Trois comités locaux de paix ont été installés respectivement dans les sous-préfectures de Gambo, Pombolo et Ngandou, ce 22 Juin 2019, à l’issue d’une mission conjointe entre les autorités de la Préfecture de Mbomou et la Minusca. Ces sont 13 personnes choisies parmi les leaders communautaires pour chaque sous-préfecture, qui auront pour mission de sensibiliser leurs communautés sur l’Accord de paix et de réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) en mettant l’accent sur la cohésion sociale, la cohabitation entre communautés, le règlement pacifique des conflits et la libre circulation de personnes et des biens.
Pour Ousman Nzaiga, Maire de la commune d’élevage de Pombolo, aussi membre de ces comités de paix, c’est une avancée significative en termes de mécanismes de règlement de conflits. « C’est une bonne chose que le comité local de paix puisse exister. En octobre 2018, lorsqu’avec le soutien de la MINUSCA j’ai repris le dialogue en envoyant une lettre demandant pardon à la communauté de Gambo, nous étions peu nombreux à croire à une résolution pacifique des conflits qui nous déchiraient. Personne n’osait parcourir sans crainte les 35 kilomètres qui séparent Gambo de Pombolo. Mais aujourd’hui notre déplacement à Gambo s’est bien passé, nous avons été bien accueillis. Autrement dit, les musulmans et les chrétiens vivent dorénavant ensemble ici », explique-t-il, soulagé.
Ce fut une bonne occasion pour la délégation venue de Bangassou de mettre sur pied le comité mixte de suivi l’accord local de paix signé le 20 mars 2019 entre ces localités.« La préfecture de Mbomou doit redevenir source de paix comme jadis, et doit demeurer un exemple en termes de cohésion sociale et le vivre ensemble. Une partie de la population qui avait fui vers différents endroits est entrain de retourner dans leurs villages pour s’occuper de leurs activités agricoles » a dit Madame Pierrette Benguere, Préfète de Mbomou, lors de l’installation des comités.
La sous-préfecture de Gambo constitue la porte d’entrée pour les échanges commerciaux dans la préfecture de Mbomou enclavée. Les membres de ces trois comités locaux de paix auront ainsi la lourde charge veiller à la libre circulation des personnes et des biens. Et pour cause, certains groupes armés qui ont érigé des barrières pour collecter les taxes ont déjà promis de les lever. « Les anti-balakas ont accepté après sensibilisation d’enlever toutes les barrières érigées entre Bangassou et Gambo. J’en appelle maintenant à l’UPC à Pombolo d’en faire de même pour assurer une véritable libre circulation dans l’ensemble de la Préfecture » a précisé la Préfète.
L’installation de ces comités locaux de paix a également été l’occasion pour les autorités et la MINUSCA d’officialiser les responsabilités de membres de ces comités de paix et de suivi, et de préciser qu’ils ne sont pas simplement des observateurs mais des acteurs du processus de paix dans les sous-préfectures. Ils doivent de ce fait formuler des recommandations, mais aussi prendre des mesures pour résoudre les problèmes liés à la paix et à la sécurité dans leurs sous-préfectures.
Jonathan Lorrillard, Chef de la section des Affaires politiques de la MINUSCA à Bangassou, s’est félicité de l’engagement de l’ensemble des acteurs en faveur de la paix, et a rappelé la disponibilité du bureau à accompagner les processus dans les cinq sous-préfectures du Mbomou conformément au Mandat de la mission.
Centrafrique.com/rca-deploiement-prochain-de-policiers-et-de-gendarmes-dans-la-ville-dobo/patrouille-soldat-faca-obo-centrafrique-afp-3/” rel=”attachment wp-att-29662 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats FACA en patrouille à Obo. Crédit photo : AFP
Dans le cadre de la restauration de l’Etat centrafricain en sortie de la crise sécuritaire depuis fin 2012, des policiers et des gendarmes pourront être déployés très prochainement dans la ville centrafricaine d’Obo (extrême sud-est), a appris Xinhua ce dimanche de la préfecture du Haut Mbomou.
Le préfet du Haut Mbomou, Judes Ngayoko, assuré par la promesse faite la semaine dernière par le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara en visite dans la localité la semaine dernière, a déclaré dimanche que des policiers et des gendarmes vont être bientôt déployés dans la ville.
Acheminés par avion, a ajouté M. Ngayoko, ces policiers et gendarmes travailleront avec les casques bleus de la mission onusienne en République centrafricaine (Minusca) et des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA). Malheureusement, ces militaires ne sont pas habilités à manœuvrer au-delà de cinq kilomètres.
Au mois de mars dernier, le seul gendarme assurant entre autres les fonctions de commandant de brigade avait été tué à son domicile par des éléments jusque-là encore non identifiés. En dépit de ce contexte d’insécurité, un nouveau commandant de brigade de gendarmerie avait été conduit dans la ville par le ministre Wanzet Linguissara, en mission dans la ville.
Le Mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si « MKMKS » tient à informer sa base et ses sympathisants que le meeting prévu ce jour, 22 Juin 2019, à été reporté sine die pour des raisons d’insécurité créées par les partisans du régime en place.
Le MKMKS a été informé de l’existence d’un complot extrêmement grave hourdis par des individus malintentionnés, fermement identifiés comme appartenant au régime en place car agissant en leur nom et contre le peuple centrafricain.
Afin de montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale que le MKMKS demeure un mouvement patriotique et responsable qui ne souhaite pas que la vie de nos compatriotes soient engagées, ni engager un front contre les forces de l’ordre qui ne sont pas nos ennemis et encore moins nos adversaires.
Dans nos revendications, nous défendons l’ordre républicain, le strict respect de la Constitution du 30 Mars 2016 et nous réclamons également que justice soit rendue aux centrafricaines et centrafricains abandonnés aux mains de ces bourreaux qui au travers de « l’Accord de Khartoum » ont pu acquérir un nouveau statut qui porte évidemment une offense à la mémoire de nos martyrs et viole de façon ostentatoire certaines dispositions de notre constitution.
Nous tenons aussi à réaffirmer au travers de cette déclaration, que nous défendons avant tout les intérêts du peuple dont fait partie la grande muette en l’occurrence « les Forces Armées Centrafricaines » qui a pour mission première, faille-t-il le rappeler, de protéger le peuple centrafricain et la souveraineté nationale. De ce fait et après mûres réflexions, ce en dépit de l’insistance du peuple acquis à la cause noble que nous défendons, nous avons décidé de nous rendre au siège de la Minusca pour les prendre à témoin des méthodes antidémocratiques en cours, s’inscrivant dans une énième violation de nos droits fondamentaux et qui à terme pourraient encourir de graves conséquences. En outre, nous lançons un vibrant appel aux centrafricaines et aux centrafricains qui ont foi en notre cause, à ne pas céder aux provocations multiformes et aux intimidations du régime en place, qui ont pour buts de semer la terreur et attiser la haine
Dans les tout prochains jours, après épuisement des voies de recours légales, nous redéfinirons une approche nouvelle afin de poursuivre notre lutte en faveur du peuple.
Digne peuple de Centrafrique ne l’oublie pas « la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen ».
Centrafrique.com/centrafrique-accrochage-violent-entre-upc-et-anti-balaka-au-village-lioto/le-general-de-la-seleka-zakaria-isa-pres-de-liotto-img_11mars2018231850/” rel=”attachment wp-att-29653 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général Zakaria de l’UPC proche de Lioto dans la Ouaka.
Ouaka (République centrafricaine) – Au moins 6 combattants tués lors d’un accrochage militaire entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants de l’UPC dans la localité de Lioto à 60 kilomètres de Grimari.
L’information, confirmée par le général autoproclamé Anti-Balaka de la région Michel Mandakara jointe au téléphone par CNC, fait état d’une embuscade tendue par les combattants de l’UPC aux miliciens Anti-Balaka dans la localité de Lioto au croisement Bangao- pende.
Selon les informations recoupées sur place, la scène a eu lieu le jeudi 20 juin dernier quand les assaillants, visiblement bien informés sur les mouvements du chef Anti-Balaka Mandakara et ses hommes dans la région, ont préalablement creusé des trous sur la chaussée et attendent patiemment leur arrivée pour les neutraliser.
Comme prévu, ils sont venus tomber dans leur piège, mais la suite était très violente avec des combats qui ont duré plusieurs heures.
Plusieurs combattants auraient été tués lors de cet accrochage.
Comme si cela ne suffisait pas, depuis samedi, plusieurs éléments de l’UPC de Kouango sont arrivés au renfort à bord de deux pick-up aux villages Bangao, Lioto et bambara.
Pour l’heure, la tension est palpable dans le secteur entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants de l’UPC dirigée par le sulfureux Général autoproclamé Ali Darassa.
Les forces de la Minusca, informées de la situation, se disent prêtes à intervenir au cas où.
Pour autant, il convient de rappeler que l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et la milice Anti-Balaka sont toutes deux signataires de l’accord de paix de Khartoum le 6 février dernier avec le gouvernement centrafricain.
Minusca/” rel=”attachment wp-att-29649 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/football-organisée-par-la-minusca-450×260.jpg” alt=”” width=”450″ height=”260″ />Image d’illustration d’un match de football organisé par la Minusca dans le cadre de la paix en Centrafrique
Bambari ( République centrafricaine ) – Un joueur agressé, l’arbitre violemment frappé et des armes blanches prêtent à l’utilisation, la finale du tournoi de la paix parrainée par la Minusca a failli tourner au cauchemar.
Organisé par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), le tournoi « vent de la paix », débuté le 14 juin dernier, a finalement pris fin ce dimanche 23 juin par une rencontre en finale entre l’équipe football de Bambari et celle de Maloum.
Si le tournoi s’est bien déroulé depuis le début, la finale quant à elle ne l’est pas par contre. La tension était à son comble à tel point que les forces de l’ordre étaient obligées d’intervenir pour départager les belligérants.
En effet, l’équipe de Bambari, qui s’était qualifiée en battant leurs compatriotes de Gbokologbo la semaine dernière, s’est retrouvée en finale face à l’équipe de Maloum, qualifiée en battant celle de Grimari déclarée forfait suite à un match émaillé de tension.
Alors que durant la compétition finale entre Maloum et Bambari qui joue à domicile ce dimanche, un joueur de Bambari a été violemment agressé avec des coups de poing par un autre joueur de Maloum. Ce qui a poussé l’arbitre à réagir en sanctionnant le présumé fautif par un carton rouge.
Cependant, un autre joueur de Maloum, visiblement en colère suite à cette sanction, donne violemment un coup de poing à l’arbitre qui n’a pas pu résister et tombe quatre pattes en l’air. Du coup, le match tourne au chaos, des couteaux sont sortis des poches pour être prêts à l’utilisation.
Afin de calmer la tension déjà palpable, les forces de police ont embarqué l’agresseur pour le mettre à l’abri des possibles représailles. Les supporters de l’équipe de Maloum, qui croyaient à une arrestation de leur joueur, commencent à menacer de faire sortir toutes leurs armes de guerre si celui-ci n’est pas relaxé immédiatement.
Finalement au bout de quelques minutes, les choses se sont calmées et le match a repris. L’équipe de Maloum a remporté le match suite à une séance de tir au bute.
C’était une joie énorme pour les supporters de Maloum qui étaient venus nombreux à Bambari sur des centaines des motos.
Au moins onze militaire tchadiens ont été tués après l’attaque vendredi après-midi d’une localité située dans la province du Lac Tchad (ouest du Tchad), attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, selon un nouveau bilan communiqué dimanche soir par une autorité régionale.
“L’armée tchadienne a perdu onze hommes dont trois officiers (…) et six militaires ont été blessés, a indiqué à l’AFP dimanche soir l’autorité régionale.
“26 éléments de Boko Haram ont été tués”, a-t-il ajouté.
Un précédent bilan transmis par des sources sécuritaires faisait état de sept militaires tchadiens et un goumier (garde d’un chef traditionnel local) tués.
Parmi les militaires tués, on compte trois officiers, dont un colonel de la gendarmerie et un autre de la garde nomade, selon plusieurs sources sécuritaires.
Dans la zone de Ngouboua, les éléments de Boko Haram ont attaqué vendredi une localité et emporté avec eux des milliers de têtes de bétail, a précisé à l’AFP l’autorité régionale.
“Les militaires ont voulu faire jonction par deux endroits différents pour récupérer les boeufs”.
“L’armée a réussi à récupérer les bœufs mais en voulant les poursuivre”, l’un des groupes est “tombé dans une embuscade”, a-t-elle ajouté.
“Des éléments de Boko Haram” se sont “dissimulés dans des hautes herbes” et ont attaqué le groupe faisant 3 morts parmi les militaires tchadiens, selon cette même source.
L’autre groupe a affronté les éléments de Boko Haram autour de Tchoukoutalia. Dans ce combat armé, 26 éléments de Boko Haram ont été neutralisés, a détaillé cette source.
La région du lac Tchad est le théâtre d’un regain d’attaques du groupe jihadiste nigérian depuis juin 2018: au moins neuf attaques de Boko Haram ont eu lieu en territoire tchadien.
Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans l’attaque d’une base avancée sur la rive nord-est du lac.
L’insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.
Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.
Le candidat du pouvoir en place pourrait bien remporter l’élection présidentielle dès le premier tour. L’opposition dénonce une fraude massive.
Selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Mohamed Cheikh El-Ghazouani aurait obtenu la majorité absolue avec 51,5% des suffrages sur la base de 96% des bureaux de vote à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenu hier samedi 22 juin.
Toujours selon la Ceni, le taux de participation à ce scrutin dépasserait les 60%.
Mohamed Cheikh El-Ghazouani, le poulain du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne peut se représenter pour un troisième mandat en vertu de la Constitution, s’était lui-même déjà déclaré vainqueur tôt ce dimanche matin devant ses partisans, avant même la diffusion des chiffres de la Ceni.
“Nouveau coup d’Etat”
Cette auto-proclamation a été qualifiée de “nouveau coup d’Etat” par les quatre candidats de l’opposition qui parlent de fraudes massives et ont décidé de d’ores et déjà rejeter les résultats. “Le pouvoir a perdu la bataille électorale”, a assuré Biram Ould Dah Ould Abeid, lors d’une conférence de presse conjointe avec les trois autres opposants en lice dans ce scrutin. Un autre candidat, Sidi Mohamed Ould Boubacar, a dénoncé de “multiples irrégularités” qui selon lui “ôtent toute crédibilité” à cette élection.
Selon le correspondant de la DW à Nouakchott, ce lendemain de scrutin est accompagné par une forte présence de la police dans la capitale mais aussi dans d’autres villes du pays. En périphérie de Nouakchott, des heurts ont éclaté entre des jeunes les forces de l’ordre.
Cette élection présidentielle doit marquer la première transition entre deux présidents élus en Mauritanie, un pays dont le passé a été marqué par de nombreux coups d’Etat.
Centrafrique.com/centrafrique-les-symptomes-cliniques-du-declin-democratique-dun-pouvoir-virtuel-et-collabo/doud-bernard-selembi-journaliste-13/” rel=”attachment wp-att-29631 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou. L’auteur de l’article. Photo courtoisie.
Les élections groupées de 2015 ont redonné une lueur d’espoir à un peuple meurtri nonobstant les conditions peu crédibles du scrutin. Le nouveau président souverainement élu par le peuple a prêté serment et s’est vite attelé à la mise en place des institutions républicaines prévues par la constitution du 30 mars 2016. L’élu de la nation semblait déterminer à œuvrer pour répondre aux aspirations de ses concitoyens.
La jeune démocratie centrafricaine encore fragile a bien pris son envol au prix du sacrifice de toutes les couches de la société sans oublier l’appui multidimensionnel de la communauté internationale.
Le peuple centrafricain commençait à rêver de vivre la notion de la démocratie dans la plénitude de sa bonté c’est à dire le respect des libertés fondamentales, la séparation effective de pouvoir telle que définie par Montesquieu, l’égalité de tous les citoyens devant la loi ou la non-discrimination telle la devise des États Unis, le libre choix des représentants du peuple au suffrage universel qui confirme la souveraineté du peuple et enfin, l’acceptation de l’alternance politique dans le respect des dispositions constitutionnelles.
L’état de grâce c’est à dire la période qui suit l’élection pendant laquelle l’opinion publique est majoritairement favorable aux décisions de l’élu est caractérisé par une forte chute de popularité du président de la république qui peine à restaurer la paix et la sécurité qui sont les leviers axiaux de tout développement.
Au delà de l’autosatisfaction euphorique devenue virale et même à bout de souffle, ce pouvoir en perte de repères et d’identité multiplie des comportements dictatoriaux calqués sur le modèle stalinien avec l’impuni entretien d’une milice privée dénommée les « Requins ». Ces derniers n’hésitent pas à donner la mort à tous ceux qui osent contredire leur mentor et cela sous le regard interrogateur des représentations diplomatiques accréditées en Centrafrique.
S’agissant de la milice privée du pouvoir, il est important de rappeler qu’en l’absence de véritable programme politique, le célèbre slogan promotionnel des accords de Khartoum comme solutions à la profonde crise s’éclipse progressivement au profit du duel du siècle opposant les « Requins » à la plateforme politique « E zingo biani ».
Par ailleurs, on peut sans gêne affirmer qu’avec la déréglementation ou le changement climatique que des Requins inoffensifs peuvent sévir dans les eaux douces de l’Oubangui. En outre, le président de la république et son gouvernement ne cessent de s’illustrer dans le mensonge d’Etat ainsi que la corruption de hautes institutions étatiques au rang desquelles l’assemblée nationale et la haute cour constitutionnelle.
Ce sudoiement permanent qui constitue la lance de fer de la politique des autorités empêche les dites institutions de jouer délibérément et pleinement leur rôle dans l’intérêt du peuple et surtout de façon impartiale. A cela s’ajoutent les chaînes de violations flagrantes de la constitution, la confiscation des médias d’Etat au profit de ses sbires, la volonté délibérée de museler l’opposition politique ou les forces vives de la nation et surtout le président de la république s’est rendu coupable de crime de haute trahison en nouant une alliance politique contre nature avec les bourreaux du peuple en vue de satisfaire sa soif de réélection aux prochaines échéances électorales.
La goutte d’eau qui a débordé le vase est la bastonnade et l’arrestation musclée des leaders politiques, la mise en garde à vue précédée de la sévère violence infligée aux organes de presse y compris les correspondants étrangers. Effaré et apeuré le citoyen lambda s’interroge sur l’avenir d’un pouvoir qui a désacralisé la mort et les valeurs humaines :
Qu’est-ce qui explique ce brusque déclin démocratique avec des conséquences incommensurables sur le processus électoral en cours ? Considérant l’actuelle baromètre politique qui ne cesse de se dégrader, quelles sont les institutions qui sont prêtent pour aider la Centrafrique à financer les opérations électorales ? Le suffrage universel donne t-il le droit au président de la république de faire tout ce qui est interdit ? Avec le mépris, corollaire du manque de confiance des citoyens, ce pouvoir peut-il encore solliciter sans honte le suffrage du peuple ? Peut-on véritablement concevoir une démocratie sans le peuple ou en le bâillonnant ? Ces derniers événements constituent-ils des symptômes cliniques de fin de cycle d’un pouvoir qui peine à monter en puissance ? Ces différents comportements dictatoriaux militent-ils en faveur de l’éventuelle levée de l’embargo sur les armes ?
Ces différents questionnements associés au moment où l’Agence Nationale des Élections rend officiel l’hypothétique chronogramme électoral avec une forte probabilité de glissement du calendrier électoral laissent entrevoir de sérieux doutes sur la capacité des autorités à relever les défis qui s’imposent.
De l’état virtuel à l’état illégitime, l’écart temporel risque de préparer le lit d’une crise socio-politique d’envergure avec des escalades de violences. Au delà de toutes considérations et en vue de stopper la spirale de violences, nous invitons humblement le président de la république de s’investir personnellement en prenant de mesures d’apaisement en vue d’enrayer les velléités criminelles de sa milice au risque d’une quelconque récupération politique ou militaire.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Chers (es) Collègues Leaders Politiques et Sociaux,
J’ai suivi à distance la grande mobilisation des Forces Vives de la Nation qui a permis d’organiser le premier des trois meetings populaires envisagés, le 15 juin 2019, malgré la farouche opposition des Autorités Politiques de Bangui et les mésaventures qui s’en ont suivi. Je salue la réussite de cette mobilisation de grande ampleur, préconisée et souhaitée par beaucoup d’entre nous de longue date, et j’apporte tout mon soutien moral et exprime toutes mes compassions au Président BEDOUNGA et les autres victimes innocentes des barbaries des forces de l’ordre.
J’en profite pour nous alerter et nous interpeler individuellement et collectivement pour la suite de cette première mobilisation des Forces Vives de la Nation, qui ne doit pas finir, à l’issue des trois meetings populaires envisagés, par les simples concerts de casseroles, les marches de protestation ou les alertes à l’attention de la communauté internationale. Une suite politique, diplomatique et juridictionnelle doit corroborer notre détermination et plaider pour un schéma politique centrafricain pour la sortie définitive de cette énième crise militaro politique qui est devenue un véritable fonds de commerce tous azimuts.
Les faits, actes, comportements et autres réalités politiques survenus ces derniers mois en Centrafrique, non seulement nous mettent face à nous-mêmes, mais laissent présager un inexorable glissement politique vers un vide constitutionnel, à la fin du mandat présidentiel en cours. En Leaders, nous devrions déjà mener individuellement et collectivement les réflexions qui s’imposent, savoir anticiper les virtuelles conséquences et envisager les possibles alternatifs qui s’imposent. Nous savons maintenant, même les stratèges politiques des différents milieux présidentiels sont convaincus que les fraudes électorales envisagées et la complicité organisée avec les groupes armés ne leur permettraient pas de conserver le pouvoir. C’est pour dire que l’organisation des prochaines élections à dates constitutionnelles arrêtées semble déjà aléatoire. Nous devons être visionnaires et savoir capitaliser cette fois-ci nos multiples erreurs, car les esprits de ZEMIO, de BANGASSOU, de BAREM BAKIE, de NDJOUBISSI, de SENOUSSI, de NGREMALE, de KREBEDJE, de YALOKE, de KARINOU, de KPOKOLITA, de NGOUKOU, de YAFO, de ZANGOA, de WEN-NGAÏ, de NGAÏSSIO, de NDIKISSI, de KOTA-NGOMBE, de BOÏ-LAMBA, de BOGANDA, qui ont consenti l’ultime sacrifice pour l’Oubangui-Chari, devenu République Centrafricaine, ne comprendraient plus et n’accepteraient plus nos manques d’initiatives et d’anticipations.
En toute humilité, je vous propose les quelques pistes de réflexions et d’actions politiques, diplomatiques et juridictionnelles à envisager :
Au plan politique : au regard des dispositions de la constitution du 27 mars 2019, nous devons documenter des dossiers sur les flagrants cas de :
Violation de la constitution
Parjure du serment d’investiture et de haute trahison
Complicité des Autorités Politiques Nationales dans la cristallisation de l’insécurité,
L’incapacité notoire et la virtuelle impossibilité d’organiser matériellement les élections,
Dénis de responsabilités politiques
Au plan diplomatique : documenter des dossiers sur les principaux cas :
D’incapacités de la Minusca à aider les Autorités Politiques Nationales à restaurer la sécurité,
Complicité, partialité, laxisme ou connivence de certains contingents de la MINUSCA avec certains groupes armés,
Affairismes de certains contingents de la MINUSCA
Au plan juridictionnel : envisager constitutionnellement et diplomatiquement tous les cas de saisine de la Cour Constitutionnelle, de la Haute Cour de Justice, du Tribunal Administratif, des Commissions de Sécurité et des Droits de l’Homme des Nations Unies et autres…
A travers ces quelques actions politiques, diplomatiques et juridictionnelles, nous devons être capables de démontrer les limites des Autorités Politiques Nationales et être en mesures d’envisager toutes les hypothèses et toutes les mesures alternatives en cas:
D’incapacité et d’impossibilité politiques avérées du Président TOUADERA d’organiser les élections à dates constitutionnelles arrêtées,
De complicité avérée du Président TOUADERA avec les forces du mal,
Centrafrique.com/centrafrique-une-scene-macabre-de-vol-de-moto-a-bria/une-motosur-une-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019/” rel=”attachment wp-att-29623 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Circulation dans une rue de Bria dans la Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.
Bria (République centrafricaine) – Un jeune mototaximan de 21 ans a été égorgé et sa moto emportée par un Peul au village Maloum.
La victime s’appelle Doris Assaïd, âgée de 21 ans et habitant la ville de Bria. Il a été sauvagement assassiné par un combattant de l’UPC à l’entrée de la commune de Maloum située à 60 kilomètres de Bambari.
D’après le collectif des mototaximen de Bria, c’était au début de cette semaine que le jeune Doris, lors de son activité de taxi-moto, a été sollicité par un client pour le déposer à Maloum sur l’axe Bambari. Après discussion, le client explique qu’il va payer son transport une fois arrivé sur place à Maloum.
Acceptant de déposer le client chez lui, le jeune Doris ne doutait de rien de son client et quitte Bria en direction de Maloum.
Malheureusement en arrivant à 1 kilomètre de l’entrée du village, son client sort un long couteau à dent pour le poignarder à plusieurs reprises avant de l’égorger sur place.
Comme si cela ne suffisait pas, l’homme enterre sa victime dans un trou qu’il a creusé à la hâte au bord de la route avant d’emporter sa moto.
À Bria, l’absence de Doris se faisait sentir d’autant plus qu’il n’a même pas fait un signe de vie depuis 48 heures pour appeler ses parents. Aussitôt, une trentaine de ses collègues mototaximen de Bria se sont organisés pour chercher à le localiser à Maloum.
En arrivant à Maloum, une enquête rapide des collègues de Doris a permis de localiser très rapidement son client avec sa moto dont il s’apprêtait à changer la couleur.
Signalant l’affaire de la disparition de Doris à la brigade de l’UPC, le suspect est aussitôt arrêté par les rebelles qui l’ont sévèrement torturé avant d’avouer qu’il a lui-même assassiné Doris à 1 kilomètre de Maloum.
Conduisant les rebelles sur le lieu de son forfait, le corps de Doris a finalement été retrouvé et le suspect est toujours en détention dans les locaux de l’UPC à Maloum. Son sort va être scellé par le patron
de l’UPC Ali Darassa qui l’a pourtant fait un ordre de mission en 2017 pour lui permettre de circuler librement dans la région.
D’après le commandant de l’UPC à Maloum, le suspect pourrait être exécuté ou remis à la Minusca qui décidera de son sort.
Bambari (République centrafricaine) – Une fillette de 13 ans a été grièvement blessée lors d’une manifestation contre la présence des soldats du contingent mauritaniens de la Minusca à Alindao ce jeudi 20 juin.
La victime s’appelle Yvonne Yamboté, âgée de 13 ans et grièvement touchée par une balle qui a traversé ses deux jambes dans alors qu’elle était en route pour l’école.
Selon des informations recueillies sur place, les soldats du contingent népalais de la Minusca qui sécurisaient le site des déplacés de l’église catholique de Mandiga depuis plusieurs mois, devraient quitter Alindao pour une autre ville du pays. En conséquence, les soldats du contingent mauritanien vont devoir assurer la sécurité du site à la place de leurs collègues népalais. Ce qui est dur pour les habitants d’Alindao d’accepter la présence des soldats du contingent mauritanien dans leur ville.
Dans la matinée du jeudi, au moment de la relève des Népalais par les Mauritaniens, les déplacés de l’évêché de Mandiga se sont très rapidement mobilisés pour barricader toutes les voies menant au site.
À ce stade, personne ne savait comment les choses se sont passées, mais un soldat mauritanien, visiblement en colère, faisait des tirs en l’aire pour tenter de dissuader les manifestants qui barricadaient la voie. Et par malheur, la jeune Yvonne, qui passait seulement pour se rendre à l’école, est touchée dans ses jambes par l’une des munitions tirées par le fameux soldat mauritanien.
Pour l’heure, la tension est encore palpable à Alindao.
Quant à la victime, elle est transférée en urgence au bloc opératoire du MSF.
Ouaka (République centrafricaine) – Le Directeur de l’école d’application du centre-ville de Bambari a été placé en garde à vue après avoir séquestré au moins quatre de ses élèves durant plusieurs heures.
La scène s’est produite le mercredi 19 juin dernier aux environs de 10 heures du matin quand les victimes, toutes de garçons de moins de 15 ans, se sont mises à se bagarrées dans leur classe pour des raison encore inconnues.
Afin de les punir, le Directeur de l’école, Monsieur Maturin Toumba-Kot, les ont tous enfermés dans un local situé juste à côté de son bureau.
Plus le temps passe, plus le Directeur semble oublier qu’il a mis en geôle quatre petits garçons de son école. Il quitte le bureau et rentre chez lui.
Pendant ce temps, les victimes, enfermées durant 6 heures, commencent à être assoiffés et fatigués. Ils appellent à l’aide partout en faisant de tapage dans leur geôle. Comme par hasard, des passants ont constatés l’appel à l’aide dans cette école et signalent aux soldats FACA basés non loin de l’établissement.
Arrivés sur place, les FACA ont cassé la porte pour libérer les victimes qui étaient toutes fatiguées et affaiblies.
Alors que le Directeur de l’école, qui a mis ses jeunes garçons en cage, est revenu vers 17 heures pour les faire sortir, mais les soldats FACAs les ont déjà libéré en présence du Préfet de la Ouaka.
En constatant les faits, l’homme est conduit à la gendarmerie pour y être auditionné pour des faits graves comme séquestration des mineurs avec des circonstances agravées.
Contactée par CNC, l’Inspectrice académique du centre est en mission et ne peut répondre à notre question sur cette affaire.
Bouar-le-20-juin-2019-credit-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-29609 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/grève-des-employés-de-Satom-à-Bouar-le-20-juin-2019.-Crédit-photo-CNC-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Les employés de SOGEA-SATOM en grève le 20 juin 2019 à Bouar. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC
Bouar (République centrafricaine) – Jeudi 20 juin 2019, les travailleurs de la société des travaux publics SOGEA-SATOM sont entrés en grève illimitée pour dénoncer les conditions de leur travail qu’ils jugent précaires.
Quelques dizaines des employés de la société française des travaux publics SOGEA-SATOM sont en grève générale illimitée depuis ce jeudi 20 juin à Bouar. Au cœur du litige, leur rémunération qu’ils jugent totalement discriminatoire vis-à-vis de leurs collègues expatriés de la sous-région.
À en croire à leurs propos, la mafia n’en continue pas moins ses pratiques douteuses au sein de leur Société SOGEA-SATOM. Et ce, au vu et su de tout le monde, à l’exemple d’un sujet congolais, soi-disant consultant, qui était venu au départ pour leur formation, se retrouve contre toute attente au cœur du système de recrutement de SOGEA-SATOM à Bouar. Et ce n’est qu’un début.
Pour mettre en pratique son plan minutieusement préparé, l’homme commence à se moquer du niveau de connaissances pratiques des employés centrafricains de ladite société. Au final, il propose à SOGEA-SATOM de recruter des sujets congolais mieux formés, dit-il, à la place de certains employés centrafricains qu’ils jugent moins efficaces.
Ainsi, plusieurs Congolais sont recrutés depuis quelques mois par SOGEA-SATOM avec une rémunération plus élevée comparativement à leurs collègues centrafricains.
D’après les grévistes, même les soudeurs, les conducteurs des engins lourds… sont dorénavant des Congolais. Et c’est insupportable de voir à quel point ce pays n’appartient plus aux Centrafricains.
« J’ai l’impression que nous sommes comme des poussins sans protection de leur mère. À chaque fois si nous voulons parler de notre rémunération, nos dirigeants disent que c’est notre gouvernement qui exige à ce qu’on nous paye ainsi. Où allons-nous dans ce pays? », exclame un employé gréviste.
Pour le collectif, pas question, tous les Congolais doivent quitter Bouar avant qu’ils reprennent le travail. Il n’est plus question de négocier sur ce point.
Centrafrique.com/centrafrique-lane-publie-le-calendrier-des-prochaines-elections/place-des-nations-unies-bangui-centrafrique-corbeaunews-mickael/” rel=”attachment wp-att-29604 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Place des nations-unies à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC
Bangui (République centrafricaine) – mercredi 19 juin 2019, l’Autorité nationale des Élections (ÂNE) a rendu public le calendrier des prochaines élections présidentielles et législatives en RCA, alors que le pays est encore sous contrôle des groupes armés à 80%
Selon le calendrier de l’Autorité nationale des Élections, le premier tour des élections présidentielles et législatives en Centrafrique se tiendra le 27 juin 2020, tandis que le second tour aura lieu le 14 février 2021. L’enregistrement des électeurs, quant à lui, débutera en janvier 2020, c’est-à-dire dans six mois.
Alors que le pays est encore sous contrôle des groupes armés à plus de 80% selon les experts de l’ONU, et plus de 450 000 réfugiés centrafricains se trouvent à l’abri au Cameroun, au Tchad et en RDC, les électeurs centrafricains se préparent déjà à se rendre aux urnes comme en 2016 sur des champs de bataille.
Le président de la République, Faustin Archange TOUADERA, très impopulaire depuis son élection en 2016, va probablement se représenter pour briguer un second mandat de 5 ans, malgré le refus catégorique de son épouse Brigitte qui y s’oppose .
Le parti MCU, qui entend soutenir le président Touadera aux prochaines élections présidentielle, compte énormément sur les Mercenaires russes et le dernier accord de paix signé avec les groupes armés pour tenter de falsifier les prochains résultats afin de maintenir leur candidat au pouvoir.
Centrafrique.com/centrafrique-deploiement-des-soldats-portugais-a-bria-la-tension-monte-dun-cran-au-sein-du-fprc/un-char-blinde-avec-un-soldats-positionnne-dessus-avec-des-armes-dans-une-rue-de-bria/” rel=”attachment wp-att-29599 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un blindé des forces de la Minusca dans une rue de Bria 10 juin 2019. Crédit photo : Moïse Banafio/ CNC.
Bria (République centrafricaine) – La tension monte d’un cran au sein du FPRC après le déploiement d’une dizaine des soldats d’élite portugais de la Minusca à Bria.
Armés jusqu’aux dents, les soldats d’élite portugais de la Minusca sont arrivés à Bria, capitale de la Haute-Koto depuis le mardi 18 juin dernier.
Pendant ce temps, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), qui redoute une possible attaque de la Minusca contre ses positions dans la région, s’inquiète sérieusement de se retrouver fragilisé comme l’UPC d’Ali Darassa à Bambari.
Alors que des rumeurs d’une opération du démantèlement des barrières illégales des groupes armés par les forces de la Minusca se propage comme une traînée des poudres à Gbokologbo, Bria, Kaga-Bandoro…, le redéploiement des soldats d’élite portugais à Bria ne fait que monter la pression de plus sur le FPRC qui multiplie ce dernier temps des langages de paix après la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier.
Contacté par CNC à Bria, le bureau local de la Minusca n’a pas souhaité faire des commentaires sur ces rumeurs. Tandis que le FPRC, principal groupe armé qui contrôle la ville de Bria, se dit quant à lui serin.
Centrafrique.com/niger-deux-policiers-tues-a-lentree-de-niamey/la-police-assure-la-securite-au-centre-de-niamey-au-niger-20-fevrier-2010/” rel=”attachment wp-att-29596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La police assure la sécurité au centre de Niamey, Niger, 20 février 2010.
Deux policiers ont été tués et quatre blessés mardi soir par des hommes armés lors de l’attaque d’un poste de police à l’entrée nord de Niamey, la première à se produire aux portes de la capitale du Niger, pays en proie à des raids jihadistes récurrents, ont rapporté des responsable et témoin.
“Le bilan (de l’attaque) est de deux décédés, quatre blessés dont deux graves”, a affirmé mercredi à l’AFP une source sécuritaire.
“Il était 23h quand on a entendu des tirs nourris venant du poste” situé sur la route de la ville de Ouallam, dans le nord-ouest du Niger, a raconté à l’AFP sous couvert de l’anonymat un témoin, qui vit à proximité.
Des enquêteurs de la police étaient sur place mercredi matin, a constaté un journaliste de l’AFP.
C’est la première fois que des assaillants lancent un assaut aussi près de la capitale du Niger, un pays sahélien qui fait face à des attaques récurrentes de groupes jihadistes dans l’ouest ainsi que de des islamistes de Boko Haram dans le sud-est.
Niamey doit accueillir les 7 et 8 juillet un sommet de l’Union africaine, qui réunira de nombreux chefs d’Etat.
Le 8 juin, un véhicule de l’armée américaine a sauté sur un engin explosif, sans faire de victime, près de la ville de Ouallam. Les soldats américains se rendaient sur un champ de tir lorsque l’incident est survenu, selon un journal nigérien en ligne.
Ouallam est située à une centaine de kilomètres de Niamey et abrite un important camp d’entraînement de l’armée nigérienne où sont notamment formés les soldats qui participent à la Mission de l’ONU au Mali voisin, la Minusma.
Niamey est une ville très militarisée avec une forte présence des forces de sécurité et des check-points à ses entrées. Les lieux publics et restaurants son surveillés par des hommes en armes. En janvier 2011, des hommes armés avaient kidnappé deux jeunes Français qui avaient été tués le lendemain lors de la poursuite des ravisseurs par les forces spéciales françaises.
Deux concerts en Afrique du Sud de Koffi Olomidé, star de la chanson congolaise, ont été annulés, a-t-on appris mercredi auprès des organisateurs, une décision prise à la suite d’une campagne sur les réseaux sociaux contre l’artiste condamné en France à du sursis pour atteinte sexuelle.
Le chanteur sexagénaire devait se produire le 28 juin à Johannesburg et le 30 juin au Cap (sud-ouest).
“Le concert de Koffi Olomidé, prévu le 28 juin 2019, n’aura pas lieu au Gallagher Convention Centre” de Johannesburg, a annoncé la salle dans un communiqué mercredi.
Le “Shimmy Beach” au Cap a aussi indiqué avoir “pris la décision (…) de ne pas accueillir le concert de Koffi Olomidé”.
Les deux salles n’ont pas avancé d’explications. Mais une campagne sur les réseaux sociaux intitulée #StopKoffiOlomide avait été lancée pour empêcher le chanteur de se produire en Afrique du Sud.
En mars, la justice française a condamné le chanteur à deux ans de prison avec sursis pour atteintes sexuelles sur l’une de ses ex-danseuses, mineure au moment des faits.
Le ministère public, qui avait requis sept d’emprisonnement ferme, a fait appel de cette condamnation.
Il accuse Koffi Olomidé d’”agressions sexuelles” sur quatre jeunes femmes travaillant pour lui et qu’il aurait séquestrées dans un pavillon de la région parisienne entre 2002 et 2006. L’artiste a été relaxé pour trois d’entre elles, ainsi que pour le chef de séquestration.
Koffi Olomidé est aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice zambienne pour l’agression présumée d’un photographe à Lusaka en 2012.
Centrafrique.com/kenya-3-complices-de-lattaque-de-luniversite-de-garissa-condamnes-par-la-justice/quatre-suspects-de-lattaque-de-luniversite-de-garissa/” rel=”attachment wp-att-29588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Quatre suspects de l’attaque de l’Université de Garissa, dont Mohamed Ali Abikar et Hassan Edin Hassan (sur la droite), au tribunal à Nairobi, le 29 janvier 2019.
Un tribunal de Nairobi a reconnu trois hommes coupables d’avoir aidé les auteurs de l’attaque contre l’Université de Garissa en 2015, dans le nord-est du Kenya, perpétrée par les islamistes somaliens shebab et qui avait fait 148 morts.
Leurs peines seront prononcées le 3 juillet, a précisé le juge Francis Andayi, qui a acquitté le quatrième accusé.
Les trois hommes “étaient des membres du groupe terroriste shebab, dont des membres ont perpétré l’attaque à l’Université de Garissa le 2 avril 2015”, a déclaré le juge Francis Andayi.
Ce dernier a estimé que l’accusation avait prouvé au-delà de “tout doute raisonnable” la culpabilité des Kényans Mohamed Ali Abikar et Hassan Edin Hassan, et du Tanzanien Rashid Charles Mberesero, notamment coupables selon lui de “conspiration pour commettre un acte terroriste” et “commission d’un acte terroriste”.
Le juge n’a toutefois pas détaillé comment les trois hommes, qui ont plaidé non coupable, avaient aidé les auteurs de l’attaque.
Durant le procès, l’accusation a mis en avant des contacts, notamment téléphoniques, que les trois hommes avaient eus avec les assaillants. Le Tanzanien avait par ailleurs été vu sur le campus universitaire trois jours avant l’attaque et avait été retrouvé sous un lit de la résidence universitaire le jour de l’attaque sans pouvoir expliquer sa présence.
A l’aube du 2 avril 2015, un commando était entré dans l’université en ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, séparant musulmans et non musulmans, laissant partir les premiers et gardant les seconds, des étudiants chrétiens en majorité.
L’accusation a appelé 22 témoins lors du procès, pour la plupart des étudiants ayant survécu à l’attaque.
Le 29 janvier, un cinquième co-accusé avait déjà été acquitté. Ce gardien de l’université était accusé d’avoir pris des photos pendant l’assaut. Mais le juge avait fait valoir que personne n’avait pu confirmer cette accusation et que les “photos (n’avaient) jamais été retrouvées”.
Les trois hommes reconnus coupables mercredi, qui étaient “au courant du coup”, selon le juge, sont les premiers à être jugés pour cette attaque.
Les quatre assaillants avaient été tués dans l’assaut des forces de sécurité. Le cerveau présumé de l’opération, Mohamed Mohamud alias “Kuno”, un Kényan ancien professeur dans une école coranique de Garissa, avait été tué en 2016 dans le sud-ouest de la Somalie.
L’attaque de Garissa a été la plus meurtrière sur le sol kényan depuis l’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Nairobi (213 morts) en 1998, alors revendiquée par le réseau Al-Qaïda, auquel les shebab sont affiliés depuis 2012.
Les shebab visent le Kenya notamment en raison du déploiement des forces kényanes depuis 2011 en Somalie, où elles combattent les islamistes au sein de la mission de l’Union africaine dans ce pays (Amisom).
En 2013, les shebab avaient mené un assaut contre le centre commercial Westgate, à Nairobi, faisant 67 morts. Le 15 janvier, le Kenya a connu sa pire attaque depuis Garissa, quand un commando shebab a visé un complexe de Nairobi regroupant l’hôtel Dusit et des bureaux, faisant 21 morts.
La réponse des forces de sécurité à l’attaque du Dusit avait été louée pour son efficacité par la presse kényane et les spécialistes des questions de sécurité, qui ont noté un contraste saisissant avec la réponse catastrophique apportée à l’attaque du Westgate.
Depuis 2013, d’importants efforts ont été réalisés pour former les unités amenées à être déployées dans ce genre de situation.
Bambari (République centrafricaine) – Le bébé qui avait été enlevé le jeudi dernier au quartier élevage est retrouvé sain et sauve, tandis que la suspecte, à son tour, est arrêtée par la brigade mixte de l’UPC, a-t-on appris des sources concordantes.
Lors d’une séance de projection de film organisée par le réseau centrafricain du cinéma numérique ambulant (CNA) au quartier élevage à Bambari le vendredi 14 juin dernier, quelques groupes des spectateurs, visiblement mal intentionnés, ont tenté de créer de trouble à la fin de la projection afin d’en profiter pour voler les équipements du tournage. Malheureusement pour eux, le stratagème n’a pas marché grâce à la vigilance des soldats du contingent congolais de la Minusca qui ont su sécuriser la séance.
Entre temps, une femme, dont on ignore son âge, en a profité pour voler à sa maman un bébé de 14 jours. Toute la nuit du jeudi à vendredi, le bébé n’a pas répondu à l’appel de ses parents qui ne l’ont pas retrouvé ce jour. Heureusement pour le couple, le bébé est finalement retrouvé sain et sauf le lendemain vendredi entre les mains d’une jeune fille de 22 ans qui est aussitôt arrêtée et écrouée par la brigade mixte d’intervention rapide de l’UPC qui s’est installée juste derrière le pont Nguéndé à Bambari.
Pour l’heure, on ignore les raisons qui auraient poussé cette jeune fille à voler ce bébé à sa maman.
Cependant, le dimanche 16 juin, la suspecte de 22 ans est transférée à la base opérationnelle de l’UPC au village Gbokologbo situé à environ 60 kilomètres de Bambari où on l’on ignore son sort pour l’heure. Va-t-elle être tuée ou condamnée comme exclave sexuelle des rebelles de l’UPC ?
L’association centrafricaine du cinéma numérique ambulant est créée en avril 2018 à Bangui avec un objectif de contribuer à la promotion et à la sauvegarde des richesses culturelles en voie de disparition. À Bambari, l’association a organisé plusieurs séances de projection des films dans différents quartiers avec des remises des cadeaux à la fin de chaque séance.
Centrafrique.com/afrique-accord-entre-la-fifa-et-lafd-pour-le-developpement-du-football/equipe-de-football-de-la-republique-centrafricaine-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-29575 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Équipe de football de la République centrafricaine. Wikipédia.
Bangui (République centrafricaine) – La Fédération Internationale de Football (FIFA) vient de signer avec l’Agence Française du Développement (AFD) un accord de partenariat pour le développement du football féminin et du sport en milieu scolaire, en Afrique, alors que la coupe du monde de football féminin bat actuellement son plein, en France, et à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Le sport est un vecteur d’éducation, de développement et de changement social, qui contribue à renforcer le vivre-ensemble dans un pays meurtri par les crises. Les fils et les filles de Centrafrique peuvent se retrouver autour des « Fauves » de l’équipe nationale, quelle que soit leur ethnie, leur confession ou leur région, pour reconstruire l’unité de la nation.
C’est dans cet esprit que Gianni Infantino, Président de la FIFA, et Rémy Rioux, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé un accord à Paris, au Palais de l’Elysée, en présence du Président de la République française, M. Emmanuel Macron, afin de favoriser l’éducation par le sport. Le programme Football for Schools prévoie d’ailleurs un investissement de soixante (60) milliards de francs CFA en Afrique, pour les années 2020-2024. « L’AFD a finalement les mêmes objectifs que la FIFA sur le développement, le développement humain et le développement du football. Quand on développe des footballeurs, on développe des hommes. Le football est une école de la vie où on apprend beaucoup », a déclaré, dans son discours de circonstance, Gianni Infantino. « Il y a des gens talentueux et un potentiel incroyable en Afrique, et nous voulons que ces jeunes puissent se développer dans leur pays avec leurs familles », a ajouté le Président français M. Emmanuel Macron.
Les grands footballeurs africains Didier Drogba et Samuel Eto’o ont parrainé cet accord qui devrait assurer la relève de ces grands champions.
Nul doute que Célestin Yanindji, Président intérimaire de la Fédération Centrafricaine de Football, a accueilli cet accord avec le plus grand intérêt pour l’avenir de notre selection nationale !
Des combattants du groupe jihadiste Boko Haram ont envahi une base militaire et pillé une ville dans le nord-est du Nigeria, en proie à une sanglante insurrection armée depuis 10 ans, a-t-on appris mardi auprès d’une source sécuritaire et d’habitants.
Des hommes soupçonnés d’appartenir à la faction de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) ont pris d’assaut lundi soir une base militaire en périphérie de la ville de Gajiram, située à 80 km de la capitale régionale Maiduguri.
Arrivés à bord de neuf pick-up, “ils ont délogé les soldats de la base après des combats”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire sous couvert d’anonymat.
“Nous ne connaissons pas l’étendue des dégâts et des pillages dans la base, une évaluation est en cours”, a déclaré la source en poste dans la région.
Aucun bilan n’était disponible dans l’immédiat concernant d’éventuelles victimes du côté de l’armée comme des insurgés.
Les jihadistes sont ensuite entrés dans Gajiram, où ils ont pillé des magasins et tiré des coups de feu en l’air, obligeant les habitants à se réfugier dans leurs maisons ou à fuir en brousse.
“Les hommes armés ont pénétré dans la ville vers 18h00 (17h00 GMT) après avoir vaincu les soldats de la base”, a déclaré Mele Butari, un habitant de Gajiram.
“Ils sont restés près de cinq heures. Ils sont entrés par effraction dans les magasins et ont pillé les stocks de nourriture”, a ajouté M. Butari, avant de préciser: “ils n’ont blessé personne et n’ont fait aucune tentative d’attaquer les gens qui s’étaient réfugiés dans la brousse ou chez eux”.
Des habitants ont vu mardi matin des soldats revenir vers la ville depuis la brousse environnante, probablement après avoir fui durant l’attaque.
Gajiram et la base militaire attenante ont été attaquées à plusieurs reprises par les jihadistes. En juin 2018, une attaque d’Iswap avait fait neuf morts parmi les soldats.
Des dizaines de bases militaires ont ainsi été attaquées depuis un an par la faction affiliée à l’Etat islamique, qui cible principalement l’armée et les symboles de l’Etat.
Dimanche au moins 30 personnes ont été tuées et 40 blessées à Konduga (nord-est) dans un triple attentat-suicide attribué cette fois à la faction loyale au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.
L’insurrection a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés au Nigeria depuis 2009.
Centrafrique.com/burundi-une-permanence-du-congres-national-pour-la-liberte-a-ete-incendiee/les-forces-de-securite-burundais-deployees-apres-une-attaque-a-la-grenade-au-cours-de-laquelle-un-general-tutsi-et-conseiller-a-la-securite-du-vice-president/” rel=”attachment wp-att-29566 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les forces de sécurité burundais déployées après une attaque à la grenade au cours de laquelle un général Tutsi et conseiller à la sécurité du vice-président
Une permanence du Congrès national pour la liberté (CNL), principal parti d’opposition burundais dirigé par Agathon Rwasa, a été incendiée dans la nuit de vendredi à samedi dans la commune de Nyabiraba (ouest) par des inconnus, à la veille de son inauguration.
Vendredi, “vers minuit, le commissaire communal de la police est arrivé à notre permanence et a arrêté les 15 personnes qui veillaient sur notre permanence, puis les a mises au cachot”, a expliqué à l’AFP un responsable provincial du parti sous couvert de l’anonymat.
Peu après, “les habitants de la commune ont entendu de nombreux coups de feu autour de notre permanence, qui a été détruite puis incendiée”, a-t-il poursuivi. Le local aurait dû être inauguré samedi par le chef du parti, Agathon Rwasa.
Selon des témoignages recueillis par SOS Médias Burundi, un site d’information en ligne de journalistes indépendants, des hommes en tenue de policier étaient présents au moment de la destruction et de l’incendie de la permanence.
L’incendie a été confirmé à l’AFP dimanche par Ferdinand Simbananiye, l’administrateur de la commune de Nyabiraba, située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Bujumbura. L’administrateur assure qu’une “enquête est en cours pour identifier les auteurs de ce délit”.
Mercredi, la même permanence avait été partiellement incendiée par un groupe d’Imbonerakure, des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, selon le parti CNL et des témoins sur place.
L’administrateur communal, qui est aussi membre du parti au pouvoir, a qualifié de “montage” un enregistrement sonore où on l’entend menacer le propriétaire de cette maison en disant qu’elle sera “détruite” s’il la loue au parti CNL.
Cet enregistrement a été authentifié par des habitants de Nyabiraba, une commune de la province de Bujumbura rural, fief historique d’Agathon Rwasa.
Mercredi, l’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé “les abus généralisés” dont sont victimes les opposants au Burundi à une année des élections générales de 2020, dans un nouveau rapport qui détaille des cas d’opposants (essentiellement des membres du CNL) arrêtés arbitrairement, battus ou tués.
Le Burundi est en crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.
Les violences et la répression qui ont accompagné la crise auraient fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, selon les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.
Centrafrique.com/centrafrique-la-paix-en-recul/balade-a-bangui-apres-laffrontement-3/” rel=”attachment wp-att-29554 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bangui après les affrontement entre les miliciens Anti-Balaka et les Seleka en 2014. Crédit photo : CNC.
Bangui (République centrafricaine) – « Là où est la paix, Dieu habite », affirme le dicton populaire. Dieu aurait-il abandonné la terre de Boganda, livré aux fauteurs de guerre qui sèment la terreur et l’effroi parmi les innocentes et laborieuses populations centrafricaines ?
C’est du moins ce que laisse entendre le classement annuel du Global Peace Index, publié, comme tous les ans, par l’Institute for Economic 1& Peace de Sydney, en Australie. En un an, le pays a reculé de la 155ème à la 157ème place sur 163. Alors qu’elle sort à peine d’une longue crise politico-militaire à répétitions, la Centrafrique devance tout juste la Syrie et l’Afghanistan étouffés par la guerre sanglante.
De prime et de toute évidence, le retour à la paix est un chemin long et ardu, semé d’embûches, comme le prouve cruellement les récents massacres dans l’Ouham-Péndé. Beaucoup s’impatientent et conspuent les résultats timorés de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR), mais quand une génération plante un arbre, une autre profite de son ombre. Les autres esprits chagrins préfèrent trouver les boucs émissaires et dénoncer les complots maléfiques des uns et des autres, qui chercheraient à déstabiliser la Centrafrique de l’extérieur. Ceux-là ne rendent pas service à la paix et semblent se réjouire des malheurs de la patrie. C’est plutôt la désunion qui déstabilise le pays. Ont-ils oublié que la solution passe par « l’unité », comme le rappelle le premier terme de notre devise laissée par le feu président Barthélémy Boganda ?
La Centrafrique a besoin que tous ses fils et ses filles se rassemblent pour bâtir la paix, condition du développement et de l’émergence, et redevenir la Suisse de l’Afrique.
Elle a besoin de toutes les bonnes volontés pour aider la République à restaurer ses fonctions régaliennes pour assurer la sécurité des compatriotes. Le pays peut compter sur l’aide des partenaires internationaux de l’ONU, l’Union Africaine, l’Union européenne, les Etats-Unis ou la France. La Minusca, l’EUTM et tous les pays amis travaillent d’arrache-pieds pour rendre aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) le mordant et les compétences techniques qui lui permettront de remplir sa mission sur toute l’étendue du territoire national.
Alors la Centrafrique remontra au classement des pays les plus pacifiques.
Environ 160 corps sans vie auraient été découverts à Djugu en RDC. Un bilan qui vient alourdir celui enregistré la semaine dernière, après une attaque perpétrée par des hommes armés.
Ce sont de nouvelles découvertes macabres qui viennent d’avoir lieu en RDC. Celles d’environ 160 corps, en Ituri. Découvertes alors que des violences avaient déjà eu lieu la semaine dernière, faisant plusieurs dizaines de morts.
Embrasement après le meutre d’un commerçant
Dans cette région en proie à des conflits intercommunautaires depuis 1999, selon des témoins, c’est le meurtre d’un commerçant de l’ethnie Lendu qui a provoqué les toubles. L’homme aurait été attaqué dans un véhicule, où il était en compagnie d’autres commerçants. Des habitants ont été assassinés à l’arme blanche, des maisons ont été incendiées et des biens ont été pillés.
“Ils cherchaient ma mère”
Dieudonné Paluku habite à Bunia, il travaille pour le cadre de concertation de la société civile de l’Ituri. La semaine dernière la ferme de ses parents a été attaquée dans la localité de Kilo. Les assaillants étaient à la recherche de sa mère qui est de la communauté Hema. “Les assaillants n’ayant trouvé personne, ils ont seulement pillé nos biens”, raconte-t-il. Il évoque, déjà par le passé, des “conflits incontrôlés” dans certains villages, où l’armée intervenait parfois. “La source du conflit a plusieurs aspects : il y a l’aspect foncier mais aussi la délimitation territoriale à l’époque coloniale. Certaines limites n’étaient pas bien dessinées entre les deux entités. Il y a aussi l’aspect socio-économique du conflit”, estime Mr. Paluku.
Les femmes mobilisées pour la paix
Pour Jacqueline Dz’Ju Malosi, le conflit a sa source dans le mauvais règlement des querelles qui ont existé par le passé. Cette femme travaille aujourd’hui sur le projet « Pamoja Inawezenaka » qui regroupe plusieurs organisations féminines, pour tenter de ramener la paix. “On s’est organisées pour mobliser les communautés, mener des plaidoyers et accompagner les structures pour qu’elles se prennent en charge”, raconte-t-elle. On se demande pourquoi l’autorité congolaise qui est une autorité publique et qui peut imposer la paix, peut sembler ditraite par moment…”
Des corps en décomposition
Le rôle que doit jouer l’autorité congolaise c’est aussi cette question que se pose désespérément Charité Banza, membre de la société civile à Djugu. Avec ses collègues, ils travaillent actuellement sur le décompte des corps retrouvés depuis la semaine dernière et il insiste sur le fait que le bilan va forcément être revu à la hausse étant donné l’inaccessibilité de certaines zones en Ituri. “Au niveau de Bahema nord, on a déjà 163 corps”, explique-t-il. “Dans l’entité Bahema Badjere, il y a aussi des morts dont le nombre n’est pas encore confirmé. Dans le groupement de Losa Ndrema il y a beaucoup de corps qui commencent à pourrir, et jusque là nous ne savons pas y accéder donc on ne sait pas évaluer le nombre de corps actuellement.”
Un bilan qui risque de s’alourdir, des racines encore vivaces d’un conflit intercommunautaire. Tout ceci laisse penser aux habitants de l’Ituri où la paix est bien loin de faire son grand retour.
Les parlementaires nigériens viennent d’adopter un cadre juridique relatif à la pratique du culte. Le projet de lois suscite un vif débat sur la liberté religieuse.
Face au développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes dans un environnement sous régional marqué par l’apparition d’organisations terroristes se réclamant de l’islam, l’Etat du Niger a décidé de se donner les moyens d’un plus grand contrôle des pratiques religieuses. Les autorités, soutenues par certaines associations religieuses, craignent qu’un manque de vigilance conduise à une instabilité et à l’insécurité. Elles ont donc proposé un cadre juridique relatif à la pratique du culte, adopté ce lundi soir, 17 juin, par les parlementaires, avec 125 voix pour, 31 contre et deux abstentions.
“Dans l’intérêt de la population”
Mousthapha Ahamadou, rapporteur de la commision du conseil islamique, explique que “c’est dans l’intérêt de la population. Par exemple, pour être imam il faut au moins avoir un niveau bac plus 3 dans une université islamique. Le prophète nous a dit aussi qu’il faut avoir un certain nombre de Hadits pour prétendre être imam. Donc les prêches ne se font pas n’importe comment et par n’importe qui.”
Le rapporteur de la commision du conseil islamique, regrette “que l’Etat ai laissé faire. Tout le monde est imam tout le monde est prêcheur même ceux qui n’ont pas le niveau. Je ne sais pas pourquoi chaque fois qu’il y a une question de religion les gens paniquent et diabolisent les choses.”
Comment réglementer les prêches ?
Rien qu’à Niamey, la capitale, on compte plus de 230 mosquées et une centaine de prêcheurs. Le député de la majorité présidentielle Soumaila Ali explique la stratégie qui sera adoptée : “On a déjà la liste de tous les responsables des associations islamiques. Ils sont au nombre de 105. On va les identifier un par un et ensuite déterminer, dans chaque région, combien il y a de prêcheurs et de mosquées et, dans chaque mosquée, combien de fois on fait des prêches. Une fois tout ceci identifié, ça sera facile.”
Une menace pour l’Islam
Mais certains ne voient pas cela d’un bon oeil. Ils voient une menace pour l’Islam, comme certains oulémas, toujours opposés au texte, malgré des séances de travail et de consultations. “On ne peut pas être d’accord parce que il n’y a rien qui nous convainc dans ce projet de loi. C’est contraire à notre religion qui est l’Islam”, estime Malan Chitou, un des oulémas opposés à ce projet. “On a attiré leur attention sur le danger de cette loi et à eux maintenant de tirer toutes les conséquences”, expliquaitMalan Chitou avant le vote.
Avec cette loi, le Niger veut aussi fixer les conditions de création et de gestion des établissements d’éducation, de formation et d’animation des activités confessionnelles. Toutes les religions sont concernées.
Bambari-un-corps-sans-vie-dun-homme-retrouve-dans-la-base-des-russes/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-11/” rel=”attachment wp-att-29541 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-1-450×208.jpg” alt=”” width=”450″ height=”208″ />Des mercenaires russes dans leur base à Sibut dans la préfecture de Kémo en juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews.
Bambari (République centrafricaine) – Lundi 17 juin 2019, un homme de 42 ans dénommé Ndakala alias Zèpété a été retrouvé sans vie au fond d’un puits dans la base opérationnelle des mercenaires russes à Bambari.
D’après le premier rapport d’examen médical sur le corps de la victime pratiqué à l’hôpital préfectoral de Bambari, celui-ci présente des traces de tortures et d’étranglement.
En effet, d’après nos informations, Monsieur Ndakala, qui est venu de Bangui avec sa moto depuis environ deux semaines, voudraient se rendre dans la ville minière de Bria afin d’assister sa mère qui serait malade, si possible la ramener à Bangui.
Une fois sur place à Bambari, des informations sur les tracasseries des rebelles sur l’axe Bria l’ont poussé à privilégier un mode de transport alternatif que celui de la moto qui est très risquée. Ainsi, il décide de rester à Bambari et faire de taxi-moto en attendant de trouver de liquidité nécessaire à son prochain voyage à Bria.
Côme par hasard, les Russes cherchent des ouvriers pour nettoyer un puits d’eau utilisée par des rebelles à l’époque pour enterrer des corps des personnes qu’ils auraient assassinés.
Alors que monsieur Ndakala,qui vivait à Bangui au moment de cette crise, ne connaissait pas l’histoire de ce puits que les Russes voudraient nettoyer. Il accepte l’offre d’emploi des Russes pour aller faire ce travail de nettoyage.
Malheureusement quelques jours après avoir creusé ce trou, lui et son adjoint se sont rendu compte qu’ils sont piégés, vu l’étendue du boulot à faire et leur rémunération qui serait très inférieure. Ils décident alors de rester depuis trois jours à la maison pour protester contre leur rémunération qu’ils jugent modique.
Cependant, dans la matinée de ce lundi 17 juin 2019, deux mercenaires russes se sont présentés au domicile de Monsieur Ndakala pour lui dire de revenir travailler après ils verront comment ils vont arranger les choses pour lui. Sans hésiter, il prend ses outils et repart dans la base des Russes.
Contre toute attente, vers 14 heures, les Russes ont transporté son corps sans vie dans leur pick-up pour déposer aux urgences de l’hôpital de Bambari alors que la victime est déjà morte depuis.
Après quelques questions posées par les urgentistes, les Russes expliquent qu’ils auraient retrouvé le corps de la victime au fond du puits qu’il est censé nettoyer.
En présence des commandants locaux de la gendarmerie, de la police et des FACA, l’examen du corps présente des traces de tortures et d’étranglement. D’ailleurs, son cou est totalement brisé, tandis que sa tête ne présente aucune trace de choc. Ce qui sous-entend que la victime serait attachée par des cordes, puis étranglée par ses bourreaux.
À Bambari, la nouvelle de la mort de monsieur Ndakala fait réagir plus d’un. Des soulèvements des jeunes ont été signalés dans plusieurs quartiers, mais grâce au pragmatisme des commandants de gendarmerie et de la police, appuyées par leur collègue des FACA, des négociations ont été entreprises avec les manifestants et le calme est revenu.
Alors que les mercenaires russes, qui ont perdu toute leur crédibilité aux yeux de la population locale du fait de leur comportement vis-à-vis de cette dernière, sont devenus depuis lundi 17 juin dans la soirée des persona non grata à Bambari.
Il y’a lieu de rappeler qu’en début d’année 2019, un mercenaire russe avait abattu son rival au village Pissa, dans la préfecture de la Lobaye avant d’être relocalisé par le pouvoir de Bangui qui entend les protéger à tout prix. Pourtant, quelques semaines après, à Bambari, des mercenaires russes sont soupçonnés d’avoir sectionné la main d’un homme de confession musulmane qu’ils accusent à tort d’avoir collaboré avec le chef rebelle de l’UPC.
En tout cas, les dégâts des mercenaires russes commencent à souler les Centrafricains.
Minusca-au-village-zoukombo-a-louest-de-la-rca-2/” rel=”attachment wp-att-29537 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/des-prétendus-rebelles-du-FDPC-dAbdoulaye-Miskine-arrêtés-par-la-Minusca-au-village-Zoukombo-à-louest-de-la-RCA-450×376.jpg” alt=”” width=”450″ height=”376″ />Des prétendus rebelles du FDPC arrêtés par la Minusca dans la commune de Zoukombo en début d’année.
Bouar (République centrafricaine) – La demande a été faite la semaine dernière auprès des autorités préfectorales de la Nana-Mambéré.
En signe de bonne volonté, les rebelles du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), auteurs de nombreuses prises d’otage dans la région, ont libéré le vendredi 14 juin dernier 3 otages, dont 1 Camerounais aux autorités locales en présence du sous-Préfet de Bouar Bagaza Yadere.
Alors que l’otage camerounais a été remis aux autorités camerounaises le dimanche 16 juin par une délégation gouvernementale composée entre autres du ministre du DDRR Maxime Mokome, son collègue de l’intérieur Henri Wanzet Linguissara et celui du développement local Issa Bi-Amadou, les deux autres otages centrafricains, quant à eux, seront remis à leurs familles respectives à Bangui par le gouvernement.
S’agissant du désarmement des combattants du FDPC, le ministre du DDRR Maxime Mokome et ses collègues de l’intérieur et du développement local ont souhaité les rencontrer ce lundi 17 juin pour tenter de ficeler le dossier.
Par ailleurs, dans leur correspondance aux autorités préfectorales la semaine dernière, les rebelles du front démocratique du peuple centrafricain, dirigé par le général Abdoulaye Miskine, demandent leur relocalisation ailleurs qu’au village Zoukombo. Ce qui est en cours d’examen selon une source locale.
Alors, cette fois, la balle est dans le camp du gouvernement pour accélérer leur désarmement.
Centrafrique.com/centrafrique-deux-journalistes-de-lafp-violemment-interpelles-a-bangui/un-photographe-blanc-coince-au-mu-en-train-de-filmer-les-manifestations-de-lopposition-a-bangui-le-15-juin-2019-photo-facebook/” rel=”attachment wp-att-29533 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un photo-reporter de l’AFP en train de filmer les manifestations de l’opposition près de l’UCATEX à Bangui dans le 8e arrondissement.
Deux journalistes français de l’Agence France-Presse (AFP) en Centrafrique ont été brutalement interpellés et leur matériel confisqué ou détruit samedi, lors de la dispersion d’une manifestation de l’opposition à Bangui, interdite par les autorités.
Les deux correspondants, Charles Bouessel (28 ans) et Florent Vergnes (30 ans), ont déclaré avoir été retenus plus de six heures et auditionnés trois fois, après avoir été arrêtés et molestés à plusieurs reprises par des membres de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB).
Accrédités pour travailler dans ce pays, les deux journalistes ont été arrêtés samedi vers 15H00 (14H00 GMT).
“L’AFP proteste contre les violences policières injustifiables dont ont été victimes deux de ses collaborateurs samedi à Bangui”, a déclaré le directeur AFP pour l’Afrique, Boris Bachorz.
Les journalistes ont d’abord été retenus par l’OCRB puis transférés dans les locaux de la direction des services de police judiciaire (DSPJ) à Bangui, selon des sources diplomatiques, le ministre centrafricain de la Justice, et les deux journalistes de l’AFP.
“La manifestation se déroulait bien, les CRS nous ont laissé filmer et voyaient bien que nous étions en dehors du cortège”, a témoigné Charles Bouessel, confirmant la version de l’autre journaliste de l’AFP, Florent Vergnes.
“Les manifestants ont été dispersés rapidement. Des pick-up de l’OCRB sont arrivés. On a entendu des tirs à balles réelles”.
“Avec Florent nous tentons de partir (…). L’OCRB nous voit et semble furieux qu’on ait filmé la scène, ils foncent sur nous”, a-t-il ajouté. “L’un d’eux attrape ma caméra et la fracasse par terre. Je mets les mains en l’air mais je me prend une première claque dans la tête. Mon sac à dos (où j’ai mes papiers, passeport, carte bleue, accréditation presse…) est arraché et jeté par terre. Je demande à le prendre, ainsi que les débris de mon appareil mais je reçois seulement des coups”.
“On est emmenés à l’accueil de l’OCRB, où on me dit de vider mes poches pour notifier ce que j’ai sur moi au début de la garde à vue. Je leur explique que je n’ai plus rien, les flics m’ont tout pris, ça ne les intéresse pas, et c’est surement perdu me disent-ils”.
– “Ceinturé à la gorge” –
“On est libérés à 20h48, je n’ai plus de papiers ni d’argent ni de téléphone. Les policiers proposent de nous ramener mais demandent 10.000 francs (15 euros) +pour l’essence+”, poursuit Charles Bouessel.
De son côté, Florent Vergnes a affirmé avoir “été ceinturé à la gorge” et s’être “pris des beignes, des coups de crosse de kalachnikov dans le dos”. “Ils m’ont arraché mon sac, mon appareil photo et mon téléphone” pendant l’arrestation.
“J’ai saigné du nez et j’ai mal au dos et à la mâchoire”, a ajouté Florent Vergnes, qui a fait constater ses blessures par un médecin à Bangui dimanche matin.
“Ce jour, il présente un volumineux hématome temporal droit, un hématome sur l’omoplate droite, un hématome sur la base du nez et une douleur sur l’articulation temporo-mandibulaire gauche et un trouble de l’articulé dentaire”, selon les termes du certificat médical.
Florent Vergnes a souligné qu’au moment de son interpellation, il avait signalé être dûment accrédité : “Je leur ai dit que j’étais journaliste et que j’étais accrédité, ils m’ont dit +appelle ton ministre+”.
Selon le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, les deux journalistes “ont été interpellés par la police, car ils étaient présents sur les lieux d’une manifestation interdite par la police”.
“On a demandé à ce qu’ils soient libérés hier (samedi), ce qui a été fait. Demain (lundi), lorsque on aura tous les éléments et le procès-verbal, on va décider de la suite de la procédure”, a ajouté le ministre, joint par l’AFP de Libreville.
– Protestation de l’AFP –
Dans un communiqué, le directeur AFP pour l’Afrique, Boris Bachorz, a écrit que “l’AFP proteste contre les violences policières injustifiables dont ont été victimes deux de ses collaborateurs samedi à Bangui. Charles Bouessel et Florent Vergnes ne faisaient rien d’autre que leur travail, pour lequel ils ont été dûment accrédités par les autorités centrafricaines, quand ils ont été interpellés puis tabassés par des membres des forces de l’ordre, avant d’être gardés à vue de longues heures”.
“Nous demandons aux autorités centrafricaines des assurances que ces deux journalistes, comme l’ensemble de leurs collègues en Centrafrique, puissent continuer à effectuer leur mission sans avoir à craindre pour leur intégrité physique”, a-t-il poursuivi, indiquant qu’une démarche formelle de l’AFP serait effectuée en ce sens dès lundi.
Reporters sans frontières (RSF) a également “condamné l’agression” des deux correspondants. “Ces mauvais traitements ne doivent pas rester impunis”, a écrit l’ONG dimanche sur Twitter.
Dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse de RSF, la Centrafrique occupe la 145e place sur 180.
Centrafrique.com/violences-extremes-entre-larmee-et-manifestants-dans-le-centre-du-benin/violente-manifestation-au-benin-en-juin-2019/” rel=”attachment wp-att-29528 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des pneus brûlent alors que les manifestants barricadent les rues de Cadjehoun, fief de l’ancien président du Bénin, Thomas Yayi Boni, le 2 mai 2019 à Cotonou.
La situation était toujours très tendue vendredi matin au Bénin, après plus de quatre jours d’affrontements entre l’armée et les populations à Savè et à Tchaourou, ville d’origine de l’ancien président Boni Yayi, dans le centre du pays.
“Les forces armées sont présentes partout dans la commune et sur la route principale entre Tchaourou et Parakou pour essayer de dégager les barricades” mises en place par des manifestant pro-Yayi, a confié vendredi à l’AFP un élu de la commune sous couvert d’anonymat.
“L’armée tire à balles réelles. Les violences sont extrêmes”, a-t-il affirmé.
Plusieurs éléments de l’armée ont été blessés et admis dans un hôpital à Parakou, selon un médecin sur place joint au téléphone, mais qui n’a pas souhaité donner de bilan exact.
Aucune information officielle n’était disponible sur le bilan des affrontements.
Selon le maire de la commune voisine de Savè, Timothée Biaou, contacté par l’AFP, “les jeunes ont rétabli les barrages ce matin (vendredi) sur la route entre Cotonou et Parakou”.
“Hier soir (jeudi), la police républicaine a tiré à balles réelles et il y a eu deux blessés graves”, a-t-il affirmé, revenant sur les propos diffusés dans la presse locale selon lesquels il y aurait eu un mort.
Des photos et des vidéos de manifestants blessés ainsi que des soldats circulaient sur les réseaux sociaux, faisant état de très fortes altercations sur la route principale, bloquée par les manifestants.
Ils “réclament la levée des barrages autour du domicile de Boni Yayi et la libération de leurs frères avant de libérer la route (…) bloquée à hauteur de Tchaourou”, a expliqué à l’AFP un proche de l’ancien président, dont le domicile à Cotonou, la capitale économique, est toujours cerné par les forces de l’ordre.
Le pays est en proie à une crise politique depuis les élections législatives du 28 avril, auxquelles l’opposition n’avait pas été autorisée à présenter de candidats pour des raisons administratives.
L’ancien président avait appelé la population à se soulever en signe de protestation et appelé le chef de l’Etat, Patrice Talon a annulé le processus électoral. Les 1er et 2 mai, des centaines de personnes s’étaient rassemblées autour du domicile de Boni Yayi à Cotonou, craignant qu’il ne soit arrêté.
La répression des manifestations par l’armée a déjà fait au moins quatre morts par balles selon Amnesty International et de nombreux blessés à travers le pays.
Des ONG de défense des droits humains ont dénoncé le tournant autoritaire du président Patrice Talon, élu en avril 2016, dans un pays qui a longtemps été considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest.
Centrafrique.com/centrafrique-le-droit-de-manifester-pacifiquement-face-a-la-milice-criminelle-du-pouvoir-le-president-de-la-republique-reussira-t-il-a-transiger/doud-bernard-selembi-journaliste-12/” rel=”attachment wp-att-29524 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.
Bangui (République centrafricaine) – Un peuple muet et docile est un peuple mort…c’est le slogan qui galvanise dorénavant le peuple centrafricain depuis la dernière boucherie humaine attribuée au tristement célèbre des groupes armés des 3R. C’est cette logique qui a motivé la mise en place d’une plateforme citoyenne en vue de défendre les intérêts d’un peuple meurtri.
Cette plateforme est composée de partis politiques, de syndicats, de la société civile etc…avec des adhésions massives et coordonnées des associations ainsi que de la population. Après de méticuleuses séances de travail, cette coordination a projeté des meetings d’éveil de conscience sur trois samedis consécutifs et sur différents sites dont le premier a été d’ailleurs autorisé par le ministère de la sécurité publique avant de se rétracter.
Ainsi une vive tension électrostatique plane sur le premier meeting créant un climat de peur à l’allure d’un « état d’urgence ».
La plateforme s’entête ainsi à brader l’interdiction de manifester tandis que la milice criminelle du pouvoir baptisée « Requin » multiplie des communiqués appelant à la haine, à la banalisation de la mort sur toute l’étendue du territoire national et surtout de nature à mettre en danger l’intégrité physique de certains leaders politiques.
Force est de constater que ces communiqués radios diffusés massivement relayés sur les réseaux sociaux et qui font froid dans le dos n’ont connu aucune réaction du pouvoir à plus forte raison du parquet général sensé garantir les libertés fondamentales du peuple centrafricain. Au delà de ce duel entre la démocratie et l’anarchie, nous tenons à rappeler que l’article 15 alinéa 4 de la constitution dispose « l’Etat garantît la liberté de manifestation pacifique ». En outre, selon les dispositions de l’article 22 de la constitution « la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen ».
Ce dernier article de la constitution s’apparente à l’appel du Général De Gaulle du 18 juin 1944 depuis Londres contre l’occupation allemande en vue de libérer la France à la seule différence que l’appel à manifester de la plateforme « E zingo biani » est pacifique c’est à dire sans armes. Exhibant une colonne de blindés sur les artères périphériques du meeting alors que la Centrafrique est officiellement sous embargo de l’ONU, le citoyen lambda s’interroge :
En quoi se rassembler pacifiquement pour débattre de la situation du pays est-il criminel alors qu’une milice qui projette de menaces de mort sur des leaders politiques demeure impunie ? Pensez-vous que l’interdiction de cette réunion pacifique anéantira les velléités ou l’aspiration du peuple à la liberté ? Comment peut-on expliquer le mutisme du pouvoir face aux extravagances de cette milice criminelle ? Cette énième interdiction de manifester ne constitue t-elle pas une violation des dispositions de l’article 15 de la constitution qui garantit la liberté de manifester ?
Le président de la république et son parti politique le « MCU » qui menacent impunément les défenseurs des droits du peuple sont-ils au dessus de la constitution du 30 mars 2016 ? Quel est le seuil punissable de la violation de la constitution. Cette manifestation pacifique représente t-elle véritablement une réelle menace à l’ordre public ? Quelle est alors la définition que le pouvoir donne à cette notion « fourre tout » d’ordre public ? Pourquoi cette notion ambiguë d’ordre public est toujours troublée lorsqu’il s’agit de manifestations ou de marches de partis politiques d’opposition, de syndicats et de la société civile ?
Depuis le début de la mandature, combien de marches ou de manifestations ont été autorisées par ce régime ?
Nous estimons que ce pouvoir avec ses nouveaux alliés ont décidé de museler le peuple tout en les massacrant. L’expérience à travers le monde a toujours enseigné que la liberté d’un peuple ne se négocie pas mais elle s’arrache au prix du sang. Notre salut ne viendra ni de l’ONU, ni de la communauté internationale qui ne font que nous assister mais il viendra des centrafricains eux-mêmes. L’heure tant attendue est ainsi arrivée pour que le centrafricain écrive lui-même son propre histoire en donnant une trajectoire durable à son destin. Ce combat du siècle passe nécessairement par la mutualisation de nos efforts et surtout à demeurer uni contre vents et marées.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Bangui (République centrafricaine) – menacé de mort depuis quelques jours par des individus non identifiés, le ministre conseiller Adamou Idriss vient de s’échapper de justesse à un rapt au centre-ville de Bangui, a-t-on appris de source sécuritaire.
Selon nos informations, la scène s’est produite ce vendredi 14 juin dans la matinée alors que la victime, monsieur Adamou IDRISS, qui est par ailleurs ministre conseiller en matière d’élevage à la présidence de la République, se rendait au travail.
Même si personne n’a été encore identifié comme l’auteur ou co-auteur de ce présumé kidnapping, tous les regards se tournent désormais vers la milice présidentielle « Les Requins ».
Monsieur Adamou IDRISS, cadre de l’UPC d’Ali Darassa et nommé récemment par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA après l’accord de paix de Khartoum du 6 février dernier comme ministre conseiller en matière d’élevage à la présidence de la République centrafricaine, serait la cible d’une menace de mort depuis quelques jours à Bangui.
Pour l’heure, aucun commentaire n’a été fait ni du côté de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ni du gouvernement.
Rappelons que la milice « Les Requins », accusée d’être derrière cette tentative de kidnapping du ministre Adamou Idriss ce vendredi 14 juin, a été créée en janvier dernier par les proches de Faustin Archange Touadera dans le but, selon leurs statuts, de traquer tous les opposants politiques au régime de la tortue
de Damara et qui se trouvent encore dans la capitale Bangui.
Centrafrique.com/centrafrique-lettre-ouverte-au-ministre-de-linterieur-votre-role-est-de-proteger-lexercice-des-libertes-constitutionnelles/jean-francois-akandji-kombe/” rel=”attachment wp-att-29518 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Jean-François Akandji Kombé, l’auteur de la lettre ouverte au ministre Wanzet.
À Son Excellence Monsieur Henri Wanzet-Linguissara
Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique, Bangui,, RCA
Excellence, Monsieur le Ministre,
Permettez que, à l’entame de cette missive, je vous félicite d’avoir posé une réaction publique à la notification qui vous a été faite d’un meeting organisé par une organisation aux membres bien identifiés, dans des buts d’intérêt public et de salut national, à savoir la conscientisation de la population sur les enjeux nationaux, l’éveil à la citoyenneté et l’invitation à participer à la chose publique. Vous tranchez ainsi positivement, et cela mérite d’être encouragé, avec une tradition bien connue de nous tous en la matière, qui se nomme esquive en silence ou encore perfidie silencieuse.
Cela étant dit, vous avez agi en tant que chargé de la sécurité publique de notre Etat et donc en tant qu’autorité de police administrative. Ce dont je déduis logiquement que l’acte que vous avez posé doit être réputé appartenir de la catégorie des décisions de police administrative.
En partant de cela, je me dois de vous signaler avant toute chose que, à supposer même que tous vos lecteurs soient vos familiers dans la vie courante, ce n’est guère le lieu, dans un tel acte, d’user à leur égard de votre cavalier « à bon entendeur salut ! ». Si vous voulez que l’on respecte la fonction qui est la vôtre, commencez donc par lui conférer la dignité qui lui revient. Pour cela, il suffit de pas grand chose : vous en tenir à la forme administrative requise.
Sur le fond de votre texte, j’ai choisi de me livrer au pêle-mêle de remarques qui va suivre.
A propos de votre référence à une prétendue « aventure criminelle », à des procédures juridictionnelles qui seraient en cours et à une « responsabilité pénale ».
Primo, vous êtes, que je sache, autorité de police administrative et non de police judiciaire. Votre mission est par conséquent de prévention des troubles à l’ordre public. Elle diffère en cela, selon la distinction classique et élémentaire, de la mission de police judiciaire qui est de poursuivre et sanctionner les auteurs d’infractions déterminées, c’est-à-dire de violations consommées de la loi. C’est dire que vous n’avez aucune qualité, qui plus est dans une décision de police administrative, pour qualifier pénalement – qualifier de « criminelle » un comportement. Ce que vous faites néanmoins, et de surcroît avec une légèreté confondante, en vous asseyant sur la fameuse présomption d’innocence que vous et les autres membres de l’Exécutif n’avez cessé d’agiter quand il s’est agi de soustraire à la justice du peuple centrafricain vos désormais co-pactisants que sont les chefs de guerre, auteurs des massacres les plus infâmes, à grande échelle dans toute la République.
Secundo, je constate que c’est à propos d’une certaine manifestation du passé que vous vous êtes cru autorisé à recourir à cette qualification de « criminelle ». Il y a bien eu des morts à cette manifestation, et nous le déplorons tous. Mais croyez-vous que nous avons oublié que ces dignes filles et fils du pays sont tombés sous les balles de la Minusca? Voudriez-vous nous faire avaler comme plausible que des leaders de la société civile auraient donné l’ordre aux forces internationales de tirer et de tuer, ou que leur esprit était si puissant qu’il se serait emparé du commandement des armes qui ont ôté la vie aux nôtres ?
De grâce, Monsieur le Ministre, ne persistez pas davantage dans l’injure à l’intelligence des Centrafricains.
A propos du motif principal de votre « avertissement », à savoir « la fragilité sécuritaire de notre pays »
Figurez-vous, Monsieur le Ministre, qu’il y a plus attentatoire à cette fragilité sécuritaire qu’un meeting à UCATEX, rassemblement de citoyens sans armes dans un lieu qui, à notre connaissance, n’est pas une poudrière. Ce « plus attentatoire », ce sont ces bandes armés que vous appelez « partenaires pour la paix » qui circulent librement dans le pays, tuant, violant et brulant ici et là, et qui circulent même illégalement au regard de votre Accord de Khartoum qui leur enjoignait de désarmer dans les 90 jours. Nous savons que vous avez connaissance par anticipation de leurs déplacements et de leurs projets funestes. Et, comme vous faites croire que vous mettez un point d’honneur à prévenir les troubles à l’ordre public, ordre public qui comprend la protection des personnes et des biens, allez-y donc sur ce terrain. Vous ne manquerez pas de travail.
Et puis, il y a aussi tous ces déplacements d’un certain parti, assortis de meetings pré-électoraux, à grands frais d’Etats dans tout le territoire. Pourquoi l’idée ne vous est-il jamais venu d’avertir leurs organisateurs. Serait-ce que tout cela se passerait dans un pays autre que le nôtre, épargné par la fameuse « fragilité sécuritaire ? A moins que ce soit parce qu’il y aurait, comme à la météo, des éclaircies de sécurité couvrant nos 623.000km2 ?
Soyons sérieux, Monsieur le Ministre. Les pouvoirs de police administrative ont beau être des pouvoirs exorbitants, ils ne sont pas soustraits à la règle impérative de non discrimination. Les mêmes actes posés dans les mêmes circonstances étant porteurs des mêmes risques pour l’ordre public, vous vous devez de leur appliquer le même traitement. A moins, bien sûr, que l’arbitraire soit votre cheval de bataille.
A propos de votre affirmation selon laquelle vous disposez d’éléments faisant état de projets d’attentats terroristes par des personnes connues de vos services.
De là où nous sommes, c’est-à-dire à Ë ZÎNGO BÎANÎ et de notre position de simples citoyens, les seules menaces contre le meeting d’UCATEX dont nous ayons été informés sont celles que profèrent, jusque sur les ondes de notre radio nationale avec la complicité des autorités, les membres d’une certaine organisation appelée « les Requins », que vous connaissez forcément puisqu’ils sont la milice du pouvoir. Et comme vous les connaissez mieux que quiconque ce groupe d’individus, je note avec intérêt que vous les tenez, et appelez tous les centrafricains, pour terroristes. Soit.
Mais ce n’est là qu’une incidente. Le plus important que je veux vous dire est le suivant : savez-vous que le fait de savoir oblige la puissance publique à agir préventivement, et que en ne le faisant pas c’est la responsabilité de la puissance publique qui serait engagée pour les faits dommageables qui surviendraient du fait de cette absence d’intervention, et donc, pour ce qui nous nous concerne, du fait de la non-neutralisation de ces présumés terroristes biens connus de vos services ?
Votre devoir, faut-il le rappeler, est de protéger les citoyens dans l’exercice de leurs libertés constitutionnelles, dont la liberté de manifester et la liberté de réunion. Et non de créer artificiellement et arbitrairement des entraves.
In fine, en définitive, qu’est-ce qu’il est en réalité, votre texte ?
J’avais commencé par dire que vu le contexte, l’acte que vous avez posé était réputé être une décision de police administrative. « Réputé », parce que c’est ce qu’il devrait être en théorie. Mais est-ce bien le cas en pratique ?
Plus haut, j’ai montré que cet acte n’avait pas grand chose à voir avec la police administrative. Reste donc seulement à savoir si l’on a affaire à une «décision ».
En matière de police administrative, les décisions sont de deux ordres, et de deux ordres seulement : autorisation ou interdiction.
J’ai beau scruter votre texte, je ne trouve mention ni de l’une ni de l’autre. Bien sûr, il ne m’a pas échappé que vous prétendez avoir notifié « de vive voix » une décision au Coordonateur de Ë ZÎNGO BÎANÎ. Ceci est un travestissement de la vérité comme les personnes présentes à cette rencontre l’ont montré. Mais à supposer même que cela soit le cas, le seul document qui aurait fait foi, votre texte, ne réitère pas cette décision. Au lieu de quoi, vous « prenez à témoin l’opinion nationale et internationale » et vous énoncez un « avertissement ».
Voilà tout ce qu’est en réalité votre texte : un communiqué dépourvu de toute décision et, a fortiori, de toute décision d’interdiction. C’est donc un non-acte, ce que les juristes seraient tentés de qualifier d’acte inexistant.
Or, en matière de police administrative, et dans un Etat de droit, ne dit-on pas que ce qui n’est pas interdit est autorisé ?
Considération républicaine et patriotique.
Jean-François AKANDJI-KOMBE
Président de Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique (CDS-CA), organisation membre de Ë ZÎNGO BÎANÎ – Front Uni pour la Défense de la Nation.
Centrafrique.com/rca-gbokologbo-demonstration-de-forces-dali-darassa-devant-la-visite-officielle-onu-ua/ali-darassa-chef-rebelle-upc-centrafrique-8/” rel=”attachment wp-att-29505 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Chef rebelle de l’UPC Ali Darassa. CopyrightDR
Gbokologbo (République centrafricaine) – mercredi 12 juin 2019, une mission d’évaluation de l’accord de Khartoum s’est rendue au village Gbokologbo pour y rencontrer le chef rebelle Ali Darassa. Mais pour ce dernier, c’est aussi une occasion en or de démontrer ses capacités de nuisance, et il ne tarde pas à le faire.
Alors que quelques heures avant sa rencontre avec la délégation officielle de suivi de l’accord de Khartoum, le chef rebelle Ali Darassa, par ailleurs conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, se trouvait encore dans la ville de Bambari au quartier élevage pour y recouvrer lui-même ses recettes fiscales illégales.
Pendant que la délégation, composée entre autres de représentants adjoints de la Minusca, de l’Union africaine, de la CEEAC et du gouvernement centrafricain est arrivée à Gbokologbo,Ali Darassa, qui n’était pas sur place au moment de l’installation de la délégation, a fait son apparition comme un tonnerre sous bonne escorte composée de 4 pick-up BJ80 remplis de ses combattants lourdement armés. Une manière de dire à tous ceux qui peuvent l’entendre qu’il détient encore toutes ses capacités de nuisances. Mais ce n’est pas tout. Il faut voir le nombre de barrières sur l’axe Bambari – Gbokologbo. Pour une distance de moins de 80 kilomètres, on retrouve pas moins de 18 barrières de l’UPC et sur chaque, pas moins de 50 combattants sont positionnés en alerte.
Alors, la question est de savoir pourquoi tous ses dispositifs alors qu’il savait très bien qu’une équipe de suivi de l’accord de paix de Khartoum devraient passer sur cette voie pour se rendre à Gbokologbo.
Justement, c’est la première question que la délégation lui avait posée sur les nombreuses barrières de l’Unité pour la Paix en Centrafrique sur les routes alors que la population se plaint du comportement de ces rebelles sur ces barrières. Mais l’homme, comme dans son habitude, reste évasif et explique qu’il n’a pas assez de temps pour sensibiliser tous ses combattants sur les enjeux de l’accord qu’il a signé.
Sur la question de l’occupation des bâtiments administratifs, notamment à Kouango où ses hommes continuent d’occuper les locaux de la sous-préfecture et une école locale alors qu’il a lui-même signé le 6 février dernier l’accord de paix de Khartoum qui prévoit entre autres le démantèlement de toutes les barrières illégales des rebelles sur les routes et la libération des bâtiments administratifs occupés par ces derniers, Ali Darassa, pourtant conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, continue de nier en bloc que ses hommes occupent à ce jour des bâtiments administratifs dans le pays.
En tout cas pour de nombreux observateurs centrafricains, Ali Darassa continue de défier tout le monde avec ce jeu de ping-pong. Mais à quand la fin de ce jeu ?
Faut-il rappeler que parmi la délégation qui s’est rendue à Gbokologbo ce mercredi 12 juin 2019, se trouvent le ministre du Désarmement Maxime Mokome, du ministre de l’intérieur Henru Wanzet Lingassara, le chef d’État-major des armées centrafricaines, du ministre délégué Daouda….
24 heures après leur arrivée à Bambari, la délégation a quitté la ville pour Bangui ce mercredi vers 16 heures.
Bangui (République centrafricaine) – Les choses se compliquent dangereusement pour le président Faustin Archange Touadera à quelques mois de la fin de son mandat. Après la création, par une vingtaine des partis politiques et de la société civile d’un mouvement dénommé Front uni pour la Défense de la Nation dite E ZINGO, c’est au tour de l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua de tracer la voie à suivre.
Visiblement, Abdoul Karim Meckassoua qui affirme être victime d’un coup d’État parlementaire piloté par le président Touadera ne peut plus supporter l’affront essuyé. Il entend désormais lui rendre la monnaie de sa pièce.
C’est dans une interview accordée à nos confrères du site d’information 54 Etats.com que le député du 3e arrondissement de Bangui Abdoul Karim Meckassoua l’a fait savoir au monde : « … Aujourd’hui, il y a suffisamment d’éléments pour traduire le président de la République devant la Haute Cour de Justice pour haute trahison, et notamment pour violation caractérisée du serment qu’il a prêté le 30 mars 2016. Il faut pour cela utiliser la voix politique et judiciaire en respectant notre Constitution ».
Comment cela pourrait-il voir le jour ?
D’après les éléments d’informations en notre possession, plusieurs missions effectuées dans plusieurs pays hostiles au président Touadera par l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua étaient dans le but de convaincre les gouvernements et partenaires de ces pays à mettre la main à la poche afin de soudoyer les députés à initier la demande de mise en accusation et la voter le moment venu.
Des centaines des faits et actes du président Touadera qui violent la Constitution et en compilation dans des cabinets d’avocats à Bangui et en Europe. Des constitutionnalistes ont été aussi appelés au secours.
Contacté par CNC, un des avocats parle d’une dizaine des articles de la Constitution violés, et ce, de façon délibérée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Violation de l’article 60 de la Constitution par l’accord de Sotchi.
En signant avec les mercenaires russes de la société Wagner l’accord de Sotchi autorisant les Russes à venir faire des affaires en Centrafrique, le président Touadera s’est jeté lui-même dans « l’affairisme » sanctionné par l’article 124 de la Constitution.
Aujourd’hui, grâce au bénéfice de cet accord de Sotchi, sur toutes les régions diamantifères et aurifères, occupées ou non par des groupes armés, on y retrouve les mercenaires russes qui exploitent à grande échelle l’or et le diamant sans aucune autorisation délivrée et sans être assistés par les spécialistes, coté centrafricain.
Rappelons que dans cet accord de Sotchi, le président Touadera et son ancien directeur de cabinet devenu aujourd’hui son Premier ministre Firmin NGRÉBADA ont violé en connaissance de cause l’article 60 de la Constitution qui oblige le gouvernement à recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles et à les publier dans les 8 jours francs suivant sa signature.
D’après les termes de l’accord de Sotchi signé entre le président Touadera et les mercenaires russes, « … la partie centrafricaine a confirmé que les géologues russes pouvaient commencer l’exploration primaire des gisements avant d’obtenir une licence, à condition qu’ils soient accompagnés de spécialistes du Ministère des Mines de la République centrafricaine ».
Cette condition n’est jamais respectée et l’exploration est devenue « exploitation ». Une violation flagrante de la Constitution.
Aujourd’hui, à Manbèrè, Berberati, Bria, Yaloké, Kembé, Paoua, Bozoum, Bambari, Ndélé, Birao, les mercenaires et géologues russes exploitent à eux seuls ou avec les Chinois, l’or et diamant de façon industrielle sans en avoir le permis et sans aucune présence des experts, coté centrafricain.
Tueries de masse : un homicide politique
D’après le dictionnaire français, l’homicide est le fait de donner la mort à un être humain. Par exaspération, le fait de causer un grave préjudice moral a autrui. L’homicide sera politique s’il est réalisé dans un but politique.
Aujourd’hui, c’est la politique double du président Touadera qui pousse certains de ses alliés rebelles à endeuiller des familles en Centrafrique. Pourtant, il a juré devant Dieu et la Nation d’assurer le bien-être de son peuple et non de les infliger des souffrances. Partant de ces actes, le président Faustin Archange Touadera, à ce jour, doit être destitué.
Création du mouvement « Requin » : c’est la constitution et l’entretien d’une milice
Face à son incapacité de pacifier le pays, d’accepter une opposition politique à son régime et son refus de le reconnaître la tolérance, l’inclusion et la concertation comme socle de la paix et de l’unité nationale et en réponse à la création du mouvement « E Zingo Biani » regroupant organisations de la société civile et plus d’une vingtaine de partis politiques sous le lead du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), le président Touadera avec sa bande, a créé sa propre milice privée dénommée « le Requin » avec pour objectif, de tracter jusqu’à la mort tous ceux ou toutes celles qui oseront critiquer son régime.
Or, la constitution et entretien d’une milice est passible d’un crime de haute trahison sanctionné par l’article 124 de la Constitution du 30 mars 2016.
Violation de l’article 28 de la Constitution
Galvanisés par l’occupation à 80% du territoire national, les groupes armés avaient demandé la séparation du pays. Cette prise de position, selon un juriste contacté par CNC, est constitutive de l’usurpation de la souveraineté par la rébellion tombée sous le coup de l’article 28 de la Constitution. C’est pour cette raison peut-être, poursuit notre juriste, que le président Touadera a promis qu’il ne nommera pas les représentants des groupes armés dans le gouvernement ou autres institutions du pays tant que ceux-ci ne déposent pas les armes.
L’article 28 de la Constitution va même plus loin pour interdire à ceux qui utiliseront ces voix l’exercice des fonctions publiques dans les institutions. Et tout soutien quelconque à quelqu’un qui est dans un tel projet est son complice.
Aujourd’hui, Touadera assiste financièrement ces groupes des usurpateurs pour se réarmer et les nomme ensuite dans les hautes fonctions publiques.
Si le gouvernement n’a pas encore réagi à ses propos, un ancien conseiller du président Bozizé contacté par CNC affirme que Abdoul Karim Meckassoua est un homme qui aime se venger.
« Il était venu nous voir. Moi, Bozizé et quatre autres personnes que je taise leurs noms pour tenir de mêmes propos sur Patassé. Et il a vraiment œuvré pour le chasser du pouvoir. Aujourd’hui, il dit ouvertement que c’est lui qui a chassé Patassé du pouvoir et non Bozizé. Il le dit à nouveau pour Touadera, tel que je le connais, il va le faire ». Nous a confié cet ancien conseiller de Bozizé aujourd’hui sans emploi.
Bouar-suite-a-lassassinat-de-lun-de-leur/monument-paix-ville-de-bouar-Centrafrique-corbeaunews-4/” rel=”attachment wp-att-29501 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monument de Paix à Bouar. Crédit photo : CNC.
Bouar (République centrafricaine) – plusieurs fois victimes des actes criminels sur les routes, les mototaximen de la capitale provinciale de la Nana-Mambéré ont décidé d’observer une journée de grève ce mercredi 12 juin 2019.
Suite à l’assassinat par marteau d’un mototaximan local sur l’axe Bouar-Baoro le lundi 10 juin dernier, le collectif des mototaximen de Bouar ont décidé d’observer une journée de grève afin d’attirer l’attention des autorités préfectorales sur les conditions difficiles de leur travail.
Ainsi, depuis ce mercredi 12 juin dans la matinée, aucune activité des taxis – motos est visible dans la ville de Bouar.
Selon un membre du collectif contacté par CNC, ce n’est pas pour la première fois que les mototaximen de Bouar sont victimes des tels actes criminels sur ce tronçon de route Bouar-Baoro. Selon lui, les criminels utilisent tantôt des femmes comme appât pour piéger leur victime. Mais ce qui est difficile à supporter pour ce dernier acte criminel ayant conduit à l’assassinat de leur collègue sur l’axe Bouar-Baoro lundi dernier, c’est la manière dans laquelle il aurait été tué.
D’après lui, la victime aurait été attachée à un arbre avant d’être assommée par marteau. Et ce n’est pas pour la première fois que les assaillants, qui sont venus probablement de loin, commettent des crimes odieux sur les mototaximen de Bouar.
Pour le collectif, les autorités préfectorales doivent installer des checkpoints dans la zone pour contrôler les circulations dans le secteur.
Depuis quelques jours , j’ai pu mesurer , la nature de Mr Touadera, son mode de fonctionnement. Voilà un abruti , un pantin doublé d’incompétence, qui est prêt à tout et n’importe quoi, si cela lui confère le droit de conserver ses privilèges. C’est cela même qui lui concède de ruiner le pays et à travers lui le peuple centrafricain.
Mr. touadera depuis le temps que nous nous connaissons, tu devrais savoir que je n’ai aucune sorte de respect pour ta personne ni pour ton travail .
Je veux que tu saches Mr l’incompétent : rien de ce que tu fais ne me feras changer d’avis sur ta personne et encore moins maintenant.
Alors , tu peux harceler mes proches , les intimider… Je ne céderais pas , je ne travaillerais jamais pour toi, ni avec toi et ne serais jamais ton allié, ni aujourd ‘hui ni demain!!!
Tu vois , Mr l’incompétent , les seuls êtres pour qui je souhaite travailler et même je suis prêt à donner ma vie c’est pour mon peuple, avec eux, afin d’en finir avec toi et tes bandes de voyous.
Touadera je t’avertis, si tu veux la paix alors arrête immédiatement tes maneuvres indécentes. Le cas contraire je te ferais voir de quel bois je me chauffe !!! si tu me cherches tu vas me trouver, crois-moi. Je suis un homme un vrai pas les sous hommes que tu as l’habitude d’avoir en face de toi !!!!
Alors prends garde. Contrairement à toi , et aujourd hui grâce à toi, j’ai mieux saisi la chance que j’ai eue de posséder une vraie conviction articulée autour du souci de rapport humain : cette fameuse obéissance d’amitié ?
Celle recherchée au quotidien chez nos subordonnés là où l’hadhesion l’emporte sur la contrainte. Cette ouverture aux autres, par construction, car il n’est de richesse que l’homme ; cette fraternité profonde entre nous , sachant qu’ elle pouvait nous conduire ensemble jusqu’ au sacrifice suprême ; cette vérité dans le regard, qui, seule produit le bonheur authentique. Que de fois ai-je entendu à juste raison mon père affirmer ce qu’il souhaite? Mettre l’homme au centre du projet ? Sache le Mr l’incompétent, pour bien diriger, il faut d’abord savoir se diriger soi-même. Chacun préside à sa propre destinée. Dès la naissance d’un premier enfant, on devient chef de famille. Quand on prend une quelconque responsabilité, on est directement en prise avec cette problématique de chef, car titulaire d’une parcelle, grande ou petite, d’autorité. On agit, suivant l’expression “de son propre chef”.
Dans la vie quotidienne, quelle que soit sa vie, tout homme ne saurait exiger d’un autre qu’il lui obéisse s’il n’obéit pas à lui-même.
Chacun doit être son propre chef, avant de prétendre être celui d’un autre. Mr l’incompétent es-tu ton propre chef? Notre pays à besoin de dirigeants tournés vers les autres, aimant davantage les responsabilités que le pouvoir , dotés d’une moelle épinière innervée par des valeurs à la fois pérennes et modernes.
Notre époque a besoin de clarté , d’épaisseur, de profondeur. Notre époque a besoin de chefs pour aujourd’hui et surtout pour demain. Ce que tu n’es pas !!!! Alors Mr touadera s’il arrive quoi que soit à un des mes proches je te tiendrais personnellement pour responsable et crois-moi ma riposte sera immédiate et très sanglante !!!! Donc prépare toi à te faire écraser !!!!
Centrafrique.com/groupes-armes-a-quoi-jouent-les-russes/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019/” rel=”attachment wp-att-29479 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une base des mercenaires russes à Bria. Copyright2019CNC.
Bangui (République centrafricaine) – « Mamboko na mamboko », proclament haut et fier les affiches russes que les Banguissois croisent à tous les coins de rue de la capitale.
« Main dans la main », oui, mais avec les groupes armés rebelles. Comment expliquer, sinon, l’étrange comportement des Russes, depuis les tragiques massacres terroristes qui ont récemment endeuillé la terre de Boganda ?
Les mercenaires russes de Wagner aiment se pavaner comme les grands guerriers, et la fédération de Russie s’est présenté en Centrafrique avec mille promesses pour la sécurité des populations. Aujourd’hui, le Centrafricain lambda se demande : qu’en est-il de ces promesses ?
Les Russes se sont installés en province pour exploiter les ressources dont regorgent le pays mais malheureusement, depuis la fin de la crise et le retour à l’ordre constitutionnel, l’Etat ne s’est pas encore redéployé dans la plénitude de ses fonctions régaliennes sur toute l’étendue du territoire. Les sociétés russes ont donc besoin de la protection des mercenaires étrangers qui battent la campagne en coupe réglée. A Gbokologbo, les fils de la Volga se sont mis d’accord avec l’UPC du mercenaire peulh nigérien Ali Darassa pour monter un abattoir de viande bovine. « Les bons comptes font les bons amis », dit l’adage populaire. C’est pourquoi, lorsque l’UPC a empêché un convoi du ministère de l’économie, du plan et de la coopération internationale, de franchir leur barrage illégal à Alindao, les Russes du Groupe Wagner, après quelques rodomontades, ont fini par rentrer chez eux sans rien faire.
En réalité, partout où les mercenaires déchainent la violence, les Russes laissent faire, sans réagir, ou s’enfuient, comme à Bambari. Et que faisaient-ils, le 21 mai, quand les rebelles de 3R ont commis leur tuerie à Paoua ?
En revanche, quelques jours plus tard, le conseiller à la sécurité de la présidence, Valery Zakharov est venu en personne négocier la reddition des trois (3) criminels des 3R livrés par Sidiki. Quand il faut pêcher dans l’eau trouble, les Russes sont toujours prêts à noyer le poisson. M. Zakharov se sent-il responsable devant le peuple centrafricain ? Veut-il faire oublier que les mercenaires russes ne bougent jamais le doigt quand les fils et les filles de Centrafrique sont abandonnés au couteau des bourreaux ?
« La valse de Sophie et Stella » est un recueil poétique qui regroupe plusieurs thèmes très variés et basés en grande majorité sur l’amour que l’Auteur a subdivisé en deux parties :
Dans la partie 1, l’Auteur nous transporte avec lui dans des fascinants récits d’histoire d’amour avec les joies et les peines que peuvent provoquer nos bouillonnants rêves amoureux. Tandis que dans la partie 2, il traite les divers aspects de la vie sans manquer de rendre hommage aux femmes, tout en décriant les survies difficiles des enfants de la rue. Il touche également du doigt les problèmes des guerres et des divisions qui sévissent dans le monde actuel. C’est un ouvrage très captivant qui allie joie, émotion ou compassion qui, dans la verve de l’Auteur, donne à l’amour toute sa place de vertu.
Rappelons que Monsieur Abel Yanguel dit Debozoy est un Ecrivain-Poète et Ingénieur centrafricain né dans la ville de Paoua en Centrafrique le 20 avril 1968. Il a débuté sa carrière professionnelle en 1996 comme Ingénieur des Travaux Publics et occupera des postes de responsabilités dans différentes entreprises de BTP.
Travailleur assidu, il sera élevé au grade de chevalier de l’ordre du mérite centrafricain par son Etat en 1999. Il créa en 2006 son entreprise de construction, devint Fondateur et Directeur du journal « La Gazette du Matin » qu’il a créé en 2012 avant de s’exiler en Côte d’Ivoire en 2014 où il vit actuellement et dirige son cabinet d’études et d’expertises. Abel fut acteur de théâtre et auteur de plusieurs ouvrages et recueils de poèmes.
Découvrez-le sur son blog : http ://www.yanguel.com
Centrafrique.com/prestation-de-serment-a-ndjamena-des-nouveaux-controleurs-financiers-de-la-cemac/cemac-bangui-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-29483 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Siège de la CEMAC à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Les sept nouveaux membres de la Commission de surveillance du marché financier (COSUMAF) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) ont prêté serment, mardi, devant la Cour de justice communautaire siégeant dans la capitale tchadienne N’Djamena.
Il s’agit de la nouvelle secrétaire générale et des six nouveaux commissaires qui ont tous une expérience avérée dans la fonction publique ou le monde des finances. Ils ont été nommés par les pays membres de la CEMAC (Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad), et ont juré de “défendre et promouvoir en toute indépendance le bon fonctionnement et les intérêts du marché financier régional”.
Autorité de tutelle, de régulation et de contrôle du marché financier, la COSUMAF, dont le siège est à Libreville (Gabon), veille à la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières et autres instruments financiers émis dans le cadre d’un appel public à l’épargne, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement du marché de la CEMAC. F
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tient à remercier la population du 4ème Arrondissent de Bangui et de ses environs, ainsi que tous les camarades militants et militantes qui étaient venus massivement assister à la finale du tournoi de football dénommé Coupe de la Paix et de la Cohésion sociale, organisé par la Sous-ligue de football de Boy rabe et sponsorisé par le MLPC, le dimanche 09 Juin 2019 à 15 heures au stade de l’école Ndrès 2 à Boy rabe Bangui.
Cette finale qui opposait le FC Saint sauveur et le FC Lion. Au terme d’un match époustouflant, le FC Saint sauveur remporte d’un score de 2 buts contre 1 face à son adversaire le FC Lion.
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), félicite la population du 4ème arrondissement à continuer à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale.