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Le détachement de l’EUTM-RCA à Bouar : « Connaitre pour mieux combattre »

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Centrafrique.com/eutm_bouar_instruction-tactique-fia/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>EUTM à Bouar, instruction tractique. Photo EUTM.
EUTM à Bouar, instruction tractique. Photo EUTM.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis le 16 juillet 2016 et le début de la mission européenne d’entraînement en République Centrafricaine, les différents contingents des 12 pays contributeurs ont déjà formé plus de six-mille FACA, répartis en six bataillons d’infanterie territoriale et un bataillon amphibie. L’EUTM-RCA dispense ses instructions et ses entraînements opérationnels quotidiens à Bangui, mais aussi au Centre de formation et d’entraînement de Bouar (CIEB), ou 48 militaires français et suédois sont actuellement déployés. Au camp Leclerc, ils forment les sous-officiers et futurs sous-officiers des Forces armées centrafricaines. Chaque jour, ils accompagnent et conseillent les FACA dans leur montée en puissance et leur quête d’une armée moderne et pleinement opérationnelle.

 

Depuis le 24 novembre 2019, c’est le détachement de partenariat militaire opérationnel (DPMO) de la 13e DBLE qui est déployé à l’Ouest du pays en appui des militaires centrafricains qui luttent pour atteindre cet objectif. En point d’orgue, la qualification de 34 stagiaires FACA au combat interarmes de niveau groupe (FIA – Formation interarmes). Du combat en zone urbaine aux transmissions en passant par les techniques d’intervention opérationnelle rapprochées (TIOR) et le secourisme au combat, tous les domaines essentiels du combat d’infanterie sont abordés. En parallèle, les légionnaires de la « 13 » intégrés à l’EUTM-RCA mettent tout en œuvre pour que les instructeurs centrafricains puissent assurer, dans le futur, les formations en pleine autonomie.

Améliorer sa connaissance pour maîtriser son avenir est la démarche des Forces armées centrafricaines. Apprendre à connaître les militaires centrafricains pour mieux les accompagner est celle des instructeurs de l’EUTM-RCA. Les semaines et les mois passés ensemble dans l’effort et la poursuite d’un objectif commun instaurent progressivement ce climat de confiance et de respect mutuel qui font le creuset de la transmission des savoirs. Pour beaucoup de légionnaires de la 13e DBLE, cette mission en opération extérieure est la première et ils ont à cœur de la remplir avec efficacité et professionnalisme. Les 34 sous-officiers et futurs sous-officiers FACA bénéficient donc d’un appui robuste dans cette formation interarmes qui leur permettra de devenir des chefs de groupe avertis et efficaces au combat. En effet, ce stage dense a pour vocation de les préparer aux situations qu’ils rencontreront en mission opérationnelle.

Une formation interarmes, option infanterie.

Tout au long de la formation, les militaires de l’EUTM-RCA ont mis en place une pédagogie d’enseignement qui fait régulièrement ses preuves dans l’instruction des jeunes soldats français, à savoir l’acquisition de méthodes de travail par l’instruction, la démonstration et la restitution. Les gestes sont répétés autant que nécessaire pour en devenir des réflexes. C’est le cas lors des ateliers qui reproduisent des situations opérationnelles, déclinés en mission spécifiques du combat d’infanterie, comme « reconnaître », « appuyer » par le mouvement ou par le feu, ou encore « s’emparer » d’un objectif en montant à l’assaut. Ici, les FACA répètent ce qui leur a été montré de manière dynamique en s’adaptant au terrain sur lequel ils évoluent. Cette adaptation aux circonstances et à l’environnement est indispensable, et elle fera la force des armées centrafricaines. C’est pourquoi la mission européenne en Centrafrique ne repose pas uniquement sur la simple acquisition du savoir-faire, mais aussi sur une maîtrise tactique et un commandement efficace des chefs de groupe. « Nous les encourageons à donner leurs ordres de manière franche et directe. Au début, nous voulons qu’ils parlent fort,  nous devons les entendre pour corriger d’éventuelles imperfections. Ils doivent aussi, et surtout, se faire parfaitement comprendre de leurs subordonnés.», explique le lieutenant Alexandre, chef de section français de l’EUTM-RCA.

La formation laisse aussi place à l’acquisition de compétences plus individuelles comme la maîtrise de la topographie, la connaissance des matériels et des méthodes de transmissions radiophoniques ou encore le secourisme au combat. Ces trente-quatre stagiaires FACA ont eu seize semaines pour se perfectionner à l’ensemble de ces domaines, bien aidés par la pédagogie et l’ingéniosité des militaires de l’EUTM-RCA.

Cherchant à stimuler et motiver leurs stagiaires en permanence, ces derniers s’investissent également pour atteindre progressivement l’autonomie du CIEB qui a pour vocation de devenir le centre national de formation des sous-officiers centrafricains.

Pédagogie et anticipation : former les formateurs.

Cela faisait 10 ans qu’il n’y avait pas eu de formation au profit des sous-officiers au centre d’instruction de Bouar. La réussite de cette FIA, couplée à la qualité des instructeurs FACA, pourraient amorcer la nouvelle dynamique d’un camp Leclerc vaste et adapté à l’instruction et aux entraînements variés. La présence du détachement de l’EUTM à Bouar permet de travailler progressivement sur l’anticipation et la continuité de la mission par la création d’un pool de spécialistes FACA, principalement dans les domaines ITSC, secourisme et du combat en zone urbaine. Depuis le début du 8e mandat de la mission européenne et l’arrivée de la 13e DBLE, plusieurs militaires du rang, futurs sous-officiers FACA, sont déjà aptes à dispenser eux-mêmes des instructions dans le domaine du secourisme au combat.

Le sous-lieutenant Binzia, adjoint au chef de stage FIA, est un ancien sous-officier qui totalise près de 10 ans de service. Quotidiennement,  il met son expérience au profit de la formation de ses camarades FACA : « Au départ, ce n’est pas évident pour les stagiaires. Les méthodes que nous essayons de leur apprendre avec l’EUTM demandent du travail et de la pratique. Mais ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et seront prêts en temps voulu ».

Former les formateurs est donc un enjeu essentiel du volet opérationnel du projet de restructuration du secteur de la Défense en Centrafrique. Après une période d’agitation prolongée et d’instabilité qui a abouti au quasi effondrement de son Etat, la République Centrafricaine est sur la voie de la renaissance, notamment grâce à la remontée en puissance de ses armées. L’EUTM-RCA veille à soutenir cette courbe positive par la présence et l’abnégation des membres qui la composent. A Bouar, les légionnaires auront armé ce 8e mandat avec la détermination qui les caractérise et ainsi apporter leur contribution au plan de redéploiement progressif de leurs camarades centrafricains sur la terre de leurs anciens.

 

 

 

 

 

Tribune de Monsieur Adrien Poussou au sujet de l’impossibilité de la prorogation du mandat du président de la République

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L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR

 

 Au  sujet de l’impossibilité de la prorogation du mandat du président de la République : ma réaction à l’article de Dominique Désiré ÉRÉNON

 

Point n’est besoin de rappeler que les cinq années de magistère que le peuple centrafricain est supposé avoir confié à Faustin Archange Touadera arrivent à expiration d’ici quasiment douze (12) mois jour pour jour, le 30 mars 2021 pour être précis. La Constitution de la République centrafricaine dispose en son article 36 al.2 que « l’élection du nouveau président a lieu quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingts dix (90) au plus avant le terme du mandat du président en exercice ». C’est donc fort de ces dispositions que l’Autorité nationale des élections (ANE) a prévu d’organiser le 1er tour des élections présidentielle et législatives le 27 décembre 2020, c’est-à-dire dans huit (8) mois.

Mais, selon les augures, il est fort à parier que l’on ne sera pas en mesure de respecter le délai prescrit par la loi fondamentale et que l’on sera obligé d’opérer un éventuel glissement du calendrier électoral.

On comprend donc combien le sujet est sensible et combien est pressant le désir des uns ainsi que des autres de percer le mystère qui enveloppe les scenarii préconisés par chaque camp, pouvoir et opposition, autour de cette problématique de la tenue ou non des élections présidentielle et législatives dans le délai constitutionnel. Le sujet suscitant tellement de l’inquiétude qu’il est fort peu aisé de l’aborder avec sérénité, sans provoquer le soupçon ou sans faire l’objet d’un procès en arrière-pensées. Car, suivant les mots de Jeannot Christophe GOUGA III, « un tel exercice n’est ni neutre ni banale ».

C’est en cela que l’article de Dominique Désiré ÉRÉNON, intitulé « l’appréhension constitutionnelle d’un éventuel glissement du calendrier électoral de 2020 en RCA » apparait, sans aucun doute, comme à la fois judicieux, parce qu’il met sur la place publique un sujet de préoccupation nationale, et indispensable, pour la simple raison qu’il aborde, avec les outils de sa science, une problématique touchant l’avenir du pays. Ce dernier, homme de droit, universitaire en ses grades et ès qualité d’enseignant-chercheur à la Faculté des sciences juridique et politique de l’Université de Bangui – au sens le plus élevé que puissent revêtir ces titres dans l’imaginaire collectif – a le mérite de s’être emparé de la question et d’être le tout premier à avoir publiquement mis la lumière sur « les conséquences d’une hypothèse de glissement du calendrier électoral ».

I – UN BREF RAPPEL DE SON POSTULAT

Que dit Dominique Désiré ÉRÉNON en substance ? D’abord, il rappelle d’une part que le mandat du président Faustin Archange Touadera (il convient d’indiquer que l’article parait au lendemain du quatrième anniversaire de l’accession au pouvoir de ce dernier) qui court depuis le 30 mars 2016 va s’expirer à la même date en 2021 et que d’autre part, à ce jour, en raison notamment du retard que connait le processus électoral, il sera presque impossible d’organiser le premier tour des élections présidentielle et législatives le 27 décembre 2020, avant d’énumérer les rasons qui, selon lui, hypothéqueraient la tenue de ces scrutins à bonne date. Elles vont des difficultés structurelles (retrait sur le bureau de l’Assemblée nationale de la Loi organique portant organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des élections) aux contestations liées à l’installation des démembrements de cet organe, en passant par le retard pris dans le démarrage des opérations de recensement des électeurs qui devraient commencer depuis le 02 janvier 2020.

Ensuite, M. ÉRÉNON fait, à juste titre d’ailleurs, une interprétation combinée de l’article 36 al.2 que nous avons déjà évoqué plus haut et 35 al. 3 de la Constitution, énonçant l’impossibilité absolue « d’exercer plus de deux mandats consécutifs » et de « le proroger pour quelque motif que ce soit », pour nous indiquer, afin que nul n’en ignore, que le respect des deux dispositions constitutionnelles impose d’organiser l’élection présidentielle avant le 30 mars 2021. Ce qui impliquerait inéluctablement la question de savoir si Faustin Archange Touadera aurait-il le droit ou la possibilité de rester en fonction au-delà de son mandat actuel. La réponse, si l’on en croit l’auteur de l’article, est non, puisque l’hypothèse en question est proscrite par la Constitution. Mieux ou pire, Dominique Désiré ÉRÉNON met en garde contre la tentation de faire adopter par l’Assemblée nationale comme ce fut le cas en 2010, une prétendue Loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 pour permettre à l’actuel président de la République ainsi qu’aux députés dont les mandats doivent expirer respectivement les 30 mars et 3 mai 2021 de demeurer en fonction jusqu’à l’achèvement du processus électoral. Ce qui constituerait une violation fragrante de la Constitution qui a pris soin d’exclure du champ de la révision « le nombre et la durée des mandats présidentiels ».

En définitif, au-delà du 30 mars 2021, et en l’absence d’organisation à bonne date de l’élection présidentielle, on tomberait, selon Dominique Désiré ÉRÉNON qui cite article 47 al.2 de la Constitution, dans un cas d’empêchement définitif du Chef de l’État qui perdrait ainsi toute légitimité, tant il serait dépossédé de ses attributions et prérogatives constitutionnelles et ne pourrait plus poser des actes opposables à la nation. Il s’agirait, d’après l’article 47 al. 1 de la Constitution, d’une vacance de la présidence de la République. Laquelle vacance devrait être formellement constatée « par un comité spécial présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle et comprenant le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ». D’ailleurs, selon lui, l’hypothèse d’une vacance du pouvoir présidentiel n’ouvre pas dans l’immédiat une transition politique, mais plutôt une période de suppléance. Celle-ci échoit au Président de l’Assemblée Nationale, tel que le prescrit l’article 47 al. 8 de la Constitution du 30 mars 2016 : « En cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale ».

Cependant, prévient-il, si pour une raison ou une autre, le président suppléant ne parvient pas à organiser les élections dans les délais prévus par la Constitution, s’ouvrirait alors une période de transition. Raison pour laquelle M. ÉRÉNON appelle de ses vœux à la correction des anomalies que comporte l’actuelle Constitution et son adaptation aux réalités de notre temps.

II – LES LIMITES DE LA DÉMONSTRATION DE M. ÉRÉNON

De mon poste d’observation privilégié, j’aperçois déjà les esprits chagrins qui se ruent dans les brancards, brandissant les mêmes arguties qu’ils ont pris l’habitude de répéter à l’envie, ce même refrain démodé sur une pseudo-appartenance à la coalition Seleka qui me dénierait la qualité de citoyen centrafricain. Dans ce cas, il faudrait accuser tous les membres des partis politiques, KNK compris, qui avaient participé au Gouvernement de la transition après le coup d’État de Michel Djotodia. En réalité, ce qui explique cette calomnie, c’est le goût immodéré pour l’hallali qui pousse certains à dénigrer injustement les autres afin de surmonter leur profond mal-être.

C’est pourquoi, sans aller plus avant, je tiens à apporter certaines précisions qui en valent la peine : je ne nourris aucune animosité à l’égard de Dominique Désiré ÉRÉNON, loin d’en faut. J’ai, au contraire, pour lui, de la sympathie et une certaine amitié. Cela dit, mes observations au sujet de son article qui touche à notre avenir collectif ne doivent, en aucun cas, être considérées par les spécialistes du contretemps et de la réaction, quand il faut de la proposition, même erronée, comme une attaque ad hominem. Le rôle des élites étant de sortir de l’émotion, de réfléchir froidement afin de montrer le chemin au peuple.

Je le fais remarquer parce que quand j’avais réagi à la sortie tonitruante de l’un des éminents chefs des Forces armées centrafricaines (FACA) qui tentait maladroitement de prendre la casquette d’un homme nouveau, refusant obstinément de reconnaitre sa part de responsabilité dans la descente aux enfers de notre pays, on m’a rapporté qu’il s’est trouvé des compatriotes dont la mauvaise foi le dispute avec l’obscurantisme pour m’accuser de faire du « anti-gbaya primaire », ignorant ainsi mon histoire personnelle et le fait que coule dans les veines de mes enfants du sang gbaya.

Pour revenir à notre sujet, et pour paraphraser le Général De Gaulle, il en résulte de la démonstration de M. ÉRÉNON que les problèmes innombrables et d’une extrême urgence se dressent devant la République centrafricaine de la manière la plus pressante, cela à une époque où il est aussi mal aisé que possible de les résoudre. Si, comme nous l’avons souligné plus haut, M. ÉRÉNON a eu le mérite d’être le premier à aborder publiquement cette problématique, malheureusement, il s’est contenté d’énoncer des principes juridiques. Ce faisant, il a oublié d’aborder le seul thème qui présentait une espèce d’intérêt, et qui est, non pas « les conséquences d’une hypothèse de glissement du calendrier électoral » ou encore l’impossibilité de « proroger le mandat du président de la République », mais plutôt le silence de la Constitution du 30 mars 2016 sur certaines notions pratiques qui pourraient être à l’origine de nombre de conséquences fâcheuses. Et on le verra. Tout comme il évoque la nécessité d’une révision constitutionnelle sans dire ce qui est prévu en la matière.

A – De la notion d’empêchement définitif

À l’instar de la plupart des experts centrafricains en matière de droit public, l’auteur de l’article objet de ces observations s’est borné de faire la démonstration de l’existant, autrement, à nous expliquer le sens des articles de la Constitution en lieu en place d’une véritable prospective. Exactement comme l’avaient fait les rédacteurs de la Charte constitutionnelle de la Transition qui s’étaient bien gardés, au nom d’un loyalisme méprisable à l’égard du puissant du moment, détenteur de décrets et autres arrêtés, d’y inclure des dispositions relatives à la vacance du pouvoir. De sorte que l’on s’était retrouvé devant un vide juridique lorsqu’il a été question de procéder à l’élection d’un nouveau chef d’État de transition après la démission de Michel Djotodia. La Charte de la transition n’ayant rien prévu en la matière, la voie était ouverte à toutes sortes de dérives et à une ingérence détestable de la communauté internationale de Bangui qui, à l’époque, avait réussi à nous imposer son candidat, en l’occurrence une candidate, excluant au passage, par des critères élastiques, d’autres personnalités dont les compétences avérées auraient conduit à une sortie de crise définitive. Nous payons aujourd’hui les conséquences de ce curieux déroulement politique.

Éminent juriste, M. ÉRÉNON ne saurait méconnaitre cette expression du jargon juridique : « l’esprit et la lettre ». C’est dire qu’en droit, l’absence de la lettre laisse la porte ouverte à toutes les possibilités incertaines, sujettes à diverses interprétations, renforçant par-là même l’incertitude, le doute, et, créant finalement une insécurité juridique préjudiciable au bon fonctionnement de l’État. Certes, il a pris le soin de nous rappeler les dispositions de l’article 47 al. 8 de la Constitution du 30 mars 2016 qui énonce qu’« en cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale ». Mais il s’est gardé, là encore, de nous expliquer ce qu’est cet « empêchement définitif » et dans quelle mesure du possible, à l’exception d’une maladie grave dument constater par un médecin ou de la mort, doit-on considérer que le président de la République est définitivement empêché.

La question qui demeure posée est celle de savoir si la non-organisation de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel peut être considéré comme un « empêchement définitif » et ouvrir ainsi la vacance du pouvoir ? À ce propos, il appartient aux spécialistes du droit constitutionnel de nous répondre. Ce qui nous amène à aborder la seconde faiblesse de la démonstration de M. ÉRÉNON, à savoir la problématique de la modification de la Constitution.

B – De la modification constitutionnelle

Si l’on croit la démonstration de M. ÉRÉNON, le très probable et l’inéluctable glissement du calendrier électoral de 2020 entrainerait à coup sûr une vacance du pouvoir qui serait suppléer par le président de l’Assemblée nationale. Et si, pour une raison ou une autre, le président suppléant ne parvient pas à organiser l’élection présidentielle dans le délai prévu par la Constitution, s’ouvrirait alors une période de transition. L’issue de la transition étant incertaine, l’auteur du diagnostic a préconisé la modification de la Constitution du 30 2016 afin d’y corriger les anomalies mais aussi de l’adapter aux évolutions temporelles. Soit.

Cependant, et c’est là où blesse le bât, il oublie de nous indiquer le mécanisme de modification que prévoit la Constitution. Tout comme il refuse de se prononcer sur l’opportunité ou non de réviser la Constitution à quelques mois de l’élection présidentielle alors que depuis la date de sa promulgation tout le monde savait qu’il y figurait des anomalies et des non-sens flagrants.

Cela dit, en dehors de l’exclusion du champ de la révision du « nombre et la durée des mandats présidentiels », la Constitution énonce en ses articles 151 et suivants les dispositions relatives à sa réforme. Ainsi, l’article 151 dispose que « l’initiative de la révision de la Constitutionnelle appartient concurremment au président de la République et au Parlement statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui composent chaque chambre ». Alors que l’article 151 al.2 énonce que « la révision intervient lorsque le projet ou la proposition présenté en l’état a été voté par le Parlement réunit en Congrès à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui le composent ou a été adoptée par référendum »

Il s’en suit de l’interprétation de ces deux articles que l’initiative de la révision constitutionnelle appartient conjointement, de concert (concurremment) entre le président de la République et le Parlement, c’est-à-dire l’Assemblée nationale et le Sénat. Et cette révision ne peut intervenir que si le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) l’a adopté à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui le composent ou à la suite d’un référendum.

Alors question : en l’absence du Sénat, comme c’est actuellement le cas, le président de la République peut-il prendre seul l’initiative d’une révision constitutionnelle sans violer la Constitution du 30 mars 2016 ? Il semble que la réponse est négative.

Dans ces conditions, que dire des dispositions de l’article 152 al.2 : « aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en cas de vacance de la Présidence de la République ou lorsqu’il est porté atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire ». Concrètement, doit-on intégrer dans ce champ d’atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire les rébellions et autres groupes armés qui occupent une bonne partie dudit territoire ? Si, comme on le suppose, la réponse est affirmative, toutes les possibilités de révision sont, dans le contexte actuel, obstruées.

En conclusion et contrairement à la brillante démonstration de M. ÉRÉNON, le glissement du calendrier électoral de 2020 n’ouvre pas la voie à une vacance du pouvoir mais plutôt à une phase transitoire dès lors que d’une part, la Constitution du 30 mars 2016 ne prend pas en compte dans la notion d’« empêchement définitif » l’inorganisation de la présidentielle à bonne date (sauf démonstration contraire) et que d’autre part, la Loi n°19-011 du 02 août 2019 portant Code électoral dispose en son article 111 al.1 ce qui suit : « en aucun cas, le mandat du président de la République ne peut être prorogé pour quelque motif que ce soit ». Autrement, il revient donc au génie politique centrafricain de trouver la bonne formule pour une éventuelle transition dont les ingrédients sont désormais réunis.

 

Fait le 1er avril 2020

 

Georges Adrien Poussou

Ancien Ministre

 

 

Centrafrique : le scénario des prochaines élections présidentielles est-il déjà écrit ?

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Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République

 

Bangui (République centrafricaine ) – La campagne officielle n’est pas encore lancée mais déjà toutes les formations politiques du pays sont en ordre de marche et les médias font leurs choux gras des éditoriaux qui, avant l’heure, lancent les débats politiques en guise de pré campagne électorale.

 

Si un tant soit peu nous prenons le temps de lever la tête et de voir ce qui se passe autour de nous ces dernières années en matière d’élections, il est nul besoin d’être un devin pour savoir ce qu’il va se passer en Centrafrique pour le prochain scrutin présidentiel. Jugez plutôt !

L’information n’a sans doute pas eu un écho à la hauteur de son importance. Pourtant, le 12 mars dernier, Facebook et Twitter, épaulés par les forces de police locales, ont annoncé avoir démantelé une « usine à trolls » qui opéraient depuis le Ghana et le Nigéria dans le but de fausser les élections présidentielles américaines de la fin de l’année. Recevant des consignes et de l’argent de Russie, les employés devaient faire vivre de faux comptes sur les réseaux sociaux, en déclarant vivre aux Etats-Unis. Les messages qu’ils publiaient étaient destinés à attiser les tensions raciales et à diviser la société américaine.

Déjà, lors des précédentes élections présidentielles américaines, qui se sont déroulées fin 2016, tout le monde se souvient que la campagne fut polluée par tout un tas de fake news visant à la déstabiliser.

Or, en 2020 comme en 2016, le principal responsable est une agence de communication, basée à Saint-Pétersbourg (Russie) et financée par un certain Evgueni Prigojine, un homme d’affaires proche du Kremlin. Opérant depuis 2014, la discrète agence de communication tirait les ficelles d’une manœuvre de manipulation sur les réseaux sociaux en s’appuyant sur des « usines à trolls » et des faux comptes pour interférer dans cette campagne électorale. L’objectif ? Favoriser le candidat américain le moins défavorable aux intérêts de Moscou. Une dizaine de personnes ont d’ailleurs été condamnées pour ces méfaits.

 

Toujours en 2016, le même constat a été fait lors des scrutins qui se sont déroulés dans les ex-pays du bloc soviétique mais aussi dans les pays scandinaves, avec toujours des manipulations orchestrées depuis la Russie.

 

En 2017, l’Europe de l’Ouest a aussi été l’objet de tels agissements, dans le cadre du Brexit, le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ainsi qu’à travers le piratage des données de campagne de candidats aux élections présidentielles. Là encore, le stratagème visait à déstabiliser le jeu démocratique.

 

Alors, si de tels procédés sont mis en place par des entreprises russes et touchent les plus grandes nations démocratiques, comment ne pas craindre que le rendez-vous majeur de 2020 pour les Centrafricains ne soit malheureusement perturbé et faussé par ces même spécialistes de la manipulation, si nombreux maintenant chez nous ?

Qui vivra verra !

La campagne n’a pas encore commencé…

 

Copyright2020CNC

RCA : Plainte contre le Procureur du Président de la République, Mr Léon DINCPI, Procureur Général près la Cour de Cassation  

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Centrafrique.com/les-juges-de-la-cour-constitutionnelle-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les juges de la Cour Constitutionnelle
Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Plainte contre le Procureur du Président de la République, Mr Léon DINCPI, Procureur Général près la Cour de Cassation  

 

VOIE CHOISIE : Presse et Réseaux sociaux – (CORBEAU – NEWS)

………… L’homme n’est ni pointu, ni loyal à son Mandant.

MOTIFS et GRIEFS : Cinq (5)

1 – Refus de Mr Léon DINCPI d’ouvrir, cotés et paraphés,  les registres et documents règlementaires prescrits par les articles 652 – 653 – 654 et 655 du code de procédure civile, à la stratégie des deux recours décisifs :

  • Le recours en appel de fausses ordonnances judiciaires
  • Le recours en cassation d’office. Une procédure très modélisée.

2 – Recel des greffiers des cabinets des juges,  orfèvres en matière de saisine de fausses ordonnances.

4 – Prise d’intérêt en procédure

5 – Torture des veuves et des orphelins, des pauvres et des indigents.

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature

J’ai beau dire et redire à Mr Léon DINCPI, que la loi est une prophétie qui s’accomplit toujours et qui va s’accomplir contre lui. Il ne me comprend pas.

Mandataire de la Succession DONGOLO et en vertu de l’article 21 de la loi organique portant Cour de Cassation, j’ai régulièrement saisi le Procureur Général Léon DINCPI pour fait du quadruple crime d’usurpation de filiation par un certain Gilbert NZEOUANGO dont du reste les deux autres parquets parlent.

Dans le cas d’espèce, nous lui avons certifié que Sieur Gilbert NZEOUANGO est sous la menace d’un PROTËT  de plus de 70 Millions dus à la Succession  

Malgré notre pédagogie, Monsieur Léon DINCPI a refusé d’écrire les réquisitions exigées à l’instance. Politique de l’autruche, de l’omerta, du ilence.

A l’observation, le Procureur du Président ne fait aucun lien entre les instances et les règles de procédure applicables à chaque instance :

1 – Le Procureur du Président de la République n’a cure des articles 118  – 119. Alinéa 5 et 446 du code pénal.

2 – Il n’a cure des articles 262 et 503 du code de procédure pénale

3 – Les concepts de liberté, de propriété, de droits de l’Homme, de droit de la famille, d’amende, de frais de justice régulièrement payés et de dommages – intérêts, de Constitution, sont totalement étrangers aux yeux de Mr DINCPI.

4 – Il n’a cure des articles 652 à 655 du code de procédure civile, articles péremptoires sur les fonctions du greffier en Chef, de Sosthène DENAMENA, ici,en matière d’instruction du quadruple crime relevant de la compétence exclusive de la Cour de Cassation.

5 – Il ne supporte pas d’entendre que ce quadruple crime relève de la compétence exclusive de la Cour de Cassation. Rétif à la voie hiérarchique.

Votre mandataire ramant à contre courant de vos discours contre l’impunité.

Monsieur le Président de la République, je dénonce les forfaitures, toutes les forfaitures de Mr Léon DINCPI sur la foi des griefs que voici :

  • Mr Léon DINCPI efface allègrement les amendes et les frais de justice à faire payer aux greffiers et magistrats faussaires.
  • Il se proclame unilatéralement juge et avocat des greffiers faussaires.
  • Il instruit les affaires des greffiers faussaires à la place du greffier en Chef, Me Guy GOSSI ; il juge en lieu et place du Premier Président de la Cour de Cassation, de Son Honneur Christian LONDOUMON.

Article 30 : La procédure est adressée par voie hiérarchique (partant  du  greffier en Chef du Tribunal) au Procureur Général près la Cour de Cassation (via le parquet du Tribunal et le parquet de la Cour d’Appel), pour transmission au greffier en Chef de la Cour de Cassation. Compliqué pour Léon DINCPI de le comprendre et de le faire ? Boycott du greffier en chef de la Cour.

Des forfaitures perpétrées à seul fin de refuser l’instruction de l’affaire dite : Affaire Succession DONGOLO contre Gilbert NZEOUANGO.

Une affaire pourtant ouverte par voie de constitution de partie civile et sur réquisitoire d’information  et d’inculpation de sept (7) criminels.

Et frais de justice prépayés, en plus avec un surcoût de 94. 000 F CFA.

La loi sur la question de refus d’instruire une affaire étant par ailleurs très claire ; je cite :

« Le fait par un magistrat […] de dénier de rendre la justice après en avoir été requis et de persévérer dans son refus après avertissement ou injonction de ses supérieurs est puni de 5. 000. 000 F d’amende et d’interdiction de l’exercice des fonctions publiques pour une durée de cinq à vingt ans ».

« Article 17 : […] Le recours en cassation contre les décisions préparatoires et d’instruction ne sera ouvert qu’après le jugement définitif.

Mais, l’exécution de tels jugements ne pourra en aucun cas être opposée comme fin de non recevoir. (Arrêt de condamnation souveraine à l’amende)

A noter : la condamnation à l’amende de 10. 000 F par le Premier Président n’est pas le jugement définitif ; à la limite, n’est qu’une contravention.

Article 18 : La Cour de Cassation se prononce  également d’office, sur les recours formés sans condition de délai, par le Procureur Général près la Cour de Cassation, d’office, dans l’intérêt de la loi.

A bien noter : la cassation d’office est une procédure spécifiquement codifiée.

J’appelle donc des deux sanctions préconisées contre le magistrat Léon DINCPI, Grand receleur devant l’Eternel. Grand receleur de tous les faussaires professionnels des cinq corps des métiers qui occupent l’espace judiciaire centrafricain. On a eu tort de le nommer à ce poste.

Que Dieu bénisse et garde le Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Grand Protecteur de la veuve et de l’orphelin, du pauvre et de l’indigent contre les crimes de son Mandataire le plus gradé.

…………………… Signé : ……………………

Joseph HETMAN – El – ROOSALEM – Mandataire de la Succession DONGOLO

Vingt personnes tuées par la foudre au Congo

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Vingt personnes tuées par la foudre au Congo

Bangui (République centrafricaine) – 2 avr. 2020 05:25

Une vingtaine de personnes sont mortes électrocutées mercredi après une décharge de foudre qui a frappé une ligne à haute tension à Kintélé dans la banlieue de Brazzaville.
“La foudre a sectionné deux câbles d’une ligne haute tension de la société nationale d’électricité, un câble est tombé sur une maison qui a été en partie incendiée et a électrocuté les trois occupants”, a expliqué un témoin.
“L’autre câble, qui traînait dans la cour envahie d’eau, a électrocuté les voisins qui ont accouru pour apporter des secours. J’ai pu voir plus d’une dizaine de cadavres”, a-t-il ajouté.
Selon les témoignages, certaines des victimes sont décédées chez elles tandis que d’autres ont perdu la vie dans la rue en marchant dans des flaques d’eau. Ces victimes étaient sorties de chez elles pour porter assistance à leurs voisins.
Des vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux par les habitants de Kintélé montrent un incessant balai d’ambulances et de corbillards.
Des particuliers ont aussi embarqué à bord de leur véhicule des corps et des blessés.
Sept corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital de Talangaï et treize autres à la morgue municipale du CHU, a déclaré à la radio publique Stella Mensah Sassou Nguesso, maire de Kintélé.
Plusieurs personnes inconscientes ont été transférées à l’hôpital de référence de Talangaï et le bilan définitif pourrait s’alourdir.
Le drame intervient au premier jour du confinement de la population décrétée par les autorités pour enrayer la propagation du coronavirus dans le pays.

Avec BBC Afrique

Coronavirus-2019,  la République centrafricaine annonce deux nouveaux cas de transmission locale.

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre de la Santé de la population, docteur Pierre Somsé, a annoncé ce mercredi 1er avril 2020, deux nouveaux cas de contamination au coronavirus (Covid-19), portant à 8 le nombre total  dans le pays. Selon le ministre, les deux personnes dépistées positives sont des résidentes de Bangui, confirmant ainsi l’existence de la transmission locale.

 

Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, les deux sujets infectés sont âgés respectivement de 32 et 29 ans.

Le premier est de sexe masculin, tandis que le second est du sexe féminin. Ils ont été dépistés positifs ce mercredi 1er avril par le laboratoire de l’Institut pasteur à Bangui.

Selon le ministère de la Santé, les deux nouveaux cas confirment l’existence d’un foyer de transmission locale, contrairement aux six premiers cas qui sont importés.

« Le ministère de la Santé et de la Population remercie les deux patients pour leur coopération, et compte sur eux pour l’identification  des contacts ».

Pour l’heure, les dispositions sont prises par le ministère de la Santé pour la prise en charge des cas ainsi que la recherche et le suivi des contacts.

 

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Le monde du football en deuil après la mort de Pape Diouf

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Le monde du football en deuil après la mort de Pape Diouf

Bangui (République centrafricaine) – 1 avr. 2020 16:32

Pape Diouf est la première victime mortelle du Covid-19 au Sénégal, un pays qui compte à présent plus d’une centaine des personnes testées positives.
L’ancien président de l’Olympique de Marseille, dont la vie était partagée entre le Sénégal, son pays natal, et la France, est décédé le 30 mars à Dakar, à l’âge de 68 ans.
Pour de nombreux Sénégalais, le ciel leur est tombé sur la tête, comme on peut le lire dans les colonnes de Sene.News. Fatou Samoura, la secrétaire générale de la FIFA, a tenu à rendre hommage à l’ “illustre disparu”.
Les messages de compassions viennent également de France où Pape Diouf a exercé plusieurs fonctions attachées à sa passion, le football.
Ancien journaliste, agent de joueurs puis dirigeant de l’OM entre 2005 et 2009, Pape Diouf a contribué à redonner au club marseillais un titre de champion de France en 2010, après une longue période de 17 ans sans titre majeur.
L’émotion est forte d’abord du côté de son ancien club. “Pape restera à jamais dans le cœur des Marseillais comme l’un des grands artisans de l’histoire du club”, a ainsi twitté l’Olympique de Marseille.
“A la famille et aux proches de Diouf, le PSG apporte toutes ses pensées de soutien et de solidarité dans ces moments douloureux de perte d’une grande figure”, peut on lire sur le compte Twitter du club parisien.
L’Olympique lyonnais, les Girondins de Bordeaux et d’autres clubs de la Ligue 1 ont aussi exprimé leur compassion.
“Il m’appelait fils, je l’appelais père”, écrit sur les réseaux sociaux Mamadou Niang: l’attaquant sénégalais qui a connu Pape Diouf à Marseille en tant qu’agent et plus tard comme président du club.
Les anciennes vedettes de l’OM, Habibe Beye, Basile Boli, Franck Ribéry, Djbril Cissé, ont du mal à croire à la disparition de l’homme qui tant marqué les esprits des joueurs et du club.

Avec DW français

Coronavirus: la Russie envoie un avion chargé d’aide humanitaire aux USA

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Coronavirus: la Russie envoie un avion chargé d’aide humanitaire aux USA

Bangui (République centrafricaine) – 1 avr. 2020 14:06

Un Antonov-124 des forces aériennes russes, «avec à son bord des masques médicaux et de l’équipement médical, est parti pour les États-Unis», a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué. 
Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cette aide a été évoquée lors de l’entretien téléphonique lundi entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump. 
«Aujourd’hui, quand cette situation touche tout le monde sans exception et devient globale, il n’y a pas d’alternative aux actions dans l’esprit du partenariat et de l’assistance mutuelle», a déclaré M. Peskov mardi soir aux agences de presse russes. 
La Russie a déjà dépêché la semaine dernière plusieurs avions avec des virologues, de l’équipement médical, des laboratoires et des systèmes de désinfection mobiles en Italie où la COVID-19 a emporté plus de 12 400 personnes. 
Aux États-Unis, quelque 186 000 cas d’infection par le coronavirus ont été officiellement déclarés à ce jour et un total de 4076 décès ont été recensés mercredi.

Avec AFP

RCA : Zama Javon Papa, le griot du pouvoir rappelé à l’ordre par l’Assemblée nationale.

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Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD). Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Ce n’est qu’un début, selon des sources parlementaires. Le griot du pouvoir de Bangui, le sulfureux Zama Javon Papa, est désormais dans la ligne de mire du bureau de l’Assemblée nationale. Un rappel à l’ordre lui avait été envoyé, mais l’homme court le risque d’une sanction disciplinaire, ou tout simplement un licenciement.

 

Quelques jours après son retour de la République démocratique du Congo où il avait passé quatre ans d’exil, monsieur Zama Javon Papa  avait été embauché à l’Assemblée nationale en 2017 comme chef de service à la commission éducation, santé, affaire sociale, art et culture par l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, l’ex-Président de l’Assemblée nationale.

Mais très vite, l’homme se fraye un chemin au cœur du pouvoir de Touadera, et abandonne son poste qu’il a tant négocié auprès de l’ex-Président de l’Assemblée nationale. Il crée sa propre association politique, et devient le griot du pouvoir, un poste qu’il avait occupé à l’époque du régime de l’ancien Président François Bozizé. Désormais allié au pouvoir de Touadera, monsieur Zama Javon Papa n’épargne plus non seulement son ex-patron François Bozizé, mais aussi les hommes politiques de l’opposition, sans oublier certains alliés du pouvoir, à l’exemple de l’honorable Martin Ziguélé,  Président du parti MLPC. Ce qui a énormément choqué certains élus de la nation qui ont immédiatement saisi le bureau de l’Assemblée nationale.

Pour les députés, monsieur Zama Javon Papa, étant chef de service d’une commission de l’Assemblée nationale, ne doit se permettre, en aucun cas,  d’insulter publiquement les députés de la République qui sont ses chefs hiérarchiques.

C’est dans ce contexte que le bureau de l’Assemblée nationale a été saisi, et une note de rappel à l’ordre lui a été envoyée.

Dans cette note, signée par le Président de l’Assemblée nationale, il est demandé incessamment à Zama Javon Papa de reprendre immédiatement son poste de chef de service à la commission  éducation, santé, affaire sociale, art et culture qu’il a abandonné depuis plusieurs mois. Faute de quoi, il sera licencié.

Or, Zama Javon Papa, désormais coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD), allié du pouvoir, ne compte pas se laisser influencer. Il multiplie des missions à l’intérieur du pays, pour le compte du parti au pouvoir, le MCU. Avec un ordre de mission établi par le ministre en charge du secrétariat du gouvernement, monsieur Zama Javon Papa encaisse sans cesse des frais de missions versés par le trésor public, en plus de son salaire de chef de service à l’Assemblée nationale, sans oublier des fonds qui sont versés régulièrement sur son compte bancaire dans le cadre de ses activités du griot.

Contacté par CNC, monsieur Zama Javon Papa n’a pas répondu à nos appels téléphoniques. Cependant, à l’Assemblée nationale, personne ne veut commenter cette affaire.

 

Copyright2020CNC.

ordre de mission zama javon papa
ordre de mission de Monsieur zama javon papa

Covid-19 : le Conseil norvégien pour les réfugiés appelle la communauté internationale à soutenir la RCA.

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Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Dans un communiqué en anglais parvenu à la rédaction du CNC, le Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR), une ONG internationale implantée dans plusieurs pays d’Afrique, et en République centrafricaine,  plaide en faveur de la République centrafricaine face à la pandémie de la maladie à coronavirus. Selon le CNR, la communauté internationale doit soutenir les pays qui ne sont pas du tout préparés à faire face à la propagation du virus, en particulier la République centrafricaine.

 

Trois ventilateurs seulement pour faire face au Covid-19 en République centrafricaine.

Selon le CNR (Conseil norvégien pour les réfugiés), «  seuls trois ventilateurs sont disponibles pour aider à sauver la vie des personnes qui contractent le coronavirus en République centrafricaine, un pays de près de 5 millions d’habitants ». Ceci dit, la Centrafrique, à l’instar des autres nations les plus pauvres de la planète, sera incapable de faire face à la propagation de la maladie au coronavirus 2019, qui a déjà ôté la vie à des milliers des personnes dans certains pays en Asie, en Europe et en Amérique, sans oublier l’Afrique.

C’est dans ce contexte que le Conseil norvégien pour les réfugiés appelle la communauté internationale à soutenir les pays pauvres, en particulier la République centrafricaine, un pays fragile déjà ravagé par des conflits armés depuis des décennies.

D’après le CNR, le Covid-19 a le potentiel de se propager à la vitesse de l’éclair en RCA si le pays ne reçoit pas le soutien dont il a besoin pour se protéger adéquatement contre le virus.

Selon l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé,   la République centrafricaine compte officiellement à ce jour six cas de Covid-19, et plus de 724 contacts identifiés. Ils sont tous en isolement dans un centre de traitement dans le pays.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

« L’APPREHENSION CONSTITUTIONNELLE D’UN EVENTUEL GLISSEMENT DU CALENDRIER ELECTORAL DE 2020 EN RCA »

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Centrafrique.com/docteur-dominique-desire-erenon-bon-reduit-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Docteur Dominique Désiré ERENON
Docteur Dominique ERENON.

 

« L’APPREHENSION CONSTITUTIONNELLE D’UN EVENTUEL GLISSEMENT DU CALENDRIER ELECTORAL DE 2020 EN RCA »

« Cogitationis poenam nemo patitur ».

 

L’éventuel glissement du calendrier électoral de 2020, voilà une préoccupation à la fois citoyenne et politique !

Le premier tour des élections présidentielle et législatives devrait se tenir le 27 décembre 2020, si l’on en croit l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Mais à ce jour, il y a des raisons de penser que cette date est hypothétiquement tenable, à cause du retard que connait déjà le processus électoral.

Beaucoup de conditions risqueraient de ne pas être réunies à temps : conditions institutionnelle (adoption de la Loi Organique portant Organisation et Fonctionnement de l’ANE), matérielle, financière et sécuritaire.

De plus, il n’y a pas d’élection sans un corps électoral, ce qui suppose la cruciale et longue phase d’enrôlement des électeurs sur toute l’étendue du territoire, opération qui n’a toujours pas démarré alors qu’elle devait l’être depuis le 02 janvier 2020. L’installation des démembrements de l’ANE a commencé mais est vivement contestée par les partis politiques qui disent n’avoir été ni préalablement informés ni associés.

Mais ll convient de dire d’emblée que la présente réflexion ne porte nullement sur le piétinement du processus électoral mais plutôt sur les conséquences d’une hypothèse de glissement du calendrier électoral.

Face à cette hypothèse aujourd’hui ambiante dans l’opinion centrafricaine et le milieu politique, préoccupante pour les citoyens et stressante pour les gouvernants, je m’emploierai ici, à la manière d’un mécanicien ou d’un serrurier, à utiliser tous les outils, outils et clefs juridiques disponibles et à choisir ceux qui sont les mieux adaptés à l’équation que représente l’éventuel glissement du calendrier électoral de 2020.

Le premier réflexe, c’est d’aller interroger la Constitution, la loi première, la loi des lois, la loi qui proclame et consacre des principes qui tendent à définir des piliers de ce qu’on pourrait appeler le consensus républicain.

Justement, l’article 25 de la Constitution du 30 mars 2016 dispose que la forme de l’Etat centrafricain est la République. Or, la République, c’est d’abord un Etat régi par des lois. La République, c’est aussi une tradition, la tradition républicaine car la Constitution permet toutes sortes d’hypothèses préoccupantes auxquelles le droit n’apporte pas de réponses satisfaisantes : que se passerait-il si les élections générales de 2020 ne se tenaient pas à bonne date ? C’est en cela que la tradition républicaine constitue le refuge du bon sens et de la démocratie.

Le Chef de l’Etat est investi d’un mandat représentatif et temporaire, limité à cinq ans, renouvelable une seule fois mais dont la durée quinquennale ne peut être prorogée pour quelque motif que ce soit (article 35 de la Constitution du 30 mars 2016).

Quant aux députés, ils disposent également d’un mandat de cinq ans, avec possibilité d’un renouvellement illimité (article 68 de la Constitution du 30 mars 2016).

Si la date du 27 décembre 2020 n’est pas tenue pour le premier tour des scrutins présidentiel et législatif, il y’aura glissement du calendrier électoral. La survenance d’un tel évènement serait très stressante pour les gouvernants, Président de la République et députés. Très clairement, c’est la question de leur maintien dans leurs différentes fonctions qui serait alors posée.

Il convient de préciser que le mandat du Président Faustin Archange TOUADERA court depuis le 30 mars 2016, date de son investiture et prendra fin le 30 mars 2021 ; celui des députés, depuis le 03 mai 2016, date de leur installation et expirera le 03 mai 2021.

 

I/ L’IMPOSSIBILITE ABSOLUE D’UNE PROROGATION DU MANDAT PRESIDENTIEL

 

Aux fins d’un meilleur éclairage, deux dispositions essentielles de la Constitution du 30 mars 2016 méritent d’être combinées et analysées ici.

D’abord, l’article 36 al.2 dispose : « l’élection du nouveau Président a lieu 45 jours au moins et 90 jours au plus avant le terme du mandat du Président en exercice ».

Enfin, l’article 35 al. 3 de la Constitution du 30 mars 2016 énonce l’impossibilité absolue « d’exercer plus de deux mandats consécutifs » et de « le proroger pour quelque motif que ce soit ».

En clair, pour être respectueux de ces deux dispositions, l’élection présidentielle doit être organisée 45 jours au moins ou 90 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président Faustin Archange TOUADERA, concrètement avant le 30 mars 2021.

Si donc l’élection présidentielle ne se tient pas conformément aux dispositions de l’article 36 al.2 de la Constitution du 30 mars 2016, une question se poserait, celle de savoir si le Président de la République pourrait rester en fonction au-delà du 30 mars 2021, le temps que les élections soient organisées.

A cette question, la Constitution du 30 mars 2016 en son article 35 al. 3 répond très clairement par la négative. Passé le 30 mars 2021, l’actuel Président de la République ne pourrait constitutionnellement rester en fonction puisqu’une telle hypothèse serait synonyme de prorogation du mandat présidentiel, chose formellement et absolument proscrite par la Constitution.

D’aucuns pourraient être tentés d’exhumer le précédent somme toute facheux de la prétendue Loi Constitutionnelle N° 10.005 du 11 mai 2010 modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004, laquelle avait été adoptée (95 pour et 6 contre et 1 abstention) pour permettre au Président François BOZIZE YANGOUVONDA et les députés dont les mandats devaient expirer respectivement les 03 et 11 juin 2010, de demeurer en fonction, en cas de suspension du processus électoral et jusqu’à l’achèvement de celui-ci.

D’un point de vue juridique, ceci ne saurait constituer une jurisprudence car cette loi constitutionnelle n’en était pas une, car elle avait été irrégulièrement adoptée et a même contrevenu aux dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004 notamment l’article 108 al. 2, lequel interdisait toute révision du « nombre et de la durée du mandat présidentiel ».

De même, la Constitution du 30 mars 2016, en son article 103, a instauré un verrou, celui d’exclure du champ de la révision constitutionnelle, « le nombre et la durée des mandats présidentiels ».

 

II/ LES CONSEQUENCES INSTITUTIONNELLES DE L’IMPOSSIBLE PROROGATION DU MANDAT PRESIDENTIEL

 

Au-delà du 30 mars 2021, et en l’absence d’organisation à bonne date de l’élection présidentielle, le mandat de l’actuel Président de la République, Chef de l’Etat expirerait. D’un point de vue constitutionnel, il s’agirait d’un cas d’empêchement définitif (article 47 al.2 de la Constitution du 30 mars 2016).

La conséquence serait que le Chef de l’Etat perdrait toute légitimité ; il serait dépossédé de ses attributions et prérogatives constitutionnelles et ne pourrait plus poser des actes opposables à la nation.

A noter que pareille hypothèse serait synonyme de vacance de la présidence de la République, selon l’article 47 al. 1 de la Constitution du 30 mars 2016.

 

Aux termes de l’article 47 al. 2, cette situation doit être formellement constatée « par un comité spécial présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle et comprenant le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement »

L’hypothèse d’une vacance du pouvoir présidentiel n’ouvrirait pas dans l’immédiat une transition politique, mais plutôt une période de suppléance. Celle-ci échoit au Président de l’Assemblée Nationale,  tel que le prescrit l’article 47 al. 8 de la Constitution du 30 mars 2016 : « En cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale », en l’espèce l’Honorable El Hadj Moussa Laurent NGON BABA, Député de la circonscription de Baboua 1 et Président du Parti d’Action pour le Développement (PAD).

Une fois devenu Président suppléant, El Hadj Moussa Laurent NGON BABA devrait organiser le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République 45 jours au moins et 90 jours au plus après l’ouverture ou la constatation de la vacance. Cependant, il serait inéligible d’office à cette élection, conformément à l’article 47 al. 7 de la Constitution du 30 mars 2016.

Par contre, Faustin Archange TOUADERA dont le mandat aurait expiré le 30 mars 2021, pourrait très bien être candidat à cette élection présidentielle, l’intéressé n’ayant pas encore exercé deux mandats successifs, ainsi que le dispose l’article 35 al. 3 de la Constitution du 30 mars 2016.

Mais il faut savoir que la mission assignée au Président suppléant par l’article 47 al. 10 de la Constitution du 30 mars 2016 pourrait se révéler quasiment impossible d’un point de vue pratique.

Le suppléant qui entrerait dans la fonction présidentielle ne disposerait que de 45 à 90 jours (soit trois mois maximum), du 30 mars au 30 juin 2021, pour organiser le scrutin présidentiel ; en droit l’emploi de l’indicatif valant impératif : « Le suppléant est tenu d’organiser, dans les quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus, l’élection du nouveau Président de la République ».

Si par malheur, le suppléant du Président de la République (Président de l’Assemblée Nationale) n’arrivait pas, lui non plus, à organiser l’élection du nouveau Président de la République dans le délai requis, le pays serait plongé dans un vide constitutionnel, faute de prise en compte par la Constitution du 30 mars 2016 de cette éventualité.

Voilà le postulat le plus préoccupant, le plus inquiétant et le plus stressant car un vide constitutionnel est potentiellement source de troubles politiques et de crise institutionnelle dans le pays.

Le vide constitutionnel, dans le meilleur des cas, ferait appel à la tradition républicaine laquelle renvoie au bon sens et à la démocratie. Les forces vives de la nation seraient ainsi sollicitées pour décider de l’instauration d’une transition politique.

Comme toute transition  politique, cela dépendrait forcément de la bonne volonté des uns et des autres mais surtout des calculs politiques des uns et des autres, chacun ayant, en pareil postulat, le réflexe de prêcher pour sa chapelle. Face à cela, et le moment venu, nous nous assignerions le rôle de gardien de la Constitution, pour que triomphe l’intérêt national.

Je termine ma réflexion en faisant observer que notre Constitution du 30 mars 2016 comporte moult anomalies et contradictions de taille qu’il faudrait corriger.

Napoléon affirmait : « Aucune Constitution n’est restée telle qu’elle a été faite. Sa marche est toujours subordonnée aux hommes et aux circonstances ».

L’un des axes de cette révision constitutionnelle que j’appelle de tous mes vœux, c’est l’adaptation de notre loi première aux réalités sociales et culturelles de chez nous. Guy Carcassonne, l’un des éminents constitutionnalistes Français disait avec son éloquence légendaire : « la meilleure constitution du monde ne suffit pas à faire le bonheur d’un pays, mais une mauvaise suffit à faire son malheur ». Une constitution inadaptée aux réalités d’un pays fera le malheur de ce pays.

Tout bon constitutionnaliste sait que « les constitutions ne sont pas des tentes dressées pour le sommeil » tel que l’affirmait Royer-Collard. Ceci signifie que les constitutions subissent l’usure du temps, comme toutes choses humaines. S’agissant de la Constitution du 30 mars 2016, il me parait utile que notre République procède à la révision des articles dont l’expérience aurait fait sentir les inconvénients. Vivre, n’est-ce pas s’adapter ?

Dans cette entreprise d’adaptation de notre Constitution à l’environnement social, culturel et politique de notre pays, le constitutionnaliste centrafricain devrait jouer un rôle de premier plan.

 

Bangui, 31 mars 2019

Par : Dominique Désiré ERENON,

Docteur en Droit Public de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Constitutionnaliste,

Enseignant-Chercheur à la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l’Université de Bangui,

Ancien Ministre, Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Ancien chargé de Mission Juridique au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale,

Ancien Directeur de la Conformité et du Respect des Normes à Ecobank-Centrafrique.

 

 

L’ex-président congolais Yhombi Opango est mort du coronavirus en France

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L’ex-président congolais Yhombi Opango est mort du coronavirus en France

Brazzaville )Congo ) – 31 mars 2020 23:45

L’ancien président Jacques Joaquim Yhombi Opango, qui a dirigé le Congo-Brazzaville entre 1977 et 1979, est décédé lundi en France des suites du Covid-19 à l’âge de 81 ans, a indiqué sa famille à l’AFP.
“Mon père, l’ancien président Yhombi Opango, est mort ce lundi après-midi à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine près de Paris. Il a été bien victime du Coronavirus”, a déclaré au téléphone à l’AFP son fils, Jean-Jacques Yhombi Opango.
La télévision publique, Télé-Congo, a confirmé l’information dans son journal du soir à 20H00 (19H00 GMT).
Son état de santé s’était dégradé ces derniers temps le contraignant à vivre loin du Congo, en France notamment, selon sa famille.
Originaire de la Cuvette (nord), Jacques Joachim Yhombi Opango était né en 1939.
Cet officier avait été porté à la tête du pays juste après l’assassinat du président Marien Ngouabi (1968-1977), à l’époque où l’ex-colonie française était alignée sur l’Union soviétique.
Il ne dirigera le pays que pendant deux ans avant d’être évincé par le président Denis Sassou Nguesso, originaire de la même région que lui, qui cumule 35 ans de pouvoir depuis lors, avec une parenthèse de cinq ans entre 1992 et 1997. Emprisonné après son éviction, M. Yhombi Opango a été libéré peu avant la conférence nationale de 1991 qui a ouvert le pays au multipartisme.
Il fonde alors le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD). Candidat malheureux à la présidentielle de 1992, il s’allie au président élu Pascal Lissouba dont il devient le Premier ministre entre 1994 et 1996.
Il s’exile en France quand éclate la guerre civile en 1997 qui va permettre le retour du président Sassou Nguesso aux affaires avec l’aide des troupes angolaises.
Son exil a pris fin en 2007 et depuis il vivait à cheval entre la France et le Congo.

Avec AFP/VOA

Après 5 morts, l’Afrique du Sud fait du porte-à-porte pour dépister le coronavirus

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Après 5 morts, l’Afrique du Sud fait du porte-à-porte pour dépister le coronavirus

Bangui (République centrafricaine) – 31 mars 2020 23:00

Avec 1353 cas recensés à ce jour, le pays de Nelson Mandela compte désormais le nombre le plus élevé de cas de Covid-19 sur le continent africain.
Le président Cyril Ramaphosa a annoncé lundi soir qu’au moins 10 000 agents feront du porte-à-porte dans les prochains jours pour effectuer des tests de dépistage à domicile.
Le pays observe déjà un confinement de 21 jours visant à contenir le virus mortel.
Des dizaines de personnes ont été arrêtées pour avoir violé l’ordre de rester chez soi.
Le gouvernement sud-africain “condamne les abus” de l’armée pendant le confinement
Sur le plan économique, l’Afrique du Sud subit de plein fouet les effets néfastes du virus. La semaine dernière l’agence de notation Moody’s avait rabaissé le profil du pays. Dans les quartiers, les détaillants ont augmenté les prix des denrées de première nécessité, selon le quotidien Business Day.
Jusqu’à présent, plus de 5 000 personnes ont été testées positives pour le coronavirus à travers l’Afrique et 173 décès ont été signalés dont 5 en Afrique du Sud, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Avec AFP/VOA

Coronavirus : Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, est mort du Covid-19 à l’âge de 68 ans

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Centrafrique.com/pape-diouf-ancien-president-de-lolympique-de-marseille-lors-dune-conference-de-presse-le-20-novembre-2014/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, lors d'une conférence de presse, le 20 novembre 2014. (BORIS HORVAT / AFP)
Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, lors d’une conférence de presse, le 20 novembre 2014. (BORIS HORVAT / AFP)

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Hospitalisé à Dakar, où il était sous assistance respiratoire, Pape Diouf devait être rapatrié à Nice en avion sanitaire. Mais son état s’est dégradé trop rapidement.

 

La liste des personnalités mortes du coronavirus s’allonge. Atteint du Covid-19, l’ancien président de l’Olympique de Marseille Pape Diouf est mort à l’âge de 68 ans, a appris l’Agence France-Presse de source familiale, mardi 31 mars. Son décès a été confirmé par la RTS, la chaîne de télévision publique du Sénégal.

Placé sous assistance respiratoire, Pape Diouf avait été hospitalisé à Dakar. Il devait être rapatrié à Nice (Alpes-Maritime) en avion sanitaire où sa famille devait le rejoindre. Mais son état s’est dégradé. L’appareil, affrété par l’ambassade de France au Sénégal, n’a pas pu décoller et il est décédé sur le sol sénégalais, a appris l’AFP de même source.

Ancien journaliste, agent de joueurs puis dirigeant de l’OM, de 2005 à 2009, Diouf avait notamment contribué à bâtir l’équipe championne de France 2010, après 17 années sans titres pour l’OM.

 

Avec AFP

Covid-19 : doit-on craindre le pire au Cameroun ?

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Covid-19 : doit-on craindre le pire au Cameroun ?
 

Yaoundé (Cameroun) – 31 mars 2020 21:51

 

Au Cameroun, environ 200 cas d’infection au Covid 19 ont été recensés. La majorité d’entre eux est issue d’un vol Air France et d’un vol Brussels Airlines du 17 mars dernier, avant la fermeture des frontières du pays.

Les mesures de confinement de ces voyageurs ont été imparfaites, certains ont été logés dans des hôtels tandis que d’autres ont pu circuler librement ou même refuser leur mise en quarantaine. Aujourd’hui, la crainte est que la pandémie de Covid-19 soit hors de contrôle au Cameroun. C’est ce qu’explique le docteur Gervais Atedjoe, secrétaire général de l’Ordre des médecins.

L’opposant Maurice Kamto a exigé, vendredi (27.03.2020), que le président Paul Biya s’adresse “aux Camerounais lui-même” dans les sept prochains jours sur la pandémie du nouveau coronavirus, qui a infecté près de 200 personnes au Cameroun.  Le président Paul Biya, 87 ans dont 37 au pouvoir, n’a pas encore pris publiquement la parole au sujet du Covid-19.

Avec DW français

En Afrique, six pays officiellement épargnés par le virus

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Centrafrique.com/les-forces-de-securite-burundais-deployees-apres-une-attaque-a-la-grenade-au-cours-de-laquelle-un-general-tutsi-et-conseiller-a-la-securite-du-vice-president-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Les forces de l’ordre burundaises. Photo AFP

En Afrique, six pays officiellement épargnés par le virus
 

Bangui (République centrafricaine) – 31 mars 2020 13:11

 

Six États africains figurent parmi les rares pays au monde à n’avoir encore déclaré aucun cas de nouveau coronavirus.
La pandémie qui affecte la planète a frappé dans presque tous les pays, à l’exception d’une poignée de petites îles isolées, du Yémen en guerre et de la très fermée Corée du Nord.

En Afrique, certains de ces pays attribuent leur bonne fortune à la grâce de Dieu ou plus prosaïquement à leur isolement aérien. D’autres voix relèvent que l’absence de cas est sans doute liée à la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour le dépistage.
– Burundi
Pour les autorités, qui préparent des élections générales en mai, c’est l’intervention divine qui a permis au Burundi d’échapper, pour l’instant, au coronavirus.
“Le gouvernement remercie le bon Dieu tout puissant qui a protégé le Burundi”, a déclaré à la télévision nationale le porte-parole du gouvernement, Prosper Ntahorwamiye.
Il a aussi dénoncé “les mauvaises langues ou certains oiseaux de mauvais augure qui propagent différentes rumeurs” prétendant que le Burundi n’est pas capable de procéder à des tests et que le coronavirus est déjà présent dans le pays.
Quelques mesures ont été prises, comme la suspension la semaine dernière des vols internationaux. Mais plusieurs médecins ne cachent pas leur inquiétude.
“Il y a zéro cas au Burundi, car il y a eu zéro test jusqu’ici”, a affirmé à l’AFP un médecin burundais, qui a requis l’anonymat.
– Comores
L’archipel des Comores, situé dans l’océan Indien entre Madagascar et le Mozambique, n’a toujours détecté aucun cas, selon le ministère de la Santé.
Le Dr Abdou Ada, un généraliste de Moroni, se demande si ce n’est pas lié au traitement de masse à base d’artémisine utilisé aux Comores contre le paludisme.
“Je me permets de croire que le traitement antipaludéen de masse explique le fait que les Comores sont, pour l’instant du moins, épargnées par le Covid-19. Il s’agit d’une conviction personnelle qu’il faut confirmer scientifiquement”, a-t-il avancé.
– Lesotho
Le Lesotho est entré lundi en période de confinement national de 25 jours, même s’il n’a recensé pour l’heure aucun cas positif.
Des soldats s’efforcent de faire respecter dans les rues de Maseru, le confinement ordonné par le gouvernement du Lesotho, le 30 mars 2020 (AFP – MOLISE MOLISE)
Le petit royaume d’Afrique australe d’un peu plus de 2 millions d’habitants n’avait jusqu’à la semaine dernière ni test, ni centre de dépistage…
Il a reçu le 26 mars ses premiers kits grâce au milliardaire chinois Jack Ma. Les autorités ont rapporté 8 cas suspects. Les premiers résultats sont attendus très prochainement.
– Malawi
Le gouvernement du Malawi assure que s’il n’a enregistré aucun cas, ce n’est pas parce qu’il n’est pas capable de procéder à des tests. “Nous avons des tests et nous testons”, a affirmé le porte-parole du ministère de la Santé, Joshua Malango.
La docteur Bridget Malewezi a déclaré à l’AFP que même si le pays n’est “pas prêt à 100%”, il se prépare en vue de l’arrivée du virus, qu’elle juge inéluctable. “La plupart des gens pensent que ça arrivera ici aussi à un moment ou un autre”, a-t-elle estimé.
Le Malawi a demandé aux personnes arrivant de l’extérieur de se mettre d’eux-mêmes en quarantaine, ce qui selon Mme Malewezi a aidé le pays “à se protéger”.
– Sao Tomé-et-Principe
L’archipel de Sao Tomé-et-Principe, dans l’océan Atlantique, n’a recensé aucun cas, tout simplement car il n’est pas en mesure de mener des tests, a indiqué la représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans le pays, Anne Ancia.
Toutefois, “nous continuons nos préparations”, a ajouté Mme Ancia, en précisant qu’une centaine de personnes de retour de pays sensibles avaient été placées en quarantaine.
Avec seulement quatre lits en réanimation pour une population de 200.000 personnes, le pays doit absolument empêcher le virus de se propager. Il a déjà fermé ses frontières, malgré l’importance du tourisme pour l’économie locale.
– Soudan du Sud
Pour le docteur Angok Gordon Kuol, un des responsables de la lutte contre le coronavirus au ministère de la Santé, si le pays n’a enregistré aucun cas, c’est parce qu’il n’a “pas un fort trafic aérien”.
Contrôle de passagers d’un vol international à leur arrivée à l’aéroport de Juba, le 31 janvier 2020 (AFP – Alex McBride)
Mais les autorités s’inquiètent du nombre de travailleurs humanitaires étrangers qui travaillent dans le pays et ont pu y revenir ces dernières semaines.
Le Soudan du Sud est aussi entouré de pays touchés par le virus et n’est pas en mesure de fermer de manière étanche ses frontières. Les gens “peuvent traverser ces frontières et nous nous attendons à avoir des cas”, a prévenu M. Gordon.
Dans un des pays les plus pauvres au monde, qui peine à sortir d’une guerre civile commencée en décembre 2013, le gouvernement ne cache pas manquer d’à peu près tout. M. Gordon estime que le pays est capable de tester un maximum de 500 personnes
Le pays a fermé les écoles et interdit les événements sportifs, religieux et politiques, ainsi que les mariages et funérailles. Il a aussi suspendu les vols internationaux et les commerces non essentiels ont été fermés.

Avec AFP

RCA : vive tension entre Bozizé et Touadera après l’échec des négociations du RD-congolais François Beya.

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L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

Bangui (République centrafricaine ) – La tension ne cesse de monter entre l’ancien Président centrafricain, le général François Bozizé, et son ex-Premier ministre, l’actuel chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA. Après l’échec de la discrète négociation entamée par François Beya, le conseiller congolais du Président Étienne Tshisekedi qui aurait tenté en vain de convaincre l’ancien Président Bozizé de renoncer  à sa candidature à la prochaine présidentielle en faveur de l’actuel chef de l’État Touadera, les deux hommes ne se parlent plus, et brusquement, des rumeurs de coup d’État refont surface, accusant l’ancien Président de vouloir préparer un putsch militaire, ce que le KNK rejette en bloc et parle de manipulation grossière.

 

Décidément, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, isolé et très impopulaire depuis son investiture à la magistrature suprême de l’État en mars 2016, n’a pas l’intention de lâché le morceau. Il cherche des voies et moyens de se faire réélire à la prochaine présidentielle prévue fin décembre 2020, en dépit du sérieux doute exprimé  par ses deux épouses officielles, Brigitte et Tina,  qui l’auraient fortement déconseiller.

C’est dans ce contexte que l’homme avait fait appel au Président de la RDC, le socialiste Étienne Tshisekedi, ami de longue date de la famille Bozizé pour tenter de convaincre ce dernier, selon le magazine panafricain jeune Afrique, de ne pas se représenter à la prochaine présidentielle de 2020, laissant l’opportunité au Président Faustin Archange TOUADERA de briguer, pour la seconde fois, la magistrature suprême de l’État.

Ainsi, la semaine dernière, le chef de l’État congolais, soucieux d’aider son homologue centrafricain Faustin Archange TOUADERA, a dépêché à Bangui, son influent conseiller en matière de sécurité, monsieur François Beya pour tenter de convaincre l’ex-chef de l’État Bozizé de renoncer à sa candidature. Mais de source autorisée et bien informée, Monsieur François Beya n’a pas pu convaincre l’homme de 15 mars François Bozizé qui, selon la même source, aurait expliqué que la décision de sa candidature ou non à la prochaine présidentielle relève non seulement du bureau politique de son parti, le KNK, mais également de la coalition de l’opposition démocratique 2020 (COD2020) dont son parti est membre influent.

Cette manière simple et intelligente de refuser l’offre du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA fait grincer les dents à la présidence de la République. Des voix s’élèvent parmi les entourages du chef de l’État pour accuser l’ex-Président Bozizé de vouloir fomenter un putsch militaire contre le régime actuel.

Même les journaux proches du régime, manipulés en ce sens, ont publié, dans leur colonne, des articles  bien rodés faisant échos du coup d’État, financé et préparé par l’ancien chef de l’État, le général François Bozizé, avec la complicité des ex-combattants Anti-Balaka.

Justement, sur ce point, une vingtaine de ces derniers, en réunion au domicile du ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté au quartier Galabadja sinistré à Bangui, ont été arrêtés, ce samedi 28 mars 2020 par les forces de l’ordre. Ils ont été incarcérés à la prison correctionnelle de Camp de Roux avant d’être transférés ce lundi à la prison centrale de Ngaragba. Ce qui inquiète sérieusement certains observateurs nationaux qui voient derrière cette arrestation des manipulations politiques, pour ne pas dire « de dérives dictatoriales «  du Président Touadera.

Du côté du parti KNK, parti de l’ex-Président François Bozizé, accusé d’être derrière ce fameux coup de force en préparation, on se dit tranquille.

« Seule la vraie justice tranchera »,  affirme un membre du bureau politique du KNK interrogé par CNC.

Joint au téléphone par la rédaction, le parquet général de Bangui n’n’a pas souhaité répondre à nos appels.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

RCA :  pique de colère des usagers au ministère des Transports suite à l’augmentation du tarif de carte grise.

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-25/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Terminus-nord des bus à Bangui, Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Terminus-nord des bus à Bangui, Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui ( République centrafricaine ) – lundi 30 mars 2020, au ministère des Transports et de l’Aviation civile à Bangui, des clients de la société libanaise Almadina, spécialisée dans la confection des titres sécurisés des transports en Centrafrique, se sont mis en colère contre l’augmentation brusque et unilatérale du tarif de carte grise et plaque d’immatriculation. Des négociations ont été engagées avec le DG des transports, mais la société Almadina maintient sa position et s’impose face au ministère des Transports. Pourquoi ?

 

Passant de 52 000 à 60 000, soit une augmentation d’environ 15%, le tarif de carte grise, couplée avec les plaques d’immatriculation est en hausse depuis lundi 30 mars 2020. Les centrafricains, qui souhaitent acheter une nouvelle auto ou changer leur plaque d’immatriculation, devront désormais débourser 60 000 francs CFA au lieu de 52 000 il y’a quelques jours.

Cette augmentation, décidée  unilatéralement par la société libanaise Almadina, fait réagir des dizaines d’automobilistes ce lundi 30 mars au ministère des Transports. Selon eux, la société Almadina ne doit pas décider seule de l’augmentation de son tarif. Celle-ci doit se faire en concertation avec le syndicat des transporteurs, avec l’autorisation du ministère des Transports, après l’avis du conseil du ministre.

C’est dans cette disposition d’esprit qu’une dizaine des clients ont saisi, ce lundi 30 mars,  la direction générale des transports qui, à son tour, informe son ministre de tutelle. Des négociations ont été engagées avec la direction de la société Almadina. Finalement, le nouveau tarif imposé par Almadina est maintenu. Seule la date de son entrée en vigueur qui, au lieu de lundi 30 mars, est désormais fixée au mois d’avril prochain.

Contactée par la rédaction du CNC, la direction de la société Almadina justifie sa décision par la mise en circulation d’une troisième plaque d’immatriculation sur une automobile.

Alors, cette décision de troisième plaque est-elle conforme aux directives de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) ? Et pourquoi Almadina n’avait pas informé les Centrafricains et le gouvernement avant de prendre sa décision ?

Selon des observateurs nationaux, c’est seulement en République centrafricaine qu’on peut voir ce genre des choses où chaque société, publique ou privée, peut décider seule de son tarif, ou encore de son service au vu et barbe des autorités compétentes.

Rappelons que la société libanaise Almadina, en République centrafricaine, est chargée de la confection des documents administratifs sécurisés comme la carte d’identité nationale, passeports, carte grise, certificat d’immatriculation, permis de conduire et les plaques d’immatriculation. Elle est souvent soupçonnée de connivence avec les autorités nationales auxquelles elle n’a cessé de verser des pots-de-vin substantiels.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Covid-19 : message du comité exécutif du parti CNCA-PDD aux centrafricains.

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Centrafrique.com/mbokoto-etienne-du-parti-cnca-pdd/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MBOKOTO & ETIENNE du parti cnca pdd
Monsieur MBOKOTO ETIENNE, Président national du parti CNCA-PDD. Photo de courtoisie.

 

CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA

     PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT

                                  (CNCA-PDD)

MESSAGE DU COMITE EXECUTIF AUX  CENTRAFRICAINS

                                FACE AU CORONAVIRUS OU COVID 19

 

Filles et fils de Centrafrique,

Chers compatriotes,

Ce n’est point un film de science-fiction. C’est une réalité. Cet ennemi redoutable et implacable existe réellement. Il frappe à tout moment et ne fait aucun choix. Gouvernants et gouvernés, riches ou pauvres, hommes, femmes et enfants, personnes âgées ou jeunes; COVID 19 n’épargne personne.

Le monde dans son ensemble fait face à une crise sanitaire sans précédente depuis quelques mois. Le rythme de contamination par le coronavirus va tous les jours crescendo dans les quatre coins de la terre. Et notre pays la République Centrafricaine n’est point épargné.

Oui, cette maladie dont la propagation est rapide inquiète tout le monde et comme vous le savez, COVID 19 est une infection qui se complique par une détresse respiratoire très grave. Et malheureusement, des milliers de personnes en sont victimes et ont perdues la vie.

C’est pourquoi notre formation politique le CNCA-PDD invite les centrafricaines et centrafricains ainsi que tous ceux et celles qui ont choisi notre pays pour y résider, à ne pas céder à la panique mais, à faire preuve de discipline, de sérieux, de solidarité et de sens de responsabilité pour une maitrise efficace et rapide de ce fléau.

Il s’agit des mesures certes difficiles mais nécessaires pour garantir la protection de tous et de chacun et de limiter la propagation de cette pandémie.

Oui, nous savons que nos autorités en synergie avec les partenaires de la Centrafrique ainsi que nos vaillants et dignes acteurs de la santé travaillent d’arrache-pied pour la prévention et la riposte.

 

Mais suivons à la lettre les consignes sanitaires de l’organisation mondiale de la santé (OMS) et les instructions de nos autorités.

Mettons en pratique toutes les mesures barrières à notre disposition. En voici quelques-unes que le CNCA-PDD préfère partager avec vous et cela commence par les mains :

-Se laver les mains fréquemment avec de l’eau et du savon ou de préférence, avec une solution hydro alcoolique pour éliminer les virus qui peuvent se trouver sur vos mains. C’est un geste simple, mais très important.

– Les coudes pliés, veuillez couvrir votre bouche et votre nez lorsque vous toussez ou éternuez. Si vous utilisez un mouchoir, jetez-le immédiatement après l’avoir utilisé et lavez-vous les mains. Car les gouttelettes propagent le coronavirus. En adoptant une bonne hygiène respiratoire, vous protégez votre entourage contre les virus tels que le rhume, la grippe ou le coronavirus.

– Evitez de toucher les yeux, le nez et la bouche. Cela peut empêcher le virus d’entrer dans votre corps. Les mains sont en contact avec énormément de surfaces couvertes de virus. Une fois les mains contaminées, le virus se retrouve rapidement sur le visage, où il peut pénétrer dans votre corps et vous faire tomber malade.

– En termes d’interaction sociale, veuillez garder vos distances. Un écart d’un (01) mètre minimum doit être respecté avec quiconque tousse ou éternue. En maintenant une telle distance, vous éviterez d’inhaler les gouttelettes émises par une personne qui éternue ou tousse à proximité.

– Veuillez suivre toutes les instructions délivrées par les autorités. Et si vous avez de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires, faites le savoir aux autorités sanitaires locales.

Soyons braves, courageux, déterminés et dégageons ensemble une importante énergie cinétique nous permettant de maitriser cette pandémie qui veut nous anéantir.

Chers compatriotes,

Au cas où vous êtes exposé au virus ou contaminé par le COVID 19 ;

-Respectez la période d’incubation et restez en quarantaine car les symptômes peuvent mettre jusqu’à 14 jours pour se déclarer ;

-Portez un masque anti projections pour protéger votre entourage ;

-Evitez les contacts humains, particulièrement avec les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, immunodéprimées, femmes enceintes) ;

-Restez chez vous jusqu’à la guérison.

Ensemble, observons avec civisme, courage et responsabilité, tous ces gestes pour barrer la voie à la propagation du coronavirus et sauver nos vies et celles des autres.

Très chers compatriotes,

La Centrafrique a besoin de tous ses enfants en bonne santé pour le grand défi de sa refondation et sa reconstruction. C’est pourquoi, face à l’adversité du coronavirus, nous devons  être vigilants, disciplinés, solidaires et  unis.

Le CNCA-PDD est sans nul doute convaincu que les vaillants centrafricains et centrafricaines qui ont endurés de  diverses et dures épreuves sauront se montrer très fort, face à cette pandémie.

Le CNCA-PDD vous remercie.

 

 

 

Fait le 30 mars 2020

 

Le Président National du CNCA-PDD

 

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

Un pasteur ougandais en prison pour avoir douté du coronavirus

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Un pasteur ougandais en prison pour avoir douté du coronavirus

Kampala (Ouganda) – 30 mars 2020 19:15

Un influent pasteur ougandais a été inculpé et placé en détention lundi pour avoir, d’après l’accusation, remis en cause l’existence du nouveau coronavirus en Afrique, a annoncé la police.
Augustine Yiga est accusé par le parquet d’avoir affirmé qu’il n’y avait “pas de coronavirus en Ouganda et en Afrique” dans un sermon vendredi devant ses fidèles de l’Eglise du renouveau chrétien, retransmis par plusieurs chaînes de télévision locales.
“Le pasteur Yiga de l’Eglise du renouveau chrétien a été inculpé et placé en détention pour des faits susceptibles de provoquer la propagation du Covid-19”, a déclaré à la presse le porte-parole de la police ougandaise Patrick Onyango.
“Affirmer que le Covid-19 n’existe pas en Afrique et en Ouganda sape les efforts du gouvernement pour lutter contre l’épidémie et expose le public au grave danger du laxisme dans l’application des mesures de contrôle et de prévention”, a ajouté le porte-parole de la police.
Le pasteur, qui possède sa propre chaîne de télévision et revendique des dons de prophétie, encourt une peine maximale de sept ans de prison. Il a plaidé non coupable et une audience a été fixée au 6 avril.
L’Ouganda compte à ce jour 33 cas officiels de Covid-19.
Les écoles, lieux de rassemblements religieux ou culturels ont été fermés pour un mois et les transports en commun sont interdits. Pour les particuliers, pas plus de trois personnes sont autorisées par voiture et une seule par moto.
La semaine dernière, six Chinois et deux Ougandais avaient été inculpés “d’actes susceptibles de propager” l’épidémie après que les deux Ougandais ont, semble-t-il, aidé les six autres à s’échapper d’un hôtel où ils se trouvaient en quarantaine.
Deux des ressortissants chinois ont depuis été testés positifs au virus.

Avec AFP/VOA

La Chine accusée de mentir sur son nombre de victimes

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La Chine accusée de mentir sur son nombre de victimes

Bangui (République centrafricaine) – 30 mars 2020 19:09

Le Qingming, la Fête des morts chinoise, tombe le 5 avril. D’ici là, il faut pouvoir enterrer les morts. Pour cette raison, les crématoriums, qui avaient fermé leurs portes aux proches de victimes depuis le début de la crise sanitaire, se sont engagés à restituer les cendres.
Cette opération a donné lieu à des images publiées par le magazine économique chinois Caixin et relayées par l’agence Bloomberg.
Selon Caixin, on y voit des piles de près de 3.500 urnes funéraires stockées dans l’un des huit crématoriums que compte la ville de Wuhan, l’épicentre de la pandémie.
A l’extérieur, une autre photo montre un camion qui livre des palettes, apparemment 5.000 unités en deux jours. Certaines familles racontent également comment elles ont attendu plusieurs heures pour recevoir les cendres.
Si l’on ne sait pas quelle est la part de décès liés au coronavirus depuis l’apparition du Covid-19 à Wuhan, ces images n’ont pas manqué de faire le tour des réseaux sociaux et de raviver les interrogations sur l’honnêteté de la Chine dans cette pandémie.  
Alors que l’Italie compte déjà plus de 10.000 victimes et l’Espagne plus de 7.000, la Chine affiche un bilan de près de 2.500 morts dans la ville de Wuhan et environ 3.300 morts dans tout le pays.
Ce bilan est d’autant plus bas que l’on sait la fragilité des infrastructures de santé à Wuhan, avec des hôpitaux qui ont été débordés comme ailleurs dans le monde au plus fort de la crise.
Campagne de désinformation
De plus, la Chine est accusée d’avoir tenté d’étouffer l’apparition du virus. Selon Pékin, le premier cas date de début décembre alors que des médecins auraient alerté les autorités bien plus tôt, dès la mi-novembre.
Par la suite, les autorités chinoises ont changé leurs méthodes de comptabilisation des victimes, ce qui avait d’abord provoqué une explosion du nombre de décès liés au virus du jour au lendemain. Cette méthode a ensuite été abandonnée.
La semaine dernière, à l’issue d’une réunion du G7, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a accusé le régime communiste chinois d’avoir mené une campagne de désinformation et de représenter “une menace importante pour notre santé”.
Même tonalité pour Reporter sans frontière : l’ONG estime que la dictature chinoise est responsable de la situation actuelle et explique que la censure a provoqué et amplifié la crise.
RSFaffirme en effet que “si la presse chinoise était libre, le coronavirus ne serait peut-être pas devenu une pandémie”.

Avec DW français

Zimbabwe: la police dans les rues pour faire respecter le confinement

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Zimbabwe: la police dans les rues pour faire respecter le confinement

Hararé (Zimbabwe) – 30 mars 2020 14:52

La police zimbabwéenne patrouillait massivement lundi dans les rues de la capitale Harare pour faire respecter strictement l’ordre de confinement national imposé par les autorités afin d’endiguer l’épidémie de coronavirus, a constaté un journaliste de l’AFP.
En dépit de la crise économique catastrophique que le pays subit depuis une vingtaine d’années, la plupart des 16 millions d’habitants du pays sont sommés depuis lundi de rester chez eux pour trois semaines.
Selon le dernier bilan officiel, sept cas de contaminations par le Covid-19 ont été recensés à ce jour, dont un mortel.
D’ordinaire noire de monde, la gare routière d’Harare, dans le township de Mbare, était lundi quasiment déserte, seule une poignée d’employés municipaux s’y activait pour désinfecter les voies, vides, réservées aux bus.
D’importants effectifs de la police anti-émeute armés de bâtons y ont dispersé les passagers. “On ne veut voir personne dans les rues, on ne veut voir personne qui n’a rien à faire ici à part piller”, a lancé dans son mégaphone un officier, “tout le monde rentre chez soi”.
Autour de la gare, de nombreux habitants de Mbare se sont retrouvés piégés par l’interdiction de circuler imposée à la plupart des entreprises de transport.
“Ca fait plus de deux heures qu’on attend ici et il n’y a toujours pas de bus”, s’est plaint auprès de l’AFP l’un d’eux, Most Jawure. “On aurait préféré passer ces trois semaines dans notre village, où on n’a pas besoin de tout acheter”, a-t-il ajouté, “je ne peux pas nourrir ma famille ici si je ne travaille pas”.
La police a également dressé des barrages sur les routes qui mènent au centre de la capitale, aux allures de ville-fantôme, et ordonnait aux véhicules et piétons non autorisés de rentrer chez eux.
“On obéit à ce que disent les experts. On doit tenir compte de ce que les autres pays font”, a déclaré, fataliste, Kelvin Chitsapi, 36 ans, qui se rendait à sa banque.
De nombreux Zimbabwéens redoutent l’effet du confinement et de l’épidémie sur leur pays, qui souffre d’hyperinflation et de pénuries de produits de base, de la farine, aux médicaments et à l’électricité.

Avec AFP/VOA

Des chiens pourraient aider à “flairer” le coronavirus

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Des chiens pourraient aider à “flairer” le coronavirus

Bangui (République centrafricaine) – 30 mars 2020 14:45

L’organisme de bienfaisance Medical Detection Dogs a déjà formé des chiens pour détecter l’odeur du paludisme, du cancer et de la maladie de Parkinson.
Il prévoit des essais sur le virus pandémique actuel avec l’Université de Durham et la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM).
Le patron de l’organisme de bienfaisance, le Dr Claire Guest, a déclaré qu’il devait trouver comment “capter en toute sécurité l’odeur du virus des patients”.
“En principe, nous sommes sûrs que les chiens pourraient détecter le Covid-19”, a-t-elle déclaré.
Rapide et efficace
Si cela est prouvé, les chiens pourraient être utilisés pour dépister n’importe qui, y compris ceux qui ne présentent aucun symptôme.
“Ce serait rapide, efficace et non invasif et vous assurer que les ressources de test NHS limitées ne sont utilisées que là où elles sont vraiment nécessaires”, a déclaré le Dr Guest.
Le chef du contrôle des maladies du LSHTM, le professeur James Logan, a déclaré que la recherche a montré que les chiens pouvaient détecter l’odeur de l’infection paludéenne avec un niveau de précision “supérieur aux normes de l’Organisation mondiale de la santé pour un diagnostic”.
Medical Detection Dogs a déclaré que chaque maladie a sa propre odeur, unique.
Les chiens pourraient être prêts dans six semaines pour aider à fournir un “diagnostic rapide et non invasif”, selon le rapport.
Ils pourraient également être formés pour savoir si quelqu’un a de la fièvre.
Le professeur Steve Lindsay, du département des biosciences de l’Université de Durham, a déclaré que les chiens de détection pourraient être utilisés dans les aéroports pour identifier rapidement les personnes porteuses du virus.
“Cela aiderait à prévenir la réapparition de la maladie après avoir maîtrisé l’épidémie actuelle”, a-t-il déclaré.

Avec BBC Afrique

RCA : pagaille dans le camp des déplacés à Ndélé, le FPRC accusé de violation de droit humanitaire.

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Le site des déplacés de l’aéroport de Ndélé, proche de la base locale de la Minusca, vidé ce lundi 30 mars 2020 par les rebelles du FPRC. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Ndélé ( République centrafricaine ) – lundi 30 mars 2020, à Ndélé, des milliers de personnes qui se sont réfugiés dans le camp des déplacés devant la base de la Minusca ont été violemment agressées et contraintes de rentrer dans leur foyer par les combattants rebelles du FPRC alors que la situation sécuritaire demeure toujours instable dans la ville. Certains ont dû prendre le chemin de la ville de Kaga-Bandoro à pied, d’autres préfèrent se réfugier dans la brousse, tandis qu’une partie rentre à la maison sous la menace des armes des rebelles. Le camp s’est vidé actuellement au grand dam des humanitaires qui n’ont pu rien faire.

 

Ce lundi 30 mars 2020, vers 8 heures du matin, à bord de deux pick-up lourdement armés, les rebelles du FPRC ( Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) ont fait leur apparition dans le camp des déplacés de l’aéroport, situé non loin de la base de la Minusca, à Ndélé. Sous la contrainte de leur fusil, ils ont chassé tous les déplacés. Prétextant que la paix est déjà revenue à Ndélé, les rebelles obligent  les déplacés à rentrer dans leur foyer respectif. Ce qui n’est pas rassurant pour beaucoup d’entre eux qui ont préféré prendre le chemin de l’exil vers Kaga-Bandoro pour les uns, tandis que les autres jugent mieux de se cacher dans la brousse proche de la ville. Difficile situation pour ces déplacés, sachant très bien que la plupart n’ont pas d’habitation. Elles ont été détruites lors des derniers affrontements entre le FPRC et le RPRC à Ndélé.

Le HCR, et le PAM qui devrait distribuer des produits de première nécessité aux déplacés aujourd’hui, n’a pas pu le faire à cause de cette pagaille orchestrée par le FPRC et ses alliés mercenaires tchadiens et soudanais.

Justement, sur ce point, des dizaines des mercenaires arabes soudanais, qui se sont combattus le week-end dernier contre le RPRC  au village Ndyffa, une localité frontalière avec le Soudan, se sont ralliés au FPRC. Ces mercenaires, dans leurs affrontements avec le RPRC, avaient tué un général Goula dudit mouvement, monsieur Issa Issaka avant de progresser vers Tirngoule, une localité proche de Birao, dans la préfecture de Vakaga, où ils ont incendié des habitations.

Pendant ce temps, le FPRC, galvanisé par ce renfort des mercenaires, croit naïvement que la ville de Ndélé est désormais sécurisée. Ses combattants ont chassé les déplacés à rentrer chez eux, sans oublier que ce genre de comportement pourrait constituer une grave violation de droit international humanitaire et droit de l’homme.

 

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

RCA : Ali  Darassa, patron de l’UPC  nomme un nouvel ambassadeur auprès du comité de suivi de l’APPR-RCA.

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Centrafrique.com/e7edcdd8-94e7-4685-aebb-051e3ddb1eb4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le chef rebelle Ali Darassa, en costume marron français, entouré à sa gauche de son porte-parole, et à sa droite de l’un des officiers de la Seleka, lors de la signature de l’accord de paix intergroupe armé à Bria, le 19 mars 2020. Photo CNC/ Moïse Banafio
Le chef rebelle Ali Darassa, en costume marron français, entouré à sa gauche de son porte-parole, et à sa droite de l’un des officiers de la Seleka, lors de la signature de l’accord de paix intergroupe armé à Bria, le 19 mars 2020. Photo CNC/ Moïse Banafio

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Il s’appelle Mahamat Abdoulaye Garba, nouvel ambassadeur du chef rebelle Ali Darassa auprès du comité exécutif du suivi de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), en lieu et place du sulfureux Hassan Bouba, conseiller politique de l’UPC, et actuel conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. À Bangui, cette nomination fait réagir dans la classe politique centrafricaine, mais également  à Ndjamena, au Tchad où l’on s’étonne.

 

Alors que la milice Anti-Balaka vient de subir une lourde perte de son histoire avec l’arrestation à Bangui, ce samedi 28 mars, par les forces de l’ordre, d’une vingtaine de ses commandants opérationnels  , à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka, le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), considéré comme l’un des importants alliés du pouvoir de Bangui, procède au remplacement de son ambassadeur auprès  du comité exécutif de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). Il s’agit de monsieur Mahamat Abdoulaye Garba, un ex-général rebelle tchadien, recruté par Ali Darassa il y’a quelques années. Celui-ci remplace à  ce poste son compatriote tchadien Hassan Bouba, l’ex-conseiller du chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA, et actuel conseiller du Premier ministre centrafricain Firmin NGRÉBADA.

Monsieur Hassan Bouba, conseiller politique de l’UPC, selon des source proches de l’État major de l’UPC, est soupçonné par le chef rebelle Ali Darassa de ne pas suffisamment défendre les intérêts de l’UPC auprès de la communauté internationale que de s’occuper de ses propres affaires avec le conseiller russe du chef de l’État Valery Zakharov.

Pendant ce temps, à Bangui, comme à Ndjamena, la nomination de Mahamat Abdoulaye Garba par le patron de l’UPC fait débat. Certains souhaitent son expulsion au Tchad, tandis que d’autres pensent qu’il faut l’arrêter une fois arrivé à Bangui comme fut le cas des autres chefs miliciens Anti-Balaka.

Selon Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, la RCA est le seul pays au monde où les rebelles étrangers sont venus occupés illégalement une importante portion du territoire en toute impunité. En plus de cela, ils sont nommés à des postes des responsabilités au sommet de l’État alors que les vrais fils du pays continuent de souffrir avec leur vrai diplôme en poche.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

 

RCA : arrestation de deux importants chefs Anti-Balaka soupçonnés de crimes de guerre.

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Centrafrique.com/les-miliciens-anti-balaka-a-bangui-le-4-fevevrier-2014-afp/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014 afp
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014. Photo AFP.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Ces deux chefs Anti-Balaka, selon des sources judiciaires, pourraient être transférés devant la cour pénale spéciale (CPS) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais d’ores et déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer les procédures auxquelles les deux hommes ont été arrêtés, alors que leurs interrogatoires  devraient débuter ce lundi 30 mars.

 

Il s’agit de l’ex-adjudant Blaise Tchakpa, Comzone  de la milice Anti-Balaka dans le cinquième arrondissement de Bangui, et l’ex-capitaine Dénamngaï, ancien chef de terre de Bossangoa, opérant dans la milice Anti-Balaka locale. Les deux hommes ont été arrêtés, ce samedi, avec vingtaine d’autres FACA-Balaka, au domicile du ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté, l’ex-chef Anti-Balaka l’aile Ngaïssona, actuellement poursuivie par la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité et crimes de guerre.

 

L’ex-adjudant Blaise Tchakpa devant ses crimes

Pour l’ex-adjudant Blaise Tchakpa, il est soupçonné par les enquêteurs de la Cour pénale spéciale (CPS) d’avoir commis de nombreux crimes, dont l’assassinat, le pillage et la destruction des biens mobiliers et immobiliers appartenant aux sujets musulmans dans les différents quartiers, du cinquième arrondissement de Bangui, lors des derniers événements malheureux qui avaient secoué la République centrafricaine. D’ailleurs, selon des sources judiciaires, sa résidence actuelle, située  dans le quartier Malimaka, rue boulangerie  Miskine, serait la propriété d’un sujet musulman dont il a pu confisquer. L’ex-adjudant FACA, connu pour ses actes de cruauté envers la population civile,  est soupçonné également d’avoir assassiné le jeune ARO, un artiste très populaire localement dont il avait enlevé au domicile de la famille Deba, au quartier Malimaka. L’affaire a été transférée à la CPS, et l’enquête est en cours. Même le ministère de la Sécurité publique, en 2014,  l’avait menacé de poursuite judiciaire après le braquage des véhicules du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, et de la police au croisement Miskine, dont il était l’auteur. Selon les habitants

Du quartier Malimaka, interrogés par CNC, son arrestation est aussi une bonne nouvelle pour la famille de ses nombreuses victimes qui ne demandent que la justice.

 

Et l’ex-capitaine Dénamngaï ?

Pendant ce temps, à Bossangoa, la nouvelle de l’arrestation de l’ex-capitaine Dénamngaï divise les populations locales. Certains parlent d’une arrestation arbitraire, d’autres se réjouissent par contre. Il est suspecté par la justice d’avoir commis, comme l’adjudant Blaise Tchakpa, de nombreux crimes relevant de la cour pénale spéciale.

Cependant, parmi les suspects arrêtés, figure un autre redoutable chef Anti-Balaka, l’ex-sergent chef de l’armée nationale, monsieur Bayo, suspecté d’être à l’origine des nombreux crimes de droits communs à Bangui. Il avait été  arrêté puis libéré en 2015 à l’époque de la transition dirigée par madame Catherine Samba-Panza.

Toutefois, Igor Lamaka, porte-parole de la milice Anti-Balaka l’aile Ngaïssona, quelques heures après l’arrestation de ses deux suspects avec leurs compagnons d’armes au domicile du ministre Dieudonné Ndomaté, situé au quartier Galabadja Sinistré, dans le huitième arrondissement de Bangui, ce samedi, dénonce cette arrestation qu’il qualifie d’arbitraire. Même son de cloche du côté du ministre Ndomaté, qui regrette énormément la façon dont les forces de l’ordre se sont introduites chez lui pour procéder à l’arrestation de ces vingt-six personnes qu’il qualifie des « patriotes ».

Selon un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, interrogé par CNC, les suspects arrêtés par les forces de l’ordre seraient en réunion de préparation d’un « coup d’État », ce que la milice Anti-Balaka conteste vigoureusement.

D’après certains témoins de la scène, l’ex-lieutenant de l’armée nationale, monsieur Konaté, ancien commandant de la milice Anti-Balaka, seraient aussi présents lors de la réunion au domicile du ministre Ndomaté. Mais il a pu s’éclipser sur la clôture, avec d’autres suspects, quelques secondes avant l’arrivée des forces de l’ordre au domicile du ministre.

En tout cas pour de nombreux observateurs, la réunion du samedi dernier au domicile du ministre n’a rien à voir avec un hypothétique coup d’État contre le Président Faustin Archange TOUADERA. Selon eux, « Personne ne peut faire un coup d’État en ce moment », assurent-ils. Mais pourquoi Touadera a-t-il ainsi peur?

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Coronavirus : Ali Darassa, chef de l’UPC exhorte le pouvoir de Bangui à prendre toutes les dispositions pour protéger la population.

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Le Chef rebelle Ali Darassa présente ses voeux à la nation centrafricaine le premier janvier 2020 depuis la ville de Ndassima,dans la Ouaka . Crédit photo : UPC

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’appel du chef rebelle, le général d’armée  Ali Darassa intervient quelques heures après celui du Président de la République, le professeur Faustin Archange TOUADERA au peuple centrafricain concernant des mesures préventives à prendre  face à la pandémie de maladie à Coronavirus-2019 en République centrafricaine. Pour le chef rebelle, les autorités du pays doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les Centrafricains, alors que l’OMS(Organisation mondiale de la Santé) vient d’annoncer l’arrivée sur le sol centrafricain ce dimanche des kits de réponses rapides au Covid-19.

 

« L’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son Coordinateur Militaire, Chef d’Etat- major, le Général d’Armées Ali DARRASSA, fait part de sa plus vive inquiétude face à la crise sanitaire du Coronavirus (COVID-19) à laquelle le pays est désormais confronté, comme de nombreuses nations à travers le monde »,  a indiqué le chef rebelle dans son communiquée.  D’après lui,

Les autorités nationales doivent : « prendre toutes les dispositions pour protéger la population et à dédier tous les moyens disponibles à lutter contre ce fléau ».

Sans hésitation, le chef rebelle « encourage » vivement le pouvoir de Bangui « à se rapprocher des représentants de la Communauté Internationale afin d’en obtenir un soutien supplémentaire ainsi que des retours sur expérience, le tout au profit de la population, une fois encore confrontée à une calamité majeure ».

Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, ce dimanche 29 mars l’arrivée en République centrafricaine du paquet de réponse rapide au Coronavirus. Celui-ci contient entre autre : 200 000 tests de dépistage, 100 000 masques de protection ainsi que des divers matériels indispensables pour la lutte contre la pandémie du Coronavirus dans le pays.

Rappelons qu’en République centrafricaine, six personnes ont été dépistées positives au coronavirus, et quelques 724 contacts identifiés à ce jour.  Les malades se portent bien dans de centre de traitement, selon le gouvernement.

 

Copyright2020CNC.

RCA : Ndélé, les combats s’intensifient à 5 kilomètres.

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Ville de Ndélé après les affrontements entre les groupes armés, le 4 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

Ndélé ( République centrafricaine ) – Les combats qui ont débuté ce mercredi à Gozbéda, une localité située à 7 kilomètres de Ndélé entre le FPRC, à majorité Rounga et Sara, et le RPRC, appuyés par le MLCJ et PRNC, à majorité Goula et Kara, se poursuivent. Ce samedi, les affrontements sont désormais signalés à 5 kilomètres, à l’entrée de la ville de Ndélé, faisant paniquer à nouveau la ville, désormais l’ombre d’elle-même. La Minusca ferme ses yeux et ses oreilles.

 

Décidément, le gouvernement, avec ses alliés des groupes armés, notamment le RPRC, MLCJ et PRNC sont résolument décidés à en découdre avec un autre groupe armé, le FPRC de Noureddine Adam, devenu bête noire du pouvoir en place et de la Minusca.

Après les combats de Birao, capitale provinciale de la Vakaga  où les Casques bleus de la Minusca sont intervenus pour « protéger les populations » en détruisant les capacités militaires du FPRC, tous les regards se tournent désormais vers la ville de Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran où les combats entre le FPRC et le RPRC, appuyés par le MLCJ et le PRNC font rage.

Contrairement à Birao, ici à Ndélé, la Minusca fait la sourde oreille, laissant le RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC font des dégâts, détruisant plusieurs infrastructures publiques et privées, sans aussi épargner les populations civiles qui continuent de payer la lourde tribu.

Le mercredi dernier, au village Gozbéda, situé à 7 kilomètres de centre Ndélé, le RPRC et ses alliés ont pris pour cible les populations locales, détruisant au passage plusieurs habitations privées. Après l’intervention des combattants rebelles du FPRC vers 13 heures ce jour, les combats n’ont pas cessé, et se poursuivent ce samedi 28 mars, à 5 kilomètres à l’entrée de la ville de Ndélé, sur l’axe Mianmani.

Les populations civiles, prises de paniques, prennent à nouveau le chemin de camp des déplacés situé proche de la base de la Minusca, proche de l’aéroport de Ndélé.

Rappelons que la Minusca, dans son communiqué au début du conflit intergroupe armé à Ndélé, avait mis en garde les belligérants, tout en assurant les populations sur des mesures qu’elle aurait prises pour empêcher l’arrivée d’autres renforts des groupes armés dans les localités de Ndélé. Force est de constater malheureusement que sur le terrain, c’est tout le contraire. Le RPRC et ses alliés continuent de se ravitailler en hommes et en armes. Ce vendredi, une soixantaine des rebelles sont arrivés, sur des motos, dans les localités de Ndélé, au renfort du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ).

Au même moment, les bâtiments du lycée moderne de Ndélé sont incendiés, et les rebelles du RPRC sont indexés d’avoir commandité cet acte criminel.

Alors, la question désormais est de savoir si la Minusca va-t-elle intervenir pour empêcher le RPRC et ses alliés à faire leur entrée à nouveau dans la ville de Ndélé ?

Affaire à suivre…

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé.

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RCA : Igor Lamaka, porte-parole de la milice Anti-Balaka dénonce une arrestation arbitraire de ses hommes à Bangui.

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Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Ils sont une vingtaine à être arrêtée par les forces de l’ordre ce samedi 28 mars  au domicile du ministre du Tourisme et de la Culture,  Dieudonné Ndomaté alors qu’ils étaient en réunion. Ce sont des anciens FACA ayant manœuvré dans la milice Anti-Balaka,  selon le porte-parole de la milice Anti-Balaka aile Ngaïssona, Igor Lamaka, qui dénonce par ailleurs une arrestation arbitraire.

 

D’après Igor Lamaka, porte-parole des Anti-Balaka l’aile Ngaïssona, les suspects, arrêtés ce samedi par les forces de l’ordre lourdement armées au domicile du ministre Dieudonné Ndomaté, seraient tous des anciens soldats FACA ayant manœuvré dans la milice Anti-Balaka.

D’après lui, c’est prévu dans l’accord de Khartoum que tous les anciens militaires ayant combattu dans les groupes armés, Seleka ou Anti-Balaka devraient être comptabilisés et listés afin qu’une décision soit prise concernant l’harmonisation de leur grade.

Or, le samedi dernier, une première réunion avec les anciens FACA-Balaka avait  eu lieu au domicile du ministre Dieudonné Ndomaté, et aujourd’hui, c’est la seconde réunion que les forces de l’ordre sont intervenues pour arrêter une vingtaine, en dépit des explications du ministre Dieudonné Ndomaté.

Contacté par CNC, le porte-parole Igor Lamaka déplore cette arrestation et parle d’une arrestation arbitraire. Selon lui, cette réunion est légale, et c’est prévu dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, signé le 6 février 2019 entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain.

Pour le ministre Dieudonné Ndomaté, contacté par CNC, étant ministre de la République, les forces de l’ordre qui sont intervenues à son domicile n’ont aucun respect pour lui, encore moins de sa famille qui était paniquée lors de l’intervention des forces de l’ordre qui auraient cassé son portail  avant de pénétrer dans sa concession.

D’après lui, tous les suspects sont actuellement incarcérés au camp de Roux alors qu’ils n’auraient rien fait du mal.

« Peut-on organiser un coup d’État en plein midi publiquement dans un quartier populaire où les passants sont nombreux à observer tout ce qui se passe autour d’eux? » s’interroge le ministre, très mécontent de cette arrestation.

D’après le ministre, des contacts ont été pris avec la ministre de la Défense, Madame Marie-Noëlle Koyara, mais celle-ci aurait indiqué qu’elle n’est pas au courant de cette arrestation. Même le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara,  quant à lui, aurait indiqué au ministre qu’il se trouvait à Bobangui, sur la route de Mbaïki dans le cadre du préparatifs de la commémoration du 29 mars, anniversaire du décès du président fondateur Barthélemy Boganda. Il n’est pas informé, selon sa version.

Pour l’heure, aucune réaction de la part du parquet général de Bangui.

Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir pourquoi le pouvoir de Bangui panique-t-il jusqu’à ce point pour un coup d’État qui ne peut avoir lieu en ce moment en République centrafricaine ?

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Alerte info : intervention musclée des FACA et policiers au domicile du ministre du Tourisme à Galabadja.

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Image d’illustration des soldats FACA /

 

Bangui (République centrafricaine ) – samedi, 28 mars à 12h05, une colonne des véhicules militaires des forces armées centrafricaines (FACA), et un pick-up de la police centrafricaine, rempli des hommes en tenue lourdement armés, sont intervenus au domicile du ministre de la Culture, l’ex-chef Anti-Balaka  Dieudonné Ndomaté. Une dizaine des personnes ont été arrêtées, et le ministre, présent lors de l’intervention des forces de l’ordre à son domicile, a été sommé de se rendre. Que s’est-il passé ?

 

Pendant que la pandémie de Coronavirus-2019 n’a pas encore dit son dernier mot en République centrafricaine, et que les groupes armés, au nord du pays continuent de rendre la vie difficile aux populations civiles qui tentent de fuir pour se protéger dans des camps des déplacés, à Bangui, c’est le préparatif de la festivité du quatrième anniversaire de l’arrivée de Touadera au pouvoir qui fait bouger le mouvement cœurs unis, parti au pouvoir et le gouvernement. Mais ce samedi, contre toute attente, les forces de l’ordre, lourdement armées, à bord de six véhicules, sont intervenues pour arrêtés une dizaine d’hommes, au domicile du ministre du Tourisme et de la Culture, Dieudonné Ndomaté, situé au quartier Galabadja Sinistré, dans le huitième arrondissement de Bangui.

Pour l’heure, on ignore les raisons de cette arrestation, mais les témoins de la scène, interrogés par CNC, ont indiqué que les suspects ont été arrêtés alors qu’ils étaient en réunion, en présence du ministre Dieudonné Ndomaté lui-même. D’autres ont tenté de fuir, mais ils ont été très rapidement rattrapés, ont-ils ajouté.

Pour l’heure, les suspects, y compris le ministre Ndomaté, sont conduits à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Pour quelle raison ?

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : vive tension intercommunautaire à Bria suite à une scène de braquage au village Ngoundja.

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Des combattants rebelles du FPRC sur une moto à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits à 10 kilomètres du village Ngoundja sur l’axe Bria, ce jeudi 26 mars alors que les victimes, au nombre de trois,  revenaient de la commune de Sam-Ouandja, à destination de Bria. La nouvelle fait monter la tension intercommunautaire à Bria, tandis que leur proche réclame des comptes aux groupes armés, et les assaillants sont activement recherchés.

 

Ils sont tous au nombre de trois (3). Deux sont de l’ethnie Rounga, et un Arabe d’origine tchadienne. Ce jeudi 26 mars, ils ont décidé de quitter Sam-Ouandja, à bord de trois motos, pour rentrer à Bria après quelques jours d’activités. En arrivant au village Ngoundja, situé à 47 kilomètres de Bria, ils ont décidé de continuer leur route sans mettre trop de temps à Ngoundja. Ce qui a été fait, mais en arrivant à 10 kilomètres après Ngoundja, sur l’axe Bria, ils sont tombés  nez-à-nez avec un groupe des jeunes de l’ethnie Kara, en provenance de Bria, à destination de Ngoundja. C’était vers 11 heures du matin. À ce niveau, on ignore si les deux groupes des jeunes se sont engagés des discussions, mais des sources locales ont indiqué à CNC que les jeunes Kara, armés, ont pris le dessus. Pendant que certains souhaitent l’exécution pure et simple des trois jeunes de Sam-Ouandja, d’autres refusent catégoriquement, préférant récupérer leurs motos et autres effets personnels en leur possession.

Finalement, après trois heures de discussion, les trois jeunes ont été libérés vers 16 heures, mais leurs motos ainsi que d’autres effets personnels ont été confisqués par les assaillants.

Arrivés à Bria vers 17 heures, les trois jeunes ont annoncé la nouvelle à leurs proches qui, à leur tour, ont alerté un général du FPRC, Mahamat Sallet. Du coup, la tension monte d’un cran, et le comité de suivi de l’accord de Bria, mis en place récemment par le chef rebelle Ali Darassa, a également été saisi. Des tractations ont été engagées. Des promesses ont été faites aux parents des victimes qui veulent que les assaillants soient arrêtés et punis.

Depuis vendredi, une équipe des Kara du MLCJ est arrivée au village Ngoundja, à la recherche des assaillants.

Il convient de rappeler que cet incident malheureux s’est produit quelques jours après le passage à Bria du comité de suivi de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signé en février 2019 entre 14 groupes armés et le gouvernement centrafricain.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

CENTRAFRIQUE : LA LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS, ENFIN UN CADRE NATIONAL DE GESTION MAIS JUGÉ TRÈS AMBIGU.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

Bangui (République centrafricaine ) – La crise sanitaire mondiale qui bouleverse les modes de vie et comportements n’a pas épargné notre chère nation la République centrafricaine. Ce virus dévastateur et mortel à vitesse exponentielle a défié le système sanitaire des nations développées et la psychose d’un ravage hante les États africains très limités avec des moyens rudimentaires de lutte contre la pandémie.

 

C’est dans ce contexte de faiblesse du système de santé publique que le Président de la république, chef de l’état, sur recommandations du comité de crise a édicté des mesures complémentaires préventives clarifiant son adresse à la nation du 19 mars 2020.

En effet, l’article 8 alinéa 4 de la constitution donne une légitimité juridique au Président de la république dans ce cas de figure et qui dispose : « l’Etat peut, lorsque les circonstances l’exigent et en vue de la protection de la santé publique, prendre des mesures temporaires de contrôle, de prévention et même de restriction des libertés ».

Animé par le souci d’endiguer la propagation du virus et en attendant d’entériner juridiquement les textes règlementaires, le Président de la république a édicté une série de mesures entre autres la fermeture temporaire des écoles, universités, bars dancings, aéroports et la limitation ou restriction de certaines libertés publiques.

L’absence de fermeture des établissements publics et privés, des transports urbains et l’absence des mesures d’accompagnement pour compenser la baisse évidente du pouvoir d’achat ainsi que l’absence de sanctions en cas de non respect rendent ces mesures paradoxales, ambiguës et susceptibles de remettre en cause l’efficacité des mesures en vue d’obtenir les résultats escomptés.

C’est dans ce climat de doute et d’incompréhension lié au manque d’informations sur le virus que le citoyen lambda s’interroge :

Les mesures prises par le Président de la république pour lutter contre la propagation du virus sont-elles efficaces pour atteindre les résultats escomptés ? Ces mesures seront-elles aussi applicables dans les zones de non-droit occupées par les groupes armés ? Les parlementaires, les partis politiques, les syndicats et la société civile réunis dans un relent de l’union sacrée sont-ils associés à la gestion de la crise pandémique ? Les mesures prises par le président de la république sont-elles adaptées à notre mode de vie ? La population effarée respectera t-elle les mesures prises ? Quelles seront les sanctions envisagées en cas de violation chronique des consignes ? Pourquoi les mesures édictées par le Président de la république n’ont-elles pas défini le délai d’entrée en vigueur ? Pourquoi le milieu carcéral considéré comme un foyer de propagation du virus n’a pas retenu l’attention du Président de la république ? Doit-on toujours attendre de voir la réaction, le comportement et la riposte des autres États alors que l’urgence est pendante ?

De toute évidence, il a été prouvé que le confinement est le meilleur moyen de lutter efficacement contre la propagation exponentielle du virus mais nous sommes d’avis avec le Président de la république que le confinement n’est pas compatible à notre mode de vie mais un couvre-feu nocturne corollaire de l’état d’urgence prévu à l’article 44 de la constitution pouvait faire office d’un confinement partiel. Par ailleurs, il urge de rappeler l’opinion nationale que cette urgence sanitaire n’est pas seulement et exclusivement l’affaire du Président de la république.

En conséquence, nous invitons toutes les compétences nationales de s’investir de près ou de loin dans cette bataille qui ébranlera certainement notre économie déjà fragilisée. La contribution de la population à cette pandémie serait d’observer scrupuleusement les gestes barrières qui consistent à respecter la distanciation sociale d’au moins un mètre, de saluer à distance c’est à dire d’éviter de donner la main, de tousser ou éternuer dans les coudes, de se moucher avec un mouchoir à usage unique et surtout de se laver les mains avec du savon de façon continue.

Pour finir en cette période de surenchère, nous invitons humblement les autorités établies de veiller à l’inflation des prix de denrées de première nécessité pour faciliter la faisabilité et l’efficacité des moyens de lutte contre le coronavirus.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 27 mars 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Plus de 90% des électeurs guinéens disent “oui” à un éventuel 3e mandat pour Alpha Condé

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Plus de 90% des électeurs guinéens disent “oui” à un éventuel 3e mandat pour Alpha Condé

Bangui (République centrafricaine) – 27 mars 2020 22:25

La nouvelle Constitution proposée par le président guinéen Alpha Condé a recueilli plus de 90% de “oui” lors du référendum du 22 mars boycotté par l’opposition qui y voit un stratagème du chef de l’Etat pour se maintenir au pouvoir, a indiqué vendredi la commission électorale.
La proposition a recueilli 91,59% de “oui” et 8,41% de “non”, pour un taux de participation estimé à 61%, a dit aux journalistes le président de la commission, Amadou Salifou Kébé.
Le projet prêté au président Condé de briguer, à 82 ans, un troisième mandat fin 2020 et la nouvelle Constitution qui doit l’y aider, selon l’opposition, sont au coeur d’une crise politique qui a fait des dizaines de morts depuis mi-octobre.
Le référendum constitutionnel a lui-même été entaché de violences qui ont fait des dizaines de morts le jour de sa tenue dimanche dernier et les jours suivants à Conakry et en province selon l’opposition.
Les autorités reconnaissent quelques morts tout en assurant que la consultation s’est déroulée sereinement.
Le référendum a donné lieu à Nzérékoré (sud), l’une des plus grandes villes du pays, à des affrontements intercommunautaires meurtriers, des attaques d’églises chrétiennes et de mosquées et des saccages.
Les conditions dans lesquelles se sont déroulés le référendum et les législatives qui ont eu lieu simultanément ont été critiquées par les Etats-Unis, la France et la diplomatie européenne.
“Le caractère non inclusif et non consensuel de ces scrutins et du fichier électoral porte atteinte à la crédibilité de ces élections”, a dit cette semaine la porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Elle a qualifié “d’inacceptables” les violences et “l’usage disproportionné de la force” par les policiers et les gendarmes.
Même propos du côté de Paris.
Washington a remis en question la régularité des listes électorales et reproché au pouvoir de n’avoir pas renoué le dialogue avec l’opposition.
Toutes critiques déjà connues. Après avoir une première fois repoussé l’échéance de trois semaines, Alpha Condé et son gouvernement ont décidé de passer outre, tout comme à l’absence d’observateurs internationaux et à l’apparition du coronavirus.
Le vote a bien eu lieu alors que l’épidémie accaparait l’attention internationale.
M. Condé a été élu en 2010 et réélu en 2015. L’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats, la nouvelle proposée par M. Condé également, tout en en portant la durée à six ans.
M. Condé, ancien opposant historique devenu premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires, assure qu’il s’agit de doter son pays d’une Constitution “moderne” qui, par exemple, interdirait la circoncision féminine et le mariage des mineurs.
Il entretient l’ambiguïté sur ses ambitions personnelles, qui ne font aucun doute pour ses adversaires.
Pour eux, la nouvelle Constitution permettra à M. Condé de remettre son compteur présidentiel à zéro et de marcher sur les pas d’autres dirigeants africains qui ont plié la loi fondamentale à leurs aspirations personnelles.
Ils dénoncent la dérive “dictatoriale” de M. Condé et un “coup d’Etat” constitutionnel
Pourquoi serait-il impossible d’autoriser un troisième mandat comme dans d’autres pays, demande régulièrement M. Condé.
Depuis mi-octobre 2019, des dizaines, voire des centaines de milliers de Guinéens sont descendus dans la rue à l’appel d’un collectif de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile.
Avant le vote, plus de 30 civils et un gendarme avaient été tués. Des dizaines d’opposants ont été arrêtés et jugés. Les brutalités policières sont constamment dénoncées.
L’issue du vote est “une victoire pour Condé, lui permettant de se présenter pour ce troisième mandat convoité”, dit Eric Humphery-Smith, analyste auprès de la firme de consulting britannique Verisk Maplecroft. Mais elle le laisse “probablement encore plus isolé politiquement”, avec de moins en moins d’alliés en dehors de son parti et des options limitées en cas de second tour à la prochaine présidentielle, dit-il.

Avec AFP/VOA

Le ministre de la Santé, Dr Somsé  confirme le sixième cas de Covid-19 en République centrafricaine.

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-23/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Photo CNC / Fprtuné Bobérang.
Barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Photo CNC / Fprtuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Bangui (République centrafricaine ) – L’annonce a été faite ce vendredi 27 mars par le ministre de la Santé de la population, Docteur Somsé, quelques heures après le discours du chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, ce jeudi 26 mars, sur la lutte contre la pandémie de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) en République centrafricaine.  

 

Selon le ministre Somsé, ce sixième cas de Covid-19 en République centrafricaine est un cas importé. Ceci dit, le sujet infecté serait venu d’un pays étranger.

Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir si le sujet infecté est d’origine centrafricaine ou non ? S’agit-il d’un homme ou d’une femme ? Ses contacts ont-ils déjà été identifiés ? De quelle manière a-t-il été identifié ?

Autant de questions que le gouvernement n’a pas l’intention de répondre, probablement pour des raisons de confidentialité et de sécurité.

Par ailleurs, des informations circulent depuis quelques heures à Bangui que trois des cinq précédents cas détectés seraient guéris de leur maladie de Covid-19, ce que le gouvernement, encore moins l’OMS et l’Institut Pasteur n’ont pas confirmé.

Le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, dans son allocution du jeudi 26 mars aux populations centrafricaines sur la lutte contre la pandémie de coronavirus en République centrafricaine, d’autres mesures importantes ont été annoncées, notamment la fermeture des établissements scolaires et universitaires pour 14 jours, sans oublier les lieux de cultes qui doivent aussi fermer leur porte afin de mieux lutter contre la propagation de la maladie de Covid-19 dans le pays.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

Copyright2020.

 

Boris Johnson testé positif au coronavirus

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Boris Johnson testé positif au coronavirus

Bangui (République centrafricaine) – 27 mars 2020 16:03

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a été testé positif au coronavirus, a déclaré le gouvernement.
M. Johnson présente de légers symptômes et s’isolera de lui-même à Downing Street, après avoir été testé par le personnel du NHS.
“Il a été testé pour le coronavirus sur les conseils personnels du médecin en chef de l’Angleterre, le professeur Chris Whitty”, selon un communiqué.
“Il sera toujours en charge de la gestion de la crise par le gouvernement”, a ajouté le communiqué.
Dans un tweet, M. Johnson a déclaré “qu’au cours des dernières 24 heures, j’ai développé de légers symptômes et j’ai été testé positif au coronavirus. Je m’isole maintenant, mais je continuerai à diriger la riposte du gouvernement par vidéoconférence pendant que nous combattons ce virus.
“Ensemble, nous vaincrons ce virus.”
M. Johnson a été vu pour la dernière fois jeudi soir alors qu’il applaudissait devant le 10 Downing Street , dans le cadre d’un geste national de remerciement au personnel du NHS.
Il y a plus de 11 600 cas confirmés de coronavirus au Royaume-Uni, et 578 personnes sont décédées.
Cette annonce intervient après que le Prince de Galles a lui aussi été testé positif au virus en début de semaine.
Le Prince Charles, 71 ans, a présenté des symptômes légers “mais reste par ailleurs en bonne santé”, a déclaré un porte-parole.

Avec BBC Afrique

Exilés du coronavirus : les Camerounais bloqués à l’étranger

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Exilés du coronavirus : les Camerounais bloqués à l’étranger

Bangui (République centrafricaine) – 27 mars 2020 15:56

“Cameroun, Cameroun, faites-nous rentrer.  Nous sommes abandonnées à Cotonou.” Cet appel de détresse est celui de nombreuses commerçantes camerounaises bloquées depuis une dizaine de jours à Cotonou au Bénin, suite à la fermeture des frontières nationales.
“On ne peut pas nous faire entrer à Cotonou à 14 heures et à 17 heures nous dire qu’on ferme les frontières, on laisse les gens dehors. Vraiment, je suis très déçue par ce gouvernement.”
Dans plusieurs aéroports et villes du monde, de nombreux Camerounais qui étaient sur le chemin du retour le 17 mars ont été ainsi bloqués. Parmi eux se trouvent des participants au récent Marché du spectacle africain (MASA). 
Ces derniers ne savent plus quoi faire, comme en témoigne Tony Mefe, un promoteur culturel, en attente à Abidjan :
“Effectivement, nous sommes des exilés du coronavirus. Nous sommes bloqués à Abidjan depuis la fin du MASA. On était sur le vol du 18 mars qui coïncidait avec la fermeture des frontières camerounaises et depuis nous sommes là. Il n’y a pas beaucoup d’informations qui circulent. Le problème c’est l’incertitude : combien de temps ça va encore durer? “
Pris en otage
Depuis le 17 mars, un autre groupe de Camerounais est bloqué à l’aéroport d’Istanbul en Turquie. Fopa Hamza, qui rentrait du Liban pour le Cameroun, dit ne pas s’être lavé depuis dix jours :
“On est arrivés à l’aéroport d’Istanbul. Brusquement, l’agence nous a informés que le Cameroun a fermé ses frontières à ses ressortissants. Donc on ne peut plus aller au Cameroun, on ne peut que rester ici pour attendre l’ordre du gouvernement. On ne se lave pas. C’est grave. On dort ici. Il fait tellement froid mon frère.”
Marie Rose, pour sa part, déplore de se retrouver prise en otage depuis le 17 mars.
“J’ai quitté le Liban et je voulais rentrer chez nous. Les conditions à l’aéroport sont vraiment difficiles. Parmi nous, il y a même une femme enceinte de six mois et demi Là où elle dort, ce n’est pas vraiment très bien. “
La réaction des autorités
A côté de Marie-Rose se trouve un jeune footballeur camerounais qui évolue en Biélorussie.
“Je m’appelle Richard Hamidou. Je suis footballeur. Je sors de Manse pour rentrer au Cameroun. Manse en Biélorussie.  J’aimerais juste rentrer au Cameroun, même si on me met en quarantaine, même pendant deux mois, ça ne me dérange pas, c’est tout ce que je veux. Je veux juste rentrer au Cameroun. “
Aux dernières nouvelles, les autorités consulaires se sont saisies de la situation de ces Camerounais en détresse en Côte d’Ivoire, au Benin ou en Turquie. 
Ceux bloqués à Istanbul ont pu recevoir de la nourriture et des couvertures. Un autre groupe se trouve aussi à Nairobi au Kenya, dans la même situation.  
Tous partagent l’espoir d’embarquer dans des vols spéciaux à destination du Cameroun où les frontières nationales restent fermées

Avec DW français

Flash info : un incendie suspect ravage le lycée moderne de Ndélé.

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Centrafrique.com/rca-ndele-altercation-au-couteau-entre-deux-eleves-du-lycee-moderne/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019/” rel=”attachment wp-att-36071 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les élèves dans la cour de l'école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Image d’illustration des élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – Le bâtiment a pris feu ce vendredi aux environs de 10 heures et se poursuit en ce moment. Les enquêtes sont en cours, et tous les regards se tournent désormais vers les groupes armés, particulièrement le RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), représenté par Gotron Djono Abba dans le gouvernement.

 

Personne ne s’attendait à cela, même les pires ennemis de la République centrafricaine. On peut faire la guerre, mais le minimum est de préserver l’avenir des jeunes à travers les établissements scolaires publics comme privés, selon Marc, un enseignant de Français au lycée moderne de Ndélé.

Justement, ce vendredi 27 mars, aux environs de 10 heures du matin, un incendie, probablement d’origine criminelle,  a pris naissance derrière le bâtiment administratif avant de s’étendre dans d’autres salles de classe, selon les témoins de la scène qui ont confirmé à CNC d’avoir vu des hommes non identifiés prendre fuite quelques secondes après le feu.

Pour un officier du FPRC interrogé par CNC, cet incendie est sans doute d’origine criminelle, et ça ne peut être que les combattants du RPRC qui seraient les commanditaires.

Une version largement partagée dans la ville par les populations locales qui soupçonnent les groupes armés, particulièrement le RPRC et le MLCJ d’être derrière cet incendie.

Cependant, le FPRC dit avoir ouvrir une enquête, tandis que la Minusca, la mission des  unies en République centrafricaine, quant à elle, n’a pas encore réagit.

Affaire à suivre.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

Les économies africaines dans la panade face au Covid-19

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Les économies africaines dans la panade face au Covid-19

Bangui (République centrafricaine) – 27 mars 2020 10:48

Pour contrer les répercussions sociales, économiques et financières de la pandémie de Coronavirus Covid-19, Etats et institutions financières mettent la main à la poche : le G20 a promis 5.000 milliards de dollars, les États-Unis plus de 2.000 milliards de dollars et en Allemagne, c’est un plan de soutien de 1.100 milliards d’euros qui a été mis en route. Des sommes conséquentes qui, une fois débloquées, doivent redonner aux investisseurs un peu de sérénité.
Si dans les pays riches, les Etats et institutions adoptent des plans d’urgence pour soutenir leurs économies, l’inquiétude monte en ce qui concerne les pays moins riches, notamment africains. La crise sanitaire liée au Coronavirus pourrait les appauvrir davantage selon l’économiste Faustin Ndikumana (pour la version audio, cliquez sur l’image ci-dessus). 

Avec DW français

Les autorités tchadiennes ferment les marchés pour éviter la propagation du coronavirus

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Les autorités tchadiennes ferment les marchés pour éviter la propagation du coronavirus

Ndjamena (Tchad) – 27 mars 2020 03:49

Ecoles et universités hermétiquement fermés, au Tchad, le 26 mars 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Au Tchad, après la fermeture des établissements d’enseignements, des bars et alimentations, les lieux de culte, le regroupement de plus de 50 personnes, les marchés sont fermés. Certains commerçants profitent pour faire la spéculation des prix des produits de première nécessité.
Le président Idriss Deby a mis en garde les commerçants qui augmentent de façon vertigineuse les prix des denrées alimentaires. “Cette pratique est inadmissible”, dit-il.
“J’instruis fermement les services compétents à l’effet de traquer et traduire en justice tous les commerçants qui s’adonnent à ce jeu. Les opération de surveillance de prix doivent s’intensifier sur toute l’étendue du territoire national pour mettre fin à cette pratique qui n’honore pas le secteur privé”, avertit le président Déby.
Face à la gravité de la situation, certains consommateurs affirment à VOA Afrique que “ça va être trop compliqué mais on est obligé d’admettre ces mesures de précaution pour notre santé”. Ils lancent un appel à toute la population de respecter ces mesures usuelles d’hygiène.
“C’est pour notre santé donc moi j’accepte, et quand ça va passer on va toujours ouvrir nos salons, les bars, les marchés et consorts”, a indiqué une tenancière de salon de coiffure.
Pour l’universitaire Sitack Yombatinan Béni, le gouvernement doit penser aux mesures d’accompagnement avant de s’en prendre aux commerçants qui font de la spéculation.
“Le gouvernement devrait plutôt mettre en place un plan de sauvetage”, déclare-t-il.
La lutte contre le covid-19 pénalise également les détenus préventifs qui attendent d’être jugés. Toutes les audiences publiques sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, sauf les audiences des flagrants délits.
Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé, le Tchad comptabilise trois cas de coronavirus. Aucun décès n’a été enregistré dans le pays à ce jour.

Avec AFP/VOA

Confinement total de la ville de Kinshasa

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Confinement total de la ville de Kinshasa

Kinshasa (RD Congo) – 27 mars 2020 03:41

En République démocratique du Congo, les autorités ont annoncé un confinement total de la capitale du pays – Kinshasa – pendant trois semaines.
L’objectif est de freiner la propagation du coronavirus. La RDC compte à ce jour 54 cas confirmés et deux mille personnes qui ont été en contact avec des patients du Covid-19.
Le confinement total commence ce samedi 28 mars et durera trois semaines. La population sera autorisée à sortir deux jours par semaine pour s’approvisionner en nourriture et autres articles de première nécessité.
Pendant la période de confinement, seuls les fonctionnaires désignés pour offrir un service minimum seront autorisés à circuler, ainsi que les agents de santé en service.
Un représentant de l’association des droits des consommateurs a mis en garde contre la tendance de certaines entreprises à augmenter les prix de manière injustifiée en ces temps de détresse.
Mardi soir, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi avait annoncé des mesures d’isolement de Kinshasa, pour éviter la propagation du Covid-19 dans l’intérieur du pays.

Avec BBC Afrique