mercredi, mai 6, 2026
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Centrafrique: le gouvernement met en place une brigade de sécurisation du corridor Bangui-Garoua-Boulaï

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Convoi Bangui-Garoua-Boulai. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) a institué une brigade de sécurisation sur le corridor reliant la capitale Bangui et la ville camerounaise de Garoua-Boulaï, vital pour le ravitaillement de ce pays enclavé, a-t-on appris mercredi d’un syndicat des transporteurs centrafricains.

 

Egalement appelé brigade économique chargée de convoyage, ce dispositif permet aux camionneurs et autres transporteurs de faire des rotations sur ledit corridor en toute sécurité, a indiqué Wilfried Dimanche Kizimalet, membre de l’Union syndicale des conducteurs centrafricains.

Cette brigade est essentiellement composée de militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) triés sur le volet et appelés à prêter main forte aux douaniers, en assurant surtout la protection militaire des convois sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï, a-t-il précisé.

Il a déploré qu’auparavant, sans cette brigade, l’organisation des camionneurs avait perdu de nombreux chauffeurs, tués par des bandits de grands chemins, sans compter des véhicules incendiés et des cargaisons entièrement pillées.

Le corridor Bangui-Garoua-Boulaï est vital pour l’approvisionnement de la République centrafricaine en marchandises provenant du port camerounais de Douala. F

Avec Xinhua

Gabon : Dix ans de prison requis contre un ancien deputé

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La police gabonaise, patrouillant dans les rues après les manifestations post-électorales à Libreville, Gabon, 1 septembre 2016.

 

Le tribunal correctionnel de Libreville a requis mardi soir dix ans de prison contre l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe, accusé d’être impliqué dans les violences post-électorales d’août 2016 qui ont secoué le Gabon, a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats.

 

“Le parquet a requis dix ans de prison, soit la peine maximale”, a déclaré son avocat Charles-Henri Gey, joint par téléphone.

  1. Zibi est notamment poursuivi pour “instigation aux actes et manoeuvre de nature à provoquer des troubles ou manifestations contre l’autorité de l’Etat”, “instigation aux violences et voies de fait” et “détention illégale d’arme à feu”.

 

Bertrand Zibi, député du parti au pouvoir (Parti démocratique gabonais, PDG) en avait démissionné avec fracas au cours d’une réunion publique en présence du président Ali Bongo Ondimba en juillet 2016. Une sortie très médiatisée, juste un mois avant la présidentielle du 27 août 2016 qui a abouti à la réélection contestée d’Ali Bongo.

Il avait été arrêté le 31 août 2016, au siège du candidat de l’opposition Jean-Ping, au moment des graves violences post-électorales ayant suivi la proclamation de la victoire du président sortant: manifestations, interpellations par centaines, Assemblée nationale incendiée, assaut des forces de sécurité contre le QG de Jean Ping.

“M. Zibi avait ensuite été transféré à la maison d’arrêt et n’en est plus jamais sorti depuis”, avait affirmé la veille de l’ouverture du procès l’avocat à l’AFP. Mais “il est décidé à prouver son innocence devant les juges (…). Il a le moral d’un combattant, le moral d’un guerrier”.

“M. Zibi est un personnage politique et les faits ont eu lieu à une période politique sensible, ce qui donne à ce procès une dimension politique”, a estimé Me Gey, toutefois confiant dans la justice gabonaise pour qu’elle réussisse à “détacher les infractions des circonstances dans lesquelles les faits ont eu lieu”.

Au cours des violences, le gouvernement avait fait état de trois morts. Une partie de l’opposition et de la société civile affirme avoir identifié une trentaine de morts et parle de disparus.

Petit pays pétrolier d’Afrique centrale, le Gabon est dirigé depuis 2009 par Ali Bongo Ondimba, qui se remet actuellement d’un accident vasculaire cérébral survenu fin octobre 2018.

Il avait succédé à son père, Omar Bongo Ondimba, qui était arrivé au pouvoir en 1967.

Avec AFP/VOA

 

 

Centrafrique: le FMI approuve le décaissement de 31,7 millions $ au titre de la FEC

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La Directrice générale du FMI et le ministre centrafricain des finances Henri Mari Dondra

 

La République centrafricaine bénéficiera d’un nouveau financement de 31,7 millions $ de la part du FMI pour financer son programme réformes. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié cette semaine.

Le nouveau financement constitue la dernière tranche d’une Facilité élargie de crédit (FEC) accordée au pays en 2016 pour un montant initial de 115,97 millions $, avant d’être augmenté deux fois pour atteindre 185,56 millions $. Il vise à rétablir la stabilité économique du pays, réduire la vulnérabilité budgétaire et améliorer la gestion des finances publiques.

D’après les responsables du FMI, les résultats obtenus par la République Centrafricaine dans le cadre de l’accord FEC ont été satisfaisants malgré une situation sécuritaire et humanitaire difficile.

« Les réformes structurelles ont avancé, notamment en ce qui concerne le renforcement du compte unique du Trésor, la rationalisation des taxes parabudgétaires et l’amélioration de la transparence.», a indiqué l’institution tout en appelant les autorités à poursuivre lesdites réformes.

Et d’ajouter : « l’accord de paix récemment conclu par le gouvernement et les 14 groupes armés, pourrait constituer une étape cruciale vers la fin de la crise en cours ».

Moutiou Adjibi Nourou

Agence Ecofin

Centrafrique : Après ‘’Le Requin’’, Touadera crée « Talitha Koum » pour traquer « E Zingo Biani ».

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Pickup du cortège présidentiel au centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews

 

 

Il y a quelques semaines, nous annoncions la création d’un mouvement au sein de la galaxie présidentielle, ‘’Les Requins’’ – ce mouvement qui finalement a donné du fil á retordre á la série de meeting de la coalition de la Société civile et de l’opposition démocratique dénommée ‘’Front uni, E Zingo Biani’’.

 

Les Requins ne se sont plus cachés pour se présenter comme une milice qui saborderait toute action jugée par eux, ‘’nocive’’ pour les actions menées par le Président de la République.

Sur la même ligne, une nouvelle Plateforme vient de naitre : ‘’Talitha Koum Centrafrique’’ (Lève-toi Centrafrique). C’est en faveur d’une première déclaration rendue publique, ce mardi 2 juillet que cette nouvelle organisation s’est dévoilée, car sa déclaration ne cache en rien la traque de ceux qui contredisent Touadera.

Justement entre les lignes de cette première déclaration dont la Rédaction a eu copie, les leaders du mouvement ‘’E Zingo Biani’’ ont été critiqués pour avoir sonné un autre son de cloche que ce qui raisonne du haut du palais de la renaissance et ses environs. ‘’Les protagonistes de cette plateforme de malfaiteurs, ennemies de la démocratie et chantres du tout chaos sont bien connus et d’ailleurs, le peuple centrafricain n’attend que le moment propice pour leur servir en retour, l’ingratitude et tout le malheur dont ils sont á l’origine et qui a plongé la RCA dans cette crise qu’ils veulent á tout prix entretenir et pérenniser, car elle leur sert de vache á lait et de fonds de commerce’’, note-t-on dans la déclaration.

Au fait, au fil du texte de ‘’Talitha Koum Centrafrique’’, l’on y découvre une liste nommée des leaders du mouvement ‘’E Zingo Biani’’ avec un petit récit de page sombre de chacun. Par exemple, l’ex-président du CNT, Alexandre Nguendet taxé d’être ‘’l’auteur intellectuel’’ de la dernière crise en RCA pour avoir organisé la première marche de soutien á la Séléka; Jean Serge Bokassa qui aurait des ‘’ambitions démesurées’’ pour le pouvoir; Gervais Lakosso, un leader de la société civile qui roulerait plutôt pour le compte de l’opposition démocratique; l’ex PAN Abdou Karim Meckassoua accusé d’être ‘’mercenaire nigérian et gangster’’ qui aurait était á la manœuvre pour les coups d’État successifs contre les régimes Patassé et Bozizé, puis avec une visée sur le régime Touadera;  le leader de l’opposition Anicet Georges Dologuélé; Dominique Yandoka et le syndicaliste Firmin Zohponguélé…

Cette nouvelle organisation de soutien á Touadera entend, á travers la déclaration susmentionnée ‘’présenter le visage de ceux qui manipulent l’opinion dans le but d’empêcher le président Touadera d’aboutir dans sa politique courageuse de recherche de la paix et de l’unité nationale en Centrafrique’’.

A suivre, surtout sur les ambitions de cette nouvelle organisation de soutien á Touadera.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : les FACA incorporent les nouvelles recrues

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Les 204 soldats et officiers FACA dans un camp de formation dans le désert au nord du Soudan lors de leur formation par des Mercenaires russes. Crédit photo : CNC

 

 

C’est l’effervescence, nous rapporte notre correspondant spécial, au Centre de Formation de Bouar, où près de cinq-cent (500) recrues viennent d’être incorporés, sous l’œil vigilant de leurs instructeurs, vétérans chevronnés des Forces Armées centrafricaines (FACA).

 

Les jeunes recrues débarquent vivement des camions, avec enthousiasme, et obéissent avec la flamme de la jeunesse aux ordres des instructeurs qui jaillissent comme le tonnerre qui grondent, à la saison des pluies. Ne dites plus les classes, mais la Formation Elémentaire Toutes Armes, la FETTA comme disent les militaires, qui commence pour les jeunes soldats incorporés. Le sergent Aristide, un grand gaillard impressionnant, nous raconte : « Nous sommes fins prêts pour faire des jeunes civils qui nous sont confiés, des soldats opérationnels dévoués au service des compatriotes. Nous les instructeurs, nous avons bénéficié des conseils et de l’appui de nos camarades européens de l’EUTM. Ici, à Bouar, nous avons l’aide de soldats français qui ont déjà accompli de nombreuses campagnes. Tous, Français, Portugais, Espagnols et tous les autres, sont d’excellents professionnels et c’est à nous, à présent, avec leur appui, de former nos nouvelles recrues. C’est un grand honneur et une grande fierté. » Les instructeurs centrafricains ont, en effet, été sélectionnés pour suivre des stages de monitorat dispensés par la mission d’assistance militaire de l’Union Européenne, l’EUTM, qui leur permet, à leur tour, de transmettre le flambeau aux recrues.

Le même spectacle peut s’admirer au camp Kassaï, à Bangui, où sont appelés cinq-cents (500) autres recrues. En tout, plus de mille (1000) nouveaux soldats ont rejoint les rangs des FACA, pour suivre une instruction opérationnelle élémentaire qui les formera au rude métier de soldat et à ses hautes exigences éthiques, pendant quatre (4) mois intensifs.

Ainsi se reconstruit, avec l’aide des partenaires européens, l’armée républicaine, “pluri-ethnique” et professionnelle que les fils et filles de Centrafrique attendent et qui, comme le Phénix de la légende, renaît aujourd’hui de ses cendres.

 

Copyright2019CNC

Aristide Briand REBOAS vient d’annoncer la sortie prochaine de son ouvrage intitulé ” Agir pour sauver la République Centrafricaine” aux éditions de l’Harmattan.

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Monsieur Aristide Briand Reboas, l’auteur du livre “Agir pour sauver la RCA”. Photo courtoisie.

 

Agir pour sauver la République centrafricaine

Ce livre propose un diagnostic de l’état de la République centrafricaine, les diverses raisons de la crise et les responsabilités de tous les protagonistes. S’inspirant du mouvement SAEMAUL qui a permis à la Corée du Sud de sortir de la misère et de prospérer au point de compter désormais parmi les grandes puissances mondiales, l’auteur propose des solutions pour permettre au pays de retrouver la place qui était la sienne dans le concert des nations démocratiques. Il s’agit de redonner confiance au peuple, de compter sur son implication et sa responsabilisation, de préconiser l’esprit de travail coopératif afin d’améliorer les rendements dans tous les secteurs d’activité, de favoriser l’esprit de solidarité et l’esprit démocratique nécessaires au vivreensemble dans la paix et la concorde. Ce livre est un plaidoyer pour l’avenir du pays.

Aristide Briand Reboas, diplômé du Centre d’études diplomatiques de Paris et de l’École des hautes études internationales, a été directeur du renseignement de la République de Centrafrique, puis a travaillé à la défense des droits de l’homme pour l’Union africaine.

Centre de perfectionnement pour diplomates, fonctionnaires internationaux, attachés de défense et dirigeants, le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS), organisme doté du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, a formé, depuis 1985, des responsables et des hauts dirigeants de plus de cent vingt nationalités.

Soudan: la contestation appelle à la désobéissance civile le 14 juillet

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Centrafrique.com/soudan-la-contestation-appelle-a-la-desobeissance-civile-le-14-juillet/les-manifestants-soudanais-se-rejouissent-apres-un-accord-conclu-avec-le-conseil-militaire-pour-former-une-transition-de-trois-ans-en-vue-de-transferer-2/” rel=”attachment wp-att-29868 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Le principal mouvement de la contestation au Soudan a appelé lundi à la désobéissance civile le 14 juillet dans tout le pays, au lendemain de manifestations de masse pour faire pression sur les généraux au pouvoir

 

Dans leur bras de fer avec le Conseil militaire de transition, qui tient les rênes du pays depuis la destitution en avril du président Omar el-Béchir, le principal mouvement de la contestation avait organisé du 9 au 11 juin une campagne de désobéissance civile qui avait quasiment paralysé Khartoum.

“Le dimanche 14 juillet, désobéissance civile et grève politique totale dans tous les secteurs professionnels (…) dans la capitale et dans toutes les provinces”, a annoncé dans un communiqué l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Le 13 juillet sera organisé une manifestation pour commémorer la dispersion d’un sit-in de manifestants installés devant le QG de l’armée à Khartoum quarante jours plus tôt, le 3 juin, qui a fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international.

Ce dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont déjà manifesté à travers le pays pour que le Conseil militaire remette le pouvoir aux civils.

Dix personnes ont été tuées et plus de 180 blessées dans les violences en marge des rassemblements, selon des bilans de la police et du ministère de la Santé cités par l’agence officielle Suna.

– “Violence excessive” –

A Omdourman, ville voisine de Khartoum qui a connu dimanche une mobilisation particulièrement forte, un petit attroupement s’est fait lundi matin autour de trois cadavres qui venaient d’être découverts, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des dizaines de personnes ont scandé “à bas, à bas” les militaires –un slogan utilisé depuis décembre pour réclamer l’éviction de M. Béchir et aujourd’hui du Conseil militaire– avant d’être dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes lancés par la police.

Les trois corps affichaient des traces de “tortures”, selon un comité de médecins proche de la contestation.

La découverte porte à 136 le nombre de victimes de la répression depuis la dispersion du sit-in, qui avait fait à lui seul une centaine de morts selon un comité de médecins proche de la contestation. Les autorités comptent pour leur part 71 morts depuis le 3 juin.

L’ampleur de la mobilisation dimanche a démontré que le mouvement de contestation a gardé intacte sa capacité à rallier la population, malgré un blocage d’Internet en vigueur depuis près d’un mois et un important dispositif sécuritaire.

Les manifestants ont affronté des tirs de gaz lacrymogènes, alors qu’ils marchaient sur le Palais présidentiel où siège le Conseil militaire.

Des échauffourées ont eu lieu à environ 700 mètres du Palais où au moins 25 véhicules des paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) sont arrivés en renfort, selon un journaliste de l’AFP.

“Le Conseil militaire est entièrement responsable pour ces vies (perdues) et ces blessés”, a asséné Mohammed Naji al-Assam dans une vidéo postée dimanche soir sur Facebook par son mouvement, l’Association des professionnels soudanais, acteur majeur de la contestation.

“Une nouvelle fois, comme à plusieurs reprises, les manifestants pacifiques soudanais ont été la cible d’une violence excessive, des tirs à balle réelle”, a ajouté le militant.

– “Retenue” –

Pour le Conseil militaire, les forces régulières ont fait preuve de “retenue” dimanche.

L’ALC “a violé ses engagements et incité les manifestants à se diriger vers le palais (présidentiel) et le QG de l’armée”, a dénoncé le général Jamal Omar, dans une vidéo postée par le Conseil sur Facebook.

L’ALC “porte l’entière responsabilité de ces violations et des victimes parmi les forces régulières et les citoyens”, a-t-il ajouté.

La contestation au Soudan a été déclenchée initialement par le triplement en décembre du prix du pain dans un pays pauvre à l’économie exsangue.

Les manifestations ont rapidement pris une tournure politique en réclamant l’éviction d’Omar el-Béchir, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis près de trois décennies.

Lundi, la France a déploré les violences de la veille, appelant les deux camps “à progresser de bonne foi dans les négociations et à aboutir au plus vite à la formation d’un gouvernement conduit par des civils”.

Depuis plusieurs jours, les chefs de la contestation et le Conseil militaire se disent ouverts à une reprise des négociations, à travers une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, pour dessiner les grandes lignes de la transition à venir.

Avec AFP/VOA

 

 

La Cédéao adopte formellement le nom d'”Eco” pour changer le CFA

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Les chefs d’Etats et de gouvernement de la Cédéao, réunis samedi à Abuja, ont adopté formellement le nom d’”Eco” pour le projet de monnaie unique en Afrique de l’Ouest dont ils souhaitent la création dès 2020.

 

“Eco a été adopté comme le nom de la monnaie unique de la Cédéao” (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), est-il écrit dans la déclaration finale de cette rencontre entre représentant des 15 pays membres de l’organisation.

Ce nom avait déjà été évoqué à l’occasion d’une rencontre du comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la zone mi-juin à Abidjan (Côte d’Ivoire), tout comme la date de 2020 pour le début de l’implantation.

 

Le communiqué final adopté samedi à Abuja “réaffirme l’approche graduée (pour l’adoption) de la monnaie unique en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence “inflation, déficit budgétaire, … déjà évoqués lors de rencontres préparatoires.

Le principe d’un régime de change flexible et une politique monétaire centrée sur la maîtrise de l’inflation ont également été formellement adoptés.

Discutée depuis une trentaine d’année, cette monnaie unique entre les 15 pays qui forment la Cédéao, dont huit utilisent le franc CFA, arrimé à l’euro selon une parité fixe garantie par la France, ancien colonisateur de la région est vue comme un pari risqué par nombre d’analystes, mais serait un symbole politique fort.

 

AFP/VOA

Nigeria: les populations protestent contre une milice anti-Boko Haram 

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À Maiduguri dans l’État de Borno, les populations ne se retrouvent plus dans les soi-disant actions de sécurité de la Civilian Joint Task Force (CJTF).

À Maiduguri dans l’État de Borno (Nigeria), les populations ne se retrouvent plus dans les actions de sécurité supposées de la milice anti-Boko Haram la “Civilian Joint Task Force (CJTF)” ou “Force d’intervention civile conjointe”.

Et pour cause, ils étaient plus de 2000 manifestants à descendre dans les rues de la capitale de l’État du Borno pour dire non à cette milice, qui selon eux, est à la base des exactions commises dans la ville.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le meurtre d’un conducteur de pousse-pousse. Les populations ont jugé cet acte inadmissible et ont décidé de manifester jusqu’à obtenir la dissolution de cette milice qui dit pourtant lutter contre les islamistes de Boko Haram.

De leur côté, les membres de la Force d’intervention civile conjointe se défendent. Ils indiquent avoir été plutôt alertés par la fuite du conducteur. Selon eux, il s’agirait d’un membre du groupe terroriste Boko Haram.

 

Silence des autorités nigérianes

Toutefois, la protestation des populations à Maiduguri amène à se poser des questions sur la légitimité de cette milice anti-Boko Haram. Celle-ci dit vouloir œuvrer pour la sécurité et lutter contre le terrorisme. Les populations locales pour leur part ne veulent plus en entendre parler.

Le silence des autorités nigérianes est lui aussi assimilé à une sorte de complicité. Une situation qui pourrait bien profiter aux islamistes de Boko Haram, comme le témoignent leurs attaques samedi soir dans le village de Gamurari, situé à environ 90 kilomètres de Maiduguri. Bilan : quatre morts et de nombreux dégâts dûs à des  actes de pillages.

Pour l’heure, les populations sont dans les rues avec l’intention de contrer les actions de cette milice. Y arriveront-elles ?

 

Par Epiphane Adadja

Avec DW

Après le carburant et l’électricité, le Zimbabwe aussi en panne de passeports

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Les membres nouvellement élus du Parlement du Zimbabwe se préparent à prêter serment lors d’une cérémonie d’assermentation à Harare le 5 septembre 2018.

Après le carburant et l’électricité, le Zimbabwe aussi en panne de passeports

 

 

 

Les Zimbabwéens fatigués de la crise qui ravage leur pays vont devoir s’armer de patience, ils ne sont pas prêts de pouvoir choisir l’exil. Sans moyens, leurs autorités sont incapables de délivrer le moindre passeport, sauf à de rares privilégiés.

Dep

uis un an, les demandes de passeports ne sont plus satisfaites qu’au compte-gouttes, reconnaissent eux-mêmes les services chargés de les émettre, la faute au manque de devises étrangères nécessaires pour acheter le papier et les équipements indispensables à leur fabrication.

“Début juin, les demandeurs étaient priés de revenir à la fin 2020”, a confirmé lundi sous couvert de l’anonymat à l’AFP un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur.

Ajoutée à l’inflation galopante, à la dépréciation de la pseudo-monnaie locale, aux pénuries de produits de base et autres coupures d’électricité, cette énième faillite de l’Etat zimbabwéen ajoute à la colère de nombreux citoyens.

Ainsi Isheanesu Mpofu, 23 ans, au chômage malgré son diplôme universitaire. Il a déposé sa demande de passeport en novembre dernier et atteint toujours son sésame pour l’étranger.

“Je suis revenu début juin pour vérifier l’évolution de ma demande, on m’a dit de revenir en août”, s’est emporté le jeune homme, qui souhaite rendre visite à sa famille exilée. “C’est quand même mon droit d’avoir un passeport pour voyager quand bon me semble, non ?”, s’est-il exclamé.

Faute de statistique officielle, on estime de 1 à 3 millions le nombre de Zimbabwéens qui ont fui la crise sévissant dans leur pays depuis le début des années 2000 pour s’établir, souvent illégalement, en Afrique du Sud voisine.

Malgré ses promesses répétées, le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à l’autocrate Robert Mugabe, ne parvient pas à relancer l’économie du pays.

Le mois dernier, M. Mnangagwa a été contraint de reconnaître publiquement la gravité de cette “crise des passeports”.

Mais il en a rendu aussitôt responsables les entreprises qui fournissent le matériel. “Ils ont dit qu’ils n’imprimeraient plus de passeports parce qu’on leur doit de l’argent”, s’est-il offusqué en affirmant que l’Etat avait payé sa dette.

En avril, le ministre de l’Intérieur, Cain Mathema, s’était fait fort de résorber les demandes en attente – 280.000 quand même – en produisant “jusqu’à 8.000 passeports par jour”.

Trois mois plus tard il n’en est rien. De l’avis d’un de ses fonctionnaires, il n’en sort quotidiennement pas plus… d’une petite dizaine.

“On pourrait rapidement rattraper notre retard, mais nos machines sont toujours à l’arrêt”, a-t-il confié à l’AFP.

 

AFP/VOA

Centrafrique / FMI : Touadera, Dondra successtory.    

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Bangui (République centrafricaine) – un programme entier achevé, le ministre des Finances  Henri Marie Dondra ne cessera jamais d’étonner les Centrafricains.  

 

En s’alliant avec Touadera, cet homme aura déjoué tous les pronostics à son sujet.  Pour la première fois en RCA, un programme complet contenant 6 revues vient d’être conclu.  De fait l’homme devient ainsi le seul ministre centrafricain des Finances ayant conclu un programme entier en 3 ans avec le Fonds Monétaire international (FMI) .

Réputé intègre, travailleur fidèle au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Cet aristocrate centrafricain force l’admiration de tout le monde.  Passer 6 revues successives avec le Fonds monétaire international n’est pas chose facile avec un État fragile comme la République centrafricaine.

On peut critiquer ne pas aimer Touadera,  Ngrebada ou encore Dondra le musicien argentier, mais il faut admettre que seul le résultat compte.  La République centrafricaine a un bon ministre des Finances.  Cependant un bon ministre des finances avec des résultats élogieux ne suffit pas.

La croissance économique, la situation sécuritaire et l’amélioration de vies des Centrafricains ne s’améliorent pas encore au rythme que la population aurait voulu.

Certaines mauvaises langues disaient que Dondra allait être candidat aux prochaines élections présidentielles alors que ses proches affirment que l’homme est fidèle au président Touadera.

Pourvu que l’alliance dure.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Ali Darassa prochain maire de Bambari ?

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Ali Darassa, ministre-Conseiller du Premier ministre Firmin Ngrebada. CopyrightDR

 

 

Bambari (République centrafricaine) – En tout cas c’est la dernière option envisagée par les cadres de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), deuxième faction la plus importante de l’ex-coalition Seleka  dirigée par Ali Darassa.

 

En effet, selon des sources concordantes recoupées au sein de l’UPC, le chef rebelle Ali Darassa n’a pas apprécié son éviction de Bambari, deuxième grande ville de la République centrafricaine par les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Et il compte y revenir prochainement. Pour y parvenir, plusieurs options ont été envisagées par l’UPC, entre autres le passage en force ou sa nomination comme Président de la délégation spéciale de la ville de Bambari.

Même si l’option militaire n’a pas été prise au sérieux par les cadres dudit mouvement rebelle qui doutent de son efficacité, Ali Darassa quant à lui multiplie des réunions clandestines à Bambari avec des mercenaires tchadiens et soudanais dont on ignore la teneur.

En outre, pour sa nomination au poste de Maire de Bambari, des démarches vont être entreprises auprès du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour que le décret de sa nomination comme ministre délégué et conseiller du Premier ministre soit abrogé au profit de celui du Maire de Bambari.

« Comme vous le savez, depuis la nomination d’Ali Darassa comme ministre-Conseiller à la Primature il y’a quelques mois, il n’a pas pris ses fonctions comme la loi le prévoit. Pour compenser ce vide juridique, il est préférable qu’on le nomme Maire de Bambari, une ville qu’il connaît bien afin qu’il contribue efficacement au retour définitif de la paix dans la région d’Ouaka et ses environs », explique un cadre de l’UPC contacté par CNC.

À Bangui, aucun commentaire n’a été fait sur ce point.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : grève des employés de SATOM Bouar, des manœuvres d’intimidation se multiplient.

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Bouar-des-manoeuvres-dintimidation-se-multiplient/greve-des-employes-de-satom-a-bouar-le-20-juin-2019-credit-photo-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-29830 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/grève-des-employés-de-Satom-à-Bouar-le-20-juin-2019.-Crédit-photo-CNC-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />
Grève des employés de SOGEA-SATOM BOUAR le 20 juin 2019. Copyright2019CNC.

 

Bouar (République centrafricaine) – Les employés de la société SOGEA-SATOM de Bouar se disent intimidés puis harcelés au lendemain de leur grève organisée le jeudi 20 juin dernier.

 

Alors que plusieurs voix de ses collègues s’élèvent pour demander son départ pur et simple, le chef de sécurité de SOGEA-SATOM de Bouar monsieur Gildas N., est accusé à nouveau d’avoir orchestré de diverses manœuvres tendant à intimider ses collègues qui ont organisé le 20 juin dernier une grève pour revendiquer une meilleure condition de leur travail qu’ils jugent précaire.

Rappelons qu’en janvier 2019, ce sont ces mêmes employés de SOGEA-SATOM qui s’est mis en grève illimitée pour demander le limogeage de Monsieur Gildas N. de son poste du chef de sécurité en raison des jeux troubles qu’ils auraient orchestrés contre ses collègues de SOGEA-SATOM.

Au moment où les travaux de bitumage Baoro-Bouar entrepris par SOGEA-SATOM peinent à respecter son délai d’exécution prévu dans le cahier de charge, on apprend ce week-end que le chef de sécurité Monsieur Gildas N., en complicité avec le pompiste de ladite société, aurait été pris en flagrant délit de trafic du carburant de SOGEA-SATOM qu’il aurait transporté dans son véhicule pour aller vendre sur le marché noir à Bangui.

Finalement, les centrafricains se demandent à quand la fin des travaux de bitumage du tronçon Baoro-Bouar ?

Alors que ce dimanche 1 juillet 2019, la presse présidentielle a indiqué que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a présidé une réunion avec les cadres du ministère des Finances, du ministère des Travaux publics et des représentants de la société SOGEA-SATOM et de la Banque mondiale afin de tenter d’identifier les raisons du blocage de ces travaux de route Baoro-Bouar, le ministre des Travaux publics monsieur Guismala HAMZA, pour sa part mentionne que la société SOGEA-SATOM n’a qu’à 18% de la réalisation de ces travaux alors qu’elle a déjà encaissé 58% des fonds alloués pour ceux-ci.

 

Copyright2019CNC.

Soudan: sept morts lors de manifestations massives

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Sept personnes ont été tuées dimanche au Soudan lors de manifestations massives pour réclamer aux militaires un transfert du pouvoir aux civils,

selon l’agence de presse officielle, la contestation ayant réussi le pari de la mobilisation malgré le déploiement des forces de l’ordre.

Les rassemblements de dimanche sont les plus importants depuis la dispersion le 3 juin d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée dans la capitale, un drame qui avait fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international. En prévision des manifestations, plusieurs pays et des ONG avaient appelé à la retenue.

 

La police a tiré des gaz lacrymogènes sur des centaines de manifestants, arrivés à environ 700 mètres du palais présidentiel, lesquels répondaient à un appel d’un mouvement de la contestation à marcher vers cet endroit symbolique, selon un correspondant de l’AFP.

Au moins 25 véhicules des redoutés paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) étaient arrivés en renfort, d’après lui.

C’est au palais présidentiel que siège le Conseil militaire de transition, à la tête du pays depuis la destitution en avril du président Omar el-Béchir après des mois de manifestations monstres.

 

 “Dictature militaire” –

Citant le ministère de la Santé, l’agence de presse officielle Suna a fait état de sept morts et 181 blessés, dont 27 par balles, dans les manifestations de dimanche, sans détailler les circonstances des décès.

L’agence a ajouté que dix membres des forces régulières ont été blessés, dont trois paramilitaires des RSF touchés par balle.

Auparavant, un comité de médecins proche de la contestation avait fait état de cinq morts dans le pays. “Il y a également de nombreux blessés graves touchés par les balles des milices du Conseil militaire”, d’après la même source.

Le numéro deux du Conseil a affirmé de son côté que des “snipers” avaient tiré près d’un hôpital militaire d’Omdourman.

“Ils ont tiré sur trois paramilitaires des RSF et sur peut-être cinq ou six citoyens”, a dit le général Mohammed Hamdan Daglo, lors d’une allocution retransmise à la télévision publique.

Aux cris de “Pouvoir civil, pouvoir civil”, les Soudanais avaient manifesté plus tôt dans plusieurs villes, à l’appel de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Brandissant des drapeaux soudanais et faisant le signe de la victoire, hommes et femmes ont envahi les avenues de la capitale, scandant leurs slogans au rythme des applaudissements et des klaxons des automobilistes.

“Nous voulons un Etat civil qui garantisse notre liberté. Nous voulons en finir avec la dictature militaire”, a déclaré une manifestante, Zeinab, 23 ans.

“Personne n’a donné un mandat au Conseil militaire”, a lancé un manifestant qui n’a pas voulu donner son nom.

A Khartoum et dans les villes d’Omdourman, de Port-Soudan, d’Al-obeid, de Madani, de Kassala et de Khasma el-Girbade, les manifestants ont scandé des slogans révolutionnaires, selon les témoins.

L’Association des professionnels soudanais (SPA), un important mouvement de la contestation, a parlé d’une “mobilisation massive sans précédent”.

La mobilisation de dimanche est d’autant plus impressionnante que le Conseil militaire bloque depuis des semaines l’accès à internet, outil stratégique pour rallier dès le début du mouvement de contestation inédit en décembre 2018.

En prévision des rassemblements, les paramilitaires des RSF avaient été déployés sur plusieurs places de Khartoum, à bord de leurs pick-ups chargés de mitrailleuses.

– Gaz lacrymogènes –

Les forces de sécurité ont également fait usage de lacrymogènes à Gadaref (est).

La contestation a été déclenchée initialement par le triplement du prix du pain dans un pays pauvre à l’économie exsangue.

Les manifestations ont rapidement pris une tournure politique en réclamant l’éviction du général Béchir, qui dirigeait le pays d’une main de fer pendant près de trois décennies.

Epicentre de la contestation, le sit-in devant le QG de l’armée, entamé le 6 avril, a été dispersé dans le sang environ deux mois plus tard.

Au moins 128 personnes ont péri dans la dispersion du sit-in et la dispersion qui a suivi les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation. Les autorités ont fait état de 61 morts.

Les RSF ont été accusées par les manifestants, des ONG et des experts, d’être à l’origine de cette dispersion.

Dernièrement, les protestataires s’étaient contentés de petits rassemblements à Khartoum, parfois dispersés par les forces de sécurité.

Malgré le bras de fer, les chefs de la contestation et le Conseil militaire se disent ouverts à une reprise des négociations, à travers une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, pour dessiner les grandes lignes de la transition à venir.

 

Avec AFP/VOA

 

Envoyé de mon iPhone

 

Togo: peu d’engouement pour les premières municipales depuis 32 ans

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Les Togolais ont voté dimanche pour élire leurs maires lors des premières élections municipales depuis 32 ans, boycottées par un important parti de l’opposition et marquées par une faible participation dans la capitale.

Plus de 3,4 millions d’électeurs étaient appelés à voter jusqu’à 16h00 (16h00 GMT), mais dans les bureaux de vote de Lomé visités par l’AFP, les taux d’abstention se situaient en moyenne autour des 75%.

“La participation est faible à Lomé (capitale traditionnellement acquise à l’opposition, ndlr), parce que certains jeunes de l’opposition ne sont pas sortis, ils ne savent pas pour qui voter, les leaders étant divisés”, estime Évariste Gangigla, responsable d’un bureau de vote de Lomé pour la Commission électorale Nationale Indépendante.

Le décompte avait commencé dimanche soir, parfois sans électricité et à la lumière des téléphones portables, a constaté un journaliste de l’AFP.

Aucune date n’a été communiquée pour l’instant pour l’annonce des résultats.

Dans la matinée, le président Faure Gnassingbé avait “exhorté” les Togolais à “participer massivement, pour un choix libre”, aux premières élections municipales depuis 1987, soulignant qu’elles marquaient “une avancée majeure dans l’enracinement de la démocratie”.

Le président Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005, et dont la famille dirige ce petit pays d’Afrique de l’Ouest depuis plus 50 ans, a voté dans un bureau de Pya, sa région d’origine, à environ 420 kilomètres de Lomé.

Le vote s’est déroulé dans le calme, sans incident majeur, mais sans grand engouement, a pu constater un journaliste de l’AFP.

“Je suis venue accomplir mon devoir civique. Je ne souhaite que deux choses pour ce pays: la paix et le changement”, a déclaré Kayi Sassou, une septuagénaire, la première personne à glisser le bulletin dans l’urne dans son bureau de vote de la capitale.

1.527 conseillers municipaux devaient être élus dans 117 communes pour un mandat de 6 ans, renouvelable deux fois, parmi les 569 listes de partis politiques et d’indépendants retenues par la Cour Suprême pour se présenter à ces élections municipales, les premières depuis 1987.

Les mairies sont actuellement dirigées par des présidents de délégation spéciale, nommés par le président de la République.

“Notre pays fait un grand pas. Désormais nous aurons des répondants dans notre quartier à qui exprimer nos besoins”, se réjouit Issouf Moudji, un électeur rencontré par l’AFP.

– Ordre dispersé –

A l’exception notable du Parti national panafricain (PNP), important parti dont le bastion se trouve dans le centre-nord du pays, tous les principaux partis politiques de l’opposition ont pris part à ces élections.

Le PNP, dont le leader Tikpi Atchadam vit en exil, exige la libération de ses militants détenus, dont trois responsables écroués depuis mi-avril à la suite de manifestations contre le pouvoir le 13 avril.

Il faisait partie de la coalition formée à l’été 2017. Des dizaines de milliers de personnes avaient ensuite manifesté à Lomé et dans d’autres villes pour demander, notamment, la démission de Faure Gnassingbé.

Cette mobilisation exceptionnelle a perdu en intensité au fil des mois. Plusieurs partis ont claqué la porte de la coalition et se sont présentés en ordre dispersé aux élections locales.

Les principaux partis politiques de l’opposition, qui avaient boycotté les élections législatives de décembre 2018 et n’ont plus aucune représentation au Parlement, espèrent asseoir leur présence locale à travers ce scrutin.

L’Alliance Nationale pour le Changement, parti historique d’opposition, a toutefois regretté un “cafouillage et l’impréparation” des élections alors que deux bureaux de vote ont dû annoncer un report du scrutin.

Son porte-parole Eric Dupuy a également fait état d’un “bourrage d’urnes à Baguida Centre avant le début du vote”. “Avec la détermination des populations, les bulletins ont finalement été brûlés”, a-t-il affirmé.

Les principales associations de la société civile -l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), la Concertation de la société civile au Togo (CNSC-Togo) et la Commission épiscopale nationale justice et paix (CEJP)- n’ont pas pu observer le scrutin, faute d’avoir reçu leurs accréditations.

 

Avec AFP/VOA

 

Le candidat du pouvoir proclamé élu au premier tour en Mauritanie

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Le candidat du pouvoir, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, a été proclamé lundi élu au premier tour président de Mauritanie par le Conseil constitutionnel, qui a rejeté les recours de ses adversaires de l’opposition pour “insuffisance de preuves”.

Avec 52% des suffrages exprimés, M. Ghazouani a “recueilli la majorité absolue” au premier tour le 22 juin, selon la décision lue par un des neuf membres du Conseil.

Il succédera le 2 août à Mohamed Ould Abdel Aziz, pour la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d’Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir avant son élection en 2009. Il ne pouvait se représenter après deux mandats.

Il devance quatre opposants, dont le militant antiesclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,59%), l’ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%) et le journaliste Baba Hamidou Kane (8,7%), soit des résultats quasi identiques à ceux annoncés le 23 juin par la Commission nationale électorale indépendante (Céni).

Selon le président du Conseil constitutionnel, Bathia Mamadou Diallo, “le système électoral en Mauritanie s’est beaucoup amélioré” et “s’améliore à chaque élection”. Ces résultats ont été établis sur la base des procès-verbaux transmis au Conseil par “des magistrats assermentés”, a-t-il souligné.

Plusieurs véhicules militaires stationnent aux abords du Conseil depuis la transmission des résultats par la Céni.

Quelques heures auparavant, les quatre candidats de l’opposition, dont plusieurs avaient saisi le Conseil pour réclamer l’annulation du vote, avaient exposé des “fraudes” rendant selon eux impossible une victoire au premier tour de M. Ghazouani.

“Après vérification par nos techniciens électoraux qui ont travaillé sur 455 bureaux de vote (sur un total de 3.861, NDLR) où il a réalisé 100% et plus, le candidat Ghazouani ne pouvait pas avoir plus de 41%”, a affirmé M. Ould Abeid lors d’une conférence de presse dimanche soir avec les trois autres candidats de l’opposition.

“Tous ces bureaux sont situés dans des zones reculées, logés chez des dignitaires du régime contrairement à la loi, loin de toute possibilité de contrôle, totalisant plus de 9.800 voix, soit 10% du vote global”, a-t-il ajouté estimant que M. Ghazouani ne pouvait obtenir “dans le meilleur des cas que 48,5 %”.

– “Maturité politique” –

Cette conférence de presse s’est tenue à son siège de campagne qui comme celui de ses collègues, a été rouvert en dépit de l’annonce de sa fermeture par la police la semaine dernière.

“Le Conseil constitutionnel a le droit et le devoir de vérifier par ses propres moyens, en dehors même de ce que nous lui soumettons”, a affirmé pour sa part M. Ould Boubacar.

Les candidats de l’opposition ont de nouveau dénoncé la “répression” de cette contestation électorale, visant selon eux la communauté afro-mauritanienne, après les heurts qui ont éclaté dès le lendemain du scrutin.

Ils ont appelé le régime à “démilitariser” les quartiers de la banlieue de Nouakchott où des forces de sécurité ont été déployées depuis les incidents et à libérer leurs sympathisants arrêtés.

La société mauritanienne est marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d’esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d’ethnies subsahariennes.

Les autorités n’ont fourni aucune estimation du nombre de personnes arrêtées, plusieurs centaines, selon l’opposition, mais ont fait état mardi d’une centaine de ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne voisins, notamment sénégalais et maliens, détenus.

  1. Ghazouani, qui a déjà reçu les félicitations de plusieurs pays (France, Maroc, Algérie, Mali, Arabie saoudite…), a lui salué vendredi soir le peuple mauritanien “pour sa maturité politique et l’enracinement du pluralisme démocratique et du dialogue” durant le processus électoral.
  2. Ould Abdel Aziz a stabilisé la Mauritanie, frappée dans les années 2000 par des attentats djihadistes et des enlèvements d’étrangers, en menant une politique volontariste : remise sur pied de l’armée, surveillance accrue du territoire et développement des zones reculées.

Mais les critiques se focalisent sur la persistance de profondes inégalités sociales et dénoncent des atteintes aux libertés publiques.

 

Avec AFP/VOA

Centrafrique : la famille de Youssouf Alhaji  écrouée à Gbokologbo par Ali Darassa

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019. CopyrightDR.

 

Bambari (République centrafricaine) – Le grand-frère du transporteur Alhaji Youssouf a été arrêté le mardi 25 juin dernier et transféré à la prison de Gbokologbo par les éléments de la brigade mixte de l’UPC dirigée par Ali Darassa.

 

L’information, qui a été confirmée par l’homme d’affaires Alhaji Youssouf, fait état de l’arrestation de membre de sa famille à Bambari par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

D’après les informations recoupées auprès des proches parents de ce dernier, celui-ci aurait refusé de s’acquitter des taxes de l’UPC relatives aux activités de transport de ses camions qui faisaient les navettes entre Bambari et Bangui.

Alors que le chef de bande Ali Darassa avait sommé l’homme d’affaires Youssouf à éponger sa dette sans délai, une dizaine de ses éléments se sont rendus à son domicile de Bambari pour le ramener à la brigade. Heureusement, l’homme d’affaires ne se trouve pas sur place. Afin de le contraindre à se présenter, les rebelles ont fait embarquer son grand-frère pour le mettre en détention dans les locaux de la brigade mixte à Bambari. Il a finalement été transféré depuis la semaine dernière au village Gbokologbo, à quelque 80 kilomètres de Bambari où réside actuellement le chef rebelle Ali Darassa.

Ce dernier, qui ne cesse de harceler les commerçants de l’Ouaka, multiplie ces derniers temps des aller-retour entre son village Gbokologbo et la ville de Bambari dans le but de percevoir lui-même les taxes de l’UPC imposées sur les produits et services en transit dans l’Ouaka.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa avait été nommé à la suite de la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier Ministre-Conseiller à la primature et commandant en chef des FACA de la région du centre. Selon plusieurs experts, les différentes taxes perçues illégalement par son mouvement lui rapportent entre 1 et 2 milliards de francs CFA par années. On voit mal comment il pourrait s’en passer d’une importante somme d’argent pour un maigre poste de conseiller à la primature.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : la famille de Youssouf Alhaji mise en détention par Ali Darassa à Gbokologbo.

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019. CopyrightDR.

 

 

Bambari (République centrafricqaine) – Le grand-frère du transporteur Alhaji Youssouf a été arrêté le mardi 25 juin dernier et transféré à la prison de Gbokologbo par les éléments de la brigade mixte de l’UPC dirigée par Ali Darassa.

 

L’information, qui a été confirmée par l’homme d’affaires Alhaji Youssouf, fait état de l’arrestation de membre de sa famille à Bambari par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

D’après les informations recoupées auprès des proches parents de ce dernier, celui-ci aurait refusé de s’acquitter des taxes de l’UPC relatives aux activités de transport de ses camions qui faisaient les navettes entre Bambari et Bangui.

Alors que le chef de bande Ali Darassa avait sommé l’homme d’affaires Youssouf à éponger sa dette sans délai, une dizaine de ses éléments se sont rendus à son domicile de Bambari pour le ramener à la brigade. Heureusement, l’homme d’affaires ne se trouve pas sur place. Afin de le contraindre à se présenter, les rebelles ont fait embarquer son grand-frère pour le mettre en détention dans les locaux de la brigade mixte à Bambari. Il a finalement été transféré depuis la semaine dernière au village Gbokologbo, à quelque 80 kilomètres de Bambari où réside actuellement le chef rebelle Ali Darassa.

Ce dernier, qui ne cesse de harceler les commerçants de l’Ouaka, multiplie ces derniers temps des aller-retour entre son village Gbokologbo et la ville de Bambari dans le but de percevoir lui-même les taxes de l’UPC imposées sur les produits et services en transit dans l’Ouaka.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa avait été nommé à la suite de la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier Ministre-Conseiller à la primature et commandant en chef des FACA de la région du centre. Selon plusieurs experts, les différentes taxes perçues illégalement par son mouvement lui rapportent entre 1 et 2 milliards de francs CFA par années. On voit mal comment il pourrait s’en passer d’une importante somme d’argent pour un maigre poste de conseiller à la primature.

 

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Centrafrique : un mort après une partie de chasse à Alindao.

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Image d’illustration d’un milicien Anti-balaka centrafricain. CopyrightDR

 

Bambari (République centrafricaine) – Une partie de chasse a mal tourné ce vendredi 28 juin près de la sous-préfecture d’Alindao, située à 508 kilomètres de Bangui. L’un des chasseurs a été blessé par balle et perd la vie.

 

Il s’appelle Mathias Kpara, âgé de 29 ans,  ancien milicien Anti-balaka et chasseur de profession. Lors d’une partie de chasse organisée à 7 kilomètres d’Alindao, il s’est grièvement blessé accidentellement avec sa propre  arme artisanale.

À en croire  son frère Jean qui a participé lui aussi à la chasse cette nuit, l’accident est survenu au moment où son frère Mathias aurait appuyé sur la détente de son arme artisanale communément appelée « Ga na pointe » pour neutraliser un gibier qu’il aurait mis dans son viseur. Malheureusement pour lui, la munition de calibre double zéro n’a pas pu déclencher comme il faut. Elle s’est éclatée pour le toucher grièvement sur son bras.

Transportée par son frère Jean à la clinique médicale du Médecin Sans Frontière (MSF) à Bambari, la victime a finalement été imputée de son bras grièvement touché.

Dans la matinée du dimanche 30 juin, le jeune chasseur Mathias Kpara a malheureusement rendu son âme dans sa chambre de la clinique du MSF à Bambari.

Rappelons qu’à Alindao, dans la préfecture de la Ouaka, la chasse est interdite par les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique depuis plusieurs mois. Ce qui crée une rareté de la viande des gibiers sur le marché local. La décision de Monsieur Mathias et de son frère Jean d’organiser une partie de chasse est probablement liée à cette rareté de la viande de chasse dans le secteur.

 

Copyright2019CNC.

Cameroun / Centrafrique : signature d’accord tripartite pour le retour des réfugiés centrafricains

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Centrafrique.com/cameroun-centrafrique-signature-daccord-tripartite-pour-le-retour-des-refugies-centrafricains/des-refugies-centrafricains-regroupes-sur-un-site-a-lest-du-cameroun-par-le-hcr/” rel=”attachment wp-att-29801 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun. CopyrightHCR

 

Le Cameroun, la République Centrafricaine (RCA), et le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont signé samedi un accord tripartite chargé de fixer les modalités pratiques de retour volontaire des réfugiés centrafricains dans leur pays.

Cette signature fixe le cadre juridique permettant de s’assurer que les retours sont strictement volontaires. Selon Buti Kale, représentant du HCR en RCA, l’accord représente les standards légaux reconnus sur le plan international, régissant le rapatriement volontaire des réfugiés et auxquels les parties se sont entièrement engagées.

Pour le ministre camerounais de l’administration territoriale Paul Atanga Nji qui a représenté la partie camerounaise, cet accord traduit la volonté des autorités camerounaises de la protection des droits des réfugiés.

De source officielle, plus de 450 000 réfugiés centrafricains ont trouvé refuge au Cameroun. Beaucoup d’entre eux sont rassemblés dans le camp de Borgop dans la région camerounaise de l’Adamoua où ils reçoivent de l’assistance de plusieurs organisations internationales et du gouvernement camerounais.

 

Avec Xinhua.

Togo : après 32 ans, le pays organise des élections municipales

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Parmi les 11.400 candidats en lice, on retrouve beaucoup de jeunes et de femmes. Qu’est ce qui justifie cet engouement de la jeunesse autour de ces élections? Reportage.

 

La campagne électorale s’achève dans une belle ambiance festive. Souvent jeunes, les candidats drainent autour d’eux d’autres jeunes à qui ils adressent un message clair. “La jeunesse doit prendre son destin en main”, explique Frédérique Tchatchou, un des candidats.

“C’est la jeunesse et les femmes qui constituent la majorité de la population. Et c’est eux, la force vive. Donc nous travaillerons avec eux pour pouvoir réaliser nos plans de développement.”

 

Patrick Amenda, un autre jeune candidat, sillonne un marché de son quartier pour convaincre les électeurs.

“Je pense que les élections locales sont résolument un enjeu de proximité. Et donc, si les jeunes s’engagent c’est dans la proportion de ce qu’ils représentent. Ils sont nombreux et c’est de leur avenir qu’il s’agit.”

 

Dossier thématique

Togo

 

constater qu’en plus des jeunes, beaucoup de femmes sont dans la course pour les élections municipales. “De part notre éducation, on n’a pas laissé la chance aux jeunes filles, aux jeunes femmes ou à nos mamans de s’engager au plan politique, au plan communautaire ou professionnel. Donc nous nous sommes dit : il faut relever le défi. Il faut être femme candidate, il faut être femme engagée, il faut être femme leader.”

 

Mobilisation des jeunes

Pascal Agbové de l’ONG Initiative des jeunes pour le développement explique les raisons de l’engouement des jeunes et des femmes pour ces élections.

“Nous constatons avec beaucoup de satisfaction l’implication des jeunes et des femmes dans ce processus pour la simple raison que les jeunes et les femmes sont les couches les plus vulnérables. Et donc, nous avons remarqué qu’ils ont compris qu’il ne faut pas être à l’écart de ce processus. Il faudrait qu’ils soient présents dans les instances de prise de décisions locales afin que leurs besoins prioritaires soient pris en compte.”

 

Avec DW

L’offensive médiatique de la Chine en Afrique

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Le Spiegel a tenté de se rendre dans les bureaux de la CGTN à Nairobi. Cette chaine de télévision contrôlée par l’Etat chinois a établi sa forteresse dans la capitale Kenyane afin de “montrer sous une lumière positive les intentions de Pékin, surtout en Afrique, où l’image de la Chine a souffert depuis qu’elle s’étend de façon agressive entre Khartoum et Le Cap.”

 

La chaîne occupe trois étages d’un grand building. Un premier contrôle se fait à l’entrée, il faut passer une fouille, puis “se confronter aux questions pleines de méfiances de la réceptionniste”.

Les journalistes du Spiegel ne réussiront pas à rencontrer le patron de la chaîne qui emploie quelque 150 personnes. “Des Chinois, des Sud-Africains, des Britanniques, des Nigérians et des Kenyans.”

 

Opération séduction

L’opération de séduction médiatique comprend également la formation chaque année de “1.000 jeunes journalistes africains en Chine. Les investisseurs chinois achètent des parts dans des medias africains. La chaîne de télévision StarTimes diffuse dans 30 pays africains”.

CGTN affirme faire de l’information indépendante. Et pourtant, ce n’est pas ce que raconte l’un des journalistes de la chaîne, qui finira par accepter de parler.

 

Par peur d’être reconnu, il ne veut même pas qu’on évoque la couleur de sa chemise. On doit simplement l’appeler James M. ”

Et voici ce qu’il dit : “Nous ne faisons pas de journalisme indépendant mais de la pure propagande aux ordres du parti communiste. Nous travaillons avec le ciseau de la censure dans nos têtes. La critique du gouvernement, les droits de l’homme ou des analyses sur le fort endettement des Africains vis-à-vis de la Chine sont des tabous”.

 

Le Spiegel conclut : “La chaine joue pour la Chine en Afrique à peu près le même rôle que la chaîne d’Etat russe Russia Today joue pour le Kremlin en Europe.”

 

Avec DW

RDC : la corruption répandue dans des établissements secondaires et universitaires

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En République démocratique du Congo, la corruption est courante dans certains établissements de l’enseignement secondaire et universitaire.

En uniforme bleu et blanc, Ornica, élève finaliste du complexe scolaire Ntilu-Wele de Limete, vient de terminer ses examens et rejoint ses collègues dans la cour de recréation. “C’était (l’examen) wouhhhh… C’était formidable. Très, très formidable pour moi, je ne sais pas pour les autres. Je suis confiante que j’aurais sans doute mon diplôme d’Etat (équivalent du baccalauréat, ndlr).”

Cette assurance d’Ornica à Kinshasa contraste avec des soupçons de fuites des questionnaires à Kisangani, au nord-est de la RDC, où dix personnes, dont deux responsables d’établissements scolaires, sont en garde a vue pour détention de neuf copies de questionnaires sur les sujets d’options.

Ornica affirme n’avoir pas eu connaissance de cela et qu’elle s’était suffisamment préparée pour affronter les épreuves.

“On a travaillé avec nos têtes, rien de tel ici, d’ailleurs on n’avait pas de téléphone pendant les examens.”

Mais pour Daniella, une autre élève rencontrée dans le même centre d’examens, la corruption existe bien.

“Je sais que la corruption existe dans nos milieux scolaires mais personnellement j’ai pas recouru à cette pratique. En revanche, tricher à l’école oui…. (rires).”

Dans une salle d’examen d’Etat au Collège Saint-Joseph (Elikya), lors du coup d’envoi officiel des épreuves nationales, Emery Okundji, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, a encouragé les élèves a travailler en toute sérénité pour mériter leurs diplômes.

“Vous êtes l’avenir de notre pays, l’avenir du Congo de demain. Les futurs ministres c’est vous. Vous devez prendre le destin de ce pays en mains.”

La plupart des enseignants congolais sont conscients de la corruption, estime cette enseignante qui s’est exprimée de manière anonyme. “La corruption existe dans nos écoles, mais je pense qu’au niveau de chaque école, au niveau de chaque direction scolaire nous avons quand même pris des mesures pour arrêter la corruption qui existe entre enseignant et élève, parce que ça ne nous honore pas.” 

Pour la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL), la lutte contre la corruption en milieu scolaire et estudiantin doit être un combat de “toute la société”.

Car, estime-t-elle, ces milieux sont des foyers où se cultivent et s’entretiennent “toutes sortes” de dérives et les parents ont pour rôle de “préserver et promouvoir les valeurs éthiques”.

 

Par Saleh Mwanamilongo

Avec DW

Tunisie : le Président Béji Caïd Essebsi hospitalisé dans un état critique.

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Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, 92 ans, a été admis jeudi à l’hôpital militaire de Tunis à la suite d’un grave malaise et se trouve dans un état “très critique”, a déclaré l’un de ses conseillers.

Dans la soirée, un conseiller de la présidence a cependant indiqué que l’état de santé du chef de l’Etat commençait de s’améliorer. Il n’a pas donné de précisions.

Acteur de premier plan de la transition après la chute de Zine ben Ali en 2011, Béji Caïd Essebsi est devenu trois ans plus tard le premier président tunisien élu démocratiquement au suffrage universel direct après l’adoption d’une nouvelle Constitution.

Le chef de l’Etat avait déjà été hospitalisé vendredi dernier pour des examens, avaient alors indiqué les services de la présidence.

 

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a écrit sur Facebook qu’Essebsi recevait tous les soins et l’attention nécessaires et que les gens devaient cesser de répandre de fausses nouvelles sur son état.

La présidence a indiqué que “son état est désormais stationnaire et il subit les examens nécessaires”.

Essebsi a annoncé ce mois-ci qu’il ne serait pas candidat à un deuxième mandat lors de la présidentielle prévue le 17 novembre. Des élections législatives doivent avoir lieu un peu plus tôt, le 6 octobre.

 

Avec Reuters

RDC : une manifestation de l’opposition interdite dimanche à Kinshasa.

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Monsieur Jean-Pierre Bemba….

 

 

Une “marche pacifique” organisée dimanche en République démocratique du Congo à l’appel des poids lourds de l’opposition Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Martin Fayulu, a été interdite vendredi par les autorités locales dans la capitale Kinshasa.

Le nouveau gouverneur Gentiny Ngobila a indiqué dans une lettre aux responsables de la coalition d’opposition Lamuka qu’il “était au regret de ne pouvoir prendre acte” de leur demande de manifestation à “la date sacrée et commémorative du 30 juin”, le jour du 59e anniversaire de l’indépendance du Congo.

“Organiser des marches à cette date friserait le sabotage contre la mémoire de la République”, lit-on dans ce courrier en date du 27 juin et diffusé sur les réseaux sociaux.

Son destinataire Fidèle Babala, coordonnateur provincial de Lamuka à Kinshasa, a assuré à l’AFP avoir reçu le courrier.

Joint par l’AFP, le gouverneur Ngobila n’a pas répondu.

Lamuka voulait organiser “une marche pacifique pour exiger le respect de la volonté du peuple”. Les opposants voulaient faire partir leur marche “des 24 communes de Kinshasa”.

La manifestation du 30 juin avait été annoncée par Martin Fayulu au nom des leaders de Lamuka le 12 juin après l’annonce de l’invalidation de l’élection de 23 députés de la coalition par la Cour constitutionnelle.

  1. Fayulu avait annoncé “la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka jusqu’à nouvel ordre”.

Il avait accusé MM. Tshisekedi et Kabila, supposés être liés par un accord de coalition politique, d’avoir “assassiné l’État de droit” et de corruption des magistrats.

Candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 30 décembre, M. Fayulu revendique la victoire et dénonce des résultats “fabriqués” par la commission électorale au bénéfice de M. Tshisekedi avec l’accord de son prédécesseur Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au Parlement.

L’ex-chef de guerre et ex-vice-président Jean-Pierre Bemba a fait son deuxième retour en moins d’un an à Kinshasa dimanche dernier.

L’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi est rentré de trois ans d’exil le 20 mai.

Centrafrique : quand les Russes et les Chinois exploitent à volonté les diamants dans le Mambéré-Kadéï.

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Bureau d’exploitation minière de la société Lobaye Invest à Bria dans la Haute-Koto au centre-nord du pays. Crédit photo : CNC.

 

 

Berberati (République centrafricaine) – Si depuis quelques années les Chinois et les Russes contrôlent à eux seuls la quasi-totalité des chantiers miniers en Centrafrique, dans le Mambéré-Kadéï, l’exploitation industrielle des diamants par la société russe Lobaye Invest faite froid dans le dos.

 

Alors que dans le Kadéi les sites d’extraction minière sont partagés à parts égales entre les mafieux russes et les Chinois, à Mambéré par contre, seuls les mafieux russes sont les maîtres à bord.

Protégés par les soldats FACA, les techniciens russes ont une méthode très sophistiquée pour exploiter sans effort des diamants sur le fleuve Mambéré. Et ce, à l’absence du cahier de chars et des agents du ministère centrafricain des Mines.

D’après notre enquête sur place, les Russes utilisent un extracteur sophistiqué installé à bord d’une charrette motorisée qu’ils trimballent avec au-dessus  du  fleuve Mambéré.

Pendant que la charrette avance tout doucement sur le fleuve, l’extracteur, quant à lui, aspire une importante quantité du sable au fond de l’eau et sépare automatiquement les diamants du reste des graviers sans aucune intervention humaine. Donc, pas besoin des artisans miniers locaux.

Une méthode qui a fait ses preuves, car une importante quantité des diamants ont été récupérés lors de notre infiltration de 4 heures sur ce chantier russe.

Ainsi, les centrafricains se demandent si l’État centrafricain a-t-il une idée sur la quantité réelle des diamants exploités par les Russes dans le Mambéré ?

Pourquoi laisse-t-on la liberté totale aux mafieux russes pour exploiter d’une manière industrielle nos richesses minières à volonté ?

Seuls le président Faustin Archange TOUADERA et son ministre des mines qui pourraient répondre à ces questions.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : le Président Touadera est-il malade ?

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Passage du cortège présidentiel à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – comme les rumeurs finissent toujours par se concrétiser en Centrafrique, celles-ci font état depuis quelques jours de l’état de santé non rassurant du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

Même si cette information est à prendre avec précaution, certains compatriotes pensent quant à eux que le PDG du BARC monsieur Sani Yalo, récemment condamné à la perpétuité par la justice équato-guinéenne dans l’affaire du coup d’État manqué contre le Président Thedeoro Obiang Nguema, serait directement ou indirectement impliqué dans la détérioration de l’état de santé du mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange TOUADERA.

À en croire à ses rumeurs, le chef de l’État n’aurait pas pu s’endormir depuis plusieurs jours sur ses deux oreilles à cause de la consommation excessive des médicaments traditionnels.

 

De quoi s’agit-il ?

Alors qu’il est difficile pour nous de le savoir avec exactitude quel médicament que le chef de l’État s’est bourré avec, tous les regards sont tournés désormais vers le PDG du BARC le sulfureux Sani Yalo qui ne cesse de ravitailler ce dernier avec des pilules aphrodisiaques sensées stimuler son désir sexuel. Et ce, parfois en public.

 

Faut-il rappeler que l’ex-Président de l’Assemblée nationale, l’honorable  Abdoul Karim Meckassoua, dans sa dernière interview  publique sur le site du journal 54 États, explique que le PDG de BARC (Bureau d’affrètement routier centrafricain) monsieur Sani Yalo serait aussi Conseiller occulte du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. C’est à travers ses conseils stratégiques que celui-ci pille en ce moment le trésor public centrafricain.

 

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : BILAN DES CENT JOURS DU GOUVERNEMENT NÉ DE L’ACCORD DE KHARTOUM. 

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Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.Photo courtoisie.

 

 

La recherche acharnée de la paix a conduit les autorités centrafricaines à négocier un accord dit de Khartoum entre les groupes armés non conventionnels et le gouvernement. La première exigence de cet accord qui s’assimile à un préalable se résume à la mise en place d’un gouvernement inclusif c’est à dire composé des forces vives de la nation y compris les représentants des groupes armés.

 

Le premier gouvernement très expéditif a été boudé au motif qu’il n’est pas suffisamment inclusif et le second gouvernement a été décrété dans la foulée pour répondre à cette brève incompréhension. Au delà d’intenses doutes et de critiques multidimensionnelles acerbes sur la faisabilité des termes de l’accord, une frange de la population active espérait parier sur une bonne écurie.

Après plus de cent jours d’observation, un état des lieux, un inventaire s’avère nécessaire voir indispensable pour évaluer les effets de l’accord dit de la dernière chance. Certains observateurs éclairés de la vie politique centrafricaine diront avec évidence qu’on ne peut évaluer le bilan d’un gouvernement sur une période aussi courte mais les cent jours nous permettront justement et certainement de voir en filigrane la trajectoire exponentielle de la politique gouvernementale.

 

Au demeurant, il est important de rappeler que le gouvernement demeure toujours incomplet depuis les caprices impunies du ministre de la modernisation de l’Etat qui a refusé son poste ministériel m. Au chapitre de bilan, on note de prime abords que l’insécurité galope avec la naissance de nouveaux groupes armés avec les dernières tueries créant la psychose et la peur au sein de la population. Cette psychose s’est accentuée avec la création de la milice du pouvoir qui promet de façon impunie de transformer des meetings politiques et pacifiques en « théâtre d’opérations ensanglantées ».

 

Le chef de guerre du groupe armé les « 3R » devrait être traduit devant les tribunaux pour sa responsabilité indirecte en tant que chef hiérarchique de ses sbires. Dès lors qu’il est établi que le conseiller spécial du premier ministre est président du groupe armé « 3R »et investit de l’autorité suprême, de l’autorité décisionnelle ou de contrôle, ce dernier devrait être mis aux arrêts à l’instar de la jurisprudence « Jean Pierre Bemba » de la République démocratique du Congo.

 

En outre, le président de la république ne cesse de se rendre coupable de haute trahison en violant délibérément et impunément de nombreuses dispositions constitutionnelles et en utilisant les institutions étatiques pour assouvir ses faims politiques telle la requête devant la haute cour constitutionnelle pour relire le code électoral en violation des dispositions de l’article 40 de la constitution. On remarque également une grande inquiétude quant au respect des droits fondamentaux et plus précisément les libertés de la presse et d’opinion. Enfin, on relève la reprise parodique des pratiques de ses prédécesseurs et surtout l’économie qui peine à décoller.

 

Fort de ce constat amer, le citoyen lambda partagé entre espoir et désespoir s’interroge :

 

Ce gouvernement pléthorique et à la fois incomplet a t-il convaincu ? Le bilan des cent jours est-il en phase aux attentes de la population ? La cote de popularité de ce gouvernement a t-il augmenté ou baissé ? Le temps est-il trop court pour évaluer les effets de l’accord de Khartoum ? A ce rythme, les engagements pris seront-ils respectés ? Que dire des prochaines échéances électorales qui, organisées dans le délai tranchera de la réussite ou de l’échec des accords de Khartoum ? A défaut, que dire du statut juridique de ce pouvoir en cas de glissement du calendrier électoral ? A la lecture de ces différents questionnements, une bonne partie de la population est mitigée et pense que ce gouvernement est otage des groupes armés qui lui dictent sa loi.

Ce gouvernement est victime de sa méthode de tâtonnement né de l’amateurisme. Par contre, une autre partie de la population souhaite prolonger le délai de grâce au nouveau locataire de la tour « Petroca ». Au delà de toutes considérations politiques, aucun indice fiable ne nous garantit une sortie honorable de la crise car la plupart des actions politiques et managériales sont illisibles mais faisons nous le plaisir de leur accorder un délai de grâce le temps de prendre des repères.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 28 juin 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RDC : au moins 40 morts dans l’effondrement d’une mine.

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Au moins 41 mineurs clandestins ont péri jeudi dans l’effondrement partiel d’une mine de cuivre et de cobalt dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a fait savoir le gouverneur de la province de Lualaba.

L’accident s’est produit dans une mine à ciel ouvert de la Kamoto Copper Company, contrôlée à 75% par le groupe minier britannique Glencore, a précisé le gouverneur, Richard Muyej.

L’accident a été causé par les mineurs clandestins qui ont inondé (la mine) et l’exploitent de manière anarchique, a déclaré le gouverneur.

Des milliers de mineurs clandestins travaillent dans ou autour des mines du sud de la RDC, d’où l’on extrait plus de la moitié du cobalt mondial, utilisé dans les batteries de voitures électriques.

L’armée congolaise a déployé la semaine dernière des centaines de soldats pour protéger une mine de cuivre et de cobalt exploitée par l’entreprise chinoise China Molybdenum contre les mineurs illégaux.

Avec Reuters

Éthiopie : plus de 250 arrestations en lien avec la tentative de coup d’État régional.

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Plus de 250 personnes ont été arrêtées en lien avec les assassinats politiques de samedi passé, qualifiés par les autorités de “tentative de coup d’Etat” contre le gouvernement de la région amhara (nord-ouest), a annoncé jeudi soir une équipe gouvernementale chargée de faire la lumière sur ces événements.

L’Ethiopie est sous haute tension depuis les assassinats de samedi, qui s’inscrivent dans le contexte de luttes de pouvoir liées aux tensions politico-ethniques dont le pays est le théâtre. Ces dernières se sont exprimées plus librement avec l’ouverture de l’espace démocratique par le Premier ministre Abiy Ahmed, entré en fonction en avril 2018.

Samedi après-midi, un commando armé a tué le président de la région amhara, un de ses conseillers et le procureur général de l’Amhara, à Bahir Dar, la capitale régionale.

Quelques heures plus tard, le chef d’état-major des armées éthiopiennes a été tué dans la capitale éthiopienne Addis Abeba par son garde du corps alors qu’il organisait la réponse à l’attaque de Bahir Dar. Un général à la retraite lui rendant visite a également été tué.

Une équipe gouvernementale formée de spécialistes de la sécurité et de la justice, chargée d’enquêter sur ces événements, a indiqué jeudi soir dans un communiqué que “les meurtres des responsables gouvernementaux et des généraux de l’armée s’inscrivent dans une conspiration plus grande visant un large éventail de responsables gouvernementaux”.

Sans préciser s’il s’agit de reponsables nationaux ou régionaux, elle a évoqué des “forces destructrices” ayant commis un “acte de trahison” dans le but de prendre le pouvoir.

“La task force a arrêté 212 suspects en région amhara et 43 suspects à Addis Abeba”, a-t-elle souligné dans un communiqué, précisant que 27 armes automatiques et deux mitrailleuses ont été saisies

Les autorités accusent Asaminew Tsige, un ethno-nationaliste amhara, d’être derrière les assassinats de samedi. Chef de la sécurité de la région amhara, qui avait ouvertement entrepris de former des milices ethniques, aurait été sur le point d’être évincé en raison de sa rhétorique belliqueuse. En fuite, il a été tué lundi par des policiers.

Mais la task force a ajouté jeudi soir, dans une apparente contradiction avec son affirmation précédente et les accusations du gouvernement, que son enquête doit déterminer si “les meurtres à Bahir Dar (…) et à Addis Abeba sont liés”.

Les violences ethniques en Ethiopie, qui ont le plus souvent pour enjeux des questions territoriales et des ressources, ont déjà fait plus de deux millions de déplacés et des centaines de morts, principalement le long des frontières entre les régions du pays dessinées sur les bases d’un fédéralisme ethnique.

Jeudi, le Mouvement national amhara (NaMa), un parti ethno-nationaliste d’opposition ayant gagné en popularité depuis l’ouverture de l’espace démocratique par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, entré en fonction en avril 2018, avait assuré que 56 de ses membres et sympathisants avaient été arrêtés à Addis Abeba.

La task force n’a pas précisé si les arrestations qu’elle a annoncées incluaient celles évoquées par la NaMa.

 

AFP/VOA

Burundi : l’élection présidentielle prochaine fixée au 20 mai 2020.

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La commission électorale burundaise a fixé vendredi la date du premier tour de l’élection présidentielle de 2020 au 20 mai, cinq ans après le début d’une crise ayant débuté avec l’élection présidentielle précédente.

Le premier tour de cette présidentielle a été couplé aux élections législatives et communales, alors que l’éventuel deuxième tour de la présidentielle a été fixé au 19 juin et la prestation de serment du président élu au 20 août, selon un calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Le Burundi est en crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Les violences et la répression qui ont accompagné la crise auraient fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, selon les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.

Le président burundais avait toutefois surpris les observateurs en assurant qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution adoptée en 2018 le lui permet.

“Ces élections seront un non-événement qui ne va pas amener une solution à la crise qui assaille notre pays depuis 2015”, a réagi Jean Minani, le président du Cnared, une plate-forme qui regroupe une partie de l’opposition en exil. “Le Burundi va plutôt continuer à s’embourber un peu plus dans la crise”.

  1. Minani a évoqué “une nouvelle fuite en avant” car selon lui, le président Pierre Nkurunziza fonce “vers ces pseudo-élections en excluant l’opposition externe, après avoir refusé toute négociation avec nous”, référence à l’échec du dialogue interburundais de sortie de crise.

Mali : l’ONU étend la mission de ses casques bleus au centre du pays.

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi une résolution étendant la mission de ses Casques bleus au Mali au centre du pays où les violences redoublent, tandis que de nouvelles sanctions pourraient être prises prochainement contre des individus faisant obstacle à la paix.

En dépit d’une mise en cause de l’intérêt de la mission Minusma il y a quelques mois par les Etats-Unis, ses effectifs restent inchangés dans la résolution adoptée à l’unanimité et qui prolonge jusqu’au 30 juin 2020 la présence de l’ONU au Mali (13.289 militaires et 1.920 policiers).

Dans les faits, la Minusma, dont la mission à l’origine était focalisée sur le nord du Mali, a déjà renforcé récemment sa présence dans le centre du pays avec la création d’un Secteur centre.

Dans cette partie du pays, les violences ont culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso. Depuis lors, les tueries ont continué, avec la mort de 35 Dogons à Sobane Da le 9 juin ou encore de 41 Dogons à Gangafani et Yoro le 17 juin.

Selon des diplomates, à l’initiative des Etats-Unis et de la France, de nouvelles sanctions pourraient être prises prochainement contre cinq individus accusés de “terrorisme” ou de contrevenir au processus de paix.

En particulier, le prédicateur Amadou Koufa, à la tête d’un groupe jihadiste apparu en 2015 dans le centre du Mali, pourrait figurer dans les nouveaux noms visés par des gels d’avoirs et des interdictions de voyager, selon un diplomate.

Amadou Koufa recrute prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs. Les affrontements se sont multipliés entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, qui pratiquent essentiellement l’agriculture et qui ont créé leurs “groupes d’autodéfense”.

A la peine face à un processus de paix qui peine à se concrétiser, l’ONU avait pris en décembre ses premières sanctions contre trois Maliens accusés de l’entraver ou d’actes de terrorisme.

“Ceux qui bloquent le processus s’exposent à des sanctions”, a affirmé au Conseil de sécurité l’ambassadeur français auprès de l’ONU, François Delattre. Il y a un besoin “de progrès urgents” dans l’application de l’accord de paix de 2015, a-t-il ajouté.

Au Mali, des zones entières continuent d’échapper au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières malgré l’accord de paix avec l’ex-rébellion à dominante touareg censé isoler définitivement les jihadistes. Ces dernières années, ces attaques se sont étendues au centre et sud du Mali ainsi qu’au Burkina Faso et Niger voisins.

 

AFP/VOA

Centrafrique :  les groupes rebelles vainqueurs des accords de Khartoum 

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Lors des accords de Khartoum en février 2019, les concessions du président Touadera aux groupes rebelles ont été importantes sans réelles contreparties de ces derniers.

 

Près de cinq mois après sa signature, le 6 février 2019, l’Accord de paix et de réconciliation de Khartoum a été évalué le 21 juin 2019 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Cette mise à plat confirme le manque de sincérité des groupes armés signataires, alors que les autorités de Bangui ont fait droit à quasiment toutes leurs revendications.

Le caractère léonin de l’accord ne fait plus de doutes, les groupes armés y ont retiré tous les avantages.

Des déclarations alarmistes de l’ONU

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et patron de la Minusca, le Sénégalais Mankeur Ndiaye a tenu un discours qui, dans sa traduction diplomatique, est particulièrement inquiétant voire alarmiste. En filigrane, il confirme que les groupes armés ont bénéficié de la légitimation de leur rébellion sans s’acquitter de leurs obligations.
Mankeur Ndiaye rappelle que le gouvernement centrafricain a rempli la plupart de ses obligations politiques. Les groupes armés participent désormais au gouvernement « inclusif », trois chefs rebelles sont conseillers-militaires à la primature, des ministres conseillers issus des groupes armés ont été nommés à la présidence et à la primature, des préfets et sous-préfets ont été nommés sur proposition des groupes armés.

En revanche, le gouvernement tarde à mettre en place le DDRR ( désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement) et le redéploiement de l’autorité de l’État sur les 80 % du territoire, occupés par les rebelles, prend des retards.

Des violations quotidiennes des accords

Mankeur Ndiaye constate :  » chaque semaine entre 50 et 70 violations de l’accord de paix, commises principalement contre les populations civiles par les groupes armés, sont rapportees ». En cinq mois cela donnent donc plus de 1200 cas enregistréspar l’ONU. Évidemment, de très nombreux autres cas n’ont pu être répertoriés par la Minusca. Les violations de l’accord de Khartoum se comptent par milliers et concernent tout le territoire national. Mankeur Ndiaye cite notamment :  » les violences faites aux civils, la levée illégale de taxes, l’obstruction au déploiement de l’autorité de l’État, l’occupation de bâtiments publics… » il est à peine besoin de rappeler les tueries du 21 mai 2019 attribuées aux hommes du Camerounais Abass Sidiki, désormais conseiller-militaire à la primature et le blocage du corridor Cameroum-Bangui par les hommes d’Abdoulaye Miskine, éphémère ministre de la modernisation de l’Administration !
L’Accord de Khartoum n’est qu’un pacte de non-agression

Les Centrafricains vont devoir attendre pour la paix et la réconciliation. L’accord passé entre le président Touadera et le maître d’oeuvre de l’accord, son premier ministre Firmin Ngrebada, avec les chefs des quatorze groupes armés signataires est un acte politique confortant les intérêts des deux parties contractantes.

Le président Touadera a voulu avant tout passer un compromis avec des groupes armés qui contrôlent les trois quarts du pays

D’un côté, le président Touadera voulait s’assurer du soutien ou la « neutralité positive » des groupes armés contrôlant près des trois quart du pays pour sa réélection au début de 2021. Son régime s’est protégé contre une éventuelle renaissance de la Seleka. Qui ira contrôler les listes électorales, le vote des électeurs, les résultats des bureaux de vote et les pourcentages affichés, dans ces territoires hors du contrôle de l’État mais sous la coupe des rebelles ?

Un brevet de respectabilité aux groupes armés

Les groupes armés ne devraient pas être combattus militairement. Ils ont obtenu la reconnaissance, validée par l’ONU et l’Union africaine, de leur désormais statut de partenaires du gouvernement. Ils ne sont plus considérés comme des rebelles. Leurs chefs se voient accorder l’impunité en dépit de leurs sanctions internationales et du souhait du peuple centrafricain de les traduire en justice.

L’Accord de Khartoum permet de satisfaire les intérêts fondamentaux des parties signataires, laissant les populations avec les tourments de leur vie quotidienne. L’Accord de Khartoum est un accord de paix et de réconciliation entre les autorités de Bangui et les quatorze groupes armés. A l’heure actuelle, il manque l’adhésion de l’opposition, des victimes du conflit et de la plupart des organisations de la société civile. Cela fait beaucoup

 

 

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Le régime des mollahs installe des cellules terroristes en Centrafrique ?

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Le régime des mollahs met en place un réseau de cellules terroristes en Afrique pour attaquer des cibles occidentales en représailles à la décision de Washington d’imposer des sanctions contre Téhéran, selon les responsables de sécurité.

Le nouveau réseau terroriste a été mis en place sur ordre de Qassem Soleimani, chef des Gardiens de la révolution islamique (pasdaran), selon un rapport du journal britannique Daily Telegraph du 24 juin 2019.

En avril 2019, le Département d’État américain a inscrit les pasdaran sur sa liste des organisations terroristes étrangères (FTO).

L’objectif terroriste est de cibler les bases militaires américaines et d’autres bases militaires occidentales sur le continent, ainsi que les ambassades et les responsables, a écrit The Telegraph.

Des cellules iraniennes seraient actives dans plusieurs pays africains dont le Soudan, le Tchad, le Ghana, le Niger, la Gambie et la République centrafricaine, indique le rapport.

« L’Iran met en place une nouvelle infrastructure terroriste en Afrique dans le but d’attaquer des cibles occidentales », a déclaré au Daily Telegraph une source de sécurité occidentale de haut niveau. « Tout cela fait partie des tentatives de Téhéran d’étendre ses opérations terroristes à travers le monde. »

Les responsables du Renseignement affirment que le régime des mollahs travaille sur le nouveau réseau terroriste depuis trois ans, soit depuis la signature de l’accord nucléaire sur le gel de ses activités d’enrichissement d’uranium avec les États-Unis et les autres grandes puissances mondiales en 2015.

L’opération est organisée par l’unité 400, une section hautement spécialisée de la Force de Qods, dirigée par Hamed Abdollahi, un vétéran des Gardiens de la révolution qui a été désigné par les États-Unis comme terroriste en 2012.

La cellule africaine serait dirigée par Ali Parhoon, un autre officier supérieur iranien de l’unité 400. Les détails de l’existence de la cellule terroriste ont été révélés à la suite d’une série d’arrestations au Tchad en avril.

Les enquêteurs ont découvert que le régime iranien était derrière le recrutement et l’entraînement d’hommes âgés de 25 à 35 ans dans le but de commettre des attentats terroristes contre des cibles occidentales sur le continent.

On estime à environ 300 le nombre de militants qui ont été recrutés par les Gardiens de la révolution et qui ont suivi un entraînement rigoureux dans des camps d’entraînement dirigés par les mollahs en Syrie et en Irak, a écrit The Telegraph.

La dernière vague de recrues a été formée sur une base iranienne dans la ville de Najaf, dans le sud de l’Irak. Les tentatives de Téhéran de procéder à une nouvelle opération terroriste en Afrique font suite aux révélations du Telegraph du début du mois selon lesquelles des agents de sécurité britanniques ont arrêté des terroristes affiliés à Téhéran, qui stockaient des tonnes d’explosifs dans la banlieue de Londres.

Les autorités britanniques pensent que cette cellule a également été mise en place en 2015 après la signature de l’accord nucléaire par Téhéran.

Les responsables diplomatiques américains affirment qu’un avertissement a été adressé aux missions diplomatiques et militaires américaines dans les pays où des militants iraniens seraient présents, ainsi qu’aux missions d’autres pays occidentaux, dont la Grande-Bretagne, la France et l’Italie, selon ce rapport.

La révélation selon laquelle Téhéran met en place un nouveau réseau terroriste en Afrique intervient à un moment où Téhéran est accusé d’attiser les tensions dans le Golfe après que les commandants des Gardiens de la révolution ont confirmé qu’ils étaient responsables de l’attaque d’un drone militaire américain opérant près du détroit d’Hormuz.

En outre, Téhéran a été accusé d’avoir mené des attaques contre plusieurs pétroliers opérant dans le Golfe qui avaient été endommagés par des mines.

 

Avec Daily Telegraph

Centrafrique : lancement d’un projet de développement communautaire à Birao.

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Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l’ambassadeur de France en RCA et le ministre en charge du sécrétariat du gouvernement. CNC

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadera vient de lancer un projet de développement communautaire dans la ville de Birao située dans l’extrême nord de la République centrafricaine, près des frontières avec le Soudan et le Tchad.

A l’occasion d’une visite, le mercredi 26 juin, Touadéra a donné le coup d’envoi de ce projet, financé par l’Union européenne à hauteur de 56 760 000 euros à travers le ‘’Fonds Bekou’’.

Dans une vidéo postée sur la page Facebook de la présidence, Touadera a mis à profit son passage à Birao pour s’adresser à la population locale venue pour l’accueillir.

‘’J’invite toute la population de la préfecture de Vakaga et de Birao, surtout la jeunesse, à ne pas céder aux manipulations de certains hommes politiques véreux. N’écoutez pas leur mensonge, la République centrafricaine retrouve déjà la voie de la paix et de la réconciliation. C’est à nous-mêmes de reconstruire notre pays, et cette reconstruction n’est possible que s’il y a la paix’’, a lancé le chef de l’Etat.

Le financement débloqué par l’Union européenne intervient 48 heures après une annonce d’une autre aide humanitaire d’environ 18 millions d’euros de l’UE, en faveur des personnes vulnérables et des victimes des crises récurrentes dans le pays.

La ville de Birao qui a abrité le lancement de ce projet est l’une des localités du Nord qui se sont estimées abandonnées par le pouvoir de Bangui.

Ce sentiment d’abandon a été plusieurs fois cité comme étant l’un des raisons de frustration ayant conduit à la naissance de la rébellion Seleka et sa prise du pouvoir par coup d’Etat en mars 2013.

 

CopyrightAnadolu

Centrafrique : manifestation des enseignants universitaires à Bangui.

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Les enseignants de l’Université de Bangui de la République centrafricaine (RCA) ont manifesté ce mercredi sur le campus et dans les rues de la ville, exigeant du gouvernement centrafricain l’apurement des arriérés de vacation des années 2016, 2017 et 2018, a constaté mercredi sur place un correspondant de Xinhua.

La manifestation a perturbé momentanément la circulation sur l’une des principales avenues de la capitale Bangui, et a paralysé les cours dans la seule université de la capitale. Les étudiants, craignant une interruption prolongée dans tous les établissements et instituts universitaires du pays, se sont mêlés au mouvement de leurs professeurs, pour demander un règlement rapide du litige.

Les manifestants, regroupés au sein du Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNAES), ont considéré qu’ils sont descendus dans les rues afin d’exprimer un ras-le-bol vis-à-vis de la situation, alors qu’ils sont censés représenter l’élite du savoir dans le pays.

Ils ont ajouté qu’un préavis de grève avait été déposé au bureau du gouvernement pour attirer l’attention de celui-ci sur l’apurement desdits frais de vacation. Seulement, leur requête est demeurée sans réponse.

Des éléments de la police ont encadré les manifestations, sans tenter de disperser les manifestants.

 

CopyrightXinua

Catastrophe environnementale à Bozoum : un rapport d’enquête parlementaire met en lumière une véritable mafia au sommet de l’État.

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Bangui (République centrafricaine) – Suite aux exploitations anarchiques des ressources minières et naturelles des sociétés chinoises à Bozoum, une mission d’enquête parlementaire s’était rendue à Bossangoa, Bouar et Bozoum du 6 au 10 juin dernier afin de s’enquérir des conditions de ces exploitations et d’analyser ses impacts sur l’environnement et la population locale. Sans surprise, le rapport de cette mission met en lumière non seulement les conditions auxquelles ces Chinois pillent et détruisent les ressources minières et naturelles de cette région, mais aussi le degré de complicité de nos autorités dans cette affaire.

 

Quatre sociétés chinoises mises en cause…

Selon le rapport de l’enquête parlementaire dont CNC a pu lire le contenu, quatre sociétés chinoises, notamment TIAN ROUN, TIAN XIANG, SMC MAO  et MENG, qui exploitent et continuent d’exploiter depuis 6  mois les ressources minières dans l’Ouham-Péndé, ont toute une autorisation d’exploitations artisanales semi-mécanisées et non industrielles comme on a vu sur les sites dont l’un ne dispose d’aucun permis.

 

Trafic illicite de l’or et des poissons…

Au-delà de l’absence des représentants de l’État sur les sites d’exploitations, on remarque par ailleurs que ces sociétés, qui recrutent quasi exclusivement des sujets chinois et camerounais pour éviter que leur mafia ne soit découverte, exploitent et exportent aussi illégalement les poissons et la faune aquatique bien que ne faisant pas partie de leur permis.

 

Corruption et mafia au sommet de l’État

Selon le même rapport, la responsabilité civile et pénale de certains députés et cadres du ministère des Mines est engagée dans cette catastrophe environnementale.

En outre, dans une vidéo circulant au sein de l’Assemblée nationale, une somme de 40 millions de francs CFA avait été remise par les Chinois à l’honorable Jean-Michel Mandaba, Président de la commission de la production à l’Assemblée nationale pour qu’il facilite leur démarche auprès de cette Institution parlementaire. Ce qui a été fait, car le bureau de l’Assemblée nationale n’était pas au courant du permis d’exploitations minières octroyé à ces sociétés chinoises.

Alors, si le Député Mandaba a obtenu pour sa part un bakchich de 40 millions de francs CFA, qu’en est-il pour le ministre des Mines, de l’ex-premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et du Président Faustin Archange TOUADERA  ?

 

Dégâts écologiques et sociétaux liés à l’exploitation chinoise à Bozoum

Hors-mis les dégâts environnementaux liés à la déforestation, à l’abattage des arbres et à l’utilisation des produits chimiques par ces sociétés chinoises à Bozoum, ledit rapport montre que toute la population riveraine du fleuve Ouham,  notamment les habitants de Bozoum, l’Ouham-Bac, Bossangoa et environs ainsi que ceux de Batangafo ont été directement touchés  par cette catastrophe environnementale. On cite par ailleurs la destruction des infrastructures routières et bien d’autres.

Bizarrement dans cette affaire, une section complète des soldats FACA est déployée sur des sites miniers chinois à Bozoum pour la protection exclusive de ces derniers alors que la population de l’Ouham-Péndé, d’Ouaka, de Mbomou… continue d’être massacrée sans que le gouvernement lève un doigt pour les dénoncer.

En outre, ces soldats FACA, corrompus par ces Chinois, se montrent très agressifs envers les habitants de Bozoum qui tentent de s’opposer aux Chinois alors que c’est cette même population centrafricaine qui a longuement milité pour le retour des FACA sur le terrain.

 

En tout cas, le rapport est riche. Nous reviendrons dans nos prochains articles sur cette affaire…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique / Société Wagner : le grand retour des « Fake-news » ?

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Des Mercenaires russes dans leur base à Sibut en République centrafricaine. Crédit photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le sous-sol centrafricain n’en finit pas d’exciter la convoitise des sociétés minières. Ô, Centrafrique, terre de tant de richesses, mais aussi de tant de malheur ! Les eaux gonflées de l’Oubangui semblent charrier de nouveaux mensonges, de nouvelles « fake-news » qui reviennent, comme les chenilles, avec la saison des pluies, pour mieux dissimuler l’appétit vorace de la société Lobaye Invest et des mercenaires du groupe Wagner. Et pour cause.

On se souvient que trois (3) journalistes russes ont été assassinés, l’été dernier, dans la région de Sibut. Ils enquêtaient sur les manigances louches des mercenaires de la mystérieuse société Wagner. Depuis, l’eau a finit par couler sous le pont, et la vérité reste tapie dans l’ombre. L’enquête n’avance pas, comme si ses conclusions pouvaient gêner de puissants intérêts. Mais quel rôle joue la Russie pour étouffer l’affaire ?

 

 

Le ministre russe des affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov, a demandé récemment à Mme Sylvie Baïpo-Témon, son homologue centrafricaine, d’accélérer les investigations. Pourtant, le même jour, une agence médiatique russe, liée à l’homme d’affaires Yevgueni Prighozin, le mystérieux « cuisinier de Poutine », a diffusé une interminable et incompréhensible vidéo qui mélange les pinceaux en prétendant révéler les dessous du dossier. Qui croire ? La justice centrafricaine qui, avec l’appui de l’UNPOL, conduit avec indépendance l’instruction ? Ou bien de soi-disant journalistes et un étrange « détective privé », payés par Prighozin pour inventer un conte à dormir debout ? Les Russes n’ont-ils donc aucune considération pour nos institutions républicaines, alors qu’ils prétendent donner des conseils au plus haut sommet de l’État ?

Soyons sérieux. De sources sûres, Yevgueni Prighozin dirige en sous main l’agence médiatique et des « usines à trolls » réputées pour répandre les INFOX partout dans le monde. Les électeurs américains et anglais en savent quelque chose ! Mais il possède aussi de puissants intérêts dans le sinistre groupe Wagner, ces mercenaires qui pullulent de Syrie en Ukraine, jusqu’en Centrafrique. Comme par hasard, les journalistes russes enquêtaient sur les mercenaires de Wagner dans notre pays. « L’assassin revient toujours sur les lieux du crime », dit-on, et Prighozin a lancé ses sbires pour dissimuler les basses œuvres des hommes de main de Wagner qui, en collusion avec les mercenaires rebelles étrangers, couvrent les petites affaires de la société Lobaye Invest. Mais qui trouve-t’on derrière Lobaye Invest ? Toujours le même Prighozin ! Louche. Comment croire une vidéo dont les conclusions ont pour but de couvrir les méfaits de son commanditaire ?

Certains médias centrafricains, aux ordres ont repris sans vergogne le roman conçu par les conteurs russes. Mais le citoyen centrafricain n’est pas un imbécile que l’on peut berner aussi facilement, et la vérité finira inéluctablement par éclore car du bourgeon naît toujours une fleur éclatante.

 

Copyright2019CNC.

Arrestations des noirs en Mauritanie 

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Les autorités affirment avoir arrêté des “étrangers” qui voulaient destabiliser le pays. L’opposition et les défenseurs des droits humains affirment qu’il s’agit de Négro-Mauritaniens et parlent de “racisme”.

Au moins une centaine de personnes ont été arrêtées depuis le début de la semaine en marge des manifestations qui se sont tenues à travers la Mauritanie. Les autorités affirment qu’il s’agit surtout d’”étrangers” qui se seraient associés à la contestation des résultats du premier tour de la présidentielle.

L’opposition et les défenseurs des droits de l’Homme accusent le pouvoir de racisme anti-noir.

 

Sénégal, Gambie, Mali

Les ambassadeurs du Sénégal, de la Gambie et du Mali ont été convoqués au ministère des Affaires étrangères. Les diplomates doivent appeler leurs ressortissants à ne pas “participer aux manifestations et à tout ce qui perturbe l’ordre public en Mauritanie”.

Le ministre de l’Intérieur dénonce une « main étrangère » qui attiserait les tensions entre communautés selon un “plan de déstabilisation”.

Mais l’opposition dénonce une répression brutale.

Violations des droits de l’Homme

Mamadou Aly Dia est coordinateur de la Coalition Vivre ensemble, du candidat Baba Hamidou Kane (crédité de 8,71% au premier tour), dans la région de Gorgol, frontalière avec le Sénégal. Il évoque des rafles, des incarcérations et même des cas de “torture”.

Selon lui, “il n’y a eu aucun étranger qui soit descendu sur le terrain. Ce sont des Mauritaniens, des Négro-Africains, victimes de cette injustice [électorale] qui sont venus pour réclamer leurs droits. Les gens ont été intimidés avant les élections, pendant les élections, et même après les élections.”

Mamadou Aly Dia décrit aussi des pressions sur les fonctionnaires notamment, de la part des autorités.

 

De l’autre côté de la frontière avec le Mali, Seydou Jacques Traoré travaille pour l’Association malienne des expulsés (AME), à Nioro du Sahel.

Depuis dix ans, il prête assistance à de nombreuses personnes refoulées de Mauritanie.

“Il y a des Maliens et il y a aussi des Mauritaniens, des noirs qui sont en Mauritanie depuis très longtemps, des noirs mauritaniens qui sont des Peuls. Souvent, quand il y a des élections, pour [que le pouvoir ait] beaucoup de voix, les noirs sont expulsés vers le Sénégal et le Mali parce que ça permet d’éviter qu’ils ne votent. Ces gens arrivent les mains vides. Ils sont expulsés, souvent menottés ou enchaînés jusqu’à la frontière mauritanienne. Une fois à la frontière, on leur demande de descendre du bus ou du camion et ils sont livrés à leur sort, ils ne sont pas remis aux autorités maliennes.”

Pour l’instant, toute manifestation est interdite sur le territoire mauritanien. L’opposition n’a pas encore précisé quand elle comptait appeler à une nouvelle mobilisation.

Dans la capitale, Nouakchott, des militaires en armes et des policiers ont été déployés aux abords des bâtiments officiels.

Cet après-midi, l’accès à internet était toujours coupé.

Par Sandrine Blanchard

 

©DW

Le dialogue pour un retour à la paix au Mali

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Une feuille de route du président malien vise à privilégier le dialogue pour ramener la paix et la sécurité face à la multiplication d’attaques djihadistes et des violences intercommunautaires.

La feuille de route remise mardi  par le président Ibrahim Boubacar Keïta à quatre personnalités maliennes vise à conduire les premières discussions. Mandatés pour conduire le dialogue, le professeur Baba Akhib Haïdara,  l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga et l’ancienne ministre de la Culture Aminata Dramane Traoré vont s’appliquer à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.

Ils sont accompagnés dans cette mission par l’ambassadeur Cheick Sidi Diarra pour la préparation de ces pourparlers qui visent à apaiser les tensions au Mali.

“On nous a confié la responsabilité d’écouter d’abord les Maliens et je crois que c’est le plus important aujourd’hui. Tous ceux qui se sentent exclus doivent avoir leur mot à dire dans la manière de sortir de cette crise par le haut”, a déclarée Aminata Dramane Traoré.

Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali de groupes djihadiste qui recrutent en partie parmi les Peuls, les affrontements se multiplient entre cette  communauté d’éleveurs et les ethnies bambaras et dogons, essentiellement agricoles.

Trouver un consensus

Pour le chercheur Baba Dakono, il est primordial que toutes les communautés adhèrent à ce dialogue pour qu’il ait une chance de réussir :

“Ce qui sera déterminant c’est la participation. Un tel dialogue, s’il permet de connecter les différents niveaux, les échelles régionales, nationales et locales, pourrait permettre d’identifier les facteurs sur lesquelles prospèrent l’insécurité et de mettre la prise en charge de ces facteurs au cœur de l’action publique de façon urgente.” 

De l’avis de Bireima Ely Diko, chef du département sociologie et anthropologie à l’université des sciences et des lettres de Bamako, ce dialogue national pourrait baliser la voix au consensus, notamment sur l’attitude à adopter face aux groupes terroristes :

Le premier impact est qu’il y ait une sorte de consensus entre tous les acteurs de la classe politique autour de ce que l’Assemblée va devenir. Est ce qu’on fait des élections où on peut les faire ou bien on fait une Assemblée consensuelle? Et à partir de là, on pourra s’accorder sur la nécessité de réviser la constitution maintenant, ou bien de trouver une autre formule pour faire en sorte que les accords d’Alger puissent être mis en œuvre. Un troisième impact est une décision collective sur la posture à adopter vis-à-vis des groupes terroristes.”

Ces quatre personnalités ont été nommées le 7 juin par décret présidentiel et sont chargées de conduire un dialogue lancé officiellement en mai dernier.

 

Par Élodie Amen

 

©VOA