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RCA : Le 12 juin 2021 restera à jamais gravé dans notre mémoire collective comme une journée citoyenne de défense d’une cause nationale politiquement juste

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 15 juin 2021, 03:53:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 12 juin 2021 restera à jamais gravé dans notre mémoire collective comme une journée citoyenne de défense d’une cause nationale politiquement juste par les Centrafricaines et les Centrafricains de la diaspora européenne, imbus d’un patriotisme politique orgueilleux et jaloux, soucieux d’avoir de Gouvernants dignes et conséquents qui doivent privilégier les relations d’État à Etat, fondées sur les sacro-saints principes de la diplomatie comme une vitrine nationale et une industrie de devises et non une diplomatie reposant sur le mercenariat d’État sur fond de la mafia, de pillages et de crimes.

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L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

Ce 12 juin 2021 a été et restera une journée où des Centrafricaines et des Centrafricains convaincus de l’importance d’une diplomatie comme un instrument indispensable facilitant le partenariat de développement, un tremplin pour la solidarité de proximité ou sous-régionale, ont plaidé pour une conception audacieuse de la diplomatie centrafricaine en terme de diversification des relations diplomatiques et non en terme d’alignement politique, parce qu’on ne peut pas quitter la gueule du loup pour celle de l’ours.

 

Donc, ce 12 juin 2021 a été une journée d’une légitime plaidoirie faite par des Centrafricaines et des Centrafricains de la diaspora européenne pour que la diplomatie centrafricaine retrouve toutes ses lettres de noblesse dans le grand respect des valeurs africaines prônées par la Charte du MANDÈN, proclamée à Kouroukan Fouga en 1222 (Mali) et la Convention de Viennes. Ces Centrafricaines et Centrafricains, sans complaisance, en terre française et devant l’ambassade de la Fédération de la Russie à Paris, ont condamné le mercenariat d’État que les Autorités Politiques de Bangui entretiennent, voilà quatre (4) ans, avec la société de mercenariat Wagner, une société de droit privé dont les ramifications plongent dans la mafia.

 

Respects et considérations aux douze (12) Apôtres qui ont été les initiateurs-organisateurs-facilitateurs de cette journée citoyenne d’interpellation et de condamnation des relations diplomatiques de Centrafrique avec la Fédération de la Russie fondée sur le mercenariat d’État par la société Wagner interposée.

 

Que cette journée patriotique et citoyenne porte ses semences en inspirant d’autres pour la défense des causses nationales politiquement justes.

 

Respects et considérations.

 

                                                                                                                                          WAFIO  Jean  Serge

                                                                                                                            Président Fondateur du PDCA

 

République centrafricaine, aperçu des incidents touchant les travailleurs humanitaires en mai 2021

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 15 juin 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La République centrafricaine est l’un des endroits les plus dangereux pour le personnel humanitaire avec 229 incidents affectant les travailleurs humanitaires au cours des cinq premiers mois de 2021, contre 154 au cours de la même période en 2020. La population civile supporte le poids des tensions prolongées et de l’augmentation de la violence armée dans plusieurs régions du pays.

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Un casque bleu analyse un endroit où des engins explosifs ont été trouvés en avril sur la route Bocaranga-Bouar à l’ouest. ©MINUSCA,

 

En ce qui concerne le mois de mai 2021, le nombre d’incidents affectant les travailleurs humanitaires a diminué (27 incidents contre 34 en avril et 53 en mars). Toutefois, des niveaux élevés d’insécurité continuent d’entraver l’accès humanitaire dans plusieurs préfectures telles que Nana-Mambéré, Ouham-Pendé, Basse-Kotto et Ouaka. Les préfectures de Haute-Kotto (6 incidents), Bangui (4 incidents), et Mbomou (4 incidents) ont été les plus touchées ce mois-ci. Le vol, le vol qualifié, le pillage, les menaces et les agressions représentaient près de 60 % des incidents (16 sur 27), tandis que les 40 % étaient des ingérences et des restrictions. Deux véhicules humanitaires ont été volés en mai à Ndélé et Bangui, tandis que quatre structures de santé ont été ciblées pour pillage ou vol.

 

 

OCHA

Rwanda : Un ambassadeur français nommé après six ans de vacance

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 15 juin  2021, 03:23:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Antoine Anfré est le nouveau représentant de la France à Kigali. Le président Français Emmanuel Macron vient de nommer un nouvel ambassadeur de France au Rwanda. Il s’agit d’Antoine Anfré, 58 ans, ex-ambassadeur de France au Niger.

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La nomination du nouveau chef de mission diplomatique française à Kigali survient un peu plus de deux semaines après la visite du chef de l’État français à Kigali le 27 mai dernier, durant laquelle il a reconnu la responsabilité de son pays dans le génocide des Tutsis au Rwanda en 1997 et avait émis le vœu de nommer un ambassadeur.

La nomination d’un ambassadeur français au Rwanda est perçue comme une preuve de la normalisation des relations entre les deux pays.  Cela faisait six années que le France n’avait plus d’ambassadeur à Kigali en raison des tensions entre les deux pays au sujet du génocide rwandais.

Le poste était vacant depuis 2015 avec le départ de l’ambassadeur français Michel Flesch arrivé en fin de la chancellerie française qui n’était pas fermée était juste sous la responsabilité du chargé d’affaires, Jérémie Blin.

 

Par Destin André Mballa

 

Copyright2021CNC

 

 

 

 

RCA : Memorandum de la diaspora centrafricaine aux autorités russes

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POUR UNE RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE LIBRE, APAISÉE, UNIE, ET DE JUSTICE,

 

DÉBARASSÉE DES MERCENAIRES DU GROUPE RUSSE WAGNER

 

MÉMORANDUM CITOYEN

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/manifestation-de-la-diaspora-centrafricaine-a-Paris-contre-les-mercenaires-de-Wanger-450×213.jpg” alt=”Manifestation de la diaspora centrafricaine à Paris, en France contre la présence des mercenaires de la société russe Wagner sur le territoire centrafricain.” width=”450″ height=”213″ />
Manifestation de la diaspora centrafricaine à Paris, en France contre la présence des mercenaires de la société russe Wagner sur le territoire centrafricain.

 

Paris, le 12 juin 2021

 

Le présent Mémorandum est une initiative citoyenne. Il a pour but d’alerter sur des exactions graves commises par les mercenaires du groupe Wagner ou commises avec leur participation, de réclamer des mesures immédiates et

appropriées, notamment le renvoi de ces mercenaires et de tout mercenaire du territoire centrafricain, enfin, de formuler des propositions pour un retour de notre État a un fonctionnement normal et apaisé entre Centrafricains.

Le présent Mémorandum n’est pas dirigé contre l’État et le Peuple frère de Russie, qui ont pour principe de nouer des relations internationales respectueuses de l’indépendance, de la souveraineté et de la dignité de chaque Peuple, ce que nous saluons.

Il est adressé aux autorités représentant l’État de Russie, pour leur demander de contribuer à faire cesser dans notre pays des agissements contraires à ce principe qui nous est commun.

Le présent Mémorandum est aussi adressé à la Communauté Internationale à laquelle

notre pays, la République Centrafricaine, appartient et à laquelle nous, Citoyens Centrafricains, tenons fermement à ce qu’il continue à participer, pour qu’ensemble des mesures fortes soient prises sans délai afin de conjurer une situation qui porte une atteinte grave aux droits fondamentaux des Centrafricains, en même temps qu’elle menace dangereusement la paix et la sécurité internationales, tant au niveau régional qu’au niveau global.

 

LA PRÉSENCE DU GROUPE WAGNER DANS NOTRE PAYS ET SES CONSÉQUENCES

 

Le Groupe Wagner est désormais connu du monde entier. Il s’agit d’un groupe paramilitaire

privé dirigé par l’oligarque russe Evgueni Prigojine et impliqué dans de nombreux conflits armés, par exemple au Dombass, en Syrie ou encore en Libye.

Le groupe Wagner est implanté dans notre pays, la République Centrafricaine, depuis 2018 au moins, sur la base d’accords négociés dans l’opacité par l’ancien Premier Ministre Firmin Ngrebada, alors Directeur de Cabinet du Président de la République Faustin Archange Touadéra, et signés par ce dernier à Sotchi fin 2017.

Dans le même temps, des accords d’État à État ont été conclus entre la Russie et la RCA, en

commençant par un accord de défense et de coopération militaire. Nous tenons à souligner que ces accords d’Etat à État ne sauraient être confondus avec ceux conclus avec le groupe privé Wagner. D’ailleurs, il ressort clairement des déclarations répétées des autorités russes, elles-mêmes que le Groupe Wagner n’est pas un opérateur officiel de la politique extérieure de l’État de Russie.

La présence du Groupe Wagner dans notre pays est reelle et ne peut être niée. Cette présence s’est traduite par la création de deux sociétés qui ont pignon sur rue, à savoir la Société « Lobaye Invest », société minière et forestière, et la Société « Sewa Sécurité », société de sécurité comme son nom l’indique. Les dirigeants et employés de ces sociétés circulent à Bangui et dans tout le pays au vu et au su de tous. Ils le font non seulement dans le cadre des activités économiques de ces sociétés mais aussi dans le cadre d’opérations militaires, et ceci tout particulièrement depuis le début de l’année 2021. Cette implication est confirmée par le

Gouvernement de notre pays qui, depuis, évoque régulièrement et officiellement les « FACAS et leurs alliés russes et rwandais » dans un contexte où l’armée de la Fédération de Russie n’a projeté aucun homme en armes sur le territoire centrafricain est aussi abondamment confirmée par le Conseiller russe du Président de la République en matière de sécurité, M. Valery Zakharova dans sa chronique quasi-quotidienne de guerre sur le réseau social Tweeter.

Mieux encore, dans plusieurs des séquences vidéo sur Facebook qu’il affectionne, le Conseiller Spécial du Président de la République a fait état de l’arrivée massive de mercenaires « russes » dans le cadre de l’opération « win na win », autrement dit de la venue d’hommes destinés à combattre.

Chaque citoyen a pu constater la forte influence du Groupe Wagner sur les institutions

de notre pays, la République Centrafricaine, et sur la politique nationale, jusque dans ses aspects les plus régaliens telles que la défense nationale, les affaires étrangères et les finances.

Nous mentionnerons à titre d’exemple :

La gestion de la politique nationale de defense et de sécurité par le chef du Groupe

Wagner en Centrafrique. M. Valery Zakharov simple Conseiller du Président

de la République, c’est ce Monsieur qui apparaît comme le vrai patron de la sécurité et

de la défense dans notre pays, au point de faire des déclarations officielles au nom du

pays en lieu et place du Président de la République ; de convoquer officiellement, sur papier aux armoiries de la RCA, des Députés ; de se livrer personnellement à des

pratiques de corruption, sur des Députés pour acheter leur vote et sur des leaders des jeunes pour financer les campagnes contre les partenaires institutionnels de la RCA et contre CENTRAFRIQUE LIBRE, APAISEE, UNIE ET DE JUSTICE, DEBARRASSEE DES MERCENAIRES DE WAGNER, de lancer, tout aussi officiellement, des mises en garde ou des appels aux partenaires et États amis de notre pays, la RCA.

 

Le bradage des ressources naturelles de la RCA dans des conditions qui violent de

manière flagrante notre Constitution.

 

En effet, en contrepartie des « services » qu’il rend au pouvoir Touadera, le Groupe Wagner a exigé et a obtenu des contrats d’exploitation

minière et forestière dans de larges zones situées aux quatre coins du pays, et ceci au

mépris de l’article 60 de notre Constitution qui exige une autorisation préalable de

l’Assemblée Nationale et la publication des contrats signés. De plus, pour l’exécution

de ces contrats, le Groupe Wagner, par l’intermédiaire de sa société « Lobaye Invest ».

a conclu des accords pour sécurisation de ses exploitations avec les groupes armés, dont le groupe du mercenaire nigérien Ali Darassa et celui de M. Abdoulaye Hissen. Il

finance ainsi en sous-main des groupes armés qu’il prétend combattre.

La participation des éléments du Groupe Wagner aux campagnes d’intimidation et de

terreur visant les leaders et cadres des partis politiques de l’opposition démocratique ainsi que des organisations de la société civile ; campagnes orchestrées de concert avec la milice présidentielle nommée « Les Requins », auteure d’enlèvements, de

disparitions forces et d’attaques ciblées dans la ville de Bangui.

 

La commission

 

À l’occasion de la campagne militaire en cours contre la Coalition des

Patriotes pour le Changement (CPC), de graves exactions sur la population civile : viols, y compris sur mineurs, exécutions sommaires, pillages de biens, etc. Ces exactions ne sont pas ignorées du pouvoir. Elles sont même considérées comme normales, Le Conseiller spécial du Président de la République est d’ailleurs allé jusqu’à déclarer les actes sexuels comme une contrepartie légitime de la participation de ces mercenaires à la « libération > du pays.

L’atteinte portée aux relations pacifiques avec les États voisins, comme le montre la

crise actuelle entre notre pays, la RCA, et le pays frère qu’est le Tchad. Il est aujourd’hui acquis, et le communiqué conjoint Tchad-RCA du 2 juin 2021 en atteste, que les mercenaires du Groupe Wagner ont pénétré avec les Forces armées nationales (les FACAs) en territoire tchadien, ont attaqué un poste militaire avancé, tué des soldats

tchadiens sur place et emporté d’autres en territoire centrafricaineour les abattre froidement après les avoir torturés. Le Gouvernement centrafricaina travers le

communiqué conjoint précité, s’est dit surpris par cette opération et l’a condamné, ce

qui signifie que les mercenaires Wagner ont de leur propre chef entraine le pays dans un acte d’agression et de crime de guerre. Il n’est pas à exclure, compte tenu du mode

opératoire de ces mercenaires, que d’autres actions du même type puissent être menées dans l’avenir en territoire camerounais, soudanais, ou sur les territoires du Congo Démocratique ou du Congo Brazzaville. A cela s’ajoutent les attaques et provocations contre les contingents de la Minusca sur le terrain.

 

La privatisation de l’administration des finances de la République au profit du Groupe Wagner.

En effet, sous prétexte de réorganiser les services des finances et des douanes centrafricaines, les mercenaires du Groupe Wagner, qui craignent de ne pas être payés pour les services qu’ils rendent au pouvoir Touadéra du fait de la restriction des aides extérieures au pays, ont exigé et obtenu de se substituer au service centrafricaindes douanes pour percevoir directement et en numéraires les droits douaniers aux frontière : et ceci sans se soucier des règles de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC) qui interdisent de percevoir des droits douaniers sur les produits en provenance des autres États membres de cette Communauté. Selon les dernières annonces du Ministère de l’Economic et des Finances, il est prévu que l’action de ces mercenaires s’étendent prochainement à d’autres domaines qui relèvent de ce Ministère régalien. Cette liste est très loin d’être exhaustive.

À ce qui précède, il convient d’ajouter les agissements de l’Ambassadeur de Russie en

Centrafrique, M. Vladimir Titorenko, lequel Ambassadeur, au mépris de son statut

diplomatique, se comporte plus en protecteur du pouvoir Touadera face aux citoyens

centrafricains et des intérêts du Groupe Wagner en Centrafrique qu’en promoteur de relations amicales entre les peuples amis de Russie et de Centrafrique : déclarations donnant, en lieu et place du Président de la République, les orientations de la politique nationale, notamment en ce qui concerne la défense et la sécurité et le dialogue inter-centrafricaine mises en cause des autres partenaires internationaux de la RCA, dont la MINUSCA ; menaces proférées à l’égard des leaders des partis politiques de l’opposition démocratique ; mise en cause de la centrafricanité de ces derniers ; campagne de stigmatisation des organisations non-violentes centrafricaines qui osent critiquer un élément de la politique de leur pays ; attaques verbales contre les Gouvernements de pays amis, spécialement des pays frontaliers, etc. NOS POSITIONS Nous nous élevons contre et nous condamnons fermement ces agissements qui viennent saper les fondements d’une coopération équilibrée entre nos deux pays et d’une amitié faite de considération et d’entente mutuelles entre les Peuples de Centrafrique et de Russie.

Par cette position générale, nous voulons exprimer ce qui suit.

En premier lieu, nous disons catégoriquement non au mercenariat, qui a été de tous temps source de malheur pour les Centrafricains d’où que viennent les mercenaires. Car, les exactions des mercenaires du Groupe Wagner sur la population civile suivent et répètent celles des mercenaires des groupes armes qui sevissent encore dans notre pays. Ces exactions sont aussi de même nature que celles qui ont été commises par le passé, à l’appel du pouvoir du moment à Bangui, par les Zakawas, et aussi celles commises par les Banyamulengués du congolais Jean- Pierre Bemba et pour lesquelles les plaintes de nos compatriotes victimes sont encore devant la Cour pénale internationale et la Cour pénale spéciale de Bangui.

Notre refus du mercenariat est dicté aussi par notre attachement au respect et à la crédibilité de notre parole internationale. Car les pratiques que nous refusons ici sont manifestement contraires aux obligations auxquelles notre pays a souscrit au titre de la Convention internationale du 4 décembre 1989 contre le recrutement, l’utilisation, le financement et le recrutement de mercenaires, où la RCA s’engage « à ne pas recruter, utiliser, financer ou instruire des mercenaires et à interdire les activités de cette nature » (article 5).

Nous n’acceptons pas non plus l’argument qui consiste à justifier les exactions actuelles par celles qui ont été commises dans le passé, car cela suppose que nous acceptions l’inacceptable, à savoir que la souffrance subie par les Centrafricains, et que la déconsidération dont nous

faisons l’objet en tant que Peuple soient sans fin.

En deuxième lieu, et ceci vaut dorénavant pour tout pays qui veut nouer un partenariat avec notre pays, nous disons catégoriquement non à l’exercice, dans notre pays, du pouvoir par quiconque n’est pas des nôtres et qui n’a pas été élu ou accepté par nous.

En troisième lieu et en conséquence de ce qui précède, nous demandons, et même exigeons que tout représentant d’un Etat étranger dans notre pays respecte le Peuple

Centrafricainet qu’en conséquence il n’usurpe pas le pouvoir que nous avons confie a nos représentants, et qu’il ne se mêle pas de nos affaires, tant intérieures qu’extérieures.

En quatrième lieu, nous nous déclarons ouverts à toute coopération qui respecte notre

pays comme indique precedemment, ainsi que la dignité des Centrafricains. Nous

réaffirmens notre appartenance à la communauté africaine et à la communauté internationale au sein desquelles nous entendons prendre toute notre place.

En cinquième et dernier lieu, nous reaffirmons le droit des Centrafricains, pris

collectivement et individuellement, à être maîtres chez eux et, par conséquent, à être gouvernes

conformément à leur Constitution qu’ils ont adoptée dans la douleur, ainsi que leur droit à la

liberté, à la dignité et à l’autodétermination aux plans politique, économique et sociale.

 

NOS EXIGENCES

 

En conséquence de ce qui précède, nous exigeons :

La dénonciation des accords avec le Groupe Wagner et le retrait de ses membres du territoire centrafricain, ce, au profit d’une coopération d’État à État avec le

pays frère de Russie et d’une coopération saine avec des entreprises susceptibles

de contribuer au développement de notre pays ;

Le rappel à l’actuel ambassadeur de Russie en Centrafrique, M. Titorenko, des obligations de sa fonction ou, à défaut, son rappel par son pays ou sa déclaration

en tant que persona non grata ;

L’activation, en tant que de besoin, des accords de defense que nous avons avec

d’autres États, y compris africains, ainsi qu’il a été fait avec le pays frère qu’est le Rwanda.

La mise en place d’une commission d’enquête internationale sur les exactions à

l’égard de la population civile centrafricaine, que ces exactions proviennent des

mercenaires du Groupe Warner, des autres groupes armes ou de tout autre

groupe.

L’engagement de poursuites penales pour les faits evoques plus haut, qui sont

constitutifs de crimes, et ceci devant les juridictions penales centrafricaines de

droit commun, devant la Cour pénale spéciale de RCA et/ou devant la Cour penale

internationale ;

La fin de la politique de haine qui divise les Centrafricains, et donc la fin des chasses aux sorcières, la fin des campagnes de dénigrement et de stigmatisation de certains Centrafricains par d’autres et leurs soutiens étrangers, simplement en raison de l’exercice par ces citoyens de leur liberté constitutionnelle d’expression.

Le respect de la Constitution et des droits des Centrafricains, la promotion du vivre ensemble, la promotion de la culture de la paix et de la non-violence, bref, la priorité donnée au bonheur des Centrafricains, où qu’ils se trouvent, quelles que soient leur naissance, leur religion, leur opinion politique, et leur position sociale.

FAIT À PARIS-LE 12.06.2021

de vives critiques contre le nouveau gouvernement

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Mali : de vives critiques contre le nouveau gouvernement

Bangui ( République centrafricaine ) – Des acteurs politiques et de la société civile, dénoncent le caractère “non inclusif” du gouvernement formé par le Premier ministre Choguel Maïga.

“Nous sommes engagés dans une véritable course contre la montre. Les Maliens nous observent et comptent sur la réussite de cette transition qui, pour beaucoup d’entre eux, semble être celle de la dernière chance pour sauver la Nation”, a déclaré Choguel Kokalla Maïga, lors de son premier conseil de cabinet. /////////////.

Le premier ministre Choguel Kokalla Maïga/////////////.

Le nouveau Premier ministre de transition a fixé pour priorités à son gouvernement “l’amélioration de la sécurité, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation d’élections crédibles” ou encore la prise en compte des demandes sociales./////////////.

Il a également promis de “créer les conditions” d’une réforme de la loi électorale, de poursuivre la révision de la Constitution, de mener une “lutte implacable contre la corruption”, d’engager de “véritables poursuites judiciaires” contre les responsables des évènements de juillet 2020 quand plusieurs personnes avaient été tuées dans la contestation qui allait conduire au putsch renversant le président Ibrahim Boubacar Keïtaen août./////////////.

Relecture de l’accord d’Alger/////////////.

Le chef du gouvernement, Choguel Maïga, a dit vouloir procéder à une “relecture intelligente” de l’accord de paix signé en 2015 par une alliance d’anciens groupes armés indépendantistes touareg et nationalistes arabes qui avaient combattu les forces maliennes dans le Nord à partir de 2012, par le gouvernement malien et par une coalition de groupes armés loyale au pouvoir./////////////.

Selon lui, les “principes fondamentaux” de cet accord politiquement important seront respectés./////////////.

Non inclusivité/////////////.

Le Premier ministre de transition, Choguel Maïga avait laissé entendre quelques heures après l’officialisation de sa nomination qu’il avait “ bon espoir de former un gouvernement de consensus et d’inclusivité.” /////////////.

Le médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan à Bamako avec Choguel Maïga, début juin 2021/////////////.

Mais à l’arrivée, la charte de la transition qui avait fixé le nombre de départements ministériels à 25 n’a pas été respecté./////////////.

Amadou Aya, secrétaire général adjoint de la Convergence pour le développement du Mali (Codem) indique que “de 25, ils sont partis à 28 départements ministériels. Nous avons aussi remarqué que ce n’est pas un gouvernement tel que prôné par la communauté internationale, mas aussi tel que prôné par le président de la transition, Assimi Goita, qui avait parlé de l’inclusivité. C’est un gouvernement essentiellement composé des membres du M5-Rfp, le mouvement du 05 juin-rassemblement des forces patriotiques, mais aussi des militaires et des proches des militaires.”/////////////.

Peu de femmes dans l’équipe/////////////.

Parmi les 28 ministres nommés, l’on dénote la présence de cinq femmes. Soit 17% de femmes. Ce chiffre est très loin des 30% que prévoit la loi 052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives au Mali./////////////.

“De manière générale, la société malienne que nous sommes, nous ne sommes pas encore prêts. Nous n’avons pas encore compris que le respect des droits humains passe par l’offre politique aux femmes de participer pleinement à la vie de la nation. Ce sont des questions de développement, des questions d’émergence, des questions de stabilité. Si cela n’est pas compris, c’est très malheureux”, affirme Coumba Bah, militante des droits des femmes./////////////.

Une présence critiquée/////////////.

Issa Bengaly est le secrétaire administratif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Il regrette pour sa part, la présence de deux syndicalistes au sein du gouvernement formé par Choguel Kokalla Maïga./////////////.

“Du moment que nous nous déposons des doléances auprès du gouvernement, si nous sommes dans le gouvernement, on ne peut pas être juge et arbitre à la fois. Je ne vois pas vraiment avec la vocation syndicale, comment on peut être dans le gouvernement. Parce qu’on ne peut pas faire le syndicalisme et être dans le gouvernement à la fois. C’est une question de choix. On ne peut pas être juge et partie”, soutient-il./////////////.

Avec au moins six portefeuilles ministériels, le M5-Rfp signe une entrée remarquée dans le gouvernement de transition./////////////.

Quant aux militaires au pouvoir, ils conservent les postes stratégiques de la Défense, de la Sécurité, de l’Administration territoriale ou encore des Mines.

Avec DW français

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l’Ivoirien Charles Blé Goudé reçoit les sacrements baptême et communion à l’église catholique

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 juin 2021, 13:17:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ex-détenu de la cour pénale internationale et ancien ministre de la jeunesse du président Laurent Gbagbo a été baptisé et communié le 12 juin à l’église du Bon Berger de Goede Herder, en présence de parents, amis et connaissances.

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Baptème Blé Goudé

 

« Depuis hier 12 juin 2021 je suis né de nouveau. J’ai été baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je rends grâce au Seigneur pour m’ avoir permis de le rencontrer. Il a fait pour moi des merveilles. A Dieu toute la gloire !Amen… » peut-on lire sur sa page Facebook.

Charles Blé Goudé a reçu samedi dernier le sacrement de baptême, et celui de la communion à l’église catholique du bon Berger de Goede Herder au Pays-Bas. Il a comme parrain pour le baptême l’avocat Me Claver N’Dri, un fervent catholique et modérateur de communauté à Abidjan.

C’était en présence de quelques parents, amis et connaissances notamment le maire de la commune de Guiberoua qui a fait spécialement le déplacement d’Abidjan pour assister à cette cérémonie religieuse.

En confessant foi et fidélité à Jésus et à la doctrine de l’Église, l’ancien détenu de la CPI s’est engagé à suivre désormais le Christ et la Vierge Marie sa mère. En recevant ces sacrements, Charles Blé Goudé selon le prêtre célébrant de cette eucharistie, vient de franchir une nouvelle étape dans sa relation avec Dieu.

Une grande joie pour la famille des catholiques. Charles Blé Goudé est baptisé et communié après avoir demandé pardon aux Ivoiriens. Au cours d’une interview sur France 24 en avril dernier, il a demandé pardon au peuple Ivoirien pour les violences du passé et à ceux qu’il a pu blesser ou offenser.

Alors qu’il clame toujours son innocence, ce dernier a commis un ouvrage intitulé « De l’enfer je reviendrai», écrit en collaboration avec l’avocat Seri Zokou et paru le 24 mars aux Éditions du Moment.

 

Destin André Mballa

 

 

Le Fonds humanitaire de la République centrafricaine alloue 12 millions de dollars américains pour une réponse d’urgence.

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La Coordonnatrice humanitaire en République Centrafricaine – Denise Brown. Photo CNC / Cyrille Yapende

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Allocation du Fonds Humanitaire pour la République centrafricaine

 

La Coordonnatrice Humanitaire pour la République centrafricaine (RCA), Mme Denise Brown, a alloué 12 millions de dollars américains du Fonds humanitaire pour couvrir les besoins humanitaires les plus urgents dans les zones à très forte vulnérabilité et où la recrudescence de la violence accompagnée de graves atteintes aux droits de l’homme et violations du droit international humanitaire, y compris envers les sites de personnes déplacées, ont exacerbé davantage les besoins humanitaires et de protection déjà aigus.

« La population civile est la plus touchée par cette inquiétante augmentation de la violence et a, plus que jamais, besoin de notre assistance. J’appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à protéger les infrastructures civiles et le personnel humanitaire. Les populations civiles en particulier, principales victimes de ces violences et violations, ont plus que jamais besoin d’être protégées dans leurs régions, dans les sites de personnes déplacées, partout. », a déclaré Mme Brown.

Cette allocation permettra aux partenaires humanitaires de mettre à l’échelle des projets d’assistance multisectorielle dans les secteurs prioritaires : protection, abris d’urgence et biens non alimentaires, coordination et gestion des sites de déplacés, eau, hygiène et assainissement, santé, éducation, sécurité alimentaire, nutrition et logistique.

« L’allocation du Fonds Humanitaire intervient à un moment critique pour des centaines de milliers de personnes en détresse et dont la survie est menacée. Je suis profondément reconnaissante aux bailleurs pour leurs générosité et confiance envers le Fonds Humanitaire », a expliqué la Coordonnatrice Humanitaire Mme Denise Brown.

Les fonds alloués cibleront les populations les plus vulnérables dans 12 préfectures à savoir la Basse-Kotto, Haute-Kotto, Haut-Mbomou, Mambéré-Kadei, Mbomou, Nana-Gribizi, Nana-Mambéré, Ombella M’Poko, Ouaka, Ouham, Ouham-Pendé et Vakaga, ainsi que Bangui.

Déjà critique, la crise humanitaire en Centrafrique s’est détériorée fin 2020 suite à la résurgence des violences armées dans plusieurs régions du pays. Plus de 730 000 personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays, un niveau jamais atteint depuis 2014. Quelque 2,8 millions de personnes – 57% de la population – ont besoin d’ assistance et de protection. Malgré un environnement parmi les plus dangereux au monde, la communauté humanitaire a fourni une assistance multisectorielle à plus de 1,2 millions de personnes au premier trimestre 2021.

Au 10 juin, le Plan de réponse humanitaire 2021 est financé à 33% soit 148,8 millions de dollars américains sur les 444,8 millions requis. Des financements supplémentaires sont nécessaires pour continuer à soutenir la réponse. En 2020, le Fonds humanitaire a alloué 30,8 millions de dollars américains.

Pour plus d’informations, contacter

Maxime Nama, Chargé de l’Information Publique, namacirhibuka@un.org; +236 70 12 24 43 Vedaste Kalima, Chef de Bureau, vedaste@un.org, + 236 70 60 10 66

Les communiqués de Presse sont disponibles sur www.unocha.org ou www.reliefweb.int

OCHA coordonne la réponse aux situations d’urgence dans le monde afin de sauver des vies et protéger les personnes dans les crises
humanitaires. Nous plaidons en faveur d’une action humanitaire efficace et fondée sur des principes, par tous et pour tous.

RCA : le temps des chenilles »

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 juin 2021, 05:13:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Centrafricains en sont extrêmement friands. Elles remplacent, pour certains, la viande de bœuf. »

Marché Kokoro de Km5

 

Ces chenilles sont particulièrement riches en protéines. Ceci est appréciable dans un pays confronté à une malnutrition chronique.

On estime que 85 % de la population centrafricaine en consomme en pleine saison.

Les chenilles se trouvent sur les étals des marchés des quartiers populaires, au kilomètre 5 à Bangui. On les achète fraîches, séchées ou grillées. On les mange accompagnées de pâte d’arachide, grillées, en brochettes.

Ce sont plus d’une douzaine d’espèces comestibles qui sont ramassées au sol ou sur les feuilles par les Pygmées, ces chasseurs-cueilleurs qui ont une parfaite connaissance de la forêt.

La vente de ces chenilles à des femmes tenant commerce sur les marchés en ville est pour eux une source de revenus non négligeable et leur évite de trop s’éloigner des zones forestières qui sont, en ces temps troublés, un refuge.

Les Pygmées craignent les milices qui occupent toujours une grande partie du territoire. La forêt reste leur habitat traditionnel même si, avec les grandes sociétés exploitant le bois, la forêt recule.

 

Avec Ouest France

Opération en cours des mercenaires de Wagner contre les rebelles de l’UPC sur l’axe Bambari  Alindao

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 juin  2021, 03:46:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération a débuté  depuis la semaine dernière, et se poursuit  en ce moment entre Bokolobo  et Alindao. On signale plusieurs cas de meurtre  et d’exaction  sur les populations civiles dans le village Bokolobo et ses environs. Les rebelles ne sont pas sur place, mais c’est la population qui paye les peaux cassées.

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les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

« Suite aux opérations militaires lancées par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ou de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), c’est toujours la population civile qui paye un lourd tribut  lorsque des villes et des villages sont attaqués.  Les forces gouvernementales sont censées intervenir pour protéger la population et non lui faire la guerre. Tous les musulmans ne sont pas des rebelles de l’UPC, ou encore du CPC.  L’incapacité  et l’irresponsabilité des autorités de Bangui permettent tous les abus », s’alarme un notable du village Bokolobo, longtemps occupé par le mercenaire rebelle Ali Darassa.

Depuis le mardi dernier, les mercenaires russes et syriens ont mené une opération terrestre à pied  sur l’axe allant de Bambari jusqu’Alindao.  Ils viennent de quitter le village Bokolobo, mais leur passage dans chaque village est synonyme  de la fin du monde pour tous les habitants. En absence des rebelles, les civils sont considérés de facto comme des supplétifs à neutraliser. Si bien qu’à 25 kilomètres d’Alindao, depuis samedi 12 juin, la quasi-totalité des hommes a dû se retrancher dans la brousse pour éviter d’être considérés comme  des rebelles.

Depuis le début de cette opération la semaine dernière, aucun affrontement n’est signalé entre les mercenaires russes, appuyés par les soldats de l’armée nationale et les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Mais selon des sources humanitaires, on compte déjà au moins plus d’une vingtaine des morts parmi les civils.

 

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RCA : les troupes rwandaises cessent leur opération conjointe avec les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 juin 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique ). Sur décision de l’État major rwandais, les forces spéciales de ce pays déployées en Centrafrique pour sauver le pouvoir du Président Touadera ne participent plus à des opérations conjointes avec les mercenaires de la société Wagner contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier
Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier

 

Après les Casques bleus de la Minusca qui ont cessé toutes collaborations militaires avec les mercenaires de Wagner en République centrafricaine, c’est le tour des troupes spéciales rwandaises de mettre fin  à leur participation  aux opérations conjointes incluant les Mercenaires russes de la société Wagner.

Selon l’État major rwandais, le comportement  de ces mercenaires sur le théâtre de l’opération n’est pas du tout conforme aux droits de l’homme, encore moins aux droits humanitaires internationaux.

« Au lieu de protéger les populations civiles, ce sont eux qui sont les premiers à commettre des exactions sur les civils. Ce ne sont pas un exemple  », a témoigné un soldat rwandais déployé en Centrafrique.

« Avec ce rythme, nous risquerons d’être sanctionnés par les Nations unies même si nous ne participons pas directement aux exactions. Le mieux c’est de se retirer  », ajoute un officier rwandais.

Selon l’État major rwandais, les violations commises par les mercenaires de Wagner en Centrafrique pourraient nécessairement jouer négativement sur l’image de leurs troupes qui combattent actuellement au côté des FACA du moment où ces mercenaires de Wagner combattent aussi au côté de l’armée centrafricaine.

Même le chef de l’État centrafricain, de son côté, à mis à l’écart les mercenaires russes qui assurent sa sécurité rapprochées, laissant les troupes rwandaises de la Minusca seules dans son escorte.

Rappelons-le, le 30 avril 2021, la MINUSCA avait remis au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA une liste intitulée « tableau des violations commises par les acteurs étatiques/forces bilatéral décembre 2020 à avril 2021 », dans lequel elle « met gravement en cause les forces nationales et bilatérales à travers des allégations d’exécution arbitraire/extrajudiciaire, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestations et détentions arbitraires, menace à l’intégrité physique, menace de mort ». Une commission d’enquête avait été mise en place par le gouvernement pour y faire la lumière.

Selon leur mandat, les membres de cette commission spéciale ont trois mois pour accomplir leur mission et rendre publics les résultats de leur enquête.

 

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RCA : Ndim, un homme grièvement blessé par balle après une altercation avec un soldat FACA

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 juin  2021, 03:51:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime a été transportée d’urgence à l’hôpital  de Bocaranga quelques minutes après l’incident qui avait eu lieu dans la localité de Ndim, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA.

La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC
La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock

 

Selon plusieurs témoins  qui ont assisté à la scène, l’acte criminel est survenu ce jeudi 10 juin 2021 à Ndim, dans la sous-préfecture de Ngaoundaye après une banale altercation entre un soldat de l’armée nationale et un homme, habitant de Ndim.

Selon les mêmes sources, c’est au moment de discussions que le Soldat FACA a dégainé son arme avant de lui tirer dessus. La balle atteint son genou droit, et aussitôt l’homme a été transféré à l’hôpital de Bocaranga. Le soldat fautif serait un caporal de l’armée nationale.

Rappelons que le  26 mai dernier, les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué la position de l’armée nationale à l’entrée de Ndim. Un soldat de l’armée nationale avait été tué, et tous les autres ont pris la fuite pour regagner la base opérationnelle de la Minusca durant plusieurs jours.

Pour les populations locales, s’il s’agit pour les FACA de faire usage de leur arme, ils devraient le faire face aux rebelles du CPC et non aux civils.

 

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RCA : le sultan maire de koui, Monsieur Lamido Souleymane Daouda et son adjoint ainsi que son garde du corps ont été assassinés par les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 juin  2021, 03:25:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le sultan maire de la ville de koui, au Nord-ouest, et son adjoint ainsi que son garde du corps auraient été tués froidement ce samedi 12 juin par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner, selon les proches des  victimes qui ont rapporté les faits sur les réseaux sociaux.

 

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Le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda

 

Selon des sources officielles locales, dans la journée du samedi 12 juin, à la demande des mercenaires de Wagner, peu avant midi, le sultan maire de Koui, Monsieur Lamido Souleymane Daouda et son adjoint  ainsi que son garde du corps les ont accompagnés à l’ouest de la ville afin de saisir une cache d’armes des rebelles indiquée par le maire. Mais à la grande surprise de tous, quelques heures plus tard, au retour des mercenaires de Wagner à Koui, ils ont annoncé à la famille du sultan Lamido Souleymane Daouda que celui-ci ainsi que son adjoint et son garde du corps auraient été tués dans une explosion d’une mine terrestre. Ce qui a très vite déclenché la colère de la famille ainsi que de la population qui n’arrivent pas à comprendre. Elles exigent des mercenaires les corps des trois victimes avant d’avoir le cœur net.

Après des discussions houleuses, les mercenaires de Wagner ont pu céder, et les dépouilles des victimes leur ont été remises. Mais leur premier constat  est que les trois corps ne présentent aucune trace d’un explosif, plutôt des balles réelles. Ce qui laisse penser qu’ils ont été froidement assassinés, et ce, par des mercenaires russes et syriens de la société Wagner.

Cependant, trois heures après l’annonce de la mort du sultan et de son adjoint, un violent affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les mercenaires de Wagner avait été signalé à quelques kilomètres de Ngaoundaye sur l’axe Bocaranga.

Rappelons qu’il y a près d’un mois, l’arrivée des paramilitaires Russes et Syriens à koui a tout changé radicalement les activités dans la ville. Les mercenaires sont accusés de vol, de braquage, de viol, d’arrestation arbitraire ainsi que d’assassinat des populations civiles. Même les domiciles  du député de la ville ainsi que du  sultan maire Lamido Souleymane Daouda ont également été littéralement pillés par les mercenaires russes et syriens. Grâce à l’intervention du Président de l’Assemblée nationale et du Président de la République, une partie infime de leurs biens leur avait été restituée.

 

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Bossangoa, au moins 500 ex-combattants désarmés ont reçu des kits à travers le programme de réduction de la violence communautaire

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 juin  2021, 03:26:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon la coordination du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement  (DDRR), environ 3023 combattants issus de 14 groupes armés actifs en Centrafrique ont été désarmés à Bangui, Bimbo, Bégoua et dans les zones de défense du Nord-ouest  ainsi que du nord-Est. Cependant, à Bossangoa, plus de 500 combattants ayant choisi de déposer les armes et  formés dans différents domaines d’activités  génératrices de revenus  ont reçu jeudi dernier un important lot de kits pouvant leur permettre de s’auto – prendre  en charge. Une initiative  de la section désarmement,  démobilisation,  et réinsertion de la Minusca.

Pancarte de Bienvenue à l'entrée de la ville de Bossangoa
Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa

 

Composés entre autre de matériels de fabrication de savon, maçonnerie, menuiserie, couture, restauration et tricotage ces kits vont permettre aux bénéficiaires de s’installer aisément dans leur communauté. Victorienne Doningue, l’une des bénéficiaires  se dit satisfaite et remercie la section DDR de la Minusca pour ce geste salutaire.

« Merci pour cette sagesse qu’on nous a inculquée. Nous allons la mettre en pratique et l’apprendre à nos enfants pour que demain  eux aussi puissent l’appliquer. Ceci va mettre fin à détention illégale d’armes et contribuera au développement de notre pays ».

Ces bénéficiaires sont des jeunes, hommes,  femmes de Bossangoa ayant choisi volontairement de déposer les armes au profit d’une formation en activité génératrice de revenus pour leur réintégration dans la vie civile.

Par ce geste, la section désarmement, démobilisation et réinsertion entend détourner l’esprit de ces derniers de la détention illicite des munitions et armes de guerre.

« Que les jeunes renoncent à la violence. Que les jeunes font des activités génératrices de revenus  parce que c’est quand ils n’ont rien à faire qu’ils ont recours aux armes », a déclaré madame Clémentine  Mokashaka,  officier DDR à la Minusca de Bossangoa.

Barthélemy Wilikon, préfet de l’Ouham tire l’attention des bénéficiaires  sur l’utilisation de ces matériels.

« Généralement quand on donne des matériels aux bénéficiaires,  et bien nous constations que ces matériels bien souvent se retrouvent sur le marché. Je demande aux bénéficiaires de les garder jalousement parce que ces matériels leur permettent de s’auto – gérer ».

La remise de ces kits d’installation s’inscrit  dans le cadre de l’exécution de projet de réduction de la violence communautaire, et ce, après 11 mois de formation,  ainsi que la remise d’un certificat de formation.

 

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qui est Henri-Marie Dondra, le nouveau premier ministre ?

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Centrafrique : qui est Henri-Marie Dondra, le nouveau premier ministre ?

Bangui ( République centrafricaine ) – “Monsieur Henri-Marie Dondra est nommé premier ministre, chef du gouvernement” dans un décret “qui prend effet à compter de sa date de signature”. C’était le 11 juin dans un message diffusé à la radio. Henri-Marie Dondra remplace officiellement Firmin Ngrebada qui occupait le poste depuis février 2019 et avait remis sa démission la veille.

Haut cadre du parti présidentiel, Henri-Marie Dondra était ministre des Finances et du Budget depuis cinq ans. Réputé proche du président Faustin-Archange Touadéra, M. Dondra est reconnu pour ses compétences en matière de finance internationale et sa connaissance des programmes d’aide du deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU./////////////.

Le président Touadéra a été réélu le 27 décembre 2020, en pleine offensive rebelle, dans un scrutin pour lequel moins d’un électeur sur trois a eu la possibilité de se rendre aux urnes. /////////////.

Depuis fin décembre dernier, l’armée centrafricaine a reconquis une grande partie de plus des deux tiers du territoire que contrôlaient jusqu’alors des groupes armés rebelles, mais seulement grâce à l’engagement de centaines de paramilitaires russes dépêchés par Moscou./////////////.

Guerre d’influence/////////////.

Depuis 2018, la Russie concurrence l’influence de la France, l’ancienne puissance coloniale, en y multipliant ses investissements dans l’extraction des minerais et dans la coopération militaire notamment./////////////.

La semaine dernière, l’ancien premier ministre avait effectué un déplacement à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour attirer encore davantage d’investissements russes dans le pays./////////////.

Dans le même temps, la France avait confirmé le gel de son aide budgétaire et la suspension de sa coopération militaire avec cet État d’Afrique centrale, jugé “complice” d’une campagne antifrançaise téléguidée par Moscou./////////////.

Aux élections législatives, le parti de M. Touadéra, Mouvement Coeurs Unis (MCU) a obtenu une majorité relative, tout en restant loin de la majorité absolue. M. Dondra avait été élu député dès le premier tour dans le premier arrondissement de Bangui, la capitale./////////////.

Les enjeux économiques et humanitaires dans le pays sont immenses pour le nouveau premier ministre. L’ONU a estimé fin mai que près de la moitié de la population était en “situation d’insécurité alimentaire”, en raison de l’épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire.

Avec AFP

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Centrafrique : conditions inhumaines pour les détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba, selon la CNDH

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 12 juin  2021, 03:21:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En République centrafricaine, la commission nationale des droits de l’homme alerte sur les conditions inhumaines pour les détenus de la maison carcérale de Ngaragba, mais aussi de Camp de Roux et de Bimbo, et ce,  après une visite la semaine dernière.

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Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Selon la commission nationale des droits de l’homme, la surpopulation, le manque d’hygiène, l’absence de soin de santé et  le manque de nourriture …, la situation des détenus à la maison d’arrêt de Ngaragba est très préoccupant.

D’après elle, la surpopulation carcérale avoisine régulièrement les 500%.

« On peut citer l’établissement pénitentiaire  de Ngaragba,  dont la capacité minimale était prévue entre 300 à 400 détenus maximum.  Et que lors de notre passage, on a eu à relever  un nombre pléthorique  de 1124 détenus », relève monsieur Mesmin Yologazangbé , expert pénitentiaire.

En plus de ce constat inquiétant,  le secrétaire général de la commission nationale des droits de l’homme note les conditions alarmantes de santé et d’alimentation des détenus.

« Ce que j’ai vu à Ngaragba,  j’ai eu pitié.  Ils ont une infirmerie, mais qui n’a pas de produit pharmaceutique. Et la nourriture, j’ai vu, ça m’inquiète énormément ». Pour les toilettes, n’en parle pas. L’accès est très difficile en raison de la vétusté des installations.

« À Ngaragba, c’est la  catastrophe. C’est vraiment insalubre, sinon invivable. Les lieux sont salles. Les détenus n’ont pas de quoi dormir. La santé des détenus se détériore. Nous avons également constaté  une malnutrition », relève le Président de la commission nationale des droits de l’homme. D’après lui,   les conditions des détenus à Ngaragba sont presque mortelles.

«  J’interpelle ceux qui sont chargés de la santé publique de faire un tour à la maison d’arrêt de Ngaragba. Sinon un jour, on va avoir des prisonniers tous morts », ajoute-t-il.

D’après la commission nationale des droits de l’homme, les conditions à la prison de camp de Roux et des femmes de Bimbo sont plus ou moins satisfaisantes.

 

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François Bozizé au cœur de discrètes discussions entre le Tchad et la Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 12 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement centrafricain souhaite obtenir la coopération tchadienne pour contrôler et ratisser la zone frontalière entre les deux pays, où l’ancien président a trouvé refuge.

Bangui et N’Djamena vont-ils enfin parvenir à s’entendre pour sécuriser leur frontière commune ? Selon nos informations, l’heure est à la relance. Une rencontre à Bangui est en effet imminente entre la ministre de la Défense centrafricaine, Marie-Noëlle Koyara, et son homologue tchadien, Daoud Yaya Brahim – par ailleurs ancien ambassadeur en Centrafrique.

L'ancien Chef de l'Etat François Bozizé intronisé comme candidat du KNK à l'élection présidentielle de 2020-2021. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
L’ancien Chef de l’Etat François Bozizé intronisé comme candidat du KNK à l’élection présidentielle de 2020-2021. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

L’invitation a été lancée lors de la dernière visite de Marie-Noëlle Koyara à N’Djamena, ce 1er juin. Elle faisait alors partie d’une délégation menée par les ministres Sylvie Baïpo-Temon (Affaires étrangères) et Henri Wanzet-Linguissara (Sécurité). Tous trois avaient été reçus par leurs homologues au ministère des Affaires étrangères tchadien de Mahamat Zene Chérif.

 

Un axe Bangui-N’Djamena contre Bozizé ?

 

Selon nos informations, l’objectif des deux diplomaties est de parvenir à mieux sécuriser la zone frontalière entre les deux pays, où six soldats tchadiens ont perdu la vie le 30 mai. Une commission d’enquête internationale, « indépendante et impartiale » et composée de l’Union africaine, de l’ONU et de la Communauté économique des États de l’​Afrique centrale (CEEAC) a été mise en place pour faire la lumière sur ces derniers événements.

 

Mais, au-delà de cette première étape, Bangui et N’Djamena ambitionnent surtout de relancer la commission mixte Tchad-Centrafrique. Plus spécifiquement, le gouvernement centrafricain aimerait surtout s’assurer le soutien de son homologue tchadien dans sa traque de François Bozizé. Ce dernier, avec qui le président Faustin-Archange Touadéra (FAT) refuse d’envisager un dialogue (pourtant souhaité par la CEEAC) est toujours, selon nos informations, réfugié dans la zone frontalière entre les deux voisins.

 

Vigilance à l’égard de Mahamat Idriss Déby

 

Le nom de François Bozizé n’a officiellement pas été prononcé dans la réunion de N’Djamena le 30 mai. Mais, toujours selon nos informations, le cas de l’ancien président – auquel Bangui et son allié russe souhaitent opposer une option militaire – sera au cœur des discussions de la rencontre prévue entre Marie-Noëlle Koyara et Daoud Yaya Brahim. L’ancien chef de l’État avait pris en mars la tête de la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) – laquelle inquiète toujours Bangui au plus haut point.

 

L’un des cadres de la CPC, Abakar Sabone, est ainsi le père d’une épouse du président de la transition au Tchad, Mahamat Idriss Déby, ce qui a incité FAT à une certaine vigilance vis-à-vis de son actuel homologue. Les deux hommes se sont rencontrés le 23 avril, à l’occasion des funérailles d’Idriss Déby Itno. « Ces dernières semaines, nos différents échanges avec le président tchadien nous ont rassurés, a confié à Jeune Afrique une source proche de la présidence centrafricaine. Il a prouvé son ambition de collaborer pour sécuriser la frontière. »

 

Jeune Afrique

RCA : le gouvernement annonce la construction d’une clôture et de deux bâtiments à l’Université de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 12 juin vendredi, 11 juin 2021, 20:12:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Bientôt du changement sur le campus universitaire de Bangui. Hors mis la clôture, deux nouveaux bâtiments doivent y être construits  à partir de cette année.  Les futurs bâtiments  sont composés d’un nouvel amphithéâtre et un dortoir, selon le gouvernement.

 

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Campus de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

La signature du contrat  des travaux  a eu lieu ce vendredi 11 juin entre le gouvernement et l’entreprise chinoise SINOBEL. Les travaux, qui commencent ce samedi 12 juin sont financés par les fonds saoudiens de développement  à hauteur de 2 750 000 000 de francs CFA.

« Il y a six mois de cela, nous avons présenté ce contrat à la télévision pour montrer que  le fonds saoudien vient de financer les activités pour améliorer  la situation de l’université de Bangui. Et donc les travaux ont été poursuivis par les experts, aujourd’hui c’est la signature de contrat avec l’entreprise qui avait été choisie pour la réalisation de tous ces travaux  dont je viens de citer. Le ministre du Plan et de la Coopération a bien précisé qu’il faut que les travaux démarrent aujourd’hui, c’est-à-dire ce samedi 12 juin 2021. En plus, il y a des experts ici qui vont suivre cela pour que  les installations commencent à se faire ce samedi », a déclaré le ministre sortant de l’Enseignement supérieur Jean-Jacques Sanzé

rappelons que dans ce contrat, le gouvernement prévoit la construction d’une clôture autour de l’Université de Bangui, la construction d’un immeuble  servant de dortoir et un amphi théâtre.

Il y a lieu de noter que la République centrafricaine dispose d’une seule université publique, celle de la capitale, créée dans les années  1969 par l’ancien Président de la République Jean-Bedel Bokassa. Elle a une autonomie administrative et financière.

Le chef de l’État Faustin Archange Touadera ainsi que le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji sont tous deux enseignants  au sein de cette institution publique durant plus de 10 ans avant d’embrasser la carrière politique, puis grimper jusqu’au sommet de l’État.

 

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Centrafrique : « Le conflit entre la France et la Russie ne nous regarde pas »

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 12 juin  2021, 03:19:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que la France a officialisé la suspension d’une partie de son aide à la Centrafrique, le fossé se creuse entre Paris et Bangui, qui a misé sur un rapprochement avec la Russie. Cette situation est-elle irrémédiable ? La ministre des Affaires étrangères centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon, répond aux questions de « Jeune Afrique ». 

 

Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l'Etranger - Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE
Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

La rumeur s’amplifiait ces dernières semaines. L’annonce est désormais officielle : le ministère des Armées français a annoncé, ce 9 juin, que Paris allait suspendre son aide et sa coopération militaires avec la Centrafrique, « en raison des campagnes de désinformation visant des représentants français ». Le ministère a précisé que la France avait supprimé 10 millions d’euros d’aide budgétaire et stoppé toute coopération militaire directe.

 

Cette sanction, pour le moment temporaire, s’inscrit dans un contexte de tensions entre Bangui et Paris, qui s’alarme depuis des mois de l’influence grandissante de la Russie sur le gouvernement centrafricain. La décision a été prise alors que le Premier ministre, Firmin Ngrebada, revenait d’une visite au forum économique de Saint-Pétersbourg, au retour de laquelle il a d’ailleurs été accueilli à l’aéroport de Bangui par Dmitriy Sytyi, un citoyen russe bien connu des Centrafricains et lié à la société de sécurité privée Wagner.

 

Officiellement, la société Wagner n’exerce pas en Centrafrique, où seuls des instructeurs russes coopèrent avec l’armée centrafricaine. Mais, selon de nombreuses sources, cette entreprise liée à Evgeny Prigozhin, emploierait jusqu’à 3 000 hommes en territoire centrafricain et serait connectée à plusieurs sociétés minières de droit local. 

 

Bangui a-t-elle définitivement choisi Moscou au détriment de Paris ? Quelle est la position du gouvernement sur la présence de mercenaires sur son sol ? La ministre des Affaires étrangères centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon, répond à nos questions.

 

La ministre des Affaires étrangères centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon.

 

Jeune Afrique : La France a décidé de suspendre une partie de son aide à la Centrafrique. Est-ce une surprise ?

 

Sylvie Baïpo-Temon : Non. C’est une information dont nous avions entendu parler depuis quelques semaines, en coulisses. Mais, jusqu’ici, rien ne nous avait été dit officiellement. Il y a deux semaines, j’ai voulu clarifier la situation et j’ai écrit à l’ambassade de France à Bangui pour demander un éclaircissement de la position française. Je n’ai pas eu de réponse. Aujourd’hui, c’est clair.

 

Cette décision française est déplorable et je tiens à dire qu’elle a été prise malgré les efforts de la Centrafrique, qui a toujours souhaité maintenir avec la France une coopération utile. Notre relation avec Paris est essentielle et a toujours été naturelle. Lors de chaque crise que nous avons affrontée, nous nous sommes tournés vers la France.

 

Cette fois encore, le président Faustin-Archange Touadéra a fait des efforts et a tenté d’apaiser les tensions, en réaffirmant qu’il était pour le dialogue entre chacun des partenaires de la Centrafrique. Il l’a d’ailleurs redit lors de la dernière visite conjointe des Nations unies et de l’Union africaine à Bangui.

 

Cette décision française est surtout liée à une défiance envers l’influence de la Russie en Centrafrique. La comprenez-vous ?

 

Je crois que beaucoup de monde aimerait piéger la Centrafrique entre deux grandes puissances, en occurrence la France et la Russie. Mais c’est un conflit qui ne regarde pas Bangui. La Centrafrique se retrouve piégée dans un contexte plus global. Le président Touadéra n’a pas choisi l’un plutôt que l’autre. Il s’occupe uniquement de la sécurité des Centrafricains, ce qui est son premier devoir, et il a utilisé les leviers dont il disposait au niveau international.

 

JE LE RÉPÈTE : TOUT CE QUI EST FAIT AVEC LA RUSSIE L’EST FAIT DANS UN CADRE LÉGAL ET SURVEILLÉ

Nous subissons un embargo sur les armes qui empêche l’armée centrafricaine de bien s’équiper. Le gouvernement en est réduit à appeler à l’aide et à chercher des alliés dans la région et au-delà, notamment en faisant jouer des accords bilatéraux. La Russie fait partie de nos alliés et il y a des livraisons de matériel et des instructeurs sur notre sol. Mais tout ce qui est fait est strictement contrôlé par les Nations unies et leur Conseil de sécurité.

 

De nombreuses sources pointent pourtant du doigt la présence de mercenaires de la société russe Wagner, voire même des connexions de cette dernière avec des entreprises minières centrafricaines.

 

La Centrafrique n’a jamais signé un contrat avec une quelconque société de sécurité privée. Je défie quiconque de nous apporter un document qui prouverait notre accord avec Wagner. Je le répète : tout ce qui est fait avec la Russie l’est fait dans un cadre légal et surveillé. La Centrafrique n’a fait qu’appeler ses alliés à l’aide. Oui, il y a une relation naturelle avec la France. D’ailleurs, lors de son premier mandat, le président Touadéra s’est tout de suite adressé à Paris pour lui demander de l’aider à garantir la sécurité de la Centrafrique.

 

Mais la dernière crise de décembre a poussé Bangui à activer d’autres relations bilatérales. C’est du multilatéralisme et c’est transparent. La Centrafrique fait ce qu’elle peut dans un contexte où elle est limitée dans ses efforts par un embargo et par un mandat de la mission des Nations unies que nous souhaiterions rendre plus offensif. Nous avons signé en 2019 un accord de paix avec des groupes armés qui prévoyait que l’ONU prendrait des sanctions en cas de violation. Nous n’avons pas été en mesure de les appliquer. Il faut se demander pourquoi.

 

Vous réclamez donc toujours une levée de l’embargo sur les armes ?

 

Oui, l’embargo toujours en cours est un mauvais message envoyé à nos adversaires. Il fait passer l’idée que l’armée centrafricaine n’est pas capable de s’équiper, ce qui est en réalité le cas. En face de nous, ceux qui nous combattent n’ont pas ce problème : ils ont du matériel, notamment des mortiers ou des mines, qu’ils déploient sur notre territoire.

 

La Centrafrique est le cœur de l’Afrique centrale. Si elle est en danger, c’est toute la sous-région qui l’est. Or nous sommes aux prises sur notre sol avec des terroristes étrangers, que certains préfèrent appeler groupes armés. Pourquoi la communauté internationale ne se met-elle pas d’accord pour combattre ce terrorisme, comme elle le fait ailleurs ?

 

Jeune Afrique

Alerte info : Monsieur Henri Marie Dondra, nouveau premier ministre

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Bangui, République centrafricains, vendredi, 11 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Selon le décret présidentiel lu à la radio nationale ce vendredi soir, monsieur Henri-Marie Dondra est nommé Premier ministre centrafricain en remplacement de monsieur Firmin NGRÉBADA.

Le ministre centrafricain des finances Henri-Mari DONDRA
Le premier ministre centrafricain Henri-Mari DONDRA

 

Monsieur Henri-Marie Dondra, cadre supérieur de banque,  a été nommé pour la première fois ministre des Finances et du budget au sein du gouvernement de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias SMS.  Il fait figure de rescapé des remaniements successifs jusqu’à sa nomination ce vendredi soir au poste  du premier ministre par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Si l’homme peut se prévaloir de la confiance du chef de l’État, il est par contre  très fortement critiqué dans les cercles proches de ce dernier.

Sans aucun doute, l’homme est compétent, mais avec son nouveau poste, tous les regards des centrafricains sont tournés vers lui. Il a des nombreux défaits à relever, notamment la coopération entre la Centrafrique et la France.

Affaire à suivre….

 

Copyright2021CNC

Bangui, trois morts dans un accident de circulation sur l’avenue Barthelemy Boganda

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 11 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Un terrible accident de la route impliquant un camion et une motocyclette a fait trois morts sur l’avenue Barthélemy Boganda  dans la soirée de ce jeudi 10 juin 2021.

 

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Selon le service de la police,  le conducteur du camion et les deux individus sur la motocyclette sont morts sur place.

À l’origine, le camion, qui s’était impliqué dans un premier temps dans un autre accident sur le pont Jackson peu avant 19 heures, aurait tenté de s’échapper quant il a heurté quelques secondes plus tard une deuxième motocyclette  avec deux individus à bord. Le conducteur de camion ainsi que les deux passagers de la moto sont morts.

Selon la police, l’excès de vitesse serait à l’origine de ce nouvel  accident mortel dans la capitale centrafricaine.

 

Copyright2021CNC

L’ONU bloque l’envoi de plus de 600 mercenaires de Wagner en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 11 juin  2021, 03:40:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le conseil de sécurité des Nations unies, inquiet des graves crimes de guerre et de multiples violations des droits humanitaires attribués aux mercenaires russes en Centrafrique, bloque l’arrivée de près de 1000 paramilitaires de la société Wagner dans le pays.

Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

La présence des mercenaires de Wagner  sur le sol centrafricain commence à inquiéter  sérieusement les diplomates onusiens. Après avoir dénoncé les atteintes à l’accord SOFA, qui lie le gouvernement centrafricain et la mission de l’ONU, le conseil de sécurité des Nations unies vient de fermement condamner les violations des droits de l’homme, les abus contre le droit international humanitaire perpétrés par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner en Centrafrique.

Après l’attaque de poste frontalier de l’armée tchadienne ayant occasionné la mort de six soldats tchadiens le 30 mai dernier, puis l’arrestation et  suivi de menace de mort de l’adjointe du chef de la mission des Nations unies en Centrafrique )Minusca) à la frontière tchado-centrafricaine le 30 mai dernier, ainsi que l’incendie du camp des déplacés du parc d’élevage  de Bambari la semaine dernière, sans oublier de nombreux cas de violences sur les civils, le conseil de sécurité de l’ONU juge désormais que les mercenaires de Wagner  ne font qu’empirer  la Situation en République centrafricaine )RCA).

En plus, ces quatre derniers mois, l’accord de déploiement de la Minusca, qui lie le gouvernement centrafricain et l’ONU depuis 2004, a été violé plus de 60 fois, et ce, à cause des mercenaires russes et syriens de Wagner.

En conséquence, l’envoi de 600 nouveaux mercenaires  de Wagner en Centrafrique a été bloqué par le conseil de sécurité.

En faisant cela, les diplomates onusiens veulent prévenir le gouvernement centrafricain de graves dérives de ses alliés mercenaires de Wagner.

Affaire à suivre…

 

Copyright2021CNC

RCA : Le premier ministre Firmin Ngrebada voyage comme un tsar à bord du jet d’Evgueni Prigozhin, patron de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 11 juin  2021, 03:16:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Malgré les inquiétudes des Occidentaux, qui s’alarment de l’influence russe à Bangui, le chef du gouvernement centrafricain, Firmin Ngrebada, n’a pas hésité à emprunter le jet privé de l’oligarque Evgueni Prigozhin pour se rendre au forum économique de Saint-Pétersbourg.

Le premier ministre Firmin Ngrebada au sommet économique de Russie 2021

 

Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada, pilier de la coopération avec Moscou depuis 2018, a voyagé début juin à bord du jet privé de l’oligarque russe Evgueni Prigozhin, à son retour du forum économique international de Saint- Pétersbourg. Il avait fait l’aller le 30 mai sur un vol Air France, accompagné des ministres des mines Léopold Mboli Fatrane et de l’économie Félix Moloua, afin de faire la promotion de son pays auprès d’investisseurs. Cet événement, organisé sous le patronage du président Vladimir Poutine, a rassemblé du 2 au 5 juin plusieurs chefs d’État, comme le Brésilien Jair Bdsonaro et le chancelier autrichien Sébastian Kurz.

 

L’avion ayant transporté Firmin Ngrebada a atterri à Bangui le 7 juin, après avoir fait une escale technique à Nyala au Soudan. Il s’agit d’un modèle EMBRAER-LEGACY 600, configuré pour le transport de personnalités VIP et immatriculé RA-02795. Ce jet avait été acheté courant 2018 par Evgueni Prigozhin via la société installée aux Seychelles Autolex Transport. Quelques mois plus tard, en septembre 2019, l’avion et son propriétaire ont été placés sous sanctions du Trésor des Etats-Unis, qui accuse l’oligarque saint-petersbourgeois d’avoir participé à l’entreprise destinée à interférer dans les élections intermédiaires américaines de 2018.

Washington n’est pas dupe de l’utilisation des avions d’Evgueni Prigozhin dans le ciel centrafricain. D’après les informations d’Africa intelligence, le département d’Etat a récemment demandé au groupe pétrolier français Total de ne pas ravitailler l’un des appareils de l’homme d’affaires russe, qui était posé sur le tarmac de l’aéroport de Bangui.

Evgueni Prigozhin est réputé pour sa proximité avec le chef d’Etat russe Vladimir Poutine, ainsi que pour ses liens avec le groupe paramilitaire russe Wagner, qui compterait plus de 3 000 hommes aujourd’hui sur le sol centrafricain. Selon le Trésor américain, Prigozhin opère en fCentrafrique via des sociétés écrans, également sous sanctions américaines, comme Sewa Security Services, ou encore, dans le secteur minier, M-Finance et Lobaye invest. Il s’appuie pour cela sur trois associés, egalement sous sanctions américaines : Yevgeny Kbodotov, Alexander Yuryevich Ktrdn et le jeune Dmitry Sergeevich Sytii, âgé seulement de 31 ans.

C’est ce dernier, désigné par ailleurs fondateur de Lobaye Invest par les Américains, qui a accueilli en personne le premier ministre Frimin Ngrebada à sa sortie de l’avion russe sur le tarmac de l’aéroport de Bangui, le 7 juin.

Africa Intelligence

Opération du déminage dans le Nord-ouest, les mercenaires russes bloquent l’accès de la zone aux Casques bleus

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 11 juin  2021, 03:32:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le Nord-ouest, les opérations de déminage effectuées par les Casques bleus tournent au ralenti. Officiellement, celles-ci ont du plomb dans l’aile à cause du manque de coordination entre les Casques bleus de la Minusca et les forces armées centrafricaines. Or, en réalité, ce ne sont pas les FACA, mais plutôt les mercenaires de Wagner qui empêchent toutes actions de déminage dans la localité du sud de Baboua. Raison évoquée, opération en cours contre les rebelles du CPC.

la minusca recherche des mines au sol photo minusca
Photo Minusca

 

« Nous, nos partenaires, ce sont les FACA, avec qui nous travaillions essentiellement ? Le mécanisme de coordination  qui avait été mis en place, c’était pour permettre qu’il n’y ait pas d’entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire, et cela a été bien fonctionner pendant un certain temps, mais qui éprouve  quelques difficultés. Donc c’est ce qui explique plus ou moins ces difficultés de coordination que nous avons sur le terrain », a déclaré le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, porte-parole des forces de la Minusca lors d’un point de presse hebdomadaire ce mercredi 9 juin à Bangui.

D’après lui, les opérations de déminage  ont également été perturbées  à cause de ce manque de coordination.

« Parlant de déminage, nos équipes ont procédé au nettoyage  de deux axes : celui qui part de Bouar jusqu’à Bocaranga, ensuite de Bocaranga jusqu’à Bang. Dans le même temps, nous avons des activités qui étaient prévues  pour nettoyer l’axe  qui part par exemple de Dongbaïkè,  qui se trouve à l’est  de Baboua, pour descendre jusqu’au sud à Nguia Bouar. Malheureusement nos équipes sur le terrain ont été empêchées d’accéder  à cette zone pour procéder au déminage », ajoute le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall.

Selon lui, les raisons évoquées par les FACA (c’est-à-dire les Mercenaires russes),  ils y aurait des opérations contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Ce genre d’entrave survient parce qu’il y a un défaut de coordination sur le terrain, selon la Minusca.

 

Copyright2021CNN

RCA : La présence de Wagner dont personne ne parle à la frontière centrafricano-tchadienne

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 11 juin  2021, 03:59:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite aux combats meurtriers entre des soldats centrafricains et tchadiens à la frontière entre les deux pays, le Tchad a accusé la Centrafrique de « crime de guerre ». Les deux pays ont ouvert des discussions diplomatiques pour calmer les tensions.

Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]
Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en
Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

La délégation centrafricaine, composée des ministres des affaires étrangères, de la défense nationale et sécurité publique, s’est rendue à N’djamena pour essayer de calmer les choses avec son voisin tchadien. A l’issue de la rencontre, la partie centrafricaine a reconnu « sa surprise » concernant cette attaque et a proposé au Tchad une enquête conjointe. Surprise feinte ou réelle, « il est impensable que les militaires centrafricains prennent l’initiative de traverser une frontière sans en avoir reçu l’ordre » affirment de nombreux spécialistes des conflits en Afrique subsaharienne.

Il y en a par contre d’autres qui sont capables de s’affranchir des frontières tout comme ils s’affranchissent de l’Etat de droit et de la souveraineté étatique. Ceux-là mêmes sont les mercenaires de Wagner. Selon plusieurs témoignages recueillis dans les deux pays, ce sont bien des hommes parlant russe et arabe qui ont franchi la frontière et qui ont kidnappé les militaires tchadiens pour les ramener en territoire centrafricain pour ensuite les assassiner avec sang-froid. Selon certaines sources à la solde de Wagner, les militaires tchadiens ont été malencontreusement touchés alors que les Russes ciblaient soi-disant des mercenaires tchadiens… Mais depuis quand ne sait-on pas faire la différence entre un mercenaire et un militaire ? Les hommes de Wagner sont pourtant des mercenaires eux-mêmes ils devraient donc savoir. On les reconnaît bien d’ailleurs ces Mercenaires russes quand ils se promènent dans Bangui avec leurs treillis dépareillés, leurs baskets achetés aux vendeurs de PK0 et leurs cagoules. Jamais on ne confondrait un mercenaire avec un vrai militaire, pourquoi eux le feraient alors ?

 

Après avoir commis des exactions contre la population civile, après avoir volé les biens de Centrafricains innocents, après avoir arrêtés des jeunes pour la seule raison qu’ils étaient musulmans et les avoir fait disparaître, maintenant les mercenaires russes s’en prennent carrément à des militaires d’un pays voisin, d’un peuple frère, dont ils violent la frontière. Ils n’ont donc aucune limite.
Nous connaissons la capacité des hommes de Wagner à mener la guerre de la désinformation et des fake news à Bangui. Ils vont ainsi certainement essayer à travers des influenceurs qu’ils paient d’imposer une version des faits les dédouanant de toute responsabilité mais qui mettra certainement les FACA dans une situation délicate. Il y a fort à parier que leurs prochaines victimes seront leurs alliés au combat, les militaires centrafricains, et après peut-être même nos dirigeants politiques.
D’autant plus qu’une enquête menée par une commission de l’ONU est en cours, toute la vérité va donc sortir. Dans l’attente des résultats de cette enquête, l’affaire est à suivre avec vigilance !

Copyright2021CNC

Envoyé de Yahoo Courriel pour iPhone

 

RCA : l’ÉNERCA annonce la fin des travaux des cinq pylônes renversés par le vent au village Dandji

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 11 juin  2021, 03:26:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  Depuis le vendredi 23 avril 2021, la ville de Bangui avait été plongée dans le noir à cause d’un vent violent qui a renversé cinq pylônes de transport électrique de l’énergie centrafricaine. Deux semaines plus tard, les deux des cinq pylônes avaient été réparés, et l’électricité est rétablie partiellement  dans la capitale. Mais depuis 48 heures,  l’ÉNERCA annonce la fin des travaux des tous les pylônes endommagés, et ils sont opérationnels. Pourtant, ce n’est pas la fin des problèmes d’électricité à Bangui.

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Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora

 

Selon Monsieur Thierry Béndima , Directeur général de l’énergie centrafricaine (ÉNERCA), la fin des travaux de ces cinq pylônes  ne change pas la capacité de courant fourni par les usines de Boali.

« Globalement aujourd’hui on peut dire que  les cinq pylônes ont été remis à niveau, les câbles raccordés, et la réalimentation de Bangui à partir de centrale électrique  est également repris.  Cependant, comme vous le savez, ces câbles sont tombés, il y a des points de faiblesse. Donc aujourd’hui on se prépare que dans les jours à venir, si on a des matériels nécessaires, retirer ces lignes  pour corriger ces points de faiblesses afin d’éviter que cela  ne puisse perturber davantage la fourniture d’électricité  à Bangui », prévient Monsieur Thierry Béndima, le DG de l’ÉNERCA.

D’après lui, les travaux visaient la remise en état du réseau de transport pour permettre à l’ÉNERCA d’acheminer la production /hydro – électriques  à Bangui.

« Cela ne change  pas notre capacité de production. Ces travaux nous permettent de retrouver la situation avant la crise de chute des pylônes », précise Monsieur Béndima, avant d’ajouter  que le changement de programme de délestage  pourrait intervenir s’il y a changement des capacités de production.

Pour de nombreux Banguissois, le calvaire de l’électricité n’est pas près de finir.

Rappelons que le phénomène de délestage avait commencé à l’époque du Président André Kolingba (1980-1993),  avec 30 minutes de délestage par jour, puis du Président Patassé (1993 – 2003 ), avec 1 heure, le temps du général François Bozizé (2003 – 2013), avec 3 heures par jour, Catherine  Samba-Panza (2014 – 2016), avec 8 heures de délestage par jour, et enfin de Faustin Archange Touadera (2016 à actuel), avec plus de 18 heures de coupure par jour.

Ce qui prouve que la fin de ce calvaire n’est pas près de finir.

 

Copyright2021CNC

En Centrafrique, le gouvernement démissionne

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Bangui ( République centrafricaine ) – Firmin Ngrebada, le premier ministre de la République centrafricaine a remis sa démission et celle de son gouvernement jeudi 10 juin.

Le gouvernement centrafricain est dans l’incertitude. « Nous allons savoir d’ici quelques heures si le premier ministre est reconduit par le président », a précisé le porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpémé.

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Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada

 

Firmin Ngrebada avait écrit un peu plus tôt sur Twitter avoir remis sa démission et celle de son gouvernement au chef de l’État. Cet ancien directeur de cabinet du président Faustin-Archange Touadéra occupait la Primature depuis plus de deux ans. Il avait été l’un des grands artisans de l’accord de paix de Khartoum en février 2019 entre les autorités et les groupes armés qui contrôlaient alors 80 % du territoire./////////////.

 

Élection sous fonds de fraude ?

Faustin-Archange Touadéra a été réélu le 27 décembre 2020 dès le premier tour avec 53,16 % des voix mais dans un scrutin émaillé de fraudes selon l’opposition, et auquel moins d’un électeur sur trois a pu participer, en pleine offensive rebelle dans un pays ravagé par la guerre civile, qui a néanmoins considérablement baissé d’intensité depuis 2018./////////////.

Dans le deuxième pays le moins développé du monde selon l’ONU, les principaux groupes armés s’étaient alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) pour renverser le régime Touadéra./////////////.

Mais ils se sont heurtés à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées. Quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre./////////////.

Rivalité franco-russe/////////////.

Depuis, l’armée du président à peine réélu a reconquis une grande partie des plus des deux tiers du territoire que contrôlaient jusqu’alors des groupes rebelles, mais seulement grâce à l’engagement des renforts russes./////////////.

Depuis 2018, la Russie concurrence en Centrafrique l’influence de la France, l’ancienne puissance coloniale, en y multipliant ses investissements dans l’extraction des minerais et dans la coopération militaire notamment./////////////.

Les enjeux économiques et humanitaires dans le pays sont immenses. L’ONU a estimé fin mai que près de la moitié de la population était en « situation d’insécurité alimentaire », en raison de l’épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire./////////////.

Sur 4,9 millions d’habitants, « plus de 630 000 personnes sont en situation d’urgence, ce qui signifie qu’elles risquent (…) de retirer leurs enfants de l’école ou de recourir à la mendicité », avait estimé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Avec LaCroix

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l’incapacité de l’armée à anticiper les attaques des djihadistes 10.06.2021

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Burkina : l’incapacité de l’armée à anticiper les attaques des djihadistes 10.06.2021

Bangui ( République centrafricaine ) – Le récent massacre de Solhan a une nouvelle fois soulevé la question de l’incapacité de l’armée à anticiper les attaques des djihadistes.

Avec quelques 11.200 hommes, l’armée burkinabé a pour mission première de ‘’garantir la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national’’. Une mission qu’elle peine de plus en plus à mener à bien avec l’activisme grandissant des groupes djihadistes au Burkina Faso./////////////.

Pour Seidik Aba, journaliste et spécialiste des questions sécuritaires, les difficultés du Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme sont similaires à celles que rencontrent ses voisins du Sahel. /////////////.

“Au-delà même de l’aspect équipement, à la fois en matière de composante aérienne et d’équipement de combat nocturne, il y a aussi la faiblesse du renseignement militaire dans la plupart des pays africains, notamment dans le cas du Burkina Faso et dans le cas même des autres pays de la sous-région, le Mali et le Niger. Ces armées n’ont pas de capacité de riposte suffisante. Lorsque les premières unités sont au combat contre les terroristes, on voit que ceux-ci prennent facilement le dessus et il n’y a pas de composante aérienne suffisamment développée qui vienne porter assistance.” /////////////.

Plus de 138 personnes ont été tuées lors de l’attaque de Solhan/////////////.

Au manque d’équipement et de capacités de renseignements s’ajouteraient également des problèmes d’organisation au niveau de la chaîne opérationnelle. Des difficultés que soulève également Gerry Taama. L’ancien militaire reconverti dans la politique insiste lui aussi sur l’importance du développement du renseignement et des moyens aériens. Mais il rappelle que l’armée burkinabè, comme celle des autres pays de la région, fait face à une guerre qui sort de l’ordinaire./////////////.

“Aujourd’hui, les armées sont organisées de façon à faire face à une situation au Burkina Faso qui est quand même une situation de guerre asymétrique. Mais comme on l’a vu dans d’autres pays, quand l’ennemi est bien organisé, est organisé en petites équipes, quelle que soit la force des troupes loyalistes, il est toujours très difficile de faire face à ce genre d’ennemi. Mais aujourd’hui, on peut aussi dire que le Burkina Faso est en avance sur de nombreux pays. Parce qu’ils ont quand même lancé un système de volontariat avec des gens qui sont engagés après une certaine formation pour accompagner les forces de sécurité et de défense.”/////////////.

Si les forces de sécurité peuvent s’appuyer sur les milices d’auto- défense, ces dernières sont toutefois souvent accusées d’abus, tout comme certains soldats de l’armée régulière. Une armée qui a fort à faire pour mener à bien sa mission de protection des populations.

Avec DW français
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les agissements des FACA et des mercenaires russes dans le viseur de l’ONU

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 10 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Conseil de sécurité de l’ONU n’aura pas attendu la réunion trimestrielle sur la République centrafricaine prévue dans deux semaines pour réagir à la montée des violences. Il vient de fermement condamner les violations des droits de l’homme, les abus contre le droit international humanitaire, et il a dénoncé les atteintes à l’accord SOFA, qui lie le gouvernement de RCA et la Minusca de l’ONU. Avant de réaffirmer son soutien complet à la Minusca.

 

Ce sont les agissements des FACA et des mercenaires russes qui sont visés par la mise en garde du Conseil de sécurité. Ces soldats auraient multiplié dernièrement leurs abus contre le personnel humanitaire et celui de la Minusca avec des fouilles, des menaces, ou des intimidations.

Jusqu’à cet épisode troublant le 30 mai dernier, où l’adjointe du chef de la Minusca se rend à la frontière tchadienne pour évaluer la situation d’une pharmacie – elle est arrêtée, menacée de mort, on pointe même une arme sur elle. Elle sera reconduite en dehors de la zone, suivie par des drones russes.

Ces quatre derniers mois, l’accord de déploiement de la Minusca, qui lie le gouvernement centrafricain et l’ONU depuis 2004, a été violé plus de 60 fois. En faisant cette déclaration, c’est le gouvernement centrafricain que les diplomates préviennent.

Par ailleurs, ils n’ont pas désigné les mercenaires russes nommément, pour ne pas froisser Moscou qui aurait alors bloqué la déclaration, mais cela a été l’objet d’une passe d’armes houleuse entre les États-Unis et la Russie lors de la réunion. Et pour l’instant, l’ONU bloque l’envoi de 600 instructeurs russes supplémentaires, soupçonnés d’être des mercenaires.

 

RFI

 

 

 

Bambari, les autorités locales ont nié leur implication dans l’incendie du site d’élevage

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 10 juin  2021, 04:55:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du vendredi à samedi 5 juin, le poste de contrôle des soldats FACA a été attaqué par les présumés rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique. Trois personnes, dont un soldat FACA, ont été tuées. Quelques heures plus tard, les mercenaires de Wagner et les soldats FACA ont exigé à tous les déplacés de quitter le site d’élevage sous peine d’être incendiés. Le lendemain,  le camp des déplacés avait été incendié par les soldats FACA et les mercenaires russes, soulevant la colère des humanitaires. Contre toute attente, les autorités locales, y compris les forces de défense ont nié leur implication dans ce grave crime humanitaire.

 

Après l’ultimatum des mercenaires de Wagner et les soldats FACA, environ 8000 déplacés ont du quitter précipitamment le camp, laissant derrière eux leurs habitations, lits, ainsi que des  ustensiles avant de se réfugier pour la plupart sur le terrain de la mosquée centrale de Bambari et chez certains particuliers. Le site a été finalement incendié dimanche par les forces de l’ordre et les mercenaires de Wagner, soulevant la colère des opérateurs humanitaires.

D’après le service de la gendarmerie de Bambari, l’incendie du site des déplacés aurait été provoqué par les déplacés eux-mêmes pour éviter qu’elles ne soient occupées par d’autres. Incroyable !

Même le député de Bambari aussi a nié les faits : « Si l’on vous dit que les Faca ou leurs alliés russes ont incendié le site, c’est faux ! »,  s’insurge le député.

Mais un document interne à l’ONU évoque une « éviction forcée » ainsi qu’une possible « violation du droit international humanitaire ».

Mais d’ici la fin de la semaine, une mission formée par la Minusca et des autorités centrafricaines devrait se rendre à Bambari.

 

RCA : Bria, les habitants du village Aïgbado séquestrés et battus par les rebelles de la  CPC

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 10 juin  2021, 03:32:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Leur malheur, avoir accueilli dans la liesse les mercenaires de Wagner et les soldats FACA. Mais les conséquences sont très graves. Plusieurs d’entre eux ont été sauvagement agressés et séquestrés par les rebelles qui croient désormais qu’au village Aïgbado, les habitants sont des traîtres.

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Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

Le village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, a été gravement secoué par les agissements des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

En effet, la semaine dernière, les mercenaires de la société Wagner,  et les soldats de l’armée nationale  ont mené une descente musclée à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, plus précisément au village Aïgbado pour tenter de neutraliser les rebelles du CPC. Mais à leur arrivée, les rebelles, informés de la nouvelle, ont dû précipitamment quitter  le village pour se retrancher dans la brousse.

Cependant,  l’accueil pompeux réservé aux Mercenaires russes et les soldats FACA ont énormément choqué les rebelles. Après trois jours passés dans le village,  les soldats FACA et les mercenaires de Wagner ont décidé de rentrer à Bria.

Malheureusement quelques heures après avoir quitté Aïgbado, les rebelles sont revenus avec armes et bagages. Ils ont commencé à rassembler les habitants dans un lieu avant de les tabasser copieusement durant des heures.

Pour l’heure,  le calme est revenu à Aïgbado, et les rebelles sont toujours dans le village sans la présence des forces de l’ordre.

 

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Bangui, deux présumés braqueurs interpellés, des armes saisies

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 10 juin  2021, 03:00:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les éléments  de la compagnie nationale de sécurité (CNS), en collaboration avec ceux du commissariat du cinquième arrondissement de Bangui, ont interpellé  ce mercredi 9 juin deux individus  présentés comme de présumés braqueurs qui sévissaient dans différents quartiers de Bangui.  Des effets militaires létaux et non létaux  ainsi que de la drogue ont été saisis à leur domicile. Le directeur de la CNS demande à la population de collaborer avec les forces de l’ordre pour en finir avec les actes de braquages à Bangui.

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

« C’est suite à de multiples cas de braquage dans le secteur 5, c’est-à-dire dans le cinquième arrondissement que nous sommes obligés de faire une descente avec le commissaire du cinquième, mettre la main sur les individus que vous voyez en face de vous ici ainsi que les matériels qu’ils utilisent pour faire le braquage. On a trouvé les munitions  aussi ainsi que les effets militaires dans leur maison »,déclare monsieur Sim Danigoumandji , Directeur de la compagnie nationale de sécurité (CNS).

D’après lui, les membres du public peuvent aider la police à réduire et à prévenir la criminalité, y compris le trafic de drogue et à élucider des crimes. Si le public a de l’information au sujet d’activité illicite ou si vous soupçonnez que des activités illicites se déroulent dans votre secteur, veuillez communiquer avec votre service de police.

« Je profite de cette occasion pour lancer un vibrant appel à la population du cinquième arrondissement de nous aider en nous fournissant les informations en temps réel afin que nous puissions mener des actions pour mettre terme à ce multiple braquage », ajoute le Directeur de la CNS.

Rappelons que la police a lancé depuis deux jours  une vaste opération de tract des braqueurs  dans certains quartiers de Bangui suite à la montée de braquage.

 

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RCA : désormais à Bria, les mercenaires de Wagner sont devenus des gendarmes et policiers

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 10 juin  2021, 03:56:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bria comme dans d’autres villes de province, les Mercenaires russes et syriens de Wagner sont devenus des gendarmes, des policiers. Ils sont chargés, en tout cas personnellement,  de maintenir l’ordre, d’assurer la sécurité publique, pour ne pas dire de faire le travail des gardiens de la paix, des gendarmes et officiers de police judiciaire à leur place. Ce dimanche 6 juin,  une affaire familiale au domicile d’un ex-chef du FPRC, l’autoproclamé général Aladji Daoud fait intervenir les mercenaires de Wagner.  Mais la suite est catastrophique.

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Panneau de signalisation à Bria. Photo CNC

 

D’après les membres de la famille de monsieur Aladji Daoud interrogés par la rédaction du CNC, une des filles de ce dernier, âgée d’une vingtaine d’années, aurait eu des altercations avec sa belle-mère et les autres membres de la famille.  Vu le comportement invivable de la fille, son oncle paternel l’aurait frappé  pour soi-disant l’éduquer. Mais la fille n’entend pas rester là. Elle appelle sa mère biologique qui s’est déjà séparée avec monsieur Aladji Daoud pour lui tout raconter.  La mère, à son tour, conseille à sa fille d’aller voir les gendarmes. Mais ces derniers  lui disaient d’aller régler ce problème en famille, car c’est une petite affaire familiale.

Cependant, la fille recontacte sa mère biologique pour lui faire part de la réponse des gendarmes. Elle disait à nouveau à sa fille d’aller voir les Russes. C’est ainsi que la fille est partie voir les mercenaires de Wagner pour leur expliquer l’affaire. Comme c’est une jeune fille d’une vingtaine, les mercenaires tombent sous son charme et accèdent immédiatement à sa demande. La fille devant, les mercenaires dernières, ils se sont dirigés sur le lieu du commerce de son oncle pour l’attraper. Les Russes l’ont grièvement torturé et lui casser complètement les jambes et les mains.

Et ce n’est pas fini pour autant ! Les Russes se dirigent vers le domicile de monsieur Aladji Daoud pour attraper et torturer la belle-mère, les enfants  et tous les autres membres de la famille. On compte sur place six blessés graves qui ont été transférés à l’hôpital.

Mais pour créer encore plus de la zizanie dans sa famille, la fille déclare aux mercenaires que son père à une arme qu’il a caché. Mais comme le père est à Bangui, les mercenaires ont mis en vain la pression sur sa femme pour leur sortir l’arme en question.

Les Russes ne s’arrêtent pas là ! Ils sont allés chez un ex-officier du FPRC, monsieur Ataïr pour arrêter sa femme et ses enfants et les ramener dans leur base.

Pour l’heure, la femme est toujours dans leur base à Bria.

Affaire à suivre…

 

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RCA : Incendie des 7 véhicules des missionnaires par les groupes armés, l’Apôtre Nicolas GUEREKOYAME s’indigne contre ce comportement réservé aux serviteurs de Dieu     

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Bangui, République centrafricaine, 10 juin 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Pasteur Nicolas GUERKOYAME GBANGOU, de l’église ELIM, a présenté aux professionnels des médias, ce mercredi 9 juin 2021 à Bangui, le dramatique évènement qui est survenu le samedi dernier à 25km de Alindao où les hommes en armes ont incendié 7 véhicules dont 6 de l’église ELIM. Lors de cet échange, l’homme de Dieu a condamné cet acte crapuleux.

Le reverront Pasteur Pasteur Nicolas GUERKOYAME GBANGOU lors de son point de presse le mercredi 9 juin 2021 à Bangui. Photo CNC
Le reverront Pasteur Pasteur Nicolas GUERKOYAME GBANGOU lors de son point de presse le mercredi 9 juin 2021 à Bangui. Photo CNC

 

Le convoi de la forte délégation de l’église Elim, conduite par le Révérend pasteur Nicolas Guerekoyamé Gbangou, était  tombé dans le filet des hommes en armes, identifiés comme des éléments de l’UPC qui les ont  tout dépouillés, et leurs biens ont été emportés avant d’incendier leurs véhicules.

D’entrée de jeu, l’homme de Dieu a profité de cette occasion pour remercier son père, le Dieu fidèle qui, dans sa souveraineté, a pris soin d’eux en évitant la fatalité. En prêchant l’évangile, l’apôtre est revenu dans un passage biblique qui dit « Que donnerait un homme en échange de sa vie », parce que selon lui, l’effectif des conférenciers jusqu’à Bambari avoisinait 300 personnes issues des églises ELIM des plus grandes régions de la République centrafricaine dont entre autres, Bambari, Bria, Bouar et Berberati.

A cet effet, le prédicateur d’évangile profite de cette occasion pour lancer des appels  aux acteurs de la vie politique, aux civils et à ceux qui sont en charge de la gestion de la sécurité dans leur pays.

A la classe politique centrafricaine, « elle devra d’avantage se mobiliser et faire preuve d’une volonté politique affichée, en vue d’apporter une solution globale et durable à la crise centrafricaine qui n’a fait que perdurer ». Et aux forces de défense et sécurité intérieure, elles devraient d’avantage « s’atteler à la défense du territoire national, mais, surtout, à la protection des populations. Et elles devraient surtout travailler dans l’esprit leur serment et appliquer l’éthique en adoptant un changement de paradigme de comportement qui les éloignerait des tracasseries causées aux usages de la route à travers les pratiques de formalités qui s’assimilent à des rackets et qui fragilisent la confiance entre la population, son armée, la gendarmerie et la police », a-t-il dénoncé.

Ce n’est pas tout ! Aux autorités administratives établies, elles devraient, « observer les dispositions de la Constitution garantissant la liberté des citoyens et la protection des populations civiles où qu’elles se trouvent. Elles devraient en outre, rechercher des solutions durables pour le retour définitif de la paix sur toute l’étendue du territoire centrafricain à travers un dialogue constructif avec tous les fils et filles du pays », a rappelé le révérend pasteur.

« Aux confessions religieuses »

Les religieux ne sont pas épargnés dans ce message. Le membre fondateur de la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique a précisé, qu’ils ont la responsabilité de relier les uns et les autres quelque soit leur divergence. De ce fait, « il devrait avoir une nette séparation entre le pouvoir politique et la religion. Les confessions religieuses sont appelées à professer la paix, et par conséquent, elles devraient rester un instrument et un cadre de paix et refuser toutes formes d’instrumentalisation à des fins inavoués pouvant compromettre la stabilité du pays », a-t-il dit sans passer par le dos de la cuillère.

Aux groupes armés, il leur précise de cesser de faire des populations civiles des victimes innocentes, et avoir un cœur humain, puisque  chacun rendra compte selon ses propres termes, à Dieu un jour, de tous ses actes sur terre. Ils devront par ailleurs, comprendre qu’en allumant ce cycle de crises et de souffrances, il pourrait être exclu, que les victimes d’aujourd’hui pourraient être les bourreaux de demain, a-t-il conclu.

 

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AfriqueSud: Une femme entre dans l’histoire en mettant au monde 10 bébés en une seule grossesse

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Afrique-du-Sud: Une femme entre dans l’histoire en mettant au monde 10 bébés en une seule grossesse

Bangui ( République centrafricaine ) – Une femme en Afrique-du-Sud a donné naissance à 10 bébés à la fois, battant ainsi le record du monde précédent.

Mardi, IOL News, un média local, a rapporté que Joziami Thamara Sithole, 37 ans, avait donné naissance à 10 bébés, dont 7 garçons et 3 filles, dans un hôpital de la province du Gauteng./////////////.

Elle a souligné que la mère et ses enfants sont en bonne santé, et que la famille a également deux autres filles jumelles, âgées de six ans./////////////.

Dans un communiqué de presse, après la naissance, Sithole a exprimé sa surprise de battre le record du monde, car elle s’attendait à avoir 8 enfants et non 10, selon les résultats de l’échographie./////////////.

De son côté le professeur Denny Mawela, vice-doyen de la Faculté de médecine de l’Université des sciences de la santé Avako McGatho, a déclaré que ce cas est très rare et résulte du fait que la mère subit des traitements de fertilité./////////////.

Le médecin a souligné que les bébés resteront plusieurs mois dans les couveuses en raison de la grossesse à haut risque que la mère a vécue./////////////.

Avec 10 jumeaux, Sithole a battu le record établi par Halima Cissé, 25 ans, originaire du Mali, il y a un peu plus d’un mois./////////////.

Selon une déclaration précédente du ministère de la Santé du Mali, Cissé a été transférée au Maroc le 30 mars, pour superviser le suivi de son état avant la naissance, après que le premier diagnostic à Bamako a montré qu’elle était enceinte de 7 bébés, mais elle a donné naissance à 9 bébés le 4 mai dernier.

Avec Agence Anadolu

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RCA : LA SEMAINE NOIRE DU POUVOIR TOUADERA

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 9 juin 2021, 11:00:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La semaine du 30 mai au 06 juin 2021 restera à jamais gravée dans les annales de notre histoire politique comme une semaine noire pour le pouvoir TOUADERA. Nous replonger dans l’histoire, nulle part nous ne trouverons trace d’une semaine aussi noire durant laquelle, pour avoir agressé le Tchad, Etat voisin avec lequel nous avons depuis la nuit des temps un sort lié, notre pays a été unanimement condamné, isolé diplomatiquement et sevré financièrement, ce qui n’a pas empêché nos Autorités Politiques de Bangui de tenir sans fausse honte la langue de bois.

Pourquoi et comment on en est arrivé là ? Et ce serait sous forme de questionnements que nous allons faire cette rétrospective de la semaine écoulée, ce dimanche 06 juin qui la clôt.

POURQUOI AGRESSER LE TCHAD UN DIMANCHE ?

L'opposant Jean-Serge Wafio
L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

Depuis décembre 2020, nous traversons une autre zone de turbulences politico-militaires à cause des préparations frauduleuses des élections couplées de 2020-2021 et des grossiers hold-up électoraux à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, sous-tendus par les attitudes et comportements insolents et provocateurs de la sommité du MCU, et les zèles excessifs de leurs partenaires russo-syro-tchétchéno-caucasiens de la société Wagner qui se comportent en vainqueurs d’une terre conquise, pillant, incendiant, détruisant, tuant et trafiquant les organes de leurs victimes, sans réaction aucune de ceux qui les ont amenés en terre centrafricaine.

Après que (1) l’ambassadeur de la Fédération de la Russie, alias le tsar de Bangui, ait insulté et accusé le défunt DEBY IDRISS ITNO de soutenir la CPC, (2) arrestation à Paoua, séquestration et tortures de ressortissants tchadiens et les accusant d’éléments de la CPC, alors qu’ils étaient venus chercher fortune dans les mines d’or de Nana Barya (3) le Premier Ministre NGREBADA ait sabré le champagne à l’annonce du décès tragique du Maréchal DEBY grièvement blessé au front (un comportement inhumain), le dimanche 30 mai 2021, jour du Seigneur, c’est le poste frontalier de Sourou dans la zone des trois (3) frontières au sud-ouest du Tchad qui a été attaqué par les Mercenaires russes et les FACA, laquelle attaque a été condamnée unanimement par les Autorités Politiques Tchadiennes et la Communauté Internationale, mettant ainsi Centrafrique sur le banc des accusés, du fait des inconséquences et turpitudes des Autorités Politiques de Bangui.

SE DEDOUANER POLITIQUEMENT ?

UNE ATTITUDE POLITIQUE GAUCHE

Est-ce pour se dédouaner que les Autorités Politiques ont publié un communiqué de presse dans lequel elles ont manifesté leur surprise ? Même surprise manifestée, il se pose un problème de responsabilité duquel découlent plusieurs questions :

  • Est-ce une attaque préconisée et planifiée ?
  • Si oui, qui a décidé de la planification ? A quel(s) niveau(x) la planification a t-elle été élaborée ?
  • Si non, qui a pris l’initiative de cette attaque ponctuelle ?
  • Pourquoi poursuivre les éléments de 3R en territoire tchadien, si réellement il y avait poursuite ?
  • Pourquoi détacher le drapeau tchadien du mât et le ramener en terre centrafricaine ?
  • Pourquoi cette attaque dans cette zone des trois (3) frontières ?
  • Est-ce le début du plan de déstabilisation du golfe de Guinée ?

SEVRAGE FINANCIER VOLONTAIRE

Sommé par les mercenaires russes pour rembourser les 127 000 000 000 fcfa, coûts de leurs efforts de guerre qu’il a déclarée à la CPC, le Président TOIUADERA, la mort dans l’âme leur a cédé la collecte des recettes douanières, principales ressources intérieures de l’Etat. Se privant de 127 000 000 000 fcfa pour s’accrocher au pouvoir. DU JAMAIS VU NULLE PART AILLEURS, UNE TELLE FORFAITURE. N’a-t-il pas cisaillé la branche sur laquelle il est assis ?

SEVRAGE FINANCIER COMME PREMIERE SANCTION

Comment il pourrait compenser cette perte, vu que les partenaires classiques, la France, le FMI et les autres qui vont suivre, envisagent suspendre leurs concours financiers 2020 et 2021 ?

Toute cette semaine noire, les Autorités Politiques de Bangui devraient certainement se tenir la tête des deux mains, réalisant les conséquences qui n’ont pas tardé à tomber au plan international de la bavure politico-mercenaire. Désemparées, elles ont appris les unes après les autres les décisions de suspension des concours extérieurs de la part des partenaires classiques bilatéraux et multilatéraux. (le journal MEDIAPART du 04 juin 2021, sous le titre : ‘’En catimini, la France prend ses distances avec la Centrafrique’’, évoque le retrait de ses coopérants – ‘’ Ces derniers jours, des coopérants français déployés en République Centrafricaine (RCA), parmi lesquels des militaires, ont pris l’avion en direction de Paris pour un vol sans retour. Emmanuel MACRON a également décidé de geler l’appui budgétaire direct à la RCA…’’, pour les années 2020 et 2021.). Que signifie “… pour un vol sans retour’’ ? Est-ce la rupture de la coopération entre la France et Centrafrique ? Quel impact il en aura au plan diplomatique ?

ISOLEMENT DIPLOMATIQUE COMME DEUXIÈME SANCTION

Les Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale-CEEAC, en réunion extraordinaire à Brazzaville (République du Congo) se sont réellement inquiétés et ont dénoncé le mercenariat qu’exporte Centrafrique en Afrique Centrale, par la voix du Président en exercice SASSOU NGUESSO DENIS : ‘’.Les Chefs d’Etat ont dénoncé l’activité du mercenariat qui pourrait déstabiliser non seulement le Tchad mais aussi d’autres pays de la sous-région’’. Véritable condamnation diplomatique.

Auparavant, pour avoir cumulé 29 000 $ US au titre d’arriérés de contributions, Centrafrique se voit interdit de droit de vote à l’Assemblée Générale des Nations-Unies. Décision non anodine du Secrétaire Général cette institution.

Tel un couperet, le verdict diplomatique tombe à cause des inconséquences et turpitudes des Autorités Politiques de Bangui, et nous revoilà isolés diplomatiquement. Après la Guinée Equatoriale dont le dossier reste pendant, Centrafrique en cette semaine 1 du mois de juin ou en cette semaine 22 de l’année 2021, se retrouve sur le banc des agresseurs, accusé unanimement comme un pays déstabilisateur en Afrique Centrale avec l’appui des mercenaires russes. Cette unanime condamnation nous interpelle individuellement et collectivement, parce que, quel que soit le profil bas qu’afficheront les Autorités de Bangui, elles inspireront désormais grande méfiance, tant que les mercenaires russes de NGREBADA et TOUADERA resteront en Centrafrique et continueront de faire des déclarations à l’emporte- pièce, à l’instar de leur Ambassadeur, ou de décider en lieu et place des Autorités de Bangui et continueront de commettre les bavures. C’est pour dire que la tension sera certes apaisée, mais sur fond de très grande méfiance, d’interrogations et doutes politiques qui risquent ou pourraient fonder nos relations diplomatiques à l’avenir, non seulement avec le Tchad, mais aussi avec tous les autres Etats voisins ou lointains de l’Afrique Centrale. En d’autres termes, le Président TOUADERA et ses partenaires sont et resteront perçus comme un danger, comme un loup dans la bergerie Afrique Centrale.

Ainsi, par amateurisme, immaturité, illettrisme, aventurisme politiques, mercenariat d’Etat et des fuites en avant, le Président TOUADERA et ses proches collaborateurs, ont réussi à faire de Centrafrique un pays failli et ont pris le risque de rendre inévitable un changement brutal de régime politique, parce que voulant à tous prix s’accrocher au pouvoir, ils ne cessent de commettre l’irréparable.

CONCERNANT SPECIFIQUEMENT LE PRESIDENT TOUADERA

  • Le Président TOUADERA était-il préalablement informé de cette barbare agression ?
  • Pourquoi n’a t-il pas réagi officiellement et publiquement pour condamner cette agression ?
  • Cette agression était-elle provoquée pour détourner l’attention des incapacités du Président TOUADERA et de son Premier Ministre à trouver des alternatives aux fondamentales préoccupations socio-économiques de l’heure, notamment les inondations destructrices, les manques de produits de première nécessité, des fournitures de base ( eau potable, électricité, carburants) et les amenuisements des recettes en cours ?
  • Pourquoi le Président TOUADERA a été incapable de démettre d’autorité son Premier Ministre qui se fait récalcitrant et lui tient un bras de fer ?
  • Pourquoi solliciter les interventions des Ministres des Cultes pour convaincre ce récalcitrant ?
  • Pourquoi le Président TOUADERA n’a pas mis fin immédiatement au tourisme économique de son Premier Ministre à Saint Petersburg, parce que la gravité de la situation l’exigeait ?
  • Pourquoi la langue de bois, alors que les faits reprochés sont réellement constatés ?

Certains analystes ou observateurs pourraient le dire mieux que moi, mais considérant la dégradation des relations, les désamours, les ‘’moi je ne t’aime non plus’’ au sein de la sommité MCU, je peux affirmer sans risque de me tromper que le Président TOUADERA est pris otage ou prisonnier de ses entourages, serait considéré comme affaibli politiquement, d’où le bras de fer que lui tient son Premier Ministre NGREBADA, voilà deux (2) mois.

QUI DIT MIEUX ?

Chaque Centrafricain peut réaliser maintenant et comprendre que nous ne pouvons plus sortir de cette zone de turbulences de manière consensuelle 0063sommes encore loin de sortir de cette zone de turbulences politico- mercenaires, vu que le Président TOUADERA ne maîtrise rien, son Premier Ministre escompte sur les mercenaires russes pour espérer bondir dans le fauteuil présidentiel, et que les mercenaires russes ont d’autres agendas cachés que même le trio TOUADERA-SARANDJI-NGREBADA ne connaissent pas, lequel trio a amené le Peuple Centrafricain dans un cul de sac avec la CPC qui est aux aguets et les mercenaires russes qui pratiquent la politique de la terre brûlée sous l’œil impuissant de ce trio incapable de solutionner les nombreuses problématiques qui émergent de la boîte à problématiques ouverte qu’il a ouverte, telles :

  • Amenuisement drastique des recettes intérieures de l’Etat ;
  • Suspension des concours extérieurs par les partenaires classiques bilatéraux et multilatéraux ;
  • Condamnation et Isolement diplomatiques parce que Etat voyou et belliqueux ;
  • Perte de confiance et de crédibilité pour avoir recouru au mercenariat d’Etat ;
  • Incapacités de solutionner les crises internes ;
  • Recours au terrorisme d’Etat pour gouverner ;
  • Affairisme sur fond de mafia au sommet de l’Etat.

Et le Président TOUADERA de se retrouver dans de sales draps avec une langue de bois : otage et prisonnier de ses entourages, impolitique socialement, tarabusteur et indésirable diplomatiquement. Comme le dit si bien un vieil adage populaire, ‘’qui sème le vent récolte la tempête’’. Mais, ce ne serait pas une simple tempête, mais plutôt un tsunami parce que, quelles que soient les alternatives d’apaisement adoptées pour faire chuter la tension, tout le monde sait que le Tchad ne laisserait pas impunie cette barbare agression, parce qu’il est question d’honneur, de crédibilité et d’autorité politiques du nouveau régime de Ndjaména, et le Peuple Centrafricain ne peut plus accepter de continuer de subir les affres politiques de ses Gouvernants qui ne pensent qu’à s’accrocher au pouvoir. A force de faire de la Politique une fonction ou un moyen exclusif d’enrichissements personnels au détriment du Peuple qui confère la légitimité, tout pouvoir politique finit toujours par subir la loi de son Peuple. Et les Gouvernants politiques qui ne se préoccupent pas de l’humain, du social et de la justice, offrent à leur Peuple, qui est le détenteur réel et naturel des pouvoirs politiques, le droit de recourir à la désobéissance civile. Et la constitution de la République reconnait aussi ce droit.

Pour prolonger individuellement les questionnements, je propose humblement cette pensée de SITTING BULL, Chef Amérindien Sioux du Dakota Sud (USA), récemment rappelée par CITOYEN DU MONDE :

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors le visage pâle s’apercevra que l’argent ne se mange pas »

Sincères considérations

 

WAFIO Jean Serge
Président Fondateur du PDCA

Rétrospective de la Semaine 1 Juin 2021

 

Campagne de dénigrement, Menaces, graves incident contre la communauté internationale,  le chef de l’État Faustin Archange Touadera fait volte face

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 9 juin  2021, 03:40:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Des campagnes de dénigrement, des messages de haine, de désinformation et des manifestations hostiles, manifestement ou clairement manipulées,  organisées et véhiculées  par des personnes  proches du pouvoir contre la Minusca et d’autres partenaires internationaux, sont devenues quasiment monnaie courante.. Lors de la rencontre du chef de l’État Faustin Archange Touadera  avec les membres de la délégation conjointe ONU, Union Africaine, l’Union européenne et la CEEAC,  la question de la présence de la communauté internationale en RCA avait été mise sur table.  Mais le chef de l’État, comme un bon roublard, tente de rassurer, et déclare ceci :

Rencontre du chef de l'État Faustin Archange Touadera avec la délégation de l'union africaine, de l'union européenne, de la CEEAC et des nations unies au palais de la renaissance à Bangui le 4 juin 2021. Photo Minusca africaine
Rencontre du chef de l’État Faustin Archange Touadera avec la délégation de l’union africaine, de l’union européenne, de la CEEAC et des nations unies au palais de la renaissance à Bangui le 4 juin 2021. Photo Minusca africaine

 

« … je dis haut et fort, que la voix autorisée pour cette question c’est la mienne et celle du gouvernement.  Nous disons que nous avons besoin de nos partenaires.  Depuis 2016 à aujourd’hui, la Minusca  l’Union européenne, la CEEAC et l’Union européenne nous ont beaucoup appuyé dans des divers domaines de la sécurité,  du développement et autres aspects. Donc nous sommes demandeurs  de l’appui qu’ils nous accordent  ici pour relever les différents défis  que traversent la République centrafricaine » déclare le chef de l’État avant de rassurer la communauté internationale.

Donc je voudrais les rassurer pour dire que bien au contraire nous voulons renforcer et redynamiser notre coopération. S’il y a eu des questions, des difficultés, je pense que nous sommes disposés, le gouvernement centrafricain est disposé pour améliorer les dispositions pour leur permettre de remplir au mieux leur vision ».

Enfin, le chef de l’État prône la justice pour menacer les auteurs des menaces et manifestation contre la communauté internationale  :  « Ils m’ont fait part de certain nombre des menaces dont certains de leurs agents faisaient l’objet. Je leur dis que les menaces, les auteurs de ces menaces seront poursuivis. Et que, ici c’est un État de droit. Et que nous travaillons  pour que la justice, et que pour permettre à nos partenaires  de travailler sereinement ».

Il faut noter que cette déclaration du chef de l’État centrafricain intervient en même temps que celle du Président de l’assemblée nationale qui appelle à la cessassions des manifestations et autres menaces contre les partenaires internationaux, y compris la Minusca.

Affaire à suivre.

 

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RCA : prestation de serment à Bangui de deux juges internationaux et d’un procureur de la cour pénale spéciale  

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 9 juin  2021, 03:52:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux nouveaux juges internationaux et un procureur de la Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine ont prêté serment ce mercredi 8 juin 2021 en présence du chef de l’État centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

De gauche à droite, Monsieur Tyabatuoba Jean Alexandre Tindano, Procureur, Madame Vinciane Boon , Juge, et Monsieur Herizo Rado Andriamanantena, Juge de la nationalité malgache.
De gauche à droite, Monsieur Tyabatuoba Jean Alexandre Tindano, Procureur, Madame Vinciane Boon , Juge, et Monsieur Herizo Rado Andriamanantena, Juge de la nationalité malgache.

 

D’après leur curriculum vitae, les deux juges internationaux, à savoir Madame  Vinciane Boon  , de la nationalité belge,  et Monsieur Herizo Rado Andriamanantena, de la nationalité malgache, ainsi qu’un procureur de la nationalité burkinabé, Monsieur Tyabatuoba Jean Alexandre  Tindano,  disposent chacun de riches expériences dans des juridictions internationales, et ont été sélectionnés à l’issue d’un processus rigoureux piloté par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).

Dès leur prestation de serment, les deux juges, à savoir Madame Vinciane Boon  et Monsieur Herizo Rado Andriamanantena,  ainsi que le procureur,  Monsieur Tyabatuoba Jean Alexandre  Tindano,  pourront commencer à instruire les dossiers dont ils auront la charge.

La CPS a pour mandat de juger les crimes internationaux commis en Centrafrique depuis 2003. Elle est composée à la fois des juges nationaux et des juges internationaux. Fin

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Mine d’or de Ndassima : Touadéra cherche un compromis avec la société canadienne Axmin

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 9 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). L’Etat centrafricain et l’entreprise minière canadienne Axmin, dirigée par la femme d’affaires chinoise Lucy Yan, ont entamé de discrètes négociations en vue de clore le contentieux autour de la mine d’or de Ndassima et d’éviter une coûteuse procédure arbitrale. Un épineux dossier derrière lequel plane l’ombre de Moscou.

Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

L’Etat centrafricain doit tout prochainement rentrer en discussions avec la junior canadienne Axmin et sa filiale à Bangui Aurafrique dans le dossier Ndassima, en référence à la zone riche en or éponyme dans le centre du pays. Le gisement est un des plus importants filons d’or de Centrafrique et le seul à jouir d’un potentiel “industriel” connu. La junior canadienne proteste contre l’annulation, en juillet 2019, de ses deux permis de recherche et de sa licence d’exploitation pour l’or de Passendro, Bambari I et Bambari II, dans la zone de Ndassima, acquis au début des années 2000. L’Etat centrafricain met en avant l’absence d’exploitation, quand Axmin invoque de son côté un “cas de force majeure”, le territoire étant occupé par des groupes armés depuis 2012.

Les deux parties finalisent actuellement l’organisation d’une médiation auprès de la Chambre arbitrale internationale de Paris (CCI), qui devrait avoir lieu dans les semaines à venir. Le but est d’éviter le stade de l’arbitrage, un processus long et coûteux.

La médiation sera menée par le juriste et administrateur de biens Laï Kamara. Axmin, dirigé par la femme d’affaires chinoise Lucy Yan, est quant à lui défendu par Crépin Mboli-Goumba, avocat et candidat malheureux à la présidentielle de 2020 (3,16 % des voix, AI du 18/05/20). Côté centrafricain, ce ne sont pas moins de trois avocats qui assisteront le ministre des mines Léopold Mboli Fatran et le garde des Sceaux Flavien Mbata (ou leurs éventuels représentants) : le bâtonnier Emile Bizon, Jean-Paul Veketo et Constant Gouyomgbia Kongba-Zeze. L’installation de la médiation avait pris du retard, ces trois derniers n’ayant pas été payés depuis le traitement de l’affaire par le Conseil d’Etat centrafricain en avril 2020. La haute juridiction s’était alors déclarée incompétente à juger le dossier, poussant Axmin à se tourner vers la chambre d’arbitrage de Paris, comme le prévoit la convention.

“Abus de pouvoir” et “règlement à l’amiable”

L’annulation du contrat en juillet 2019 avait été pilotée directement par le cabinet du ministre Mboli Fatran, en étroite collaboration avec le palais présidentiel. Mais elle avait suscité de nombreuses désapprobations au plus haut de l’administration centrafricaine, suscitant l’inquiétude quant aux conséquences d’une procédure judiciaire.

Ainsi, un rapport écrit en 2020 par Rufin Benam Beltoungou, le conseiller en ressources naturelles du président Faustin-Archange Touadéra, conseillait de “privilégier le règlement à l’amiable” et même de “revenir purement et simplement sur cette décision de retrait”. Un autre rapport, cette fois de la Haute autorité à la bonne gouvernance daté du 24 avril 2020, avait conclu à un “abus de pouvoir du ministère des mines”, une “interprétation erronée” de la loi et préconisait un “règlement à l’amiable” du contentieux. C’est donc cette dernière piste qui est aujourd’hui privilégiée par les parties.

Laï Kamara décoré par la Russie en 2013

L’Etat centrafricain avait procédé à un nouvel appel d’offres, remporté en février 2020 par Midas Ressources, une entreprise malgache représentée par Final Leandric Rabenatoandro et régulièrement présentée comme proche des intérêts russes dans le pays. Depuis son arrivée en 2018, le groupe paramilitaire russe Wagner très implanté en Centrafrique s’intéresse de près au secteur minier. Deux sociétés minières russes actives dans le pays, Lobaye Invest et M-Finans, ont été sanctionnées par le Trésor américain en septembre 2020 pour leurs liens avec Evgueni Prigozhin, oligarque russe proche de Vladimir Poutine et de Wagner.

Le futur médiateur, Laï Kamara, a quant à lui reçu en 2013 l’Ordre de l’amitié des mains de Vladimir Kozhin, ex-KGB, proche collaborateur de Vladimir Poutine au Kremlin et sous sanctions du Trésor américain depuis 2014. Le juriste français avait, en 2013, emporté une longue bataille judiciaire au profit de l’Etat russe au sujet de la cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas de Nice, qui l’opposait à une association locale.

https://www.africaintelligence.fr/industrie-miniere/2021/06/08/mine-d-or-de-ndassima–touadera-cherche-un-compromis-avec-la-societe-canadienne-axmin,109671243-art

RCA : 3023  ex-combattants des groupes armés désarmés et démobilisés depuis 2018

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 9 juin  2021, 03:15:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon la coordination du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement  (DDRR), environ issus de 14 groupes armés actifs en Centrafrique 3023 combattants des groupes armés issus de 14 groupes armés actifs en Centrafrique  ont été désarmés à Bangui, Bimbo, Bégoua et dans les zones de défense du nord-ouest  ainsi que du nord-Est, a annoncé Monsieur Samuel Touatena, coordonnateur général du DDRR.

DDRR pilote

 

Selon Monsieur Samuel Touatena , coordonnateur général du DDRR, depuis son lancement officiel, ce programme de DDRR a également permis de récupérer 2497  armes de guerre, 111.918 munitions et 1308  explosifs.

«Nous avons globalement désarmé 3023 combattants qui viennent de 13 groupes armés sauf l’UPC qui n’a pas encore présenté ses éléments. Bien que l’UPC assiste régulièrement aux différentes réunions, mais elle n’a pas encore présenté ses éléments pour le désarmement.  L’effectif donné ici, nous avons collecté 2497 armes, 1223 chargeurs, 1308 explosifs, une mine et 111918 munitions ».

Sur la question du rapatriement, le coordonnateur général estime que beaucoup reste à faire et la tâche est complexe.

«  Nous avons reçu seulement un seul étranger qui vient se présenter. Il est malien, et on a essayé de voir avec le ministère de la sécurité publique ».

Le coordonnateur général de l’UEPNDDRR, Samuel Touatena, a ajouté que cette phase du désarmement et démobilisation a permis non seulement de récupérer les armes entre les mains de ces ex-combattants, mais également à participer à leur intégration socioéconomique et au retour de la paix dans les zones concernées.
Dans les prévisions, l’équipe du DDRR devrait désarmer plus de 5000 combattants.  En trois ans d’activité, 3023 combattants ont été démobilisés, parmi eux, 817 ont intégré les forces de défense et de sécurité. La prochaine étape va cibler les zones de Bria, Ouadda-Djallé, Amdafock,  Sam Ouandja,  Batangafo,  Markounda et Kabo.

 

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Journées FIFA : Le Rwanda pulvérise la Centrafrique en amical

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 9 juin  2021, 03:38:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour leur deuxième match amical disputé ce lundi, le Rwanda a été impitoyable face à la Centrafrique au stade Amahoro. Avec un score sans appel de 5 buts à 0, les Amavubi font un sans faute parfait contre les Fauves du Bas-Oubangui.

Rwanda vs Centrafrique
Rwanda vs Centrafrique

 

Après sa victoire 2-0 obtenue lors du premier match amical il y a quelques jours, le Rwanda s’est à nouveau imposé ce lundi soir contre la Centrafrique. Un sévère score de 5-0 a été infligé aux hommes de François Zahoui. À l’entame, les rwandais se montrent très entreprenant réussissant même à ouvrir le score dès la 4e minute grâce à Hakizimana. Avant la pause (45+2), les hommes de Vincent Mashami doublent la mise par l’entremise de Mugunga.

Au retour des vestiaires, les centrafricains, ont eu du mal à percer le verrou rwandais. Entré en jeu à la pause à la place de Ruboneka, Twizerimana a inscris un doublé à la 68e et 86e minute avant que Nshuti n’inscrive le 5e et dernier but du Rwanda à la 77e minute. Avec ce résultat sans appel de 5-0, le Rwanda se prépare activement pour les éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022.

 

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