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Au Cameroun, le business autour du Covid-19

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Au Cameroun, le business autour du Covid-19

Yaoundé (Cameroun) – 26 mars 2020 20:36

La brigade nationale des contrôles et de la répression du ministère camerounais du Commerce organise un point régulier de la situation sur le marché.
Barbara Aline Elemva-Amana, chef de la brigade, mobilise ses troupes pour des visites surprises dans les marchés de la capitale politique Yaoundé. 
“En cette période, notre rôle est de nous assurer que les vendeurs ont reçu des marchandises et que celles-ci sont disponibles pour le consommateur. On en appelle à la responsabilité des opérateurs par rapport à la situation que vit le pays”, explique-t-elle à la DW.
Des commerçants malhonnêtes à l’oeuvre
Depuis l’annonce des mesures de confinement prises par le gouvernement pour limiter la propagation du coronavirus, des commerçants ont profité pour organiser la pénurie de certains produits.
La hausse des prix dans les marchés de Yaoundé est perceptible. Pour y remédier, le ministère du Commerce a pris des dispositions pour stabiliser les prix des produits de consommation courante. Mais ces mesures ne semblent pas porter les fruits espérés car elles sont rarement respectées par les commerçants.
“Vous voyez les changements ! Le prix du riz est passé de 20.000 à 23.000 francs. Les collègues du marché, c’est moi qui les ravitaille en gingembre et il faut bien que je gagne quelque chose”, se défend une commerçante de Yaoundé.
“Je ne vends pas cher les citrons ! Regardez : le sac qui était à 50 ou 60.000 francs est déjà à 150.000 francs chez nos fournisseurs. Il n’y en a même plus”, renchérit une autre commerçante.
Le gouvernement menace de sanctionner
Face à ces hausses de prix pratiquées de manière anarchique, les autorités promettent des sanctions qui pourraient aller jusqu’à l’incarcération de commerçants mis en cause.
Barbara Aline Elemva-Amana, chef de la brigade nationale des contrôles et de la répression met surtout en garde les “opérateurs qui retiennent les produits dans le but de provoquer leur rareté et une surenchère. La loi prévoit des sanctions pécuniaires qui peuvent aller jusqu’à 10% du chiffre d’affaires annuel de ces opérateurs. Mais aussi des sanctions pénales qui se traduisent par la privatisation de la liberté”.
Un numéro vert a été mis à la disposition des citoyens pour dénoncer les hausses des prix.
Le message des autorités est donc clair : respecter les instructions du gouvernement contre le Covid-19, mais aussi ne pas entretenir la flambée des prix sur les marchés.

Avec DW français

Crise électorale au Malawi: le vice-président porte plainte contre le président Mutharika

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Crise électorale au Malawi: le vice-président porte plainte contre le président Mutharika

Bangui (République centrafricaine) – 26 mars 2020 17:19

Au pouvoir depuis 2014, M. Mutharika a été réélu en mai 2019 dès le premier tour, crédité par la Commission électorale locale (MEC) de 38,5% des suffrages, contre 35,4% au chef de l’opposition, Larazus Chakwera.
En désaccord avec le président sortant, M. Chilima était arrivé à la troisième place du scrutin avec 20,2% des voix.
Mais la Cour constitutionnelle a annulé la victoire de Peter Mutharika en raison de fraudes et ordonné une nouvelle élection, programmée le 2 juillet 2020.
C’est pour obtenir le départ des membres de la MEC que M. Chilima a porté plainte contre M. Mutharika.
“Selon le jugement de la Cour constitutionnelle, le fait que les membres de la MEC soient toujours en fonctions est inconstitutionnel et illégal”, a plaidé à l’AFP l’avocat du vice-président, Chikosa Silungwe.
Le tribunal compétent n’a pas encore fixé d’audience pour entendre ce dossier.
Le chef de l’Etat a fait appel de l’annulation du scrutin devant la Cour suprême d’appel, qui doit examiner le dossier à partir du 15 avril. Cette procédure pourrait retarder le nouveau scrutin.

Avec AFP/VOA

Des footballeurs nigérians victimes d’un kidnapping, libérés

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Des footballeurs nigérians victimes d’un kidnapping, libérés

Abuja (Nigéria) – 26 mars 2020 17:11

Deux footballeurs nigérians – dont un international des Super Eagles – ont été libérés après avoir été kidnappés dimanche.
L’Enyimba FC, pour lequel joue le milieu de terrain Ekundayo Ojo, a déclaré que lui et Benjamin Iluyomade, d’Abia Comet, avaient “retrouvé leur liberté”.
Les deux hommes ont été emmenés dimanche lorsque leur véhicule en provenance d’Akure a été attaqué.
Un autre joueur d’Enyimba, Emmanuel James, était également dans la voiture, mais il s’est échappé.
“Notre milieu de terrain, Dayo Ojo, a retrouvé la liberté”, a tweeté le club.
Ojo a représenté le Nigeria en tant que senior lors du Championnat d’Afrique des Nations de 2018, et chez les jeunes avec les U-17 en 2010.
L’enlèvement a été rendu public quelques heures seulement après la mort dans un accident de voiture de deux footballeurs des Rangers International – Emmanuel Ogbu et Ifeanyi George, qui était également un joueur des Super Eagles.
Déclaration d’Enyimba dans son intégralité
“Le milieu de terrain d’Enyimba, Ekundayo Ojo, et Benjamin Iluyomade d’Abia Comets, qui ont été enlevés dimanche, ont retrouvé leur liberté.
Les footballeurs ont été libérés mercredi soir grâce aux efforts de la police nigériane, avec le soutien du club de football d’Enyimba, de l’association nationale des footballeurs professionnels du Nigeria et des familles des joueurs.
Il convient de rappeler que les footballeurs ont été enlevés le long de la voie express Bénin-Owo alors qu’ils se rendaient à Akure suite à la suspension de la Ligue de football professionnel du Nigeria en raison des inquiétudes suscitées par la pandémie mondiale, Covid-19.
Les joueurs ont depuis retrouvé leur famille.

Avec BBC Afrique

RCA : des violents combats en cours dans la localité de Ndélé entre le RPRC et le FPRC.

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Centrafrique.com/rca-massacre-de-ndele-le-bilan-seleve-a-plus-de-40-morts-et-le-marche-central-incendie/vehicule-militaire-des-rebelles-du-rprc-a-ndele-le-11-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36675 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.
Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – Les combats ont débuté ce mercredi aux environs de 5 heures du matin et se poursuivent dans la localité de Gozbéda, situé à 7 kilomètres de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Le bilan provisoire fait état de plusieurs morts et des blessés. Une tentative de médiation engagée par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA a échoué, et les affrontements se poursuivent.

 

Décidément, l’accord de Bria porté par le chef rebelle Ali Darassa, signé par les groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka la semaine dernière,  n’a pas suffit de calmer les ardeurs des groupes armés en conflit depuis plusieurs mois à Ndélé et à Birao.

En effet, ce mercredi 25 mars, vers 5 heures du matin, à Gozbéda, un village à majorité Rounga situé à sept kilomètres de Ndélé sur l’axe de Ngolokosso (en allant vers Tchad), un groupe des rebelles Goula du RPRC, lourdement armés a pris d’assaut les populations locales, détruisant toutes les structures privées et publiques avant d’incendier littéralement les habitations.

Alerté, l’État major du FPRC déploie rapidement ses hommes sur place vers 13  heures. Des combats ont éclaté entre les deux groupes rivaux, le FPRC et le RPRC., et se poursuivent encore ce jeudi matin dans cette localité.

Entre temps, vers 10 heures du matin, ce mercredi, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, entouré de ses ministres de l’ethnie Goula et Kara, issus du RPRC et du MLCJ, par visioconférence depuis Bangui, ont voulu entamer des discussions avec l’État major du FPRC à Ndélé, mais celui-ci a bonnement refusé l’offre du Premier ministre, prétextant que c’est lui Firmin NGRÉBADA et son gouvernement qui seraient derrière les Goula et les Kara en leur fournissant de l’armement pour combattre et anéantir le FPRC. C’est ainsi que les négociations ont échoué, et les représentants du FPRC ont dû quitter le bureau de la Minusca à Ndélé pour se concentrer aux combats en cours au village Gozbéda.

Justement, sur le théâtre de l’opération, trois morts et des blessés du côté du FPRC ont été ramenés à Ndélé hier. Tandis que du côté du RPRC, appuyé par le MLCJ et le PRNC, aucun bilan n’a été annoncé, mais une source du CNC parle de huit morts et 7 blessés. Ce que la rédaction n’a pas pu confirmer.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

Bangui, mort suspecte d’un pasteur à Gobongo, une personne en garde à vue.

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Centrafrique.com/brigade-territoriale-de-la-gendarmerie-de-bangui-le-6-aout-2019-micka-cnc-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Brigade territoriale de la gendarmerie de Bangui, le 6 août 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.
Brigade territoriale de la gendarmerie de Bangui, le 6 août 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le Pasteur s’appelle Anatole POSSIDI, âgé d’environ cinquante et un ans, son corps a été retrouvé inanimé, ce mercredi 25 mars 2020, à Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui, au domicile de l’une de ses fidèles. Une enquête a été ouverte, la suspecte est maintenue en garde à vue depuis 24 heures. Comment ?

 

Mort suspecte pour les uns, naturelle pour les autres, le décès du Pasteur Anatole POSSIDI, ce mercredi 25 mars continue de susciter de nombreuses et diverses interprétations.

Domicilié au quartier Dédéngué 5, à Fouh, non loin de la résidence de maître Nicolas Tiangaye, dans le quatrième arrondissement de Bangui, le Pasteur Anatole POSSIDI, père d’une famille respectée,  n’a aucune chance d’être au côté de ses fidèles de l’église apostolique de Dédéngué 5 le dimanche prochain, 29 mars 2020. Sa vie s’est brusquement arrêtée ce mercredi au domicile de mademoiselle Catherine NDIBA, une jeune fidèle de son église qu’il entretenait depuis plusieurs mois dans la clandestinité.

En effet, selon la déposition faite par mademoiselle Catherine NDIBA, lors de sa garde à vue  à la  brigade territoriale de la gendarmerie de PK12, le Pasteur Anatole POSSIDI, la victime,  est arrivé, vers 11 heures, ce mercredi,  à son domicile situé au quartier Kagamangoulou ,  au fond de Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Il était tout fatigué . Il transpirait incessamment déjà avant de demander à sa copine Catherine de lui ouvrir sa chambre, car il voulait se reposer, déclare-t-elle.

Quelques minutes plus tard, alors que Catherine s’occupait de sa cuisine à l’extérieur, le pasteur n’a pas pu atteindre la chambre que Catherine lui ouvrait. Il s’est arrêté au salon, dans un fauteuil avant de rendre son âme.

Mademoiselle Catherine, qui croyait que son copain, le pasteur Anatole se reposait tranquillement dans sa chambre, était surpris de le voir s’allonger sur un fauteuil au salon. En tentant de le réveiller, l’homme ne réagissait plus. Elle s’est rendu compte que celui-ci est déjà mort.

Paniquée, Catherine se présentait très rapidement au PK12, à la brigade territoriale de la gendarmerie pour faire part de la nouvelle du décès « accidentel » du pasteur Anatole.

Déployés sur place, les gendarmes ont pu recueillir quelques indices avant de rentrer.

Pendant ce temps, la dépouille du pasteur, transportée par ses grands garçons, a été déposée, ce mercredi,  à la morgue de l’hôpital de l’amitié à Bangui, alors que mademoiselle Catherine se trouve toujours à la brigade de la gendarmerie du PK12. Des rumeurs continuent de circuler dans les quartiers, et chacun se prête à sa propre interprétation.

Mais seule, la justice le tranchera.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

une attaque, un deuil national et beaucoup de questions

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Tchad : une attaque, un deuil national et beaucoup de questions

 

Ndjamena  (Tchad) – 25 mars 2020 22:26

 

Au Tchad, le gouvernement a décrété ce mercredi trois jours de deuil national en hommage à la centaine de soldats tués lundi dernier (23.03) lors d’une attaque djihadiste dans la région du Lac Tchad. Elle s’est produite à Boma, une île de la province du Lac. On compte également de nombreux blessés et entrainée de lourdes pertes de matériels du côté de l’armée tchadienne.

 

Selon plusieurs sources au sein de l’état-major général des armées, les assaillants ont surpris les éléments de l’armée nationale tchadienne aux environs de quatre heures du matin. La riposte a entrainé des combats d’une rare violence. Des renforts appelés en secours ont été également pris pour cibles par les assaillants qui étaient visiblement bien préparés.

Des djihadistes qui connaissent le terrain A l’issue de presque sept heures de combats, on dénombrait 98 soldats tchadiens tués, 47 blessés, de nombreux véhicules blindés calcinés et du matériel militaire emporté par les assaillants.

Pour l’analyste-politique Narcisse Laldjim, une meilleure maitrise du terrain par les djihadistes serait à l’origine de ce qu’il considère comme une défaite de l’armée tchadienne : “C’est la première fois dans l’histoire des attaques terroristes que l’armée nationale tchadienne subit une telle défaite ou même une déculottée. C’est une vaste étendue truffée d’îlots et de marécages et c’est un repère de djihadistes.

Ceux-ci ont un avantage par rapport au terrain qu’ils maitrisent puisqu’ils sont venus à bord de hors-bords pour attaquer l’armée. Ce qu’on peut déduire aussi de cette attaque c’est qu’il y a certainement des complices au sein de l’armée. S’il n’y avait pas de complices, ils ne seraient pas venus porter l’estocade au sein même du dispositif de l’armée nationale. Je pense que le gouvernement doit ouvrir une enquête pour établir les responsabilités.”

Face à ces menaces djihadistes, l’Union européenne a pourtant financé la construction d’un centre de contrôle commun à Bol, chef-lieu de la province du Lac, pour permettre aux forces de l’ordre de contrôler les différents points d’accès à cette province.

Manque de réactivité Hasard du calendrier, Gilbert Le Bigot, formateur dans ce centre, expliquait avant l’attaque de Boma que ce nouvel outil permettrait à l’armée tchadienne de réagir plus vite : “Ce centre opérationnel commun fonctionne 24 heures sur 24. Quatre personnes y travaillent en permanence. Ils sont capables de recevoir des appels radios de toutes les forces de sécurité. L’alerte est redistribuée automatiquement. Mais ce centre reçoit aussi les appels téléphoniques des citoyens de la province qui peuvent avoir des problèmes de sécurité.

En téléphonant à ce centre, celui-ci renvoie l’alerte et fait intervenir les forces de sécurités qui sont les plus proches de l’événement. Au lieu d’attendre très longtemps des renforts comme d’habitude, dans les dix minutes, quinze minutes, les citoyens ont quelqu’un qui peut venir les sauver.” Cette conviction de Gilbert Le Bigot sonne désormais vaine avec cette attaque durant laquelle les renforts envoyés sur place ont aussi subi des pertes. Le chef de l’Etat Idriss Deby Itno, qui s’est rendu sur le terrain 24 heures après cette attaque, a reconnu l’ampleur des dégâts et promis une riposte dans les jours à venir.
Avec DW français

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RDC : face au coronavirus, l’eau vaut de l’or

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RDC : face au coronavirus, l’eau vaut de l’or

Kinshasa (RD Congo) – 25 mars 2020 22:15

L’un des grands défis face au Covid-19 est de permettre aux Congolais d’accéder à de l’eau propre pour pouvoir bien se laver les mains.
La RDC est en état d’urgence depuis ce mercredi (25.03) et Kinshasa, sa capitale, coupée du reste du pays pour essayer de lutter contre la propagation du coronavirus.
Le président Félix Tshisekedi l’a annoncé mardi (24.03) au moment où le panel des experts de la société civile demandait au gouvernement de mieux protéger les Congolais contre la pandémie qui a fait quatre morts parmi les 48 cas confirmés.
Particulièrement préoccupant : le fait que l’accès à l’eau reste difficile, ce qui compromet une mesure préventive essentielle comme le lavage des mains. 
Les mesures que Félix Tshisekedi a annoncées viennent s’ajouter à celles présentées la semaine dernière et dont la mise en application est demeurée limitée.
Interdictions de voyager
Parmi les nouvelles mesures figurent l’interdiction des sorties de Kinshasa vers le reste du pays et vice-versa, ainsi que la multiplication des points de lavage des mains.
Le premier facteur contre la propagation du Covid-19 demeure l’eau qui reste un produit de luxe pour beaucoup en République démocratique du Congo, alors que le pays dispose pourtant de plus de la moitié des réserves d’eau en Afrique subsaharienne.
Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le taux d’accès serait de 46%, les derniers chiffres disponibles datant de 2012.
Près d’un quart des populations urbaines auraient accès à l’eau potable mais avec des coupures quotidiennes.
Face à l’évolution de la pandémie, les Congolais sont donc appelés à observer des mesures d’hygiène.
Kinshasa promet des améliorations
Mais comment y parvenir si la population n’a pas accès à l’eau pour se laver les mains ?
Kinshasa, la capitale, abrite plus de dix millions d’habitants dont l’accès à l’eau potable est faible.
Les habitants du centre-ville bénéficient des services irréguliers de l’opérateur public national, la Regideso, mais la situation est encore plus grave dans les quartiers périphériques où l’eau potable n’existe pas.
Les Kinois qui vivent dans ces quartiers utilisent de l’eau des sources qui est souvent souillée.
Eustache Muhanzi, le ministre d’Etat en charge des Ressources hydrauliques et de l’Electricité, a reconnu l’impact négatif de l’absence d’eau potable sur la propagation du coronavirus et promis des améliorations :
“Si la pandémie de coronavirus nous tracasse tant, la carence de l’eau ne fait qu’en aggraver les tristes conséquences. Voilà pourquoi, pour maintenant et pour l’avenir, la Regideso a été instruite afin d’améliorer rapidement la desserte.”
Par ailleurs, le président Tshisekedi a indiqué que deux des trois cas suspects de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga sont négatifs. On attend une confirmation pour le troisième.
Il faut se laver les mains au moins pendant 20 secondes pour un lavage efficace contre le nouveau coronavirus

Avec DW français

Un conseiller de Félix Tshisekedi décède du coronavirus

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Un conseiller de Félix Tshisekedi décède du coronavirus

Kinshasa (RD Congo) – 25 mars 2020 19:26

La troisième personne à mourir des complications dues au Covid-19 en République démocratique du Congo, est un avocat respecté et activiste des droits de l’homme.
Il était un collaborateur du président Félix Tshisekedi.
Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba était en effet le chef par intérim du conseil consultatif juridique du président Tshisekedi.
Il est probable qu’il ait contracté la maladie respiratoire lors d’un voyage en France pour un contrôle médical.
M. Mulumba a été une figure clé de l’opposition en RD Congo et dans les milieux des droits de l’homme.
Il a été un proche collaborateur du défunt chef de l’opposition Etienne Tshisekedi, le père de l’actuel président.
En tant qu’avocat, il a représenté l’opposant Moïse Katumbi et d’autres personnes qui se sont opposées à la tentative de l’ancien président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir en prolongeant son mandat.
M. Tshisekedi a succédé à M. Kabila en janvier de l’année dernière, la première alternance démocratique dans le pays depuis près de 60 ans.
Beaucoup en RD Congo ont décrit la mort de M. Mukendi wa Mulumba comme une perte énorme.
La militante des droits de l’homme Anneke Van Woudenberg a écrit sur Twitter : “il était l’un des plus grands. Il manquera à son pays et au mouvement des droits de l’homme”.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : Covid 19, le pouvoir de Bangui tergiverse.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République Centrafricaine) -Alors que le pays enregistre son 5e cas confirmé du Covid 19 sur un ressortissant français à Bangui entretemps l’Ordre des médecins invite les autorités à prendre des mesures, mais le régime de Bangui tergiverse et lance une série de concertation avant de décider.

Les autres pays africains et du monde ont pris des mesures fortes sans attendre pour contenir de nouveaux cas, en Centrafrique, le mathématicien de Boye-Rabe multiplie des rencontres avec les différentes couches sociales et pourtant il s’agit d’une question de santé publique. Stratégiquement, il doit se fier aux recommandations des médecins que de recueillir les avis des novices sur la question.

L’OMS avait alerté la semaine dernière que l’Afrique doit s’attendre au pire et doit se réveiller mais les autorités centrafricaines clochent dans les deux sens.

C’est dans ce contexte que le Conseil national de l’ordre des Médecins recommande aux autorités des mesures fortes pour casser la chaine de contamination de Covid 19 en RCA.  Entre autres mesures, les fermetures des frontières, les écoles, et les Eglises. Cette recommandation a été formulée hier à l’issue d’une réunion de ce conseil à propos de cette pandémie de Covid 19.

La recommandation intervient dans un contexte ou le 5ème cas positif de contamination de Covid 19 est signalé dans le pays sur un sujet Français résident dans le pays.

Sur le même sujet, le Chef de l’Etat convoque une réunion d’urgence cet après-midi au Palais de la Renaissance avec le comité de gestion de crise pour déterminer les mesures à prendre pour contenir la propagation de ce virus.   

Affaire à suivre…

Copyright2020CNC

RCA : braquage de l’ONG internationale Warchildren par des hommes armés au Nord.

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Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche à lundi 23 mars 2020 à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran,  au nord de la République centrafricaine. Plusieurs matériels ont été emportés par les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles du FPRC, selon plusieurs sources sécuritaires locales.

 

Dans la nuit du dimanche à lundi 23 mars, aux environs de 24 heures, un groupe des assaillants, lourdement armé, ont fait leur apparition par effraction dans les locaux de l’ONG internationale Warchildren avant d’emporter des matériels informatiques et bureautiques.

Les assaillants, dont les identités n’ont pas été dévoilées, seraient des combattants rebelles du FPRC, dirigé par le général Noureddine Adan, selon plusieurs sources sécuritaires locales interrogées par CNC.

Justement, du côté du FPRC, on veut à tout prix montrer aux yeux du monde que la situation est maîtrisée, et que la paix est revenue à Ndélé.

Selon l’État major du FPRC à Ndélé, il est temps que chacun rentre chez soi. La paix est déjà revenue, a-t-il ajouté. Mais du côté des déplacés, l’annonce de leur retour à la maison ne passe pas. Certains redoutent des représailles une fois rentrées.

Cependant, depuis lundi dernier, certains éléments du FPRC ont mené des opérations d’intimidation, avec leurs armes, dans le camp des déplacés situé devant la base de la Minusca proche de l’aéroport. Plusieurs points de vente dans le camp ont été fermés par force, et certains déplacés ont été contraints de rentrer à la maison sous pression du FPRC.

Du côté des humanitaires, le PAM (Programme alimentaire mondial), et le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) ont déployé sur place des vivres et des kits de premier secours aux déplacés de Ndélé fuyant les violences des groupes armés.

Selon les informations du CNC, un conducteur de PAM, de l’ethnie Goula, au volant d’un camion transportant des vivres à destination de Ndélé, avait été kidnappé à Kaga-Bandoro, le vendredi dernier, par des hommes lourdement armés, identifiés comme des combattants du MPC de Mahamat Al-Khatim.

On ignore les raisons de ce rapt spectaculaire, mais certains témoins parlent des représailles liées au conflit entre le FPRC et le RPRC dans les localités de Ndélé, ayant abouti à la signature d’un accord de cessation des hostilités la semaine dernière à Bria entre les groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka.

À Ndélé, une source au sein de l’État major du FPRC, interrogé par CNC, indique que les caisses de fonctionnement de son mouvement sont vides depuis le déclenchement des hostilités avec le RPRC à Ndélé. Il est donc nécessaire que les déplacés reviennent chez eux, et que les activités commerciales redémarrent pour que les taxes rentrent dans les caisses, a-t-elle ajouté.

Dans le camp des déplacés, certains Goula dont les habitations ont été complètement incendiées ont refusé catégoriquement de rentrer. Ils préfèrent se loger dans le camp que dans les quartiers moins sécurisés, selon leur propre terme.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

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RCA : Covid-19, 4 cas confirmés, plus de 700 contacts identifiés, et Mankeur Ndiaye de la Minusca en isolement.

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Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Bangui (République centrafricaine ) – Décidément, la progression de l’épidémie de Covid-19 en Centrafrique n’est pas près de s’arrêter en si beau chemin tracé par les autorités du pays. Après les membres du cabinet présidentiel et du gouvernement, c’est le tour du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, le sénégalais Mankeur Ndiaye,  et son adjointe, l’Américaine Lizbeth CULLITYde, de se mettre en isolement. Le dépistage continue, et le nombre des cas pourrait augmenter dans les prochains jours.

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en République centrafricaine, le nombre officiel des personnes dépistées positives au Covid-19 est présentement de quatre (4). Elles sont toutes en isolement au centre de traitement, y compris la chanteuse Léonie Kangala. Toutes les quatre se portent bien.

Cependant,   les 724 personnes exposées au Covid-19 y compris les contacts identifiés sont mises en quarantaine. Mais  certains ne le respectent pas, a dit l’OMS sur son compte Tweeter ce mardi 24 mars.

Le ministère de la Sécurité publique en charge de leur suivi, continue de faire son travail, selon des sources sécuritaires.

Du côté de la Minusca, mission des nations unies en République centrafricaine, c’est le représentant spécial du Secrétaire général des nations unies, le sénégalais Mankeur Ndiaye, et son adjointe, l’américaine « Lizbeth CULLITYde » qui se sont mis en quarantaine, selon un tweet du Représentant ce mardi 24 mars.

Toutefois, le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, déjà en contact avec d’autres sujets infectés dus Covid-19, n’est pas en isolement. On ignore les raisons de cette histoire. Contacté par CNC, l’un de ses conseillers explique à CNC que des mesures ont été prises à ce sujet. Le chef de l’État, c’est le sommet de l’État. Il ne doit pas apparaître affaibli, encore moins malade.

Cependant, certains observateurs nationaux parlent d’une dizaine des cas de Covid-19 en RCA, et non quatre comme affirme le gouvernement.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Centrafrique : des mercenaires de Wagner accusés de viols sur mineures

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Bambari/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-16/” rel=”attachment wp-att-35859 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208.jpg” alt=”Image d’illustration des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.” width=”450″ height=”208″ />

 

Bangui (République centrafricaine ) – Dans deux affaires différentes, des mercenaires russes sont accusés d’avoir violé des mineures Centrafricaines âgées respectivement de 16 et 17 ans, à proximité de Berengo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye.

 

Voilà maintenant un peu plus de deux ans que les premiers mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés en Centrafrique. Depuis lors, des cas de viols, restés non-dits jusqu’à maintenant, ponctuent les sujets de plaintes des Centrafricains à leur encontre.

Menacées par les violeurs eux-mêmes, les victimes ont peur de parler. Leurs proches redoutent également les représailles de ces Slaves qui ont la réputation d’avoir la gâchette facile. Pourtant, ces faits finissent par exaspérer la population et les langues se délient peu à peu dans le pays de Boganda parce que ces crimes ne doivent pas rester impunis. Dans ses investigations, la rédaction de Corbeau News a pu recueillir des témoignages et des documents attestant de violences sexuelles dans des circonstances précises.

Les villages les plus exposés sont ceux qui sont près des campements russes, où la population se plaint des « virées » des Russes. Ainsi, à Dirgba, un village près de Bérengo, Isabelle G., une jeune écolière de 16 ans, a été violée le 13 mai 2019. La jeune fille a été la victime de contractors russes, qui se font appeler Ricko, Chamane et Djicki. Ce jour-là, ils avaient passé la journée à boire du vin de palme près du village. Dans la soirée, la jeune fille a eu la malchance de croiser le chemin de ces Russes avinés.

Le lendemain, les gendarmes locaux, la victime et son père ont voulu entendre les suspects mais ils se sont vus refuser l’accès au camp de Berengo, qui est devenu le terrain d’entraînement des mercenaires russes. Depuis, ce dossier est en suspend et les auteurs n’ont pas pu être présentés à la justice. Avec le temps qui s’est écoulé, il y a fort à parier qu’ils poursuivent leurs forfaits en Russie ou dans une autre zone de guerre où le groupe Wagner est déployé, que ce soit en Ukraine, en Syrie, au Soudan, en Libye ou ailleurs.

Fin août 2019, c’est un nouveau cas qui est signalé : les témoignages font état d’un certain Melkinov, lui aussi paramilitaire de Bérengo, qui a violé une jeune Centrafricaine de 17 ans. La jeune fille serait désormais enceinte. L’affaire est gênante et Valeri Zakharov, le conseiller « sécurité » du président Touadera, aurait ordonné de tout faire pour que cette information ne soit pas ébruitée. Ses instructions sont claires : rien ne doit se savoir, surtout parmi les journalistes et parmi les représentants de la communauté internationale. « J’espère que Monsieur Valery Zakharov va finir par faire la lumière sur ce viol impardonnable, commis par un de ses hommes présents là-même à Bérengo » confie un proche de la victime qui préfère rester dans l’anonymat.

Les victimes et leurs proches ne se font toutefois guère d’illusion et s’attendent à ce que les autorités russes se murent dans le silence ou pire : qu’ils parlent de consentement des victimes voire qu’ils insinuent un coup monté pour porter tort à leurs intérêts dans le pays. Bien pratique, ce dernier argument est manié avec habileté ces dernières années pour protéger les agissements de la société Wagner dans le pays, à l’image des réponses apportées suite à l’assassinat des trois journalistes d’investigation russes, tués près de Sibut en juillet 2018.

A Bangui comme ailleurs, les habitants aimeraient qu’il n’y ait pas d’autres viols ou d’autres forfaits et comptent sur l’appui des autorités pour s’opposer aux violeurs et à ceux qui les couvrent.

 

 

RCA : Appel à l’union de la Coalition SIRIRI aux 14 groupes armés, la société civile, les FACA, au MINUSCA et aux partis politiques pour la Paix et la libération de la RCA

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Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique

 

Bangui (République centrafricaine) – La COALITION SIRIRI est l’émanation d’une Coalition Large du peuple Centrafricain basée sur les valeurs d’une société laïque, bannissant toutes les formes de discrimination fondée sur l’âge, le sexe, les origines territoriales, les croyances religieuses. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration définitive de la PAIX ET LA JUSTICE SOCIALE en RCA.

 

Notre mouvement s’engage pour la Cohésion Sociale, la construction de l’Unité nationale, la promotion sans faille de la Réconciliation Nationale, l’instauration d’une paix durable, la création de la richesse, des valeurs longtemps abandonnées par les Gouvernants qui s’y sont succédés.

La Coalition SIRIRI, invite tous les éléments opérationnels où qu’ils soient dont les fractions de l’Ex Coalition SÉLÉKA ( UFDR, FPRC, UPC, MLCJ, MPC, 3R, RPRC, SÉLÉKA RENOVÉ, MNLC, EDD et les anciens Libérateurs), les ANTIS BALAKAS, FDPC, APRD, RJ, la Société Civile, les Partis Politiques, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les Retraités, la Minusca et la Majorité Silencieuse de notre pays de rejoindre dès aujourd’hui l’Équipe et le rang de la Coalition SIRIRI, pour la marche finale de libération totale de notre pays, la République Centrafricaine (RCA), pour la PAIX, la Justice et la Cohésion sociale.

La Coalition SIRIRI, fait appel à votre sens aigu du bien commun, de justice sociale et d’engagement pour la sauvegarde de notre unité et de notre dignité aujourd’hui bafouées par ceux qui gouvernent notre pays.

La Coalition SIRIRI, invite les acteurs politiques et les 14 groupes armés de se souvenir des accords piégés de Khartoum qui ne sont que les fruits de la mascarade orchestrée par les ennemis de notre pays et leurs complices qui repoussent sine die l’avènement d’une nation à notre image.

Pour la Coalition SIRIRI, il ne suffit pas tout simplement de dénoncer, il faut agir et mettre un terme à l’humiliation, à la dictature, à l’amateurisme et au banditisme politique et économique. Nous méritons mieux que cela.

La Coalition SIRIRI est convaincue que : C’est ensemble que nous pouvons sauver notre pays, la RCA, doter notre pays des institutions fortes, bâtir et développer notre pays, sortir notre pays des ténèbres vers la lumière, propulser notre pays vers l’émergence,

 

définir ce que nous voulons pour notre pays et non les autres qui doivent décider à notre place, imposer le respect aux autres, léguer un pays en Paix, prospère et crédible à nos enfants et à nos petits-enfants.

Dans un élan de solidarité et d’unité patriotique, conjuguons nos efforts pour mieux vaincre les maux dont souffrent notre beau pays, la République Centrafricaine et nous ferons la fierté de la génération future. Ensemble avec la Coalition SIRIRI, nous vaincrons. Que DIEU bénisse et protège la RCA.

Fait le 23 mars 2020

 

  1. Moustapha Mahamat SABOUNE

Président

Coalition SIRIRI

Mail: victoir16@hotmail.com

Site web: www.cosiriri.net

 

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Lourdes pertes dans les rangs de l’armée nigériane suite à une embuscade

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Lourdes pertes dans les rangs de l’armée nigériane suite à une embuscade

Niamey (Niger) – 24 mars 2020 15:06

Au moins 70 soldats ont été tués dans l’attaque de leur convoi dans le nord-est du Nigeria, région en proie aux violences du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ont annoncé mardi des sources militaires.
“Nous enregistrons de très lourdes pertes”, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat une source militaire de haut rang. “Au moins 70 soldats, selon cette source, sont morts dans l’embuscade” tendue lundi dans la région de Konduga (Etat du Borno).
“Les +terroristes+ ont spécifiquement visé un camion chargé de lance-roquettes RPG et de grenades avant d’incendier le véhicule”, a déclaré une autre source militaire.
70 corps ont été retrouvés “mais le bilan pourrait être beaucoup plus important et l’opération de comptage est toujours en cours”, a ajouté cette source.
“Nous aurons un bilan plus précis des morts et (du nombre) des militaires qui ont été enlevés d’ici la fin de la journée”, a déclaré cette source.
Le convoi militaire était parti lundi matin de Maiduguri, la capitale du Borno, et se dirigeait vers des camps où sont basés des jihadistes pour y mener une attaque, a expliqué à l’AFP un membre des milices civiles qui combattent aux côtés de l’armée nigériane.
Contacté par l’AFP, un porte-parole de l’armée n’a pas souhaité s’exprimer sur cette attaque.
Les membres d’ISWAP, branche de Boko Haram affiliée au groupe de l’Etat Islamique depuis août 2016, multiplient les attaques contre les forces armées et ont tué plusieurs dizaines, voire des des centaines de soldats nigérians.
Le conflit entre forces armées nigérianes et Boko Haram a fait 35.000 morts depuis 2009 et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers. Le conflit s’est étendu au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.

Avec AFP/VOA

Plus d’une soixantaine de migrants retrouvés morts dans un conteneur au Mozambique

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Plus d’une soixantaine de migrants retrouvés morts dans un conteneur au Mozambique

Bangui (République centrafricaine) – 24 mars 2020 14:33

Les autorités mozambicaines ont annoncé mardi la découverte de 64 corps vraisemblablement asphyxiés dans un conteneur. Il s’agit de migrants éthiopiens qui espéraient rallier l’Afrique du Sud. Le conteneur provenait du Malawi.
Quatorze personnes ont survécu à la tragédie.
Le camion qui les transportait a été découvert à Mussacama, dans la province de Tete, dans le nord-ouest du Mozambique. La province partage une frontière avec le Malawi voisin.
“Nous avons intercepté 78 candidats à l’immigration illégale, tous de nationalité éthiopienne, parmi lesquels 64 morts par asphyxie à bord d’un camion. Ils se trouvaient à l’intérieur d’un conteneur qui partait du Malawi”, a déclaré à la presse Amelia Direito, porte-parole des services d’immigration à Tete.
Ses propos ont été confirmés par une source hospitalière.
“Un camion venu du Malawi transportant des migrants clandestins, présentés comme des Éthiopiens, a été contrôlé sur le pont de Mussacana, dans la province de Tete”, a indiqué la source.

Le chauffeur a dit qu’il allait recevoir 30 000 meticais, soit environ 500 dollars, pour le transport des migrants, selon les autorités.
“Les collègues ont trouvé étrange qu’un camion tente de traverser la frontière à une heure du matin. Ils ont donc décidé de parler aux conducteurs et de vérifier la cargaison”, ajoute M. Direito. Le conducteur et son assistant y ont opposé résistance prétendant qu’ils transportaient une cargaison ordinaire, souligne le porte-parole. C’est alors que les policiers ont entendu des cris qui émanaient du conteneur. Les survivants en détresse appelaient à l’aide en cognant contre les parois du conteneur dans un acte de désespoir.
Le chauffeur de camion et son aide ont été arrêtés par la police. Les autorités recherchent désormais un intermédiaire qui aurait facilité l’opération.
Le Mozambique est considéré comme l’une des routes favorites des migrants clandestins, notamment venus d’Ethiopie et d’autres nations, qui cherchent à rallier l’Afrique du Sud et sa mégapole Johannesburg dans l’espoir d’y trouver du travail.
Des images diffusées par une télévision mozambicaine montrent un enchevêtrement de corps sans vie empilés dans un conteneur posé sur une semi-remorque.

Avec VOA

Etat d’urgence au Sénégal et en Côte d’Ivoire face au Covid-19

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Etat d’urgence au Sénégal et en Côte d’Ivoire face au Covid-19

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 24 mars 2020 11:03

En Afrique, l’état d’urgence est décrété dans plusieurs pays. La mesure est entrée en vigueur au Sénégal depuis minuit. S’adressant aux Sénégalais, le chef de l’Etat Macky Sall invoque “l’article 69 de la Constitution et la loi 69-29 du 29 avril 1969”.
Ainsi, à compter de mardi à 00H, le président Macky Sall “déclare l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement, les autorités administratives et l’ensemble des services de l’Etat concernés prendront toutes les dispositions nécessaires à l’application sans délai du décret sur l’Etat d’urgence”. 
Le Sénégal compte à ce jour 67 cas de coronavirus.
La Côte d’Ivoire compte 25 cas de coronavirus à la date du 24.03.2020
La Côte d’Ivoire déclare la guerre au Covid-19
Etat d’urgence, couvre-feu et confinement progressif des populations en Côte d’Ivoire également où 25 personnes sont contaminées d’après un bilan actualisé sur un site internet que l’institut allemand Robert Koch a créé à cet effet. Les mesures ont été annoncées lundi (23.03.2020) par le président Alassane Ouattara, lors d’une allocution télévisée. 
“Face à la progression de la pandémie (…), je déclare l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire (…), l’instauration d’un couvre-feu de 21h à 5h du matin à partir du 24 mars (…), le confinement progressif des populations par aire géographique en fonction de l’évolution de la pandémie”, a déclaré le chef de l’Etat ivoirien.
Ce confinement progressif par zone géographique sera décidée par le ministère ivoirien de la Sécurité en fonction de la détection de cas, a précisé une source à la présidence. Parmi les autres mesures prises, le président Alassane Ouattara a annoncé la fermeture de tous les maquis et bars à partir de lundi à minuit et la régulation des transports interurbains avec “l’interdiction des déplacements non autorisés entre Abidjan et l’intérieur du pays”.
Le président n’a pas précisé la durée de ces nouvelles mesures. En Côte d’Ivoire, 25 cas de coronavirus sont recensés à ce jour.
Pas d’entente à l’ONU devant la pandémie
Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies ne parvient pas à se mettre d’accord sur un projet de déclaration, le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres appelle “à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde”, face au Covid-19.   

Avec DW français

RCA : Covid-19, les policiers de la PAF convoqués pour un teste à l’Institut Pasteur.

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Bangui (République centrafricaine ) – La menace d’une large contamination au coronavirus à Bangui inquiète sérieusement les Centrafricains depuis  une semaine. Après les membres du cabinet du chef de l’État et du gouvernement, c’est le tour des agents aéroportuaires de la capitale d’être convoqués pour un test généralisé au Covid-19 à l’Institut Pasteur de Bangui. Comment le pays va-t-il s’en sortir ?

 

Bangui (République centrafricaine ) – La menace d’une large contamination au coronavirus à Bangui inquiète sérieusement les Centrafricains depuis  une semaine. Après les membres du cabinet du chef de l’État et du gouvernement, c’est le tour des agents aéroportuaires de la capitale d’être convoqués pour un test généralisé au Covid-19 à l’Institut Pasteur de Bangui. Comment le pays va-t-il s’en sortir ?

 

Décidément, les Centrafricains ne sont pas au début de leur surprise. Ils s’attendaient plus ou moins à une augmentation exponentielle des cas de contamination au Covid-19 dans les prochains jours en République centrafricaine. Celle-ci est due à l’arrivée au pays de quelques compatriotes centrafricains en provenance de certains pays européens et asiatiques, déjà largement touchés par cette épidémie de coronavirus 2019.

Bien évidemment, les premières personnes exposées au risque de contamination à ce virus mortel sont des agents aéroportuaires et frontaliers. Ce qui a poussé le ministère centrafricain de la Santé de la population, en coordination avec l’Institut Pasteur de Bangui à procéder à leur examen diagnostic au Covid-19.

Ce mardi 24 mars, c’est le tour des policiers de l’aire et de la frontière (PAF), particulièrement ceux qui travaillent à l’aéroport international de Bangui Mpoko  d’être convoqués pour un test au coronavirus à l’Institut Pasteur de Bangui.

 

Cependant, plusieurs membres du gouvernement et du cabinet du chef de l’État se sont mis déjà en isolement depuis quelques jours en raison de leur contact avec certaines personnes susceptibles de porter le Covid-19. On peut citer le cas du ministre conseiller du chef de l’État Fidèle Ngouandjika, du ministre de la Justice Flavien Mbata, du ministre de la Santé et bien d’autres.

Par ailleurs, des rumeurs insistantes font état de la mise en quarantaine du couple présidentiel, en l’occurrence le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son épouse Brigitte Touadera en raison de leur contact avec la chanteuse Léonie Kangala.

Pour des nombreux centrafricains, la question est de savoir comment le pays va-t-il s’en sortir ?

Évidemment, ce n’est pas du tout facile malgré le soutien financier et matériel de l’Union européenne, de l’OMS, de la France, de la Chine,  de la Minusca et autres partenaires de la République centrafricaine.

Pour certains observateurs, les mesures annoncées par le gouvernement pour faire face à l’épidémie de Coronavirus 2019 ne sont pas suffisantes. Selon eux, comment on peut ordonner la fermeture des débits de boissons, en laissant tranquillement les écoles, les églises, le transport public sachant que le rassemblement de plus de cinq personnes est susceptible de propager les cas de contamination dans le pays ?

Affaire à suivre…

 

Copyright2020CNC.

L’opposition guinéenne maintient la pression sur Alpha Condé

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L’opposition guinéenne maintient la pression sur Alpha Condé

Conakry (Guinée) – 24 mars 2020 01:21

L’opposition appelle à la poursuite de la contestation après les législatives et le référendum constitutionnel du 22 mars. Pour le parti au pouvoir, la messe est dite et il faut regarder l’avenir.
Alors que l’on attend toujours les résultats du double scrutin du dimanche 22 mars, l’opposition, qui avait appelé au boycott de ces élections, se félicite du suivi de son mot d’ordre.  
Pour l’ancien Premier ministre, Sidia Touré, un des chefs de file de l’opposition, “dans beaucoup d’endroits, les jeunes n’ont pas permis que ces élections se tiennent. La Cédéao, l’Union africaine et les autres organisations internationales ont refusé de superviser ces élections. Cela veut dire que ces élections ne sont reconnues ni par nous ni par la communauté internationale.”
Regroupée au sein du FNDC, le Front national pour la défense de la Constitution, l’opposition entend maintenir la pression sur le pouvoir du président Alpha Condé. “Nous allons continuer à refuser ces résultats. L’opposition en Guinée est majoritaire, il ne faut pas se tromper là-dessus”, dit l’opposant Sidia Touré.
L’opposition guinéenne entend maintenir la pression sur le pouvoir
La nouvelle Constitution bientôt promulguée
Du côté de la majorité présidentielle, le ton est différent, puisqu’on savoure la tenue de ces élections. Amadou Damaro Camara président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle estime que, “l’opposition avait prévu l’apocalypse, ils ont mené des actions mais le peuple ne les a pas suivis. Ils ont incendié des bureaux de vote, beaucoup ont été arrêtés. Pour nous, l’essentiel est que le peuple s’est acquitté de son devoir civique.”
Pour Amadou Damaro Camara, l’Assemblée nationale va entrer en fonction dans les jours qui viennent : “Les élections sont derrière nous, l’Assemblée va prendre fonction la semaine prochaine, la nouvelle Constitution sera promulguée et ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. L’Etat sévira contre tout fauteur de troubles.”
Concernant le bilan humain de la journée de dimanche, la majorité présidentielle parle de quatre morts, alors que l’opposition évoque elle le chiffre de 14 tués. 
Les forces de l’ordre ont eu beaucoup à faire ce dimanche 22 mars
Alpha Condé, 82 ans, a été élu en 2010 et réélu en 2015. L’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats, la nouvelle que propose M. Condé également. Mais, ses opposants l’accusent de vouloir briguer un nouveau mandat en remettant son compteur à zéro afin de se succéder fin 2020.
Les remises en cause internationales quant à la crédibilité du vote se sont succédées, étayées par la présence sur les listes électorales de deux millions et demi d’inscriptions douteuses.

Avec DW français

Le Président chinois Xi appelle à la construction d’une communauté de la santé commune pour l’humanité.

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Centrafrique.com/le-president-chinois-xi-xan-ping-et-emmanuel-macron-a-paris-le-24-mars-2019-a-beaulieu-sur-mer-en-france/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Emmanuel Macron, à droite, et le Président chinois Xi Jinping, à gauche, le 24 mars 2019 en France.
Le Président Emmanuel Macron, à droite, et le Président chinois Xi Jinping, à gauche, le 24 mars 2019 en France.

BEIJING (République de Chine) — Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine était prête à travailler avec la France pour renforcer la coopération internationale en matière de prévention et de contrôle des épidémies et construire une communauté de santé commune pour l’humanité.

    1. Xi a fait ces remarques dans un message récemment adressé au président français Emmanuel Macron, dans lequel il a présenté ses sincères sympathies au nom du gouvernement et du peuple chinois, au gouvernement français et au peuple français pour l’épidémie de COVID-19 dans le pays.

La Chine et la France ont une belle tradition d’entraide et de partage du bonheur et du malheur dans les relations bilatérales, a indiqué M. Xi, qui a remercié la société et le gouvernement français pour leur soutien et leur solidarité dans la lutte acharnée de la Chine contre la maladie à nouveau coronavirus.

Soulignant que la sécurité sanitaire publique était un défi commun auquel l’humanité était confrontée, il a affirmé que le gouvernement et le peuple chinois soutenaient fermement les efforts de la France contre le COVID-19, et se tenaient prêts à renforcer la coopération avec la France pour remporter conjointement la bataille par le biais d’un soutien réciproque et d’une aide mutuelle.

En tant que membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU, la Chine et la France partagent l’importante responsabilité de sauvegarder la vie et la santé de l’ensemble de l’humanité, a souligné M. Xi.

La Chine, a-t-il ajouté, est prête à faire des efforts concertés avec la France pour renforcer la coopération internationale en matière de prévention et de contrôle des épidémies, soutenir les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la Santé qui jouent un rôle fondamental dans l’amélioration de la gouvernance de la santé publique mondiale, et construire une communauté de santé commune pour l’humanité.

  1. Xi a affirmé attacher une grande importance au développement des relations sino-françaises, et se tenir prêt à travailler avec M. Macron pour coordonner correctement tous les aspects du travail liés à la lutte contre les épidémies et aux relations bilatérales, afin de s’assurer que le partenariat stratégique global Chine-France permette d’éliminer le COVID-19 et de continuer d’aller de l’avant

 

Avec Xinhua

 

RCA : l’ex-chef de l’État, le général François Bozizé met en garde l’ANE sur la mise en place des démembrements dans les villes de provinces

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Bouar-le-14-mars-2020-par-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/lancien-chef-de-lÉtat-françois-bozizé-lors-de-son-meeting-dans-le-stade-zari-herman-à-bouar-le-14-mars-2020-par-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”l’ancien chef de l’État françois bozizé lors de son meeting dans le stade zari herman à bouar le 14 mars 2020 par cyrille yapendé” width=”450″ height=”337″ />
l’ancien chef de l’État françois bozizé, lors de son meeting dans le stade zari herman, à bouar le 14 mars 2020. Photo CNC / cyrille Jefferson yapendé.

 

Bangui (République centrafricaine) – La mise en place des démembrements de l’ANE dans certaines villes de provinces et à Bangui continue de susciter de nombreuses contestations . L’ancien président de la République, le général François Bozizé n’est pas resté en marge de ceux qui ont dénoncé ces opérations. Le leader du KNK  a condamné  la manière à laquelle l’Autorité Nationale des Elections(ANE) avait procédé à cette opération en excluant  tous les partis politiques d’opposition. Une indignation exprimée lors de son premier meeting hors de la capitale, tenu à Bouar, Chef-lieu de la Nana-Mambéré le 14 mars 2020.

 

Il ne passe pas un jour sans que l’Autorité Nationale des Elections (ANE), organe en charge de la gestion des élections en République centrafricaine, enregistre des vagues de contestation des partis politiques et certaines organisations de la société civile comme l’Observatoire Nationale des Elections(ONE).

C’est dans cette même disposition d’esprit que le Président fondateur du KNK, un parti d’opposition  fustige l’ANE autour de ses opérations du démembrement dans les villes de provinces ainsi qu’à Bangui.

« L’opération de la mise en place des démembrements de l’ANE est mal organisée du faite que tous les gens qui composent  les bureaux sont issus d’une famille politique. Les autres partis politiques surtout ceux de l’opposition sont systématiquement écartés par l’ANE,  et là on doit en parler pour que les centrafricains savent d’avantage le complot qui se prépare dans ce processus », a taclé François Bozizé, qui a rappelé au millier de personnes venues assistées au meeting que l’opposition démocratique a demandé la refonte  de cette opération en impliquant tous les partis politiques pour éviter la frustration des uns et autres.

Dans le même ordre d’idée, la base du parti Kwa Na Kwa soutient les propos avancés par leur leader  concernant le  format utilisé par l’ANE pour la mise en place de ses démembrements. Le bureau politique  dudit parti, lors d’une conférence de presse ce jeudi 19 mars, présidée par Bertin Béa, Secrétaire général du KNK, a une fois de plus fustigé l’ANE d’être de connivence avec le pouvoir  actuel.

«  L’ANE travaille de connivence avec le pouvoir en place. Que comporte l’opération de la mise  de ses  démembrements, parce que constitué pour l’essentiel sinon la totalité des membres du Mouvement Cœurs-Unis (MCU), déguisés pour la circonstance en société civile. Il n’y pas des représentants des partis politiques d’opposition dans cette opération», a craché sur ton dubitatif, Bertin Béa, Secrétaire général du KNK.

Cette indignation qui inonde  actuellement le pays, est aussi visible dans d’autres formations politiques comme l’URCA, le MLPC, le RPR et d’autres partis politiques d’opposition qui ne se reconnaissent pas parmi  les personnes qui ont représentées leurs partis politiques dans les opérations de la mise en place des démembrements en provinces.

Pour l’Observatoire Nationale des Elections, la contestation des partis politiques est légitime. Parce que, selon son Secrétaire général, au début de chaque opération électorale, l’ANE à l’obligation d’informer toutes les parties prenantes qui sont représentées.

« Les parties prenantes sont d’ailleurs au sein du cadre de concertation et cela permet à ces dernières d’être informées sur le déroulement des opérations électorales afin de prendre des dispositions nécessaires pour faciliter la réussite de ses opérations à Bangui comme dans les zones de l’arrière-pays en mobilisant leurs partisans et les acteurs qui devraient prendre part dans la mise en place des démembrements », a reproché Origine Bekondji avant de demander à l’ANE de trouver un consensus avec les partis politiques d’opposition pour éviter une crise électorale dans le pays.

Malgré ses multiples dénonciations, l’ANE continue de poursuive ces opérations en écartant  l’idée d’une probable annulation de ses démarches sur le terrain.  Et à l’allure où vont les choses, le Secrétaire général de l’ONE, a rappelé, « quand une élection commence par la contestation, elle finira par une contestation, qui est une source d’une crise électorale ».

 

Jefferson Cyrille YAPENDE      

 

 

 

 

 

                 

 

Centrafrique : décès accidentel d’un artisan de puits d’eau à Bangui.

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Centrafrique.com/penurie-deau-a-ouango-2-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pénurie d'eau au quartier Ouango Bangui, le 11 aout 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.
Pénurie d’eau au quartier Ouango Bangui, dans le septième arrondissement le 11 février 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le corps de la victime, inanimé,  a été retrouvé aux fonds d’un puits à eau, ce dimanche 22 mars, aux environs de 9 heures du matin,  dans une concession privée, située dans le sixième arrondissement de Bangui. Une enquête a été ouverte, mais les premiers éléments d’information parlent d’un mort accidentel. Vrai ou faux ?

 

En ce temps de saison sèche, le nombre de décès liés  au fonçage des puits d’eau est malheureusement en hausse en République centrafricaine en raison de manque de formation des artisans aux techniques d’entretien manuel de puits à eau qui devient de plus en plus sèche.

À Bangui, comme dans les villes de province, entretenir son puits d’eau pendant la saison sèche est devenu presque inévitable. Certains particuliers ont dû faire recours, pour la plupart, aux artisans indépendants pour nettoyer le fond de leur puits. Mais ceci n’est pas sans danger, en raison parfois de manque d’oxygène à l’intérieur du trou.

Justement, ce dimanche 22 mars 2020, dans une concession privée située dans le sixième arrondissement de Bangui, et appartenant au secrétaire général de la commission national pour les réfugiés (CNR), un homme d’une quarantaine d’années, embauché pour faire l’entretien d’un puits d’eau de plusieurs mètres de profondeur, a été retrouvé inanimé. Son corps, coincé au fond du trou, a été repêché par les pompiers, appelés au secours sur le lieu de l’incident par les témoins de la scène.

Aussitôt une enquête a été ouverte, mais l’hypothèse d’un problème d’oxygène, causé par la probable présence de gaz du type hydrogène sulfuré est privilégiée pour l’heure par les enquêteurs.

Le gaz sulfurique, dans plus part des pareils cas peut engendrer un arrêt respiratoire, causant ainsi l’arrêt cardiaque de la victime.

Cette hypothèse de mort accidentelle, privilégiée par les enquêteurs, a également été confirmée par plusieurs témoins de la scène interrogés par CNC.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

L’Union européenne mobilise 128,5 millions d’euros pour la lutte contre le Coronavirus dans les pays non-européens les plus vulnérables

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’UNION EUROPÉENNE MOBILISE UN MONTANT DE 128,5 MILLIONS D’EUROS POUR

LA RIPOSTE CONTRE LE CORONAVIRUS

L’Union européenne mobilise 128,5 millions d’euros pour la lutte contre le Coronavirus dans les pays non-européens les plus vulnérables. L’appui à l’Afrique constitue une des principales priorités de ce financement. La mise en œuvre sur le terrain est confiée à l’Organisation Mondiale de la Santé en coordination avec les gouvernements partenaires.

62 millions d’euros proviennent de ECHO, le service humanitaire de l’Union européenne, et serviront à accélérer la réponse d’urgence immédiate. La Commission européenne renforce ce financement à hauteur de 51,5 millions d’euros pour intensifier la préparation des pays contre le Coronavirus et d’autres épidémies en améliorant les capacités de réponses aux urgences sanitaires. Il s’agit d’assurer la mise en place de mesures pour assister les pays à détecter, diagnostiquer et prévenir rapidement la propagation du virus, ainsi qu’à garantir la consolidation de capacités nationales durables pour prévenir les épidémies.

Un autre financement européen de 15 millions d’euros sera alloué pour une augmentation rapide des capacités des laboratoires en Afrique en termes de diagnostic et de surveillance épidémiologique.

Par ailleurs, à travers le Fonds Bêkou, dans les 15 districts sanitaires appuyés en République Centrafricaine, l’Union européenne et ses partenaires assurent déjà le renforcement des mesures de prévention et contrôle des infections, dans les formations sanitaires dans le but d’assurer la prestation de soins dans les meilleures conditions possibles. En même temps, les projets UE sont engagés dans la sensibilisation communautaire et l’amélioration des capacités de surveillance et détection du Coronavirus et d’autres épidémies.

Contexte

L’Union européenne a fait de l’appui au secteur de la santé une de ses priorités en République Centrafricaine. L’Union européenne ne ménage pas ses efforts humains, techniques et financiers pour appuyer le Ministère de la Santé dans sa mission visant notamment l’offre de services de santé de base de qualité pour la population centrafricaine et le renforcement continu du Ministère dans ses fonctions. Cette approche correspond aux priorités indiquées dans le Plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), notamment en ce qui concerne la fourniture des services de base à la population sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’eau.

Le Fonds Bêkou est actuellement l’instrument principal de l’Union européenne en soutien au relèvement du pays.. 245 millions d’euros ont déjà été mobilisés depuis sa création en 2014, dont à ce jour 103 millions au profit du secteur de la santé, soit presque 42% des ressources totales.

Le Fonds Bêkou réunit l’UE, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Suisse. Par ailleurs, à travers ses programmes d’appui budgétaire, l’UE intervient également pour augmenter les ressources domestiques mis à disposition du secteur de la santé et mettre en pratique la vision du gouvernement de la gratuité ciblée.

 

RCA : Covid-19, des rumeurs de contamination du couple présidentiel affole la capitale Bangui.

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Centrafrique.com/le-couple-presidentiel-et-les-generaux-en-danse-lors-du-repas-des-generaux-a-bangui-le-premier-fevrier-2020-photo-presidence-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du repas des généraux à bangui le premier février 2020 photo présidence
Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du fameux repas des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Quelques heures après l’annonce de la contamination au coronavirus 2019 de la célèbre chanteuse franco-centrafricaine Léonie Kangala, la panique s’empare des rues de Bangui, capitale de la République centrafricaine, pour la simple raison que le sujet infecté avait organisée, le 8 mars dernier, journée internationale de la femme, un géant concert au centre-ville de Bangui, en présence des nombreuses femmes, mais également du couple présidentiel qui aurait même esquissé des pas de dense avec la célèbre chanteuse. Suffit-il qu’il soit contaminé du Covid-19  ?

 

Selon l’avis des experts médicaux, la réponse est probablement oui si le couple présidentiel était en contact direct et non protégé avec le sujet infecté, ou encore échangeait des mots avec lui à moins d’un mètre. Mais le plus important, c’est d’abord le dépistage de toutes personnes ayant eu contact avec la chanteuse au cours de son séjour en Centrafrique, y compris le couple présidentiel et touts les femmes qui ont eu contact avec elle lors de son concert à Bangui.

Justement, sur ce point, le rassemblement d’un grand nombre des personnes dans un lieu comme un stade ou une salle de concert, il y’a probablement un risque de majoration de l’Épidémie, selon les professionnels de la santé de la population.

Pour de nombreux invités ayant participé au concert organisé par la présidence de la République à l’honneur des femmes centrafricaines ce dimanche 8 mars 2020, c’est l’épouse du chef de l’État qui aurait eu de longs contacts avec la chanteuse Léonie Kangala, dépistée positive jeudi 19 mars. À travers elle, son époux, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pourrait aussi être contaminé.

Mais le plus étonnant dans cette affaire, c’est que le couple présidentiel continue de vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. Sont-ils déjà dépistés ? Sur ce point, la présidence fait la sourde oreille. Aucune communication n’a été publiée jusqu’à ce jour, ce qui affole les Banguissois depuis 24 heures.

Mais la Chanteuse Léonie Kangala, dans un enregistrement vocal  qui circule sur les réseaux sociaux et dans lequel la vois féminine lui est attribuée, conteste catégoriquement qu’elle est atteinte de Covid-19. Selon elle, si elle est atteinte de cette épidémie, de nombreuses personnalités politiques du pays le sont aussi, car lors de son concert à Bangui, elle a eu à embrasser non seulement l’épouse du chef de l’État, mais aussi le ministre de la Santé, ainsi que d’autres  membres du gouvernement.

Rappelons qu’au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau a été  confiné en isolement durant 14 jours à cause de sa femme, Sophie Grégorie Trudeau, testée positive au nouveau cas de coronavirus. Mais en Centrafrique, c’est tout le contraire.

Pour de nombreux Centrafricains, il faut nécessairement que le couple présidentiel évite la fausse honte. On ne doit pas avoir honte si on est malade. Touadera et son épouse doivent être confinés.

En isolement, durant un mois pour des raisons simples, éviter la propagation de l’épidémie sur toute étendue du territoire national.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

CENTRAFRIQUE : LE CORONAVIRUS, UN PRÉTEXTE PARFAIT POUR JUSTIFIER LE REPORT DES ÉLECTIONS GROUPÉES. QUELLES EN SONT LES CONSÉQUENCES JURIDIQUES ?

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Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Excellente photo de Bernard selembi doudou 750x740
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le monde entier traverse actuellement une crise sanitaire sans précédent générée par une pandémie mortelle à vitesse exponentielle qui bouleverse sensiblement la démographie mondiale.

Cette pandémie non encore maîtrisée née d’un virus sous forme microscopique de couronne connu sous le nom scientifique de Covid-19. Cette urgence sanitaire de portée internationale va très certainement impacter le processus électoral déjà fragilisé d’abord par les hypothétiques paramètres sécuritaires, financiers et ensuite les difficultés à organiser les élections groupées dans le délai constitutionnel. L’Agence Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel de gestion des opérations électorales avait déjà enregistré de sérieux retards dans son chronogramme virtuel en dépit de l’immensité du défi à relever.

Après l’entrée en vigueur de la loi électorale, l’Agence Nationale des Élections doit procéder à la délimitation des circonscriptions électorales en tenant compte de l’équilibre démographique, territorial ainsi que du remodelage des circonscriptions qui précède le rattachement des électeurs au bureau de vote.

Ensuite le président de la république doit convoquer le corps électoral par décret, sans oublier l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs. Ensuite s’ouvre la deuxième phase de la mission de l’ANE qui se focalise sur l’encadrement de la campagne électorale, les opérations de vote elles même, le dépouillement, la validation des bulletins de vote et l’attribution des suffrages, la rédaction des procès verbaux, la proclamation des résultats sans oublier les recours et contentieux électoraux.

De tout ce processus, il est important de rappeler que la formule contractée d’un chronogramme électoral est de huit (8) mois soit deux cents quarante (240) jours calendaire.

Au delà de ce qui précède, le citoyen lambda très inquiet et incertain du processus électoral s’interroge :

Les conditions de sécurité sont-elles réunies pour une compétition électorale équitable, apaisée et surtout dans le respect du délai constitutionnel ?  La communauté internationale, notre partenaire traditionnelle qui est préoccupée par la gestion du coronavirus aura t-elle le temps nécessaire pour nous accompagner dans ce périlleux exercice électoral ? Le pouvoir centrafricain dispose t-il de ressources propres pour auto-financer les élections ? Ce vilain virus n’est-il pas un prétexte pour masquer l’amateurisme et l’incapacité du pouvoir à organiser une élection dans le délai constitutionnel ? Aller aux élections dans les conditions précitées n’est-il pas un chèque en blanc pour la fraude ? Au regard des difficultés du calendrier électoral, le pouvoir tentera t-il un passage en force ou un hold-up électoral avec l’appui de l’ANE et de la Cour constitutionnel ? Que se passera t-il en l’absence d’élections dans le délai constitutionnel ? S’agira t-il d’un report des élections ou carrément d’une énième transition politique consensuelle ?

De l’avis des experts en épidémiologie, il faudra approximativement deux (2) à trois (3) mois pour endiguer totalement cette pandémie. Cet avis est du moins justifié car la fermeture des écoles, l’interdiction de se rassembler à un certain seuil, la fermeture des frontières et éventuellement le confinement total ou partiel sont des facteurs de ralentissement du processus électoral.

A titre de rappel, il est important de souligner que le mandat du président de la république expire le 30 mars 2021, celui de l’assemblée nationale le 6 mai 2021 et enfin celui de l’ANE qui prend fin en fin décembre 2020 et qui nécessite la remise sur selle d’une nouvelle loi. Logiquement et selon les dispositions constitutionnelles, à l’expiration du délai constitutionnel du mandat du président de la république, le président de l’assemblée nationale dispose de trente six (36) jours pour organiser une élection en assurant l’intérim de la présidence de la république.

D’ailleurs en temps normal, l’article 36 de la constitution dispose que l’élection du nouveau président a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du président en exercice. Ce qui restreint drastiquement et sensiblement le temps qui nous reste pour atteindre le mois de décembre 2020…date fixée par l’ANE pour le premier tour des élections.

Pour finir, il apparaît de toute évidence que le coronavirus que les centrafricains ont tendance à minimiser les dégâts n’est qu’une aubaine pour le pouvoir limitrophe de Bangui de justifier le glissement du calendrier électoral qui pourrait éventuellement aboutir à une transition consensuelle tant redoutée par les autorités établies.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

 

Paris le 20 mars 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique, un lugubre anniversaire pour le président Touadera

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Centrafrique, un lugubre anniversaire pour le président Touadera

Bangui (République centrafricaine) – 20 mars 2020 20:15 

Le 30 mars 2020, le président Touadera et ses proches fêteront bien isolés le quatrième anniversaire de leur accession à la présidence.

Sous la protection de 12 000 Casques bleus et d’une garde prétorienne de mercenaires, grâce également à la générosité de l’Union européenne, de la Bad et des institutions de Bretton Woods, tout irait pour le mieux pour l’ancien « candidat du peuple et de la rupture » choyé par la communauté internationale. En revanche, tout va toujours très mal pour le peuple centrafricain.

Une voyoucratie aux commandes

Il y a peu d’exemple dans le monde d’une telle imposture. Au degré zéro de la gouvernance actuelle, s’ajoutent une cécité et une surdité, qui confinent à la complicité, de la part de l’ONU, de l’Union africaine, du FMI et du G5 (Etats-Unis d’Amérique, Russie, France, Banque mondiale et Union européenne).

Le siphonnage de l’aide internationale, les détournements de fonds publics à tous les échelons, la vente à l’encan du patrimoine immobilier de l’État, l’aliénation illégale, avec pots-de-vin conséquents et désastres écologiques majeurs, des gisements aurifères et de diamant et les trafics multicartes de l’import-export ont permis, en toute impunité, des enrichissements personnels, comme jamais la République centrafricaine n’avaient connus en si peu de temps. On peut se demander si « les soins palliatifs » ne sont pas administrés à un État en phase terminale.

Un leurre pour la communauté internationale

La très grande majorité des Centrafricains sont en situation de quasi survie, tandis que quelques milliers d’autres, généralement à Bangui, n’ont jamais connu une aussi belle félicité.

Sans être exhaustif, on peut évoquer les événements tragiques qui affectent la population depuis plusieurs années, et dont Faustin-Archange Touadera ne peut s’exonérer en sa qualité d’ancien premier ministre de François Bozizé (2008-2013), les rébellions qui s’arrogent des parts importantes de la souveraineté nationale et les montages « entre-soi », dont certains ressemblent à des pactes mafieux.

On peut notamment citer les indispensables réceptacles qui attirent les financements extérieurs, mais largement inopérants, comme par exemples l’Accord de Paix et de Réconciliation du 6 février 2019, le DDRR, la Cour Pénale Spéciale, le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique, enfin, les soutiens financiers à un improbable processus électoral vicié dès son début. En 2020, la manne financière n’a jamais été aussi importante, depuis l’indépendance.

On peut se demander si, finalement, la Minusca n’assure pas plus une sécurisation du pouvoir installé au Palais de la Renaissance que celle des populations de l’arrière-pays. Cette présence onusienne permet à Bangui d’avoir une économie hors-sol, proche d’un business de guerre, qui conduit le FMI a envisagé une croissance d’un peu plus de 4% en 2019. Les 45% de la population centrafricaine et les 7% de réfugiés à l’étranger, qui sont en insécurité alimentaire sévère, apprécieront ces bons chiffres.

Temps mauvais pour le Président

Sans faire du Touadera bashing, il faut néanmoins reconnaître que les scandales affectant la présidence, le gouvernement, l’Assemblée nationale et les institutions républicaines n’ont jamais été aussi nombreux. Les frasques de plusieurs ministres et de ministres-conseiller, les affaires juteuses, mises sur la place publique, des proches du président et de son premier ministre, la pactisation avec les chefs de guerre des rébellions qui ont mis à feu et à sang le pays, l’appel aux mercenaires russes du groupe Wagner et l’alignement sur les positions de la Russie notamment lors des pourparlers de Khartoum, les campagnes haineuses des milices du clan présidentiel contre la France, la Minusca et les principaux opposants, les manoeuvres à l’Assemblée nationale pour la mettre au pas, « quoi qu’il en coûte » et le double jeu incessant du président ont ruiné tout le crédit de l’ancien Recteur de l’université qui, en 2016, avait suscité beaucoup d’espoirs.

Les dernières extravagances du pouvoir

On ne citera que celles qui viennent de se produire depuis un mois.
Ainsi la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, soutient publiquement ,et sans retenue, le mouvement des jeunes patriotes qui est ouvertement hostile à la Minusca. Outre ses affichages publics et ses soutiens au travers des médias, elle a été jusqu’à participer, avec le ministre de l’intérieur, Henri Wanzet Linguissara, à leur  meeting du 17 février  2020. L’expulsion de quatre importants  responsables de la Minusca y était réclamée, avec la véhémence des « cherche-à-manger ». Quelques jours plus tard, la ministre des Affaires étrangères s’exécutait, par note verbale, avec un ultimatum de sept jours, sous peine de perte de l’immunité diplomatique.

Faute de preuves documentées et devant les réactions indignées de l’ONU, Sylvie Baïpo-Temon était contrainte de retirer sa décision et de cesser son activisme.

Evidemment, la duplicité du président Touadera venait, une fois de plus, d’être pris en défaut.

Les doubles jeux de Touadera

1- Les combats entre le Fprc, plutôt composé de Rounga, et le Mljc, plutôt composé de Goula et Kara ont fait d’innomnbrables victimes. Des pourparlers de paix étaient attendus pour arrêter cette violence entre groupes rebelles qui gèrent le nord-est du pays. Ce fut fait et un accord a été signé le 19 mars 2020.

Ce ne fut ni la Minusca, ni le gouvernement, ni les religieux mais le chef rebelle Ali Darass, de l’Upc, qui assura la médiation. C’est ce même chef sanguinaire qui est responsable de nombreux massacres de chrétiens et animistes, notamment ceux d’Alindao. Evidemment, cette invraisemblable médiation ne pouvait se faire sans l’agrément du  président Touadera.

2- le général de division Ludovic Ngaïféi Lemademon avait été remplacé, en 2018, dans les fonctions de chef d’État État-major des Armées. Ce limogeage ne prêtait pas à exégèses. Ce général prolixe dans les medias pour afficher son opposition et dénoncer la collusion avec les groupes armés rebelles faisait fi du devoir de réserve. Dans une dernière provocation, il réclamait sa mise à la retraite par anticipation. Ce qui fut fait par un décret du 14 mars 2020. On s’étonnera que le général soit placé en seconde section (retraite) « sur sa demande » et qu’il soit mis à disposition de la Fonction publique, alors qu’il aurait dû dépendre du ministère de la Défense.

Par ses propos de nature politiques, voire séditieux, le général aurait dû être sanctionné. Comme d’habitude, le président Toudaera rechigne à prendre ses responsabilités et préfère louvoyer.

3-  s’ il se confirme que la divulgation de l’enregistrement des propos prêtés au premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Symphorien Mapenzi, lui appartiennent effectivement, le « Mapenzigate » pourra illustrer le pourrissement du régime. En l’espèce, le député, très proche du président Touadera, aurait tout bonnement falsifié les votes de la loi de finances de 2020 et auparavant celui de la Déclaration politique générale du premier ministre Firmin Ngrebada, architecte de l’Accord de Khartoum. A Bangui, on rappelle également son rôle dans la destitution financière de Abdoulkarim Meckassoua, l’ancien  président de l’Assemblée nationale. Evidemment, Jean-Symphorien Mapenzi a été réélu, le 6 mars 2020, à son poste de premier Vice-président de l’Assemblée nationale.

Comme partout, les conséquences de la pandémie du Coronavirus risquent fort d’être difficilement imaginables. En tous cas, les frontières terrestres et aériennes seront fermées. Le 18  mars 2020 , le patronat centrafricain ( Gica) a lancé un signal de détresse  au chef de l’État. Quant à la Minusca, outre sa logistique et son ravitaillement qui seront très affectés, il y a désormais l’annulation du turn over des contingents et leur confinement en Centrafrique. Sera-t-il accepté par leurs États, leur famille et les militaires expatriés ?  L’élection présidentielle de fin 2020- début 2021 paraît bien lointaine….

Avec Le monde Afrique

RCA : Bria, signature d’un accord de cessation des hostilités intergroupes armé.

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Centrafrique.com/rca-les-pourparlers-entre-les-groupes-armes-se-poursuivent-a-bria-sous-la-supervision-de-darassa/table-de-negociations-entre-les-groupes-armes-issus-de-lex-coalition-seleka-a-bria-le-18-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36787 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les représentants des groupes armés issus de l'ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bria (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), a engagé depuis mercredi jusqu’à jeudi 19 mars, de discussion avec des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka qui se sont affrontée depuis juillet 2019 dans la préfecture de la Vakaga ainsi que dans d’autres villes de Bamingui-Bangoran et de la Haute-Kotto. Un accord a été trouvé, et les différentes parties en conflit se sont engagées à le respecter scrupuleusement.

 

C’était en présence du chef de bureau local de la Minusca, du préfet de la Haute-Kotto, du Maire de Bria, des Imams,  des représentants des ONG internationales installées à Bria ainsi que des représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka que la cérémonie de la signature de cet accord a eu lieu ce jeudi 19 mars 2020 à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto.

Le principal but de ce nouvel  accord, selon un notable local interrogé par CNC, serait de pousser les différentes factions de l’ex-Seleka, signataires dudit accord à mettre fin à leur affrontement sanglant dans les préfectures de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran, occasionnant ainsi des centaines des morts et de blessés, ainsi que des déplacements massifs de la population.

Un comité de suivi de cet accord a également été mis en place, composé des représentants des ONG, des groupes armés, des notable locaux et des autorités locales.

Pour le chef rebelle Ali Darassa, le plus important obstacle est déjà franchi. C’est désormais aux belligérants, c’est-à-dire les signataires de cet accord de faire preuve de leur bonne foi afin de respecter leur engagement pris dans cet accord, arraché de justesse après plusieurs mois de négociations sans succès, engagés par le gouvernement, la Minusca, et les notables de Birao, de Ndélé et de Bria.

Désormais, tous les regards se portent vers un général du FPRC, Mahamat Sallet, auteur de discours non conciliant lors de ces pourparlers de Bria. En cas de problème, selon certains négociateurs, il serait tenu responsable.

 

Moïse Banafio

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La République centrafricaine enregistre deux nouveaux cas de Covid-19 .

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-22/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Croisement des Martyrs, Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Michael Kossi.
Croisement des Martyrs, Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Michael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon l’Institut Pasteur de Bangui, les deux nouveaux cas sont des Françaises d’origine centrafricaine âgées respectivement de 66 et 67 ans. Elles sont actuellement prises en charge à Bangui. Ce qui porte en tout trois cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine.

 

C’est sur son compte Tweeter que l’Institut Pasteur de Bangui a annoncé au public la confirmation de deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit de deux femmes de nationalité française d’origine centrafricaine, âgées de 66 ans et 67 ans,testées positives ce jeudi 19 mars au laboratoire de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Dans son Tweet, l’Institut pasteur a également indiqué que « Les sujets sont pris en charge avec toutes les dispositions pour la recherche et le suivi des contacts ».

Officiellement, avec ces deux nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais trois cas de coronavirus 2019 sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les trois personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire. Il s’agit des sujets en provenance d’un pays européen, africain, américain  ou asiatique ?

Au Tchad, le gouvernement a également annoncé ce jeudi qu’un premier cas de Covid-19 a été découvert sur son territoire. Le sujet est un Marocain en provenance de Douala au Cameroun.

Justement, au Cameroun, quatre nouveaux cas ont été confirmés ce jeudi, ce qui porte en tout une dizaine.

Cependant, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique )  et l’OMS (Organisation mondiale de la santé)  ont indiqué dans un communiqué d’avoir appuyé le gouvernement centrafricain dans sa lutte contre la propagation du Covid-19 en Centrafrique.

 

Affaire à suivre…

 

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Covid-19 : l’OMS appelle l’Afrique à se préparer au pire et à éviter les rassemblements de masse

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-21/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.
Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

« Le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui », a lancé mercredi soir le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève.

 

A une question d’un journaliste rwandais, le chef de l’OMS a indiqué que même si l’incidence de la maladie est faible, le continent africain devrait se « préparer au pire ».

« Dans d’autres pays, nous avons vu comment le virus s’accélère après un certain point de basculement », a-t-il insisté, tout en ajoutant qu’il vaut mieux que « ces cas recensés soient vraiment les chiffres exacts pour que l’on puisse étouffer le nouveau coronavirus dans l’œuf ».

« Pour l’instant, l’incidence de Covid-19 en Afrique est faible », a fait valoir de son côté, le Dr Michael Ryan, Directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS.

Selon Dr Ryan, l’incidence est peut-être « plus élevée » en raison notamment de l’absence de détection. Mais, l’Afrique a encore une occasion majeure d’éviter certains des pires effets de l’épidémie et de préparer son système de santé publique et son système de santé à cette éventualité.

Dans cette optique, l’OMS s’attend à ce que les pays africains examinent toutes les options possibles, en se basant sur l’expérience de l’Asie et de l’Europe pour déterminer les options qui leur conviennent le mieux.

En attendant, l’agence onusienne basée à Genève réitère les mêmes conseils donnés aux autres pays, à savoir l’importance de faire des tests, de rechercher les contacts, d’isoler et de traiter les personnes atteintes.

Pour l’OMS, il est certain qu’en ce moment, tous les pays qui ont une maladie à l’intérieur de leurs frontières doivent examiner les mesures appropriées pour limiter les contacts entre les individus, en particulier « les grands rassemblements de masse qui ont le potentiel d’amplifier la maladie ».

L’Afrique devrait se réveiller. Mon continent devrait se réveiller – Dr Tedros

Afin d’éviter l’amplification de la maladie, l’OMS estime actuellement que tous les pays où il existe une transmission communautaire ou des grappes de cas à l’intérieur du pays, devraient envisager sérieusement de retarder ou de réduire les rassemblements de masse.

L’agence onusienne avertit que de telles manifestations, qui rassemblent les gens de manière intense, ont le potentiel d’amplifier et de propager la maladie, en particulier « les grands rassemblements de type religieux qui mettent en contact très étroit des personnes venant de très loin ».

La recommandation de l’OMS est en fait d’éviter ces regroupements de masse et de tout faire pour couper le virus de l’œuf, en espérant que le pire puisse se produire .

« Car nous avons vu comment le Covid-19 s’accélère vraiment et se propage dans d’autres continents ou pays », a insisté Dr Tedros, estimant que « l’Afrique devrait se réveiller ».

« Mon continent devrait se réveiller », a dit le Directeur général de l’OMS, qui est d’origine éthiopienne.

 

Avec ONU info

 

RCA : l’ex-chef d’État major, le général Ludovic Ngaïfei répond clairement à ses détracteurs.

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Centrafrique.com/rca-lancien-chef-detat-major-le-redoutable-general-ludovic-ngaifei-dresse-un-bilan-sombre-de-la-politique-securitaire-de-touadera/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” rel=”attachment wp-att-36588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-chef d’État major des FACA, le général Ludovic Ngaïféi.
Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.

 

Bangui (République centrafricaine) – C’est dans un document de plusieurs pages, intitulé : « Centrafricaines, Centrafricains, ensemble reprenons  nos droits à la vie », que le général Ludovic Ngaïfei, ex-chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) entend répondre à ses détracteurs, principalement ceux qui ont malheureusement très mal interprété sa dernière sortie médiatique, laquelle il a tout simplement voulu attirer l’attention du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA sur sa mauvaise politique sécuritaire qui vise à cajoler les groupes armés, auteurs présumés des nombreux crimes contre les populations civiles depuis 2012.

Selon lui, « la liberté est l’une des conditions qui entraînent la démocratie ».

aller aux élections dans un contexte sécuritaire actuel très tendu revient à « chanter les vertus de la démocratie à un peuple qui n’est pas libre ».

Pour le général Ludovic Ngaïfei, « parler de ce qui est important pour mon pays, notre pays. Cela ne constitue en rien une faute morale et moins encore, un complot de coup d’État ».

Pour ceux qui ne connaissent pas le général Ludovic Ngaïfei, ce n’est pas pour la première fois qu’il attire ainsi l’attention du Président Faustin Archange TOUADERA. Étant chef d’État major à l’époque, l’homme n’avait cessé d’attirer la vigilance et l’attention du chef de l’État sur les comportements inacceptables des Mercenaires russes au sein des forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui a d’ailleurs poussé le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à le limoger, en juillet 2018,  de son poste de chef d’État major des armées.

Ce même comportement, à l’époque du régime de François Bozizé, le général Ludovic Ngaïfei avait eu de sérieux discords avec le général Bozizé, Chef d’État d’alors. Il fut limogé pour avoir insisté sur la nécessité d’équiper les FACA qui étaient au front face aux groupes armés.

Pour rappel, selon l’an Constitution de la République centrafricaine, c’est le chef de l’État qui est le chef suprême de l’armée. C’est à lui seul qui décide comment les FACA fonctionnent.

Ci-dessous, le texte intégral écrit par l’ex-chef d’État major des forces armées centrafricaines, le général Ludovic Ngaïfei.

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/la-réponse-du-général-ludovic-ngaïfei-à-ses-détracteurs.pdf” title=”la réponse du général ludovic ngaïfei à ses détracteurs”]

 

RCA : la MINUSCA et l’OMS appuient le gouvernement face à la menace du Covid-19.

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Minusca-dans-le-quartier-de-pk5-de-bangui-la-capitale-de-la-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/des-casques-bleus-de-la-Minusca-dans-le-quartier-de-PK5-de-Bangui-la-capitale-de-la-République-centrafricaine-450×299.jpg” alt=”des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui la capitale de la République centrafricaine” width=”450″ height=”299″ />
des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Photo Minusca.

 

Bangui (République centrafricaine ) – La Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) est mobilisée sur deux fronts sécuritaire et sanitaire.

 

Samedi dernier, la MINUSCA a été prise pour cible dans deux attaques distinctes. La première attaque a eu lieu à Grimari dans le centre du pays. Un Casque bleu burundais a été tué alors qu’il protégeait des civils lors de l’assaut de la ville par des éléments anti-balaka.

Dans le nord du pays, un Casque bleu pakistanais a été blessé lors d’une autre attaque contre une patrouille de l’opération onusienne sur l’axe reliant les localités de Ndélé et Birao. Cette seconde attaque a été attribuée aux groupes armés Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC) et Parti du Rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC).

Le même jour, le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en RCA a annoncé le premier cas confirmé de coronavirus dans le pays. La personne diagnostiquée avec le Covid-19 est actuellement soignée à l’Hôpital de l’Amitié dans la capitale Bangui.

En RCA, l’un des pays les plus pauvres au monde, l’ONU et les autorités centrafricaines travaillent main dans la main face au coronavirus. Avec l’appui de l’OMS, un centre d’isolement des malades du coronavirus a été établi dans cet hôpital.

« Nous continuons à appuyer le ministère de la Santé publique dans les mesures à prendre », a déclaré le Représentant de l’OMS en RCA, Severin Von-Xylander. « Le plus important, c’est de s’assurer qu’on détecte tous les cas sur le territoire centrafricain, de tracer leurs contacts, d’identifier les personnes malades et de les mettre en isolement », a souligné M. Von-Xylander lors d’une conférence de presse conjointe de la MINUSCA, de l’OMS et du Ministère centrafricain de la santé et de la population.

Dans le cadre des mesures prises pour prévenir la propagation du Covid-19, la MINUSCA a annoncé avoir suspendu le processus de rotation des contingents. Une mesure prise pour limiter le risque d’arrivée du virus depuis l’étranger. « Ceux qui sont déjà en RCA exécuteront les tâches habituelles », a déclaré le Commandant de la Force de la MINUSCA, le général Daniel Sidiki Traoré.

« La MINUSCA a un mandat de protection », a pour sa part rappelé Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RCA, dans ce contexte de double menace sécuritaire et sanitaire. « Et par conséquent, elle a maintenu son personnel dans le pays pour exécuter ce mandat malgré le Covid-19 ».

Mme Brown a souligné que le MINUSCA « continuera à appuyer le gouvernement centrafricain et le ministère centrafricain de la Santé dans cette lutte » contre cette nouvelle menace d’ordre sanitaire. Elle a également indiqué que tout le personnel des Nations Unies a reçu l’ordre de respecter scrupuleusement les consignes contenues dans les directives de l’OMS et du ministère de la Santé publique.

Contrôles à l’aéroport de Bangui

A l’aéroport Mpoko de Bangui, la MINUSCA a fourni un appui matériel et technique pour diagnostiquer les voyageurs à leur arrivée sur le sol centrafricain. « Nous avons mis en application les consignes du ministère de la Santé publique en mettant en place le personnel médical à l’aéroport Bangui-Mpoko pour contrôler les troupes et rendre compte au ministre de la Santé publique », a dit Mme Brown.

« Des médecins de la Police des Nations Unies et de la Force de l’opération de paix contribuent au contrôle à l’aéroport de Bangui », a pour sa part déclaré le général Pascal Champion, chef de la composante police de la MINUSCA.

  1. Champion a rappelé que les policiers de la mission onusienne sont en contact régulier avec la population et sont intégrés dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie. « Des mesures additionnelles seront prises pour contribuer à la lutte contre le Covid-19 », a-t-il déclaré.

Combattre la stigmatisation et les fausses informations

Lors de cette conférence de presse sur la réponse de l’ONU et du gouvernement au coronavirus en RCA, Mme Brown et M. Sompsé ont dénoncé la campagne de stigmatisation menée contre le personnel des Nations Unies et des ONG et accusant les étrangers de véhiculer le coronavirus dans le pays.

« Ce virus n’a pas de nationalité », a dit la Représentante spéciale adjointe. « Tous les peuples sont touchés car le virus ne fait pas de différence, ni de couleur, ni de peau, ni d’appartenance religieuse », a pour sa part précisé M. Von-Xylander de l’OMS. Le ministre de la Santé a rappelé que personne n’était épargné par le coronavirus et qu’il n’y avait aucune raison de stigmatiser quiconque. « Nous avons reçu trois prélèvements de sujets venus récemment de France, mais tous sont négatifs », a déclaré M. Somsé.

La communication est un aspect crucial de la bataille contre le coronavirus et la stigmatisation en RCA. Un point sur lequel a insisté le Représentant de l’OMS, M. Von-Xylander, à l’intention de la presse. « C’est très important que les journalistes remplissent leur part de travail de manière correcte. C’est votre responsabilité déontologique d’éviter de diffuser de fausses informations », leur a-t-il dit.

Le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somsé, s’est fait l’écho de l’appel du responsable de l’OMS, soulignant que les médias ont un grand rôle à jouer dans la sensibilisation du public. « Evitez les rumeurs et la panique », leur a-t-il dit. « La personne infectée au coronavirus se porte bien. Toutes les personnes qui étaient en contact avec elle sont testées négatives », a-t-il précisé.

Le ministre a cité le cas d’une rumeur circulé dans le sud-ouest du pays dans la ville de Mbaïki (à 107 kilomètres de Bangui) faisant état du décès de la personne détectée positive au coronavirus en RCA. « C’est faux. On a rendu visite à ce monsieur et il va bien », a t-il déclaré.

« On doit faire face à cette situation ensemble »

Pour Mme Brown, le coronavirus ne doit pas faire oublier la crise humanitaire qui touche la RCA. « Chaque mois, ce sont plus d’un million de personnes qui sont soutenues à travers les actions des organisations humanitaires », a-t-elle rappelé, soulignant la nécessité de prendre des dispositions « afin d’éviter que les gens se sentent abandonnés ».

Le ministre centrafricain de la Santé a salué la transparence de sa coopération avec la MINUSCA et avec toutes les représentations diplomatiques en RCA dans la mise en œuvre des mesures préventives prise contre le Covid-19.

« La coopération avec la MINUSCA est exemplaire et décisive et a une portée mondiale. Elle nous a informé sur les alertes, apporte un appui matériel et technique et fait partie de notre équipe de travail technique », a dit M. Somsé.

« Cela concerne tout le monde », a résumé la Représentante spéciale adjointe. « On doit faire face à cette situation ensemble ».

 

Avec ONU Info

RCA : les pourparlers entre les groupes armés se poursuivent à Bria sous la supervision de Darassa.

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Centrafrique.com/table-de-negociations-entre-les-groupes-armes-issus-de-lex-coalition-seleka-a-bria-le-18-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les représentants des groupes armés issus de l'ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

Bria (République centrafricaine ) – depuis mercredi, à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, les pourparlers entre les différents groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka se poursuivent dans la ville sous la supervision du chef rebelle et patron de l’UPC Ali Darassa. Aucun consensus n’a été trouvé, mais les débats vont reprendre ce jeudi, en présence des représentants du FPRC, du MLCJ, du RPRC, du MPC et de l’UPC.

 

Depuis le début de conflit interethnique opposant le FPRC, à majorité Rounga et Sara,  et le MLCJ à majorité Kara, dans la préfecture de la Vakaga au mois du juillet dernier, puis sa propagation dans d’autres villes de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran, de séries des négociations menées par des notables locaux, appuyés par le bureau de la Minusca n’ont pas pu aboutir à une solution de consensus entre les différentes parties en conflit. Des affrontements se poursuivent à Ndélé, comme dans d’autres localités de la Haute-Kotto.

C’est dans ce contexte tendu que le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est arrivée à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto en vue de mener une nouvelle discussion avec tous les représentants des différents groupes armés en conflit .

Logé dans sa résidence de Bria au quartier Gobolo, le chef rebelle Ali Darassa a pu réunir depuis mercredi tous les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka autour d’une seule table de négociations en vue de trouver un consensus au conflit interethnique qui continue de fragiliser les régions du nord et nord-est de la République centrafricaine.

D’après un représentant du MLCJ ayant participé à la négociation de Bria, aucun consensus n’a été trouvé ce mercredi 18 mars. Un blocus a été observé du côté du FPRC où un général, au nom de Mahamat Sallet, se disait opposé à tout consensus avec le MLCJ et le RPRC. Mais Ali Darassa n’a pas lâché le morceau. Il continue sa négociation ce jeudi avec les mêmes équipes des groupes armés.

Contacté par CNC, le général Damboucha du FPRC se dit confiant quant à l’issue de cette négociation ce jeudi 19 mars.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

Coronavirus, la panique s’empare des pays africains, et le seul cas centrafricain en phase de guérison.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Après les pays de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique, c’est le tour des pays africains de faire face à l’épidémie de coronavirus 2020. Plusieurs pays africains ont déjà confirmé au moins un cas sur leur territoire. L’OMS appelle l’Afrique à se réveiller et se préparer au pire, tandis que certains pays d’Afrique centrale ferment leur frontière par mesure de précaution. En République centrafricaine, le gouvernement se veut rassurant, en annonçant que le seul cas confirmé dans le pays serait en phase de guérison.

 

Si l’Italie a enregistré au moins 450 décès par jour  liés à l’épidémie de coronavirus, en Afrique, le nombre du décès lié à cette épidémie est très limité pour l’heure. Ce qui n’a pas empêché l’OMS (Organisation mondiale de la santé) d’appeler l’Afrique à la vigilance et se préparer au pire.

Plusieurs pays africains ont déjà pris des mesures de prévention. Le cas de Cameroun, mais aussi du Tchad qui ferment leurs frontières avec la République centrafricaine, pays le moins touché pour l’heure avec un seul cas confirmé officiellement.

Selon le ministre centrafricain de la Santé de la population, le seul patient atteint  de coronavirus 2020 serait en phase de la guérison, contrairement à ce que certains véhiculent dans les médias.

Cependant, dans les localités de Mbaïki, selon un tweet de la Minusca en date du mercredi 18 mars, de folles rumeurs circulent faisant état  du décès de la personne détectée positive au coronavirus. Ce qui est faux, annonce la Minusca qui indique qu’une visite lui avait été rendue, et il se porte à merveille.  Toutes les personnes étaient en contact avec lui ont été testé négatif, selon le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui.

Pendant ce temps, les populations de la Nana-Mambéré particulièrement de Bouar et de Baoro s’inquiètent sérieusement de la fermeture de frontières camerounaises avec la République centrafricaine. À Bouar, cette fermeture de frontière va probablement provoquer une forte inflation des prix des produits importés du Cameroun.

À Bangui, le gouvernement n’a pas encore annoncé des mesures suite à la fermeture des frontières camerounaises avec la Centrafrique depuis mercredi  6 heures du matin.

 

Gervais Lenga

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Diplomatie : Les relations entre la République centrafricaine et l’ONU dans une mauvaise passe.

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La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui. CopyrightRNL

 

Bangui (République centrafricaine ) – Les relations entre la Minusca, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique , et le gouvernement centrafricain, mais aussi le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, traverse un moment difficile, voir tendu depuis plusieurs semaines. En cause, la décision du gouvernement, en date du 17 février, de sanctionner quatre hauts fonctionnaires de la Minusca, accusés de connivence avec les groupes armés  . Ce que le conseil de sécurité conteste et parle de diffamation, mais le pouvoir de Bangui persiste et signe. La tension est à son comble.

 

Même si le ministre centrafricain de la Santé de la population, Docteur Somsé,salue l’excellente collaboration entre le gouvernement, la Minusca et l’OMS (Organisation mondiale pour la santé)dans la lutte contre le coronavirus 2020 en République centrafricaine, la réalité sur le terrain est toute autre chose. Les relations entre les autorités centrafricaines et la Minusca sont de plus en plus tendues à cause d’une décision du gouvernement, en date du 17 février 2020, qui demande expressément au représentant permanent du Secrétaire Général des nations unies en République centrafricaine la mutation forcée et obligatoire de ses quatre haut-fonctionnaires,  accusés d’avoir « fourni  des équipements létaux et non létaux aux groupes armés».

C’est dans ce contexte des relations tendues entre le gouvernement et la Minusca qu’une marche avait été organisée, le 17 février dernier à Bangui, à la place des nations unies, par le mouvement des jeunes patriotes centrafricains pour la paix (MPCP), et le Réseau national de Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP) pour exiger le départ du sol centrafricain des quatre fonctionnaires de la Minusca qu’ils accusent d’être des mercenaires. Mais il y’a quelques jours, dans un communiqué, l’Union européenne, l’union africaine, la Minusca, et la CEEAC ont dénoncé la campagne de désinformation et de propagande hostile contre le personnel de la Minusca à Bangui.

Le 28 février, le conseil de sécurité s’est prononcé sur la campagne contre le personnel de la MINUSCA en Centrafrique et se dit gravement préoccupé par la poursuite des campagnes médiatiques anti-MINUSCA en « diffusant des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine ».

Comme si cela ne suffisait pas, le mouvement des jeunes patriotes centrafricains pour la paix (MPCP), et le Réseau national de Sauvegarde des acquis de la Paix (RNSAP) , créés par Arouna Douamba, menacent à nouveau de paralyser la capitale Bangui à partir du vendredi prochain jusqu’au départ du sol centrafricain des quatre fonctionnaires de la Minusca : « le Mouvement des patriotes Centrafricains pour la Paix (MPCP) et le Réseau national de Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP),  lancent un appel à toute la population Centrafricaine pour une opération ville morte jusqu’au départ définitif des 4 mercenaires du territoire Centrafricain ».

C’est clair, le bras de fer est lancé, et la Minusca n’a pas l’intention de céder à la pression du gouvernement à travers son bras délinquant « le mouvement des patriotes… ».

Pour de nombreux observateurs, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ne contrôle plus rien dans le pays. On ne peut pas imaginer comment des hommes politiques respectés, des diplomates onusiens et les religieux sont discrédités et insultés à la longueur de la journée dans les médias d’État sans que le pouvoir lève son petit doigt pour remettre les choses dans l’ordre. Du jamais vu, selon certains diplomates africains.

Pour les Centrafricains, ceux qui entourent actuellement le chef de l’État ne l’ont pas aidé à gérer efficacement le pays. Ils ont voulu certainement sa chute, mais ça viendra.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/communiqué-de-presse-du-mouvement-des-patriotes-centrafricains.pdf” title=”communiqué de presse du mouvement des patriotes centrafricains”]

RCA : Ndélé, tentative d’enlèvement du médecin de la ville.

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Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – alors qu’une équipe des facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) et du gouvernement est attendue ce jeudi 19 mars à Ndélé, le règlement de compte interethnique se poursuit malheureusement dans la ville. Les déplacés continuent d’arriver en masse dans le camp, et le médecin de la ville, quant à lui, échappe à une tentative de son enlèvement.

 

La tension intercommunautaire est encore vive à Ndélé, alors que la ville est relativement calme depuis plus de trois jours. Aucune détonation d’arme n’est entendue, mais

la ville est toujours contrôlée par les rebelles du FPRC à majorité Rounga et Sara. Tandis que  les combattants rebelles du RPRC, à majorité Goula, et ses alliés du MLCJ et du PRNC contrôlent quant à eux les localités environnantes de Ndélé.

Pourtant, depuis quatre jours, on nous signale plusieurs cas de règlement de compte interethnique entre les Goula et Rounga.

C’est dans ce contexte qu’une délégation des facilitateurs de l’APPR-RCA et du gouvernement est attendue à Ndélé ce jeudi 19 mars pour tenter de réactiver les pourparlers entre les belligérants. Mais la seule inquiétude des facilitateurs, c’est le manque cruel d’un chef respecté et influent qui pourrait représenter les Goula aux prochaines négociations avec la communauté internationale.

Cependant, le médecin de l’hôpital de Ndélé, selon ses proches, aurait échappé à une tentative de son enlèvement par des combattants rebelles Goula du RPRC, ce dimanche 15 mars. L’objectif, selon une source sécuritaire locale, serait de le kidnapper, puis le forcer à soigner les nombreux combattants Goula  blessés qui sont présentement sans soin dans la brousse. Ce que les Goula ont catégoriquement nié

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

Les coulisses de la crise de Birao

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Centrafrique.com/centrafrique-des-mesures-annoncees-pour-renforcer-la-protection-des-civils-a-birao-par-la-minusca/patrouille-mixte-fsi-minusca-a-birao-en-decembre-2019-par-la-minusca-2/” rel=”attachment wp-att-35817 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca
patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Si la présence de COVID-19 en République centrafricaine semble défrayer la chronique et parait occuper tout l’espace médiatique national, il n’en demeure pas moins vrai que certains dossiers brûlants puissent retenir l’attention. Il y a, entre autres dossier, le buzz sur la main invisible du patron de la Banque centrale en Centrafrique, Ali Chaïbou dans le regain de tensions qui rongent la paisible population de Vakaga en général, et celle de Birao en particulier, depuis ces derniers temps.

 

En effet, depuis début septembre 2019, la ville de Birao située à quelque 1067 km de Bangui à l’extrême nord-est du pays, naguère havre de paix au temps forts de la crie centrafricaine, a été plongée dans une crise sans précédent. Visiblement, il s’agit d’affrontements fratricides entre les communautés locales, notamment d’un côté, des ethnies Goula, Rounga et Haoussa se réclamant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), et de l’autre côté, les Kara qui se présentent comme étant du rang du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ). Ces deux mouvements ex-rebelles, faut-il le rappeler, sont dirigés respectivement par Nourredine Adam et Gilbert Toumou-Déa.

Dans cette guerre fratricide qui se poursuit malheureusement vers la localité de Ndélé, ce sont des dizaines de milliers de Centrafricains de ces localités qui sont frappés de plein fouet, alors que l’on dénombre, à en croire les chiffres officiels, des centaines de braves hommes et femmes massacrés. A ce jour, Birao pleure encore ses morts, malgré l’accalmie qui revient peu à peu dans la localité. Les déplacés vivent encore le cauchemar sur les sites de fortune.

C’est dans ce contexte que le buzz sur la personne du Directeur national actuel de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) pollue l’environnement socio-politique et sécuritaire du pays. A en croire les informations, Ali Chaïbou serait l’un des têtes pensantes de la crise de Birao sans prouver en quoi exactement il a pu contribuer à la dégradation de la situation sécuritaire dans sa propre localité d’origine.

Le danger d’une telle visée est que le DN de la BEAC occupe une place stratégiquement sensible en termes d’image de la République centrafricaine, surtout à une période charnière où le pays rentre dans une phase de reconstruction post-conflit et qu’il a grand besoin de l’aide de la communauté internationale. Pourtant, toute l’attention devrait se focaliser sur les vrais enjeux sous-régionaux de l’heure qui se recentrent sur la présidence de la COBAC qui devrait revenir cette année, selon le principe de la rotation, à la République centrafricaine. Histoire pour les autorités et le peuple centrafricain de porter leur choix élitiste sur un digne fils du pays pour représenter la RCA à ce poste. Ce qui porte à croire qu’à l’approche de cette échéance, les vieux démons entendent mettre toute la batterie en marche, en vue tout simplement de créer la diversion autour de l’essentiel et faire échouer le pays.

Quant au feuilleton Ali Chaïbou, et de mémoire, ce n’est pas une première que des poux soient cherchés sur le crâne nu de ce dernier. L’on se souviendra que lorsqu’il était question de prendre le successeur de Simplice Mathieu Sarandji à la Primature, le nom de ce fils du pays a déjà fait le buzz dans les média. Pourtant, ses actions sociales très saluées à Birao auprès de la population, ponctuées par le fort soutien à la réussite des festivités du 1er Décembre, etc. n’avaient comme seule justification : qu’il est ressortissant de Birao.

D’ailleurs, le DN de la BEAC est lui-même le Président de l’Association des ressortissants de la Vakaga, donc normal de poser des actes positifs, soit au nom de l’Association, soit en son nom comme fils de Vakaga. D’ailleurs bientôt, la Loi sur la décentralisation sera votée par l’Assemblée nationale – Loi qui donne plein pouvoir au développement local qui passera inéluctablement par la mobilisation des filles et fils de chaque région du pays.

L’on se pose donc la question, en quoi un tel postulat devrait faire assimiler le DN de la BEAC aux groupes armés. Peut-être qu’il s’agit de tout simplement de lancer une pierre sur une mangue mure, notamment sur un fils du pays qui entend apporte du positif pour l’épanouissement de ses concitoyens. Dans le cas contraire, seul l’avenir en dira plus.

 

Copyright2020CNC.

Centrafrique : quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens !

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Les enfants jouent au football sur un terrain à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui (République centrafricaine ) – Comme tous les jeunes du monde, la jeunesse de Centrafrique regarde vers l’avenir, s’intéresse aux nouvelles technologies, pratique des sports venus d’ailleurs, écoute et danse sur des musiques actuelles, invente la mode de demain et partage tout sur les réseaux sociaux.

Toutefois, il suffit d’un simple rythme traditionnel pour raviver les gestes des danses d’autrefois qui sommeillent dans les gènes des jeunes Centrafricains.

 

Les racines du passé sont profondément ancrées mais peuvent surgir à tout moment pour apporter du sens à l’expression artistique.

La pratique sportive n’est pas en reste et bien que le ballon fait l’unanimité dans les quartiers de Bangui pour un match de football ou de basket-ball, certaines pratiques ancestrales interpellent, intéressent et attirent de nouveaux adeptes.

A l’âge où l’on se sent fort il est normal de vouloir se mesurer aux autres et la lutte traditionnelle, qui depuis quelques années retrouve un second souffle en Centrafrique, est l’activité idéale pour s’affronter dans le respect de l’adversaire. En effet, ce sport quelque part entre le sumo japonais et la lutte gréco-romaine se pratique dans tous les arrondissements de Bangui et les jeunes peuvent y apprendre les gestes du combat au corps à corps éprouvés par leurs aînés eux-mêmes initiés par les anciens. Cette transmission intergénérationnelle est garante de la tradition et permet au novice de s’inscrire dans une démarche de retour aux sources et à l’âme de ce sport. Car comme le dit l’adage, sans la technique la force n’est rien !

Pour exercer son adresse il y a aussi le Ngbaba qui se joue avec des crosses en bois de préférence de goyavier et un palet ou rondelle. Bien qu’il y a un retour timide de ce jeu traditionnel et unique au pays de Boganda, dès qu’une partie se joue, nombreux sont les participants et le public pour commenter les prouesses des deux équipes qui se font face.

Ce sport, qui a bien failli disparaître du paysage centrafricain, semble être inspiré du hockey mais ses origines pourraient être beaucoup plus anciennes voire antiques. En effet, les jeux de crosses sont pratiqués depuis l’Antiquité en Afrique et le Ngbaba serait un héritage des rites d’initiation de certaines tribus de la région. Autrefois, les équipes se déplaçaient de quartier en quartier pour s’affronter et le jeu était un facteur de cohésion sociale. Aujourd’hui, le Ngbaba est d’abord un sport de rue accessible au plus grand nombre qui rappelle aux gens de bons souvenirs de leur enfance et pour les plus jeunes apporte les valeurs de partage et de joie de la vie en communauté.

 

La jeunesse de Centrafrique, à l’image de son pays, se reconstruit depuis la dernière crise dans une volonté de paix et veut pouvoir comme tous les jeunes du monde profiter de la vie et du vivre ensemble. Tournée vers l’avenir, la jeunesse du pays avance tout en gardant en elle l’instinct du passé issu des traditions qui ont forgé l’âme du centre de l’Afrique.

 

Adama Bria

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URGENT : terrible accident de circulation du cortège du Premier ministre Firmin Ngrebada.

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Centrafrique.com/rondpoint-du-quatrieme-arrondissement-avec-la-statue-du-soldat-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’incident a eu lieu il y’a quelques minutes au croisement du quatrième arrondissement de Bangui. Selon nos informations, le véhicule du cortège impliqué dans cet accident appartient au contingent rwandais de la Minusca affecté au service de protection du Premier ministre.

 

Les faits sont très graves, selon les témoins de la scène interrogés par CNC qui parlent de triples tonneaux du véhicule au moment de l’accident.

Selon eux, vers 15h30, le cortège du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, en provenance du PK12 à destination du centre-ville, est arrivé au croisement du quatrième arrondissement. Les voies se sont très vite dégagées et la quasi-totalité des véhicules du cortège arrive à franchir le croisement malgré une circulation assez dense dans le secteur. Mais le dernier véhicule, un pick-up du contingent rwandais de la Minusca, pour des raisons encore inconnues, percute violemment le trottoir en pleine vitesse.

Vu l’impact violent du choc, le véhicule a été propulsé avec de triples tonneaux spectaculaires à plus de 100 mètres du lieu de l’impact.

Pour l’heure, on ignore s’il y a des morts et des blessés parmi les membres de l’équipage.

Quant aux autres véhicules du cortège du Premier ministre, ils continuent leur route comme rien n’était.

Par ailleurs, le véhicule accidenté, qui a percuté le bar la verdure après son triple tonneau, est toujours coincé entre les quatre murs, et les forces de l’ordre, dépêchés sur le lieu de l’accident, viennent d’arriver sur place.

Aux dernières nouvelles, le véhicule des rwandais aurait percuté aussi un pick-up privé dans cet accident.

 

Anselme Mbata

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RCA : Pourquoi la candidature de Martin ZIGUELE à la prochaine présidentielle commence déjà à déranger certains.

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L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin au pays de François Bozizé en décembre 2019, un certain nombre de ses anciens griots et thuriféraires comme Zama Javan Papa et autre Mathurin Dimbélé Nakoé désormais en rupture de ban avec le KNK et son fondateur, mais toujours dans le but de continuer à remplir leur estomac, ont changé de camp et se sont reconvertis pour faire le même boulot cette fois-ci au profit du président Touadéra et son MCU à travers un soi-disant Mouvement Centrafrique Debout. C’est ainsi qu’aussi surprenant que cela puisse être, ils ont pu accéder sans la moindre difficulté aux antennes de la station nationale de Radio Centrafrique pour crier haro sur leur ancien patron Yangouvonda tout juste revenu d’exil, dénonçant et condamnant de façon véhémente ses intentions belliqueuses de revanche et volonté d’orchestrer un coup de force pour reconquérir son fauteuil perdu par la faute de la coalition Séléka.

 

Ce jour 16 mars 2020, les mêmes énergumènes ont réussi à faire une nouvelle incursion aux mêmes antennes de Radio Centrafrique pour s’en prendre gratuitement en Français et Sango à Martin Ziguélé, président du parti politique MLPC et député de Bocaranga 3, proférant sur lui des tonnes d’insultes et le traitant de tous les noms d’oiseau. Ce que ces nouveaux griots du pouvoir de Touadera reprochent à Martin Ziguélé c’est de n’avoir pas pris part aux cérémonies de l’an 1 de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation en RCA qui ont eu lieu au Palais de la Renaissance le 6 février 2020 en la présence entre autres des seigneurs de guerre Ali Darassa de l’UPC, Sidiki Abass des 3R, Alkhatim du MPC, ceux-là mêmes qui sèment la mort et la désolation dans une grande partie de notre territoire national et que Martin Ziguélé n’a eu de cesse de traiter de mercenaires étrangers et de condamner leurs nombreux crimes de sang et pillage de nos ressources naturelles.

Toujours à en croire ces procureurs d’un genre nouveau qui ont décidé d’instruire sur Radio Centrafrique le procès en sorcellerie de Martin Ziguélé, car à partir du moment où ce dernier et son parti sont dans une alliance politique avec le président Touadera, il ne devrait plus s’autoriser la moindre critique sur ce qui ne va pas dans le pays et fermer plutôt sa gueule. C’est quand même une assez curieuse conception de la liberté d’expression dans un pays qui se dit démocratique. Ce sont ces mêmes griots qui ont conduit Bozize Yangouvonda dans le mur situation qui l’a obligé à s’enfuir devant les hordes Seleka, tout général d’armée qu’il se prenait. Qui est Mathurin Dimbélé sinon celui-là même qui sous le règne de Bozizé, était DG de la SOCASP et s’est illustré par de colossaux détournements de deniers publics et mis par terre cette boîte qui devrait veiller au stockage et à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Il devrait dormir encore en prison jusqu’ici. Or dans ce pays où l’impunité est la règle, non seulement Dimbélé n’est pas en prison mais s’est fait élire député et vient d’être encore élu pour la seconde fois 2ème vice-président du bureau de l’Assemblée. Il en va ainsi de notre pays. Prime aux voleurs et truands donc !

Que dire de Zama Javan Papa ? Un ancien vendeur de pain qui a réussi à se faire embaucher à la CBCA avant de se faire virer pour malversation et finir griot de Bozizé Yangouvonda  et du KNK pour se retourner à présent contre le même fondateur du KNK. Ce sont ce genre de personnages que la classe politique centrafricaine s’honorerait à extirper de ses rangs. Les  transhumants et autres « retourneurs » de veste devraient tous être montrés du doigt. Peut-on sérieusement reprocher à Martin Ziguélé d’exiger et de faire sans cesse appel aux garants et facilitateurs de l’Accord de Paix de prendre leurs responsabilités et veiller au strict respect des termes de cet Accord, surtout du côté des seigneurs de guerre qui l’ont signé, qui continuent d’en violer les dispositions en faisant couler indéfiniment le sang des fils du pays. Doit-on déverser sur lui des torrents d’insultes parce que le récent congrès ordinaire de son parti vient non seulement de le reconduire à sa tête à l’unanimité mais cerise sur le gâteau, l’a choisi comme candidat aux prochaines élections présidentielles.

Le président Touadera doit faire très attention afin que tous les « chercher à manger » et autres griots qui gravitent autour de lui et au MCU ne lui font ce qu’ils ont fait à Yangouvonda. L’extrême facilité avec laquelle ceux-ci parviennent aux antennes de Radio Centrafrique qui n’est pourtant pas leur propriété, est inadmissible et doit cesser. Le seul crime de Martin Ziguélé est d’appeler sans cesse à la réduction des capacités militaires des groupes armés ayant à leur tête les seigneurs de guerre étrangers comme Ali Darassa, Sidiki Abass, et autre Alkhatim. En s’en prenant à Martin Ziguélé avec une telle virulence, le Mouvement Centrafrique Debout de Mathurin Dimbélé et Zama Javan Papa se fait objectivement l’avocat de ses assassins de nos compatriotes de l’arrière-pays. Que les Centrafricains le sachent ainsi… !

 

Alin Nzilo

Directeur de Publications

Du CNC

 

RCA : deux morts et un blessé dans une embuscade contre une patrouille de la Minusca à Ndélé.

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Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

Ndélé (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits ce dimanche 15 mars, à trois kilomètres à la sortie nord-ouest de la ville, sur l’axe de Birao. Les assaillants ont pris la fuite après plusieurs minutes d’échange des tirs avec les forces pakistanaises de la Minusca. Le bilan fait état d’au moins  deux morts et un blessé lors des échanges des tirs, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon nos informations, les assaillants, qui ont tendu cette embuscade  contre une patrouille de la Minusca, conduite par une équipe du contingent pakistanais, à trois kilomètres de la ville de Ndélé, à la sortie nord-ouest sur l’axe Birao, ce dimanche 15 mars aux environs de 17 heures, sont bel et bien des éléments rebelles Goula du RPRC qui se sont positionnés aux alentours de la ville de Ndélé après leurs affrontements avec les rebelles du FPRC la semaine dernière.

Interrogée par CNC, une source militaire pakistanaise, basée  à Ndélé, explique qu’au moment de passage de leur patrouille à trois kilomètres de la ville.

Sur l’axe Birao, un homme en civil, sans armes,  est sorti de la brousse en leur faisant signe du stop.

Croyant à un appel de détresse, la patrouille s’est arrêtée à quelques mètres de l’homme. À leur grande surprise, des dizaines d’hommes lourdement armés sont sortis de la brousse et ont commencé à tirer sur eux. Après plusieurs minutes d’échanges des tirs, les assaillants se sont repliés, laissant derrière eux deux corps sans vie de leurs compagnons d’armes.

Du côté de la Minusca, on déplore un blessé qui est déjà transféré ce lundi à Bangui pour des soins appropriés.

Rappelons que le même jour de l’attaque, c’est-à-dire ce dimanche 15 mars,un soldat du contingent burundais de la Minusca a été tué par des miliciens Anti-Balaka dans la localité de Grimari, dans la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

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Le Covid-19 se propage aussi en Afrique

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Le Covid-19 se propage aussi en Afrique

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 16 mars 2020 21:29

Au Libéria, le patient testé positif est le chef de l’Agence de protection de l’environnement. Celui-ci est récemment rentré à Monrovia en provenance de Suisse. Pour éviter toute propagation du virus, le président George Weah a déclaré que désormais tous les voyages en provenance de pays ayant enregistré plus de 200 cas de coronavirus seraient interdits de voyager vers le Liberia.
En Côte d’Ivoire où trois nouveaux cas ont été déclarés portant à quatre le nombre de personnes testées positives au coronavirus, le Festival des musiques urbaines (Femua) prévu à la mi-avril, à Abidjan par le célèbre groupe ivoirien Magic System, a été reporté sine die.
De nouvelles mesures drastiques ont été prises par le Maroc. Pour contenir la propagation du nouveau coronavirus, Rabat a décidé que tous les cafés, les restaurants mais aussi des mosquées seront fermées jusqu’à nouvel ordre.
Des experts africains se mobilisent
Pour faire face au virus coronavirus, les pays d’Afrique peuvent s’appuyer sur l’expérience acquise au cours des précédentes épidémies d’Ebola en République démocratique du Congo et en Afrique de l’Ouest.
Ainsi, les représentants de laboratoires de quinze pays du continent travaillent étroitement avec l’Institut pasteur de Dakar pour améliorer le test rapide sur le Covid 19.
Covid-19 : l’Afrique peut-elle faire face à une propagation du virus ?
Actuellement, la durée d’un test au coronavirus en Guinée par exemple est de 10 h, nous a confié le Dr. Sakoba Keita, reponsable de la riposte. Ce qui fait dire à de plus en plus d’observateurs qu’il y aurait plus de cas de coronavirus en Afrique que le nombre officiel déclaré. 

Avec DW français