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RCA : prorogation illégale du mandat de Touadera, Paul-Crescent BENINGA s’insurge et interpelle les députés.

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Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une lettre ouverte adressée aux honorables élus de la nation, le porte-parole du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), Monsieur Paul-Crescent BENINGA interpelle les honorables députés sur une discrète pétition en circulation portant prorogation du mandat du Président de la République et celui des élus de la nation pour une durée de deux ans. Selon lui, le tripatouillage constitutionnel dans le seul but de  proroger le mandat du Président de la République est illégal et anticonstitutionnel. Ceci revient à dire que   l’idée d’une pétition « démocraticide »  est formellement illégale et incongrue .

Ci-dessous l’intégralité de cette lettre ouverte adressée aux députés centrafricains par Paul-Crescent BENINGA.

 

 

LETTE OUVERTE AUX DEPUTES CENTRAFRICAINS

Par

Paul-Crescent BENINGA

Chercheur en sciences sociales

Porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise Centrafricaine (GTSC)

 

A nos honorables élus de la Nation,

Au moment où le monde est à l’arrêt à cause de la pandémie du COVID 19 qui n’épargne personne, vous voilà qui vous prêtez à un jeu politique qui vous conduira inéluctablement à rentrer, une fois de plus, dans l’histoire par la petite porte. Depuis près d’un mois, par l’entremise du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, une pétition portant prorogation du mandat du Président de la République et celui des élus de la nation pour une durée de deux ans, a été soumise à votre signature. Il ressort de ce qui se dit, ici et ailleurs, çà et là, que de nombreux députés s’empressent d’y apposer leurs signatures, espérant, de fait et de droit, jouir encore de deux ans de mandature.

L’engouement dont nombre d’entre vous font montre au sujet de cette pétition « démocraticide » interpelle mon sens de patriotisme et m’oblige à accoucher ces quelques lignes. En effet, il me vient à l’esprit la question qui suit: avez-vous pris connaissance de ce que prévoit la Constitution sur le mandat du Président de la République ? Si oui, avez-vous mesuré les conséquences qui découleront d’un tripatouillage constitutionnel ?

– Quand la Constitution écarte l’hypothèse de la prorogation du mandat du Président de la République En son article 35 alinéa 3, la Constitution du 30 mars 2016 stipule qu’ « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ». Comme l’a si bien rappelé Dominique Erenon dans sa sortie épistolaire du 31 mars 2020, il n’est pas possible d’envisager la prorogation du mandat du Président de le République pour quelque motif que ce soit. Ceci étant, dois-je vous rappeler que l’idée d’une pétition est formellement illégale et incongrue ? Une telle manœuvre n’est digne que de ceux qui se sont rendus odieux aux yeux du peuple par une gestion scabreuse de la chose publique et qui ont trouvé goût à la « mangeoire étatique ». Vous confirmeriez par le fait-même tout ce qui s’est raconté plus d’une fois sur une corruption réelle à l’Assemblée nationale.

Chers élus de la nation, il est non seulement illégal mais aussi immoral d’initier un tel projet au moment où la population attend de vous une contribution significative à la lutte contre la pandémie du COVID 19 qui paralyse le monde. De mon point de vue, l’urgence est ailleurs, elle n’est pas dans la recherche effrénée de vos intérêts. La France n’aurait pas été libérée si De Gaulle ne s’était contenté que des privilèges liés à son statut de réfugié politique en Grande Bretagne. La R.C.A ne serait pas un Etat « souverain » si Boganda résumait le monde aux privilèges liés à son statut de prêtre. Le Burkina Faso ne serait le pays des hommes intègres si Sankara ne se contentait que des privilèges liés au rang qu’il occupait dans le gouvernement. Ces hommes ont, chacun en ce qui le concerne, le mérite de poser des actes forts, courageux, téméraires, et ce, parfois au prix de leurs vies pour sauver leur nation.

Aujourd’hui, nul ne doute que votre tour est arrivé pour faire preuve de courage, de témérité, de sacrifice pour cette nation qui vous a tant donné. Faites office d’obstacle à l’idée de prorogation du mandat du Président car elle est anticonstitutionnelle, donc illégale. Demandez plutôt à l’ANE et au gouvernement de vous rendre compte de ce qu’ils font pour respecter les échéances constitutionnelles des élections, sans prétexter de la pandémie actuelle.

– L’histoire et les conséquences d’une éventuelle prorogation du mandat du Président de la République

L’histoire sociopolitique de notre pays nous rappelle la triste expérience du tripatouillage constitutionnel de mai 2010. La prorogation du mandat présidentiel par une Loi Constitutionnelle a développé des velléités de résistance politico-militaire ayant débouché, un an plus tard, à la contestation des élections et, trois ans plus tard, à un coup d’Etat aux conséquences incalculables. D’ailleurs, chaque fois qu’un Président essaie de se maintenir au pouvoir au-delà du mandat constitutionnel, il l’a chèrement payé au peuple qui n’a jamais été dupe. Ne soyez pas des amnésiques politiques.

Assurément, l’histoire veut se répéter, d’autant plus que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Sauf que vous avez la possibilité de changer le cours de l’histoire car les conséquences de ce tripatouillage constitutionnel dépasseraient vos attentes et feront replonger le pays dans un cycle infernal de crises et de violences si on n’y prend pas garde. Pourtant, vous n’avez aucun intérêt à voir ce pays replonger dans le chaos.

Proroger de force le mandat du Président de la République crée désormais une habitude et s’érige en une jurisprudence nocive pour notre jeune démocratie. Par cet acte, vous créez l’instabilité sociopolitique et institutionnelle avec le risque que le pays s’embrase de nouveau.

– Que faire : la nécessité d’encourager un dialogue entre le gouvernement et les forces vives de la nation

Le mérite d’un dialogue dans le contexte de la crise centrafricaine est de sauver la situation, et son défi est d’aboutir à des résultats escomptés. L’annulation des élections générales de 1992 avait débouché sur une crise postélectorale aux conséquences multiples. Heureusement que la « sagesse » a guidé nos principaux leaders du moment (Dacko, Goumba, Lakoue, Kolingba et Patassé) qui ont pu trouver un schéma de sortie de crise. Au lieu de toujours nous inspirer de mauvais exemples, en voici un qui pourrait servir de jurisprudence. S’il n’est plus possible d’organiser les élections à bonne date, il n’est pas encore tard pour sauver la situation.

Chers honorables, invitez le Président Touadera à dialoguer avec les forces vives de la nation afin de trouver une issue paisible à cette équation à plusieurs inconnus. La solution au glissement du calendrier électoral n’est pas le tripatouillage de la Constitution. La meilleure solution proviendra d’un large consensus entre les forces vives de la Nation.

Je vous exhorte fortement à plutôt vous occuper d’abord de la pandémie qui fait rage actuellement, sinon nul ne sait si vous serez suffisamment en vie pour profiter de la prorogation de votre mandature qui vous préoccupe tant au moment où sous d’autres cieux tout le monde s’unit pour se battre contre une mort collective. Enfin, rappelez-vous cette vérité de Martin Luther King dans son discours du 31 mars 1968 : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».

Fait à Bangui le 08 avril 2020.

Une ministre sud-africaine suspendue pour avoir désobéi au confinement

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Une ministre sud-africaine suspendue pour avoir désobéi au confinement

Bangui (République centrafricaine) – 8 avr. 2020 15:44

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a sanctionné mercredi l’une de ses ministres pour avoir violé l’injonction de confinement national imposée pour freiner la propagation du nouveau coronavirus.
Il s’agit de Mme Stella Ndabeni-Abrahams, ministre de la communication et des technologies numériques. Elle a été placée en “congé spécial” pour deux mois dont un mois sans salaire, selon une déclaration de la présidence sud-africaine.
A l’origine, la ministre a subi un revers majeur après que des images d’elle faisant la fête avec plusieurs personnes en plein milieu du confinement ont circulé sur les réseaux sociaux.
“Le président a convoqué la ministre hier, mardi 07 avril 2020. Le président a exprimé sa désapprobation des actions de la ministre, qui sapent l’exigence que tous les citoyens restent chez eux et sauvent l’Afrique du Sud de la propagation du coronavirus”, lit-on dans un communiqué de la présidence.
“Pour le président, le confinement est une exigence nationale qui requiert une conformité absolue de la part de tous les Sud-Africains”, a souligné Mme Khusela Diko, porte-parole du président Ramaphosa.
Elle a ajouté que la ministre Abrahams va présenter des excuses publiques à la nation et qu’un fonctionnaire intérimaire exercera ses fonctions pendant sa suspension.
Geste rare, la figure de l’opposition Mmusi Maimane a tweeté son accord avec la sanction imposée par Ramaphosa. “Merci, Monsieur le Président, pour cette réponse mesurée et rapide. Je pense que c’est juste”, a écrit l’ancien chef de l’Alliance démocratique, l’un des plus fervents rivaux de l’ANC au pouvoir.
L’Afrique du Sud compte à ce jour le plus grand nombre de cas de coronavirus sur le continent africain. Selon le tout dernier décompte, le pays compte 1749 cas confirmés, 13 décès et 95 guérisons.

Avec AFP/VOA

Des Africains expulsés de leurs hôtels en Chine

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Des Africains expulsés de leurs hôtels en Chine

Bangui (République centrafricaine) – 8 avr. 2020 12:48

Des centaines d’Africains dont hommes d’affaires vivant dans le sud de la Chine à Guangzhou ont été expulsés de leur hôtels et appartements au moment où des autorités locales lancent une campagne de tests du coronavirus.
Les personnes expulsées déclarent qu’elles sont discriminées.
“Ils nous accusent d’avoir le virus”, déclare Victor Tobenna, un étudiant nigérian à Guangzhou.
“Nous avons payé le loyer et juste après l’avoir récupéré, ils nous expulsent des maisons. Depuis la nuit dernière, nous dormons dans la rue”, ajoute-t-il.
L’homme d’affaires congolais Lunde Okulunge Isidore déclare:
“ils sont venus chez moi. Ils m’ont dit d’attendre 24 heures pour les résultats mais même après 24 heures, personne ne m’a contacté”.
Certains résidents ont déclaré à la BBC qu’ils ont été expulsés de leur appartement d’autres indiquent qu’ils ont été forcés à se mettre en quarantaine sans connaître les résultats de leurs tests.
Mardi, les autorités chinoises ont nié les rumeurs selon lesquels le virus se répand au sein de la communauté africaine et que des zones de résidences des Africains étaient en confinement.
Guangzhou accueille l’une des plus grande communauté africaine en Chine.
Il est devenu un hub pour les commerçants africains qui achètes et vendent des produits au continent.
Il y a des inquiétudes en Chine concernant le nombre de cas importés de coronavirus.
Les autorités craignent qu’ils n’occasionne une deuxième épidémie.
Depuis mars, Guangzhou exige la mise en quarantaine pour 14 jours des personnes qui arrivent de l’étranger.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : Les bourdes qui ont plombé le bilan de TOUADERA 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – En 2015 comme candidat indépendant  n’ayant pas de parti politique, il venait d’être sanctionné du KNK de François BOZIZE dont il fut le second vice-président, YANGOUVONDA pour avoir maintenu sa candidature à la présidentielle, Faustin Archange TOUADERA a cru bien faire de choisir son ex directeur national de campagne de 2015, Simplice Mathieu Sarandji comme Premier Ministre après son élection à la magistrature suprême en 2016. Ce faisant il a intelligemment vite coupé court aux ambitions excessives de la « bande de 0% » du premier tour de scrutin de la présidentielle qui, par pur opportunisme et calculs politiciens, était devenue très encombrant pour lui à cause de leur ralliement et soutien au second tour du scrutin qu’ils entendaient vendre chèrement. Mais en réalité, il eût été plus judicieux pour TOUADERA de garder SARANDJI comme un joker auprès de lui afin de lui confier le moment venu, la mission de créer un parti politique dont il pourrait se servir pour briguer sereinement un second mandat.

 

Première bourde : Nomination de SARANDJI comme PM

Mal lui a en a pris car Simplice Mathieu SARANDJI, tout universitaire et enseignant de géographie, ne s’est point distingué par sa connaissance du monde politique bien au contraire. Personnage ombrageux ayant des antécédents psychiatriques, de violences conjugales et connu pour son arrogance et ses penchants dictatoriaux, n’acceptant pas la moindre critique. Accessoirement, bien qu’ayant bénéficié de sa formation universitaire à Bordeaux, il n’est pas réputé pour sa francophilie bien au contraire. Avec les fonds spéciaux de la primature, il met en place une équipe occulte de communicants chargés de vilipender la France. Dès sa prise de fonction, son obsession était d’achever le chantier de son palais du PK 11 à la sortie Nord de Bangui qu’il habite depuis. A son départ de la primature, il fait réformer pour les acheter à vils prix, plusieurs véhicules du parc auto de cette institution. On parle aussi à Bangui de l’acquisition par le même individu de plusieurs propriétés immobilières dans la capitale et de plusieurs villas en province. On lui impute également le détournement de deux milliards de f cfa destinés à la réfection de l’axe routier Bossemptélé Bozoum sans qu’un seul kilomètre n’ait été réhabilité. N’eut été la vigilance des députés, son entreprise de BTP créée à dessein à des fins de prédation aurait eu le marché de plus d’un milliard de fcfa pour construction en dur de la tribune de défilé sur l’avenue des martyrs à Bangui.

 

Seconde bourde : Hisser MECKASSOUA au perchoir

En convainquant TOUADERA d’œuvrer pour hisser Karim Abdou MECKASSOUA à la présidence de l’assemblée nationale en reconnaissance de ce que dernier, ministre de l’enseignement supérieur, les avait fait nommer naguère par le président BOZIZE, l’un recteur de l’université de Bangui et SARANDJI, secrétaire général de la même université. Cette volonté de renvoi d’ascenseur est la preuve de la grande naïveté politique aussi bien de SARANDJI que de TOUADERA. En faisant ainsi ce cadeau à l’intriguant Karim MECKASSOUA, ils se sont tos les deux tiré une balle dans le pied.  Karim MECKASSOUA une fois porté au perchoir à coup de corruption des députés, ne tardera pas à le faire comprendre. Devant tous ses interlocuteurs, il n’hésite pas à dire tout le mal qu’il pense de TOUADERA et SARANDJI, les qualifiant d’incompétents et de manquer de la moindre vision pour diriger le pays.

 

Troisième bourde : Mettre SARANDJI à la tête du MCU

La création du Mouvement dit des Cœurs Unis (MCU) était davantage destinée non pas à servir de courroie de transmission et instrument pour la campagne pour faire réélire TOUADERA le moment venu, mais surtout à donner le change aux déçus et autres détracteurs devenus opposants du régime dont les rangs commençaient à grossir. Les dirigeants font manifestement preuve de beaucoup d’amateurisme tout en peinant énormément à asseoir ce parti sur la scène politique nationale. Il s’agit d’un parti attrape-tout qui en son propre sein, a beaucoup de difficultés à maintenir sa cohésion et son unité même à son sommet. Sa collaboration avec les partis dits alliés est quasi inexistante. Les croque en jambes sont légion.

 

Quatrième bourde : Félix MOLOUA au ministère de l’économie

On ne change pas une équipe qui gagne dit-on. En tant que dircab adjoint de campagne de TOUADERA, Félix MOLOUA est bombardé à la tête du ministère de l’économie, poste stratégique par excellence pour engager les actions décisives de développement du pays dont presque tous les voyants sont au rouge et dont l’urgence de la situation requiert une certaine vision et de l’énergie. C’est ainsi qu’un plan d’urgence pour le relèvement du pays appelé RCPCA est présenté aux bailleurs de fonds et amis de la RCA à Bruxelles et permet de lever plus de 2 milliards de dollar américain. Malheureusement force est de constater que malgré l’urgence de la situation du pays, trois années après que ces fonds aient été levés, rien de significatif n’est résolu au niveau des infrastructures de base dans le pays. MOLOUA a passé son temps à tourner en rond tout en utilisant anarchiquement les fonds du RCPA, ce qui provoquera la démission du premier coordonnateur de ce programme. Résultat : Bangui connaît deux années consécutives de pénurie d’eau en période de saison sèche avec le phénomène des bidons jaunes dans plusieurs quartiers populeux où les habitants sont en quête éperdue d’eau. Les délestages d’électricité continuent d’empoisonner la vie aux habitants de Bangui.

 

NEPOTISME ET NOUVEAUX RICHES

 

Arthur Bertrand PIRI au contrôle des sociétés

Pour avoir pris activement part dans l’équipe de communication de la campagne électorale de son oncle TOUADERA en 2015, ce neveu en a été amplement récompensé en jetant son dévolu sur le juteux poste de Contrôleur général des sociétés d’état et entreprises d’économie mixte qu’il a exigé et obtenu de son oncle. Plus prédateur que

PIRI tu meurs. Corrompu jusqu’à la moelle, cet individu s’illustrera par la vente des nominations aux hautes fonctions dans l’appareil d’état et des directeurs généraux perpétuellement victimes de son chantage. Il amassera sans cause une colossale fortune qui lui permettra d’édifier au PK 22 sur la route de Damara un grand immeuble à vocation hôtelière dont l’inauguration a donné lieu courant février dernier à des festivités tonitruantes. Arthur PIRI se vante sans scrupule de l’avoir construit sans crédit bancaire !

 

Flavien MBATA Garde des Sceaux

Autre neveu calamiteux de TOUADERA. Naguère dircab du président de la Cour constitutionnelle de transition lors des présidentielles de 2015, il exige aussi de son oncle d’être nommé ministre de la justice dès après la victoire de celui-ci. Réputé pour son penchant à lever le coude, on lui reproche d’être très peu visible à son cabinet de ministre. Il est le plus souvent retranché à son domicile banguissois où dans sa « datcha » de Boali alors que plusieurs dossiers de justice attendent et exigent une gestion de chaque instant que ce Garde des sceaux n’est pas en mesure de gérer.

 

Firmin NGREBADA PM

A l’instar de Flavien MBATA, Firmin NGREBADA s’est bâti une « datcha » en plein centre-ville de Boali. Chaque week-end, il déplace toute l’intendance et la logistique sécuritaire de la primature sur ces lieux. Certains de ces visiteurs de week-end racontent qu’attenant à la « datcha », le propriétaire a fait construire une fosse aux caïmans, un peu sur le modèle du sanguinaire Jean Bedel BOKASSA dans son palais de Kolongo  Son nom est cité dans plusieurs scandales financiers de corruption allant de la de vente de faux passeports diplomatiques dont celui de l’ex-tennis man Boris BECKER jusqu’à la ténébreuse affaire d’Abkhazie, dossiers qui ont abondamment  défrayé la chronique. L’affaire de l’Abkhazie dont tout indique que le cupide Firmin NGREBADA est le principal instigateur, a débouché sur le brutal double limogeage par TOUADERA des dircab Dominique Désiré ERENON et Vivien GORO, Chef de Cabinet particulier, une première dans les annales politiques de la RCA, tandis que curieusement NGREBADA est resté à son poste.

 

Par : Alain Nzilo

Directeur de Publications du CNC

Copyright2020CNC.

Me SOMBO DIDELE : « L’ARRESTATION ARBITRAIRE DE MON CLIENT SHABAZZ FARI TAHERUKA».

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Docteur Fari Tahéruka Shabazz, arrêté par la CNS le 3 mars 2020

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le 3 Mars 2020, Maître Arlette SOMBO-DIBELE (ASD) écrit lettre de deux pages au Procureur de la République, Laurent LENGANDE, au Tribunal de Grande Instance de Bangui (République Centrafricaine). Le sujet de sa lettre c’est l’arrestation arbitraire de son client selon elle : « J’ai l’honneur de porter à votre attention ce cas d’arrestation arbitraire de mon, client Monsieur Shabazz Fari TAHEROUKA ». Il retrace dans sa lettre l’arrestation de son client ; la “libération” de deux amis arrêtés ensemble avec lui ; la plainte déposée contre le député Symphorien MAPENZI pour menace de mort à son encontre ; elle sollicite la libération de client. Maître SOMBO-DIBELE est à la fois militante de la Société civile centrafricaine et femme politique.

 

  1. Shabazz Fari TAHEROUKA, militante de la Société civile centrafricaine et homme politique est arrêté arbitrairement par le CNS (Compagnie Nationale de Sécurité) du 1er arrondissement de Bangui alors qu’il était dans les locaux du CNS pour le suivi d’une plainte qu’il a déposée.

M S F TAHEROUKA est un activiste politique. Son analyse tranchante et impitoyable contre le pouvoir gêne le pouvoir autoritaire de M Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine.

 

 

M Shabazz Fari  TAHEROUKA un activiste politique

A l’analyse tranchante et impitoyable.

Le 6 Avril 2020, M S F TAHEROUKA réagit dans la presse pour contester “une libération au rabais et humiliante” que veulent selon lui imposer Mr A F NGUENDET et Mr F A TOUADERA :

“5. Car il est de bon ton de rappeler que c’est moi qui ai déposé plainte contre l’Honorable MAPENZI pour menace de mort et contre son homme de paille pour vol à l’arraché. Et que personne n’a légalement déposé plainte contre moi.

  1. Par conséquent, je conteste farouchement avec la dernière énergie les tractations entre le Chef de l’État, l’ancien Président du CNT et l’homme de paille du 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, qui vise à m’imposer une libération au rabais et humiliante.
  2. J’attends l’audience publique pour faire éclater la vérité, prouver mon innocence et ainsi démontrer que ce procès est politique et rien d’autre.

 

Fari Tahéruka SHABAZZ, Prisonnier Politique du Pr Faustin Archange TOUADÉRA”

 

Le 31 Août 2019 dans Centrafrique le Défi, il porte un regard critique sur le régime centrafricain :

« Monsieur le président de la République centrafricaine-Gondwana? À quoi bon être élu démocratiquement pour diriger le pays dictatorialement.

Tous les jours que Dieu fait vos griots nous vantent les mérites de votre accession démocratique au pouvoir de l’État. Mais vous avez plongé le pays dans les méandres du terrorisme international avec les pièces d’identité – passeport, carte d’identité, certificat de nationalité, permis de conduire etc…- qui sont désormais confectionnées par l’ancien financier d’Al-Qaïda, le libanais Aziz Nassour.

 

Vous avez noyé le pays dans la boue du mercenariat international en nommant à la tête de la sécurité nationale l’agent du Kremlin, Valéry Zakharov, qui officie sur notre sol à travers l’entreprise criminelle et négrophobe de mercenaires russes Wagner.

Vous avez livré en pâture le pays aux exploiteurs esclavagistes les plus véreux de Chine qui en plus de provoquer des catastrophes écologiques et sanitaires irréversibles pillent sans vergogne le sol et sous-sol centrafricain sans compter les pièces de monnaie.

Vous avez transformé la RCA en un vaste lupanar (Le Lupanar de Pompéi, connu aussi sous le nom de Lupanare Grande, est le bordel le plus célèbre des vestiges de la ville romaine de Pompéi. Il est intéressant pour les peintures érotiques sur ses murs)  de la corruption au point de compter parmi les pays les plus corrompus au monde en seulement trois ans au pouvoir.

Enfin vous avez fait de la RCA un véritable cimetière à ciel ouvert où vos amis mercenaires étrangers avec lesquels vous avez signé un deal à Khartoum au Soudan massacrent la population centrafricaine sans jamais être inquiétés par vous ou la justice. Plus de la moitié de la population qui meurent de faim, 2 millions d’enfants à l’article de la mort, 20% de la population qui vit dans des grottes, des trous sous terre, dans la jungle, dans les bois et la savane ou sous des bâches dans les camps de déplacés ou de réfugiés à la merci des animaux sauvages, des maladies les plus dangereuses, des réseaux maffieux.

Monsieur Touadéra vous êtes à travers votre politique ignominieuse le sida de la RCA.

Comme Hitler vous êtes arrivé démocratiquement au pouvoir mais pour quel résultat ? 

 

Fari Tahéruka Shabazz ».

Me ASD, en véritable combattante prendra la défense de M Shabazz  selon le droit. La tentative d’assassinat contre sa personne par la Garde présidentielle la conforte à prendre position pour la Justice, de Bonne gouvernance et de Paix.

 

 

Me Arlette SOMBO-DIBELE combattre

Pour les Droits de l’Homme.

Une femme de conviction, engagée dans le combat pour l’instauration des droits fondamentaux en RCA. « Me Arlette SOMBE-DIBELE a échappé à une tentative d’assassinat aux abords du terrain de l’UCATEX ». (E. Yamalé 17/06/2019)

Elle vient du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC). Elle fut Ministre de l’environnement, des eaux, forêts, chasse et pêches pendant la période de la Transition de la présidente Catherine SAMBA PANZA.

Le 15 Juin 2019, elle se trouvait aux abords du terrain de l’UCATEX dans le cadre d’un meeting organisé par le GTSC, annulé par M WANZE, Ministre centrafricain de l’Intérieur, de la sécurité publique.

De sources proches de la famille de Me ASD affirment que dès l’arrivée des organisateurs du meeting, à quelques mètres de la barrière érigée par les forces de sécurité intérieure, une grenade dégoupillée est lancée sur eux par des éléments identifiés comme membres de la Garde présidentielle. Elle s’en serait sortie par miracle surtout après les tirs à balles réelles qui ont suivis le jet de grenade.

Les images de son sac à main et de son pagne témoignent de l’impact du souffle des armes qui n’est pas passé loin.

Qui veut en finir avec Me ASD ? Une enquête internationale indépendante sur le déroulement circonstancié est réclamée pour déterminer et situer les responsabilités. Cette demande a-t-elle abouti ? Des responsabilités sont-elles situées et déterminées ?

 

Johnny Yannick NALIMO dans Kangbi Ndara du 17 Octobre 2017 pointe la « Dérive de bonne gouvernance en Centrafrique : 6 millions de francs CFA détournés, dénoncés par Arlette Sombo-Dibélé ». Il montre qu’en matière de bonne gouvernance elle est adoubée par le Fond Monétaire International « pour avoir fait contribuer son département au relèvement de la croissance mais remerciée comme une malpropre par son pays ».

ASD précise les fondements de son engagement politique :

« La situation de crise extrême qui a débuté dans notre pays en décembre 2012 m’a conduite à prendre position politiquement pour les valeurs que je défends quant à la justice, la bonne gouvernance et la paix ».

La récurrence de la violence comme méthode de gouvernance en RCA lui a valu un rapport d’International Crisis qui pointe la connivence du président Michel Djotodia avec les rebelles ex-Séléka pour commettre des enlèvements contre rançon.

 

International Crisis Group (ICG) : revitaliser et améliorer le système

Judiciaire à Bangui.

Le 17 Juin 2014 l’ICG produit un rapport n° 219 sur la crise centrafricaine.

 

L’International Crisis Group (ICG), aussi connu sous le nom de Crisis Group, est une ONG internationale à but non lucratif créée en 1995, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers grâce à un travail de recherche sur le terrain, des analyses et des recommandations indépendantes. Son président-directeur général est Robert Malley depuis janvier 2018.

 

Dans ce rapport l’ICG écrit que la crise centrafricaine débutée en Décembre 2012 marquée par la désagrégation de l’Etat aux conséquences importantes suivantes, la prédation des autorités et des groupes armés.

La Séléka amplifie et porte à son paroxysme la mauvaise gouvernance des régimes précédents. Les dirigeants pillent ce qui reste de l’Etat et font main basse sur l’économie du pays.

 

L’ICG écrit que le pouvoir centrafricain de l’époque se coalisait avec la “coalition ex-Séléka” pour piller leur propre pays, enlever les hommes d’affaire centrafricains contre rançons..

« Outre les pillages, les commandants de la Seleka se sont aussi adonnés aux enlèvements. Si la plupart des hommes d’affaires de Bangui sont partis à l’étranger avant ou peu après la prise de la capitale en mars 2013, certains de ceux qui sont restés ont été enlevés par des chefs militaires de la Seleka. L’un d’entre eux, soupçonné d’être un des partenaires d’affaires de Bozizé, a passé onze jours détenu dans une maison de la capitale au vu et au su de Michel Djotodia et du procureur de la République, qui lui ont tous deux rendu visite. Il a dû monnayer sa libération avec les commandants de la Seleka, qui lui disaient « l’Etat, c’est nous ».

Beaucoup de travail reste à faire pour arriver à une revitalisation et à une amélioration du système judiciaire centrafricain. L’exemple de l’arrestation arbitraire de M Shabazz en témoigne.

 

Le procureur de la République Laurent LENGANDE

Aux ordres du pouvoir, contre le citoyen centrafricain.

Le Procureur de la République, Laurent LENGANDE magistrat aux ordres et au service exclusif du gouvernement contre le citoyen centrafricain.

Au-delà de son cas spécifique c’est la réputation de tout le système judiciaire centrafricain qui est mis en cause :

 

Le 5 Mars 2020, Edouard YAMALE titre son article, celui qui nous préoccupe ici, « Silence du procureur de la République, Laurent LENGANDE suite à la lettre de l’avocat de Fari TAHERUKA SHABAZZ ».

 

Le 8 Mars 2020, il titre un autre article, « Quand les bandits sont au pouvoir, la place d’un honnête homme est en prison » !

 

Le 22 Novembre 2019, AfricaNews écrit qu’une plainte pour abus sexuels sur mineur a été déposée contre un prêtre belge catholique en Centrafrique par le procureur de la République de Bangui. Où en est cette enquête aujourd’hui ? Est-ce une opération de diversion qui vise les parents du mineur et  la presse ?

On trouve une voix qui soutient le système dans la presse centrafricaine.

 

Le 22 Août 2019, Jérémie WALANDA YANDIA, correspondant d’Afrique Panorama titre un article ainsi : « La manifestation de E Zingo Biani : est-ce une provocation de Paris ? » :

« après avoir passé plusieurs mois en RCA, les journalistes accrédités devaient savoir que la législation de la RCA interdit la couverture d’une manifestation illégale. Est-il possible que Paris ait provoqué cette arrestation spécialement pour ensuite accuser les autorités centrafricaines de ne pas respecter les libertés d’expression ? Un autre fait qui peut servir de preuve est que les organisateurs de la manifestation étaient vus ensemble avec les journalistes français quelques jours avant la manifestation pour les préparatifs. Malgré leurs tentatives, ils n’ont pas pu jouer le rôle de martyrs. Le procureur de la République, Laurent Legande, a très vite réagi pour les relâcher pour sauver la situation.

Alors, jusqu’à quand la France va continuer dans ses manœuvres machiavéliques pour déstabiliser d’avantage la RCA ? »

Les forces de l’ordre sont détournées au profit de M Faustin Archange TOUADERA, au détriment de leurs missions républicaines.

La problématique complexe des FACA n’est pas prise en compte ici. La destruction des FACA débutée avant l’ex-Séléka, aggravée sous son pouvoir se poursuit encore aujourd’hui. Le système de défense, le système armé n’est encore  capable de déployer, parce qu’il y a un problème de soutien des unités.

 

La Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) : maintenir ou rétablir

La sécurité générale de la population.

Me (ASD) qualifie la procédure contre son client de « totalement irrégulière ».  Malgré le « silence » du procureur de la République suite à sa lettre, elle encourage son client à déposer plainte contre M Azziz AROUFAÏ, collaborateur du député M Jean-Symphorien MAPENZI pour vol de téléphone portable en bande organisée.

Convoqué à la CNS pour le 3 Mars 2020 pour les suites de sa plainte, c’est lui qui sera maintenu pour une prétendue nécessité d’enquête tandis que l’auteur de l’infraction qui l’a reconnue est relâché s’étonne Me ASD.

 

La CNS a pour objectifs de maintenir ou de rétablir l’ordre public et la sécurité générale de la population. Elle forme un corps  spécialisé de la police nationale centrafricaine.

Entre 2012 et 2016, elle est au premier rang dans le maintien de l’ordre.

Depuis 2016, les conflits  d’intérêts et l’enrichissement illicite de sa direction minent les efforts pour rétablir la sécurité à Bangui.

Querelles internes entre le directeur et ses quatre commandants de compagnies y compris les éléments du CNS. Ajouter à cela des problèmes d’entretien des locaux du CNS. Toitures trouées.

Des herbes folles dans la cours

Les moyens roulants en panne.

Désintérêt des gardiens de la paix pour les actions de la CNS.

 

En 2016 l’effectif de la CNS est de 120 hommes.

2018 l’effectif s’effondre à 30 hommes. (Anselm MBATA, CNC 7/12/2018).

 

En 1979, M. Willybiro SAKO nommé directeur général à la sécurité nationale favorise la création de nouveaux  services tels que la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) ou l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) et transformant la direction de la sécurité en Direction de la police nationale.

 

« Détournement » des forces de sécurité intérieure

En  police politique.

Un parti politique est une organisation basée sur des textes fondamentaux (statuts, règlement intérieur, projet de société, etc.) librement acceptés par tous les adhérents.

Ces textes sont obligatoirement en harmonie avec les textes règlementaires nationaux et avec la déclaration universelle des Droits de l’Homme.

Le parti est organisé sur un territoire (quartier, arrondissement, commune, sous-préfecture, préfecture, région, département, à l’étranger où sont implantées des colonies centrafricaines. etc.).

 

Son but est de conquérir le pouvoir ou pour chercher à influencer la politique du gouvernement en place en nommant ses propres candidats et en tentant d’obtenir le suffrage des citoyens.

 

La réalité en Centrafrique est différente. Les de partis politiques du pays sont confrontés à plusieurs obstacles. On leur reproche des détournements de fonds publics, leur «immaturité » ; leur mutisme et leur aveuglement face aux drames insupportables imposés au peuple par la Séléka et leurs alliés étrangers. Ce mutisme a neutralisé leur capacité et leur poids nécessaire à l’équilibre démocratique dans le pays. Ils sont prompts au nomadisme politique pour des intérêts personnel du leader.

 

Les pouvoirs qui se sont succédé aux affaires en RCA, à l’image des pouvoirs de la sous-région ont usé des menaces, des arrestations, des intimidations contre les partis politiques par la redoutable Section de recherches et investigations (SRI), véritable police politique.

 

Cet arsenal répressif sera enrichi par la création du redoutable Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad). Un centre de détention illégale se trouvait dans les locaux du Cedad. On y embastille des gens, on les torture, on les tue hors de tout cadre légal. Les victimes sont principalement d’anciens militaires des forces armées centrafricaines (FACA), soupçonnés d’être pro Bozizé.

Le haut-commissariat aux droits de l’homme des nations unies (HCDH), préoccupé demande aux autorités de faire cesser ces pratiques.

Un décret présidentiel du 27 novembre 2013 dissoudra le Cedad

Le dysfonctionnement touche aussi les institutions de l’Etat comme l’Assemblée nationale et le gouvernement.

 

Le député Jean-Symphorien MAPENZI : une réputation

Sulfureuse, mafieuse.

Le 21 Février 2020, le journal en ligne Centrafrique le défi écrit au sujet d’un document sonore, « Les pulsions criminelles du premier vice-président MAPENZI ».

 

Le 21 Février 2020, Jefferson Cyrille YAPENDE dans Bangui Com dit de son côté, « Le GTSC exige la levée de l’immunité parlementaire de Jean Symphorien Mapenzi pour faux et usage de faux ».

Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise (GTSC) demande la levée de l’immunité parlementaire du 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Cette plateforme dite GTSC relate « au mépris de principes de bonne gouvernance, la falsification des résultats de vote de loi des finances de l’année en cours ». Cette position a été exprimée lors d’une déclaration faite le jeudi 20 février, par le, porte-parole du GTSC Paul Crescent Beninga.

 

Le 22 Février 2020, Charlotte COSSET sur RFI titre son article, « L’affaire du Mapenzigate secoue l’assemblée nationale »

« Une nouvelle affaire touche l’Assemblée nationale. Depuis plusieurs jours, les médias et réseaux sociaux parlent du « Mapenzigate », en raison d’une bande son où l’on entendrait le vice-président de l’institution expliquer comme il aurait truqué le vote de la loi des Finances.

Les soutiens du vice-président Jean-Symphorien Mapenzi expliquent que la bande son ne peut être authentifiée et que ces dénonciations ne cherchent qu’à affaiblir un pilier du Mouvement cœurs unis, le mouvement présidentiel ».

 

Le 18 Mai 2019 Kangbi Ndara de son côté titre, « Deux milliards d’infrastructures routières détournés : MAPENZI devrait s’expliquer ».

« Les travaux de réhabilitation de l’axe Bossemtélé-Bozoun ont stoppé court aussitôt inaugurés en 2018 par l’ancien Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji. A en croire la presse nationale et certaines sources proches du dossier, une bonne partie des fonds destinés à la remise en état de cette portion de route a été simplement détourné ».

 

Par rapport à l’implication du député MAPENZI dans l’arrestation arbitraire de M  SFT Me ASD interroge le procureur de le République : Ce dernier est en conflit avec M SHABAZZ. M le procureur de la République, en date du 24 Février 2020, j’ai déposé au nom de mon client une plainte contre l’honorable MAPENZI Symphorien pour menace de mort  à son endroit.

 

Le Secrétariat général du gouvernement est impliqué dans cette association de voleurs de téléphone par personne interposée, M Michel BILIWELE. C’est donc la primature et la présidence de la République qui sont eux aussi touché.

 

 

En conclusion

 

Les citoyens centrafricains ont compris que le poisson pourrit par la tête“.

L’usage de la violence est contre-productif dans toute démocratie.

La prise de conscience est réelle en RCA aujourd’hui. Elle touche toutes les couches de la société. Ça ne sert à rien de s’acharner sur tel ou tel citoyen, tel ou tel pari politique, la Société civile, tel ou tel militaire, etc. On élimine une personne, l’idée continuera à l’exemple de la promesse du peuple centrafricain le 1er Décembre 1958, qui est toujours d’actualité :

Le territoire de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 1er Décembre 1958,  République, dénommée République Centrafricaine. Ce jour-là nous sommes sortis de l’anarchie où nous vivions ; Nous sommes sortis du tribalisme ; Nous sommes sortis du clanisme. Nous sommes sortis des petites familles, des petits clans, des petites tribus. Nous sommes désormais, depuis le 1er Décembre 1958, un Etat, c’est-à-dire un Peuple organisé. Et en tant que Peuple organisé, nous devons avoir des Lois“. B Boganda.

 

 

Écrit par : Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 07  Avril 2020

 

 

 

 

Coronavirus, tout le monde en parle mais qu’en est-il vraiment ?

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Centrafrique.com/hopital-complexe-pediatrique-de-bangui-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le monde connaît un épisode tragique que beaucoup se plaisent déjà à décrire comme unique et sans précédent alors que d’autres crises épidémiologiques ont malheureusement déjà jalonné l’histoire auparavant en provoquant elles aussi de nombreuses victimes.

Le coronavirus, dit COVID-19 a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il sévit ; pour ne pas perdre le fil, il est nécessaire de faire un point sur ce que l’on sait actuellement sur cette pandémie sans se laisser bercer par les sirènes des pseudo-spécialistes autoproclamés.
Tout d’abord, c’est en Chine, dans la province de Wuhan plus précisément, que le COVID-19 est apparu. Le pangolin en est à l’origine puisqu’il présente 99% de similitude avec le coronavirus de cet animal. Les premiers cas signalés remontent à début décembre 2019.

Depuis, fort des échanges que la mondialisation génère, les choses se sont rapidement accélérées et aggravées principalement sur le continent européen mais également sur le territoire américain et dans une moindre mesure sur le continent africain.
Les derniers bilans qui sont annoncés montrent que l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne font partie des pays les plus touchés en Europe. Sous l’égide de l’organisation mondiale de la santé (OMS), des mesures strictes visant à enrayer la propagation du virus ont été décidées par nombre de nations, restreignant la mobilité et la libre circulation de la population pour des durées qui sont réévaluées en fonction de l’évolution de la situation.

La course au vaccin est lancée mais il faudra de l’ordre de 12 à 18 mois pour qu’un vaccin puisse être établi avec toutes les précautions qui s’imposent. Certains docteurs ont testé des traitements via la chloroquine, médicament préconisé dans la lutte contre le paludisme ; les résultats seraient encourageants mais le manque de recul incite les autorités sanitaires à la prudence.

Dans ce contexte, un pays parmi les grandes puissances dénote dans le paysage actuel, il s’agit de la Russie. En effet, selon les chiffres avancés, la Russie aurait à faire face à relativement peu de cas déclarés de COVID-19, avec un peu plus de 7 500 cas confirmés pour une population de 146 millions d’habitants.

Pourtant, Moscou n’a pas été dans un tempo différent des autres capitales dans la prise des mesures de protection. Alors, chacun y va de son commentaire sur la question et les théories les plus diverses circulent, jugez plutôt !

Certains prétendent que la Russie, qui a toujours, il est vrai, soigné sa réputation, n’annonce que ce qui l’arrange, quitte à travestir la réalité et à tordre les chiffres. Ainsi, le docteur russe Anastasia Vasilyeva, leader du syndicat de médecins « Alliance des docteurs » et proche de l’opposition russe, a fait la une des journaux russes en dénonçant la dissimulation du nombre de cas réels de coronavirus sous les chiffres des « pneumonies » et des « infections respiratoires aiguës ». D’autres expliquent aussi que les tests utilisés en Russie et produits par la société Vector ne sont pas fiables. Ils sont responsables de nombreux « faux négatifs » qui diminuent d’autant les chiffres nationaux. Sollicitée par le média américain CNN, la société pharmaceutique russe Vector n’a pas répondu sur ce sujet.

Une chose est certaine : le COVID-19 est l’objet de bien des enjeux, diplomatiques, politiques, économiques, et sociaux. Il convient donc de garder son esprit critique devant ceux qui veulent donner l’illusion d’être meilleurs que les autres.

Affaire à suivre !

 

Copyright2020CNC.

Centrafrique : 7 avril, un contexte hors norme pour la journée mondiale de la santé

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Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Chaque année, l’organisation mondiale de la santé (OMS) célèbre plusieurs événements sur le thème de la santé, comme la journée mondiale du paludisme ou encore celle de la vaccination contre la tuberculose par exemple. La journée mondiale de la santé fait partie des huit campagnes annuelles que l’OMS met en place.
Cette année, ce jour qui se veut habituellement célébrer de manière festive autour d’activités qui rassemblent et qui permettent de promouvoir le thème retenu, va indéniablement lui aussi faire les frais du coronavirus, appelé aussi COVID-19. Il n’y aura donc pas de colloques, pas de séminaires, pas de réunions de sensibilisation, ni de rassemblements ou de marches symboliques.

Pour l’année 2020, le thème retenu est la promotion de la santé !Si l’on considère que la promotion de la santé consiste à agir sur la responsabilité sociale et donc sur les différents partenaires pour permettre d’accroitre les capacités communautaires, il a été choisi à point nommé à la vue du contexte actuel de crise sanitaire. En effet, si l’individu reste au centre de cette démarche, cette stratégie doit lui permettre d’agir en faveur de la santé dans et avec sa communauté. C’est tout le sens des mesures préventives ou barrières qui ont été édictées par l’ensemble des continents et pays touchés de plein fouet par cette pandémie de coronavirus sans précédent. Chacun à son niveau peut agir pour endiguer la propagation de ce fléau ! Et ce sont bien l’ensemble de tous ces gestes individuels au quotidien, de la vigilance et de la surveillance de chacun d’entre nous sur ses proches et le respect des mesures de bon sens qui vont nous permettre d’éviter le pire en attendant qu’un remède, un vaccin ou l’éclair divin n’en vienne à bout !Les déterminants de la santé sont nombreux. Ils relèvent de la personne, bien entendu, mais ils sont aussi d’ordre relationnel ou environnemental, étroitement liés à la culture, au travail, à la société, etc. Qu’il est dur et frustrant pour un Centrafricain de devoir faire fi de ses us et coutumes ! Abandonner au moins pour un temps sa façon tactile de saluer ses amis, prendre de la distance lorsque qu’une file d’attente se forme, renoncer à faire la fête dans les boites de nuit, autant de déchirements qui pourtant sont essentiels pour soi-même comme pour ses frères et sœurs ! Alors, il n’y a pas de question à se poser et tant pis pour le côté festif de cette journée symbolique, ça attendra l’année prochaine !

Notre pays, si durement touché par les crises successives et les fléaux divers a bien besoin des organisations internationales comme l’OMS ou encore l’institut Pasteur de Bangui ; leur appui en cette période de crise du COVID-19 sera indispensable pour que nos frères et sœurs de Centrafrique ne soient pas terrassés par cette pandémie ! Qui vivra verra !

 

Copyright2020CNC.

 

Vive tension politique en RCA : mise en garde d’un expert de l’ONU aux acteurs politiques.

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Centrafrique.com/communique-du-parti-knk-suite-a-laudience-accordee-par-le-president-touadera-a-son-leader-francois-bozize/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinees-par-cnc-le-21-janvier-2020/” rel=”attachment wp-att-35838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020
L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en RCA, Yao Agbetse, a lancé un appel à la majorité, l’opposition, les groupes armés et les médias nationaux et internationaux à la retenue et à la responsabilité : « Tout acteur politique qui a exercé ou envisage d’exercer de hautes fonctions à la tête de la RCA, y compris la magistrature suprême, doit se montrer capable de placer l’intérêt du peuple avant ses propres intérêts ; cette exigence n’est pas négociable ».

 

« Toute tentative visant à entraver la marche du pays vers la paix fortement exprimée par le peuple centrafricain lors du Forum de Bangui en 2015 et lors des consultations nationales en 2019 dans le cadre de l’Accord de paix de Khartoum est une trahison du peuple qui n’aspire qu’à jouir de ses droits ».

« Toute personne qui pose des actes attentatoires à l’exercice des droits et des libertés fondamentales par le peuple centrafricain s’expose aux sanctions internationales, y compris devant la Cour pénale internationale ».

« Tous les leaders des groupes armés devenus Ministres en faveur de l’Accord de paix de Khartoum ou intégrés au sein de l’appareil étatique doivent exercer un devoir de diligence qui les obligent à respecter les lois républicaines et à s’abstenir de toutes actions incompatibles avec leurs engagements au titre de l’Accord ».

« En vertu de l’Accord de paix, je demande aux groupes armés de « mettre fin de manière immédiate, complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence » (article 5) comme ils se sont engagés à le faire.

« Alors que la RCA est confrontée à la pandémie du COVID-19 avec des conséquences potentiellement catastrophiques et que le dispositif électoral en vue du prochain scrutin présidentiel est loin d’être en place, les tensions actuelles sont de nature à saper les efforts qui ont été déjà entrepris et l’espoir légitime de paix de la population ».

« J’appelle les autorités centrafricaines à respecter les normes et standards internationaux applicables en matière d’arrestation, de détention provisoire, de procès juste et équitable, et de privation de liberté, et à éviter de recourir aux détentions arbitraires, aux disparitions forcées, à la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

« J’exhorte les pays voisins et les partenaires internationaux de la RCA à agir en artisans de paix en accompagnant la RCA vers des élections transparentes et à s’abstenir de toute action ou omission susceptible d’hypothéquer le processus électoral et de plonger à nouveau le pays dans le chaos ».

« J’appelle la majorité, l’opposition, les groupes armés et les médias nationaux et internationaux à la retenue et à la responsabilité ».

« J’appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures d’urgence et à envoyer un message fort aux acteurs centrafricains car les risques d’une irruption dans la violence sont réels ».

 

L’Angola sort des renforts de police et des blindés pour faire respecter l’état d’urgence antivirus

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L’Angola sort des renforts de police et des blindés pour faire respecter l’état d’urgence antivirus

Bangui (République centrafricaine) – 7 avr. 2020 11:36

La police angolaise a déployé lundi des centaines d’hommes supplémentaires et des blindés dans la capitale du pays Luanda pour y forcer le respect de l’état d’urgence anti-coronavirus, largement ignoré par sa population pauvre.
Des unités de la force d’intervention de la police équipés de véhicules blindés ont pris position sur les principales artères de la ville pour y contrôler véhicules et piétons, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le président Joao Lourenço a décrété l’état d’urgence dans tout le pays fin mars pour tenter d’enrayer l’épidémie de Covid-19. A ce jour, 14 cas de contaminations ont été officiellement recensés, dont deux mortels et deux guérisons, selon le dernier bilan.
Mais peu d’habitants de Luanda acceptent d’obéir aux strictes limitations de déplacement, contraints de sortir tous les jours pour subvenir aux besoins de leur famille.
“Les mesures de sécurité ont été renforcées parce que la population ne s’est pas conformée au +confinement+ imposé par l’état d’urgence”, a expliqué lundi le porte-parole de la police, Mateus Rodrigues, à la radio nationale, “c’est pour ça qu’il y a une présence policière massive dans les rues”.
Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence le 27 mars, de nombreux citoyens ont dénoncé des violences de la part des forces de l’ordre angolaises, régulièrement épinglées pour des atteintes aux droits humains.
“La police frappe quiconque quitte la maison sans nécessité”, a accusé lundi Francisca Daniela, une habitante de l’agglomération de Luanda. “J’ai été frappée hier, mais aujourd’hui je sors encore parce que je dois acheter quelque chose pour que les enfants mangent à la maison”, a-t-elle expliqué à l’AFP.
“La police n’est pas sur le terrain pour faire plaisir ou pour distribuer des chocolats”, avait justifié vendredi le ministre de l’Intérieur Eugenio Laborinho devant la presse.

Avec AFP/VOA

Hissène Habré bénéficie d’un congé pénitentiaire

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Hissène Habré bénéficie d’un congé pénitentiaire

Bangui (République centrafricaine) – 7 avr. 2020 11:26

La justice du Sénégal a autorisé l’ancien président tchadien, Hissène Habré à quitter pendant une durée de 60 jours, la prison du Cap Manuel son lieu de détention. Il  purgeait une peine de prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité.
Le Sénégal a enregistré 226 cas confirmés de Covid-19 et déplore deux décès
Raisons invoquées par les juges : ce centre de détention doit abriter la quarantaine de prisonniers dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Hissène Habré a donc pu regagner son domicile de Dakar où il est assigné en résidence surveillée.
Le 26 mars, son avocat, Mamadou Diawara, a formulé une demande de permission de 60 jours en raison de la pandémie de Covid-19 et surtout du fait de l’âge de Hissène Habré qui est “particulièrement vulnérable” à une contamination en milieu carcéral.
Selon le juge, Boubacar Ndiaye Fall, la sortie temporaire de l’ex-président tchadien “augmenterait automatiquement la capacité d’hébergement de la prison”. Tandis que sa présence “est de nature à handicaper les efforts déployés par l’administration dans ce combat” contre le covid 19.
Hissène Habré a dirigé d’une main de fer son pays de 1982 à 1990
Cependant, “l’ancien président réintègrera l’établissement pénitentiaire du Cap Manuel, immédiatement, à l’expiration de l’autorisation de sortir”, a précisé le juge de l’application des peines.
Colère des victimes
Au micro de la DW, Clément Abaifouta, le président de l’association des victimes du régime de Hissène Habré a indiqué que l’ex-président vit déjà dans une prison dorée. “Comparativement à ce que Hissène Habré a fait à nous autres, il est lui Habré, dans une prison que j’appelle un eldorado. Il a la télé, la climatisation. Nous, on n’avait pas tout cela” s’était-il indigné.
Clément Abaifouta, le président de l’Association des victimes de Habré ne s’est opposé à la libération provisoire de Hissène Habré
Hissène Habré, 78 ans, a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990.  Il a été arrêté en 2013 avant d’être condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie par les Chambres africaines extraordinaires après avoir été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.
Une commission d’enquête tchadienne a chiffré à 40.000 morts le nombre des victimes de la répression pendant son règne.
Après son renversement en décembre 1990 par son ancien chef d’état-major, Idriss Déby Itno, l’ex-président tchadien s’est réfugié à Dakar au Sénégal.

Avec DW français

RCA : pour la coalition Siriri, « Le Président TOUADERA n’est pas apte et crédible pour organiser les élections en décembre 2020 et encore moins diriger le pays ».

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Centrafrique.com/samedi-gervil-coordonnateur-de-siriri-coalition/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>GERVIL DIEUBENIT SAMEDI, Coordonnateur de la coalition Siriri.
GERVIL DIEUBENIT SAMEDI, Coordonnateur de la coalition Siriri. Photo de courtoisie.

 

RCA: Le Poisson d’avril du Président TOUADERA

 

L’histoire de la politique Centrafricaine nous rappelle qu’il fut un temps où le peuple centrafricain aspirait à la démocratie, au multipartisme, à l’alternance au pouvoir et au renouvellement de sa classe politique.

Les Centrafricaines et Centrafricains se souviendront qu’en 2015 déjà la COALITION SIRIRI, avait fustigée le processus électoral en déclarant que si l’aspiration du peuple s’était traduite par des élections, aujourd’hui on peut bien se poser la question de savoir pourquoi Ange Felix Patassé paix à son âme et François Bozizé n’ont pas achevé les mandats à la tête de l’État Centrafricain?

Qu’il s’agisse de A.F. Patassé ou de F. Bozizé, hier et Touadera aujourd’hui, tous les trois se sont battus bec et ongle, armes à la main pour justifier leur légitimité parce qu’élus démocratiquement. Les mêmes effets produisent toujours les mêmes résultats.

En réalité, il faut reconnaître qu’aucune de ces élections n’étaient crédibles, transparentes, régulières et ouvertes à toutes les centrafricaines et tous les centrafricains. Une élection est tout, sauf le congrès ou l’assemblée générale d’un parti politique ou regroupement des partis politiques.

Ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique, n’est rien d’autre qu’une copie conforme des échecs que le pays a connus. Ce schéma est connu de Centrafricaines, et de Centrafricains. Nous avons depuis bien longtemps dans nos précédentes déclarations, non seulement dénoncé des officines étrangères lesquelles par les mains invisibles à acheter des consciences et faire valoir leurs opinions, mais aussi rejeter cette mascarade d’élections de 2020.

Des milliers des centrafricaines et des centrafricains dispersés ici et là se trouvent marginalisés et exclus de ce processus de consultation populaire et d’exercice de démocratie.

Les mêmes personnes qui ont conduit le pays à la dérive ont cru un moment se faire une virginité parce que tout simplement, elles sont candidates et le pays ira pour le mieux.

Le 1er avril dernier, le professeur de Math, ci-devant TOUADERA, s’est livré à un exercice droit de réponse aux revendications légitimes du peuple centrafricain, dont nous avons eu le courage et le mérite de porter à la place publique au nom du peuple, dont il se targue de servir.

Il a fait le décompte, son échec à relever le défi est patent et nous encourage à poursuivre le combat pour la libération totale de notre pays. Son poisson d’avril est indigeste et cette saveur ne peut être humée que par les marchands d’un bonheur illusoire.

La COALITION  SIRIRI, ne s’est jamais trompée d’adversaire et Touadera est la parfaite incarnation du mal dont nous avons horreur et dont il faut impérativement extirper de la société Centrafricaine avant qu’il ne soit trop tard.

À la suite de son entretien avec les médias, l’opinion nationale qu’internationale, Touadera s’est rendue à l’évidence que la Centrafrique doit tourner la page des années sombres et le pays mérite mieux que la honte et l’humiliation que les populations vivent au quotidien. N’est-ce pas que notre pays sera bien gouverné le jour où la dictature, l’exclusion, la marginalisation, le pillage des deniers publics et la corruption érigée en mode de gestion seront enrayées.

Nous venons réitérer encore notre demande d’une troisième transition consensuelle dans notre pays la RCA,  parce que nous croyons que le processus qui sera enclenché le 27 décembre 2020 pour légitimer des institutions et leurs animateurs et animatrices sera nul et non avenu. Les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies en République Centrafricaine d’aujourd’hui.

La veille de dernières élections, l’ONG internationale et indépendante Crisis Group avait sonné l’alarme pour interpeller tacitement et insidieusement ceux et celles qui sont fatigués de la Centrafrique et veulent partir le plus vite possible en laissant le chao s’installer au pays et nous y sommes aujourd’hui.

Il n’est un secret pour personne, les élections en Centrafrique n’ont jamais réglé les problèmes qu’elles ont-elles mêmes créées. Le processus et les présents cycles électoraux portent en eux les germes de leurs propres destructions.

Notre combat pour l’instauration d’une vraie démocratie ne passera par des élections, mais bien au contraire par un dialogue entre centrafricains et par le choix consensuel d’un modèle de gestion et de participation citoyenne à la vie politique et civique.

De ce qui précède, il est impérieux pour nous de préserver les acquis de notre combat. Connaissant la médiocrité et d’autres vices qui caractérisent la classe politique centrafricaine, aujourd’hui incarnée par TOUADERA et ses complices, connaissant  les motivations réelles sur la précipitation entourant les élections, la Coalition SIRIRI ne cautionnera pas à cette mascarade d’élections. Nous demandons à toutes celles et tous ceux qui partagent notre vision et notre projet de société de se rappeler d’une chose : les dernières élections dites démocratiques en Centrafrique ont conduit à l’effondrement de l’État. En quoi les élections du  27 Décembre 2020 seront –elles différentes de celles qui les ont précédées? Pour nous, la réponse est NON.

Le Président TOUADERA, n’est pas apte et crédible pour organiser les élections en décembre 2020 et encore moins diriger le pays, il a lamentablement échoué et les résultats sont visibles à l’œil nu. Une transition politique en Centrafrique sans Touadera s’impose pour pacifier le pays dans son ensemble avant de le soumettre au suffrage universel et la COALITION SIRIRI détient la formule.

Pour la COALITION SIRIRI, le tort fait à notre démocratie, l’incapacité de la classe politique centrafricaine à faire l’introspection de ses propres échecs, nous motivent à poursuivre le combat pour une vraie libération du peuple centrafricain, l’instauration d’un idéal dans la gestion de l’État et le renouvellement de la classe politique.

Au regard de ce qui se dessine, nous reconnaissons la souffrance de notre population et c’est avec elle que nous continuerons à défendre notre projet de société : construire au Centre de l’Afrique, un pays démocratique, libre, laïc, prospère et ouvert à toutes et à tous.

De ces entrefaites, nous ne négocierons pas avec qui que ce soit, des valeurs qui fondent des États modernes à travers le monde. La noblesse de notre combat, c’est cette impérieuse nécessité d’agir pour le bien de toutes et de tous. La solennité de notre engagement nous imposera des sacrifices, certes, mais l’élévation de notre État en dépend, nous avons des hommes, des femmes, des jeunes, un projet de société et les moyens pour y parvenir proprement en temps et lieu.

Que le Ciel protège la RCA et nos populations contre le Coronavirus.

 

Fait le 7 avril 2020

 

  1. GERVIL DIEUBENIT SAMEDI

Coordonnateur en charge des opérations

COALITION SIRIRI

Email : vitoir16@hotmail.com

Site web: www.cosiriri.net

 

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Contaminé par le Covid-19, Boris Johnson a été admis en soins intensifs

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Contaminé par le Covid-19, Boris Johnson a été admis en soins intensifs

Bangui (République centrafricaine) – 6 avr. 2020 23:07

Coronavirus: Boris Johnson admis en soins intensifs — Matt Dunham/AP/SIPA
Son état de santé s’est détérioré. Lundi, au lendemain de son hospitalisation, Boris Johnson, contaminé par le coronavirus, a été transféré en soins intensifs.
Après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19 le 27 mars, Le Premier ministre britannique – seul chef d’Etat ou de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé — avait été hospitalisé dimanche soir pour subir des examens, selon ses services, en raison de la persistance de symptômes de la maladie, notamment la fièvre.
Boris Johnson reste « conscient »
« Au cours de l’après-midi, l’état de santé du Premier ministre s’est détérioré et, sur le conseil de son équipe médicale, il a été transféré au service des soins intensifs de l’hôpital », a indiqué le porte-parole dans la soirée. « Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab (…) de le remplacer là où nécessaire », a-t-il ajouté dans un communiqué. Ce dernier l’avait déjà remplacé pour présider la réunion quotidienne consacrée au Covid-19.
Selon une source gouvernementale, Boris Johnson reste « conscient » et son transfert, intervenu vers 19h locales (18h GMT) a été décidé « par précaution au cas où il aurait besoin d’un respirateur ».
Quelques heures à peine avant l’annonce de son admission en soins intensifs, le chef de la diplomatie Dominic Raab avait assuré qu’il avait passé une « nuit tranquille » à l’hôpital St Thomas, dans le centre de Londres, et qu’il restait « en observation ».
« Son moral est bon » et « il continue à diriger le gouvernement », avait-il assuré durant la conférence de presse quotidienne de l’exécutif, pressé de questions sur la capacité du Premier ministre à exercer ses fonctions malgré la maladie.
Des doutes sur la gravité de son état
Critiqué pour avoir tardé à prendre la mesure de la situation, le gouvernement a bâti en catastrophe des hôpitaux de campagne pour soulager un système de santé débordé, promis de décupler les tests qui manquent cruellement et débloqué des sommes gigantesques pour répondre au marasme économique et social. Depuis l’annonce de sa maladie, Boris Johnson continuait à diriger la riposte du gouvernement en quarantaine, depuis son appartement de Downing Street d’où il postait des messages vidéos sur Twitter appelant ses compatriotes à rester chez eux.
Le quotidien de gauche The Guardian affirmait lundi que « Johnson était plus gravement malade que lui ou ses fonctionnaires n’étaient prêts à l’admettre, et a été vu par des médecins inquiets de sa respiration ». Certains commentateurs jugeaient que le chef du gouvernement aurait dû se reposer.

Avec 20Minutes

TOUADERA TOTALEMENT DEPASSE PAR LES FAUCONS DE SON ENTOURAGE

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Centrafrique.com/centrafrique-lopposition-centrafricaine-annonce-la-creation-dune-nouvelle-coalition/anicet-georges-dologuele-le-chef-de-file-de-lopposition-democratique-recut-par-touadera-le-28-janvier-a-la-presidence-de-la-republique/” rel=”attachment wp-att-36249 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Anicet Georges Dologuele - le chef de file de l'opposition démocratique - reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République

 

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Avant le retour clandestin au pays de l’ex président François BOZIZE YANGOUVONDA en décembre 2019, le président Faustin Archange  TOUADERA faisait face depuis environ trois  ans à opposition politique récemment autour d’une coalition dite COD-2020 dont Anicet DOLOGUELE revendique la direction. La caractéristique principale de certains de politiciens bien connus des Centrafricains est leur médiocrité et mauvaise moralité mais paradoxalement, ceux-ci aspirent à diriger au plus haut niveau la République centrafricaine. Leur dénominateur commun est la haine viscérale qu’ils vouent à TOUADERA. Dès que BOZIZE YANGOUVONDA est rentré au bercail dans les conditions que l’on sait, ces soi-disant opposants se sont immédiatement sabordés pour aller lui faire allégeance et tels des moutons de Panurge, lui obéissent au doigt et à l’œil en prenant aveuglément fait et cause pour lui. La preuve en est par exemple la ridicule visite prétendument de « soutien » que ces politiciens ont cru devoir aller rendre à leur vedette qui aurait échappé vendredi 3 avril à une « tentative d’arrestation ».

Contre toute logique et en dehors de tout bon sens,  c’est à l’endroit du seul parti politique dont le soutien a été décisif pour son élection au second tour de la présidentielle de 2015, à savoir le MLPC avec lequel une alliance politique a été signée et qui demeure en vigueur jusqu’ici, que certains faucons du régime de TOUADERA s’acharnent.

Comment comprendre en effet que ce soit contre le MLPC, ce parti allié qui soutient le président TOUADERA que les coups les plus durs soient portés par un certain nombre d’individus qui se réclament du locataire du palais de la Renaissance sans que celui-ci ne daigne piper mot. !

Comment expliquer que des énergumènes comme ZAMA Javon PAPA puisse aller jusqu’aux antennes de Radio Centrafrique déverser impunément des torrents d’insultes contre Marti ZIGUELE, président de ce même parti allié sans que le pouvoir en place ne s’en émeuve un seul instant. !

Comment comprendre que Dieudonné NDOMATE, ministrion anti-balaka, pris en flagrant délit de réunion avec plus d’une cinquantaine de bandits criminels à son domicile par ces temps de coronavirus, soit encore au gouvernement de la République alors que plusieurs participants à cette réunion sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, complot, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » excusez du peu, depuis lors sous les verrous !

Comment expliquer qu’on ait laissé passer tout le week-end à la SRI, en attendant une ultime confrontation lundi 6 avril avec son chef de cabinet, le ministre délégué aux affaires étrangères Chancel SEKODE du MLPC, qui a été longuement auditionné par le parquet vendredi dernier dans cette ténébreuse affaire de délivrance par le ministère des affaires étrangères de passeport diplomatique à des malfrats. Aussi bizarre que cela puisse l’être, dès la mise en détention préventive du ministre délégué SEKODE, sa collègue titulaire des affaires étrangères Sylvie BAIPO TEMON fait barricader la porte du bureau de SEKODE tout en faisant changer les serrures de la porte. Est-elle déjà au courant du dénouement ou du verdict de cette affaire ?

Pourquoi faire subir toutes ces humiliations au seul parti allié qui est le MLPC qui continue de soutenir TOUADERA ? Lorsque le président du MLPC Martin ZIGUELE et sa suite composée de plusieurs députés de la nation ont failli être abattus par les criminels des 3R en février dernier dans l’Ouham-Pendé, non seulement le parti du président TOUADERA ne s’en est pas ému une seule seconde mais mieux, certains membres du gouvernement se sont plutôt fait l’avocat des 3R de l’assassin de SIDIKI ABASS.

Pourquoi c’est au seul MLPC, parti allié, qu’on fait avaler des couleuvres alors que peu de cas est fait aux leaders des partis membres du COD 2020 qui pourtant, tirent à tout moment à boulets rouges sur le président TOUADERA et son parti le MCU.

Il est de notoriété à Bangui que c’est le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, Maxime BALALOU qui a introduit en RCA  un truand ivoiro-burkinabé et anti français dénommé Harouna DOUAMBA que ce même BALALOU a imposé à l’ex PM Mathieu SARANDJI, lequel l’a recommandé à TOUADERA. Ce dernier pourtant assez réservé au début s’est laissé dépasser par l’ampleur des dégâts occasionnés par cette bande de voyous prédateurs, qui n’ont eu de cesse de siphonner le trésor public s’octroyant tous les marchés par l’entremise de l’ONG ANA de DOUAMBA.  C’est le point de départ d’activités politico-financières mafieuses de ce groupe de malfrats. L’affaire de délivrance des passeports diplomatiques frauduleux est un maillon de la chaîne de fausseté à laquelle appartient bel et bien Sylvie BAIPO TEMON de par ses relations amicales et intéressés avec Harouna DOUAMBA

Pourquoi c’est au seul MLPC, parti allié, qu’on fait avaler des couleuvres alors que peu de cas est fait aux leaders des partis membres du COD 2020 qui pourtant, tirent à tout moment à boulets rouges sur le président TOUADERA et son parti le MCU.  Il est temps pour TOUADERA de se ressaisir. Le rôle des faucons extrémistes qui le caporalisent est évident et il doit les écarter. Leur chef de file est Simplice Mathieu Sarandji qui est en train de conduire TOUADERA droit dans le mur. Viennent ensuite, Arthur Bertrand PIRI, Sani YALO et autre Evariste NGAMANA.

 

 

 

Flash info : reprise des combats à Ndélé, les Goula du  RPRC contre-attaquent.

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Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.

 

Ndélé ( République centrafricaine ) – Les combats viennent de reprendre il y’a 30 minutes dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, entre les combattants rebelles Goula du  RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), et les Rounga du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ( ).

 

D’après les détonations d’armes entendues dans la ville ce soir, le RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC ont attaqué les positions du FPRC à Ndélé sur quatre fronts, mettant complètement la ville sous le feu nourri de leurs armes.

Pour l’heure, les populations sont prises en étau. Elles sont terrées chez elles pendant que les affrontements se poursuivent.

En tout cas, pour le moment il est difficile d’établir un bilan provisoire pendant que les armes lourdes sont entendues tout proche de ma résidence.

Les détails dans nos prochains articles sur Corbeaunews-Centrafrique.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

Convoqué par la justice, Vital Kamerhe ne se présente pas

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Convoqué par la justice, Vital Kamerhe ne se présente pas

Bangui (République centrafricaine) – 6 avr. 2020 18:35

Des sources proches de la présidence congolaise indiquent que Vital Kamerhe n’a pas répondu en personne à la convocation de la justice. Il a préféré se faire représenter par ses avocats. La direction de l’Union pour la nation Congolaise, le parti de Vital Kamerhe, dénonce un “acharnement”.
“Il existe beaucoup d’autres affaires similaires, liées à la corruption, aux détournements, à l’enrichissement illicite. Nous sentons qu’il y a une nouvelle dynamique du côté de la justice. Elle doit prendre en charge, instruire, examiner toutes les autres affaires qui étaient déjà portées à sa connaissance. Cela donnera une bonne image à l’opinion et tout le monde sentira qu’il n’y a personne qui est ciblé à cause de son appartenance politique ou ethnique”, expliique Georges Kapiamba, président de  l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ). 
“Noyeau dur”
Certains cadres de l’UNC affirment à la Deutsche Welle qu’un  “noyau dur autour de Félix  Tshisekedi” veut “obtenir la tête de Vital Kamerhe”. 
Pourquoi? Peut-être parce que des accords politiques passés fin 2018 à Nairobi font de  Vital Kamerhe, le candidat de la coalition Cap pour le Changement en vue de la présidentielle de 2023?
Félix Tshisekedi fait de la lutte contre la corruption son leitmotiv
“C’est toute la coalition CACH mise en place par Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe qui pourrait être fort ébranlée par cette affaire. Et qui dit coalition CACH, dit aussi la coalition CACH-FCC de Joseph Kabila. Est-ce que ça donnera lieu à une nouvelle redistribution des rôles au niveau du gouvernement? Ça, c’est quelque chose qu’il faudra surveiller de près en fonction des évolutions du dossier judiciaire”, analyse le politologue Dieudonné Wamu Oyatambwe.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, la justice congolaise a entendu plusieurs personnalités politiques suspectées d’avoir détourné des deniers publics. 
Le 23 mars dernier, l’ancien ministre de la Santé, Oly Illunga Kalenga et son ancien conseiller financier, Ezechiel Mbuyi Mwasa, ont été condamnés à cinq ans de travaux forcés pour le détournement de plus de 400 000 dollars. Cette somme était destinée à l‘origine à la riposte contre le virus Ebola dans l’est du pays.

Avec DW français

⚫️ République Centrafricaine : Un militaire français retrouvé mort au sein du camp de M’Poko

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République Centrafricaine : Un militaire français retrouvé mort au sein du camp de M’Poko
 

Bangui (République centrafricaine) – 6 avr. 2020 16:06

 

L’état-major français des armées a annoncé le décès d’un militaire français au sein du camp M’Poko de Bangui en République centrafricaine.

L’état-major français  des armées, dans un communiqué, a expliqué que l’adjudant Jean-Bernard Russon était engagé en République centrafricaine depuis le mois de novembre 2019 comme chef du dépôt de munitions du détachement d’appui opérationnel.

Le militaire était titulaire de la croix du combattant, de la médaille outre-mer avec les agrafes « Moyen-Orient », « Sahel », « Liban », « Tchad », de la médaille de la défense nationale échelon or, de la médaille de la reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan », de la médaille de la protection militaire du territoire avec l’agrafe « Egide ».

L’état-major explique qu’il a été découvert mort au sein du camp M’Poko de Bangui ce dimanche 5 avril 2020.

L’adjudant RUSSON nous quitte prématurément en laissant l’image d’un soldat humble, unanimement apprécié et respecté de tous.

Corbeaunews-centrafrique

RCA : panique au sommet de l’État, Touadera veut passer en force pour se maintenir au pouvoir.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les attaques contre la presse et les personnalités politiques de l’opposition démocratique centrafricaines sont révélatrices de la fébrilité du pouvoir de Bangui à quelques mois de la fin du premier mandat du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Avec le conseil de ses partenaires russes, Touadera veut se maintenir coûte que coûte au pouvoir, quel que soit le prix à payer. Ainsi, à l’Assemblée nationale, les députés proches de la majorité présidentielle ont lancé, depuis quelques jours, une pétition visant à prolonger le mandat du chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA si celui-ci arrive à son terme le 30 mars 2021. Ce qui soulève beaucoup d’inquiétude dans le pays, et des voix s’élèvent pour interpeller la communauté internationale.

 

Une forte tension politique règne depuis quelques jours en République centrafricaine. Avec les folles rumeurs de coup d’État alimentées par les proches du chef de l’État, et les attaques multiples contre les leaders politiques ayant déclaré leur candidature à la prochaine présidentielle, le pouvoir de Bangui, en tête le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA s’engage désormais dans une épreuve de force frontale visant à intimider ses adversaires politiques, et se maintenir au pouvoir, quelques soit le moyen à utiliser, au grand dam de la communauté internationale qui misait sur des élections libres et transparentes dans le délai constitutionnel.

Ainsi, après l’échec des négociations engagées par monsieur François Beya, conseiller en matière de sécurité du Président congolais Félix Tshisekedi visant à convaincre l’ex-Président François Bozizé de renoncer à sa candidature à la prochaine présidentielle en faveur de son ex-Premier ministre, l’actuel chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, on observe une certaine fébrilité au sommet de l’État. Même L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, Président du parti MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), allié du pouvoir de Touadera, est lui aussi dans la cible du pouvoir de Bangui, pour la simple raison que son parti l’avait investi candidat à la prochaine présidentielle, initialement fixée en décembre 2020.

Face à cette adversité de grosse taille, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession, ne sait quoi faire, vue son impopularité grandissante dans le pays.

Selon le premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi, cadre supérieur de MCU, parti présidentiel, il est hors de question que son parti aille aux prochaines élections pour la simple raison qu’ils n’ont aucune chance de l’emporter, même dans une petite commune. C’est dans cette disposition d’esprit que le chef de l’État, conscient de son impopularité, veut passer en force pour se maintenir au pouvoir.

Ainsi, la semaine dernière, les élus proches de la majorité présidentielle ont fait circuler une pétition visant à recueillir des signatures pouvant leur permettre de  réviser la Constitution du 30 mars 2016, mais également prolonger indéfiniment le mandat du chef de l’État ainsi que celui des députés actuels, une fois que ceux-ci arrivent à leur terme en 2021.

Avec une promesse du versement de pot-de-vin d’environ 2,5 millions par signature, plusieurs députés ont déjà apposé leur marque  en bas de cette fameuse pétition.

Mais d’après les constitutionnalistes, cette démarche du pouvoir de Bangui auprès du parlement est tout simplement illégale et anticonstitutionnelle.

Du côté de la communauté internationale, on s’étonne de cette démarche des autorités centrafricaines qui veulent se maintenir au pouvoir avec des moyens illégaux pouvant raviver la tension politique dans le pays, déjà fragilisé par plusieurs années de guerre civile.

Du côté de l’opposition démocratique, c’est la consternation totale.

En tout cas, pour beaucoup des Centrafricains, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA n’a pas appris la leçon de ce qui s’est passé dans ce pays. Il voulait nous ramener dans un conflit alors que le pays retrouve petit à petit son calme grâce au concours des partenaires internationaux.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

RCA : tentative d’arrestation du Président du KNK François Bozizé, la coalition de l’opposition dénonce une dérive autoritaire du régime.

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Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR

 

COALITION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE-2020

CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°002

 

A l’heure où le monde entier fait bloc dans la lutte contre la pandémie du COVID-19 et où nos compatriotes sont encore très inquiets pour leur survie, la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020) relève avec consternation que le régime de Faustin Archange TOUADERA choisit piutôt de poursuivre sa dérive totalitaire et cherche coûte que coûte à se maintenir au pouvoir, en utilisant tous les moyens pour écraser ses adversaires politiques.

En effet, le 03 Avril 2020, la population du PK12 et ses environs a assisté au déploiement des Forces de Défense et de Sécurité autour de la résidence de François BOZIZE, avec d’importants moyens militaires en hommes et en matériels, sous le prétexte de parer un coup d’état qui serait en préparation par des hommes proches de ce dernier.

L’importance du dispositif mis en place ne laisse planer aucun doute sur la réelle volonté d’arrêter et de jeter en prison l’ancien Président BOZIZE, que le Président TOUADERA a tenté en vain de convaincre, en utilisant des médiations étrangères et locales, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, mais plutôt de soutenir sa propre candidature.

Pour la COD-2020, c’est l’échec de la tentative d’arrestation du Président François BOZIZE qui a conduit à une reculade du régime, le contraignant à faire publier par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui un communiqué fallacieux et sibyllin.

La COD-2020 prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur les faits graves susmentionnés, et dénonce les agissements du régime de TOUADERA en perte de vitesse, qui ne manque aucune occasion pour semer les germes de troubles politiques et sociaux aux conséquences incalculables pour la stabilité de notre pays.

Aussi , la COD-2020 affirme toute sa solidarité au Président Fondateur du KNK et à ses militants.

 

Changement climatique: Une menace mondiale majeure  

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Rondpoint Pétévo-Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le changement climatique, c’est-à-dire le changement du climat mondial et en particulier les changements des conditions météorologiques qui s’étendent sur une grande échelle de temps, est une menace existentielle mondiale majeure, beaucoup plus grand que le coronavirus.

 

L’effet de serre provoque l’augmentation de la température de la planète principalement due à l’énorme augmentation du dioxyde de carbone, qui a augmenté de 35% depuis le début de la révolution industrielle. Et bien sûr, la part du lion dans la pollution de l’atmosphère avec 50% de tout le dioxyde de carbone ont l’Europe et l’Amérique du Nord. Tous les autres pays ensemble sont responsables de l’autre moitié, tandis que les pays les plus pauvres sont les moins responsables. Cependant, les gens qui vivent dans ces pays, ce sont eux qui souffriront plus fortement des conséquences.

Les causes du changement climatique sont principalement identifiées dans la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole, essence, gaz naturel, etc.) qui représentent 50% des émissions totales, dans la production et l’utilisation de produits chimiques synthétiques, dans le catastrophe des zones forestières qui contribue à la production de gaz supplémentaires dans l’atmosphère et bien sûr à l’effet de serre de 15% et dans l’agriculture conventionnelle et l’élevage, qui représentent 15% des émissions.

Les experts scientifiques frappent la cloche du danger et avertissent que s’il n’y a pas d’action coordonnée mondiale urgente de la part des dirigeants politiques, des gouvernements, des industries et des citoyens du monde entier, la température de la planète est susceptible de dépasser les 2°C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2060 et l’augmentation pourrait même atteindre 5°C d’ici la fin de notre siècle, ce qui rendra la vie des générations futures problématique.

Une telle augmentation de la température de notre planète aura un impact dévastateur sur la nature, entraînant des changements irréversibles dans de nombreux écosystèmes et une perte de biodiversité qui en résulte, c’est-à-dire tous les organismes vivants et toutes les espèces qui composent la vie sur la planète, c’est-à-dire les animaux, oiseaux, poissons et plantes (faune et flore). De nombreuses espèces devraient disparaître des zones qui seront directement et gravement affectées par le changement climatique.

Aujourd’hui, par rapport à 1850 – à partir du début de l’enregistrement des données – une augmentation de la température de 1,1 ° C est observée. Ainsi, il est d’une importance vitale, l’augmentation de ne pas dépasser 1,5 ° C, car comme les scientifiques l’estiment, au-delà de ce point crucial, il n’y aura pas de retour.

Le changement climatique, cependant, qui est dû aux activités humaines, est une réalité tangible inquiétante et affecte déjà négativement notre planète. Les secteurs responsables de la production de gaz à effet de serre sont principalement le secteur des produits énergétiques (unités de production d’énergie électrique, raffineries) mais aussi les activités industrielles, les moyens de transport modernes (voitures, avions, etc.) et les activités du primaire secteur de la production.

Ainsi, les événements météorologiques extrêmes, les incendies incontrôlés dans les forêts telles que l’Amazonie qui ont été caractérisés comme le «poumon» de la planète, les vagues de chaleur, les fortes précipitations, les sécheresses prolongées qui créent de graves problèmes alimentaires dans les zones touchées de la planète, les ouragans très puissants, deviennent de plus en plus fréquents et intensifs, coûtant des dizaines de milliers de vies chaque année et provoquant d’énormes catastrophes.

La glace en même temps et la neige sur les pôles fondent, avec l’Arctique étant la plus grande victime à ce jour, et le niveau moyen de la mer dans le monde monte, provoquant ainsi des inondations et de l’érosion sur les côtes et les zones côtières des plaines et à être créé des réfugiés environnementaux. Si ce développement défavorable se poursuit, des régions telles que les Pays-Bas et Venise risquent d’être définitivement perdues sous les eaux marines en tant que nouvelle Atlantide.

Le changement climatique augmente également les maladies existantes dans le monde, mais en crée également de nouvelles et peut également entraîner une mort prématurée. Trop de maladies sont particulièrement sensibles aux changements de température. En eux inclus, les maladies transmissibles telles que la fièvre jaune, le paludisme, l’encéphalite et la dengue, mais aussi les troubles de l’alimentation, les maladies mentales, les maladies cardiovasculaires ainsi que les maladies respiratoires.

Le changement climatique aura également des impacts négatifs sur les économies des pays étant donné que les températures élevées compromettent la productivité de la plupart des secteurs de l’économie, du secteur agricole à la transformation. Des scientifiques valides prédisent que d’ici el fin du siècle, le PIB mondial aura chuté de 7,22% par rapport à ce qu’il aurait été sans le changement climatique.

L’ adolescent activiste Suédois contre le changement climatique, Greta Thunberg, a réussi de la manière la plus vigoureuse et la plus bruyante à faire passer le débat sur cet énorme problème, par les chefs d’État et de gouvernement et le dialogue public, dans la société et dans les discussions amicales, mobilisant des millions de personnes à travers le monde, en particulier les jeunes, qui ont commencé à manifester exigeant de la part des gouvernements de prendre immédiatement des mesures pour faire face au changement climatique.

Ainsi, les députés suédois ils l’ont suggéré à juste pour le prix Nobel de la paix. Et bien sûr, Greta Thunberg a tout à fait raison quand elle dit que les mesures sont prises pour réduire les gaz à effet de serre et, surtout, le dioxyde de carbone n’est pas suffisant.

Alors, quelles sont les mesures appropriées à prendre sans tarder pour réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 et maintenir la température à + 1,5 ° C?

Les politiques de base pour mitiger résolument le problème consistent à promouvoir et à utiliser des sources d’énergie renouvelables (éolien, solaire, biomasse, etc.), à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire drastiquement l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz et à imposer des taxes sur le carbone afin de limiter l’utilisation des combustibles fossiles et ainsi de réduire sensiblement les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030 et de les éliminer d’ici 2050 au plus tard, la réduction rapide des émissions de méthane, de noir de carbone et d’autres polluants de courte durée qui pèsent sur le climat, la restauration et la protection des écosystèmes et surtout des forêts.

L’Accord de Paris, premier accord universel et juridiquement contraignant pour le climat, est entré en vigueur en 2016 avec beaucoup d’optimisme et d’ambitions évidentes, malgré la déclaration de départ officielle des États-Unis, qui est l’un des plus grands pollueurs. Quatre années se sont écoulées depuis lors et il n’y a pas de résultats substantiels, ce qui soulève de sérieuses questions quant à la réelle volonté politique de s’attaquer à ce problème mondial particulièrement menaçant.

Pour terminer, je voudrais souligner que les effets du changement climatique seront si dramatiques que la civilisation humaine sera menacée de s’effondrer comme une tour de papier. Ainsi, face à cette crise climatique extrêmement dangereuse, les citoyens du monde entier devraient encore accroître leur mobilisation et les dirigeants politiques pour enfin se lever au plus fort des circonstances et prendre immédiatement les mesures drastiques nécessaires, avant qu’il ne soit trop tard, pour inverser cette voie insoutenable et sauver la planète.

 

Curriculum vitae

 

Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et éditorialiste. Il a étudié l’économie et a terminé des études de troisième cycle en économie du tourisme. Ses articles ont été publiés du monde entier dans des journaux, des magazines et des sites du monde entier. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et publiés dans des anthologies poétiques, des revues littéraires et des sections littéraires de journaux. Il a publié sept livres de poésie et trois romans. Ses livres ont été publiés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne et en Italie.

 

Email: skarderinis@hotmail.gr

Facebook: Karderinis Isidoros

Twitter: isidoros Karderinis

 

 

 

Covid-19 : déclaration du parti PDCA relative à la réunion des membres du comité technique à Bangui.

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Logo officiel du parti PDCA

(PDCA)

DECLARATION

 

Nous avons reçu ce dimanche 05 avril 2020, à 00 h 34 une alerte nous informant de la réunion du comité technique, tenue le jeudi 02 avril 2020, dont les Membres officiels ( le Ministère de la Santé, l’OMS, les Médecins et Pharmaciens, l’Institut Pasteur de Bangui) ont constaté l’effectivité du coronavirus ou COVID-19, à travers les 834 cas testés et confirmés à Bangui et ont demandé aux Autorités Politiques Centrafricaines de réquisitionner l’hôtel du Centre pour y isoler les malades, mais celles-ci ont recommandé ou exigé de ‘’taire l’information’’, c’est-à-dire ne pas la rendre publique.

Si cette alerte que nous ne pouvons recouper dans l’immédiat, compte tenu de notre éloignement du moment, s’avérerait vraie, elle constitue un cas de haute trahison politique, un mépris et un refus d’assister un peuple en danger, un génocide contre le Peuple Centrafricain. Ce machiavélisme politique convint du silence-radio des Autorités Politiques de Bangui sur les premiers cas annoncés, (1) en janvier 2020, celui de l’enfant d’une personnalité politique, étudiant rapatrié contaminé de Wuhan (Chine) et, (2) en février 2020, ceux des deux (2) Responsables de la Minusca dépistés positifs, qui ont été isolés à l’hôpital militaire de cette institution.

Rien ne justifie cette volonté politique machiavélique des autorités de Bangui de ne pas rendre publique l’information sur l’effectivité de ce mal, sorti d’un laboratoire, qui fera de nombreux décès en Centrafrique, vu notre plateau sanitaire digne de l’époque de l’âge des pierres, alors que ces mêmes autorités avaient utilisé tous les médias de Bangui et les réseaux sociaux pour se plaindre du risque de leur contamination, compte tenu de la présence de la compatriote LEONIE KANGALA aux cérémonies officielles du mois de mars 2020.

Nous demandons avec force aux autres membres du comité technique, OMS, Médecins et Pharmacien, Institut Pasteur de Bangui, présents à la réunion de jeudi 02 avril 2020, de ne pas se faire complices de ce crime de génocide contre le Peuple Centrafricain, mais de faire toutes les clarifications qui s’imposent et d’exiger des autorités l’application des mesures arrêtées durant cette réunion. Nous en appelons aussi à toutes les Forces Vives de la Nation de se faire les défenseurs d’un peuple méprisé, abandonné à la mort biologique par des gouvernants seulement préoccupés par les intérêts et avantages des pouvoirs politiques.

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                                       Président du PDCA

 

L’Ethiopie annonce deux premiers décès dus au coronavirus

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L’Ethiopie annonce deux premiers décès dus au coronavirus

Addis-Abeba (Éthiopie) – 6 avr. 2020 00:10

Les deux premiers décès en Ethiopie dûs à la maladie causée par le nouveau coronavirus ont été annoncés dimanche par la ministre de la Santé Lia Tadesse.
La victime était une Ethiopienne de 60 ans qui avait passé six jours en soins intensifs.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a également présenté dimanche ses condoléances dans un tweet.
Plus tard dans la journée, la ministre de la Santé a annoncé avec “une grande tristesse” un deuxième décès, celui d’un Ethiopien de 56 ans, diagnostiqué positif le 2 avril.
L’Ethiopie, pays de la Corne de l’Afrique de plus de 100 millions d’habitants, a confirmé son premier cas de COVID-19 le 13 mars et n’a enregistré officiellement depuis que 43 cas, pour la plupart des personnes ayant récemment voyagé à l’étranger.
Mais le nombre de tests effectués est resté extrêmement limité.
A la date de vendredi, le pays n’avait réalisé que 1.222 tests, selon l’Institut éthiopien de Santé publique.
Samedi, les responsables de la Santé ont annoncé qu’ils étaient en train de réaliser 647 tests de plus, principalement parmi le personnel de santé et le secteur des transports, portant leur attention sur les éventuelles transmissions communautaires dans la capitale Addis Ababa et dans la ville d’Adama, dans la région Oromia.
Le pays dispose d’environ 23.000 équipements de tests, en grande partie offert en mars par le milliardaire chinois Jack Ma.
L’Ethiopie a fermé ses frontières et ses écoles, libéré des milliers de prisonniers et a interdit les grands rassemblements dans les lieux publics, comme notamment ce dimanche dans les églises orthodoxes.
Mais le Premier ministre n’a pas annoncé de confinement généralisé, à l’instar de certains pays de la région tels l’Ouganda et le Rwanda.
“Nous ne pouvons pas imposer de confinement comme dans des pays plus développés que le notre, beaucoup de citoyens n’ont pas de domicile”, a-t-il expliqué samedi dans un communiqué. “Et même ceux qui ont une maison, doivent gagner quotidiennement de quoi vivre”.

Avec AFP/VOA

En Tunisie, un robot chargé de faire respecter le confinement

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En Tunisie, un robot chargé de faire respecter le confinement

Tunis (Tunisie) – 5 avr. 2020 17:29

Le robot interroge les gens qu’il voit dans la rue.
Un robot de police a été déployé pour patrouiller dans les quartiers de la capitale tunisienne, Tunis, afin de s’assurer que les gens observent le confinement exigé par les autorités, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.
S’il constate que quelqu’un marche dans les rues largement désertes de Tunis, le robot s’approche de lui pour lui demander pourquoi il est dehors.
Les personnes interpellées doivent alors montrer leur carte d’identité et autres papiers à la caméra du robot, afin que les agents chargés du contrôle du robot puissent les vérifier.
Tout le monde doit rester chez lui, mais les populations sont autorisées à sortir pour des raisons médicales ou pour acheter des produits de première nécessité.
En Tunisie, 436 personnes infectées par le Covid-19, la maladie respiratoire causée par le coronavirus, sont sous traitement.
Comment fonctionne le robot ?
On ne sait pas exactement combien de ces robots de surveillance fabriqués en Tunisie et appelés PGuards ont été déployés par le ministère de l’intérieur.
Le robot télécommandé est équipé d’une caméra à imagerie thermique et utilise la technologie Lidar.
Le fabricant, Enova Robotics, a déclaré à la BBC que c’était une affaire confidentielle. Il a également refusé de révéler le prix du robot.
Un PGuard à quatre roues est équipé d’une caméra à imagerie thermique et de la technologie Lidar (détection et télémétrie par la lumière), qui fonctionne comme un radar mais utilise la lumière au lieu des ondes radio.
Le ministère de l’Intérieur a publié sur Facebook une vidéo sur sa mission futuriste, consistant à imposer les restrictions peu de temps après le début du verrouillage.
Certains se sont félicités de ce changement, tandis que d’autres estiment que le robot “bouge trop lentement” et n’est donc pas efficace.
Mais plusieurs vidéos ont été diffusées sur les réseaux sociaux, montrant des personnes qui se font arrêter par un PGuard. Dans l’une des vidéos, un homme à qui on demande s’il était au courant du confinement explique qu’il veut acheter des cigarettes.
Le robot lui répond : “D’accord, allez acheter votre tabac, mais faites vite et rentrez chez vous.”
Avant la propagation du coronavirus dans de nombreux pays, les clients d’Enova étaient en grande partie des entreprises privées, a dit à la BBC son directeur des ventes, Radouhane Ben Farhat.
L’entreprise, dont le siège est à Sousse, une ville côtière tunisienne, produit également un robot de “soins de santé”, a-t-il dit.
Il peut donner un diagnostic visuel préliminaire et utiliser ses capteurs pour mesurer certaines choses – et il sera bientôt utilisé dans un hôpital de Tunis.
Cela permettrait de réduire au minimum les contacts physiques entre les médecins et les patients infectés par le coronavirus, a déclaré M. Farhat.
La technologie robotique et l’intelligence artificielle sont de plus en plus utilisées, comme on l’a vu en Chine, qui a utilisé des robots désinfectants et des drones équipés de caméras thermiques, entre autres gadgets, pour lutter contre les coronavirus.

Avec BBC Afrique

RCA : A MOINS D’UN MIRACLE OU DE VOULOIR DES ELECTIONS BACLEES, LA DATE DU 27 DECEMBRE 2020 EST ABSOLUMENT INTENABLE.

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Centrafrique.com/aristide-briand-reboas-president-du-parti-chretien-democrate-centrafricain/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aristide Briand Reboas président du parti chrétien démocrate centrafricain
Monsieur Aristide Briand Reboas, Président du parti chrétien démocrate. Photo de courtoisie.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Aujourd’hui toute la classe politique centrafricaine, la société civile et la communauté internationale doivent se rendre à l’évidence qu’il est impossible d’avoir, d’ici le 27 décembre 2020, de bonnes élections, c’est-à-dire des élections démocratiques, libres, transparentes et crédibles.

 

Prendre le risque de tenir coûte que coûte ce délai du 27 décembre 2020, c’est vouloir des élections bâclées, mal préparées et mal organisées. Ce serait prendre la responsabilité de faire courir à la République Centrafricaine de fortes contestations post-électorales, tendre le climat politique et donc favoriser la survenance d’une énième crise politique, voire militaro-politique dans le pays.

 

Il faut faire observer avec force que dès l’investiture du Président Faustin Archange TOUADERA le 30 mars 2016 et l’installation des députés en mai 2016, tout le monde savait que les prochaines élections générales se tiendraient 5 ans après, avant le 30 mars 2021.

Le degré élevé de l’impréparation observé actuellement à propos de ces futures consultations n’est imputable qu’au Gouvernement. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour commencer à préparer les élections ? Si les élections ne se tiennent pas le 27 décembre 2020, ce serait la faute du Gouvernement et de l’Autorité Nationale des Elections. Notre pays a opté pour la démocratie. En conséquence, le peuple centrafricain doit ainsi pouvoir choisir librement et de façon transparente ses dirigeants.

Mais le contexte actuel de la République Centrafricaine ne permet d’avoir d’ici le 27 décembre 2020, des élections réellement démocratiques, libres, transparentes et équitables pour tous, pour plusieurs raisons. Il faut être lucide et responsable pour l’admettre.

J’ai été le premier à déclarer ma candidature à l’élection présidentielle de 2020 mais compte tenu du degré d’impréparation de ces élections,

A/ UNE CONDITION FINANCIERE PAS

REUNIE

Le budget des élections générales de 2020 n’est pas disponible quand bien même le Gouvernement a ouvert un compte séquestre à la BEAC qui ne comporte pas grand-chose. Par ailleurs, l’Union Européenne a signé une convention avec le Gouvernement pour un don à hauteur de 15 millions d’euros environ sauf que le décaissement n’est pas pour bientôt. Cela dépendra d’un certain nombre de conditions, la garantie de la transparence du processus électoral à commencer par l’installation des démembrements de l’ANE qui est déjà vivement contestée et remise en question, la transparence dans la gestion de ces fonds, le vote des réfugiés.

B/ UNE CONDITION INSTITUTIONNELLE PAS REUNIE

 

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) dans sa configuration actuelle ne sera pas à même d’organiser valablement les prochaines élections faute de mandat. Son mandat expirera le 24 décembre 2020 alors que le premier tour aura lieu le 27 décembre. Les membres de l’ANE auront donc perdu toute légitimité pour organiser ces élections. Créée en 2013, l’ANE doit désormais être régie par une Loi Organique portant Organisation et Fonctionnement et c’est une exigence de la Constitution du 30 mars 2016.

Ce projet de Loi Organique avait été introduit à l’Assemblée Nationale avant d’être retiré par le Gouvernement en raison des modifications profondes que le document avait subies à la Commission Lois. Depuis, on n’entend plus parler de ce projet. L’opposition en fait une réclamation. Sans adoption de ce texte, on ne pourra aller aux élections, sauf à violer la Constitution. Après l’adoption de ce texte, il faudra certainement revoir la composition de cet organe de gestion des élections et désigner de nouvelles personnalités. Tout cela prendra du temps.

 

C/ UNE CONDITION SECURITAIRE PAS REUNIE

 

On n’organise pas des élections dans un climat d’insécurité aigue. Les prochaines élections générales ne doivent pas se tenir dans les mêmes conditions que celles de 2015-2016 dans un climat sécuritaire très tendu, par la présence et l’influence des groupes armés sur l’ensemble du territoire. Malgré la signature d’un accord de paix entre le Gouvernement et les groupes armés, la sécurité n’est toujours pas revenue dans le pays. Les groupes armés sont toujours présents dans plusieurs localités qu’ils régentent.

D’abord, aujourd’hui, l’ANE ne peut circuler dans certaines régions pour installer ses démembrements, et procéder à l’enrôlement des électeurs. Ensuite, au moment de la propagande, les futurs candidats ne seront pas à mêmes de se rendre partout dans le pays pour battre sereinement campagne. Pas d’élection sans campagne électorale.

Enfin, les centrafricains auront peur de se déplacer pour se faire enrôler dans certaines zones du pays et risqueront de rester chez eux le jour des scrutins, par peur. Les candidats n’accepteront pas d’aller aux élections dans un climat d’insécurité.

Cette insécurité persiste en raison de l’inaction ou des mauvais choix politiques du Gouvernement surtout que le Président avait de la sécurité l’axe majeur de sa politique à mener après son investiture. Elle est due aussi à l’inaction de la Minusca qui n’a pas fait usage de son mandat robuste pour désarmer de gré ou de force les groupes armés.

On note que le terrain des violations de la liberté d’aller et venir notamment pour les futurs candidats aux législatives et présidentielle. Dans le nord, la situation est grave telle que l’illustre l’empêchement du député Martin ZIGUELE par les éléments du groupe armé 3R de circuler du côté de Bocaranga, sa circonscription. Il en a été de même pour le député KABIROU dans la Ouaka.

Comment aller aux élections dans ces conditions ? Les candidats doivent pouvoir circuler librement sur toute l’étendue du territoire, battre campagne pour présenter leurs projets politiques et susciter l’adhésion des populations.

A cette allure, il n’y aura pas d’élections libres. Elles seront influencées par les groupes armés en faveur de tel ou tel autre candidat, ce qui provoquera des troubles postélectoraux.

D/ UNE CONDITION SANITAIRE PAS REUNIE

Le coronavirus est venu rendre hypothétique la date du 27 décembre 2020. Le confinement est venu aggraver le retard dans la préparation des élections générales de 2020. L’ANE voit son travail aujourd’hui impacté par cette pandémie. Les mesures barrières décrétées par le Gouvernement jouent négativement sur l’avancement du travail de l’ANE en termes de ralentissement. Certains fournisseurs de l’ANE qui sont en Chine, en France, au Cameroun ont suspendu leurs activités et ne pourront pas fournir à temps leurs prestations à l’ANE. Ce qui aura pour effet d’aggraver le retard.

 

E/ UNE CONDITION TECHNIQUE PAS REUNIE

 

L’ANE doit faire un travail technique. Ce travail n’a toujours pas démarré. D’abord, l’opération de cartographie lancée en novembre 2019 n’a pas été réalisée sur toute l’étendue du territoire. Il reste la zone géographique n°4 composée de la Basse Kotto, de la Haute Kotto, du Mbomou, du Haut Mbomou, de Bamingui Bangoran et de la Vakaga. La raison en est l’insécurité. Il s’agit ensuite de l’enrôlement des électeurs qui aurait dû commencer en janvier 2020 ; jusqu’à ce jour 03 avril, rien n’a démarré. C’est une opération qui va prendre au minimum 3 à 4 mois en tenant compte des réclamations par rapport à l’inscription ou non des électeurs en âge de voter.

L’installation des démembrements des électeurs déjà entamée début mars 2020 en provinces a été vivement critiquée et remise en cause et suspendue car l’ANE s’était abstenue d’informer préalablement et d’associer les partis politiques concernés. Les partis politiques se sont trouvés devant le fait accompli et ont saisi la Présidente de l’ANE et le Président du Cadre de Concertation et de Dialogue. Ce processus d’installation des démembrements de l’ANE doit être intégralement repris dans un souci de transparence.

 

F/ LA CONDITION LIEE AU DDRR ET A LA DISSOLUTION DES GROUPES ARMES PAS ENCORE REUNIE

 

Il est inacceptable de tenir des élections dans le même contexte d’il y a 5 ans (2015-2016). Lors de ces élections, il y avait eu la présence et une forte influence des groupes armés au détriment de certains candidats et partis politiques.

Les centrafricains espéraient un désarmement complet dans le pays et la disparition des groupes armés après le retour à l’ordre constitutionnel. Force est de constater que malgré l’accord de paix signé entre le Gouvernement et les groupes armés, aucun groupe armé n’est dissout ; tous les groupes armés signataires de l’accord de paix gardent leurs positions, écument plus de la moitié du territoire centrafricain, continuent de s’adonner à des violences contre les civils et même les humanitaires. Ces groupes armes refusent clairement d’exécuter leur engagement, celui de s’auto-dissoudre trois mois après la signature de l’accord de paix (6 février 2019).

Le Président de la République et les députés centrafricains doivent être élus au suffrage universel direct. Autrement dit, le Président de la République et les députés doivent être élus par tous les centrafricains et dans toutes les 16 préfectures de la RCA. C’est une obligation contenue dans la Constitution centrafricaine.

Tous les citoyens centrafricains remplissant les critères pour voter doivent pouvoir voter pour l’élection du Président de la République, Chef de l’Etat et des députés ; par conséquent, il ne faut pas qu’on nous organise des élections qui ne verront que la participation des citoyens centrafricains se trouvant dans la capitale Bangui et dans deux ou trois préfectures sur les 16 que compte le pays. De telles élections limitées seulement à Bangui et à quelques préfectures ne seront donc pas valables et devront être annulées. Il faut que toutes les 16 préfectures participent effectivement à ces élections. Il faut que les compatriotes se trouvant dans les zones occupées par les rebelles puissent être enrôlés et disposer de cartes pour pouvoir voter. Or, le contexte actuel ne permet pas tout cela. Il faut donc que les groupes armés désarment avant que les centrafricains n’aillent aux élections.

Dans toute la RCA (16 préfectures), le vote doit être organisé, pas seulement à Bangui. On ne va pas voter un Chef de l’Etat de transition mais un Président de la République, Chef de l’Etat et des Députés de la Nation. La République, l’Etat, ce n’est pas Bangui et quelques localités, c’est l’ensemble des 16 préfectures.

Le vote doit se dérouler sur toute l’étendue du territoire, y compris les localités écumées et contrôlées par les groupes armés. Ce qui revient à la l’éternelle question ou débat sur la sécurité en RCA, ce débat qui nous tient, nous retient et nous maintient comme dans une chaine depuis des décennies. De plus, les partenaires de la RCA exigent aujourd’hui que les centrafricains réfugiés puissent aussi voter.

La condition est que les groupes armés doivent s’auto-dissoudre comme l’exige l’accord de paix. Il faut que toutes les Préfectures de la RCA soient totalement libérées, que l’autorité de l’Etat gagne tout le pays, que la liberté d’aller et venir redevienne une réalité sur toute l’étendue du territoire, pas d’entrave comme on l’a constaté avec l’incident de Man (Bocaranga) ou à Alindao, avec l’empêchement des élus de la nation dont Martin ZIGUELE, au motif qu’ils n’avaient pas reçu une autorisation préalable des groupes armés… Dans la Ouaka, la Basse Kotto et le Mbomou par exemple, les agents de l’ANE avaient été empêchés de circuler pour réaliser leur mission de préparation des élections, leurs matériels ont été confisqués par les groupes armés.

En conclusion, rien n’est prêt pour aller aux élections. Théoriquement, il reste 8 mois pour aller aux élections, mais en réalité, il ne reste que 5 mois si l’on exclut les week-ends, les jours fériés et l’effet coronavirus. Le retard est déjà considérable. Aller coûte que coûte aux élections le 27 décembre, ce serait organiser volontairement des élections bâclées, non démocratiques, non libres et équitables ; ce serait dont vouloir des contestations post-électorales et vouloir provoquer une grave crise sociale, institutionnelle et politique dont les victimes seraient, comme d’habitude, les centrafricains. Il faut se rendre à l’évidence et réfléchir politiquement à une solution politique et éviter le pire à notre pays.

Il est urgent que le Président TOUADERA réunisse les forces vives de la nation pour convenir d’une solution politique et institutionnelle, pour ne pas être mis sur la touche à partir du 30 mars 2021.

Il faut anticiper très vite, s’ouvrir, discuter et mettre en place un gouvernement de très large ouverture de quinze (15) mois, ce qui aura pour effet d’apaiser le pays, de permettre au Président TOUADERA de demeurer en fonction et d’organiser plus sereinement sereinement les élections.

Naturellement les éminents juristes et constitutionnalistes doivent se réunir pour débattre des contours juridiques et faire des propositions.

Les centrafricains ne sont pas obligés d’aller aux élections dans les conditions actuelles. Les temps ont changé. Les centrafricains ne sont plus dupes.

Mieux vaut prévenir.

 

Fait à Saint-Pierre-des Corps, le 05 avril 2020

 

 

 

Aristide Briand REBOAS,

Ecrivain

Diplômé de Hautes Etudes Politiques et Internationales de Paris

Diplômé du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Paris

Ancien Directeur Général du Bureau National de la Documentation

Ancien Conseiller aux Droits de l’Homme à la Force Régionale d’Intervention de l’Union Africaine pour la Lutte contre la LRA

 

 

 

 

Daniel Nzéwé ou le triomphe des truands sous Touadera ?

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Centrafrique.com/daniel-nzewe/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Daniel Nzéwé, ici, le 4 mars 2017. Photo de courtoisie.
Monsieur Daniel Nzéwé, ici, le 4 mars 2017. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui ( République centrafricaine ) -les mercenaires n’ont pas de sentiment. Ils opèrent sans états d’âme pour des gains. C’est pourquoi le tristement célèbre Daniel Nzéwé dénigre. Mais en plus d’être un mercenaire, un cleptomane, l’ingratitude est dans son ADN.

 

Il s’agit d’un individu au parcours chaotique, dénué de tout sens moral comme le nommé Daniel Nzéwé, qui croit qu’au moyen d’imputations fallacieuses et d’une série de contrevérités, nuire à certaines personnalités politiques de notre pays, en particulier   le président du Patrie, Maître Crépin Mboli-Goumba depuis que ce dernier a déclaré sa candidature à la présidentielle de décembre 2020 après celle de Martin Ziguélé, Président du parti MLPC.

Ces sorties incessantes sur le Président du Patrie montrent le degré d’infantilisme de cet individu sans relief et ne méritent pas le détour qui a ainsi démontré sa petitesse d’esprit.

Pour rappel, et afin que nul n’en ignore, Daniel Nzéwé appartient à une clique de personnes sans diplôme, toutes vivant d’expédients et de rapides. Un repris de justice qui a été condamné à plusieurs reprises et placé quatre (4) fois en détention pour faux usage de faux, faux en écriture et escroquerie. Un personnage lugubre qui a détourné des fonds à la société Moov-Centrafrique, mais également à la Socatel, et qui est allé récemment en prison pour l’escroquerie d’un citoyen chinois.

Car les gens seront choqués de savoir que le premier travail de Nzéwé, à Moov RCA, il le doit à maître Crépin Mboli-Goumba, dont le cabinet travaille avec cette société depuis presque 15 ans.

En effet, Sylver Bekangba avait réussi à décrocher un stage à Daniel Nzéwé dans cette société. Or, le bel oncle de Nzewe, paix à son âme, monsieur Leklegban Lezin, s’était rapproché du DG de cette société pour lui demander de ne pas recruter le voleur Nzewe. Le motif ? Daniel Nzewe avait imité la signature de monsieur Leklegban pour voler de l’argent sur un compte appartenant à mademoiselle Cornélia Leklegban, actuellement ophtalmologue, dont le père avait la procuration et la signature. Monsieur Leklegban envoya Nzewe, qui habitait d’ailleurs chez lui, en prison.

Silver Bekangba a donc demandé à Mboli-Goumba de voir son ami le DG de moov, monsieur Lacine Diaby, qui est aussi sur Facebook et peut confirmer.

C’est ainsi que Nzéwé fût recruté. Ses moments le rattraperont et il volera 40 millions. En tant que Conseil de Moov, Mboli-Goumba le poursuivra. Voilà pourquoi il lui en veut. Voulant lui manquer de respect lors du procès, Mboli-Goumba l’enverra en geôle pendant 8 jours à la SRI.

L’ingratitude est dans l’ADN de Nzewe. Tous ceux qui l’ont aidé, tel un cerbère, il les a mordus. Cyriaque Gonda l’a à chaque fois sorti de prison. En retour, il l’a payé en monnaie de singe en l’insultant publiquement. Thierry Maleyombo lui a donné un poste de DG, à la demande de Cyriaque Gonda, Maleyombo a aussi fait les frais de son ingratitude.

Un habitué de Ngaragba, il a déjà fait 4 fois la prison et ce n’est pas fini. À chaque fois, le Président Gonda appelait ses parents les magistrats pour le sortir.

En 2016, il a passé plus d’une année derrière les barreaux sous le régime de son champion, après avoir escroqué un sujet chinois. Ce qui est certain dans la République à venir tous les truands de son acabit sera derrière les barreaux.

Un autre fait à son actif est celui de la qualification des fauves au CHAN 2020, mise à rude épreuve par Daniel Nzéwé au CHAN 2020. Pour rappel, l’argent décaissé pour des matchs internationaux relatifs aux éliminatoires du championnat d’Afrique des Nations (CHAN) a été géré au détriment de la fédération par le Directeur de cabinet du département de la jeunesse et des sports, Arsène Ngrepayo, et le chargé de mission en matière de la jeunesse, Daniel Nzéwé. L’on parle de 55 millions de francs décaissés par le Trésor public pour le match RCA-Sao Tome qui n’a pas eu lieu et le reliquat de 32 millions n’est plus retourné au Trésor public.

Incroyable chargé de mission Daniel Nzéwé, ancien membre du PNCN de Cyriaque Gonda, désormais cadre de la jeunesse du parti au pouvoir, le MCU.

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : le ministre délégué aux affaires étrangères placé en garde à vue à la SRI.

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chancel-sekodé ndeugbayi, Ministre délégué aux affaires étrangères. Copyrightgouvernement.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – après quelques heures d’audition à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, la garde à vue du ministre délégué aux affaires étrangères, monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI, qui a débuté ce samedi 4 avril,  a été prolongée de 48 heures. Son parti le MLPC n’a pas encore réagi, mais d’ores et déjà, des voix s’élèvent de toute part pour dénoncer les dérives dictatoriales du Président Touadera.

 

Dans le cadre de l’enquête sur la délivrance du faux passeport diplomatique   centrafricain à monsieur Dantism Sharam , un ressortissant iranien, signataire de plusieurs mémorandums d’entente avec les autorités centrafricaines, le ministre délégué aux affaires étrangères, monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYIa été placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie (SRI) ce samedi 4 avril.

Après quelques heures d’audition, sa garde à vue a  été prolongée de 48 heures, c’est-à-dire  jusqu’à lundi 6 avril.

Contactée par CNC, une source proche du dossier parle d’une contradiction entre sa déposition et celle de son chef de cabinet, également mises en cause dans l’affaire. Une procédure spéciale et très étonnante pour un ministre de la République, maintenu en prison juste pour une légère contradiction.

Du côté de son parti, le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), allié du pouvoir,  aucune déclaration n’a été faite, mais cela ne va pas tarder, si l’on en croit à un membre du bureau politique dudit parti interrogé par CNC.

Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui, l’arrestation du ministre délégué fait réagir plus d’un. Certains parlent d’une manipulation politique, d’autres s’interrogent sur la manière dans laquelle la justice de notre pays, la République centrafricaine fonctionne.

D’ailleurs, si on en croit à leur déclaration, la principale suspecte dans cette affaire des faux passeports diplomatiques est bel et bien la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpou Temon elle-même. Elle n’a pas encore été entendue par les enquêteurs jusqu’à ce jour.

Mais que peut-on dire sur l’affaire de faux passeport diplomatique délivré à madame la domestique de la ministre Sylvie Baïpou Temon ?

Aussi souvenez-vous, dans un rapport de la haute autorité en charge de la bonne gouvernance, l’ancien ministre des Transports et de l’aviation civile, monsieur Théodore Jousso, un proche de la famille Touadera, avaient été accusés formellement d’avoir détourné des milliards de francs CFA du trésor public, mais il n’a jamais été inquiété jusqu’à ce jour. Il mène actuellement sa belle vie au Sénégal dans sa belle villa pavillonnaire, loin des rues poussiéreuses de la capitale centrafricaine qu’il a abandonnées.

Plus étonnant encore, tout récemment, cette même haute autorité de la bonne gouvernance a émis en 2019,  un autre rapport très accablant pour la ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA. Elle avait été accusée du détournement des deniers publics avec des preuves à l’appui, mais rien n’a été fait encore jusqu’à ce jour. Aucune enquête n’est ouverte à ce sujet, et la ministre garde son poste comme si de rien n’était.

Alors, qu’est-ce qu’on va dire sur le cas flagrant de l’honorable Jean Symphorien Mapenzi  et du député Jean Michel Mandaba?

Le premier, accuser du détournement de plus de 2 milliards de francs CFA alloués pour la réhabilitation de la route Bossemptélé-Bozoum par sa société fictive SPEED MAT CENTRAFRIQUE.  Tandis que le second, le député Jean-Michel Mandaba, formellement épinglé dans un rapport parlementaire pour avoir escroqué 40 millions de francs CFA des entrepreneurs chinois auxquels il avait faussement  promis la délivrance d’un permis d’exploitation minière?

En tout cas pour les centrafricains, l’affaire de faux passeport diplomatique dans laquelle le ministre délégué aux affaires étrangères a été placé en garde à vue ressemble plutôt à un jeu politique du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA contre son allié Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, candidat déclaré à la prochaine présidentielle de 2020.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Covid-19 : la République centrafricaine confirme un nouveau cas de transmission locale.  

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Centrafrique.com/chub-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Il s’agit du neuvième cas confirmé officiellement par le ministère de la Santé de la population qui confirme par ailleurs que celui-ci est aussi un cas de transmission locale, un quatrième en tout.

 

Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, la confirmation de ce nouveau cas a été faite ce jeudi 2 avril par le laboratoire du Rwanda biomédical santé Kigali. Il s’agit bien d’une transmission locale.

Le patient est âgé de 44 ans, de sexe masculin, résidant à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Pour l’heure, la RCA compte officiellement en tout neuf (9) cas des personnes dépistées positives au Covid-19, dont quatre (4) sont de transmission locale au virus.

Mais ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est que la République centrafricaine ne dispose plus de réactif pour le dépistage de la maladie du Covid-19 sur son territoire. Le pays se tourne désormais vers le Rwanda pour la réalisation des examens de dépistage de cette maladie. Ce qui montre à quel point la République centrafricaine ne s’est pas réellement préparée à affronter cette pandémie de Covid-19 qui a déjà fait plusieurs milliers des morts dans le monde. Voilà pourquoi les autorités se tournent désormais vers la miséricorde de Dieu pour empêcher la propagation du Covid-19 en République centrafricaine. 

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Covid-19 : «  les leaders religieux de la RCA invitent à une journée nationale de prière en famille ce samedi 4 avril.

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Centrafrique.com/eglise-catholique-de-baoro-centrafrique-corbeaunews-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Église catholique de Baoro, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.
Église catholique de Baoro, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux et dans les médias , la plateforme des Confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) invite les Centrafricains à s’unir, ce samedi 4 avril,  à une journée nationale de jeûne et prière. « Cette journée  sera observée en vue d’implorer la miséricorde de Dieu pour empêcher la propagation du Covid-19 dans le monde et en particulier en République centrafricaine ».

 

 

« Face à la pandémie du COVID-19, la PCRC organise une journée de prière et de jeûne le samedi 4 avril 2020 »

Pour les leaders religieux centrafricains, l’objectif de cette journée est d’implorer la miséricorde de Dieu pour empêcher la propagation du virus dans le monde, mais également en République centrafricaine »

De son côté, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye, l’appel et les prières de la plateforme religieuse « ravive notre foi » en ce qu’elle exhorte par les centrafricaines et centrafricains, mais aussi tous les étrangers qui vivent en Centrafrique au respect des mesures préventives d’hygiène édictées par le gouvernement ».

“Je voudrais saisir l’opportunité de cette journée de jeûne et de prière pour magnifier la communion, la grande humilité & la forte détermination démontrées par … la plateforme religieuse en soutien au Plan national de réponse à la pandémie du COVID-19 »,  ajoute Mankeur Ndiaye, avant d’implorer les groupes armés à cesser leur violence :  “J’appelle tous les signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA à respecter leurs engagements notamment la cessation des violences, la cessation de toutes les hostilités conformément à l’appel du SG

des Nations unies Antonio Guterres”.

Du côté des autorités du pays, le chef de l’État  Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement s’investissent eux aussi pour la réussite de cette journée de prière initiée par les leaders religieux.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Des compagnons de Soumaila Cissé libérés au Mali

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Des compagnons de Soumaila Cissé libérés au Mali
Bamako )Mali) – 4 avr. 2020 08:49

 

La libération de cinq des compagnons de Soumaila Cissé a eu lieu dans la nuit de jeudi 2 à vendredi 3 avril. Selon l’entourage du chef de file de l’opposition malienne, les cinq désormais anciens otages sont sains et saufs. Housseyni Ndouré, l’assistant personnel de Soumaila Cissé, Boubacar Sada Sissoko, cameraman, Kola Badara, chauffeur, Aboubacar Traoré et Yacouba Cissé avaient été enlevés le 25 mars dernier à la suite d’une embuscade tendue par les groupes armés dans une localité proche de Niafunké, dans la région de Tombouctou.

Soumaila Cissé, lui reste toujours entre les mains de ses ravisseurs avec trois autres de ses compagnons.
La libération des cinq premiers otages a été obtenue, d’après nos informations, grâce une négociation âprement menée par le maire de Koumaira, localité située dans cercle de Niafunké, et deux de ses adjoints.
“Après la libération, ils se sont dirigés vers l’hôpital pour les soins habituels en la matière, mais ils se portent bien et n’ont visiblement pas de problèmes de santé”, explique Demba Traoré, secrétaire à la communication du parti Union pour la république et la démocratie (URD).
Quel sort pour Soumaila Cissé ?
Le porte-parole de l’URD précise par ailleurs qu’aucune rançon n’a été versée pour obtenir la libération des cinq otages. Mais ce n’est qu’une partie de la bataille qui vient d’être gagnée prévient de son côté Kalidou Sidibé, professeur en sciences politiques à l’université de Bamako. “Il n’y a pas de raison pour ne pas que Soumaila Cissé soit libéré”, avertit-il.
La piste Amadou Kouffa
Le professeur poursuit : “Ils connaissent l’envergure nationale et internationale du chef de file de l’opposition malienne. Le rôle qu’il joue, le rôle qu’il est appelé à jouer encore au Mali, en Afrique et dans le monde. Donc, ils savent que c’est un challenge, un  enjeu, ils sont également conscients de l’importance de ce qu’ils viennent de faire, que c’est leur crédibilité qui est en jeu”. Et Kalidou Sidibé de rassurer : “Je pense que les négociations seront difficiles, mais nous finirons par obtenir la libération de Soumaila.”
Dans un enregistrement audio non encore authentifié, on apprend que le groupe Katiba Macina d’Amadou Kouffa serait derrière l’enlèvement de Soumaila Cissé. L’homme politique battait alors campagne dans son fief de Niafunké en vue des législatives du 29 mars, qu’il a remporté haut les mains dès le premier tour.

Avec DW français

CENTRAFRIQUE : QUAND LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ABUSE DE SES PRÉROGATIVES CONSTITUTIONNELLES.

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Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Excellente photo de Bernard selembi doudou 750x740
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – A l’instar des autres États du monde, la République centrafricaine est significativement bousculé dans son mode de fonctionnement et de gouvernance par la gestion du fléau mondial né du coronavirus. Alors que l’année 2020 était baptisée une année électorale, l’année de tous les dangers, de tous les risques et surtout l’année charnière pour enraciner notre jeune, embryonnaire démocratie et par voie de conséquence affirmer notre souveraineté. S’inscrivant dans la suite logique, le pouvoir de Bangui est ainsi confronté à d’énormes défis parmi lesquels la lutte contre la pandémie du coronavirus, le lent et périlleux processus électoral avec corollaire la tenue des élections groupées dans le délai constitutionnel, la mobilisation des fonds nécessaires pour financer les élections, l’insécurité persistante, la rareté de l’eau et de l’électricité etc…C’est dans ce climat morose et surtout de psychose liée au coronavirus que le président de la république a fait un pied de nez à ses différents défis en apposant son auguste signature en bas d’un décret portant nomination des sbires des chefs rebelles au gouvernement.

 

En effet, il s’agit d’un réaménagement technique du gouvernement matérialisé par le décret n*20.125 du 01 avril 2020. Ce décret trouve son fondement juridique dans les prérogatives du président de la république qui lui confèrent un pouvoir discrétionnaire de prendre une décision en toute liberté avec la latitude d’appréciation de l’opportunité. En effet, l’article 33 alinéa 6 de la constitution du 30 mars 2016 dispose que « le président de la république nomme le premier ministre, chef du gouvernement et met fin à ses fonctions. Sur proposition du premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leur fonction ». L’usage de ses prérogatives constitutionnelles étant jugé abusif et inopportun, le curieux citoyen lambda s’interroge :

Sachant par définition qu’un réaménagement technique du gouvernement ne concerne qu’un nombre réduit de ministre soit démissionnaire soit révoqué, pourquoi la nécessité de combler prioritairement un ministère vacant et non occupé depuis plus d’un an ? Pourquoi ce réaménagement technique du gouvernement à la veille des élections et pas avant ? Quelle sera la plus-value de ce réaménagement technique du gouvernement sur les différents défis à relever ? Quel est en substance le projet ou l’agenda caché de ces nominations ? Pourquoi le pouvoir continue d’humilier notre vaillante armée nationale en traitant les groupes armés comme de forces légitimes ? Pourquoi le pouvoir entretient-il sur la durée un climat de confiance avec les groupes armés qui ne cessent de massacrés notre peuple ? Doit-on continuer d’abuser impunément des prérogatives constitutionnelles pour brader l’avenir de tout un peuple ? N’avez-vous pas au final l’impression de faire du « sur place » depuis quatre (4) ans ?

Au delà de ce partenariat absurde avec les groupes armés, synonyme d’une haute trahison, nous tenons à rappeler que les dispositions constitutionnelles et plus précisément l’article 28 alinéa 6 interdit l’enrôlement dans les hautes institutions de l’état des auteurs, coauteurs et complices des coups d’état, rébellion contre la république etc…Certains détracteurs nous opposeront certainement les recommandations imposées de l’accord de paix de Khartoum qui malheureusement n’est pas au dessus de la constitution dans l’ordonnancement juridique de notre pays. En attendant de relever tous ces défis, le peuple souverain sera réhabilité, réintégré dans ses droits légitimes, deviendra le maître suprême de son destin et reprendra sa place dans le jeu démocratique.

Il sera ainsi courtisé par les prétendants au palais de la renaissance. Mais attention, ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 03 avril 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Drogba et Eto’o critiquent “les essais du vaccin contre le Covid-19 sur les Africains”

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Drogba et Eto’o critiquent “les essais du vaccin contre le Covid-19 sur les Africains”

Bangui (République centrafricaine) – 3 avr. 2020 22:20

Didier Drodga a déclaré que ces médecins prennent “les Africains pour des cobayes humains”, ajoutant dans un autre tweet que “l’Afrique n’est pas un laboratoire de test”:
L’ancien footballeur camerounais Samuel Eto’o a qualifié les médecins d ‘«assassins».
Les commentaires des médecins ont également été critiqués par des groupes antiracistes et de nombreux autres utilisateurs des réseaux sociaux.
L’extrait qui date du 1er avril de la chaîne de télévision française, LCI, montrant le Dr Jean-Paul Mira et le Dr Camille Locht a été largement diffusé sur la toile.
Dans cet entretien, le Dr Mira, de l’hôpital Cochin à Paris, propose qu’un essai médical pour un vaccin contre le Covid-19 soit effectué en Afrique comme cela avait été fait dans des études relatives au Sida:
« Si je peux être provocateur, ne devrions-nous pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation? Un peu comme cela se fait ailleurs pour certaines études sur le SIDA. Chez les prostituées, nous essayons des choses parce que nous savons qu’elles sont très exposées et qu’elles ne se protègent pas. »
Le Dr Camille Locht, de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a partagé l’avis du Dr Mira:
« Vous avez raison, nous envisageons une étude parallèle en Afrique pour utiliser cette même approche avec les placebos BCG. »
Suite à la polémique, l’Inserm a déclaré dans un communiqué que la vidéo faisait “l’objet d’interprétations erronées”:
Sa déclaration indiquait que:
«Des essais cliniques pour tester l’efficacité du vaccin BCG contre le Covid-19 sont sur le point d’être lancés dans les pays européens et en Australie. S’il y a bien une réflexion autour d’un déploiement en Afrique, cela se fera en parallèle avec les pays africains. L’Afrique ne doit pas être oubliée ou exclue de la recherche car la pandémie est mondiale. ”
Certaines études récentes ont estimé que les pays où le BCG est administré ont signalé moins de décès liés à Covid-19.

Avec BBC Afrique

Covid-19, couvre-feu et dérives policières au Togo

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Covid-19, couvre-feu et dérives policières au Togo

Lomé (Togo) – 3 avr. 2020 18:18

Pour faire respecter le couvre-feu et certaines mesures prises par les gouvernements dans la lutte contre le Covid-19, les forces de l’ordre n’hésitent pas souvent à utiliser la manière forte. Coups de matraque, coups de feu et humiliations de tous genres. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrant les abus commis par des éléments des forces de sécurité sur les populations civiles, ont suscité plusieurs réactions d’indignation dans des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Kenya ou l’Ouganda.
Au Togo qui a connu le jeudi 2 avril 2020, sa première nuit de couvre-feu, des abus ont été également signalés. Célestin Agbogan, président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), interpelle le gouvernement sur ces dérives. “Hier nuit, nous avons été informés de plusieurs cas de bavures policières de tous genres. Je crois qu’on n’a pas besoin de cela pour lutter contre une pandémie. Lorsqu’une mesure est annoncée et appliquée le lendemain, on peut estimer que certains ne soient pas encore informés”, estime l’activiste des droits de l’homme. 
Les populations sont invitées au respect du couvre-feu
Appliquer la loi
Pour Célestin Agbogan qui dénone donc les violences policières, ” la loi prévoit la sanction à appliquer en cas de violation d’une mesure. Rien ne pourra justifier des coups de matraques et des violences sur des citoyens et la lutte contre la propagation du Covid-19  ne doit donc pas se faire au détriment du respect des droits de l’homme”, selon monsieur Agbogan.
Le gouvernement promet des sanctions
Le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, se veut rassurant. Les forces de l’ordre, dit-il, ont reçu pour instruction de faire appliquer les mesures annoncées par le gouvernement dans le strict respect des droits de l’homme. “On a mis en place une force spéciale contre la pandémie. Cette force est instruite pour rester dans la légalité. Il n’est pas question d’abus quelconque. Il n’y aura pas d’abus. Nous appelons tout de même les Togolais à respecter les consignes qui sont données. Cela est dans l’intérêt de tous. Ne vous fier pas à ce que certains publient sur les réseaux sociaux sans investigation. S’il y a des abus, des sanctions seront prises” affirme Payadowa Boukpessi.  
Le Président Faure Gnassingbé se dit déterminer à vaincre le Covid-19
Pour faire appliquer le couvre-feu et l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement togolais a créé une unité spéciale composée de 5.000 agents des forces de défense et de sécurité.
Outre le couvre-feu, le président Faure Gnassingbé, a également annoncé mercredi, une remise de peine à 1.048 détenus. Une mesure destinée à désengorger les prisons.

Avec DW français

RCA : le parquet général annonce l’arrestation de 6 nouveaux suspects dans le cadre de fameuse affaire de coup d’État en préparation.

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Centrafrique.com/les-16-suspects-arretes-au-domicile-du-domicile-du-ministre-de-la-culture-au-quartier-galabadja-le-28-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 16 suspects arrêtés le 28 mars au domicile du ministre de la culture, Dieudonné Ndomaté au quartier Galabadja-Sinistré. CopyrightDR.
Les 16 suspects arrêtés le 28 mars au domicile du ministre de la culture, Dieudonné Ndomaté au quartier Galabadja-Sinistré. CopyrightDR.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les 6 suspects dont 2 officiers auraient préparé  de lancer une opération contre la maison carcérale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, dans le but de libérer leurs compagnons d’armes, arrêtés le 28 mars dernier, au domicile du ministre de la Culture, Dieudonné Ndomaté, selon un communiqué du parquet général de Bangui.

 

Ce vendredi, à Bangui, le quartier Sassara, au PK12, à la sortie nord de la capitale, a été encerclé par les forces de l’ordre lourdement armées.

Les premiers éléments d’informations qui circulaient faisant été de la tentative d’arrestation de l’ancien Président de la République, le général François Bozizé. Puis quelques heures plus tard, d’autres sources sécuritaires parlent de l’arrestation de trois officiers de l’armée, au quartier PK11, suspectés de connivence avec les 16 FACA-Balaka arrêtés dernièrement au quartier Galabadja-Sinistré.

Finalement, vers 16 heures, sous pression des rumeurs, le parquet général de Bangui, dans son communiqué du 3 avril,  confirme l’arrestation de 6 individus, dont 2 officiers des forces armées centrafricaines.

Selon le procureur général Didier Tombeau, les 6 suspects arrêtés auraient préparé activement depuis quelques jours une opération visant à libérer leurs compagnons d’armes arrêtés le 28 mars au domicile du ministre Dieudonné Ndomaté, au quartier Galabadja-Sinistré, dans le huitième arrondissement de Bangui.

Dans ce communiqué du parquet, les rumeurs faisant état de tentative d’arrestation de l’ancien Président François Bozizé n’ont pas été confirmées officiellement.

Rappelons que depuis l’arrestation de 16 officiers de la milice Anti-Balaka au quartier Galabadja-Sinistré le 28 mars dernier, la tension ne cesse de monter à Bangui entre les proches de l’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et les autorités du pays, en tête, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour l’heure, notre enquête est en cours sur ce dossier.

 

Affaire à suivre.

Des Camerounais fabriquent et offrent des désinfectants pour les mains

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Des Camerounais fabriquent et offrent des désinfectants pour les mains

Bangui (République centrafricaine) – 3 avr. 2020 15:15

Au Cameroun, un groupe de jeunes fabriquent des désinfectants pour les mains et les distribuent gratuitement pour lutter contre la pandémie de coronavirus.
Le groupe, sous le nom de Local Youth Corner, affirme que ses désinfectants pour les mains sont fabriqués selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ils les distribuent principalement dans la capitale, Yaoundé.
Le coordinateur du groupe, Achaleke Christian, a déclaré que leur campagne “une personne, un désinfectant pour les mains” était motivée par la hausse des prix et la mauvaise qualité des désinfectants pour les mains sur le marché.
“Notre objectif est de donner 5 000 désinfectants et nous venons de commencer avec 1 000”, a-t-il déclaré.Les experts avertissent que le désinfectant pour les mains doit contenir au moins 60% d’alcool pour être efficace.
Ils conseillent également que le lavage des mains reste le principal moyen de prévention contre le coronavirus.
Mais pour certaines personnes, l’accès à l’eau peut être difficile, surtout dans les zones résidentielles surpeuplées et dépourvues de services de base.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : Les Étudiants en grève pour réclamer le paiement de leur bourse.

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Centrafrique.com/greve-des-etudiants-de-luniversite-de-bangui-reclamant-le-paiement-de-leur-bourse-le-3-avril-2020-par-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Grève des Étudiants de l'Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d'études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Grève des Étudiants de l’Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d’études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – vendredi 3 avril, un mois après leur première grève de l’année académique 2019-2020, les étudiants de l’Université de Bangui descendent à nouveau dans les rues de la capitale pour réclamer le paiement de l’arriéré de leur bourse d’études. En barricadant les voies publiques, les étudiants voudraient mettre la pression sur le gouvernement qui a déjà payé, en mars dernier, un mois de leur bourse, au lieu de 3 mois réclamés par les intéressés. Le bras de fer est en cours, et la police a déjà embarqué trois d’entre eux.

 

Depuis la rentrée scolaire 2019-2020, les étudiants centrafricains, en particulier ceux de l’Université de Bangui, sont sur leur garde en ce qui concerne le paiement de leur bourse d’études.

Au mois de mars dernier, après quelques jours de grève, un mois d’arriéré de leur bourse avait été réglé alors qu’ils exigeaient trois mois, c’est-à-dire le mois de janvier, de février et de mars 2020 qui n’étaient pas payés. Après leur assemblée générale cette semaine, le syndicat ordonne la suspension  des cours et demande à tous les étudiants boursiers de descendre dans les rues.

Ainsi, ce vendredi 3 avril, sur l’avenue des martyrs qui passe devant le campus universitaire,  les étudiants sont nombreux à répondre à l’appel de leur unique syndicat.

De son côté, le gouvernement n’a pas encore réagi face aux revendications des étudiants, mais ces derniers promettent de passer à la vitesse supérieure dans les prochains jours s’ils n’obtenaient pas de réponse satisfaisante dans les 48 heures.

Pour l’heure, trois étudiants sont embarqués par les forces de l’ordre, et la grève continue sur l’avenue des martyrs où les circulations sont largement perturbées ce vendredi.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : Affaire de coup d’État, lesFACA Balaka arrêté chez le ministre Ndomaté seront radiés de l’armée.

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Centrafrique.com/sergent-bama-chef-dorchestre-de-commando-jazz/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sergent Bama Blaise, chef d'orchestre de Commando Jazz.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Ils sont tous au nombre de 13, arrêtés dernièrement à  Bangui, au quartier Galabadja-Sinistré, au domicile du ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté. Incarcérés à la prison centrale de Ngaragba 48 heures après leur arrestation, les 13 prévenus seront radiés de rang de l’armée nationale, selon une source de la présidence de la République interrogée par CNC. Mais à Bangui, la nouvelle de leur radiation ne plaire pas à tout le monde, y compris dans l’entourage du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Du coup, un dialogue de sourds en béton armé s’installe, et la tension ne cesse de monter dans le pays.

 

Soupçonnés de vouloir préparer un putsch militaire, 16 personnes, dont trois (3) civils,  en réunion au domicile du ministre de la Culture à Galabadja, ont été arrêtées et incarcérées à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Mais d’ores et déjà, leurs proches dénoncent de vices de procédure et de l’absence des conditions matérielles pouvant assurer l’équité et la transparence dans les enquêtes en cours, alors qu’au parquet général de Bangui, des langues commencent à délier, faisant état d’une possible requalification de l’affaire au « trouble à l’ordre public ».

Justement, dans l’entourage du chef de l’État, certains ont confié à CNC que les suspects, selon des informations dignes de foi qu’ils auraient reçues, se préparent à déclencher une insurrection populaire après les élections si leur candidat préféré, en l’occurrence l’ex-chef de l’État, le général François Bozizé se déclarerait perdant. Une version largement contestée par certains conseillers du chef de l’État qui parlent plutôt d’un projet de coup d’État avant les élections. Ce qui pousse le chef de l’État, selon eux, à prendre sa responsabilité dans les prochains jours.

De source autorisée, un projet de texte serait en cours pour rétrograder  et radier définitivement des forces armées centrafricaines les 13 prévenus.  Parmi eux, le sergent Clément BAMA, ancien chef Anti-Balaka, devenu chef d’orchestre de Commando Jazz après la mort de sergent-chef  Élysée Esgupé, décédé dernièrement  à Bangui suite à son agression aux quartiers Malimaka.

Alors qu’à Bangui, l’arrestation du sergent Clément BAMA , chef d’orchestre de Commando-Jass fait beaucoup de bruit, À Sica et Benz-vi, le cas de monsieur Samba Cédric alias Cédi, portier du bar dancing « ELÉ SONGO »,  situé au croisement Sica-Benz-vi, fait réagir plus d’un. L’homme a été aussi arrêté parmi ces FACA-Balaka au quartier Galabadja-Sinistré. Selon ses proches, il n’a rien à voir dans cette affaire de coup d’État brandie par le pouvoir de Bangui. Mais de source proche du ministère de la Sécurité publique, il est soupçonné d’être agent de renseignements de la milice Anti-Balaka.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Adjudant Tiakpa Blaise, ancien commandant de zone des anti-balaka dans le cinquième arrondissement de Bangui, au quartier Malimaka.
Adjudant Tiakpa Blaise, ancien commandant de zone des anti-balaka dans le cinquième arrondissement de Bangui, au quartier Malimaka, arrêté avec ses compagnons d’armes au domicile du ministre de la culture au quartier Galabadja-Sinistré..

RCA : panique à Démbi, les rebelles du 3R sont signalés depuis 7 jours dans la ville.

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Centrafrique.com/village-letele-dans-bocaranga/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le village Létélé, dans l'Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Le village Létélé, dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Paoua ( République centrafricaine ) – depuis vendredi dernier, la commune de Démbi, située à environ 25 kilomètres de Gouzé, dans la circonscription de Paoua 5, est envahie par des combattants rebelles du 3R. La ville s’est vidée de sa population, qui est pour la plupart se cache dans la brousse. Une patrouille des FACA est arrivée mercredi dans la ville, mais les rebelles y sont toujours présents.

 

Selon les témoignages des déplacés de Démbi, interrogé par CNC à Paoua, tout a commencé par un banal conflit entre un éleveur peul et les populations locales, le vendredi 27 mars.

D’après leurs explications, ce jour, un éleveur  peul, en pâturage dans le secteur, faisait paître son troupeau aux abords d’une rivière locale, à l’entrée de leur ville. Très vite, par manque d’attention, ses bœufs se sont mélangés avec ceux de la population locale. Et il y a urgence de les départager pour éviter un conflit.

C’est en ce sens que le chef de groupe, alerté par les villageois,  se rendait sur le lieu de pâturage, accompagné de quelques pères de famille de son village.

Pendant ce temps, le peul, en regardant le chef de groupe s’approcher de lui pour lui parler, sort son arc et lance la première flèche à sa direction. Malheureusement, celle-ci l’a atteint de plein fouet, et il est tombé au sol.  Immédiatement, les autres pères de famille, en constatant les faits, se sont précipités pour lui porter secours, mais le peul n’a pas lâché. Il lance à nouveau plusieurs flèches à leur direction avant de s’éclipser et repartir à Létélé, une commune proche de Démbi, pour alerter non seulement les rebelles de 3R, mais aussi  les autorités locales.

Les rebelles, lourdement armés, se sont dépêchés très vite à Démbi pour constater les faits. Mais avant d’arriver sur le lieu de la scène, ils ont commencé à menacer les habitants de tous les villages depuis Létélé jusqu’à Démbi. Pris de panique, ils ont dû abandonner leur village pour se réfugier dans la brousse pour les uns, tandis que les autres préfèrent se réfugier à Paoua, principale ville locale.

Dans la journée mercredi 1er avril, une patrouille des soldats FACA, appuyée par celle des forces de la Minusca, est arrivée à Démbi, envahi par les 3R.

Après quelques heures de patrouille, les FACA et les Minusca sont reparties à Paoua, mais les rebelles, quant à eux, sont toujours dans le village.

Pendant ce temps, à Bangui, le député de Paoua 5, réuni avec ses collègues de la région, a entrepris des démarches auprès des autorités et de la Minusca pour que les rebelles quittent Démbi et sa région afin de permettre aux populations locales de rentrer chez eux à la maison et s’occuper de leurs activités.

Rappelons que les rebelles du 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui se disent défenseurs des éleveurs peuls, sont basés principalement dans les localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré.

Le mercredi 22 mai 2019, ils ont été accusés d’avoir massacré au moins une cinquantaine des personnes dans les villages Koundili, Lemouna et Létélé. Une enquête a été ouverte, et les chefs du 3R ont été directement indexés pour avoir commandité ce massacre. Mais les autorités du pays, dans le but électoraliste, ont signé des pactes discrets avec ce mouvement, aux grandes dams des victimes et leur famille.

Mais les forces de la Minusca, contrairement à la volonté des autorités du pays, ont mené une opération du désarmement forcé d’une partie des  combattants du 3R. Pendant ce temps, leur chef, Abas Sidiki, malade, a été évacué dans la capitale, Bangui avant d’être évacué sanitairement à l’étranger, le tout sur le compte du trésor public centrafricain.

 

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Guinée : Retour au calme après les violences intercommunautaires à N’Zérékoré

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Guinée : Retour au calme après les violences intercommunautaires à N’Zérékoré

Conakry (Guinée) – 2 avr. 2020 20:49

“Les violences ont diminué, on ne voit pas vraiment de violences apparentes. Toujours est-il que les gens sont méfiants”, ajoute Hélène Zogbélémou, militante des droits de l’Homme dans cette ville de la Guinée forestière. 
Cette relative accalmie survient au lendemain de l’annonce de la victoire aux législatives au profit du parti au pouvoir.
Selon les résultats annoncés mercredi (01.04.20), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel) engrange 79 sièges sur les 114 en jeu.
Les Guinéens avaient aussi adopté la nouvelle constitution lors du double scrutin législatif et référendaire de mars dernier émaillé par des violences. 
Violences répétées à N’Zérékoré
Les violences dans cette ville située à un millier de kilomètres de Conakry auraient fait une soixantaine de morts. Mais d’autres sources évoquent un chiffre inférieur. “Il y a des ONG locales qui ont noté qu’il y a eu plus de 20 morts dans des affrontements qui semblent essentiellement avoir été des affrontements intercommunautaires dont les détails restent pour le moment flous”, fait savoir Fabien Offner, chercheur au bureau régional d’Amnesty International à Dakar.
Plusieurs victimes auraient été enterrées dans une fosse commune.
Des églises, mosquées et des maisons auraient été saccagées ou incendiées. Il n’existe pourtant pas de chiffre officiel concernant les victimes.
Contacté jeudi (04.03.20), le ministre de la Sécurité et de la protection civile Damatang Albert Camara, a refusé de se prononcer sur ce sujet. 
Pourtant Hélène Zogbélémou croit que la ville pourrait faire face à d’autres violences : 
“Il y a un côté qui n’est pas satisfait et qui promet se venger un jour. Deux communautés se regardent toujours en chien de faïence.”
Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition guinéenne, dénonce les violences
Une enquête indépendante et impartiale
A la veille de l’élection présidentielle en 2015, la ville de N’Zérékoré avait fait déjà enregistré des morts et des blessés.
Dans un communiqué publié mercredi (25.03.20), le réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP Guinée) rappelle que les “affrontements communautaires sont fréquents” à N’Zérékoré. 
Au lendemain du double scrutin législatif et référendaire de mars dernier, le chef de l’opposition Cellou Dalein Diallo dénonçait des “conflits ethniques et religieux”à N’Zérékoré.
Le président Alpha Condé “continue de malmener l’unité nationale”, dénonce dit le chef de l’UFDG à un média local mercredi (01.04.20).
Lundi (30.03.20), l’ambassade des Etats-Unis en Guinée a réclamé une “enquête transparente et rapide sur tous les cas de morts liés aux manifestations” dans le pays et à la tenue d’un procès. 
Des forces de police et de sécurité trop violentes autour du scrutin en Guinée?
Amnesty International a documenté aussi, dans un communiqué publié jeudi (02.04.20) des violences et des morts pendant et après le double scrutin de mars dernier à Conakry et à l’intérieur du pays.
L’ONG souhaite aussi émet cependant des “doutes sur la volonté réelle des autorités d’enquêter sur les violences”. Fabien Offner indique avoir observé “des forces de défense et de sécurité lourdement armées faire face à des manifestants parfois violents”. 
Arrestations au sein du FNDC 
Les arrestations des membres du Front national de défense de la constitution (FNDC) se sont poursuivies ces dernières semaines, ajoute M. Offner. Il ajoute que certaines personnes se seraient enfuies. 
Deux leaders du FNDC de la région de N’Zérékoré ont été convoqués mercredi (01.04.20). Un autre est en prison depuis une semaine. Le Front avait appelé à boycotter le scrutin du 22 mars dernier.
Le FNDC appelle vendredi (03.04.20) et le weekend à des journées nationales de deuil et de recueillement dans tout le pays « pour le repos des âmes de toutes les victimes de la répression du régime » du président Alpha Condé. 
Ces journées se tiendront en plein état d’urgence sur toute l’étendue du territoire en raison de la pandémie de Covid-19.  

Avec DW français

Dernières heures : Ndélé, une fille de 6 ans, de l’ethnie Rounga, a été décapitée ce jeudi.

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Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Ndélé ( République centrafricaine ) – L’acte criminel a eu lieu ce jeudi 2 avril, aux environs de 12 heures, au quartier Kpetènè, à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Les identités des assaillants ne sont pas encore connues, mais tous les regards se tournent désormais vers les rebelles Goula du RPRC qui sont nombreux dans le secteur. Incroyable !

 

Elle s’appelle Sahara Idriss, âgée de 6 ans, de père Rounga, et de mère banda. Son corps, décapité,  a été retrouvé vers midi, ce lundi 2 mars, au domicile de ses parents au quartier Kpetènè, proche de l’abattoir de Ndélé, alors que son père, absent,  est parti pour ses activités au marché central, selon des sources familiales interrogées par CNC.

On ignore les raisons de cet acte odieux, mais la nouvelle de l’assassinat de cette jeune fille a fait réagit plus d’un. Les forces de la Minusca ont été appelées sur le lieu du crime, et une enquête a été ouverte pour tenter de localiser les auteurs présumés du crime.

Rappelons que la tête de la jeune fille, décapitée, a été retrouvée non loin du reste de son corps. L’enterrement doit avoir lieu ce jeudi, selon une source familiale.

Il y’a lieu de noter que le quartier Kpetènè, à Ndélé, est situé à l’extrémité de la ville. Le 11 mars dernier, c’est la porte d’entrée des rebelles Goula du RPRC dans la ville de Ndélé, où ils ont incendié des habitations, et massacré une quarantaine des personnes dont la plupart sont des civils, sur un fond de conflit interethnique entre Goula et Kara, d’une part, et Rounga, Sara et arabe d’autre part.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

RCA : violent accrochage entre les différents éléments coalisés du FPRC à Ndélé.

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Ndélé ( République centrafricaine ) – L’accrochage a eu lieu mercredi 1er avril, au quartier Bornou, au centre ouest de la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Aussitôt, des voix s’élèvent au sein du FPRC ( Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) pour exiger la démission de leur chef d’État major, le général autoproclamé Moctar Adam, et des pourparlers sont en cours avec les belligérants.

 

Considérés comme de véritables pilleurs et voleurs, les combattants arabes du FPRC, qui avaient semé le désordre à Kaga-Bandoro, ont été appelés au renfort par l’État major du FPRC à Ndélé la semaine passée  pour faire face aux attaques répétées des Goula du RPRC contre leurs positions à Ndélé. Mais là où le bât blesse, ces combattants arabes sont souvent considérés comme de véritables voleurs et pilleurs.

Même s’ils sont souvent très aguerris  sur le théâtre de l’opération militaire, ils n’hésitent pas à vider complètement les habitations abandonnées par la population. Dans le cas contraire, ils se plongent dans des activités de braquages des particuliers, même en plein jour.

C’est ainsi que dans la journée du mercredi 1er avril, aux environs de 14 heures, à Ndélé, un commerçant du quartier Bornou a été pris pour cible par ces combattants arabes du FPRC. Il a été complètement dépouillé de ses biens. Ce qui n’a pas plu aux autres combattants du FPRC, en l’occurrence ceux de  l’ethnie Rounga qui ont pris leur courage pour affronter vivement les assaillants. L’affrontement a duré plusieurs minutes, faisant des graves blessés dans les deux camps. Mais les combattants arabes, de leur côté, n’ont pas apprécié la manière dont les Rounga sont intervenus lors de ce braquage. Ils parlent d’une provocation, et demandent à ce que le chef d’État major du FPRC, le général autoproclamé Moctar Adam, soit remplacé pour son incompétence.

Rappelons que les combattants arabes du FPRC, soupçonnés d’être à l’origine du braquage de véhicule de la mission catholique à Kaga-Bandoro, puis celui du préfet de Bamingui-Bangoran, seraient à l’origine de l’assassinat du général Goula du FPRC, la semaine dernière, à la frontière avec le Soudan.

Par ailleurs, le préfet de Bamingui-Bangoran, porté disparu lors des derniers affrontements sanglants entre le RPRC et le FPRC à Ndélé, et dont les rumeurs font état de son décès, est finalement arrivé hier à Bangui  après être passé par la ville de Bamingui.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

RCA : communiqué nécrologique de la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUE  NECROLOGIQUE

 

C’est avec une profonde tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès du Professeur Raymond Max SIOPATHIS, Pédiatre émérite, survenu le 30 mars 2020 des suites d’une courte maladie.

 

Au nom du Bureau Politique du MLPC, de toutes les militantes, tous les militants et sympathisants de la Fédération « EAAMOO » du MLPC, nous rendons un grand hommage au Pr Raymond Max SIOPATHIS.

 

La disparition du Pr Raymond Max SIOPATHIS est non seulement une énorme perte  pour sa famille politique, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), mais aussi et  surtout pour notre pays, la République Centrafricaine, car il a été de toutes les luttes pour la démocratie et un Etat de droit.

 

En cette douloureuse circonstance, le Bureau Fédéral EAAMOO du MLPC adresse au Bureau Politique et au Bureau Fédéral France Europe du RDC ainsi qu’à la famille durement affligée, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

 

Que l’Eternel Dieu Tout Puissant lui accorde toute  sa Grâce.

 

Fait à Paris, le 1er avril 2020

Pour le Bureau Fédéral,

Jean Didier KABRAL

Président Fédéral