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POSITION DU COLLECTIF DES PRESIDENTS DES CONSEILS D’ARRONDISSEMENTS FACE A LA FAMEUSE DECISION DU BUREAU EXECUTIF DU CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE.

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Point de presse du collectif des Président de la jeunesse des arrondissements de Bangui. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Centrafricains, Centrafricaines, chers jeunes et leaders des Organisations de la Jeunesse des différentes entités, chers journalistes et professionnels des médias ;

C’est avec beaucoup de regret et de consternation que nous, comme tout autres leaders jeunes avons suivis aux environs de 11h-57 mn sur les réseaux sociaux des panoplies des notes portant destitution de notre cher frère Destin Donatien BAZENE, une autre portant sanction du frère Hubert Mermoz FOLLOT et une autre portant suspension de Monsieur Dieu Trésor ADOUM, respectivement Président du Conseil d’Arrondissement de la Jeunesse du 6e, Président du Conseil d’Arrondissement de la Jeunesse du 4e, et Président du Conseil d’Arrondissement de la Jeunesse du 8e.

Le collectif, après avoir été informé de cette situation que nous qualifions de nul et non avenue, s’est aussitôt réunis afin d’éclairer la lanterne de nos pairs jeunes centrafricains et les jeunes de nos arrondissements respectifs.

Il est important de rappeler ici que les présidents des Conseils précités ont été élu lors d’une Assemblée Générale et ont chacun en ce qui le concerne un MANDAT ELECTIF, ce qui veut simplement dire que ni le bureau exécutif du Conseil National de le Jeunesse Centrafricaine, ni la Présidente à elle seule ne peut et en aucun cas destituer, sanctionner ou suspendre un membre du Conseil que ça soit au niveau du bureau exécutif, que ça soit les Conseils Préfectoraux, sous-préfectoraux, Communaux, les Conseils d’Arrondissements et les Conseils de quartiers, car nous avons tous été élu du simple fait de notre mode de désignation qui est pendant une Assemblée Générale, ce qui signifie que seule l’Assemblée Générale est souveraine et peut se prononcer sur la situation d’un de ses membres. A titre d’illustration, l’article 51 alinéa 1 de l’ancien règlement intérieur qui est caduque et qui est tombé en désuétude dispose « Les affaires sont jugées en premier ressort devant le bureau exécutif ou les organes dirigeants des structures décentralisées. En cas de contestation, elles sont portées à l’examen de l’Assemblée Générale ». En son alinéa 2, il est encore dit que « En cas d’insatisfaction, la justice peut être saisie. Les décisions rendues par le Ministre en charge de la Jeunesse, concernant la gestion administrative interne, sont sans appel.

Les Présidents de ces conseils n’ont pas été nommés par le bureau exécutif pour être destitué, sanctionné ou suspendu, nous sommes les représentants légaux de nos pairs jeunes.

Sur la question des procédures de sanction, l’article 48 du règlement intérieur qui est caduque et qui est tombé en désuétude au premier alinéa, stipule que « Les sanctions applicables pour les délits ou fautes punissables au plan interne sont ».

a)- Les sanctions consécutives aux délits ou fautes :

  • L’avertissement ;
  • L’amende de 1.000 à 10.000 FCFA ;
  • Le Blâme ;
  • La suspension temporaire pour une durée de trois (3) mois ;
  • L’exclusion en cas de faute grave engageant la vie et/ou la stabilité du CNJCA, ou portant atteinte aux institutions républicaines. Il dit nulle part dans les textes que l’on doit être sanctionné jusqu’à nouvel ordre comme ceci est le cas du Président de la Jeunesse du 8e Arrondissement et la destitution du Président de la Jeunesse du 6e

Sur la question du fond et de la forme de ces documents, les textes sont bourrés de beaucoup de fautes d’orthographe et grammaticaux (Mairie de la 8e Arrdt) et bien d’autres fautes dont je me fais le devoir de ne pas les mettre aux yeux du public.

Parlons des faits qui ont été reprochés.

Pour le 4e Arrondissement.

Un seul motif.

  • Usurpation des fonctions régaliennes du bureau exécutif.

C’est simplement parce qu’avec une Association des femmes, nous avons organisés une MARCHE PACIFIQUE afin d’interpeller les acteurs et partenaires du pays de faire en sorte qu’il ny’ait plus de prise de pouvoir par les armes et qu’à l’issu de cette Marche, c’était lui qui était chargé à remettre le Mémorandum à la Primature. C’est qu’ils ont dit qu’il a usurpé de leurs fonctions.

Pour le Président du 6e Arrondissement.

La décision n’est pas motivée.

Pour le Président du 8e Arrondissement.

Deux motifs.

  • Utilisation du logo du CNJCA à des fins politiques ;
  • Utilisation des locaux appartenant à la Jeunesse pour des réunions politiques.

Sur le premier motif.

Nous avons formés 80 jeunes volontaires pour la sensibilisation sur la pandémie à coronavirus, les volontaires nous demandaient avant de commencer la sensibilisation une visibilité pouvant les couvrir, et c’est ainsi que nous avons sollicités plusieurs personnes de bonnes foie, parmi lesquelles, une seule nous a répondu favorablement, en la personne du grand frère Aristide ANGOURE en nous demandant de voir quelqu’un qui pouvait nous confectionné cent (100) tee-shirts.

Voici quelques images en illustration.

Pour le deuxième motif. Les salles de toutes les maisons des jeunes sont souvent mises en locations et ça même au bureau exécutif, ils mettent aussi leur salle en location même voire à des hommes politiques, pour rappel, ils ont reçu le président Augustin AGOU pendant la campagne électorale, et donc, ils ne sont pas bien placés pour ces genres de motif

IL sied de noter aussi que tous les membres du bureau exécutif ne sont pas bien placés à nous faire ces genres de remarque, puisque tous, nous avons des obédiences politiques, je m’en vais là vous citer quelques exemples.

La présidente, Mlle Audrey Pamela DEROM est membre dans la direction de campagne de l’ancienne présidente de la transition Catherine SAMBA PANZA.

Le premier vice-président, Karl Michael KIKOBE est l’actuel coordonnateur du Mouvement Initiative pour une Transformation par Action (ITA) qui est un mouvement politique.

Le deuxième vice-président, qui est le président du Conseil préfectoral de la Jeunesse de la NANA-GRIBIZI est un candidat aux élections législatives à KAGA-BANDORO ainsi que certains membres des Conseils préfectoraux et des Conseils d’arrondissements dont nous taisons les noms ici, mais au moment opportun, nous mettrons cela au public centrafricain.

Par conséquent, nous présidents des conseils d’Arrondissements de la Jeunesse rejetons en bloc toutes ces allégations qui ne profitent en rien à la jeunesse qui font que déchirer le tissu social de la jeunesse, ces présidents notamment celui du 4e, 6e, et 8e restent et demeurent les présidents de leur arrondissement respectif.

Le collectif demande aussi la suspension de toutes les activités du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine pour absence des textes réglementaires et statutaires et la convocation d’une Assemblée Générale pour la révision de l’ancien texte afin d’éviter les pilotages à vue et des bavures de la part du Bureau National.

Restons attacher à vos conseils après une crise qui a secoué notre organisation l’année dernière et qui a failli même à sa dissolution par le Premier Ministre, nous avons mis en avant la voix des recours légal pour trancher cette affaire.

En définitif, nous demandons au Ministre de la Jeunesse et des Sports de prendre ses responsabilités face à cette mascarade de décision au cas échéant, nous même prendront notre responsabilité à bras le corps.

 

Fait à Bangui, 22 janvier 2020

Ont Signé

Le Président du CAJ 1er                                                    Président du CAJ 3è

 

Président du CAJ4e                                                            Président du CAJ 5e

 

Président du CAJ 6e                                                           Président du CAJ 7e

 

Président du CAJ 8e

 

 

 

RCA : pour Mankeur Ndiaye, « les soldats FACA sont trop récentes et trop peu aguerries et qui ne tardent pas à fuir devant les rebelles » 

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Représentant du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine , le sénégalais Mankeur Ndiaye, devant le conseil de sécurité de l’ONU ce jeudi, a clairement indiqué que les militaires centrafricaines « sont trop récentes et trop peu aguerries, et souffrent d’une trop faible chaîne de commandement et d’un manque de sanctions ». Ils ne tardent pas à « fuir » aux combats. Une réalité ou non ?

 

 

La grande désertion observée lors des premiers assauts des rebelles

Si des nombreuses  sources militaires ont indiqué que seuls près de 300 militaires centrafricains qui ont été déployés après l’annonce en décembre de l’offensive des rebelles, on constate malheureusement  ” la grande débandade”.  Beaucoup ont fui, et certains ont déposé leurs armes,  ou encore retranché dans les camps de Casques bleus avant même l’arrivée des rebelles.

Ainsi, Mankeur Ndiaye, représentant du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine  exprime son inquiétude, et  appelle à l’augmentation sensible du nombre des Casques bleus, dont certains diplomates parlent de 3000 hommes.

Monsieur Mankeur Ndiaye insiste aussi sur le maintien du Président Faustin Archange Touadera au pouvoir. Donc l’augmentation de nombre des Casques bleus de la MINUSCA pourrait aider à maintenir la stabilité institutionnelle en République centrafricaine .

Notons qu’en Centrafrique, pour combattre  la coalition des rebelles qui menace le pouvoir en place, le Président Touadera a fait appel au renfort des Mercenaires russes de la société Wagner et les commandos rwandais dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

République centrafricaine : La recrudescence de la violence et des déplacements menace des milliers d’enfants déjà touchés par la crise humanitaire et la COVID-19

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L’UNICEF est profondément préoccupé par le bien-être de milliers d’enfants qui, selon les estimations, ont été récemment déplacés par une flambée de violence dans plusieurs villes d’Afrique centrale, dont la capitale Bangui, avant et après les élections générales du pays. La crise risque d’entraîner une augmentation des taux de malnutrition ainsi que le recrutement d’enfants dans les groupes armés.

 

À l’approche et au lendemain des élections générales du 27 décembre 2020, le conflit armé entre les forces gouvernementales et une coalition de groupes armés dans plusieurs villes de la République centrafricaine (RCA)[1] a forcé près de 200 000 personnes – dont presque la moitié sont des enfants – à fuir leurs foyers. Alors que beaucoup sont depuis rentrées chez elles, environ 100 000 personnes sont toujours déplacées.[2] La situation reste volatile dans de nombreuses régions du pays, suite à l’annonce des résultats des élections.

 

« Cette nouvelle vague de violence et de déplacement accroît les besoins humanitaires au moment où les populations centrafricaines doivent déjà faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19 et à des années de conflit et d’insécurité », a déclaré Fran Equiza, Représentant de l’UNICEF en RCA. « Pour les enfants et les femmes les plus vulnérables, les combats constituent une menace directe à leur vie. Ils sont susceptibles d’entraîner une augmentation de l’incidence de la malnutrition chez les enfants et des violations flagrantes de leurs droits, comme le recrutement ou le meurtre. »

Dans tout le pays, les cas de malnutrition aiguë sévère chez les enfants de moins de cinq ans ont augmenté de 16,4 pour cent par rapport à la même période en 2020. Cette augmentation est largement due à l’insécurité généralisée.

Bien que la RCA ait enregistré jusqu’à présent un nombre relativement faible de cas de COVID-19[3], l’impact général de l’épidémie a été sévère. Depuis mars dernier, une baisse significative des taux de vaccination a été observée[4] en raison des difficultés rencontrées pour mener à bien la vaccination de routine. La pandémie a également entraîné la fermeture et l’interruption des services destinés aux enfants déplacés de force et aux victimes de violences, y compris par des groupes armés. Entre janvier et juillet 2020, plus de 380 violations graves des droits de l’enfant ont été enregistrées dans le pays, soit plus de 2,5 fois les chiffres pour la même période en 2019, avec une augmentation des incidents de violence basée sur le genre contre les enfants au plus fort de l’épidémie de COVID-19 et lors des fermetures d’écoles.

« Une fois de plus, les enfants portent le poids de cette crise : leur éducation est perturbée, ils sont exposés à la violence, séparés de leur famille ou recrutés dans des groupes armés », a ajouté M. Equiza. « Nous demandons à toutes les parties de veiller à ce que les civils, en particulier les enfants et les femmes, soient protégés et tenus à l’écart du danger, conformément au droit international relatif aux droits de l’homme et au droit humanitaire. »

 

Dans les semaines qui ont précédé les dernières violences, l’UNICEF avait renforcé son pré-positionnement de fournitures de secours d’urgence à Bossangoa, Bouar, Kaga Bandoro, Bambari et Bangassou, et maintenu une présence pleinement opérationnelle dans ses cinq bureaux – Bangui, Bambari, Bouar, Bossangoa et Kaga Bandoro. Les 2 et 3 janvier, par le biais du Mécanisme de Réponse Rapide (RRM), l’UNICEF a procédé à une distribution d’urgence de nourriture, d’eau et de fournitures sanitaires à environ 10 000 personnes, dont 6 200 enfants dans la ville de Dekoa, fortement touchée par les combats, à 260 kilomètres au nord de Bangui, la capitale.

 

À Bangassou, l’UNICEF et ses partenaires ont fourni des équipements d’eau et d’assainissement pour la première intervention, ont facilité l’accès à l’eau sur le principal site de déplacement et se préparent à distribuer des articles essentiels lorsque la situation sécuritaire le permettra. À Bangui, l’UNICEF et ses partenaires ont facilité l’accès à l’eau et la construction de latrines dans un site de déplacement temporaire. À Bouar, l’UNICEF a fourni 2,6 tonnes d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi et de lait thérapeutique pour le traitement des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et, en coordination avec l’OMS et MSF, a envoyé des kits de médicaments à l’hôpital de la ville et à trois centres de santé, pour couvrir les besoins de 3 000 personnes pendant un mois.

 

L’UNICEF continue à travailler avec ses partenaires pour apporter un soutien aux enfants, aux familles et aux communautés dans les zones touchées par l’insécurité.

 

La crise humanitaire en RCA reste l’une des plus importantes au monde, en termes de ratio du nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire par rapport à la population totale. En 2020, l’appel d’urgence de l’UNICEF n’était financé qu’à 49 pour cent, avec des déficits de financement critiques dans les domaines de la santé et du VIH, de la protection des enfants, ainsi que de l’eau et de l’assainissement.[5] L’UNICEF a lancé un appel de 75,7 millions de dollars US pour répondre aux besoins d’urgence en RCA en 2021, y compris à l’épidémie de COVID-19 en cours. À ce jour, l’appel est financé à 21 pour cent.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus difficiles au monde, pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, pour construire un monde meilleur pour tous.

Vous pouvez suivre l’UNICEF sur Twitter et Facebook.

 

Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec :

Giovanni Zambello, Chef de la Communication, UNICEF RCA, gzambello@unicef.org

Sandra Bisin, Cheffe de la Communication de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, sbisin@unicef.org

 

[1] Il s’agit de Bossangoa, Bossembele, Yaloke, Boali, Mbaiki, Boda, Beloko, Dekoa et Bouar à l’Ouest, et Bambari, Grimari, Bakouma et Bangassou à l’Est. Des affrontements ont également eu lieu à Bouca. Le 13 janvier, des éléments armés ont lancé des attaques coordonnées à la périphérie de la capitale Bangui, qui ont été repoussées ;

[2] Communiqué de presse du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 20 janvier 2021 ;

[3] 4.980 cas cumulés confirmés depuis le 14 mars 2020, dont 4.908 patients guéris et 63 décès (au 20 janvier 2021). Source : Ministère de la Santé de la RCA ;

[4] Sur la base d’une analyse comparative des données administratives de vaccination du Ministère de la Santé de la RCA, les données de vaccination pour les huit premiers mois de 2019 et 2020 montrent une diminution de 11 % des enfants vaccinés avec le penta3 et de 6 % des femmes enceintes ayant reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique ;

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RCA : controverse autour de l’instauration de l’État d’urgence en Centrafrique

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La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le régime d’exception, communément appelé ‘État d’urgence », a été instauré en Centrafrique par la présidence de la République ce jeudi 21 janvier 2021 sur l’ensemble du territoire pour un délai initial de 15  jours. Mais à Bangui, nombreux sont ceux qui pensent que le régime fait un grand pas vers la dictature et la chasse aux sorcières  en République centrafricaine .

 

La présidence de la République centrafricaine explique que l’objectif de l’instauration de l’État d’urgence sur tout le territoire national est de pouvoir procéder à des « interpellations sans autorisation préalable du procureur »   dans le cadre des enquêtes ouvertes sur la coalition rebelle CPC :

« Suite aux attaques que nous avons connues le 13 janvier dernier, l’état d’urgence est décrété afin de permettre aux services de défense, de sécurité, la police, la gendarmerie de procéder à des arrestations ou des interpellations pour raisons d’enquête dans l’urgence sans qu’on demande d’avoir l’autorisation du procureur de la République. Ce problème d’autorisation retardait un certain nombre de choses dans le cadre des enquêtes en cours. Sinon, tout le reste de la procédure se déroule normalement. S’il y a lieu de libérer la personne au bout de quelques heures, cela va se faire. Si les enquêtes montrent qu’il y a des choses qui nécessitent prolongation, ils vont suivre la procédure normale. » a déclaré le porte-parole de la présidence, Monsieur Albert Yaloke Mokpeme  .

Cependant, à Bangui, chacun tente d’interpréter  à sa manière l’instauration de cet État d’urgence.  Certains parlent de la peur qui s’empare désormais le cœur du pouvoir de Bangui, d’autres pensent qu’avec cette décision, la rca fait un grand retour à la dictature et aux chasses à l’homme. D’après eux, le gouvernement  est dans la logique de légaliser l’enlèvement et la tuerie perpétrés par la milice du pouvoir, les « REQUINS ».

Du côté de l’opposition démocratique, aucune réaction en ce moment. Un cadre de l’opposition indique à CNC qu’une réunion des leaders de la COD-2020 est prévue sur cette affaire dans les prochaines heures.

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : État d’urgence en Centrafrique, où l’émissaire de l’ONU veut une hausse “substantielle” des Casques bleus

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La République centrafricaine a décrété jeudi l’état d’urgence pour 15 jours sur l’ensemble du pays, majoritairement sous contrôle de groupes armés et où le président Faustin Archange Touadéra a été réélu officiellement lundi sur fond de nouvelle offensive rebelle.

 

Plus tôt dans la journée, l’émissaire de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une “augmentation substantielle” du nombre de Casques bleus déployés dans le pays, après les récentes attaques meurtrières des principaux groupes armés, qui occupent les deux tiers du territoire.

Une semaine avant le 1er tour, le 27 décembre, des élections présidentielle et législatives, six des plus puissants groupes armés se sont alliés pour former la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont lancé une offensive contre le président Touadéra qui briguait un second mandat.

Depuis qu’ils ont juré de “marcher sur Bangui”, les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale, même si deux attaques simultanées d’environ 200 assaillants ont été repoussées le 13 janvier à Bangui.

Les rebelles se heurtent jusqu’à présent à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées: quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie.

“Les auteurs, coauteurs et complices présumés de ces crimes imprescriptibles commis contre le peuple centrafricain seront recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes”, a affirmé lundi au sujet de l’offensive rebelle le président Touadéra dans son premier discours depuis sa réélection officielle, tout en appelant à la réconciliation nationale.

– Interpellations –

Dans ce contexte, “l’état d’urgence permet aux autorités de procéder à des interpellations sans forcément passer par le procureur de la République”, a précisé à l’AFP Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence de la République.

La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra à asseoir son autorité, alors que le représentant de l’ONU en Centrafrique a déploré une “grande désertion” depuis décembre des forces de sécurité centrafricaines, qui impose des réformes.

“Il faut une stratégie d’aménagement du mandat” de la Minusca, a insisté Mankeur Ndiaye lors d’une visioconférence du Conseil, organisée par les membres africains de cette instance sur demande de Bangui.

  1. Ndiaye n’a pas précisé le nombre de Casques bleus supplémentaires souhaité pour la Minusca qui représente déjà l’une des plus grosses et coûteuses opérations de l’ONU dans le monde.

Selon une source proche du dossier, la Minusca souhaiterait le renfort de 3.000 Casques bleus avec des moyens aériens importants (drones, hélicoptères d’attaque, capacités de franchissement ou encore forces spéciales).

Mankeur Ndiaye a aussi réclamé une “prorogation de quelques mois” du renfort intervenu en décembre de quelque 300 militaires rwandais détachés de la mission de paix menée au Soudan du Sud. A l’origine, ce renfort, plutôt rare à l’ONU, était prévu pour deux mois.

L’émissaire a averti le Conseil que “la menace pourrait durer”, alors que la Minusca a déjà perdu sept Casques bleus depuis le début de l’offensive rebelle.

Les forces de sécurité centrafricaines estimées à environ 2.600 militaires sont trop récentes et trop peu aguerries, et souffrent d’une trop faible chaîne de commandement et d’un manque de sanctions, a aussi relevé l’émissaire.

– “grande désertion” –

“La résultante est la grande désertion observée lors des premiers assauts des rebelles”, a-t-il précisé.

Selon une source diplomatique, seuls près de 300 militaires centrafricains ont été déployés après l’annonce en décembre de l’offensive des rebelles. “C’était la débandade”, les militaires ont fui, déposé les armes ou se sont réfugiés dans les camps de Casques bleus, a précisé cette source.

Les forces de sécurité en Centrafrique sont principalement formées, depuis longtemps, par l’Union européenne et des instructeurs russes.

Devant le Conseil de sécurité, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, s’est livrée à un plaidoyer pour “la levée totale de l’embargo sur les armes lourdes” imposé à son pays. Il crée “un déséquilibre dans le rapport de forces sur le terrain” alors que les groupes armés continuent de s’approvisionner, a-t-elle lancé.

La question continue cependant de diviser le Conseil. La Chine et la Russie ont soutenu jeudi cette demande, mais les Occidentaux ont répété leurs réticences à voir un afflux d’armes risquer de tomber entre de “mauvaises mains” dans le pays.

 

AFP/TV5

Un diplomate chinois appelle la communauté internationale à aider la République centrafricaine à améliorer sa sécurité et son développement

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le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un diplomate chinois a appelé jeudi la communauté internationale à aider la République centrafricaine (RCA) à améliorer la situation sécuritaire et à stimuler le développement économique du pays.

 

Avec la conclusion des élections générales, la RCA traverse une période critique. Le pays est en effet entré dans une nouvelle étape de son développement, mais fait encore face à de nombreux défis, a indiqué Zhang Jun, représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies.

La Cour constitutionnelle du pays vient d’annoncer les résultats définitifs des élections. A cette occasion, la Chine a félicité le président Faustin-Archange Touadera pour sa réélection. La Chine estime par ailleurs qu’avec l’aide de la communauté internationale, le peuple et le gouvernement de la RCA pourront continuer à progresser sur la voie du développement national, a-t-il déclaré au Conseil de sécurité.

La Chine appelle toutes les parties en présence en RCA à donner la priorité aux intérêts supérieurs du pays et du peuple, à respecter la décision finale de la Cour constitutionnelle, à observer l’accord de paix, à renoncer à la violence et à résoudre leurs différends de manière pacifique et conforme au droit, a-t-il souligné.

  1. Zhang a également appelé à davantage d’efforts pour aider la RCA à améliorer ses capacités sécuritaires.

 

Xinhua

La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

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La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

Bangui ( République centrafricaine ) – M. Ndiaye, qui dirige la Minusca, a rappelé que la Cour constitutionnelle centrafricaine a validé le 18 janvier la réélection du Président sortant, Faustin Archange Touadéra.

Sur le terrain, la situation demeure tendue « depuis la vague de violences qui a précédé le premier tour des élections, a émaillé celui-ci et se poursuit, du fait de la nouvelle coalition dénommée Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), dont les connivences avec certaines personnalités politiques, notamment l’ancien Président François Bozizé, sont désormais établies », a expliqué le Représentant spécial devant les membres du Conseil de sécurité./////////////.

« Cette situation de violences causée dans les régions par les groupes armés alliés – UPC, 3R, MPC, ainsi que certaines factions du FPRC et des anti-balaka – contre les populations civiles, les autorités publiques, les forces de défense et de sécurité et la MINUSCA, met à l’épreuve les capacités de la Mission à assurer ses tâches essentielles de protection des populations civiles dans un contexte politico-électoral tendu, exacerbé par des clivages identitaires », a-t-il ajouté./////////////.

M. Ndiaye a remercié le Conseil de sécurité de son soutien qui a permis la mise en place rapide du déploiement de troupes et d’hélicoptères de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) dans le cadre de la coopération intermission./////////////.

Demande de troupes supplémentaires/////////////.

Considérant la multiplication des violences et l’adoption des embuscades comme mode opératoire par les combattants de la CPC qui ont causé à ce jour plus de cinq morts parmi les Casques bleus, l’envoyé de l’ONU a demandé la prorogation de quelques mois de cette coopération intermission./////////////.

Selon lui, il faut également une stratégie d’aménagement du mandat de la MINUSCA. « Une augmentation substantielle des effectifs des composantes en uniforme de la Mission en l’occurrence la Force, la Police et l’Administration pénitentiaire, devrait lui permettre de maintenir sa posture robuste tout en disposant d’une plus grande mobilité »./////////////.

« J’appelle ce Conseil à examiner les mesures les plus appropriées pour garantir une adaptation de la MINUSCA à la nouvelle situation », a-t-il dit. « Si elles peuvent paraître importantes en première approche (3.000 Casques bleus demandés), ces troupes additionnelles permettront à la mission de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace. Proposition est donc faite de rehausser le plafond des casques bleus autorisés à 14 650 soldats », a-t-il souligné. /////////////.

Mankeur Ndiaye a prévenu que « la République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité et consolidation de la paix, ce qui pourrait saper tout ce que ce Conseil et les partenaires de la République centrafricaine ont contribué à construire »./////////////.

Il a toutefois estimé que pendant cette crise, « les Centrafricains et les Centrafricaines ont démontré, par leur comportement courageux, qu’ils ne sont plus disposés à tolérer qu’on utilise la violence pour les priver d’un droit fondamental tel qu’est le droit de vote ». « En grand nombre, les citoyens et les citoyennes ont bravé la menace des armes et sont allés voter au risque de leur propre intégrité physique, et cela en dépassant les vieux conflits identitaires », a dit M. Ndiaye./////////////.

Selon le Représentant spécial, la seule réponse durable aux défis actuels est politique. Il a jugé désirable un gouvernement encore plus intégré, « avec un remplacement des éléments les plus radicaux par des membres plus impliqués dans la paix et la réconciliation »./////////////.

« Par ailleurs, un dialogue renoué avec les éléments des groupes armés qui ont opté pour rejoindre la CPC, mais qui n’ont pas commis des crimes graves, va être fondamental pour cheminer sur un parcours de réconciliation qui puisse stabiliser le pays sans compromettre la recherche de la justice et de la lutte contre l’impunite », a-t-il ajouté.

Avec Minusca

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La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

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La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

Bangui ( République centrafricaine ) – M. Ndiaye, qui dirige la Minusca, a rappelé que la Cour constitutionnelle centrafricaine a validé le 18 janvier la réélection du Président sortant, Faustin Archange Touadéra.

Sur le terrain, la situation demeure tendue « depuis la vague de violences qui a précédé le premier tour des élections, a émaillé celui-ci et se poursuit, du fait de la nouvelle coalition dénommée Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), dont les connivences avec certaines personnalités politiques, notamment l’ancien Président François Bozizé, sont désormais établies », a expliqué le Représentant spécial devant les membres du Conseil de sécurité./////////////.

« Cette situation de violences causée dans les régions par les groupes armés alliés – UPC, 3R, MPC, ainsi que certaines factions du FPRC et des anti-balaka – contre les populations civiles, les autorités publiques, les forces de défense et de sécurité et la MINUSCA, met à l’épreuve les capacités de la Mission à assurer ses tâches essentielles de protection des populations civiles dans un contexte politico-électoral tendu, exacerbé par des clivages identitaires », a-t-il ajouté./////////////.

M. Ndiaye a remercié le Conseil de sécurité de son soutien qui a permis la mise en place rapide du déploiement de troupes et d’hélicoptères de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) dans le cadre de la coopération intermission./////////////.

Demande de troupes supplémentaires/////////////.

Considérant la multiplication des violences et l’adoption des embuscades comme mode opératoire par les combattants de la CPC qui ont causé à ce jour plus de cinq morts parmi les Casques bleus, l’envoyé de l’ONU a demandé la prorogation de quelques mois de cette coopération intermission./////////////.

Selon lui, il faut également une stratégie d’aménagement du mandat de la MINUSCA. « Une augmentation substantielle des effectifs des composantes en uniforme de la Mission en l’occurrence la Force, la Police et l’Administration pénitentiaire, devrait lui permettre de maintenir sa posture robuste tout en disposant d’une plus grande mobilité »./////////////.

« J’appelle ce Conseil à examiner les mesures les plus appropriées pour garantir une adaptation de la MINUSCA à la nouvelle situation », a-t-il dit. « Si elles peuvent paraître importantes en première approche (3.000 Casques bleus demandés), ces troupes additionnelles permettront à la mission de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace. Proposition est donc faite de rehausser le plafond des casques bleus autorisés à 14 650 soldats », a-t-il souligné. /////////////.

Mankeur Ndiaye a prévenu que « la République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité et consolidation de la paix, ce qui pourrait saper tout ce que ce Conseil et les partenaires de la République centrafricaine ont contribué à construire »./////////////.

Il a toutefois estimé que pendant cette crise, « les Centrafricains et les Centrafricaines ont démontré, par leur comportement courageux, qu’ils ne sont plus disposés à tolérer qu’on utilise la violence pour les priver d’un droit fondamental tel qu’est le droit de vote ». « En grand nombre, les citoyens et les citoyennes ont bravé la menace des armes et sont allés voter au risque de leur propre intégrité physique, et cela en dépassant les vieux conflits identitaires », a dit M. Ndiaye./////////////.

Selon le Représentant spécial, la seule réponse durable aux défis actuels est politique. Il a jugé désirable un gouvernement encore plus intégré, « avec un remplacement des éléments les plus radicaux par des membres plus impliqués dans la paix et la réconciliation »./////////////.

« Par ailleurs, un dialogue renoué avec les éléments des groupes armés qui ont opté pour rejoindre la CPC, mais qui n’ont pas commis des crimes graves, va être fondamental pour cheminer sur un parcours de réconciliation qui puisse stabiliser le pays sans compromettre la recherche de la justice et de la lutte contre l’impunite », a-t-il ajouté.

Avec Minusca

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RCA : DECLARATION du MLPC relative aux résultats du Premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020

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Logo officiel du parti MLPC

DÉCLARATION

 

Par décision n° 03/CC/21 du 18 Janvier 2021, la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, donnant le candidat Faustin Archange TOUADERA élu dès le 1er tour par 318 626 voix sur 1 858 236 électeurs inscrits, pour 655 054 votants et 599 416 suffrages valablement exprimés, c’est-à-dire en définitive 17% du corps électoral pour un taux de participation de 35,25%.

Le caractère universel des élections, pourtant consacré par la Constitution, n’a pas été respecté, privant de fait les ¾ des électeurs de l’exercice de leur droit de vote. Cette situation s’explique principalement par l’échec du Plan intégré de sécurisation des élections qui a été promis « robuste » mais qui s’est finalement avéré défaillant dans sa mise en œuvre avant et pendant les scrutins, facilitant ainsi les actes de sabotage et de violence opérés par les groupes armés. Par conséquent les fraudes massives, les irrégularités graves relevées et les conditions chaotiques constatées partout dans les bureaux de vote ôtent toute crédibilité à ces élections.

Devant ce tableau, qui met clairement en lumière le problème objectif de légitimité, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) prend néanmoins acte de la décision de la Cour Constitutionnelle en mettant en avant l’ancrage de notre Parti dans les valeurs de la République et notre engagement constant aux côtés du Peuple centrafricain.

Par ailleurs, le Bureau Politique du MLPC fait le constat que la proclamation du candidat Faustin Archange TOUADERA comme Président de la République pour un second mandat par la Cour Constitutionnelle rend caduc l’Accord Politique Electoral signé entre le MLPC et le candidat indépendant Faustin Archange TOUADERA le 6 Février 2016.

Dès lors que la page de l’élection présidentielle est tournée, s’ouvrent aussitôt celles de la résolution des défis qui correspondent aux attentes du Peuple et qui sont la Sécurité, la Paix, la Justice, la Réconciliation nationale, la Réparation, la Reconstruction et la Bonne gouvernance.

A chacun de ces défis doit correspondre dans les meilleurs délais une offre politique globale et lucide, consensuelle, structurée et planifiée pour ramener la Sécurité, la Paix et la Réconciliation entre Centrafricains, afin de rompre avec un cycle quinquennal électoral chaotique, source récurrente de crises avec des conséquences désastreuses sur les populations civiles.

De ce fait, le Bureau Politique du MLPC condamne tout aussi bien l’usurpation du pouvoir par les armes que l’usurpation du pouvoir par les fraudes électorales, car ces deux voies représentent les deux faces d’une même pièce de monnaie.

En conclusion, le Bureau politique du MLPC, tout en réitérant sa ferme condamnation des exactions commises contre les populations civiles innocentes partout dans le pays, propose l’annulation pure et simple du 1er tour des élections législatives et la subordination de sa reprise au rétablissement d’un seuil de sécurité acceptable pouvant permettre à la majorité de nos compatriotes inscrits sur la liste électorale d’aller choisir sereinement leurs représentants dans une Assemblée Nationale légitime.

Bangui, le 21 Janvier 2021

Pour le Bureau Politique

Le Président

RCA : scandale, le général Henri Wanzet Linguissara donne de l’honneur militaire à un général milicien du PK5

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Une patrouille de la gendarmerie nationale à Bangui, le 12 mai 2019. Crédit photo : Mickael Kossi/CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 21 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La scène s’est produite à plusieurs reprises au domicile privé du ministre au quartier PK11, ou plusieurs anciens miliciens, recrutés discrètement et habillés aux tenues des gendarmes, ont été déployés pour sécuriser le lieu.

 

Si plusieurs centaines des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 ont été admis au centre de formation militaire du camp Kassaï pour être endoctrinés,  une centaine d’autres, sur proposition du ministre Henri Wanzet Linguissara,  ont été déployés directement depuis le 14 janvier 2021 sur le terrain.  Et ce n’est pas tout ! Au domicile du ministre Henri Wanzet Linguissara, au quartier PK11, à la sortie nord de la capitale, une vingtaine d’autres, habillés en gendarmes et lourdement armés, sont positionnés tout autour en appui aux Mercenaires russes qui étaient déjà sur place.

Chose étonnante, les tenues de la gendarmerie remises à ces miliciens par le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara étaient de grande taille. Et pour y remédier, les miliciens ont été obligés de faire recours aux voisins du ministre qu’ils auraient contraint de leur montrer le domicile du couturier du secteur.

Mais le plus surprenant dans cette affaire, c’est quand le général milicien du PK5 s’est rendu au domicile du ministre pour y rendre visite à ses hommes. Incroyablement, à son arrivée, il  reçoit des honneurs militaires de la part du ministre Henri Wanzet Linguissara qui le salue militairement comme son chef de l’armée.

Alors, les chefs miliciens d’autodéfense du quartier PK5, qualifiés il y’a quelques mois des « fauteurs de troubles » par le gouvernement , sont aujourd’hui devenus miraculeusement des hommes de la paix du pouvoir.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bambari, nouvelle détonation d’armes, la panique s’empare de la ville

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 21 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Des renforts paramilitaires russes viennent d’arriver dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine . Aussitôt, ils procèdent à l’arrestation d’un suspect, et des détonations d’armes de guerre sont entendues dans la ville, paniquant les populations qui se sont terrées à la maison.

 

Jeudi 21 janvier 2021, une dizaine des Mercenaires russes sont arrivés ce matin au renfort aux forces gouvernementales à Bambari.  Aussitôt arrivés, ils ont procédé à l’arrestation d’un suspect peul, muni d’un pistolet devant l’espace Tiringoule, au centre-ville, paniquant les populations locales qui ont quitté précipitamment le lieu pour rentrer à la maison. Des boutiques et les commerces sont fermés par peur d’une éventuelles représailles  des rebelles.

Au même moment, une foule des passants s’est réunie  devant la base des soldats FACA abritant les mercenaires russes pour observer le tabassage du suspect arrêté.

Cependant, les paramilitaires Russes, très mécontents de voir ces nombreux badauds devant leur base, leur demandent en vain de quitter le lieu.  Comme du jeu, ils ont ouvert le feu sur eux, blessant grièvement deux qui sont actuellement à l’hôpital. Selon une source hospitalière, leurs jambes risqueraient d’être amputées.

Affaire à suivre.

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : polémique autour de l’interdiction de l’autorisation permanente de survol du territoire national

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui, République centrafricaine, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans une correspondance adressée aux missions  diplomatiques, aux postes consulaires et aux organisations internationales accréditées en République centrafricaine , le ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger informe  que face à la situation sécuritaire du pays, toute l’autorisation permanente du survol et d’atterrissage  du territoire national est interdite. Mais pour des nombreux observateurs, à quoi cette décision sert – il , et comment le gouvernement  peut-il contrôler le territoire aérien de son pays ?

 

Conformément à la stipulation de la convention de Chicago du 7 décembre 1944 relative à l’aviation civile internationale,  ratifiée,  l’État exerce la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire national. Et en application de ces principes généraux, aucun aéronef d’un État étranger ne peut survoler le territoire centrafricain ou n’y atterrit sans justifier d’une autorisation préalable.

Ainsi, en tant qu’interlocuteur des États étrangers ou organisations internationales,  le ministère des Affaires étrangères instruit et délivre les autorisations diplomatiques de survol du territoire.

Ainsi, le ministère centrafricain des Affaires étrangères, dans sa note diplomatique en date du 6 janvier 2021, et  adressée aux  missions  diplomatiques, aux postes consulaires et aux organisations internationales accréditées en République centrafricaine  informe  que face à la situation sécuritaire du pays, toute l’autorisation permanente du survol et d’atterrissage  du territoire national est interdite. Toutefois, les Missions diplomatiques peuvent adresser au ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger les demandes ponctuelles de Survol et d’atterrissage du territoire centrafricain.

Alors, nombreux sont ceux qui se demandent  l’intérêt d’une telle décision  en ce moment de crise, car notre pays, non seulement ne dispose aucun moyen pour surveiller son espace aérien, mais empêche seulement les ONG humanitaires à bien faire leur travail.

À suivre…

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Monsieur Dieu-Trésor ADOUM, Président de la CNJ du huitième arrondissement, est suspendu de ses fonctions par le bureau exécutif

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Dieu-Trésor ADOUM

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Cette décision du Conseil national de la jeunesse, tombée à quelques jours de la décision de la cour constitutionnelle, pourrait être un coup fatal à son ambition politique.

 

Monsieur Dieu-Trésor ADOUM, Président du Conseil national de la jeunesse du huitième arrondissement de Bangui, et candidat suppléant aux législatives dans la première circonscription du huitième, est suspendu de ses fonctions par le bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse. Les raisons évoquées :

– Utilisation du logos du Conseil national de la jeunesse à des fins politiques ;

– utilisation des locaux appartenant à la jeunesse pour des réunions politiques.

Selon la note signée par la présidente du CNJ, ces faits sont en violation avec les dispositions de l’article 1 alinéa 2 des statuts du Conseil national de la jeunesse centrafricaine qui précise clairement son caractère apolitique et laïc.

Par cette décision du Conseil national de la jeunesse, la candidature de Monsieur Dieu-Trésor ADOUM aux législatives dans la première circonscription du huitième arrondissement de Bangui est mise à mal. Elle pourrait être invalidée purement et simplement par la cour constitutionnelle.

Selon nos informations, plusieurs candidats  dans la première circonscription du huitième ont aussi déposé des requêtes auprès de la cour constitutionnelle concernant la candidature de Monsieur Dieu-Trésor ADOUM qui est à la fois candidat suppléant et  Président du Conseil national de la jeunesse du huitième arrondissement.

Joints au téléphone, certains membres de l’équipe de campagne du candidat Aristide  , dont Dieu-Trésor ADOUM est suppléant,  se disent séerains, et évoquent la possibilité de graisser les pattes des juges constitutionnels afin de valider les résultats proclamés par l’autorité nationale des élections.

Affaire à suivre.

note du suspension jeunesse
Note du suspension du Président de la jeunesse du huitième arrondissement de Bangui

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

avenue mbaïkoua dans le huitième arrondissement de Bangui le 01 août 2020
L’avenue mbaïkoua dans le huitième arrondissement de Bangui le 01 août 2020. Photo CNC

 

De gauche à droite Adoum Trésor, suppléant et Aristide Angouré candidat aux législatives du 8ème
De gauche à droite Adoum Trésor, suppléant et Aristide Angouré candidat aux législatives dans la premiière circonscriptions du 8ème arrondissement de Bangui.

Déclaration conjoint UE, UA, CEEAC et nations unies sur les élections en République centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/G5-Centrafrique-parténaires-drapeaux-450×182.png” alt=”G5-RCA groupe des parténaires de la Centrafrique drapeaux” width=”450″ height=”182″ />

 

DECLARATION CONJOINTE SUR LES ELECTIONS 

EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smaïl Chergui; le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo; le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix ; et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, M. Josep Borrell, prennent note de la décision de la Cour Constitutionnelle de la République Centrafricaine, statuant sur le contentieux électoral et proclamant les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne appellent tous les acteurs concernés à respecter la décision de la Cour Constitutionnelle et à réaffirmer leur engagement dans la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en République Centrafricaine. Ils rappellent l’importance du dialogue dans la recherche de solutions durables pour la paix et la stabilité.  A cette fin, ils encouragent  les autorités nationales à promouvoir  l’unité nationale, le respect des principes démocratiques, le dialogue politique et inclusif, la bonne gouvernance, ainsi que le renforcement des institutions nationales, la poursuite du processus de paix, la lutte contre l’impunité, et la mise en œuvre d’initiatives socio-économiques inclusives, y compris à travers des programmes de reconstruction et de développement post-conflit, pour faire bénéficier à la population centrafricaine les dividendes de la paix, et alléger ses souffrances.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne expriment leurs fortes préoccupations face à l’escalade de la violence et aux attaques coordonnées, y compris celles visant à prendre le contrôle de la capitale Bangui. Ils condamnent fermement les violences perpétrées par certains groupes armés visant à compromettre le processus électoral et déstabiliser le pays, ainsi que les discours de haine et d’incitation à la violence alimentés par des campagnes de désinformation. A ce titre, ils encouragent tous les acteurs à travailler ensemble, dans un climat apaisé, pour créer les conditions favorables à la finalisation des prochaines étapes du processus électoral, en particulier les élections législatives. Ils saluent l’engagement continu des Casques bleus des Nations Unies pour le maintien de la paix, travaillant en collaboration avec les forces nationales de défense et de sécurité, ainsi que les autres forces déployées dans le cadre de la coopération bilatérale avec le Gouvernement centrafricain.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne invitent les autorités centrafricaines à poursuivre le processus de paix avec les groupes armés, notamment par la mise en œuvre intégrale de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine du 06 février 2019, en étroite coordination avec les partenaires nationaux, régionaux, et internationaux.  Ils exigent que les groupes armés mettent fin immédiatement aux violences et aux tentatives de déstabilisation, qui ont coûté la vie à des populations civiles, des travailleurs humanitaires, des forces nationales de défense et de sécurité, ainsi que des Casques bleus.  Ils les invitent à rejoindre le chemin du dialogue et de la paix. Ils rappellent que les auteurs et commanditaires de violences devront répondre de leurs actes criminels devant les juridictions nationales et internationales. Ils encouragent également les autorités nationales à poursuivre les efforts visant à rendre fonctionnelle la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR).

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne appellent à une mobilisation continue de la sous-région, et saluent les initiatives régionales visant à renforcer le dialogue, apaiser les tensions et rechercher des solutions politiques concertées à cette crise. Ils réitèrent leur engagement aux côtés du peuple et du Gouvernement de la République Centrafricaine dans leurs efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, ainsi que de promotion de la réconciliation nationale et du développement durable, en étroite collaboration avec les autres partenaires.

 

Fait à Addis-Abeba-Bruxelles-Libreville-New York, le 18 janvier 2021   

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine

Ambassadeur Smaïl Chergui,

 

Le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC),

Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo

 

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix

  1. Jean-Pierre Lacroix

 

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,

  1. Josep Borrell

 

Fermeture des frontières au Cameroun : des conséquences rudes pour la RCA

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Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Initialement, la fermeture des frontières avec le Cameroun avait été mise en place pour endiguer la pandémie du Covid-19. Cette mesure, qui était censée prendre fin le 17 avril dernier, est toujours en vigueur pour des questions sécuritaires. Nonobstant, la situation actuelle en rca ne permet pas la réouverture des frontières avec le Cameroun, et cela fait plus d’un mois que l’axe Garoua-Boulaï, qui permet le ravitaillement de Bangui depuis le Cameroun est bloqué par les rebelles. Plusieurs routiers y ont d’ailleurs laissé la vie ces derniers jours. Néanmoins, depuis le 12 janvier 2021, le trafic a pu reprendre mais dans une moindre mesure, par convois et sous escorte de la Minusca.

 

Par sa position géographique et ses deux ports, le Cameroun occupe une place stratégique en matière d’approvisionnement de marchandises en direction du Tchad et de la RCA. Ces derniers, enclavés, ne disposent pas d’ouverture sur la mer. Selon des sources douanières, les flux commerciaux avec ces deux pays ont chuté de près de 80% (par rapport à 2019) depuis la fermeture des frontières. « Le Tchad et la RCA se sont alarmés auprès des autorités camerounaises des graves conséquences sur leurs économies que la fermeture des frontières provoquerait » a informé un haut fonctionnaire auprès du média d’information Jeune Afrique.

La situation sanitaire mais surtout sécuritaire actuelles, ne permettent pas de disposer d’un approvisionnement des denrées permanent et continu. Certains produits se font donc de plus en plus rares, mais la demande est toujours constante. Selon le principe économique de l’offre et la demande, cela génère « naturellement » une augmentation des prix. Sur cette hausse sont répercutés, entre autres, les coûts logistiques et de production, ainsi que l’anticipation des stocks par les commerçants qui craignent de manquer.

L’axe Garoua Boulaï, qui relie Bangui à Douala, à 725 km à l’ouest de Bangui, est la plaque tournante des flux commerciaux. Avec la crise sécuritaire en RCA, cette zone de trafic commercial est en permanence engorgée et ressemble désormais à un vaste parking où s’accumulent plus de 800 véhicules de transports de marchandises vitales pour les populations.

Suite à de nombreux échanges et négociations, notamment par les syndicats de camionneurs, une reprise de l’activité marchande pourrait être possible. Un soulagement pour les camionneurs qui étaient bloqués à la frontière depuis quelques semaines. Néanmoins, pour de nombreux chauffeurs, la peur d’attaque des rebelles subsiste. C’est pourquoi les convois seront désormais escortés par des véhicules de la MINUSCA.

 

Par Julien EKOMO

Journaliste contributeur du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp :+1 438 923 5892

 

l’ONU dénonce le blocus de la capitale

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Centrafrique : l’ONU dénonce le blocus de la capitale

Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui) La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a dénoncé mercredi la tentative d’asphyxie de la capitale Bangui par une coalition armée qui cherche à renverser le président Faustin Archange Touadéra, et alerté sur le « drame social et humanitaire que pourrait subir la population ».

Depuis le début de l’offensive des rebelles une semaine avant les élections présidentielle et législatives du 27 décembre, Bangui subit un blocus des principaux groupes armés qui contrôlent les deux tiers du territoire et ont mené plusieurs attaques sur les routes nationales 1 et 3 reliant la capitale de ce pays enclavé au Cameroun voisin. /////////////.

Dans ce pays en guerre civile depuis 2013, M. Touadéra a été proclamé réélu lundi par la Cour constitutionnelle, mais deux électeurs sur trois n’ont pas voté en raison de l’insécurité. /////////////.

« Les attaques contre les convois commerciaux par les anti-Balaka, le 3 R, le MPC et l’UPC, et leurs alliés politiques, dont l’ancien président (François) Bozizé, pourraient rendre impossible la disponibilité et l’accessibilité aux biens alimentaires, aux médicaments et à d’autres produits essentiels au fonctionnement des services publics tels que les hôpitaux », a déclaré Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. /////////////.

« Ces groupes armés et leurs alliés politiques sont responsables de violations graves du droit international humanitaire ainsi que des droits de l’Homme », a-t-il ajouté dans un communiqué. /////////////.

Embuscade/////////////.

Lundi, un convoi de camions commerciaux escorté par les Casques bleus est tombé dans une embuscade des groupes armés et a été contraint de stopper sa route. Trois chauffeurs de camion ont été blessés dans l’attaque, affirme la MINUSCA. /////////////.

« La Force a fait de la réouverture de l’axe Béloko-Bangui (qui relie le Cameroun à la capitale, NDLR) une priorité pour permettre la reprise des mouvements logistiques », a insisté le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la force de la Minusca. /////////////.

« Les contraintes actuelles sur l’approvisionnement alimentaire déjà fragile font à nouveau grimper le prix des produits alimentaires de base », s’est également inquiétée la coordinatrice humanitaire pour l’ONU, Denise Brown. /////////////.

Le prix de certains produits de base a augmenté d’au moins 50 % dans certains endroits, et dans le deuxième pays le plus pauvre du monde, plus d’un tiers de la population (1,9 million de personnes) est confronté à un niveau élevé d’insécurité alimentaire, selon l’ONU.

Avec France Info

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Sud-Ubangi : l’afflux des réfugiés centrafricains à Zongo constitue un danger sanitaire, alerte le maire

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Sud-Ubangi : l’afflux des réfugiés centrafricains à Zongo constitue un danger sanitaire, alerte le maire

Bangui ( République centrafricaine ) – L’afflux de plus de 1 700 ménages des réfugiés centrafricains dans la ville congolaise de Zongo située en face de Bangui, la capitale de la République centrafricaine constitue un danger sur le plan sanitaire, alerte mardi 19 janvier 2021, le maire de la ville Michel Siazo Yeke yeke.

Selon lui, chaque jour qui passe, des ménages entiers gagnent le sol congolais sans aucun contrôle sanitaire./////////////.

« Ils passent la nuit à la belle étoile. Parmi eux, certains font des diarrhées, et ils n’ont pas à manger », indique Michel Siazo./////////////.

Pour sa part, le député national élu de Zongo, Roger Sido Wagia interpelle les autorités pour une assistance rapide aux réfugiés./////////////.

Les réfugiés centrafricains à Zongo, dans le Sud-Ubangi,ville congolaise en face de Bangui, de la République centrafricaine. Ils passent nuit à la belle étoile et manquent de nourriture. Photo mairie de Zongo./////////////.

« Avec le Coronavirus, il y a à craindre. Nous n’avons pas un centre de dépistage à Zongo. Ces réfugiés viennent sans contrôle sanitaire. Il n’y a pas que la Covid-19, il y a d’autres maladies », renchérit-il./////////////.

A en croire le maire de la ville, aucune structure n’a apporté un appui à ces réfugiés. Mais quelques ONG locales ont dénombré les réfugiés et catégorisé les tranches d’âge./////////////.

Afflux au Nord-Ubangi/////////////.

Avec l’afflux des réfugiés centrafricains, les villages sont bondés de monde. Les vivres, de l’eau potable, ainsi que des médicaments manquent. Ces conditions de vie deviennent aussi difficiles pour les populations d’accueil./////////////.

Des voix s’élèvent pour solliciter l’assistance du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et des autorités congolaises./////////////.

Les réfugiés centrafricains à Zongo, dans le Sud-Ubangi,ville congolaise en face de Bangui, de la République centrafricaine. Ils passent nuit à la belle étoile et manquent de nourriture. Photo mairie de Zongo./////////////.

Dès l’afflux des réfugiés centrafricains au Nord-Ubangi, estimés à plus de 50 mille personnes, le gouverneur de province, qui séjourne à Kinshasa depuis sa déchéance par les députés provinciaux, a été reçu en audience par le vice premier ministre et ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde, ainsi que par le ministre des Affaires humanitaires Steve Mbikayi./////////////.

Au menu de leurs discussions, comment apporter une assistance humanitaire et sécuritaires aux congolais confrontés à cet afflux./////////////.

Pour Izato Nzenge et le Caucus des députés nationaux du Nord-Ubangi, plusieurs localités sont surpeuplées. Elles connaissent une pénurie d’eau potable, de vivres et les conditions sanitaires restent précaires. D’où une intervention rapide en faveur des populations d’accueil./////////////.

Mais les démarches entreprises à Kinshasa par le gouverneur déchu Izato Nzenge, sont plutôt mal vues par le mouvement citoyen du 14 juillet, M14./////////////.

Le Mouvement a enfin mis en garde les deux membres du gouvernement, qualifiant leurs audiences de manœuvre machiavélique tendant à défier la volonté de la population du nord Ubangi dans le but d’un rétablissement forcé du gouverneur déchu.

Avec Radio Okwapi

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Situation en République centrafricaine

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Situation en République centrafricaine

Bangui ( République centrafricaine ) – La France prend note des résultats définitifs de l’élection présidentielle en République centrafricaine, proclamés par la Cour constitutionnelle le 18 janvier, et de la réélection du Président Faustin-Archange Touadéra.

Elle encourage les autorités centrafricaines à instaurer rapidement un dialogue avec l’ensemble des acteurs de la classe politique du pays, notamment avec l’appui du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, afin de retrouver la voie d’une réconciliation et d’une paix durables./////////////.

La France condamne avec la plus grande fermeté toute action déstabilisatrice, en particulier celle des groupes armés soutenus par l’ancien président François Bozizé, et appelle à la cessation des hostilités. Elle condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, le 15 janvier 2021, et près de la ville de Bangassou, le 18 janvier 2021, qui ont coûté la vie à plusieurs casques bleus. Les responsables de ces attaques devront être identifiés et répondre de leurs actes./////////////.

La France réitère son soutien à la MINUSCA et aux garants de l’Accord de paix pour rétablir la sécurité, garantir le respect des institutions centrafricaines et de l’ordre constitutionnel, et apaiser les tensions./////////////.

Q : Faustin Touadéra a été officiellement réélu à la tête de la Centrafrique bien que deux électeurs sur trois n’aient pas pu voter en raison de la situation sécuritaire. Quelle est la réaction de la France dans un tel contexte ?

— Fin de l’article —

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RCA : le Président du parti RDC, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba ne serait pas mort, selon son parti

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Président du parti du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 ne serait pas mort, a-t-on appris de sources proches de son  parti.

 

Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, candidat de son parti à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, ne serait pas décédé de suite de sa maladie, selon Monsieur Pascal Koyaméné, porte-parole du parti RDC.

Le mois dernier, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba, qui avait été évacué en urgence en France,  est admis dans un hôpital à Orléans suite à son état de santé qui s’était aggravé.

De retour au pays pour participer à la présidentielle du 27 décembre dernier, il faisait à nouveau l’objet d’une évacuation sanitaire en République démocratique du Congo (RDC). Mais ce mercredi 20 janvier, sur les réseaux sociaux, on annonce son décès à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).  Son parti, à travers son porte-parole, a démenti la nouvelle et parle d’une information erronée.

Notons que Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est déclaré quatrième à l’élection présidentielle du 27 décembre dernier, Il aurait obtenu 3,71%, selon les chiffres qui lui ont été attribués par l’autorité nationale des élections, et confirmés par la cour constitutionnelle.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les sombres histoires de Wagner en Afrique

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Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine , mercredi, 20 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Depuis 2017, l’entreprise russe de mercenariat Wagner déploie ses employés armés dans différents pays du continent africain, y compris au Soudan et en Centrafrique. Elle est devenue en quelques années un des principaux symboles de la nouvelle volonté de mainmise russe en Afrique. Cependant, sa présence est aussi synonyme de brutalités, propagande et dommages collatéraux.

Au même titre que la Centrafrique, la Libye traverse une longue crise sécuritaire. Là-bas aussi, les Mercenaires russes ont été envoyés pour aider l’un des belligérants et pour la sécurisation des champs de pétrole dont la production est envoyée en Russie. Avec le temps, la population ne supporte plus la présence de ces étrangers. Le 31 décembre dernier, dans la ville libyenne de Houn, au centre du pays, une foule en colère a exigé le départ des mercenaires russes de Wagner et de leurs supplétifs soudanais.

Les habitants de la ville ont lancé un mouvement de désobéissance civile après que les mercenaires étrangers ont tué le jeune Ayman Abou Qassissa, sans aucune raison. Ainsi, le jour de ses funérailles, les lieux publics de la ville ont été maintenus fermés en signe de protestation. Cet acte symbolique visait à dénoncer la répression et les attaques menées contre des civils, sans motif et sans justification. Ce que résume un habitant de la ville s’exprimant sur une chaîne de télévision libyenne : « nous demandons que des enquêtes soient ouvertes dans l’affaire du meurtre d’Ayman ainsi que des autres jeunes assassinés et violemment torturés ». Il poursuit : « La population dénonce les violations extra-judiciaires et inhumaines commises à son encontre ».

D’autres pays d’Afrique espèrent encore que les mercenaires russes pourraient les accompagner dans leur sortie de crise.

Le cas du Mozambique montre qu’ils se trompent. Cet autre exemple illustre que Wagner n’est pas la solution pour sortir d’une situation sécuritaire difficile. Motivée par l’exploitation des ressources naturelles, l’aventure russe s’est soldée par un échec, notamment dans le nord du pays, dans la province de Cabo Delgado.

Les écrits sur le sujet ne manquent pas et convergent vers le même constat initial : des agents de sécurité trop confiants qui connaissent mal le pays comme ses coutumes et qui sont peu adaptés à ce terrain tropical.

De surcroît, ces mercenaires malmènent et méprisent les troupes mozambicaines qu’ils sont pourtant censés former et conseiller au combat. Les formateurs slaves aux méthodes rugueuses jugent ces soldats locaux peu rigoureux. La suite est connue : la société de mercenariat subit rapidement plus de pertes que prévues.

En octobre 2019, quelques semaines après leur arrivée, sept mercenaires de Wagner sont tués dans une embuscade tendue par les rebelles djihadistes. Une dizaine de soldats mozambicains a péri à leurs côtés. Les employés de Wagner ont finalement dû quitter le pays et l’aventure de Wagner au Mozambique résonne comme son premier échec en Afrique.

Les dérives des hommes de Wagner en Centrafrique ne font donc que s’ajouter à une liste déjà longue… sans parler du jeune Syrien torturé en 2017 sur le champ pétrolier d’al-Chaer, au nord de Palmyre. De Syrie au Mozambique, de Libye en Centrafrique, là où sont passés les mercenaires de Wagner, ce sont toujours les mêmes sombres histoires qui se dessinent.

 

Par Adama Bria

 

RCA : les forces de la MINUSCA sont-elles devenues des forces supplétives de la garde présidentielle ?

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Déployée en Centrafrique dans les années 2014, l’opération de maintien de la paix multidimensionnelle des Nations unies (MINUSCA ), dont la priorité première serait d’assurer la protection des civils, est aujourd’hui sous le feu des nombreuses  critiques dans le pays. Certains l’accusent d’avoir fait le jeu des groupes armés, d’autres du pouvoir. Mais avec la dernière élection couplée  et l’attaque des groupes armés à la porte de la capitale,  nombreux sont ceux qui affirment que l’opération de la MINUSCA,  conduit par un ancien ministre sénégalais,  est sans doute devenue une force supplétive à la solde du pouvoir.

 

Dans un courrier adressé au Secrétaire général des Nations unies, les leaders de l’opposition démocratique réunis au sein de la COD-2020,  ont accusé  le représentant du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Monsieur   Mankeur Ndiaye d’avoir  interféré dans les élections du 27 décembre 2020, et d’assumer une responsabilité dans l’escalade  de la violence qui a éclaté peu avant ces élections. Ils appellent le Secrétaire général de l’ONU a ouvert une enquête  pour déterminer l’ampleur  de son intervention  et ses effets. Ils soulignent également que Mankeur Ndiaye porte sans doute une responsabilité dans la crise actuelle au pays.

Or, la plateforme Béoko, qui soutient la candidature du chef de l’État à la présidentielle du 27 décembre 2020, appelle les leaders de l’opposition à encourager plutôt la MINUSCA qui s’atèle à ramener la paix dans le pays.

« Il est donc irresponsable de la part de la COD2020 de personnaliser le débat en accusant sans fondement le représentant du secrétaire général de l’ONU en RCA, chef de la MINUSCA, et de faire accroitre l’idée que ses appuis constituent de quelque manière que ce soit une pression sur nos Institutions », a déclaré le rapporteur de la plateforme Béoko.

Cependant, dans les rues de la capitale, d’aucuns pensent que les agissements de Monsieur Mankeur Ndiaye y compris de son staff  ne sont pas conforment à leur mission.

‘On a vu l’opération de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), au Mali, et au Soudan du Sud, leurs réaction et comportement ne sont pas comme ceux de la MINUSCA en Centrafrique   », a regretté un enseignant universitaire à Bangui.

« On a vu les forces de l’ONU combattante au côté des Mercenaires russes comme des forces normales. En plus, le chef de la MINUSCA avait fait appel aux hélicoptères de la société de paramilitaire russe pour combattre les rebelles. Avec ça, on pense que la MINUSCA n’est pas neutre comme elle prétend », a réagi un Diplomate africain en poste à Bangui.

Au même moment, un membre du gouvernement  considère cela comme une parfaite collaboration militaire sur le terrain afin de mettre hors d’état de nuire les mercenaires rebelles et ses acolytes.

Du côté des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), il ne fait aucun doute, la MINUSCA est contre eux, en conséquence, elle est devenue comme une cible à combattre comme les autres.

Il y’a lieu de noter que deux Casques bleus de la MINUSCA ont été tués lors d’un affrontement qui les a opposés aux rebelles du CPC à une dizaine de Kilomètres de Bangassou, au sud-est du pays.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« Rien n’empêche d’imaginer François Bozizé à la tête de la CPC »

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Noureddine Adam : « Rien n’empêche d’imaginer François Bozizé à la tête de la CPC »

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Ancien numéro deux de la Séléka, le leader du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique est un des chefs de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont les troupes ont attaqué Bangui le 13 janvier.

On l’a connu membre du service d’ordre de l’émir d’Abou Dhabi, patron d’une entreprise de sécurité aux Émirats arabes unis, leader de la Convention des patriotes pour la justice et la paix ou encore numéro deux de la Séléka et à la tête du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Voilà désormais Noureddine Adam, fils d’imam et policier de formation, au cœur de la nouvelle organisation rebelle centrafricaine : la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

C’est en partie sur ses ordres que les troupes de la CPC ont lancé, le 13 janvier dernier, une série d’attaques sur Bangui, afin d’accentuer encore la pression sur le président Faustin-Archange Touadéra, dont la réélection le 27 décembre dernier est contestée. La CPC avait-elle réellement pour objectif de conquérir la capitale ? Quelles sont ses relations avec François Bozizé ? A-t-elle les moyens de tenir face à la Minusca, aux Russes et aux Rwandais ? Et, si oui, que ferait-elle du pouvoir ?/////////////.

Noureddine Adam, qui vit dans la clandestinité entre le Soudan et ses fiefs de Birao et Ndele, dans le nord de la Centrafrique, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

 

Jeune Afrique : Quel est l’objectif actuel de la Coalition des patriotes pour le changement, qui a attaqué Bangui le 13 janvier ?/////////////.

 

Noureddine Adam : Les objectifs de la CPC restent ceux qui ont été clairement énoncés dans la déclaration de Kamba-Kota du 15 décembre 2020 : rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, restaurer la souveraineté de l’État à l’intérieur des frontières et sur l’ensemble de ses ressources naturelles et économiques, garantir à chaque citoyen la liberté d’aller et de venir sans entrave, de se livrer à ses activités économiques… En un mot : développer le pays et sortir le Centrafricain de la pauvreté et de la précarité./////////////.

Jusqu’ici, la CPC semblait mettre la pression pour pousser le président Faustin-Archange Touadéra au dialogue, cet objectif a-t-il changé ?

Lire la suite sur Jeune Afrique

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deux Casques bleus tués, le président réélu appelle à la «réconciliation»

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Centrafrique : deux Casques bleus tués, le président réélu appelle à la «réconciliation»

Bangui ( République centrafricaine ) – Une stabilité politique qui n’est pas synonyme de paix. Alors que le maintien au pouvoir du président centrafricain Faustin Archange Touadéra a été validée, ce lundi, par la Cour constitutionnelle, deux Casques bleus de l’ONU ont été tués par des rebelles, opposés au régime.

« Un Gabonais et un Marocain ont été tués lundi, à 17 km de Bangassou, dans le sud de la République de Centrafrique, suite à l’embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés », a annoncé la Minusca, la mission de l’ONU, dans un communiqué./////////////.

Cet incident porte à sept le nombre le nombre de soldats au service de la paix tués depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les alliés à l’ancien président François Bozizé./////////////.

Les rebelles voulaient empêcher la réélection de Touadéra/////////////.

Pas question de reculer pour autant. « La mission Minusca reste engagée à poursuivre son mandat de protection des populations civiles et de sécurisation des élections », a assuré dans le communiqué Mankeur Ndiaye, le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique./////////////.

Le 17 décembre, les six groupes armés les plus puissants qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra./////////////.

C’est pourquoi quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) sont déployés depuis 2014. Ils sont soutenus par des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays./////////////.

Le président réélu « tend la main » à l’opposition/////////////.

Depuis qu’ils ont juré de « marcher sur Bangui », les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale./////////////.

Dans le même temps, le président réélu a appelé à la réconciliation. « Je tends la main patriotique à l’opposition démocratique afin de sortir notre pays du cycle vicieux de violences et de destruction », a déclaré le chef de l’État./////////////.

Son élection avait été confirmée dans le même temps par la Cour constitutionnelle qui a rejeté les recours en annulation du scrutin de 13 des 16 rivaux du chef de l’État sortant. Ils invoquaient des « fraudes massives » et l’impossibilité pour deux électeurs inscrits sur trois de voter, le 27 décembre, en raison de l’insécurité./////////////.

Touadéra a, lui, une nouvelle fois accusé l’ancien président François Bozizé, dont la candidature avait été invalidée par la Cour constitutionnelle, d’avoir « conçu la rébellion, réuni les moyens et mis le feu au pays ».

Avec Le Parisien
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RCA : crise poste électorale,  plus de 300 miliciens du KM5 sont en formation militaire au camp Kassaï

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Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine , mercredi, 20 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Plus de 300 miliciens autodéfense du KM5 ainsi que quelques-uns de leurs compatriotes de Boy-Rabe recrutés clandestinement par l’État major des armées, sont en formation d’endoctrinement militaire au camp Kassaï depuis quelques jours, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Depuis vendredi 18 décembre dernier, une coalition des groupes armés est en mouvement en République centrafricaine . Ils voudraient empêcher  la tenue des élections législatives et présidentielles, et le Président Faustin Archange Touadera a beau rassurer les populations centrafricaines. Mais sur le terrain,  les sources d’inquiétude sont réelles.

Désormais, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont dans la capitale. Ils ont mené une première attaque sur les positions des forces loyalistes aux alentours de la capitale le 13 janvier, mais celle-ci a été repoussée grâce aux casques bleus de la Minusca qui faisait appel à l’appui aérien des hélicoptères de la société russe de mercenariat qui battent aux côtés des forces gouvernementales.

Pendant ce temps, le gouvernement  centrafricain, qui  faisait déjà appel aux Mercenaires russes et aux forces rwandaises dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays, constate qu’il y’ a toujours un besoin, et c’est le KM5 qui semble les intéresser. Ainsi, au lendemain de l’attaque de Bangui, près d’un millier des miliciens d’autodéfense du quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui ont été recrutés. Une partie est envoyée au camp Kassaï pour une formation militaire de quelques jours, d’autres déployés aux alentours de la capitale  patrouiller aux côtés des Casques bleus de la MINUSCA, mais aussi des forces russes, rwandaise et FACA.

Pour certains officiers FACA, le gouvernement  centrafricain, qui a radié récemment près de 1000 militaires de rang de l’armée nationale,  a besoin de combler cet effectif rapidement afin de tenir le terrain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la coalition de l’opposition démocratique (COD 2020) ne reconnait pas la réélection du Président Touadera

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. « La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de la réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents tenue ce jour mardi 19 janvier 2021, s’est appesantie sur les résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, proclamés par la Cour Constitutionnelle le 18 janvier 2021 »,  et déclare qu’elle ne reconnaissait pas la réélection du Président Faustin Archange Touadera pour un second mandat telle que prononcée par la cour constitutionnelle.

 

C’est dans un communiqué de presse rendu publique ce mardi 19 janvier 2021 que les leaders de l’opposition démocratique, réunis au sein de la coalition COD-2020, rejettent la décision de la cour constitutionnelle qui déclare le chef de l’État Faustin Archange Touadera réélu dès le premier tour avec 53,16 %, contre 21% pour l’opposant Anicet Georges Dologuélé  et un peu plus de 7% pour Martin Ziguélé.

D’après eux, « la cour Constitutionnelle, au lieu de dire le droit, a rendu une décision sur la base des motivations politiques, qui curieusement se retrouvent dans les différentes déclarations du Mouvement Cœurs Unis (MCU) ». En plus de cela, les leaders de l’opposition démocratique déclarent que la grande majorité des centrafricains inscrits sur la liste électorale soit 65% n’a pas participé au vote, et le président TOUADÉRA a été déclaré vainqueur avec seulement 17% du corps électoral, ce qui lui ôte toute légitimité pour diriger notre pays et y ramener la paix .

En outre, les innombrables fraudes et irrégularités qui ont émaillé ces élections, pour lesquelles l’opposition a apporté des éléments de preuve, ont été ignorées par la Cour Constitutionnelle. Ceci dit, selon la COD-2020,les élections groupées du 27 décembre 2020 ne sont qu’une mascarade et ne reflètent nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain. Par conséquent, la COD-2020 ne reconnaît pas la réélection du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur la proclamation de la Cour constitutionnelle du 18 janvier

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Drapeau des État unis

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ambassade des États-Unis en Centrafrique

 

Le 18 janvier, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a proclamé les résultats définitifs du premier tour de scrutin. L’ambassade note que le tribunal a proclamé le président Faustin Archange Touadera vainqueur au premier tour avec 53,16% des suffrages exprimés. Nous appelons toutes les parties à respecter la décision de la Cour et à soutenir les processus démocratiques en République centrafricaine (rca).

Les États-Unis sont profondément troublés par la violence qui se poursuit depuis la tenue des élections le 27 décembre. Cette violence a coûté inutilement la vie à des civils innocents, des soldats des FACA et des soldats de la paix de la Minusca, y compris le plus récent rapport d’un Casque bleu gabonais et d’un Casque bleu marocain tués hier près de Bangassou. Aux familles des victimes nous offrons nos plus sincères condoléances.

La violence de toute nature est inacceptable et doit cesser. Les États-Unis encouragent toutes les parties à rester attachées au processus démocratique, à la constitution de la RCA et à l’état de droit. Nous appelons les dirigeants politiques de la RCA à adhérer aux principes démocratiques de bonne gouvernance et d’égalité de traitement pour tous devant la loi, et à construire un gouvernement inclusif qui représente et sert tous les Centrafricains.

Nous pensons qu’une démocratie inclusive et accessible est la meilleure voie pour les Centrafricains, qui souhaitent s’éloigner des crises répétées du passé et se diriger vers la paix, la stabilité et le développement. Aux hommes et aux femmes de la République centrafricaine, nous disons : les États-Unis seront toujours aux côtés de ceux qui choisissent la paix.

 

 

RCA / Elections : un candidat aux législatives pris en flagrant délit de fraudes à Baoro

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Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji le 18 février 2019 à Bangui lors du lancement d’adhésion à son parti le mouvement cœurs unis. Credit photo Anselme Mbata/CNC.

 

RCA / Elections : un candidat aux législatives pris en flagrant délit de vol

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 janvier 2021 (Corbeau news-Centrafrique). C’est un monsieur connu de tous les Centrafricains. Nommé Premier ministre par suite des services rendus à son patron et poussé à la démission par un de ses proches qui le remplace à la Primature comme Premier ministre, l’homme a un talent extraordinaire de ressusciter les urnes et les procès-verbaux électoraux incendiés par les rebelles du CPC dans sa circonscription de Baoro.

 

Cet homme s’appelle Simplice Mathieu Sarandji. Deux fois directeur de campagne de son maitre Faustin Archange Touadera, il est lui-même candidat aux élections législatives dans la circonscription de Baoro, dans la Nana-Mambéré,  dans l’espoir d’occuper le perchoir de l’Assemblée nationale afin d’espérer d’exercer, comme Alexandre FerdinandN’ Guendet, la fonction du président de la République dans sa vie.   Sa stratégie de se faire proclamé élu dès le 1er tour, a été de faire parvenir à l’ÂNE, à travers le rapporteur de démembrements Monsieur Gbida Jules Bertin, des procès-verbaux fictifs d’une quarantaine des bureaux de vote de Baoro.

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, en envoyant ces procès-verbaux à l’Autorité nationale des Élections, ne savait pas qu’il fallait aussi les envoyer à la Cour Constitutionnelle. Et au ministère de l’Administration du territoire comme l’exige la loi. La Cour l’a relevé et il est ainsi pris les deux mains et deux pieds dans le sac.

Devant une telle tricherie, la Cour constitutionnelle était obligée d’annuler, sans attendre et sans préavis et ce, devant le visage renfermé de l’intéressé lui-même, Simplice Mathieu Sarandji qui écoutait tous les griefs formulés et cités dans les CONSIDÉRANTS, non seulement le scrutin présidentiel, mais aussi le scrutin législatif qu’il prétend l’emporter dès le premier avec plus de 74% de voix.

Un extrait écrit de la décision de la présidente de la Cour sur les élections à Baoro lu lors de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle.

«. En ce qui concerne Baoro. Les données obtenues sur Baoro sont les suivantes. 43 centres de vote, 48 bureaux de vote. En ce qui concerne Baoro, les investigations faites par la Cour font ressortir des contradictions. Le premier rapport de ces scrutins indique Baoro  n’avait pas pu voter, ayant été empêché de voter par les groupes armés. Que cependant, l’ÂNE a publié les résultats de Baoro tant que législatives que présidentielle. Que ces résultats indiquent que 44 procès-verbaux de bureaux de vote ont été reçus par l’ÂNE, soit un pourcentage de 91,67%. Que des incertitudes persistent cependant, quant à la garde des documents des résultats de Baoro entre le moment, où ceux-ci ont quitté Baoro et le moment où ils ont été réceptionnés par un vol de la MINUSCA pour le convoyage sur Bangui. Considérant en outre que LA COUR A RÉCEPTIONNE DES PROCÈS-VERBAUX DE BAORO CONCERNANT L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, MAIS AUCUN PROCÈS-VERBAL CONCERNANT LES LÉGISLATIVES. Considérant qu’il est établi que les troubles ont eu lieu à Baoro ; que l’insécurité s’étant généralisée, certains candidats ont quitté Baoro craignant pour leur propre sécurité… »

Écouter l’extrait ci-dessous.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : le convoi des camions qui ont quitté Garoua Boulaï à destination de Bangui a été contraint par les rebelles de faire demi-tour

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Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Baboua, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Le convoi des camions  qui ont quitté lundi Garoua Boulaï, à l’est du Cameroun pour Bangui, capitale de la République centrafricaine , a été contraint  de faire demi-tour  après avoir été pris pour cible par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Après avoir été pris pour cible par les rebelles du CPC à une vingtaine de kilomètres de la frontière, ou deux chauffeurs camerounais ont été tués et plusieurs autres blessés, les véhicules ont pu progresser jusqu’à Baboua grâce à la couverture aérienne de l’hélicoptère de combat de la Minusca et quelques Casques bleus  qui les ont escortés. Cependant, vu la détermination des rebelles à  bloquer le ravitaillement de la capitale centrafricaine par les produits de première nécessité qui viennent en majorité du Cameroun voisin, les camionneurs ont décidé d’attendre de nouveaux renforts militaires pour les escorter jusqu’à Bangui. Malheureusement, aux environs de 18 heures, les rebelles sont sortis dans la sous-préfecture de Baboua  pour leur lancer un ultimatum de rebrousser chemin, sinon, ils verront dans quelle condition ils vont se retrouver.

Sans plus tarder, les conducteurs, pour se protéger,  ont décidé de faire un demi – tour et retourner au Cameroun.

Notons que les corps de deux conducteurs camerounais assassinés dans l’attaque de leur camion par les rebelles  au village Foro ont été ramenés dans leur pays, tandis que les blessés ont été évacués via hélicoptère de la MINUSCA vers la capitale  Bangui pour y recevoir des soins médicaux appropriés.

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : violent affrontement en cours entre les Casques bleus et les rebelles de l’UPC à 15 kilomètres de Bangassou

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Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). Selon des sources sécuritaires locales, l’affrontement en cours entre les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les Casques bleus marocains, rwandais et gabonais de la Minusca. On parle déjà de plusieurs morts dans les deux camps.

 

Selon les mêmes sources, l’affrontement se déroule  à 15 kilomètres de Bangassou, sur l’axe Gambo, au niveau du pont Mbari. Les rebelles, qui sont lourdement armés, ont dû faire face durant des heures aux forces de la MINUSCA qui tentent de bloquer leur progression vers la ville de Bangassou.

Vers 16 heures locales, l’affrontement a débuté et on compte déjà plusieurs victimes dans les deux camps. Certaines sources parlent de 3 morts du côté de la MINUSCA et 8 pour les rebelles.

Pour l’heure, l’intensité des combats semble baisser, mais la tension est toujours vive dans la périphérie de la ville de Bangassou.

Notons que la semaine dernière, les rebelles du CPC, qui occupaient la ville de Bangassou depuis le 3 janvier 2021, ont dû abandonner deux semaines plus tard leur position au profit des Casques bleus de la MINUSCA.

Aujourd’hui, ils comptaient faire leur retour dans la ville, mais leur espoir est dorénavant  tombé dans l’eau face la détermination des forces de la Minusca qui les ont empêché.

Les détails dans nos prochains articles.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Alerte info : détonation d’armes lourdes et légères dans les localités de Baboua (nord-ouest)

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Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga

 

Baboua, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. La panique s’empare de la ville de Baboua, située à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Béloko. Les rebelles du CPC, lourdement armés, auraient pris en embuscade un  convoi des camions des marchandises en provenance de la frontière,  a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon certains témoins joints au téléphone par la rédaction du CNC, les faits se sont produits au village Forro, situé à une trentaine de kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko.

D’après eux, les rebelles n’ont pas voulu les laisser partir à Bangui. Il voudrait que tous les camions en provenance du Cameroun  restent à la frontière. Seuls sont qui sont bloqués dans la capitale peuvent rentrer librement dans leur pays.

« Pour l’heure, ils nous ont bloqués à Forro et faire des sommations en l’aire pour nous intimider », affirme un conducteur camerounais qui ajoute que le gouvernement  doit impérativement les secourir afin de les faire sortir de cette situation grave.

Pendant ce temps, à Bangui, la Minusca, mission des Nations unies en République centrafricaine , et le gouvernement  semblent s’occupés uniquement à la sécurisation de la capitale  qui est également sous la menace des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement  qui sont actuellement nombreux dans les arrondissements, mais aussi à la décision de la cour constitutionnelle sur les élections présidentielle et législatives du 27 décembre dernier.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : la cour constitutionnelle annule l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à Baoro

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De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Même si d’aucuns pensent que la cour constitutionnelle  cède à la pression de la communauté internationale pour confirmer la victoire du chef de l’État sortant Faustin Archange Touadera, celle de son Directeur de campagne électorale, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, déclaré gagnant par l’autorité nationale des élections le 4 janvier dernier n’a pas été validé par les jugent constitutionnels.

 

L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui comptait devenir le Président de l’Assemblée nationale une fois que son ami Faustin Archange Touadera est réélu Président de la République pour un second mandat, voit désormais son rêve tombé dans l’eau.

Ce lundi 18 janvier 2021, les juges constitutionnels,  réunis en session, ont statué sur les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020. Ils jugent que  le double scrutin électoral dans la sous-préfecture de Baoro n’a pas eu lieu en raison de la présence des groupes armés qui avaient incendié les matériaux électoraux. Il y’a donc lieu de déclaré illégaux les résultats comptabilisés par l’autorité nationale des élections le 4 janvier dernier. Ceci dit, l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji comme député de Baoro est aussi annulée.

Alors, pour une vingtaine des députés élus dès le premier tour, le Président de l’Assemblée nationale va-t-il être désigné ?

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

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Alerte info : présidentielle en Centrafrique , la cour constitutionnelle confirme la victoire de Touadera

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Le Président Faustin Archange Touadera

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique.  Plusieurs candidats à l’élection présidentielle lui demandaient d’invalider les élections présidentielles et législatives tenues le 27 décembre 2020, la cour constitutionnelle de la République centrafricaine  a confirmé dans la journée du lundi 18 janvier 2021 la victoire contestée du chef de l’État Faustin Archange Touadera dès le premier tour à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

 

La cour constitutionnelle centrafricaine n’aura pas attendu le 19 janvier 2021 comme annoncer pour se prononcer sur la victoire contestée du chef de l’État sortant Faustin Archange Touadera.

En effet, ce lundi 18 janvier, dans la salle de la cour d’appel du tribunal de grande instance de Bangui, les juges constitutionnels, réunis en session du 18 janvier 2021, se sont prononcés sur les recours en annulation déposés par le collectif des candidats malheureux à la présidentielle du 27 décembre dernier.

D’après eux,  le double scrutin du 27 décembre 2020 n’a pas respecté non seulement la loi électorale de la République centrafricaine , mais enregistre également de nombreuses irrégularités. En conséquence, ils réclament l’annulation pure et simple du scrutin  lequel le chef de l’État avait été déclaré gagnant dès le premier tour.

Selon nos informations, les juges constitutionnels ont reçu chacun la pression de la communauté internationale qui refuse de financer une nouvelle élection faute d’argent.

À la Minusca comme au PNUD, certains hauts fonctionnaires ont manifesté leur joie avec des champagnes à la proclamation provisoire des résultats. Pour eux, les élections du 27 décembre dernier sont non seulement une victoire du peuple centrafricain sur les rebelles du CPC qui ont mené une offensive à quelques jours de sa tenue, mais aussi elles ont été parfaitement organisées.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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La République centrafricaine  suspendue de droit de vote à l’ONU

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Pour la deuxième année consécutive, la République centrafricaine figure parmi les pays  qui ne sont plus autorisés à voter à l’assemblée générale des Nations unies en raison d’arriérés de contribution financière  à l’organisation.

 

Contrairement à l’année dernière, cette année, la suspension de droit de vote de la rca à l’Organisation des Nations unies passe sous silence total.

En 2020, les autorités centrafricaines se disaient préoccupées par la suspension du droit de vote du pays à l’Assemblée générale de l’ONU pour non-paiement de ses cotisations. Elles justifient cette situation par la situation sécuritaire instable du pays, affectant l’économie nationale et imposant des priorités beaucoup plus d’ordre sécuritaire.

“Le pays vient de subir la sanction des Nations unies, ce qui est fort dommageable. Déjà pour prouver notre bonne foi en termes de bonne volonté de vouloir apurer nos dettes qui s’expliquent aussi par l’économie qui ne fonctionne pas bien, je vais me rapprocher du ministre des Finances pour voir de quelle manière nous devons réagir rapidement et relever cette décision “ avait déclaré sur les ondes de la radio nationale madame Sylvie Baïpo Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères. Donc apparemment, depuis l’année dernière, rien n’a été fait jusqu’à ce jour, et le pays conserve toujours son interdiction de droit de vote à l’assemblée générale de l’ONU.

La décision de l’ONU vient de tomber ce début janvier 2021.  La République centrafricaine   n’est pas le seul pays.  On peut citer également  le Zimbabwe, le Soudan du Sud, le Niger, et la République démocratique du Congo (RDC) qui figurent parmi  les pays qui ne sont plus autorisés à voter à l’assemblée générale des Nations unies en raison d’arriérés de contribution financière  à l’organisation

Dossier à suivre.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : l’ex-chef d’État major, le général Ludovic Ngaïfei échappe-t-il à son assassinat ?

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L’ancien Chef d’État major de l’armée, le général Ludovic Ngaïfei. Photo d’archives.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Enlevé dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier à son domicile du quartier PK11 par des éléments du sixième bataillon de l’armée nationale,  appuyés par les Mercenaires russes, le général Ludovic Ngaïfei a été placé en détention provisoire au Camp de Roux au centre-ville avant d’être oralement libéré 24 heures plus tard. Mais l’homme, qui ne connait toujours pas les raisons de son arrestation, conteste la manière dont il a été libéré, et refuse de rentrer à la maison chez lui. Actuellement à la  SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI),  le général Ludovic Ngaïfei demande au procureur les raisons de son arrestation, et des langues commencent à délier.  Certains parlent d’une tentative avortée de son assassinat, d’autres évoquent un règlement de compte au sein de l’armée. Pourquoi ?

 

 

Dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier, une colonne des véhicules de l’armée nationale, accompagnée par des blindés conduits par des mercenaires russes, ont défoncé, contre toute attente, le portail de la résidence du général Ludovic Ngaïfei, l’ancien chef d’État major au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, et tiré partout comme des « fous ». Heureusement le général avait évacué sa famille au centre-ville le lendemain de l’attaque du 13 janvier. En l’absence de riposte, ils n’ont pas de choix que de l’emmener au camp de Roux, et ce, sans aucune raison apparente.

Aussitôt, on organise une audition sans substance : on lui a notamment demandé   pourquoi il avait démissionné de l’armée;  s’il savait pourquoi il avait été  arrêté; et au conditionnel qu’il aurait des accointances avec la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et qu’il s’organiserait des réunions politiques…

Quelques minutes plus tard, on lui a signifié qu’il est libre de rentrer chez lui. Croyant être dans un mauvais rêve, lui et son avocat s’interrogent sur les raisons exactes de son arrestation si ce n’est que pour l’assassiner. Il saisit la justice, et demande officiellement au parquet de lui notifier sa libération.

Depuis lors, il se trouve à la section des recherches et d’investigation (SRI) en attendant la réponse du parquet. Au même moment, dans les quartiers de la capitale,  nombreux sont ceux qui ne croient pas à sa simple arrestation.

« Nous ne sommes pas en État d’urgence pour aller arrêter un général de l’armée, et de surcroît un ancien chef d’État major de l’armée nationale. Il nous faut une raison claire pour accepter cela, mais on peut croire aisément  à une tentative avortée de son assassinat »,  s’alarme un Professeur de droit à l’Université de Bangui.

Au même moment, au marché de Miskine, un commerçant pense plutôt que des problèmes qu’il avait eus avec certains proches du chef de l’État à l’époque qu’il fut le chef d’État major, semble-t-il, à l’origine de cette mauvaise blague.

« C’est un homme qui n’est pas en bon terme avec l’ancien Président François Bozizé. Ce type est toujours chez lui, on ne sait pourquoi on le dérange constamment » regrette-t-il.

Pour certains proches du chef de l’État, l’arrestation du général Ludovic Ngaïfei est totalement justifiée du moment ou il organise des réunions avec certains policiers qui l’ont trahi au gouvernement . C’est le cas du ministre conseiller à la présidence de la République fidèle Gouandjika qui l’avait clairement et ouvertement accusé :

«  Un général des FACA admis à la retraite à sa demande et plusieurs de ses complices pris en flagrant délit des réunions de conspiration par quelques policiers et internés dans une geôle de la police de la capitale ». Lui, il parle de flagrant délit de réunions, mais la réalité est tout autre.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  le nécessaire dialogue ou la poursuite de la guerre ?

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). « On est en guerre » avait déclaré le président Touadéra lors de son traditionnel discours de fin d’année sur un ton dur aux sourcils foncés. Depuis lors, le numéro un centrafricain multiplie les campagnes et les contacts afin d’obtenir ce qui est nécessaire pour « en finir » avec la CPC de l’ancien président François Bozizé.

 

Deux semaines après l’état de guerre décrété par le Chef de l’Etat sortant, la CPC se met à l’assaut contre la capitale Bangui. Un violent affrontement contre les positions des casques bleus a secoué la capitale centrafricaine qui était au bord de l’implosion.

Les hommes de la CPC sont en millier dans la capitale centrafricaine si l’on doit croire aux dires d’un de leur porte-parole sur Africa Radio et repris largement sur les réseaux sociaux.

Au regard de la situation sécuritaire plus qu’inquiétante de la capitale politique du pays, des politiciens avertis ont écrit au Chef de l’Etat en fonction pour convoquer une large concertation afin de faire face à la guerre décrétée par les « hommes sans foi, ni loi » de la CPC.

Si les appels à l’union sacrée se multiplient, l’homme du 30 Mars est resté de marbre. Touadéra veut poursuivre la guerre même en pleine capitale aussi longtemps que la Russie assure de son soutien et que la Minusca est dans la cadence.

La question qui se pose avec acuité est de savoir si le président Touadéra dispose des moyens afin de remporter cette guerre ? Si le Chef de l’Etat avait évoqué une éventuelle victoire face à une « guerre asymétrique », il n’en demeure pas moins que la tactique adoptée par la CPC est la guérilla.

Comment le président centrafricain l’emportera si les adversaires en face donnent l’impression de mener une guerre urbaine pour la conquête du pouvoir ?

En toute objectivité, le dialogue s’impose pour le gouvernant centrafricain. Tant, cela permettra de décrisper la tension politique que de s’assurer du soutien nécessaire afin de combattre la horde des mercenaires.

Le problème qui se pose aujourd’hui est que le Chef d’Etat et ses soutiens perçoivent mal tout dialogue sociopolitique avec les Forces vives de la Nation. Pour le régime, discuter reviendra à un partage de gâteaux, ce que les extrémistes du régime du 30 Mars ne veulent pas entendre.

Au demeurant, il faut toujours s’habituer à croire le génie du Professeur Touadéra qui au bout de cinq ans a gouverné dans la confusion. Surement que pour cette fois, la méthode de l’homme du 30 Mars serait la meilleure et permettrait de gagner sans l’appui des principaux acteurs de la Nation.

Qui vivra verra en tout cas !

 

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

les évêques condamnent les offensives rebelles

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Centrafrique: les évêques condamnent les offensives rebelles

Bangui ( République centrafricaine ) – Les évêques de la République centrafricaine, réunis en assemblée plénière, ont condamné les offensives rebelles. Dans un communiqué signé par les neuf évêques du pays, ils félicitent les Centrafricains qui sont allés voter pour la présidentielle, le mois dernier, et dénoncent l’insécurité.

Ils dénoncent également les divisions de la classe politique qui laisse le pays à la « merci des prédateurs et des mercenaires », selon Monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, ville située à 300 km au nord de Bangui, joint par RFI./////////////.

« Aujourd’hui, le pays vit malheureusement aux dépens d’hommes politiques “aigris”, d’hommes politiques, je ne dirais pas corrompus mais nous ne sommes pas loin de cette réalité. Chacun cherche à asseoir son autorité, non pas pour le bien de la population, non pas pour le développement socio-économique de la nation… on s’acoquine avec des personnes de toute moralité pour continuer à exploiter le pays. Dans tout cela, la population est prise en otage », dénonce-t-il./////////////.

« Nous faisons du sur-place »/////////////.

« À ces hommes politiques et à ces groupes armés, nous leur disons que la République centrafricaine n’est pas la propriété d’un individu, d’un clan, d’un groupe d’intérêts quelconque. Cela fait huit ans que nous vivons avec la crise militaro-politique. Plusieurs propositions de sortie de crise, au moyen de différents accords, ont été conclues mais nous faisons du sur-place. Nous avons fait part, dans notre message, au dialogue mais encore faut-il que ce dialogue-là soit franc et fraternel. Combien de fois, des dialogues ont été tenus mais personne ne tient compte des résolutions de ces dialogues-là. C’est ce qui qui nous manque aujourd’hui », alerte Monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa.

Avec RFI

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Des requins du régime de Bangui, assez marre !

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Le ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). De l’anarchie qui s’est imposée en Centrafrique depuis quelques semaines, les « requins » et certains proches du président Touadéra en sont comptables. Une solution s’impose pour rétablir l’Etat de Droit, couper les longs bras qui soutiennent cette horde des mercenaires du régime à l’agonie.

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Vivant depuis quelques trois semaines au rythme d’enlèvements et d’exécutions extrajudiciaires, les populations de la ville de Bangui et ses environs revoient les tristes images de l’anarchie et de l’Etat de non-droit du régime Sélékiste.

Au cœur de cette barbarie hourdie, il y a bien les requins du régime Touadéra, une horde de jeunes miliciens recrutés par les soutiens du régime afin de réserver vie difficile aux opposants centrafricains.

Il faut déjà dire que la milice requin existait depuis 2019 avec la création de la plateforme E ZINGO BIANI qui était en opposition contre le régime du 30 Mars.

Après sa dissolution sur papier et sous haute pression de la Communauté Internationale, cette milice Touadérienne a été ressuscitée depuis les assauts des hommes de la CPC contre le pouvoir de Bangui.

C’est bien cette milice qui orchestre en ce moment les assassinats ciblés contre l’ethnie gbaya et toute autre personnalité assimilée à l’ancien président François Bozizé. C’est déjà le pré-génocide même si les soutiens de Touadéra ne veulent pas l’admettre.

Le pire du banditisme « requins » est cette liste qui a circulé dernièrement sur les réseaux sociaux indiquant le nom des principaux opposants qui devraient être exécutés à tous prix.

Depuis lors, opposants, militants, observateurs de la vie publique ou encore simples citoyens sont hautement en danger face à cette gueule ouverte contre tout ce qui est en opposition avec Touadéra.

Le bienheureux professeur des Maths se rend-il compte des « dérives » graves de ses poulains qui confirment l’Etat de non-droit ? Que dire de l’avenir politique des dirigeants du régime si les rapports des organisations internationales des Droits de l’Homme doivent être établis ? En tout cas, des « requins » du régime Touadéra, assez marre !

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le nombre de réfugiés fuyant la Centrafrique a doublé en une semaine

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Le nombre de réfugiés fuyant la Centrafrique a doublé en une semaine

Bangui ( République centrafricaine ) – Le nombre de personnes ayant fui les violences en Centrafrique depuis décembre “a doublé en une semaine” pour atteindre désormais 60.000 personnes, a indiqué vendredi le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève.

Pour la seule journée du 13 janvier, ce sont 10.000 personnes qui ont traversé le fleuve Oubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo, a précisé un porte-parole du HCR, Boris Cheshirkov, lors d’un point de presse./////////////.

Le HCR “appelle à une cessation immédiate de toutes les violence en République centrafricaine” (RCA) et “au retour immédiat de toutes les parties à un dialogue significatif et à des progrès vers la paix”, a souligné le porte-parole./////////////.

L’agance onusienne a aussi indiqué qu’elle et ses partenaires disposaient d’informations sur les abus commis par les groupes armés, y compris des violences sexuelles, des attaques contre les électeurs et des pillages./////////////.

La très grande majorité des réfugiés s’est rendue en RDC, où leur nombre s’élève désormais à 50.000 personnes./////////////.

En un mois, 9.000 personnes venues de Centrafrique ont aussi trouvé refuge au Congo, au Tchad et au Cameroun./////////////.

Quelque 58.000 sont des déplacés en Centrafrique même, selon la commission des mouvements de population, a précisé le porte-parole./////////////.

Le HCR recherchait déjà 151,5 millions de dollars cette année pour répondre à la situation en RCA et “les besoins des Centrafricains récemment déracinés s’accroissent et nous serons bientôt confrontés à un déficit de financement important”, note l’agence. Elle appelle “la communauté internationale à intensifier d’urgence le soutien à la réponse humanitaire en RCA, afin de pouvoir venir davantage en aide aux personnes dans le besoin qui se trouvent dans des régions reculées”. /////////////.

Le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une coalition de six des plus puissants groupes armés qui contrôlent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile en 2013 avait annoncé une offensive pour empêcher la réélection de Faustin Archange Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu le 4 janvier au terme d’un scrutin très contesté par l’opposition, pour lequel seulement un peu moins d’un électeur inscrit sur deux a pu voter en raison de l’insécurité hors de Bangui, la capitale./////////////.

Mercredi, les rebelles ont mené leur première offensive aux abords de Bangui. L’attaque a été repoussée mais a fait un mort parmi les Casques bleus et au moins une dizaine dans les rangs des assaillants.

Avec VOA

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les Casques bleus reprennent aux rebelles le contrôle de Bangassou

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Centrafrique: les Casques bleus reprennent aux rebelles le contrôle de Bangassou

Bangui ( République centrafricaine ) – Les rebelles « ont abandonné les positions qu’ils occupaient (depuis le 3 janvier, NDLR) et fui la ville dans la nuit de vendredi à samedi » après avoir reçu un ultimatum de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a déclaré samedi soir Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

La force de l’ONU « reste en alerte pour prévenir toute action des groupes armés visant la population civile, l’autorité de l’État et les Casques bleus ou le retour des rebelles dans la ville », a-t-il souligné./////////////.

« Des incidents impliquant des tentatives de pillages ont eu lieu dans la soirée et le matin (vendredi et samedi, NDLR), et la force est intervenue pour y mettre fin. La situation est calme et sous contrôle, et les positions initialement occupées par les éléments armés ne le sont plus », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la composante militaire de la Minusca./////////////.

« Le pillage de la ville de Bangassou par les rebelles (…) avant leur retrait à l’arrivée des renforts constitués des éléments du contingent rwandais de la Minusca est révélateur d’un des objectifs de ces mercenaires étrangers: piller nos richesses et les biens de notre peuple », a fustigé sur Facebook le premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada./////////////.

Le 17 décembre, les six plus puissants des groupes armés qui occupaient les deux tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra./////////////.

Ils se sont jusqu’alors heurtés à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées – l’armée centrafricaine, la Minusca, déployée depuis 2014 et forte de près de 12 000 soldats et des centaines de militaires rwandais et de paramilitaires russes dépêchés par leurs pays, au début de l’offensive rebelle, à la rescousse de M. Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu, mais à l’issue d’un scrutin pour lequel moins d’un électeur inscrit sur deux a pu se rendre dans les bureaux de vote en raison de l’insécurité dans tout le pays en dehors de Bangui. Ce que l’opposition invoque pour réclamer l’annulation de la présidentielle, en plus de « fraudes massives », selon elle./////////////.

La Cour constitutionnelle doit valider ou rejeter le résultat de l’élection d’ici le 19 janvier./////////////.

Offensive sur Bangui /////////////.

Après l’offensive des groupes armés, de nombreux habitants de Bangassou s’étaient réfugiés en République démocratique du Congo./////////////.

« C’est une grande joie », a déclaré à l’AFP Juan Jose Aguirre, évêque de Bangassou, à la suite de la reprise de la ville par la Minusca. « Après treize jours à dormir à la belle étoile, les gens vont pouvoir rentrer chez eux », a-t-il ajouté./////////////.

Lors de l’attaque de Bangassou — la 5e ville de Centrafrique avec environ 30 000 habitants —, « les corps de cinq éléments armés ont été retrouvés », avait twitté la Minusca, sans plus de précisions. Une quinzaine de blessés avaient été transportés par Médecins sans frontières./////////////.

Depuis la mi-décembre, les rebelles se livrent à des attaques sporadiques, mais parfois violentes, généralement loin de la capitale. Mais mercredi, environ 200 membres des groupes armés ont tenté deux incursions simultanées aux portes de Bangui. Ces assauts ont été repoussés à l’issue de combats qui ont fait une trentaine de morts parmi les rebelles, selon le gouvernement et des sources onusiennes, et un Casque bleu rwandais a été tué./////////////.

Vendredi, un Casque bleu burundais a été tué dans une embuscade d’« éléments armés des groupes coalisés » près de Grimari, à 300 km au nord-est de Bangui, au cours d’une « opération de sécurisation » des environs de cette ville par des Casques bleus burundais et bangladais, a annoncé la Minusca dans un communiqué. Deux soldats bangladais ont été légèrement blessés./////////////.

Depuis décembre, quelque 60 000 Centrafricains ont fui les violences, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Pour la seule journée du 13 janvier, ce sont 10 000 personnes qui ont traversé le fleuve Oubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo./////////////.

Le HCR « appelle à une cessation immédiate de toutes les violences en République centrafricaine » (RCA) et « au retour immédiat de toutes les parties à un dialogue significatif et à des progrès vers la paix ».

Avec AFP
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RCA : Catherine Samba-Panza  empêchée de sortie du territoire

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L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien chef d’État de transition, Madame Catherine Samba-Panza, qui devrait se rendre à Dubaï,  a été empêchée ce dimanche après-midi de sortie du territoire national par le gouvernement  centrafricain, a-t-on appris de sources aéroportuaires.

 

Comme il fallait s’y attendre, les opposants politiques au chef de l’État Faustin Archange Touadera, y compris l’ancien chef d’État Catherine Samba-Panza ,  sont dorénavant interdits formellement de quitter le territoire national.

Candidate à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, Madame Catherine Samba-Panza  faisait partie des neuf candidats malheureux ayant déposé un recourt collectif auprès de la cour constitutionnelle pour l’annulation et la reprise des élections du 27 décembre 2020 ou le chef de l’État sortant avait été déclaré gagnant dès le premier tour avec près de 54%. Selon eux, ces élections sont entachées des fraudes massives et n’ont pas respecté la loi électorale de la RCA.

Cependant, ce dimanche 17 janvier, à l’aéroport international de Bangui Mpoko,  Madame Catherine Samba-Panza , qui devrait aller prendre part à la réunion du Comité de Sélection du Prix Zayed de la Fraternité humaine qui aura lieu à Dubaï du 20 au 23 janvier 2021, a été empêchée de prendre son vol. Le commissaire de l’aéroport l’avait signifié qu’elle est désormais interdite de quitter le territoire national jusqu’à nouvel ordre. Une décision qu’elle a fortement dénoncée.

Jointe au téléphone, Madame Catherine Samba-Panza  n’a pas voulu commenter l’affaire, mais regrette cette triste décision qui n’a que plongé davantage le pays dans une nouvelle crise.

Le ministre de la sécurité publique, joint également par la rédaction, n’a pas répondu à nos appels.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com