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RCA : Ndélé, les Rounga ont lancé un ultimatum au FPRC faction Haroun Gaye de quitter la ville dans 72 heures

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Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 08:40:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Sur l’initiative du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, patron du comité national pour la défense et de sécurité (CNDS), et de quelques notables de la ville, notamment le préfet et son adjoint ainsi que le sultan, un ultimatum de 72 heures a été lancé à la faction FPRC dirigée par le sulfureux Haroun Gaye, soupçonné de faire allégeance à la coalition des patriotes pour le changement, de quitter la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

Visiblement, la plus puissante faction de l’ex-coalition Seleka, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC),  est profondément  secouée par une profonde division interne de ses dirigeants.

Monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan, recherché par la justice centrafricaine pour de nombreux crimes présumés qu’il aurait commis, semble dorénavant jouer le jeu des autorités de Bangui en totale violation de position de son mouvement qui s’oppose à un quelconque ralliement au pouvoir. Tandis que son bras droit, Monsieur Haroun Gaye, aussi recherché activement par la justice centrafricaine et sanctionné par le conseil de sécurité des Nations unies pour ses nombreuses attaques contre les Casques bleus dans la capitale, rejette en bloc la proposition des autorités, et garde la ligne de son mouvement qui a signé la déclaration de Kamakota, annonçant  la création  de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), une nouvelle coalition hostile au pouvoir. Ainsi, le FPRC est dorénavant divisé et très affaibli par cette division interne.

Comme si cela ne suffisait pas, sur l’initiative de monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan, une note à l’attention  DES autorités politico-administrative locales et de la Minusca de Ndélé leur avait été envoyée exhibant l’amertume et l’indignation de la population en demandant l’arrestation de Haroun Gaye et ses éléments, provoquant une vive tension au sein du FPRC. Or, l’autoproclamé général Haroun Gaye et son garde du corps Droguila Mahamat serait actuellement en fuite vers Kabo, laissant la ville de Ndélé au chef rebelle Abdoulaye Hissen et ses éléments.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : affaire Danzoumi Yalo, transfèrement à Ngaragba du capitaine Moholo Serge Bertrand, chef de service des interventions de l’OCRB

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Le capitaine Serge-Bertrand MOHOLO, chef de service des interventions de l’OCRB.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 06:38:31 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après l’évasion spectaculaire de monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias colonel Daz de la brigade de l’OCRB au centre-ville à Bangui, le chef de service des interventions de l’OCRB, le capitaine Moholo Serge Bertrand, et le chef de poste ainsi que certains parents du suspect en cavale ont été interpellés et placés en garde à vue pour nécessité d’enquêtes. Mais depuis ce mercredi, certains parmi eux commencent à être transférés à la maison carcérale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui

 

Si l’épouse de monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz et le chef de poste de l’OCRB, interpellées  au lendemain de l’évasion du suspect Danzoumi Yalo, attendent toujours dans les cellules de la DSPJ à Bangui leur déferrement devant le parquet général de Bangui, le cas de Monsieur Serge-Bertrand Moholo alias Moral Américain, chef de service d’intervention de l’OCRB et son ami, Monsieur IB IBRAHIM alias 10million,  petit frère de Monsieur Danzoumi Yalo semble sceller. Ils ont été placés sous mandat de dépôt ce mercredi à la maison d’arrêt de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.

Selon des sources judiciaires, on leur aurait reproché la complicité d’atteinte à la sûreté de l’État et la corruption.

Justement, concernant le chef d’accusation de corruption, des sources policières ont indiqué que monsieur Amadou Danzoumi Yalo aurait remis 7 millions de francs CFA au chef de service des interventions de l’OCRB quelques heures avant son évasion. Cette somme aurait été débloquée par monsieur Ziad, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui ou monsieur Danzoumi Yalo avait été interpellé le 4 février 2021 et placé en garde à vue à l’OCRB.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Des opposants en prison au Bénin avant la présidentielle

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Des opposants en prison au Bénin avant la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Le climat politique se tend à un peu plus d’un mois de la présidentielle. Les opposants Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani sont depuis lundi en prison.

C’est une nouvelle illustration de la tension politique au Bénin alors que se profile la présidentielle du 11 avril. Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani, deux cadres du parti Les Démocrates, sont en prison depuis lundi (01.03.2021) après avoir été entendus par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. /////////////.

Les deux opposants ont été inculpés “pour association de malfaiteurs et terrorisme”. Ils sont accusés d’avoir reçu des fonds pour recruter des jeunes en vue de saboter le processus électoral. Une accusation que rejettent les deux opposants. /////////////.

Pour Rekya Madougou, la présidente du parti Les démocrates, Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani sont des “otages politiques” et les “accusations à leur encontre sont tout simplement fantaisistes”. /////////////.

L’opposant Sébastien Ajavon vit en exil depuis des années/////////////.

Egalement dans le collimateur de la justice : l’opposant et riche homme d’affaires, Sébastien Ajavon, qui est en exil en France et a déjà écopé en 2018 de 20 ans de prison pour trafic de drogue./////////////.

Il vient d’être condamné par contumace à cinq de prison ferme pour “faux, usage de faux et escroquerie”./////////////.

Pour son avocat, cette “nouvelle condamnation prouve une fois de plus, la volonté du président Patrice Talon de museler son opposant direct en l’empêchant de se présenter à la prochaine élection présidentielle./////////////.

L’opposante Rekya Madougou dénonce l’arrestation des cadres de l’opposition/////////////.

Ni Sébastien Ajavon en exil, ni Rekya Madougou, faute de parrainages, ne seront en lice à la présidentielle du 11 avril. Patrice Talon, faute d’adversaire de poids, semble donc bien placé pour l’emporter et réaliser un deuxième mandat. /////////////.

Pour le gouvernement béninois, ” il n’y a aucune chasse aux opposants. Il s’agit de prévenir et de décourager tout acte de violence ou d’appel à l’incivisme et c’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme qui a entrepris d’écouter certaines personnalités politiques”, dit le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et des Postes, Alain Orounla./////////////.

L’opposition dénonce un scrutin verrouillé par le président sortant, mettant notamment en exergue une nouvelle disposition de la loi électorale qui impose à chaque candidat d’être parrainé par 16 maires ou députés.

Avec DW français

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RCA : les enfants de l’homme d’affaires Issa Manou, disparu dans des conditions étonnantes depuis le 20 janvier, demande aux autorités de les aider à retrouver leur père

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Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021, 11:44:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’homme d’affaires Issa Manou a été enlevé à Bangui dans des circonstances étonnantes alors qu’il attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis (MCU).

 

C’est avec un cœur serrer que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou décrit avec les circonstances dans lesquelles son père a été kidnappé :

« Il est venu juste pour demander audience pour voir monsieur Simplice Mathieu SARANDJI afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle. Nous demandons aux autorités de nous aider à retrouver notre papa », a-t-il déclaré aux médias.

Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle.  C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été conduit à une destination inconnue par deux porteurs de tenue, a témoigné monsieur Bello, conducteur de l’homme d’affaires Issa Manou.

Selon nos informations, il s’agit des collecteurs de diamants et or qui seraient du bureau IBIGOLE. Ils ont été arrêtés à l’aéroport Bangui Mpoko avec une quantité importante d’or et une somme d’argent qui s’élèverait à plus de 200 millions de francs CFA.

Du côté de la justice, on se réserve de se prononcer sur cette affaire surtout en cette période de l’État d’urgence.

Justement, cette nouvelle disparition démontre à quel point le pouvoir profite de l’État d’urgence actuel pour enlever et écrouer illégalement certains paisibles citoyens centrafricains.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : deux morts et six blessés  dans une tentative d’arrestation d’un suspect au KM5

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Lors de l’affrontement entre les éléments de la garde présidentielle et les miliciens d’autodéfense du KM5 le 2 mars 2021. Photo Diaspora magazine

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021, 10:38:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). La  tentative d’arrestation par la garde présidentielle d’un chef milicien d’autodéfense dénommé Saddam au quartier Ramandji, au KM5 avait occasionné un échange des tirs durant près d’une heure entre les forces de l’ordre et un groupe des miliciens du KM5. Le bilan fait état de deux morts et six blessés. Le ministre de la sécurité publique, le général  Henri Wanzet Linguissara s’est rendu sur le lieu et tente de s’excuser auprès des habitants du quartier Ramandji, mais la tension est toujours vive.

 

Selon certains témoins qui ont pu assister à la scène ce mardi 2 mars, un chef milicien d’autodéfense du KM5 dénommé Saddam, recruté par le pouvoir avec tous ses éléments pour des sales boulots, a pu se retirer discrètement et abandonne ses missions nocturnes pour se retrancher chez lui à la maison depuis quelques jours. Mais les gardes présidentiels, furieux d’apprendre que ce chef milicien refuse désormais de participer aux missions qu’on leur a confiées, débarquent chez lui dans le but de l’arrêter.  Mais ce dernier, connaissant bien le jeu de la milice du pouvoir, se prépare en conséquence. Aidés par les jeunes de son quartier lourdement armés, ils ont pu repousser les éléments de la garde présidentielle qui étaient venus pour l’arrêter, faisant deux morts et six blessés au passage.

Mais le ministre de la Sécurité publique, auteur du recrutement de ces miliciens d’autodéfense du KM5 dans le rang des forces de l’ordre, s’est rendu personnellement sur le lieu pour tenter de convaincre ce chef milicien Saddam de se rendre, mais en vain. Finalement, il se contente de s’excuser auprès des habitants dudit quartier pour ce violent échange des tirs qui les ont littéralement perturbés durant près d’une heure.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« Il faut muscler la riposte militaire en RCA » (Paul-Simon Handy)

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Panique au PK11 quartier Sassara lors des affrontements des forces loyalistes avec les rebelles de la CPC le 13 janvier 2021. Photo par CNC

 

Le chercheur Paul-Simon Handy, de l’ISS Pretoria, préconise une lutte plus ferme contre les groupes armés en Centrafrique.

 

Sortir de l’impasse politico-sécuritaire en République centrafricaine ” : c’est le titre d’une note d’analyse publiée par l’Institut d’études de sécurité. La note en question propose des options de sortie de crise pour le gouvernement en RCA et l’ensemble de la communauté internationale. Il est question des actions prioritaires à mener en Centrafrique afin de s’assurer que les ressources financières injectées soient utilisées pour sortir durablement le pays de la crise. Paul-Simon Handy est l’un des rédacteurs de la note d’analyse.

Paul-Simon Handy, conseiller régional principal à l’Institut d’études de sécurité insiste par ailleurs sur l’importance du rôle des pays de la sous-région dans la résolution du conflit centrafricain. Il répond aux questions de Carole Assignon.

***

Interview avec Paul-Simon Handy Conseiller régional principal à l’Institut d’études de sécurité sur la crise sécuritaire en Centrafrique et les propositions de sortie de crise

 

Vous présentez des propositions de sortie de crise cela tant à l’endroit du gouvernement que de l’ensemble de la communauté internationale. Pourquoi cette démarche maintenant ?

 

La démarche a été dictée par deux choses.  D’abord la tenue des élections groupées de fin décembre 2020 et le regain de tension qui s’en est suivi.  On peut ajouter une troisième dimension qui est aussi la réaction de la communauté internationale. Ce ensemble de chose nous a fait penser qu’il était temps peut-être que la communauté internationale revoie son approche, son engagement en RCA pour éviter que dans cinq ans, lorsque les prochaines élections groupées se tiendront, que nous soyons dans la même situation.

 

Dans tout les cas en RCA l’instabilité persiste, les autorités dénoncent notamment l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies, depuis 2013. L’embargo a été allégé mais vous dites dans votre document qu’il n’a jamais empêché les autorités centrafricaines d’obtenir des dérogations pour armer les FACA (forces armés centrafricaines), pourquoi ?

 

L’embargo c’est un très bon bouc émissaire. Cela dénote deux choses : d’abord que le gouvernement a une approche militariste de la crise et de ses solutions et puis deuxièmement cela suggère qu’il suffirait de donner plus d’équipement létaux aux militaires pour que la crise soit résolue, c’est un deuxième leurre. On l’a vu avec les attaques de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), la nouvelle coalition des rebelles, lorsque en décembre ils ont commencé leurs campagne, les FACA, qui étaient armés, beaucoup ont déserté.

Ce qu’il faudrait c’est restructurer, réformer ce secteur de la sécurité en Centrafrique ?

Au-delà des formations qui sont nécessaires, ce qu’il faudrait en RCA c’est aussi réformer la gouvernance, particulièrement dans le secteur de la défense, la chaîne d’approvisionnement pour éviter la corruption.

 

L’accord de Khartoum, c’est un accord caduc vu le contexte actuel en RCA ? 

L’accord de paix a le mérite d’avoir été signé, il faut dépasser ce cadre maintenant. Asseoir un autre cadre de discussion qui part naturellement de l’accord de Khartoum pour s’accorder sur certains principes mais aussi être très ferme sur le fait de sanctionner ceux qui ne respecteraient pas leurs engagements.

Pour arriver à la paix en Centrafrique, il y a eu plusieurs accords qui ont été signés, vous recommandez de relancer ce nouveau cadre de médiation… est-ce que cela ne risque pas d’aboutir sur un accord de plus qui ne sera pas appliqué sur le terrain ?

 

Justement pour éviter cela, il faudrait le rendre plus inclusif. Une autre solution que nous recommandons dans le papier, c’est la réconciliation nationale. Si les politiques sont unis, les groupes armés auront un bloc beaucoup plus fort en face d’eux et si en plus on arrive à donner du muscle aux interventions militaires, les groupes armés n’auraient pas d’autre choix que de respecter leurs engagements.

 

Dans le contexte actuel, le président Touadera a été élu par une frange très réduite de la population, il y a un problème de légitimité qui se pose. Est-ce qu’il a la marge de manœuvre nécessaire pour arriver à ce dialogue notamment avec l’opposition qui conteste sa réélection ?

 

Pour résoudre ce problème de légitimité, il faudrait peut-être se rapprocher, tendre la main aux autres acteurs, particulièrement aux acteurs politiques de manière à constituer un front unis. Cela passe par certaines concessions de la part du gouvernement de manière à pouvoir ramener les groupes armés autour d’une table de négociation en mettant un peu plus de pression militaire  sur eux.

 

Vous préconisez la mise en place d’un dispositif militaire autre que la Minusca pourquoi?

 

Pour qui connait les missions de paix de l’Onu, elles sont soumises à ce que l’on appelle les règles d’engagement qui restreignent un peu leur champ et liberté d’action.  Il faut du muscle, ce muscle il doit être encadré par l’Onu mais il doit être en dehors du déploiement de la force même de l’Onu. Il doit pouvoir avoir des prérogatives beaucoup plus élargies comme on a vu à un certain moment, toute proportion gardée, en RDC, avec la brigade d’intervention qui a eu raison du M23 de Laurent Nkounda.

 

Par DW en Français  

Alain Nzilo

Directeur de publications

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+1 438 923 5892

 

les libertés menacées, l’Onu appelle au dialogue

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Tchad : les libertés menacées, l’Onu appelle au dialogue

Bangui ( République centrafricaine ) – Amnesty International réclame une enquête indépendante sur l’assaut qui a fait au moins trois morts et l’Onu appelle au dialogue avant la présidentielle.

Amnesty International se dit préoccupée par le regain de tension qui prévaut depuis quelques jours au Tchad et qui a connu ce week-end une escalade quand des militaires ont voulu arrêter l’opposant Yaya Dillo. /////////////.

Au moins, trois personnes dont sa mère et son fils, ont trouvé la mort dans l’assaut contre le domicile de l’opposant./////////////.

Alors que le gouvernement et l’opposition se rejettent la responsabilité, l’ONG de défense des droits de l’homme, demande une enquête indépendante, impartiale et efficace./////////////.

“La situation est confuse depuis ce week-end et ce que nous demandons face à la gravité des faits et des images que tout le monde a pu voir, c’est une enquête indépendante. Il y a des versions contradictoires et donc il est important que la justice fasse son travail”, estime Abdoulaye Diarra, spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International./////////////.

L’Onu monte au créneau /////////////.

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a aussi demandé ce mardi, aux autorités tchadiennes, l’ouverture d’une enquête rapide et rigoureuse sur cette affaire./////////////.

Antonio Guterres exhorte par ailleurs les autorités tchadiennes à favoriser le dialogue politique avant la prochaine présidentielle./////////////.

Une élection qui pourrait être boycottée par la plupart des candidats de l’opposition si certaines conditions ne sont pas réunies, selon Théophile Bongoro, candidat de l’Alliance Victoire, un regroupement de dix partis de l’opposition. /////////////.

“On est dans un pouvoir totalitaire mais nous avons posé certaines conditions : la sécurité des candidats et les conditions minimales d’une élection libre et ouverte. Si cela n’est pas respecté nous risquons de ne pas aller à cette élection. Oui, les libertés publiques sont menacées alors qu’elles sont reconnues par la Constitution. Si le jeu n’est pas ouvert, le président se trouvera dans les starting-blocks avec ceux qui lui sont dévoués”, dit l’opposant tchadien./////////////.

Amnesty International dénonce également les atteintes aux libertés publiques. Pour Abdoulaye Diarra, d’Amnesty International, “On constate depuis plusieurs mois une restriction des libertés d’association et de manifestation. On peut rappeler en novembre qu’il y a eu une tentative d’’organiser un contre forum par plusieurs associations et que celui-ci a été interdit avec des arrestations. Depuis février, il y a eu une manifestation de la société civile qui a été dispersée et il y a eu plusieurs arrestations et des condamnations. Tout cela dénote une restriction de l’espace publique au Tchad.”/////////////.

La présidentielle au Tchad est prévue le 11 avril prochain et le président Idriss Déby, au pouvoir depuis 30 ans, brigue un nouveau mandat. Quant au principal opposant, Saleh Kebzabo, il a annoncé lundi qu’il retirait sa candidature en accusant le président sortant Idriss Déby Itno, d’intimider ses concurrents par l’usage de la force.

Avec DW français
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RCA : madame Clarisse Yapelego, Présidente du MESAN RÉFORMÉ, interpellé par la police ivoirienne et placée en détention

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Madame Clarisse Yapelego à la maison d’arrêt de la Côte d’Ivoire, le 2 mars 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Présidente du parti centrafricain MESAN RÉFORMÉ, et ancienne Directrice commerciale de COMIGEM  , madame Clarisse Yapelego est actuellement en détention en Côte d’Ivoire à la prison centrale de Maca depuis la mi-février. Interpellée dans une affaire « d’arnaques de 99 Ivoiriens pour une affaire de visa », madame Clarisse Yapelego avait été torturée durant plusieurs jours au commissariat avant d’être placée en détention à la Maca.   

 

Depuis un an, madame Clarisse Yapelego avait signé un contrat d’apporteur d’affaire avec une grande école française LE CEDS à Paris. Elle devrait donc représenter cette école en Côte d’Ivoire. Ensemble avec Mme Florence Gabay et Fouad Nora, elles avaient élaboré un programme de formation pour femme tout public et étudiant. Mais une fois en Côte d’Ivoire, madame Clarisse Yapelego  a rencontré le ministre ivoirien de la Communication, porte-parole du gouvernement ivoiriens. À ce sujet, elle  lui proposant d’inscrire les journalistes et les fonctionnaires de son ministère à leur formation, il était très intéressé. Mais à cette époque,  tous les dignitaires ivoiriens étaient en campagne présidentielle, du coup il fallait attendre.

Entre-temps puisqu’elle avait fait larges publications, beaucoup d’ivoiriens ce sont inscrits, mais par contre ils ont refusé de payer les frais d’inscription, disant qu’ils le feront qu’après l’obtention de leur visa. La société Clarisse Yapelego a donc avancé les frais d’inscription afin que l’école qui refuse de délivrer la lettre d’acceptation avant paiement puisse nous délivrer la lettre qui permettra aux étudiants d’obtenir leurs visas pour la France.

Pendant ce temps, madame Clarisse a bien ficelé le dossier de chaque étudiant, ils étaient au nombre de 99.

Ainsi, par malheur, le consulat de France leur a refusé à tous le visa d’entrée en France pour diverses raisons.

Aujourd’hui, l’état de Côte d’Ivoire accuse, Madame Clarisse Yapelego, « d’arnaques de 99 Ivoiriens » pour une affaire de visa.

« Il n’a jamais été question d’une affaire de visa, mais bien d’une formation en France au sein d’une grande école dont ils n’ont pas du tout payé les frais de scolarité », clarifie madame Yapelego, joint par notre correspondant en Côte d’Ivoire.

 

Mais comment elle a pu être arrêtée en Côte d’Ivoire

 

« J’étais en France quand la plainte avait été déposée. Mais avocats Parisiens m’ont déconseillé de revenir en Côte d’Ivoire pour répondre à cette convocation, j’ai dit non, je suis une responsabilite je dois y répondre. J’étais tellement sûre de mon innocence que j’ai pris mon avion le 10 février 2021 pour la Côte d’Ivoire ! Je passa un coup de fil le samedi 14 février à la police économique qui m’a orientée vers le lieutenant en charge du dossier pour lui dire que je suis de retour en Côte d’Ivoire et prendre rendez-vous avec lui pour être auditionnée. 

Le Rendez-vous est donc fixé pour le lundi 15 février 2021. Je me suis présenté et ils m’ont arrêté et déféré à la MACA ! », relate Madame Clarisse Yapelego. Elle assure qu’elle a passé 3 jours au sein de la police économique pour y subir des tortures.

« J’ai eu beaucoup de coups et blessures », affirme-t-elle.

 

Mais qui sont derrière cette affaire ?

Dossier à suivre….

 

 

RCA : des mercenaires de Wagner accusés une nouvelle fois  de viol sur une jeune femme dans la Lobaye

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Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021, 08:32:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une affaire, des Mercenaires russes sont une nouvelle fois accusés d’avoir violé une jeune femme centrafricaine au village Boukoko,  situé à 12 kilomètres de Mbaïki sur l’axe Boda, dans la préfecture de la Lobaye.

 

Voilà maintenant un peu plus de trois ans que les premiers mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés en Centrafrique. Depuis lors, des cas de viols, restés non-dits jusqu’à maintenant, ponctuent les sujets de plaintes des Centrafricains à leur encontre.

Menacées par les violeurs eux-mêmes, les victimes ont peur de parler. Leurs proches redoutent également les représailles de ces Slaves qui ont la réputation d’avoir la gâchette facile. Pourtant, ces faits finissent par exaspérer la population et les langues se délient peu à peu dans le pays de Boganda parce que ces crimes ne doivent pas rester impunis. Dans ses investigations, la rédaction de Corbeau News a pu recueillir des témoignages et des documents attestant de violences sexuelles dans des circonstances précises.

Les villages les plus exposés sont ceux qui sont libérés récemment par les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner, où la population se plaint des « virées » des Russes. Ainsi, à Boukoko, proche de Mbaïki sur la route de Boda, Chantale, une jeune écolière de 17 ans, a été violée. La jeune fille a été la victime de contracter Russes, qui se font appeler RATOR, chamane et Toursan. Ce jour-là, ils avaient passé la journée à boire du vin de palme dans le village. Dans la soirée, la jeune fille a eu la malchance de croiser le chemin de ces Russes avinés.

Depuis le mois de janvier, de multiples cas de viol des jeunes filles par les mercenaires russes ont été signalés par les parents des victimes aux services de police ou de la gendarmerie, mais ces derniers n’ont pas pu enclencher les procédures jusqu’à un procès.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : fuite de Monsieur Amadou Danzoumi Yalo, l’ombre du Libyen Ziad plane sur l’affaire

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Monsieur Amadou Danzoumi alias Colonel Daz

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021. Interpellé dans une chambre de l’hôtel Ledger plaza de Bangui par les forces de l’ordre dans une affaire de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État » le 4 février 2021, Monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz avait été placé en garde à vue dans les locaux de l’Office central de la répression du banditisme (OCRB). En attente de son déferrement devant le parquet général de Bangui,  l’homme a pu s’éclipser de sa cellule  dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021. Mais depuis ce jour, la justice tente en vain de mettre la main sur lui, son épouse ainsi que de nombreux officiers de police de l’OCRB ont été arrêtés. Or, selon nos investigations, monsieur Zied Khalifa Zarzour  , Président Directeur général sortant de la société LAICO de l’hôtel Ledger  – rca aurait joué aussi une part importante dans la fuite du colonel Daz.

 

Le Libyen Zied Khalifa Zarzour  , PDG sortant de l’hôtel Ledger plaza Centrafrique, qui se proclame pourtant conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, avait laissé monsieur Amadou Danzoumi Yalo et son grand frère Sani Yalo bénéficier de plusieurs chambres en gratuité pour eux et leur famille depuis plusieurs années. Après l’arrestation du « colonel Daz »  pour « atteinte à la sûreté de l’État » par les forces de l’ordre, monsieur Zied Khalifa Zarzour  , selon de nombreuses sources contactées, aurait remis une importante somme d’argent à son grand frère Sani Yalo afin de faciliter sa fuite.

C’est ainsi que le suspect avait pris la poudre d’escampette dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021 en soudoyant, selon des sources policières, le chef de service des interventions  de l’OCRB ainsi que son collègue-chef de poste.

Ainsi, la justice tente de remonter la filière, mais elle ignore le jeu important qu’avait joué le libyen Zied Khalifa Zarzour   dans cette rocambolesque affaire qui met toute la République débout.

Pendant ce temps, Monsieur Danzoumi Yalo assure ses proches au téléphone qu’il est désormais en sécurité, et il cherche à atteindre Brazzaville.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Lettre d’information au Président de la République sur la situation des déplacés de notre pays.

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Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

A la Haute Attention de Monsieur le Président de la République Centrafricaine Chef de l’Etat

Le Professeur Faustin Archange TOUADERA

Bangui – République Centrafricaine

Objet :          Lettre d’information au Président de la République sur la situation des

déplacés de notre pays.

Bangassou le 02 Mars 2021

 

Monsieur Le Président de la République,

J’ai l’honneur de vous adresser ce courrier au titre de la société civile centrafricaine afin de porter à votre connaissance la situation dramatique que vivent les populations centrafricaines déplacées.

Nos dernières actions ont porté sur une assistance aux populations de Bangassou déplacées à Ndu en République démocratique du Congo, village frontalier de notre pays.

Excellence Monsieur le Président de la République, nous sommes aussi informés que d’autres populations se trouvent en errance dans nos forêts avec des femmes et des enfants en bas âges.

Notre attention va plus particulièrement à l’endroit des enfants et des nourrissons, vivant sous des tentes de fortune, exposés à toute forme d’adversité, mettant sérieusement leur santé en danger.

Nous nous sommes organisés en petit comité de la société civile centrafricaine pour sensibiliser les compatriotes et amis de la Centrafrique afin de venir en aide à nos concitoyens déplacés et tenter de soulager par des moyens limités la misère qu’ils endurent.

Suite à une collecte de dons des compatriotes et amis, le comité d’organisation a distribué le samedi 20 février les premiers kits composés d’aliments de première nécessité et de vêtements pour enfants. Malheureusement, nous étions très loin de satisfaire les besoins primaires de nos compatriotes du village de Ndu.

Monsieur Le Président, pour renforcer cette action humanitaire, nous sollicitons l’appui de nos institutions afin de trouver une solution définitive au retour de ces populations dans notre pays.

Au regard de la criticité, de la fragilité et de la vulnérabilité de leur situation, une aide d’urgence leur permettrait de subvenir à leurs besoins fondamentaux sur les différents sites.

Notre comité est disponible pour apporter à nos institutions sa contribution d’ordre organisationnelle.

Je vous prie de croire, Monsieur Le Président de la République, en l’assurance de notre haute et respectueuse considération.

 

Mr ROOSALEM-HETMAN Guillaume Psalmer Kelley-Himey Coordonnateur Général du Comité « Société Civile Centrafricaine » Organisateur du Comité de soutien des populations déplacées de Bangassou Préfecture du MBOMOU Site Internet : https://www.societecivilecentrafricaine.org Email : roosalem@yahoo.fr

 

Ampliation :

  • Premier Ministre de la République Centrafricaine
  • Minusca
  • HCR Centrafrique
  • Croix Rouge Centrafrique
  • MSF
  • Mission Catholique
  • Union Africaine
  • Union Européenne
  • Droit de l’Homme
  • Organisations de protection des Enfants.

RCA : tirs intense au PK5

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Marché-Kokoro-de-Km5-300×170.jpg” alt=”Marché Kokoro de Km5″ width=”300″ height=”170″ />

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 08:19:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). PK5, quartier populaire du troisième arrondissement de Bangui, est secoué depuis une heure par des détonations d’armes lourdes et légères. On ignore les raisons de ces tirs, mais on déplore déjà plusieurs cas de blessés parmi les civils.

 

Si la plupart des miliciens d’autodéfense du PK5 sont déjà incorporés dans les forces armées centrafricaines, les détonations d’armes lourdes et légères survenues ce mardi après-midi au marché du PK5 semblent surprendre plus d’un.

On ignore les raisons de cet affrontement violent, mais on déplore déjà de nombreux cas des blessés parmi les civils qui sont aussitôt transférés à l’hôpital pour des soins.

Aux dernières nouvelles, certaines sources parlent d’un affrontement entre deux groupes miliciens d’autodéfense au quartier Ramandji.

Pour l’heure, les forces de l’ordre sont déployés sur place, mais le calme n’est pas toujours revenu.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bossangoa : De multiples défis à relever

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Personnes déplacées sur le terrain de la paroisse catholique de Bossangoa. ©Abbé Hillaire Penendji. Bossangoa, préfecture de Ouham, RCA, 2021.

 

Bossangoa, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus de 14 000 personnes ont été déplacées depuis le 21 février à Bossangoa, dans le nord-ouest du pays, craignant une offensive des Forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés.

 

Des éléments de la Coalition des Patriotes pour le changement (CPC) ont pris le contrôle de la ville en décembre dernier, dans le contexte des résultats contestés des élections. Le 24 février, les forces armées ont annoncé qu’elles avaient repris le contrôle de Bossangoa. Mais les gens n’ont pas encore commencé à revenir ; au contraire, ils continuent de fuir. Selon une évaluation rapide menée par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) le 22 février, les personnes déplacées se sont installées sur le terrain de la paroisse catholique, où elles vivent dans des conditions extrêmement difficiles dans quatre sites différents, à savoir le centre d’accueil, l’évêché, l’école catholique et le presbytère. Seuls deux points d’eau sont disponibles sur ces sites et le nombre de latrines n’est pas suffisant pour le grand nombre de personnes, ce qui augmente le risque de maladies d’origine hydrique.

 

Réponse humanitaire face aux contraintes d’accès

Les personnes les plus touchées par la récente flambée de violence dans le pays sont les civils. Les contraintes d’accès font qu’il est difficile pour les organisations humanitaires de répondre adéquatement aux besoins de la population. En moins de deux mois, près d’une douzaine de pillages et de vols attribués à des groupes armés ont visé des acteurs humanitaires à Bossangoa, dont quatre en une seule semaine. En conséquence, la plupart des organisations humanitaires ont réinstallé leurs employés ou réduit leur présence, affectant ainsi considérablement leur capacité d’intervention. Malgré ces conditions difficiles, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a construit 60 latrines et douches d’urgence et mis en place un réservoir d’eau qui fournit aux personnes déplacées 60 m3 par jour. L’ONG fournit également des soins médicaux aux enfants et aux jeunes à l’hôpital régional et a reçu des fournitures nutritionnelles du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour les soins aux enfants souffrant de malnutrition. Le centre de santé CODIS, près du site d’Evêché IDP, a reçu des médicaments de l’UNICEF, mais a toujours besoin, entre autres, d’un soutien en produits essentiels pour les soins aux femmes enceintes. En une semaine, 12 naissances ont été enregistrées sur le site. L’ONG CARITAS mène des activités de surveillance de la protection et de renvoi pour les cas nécessitant une attention particulière. Tout en mobilisant les ressources nécessaires, les partenaires impliqués dans la sécurité alimentaire identifient la meilleure façon d’aider les personnes déplacées, en tenant compte en particulier de leur protection.

Préoccupations au-delà de la ville

S’il y a de l’espoir d’accalmie dans la ville de Bossangoa, la situation sur les axes environnants reste préoccupante, en particulier au nord de Bossembélé. Plusieurs abus de civils par des éléments armés ont été signalés, y compris des maisons incendiées le long de la route menant de Bossembelé à Bossangoa. De même, des déplacements forcés de villageois vivant dans les environs de Bossangoa ont été signalés ; leur nombre reste à évaluer lorsque l’accès à la région deviendra possible. En raison de l’insécurité qui prévaut, les acteurs humanitaires n’ont pas encore été en mesure d’atteindre cette région, d’évaluer les besoins humanitaires et d’apporter la réponse nécessaire.

 

OCHA

RCA : Berberati, des mercenaires russes et des FACA accueillis dans la liesse à leur arrivée dans la ville

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La ville de Berberati en Republique Centrafricaine

 

Berberati, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 10:22:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs dizaines des soldats de l’armée nationale, mais aussi des Mercenaires russes de la société Wagner, viennent d’arriver ce mardi 2 mars à Berberati. Ils ont été accueillis par une foule de population en liesse. Désormais, leur seul objectif, affronter les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement qui ont bloqué depuis un mois le corridor Berbera                        Ti Kenzo, le seul axe de ravitaillement de la ville depuis le Cameroun.

 

Depuis le dimanche 7 février, la circulation des biens et des personnes est mise à mal sur le tronçon Berberati – Kenzo. En cause, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient tenté de bloquer le corridor Bangui Béloko  sur la route n°1, sont venus à nouveau bloquer l’axe Kenzo – Berberati au niveau du village Nassoulé, situé à 50   kilomètres de Berberati.

Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  Mais le comble de tout, les rebelles ne sont pas qu’au village Nassoulé. Présentement, ils sont basés  aussi a la frontière en allant vers kenzo au Cameroun, mais aussi sur le chantier bonewala, a 35 km de la ville de Gamboula, rendant difficile le quotidien des populations locales, mais aussi l’approvisionnement en produits de première nécessité qui deviennent de plus en plus rare sur le marché local.

Cependant, l’arrivée d’une section de la garde présidentielle à Berberati et leur première offensive ratée contre les rebelles font craindre le pire à la population qui appelle aussitôt à l’aide le gouvernement pour le redéploiement des mercenaires russes et les troupes rwandaises en appui aux soldats FACA. C’est désormais chose faite.

Ce mardi 2 mars 2021, aux environs de 7 heures du matin, des renforts russes et rwandais mais aussi des soldats FACA sont arrivés dans la ville sous l’applaudissement  de la population et des bruits de klaxons  des motos  ainsi que des véhicules.

Pour l’heure, ils sont basés dans le camp militaire, mais leur offensive contre les rebelles ne devrait pas tarder, selon une source militaire.

Affaire à suivre…

 

Par Igor Baïlé

Journaliste, correspondant du CNC à Berberati

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : Bangassou, le contingent rwandais plie bagage et quitte la ville

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/depart-des-casques-bleus-marocains-de-la-ville-de-Bakouma-450×450.jpg” alt=”Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /” width=”450″ height=”450″ />
Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Bangassou, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 02:47:12 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le contingent rwandais déployé à Bangassou, chef-lieu de la préfecture de Mbomou, s’est retiré totalement de la ville, a-t-on appris des sources concordantes.

 

Déployé dans la ville de Bangassou pour renforcer le dispositif sécuritaire de la ville depuis début -janvier, le contingent rwandais de la Minusca a débuté, depuis la semaine dernière, son retrait de la ville.

« Pour le moment, la ville de Bangassou a retrouvé son calme et sérénité.  On peut juger utile qu’ils aillent dans d’autres villes encore sous tension », a déclaré une source proche du bureau local de la Minusca, confirmant  ce retrait du contingent rwandais de la ville de Bangassou.

Pour l’heure, les habitants de Bangassou, dans leur majorité,  déplorent le retrait des casques bleus rwandais de leur ville

« Les rwandais, tout le monde sait ici qu’ils ne badinent pas avec les rebelles. Mais leur retrait nous inquiète sérieusement. Il est vrai que d’autres contingents des casques bleus sont toujours là, mais ils ne sont pas comme les rwandais », déplore Jean-Philippe, un habitant de la ville.

Notons que ce retrait des casques bleus rwandais de Bangassou intervient moins d’un mois après celui du contingent marocain de la ville de Bakouma.

Pour l’heure, la Minusca n’a pas encore réagi officiellement sur le départ des troupes rwandaises de Bangassou.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : destruction spectaculaire d’un hélicoptère russe en Centrafrique

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Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé.

 

Bozoum, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 07:46:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon des sources sécuritaires, ce sont bel et bien les Mercenaires russes qui ont mis le feu à l’un de leurs hélicoptères de combats alors que celui-ci n’avait que le problème de carburant, estiment-elles. Un fait rarissime et étonne plus d’un, surtout qu’on est en période de « guerre » contre les rebelles du CPC.

 

Samedi, 27 février 2021, vers 7 heures du matin, sur la rivière de Koyali, au plein centre-ville de Bozoum, non loin de stade local et du marché central, un hélicoptère russe, qui survolait à basse altitude et faisait de spectacle quelques minutes plutôt, s’est écrasé au sol non loin de la rivière Koyali.  Les paramilitaires Russes, qui surveillaient ce vol, se sont précipités pour sauver l’équipage. Mais après quelques minutes, les Russes ont mis le feu au reste de l’hélicoptère  avant de se retirer de l’endroit.

Les populations, qui étaient nombreuse à regarder la scène ce jour, se disent surpris de voir les Russes eux-mêmes  calciné leur propre avion. Heureusement, l’équipage est sorti indemne et n’ont subit aucun dommage corporel. En plus, les Russes ont pu récupérer les armes et autres effets militaires à bord avant son incendie.

Rappelons que c’est grâce à la couverture aérienne de ces hélicoptères que les soldats FACA, les troupes rwandaises et les mercenaires russes ont pu progresser très rapidement dans leur conquête des zones occupées par les rebelles.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

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République centrafricaine : L’ombre du report sine die de la rencontre de Luanda…

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Touadera-au-Luanda-450×300.jpg” alt=”Touadera au Luanda” width=”450″ height=”300″ /> 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 mars  2021, 06:42:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors qu’un mini-sommet de la CIRGL consacré à la Centrafrique devait se tenir le samedi 27 dernier à Luanda, la rencontre des décideurs politiques de la sous-région a été reportée sine die. A Bangui, l’on se pose encore tant de questions sur le report successif du conclave. Quelle est l’ombre du sommet avorté de Luanda ?

 

La rencontre de Luanda était très attendue de l’opinion nationale et internationale tant elle devait favoriser la concertation que l’envoi des troupes angolaises en Centrafrique. Pourtant à l’impossible, les acteurs de la sous-région ont du reporter la fin de la semaine dernière le mini-sommet sans fixer de nouvelle date.

Pas si surprenant si les autorités politiques de la région qui tentaient de concilier Touadéra avec ses opposants politiques et militaires aient reporté le conclave de Luanda. En effet, alors que l’Angola et la CEEAC engageaient des pourparlers parallèles avec les leaders de la CPC en vue d’obtenir la cessation des combats, Bangui était en ébullition.

Des manifestants proches du régime ont multiplié des marches en vue de s’opposer à tout dialogue entre le pouvoir et les chefs rebelles moins encore François Bozizé. Cette position a été soutenue dans une vidéo relayée sur internet par Fidèle Gouandjika, le conseiller spécial du Chef de l’Etat.

Peu après, c’est Valéry Zakharov, conseiller russe du Président Touadéra qui brise la glace en prenant clairement position contre le dialogue et contre les dirigeants politiques de la sous-région qu’il n’a pas manqué de qualifier de « soutiens » des groupes rebelles.

Cependant, malgré la déclaration faite par le Chef de l’Etat peu après la confirmation de sa réélection concernant la tenue d’un dialogue républicain, cette position a été fortement influencée par Vladimir Titorenko, ambassadeur plénipotentiaire de la Russie en Centrafrique, qui, à l’issue d’un tête-à-tête avec le Président a renforcé le discours tenu peu avant par Zakharov.

Le diplomate russe a surtout galvanisé le Chef de l’Etat à tenir le dialogue uniquement après la guerre dite de la libération totale du territoire national.

Si cette position a été largement relayée par les soutiens médiatiques du régime, le dirigeant centrafricain est surtout passé aux commandes envoyant le ministre des affaires étrangères pour un voyage précurseur au Rwanda.

Le message porté par la cheffe de diplomatie centrafricaine est bien claire, la diplomatie du Président de la République est tout à fait contraire à celle de ses homologues de la sous-région, le dialogue avec François Bozizé ne sera plus possible. Celui-ci doit être remis à la justice internationale a fait valoir l’émissaire du pouvoir de Bangui.

Plus grand-chose à faire pour ces chefs d’Etat préoccupés par la situation politique et sécuritaire en Centrafrique. C’est donc la fin non-dit de toute médiation internationale face à l’entêtement d’un dirigeant « va-t-en-guerre » ? En tout cas, si la région n’a pas fixé de nouvelle date pour la tenue du mi-sommet, il est clair que les grands esprits de la CIRGL sont lassés de prêcher dans le désert.

Mais, impressionnant que les leaders de la sous-région poursuivent toujours des pourparlers avec François Bozizé qui selon un dossier de RFI se trouverait à présent sur le sol tchadien en vue des consultations.

Si à Bangui, le report sine die du sommet de Luanda sonne comme une victoire du Président de la République sur les tentatives de conciliation de ses pairs, beaucoup d’observateurs nationaux et internationaux s’inquiètent par contre du revers de cette nouvelle frasque diplomatique made in Bangui. Alors se pose les questions suivantes : Que cachent les consultations parallèles de Bozizé par la CEEAC et certaines têtes de la CIRGL ? Comment les « vieux loups » de la sous-région réagiront-ils face à cette humiliation diplomatique de trop imposée par le dirigeant d’un petit Etat aux nombreux problèmes économiques, géopolitiques, géostratégiques et sécuritaires ?

Vivement, la suite du coup diplomatique de Luanda laisse beaucoup de supputations…Affaire à suivre donc !

 

 

Elvis Mattador

 

 

Au Tchad, la répression de l’opposition avant le scrutin

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Au Tchad, la répression de l’opposition avant le scrutin

Bangui ( République centrafricaine ) – Saleh Kebzabo se retire de la course à la présidentielle après la tuerie chez l’opposant Yaya Dillo. L’UNDR dénonce un climat sécuritaire délétère.

C’est un nouveau rebondissement dans la campagne présidentielle tchadienne pour l’élection du 11 avril prochain. Joint par la DW ce lundi 1er mars, un cadre de l’UNDR confirme le retrait définitif de la course à la présidentielle du candidat Saleh Kebzabo, l’un des principaux candidats de l’opposition. “L’atmosphère générale n’est pas indiquée pour des élections sereines”, justifie ce membre du parti./////////////.

Ce retrait survient après la tuerie à son domicile, dimanche 28 février, de proches de l’opposant Yaya Dillo. La mère et le fils de cet ancien rebelle, ensuite devenu proche du président tchadien, ont été tués./////////////.

Selon Abdelkarim Yacoub Koundougoumi, directeur du bureau Afrique de l’ONG Internet sans frontières, “le cas malheureux au domicile de Yaya Dillo montre à suffisance le degré de violence que ce régime est prêt à atteindre pour pouvoir empêcher n’importe quel candidat crédible de pouvoir se présenter contre lui”. Ce Tchadien de la diaspora, par ailleurs chercheur associé à l’Institut prospective et sécurité en Europe, ajoute que le pouvoir a alors “manigancé pour pouvoir l’en (Yaya Dillo) empêcher, même jusqu’à tenter de l’éliminer physiquement pour l’empêcher d’être candidat”./////////////.

Yaya Dillo introuvable /////////////.

Yaya Dillo aurait été exfiltré de son domicile. Il était injoignable ce lundi, alors que le réseau téléphonique est très perturbé au Tchad. Sa position demeure inconnue selon le procureur de la République. Le parquet assure avoir ouvert une enquête pour meurtre afin d’élucider les conditions dans lesquelles la situation a dégénéré lors de la tentative d’interpellation de l’opposant Yaya Dillo./////////////.

Le ministre des Affaires étrangères, Amine Abba Sidick, a déclaré que Yaya Dillo “est revenu récemment et clandestinement à N’Djamena déposer sa candidature à l’élection présidentielle, probablement ainsi obtenir une protection de fait lui permettant de se soustraire aux poursuites judiciaires dont il est l’objet”./////////////.

À l’heure de publication de cet article, nous ne disposons pas d’informations crédibles qui confirment le retrait de Yaya Dillo de la course à la présidentielle./////////////.

Helga Dickow, experte à l’Institut Arnold-Bergsträsser de Fribourg en Allemagne, observe cependant que le président Idriss Déby durcit la répression pour mieux assurer sa victoire au scrutin d’avril. “L’intimidation est certainement un objectif. La répression en lien avec les élections n’est pas une chose nouvelle au Tchad”, analyse cette spécialiste du pays./////////////.

Au sein du parti de Saleh Kebzabo on dénonce des conditions biaisées pour la bonne tenue du scrutin, conditions qui pourraient ouvrir un boulevard pour la réélection du président Déby. “Le boulevard le mène jusqu’à Paris”, indique le cadre du parti de Saleh Kebzabo./////////////.

De son côté, l’analyste politique tchadien Abdelkarim Yacoub Koundougoumi, appelle la France à condamner ce qui se passe au Tchad et à ne surtout pas rester muette face à la violence.

Avec DW français

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DE L’INUTILITE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA EN CENTRAFRIQUE

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Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 mars  2020, 06:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La reprise et libération les unes après les autres par les forces russo-rwandaises alliées au Faca des villes et localités demeurées depuis sous contrôle des groupes armés les plus récalcitrants à mettre en œuvre les clauses de l’Accord de paix qu’ils ont pourtant bel et bien signé le 6 février 2018 à savoir l’UPC d’Ali Darassa, les 3R de Sidiki Abass, le FPRC de Nourredine Adam et le MPC d’Alkhatim, ainsi que celles de l’arrière-pays occupées récemment par la coalition de la CPC de François Bozizé Yangouvonda est un fait riche d’enseignement.

 

Les casques bleus de la Minusca qui, au lieu de faire vigoureusement usage de leur prétendu mandat « robuste » se sont contentés jusqu’ici d’être des forces soi-disant « impartiales » alors qu’ils ont été déployés pour appuyer l’état centrafricain qualifié de « failli ».

Contrairement à ce que les bien-pensants aiment à ressasser sur la situation en Centrafricaine, la solution de la crise centrafricaine est belle et bien militaire et non vraiment politique. En effet que constate-t-on en RCA ? Que la rébellion armée est devenue un véritable fonds de commerce qui permet aux seigneurs de guerre d’amasser de colossales fortunes par divers trafics comme celui du bétail, l’exploitation illégale des ressources minières, forestières et fauniques, sans compter celui des armes de guerre et le racket des usagers des routes etc … !  Parallèlement aux scandaleux revenus qu’ils tirent de ces activités illicites, ces mêmes seigneurs de guerre parviennent aussi à se rendre incontournables en imposant aux autorités du pays l’entrée de certains de leurs obligés bien souvent illettrés ou même analphabètes, dans le gouvernement de la République ou dans les cabinets de la présidence, de la primature, de l’assemblée nationale et des ministères.

Pourquoi et comment n’est-il pas possible aux casques bleus de la MINUSCA, avec les moyens consistants et l’arsenal de guerre suffisamment dissuasifs, de faire peur et dissuader les groupes armés essentiellement composés d’étrangers et de mercenaires, qui se sont octroyés de force des pans entiers du territoire national et en particulier certaines zones économiquement juteuses du pays et pourrir ainsi la vie aux fils du pays. Pourquoi et comment se fait-il que la simple rumeur de l’arrivée des forces coalisées russo-rwandaises et des Faca dans les villes où régnaient jusqu’ici en maîtres indéboulonnables les hordes des groupes armés, les fasse détaler et prendre la poudre d’escampette ! Quelle explication peuvent apporter les stratèges et responsables de la MINUSCA à cette curiosité. Le redoutable « général d’armée autoproclamé » Ali Darass de l’UPC est désormais porté disparu de ses citadelles réputées imprenables et somptueuses villas de Gbokologbo et Bambari depuis l’arrivée dans ces endroits des forces loyalistes.

Si la présence des casques bleus de la MINUSCA dans certaines de nos villes n’a pas empêché  des hordes de mercenaires étrangers venus visiblement du Tchad  et recrutés comme en 2002 et 2003 par l’ex-président François Bozizé et son rejeton Jean Francis de venir tranquillement s’installer sans crainte tout en servant sur la bête au nez et à la barbe desdits casques bleus, une seule question vient légitimement à l’esprit : à quoi servent vraiment les casques bleus ? L’hypocrisie de la théorie des forces dites « impartiales » que seraient les casques et leur inutilité apparaissent ainsi au grand jour. Sous leur nez et à leur barbe, les bandits de la CPC ont réussi à empêcher les citoyens de Carnot, Bouar, Baboua, Baoro, Bozoum, Bocaranga, Ngaoundaye, Bossangoa, Kabo, Batangafo, Bambari, pour ne citer que ces villes, de voter le 27 décembre dernier tout en détruisant le matériel électoral. Alors qu’ils ont été déployés pour appuyer l’état centrafricain, force est malheureusement de constater que les casques bleus de certains contingents détachés dans certaines villes telles que Bozoum, Bocaranga, Ngaoundaye, Paoua, Bangassou, Obo etc…se tournent les pouces et préfèrent plutôt se livrer à de rentables activités commerciales. C’est de notoriété publique mais cela continue hélas tranquillement.

 

Par Justin Ignace

Rédacteur et contributeur du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : Face aux crises, l’OIM s’engage à assurer les droits humains et la dignité des personnes contre les différents risques

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CopyrightCNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 mars  2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et ses partenaires en République centrafricaine, travaillent sur trois (3) portefeuilles de projets visant à assurer les droits humains et la dignité des personnes dans une situation de vulnérabilité contre les différents risques. L’annonce de cet appui aux personnes vulnérables a été faite le vendredi 26 février 2021 lors d’une conférence de presse relative aux principales activités mise en œuvre par cette organisation internationale en Centrafrique.

 

Dans le cadre du soutien à la protection et l’assistance aux migrants, la préparation et réponse face aux crises, la transition et le développement que l’OIM s’active à assurer les droits humains et la dignité des personnes dans une situation de vulnérabilité contre les différents risques. L’OIM relève que la traite des personnes constitue une forme grave de criminalité et une violation des droits humains.

« Depuis 2017, grâce au travail de l’OIM, la lutte contre la traite des personnes en République centrafricaine est une réalité. L’OIM assiste directement les victimes de la traite des personnes y compris les victimes issues d’autres pays. L’OIM est le co-chef de file sur la traite des personnes dans le système des Nations-Unies »,  a précisé Léo Torréton, Chargé de communication à l’OIM-rca.

Cet organisme des Nations Unies chargé des migrations a réitéré son soutien à la mise en œuvre d’un plan d’action national sur la lutte contre la traite des personnes grâce à un projet de 18 mois financé par le Fond de consolidation de la Paix des Nations Unies (PBF) ciblant les zones frontalières de Bouar, Berberati et Bangui. Avec ce projet, l’OIM appuiera la mise en œuvre du plan à travers des formations, sensibilisations ainsi que de l’assistance directe se basant sur les 4P : prévention, protection, poursuite et partenariat.

« Convaincue que les avancées dans la lutte contre la traite résidant dans l’appui au gouvernement, l’OIM a formé sur financement d’état américain les agents de l’UMIRR sur la traite des personnes en Septembre 2020. Désormais, l’UMIRR a un nouveau mandat en s’impliquant directement sur la lutte contre la traite des personnes. L’OIM appuie ce mandat en créant une procédure standard opérationnelle d’assistance de victimes de traite et une fiche d’identification qui sera utilisé pour accomplir leur mission », a déclaré le Chargé de communication de l’OIM-RCA.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des personnes en matière de lutte contre la traite des personnes et le trafic des migrants. Mais l’OIM, lors de cet échange avec les médias, annonce de rester engagée pour protéger toutes personnes affectées par la crise.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : communiqué de presse de l’Alliance des Forces pour la Paix et le Développement (AFPD)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”5 combattants de la seleka avec leurs armes” width=”450″ height=”326″ />
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Alliance des Forces pour la Paix et le Développement (AFPD)

COMMUNIQUE N°002

 

Centrafricains, Centrafricaines

Dans quel état est notre patrie ? dans quel état est notre pays, notre peuple, notre image à l’étranger… ?

Des crimes de guerre partout : des civils tués par des mercenaires venus du monde entier : des
hommes, des femmes, des enfants, sans compter les blessés, les estropiés, les infirmes à vie…

Des morts sans blessure apparente qui ressemblent trop à des victimes d’armes chimiques…

Des villes, comme Bambari, des agglomérations, de simples villages, comme Danga bombardés, et partout, à l’entrée de la soldatesque le même cauchemar pour les habitants…

Les croyants tués dans leurs lieux de culte…

Des ONG comme Amnesty International ou Médecins Sans Frontières ramassant les morts, soignant les civils blessés et demandant justice de cette sauvagerie.

La France elle-même refusant les visas diplomatiques à des ministres de Touadera.

Le Pape se disant, accablé ce qu’il advient du peuple Centrafricain et appelant au silence des armes en fin de prière publique (l’Angelus).

Un président F.A Touadera, désavoué par son peuple peut-il prétendre gouverner un pays en paix alors q’il a lâché sur son peuple l’axe du mal des mercenaires étrangers censés renforcer des FACA en déconfiture et qui n’existent que de nom et ne contrôlent plus ce qui se passe dans le pays, et couvre ses crimes de guerre ?

Le gouvernement en place peut-il prétendre représenter le peuple alors qu’au moins deux de ses Ministres négocient à Dubaï, et pour leur compte, les diamants qu’ont bien voulu leur laisser les mercenaires de Wagner ?

Une presse soit muselée, soit aux ordres du régime illégitime de baBngui ;

Alors que, région par région, le territoire national a été rallié à l’Alliance des Forces pour la Paix
et le Développement du Général Mahamat Sallet dont les troupes arrivées aux portes de

Bangui s’en sont éloignées pour ne pas rajouter au chaos oragisé par les mercenaires, les requins et autres inconséquents manieurs de Kalachnikov.

Le Général Abdoulaye Miskine leader du FPDC fait, lui-même, partie de cette alliance qui combat aux côtés de la CPC.

Centrafricains sachez où sont ceux qui défendent le peuple et la nation, ne vous laissez pas aveugler par les communiqués d’informateurs aveugles ou complices, ralliez vous à ceux qui depuis des mois ont marché, ont combattu, ont convaincu le pays sans jamais verser une goutte de sang centrafricain, ni même celui des mercenaires Wagner qu’ils ont préféré faire prisonnier en nombre en attendant une conclusion prochaine.

Peuple de centrafrique debout, lève-toi comme un seul homme pour défendre ta Patne et l’Unité du pays.

Ampliations :

Ambassade des Etats Unis (Att : son Excellence Mme Lucy TAMLYN) Bangui RCA

Ambassade de France (BANGUI RCA)

Att : son Excellence Mr Jean-Marc GROSGUPIN

Conseil de l’Union Européenne Att : Mme Ursula VON DER LEYEN

NATIONS UNIS

Att : Mr Antonio GUTERRES

Minusca/RCA

UNION AFRICAINE

Att : SE Mr Felix Antoine TSHISEKEDITSHILOMBO VATICAN

Att : Saint Père François

COMUNITA SANT’EGIDIO-ROME Att: Mr. Marco IMPAGLIA2Z0

RFI SERVICE PRESSE

11 MARS 2021

Le Responsable Politique

 

MACKPŸEN Le Centrafricain

 

RCA : les prix de certains produits continuent de flamber à Bangui malgré la libération du corridor Bangui Béloko

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/a-interieur-du-marche-de-bria-corbeaunews-centrafrique-436×450.jpg” alt=”À l’intérieur du marché de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto” width=”436″ height=”450″ />
À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1er mars 2021, 12:56:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Malgré la libération du corridor Bangui Béloko par les soldats FACA et leurs alliés rwandais et russes, la ville de Bangui a du mal à s’approvisionner. Les convois du ravitaillement en provenance du Cameroun  arrivent au compte-gouttes, et les Banguissois constatent la rupture de certains produits  alimentaires sur les marchés de la capitale, créant ainsi une hausse des prix.

 

Les ménages de Bangui, Bimbo et Begoua continuent de souffrir de la hausse des prix de produits alimentaires.  C’est un constat fait par l’Institut centrafricain de statistiques et des études économiques et sociales.

Selon le chef de service de statistiques, le prix de certains produits alimentaires reste stable sur le marché, et l’acheminement des produits importés reste un défit.

« Il y’a les prix de certains produits qui sont en baisse, ou bien sont restés stables. Il s’agit de savon, de l’ail, de l’oignon… », a-t-il mentionné, tout en ajoutant que « les gens vont dire que l’ail est vendu , peut-être le tas, à 100 francs, ou bien à 500 francs… et donc le prix n’a pas changé. Mais nous, dans notre technique de collecte des prix, les produits vendus sur les marchés, nous, on les achète et on les pèse. C’est-à-dire que la quantité, ça joue sur le prix. Tel que le tas d’oignon, qui est vendu 500 francs à l’époque, peut être ça peut tourner au tour de 1 kilogramme,  mais maintenant, ça tourne autour de 500 grammes. Ça veut dire que le prix a augmenté », a-t-il précisé.

Ainsi, il pointe du doigt l’approvisionnement de la capitale qui se fait rare malgré la libération du corridor Bangui Béloko. D’après lui, l’augmentation des prix a aussi des conséquences sur le budget d’un ménage :

« Quand le prix augmente, ça joue sur le ménage. Parce que le prix augmente et ton salaire n’augmente pas. Et donc toi, peut-être tu consacres 50% ou 60 % de ton revenu dans l’alimentation, mais avec la hausse des prix, tu ne pourras pas joindre les deux bouts. Donc nous, on informe l’État que voilà le prix de tel ou tel produit a beaucoup augmenté, et c’est maintenant au gouvernement dans sa politique de voir comment faire pour résoudre ce problème »,  précise Monsieur Parfait Mexan, chef de service de statistique.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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RCA : les habitants de Batangafo, pris en otage par les groupes armés, appellent le gouvernement à l’aide

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1er mars 2021, 11:01:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Contrôlée depuis plusieurs années par le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), la ville de Batangafo, chef-lieu de la nouvelle préfecture de l’Ouham – Fafa, est devenue un endroit invivable pour ses habitants. Les populations muselées par  les hommes armés se disent abandonnées et oubliées par le gouvernement.

 

La sous-préfecture de Batangafo, devenue récemment chef-lieu de la préfecture de l’Ouham – Fafa est loin d’offrir le minimum vital à sa population. En cause, l’insécurité entretenue par les groupes armés, dont le principal est le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de Mahamat Alkhatim. Selon des sources locales, ces hommes armés ont pris la population en otage, beaucoup sont obligés de trouver refuge depuis 2013 sur les sites des déplacés, et ne vivent que de l’assistance alimentaire des organisations internationales. Mais cette assistance est loin de sortir ceux-ci de la précarité à laquelle ils se trouvent.

Ce problème d’insécurité impacte négativement les activités pédagogiques. Certains enseignants qui sont affectés dans la région ont refusé d’y aller. Conséquence, les cours ne sont que dispensés par des maîtres parents.

Même si des Casques bleus de la Minusca sont présents dans la ville, les populations se disent toujours victimes d’exactions des hommes armés qui règnent  en maître absolu dans la région. Elles demandent à cet effet au gouvernement de déployer des forces nationales dans la localité.

Il faut le rappeler, la ville de Batangafo, située à 396 kilomètres de Bangui, est l’une des villes de la République centrafricaine ou la majeure partie de la population est cultivatrice.  Ce climat d’insécurité empêche celle-ci à valoriser le potentiel agricole pour le développement de la région.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

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RCA : les motos-taxis reprennent leurs activités ce lundi après un mois de suspension

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Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1er mars 2021, 10:12:16 ( Corbeaunews-centrafrique ). Interdit depuis plus d’un mois de transporter les passagers après l’attaque des rebelles du CPC dans la périphérie de Bangui, les conducteurs de motos-taxis sont autorisés par le ministère des Transports à  reprendre leurs activités ce lundi 1er mars 2021, et ce, sous certaines conditions élaborées par le ministère des Transports.

 

 

D’après les autorités du pays, tous les conducteurs des taxis-motos peuvent reprendre leurs activités de transports des personnes ce lundi 1er mars 2021, mais cette reprise est conditionnée  au port obligatoire des casques  et gilets pour tous les conducteurs  et ils ne doivent transporter qu’un seul client.

En janvier dernier,  surtout après la scène de débandade dans la capitale  et la tentative de la prise de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le ministère des Transports avait pris un arrêté interdisant les activités des taxis – motos dans le pays, et ce, pour des raisons sécuritaires. Malheureusement, cette interdiction n’a toujours pas été respectée sur tout le territoire, encore moins dans la capitale. Certains conducteurs, pour des raisons des difficultés de la vie quotidienne, ont repris leurs activités,  et évitent donc les checkpoint des policiers qui ne cessent de les « racketter ».

 

  1. Y. Ibrahim

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RCA : quand Touadera désapprouve les soldats FACA et projette de recruter 600 miliciens d’autodéfense

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/les_miliciens_autodefense_km5_force-450×252.jpg” alt=”Des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”252″ />
Des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1er mars 2021, 09:22:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ceci n’est pas une blague, encore moins de l’amusement. C’est ce qui ressort de l’entretien du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA avec l’imam de la mosquée centrale  de Bangui il y a quelques jours. Il exprime sa volonté d’incorporer, en plus de ceux qui sont en formation au camp Kassaï, au moins 600 miliciens venus du PK5 ou d’ailleurs. Pour cause, il dit n’avoir plus confiance à plus de la moitié des militaires actuels  qui ne « tardent pas à fuir » face aux rebelles.

 

 

Quand c’est le chef de l’État qui parle, il faut prendre au sérieux. Après la ministre de la Défense, madame Marie-Noëlle KOYARA qui avait exprimé sa volonté de remplacer les militaires de l’armée nationale qui assurent sa sécurité rapprochée par des soldats rwandais, c’est le tour du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de désapprouver ouvertement les éléments de son armée régulière au profit des « bandits » du quartier KM5. Il l’a dit et redit à son entourage, et récemment à l’Imam de la mosquée centrale.

D’après lui, les soldats actuels de l’armée nationale ne « sont que des peureux » et « fuyards ». Il répète clairement ce que le haut représentant du secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine, Monsieur Mankeur Ndiaye  avait déclaré devant le conseil de sécurité le mois dernier.

Et ce n’est pas tout ! Il disait même à l’imam de recruter à Ndélé ou à Birao, si le nombre qu’il demande n’est pas atteint à Bangui. Ces jeunes, selon lui, seront admis au centre de formation au camp Kassaï, puis dès leur sortie de formation, ils seront déployés au côté des Mercenaires russes pour permettre la libération totale du pays.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : Les législatives partielles lancées sans grand enthousiasme…

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Le candidat du MLPC, l’honorable Martin Ziguelé lors de son meeting le 13 décembre 2020 sur le terrain de l’UCATEX. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 mars  2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comme prévu par le décret portant convocation du corps électoral, les campagnes pour les législatives partielles étaient finalement lancées à Bangui et dans plusieurs parties du pays le dimanche 28 février. Seulement sans grand enthousiasme… La situation sécuritaire reste encore précaire dans plusieurs villes du pays, mais les électeurs sont convoqués pour le 14 Mars en vue du vote de premier tour ainsi que les législatives partielles.

 

Les campagnes qui ont été lancées hier se sont tenues dans la plus grande discrétion des mesures d’Etat d’urgence qui limitent les libertés publiques. Jusque-là, aucune situation de violence n’est signalée ni dans la Ouaka où s’est dernièrement tenue une violente opposition militaire entre les rebelles et les forces loyalistes, encore moins dans l’ouham-Pendé où la présence des groupes rebelles est toujours signalée aux abords de la grande ville.

Les candidats partis en campagne y sont allés sur fonds des promesses onusiennes et gouvernementales. Le duo ONU-Gouvernement qui avait déjà rassuré sur le Plan Intégré de Sécurisation des Elections avant que les violences électorales n’éclatent en mi-décembre.

Cependant, les candidats sont toujours réticents, les campagnes sans enthousiasme sont surtout des signaux clairs envoyés aux acteurs par rapport à ce qui pourrait advenir lors des scrutins. Pendant ce temps, certains concurrents lucides ont promis saisir la Cour Constitutionnelle afin de demander l’interruption de l’actuel processus qui est en violation grave des dispositions de la loi.

C’est le cas de Joseph BEDOUNGA, leader du MDREC ballotté au second tour dans sa circonscription. Les plaintes des candidats sauraient-elles avoir gain de cause ? Il n’y pas d’étonnement, mais on connait déjà la réponse. D’autant plus que tout le processus des derniers scrutins n’avait pas respecté les standards nationaux, régionaux ou internationaux des élections. Ceci bien entendu avec la bénédiction des juges de la Cour Constitutionnelle inféodés au régime.

Centrafrique, démocratie en panne !

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Ippy, les populations dénoncent le racket, agression et  détention arbitraire de la part des forces coalisées du gouvernement

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Chargement d’un camion venu de Bangui dans la ville d’Ippy dans la Ouaka. Crédit photo : Moïse BANAFIO / CNC

 

Bambari, République centrafricaine, lundi, 1er mars 2021, 07:32:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville d’Ippy, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Ouaka, assiégée durant sept années par les rebelles de l’UPC a été libérée et reprise par les soldats FACA et leurs alliés rwandais et russes le vendredi 19  février 2021. Cependant, les populations civiles. Qui commence à reprendre lentement leurs activités dénoncent certains actes criminels perpétrés sur les civiles par certains éléments des forces coalisées gouvernementales.

 

Pour les habitants de la sous-préfecture d’Ippy, il ne passe jamais un jour sans qu’ils enregistrent dans la ville une scène de racket, d’agression, ou même de la détention arbitraire  d’un membre de la communauté musulmane d’Ippy. C’est le cas du délégué des commerçants et son adjoint, monsieur Idriss impolis Sallet qui ont été arrêtés par les forces de l’ordre et portés disparu. Ils ne donnent aucun signe de vie depuis leur arrestation. De plus, il y’a d’autres personnes, comme monsieur Ousmane Aya,  délégué des transporteurs, Aladji Adam,  commerçant, Abakar Adam élève, Yassir Adam élève sont arrêtés, et les forces coalisées leurs demandent de verser une somme d’un million chacun, selon leur proches.

Et ce n’est pas tout ! Il y’a d’autres personnes qui sont portées disparues et qui ne donnent aucun signe de vie à leur famille. C’est le cas d’un jeune homme qui s’appelle Almaty, un natif de la ville.

Et ce n’est pas que sur des hommes que les forces coalisées se focalisent. On apprend auprès de certains propriétaires la confiscation d’un pick-up Toyota et de deux motos. On demande aux propriétaires de verser une somme d’argent avant qu’on leur remette leurs engins.

Pour les habitants d’Ippy, les gens qui sont venus pour les libérer des mains des rebelles ne peuvent pas se comporter comme des malfrats rebelles. En conséquence, ils appellent à l’aide le gouvernement pour bien tirer les oreilles de ces éléments en vue d’une bonne cohabitation dans la ville.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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HCR, 164 millions de dollars pour aider 1.5 million de déplacés…

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”450″ height=”253″ />
Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDRR 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 mars  2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pendant que la guerre de libération se poursuit en Centrafrique, le Haut Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés plaide pour 164 millions de dollars en vue de sauver 1.5 million de déplacés. Une plaidoirie faite à l’occasion d’une conférence virtuelle de l’organisation.

 

Selon la représentation du HCR en Centrafrique, la dernière vague de violence survenue mi-décembre ont forcé 1.5 million de centrafricain au refuge soit près d’un tiers des 4.7 millions d’habitants du pays.

L’organisation humanitaire note aussi que Décembre à Février, au moins 201.000 personnes ont du quitter la Centrafrique des suites de violence pour rejoindre le Tchad, le Cameroun et le Congo.

D’ajouter, Boris CHERHIRKOV, porte-parole du HCR en Centrafrique  précise que la Centrafrique compte aussi un peu plus de 100.000 déplacés internes. « Nous serons contraints de réduire ou d’interrompre l’assistance vitale aux populations si les fonds souhaités ne soient pas encaissés » a précisé le porte-voix du HCR.

Par contre, en termes de spécificité de son aide, le HCR prévoit 35 millions pour aider à lutter contre les violences sexistes, l’enregistrement et la documentation des déplacés ; 13 millions pour la fourniture des abris et de l’aide essentielle ; 24 millions pour la santé, la nutrition, l’eau, l’hygiène et l’assainissement.

Une plaidoirie qui montre clairement le niveau de vulnérabilité des populations centrafricaines là où l’Etat n’est encore à même de fournir l’aide sociale de base. Des projections qui sonnent comme l’alerte humanitaire maximale à un moment où l’Etat ne jure que par la guerre.

Soleil Levant

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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LA CRISE EN RCA, LA SOLUTION EST POLITIQUE.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/vehicule-des-faca-incendies-par-les-rebelles-de-lUPC-a-10-kilometres-de-Bambari-sur-laxe-Ippy-450×231.jpg” alt=”véhicule des faca incendiés par les rebelles de l’UPC à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy” width=”450″ height=”231″ />
Un véhicule de l’armée nationale incendié dans l’attaque dans la périphérie de Bambari, le 11 février 2021.

 

Folles rumeurs d’usage d’armes chimiques à Bambari.

Après avoir manipulé les mercenaires africains pour obtenir l’accord de  Khartoum, les Russes s’attaquent à présent à ces derniers pour les éliminer. La population civile paie le prix fort notamment à Bambari. Les sources humanitaires, hospitalières, politiques sociales ont le devoir de dénoncer ces crimes de guerre auprès de l’opinion nationale et internationale.

 

Pourquoi la communauté internationale ne réclame-t-elle pas une enquête scientifique indépendante internationale et nationale sur l’utilisation présumée d’armes chimiques à Bambari?

La presse indique le 21/02/2021 que la CICR et la CRCA ont procédé à l’évacuation de blessés dont des femmes et enfants à l’hôpital de Bambari, suite aux combats entre “forces étatiques (Mercenaires russes, rwandais et FACA) et groupes armés (rebelles centrafricains  et mercenaires étrangers africains comme Ali Darassa).

Ces ONG profiteront de cette occasion pour faire taire ou confirmer les soupçons d’usage d’armes chimique par les mercenaires russes et rwandais  à Bambari. M Guterres et l’OIAC ont condamné l’usage du gaz sarin en Syrie mais silencieux sur Bambari. Pourquoi?

La Russie a utilisé des armes chimiques en Syrie ce qu’elle réfute souvent. En août 2000, la RDC accuse le Rwanda d’avoir utilisé des armes chimiques sur son territoire. Ce que réfute le Rwanda aussi. L’art 1 de la convention de l’OIAC interdit l’emploi de ces armes.

 

Les grands perdants dans cette “guerre hybride” menée par la Russie sont les Centrafricains, la France, ancienne puissance de ses deux ex empires et l’UE. L’ex AEF est menacée par une percée de la Libye vers la RCA, donc du Nord  vers le Sud et l’ex AOF dans le Sahel en crise.

Les raisons de cette “débâcle”. La décision de la France en 2017 de renvoyer le Président F A Touadéra  vers la Russie qui s’opposait par calcul stratégique à la fourniture d’armes saisies dans l’Océan indien au FACA formée par l’EUTM-RCA aura des conséquences géostratégiques dramatiques pour la population dont nous mesurons encore l’ampleur aujourd’hui. Il sera difficile de déloger la Russie.

La France a pris un risque majeur pour l’opération Barkhane” au Sahel et pour l’Afrique centrale. Le Tchad pièce maîtresse de l’opération subit depuis des coups de boutoirs de Boko haram. La Russie et ses mercenaires poussent depuis la RCA vers le Tchad.

 

Dans le programme d’En Marche en 2017, pages 20 et 21, le candidat Macron a fait le choix “d’une Europe protectrice et à la hauteur de nos espérances”. Mais nous ne trouvons nulle part le mot Afrique.

 

 

La solution à la crise en RCA est politique

Les militaires, au sens noble du terme ont souvent mieux parlé  de la paix en RCA: “Je suis en soutien du peuple centrafricain, de l’armée. Aider le peuple  à se prendre en main. Il y a eu le Forum de Bangui. Il faut le mettre en œuvre son rapport” Général Hautecloc Commandant d’EUTM-RCA en 2016.

Général d’Armée Ngaïfé Ludovic, ancien CEMA a un respect sacré de la chaîne de commandement. Il tient aussi à une compatibilité entre “options politiques” et “options militaires” dans le cadre du Conseil Supérieur de la Défense (CSD) et sous la supervision du chef suprême des armées.

Le 3/06/2019, sur RNL il parle de sa sidération quant aux conditions restrictives d’utilisation des armes données par la Russie à la RCA. Elles l’ont poussé à souhaiter une autonomie et une libération de la parole autour de l’Institution militaire centrafricaine.

 

Général Ngaïfé: “Aujourd’hui on dit au chef militaire, c’est une donation. Il s’exulte. Subitement il y a une restriction. J’ai été complètement sidéré. En tant que CEMA, j’ai réagi vigoureusement. C’est pourquoi nous devons avoir nos moyens et une certaine  autonomie à nous même pour remplir nos missions. Il faut libérer la parole autour de l’Institution militaire,” dit-il   Ses difficultés actuelles peuvent venir en partie de là.

 

Depuis des années des observateurs objectifs de la crise en République  Centrafricaine  disent que la solution à cette crise est politique et non militaire. Les exemples sont nombreux dans l’opinion publique nationale et internationale. Ceux qui prônent la solution militaire ont des agendas cachés, ils ne respectent pas les droits humains.

 

Que les démocrates centrafricains devraient lire et s’inspirent du discours d’investiture du Président américain  Joe Biden le 20/01/2021 :”Prenons un nouveau départ, tous ensemble. Recommençons à nous écouter les uns les autres. À nous entendre les uns les autres. À nous voir les uns les autres, à  nous respecter les uns les autres. Il n’est pas dit que la politique doive être un incendie qui fait rage, détruisant tout sur son chemin. Chaque désaccord n’a pas à être une cause de guerre totale. Et nous devons rejeter la culture dans laquelle les faits eux-mêmes sont manipulés, et même fabriqués.”

C’est cet état d’esprit que les Centrafricains  attendent de leurs partenaires

L’ancien Conseiller National de Transition, Zachari  Mahamat dit en 2019 la même chose: “Centrafricains. Venons autour de la table, nous  trouvons une solution ensemble”

 

Dans un contexte de terrorisme globalisé, M Idris Déby dit: «Mon objectif n’est pas d’arrêter une personnalité quelconque. Mais de nettoyer le territoire tchadien de la présence de Boko Haram». Chaque Etat d’Afrique centrale devait faire autant. Ce qui implique une armée nationale robuste et en même temps, et être prête à intégrer une force supranationale en cas de  menace. Malheureusement certains pays sont « affaiblis » par la “Françafrique”. C’est Le cas de la République Centrafricaine.

La politique africaine de la France et de l’Union Européenne ne sont plus adaptées aux réalités de l’heure.

Les options militaires sont mises plus en avant que les options politiques qui doivent intégrer véritablement la problématique d’un développement durable. C’est là que se trouvent les véritables causes de la déstabilisation de la RCA et de la sous-région.  Il faut un équilibre entre les deux options. Vous ne pouvez pas demander à peuple de défendre une cause si en même temps vous le brimé.

 

Les Amis de Siloë Centrafrique

 

Le 27 Févier 2021

 

 

 

 

 

 

 

Beni : un soldat centrafricain arrêté dans le rang des rebelles ADF

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Les soldats FACA en mouvement à Obo. Photo RFI

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 mars  2021, 04:43:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Forces armées de la RDC ont présenté, le dimanche 28 février 2021, un groupe de combattants de différents groupes armés capturés lors de combats dans la région de Beni, en province du Nord-Kivu.

 

Il s’agit d’abord d’un combattant des Forces démocratiques alliées (ADF), originaire de la République centrafricaine (RCA) qui fut compter dans les rangs des Forces armées Centrafricaines (Faca).

Il a intégré l’ADF le 23 octobre 2017 après une opération mixte des Fardc et les Faca dans la traque des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) au nord de la province de l’Équateur en RCA, a affirmé le porte-parole des Fardc dans les opérations Sukola1.

Le lieutenant Anthony Mwalushai indique que ce sujet centrafricain était arrêté en possession d’une arme à feu, au point kilométrique (PK20) pendant des traques menées vers le centre des opérations Sukola1, sur la route Mbau-Kamango. Il est en détention et sous interrogatoire des services des renseignements congolais, a-t-il ajouté.

Un autre groupe est celui de miliciens Maï Maï arrêtés pendant l’attaque à la barrière de Makeke, à la limite entre le territoire de Beni au Nord-Kivu et de Mambasa en Ituri, le jeudi 25 février 2021. Pendant cette incursion, 2 militaires congolais et 2 miliciens avaient trouvé la mort. L’armée avait réussi à capturer 8 autres miliciens parmi lesquels deux mineurs.

Kambale Lunduviko que Media Congo Press (MCP) a approché, a été arrêté à Cantine, dans le territoire de Mambasa. Il était venu du centre de regroupement des miliciens de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC), favorables à la reddition volontaire qui attendent le processus de Désarmement, Démobilisation et réinsertion communautaire (DDRC). Ce jeune, a opté pour intégré un autre groupe armé actif à Cantine, a-t-il fait savoir.

Les autorités militaires congolaises ont toujours suspecté certains groupe Maï Maï de collaborer avec les rebelles ADF, à qui on attribue des tueries des civils depuis près d’une décennie. Ce groupe implique 12 pays africains, a-t-on appris du commandant des opérations Sukola1 lors d’un échange avec les journalistes de Beni au cours du mois de février 2021.


congo-press.com (MCP) / mediacongo.net

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email: alainnzilo@gmail.com

RCA : Bossangoa, lancement de la campagne législative timide et sans enthousiasme de la population

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L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bossangoa, République centrafricaine, dimanche, 28 février 2021, 08:44:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La campagne électorale en vue des élections législatives de mars 2021 dont le coup d’envoi a été donné hier samedi, a démarré timidement et n’a pas encore suscité d’enthousiastes chez les populations de la ville de Bossangoa et alentour.

 

Depuis le démarrage de la campagne pour les élections législatives  du mars 2021, les populations de la ville de Bossangoa, capitale provinciale de l’Ouham semblent moins enthousiaste  . Les candidats indépendants et des partis politiques vont devoir démontrer, programme à l’appui, à un public plus ou moins désabusé par les résultats des mandats précédents.

Pour l’heure, la campagne est moins visible au niveau de la ville de Bossangoa, mais des sources indépendantes signalent que certains candidats sont encore à Bangui, et d’autres sont dans la ville, mais n’hésitent de se prononcer en raison du climat sécuritaire pour le moment dans la ville.

Peut-être ils attendent que le climat sécuritaire redevienne stable pour faire de la campagne ?

Il y’a lieu de rappeler que trois jours plutôt, le mercredi 24 février 2021, les soldats FACA appuyés par les soldats rwandais et les Mercenaires russes ont repris la ville de Bossangoa, fief historique de l’ancien Président François Bozizé,  aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement qui se sont retirés.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : multiple arrestations à l’OCRB après l’évasion de monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias colonel Daz

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Monsieur Amadou Danzoumi alias Colonel Daz

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 28 février 2021, 07:52:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé dans la journée du jeudi 4 février par les forces de l’ordre dans une affaire de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État », Monsieur Amadou Danzoumi YALO a été placé en détention provisoire dans les locaux de l’Office central de la répression du banditisme (OCRB). En attente de son déferrement  devant le parquet général de Bangui, l’homme a pu s’éclipser de sa cellule  dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021. On ignore les circonstances de sa cavale, mais le chef de service des interventions  de l’OCRB et son collègue-chef de poste sont tous deux arrêtés.

 

 

Après des fouilles porte par porte au quartier Lakouanga par les forces de l’ordre, Monsieur Amadou Danzoumi Yalo est toujours introuvable. Mais à l’OCRB, les têtes commencent à tomber. Après le chef de poste, c’est le tour du capitaine, chef de service d’interventions de l’OCRB d’être interpellé et écroué. Et ce n’est pas tout ! La femme de Monsieur Amadou Yalo est aussi interpellée et placée en garde à vue à la direction de police judiciaire à Bangui. Selon des sources sécuritaires. On les soupçonne d’être à l’origine de l’évasion de Monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias colonel Daz. Plus grave, selon les mêmes sources,  après son arrestation le 4 février, le chef de service d’intervention de l’OCRB aurait donné l’instruction à ses éléments de ne plus mettre Amadou Danzoumi Yalo en geôle. Plus étonnant encore, ce chef de service lui aurait cédé son bureau en face du poste de police chaque soir pour dormir au lieu d’être dans la chambre de sûreté.

Entre-temps, son dossier est en pleine examinassions par la justice guinéenne en présence du Directeur général de la police centrafricaine et le procureur de Bangui. Ils sont surpris d’apprendre la nouvelle de cavale de Monsieur Danzoumi Yalo . Aussitôt, l’ambassadeur de la Guinée Équatoriale en République centrafricaine, qui ne cesse de suivre ce dossier,  qualifie cette évasion comme une complicité de l’État centrafricain et la mauvaise volonté de traduire Monsieur Danzoumi Yalo en justice.

Aux dernières nouvelles, on apprend que Monsieur Amadou Danzoumi Yalo serait au Congo-Brazzaville.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Au Conseil de sécurité, une jeune femme centrafricaine souligne la soif de paix de son peuple

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Au Conseil de sécurité, une jeune femme centrafricaine souligne la soif de paix de son peuple

Bangui ( République centrafricaine ) – Le 24 février, le Conseil de sécurité a écouté Martine Kessy Ekomo-Soignet. Après avoir écouté les diplomates de l’ONU, de l’Union européenne et de l’Union africaine, les membres du Conseil ont écouté cette jeune femme centrafricaine qui s’est fait la porte-parole du peuple centrafricain devant l’organe onusien.

« En effet des milliers de mes compatriotes auraient aimé saisir une telle opportunité pour s’adresser directement à vous pour vous faire part de leurs peurs, de leurs inquiétudes, de leurs espoirs et de leur vision pour l’avenir de ce beau pays », a-t-elle déclaré aux membres du Conseil. Avant de s’exprimer devant le Conseil, elle a consulté plusieurs jeunes, femmes et acteurs de la société civile vivant en Centrafrique ou dans la diaspora afin que son propos reflète leurs voix./////////////.

Martine Kessy Ekomo-Soignet est la fondatrice et directrice d’URU, une ONG soutenant la jeunesse centrafricaine pour la consolidation de la paix en RCA. Elle a reconnu que la situation dans son pays est complexe, tendu et difficile. « Nous vivons dans la peur, la peur de perdre nos vies et celles de nos proches à cause de la violence armée. La peur d’être physiquement abusé. La peur de ne pas avoir les moyens économiques pour la survie surtout en cette période de pandémie qui a exacerbé les vulnérabilités », a-t-elle précisé./////////////.

Mais la jeune femme a tenu à faire passer un message aux membres du Conseil de sécurité de la part du peuple centrafricain : « Nos espoirs sont plus forts que nos peurs »./////////////.

« Nous croyons fortement qu’il est possible de sortir de cette situation d’instabilité dans laquelle nous vivons depuis des années. Oui nous sommes confiants de notre vulnérabilité face aux crises et aux violences. Oui nous avons besoin d’être appuyés par nos partenaires et nous sommes reconnaissants de leur engagement et de leur sacrifice », a-t-elle dit./////////////.

Martine Kessy Ekomo-Soignet a souligné que le peuple centrafricain a appris à faire preuve de résilience, « à toujours choisir le chemin de la paix et de l’unité face aux tentatives de déstabilisation et de division ». « Oui la population notamment les jeunes et les femmes, est prête à se relever et à tourner la page des crises répétitives », a-t-elle dit./////////////.

Au forum de Bangui organisé en 2015, le peuple centrafricain a parlé d’une seule voix : « la voix de la paix », a rappelé Martine Kessy Ekomo-Soignet. « Ce cri de cœur résonne encore aujourd’hui six ans après »./////////////.

Les violences qui touchent la RCA depuis les élections du 23 décembre 2020 a malheureusement rappelé à des millions de Centrafricaines et de Centrafricains le traumatisme de la crise de 2013./////////////.

« Ce traumatisme est caché sous notre détermination à vivre ensemble malgré tout, notre détermination à créer et à transformer positivement notre pays et à se relever ensemble comme un seul peuple uni et fort », a nuancé la jeune femme./////////////.

Martine Kessy Ekomo-Soignet a rappelé au Conseil de sécurité les conséquences des violences perpétrées par les groupes armés coalisés sous le nom de CPC. « Ces violences ont contribué à détériorer la situation humanitaire et sécuritaire. Ces violences ont compromis le droit à l’éducation de milliers de centrafricains ». Elle a expliqué que le couvre-feu et l’état d’urgence instaurés par le gouvernement ont aussi impacté la vie de la population sur le plan socio-économique dans un pays qui se caractérise par une économie fort informelle, très dynamique et active de jour comme de nuit. L’activiste a dénoncé la recrudescence des violences basées sur le genre et des agressions sexuelles au sein des communautés./////////////.

La jeunesse représente plus de 70% de la population centrafricaine/////////////.

Pour Martine Kessy Ekomo-Soignet, la situation actuelle en RCA pose la question de l’avenir du processus de paix et notamment de l’accord pour la paix et la réconciliation conclu en février 2019./////////////.

« La société civile et de manière spécifique les jeunes et les femmes ont œuvré ces deux dernières années pour que cet accord soit le cadre de référence pour la paix durable, ainsi que des actions de plaidoyer auprès des décideurs et des groupes armés pour faire avancer la cause de la paix et faire taire certains », a-t-elle rappelé./////////////.

« Aujourd’hui nous appelons à un redoublement d’efforts de la part de toutes les parties prenantes, des garants et facilitateur de l’accord pour la revitalisation du processus de paix. Car le peuple a soif de paix et nous devons cette paix à la génération présente et aux générations futures », a-t-elle ajouté. « Notre peuple a des rêves pour ce notre pays. Ce rêve est beaucoup plus vivant encore aujourd’hui dans le contexte donc que nous vivons aujourd’hui et ce malgré notre fatigue et notre peur »./////////////.

La jeunesse représente plus de 70% de la population centrafricaine. Martine Kessy Ekomo-Soignet a mentionné aux membres du Conseil de sécurité une analyse participative conduite en 2020 sur l’ensemble du territoire de la RCA et axée sur les besoins et les aspirations des jeunes a montré que pour ces derniers, la paix se traduit tout d’abord par la liberté de circulation des biens et des personnes. « Cette étude a également montré que malgré le contexte difficile 86% des jeunes ne veulent pas immigrer. Ils veulent rester au pays et réussir », a-t-elle dit./////////////.

« Nous rêvons de voir notre pays se développer dignement atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030 et réaliser les aspirations de l’agenda 2063 de l’Afrique que nous voulons »./////////////.

Martine Kessy Ekomo-Soignet a partagé son rêve de voir briller la diversité du peuple centrafricain, tout en veillant à ce que l’impunité soit combattue et que les droits et libertés fondamentaux puisse devenir une réalité pour tous./////////////.

« Nous rêvons que la liberté d’expression et de pensée soit au cœur des efforts portés par les jeunes, les femmes, les hommes décideurs et pays amis qui œuvrent pour la paix en République centrafricaine »./////////////.

Le peuple centrafricain a soif de paix mais aussi de justice. « Il réclame justice pour les milliers de vies innocentes ôtées. Il réclame justice pour les filles et les femmes violées physiquement abusées. Ils réclament justice pour les propriétés et autres biens détruits »./////////////.

La directrice d’URU a insisté sur le fait qu’il ne peut y avoir de paix durable en RCA sans la participation effective des femmes et des jeunes qui représente plus de 75% de la population centrafricaine. « Comment penser une paix durable sans eux ? Leur contribution ne devrait pas se limiter à des consultations ad-hoc mais elle devrait s’inscrire dans une approche participative, inclusive et active à tous les niveaux de décision », a-t-elle dit. « Ces jeunes et ces femmes artisans de paix doivent être appuyés techniquement et financièrement pour amplifier l’impact de leur action de consolidation de la paix »./////////////.

Martine Kessy Ekomo-Soignet a rappelé au Conseil de sécurité que la population centrafricaine est consciente du « poids décisif » que l’organe onusien responsable de la paix et de la sécurité internationales représente pour l’avenir de la RCA./////////////.

« Nous restons actifs sur le terrain et gardons un ferme espoir qu’un jour notre pays sortira de ces crises à répétition grâce aux efforts conjugués du peuple centrafricain avec l’appui de la communauté internationale », a-t-elle conclu.

Avec Minusca

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RCA : Berberati, vive tension entre la population et les forces de l’ordre au village Wapo.

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Intervention des forcces de l’ordre. Photo CNC

 

Berberati, République centrafricaine, samedi, 27 février 2021, 11:25:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le village Wapo, situé à 8 kilomètres de Berberati sur l’axe Kenzo, est secoué hier vendredi après-midi après qu’un jeune du village, de passage,  ait reçu une balle  tirée par les forces de l’ordre qui tentent d’appréhender un malfrat.

 

Dans un objectif d’empêcher  l’infiltration des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la ville de Berberati, les forces de l’ordre ont installé leur poste avancé au village Wapo, situé à 8 kilomètres de Berberati sur l’axe Kenzo. Or, ce vendredi 26 février, vers 15 heures, un suspect, considéré comme un combattant de la CPC en provenance de leur fief N’assolé,  a été appréhendé au niveau de ce checkpoint des forces de l’ordre.

Cependant, après quelques minutes d’inattention, le suspect prend la fuite et disparait dans la nature. Pendant ce temps, un élément de la police nationale qui tente de le poursuivre tire à sa direction, mais sa balle n’a pas atteint sa cible, et touche un jeune du village qui est de passage à proximité.

Croyant décédé,  une partie des habitants du village prit à partie les forces de l’ordre, créant la panique dans le coin jusqu’à l’intervention des notables locaux.

Notons que c’est depuis un mois que les rebelles  de la CPC ont érigé des barrières illégales sur le corridor Berberati Kenzo, empêchant le ravitaillement de toutes les villes de la préfecture de Mambéré-Kadéï qui dépendent que de la République du  Cameroun voisin.

 

Par Igor Baïlé

Journaliste, correspondant du CNC à Berberati

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

plus de 300 adolescentes enlevées dans leur école

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Nigeria : plus de 300 adolescentes enlevées dans leur école

Bangui ( République centrafricaine ) – Ce rapt est le dernier d’une série d’enlèvements perpétrés dans le centre et le nord-ouest du Nigeria par des groupes armés.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, selon des témoins, des hommes armés sont arrivés en voiture dans l’internat de Jangebe, dans l’Etat de Zamfara et ont envahi les dortoirs./////////////.

Ils ont emmené 317 jeunes filles au cours de ce nouveau kidnapping d’élèves dans le nord-ouest du Nigeria, où la situation sécuritaire est de plus en plus précaire et où les habitants sont laissés à eux-mêmes pour assurer leur sécurité./////////////.

Une cinquantaine d’élèves a réussi à s’échapper, mais leurs parents, refusant qu’elles restent sur place pour être interrogées et recensées par les services de sécurité, ont saccagé l’école./////////////.

Ce vendredi, une foule en colère s’est attaquée au convoi du ministre local des Affaires intérieures et d’un responsable sécuritaire qui se rendaient à Jangebe./////////////.

La police de l’Etat de Zamfara et l’armée ont lancé une opération commune pour porter secours aux 317 élèves enlevées./////////////.

La semaine dernière, 42 enfants avaient été enlevés dans l’Etat du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria. Plus de 300 garçons avaient également été enlevés début décembre à Kankara dans l’Etat de Katsina. /////////////.

Khalifa Dikwa est analyste politique et professeur d’université à Maiduguri dans le nord du Nigeria. Pour lui, les disparités sociales dont sont victimes certains jeunes pourraient expliquer ces enlèvements. /////////////.

Les bandes criminelles du Nord et Centre du Nigeria pratiquent depuis des années des enlèvements contre rançons en attaquant des villages ou des bus sur des axes routiers. Mais ces derniers mois, elles ont multiplié les attaques visant des écoles. /////////////.

“Nous sommes en colère et attristés par cette nouvelle attaque brutale contre des écoliers”, a réagi Peter Hawkins, le représentant de l’Unicef au Nigeria./////////////.

L’ONG de défense des droits humains Amnesty International a également condamné cette attaque sur Twitter, déclarant que “les attaques d’écoles et les enlèvements d’adolescentes sont des crimes de guerre”.

Avec DW français

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RCA : début de la campagne pour les élections législatives partielles en Centrafrique  

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La carnavale du candidat aux législatives dans la première circonscription de Bangui, Henri Marie Dondra, au centre-ville de Bangui, le 14 décembre 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 27 février 2021, 08:14:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La campagne pour les élections législatives partielles commence aujourd’hui  en Centrafrique, et ce, jusqu’au 12 mars prochain. Cependant, les acteurs s’inquiètent de la situation sécuritaire et le maintien du couvre-feu qui « viole les dispositions du code électoral ».

 

Même si la situation sécuritaire dans certaines circonscriptions électorales reste encore fragile, les autorités ont maintenu la date de la campagne pour les partielles qui commencent ce samedi à minuit, elle va durer deux semaines, mais comment vont se dérouler ces législatives :

« On dit les élections législatives parce que c’est plusieurs élections qui se tiennent dans chaque circonscription . Ce n’est plus la présidentielle, la présidentielle est derrière nous. Désormais, si la loi nous permet, là ou c’est possible, nous allons organiser les législatives. On ne va pas amener les électeurs à la mort… », a déclaré le rapporteur général de l’autorité nationale des élections.

Sur la question sécuritaire, l’opposition démocratique exige du gouvernement des garanties afin d’éviter les erreurs du passé :

« … puisque la campagne commence, il faudra qu’on explique à ces candidats et aux électeurs ou les élections auront lieu? À commencer par la campagne!  Parce qu’il ne faudra pas attendre le dernier moment pour que les candidats se ruinent, se mettre en difficulté et en congé. Je pense qu’il est temps de prendre cette décision », a déclaré le vice-président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA).

Sur le plan de la sécurisation du scrutin,  précédemment élaboré par le gouvernement, a connu des modifications compte tenu du contexte politique actuel. Le porte-parole de la Minusca, Monsieur Vladimir Montero rassure :

« Nous constatons que c’est les groupes armés alliés à l’ancien Président restent dans leurs dynamiques. Ils ne veulent pas renoncer à leur projet. Et donc c’est pour cette raison qu’on reste engagé dans ce plan de sécurisation des élections ».

Selon la loi, la campagne électorale s’ouvre à minuit, et se fera 24 heures sur 24. Alors que le couvre-feu reste maintenu   de 20 heures à 5 heures du matin.  L’opposition parle de la violation  des lois et demande de clarification aux autorités. Pour l’instant, le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur cette question.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le FBI a annoncé une récompense de 250 000 dollars pour toute information qui contribuerait à l’arrestation de l’homme d’affaires russe Yevgeny Prigozhin, patron de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 27 février 2021, 07:21:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le patron de la société paramilitaire russe Wagner, qui déploie ses mercenaires en République centrafricaine combattent les rebelles au côté des troupes rwandaises et centrafricaines, est activement recherché par le FBI, la police d’État américain. Elle a annoncé son intention d’offrir une récompense allant jusqu’à 250 000 dollars américains pour toute information qui contribuerait à son arrestation.

 

Selon la police d’État américain, monsieur Prigozhin, âgé de 59 ans,  parle russe et a des liens avec la Russie, l’Indonésie, le Qatar et l’Estonie.

Le 16 février 2018, un mandat d’arrêt fédéral a été émis contre Yevgeny ViCktorovich Prigozhin devant le tribunal de District de Columbia  aux États-Unis après avoir été accusé de complot en vue de déstabiliser les États-Unis.

Il y’a lieu de rappeler  que  l’homme d’affaires russe Yevgeny Prigozhin es tun grand financier de la société paramilitaire russe Wagner, grand Pourvoyeur des Mercenaires russes en République centrafricaine.

Notons que la société Wagner  est par ailleurs citée  par le département du trésor américain pour son implication dans le conflit en Ukraine.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : FALLAIT-IL SIMPLEMENT D’UN MINI SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE LA SOUS RÉGION POUR DÉCRISPER L’INTERMINABLE GUERRE FRATRICIDE ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 27 février 2021, 23:27:18 ( Corbeaunews-centrafrique ). La longue crise meurtrière de l’histoire de la nation centrafricaine est peut être à l’orée de son épilogue. En effet, lors de son discours à la nation du 6 février, le président de la république a annoncé le principe d’une concertation nationale avec les forces vives de la nation sans définir le format et la nature. Les états de la sous région plus particulièrement ceux de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) lui ont emboîté le pas dans la même logique du dialogue mais le pouvoir de Bangui désapprouve à demi mot le format défini par le mini sommet de Luanda car il y voit en filigrane la main cachée de l’ancienne puissance coloniale.

 

En effet, ces derniers souhaitent que le dialogue soit largement inclusif y compris les groupes armés et la nouvelle Coalition des Patriotes pour le Changement dirigée par l’ancien président en disgrâce, le général Francois Bozize. Parallèlement au projet du dialogue politique, il apparaît important de souligner que la reconquête d’une bonne partie des territoires occupés jadis par les groupes armés non conventionnels grâce aux soutiens multiformes des forces alliées conforte le pouvoir de Bangui dans le rejet du format de Luanda et de poursuivre la guerre sachant traditionnellement que les armes n’on jamais résolu une guerre non conventionnelle.

Ne perdons surtout pas de vu que le but recherché à travers le dialogue souhaité par la cour constitutionnelle, l’Union Africaine, l’ONU et maintenant la sous région demeure la paix et le bien-être durable du peuple. Inquiet de la trajectoire incertaine de la crise, le citoyen lambda s’interroge :

Le mini sommet des chefs d’état de la sous région prévu à Luanda aura t-il vraiment lieu ?

Dans l’affirmative et étant donné que le pouvoir de Bangui apprend à dire « non », le président réélu sera-t-il présent au rendez-vous de Luanda ?

Pourquoi l’initiative de Luanda ne fait-il pas l’unanimité au sein du pouvoir alors que les dialogues politiques ont fait leur preuve dans des crises similaires ?

Le mini sommet de Luanda s’inscrira t-il dans la recherche d’une solution diplomatique ou alors simplement d’une injonction à la frontière de l’ingérence ?

En conséquence de ce qui précède, pourquoi le mini sommet de Luanda insiste t-il sur un dialogue avec un format élargi y compris les groupes armés non conventionnels ?

Le probable duel de Luanda entre le pouvoir de Bangui et les groupes armés sera t-il à l’avantage de quelle entité ?

Les chefs d’état de la CEEAC ont-ils un agenda caché ?

Ce rendez-vous est-il encore utile au regard des opérations militaires sur le terrain ?

La reconquête totale du territoire national par la coalition des forces acquises au pouvoir garantit-elle le retour durable de la paix ?

En outre, peut-on comprendre que le comportement actuel de la coalition des groupes armés sur le terrain est en parfaite symbiose aux recommandations précédentes des chefs d’état de la CEEAC ?

En tout état de cause, l’histoire nous a toujours appris qu’une guerre civile et surtout non conventionnelle ne peut se gagner par des moyens militaires. En conséquence de ce qui précède, le dialogue politique largement inclusif y compris les groupes armés non conventionnels n’est plus une question taboue et s’impose comme la seule alternative.

Il est évident qu’il y aura de la frustration à dialoguer avec les rebelles mais il faut comprendre que le fait de prendre des armes contre la nation ne les déchoit pas automatiquement de leur nationalité.

Pour finir, nous osons espérer que le pouvoir de Bangui saura se défaire de l’emprise russe manifestée par l’ambassadeur et le conseiller en sécurité du président de la république car une solution politique inclusive est un prélude à l’organisation des élections législatives apaisées.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 27 février 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

République centrafricaine : plus de 95% des étudiants dans cinq préfectures ont pu continuer leur apprentissage grâce à l’appui de l’Union européenne – UNICEF

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Image d’illustration des élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

  

Bangui, République centrafricaine. Avec un financement de 24,930,363.64 euros de l’Union européenne, entre 2015 et 2020 l’UNICEF a pu améliorer l’accès et la qualité de l’éducation, ainsi que les services de protection, pour des milliers d’enfants affectés par le conflit en RCA

  

Depuis 2015, au moins 155 000 élèves centrafricains[1] dans 483 écoles publiques de la République centrafricaine ont pu être scolarisés et continuer leur apprentissage grâce à l’appui de l’Union européenne au programme de l’UNICEF pour le rétablissement des services sociaux de base dans les secteurs de l’éducation et protection des enfants dans le pays. Cela équivaut à plus de 95 % de la population étudiante[2] des préfectures où le projet a été mis en œuvre[3].

À travers ce programme, qui vise à améliorer l’accès et la qualité de l’éducation, la gestion du système éducatif, ainsi que la protection des enfants touchés par la crise, l’UNICEF a également contribué à améliorer l’environnement d’apprentissage pour 210 000 élèves, qui ont reçu 420 000 manuels scolaires, et a soutenu la réinsertion scolaire et la formation professionnelle de 1629 enfants libérés des groupes armés.

 

« Alors que l’éducation continue d’être fortement touchée par la récente flambée de violence dans le pays, nous continuons à œuvrer avec nos partenaires pour pérenniser les résultats de nos efforts visant à rétablir les services d’éducation et de protection pour les enfants les plus vulnérables » a déclaré Fran Equiza, le Représentant de l’UNICEF en République centrafricaine. « Nous sommes très reconnaissants à l’Union européenne pour le soutien généreux qu’elle a apporté à nos efforts pour que les enfants de la RCA puissent poursuivre leurs études et réaliser leurs rêves. »

 

Depuis 2015, un appui financier de 24,930,363.64 euros de l’Union européenne a permis à l’UNICEF d’atteindre les résultats suivants dans les préfectures de Bangui, Ombella-MPoko, Kémo, Nana Gribizi et Bamingui-Bangoran :

 

  • 155,621 élèves ont été scolarisés et ont pu continuer leurs apprentissages ;
  • Au moins 19,540 élèves ont bénéficié de 201 salles de classes réhabilitées équipées de mobiliers scolaires et de bureau ;
  • 124,402 élèves et 514,108 membres des communautés ont été sensibilisés sur l’importance de la scolarisation et le maintien des enfants à l’école ;
  • De 2019 à 2020, 138,436 élèves du Fondamental-1 ont bénéficié de l’amélioration de leur condition de travail, avec la distribution de kits scolaires ;
  • 210,000 élèves du Fondamental-1 ont bénéficié de l’amélioration de leur environnement d’apprentissage, grâce à la distribution de 420,000 manuels scolaires ;
  • De 2019 à 2020, 1,689 enseignants, dont 851 maitres-parents et 838 enseignants titulaires, ont reçu des formations en pratique de classe, pédagogie de base et de la didactique de la matière ;
  • 1629 enfants libérés des groupes armés ont été inscrits dans des programmes de réintégration soutenus par l’UNICEF. Parmi eux, 816 enfants ont été appuyés dans leur réinsertion scolaire et 701 ont été impliqués dans la formation professionnelle.

Aussi grâce au soutien de bailleurs tels que l’Union européenne, l’accès à l’éducation en RCA s’est amélioré au fil du temps en dépit de la crise prolongée que traverse le pays depuis plusieurs années.

 

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À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus difficiles au monde, pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, pour construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail au service des enfants, visitez le site : www.unicef.org/wca. Vous pouvez suivre l’UNICEF sur Twitter et Facebook.

 

Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec :

Giovanni Zambello, UNICEF CAR, gzambello@unicef.org

[1] 5 000 étudiants de plus que l’objectif du projet, qui était de 150 000

[2] 161,878 élevés en 2015/2016

[3] Bangui, Ombella-MPoko, Kémo, Nana Gribizi et Bamingui-Bangoran

 

RCA : Bambari, la situation sécuritaire reste confuse dans des localités aux alentours

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bambari, République centrafricaine, vendredi, 26 février 2021, 13:34:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, la ville est calme au centre, mais la situation sécuritaire reste confuse eaux alentour.  Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui se battent en retraite face aux soldats FACA et leurs alliés, ont commis des exactions sur les populations civiles . Les scènes de braquages sont menai courante, et les habitants sont également privés de la liberté d’aller et de venir.

 

Si les activités se déroulent normalement à Bambari, la situation reste volatile dans les localités environnantes. Les habitants de Ngakobo, Alindao, Bokolobo,  Kouango et plusieurs villages environnants vivent sous la domination des rebelles du CPC. Des cas de vol à main armée sont régulièrement enregistrés sur les axes menant à ces villes. Les habitants, constitués en partie des cultivateurs, ne peuvent pas aller au champ par peur de croiser des malfrats. Du coup, la situation humanitaire devient alarmante.

Les éléments du CPC, selon des sources bien introduites, ont modifié leur mode d’action.

Chassés de Bambari, ils prennent leur revanche dans les zones ou les forces armées centrafricaines et leurs alliés sont absents.

Pendant ce temps, les Casques bleus de la Minusca, qui sont présents à Ngakobo et Kouango, mais leur présence, selon les populations contactées, sont bien spécifiques. D’une part, ils sécurisent les usines, et d’autre part, ils assurent la sécurité dans les sites des déplacés.

De Ngakobo, en passant par Alindao, Bokolobo, Kouango et les zones environnantes,  les habitants vivent dans la peur et demandent aux forces coalisées du gouvernement de poursuivre leurs opérations à quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale pour les législatives du 14 mars 2021.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

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