture technique du centre, Alexis M’Betigaza, le Coordonnateur pédagogique a rappelé les motivations de la création de ce Centre de formation agropastoral : « l’initiative est née de la préoccupation toujours profonde de l’Ong allemande WHH d’appuyer les jeunes désœuvrés centrafricains au sortir de la crise que le pays a connue, de pouvoir acquérir des compétences à travers de petits métiers ». Il a précisé par ailleurs qu’un test est organisé, il y a un mois suite auquel 100 jeunes ont été sélectionnés. « Ce sont principalement des résidents, ainsi que des personnes déplacées internes, y compris ceux venus d’autres villes du pays. Ces jeunes sont repartis en quatre filières, à savoir le Maraichage, l’Aviculture, la Pisciculture et l’Apiculture », a-t-il indiqué.

Il est prévu que la formation soit alternée (théorie et pratique). Sur un effectif global de 160 stagiaires au recrutement final, 100 devront être internés sur place sur le site. D’ailleurs le site est équipé de deux bâtiments de deux salles de cours chacun et des salles d’exercice ; un dortoir de 100 places ; dix toilettes ; un réfectoire ; un magasin et le bloc administratif. En outre, cent hectares de terres sont disponibles pour les travaux pratiques des différentes filières. Pour la pisciculture en particulier, les étangs sont déjà confectionnés et prêts à l’usage.

La formation offerte au Centre de Ngoulépka devra, au finish, déboucher sur la mobilisation de l’auto-assistance et le renforcement de la résilience ; au niveau national, un appui structurel au Ministère de l’Agriculture et du développement rural ; au niveau local, un appui à la Fédération des Maraîchers. En plus, le centre contribuera également à la réalisation des 17 Objectifs de développement durable (ODD), en particulier les ODD 1, 2, 4, 5, 8 et 16.

A l’ouverture technique du site, M. Joël Presley Donassé, Secrétaire général de la Mairie de Bimbo 3 a témoigné toute sa gratitude à l’Ong allemande WHH pour l’investissement fait dans la formation des jeunes de sa localité. A notre micro, l’autorité locale situe l’intérêt d’une telle initiative : « C’est une fierté et un réel plaisir d’accueillir ce joyau dans notre localité. Parce que cela fait partie des réponses appropriées à nos problèmes. Vous n’êtes pas sans ignorer que la crise qui a secoué notre pays n’a épargné Bimbo3, surtout la jeunesse estimée à plus de 60 000 sur une population totale de 80 000 habitants. La plupart de cette jeunesse est sans emploi et exposée à la délinquance. C’est justement en cela que se justifie notre satisfaction et toute notre fierté de voir nos jeunes désœuvrés être outillés aux petites métiers qui participent de leur autonomisation financière. Les options retenues par l’Ong WHH sont toutes prometteuses, vues les potentialités agropastorales que regorge notre pays », s’est-il réjoui.

A en croire ce dernier, tout sera mis en œuvre pour assurer la protection des infrastructures ainsi que la pérennisation de l’initiative. « Désormais, il nous revient à nous autorités locales de veiller à la protection de ce patrimoine. Un travail de sensibilisation va être fait dans l’immédiat à l’endroit des chefs de groupements et de quartiers de notre localité, et aussi à l’endroit des stagiaires eux-mêmes, ainsi que les populations environnantes, en vue de considérer ce Centre de formation comme étant leur propre bien », a-t-il noté.

Notons qu’avant la crise, le pays disposait de 19 Centres ruraux d’éducation et de formation (CREF). Ces centres offraient des cours de formation professionnelle d’une durée de 6 mois certifiés par le Ministère de l’agriculture et du développement rural. Malheureusement à ce jour, aucun de ces centres ne fonctionne. Dans le cadre du projet lancé par WHH, il est prévu de reprendre le cadre structurel des anciens CREF. Les curricula et le matériel didactique utilisés à l’époque sont actuellement sous révisions pour déterminer s’ils pourront être utilisés pour le nouveau centre. Le projet initié par WHH prévoit une série de formation d’une durée de six mois chacune.

WHH est présente en RCA depuis 2015 et a fait ses preuves aux côtés du Ministère de l’Agriculture et du développement rural, à travers la redynamisation de l’Institution centrafricain de la recherche agronomique (ICRA), ainsi que le système de production de semences améliorées. Sur le site de Ngoulékpa, un marché, une école primaire et un collège sont à mettre à l’actif de cette Ong allemande.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LES OCCIDENTAUX VENT DEBOUT A l’ONU CONTRE LA PRESENCE RUSSE EN R.C.A.

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Conseil de sécurité de l’ONU.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES OCCIDENTAUX VENT DEBOUT A lONU CONTRE LA PRESENCE RUSSE  EN R.C.A.

 

 

LA CENTRAFRIQUE, NOUVEAU CHAMP DE BATAILLE DE LA GUERRE FROIDE ?

          Faut-il le rappeler ? La République Centrafricaine est un État indépendant, souverain et membre de l’ONU. On ne peut donc que s’interroger sur l’attitude adoptée par les Occidentaux depuis que les Russes sont revenus en Centrafrique.  

          On savait que le pays était tenu à bout de bras par la France, ancienne puissance coloniale, à cause des dirigeants corrompus et incompétents dont elle a favorisé l’accession à la tête de L’état. On savait encore que la RCA était devenue la figure emblématique de la Françafrique qui sévit toujours.

          Or, le 23 octobre, au Conseil de Sécurité, une bronca des Occidentaux s’est élevée pour stigmatiser violemment le rôle joué par la Fédération de Russie en Centrafrique.

          Mais, si les Russes sont revenus à Bangui, c’est bien à la demande expresse et légitime du président de la République Faustin-Archange Touadera. Cerné par les groupes armés qui s’apprêtaient à marcher sur la capitale et ne disposant pratiquement d’aucune force capable de leur résister, il n’avait d’autre choix que d’appeler au secours. Ni la MINUSCA, dépêchée par l’ONU, ni SANGARIS, envoyée par la France, n’ont pu ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Les rebelles occupent désormais les ¾ du pays. L’autorité de l’État ne s’exerce plus que sur la capitale, devenue un camp retranché, refuge des autorités légitimes. Les massacres sont quotidiens, les populations déplacées. Une partition menace l’intégrité du territoire.

          Acculées et courant le risque de perdre le pouvoir, les autorités n’ont pas eu d’autre issue que de faire appel à une puissance étrangère. Les Russes ont répondu présent, alors que l’existence même de la République Centrafricaine et de sa population étaient en danger de mort.

 

LE RETOUR DES RUSSES, UN SUJET QUI AGACE LES OCCIDENTAUX

          Sans renier les accords de coopération et de défense conclus avec la France au lendemain de son indépendance, la République Centrafricaine, pays souverain, a parfaitement le droit de mener sa politique étrangère comme elle l’entend.

          Or, l’ancienne puissance coloniale agit comme s’il s’agissait d’un département de l’Hexagone ! Les précédents présidents de la République Centrafricaine ayant manifesté des velléités d’ouverture vers d’autres pays, la France a tout fait pour les destituer. Elle n’a jamais hésité à permuter les dirigeants, en organisant ou en soutenant des coups d’état. C’est ainsi, à cause de la mauvaise gouvernance et de la gabegie des dirigeants corrompus , que le pays a plongé dans un sous-développement abyssal et chronique. Toujours classé dans la liste des pays les plus pauvres du monde malgré ses immenses potentialités, il a constamment vu son développement freiné par la précipitation des puissances étrangères, avides d’envahir le pays et de le tenir sous tutelle pour profiter de ses richesses. Après environ soixante ans d’indépendance, les coups de force pour s’emparer du pouvoir et les violences récurrentes ont rendu exsangue un pays pourtant promis à un bel avenir. Un pays aujourd’hui au bord du gouffre.

          Depuis quelque temps, les autorités françaises ont, à l’endroit du président Touadera, un comportement qui s’apparente à du mépris et à de l’arrogance. La scène qui s’est déroulée entre le président français, son ministre des Affaires Étrangères et le président Touadera, pendant la vingt-septième Assemblée Générale de l’ONU, jette une lumière crue sur les relations abîmées entre les deux dirigeants.

          Le retrait de la force française Sangaris a été vécu par les Centrafricains comme un abandon face aux groupes armés. Ils ont donc salué l’arrivée des Russes par des cris d’espoir. Ce qui fait que la France semble désormais être en perte de vitesse dans ce qu’elle considérait comme son pré carré. Les Centrafricains sont de plus en plus vindicatifs vis-à-vis de la France – ce qui arrange les affaires des Russes, à qui il arrive de soudoyer la presse locale pour diaboliser les Français. Plus le temps passe, plus les rapports franco-centrafricains se détériorent.

          Pour redresser la barre, il faudra que la France adopte une autre politique l’égard du président Touadera. Comment admettre que Jean-Yves Le Drian se rende en Afrique Centrale pour évoquer le drame centrafricain, sans jamais faire escale à Bangui ? Il s’arrête uniquement chez son ami Déby, que les Centrafricains détestent. Ou chez Sassou Nguésso, médiateur depuis le début du conflit centrafricain, mais qui n’a obtenu aucun résultat jusqu’à présent.

          Si Emmanuel Macron ne se décide pas à se rendre d’urgence en Centrafrique pour rencontrer son homologue et s’associer à la recherche de la paix, pourquoi le président Touadera ne serait-il pas tenté de traiter avec les Russes ?

          Au lieu de s’alarmer sur les initiatives de Poutine dans ce pays, la France devra plutôt changer sa politique en Centrafrique. Sinon, il est à craindre que la Fédération de Russie ait, d’ores et déjà, gagné la bataille de Bangui.

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

 (29 octobre 2018)

 

 

 

Ainsi qu’une nouvelle photo pour illustrer. Bonne fin de de journée.

CENTRAFRIQUE : AU DELA DE LA DESTITUTION ANTICONSTITUTIONNELLE DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

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Monsieur Clotaire SAULET SOUROUNGBA, ancien parlementaire et l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : AU DELA DE LA DESTITUTION ANTICONSTITUTIONNELLE DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

 

 

 

La date du 26 octobre 2018 est à inscrire, non pas avec de l’eau de rose, mais avec des larmes dans les annales de l’histoire politique de la République centrafricaine. Ces larmes, au lieu d’exprimer un quelconque défaitisme, doivent renforcer la volonté des démocrates centrafricains de mener une lutte implacable contre la déconstruction des acquis démocratiques et contre le retour à pas feutrés d’un type de totalitarisme. A qui le prochain tour, peut-on se demander…

Il ne s’agit pas de gloser ici sur ces évènements du « vendredi noir » où des élus de la Nation ont été programmés avec des espèces sonnantes et trébuchantes sur le mode « destitution » pour régler le sort d’un homme, mais plutôt d’inviter, de nous inviter à une réflexion prospective.

La profonde crise 2013-2014 que le retour à la légalité constitutionnelle de 2016 n’a pas encore permis de juguler, devrait nous amener à agir avec tact, sagesse et intelligence. Nous sommes encore dans une forme de « transition » où les Chefs de l’Exécutif et du Législatif devraient être inamovibles durant leur mandature, et des ajustements pourraient être initiés à travers d’éventuel changement de Gouvernement de la République et de renouvellement des membres du Bureau de l’Assemblée nationale.

De manière méthodique et en profitant du nouvel ordre politique caractérisé par la pléthore de députés « indépendants » et des partis politiques qui n’inspirent plus beaucoup confiance, car aucun n’a pu avoir la majorité parlementaire, malgré la percée aux élections législatives d’un ou deux partis nouvellement créés, on en est arrivé à ce nouveau paysage politique dont les lignes de force sont malheureusement le débauchage et l’achat de députés pour la constitution d’une majorité parlementaire où les priorités vont se circonscrire aux avantages économiques, financiers et au bénéfice de l’immunité. Alors que la recherche et la consolidation de la paix, la préservation de l’unité nationale, la sécurisation du pays, la prise en charge des déplacés internes et externes, la remise à flot des institutions socio-éducatives, le contrôle et l’exercice du pouvoir d’Etat sur tout le territoire national, en somme, la remise à l’endroit du pays, sont la priorité des priorités. A terme, cette sixième législature va avoir tous les contours de la quatrième législature 2005-2010 décrite par Olivier Gabirault dans « La responsabilité historique des députés dans la déconfiture de la République centrafricaine » (cf.oliviergabirault.over-blog.com), c’est-à-dire :

  • Une assemblée nationale de complaisance ;
  • Une assemblée nationale porte-parole et complice de l’Exécutif dans la dilapidation des ressources du pays ;
  • Une assemblée nationale complice du recul de la démocratie ;
  • Une assemblée nationale plus respectueuse de la volonté de l’Exécutif que du consensus national ;
  • Une assemblée nationale préoccupée uniquement par les intérêts de ses membres.

A cela, il faut peut-être ajouter cette propension de randonnées à Boali pour les succulentes carpes qui vont rendre de plus en plus muets les élus de la Nation sur les problèmes essentiels.

Toute cette situation est de la responsabilité de la classe politique et l’existence des « indépendants » n’est que le corollaire d’une « anormalité politique » induite et qu’il convient de corriger maintenant par une recomposition. Et l’heure a sonné pour nettoyer les écuries d’Augias de la politique centrafricaine.

Fort de tout ce qui précède, je lance ici un appel – étant donné que personne n’a le monopole de parler de la politique – pour l’organisation des Etats généraux des Partis politiques en vue d’aboutir à la réduction drastique de leur nombre et permettre ainsi à l’Etat de leur allouer des financements qui seraient définis par la loi. Ce qui favorisera l’émergence d’une nouvelle classe politique responsable. Le schéma de cette recomposition pourrait être :

  • La dissolution et le regroupement des partis existants en cinq (05) ou six (06) grands partis politiques, avec de nouvelles appellations, autour des partis qui ont déjà gouverné ou autour des affinités idéologiques ou personnalités crédibles, ou bien ;

 

    1.  
  • L’autodissolution des partis politiques à l’issue des prochaines élections législatives pour ceux qui n’auront pas obtenu un nombre de députés, à définir par consensus. Ce qui permettra aux nouveaux partis qui naissent, à bien naître, pour bien occuper l’échiquier politique.

 

Cette action de recomposition ne peut se faire sans le renouvellement et le rajeunissement au niveau de tous les partis existants et la nouvelle génération politique se doit de bien préparer les futures élections, tant présidentielle que législatives.

 

Par : Clotaire SAULET SURUNGBA, Ancien Parlementaire

Fait à Paris, le 29/10/2018