samedi, septembre 12, 2026
Accueil Blog Page 454

Centrafrique : Ali Darassa accepte de démanteler ses barrières illégales dans plusieurs villes.

0

Centrafrique.com/centrafrique-ali-darassa-accepte-de-demanteler-ses-barrieres-illegales-dans-plusieurs-villes/16-officiers-seleka-sur-un-tapis-et-dautres-debout-2/” rel=”attachment wp-att-29973 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Bambari (République centrafricaine) – L’information vient de tomber cette semaine après sa deuxième rencontre avec les dignitaires musulmans de l’Ouaka, a-t-on appris ce vendredi auprès de la brigade mixte de l’UPC à Bambari.

 

À Compter du samedi 6 juillet 2019, le chef rebelle Ali Darassa a annoncé que ses hommes vont devoir se regrouper quelque part dans un camp de l’UPC après le démantèlement total de certaines de ses nombreuses barrières illégales dans le Mbomou, Ouaka, Haut-Mbomou et Basse-Koto.

Selon nos informations, les barrières de Gbokologbo, du croisement Ngakobo et celle d’Alindao font partie des barrières de l’UPC à démanteler ce samedi par Ali Darassa qui souhaite montrer sa bonne volonté à appliquer rigoureusement les clauses de l’accord de paix de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés.

Des sources concordantes, une invitation d’Ali Darassa avait été envoyée au comité technique de sécurité de Bambari chargé de suivi de l’accord de paix de Khartoum afin de participer à la cérémonie du démantèlement de ces barrières organisée ce samedi 6 juillet par Ali Darassa au village  Gbokologbo.

Par ailleurs, concernant les différentes taxes illégales de l’UPC imposées aux commerçants par Ali Darassa, celui-ci n’a pas encore répondu favorablement à la demande des dignitaires de l’Ouaka qui souhaitent que celles-ci soient purement et simplement supprimées.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : quand le MCU accentue la pression sur les populations de Paoua.

0
Paoua/les-habitants-du-village-lemouna-proche-de-paoua-lors-de-la-visite-officielle-des-diplomate-et-des-deputes-locaux-photo-de-martin-ziguele-2/” rel=”attachment wp-att-29977 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/les-habitants-du-village-Lemouna-proche-de-Paoua-lors-de-la-visite-officielle-des-diplomate-et-des-députés-locaux-photo-de-martin-ziguelé-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />
Les habitants du village Lemouna lors de la visite officielle des diplomates et députés locaux après le massacre du mai dernier par les 3R.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – depuis quelques semaines, les populations de l’Ouham-Péndé, en particulier celles de Paoua, Bozoum et Bocaranga  ne cessent de subir des pressions du parti MCU (Cœurs unis) du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Après la ville de Bozoum où le Directeur de contrôle financier de l’Ouham-Péndé, converti en VRP du MCU avait tenté en vain de forcer les agents de l’État à adhérer à son parti MCU, c’est le tour de Monsieur le sous-préfet de Paoua, appuyé par le premier adjoint au Maire de sa ville Monsieur Ali Yamssa de multiplier non seulement la pression sur les populations locales, mais aussi de les tromper à adhérer massivement à leur parti MCU. Les cadres administratifs locaux n’y sont pas épargnés de cette opération hibou du micro parti de Touadera en panne de popularité.

À titre d’exemple, la semaine dernière, le sous-préfet de Paoua et sa complice Ali Yamssa , premier adjoint au maire de la ville de Paoua, ont sillonné village par village et commune par commune  depuis Pougole, Koundjili, Lemouna,pende… pour distribuer massivement des fiches d’adhésion au parti MCU accompagnées des fausses promesses du décaissement des fonds par le Président Touadera dans les jours à venir.

Pendant que les populations locales, qui croyaient au recensement et à l’indemnisation des familles endeuillées par le massacre du 21 mai dernier par les rebelles du  mouvement 3R se regroupent massivement autour du sous-préfet et de l’adjoint au maire de Paoua, ils en ont profité pour inscrire leurs noms individuellement sur des fiches d’adhésion au parti MCU sans aucun consentement préalable des intéressés.

Une pratique mafieuse largement utilisée par les cadres du parti au pouvoir qui tentent de faire adhérer d’une manière ou d’une autre les Centrafricains à leur mouvement sans qu’ils sachent que celle-ci n’est pas productive en terme électoral.

À Bangui comme en provinces, les fiches d’adhésion au MCU sont largement distribuées à tous les cadres de l’État alors qu’ils n’en ont pas fait la demande officiellement.

Finalement, on assiste à une sorte de dictature du parti unique des années 1970 au pouvoir. Où est donc passée la promesse de « rupture » prônée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au lendemain de son investiture ?

Affaire à suivre….

 

Copyright2019CNC.

 

CENTRAFRIQUE : LES REVENDICATIONS DITES NON NÉGOCIABLES DU FRONT UNI « É ZINGO BIANI » ENTÉRINENT-ELLES LA CADUCITÉ DE L’ACCORD DE KHARTOUM ? 

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-revendications-dites-non-negociables-du-front-uni-e-zingo-biani-enterinent-elles-la-caducite-de-laccord-de-khartoum/doud-bernard-selembi-journaliste-15/” rel=”attachment wp-att-29984 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Après la répression sanglante et musclée des meetings non autorisés du « Front Uni pour la Défense de la Démocratie », le gouvernement s’est sérieusement inquiété des images renvoyées auprès de la communauté internationale et de possibles répercussions que cette farouche confrontation peut engendrer sur les dossiers en cours devant les instances internationales plus particulièrement le comité de sanctions de l’ONU qui va bientôt statué sur la probable levée de l’embargo sur les armes.

 

Il faut rappeler que les représentations diplomatiques accréditées en Centrafrique scrutent tous les processus paix en cours et rendent fidèlement compte à leurs pays respectifs. Les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine ont unanimement affirmé que la lutte pour défendre la démocratie a porté ses fruits car le gouvernement a enfin accordé contre toute attente une audience à la plateforme.

 

Le principe du dialogue avec le premier ministre fût contraire aux visions politiques de l’éternel opposant qui a décidé de retirer l’adhésion de son parti politique de la plateforme sans jeter l’opprobre sur le front uni. Au delà des propos liminaires du premier ministre rappelant les valeurs fondamentales de la république et de la démocratie, le front uni « E zingo biani » a publié un communiqué sur ses revendications qualifiées de « non négociables » en ces termes : D’abord l’annulation pure et simple des décrets portant nomination des mercenaires et rebelles étrangers, ayant le sang des centrafricains sur les mains au gouvernement et à de très hautes fonctions publiques, administratives et militaires…

Enfin, l’arrestation sans délai des seigneurs de guerre qui continuent d’ensanglanter la Centrafrique après la signature de l’accord de Khartoum.

 

Par ailleurs, le front maintient sa base en alerte maximale pour des éventuelles mobilisations en cas d’insatisfaction de leurs revendications. Ce défi du siècle qui ne dit pas son nom permettra d’une part de jauger la capacité du gouvernement à juguler la crise et d’autre part il permet de mesurer jusqu’où le front peut mener le combat de la libération du peuple centrafricain.

Il est aussi important de rappeler qu’à l’instar de ses prédécesseurs comme le FARE et autres, le front uni « E zingo biani » est exposé à des tentatives de corruption de la part du pouvoir en vue de disloquer le front et résister devant ces tentations relèverait de l’exploit.

 

En attendant l’issue de la rencontre avec le gouvernement, le curieux citoyen lambda s’interroge :

Le défi imposé par le front au gouvernement a t-il les chances d’aboutir au résultat escompté ? La recevabilité des revendications de la plateforme entraîne t-elle systématiquement la dénonciation de l’accord de Khartoum ? Quels sont les scénarios plausibles si le gouvernement oppose une fin de non recevoir aux revendications du front déclarées non négociables ? Le reniement du gouvernement n’impacte t-il pas le fondement juridique de ce gouvernement dit inclusif ? La fissure occasionnée par le retrait légitime et sans polémiques d’un des leaders politiques ne fragilise t-elle pas les ardeurs et les velléités extrémistes du front « É zingo biani » ?

Le cours de l’histoire donnerait-il raison au leader politique qui a quitté la plateforme sans lui jeter l’opprobre en refusant le principe de négociations avec le pouvoir ?

 

En tout état de cause, réparer la violation des articles 28 et 29 de la constitution en rapportant ou en abrogeant les décrets de nomination et en poursuivant les chefs de guerre devant les tribunaux s’avèrera difficile voire impossible car cela s’assimilerait à un retour à la case départ.

A contrario, le pouvoir devrait afficher leur fermeté dès le début des différents processus car les expériences à travers d’autres crises du continent ont confirmé qu’on ne négocie pas avec les terroristes mais on les combat par tous les moyens disponibles. Le pouvoir centrafricain est la seule entité au monde à croire qu’en pactisant avec les groupes armés, le couloir pour une éventuelle réélection sera sécurisé.

En attendant la réponse optionnelle du gouvernement et pour éviter d’anticiper sur l’issue, deux scénarios sont plausibles c’est à dire que le rejet des revendications amplifiera la crise avec des conséquences incalculables sur le processus électoral tandis qu’en cas d’acceptation des revendications, les engagements conventionnels nés de l’accord de Khartoum seront nuls de nullité absolue.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 05 juillet 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Bénin : Manif de la diaspora à Paris (Appels)

0
Centrafrique.com/benin-manif-de-la-diaspora-a-paris-appels/marche-de-la-diaspora-beninoise-a-paris-par-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-29927 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Marche de la diaspora béninoise à Paris en mai 2019. CopyrightCNC.

 

Collectif pour la Sauvegarde de la Démocratie au Bénin (CSDB)

 

Appel à toute la diaspora béninoise, aux amis du Bénin, aux démocrates et défenseurs des Droits de l’Homme.

 

La diaspora béninoise manifestera à nouveau dans les rues de Paris, en France, le samedi 13 juillet 2019, à la Place du Trocadéro, à partir de 14 heures très précises, en signe de solidarité et de soutien au peuple béninois en lutte pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin.

Le Bénin, berceau des Conférences nationales en Afrique, représente pour nombre d’Africains, un symbole en matière démocratique. C’est à ce titre que tous les Africains épris de paix et de justice sont invités à se joindre aux Béninois dans le cadre de ce rassemblement pour manifester leur attachement aux valeurs démocratiques.

Si le Bénin tombe, ce serait un effet domino pour les autres pays de la sous-région, déjà fragiles.

 

Tu es Béninois, Béninoise, et tu t’interroges sur l’utilité de ta présence à cette manifestation, penses aux derniers événements dramatiques de Cadjèhoun, Kandi, Tchaourou et Savè et à leurs conséquences.

Tu es Africain, tu ne veux pas que le phare de la démocratie en Afrique s’éteigne définitivement, rejoins-nous à la Place du Trocadéro pour manifester ton soutien au peuple béninois et rendre un vibrant hommage aux martyrs de la sanglante répression de l’armée et de la police dans plusieurs localités du Bénin.

Consacrons un peu de notre temps à notre patrie en grand danger et à la restauration des valeurs démocratiques en Afrique.

Ensemble pour la reprise des élections législatives et le retour de la démocratie au Bénin !

 

  • Place du Trocadéro : Métro ligne 6 Station Trocadéro

 

  • Renseignements : +33 6 21 82 50 72/ +33 6 47 22 93 60/ +33 7 54 80 57 77

 

 

 

Fait à Paris, le 30 juin 2019

 

 

 

La Coordination

 

 

 

 

 

Collectif pour la Sauvegarde de la Démocratie au Bénin (CSDB)

 

 

 

4 ème grand rassemblement des Béninois de la diaspora à Paris, Place du Trocadéro, le samedi 13 juillet 2019 à 14 heures précises pour exiger la reprise des élections législatives et le retour de la démocratie au Bénin

 

La diaspora béninoise manifestera à nouveau dans les rues de Paris, en France, le samedi 13 juillet 2019, à la Place du Trocadéro, à partir de 14 heures très précises, en signe de solidarité et de soutien au peuple béninois .

 

Les Béninois de la diaspora exigent :

 

1- l’annulation de la parodie d’élections législatives organisée le 28 avril 2019

 

2- l’abrogation de toutes les lois liberticides et scélérates, notamment les lois électorales d’exclusion administrative et financière

 

3- l’audit international indépendant du fichier électoral national

 

4- la reprise des élections législatives pour le compte de la 8 ème législature, dans les conditions démocratiques, dignes de confiance, inclusives, crédibles, transparentes et apaisées

 

5- la libération de tous les prisonniers politiques

 

6- la mise en place des conditions favorables pour assurer le retour de tous les exilés politiques

 

7- la fin des persécutions, enlèvements, séquestrations, arrestations, emprisonnements, poursuites judiciaires et agressions physiques des opposants et activistes du web

 

8- une enquête internationale totalement indépendante sur les massacres des populations civiles à Cotonou, Kandi, Tchaourou et Savè.

 

Béninoises, Béninois, Africains, démocrates et défenseurs des Droits de l’Homme, consacrons eu peu de notre temps au Bénin en grand danger et à la restauration des valeurs démocratiques en Afrique.

 

  • Place du Trocadéro : Métro ligne 6 Station Trocadéro

 

  • Renseignements : +33 6 21 82 50 72/ +33 6 47 22 93 60/ +33 7 54 80 57 77

 

Fait à Paris, le 30 juin 2019

La Coordination

 

Centrafrique / parution d’un ouvrage : “Voyagez au cœur de l’Afrique” avec Carol L. Bing

0

Centrafrique.com/centrafrique-parution-dun-ouvrage-voyagez-au-coeur-de-lafrique-avec-carol-l-bing/couverture-complete-du-roman-coeur-dafrique-excellent/” rel=”attachment wp-att-29930 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Nous avons le plaisir de vous présenter ce nouvel ouvrage qui inaugure un genre nouveau dans la littérature centrafricaine.

 

Ce roman est le témoignage de l’amour inconditionnel d’un enfant pour sa mère bien-aimée.

Avec un sens du romanesque unique, Cœur d’Afrique met en lumière des personnages souvent mis de côté en raison de leur âge, de leur sexe, de leurs origines voir même de leur handicap.

Ne passez surtout pas à côté de Cœur d’Afrique…

L’auteure

 Carol L. Bing est une jeune auteure qui inaugure une série de publications d’un genre nouveau dans la littérature centrafricaine. Cœur d’Afrique est son second roman. Après un diplôme en communication obtenu à Paris, elle décide de partir vivre en Centrafrique où elle créera le collectif Art’Frica. Ce collectif a pour vocation d’aider les artistes et artisans centrafricains à promouvoir leurs créations.

 

Contact auteure : binglaetitia@vahoo.fr

Contacts éditeur : Clara Morin 01 40 46 79 25

clara.morin@harmattan.fr

Denis Pryen : denispryen.harmattan@wanadoo.fr

01 40 46 79 12

Xavier Pryen : xav.pryen@free.fr 06 74 88 52 34

 

 

Centrafrique :  Le torchon brûle entre le ministre de sécurité Henri Wanzet Linguissara et les services des finances 

0
Centrafrique.com/centrafrique-le-torchon-brule-entre-le-ministre-de-securite-henri-wanzet-linguissara-et-les-services-des-finances/henri-wanzet-linguissara-ministre-de-linterieur-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-29962 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le Ministre de l’intérieur Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR.

 

Visiblement, les relations entre le ministre de la Sécurité publique et les services de finances ne sont plus au beau fixe. À l’origine, la gestion des ressources fournies par la direction générale de l’émigration et immigration, mais surtout la vente illicite d’un bâtiment administratif à des sujets libanais.

 

Tout a commencé sur le sulfureux dossier de la vente d’un bâtiment de la police centrafricaine situé à l’intersection de la rue Charles Rogon à Bangui et la rue Émile Gentil, abritant les services du HCCDR ainsi que certains membres du cabinet du Ministère de la sécurité publique, par le ministre de l’intérieur à un sujet libanais qui s’appellerait Nassour de la société Almadina. «

Nous assistons ces dernières 72 heures à l’interdiction des enregistrements des cartes de séjour par le général Wanzet (ministre de l’Intérieur) au nom d’une convention fictive signée entre la société Almadina et l’État centrafricain », a confié une source proche de la police de l’immigration qui ajoute ” des vérifications faites depuis le Trésor public et les services compétents du Ministère des Finances, il n’y a aucune convention signée. Même s’il en était le cas, cela devrait être du ressort du Conseil des ministres”.

Au fond de ce feuilleton, le ministre de l’Intérieur aurait accordé un marché, celui de la délivrance des documents de sécurité tels la Carte de séjour et la Carte d’identité nationale aux libanais d’Almadina sans tenir compte d’exigences juridiques en la matière. Aussi, un édifice public a été bradé à des sujets libanais. C’est pourquoi, la ministre de l’Urbanisme, Mme Gina Lawson Roosalem a pris un Arrêté ce 3 juillet pour couper court aux agitations de son homologue Wanzet Linguissara, car son Arrêté précise en son Article 1 que ” Le bâtiment administratif situé à l’intersection de la rue Charles Rognon et la rue Émile Gentil sur l’avenue du Président Léopold Sédar Senghor, à l’exception des locaux affectés au Haut commissariat chargé de la décentralisation et de la régionalisation, est affecté au Ministère de l’intérieur chargé de la sécurité publique”.

Le danger que l’on ignore est de savoir si le ministre de l’Intérieur a-t-il déjà consumé sa part de la convention fictive entre Almadina et l’État Centrafricain.

De tout cela, le ministère des Finances n’a pas encore dit mot.

À suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : recrudescence des actes du banditisme à Bria.

0
Centrafrique.com/centrafrique-recrudescence-des-actes-du-banditisme-a-bria/circulation-pieton-moto-taxi-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-3/” rel=”attachment wp-att-29945 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Ville de Bria. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) — depuis deux semaines la capitale provinciale de la Haute-Koto tourne au rythme des bandits issus probablement des groupes armés.

 

Rien ne va plus à Bria en matière de sécurité alors que les forces du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et les forces de la Minusca ne cessent de patrouiller dans la ville.

Dorénavant, pour un rien, on tire avec son arme pour impressionner ou carrément neutraliser son adversaire. Même les mercenaires russes ont bien compris le message alors que dans d’autres villes du pays comme Bouar, Paoua, Dékoua et Sibut ils sont les champions en matière de débauchage sexuel. Mais à Bria, ils ont bien compris, sinon c’est la mort assurée.

Pas plus tard qu’avant-hier mardi au domicile de l’homme d’affaires Djouma, un homme d’une quarantaine, conscient au moment de son acte, a tiré quatre coups de feu en l’air sans aucune raison apparente après une banale discussion avec ses interlocuteurs.

Comme si cela ne suffisait pas, le lendemain, mercredi 3 juillet dernier vers 17 heures, pendant que les paisibles citoyens sont chez eux en train de se reposer, un combattant du FPRC, visiblement ivre, marchant gaillardement sur ses deux jambes au milieu de chaussée faisait des tirs aveugles et assourdissants avec son arme bien garnie. Ce qui a poussé certaines personnes à quitter leurs domiciles pour se mettre à l’abri croyant à un véritable échange militaire.

 

Braquages incessants

Désormais, il est presque difficile pour un citoyen lambda de circuler à partir de 17 heures dans la ville de Bria sans prendre des mesures préalables relatives à sa propre sécurité à cause des nombreux cas de violence constatés ces derniers temps.

Même sur les axes menant aux différentes localités proches de Bria, les coupeurs de route, identifiés localement comme des combattants peuls, seraient à l’origine de nombreux cas de braquage observés ces derniers temps sur certains passants voyageant en petit groupe.

En tout cas, le port d’armes est désormais plus que visible dans les rues à Bria comme si les Séléka se préparent à quelque chose.

Avertissement de la Minusca

Dans l’un de ses nombreux tweets du mercredi dernier, la Minusca aurait demandé aux groupes armés de démanteler leurs nombreuses barrières illégales sur certains axes routiers en province. Une manière de lancer un ultimatum à ces derniers de respecter les clauses de l’accord de Khartoum du 6 février dernier alors que des rumeurs d’une opération imminente se profilent à l’horizon.

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Touadera et 2021, la folie du trucage s’empare de la présidence.

0

Centrafrique.com/centrafrique-touadera-et-2021-la-folie-du-trucage-sempare-de-la-presidence/president-touadera-au-milieu-de-foule-au-cote-de-son-vehicule-avec-des-casques-bleus-7/” rel=”attachment wp-att-29942 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Bangui (République centrafricaine) — alors que sa cote de popularité s’effrite du jour en jour, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, visiblement hanté par son obsession du pouvoir, se prépare activement pour sa réélection en 2021. Et ce,  d’une manière ou d’une autre.

 

Même si on prend Zidane, Obama ou encore la Chancelière allemande Angela Merkel pour parrainer la candidature  de Faustin Archange TOUADERA à la prochaine élection présidentielle de 2021, il est pratiquement difficile, voir de l’exploit pour ce dernier de remporter haut la main face à ses adversaires. Et ce, il en est conscient.

Ainsi, pour tenter de minimiser ces obstacles qui s’alourdissent presque quotidiennement sur sa candidature, plusieurs options lui ont été proposées dont celle du trucage massif à la soviétique.

Justement, c’est sur ce point qu’on a vu ces derniers temps l’envoi d’une dizaine des Centrafricains en Russie pour apprendre comment manipuler stratégiquement une élection dans un pays faible et désordonné comme le nôtre. C’est tout ce dont ce pays frère peut visiblement apprendre comme métier aux Centrafricains.

Pendant que les truqueurs de Touadera se forment encore en Russie, on vient d’apprendre que de fausses cartes d’électeurs fabriquées en milliers viennent d’arriver à Bangui. Elles sont fabriquées sur la base de la dernière maquette présentée au chef de l’État par les graphistes le mois dernier pour appréciation.

À en croire certains conseillers du chef de l’État, il est bien beau de truquer, mais faut-il encore présenter au peuple centrafricain un bilan positif de son premier quinquennat à la tête de l’État. Ce qui paraît difficile pour le clan présidentiel qui se bouscule en ce moment.

Faustin Archange TOUADERA, qui est arrivé au pouvoir en 2016, prenait tout son temps à voyager pour sceller des contrats mafieux à l’étranger, se trouve désormais face à son négatif bilan à la tête de son pays.

Afin de tenter de rouler les Centrafricains qu’ils considèrent comme des abrutis dans la farine, des réunions se multiplient à la Présidence de la République autour de certains projets de ses prédécesseurs comme le bitumage de l’axe Baoro-Bouar qu’ils voudraient présenter aux Centrafricains comme l’une des réalisations de son quinquennat.

Oui, si les Centrafricains reconnaissent au Président Touadera la paternité de la création de deux milices armées pour traquer ses opposants non armés, l’augmentation vertigineuse de ses fonds spéciaux, sa complicité au pillage des ressources minières et naturelles du pays, le manque cruel d’eau potable et d’électricité fait aussi partie du bilan catastrophique de son quinquennat.

Faustin Archange TOUADERA, candidat indépendant en 2016, savait très bien dans quel état se trouve le pays avant de lancer sa candidature à la présidentielle. Il est vraiment absurde de dire aujourd’hui que l’état chaotique du pays qui l’a empêché à réaliser ses objectifs du quinquennat.

Affaire à suivre.

 

Copyright2019CNC.

La Libye, tout sauf un lieu sûr 

0

Centrafrique.com/la-libye-tout-sauf-un-lieu-sur/la-libye-nest-pas-un-endroit-sur/” rel=”attachment wp-att-29950 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Le bombardement du centre de détention pour migrants près de Tripoli a fait au moins 44 morts et une centaine de blessés. Un drame qui rappelle que la Libye n’est pas un pays sûr pour les migrants.

 

Depuis l’accord de 2016 entre l’Union européenne et la Turquie, la route vers l’Europe, qui passait autrefois par les îles grecques, s’est déportée plus à l’ouest. Mais la route de la Méditerranée centrale, pour atteindre l’Italie, est plus dangereuse et désormais, Bruxelles coopère avec les garde-côtes libyens qui interceptent les migrants en mer et les reconduisent dans des centres de détention en Libye.

 

Le centre de détention abritait environ 600 migrants, en majorité érythréens et soudanais et deux de ses cinq hangars ont été touchés

 

Le massacre de mardi soir s’ajoute aux cas de meurtres, de tortures et de viols dans les centres de détentions de migrants dans ce pays.

“La Libye n’est pas un endroit sûr”, dit Romain Desclous, porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour l’Afrique de l’ouest, actuellement à Tripoli. “Il faut que nous trouvions ensemble avec les  Etats qui ont une influence, une solution pour l’évacuation des réfugiés et des demandeurs d’asile vers un pays de réinstallation ou hors des centres de détention. Mais aussi des solutions durables pour leur permettre de ne pas avoir à être en détention.”

 

Stopper la coopération avec la Libye

 

Parmi ces solutions durables pour mettre un terme au calvaire des migrants africains, le politologue Hasni Abidi, spécialiste du monde arabe, cite l’arrêt de la coopération entre les pays de l’Union européenne et les autorités libyennes reconnus par l’ONU.

“Considérer ce pays-là comme un pays dangereux veut dire suspendre les renvois en Libye de certains migrants et aussi ne plus donner cette légitimité aux autorités libyennes.”

En dépit de la guerre qui s’éternise en Libye, les migrants d’Afrique subsaharienne continuent de s’y rendre en espérant traverser la Méditerranée.

Le chef du Haut commissariat pour les réfugiés, Filippo Grandi, a quant à lui porté trois messages clés : les migrants et réfugiés ne doivent PAS être en détention, les civils ne doivent PAS être des cibles et la Libye n’est PAS un lieu sûr pour un renvoi” des migrants

 

Avec DW

Soudan: reprise des négociations entre les généraux et la contestation

0
Centrafrique.com/soudan-reprise-des-negociations-entre-les-generaux-et-la-contestation/le-general-abdel-fattah-al-burhan-abdelrahman-president-du-conseil-militaire-de-transition-au-pouvoir-a-khartoum-soudan-le-7-juin-2019-reuters-mohamed/” rel=”attachment wp-att-29953 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le Président du conseil de transition au Soudan. CopyrightDR

 

 

Les généraux au pouvoir au Soudan et des chefs de la contestation poursuivront jeudi les négociations entamées la veille pour discuter de la transition, première rencontre du genre depuis la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants à Khartoum début juin.

 

Depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir, la tension n’a fait que monter entre le Conseil militaire de transition, qui a pris les rênes du pays, et l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Des pourparlers entre les deux camps avaient été suspendus le 20 mai, chaque partie souhaitant prendre la direction de la transition à venir, prévue sur trois ans.

Mercredi soir, dans un hôtel de Khartoum sur les bords du Nil, trois généraux du Conseil, dont Mohammed Hamdan Daglo, et cinq représentants de l’ALC se sont retrouvés en présence des médiateurs de l’Ethiopie et de l’Union africaine (UA), a constaté un correspondant de l’AFP.

Cette rencontre est la première depuis la dispersion dans le sang le 3 juin d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée à Khartoum, qui a fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international.

Les efforts conjoints de l’Ethiopie et de l’UA avait permis d’élaborer un plan de transition. Mardi, les médiateurs avaient invité les deux camps à reprendre les négociations, indiquant que le seul point de contentieux concernait la future instance appelée à diriger la transition.

– “Amnistie” de rebelles –

Après plusieurs heures de discussions mercredi soir, les deux camps se sont mis d’accord pour poursuivre les négociations jeudi.

“Les parties ont mené des négociations responsables”, a dit aux journalistes le médiateur de l’UA, Mohamed El-Hacen Lebatt.

“Il a été décidé de relâcher tous les prisonniers politiques et les négociations vont se poursuivre demain”, a-t-il ajouté.

Avant la reprise des négociations mercredi, le chef du Conseil, Abdel Fattah al-Burhane, avait prononcé une “amnistie” concernant 235 membres d’un groupe rebelle du Darfour (ouest), “l’Armée de libération du Soudan”, une faction qui fait partie de l’ALC.

L’ALC avait dit accepter mercredi une reprise des “négociations directes” à condition qu’elles ne dépassent pas trois jours.

“Nous avons proposé 72 heures. Ni nous, ni le peuple soudanais ne sommes disposés à entreprendre des négociations sans fin”, a indiqué lors d’une conférence de presse un meneur de la contestation, Madani Abbas.

Mardi, les médiateurs avaient indiqué que les négociations allaient porter sur l’instance de transition: un “Conseil souverain” constitué de huit civils et sept militaires, selon le plan de transition dont l’AFP a pu obtenir une copie.

Sur les huit civils, sept seraient issus de l’ALC tandis que le dernier serait choisi par les deux camps.

Ce “Conseil souverain” devrait être présidé par un militaire pendant 18 mois, avant qu’un civil ne prenne la relève jusqu’à la fin de la transition, qui doit durer au total trois ans, d’après le document.

“Il est temps pour le Conseil militaire de transition de trouver un accord avec l’Alliance pour la liberté et le changement”, a commenté mercredi une porte-parole du Département d’état américain Morgan Ortagus.

Washington soutient “l’appel du peuple soudanais pour un gouvernement de transition dirigé par les civils”, a-t-elle ajouté.

La suspension en mai des pourparlers était en grande partie due à la composition de cette instance de transition, chaque partie voulant en prendre la tête.

Ces développements arrivent quelques jours après des manifestations de masse.

– Désobéissance civile –

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à travers le pays, malgré un important dispositif sécuritaire et un blocage d’internet pour réclamer aux généraux de céder le pouvoir.

Dix personnes ont été tuées et plus de 180 blessées dans des violences en marge de ces rassemblements, selon les autorités.

Ces morts portent à 136 le bilan de la répression depuis la dispersion du sit-in qui avait fait à elle seule une centaine de morts selon un comité de médecins proche de la contestation. Les autorités évoquent 71 morts depuis le 3 juin.

Les chefs de la contestation ont appelé à la tenue d’une grande manifestation le 13 juillet suivie le lendemain par une campagne de désobéissance civile. Une campagne similaire, menée du 9 au 11 juin, avait quasiment paralysé la capitale.

La contestation au Soudan a été déclenchée initialement par le triplement en décembre du prix du pain dans un pays pauvre à l’économie exsangue.

Les manifestations ont rapidement pris une tournure politique en réclamant l’éviction d’Omar el-Béchir, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis près de trois décennies.

Avec AFP/VOA

Des trafiquants de drogue arrêtés au Tchad

0

Centrafrique.com/des-trafiquants-de-drogue-arretes-au-tchad/des-trafiquants-de-drogue-arretes-au-tchad-par-bbc/” rel=”attachment wp-att-29937 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Sept personnes soupçonnées de trafic de drogue ont été arrêtées mercredi 3 juillet au Tchad.

 

Parmi les personnes arrêtées et présentées au Parquet se trouve le directeur général du ministère tchadien des affaires étrangères et son collègue directeur des Tchadiens de l’étranger.

Le Ministère public les soupçonne de trafic de stupéfiants, notamment des psychotrope, d’une valeur estimée à 7 milliards FCFA.

«Il est démontré que ces produits sont commandés par le ministère de la défense du Tchad. C’est là qu’il y a le hic»; a précisé le Procureur de la République près le tribunal de Grande instance de N’Djamena.

Il a ajouté que «les présumés auteurs ont été arrêtés après la découverte d’un réseau mis en place pour libérer un tchadien arrêté au Bénin en avril dernier pour trafic de drogues». Le tchadien a été arrêté avec un container des produits psychotropes en provenance de l’Inde. Lui et ses sept autres complices ont été arrêtés.

Avec BBC Afrique

Des gardes du corps de Paul Biya condamnés en Suisse

0
Centrafrique.com/des-gardes-du-corps-de-paul-biya-condamnes-en-suisse/paul-biya-devant-la-portiere-de-sa-voiture/” rel=”attachment wp-att-29933 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le Président camerounais devant sa voiture.. CopyrightDR

 

 

La justice suisse a prononcé des condamnations avec sursis à l’encontre d’au moins cinq membres de l’équipe de sécurité du président camerounais Paul Biya, après leur arrestation, mardi à Genève, pour agression d’un journaliste.

 

Le journal suisse Tribune Genève rapporte que les cinq hommes ont comparu devant un tribunal mercredi et qu’une sixième membre de l’équipe, une femme, a été libérée alors qu’elle détenait un passeport diplomatique.

Selon un communiqué du gouvernement régional, un journaliste de la Radio Télévision Suisse (RTS), a déposé une plainte au pénal contre eux, les accusant de l’avoir agressé devant un hôtel alors qu’il couvrait une manifestation des opposants au président camerounais la semaine dernière.

Le document indique que le journaliste a été légèrement blessé et son matériel endommagé.

Biya, le “président absent” du Cameroun

Biya rassure la CAF sur les préparatifs de la CAN

Des ordinateurs “Paul Biya” pour étudiants

La RTS, basée à Genève, a déclaré que les hommes avaient été condamnés pour “contrainte, dommages matériels et appropriation illégitime”.

La chaîne a ajouté que les hommes avaient été condamnés à des peines avec sursis d’au moins trois mois.

Ils ont été immédiatement relâchés.

le président Paul Biya aurait passé près de 60 jours à l’étranger en 2017.

Le Président Paul Biya est au pouvoir depuis plus de 36 ans et a remporté un nouveau mandat de sept ans en 2018.

Il est souvent critiqué par certains pour son style de gouvernance et ses voyages à l’étranger.

Selon un rapport de journalistes d’investigation, il aurait passé près de 60 jours à l’étranger en 2017 pour des visites privées.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : un combattant du FPRC abattu en pleine ville à Bria.

0
FPRC-abattu-en-pleine-ville-a-bria/deux-rebelles-seleka-discutent-avec-des-gens-a-bria-corbeaunews-Centrafrique-3/” rel=”attachment wp-att-29910 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Deux combattants du FPRC en pleine discussion dans une rue de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC

 

Bria (République centrafricaine) – Un garde forestier du FPRC a été abattu lundi dernier par un groupe de trois hommes lourdement armés identifiés comme des combattants du FPRC.

 

D’après les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie du FPRC, la victime, identifiée comme monsieur Hissen, incorporé depuis un an dans la garde forestière du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), aurait été tuée suite à un acte de jalousie d’un autre élément de son groupe.

À en croire aux parents de la victime, tout avait commencé par une rencontre fortuite entre cette dernière et une jeune femme dénommée Noura, habitant elle aussi Bria.

Pendant que le couple se fréquentait amoureusement, le présumé criminel, dénommé Abdoulaye, dans sa balade, rencontre la jeune Noura et la drague. Du coup, elle navigue entre Hissen et Abdoulaye qui sont tous deux centrafricain de l’ethnie SARA, et de surcroît gardes forestiers du FPRC.

Un jour, les deux hommes se sont rendu compte du jeu de ping-pong de Noura et décident de régler le problème amicalement. Ce qui a été fait par ailleurs. Selon leur entente, Hissen a décidé de désister de la jeune Noura en faveur de son ami et collègue Abdoulaye qui serait désormais le seul maître à bord.

Quelques semaines plus tard, Noura décide de voyager, laissant Abdoulaye dans une colère noire qui le pousse à penser à un jeu de complot de son ex-rival Hissen.

Pour se venger, Abdoulaye aurait recruté deux sujets peuls armés pour l’aider à accomplir son idée macabre d’éliminer physiquement son ex-rival Hissen. C’est ce qui a été fait le lundi dernier quand celui-ci revenait du centre-ville de Bria vers 19 heures. En marchant tranquillement dans la rue, il a reçu trois projectiles tirés par Abdoulaye et sa clique.

Transporté d’urgence à l’hôpital, Hissen a finalement rendu l’âme avant son arrivée à la clinique du MSF.

Alors que le présumé criminel Abdoulaye est activement recherché par la gendarmerie du FPRC, ses deux complices, quant à eux, sont arrêtés par les enquêteurs Seleka.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : les mercenaires russes sont désormais interdits de posséder un téléphones portables.

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-mercenaires-russes-sont-desormais-interdits-de-posseder-un-telephones-portables/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-10/” rel=”attachment wp-att-29921 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Des Mercenaires russes dans un pickup de la gendarmerie centrafricaine en patrouille à Bangui. CopyrightDR

 

 

De source fiable, les Russes ne semblent plus vraiment savoir ce qu’ils font au pays de Boganda, et paraissent frappés d’apathie, comme s’ils ne supportaient la chaleur africaine. Ils sont arrivés pleins de certitudes, d’arrogance, mais, comme dit l’adage, « le bossu ne voit jamais sa bosse » et les fils de la Volga ont bien l’air, aujourd’hui, de déchanter.

Les plaintes montent de toute part, depuis plusieurs mois, contre les mercenaires russes, dont on a rappelé, régulièrement les abus répétés contre la population et le manque de professionnalisme pour former nos soldats. On sait que les mercenaires russes ne sont pas, comme les soldats de l’EUTM, de véritables professionnels aguerris et rigoureux. Ils ne fournissent aucune documentation pédagogique qui permettrait aux officiers centrafricains de poursuivre l’instruction dans la durée. Comment s’entraîner, en effet, si l’on ne possède pas les livres et les manuels idoines ? « Seuls les écrits restent et les paroles s’envolent », dit-on, surtout si les mots sont prononcés dans une langue que nulle, ou presque, ne comprend en Centrafrique ! Mais l’instruction, à Bérengo, paraît sans ordre, sans logique comme si elle était improvisée. Où sont les programmes, les emplois du temps, dignes d’une armée digne de ce nom ?

Faut-il enfin rappeler les sévices imposés à nos soldats pour la moindre erreur ? De jeunes soldats jetés dans des fosses ou roués de coups ?Les mercenaires russes finissent eux-mêmes par se lasser de ces sinistres et nonchalantes parodies. Ils s’avachissent dans une tenue débrayée, ne vident même plus les fosses sceptiques, laissant s’exhaler des odeurs putrides qui exaspèrent le voisinage. Ils ne sont plus qu’une poignée, à Bouar, où ils s’ennuient et dressent des chiens pour tuer le temps et se rassurer contre la paisible population centrafricaine dont ils ont une peur bleue. Leurs chefs ont fini par entendre les gémissements de la population et donnent des ordres pour limiter la consommation d’alcool. Ils leur interdisent également de posséder un téléphone portable. Seront-ils écoutés ? La discipline est la force principale des armées, mais pas des mercenaires… La mélancolie et le mal du pays guette ces Russes qui ne savent plus ce qu’ils font dans notre pays et découvre, avec stupeur, que leurs médecins ne leur donnent que des médicaments obsolètes contre le paludisme.

Mais qu’on se rassure, les Russes sont toujours actifs pour envoyer leurs avions reconnaître de nouvelles zones minières, pour accaparer l’or ou les diamants, du côté de Bria ou Ndélé, sous la protection des groupes armés.

Et le Centrafricain lambda se demande encore ce que le pays a gagné de l’arrivée tonitruante en fanfare de ces Russes annoncés comme des sauveurs.

Qui vivra, verra…

 

Centrafrique : Henri Marie Dondra décroche la sixième revue du programme économique et financier avec le FMI

0
Centrafrique.com/centrafrique-henri-marie-dondra-decroche-la-sixieme-revue-du-programme-economique-et-financier-avec-le-fmi/touadera-ngrebada-lagarde-et-dondra-dans-une-seule-image-combinee/” rel=”attachment wp-att-29913 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le Président Touadera en haut à gauche suivi de son premier ministre Firmin Ngrebada à droite, son ministre des finances Henri-Mari Dondra au dessous et Christine Lagarde du FMI en bas à droite. Copyright2019CNC.

 

 

Les résultats de la sixième revue du programme économique et financier du gouvernement centrafricain avec le Fonds Monétaire international (FMI) s’affichent sur une note positive. Le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra vient de boucler la revue entière avec le FMI. Ce qui classe la RCA au premier rang des pays de l’Afrique à avoir franchi cette étape.

C’est un évènement historique, car c’est pour la première fois dans l’histoire du pays de Boganda que les autorités centrafricaines, sous l’impulsion du président Touadéra et de son gouvernement dirigé par le Premier ministre, Firmin Ngrebada a connu de telles avancées significatives dans leur programme avec les institutions de Breton Woods. Ainsi, la RCA bénéficie d’une Facilité élargie de crédit d’au moins 18 milliards de francs CFA, ce qui n’est pas rien. Les six revues valent 72 milliards de francs CFA.

De source autorisée, les résultats macroéconomiques en RCA restent favorables. Ces mêmes sources ont affirmé que la croissance économique de Centrafrique qui était de 4% en 2018 a évolué à 4,5 en 2019 et que l’inflation était maîtrisée à 1,6% en 2018 et cette tendance doit se pérenniser. Ces percées sont les fruits de la mise en œuvre des différentes réformes menées à perfection au sein du département des Finances et du Budget.

Cette sixième et la dernière revue du programme est appuyée par la facilité élargie de crédit, le ministre des Finances et Budgets, Henri Marie Dondra, lors de la présentation aux élus de la nation ce mercredi, 03 juillet, sur les éléments nouveaux apportés dans le budget initial de 2019 en cours d’exécution, exprime sa satisfaction par rapport à ce succès, « C’est pour moi, une fierté de l’annoncer puis que, c’est la première fois qu’un gouvernement de notre pays arrive à boucler sans interruption un programme complet sur trois ans avec le Fonds Monétaire International et même comparativement à la sous-région , la République centrafricaine tient le drapeau », se réjouit, Henri Marie Dondra.

 

Ulrich Mamelenya

Copyright2019CNC.

Centrafrique: le gouvernement met en place une brigade de sécurisation du corridor Bangui-Garoua-Boulaï

0
Centrafrique.com/centrafrique-le-gouvernement-met-en-place-une-brigade-de-securisation-du-corridor-bangui-garoua-boulai/convoi-camions-transports-routiers-douala-bangui-corbeaunews-bon-2/” rel=”attachment wp-att-29917 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Convoi Bangui-Garoua-Boulai. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) a institué une brigade de sécurisation sur le corridor reliant la capitale Bangui et la ville camerounaise de Garoua-Boulaï, vital pour le ravitaillement de ce pays enclavé, a-t-on appris mercredi d’un syndicat des transporteurs centrafricains.

 

Egalement appelé brigade économique chargée de convoyage, ce dispositif permet aux camionneurs et autres transporteurs de faire des rotations sur ledit corridor en toute sécurité, a indiqué Wilfried Dimanche Kizimalet, membre de l’Union syndicale des conducteurs centrafricains.

Cette brigade est essentiellement composée de militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) triés sur le volet et appelés à prêter main forte aux douaniers, en assurant surtout la protection militaire des convois sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï, a-t-il précisé.

Il a déploré qu’auparavant, sans cette brigade, l’organisation des camionneurs avait perdu de nombreux chauffeurs, tués par des bandits de grands chemins, sans compter des véhicules incendiés et des cargaisons entièrement pillées.

Le corridor Bangui-Garoua-Boulaï est vital pour l’approvisionnement de la République centrafricaine en marchandises provenant du port camerounais de Douala. F

Avec Xinhua

Gabon : Dix ans de prison requis contre un ancien deputé

0
Centrafrique.com/gabon-dix-ans-de-prison-requis-contre-un-ancien-depute/la-police-gabonaise-patrouillant-dans-les-rues-apres-les-manifestations-post-electorales-a-libreville-gabon-1-septembre-2016/” rel=”attachment wp-att-29906 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La police gabonaise, patrouillant dans les rues après les manifestations post-électorales à Libreville, Gabon, 1 septembre 2016.
La police gabonaise, patrouillant dans les rues après les manifestations post-électorales à Libreville, Gabon, 1 septembre 2016.

 

Le tribunal correctionnel de Libreville a requis mardi soir dix ans de prison contre l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe, accusé d’être impliqué dans les violences post-électorales d’août 2016 qui ont secoué le Gabon, a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats.

 

“Le parquet a requis dix ans de prison, soit la peine maximale”, a déclaré son avocat Charles-Henri Gey, joint par téléphone.

  1. Zibi est notamment poursuivi pour “instigation aux actes et manoeuvre de nature à provoquer des troubles ou manifestations contre l’autorité de l’Etat”, “instigation aux violences et voies de fait” et “détention illégale d’arme à feu”.

 

Bertrand Zibi, député du parti au pouvoir (Parti démocratique gabonais, PDG) en avait démissionné avec fracas au cours d’une réunion publique en présence du président Ali Bongo Ondimba en juillet 2016. Une sortie très médiatisée, juste un mois avant la présidentielle du 27 août 2016 qui a abouti à la réélection contestée d’Ali Bongo.

Il avait été arrêté le 31 août 2016, au siège du candidat de l’opposition Jean-Ping, au moment des graves violences post-électorales ayant suivi la proclamation de la victoire du président sortant: manifestations, interpellations par centaines, Assemblée nationale incendiée, assaut des forces de sécurité contre le QG de Jean Ping.

“M. Zibi avait ensuite été transféré à la maison d’arrêt et n’en est plus jamais sorti depuis”, avait affirmé la veille de l’ouverture du procès l’avocat à l’AFP. Mais “il est décidé à prouver son innocence devant les juges (…). Il a le moral d’un combattant, le moral d’un guerrier”.

“M. Zibi est un personnage politique et les faits ont eu lieu à une période politique sensible, ce qui donne à ce procès une dimension politique”, a estimé Me Gey, toutefois confiant dans la justice gabonaise pour qu’elle réussisse à “détacher les infractions des circonstances dans lesquelles les faits ont eu lieu”.

Au cours des violences, le gouvernement avait fait état de trois morts. Une partie de l’opposition et de la société civile affirme avoir identifié une trentaine de morts et parle de disparus.

Petit pays pétrolier d’Afrique centrale, le Gabon est dirigé depuis 2009 par Ali Bongo Ondimba, qui se remet actuellement d’un accident vasculaire cérébral survenu fin octobre 2018.

Il avait succédé à son père, Omar Bongo Ondimba, qui était arrivé au pouvoir en 1967.

Avec AFP/VOA

 

 

Centrafrique: le FMI approuve le décaissement de 31,7 millions $ au titre de la FEC

0
Centrafrique.com/centrafrique-le-fmi-approuve-le-decaissement-de-317-millions-au-titre-de-la-fec/dondra-et-christine-lagarde-2/” rel=”attachment wp-att-29900 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
La Directrice générale du FMI et le ministre centrafricain des finances Henri Mari Dondra

 

La République centrafricaine bénéficiera d’un nouveau financement de 31,7 millions $ de la part du FMI pour financer son programme réformes. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié cette semaine.

Le nouveau financement constitue la dernière tranche d’une Facilité élargie de crédit (FEC) accordée au pays en 2016 pour un montant initial de 115,97 millions $, avant d’être augmenté deux fois pour atteindre 185,56 millions $. Il vise à rétablir la stabilité économique du pays, réduire la vulnérabilité budgétaire et améliorer la gestion des finances publiques.

D’après les responsables du FMI, les résultats obtenus par la République Centrafricaine dans le cadre de l’accord FEC ont été satisfaisants malgré une situation sécuritaire et humanitaire difficile.

« Les réformes structurelles ont avancé, notamment en ce qui concerne le renforcement du compte unique du Trésor, la rationalisation des taxes parabudgétaires et l’amélioration de la transparence.», a indiqué l’institution tout en appelant les autorités à poursuivre lesdites réformes.

Et d’ajouter : « l’accord de paix récemment conclu par le gouvernement et les 14 groupes armés, pourrait constituer une étape cruciale vers la fin de la crise en cours ».

Moutiou Adjibi Nourou

Agence Ecofin

Centrafrique : Après ‘’Le Requin’’, Touadera crée « Talitha Koum » pour traquer « E Zingo Biani ».

0
Centrafrique.com/centrafrique-apres-le-requin-touadera-cree-talitha-koum-pour-traquer-e-zingo-biani/pickup-cortege-presidentiel/” rel=”attachment wp-att-29892 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Pickup du cortège présidentiel au centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews

 

 

Il y a quelques semaines, nous annoncions la création d’un mouvement au sein de la galaxie présidentielle, ‘’Les Requins’’ – ce mouvement qui finalement a donné du fil á retordre á la série de meeting de la coalition de la Société civile et de l’opposition démocratique dénommée ‘’Front uni, E Zingo Biani’’.

 

Les Requins ne se sont plus cachés pour se présenter comme une milice qui saborderait toute action jugée par eux, ‘’nocive’’ pour les actions menées par le Président de la République.

Sur la même ligne, une nouvelle Plateforme vient de naitre : ‘’Talitha Koum Centrafrique’’ (Lève-toi Centrafrique). C’est en faveur d’une première déclaration rendue publique, ce mardi 2 juillet que cette nouvelle organisation s’est dévoilée, car sa déclaration ne cache en rien la traque de ceux qui contredisent Touadera.

Justement entre les lignes de cette première déclaration dont la Rédaction a eu copie, les leaders du mouvement ‘’E Zingo Biani’’ ont été critiqués pour avoir sonné un autre son de cloche que ce qui raisonne du haut du palais de la renaissance et ses environs. ‘’Les protagonistes de cette plateforme de malfaiteurs, ennemies de la démocratie et chantres du tout chaos sont bien connus et d’ailleurs, le peuple centrafricain n’attend que le moment propice pour leur servir en retour, l’ingratitude et tout le malheur dont ils sont á l’origine et qui a plongé la RCA dans cette crise qu’ils veulent á tout prix entretenir et pérenniser, car elle leur sert de vache á lait et de fonds de commerce’’, note-t-on dans la déclaration.

Au fait, au fil du texte de ‘’Talitha Koum Centrafrique’’, l’on y découvre une liste nommée des leaders du mouvement ‘’E Zingo Biani’’ avec un petit récit de page sombre de chacun. Par exemple, l’ex-président du CNT, Alexandre Nguendet taxé d’être ‘’l’auteur intellectuel’’ de la dernière crise en RCA pour avoir organisé la première marche de soutien á la Séléka; Jean Serge Bokassa qui aurait des ‘’ambitions démesurées’’ pour le pouvoir; Gervais Lakosso, un leader de la société civile qui roulerait plutôt pour le compte de l’opposition démocratique; l’ex PAN Abdou Karim Meckassoua accusé d’être ‘’mercenaire nigérian et gangster’’ qui aurait était á la manœuvre pour les coups d’État successifs contre les régimes Patassé et Bozizé, puis avec une visée sur le régime Touadera;  le leader de l’opposition Anicet Georges Dologuélé; Dominique Yandoka et le syndicaliste Firmin Zohponguélé…

Cette nouvelle organisation de soutien á Touadera entend, á travers la déclaration susmentionnée ‘’présenter le visage de ceux qui manipulent l’opinion dans le but d’empêcher le président Touadera d’aboutir dans sa politique courageuse de recherche de la paix et de l’unité nationale en Centrafrique’’.

A suivre, surtout sur les ambitions de cette nouvelle organisation de soutien á Touadera.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : les FACA incorporent les nouvelles recrues

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-faca-incorporent-les-nouvelles-recrues/204-soldats-faca-dans-un-camp-de-formation-au-soudan-corbeaunews-img_8mars2018014007-5/” rel=”attachment wp-att-29876 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les 204 soldats et officiers FACA dans un camp de formation dans le désert au nord du Soudan lors de leur formation par des Mercenaires russes. Crédit photo : CNC

 

 

C’est l’effervescence, nous rapporte notre correspondant spécial, au Centre de Formation de Bouar, où près de cinq-cent (500) recrues viennent d’être incorporés, sous l’œil vigilant de leurs instructeurs, vétérans chevronnés des Forces Armées centrafricaines (FACA).

 

Les jeunes recrues débarquent vivement des camions, avec enthousiasme, et obéissent avec la flamme de la jeunesse aux ordres des instructeurs qui jaillissent comme le tonnerre qui grondent, à la saison des pluies. Ne dites plus les classes, mais la Formation Elémentaire Toutes Armes, la FETTA comme disent les militaires, qui commence pour les jeunes soldats incorporés. Le sergent Aristide, un grand gaillard impressionnant, nous raconte : « Nous sommes fins prêts pour faire des jeunes civils qui nous sont confiés, des soldats opérationnels dévoués au service des compatriotes. Nous les instructeurs, nous avons bénéficié des conseils et de l’appui de nos camarades européens de l’EUTM. Ici, à Bouar, nous avons l’aide de soldats français qui ont déjà accompli de nombreuses campagnes. Tous, Français, Portugais, Espagnols et tous les autres, sont d’excellents professionnels et c’est à nous, à présent, avec leur appui, de former nos nouvelles recrues. C’est un grand honneur et une grande fierté. » Les instructeurs centrafricains ont, en effet, été sélectionnés pour suivre des stages de monitorat dispensés par la mission d’assistance militaire de l’Union Européenne, l’EUTM, qui leur permet, à leur tour, de transmettre le flambeau aux recrues.

Le même spectacle peut s’admirer au camp Kassaï, à Bangui, où sont appelés cinq-cents (500) autres recrues. En tout, plus de mille (1000) nouveaux soldats ont rejoint les rangs des FACA, pour suivre une instruction opérationnelle élémentaire qui les formera au rude métier de soldat et à ses hautes exigences éthiques, pendant quatre (4) mois intensifs.

Ainsi se reconstruit, avec l’aide des partenaires européens, l’armée républicaine, “pluri-ethnique” et professionnelle que les fils et filles de Centrafrique attendent et qui, comme le Phénix de la légende, renaît aujourd’hui de ses cendres.

 

Copyright2019CNC

Aristide Briand REBOAS vient d’annoncer la sortie prochaine de son ouvrage intitulé ” Agir pour sauver la République Centrafricaine” aux éditions de l’Harmattan.

0
Centrafrique.com/aristide-briand-reboas-vient-dannoncer-la-sortie-prochaine-de-son-ouvrage-intitule-agir-pour-sauver-la-republique-centrafricaine-aux-editions-de-lharmattan/aristide-reboas-du-service-de-renseignement-bon/” rel=”attachment wp-att-29882 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Aristide Briand Reboas, l’auteur du livre “Agir pour sauver la RCA”. Photo courtoisie.

 

Agir pour sauver la République centrafricaine

Ce livre propose un diagnostic de l’état de la République centrafricaine, les diverses raisons de la crise et les responsabilités de tous les protagonistes. S’inspirant du mouvement SAEMAUL qui a permis à la Corée du Sud de sortir de la misère et de prospérer au point de compter désormais parmi les grandes puissances mondiales, l’auteur propose des solutions pour permettre au pays de retrouver la place qui était la sienne dans le concert des nations démocratiques. Il s’agit de redonner confiance au peuple, de compter sur son implication et sa responsabilisation, de préconiser l’esprit de travail coopératif afin d’améliorer les rendements dans tous les secteurs d’activité, de favoriser l’esprit de solidarité et l’esprit démocratique nécessaires au vivreensemble dans la paix et la concorde. Ce livre est un plaidoyer pour l’avenir du pays.

Aristide Briand Reboas, diplômé du Centre d’études diplomatiques de Paris et de l’École des hautes études internationales, a été directeur du renseignement de la République de Centrafrique, puis a travaillé à la défense des droits de l’homme pour l’Union africaine.

Centre de perfectionnement pour diplomates, fonctionnaires internationaux, attachés de défense et dirigeants, le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS), organisme doté du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, a formé, depuis 1985, des responsables et des hauts dirigeants de plus de cent vingt nationalités.

Soudan: la contestation appelle à la désobéissance civile le 14 juillet

0

Centrafrique.com/soudan-la-contestation-appelle-a-la-desobeissance-civile-le-14-juillet/les-manifestants-soudanais-se-rejouissent-apres-un-accord-conclu-avec-le-conseil-militaire-pour-former-une-transition-de-trois-ans-en-vue-de-transferer-2/” rel=”attachment wp-att-29868 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Le principal mouvement de la contestation au Soudan a appelé lundi à la désobéissance civile le 14 juillet dans tout le pays, au lendemain de manifestations de masse pour faire pression sur les généraux au pouvoir

 

Dans leur bras de fer avec le Conseil militaire de transition, qui tient les rênes du pays depuis la destitution en avril du président Omar el-Béchir, le principal mouvement de la contestation avait organisé du 9 au 11 juin une campagne de désobéissance civile qui avait quasiment paralysé Khartoum.

“Le dimanche 14 juillet, désobéissance civile et grève politique totale dans tous les secteurs professionnels (…) dans la capitale et dans toutes les provinces”, a annoncé dans un communiqué l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Le 13 juillet sera organisé une manifestation pour commémorer la dispersion d’un sit-in de manifestants installés devant le QG de l’armée à Khartoum quarante jours plus tôt, le 3 juin, qui a fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international.

Ce dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont déjà manifesté à travers le pays pour que le Conseil militaire remette le pouvoir aux civils.

Dix personnes ont été tuées et plus de 180 blessées dans les violences en marge des rassemblements, selon des bilans de la police et du ministère de la Santé cités par l’agence officielle Suna.

– “Violence excessive” –

A Omdourman, ville voisine de Khartoum qui a connu dimanche une mobilisation particulièrement forte, un petit attroupement s’est fait lundi matin autour de trois cadavres qui venaient d’être découverts, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des dizaines de personnes ont scandé “à bas, à bas” les militaires –un slogan utilisé depuis décembre pour réclamer l’éviction de M. Béchir et aujourd’hui du Conseil militaire– avant d’être dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes lancés par la police.

Les trois corps affichaient des traces de “tortures”, selon un comité de médecins proche de la contestation.

La découverte porte à 136 le nombre de victimes de la répression depuis la dispersion du sit-in, qui avait fait à lui seul une centaine de morts selon un comité de médecins proche de la contestation. Les autorités comptent pour leur part 71 morts depuis le 3 juin.

L’ampleur de la mobilisation dimanche a démontré que le mouvement de contestation a gardé intacte sa capacité à rallier la population, malgré un blocage d’Internet en vigueur depuis près d’un mois et un important dispositif sécuritaire.

Les manifestants ont affronté des tirs de gaz lacrymogènes, alors qu’ils marchaient sur le Palais présidentiel où siège le Conseil militaire.

Des échauffourées ont eu lieu à environ 700 mètres du Palais où au moins 25 véhicules des paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) sont arrivés en renfort, selon un journaliste de l’AFP.

“Le Conseil militaire est entièrement responsable pour ces vies (perdues) et ces blessés”, a asséné Mohammed Naji al-Assam dans une vidéo postée dimanche soir sur Facebook par son mouvement, l’Association des professionnels soudanais, acteur majeur de la contestation.

“Une nouvelle fois, comme à plusieurs reprises, les manifestants pacifiques soudanais ont été la cible d’une violence excessive, des tirs à balle réelle”, a ajouté le militant.

– “Retenue” –

Pour le Conseil militaire, les forces régulières ont fait preuve de “retenue” dimanche.

L’ALC “a violé ses engagements et incité les manifestants à se diriger vers le palais (présidentiel) et le QG de l’armée”, a dénoncé le général Jamal Omar, dans une vidéo postée par le Conseil sur Facebook.

L’ALC “porte l’entière responsabilité de ces violations et des victimes parmi les forces régulières et les citoyens”, a-t-il ajouté.

La contestation au Soudan a été déclenchée initialement par le triplement en décembre du prix du pain dans un pays pauvre à l’économie exsangue.

Les manifestations ont rapidement pris une tournure politique en réclamant l’éviction d’Omar el-Béchir, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis près de trois décennies.

Lundi, la France a déploré les violences de la veille, appelant les deux camps “à progresser de bonne foi dans les négociations et à aboutir au plus vite à la formation d’un gouvernement conduit par des civils”.

Depuis plusieurs jours, les chefs de la contestation et le Conseil militaire se disent ouverts à une reprise des négociations, à travers une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, pour dessiner les grandes lignes de la transition à venir.

Avec AFP/VOA

 

 

La Cédéao adopte formellement le nom d'”Eco” pour changer le CFA

0

Centrafrique.com/la-cedeao-adopte-formellement-le-nom-deco-pour-changer-le-cfa/la-cedeao-adopte-formellement-le-nom-deco-pour-changer-le-cfa/” rel=”attachment wp-att-29863 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Les chefs d’Etats et de gouvernement de la Cédéao, réunis samedi à Abuja, ont adopté formellement le nom d’”Eco” pour le projet de monnaie unique en Afrique de l’Ouest dont ils souhaitent la création dès 2020.

 

“Eco a été adopté comme le nom de la monnaie unique de la Cédéao” (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), est-il écrit dans la déclaration finale de cette rencontre entre représentant des 15 pays membres de l’organisation.

Ce nom avait déjà été évoqué à l’occasion d’une rencontre du comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la zone mi-juin à Abidjan (Côte d’Ivoire), tout comme la date de 2020 pour le début de l’implantation.

 

Le communiqué final adopté samedi à Abuja “réaffirme l’approche graduée (pour l’adoption) de la monnaie unique en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence “inflation, déficit budgétaire, … déjà évoqués lors de rencontres préparatoires.

Le principe d’un régime de change flexible et une politique monétaire centrée sur la maîtrise de l’inflation ont également été formellement adoptés.

Discutée depuis une trentaine d’année, cette monnaie unique entre les 15 pays qui forment la Cédéao, dont huit utilisent le franc CFA, arrimé à l’euro selon une parité fixe garantie par la France, ancien colonisateur de la région est vue comme un pari risqué par nombre d’analystes, mais serait un symbole politique fort.

 

AFP/VOA

Nigeria: les populations protestent contre une milice anti-Boko Haram 

0

Centrafrique.com/nigeria-les-populations-protestent-contre-une-milice-anti-boko-haram/une-autorite-parallele-la-cjtf-mene-ses-propres-controles-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-29856 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

À Maiduguri dans l’État de Borno, les populations ne se retrouvent plus dans les soi-disant actions de sécurité de la Civilian Joint Task Force (CJTF).

À Maiduguri dans l’État de Borno (Nigeria), les populations ne se retrouvent plus dans les actions de sécurité supposées de la milice anti-Boko Haram la “Civilian Joint Task Force (CJTF)” ou “Force d’intervention civile conjointe”.

Et pour cause, ils étaient plus de 2000 manifestants à descendre dans les rues de la capitale de l’État du Borno pour dire non à cette milice, qui selon eux, est à la base des exactions commises dans la ville.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le meurtre d’un conducteur de pousse-pousse. Les populations ont jugé cet acte inadmissible et ont décidé de manifester jusqu’à obtenir la dissolution de cette milice qui dit pourtant lutter contre les islamistes de Boko Haram.

De leur côté, les membres de la Force d’intervention civile conjointe se défendent. Ils indiquent avoir été plutôt alertés par la fuite du conducteur. Selon eux, il s’agirait d’un membre du groupe terroriste Boko Haram.

 

Silence des autorités nigérianes

Toutefois, la protestation des populations à Maiduguri amène à se poser des questions sur la légitimité de cette milice anti-Boko Haram. Celle-ci dit vouloir œuvrer pour la sécurité et lutter contre le terrorisme. Les populations locales pour leur part ne veulent plus en entendre parler.

Le silence des autorités nigérianes est lui aussi assimilé à une sorte de complicité. Une situation qui pourrait bien profiter aux islamistes de Boko Haram, comme le témoignent leurs attaques samedi soir dans le village de Gamurari, situé à environ 90 kilomètres de Maiduguri. Bilan : quatre morts et de nombreux dégâts dûs à des  actes de pillages.

Pour l’heure, les populations sont dans les rues avec l’intention de contrer les actions de cette milice. Y arriveront-elles ?

 

Par Epiphane Adadja

Avec DW

Après le carburant et l’électricité, le Zimbabwe aussi en panne de passeports

0
Centrafrique.com/apres-le-carburant-et-lelectricite-le-zimbabwe-aussi-en-panne-de-passeports/apres-le-carburant-le-zibabwe-a-un-probleme/” rel=”attachment wp-att-29850 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les membres nouvellement élus du Parlement du Zimbabwe se préparent à prêter serment lors d’une cérémonie d’assermentation à Harare le 5 septembre 2018.

Après le carburant et l’électricité, le Zimbabwe aussi en panne de passeports

 

 

 

Les Zimbabwéens fatigués de la crise qui ravage leur pays vont devoir s’armer de patience, ils ne sont pas prêts de pouvoir choisir l’exil. Sans moyens, leurs autorités sont incapables de délivrer le moindre passeport, sauf à de rares privilégiés.

Dep

uis un an, les demandes de passeports ne sont plus satisfaites qu’au compte-gouttes, reconnaissent eux-mêmes les services chargés de les émettre, la faute au manque de devises étrangères nécessaires pour acheter le papier et les équipements indispensables à leur fabrication.

“Début juin, les demandeurs étaient priés de revenir à la fin 2020”, a confirmé lundi sous couvert de l’anonymat à l’AFP un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur.

Ajoutée à l’inflation galopante, à la dépréciation de la pseudo-monnaie locale, aux pénuries de produits de base et autres coupures d’électricité, cette énième faillite de l’Etat zimbabwéen ajoute à la colère de nombreux citoyens.

Ainsi Isheanesu Mpofu, 23 ans, au chômage malgré son diplôme universitaire. Il a déposé sa demande de passeport en novembre dernier et atteint toujours son sésame pour l’étranger.

“Je suis revenu début juin pour vérifier l’évolution de ma demande, on m’a dit de revenir en août”, s’est emporté le jeune homme, qui souhaite rendre visite à sa famille exilée. “C’est quand même mon droit d’avoir un passeport pour voyager quand bon me semble, non ?”, s’est-il exclamé.

Faute de statistique officielle, on estime de 1 à 3 millions le nombre de Zimbabwéens qui ont fui la crise sévissant dans leur pays depuis le début des années 2000 pour s’établir, souvent illégalement, en Afrique du Sud voisine.

Malgré ses promesses répétées, le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à l’autocrate Robert Mugabe, ne parvient pas à relancer l’économie du pays.

Le mois dernier, M. Mnangagwa a été contraint de reconnaître publiquement la gravité de cette “crise des passeports”.

Mais il en a rendu aussitôt responsables les entreprises qui fournissent le matériel. “Ils ont dit qu’ils n’imprimeraient plus de passeports parce qu’on leur doit de l’argent”, s’est-il offusqué en affirmant que l’Etat avait payé sa dette.

En avril, le ministre de l’Intérieur, Cain Mathema, s’était fait fort de résorber les demandes en attente – 280.000 quand même – en produisant “jusqu’à 8.000 passeports par jour”.

Trois mois plus tard il n’en est rien. De l’avis d’un de ses fonctionnaires, il n’en sort quotidiennement pas plus… d’une petite dizaine.

“On pourrait rapidement rattraper notre retard, mais nos machines sont toujours à l’arrêt”, a-t-il confié à l’AFP.

 

AFP/VOA

Centrafrique / FMI : Touadera, Dondra successtory.    

0

Bangui (République centrafricaine) – un programme entier achevé, le ministre des Finances  Henri Marie Dondra ne cessera jamais d’étonner les Centrafricains.  

 

En s’alliant avec Touadera, cet homme aura déjoué tous les pronostics à son sujet.  Pour la première fois en RCA, un programme complet contenant 6 revues vient d’être conclu.  De fait l’homme devient ainsi le seul ministre centrafricain des Finances ayant conclu un programme entier en 3 ans avec le Fonds Monétaire international (FMI) .

Réputé intègre, travailleur fidèle au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Cet aristocrate centrafricain force l’admiration de tout le monde.  Passer 6 revues successives avec le Fonds monétaire international n’est pas chose facile avec un État fragile comme la République centrafricaine.

On peut critiquer ne pas aimer Touadera,  Ngrebada ou encore Dondra le musicien argentier, mais il faut admettre que seul le résultat compte.  La République centrafricaine a un bon ministre des Finances.  Cependant un bon ministre des finances avec des résultats élogieux ne suffit pas.

La croissance économique, la situation sécuritaire et l’amélioration de vies des Centrafricains ne s’améliorent pas encore au rythme que la population aurait voulu.

Certaines mauvaises langues disaient que Dondra allait être candidat aux prochaines élections présidentielles alors que ses proches affirment que l’homme est fidèle au président Touadera.

Pourvu que l’alliance dure.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Ali Darassa prochain maire de Bambari ?

0
Centrafrique.com/centrafrique-ali-darassa-prochain-maire-de-bambari/ali-darassa-chef-rebelle-upc-centrafrique-10/” rel=”attachment wp-att-29833 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Ali Darassa, ministre-Conseiller du Premier ministre Firmin Ngrebada. CopyrightDR

 

 

Bambari (République centrafricaine) – En tout cas c’est la dernière option envisagée par les cadres de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), deuxième faction la plus importante de l’ex-coalition Seleka  dirigée par Ali Darassa.

 

En effet, selon des sources concordantes recoupées au sein de l’UPC, le chef rebelle Ali Darassa n’a pas apprécié son éviction de Bambari, deuxième grande ville de la République centrafricaine par les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Et il compte y revenir prochainement. Pour y parvenir, plusieurs options ont été envisagées par l’UPC, entre autres le passage en force ou sa nomination comme Président de la délégation spéciale de la ville de Bambari.

Même si l’option militaire n’a pas été prise au sérieux par les cadres dudit mouvement rebelle qui doutent de son efficacité, Ali Darassa quant à lui multiplie des réunions clandestines à Bambari avec des mercenaires tchadiens et soudanais dont on ignore la teneur.

En outre, pour sa nomination au poste de Maire de Bambari, des démarches vont être entreprises auprès du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour que le décret de sa nomination comme ministre délégué et conseiller du Premier ministre soit abrogé au profit de celui du Maire de Bambari.

« Comme vous le savez, depuis la nomination d’Ali Darassa comme ministre-Conseiller à la Primature il y’a quelques mois, il n’a pas pris ses fonctions comme la loi le prévoit. Pour compenser ce vide juridique, il est préférable qu’on le nomme Maire de Bambari, une ville qu’il connaît bien afin qu’il contribue efficacement au retour définitif de la paix dans la région d’Ouaka et ses environs », explique un cadre de l’UPC contacté par CNC.

À Bangui, aucun commentaire n’a été fait sur ce point.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : grève des employés de SATOM Bouar, des manœuvres d’intimidation se multiplient.

0
Bouar-des-manoeuvres-dintimidation-se-multiplient/greve-des-employes-de-satom-a-bouar-le-20-juin-2019-credit-photo-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-29830 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/grève-des-employés-de-Satom-à-Bouar-le-20-juin-2019.-Crédit-photo-CNC-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />
Grève des employés de SOGEA-SATOM BOUAR le 20 juin 2019. Copyright2019CNC.

 

Bouar (République centrafricaine) – Les employés de la société SOGEA-SATOM de Bouar se disent intimidés puis harcelés au lendemain de leur grève organisée le jeudi 20 juin dernier.

 

Alors que plusieurs voix de ses collègues s’élèvent pour demander son départ pur et simple, le chef de sécurité de SOGEA-SATOM de Bouar monsieur Gildas N., est accusé à nouveau d’avoir orchestré de diverses manœuvres tendant à intimider ses collègues qui ont organisé le 20 juin dernier une grève pour revendiquer une meilleure condition de leur travail qu’ils jugent précaire.

Rappelons qu’en janvier 2019, ce sont ces mêmes employés de SOGEA-SATOM qui s’est mis en grève illimitée pour demander le limogeage de Monsieur Gildas N. de son poste du chef de sécurité en raison des jeux troubles qu’ils auraient orchestrés contre ses collègues de SOGEA-SATOM.

Au moment où les travaux de bitumage Baoro-Bouar entrepris par SOGEA-SATOM peinent à respecter son délai d’exécution prévu dans le cahier de charge, on apprend ce week-end que le chef de sécurité Monsieur Gildas N., en complicité avec le pompiste de ladite société, aurait été pris en flagrant délit de trafic du carburant de SOGEA-SATOM qu’il aurait transporté dans son véhicule pour aller vendre sur le marché noir à Bangui.

Finalement, les centrafricains se demandent à quand la fin des travaux de bitumage du tronçon Baoro-Bouar ?

Alors que ce dimanche 1 juillet 2019, la presse présidentielle a indiqué que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a présidé une réunion avec les cadres du ministère des Finances, du ministère des Travaux publics et des représentants de la société SOGEA-SATOM et de la Banque mondiale afin de tenter d’identifier les raisons du blocage de ces travaux de route Baoro-Bouar, le ministre des Travaux publics monsieur Guismala HAMZA, pour sa part mentionne que la société SOGEA-SATOM n’a qu’à 18% de la réalisation de ces travaux alors qu’elle a déjà encaissé 58% des fonds alloués pour ceux-ci.

 

Copyright2019CNC.

Soudan: sept morts lors de manifestations massives

0

Centrafrique.com/soudan-sept-morts-lors-de-manifestations-massives/les-manifestants-brulent-les-pneus-sur-un-pont-de-khartoum-au-soudan-2/” rel=”attachment wp-att-29826 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Sept personnes ont été tuées dimanche au Soudan lors de manifestations massives pour réclamer aux militaires un transfert du pouvoir aux civils,

selon l’agence de presse officielle, la contestation ayant réussi le pari de la mobilisation malgré le déploiement des forces de l’ordre.

Les rassemblements de dimanche sont les plus importants depuis la dispersion le 3 juin d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée dans la capitale, un drame qui avait fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international. En prévision des manifestations, plusieurs pays et des ONG avaient appelé à la retenue.

 

La police a tiré des gaz lacrymogènes sur des centaines de manifestants, arrivés à environ 700 mètres du palais présidentiel, lesquels répondaient à un appel d’un mouvement de la contestation à marcher vers cet endroit symbolique, selon un correspondant de l’AFP.

Au moins 25 véhicules des redoutés paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) étaient arrivés en renfort, d’après lui.

C’est au palais présidentiel que siège le Conseil militaire de transition, à la tête du pays depuis la destitution en avril du président Omar el-Béchir après des mois de manifestations monstres.

 

 “Dictature militaire” –

Citant le ministère de la Santé, l’agence de presse officielle Suna a fait état de sept morts et 181 blessés, dont 27 par balles, dans les manifestations de dimanche, sans détailler les circonstances des décès.

L’agence a ajouté que dix membres des forces régulières ont été blessés, dont trois paramilitaires des RSF touchés par balle.

Auparavant, un comité de médecins proche de la contestation avait fait état de cinq morts dans le pays. “Il y a également de nombreux blessés graves touchés par les balles des milices du Conseil militaire”, d’après la même source.

Le numéro deux du Conseil a affirmé de son côté que des “snipers” avaient tiré près d’un hôpital militaire d’Omdourman.

“Ils ont tiré sur trois paramilitaires des RSF et sur peut-être cinq ou six citoyens”, a dit le général Mohammed Hamdan Daglo, lors d’une allocution retransmise à la télévision publique.

Aux cris de “Pouvoir civil, pouvoir civil”, les Soudanais avaient manifesté plus tôt dans plusieurs villes, à l’appel de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Brandissant des drapeaux soudanais et faisant le signe de la victoire, hommes et femmes ont envahi les avenues de la capitale, scandant leurs slogans au rythme des applaudissements et des klaxons des automobilistes.

“Nous voulons un Etat civil qui garantisse notre liberté. Nous voulons en finir avec la dictature militaire”, a déclaré une manifestante, Zeinab, 23 ans.

“Personne n’a donné un mandat au Conseil militaire”, a lancé un manifestant qui n’a pas voulu donner son nom.

A Khartoum et dans les villes d’Omdourman, de Port-Soudan, d’Al-obeid, de Madani, de Kassala et de Khasma el-Girbade, les manifestants ont scandé des slogans révolutionnaires, selon les témoins.

L’Association des professionnels soudanais (SPA), un important mouvement de la contestation, a parlé d’une “mobilisation massive sans précédent”.

La mobilisation de dimanche est d’autant plus impressionnante que le Conseil militaire bloque depuis des semaines l’accès à internet, outil stratégique pour rallier dès le début du mouvement de contestation inédit en décembre 2018.

En prévision des rassemblements, les paramilitaires des RSF avaient été déployés sur plusieurs places de Khartoum, à bord de leurs pick-ups chargés de mitrailleuses.

– Gaz lacrymogènes –

Les forces de sécurité ont également fait usage de lacrymogènes à Gadaref (est).

La contestation a été déclenchée initialement par le triplement du prix du pain dans un pays pauvre à l’économie exsangue.

Les manifestations ont rapidement pris une tournure politique en réclamant l’éviction du général Béchir, qui dirigeait le pays d’une main de fer pendant près de trois décennies.

Epicentre de la contestation, le sit-in devant le QG de l’armée, entamé le 6 avril, a été dispersé dans le sang environ deux mois plus tard.

Au moins 128 personnes ont péri dans la dispersion du sit-in et la dispersion qui a suivi les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation. Les autorités ont fait état de 61 morts.

Les RSF ont été accusées par les manifestants, des ONG et des experts, d’être à l’origine de cette dispersion.

Dernièrement, les protestataires s’étaient contentés de petits rassemblements à Khartoum, parfois dispersés par les forces de sécurité.

Malgré le bras de fer, les chefs de la contestation et le Conseil militaire se disent ouverts à une reprise des négociations, à travers une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, pour dessiner les grandes lignes de la transition à venir.

 

Avec AFP/VOA

 

Envoyé de mon iPhone

 

Togo: peu d’engouement pour les premières municipales depuis 32 ans

0

Centrafrique.com/togo-peu-dengouement-pour-les-premieres-municipales-depuis-32-ans/decompte-des-voix-dans-lurne-au-togo-apres-lelection-municipale/” rel=”attachment wp-att-29822 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Les Togolais ont voté dimanche pour élire leurs maires lors des premières élections municipales depuis 32 ans, boycottées par un important parti de l’opposition et marquées par une faible participation dans la capitale.

Plus de 3,4 millions d’électeurs étaient appelés à voter jusqu’à 16h00 (16h00 GMT), mais dans les bureaux de vote de Lomé visités par l’AFP, les taux d’abstention se situaient en moyenne autour des 75%.

“La participation est faible à Lomé (capitale traditionnellement acquise à l’opposition, ndlr), parce que certains jeunes de l’opposition ne sont pas sortis, ils ne savent pas pour qui voter, les leaders étant divisés”, estime Évariste Gangigla, responsable d’un bureau de vote de Lomé pour la Commission électorale Nationale Indépendante.

Le décompte avait commencé dimanche soir, parfois sans électricité et à la lumière des téléphones portables, a constaté un journaliste de l’AFP.

Aucune date n’a été communiquée pour l’instant pour l’annonce des résultats.

Dans la matinée, le président Faure Gnassingbé avait “exhorté” les Togolais à “participer massivement, pour un choix libre”, aux premières élections municipales depuis 1987, soulignant qu’elles marquaient “une avancée majeure dans l’enracinement de la démocratie”.

Le président Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005, et dont la famille dirige ce petit pays d’Afrique de l’Ouest depuis plus 50 ans, a voté dans un bureau de Pya, sa région d’origine, à environ 420 kilomètres de Lomé.

Le vote s’est déroulé dans le calme, sans incident majeur, mais sans grand engouement, a pu constater un journaliste de l’AFP.

“Je suis venue accomplir mon devoir civique. Je ne souhaite que deux choses pour ce pays: la paix et le changement”, a déclaré Kayi Sassou, une septuagénaire, la première personne à glisser le bulletin dans l’urne dans son bureau de vote de la capitale.

1.527 conseillers municipaux devaient être élus dans 117 communes pour un mandat de 6 ans, renouvelable deux fois, parmi les 569 listes de partis politiques et d’indépendants retenues par la Cour Suprême pour se présenter à ces élections municipales, les premières depuis 1987.

Les mairies sont actuellement dirigées par des présidents de délégation spéciale, nommés par le président de la République.

“Notre pays fait un grand pas. Désormais nous aurons des répondants dans notre quartier à qui exprimer nos besoins”, se réjouit Issouf Moudji, un électeur rencontré par l’AFP.

– Ordre dispersé –

A l’exception notable du Parti national panafricain (PNP), important parti dont le bastion se trouve dans le centre-nord du pays, tous les principaux partis politiques de l’opposition ont pris part à ces élections.

Le PNP, dont le leader Tikpi Atchadam vit en exil, exige la libération de ses militants détenus, dont trois responsables écroués depuis mi-avril à la suite de manifestations contre le pouvoir le 13 avril.

Il faisait partie de la coalition formée à l’été 2017. Des dizaines de milliers de personnes avaient ensuite manifesté à Lomé et dans d’autres villes pour demander, notamment, la démission de Faure Gnassingbé.

Cette mobilisation exceptionnelle a perdu en intensité au fil des mois. Plusieurs partis ont claqué la porte de la coalition et se sont présentés en ordre dispersé aux élections locales.

Les principaux partis politiques de l’opposition, qui avaient boycotté les élections législatives de décembre 2018 et n’ont plus aucune représentation au Parlement, espèrent asseoir leur présence locale à travers ce scrutin.

L’Alliance Nationale pour le Changement, parti historique d’opposition, a toutefois regretté un “cafouillage et l’impréparation” des élections alors que deux bureaux de vote ont dû annoncer un report du scrutin.

Son porte-parole Eric Dupuy a également fait état d’un “bourrage d’urnes à Baguida Centre avant le début du vote”. “Avec la détermination des populations, les bulletins ont finalement été brûlés”, a-t-il affirmé.

Les principales associations de la société civile -l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), la Concertation de la société civile au Togo (CNSC-Togo) et la Commission épiscopale nationale justice et paix (CEJP)- n’ont pas pu observer le scrutin, faute d’avoir reçu leurs accréditations.

 

Avec AFP/VOA

 

Le candidat du pouvoir proclamé élu au premier tour en Mauritanie

0

Centrafrique.com/le-candidat-du-pouvoir-proclame-elu-au-premier-tour-en-mauritanie/le-candidat-du-pouvoir-declare-victoire-en-mauritanie-2/” rel=”attachment wp-att-29818 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Le candidat du pouvoir, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, a été proclamé lundi élu au premier tour président de Mauritanie par le Conseil constitutionnel, qui a rejeté les recours de ses adversaires de l’opposition pour “insuffisance de preuves”.

Avec 52% des suffrages exprimés, M. Ghazouani a “recueilli la majorité absolue” au premier tour le 22 juin, selon la décision lue par un des neuf membres du Conseil.

Il succédera le 2 août à Mohamed Ould Abdel Aziz, pour la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d’Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir avant son élection en 2009. Il ne pouvait se représenter après deux mandats.

Il devance quatre opposants, dont le militant antiesclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,59%), l’ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%) et le journaliste Baba Hamidou Kane (8,7%), soit des résultats quasi identiques à ceux annoncés le 23 juin par la Commission nationale électorale indépendante (Céni).

Selon le président du Conseil constitutionnel, Bathia Mamadou Diallo, “le système électoral en Mauritanie s’est beaucoup amélioré” et “s’améliore à chaque élection”. Ces résultats ont été établis sur la base des procès-verbaux transmis au Conseil par “des magistrats assermentés”, a-t-il souligné.

Plusieurs véhicules militaires stationnent aux abords du Conseil depuis la transmission des résultats par la Céni.

Quelques heures auparavant, les quatre candidats de l’opposition, dont plusieurs avaient saisi le Conseil pour réclamer l’annulation du vote, avaient exposé des “fraudes” rendant selon eux impossible une victoire au premier tour de M. Ghazouani.

“Après vérification par nos techniciens électoraux qui ont travaillé sur 455 bureaux de vote (sur un total de 3.861, NDLR) où il a réalisé 100% et plus, le candidat Ghazouani ne pouvait pas avoir plus de 41%”, a affirmé M. Ould Abeid lors d’une conférence de presse dimanche soir avec les trois autres candidats de l’opposition.

“Tous ces bureaux sont situés dans des zones reculées, logés chez des dignitaires du régime contrairement à la loi, loin de toute possibilité de contrôle, totalisant plus de 9.800 voix, soit 10% du vote global”, a-t-il ajouté estimant que M. Ghazouani ne pouvait obtenir “dans le meilleur des cas que 48,5 %”.

– “Maturité politique” –

Cette conférence de presse s’est tenue à son siège de campagne qui comme celui de ses collègues, a été rouvert en dépit de l’annonce de sa fermeture par la police la semaine dernière.

“Le Conseil constitutionnel a le droit et le devoir de vérifier par ses propres moyens, en dehors même de ce que nous lui soumettons”, a affirmé pour sa part M. Ould Boubacar.

Les candidats de l’opposition ont de nouveau dénoncé la “répression” de cette contestation électorale, visant selon eux la communauté afro-mauritanienne, après les heurts qui ont éclaté dès le lendemain du scrutin.

Ils ont appelé le régime à “démilitariser” les quartiers de la banlieue de Nouakchott où des forces de sécurité ont été déployées depuis les incidents et à libérer leurs sympathisants arrêtés.

La société mauritanienne est marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d’esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d’ethnies subsahariennes.

Les autorités n’ont fourni aucune estimation du nombre de personnes arrêtées, plusieurs centaines, selon l’opposition, mais ont fait état mardi d’une centaine de ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne voisins, notamment sénégalais et maliens, détenus.

  1. Ghazouani, qui a déjà reçu les félicitations de plusieurs pays (France, Maroc, Algérie, Mali, Arabie saoudite…), a lui salué vendredi soir le peuple mauritanien “pour sa maturité politique et l’enracinement du pluralisme démocratique et du dialogue” durant le processus électoral.
  2. Ould Abdel Aziz a stabilisé la Mauritanie, frappée dans les années 2000 par des attentats djihadistes et des enlèvements d’étrangers, en menant une politique volontariste : remise sur pied de l’armée, surveillance accrue du territoire et développement des zones reculées.

Mais les critiques se focalisent sur la persistance de profondes inégalités sociales et dénoncent des atteintes aux libertés publiques.

 

Avec AFP/VOA

Centrafrique : la famille de Youssouf Alhaji  écrouée à Gbokologbo par Ali Darassa

0
Bambari-le-16-mars-2019-3/” rel=”attachment wp-att-29808 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”” width=”450″ height=”299″ />
Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019. CopyrightDR.

 

Bambari (République centrafricaine) – Le grand-frère du transporteur Alhaji Youssouf a été arrêté le mardi 25 juin dernier et transféré à la prison de Gbokologbo par les éléments de la brigade mixte de l’UPC dirigée par Ali Darassa.

 

L’information, qui a été confirmée par l’homme d’affaires Alhaji Youssouf, fait état de l’arrestation de membre de sa famille à Bambari par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

D’après les informations recoupées auprès des proches parents de ce dernier, celui-ci aurait refusé de s’acquitter des taxes de l’UPC relatives aux activités de transport de ses camions qui faisaient les navettes entre Bambari et Bangui.

Alors que le chef de bande Ali Darassa avait sommé l’homme d’affaires Youssouf à éponger sa dette sans délai, une dizaine de ses éléments se sont rendus à son domicile de Bambari pour le ramener à la brigade. Heureusement, l’homme d’affaires ne se trouve pas sur place. Afin de le contraindre à se présenter, les rebelles ont fait embarquer son grand-frère pour le mettre en détention dans les locaux de la brigade mixte à Bambari. Il a finalement été transféré depuis la semaine dernière au village Gbokologbo, à quelque 80 kilomètres de Bambari où réside actuellement le chef rebelle Ali Darassa.

Ce dernier, qui ne cesse de harceler les commerçants de l’Ouaka, multiplie ces derniers temps des aller-retour entre son village Gbokologbo et la ville de Bambari dans le but de percevoir lui-même les taxes de l’UPC imposées sur les produits et services en transit dans l’Ouaka.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa avait été nommé à la suite de la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier Ministre-Conseiller à la primature et commandant en chef des FACA de la région du centre. Selon plusieurs experts, les différentes taxes perçues illégalement par son mouvement lui rapportent entre 1 et 2 milliards de francs CFA par années. On voit mal comment il pourrait s’en passer d’une importante somme d’argent pour un maigre poste de conseiller à la primature.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : la famille de Youssouf Alhaji mise en détention par Ali Darassa à Gbokologbo.

0
Bambari-le-16-mars-2019-3/” rel=”attachment wp-att-29808 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”” width=”450″ height=”299″ />
Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019. CopyrightDR.

 

 

Bambari (République centrafricqaine) – Le grand-frère du transporteur Alhaji Youssouf a été arrêté le mardi 25 juin dernier et transféré à la prison de Gbokologbo par les éléments de la brigade mixte de l’UPC dirigée par Ali Darassa.

 

L’information, qui a été confirmée par l’homme d’affaires Alhaji Youssouf, fait état de l’arrestation de membre de sa famille à Bambari par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

D’après les informations recoupées auprès des proches parents de ce dernier, celui-ci aurait refusé de s’acquitter des taxes de l’UPC relatives aux activités de transport de ses camions qui faisaient les navettes entre Bambari et Bangui.

Alors que le chef de bande Ali Darassa avait sommé l’homme d’affaires Youssouf à éponger sa dette sans délai, une dizaine de ses éléments se sont rendus à son domicile de Bambari pour le ramener à la brigade. Heureusement, l’homme d’affaires ne se trouve pas sur place. Afin de le contraindre à se présenter, les rebelles ont fait embarquer son grand-frère pour le mettre en détention dans les locaux de la brigade mixte à Bambari. Il a finalement été transféré depuis la semaine dernière au village Gbokologbo, à quelque 80 kilomètres de Bambari où réside actuellement le chef rebelle Ali Darassa.

Ce dernier, qui ne cesse de harceler les commerçants de l’Ouaka, multiplie ces derniers temps des aller-retour entre son village Gbokologbo et la ville de Bambari dans le but de percevoir lui-même les taxes de l’UPC imposées sur les produits et services en transit dans l’Ouaka.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa avait été nommé à la suite de la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier Ministre-Conseiller à la primature et commandant en chef des FACA de la région du centre. Selon plusieurs experts, les différentes taxes perçues illégalement par son mouvement lui rapportent entre 1 et 2 milliards de francs CFA par années. On voit mal comment il pourrait s’en passer d’une importante somme d’argent pour un maigre poste de conseiller à la primature.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : un mort après une partie de chasse à Alindao.

0
Centrafrique.com/centrafrique-un-mort-apres-une-partie-de-chasse-a-alindao/un-milicien-anti-balaka/” rel=”attachment wp-att-29805 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Image d’illustration d’un milicien Anti-balaka centrafricain. CopyrightDR

 

Bambari (République centrafricaine) – Une partie de chasse a mal tourné ce vendredi 28 juin près de la sous-préfecture d’Alindao, située à 508 kilomètres de Bangui. L’un des chasseurs a été blessé par balle et perd la vie.

 

Il s’appelle Mathias Kpara, âgé de 29 ans,  ancien milicien Anti-balaka et chasseur de profession. Lors d’une partie de chasse organisée à 7 kilomètres d’Alindao, il s’est grièvement blessé accidentellement avec sa propre  arme artisanale.

À en croire  son frère Jean qui a participé lui aussi à la chasse cette nuit, l’accident est survenu au moment où son frère Mathias aurait appuyé sur la détente de son arme artisanale communément appelée « Ga na pointe » pour neutraliser un gibier qu’il aurait mis dans son viseur. Malheureusement pour lui, la munition de calibre double zéro n’a pas pu déclencher comme il faut. Elle s’est éclatée pour le toucher grièvement sur son bras.

Transportée par son frère Jean à la clinique médicale du Médecin Sans Frontière (MSF) à Bambari, la victime a finalement été imputée de son bras grièvement touché.

Dans la matinée du dimanche 30 juin, le jeune chasseur Mathias Kpara a malheureusement rendu son âme dans sa chambre de la clinique du MSF à Bambari.

Rappelons qu’à Alindao, dans la préfecture de la Ouaka, la chasse est interdite par les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique depuis plusieurs mois. Ce qui crée une rareté de la viande des gibiers sur le marché local. La décision de Monsieur Mathias et de son frère Jean d’organiser une partie de chasse est probablement liée à cette rareté de la viande de chasse dans le secteur.

 

Copyright2019CNC.

Cameroun / Centrafrique : signature d’accord tripartite pour le retour des réfugiés centrafricains

0
Centrafrique.com/cameroun-centrafrique-signature-daccord-tripartite-pour-le-retour-des-refugies-centrafricains/des-refugies-centrafricains-regroupes-sur-un-site-a-lest-du-cameroun-par-le-hcr/” rel=”attachment wp-att-29801 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun. CopyrightHCR

 

Le Cameroun, la République Centrafricaine (RCA), et le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont signé samedi un accord tripartite chargé de fixer les modalités pratiques de retour volontaire des réfugiés centrafricains dans leur pays.

Cette signature fixe le cadre juridique permettant de s’assurer que les retours sont strictement volontaires. Selon Buti Kale, représentant du HCR en RCA, l’accord représente les standards légaux reconnus sur le plan international, régissant le rapatriement volontaire des réfugiés et auxquels les parties se sont entièrement engagées.

Pour le ministre camerounais de l’administration territoriale Paul Atanga Nji qui a représenté la partie camerounaise, cet accord traduit la volonté des autorités camerounaises de la protection des droits des réfugiés.

De source officielle, plus de 450 000 réfugiés centrafricains ont trouvé refuge au Cameroun. Beaucoup d’entre eux sont rassemblés dans le camp de Borgop dans la région camerounaise de l’Adamoua où ils reçoivent de l’assistance de plusieurs organisations internationales et du gouvernement camerounais.

 

Avec Xinhua.

Togo : après 32 ans, le pays organise des élections municipales

0

Centrafrique.com/togo-apres-32-ans-le-pays-organise-des-elections-municipales/togo-apres-32-ans-le-pays-organise-des-elections-municipales/” rel=”attachment wp-att-29795 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Parmi les 11.400 candidats en lice, on retrouve beaucoup de jeunes et de femmes. Qu’est ce qui justifie cet engouement de la jeunesse autour de ces élections? Reportage.

 

La campagne électorale s’achève dans une belle ambiance festive. Souvent jeunes, les candidats drainent autour d’eux d’autres jeunes à qui ils adressent un message clair. “La jeunesse doit prendre son destin en main”, explique Frédérique Tchatchou, un des candidats.

“C’est la jeunesse et les femmes qui constituent la majorité de la population. Et c’est eux, la force vive. Donc nous travaillerons avec eux pour pouvoir réaliser nos plans de développement.”

 

Patrick Amenda, un autre jeune candidat, sillonne un marché de son quartier pour convaincre les électeurs.

“Je pense que les élections locales sont résolument un enjeu de proximité. Et donc, si les jeunes s’engagent c’est dans la proportion de ce qu’ils représentent. Ils sont nombreux et c’est de leur avenir qu’il s’agit.”

 

Dossier thématique

Togo

 

constater qu’en plus des jeunes, beaucoup de femmes sont dans la course pour les élections municipales. “De part notre éducation, on n’a pas laissé la chance aux jeunes filles, aux jeunes femmes ou à nos mamans de s’engager au plan politique, au plan communautaire ou professionnel. Donc nous nous sommes dit : il faut relever le défi. Il faut être femme candidate, il faut être femme engagée, il faut être femme leader.”

 

Mobilisation des jeunes

Pascal Agbové de l’ONG Initiative des jeunes pour le développement explique les raisons de l’engouement des jeunes et des femmes pour ces élections.

“Nous constatons avec beaucoup de satisfaction l’implication des jeunes et des femmes dans ce processus pour la simple raison que les jeunes et les femmes sont les couches les plus vulnérables. Et donc, nous avons remarqué qu’ils ont compris qu’il ne faut pas être à l’écart de ce processus. Il faudrait qu’ils soient présents dans les instances de prise de décisions locales afin que leurs besoins prioritaires soient pris en compte.”

 

Avec DW

L’offensive médiatique de la Chine en Afrique

0

Centrafrique.com/loffensive-mediatique-de-la-chine-en-afrique/offensive-mediatique-de-la-chine-en-afrique/” rel=”attachment wp-att-29791 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Le Spiegel a tenté de se rendre dans les bureaux de la CGTN à Nairobi. Cette chaine de télévision contrôlée par l’Etat chinois a établi sa forteresse dans la capitale Kenyane afin de “montrer sous une lumière positive les intentions de Pékin, surtout en Afrique, où l’image de la Chine a souffert depuis qu’elle s’étend de façon agressive entre Khartoum et Le Cap.”

 

La chaîne occupe trois étages d’un grand building. Un premier contrôle se fait à l’entrée, il faut passer une fouille, puis “se confronter aux questions pleines de méfiances de la réceptionniste”.

Les journalistes du Spiegel ne réussiront pas à rencontrer le patron de la chaîne qui emploie quelque 150 personnes. “Des Chinois, des Sud-Africains, des Britanniques, des Nigérians et des Kenyans.”

 

Opération séduction

L’opération de séduction médiatique comprend également la formation chaque année de “1.000 jeunes journalistes africains en Chine. Les investisseurs chinois achètent des parts dans des medias africains. La chaîne de télévision StarTimes diffuse dans 30 pays africains”.

CGTN affirme faire de l’information indépendante. Et pourtant, ce n’est pas ce que raconte l’un des journalistes de la chaîne, qui finira par accepter de parler.

 

Par peur d’être reconnu, il ne veut même pas qu’on évoque la couleur de sa chemise. On doit simplement l’appeler James M. ”

Et voici ce qu’il dit : “Nous ne faisons pas de journalisme indépendant mais de la pure propagande aux ordres du parti communiste. Nous travaillons avec le ciseau de la censure dans nos têtes. La critique du gouvernement, les droits de l’homme ou des analyses sur le fort endettement des Africains vis-à-vis de la Chine sont des tabous”.

 

Le Spiegel conclut : “La chaine joue pour la Chine en Afrique à peu près le même rôle que la chaîne d’Etat russe Russia Today joue pour le Kremlin en Europe.”

 

Avec DW

RDC : la corruption répandue dans des établissements secondaires et universitaires

0

Centrafrique.com/rdc-la-corruption-repandue-dans-des-etablissements-secondaires-et-universitaires/la-corruption-mine-leducation-en-rdc/” rel=”attachment wp-att-29787 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

En République démocratique du Congo, la corruption est courante dans certains établissements de l’enseignement secondaire et universitaire.

En uniforme bleu et blanc, Ornica, élève finaliste du complexe scolaire Ntilu-Wele de Limete, vient de terminer ses examens et rejoint ses collègues dans la cour de recréation. “C’était (l’examen) wouhhhh… C’était formidable. Très, très formidable pour moi, je ne sais pas pour les autres. Je suis confiante que j’aurais sans doute mon diplôme d’Etat (équivalent du baccalauréat, ndlr).”

Cette assurance d’Ornica à Kinshasa contraste avec des soupçons de fuites des questionnaires à Kisangani, au nord-est de la RDC, où dix personnes, dont deux responsables d’établissements scolaires, sont en garde a vue pour détention de neuf copies de questionnaires sur les sujets d’options.

Ornica affirme n’avoir pas eu connaissance de cela et qu’elle s’était suffisamment préparée pour affronter les épreuves.

“On a travaillé avec nos têtes, rien de tel ici, d’ailleurs on n’avait pas de téléphone pendant les examens.”

Mais pour Daniella, une autre élève rencontrée dans le même centre d’examens, la corruption existe bien.

“Je sais que la corruption existe dans nos milieux scolaires mais personnellement j’ai pas recouru à cette pratique. En revanche, tricher à l’école oui…. (rires).”

Dans une salle d’examen d’Etat au Collège Saint-Joseph (Elikya), lors du coup d’envoi officiel des épreuves nationales, Emery Okundji, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, a encouragé les élèves a travailler en toute sérénité pour mériter leurs diplômes.

“Vous êtes l’avenir de notre pays, l’avenir du Congo de demain. Les futurs ministres c’est vous. Vous devez prendre le destin de ce pays en mains.”

La plupart des enseignants congolais sont conscients de la corruption, estime cette enseignante qui s’est exprimée de manière anonyme. “La corruption existe dans nos écoles, mais je pense qu’au niveau de chaque école, au niveau de chaque direction scolaire nous avons quand même pris des mesures pour arrêter la corruption qui existe entre enseignant et élève, parce que ça ne nous honore pas.” 

Pour la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL), la lutte contre la corruption en milieu scolaire et estudiantin doit être un combat de “toute la société”.

Car, estime-t-elle, ces milieux sont des foyers où se cultivent et s’entretiennent “toutes sortes” de dérives et les parents ont pour rôle de “préserver et promouvoir les valeurs éthiques”.

 

Par Saleh Mwanamilongo

Avec DW

Tunisie : le Président Béji Caïd Essebsi hospitalisé dans un état critique.

0

Centrafrique.com/tunisie-le-president-beji-caid-essebsi-hospitalise-dans-un-etat-critique/le-president-tunisien-malade/” rel=”attachment wp-att-29767 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, 92 ans, a été admis jeudi à l’hôpital militaire de Tunis à la suite d’un grave malaise et se trouve dans un état “très critique”, a déclaré l’un de ses conseillers.

Dans la soirée, un conseiller de la présidence a cependant indiqué que l’état de santé du chef de l’Etat commençait de s’améliorer. Il n’a pas donné de précisions.

Acteur de premier plan de la transition après la chute de Zine ben Ali en 2011, Béji Caïd Essebsi est devenu trois ans plus tard le premier président tunisien élu démocratiquement au suffrage universel direct après l’adoption d’une nouvelle Constitution.

Le chef de l’Etat avait déjà été hospitalisé vendredi dernier pour des examens, avaient alors indiqué les services de la présidence.

 

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a écrit sur Facebook qu’Essebsi recevait tous les soins et l’attention nécessaires et que les gens devaient cesser de répandre de fausses nouvelles sur son état.

La présidence a indiqué que “son état est désormais stationnaire et il subit les examens nécessaires”.

Essebsi a annoncé ce mois-ci qu’il ne serait pas candidat à un deuxième mandat lors de la présidentielle prévue le 17 novembre. Des élections législatives doivent avoir lieu un peu plus tôt, le 6 octobre.

 

Avec Reuters

RDC : une manifestation de l’opposition interdite dimanche à Kinshasa.

0
Centrafrique.com/rdc-une-manifestation-de-lopposition-interdite-dimanche-a-kinshasa/bemba-jean-pierre-pour-election-envoye-par-mballa-3/” rel=”attachment wp-att-29763 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Jean-Pierre Bemba….

 

 

Une “marche pacifique” organisée dimanche en République démocratique du Congo à l’appel des poids lourds de l’opposition Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Martin Fayulu, a été interdite vendredi par les autorités locales dans la capitale Kinshasa.

Le nouveau gouverneur Gentiny Ngobila a indiqué dans une lettre aux responsables de la coalition d’opposition Lamuka qu’il “était au regret de ne pouvoir prendre acte” de leur demande de manifestation à “la date sacrée et commémorative du 30 juin”, le jour du 59e anniversaire de l’indépendance du Congo.

“Organiser des marches à cette date friserait le sabotage contre la mémoire de la République”, lit-on dans ce courrier en date du 27 juin et diffusé sur les réseaux sociaux.

Son destinataire Fidèle Babala, coordonnateur provincial de Lamuka à Kinshasa, a assuré à l’AFP avoir reçu le courrier.

Joint par l’AFP, le gouverneur Ngobila n’a pas répondu.

Lamuka voulait organiser “une marche pacifique pour exiger le respect de la volonté du peuple”. Les opposants voulaient faire partir leur marche “des 24 communes de Kinshasa”.

La manifestation du 30 juin avait été annoncée par Martin Fayulu au nom des leaders de Lamuka le 12 juin après l’annonce de l’invalidation de l’élection de 23 députés de la coalition par la Cour constitutionnelle.

  1. Fayulu avait annoncé “la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka jusqu’à nouvel ordre”.

Il avait accusé MM. Tshisekedi et Kabila, supposés être liés par un accord de coalition politique, d’avoir “assassiné l’État de droit” et de corruption des magistrats.

Candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 30 décembre, M. Fayulu revendique la victoire et dénonce des résultats “fabriqués” par la commission électorale au bénéfice de M. Tshisekedi avec l’accord de son prédécesseur Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au Parlement.

L’ex-chef de guerre et ex-vice-président Jean-Pierre Bemba a fait son deuxième retour en moins d’un an à Kinshasa dimanche dernier.

L’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi est rentré de trois ans d’exil le 20 mai.