
Tchad : communiqué de presse du chef rebelle Baba Laddé
Ardo Baouro, premier vice-président du FPR a rencontré Baba Laddé en prison et put écrire une mise au point. (Photos du document)

Ardo Baouro, premier vice-président du FPR a rencontré Baba Laddé en prison et put écrire une mise au point. (Photos du document)

CENTRAFRIQUE : LE TRANSFERT DU DÉPUTÉ CHEF REBELLE À LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE EST JURIDIQUEMENT DISCUTABLE ET POLITIQUEMENT ÉVITABLE.
Dans le respect de l’alinéa 3 de l’article 70 de la constitution, les parlementaires centrafricains devraient élire le nouveau président de l’assemblée nationale dans un délai de trois (3) jours francs après la destitution. C’est lors de cette élection qu’un député mécontent du scénario a fait usage de son arme sans faire de dégâts dans l’hémicycle. Arrêté par les forces de l’ordre, le parquet général l’a inculpé en procédure de flagrance et placé sous mandat de dépôt. Un juge d’instruction a été saisi et en cours d’instruction, la cour pénale internationale s’est auto saisi en délivrant un mandat d’arrêt internationale et demande son transfert aux autorités centrafricaines non pas sur la base de la procédure de flagrance initiée par les autorités centrafricaines mais pour des crimes relevant de sa compétence enregistrés par son bureau aux moments troubles de la crise c’est à dire les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols, les pillages, l’enrôlement des enfants soldats etc…Il est important de préciser à l’occasion que le député transféré est sous sanctions de l’ONU depuis 2014. Ce dernier a réussi malgré tout à se faire élire député et n’eût été l’erreur de trop qu’il regrettera toute sa vie, il devrait continuer à jouir de la plénitude de ses droits et à narguer ses victimes. A titre de rappel, la cour pénale internationale instituée par le statut de Rome et adoptée le 17 juillet 1998 est une juridiction internationale siégeant à la Haye en Hollande et est compétente pour juger les personnes accusées de crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou génocide. La Centrafrique est signataire de ce statut de Rome offrant ainsi la compétence à la cour pénale internationale sur les crimes commis sur le territoire national. C’est dans ce cadre qu’une fois saisi par le bureau du procureur de la cour pénale internationale, les autorités centrafricaines ont décidé dans le grand secret de répondre favorablement à la demande de transfert du député à la Haye à bord d’un avion spécial affrété par la cour pénale internationale conformément aux dispositions de l’article 89 des statuts de Rome. Les autorités centrafricaines par la voix du procureur de la république ont fait une médiocre sortie médiatique au cours de laquelle aucune explication juridique et légitime n’a été donnée pour faciliter la compréhension du public. Au delà de cette carence chronique de pédagogie, la décision du transfert est motivée en substance par la non effectivité de la cour pénale spéciale de Bangui, le manque d’immeubles abritant la cour, les officiers de police judiciaire qui sont encore en formation, le manque d’infrastructures carcérales assorti de risques d’évasion et de révolte des miliciens qui lui sont fidèles. Nous tenons à rappeler à ce propos qu’un professionnel de droit ne peut se permettre de s’écarter des textes en vigueur. Des cent vingt huit (128) articles qui constituent l’ossature du statut de Rome, aucun des arguments du pouvoir n’est référencé. En effet, l’article 17 du statut de Rome relatif à la compétence subsidiaire de la cour pénale internationale à celle des juridictions nationales est la clé de voûte du transfert. Il détermine la recevabilité du transfert et confirme le principe de subsidiarité. Les éléments qui permettent de déterminer l’incapacité de l’Etat de mener à bien les poursuites afin de transférer c’est à dire de la recevabilité sont définis à l’alinéa 3 de l’article 17 du statut de Rome qui dispose : « pour déterminer s’il y a incapacité dans un cas, la cour pénale internationale considère si l’Etat est incapable en raison de l’effondrement de la totalité ou d’une partie substantielle de son propre appareil judiciaire ou de l’indisponibilité de celui-ci de se saisir de l’accusé, de réunir les éléments de preuve et les témoignages nécessaires ou de mener autrement à bien la procédure ». Il ressort de cet alinéa deux (2) conditions à savoir l’incapacité en raison de l’effondrement du système judiciaire et l’indisponibilité d’un système répressif en la matière. Pour tenter de s’approprier cette décision de transfert incomprise, inexpliquée, incohérente et injuste, le citoyen lambda s’interroge : La justice centrafricaine était-elle effondrée selon les dispositions de l’article cité ci-haut ? Pourquoi transférer le député à la cour pénale internationale au lieu de la justice nationale qui rapprocherait le procès du peuple ? Ce transfert ne constitue t-il pas la braderie d’une partie de notre souveraineté ? Pourquoi avait-on crée la cour pénale spéciale de Bangui qui n’est autre qu’un démembrement de la cour pénale internationale ? Le transfert ne constitue t-il pas une mise en danger des populations des territoires occupés et non contrôlés par le pouvoir à l’instar d’Alindao, Batangafo et autres ? Allez-vous encore crier au voleur si le procès de la cour pénale internationale sera dicté par la politique internationale à l’instar de la libération de Jean Pierre Mbemba qui a indigné bon nombre de centrafricains ? N’oublions jamais qu’il y’a une interaction entre la cour pénale internationale et le conseil de sécurité de l’ONU en matière de justice version politique qui pose souvent la problématique de son indépendance. S’agit-il d’une faute politique, d’une erreur morale ou de la charité de nos autorités ? Pour éviter deux poids deux mesures, le pouvoir s’attellera t-il à l’arrestation et au transfert des autres bourreaux qui pavanent ? En d’autres termes, d’autres mandats d’arrêt de la cour pénale internationale contre les autres chefs de guerre sont-ils déjà pendants devant nos autorités ? La notion de manque de volonté définie dans le statut de Rome s’identifie t-elle à un déni de justice ? Pourquoi interrompre une procédure de flagrance pourtant bien entamée ? Dans le cas de flagrance parallèle aux crimes de guerre, l’article 94 du statut de Rome préconise un sursis à exécution de la demande de transfert de la cour pénale internationale. En effet, l’article 94 dispose : « si l’exécution immédiate d’une demande peut nuire au bon déroulement de l’enquête ou des poursuites en cours dans une affaire différente de celle à laquelle se rapporte la demande, l’Etat requis peut sursoir à l’exécution de celle-ci pendant un temps fixé d’un commun accord avec la cour ». Alors pourquoi cette précipitation dans le transfert du député ? Ce délai de sursis pouvait coïncider à l’effectivité de la cour pénale spéciale de Bangui. En outre, il faut faire remarquer qu’à l’instar du procès Gbagbo, le parquet de la cour pénale internationale ne fonde ses accusations que sur les rapports des organisations non gouvernementales (ONG) occidentales trop souvent transparents et orientés selon leurs humeurs. Les procès sont très lents, rarement médiatisés pour être proches des victimes. Pour finir et en guise de conclusion, la décision de transfert du député devant la cour pénale internationale ne répond à aucune norme légale et viole le principe de subsidiairité qui gouverne la problématique de compétence entre les juridictions nationale et internationale. Cette décision de transfert n’a rien de juridique comme prétend le procureur, elle est purement politique et nous saluons le courage politique du président de la république de l’assumer. Paradoxalement, ce transfert marque un signal fort d’impunité, joue la fonction d’exemplarité pour les autres chefs de guerre, donne un espoir aux victimes mais semble être un obstacle au processus de réconciliation nationale. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.Paris le 23 novembre 2018Bernard SELEMBY DOUDOUJuriste, Administrateur des électionsTel : 0666830062

Bangui 22 novembre 2018
Honorable Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Chers collègues Députés,
Nous voici aujourd’hui rassemblés dans cet hémicycle, haut lieu de la démocratie pour nous prononcer sur le projet de Loi de finances de l’exercice 2019.
Je voudrais d’abord commencer par une anecdote et un conseil.
L’anecdote est que tout à l’heure je postais les principaux agrégats de notre économie pour 2019 sur Facebook, et entre autres j’ai écrit que le taux de croissance de notre PIB pour 2019 est estimé à 5% contre 4,3% en 2018. Alors un jeune compatriote m’a immédiatement interpellé en me posant la question suivante ” Est ce que vous voulez dire que la RCA est un pays qui marche?” . Je lui ai aussitôt répondu” C’est un pays qui résiste”. Oui en effet notre pays résiste, et fait des petits pas malgré un contexte extrêmement difficile.
Le conseil, c’est de dire au Ministre des Finances et du Budget que dès l’instant où la Loi organique sur les Lois de Finances est déjà votée et promulguée, il faut absolument qu’il programme l’année prochaine le Débat d’orientation budgétaire (DOB). Cela permettra des échanges entre les différents acteurs du processus d’élaboration du budget, et facilitera d’autant le travail de la Commission.
Honorable Président et Chers collègues,
J’aimerais saisir cette occasion au nom de la Commission que je préside pour exprimer mes sincères félicitations au Ministre des Finances et du Budget et à son équipe technique qui ont tout mis en œuvre pour faire parvenir au Bureau de notre auguste Assemblée Nationale dans le délai requis le projet de Loi de Finances 2019.
En effet, cette diligence a permis à la Commission de consacrer plus de temps à l’audition et aux échanges, en amont de l’examen du projet de budget, avec les acteurs économiques relevant aussi bien du secteur public, parapublic que privé, afin d’avoir l’appréciation la plus juste possible de la situation économique de notre pays. Cet exercice sera renouvelé lors des prochains examens des projets de budget car il nous a été très instructif.
Comme exprimé dans le projet de budget, les défis à relever durant l’exercice 2019 sont énormes, et variés. En face, les ressources sont limitées du fait des contraintes sécuritaires, et de l’étroitesse de l’assiette fiscale. Ces deux éléments, qui ne sont pas exhaustifs, ont pour conséquence un taux de pression fiscale de 9 % du PIB environ, alors que le minimum en zone CEMAC est de 13% et en Afrique de l’Ouest d’environ 20% du PIB.
En attendant l’amélioration du climat des affaires, et une meilleure mobilisation de ressources pour parvenir à un budget conséquent en recettes propres, les ressources aujourd’hui très limitées obligent le Gouvernement à procéder à des choix stratégiques dans leur répartition aux différentes structures chargées de la mise en œuvre des politiques socio-économiques.
Nous appelons le Gouvernement à prendre effectivement en compte dans la mise en œuvre de ce budget les secteurs prioritaires retenus que sont :
A court et moyen terme, le gouvernement devra transformer qualitativement la gestion du secteur parapublic par l’adoption et la mise en ouvre des mesures appropriées:
– Pour les agences, fonds et autres Caisses, il est nécessaire de poursuivre et de conclure la réflexion sur leur rationalisation , notamment en revisitant leurs missions respectives ;
– pour le secteur marchand de la sphère parapublique, la Commission a noté d’une part que leurs ressources sont en grande partie absorbées par leurs charges de fonctionnement et que d’autre part elles ne disposent pas de fonds propres suffisants pour leur permettre de réaliser les investissements nécessaires à leurs missions, et Elles connaissent également des insuffisances de gestion et de supervision qui ont tendance à devenir structurelles. Là également, des mesures appropriées doivent être prises pour leur redressement afin que leur contribution à l’économie nationale et au bien-être de la population soit plus effective.
La Commission Economie, Finances et Plan salue la mise en place du Compte Unique du Trésor et attend la production de la loi de règlement de l’année 2018 pour vérifier le respect effectif des dispositions mises en place par la loi des finances 2018 relatives au principe de l’unicité de caisse.
De même, la Commission réitère à l’endroit du Ministre des Finances et du Budget la nécessité de produire les lois de règlement des années 2016 et 2017 afin de permettre à la représentation nationale de se prononcer sur l’exécution desdits budgets et d’impliquer désormais les Chambres consulaires dans le processus d’élaboration du budget de l’Etat.
Aussi, la Commission aimerait-elle adresser ses félicitations à toutes les Commissions sectorielles pour leur dévouement et la qualité du travail fourni qui a permis la finalisation du présent rapport général.
Je ne puis terminer mon propos sans souligner la pertinence des propositions émises par l’Honorable NGBONDO du groupe parlementaire RDC. En effet si l’Etat centrafricain doit beaucoup d’argent à des tiers, il est également vrai que beaucoup de nos compatriotes et d’autres personnes morales doivent beaucoup d’argent à l’Etat à divers titres. Je citerai entre autres les débiteurs des dons japonais et argentins, les bénéficiaires des caisses d’avance non apurées, les débiteurs acquéreurs de logements sociaux, les redevables des droits de douanes non apurés, etc. etc. Il serait judicieux de mettre en place au niveau de votre cabinet , avec une équipe dédiée, une cellule chargée d’explorer ce chantier, et de récupérer au profit de l’Etat ce qui peut l’être pour investir dans les secteurs sociaux prioritaires.
En en matière de dépenses, il faut absolument trouver des moyens de rationaliser la gestion des bien meubles et immeubles de l’Etat, dont notamment les véhicules administratifs.
En conclusion de tout ce qui précède, et en vue de permettre au Gouvernement d’avoir les moyens de sa politique, la Commission Economie, Finances et Plan par ma voix demande à l’auguste plénière de voter favorablement le projet de Loi de finances de l’exercice 2019.
Je vous remercie

Compatriotes Centrafricaines, Centrafricains et amis solidaires, vous êtes conviés à un temps de recueillement et de prière inter-religieux Dimanche 25 novembre de 14h à 16h (ponctualité de rigueur))dans les locaux de l’église de la Trinité
111 avenue Jean-Mermoz – 69008 Lyon
Bus C15 Arrêt Moselle-Trinité
Bus C22 Arrêt Mermoz-Californie
Métro D Arrêt Mermoz-Pinel
En voiture par le périphérique Est : Direction Lyon-Mermoz, puis Mermoz-Nord
Nous savons qu’aucune de nos familles n’a été épargnée au pays dans la tragédie que nous traversons. Nous souhaitons prier et méditer pour le Centrafrique meurtri, la recherche de la paix durable, la réconciliation souhaitée par toutes et tous, pour ceux qui sont morts et pour leurs proches vivants.
Nous partagerons ensuite le pot de l’amitié. Chacun peut y contribuer en apportant ce qu’il veut (boisson, plat salé ou sucré).1
François Ngaté, Roland Todjiret, Moussa Kalamoulaye, Siméon Ngoumape, Socrate Ngaro, Anicet Ossibouyen-Senganambi, sma, Bertine Assambo Ponguide, Albertine Pabingui Gondje, Marie-Paule Bah-Gayn, Donald Demba Gondje, Yalita Dallot-Befio, Chantal Passelande
1 Contact : 06 24 51 40 20

Après le massacre de la sous préfecture de Alindao (40 morts, dont deux religieux) et les palabres pour une paix improbable, la Centrafrique connait toujours une crise profonde.
Depuis le début de novembre 2018, le centre-est de la Centrafrique se trouve, de nouveau, à feu et à sang. Les services de l’Etat centrafricain y sont quasiment absents et la Force onusienne- la MINUSCA- y est intermittente. En représailles, le 15 novembre, les rebelles ont assassiné, dans la sous-préfecture d’Alindao, une quarantaine d’habitants dont deux religieux catholiques. La politique de l’autruche des uns et des autres peut-elle encore continuer sans grands risques désormais pour eux-mêmes ?
Les tueries succèdent aux assassinats
Si le FMI se félicite d’un taux de croissance du PIB de près de 5%, si le ministre Le Drian peut sabler le champagne avec le président Touadera lors de sa visite officielle des 1er et 2 novembre 2018, si les « patriotes » centrafricains, qui ressemblent de plus en plus à ceux qu’a connu la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé, encensent sans retenue la « vision » d’un président falot et si le business de guerre à Bangui permet à quelques uns de faire rapidement fortune, les quatre millions et demi de Centrafricains, abandonnés aux ONG et aux humanitaires continuent leur chemin de croix. Les tueries, comme celles de Bambari, Batangafo, dernièrement d’Alindao, n’émeuvent plus la communauté internationale. Les meurtres de Casques bleus, d »Humanitaires et de prêtres suscitent encore quelques communiqués de circonstances, mais ils deviennent routiniers et inaudibles. En Centrafrique, on meurt en silence pendant que d’autres s’enrichissent outrageusement en maintenant un statu quo devenu un veritable fonds de commerce. Jusqu’où peut-on aller dans cette ignominie ?
Les appels au secours deviennent des appels de fonds
Faut-il rappeler qu’un quart des Centrafricains sont sans domicile fixe. Selon la FAO, près de la moitié des Centrafricains sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Face à ce désastre, 12 000 Casques bleus, coûtant près de 1 milliard de Us dollars par an, jouent, après les incendies, les pompiers de service. Une Cour Pénale Spéciale ( CPS) essentiellement budgétivore, créée en juin 2015, multiplie les effets de manche et laisse les tribunaux centrafricains pallier son inaction. En extradant, manu militari, un chef anti balaka et néanmoins « honorable » député, la Cour Pénale Internationale ( CPI) de La Haye est heureusement intervenue pour, enfin, enrayer l’impunité complaisante dans ce pays martyr. La CPI, qui avait à se faire pardonner de l’affaire Bemba pour des crimes aussi odieux envers le peuple centrafricain, a démontré les limites de cette juridiction improbable qu’est la CPS qui contribue à l’alimentation de ce tonneau des Danaïdes qu’est devenu cet espace géographique sans État où règne la loi du plus fort.
La désunion nationale
Le discours d’investiture du président Touadera, du 30 mars 2016, est bien loin. Une fois de plus, les Centrafricains ont pu vérifier que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Les pratiques de la mauvaise gouvernance du régime Bozize et de son premier ministre durant cinq ans, Faustin-Archange Touadera, sont revenues au galop. Le repli sur un clan largement ethnique et familial, l’utilisation des moyens publics pour des intérêts patrimoniaux, les manipulations sans vergogne et la désignation de boucs émissaires, la corruption érigée en système de conservation du pouvoir et les mêmes extrémistes, fossoyeurs du précédent régime dictatorial, sont revenus. Comme jamais, les populations Bantou et nilotiques se font face, de plus en plus ouvertement. La césure entre l’ouest plutôt animiste et chrétien et l’est plutôt arabo-soudanais et musulman s’élargit en l’absence d’une politique de réconciliation nationale.
Les limites de la partition du pays sont, chaque jour, de plus en plus visibles.
Comme le disait Henri Queuille, homme politique français de la IVème république, « en politique il ne s’agit pas de résoudre les problèmes, il faut faire taire ceux qui les posent ». Le président Touadera fait taire, les uns après les autres, ses anciens alliés. Jean-Serge Bokassa et Abdoul Karim Meckassoua peuvent en témoigner. Avec ses récentes déclarations, l’ancien Premier ministre, Martin Ziguele, pourrait bien lui aussi vérifier la maxime d’Henri Queuille.
La CPI doit multiplier les extraditions vers La Haye
De nombreux Centrafricains attendent que la CPI, avec le concours de la Minusca, intensifie les extraditions des criminels qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux. Les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre ne doivent pas être distingués. Les leaders de l’UPC ( on ose même pas donner le nom de cette bande armée tellement elle constitue une imposture) du massacre d’Alindao, qui a fait des dizaines de victimes, sont connus et localisés. Le secrétaire général et porte-parole de l’UPC est actuellement conseiller spécial du président Touadera. Va-t-Il devoir s’expliquer sur Alindao et continuer de siéger à côté du président Touadera ?
A la veille de la reconduction du mandat de la Minusca, le 15 décembre, on peut se demander si le statu quo dans ce pays est encore tolérable.

Centrafrique : deuxième interview avec le soldat de 1ère classe MAPOUKA GREMAKO
Toujours dans le cadre de notre série d’interviews avec certains soldats FACA formés par les instructeurs européens et russes à Bangui, notre journaliste a rencontré le soldat de 1re classe MAPOUKA GREMAKO que vous allez retrouver ci-après : Bonjour Monsieur
MAPOUKA GREMAKO : Bonjour M. Le journaliste
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Pourriez-vous vous présenter ?
MAPOUKA GREMAKO (MG) : Je suis soldat de 1ère classe MAPOUKA GREMAKO
CNC : Depuis quand vous êtes ici dans le cadre de cette formation
MG : Nous avions durée ici déjà et tout ce passe bien
CNC : Tout ce passe bien mais pourriez-vous nous montrer comment cela se passe ?
MG : Ce que nous avions appris ici, c’est réellement ce qu’on appelle une formation de qualité et de performance avec ces instructeurs Russes. Car dès la sortie de cette formation, aucun de nous n’aura des difficultés sur le terrain puisque nous sommes formés en tout. Si vous constatez les exploits des FACA à Bambari, Bangasou, Paou et autres, c’est grâce à cette formation de qualité qui nous a montré les réalités du terrain. Et nous les appliquons à chaque circonstance pour bien de la population toute entière.
CNC :C’est pour dire que ce que vous aviez appris en amant est autre que ce que vous vivez aujourd’hui ?
MG : : Il y a une nette différence parce qu’auparavant, nous pensions que c’est de la blague. Mais aujourd’hui nous avions constaté qu’il y a du sérieux. Il bien vrai que c’est dur mais ça aide. Car nos frères d’armes meurent plus sur le terrain grâce à cette formation alors que ce n’était pas le cas par le passé. Tout militaire qui passe par Bérengo doit toujours retenir quelque chose et c’est obligatoire en vertu de la qualité de la formation.
CNC : Ce qui signifie qu’êtes-vous prêts pour libérer votre pays de ceux dont-il souffre aujourd’hui?
MG : J’affirme qu’il n’y pas d’inquiétude. Je suis prêt. Quel que soit les conditions, nous vaincrons toujours nos ennemis sur le terrain.
CNC : Quel est le climat de relation qui existe entre vous et vos instructeurs?
MG : Nous sommes en parfaite relation et collaboration avec nos formateurs. A vrai dire nous sommes comme des frères. Il n’y aucune barrière entre nous. Ils s’efforcent parfois à apprendre notre langue et nous aussi nous faisons autant.
CNC : Des rumeurs font croire qu’au sein des FACA, les questions d’ethnie et de religion posent souvent problème. Qu’en est-il de votre cas ici à Bérengo ?
MG : : Il est hors de question d’ethnie et de religion ici. Tout militaire est militaire. Chacun à sa religion. Mais nous nous mettons toujours ensemble pour apprendre afin de nous battre pour notre unique patrie.
CNC : : Que direz-vous à vos frères d’armes qui n’ont pas encore reçu cette formation?
MG : : Je leur dis du courage. Et ils doivent se préparer pour venir subir ces mêmes formations à Bérengo car il en va de leur bien et surtout de leur carrière militaire pour la défense de la patrie. Je souhaite que tous mes frères d’armes viennent subir la formation de Bérengo car avec ce rythme, il y en aura aucun échec de notre part quand nous serons tous sur le terrain.
CNC : Je vous remercie!
MAPOUKA MG : Merci pour cette opportunité que vous m’offrez.

Quelle n’a été ma sidération d’apprendre que la question de Ali Darassa est hautement politique et hautement stratégique de la part d’une haute personnalité de l’Etat ! Ali Darassa, chef d’une communauté armée devrait être ménagée pour être utilisé par les Pouvoirs publics comme un tampon, comme un frein afin d’empêcher une descente du FPRC de Noureldine Adam et du CNDS-FPRC de Abdoulaye Hissène sur Bangui, via Sibut ! Et la justice n’interviendra que plus tard ! Ai-je bien écouté, ai-je bien entendu ou ai-je bien compris ? En tout cas, c’est ce que j’ai pu retenir de l’intervention de Fidèle Gouandjika dans une émission du compatriote Cavani Di sur Facebook.
Ces propos, intervenus au lendemain du carnage de l’UPC dans la Basse-Kotto, à Alindao précisément, m’interpellent. Loin de lancer des débats creux où le ridicule rivaliserait avec la légèreté, je voudrais m’interroger à haute voix sur la cohérence de l’analyse de la situation qui prévaut dans notre pays.
D’abord, qui est cet Ali Darassa ? Né le 23 juillet 1965, Ali Darassa Mahamat alias Ali Nassaraza Darassa, Ali Darass ou Ali Ndarass est un peuhl fulani de la frontière tchado-nigérienne. La majorité des paisibles peuhls centrafricains sont mbororo et ont toujours vécu en harmonie avec les autres groupes ethniques du Centrafrique, malgré les inévitables problèmes inhérents à la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs. Ali Darassa a été le bras droit du peuhl tchadien Mahamat Abdoul Kader, plus connu sous le pseudonyme de Baba Ladé. Ils avaient mis en place le Front populaire pour le redressement (FPR) pour la création, à travers une lutte armée, d’un Etat peuhl qui s’étendrait du Soudan à la Mauritanie, après le renversement des régimes centrafricain et tchadien. Leurs sources de revenus étaient les vols de bétail et le racket des éleveurs.
Après plusieurs années d’opposition armée contre le régime de N’Djaména, au Nigéria et au Darfour, Baba Ladé et Ali Darassa s’étaient s’installés avec leurs hommes en 2008 dans la préfecture de la Nana-Gribizi. Le 3 octobre 2009, ils avaient lancé à partir du territoire centrafricain, une attaque contre la garnison tchadienne de Sido. Les Forces armées centrafricaines (FACA), à l’issue d’âpres combats, mirent la main sur Baba Ladé. Les autorités centrafricaines, le 10 octobre 2009, par l’entremise du Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, remirent Baba Ladé aux autorités tchadiennes. Abandonné dans le sud tchadien, Ali Darassa reprendra les armes en s’intégrant à la Coalition Séléka qui va prendre les pouvoirs d’Etat le 24 mars 2013. Michel Djotodia Am-Nondroko va le nommer Com-Zone de la région Centre-Est à Bambari.
En 2013-2014, les ressortissants de la préfecture de la Ouaka avaient demandé le départ de Ali Darassa à cause des multiples exactions commises sur les populations civiles. En décembre 2014, Ferdinand-Alexandre Nguéndet, alors président du Conseil national de transition avait, lui aussi, demandé le rapatriement du « nigérien Ali Darassa » après l’assassinat d’un membre de sa garde personnelle.
Les massacres des populations civils furent tels que le chargé d’Affaires américain David Brown avait demandé l’arrestation de Ali Darassa à Bambari le 25 août 2015 et avait déclaré à cette occasion : « J’ai visité Bambari le 24 juillet dernier (2015) et pour moi c’était choquant de constater que Ali Darassa, d’une des factions des Séléka dont les éléments braquaient toujours, rackettaient toujours au vu et au su de la MINUSCA et de la Sangaris en plus. Il prélève des taxes sur les productions de café…Je trouve intolérable qu’un Monsieur comme lui se permette de continuer à mener des actions illégales et de grandes envergures qui touchent au moins trois préfectures. Je crois qu’il faut faire quelque chose, soit Monsieur Ali Darassa doit arrêter ce type de comportement soit il doit être arrêté ».
Une pétition va être lancée en 2017 pour exiger l’arrestation d’Ali Darassa pendant que des négociations étaient initiées pour sa délocalisation. « Le problème n’est pas la délocalisation, nous, nous exigeons l’arrestation d’Ali Darass. Nous avons évoqué la question du mandat d’arrêt au président de la République et au jour d’aujourd’hui, il n’existe pas un mandat d’arrêt à l’encontre d’Ali Darass. Notre groupe parlementaire et d’autres députés vont envoyer des questions écrites au gouvernement pour demander des explications », avait déclaré à la presse le 24 février 2017 Ferdinand-Alexandre Nguéndet, en sa qualité président du RPR. Depuis, tous les députés RPR ont migré ailleurs…
Depuis plus de trois ans, Parfait Onanga Anyanga, représentant du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, ne cesse de dire haut et fort que les responsabilités attribuées à Ali Darass par les gouvernements précédents ne sont pas encore levées. Ce qui revient à dire que ni Catherine Samba-Panza, ni Faustin-Archange Touadéra n’ont pas encore rapporté le décret de Michel Djotodia. Quand bien même ce décret ne soit pas rapporté, une opération de maintien de la paix des Nations unies doit-elle fermer les yeux sur les graves violations des droits humains et les crimes de guerre perpétrés par le chef de l’UPC ? Est-ce une manière de dire aux centrafricains, « voyez-vous, ce sont vos dirigeants qui appuient Ali Darassa ? »
Gouverner c’est prévoir, dit-on. Quelques jours avant l’enfer qui s’est abattu sur l’évêché d’Alindao, une vidéo montrant Ali Darass donnant des instructions en arabe à ses chefs militaires sous des manguiers, a circulé sur le net. Pourquoi des dispositions n’ont-elles pas été préalablement prises, tant par les forces internationales que par les autorités centrafricaines ? Rien n’a été fait et « à peine l’attaque a-t-elle commencé que les Casques bleus mauritaniens de la MINUSCA se sont retirés dans leur base »*…
Le pire est arrivé le 15 novembre 2018 et le gouvernement vient enfin de décréter trois jours de deuil national à la mémoire des victimes à compter du 21 septembre 2018 !
Au lieu de nous contenter des bla-bla sur une hypothétique coopération hautement politique et hautement stratégique avec Ali Darassa, nous devons analyser sérieusement, non seulement tout ce qui précède, mais aussi les propos de Mgr Aguirre :
« Nous ne pouvons pas nous limiter à dénoncer ces massacres (Alindao). Il faut aller au fond de ce qui se passe actuellement en Centrafrique. Des groupes tels que l’UPC sont formés par des mercenaires étrangers qui, depuis cinq ans, occupent une partie de notre territoire. Ils sont payés par certains Etats du Golfe et guidés par certains Etats africains limitrophes ? Ils entrent à partir du Tchad en traversant Birao, avec des armes vendues à l’Arabie Saoudite par les Etats-Unis. Ils veulent diviser la Centrafrique en alimentant la haine entre musulmans et non musulmans. De cette manière, ils en profitent pour saccager les richesses centrafricaines : l’or, les diamants et le bétail. Cependant, certains pays étrangers et non africains veulent surtout utiliser la Centrafrique comme porte pour entrer en République démocratique du Congo et dans le reste du continent, en manipulant l’islam radical. C’est ce jeu qui se trouve derrière le massacre d’Alindao ».
Pour terminer, notre Représentation nationale ne doit-elle pas, au nom du peuple centrafricain, demander au Gouvernement de rapporter le décret de nomination, lancer un mandat d’arrêt contre Ali Darassa et retirer son représentant au niveau de la présidence de la République ? Toute autre approche apparaîtra comme une faiblesse, une incohérence et une complicité des Pouvoirs publics avec les bourreaux de la Nation.

« Si la situation reste la même », si « les gens ne retournent pas vers leurs champs » et si « nous n’avons pas un environnement propice au retour des déplacés afin qu’ils puissent (…) travailler à nouveau leurs champs (…), dans quelques années, nous aurons une famine en République centrafricaine et ce sera un scénario catastrophe », a-t-elle déclaré au cours d’une conférence de presse.
« L’alerte est là, on ne parle pas de 10 personnes, on parle de quelques centaines de milliers de personnes », a souligné Mme Rochdi.
Le bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha)a relevé dans un communiqué que la « crise humanitaire continue de se détériorer à un rythme alarmant, marquée par l’augmentation des déplacements forcés, l’insécurité et des contraintes d’accès pour les civils et les travailleurs humanitaires ».
Ces trois dernières semaines, plus de 50 000 personnes ont été affectées par les violences dans les villes de Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham (nord), et d’Alindao, dans la préfecture de Basse Kottol (centre), et les deux principaux camps de déplacés de ces villes ont été incendiés, selon l’ONU.
La quasi-totalité de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés. Ce pays de 4,5 millions d’habitants est classé parmi les plus pauvres au monde mais est riche en diamants, or et uranium.
Selon l’ONU, plusieurs régions, notamment dans l’Est et dans le centre, se trouvent déjà en phase 4, appelée phase d’urgence, sur une échelle de 5, le dernier niveau étant celui de la famine.
C’est la première fois que des régions de Centrafrique atteignent le niveau 4 d’insécurité alimentaire, a précisé Mme Rochdi.
« Je tire la sonnette d’alarme non pas pour dire que la famine va arriver demain, mais pour dire qu’il faut absolument que toutes les mesures soient prises pour qu’elle n’arrive pas », a-t-elle souligné.
Alors que le pays est en proie à de nouvelles violences, les besoins humanitaires de la population ne cessent d’augmenter, selon l’ONU.
Environ 2,9 millions de personnes ont besoin d’assistance et de protection, soit 63 % de la population. Environ la moitié d’entre elles, soit 1,6 million, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, a précisé Mme Rochdi.
Le plan de réponse humanitaire 2018 pour la Centrafrique, d’un montant de 515,6 millions de dollars, n’a été financé qu’à hauteur de 240,6 millions, selon l’ONU.
Bien que les besoins augmentent, l’ONU va demander moins de fonds pour 2019, soit 427 millions de dollars, après une meilleure analyse des réels besoins et après avoir mieux défini les besoins prioritaires, a relevé la coordinatrice humanitaire.

Les derniers événements malheureux qui se sont produits dans la ville de Alindao – ville du Sud-est de la République centrafricaine replongée dans d’extrême violence, ont causé d’énormes pertes en vies humaines. A en croire la Minusca, 48 personnes ont été tuées dont deux prêtres.
En mémoire des victimes, le Président de la République, Faustin Archange Touadera a décrété trois jours de deuil national. « Les mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018 sont déclarés jours de deuil national sur toute l’étendue de la République centrafricaine, en hommage aux victimes d’Alindao. Les jours de deuil national ne sont pas fériés. Durant le deuil national, les drapeaux sont mis en berne et hissés á mis-mat sur les édifices publics », peut-on lire dans le décret présidentiel relatif au deuil.
Notons que le 15 novembre dernier, les groupes armés, Anti-balaka et Séléka se sont affrontés á Alindao, et les représailles des éléments Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) ont visé le site des déplacés de la paroisse Sacré Cœur y compris le clergé de ladite église.
Dans le lot des condamnations de ce regain de violences, le gouvernement centrafricain a été le premier : « Le gouvernement et les Centrafricains sont dans la désolation d’observer ce qui se passe dans la ville de Alindao où à l’ occasion de sempiternel accrochage entre l’UPC et les Anti-balaka, les éléments de l’UPC ont attaqué le site de déplacés situé autour de l’évêché », a déclaré le Ministre Kazagui.
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Le candidat commun de l’opposition a présenté son offre politique le 21 novembre à Kinshasa. Celui-ci tourne autour de six axes. Il est chiffré à 105 milliards de dollars et s’étend également sur une période de 5 ans.
Le programme politique de Martin Fayulu se resume en six points essentielle : la bonne gouvernance, le pacte pour le développement, le principe gagnant-gagnant, la réconciliation nationale, la citoyenneté et le social libéralisme.
Le programme budgetisé à 105 milliards de dollars s’étant sur 5 ans. Comme promesse de campagne le candidat de la coalition Lamuka, entend reformer la constitution pour faire du scrutin présidentiel une élection à deux tour, mais aussi il veut instaurer la doubler nationalité.
Dans son programme, figure aussi la réforme de l’appareil judiciaire et la lutte contre la corruption et les détournements de fonds qui est d’après lui l’une de ses priorités.

Flavien Enongoué invité du jouranl Afrique de TV5 Monde le 22 novembre a expliqué que la cour constitutionnelle a utilisé une interférence pour modifier l’article 13 qui autorise ainsi le vice-président à présider le conseil des ministres en l’absence du président de la République. D’après lui, il s’agit d’une interférence prescritive qu’ont utilisé les juges consitutionnelles.
L’ambassadeur du Gabon en France Flavien Enongoué fait savoir que la cour constitutionnelle n’a pas violé la constitution en modifiant l’article 13 pour autoriser au vice président de présider le conseil des minsitres en l’absence du chef de l’Etat.
Le diplomate Gabonais invité au journal Afrique de TV5 aujourd’hui à Paris a expliqué les mecanismes juridiques qui ont permis à la haute juridiction de modifier la loi fondamentale.
Il a évoqué les interférences qui sont des normes juridiques dont seul le juge en est l’auteur. Ces termes normes droit sont de deux types a-t-il précisé : l’inteférence prescriptive et l’interférence permissive.
Pour le cas d’espèces, Flavien Enongoué fait savoir que la cour constitutionnelle a utilisé l’interférence prescriptive. Celle-ci lui a donné le pouvoir d’instituer temporairement une norme afin de solutionner un problème. C’est-à-dire modifier l’article 13 en cas d’empêchement temporaire du chef de l’Etat pour permettre au vice-président de présider les conseils des ministres.
Ce qui est différent de l’interférence permissive qui autorise le parlement à modifier une loi. Le diplomate fait savoir que la polémique sur la question de la modification de la constitution au Gabon est comprehensible au-delà de la mauvaise foi de l’opposition. Car la plus part des Gabonais ne sont pas habitués aux interférences comme c’est le cas avec les pays occidentaux.
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Centrafrique.com/centrafrique-affaire-du-presume-criminel-a-la-tete-du-cnosca-la-saga-continue-au-palais-de-justice/gilles-gilbert-grenzegue-cnosca-bangui/” rel=”attachment wp-att-24606 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Condamné pour coups et blessures volontaire en première instance par le tribunal correctionnel de Bangui, le sulfureux Gilles Gilbert Gresenguet, qui a fait appel du premier jugement, vient de passer devant ses juges ce mercredi 14 novembre dernier à la cour d’appel de Bangui.
Surnommé le Goliath pour les uns et 3G bipolaire pour les autres, monsieur Gilles Gilbert Gresenguet, Secrétaire général du Comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA), poursuivi en justice dans une affaire des violences et voie de fait, sur son ex-employé monsieur KPAWIYANA Pierre, victime déjà d’un accident de circulation produit le 29 février 2012, vient de passer ce mercredi 14 novembre dernier à 11 heures devant ses juges à la cour d’appel de Bangui après plusieurs mois de refus de se présenter, comme à l’accoutumée.
Chose étonnante, le Goliath n’était pas seul dans la salle d’audience. À ses côtés,son avocat maître MANDEDJAPOU Fernand le défenseur de droits de l’homme, son petit frère le Procureur de la République sortant, l’adjoint du procureur général de la cour d’appel et tout son staff du CNOSCA. Une panoplie des personnalités judiciaires au secours du sulfureux 3G pour, soi-disant, tenter d’influencer le procès.
Le procès de première instance s’était tenu le 23 novembre 2017 et le délibéré le 30 novembre 2017, requalifiant les infractions des violences et voies de fait, en coups et blessures volontaires, le condamne à la peine de huit (8) mois d’emprisonnement assortis du sursis et 100 000 F d’amende et 1 000 000 F de dommages et intérêts.
Ce procès, qualifié par les médias comme un procès du pauvre et du riche, en appel du 14 novembre 2018 a suivi les premières démarches qui aboutirait à la condamnation de très sulfureux 3 G si nous ne nous trompons pas. La dernière question du président à la victime : Que réclamez-vous ?
Réponse : 35 000 000 FCFA de dommages et intérêts à clos la journée.
Qu’attend monsieur Kpawiyana Pierre du délibéré cette fois-ci ? Ses 35 000 000 F ou un procès équitable qui ne fait acception de personne (Lutte de David contre Goliath).
Cependant, l’avocat du présumé criminel Gilles Gilbert Gresenguet aurait dit à la sortie de l’audience que « c’est un petit problème, les juges sont déjà dans la poche ».
Cette déclaration pourrait confirmer qu’il n’y aurait jamais de justice sous le régime du Président TOUADERA qui avait dit pourtant qu’il est le Président des « pauvres » ?
Le peuple centrafricain voit, regarde et suit ce verdict pour applaudir si le droit a été dit par nos magistrats qui ne sont pas tous des corrompus d’ailleurs.
Copyright2018CNC

DES ORADOURS-SUR-GLANE CENTRAFRICAINS
(Oradour-sur-Glane ville martyre du Limousin en France,
fut suppliciée par les Nazis en 1945.)
UN CHAOS VOULU ET ENTRETENU
Le plan est machiavélique, concocté de longue date. Il est en train de s’exécuter. Il consiste à empêcher, à tout prix, le retour de la paix en Centrafrique, afin de déstabiliser le pays pour mieux le contrôler et faire main basse sur ses immenses richesses.
Les prédateurs se bousculent : Français, Russes, Américains, Tchadiens, Congolais Soudanais, Libyens et Camerounais. Les Chinois restent en embuscade. C’est, en fait, le retour des Russes en Centrafrique qui a mis le feu à la savane. Désormais, tous les coups sont permis.
Les premières victimes de ces affrontements entre prédateurs sont évidemment les Centrafricains. « Quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui sont piétinées » : le dicton africain est plus que jamais d’actualité. Occidentaux et Russes s’affrontent jusque dans l’enceinte de l’ONU au Conseil de Sécurité. Les responsables centrafricains ne sont conviés à aucune discussion. Le pays orphelin de Boganda ressemble à un plat que se partagent des prédateurs affamés. Les chasseurs de matières premières et de territoires à conquérir soudoient des chefs de guerre pour entretenir le chaos. Car le retour de la paix, pour ces nervis, équivaudrait inévitablement à leur désarmement, leur arrestation et leur comparution probable devant la CPI.
UNE EPURATION ETHNIQUE ET RELIGIEUSE QUI NE DIT PAS SON NOM
C’est ainsi que les hommes de l’ UPC d’Ali Darassa, des musulmans fanatisés, se sont livrés à Bambari, à Alindao et ailleurs, à un véritable génocide, confessionnel et ethnique. Il ne faut plus faire semblant de nier le caractère de guerre confessionnelle qui animent certains ex-Sélékas. Le choix des sites pris d’assaut par les hommes du Nigérien ne laisse aucun doute sur leurs intentions : ce sont des églises catholiques et des paroisses qui ont été prises d’assaut par des gens pervers, des aventuriers irréductibles et fanatisés par leur religion.
Ces criminels se sont livrés à un véritable carnage à Bambari et à Alindao. Ils ont brûlé et incendié les églises où s’étaient réfugiés des prêtres, des paroissiens et des déplacés de l’intérieur. Ils s’en sont pris avec une rare violence aux habitants et à leurs lieux de vie. Des personnes ont été égorgées, d’autres exécutées par balles. Des prêtres massacrés
Le pays doit faire face au cycle infernal de représailles et de contre-représailles. Il y a deux semaines environ, des Peuls et des ex-Sélékas de confession musulmane, ont massacré environ 20 personnes en représailles à un massacre attribué aux Antibalakas d’obédience chrétienne.
LE CYNISME CRIMINEL DES MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ
Alors que les Centrafricains sont devenus la proie des hordes fanatisées, qui massacrent sans discernement une population désarmée et innocente, aux Nations-Unies, les occidentaux et les Russes se chamaillent autour des oripeaux de la République Centrafricaine. Combien vaut la vie d’un Centrafricain aux yeux des occidentaux ? Les exhibitions indécentes auxquelles ils se livrent démontrent tristement que, décidément, pour eux, elle ne pèse pas lourd. Se chamailler ainsi pour des intérêts mercantiles dans un lieu normalement voué à la protection des populations et à la souveraineté des Etats, c’est oublier toute humanité.
UN PAYS PRIS EN OTAGE PAR DES FORCES ETRANGERES
Tout se passe comme-ci des forces obscures avaient décidé d’affecter un destin funeste à la République Centrafricaine, la laissant en proie à une sinistre coalition de prédateurs impérialistes, dont la seule ambition est d’aboutir à une partition de la République Centrafricaine pour mieux contrôler ses habitants et ses richesses. L’incapacité de l’armada occidentale, russe et onusienne à venir à bout d’une bande disparate de groupes armés ne s’explique pas autrement. C’est un piège grossier tendu aux Centrafricains.
Quant au silence des dirigeants, il interpelle. Comment se fait-il qu’après les massacres, aucune voix de responsables, pas même celle du président de la République, ne se soit fait entendre pour stigmatiser les criminels et défendre les populations ? Pendant que des étrangers parlent à l’ONU au nom de la RCA, ses dirigeants restent aphones. On est en droit de se demander qui gouverne le pays : les Russes qui s’agitent partout ou les dirigeants légitimes ? Tout laisse à penser que le président Touadera a du mal à présider. S’il est corseté par des forces dominatrices et des ambitions plus ou moins occultes, il lui reste le peuple. C’est lui qu’il faut associer d’urgence à la gestion du pays. Si non, la légitimité de l’Etat et le maintien au pouvoir du président Touadera seront durement menacés.

L’ancien chef d’Etat de la transition estime que son vote a été volé pour l’obliger à aller au second tour. Il croit savoir que son score de 39,19% qu’il a obtenu est insuffisant et affirme que le logiciel de comptabilité de la Ceni est truqué.
Il est arrivé en tête du premier tour du scrutin, pourtant Andry Rajoelina n’est pas content du résultat qu’il a obtenu. Il pense qu’il aurait fait un meilleur score que les 39,19 % qu’il a obtenu et du coup l’ancien président de la transition accuse la Ceni d’avoir manipulé les résultats du vote.
Andry Rajoelina fait savoir que ces voix ont été volées et remis aux autres candidats pour l’obligé à se présenter au second tour de l’élection. Ceci selon lui est l’œuvre du logiciel du comptage des voix utilisé par la Ceni.
Des allégations que rejeté la Ceni en affirmant que son logiciel ne comporte aucune anomalie car il a été audité. Andry Rajoelina pourrait ainsi deposer un récours devant la haute cour constitutionnelle en guise de contestation de ces résultats.
…

Le dauphin du président Kabila et candidat du Front commun pour le Congo (FCC) à la présidentielle du 23 décembre présenté son offre politique qui se chiffre à 86 milliards de dollars et s’étend sur 5 ans lundi à l’hôtel Pullman de Kinshasa.
Le programme politique d’Emmanuel Ramazani Shadary tourne autour de quatre principaux grands axes à savoir la gouvernance publique qu’il compte améliorer, la construction d’une économie diversifiée et compétitive, la lutte contre la pauvreté, la consolidation du rôle géostratégique du pays, sans oublié le renforcement de l’autorité de l’Etat dont il en fait une priorité.
Sur une période de 5 ans, ce programme est budgétisé à 86 milliards de dollars. Celui-ci permettrait selon le dauphin de Joseph Kabila à créer d’ici 2020 100.000 emplois direct et indirect.
A donner à au peuple l’eau potable et l’électricité ainsi que des salaires décents aux fonctionnaires en général et aux enseignants et forces de sécurité en particulier. De même, Emmanuel Shadary entrevoit une bonne redistribution des ressources au peuple.
Il assure qu’il va intensifier la lutte contre la corruption et les détournements des fonds publics mais aussi poursuivre l’œuvre de son mentor le président Joseph Kabila qu’il considère comme architecte de la démocratie congolaise.
……
Suite aux événements survenus le jeudi 15 Novembre dans la ville de Alindao.
C’est avec émoi et consternation que nous venons d’apprendre les événements dramatiques survenus dans la ville d’Alindao. Évènements qui font suites à ceux de Bambari et Batangafo.
Nous tenons le plus respectueusement possible et non sans colère et consternation, à nous incliner devant la mémoire de tous nos frères et sœurs victimes de cette barbarie injustifiée et qui n’ont eu que pour seul tord, d’être des centrafricains vivant dans cette contrée jadis paisible.
Nous condamnons donc avec la plus grande fermeté républicaine ces actes criminels qui ne font qu’endeuiller les familles.
L’heure est à l’hommage et au deuil. Elle est aussi dans ces temps d’insensibilité et d’indifférence du sort des uns et des autres à l’unité, à la solidarité et à l’entraide.
Nous ne devons point céder au piège d’une compétition politicienne et il nous est interdit de céder, soit par colère ou vengeance, à la tentation de régler des comptes politiques en ayant pour prétexte la mort de nos compatriotes car toutes actions muent par des intérêts quelconques, autres que le sentiment désintéressé et patriotique du bien être de son prochain, sentiment qui naturellement se doit d’être le nôtre, est immoral et indécent.
Nous interpellons les ONGs tant nationales qu’internationales et toutes les organisations agissant dans le domaine humanitaire, a tout mettre en œuvre pour venir au secours des compatriotes en détresse dans ces zones de conflit.
Nous demandons par la même occasion au gouvernement de tout mettre en œuvre, et ce par respect pour la mémoire de nos compatriotes injustement tombés pour que soit observé un deuil national ainsi que de mener toutes actions urgentes de soutien au peuple en détresse.
Nos condoléances les plus émues aux familles endeuillés.
Kodro Ti Mo Kozo Si « MKMKS »
Bangui, le 16 Novembre 2018.
BP : 1001 Bangui (RCA) / Téléphone : (00) 236 72 45 29 70 / 75634914
adresses mail : jean-serge@jsbokassa.com / secretaire-general@jsbokassa.com
Site : www.jsbokassa.com
Le malaise du président Ali Bongo Ondimba est la preuve patente qu’un mauvais usage d’internet peut constituer un véritable cancer social, un moyen de déstabilisation, un poison pour la vérité et le vivre-ensemble.
Comme dit l’adage : «à quelque chose, malheur est bon». On ne saurait souhaiter le malaise arrivé au président de la République, chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba le 24 octobre dernier à Riyad en Arabie Saoudite.
Mais, cette épreuve reste tout de même pleine d’enseignements. Elle nous a permis de voir et de comprendre à quel point le mauvais usage des réseaux constitue à n’en point douter une arme de destruction massive.
Certains internautes aux agendas cachés les ont utilisés pour assener un coup fatal au Gabon en passant par son chef. Alors que les uns s’en sont servis pour annoncer le pire au président de la République, Ali Bongo Ondimba, d’autres s’en sont saisis pour annoncer l’apocalypse au peuple gabonais.
En face, d’autres Gabonais en bons patriotes ont donné la riposte pour contrer cette entreprise du mal. Dans une sortie à l’Agence France Presse (AFP), Ange-Gaël Makaya Makaya, étudiant à l’Université Omar Bongo de Libreville n’a pas loupé les auteurs de ce montage grotesque visant à nuire à l’unité et à la paix au Gabon.
«Les réseaux sociaux ne sont pas un baromètre de l’état d’esprit des Gabonais […] La tradition chez nous veut qu’on ne souhaite pas la mort de quelqu’un, surtout lorsqu’il s’agit d’un dirigeant».
Sylvia Bongo Ondimba, à travers deux sorties successives sur ses comptes Twitter et Facebook, est davantage venue confondre ces détracteurs dont le venin n’a pas été aussi puissant pour faire sombrer le pays dans le chaos.
Avec méthode et douceur, la première dame du Gabon est venue tempérer les cœurs et rassurer les uns et les autres sur la bonne évolution de l’état de santé de son bien aimé. La double sortie samedi dernier du directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga est venue confirmer une fois de plus qu’Ali Bongo Ondimba va de mieux en mieux.
Le peuple gabonais, plus que jamais épris de paix, jaloux de son unité et assagi au lendemain des fâcheux événements de la crise post-électorale, n’a pas cédé à la tentation, mais est plutôt rentré en prière pour implorer la protection du Très haut sur le président.
Le Dieu Tout-puissant, toujours miséricordieux, a réagi favorablement en sortant Ali Bongo Ondimba de son coma artificiel. N’en déplaise aux pyromanes et oiseaux de mauvaise augure, le président gabonais est désormais hors de danger et l’espoir est permis.
«Ali», comme l’appellent affectueusement ses compatriotes, regagnera bientôt son palais du bord de mer à Libreville. Au grand bonheur de la majorité des Gabonais qui piaffent d’impatience de revoir ce chef qu’ils ont réélu le 27 août 2016 au détriment de Jean Ping.
……..
Soupçonnés d’avoir braqué avec leurs armes de service un commerçant camerounais, deux gendarmes centrafricains, recherchés par la Justice centrafricaine, prennent la fuite depuis une semaine.
L’acte criminel, qui aurait été posé par deux gendarmes centrafricains, s’est produit la semaine dernière à la sortie de la sous-préfecture de Sosso-Nakombo à l’ouest de la République centrafricaine.
La victime, un marchand camerounais, faisait son business depuis plusieurs années entre son pays et la RCA.
Selon nos informations, l’homme, un grand négociant, achète des bœufs depuis Cameroun en grande quantité, puis les revendre dans la ville de Berberati à 584 kilomètres de Bangui la capitale.
En revanche, après avoir écoulé ses marchandises sur place, il achète de l’or dans le Mambéré-Kadéï pour rentrer avec.
Cependant dans la journée du dimanche 11 novembre, deux gendarmes centrafricains, connus sous le nom de Hervé et Isac en poste à Sosso-Nakombo, auraient pris le courage de quitter leur poste sur une moto-taxi réquisitionnée pour la circonstance, pour un petit village à quelques kilomètres de la sortie de Sosso-Nakombo afin de tendre un guet-apens à leur future victime, qui serait bien sûr le négociant camerounais.
Comme prévu, la victime est arrivée, avec au moins 100 grammes d’or dans son sac et des billets de banque dans ses poches.
Avec leurs armes, les deux gendarmes auraient menacé à mort le marchand camerounais pour qu’il donne tout ce qu’il détienne par-devers lui.
Comme c’est un bon négociant, il a pu discuter avec ses bourreaux et leur aurait Rémi seulement une somme de 350 000 francs CFA. Une somme fraîche pour les deux prétendus criminels qui auraient quitté de suite le lieu de leur forfaiture.
Immédiatement, la victime contacte les autorités de Berberati et de Sosso-Nakombo qui ont pu identifier les deux gendarmes grâce à la moto qu’ils ont réquisitionnée pour leur coup.
Le Procureur de Berberati, qui a mené l’enquête, lance un mandat contre les deux gendarmes. L’un vient d’être arrêté, tandis que le second serait en fuite depuis quelques jours. Il est introuvable par ses collègues dans la région.
Ce phénomène de braquage de certains éléments des forces de l’ordre est malheureusement courant à Sosso-Nakombo d’autant plus qu’ils se croient tout permis.
Copyright2018CNC.
Dans une série d’interviews que nous avons accordées à quelques éléments de forces armées centrafricaines (FACA) formés au camp Kassaï par les instructeurs européens de l’EUTM et à Béréngo par les instructeurs russes, CNC débute cette semaine avec l’interview de sergent-chef Bandoka Pacôme que vous trouverez ci-dessous :
Corbeau News centrafrique (CNC) : Bonjour. Veillez-vous vous présenter ?
Bandoka Pacôme (BP) : Bonjour. Je suis Sergent Bandoka Pacôme, chef du groupe du 2ème groupe de la 5ème section du 2ème bataillon d’infanterie territoriale (BIT2)
CNC : dites-nous, c’est depuis quand que vous êtes dans ce centre pour votre formation ?
BP : nous sommes ici dans ce centre depuis le 23 septembre 2018. Il y a de cela 2 mois déjà.
CNC : Comment vous appréciez la formation reçu à Berengo ?
BP : oui la formation que nous avons eu à faire ici, je vois que c’est vraiment une très bonne formation, parce que nous avons eu à acquérir beaucoup de connaissance. On a vu des nouvelles techniques bien même que nous avons fait bien d’autres avant mais ces techniques nous permettent de faire d’exploit sur le terrain.
CNC : Vous avez appris des techniques bien avant, aujourd’hui avec les nouvelles techniques apprises, quelle comparaison pouvez-vous nous faire ?
BP : ce sont des techniques de combats qu’entretemps, on a eu à faire. Puisque avant de venir, on a passé quelque mois de formation à l’EUTEM au camp Kassaï. C’est donc après cette formation que nous sommes venus ici. Donc, ce sont des techniques qui sont presque comparables et je vois ici que c’est des bonnes techniques. Car c’est avec beaucoup de rapidité et d’agressivité que ces techniques nous permettent de mieux nous comporter et de mieux nous battre sur le terrain.
CNC : Donc c’est ce qui veut dire qu’il y a une nette différence entre la formation reçue à Kassaï et la formation de Bérengo ?
BP : ce sont des formations militaires. La formation militaire doit être une formation dure. Donc toute formation militaire n’est pas mauvaise. Avec cette formation que nous avons reçu ici, on a eu a acquérir des nouvelles techniques de combats et des tactiques. Donc c’est vraiment une très belle formation.
CNC : Quelle est le niveau de cohabitation entre vous et vos instructeurs russes ?
Bandoka Pacôme : on a une très belle cohabitation avec nos instructeurs russes. On se comprend très bien et on a une très belle relation entre nous. D’ailleurs dans ce centre, chaque soir aux environs de 15 heures, on nous donne le cours de la langue russe. C’est pour nous permettre de comprendre nos instructeurs s’ils parlent en russe. A gauche et à droite on nous donne ça pour que si on est sur le terrain avec eux, on se comprend facilement.
BP : Y a-t-il de cohésion sociale entre les musulmans et les chrétiens dans ce centre ?
Bandoka Pacôme : L’armée est une grande famille. Etant donné que l’armée est une grande famille, on est là. Y a des chrétiens, des musulmans et même des animistes qui sont parmi nous. Et comme nous sommes censés vivre ensemble, on vit sans distinction ethnique et religieuse.
CNC : Je vous remercie pour votre disponibilité.
BP : Merci à vous pareillement.
Propos recueillis par Claude Michel AZOUMI
« A l’occasion du renouvellement du mandat de la MINUSCA, la France souhaitait faire adopter une résolution visant à renforcer l’appui des Casques bleus aux forces centrafricaines et à préciser que l’Union africaine (UA) devait être le « seul cadre » possible pour trouver un accord de paix en Centrafrique.
La Russie s’y est opposée. « C’est une espèce de jalousie que nous sommes en train de voir… »
Pour les Etats-Unis : « Tout soutien logistique fourni par la MINUSCA ne devrait pas entraîner de dépenses supplémentaires ».
Le dialogue politique entre Groupes armés et Gouvernement devant se tenir à Khartoum le 15 novembre 2018 a été renvoyé à une date ultérieure.
Que cacherait la concomitance de ces évènements ?
Qui pourrait nous décrypter cette simultanéité d’actions ?
C2S
La recrudescence soudaine d’actes violents, occasionnant d’innombrables pertes en vies humaines et des blessés parmi nos compatriotes des villes de province, notamment Bambari, Batangafo, Alindao et autres a également entrainé la destruction par le feu ou le pillage de nombreux biens.
Le mode opératoire choisi par les auteurs de ce déchainement de violences aveugle, que rien ne saurait justifier, a pris pour cible les populations civiles, déjà lourdement éprouvées par des situations similaires antérieures et regroupées dans des camps de fortune ou à proximité des églises catholiques dans l’arrière-pays.
Tous ces douloureux et regrettables événements qui surviennent successivement au moment même où toutes les énergies, aux niveaux national et international, se déploient pour faire retrouver la paix à notre pays, nous amènent à nous interroger sur la volonté réelle des parties en conflit à renoncer de façon durable aux hostilités.
Aussi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)
Par la même occasion, le Bureau Politique du MLPC exhorte le Gouvernement dont la mission est de garantir la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national d’une part, et la Minusca dont la sienne est de protéger les populations civiles d’autre part, à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces actes, les appréhender et les traduire devant les juridictions compétentes et assumer ainsi leurs charges dans l’intérêt du Peuple centrafricain,.
Bangui, le 19 novembre 2018
Pour le Bureau Politique
G.J.E. KOYAMBOUNOU
Premier Vice-Président
Le rapport de la Beac sur la politique monétaire de la communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale, fait savoir que ces réserves sont passées 1 606,2 milliards FCFA à 1 932,6 milliards FCFA en juillet 2018.
En juillet 2018, les réserves des banques de la Cemac ont progressé de 20,3%. Le nouveau rapport de la Beac sur la politique monétaire de la Cemac, souligne qu’elles sont passées 1 606,2 milliards FCFA il y a un an à 1 932,6 milliards FCFA en juillet 2018. La Beac relève une augmentation de 20,3% contre- 30,8% en juillet 2017.
Les réserves libres des banques ont progressé de 19,4 % à 1 385,6 milliards FCFA, contre -36,1 % à la même date en 2017. Les encaisses des banques, quant à elles, ont atteint 316,8 milliards FCFA, soit une progression de 14,6 %. Tandis que les placements bancaires sur le marché monétaire sont restés stables à 55,4 milliards FCFA.
Les encaisses des banques, quant à elles, ont atteint 316,8 milliards FCFA, soit une progression de 14,6 %. Tandis que les placements bancaires sur le marché monétaire sont restés stables à 55,4 milliards FCFA.
S’agissant des réserves obligatoires ont atteint 547,0 milliards FCFA sur la même période soit une augmentation de 22,6 %, contrairement à l’exercice précédent où elles étaient de 11,3 %.
D’après la Beac, l’évolution positive des réserves des banques de la Cemac s’explique par la croissance du solde des comptes courants de la Beac. Celles-ci ont augmenté de 21% et ont atteint 1 068,8 milliards FCFA.
…

« La cause de la justice a été renforcée par la remise aujourd’hui d’un suspect dans le cadre de la seconde enquête sur la Situation en République centrafricaine »
Le peuple centrafricain a subi et a enduré des crimes atroces dans l’un des violents conflits de ce siècle. Je me félicite du transfèrement aujourd’hui, à la Cour pénale internationale (la « CPI » ou la « Cour »), de M. Alfred Yekatom, pour qu’il réponde devant la justice des crimes qu’il aurait commis.
Grâce à notre enquête menée en toute indépendance et impartialité, nous avons collecté des éléments de preuve sur la base desquels nous soutenons que M. Yekatom est pénalement responsable de plusieurs chefs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en République centrafricaine entre le 5 décembre 2013 et août 2014. Il doit maintenant répondre de ses actes devant la Cour.
Comme tout autre suspect devant la CPI, M. Alfred Yekatom est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Le Statut de Rome prévoit des garanties pour tout suspect ou accusé devant la CPI, assurant le bénéfice d’une procédure régulière selon les normes internationalement reconnues.
La remise aujourd’hui de ce suspect fait avancer la cause de la justice en République centrafricaine.
Conformément au mandat dont mon bureau est investi en vertu du Statut de Rome, nous devons faire la lumière et établir la vérité concernant les crimes atroces commis en République centrafricaine et traduire en justice ceux qui, selon nous, seraient responsables de ces atrocités.
Je prends cet engagement devant le peuple centrafricain : mon Bureau poursuivra sa quête de vérité et de justice en vertu du Statut de Rome. Nous sommes fermement résolus à poursuivre nos enquêtes sur les actes de toutes les parties impliquées.
Aujourd’hui, je souhaite aussi rendre hommage au courage et à la détermination des témoins en République centrafricaine qui continuent à se manifester pour venir raconter ce qu’ils ont vécu et les encourager à continuer sur cette voie. Sans eux, la justice ne serait pas possible.
Nous ne pouvons effacer les souffrances infligées aux victimes, mais nous remplirons notre rôle, dans le cadre de notre mandat et avec les moyens dont nous disposons, pour que justice soit rendue et que les responsables rendent des comptes en République centrafricaine.
Le Bureau du Procureur de la CPI mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et du crime d’agression, en toute impartialité et en toute indépendance. Depuis 2003, le Bureau enquête sur plusieurs situations relevant de la compétence de la CPI, notamment au Burundi, en Côte d’Ivoire, au Darfour (Soudan), en Géorgie, au Kenya, en Libye, au Mali, en Ouganda, en République centrafricaine (deux situations distinctes) et en République démocratique du Congo. La Chambre préliminaire II de la Cour est saisie de la demande d’autorisation d’ouvrir une enquête sur la situation en République islamique d’Afghanistan déposée par le Procureur. Le Bureau conduit également des examens préliminaires à propos des situations au Bangladesh/Birmanie, en Colombie, en Guinée, en Iraq/Royaume-Uni, au Nigéria, en Palestine, aux Philippines, en Ukraine et au Venezuela.

17 novembre 2016, 17 novembre 2018, voilà aujourd’hui trois ans pile poil que le président Touadera commémore avec son Premier ministre et Secrétaire National Exécutif de son parti, le MCU, Simplice Mathieu Sarandji, les promesses des donateurs internationaux à leur verser plus de 2 milliards d’euros. Une commémoration qui devrait se faire avec ces donateurs à Bangui sous forme d’une troisième table ronde. Mais si elle n’a pas eu lieu comme prévu, c’est la tête de Simplice Mathieu Sarandji comme Premier ministre qui est à l’origine.
Si les bailleurs de fonds, au premier rang desquels l’Union européenne et la Banque mondiale s’étaient engagés à contribuer à hauteur de 2,2 milliards d’euros au plan de redressement présenté en 2016 par toute la classe politique centrafricaine sans exception à Bruxelles, en 2017, d’après le président Faustin ArchangeTouadera lui-même, seuls 10% du montant soit environ 138 milliards de francs CFA (210 millions d’euros) ont été versés.
En 2018, d’après nos informations, la caisse du plan de relèvement n’a reçu que 0,2% de hareng de plus. Ce qui fait un total de 10,2%.
Cette situation d’échec a colonisé tous les esprits du président Touadera qui a invité ces bailleurs de revenir à Bangui, s’assoir autour d’une nouvelle table ovale et lui fournir des remèdes à ces difficultés. Une invitation déclinée tout bonnement par ces bailleurs sans le dire ouvertement pour laquelle ils refusent de venir à Bangui parler de ces fonds.
Si l’insécurité et l’incompétence des autorités à formuler des projets sont, entre autres, pointées du doigt en 2017 comme les raisons empêchant les autorités à convertir ces rêves en réalité, d’après nos sources, cette année 2018, c’est le profil de Simplice Mathieu Sarandji comme Premier ministre et les scandales financiers qui engouffrent son gouvernement dans un climat d’impunité totale qui seraient à l’origine.
À cela s’ajoute le refus du président Touadera et de son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji d’entendre la voix de la raison qui résonnait dans les temps forts des manœuvres déstabilisatrices de Abdoul Karim Meckassoua de son perchoir. Rajoute une source diplomatique à Bangui.
Aujourd’hui, le successeur d’Abdoul Karim Meckassoua, fabriqué par Simplice Mathieu Sarandji ne peut rien faire pour faire partir ce gouvernement, il revient au président Touadera de remettre de l’ordre dans son gouvernement afin d’espérer à avoir la confiance des bailleurs de Bruxelles. Nous a confié un homme politique centrafricain.
Si rien n’est fait pour déguerpir Simplice Mathieu Sarandji de l’immeuble Pétroca d’ici décembre, les promesses de Bruxelles resteront promesses et rêves des humains pour éternité.

Depuis la sortie du Vice-Président Pierre-Claver Maganga, les populations gabonaises sont très rassurées. Pour une première fois, il s’est prononcé sur l’hospitalisation du président gabonais à Ryad en Arabie Saoudite.
« Que ceux qui étaient inquiets se rassurent » a dit monsieur Pierre-Claver Maganga. Pour le vice-président Gabonais, le conseil des ministres s’est parfaitement déroulé. Car, dit-il, le gouvernement travaille avant d’en ajouter que « l’ensemble des institutions fonctionnent ». A cet effet, rassure t-il, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, reprendra toute sa place très prochainement. Evidemment, ce sont des propos qui ont rassuré l’ensemble du gouvernement gabonais. « Les nouvelles que nous avons de Riyad sont excrément rassurantes. L’éducation de l’état de santé du président a été spectaculaire » indique un membre du gouvernement. Déjà, dans l’attelage gouvernemental, chacun prépare son retour rapide. Pour dire vrai, en l’absence du président Ali Bongo, la vie continue normalement ; une mesure réconfortante pour les Gabonais. Selon eux, c’est comme si rien de si handicapant ne s’est passé.
« Pas de vacance de pouvoir » selon la Présidente de la Cour Constitutionnelle
« Il n’y a à ce jour aucune vacance de pouvoir ou à ce qui y ressemble ; les institutions fonctionnent normalement indique Marie Madeleine Mborantsuo. Une déclaration qui punit l’opposition. Cette dernière est obligée de taire ; car ne savant plus quel chemin emprunter. Elle est aujourd’hui dispersée. C’est une déception qui est abyssale et la débandade consommée chez les opposants depuis que la résurrection d’Ali Bongo Ondimba fait dorénavant place à son décès vite annoncé. Elle poursuit ses explications pour dire que « la décision ne modifie pas la constitution ». Toutefois, précise-t-elle, cette décision prise sur le fondement de l’article 83 et 88 de la constitution permet de trouver une solution provisoire à une question qui n’a pas été traitée par la Constitution ».
Arfang Kaye

Dans un communiqué assez court, le président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a également annoncé qu’une mission « d’information et d’écoute se rendrait rapidement » à Libreville. Une déclaration qui intervient alors que la modification d’un article de la Constitution gabonaise pour pallier l’absence du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre, fait polémique.
C’est la première prise de position de la communauté internationale depuis que la polémique a éclaté au Gabon. Dans un communiqué, le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat se dit « préoccupé par certains développements en rapport avec la situation sanitaire du chef de l’Etat ». Avant de réaffirmer « l’indéfectible attachement de l’UA au strict respect de l’ordre constitutionnel ».
Les termes sont « précautionneux », mais « choisis », commente une source au sein de l’organisation panafricaine. En clair, si nulle part on ne mentionne la décision récente de la Cour constitutionnelle gabonaise d’ajouter un alinéa à l’article de la constitution qui organise la vacance de pouvoir en l’absence d’Ali Bongo, c’est bien cette polémique qui motive la mise au point de l’Union africaine.
“Il y a la constatation de la vacance de pouvoir, ensuite il y a le retrait, l’annulation de l’alinéa ajouté à l’article 13 de la Constitution qui autorise la Cour constitutionnelle a déléguer les pouvoirs du chef de l’Etat soit au vice-président de la République, soit au Premier ministre. La troisième chose que nous demandons, que nous exigeons même, c’est la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle. On ne peut pas continuer à avoir comme président de la plus haute juridiction du pays quelqu’un qui bafoue allègrement la Constitution. C’est la raison pour laquelle nous demandons purement et simplement sa démission.”
« L’incapacité ou la vacance du pouvoir sont prévues par la constitution gabonaise », commente un diplomate à l’Union africaine. « Toute dérive par rapport à l’application de cette prérogative serait considérée comme une violation de la loi fondamentale », selon cette source.
D’ores et déjà, l’Union africaine prévoit de dépêcher une mission d’information à Libreville dans les prochains jours. Une mission qui pourrait être conduite par le président de l’organisation continentale en personne.

Le promoteur de la radio Soleil FM et un de ses journalistes sont attendus au Tribunal de première instance de Yaoundé le 21 novembre 2018.
Roger Nyassa Soleil promoteur de la radio Soleil FM à Yaoundé et Michael Doppas Dom Pipelassi journalistes en service dans ladite radio, sont invités « à se présenter le 21 novembre 2018 à 16 heures précises au cabinet d’information judiciaire n3 » au Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif.
C’est la quintessence de deux convocations signés le 12 novembre 2018 par le juge d’instruction Joël Albert Bias, qui précise qu’ils seront entendus sur les faits qui leur seront communiqués. Selon des sources, il s’agit de la suite d’une plainte en diffamation déposée par l’un des conseils de l’ancien capitaine des Lions Indomptables, Samuel Eto’o.
Il se trouve qu’au cours d’une édition de l’émission quotidienne ‘‘Sports et investigations’’ Michael Doppas avait insinué le 17 septembre 2018, que Eto’o entretenait un réseau d’homosexuel au sein de l’équipe nationale. Suite à ces déclarations, le journaliste et le promoteur de Soleil FM avaient déjà été convoqués le 4 octobre au Conseil National de la Communication (CNC).
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Le Canada ne prolongera pas sa mission de paix au Mali a indiqué samedi le ministre canadien de la Défense en marge du Forum sur la sécurité internationale à Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Interrogé par un journaliste de CBC, la radio anglophone publique d’État, sur la possible prolongation de la mission de paix du Canada au Mali, le ministre Harjit Sajjan a répondu que « les discussions» qu’il avait eues « avec d’autres membres de la sécurité des Nations unies n’avaient pas conduit à cela».
« Chaque année, une nation prend ses responsabilités en déployant un contingent. Nous l’avons fait », a ajouté M. Sajjan. « Les Nations unies travaillent avec d’autres nations pour nous remplacer ».
La mission malienne du Canada s’achèvera en juillet, comme prévu initialement.
Elle a débuté le 1” juillet 2018 dans le nord du Mali, à Goa, en remplacement de l’armée allemande.
A l’heure actuelle, un contingent de 250 soldats canadiens et huit hélicoptères sont déployés dans le pays d’Afrique de l’Ouest pour effectuer notamment des évacuations médicales de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).
Cette mission de paix des forces armées canadiennes est la première depuis celle qui avait avorté au moment du génocide au Rwanda en 1994.
Le retour des Casques bleus en Afrique répond également à un engagement de campagne du premier ministre canadien Justin Trudeau, qui s’était fait élire en octobre 2015, avec la promesse, entre autres, de réengager le Canada dans les missions de paix des Nations unies.
Ottawa souhaite aussi obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU en 2021.

La haine du Chinois et du Russe est une véritable pathologie des Français et leurs valets en République centrafricaine. Depuis toujours mais avec une marque particulière depuis 2010, année où la République populaire de Chine (RPC) a clairement affiché des grandes ambitions pour le décollage de la République centrafricaine en acceptant de travailler pour la mise en valeur du pétrole centrafricain qui dort tranquillement sous terre depuis que le monde est monde et que la RCA existe. Cela aura suffit pour que les rebelles sélékas venus de partout marchent sur Bangui le 24 mars 2013, avec la bénédiction de la France et ses valets locaux de la sous-région. Et les nouvelles ambitions chinoises appuyées par la Fédération de Russie au plan sécuritaire en fin 2017 ont mis la France néocolonialiste mal à l’aise au point que bizarrement, alors que ce sont les Français qui sont les plus mal vus en Centrafrique, qui sont même hués par la population à leurs passages dans des chars blindés et autres véhicules humanitaires ou pseudo humanitaires, ce sont paradoxalement les Russes et les Chinois qui sont lâchement et sauvagement assassinés en Centrafrique. Décryptage.
Seuls les Russes et les Chinois sont sauvagement assassinés en Centrafrique
En effet, trois (3) sujets russes, journalistes de profession, ont été sauvagement tués en juillet 2018 à Dékoa sur l’axe Sibut-Kaga Bandoro au centre-nord du pays, suivis de trois (3) citoyens chinois œuvrant pour le compte d’une société minière à Sosso-Nakombo, dans l’ouest de la RCA frontalier au Cameroun, le 04 octobre de la même année. Mais jamais un seul citoyen français, Blanc ou Noir, n’a été sauvagement tué de cette manière en dépit du fait que l’opinion publique centrafricaine en général n’est pas favorable à la France. Sinon, à qui le prochain tour?
En vérité en vérité, l’assassinat des Chinois et des Russes en Centrafrique, pays qui a accepté leurs offres originales de salut (mise en valeur du pétrole, exploitation industrielle des ressources minières, livraison des moyens matériels et logistiques militaires, formation des forces publiques pour des réponses appropriées aux défis sécuritaires du moment, etc.), fait partie d’une stratégie concoctée par la France tutélaire pour dresser l’opinion russe et chinoise puis internationale contre la RCA afin de pousser la Chine et la Russie à quitter la RCA, sinon à se désintéresser des problèmes névralgiques centrafricains pour ne laisser que le fameux panel des facilitateurs de l’Union africaine aux ordres de la France jouer le jeu de l’enlisement et de la néantisation de la RCA.
Les Centrafricains dans leur écrasante majorité pensent et disent que ce sont les Français et les hommes liges de la France, à travers leurs valets locaux, qui sont à l’origine des assassinats des sujets russes et chinois à Dékoa et Sosso-Nakombo, dans des modes opératoires qui poussent franchement à la révolte. Et on comprend pourquoi les Chinois ne cachent pas leur colère devant la manière sauvage, barbare, inhumaine et primitive que des individus certainement manipulés ont utilisée pour tuer trois des leurs à Sosso-Nakombo. Cet acte est un très mauvais message pour la suite de la coopération entre la République populaire de Chine et la République centrafricaine.
En effet et sans verser dans une sinophilie puérile, il est incompréhensible et inadmissible que ce soit au moment où la coopération sino-centrafricaine est en train d’être hissée à un nouveau pallier très bénéfique pour les Centrafricains en général, qu’un groupuscule d’individus pose un acte de nature à porter un coup d’arrêt ou un ralentissement de la coopération entre la RPC et la Chine, surtout que cette coopération est résolument orientée vers le décollage économique, la pacification et la stabilisation du pays avec notamment:
-la poursuite des travaux exploratoires du potentiel pétrolier de Birao, dans la région nord-est du pays;
-la signature le 06 septembre 2018 à Beijing, capitale de la Chine, en marge du Sommet du Forum de coopération sino-africaine (FOCSA), des accords de coopération entre le président chinois Xi Jinping et son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra dans les domaines agropastoral, énergétique, éducatif et formatif, infrastructurel, largement profitable à la partie centrafricaine;
-la volonté exprimée par la Chine auprès du Conseil de sécurité des Nations unies de fournir des moyens militaires à la RCA pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans ce pays meurtri par des actes de folie des diables au visage humain manipulés par la France;
-le soutien constant de la Chine à la RCA à travers l’octroi des bourses d’études, de stage de formation de courte et longue durée, à des centaines de jeunes étudiants ainsi qu’aux fonctionnaires et cadres tant de l’Administration publique que du privé, dans tous les domaines, en vue de renforcer leurs capacités et les mettre à jour des progrès de la modernité, ce qu’aucun pays du monde ne le fait en comparaison de la Chine;
-l’inscription de la RCA sur la liste des pays devant bénéficier, en priorité, de financements des grands projets dans le cadre de l’Initiative « La Ceinture et la Route » lancée par le président Xi Jinping en 2013, pour ne citer que ces quelques réalités et projets qui rendent jaloux et malades les Français qui n’ont jamais pensé la coopération avec la RCA en termes gagnant-gagnant.
Les Français sont plus nombreux chez ceux qu’ils exposent à notre haine
Et alors que les Français disent aux Centrafricains de se méfier des Chinois et des Russes, de ne pas accepter leur présence en Centrafrique voire de les tuer, les mêmes Français sont en surnombre en Chine et en Russie pour leurs intérêts. Ils ont des entreprises dans ces pays qu’ils demandent aux Centrafricains de haïr. Les véhicules de marque française (Peugeot, Renault, etc.) ont pion sur rue jusque dans des villages de la Chine où ils sont montés. Ces Français font de grosses affaires et ont plusieurs intérêts en Chine et en Russie, mais ils nous demandent à nous, Africains en général et Centrafricains en particulier, de ne pas coopérer avec les Chinois et les Russes, ce qui est illogique.
Chez nous et ailleurs, les Français nous disent que les Chinois et les Russes ne sont pas bons, qu’il faut les haïr parce qu’ils ne respectent pas les droits de l’homme et la démocratie chez eux, etc. Mais les mêmes Français sont plus nombreux en Chine et en Russie que les Centrafricains. Pourquoi nous apprennent-ils à détester ceux qu’ils aiment les pays tant au point d’y créer et installer de nombreuses et importantes entreprises, d’y envoyer leurs enfants pour faire des études éminemment stratégiques et profitables à leurs pays? Sont-ils sérieux?
L’urgence du moment
Il est temps pour nous de demander aux Français de nous dire pourquoi ils nous « imposent » de détester les Chinois. Que l’on se rappelle de ce que le colonel Jean Bedel Bokassa avait avancé comme « raison » l’ayant amené à renverser le président David Dacko et à prendre le pouvoir dans la nuit de la saint Sylvestre 1966: « J’ai fait ce coup d’Etat parce que Dacko a vendu le pays aux Chinois et aux Israéliens » (sic). On aura compris: Bokassa n’avait fait qu’exécuter la volonté de la France qui ne voyait pas d’un bon œil la présence de la Chine et d’Israël en Centrafrique pour le développement de ce pays grâce aux activités de la Jeunesse pionnière nationale (JPN) qui bénéficiait de l’encadrement technique et financier des deux pays frères et amis dans le domaine agropastoral et technique. Et on connaît la suite.
Nous, Africains en général, et Centrafricains en particulier, devons ne pas céder aux manipulations, aux menaces et aux chantages des Français qui n’ont jamais été pour notre développement. La haine du Chinois et du Russe qu’ils distillent chez nous n’est que l’expression d’une panique compréhensible: la peur de perdre les champs de pétrole, de fromage et de chocolat qu’ils ont pourtant déjà perdus dans le subconscient des Africains que nous sommes.
Ces Français savent que nous avons d’énormes potentialités qui aiguisent tous les appétits et veulent s’en accaparer seuls et, plus grave, contre nous. Notre pétrole, notre diamant, notre or et notre bois, au lieu de nous fournir le bonheur espéré et tant recherché depuis notre premier contact avec les Français, sont paradoxalement devenus la cause de notre misère et de notre malheur, un malheur sans fin et qui a plusieurs facettes et noms: division, insécurité, pauvreté, et même la peur. C’est ainsi que fonctionne la Françafric: les richesses de l’Afrique créent le malheur aux Africains mais le bonheur aux Français.
Il est temps que les Africains en général et les Centrafricains en particulier comprennent cela et prennent la courageuse résolution suivante: Nous ne dirons NON à la présence chinoise et russe chez nous que lorsque tous les Français auront quitté la Chine et la Russie. Pour de bon. Sinon, ce sont les Français qui ne doivent plus être les bienvenus chez nous. Et Barthélemy Boganda* de nous dire: «Qu’ils partent ! Que nos femmes et nos enfants jettent derrière eux des tisons ardents, symbole de leur départ définitif».
Par: Cyrus-Emmanuel Sandy, Coordonnateur National du Réseau des Journalistes et Médias Centrafricains pour l’Initiative ‘’La Ceinture et la Route’’, Directeur de publication du quotidien privé et indépendant MEDIAS+;
e-mail: cyrussandy@yahoo.com
NB: Article publié dans le quotidien MEDIAS+ N°2020 du Mercredi 14 novembre 2018
*Abbé Barthélemy Boganda (1910-1959), premier prêtre et premier député centrafricain, Président du Grand Conseil de l’AEF (Afrique équatoriale française, l’ancêtre de l’UDEAC et de la CEMAC) à l’époque, Président fondateur de la République centrafricaine (1er décembre 1958), premier Président du tout premier Conseil du Gouvernement de la jeune République, disparu dans un crash d’avion le 29 mars 1959 de retour d’une mission officielle à Berbérati à l’Ouest de la Centrafrique où il était allé présenter à la population la devise, l’hymne national, l’armoirie et les autres signes distinctifs de la RCA et hisser haut le drapeau de la nouvelle République en marche pour son Indépendance. Celle-ci sera proclamée le 13 août 1960 par son successeur feu David Dacko.

Depuis l’arrestation et la déportation de l’ancien chef de gang Alfred Yekatom alias Rambo
à la Cour pénale internationale ce samedi 17 novembre les miliciens Anti-balaka, tout comme un bon nombre des Centrafricains sont remontés en bloc contre le pouvoir de Bangui, en particulier le Président Faustin Archange Touadera pour sa médiocrité politique envers ceux qui ont tout fait pour le mettre au pouvoir.
Si aujourd’hui l’ancien chef militaire de la milice Anti-balaka Alfred Yekatom alias Rambo s’est brusquement réveillé dans la cellule de la Cour pénale internationale depuis cette nuit, la question que tout le monde se la pose ici à Bangui est de savoir :
À qui le prochain tour ?
Faustin Archange Touadera est-il en train de lâcher ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en 2016 ?
Si on se réfère aux derniers faits et gestes du Président Touadera, on pourrait se dire que le chef de l’État est en train de passer un message discret à tous ceux qui prennent de risque, y compris ses proches, de contredire ses actions qu’il serait prêt à tout, quelque soit le prix, à les punir jusqu’à la fin de leur vie.
Touadera et les Anti-balaka
Ce n’est plus un secret pour personne en Centrafrique, les miliciens Anti-balaka étaient des faiseurs de rois de Touadera lors de la dernière présidentielle de 2016.
En bourrant les urnes au bénéfice de Touadera, les Anti-balaka avaient pris le soin de menacer de rendre le pays ingouvernable si les résultats des urnes qu’ils ont falsifiés arrivent à être contestés par la Cour constitutionnelle.
Une menace qui aurait poussé la communauté internationale, avec le soutien multiforme de la France et de l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza, à valider ces élections bâclées en faveur de Touadera.
Touadera et les gâteaux empoisonnés
En accédant au palais de la renaissance, Faustin Archange Touadera, alias la Tortue de Damara tourne le dos inéluctablement aux Anti-balaka qu’il juge encombrants, sauf quelques-uns des chefs qu’il compte les utiliser contre les autres Chefs Balaka.
Cependant, le capitaine Eugène Ngaïkosset, le commandant Charles Ngrémangou, le lieutenant de la gendarmerie Olivier Gbangouma et bien d’autres bénéficient de la couverture présidentielle malgré la pression de la communauté internationale qui demande leurs têtes.
Touadera et le glas des Anti-balaka
En arrêtant le député Rambo, ancien chef milicien Anti-balaka, Touadera veut marquer son indépendance vis-à-vis de cette milice au risque de déclencher leur colère contre lui.
Chose étonnante, c’est l’ancien chef Anti-balaka Olivier Gbangouma, devenu capitaine de la gendarmerie, qui était appelé pour venir arrêter son ex-ami le député Rambo dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.
Afin de se débarrasser définitivement de lui, l’ancien député a été conduit à la Cour pénale internationale pour être jugé alors que d’autres chefs Anti-balaka plus criminels sont toujours sous les pieds de Touadera. D’ailleurs ils sont nommés à des postes de responsabilité dans l’armée pour les autres. À l’exemple de commandant Charles Ngremangou, actuel directeur de cabinet de chef d’État-major, ancien commandant de zone de la milice dans le quartier Boeing.
Le capitaine Eugène NgaÏkosset alias le Boucher de Paoua, demandé par la Cour pénale internationale pour ses exactions contre la population de l’Ouham pénndé au début des années 2000, continue de vaquer librement à ses occupations à Bangui sous l’œil bienveillant de Touadera. Il continue d’ailleurs de percevoir tranquillement sa paie de 350 000 francs CFA au Trésor public.
Olivier Gbangouma, tortionnaire et commandant en chef des Anti-balaka, plusieurs fois visé par un mandat d’arrêt de la justice centrafricaine coulent tranquillement lui-aussi sa vie au sein de la gendarmerie comme capitaine. D’ailleurs c’est lui qui a arrêté le député Rambo lors de l’intervention de la gendarmerie au sein de l’Assemblée nationale.
Plus loin, en parlant de la Séléka, personne ne s’est inquiété de quoi que ce soit.
Tout le monde a encore en tête le départ de Bambari du criminel Ali Darassa dans un avion des Nations unies à la demande du gouvernement centrafricain.
Finalement, à quoi joue Touadera ?

Objet : l’apocalypse centrafricain
Le peuple centrafricain a été pris en otage par un système de despotisme bureaucratique qui a été à l’origine de l’histoire apocalyptique de ce pays.
Le choc de la terreur, la misère sociale, la dictature sanglante, la fracture sociale et le clientélisme sont des indicateurs probants qui permettent de donner un sens à ce fléau hémorragique qui a toujours caractérisé la tragédie centrafricaine.
Si la culture des coups d’état, et la pérennité des système politiques égocentriques continuent de s’ériger en mode de gestion des choses publiques, il ne sera pas anodin que la combinaison de ses désastres a factuellement plongé la République Centrafricaine dans le chaos du siècle.
C’est pourquoi, nul ne pourra remettre en cause l’appropriation personnelle de la République Centrafricaine par la classe dirigeante et les seigneurs de guerre qui ont contribué à un basculement de ce pays dans une instabilité récurrente.
Fort de ce constat, depuis quelques temps, la politique de la terre brulée, l’utilisation des machettes, les armes d’assaut, la haine viscérale, la cohésion sociale en perte de vitesse, l’augmentation des taux des orphelins, les femmes violées, une jeunesse abandonnée, et la dépravation des mœurs concourent de façon subjective à la dérive sociétale.
Oui, aujourd’hui on massacre en toute impunité le peuple centrafricain à Batangafo, Bambari, et Alindao, etc.
Oui, aujourd’hui les diamants du sang permettent aux bourreaux du peuple de s’enrichir.
Oui, aujourd’hui le pouvoir public démissionne dans sa mission traditionnelle qui consiste de protéger le peuple centrafricain face à la barbarie.
Cependant, à la lecture de l’horloge politique, une bataille fratricide de la conquête belliqueuse, et la jouissance fallacieuse du pouvoir au prix du sang du peuple continuent de mettre en déperdition le destin de la République.
« Vaut mieux écrire l’histoire en faveur du peuple que de laisser l’histoire s’écrire… »
Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, Acteur de la société civile.

L’évêché d’Alindao cible d’une attaque meurtrière qui aurait provoqué la mort de 37 personnes, parmi lesquels deux prêtres, dont le vicaire général du diocèse d’Alindao.
Les rebelles de l’UPC, l’Union pour la Paix en Centrafrique, auteurs de l’attaque selon des sources officielles, ont ciblé dans la matinée du 15 novembre le refuge des déplacés qu’abritait l’évêché d’Alindao, à l’est de Bangui la capitale, au sud de la Centrafrique. Il y aurait une quarantaine de morts, parmi lesquels deux prêtres, dont le vicaire général du diocèse.
Au départ, un règlement de comptes entre milices
À l’origine de l’attaque, une vive discussion entre les rebelles de l’UPC et les milices anti-balakas d’Alindao qui a poussé l’UPC à s’en prendre aux bâtiments de l’évêché.
Difficile de savoir qui a commencé : « jeudi matin, les antibalaka ont tué des personnes de confession musulmane. Une heure plus tard, l ’UPC a riposté en attaquant le camp de déplacés », a confirmé à l’AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l’ONU en RCA (Minusca). « Ils ont commencé à brûler les tentes, à tuer, à piller les biens des gens », relate de son côté à Radio Vatican le père Mathieu Bondobo, vicaire général de la cathédrale de Bangui, qui obtient depuis la capitale des informations d’ONG et de connaissances sur place.
Aucune nouvelle de l’évêque d’Alindao
Toujours d’après le père Bondobo, cette attaque était préméditée au regard des nombreuses menaces reçues jusqu’à présent par l’évêque d’Alindao, Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, demeuré par ailleurs injoignable au lendemain du drame.
« A chaque attaque, les mêmes discours, les mêmes condamnations mais les mesures de protection ne sont pas prises. Cela nous laisse amers, car, entretemps, des fidèles meurent, des prêtres meurent, et des sièges de l’église sont visés », déplore le vicaire centrafricain, ajoutant, toutefois, que ce contexte mortifère devait au contraire inciter l’Église « à ne jamais se taire, continuer de dénoncer et d’œuvrer pour la paix ».
L’ONU dénonce la spirale de violence
Selon un communiqué de l’ONU vendredi soir, 20.000 personnes ont été affectées par ces nouvelles violences, qui ont obligé « des milliers » d’autres à fuir « à nouveau ».
« Ce cercle vicieux d’attaques répétées contre des civils est inacceptable. Les civils veulent la sécurité, la paix et un avenir », s’est insurgée dans le texte Najat Rochdi, coordinatrice humanitaire de l’ONU en RCA.
Alindao a longtemps été la principale base de l’UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, l’un des principaux groupes de l’ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013. À l’époque, la Séléka avait marché sur Bangui, entrainant une riposte des milices antibalaka. Depuis, la Centrafrique, contrôlée en grande majorité par les groupes armés, est en proie à des violences meurtrières quotidiennes.
Dans la ville d’Alindao, charnière du centre de la Centrafrique car sur la principale route qui mène au sud-est du pays, les combats sont fréquents. Un humanitaire y a été tué début août.
Deux Casques bleus ont aussi perdu la vie depuis six mois dans cette zone où de nombreuses mines de diamants et d’or attisent les convoitises des groupes armés.
Début septembre, l’ONU avait alerté sur la situation humanitaire « désastreuse » qui prévaut à Alindao, affirmant que la localité était « sous le contrôle de groupes armés, réduisant à néant le rôle des autorités locales ».
Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a débattu à New- York du renouvellement de la mission onusienne en Centrafrique, la Minusca, présente depuis 2014 et en proie à de nombreuses critiques en raison de son incapacité à faire face aux violences.
Le Conseil de sécurité a voté à l’unanimité pour étendre, pour un mois, le mandat de la mission, avant un nouveau vote le 15 décembre pour l’adoption d’une nouvelle résolution.
Dans un rapport début novembre, le centre d’analyses Enough Project a dénoncé la « valse des médiations » qui a lieu « sans qu’aucune solution durable et cohérente ne voie le jour ».
Ces médiations, une dizaine depuis le début de la crise, ont pour l’heure échoué à stopper la « frénésie du pouvoir », selon Enough, des groupes armés opérant sur le territoire.
Ceux-là, selon l’ONG, cherchent à attiser les violences sectaires pour « légitimer leurs crimes » et piller les nombreuses richesses naturelles du pays.
En Centrafrique, un quart des 4,5 millions d’habitants ont fui leurs domiciles.

Soupçonné de nombreuses exactions pendant la crise de 2014 Alfred Yekatom alias Rambo a été envoyé ce samedi à la Haye en vue de comparaître devant la Cour pénale internationale. Une première pour un centrafricain. Devenu député il avait tiré au sein de l’Assemblée nationale il y a deux semaines.
«L’honorable député» Alfred Yekatom regrettera certainement longtemps son coup de sang impulsif à l’Assemblée nationale de Bangui, le 26 octobre. Ce jour-là, en pleine session parlementaire, il s’accroche avec un autre député. Et soudain sort une arme pour le menacer avant de tirer en l’air à deux reprises. Aussitôt c’est la panique et la débandade. Peu après ce député est évidemment arrêté, et incarcéré au camp De Roux, le QG des forces armées centrafricaines. Une vingtaine de jours plus tard, ce samedi, un petit jet l’attend discrètement sur le tarmac de l’aéroport M’Poko de Bangui. À 13h30, il embarque dans le plus grand secret. Direction : La Haye aux Pays-Bas où se trouve le siège de la Cour Pénale Internationale (CPI).
«Rambo» vient de tomber dans les griffes de la justice internationale. Et l’histoire retiendra que cet homme barbu, âgé de 42 ans, est le premier centrafricain transféré à la CPI. Pas certain qu’il revoie son pays natal de sitôt.
«On ne connaît pas encore les charges, elles sont sous scellés. Mais il est vraisemblable qu’il soit accusé de meurtres, pillages et recrutement d’enfants soldats, constitutifs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité», estime Pierre Brunisso, qui dirige le bureau local de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH).
La Centrafrique a connu plusieurs périodes de troubles depuis son indépendance en 1958. Mais dans son histoire tourmentée, rien ne ressemble à la crise de 2013-2014 émaillée d’innombrables massacres intercommunautaires au nom d’une scission entre chrétiens et musulmans qui n’avait jamais existé auparavant. Et c’est au cours de ces évènements tragiques qu’Alfred Yekatom se fait connaître sous le surnom de «Caporal Rambo».
«Sous sa tutelle, ses éléments ont semé la terreur, depuis Bangui jusque dans le sud-ouest du pays», rappelle Pierre Brunisso de la FIDH, organisation qui depuis 2013 a longuement enquêté sur les exactions commises par cet ancien caporal, qui devient chef de milice lorsque le destin du pays bascule fin 2013. En réaction à la prise du pouvoir en mars 2013 d’une coalition rebelle, la Seleka, venue du nord du pays, des groupes d’autodéfense prennent à leur tour les armes à l’automne suivant. Ce sont les Anti-Balaka. Mais loin de se limiter à combattre les forces de la Seleka, coupables de nombreuses exactions, ils sèment eux aussi la terreur et ciblent très vite la minorité musulmane, tout entière suspectée de «complicité» avec les rebelles venus du nord musulman.
C’est durant cette période confuse et meurtrière que le caporal Rambo assoit son pouvoir. Il contrôle alors non seulement la plus importante milice anti-balaka de la capitale,implantée au sud de la ville ainsi que dans sa périphérie, mais règne également sur l’axe qui va de Bangui à la petite ville de Mumbai, 100 kilomètres plus au sud.
À cette époque, il semble inattaquable. Et bénéficie de nombreux soutiens. Dans un documentaire réalisé par les journalistes français de Cash Investigation et diffusé sur Canal Plus en 2014, on le voit le 11 décembre 2013 préparer de nuit l’attaque d’un quartier de Bangui. Mais un mystérieux coup de fil l’incite soudain à y renoncer. Face caméra, «Rambo» explique alors que l’attaque est retardée car «les Français vont nettoyer le quartier», et que ses propres hommes interviendront dans la foulée, «pour coincer les musulmans». Etait-il réellement en lien avec des militaires français? Difficile à établir, mais arrêté par les forces de Sangaris le 23 juin 2014, il aurait été libéré peu après sans justification.
Reste que le 20 août 2015, les Nations Unies l’inscrivent sur la liste des personnes qui «compromettent la paix la stabilité et la sécurité en RCA». Et imposent aussitôt des sanctions contre lui.
On est alors, en principe, sorti du cœur de la crise, même si seule la capitale Bangui retrouve un semblant de normalité fragile. «Rambo», lui, continue à faire peur. Moins d’un an auparavant, fin octobre 2014, n’avait-il pas attaqué à l’arme lourde un commissariat de quartier, libérant tous les détenus, dont son frère ?
Les sanctions de l’ONU et les enquêtes de la FIDH comme de la CPI n’ont jamais semblé l’intimider.
Quand les combats ont cessé, il s’est vite reconverti dans la sécurité, en créant «Koya Securité», une entreprise déclarée officiellement au nom de sa femme, qui assure notamment la protection d’entreprises circulant sur l’axe Bangui-Mbaiki. Pour achever sa reconversion, l’ex chef anti-balaka se fera élire député à Mbaiki en mars 2016. Les nombreux soupçons d’intimidations d’électeurs inciteront l’Etat à contester sa victoire, mais il obtiendra gain de cause auprès du tribunal administratif.
Devenu député et entrepreneur, il n’en restait pas moins encore un ancien haut commandant militaire «à la tête d’un véritable arsenal de guerre, comprenant fusils d’assaut, mines anti-personnel, et lance-roquettes », rappelle encore Pierre Brunisso.
Il aura fallu qu’il commette le geste de trop, en pleine session parlementaire pour l’arrêter sans crainte de débordements. «Il n’y en aura pas» affirme pour sa part Yves un jeune centrafricain, dont un proche a été tué par Rambo, «pour une histoire d’argent». «Les gens dont il assure la sécurité et même ceux qu’il faisait vivre, se sentent otages de Rambo. Ils seront soulagés d’être désormais enfin libres», croit savoir ce jeune homme. Les prochains jours montreront si cette analyse se confirme, ou si la ville connaîtra à nouveau une de ces poussées de violences dont elle reste coutumière. «Reste qu’en l ’envoyant à La Haye, la CPI et le gouvernement envoient un message fort : Il n’y aura plus d’impunité. Et ce geste intervient au moment où les groupes armés qui tiennent encore 80% du pays, demandent l’amnistie pour entrer dans le processus de paix », se réjouit Pierre Brunisso. En principe, la Centrafrique bénéficie désormais du soutien judiciaire d’une Cour Pénale Spécial. Installée sur place, elle devrait bientôt commencer ses enquêtes sur la crise de 2013-2014.
Mais saisie en 2014 par la présidente de transition Catherine Samba Panza, la CPI est également compétente. Et peut se féliciter d’avoir obtenu, avec Alfred Yekatom dit «Rambo», une belle prise, alors que son blason a été récemment terni par de nombreux ratés. Dont son incapacité à juger le Congolais Jean-Pierre Bemba, libéré en juin après dix ans d’emprisonnement.
Il était justement accusé de crimes commis en 2002 par ses troupes en Centrafrique, un pays décidément meurtri.
Un texte de : Maria Malagardis

Le long et balbutiant processus de destitution de l’ancien président de l’assemblée nationale avait pour corollaire la mise en place d’une structure politique pour soutenir les actions politiques du président de la république en vue des prochaines échéances électorales de 2021. C’est ainsi que le chef du gouvernement, en grand stratège de cette initiative a organisé une assemblée générale constitutive du 8 au 10 novembre 2018 soit trois jours au stade omnisports de la capitale centrafricaine.
À l’occasion, les statuts du nouveau mouvement ont été adoptés et un bureau provisoire a été mis en place. Sans surprise, la messe des affamés communément appelée le « mercato » était animée car le mouvement a crée une vague inégalable de transhumance politique dans l’arène. Il est important de rappeler de façon liminaire que d’importants deniers publics ainsi que des moyens matériels, humains et logistiques de l’Etat ont été mobilisés sans gêne pour ses assises. Ce pouvoir caractérisé par une carence notoire de résultats sur le plan sécuritaire, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale a inversé la pyramide des intérêts car ceux des dirigeants sont prioritaires au détriment des intérêts du peuple. C’est dans ce contexte calamiteux qu’on se préoccupe d’inventer une machine de reconquête et de conservation du pouvoir nonobstant ce constat manifeste d’échecs. Le dernier né des structures politiques s’autoproclame « centriste, démocratique, laïque et fédérateur ».
L’agencement incohérent des concepts et idéologies crée un flou sociologique en prédisposant un sentiment du « déjà vu ». Perturbé par ce catalogue mal agencé de concepts et idéologies, le citoyen lambda s’interroge :
La mise en place budgétivore de ce mouvement était-elle opportune par rapport aux besoins primaires du peuple ? Quelles sont les apports innovants de ce mouvement au paysage politique et plus particulièrement à la crise qui perdure ? L’avènement de ce mouvement constitue t-il un gage irréfutable de réélection en 2021 ? Quelles nuances faites-vous entre un mouvement politique, un parti politique ou plus simplement un « mouvement-parti » au point de créer un flou lexical dans les tendances idéologiques ? Pensez-vous que l’allégeance au centrisme aura un impact sur le modèle dictatorial, monarchique et oligarchique de ce pouvoir ? Pensez-vous que le premier ministre, tête pensante de ce cirque démissionnera t-il au profit du nouveau mouvement pour préparer les échéances électorales de 2021 ? Comme de tradition, un nouveau gouvernement de remerciement autour des tenants et de ceux qui ont fait allégeance au mouvement sera t-il mis en place ? Excité par un rêve victorieux en 2021, le pouvoir ne sera t-il pas tenté d’initier un nouveau projet ou une révision constitutionnelle taillée sur mesure ? Étant donné que le président de la république demeure juridiquement le deuxième vice-président du KNK, ce mouvement est-il un KNK bis ou un KNK rénové ? La sécurité et la reconquête du territoire sont-elles troquées contre les objectifs du nouveau mouvement ? L’exercice de pouvoir du professeur de la « rupture » est-il compatible au centrisme ? A la démocratie ? A la laïcité ? A un esprit fédérateur ? Pourquoi vanter des concepts qui ne riment pas avec la vision politique du pouvoir ?
Le centrisme par théorie suppose une idéologie médiane, intermédiaire et modérée c’est à dire une idéologie entre les deux extrêmes. Tandis que l’esprit fédérateur suppose une convergence, une organisation collective. L’union renvoie à la notion du partage du pouvoir en acceptant la contradiction même farouche alors que dans les faits, le pouvoir contrôle l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Cette concentration inédite de pouvoir au 21eme siècle écarte de facto la notion de démocratie voulue par Montesquieu et Alexis de Tocqueville car aucun de ses attributs ( séparation de pouvoirs, indépendance de la justice, respect des libertés fondamentales etc…) ne se retrouve dans leur pratique quotidienne du pouvoir. En définitive, nous constatons avec amertume et regret qu’aucun de ses concepts utilisés abusivement n’est compatible à la vision politique du président de la république. Ce mouvement ou parti politique hybride est visiblement construit sur l’exclusion et le communautarisme qui prépare le lit de la division et de la haine synonyme d’enlisement durable de la crise. Nous vous rappelons in fine qu’on ne trompe pas indéfiniment le peuple. Ce dernier n’est pas dupe mais lucide pour juger au moment venu en fonction de la réalisation des promesses électorales. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Au cours d’une conférence de presse, ce vendredi 16 novembre à Bangui, le Ministre de la communication et des média, Ange Maxime Kazagui, Porte-parole du gouvernement, a annoncé de violents affrontements entre ex-Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et les éléments Anti-balaka dans la ville de Alindao, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto dans le Sud. Plusieurs morts ont été déplorés dont un prêtre.
« Le gouvernement et les Centrafricains sont dans la désolation d’observer ce qui se passe dans la ville de Alindao où à l’ occasion de sempiternel accrochage entre l’UPC et les Anti-balaka, les éléments de l’UPC ont attaqué le site de déplacés situé autour de l’évêché », a déclaré le Ministre Kazagui.
Parlant du bilan des affrontements, le membre du gouvernement émet des réserve sur le nombre exact des personnes ayant trouvé la mort : « Je n’ai pas le bilan pour le moment, il y a eu plusieurs morts. Il y a plusieurs bilans qui circulent, mais vous savez que je n’ai pas pour habitude de me précipiter á donner de bilan s’ils ne sont pas confirmés par des voies autorisées, á savoir le Ministère de la sécurité particulièrement ainsi que la Minusca. On me dit qu’un abbé aurait été tué, j’attends la confirmation par mon collègue de la sécurité, et que d’autres ecclésiastiques auraient été enlevés », a-t-il indiqué.
Notons qu’à en croire le Ministre Kazagui, le Ministère de la sécurité et la Minusca ont confirmé l’arrêt des tirs depuis jeudi midi. « Toutefois, toutes les dispositions sont prises pour la sécurisation de la ville, à la fois par la Minusca et les forces de sécurité », a-t-il rassuré.
La mise en garde du gouvernement vis-à-vis des groupes armés transparait à travers l’appel au strict respect des accords de paix qu’ils signent pour cesser les violences sur les populations civile : « A Alindao comme ailleurs, nous observons quand même des entités qui sont signataires des accords de paix, mais qui malheureusement continuent sans frein de s’attaquer aux populations et de les tuer. Ils ont, ainsi violé les accords qu’ils ont signés ».

Depuis jeudi 15 novembre dernier, les habitants de la sous-préfecture d’Alindao vivent sous l’enfer des rebelles de l’UPC dirigée par Ali Darassa.
Selon des informations proches de la mission catholique de la ville, environ une vingtaine des personnes civiles auraient été tuées dont deux prêtres catholiques de la région.
Il s’agit du vicaire général Blaise Manda et Celestin Ndgoumbango de la paroisse de Mingala qui se sont repliés dans le presbytère au moment de l’attaque des rebelles de l’UPC sur le camp des déplacés de l’église catholique. Le premier aurait été tué par balle sur place tandis que le second aurait été enlevé par les rebelles.
Par ailleurs, le nombre de musulmans tués par les miliciens Anti-balaka est porté à la hausse avec 4 morts au lieu de 1 annoncé au départ.
Rappelons que la sous-préfecture d’Alindao, située dans la Basse-Kotto à plus de 505 kilomètres de la capitale Bangui est sous contrôle de l’UPC depuis plus de 4 ans.
Avec la mort de ces deux prêtres catholiques, le nombre des prêtres assassinés depuis mais 2018 est passé de 3 à 5 à seulement 7 mois.
En outre, une centaine des rebelles de la Séléka viennent d’arriver dans la ville de Bambari à bord des motos et des véhicules tout-terrain.
Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui domine dans le secteur.
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Malgré ses menaces, Karim Meckassoua a fini par être destitué
« Je ne me laisserai pas faire »… « Je ne tomberai pas seul… » « Je n’ai pas pris un seul stylo de l’état », n’avait cessé de clamer quelques semaines auparavant le désormais ex-président de l’assemblée nationale centrafricaine Abdou Karim Meckassoua. Ses contradictions avec les députés et les deux têtes de l’exécutif, Faustin Archange Touadéra et son PM Simplice Mathieu Sarandji étaient si exacerbées le pays attendait un dénouement quel qu’il soit. Finalement c’est tout banalement pour « détournement de deniers publics et mauvaise gestion des finances » de l’assemblée nationale et « favoritisme » qu’il est tombé.
Quelques jours à peine avant sa chute, son ami et principal soutien le président congolais Denis Sassou Ngesso a dépêché le 20 octobre à Bangui son bras droit, le ministre d’état de l’Aménagement, de l’Équipement du territoire et des Grands Travaux Jean Jacques Bouya. Celui-ci s’entretient d’abord avec le président Touadéra et ensuite avec Karim Meckassoua. L’émissaire congolais signifie clairement à ce dernier que le président congolais ne s’ingèrerait pas dans la question de sa destitution ou non car il s’agit d’une question de souveraineté centrafricaine et qu’il n’avait aucun intérêt à engager un bras de fer avec le président Touadéra.
Autant dire qu’il était lâché. Le lendemain dimanche 21 octobre, veille du départ à Genève du président Touadera, à sa demande Karim Meckassoua est reçu sans grand enthousiasme à la résidence présidentielle de Boy-Rabe mais les carottes paraissaient bien cuites pour lui. Il sera bel et bien destitué une semaine plus tard après que le référé qu’il a introduit au tribunal pour certaines signatures jugées irrégulières de la pétition eût été rejeté. Depuis sa destitution, il a commis un avocat et s’emploie à saisir la cour constitutionnelle mais il lui faudrait réunir au moins un tiers de députés pour la saisine, ce qui n’est pas du tout évident pour lui vu que sa destitution a été obtenue par 98 députés sur 140 soit plus des 2/3 des parlementaires.
Dans ses nombreuses relations à l’étranger dont de célèbres journalistes parisiens de RFI et Jeune Afrique ainsi que des chefs d’état, Karim Meckassoua a tenté de vendre l’idée que sa destitution serait due au fait que le président Touadéra serait hostile aux musulmans. En vérité cet argument ne tient pas debout car celui qui a été élu pour lui succéder est aussi bel et bien un musulman pratiquant, El Hadj Ngon-Baba président du comité d’organisation du pèlerinage à la Mecque des musulmans centrafricains, lui-même parti plusieurs fois déjà sur les lieux saints de l’islam. Un autre argument de Meckassoua est qu’on l’aurait destitué pour que le président fasse main-basse sur les ressources minières de la RCA en octroyant à tour de bras des permis miniers sans l’aval du parlement. Cela aussi est archifaux. Jusqu’ici aucun permis n’a été délivré sans l’autorisation préalable de l’assemblée nationale.
Plusieurs faisceaux d’éléments concordants semblent prouver que Karim Meckassoua est bien le créateur, donneur d’ordre et commanditaire de plusieurs groupes armés et leurs seigneurs de guerre. C’est lui qui a fait libérer Abdoulaye Miskine et l’a installé à Brazzaville chez son ami Denis Sassou Nguesso et continue de l’entretenir. Ce n’est pas par hasard qu’aussitôt destitué du perchoir, ses poulains Abdoulaye Hissen, Alkhatim et Ali Darass ont exprimé ouvertement leur désapprobation et proféré des menaces. Deux jours après, ce n’est pas non un hasard si on a aperçu Nimery alias Force à ses côtés lors de son meeting de l’école Koudoukou. Ce n’est pas non plus par hasard que les bandits de l’UPC d’Ali Darass ont lancé l’assaut sur l’évêché d’Alindao et tué deux prêtres et aussi attaqué le camp des déplacés d’dans leur vaine tentative de vouloir « confessionnaliser » le conflit centrafricain et le faire passer aux yeux de l’opinion internationale comme le refus des chrétiens de vivre en harmonie avec les musulmans.
On voit chaque jour que le masque de Karim Meckassoua est tombé. C’est bel et bien un colosse aux pieds d’argile dont l’unique obsession est de s’asseoir dans le fauteuil qu’occupe aujourd’hui le Pr Faustin Archange Touadéra. D’aucuns se souviendront que c’est pour se venger des GP de Patassé et de leur chef le défunt général François Bédaya Ndjadder qui l’avaient passé naguère à tabac au palais de la Renaissance qu’il a tout fait pour dresser le tapis rouge sous les pieds de Bozizé et le porter au pouvoir. Aujourd’hui, il va vouloir prendre tôt ou tard sa revanche sur le tandem Sarandji – Touadéra qu’il accuse de l’avoir fait destituer par les députés mais il doit savoir que ces deux derniers lui fait roi en le portant au perchoir. Vouloir rendre le mal à tes bienfaiteurs, même le Bon Dieu ne te le pardonnera pas. A bon entendeur salut…. !

LÂCHETÉ INSUPPORTABLE, ABDICATION INACCEPTABLE
Un cri profond est en train de monter des entrailles de la nation centrafricaine. Cri de colère, cri de douleur, cri de désespoir et larmes de sang. Personne n’entend, personne ne voit : ni les autorités du pays, ni les politiques, ni les forces internationales, qui ne sont là que pour leurs intérêts mercantiles. Une malédiction a-t-elle jeté son dévolu sur ce pays meurtri ?
Depuis un siècle environ, seuls, le fracas des armes, la fureur des coups d’états et la violence des guerres à répétition se sont abattus sur ce pays martyr, qui semble voué à une interminable descente aux enfers.
Le pays des Bantous doit retrouver son âme. Cette résurrection ne se concrétisera qu’au prix de la justice que réclame à grands cris l’âme des innocentes victimes, massacrées par les semeurs de terreurs d’un autre temps.
La recherche légitime de la paix ne doit pas occulter la comparution des bourreaux devant les tribunaux. Jusqu’à maintenant, l’ensemble des initiatives de paix semble n’être qu’une diversion, ourdie par des puissances exogènes prédatrices, pour imposer, au mieux une paix bancale, au pire une balkanisation de la Centrafrique, le but étant de contrôler le pays et ses immenses richesses. Le tout, avec l’ignominieuse complicité de dirigeants incompétents et cupides, qui laissent végéter, dans un dénuement insupportable, des populations meurtries.
Rien ne s’apaisera en Centrafrique sans une rupture franche avec les injustices et les impunités du passé.
L’IMPUNITÉ ET L’AMNISTIE NE SE NÉGOCIENT PAS
Il est hors de question que le désarmement des bandes armées devienne un objet de marchandage de la part des rebelles. Or, c’est ce qui semble se profiler à l’horizon avec les initiatives de paix venues des Russes et celles proposées par l’Union Africaine. Le Kremlin est en train d’imposer aux Centrafricains une Pax russisa, dont ils ne veulent pas. La prochaine réunion de Khartoum, qui prévoit une rencontre entre les autorités et les rebelles, comporte dans son ordre du jour une infâme proposition de fédéralisme. C’est inacceptable !
Les chancelleries et les rues de Bangui ne bruissent que de ces hypothèses infâmes de séparatisme. La tactique consiste à promouvoir l’odieuse réclamation de dislocation de la République Centrafricaine par les rebelles, leurs mercenaires et leurs commanditaires, en même temps que l’absolution de leurs crimes de guerres et de leurs crimes contre humanités.
Mais les Centrafricains ne veulent pas d’une paix boiteuse, qui ferait abstraction de la responsabilité des assassins dans le chaos et les crimes commis en République Centrafricaine. Aucune paix ne sera acceptée au prix de l’éclatement du pays. Aucun oubli des crimes commis en Centrafrique ne sera toléré.
Bâtir la paix dans ce pays sur la base d’un fédéralisme comportant de petits Etats ingérables serait une aberration. Ne pas reconnaître la culpabilité des chefs de guerres et ne pas les juger constitueraient une insulte abominable à la mémoire des innombrables victimes. On n’a pas institué la Cour Pénale Spéciale de Bangui (CPSB) pour, ensuite, les oublier. Le châtiment des auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doit être envisagée au même titre que la recherche de la paix.
L’OUBLI INSUPPORTABLE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Comme il est loin, le souvenir du FORUM DE BANGUI ! Il avait pourtant vu surgir, au pays de Boganda, une certaine notion de gouvernement du Peuple par le Peuple.
En effet, pour la première fois dans ce pays voué à de nombreuses dictatures, la population avait exprimé ses souhaits et sa vision de la société centrafricaine. Elle avait émis des recommandations légitimes, qui sont, aujourd’hui, ignorées par la classe politique, les dirigeants et les puissances étrangères impliquées dans le conflit qui ensanglante ce pays. Désormais, ce sont les Russes qui sont les maîtres du jeu en Centrafrique.
Leur cynique instrumentalisation de l’opinion centrafricaine et internationale, afin d’instituer le fédéralisme en Centrafrique, est une hérésie. Vouloir morceler la République Centrafricaine est une machination que les Centrafricains doivent dénoncer, un geste hostile qu’ils ne peuvent pas accepter.
L’initiative de l’Union Africaine ne doit pas non plus être instrumentalisée par la France, dans sa guerre froide contre la Fédération de Russie.
Tout se passe comme si la Centrafrique était devenue un protectorat français, russe ou américain ! Ce transfert des responsabilités régaliennes d’un pays souverain à des puissances exogènes est une aberration qui met en danger la souveraineté de la RCA.
La seule initiative qui vaille la peine d’être mise sur la table devrait être une initiative de paix centrafricaine. On aimerait connaître à ce propos les propositions du président Faustin Archange Touadera et de son gouvernement. Une contribution des puissances amie, dépourvue de tout arrière-pensée, pourrait être souhaitable et souhaitée, à condition qu’elles jouent franc jeu.
Il n’en reste pas moins que la solution à la crise centrafricaine sera d’abord centrafricaine.
« LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST UNE RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE, LAÏQUE, INDIVISIBLE ET SOCIALE. »

Kenya Airways menace de suspendre ses vols en raison des exigences jugées exagérées des autorités burundaises liées aux conforts des avions.
Depuis 40 ans aujourd’hui, Kenya Airways effectue des vols au quotidien aller-retour entre Bujumbura et Nairobi. Il y a quelques semaines, la compagnie Kenyane a décidé de réduire les coûts du voyage.
A cet effet, cette décision passe également par le remplacement de nouveaux appareils au sein de l’agence de voyage. Ainsi, Kenya Airways a remplacé ses Embraer de 96 sièges par les Bombardier Q400 de 84 places.
La compagnie a porté à la connaissance des autorités de Bujumbura ces décisions. Et celles-ci l’ont approuvé et ont même octroyé un agrément à la filiale de Kenya Airways Jambojet pour la gestion de ces vols.
Alors que le premier vol devait avoir lieu mercredi, les autorités Burundaise ne l’ont pas autorisé. Elle affirme que les nouveaux avions, les Bombardiers Q400 ne disposent pas de Classe affaire pour les autorités de l’Etat. Car celles-ci selon le ministre des transports du Burundi doivent voyager dans les conditions et les conforts du à leur rang. Kenya Airways indigné et surpris a d’abord suspendu la vente de ses billets. Puis à fait part de son intention de mettre fin à cette liaison.

Sept casques bleus dont six malawites et un tanzanien ont été tués et 10 autres blessés le 14 novembre au cours de l’offensive conjointe menée depuis le début de la semaine par l’armée congolaise ( FARDC) et la Monusco pour lutter contre les présumes rebelles ADF ( Allied démocratic forces) qui sévissent dans le territoire de Béni. Un casque bleus est aussi porté disparu.
Selon l’Onu, l’armée congolaise a également essuyé des pertes mais hier soir, elle n’avait pas communiqué son bilan. C’est la plus lourde perte enregistrée par la Monusco depuis l’attaque contre sa base de Semuliki en septembre dernier.
Mais cette fois c’est dans le cadre d’une offensive menée dans la forêt de Mayangose considérée comme l’un des bastions des ADF. Une offensive menée au sol par l’armée congolaise et la brigarde d’intervention de l’Onu censée être la mieux équipée et la mieux entraînée.
Avec en plus un appui aérien. Plusieurs hélicoptères de combats de la Monusco étaient déployés. Mais les présumes ADF ont opposé une forte résistance explique Florence Marchal, la porte-parole de la mission.
L’Onu assure que l’opération lancée en début de semaine a tout de même permis de reprendre quelques positions et de capturer plusieurs combattants ADF présumés.
Mais ces derniers confirment une fois encore qu’ils se sont considérablement renforcés. Accéléré, resserrant leur étau autour de la ville de Béni, déjà en proie à l’épidémie d’Ebola.
C’est d’ailleurs dans le cadre de la lutte contre ce virus que la Monusco a décidé de reprendre ses opérations conjointes avec les Fardc, interrompues depuis de longs mois.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, condamne ce qu’il qualifie « d’assassinat » de ces casques bleus, appelle tous les groupes armés à « cesser » leurs activité « déstabilisatrices » et encourage les autorités congolaises à « appréhender et traduire en justice » les auteurs d’attaques menées contre les civils, les forces de sécurité nationale et les casques bleus en RDC.
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