Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/Larrive-de-Martin-Ziguele-sur-le-terrain-de-lUCATEX-Image-Bain-de-foule-450×338.jpg” alt=”L’arrivé de Martin Ziguele sur le terrain de l’UCATEX (Image Bain de foule)” width=”450″ height=”338″ />L’arrivé de Martin Ziguelé sur le terrain de l’UCATEX (Image Bain de foule). Photo CNC /
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 09 avril 2021, 07:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La faute commise par Martin Ziguélé pour être aujourd’hui poursuivie par la justice est sa position vis-à-vis Des mercenaires russes en Centrafrique. Dans une interview qu’il a accordée à iris-France.org en date du 10 février 2021, Martin Ziguélé était très claire à la question posée par notre confrère Frédéric Lejeal.
Quel regard portez-vous sur la lutte d’influence internationale dont le pays fait l’objet ?
Martin Ziguélé : La Russie aide un régime, non la RCA. Dès lors, sa présence pose un problème. Elle n’appuie aucune reconstruction. Elle sauvegarde les intérêts d’un pouvoir. Elle contient indéniablement la menace en certains points, mais avec une conception très spéciale de la sécurité. Le tribut est lourd en termes de droits de l’homme. Ses soldats pillent, tuent des civils croyant avoir affaire aux éléments des groupes armés. À Bossembélé (ouest), ils ont séquestré mon candidat aux législatives durant six heures. Ce sont des milices progouvernementales.
Contacté par CNC, un membre de l’opposition démocratique affirme que :
« Le président Touadera est l’otage des mercenaires russes et de la société Wagner dans le pays. Ils ont peur que l’un de ces trois leaders, à savoir Karim Meckassoua, Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé arrive au perchoir de l’Assemblée nationale et bloquent tous leurs dossiers qui vont arriver sur son bureau à l’assemblée ».
Pour les cadres de MCU, en qualifiant les mercenaires russes en Centrafrique comme des milices progouvernementales, il y’a un risque que le président Touadera soit destitué avant la fin de son deuxième mandat. Il faut faire une chose pour l’empêcher.
Pour un élu de la nation, réélu à l’Assemblée nationale, les députés ne voteront pas ces levées de l’immunité demandées. « Le président Touadera veut chercher les problèmes là où il n’y’en a pas. Il veut se faire de ces opposants démocratiques, ses ennemis afin de les assimiler à ses vrais ennemis qui sont les Ali Darassa, Nourredine, Alkathim et autres ».
« Durant 5 ans, le président Ziguélé, en tant qu’allié politique de Touadera, a aidé ce régime afin de résister à plusieurs tornades. Il a réussi à calmer les ardeurs de la société civile qui voulait le faire partir du Palais. En sa qualité du président de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale, il a fait voter toutes les lois de finances malgré le contrepied de son opposition. Et c’est ça, le renvoi de l’ascenseur ?
». S’interroge un membre du gouvernement.
Lien pour lire l’article qui a causé le cancer de gorges aux mercenaires russes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/UN-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux-450×414.jpg” alt=”Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.” width=”450″ height=”414″ />Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 9 avril 2021, 05:19:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Arrestation mardi dernier de deux présumés malfaiteurs de nationalité tchadienne par la police de frontière centrafricaine camerounaise. Selon les autorités de Béloko, les deux suspects de nationalité tchadienne ont été interpellés avec des munitions de guerre. Transférés à Bouar, les deux suspects sont incarcérés ont été placés sous mandat de dépôt.
Après l’envahissement de la préfecture de la Nana-Mambéré par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la police de Béloko multiplie de vigilance pour assurer la sécurité à la frontière centrafricaine camerounaise. C’est ainsi qu’elle a appréhendé deux présumés malfrats de la nationalité tchadienne avec une quantité importante des munitions de guerre.
Selon le général de police Narcisse, commissaire de police de Béloko, les motifs de l’heure arrestation sont entre autres : entrée clandestine sur le territoire centrafricain et possession illégale des munitions de guerre. Cependant, ils sont placés sous mandat de dépôt pour nécessité d’enquête.
Rappelons que les forces gouvernementales ont repris la ville centrafricaine de Béloko, à la frontière avec le Cameroun le jeudi 11 février dans la matinée, chassant les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui sont dans la ville depuis le mois de décembre 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-FACA-plaquage-au-sol-vers-Sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021-450×301.jpg” alt=”fFACA en patrouille derrière l’aéroport de Bangui, en janvier 2021.” width=”450″ height=”301″ />Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 9 avril 2021, 05:46:54 ( Corbeaunews-centrafrique ). Situées respectivement à 63 et 100 kilomètres de la ville de Bouar, les communes de Niem-Yéléwa ont été secouées à nouveau par des détonations d’armes de guerre des rebelles et des soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, poussant les populations locales à trouver refuge dans la brousse.
Les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés ont répliqué mercredi à une attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans les communes de Niem et Yéléwa, situées respectivement à 63 et 100 kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.
Selon des sources locales, l’attaque avait été repoussée par les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais. Les rebelles se sont retirés, mais ils ne sont pas loin de la zone, selon les mêmes sources.
Rappelons qu’il y a une semaine, les soldats FACA et leurs alliers ont attaqué les positions des rebelles du CPC dans la commune de c, située sur l’axe Bouar Niem. Notons qu’après le retrait des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement de la ville de Bouar à la mi-février, ces derniers se sont repliés, pour une bonne partie, dans les villages longeant l’axe Bouar – Niem. Ces rebelles, selon des sources locales, multiplient des exactions : racket et pillage sur les populations locales.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/maisons-incendiées-vers-bangassou-par-leger-février-2020-450×337.jpg” alt=”des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga” width=”450″ height=”337″ />des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga
Bria, République centrafricaine, vendredi, 09 avril 2021, 05:05:14 ( Corbeaunews-centrafrique ). Sur les antennes de la radio Ndékèluka, le sous-préfet appelle à l’aide le gouvernement. Tandis que sur le terrain, la ville est complètement livrée aux rebelles ainsi qu’aux malfaiteurs soudanais. Chaque jour, il ne passe jamais un jour qu’on parle d’un acte de braquage, d’enlèvement ou de séquestration.
Selon Achille Modjokossa, sous-préfet d’Ouadda, cela fait des années qu’aucune force de défense et de sécurité intérieure n’est présente dans la ville. Ce qui suscite un climat d’insécurité généralisé. Il lance un vibrant appel au gouvernement pour le redéploiement des forces de sécurité :
« Mon appel c’est en tout cas un appel au gouvernement d’affecter et d’envoyer les agents de forces de sécurité à Ouadda. Nous avons un bâtiment de la gendarmerie dans la ville, mais il n’est pas rouvert parce qu’il n’y’a aucun élément. Aujourd’hui, même la population réclame pour que
la gendarmerie puisse reprendre leur service. Tous les agents de l’État qui sont affectés à Ouadda puissent regagner leur poste prendre service et comme ça, ça pourrait nous aider. Nous sommes à l’heure de la restauration de l’autorité de l’État, et que si toutes ces forces intérieures et les agents de l’État regagnent leur poste, je crois que ça serait un ouf pour cette localité », se plaint Achille Modjokossa, sous-préfet de Ouadda.
v dernier, les malfaiteurs soudanais ont braqué trois motos dans la périphérie de la ville, mais ils ont été /rattrapé par les rebelles qui ont pu ramener les trois motos aux propriétaires.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Bangassou, République centrafricaine, vendredi, 09 avril 2021, 05:13:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, la présence massive des éleveurs peuls a été signalée à 45 kilomètres de la ville. Les populations parlent des éleveurs armés, et s’opposent catégoriquement à leur installation dans la localité. Ce qui pousse les autorités locales à mener de campagne pour le vivre ensemble, mais le risque de confrontation est réel.
Selon les témoignages, ces éleveurs peuls cherchent à s’installer au village Banga, dans la localité de Bangassou, au sud-Est du pays. Ce qui n’est pas de l’avis des populations locales. Les autorités administratives du Mbomou entendent mener une campagne de sensibilisation dans les jours à venir pour le vivre ensemble.
Notons que dans la préfecture du Mbomou, les éleveurs et les agriculteurs se disputent fréquemment des conflits qui s’intensifient avec la réduction des périmètres cultivables et pastoraux.
Ces rivalités peuvent menacer la paix sociale dans la localité.
Selon un responsable d’une ONG locale, ces conflits en année normale sont surtout liés à l’accès des éleveurs aux ressources qui leur sont nécessaires en milieu agricole (résidus de culture, eau, etc.). Parfois, ces conflits dégénèrent et provoquent au moins des morts, ce qui a poussé les autorités administratives du Mbomou à mener plus vite une campagne de sensibilisation pour le vivre ensemble dans toute la localité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/union-europeenne-siege-bruxelles-300×214.jpg” alt=”Union européenne siège de Bruxelles en Belgique. CopyrightDR” width=”300″ height=”214″ />Union européenne siège de Bruxelles en Belgique. CopyrightDR
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Relance mondiale: l’UE verse 141 millions de DTS au Fonds fiduciaire pour la maîtrise et le secours des catastrophes du FMI
Washington, DC / Bruxelles, 5 avril 2021 : Le Fonds monétaire international (FMI) a reçu aujourd’hui la contribution de l’Union européenne (UE) de 141 millions de DTS équivalant à 170 millions d’euros ou 199 millions de dollars américains, au Fonds de confinement et de secours en cas de catastrophe (CCRT), qui accorde des subventions pour l’allégement du service de la dette aux pays touchés par des événements catastrophiques, y compris des catastrophes de santé publique telles que le COVID-19.
Jutta Urpilainen, commissaire européenne aux partenariats internationaux, a déclaré : « Par cette contribution au CCRT, l’Équipe Europe continue d’être solidaire de ses partenaires les plus vulnérables. Dans cette période difficile, les ressources libérées peuvent fournir des services sociaux aux personnes les plus vulnérables, comme l’accès aux soins de santé essentiels et à l’éducation pour les jeunes, y compris les filles. L’initiative de relance mondiale de l’Équipe Europe œuvre à alléger la dette et à réaliser des investissements durables en faveur des ODD. »
« La généreuse contribution de l’UE de 183 millions d’euros est essentielle pour aider les pays les plus vulnérables du monde à faire face à l’impact de la crise du COVID-19 et à continuer de fournir des soins de santé, un soutien économique et social à leur population. Je suis reconnaissant à l’UE et à ses États membres pour leur soutien et leur partenariat solide. J’exhorte les autres pays à contribuer au CCRT afin que nous puissions à notre tour soutenir nos pays membres les plus vulnérables », a déclaré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.
Ce décaissement fait partie de la contribution globale de l’UE de 183 millions d’euros (152 millions de DTS ou 215 millions de dollars) au CCRT. Il finance des subventions pour la troisième tranche de l’allégement du service de la dette du CCRT qui a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 1er avril 2021.
Pour la République centrafricaine, le montant du décaissement pour cette troisième tranche s’élève à 3.526.823 d’euros, pour la période allant du 14 avril au 15 octobre 2021.
L’UE est prête à débourser le solde de sa contribution sous forme de subvention à l’appui d’un allégement supplémentaire du service de la dette dans le contexte des futures tranches potentielles du CCRT. Avec cette contribution, l’UE avec les institutions de l’UE et ses États membres, a engagé plus de la moitié des engagements actuels du CCRT.
Parallèlement à la troisième tranche, le FMI a accordé environ 519 millions de DTS soit 736 millions de dollars ou 626 millions d’euros en subventions, pour l’allégement de la dette aux 29 membres éligibles au CCRT depuis le début de la pandémie au début de 2020. L’objectif de l’initiative d’allégement de la dette du CCRT est de dégager des ressources pour répondre aux besoins exceptionnels de balance des paiements créés par la catastrophe plutôt que d’affecter ces ressources au service de la dette.
Contexte
Le CCRT fournit des subventions pour rembourser le service de la dette due au FMI par les pays membres à faible revenu éligibles qui sont touchés par les catastrophes naturelles les plus catastrophiques ou qui luttent contre des catastrophes de santé publique, comme la pandémie COVID-19.
Les pays éligibles au CCRT sont ceux qui ont droit à des emprunts concessionnels dans le cadre du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) du FMI et dont le revenu national brut annuel par habitant est inférieur à 1.175 dollars. Les pays vulnérables les plus gravement touchés par la crise du COVID-19 bénéficient du CCRT.
L’UE, en tant qu’acteur mondial, peut contribuer à intégrer l’allégement de la dette dans un dialogue politique plus large, des stratégies de financement et des actions, afin de « reconstruire en mieux ».
Cette contribution de 183 millions d’euros est tout à fait conforme à la proposition du président de la Commission M. von der Leyen pour une initiative de relance globale qui lie les investissements et l’allégement de la dette aux objectifs de développement durable.
Les bénéficiaires de la troisième tranche du CCRT sont l’Afghanistan, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la République centrafricaine, le Tchad, les Comores, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Éthiopie, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, Haïti, le Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Népal, Niger, Rwanda, São Tomé et Príncipe, Sierra Leone, Îles Salomon, Tadjikistan, Togo et Yémen.
Pour plus d’informations
Liens:
Document du Conseil d’administration et communiqué de presse
Des jeunes insatisfaits du bilan d’Idriss Déby au Tchad | DW | 08.04.2021
Bangui ( République centrafricaine ) – Les partisans d’Idriss Déby sont certains de sa victoire. À Moundou, dans le sud du Tchad, une partie de la population dresse un bilan très critique des 30 ans de règne du président.
Le président sortant Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, se présente pour un nouveau mandat dans un scrutin jugé non crédible par les ténors de l’opposition qui ont décidé de ne pas participer./////////////.
C’est ce que pense aussi la plupart des jeunes de Moundou pour qui, la présidentielle du 11 avril est tout sauf une élection crédible. Ces jeunes, composés en majorités de diplômés sans-emplois, n’ont d’ailleurs qu’une seule chose en tête : comment faire pour trouver un travail ?/////////////.
“Les élections en ce moment, ce n’est pas ma préoccupation. Mon souci c’est comment faire pour trouver du boulot ? Ça fait 30 ans qu’on organise les élections mais c’est toujours Déby qui est au pouvoir. Je suis allé à l’école, j’ai obtenu des diplômes mais je n’arrive pas à trouver du travail. Il faut que Déby parte et j’encourage l’opposition et la société civile à maintenir la pression dans la rue”, a déclaré Major Narledji, conducteur de moto-taxi agé de 37 ans. Titulaire d’un Master en droit, il doit exercer cette activité pour subvenir à ses besoins, faute d’emploi. /////////////.
Avis similaire de Jean-Michel Djérané, militant de l’opposition. Celui-ci s’inquiète du climat politique tendu en raison des manifestations de l’opposition, souvent réprimées par la force, contre le sixième mandat du président Idriss Déby. /////////////.
“Pour moi c’est tout sauf une élection. Le climat politique aujourd’hui est à son comble par ce que le gouvernement en place n’écoute pas sa population. On a à faire à un gouvernement complétement aveugle et c’est très dangereux pour la démocratie tchadienne. A quoi ça sert d’organiser une élection si nous connaissons déjà le résultat d’avance ? Tous ces milliards qui seront engloutis dans ce semblant d’élection pourraient servir à faire autre chose que d’organiser cette mascarade.”/////////////.
Idriss Deby compte sur ses partisans/////////////.
Au Tchad, le pouvoir a aussi ses soutiens. Ignaces Mbairam, qui dirige un bureau de soutien au Mouvement patriotique du salut, le parti au pouvoir, estime que le candidat Idriss Déby Itno demeure le seul homme capable de diriger le Tchad./////////////.
“Si le Tchad est respecté en sécurité dans la sous-région aujourd’hui, c’est grâce à Déby. Cet homme a construit des hôpitaux, des universités et des écoles. L’argument de longévité au pouvoir ne tient pas. Même en Allemagne madame Merkel a fait quatre mandats. Pouvez-vous me dire depuis combien d’années Poutine et Paul Kagamé sont au pouvoir ? Moi je préfère Déby pour la stabilité du pays”, a fait savoir Ignaces Mbairam./////////////.
Pendant que les militants du parti au pouvoir continuent de battre campagne en faveur de leur candidat, l’opposition appellent ses partisans au boycott du scrutin./////////////.
Moundou, deuxième ville du Tchad, est considérée comme la capitale économique. C’est l’une des rares villes où le président tchadien a toujours perdu lors des différentes échéances électorales.
La rue grogne au Bénin, les forces armées se déploient
Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée est intervenue jeudi dans le centre du Bénin pour disperser des manifestants protestant contre la “confiscation” par le président Patrice Talon de l’élection présidentielle de dimanche dont toute opposition réelle a été éliminée.
Des soldats ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires qui bloquaient depuis lundi la principale route de Savè, dans le centre du Bénin./////////////.
Depuis le début de la semaine, de nombreuses manifestations ont touché le nord et le centre du Bénin, où la route principale qui descend vers la capitale économique Cotonou a été coupée par des électeurs mécontents de l’absence de l’opposition au scrutin présidentiel. /////////////.
La réélection de Patrice Talon, ancien magnat du coton arrivé au pouvoir en 2016 et qui a engagé ce pays ouest-africain dans un tournant autoritaire, fait peu de doutes: ses adversaires sont deux candidats quasiment inconnus du public, les anciens députés Alassane Soumanou et Corentin Kohoué. /////////////.
Tous deux sont taxées de “candidatures fantoches” par la plupart des opposants béninois, qui n’ont pas été autorisés à se présenter./////////////.
“Depuis le retour du multipartisme en 1990, c’est la première fois que le pays organise une élection présidentielle comme celle-ci: pluraliste en apparence, mais sans choix en réalité”, explique à l’AFP Expédit Ologou, politologue béninois./////////////.
Les grandes figures de l’opposition sont en exil ou condamnées à des peines d’inéligibilité. D’autres ont vu leur candidature recalée par la Commission électorale car ne disposant pas d’un nombre suffisant de parrainages (154 des 159 élus béninois appartiennent à la mouvance présidentielle)./////////////.
Depuis lundi soir, une partie des Béninois du centre et du nord du pays, fief de l’opposition, se sont soulevés pour dénoncer “une élection non inclusive”. /////////////.
“Le 11 avril personne n’est sûr de ce qu’il va se passer. A cette allure, on ne sait pas si la partie septentrionale du pays pourra vraiment voter”, souligne M. Olougou./////////////.
Dans le sud du pays, la campagne se déroule normalement, presque sans heurt. Certains Béninois déplorent même une campagne sans ferveur./////////////.
“Le développement, ça y est”/////////////.
Le président “plait beaucoup à la jeunesse éduquée et à l’élite du pays”, affirme à l’AFP Mathias Hounkpe, de l’Open Society initiative for West Africa (Osiwa)./////////////.
Après cinq ans à la tête du pays, Patrice Talon peut se targuer d’un très bon bilan économique: il a assaini les finances publiques, considérablement amélioré le climat des affaires et digitalisé de nombreux services publics. /////////////.
En dépit du coronavirus, le pays a réussi à maintenir une croissance positive en 2020. /////////////.
“Même si son bilan est très positif, une élection n’est jamais gagnée d’avance”, tempère le directeur de la communication de M. Talon, Wilfried Houngbédji.”Nous espérons que le peuple ira massivement voter”. /////////////.
C’est le véritable enjeu de ce scrutin pour le président, “pas tellement d’être réélu dès le premier tour, mais de l’être avec un fort taux de participation”, selon M. Hounkpe./////////////.
Alors pour les cinq prochaines années, le président qui avait initialement affirmé vouloir faire un mandat unique avant de se raviser, le promet : “le développement, ça y est”, selon son slogan de campagne.
Avec AFP/VOA Centrafrique.com/?attachment_id=45846″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). C’est désormais claire! Touadera cherche à se maintenir à vie au pouvoir comme Poutine. Il veut tout faire pour avoir la condamnation des leaders politiques susceptibles de l’empêcher, à savoir Dologuelé, Ziguelé et Meckassoua. D’abord les écarter immédiatement de la course au perchoir de l’Assemblée nationale qui va mettre en place d’ici quelques mois. Quel liens existe t’il entre président Martin Ziguele et ancien président François Bozizé ? Depuis le retour de ce dernier au pays jusqu’à son retour au maquis, est ce qu’ils sont une fois assis côte à côte pour parler? Ont-ils des liens ? Incroyable ! Du jamais vue dans le monde, sauf en Russie.
Ci-dessous la demande de la lévée de l’immunité parlementaire de l’honorable Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé et Karim Meckassoua, exactement comme nous l’avions publié dans nos récents articles sur CNC.
Objet: Lettre de transmission de la demande de levée d’Immunité, parlementaire des Députés
Karim Abdoul MENASSOUA,
Anicet Georges DOLEGUELE,
Martin ZIGUELE et,
Simplice Aurélien ZINGAS,
Pour leurs auditions dans une poursuite judiciaire.
Pl:, Pièces essentielles de la procédure.
Très Honorable Président,
Dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre les nommés François BOZIZE VANGOUVONDA, Thierry Savonarole MALEVOMBO et autres, le Juge d’Instruction en charge de la procédure a formulé une demande de levée d’immunité parlementaire des Honorables Députés suscités, sur lesquels, pèsent des présomptions de culpabilité, pour les besoins de la procédure.
A cet effet, je me fais le devoir de vous transmettre le dossier pour compétence, auxfins sollicitées, conformément aux dispositions de l’article 67 de la Constitution du 30 mars 2016.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le communiqué diffusé lundi soir par Ali Darassa, chef du puissant groupe armé UPC suscite un certain scepticisme. Dans ce document manuscrit authentifié par RFI, le chef rebelle s’engage à se retirer de la rébellion CPC et dit vouloir réintégrer l’accord de paix de Khartoum, qu’il avait dénoncé en décembre pour rejoindre la rébellion. Mais cette déclaration sème le trouble au sein de la coalition, et est accueillie avec « réserve » par les autorités.
Sans surprise c’est la coalition rebelle CPC qui a réagi en premier pour contester l’authenticité de ce document, une authenticité pourtant confirmée dès lundi par le porte-parole d’Ali Darassa. Certains au sein de la CPC évoquent une « manipulation des autorités » pour tenter de rallier les autres groupes armés à l’accord de Khartoum. D’autres disent leur surprise./////////////.
« C’est un non-événement » estime pour sa part Aboubacar Siddick, l’un des porte-paroles de la CPC. Pour lui, quoi qu’il en soit « la rébellion va continuer avec ou sans certaines entités ». Derrière ces réactions vives et parfois contradictoires, un certain trouble s’exprime./////////////.
Selon nos informations, le communiqué d’Ali Darassa a en effet suscité des remous au sein de la coalition et de son propre groupe armé. Du côté des autorités, on se dit « sur une certaine réserve » et on ne voit pas l’urgence à réagir « compte-tenu des précédents volte-face de certains groupes armés », confie une source au sein du pouvoir./////////////.
Le porte-parole du gouvernement lui réitère simplement la position de Bangui. « Nous n’entendons pas négocier avec des groupes armés qui ont quitté l’accord. Ils doivent répondre de leurs actes devant la justice », affirme Ange-Maxime Kazagui./////////////.
Quant à ceux qui s’engageraient éventuellement à revenir dans l’accord : « Pour nous la question ne se pose pas encore », estime le porte-parole en précisant que quoi qu’il en soit « il n’y aura plus de discussions avec des étrangers à la tête de groupes armés, ce qui inclut Ali Darassa ».
Bria, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021, 05:40:07 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis près de deux mois, à Bria, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto, les conducteurs des motos-taxis se disent inquiets de la montée des violences envers eux, mais également du comportement peu social des soldats de l’armée nationale qui ne cessent de les accuser d’être complices des rebelles du CPC. Ils comptent le dénoncer ouvertement.
Depuis près de deux mois, à Bria, dans la Haute-Kotto, si tu es conducteur
De moto taxi, tu cours un grand risque d’être agressé par des criminels armés. En plus, il ne faut surtout pas prendre le risque de sortir hors de la ville de Bria, au risque d’être accusé par les soldats des forces armées centrafricaines d’être un éventuel complice des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
À titre d’exemple, la semaine dernière, un conducteur de moto-taxi qui s’appelle ACO avait reçu une commande de ses clients de transporter 200 litres d’essence sur deux motos pour amener dans une ville voisine de Bria. Au moment de son voyage, il a croisé les soldats FACA qui l’ont simplement arrêté et transféré à la gendarmerie locale, puis ses cargaisons vendues, y compris les deux motos. Ils l’ont soupçonné de vouloir ravitailler les rebelles.
Et ce n’est pas tout pour autant !Il y a deux jours, un autre conducteur de moto-taxi, qui faisait beaucoup de navettes sur l’axe Bria Nzako, a été interpellé lui aussi, sous prétexte que c’est lui qui ravitaille les rebelles à Nzako. Les cas se multiplient, et les conducteurs des motos-taxis comptent dénoncer cette pratique qui ne leur favorise pas leur activité.
« Vous savez, c’est grâce à ces activités que nous payons nos loyers et les scolarités de nos enfants. On pleure pour que les soldats FACA retournent à Bria, ce n’est pas pour nous mettre encore de la pression. S’ils savaient que les rebelles sont dans le coin, il faut aller les débusquer au lieu de nous arnaquer les pauvres débrouillards », s’alarme Innocent, un conducteur de moto taxi à Bria.
Rappelons que les soldats FACA qui sont positionnés aux abords de la rivière la Kotto, sur l’axe Nzako sont souvent accusés par les commerçants d’être à l’origine de toutes les tracasseries sur cet axe.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Alindao, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021, 09:10:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Cet endroit est réputé dangereux en raison de la présence des groupes armés dans la localité. Les commerçants ont été littéralement fouillés et dépouillés de tout leur bien par les malfaiteurs, formellement identifiés comme des éléments rebelles de l’UPC.
Au moment ou le chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa annonce le retrait de son mouvement de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mardi, à 5 kilomètres d’Alindao sur l’axe Mobaye, dans la préfecture de la Basse Kotto, ils ont intercepté des commerçants de passage, et leur ont retiré d’importantes sommes d’argent et des matériels sans leur faire du mal.
« Il m’a été signalé que sur l’axe Alindao Kongbo, il y’a un cas de braquage par des éléments qui sont sortis et braquer des commerçants qui se rendaient à Kongbo, et aussi une délégation de l’ONG internationale CORDAID qui se rendait aussi à Elim. Les malfaiteurs ont littéralement dépouillé les victimes de tout : argent, téléphones portables, etc. La police et la gendarmerie avaient fait un tour l’abus, malheureusement on ne les a pas trouvés. Nous avons tenu une réunion d’urgence de sécurité pour voir dans quelle condition qu’il faut maintenant travailler », s’indigne Victor de Pascal Wiyabona Yakobona, sous-préfet d’Alindao.
Rappelons qu’il y a près d’un mois, les Mercenaires russes ont repris la ville d’Alindao aux mains des rebelles de l’UPC qui ont pris la fuite dans les villages environnants, suscitant d’énormes inquiétudes au sein de la population locale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycée-Gobongo-rue-Mbaïkoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata-450×337.jpg” alt=”Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021, 05:31:23 ( Corbeaunews-centrafrique ). Abattu dans la nuit du mardi à mercredi 7 avril 2021 par un groupe d’hommes armés non identifié, un jeune conducteur de mototaxi a été retrouvé inconscient au sol par un pasteur et les éléments de la police. Transporté d’urgence à l’hôpital de l’amitié, le jeune homme succombe de ses blessures au cours de son transfert. Cependant, son identité, qui n’a pas été reconnue par le service de la police, vient d’être révélée.
La victime s’appelle Serge SELENGBÉ, âgé de 25 ans, étudiant à l’université de Bangui, mais il se débrouille comme conducteur de mototaxi.
Habitant dans le sixième arrondissement, au quartier Potopoto vers Pétévo, il a été abattu froidement à la poitrine en pleine circulation par de présumés malfaiteurs dans la nuit du mardi 6 avril, à mercredi 7 avril, aux environs de 20 heures, au quartier Galabadja 4, non loin de maman Ndoyo, la défunt député du huitième arrondissement.
Selon des sources policières, la victime venait de Gobongo quand il a été abattu froidement juste au niveau du rond-point qui relie la ruelle Gobongo, Galabadja Sinistré, à ti Gozo et la rue Chicago dans le huitième arrondissement.
Transporté urgemment par un pasteur et des policier, le cœur de la victime s’arrête de se battre au cours de la route, et il succombe de ses blessures. Son corps est actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Une enquête a été ouverte, et les auteurs de cet acte criminel est activement recherché par la police.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/rondpoint-centre-ville-avec-laffiche-de-dologuele-au-coin-1-450×308.jpg” alt=”rondpoint centre-ville avec l’affiche de dologuelé au coin” width=”450″ height=”308″ />La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021, 08:25:03 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ça ne vous a pas échappé. Il va faire encore très chaud la semaine prochaine. Alors que dans la capitale centrafricaine Bangui, les thermomètres risquent de s’affoler avec des températures encore plus chaud que d’habitude. Quelles sont les conséquences sur la santé ? Comment faire pour s’adapter ?
Depuis plus de deux semaines, le temps est caniculaire à Bangui. Soleil ardant le jour, chaleur intense la nuit, beaucoup des personnes supportent très mal ce climat. Certaines personnes que nous avons rencontrées expliquent leur quotidien pendant cette période.
« On ne se sent pas bien parce qu’il y’a tellement de chaleur. On est vraiment coincé. On ne peut pas faire ce qu’on faire parce qu’on transpire », explique un habitant de la capitale. Un autre ajoute que « tout le monde ne se sent pas bien. On n’est mal à l’aise, peut-être on assiste à un changement de climat . C’est pourquoi il fait trop chaud la nuit comme le jour ».
Que faut-il pour se sentir bien pendant cette période de chaleur, conseil de la docteur Marthe Kirima, chef de service de la promotion pour la santé au ministère de la Santé :
« Que ça soit la nuit ou le jour, ce qui est conseillé, ne pas porter des vêtements trop serrés. Portez des vêtements assez amples, et ça doit être au coton. Maintenant quand il faut très chaud comme ça, ça fait beaucoup des victimes. Il est donc recommandé d’avoir de l’eau à portée de main, et de boire régulièrement. Il est aussi recommandé de dormir la nuit la fenêtre ouverte s’il y’a des grilles. Ça doit permettre à l’air de circuler dans la maison ».
De leur côté, les nutritionnistes parlent du choix des aliments. Docteur Jean-Christ Amedé
Madika, biochimiste Nutritionniste :
« Pour éviter les effets de chaleur, peut être pas trop de gras, pas trop de sucré, et peut être pas trop de salé. Vous pouvez consommer autant de légumes que possible, autant de fruit que possible. Ne pas faire le surcharge de l’organisme pour lui donner l’occasion de s’exercer. La chaleur pousse souvent à la consommation de boissons alcoolisées. Là ça représente un très grand danger ».
Cette période de chaleur augmente le calvaire des patients. Le sort des personnes souffrant de diabète , hypertension, cardiaque ou encore le asme est à déplorer puisque les systèmes de climatisation sont de plus en plus défaillants dans les hôpitaux.
Bangui ( République centrafricaine ) – Grâce à un doublé de Kylian Mbappé, les Parisiens ont battu 3-2 les Bavarois en match aller des quarts de finale. Le PSG prend une option avant le match retour.
Au stade Allianz Arena de Munich, le Paris Saint Germain a vite ouvert les hostilités. Servi par Neymar, Kylian Mbappé a ouvert le score à la 3e minute (1-0, 3e). Les Bavarois ont par la suite tenté de revenir dans le match, avec un pressing haut, mais le portier parisien Keylor Navas s’est montré impérial par des parades (14e, 19e et 22e minutes) sur les actions de Goretzka et Leroy Sané. Mais à une demie heure de jeu, le Brésilien Marquinhos, le capitaine parisien a fait le break ( 2-0, 28e)./////////////.
Marquinhos est sorti sur blessure/////////////.
Et son absence a pesé lourd dans le camp parisien, car germano-camerounais Éric Maxime Choupo Moting a réduit le score (2-1, 37e)./////////////.
Face aux Parisiens dont le jeu était basé sur les contre-attaques, le Bayern a maintenu son pressing haut qui a fini par payé (2-2, 64e) par le but de Thomas Müller. Les Parisiens n’ont pas pour autant baissé les bras. Bien lancé par Angel Di Maria, Kylian Mbappé a signé un doublé (3-2, 69).
Avec DW français Centrafrique.com/?attachment_id=45833″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-rebelles-de-la-CPC-sur-un-blinde-russe-a-Boyali.-Photo-CNC-450×406.jpg” alt=”les rebelles de la CPC sur un blindé russe à Boyali. Photo CNC” width=”450″ height=”406″ />Les rebelles de la CPC sur un blindé russe récupéré à Boyali. Photo CNC
Bouar, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021, 05:37:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Même si les soldats FACA et leurs alliés contrôlent la région, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement sont toujours visibles au fond du village et des chantiers miniers locaux, suscitant beaucoup d’inquiétude au sein des populations locales. Elles appellent aux vigilances des forces de l’ordre.
Dans la Nana=Mambéré, plus précisément aux villages Niem, Yéléwa et Sabéwa, y compris les zones minières, les hommes armés sont encore visibles. Identifiée comme les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ces hommes en armes, même s’ils ne commettent pas des exactions sur la population locale, leur présence inquiète sérieusement les habitants.
Des sources locales indiquent que les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés rwandais et les Mercenaires russes qui contrôlent la région mènent seulement des patrouilles sur la grande route, mais au fond des villages les hommes en armes y circulent toujours et érigent des barrières. Leur présence inquiète les populations locales qui font appel à la vigilance des soldats FACA.
Notons qu’après le retrait des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement de la ville de Bouar à la mi-février, ces derniers se sont repliés, pour une bonne partie, dans les villages longeant l’axe Bouar – Niem, et Bouar Bocaranga. Ces rebelles, selon des sources locales, multiplient des exactions : racket et pillage sur les populations locales, poussant même les responsables de l’hôpital de Beninga à fermer leur portent. Dans la nuit du mardi à mercredi 24 mars, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont décidé d’attaquer les positions des rebelles dans le village Bessan , situer sur l’axe Niem-Yelewa et ramener l’ordre. Mais selon les populations locales, les forces loyalistes mènent des patrouilles sur la grande route, laissant le fond du village aux rebelles qui y sont toujours présents.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021, 05:01:05 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les usagers de l’hôpital de l’amitié dénoncent cette pratique qui est une entrave au soin de qualité. La population demande aux autorités centrafricaines de tout mettre en œuvre pour stopper cette pratique.
Selon les témoignages recueillis à l’hôpital de l’amitié, certains personnels soignants, après les examens, obligent le patient à payer les médicaments qu’ils gardent par-devers eux. Si le malade refuse de payer leur médicament, il court le risque d’être abandonné par le soignant.
Ainsi, l’on s’interroge si le produit proposé par le soignant est de bonne qualité ? Pourquoi refuser à un malade de se procurer des médicaments à la pharmacie ? Est-ce que c’est une pratique légalisée ? Un parent de malade hospitalisé ici à l’hôpital de l’amitié est confus :
« Les traitements qu’on nous offre ici ne nous permettent pas d’en sortir. Parfois il y’a des malades qui meurent même parce qu’il y’a un phénomène ici qui n’est pas clair. On nous fait des ordonnances, et de fois le soignant passe dire que non j’ai tel ou tel médicament tu peux acheter chez moi. Si d’aventure tu doutes et que tu achètes ailleurs dans une pharmacie par exemple, tu vas voir que ne va pas être bien traité. Ce sont des phénomènes qui gâtent le bon fonctionnement de nos hôpitaux ici en Centrafrique », s’alarme-t-il.
Cette pratique est récurrente lors des interventions chirurgicales. Certains témoignages font comprendre que parfois certains professionnels de soins prescrivent des ordonnances justes parce qu’ils ont des produits pharmaceutiques par-devers eux qu’ils veulent évacuer sans que cela soit nécessaire. Pour Jean-Chrysostome KETTÉ, il est interdit au personnel soignant de vendre des médicaments. Pour lutter contre ce phénomène, la direction a mis en place une boîte à suggestion pour permettre aux patients de remonter leur revendication pour des conduites à tenir.
« Quand on amène un malade, on l’hospitalise, on lui fait des prescriptions. Normalement celui qui prescrit c’est le médecin qui traite. Il donne une ordonnance, il demande au parent d’aller payer les médicaments. Et quand le parent va tourner le dos pour aller, c’est là peut être un personnel de santé ou un infirmier qui viendra lui dire, mais écoutes-on a les produits ici. Il faut le dénoncer. Malheureusement le parent ne va pas le dénoncer. Il dit, mais pour la survie ou pour l’intérêt de son parent, il est obligé de le faire. Ça, c’est un racket. Pourquoi acheter ces produits là qui sortent d’une poche ? Mais aller à la pharmacie. Nous avons l’obligation de soigner, et non de tuer.
À mainte reprise, cette pratique de vente illicite des médicaments est décriée par les patients. Les solutions proposées sont encore loin d’éradiquer le phénomène.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille-450×450.jpg” alt=”le nouvel immeuble de l’école saint-Paul à Ouango bangui le 31 octobre 2020 par cyrille” width=”450″ height=”450″ />Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 8 avril 2021, 05:44:30 ( Corbeaunews-centrafrique ). Communément appelé école « Kpangaba, cet établissement public, situé au quartier Boeing, dans la commune de Bimbo 3, a plusieurs fois fait l’objet de vandalisme. Elle est aujourd’hui confrontée à des difficultés qui perturbent son fonctionnement.
Il est 11 heures à l’école Kokoro 1 dans la commune de Bimbo 3. Cet établissement à cinq bâtiments, et 16 salles de classe dont 12 opérationnelles. L’un de cinq bâtiments compte quatre salles de classe qui n’ont ni porte ni table-banc.
Nous sommes dans le bureau du Directeur. Un bureau presque vide. Pas de livres pour les enfants, pas des matériels didactiques. Assis sur une chaise en fer, Urbain-Constantin, directeur de l’école, nous reçoit sur une table banc. Il témoigne que son établissement a plusieurs fois été victime du vandalisme.
« C’est que le problème d’ici le cas de vandalisme est presque récurant parce que l’école n’est pas n’est pas vraiment bien structurée, n’est pas clôturé. Il n’y a pas un gardien, un veilleur de nuit qui veille sur les mobiliers scolaires et consorts », explique-t-il.
Ces multiples cas de vandalisme exposent aujourd’hui l’établissement à plusieurs difficultés. En classe du CE1 B, l’enseignante a du mal à bien contrôler ses élèves.
« Le nombre pléthorique des élèves nous dépasse. Cette situation les empêche de bien suivre les leçons », explique-t-elle.
Face à ces problèmes, le Directeur lance un cri de détresse à l’endroit du gouvernement et aux personnes de bonne volonté de les soutenir.
« Nous exhortant d’abord le département, le ministère en question d’aider l’école Kokoro 1 parce que nous avons de problème, des sérieux problèmes, et à nos partenaires de venir nous aider dans cette tâche », explique le Directeur.
Pour plus de 7000 élèves, l’école Kokoro 1 est divisée en quatre directions. Deux directions pour les filles, et deux autres pour les garçons. Une grande partie de l’enseignement est dispensée par les maîtres parents.
La Fifa suspend les fédérations tchadienne et pakistanaise
Bangui ( République centrafricaine ) – La Fifa a suspendu les fédérations tchadienne et pakistanaise de football en raison d’ingérences politiques, privant provisoirement les sélections et clubs des deux pays de toute compétition internationale, a-t-elle annoncé mercredi.
Concernant le Tchad, l’instance a sanctionné la récente dissolution inexpliquée de la fédération (FTFA) par le ministre des Sports, qui avait déjà valu au Tchad d’être disqualifié le 22 mars des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations./////////////.
Les autorités de N’Djaména ont “définitivement retiré” à la FTFA sa délégation de pouvoirs, se sont emparées de ses locaux et ont établi “un comité national chargé de gérer temporairement le football tchadien”, énumère la Fifa./////////////.
L’instance lèvera sa suspension “dès que les décisions gouvernementales seront annulées et que la direction de la FTFA, avec à sa tête le président Moctar Mahamoud Hamid, aura pu confirmer à la Fifa qu’elle a repris possession de ses locaux”, précise-t-elle./////////////.
La Fédération pakistanaise de football (PFF) est elle suspendue “en raison d’ingérence de tiers”, après la récente prise de contrôle de son siège par l’ancien président de la fédération, Syed Ashfaq Hussain Shah, et ses partisans./////////////.
Le Bureau du Conseil de l’instance a fustigé “une prétendue décision de certains individus” visant “à destituer le comité de normalisation désigné par la Fifa” et chargé d’organiser des élections régulières, afin de réinstaller au pouvoir Syed Ashfaq Hussain Shah./////////////.
“Cette suspension ne sera levée qu’une fois que le comité de normalisation de la PFF aura confirmé à la Fifa avoir repris le contrôle des locaux de la fédération, de ses comptes, de son administration et de ses canaux de communication”, précise la Fifa.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/12/CD8EE813-747B-4B72-A1A0-1A22E695F7D6-300×171.jpeg” alt=”” width=”300″ height=”171″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/12/CD8EE813-747B-4B72-A1A0-1A22E695F7D6-300×171.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/12/CD8EE813-747B-4B72-A1A0-1A22E695F7D6-150×86.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/12/CD8EE813-747B-4B72-A1A0-1A22E695F7D6-202×116.jpeg 202w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/12/CD8EE813-747B-4B72-A1A0-1A22E695F7D6.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Les membres du Gouvernement Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le tout premier gouvernement de la 6è République est attendu depuis la prestation de serment le 30 mars dernier du président Faustin-Archange Touadéra, réélu comme on le sait dès le premier tour de la présidentielle du 27 décembre 2020 couplée aux législatives. Même si la copie du remaniement n’est pas encore disponible, quelques gentilles indiscrétions à la vaticane méritent d’être prises au sérieux.
Les consultations seraient déjà entamées et donc en cours mais des entrants et sortants font feu de tout bois pour ne pas louper le casting. Seulement voilà: Faustin-Archange Touadéra serait décidé d’être désormais le seul maître du jeu pour ne pas nommer des bras-cassés. « Plus question de considérer le gouvernement comme une simple ‘’mangeoire nationale’’ », aurait déclaré le chef de l’Etat, qui aurait ajouté compter sur des compétences « quel que soient leurs origines politiques, ethniques, religieuses ou idéologiques » (sic), car visiblement déçu par la médiocre prestation de bon nombre de ceux qu’on appelle « ministres » et « ministres délégués » depuis avril 2016. Mais commençons par nous interroger sur l’identité du futur Premier ministre.
Le choix du futur Premier ministre ferait toujours débat car l’accord est loin d’être fait sur l’homme. A propos, des supputations, manœuvres politiciennes, consultations occultes voire mystiques vont bon train.
UN GOULA DE BIRAO ?
Certains parlent des «pressions» qu’exerceraient l’ancien chef rebelle séléka et président putschiste Michel Déya alias Djotodia Am-Nondroko et un lobby musulman pro-Touadéra pour que ça soit un musulman goula qui soit nommé Premier ministre. Le nom du magistrat Arnaud Djoubaye Abazène, actuel ministre des Transports et de l‘aviation civile et parent direct de Djotodia (son petit frère, du même arbre généalogique), circule depuis quelques jours comme le proposé Premier ministre, question de rendre la bonne monnaie à Djotodia qui aurait soutenu politiquement et électoralement Touadéra contre le chef rebelle François Bozizé et des chefs des groupes armés ex sélékas convertis CPC et aux ordres de Bozizé.
UN BANDA DE GRIMARI ?
D’autres personnes parlent plutôt d’une probable reconduction de Firmin Ngrébada à la primature pour deux raisons: d’abord, au nom de la logique selon laquelle « on ne change pas l’équipe qui gagne » (allusion faite aux pourparlers de Khartoum et d’Addis-Abeba de janvier-février et mars 2019 qui ont accouché le fameux Accord de paix et un gouvernement intégrant les représentants des groupes armés, et la victoire éclatante du président-candidat Touadéra à la présidentielle et de plusieurs candidats du parti MCU aux législatives); ensuite, parce que ce n’est pas sûr qu’il va remporter les législatives à Boali où il serait dos à dos avec le candidat Marius Bounguinza qui aurait la chance de gagner au second tour, fort du soutien qu’il aurait des autres candidats face à Ngrébada. Sa reconduction serait donc une consolation. Ainsi, le Premier ministre Ngrébada serait sûr et certain de garder son brassard de capitaine pour un nouveau bail, et que c’est lui qui aura à évaluer ses collaborateurs de 2019-2021 avant de remettre à qui de droit les notes pour une sanction finale.
UN GBAYA DE BOSSANGOA ?
Certains parlent aussi du magistrat Obed Namsio, actuel ministre d’Etat, directeur du cabinet présidentiel, qui serait pressenti pour le poste de PM au nom de la géopolitique et de la géostratégie: question de « calmer » les gbaya-Bossangoa ou de les retourner carrément contre François Bozizé, Obed Namsio étant un fils de Benzambé-Bossangoa comme Bozizé, et ancien homme de main de l’ex demi-dieu Sylvain Ndoutingaï, l’ex n°2 du régime Bozizé, de 2003 à 2012. Dans ce cadastre, la nomination du ministre d’Etat Namsio à la tête de l’Equipe technique d’appui chargée de préparer les consultations nationales et le dialogue républicain à venir n’est pas un fait anodin. C’est une manière de le préparer à cette fonction en le mettant en contact avec toutes les forces vives de la nation et les partenaires internationaux qui vont le découvrir. Le même schéma Ngrébada de 2019 en quelque sorte? On ne peut s’empêcher de le penser.
UN ROUNGA DE NDÉLÉ ?
Le nom de Mahamat Kamoun, le dernier Premier ministre de la transition de 2013-2016, est aussi cité et revient souvent dans la bouche de certains milieux diplomatiques. Le président du parti BTK [Bèafrica Ti é Kwè, c’est-à-dire Centrafrique pour tous], quoiqu’opposant, présenterait l’avantage d’être un homme pondéré (principale figure de l‘aile modérée de la COD-2020), un bon gestionnaire (avait laissé 7 milliards de FCFA sur le compte de l’Etat centrafricain domicilié à la BEAC quant il passait service à son successeur Simplice-Mathieu Sarandji en avril 2016, à la fin de la transition, une grande première dans l’histoire politique de la RCA !), un musulman et ressortissant du nord-est trop belliqueux, un homme de cohésion sociale, et de surcroît capable d’amener le monde arabe à financer des grands projets structurants et de développement (cas du Fonds saoudien dont il est à l’origine des interventions financières en Centrafrique pour la réalisation des projets d’amélioration de l’université, de l’aéroport, des avenues de Bangui…) afin d’amorcer le relèvement du pays qui est souvent occulté sinon négligé par les politiques centrafricains. Sa nomination pourrait aussi calmer les ardeurs d’une opposition démocratique manifestement tentée par la logique des armes.
UN YAKOMA DE SATÉMA?
Il s’agit de Henri-Marie Dondra, l’actuel ministre des Finances et du budget, 1er secrétaire exécutif adjoint du parti MCU, élu député du 1er Arrondissement de la capitale Bangui dès le premier tour des législatives du 27 décembre 2020. Le grand argentier de la République dont la cote de popularité dans les milieux financiers internationaux est en hausse à cause des performances que le pays a atteintes grâce à la diplomatie économique et financière agressive qu’il a entreprise d’une part et, d’autre part, aux réformes hardies qu’il a mises en œuvre et qui ont porté leurs fruits à travers notamment: le paiement des arriérés de salaires des régimes Djotodia (2 mois) et Patassé (16 mois déjà payés à ce jour sur les 24 dus), le règlement des dettes dues aux fournisseurs de l’Etat, la considération du pays aux yeux des partenaires techniques et financiers internationaux (BAD, Banque mondiale, FMI, Fonds saoudien, Union européenne, CEMAC, BEAC, etc.). Le principal défi à relever étant le relèvement économique et financier du pays après la sécurité qui est en train d’atteindre 90% et pourrait atteindre 100%, d’ici trois mois, Dondra est fortement soutenu par la hiérarchie du parti MCU pour le poste de Premier ministre en vue de consolider les acquis politiques, diplomatiques et financiers d’une part, et ouvrir de nouvelles perspectives sotériologiques d’autre part. Il est le moindre mal des cadres et alliés du MCU qui aspirent à la fonction primatorale en ce moment. Cependant, certains cadres et militants du MCU souhaitent que Dondra devienne président de la future Assemblée nationale (7è législature). Attendons de voir.
QUI D’AUTRES ?
Les noms de MM. Léopold Mboli-Fatrane, zandé de Rafaï (Mbomou) et actuel ministre des Mines et de la géologie, cadre du parti MCU, Herbert Gotran Djono-Ahaba, actuel ministre de l‘Energie et de l’hydraulique, chef du groupe armé goula RPRC proche du pouvoir de Bangui, goula du village Gordil à Birao et parent direct de Djotodia et Abazène, Dr Pierre Somsè, gbaya Boli-Bianda de Berbérati, ancien fonctionnaire international de l’OMS et cadre du parti MCU, actuel ministre de la Santé et de la population, et Ali Chaibou, un kara de Birao, banquier et actuel Directeur national de la BEAC, sont également cités parmi les premiers ministrables. Avec des fortunes diverses.
Reste toutefois à savoir la position de l’allié russe qui a sans doute son mot à dire dans le choix du nouveau PM, vu son influence sur le pouvoir de Bangui et sa montée en puissance diplomatique, politique et militaire dans le contexte centrafricain actuel.
LA BATAILLE S’ANNONCE RUDE…
Même si rien n’a filtré officiellement pour le moment et que les marges de manœuvre de Touadéra semblent être limitées par les pressions internes de son parti, celles de la France et ses valets locaux et régionaux, et du sauveur russe, tout porte à croire que le président Touadéra s’apprêterait à opérer une chirurgie sans anesthésie. Une sorte de partage du gâteau afin de redistribuer les cartes et remettre tout le monde au travail. Mais c’est sans compter avec la position du parti MCU de Touadéra dont le secrétaire exécutif, Dr Simplice-Mathieu Sarandji, ne verrait pas d’un bon œil la plupart des noms précités, sauf celui de son adjoint du bureau politique MCU, HMD.
La bataille risque donc d’être rude pour les postes de Premier ministre (PM) et de président de l’Assemblée nationale (PAN) que convoiteraient sérieusement Sarandji et Ngrébada, lesquels se livreraient chacun déjà à des coups bas politiques pour affaiblir l’autre en vue d’avoir la chance d’être au perchoir de l’Assemblée nationale et/ou de placer son homme de confiance à la tête du gouvernement. Cela est d’autant vrai qu Ngrébada est accusé par les partisans de Sarandji d’avoir financé en parallèle la campagne pour les élections législatives du Groupe des indépendants FATistes (GIF), le groupe des militants et cadres du parti MCU non retenus comme candidats dudit parti aux législatives mais qui étaient allés en leurs propres noms et qui ont gagné les élections contre les candidats du MCU qu’ils appellent « candidats de Sarandji ». « Pour rien au monde nous ne donnerons notre voix à celui qui nous a humiliés en nous écartant des législatives pour le compte du parti MCU. Nous préférons voter pour quelqu’un de l’opposition si on nous imposait Sarandji comme candidat unique du camp présidentiel majoritaire », rapporte un des candidats GIF qui se dit « victime de l’arbitraire de Sarandji ».
Un autre du GIF estime que si Sarandji devient PAN, il aura plus de pouvoirs pour imposer un PM, car c’est lui le véritable patron du MCU, le président Touadéra étant constitutionnellement empêché (interdit) de gérer directement le parti.
A y voir de près, il s’agit là des contradictions internes majeures du parti MCU qui risquent de le fragiliser et d’ouvrir la voie à des situations qui seront difficiles à gérer. La boîte à Pandore est presque ouverte avec le manque de cohésion du parti MCU dans la gestion des législatives du 14 mars, chaque camp y allant avec ses propres stratégies, moyens financiers et matériels… Le comble est le fait que dans plusieurs circonscriptions électorales, les organes officiels du parti ont lancé des mots d’ordre à leurs militants pour voter pour des candidats indépendants, et non pour les candidats officiels du MCU, comme dans la circonscription de Bimbo 2 où l’indépendant Henri Gbogouda a remporté haut la main face au candidat officiel MCU John Mapenzi, député sortant et 1er vice-président de l’Assemblée nationale, selon le mot d’ordre lancé par le président de la sous-fédération MCU de Bimbo largement diffusé par sms et de bouche à oreille, porte à porte, à la veille et le jour du scrutin. Secret de Polichinelle!
L’on estime par ailleurs, tant au niveau du parti MCU que de la plateforme présidentielle dénommée Bè Oko, que pour la formation du prochain gouvernement, Touadéra devra éviter de faire le jeu de chaises musicales ou de récompenser ses lieutenants ayant mouillé le maillot lors des derniers rendez-vous électoraux. « Pas question alors de faire la part belle aux griots, aux professionnels de la coterie politique et aux zélateurs, mais aux hommes de terrain, aux technocrates, aux partenaires politiques, aux autres acteurs de l’opposition, de la société civile, des opérateurs économiques, aux universitaires et quelques jokers qui sortiront du chapeau. De plus, il ne sera plus question que des gens élus députés abandonnent leurs sièges de l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour entrer dans le gouvernement », révèle une source proche du dossier. Seulement et comme à son habitude, Touadéra peut surprendre à plus d’un titre.
N’oublions pas que bien souvent dans ce genre de situations pour la désignation du PAN, du PM ou de certains ministres, les partenaires au développement, les réseaux mafieux et cercles obstrués, les beaux-parents usant du pouvoir de l’oreiller ou du charme, les « amis » de longues dates, des camarades du lycée et de l’université, des amis du couple intéressés par la mangeoire, pourraient aussi proposer leurs « pions ». L’on ne sait pas quand est-ce que Touadéra va nommer le nouveau Premier ministre et les membres du gouvernement. Ce qui est sûr c’est qu’il doit remanier. Et il le fera quel que soit la durée de la… longue attente.
UN TSUNAMI INÉVITABLE
Ainsi et au vu de quelques constats, des sources crédibles annoncent par exemple des mouvements inévitables à la tête des ministères suivants: Affaires étrangères, Administration du territoire et décentralisation, Economie et plan, Commerce, PME et artisanat, Affaires sociales, Sécurité publique, Justice, Jeunesse et sports (record national de scandales de mafia et prédation), Communication et médias (détournements et abus de biens sociaux récurrents et éhontés), Secrétariat général du gouvernement, Fonction publique, tout le secteur éducatif (enseignements primaire et secondaire, supérieur, recherche scientifique et innovation technologique), Travail et emploi, Arts/Culture et tourisme, DDRR, Eaux et forêts, Mines et géologie, Travaux publics et entretien routier, urbanisme et logement), Eau et énergie… La présidence de la République et la Primature ne sont non plus épargnées d’un Tsunami politique imminent.
« Il s’agit en réalité d’un tsunami de forte amplitude qui va emporter même les insoupçonnables, les détenteurs de titre foncier, les créatures. Personne ne sera épargnée parce qu’il s’agit pour l’homme du 30 mars de renouer avec « son» peuple qui attend enfin qu’il se débarrasse de certains visages devenus la source de ses malheurs », commente un fort en thème.
C’est dire que la tache ne sera pas aisée pour le président Touadéra qui a manifestement chaud et est face à l’histoire et son destin politique. Les choses se préciseront dans un mois. Mais d’ores et déjà, de gentilles indiscrétions indiquent que le chairman centrafricain aurait l’intention de créer deux portefeuilles de ministre d’Etat qui seront occupés respectivement par des alliés de première et de dernière heures, et notamment:
-Alexandre Ferdinand N’Guendet, ancien député, président du parti RPR, ancien président du parlement de transition (CNT, 2013-2016), récemment battu aux législatives dans la circonscription de Bambari 1, qui vient de claquer la porte de la COD-2020 (plateforme de l’opposition démocratique) malmenée par le chef rebelle François Bozizé; et
-Dr Timoléon Mbaikoua, ancien ministre, ancien député, président du parti PCDI qui vient de perdre son siège parlementaire de Paoua 2, coordonnateur de la plateforme Bè Oko qui a soutenu la candidature à la présidentielle de son collègue universitaire Touadéra.
Mme Léa Mboua née Koyassoum Doumta, ancienne ministre, présidente du parti PUN et ancienne vice-présidente du CNT de N’Guendet, actuelle coordinatrice générale de la plateforme présidentielle Bè Oko, battue aux récentes législatives de Bouca 2, est pressentie pour remplacer Virginie Baikoua au ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire, poste qu’elle avait déjà assumé sous le régime césarien de François Bozizé Yangouvonda.
Si Me Patrick Akoloza, avocat, président du parti URD, Rapporteur général et porte-parole de la plateforme Bè Oko, battu aux législatives de Mobaye 1, est sûr de faire son entrée dans le gouvernement, les candidatures de ses amis Gervais Lakosso et Crescent Béninga, du Groupe de travail de la société civile centrafricaine (GTSC), sont en débat. Le premier, soupçonné d’être pro-Méckassoua, aurait moins de chance que le second qui serait, lui, MCU, d’après de gentilles indiscrétions et des mauvaises langues.
Idem pour le Médecin-capitaine Serge Djorie et Aristide Briand Reboas, présidents de partis politiques et candidats malheureux à la présidentielle de 2020, Mme Saraïva la présidente de l’association politique Agissons pour Soutenir Touadéra (AST), Boris Andjito le DG du BARC, Julien Béléma le frère aîné de la 1ère Première Dame de Centrafrique, et Jean-Symphorien Mapenzi, député MCU sortant de Bimbo 2, qui pourraient faire leur première expérience gouvernementale.
Et seulement 3 places réservées à la COD-2020 dans le futur gouvernement !!! Acceptera ou acceptera pas? Telle est la question.
En tout état de cause, le secrétaire exécutif du MCU aura aussi son mot à dire pour la validation ou non des ministrables. Il vient de reprendre le poil de la bête.
La journée mondiale de la santé est célébrée le 7 avril de chaque année afin de sensibiliser le public sur des thématiques sanitaires spécifiques et rendre hommage au personnel soignant. Cette journée prend tout son sens en Centrafrique où l’accès aux soins de santé est extrêmement limité et où les cycles de violence exacerbent une situation sanitaire alarmante. Médecins Sans Frontières (MSF) saisit cette occasion pour revenir sur les événements marquants de l’année 2020 et souligner les défis dont ses équipes ont dû faire face jusqu’à ce jour.
Alors que l’attention de tous était tournée vers l’apparition d’une nouvelle pandémie, la COVID-19, la Centrafrique a été touchée par une épidémie nationale de rougeole au début de l’année 2020. Les équipes MSF ont aidé les autorités sanitaires à mener des campagnes de vaccination ciblant 310,000 enfants dans sept districts sanitaires du pays, en plus de traiter les enfants contre la maladie et d’autres maladies telle que la malnutrition. L’insécurité omniprésente, les contraintes logistiques et le coût de la mise en place d’une campagne de vaccination à grande échelle dans les régions reculées du pays ont fait de cette épidémie de rougeole un vrai défi à relever.
La pandémie de la COVID-19 n’a bien sûr pas épargné la Centrafrique. Une sensibilisation de masse sur les gestes barrières et le renforcement de toutes les mesures de prévention et de contrôle des infections ont été mis en place. Bien que la pandémie de la COVID-19 n’ait pas eu d’impact notable sur les taux de mortalité dans les établissements soutenu par MSF, elle a affecté ses activités car les restrictions de mouvement ont entraîné des retards dans la livraison des équipements et des médicaments et dans le déploiement du personnel.
La fin de l’année n’a pas été des plus calmes avec la reprise de la violence liée au processus électoral. Cette violence, toujours présente aujourd’hui, exacerbe la crise humanitaire déjà existante et entraînera des besoins sanitaires accrus et plus aigus. Pour répondre à l’impact direct de cette violence, les équipes MSF se sont déployées en dehors de leurs projets réguliers, notamment à Bouar, Grimari, Bossembélé, Mbaïki, Boali, Damara, Dékoa, Liton et Ippy pour aider les populations les plus touchées par le conflit. Les équipes ont été témoin de pillages, de blessures suite aux affrontements, de violences contre les civils, y compris violence sexuelle et d’importants déplacements internes et dans les pays voisins.
MSF appelle à la protection des civils et des infrastructures civiles par toutes les parties au conflit et au respect des structures de santé, des ambulances, du personnel médical, ainsi que des patients et de leurs accompagnants, et à ce qu’ils soient épargnés par la violence. Un accès durable et sans entrave à la population civile affectée par la violence doit être assuré afin d’assurer la continuité de soins médicaux indispensables.
En 2020, les équipes MSF en appui au Ministère de la Santé et de la Population ont réalisé 787,336 consultations ambulatoires, traité 516,947 cas de paludisme, pris en charge 1,831 cas de la violence, y compris blessés de guerre, facilité 19,119 accouchements, hospitalisé 67,787 personnes, réalisé 8,519 interventions chirurgicales, assuré un accès au traitement antirétroviral pour 8,122 personnes atteintes du VIH, pris en charge 8,588 malnutris et 3,227 survivant-e-s de la violence sexuelle.
MSF est une organisation médicale humanitaire internationale présente en République centrafricaine depuis 1997. Nos équipes portent secours aux populations dont la vie ou la santé sont menacées, dans le strict respect de l’éthique médicale et des principes de l’action humanitaire, à savoir la neutralité, l’impartialité et l’indépendance.
En République centrafricaine, MSF gère 13 projets médicaux à Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa, Carnot et Bangui, en plus d’une équipe mobile d’urgence qui peut intervenir dans tout le pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/sarandji-a-gauche-et-ngurebada-a-droite-450×297.jpg” alt=”L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021″ width=”450″ height=”297″ />L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021
Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 04:18:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que le chef de l’État Faustin Archange Touadera vient à peine de prêter serment pour un second et dernier mandat à la tête du pays, plusieurs dauphins potentiels et cadres du parti au pouvoir, les cœurs unis, croient dur comme fer en leur destin. De Firmin NGRÉBADA à Simplice Mathieu Sarandji en passant par Thierry Kamach, la bataille fait rage, et le MCU semble totalement divisé au lendemain de sa victoire à la présidentielle du décembre dernier.
Dans cette bataille, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA semble avoir déjà le soutien de la Russie. L’ex-directeur de cabinet du Président de la République, devenu Premier ministre, l’homme ambitionne le perchoir de l’Assemblée nationale, dernière marche avant l’accession au palais de la renaissance. Mais face à lui, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, et premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir. Élu député dès le premier tour dans la circonscription de Baoro, Simplice Mathieu Sarandji constitue un sérieux handicape pour le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, que ça soit pour le perchoir de l’Assemblée nationale, ou encore de la succession du chef de l’État. D’ailleurs la semaine dernière, on soupçonne le Premier ministre Firmin NGRÉBADA d’avoir empoisonné l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui est hospitalisé dans la capitale.
Hors mis les deux hommes, on voit également le ministre de l’Environnement Thierry Kamach, Président du parti MOUNI, allié du pouvoir qui semble croire également à son destin. Mais présentement, l’homme manœuvre dans l’ombre pour succéder au Président Touadera.
En dehors de ces trois hommes cités, il y’a d’autres personnalités qui semblent aussi croire à leur destin, mais ce n’est que le début. L’avenir nous le dira dans trois ou quatre ans. Mais d’ores et déjà, certains observateurs prédisent une éventuelle sévère purge au sein du parti au pouvoir, le MCU.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-450×337.jpg” alt=”direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews” width=”450″ height=”337″ />Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021, 05:09:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène criminelle s’est produite dans la nuit du mardi à mercredi 7 avril 2021 aux environs de 20 heures au quartier Galabadja 4, dans le huitième arrondissement de Bangui. La victime est un homme, conduisant une moto au moment de son agression par un groupe d’au moins une personne, activement recherchée par la police.
C’était aux environs de 20 heures, non loin de la résidence de Mama Ndoyo, l’ancien député de la première circonscription du huitième arrondissement. Un motard, conduisant son engin en train de rentrer à la maison, a été abattu mortellement par un groupe d’hommes non identifié. Ces derniers, qui ont pris la fuite quelques minutes après les faits, emportent également la motocyclette de la victime.
Le service de la compagnie nationale de sécurité (CNS) a été appelé d’urgence sur le lieu, et le corps de la victime a également été transporté à la morgue de l’hôpital.
Pour les habitants du huitième arrondissement, certains militaires de l’armée nationale, profitant du couvre-feu et de l’État d’urgence, commettent des actes de braquage dans les différents quartiers.
Pour l’heure, la police cherche à identifier les présumés auteurs de cet acte criminel afin de les appréhender et déférées devant la justice nationale.
Il y’a lieu de rappeler que depuis la déclaration de l’État d’urgence par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, tous les militaires des forces armées centrafricaines ont dorénavant le droit de porter par-devers eux, même à la maison, leur arme de guerre. Ce qui a énormément occasionné de nombreuses bavures sur les civils.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/le-sultan-de-Birao-interviewé-par-la-radio-Minusca-en-décembre-2019-450×253.jpg” alt=”Le sultan de Birao, préfecture de Vakaga, le 10 décembre 2019. Photo CNC.” width=”450″ height=”253″ />Le Sultan de Birao, préfecture de la Vakaga, le 10 décembre 2019. Photo CNC
Birao, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021, 04:22:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’heure est au respect du pacte de réconciliation signé le 10 novembre 2020 entre les communautés du nord-Est. Pour vulgariser le contenu de cet accord, le bureau local de la plateforme des confessions religieuses a organisé lundi une journée de prière qui a regroupé les différentes confessions religieuses au stade municipal de Ngabo, à Birao, dans la préfecture de la Vakaga.
enfin, les fils de la Vakaga se conscientisent pour la paix. Ils ont concrétisé leur totale adhésion à la conclusion de la rencontre tenue le 10 novembre 2020 à Bangui regroupant les communautés du nord-Est en vue de se réconcilier. Pour marquer leur confiance placée au pacte de réconciliation entre les communautés du nord-Est, le bureau local de la plateforme des confessions religieuses a organisé ce lundi 5 avril une journée de prière.
Pour les responsables religieux, il s’agit d’éduquer les fils de Birao sur le pardon, l’amour du prochain et aussi sur les points saillants arrêtés lors de la rencontre de Bangui.
L’imam de la mosquée de Am-Ngabo, Président de la plateforme des confessions religieuses, il est donc important de sceller une réconciliation durable entre les différentes communautés, et aussi éduquer, voir former les différentes couches sociales sur la cohésion sociale et de vivre ensemble.
Plusieurs centaines des habitants de Birao se sont mobilisés pour cette journée de prière rehaussée par la présence des autorités administratives locales. Ainsi que celle de la Minusca.
Au sortir de cette rencontre interreligieuse, les participants se sont engagés à vulgariser le contenu du pacte de réconciliation dans leur communauté respective, ceci pour consolider la paix dans la région de la Vakaga. Un comité de suivi sera mis en place.
Cette journée de prière est organisée au lendemain de la pâque, et à quelques jours du démarrage de ramadan.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/LUnion-europeenne-et-la-Fondation-Hironnelle-sactivent-a-lutter-contre-la-desinformation-450×203.jpg” alt=”L’Union européenne et la Fondation-Hironnelle s’activent à lutter contre la désinformation” width=”450″ height=”203″ />L’Union européenne et la Fondation-Hironnelle s’activent à lutter contre la désinformation
Tous ensemble, lutter contre la désinformation en République centrafricaine, c’est autour de ce slogan que l’UE et la Fondation- Hirondelle, disent #StopAtènè=
Stop aux rumeurs et à la désinformation.
Merci de partager en soutien à la campagne contre la désinformation en centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/des-civils-traversent-le-fleuve-de-Banguassou-vers-la-RDC-dans-une-pirogue-par-cnc-450×253.jpg” alt=”Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC” width=”450″ height=”253″ />Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021, 03:21:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’origine, en centrafricain de 70 ans est allé faire la pêche sur le fleuve Oubangui du côté congolais. Ce qui a déplu aux pêcheurs congolais qui l’ont trahi aux soldats de leur pays qui assurent la patrouille aux abords du fleuve. Arrêté et torturé, puis transféré à Gbadolité, la tension est montée d’un cran. Une congolaise a été agressée hier en guise de représailles.
« Le 3 mars dernier à 12 heures, le chef de Boronga 3 du nom de Francis Guerret-Ndombo a alerté les autorités sur l’enlèvement de l’un de ses administrés âgé de 70 ans par les pêcheurs congolais, accompagnés par les soldats de la FARDC. Jusque là, on ignore l’état de sa santé, Mais des sources nous ont indiqué qu’il aurait eu de blessures aux deux bras, et qu’il se trouverait sous des soins intensifs. Ainsi le 5 avril, une congolaise a été blessée par les gens qu’on ignore », a indiqué le maire de Mobaye sur la radio Ndékèluka. Ce mardi 6 avril.
D’après lui, les démarches sont entreprises par les autorités locales centrafricaines et congolaises pour désamorcer cette tension :
« Le sous-préfet et le préfet ont saisi l’occasion pour appeler l’administration du Congo démocratique et les autorités locales sur des conduites à tenir. Mais entre temps, le préfet intérimaire de la Basse-Kotto et le maire, moi-même, nous sommes rendus dans le village Boronga pour conscientiser la population et les conseiller sur cette situation qui pourrait dégénérer à tout moment ».
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Le lieu de culte a été détruit pendant la crise de 2013. En prélude à sa réouverture, une rencontre a eu lieu mardi entre les autorités locales, les leaders communautaires et religieux de la localité. C’est une initiative de la jeunesse islamique centrafricaine, appuyée par la Minusca.
« Vous savez que le sixième arrondissement est resté unique arrondissement ou on n’a pas encore commencé à faire la prière. Suite à ces événements-là, la population, et surtout les leaders du sixième arrondissement se sont mobilisée pour venir en appui à la jeunesse islamique centrafricaine, en partenariat avec la Minusca pour essayer d’échanger, de voir dans quel contexte nous allons commencer la prière », a déclaré Ougba Ben Amadou, Président de la jeunesse islamique du sixième arrondissement.
D’après lui, même s’il s’agit de faire une hutte, puis commencer la prière, et voir ensuite comment la sécuriser.
« C’est dans cette optique que nous nous sommes retrouvés pour ce partage », a-t-il ajouté.
Pour le démarrage des activités de la mosquée, Ougba Ben Amadou met surtout l’action sur la sensibilisation et l’aide du voisinage de ce lieu du culte.
“Il faut d’abord travailler le moral, et conscientiser les leaders, surtout le voisinage pour faire comprendre l’importance de nous aider à retourner et commencer la prière ».
/, l’homme assure qu’il y’aura une seconde activité de salubrité prévue pour le 8 avril sur le lieu de la prière :
« D’ici jeudi, on fera cette activité sur le site même de la mosquée », déclare-t-il.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/amnesty-international-logo-450×167.png” alt=”amnesty international logo” width=”450″ height=”167″ />
AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Après des décennies d’inégalités, de négligence et d’atteinte à leurs droits fondamentaux, les populations entravées par l’oppression ont été plus durement frappées par la pandémie.
Celle-ci a révélé les inégalités systémiques massives que subissent les personnes marginalisées ou sans emploi, le personnel de santé et les femmes, qui font partie des populations les plus fortement touchées.
Le rapport d’Amnesty indique que la pandémie de COVID-19 a été instrumentalisée par les dirigeant·e·s, qui l’ont utilisée pour intensifier la répression des droits humains.
La nouvelle secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, lance un appel pour une refonte des systèmes qui ne fonctionnent plus.
La pandémie de COVID-19 a révélé toute l’ampleur du terrible bilan des politiques délibérément clivantes et destructrices qui perpétuent les inégalités, la discrimination et l’oppression dans toute l’Afrique subsaharienne, souligne Amnesty International dans son rapport annuel rendu public mercredi 7 avril.
Dans toute la région, les effets dévastateurs des conflits armés dans des pays comme l’Éthiopie, le Mozambique, le Cameroun et le Nigeria ont été exacerbés par la pandémie, instrumentalisée par un certain nombre d’États afin de réprimer les droits humains. Des civils ont été tués et des personnalités politiques, des défenseur·e·s des droits humains et des militant·e·s ont été arrêtés, notamment en Angola, en Guinée et en Ouganda.
L’organisation y indique que, dans la majeure partie du continent, les affrontements entre les États et les groupes armés et les attaques contre les civils n’ont pas cessé et, dans certains cas, ont même pris de l’ampleur.
« Les conflits entre les États et les groupes armés ainsi que les attaques contre les populations civiles se sont poursuivis ou intensifiés dans la majeure partie de l’Afrique subsaharienne. En Afrique australe, les violentes tensions qui couvaient de longue date dans la province de Cabo Delgado (Mozambique) se sont envenimées et muées en un véritable conflit armé, tandis que dans la Corne de l’Afrique un conflit a éclaté en Éthiopie, dans la région du Tigré », a déclaré Deprose Muchena, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.
« Des groupes armés ont par ailleurs conservé des bastions en Afrique de l’Ouest et au Sahel, attaquant des civil·e·s au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria. Ils ont brisé de nombreuses vies, aussi bien au Cameroun qu’en République centrafricaine, ou encore au Tchad. En ripostant, les forces de sécurité ont commis elles aussi de graves violations des droits humains à l’encontre de la population civile. »
La pandémie a exacerbé les inégalités
Le Rapport 2020/21 montre que les populations qui étaient déjà les plus marginalisées, notamment les femmes et les personnes réfugiées, sont celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie, en raison des politiques discriminatoires décidées par les dirigeant·e·s de la région.
« La pandémie de COVID-19 a brutalement exposé et renforcé les inégalités dans toute l’Afrique subsaharienne. Les États doivent réinvestir d’urgence dans la population et “réparer” le système socio-économique, qui ne fonctionne plus, qui perpétue la pauvreté et les inégalités et qui laisse trop de personnes de côté », a affirmé Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
Le rapport d’Amnesty International montre qu’en raison des inégalités déjà existantes, les populations marginalisées, les personnes réfugiées, les personnes âgées, les femmes et le personnel de santé ont été touchés de manière disproportionnée par la pandémie, et que la violence liée au genre a exacerbé cette situation.
Le COVID-19 a davantage encore aggravé les conditions de vie déjà très précaires des personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes dans de nombreux pays, certaines d’entre elles se retrouvant piégées dans des camps sordides et privées de fournitures essentielles ou bloquées en raison du renforcement des contrôles aux frontières.
Par exemple, l’Ouganda, qui est le pays africain accueillant le plus grand nombre de réfugié·e·s, avec 1,4 million de réfugié·e·s recensés sur son territoire, a immédiatement fermé ses frontières au début de la pandémie, ne faisant pas d’exception pour les personnes réfugiées ou demandeuses d’asile qui voulaient entrer dans le pays. En conséquence, plus de 10 000 personnes ont été bloquées à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda.
Le rapport attire l’attention sur la nette augmentation du nombre de cas de violence domestique et liée au genre et sur le fait que, pour de nombreuses femmes, les obstacles à l’accès à une protection et à une aide se sont accrus à cause des restrictions du droit de circuler librement.
Ainsi, en Afrique du Sud, des informations communiquées en juin indiquaient que le nombre cumulé de femmes tuées par leur partenaire intime et d’enfants tués pas le partenaire de leur mère s’élevait à 21 ; au Nigeria, plus de 3 600 viols ont été enregistrés pendant le confinement décrété pour faire face à la pandémie de COVID-19. En République centrafricaine, l’ONU a recensé 60 cas de violences sexuelles liées au conflit, telles que des viols, des mariages forcés et des situations d’esclavage sexuel, entre juin et octobre.
Les professionnel·le·s de la santé ont travaillé dans des conditions insalubres et dangereuses
Sur tout le continent, de nombreuses personnes qui travaillaient dans le secteur informel se sont retrouvées sans revenu et sans protection sociale en raison des mesures de confinement et des couvre-feux. Les professionnel·le·s de la santé travaillaient dans des conditions insalubres et dangereuses en raison de la pénurie d’équipements de protection individuelle et de produits désinfectants.
En Afrique du Sud, par exemple, on comptait début août au moins 240 soignant·e·s morts des suites de la maladie COVID-19. En juillet, au Ghana, environ 2 065 soignant·e·s avaient contracté le coronavirus et six avaient succombé à des complications. En dépit de la charge de travail accrue et des risques professionnels supplémentaires, le personnel soignant n’était pas suffisamment indemnisé dans la plupart des pays.
Instrumentalisation de la pandémie pour intensifier la répression des droits humains
Le Rapport 2020/21 dresse en outre un tableau bien sombre des pays dans lesquels les autorités ont continué de restreindre les libertés pour freiner la pandémie.
Du Togo à l’Afrique du Sud, en passant par le Kenya et l’Angola, le rapport annuel montre que les États ont utilisé une force excessive pour faire respecter les mesures prises face au COVID-19.
« Dans de nombreux pays, les autorités ont bafoué le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique pour étouffer les critiques, arrêtant arbitrairement et tuant de nombreuses personnes qui manifestaient », a souligné Samira Daoud.
Le recours par les autorités à des lois réprimant pénalement les commentaires relatifs à la pandémie est devenu une constante prédominante. Les États ont utilisé le coronavirus comme prétexte pour continuer de réprimer le droit à la liberté d’expression, notamment en poursuivant en justice pour diffusion de « fausses nouvelles » des personnes ayant publié sur les réseaux sociaux des commentaires sur les mesures prises par les autorités gouvernementales face à la pandémie.
Le recours excessif à la force a entraîné plusieurs cas d’homicides multiples, notamment lors d’opérations visant à faire appliquer les mesures de lutte contre le COVID-19. Au Nigeria, les forces de sécurité ont tué des personnes parce qu’elles manifestaient dans la rue, réclamant le respect de leurs droits et de l’obligation de rendre des comptes.
Au Zimbabwe, au moins 10 personnes ont été tuées et des milliers d’autres — notamment des manifestant·e·s — ont été arrêtées et détenues arbitrairement dans le contexte de l’application des mesures prises pour faire face aÌ la pandeìmie de COVID-19. En Guinée, sept personnes ont été tuées pendant des manifestations contre les méthodes utilisées par les forces de sécurité pour faire appliquer les restrictions de circulation liées au coronavirus.
Certains dirigeant·e·s sont même allés jusqu’à profiter de la distraction provoquée par la pandémie pour réprimer les propos critiques sans rapport avec le virus, et perpétrer de nouvelles violations des droits humains. En Tanzanie, par exemple, les autorités ont intensifié la répression contre les militant·e·s de la société civile à l’approche des élections d’octobre, en restreignant notamment des droits humains tels que la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.
La répression des manifestations en Guinée a fait des dizaines de morts, des centaines de blessés et donné lieu à plus de 70 détentions arbitraires. Au Niger, des défenseurs des droits humains qui avaient lancé un appel à manifester contre la corruption ont été arrêtés de façon arbitraire.
En Côte d’Ivoire, des dizaines de personnes ont été arrêtées arbitrairement en août pour avoir participé à des manifestations contre le fait que le président Alassane Ouattara brigue un troisième mandat. Au Cameroun, où le Mouvement pour la renaissance du Cameroun avait réclamé la démission du président, les manifestations ont été interdites dans l’ensemble du pays et des centaines de manifestant·e·s ont fait l’objet d’arrestations arbitraires.
« Les institutions régionales n’ont pas su faire en sorte que les États respectent leurs principes fondateurs relatifs à la protection des droits humains. Des pays comme le Bénin et la Côte d’Ivoire ont contribué à la fragilité des institutions régionales comme la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples en empêchant les particuliers et les ONG de saisir directement la Cour », a déclaré Deprose Muchena.
« La pandémie a cruellement mis en évidence l’incapacité des pays à coopérer efficacement en période de grandes difficultés à l’échelle mondiale. La seule voie possible pour échapper à ce bourbier passe par la coopération internationale. Les États doivent veiller à ce que les vaccins soient rapidement disponibles pour tous et toutes, partout, et gratuitement là où les soins sont prodigués. Les entreprises pharmaceutiques doivent partager leurs connaissances et leurs technologies afin que personne ne soit laissé de côté. Les membres du G20 et les institutions financières internationales doivent alléger la dette des 77 pays les plus pauvres afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires et se relever après la pandémie. »
Voyant leur confiance trahie par leurs gouvernements, des populations ont manifesté dans le monde entier
Les politiques rétrogrades ont incité de nombreuses personnes à rallier des combats menés de longue date, comme avec le mouvement #ZimbabweanLivesMatter, les manifestations contre les violations constantes des droits humains et le mouvement #EndSARS au Nigeria, ou encore le mouvement #ShutItAllDown, visant à attirer l’attention des médias sur les violences liées au genre en Namibie.
Le Rapport 2020/21 fait état de nombreuses victoires importantes remportées en 2020, auxquelles ont contribué les militant·e·s des droits humains. Une nouvelle loi a par exemple été adoptée au Soudan pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Après un travail de campagne mené pendant des années par Amnesty International et d’autres organisations, la Sierra Leone a quant à elle annulé une interdiction faite aux jeunes filles enceintes de poursuivre leur scolarité et de passer des examens.
« En 2020, le leadership n’est pas venu du pouvoir ni des privilèges. Il est venu des innombrables personnes qui ont manifesté pour réclamer un changement. Nous avons assisté à un déferlement de soutien en faveur de #EndSARS et #ZimbabweanLivesMatter, ainsi qu’à des mouvements publics de protestation contre la répression et les inégalités d’un bout à l’autre du continent. C’est sous l’impulsion, dans le monde entier, de gens ordinaires et des défenseur·e·s des droits humains — intervenant souvent au péril de leur propre sécurité — que nous avons continué d’avancer. Ces personnes se trouvent à l’avant-garde du combat pour un monde meilleur, plus sûr et plus égalitaire », a déclaré Samira Daoud.
« Nous nous trouvons à la croisée des chemins. Il nous faut éliminer les entraves qui détruisent la dignité humaine. Il nous faut repartir sur de nouvelles bases afin de construire un monde fondé sur l’égalité, les droits humains et l’humanité. Nous devons tirer les leçons de la pandémie et nous rassembler pour œuvrer ensemble de façon créative et courageuse afin que toutes les personnes soient sur un pied d’égalité », a ajouté Deprose Muchena.
– FIN –
Pour obtenir de plus amples informations ou solliciter une interview, veuillez prendre contact avec le service de presse d’Amnesty International au +44 20 7413 5566 ou par courriel : press@amnesty.org ou jess.owen@amnesty.org.
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Bangui ( République centrafricaine ) – La ville d’Owerri, dans le Sud-Est du Nigeria, vivait mardi dans la peur de représailles, au lendemain de l’évasion de 1.800 détenus de la prison attaquée à l’explosif par des hommes armés.
Bien que les autorités aient appelé la population à “continuer à vaquer à ses occupations” et assuré contrôler la situation, les habitants d’Owerri craignent de sortir de chez eux./////////////.
“Les équipements de la police et de l’armée ont été entièrement détruits et vous me demandez s’il y a de l’appréhension” à propos de ce qu’il va se passer ensuite?, demande George Onyemuwa, un habitant./////////////.
“Les gens ont peur des représailles, donc moi je prends mon temps” avant de sortir de chez moi, explique-t-il, “nous ne savons pas qui est responsable de cette attaque, mais les autorités doivent agir”. /////////////.
“Il y a beaucoup d’appréhension et pas seulement à Owerri, mais dans toutes les villes autour”, raconte à l’AFP le journaliste local Damian Duruiheoma./////////////.
“Beaucoup ont peur que les détenus aillent se venger sur ceux qui les ont conduits en prison et les autres ont peur des représailles” des forces de sécurité contre la ville, poursuit-il./////////////.
Dans la nuit de dimanche à lundi, plus de 1.800 détenus se sont échappés de la prison d’Owerri, dans l’Etat d’Imo, au cours d’une attaque perpétrée par “des hommes armés” qui ont fait exploser la porte d’entrée et fait sortir les détenus. /////////////.
La police nigériane a accusé directement le groupe indépendantiste biafrais IPOB (The Indigenous People of Biafra) d’être à l’origine de cette attaque mais celui-ci s’en est défendu par la voix de son porte-parole, qualifiant ces accusations de “mensongères” et “fallacieuses”. /////////////.
Les tensions restent fortes entre les groupes sécessionistes biafrais – qui réclament un Etat indépendant dans le Sud-Est du Nigeria – et le pouvoir central nigérian, 50 ans après la terrible guerre civile du Biafra (1967-1970) qui a fait près d’un million de morts, en majorité issus de l’ethnie igbo./////////////.
Fin janvier, des violences avaient éclaté à Owerri entre l’armée et des communautés locales, faisant au moins un mort. /////////////.
Le système judiciaire nigérian est particulièrement corrompu et lent, et plus de 70% des détenus n’ont jamais eu de procès. Des dizaines de milliers d’entre eux croupissent, oubliés, derrière les barreaux des prisons à travers le pays.
La rhétorique guerrière de l’ambassadeur russe en Centrafrique
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ambassadeur de Russie en Centrafrique Vladimir Titorenko s’illustre par des méthodes agressives aux antipodes des usages diplomatiques et s’en prend violemment à Anicet Georges Dologuélé, chef de l’opposition interne au Président Touadera.
Vladimir Titorenko est né le 6 août 1958 à Moscou. Diplômé de l’institut d’État des relations internationales de Moscou (МГИМО) en 1981, il commence la même année à travailler au ministère des Affaires étrangères d’URSS. En 1994, Titorenko publie sa thèse sur la politique étrangère égyptienne de l’après Nasser. Ce diplomate arabophone, francophone et anglophone occupe entre 1994 et 1999 un poste de conseiller à l’ambassade de Russie en Irak. Ensuite, il devient conseiller en chef du département du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord du ministère des Affaires étrangères (1999-2000) puis Directeur adjoint de ce Département (2000-2002). /////////////.
« L’Ordre du courage » en Irak/////////////.
A partir du 29 Mars 2002, Vladimir Titorenko est nommé au poste d’ambassadeur de Russie en Irak. Après l’invasion de l’Irak par l’armée américaine et ses alliés en mars 2003, la mission diplomatique russe reste à Bagdad jusqu’à ce que les forces de la coalition attaquent la ville. Lors de l’évacuation de l’ambassade, qui débute le 6 avril 2003, le convoi diplomatique essuie les tirs des troupes américaines et plusieurs personnes ont été blessées, dont Titorenko lui-même. Titorenko sera à la suite de cet évènement décoré par Vladimir Poutine de l’Ordre du courage. /////////////.
Le 8 Décembre 2003, il est nommé ambassadeur de Russie en Algérie, une fonction qu’il occupera jusqu’au 15 Février 2007 avant d’être nommé Directeur adjoint du Département des défis et menaces émergents au Ministère russe des Affaires étrangères./////////////.
Chicayas avec les Qataris/////////////.
Le 9 Novembre 2009, Vladimir Titorenko est nommé ambassadeur de Russie au Qatar. Le 29 novembre 2011, il est arrêté par les autorités locales qui cherchent à le forcer à ouvrir sa valise diplomatique, ce qu’il refuse. Après une altercation brutale sur fond de différends avec les Qataris au sujet de la crise syrienne, Moscou rappelle Titorenko au début de l’année 2012. /////////////.
Il occupera ensuite les fonctions de Directeur adjoint du Département de l’appui linguistique (jusqu’en 2013) puis Directeur adjoint du département Centre de crise situationnelle au Ministère des Affaires étrangères russes./////////////.
Centrafrique, une dernière affectation./////////////.
Le 15 Janvier 2019, Vladimir Titorenko est nommé ambassadeur de Russie en République Centrafricaine remplaçant à ce poste à l’âge Sergei Lobanov. Fonctionnaire du Ministère des Affaires Etrangères originaire de Moscou alors âgé de 60 ans, Titorenko ne peut que constater à son arrivée l’influence très importante du conseiller en sécurité à la Présidence centrafricaine Valery Zakharov. Lequel Zakharov, originaire de Saint Pétersbourg, dirige les éléments russes affectés à la garde présidentielle. Très présent dans la vie politique centrafricaine, il rend compte depuis 2018 à Yevgeny Khodotov et Yevgeny Prigozhin, le sulfureux homme d’affaires proche de Vladimir Poutine considéré́ comme le dirigeant et financier officieux de la société́ PMC Wagner qui intervient en Centrafrique./////////////.
Proche du Premier Ministre Firmin Ngrebada, l’expérimenté fonctionnaire du MAE russe Titorenko – pour qui la RCA est probablement la dernière affectation – n’entend pas pour autant s’effacer devant Zakharov. Il entend bien au contraire s’illustrer dans les médias et adopte pour cela une dialectique guerrière bien loin des usages diplomatiques que cultive à l’inverse Zakharov./////////////.
L’Union Européenne dans le viseur/////////////.
Le 29 août 2019, dans une interview accordée au journal local Ndjoni Sango, Titorenko explique ainsi que le rôle des instructeurs russes aux côtés des FACA selon lui comble les failles de la formation donnée par la mission européenne d’entrainement EUTM-RCA. Il n’hésite pas à affirmer au cours de cette interview que « cette formation est assez faible, pour cela après avoir passé la formation à l’EUTM, il est indispensable de les reformer, ce à quoi s’attèle les instructeurs russes. »/////////////.
Le 19 Mars 2021, dans une interview accordée au média RFI, Titorenko déclare sans sourciller que « la société Wagner est le produit d’une imagination, cela n’existe pas. Selon la loi russe, les sociétés militaires privées sont interdites. Ici, il y a une mauvaise compréhension. Les instructeurs russes ne travaillent pas comme les représentants d’une société privée de la Russie, mais ils travaillent selon leur contrat, avec le ministère de la Défense. Ils ne peuvent être considérés, ni comme des mercenaires ni comme des représentants de sociétés privées militaires »./////////////.
Le chef de l’opposition agressé/////////////.
Dans une conférence de presse tenue à Bangui le 29 mars 2021, à la veille de l’investiture de Faustin-Archange Touadera, Vladimir Titorenko a non seulement accusé le chef de file de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé, d’être de connivence avec la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Le diplomate s’en est pris également au Tchad qui ne jouerait selon pas pas franc jeu avec son voisin centrafricain en ne sécurisant pas sa frontière sud. /////////////.
Après que Dologuélé se soit exprimé sur cette sortie dénonçant une ingérence dans les affaires intérieures de la RCA (« Je suis scandalisé, je suis indigné parce que c’est un ambassadeur. Il est accrédité auprès des autorités de mon pays, Il n’a pas à donner son opinion sur les gens. Et il n’a pas à inventer des histoires sur les hommes politiques. Il sort complètement de son rôle, parce qu’il n’est pas là pour donner des bons ou des mauvais points. ») et que le Tchad ait officiellement condamné les propos de l’ambassadeur Titorenko, celui-ci a de nouveau jeté de l’huile sur le feu./////////////.
Lors d’une audience accordée au Président Touadéra le 2 Avril 2021, Titorenko a ainsi répliqué en ces termes : « Je voudrais utiliser cette chance pour m’adresser à M. Dologuélé́ qui hier a déclaré́ que l’ambassadeur de Russie se croit plus centrafricain que les centrafricains. Je veux lui dire que c’est vrai parce que la Russie, l’ambassadeur russe et chaque russe sont beaucoup plus centrafricain que lui qui a soutenu Bozizé́ et qui a demandé́ la démission du Président, du gouvernement. La Russie et les russes sont centrafricains comme ceux qui sont loyaux pour le gouvernement légitime et le Président de la République. »/////////////.
Alors que le Président centrafricain vient tout juste d’être investi pour un second mandat dans un contexte politique et sécuritaire extrêmement tendu, cette escalade verbale inquiète les observateurs politiques qui craignent que ces provocations ne viennent encore plus exacerber les tensions au sein de la société centrafricaine et dans la sous-région et ne sape le nécessaire dialogue avec les forces vives de la nation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/immeuble-habritant-lambassade-de-la-Russie-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique” width=”450″ height=”337″ />immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 16:04:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement du Tchad a annoncé qu’ils était « surpris des propos tenus par l’ambassadeur de la Russie lors de sa conférence de presse tenue à la veille de l’investiture du Président Touadera à Bangui le 29 mars 2021 ». À son tour, l’ambassade de la Russie en rca se dit surpris du communiqué de presse du gouvernement tchadien en date du 3 avril 2021.
« L’Ambassade de la Fédération de Russie en RCA est surprise du communiqué de presse, publié par le Ministère des Affaires Étrangère de l’intégration Africaine et des tchadiens de l’étranger le 3 avril 2021 ». Et de poursuivre que « L’Ambassadeur de la Russie en République Centrafricaine n’a jamais accusé le gouvernement tchadien de quelque ce soit ». D’après ce communiqué, l’ambassade de la Russie en RCA Russie compte sur le soutien de la République du Tchad dans la stabilisation de la situation en RCA .
« En revanche, l’Ambassade de Russie en RCA compte sur le soutien de la République du Tchad dans la stabilisation de la situation en RCA et considère ce pays comme un acteur clé dans le développement de la région », a-t-il mentionné avant de réfuter les accusations portées contre son ambassadeur en RCA :
« L’Ambassade de Russie prie les autorités tchadiennes de vérifier les informations pour ne pas défigurer la réalité. Nous appelons l’attention sur le fait que ce n’est pas la première foi que les journalistes lui cillent les paroles de F Ambassadeur de Russie en RCA », et d’ajouter que : « Lors de la conférence de presse qui a eu heu le 29 mars 2021 et a laquelle ni les représentants de l’Ambassade du Tchad, ni les journalistes tchadiens n’ont été présents. Monsieur P Ambassadeur a appelé tous les pays voisins de la RCA a sécuriser la frontière afin de mettre fin à la circulation illégale des armes et des hommes au nom de la paix et la stabilité «
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.” width=”450″ height=”253″ />des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 14:10:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-préfecture d’Aba, située au nord-ouest de la ville de Bouar, contrôlée depuis plusieurs années par les rebelles du mouvement 3R, membres du CPC, est reprise depuis hier par les éléments des forces armées centrafricaines, appuyées par les Mercenaires russes et les troupes rwandaises. Les rebelles, surpris par cette offensive, se retirent de la ville.
Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les hommes armés qui occupaient la sous-préfecture de Aba ont été chassés hier lundi 5 avril par les éléments des forces armées centrafricaines. Selon les informations, ces rebelles auraient pris fuite vers le village Bouli, situé à plus de 150 kilomètres de Carnot sur l’axe Amadagaza.
Informées de cette situation, les forces loyalistes auraient réquisitionné auprès des conducteurs des motos-taxis pour les devancer.
Pour l’heure, les rumeurs de la fuite de ces hommes armés vers Carnot inquiètent les populations locales.
Rappelons que la sous-préfecture de Aba est devenue il y a quelques mois le bastion des rebelles du mouvement 3R depuis leur chasse par les forces de la Minusca. Cependant, le nombre des exactions commises dans la région contre les civils se multiplie par dizaine, et les circulations dans le secteur sont strictement contrôlées par des rebelles qui n’hésitent plus à infliger de lourdes sanctions corporelles et financières contre les motocyclistes ainsi que les automobilistes et les piétons. Au même moment, sur des chantiers miniers locaux, le 3R s’emploie à rehausser le niveau de sécurité tout en imposant une nouvelle taxe aux artisans miniers, pour la plupart des étrangers venus des pays d’Afrique de l’Ouest ou du centre.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Prestation-le-30-mars-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-450×300.jpg” alt=”Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera
Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’investiture le 30 mars 2021 du président Faustin Archange Touadera à quelques heures de la fin de son premier mandat, commence à susciter des réactions de certains commentateurs de la vie politique centrafricaine. Pour ces derniers, le président Faustin Archange Touadera n’est pas constitutionnellement le président de la République de Centrafrique. En cause, la violation de la Constitution par son investiture.
Si la proclamation définitive de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 a été dite en adéquation à la Constitution, l’investiture, elle, n’a pas été organisée dans le délai prescrit par la Constitution.
D’après les articles 37 de la Constitution du 30 mars 2016, « les résultats de l’élection présidentielle sont proclamés par la Cour Constitutionnelle quinze (15) jours au plus tard après la publication provisoire par l’Autorité nationale des élections ».
L’alinéa 2 du même article stipule : « L’investiture, par la Cour Constitutionnelle, du Président élu intervient dans un délai de quarante-cinq (45) jours au plus tard après que la Cour ait validé le contentieux électoral ».
En proclamant les résultats définitifs de l’élection présidentielle à un jour avant l’expiration du délai constitutionnel imparti, le 18 janvier 2021, la Cour, a, par la même occasion, vidé tous les contentieux relatifs au scrutin présidentiel. Pour preuve, il n y’avait aucune audience dans ce sens depuis le 18 janvier 2021. Son investiture est intervenue 70 jours après la décision de la Cour est un non-événement, une violation de l’article 37 alinéa 2 de la Constitution. De ce fait, la République centrafricaine n’a pas un Président à sa tête.
Pour un juriste centrafricain contacté par CNC, en plus de la question de la légitimité qui colle à la peau du président Faustin Archange Touadéra, s’ajoute désormais la question de la légalité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/camion-humanitaires-bloques-par-les-rebelles-a-Bakouma-2-338×450.jpg” alt=”Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma” width=”338″ height=”450″ />
Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 05:27:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le mardi 23 mars dernier, un convoi des véhicules humanitaires a fait l’objet d’un braquage spectaculaire dans la sous-préfecture de Bakouma, située à 130 kilomètres au nord de la ville de Bangassou, et à 864 kilomètres à l’est de Bangui. Il s’agit des véhicules de l’agence des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA) qui ont été braquées par un groupe d’hommes lourdement armés, identifiés comme des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Aussitôt, les proches du régime de Bangui accusent l’agence humanitaire de l’ONU d’avoir livré tout simplement les rebelles, tandis que ces derniers accusent OCHA d’avoir transporté parmi les humanitaires des soldats de l’armée nationale.
Une semaine après la sortie médiatique du burkinabé Harouna Douamba, proche du pouvoir en Centrafrique, au sujet du braquage de sept véhicules humanitaire à Bakouma par les rebelles du CPC, ces derniers ont finalement donné leur version des faits, et accusent l’agence des Nations unies chargée des affaires humanitaires (OCHA) d’avoir transporté clandestinement les soldats FACA à leur arrivée à Bakouma.
« Les humanitaires, quand ils sont arrivés à bord de neuf véhicules, à Bakouma, ils ont commencé d’abord à distribuer des biscuits à la population. Nous sommes à côté, nous les observons jusqu’à la fin du partage. Déjà, nous soupçonnons quatre hommes qui ressemblent aux militaires dans l’un de leurs pick-up doubles cabines. Et lorsque l’équipe se prépare à rentrer, nous leur demandons de revenir nous voir. Ce qu’ils ont fait, et nous leur demandons si l’on peut fouiller leur véhicule, ils acceptent. C’est au moment de la fouille du premier véhicule que l’un des pick-up que nous soupçonnons avec des militaires à bord prend la fuite à destination de Bangassou. Nous n’avons rien dit. Nous poursuivons notre fouille jusqu’à retrouver de nombreux effets militaires à bord, y compris des chargeurs et des munitions, et l’équipe reconnaît leur faute. C’est à partir de là que nous conduisons les autres membres de l’équipe dans l’unique camion humanitaire et nous leur avons demandé de rentrer », a déclaré le chef de le CPC à Bakouma.
Les rebelles reconnaissent avoir confisqué les sept véhicules humanitaires sans plus de précision. Ils ont dit qu’il y’avait neuf véhicules en tout, dont un camion avec l’enseigne de WWF sur les cabines.
Contactée par CNC, l’agence humanitaire des Nations unies n’a pas voulu faire des commentaires.
Notons qu’après cet incident, le ministre de la Sécurité publique ordonne à toutes les agences humanitaires de faire valider désormais leur ordre de mission à la gendarmerie de Bangui avant leur départ.
Depuis le coup d’État manqué du 13 janvier dernier, les ONG internationales humanitaires ont de sérieuses difficultés à faire leur travail sur le terrain, tant du côté des rebelles que du pouvoir. Il y a quelques jours, un responsable de l’ONG humanitaire allemande a été interpellé et placé en détention. Le pouvoir soupçonne son organisation d’avoir fait le jeu des groupes armés.
Par Félix Ndoumba
Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou
Alain Nzilo
Directeur de publications
Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892
Email : alainnzilo@gmail.com
Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNCVéhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Arrivee-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-au-stade-20-000-place-le-27-mars-2021.-450×338.jpg” alt=”Un mercenaire russe à l’arrivée du chef de l’État Touadera au stade 20 000 place le 27 mars 2021 par CNC” width=”450″ height=”338″ />Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le hold-up électoral réalisé, le Président TOUADERA adopte une attitude luciférienne, caractérisée par la négation de la vie humaine, l’interdiction de la libre circulation, la volonté de neutralisation ou d’élimination systématiquement des Leaders Politiques de l’opposition, et assiste impitoyable à la guéguerre d’empoisonnements entre les principaux Dignitaires du MCU.
Les mots cynisme, cruauté, inique, méchanceté, monstruosité ne suffiraient pas pour qualifier ou expliquer le refus systématique du Président TOUADERA d’autoriser le Président de l’URCA, l’ancien Premier Ministre Anicet Georges DOLOGUELE de quitter la République de Bangui pour urgence sanitaire et l’interdiction faite à l’ancien Premier Ministre ZIGUELE, Président du MLPC, de répondre à une invitation au Niger. Le refus opposé au Président DOLOGUELE me rappelle cyniquement la fin de non-recevoir qui m’avait été réservée en septembre 2018, lorsque j’avais sollicité son accord exceptionnel d’autoriser le Ministre des Finances à me verser une partie de mes arriérés de salaire, afin d’aller consulter mon néphrologue dans le Morbihan (Bretagne) pour des contrôles médicaux périodiques.
Un Chef d’Etat qui dénie à un citoyen, de surcroît un Leader Politique, le droit d’aller se soigner ailleurs et à ses propres frais, faute d’un plateau sanitaire national conséquent et qui interdit la libre circulation, est plus que cruel, parce que ce Chef d’Etat ne se comporte pas en bon père de famille comme l’exige la Constitution de la République. Pourrait-on parler d’apostasie ou de psychopathie politicienne ou encore de psychose préalable à une éventuelle perte du pouvoir politique ? Et si psychose préalable à la perte de son pouvoir il y a, A QUI LA FAUTE ?
La faute n’incombe qu’au Président TOUADERA qui a rendu de plus en plus chancelant son fauteuil présidentiel avec son grossier hold-up électoral ; en conséquence, il ne peut en vouloir aux Leaders Politiques qui n’ont fait que leurs devoirs politiques de décrier et récuser ses dérives dictatoriales depuis 2016, ou/et proposer d’autres alternatives face à son incapacité de gouverner. Si cette année 2021 semble sonner le glas de son pouvoir personnel et arbitraire, le Président TOUADERA se doit de s’assumer, parce qu’il a lui-même empoisonné son premier mandat, obtenu avec la complicité des parents de l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA et des Dignitaires du KNK, en commettant les fautes de haute trahison ci-après :
^ Le parjure,
^ Les nombreuses violations de la Constitution de la République,
^ Les mensonges d’Etat, les refus des évidences politiques et les nombreux scandales financiers en tous genres,
^ Les mépris, humiliations et frustrations faits au Peuple centrafricain par la sibylline amnistie octroyée aux groupes armés, déclarés partenaires officiels et auteurs des tueries de masse,
^ La transformation de la République, déj à bananière, en un El Dorado où se côtoient tous les mafieux, en une jungle où les assassinats politiques se font à la formule western, au vu et au su de tout le monde par une milice criminelle à la solde du pouvoir.
^ L’exploit de mener le pays dans une galerie en cul de sac, avec la CPC qui contrôle l’unique voie de sortie, empêchant ainsi toute curviligne.
Son refus d’autoriser l’ancien Premier Ministre DOLOGUELE de quitter cette République de Bangui, ne s’explique que par l’aigreur due au présentiment d’une éventuelle perte du pouvoir politique, et constitue une négation politique de la vie humaine qui est sacrée, affirmée et proclamée par:
La Charte de MANDÉN, première Déclaration des Droits Humains, proclamée à Kourougan Fouga ( Mali) en 1222 : ‘’Une vie est une vie’’, ‘’Que nul ne s’en prenne gratuitement à son voisin, que nul ne cause du tort à son voisin, que nul ne martyrise son semblable’’, ‘’ le tort demande réparation’’, Veille sur la patrie’’,
La Constitution de la République du 30 Mars 2016, à travers ses articles 1er, 2, 5, 38 et autres,
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, à travers ses articles 1er, 2, 3, 12, 13, 15 et autres,
La Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance à travers ses articles 3-1 et 4-1,
Le Protocole sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, de la Conférence Internationale des Régions du Grand Lac-CIRGL, à travers ses articles 1-a, 2-n et 38.
Le CORAN, VI, 151 : ‘’ Ne tuez pas la personne humaine, car ALLAH l’a déclarée sacrée’’
Outre ce mépris de la vie humaine, nous voilà sidérés par la volonté politique du Président TOUADERA de neutraliser par tous moyens les Leaders Politiques de l’opposition, notamment DOLOGUELE Anicet Georges, MECKASSOUA Abdou Karim et ZIGUELE Martin, en voulant actionner le levier de la Justice Centrafricaine, ayant certainement réalisé la dangerosité ou l’impossibilité d’utiliser ses requins. Procédant de la sorte, le Président TOUADERA veut concrétiser sa farouche volonté de s’accrocher au pouvoir à tous prix, par l’instauration d’une dictature réelle que nous avons décriée sibylline en 2018. Mais tout Peuple ou tout Citoyen, brimé, opprimé a droit à la désobéissance et à la résistance ou à la révolution.
Le Président TOUADERA continue de scier la branche sur laquelle il est assis, avec une XYZème violation de la Loi fondamentale de la République, des Accords Internationaux régulièrement ratifiés. Mais la Loi reste et demeure la LOI. Elle finit toujours par rattraper le hors-la-loi dans des circonstances auxquelles il ne s’y attendait pas, et c’est en ce moment que le hors-la-loi rattrapé comprend la dureté de la LOI : ‘’Dura Lex, Sed Lex’’, La Loi est dure, mais c’est la Loi ( DOMITIUS ULPANIUS). Et oui, et c’est toujours vrai que l’après-pouvoir est très dur à assumer, par un Chef d’Etat qui s’était fait gangster de la République.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Zied-al-zarzour-de-ledger-450×300.jpg” alt=”Zied al-zarzour de ledger” width=”450″ height=”300″ />Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui
Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 03:47:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux mois après sa cavale à la prison de l’OCRB à Bangui, monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz continue d’apparaître sous le feu des radars des journalistes. Cette fois, c’est la tentative de fuite à l’étranger du directeur administratif et financier de l’hôtel Ledger Plazza, soupçonné d’avoir joué un rôle important dans la cavale du colonel Daz. Interpellé à l’aéroport international de Bangui Mpoko, l’homme est placé depuis trois jours à la résidence surveillée à Bangui.
Un mois après le placement sous mandat de dépôt de monsieur Serge-Bertrand Moholo alias moral américain, chef de service d’intervention de l’OCRB, puis celle de monsieur MATHURIN Kpem Wei , chef de poste de l’OCRB ainsi que deux auxiliaires de police, soupçonné d’avoir joué un rôle important dans la cavale du sulfureux Amadou Danzoumi Yalo, c’est le tour de l’équipe dirigeante de l’hôtel Ledger de Bangui d’être sous le regard de la justice centrafricaine.
Il y’a près d’un mois, l’arrestation et le placement en détention de Monsieur Ézéchiel, l’un des deux gardes du corps du Libyen Zied Khalifa Zarzour semble sonner la fin de règne de ce dernier en rca.
Placé à la résidence surveillée, le passeport libyen de Monsieur Zied Khalifa Zarzour a été confisqué par les autorités du pays, tout comme celui du Directeur de l’hôtel Ledger, le tunisien Rimes Ben Salem. Cependant, le directeur administratif et financier (DAF) de l’hôtel, qui tente de s’échapper de la justice centrafricaine le 3 avril, a été empêché de quitter le territoire national. Son passeport a également été retiré par le commissaire de l’aéroport sur instruction de son ministre.
Une affaire qui commence à faire beaucoup de bruit dans l’entourage de la famille Danzoumi Yalo qui est toujours en cavale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 03:42:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le retour des rebelles du mouvement armé 3R, membres du CPC à Ngaoundaye, la ville est plongée dans l’insécurité totale. Il ne passe jamais un jour sans qu’un acte de braquage ou d’exaction soit commis par des hommes en armes malgré la présence des forces de la Minusca dans la ville.
Six jours après l’investiture du chef de l’État Faustin Archange Touadera pour un second mandat à la tête du pays, la situation sécuritaire reste volatile dans certaines régions de la RCA. Des scènes de braquages sont signalées à Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé, ceci après l’incursion des éléments de 3R, membres du CPC dans la ville.
Selon des sources locales, la présence de ces hommes en armes inquiète la population qui est à la merci de ces rebelles. Pour les habitants, la présence du contingent Bangladesh de la Minusca ne donne aucune assurance face à cette situation qui ne fait qu’empirer. Ils appellent le gouvernement afin de déployer les soldats FACA dans la ville.
Cependant, à Markounda, le chef du CPC de la ville a démenti l’information publiée par CNC faisant état d’insécurité grandissante dans la ville. D’après lui, la ville est calme, et il n’y a aucun acte de braquage, d’enlèvement, ou encore d’exécution sommaire de la population. Or, selon notre correspondant dans la région, la présence de ces hommes en armes les inquiète sérieusement.
Notons que les Mercenaires russes sont à Nana Boguila et à Paoua, non loin de Markounda, devenue une base arrière des rebelles du CPC.
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 18 personnes ont été tuées et 54 blessées dans des affrontements tribaux depuis samedi à El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, dernières violences meurtrières en date dans cette région troublée de l’ouest du Soudan, a-t-on appris auprès du Comité central des médecins soudanais.
“Nous avons dénombré 18 morts et 54 blessés”, a indiqué lundi le Comité dans un communiqué, ajoutant que les blessés étaient soignés à l’hôpital universitaire de l’El-Geneina./////////////.
Selon Abdelrahman Ahmed, un témoin interrogé par l’AFP, les affrontements étaient toujours en cours lundi et “se sont étendus à la banlieue ouest (d’Al-Geneina)”./////////////.
Le Comité des médecins, un organisme fondé en 2016 pour représenter la communauté médicale, a ajouté qu’une ambulance transportant des blessés a également été attaquée./////////////.
Les hôpitaux continuent de recevoir des victimes, a-t-il ajouté./////////////.
D’autres affrontements tribaux avaient eu lieu en janvier au Darfour, faisant plus de 200 morts, un peu plus de deux semaines après la fin de la mission de paix conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine (Minuad)./////////////.
Ces affrontements opposent généralement les tribus arabes nomades aux cultivateurs locaux darfouris./////////////.
Le conflit au Darfour avait éclaté en 2003 entre des forces du régime de l’ex-président Omar el-Béchir, destitué en avril 2019 sous la pression de la rue, et des membres de minorités ethniques s’estimant marginalisées. /////////////.
Les violences ont fait quelque 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l’ONU./////////////.
En octobre 2020, le gouvernement de transition, mis en place après la chute d’Omar el-Béchir, a signé un accord de paix avec plusieurs groupes rebelles, notamment du Darfour. Mais certains groupes insurgés de cette région n’ont pas signé cette paix.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 avril 1, 15:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le président russe Vladimir Poutine a signé un décret lui permettant de faire deux mandats supplémentaires au Kremlin à l’issue de son mandat actuel qui s’achève en 2024, selon un document publié ce lundi sur le site du gouvernement.
Ce texte, qui permettrait potentiellement à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036 s’inscrit dans la droite ligne des réformes constitutionnelles mises en œuvre l’an dernier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”5 combattants de la seleka avec leurs armes” width=”450″ height=”326″ />Les combattants rebelles de l’UPC.
Markounda, République centrafricaine, lundi, 5 avril 2021, 15:03:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les Mercenaires russes de la société Wagner s’approchent dangereusement de la ville depuis quelques semaines, les rebelles du MPC et de 3R, membres du CPC n’arrêtent pas de commettre de multiples exactions sur les populations locales. Des cas de viol, d’assassinat et de vol sont monnaie courante, et les habitants appellent le gouvernement à l’aide.
La ville de Markounda, située à la partie nord de la préfecture de l’Ouham dont elle constitue l’une des cinq sous-préfectures, est secouée depuis un certain temps par les exactions des groupes armés, devenus membres de la coalition des patriotes centrafricains pour le changement (CPC).Mais ces derniers mois, avec la reprise de la ville de Bossangoa, puis de Nana-Boguila par les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes et les troupes rwandaises, ces rebelles du CPC se sont tous repliés à Markounda, plus au Nord, à une centaine de kilomètres de la ville de Bossangoa. Les habitants se plaignent de la montée de l’insécurité. Ils déplorent chaque jour au moins un cas d’enlèvement ou d’exécution sommaire de la part des éléments du CPC.
Dépassés par ce climat de terreur, ils appellent les autorités à déployer les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais dans la localité pour rétablir l’ordre.
Rappelons qu’en décembre dernier, les rebelles ont braqué les véhicules de la candidate indépendante aux législatives, madame Béatrice Epaye à Markounda, et boycotter le scrutin dans la ville.