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Trois militaires camerounais inculpés pour un massacre de civils en zone anglophone

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Trois militaires camerounais inculpés pour un massacre de civils en zone anglophone

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois militaires camerounais ont été inculpés de l’”assassinat” en février de civils, dont 10 enfants, dans la partie anglophone du Cameroun, un massacre qui avait déclenché un tollé international, contraignant le pouvoir à admettre la responsabilité de ses soldats, longtemps niée.

Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où vit l’essentiel de la minorité anglophone, dont une partie s’estime marginalisée par la majorité francophone du pays./////////////.

L’armée avait initialement parlé d’un “malheureux accident” avant que Yaoundé n’admette mi-avril que 10 enfants et trois femmes avaient été tués le 14 février par des militaires épaulés par une milice de l’ethnie peule, dans le quartier de Ngarbuh du village de Ntumbo, dans la région du Nord-Ouest. /////////////.

Pour l’ONU, au moins 23 civils, dont 15 enfants –neuf de moins de 5 ans– et deux femmes enceintes avaient été tués./////////////.

Les trois soldats camerounais, arrêtés mi-avril, “ont été inculpés” notamment d’”assassinat”, a déclaré jeudi à l’AFP le porte-parole de l’armée, le colonel Cyrille Atonfack Guemo./////////////.

Deux mois durant, Yaoundé avait nié la tuerie, affirmant que cinq civils avaient péri à la suite de l’explosion de conteneurs de carburant, consécutive à des échanges de tirs entre des soldats et des “terroristes” séparatistes./////////////.

Le massacre avait provoqué un tollé international et notamment l’intervention de la France, alliée de Yaoundé et ancienne puissance coloniale: le président Emmanuel Macron avait dénoncé “des violences intolérables” et promis “de mettre le maximum de pression” sur le chef de l’Etat Paul Biya, au pouvoir depuis 37 ans, lequel avait ordonné une enquête./////////////.

Mi-avril, la présidence reconnaissait enfin que trois militaires “incontrôlés” et désobéissant aux ordres avaient tué, avec l’aide de supplétifs, 10 enfants et trois femmes, puis “tenté de masquer les faits par des incendies” avant de falsifier leurs rapports./////////////.

Ces deux soldats du rang et un sergent ont également été inculpés pour “violation de consignes” et “destruction et incendie”, a précisé jeudi le porte-parole de l’armée./////////////.

– Exactions des deux camps -/////////////.

“Nous nous félicitons de l’ouverture de cette enquête”, a réagi jeudi Ilaria Allegrozzi, chercheuse de l’ONG Human Rights Watch (HRW) pour le Cameroun./////////////.

“Cependant, nous pensons que tous les responsables de ces crimes odieux, y compris ceux qui se trouvent plus haut dans la chaîne de commandement, devraient être tenus responsables et punis de manière appropriée”, a-t-elle ajouté. /////////////.

“Nous ne sommes pas satisfaits”, renchérit Maximilienne Ngo Mbe, directrice du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac)./////////////.

Il faut “que les commanditaires de ce massacre soient entendus et traduits à la barre, aucun haut gradé de l’armée n’a été cité et, tant que les commanditaires ne sont pas inquiétés, l’impunité dans l’armée va se poursuivre”, s’inquiète-telle./////////////.

Selon HRW, citant des témoins, 10 à 15 militaires ont participé au massacre, notamment des éléments de l’unité d’élite du Bataillon d’intervention rapide (BIR)./////////////.

Ce drame a ému nombre de Camerounais, le célèbre bassiste Richard Bona a même rendu hommage aux victimes dans une chanson intitulée Ngarbuh./////////////.

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile. /////////////.

Les accusations d’exactions par l’armée se multiplient ces dernières années./////////////.

Début juin, également sous la pression des ONG, elle a reconnu la mort en détention de Samuel Wazizi, un journaliste anglophone arrêté dix mois auparavant, assurant qu’il avait été emporté par une septicémie deux semaines après son interpellation et l’accusant de travailler pour les séparatistes./////////////.

Des syndicats de journalistes camerounais, eux, affirment qu’il a succombé à des tortures./////////////.

Et il y a 11 mois, s’est ouvert à Yaoundé le procès de sept militaires accusés d’avoir exécuté en 2015 deux femmes et leurs deux bébés dans le Nord du pays, en proie à de nombreuses attaques jihadistes. Mais l’audience est sans cesse ajournée depuis./////////////.

A l’époque de ces assassinats, révélés par une vidéo, le gouvernement avait parlé de “fake news” et d’”horrible trucage”, avant de se rétracter et arrêter les sept militaires.

Avec AFP/VOA

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Une dizaine de soldats tués dans une attaque djihadiste en Côte d’Ivoire

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Une dizaine de soldats tués dans une attaque djihadiste en Côte d’Ivoire

Bangui ( République centrafricaine ) – Elle a eu lieu près de la frontière avec le Burkina Faso. C’est la première attaque djihadiste sur le sol ivoirien depuis l’attentat de Grand Bassam en 2016.

Cette attaque a visé une base militaire et a fait 12 morts dont 11 militaires et un gendarme selon des sources sécuritaires. Six soldats auraient également été blessés et deux autres seraient portés disparus. Un assaillant aurait aussi été tué et un autre blessé. /////////////.

L’attaque a eu lieu dans la zone de Kafolo, une petite ville frontalière avec le Burkina Faso. C’est la première attaque djihadiste sur le sol ivoirien depuis l’attentat de Grand Bassam en 2016 qui avait officiellement fait 19 morts. /////////////.

Pour Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique, les armées des deux pays, cette attaque était prévisible :

Avec DW français

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 92  nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 92 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 5 mois à 83 ans  . Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  deux-mille quarante-quatre (2044) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce jeudi 11 juin 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 11 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de quatre-vingt-douze (92) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (58) et féminin (38). Leur tranche d’âge varie de 5 mois à 83 ans   . La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 10 juin 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que Les 92 cas sont tous à transmission locale et proviennent de Bangui(89), Bimbo (03).

Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts. Officiellement, avec ces quatre-vingt-douze (92) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour deux-mille quarante-quatre (2044) cas du nouveau coronavirus sur son territoire. Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les deux-mille quarante-quatre (2044) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 360 sont guéris de leur maladie, et 07 décès dont 05 en milleu hospitalier et 02 en milieu extra hospitalier.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

La Centrafrique face au coronavirus : attention ! Le virus est parmi nous.

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Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Au départ, on parlait de la crise sanitaire. À l’arrivée, c’est la pandémie. Le nouveau coronavirus, apparu en Chine en décembre 2019 a déjà fait des nombreux morts et des malades  dans le monde entier, et la République centrafricaine n’est pas épargné de ce virus mortel. Au 6 juin, au moins 1570 cas ont été observés dans le pays, dont 5 morts et 23 guéris depuis le 14 mars 2020. Et pourtant, alors même que

le cas de contamination au Covid-19 ne cesse d’augmenter partout sur le territoire national, les Centrafricains continuent de vivre comme si de rien n’était, ou presque. Mais comment la Centrafrique  fera telle face à cette pandémie du Covid-19 ?

 

Ce que nous craignons tous en République centrafricaine se confirme au fil des jours, le nombre de cas avérés de Covid-19 ne cesse de grimper. Les autorités du pays, appuyées par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la Minusca (mission des Nations unies en Centrafrique), l’UNFPA-rca, le PNUD, l’Union européenne, la Chine et d’autres partenaires nationaux et internationaux du pays, ont beaucoup œuvré en matière de préventions et consignes de vigilance auprès de la population depuis la découverte du premier cas sur le territoire national en mars dernier. Malheureusement, les structures font défaut pour une meilleure prise en charge des patients. À ce jour, le pays enregistre plus de 1700 cas avérés, 23 guéris et 5 décès.  Mais la pandémie semble prendre de l’ampleur sur l’ensemble du territoire national, et les autorités sanitaires du pays se confrontent de plus en plus à de multiples défis auxquels on peut citer le suivi et la prise en charge des patients. Beaucoup sont confinés chez eux, et leur suivi médical doit se faire à distance.

Or, sur le terrain, les patients du Covid-19ont confirmé à CNC depuis leur confinement à domicile, ils n’ont reçu aucun suivi médical, encore moins des traitements appropriés. En plus, certains ne se sont pas véritablement confinés, et  la plupart ne respectent les principes d’hygiène afin de limiter la propagation de la maladie.

Ce mercredi 10 juin, au centre-ville de Bangui, nous étions surpris de voir une malade du Covid-19, sur sa moto, en train de discuter avec les policiers de la circulation routière. Sans masques, la jeune dame parlait avec les policiers sans distanciation d’un mètre comme préconise le ministère de la Santé. On imagine déjà la suite dans les quartiers.

Joint au téléphone, un médecin confirme à CNC que la plupart des malades de Covid-19 « ne se sont pas confinés chez eux comme on leur avait recommandé. Même au téléphone, ils ne nous répondent même pas », soupire le médecin, avant d’ajouter que « beaucoup des personnes ressentant des symptômes liés au nouveau coronavirus ne se sont pas rendues dans les centres de soins pour se faire dépister ».

À ce titre, beaucoup se demandent comment la RCA va-t-elle faire face à la pandémie du Covid-19 sur son territoire. Mais attention, le virus est parmi nous.

 

Gisèle Moloma.

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Alerte info : menace d’attaque des 3R sur Bozoum, les populations sont en fuite, et la ville se vide.

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Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’ouham-Pendé.

 

Bozoum (Corbeaunews-Centrafrique) – depuis quelques minutes, la panique s’empare de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé, située au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations sont en fuite, et les rebelles de 3R s’approchent dangereusement de la ville.

 

D’après des informations recoupées sur place, la présence d’un groupe des rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) est signalée à 40 kilomètres de la ville de Bozoum, au village  Songho, situé sur l’axe Bocaranga .

Pour l’heure, c’est la débandade générale. Les populations sont en fuite pour se réfugier dans des localités voisines, et les soldats FACA sont en alerte partout dans la ville.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Dernières heures : Bouar, arrestation de deux présumés combattants rebelles de 3R par les soldats FACA.

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Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – L’information vient d’être confirmée à CNC par l’État major des armées de la région nord-ouest. Les deux présumés rebelles ont été arrêtés en possession de leur arme ce mercredi 10 juin vers 17 heures aux alentours de la ville de Bouar.

 

Selon la même source, le premier suspect aurait été intercepté à 14 kilomètres de Bouar sur l’axe Bozoum, tandis que le second se trouvait non loin de la base militaire Leclerc quand il a été arrêté avec son arme à la main. Transférés à Bouar, les deux suspects pourraient être retransférés sur Bangui dans les prochains jours, selon une source proche du dossier.

Rappelons que depuis matin, des rumeurs circulent partout à Wantiguira faisant échos de la présence à nouveau des rebelles de 3R lourdement armés aux alentours de la base des USMS. Par précaution, les habitants de cette localité ont été priés de quitter leur domicile, et des mesures de sécurité ont également été renforcées autour de la ville. Des checkpoints ont été érigés, et le contrôle de sécurité intensifié.

Pour l’heure, les soldats FACA continuent de ratisser les zones dans l’espoir de débusquer les assaillants.

 

Gervais Lenga

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L'un des deux combattants rebelles de 3R arrêtés par les soldats FACA ce mercredi 10 juin 2020 dans la localité de Bouar. Photo CNC / gERVAIS Lenga.
L’un des deux combattants rebelles de 3R arrêtés par les soldats FACA ce mercredi 10 juin 2020 dans la localité de Bouar. Photo CNC / gERVAIS Lenga.

 

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L’un des deux combattants rebelles de 3R arrêtés par les soldats FACA ce mercredi 10 juin 2020 dans la localité de Bouar. Photo CNC / gERVAIS Lenga.

RCA : attaque de la base de la Minusca à Pougole par les 3R, 4 casques-bleus désarmés.

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Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.

 

Paoua (Corbeaunews-Centrafrique) – Les faits se sont produits dans la nuit du lundi à mardi 9 juin à Pougole, une localité située à une trentaine de kilomètres de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine. Deux soldats de la Minusca légèrement blessés, tandis que 4 autres ont été désarmés par les assaillants.

 

L’attaque semble être simultanée avec celle contre la base des USMS à Wantiguira, situé à 8 kilomètres à l’entrée de Bouar sur l’axe Baoro.

Selon le porte-parole de la Minusca, deux Casques bleus ont été blessés lors de l’affrontement avec les assaillants qui sont  formellement identifiés par les habitants de Pougole comme des combattants rebelles de 3R.

« https://twitter.com/un_car/status/1270712476640800768?s=21 »

Selon une source sécuritaire locale jointe au téléphone par la rédaction du CNC, les rebelles ont réussi également à désarmer quatre (4) casques-bleus de la Minusca.

Lors d’une conférence de presse ce mercredi 10 juin, le porte-parole de la Minusca a indiqué  qu’une concertation des garants de l’APPR-RCA avec le gouvernement sur cette double violation flagrante dudit accord de paix est en cours.

« https://twitter.com/un_car/status/1270708546808582144?s=21 »

 

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DERNIÈRES MINUTES : inquiétude au centre-ville de Bouar après les tirs d’un soldat Faca.

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Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Les faits se sont produits ce mercredi 10 juin vers midi et demi. On ignore les motivations de ce Soldat FACA, mais son tir de sommation faisait paniquer la ville alors que des rumeurs d’un nouvel assaut de 3R contre la base des USMS enflent dans la ville.

 

D’après quelques témoins de la scène interrogés par CNC, le soldat, probablement en état d’ivresse,  se trouvaient dans un débit de boisson situé devant l’agence de l’Express union, non loin de la cave Boeing 16 heures quand il faisait des tirs de sommation, puis démarre en trombe sa moto et quitte le lieu. Aussitôt, les gens commencent à se paniquer,  d’autres ont sollicité l’appui des motos taximen pour quitter le centre-ville.

Par ailleurs, à Wantiguira, les soldats FACA sont en alerte suite à des rumeurs d’une contre-offensive des rebelles de 3R.

Rappelons que mardi, lors des affrontements entre les soldats FACA et les rebelles de 3R, l’État major des FACA du Nord-ouest a affirmé qu’au moins 5 combattants ont été tués, et des armes ont également été récupérées aux mains des assaillants.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Gervais Lenga

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Centrafrique : Les forces de Sécurité Intérieure dotées d’un nouveau bâtiment de l’infirmerie

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La photo de famille devant le nouveau bâtiment abritant le centre santé du camp Izamo. Copyright CNC Jefferson Cyrille Yapende

 

Bangui(Corbeaunews-Centrafrique)-Dans le cadre du projet appui à la cellule finances et contrats du ministère de la sécurité publique que ledit ministère a été doté à un nouveau bâtiment de l’infirmerie dans l’enceinte du camp Henri Izamo à la direction générale de la gendarmerie nationale ce lundi 8 juin 2020. Ce nouveau bâtiment est réhabilité et équipé avec le soutien de l’Union européenne(UE) via le 11ème Fonds Européen de Développement(FED).

 

La cérémonie de la remise officielle de ce nouveau centre de santé a eu lieu en présence des plusieurs personnalités nationales et internationales dont le ministre de la Sécurité publique, le général de division, Henri Wanzet Linguissara, de l’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi, le général commandant de l’EUTM-rca, Eric Peltier ainsi que des directeurs de la police nationale et de la gendarmerie nationale.

Les travaux de la réhabilitation de ce bâtiment de 100 m2 ont été initiés pour un début par la Direction générale de la gendarmerie mais stoppés au niveau des gros œuvres et de la toiture.

Grâce au projet : appui à la cellule finances et contrats du ministère de la sécurité publique pour la gestion des marchés publics, financé sur le 11ème fonds FED (Fonds Européen de Développement) du Programme  Reforme du Secteur de Sécurité (RSS). Le chantier qui était abandonné a pu être réalisé en quatre (04) semaines par le partenaire de l’UE, CIVI.POL qui a finalisé les travaux dont le coût total s’élève à près de 50.000 Euros, soit 33 millions de franc CFA.

Dans l’immédiat, à la demande du ministère, le bâtiment va servir d’un centre d’isolement pour la mise en quarantaine des personnels des forces de sécurité (policiers et gendarmes) atteints du COVID-19, ensuite il sera destiné à l’hospitalisation des officiers et agents de la police et de la gendarmerie, pour une capacité de 8/10 places.

En dehors du bâtiment, CIVI.POL a réalisé un hangar d’une trentaine de m2 pour accueillir et abriter les familles accompagnants les malades avec un coin cuisine amélioré (doté de trois feux) et un bloc sanitaire à deux cabines (WC et douche), toujours pour les familles des patients. Et rénover la salle d’hospitalisation de l’infirmerie (lits, mobiliers, électricité, sanitaire) ainsi que le buanderie, qui va sans doute être sollicité dans les malades en quarantaine, ainsi que l’assainissement des abords.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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RCA : détournement à la douane, le DG Inamo hausse le ton, et l’inspection propose des sanctions.

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Les douaniers centrafricains. CopyrightDRKODAK Digital Still Camera

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Après plusieurs appels à la prise de conscience, le temps est arrivé d’établir des responsabilités. Désormais, tous les douaniers réputés tricheurs, fraudeurs et maux intentionnés seront sévèrement punis conformément à la loi, selon le directeur général des douanes et des droits indirects, Monsieur Frédéric INAMO.

 

Cette annonce intervient au moment où plusieurs agents et cadres de la direction régionale n°2 de la douane sont auditionnés par l’inspection des services douaniers dans le cadre d’une affaire des importations  sans déclaration des produits pétrolier. Il ressort de ces diverses auditions que

la procédure mise en place pour l’importation en droiture des produits pétroliers à la Société forestière STBCA   n’obéit pas à la réglementation en la matière, et ce, avec la complicité de certains  cadres et agents des douane en postes à la Recette des Douanes de NOLA et au Poste de YANTCHI. Comme on le dit souvent, un bon père, c’est celui qui sait féliciter un enfant quand il a bien agi, et qui sait punir celui qui s’est mal conduit. C’est dans cette disposition d’esprit que l’inspection des services douaniers propose des mesures disciplinaires à l’encontre de tous les  cadres et agents impliqués dans cette irrégularité. Il s’agit de Monsieur GORO Michel, Inspecteur des Douanes, Receveur des Douanes de NOLA ;

Monsieur VOYEMAKOA Johnny Tiburce, Contrôleur des Douanes, Chef de Poste des Douanes de YANTCHI;

Monsieur BISSAFI Choisi, Contrôleur des Douanes, ancien Chef de Poste de YANTCHI;

Monsieur BOYDE DAYA Gédéon, Inspecteur Adjoint des Douanes, Chef de Poste des Douanes de YANTCHI;

Monsieur DAMANGO Gérard, Contrôleur Principal des Douanes, Chef de Poste Adjoint de YANTCHI.

Exprimant son désarroi et sa désolation fasse à ces comportements déviants et inciviques de certains de ses collègues douaniers, le directeur général des douanes et des droits indirects, Monsieur Frédéric INAMO   aurait pris acte de la proposition de mesures disciplinaires soumise à son appréciation par l’inspection des services douaniers qui recommande par ailleurs qu’une mission de l’ISD soit diligentée aux fins de procéder à des vérifications de l’authenticité des différentes quittances établies et également procéder à la reconstitutions de toutes les importations de carburant effectuer par la société forestière STBCA sur une période de trois ans.

Il y’a lieu de noter que les activités des Douanes en République centrafricaine représentent 60% des recettes du pays. Depuis la prise de fonction du DGFrédéric INAMO en 2016 où les recettes douanières se chiffraient à 3 milliards de fcfa sur l étendue du territoire, aujourd’hui les recettes douanières sont incontestablement en moyenne 5 milliards de fcfa sur 20% du territoire et principalement sur le corridor Douala et Bangui et Brazzaville à Bangui.

 

Gisèle MOLOMA

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2015 à 2020, le quinquennat de trop pour Pierre Nkurunziza

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2015 à 2020, le quinquennat de trop pour Pierre Nkurunziza

Bangui ( République centrafricaine ) – Cela fait cinq ans que le Burundi est plongé dans une grave crise politique née de la troisième candidature controversée du président Pierre Nkurunziza. Un quinquennat qu’il n’a pas terminé avant de mourir.

Depuis avril 2015, le Burundi n’a plus connu une véritable paix. Les détracteurs et les opposants réels ou supposés du président Pierre Nkurunziza font l’objet d’une répression violente et systématique./////////////.

Des répressions orchestrées par les autorités burundaises, selon des organisations de défense des droits de l’homme et une bonne partie de la société civile burundaise./////////////.

Et certains des crimes sont imputés aux jeunes du Parti au pouvoir les fameux “Imbonerakure” qualifiés de miliciens au Burundi./////////////.

Entre avril et juillet 2015, c’était difficilement qu’on fermait les yeux la nuit dans certains quartiers de Bujumbura à cause des tirs d’armes automatiques et des détonations de grenades. Des violences qui ont fait jusqu’à près de 2.500 morts entre 2015 à 2019, une période triste dans l’histoire du pays./////////////.

Le quinquennat de trop/////////////.

En effet, la décision prise le 25 avril 2015 par le président Nkurunziza et son parti, le Conseil national pour la défense de la démocratie/////////////.

(CNDD-FDD), pour que le défunt président présente sa candidature pour un troisième mandat, avait rencontré une farouche opposition qui a été reprimée. L’opposition considère cette nouvelle candidature comme une violation de l’Accord d’Arusha qui avait mis fin à la guerre civile débutée en 1993 au Burundi./////////////.

L’accord d’Arusha, du nom de la ville d’Arusha en Tanzanie est un traité de paix signé le 28 août 2000 sous l’égide de Nelson Mandela pour faire régner la paix au Burundi./////////////.

La Ligue ITEKA (Iteka qui veut dire : dignité en Kirundi, la langue parlée au Burundi), a recensé au moins 2.245 victimes de la répression depuis le début de la crise de 2015, dont 555 portés disparus./////////////.

Et début 2016, ils étaient plus de 250.000 personnes à fuir le pays vers la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda ou encore la Zambie./////////////.

Certaines personnes rencontrées dans le camp des réfugiés de Nyarugusu en Tanzanie en 2016 vivaient dans des conditions déplorables malgré l’assistance du HCR./////////////.

La terreur a régné au Burundi/////////////.

Malgré son renoncement, les corps de jeunes supposés proches de l’opposition ou de rébellions continuent, d’être retrouvés presque toutes les semaines cinq ans après./////////////.

Des journalistes sont portés disparus de même que des opposants politiques et certains sont encore en prison./////////////.

La liste est longue. De plus en plus de corps sont retrouvés dans des rivières et forêts, et enterrés sans enquête./////////////.

En 2017, la Cour pénale internationale (la CPI) a ouvert une enquête sur des crimes commis au Burundi entre avril 2015 et octobre 2017. Cette procédure a irrité Pierre Nkuruziza qui avait décidé de retirer le Burundi de la CPI.

Avec DW français

Mort de Droukdal: “la fin du règne” des jihadistes algériens au Sahel

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Mort de Droukdal: “la fin du règne” des jihadistes algériens au Sahel

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois groupes jihadistes opérant dans le Sahel, dont ceux du Malien Iyag Ag Ghaly et de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, ont annoncé leur fusion dans une vidéo, a rapporté jeudi l’agence privée mauritanienne ANI, 3 février, 2017.

La mort du chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdal, tué par les forces françaises au Mali marque “la fin du règne des Algériens” au sein de la nébuleuse jihadiste au Sahel, estime Akram Kharief, directeur du site menadefense.net, spécialiste des questions de défense et de sécurité./////////////.

Vétéran du jihad africain, Abdelmalek Droukdal a longtemps sévi en Algérie, en particulier durant la “décennie noire” (1992-2002) de la guerre civile (200.000 morts). /////////////.

Dans la première réaction officielle à son élimination, Alger a estimé mardi que “la lutte antiterroriste est de la responsabilité de la communauté internationale”./////////////.

QUESTION: Comment expliquer la longévité de Droukdal, le fait qu’il ait pu se cacher si longtemps apparemment en Algérie?/////////////.

REPONSE: “La longévité de Droukdal s’explique surtout par le fait que, depuis plus de dix ans, Aqmi a énormément réduit sa voilure en Algérie. La plupart de ses membres ont préféré s’installer en Tunisie, en Libye ou au Sahel, plus propices à l’action ou même pour faire le coup de feu au Moyen-Orient./////////////.

Le chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique a été tué au Mali, selon l’armée française /////////////.

La baisse d’intensité de l’activité terroriste a préservé la vie des +irréductibles+ qui sont restés en Algérie. En ne s’exposant pas au combat, ils ont réussi à durer dans le temps, Droukdal en premier./////////////.

Je n’ai pas une idée précise de l’endroit où il se trouvait. Les derniers signalements de la Katiba (compagnie) “El Khadra”, qui lui servait de garde prétorienne, datent de 2017-2018 dans une région très boisée à la frontière avec la Tunisie./////////////.

De là, il est facile d’imaginer que Droukdal ait pris le chemin le plus long, donc via la Tunisie, la Libye et le Niger pour rejoindre les Ifoghas (nord-est du Mali), ce chemin étant (…) le moins sécurisé./////////////.

Après, il est possible qu’il ait fait des sauts de puce de part et d’autre de la frontière algéro-malienne, comme tendent à le confirmer les récits français et américains.”/////////////.

Q: Qu’est-ce que sa mort va changer dans la “BSS” (bande sahélo-saharienne)? Et quels enjeux pour son remplaçant?/////////////.

R: “Sa disparition est importante car elle marque la fin du règne des Algériens du Sahel, ce qui peut fragiliser Aqmi au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda)./////////////.

Droukdal était proche des émirs du Sahara, surtout des Algériens qui étaient ses compagnons d’armes. Ce ne sera pas le cas de son remplaçant qui viendra probablement du Nord, Abou Obeida Youcef El Annabi ou Abou Hassan Rachid el Boulaidi (tous deux Algériens), et qui aura peu d’attaches et donc d’emprise sur les groupes du Sud./////////////.

Cela pourrait donc affaiblir Aqmi à l’intérieur du GSIM/JNIM et raviver les tensions entre factions jihadistes, surtout au Mali.”/////////////.

Q: Quelle est la stratégie de l’Algérie aujourd’hui au Sahel?/////////////.

R: “L’Algérie a toujours été pour un accord politique de réconciliation au Sahel, et en particulier au Mali. Il en naîtra les accords d’Alger (NDLR: Alger, inquiète des risques d’instabilité sur son flanc sud, a servi de médiateur en 2014-2015 entre le gouvernement de Bamako et des groupes rebelles armés du nord du Mali)./////////////.

Pour l’Algérie, la force est le dernier recours pour régler les problèmes de la BSS qui sont en premier lieu des problématiques de gouvernance ou d’absence de gouvernance des capitales –Nouakchott, Bamako et Niamey– envers leurs zones Nord, et de développement./////////////.

Tant que ces problématiques ne sont pas résolues, une partie de la population vivant dans le dénuement le plus total sera obligée de migrer ou de verser dans la contrebande, l’orpaillage ou le terrorisme. /////////////.

La volonté de l’Algérie a été en premier lieu de réconcilier les populations et d’aller vers la désescalade, ensuite de coordonner les efforts sécuritaires des pays à travers le Cemoc (Comité opérationnel conjoint entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger) pour enfin aider au développement des régions frontalières et les régions enclavées, afin de fixer les populations.”

Avec AFP/VOA

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le président Pierre Nkurunziza est mort

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L’eL’ex-Président burundais Pierre Nkurunziza décédé le 9 juin 2020.

Burundi: le président Pierre Nkurunziza est mort

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Pierre Nkurunziza est décédé lundi à l’âge de 55 ans des suites d’un “arrêt cardiaque”, a annoncé mardi la présidence burundaise dans un communiqué.

“Le Gouvernement de la République du Burundi annonce avec une très grande tristesse le décès inopiné de Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, survenu à l’Hôpital du Cinquantenaire de Karusi suite à un arrêt cardiaque ce 8 juin 2020”, a indiqué le gouvernement burundais sur Twitter.

Le président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, avait surpris en annonçant en juin 2018 qu’il ne se présenterait pas à sa succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution modifiée par référendum le lui permettait.

L’annonce en avril 2015 de sa candidature à un troisième mandat avait plongé le Burundi dans un cycle de violences et de violations massives des droits humains qui ont fait 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes, selon les estimations de la Cour pénale internationale, laquelle a ouvert une enquête.

Avec DW français

RCA : Bouar, démonstration de force de 3R, la base des USMS complètement détruite.

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Des combattants rebelles de l’UPC au village Gbokologbo près de Bambari. CopyrightDR

 

Bouar )Corbeaunews-Centrafrique) – Après le désarmement forcé des gendarmes dans la Nana-Mambéré et l’occupation de plusieurs localités du Nord-ouest, le chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R vient de franchir une nouvelle étape dans son ambition expansionniste. Lourdement armés, ses éléments ont lancé ce mardi 9 juin vers 3 heurs du matin un violent assaut contre la base d’entrainement des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) à Wantiguira, une localité située à 8 km à l’entrée de la ville de Bouar sur l’axe Baoro. Les dégâts sont énormes du côté des USMS, selon notre équipe qui est arrivée sur place.

 

« L’attaque était très violente. Les assaillants ont utilisé des armes lourdes pour attaquer et détruire la base des USMS », témoigne un habitant de Wantiguira joint au téléphone ce matin. Selon un officier FACA, l’objectif des rebelles était de récupérer les armes et matériels militaires stockés dans cette base d’entrainement des USMS. Et ils ont réussi à le faire. Plusieurs armes et des effets militaires ont été emportés par les assaillants qui étaient venus en nombre, affirme-t-il.

À en croire aux témoignages de certains  habitants de Wantiguira, les assaillants se seraient positionnés depuis la veille dans la brousse aux alentours de la base, et les éléments des USMS auraient été informés de leur présence par un sexagénaire, mais ils auraient négligé cette information capitale.

Pour l’heure, on ignore le nombre exact des blessés dans cette attaque, mais une source hospitalière a indiqué à CNC qu’il pourrait y avoir une dizaine.  Ce matin vers 5h30, une colonne des véhicules militaires remplis des soldats se sont dirigée vers le lieu de l’incident. Les forces de la Minusca sont aussi arrivées sur place. Pendant ce temps, à Bouar, beaucoup se demandent si Les FACA et la Minusca vont-ils répondre  militairement à la nième provocation du mouvement 3R après cette attaque ?

Rappelons que depuis plusieurs mois, un important effectif des soldats FACA est déployés sur place à Bouar, mais la plupart est affectée sur des chantiers d’exploitation minière, ou encore pour la protection des personnalités, alors que la menace d’attaque des rebelles de 3R était prévisible, et nous n’avons cessé d’alerter l’opinion nationale.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : un cadavre découvert sous un pont à Bangui.

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Le corps de la victime se trouvait à quelques mètres du pont de Ngoubagara sur l’avenue des martyr le 8 juin vers 17h30. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La victime ne se serait pas jetée du pont, il ne s’agirait non plus d’un suicide, selon des sources sécuritaires.

 

Le corps d’un homme d’une quarantaine d’années a été découvert lundi en fin de journée au quartier Miskine, à proximité de l’église des frères de cité des martyrs. La victime se trouvait sous le pont de Ngoubagara sur l’avenue des martyrs, en allant vers l’aéroport international de Bangui Mpoko. C’est un sans-abri du secteur qui a fait la macabre découverte.  Selon lui, l’homme serait aussi un sans-abri, et il serait mort dans son sommeil, car c’est depuis matin qu’il ne se serait pas réveillé.

Alerté par les riverains, le commissariat du huitième arrondissement a mis en place un dispositif de sécurité autour de la dépouille pour éviter de cas de contamination. Durant 5 heures, aucun service ne s’est présenté sur place pour enlever le cadavre. La gendarmerie, le service d’identification criminelle de la police, la croix rouge et bien d’autres services ont été appelés même en vain. Finalement, vers 20 heures, ce sont les riverains qui se sont mobilisés pour évacuer la dépouille et transférés à la morgue de l’hôpital communautaire.

Pour l’heure, on ignore si une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort de ce sans-abri.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Alerte info : détonations d’armes automatiques dans la ville de Bouar.

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Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Mardi 9 juin 2020, vers 3 heures du matin, la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré s’est réveillée sous le crépitement d’armes automatiques. Des tirs se font entendre proche de la base militaire des USMS située à 8 kilomètres à l’entrée de la ville sur l’axe Baoro. Les combats sont en cours.

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis par CNC, l’attaque serait menée sur deux fronts par des combattants rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) dirigé par le sulfureux chef rebelle Abass Sidiki.

« C’est vers 3h07mn ce matin que les assaillants ont pris d’assaut la base des USMS (Unité spéciale mixte de sécurité) avant de progresser vers le centre-ville  », témoigne un habitant de Wantiguira joint au téléphone par la rédaction du CNC.

Pour l’heure, on ignore si la base est occupée par les assaillants. Mais d’ores et déjà, les habitants de Wantiguira sont en débandade vers d’autres localités de la ville de Bouar.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

Un nouveau groupe rebelle au Soudan du Sud

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Un nouveau groupe rebelle au Soudan du Sud

Bangui ( République centrafricaine ) – Un homme d’affaires sud-soudanais et ancien officier de renseignement annonce le lancement d’un nouveau groupe rebelle.

Kerbino Wol déclare avoir l’intention de renverser ce qu’il appelle “la direction corrompue du pays”./////////////.

Le gouvernement n’a pas encore réagi à cette annonce./////////////.

M. Wol a appelé son groupe “Le Mouvement du 7 octobre”, une référence au jour d’une émeute dans la prison où il a été détenu sans procès pendant deux ans./////////////.

Il a été gracié par le président Salva Kiir en janvier./////////////.

Malgré la formation d’un gouvernement d’unité après près de six ans de guerre civile, le Soudan du Sud reste fragile./////////////.

Les rivalités politiques n’ont pas été résolues et les affrontements ethniques ont augmenté.

Avec BBC Afrique

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Les législatives de nouveau repoussées au Tchad

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Les législatives de nouveau repoussées au Tchad

Bangui ( République centrafricaine ) – La Covid-19 et la saison des pluies expliqueraient cet énième report pour l’an prochain. Les populations déplorent un manque de volonté politique.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) annonce de nouveau le report des élections législatives. Ces élections n’auront plus lieu en décembre 2020 comme prévu mais probablement en avril 2021, à la même période que l’élection présidentielle./////////////.

C’est la cinquième fois consécutive que le Tchad reporte les élections législatives, alors que le mandat de l’actuelle Assemblée nationale a pris fin depuis juin 2015./////////////.

Législatives avant ou après la présidentielle ?/////////////.

Si l’argument du manque de moyens financiers a été toujours brandi pour justifier les reports des élections législatives au Tchad, cette fois-ci c’est un autre motif qui est avancé. La pandémie de la Covid-19 et la saison des pluies ne permettraient pas l’enrôlement des électeurs comme prévu./////////////.

Ceci hypothèque donc la tenue de ces élections en décembre 2020. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) propose leur report en avril 2021. Mais à cette date, le Tchad est censé également organiser l’élection présidentielle./////////////.

Une équation difficile pour la Céni qui demande à l’opposition et à la majorité présidentielle de se déterminer./////////////.

“Le nouveau calendrier nous amène à proposer aux acteurs politiques le mois d’octobre pour l’enrôlement parce qu’on ne peut pas enrôler les électeurs pendant la saison des pluies. Et à un certain niveau, il faut 45 jours avant de convoquer par exemple le corps électoral. Toutes ces dates mises bout à bout nous amènent à mi-avril. Or, mi-avril, logiquement ça doit être les élections présidentielles. Alors, nous avons proposé aux acteurs politiques de se déterminer et de nous dire laquelle des élections doit passer en premier.”, explique Kodi Mahamat Bam, président de la commission électorale./////////////.

De « report en report » /////////////.

Une annonce qui suscite des critiques chez de nombreux citoyens à l’exemple de l’enseignante Sinfa Sylvie qui pointe du doigt le manque de volonté politique ://///////////.

“Cela fait bientôt cinq ans qu’on va de report en report. Je pense qu’il n’y a pas de volonté politique d’organiser des élections législatives au Tchad. Est-ce que la Céni n’avait pas tenu compte de la saison des pluies avant de fixer son calendrier, pour évoquer aujourd’hui la saison des pluies qui justifierait le report de ces élections? Je pense que c’est un jeu, les Tchadiens ne sont pas dupes.”/////////////.

Un avis que partage également l’étudiant Moïse Bar Rayam. Il estime qu’”avant on a dit qu’il n’y avait pas d’argent. Maintenant que les partenaires acceptent de financer le processus électoral, on évoque le coronavirus ou la saison des pluies. Il y a le coronavirus partout mais les gens organisent des élections. Cet argument ne tient pas”./////////////.

Mais pour de nombreux observateurs, ces élections législatives ne pourront avoir lieu en avril 2021. Car, selon eux, le président Idriss Deby Itno, qui tient à ce que sa légitimité ne soit pas contestée, n’acceptera pas l’organisation des législatives avant la présidentielle.

Avec DW français

Les Burundais craignent le retour au monopartisme

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Les Burundais craignent le retour au monopartisme

Bangui ( République centrafricaine ) – La constitution de 2018 consacre le retour au parti unique. Une éventualité qui peut toutefois être évitée si le président élu se montre prêt au dialogue.

La loi fondamentale qui régit le Burundi depuis mai 2018 fait craindre le retour à un monopartisme. En exil depuis 2015, Frédéric Bamvuginyumvira qui fut premier vice-président de la République, relève les changements en ce qui est de la constitution d’un gouvernement./////////////.

“L’article 128 précise que les ministres vont provenir de n’importe où sans tenir compte des résultats des partis politiques lors des élections. Avec la constitution qui était issue des accords d’Arusha, les partis politiques qui participaient aux élections se heurtaient au prorata des résultats obtenus et des places obtenues à l’Assemblée nationale et ils pouvaient prétendre être au gouvernement. Maintenant cet article n’existe plus.”/////////////.

Le CNDD-FDD ultra-majoritaire au Parlement/////////////.

Cette même constitution promulguée en Juin 2018, stipule que la moitié des 2/3 de la chambre basse du parlement est indispensable pour faire adopter une loi. Le CNDD-FDD (le parti au pouvoir, ndlr) dispose de plus des 2/3 des sièges de l’Assemblée nationale. Selon Frédéric Bamvuginyumvira, le parti au pouvoir a donc les coudées franches pour faire passer toutes les lois qu’il souhaite./////////////.

“L’article 180 précise que pour que les travaux débutent à l’Assemblée nationale, il faut un quorum requis de 2/3. Et la majorité requise pour passer au vote c’est la majorité absolue c’est-à-dire 50% + 1. Donc ce qui signifie que c’est le seul parti politique qui va être le maitre du jeu. À l’Assemblée nationale et au Sénat, il n’y aura jamais de vote qui peut s’opposer à ce qu’une loi passe.”/////////////.

Pouvoir absolu/////////////.

En outre, la même constitution offre, selon certains analystes et hommes politiques, un pouvoir absolu au chef de l’Etat. Une loi qui n’est pas, par exemple, promulguée par le président, devient caduque 30 jours après son adoption./////////////.

Malgré cela, le politologue Gérard Birantamije estime qu’il faut garder espoir. La pratique, dit-il, pourrait être autre même si la constitution actuelle peut favoriser ce retour au monopartisme./////////////.

“Ce n’est pas tant que le parlement est meublé par un seul parti ou que c’est le seul parti qui se trouve aux commandes à l’exécutif qui fait que le modèle soit vraiment un monopartisme. On voit ça dans d’autres pays, ça dépend du système politique en question. Si réellement les institutions vont finalement œuvrer pour l’intérêt général, je trouve que si ça marche ailleurs, ça pourrait aussi marcher ici. Le problème justement qui se pose c’est cette confusion entre le parti-Etat qui est déjà là et qui va être renforcé à l’issue de ces élections de 2020.”/////////////.

Le président élu en mai, Évariste Ndayishimiye, entrera en fonction en août et l’Assemblée nationale fera sa rentrée au mois de Juillet 2020.

Avec DW français

RCA : extrême tension à Kaga-Bandoro, le préfet de Nana-Gribizi en fuite, sa résidence saccagée.

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Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR

 

Kaga-Bandoro (Corbeaunews-Centrafrique) – lundi 8 juin 2020, une vive tension est née entre le préfet de Nana-Gribizi et les habitants de Kaga-Bandoro. Ces derniers soupçonnent le préfet d’être de mèche avec les rebelles du MPC. Une violente manifestation s’éclate, et le préfet est en fuite, sa résidence administrative a été complètement saccagée.

 

En effet, selon une source officielle locale, tout a commencé ce lundi matin par une tentative de braquage d’un véhicule humanitaire de l’ONG « solidarité avec les jeunes », en mission de distribution des kits de prévention contre le nouveau Coronavirus dans la localité de Ngrévaye. Tous les équipages du véhicule ont été dépouillés par les assaillants qui sont identifiés formellement comme des combattants rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Heureusement, les forces pakistanaises de la Minusca sont arrivées sur la scène, et quelques-uns des malfaiteurs, dont un colonel rebelle, ont été arrêtés et transférés à la base de la Minusca à Kaga-Bandoro.

Pendant ce temps, l’État major du MPC, informé de la nouvelle de l’arrestation de son colonel par la Minusca, déploie une centaine de ses combattants sur le terrain, et des barricades ont été érigées sur certaines voies de circulation locales. Au même moment, trois véhicules de l’ONG internationale INRC, en provenance d’une localité voisine, sont tombés sur une barrière des rebelles qui ont aussitôt ordonné l’arrestation de l’équipage et la confiscation de trois véhicules. Aussitôt, le Préfet de la Nana-Gribizi entame des discussions avec les rebelles qui revendiquent seulement la libération de leurs compagnons d’armes arrêtés par la Minusca. Des discussions suivaient son cours, et les rebelles ont été libérés par la Minusca, et le calme a également été rétabli dans la ville.

Alors que les revendications des rebelles du MPC venaient tout juste d’être satisfaites par le préfet, les habitants de Kaga-Bandoro, informés de la libération des rebelles,  manifestent leur mécontentement et accusent le préfet de faire le jeu des rebelles au détriment de leur sécurité. Aussitôt, une foule hostile s’est dirigée vers sa résidence, mais il était absent au moment de  leur arrivée. En colère, la foule se mettait à saccager littéralement sa résidence. Au moment où les soldats Faca sont appelés en urgence sur le lieu de l’incident,  les manifestants ont déjà quitté le lieu.

 Pour les populations locales, le Préfet et les soldats sont des « complices » des rebelles.

Pour l’heure, la tension est toujours palpable dans la ville de Kaga-Bandoro.

Affaire à suivre.

 

Copyright2020CNC

RCA : incroyable revendication de 3R après le rapt de 3 véhicules des humanitaires à Baboua.

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Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Après son retrait de l’accord de paix de Khartoum le 5 juin dernier , le mouvement rebelle 3R (Retour, Réclamation et réhabilitation)  n’a pas attendu longtemps avant de semer la panique dans les préfectures de Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé malgré la mise en garde de la Minusca contre sa tendance expansionniste en violation de l’APPR-RCA. Étonnamment, ce dimanche 7 juin, le 3R a envoyé un message au gouvernement et à la communauté internationale pour annoncer leur première revendication après l’enlèvement de 3 véhicules des humanitaires au village Dongbaké.

 

Après les communes de Diba (Nana-Mambéré ), Démbi (Nana-Mambéré ), besson (Nana-Mambéré ), Bokaya et  Koundili, situé  dans l’Ouham-Péndé, c’est le tour du village Dongbaké  situé à 5 kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko, à la frontière avec le Cameroun d’être brièvement occupé par les combattants rebelles de 3R ce dimanche 7 juin. Même si aucun acte de  violence n’avait été commis sur les populations locales, les rebelles ont érigé quand même leur propre barrière sur la route n°1 Bouar-Béloko à hauteur du village Dongbaké où ils ont bloqué plusieurs dizaines des véhicules qui venaient dans les deux sens. Environ 200 passagers ont été rançonnés par les assaillants, et 3 pick-up ont également été emportés, dont celui de l’ONG internationale DCA (Danchurchaid), et de DJARAKO BTP. Mais avant de partir en direction de Besson, les rebelles ont clairement précisé que leur seule revendication est que le gouvernement doit libérer immédiatement et sans condition le général Abdoulaye Miskine, patron du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC),  arrêté et emprisonné à Ndjamena au Tchad. Au même moment, les rebelles ont également indiqué que si Touadera n’arrêtait pas de créer de trouble dans le pays, ils vont appeler à voter contre lui à la prochaine élection présidentielle dont il sera probablement candidat à sa propre succession.

On ignore pourquoi les assaillants ont-ils lancé une telle revendication. C’est une stratégie de diversion ou de justification ?

Par ailleurs, 10 des passagers, victimes de cet acte crapuleux ont expliqué à CNC qu’ils avaient été bloquées de 8 heures du matin  jusqu’à midi par les assaillants alors que les soldats Faca sont basés à Zoukombo, situé à 30 kilomètres du lieu de leur prise d’otage. D’après eux, au moment où ils étaient encore maintenus sous le pont de Mambéré sans leurs téléphones portables qui sont d’ailleurs récupérés par les assaillants, des soldats pakistanais de la Minusca sont venus les filmer en présence même des rebelles. Ce qu’ils n’arrivent pas à comprendre.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : pour avoir tiré sur un camion, un policier auxiliaire a failli  se faire lyncher à Bangui.

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Environnement de l’incident devant le commissariat du 5ème arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Le service d’unité d’intervention de la police nationale a été appelé d’urgence ce dimanche 7 juin  sur un lieu d’incident dans le 5èm arrondissement de Bangui. Un policier auxiliaire a failli être lynché par un groupe d’individus non identifié, mais il a été sauvé de justesse. Une enquête a également été ouverte pour y faire la lumière.

 

L’incident est survenu ce dimanche 7 juin devant le commissariat du 5èm arrondissement de Bangui sur l’avenue Koudoukou. Le policier incriminé aurait tiré avec son fusil d’assaut sur un camion transportant des matériels d’une ONG internationale à destination des villes de province. Les deux roues avant du camion ont été complètement endommagées par les tirs du policier.

Mais que s’est-il réellement passé ?

Selon une source proche de l’enquête, l’incident a eu lieu au moment où le conducteur du camion a été sommé par deux policiers auxiliaires de s’arrêter. Pendant que le conducteur cherchait à stabiliser son véhicule sur l’accotement, l’un des auxiliaires, croyant que le conducteur cherchait à fuir,  tire 4 balles avec son fusil d’assaut sur les deux roues avant du camion. Heureusement, personne n’a été touché, mais le tir inapproprié du policier a attiré l’attention des passants qui se sont rassemblés en nombre sur le lieu de l’incident. Par peur de lynchage, le policier incriminé se retranche dans la concession du commissariat du 5èm arrondissement, mais la foule s’agite gravement pour le récupérer. Grâce à l’intervention de la Compagnie nationale de sécurité (CNS), l’ordre a été rétabli et le policier auxiliaire impliqué dans cet incident a été conduit à la CNS pour nécessité d’enquête.

Joint au téléphone, le commissariat du 5èm n’a pas souhaité communiquer sur l’affaire.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Centrafrique : Les observations d’un étudiant de la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l’Université de Bangui au sujet d’un article intitulé « A Bangui, l’école du droit sème la corruption »

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Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.

 

« A cane non magno sæpe tenetur aper »

 

Avec la pandémie de Covid-19 où chacun reste confiné chez soi, tout le monde veut se rendre utile par quels que procédés que ce soit, notamment par les compagnes de sensibilisation tant physiques qu’électroniques, aides aux nécessiteux ou même par la publication des articles de presse sur des sujets sociaux, politiques et consorts pour ne citer entre autres, que ceux-là. C’est ce dernier cas qui correspond à celui entrepris par un certain Prospère INDO, Economiste et Consultant international résidant à Paris, qui a mis en ligne en date du 27 avril 2020, un article intitulé « A Bangui, l’école du droit sème la corruption[1][i]» que nous avions trouvé en côtoyant les sites web pour se délecter comme d’habitude, des merveilles qu’offre le monde intelligible, en vue de sa participation aux débats démocratiques actuels de notre société, lequel article ne peut que faire appel à des remontrances de la part de tout ressortissant ou étudiant conscient et sérieux de la noble « École de droit » de l’Université de Bangui à laquelle on doit respect et considération.  C’est ainsi que, suite à ce qu’il convient d’appeler des « ratés » tout au long dudit article, on ne peut s’abstenir de remonter, copieusement mais poliment, les bretelles à ce monsieur pour avoir commis ces péchés insupportables.

Eh bien ! monsieur le Parisien, nous vous voyons venir ! Vous vous demandiez en toute probabilité mais sans qu’on ne puisse rien y affirmer, « qu’ai-je fait à ce monsieur inconnu pour qu’il s’en prenne ainsi à ma personne ? ». Loin de nous cette idée ! Pour paraphraser l’ancien ministre Adrien POUSSOU dans sa « Tribune au sujet de l’impossibilité de la prorogation du mandat du président de la République[2][ii] », nos observations au sujet de votre article ne doivent en aucun cas, être considérées par les spécialistes du contretemps et de la réaction comme une attaque ad hominem. D’ailleurs, l’honneur nous échoit de venir très respectueusement vous faire remarquer qu’il ne s’agit tout au long de ses lignes que d’une mise au point articulée par un étudiant lambda de la Faculté des Sciences Juridique et Politique (F.S.J.P) de l’Université de Bangui sur laquelle s’est porté un certain nombre des considérations véhémentes mais trompeuses étalées dans votre article ci-dessus évoqué. Donc, nul besoin de vous faire comprendre qu’en vertu de notre « liberté de penser et d’expression, puisque la RCA jouit encore du statut d’un Etat démocratique » comme l’a fait remarquer l’Enseignant-Chercheur M. Mario AZOU-PASSONDA dans son article intitulé « Centrafrique : la problématique de la prorogation du mandat du Président Touadéra au regard de la Constitution du 30 mars 2016[3][iii] », nous devons y répliquer pour dénoncer les contrevérités qui sont contenus dans ce fameux article.

Mais, pour que la lanterne des uns et des autres soit vraiment éclairée, il convient de dénuder pour les exhiber, ces affirmations que nous jugeons manifestement contraires à la vérité par un bref résumé panoramique de votre article (I) après quoi nous passerons véritablement à nos réprimandes relatives audit article en vue de l’extirpation de certaines de ses affabulations (II).

 

I – Un résumé panoramique de l’article intitulé A Bangui, l’école du droit sème la corruption

Il convient de rappeler que ce résumé panoramique ne porte pas sur l’ensemble de l’article mais juste sur des éléments sur lesquels nous apporterons nos observations. Ce qui nous conduira à garder une neutralité politique lorsque le glaive parlant de l’auteur se tourne contre certains hommes politiques.

D’entrée de jeu, l’auteur de « A Bangui, l’école du droit sème la corruption » porte en premier lieu notre attention, à tort ou à raison, sur des supposés « tripatouillages de notes d’examen contre des petites enveloppes ou gâteries sexuelles, tel serait le scandale qui court à l’Université nationale de Bangui(UNB) ». Dispose-t-il peut-être de moyens probants pouvant attester ces affirmations graves et dans l’hypothèse du contraire, injurieuses.

Au total, poursuit l’auteur, l’université compte aujourd’hui un effectif total de 20.000 étudiantes et étudiants dont 10.000 pour la seule faculté des sciences juridiques et politiques – ceci explique sans doute, selon lui, le fait que la RCA ne compte aucun anesthésiste en ce temps de Covid-19. Il conclut ses propos liminaires par une certaine conséquence de cette situation en ces termes : « On  comprend dès lors pourquoi la justice est gangrenée par la corruption au sommet de l’Etat, où pullulent les anciennes autorités de l’Université nationale de Bangui, et où persiste la pratique des dessous de table et des commissions. »

Dans la première partie de A Bangui, l’école du droit sème la corruption intitulée « Au jeu des petites enveloppes, l’assemblée nationale n’est pas la dernière », notre très cher Consultant international affirme fièrement, avec un air serein et un registre populaire ce qui suit : « Pendant que les parlementaires palpent leur pognon[4][iv], les « juristes » sortis de l’UNB se crêpent le chignon, sur la querelle de vacation du pouvoir en cas de glissement du calendrier électoral ! » C’est là pour l’auteur, le moment idéal de s’en prendre avec virulence à certains enseignants-chercheurs notamment un Maître de Conférences et un Maître-Assistant à l’Université de Bangui.

A coup d’arguments spécieux, dit notre Economiste, l’un M. Alexis N’DUI YABELA qui serait selon lui un spécialiste du droit public de l’environnement, veut modifier les dispositions de l’article 35 de la constitution, qui excluent tout amendement de la durée et du nombre des mandats présidentiels afin d’y introduire la notion de « force majeure » ; l’autre, poursuit-il, M. Dominique Désiré ERENON, certifie que le cas de force majeure est implicitement contenu dans l’article 35 tel qu’il est rédigé. Plus loin, l’Economiste conclut ce qui suit : On comprend donc pourquoi l’Etat fonctionne si mal et la justice est si malade en Centrafrique. Et donc selon l’auteur : « A Bangui, l’école de droit donne le mauvais exemple » !

Après cette transcription panoramique fidèle à la diptérosodomie qui gonfle ledit article, il serait judicieux de passer enfin à nos remontrances à son sujet afin de le débarrasser de certains de ses asticots.

II – Des remontrances en vue de l’extirpation de certaines affabulations contenues dans l’article intitulé  A Bangui, l’école du droit sème la corruption

Après quelques mises au point sur ce qu’il convient d’appeler « atteinte à l’honneur d’une grande école », nous nous pencherons particulièrement sur une incompréhension de la part de l’auteur au sujet des articles de deux enseignants-chercheurs.

Au premier abord, il convient de porter à la connaissance de notre Consultant international que, contrairement à une idée qu’il a reçue et qu’il veut nous faire partager de bonne foi, l’Université de Bangui, par lui dénommée à tort l’ « Université nationale de Bangui »[5][v], avec une certaine certitude au point de mettre entre parenthèses le sigle « UNB », ne compte aucunement neuf (9) facultés. A contrario, cette « excellence académique au cœur du continent africain » compte précisément : cinq (5) facultés dont celle des sciences juridique et politique, quatre (4) instituts, une (1) école, neuf (9) centres de recherches et six (6) laboratoires.

Aussi, pour la gouverne de ceux qui ne le savent pas ou qui ne le savent plus étant donné que leur certitude est mise en doute, l’Université de Bangui ne compte pas 20.000 étudiants dont 10.000 pour la « seule » Faculté des Sciences Juridique et Politique (F.S.J.P.). On ne sait donc où est-ce que notre cher Economiste est allé recueillir ces données mais on lui demandera de se mettre en doute lui-même. On comprend donc que ce n’est pas en allant de site web en site web qu’on peut pénétrer dans les arcanes d’une administration, telle l’Université de Bangui. Cette erreur manifeste se trouvant dans l‘article en question en est une parfaite illustration.

Monsieur le Consultant international, nous aimerions bien, avec votre permission bien sûr, vous poser quelques questions : étiez-vous vraiment convaincu que la seule école de droit dont vous n’appréciez guère pouvait rafler à elle seule la moitié de l’effectif total de l’Université de Bangui ? N’essayez-vous pas de déguiser peut-être la vérité afin de faire plaire ou de salir quelqu’un ? En outre, que faisiez-vous tout ce temps pour que la République Centrafricaine « se retrouve sans anesthésiste » en ce temps de Covid-19 ?

Vos mots concernant l’école de droit du Centrafrique dans cet article sont à côté de la plaque !, si vous nous permettez l’expression. Non point parce qu’ils pointent du doigt des cas supposés de corruption qui pourraient certainement exister, mais parce que vous vous permettez de tout généraliser c’est-à-dire, d’étendre ces affirmations erga omnes. Si l’on s’en tient à vos dires, on pourrait se verser dans une interprétation selon laquelle la faculté de droit est une faculté de corruption et que, par conséquent, tous les enseignants sont d’office corrompus et les étudiants, des corrupteurs. Ce qui pourrait sans doute causer d’éventuels préjudices à un certain KRANENDJI qui vient d’empocher fraîchement un diplôme universitaire en droit public général ainsi qu’à un certain nombre de collègues cleans dans les instances nationales et internationales ou sur le marché d’emploi. Vous comprenez donc en quoi nous avons intérêt à agir contre l’atteinte que vous aviez porté à l’honneur de l’établissement qui nous a formé et qui pourrait probablement jaillir sur nous. On peut donc comprendre que ce n’est nullement la faute exclusive des « juristes » si la justice est gangrenée par la corruption jusqu’au sommet de l’Etat et où persiste la pratique des dessous de table et des commissions comme vous l’entendez. Toutefois, on ne saurait ignorer que chacun a sa part de responsabilité dans la descente aux enfers du Centrafrique ou dans la rentrée des loups dans Bangui[6][vi]. Vous le savez certainement mieux que nous !

Venons-en maintenant à ce qu’il convient d’appeler une incompréhension de la part de l’auteur de A Bangui, l’école du droit sème la corruption au sujet des articles de deux enseignants-chercheurs de la F.S.J.P. relatifs à une certaine possibilité ou non de vacance de la présidence de la république suite à une probable non tenue des élections générales de 2020-2021 dans les délais constitutionnels.

L’auteur de cet article nous fait savoir à tort que M. Alexis N’DUI YABELA, Maîtres de Conférences de son état, voudrait modifier les dispositions de l’article 35 de notre Constitution,  qui auraient exclu tout amendement de la durée et du nombre des mandats présidentiels. D’ailleurs nous brûlons d’envie d’inviter l’auteur de cet article à lire ou à relire avec nous les dispositions de l’article 35 par  lui évoqué :

« Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux (2) tours.

La durée du mandat du Président de la  République est de cinq (5) ans. Le Mandat est renouvelable une seule fois.

En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (2) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ».

Alors, entre nous, où est-ce qu’il est question d’exclusion de tout AMENDEMENT de la durée et du nombre du mandat présidentiel dans les dispositions de cet article ? Vous allez à coup sûr pointer du doigt le dernier alinéa de cet article ; or celui-ci parle d’une part, de l’impossibilité pour le président d’exercer plus de deux mandats, et d’autre part de l’interdiction de la prorogation de ce mandat. L’interdiction de l’amendement dont il est question est prévue plus loin à l’article 153 qui énumère les dispositions intangibles de la Constitution du 30 mars 2016, entendez les dispositions exclues de la révision constitutionnelle.

A propos, nous ne pouvons nous empêcher de saisir avec plaisir bien sûr, l’opportunité que vous nous offrez pour citer le Maître de Conférences Alexis N’DUI YABELA en ces termes : Bien que l’interprétation des textes constitutionnels soit devenue la chose la mieux partagée de tous les Centrafricains, il convient cependant de ne pas perdre de vue que l’on ne peut interpréter des dispositions constitutionnelles, sans une maîtrise parfaite des vocabulaires même de cette disciple. Comme le souligne d’une manière générale le Professeur Jérôme BONNARD et bien d’autres auteurs, « Le droit a un vocabulaire qui est technique et complexe » [7][vii].

Qu’à cela ne tienne ! Qu’il s’agit de l’article 35 ou 153, laissez-nous porter à votre attention et pour la gouverne de ceux qui ne  le savent pas, que l’auteur de  « Centrafrique : doit-on confondre « vacance du pouvoir » et « vacuité des pouvoirs publics » en droit constitutionnel ? » ne veuille en aucun modifier certaines dispositions de la loi fondamentale, la Grundnorm, à moins que l’un de nous deux n’a pas la version officielle de son article. Mais ce n’est certainement pas nous ! Or, après avoir dénoncé la démarche persistante et on ne peut plus terne entreprise par certains locataires de la chambre basse du Parlement centrafricain en vue de réviser la Constitution du 30 mars 2016, notamment les articles 36 et 68 et ce en dépit des verrous constitutionnels, pour y introduire la notion de « force majeure », ce « roseau pensant du droit public centrafricain » a proposé des solutions juridiques pour pallier les risques de vacance sinon de vacuité du pouvoir que pourrait éventuellement occasionner la pandémie de Covid-19.

Pour clore le paragraphe, on se dit que c’est peut-être là le moment de laisser l’homme que vous rangez à tort parmi les « spécialistes du droit public de l’environnement » vous faire une réplique à sa propre manière : A la suite de Mlle Jessica MAKOWIAK, Maître de conférences à l’Université de Limoges, je ne sais même pas « à quels temps se conjugue le droit de l’environnement »[8][viii]. Bref !!!

Quant  à ce qui concerne M. Dominique Désiré ERENON qui certifierait selon vous à coup d’arguments spécieux que, « le cas de force majeure est implicitement contenu dans l’article 35 tel qu’il est rédigé », laissez-nous vous informer que vous vous êtes trompé, une fois de plus encore. Contrairement à vos allégations, ce constitutionnaliste qui s’est employé « à la manière d’un mécanicien ou d’un serrurier, à utiliser tous les outils, outils et clefs juridiques disponibles et à choisir ceux qui sont les mieux adaptés à l’équation que représente l’éventuel glissement du calendrier électoral de 2020 », a parlé dans son article, intitulé « Lappréhension constitutionnelle d’un éventuel glissement du calendrier électoral de 2020 en RCA[9][ix] » de « L’IMPOSSIBILITE ABSOLUE D’UNE PROROGATION DU MANDAT PRESIDENTIEL[10][x] ». Pour éclairer notre lanterne sur ce point et afin d’avoir notre adhésion, le constitutionnaliste porte en effet à notre connaissance que : (…) l’article 35 al. 3 de la Constitution du 30 mars 2016 énonce l’impossibilité absolue « d’exercer plus de deux mandats consécutifs » et de « le proroger pour quelque motif que ce soit ». Alors ab hinc, où est-ce que ce monsieur aurait certifié la main sur la conscience que le cas de force majeure est implicitement contenu dans l’article 35 tel qu’il est rédigé ? D’ailleurs si vous insistez, sachez que nous avons soigneusement scruté ledit article à la recherche de l’expression « force majeure », mais devinez quoi, celle-ci n’y figure point et aucune autre expression ne lui a fait référence même implicitement.

Mais, dans l’espoir que vous pouvez accepter un esprit critique à la manière des grands[11][xi], veuillez agréer monsieur, l’expression de nos profonds respects. Ainsi prennent fin nos observations !

Très cordialement !

Fait à Bangui, le 05/06/2020

 

Par : Junior Merlin KRANENDJI

Un étudiant lambda à la Faculté des Sciences Juridique et Politique (F.S.J.P.)

[Ecole du droit et de la science politique]

*********

Post-scriptum : Je préfère être une fourmi dans le monde intelligible que d’être un éléphant dans une allégorie de la caverne !!

[1][i] Nous avons consulté cet article 31 mai 2020, soit plus d’un mois après sa parution, disponible en ligne à l’adresse : https://www.sangonet.com/ActuDo/trib/dtr3/A-Bangui-l-ecole-du-droit-seme-la-corruption.html. C’est ce qui explique la parution un peu tardive du nôtre.

[2][ii] Pour avoir accès au contenu de cette tribune, vous pouvez le consulter sur: https://corbeaunews-centrafrique.com/tribune-de-monsieur-adrien-poussou-au-sujet-de-limpossibilité-de-la-prorogation-du-mandat-du-president-de-la-republique/; consulté le 07/04/2020.

[3][iii] Article disponible en ligne à l’adresse suivante : http://lepotentielcentrafricain.com/centrafrique-la-problematique-de-la-prorogation-du-mandat-du-président-touadera-au-regard-de-la-constitution-du-30-mars-2016/ ; consulté le 30/04/2020.

[4][iv] Aux dires de l’auteur,  il semblerait que 101 des parlementaires centrafricains auraient accepté une enveloppe de 2.500.000 francs CFA chacun en contrepartie de leur vote favorable à la validation de la proposition de loi constitutionnelle visant à modifier et compléter certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.

[5][v] Bien qu’il s’agit d’une université nationale, l’unique d’ailleurs, sa dénomination n’est nullement « Université nationale de Bangui (UNB) » mais « Université de Bangui » tout court.

[6][vi] Cette expression vient d’un article de M. Prospère INDO intitulé Au secours ! « Les loups sont rentrés dans Bangui », disponible en ligne à l’adresse : https://www.sangonet.com/ActuDo/trib/dtr3/au-secours-Les-loups-sont-rentres-dans-Bangui.html; consulté le 01/06/2020.

[7][vii] Voir à ce titre l’article intitulé « Centrafrique : doit-on confondre « vacance du pouvoir » et « vacuité des pouvoirs publics » en droit constitutionnel ? Contribution d’un ancien ‘’DG de l’ENAM’’ à la compréhension non seulement des supputations doctrinales, mais aussi des tentatives de récupération politiciennes des risques de vacance du pouvoir, éventuellement occasionnés par la pandémie du coronavirus en Centrafrique. » Par M. Alexis N’DUI YABELA ; à consulter en ligne à l’adresse : http://centrafrique-presse.over-blog.com/2020/04/doit-on-confondre-vacance-du-pouvoir-et-vacuite-des-pouvoirs-publics.html ; consulté le 25/04/2020

[8][viii] Cf. « Centrafrique : l’universitaire N’dui-Yabela réplique a un certain Aristide Briand Reboas », disponible en ligne à l’adresse : http://lepotentielcentrafricain.com/centrafrique-luniversitaire-ndui-yabela-replique-a-un-certain-aristide-briand-reboas/ ; consulté le 03/05/2020.

[9][ix] Article disponible en ligne à l’adresse suivante : http://centrafrique-presse.over-blog.com/2020/03/l-apprehension-rca-constitutionnelle-d-un-eventuel-glissement-du-calendrier-electoral.html ; consulté le 10/04/2020

[10][x] Et c’est précisément l’intitulé de la première partie de cet article.

[11][xi] Il faut noter que monsieur Prospère INDO est l’auteur de plusieurs articles et de plusieurs livres édifiants, dont on peut citer entre autres, pour les articles : Au secours ! « Les loups sont rentrés dans Bangui »,  et quant aux livres : « Barthélémy Boganda : Héritage et vision » Victor BISSENGUE et Prospère INDO, « la RCA à la croisée des chemins et l’héritage de Barthélémy Boganda »(Acte de la conférence débat du 2 février 2019, sous la direction de Victor BISSENGUE et Prospère INDO).

RCA : Coronavirus à la Télécel, droit de réponse de la direction générale.

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siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Suite à la publication de l’article intitulé « Covid-19 : inquiétude du personnel de Télécel après la contamination de 2 agents », la direction générale de la société de téléphonie mobile Télécel-Centrafrique a demandé un droit de réponse que nous publions ci-dessous. Par ailleurs, la rédaction du CNC souhaite informer ses lecteurs que l’information que nous avions publiée la semaine dernière sur la contamination au Covid-19 de deux agents de la Télécel est bien réelle. Après notre publication, 3 agents de comptabilité et de la trésorerie testés positifs au Covid-19 ont été autorisés le 1er juin par la direction des ressources humaines à se confiner chez eux pour une durée de 21 jours. CNC se réserve le droit de publier les noms de tous les agents infectés au sein de la Télécel ainsi que la capture d’écran des échanges des messages entre la DRH et les agents malades.

 

DROIT DE RÉPONSE

 

La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE a pris connaissance avec étonnement des informations parues dans la publication de Corbeau News Centrafrique, en date du 1 Juin 2020 selon lesquelles le Directeur Général de la société aurait refusé le confinement de deux de ses employés de la comptabilité testés positifs au COVID 19, et aurait demandé qu’ils reprennent service.

La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE tient à préciser qu’il s’agit d’une fausse information et dénonce ce genre de pratique soutenue par aucun support ni preuve et qui est de nature à porter atteinte à l’intégrité et l’image de la société TELECEL CENTRAFRIQUE.

Entant qu’employeur de référence, nous nous sommes engagés depuis le début de cette pandémie dans la préservation de la santé physique et mentale au travail de nos salariés à travers :

  • La prévention par la mise en place du Comité Corona en interne qui veille sur le comportement à adopter, le conseil sur les gestes barrières : la distanciation sociale, qui implique un aménagement des locaux, lavage des mains (avec la mise à disposition de gels hydro alcooliques et masques), ou encore la gestion des entrées et sorties (Prise de température) ;
  • La mise à disposition du personnel d’une aide financière pour des réserves de produit de premières nécessités afin de soulager les charges du ménage ;
  • Des actions d’information sur le groupe WhatsApp pour tout le personnel avec des messages de sensibilisation sur les gestes barrières envoyés journalièrement par les membres du comité Corona, et bien d’autres mesures prises telles que la diffusion des consignes par tous moyens des informations sur les mesures Gouvernementales et de la Direction Générale (affichage dans l’entreprise, note interne envoyée aux salariés par ..).

Par ailleurs, la société s’est engagée à réduire la proximité physique des effectifs qui implique une distance d’un mètre entre les collaborateurs, le télétravail, les vacances, rotation, etc.

Quant au cas de contamination en l’interne, nous avons noté malheureusement que quelques collègues ont été touchés par cette maladie et l’entreprise a automatiquement pris toutes les mesures afin de s’assurer qu’ils soient suivis par le médecin Conseil de l’Entreprise dans leur lieu de confinement. Aucun Personnel contaminé n’est contraint de rester travailler.

Aujourd’hui nous devons rester solidaires dans la lutte contre cette pandémie, utilisons tous les moyens, (médias écris, réseaux sociaux etc.) pour la sensibilisation de la population dans la lutte contre cette pandémie qui évolue grandement dans notre pays. L’heure n’est plus à la diversion ni des

publications vides de sens qui n’apportent rien pour la population. Nous avons un seul ennemi qui est « COVID-19 » contre lequel nous devons nous unir et s’engager dans la mise en œuvre de réponses concrètes, efficaces et nécessaires pour soutenir et protéger la population frappée de plein fouet par cette crise sanitaire.

TELECEL CENTRAFRIQUE reste et demeure une Société citoyenne qui a toujours œuvré, en toutes circonstances, dans l’intérêt du Peuple centrafricain, ce qui se traduit aujourd’hui par l’Assistance au Ministère de la Santé à travers la remise des Kits téléphoniques permettant la mise en place du numéro vert 1212, un don en matériels biomédicaux dont la procédure de livraison est en cours de finalisation, et bien d’autres actions dont on ne peut tout citer ici… Ceci, pour assister et soutenir la population, ce qui devrait être la préoccupation de tout le monde en ce moment critique.

La Société TELECEL CENTRAFRIQUE tient à rassurer ses fidèles Abonnés, ses Partenaires et la Population Centrafricaine qu’elle reste et demeure une société qui met au centre de ses intérêts la protection de son capital humain. Aucunes actions malveillantes ne pourraient constituer un obstacle au développement harmonieux de notre Société.

Ensemble, nous vaincrons cette pandémie.

TELECEL CENTRAFRIQUE avec vous pour toujours.

BIANI BIANI.

La Directrice Général Adjointe

Mme Irène MOUSSA-KEMBE

Le Covid-19 dépasse les 400 000 morts

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Le Covid-19 dépasse les 400 000 morts

Bangui ( République centrafricaine ) – Le nombre de décès liés aux coronavirus enregistrés dans le monde a maintenant atteint 400 013, selon les données compilées par l’université Johns Hopkins.

L’université américaine a commencé à compiler ses données peu après le début de l’épidémie en Chine à la fin de l’année dernière./////////////.

Elle indique qu’il y a eu plus de 6,9 millions de cas confirmés./////////////.

L’Amérique, l’Inde et le Brésil sont les nouveaux épicentres de la maladie./////////////.

En Afrique, le Covid-19 a fait 5 060 morts sur 183 760 cas./////////////.

Le virus qui entraîne la COVID-19 se transmet ‎principalement par des gouttelettes produites ‎lorsqu’une personne infectée tousse, éternue, ou ‎lors d’une expiration. /////////////.

Vous pouvez être infecté en inspirant le virus, si ‎vous êtes à proximité d’une personne malade, ou en ‎touchant une surface contaminée puis vos yeux, ‎votre nez ou votre bouche.‎/////////////.

Avec BBC Afrique

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Guerre des chefs au parlement congolais: le parti de Tshisekedi dans l’impasse

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Guerre des chefs au parlement congolais: le parti de Tshisekedi dans l’impasse

Bangui ( République centrafricaine ) – Qui succèdera au député Jean-Marc Kabund au poste de 1er vice-président de l’assemblée?

Du côté de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti du président congolais Félix Tshisekedi dont M. Kabund est président intérimaire, on se refuse pour l’instant d’avancer le nom d’un éventuel successeur./////////////.

“Tout dépend maintenant du chef de l’Etat. C’est lui qui doit nous donner le nom”, a réagi à VOA Afrique le député Léon Mukayi, président du groupe parlementaire UDPS./////////////.

Le dépôt des candidatures au poste du 1er vice-président de l’Assemblée nationale aura lieu du 6 au 8 juin./////////////.

Le 28 mai, l’UDPS avait, à l’issue d’une réunion de certains de ses organes, mis en garde les députés élus sur sa liste de déposer leur candidature, sous peine de radiation du parti. Et avec, la perte de qualité de député./////////////.

M. Kabund, la trentaine, a été déchu le 25 mai lors d’un vote consécutif à une pétition signée par 62 députés./////////////.

Au départ, l’UDPS indiquait vouloir garder ce poste vacant. Mais certains du parti n’ont pas épousé cet avis, à l’instar du constitutionnaliste André Mbata qui, après une audience avec le président Tshisekedi, avait déclaré que le parti ne pouvait rester bloqué pour et par un seul individu./////////////.

D’autres aussi ont exprimé le même point de vue. C’est le cas du président de la commission électorale du parti, Jaquemain Shabani./////////////.

Pour sa part, M. Kabund a, la semaine passée, rejeté sa destitution et promis de saisir la justice. Et il pourrait marquer un point./////////////.

En effet, l’auteur de la pétition qui l’a fait tomber, le député Jean-Jacques Mamba, du Mouvement pour la Libération du Congo, parti de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, avait été arrêté pour avoir truqué la signataire d’au moins deux députés. Il a par la suite été libéré après la rétraction des deux accusateurs./////////////.

L’affaire a été suspendue au niveau de la justice et pourra reprendre après la session parlementaire.

Avec AFP/VOA

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Alerte info : 3 pick-up des humanitaires enlevés par les rebelles de 3R à Baboua.

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Barrière de contrôle des gendarmes à Gallo, non loin de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Bouar (Corbeaunews-centrafrique) – Les faits se sont produits ce dimanche vers 13 heures dans la localité de Dongbakè, située à une dizaine de kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko, près de la frontière avec le Cameroun.

 

Selon les informations du CNC, les assaillants, identifiés comme des éléments de 3R,  auraient menacé les trois conducteurs avec leur fusil d’assaut avant de s’emparer de leurs véhicules.

Interrogée par CNC,  une source sécuritaire a indiqué que les trois pick-up appartenaient aux ONG humanitaires internationales.

Le détail dans nos prochains articles.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

les tâtonnements coûteux des dirigeants sénégalais amplifient le doute

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COVID-19: les tâtonnements coûteux des dirigeants sénégalais amplifient le doute

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Après des manifestations qui ont secoué le pays, les autorités du Sénégal ont décidé de procéder à un nouvel assouplissement des restrictions. Malgré ces annonces très attendues, les Sénégalais ne sont pas totalement satisfaits.

Après deux nuits de violentes émeutes de Touba à Dakar, le gouvernement sénégalais recule à nouveau face à la pression de la rue./////////////.

Au-delà des aménagements sur le couvre-feu et la levée de l’interdiction des transports interurbains, le gouvernement a également décidé d’assouplir les restrictions sur les réunions dans les endroits publics ou privés, les restaurants, les salles de sport, les salles de jeux. Des décisions prises pour calmer les frustrations d’une population qui se dit fatiguée par les tâtonnements des autorités dans la gestion du coronavirus./////////////.

En effet, depuis le début de la pandémie en mars, les autorités donnent l’impression de faire du pilotage à vue pour éviter des obstacles. Même les justificatifs officiels de l’assouplissement (le dépassement du pic, par exemple) ne convainquent pas. Pire, ils sèment le doute dans l’esprit de certains citoyens./////////////.

C’est le cas d’Alioune Badara Gueye, qui n’est pas convaincu que le pire est passé. “Je crois qu’on n’a même pas atteint la moitié plutôt que le pic. Au Sénégal si on avait atteint le pic ça devait être la catastrophe”, affirme-t-il, catégorique./////////////.

Le jeune homme souligne qu’en ce moment il y a des rassemblements, mais aucun cas n’y est signalé. “Tu ne vois même pas une personne que tu connais te dire: ‘j’ai le corona, je suis malade’”. /////////////.

Les transporteurs qui ont déclenché la vague de contestation à travers le pays sont les premiers à se réjouir de l’allègement des restrictions même s’ils relèvent des insuffisances./////////////.

Mor Ndiaye est chauffeur sur l’axe Dakar-Touba. Il estime que le maintien du couvre-feu à 23 heures peut encore être un souci à cause des aléas. Les autorités ont commis des erreurs qui ont poussé les populations à bout, créant ainsi une pression sociale intenable pour le président Macky Sall./////////////.

Telle est aussi la conviction d’Ousseynou Souaré, qui estime que tout le monde en a ras-le-bol du confinement parce que si les mesures étaient adéquates “on en serait pas là”. Pour lui, les couacs sont nombreux./////////////.

“Les gens qui attendent jusqu’à présent pour recevoir leur aide ne l’ont pas reçue. Les gens ne travaillent plus, l’économie est entrain de partir en lambeaux, les gens ne savent plus à quel saint se vouer”, souligne-t-il./////////////.

“La population ne comprend même pas les décisions de l’État”, renchérit Alioune Badara Gueye . “Ils prennent des décisions, mais ils n’assument pas leurs responsabilités”.

Dakar )Sénégal)

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RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 119  nouveaux cas du covid-19.

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Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 119 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 04 à 76 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  mille cinq cent soixante-dix (1570) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 06 juin 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 06 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de cent dix-neuf (119) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (77) et féminin (45). Leur tranche d’âge varie de 04 à 76 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 05 juin 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les cent dix-neuf (119) nouveaux sujets infectés, un seul cas est importé, et cent dix-huit (118) sont issus de transmission locale, et proviennent de Bangui (99), Boali (01), Yaloké (01), Bossembélé (07), Paoua (04), Zawa (01), Gadzi (01) et Bouar (03). Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts. Officiellement, avec ces cent dix-neuf (119) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour mille cinq cent soixante-dix (1570) cas du nouveau coronavirus sur son territoire. Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les cent dix-neuf (119) personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les mille cinq cent soixante-dix (1570) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique a annoncé que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministère de la Santé, cinq (5) cas de décès sont enregistrés depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

LA COUR CONSTITUTIONNELLE ENTERRE DEFINITIVEMENT LE PROJET REVISIONNISTE DE TOUADERA  

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/de-gauche-à-droite-touadera-et-dominique-darlan-450×275.jpg” alt=”De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.” width=”450″ height=”275″ />
De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Par une décision courageuse de la Cour Constitutionnelle rendue le 05 juin 2020, la proposition de révision constitutionnelle initiée par les Honorables Mathurin DIMBELET-NAKOE et Jean-Symphorien MAPENZI, soutenue par le Président Pr Faustin Archange TOUADERA et validée par le Gouvernement de Firmin Ngrebada, a été rejetée par les juges constitutionnels centrafricains pour non-conformité à la Constitution du 30 mars 2016.

 

Il s’agit d’un énième camouflet subi par le clan de Touadera et le MCU de Simplice Mathieu Sarandji, d’Arthur Piri, Evariste NGAMANA, Fidèle NGOUANDJIKA, Dr Ndui YABELA et cie. Très récemment, la Cour Constitutionnelle avait annulé le Décret portant création de la Délégation des Grands Travaux et Investissements Stratégiques pilotée par le Ministre Délégué Pascal Bida KOYAGBELE.

La Cour n’a pas en effet loupé le grand Mathématicien de Boyrabe, natif de Damara. Du coté du MCU et du clan TOUADERA, c’est la panique totale et le désenchantement. Avant cette décision, les partisans du MCU claironnaient à tout va que la Cour avait été corrompue et ne rendrait qu’un avis favorable à leur funeste projet. Mme Danièle DARLAN, Jean-Pierre WABOE, Nadine PINGAMA, Sylvie NAISSEM et les autres juges ont décidé de dire le droit et rien que le droit.

Mais la décision de la Cour ne pouvait qu’être en défaveur du pouvoir de Bangui quand on sait que la plupart des opinions émises çà et là étaient hostiles à toute révision constitutionnelle. D’ailleurs, hormis les politiques notamment ceux de l’opposition, les spécialistes et praticiens du droit, des professeurs de droit tels que le Constitutionnaliste Dominique Désiré ERENON,  Jean-François AKANDJI-KOMBET de l’Université de Paris 1, Dr Thierry Irénée YARAFA Me Albert PANDA, Aristide Briand REBOAS, Paul Crescent BENINGA et bien d’autres fils du pays s’étaient tous prononcés contre cette initiative parlementaire, avec de solides arguments juridiques. Malheureusement, ces dignes fils du pays n’ont pas été écoutés, peut-être parce qu’ils ont le malheur d’être centrafricains ou de ne pas être encartés au MCU, parti au pouvoir ; le pouvoir de Bangui a plutôt préféré les négliger, les contourner et recourir à de mercenaires du droit venus de l’étranger et gracieusement payés avec l’argent du contribuable centrafricain. C’est une habitude en Centrafrique de négliger les experts nationaux comme si les étrangers en savaient plus que nos intellectuels tels que ceux cités ci-dessus et qui sont de surcroit ressortissants de grandes universités européennes. Nous avons des valeurs sûres chez nous qu’il faut valoriser. Dans le milieu diplomatique à Bangui, on s’interroge sur la négligence dont sont victimes les vraies compétences nationales.

Si le pouvoir de Bangui avait suivi les différentes interventions et communications de nos intellectuels précités notamment le Constitutionnaliste Dominique Désiré ERENON, lequel avait été très pertinent dans sa démonstration juridique lors de la Conférence de Presse du 08 mai 2020, il aurait dû retirer son projet révisionniste et éviter d’être fragilisé aujourd’hui dans l’opinion à travers la Décision que viennent de rendre Mme Danièle DARLAN et ses collègues.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : un grave accident de circulation impliquant un véhicule des sapeurs-pompiers fait un mort.

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Environnement de l’accident survenu à Gobongo ce vendredi 5 juin sur l’avenue de l’indépendance à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Vendredi 5 juin, aux alentours de 10 heures, un dramatique accident de la circulation impliquant un véhicule des sapeurs-pompiers s’est produit à hauteur du marché Gobongo, dans le quatrième arrondissement, sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.

 

La victime, un homme de 67 ans dénommé Jérôme Elian, circulait sur sa moto en direction du centre-ville sur l’avenue de l’indépendance quand il a été violemment frappé à hauteur du marché Gobongo par un véhicule des sapeurs-pompiers qui roulait au même sens. Vu l’impact du choc, le sexagénaire succombe de ses blessures sur le champ. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital de l’amitié.

Une enquête a été ouverte au parquet général pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cet accident dramatique.

Selon des informations obtenues par notre bureau des accidents et d’actualités, la victime serait un ancien chauffeur à l’OMS. Il a été admis  à la retraite il y’a quelques années. Domicilié au quartier PK15 sur la route de Boali, il se rendait ce vendredi à l’ÉNARCA au centre-ville quand il a été mortellement frappé par le véhicule des pompiers à hauteur de Gobongo.

 

Anselme Mbata

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RCA : le 3R annonce son retrait de l’accord de paix de Khartoum.

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Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Abass Sidiki, chef d’État major de 3R (Retour, Réclamation et réhabilitation) a annoncé dans un communiqué publié ce vendredi 5 juin le retrait de son mouvement de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signées le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. Et il met en garde les autorités contre une éventuelle attaque des Faca contre ses bases.

 

“Le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en œuvre de l’APPR-RCA », a indiqué le chef rebelle Abass Sidiki dans son communiqué. Toutefois, il demande par ailleurs à ses hommes de “répliquer avec la dernière force en cas d’attaque contre ses bases par les forces gouvernementales ».

Cette réaction de 3R intervient juste quelques minutes après la décision de la cour constitutionnelle rejetant en bloc le projet de la révision constitutionnelle initié par quelques députés de la majorité, et appuyé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Une simple coïncidence ou une stratégie du pouvoir ? s’interrogent les Centrafricains.

Dans son communiqué, le chef rebelle a également réaffirmé l’engagement de son mouvement pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA si les menaces et les intimidations contre le 3R cessent : “le mouvement 3R réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en œuvre” de l’accord de paix “si les menaces, les provocations

cessent”.

Rappelons que le mercredi dernier, la Minusca avait mis en garde Abass Sidiki “contre sa tendance expansionniste » en violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation.

 

Gervais Lenga

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CENTRAFRIQUE : APRÈS LE TÂTONNEMENT ET LE TITUBEMENT, LE POUVOIR DE BANGUI S’AGENOUILLE DEVANT SON PROJET DE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Lors des élections groupées marquant la fin de la transition démocratique, le président de la république ainsi que les parlementaires de la sixième législature étaient élus pour un mandat de cinq (5) ans. A l’approche de cette échéance quinquennale, l’Autorité Nationale des Élections (ANE), organe désigné par La constitution chargé de gérer les opérations électorales a retenu dans son chronogramme définitif la date du 27 décembre 2020 pour organiser le premier tour du scrutin présidentiel et législatif. Des difficultés techniques, matérielles et logistiques apparentes s’accumulent sans oublier le paramètre d’insécurité qui prend en otage le facteur « temps » rendant quasi impossible l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

 

Pour combler l’éventualité du glissement du calendrier électoral avec corollaire une situation non prévue par la constitution, certains députés véreux agissant sous le contrôle et l’aiguillage du pouvoir ont trouvé un prétexte parfait à travers la pandémie du coronavirus comme facteur du retard pour modifier et compléter certaines dispositions constitutionnelles. Cette modification de la constitution propose une nouvelle rédaction des articles 36 et 68 de la constitution pour contourner

les verrous rigides des articles 35, 38, 153 et 158 recommandés par le forum de Bangui en y intégrant la notion de « force majeure ».

Les forces vives de la nation se sont insurgées contre cette démarche qui y voit d’une part une manœuvre de monopolisation du pouvoir et d’autres part un moyen de dicter sa volonté. C’est dans ce climat alimenté par des charges électrostatiques que la Cour constitutionnelle a été saisi pour donner son avis sur la constitutionnalité de la procédure. Sur la forme, la noble cour constitutionnelle s’est d’abord déclarée compétente pour statuer et a déclaré la requête recevable. La prudence et la difficulté des sages au cours de l’instruction du dossier étaient palpables car cette dernière a procédé à l’audition et la concertation de certaines personnalités politiques, missions inédites non répertoriées dans les missions de la Cour attribuées par l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016.

Au fond, la Cour constitutionnelle a travers l’avis n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif à la révision de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 a émis un avis formellement défavorable à la modification de la constitution et a décidé qu’en cas de glissement du calendrier électoral synonyme d’un vide juridique constaté, le recours à une large concertation consensuelle au détriment de la transition politique s’impose. Conscient de la capacité notoire du pouvoir à politiser les institutions de la république, le citoyen lambda s’interroge :

L’avis défavorable émis par la Cour constitutionnelle sur le projet de modification de la constitution est-elle conforme à l’esprit de notre loi fondamentale ? Pourquoi la Cour constitutionnelle a organisé l’audition des chefs de partis politiques alors que ces derniers n’ont pas saisi la noble cour ? La réception et l’audition des forces vives de la nation sont-elles les nouveaux baromètres pour légitimer les décisions de la Cour constitutionnelle ? Sa décision d’exclure la transition politique consensuelle équivaut à la continuité du mandat du président de la république au delà du délai constitutionnel, cela n’est-il pas contraire aux dispositions de l’article 35 de la constitution ?

Au delà des interrogations qui alimentent les débats politiques, il est important de souligner que cet avis de la Cour constitutionnelle n’est une victoire pour personne si ce n’est que le droit qui a triomphé. Les démocrates avertis ne peuvent que saluer cette décision qui confirme l’indépendance et la neutralité de la Cour constitutionnelle à l’égard du pouvoir établi pourvu que ça dure c’est à dire que le peuple souverain espèrera mieux lors des prochaines échéances électorales. Pour ce faire, nous encourageons les juges constitutionnels d’éviter au maximum d’être inféodé au pouvoir au risque de politiser l’institution qui est le gendarme de la loi fondamentale.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 05 juin 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel :

0666830062.

Flash info : arrestation de 5 combattants rebelles du FPRC à Ndélé

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Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé (Corbeaunews-Centrafrique) – lourdement armés, ils ont été interceptés par les forces mixtes Minusca-Faca, ce vendredi 5 juin, aux environs de 15 heures  sur l’axe Miammani, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine.

 

Selon les informations du CNC, les 5 rebelles interceptés par les soldats des forces armées centrafricaines, appuyés par les forces de la Minusca, seraient des combattants du FPRC en provenance de la ville de Ndah, une localité située à une centaine de kilomètres de Ndélé sur l’axe Birao. Lourdement armés, les suspects auraient tenté de résister dans un premier temps, mais ils ont été très vite neutralisés par les forces loyalistes dirigées par le colonel Moussa Kitoko.

Pour l’heure, les 5 suspects sont détenus dans les locaux de la Minusca à Ndélé en attendant leur transfèrement sur  Bangui où ils seront probablement déférés devant le parquet général dans les prochains jours.

Au même moment, les populations de Ndélé viennent d’assister avec joie à l’arrivée des forces de sécurité intérieure (FSI) après 8 ans d’absence dans la ville.

Le détail dans nos prochains articles.

 

Moïse Banafio

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Alerte info : la cour constitutionnelle vient de rejeter en bloc le projet du tripatouillage de la constitution.

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Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Vendredi 5 juin 2020, la Cour constitutionnelle vient de rejeter il y a quelques minutes le projet de la modification de la constitution du 30 mars initié par quelques députés de la majorité, et appuyé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Selon les juges, en cas du glissement du calendrier électoral prévu pour fin décembre 2020, une large concertation des forces vives de la nation est plus que nécessaire dans de telles circonstances.

Nous reviendrons largement avec Gisèle Moloma dans nos prochains articles sur CNC.

 

Anselme Mbata.

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RCA : des cadres de la douane épinglés dans une affaire du détournement.

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Les douaniers centrafricains lors de la célébration de la journée internationale de la douane le 25 janvier 2018 à Bangui. Photo CNC

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Les suspects ont été entendus en toute discrétion depuis 24 heures à l’inspection de services douaniers à Bangui. Les dommages causés pourraient atteindre des centaines de millions de francs CFA. Une affaire qui pourrait bien rejaillir sur plusieurs personnalités de la douane.  Parmi elles, le Directeur général  Frédéric Inamo.

 

Cela aurait pu être le scénario d’un très bon film hollywoodien. En effet, depuis plus de trois ans, des dizaines de camions-citernes de 36 000 litres en provenance du Cameroun ont été détournés du regard du service douanier à la frontière. Avec la complicité de quelques agents douaniers de la direction régionale n°2, cette mafia fonctionnait discrètement durant plus de trois ans sans que l’affaire soit éclatée.

Comme dans toutes les affaires du crime organisé, la discrétion est de mise, et aucun participant ne doit être traité en fonction de son grade. Ce qui n’a pas été fait ce dernier temps, et le partage du dernier butin a mal tourné. La direction générale a été saisie, et l’affaire tourne au vinaigre.

Depuis cette semaine, le directeur régional n°2 de la douane, et plusieurs de ses collègues ont été convoqués à l’inspection du service douanier à Bangui. Après avoir été entendus durant des heures, le Directeur régional, monsieur Kénguéna et deux autres agents ont été innocentés de l’affaire. Par contre, le receveur de la douane de Nola, monsieur Goro, ainsi que deux de ses collègues, les douaniers Bissafi et Damango Ont été soupçonnés par l’inspection de service douanier d’être les meneurs de cette mafia qui a duré tant d’année en dépit de la situation financière catastrophique  de la République centrafricaine.

Notons que les camions-citernes impliqués dans cette mafia ont été destinés au ravitaillement au carburant de certaines sociétés forestières basées dans les préfectures de Mambéré-Kadéi et de Sangha-Mbaéré. Au lieu de passer légalement à la douane et faire des formalités, ces sociétés préfèrent s’adonner au jeu de mafia avec la complicité de certains douaniers crapuleux qui prélèvent, selon nos information, une somme de 17 millions de francs CFA sur chaque camion citerne de 36 000 litres en provenance du Cameroun. Mais le corbeau de l’affaire, le lieutenant Damango, un proche du pouvoir, est désormais cité comme le principal auteur-concepteur de cette mafia depuis plusieurs années.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

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RCA : scandale de fraude à la douane et trafic des faux documents officiels, deux députés proches du pouvoir mis en cause.

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Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Au départ, c’était une affaire impliquant 3 sujets camerounais. À l’arrivée, c’est un énorme scandale. Ce jeudi 4 juin, 3 sujets camerounais, à bord d’un Mitsubishi Galloper couleur rouge, ont été interpellés par la CNS dans le cadre d’une affaire de trafic illicite des documents officiels. Mais très vite, l’affaire tourne au scandale impliquant deux personnalités de l’Assemblée nationale proches du parti au pouvoir.

 

Jeudi 4 juin, peu avant midi, des policiers d’intervention de la compagnie nationale de sécurité (CNS) ont été appelés en urgence à l’école nationale des arts et de la culture sur l’avenue de France à Bangui. Sur place, 3 sujets camerounais ont été interpellés. Ils sont soupçonnés  de trafic de macarons des députés. Mais après quelques minutes d’audition, les trois suspects ont très vite dénoncé leur complice. Il s’agit du député Mathurin Dimbélé Nakoé, député de Sosso-Nakombo, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, cadre influent du parti au pouvoir. Convoqué par les enquêteurs, il a été auditionné longuement ce jeudi entre 13-15 heures. Mais que s’est-il passé réellement ?

 

Député Teddy Arnauld Weïdane à la manœuvre.

Selon les premiers éléments de l’enquête menée par CNC, tout a commencé par une affaire de fraude douanière  impliquant 3 camerounais et un député centrafricain, l’honorable de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane.

En effet, depuis quelques années, les 3 suspects camerounais s’adonnaient au commerce des marchandises entre l’Europe et la RCA. Le député de Bouca 2, moyennant une compensation financière, se présentait comme le propriétaire de la cargaison afin que celle-ci soit exonérée des taxes fiscalo-douanières en République centrafricaine. Un jeu de mafia très juteux pour le député Weïdane. Mais cela ne va pas durer longtemps. Un jour, l’homme aurait tenté de jouer ses complices camerounais, et ces derniers, à travers leur avocat,  ont immédiatement saisi la justice pour escroquerie aggravée. Aussitôt, le député de Bouca a été écarté du jeu au profit de son collègue de Sosso-Nakombo, l’honorable Mathurin Arnauld Dimbélé. Étant deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, et cadre influent du parti au pouvoir, ce dernier confectionne de faux macarons officiels de l’Assemblée nationale qu’il appose sur le parebrise du véhicule de ses 3 complices camerounais. Une histoire de les faire circuler librement comme des députés sur le territoire centrafricain. L’affaire semble bien fonctionner pour les 4 mafieux. Mais ce qu’ils auraient ignoré, c’est que leur ancien complice, le député de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane les fliquait discrètement de bout en bout.  L’homme n’a pas apprécié sa mise à l’écart du jeu.

 

Scène d’arrestation et joie du député Weïdane

Ce jeudi 4 juin, peu avant midi, les 3 camerounais, à bord de leur véhicule Mitsubishi Galloper de couleur rouge frappé du macaron officiel de l’Assemblée nationale, se rendait au cabinet de leur avocat situé dans la cour de l’école des arts et de la culture sur l’avenue de France à Bangui. Immédiatement, le député Weïdane, qui suivait discrètement leur manœuvre, informe les forces de l’ordre pour les dénoncer. La CNS est arrivée, et les 3 camerounais ont été interpellés vers 12h et placés en garde à vue à la CNS. Le député Dimbélé Mathurin a également été auditionné. Selon nos informations, une enquête a été ouverte, et le service juridique de l’Assemblée nationale a également été saisi de l’affaire.

Entre temps, la rédaction du CNC tente en vain de joindre au téléphone les députés Weïdane et son collègue Dimbélé.

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : un jeune homme mortellement happé par un taxi à Bangui.

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Avenue des martyrs à Bangui, le 11 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Un homme d’une vingtaine d’années est mort après avoir été heurté par un taxi, ce jeudi 4 juin 2020, devant la primature sur l’avenue des martyrs à Bangui. Le chauffard a pris la fuite, mais il a été très rapidement attrapé par une foule hostile.

 

Le taxi, dont le numéro de portière est  T571, roulait à vive allure sur la grande avenue des martyrs au moment de l’accident. L’impact entre le véhicule et la victime, un jeune commerçant ambulant d’environ 21 ans, s’est produit vers 18h30. Le choc était violent, très violent. Le jeune homme ne peut s’en sortir. Il est décédé sur le champ.

Pendant ce temps, le taximan impliqué dans l’accident accélère et prend la fuie. Poursuivi par une dizaine des conducteurs de motos-taxis jusqu’au quartier Yassimandji, dans le cinquième arrondissement, le suspect n’a plus de choix que de trouver refuge à l’antenne de l’OCRB (office central de répression du banditisme) du quartier Ngouciment. Aussitôt, une foule hostile s’est constituée sur place pour exiger des policiers sa tête. Ce qui n’a pas été fait, et un renfort de la police sont arrivés, puis le suspect a été embarqué.

Placé en garde à vue à la brigade des accidents de la police, le suspect sera probablement déféré devant le parquet dans les prochaines heures.

Quant à la victime, son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire située non loin du lieu de l’accident.

 

Anselme Mbata

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Abdoulaye Miskine devant la justice tchadienne, la Centrafrique veut sa tête

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Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du mouvement FDPC.

 

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La justice tchadienne a ouvert une information judiciaire contre le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, ainsi que trois de ses compagnons, tous détenus à N’Djamena.

 

Le leader du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, et trois de ses compagnons, avaient été interpellés à l’est du Tchad et conduit à N’Djamena en octobre 2019.

A l’époque, Bangui avait dépêché à Ndjamena le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbatta, en vue de négocier l’extradition de ces rebelles. Mais, le Tchad avait refusé. Huit mois après, la justice tchadienne décide finalement d’ouvrir une information judiciaire contre ces rebelles centrafricains. Que leur reproche-t-on concrètement ? Pour Maître Mognan Kembetiade, un des avocats des prévenus, ‘’On reproche à Abdoulaye Miskine et aux trois autres, l’infraction d’organisation de mouvement insurrectionnel et de viol, en 2004. Les conseils se réservent pour l’instant le droit de présenter les moyens de défense qui permettront aux juges de rendre une ordonnance digne de ce nom. Il n’a pas été  précisé s’il s’agit de viol commis sur le territoire tchadien ou en territoire centrafricain. Parce que nous n’avons vu aucune plainte annexée au procès-verbal d’enquête préliminaire. Dès l’instant où une information judiciaire est ouverte et le juge d’instruction saisi de l’affaire, je pense qu’on ne peut plus parler d’extradition‘’, explique l’avocat.

Sitack Yombatina Beni, deux hypothèses justifieraient le refus des autorités tchadiennes d’extrader ces rebelles en Centrafrique :

“La première hypothèse plausible qu’on pourrait émettre est que le Tchad refuse qu’Abdoulaye Miskine puisse se retrouver de l’autre côté et fasse un certain nombre de confessions. La deuxième hypothèse qu’on peut émettre également, vue la tension entre la république centrafricaine et le Tchad, est que le Tchad garderait Abdoulaye Miskine et sa suite comme moyen de pression pour permettre de dénouer les relations entre les deux pays. Il aurait été plus facile de les renvoyer en Centrafrique et puis le Tchad pourrait aussi se constituer partie civile. Parce qu’Abdoulaye Miskine n’est pas seulement réclamé par la Centrafrique mais aussi par la Cour pénale internationale (CPI). “

Relations difficiles

Un avis que partage bon nombre de défenseurs tchadiens des droits humains, comme Sosthène Mbernodji, le Coordonnateur du mouvement citoyen pour la préservation des libertés, le MCPL. “Il faut que le Tchad arrête de s’impliquer dans les affaires centrafricaines. Abdoulaye Miskine doit être extradé en Centrafrique puisqu’il est centrafricain. On n’a pas assez de garantie pour que Miskine soit jugé et purge sa peine ici”, estime Sosthène Mbernodji.

La DW a tenté sans succès, d’avoir l’avis des autorités judiciaires tchadiennes sur le sujet.

En 2003 et 2014, la République centrafricaine avait accusé le Tchad de soutenir des rebellions contre les différents pouvoirs qui se sont succédés en Centrafrique. Des accusations qui continuent jusque-là d’empoisonner les relations diplomatiques entre Bangui et N’Djamena.

 

Article rédigé Par Blaise Dariustone

Publié dans DW français

RCA : recrudescence de la délinquance à Bangui, les cas de vols et de braquages se multiplient.

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Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La prudence est de mise :  depuis quelques mois, dans la capitale centrafricaine, le service de police et de la gendarmerie à en effet constaté la recrudescence de cas de vols, vols à mains armées et de cambriolage.

 

« On n’a jamais assisté à  un tel accroissement en fréquence et en intensité des actes de barbarie en République centrafricaine, particulièrement à Bangui », déplore un officier de la gendarmerie joint au téléphone par la rédaction du CNC.

En effet, depuis quelques mois, dans les différents arrondissements de Bangui, il ne passe jamais un jour qu’on rapporte aux forces de l’ordre des cas de vols, vols à mains armées et de cambriolage. Selon Frédéric, un commandant de l’unité d’intervention de la police nationale, l’appui des populations victimes est plus que nécessaire afin de débusquer les malfaiteurs.

Pas plus tard qu’hier,  vers 17 heures au croisement Miskine/ Ben-Zvi, dans le cinquième arrondissement, un taximan, qui constate le réchauffement du moteur de son véhicule, est sorti brièvement de son véhicule pour aller chercher de l’eau à quelques mètres pour remplir son radiateur. Malheureusement 3 minutes plus tard, à son retour, la batterie de son  taxi n’est plus à sa place. Elle a été dérobée par des bandits qui le suivaient de près. Une heure plus tard, au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement, une dame d’une trentaine d’années se voit projeter au sol par un conducteur de moto taxi qui tentait de lui voler son porte-monnaie. Comme si cela ne suffisait pas, au croisement du lycée de Gobongo, dans le quatrième arrondissement, une dame de 60 ans se voit arracher son téléphone portable alors qu’elle était en communication. Pour les cas de vols à main armée et de cambriolage, n’en parlant pas. C’est devenu malheureusement un acte banal.

Face à la montée inquiétante de ces  cas de criminalité à Bangui, les forces de l’ordre multiplient des patrouilles dans la capitale, mais elles semblent dépassées par l’ampleur de la situation. Elles demandent e concours de la population pour tenter de débusquer ces malfaiteurs qui se multiplient par centaine dans le pays.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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