Centrafrique.com/un-coq-condamne-pour-son-chant-perturbateur/deux-coqs-devant-le-tribunal-de-grande-instance-de-rochefort-dans-louest-de-la-france/” rel=”attachment wp-att-30214 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Deux coqs devant le tribunal de grande instance à l’Ouest de France. CopyrightDR
Nicolas Boucher, propriétaire de Coco le coq, a été condamné par un tribunal français à se séparer de son animal dont le “cocorico” matinal dérangeait une voisine.
Le tribunal de Compiègne a assorti l’obligation de séparation d’une astreinte de cinquante euros par jour (33.000 FCFA) et a également attribué 500 euros (328.000 FCFA) de dommages et intérêts à la voisine en réparation du préjudice subi et remboursement des frais de justice.
Celle qui a porté plainte est hôtesse de l’air et a besoin de se reposer durant la journée.
La brouille entre voisins, rapportée par le journal Le Parisien, a éclaté à Margny-lès-Compiègne, dans le département de l’Oise, un département semi-rural.
Selon les constations de la Police, Coco a chanté 31 fois de 8 h 45 à 9 h 25, 7 fois entre 10 h 26 et 10 h 30, et 23 fois de 11 h 11 à 11 h 37.
Nicolas Boucher, le propriétaire de Coco a décidé de faire appel de la décision du tribunal de Compiègne. Il a également créé la Page Facebook “Sauvez Coco, le coq Margnotin” et lancé une pétition pour rallier des soutiens.
La pétition avait recueilli 52.530 signatures ce mardi.
Coco est le second gallinacé à se retrouver sous les feux de projecteurs après Maurice, le coq de l’Île d’Oléron. Sa propriétaire, Corinne Fesseau, a été traînée en justice pour nuisance sonore devant le tribunal de Rochefort à cause de son animal.
Le procès s’est tenu le jeudi 4 juillet et le jugement a été mis en délibéré au 5 septembre.
Même le New York Times s’est fait l’écho de cette affaire opposant un couple d’agriculteurs locaux aux propriétaires d’une maison de vacances de Saint-Pierre d’Oléron.
Là encore plusieurs pétitions de soutien, signées par des centaines de millier de personnes, ont été lancées pour venir au secours de Maurice.
Centrafrique.com/ahmad-le-patron-de-la-caf-au-coeur-dun-scandale-financier/ahmad-president-de-la-caf-depuis-mars-2017/” rel=”attachment wp-att-30210 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de la CAF
Le président de la Confédération africaine de football (Caf), Ahmad Ahmad, subit des pressions croissantes alors que la Fifa enquête sur les allégations portées contre lui.
Par ailleurs, une enquête de la BBC révéle que M. Ahmad a reçu deux séries de remboursements de frais, prétendant être dans deux pays différents, pour la même période de neuf jours pendant la Coupe du monde 2018.
Selon des documents consultés par la BBC, le vice-président de la Fifa a réclamé à deux reprises des paiements à la Caf, l’organisme dirigeant du football africain, pour des travaux effectués entre le 23 juin et le 1er juillet 2018.
Tout d’abord, les documents indiquent qu’il a signé des fiches de remboursements d’indemnités journalières qui indiquaient qu’il était en Égypte à ces dates – avant d’ajouter plus tard sa signature à un document affirmant qu’il était en Russie à la même époque.
En tant que vice-président de l’instance dirigeante mondiale du football, M. Ahmad aurait dû recevoir de la Fifa son indemnité journalière de Coupe du monde de 450 dollars, puisqu’elle organisait le tournoi, ce qui signifie qu’il a peut-être reçu trois séries de paiements pour la période de neuf jours en question.
La Caf, dont le siège se trouve dans la capitale égyptienne, Le Caire, n’a aucun rôle dans l’organisation de l’événement.
“Le président Ahmad a pris contact avec l’administration de la Fifa pour le soutenir dans son action en faveur des réformes de la Caf et pour rendre le processus plus transparent”, a répondu la Caf à BBC Sport dans une déclaration.
“Les détails de cette coopération seront annoncés très prochainement. Pour l’instant, comme le Président a un très profond respect pour les institutions, il garde ses réponses pour les équipes de la Fifa, qui dirigeront le futur audit”, ajoute le document.
En juin, la Fifa et Caf ont annoncé que la première instance installerait son secrétaire général pour superviser la réforme administrative de la gouvernance de l’instance dirigeante du football africain à partir du 1er août.
La décision de nommer la sénégalaise Fatma Samoura comme déléguée générale à Caf est sans précédent dans les 115 ans d’histoire de la Fifa, qui n’a jamais eu recours à ce procédé auparavant pour aider à guider l’administration d’une confédération.
Ahmad, qui a pris en charge le football africain en mars 2017, fait actuellement l’objet d’une enquête de la part de la Commission d’éthique de la FIFA et des autorités françaises de lutte contre la corruption – avec parmi les enquêtes, une affaire inhabituelle impliquant un fournisseur français de matériel de sport.
Le malgache de 59 ans, dont l’organisation accueille actuellement la Coupe d’Afrique des Nations en Egypte, a nié avec force tout acte répréhensible dans ses précédentes déclarations.
Double Paiement ?
Début juin 2018, M. Ahmad s’est rendu à Moscou pour assister au Congrès de la Fifa le 13 juin et à la Coupe du monde, qui s’est déroulée du 14 juin au 11 juillet.
Des documents consultés par la BBC indiquent que M. Ahmad s’est envolé de la Russie pour l’Égypte le 23 juin pour un séjour de quatre jours avant de retourner à Moscou après un escale à Madagascar entre le 27 juin et le 1er juillet.
Néanmoins, les documents suggèrent que, le 28 septembre de l’année dernière, M. Ahmad a recueilli 18.450 dollars auprès de Caf pour un séjour de 41 jours en Russie entre le 7 juin et le 17 juillet.
On peut voir sa signature au bas d’une page détaillant les dépenses, qui figuraient sous la rubrique ” Mission ” : Coupe du Monde Russie 2018.
DR Le reçu pour le voyage d’Ahmad en Russie en juin, payé par la Caf
Trois semaines plus tôt, le 9 septembre, M. Ahmad avait perçu 4.050 dollars auprès de la Caf pour une période de neuf jours, entre le 23 juin et le 1er juillet, sous le titre “Visite au bureau de la Caf”.
Ahmad a quitté Moscou le 23 juin pour retourner au siège de la Caf en Égypte, où il a atterri le lendemain.
La BBC comprend que M. Ahmad n’a peut-être pas été en Égypte ni en Russie pendant la période du 27 juin au 1er juillet, mais à Madagascar, car des documents indiquent qu’il avait l’intention de rentrer chez lui à ce moment-là.
La BBC a expressément demandé à M. Ahmad et à la Caf s’ils pouvaient confirmer qu’il se trouvait à Madagascar à l’époque, mais n’a reçu aucune réponse.
BBC Sport a également demandé à la Fifa si elle avait payé M. Ahmad pour la même période de 41 jours, conformément à la convention, mais n’a pas encore reçu de réponse.
La Fifa n’a pas non plus répondu à la question de savoir si elle avait payé M. Ahmad pour le travail entrepris au nom de la Fifa au Qatar entre le 23 et le 25 octobre 2018.
Bien qu’il se soit rendu dans le pays hôte de la prochaine Coupe du Monde au nom de la Fifa – avec des dépenses répertoriées “Mission FIFA – Qatar” sur un document de la Caf – il semble que M. Ahmad ait réclamé à nouveau 1.350 dollars à la Fédération africaine de football.
Ahmad n’a pas non plus répondu à la question dans sa déclaration, bien que la BBC l’ait expressément posée.
Pas de salaire
Peu après avoir pris la direction de Caf en mars 2017, M. Ahmad a déclaré à la BBC qu’il n’accepterait pas de salaire de la Caf ” pour la simple raison qu’elle ne respecte pas la bonne administration “.
“Les salaires de tous les employés de Caf, des administrateurs au comité exécutif et au président, doivent tous être transparents “, a-t-il déclaré en mai 2017.
La BBC peut révéler que deux mois plus tard, M. Ahmad a accepté de recevoir un salaire mensuel de 40.000 dollars, soit environ 480.000 dollars par an, avec une prime annuelle de 80.000 dollars.Bien que ce chiffre ait pu être déterminé par les membres du Comité exécutif sans son intervention, M. Ahmad n’a pas rejeté le salaire ni ne l’a rendu public.Une fois de plus, aucune réponse n’a été donnée lorsqu’une question sur ce sujet spécifique a été posée à M. Ahmad et à la Caf.
Ironiquement, l’homme que M. Ahmad a remplacé – Issa Hayatou – n’a pas touché de salaire pendant la majeure partie de son règne de 29 ans.Le Camerounais, qui dirigeait la Caf d’une main de fer, prit le pouvoir en 1988, mais n’accepta qu’un salaire, équivalent à 30.000 dollars par mois, en juillet 2016, soit huit mois seulement avant la fin de son règne qui dura des décennies.Il avait toutefois reçu une ” indemnité de représentation “, qui s’élevait à 90.000 dollars par année au moment où il a quitté ses fonctions.M. Ahmad, qui a pris la direction de Caf en mars 2017, a encore deux ans avant la fin de son mandat de quatre ans.
Centrafrique.com/burkina-faso-onze-personnes-en-garde-a-vue-retrouvees-mortes/prison-centrale-de-ouagadougou-au-burkina-faso-chez-bbc/” rel=”attachment wp-att-30205 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Prison centrale de Ouadougou au Burkina-Faso. BBC
Selon la procureure du Faso, les victimes sont des personnes soupçonnées de trafic, de consommation ou de vente de stupéfiants.
Les autorités ont annoncé deux enquêtes administrative et judiciaire.
Plusieurs suspects, interpellés dans le cadre de la même affaire, ont été admis dans des centres de santé pour des examens complémentaires.
Les raisons des décès restent encore inconnues.
Des médecins légistes ont été requis pour des examens et autopsies afin de déterminer les causes des décès.
FPRC-et-le-mlcj-a-amdafock/des-rebelles-de-lex-coalition-seleka/” rel=”attachment wp-att-30188 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/des-rebelles-de-lex-coalition-seleka-450×300.jpg” alt=”” width=”450″ height=”300″ />Des rebelles de l’ex-coalition Seleka en Centrafrique. CopyrightDR.
Bria (République centrafricaine) – L’accrochage a eu lieu ce dimanche dans la localité d’Amdafock, située à environ 60 kilomètres de Birao sur l’axe menant au Soudan voisin, a-t-on appris des sources locales.
D’après la même source, l’affrontement entre les deux groupes rebelles a duré plus d’une heure hier avant de reprendre ce lundi 15 juillet dans la matinée.
Le bilan provisoire fait état de 23 morts et de plusieurs blessés dans les deux camps, selon une source médicale.
À l’origine, selon nos informations, un litige opposant les combattants du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) dirigé par le Ministre conseiller Déya Ntoumou à ceux du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam concernant des équipements militaires importés depuis la République du Soudan par les éléments du MLCJ.
Selon le général Semka Abakar du FPRC contacté par CNC depuis Amdafock, c’est au moins pour la troisième fois que le MLCJ importe des munitions depuis la République du Soudan, en dépit de notre avertissement à ce mouvement de cesser toute importation frauduleuse des équipements militaires, et ce, en vertu de l’accord de Khartoum du 6 février dernier.
Or, dans la journée du dimanche 14 juillet aux environs de 10 heures locales, une équipe du FPRC, à l’entrée d’Amdafock, a mis la main sur un colis contenant des munitions de guerre importées par le MLCJ. Sur ordre du général Semka Abakar, le colis est mis sous scellé et confisqué par le FPRC.
Rentrant à Birao Bredouilles, les éléments ont expliqué à leurs chefs que les produits qu’ils ont achetés au Soudan sont bloqués par les éléments du FPRC à Amdafock.
Très mécontents de la nouvelle, des combattants du MLCJ ont réquisitionné une vingtaine des motos auxquelles ils se sont massés pour se rendre à Amdafock afin de récupérer de force leurs munitions confisquées par le FPRC.
Justement, c’est à ce niveau que l’affrontement a eu lieu entre les deux groupes faisant au moins 19 morts du côté MLCJ et 4 côtés FPRC.
Un bilan encore provisoire du moment où le combat a également fait de nombreux blessés graves dans les deux camps.
Au même moment, à Bria, dans la haute Koto, la tension monte d’un cran depuis lundi soir, poussant le FPRC à interdire toute entrée des véhicules dans la ville.
Pour l’heure, le chef de guerre Abdoulaye Hissen, depuis sa ville de Ndélé, est le seul à mener des négociations au téléphone entre les belligérants à cesser toutes hostilités dans la région.
Centrafrique.com/centrafrique-le-mouvement-requin-dote-par-le-gouvernement/faustin-archange-touadera-entoure-a-gauche-du-coordonateur-des-requins-heritier-donneng-et-a-droite-de-didatien-kossimatchi/” rel=”attachment wp-att-30193 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.
Bangui (République centrafricaine) – officiellement dissous par ses membres depuis samedi, le tristement célèbre mouvement requin du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA continue de recevoir des dotations en fonds et matériels de la part du gouvernement et du Président Touadera.
Constitué en majorité des anciens miliciens Anti-Balaka, de quelques officiers et sous-officiers de l’armée nationale, des comédiens et des fonctionnaires de l’État, le mouvement « Requin », créé le 2 janvier 2019 par des membres du parti présidentiel « Cœurs unis » avec un objectif de parer à toutes les actions subversives de l’opposition, est officiellement dissous par sa base le 13 juillet 2019, si l’on se réfère au communiqué de sa coordination publié sur les réseaux sociaux.
Pourtant, selon notre enquête sur cette milice présidentielle, elle continue non seulement de recevoir de l’aide du gouvernement, mais aussi de recruter des membres parmi les anciens combattants malgré l’annonce officielle de sa dissolution.
Hormis la face visible du mouvement requin parrainée par le sulfureux Héritier Doneng devenu directeur de l’information, éducation et communication au ministère des Jeunesses et de Sports, plusieurs personnalités proches du chef de l’État se cachent derrière la coordination dudit mouvement pour piloter à distance ses activités dont le budget s’élève à 5 millions par mois, selon un cadre du requin contacté par CNC.
Le commandant Charles Ngremangou, ex-chef d’État major des Anti-Balaka nommé directeur de cabinet du chef d’État-major de l’armée est aussi l’un des coordonnateurs plus ou moins invisible des requins.
Outre le commandant Ngremangou, le directeur de cabinet du ministère de la jeunesse et des sports, le faux-monnayeur Arsène Ngrepayo (Premier secrétaire national à la jeunesse du MCU), le comédien connu au nom de Gbavini Ondimba ainsi que le sulfureux Didatien Kossimatchi ( premier secrétaire national à la stratégie globale, à la sensibilisation et à la mobilisation du MCU) sont aussi des cadres influents qui pilotent aux ordres cette milice criminelle armée du pouvoir qui a son état-major au ministère de la jeunesse et des sports à Bangui.
Alors que le mouvement Requin vient d’annoncer sa dissolution le samedi dernier, on vient d’apprendre de sources concordantes que le gouvernement vient de doter tous les requins en costumes. Ils ont reçu même ce dimanche 14 juillet des fonds en provenance de la présidence de la République.
Évidemment, selon un cadre de la société civile, la dissolution de la milice requin n’est qu’un leurre du chef de l’État à l’endroit de la ministre française des armées qui s’est rendue à Bangui la semaine dernière pour demander au chef de l’État centrafricain de respecter certains principes élémentaires de la démocratie dans son pays.
Il y’a lieu de rappeler que le but de la création du mouvement requin selon leurs ententes est de parer à toutes les éventualités à savoir : contrôler toutes les actions subversives de l’opposition ; de dénoncer certains opposants nuisibles et venimeux ; de lutter contre les actes de terrorisme dans les arrondissements et les quartiers ; d’identifier certains auteurs et co-auteurs des désordres dans le pays ; de mettre la main sur certains fauteurs de trouble pour les remettre aux forces de l’ordre ou de les éliminer.
Bizarrement, le mercredi dernier, les requins ne sont pas intervenus lors du combat du KM5 alors que leurs statuts le prévoient. Ils brillent cependant dans des violences contre les opposants politiques civils et du vandalisme de leurs sièges à Bangui.
Minusca-bangui-19-decembre-2018-2/” rel=”attachment wp-att-30184 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/ceremonie-remise-diplome-aux-policiers-centrafricains-formes-par-la-minusca-bangui-19-decembre-2018-450×270.jpg” alt=”Des policiers en formation à l’école nationale de la police au PK12 le 19 décembre 2018. Crédit photo : Anselme Mbata/CNC.” width=”450″ height=”270″ />Des policiers en formation à l’école nationale de la police au PK12 le 19 décembre 2018. Crédit photo : Anselme Mbata/CNC.
Bangui (République centrafricaine) —Le syndicat national de la police menace de rentrer en grève dans 15 jours s’il n’obtenait pas des réponses satisfaisantes à leurs revendications.
L’annonce a été faite le samedi 13 juillet dernier lors de sa dernière assemblée générale qui s’est tenue dans la concession de la Direction générale de la police à Bangui, regroupant au moins 300 policiers.
À l’ordre du jour, les conditions de travail difficile des policiers centrafricains, en particulier la mise en application du décret du statut particulier de la police revendiqué depuis 2009, l’octroi de gré à gré du marché de la délivrance des visas, des cartes de séjour, des passeports, des cartes d’identité nationale et des cartes d’électeurs à la société libanaise Almadina ainsi que la vente du bâtiment de la police par le ministre de l’Intérieur Henri Wanzet Linguissara.
À propos des conditions de travail difficiles des policiers, le syndicat explique qu’une correspondance avait été envoyée à leur ministre de tutelle Henri Wanzet Linguissara depuis plusieurs mois. Celle-ci est restée sans suite depuis lors. Il compte réactiver le ministre sur le sujet.
Concernant la vente du bâtiment de la police et l’octroi du marché de la délivrance des cartes de séjour et des visas centrafricains à la société libanaise Almadina, le syndicat explique qu’une demande d’audience avait été faite au cabinet du Premier ministre Firmin NGRÉBADA pour que celui-ci les reçoive au plus tard cette semaine.
Sur ces deux points, le syndicat explique que la suite va dépendre de la réponse du gouvernement à leur préoccupation citée plus haut. Dans le cas contraire, un préavis de grève sera lancé.
Rappelons que depuis le début du mois, l’enregistrement des cartes de séjour par le service de l’immigration et émigration a été interdit par le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara. La raison évoquée, une convention signée entre la société Almadina et l’État centrafricain.
Pour autant, il est quasiment impossible au ministre Henri Wanzet Linguissara de signer une convention de ce type sans que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ne soit informé. De source sûre, celui-ci avait donné son accord avant que le ministre accepte d’octroyer à la société Almadina la confection et la délivrance des titres de séjours en RCA.
Minusca-le-15-juillet-2019/” rel=”attachment wp-att-30179 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/inauguration-bibliothèque-faculté-des-sciens-juridiques-et-politique-de-luniversité-de-bangui-par-photo-minusca-le-15-juillet-2019-450×300.jpg” alt=”Cérémonie de l’inauguration de la bibliothèque de la faculté des sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui le 15 juillet 2019. Crédit photo : Minusca.” width=”450″ height=”300″ />Cérémonie de l’inauguration de la bibliothèque de la faculté des sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui le 15 juillet 2019. Crédit photo : Minusca.
Bangui (République centrafricaine) – Une bibliothèque réhabilitée et équipée pour les étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui a été inaugurée ce lundi 15 juillet 2019.
C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, du chef de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), du représentant de la Cour pénale internationale (CPI) et du procureur spécial adjoint de la Cour pénale spéciale (CPS).
Selon le chef du bureau de la CPI en Centrafrique, , cette nouvelle dotation est le fruit d’un excellent partenariat entre son Institution avec la CPS, le PNUD, la Minusca et bien évidemment l’Université de Bangui.
Cette nouvelle bibliothèque, équivalente d’un mini laboratoire pour les futurs scientifiques de cette faculté juridique, est née de la volonté des partenaires internationaux d’offrir aux étudiants du droit un lieu dynamique d’apprentissage, de recherches avec des collections des livres modernes. Un véritable mini laboratoire scientifique.
Rappelons que l’Université de Bangui est l’unique Institution publique de formations universitaires en République centrafricaine. Sa première faculté, créée en 1970, est celle de droit et des sciences économiques. Elle forme aujoud’hui des cadres moyens et supérieurs du pays.
Centrafrique.com/centrafrique-crime-graves-commis-sous-le-regne-de-lex-president-bozize-francois/francois-bozize-ancien-president-centrafricain-2/” rel=”attachment wp-att-30172 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Président François Bozizé
(Rappel) – Des crimes et autres graves violations des droits humains ont été commis et continuent de l’être par l’ex-président François BOZIZE, les éléments de sa garde rapprochée et certains de ses proches.
Ces actes qui ont été perpétrés aussi bien à Bangui que dans les provinces, continuent de l’être et se traduisent par :
des assassinats ;
des arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures ;
des destructions et incendies des maisons d’habitation ;
des enlèvements, exécutions sommaires et extrajudiciaires ;
des incitations à la haine et au génocide ;
des crimes économiques ;
des actes de nature à compromettre la paix publique.
1.Des assassinats
Dès sa prise de pouvoir en Mars 2003, le régime de François BOZIZE a commencé par s’illustrer par des assassinats ciblés qui sont restés impunis jusqu’à son renversement comme peuvent l’attester les cas ci-dessous :
Le Capitaine KOYANGAO a été abattu au PK 12 à Bangui en 2004 ;
Le Lieutenant ASSOMBELE a été assassiné dans son bar à Bangui en 2005;
Le Lieutenant MAMADOU NGAÏSSONA Alfred, assassiné en 2005;
Le Lieutenant MARZANE Apollinaire a été assassiné, et son corps jeté dans la rivière M’poko en 2006;
Le Sergent-chef SANZE qui s’était réfugié au Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) suite à une rixe mortelle avec le Lieutenant YANGO KAPITA, a été livré à la gendarmerie. Il sera torturé, puis exécuté dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigation de la Gendarmerie, et BOZIZE lui-même déclarera plus tard sur les ondes de la radio nationale «ce n’est que justice », preuve qu’il a lui-même commandité cet assassinat;
Maître Ignace BANDASSA Avocat a trouvé la mort suite aux bastonnades des éléments de la Sécurité Présidentielle le 12 Février 2006 à l’Aéroport Bangui-M’poko ;
Les commissaires de Police Daniel SAMA et Hervé SETHE TREPASSE ont été assassinés en 2009 ;
Charles MASSI, Colonel de l’armée et Ancien Ministre, en désaccord avec le Général François BOZIZE, a été arrêté au Tchad en 2009 et remis aux autorités centrafricaines qui, sans autre forme de procès, l’ont exécuté ;
Le Lieutenant HASSAN ALKAL, l’Adjudant KAMIS et plus d’une dizaine de personnes ont été froidement abattus par le lieutenant DOKABONA au cimetière de N’DRES le 23 Mars 2013 ;
Des arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures
Les cas d’arrestation, séquestration, détentions arbitraires et tortures étaient très fréquents :
Après l’incendie du magasin appartenant à son ami libanais El AKRAS BASSAM, le Général François BOZIZE s’est personnellement déplacé sur les lieux du sinistre avant de passer par le Parquet où il a ordonné le ”charcutage” de Me Symphorien BALEMBY alors Bâtonnier en exercice de l’Ordre des Avocats, et de Monsieur NDENGOU Jean Daniel, alors Premier Vice Président du Conseil Economique et Social, dénoncés par le commerçant libanais en l’absence de toute enquête judiciaire. Ces derniers étant contraints à l’exil, leurs familles et leurs employés ont été pris en otage et emprisonnés pendant deux ans à la prison militaire de BOSSEMBELE, sur instructions du Général François BOZIZE avant d’être libérés par la Cour de Cassation ;
Une dizaine de douaniers et autres personnes étaient maintenus au Camp de Roux sur instruction de François BOZIZE pendant plusieurs mois en dépit d’une décision définitive de relaxe de la Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel. Ces personnes n’ont recouvré la liberté qu’à la faveur du renversement du régime de BOZIZE ;
Le capitaine David NGAÏTOUA son pilote d’hélicoptère est devenu son prisonnier personnel depuis le 14 Mai 2012, sans aucune inculpation;
Sous le fallacieux prétexte d’atteinte à la sureté de l’Etat certains expatriés ont été arrêtés, dépouillés de leurs biens, avant d’être expulsés manu militari à l’exemple du français COHEN;
Les douaniers BESSARANGAÏ Gilbert, HOPO GRENGBO Elie, BANDATIA Alain et autres ont été arrêtés à Bouar et déportés à Bossembélé sans aucune procédure par le Commandant Aimé Vincent BOZIZE aliasPapy;
Des prisons spéciales ont vu le jour au Camp militaire le Roux à Bangui et à la garnison militaire de Bossembélé, ville située à 155 kms de Bangui. Ces deux prisons n’ont aucune existence légale et judiciaire dans le sens où elles existent en dehors de tout contrôle judiciaire. Elles dépendent directement et uniquement de l’autorité de l’Ex-président BOZIZE ;
C’est dans cette prison de BOSSEMBELE qu’avait été détenu Serge MAGNAN, ancien collaborateur de l’ex-ministre d’Etat aux finances Sylvain NDOUTINGAÏ. Ce dernier avait été enlevé et séquestré pendant plusieurs mois sans que ses proches aient des nouvelles de lui au point que son épouse Anita Fernande Nelly née Ndamo étudiante au Sénégal, soit morte de soucis en laissant orphelin un bébé de 5 mois ;
D’autres compatriotes, Serge BIANGA, Crépin MOUSSA, Hassan OUSMAN, Abdel Kani DJIME, Brice Quentin GOUHOUTOU, et plus récemment Abdoulaye SENTENE, Nouhtou, Yaya Idriss, Amadou Tidjiane, Abdoulaye Hamat, Dido Hamat, Chaïbou Abraham, Théophile Malembo, Marcel Nzelou, Onun Egibe, Arthur Humé, Goni Mandja, Junior Ogrembé, Tano Max, les proches et familles des membres de la coalition SELEKA et des opposants étaient également détenus dans cette sinistre prison destinée à recevoir les prisonniers personnels de BOZIZE et de sa famille. Prisonniers personnels, car kidnappés par les militaires à la solde du clan Bozizé, sans aucun motif connu de la justice centrafricaine, ni mandat d’arrêt ;
Aimé Vincent Bozize alias papy, Joseph François Bozize alias Jojo, Rodrigue Bozize et le capitaine GBANGOUMA arrêtaient, torturaient et séquestraient impunément des dizaines d’innocents à Bangui et en provinces où ils régnaient en maîtres absolus;
Son fils Joseph François BOZIZEavait procédé à l’érection du Centre National de Basket-ball en un lieu de détention où il incarcérait les personnes qui le contrariaient ;
Monsieur Joseph BENDOUNGA, Président d’un parti politique de l’opposition démocratique, le MDREC a été violemment passé à tabac sur ordre du Président de la République, après qu’il eut donné l’ordre à sa garde de l’expulser manu militari de la salle où se trouvaient également des diplomates. Il fut grièvement blessé à la tête ;
DEDE SOMBO a été enlevé et torturé au cimetière de N’DRES par Teddy BOZIZE.
Des destructions et incendies des maisons d’habitation
Depuis décembre 2005, les forces gouvernementales, en particulier la Garde Présidentielle, ont été pratiquement les seules responsables de l’incendie de plus de 10.000 habitations dans le nord-ouest de la RCA. Des centaines de villages ont été détruits à travers de vastes étendues du nord-ouest du pays. Les troupes arrivent dans les villages et tirent au hasard sur la population civile, forçant les habitants à fuir avant de réduire en cendres leurs maisons, les pillant parfois au préalable. En décembre 2005, les forces de la GP ont incendié de 500 à 900 maisons dans la région de MARKOUNDA. Dans la région de BATANGAFO-KABO-OUANDAGO-KAGA BANDORO, il a été recensé 2923 habitations incendiées, dont plus de 1000 rien que dans la circonscription de OUANDAGO. A certains endroits, toutes les maisons de chaque village avaient été incendiées, sans exception.
De même, des destructions à grande échelle peuvent être constatées tout autour de la ville de Paoua, sur toute la route vers l’est menant à NANA BARYA soit des centaines de kilomètres de villages détruits par les forces de sécurité gouvernementales.
Les forces gouvernementales ont commis des violations graves des droits humains, notamment des incendies d’habitations, lorsqu’elles ont repris le contrôle de villes et de villages fin 2006, ce qui s’est répété en mars 2007.
Dans le conflit de l’Eglise Protestante de Kina où le Général François BOZIZE a pris fait et cause pour son frère TOUANGAYE en faisant arrêter par les éléments de sa Garde Présidentielle des diacres de cette Eglise et en ordonnant l’incendie de leurs maisons en guise de vengeance ;
Des exécutions sommaires et extrajudiciaires
Des informations recueillies, il ressort que 119 exécutions sommaires imputables aux éléments de la garde présidentielle dans le nord-ouest et le nord-est dont 51 au moins commises depuis fin 2005 par une seule et même unité militaire, l’unité de la Garde Présidentielle basée à Bossangoa et commandée à l’époque par le lieutenant Eugène NGAIKOISSE alias « le boucher de Paoua », assisté du Lieutenant Eric Danboy, et du soldat NGANAWARA, tireur d’ armes lourdes qui s’est illustré par des meurtres de femmes et d’enfants abattus à la mitrailleuse sur l’axe Nan-Barya et Bémal en 2005 et 2006. On estime que les décès sur lesquels des informations ont été recueillies ne représentent qu’une infime partie des crimes imputables à cette unité ;
Certains militaires ont également perpétré des exécutions sommaires de civils assimilés aux insurgés courant Décembre 2012;
Des squelettes humains ont été découverts dans une fosse à la résidence privée de BOZIZE à Sassara, après sa fuite.
5.De l’incitation à la haine et au génocide
A l’instigation de l’ancien président François BOZIZE, les nommés YAKETE Levyet Stève YAMBETE ont mis en place deux organisations criminelles dénommées (COCORA et COAC) qui ont distribué des armes à la population civile, et ont incité celle-ci à agresser une communauté ciblée ; de même son fils Socrate BOZIZE a distribué des milliers de machettes, don de la Chine aux paysans centrafricains afin de commettre un génocide; à cet effet, un communiqué de protestation contre l’usage de ces machettes a été publié par l’Ambassade de Chine à Bangui ;
Des appels au crime courant Janvier 2013 contre certaines personnalités et communautés ciblées ont été lancés sur la voix de la radio nationale par certains griots du régime (ZAMA Javon Papa, Aurélien Simplice ZINGHAS, David GBANGA, FLAMINDJI, etc…) et lors des meetings organisés et présidés par le Général François BOZIZE. Ces appels étaient relayés aussi bien par les associations COCORA et COAC déjà citées, que par d’autres associations suscités par l’ancien pouvoir comme le Mouvement Citoyen pour la Défense de la Patrie, en abrégé MCDP, avec Marcel MOKWAPI les anciens ministres Fidèle OGBAMI et Vincent SAKANGA.
6.Des crimes économiques
Le régime défunt se caractérisait par la prédation des deniers publics :
Les différents rapports de l’Inspection Générale d’Etat ont mis en évidence des cas de détournement de deniers publics imputables à des proches parents de l’ancien président BOZIZE François. Mais ces préventions sont restées impunies comme le prouve le cas de la Mairie de la ville de Bangui.
François BOZIZE, ses maîtresses, ses fils et certains de ses proches se sont adjugés des marchés publics qu’ils n’ont pas réalisés bien que les prix ont été perçus à l’instar du marché de réhabilitation du building administratif et celui de la construction du siège de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) par Edouard NGAISSONA, qui s’est par ailleurs illustré par le siphonage du Trésor Public par le biais des faux marchés d’Etat, de surcroit surfacturés. Le préjudice au détriment du Trésor Public qui peut s’estimer à plusieurs en milliards de francs CFA reste à évaluer.
La construction de l’immeuble abritant le Ministère des Mines a été confié par un marché de gré à gré par l’ancien Ministre des Mines Sylvain NDOUTINGAI à une entreprise dont ce dernier et son épouse étaient les actionnaires;
BOZIZE et ses proches dont Fidèle NGOUANDJIKA se targuent de détenir plusieurs milliards à titre de fortune personnelle sans en justifier l’origine ;
La boulimie du défunt régime s’est également traduite par une opacité dans la passation des contrats miniers et pétroliers, et dans l’octroi des licences d’importation des produits de première nécessité. La même pratique a fait rage dans le secteur des télécommunications, notamment dans le cadre de l’octroi et de la gestion des licences de téléphonie mobile, et du système de contrôle des appels internationaux dit Gateway.
Des détournements importants dument documentés par des rapports tant des services nationaux de contrôle que par la coopération internationale, ont été opérés dans les régies financières (Trésor Public, Douanes, Impôts, Budget) et les sociétés du secteur parapublic (Socatel, ART, ENERCA, SODECA, SOCAPS, ARSP, COMIGEM, Fonds Minier, etc.). Ces rapports doivent être désormais exploités et une suite judiciaire donnée.
Les prêts souscrits auprès de l’Inde pour la construction d’une cimenterie et la constitution de la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU), avec ses installations techniques d’exploitation, a fait l’objet d’importants détournements. Le préjudice pour l’Etat centrafricain, qui doit rembourser ce prêt alors même que l’investissement prévu n’est pas réalisé, est important et les responsabilités réelles doivent être situées .
D’importantes quantités de diamants et autres pierres précieuses ont été illégalement saisis dans des bureaux d’achat à travers le pays sur ordre de François BOZIZE et de son ancien Ministre des Mines Sylvain NDOUTINGAI courant 2008 et 2009. Le préjudice reste à évaluer ainsi que la destination des valeurs saisies.
Le rapport de l’Inspection Générale des Finances sur les fonds publics alloués à la Commission Electorale Indépendante mise en place fin 2009 pour les élections de janvier 2011, a mis à jour des détournements importants de deniers publics. L’ex-président François BOZIZE, de son propre aveu, a délibérément mis sous le boisseau ce rapport. Il doit être exhumé et mis a la disposition de la justice.
En violation des lois de la République, François BOZIZE a créé en association avec son ami Armand IANARELLI une société censée lutter contre la fraude douanière, la SODIF, qui s’est plutôt érigée en administration parallèle des douanes en prélevant illégalement à son profit 33% des produits des saisies en douanes et revendues. De même des pratiques de fraudes à la Taxe à la Valeur Ajoutée ont été pratiquées à large échelle par cette société au profit de la famille BOZIZE.
D’importants détournements de fonds ont été opérés au détriment du Bureau d’Affrètements Routiers Centrafricain (BARC) par l’ancien Ministre Parfait Anicet MBAY, et ont donné lieu à des procédures judicaires dont l’exécution des décisions ont été bloquées par l’ancien président François Bozizé.
De même d’importants détournements de deniers publics ont été opérés sur ordre de l’ancien président François Bozizé dans le cadre de la gestion du Guichet Unique de Douala. Le préjudice exact reste à évaluer.
Des prélèvements importants ont été opérés en toute illégalité par l’ancien président François Bozizé dans les caisses du Trésor Public et des sociétés du secteur para public pour des dépenses injustifiées, en sa qualité de Président du Comité de trésorerie et de Président du Conseil de surveillance des entreprises et offices du secteur parapublic. Comptable de fait, il doit justifier des dépenses non causées.
Des actes de nature à compromettre la paix publique
Depuis la chute de l’ancien régime, des informations concordantes et récurrentes font état des réunions tenues par certains membres du personnel de l’Ambassade de la République Centrafricaine au Cameroun avec les militaires déserteurs, en particulier NGAIKOUMON OGUERE, Pascal KOYAGBELE, Lévy YAKITE, Joachim KOKATE, Stève TANGOA et autres qui se sont réfugiés au Cameroun dans le but de mener des actions terroristes ou de déstabilisation de la République Centrafricaine. Des actions de même nature sont entreprises depuis le territoire de la République démocratique du Congo.
Leurs complices à Bangui qui entreprennent des actions de désobéissance civile, déjà identifiés et suivis par les services de renseignements, qui communiquent chaque jour avec eux à l’effet de coordonner les actions de transfert d’argent et autres moyens seront bientôt arrêtés les mains dans le sac ;
Vu l’ampleur et la gravité des crimes et violations des droits humains, je vous demande de faire ouvrir immédiatement une procédure judiciaire par le parquet du Tribunal de Grande Instance de Bangui afin d’en fixer les éléments probatoires ainsi que les différentes responsabilités et de prendre toutes les mesures qui s’imposent.
Centrafrique.com/centrafrique-ministere-de-la-securite-publique-un-departement-strategique-tres-convoite-par-des-mafieux/limmeuble-abritant-la-primature-centrafricaine-et-le-ministere-de-la-securite-publique-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-30166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Immeuble Petroca abritant la primature centrafricaine et le ministère de la sécurité publique à Bangui. CopyrightDR
Bangui (République centrafricaine) – considéré comme stratégique et régalien, le Ministère de la Sécurité publique, tout comme celui de la Défense, est devenu depuis quelques années un lieu où les parrains de la mafia centrafricaine se bousculent pour y faire affaire. Et ils ne sont pas les seuls, d’autres personnalités de la République y font partie aussi. Enquête.
Il y’a quelques années, les parrains de la mafia centrafricaine, se cachant derrière des entreprises fictives, faisaient pomper illégalement des frics à l’État avec de fausses factures de livraison des fournitures de bureau.
Or, depuis l’arrivée du président TOUADERA au pouvoir en 2016, le temps a changé, et les mafieux le sont aussi. Désormais, en plus des marchés de fourniture d’équipement, les parrains mafieux centrafricains placent stratégiquement leur bras à l’intérieur des certains ministères dits régaliens pour mieux pomper le trésor public.
Au ministère de la Sécurité publique, notamment à la direction financière, les mafieux utilisent des failles dans le système, surtout celles liées à l’octroi des marchés publics pour y faire affaire.
Alors que le soupçon de collusion avec les entrepreneurs mafieux continue de peser sur la directrice financière de la sécurité publique madame Patricia Mamadou, on vient de découvrir malheureusement qu’elle est directement citée dans plusieurs affaires de conflit d’intérêts.
Nommée en 2016 chef de service des finances au Ministère de l’Administration du territoire, madame Patricia Mamadou, épouse du chef d’État-Major Zéphirin Mamadou, avait rejeté en bloc sa nomination au département de l’administration du territoire. Utilisant son réseau, elle est finalement parachutée au ministère de la Sécurité publique comme directrice financière. Ce qui est très gênant pour les cadres dudit ministère qui voient en elle de sérieux manquements, mais personne n’ose lever le ton pour dénoncer, vu son rapprochement direct avec le chef de ce département le général Henri Wanzet LINGUISSARA, aussi cité dans plusieurs affaires de fausseté.
S’agissant de l’octroi des marchés au sein de ce grand département ministériel, Madame Patricia Mamadou, de sources concordantes, est aussi propriétaire de deux entreprises fictives prestataires de son département. Ce qui est par ailleurs contraire à la loi de la République centrafricaine qui interdit formellement à tous les fonctionnaires de l’État de faire de commerce sur le lieu de leur service. Un cas flagrant de conflit d’intérêts que personne n’ose en parler.
Ceci dit, Madame Patricia Mamadou, « depuis son arrivée à la tête de la direction financière de la sécurité publique, toutes les opportunités d’achats des équipements des gendarmes et des policiers sont automatiquement octroyées à ses deux propres entreprises fictives qui ne tardent pas à surfacturer leurs prix ». Selon un cadre de sa direction contactée par CNC, même les PGA des forces de l’ordre sont aussi dans le viseur de la directrice qui est pratiquement rare au bureau.
Contactée par la Rédaction, madame Patricia Mamadou refuse nos sollicitations sous le fallacieux prétexte de “je ne suis pas disponible de vous rencontrer”.
D’autres dossiers sur cette affaire dans nos prochaines publications.
Les réseaux sociaux étaient censurés dans ce pays d’Afrique centrale depuis plus d’un an.
“Aujourd’hui, une réévaluation de la situation me conduit à instruire, séance tenante, les services concernés (…) de lever immédiatement ces mesures de restriction d’accès à tous les réseaux sociaux”, a déclaré samedi le président tchadien, à l’occasion de la clôture du Forum Tchad numérique, à N’Djamena.
“Depuis quelques mois, des impératifs sécuritaires avaient conduit le gouvernement à renforcer les conditions d’accès et les mesures de contrôle des communications électroniques”, a expliqué Idriss Déby.
“Pour un pays comme le Tchad, qui a connu des heures sombres, il n’est pas admissible qu’Internet soit détourné à des fins malveillantes par certains individus animés d’intentions funestes pour la paix et l’unité nationale”, a argué le président tchadien.
Son gouvernement a entamé en mars 2018 une censure des réseaux sociaux, invoquant des “raisons de sécurité” et “un contexte de menaces terroristes”.
Des usagers des réseaux sociaux se sont réjouis de la levée de la censure.
“Quel plaisir de tweeter sans passer par le #VPN!” réagit une internaute sur Twitter, saluant la “levée immédiate de la censure”. “Belle et Noble décision! C’est un petit pas de plus pour les acteurs du numérique au pays”, ajoute-t-elle.
Depuis mars 2018, certains Tchadiens contournaient la censure en utilisant l’application VPN pour se connecter à Facebook, WhatsApp et d’autres réseaux sociaux.
Des avocats tchadiens avaient saisi la justice pour la levée de la censure. Ils ont été déboutés, la justice estimant que la raison donnée par le gouvernement était valable.
Samedi en milieu d’après-midi, il était possible à N’Djamena d’accéder aux réseaux sociaux, comme Whatsapp ou Twitter, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.
Selon Noubaressem Blaise, représentant au Tchad de l’ONG Internet sans frontières, la censure des réseaux sociaux “a contribué à ternir l’image du gouvernement auprès des institutions internationales (…) qui avaient exigé qu’elle soit levée avant leur participation au financement des élections législatives et locales”.
“Donc le président Déby s’est rendu compte que l’étau se resserre autour de lui. Il va de soi qu’il ordonne la levée des restrictions”, ajoute Noubaressem Blaise, se réjouissant, lui aussi, de la levée de la censure.
Centrafrique.com/lonu-exige-la-fermeture-des-centres-de-detention-des-migrants-en-libye/des-migrants-et-des-refugies-dans-le-centre-de-detention-de-tajoura-en-libye/” rel=”attachment wp-att-30158 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des migrants et des réfugiés dans le centre de détention de Tajoura en Libye
Les Nations unies estiment que ces centres ne répondent pas aux critères requis pour accueillir des migrants.
L’appel lancé par l’ONU survient près de deux semaines après que plus de 50 personnes ont été tuées dans une frappe aérienne dirigée contre un centre de détention de migrants à Tripoli, en Libye.
Les victimes étaient pour la plupart des Africains qui tentaient d’atteindre l’Europe.
Le HCR, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés, a qualifié d’”affreux” les centres destinés à l’accueil des migrants en Libye.
Des milliers de migrants sont détenus dans des conditions désastreuses, dans des centres gérés par le gouvernement libyen.
La récente frappe aérienne sur l’un des centres, lors des combats à Tripoli, montre à quel point ces installations peuvent être dangereuses pour les personnes qu’elles accueillent.
Le HCR appelle à les démanteler immédiatement et à aider les migrants qui s’y trouvent à retourner chez eux. Il dit être prêt à donner un coup de main de ce sens.
Plus de 50 personnes ont été tuées dans une frappe aérienne dirigée contre le centre de détention de Tajoura.
L’ONU a critiqué les politiques européennes en faveur du retour en Libye des migrants secourus en mer, affirmant que ce pays d’Afrique du Nord n’est pas sûr pour eux.
Quelque 120 migrants se trouvaient à l’intérieur d’un hangar du centre de détention de Tajoura, qui a été visé par une frappe aérienne le 3 juillet. Des femmes et des enfants font partie de la cinquantaine de personnes tuées.
Le gouvernement libyen soutenu par l’ONU et dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj accuse l’Armée nationale libyenne (LNA), dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, d’avoir mené la frappe aérienne contre le centre.
La LNA déclare avoir attaqué un camp pro-gouvernemental situé près du centre. Elle affirme que les forces pro-gouvernementales libyennes ont réagi par des tirs d’obus, frappant le centre d’accueil des migrants.
Selon un fonctionnaire de l’ONU, cette attaque pourrait constituer un crime de guerre.
La Libye est déchirée par des guerres de clans depuis la mort de son président Mouammar Kadhafi, qui a été tué dans l’invasion menée contre le pays par des puissances occidentales en 2011.
Centrafrique.com/le-senegal-en-finale-de-la-can-pour-la-2eme-fois/le-11-de-depart-du-senegal-contre-la-tunisie/” rel=”attachment wp-att-30152 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le 11 de départ du Sénégal contre la Tunisie
Cela fait 17 ans que la sélection sénégalaise n’avait plus joué une finale de la Coupe d’Afrique des nations.
Les Lions joueront la finale de la 32ème édition contre l’Algérie.
Le Sénégal s’est qualifié au terme d’un scénario à suspense avec intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).
vendredi, jour de la finale, pour toucher le trophée qu’il chasse depuis sa prise de fonctions en 2015.
Raillés pour leur absence de palmarès, les Lions, soutenus par une nation de plus de 15 millions d’habitants, tiennent enfin une deuxième chance d’inscrire leur nom à la liste des grands d’Afrique. Après l’unique finale perdue en 2002 face au Cameroun.
Le sélectionneur Aliou Cissé, bras en l’air et genoux sur la pelouse à la fin du match, aura sa revanche.
Capitaine de l’équipe défaite il y a 17 ans, il sera sur le banc vendredi pour toucher le trophée qu’il chasse depuis sa prise de fonctions en 2015.
“Notre pays est en finale de la #CAN19 grâce à la combativité et l’esprit de sacrifice dont vous avez fait montre”, a réagi le président sénégalais Macky Sall, à travers le réseau social Twitter.
Les Sénégalais, favoris pour le titre, ont montré un mental conforme à leurs grandes ambitions en sortant vainqueurs d’un match à rebondissements.
Il leur a fallu se relever quand une main de Kalidou Koulibaly a provoqué un penalty pour les Tunisiens. Le gardien Alfred Gomis a arrêté le tir de Ferjani Sassi (75e).
Aussi, il leur a fallu se relever après que Henri Saivet s’est raté dans le même exercice face au gardien tunisien Mouez Hassen (80e), cinq minutes plus tard au terme d’une séquence folle.
Il a fallu à la sélection sénégalaise résister à trois minutes sous haute tension, quand l’arbitre éthiopien Bamlak Tessema a consulté la VAR pour la première fois du tournoi, pour une main d’Idrissa Gueye (115e).
Alors que Naïm Sliti était prêt pour tirer, le sifflet éthiopien est revenu sur sa décision initiale d’accorder un penalty.
Comble de ce scénario fou, le héros sénégalais est un Tunisien : Dylan Bronn a libéré les Lions malgré lui, lors de la prolongation, en repoussant dans ses filets une balle très mal dégagée par son gardien (101ème).
Bangui (République centrafricaine) – Deux importants groupes armés rebelles centrafricains sont en phase de conclure leur entente pour la création d’une nouvelle coalition rebelle sur le territoire centrafricain, a-t-on appris des sources concordantes.
Après le ralliement des plusieurs officiers de l’ex-coalition Seleka au mouvement PRNC de monsieur Nourd Gregaza le 29 mai dernier, c’est le tour des chefs rebelles Mohamed Dhaffane de la Seleka rénovée pour la paix et justice (SRPJ) et Abdoulaye Miskine du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de se coaliser en vue d’une nouvelle offensive contre le régime du Professeur Faustin Archange TOUADERA qu’il considère désormais comme leur principal adversaire politique.
Par ailleurs, dans un communiqué du SRPJ signé par son Coordonnateur le Colonel AKACHA ALHISSENE et publié ce samedi 13 juillet 2019, le mouvement se réjouit du ralliement des généraux de l’ex-Seleka Moussa Ousmane, Faïssal Mahamat et Hassaballah ainsi que leurs hommes à la SRPJ.
Il faut noter au passage que la SRPJ et le FDPC faisaient partie des 14 groupes armés rebelles signataires de l’accord de paix avec le gouvernement centrafricain signé dans la capitale centrafricaine, Bangui, le 6 février dernier.
Copyright2019CNC.
Pour votre information, nous publions l’intégralité du communiqué de la SRPJ à lire ci-dessous :
Centrafrique.com/rca-km5-arrestation-du-milicien-auteur-de-la-mort-des-4-commercants/les_miliciens_autodefense_km5_force-7/” rel=”attachment wp-att-30135 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des miliciens duKM5 dans le troisième arrondissement filmés en 2018 par Anselme Mbata pour CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Le principal présumé-auteur du tir de la roquette ayant entrainé la mort des quatre commerçants du KM5 le mercredi dernier a été remis aux forces de l’ordre ce samedi après plusieurs heures de négociations positives avec les belligérants.
Les pourparlers qui se tiennent en ce moment au quartier KM5 entre les deux groupes rivaux d’autodéfense locaux qui se sont affrontés depuis mercredi soir ont connu une avancée notable ce week-end.
L’une des deux principales revendications des commerçants du KM5 à savoir la remise aux autorités de l’auteur-présumé du tir de la roquette anti-char ayant entrainé la mort des quatre commerçants a été acceptée par son groupe. Il a été finalement remis aux forces de l’ordre dans la journée du samedi. Restant maintenant la question du démantèlement du checkpoint des miliciens sur le pont Yakité qui est en ce moment en discussion depuis samedi soir.
D’après nos informations, les deux groupes ont accepté de cesser toutes hostilités visant à provoquer l’un ou l’autre Pour le moment.
Les souffrances des habitants du quartier KM5 pourraient être abrégées par une nouvelle volonté des belligérants qui souhaitent mettre fin à leur affrontement qui ont débuté depuis mercredi 10 juillet.
Le gouvernement, qui n’a pas malheureusement intervenu dans ce conflit pour y mettre de l’ordre, se dit optimiste et confiant quant à l’issue des négociations avec les belligérants.
Le bilan provisoire de ces affrontements fait état d’une vingtaine des mort au total et une trentaine des blessés. Des maisons ont été également incendiées par les miliciens, provoquant ainsi des déplacements massifs de la population locale.
Centrafrique.com/alerte-info-centrafrique-soulevement-des-etudiants-a-luniversite-de-bangui/livraison-des-sacs-du-riz-a-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-30091 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Livraison bloquée des sacs de riz à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine) – Nous assistons depuis quelques heures au revirement spectaculaire de l’affaire du riz avarié du président TOUADERA à une affaire d’État impliquant désormais certaines ONG nationales proches de la présidence de la République.
À l’origine, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans ses actions dites humanitaires et communautaires dans la capitale, avait envoyé le jeudi dernier des dizaines des sacs du riz aux étudiants de l’université de Bangui. Sauf que le colis envoyé par le chef de l’État dont la date de péremption est limitée en 2018 n’est plus propre à la consommation.
Pour les intéressés, l’aide de dernier recours apportée aux étudiants indigents de l’Université de Bangui par le président de la République s’apparente à une moquerie, ou une blague de mauvais goût, voir peut être une action visant à les anéantir physiquement.
Alors que les étudiants se demandent encore pour quelle raison le chef de l’État leur a envoyé du riz qui ne doit pas être consommé par un être humain, on vient d’apprendre que certaines ONG nationales proches de la Présidence de la République avaient remis quelques jours plus tôt à travers l’épouse du chef de l’État le même lot du riz dont la date de péremption est limitée en 2018 à certains orphelinats et groupements des femmes à Bangui. Ce qui soulève beaucoup d’inquiétude au milieu parlementaire qui demande à ce qu’une enquête soit ouverte à ce sujet afin de déterminer qui serait à l’origine de ce gigantesque cafouillage.
De sources proches de la présidence, le chef de l’État dont le geste humanitaire est vivement critiqué à Bangui, n’a plus de moral et demande à ces conseillers de lui expliquer comment il se fait piégé à seulement quelques mois des élections présidentielles et législatives.
En attendant l’ouverture d’une hypothétique enquête parlementaire sur le sujet, certains observateurs nationaux estiment que le ministère de la Santé publique doit réagir pour diffuser un communiqué demandant aux Centrafricains de retirer sur le marché tous les produits distribués par la présidence de la République pour vérification.
Centrafrique.com/centrafrique-un-auxiliaire-de-police-abattu-par-lun-de-ses-collegues-a-bangui/brigade-de-locrb-de-damala-a-bangui-3/” rel=”attachment wp-att-30115 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Brigade OCRB de Damala à Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi, CNC.
Bangui (République centrafricaine) —Un auxiliaire de police dénommé Armand Ngarkion a été abattu dans la nuit du mardi à mercredi 10 juillet par l’un de ses collègues que nous surnommons Félix à la brigade de l’OCRB de Gbangouma dans le septième arrondissement de Bangui.
À l’origine du problème, selon des sources policières, un supposé partage de fonds récoltés lors d’une patrouille effectuée par les deux belligérants quelques heures plus tôt avant l’incident.
Pendant que les deux se disputent encore sur le montant que chacun doit recevoir, Monsieur Armand Ngarkion, la victime, s’est emparé du sac de son collègue Félix avant de lui donner une claque. Immédiatement, les deux se sont mis à échanger des coups avant que leurs collègues les séparent.
Choqué par l’attitude de son collègue Armand, Monsieur Félix s’est retranché seul à quelques mètres plus loin de la brigade afin de l’éviter.
Comme si cela ne suffisait pas, le jeune Armand Ngarkion s’est déplacé avec son arme à la main derrière Félix pour l’intimider une fois de plus.
Aussitôt, Monsieur Félix prend son arme de service et tire en premier trois coups de fusil contre son collègue Armand Ngarkion qui est tombé au sol.
Informé de la nouvelle, le père de la victime, le général de la police à la retraite Joseph Ngarkion, accuse pour sa part la police d’avoir tué son fils. Il ordonne même son enterrement le lendemain sans aucune cérémonie officielle prévue à cet effet. Il interdit aussi à toute sa famille de faire le deuil de son fils tué.
Quant à l’auteur présumé du crime, il s’est rendu de son propre gré à la gendarmerie depuis la nuit de l’incident. Ainsi, les premiers éléments de l’enquête montrent que normalement la victime ne doit pas être en poste cette nuit, mais le dernier événement au PK5 l’a poussé à rejoindre ses collègues à la brigade OCRB du septième arrondissement.
Contactée par CNC, une source à la direction générale de la police explique que la victime, au-delà de ses caprices, est vue par sa hiérarchie comme un élément difficilement gérable.
Lors de son passage à l’OCRB de Ngoussima, à la brigade criminelle puis au commissariat du cinquième arrondissement, Monsieur Armand Ngarkion ne laisse que derrière lui de mauvais souvenirs, selon l’enquête de la gendarmerie.
À la brigade criminelle, Monsieur Armand Ngarkion délivrait même de vrais faux documents officiels en imitant la signature de son directeur. Ce qui lui a valu une mutation au commissariat du cinquième arrondissement à l’époque.
Malgré tout cela, la victime laisse derrière elle deux enfants et une femme en deuil.
Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-ministre-francais-de-la-defense-rappelle-au-president-de-la-republique-les-valeurs-de-la-democratie-republicaine/doud-bernard-selembi-journaliste-16/” rel=”attachment wp-att-30122 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.
Après la stérile hégémonie militaire russe devenue palpable en Centrafrique, la diplomatie militaire française contre-attaque en vue de reprendre la main sur le territoire qui leur a été attribué lors de la conférence d’après guerre de Berlin. C’est dans cette optique que le ministre français de la défense a effectué une énième descente en Centrafrique. Officiellement, cette mission multidimensionnelle à triple objectifs consiste d’une part à renforcer la situation sécuritaire après la signature de l’accord de paix de Khartoum, ensuite d’assister à la prise de commandement par la France de la Mission de Formation de l’Union Européenne en République centrafricaine (EUTM) et enfin de faire le point sur la démarche entamée par la France auprès du comité de sanctions de l’ONU pour assouplir l’embargo sur les armes en vue d’équiper nos forces de défense et de sécurité intérieure.
A cette fin, il est utile de rappeler que le mandat de l’EUTM a été prolongé jusqu’en septembre 2020. L’émissaire géo-stratégique du pouvoir français s’est longuement entretenu avec son homologue, le ministre centrafricain de la défense ainsi que le Président de la république, chef de l’Etat.
À l’occasion, le porte voix de la troublante politique française en Centrafrique a réussi à faire bégayer le pouvoir local sur les entorses à la démocratie, la violation des libertés fondamentales et surtout sur le silence complice du pouvoir sur les agitations criminelles de la milice présidentielle.
Au lendemain de la visite du ministre français et contre toute attente, le pouvoir centrafricain caractérisé par son amateurisme chronique et viral se réveille de son éternel sommeil pour renier et désavouer via un communiqué officiel sa propre milice qui ne recule devant rien et prêt à transformer un meeting en « théâtre d’opérations sanglantes ».
D’ailleurs le communiqué du mouvement présidentiel « le MCU » qui ne respecte aucune exigence de la rédaction administrative confirme le caractère expéditif né de la pression subie. Étonné par le réveil brutal du pouvoir et la prise de conscience tardive des valeurs qu’incarne la démocratie républicaine, le citoyen lambda s’interroge :
Le réengagement stratégique de la diplomatie militaire française ne frôle t-il pas le seuil de l’ingérence tant décriée ? La reprise du commandement militaire de l’EUTM à l’approche des prochaines échéances électorales ne constitue t-elle pas un moyen de pression ? En prenant le commandement militaire de l’EUTM, la France n’a t-elle pas encore un autre agenda caché pour surprendre le pouvoir centrafricain ? En d’autres termes, ce réengagement n’est-il pas un énième prétexte pour contrôler le pouvoir de Bangui ? En outre, faut-il encore ramener le ministre français de la défense à Bangui pour rappeler au Président de la république que le quartier KM5 fait partie intégrante de sa juridiction où il doit étendre son autorité ? Un petit tour de ce dernier à l’assemblée nationale n’est-il pas opportun pour rappeler au Président de l’assemblée nationale les basiques d’une gestion saine et transparente des finances publiques ?
Par ailleurs, quel est l’avenir de la cohabitation militaire franco-russe en Centrafrique ? Il y aura t-il une cohérence, une entente ou un télescopage entre les militaires centrafricains formés par l’Union Européenne et ceux formés par les russes ?
Les agissements militaires de ces deux concurrents en Centrafrique respectent-ils les normes de la communauté internationale ? N’oublions pas au passage qu’une sécurité ou une paix durable est corolaire d’une justice équitable pour réparer les préjudices subis, ainsi pourquoi ces deux pays qui disputent le leadership en Centrafrique n’investissent pas dans le domaine de la justice ? Nous estimons que ce pouvoir nonchalant n’avait pas besoin d’attendre la venue d’une quelconque personnalité étrangère pour se désolidariser ou pour désavouer les milices criminelles qui prétendent défendre leur cause.
Ce comportement ambigu qui appartient à une autre époque confirme la braderie de la souveraineté nationale au profit des intérêts égoïstes qui ne servent que les causes des tenants du pouvoir.
Ce pouvoir légitime devrait à l’avenir s’imprégner des valeurs de la démocratie républicaine pour répondre équitablement aux aspirations latentes de son peuple.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Depuis ces derniers temps, l’on voit certains Centrafricains aux imaginations négativement fertiles à travers des circonvolutions quotidiennes sur les réseaux, disent, se dédisent, affirment et se rétractent sur des sujets que mordicus, ils avaient des arguments dits imparables par le passé pour défendre.
Par exemple, les pères scripturaux de la doctrine de division, maintenant cadeautés, sont missionnés pour vouer aux gémonies Sani Yalo dont le nom semble devenir un fonds de commerce pour ces marchands d’illusions à l’équilibre mental sujet à caution. Ça s’érige en doctrine. Et, des battues aux intellectuels sont organisées pour les retrouver pour casser du Sani Yalo, une mission sacerdotale désormais.
La parfaite illustration est le dernier article publié le 11 juillet dernier sur le journal en ligne Corbeaunews dans lequel Sani Yalo est mis en cause comme étant l’instigateur de troubles au sein du gouvernement centrafricain.
Je voudrai donc faire l’observation suivante :
Les invectives semblent devenir un mode opératoire pour certains Centrafricains aigris et imbus de haine viscérale envers leurs compatriotes.
Etant un proche collaborateur du Chef de l’Etat et membre actif du Secrétariat Général du Mouvement Cœurs-Unis, il est de mon devoir d’apporter mon soutien total à la politique du Président Touadera qui a décidé de diversifier les relations bilatérales de Centrafrique où il y a de la place pour tous les pays frères qui veulent bien coopérer de manière franche et sincère avec nous, y compris la France et la Russie.
Je me vois mal m’insurger contre certaines autorités qui pensent choisir la France ou encore tournent le dos à la Russie. Que gagnerai-je à m’en prendre au ministre des finances Henri-Marie Dondra qui, jusqu’à preuve du contraire demeure un ami politique qui contribue à faire rayonner la vision politique du Président de la République ?
En tant qu’homme d’affaire je n’ai aucun intérêt et, encore me vois mal combattre un membre du gouvernement dont je ne rêve aucunement de prendre sa place. Je remercie le Bon Dieu de m’avoir tout donné ou presque sans être ministre.
Ça ne serait pas prétentieux d’avancer que le nom de Sani Yalo est celui qui revient le plus dans les conversations. C’est une évidence consécutive aux nobles actions concrètes dont l’homme se fait le dépositaire.
Pour la chute de ce droit de réponse, tout comme il a débuté, retenons qu’une foule d’intellectuels qui se refusent à des sorties constructives dans une société en pleine déliquescence, a le QI « Quotient Intellectuel » égal au plus sot de ses membres.
S’agissant de Guinon, Corbeaunews tendancieux comme à son habitude, m’accuse d’être de connivence avec celui-ci et qu’il serait mon bras armé. Je réfute ces allégations mensongères. Je ne suis pas partisan de cet exercice consistant à payer les journalistes pour salir des personnalités. Il serait judicieux pour les journalistes de vérifier les informations avant de les publier au lieu de se complaire dans le sensationnel qui les discrédite.
Toutefois, je me réserve le droit d’ester en justice Corbeaunews pour diffamations par voie de presse.
Centrafrique.com/centrafrique-debandade-au-poste-de-peage-a-lentree-de-sibut-apres-une-detonation-darmes/patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews-4/” rel=”attachment wp-att-30098 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille des soldats FACA À Sibut en juillet 2018. CopyrightCNC.
Sibut (République centrafricaine) — trois coups de feu tirés par un soldat FACA à quelques kilomètres de l’entrée de la ville de Sibut ont provoqué une débandade générale au poste de péage
De centre Sibut.
Selon le service de la gendarmerie locale, les faits se sont produits ce mercredi 10 juillet aux environs de 17 heures au poste de péage à l’entrée de la ville quand un camion, en provenance de Bangui pour la ville de Bambari se fait pointé par un chasseur visiblement en état d’ivresse.
Or, sur ce camion, se trouve un caporal-chef permissionnaire de retour sur son lieu de travail à Bambari lorsque le chasseur faisait son spectacle du dernier cri.
Ce que ce dernier a oublié, un militaire c’est avant tout un militaire. Voyant le chasseur pointer son arme artisanale en direction de leur véhicule, le caporal n’a pas tardé à faire des tirs en l’air pour dissuader celui-ci.
Aussitôt au poste de péage à l’entrée de la ville de Sibut à 186 kilomètres de Bangui, c’est la débandade générale poussant même les habitants du secteur à prendre la poudre d’escampette.
Immédiatement, les soldats FACA, détachés à Sibut, se sont précipités pour se rendre sur le lieu de l’incident. Mais en passant, ils ont vu l’arrivée d’un camion avec un autre soldat FACA à bord. Cherchant à savoir ce qui s’est passé dans le secteur, le caporal qui était à l’origine de ces coups de feu expliquait à ses collègues comment l’acte a eu lieu. Pour vérifier l’information, ils l’ont pris dans leur véhicule pour retourner sur le lieu de l’incident où le chasseur avait jeté son arme artisanale avant de s’enfuir dans la forêt.
Finalement, le caporal a été conduit au poste de gendarmerie de Sibut pour nécessité d’enquête.
Pendant ce temps, les autres passagers à bord de ce Camion sont arrivés dans la nuit du mercredi à jeudi à Bambari.
Bangui )République centrafricaine) – Après Abdoul Karim Meckassoua, Charles Armel Doubane et Jean-Serge Bokassa, c’est le tour du ministre Dondra d’être la cible des malfaiteurs du MCU. Et cette fois, c’est le sulfureux Sani Yalo qui mène la dense en coulisse.
En République centrafricaine, on ne compte plus les complots, les assassinats politiques ou les trahisons au sommet de l’État comme dans les partis politiques. Ce n’est pas une nouveauté, certes. Mais, à la différence des décennies précédentes, tout se règle aujourd’hui en pleine lumière, en direct sur internet.
Avec l’arrivée du président Faustin Archange TOUADERA au pouvoir et le revirement spectaculaire de la politique étrangère de ce dernier envers la Fédération de Russie, ce phénomène semble s’aggraver pour atteindre un point inquiétant.
« Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ». Désormais en Centrafrique, quand on veut vous noyer politiquement, on vous accuse d’être profrançais et votre sort est scellé. C’est d’ailleurs ce qu’on a vu avec la destitution de l’honorable Karim Meckassoua du perchoir de l’Assemblée nationale et du limogeage des ex-ministres Charles Armel Doubane et Jean-Serge Bokassa.
Devenue monnaie courante dans le pays depuis quelque temps, cette pratique criminelle est désormais utilisée par des mafieux proches du pouvoir de Touadera pour contrer leurs adversaires politiques.
Après une tentative contre le ministre de l’Intérieur le général Henri Wanzet Linguissara, c’est le tour du ministre des Finances Henri Mari Dondra d’être la cible de ces malfaiteurs politiques aux ordres.
Alors que le PCA du BARC Sani Yalo, conseiller occulte du président Touadera et récemment accusé par Malabo d’être le moteur de tentative de coup d’État contre le président équato-guinéen Obiang Nguema, serait de nouveau l’instigateur de trouble au sein du gouvernement centrafricain. Son bras armé sur les réseaux sociaux, Monsieur Marwan Guinon, aussi malfaiteur que son patron Sani Yalo accuse le ministre Dondra de Profrançais, du coup hostile au pouvoir actuel. Une stratégie simple de le faire passer aux yeux du chef de l’État comme un homme à écarter. Incroyable en Centrafrique en 2019.
Comme dit un adage français : les oiseaux de même plumage volent ensemble, Sani Yalo, condamné à plusieurs reprises pour faux et usage de faux, escroquerie en bande organisée, détournement des deniers publics par la justice centrafricaine, et Marwan Guinon, avec un casier judiciaire rempli en France pour escroquerie, faux et usage de faux, se retrouvent ensemble sur le territoire centrafricain pour torpiller les efforts des uns et autres qui tentent avec peu des moyens de faire sortir la RCA de son bourbier financier sécuritaire.
Incroyable que cela puisse paraître, le ministre des finances, pourtant très pragmatique et compétent, est cette fois la cible de choix de certains individus mal intentionnés.
Aux dernières nouvelles, deux ministres seraient dans la cible du sulfureux Sani Yalo.
Bambari (République centrafricaine) – Le célèbre policier de Bambari surnommé « ZÈGABA » en raison de sa petite forme se fait parler de lui à nouveau dans sa ville au début de cette semaine.
En effet, l’homme, partant d’une discussion qu’il a eu avec des jeunes du quartier « point zéro », en a profité pour dégainer son arme des services et pointer deux individus qui auraient tenté de le raisonner.
D’après des informations recoupées sur place, le sous-brigadier « Zègaba » se trouve sur ce lieu de vente d’alcool traditionnel depuis 8 heures du matin alors qu’il avait sollicité auprès de sa hiérarchie quelques heures pour se reposer.
Cependant, le policier permissionnaire, dans sa tenue, porte encore son arme de service par de vers lui, commençait tout doucement à perdre toute sa faculté vers 14 heures, vue son état d’ivresse avancé, l’homme provoque des discussions à tout-va et ne compte plus entendre ses interlocuteurs le contredire. Ainsi, il dégaine son arme pour pointer son principal interlocuteur, puis un deuxième qui tentait de le calmer.
Aussitôt, la pression montait sur place faisant fuir la foule qui assistait comme spectatrice de l’événement.
Informé de la situation, le jeune commandant de la police de Bambari a très vite réagi avec l’envoi des autres éléments afin de récupérer le sous-brigadier Zègaba et le ramener au bureau.
Contacté par CNC, le bureau de la police de Bambari ne souhaite pas faire des commentaires sur cet événement malheureux qui risquerait de salir l’image des agents de l’ordre public à Bambari.
Pour l’heure, on ignore quelle sanction son chef hiérarchique pourrait lui infliger d’autant plus que dans plusieurs rapports des ONG internationale, le travail des policiers est très apprécié vue la réactivité de l’équipe actuelle.
Par ailleurs, ce mercredi 10 juillet, on entend cinq coups de feu dans les locaux de la police à Bambari sans qu’on soit en mesure de vérifier si ces détonations d’armes seraient liées aux événements du sous-brigadier Zègaba.
Or, une source proche de la gendarmerie nous a indiqué que celles-ci pourraient être lier à la mutinerie des quelques officiers de police de l’OCRB à Bangui qui ont bloqué les activités à la direction générale de la police.
Centrafrique.com/alerte-info-centrafrique-soulevement-des-etudiants-a-luniversite-de-bangui/livraison-des-sacs-du-riz-a-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-30091 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Livraison bloquée des sacs de riz à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine) — jeudi 11 juillet 2019, une livraison des sacs de riz chinois aux Étudiants de l’Université de Bangui tourne au soulèvement dans les campus universitaires
« Les Étudiants ont faim. Oui on a faim ! Mais pas question pour le Président de la République de nous envoyer de la nourriture. Il faut d’abord améliorer les conditions dans lesquelles nous étudions en ce moment », s’exclament les Étudiants de l’Université de Bangui qui ont bloqué il y’a quelques heures une livraison d’une dizaine des sacs de riz chinois envoyés par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Manifestement, les Étudiants se sont fermement opposés à toute tentative de leur corruption par le pouvoir en place à seulement quelques mois des élections.
Malgré l’intervention du doyen de la faculté des droits qui tentent de négocier avec les Étudiants pour que le geste en nourriture du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA soit considéré comme un acte humanitaire envers eux, la date de péremption indiquée sur les sacs des riz ne fait qu’aggraver la colère de ces derniers.
En effet, selon le délai indiqué sur les sacs du riz, celui-ci doit être consommé avant 2018 au plus tard. Ceci dit, le riz envoyé par le chef de l’État aux Étudiants n’est plus propre à la consommation, selon les intéressés.
En tout cas, depuis ce matin dans les campus universitaires à Bangui, le geste humanitaire du chef de l’État fait réagit plus d’un.
Touadera ne doit plus considérer les Centrafricains comme à l’époque où on distribue de la nourriture dans les rues lors de campagne électorale.
Rappelons que depuis quelques mois, chaque week-end, le Président Touadera, qui continue par ailleurs d’enseigner à la faculté des sciences à Bangui, distribue des billets de banque aux Enseignants universitaires afin de tenter de les corrompre d’adhérer à son parti le MCU.
Avec cette même disposition d’esprit, Touadera veut aussi faire entraîner les Étudiants dans son sillage.
Avec une très mauvaise cote de popularité actuelle, le parti MCU croit toujours qu’il va remporter dès le premier tour la prochaine présidentielle. Avec quelle magie ? À suivre….
Bangui (République centrafricaine) – À quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives, la tension ne cesse de monter de plus en plus au sein des partis politiques et les manœuvres tendant à influencer ce processus électoral de façon à favoriser des trucages sont devenues presque un objectif pour certains.
« Tout est déjà fait pour que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA remporte haut la main la prochaine présidentielle dès le premier tour », dixit le Rapporteur General de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE) à ses amis. Et il n’est pas le seul malheureusement à le dire ouvertement au sein de cette Institution de la République.
Chose plus étonnante encore, à la Cour constitutionnelle, sa Présidente, Madame Danielle Dominique Darlan, visiblement dans le starting-block, ne manque pas l’occasion de dire à tous ceux qui veulent l’entendre que seul le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA serait en mesure de diriger ce pays. À part lui, elle ne voit personne, en tout cas pour l’instant.
Avec ce genre des déclarations fallacieuses et très graves en faveur d’un potentiel candidat aux élections, le principe de neutralité et l’esprit d’impartialité, pourtant prévus par la Constitution de la République centrafricaine, sont dorénavant remis en cause dans ces deux Institutions en charge d’organiser des élections dans le pays.
Il est vrai qu’en Rrépublique centrafricaine les résultats des urnes ne sont pas les mêmes que ceux proclamés par la Cour constitutionnelle. Mais aux allures où vont les choses à moins de deux ans des élections, d’après plusieurs observateurs, aucun candidat ne peut prétendre d’emporter cette élection présidentielle dès le premier tour et aucun centrafricain ne peut accepter que sa voix soit volée.
Faustin Archange TOUADERA, avec une cote de popularité aussi nulle, comment pourrait-il remporter haut la main dès le premier tour s’il se représentait en 2020 ?. Visiblement, non.
En mettant de l’eau dans son vin, la présidente de la Cour Constitutionnelle Madame Danielle Dominique Darlan étonne plus d’un. Celle qui a été longtemps combattue par les proches du président Touadera apparaît aujourd’hui comme une partenaire sûre.
A-t-elle vendu son âme ?
C’est l’interrogation collée sur toutes les langues. Mais sa sortie en faveur du président Touadera dans son avis relatif aux questions de la constitutionnalité du code électoral montre à quel prix Madame Danielle Dominique Darlan a vendu son âme.
Bangui (République centrafricaine) – Des tirs à l’arme automatique sont entendus à la direction générale de la police ce mercredi 10 juillet 2019.
Selon une source proche du ministère en charge de la sécurité publique, les meneurs de cet acte criminel seraient deux officiers subalternes de l’OCRB ayant participé au combat de Bambari contre les rebelles de l’UPC en janvier dernier.
Très mécontent de ne pas voir leurs noms figurés sur la liste du tableau d’avancement des officiers de la police publié le mardi 9 juillet, le commandant d’unité de l’OCRB de Bangui et son adjoint a mené, avec leurs hommes, une incursion musclée à la direction générale de la police avant d’intimer l’ordre à tout le monde de quitter les lieux.
Les commandos de la gendarmerie nationale, qui ont été appelés à la rescousse sur le lieu de l’incident, n’ont pas répondu favorablement à l’appel du ministère de l’Intérieur alors que les assaillants étaient devenus de plus en plus menaçants.
Cependant, à l’autre côté de la rue, dans les locaux de l’OCRB, des policiers ont barricadé l’entrée et sortie à tous les visiteurs, y compris les cadres du ministère de la Sécurité publique.
Contactée par CNC, une source proche de la direction générale de la police explique ne pas comprendre la motivation réelle des auteurs de cette mutinerie. Selon elle, en janvier dernier, le commandant d’unité de l’OCRB et son adjoint étaient des brigadiers de la police au moment de l’attaque de Bambari. Grâce à leur bravoure, ils ont été récompensés en grade.
Passant de brigadier au grade de lieutenant, les deux ont été promus immédiatement par leur hiérarchie commandants et commandants adjoints de l’OCRB.
Pour les intéressés, toutes ces promotions ne sont qu’une infime partie de récompense qu’ils devraient en avoir.
Avec la publication le mardi dernier du tableau d’avancement des officiers de la police nationale, le CU et son adjoint disent être victimes de la discrimination. Contre toute attente, ils ont investi les locaux de la direction générale de la police avant de bloquer toutes activités sur les lieux.
Pour certains observateurs nationaux, cet acte criminel n’est pas un fruit du hasard. Il est par contre bien préparé et minutieusement organisé par ces auteurs qui devraient être bien sanctionnés.
Centrafrique.com/centrafrique-echange-des-tirs-vers-pk5-a-bangui/quartier-pk-5-fiacre-img_22avr2018071018-3/” rel=”attachment wp-att-30073 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Pk5 de Bangui, CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine) – Des tirs à l’arme lourde ont été entendus proche du pont Yakité à l’entrée du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui.
En effet, dans la nuit du mercredi à jeudi, vers 19 heures, un groupe des jeunes lourdement armés du quartier PK5, dans le troisième arrondissement de Bangui, a affronté leurs compatriotes du groupe d’autodéfense non loin du pont Yakité à l’entrée du PK5.
Cet accrochage violent, qui a déjà fait plusieurs blessés graves dans les deux camps, fait réagir le spectre des violences dans le secteur.
Pour l’heure, on ignore les raisons de cet accrochage entre deux groupes rivaux d’autodéfense de Bangui.
Rappelons qu’après le décès du redoutable chef milicien du PK5 Nimery Matar le mois dernier, les habitants du troisième arrondissement de Bangui ont tous espéré la fin des violences dans leur secteur. Avec l’affrontement de la nuit dernière, tout porte à croire qu’ils sont loin de voir le bout du tunnel.
Pour l’heure, aucun bilan définitif n’a été communiqué après cette violence.
Centrafrique.com/rca-ladoption-du-projet-de-code-electoral-un-vaste-reseau-de-corruption-se-profile-a-lassemblee-nationale/assemblee-nationale-centrafricaine-2/” rel=”attachment wp-att-30067 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Assemblée nationale centrafricaine
Bangui (République centrafricaine) —le projet du nouveau code électoral présenté à l’Assemblée nationale par le gouvernement continue de faire l’objet du débat entre les députés qui sont de plus en plus à douter de sa fiabilité. Pourtant, le chef de l’État et son parti le MCU continue d’y croire en misant sur des moyens financiers pour le faire adopter.
Après son premier rejet en première lecture à l’Assemblée nationale puis son contrôle de constitutionnalité par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, le nouveau projet de loi du code électoral est revenu depuis 26 juin sur la table des députés à l’Assemblée nationale pour examen.
Faisant l’objet d’un bras de fer sans précédent depuis près d’un an entre le législatif d’une part et l’exécutif appuyé par le judiciaire d’autre part, le projet de loi relative au nouveau code électoral est considéré comme une mine d’or pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui envisage de se représenter en 2020, et le mouvement présidentiel cœurs unis dont l’ambition est de rafler une large majorité à l’Assemblée nationale en 2021.
Hors mis les débats autour de la hausse vertigineuse du montant des cautions aux élections et l’exigence relative aux diplômes des candidats à la législative, le mode du déroulement des divers scrutins présenté dans ce projet de loi portant code électoral est le souci principal des partis politiques et des députés centrafricains. Ceci dit, pour les législatives, il y aura un scrutin uninominal à deux tours et sur liste, dans les zones ayant plusieurs circonscriptions. Pour les autres zones, il est prévu un scrutin uninominal à deux tours.
Des mots simples qui cachent d’énormes magouilles électorales du clan présidentiel.
D’après notre calcul estimatif, si ce nouveau code électoral est adopté par les députés à l’état actuel des choses, le Mouvement Cœurs unis pourrait rafler sans trop de soucis au moins 110 sièges à la prochaine législative. C’est par ailleurs le rêve du clan présidentiel qui voudrait maintenir à tout prix son emprise sur l’Assemblée nationale afin de faire passer des projets des lois mafieuses sans tracas. Et pour y arriver, des réseaux de corruption massive des députés ont été mis en place à l’Assemblée nationale depuis une semaine.
Selon nos informations, le député en charge de ces réseaux mafieux est l’honorable Ndotizo du 7e arrondissement de Bangui. Une somme de 2 millions est proposée à chaque député qui voterait ce projet de loi électorale cette semaine.
En tout état de cause, les Centrafricains ne sont pas prêts à voir le bout du tunnel avec cette politique digne de l’État soviétique.
Rappelons que le code électoral est une loi qui détermine les règles d’organisation des élections présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, municipales, et des consultations référendaires, en République centrafricaine (Rca).
Centrafrique.com/centrafrique-presidentielle-2020-2021-le-mcu-recrute-300-agents-rabatteurs-a-bangui/mouvement-coeur-uni-congres-lancement-2/” rel=”attachment wp-att-30062 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Assemblée générale constitutive du mouvement Cours Unis. Crédit photo : FK /CNC
Bangui (République centrafricaine) – sous l’impulsion du conseiller russe du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, près de 300 agents-rabatteurs du Mouvement Cœurs unis ont été recrutés à Bangui et à Bimbo il y’a quelques semaines, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon le secrétariat exécutif du Mouvement Cœurs uni (MCU), l’objectif principal serait de promouvoir auprès des Centrafricains les actions du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA depuis son arrivée à la magistrature suprême de l’État.
Parmi les 300 agents-rabatteurs recrutés exclusivement à Bangui, en raison de 30 par arrondissement et Bimbo, près de ¾ (trois-quarts) vont être envoyés dans les villes de province après leur session de formation au siège du parti à Bangui.
Justement sur ce point, certains observateurs nationaux se sont soulevés contre le parti présidentiel pour critiquer l’utilisation des fonds de l’État pour payer et former ces agents qui seront exclusivement employés par le MCU. C’est « anticonstitutionnel », concluent-ils.
Une méthode soviétique à la Centrafricaine
À en croire un coordonnateur du mouvement Cœurs unis, les rabatteurs, une fois en province, vont devoir se fondre dans la foule comme des agents de renseignements supplétifs pour tenter de soulever des débats dans les bars, des buvettes et au tour de calebasse sur les actions du chef de l’État tout en prenant soin de mentionner avec plus de clarté possible le bon côté de Touadera comme meilleur président de la République que tous ces prédécesseurs.
Exactement comme ils ont fait depuis quelques mois sur les réseaux sociaux, le MCU compte exporter cette méthode soviétique de désinformation dans l’arrière-pays afin de retravailler durement les cerveaux des paisibles citoyens des provinces.
Comme eux-mêmes le disent discrètement, le combat sera dur, voire très dur pour le candidat Touadera aux prochaines élections. Et donc il faut nécessairement employer des méthodes robustes afin d’espérer quelque chose du genre « deuxième tour ».
Alors que l’autorité nationale des élections (ÂNE) a des difficultés à boucler leur budget, on vient d’apprendre aussi que celui du MCU est déjà bouclé et remis au chef de l’État par le redoutable ministre des Finances Henri-Marie DONDRA.
passassion-du-pouvoir-à-lEUTM-RCA-3 – Centrafrique : Cérémonie de changement de mandat de l’EUTM-RCA
passassion-du-pouvoir-à-lEUTM-RCA-2 – Centrafrique : Cérémonie de changement de mandat de l’EUTM-RCA
EUTM RCA 2019
Mission d’entrainement de l’union européenne
Cellule communication
Bangui, le 08 juillet 2019
Communiqué de presse
Cérémonie de changement de mandat de l’EUTM-RCA.
Le 8 juillet 2019, la mission de formation de l’Union Européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA) a changé de chef. C’est à l’occasion d’une cérémonie sur le camp d’Ucatex – Moana que le général de division portugais Herminio MAIO, à la tête de la mission depuis 18 mois a transféré le commandement de la mission EUTM au général de brigade français Eric PELTIER.
Cette cérémonie était présidée par le général de division italien Giovanni MANIONE, directeur général adjoint de l’Etat-major militaire de l’Union Européenne, en présence de M. le Président de la République, Faustin-Archange Touadera, de la ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction d’Armée centrafricaine, Mme Marie-Noëlle KOYARA, du ministre portugais de la Défense, Mr João Gomes CRAVINHO et de la ministre française des Armées, Mme Florence PARLY.
Avec ce septième mandat de l’EUTM, la France compte désormais 90 soldats français parmi les 187 militaires des pays membres de l’Union européenne, engages dans cette mission.
Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 3 700 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».
Le Forum des Amis du Fleuve (FAF) annonce au peuple centrafricain sa création après Assemblée générale.
Le Forum des Amis du Fleuve se veut un mouvement à la fois culturel et politique, ouvert à tous les Centrafricains et aux étrangers intéressés par la culture des ethnies des “Gens du Fleuve” Oubangui.
Le FAF veut promouvoir l’héritage des fils du Fleuve, notamment les présidents Boganda, Dacko, Bokassa et Kolingba.
Le FAF veut promouvoir la démocratie et combattre le crime et la corruption. Pour ce, il sera vigilant face aux dérives dictatoriales du président Touadera, et se dit opposé à la création de milices “pro-Touadera” et demande le départ des mercenaires-mafieux-pilleurs-violeurs russes.
Pour l’amélioration du vivre-ensemble centrafricain, le FAF va s’engager dans la promotion de la collaboration culturelle et économique avec les autochtones Pygmées et avec les nomades Peuls Mbororos.
Minusca-image/” rel=”attachment wp-att-30045 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Transfert-de-pouvoir-à-lEUTM-centrafrique-par-la-minusca-image-450×300.jpg” alt=”” width=”450″ height=”300″ />Transfert du pouvoir à l’EUTM-RCA à Bangui. CopyrightMinusca
La ministre des Armées Florence Parly a assisté aujourd’hui à la prise de commandement par la France de la mission EUTM-RCA (European Union Training Mission), à Bangui, en République centrafricaine.
Le général Eric Peltier succède au général portugais Herminio Maio, pour un mandat de six mois renouvelable.
En tout, 300 soldats français sont actuellement déployés en République centrafricaine, au sein de l’EUTM RCA, de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) ou dans des missions de coopération.
Aux côtés de Marie-Noelle Koyara, ministre de la défense de la République centrafricaine et de Gomes Cravinho, ministre de la défense du Portugal, la ministre des Armées a témoigné de l’appui déterminé de l’Union européenne et de la France à soutenir la montée en puissance des forces armées centrafricaines, condition première à toute restauration durable de l’autorité de l’Etat.
«Toutes nos volontés doivent s’unir vers les initiatives de l’Union Africaine et des Nations unies. Tous les efforts doivent rester concentrés sur la mise en œuvre du Plan national de défense, et cela commence par la région de Bouar. Nous avons à cœur d’aider à créer les conditions d’une stabilité durable et au développement, mais la paix de la République centrafricaine appartient à la République centrafricaine. Je suis en effet convaincue que les forces armées centrafricaines sont les seules garantes de la défense du pays et de son unité», a déclaré la ministre lors d’un discours durant la prise de commandement à Bangui.
EUTM RCA, c’est quoi ?
➡️ 187 militaires des pays membres de l’Union Européenne – dont 90 Français – qui forment et entraînent des soldats centrafricains
➡️ dès aujourd’hui, un général français prend le commandement de la mission pour 6 mois 2/5 pic.twitter.com/6gOgNEPkFZ
L’Union européenne déploie des militaires dans plusieurs pays d’Afrique (RCA, Mali, Somalie) afin de participer à la formation des forces armées de ces pays.
Au cours de l’année écoulée, les soldats de l’EUTM-RCA ont notamment assuré la formation d’un bataillon amphibie, ainsi que des séquences d’instruction au combat rapproché, de tir ou de droit international humanitaire.
Le 30 juillet 2018, le Conseil de l’Union européenne a prolongé le mandat de la mission pour deux années supplémentaires, soit jusqu’au 19 septembre 2020. Le Conseil a alloué un budget pour les coûts communs de l’EUTM RCA d’environ euro 25,4 million d’euros pour la période du 20 septembre 2018 au 19 septembre 2020.
Selon Mme Parly, depuis 2016, près de 2 600 hommes ont été formés par les soldats européens. Les 1400 soldats centrafricains actuellement déployés aux quatre coins du pays sont issus de l’EUTM et plus de 1000 nouvelles recrues à Bouar sont en passe d’être formées sous le commandement du général Peltier.
Bambari-4/” rel=”attachment wp-att-30028 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/ali-darassa-de-lUPC-à-Bambari-450×269.jpg” alt=”” width=”450″ height=”269″ />Le chef rebelle Ali Darassa à Bambari.
Bambari (République centrafricaine) – Visiblement, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et ses partenaires russes ne cessent de gâter les chefs rebelles en vue de préparer sa réélection en 2021.
« Le pouvoir rien que le pouvoir. Touadera ne recule devant rien pour garder son fauteuil présidentiel même s’il s’agit de faire enterrer la moitié des Centrafricains », s’alarme un enseignant à Alindao, manifestement en colère contre le double jeu du locataire du palais de la Renaissance.
Comme nous l’avions annoncé en juin dernier, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et ses partenaires russes ont construit à titre gracieux au chef rebelle Ali Darassa un nouvel abattoir moderne avec une chambre froide hautement climatisée fonctionnant 24 h/24 au village Gbokologbo.
Comme si cela ne suffisait pas, on vient d’apprendre la construction de deux abattoirs de même génération aux chefs rebelles Nourredine Adam et Al-Khatim à Birao et Kaga-Bandoro. L’objectif selon un cadre de l’UPC serait double. Dans un premier temps il est question de graisser les pattes des chefs rebelles à faire le jeu de Touadera aux prochaines élections de 2020 – 2021. Tandis que le second serait lié exclusivement aux mafieux russes qui souhaitent exporter via le Soudan à faible coût les viandes bovines de la RCA vers la Fédération de Russie qui en manque cruellement.
Et ce n’est pas tout. Dans leur projet à court terme, le chef de l’État et ses partenaires russes envisage de construire avant 2021 un aéroport semi-international avec une piste d’atterrissage de 2Km au village Gbokologbo et Kabo.
Justement à Gbokologbo, le chef rebelle Ali Darassa, adoubé par le clan présidentiel, ne manque pas l’occasion de présenter sa nouvelle acquisition à tous ses invités comme l’unique abattoir moderne en République centrafricaine.
Pour l’heure, les Centrafricains se demandent si le chef de l’État est juridiquement conscient de ses gestes en vers les chefs rebelles ?
Centrafrique.com/centrafrique-viol-sur-mineur-un-homme-sequestre-et-tue-a-bria-par-les-fprc/deux-combattants-rebelles-a-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019-2/” rel=”attachment wp-att-30034 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des rebelles du FPRC à Bria en mai 2019. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.
Bria (République centrafricaine) —Un homme d’une cinquantaine a été séquestré puis torturé à mort après avoir été accusé de viol par ses voisins.
Selon le commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC de Bria, le principal présumé auteur de cet acte criminel serait le voisin de la victime dénommé Monsieur Oumar, un ex-combattant du FPRC reconverti au chauffeur routier depuis plusieurs mois.
Selon nos informations, la victime, un homme d’une cinquantaine que nous surnommons Hissen, aurait violé la fille adoptive de Monsieur Oumar dans la matinée du samedi 6 juillet dernier.
Informé de la nouvelle dès son retour à la maison, Monsieur Oumar n’a pas digéré l’acte présumé de son voisin Hissen qu’il a immédiatement mis la main dessus vers 14 heures.
Séquestré durant une heure, Monsieur Hissen a été complètement torturé à fond avant d’être remis aux gendarmes du FPRC qui l’ont par la suite attaché avec une corde et torturé encore et encore.
Sachant que leur victime va probablement mourir dans les prochaines minutes, ils l’ont transporté dans un état presque mortel à l’hôpital vers 15 h 30.
À l’arrivée, le médecin ne fait que constater sa mort clinique avant de remettre le corps à sa famille.
Informées de la nouvelle, les forces de la Minusca se sont rendues à la brigade de la gendarmerie du FPRC pour mettre la main sur les présumés responsables de cet acte criminel, mais ces derniers ont complètement décliné leur responsabilité dans la mort de Monsieur Hissen, expliquant au passage que seul Monsieur Oumar serait responsable de son acte devant la loi.
Contacté par CNC, Monsieur Oumar se dit encore en voyage. Et donc il est plus difficile pour lui de répondre à notre préoccupation.
Par ailleurs, la délégation ministérielle conduite par Monsieur Hassan Bouba, conseiller spécial du chef de l’État et Coordonnateur de l’UPC vient de quitter Bria ce lundi 8 juillet pour Bangui après 48 heures de visite sur place. L’objectif de la mission serait de négocier avec les chefs militaires du FPRC sur les conditions du démantèlement des barrières illégales du groupe dans la région du nord conformément à la clause de l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier.
Bambari/deux-soldats-faca-derriere-camion-militaire-avec-des-lances-roquettes-a-banguassou/” rel=”attachment wp-att-30031 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/deux-soldats-faca-derrière-camion-militaire-avec-des-lances-roquettes-à-Banguassou-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />Image d’illustration d’une patrouille des FACA à Bangassou. CopyrightCNC.
Bambari (République centrafricaine) —La panique générale s’est emparée du village Mbagoro à 3 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy-Bria après une série des détonations d’armes automatiques dans la ville.
Selon des informations recoupées sur place, les faits se sont déroulés ce dimanche 7 juillet aux environs de 20 heures quand l’adjudant Yando, par ailleurs chefs de poste du PK5 et son adjoint sergent-chef, ont tenté, dans un état d’ivresse avancé, de neutraliser un ex-chef Anti-Balaka du secteur sans aucune raison apparente.
Alors que ces deux sous-officiers FACA ont abandonné leur poste 2 km plus loin pour venir passé plus de 6 heures à picoler du vin traditionnel communément appelé « Ngouli » au village Mbagoro, un ex-chef local d’Anti-Balaka de passage, a été interpellé sans aucune raison par ces derniers qui l’ont sauvagement agressé avec les crosses de leurs armes.
Pendant que les populations locales qui ont assisté impuissamment à la bastonnade de la victime voudraient réagir pour départager les belligérants, les deux sous-officiers ont commencé à vider leurs chargeurs en tirant en l’air pour disperser la foule de plus en plus en colère.
Du coup, le village s’est vidé en quelques minutes de ses habitants qui craignaient pour leur vie.
Dans la nuit du dimanche à lundi 8 juillet, des centaines des habitants du village Mbagoro fuyant le désordre opéré par ses deux sous-officiers FACA se sont afflué dans les camps des déplacés à Bambari.
Quant à la victime, qui a eu une fracture à son bras droit, est toujours hospitalisée à l’hôpital centre communautaire.
À Bambari, des soldats FACA ont été appelés d’urgence sur le lieu du dégât de leurs collègues à Mbagoro, mais ils n’ont pu rien faire que de prodiguer des conseils de prudence à la population.
Ainsi, le calme semble revenir timidement dans la localité de Mbagoro ce lundi après-midi.
Bozoum-coupe-en-deux-depuis-dimanche/route-delabree-bouar-bozoum-2/” rel=”attachment wp-att-30037 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/route-delabrée-Bouar-Bozoum-450×270.jpg” alt=”” width=”450″ height=”270″ />État de route Bouar-Bozoum le 6 mai 2018. Créditi photo : Gervais Lenga / CNC
Bouar (République centrafricaine) – Depuis le week-end dernier, la ville de Bouar n’est plus reliée à celle de Bozoum par la route régionale numéro 8.
Selon le syndicat des transporteurs de la Nana-Mambéré, le principal pont sur l’axe Bouar-Bozoum situé au village Koundé, à moins de 32 kilomètres de la capitale provinciale de l’Ouham-Péndé s’est brisé en deux sous le poids d’un camion lourd transportant des conteneurs des marchandises en provenance de Bouar.
Alors que la société Semence, très critiquée pour avoir empoché sans rien faire les 3 milliards de francs CFA de l’Union européenne pour les travaux de réhabilitation de cette importante voie régionale, vient à peine de quitter les lieux la semaine dernière quand la nouvelle du fractionnement du pont est arrivée. Ceci remet probablement en cause la qualité des travaux effectués par la société Semence sur cette route depuis 2014.
Pour l’heure, le trafic dans le secteur se fait par motos interposées et les conteneurs transportés par le camion accidenté sont encore bloqués au milieu des fragments de bétons sur la rivière.
Pour la population locale, c’est le retour à la case de départ d’autant plus qu’il faut attendre des années pour que les circulations soient rétablies complètement.
Contactés par CNC, les pilotes des mototaxis se disent obligés d’augmenter leur tarif sur cette voix car il faut dorénavant payer la manutention de leurs motos sur la rive de Koundé.
Pour les populations locales, il est désormais difficile pour la société Semence de la remettre en ce moment au gouvernement centrafricain.
Centrafrique.com/centrafrique-la-tension-monte-au-sein-de-lupc-apres-loperation-du-demantelement-de-barrieres/ali-darassa-et-ses-hommes-a-bambari-le-16-mars-2019-5/” rel=”attachment wp-att-30016 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre conseiller Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.
Bambari (République centrafricaine) —La tension est montée d’un cran au sein de l’UPC lors de l’opération du démantèlement de l’une de ses barrières illégales dans l’Ouaka.
Comme nous l’avions annoncé dans l’un de nos précédents articles, la cérémonie officielle du lancement de l’opération du démantèlement des barrières de l’UPC n’a pas eu lieu le samedi dernier au village Gbokologbo comme prévu en raison de l’absence de la délégation officielle du comité de suivi de l’accord de paix de Khartoum.
Pendant ce temps, dans la localité de Ngakobo, le ministre rebelle Ali Darassa, par ailleurs commandant régional des forces armées centrafricaines, ordonne à ses hommes de démanteler leur barrière située à 10 kilomètres à l’entrée de la ville et libérer au passage la brigade de la gendarmerie locale qu’ils ont occupée depuis plusieurs années.
Pour cette occasion, l’UPC a envoyé une invitation au commandant de brigade de la gendarmerie de Ngakobo de participer au départ de ses hommes et récupérer les clés de la brigade.
Même si ce dernier n’a pas répondu à l’invitation de l’UPC pour des raisons de sa sécurité, les choses se sont bien déroulées à l’exception de quelques signes de colères observés aux visages de certains rebelles qui n’ont pas souhaité abandonner leur position au profit des forces régulières.
Alors qu’à Ngakobo les choses se sont plus ou moins bien passées ce samedi, dans d’autres villes par contre les rebelles se sont nettement opposés au démantèlement de leurs barrières. Tout est encore en place ce samedi 6 juillet comme s’ils n’ont pas reçu l’ordre de leur chef Ali Darassa d’évacuer les lieux.
Visiblement, le travail de sensibilisation des rebelles sur l’accord de paix de Khartoum n’a pas fonctionné ou n’a pas eu lieu comme prévu.
Du côté du gouvernement centrafricain, on croise les bras pour laisser la diplomatie onusienne faire son travail pour qu’ils récupèrent la situation dans leur programme électoral de 2020.
Contactée par Corbeaunews, une source proche de la Minusca explique que la cérémonie du lancement de l’opération du démantèlement des barrières de l’UPC a été reportée pour cette semaine en raison de problème technique interne à la Minusca.
Pour de nombreux Centrafricains, l’essentiel est que le premier pas est franchi. Il est donc très important que cela continue en ce sens pour un retour définitif de la paix dans le pays.
Centrafrique.com/centrafrique-greve-des-auxiliaires-de-la-police-a-bangui/greve-des-auxiliaires-de-la-police-nationale-centrafricaine-corbeaunews-img_4avr2018190522-4/” rel=”attachment wp-att-29991 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Grève des auxiliaires de la police en 2018 à Bangui. Crédit photo : Corbeaunews
Bangui (République centrafricaine) — décidément, les auxiliaires de la police nationale n’ont plus de côtes auprès du pouvoir de Touadera qui continue pourtant de solliciter leur service pour le maintien de l’ordre dans la capitale.
Ils sont près de 800 à apporter quotidiennement leur soutien aux services de la police, que ça soit dans la musique que dans la compagnie de circulation routière (CCR), les auxiliaires de police sont considérés depuis 2003 comme une force indispensable au bon fonctionnement de maintien de l’ordre dans la capitale nationale.
Au-delà de leurs statuts d’agents bénévoles de la sécurité publique, ils travaillent au même titre, voire plus que les gardiens de la paix qui sont pour eux des fonctionnaires.
Pour ne pas continuer à travailler gracieusement pour l’État sous un soleil de plomb dans les rues de la capitale, les auxiliaires ont demandé en vain depuis 2007 leur incorporation dans le corps de la police.
Sur ce point, en 2017 et 2018, ils ont rencontré le Premier ministre d’alors Simplice Mathieu Sarandji après une série de grèves. Mais celui-ci leur a expliqué qu’ils vont devoir concourir comme tout autre candidat au poste des agents de police. Une proposition de choc qui n’a pas satisfait le collectif qui maintient toujours sa position.
Alors que la semaine dernière, le collectif des auxiliaires a rencontré séparément le ministre de l’intérieur et son homologue de la fonction publique sur proposition du chef de l’État afin de tenter de plaider le sort de ses membres, une proposition de confirmation de seulement 200 auxiliaires a été faite au collectif qui ne l’a visiblement pas apprécier. Du coup, la colère gronde au sein des auxiliaires qui maintiennent leur grève débutée il y’a une semaine.
Par ailleurs, Monsieur Mokolo, le célèbre policier auxiliaire surnommé le sapeur, suite aux multiples problèmes liés à leurs dossiers d’intégration, a fait une crise cardiaque et meurt quelques heures plus tard à l’hôpital. Ces collègues attendent son enterrement cette semaine avant de déclencher une série de grèves sauvages dans les rues de Bangui.
Contrairement à la promesse du ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara qui leur a promis qu’ils seront probablement intégrés dans la police, les auxiliaires voient rouge en ce moment. Ils sont déboutés partout sans raison apparente.
Centrafrique.com/centrafrique-un-chef-dantenne-de-locrb-tue-dans-un-accident-a-bangui/ambulance-a-la-sortie-de-lhopital-communautaire-bangui-img_22mars2018175405-6/” rel=”attachment wp-att-29996 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire à Bangui.
Bangui (République centrafricaine) – Le Colonel Hervé Mangbalier, chef de service de l’antenne de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB) du quartier plateau a été tué ce samedi 6 juillet dans un accident de route à Bangui.
Selon le service de la police judiciaire à Bangui, la scène s’est produite vers 20 heures sur l’avenue des martyrs quand le colonel, à bord de sa moto, rentrait du travail quand il a été mortellement happé derrière à quelques mètres de l’hôpital communautaire par un taxi qui roulait à vive allure au même sens que lui.
Intervenus sur le lieu de l’accident, les policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS) ne faisaient que constater le décès de leur colonel Hervé Mangbalier visiblement broyé par le violent impact du choc de l’accident.
Placé en garde à vue à la CNS, le chauffard a été transféré à la gendarmerie ce dimanche pour nécessité de l’enquête.
Pour l’heure, les enquêteurs disent n’avoir écarté aucune piste du moment où il est difficile de savoir si le colonel était victime d’un acte délibérément poser ou pas.
Il est aussi important de rappeler que le colonel Hervé Mangbalier, qui habite le quartier PK10, est très apprécié de ses collègues qui voient en lui un policier responsable, pragmatique et compétent. Sa mort prématurée à l’âge de 39 ans laisse une place vide au sein de la police centrafricaine.
Centrafrique.com/can-2019-les-premieres-8e-de-finale-de-madagascar-couronnee-de-succes-face-a-la-rdc/les-joueurs-malgaches-arrosent-leur-entraineur-apres-la-victoire-contre-le-nigeria/” rel=”attachment wp-att-30008 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les joueurs malgaches arrosent leur entraîneur après la victoire contre le Nigeria.
Ce dimanche 7 juillet, les Barea de Madagascar rencontrent les Léopards de la RD Congo en 8 de finale de la CAN 2019 en Egypte à 16h TU.
C’est une première de l’histoire pour l’équipe malgache en 72 ans d’existence des Barea. Ils n’ont jamais participé à un tournoi continental ou international.
Avant le début de la CAN, l’équipe malgache n’avait pas les faveurs des pronostics. Elle a fini premier du groupe B, devant le Nigeria qu’elle a battu 2-0.
Face aux Léopards de la RDC, les Barea, surnom donné aux internationaux malgaches en référence aux zébus locaux, ont encore confirmé leur exploit en battant l’équipe de la RDC au bout du suspens.
Pour leur première participation à une phase finale de la CAN, les Barea ont développé un football décomplexé devant leurs adversaires au premier tour. Ils sont la révélation de cette compétition africaine.
Centrafrique.com/le-nigeria-signe-laccord-de-libre-echange-de-lunion-africaine/signature-de-laccord-de-libre-echange-de-lunion-africaine-par-le-president-nigerian/” rel=”attachment wp-att-30004 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Muhammadu Buhari a signé l’accord de libre-échange de l’Union africaine, au palais des congrès de Niamey, ce 7 juillet 2019.
Le Nigeria, la première économie africaine, a signé l’accord de libre-échange visant à accroître les échanges commerciaux entre les pays africains.
L’Érythrée est le seul pays africain à n’avoir pas signé l’accord. Il se met, pour l’instant, en marge du bloc commercial constitué à travers cet accord
signé par le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, lors du sommet de l’Union africaine (UA), qui se tient ce weekend à Niamey, capitale du Niger.
La première étape de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange va consister à réduire les droits de douane sur les marchandises en provenance des pays de l’UA. Mais aucun calendrier n’a encore été fixé pour cela.
Aujourd’hui, les pays africains n’échangent qu’environ 16 % de leurs biens et services entre eux, contre 65 % avec les pays européens, selon l’Agence France-Presse.
L’Union Africaine estime que la mise en œuvre de son accord de libre-échange entraînera une augmentation de 60 % du commerce intra-africain d’ici à 2022.
Elle estime aussi que la ZLECA sera la plus grande zone de libre-échange du monde.
Pourquoi l’adhésion du Nigeria est-elle importante ?
L’année dernière, le projet de libre-échange continental a buté sur un obstacle, lorsque le Nigeria s’est retiré des négociations.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est la plus grande économie d’Afrique et a longtemps été une puissance régionale. Lorsqu’il s’est retiré du processus, certains observateurs se sont demandé si l’accord commercial africain pouvait voir le jour.
Les accords de libre-échange visent à réduire les tarifs douaniers entre les pays membres et à supprimer les taxes à la frontière ou les barrières commerciales sur les marchandises.
En se retirant des négociations, le président Muhammadu Buhari a déclaré qu’il avait besoin davantage de concertation avec les acteurs économiques de son pays avant d’y adhérer.
Depuis lors, l’organe public chargé des négociations commerciales au Nigeria a déclaré avoir consulté 27 organisations du pays, dont des syndicats de travailleurs.
Le Nigeria a beaucoup à gagner à avoir un accès accru de ses biens et services au marché africain qui va s’agrandir, selon Mayeni Jones, journaliste de la BBC.
Nombre d’acteurs économiques consultés craignent qu’une intégration régionale accrue n’entraîne une concurrence déloyale pour les emplois et les biens qu’ils produisent, ajoute Mayeni Jones.
Avec l’adhésion du Nigeria, le rêve d’accroître le commerce intra-africain, qui est actuellement à la traîne par rapport au volume du commerce du continent avec l’Europe, semble plus réalisable que jamais.
Le commerce entre le Sénégal et la Gambie, l’un de ses voisins, a buté, pendant longtemps, sur les obstacles d’ordre douanier.
Maintenant que la zone de libre-échange offre un accès à l’énorme marché nigérian, l’Afrique est en bien meilleure position pour négocier avec les organismes régionaux d’autres parties du monde.
Pourquoi l’Érythrée n’a pas adhéré à la ZLECA ?
Ce pays d’Afrique de l’Est n’a pas participé aux négociations en raison de son conflit avec l’Éthiopie, selon le commissaire chargé du commerce et de l’industrie à la Commission de l’UA, Albert Muchanga.
Les relations entre les deux pays s’étant améliorées depuis un an, l’Érythrée a demandé à l’UA de se joindre au processus. “Donc, avec le temps, l’Érythrée prendre le train en marche”, espère M. Muchanga.
Qu’est-ce qu’un accord de libre-échange ?
Les accords de libre-échange visent à réduire les tarifs douaniers entre les pays membres.
Les tarifs douaniers sont des taxes prélevées sur des marchandises entrant dans un pays pour diverses raisons, quelquefois pour protéger un produit.
L’accord de libre-échange a l’avantage de supprimer toutes les taxes à la frontière ou les barrières commerciales sur les marchandises.
Il permet aussi de faire en sorte qu’il n’y ait plus de limite à la quantité d’échanges que les parties de l’accord – les pays signataires – peuvent échanger entre elles.
L’accord de libre-échange rend le commerce entre les pays plus libéral que possible et favorise la concurrence.
Centrafrique.com/mozambique-sept-morts-dans-une-attaque-revendiquee-par-lei/des-militaires-de-larmee-du-mozambique-dans-le-nord-du-pays-apres-une-attaque/” rel=”attachment wp-att-30000 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des militaires de l’armée du Mozambique dans le nord du pays après une attaque
Selon un responsable local basé dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, un policier et six civils, dont deux enfants, ont été tués dans cette attaque menée le 3 juillet au soir, dans le village de Lidjungo, dans le district de Nangade.
Selon SITE Intelligence, qui surveille les activités djihadistes, le groupe État islamique a publié une déclaration le 5 juillet, affirmant sa participation à l’attaque du mercredi.
C’est la deuxième fois qu’il revendique une attaque dans le nord du Mozambique.
Depuis octobre 2017, les militants islamistes ont pris pour cible les communautés isolées de Cabo Delgado, une province riche en gaz et majoritairement musulmane.
Plus de 250 personnes ont été tuées durant les différentes attaques et des milliers d’autres ont quitté leur foyer malgré une forte présence policière et militaire dans cette région frontalière de la Tanzanie.