Centrafrique.com/centrafrique-gouvernement-dunion-nationale-les-groupes-armes-tres-mecontents/les-rebelles-dabdoulaye-miskine-dans-gamboula-corbeaunews-img_3avr2018171639/” rel=”attachment wp-att-26792 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine à Gamboula. Copyright
Bangui (CNC) – Rendu public ce dimanche 3 mars 2019 vers midi, le nouveau gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre Firmin Grebada est d’ores et déjà contesté par la quasi-totalité des groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.
Si à Bria, dans la préfecture de la Haute-Koto, certains généraux du FPRC et de l’UPC sont en réunion de crise concernant la publication de la liste des membres du nouveau gouvernement d’union nationale prévu dans l’accord de paix de Khartoum du 6 février dernier, à Zoukoumbo, 25 kilomètres de Baboua dans la Nana-Mambéré, une dizaine des éléments rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)d’Abdoulaye Miskine sont sortis depuis 16 heures sur la route nationale numéro 1 pour manifester leur mécontentement en bloquant toutes circulations dans les deux sens.
Pour eux, le Président Faustin Archange TOUADERA et son Premier ministre Firmin Grebada n’ont pas respecté les clauses de l’accord de paix de Khartoum qui prévoit un gouvernement inclusif avec les représentants de tous les groupes armés signataires dudit accord.
Au début de cette semaine, des généraux de l’UPC, réunis au village Gbokologbo dans la Ouaka, ont contesté en bloc la nomination de Firmin Grebada au poste du Premier ministre qu’ils considèrent non conforme à l’accord de Khartoum.
Cette multiplication du rejet de ce nouveau gouvernement risquerait probablement de fragiliser le dernier accord de paix paraphé dans la capitale soudanaise Khartoum et signé à Bangui le 6 février dernier.
Centrafrique.com/centrafrique-liste-complete-du-nouveau-gouvernement-dunion-nationale-dirigee-par-le-premier-ministre-firmin-ngrebada/gouvernement-centrafricain-au-complet-sarandji1-2/” rel=”attachment wp-att-26787 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration du premier gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji en 2016. CopyrightDR
DECRET 19.063, PORTANT NOMINATION OU CONFIRMATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT
PRÉSIDENCE DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT
Vu la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 ;
Vu le Décret N°16.0218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine ;
Vu le Décret N°19.056 du 25 février 2019, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement :
Sur Proposition du Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Décrète
Art.1 : Sont nommés ou confirmés Membres du Gouvernement, les Personnalités dont les noms suivent :
1- Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Félix MOLOUA
2- Ministre des Finances et du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA
3- Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noëlle KOYARA
4- Ministre de la Justice, des Droits de l‘Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA
5- Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold MBOLI FATRANE
6- Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale: Madame Virginie MBAÏKOUA
7- Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l‘Etranger : Madame Sylvie Baipo Temon
8- Ministre de la Communication et des Média, porte-parole du gouvernement : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI
9- Ministre de l‘Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Général de Brigade Henri WANZET LINGUISSARA
10- Ministre de l‘Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE
11- Ministre des Postes et Télécommunication: Monsieur Justin GOURNA-ZACKO
12- Ministre de l‘Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de I ‘Alphabétisation : Monsieur Moukadas NOURE
13- Ministre du Travail, de l‘Emploi et de la Protection Sociale et de la formation professionnelle : Monsieur Jean-Christophe NGUINZA
14- Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de I ‘Enfant: Madame Aline Gisèle PANA
15- Ministre de l’Enseignement Supérieur : Monsieur Jean-Jacques SANZE
16- Ministre de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE
17- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierry KAMACH
18- Ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO ;
19- Ministre de la Recherche Scientifique et de l’ innovation Technologique : Madame Ginette AMARA
20- Ministre du Développement de l‘Energie et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Guismala Amza
21- Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local Monsieur Augustin Yangana Yahote
22- Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Arnauld Djoubaye Abazene
23- Ministre chargé du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement ; Monsieur Maxime Mokom
24- Ministre du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Hugues Tchenelet
25- Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Amine Idriss
26- Ministre de I’Elevage et de la Santé Animale : Monsieur Soulemane Daouda
27- Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel: Madame Mireille Sangami
28- Ministre de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Régis Lionel Dounda
29- Ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier : Monsieur Moustapha Moctar
30- Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Bertin Bea
31- Ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat : Madame Gina Lawson Roosalem
32- Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public Monsieur Adama Chaîbou
33- Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Maxime Balalou
34- Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Dieudonné Ndomate
35- Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat: Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI.
36- Ministre délégué au désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement ; Colonel Bienvenu Selesson
Art.2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.
Centrafrique.com/centrafrique-docteur-dominique-desire-erenon-nomme-ministre-directeur-de-cabinet-du-premier-ministre-firmin-grebada/docteur-erenon-desire-bangui-centrafrique-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-26777 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Docteur Dominique Désiré ERENON, le nouveau Directeur de cabinet du premier ministre Firmin Ngrebada. CopyrightCNC.
Bangui (CNC) – Docteur Dominique Désiré ERENON, constitutionnaliste, ancien chargé de mission juridique de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Professeur à l’Université de Bangui et actuellement Directeur des conformités et des normes à l’ÉCOBANK-Centrafrique, vient d’être nommé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA comme ministre directeur de cabinet du Premier ministre Firmin Grebada sur proposition de ce dernier.
Si la composition du nouveau gouvernement dirigé par Firmin Grebada vient d’êtrre rendue public ce dimanche 3 mars 2019, le cabinet du nouveau Premier ministre vient aussi d’avoir un neauveau directeur de cabinet.
Avec la nomination du docteur ERENON comme ministre, directeur de cabinet à la Primature, les choses sérieuses semblent commencer et le cabinet connaîtra à son tour un profond nettoyage dans les jours à venir pour tenter de déloger certains mafieux nommés discrètement par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.
On pense déjà au Camerounais Joël Nkouemo, nommé miraculeusement par Sarandji comme conseiller en communication à la Primature grâce à son frère Théodore Jousso, ministre des Transports alors que celui-ci a été expulsé du Sénégal en 2016 pour faux et usage de faux, des vols des chèques, de la tentative d’escroquerie, de l’infraction contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national sénégalais. Et c’est en partie grâce à son réseau de communication qu’il a mis en place autour de l’ancien Premier ministreSimplice Mathieu Sarandji qu’il rivalise ces derniers temps avec le réseau de SOCOM créé par Firmin Grebada à la présidence de la République.
D’autres personnes, comme monsieur Arthure Piri, le frère du président qui pille en règle les sociétés d’État, Édouard Yaramandji, un fatigué de la République et plusieurs proches parents , beaux-frères et belles-sœurs de simplice Mathieu Sarandji nommé pour leur survie, pourraient quitter aussi le cabinet du Premier ministre Firmin Ngrebada dans les prochains jours.
Centrafrique.com/vatican-bienvenue-a-sodome/lauteur-frederic-martel-tenant-un-exemplaire-du-livre-choc/” rel=”attachment wp-att-26771 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’auteur, Frédéric Martel, tenant un exemplaire du livre-choc.
L’auteur du livre Sodoma, Frédéric Martel, sociologue français élevé dans le catholicisme, est un homme courageux. Lui-même gay, il a consacré quatre ans à enquêter sur l’homosexualité dans l’Église. D’ailleurs, son orientation sexuelle lui a ouvert bien des portes et il affirme dans l’ouvrage que des cardinaux et des évêques n’ont pas hésité à lui faire des avances.
Voici donc des extraits qui permettent de prendre la dimension du fléau et de comprendre pourquoi le Vatican tremble aujourd’hui devant les révélations ahurissantes de la vie des serviteurs de Dieu, qui régnent à Rome.
Homosexualité omniprésente
« Le Vatican a une communauté homosexuelle parmi les plus élevées au monde », écrit Frédéric Martel. « “Pratiquants,” “homophiles,” “initiés,” “unstraights,” “mondains,”
“versatiles” […] ou simplement “dans le placard” : le monde que je découvre, avec ses cinquante nuances de gays, dépasse l’entendement. »
« Le secret le mieux gardé du Vatican n’en est pas un pour le pape François. Il connaît sa “paroisse” […] Mais ce qui insupporte François, ce n’est pas tant cette homophilie si répandue que l’hypocrisie vertigineuse de ceux qui prônent une morale étriquée, tout en ayant un compagnon, des aventures et quelquefois des escortes. […] Le pape François a souvent pointé du doigt les “hypocrites” qui vivent des vies cachées et souvent dissolues ; ceux qui “maquillent l’âme et vivent de maquillage”. »
« Inutile de vous présenter, écrit l’auteur, ce cardinal qui apparaît en public au balcon de la Loggia et qui a été pris dans une affaire vite étouffée de prostitution ; cet autre cardinal français qui a eu un amant anglican et américain […] ; sans oublier ceux que j’ai rencontrés dans le palais du Vatican et qui m’ont présenté leur compagnon comme étant leur assistant, leur chauffeur, leur valet de chambre, voire leur garde du corps ! »
La dimension gay est « une clé de lecture décisive pour qui veut comprendre le Vatican et ses positions morales. […] “Que de souillures dans l’Église,” a dit le cardinal Ratzinger qui, lui aussi, a découvert l’ampleur du “placard” à l’occasion d’un rapport secret de trois cardinaux ! Ce fut l’une des raisons majeures de sa démission, selon l’auteur. Ce rapport évoquerait moins l’existence d’un “lobby gay” que l’omniprésence des homosexuels au Vatican, les chantages et le harcèlement érigés en système. »
François, le résistant
« François fait l’objet aujourd’hui d’une violente campagne menée, en raison même de son libéralisme supposé sur les questions de morale sexuelle, par des cardinaux conservateurs qui sont très homophobes — et, pour la plupart d’entre eux, secrètement homophiles.
» C’est à dire gays.
« “Le carnaval est fini,” aurait dit le pape à son maître de cérémonie, au moment même de son élection. Depuis, l’Argentin est venu bousculer les petits jeux de connivence et de fraternité homosexuelles qui se sont développés sous le manteau depuis Paul VI, se sont amplifiés sous Jean- Paul II, avant de devenir ingouvernables sous Benoît XVI et précipiter sa chute. Avec son ego tranquille et son rapport apaisé à la sexualité, François, lui, détonne. Il n’est pas de la paroisse ! […] Menacé, attaqué de toutes parts, critiqué, François, a-t-on dit, est “parmi les loups.” Ce n’est pas tout à fait exact : il est parmi les Folles. »
Prostitution
Mohammed, un réfugié tunisien de vingt et un ans et hétérosexuel, « est condamné, pour survivre, à se prostituer chaque soir près de la gare centrale de la capitale italienne. […]; Ce musulman a essentiellement comme clients des prêtres et des prélats catholiques, liés aux églises de Rome ou au Vatican. “Je suis un des migrants que défend le pape François,” insiste Mohammed avec ironie. »
« La relation entre Mohammed et les prêtres qu’il fréquente est déjà une longue histoire. Étrange commerce, au demeurant, hors normes, irrationnel, et qui, du côté catholique comme du côté musulman, n’est pas simplement “contre nature”, mais aussi sacrilège. »
« Dans la prostitution à Rome entre les prêtres et les escortes arabes, deux misères sexuelles s’accouplent : la frustration sexuelle abyssale des prêtres catholiques trouve un écho dans la contrainte de l’islam, qui rend difficile pour un jeune musulman les actes hétérosexuels hors mariage. “Avec les prêtres, nous sommes faits pour nous entendre,” me dit Mohammed, en une formule affolante. »
Anneau de luxure
« Sous Paul VI, on était encore dans l’homophilie et l’“inclination.” Avec Jean-Paul II, les choses changent complètement de nature et d’ampleur. Dans son entourage, il y a plus de pratiquants et un niveau de vénalité et de corruption parfois inimaginable. »
« Il est de notoriété publique que des scandales ont émaillé le pontificat de Jean-Paul II et que plusieurs des cardinaux de son cercle rapproché étaient à la fois homosexuels et corrompus. Mais jusqu’à cette enquête, je n’avais pas mesuré le degré d’hypocrisie de la curie romaine sous Karol Wojtyla. Son pontificat aurait-il été “intrinsèquement désordonné” ? »
« C’est en rencontrant les cardinaux, les évêques et les prêtres qui ont travaillé avec lui que j’ai découvert la face cachée — la face sombre — de son très long pontificat. Un pape entouré d’intrigants, d’une majorité d’homosexuels dans le placard, souvent homophobes en public, sans parler de tous ceux qui ont protégé des prêtres pédophiles. »
« Paul VI avait condamné l’homosexualité, mais ce n’est qu’avec Jean Paul II qu’une véritable guerre contre les gays a été lancée […] Jean- Paul II et son entourage n’ont pas pris la mesure du piège qu’ils se tendaient à eux-mêmes et du risque qu’ils faisaient courir à l’Église ainsi minée de l’intérieur. »
Ces quelques extraits d’un des livres les plus passionnants et sans doute les plus dérangeants que j’aie jamais lus permettront aux lecteurs de se préparer au choc que l’on subit en lisant le texte de Frédéric Martel. Ni une femme ni un hétérosexuel n’auraient pu réaliser cette enquête si riche de faits, d’émotions, de dégoût, de tristesse et même d’affection pour ces hommes de Dieu à l’âme flétrie, déracinés et dépossédés de leur sens moral et de leur foi.
Bria (CNC) – Agressé par un immigré tchadien de 29 ans, un Centrafricain de 22 ans se trouve depuis samedi aux urgences de la clinique MSF de Bria dans un état sérieux.
Selon le service de la gendarmerie de la Seleka qui a mis aux arrêts l’agresseur, les faits se sont déroulés ce samedi 2 mars vers 11 heures au centre-ville de Bria dans la Haute-Koto devant une boutique de quincaillerie lorsque les deux belligérants se sont brièvement échangé des mots sur un accident de circulation produit quelques minutes plus tôt dans lequel l’agresseur, connu sous le nom de Habib, aurait percuté avec sa moto celle de la victime dénommée Hassan.
Pendant que ce dernier rentrait à la maison après son accident, il s’est rendu compte qu’il fallait remplacer quelques pièces sur sa moto endommagée lors de son accident avec la moto de Habib.
Sans tarder, il retourne au centre-ville dans une quincaillerie pour payer des nouvelles pièces lorsqu’il retrouve Habib, son agresseur tchadien. Il lui explique au passage que la façon dont il roulait avec sa moto tout à l’heure n’est pas bonne. Heureusement personne n’a été blessé.
Pour Habib, le reproche qui lui est fait par Hassanne ne passe pas. C’est une sorte de moquerie sur sa façon de conduire.
Comme du jeu, Habib sort son couteau à dent dans la poche pour poignarder à deux reprises Hassan avant de quitter le lieu.
Transporté à la clinique du MSF, Hassan, qui vient d’avoir son baccalauréat, est depuis samedi dans un état sérieux, tandisque son agresseur, quant à lui, est arrêté par la gendarmerie de la Seleka.
Cependant, les parents de la victime tentent en vain pour récupérer le criminel afin d’appliquer leur propre loi.
Centrafrique.com/centrafrique-3-chasseurs-abattus-par-les-3r-a-koui/un-homme-arme-a-koui-en-republique-centrafricaine-2/” rel=”attachment wp-att-26763 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un milicien armé du 3R à Koui dans l’Ouham-Pendé. Credit photo AFP.
Trois chasseurs, de retour de la chasse ont été assassinés par les miliciens des 3R à 30 kilomètres de la sous-préfecture de Koui dans l’Ouham-Pendé.
Selon les parents des trois victimes qui ont conduit les corps jusqu’au quartier général des 3R pour manifester leur mécontentement, les faits se sont produits ce samedi 2 mars quand les victimes revenaient de la chasse avec leurs gibiers à la main lorsqu’elles se font arrêter par les éléments peuls des 3R au village Bouzou à 30 kilomètres de la sous-préfecture de Koui.
Les chasseurs étaient tous au nombre de quatre lorsqu’ils se font intercepter puis agresser par les 3R.
Deux chasseurs sont morts sur place, tandisque le troisième succombe à l’hôpital de Bocaranga après son transfert. Le quatrième quant à lui est grièvement blessé, mais en vie à l’hôpital. C’est d’ailleurs grâce à lui que les parents des victimes comprennent comment les choses se sont-elles passées ce samedi.
Rappelons que le vendredi 1er mars, des éléments du 3R sont aussi pointés du doigt dans l’assassinat d’un taxi-motard au village Makouzi-Ouali à 20 kilomètres du centre Bocaranga.
En dépit de la présence des soldats FACA à Bocaranga, les miliciens du 3R continuent de mettre mal à l’aise la population locale.
Bangui (CNC) – Invité par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à investir dans son pays, l’arrivée prochaine du groupe camerounais Express dans le secteur des transports des biens et personnes en République centrafricaine fait débat.
Si beaucoup souhaitent un investissement massif de l’État dans le secteur des transports en République centrafricaine, son ouverture complète aux sociétés étrangères annoncée par le Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est par contre très mal appréciée dans le pays.
Selon un membre du syndicat des transporteurs centrafricain, cette nouvelle ouverture du marché intérieur des transports Bangui-Beloko rendra le secteur 100% contrôlable par des entreprises libanaises et camerounaises qui contrôlent déjà malheureusement à 99% depuis plus de 20 ans le secteur de transport des marchandises entre la Centrafrique et le Cameroun.
“Au lieu d’encourager les centrafricains à investir dans leur pays, on préfère faire appel toujours aux étrangers alors que les milliards qu’ils ont massivement détourner au sommet de l’État pourraient être investis dans le pays pour le bien du peuple centrafricain”,a expliqué sur les réseaux sociaux le jeune centrafricain Bruno, Étudiant en droit à l’Université de Bangui.
Pour Monsieur Désiré EPE, chargée de communication du groupe Touristique Express, cette compagnie a une expérience de 20 ans dans le secteur de transport des biens et des personnes au Cameroun. À cet effet, le groupe Touristique Express désire déployer en Centrafrique un système de transport sécurité et de confort.
Il a annoncé l’arrivée imminente à Bangui des bus du groupe Touristique express. Ces moyens de transport, précise-t-il, permettront de desservir le pays. L’axe Bangui-Beloko sera la première desserte des cars touristique.
Centrafrique.com/rca-message-du-pape-francois-en-soutien-a-lhopital-pediatrique-de-bangui/pape-francois-au-vatican-le11octobre2017/” rel=”attachment wp-att-26753 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Pape François ici au Vatican le 11 octobre 2017. CopyrightDR
Message du Pape François à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle structure sanitaire pour les enfants de Bangui.
Le projet, soutenu par le Souverain Pontife et le Saint-Siège, a été confié à l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù de Rome. L’aumônier du Pape, le cardinal Konrad Krajewski, le représente à cette inauguration.
Ci-dessous, le texte intégral du message du Pape:
Chers amis de l’hôpital pédiatrique de Bangui,
Je vous salue tous avec joie en cette occasion festive de l’inauguration de la nouvelle structure sanitaire dédiée aux enfants de la République centrafricaine. Ce lieu naît avec le soutien de l’hôpital pédiatrique “Bambino Gesù”, engagé depuis le printemps 2016 dans la formation du personnel médical, et pas seulement. Je souhaite qu’il puisse devenir un centre d’excellence, où les enfants puissent trouver une réponse et un soulagement à leurs souffrances, avec tendresse et amour. Je n’oublie pas ! Je conserve dans le cœur les yeux de douleur de tant d’enfants mal nourris, que j’ai rencontrés lors de la brève visite à l’hôpital à l’occasion du voyage dans votre pays.
Je me souviens encore des paroles de la médecin qui était avec moi : « Ceux-ci dans leur plus grande partie vont mourir, parce qu’ils ont une forte malaria, et ceux mal nourris. » Moi, je l’ai entendu. Non, ceci ne doit plus arriver! La souffrance des enfants est sans doute la plus dure à accepter. Le grand Dostoïevski posait la question :
« Pourquoi les enfants souffrent ? » Souvent je me demande la même chose : pourquoi les enfants souffrent ? Et je ne trouve pas d’explication. Je regarde seulement le crucifix, et j’invoque l’amour miséricordieux du Père pour tant de souffrance.
Cette structure qui est inaugurée aujourd’hui est un signe concret de miséricorde, qui trouve son origine dans l’Année sainte que j’ai voulu ouvrir en avance, le 29 novembre 2015, justement à Bangui. La première porte d’une cathédrale à s’ouvrir a été celle de Bangui, pas celle de Saint-Pierre. Cela a été un geste que le Seigneur a inspiré. En ouvrant la Porte Sainte de la cathédrale, j’affirmais : « Bangui devient la capitale spirituelle de la prière pour la miséricorde du Père. Nous tous nous demandons paix, réconciliation, pardon, amour ». Cela me plait de penser que cette Porte Sainte est encore ouverte et que le fleuve de miséricorde donne une sève vitale à cet hôpital pédiatrique et à tous ceux qui y travaillent. Rappelez-vous toujours : « Il existe de nombreux signes concrets de bonté et de tendresse adressés aux plus petits et sans défense, aux plus seuls et abandonnés. Il existe vraiment des protagonistes de la charité qui ne font pas manquer la solidarité aux plus pauvres et malheureux » (Lett. ap. Misericordia et Misera, 17).
Je vous encourage donc à accomplir votre œuvre de soin des enfants, poussés par la charité, en pensant toujours au « bon samaritain » de l’Évangile : soyez attentifs aux besoins de vos petits patients, inclinez-vous avec tendresse sur leurs fragilités, et en aux vous pourrez voir le Seigneur. Celui qui sert les malades avec amour sert Jésus qui nous ouvre le Royaume des cieux. Cet hôpital nous rappelle à nous tous que ce que nous sommes en train de vivre « est le temps de la miséricorde, pour que ceux qui sont faibles et sans défense, éloignés et seuls, puissent accueillir la présence de frères et sœurs qui les tireront du besoin ».
Chers frères et sœurs, en exerçant votre profession médicale, vous êtes des artisans de miséricorde !
J’adresse un déférent salut au président Faustin-Archange Touadéra. Je salue également le nonce apostolique, Mgr Santiago de Wit Gùzman, et la présidente de l’hôpital Bambino Gesù, qui s’est tant dépensée pour cette œuvre. Et un salut au cardinal Krajewski, qui rend présente dans le monde la charité du Pape. Celui qui prend soin des petits est du côté de Dieu. N’oubliez pas : celui qui prend soin des petits est du côté de Dieu, et il vainc la culture de l’exclusion ! Puisse ce nouvel hôpital devenir un modèle et un point de référence pour tout le pays. Rappelez- vous : dans le malade, il y a le Christ, et dans l’amour de celui qui s’incline sur ses blessures, il y a la voir pour le rencontrer !
Je vous bénis ! Et, s’il vous plait, n’oubliez pas de prier pour moi ! Merci.
Centrafrique.com/centrafrique-limmense-defi-du-nouveau-premier-ministre-pour-repecher-un-quinquennat-manifestement-ebranle/selembi-doudou-dans-article-seulement/” rel=”attachment wp-att-26748 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
L’Indecrottable premier ministre de la première moitié du quinquennat de l’élu de la nation a fini par démissionner au profit d’un jeune cadre de la fonction publique, l’ex directeur du cabinet présidentiel pour donner un souffle nouveau à la politique gouvernementale. Les observateurs avertis des coulisses de la politique centrafricaine s’interroge s’il s’agit d’un revirement exponentiel de la politique du président de la république ou d’un prolongement du gouvernement Sarandji 3. Ce qui est sûr, en changeant de premier ministre sous la contrainte des engagements de Khartoum, le président de la république mise sur de multiples enjeux qui se métamorphosent en défis pour le nouveau locataire de la tour Petroca.
Le principal défi tant attendu réside dans l’acceptation par les différents acteurs de la formation du gouvernement inclusif imposé par l’article 21 de l’accord de Khartoum. En effet, l’article 21 très médiatisé de l’accord de Khartoum dispose :
« le président de la république, chef de l’état s’engage à mettre en place immédiatement après la signature du présent accord un gouvernement inclusif ».
L’esprit de cet article laisse la latitude au Président de la république de constituer un gouvernement de large ouverture sans exigence de taille, de quota ni d’appartenance politique. L’application de l’accord de paix de Khartoum, principale mission du nouveau premier ministre est le corollaire du volet justice et réparation, l’assainissement des finances publiques et la relance de l’économie, rassurer la communauté internationale en mettant en place un mécanisme équilibré de suivi de l’accord, la sécurité, le désarmement, la réconciliation et la cohésion nationale, la restauration de l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire national et enfin l’organisation équitable et transparente des prochaines échéances électorales.
Ce vaste chantier avec plusieurs architectes, ce programme du gouvernement avec des priorités à définir sera défendu par le nouveau premier ministre devant les parlementaires pour obtenir la motion de confiance synonyme d’autorisation.
A ce sujet, il est important de rappeler que par projection orthogonale, on reconnaît la qualité d’un bon gouvernement par les compétences de ses membres. Ainsi le prochain gouvernement ne ressemblera pas à un club d’amis, d’appartenance politique, ethnique ou régionale ni de « promotion canapé ».
Il sera également banni le recyclage des ministres éjectés du gouvernement qui vont très certainement constituer un gouvernement bis en se muant conseillers à la présidence de la république.
Convaincu de la délicatesse et de la complexité des défis à relever, le citoyen lambda s’interroge :
Peut-on croire à ce nouveau premier ministre qui est l’incarnation d’un fin modérateur lors des négociations de paix de Khartoum ? La mission combien délicate du nouveau premier ministre relève t-elle d’une obligation de moyen ou d’une obligation de résultat ? L’accord de Khartoum est-il devenu le livre de chevet privilégié du nouveau gouvernement au détriment des promesses de campagne du président de la république ? L’accord de de de Khartoum a t-il déjà été autorisé par le parlement conformément à l’article 91 de la constitution pour connaître un début d’exécution ? Si tel est le cas, quelle est la place du dit accord dans la hiérarchie des normes juridiques centrafricaines ?
Si la constitution est reconnue supérieure aux traités et accords, le gouvernement inclusif comprenant les chefs de guerre ne sera t-elle pas en violation de l’alinéa 3 de l’article 28 de la constitution ?
Il est important de remarquer malheureusement que ce nouveau premier ministre ne bénéficiera pas comme son prédécesseur de périodes de grâce ni d’excuses car le peuple et le monde l’observe surtout pour la mise en application de l’accord de Khartoum qu’il a mené de bout en bout. Ce qui suppose une bonne maîtrise des enjeux et de l’esprit directeur. Par ailleurs, nous tenons à rappeler que la mission confiée au nouveau chef du gouvernement est un processus parsemé d’embûches qui engage tous les signataires. Le chef du gouvernement, acteur principal et coordonnateur des différentes actions n’est que le maestro qui tente par tous les moyens d’aplanir les divergences.
Pour finir, nous attirons l’attention des groupes armés sur le fait qu’il doivent cesser de brandir de chantages, menaces pour dénoncer l’accord. Ils se engagés à régler les contentieux par le dialogue et non par les armes…donnons une chance à la paix, à défaut le peuple souverain prendra ses responsabilités. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Bocaranga (CNC) – Un taxi-motard abattu froidement après le braquage de sa moto par un groupe des malfaiteurs encore non identifié, a-t-on appris de sources sécuritaires locales ce vendredi 1er mars 2019.
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Selon les parents de la victime contactée par CNC, l’acte criminel s’est produit à 20 kilomètres du centre Bocaranga au village Makouzi-Ouali alors que le jeune homme, au guidon de sa moto avec deux passagers peuls qui rentraient du campement, se fait arrêter en route par deux supposés rebelles du mouvement 3R.
Après avoir écarté les deux passagers peuls, les deux prétendus rebelles ont froidement abattu le jeune taxi-motard avant de s’éclipser avec sa moto ce jeudi 29 février 2019.
Sous le choc, les jeunes de Bocaranga ont transporté le corps de la victime jusqu’au quartier général des 3R à Bocaranga pour afficher leur mécontentement.
La sous-préfecture de Bocaranga est située à environ 532 kilomètres de Bangui dans la préfecture de Ouham-Pendé.
Au début de cette année, une centaine des soldats FACA sont déployés dans la ville pour tenter de rassurer la population locale menacée par les rebelles du 3R qui sont nombreux dans le secteur.
Bangui (CNC) – Sommée de quitter le territoire belge depuis deux semaines, l’épouse du Premier ministre Firmin Ngrebada s’apprête à descendre à Bangui dans les prochains jours.
Selon des sources consulaires centrafricaines, la famille officielle du Premier ministre Firmin Ngrebada, qui détient un titre de séjour provisoire de six mois, est depuis deux semaines sous la menace d’une déportation.
Pour tenter de sauver la famille, Firmin Ngrebada a fait nommer son épouse comme 2e Conseillère à l’Ambassade de la République centrafricaine près du Royaume de Belgique, mais sa situation ne semble guerre améliorer.
Le titre de séjour qu’il escomptait leur a été refusé. Ceci est la conséquence d’un pavillon luxueux payé par Wagner qui avait fait cadeau de trois pavillons à Touadera, Sarandji et Ngrebada comme une partie des rétrocommissions de Sotchi. Ceci arrive alors qu’ils devaient bientôt aller à Bruxelles pour un forum organisé par le tout puissant et inamovible consul général Mozer, projet qui désormais se complique.
Paoua/paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2017-par-afp/” rel=”attachment wp-att-26737 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Paoua. Wikipédia.
Bangui (CNC) – En visite en République centrafricaine ce jeudi 28 février 2019, le vice-Président de la banque mondiale pour l’Afrique monsieur Hafez Ghanem éffectuéra au côté du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA une visite de travail dans la sous-préfecture de Paoua d’ici vendredi.
Selon des sources gouvernementales, monsieur Hafez Ghanem , vice-Président de la banque mondiale pour l’Afrique procédera avec le Président Faustin Archange TOUADERA au lancement des projets dans le secteur de l’éducation, de la santé et de la protection sociale notamment des travaux à haute intensité de mains d’œuvres.
Après l’échec du versement des fonds promis par les bailleurs des fonds lors de la table ronde de Bruxelles en Belgique en novembre 2017, La Banque mondiale décide d’accompagné le gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de son Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) pour la période de 2017 à 2021, à travers des projets de stabilisation et de développement et un programme de réformes économiques.
Bangui (CNC) – Deux policiers, l’un conducteur et l’autre commandant de bord d’un véhicule de patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) ont été mis aux arrêts à l’OCRB ce mercredi 27 février 2019 après avoir été impliqué dans un accident de route avec un pick-up de la police.
Selon la Constitution de la République centrafricaine, le rôle de la police et des policiers est de veiller à l’application stricte de la loi. Mais dans quelques cas, certains policiers oublient presque leur rôle pour se comporter comme des délinquants.
Le mercredi 27 février aux environs de deux heures du matin, un pick-up de la compagnie nationale de sécurité (CNS), conduit par un sous-brigadier de la police, s’est renversé dans un canal d’évacuation des eaux devant la maison des anciens combattants sur l’avenue de l’indépendance au centre-ville de Bangui.
Cependant, les premiers éléments de l’enquête diligentée par le directeur général de la police, montre que le conducteur, ainsi que son chef de bord, qui sont tous des sous-brigadiers de la police, étaient dans un état d’ivresse totale.
Le sous-brigadier conducteur dormait même au volant quand il roulait alors que la loi interdit formellement l’alcool au volant pour ne pas mettre la vie de la population en danger.
Cet énième accident du véhicule de la CNS montre qu’aucune reforme n’a été faite dans cette compagnie alors que nous n’avons cessé d’alerter les autorités du pays il y’a quelques mois sur le manque de coordination et d’efficacité à la tête de la CNS.
Voilà maintenant, un véhicule, BJ80, qui coûte environ 70 millions de francs CFA, vient de se retrouver dans un état inutilisable alors que la République centrafricaine, en proie à des problèmes de sécurité, a besoin des moyens roulants pour ses forces de sécurité intérieure.
Selon notre enquête menée à la CNS l’année dernière, aucun officier de police n’est en poste le soir pour coordonner les activités. Tout le monde préfère rentrer à la maison et laisser les agents à leur propre sort.
Ce mercredi, nous avons tenté en vain de joindre le directeur de la CNS pour des informations complémentaires.
Centrafrique.com/centrafrique-demission-de-sarandji-un-depart-qui-coute-pres-dun-milliard-a-letat/sarandji-et-touaddera-3/” rel=”attachment wp-att-26731 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien premier ministre Sarandji et le Président Touadera. CopyrightDR
Bangui (CNC) – Si la démission de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et de son gouvernement le jeudi 21 février dernier a été à la fois pour beaucoup des Centrafricains un soulagement et un acte patriotique, d’aucuns ignorent par contre que cette démission, loin d’être un acte volontaire, coûte réellement près d’un milliard au trésor public centrafricain. Le détail.
Virements suspects des fonds
Même si la somme exacte déboursée par le trésor public pour monnayer le départ de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji n’a pas été officiellement dévoilée, des sources proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA parlent de plusieurs centaines de millions de francs CFA.
Outre cette prime de départ, l’ancien Premier ministre, qui a assuré étrangement l’intérim de son ministre des finances Henri Marie-Dondra qui était absentes du pays entre le 5 et 24 février 2019,ordonne à lui seul des virements des fonds suspects d’environ 500 millions de francs CFA que personnes, même les experts du ministère des Finances, n’arrivent à retracer.
Sarandji à la tête d’un parti présidentiel surfinancé
L’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui est aussi le Secrétaire exécutif du nouveau parti présidentiel Mouvement Cœurs unis (MCU) depuis le mois de novembre 2018, a finalement accepté, après âpre négociation avec le Président Touadera, de se concentrer désormais aux activités de son parti en vue des élections de 2020.
Sauf qu’avant d’accepter cette proposition, le mouvement cœurs unis a reçu d’important financement de l’État. Des moyens roulants ont été aussi remis au MCU pour ses activités.
Ce qui l’a permit d’ailleurs de procéder au lancement d’adhésion de son mouvement le 18 février dernier à Bangui.
Et la justice ?
Dans un pays normal, la justice devrait être saisie concernant la disparition de 500 millions FCFA du trésor public, mais aussi du financement illicite par le trésor public d’un parti politique et le versement illégal d’une prime de départ de la primature de l’ancien Premier ministre.
Rappelons que l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui coordonnait les activités du MCU, avait été élu Secrétaire exécutif du mouvement lors de son assemblée générale consécutive du mois de novembre 2018. Un poste qu’il décide désormais d’occuper pleinement après son départ de la primature le 21 février dernier.
Félix Tshisekedi annonce la libération prochaine des prisonniers dits politiques dans tout le pays.
« Dans les jours qui viennent, je peux vous le dire, tous les prisonniers politiques seront libérés selon évidemment leurs cas. Il y en a qui vont bénéficier de la grâce présidentielle immédiatement et d‘autres avec leurs procédures peuvent obtenir la libération », a-t-il déclaré au micro d’ACTUALITE.CD en marge de son séjour à Windhoek (Namibie) où il séjourne depuis ce mardi 26 février.
Toujours ce mardi, la plateforme Ensemble pour le changement de l’opposant Moïse Katumbi a demandé à voir des signaux forts de la part du nouveau président, Félix Tshisekedi, dont elle ne conteste plus la légitimité.
« (…) Ensemble pour le changement attend-il du président Tshisekedi des signaux forts notamment la libération des derniers prisonniers politiques dont Franck Diongo, Firmin Yangambi et Diomi Ndongala et favoriser le retour des exilés politiques et forcés à l‘exil dont Moïse Katumbi Chapwe, Jean- Pierre Bemba Gombo et Mbusa Nyamwisi », a dit Ensemble dans une déclaration rendue publique à Kinshasa par son vice-président, Pierre Lumbi Okongo.
Pour Félix Tshisekedi, cela est déjà acté : « Ce qui est certain ce que tous les prisonniers qui sont retenus pour des raisons politiques seront libérés dans les jours prochains ».
Centrafrique.com/rca-election-de-2020-touadera-fait-monter-la-caution-de-5-a-50-millions-de-cfa/assemblee_generale_parti_politique_touadera_corbeaunews-3/” rel=”attachment wp-att-26723 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Assemblée générale du parti présidentiel MCU en 2018. Credit photo Fred Krock/CNC.
Bangui (CNC) – Formé par l’ancien président centrafricain François Bozizé, le président Faustin Archange Touadera, au pouvoir depuis 2016, commence peu à peu à mettre en œuvre les caractères assimilés lors de son endoctrinement. Avant de recentrer son pouvoir exclusivement à ses proches parents, l’homme de Damara pense aux critères disqualifiâtes de certains de ses rivaux en 2020. Comment ? Augmenter les montants des cautions pour les élections.
Fixés par les Commissaires de l’Autorité nationale des Elections à 15 000 000 de F CFA et approuvés par la Commission Lois à l’Assemblée nationale, les différents montants des cautions pour les élections futures ont été revus à la hausse par le président Faustin Archange Touadera.
Pour la présidentielle, il a fixé à 50 000 000 de F CFA.
C’est lors d’un conseil des ministres que le président Touadera, animé par la volonté d’éliminer au maximum des candidats qui seront contraints de le soutenir, a fixé ce « montant si exorbitant » selon un homme politique de son parti le MCU.
Cette volonté machiavélisme s’est matérialisée par une note portée à l’attention des membres composant le Groupe Technique de Travail chargé de réviser le code électoral.
Cette note intitulée « EXPOSÉ DE MOTIFS projet de Loi portant Code électoral » signé en date du 22 janvier 2019 par Henri Wanzet Linguissara, ministre intérimaire de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement local, sur instruction ferme du chef de l’État Faustin ArchangeTouadera, balaie d’un revers de la main, tout le travail accompli par le Groupe technique de Travail composé des représentants de l’Assemblée nationale, de l’Autorité nationale des Élections, de la Cour Constitutionnelle, de la Cour de cassation, de la Société Civile, du Haut Conseil de Communication, des cadres du Ministère de l’Intérieur et du Cadre de Concertation.
Dans cet exposé de motifs, le président Touadera par la plume de son ministre de l’intérieur augmente le montant de la caution présidentielle à cinquante millions (50 000 000) de F CFA (Article 112).
Même barème, même barrière érigée aux partis politiques qui mijoteront de rafler des sièges à l’Assemblée nationale ou au Sénat. Un million (1 000 000) de F CFA de caution non remboursable pour les candidats aux élections législatives (Article 145) et aux élections sénatoriales (Article 167).
Comme si cela ne suffisait pas, le président Touadera demande aux ministres candidats de ne pas rester dans le gouvernement afin de voir comment il va tripatouiller. Une clause contenue dans le premier draft du projet et rejetée unanimement par le Groupe technique a été à nouveau insérée.
« D’une démission des membres du Gouvernement qui entendent se présenter aux élections présidentielles, législatives et sénatoriales, six (6) mois avant la fin du mandat du Président de la République (Article 111) ».
S’il « entend » (écouter) qu’un membre de son gouvernement veut se présenter contre lui ou contre son candidat aux élections législatives, il doit démissionner ou limoger.
Autodéclaré président des pauvres, le président Faustin Archange Touadera est réellement le président qui ne doit gouverner que des pauvres. Il forme désormais, mollo mollo, son club des riches pour appauvrir davantage son peuple, bien le manipuler pour bien s’enrichir.
Centrafrique.com/centrafrique-a-qui-profite-le-crime/bangui-paralysee-et-incendie-dun-vehicule-2/” rel=”attachment wp-att-26719 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Bangui après affrontement entre les Anti-Balaka et les Seleka en 2013.
La liberté de la presse est primordiale pour informer la population de ce qui se passe dans le pays au niveau politique, culturel, action des associations, aide reçues. Bref tout ce qui raconte la vie d’un pays.
pour que la presse soit de bonne qualité, il faut que le journaliste fasse un travail de qualité également en allant chercher l’information et ne pas se baser sur du « on dit ». Il se doit d’être objectif, cherchant à répondre à des interrogations. Lorsque le journaliste part dans ses élucubrations, son travail n’a plus de place dans les média. Il diffuse des fausses informations. Or les rumeurs ont la fâcheuse tendance à se diffuser au galop.
Présentement et depuis quelques mois des articles mensongers avec une conclusion commune sont édités : le coup d’état.
Ces articles réguliers mettent toujours en avant que la France prépare un coup d’état.
Un jour ce sont 1200 mercenaires français qui sont à Bangui se cachant pour préparer un coup d’état.
Quelques jours plus tard la France est accusée d’utiliser sa marionnette, le Tchad, pour faire venir des mercenaires par le nord en passant la frontière et elle aurait passé un accord avec les Séléka pour déstabiliser la République centrafricaine. Ou bien encore des membres des renseignements français sont présents pour tenter d’assassiner le président Touadéra. Ce ne sont que quelques exemples lus ces temps derniers.
Ces articles au titre tonitruant ne font que créer de la peur et de l’inquiétude chez les lecteurs qui ne savent plus ce qui est vrai, ce qui est faux. Ils fleurissent tel le flamboyant. En tout cas depuis des mois, il ne s’est rien passé, bien au contraire et aucune preuve, aucun n’argument ne peut expliquer ces articles. La paix et la sécurité sont sur la bonne voie et se réinstallent petit à petit. Les accords de Khartoum ont été signés il y a quelques jours et leurs applications se mettent en place. Pour preuve, le nouveau gouvernement va être désigné apportant un renouveau. Nous devons croire et être confiant en l’avenir car l’espoir c’est la vie. Alors pourquoi écrire des articles mensongers ? Quel est l’objectif de répéter tel un perroquet que des complots de déstabilisation sont en cours ? Comme dit l’adage « à qui profite le crime ? » Car oui, il est certain que certaines personnes sont gagnantes en maintenant l’inquiétude. Il est temps de faire sauter les écailles de ses yeux pour voir clair.
Centrafrique.com/centrafrique-levolution-spectaculaire-des-forces-armees-centrafricaines/ceremonie-de-fin-de-formation-des-gestionnaires-logistiques-des-forces-armees-centrafricaines/” rel=”attachment wp-att-26713 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Cérémonie au sein du ministère de la défense centrafricain le 15 mai 2018 à l’occasion de la fin de formation logistique menée par le pilier éducation de l’EUTM-RCA. En présence de l’inspecteur général des forces armées, le général de division DOLLE-WAYA et le commandant de l’EUTM-RCA, le général Herminio Maio. La formation a eu lieu du 17 avril au 9 mai 2018 au profit des officiers et sous-officiers gestionnaires logistiques des forces armées centrafricaines.Fin de formation des FACA par EUTM-RCA à Bangui.
Bangui (CNC) – Les forces armées centrafricaines ne cessent de travailler pour s’améliorer et devenir une armée républicaine qui pourra se redéployer dans tout le pays pour en finir enfin avec l’insécurité et la multitude de groupes armés.
le 16 février au matin, la mutation des FACA s’est vu représentée par la remise des galons aux derniers promus, et pas n’importe lesquels.
Le président de la république et chef suprême des armées, Faustin Archange Touadéra a remis à cinq (5) officiers supérieurs le grade de général de brigade. La cérémonie a eu lieu au Palais de la Renaissance.
Ces cinq (5) nouveaux généraux sont : le Général de brigade Zéphirin Mamadou, chef d’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines, le Général de brigade Victor Yacoub chef d’Etat-major adjoint des Forces Armées Centrafricaines, le Général de brigade Grégoire Boguin chargé de mission au ministère des travaux, le Général de brigade Thierry Lengbet attaché de défense auprès de l’ambassade de RCA en République démocratique du Congo et le Général de brigade Gatien Richard De-Noindi Secrétaire Général de condition de vie militaire.
Cette avancée en grade montre la puissance avec laquelle se renforce chaque jour l’armée du pays mais ce n’est qu’une petite partie. La majorité des militaires profitent des diverses formations dispensées par l’EUTM.Le 19 février, l’EUTM a organisé une cérémonie avec le Général Maio, commandant de l’EUTM, le Général Dolle-Waya, l’Inspecteur général des armées et chef d’état-major des armées le Général Mamado en l’honneur du lancement officiel du 1er diplôme d’application d’infanterie. Cette formation à destination des officier a pour objectif de former les chefs de sections. Une section regroupe environ 30 personnes que le chef doit être capable de mener lors de combats. Ainsi les connaissances en tactiques sont nécessaires mais aussi des qualités de commandement. Il faut aussi ne pas oublier les ressources humaines (recrutement, avancement), la logistique, la topographie et les transmissions. Ce rôle de chef de section n’est pas facile à endosser car il faut considérer tous les aspects : physique, intellectuel et moral et parfois dans des conditions dangereuses.
Cette longue formation de six (6) mois ne pourra que renforcer les capacités des FACA. De nombreuses formations ont déjà eu lieu et d’autres encore auront lieu. Comme dit l’adage « petit à petit l’oiseau fait son nid » et s’est ainsi que se reconstruit notre armée.
Bangui (CNC) – Samedi 23 février à Bimbo s’est tenue une nouvelle action de l’ONG Urgences Panafricaine qui lutte contre le néocolonialisme ne rassemblant même pas 100 personnes. La figure de proue de cette ONG n’était pas présente à cette nouvelle manifestation. En effet, en décembre dernier, Kémi Séba avait déjà tenté de rassembler les foules au palais omnisport mais sans grand succès.Cette nouvelle action en dehors de la capitale et sans publicité montre bien que le mouvement panafricanisme ne prend pas et à juste titre.
Une des cause défendue par cette ONG est la fin du Franc CFA car reste de l’ancien temps. or comme l’a si bien dit le président ivoirien Alassane Ouattara « j’ai entendu beaucoup de déclaration sur le franc CFA (…) Je ne comprends pas ce faux débat ». il a également ajouté « le franc CFA est notre monnaie, c’est la monnaie de pays qui l’ont librement choisi, depuis l’indépendance dans les années 60 ». quel est le problème avec cette monnaie ? le fait qu’il y ait le terme de franc rappelant la France ? En Suisse, la monnaie est le franc Suisse et personne n’accuse la France de néocolonialisme dans ce pays. Et si on décide de changer, pour quelle monnaie cela serait ? une monnaie commune serait bien plus pratique pour le commercer avec les pays voisins.
Diantre ! Le Centrafrique est un pays indépendant depuis 60 ans à présent. Certes des pays extérieures aident le pays et heureusement dont la France est l’un des plus gros soutiens. L’histoire qui existe entre la France et la Centrafrique doit être connu de tous, elle fait partie de notre identité. Alors en se disant contre le néocolonialisme c’est comme si on refuse toute aide des pays extérieures. Sans la France, l’Union Européenne, les Etats-Unis le pays retomberait dans cette crise sanguinaire. Au lieu de décrier ce qu’on nous offre, au contraire, profitons de leurs aides pour nous bâtir et être prendre notre envole. La Centrafrique est un jeune pays qui ressemble à une chenille et bientôt elle sera un papillon.
Centrafrique.com/centrafrique-tension-entre-les-commandants-de-la-seleka-a-ippy/renfort-rebelles-seleka-bria-pour-ippy-24fevrier2019/” rel=”attachment wp-att-26705 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Départ du renfort des rebelles de la Seleka depuis Bria pour la ville de Ippy le dimanche 24 février 2019. Credit photo : Moïse Banafio/CNC.
Centrafrique : tension entre les Seleka à Ippy.
Bria (CNC) – Depuis jeudi 21 février dernier, la tension ne cesse de monter d’un cran entre les généraux de la nouvelle force coalisée de la Seleka à Ippy.
Selon les nouveaux dispositifs militaires de la force coalisée de l’UPC, du MPC et du FPRC, sur l’ensemble du territoirenationale, un seul commandant en chef sera nommé dans chaque ville de province au lieu d’en avoir plusieurs par faction.
Ainsi, pour la sous-préfecture d’Ippy, le commandant de région du FPRC, le général Damboucha Hissen a désigné un Colonel du groupe, soi disant un ex-Commandant de Zone de Haïgbado qui se trouve à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé
sauf que ce nouveau commandant, lors de la prise de ses fonctions à Ippy, n’a pas fait l’unanimité au sein des forces locales.
Les anciens commandants de zone, qui sont d’ailleurs affiliés à l’UPC et de l’ethnie peule ne veulent pas que celui-ci, considéré comme un Tchadien, puisse les diriger. D’ailleurs l’ordre lui a été donné de quitter sans délai la ville malgré son ordre de mission.
Depuis 3 jours, la tension ne cesse de monter entre eux à Ippy.
Finalement, l’État-major des forces coalisées qui se trouve à Bria a envoyé des renforts pour tenter de régler la situation depuis dimanche.
Centrafrique.com/centrafrique-monsieur-firmin-ngurebada-vient-detre-nomme-premier-ministre-par-le-president-faustin-archange-touadera/ngurebada-de-touadera-reunion-preparatoire-dialogue-khartoum-2/” rel=”attachment wp-att-26701 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le nouveau premier ministre Firmin Grebada
Ça y est ! Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA vient de nommer un nouveau Premier ministre en remplacement de Simplice Mathieu Sarandji qui a déposé sa démission ainsi que celle de son gouvernement le vendredi 22 février dernier.
Conformément à l’accord de paix de Khartoum qui prévoit la mise en place immédiate d’un gouvernement d’union nationale avec un nouveau Premier ministre de consensus, le chef de l’État, après avoir longtemps hésité, a finalement décidé de nommer un nouveau Premier ministre, en la personne de Firmin Ngrebada. Il est en charge désormais de former un nouveau gouvernement inclusif composé des représentants des groupes armés et des partis politiques de la majorité dans les prochains jours.
Rappelons que monsieur Firmin Ngurebada est jusqu’à lors son directeur de cabinet à la présidence de la République. C’est lui le manipulateur et créateur de la société fictive de communication SOCOM chargée de discréditer les occidentaux et les forces des Nations unies en République centrafricaine.
Sa nomination montre bien que le Président Faustin Archange TOUADERA maintient son cap avec sa ligne soviétique au détriment des Occidentaux.
Bangui (CNC) – Deux députés de la République, en état d’ivresse avancée, manquent d’en venir aux mains ce vendredi 22 février à un checpoint des forces de l’ordre sur l’avenue des martyrs, à quelques mètres de l’université de Bangui.
Si la Constitution de la République centrafricaine stipule que « nul n’est au-dessus de la loi », certains élus de la République, pourtant membre du parlement législatif qui vote ces mêmes lois, semble oublier ce principe juridique populaire.
Origine du conflit
Il est 16 heures ce vendredi 22 février quand une voiture, à bord deux individus, en provenance du côté de l’université de Bangui, roulait dangereusement vers le croisement des martyrs quand elle se fait arrêter à un barrage des forces de l’ordre au niveau du lycée ben Rachid.
Constatant la dangerosité de la conduite et le risque qu’elle puisse causer pour le public, une agente de la police, chargée de veiller au respect du code de circulation routière, voudrait s’assurer que le conducteur ait consciemment le contrôle physique de la direction de son véhicule, insiste pour qu’il arrête.
Sans se plier aux exigences de la loi, le conducteur faisait juste un signe de la main à la policière pour qu’elle regarde la vignette de « laissez-passer » collant au pare-brise de sa voiture.
Après quelques minutes d’échange avec l’agente, le conducteur descend de sa voiture avec l’insigne parlementaire collé sur sa chemise en pagne.
Constatant finalement que c’est un élu de la République, la policière lui indique de partir tout en lui prodiguant de conseil de vigilance.
Colère des députés et tapage public
Alors que dans la voiture se trouvait un autre député, notamment celui de la circonscription de Zangba au côté de son collègue de Mbaïki qui conduisait la voiture dont lequel nous taisons délibérément leurs noms pour des raisons de sécurité, le geste de la policière, qui insistait de vérifier les pièces afférentes de leur véhicule est considéré comme un acte qui ne doit pas se faire à un parlementaire, de surcoît un député de la nation, en tout cas selon leur disposition d’esprit.
Déjà dans un état d’ivresse avancée, le député de Mbaïki, avec son collègue de Zangba n’ont pas pu retenir leur colère durant une demi-heure devant une foule des badauds qui assistaient à la scène.
Dépassé par son orgueil, l’honorable de Mbaïki appelle directement le ministre de la sécurité publiqueHenri Wanzet Linguissara pour lui faire part du problème.
Immédiatement, celui-ci envoie son chef sécurité sur le lieu de l’incident pour tenter de calmer les deux députés.
Arrivé à bord du pick-up bleu de la gendarmerie, le chef sécurité du ministre demande à l’agente ce qui est réellement passé avant de demander au député de Mbaïki ce qu’il n’a pas apprécié dans le comportement de ces agents de police.
Ce dernier, très remonté contre les forces de l’ordre, prend à partie le chef sécurité qu’il accuse de cautionner ses agents. Il tente même de porter sa main sur lui, mais son collègue de Zangba l’a empêché d’en venir à la main avec les forces de l’ordre.
Constatant la présence de notre équipe sur place, un passant demande au député de quitter le coin, car la presse est déjà arrivée et c’est très mauvais pour son image. Ce qu’il n’a d’ailleurs pas fait. Une réponse sèche de sa part : « je n’ai rien à foutre avec la presse ».
Comme si cela ne suffisait pas, notre député de Mbaïki, qui se tient difficilement debout à cause de son état alcoolique, commence à rendre très complexe la situation en mélangeant les forces de sécurités intérieures (FSI) aux soldats FACA qu’il qualifie des fauteurs de trouble.
Selon lui, c’est à cause d’eux que les gens meurent partout dans le pays. Il faisait allusion aux événements de Boda dernièrement dans lesquels deux passagers d’une moto ont été abattus par un gendarme.
En incluant les soldats FACA dans l’affaire, notre député de Mbaïki oublie que parmi les nombreux badauds qui le suivent depuis près d’une heure, se trouvent aussi quelques éléments FACA en civil.
Choqué par les propos du député, l’un des soldats présents lui répond sèchement que ce qu’il a dit montre clairement qu’il n’a aucune idée sur ce qui se passe sur le terrain avec les FACA. Et ce n’est pas le remerciement qu’ils doivent attendre d’un député de la République comme lui.
Malheureusement ses échanges avec le FACA n’ont pas permis de calmer les choses jusqu’au point que ce dernier lui porte la main dessus.
Finalement, le député capricieux de Mbaïki, complètement hué par la foule, quitte le lieu de l’incident à bord de sa voiture vers 17 heures.
Cet incident, qui aurait pu être évité si notre député–conducteur respecte les conduites de l’agente de la police avant de se présenter très poliment et poursuivre son chemin.
Malheureusement ce qu’on a vu ce vendredi, ne peut que se passer qu’à Bangui où le phénomène de « Tu me connais ? » est très répondu.
Depuis samedi 23 février, nous avons tenté en vain de joindre les deux députés pour éssayer de recueillir leur témoignage sur cette affaire.
Du côté de la sécurité publique, aucun commentaire n’a été fait sur l’incident du vendredi.
Centrafrique.com/alerte-info-centrafrique-deces-du-journaliste-contributeur-special-du-cnc-joseph-akouissonne-de-kitiki/joseph-akouissonne-500×466-2/” rel=”attachment wp-att-26680 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Joseph Akouissonne de Kitiki
JOSEPH AKOUISSONNE Cinéaste centrafricain
Si l’on cherche dans la liste des cinéastes africains des noms centrafricains, on en trouve un premier : celui de Joseph AKOUISSONNE. Cependant, il n’est que peu ou pas connu de ses compatriotes, alors que la communauté cinématographique interafricaine lui reconnaît sa valeur et sa place.
L’auteur
Joseph AKOUISSONNE est né en 1943 à Bangassou. Il accomplit normalement sa scolarité primaire et secondaire au lycée Technique de Bangui. En 1965, il part en France pour préparer son BTS de mécanique et une formation d’ingénieur.
Il n’ira pas jusqu’au bout de cette vie, car il se passionne pour l’ethnologie dans son approche cinématographique. Il suit donc des cours du laboratoire audio-visuel de l’Ecole pratique des Hautes Etudes de Paris X et s’inscrit ensuite pour une thèse de troisième cycle sous la direction de Jean Rouch, Directeur de Recherches au CNRS qui a su donner, en France, toute sa valeur au film ethnographique. Dans ce but, Joseph AKOUISSONNE réalise un film, inachevé, sur un artisan potier de Sauveteur de Rouergue.
Il y a certainement beaucoup à apprendre d’un regard d’ethnologue africain sur le monde européen ; le fait se développe de plus en plus aujourd’hui et rendra possible ultérieurement une amélioration de cette discipline.
N’ayant plus de bourse, Joseph AKOUISSONNE est alors obligé de subvenir par lui-même à ses propres moyens. Il monte à la résidence universitaire de Nanterre un atelier de photo et de cinéma, puis il travaille en tant que technicien pour la télévision. Il réalise également des films sur les problèmes médicaux comme caméraman et acquiert une formation vidéo.
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L’oeuvre
Les films de Joseph AKOUISSONNE traduisent véritablement le souci de porter à l’écran des sujets liés à sa condition d’Africain et prouvent combien sa vie n’a pas entraîné un effacement de son identité culturelle au profit de l’Europe mais a provoqué, au contraire, une sensibilité accrue à sa culture d’origine.
1er film en 1974 : « Josépha », un court métrage couleur en 16 mm, d’une durée de 13 minutes. Joseph AKOUISSONE avait écrit une série de scénarii sur le thème : Femmes noires en milieu européen. « Josépha », qui a pu être réalisé avec une aide du Ministère de la Coopération, en constitue le premier volet. Josépha est une antillaise qui travaille à Paris comme esthéticienne. C’est l’occasion pour AKOUISSONNE de poser un certain nombre de problèmes d’identité culturelle aussi bien dans la vie quotidienne qu’à travers le métier de cette femme : est-ce par une esthéticienne à l’européenne, (un « masque blanc » comme dirait Franc Fanon), que la femme noire peut se définir dans l’environnement blanc ?
2ème film en 1977 : « Festival des arts et des cultures de Royan », un court métrage couleur en 16 mm d’une demi-heure. La ville de Royan organisait autrefois un Festival annuel et ce fut plusieurs fois l’occasion des rencontres interculturelles. En 1977, plusieurs pays africains y participèrent et J. AKOUISSONNE réalisa à la demande du Ministère de la Coopération un documentaire sur les troupes des danseurs et de musiciens de la Haute-Volta (actuel Burkina-Faso), du Mali et de la Mauritanie, présents au festival cette année-là.
3ème film en 1977 : « Les deux noirs du stade » : Quatre courts métrages couleur en 16mm de 13 minutes chacun. Cette série a été réalisée pour le compte de la Télévision Française. Le sport est un domaine où beaucoup d’athlètes noirs s’imposent de manière incontestable et au plus haut niveau. Il convenait donc de réaliser une série de tableaux sur ces sportifs pour montrer au grand public qui ils sont. J. AKOUISSONNE s’est attaché à présenter trois footballeurs et un basketteur, jouant tous dans des équipes de première division.
Mais ce n’est pas un hasard si le film le plus important de J. AKOUISSONNE est aussi celui qui a été largement primé et consacré au Centrafrique. En 1982, il réalise « Zo Kwè Zo», moyen métrage couleur en 18 mm, d’une durée de 50 minutes. Au huitième festival du Fespaco tenu à Ouagadougou du 5 mai au 13 février 1983, ce film a reçu 3 prix :
le prix de la commission international TV Cinéma, attribué par l’UNESCO ;
le prix de la meilleure image (ce qui prouve la qualité technique du film) ;
le prix de la commune de Ouagadougou (ce qui montre que non seulement un public de spécialistes mais aussi un grand public africain ont pu apprécier ce film).
De plus, en mai 1983, à Cannes, « ZO KWE ZO » a obtenu le prix Jean-René Debbrix.
« ZO KWE ZO », qui est la devise centrafricaine créée par B.BOGANDA lui-même, est un film consacré à l’histoire de la RCA. En utilisant des documents d’archives (photos, films …) et avec la participation de l’historien congolais Elikia MBOKOLO, le film retrace les grandes étapes de l’histoire de Centrafrique, depuis la création du poste de BANGUI par Dolisie en 1889 jusqu’à la fin de la colonisation, et de l’indépendance jusqu’à la fin de l’Empire.
Comme le dit lui-même J. AKOUISSONNE : « le moment est venu pour les Africains de se prendre en charge et d’écrire leur histoire pour conforter les idées»
Ailleurs ce qu’il réalise au cinéma par image, Yarisse ZOCTIZOUM l’a fait par écrit dans son livre « Histoire de Centrafrique» 1879-1979 en 2 tomes, édité à Paris aux éditions de l’Harmattan en 1983.
On assiste donc dans les années présentes à cette reprise en main par les Centrafricains de leur passé propre ou exactement de la présentation et de la signification de ce passé. Et le travail de J. AKOUISSONNE en ce sens a été si bien apprécié qu’un commentateur a écrit au sujet de ce film : « c’est un remarquable cours de vulgarisation politique et un des rares films africains d’archives qui soit une relecture lucide et engagéede l’histoire et non pas un film de propagande ».
Au demeurant, le projet global de Joseph AKOUISSONNE ne se limite pas à ce seul film car il ne constitue, selon lui, que la première étape d’un ensemble de films qui s’intitule : « l’Afrique n’a-t-elle que vingt ans ? » Il avait d’ailleurs déjà eu des propositions de la part des Sénégalais pour réaliser un film sur l’histoire de leur pays et de la part des Ivoiriens pour l’histoire de la RCI.
On devine, dans ces conditions, que l’auteur soit déconcentré par l’absence d’écho et de réaction de son pays, alors que des instances africaines et européennes y ont, au contraire, largement et favorablement répondu.
Parmi les objectifs de J. AKOUISSONNE figure le montage de plusieurs scénarii dont un qui s’inspire de la pièce « Deux poids, deux mesures » composée par l’Union Nationale des Etudiants Centrafricains (UNEC) en France, pièce qui a d’ailleurs été jouée à Bangui. Cette pièce, et le scénario qui en est tiré, concernent la vie sous le régime de Bokassa.
Un autre scénario, intitulé « L’aube des Possédés », se propose de traiter de la période des indépendances à partir du référendum de 1958.
Qui oserait, après ce bref aperçu, soutenir que Joseph AKOUISSONNE n’est pas un authentique Centrafricain ? Qui oserait affirmer qu’il est devenu anonyme au pays des blancs ou qu’il serait dépersonnalisé ? Toute son œuvre cinématographique est centrée sur la reconnaissance de son origine et sur le souci majeur de parler de son pays.
Loin de nous toutefois de faire croire qu’en Centrafrique aucun cinéaste n’existerait ou n’aurait aucune compétence. La plupart des techniciens de la RadioTélévision Centrafricaine (R.T.C.A.) sont bloqués par les problèmes financiers. On peut citer cependant Didier WENANGARE qui travaille à la RTCA à Bangui et qui s’est efforcé de poser le problème du cinéma centrafricain notamment dans une conférence publiée dans les Cahiers du Centre Protestant de la Jeunesse (C.P.J.). Actuellement Didier WENANGARE est en train de tourner « Le silence de la forêt », tiré du roman de l’écrivain centrafricain Etienne GOYEMIDE, du même titre, paru à Paris, aux Editions Hatier en 1984.
D’autre part, il y aurait à réunir tous les éléments d’information qui concernent le cinéma et le Centrafrique :
rappeler qu’un grand film comme « Les racines du ciel » a été tourné en RCA à la veille de l’indépendance.
mentionner que le film « L’état sauvage », bien que tourné en Guyane, est tiré du livre de Georges CONCHON écrit sur la RCA en 1964 et ayant obtenu le prix Goncourt – livre qui avait été interdit à l’époque en Centrafrique, non sans raison d’ailleurs.
inventorier les films ethnographiques réalisés sur le pays et parmi lesquels on citera : Anne Retel-Laurentin : La justice indigène ;
Pierre Vidal : L’initiation chez les Gbaya,
Hans Steinfurt qui a réalisé pour la Télévision Allemande et les films scientifiques de
son pays plus de vingt (20) films …
Tous les films réalisés sur le pays ou par des Centrafricains devraient être recensés et, si possible, conservés dans une cinémathèque. On s’apercevrait alors qu’il y en a beaucoup plus qu’on ne le croit. Mais on saisit bien qu’à côté de toutes ces productions étrangères, les réalisations des cinéastes centrafricains apportent une sensibilité et une vision d’une autre dimension.
AKOUISSONNE est, de ce point de vue, le pionnier du cinéma centrafricain et il doit être salué pour son courage et pour sa compétence. Puisqu’il n’est plus à démontrer, il mérite d’être largement reconnu par ses compatriotes et d’être incité à poursuivre ses créations cinématographiques.
Centrafrique.com/rca-deces-de-joseph-akouissonne-de-kitiki-les-hommages-se-multiplient/joseph-akouissone-hommage-bon/” rel=”attachment wp-att-26691 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Journaliste Joseph Akouissonne
Bangui (CNC) – Depuis l’annonce du décès de l’ancien contributeur spécial du CNC Joseph Akouissonne de Kitiki le vendredi 22 février dernier, nombreux sont ceux à vouloir lui rendre hommage.
Même si à Bangui on ne note aucune annonce officielle des autorités du pays, y compris les hommes politiques de tout bord pour saluer la mémoire de l’illustre Journaliste Joseph Akouissonne, sur les réseaux sociaux, tout comme par des messages privés reçus par la rédaction du CNC, nombreux sont ceux qui réagissent pour saluer la figure appréciée du milieu.
« Ta plume va nous manquer et manquera, ton patriotisme aigu est une école pour toutes les générations confondues. Tu étais un modèle pour moi », a commenté Presley Preston Demaelfa dans le groupe Facebook Centrafrique après indépendance.
Comme Presley, d’autres internautes ont été aussi nombreux à faire des commentaires dans lesquels nous avons sélectionné quelques-uns à l’image de Pasco Maïdou : « Plume incisive, analyste politique d’une rare compétence en RCA. Paix à son âme… ».
Parmi une centaine des messages reçus par la rédaction, certains de ses collègues journalistes du CNC n’ont pas aussi manqué de lui rendre hommage:
« Grande tristesse en apprenant la mort de Joseph Akouissone de Kitiki, un journaliste de taille. Un manque considérable pour le peuple centrafricain qu’il a toujours défendu dans ses écrits », a réagi Moïse Banafio, Journaliste et correspondant du CNC à Bria.
France télévision a aussi rendu hommage à Joseph Akouissonne :
« Nous avons appris hier dimanche 17 février 2019 le décès de notre ami, confrère et collègue Joseph Akouissonne à l’âge de 76 ans.
Joseph Akouissonne né en République centrafricaine le 1er janvier 1943 était journaliste caméraman. Il a débuté à France 3 Limousin (FR3) dans les années 80, et a pris sa retraite en 2007.
Une retraite active puisqu’il écrivait régulièrement pour Médiapart où il tenait un blog.
Véritable amoureux du Limousin Joseph n’en oubliait pas pour autant ses racines, il écrivait régulièrement des articles pour différents médias centrafricains, dénonçant violences et injustices.
Joseph était un collègue plein de sagesse, d’humour et d’humanité. Bon vivant, généreux et philosophe. Nos pensées vont à ses deux enfants, sa famille, ses proches
Il est temps de tourner la page de la guerre pour penser nos plaies ensemble en vue de nous occuper de la reconstruction de la République Centrafricaine. Nous avons une occasion en or résultant des pourparlers de Khartoum, auxquels ont participé toutes les sensibilités des groupes armés, avec bien évidemment, l’appui de nos partenaires tels que la Russie et les organisations internationales comme l’Union africaine, les Nations Unies, entre autres. Ne perdons pas cette occasion et ne décevons pas ceux qui nous ont appuyés et soutenus.
Nous sommes à environ deux (2) ans des élections Présidentielles et les 80% du notre territoire échappent au contrôle du pouvoir central de Bangui. De plus chaque jour qui passe constitue une perte colossale pour le pays en termes des revenus. Les régions minières n’étant pas sous contrôle gouvernemental, ce qui profite a tout le monde qui gravite aux alentours de ces régions au détriment de l’intérêt national.
Chers frères, comme chacun le sait, le malheur des uns, font le bonheur des autres. Il est temps qu’on mette fin à notre malheur. Pour ce faire nous devons mettre fin aux notions de division, axées sur les confessions religieuses ou sur les origines qui sont dans certains cas sans fondement. La première grande Puissance du monde, en l’occurrence les «États-Unis d’Amérique » s’est bâtie et continue à prospérer grâce la contribution des individus de toutes les origines et de toutes les confessions, émanant de partout. Il en est de même pour les autres grandes puissances de ce monde, à savoir, le Canada, la France, la Grande-Bretagne, etc..L’ancien premier ministre français, Manuel Valls, est originaire de l’Espagne. Il a été choisi pour servir la France. Il s’est acquitté de sa tâche, avec loyauté.
De ce qui précède, il serait incompréhension d’exclure aujourd’hui de la course au poste du Premier Ministre, un citoyen centrafricain, parce qu’il est supposément de telle ou telle autre nationalité d’origine/ou acquise, parce qu’il est de telle ou telle religion. Sans pourtant demander des preuves, posons-nous la question de savoir, combien sont ceux de nos frères centrafricains en politique qui ont la double ou la triple nationalité, même si ces prétentions qu’on véhicule à volonté et à dessein sont vraies? Il est temps de bannir ces notions rétrogrades.
Puisque la paix n’a pas de prix, ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est un premier ministre rassembleur au tempérament apaisé et pacifique, ayant cœur la paix, la justice, le sens patriotique et l’amour de tous ses compatriotes. Cette personne doit être une personne qui a le sens de collaboration avec les compatriotes de toutes les couches sociales, la connaissance parfaite du pays, et du monde qui nous entoure, tant au niveau continental qu’international.
Pour ce faire, les journalistes dont le rôle pèse lourd dans la balance ainsi que le cercle restreint de Son Excellence, le Président Faustin-Archange Touadéra, doivent militer dans le sens de l’ouverture qui a caractérisé les groupes rebelles pour éviter un retour en arrière de la roue de la paix qui est en marche. Au lieu de l’intoxiquer ou le perturber, de grâce prière de laisser Son Excellence, le Président Faustin-Archange Touadéra, faire ses opérations matricielles, et en tant que Président Mathématicien hors pair, il choisira la meilleure de personnes en compétition dont il a la liste.
Je ne profite de cette occasion pour transmettre mes condoléances la famille du frère Joseph Akouissonne de Kitiki, journaliste contributeur du journal « Corbeau News Centrafricain -CNC» dont j’ai appris le décès grâce à la plume ou au clavier de frère, Monsieur Alain NZilo Directeur de Rédaction de CNC.
Pour finir, je voudrais souhaiter au Président de la République, un Excellent choix de celui va nous gouverner sous votre clairvoyance, et ce, sans influence quelconque. Pour rappel et ne l’oublions pas (que) c’est après être enfermé et seul dans sa chambre que l’ancien Président du Sénégal Abdou Diouf a pris la meilleure des décisions de rendre le pouvoir au peuple, et c’est ce qui fait aujourd’hui de son pays, le Sénégal, un modèle de démocratie en Afrique.
Centrafrique.com/alerte-info-centrafrique-deces-du-journaliste-contributeur-special-du-cnc-joseph-akouissonne-de-kitiki/joseph-akouissonne-img_15janv2018065853-1/” rel=”attachment wp-att-26681 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Journaliste Joseph Akouissonne de Kitiki. Image d’archive.
Bangui (CNC) – C’est avec une profonde émotion et tristesse que la rédaction du journal en ligne Corbeaunnews Centrafrique (CNC) a appris la triste nouvelle de la mort du Journaliste et contributeur spécial du CNC Joseph Akouissonne de Kitiki à la suite d’une courte maladie.
Joseph Akouissonne était un journaliste rigoureux et exigeant qui incarnait depuis des nombreuses années avec CNC la liberté d’information. C’est un journaliste de taille qui honneur sa profession. Par son immense compétence et par son oeuvre, il restera notre contributeur spécial par excellence.
Une pensée et soutien à sa famille et ses proches, particulièrement pour sa campagne Hélène qui vient de nous annoncer la bouleversante nouvelle.
De tout cœur, au nom de toute l’équipe du CNC et à mon nom, je vous présente toutes mes condoléances pour le deuil qui vous frappe.
FPRC-se-rejouit-de-la-demission-du-pm-sarandji/le-general-nourredine-adam-10/” rel=”attachment wp-att-26675 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/Le-Général-Nourredine-ADAM-1-1-450×348.jpg” alt=”” width=”450″ height=”348″ />Le général du FPRC Noureddine Adam. CopyrightDR
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le FPRC vient par le présent communiqué saluer la démission du Premier Ministre Michel SARANDJI qu’il qualifie d’un acte courageux, constructif, exemplaire et patriotique.
Le FPRC rappelle à tous les centrafricains que la diplomatie a triomphé et commence à produire ses fruits délicieux que le peuple centrafricain mérite.
Le FPRC demande au Chef de l’Etat, le numéro 1 de la diplomatie centrafricaine de continuer à user de cette arme efficace, sûre et juste pour atteindre l’extraordinaire et trouver un guérisseur des bras cassés des centrafricains et sortir le pays de l’abîme qu’on a tant cherché le remède et heureusement acquit à Khartoum.
Le FPRC demande au peuple centrafricain de faire tout impossible de créer des conditions favorables à l’application de l’accord de Khartoum.
Le FPRC lance un appel à la Communauté Internationale en général et à tous les Acteurs de paix en particulier, à mobiliser tous les ingrédients indispensables à la reconstruction de la République Centrafricaine. Certes, le chemin est long, difficile et complexe mais avec la volonté, le respect d’engagement, la détermination et la contribution de tous l’espoir commence à se naître.
Le FPRC appelle le futur gouvernement à se conformer au respect et à l’application de l’accord de Khartoum, de la bonne gouvernance, de la culture de la paix, du développement, de l’unité et de la réconciliation nationale pour la renaissance de la Centrafrique digne et prospère.
Né le 2 août 1941 à Ouesso au Congo, Alphonse Koyamba est ingénieur des travaux statistiques.
Il commence sa carrière comme Directeur des statistiques et la conjoncture au Haut-Commissariat au plan.
2 Juin 1971 : il est nommé Directeur des statistiques générales et des études économiques au Ministère des Finances.
13 Mai 1972 : Alphonse Koyamba est nommé Secrétaire d’Etat aux finances, à l’industrie et au commerce
27 Octobre 1972 : Ministre des Finances
23 Novembre 1972 : Koyamba signe à Brazzaville au nom de la République Centrafricaine une convention de coopération monétaire entre les Etats membres de la BEAC et la République Française. Le fondement de la coopération monétaire est précisé à l’article 2 de cette convention de Brazzaville : il s’agit de « la garantie illimitée donnée par la France à la monnaie » émise par la BEAC et « le dépôt auprès du Trésor français, de tout ou partie des réserves de change des Etats membres » destiné à assurer la convertibilité externe du FCFA.
15 Juin 1974 : Ministre d’Etat chargé des Finances
9 Juin 1975 : Alphonse Koyamba est brièvement écarté du gouvernement et remplacé par Marie Christiane Gbokou, auparavant Ministre adjoint des finances en charge de l’organisation et de la coordination des recettes douanières. Bokassa lui reproche des erreurs commises dans la comptabilisation des recettes budgétaires destinées au paiement des salaires. Suite à cela, Bokassa décide de rattacher le Trésor Public au Ministère des Finances (22 Juin).
4 Juillet 1975 : Koyamba est réhabilité au rang de Ministre d’Etat en charge du Trésor Public.
Février 1976 : Ministre d’Etat chargé de l’organisation du Trésor Public
10 / 11 Mai 1976 : Alphonse Koyamba dirige la délégation centrafricaine au 3ème forum franco-africain de Paris qui porte sur quatre points: l’inflation, le système monétaire international, le dialogue Nord-Sud et l’aide au développement.
4 Septembre 1976 : au lendemain du retour de Bokassa d’une visite en Libye, plusieurs textes modifient la structure du gouvernement. Une ordonnance inspirée par le modèle libyen crée le Conseil de la Révolution Centrafricaine (CRC) et en confie la Présidence à Bokassa. Koyamba est alors nommé 3ème Ministre d’Etat chargé de l’organisation du trésor au sein du Conseil de la Révolution Centrafricaine.
17 octobre 1976 : Kadhafi arrive à Bangui et est accueilli avec faste. A la mosquée du kilomètre 5, il assiste à la profession de foi de Bokassa, qui prend le nom de Salah Addin Ahmed Bokassa. Beaucoup de Ministres suivent Bokassa et se convertissent à l’islam. Cependant, Henri Maïdou et Alphonse Koyamba demeureront et refuseront de se convertir à l’islam pour la circonstance.
14 Décembre 1976 : Koyamba est nommé premier Vice-Premier Ministre au Trésor et aux Finances au sein du gouvernement Patassé.
4 mars 1977 : avant un dîner offert au gouvernement centrafricain par la Continental Oil Company (CONOCO), le Président de la CONOCO, M. Voegeli est auparavant reçu par Ange-Félix Patassé en présence d’Henri Maïdou et Alphonse Koyamba. Des indices concourant à la présence de pétrole dans le nord-est mais l’on ignore alors l’importance du gisement et les éventuelles conditions d’exploitation.
16 Juillet 1977 : Koyamba est victime d’un très grave accident de la route avec fracture du crâne, de la colonne vertébrale et du fémur. Il est alors évacué vers la France pour y recevoir des soins.
Mars 1978 : Maïdou assure de fait l’intérim au poste de Premier Ministre, le Premier Vice Premier Ministre Alphonse Koyamba n’ayant repris aucune activité normale depuis son grave accident de la route survenu en Juillet 1977. Patassé est alors hospitalisé à la clinique Chouaib pour des problèmes de cœur et un diabète qui l’affecte depuis longtemps. Il est surtout l’objet de critiques de la part de l’Empereur (en dépit du succès relatif de l’organisation du couronnement) qui le décrète responsable de la mauvaise gestion de l’administration et de la situation économique prévalant en RCA.
22 Septembre 1978 : Koyamba est nommé premier Vice-Premier Ministre chargé de la coordination économique et financière au sein du gouvernement Maïdou.
13 mars 1979 : suite à un remaniement, Alphonse Koyamba est Vice-Premier Ministre chargé des Finances.
1er Août 1979 : Bokassa se rend à Franceville au Gabon accompagné d’Henri Maïdou pour une rencontre avec Journiac sous l’égide d’Omar Bongo. Au cours de cet entretien, René Journiac transmet à Bokassa un message de la part de Giscard d’Estaing l’invitant à quitter le pouvoir.
L’Empereur rentre dans une colère indescriptible provoquant la stupeur de Journiac qui terrifié, reste coi. Bokassa refuse de considérer la proposition de Giscard à laquelle il oppose un refus catégorique dans un climat de tension extrême. Aussitôt rentré de Franceville, Bokassa déclenche son plan de défense qui consiste à convaincre quelques Chefs d’Etat susceptibles de l’aider à empêcher de rendre public les conclusions de l’enquête des juristes africains pour finalement contrer la proposition du Président français. Le Vice Premier Ministre Alphonse Koyamba reçoit, pour ce faire, les instructions pour porter le message aux deux sages de l’Afrique : Houphouët-Boigny et Sédar Senghor.
En parallèle, Koyamba de prend contact avec Journiac qui le recevra à l’Elysée avant d’arranger une entrevue secrète avec Giscard au fort de Brégançon œuvrant ainsi dans la clandestinité à la chute de Bokassa avec lien avec Maïdou ainsi que Michel Gallin-Douathe (fonctionnaire au Ministère de l’Intérieur en France) et Bernard-Christian Ayandho, les deux derniers poussant la solution Dacko pour l’après Bokassa …
Pour accentuer le soutien de Kadhafi en Centrafrique, Bokassa décide de se rendre en Libye fixant son départ au 18 septembre, tentant de préserver le secret sur une mission qui ne doit pas excéder quarante-huit heures. Alerté de ce déplacement, Valery Giscard d’Estaing donne son accord, sous réserve de contre ordre de sa part, pour que l’opération préparée par l’état-major sous le nom de code « Barracuda » soit déclenchée les 19/20 Septembre 1979.
18 Septembre 1979 : la Caravelle impériale quitte Bérengo pour Tripoli avec à son bord, une vingtaine de personnes, dont Alphonse Koyamba, vice-Premier ministre, chargé des finances.
19 septembre 1979 : David Dacko est réveillé au petit matin et installé dans un avion de l’armée française qui décolle aussitôt d’une base militaire près de Paris direction Ndjamena pour une première escale où il embarque à bord d’un « Transall » prêt à s’envoler pour Bangui avec une centaine de soldats français.
Arrivé à Bangui, Dacko déclarera en français, puis en sango sur les ondes de la radio nationale : « Je proclame solennellement la déchéance de l’empereur Bokassa Ier, indigne d’occuper les fonctions de chef de l’Etat. Je m’engage, moi, David Dacko, au nom du gouvernement de salut public et en mon nom personnel, à rétablir les libertés. »
Koyamba est alors en Libye. Le coauteur de lettre intitulée « Appel à la France » se tient aux côtés de Bokassa certainement très inquiets mais heureusement pour lui, les communications avec Bangui sont très compliquées et il est difficile pour l’Empereur d’obtenir des informations précises. Au matin, Bokassa comprend que c’est fini.
20 septembre 1979 : le lendemain de l’intervention française, le ministère de la Coopération à Paris publie ce communiqué: « En réponse à l’appel solennel lance par les autorités de l’Etat centrafricain, le président David Dacko et le Premier ministre Henri Maïdou, et pour répondre aux; menaces sur la sécurité des populations, compte tenu des graves atteintes aux droits de l’homme constatées par la commission africaine, le gouvernement a décidé l’envoi d’un détachement militaire à Bangui. Celui-ci sera rappelé aussitôt que les autorités centrafricaines jugeront assurée la sécurité des populations. »
Les autorités françaises brandissent alors la fameuse lettre intitulée « Appel à la France » datée du 4 septembre 1979 et signée par Henri Maïdou et Alphonse Koyamba dans laquelle ils s’affirment « constitués en gouvernement de salut public, seule instance habilitée à exprimer la volonté du peuple centrafricain », prononcent la déchéance de l’Empereur.
« Sa politique de terreur et de massacres a mis Bokassa au ban de la communauté internationale. Son comportement insensé consterne l’Afrique. Il tente néanmoins de se maintenir de force au pouvoir par tous les moyens. Face à cette situation, nous lançons, au nom du peuple centrafricain, un appel solennel au peuple ami et au gouvernement français pour qu’ils assurent la protection d’un peuple pacifique et de ses ressortissants livrés, sans défense, aux ambitions perverses d’un dictateur sans scrupules. Nous leur demandons de venir au secours d’un peuple frère désarmé, démuni et opprimé qui n’aspire qu’à retrouver sa liberté, qui veut vivre à nouveau dans la concorde et dans la paix. Dans ces circonstances cruciales, le peuple centrafricain se tourne spontanément vers la France. Il sait qu’elle est son seul recours et qu’elle seule peut venir à son secours […] Le peuple centrafricain met tous ses espoirs dans la France. Il est sûr que son cri angoissé sera entendu, que son espérance ne sera pas déçue et que sa confiance ne sera pas trahie. »
Cette lettre a été signée par Koyamba et Maidou puis a été transmise aux autorités françaises via l’ambassadeur de France, Robert Piquet, le Colonel Maza attaché militaire à l’ambassade de France par l’intermédiaire d’Yves Cattin homme d’affaires sur place, par sa mère Madame Cattin travaillant comme secrétaire auprès de la représentation diplomatique de France à Bangui. Cette lettre qui est fruit d’une stratégie élaborée par Charles Elian, deuxième conseiller à l’ambassade de RCA à Paris en lien avec le SDECE pour le renversement de Bokassa et servira de caution aux autorités françaises une fois l’opération Barracuda effectuée.
27 Septembre 1979 : dans le nouveau gouvernement de la République réhabilitée, Alphonse Koyamba est nommé Premier Vice-Premier Ministre, chargé de l’économie et des finances, des postes, télécommunications ainsi que du contrôle des sociétés d’Etat.
Fin Octobre 1979 : Koyamba se présente au Président Houphouët-Boigny, à Abidjan, pour demander l’extradition de Bokassa. L’envoyé spécial de David Dacko est finalement éconduit cette mission se soldant par un échec.
19 janvier 1980 : Francois Guéret, Ministre de la Justice soumet au conseil des ministres un rapport où des charges relevées contre ces personnalités du régime Bokassa étaient consignées avec la plus grande précision. Ce rapport avait été rédigé à la demande du premier juge d’instruction au près le tribunal de grande instance de Bangui et consignait notamment les cas de répression et de détournements de fonds. Le conseil des ministres avait également été « prié d’autoriser, par décret, l’audition des membres du gouvernement », notamment Henri Maïdou, le général Bozizé et Alphonse Koyamba.
En ce temps-là, Mobutu et surtout Omar Bongo portent assistance financièrement à la République Centrafricaine. Des collectes de fonds sont effectués et Alphonse Koyamba qui recueille les sommes à Bangui pour les remettre au Trésor. Alphonse Koyamba déclare alors à un haut fonctionnaire Centrafricain que les Ministres du pays sont payés par le Gabon. La déclaration maladroite fera le tour de Bangui comme une trainée de poudre et rendra suspect l’intérêt porté par Bongo a la Centrafrique…
16 Juillet 1980 : remaniement au cours duquel Koyamba est relevé de ses fonctions à la surprise de tous alors que Maïdou, Ayandho sont eux toujours partis au gouvernement qu’ils seront contraint de quitter le 23 Août 1980.
Décembre 1980 : débats de la Cour Criminelle de la République Centrafricaine sous la présidence de M. Honoré Willickond, avec l’audition de plusieurs témoins parmi lesquels Elisabeth Domitien (détenue depuis la chute de Bokassa), Henri Maïdou, Alphonse Koyamba, Joseph Potolot, Ambroise Assombélé ou encore Jacob Gbeti. Alphonse Koyamba s’explique alors longuement sur les méthodes utilisées par Bokassa pour s’approprier une partie des recettes du Trésor public. C’est ainsi, dit-il, qu’un chapitre particulier, « fonds spécial » était inscrit au budget de l’Etat pour permettre au chef de l’Etat de l’époque, qui était en même temps ordonnateur du budget aux, termes d’un décret présidentiel de puiser dans les caisses de l’Etat. Au fil des temps, et cela pendant 36 mois (de 1976 à 1978), les sommes prélevées sur le « fond spécial » et versées chaque, semaine à Bokassa sont passées d’1,2 million FCFA à 20 millions FCFA.
Décembre 1981 : Mbaïkoua se retrouve vite isolé au sein du CMRN et le courant ne passe plus entre Kolingba et le « numéro 2 » du gouvernement. La tension est aussi perceptible entre le commandant de la Gendarmerie nationale Francois Diallo et d’autres officiers proches de Mbaïkoua comme les commandants Alam (Intérieur), Marboua (Economie et Finances) et encore Bozizé (Information) à cause de leur proximité avec Ange-Félix Patassé. Certains réclament avec insistance un remaniement et l’éviction du clan Mbaïkoua et plusieurs scénarii sont échafaudés au cours de réunions secrètes rassemblent entre autres David Dacko, Christian Ayandho, Michel Gallin-Douathe, Alphonse Koyamba, Christophe Grélombé, Alphonse Konzi, François Pehoua, Jacob Gbéti…
Juillet 1983 : Alphonse Koyamba est nommé directeur au sein de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui poste qu’il occupera jusqu’en 1992.
FPRC-relatif-a-sa-vision-politique-apres-laccord-de-khartoum/nourredine-img_12janv2018213243-4/” rel=”attachment wp-att-26663 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/Nourredine-IMG_12janv2018213243–450×257.jpg” alt=”Le général de la Seleka Noureddine ADAM, patron du FPRC.” width=”450″ height=”257″ />Le général de la Seleka Noureddine ADAM, patron du FPRC.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le FPRC se dit ravi et note une avancée significative de l’engagement et de la détermination du peuple centrafricain à marcher ensemble dans la même direction.
Le FPRC a noté aucun acte de violence ni de mécontentement lié à l’actualité politique nationale. A part quelques actes isolés de criminalité liés au banditisme et au manque de retenu signalés dans des zones confuses.
Le FPRC demande aux signataires de l’accord la mise en œuvre immédiate de disposition concernant l’arrangement sécuritaire transitoire pour répondre aux actes précités et aux garants d’ouvrir des enquêtes concernant des dérapages dans la gestion sécuritaire.
Le FPRC appelle les frères des groupes armés à la vigilance, au patriotisme, à la retenue et au sens de responsabilité.
Le FPRC demande au Chef de l’Etat, le garant de la paix, de l’unité à continuer à accomplir les merveilles qui lui sont confiées par le peuple et DIEU dans l’intérêt de la nation centrafricaine afin de réaliser le rêve du Feue père Fondateur Barthélémy Boganda.
Le FPRC exhorte tous les artisans de la paix en Centrafrique à retrousser les manches, à doubler d’endurance et de la patience afin de mettre en application l’accord de Khartoum pour la renaissance de la Centrafrique digne et prospère.
Centrafrique.com/centrafrique-les-consequences-juridiques-et-politiques-des-revendications-des-groupes-armes-au-dialogue-de-khartoum2/bernard-selembi-doudou-700×700-a-la-une-et-dans-article-4/” rel=”attachment wp-att-26247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
L’accord de paix paraphé à Khartoum et signé à Bangui garantit un espoir d’avenir meilleur pour une population meurtrie et en perpétuelle recherche de stabilité. Cet accord est générateur des devoirs, des droits et des obligations à l’égard des parties signataires. Le respect de ces engagements aiguillera la Centrafrique à écrire une page emblématique de son histoire sous l’arbitrage stratégique de la communauté internationale.
L’accord de Khartoum a bien évidemment établi la feuille de route pour la démobilisation, le désarmement des troupes, le retour de l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national ainsi que les réformes à entreprendre pour aplanir, éliminer, extirper les causes du conflit en vue de la reconstruction d’un État juste et équitable.
Il est à noter que le corpus de l’accord de Khartoum n’a nullement fait référence expresse à la notion d’amnistie même si la suspension de poursuites des bourreaux s’apparente à une amnistie cachée dans une unité lexicale française. Contrairement aux accords de paix de Libreville qui avait délibérément attribué le poste de premier ministre à l’opposition démocratique, l’accord de paix de Khartoum est muet et discret sur cet aspect mais réclame la mise en place d’un gouvernement dit inclusif.
Il appartient ainsi solennellement au président de la république, garant des institutions de faire usage des dispositions de l’article 33 de la constitution qui lui confère un pouvoir discrétionnaire pour désigner ou limoger son chef de gouvernement.
Au delà de multiples interprétations faites à tort et à travers, nous soulignons qu’on ne peut interpréter un texte juridique que lorsqu’il est flou, ambigu ou obscur et cela dans le souci de rechercher l’intention du législateur en se référant aux travaux préparatoires. Dans le cas contraire, le texte s’applique de façon littérale.
Ainsi, la polémique relative à la démission du premier ministre est alors stérile et contre productive. Dès lors que ce dernier a démissionné après moult pressions, le débat est clos.
Le centre de gravité de toute attention sur le processus de paix demeure la mise en application de l’accord dit de la dernière chance.
S’agissant de la mise en œuvre de l’accord, il est important de rappeler que l’Etat est le principal acteur, la locomotive et le détenteur du principal levier de la mise en œuvre qui doit prendre des mesures urgentes pour l’adoption des dispositions constitutionnelles, législatives et réglementaires favorables à sa mise en œuvre. Logiquement, étant signataires de l’accord au même titre que les autres, les groupes armés devraient cesser les hostilités militaires, désarmer les troupes et dissoudre leurs différentes structures mais par méfiance ils attendent très certainement un signal fort, une réelle volonté de paix qui passe nécessairement par la matérialisation du gouvernement dit inclusif.
Nous saisissons l’opportunité pour rappeler au pouvoir que de petits retards cumulés constitueraient un obstacle majeur au respect du délai de prochaines échéances électorales synonyme de crise institutionnelle engendrée par des reports.
Agacé par l’engouement médiatique autour de l’application de l’accord, le citoyen lambda s’interroge :
Pourquoi la mise en œuvre de l’accord de Khartoum adopte le rythme de la tortue ?
Pensez-vous qu’avec ce rythme, l’objectif de cet accord sera atteint avant les prochaines échéances électorales ?
Pensez-vous que le pouvoir a t-il réellement la volonté de mettre en application cet accord ?
La démission forcée du premier ministre facilitera t-elle la réelle application de l’accord de Khartoum ?
En l’absence d’un formel chronogramme, que vaut l’adverbe « immédiatement » énoncé par l’article 21 du dit accord ?
L’inclusivité du gouvernement voulue par l’article 21 de l’accord est-elle seulement gouvernementale ou doit-elle s’étendre à tous les domaines ?
Que pense le gouvernement de l’intégration des groupes armés dans la fonction publique civile et militaire alors que cette dernière est formellement interdite par la constitution ?
En effet l’alinéa 3 de l’article 28 de la constitution dispose :
« les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les institutions de l’Etat ».
Nous estimons à cet effet que la haute cour constitutionnelle appréciera souverainement cette question dans l’intérêt supérieur du peuple.
Pour finir et en guise de contribution, nous invitons humblement le président de la république de s’abstenir d’agir unilatéralement dans le processus d’application de l’accord au risque de voir ce dernier devenir obsolète car dénoncer par les autres parties contractantes.
Il serait ainsi judicieux d’assurer en bon père de famille la coordination d’un comité de suivi équilibré et d’ordonnancer les priorités en fonction des attentes de la population. Rassurez-vous surtout pour ceux ou celles qui jubilent par anticipation que cet accord à l’arraché n’est pas encore la paix tant souhaitée par le peuple mais on s’en approche. Le chemin est encore long et parsemé d’embûches.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/gabon-fin-de-parcours-pour-le-gang-de-braqueurs-a-la-machette-de-libreville/libreville-au-gabon/” rel=”attachment wp-att-26656 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La ville de Libreville, capitale du Gabon. CopyrightDR
Dimitri Coucou Ondo et Ghispain Meyo Aboghe âgés respectivement de 17 et 19 ans ont été arrêtés par les agents de la Direction de la sûreté urbaine (DSU). Ces deux jeunes hommes appartiennent au gang de braqueurs à la machette qui semait la terreur dans le 2e arrondissement de Libreville précisément dans les quartiers Avea, Sotega et Nkembo.
La nouvelle sillonnait déjà tous les arcanes des commissariats de Libreville et Owendo sur l’existence d’une équipe de bandits armés de machettes qui terrorisent tous les secteurs du 2ème arrondissement de Libreville. Saisie par les multiples plaintes des victimes, la Direction de la sûreté urbaine a entrepris des investigations poussées avec des infiltrations pour déceler la bonne information. C’est ainsi qu’après des mois d’enquête, les noms de Dimitri Coucou Ondo et Ghispain Meyo Aboghe alias Yagami leur sont glissés.
C’est à leurs domiciles que la descente des agents est opérée avec succès. En effet,
Dimitri et Yagami vont être cueillis comme des fruits mûrs au lever du jour devant leurs parents. Si les premières indiscrétions révèlent que le chef de la bande n’est autre que Yagami âgé de 19 ans, il est clair que le gang ne se résumait pas qu’à eux d’eux. Informé de la prise de leurs acolytes, les 7 autres membres du gang ont tour à tour déserté leurs habitats.
Qui est le gang de machette? Il s’agirait de jeunes hommes pour la plupart déscolarisés armés de machettes neuves et qui braquent de jour comme de nuit. Des sources indiquent qu’ils sont aussi adeptes des cambriolages de maisons et boutiques. Selon une source policière confiée à notre confrère L’Union, deux autres noms seront révélés et ne tarderont pas à être pris. « Deux gars, “esprit du mal” et “Ngombi” sont repérés et leur interpellation ne serait plus qu ’une question de jours », a-t-elle précisé..
Centrafrique.com/rca-kaga-bandoro-un-braquage-dune-moto-tourne-a-lassassinat-de-trois-personnes/visite-du-prsident-touadera-a-kaga-bandoro/” rel=”attachment wp-att-26652 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Visite du Président Touadera à Kaga-Bandoro. Credit photo Minusca.
Kaga-Bandoro (CNC) – Trois personnes assassinées après un acte de braquage d’une moto ce mercredi 20 février 2019 à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, située à environ 343 kilomètres de Bangui.
Selon les témoins de la scène qui ont pu confirmer l’information à CNC, un homme propriétaire d’une moto qu’on l’a surnommé Mahamat pour des raisons de sécurité de sa famille, est tombé dans un guetappens dressé par deux hommes dans la nuit de ce mercredi à jeudi 21 février.
Après une lutte acharnée avec les assaillants, monsieur Mahamat est finalement poignardé à mort sur le lieu du braquage.
Attendus en vain à la maison, ses parents commençaient à le chercher partout dans la ville avant de le retrouver sans vie vers 4 heures du matin ce jeudi 21 février.
Sans y aller par quatre chemins, ils ont vite compris que c’est un acte de braquage de sa moto qui serait à l’origine de sa mort et que les commanditaires seraient probablement venus de loin.
La chasse à l’homme est ouverte
Dans l’espoir de mettre la main sur les présumés assassins de Mahamat, trois amis de la victime sautent sur une moto avec leur arme bien chargée pour aller tenter de filtrer le passage de la frontière avec le Tchad vers Sido.
Entre temps, les présumés braqueurs, qui ont réellement tenté de progresser vers la frontière du Tchad, ont fait une crevaison avec la moto de Mahamat à seulement 25 kilomètres de Kaga-Bandoro.
Armés seulement des couteaux, les deux malfaiteurs n’ont pas résisté plus longtemps devant les amis de Mahamat qui les ont retrouvés et ceinturés avant de les abattre froidement avec leurs armes sur-le-champ vers 6 heures du matin.
Kaga-Bandoro, capitale provinciale de Nana-Gribizi, est contrôlée depuis 2013 par le mouvement patriotique centrafricain(MPC), une faction de l’ex-coalition Seleka dirigée par Mahamat Alkhatim.
À l’absence de la justice nationale, c’est la loi de Sodome et du Gomorrhe qui est appliquée dans la ville depuis 7 ans.
Bangui (CNC) – Jeudi 21 février 2019 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, un incendie a complètement ravagé l’immeuble abritant le cabinet du ministre de la promotion de la Femme et le bureau du Conseil national de la médiation.
Selon le service de l’incendie de la ville de Bangui, les flammes auraient pris naissance au deuxième étage du bâtiment où se trouve le cabinet du ministre Gisèle PANA de la promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant Avant de propager dans tout l’immeuble situé derrière la station d’essence « Totale » de relais Sica dans le premier arrondissement de Bangui.
Selon certains résidents de la cité Christophe, qui étaient aux abords du périmètre de sécurité érigé par les pompiers, l’installation électrique du bâtiment serait à l’origine de l’incendie qui a complètement ravagé l’immeuble de trois étages construit dans les années 1970.
D’autres, par contre plus sceptiques, parlent quant à eux d’un acte criminel provoqué suite à l’annonce du remaniement ministériel. Certains ministres cherchent à effacer les traces de leur mafia avant de quitter le gouvernement.
Du côté des enquêteurs, on note que les investigations continuent pour déterminer les causes exactes de cet incendie.
Par contre au ministère de la promotion de la femme, on critique sévèrement la Société ÉNERCA(Énergie centrafricaine) à cause de son nombreux délestage difficilement contrôlable.
Centrafrique.com/rca-extreme-tension-a-boda-deux-personnes-assassinee/ville-de-boda-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-26640 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Boda en République centrafricaine
Jeudi 21 février 2019, la ville de Boda, chef-lieu de l’une des cinq sous-préfectures de la Lobaye, est replongée depuis quelques heures dans un chaos total après l’assassinat de deux personnes par un agent de la gendarmerie.
Deux personnes tuées, le commissariat de police local et la brigade de la gendarmerie saccagée, la ville de Boda, située à environ 192 kilomètres à l’ouest de Bangui, est sous une tension extrême entre la population locale et les porteurs de tenues depuis la fin de matinée.
D’après les autorités locales, pour des raisons encore inconnues en ce moment, deux passagers d’une moto se font tirer dessus par un maréchal des logis de la gendarmerie sur un checkpoint vers 11 heures locales.
En représailles, une foule en colère s’en prend aux bâtiments de la police et de la gendarmerie en les saccageant totalement.
Pour l’heure, les porteurs de tenues sont recherchés dans la ville par des groupes des jeunes survoltés. Le commandant de brigade de la gendarmerie, grièvement blessé sur sa tête par une machette, est transféré à l’hôpital.
Plusieurs habitations des gendarmes sont aussi saccagées dans la ville.
Un renfort de la police et de la gendarmerie va quitter dans quelques minutes la capitale Bangui pour Boda dans l’espoir de faire calmer la tension palpable dans la ville.
Il y’a lieu de rappeler que la ville de Boda, surnommée « Boda la belle », est vaste et la recrudescence des violences est très élevée pendant l’événement de 2013. En 2014, un important détachement des forces de sécurité intérieure est déployé sur place pour y ramener de l’ordre avant d’être détaché sur Bambari.
Fin de cavale pour Farel Mabandza Hamadou ressortissant camerounais exerçant dans le transport en commun à Libreville. Ce dernier était recherché pour avoir braqué une jeune étudiante dans la nuit du 9 février dernier au quartier Montalier dans le 6ème arrondissement de la capitale.
La ville de Libreville n’est plus un havre de paix et de sécurité pour les populations qui y vivent. Et pour cause, l’insécurité atteint un stade critique à telle enseigne qu’il paraît aujourd’hui plus que difficile d’observer d’où pourrait venir le danger. Et c’est pas le récit rapporté par notre confrère le quotidien L’Union, d’un chauffeur de taxi accessoirement braqueur, qui viendra rassurer les riverains.
Le samedi 9 février dernier aux environs de 2 heures, une jeune étudiante après une soirée arrosée au quartier Kalikack, décide de regagner son domicile. Elle interpelle un taxi de couleur violette à qui elle propose 4000 Fcfa pour la déposer dans son quartier sis à Montalier. Alors que le parcours se poursuivait paisiblement, le conducteur décide avec l’accord de la cliente de faire une pause pour semble-t-il se soulager.
Stationner dans un endroit sinistre, le conducteur de taxi fera le tour de son véhicule jusqu’à ouvrir brusquement la portière de sa cliente avec à la main une fourchette aux dents pliées. A la suite de menaces, paniquée, la jeune dame n’opposera aucune résistance et s’exécutera. Une fois le butin en main, le ravisseur va l’évincer violemment du véhicule puis démarrera en trombe manque de peau sa voiture sera embourbée. Anxieux à son tour il prit la fuite.
Informée la famille déposera plainte contre le taximan qui aura dans la précipitation laissé le taxi avec ses documents officiels. Cette mégarde permettra aux agents du commissariat de Nzeng-Ayong d’investiguer. Le 16 février seront tour à tour interpellés propriétaire et chauffeur du taxi. Interpellé puis mis en garde à vue, ce dernier sera reconnu par sa victime avant de passer aux aveux. C’est ce lundi 18 février qu’il comparaîtra.
Centrafrique.com/rca-quand-les-nouveaux-policiers-et-gendarmes-en-manque-de-repere-sur-le-terrain-reportage-cnc/vehicule-police-centrafricaine-2/” rel=”attachment wp-att-26626 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Véhicule d’intervention de la police nationale. Bangui, Corbeaunews.
Bangui (CNC) – Si le Philosophe Jean-Jacques Rousseau, dans sa présentation de la vision de l’humanité disait que « l’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt », ceci, sans polémique, est pratiquement vérifié à tous les niveaux de la vie humaine. Les nouveaux policiers et gendarmes, qui viennent de commencer leur stage il y’a environ trois mois, apprennent malheureusement à leurs dépens la réalité de ce qui se passe quotidiennement sur le terrain. Depuis près de trois mois, une de nos équipes suivait discrètement les activités de ces derniers dans les brigades, commissariats et dans les rues de Bangui afin que les Centrafricains comprennent dans quelles conditions on forme nos agents de forces de l’ordre, chargés de l’application stricte de la loi du pays.Reportage exclusif.
Brigade de la gendarmerie du PK12, une tentative d’arrestation d’un suspect tourne au fiasco…
Il est midi , un lundi de décembre 2018 sur le bureau du Commandant de brigade, une plainte dans laquelle le suspect n’a pas répondu aux convocations de la gendarmerie plusieurs fois. La décision est prise, il faut l’arrêter à son domicile. Une équipe de 4 gendarmes est mise en place dans laquelle se trouve Évrard, notre gendarme stagiaire.
Le lendemain vers 2h du matin, l’équipe débarque au domicile du suspect situé au PK15 route de Boali.
Arrivé sur place, le gendarme stagiaire, chargé de frapper la porte du suspect, insiste fortement pour que celui-ci sorte de sa maison.
Se trouvant à l’intérieur, le suspect crie à haute voix :
« Mais qui dérange les gens à cette heure-ci ? »
Évrard, lestagiaire gendarme répond :
« C’est la gendarmerie, vous avez une plainte contre vous… »
Le suspect, visiblement tranquille, répond aux gendarmes :
« Qui est ce gendarme qui vient chez les gens à 2 heures du matin ? »
D’ici là, notre gendarme stagiaire a compris que le suspect pourrait avoir raison, car on leur a appris à l’école qu’il ne faut pas procéder à l’arrestation d’un suspect avant 5 heures du matin s’il ne constitue pas un danger imminent pour la société.
Les gendarmes, sur proposition du stagiaire Évrard, préfèrent attendre 5 heures pour procéder à l’arrestation du suspect.
Ce qui a été fait finalement, mais malheureusement celui-ci s’est évadé en sautant du pick-up de la gendarmerie au moment de son transfèrement à la brigade. Un choc supplémentaire pour le stagiaire qui apprend finalement beaucoup des choses pour sa première opération d’arrestation dans la gendarmerie.
Circulation routière, une policière stagiaire à la manœuvre…
Chantale, une policière stagiaire fraîchement sortie de l’école de la police nationale, est affectée à la direction de la circulation routière, particulièrement convoitée par les agents de police.
Un jeudi matin, avec son brigadier-chef, ils sont déployés dans les rues de Bangui dans l’objectif de veiller au respect du code de la sécurité routière.
Cependant, un véhicule, visiblement en état d’infraction, est arrêté par Chantale qui est désignée ce jour comme l’agente d’interpellation.
En demandant les papiers du véhicule au conducteur, celui-ci déclare n’avoir aucune pièce afférente à son véhicule par-devers lui.
Immédiatement, Chantale, notre policière stagiaire appelle son collègue brigadier pour lui exposer le problème.
Engageant des longues discussions avec le conducteur, le brigadier semble ne pas lâcher l’affaire.
Chantale, qui ne comprend rien du comportement de son collègue, demande en vain à celui-ci de faire conduire le véhicule à la direction.
Pour lui faire comprendre que c’est le terrain qui commande, le brigadier répond à Chantale :
« Tu ne veux pas laver tes habits ? »
En langage policier, on veut dire par là qu’elle ne veut pas rentrer à la maison avec quelques pièces de monnaie dans sa poche ?
Chantale, qui n’a toujours pas saisi le sens du propos de son collègue, a finalement compris à la fin que c’est le terrain qui commande.
Le brigadier, qui arrive à se mettre d’accord avec le conducteur fautif, récupère 2000 francs CFA qu’il a remis la moitié à Chantale pour sa première sortie sur la route.
Lors de notre reportage, nous avons enregistré plusieurs cas de ce type dans les commissariats, brigade…, mais l’essentiel est de vous montrer comment les choses se passent sur le terrain avec les policiers et gendarmes stagiaires.
Bangui (CNC) – Lors de la conférence de presse conjointe avec la Minusca le mercredi 20 février dernier, le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, confirme, sans le savoir, la décision prise par le Président Touadera lors du conseil des ministres, c’est-à-dire maintenir le Premier ministre actuel à son poste jusqu’à nouvel ordre.
« Dès que l’accord a été signé, nous avons pris toutes les dispositions pour faire ce qui était demandé ou requis. L’accord est en train d’être mis en œuvre…, et il n’y a pas de souci concernant le prochain remaniement du gouvernement… » déclare le porte-parole du gouvernement devant la presse ce mercredi 20 février.
Alors que les Centrafricains, y compris la presse nationale se sont alarmée non seulement contre la décision du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui refuse catégoriquement de déposer la démission de son gouvernement, mais aussi celle du Président de la République qui refuse, lui aussi, de limoger son ami Sarandji de son poste du Premier ministre, la déclaration du porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui ce mercredi confirme finalement qu’il n’y aura plus un gouvernement d’union nationale avec un nouveau Premier ministre. Le choix final du Chef de l’État est de remanier le gouvernement actuel en incluant des ministres issus des groupes armés. C’est d’ailleurs le terme « remaniement » que le porte-parole a pris le soin d’employer.
L’accord de Khartoum est-il mort-né ?
Alors que le chef de l’État, dans sa déclaration, appelle les autres parties à l’accord de Khartoum à le mettre en œuvre sans délai, les réponses urgentes annoncées par le chef de l’État tardent à se concrétiser :
« … l’accord de Khartoum ne saurait être un succès complet si nous n’apportons pas des réponses urgentes et concrètes à certaines questions bien spécifiques.
C’est la seule façon de vaincre le scepticisme de ceux qui annoncent déjà l’échec de cet accord. Je lance un vibrant appel à toutes les autres parties à l’accord pour que nous nous ne perdions point de temps pour le mettre en œuvre et que nous ne ménagions aucun effort pour en assurer le succès. Le peuple centrafricain nous regarde. Les partenaires de la République centrafricaine nous observent et l’histoire nous jugera sévèrement si nous manquions à nos responsabilités. Puisons-nous ensemble. Méditer ces paroles de l’éclésiaste qui sonne à chacune de nos oreilles.
Oui chers compatriotes, il y’a un temps pour tout …», a déclaré le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Sans oublier que l’une des réponses urgentes est la mise en place d’un nouveau gouvernement inclusif dont le Premier ministre devrait être nommé après consensus. Simplice Mathieu SARANDJI n’est pas un PM nommé par consensus afin qu’il dirige ce gouvernement, mais un PM de remerciement pour service rendu. Le Président Touadera semble tomber dans son propre piège.
Le FPRC, l’une des factions rebelles de la Seleka dirigée par Noureddine ADAM et l’un des signataires de l’accord de Khartoum lance un vibrant appel au Chef de l’État, garant de la paix en République centrafricaine à ne pas rester au schéma de Khartoum, mais plutôt à matérialiser afin d’accomplir le pari et devenir le premier artisan de paix en Centrafrique.
Cette déclaration montre clairement que l’accord de Khartoum n’est pas mort pour l’heure, mais le manque de volonté du pouvoir de Bangui à le mettre en œuvre risquerait de le rendre caduc dans un avenir proche.
Centrafrique.com/centrafrique-accord-de-khartoum-quand-touadera-evite-leclaboussement-de-son-parti-mcu/sarandji-simplice-mathieu-bangui-corbeaunews-centrafrique-en-train-de-signer-un-document/” rel=”attachment wp-att-26609 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji le 18 février 2019 à Bangui lors du lancement d’adhésion à son parti le mouvement cœurs unis. Credit photo Anselme Mbata/CNC.
Bangui (CNC) – Paraphé à Khartoum et signé à Bangui le 6 février dernier, l’accord de paix de Khartoum continue de créer de tension au sommet de l’État centrafricain. Le Premier ministre Sarandji, qui refuse en bloc la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, bloque à lui seul l’application dudit accord. Faustin Archange TOUADERA, fragilisé par l’entêtement de son ami Sarandji, évite par-dessus tout l’éclaboussement de son nouveau parti politique MCU si jamais il tente de lui forcer la main.
« Vous vous attendez à ma démission, mais je suis venu vous parler de mon parti… Qui vous a dit que j’allais démissionner ? », a déclaré le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji devant les partisans du parti présidentiel mouvement Cœurs unis (MCU) réunis à Bangui ce lundi 18 février 2019 lors du lancement d’adhésion à son parti.
Même si l’homme de Baoro salue l’accord de Khartoum et déclare au passage son attachement à l’application dudit accord, sa ferme volonté de ne pas sacrifier son poste du Premier ministre au nom de la paix reste inchangée en dépit des voix qui s’élèvent partout pour demander son départ de la primature.
Cependant, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA, pris en otage par la décision de son ami Sarandji qui refuse de démissionner, évite soigneusement de faire éclabousser son nouveau parti politique le mouvement cœurs unis si jamais il tente de forcer le départ de son ami Simplice Mathieu Sarandji qui ne cesse de le menacer.
Ce dernier, qui se dit le puissant mobilisateur et l’homme de la situation du mouvement cœurs unis, propose à son ami Touadera un léger remaniement de son gouvernement pour y faire intégrer quelques représentants des groupes armés. Autrement dit, il pourrait quitter volontairement son poste en juin prochain, car, dit-il, il y’a des urgences à achever d’ici là.
Pendant que le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji continue de gonfler ses muscles, les services secrets de communication de la présidence et de la primature s’affrontent discrètement sur les réseaux sociaux pour tenter de justifier leur positionnement vis-à-vis de l’accord de Khartoum.
Selon le service officieux de communication de la présidence de la République, Simplice Mathieu Sarandji tente plus que jamais de se faire parachuter à l’Assemblée nationale dans un bref délai :
« … C’est un fait, les pourparlers de Khartoum ont finalement eu raison du 1er ministre Sarandji qui se comportait comme s’il avait été élu. Sentant sa fin prochaine, le tout puissant PM colérique use de stratagèmes les plus machiavéliques pour rester au soleil…, il a pris pour habitudes ces derniers temps de se retirer à Baoro. Le député de cette localité en a appris à ses dépens… Notre tout puissant Sarandji a convaincu le député de BAORO de démissionner pour incapacité à siéger. En contrepartie, il lui donnera un joli pactole et une place au gouvernement. Aux dernières nouvelles, le député de Baoro a accepté et il y’aura une élection partielle à laquelle le PM sortant prendra part et gagnera les élections pour ensuite bousculer NGON BABA pour prendre sa place », a publié le 7 février dernier le compte avatar de communication de la présidence sur Facebook.
Cette guerre de communication montre à quel point la tension au sommet de l’État est extrêmement préoccupante.
Pour le peuple centrafricain, le Premier ministre reste et demeure l’unique personne qui bloque à ce jour l’application de l’accord de Khartoum signé plus d’une semaine déjà.
Copyright2019CNC.
Pour votre lecture, voici l’intégralité de la publication du compte facebook officieux de la communication de la présidence.
*LES NOUVELLES DE LA RÉPUBLIQUE*
*LE 1er MINISTRE SIMPLICE MATHIEU SARANDJI AU PERCHOIR ?*
C’est un fait, les pourparlers de Khartoum ont finalement eu raison du 1er Ministre Sarandji qui se comportait comme s’il avait été élu. Sentant sa fin prochaine, le tout puissant PM colérique use de stratagèmes les plus machiavéliques pour rester au soleil
Comment il s’y prend ?
Il a pris pour habitudes ces derniers temps de se retirer à Baoro. Le député de cette localité en a appris à ses dépens. Accrochez vous, ce qui suivra risquerait bien fort de vous couper l’appétit.
Notre tout puissant Sarandji a convaincu le député de BAORO de démissionner pour incapacité à sieger. En contrepartie, il lui donnera un joli pactole et une place au gouvernement. Aux dernières nouvelles, le député de Baoro a accepté et il y’aura une élection partielle à la quelle le PM sortant prendra part et gagnera les élections pour ensuite bouculer NGON BABA pour prendre sa place.
La guerre est ouverte au sommet des institutions, le PM SARANDJI est un pouvoiriste qui ne se soucie pas du peuple Centrafricain. Il vise ses propres interêts et prend même le President en otage. Une fois au perchoir, il ne cherchera pas à démettre le gouvernement ou un ministre qui lui aura tenu tête ?
Tous les Centrafricains savent que SARANDJI ne sait pas parler aux gens ou alors il le fait mal. Il va sûrement causer une autre crise au niveau de l’Assemblée. Les députés n’ont pas été nommés mais plutôt élus, à ce titre on ne peut leur dicter une conduite.
Des manoeuvres machiavéliques pour rester dans paysage politique et d’empoisonner la vie publique avec ses excés de colère. Les informations nous sont parvenues depuis une semaine, nous avons pris le temps de recouper pour vous les servir bien chaudes. Sarandji à l’Assemblée Nationale ? Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour son pays ?
Le Tresor Publicen sait quelque chose, la semaine passée, le PM a retiré 280 millions qu’il a emporté en direction de BAORO est ce pour corrompre le député? Ou pour truquer les élèctions partielles ?
Dans tous les cas, il arrive, les députés auront du souci à se faire
C’était les Nouvelles de la République.
*Nous vous donnons dès aujourdhui les Nouvelles de demain.*
Centrafrique.com/tchad-un-presume-terroriste-de-boko-haram-arrete-a-ndjamena-par-la-police/boko-haram-rebelles-2/” rel=”attachment wp-att-26616 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Boko Haram
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Ndjaména (CNC) – Connu sous le nom de Ahmat Abdelwahab, le présumé membre de Boko Haram a été arrêté le lundi 18 février 2019 par les services de la police.
Il a effectivement été interpellé au cours de cette matinée-là par les policiers, qui faisait suite à l’affichage de sa photo au commissariat central de la ville de N’Djamena.
Ainsi, une source policière a confirmé son arrestation du présumé terroriste et son audition est en cours. Au cours de la présentation des présumés malfrats arrêtés à N’Djamena, la police a refusé de se prononcer sur cette affaire tout en la confirmant.
Pendant leur opération, les services secrets se sont activés en coulisse pour mettre la main sur ce présumé Ahmat Abdelwahab. Sa photo était présentée à tous les corps de la police tchadienne. “Il peut se trouver partout donc soyez prudents”, avait prévenu un responsable de la police à ses éléments.
Centrafrique.com/centrafrique-accident-de-circulation-a-gobongo-quatre-personnes-dans-un-etat-serieux/accident-circulation-trois-motos-et-un-vehicule-quartier-gobongo-bangui/” rel=”attachment wp-att-26612 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Accident de circulation impliquant trois motos et un véhicule de l’Université au quartier Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui le 19 février 2019. Credit photo Anselme Mbata/CNC.
Bangui (CNC) – Un accident de circulation sur la route de Damara au niveau du marché de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui, impliquant un véhicule et trois motos, a fait quatre blessés graves ce mardi 19 février vers midi.
Selon le service de la gendarmerie nationale,le véhicule, en provenance du PK11 peu après 13 heures locales, aurait tenté d’éviter une collision frontale avec un autre véhicule qui faisait une manœuvre sur la route quand les trois motos qui le suivaient l’ont percuté violemment derrière.
Les passagers des trois motos accidentées, qui ont subi d’importantes blessures corporelles, ont été transportés d’urgence à l’hôpital.
D’après les premiers éléments de l’enquête, le véhicule accidenté appartenant à l’université de Bangui et remis comme véhicule de fonction au docteur Mbetide, Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG).
Entre temps, le conducteur du véhicule, qui a pris la fuite après l’accident par peur d’être la cible de la colère des habitants du secteur, a expliqué aux agents des forces de l’ordre qu’il revenait du domicile du doyen Mbetide après avoir déposé ses enfants qui sortaient de l’école. Ce qui montre clairement que le véhicule n’était pas aux services des activités universitaires au moment de l’accident, plutôt personnels et privés et la responsabilité du dommage va être bien ciblée par la justice.
Quant aux victimes, elles sont encore à l’hôpital dans un état sérieux.