Bangui, République centrafricaine, lundi, 2 août 2021, 13:52:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux jours après l’attaque des éléments rebelles de 3R contre les positions des soldats FACA à Man, dans la préfecture de Lim-Pendé, la psychose gagne du terrain au sein de la population. La ville se vide de ses habitants marqué par la récente attaque des rebelles qui a fait plusieurs morts, et toutes les activités sont à l’arrêt.
L’attaque des rebelles ce samedi a fait plusieurs dégâts matériels et humains. On parle de plusieurs morts et des blessés. Neuf personnes auraient été pris en otage, parmi lesquelles deux soldats de l’armée nationale. Aussitôt, les soldats FACA se sont retirés à quelques kilomètres de leurs positions initiales, poussant les populations à quitter massivement la ville. Elles craignent une possible nouvelle attaque des rebelles.
Pour l’heure, toutes les activités économiques, scolaires, administratives et culturelles sont totalement paralysées. Les casques bleus de la Minusca, visible quelques heures après l’attaque, ne le sont plus.
Il y’a lieu de rappeler que le samedi dernier, vers 3 heures du matin, les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont lancé une attaque contre la base des militaires de l’armée nationale, tuant plusieurs civils et militaires, d’autres capturés.
Le gouvernement, de son côté, n’a pas encore réagit. Seule la Minusca qui a publié un communiqué regrettant la mort des civiles dans cette attaque.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/01/Eddy-Symphorien-Kparekouti-président-du-PUR@Eric-Ngaba-300×225.jpg” alt=”Le Président du parti PUR Eddy Symphorien Kparkouti. Credit photo : Eric Ngaba, CopyrightCNC.” width=”300″ height=”225″ />Le Président du parti PUR Eddy Symphorien Kparkouti. Credit photo : Eric Ngaba, CopyrightCNC.
DECLARATION DU PARTI DE L’UNITE ET DE LA RECONSTRUCTION (PUR) RELATIVE AU DIALOGUE REPUBLICAIN
Au lendemain des élections boiteuses que la République Centrafricaine a connues entre décembre 2020 et mai 2021, ces élections contestées par 65% des acteurs politiques ont entravé la légitimité absolu du Président Touadera ce qui fragilise son influence sur le processus de réconciliation national en cours. Avec ces élections, le pays s’est enlisé dans une nouvelle crise politique qui va aiguiser un certain appétit de prise de pouvoir par la force menée par une frange d’acteurs sous l’étiquette de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
En son temps et face à cette nouvelle menace de déchéance de l’Etat centrafricain encore et toujours en situation d’urgence, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), avait évoqué dans un communique la nécessité « d’un dialogue national de vérité inter-centrafricain et inclusif » pour permettre aux filles et fils de la République de discuter entre eux des maux qui gangrènent leurs pays avec espoir d’aller enfin au fond des crises qui n’ont jamais cessé d’arracher à la République ses vaillants filles et ses fils, d’anéantir ses efforts de relance politique, économique et sociale.
Le parti n’a jamais hésité sur cette option et aujourd’hui il se félicite que plusieurs forces vives de la nation aient enfin compris son élan et aient accepté de poser un dialogue franc et ferme entre tous les Centrafricains comme la seule alternative pour mettre fin aux lacunes de l’accord limite de Khartoum signé le 06 février 2019, lequel accord a favorisé cette descente aux enfers aux conséquences aujourd’hui multiformes avec comme seule victime le peuple de la République Centrafricaine, transformé en chair à canon. Les cas de la tuerie de paisibles citoyens à Bossangoa, Bria et Obo, le prouvent à suffisance.
Il a fallu du temps aux Président Touadera pour comprendre l’exigence de l’heure et la nécessité d’aller vers ce dialogue que le chef de l’Etat a trouvé mieux de qualifier de « républicain ». Tout en se félicitant de cette prise de conscience tardive et de l’amorce du processus avec la mise en place des cadres relatifs aux préparatifs de ce rendez-vous, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction tient à faire des mises au point suivantes :
D’abord, le dialogue, souhaité doit sortir du carcan des rencontres précédentes orientées généralement à volonté par les ténors du pouvoir pour satisfaire les intérêts et les ambitions politiques et catégorielles d’un petit clan.
Ensuite que ce dialogue soit le plus ouvert possible à tous les acteurs de la crise centrafricaine depuis 2013. Un dialogue qui peut réunir toutes les tendances, toutes les forces vives de la nation et tous les acteurs impliqués dans la situation dramatique que vit la population depuis des années.
Par ailleurs le Parti de l’Unité et de la Reconstruction exige au Président T’ouatera de prendre ses responsabilités constitutionnelles de protéger les populations civiles contre les exactions des mercenaire crapuleux dont les éléments de la société russe Wagner et des groupes armés dont la CPC.
Enfin le Parti de l’Unité et de la Reconstruction appelle toutes les forces vives de la nation à un dépassement ultime producteur d’un rassemblement national en vue d’atteindre les objectifs nobles de ce dialogue que sont le retour de la paix, de la sécurité et de la relance effective du pays sur la voie du développement.
A la vieille de ce rendez-vous, le PUR appelle le peuple Centrafricain, la société civile, les partis politiques, les confessions religieuses, les groupes armés, les jeunes, les femmes à la retenue et au sens élevé du patriotisme pour sauver ce que nous avons en commun la République Centrafricaine.
Que Dieu bénis le peuple et la République Centrafricaine
Tous pour l’Unité et la Reconstruction de notre Nation
Bangui, République centrafricaine, lundi, 2 août 2021, 05:15:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Considéré comme la deuxième personnalité de la communauté musulmane après le sultan maire de koui, l’imam de la mosquée centrale de koui est porté disparu depuis 24 heures. L’homme ne fait aucun signe de vie, et sa famille et tous les fidèles musulmans de Koui commencent à s’inquiéter, et les Mercenaires russes de la société Wagner sont pointés du doigt.
C’est depuis hier dimanche 1er août que l’imam de la mosquée centrale de koui ne fait aucun signe de vie à ses proches. Selon eux, soit il serait en fuite dans la brousse, soit il serait enlevé par les hommes de Wagner.
Pourquoi accuser les mercenaires russes ?
Selon sa famille, les hommes de Wagner, depuis quelques semaines ne cessent de le déranger. Il lui avait ordonné de ne plus enseigner aux enfants l’école coranique, car ça leur fait mal à l’oreille. Et l’imam semble ignorer leur premier avertissement. Mais arriver hier, les Russes sont revenus chez lui. Ils sont entrés dans sa concession. Après cela, l’imam n’apparaît plus en public, et ne fait aucun signe de vie à ses proches. C’est ainsi que les parents soupçonnent les hommes de Wagner d’être des suspects dans la disparition de l’imam.
Selon certains témoins, après être entrés chez l’imam, quelques mercenaires de Wagner étaient revenus dans la concession du défunt sultan – maire de koui pour ramasser et emporter illégalement le reste de ses biens.
Il y’a lieu de rappeler que le 12 juin dernier, le sultan-maire de koui, Monsieur Lamido Souleymane Daouda et son adjoint ainsi que son garde du corps ont été assassinés , selon ses proches, par des mercenaires russes de la société Wagner. Depuis cette date, ces hommes de Wagner multiplient des exactions dans la ville : des boutiques pillées, des personnes incarcérées illégalement ainsi que des viols et braquages…
Bangui, République centrafricaine, lundi, 02 août 2021, 03:10:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’identité de la victime n’a pas été dévoilée par la police judiciaire, mais certaines témoins indiquent que le corps serait celui d’une jeune fille de moins de 25 ans. La dépouille a été ramenée à la morgue de l’hôpital communautaire.
Une semaine après la découverte d’un corps décapité sous le pont de Yakité dans le troisième arrondissement de Bangui, un autre corps sans vie , probablement celui d’une jeune fille a été retrouvé par les passants dans le canal du pont Jackson, situé à environ 500 mètres du quartier KM5, non loin du bureau national de la Minusca.
C’était vers 14 heures que la partie du corps a été découverte emballée dans un sac plastique jeté dans le canal du pont Jackson. Selon les témoins, la tête et la jambe gauche, du corps n’ont pas été retrouvées.
La police criminelle a été appelée en urgence sur le lieu, et la dépouille a également été repêchée. Pour l’heure, la piste criminelle est privilégiée, mais aucun suspect n’est identifié par les enquêteurs.
Selon la direction de la police judiciaire, il y’a une hausse de la criminalité ce dernier temps à Bangui. Celle-ci pourrait être liée à des sacrifices rituels, juge-t-elle.
Rappelons que le corps retrouvé sous le pont Yakité il y a une semaine avait été identifié grâce au téléphone portable retrouvé dans sa poche. La famille a été appelée, et la dépouille a été rapatriée à la mosquée du quartier KM5. Mais pour cette jeune fille, l’identification du corps serait difficile, car il n’y a aucun document d’identification retrouvé sur la dépouille.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 2 août 2021, 03:01:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Présidente de l’association des femmes juristes de centrafrique, madame Nadia Carine Fornel Poutou et ses trois enfants, dont un garçon et deux filles ont été tués dans un incendie de leur domicile survenu dans la nuit du 24 juin au quartier Lakouanga, dans le deuxième arrondissement de Bangui. Les premiers éléments recueillis par CNC faisaient état d’un accident, mais les voisins et la police centrafricaine en doutent fortement, et parlent d’un acte criminel. Selon l’un des présumés auteurs, l’acte serait commis par la milice du pouvoir : « les requins ». L’homme se dit prêt à témoigner.
Nadia Carine Fornel Poutou, l’ex-Président de l’association des femmes juristes de Centrafrique
« Les gens racontent dans les quartiers que sa mort serait perpétrée par l’ÉNERCA. Moi je dis non. C’est l’œuvre des autorités de ce pays. J’ai malheureusement participé à la commission de ce crime, mais je suis prêt à témoigner pour libérer ma conscience », indique Jean, un nom qu’on a attribué à ce présumé milicien requin qui a finalement avoué que pour chaque crime commis, ils sont payés pour leur forfait.
« On nous paye pour chaque mission. Dans 99% des cas, la décision vient souvent d’en haut, et l’on ne fait qu’exécuter », ajoute-t-il.
Rappelons que dans la nuit du jeudi à vendredi 25 juin dernier, Madame Nadia Carine Fornel Poutou, Présidente de l’association des femmes juristes de Centrafrique et ses trois enfants avaient été tués dans l’incendie de leur domicile du quartier Lakouanga, situé derrière l’école privée Saint-Charles dans le deuxième arrondissement de Bangui.
Dans un premier cas, le court-circuit avait été indiqué comme la cause de l’incendie, mais il a été rapidement écarté, privilégiant l’hypothèse d’un acte criminel. Une enquête a été ouverte, mais aucun suspect n’a encore été identifié formellement.
Il convient de rappeler qu’un mois plus tard, le 24 juillet dernier, un même incendie avait déclaré au domicile d’une famille camerounaise au quartier Benz-vi. Six membres d’une même famille ont été tués, un bébé survivant. Ce genre de crime est en phase de devenir un phénomène dans le pays.
1. Des personnes m’ont interrogé sur mon animosité notoire voire mon aversion rédhibitoire envers la Présidente de la Cour Constitutionnelle, la Pr Danièle DARLAN : « ainé, pourquoi à chaque fois vous ne manquez pas de tacler ou d’égratigner Mme DARLAN dans vos publications et prises de position ? On a même l’impression que vous la méprisez plus le Pr TOUADÉRA. ». Sur ce deuxième point, ils ont raison. Je prends un plaisir quasi-pâtissier à soigner mon mépris envers cette brave dame. C’est que j’ai toujours eu en horreur les personnes, hommes ou femmes, brillantes, intelligentes qui mettent ces grandes qualités non au service des pauvres, des humbles, des damnés de la terre, pour parler comme Frantz FANON, mais au service des exploiteurs, des oppresseurs riches, puissants, corrompus.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Docteur-Fari-Tahéruka-Shabazz-450×450.jpg” alt=”Docteur Fari Tahéruka Shabazz” width=”450″ height=”450″ />Docteur Fari Tahéruka Shabazz. Photo courtoisie.
2. Je ne trouve aucune excuse à cette dame que j’espère du fond du cœur n’avoir plus jamais à rencontrer physiquement de toute mon existence. Si le quinquennat 2016-2021 fut un enfer pour les populations centrafricaines c’est bien sûr à cause de la nullité abyssale, profonde de Faustin Archange TOUADÉRA et du personnel politique qui le sert. C’est vrai.
Mais cela a été rendu possible qu’à partir du moment où des verrous constitutionnels ont été sautés par Mme DARLAN. Qu’on se souvienne qu’en 2016, TOUADÉRA arrivait aux affaires sans députés, sans un groupe parlementaire pour soutenir sa « politique ».
Le premier acte qui a permis à TOUADÉRA de débaucher et siphonner les députés des autres partis politiques via un mécanisme de corruption active sur fonds du Trésor Public c’est la décision de la Cour Constitutionnelle de légaliser le koudoufarisme.
Désormais un député élu sous telle ou telle bannière politique pourrait librement quitter le groupe parlementaire du parti qui a tant investi sur lui pour l’envoyer à l’Assemblée Nationale et bénéficier en retour de ses cotisations pour faire marcher le parti et de sa voix pour défendre les idées, les propositions, les réformes dudit parti.
Des partis comme le RPR, le CRPS ou encore PATRIE ont vu leur groupes parlementaires disparaitre à cause de cette décision scandaleuse. Outre les conséquences financières, les conséquences politiques sur le parti sont incommensurables. Pas étonnant que juste après avoir été délestés de leurs députés la machine judiciaire a tenté en vain de s’abattre, à l’époque en vain, sur les trois leaders de ces partis politiques.
En clair, sans cette décision honteuse, démocratie-cide de Mme DARLAN, le MCU de TOUADÉRA n’aurait jamais pu se doter d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale et ainsi avoir les coudées franches pour manipuler et pire inféoder la deuxième institution républicaine par la puissance de l’argent de la corruption, du détournement des deniers publics.
Deuxième conséquence du péché originel de Mme DARLAN, c’est le boulevard ouvert à la corruption, au détournement des deniers publics, au pillage des caisses de l’Etat. Car cette politique de débauchage des députés puis après d’achat des votes et des consciences à l’Assemblée Nationale au profit du Prince du moment est fluidifiée par ces pratiques scandaleuses de corruption active. Tout ça c’est l’œuvre de Mme DARLAN.
Malgré tout ça, le Président de l’Assemblée Nationale (PAN) de l’époque, le Très Honorable Karim MECKASSOUA, s’évertuait à équilibrer les pouvoirs en s’opposant systématiquement à toute tentation du pouvoir exécutif de faire main basse sur le pouvoir législatif. Le paroxysme de cette lutte fratricide étant constitué par la question de l’article 60 alinéa 2 de la Constitution du 30 Mars 2016.
Cet article dispose que « le gouvernement a obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier ledit contrat dans les huit (8) jours francs suivant sa signature ».
Le Président TOUADÉRA pour pouvoir satisfaire les affairistes et groupes mafieux qui voulaient piller nos ressources naturelles avance l’interprétation selon laquelle « assemblée nationale » dans cet article signifie « bureau de l’assemblée nationale » et que par conséquent c’est l’autorisation du bureau de l’assemblée nationale dont aurait besoin le gouvernement pour signer les contrats avec les affairistes venus piller nos ressources.
Une interprétation que je qualifie volontiers de ridicule, en totale opposition avec l’article 68 alinéa 1 qui donne la définition claire de ce qu’est l’assemblée nationale : «Le Peuple Centrafricain élit, au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans, des citoyens qui CONSTITUENT l’Assemblée nationale (…) ».
Si l’interprétation tirée par les cheveux que propose le Président TOUADÉRA pour permettre aux mafieux de piller nos richesses étaient sérieuses cela signifierait que quand la Constitution en son article 54 alinéa 2 dispose que « le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, doit demander un vote de confiance à l’Assemblée nationale (…) » cela voudrait dire que c’est le Bureau de l’Assemblée Nationale qui donnerait le vote de confiance au PM. Ridicule, stupide, imbécile.
A cette interprétation farfelue, le PAN de l’époque, MECKASSOUA, opposait avec raison, pour sa part, que « assemblée nationale » renvoie à l’ensemble des députés, donc à la plénière de l’assemblée nationale qui est l’instance délibérative de l’assemblée nationale. Il a demandé l’arbitrage de la Cour Constitutionnelle, et ô surprise Mme DARLAN donne raison à TOUADÉRA en disant que pour elle « assemblée nationale=bureau de l’assemblée nationale » et que par conséquent le gouvernement n’avait besoin du feu vert que du bureau de l’assemblée nationale et de la plénière.
Manifestement les puissances de l’argent roi ont eu raison du droit. Les gardiens de la Loi Fondamentale ont déserté leur poste pour aller garder les intérêts catégoriels de classe bourgeoise, des nantis, des caciques, des hiérarques, des ploutocrates, des autocrates, des oligarques.
Malheureusement pour TOUADÉRA, MECKASSOUA dirigeait l’AN d’une main de fer, si bien que durant les 2 ans et 7 mois de son magistère seuls 5 contrats ont réussi à recevoir le précieux sésame qu’est l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale.
Les autres candidats, essentiellement des russes, ne répondaient pas aux critères fixés la loi, dont les retombées socio-économiques pour la population, la préservation de l’environnement, ou encore le renflouement des caisses de l’Etat. MECKASSOUA devint donc la bête à abattre, il fallait le faire sauter de la tête de l’Assemblée Nationale. Sa défense des intérêts supérieurs de la Nation était un frein à l’affairisme vorace du nouveau régime dirigé par TOUADÉRA.
Grâce à la corruption et surtout au verrou anti-koudoufarisme que Mme DARLAN avait pris soin de faire sauter, ce qui permit à TOUADÉRA de créer groupe parlementaire et devenir frauduleusement majoritaire, le pouvoir put organiser un putsch contre MECKASSOUA afin d’y placer un PAN fantoche qui acceptera tout, en l’occurrence l’Honorable GON BABA.
En effet, avec l’interprétation partisane de l’article 60 donnée par Mme DARLAN, le gouvernement se voyait enfin la tâche facilitée. Plus facile de corrompre 10 personnes d’un bureau que d’en corrompre 140 d’une plénière.
Les conséquences ne se sont pas fait attendre, moins d’un an après la chute de MECKASSOUA, le nombre de contrats sur les ressources naturelles passaient de 5 à plus de 140 (de surcroit léonins). Avec en bonus le non-respect des clauses sociales et environnementales. Un exemple : la rivière ouham est détournée de son lit, détruite et polluée.
Les populations de Bozoum sont empoisonnées par millier, les femmes font des fausses couches en cascade, des enfants développent des maladies inconnues et meurent comme des mouches. Révoltes dans la région contre les exploitants chinois qui avec la complicité des autorités de Bangui oppressent les populations, font jeter certains en prison, y compris le religieux catholique, Père Aurélio.
Insurrection les populations qui vont le libérer par la force. Le Premier Ministre NGRÉBADA envoie l’armée pour mâter, réprimer l’insurrection afin de protéger les exploitants chinois. C’est un désastre total. Une commission d’enquête parlementaire va sur le terrain avec des experts chimistes.
Les conclusions sont plus qu’accablantes, elles sont littéralement apocalyptiques : la destruction de l’environnement est indescriptible, des pots de vin de milliards de francs ont été versé à des membres du bureau de l’assemblée nationale. Le Président de la Commission des Ressources Naturelles de l’Assemblée Nationale, l’Honorable MANDABA, est mis en cause et avoue tout.
Le nom de TOUADÉRA et de ses proches seront cités comme bénéficiaires des pots-de-vin dans des enregistrements audios de cette enquête. C’est le Bozoumgate.
L’affaire sera étouffée par le pouvoir, aucune justice ne sera rendue, personne n’est mis en examen, mais les populations continuent de mourir à petit feu à cause de la catastrophe écologique qui a pollué et détruit les récoltes, les sols, les eaux, l’air.
Même scénario mais en pire encore dans la Mambéré-Kadéi où carrément les populations n’en pouvant plus ont littéralement assassiné les exploiteurs chinois alliés du pouvoir corrompu de Bangui. Répression sanglante, des jeunes innocents croupissent aujourd’hui sous les verrous mais la catastrophe écologie continue à se perpétuer.
Merci Mme DARLAN, la défenseuse des puissants, des riches, des gens de sa classe sociale contre le peuple. Solidarité de classe, manifestement. On se soutient entre bourgeois, contre le peuple.
Je ne reviendrai pas sur ses décisions catastrophiques durant tout le processus électoral, d’amont en aval, notamment avec cette décision qui exclut plus de 200.000 électeurs réfugiés. Démocratie à géométrie variable, démocrature qui hiérarchise les citoyens et les sous-citoyens comme du temps d’Hitler on hiérrarchisait les races et les sous-races. Visiblement les réfugiés seraient des sous-citoyens à qui Mme DARLAN leur ôte le droit de vote pourtant garantie par la Constitution. C’est vrai que la bourgeoise se pense à l’abri de l’état de sous-citoyen, de réfugié.
Alors on me brandira une interview qu’elle a accordé à la presse dans laquelle elle affirme qu’à l’étranger ses confrères et autres la félicite pour ses décisions « courageuses », « historiques ». Mais on aura remarqué que dans l’interview elle est incapable de nous citer les décisions courageuses en question. Elle ne parle que de la décision concernant la non-modification de la Cour Constitutionnelle.
Mais elle omet volontairement de préciser que les arguments juridiques, politiques et moraux que la Cour avait alors présentés pour justifier cette décision étaient très largement inspirés par la note que le Chemin de l’Espérance du Président MECKASSOUA avait fournie quand nous avions été consultés. Je m’en souviens très bien car le Président MECKASSOUA nous avait fait l’insigne honneur, le coordonnateur Gildas De-Carême BÉNAM et moi, de l’accompagner lors de cette consultation devant les juges constitutionnels. C’est à l’unanimité que ces derniers se sont opposés à la folie du tripatouillage constitutionnel voulu par TOUADÉRA.
Alors quand je la vois dans l’hémicycle pondre un discours hypocrite, je m’en étouffe de rage. La même personne qui avait donné carte blanche à TOUADÉRA pour l’Accord de Khartoum alors que les politiques et la société civile ont vainement demandé son arbitrage ; la même qui avait rejeté les requêtes demandant l’annulation des actes réglementaires nommant des rebelles aux plus hautes fonctions politiques, administratifs et militaires de l’Etat ; la même qui restait insensible, muette aux articles 26 alinéa 2, 27 alinéa 1 ou encore l’article 28 de la Constitution du 30 Mars 2016 invoqués pour mettre fin à l’équipée funeste des groupes armés.
Et c’est elle aujourd’hui qui nous parle de lutte contre la CPC ? Elle, la petite bourgeoise, qui les a couvert pendant près de trois ans ? Elle ? Non, tout le monde peut critiquer la CPC, mais pas elle.
Koudoufarisme, corruption industrielle, assassinat de la démocratie, pillage de nos ressources, catastrophes écologiques, embastillement d’innocents, violations systémiques de la Constitution, légitimation des groupes armés, création de la CPC, exécutions extra-judiciaires, hold-up électoral…Voilà les conséquences des décisions dont la bourgeoise Mme DARLAN est si fière.
Je me demande si elle arrive encore à dormir d’un sommeil non-troublée avec tous les morts et toutes les vies brisées que sa signature a causées en seulement 5 ans à la tête de la Cour Constitutionnelle ? Je prie Dieu pour ne plus jamais à avoir rencontrer cette femme de toute ma vie. Et si elle doit aller au Paradis, je demanderai à Dieu d’aller en enfer pour ne pas être dans le même périmètre qu’elle.
Le proverbe antillais disait donc vrai : « Le poisson pourri d’abord par la tête ». La république des professeurs, le règne des élites, des intellectuels est encore pire que celles des ignares. Le paradoxe de la RCA.
Bangui, République centrafricaine, lundi 2 août 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Une campagne de remise volontaire des armes de guerre a été lancée il y a quelques semaines dans la capitale centrafricaine. Les organisateurs parlent d’un véritable succès, car une trentaine d’armes de guerre, une centaine des machettes et des munitions ont été récupérées, mais certains observateurs jugent que ce programme ouvert dans la capitale par les autorités serait une vache à lait, une belle et véritable occasion de siphonage du trésor public centrafricain.
Officiellement, l’opération du désarmement menée dans la capitale est totalement volontaire et gratuite. Mais officieusement, une arme de guerre restituée égale à une somme d’argent versée à son présumé détenteur. Une somme qui peut aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers de francs C FA. Et ce n’est pas tout ! Les rabatteurs, c’est-à-dire ceux qui sont allés chercher et convaincre les détenteurs d’armes de guerre à restituer, ont aussi reçu à chaque opération des primes. Ce qui peut aller jusqu’à 30 000 francs CFA pour chaque arme récupérée.
Et l’on ne choisit pas par hasard les rabatteurs. Selon plusieurs d’entre eux interrogés par CNC, ce sont des ex-miliciens Anti-Balaka ou des miliciens autodéfense du KM5 recrutésdans la milicegouvernementale “Requin”. Et l’opération ne s’est pas déroulée dans tous les arrondissements de la capitale. On choisit plutôt le troisième arrondissement, fief des redoutables miliciens de la capitale. Mais qu’en est-il pour les autres arrondissements tel que le quatrième arrondissement et la commune de Bimbo ?
Selon les arguments des organisateurs, les programmes de désarmement initiés par les Nations unies ne donnent pas de l’argent aux démobilisés, mais c’est ’État centrafricain qui préfère les motiver par des moyens financiers.
Rappelons qu’ À la date du jeudi 22 octobre 2020, au moins 600 personnes, dont 400 éléments d’autodéfense et 200 civils ont remis volontairement leurs armes au comité du désarmement du troisième arrondissement de Bangui, piloté par les nations unies. Des dizaines de fusils automatiques, 104 munitions et trois obus ont été récoltés, selon le responsable de l’opération.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 2 août, 03:26:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les six otages kidnappés par les mercenaires de la société russe Wagner dans la localité de Bria ont annoncé avoir payé chacun une somme de 250 000 francs CFA avant d’être libérés. Une situation dénoncée par leurs parents respectifs.
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Le mois dernier, à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, après la tentative d’arrestation du capitaine – chef du détachement des forces armées centrafricaines (FACA), six jeunes du quartier Mandet, au centre-ville de Bria, soupçonné d’être de mèche avec le capitaine, ont été interpellés et arrêtés par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner. Après une semaine passée en détention, leurs ravisseurs, les mercenaires russes ont exigé à leur famille le paiement d’une rançon de 250 000 francs CFA par personne. Ce qui a été fait, et les six jeunes avaient été libérés. Pour l’heure, cinq d’entre eux ont pu quitter la ville et regagnent Bangui après des menaces.
Interrogés par CNC, leurs parents se disent inquiets de la montée de l’insécurité organisée par les hommes de Wagner dans les localités de la haute – Kotto. Ils dénoncent les comportements de ces mercenaires qui multiplient le kidnapping des civils afin de demander de rançon à leur famille.
Rappelons que le mois dernier, lors d’une rencontre avec les jeunes de Bria, le chef des mercenaires russes à Bria, Monsieur Alex, insiste et met en garde toutes personnes qui, selon lui, tentent de se rendre sur des chantiers miniers, ou alors surpris en train de faire les activités d’extraction de diamants. Cette personne sera automatiquement abattue, prévient-il. En plus, il ajoute que présentement à Bria, ce sont les hommes de Wagner qui a le contrôle de la ville et non la Minusca. Faut pas qu’ils pensent que la Minusca pourrait garantir leur sécurité, prévient-il.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 2 août 2021, 03:07:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Du 12 et 13 août 2021, à l’occasion de la 61e fête de l’indépendance de la République centrafricaine, plusieurs artistes seront réunis pour célébrer la culture et la profonde solidarité nationale des Centrafricaines et Centrafricains sous le thème « Ndara ti BéAfrica ».
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-Bangui-450×253.png” alt=”Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons” width=”450″ height=”253″ />À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
L’annonce a été faite le 28 juillet au cours d’un point de presse qui avait eu lieu au centre culturel « Samba-Panza » par Monsieur Auguste Saint – Claire Gbobgo, Directrice de Centro Kult International. Selon lui, le 61e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République centrafricaine sera placé sous les couleurs de la 1re grande fête des cultures et de la solidarité nationale dénommée « Ndara ti BéAfrica ».
À l’ouverture de la journée dénommée « I yeke gui oko », une grande caravane de la solidarité avec tous les groupes participants et amateurs de la danse sillonnera les grandes artères de la capitale.
Selon Monsieur Auguste saint – Claire Gbobgo, l’objectif de cette journée est de promouvoir la diversité culturelle comme source d’unité, de paix et de cohésion sociale. « Il est question de perpétuer les pratiques des arts anciens tels que la danse et la musique folklorique, le conte, l’histoire et les légendes pour la sauvegarde de l’identité culturelle nationale », a-t-il précisé avant d’ajouter que L’idéal est d’animer la ville de Bangui à l’occasion de la commémoration du 61e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République centrafricaine. Et aussi de valoriser les expressions artistiques et culturelles locales telles que, la danse et la musique folklorique, le conte, l’histoire et les légendes comme fondement d’une société centrafricaine unie et solidaire ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/deux-deputes-de-haut-mbomou-450×338.jpg” alt=”Deux députés du Haut-Mbomou font la lecture de leur déclaration aux médias” width=”450″ height=”338″ />Deux députés du Haut-Mbomou font la lecture de leur déclaration aux médias. Photo CNC
DECLARATION
Nous, Députés du Haut-Mbomou, avons appris avec consternation, les événements malheureux survenus le lundi 26 juillet 2021 à Obo, Chef-lieu du Haut-Mbomou, entre 20H et minuit.
Selon des informations de sources concordantes émanant de la population, ces exactions ont été perpétrées par certains éléments du contingent marocain basé à Obo qui, simulant une attaque des éléments de l’UPC sur la ville, ont systématiquement pillés puis incendiés toutes les boutiques et points de vente importants de la ville et détruit certaines installations publiques, notamment les lampadaires solaires.
Au cours de ces événements, un sergent des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a été tué et plusieurs civiles grièvement blessés, dont un enfant de cinq ans qui trouvera la mort deux jours plus tard, suite à ces blessures.
Nous présentons, au nom des populations du Haut-Mbomou, toutes nos condoléances aux familles éprouvées.
Nous rappelons qu’en août 2020, ce même contingent avait déjà été accusé d’être en collusion avec les éléments de l’UPC auxquels ils étaient accusés de fournir des vivres et autres moyens de subsistance.
Le pillage et l’incendie des boutiques par les forces marocaines de la Minusca à Obo, plonge les populations de cette ville dans un total état de précarité et de misère qui atteint alors un niveau insupportable et inhumain. Ce qui est contraire aux principes qui sous-tendent la mission première de la MINUSCA : protéger les populations civiles. Ce contingent suscite aujourd’hui la peur et l’horreur auprès des populations qui, à leur approche, sont obligés de se cacher.
Face à ce tableau sinistre qui met en cause, une fois de plus, des éléments du contingent marocain basé dans le Haut-Mbomou et en tenant compte des souffrances inhumaines et inconcevables engendrées par ces actes barbares sur nos populations;
Nous, Députés du Haut-Mbomou, investis de la légitimité populaire et porte-voix de la population :
Demandons qu’une enquête parlementaire soit diligentée pour établir les responsabilités de ces exactions ;
Exigeons le départ immédiat du contingent marocain du Haut-Mbomou en général et d’Obo en particulier ;
Sollicitons du Gouvernement une augmentation des effectifs des FACAs détachés à Obo, investis d’une mission plus offensive dans toute la Préfecture du Haut-Mbomou, ainsi qu’une importante dotation en matérielle militaire pour leur permettre de faire face aux attaques des éléments de l’UPC planifiées et organisées par les forces marocaines de la MINUSCA ;
Réclamons l’indemnisation des victimes par la MINUSCA ainsi que la prise en charge des blessés.
Fait à Bangui, le 29 juillet 21
Ont signé les Honorables:
Ernest MIZEDIO, Député de Obo1 ________________________
Albert GUINIMONGUIMI, Député de Obo2 ________________________
Jean-Bernard GBISSIGUI ANIOUE, Député de Bambouti ________________
Eric KPIODIGUI, Député de Zémio et PO ______________________________
Lambert ANKOVOLOU, Député de Djémah et PO ________________________
Ampliations :
Président de l’Assemblée Nationale ;
Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ( MINUSCA) ;
Bangui, République centrafricaine, samedi, 31 juillet 2021, 12:30:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Mann, située à environ 15 kilomètres de Ngaoundaye , est secouée très tôt ce samedi vers 3 heures par des détonations d’armes automatiques de guerre. Plusieurs boutiques incendiées, des dizaines des morts et des blessés.
Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds” width=”450″ height=”445″ />Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
C’était très tôt ce matin vers 3 heures que les rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué les positions des soldats de l’armée nationale dans la ville de Mann, dans la sous-préfecture de Ngaoundaye. L’affrontement a duré plusieurs heures, et les dégâts sont énormes.
Selon des sources au sein de l’état-major des armées, l’attaque aurait fait une dizaine des morts, dont cinq soldats FACA et Un autre porté disparu. On note également la destruction de plusieurs boutiques au centre-ville.
Notons que la ville de Mann est toujours sous-contrôle des rebelles qui ont réussi à mettre en déroute les soldats de l’armée nationale.
Depuis l’attaque, nous tentons en vain de joindre le ministère de la défense pour recueillir leur réaction. On ignore également le nombre des morts ou des blessés du côté des rebelles.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le parti d’un député tunisien critique du président a annoncé que ce dernier avait été arrêté vendredi par des forces de sécurité, après avoir dénoncé sur les réseaux sociaux le coup de force du président Kais Saied comme “un coup d’Etat militaire”.
Le député indépendant et ex-blogueur Yassine Ayari a été condamné à plusieurs reprises ces dernières années pour des publications sur les réseaux sociaux, notamment critiques de l’armée.Son mouvement “Espoir et travail”, lancé en 2019, a annoncé dans un bref communiqué son arrestation vendredi, selon eux par des agents de la sécurité présidentielle sans la présentation d’un ordre judiciaire.Contactés par l’AFP, le service de la communication de la présidence de la République et le porte-parole du parquet étaient injoignables.Dans une publication sur Facebook, sa femme a affirmé de son côté que son mari avait été arrêté d’une façon violente.Aucune source officielle n’a accepté de s’exprimer sur cette arrestation.A la suite de cette arrestation des Tunisiens ont exprimé sur les réseaux sociaux leur crainte d’un retour à la répression.La Tunisie “est un pays des droits, des libertés et de la constitution”, a assuré le président Saied vendredi au cours d’une rencontre avec des journalistes de New York Times après que l’un d’eux a été brièvement interpellé dans un poste de police pour une question d’autorisation.”Pas de peur sur la liberté d’expression (…) ce n’est pas à mon âge que je vais commencer une nouvelle étape basée sur la dictature. Je déteste la dictature et je la méprise”, a-t-il encore ajouté.M. Saied a affirmé qu’il n’y avait eu des arrestations que de ceux qui sont poursuivis par la justice.L’arrestation de Yassine Ayari survient cinq jours après que le président Saied a gelé le Parlement pour 30 jours, levé l’immunité de tous les députés et limogé le Premier ministre Hichem Mechichi.”C’est un coup d’Etat militaire”, avait écrit sur sa page Facebook Yassine Ayari, connu pour ses prises de positions tranchantes.Pour lui, les mesures du président représentent “un renversement de la Constitution et du pacte social en utilisant l’armée”.M. Ayari, 30 ans, ancien blogueur actif sous la censure au moment du soulèvement populaire ayant chassé Ben Ali du pouvoir en 2011, avait été élu en 2017 député de la circonscription de l’Allemagne, puis de la première circonscription de la France en 2019.Il a été condamné en 2018 à trois mois de prison pour une publication Facebook qui critiquait l’armée. Il avait également été condamné à 16 jours de prison, la même année, pour une autre publication de blog. Il n’a pas purgé cette peine.En 2015, ce fils d’un colonel, tué en 2011 pendant les premiers affrontements contre des groupes terroristes dans le pays, a passé plus de quatre mois en prison après qu’un tribunal militaire l’a reconnu coupable d’outrage au haut commandement de l’armée sur les réseaux sociaux.
Le fils de Kadhafi évoque une candidature à la présidentielle
Bangui ( République centrafricaine ) – Les hommes politiques libyens n’ont “apporté que misère. L’heure est au retour dans le passé. Le pays est à genoux (…), il n’y a pas d’argent, pas de sécurité. Il n’y a pas de vie ici”, a déclaré Seif al-Islam, 49 ans, réapparu pour la première fois depuis des années.
En 2011, après quatre décennies d’un pouvoir sans partage, Mouammar Kadhafi et ses proches sont tombés sous le coup d’un soulèvement populaire, éliminés, emprisonnés ou forcés à l’exil. Trois des fils Kadhafi ont été tués, mais le sort du quatrième, Seif al-Islam, qui a longtemps fait figure de successeur à son père, est resté un mystère.Capturé en novembre 2011 par un groupe armé à Zenten, dans le nord-ouest de la Libye, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif. Le groupe le détenant a néanmoins refusé de le livrer aux autorités ou à la Cour pénale internationale (CPI), qui le recherche pour “crimes contre l’humanité”, mais l’a libéré en 2017. Depuis, sa trace s’est évaporée.Dans sa première rencontre avec un journaliste étranger depuis une décennie, Seif al-Islam a affirmé qu’il était désormais un “homme libre” et qu’il organisait un retour politique, sans indiquer précisément comment.”Désenchantés par la révolution”, les rebelles qui l’ont capturé ont “finalement réalisé qu’il pouvait être un puissant allié”, a-t-il encore dit dans ce long entretien à l’édition magazine du New York Times.L’interview, réalisée en mai, a été publiée seulement dimanche. Elle s’est déroulée dans une “somptueuse villa de deux étages” à l’intérieur d’un complexe fermé à Zenten. Le New York Times a également diffusé des photos de Seif al-Islam prises pendant l’entretien, vêtu d’un qamis noir brodé de motifs dorés, barbe grisonnante et turban noir sur la tête. Après une décennie de lutte pour le pouvoir sur fond d’ingérences étrangères, la Libye s’est dotée en mars d’un gouvernement provisoire chargé d’unifier les institutions d’ici un double scrutin législatif et présidentiel prévu en décembre.Une éventuelle candidature de Seif al-Islam serait confrontée à un problème de taille: sa condamnation par un tribunal libyen et le mandat d’arrêt de la CPI. Lui est “convaincu que ces questions juridiques pourraient être négociées si une majorité du peuple libyen le choisissait comme chef”, écrit le New York Times, qui conclut: “Seif semble croire que lui seul peut représenter l’Etat pour tous les Libyens”.Le fils de Khadafi a également déclaré: “J’ai été éloigné du peuple libyen pendant 10 ans. Vous devez revenir lentement. Comme un strip-tease. Vous devez jouer un peu avec leur esprit”.Interrogé sur le fait de savoir si cela lui avait fait bizarre de chercher refuge dans des maisons libyennes lorsqu’il était en fuite en 2011, il s’est montré aussi énigmatique que certaines opinions exprimées par son défunt père dans le “Livre vert”.”Nous sommes comme des poissons, et le peuple libyen est comme une mer pour nous”, a répondu Seif al-Islam: “Sans lui, nous mourons. C’est là que nous recevons du soutien. Nous nous cachons ici. Nous nous battons ici. Le peuple libyen est notre océan.”
Une explosion fait 3 morts et 6 blessés dans le sud de la Somalie
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins trois personnes ont été tuées et six autres blessées dans une explosion survenue vendredi dans la ville portuaire de Kismayo, dans la région méridionale du Bas-Juba en Somalie, a-t-on appris de source policière.
“L’explosion a été causée par une bombe apparemment placée dans le bus transportant de jeunes joueurs qui se rendaient à un tournoi de football, qui s’ouvrait dans la ville. Trois d’entre eux ont été tués et six autres ont été hospitalisés pour blessures”, a déclaré Mohamed Guled Hassan, commandant adjoint des forces de police de la région de Jubaland, interviewé par le service somali de la VOA.Aucun groupe n’a jusqu’ici revendiqué la responsabilité de l’attaque, mais le commandant de la police a rejeté la faute sur le groupe al-Shabab, allié d’Al-Qaida. La raison pour laquelle des joueurs de football ont été pris pour cible dans un bus, ce qui est rare en Somalie, n’est pas encore claire, mais l’attaque a eu lieu un jour après l’élection de quatre membres de la Chambre haute du pays dans la ville. ElectionsJeudi, la Somalie a fait un pas de plus vers un nouveau parlement et un président avec l’élection des premiers membres de la Chambre haute.En tout 72 membres de l’Assemblée de l’État de Jubbaland ont élu les quatre premiers sièges de la Chambre haute du pays, qui compte 54 membres, lors d’un scrutin qui s’est déroulé dans un lieu hautement sécurisé à Kismayo, une ville qui était autrefois un bastion du groupe al-Shabab.L’élection indirecte en Somalie est fondée sur un accord récemment conclu par les principaux dirigeants de la fédération et des États.Son modèle est similaire à bien des égards à celui utilisé en 2016, ce qui signifie qu’un collège électoral basé sur les clans et composé de 101 délégués votera pour chaque siège de la Chambre du peuple, tandis que les sièges de la Chambre haute seront votés par les assemblées des États. Le modèle réserve 30 % des sièges aux femmes.Le pays connaît une tension politique autour des élections depuis février, après la fin du mandat du président Mohamed Abdullahi Farmajo. Ensuite, les élections parlementaires et présidentielles précédemment prévues ont été reportées à plusieurs reprises à la suite de désaccords sur le processus entre le gouvernement et l’opposition.Selon le calendrier électoral actuel, 329 membres du parlement bicaméral, qui comprend 54 membres de la Chambre haute et 275 de la Chambre du peuple, éliront le président le 10 octobre.Plus de 15 candidats de l’opposition se sont déjà signalés.Article de Mohamed Olad Hassan du service somali de la VOA. Traduit et adapté de l’anglais par VOA Afrique. Lire l’original >>
L’armée centrafricaine veut mettre fin à l’impunité dans ses rangs
Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs officiers et sous-officiers ont été condamnés pour abandon de poste, vente d’armes et violence contre des civils.
C’est un procès qui pourrait servir de modèle dans la reconstruction difficile de l’armée depuis la prise de pouvoir par la Séléka en mars 2013.Ce vendredi (30. 07.2021 ) à Bangui, plusieurs militaires ont été condamnés à l’issue d’un procès devant le Tribunal militaire permanent qui a débuté ses travaux lundi ( 26.07.2021 ).Ces militaires ont été reconnus coupables d’abandon de poste devant l’offensive des rebelles, de vente d’armes et effets militaires et aussi d’avoir commis des actes de violence à l’encontre de civils.”On a passé en revue l’essentiel de la déposition des témoins, les prévenus ayant été entendus, il est temps que vous preniez la parole pour votre réquisitoire”.Le procureur militaire a ainsi lancé les réquisitoires sous le regard des prévenus, tous habillés d’une tenue orange et accompagnés de leurs avocats. “Les prévenus poursuivis dans le cadre de délit d’abandon de poste, de refus d’obéissance et de violation des consignes militaires ont été sanctionnés déjà sur le plan militaire par leurs chefs hiérarchiques. Sur le plan militaire, ils ont commis la faute et la conséquence sur le plan pénal c’est cette procédure que nous sommes en train de faire aboutir ” a précisé Benoit Narcisse Foukpio le procureur militaire.” Le début de la fin de l’impunité “Plusieurs officiers, sous-officiers et simples soldats ont été condamnés à des peines de prison allant de deux à sept ans d’emprisonnement. Mais également un commissaire divisionnaire de police, Arsène Laki, condamné pour avoir brutalisé une femme dans l’exercice de ses fonctions. Le chef d’escadron Gregoire Dangavo Gbéï voit pour sa part dans ce procès le début de la fin de l’impunité au sein de l’armée. Selon lui ” à un moment, la justice ne s’est pas mise en branle pour sanctionner certaines infractions ce qui fait que beaucoup de militaire commettent des infractions qui restent impunies et ça donne une impression d’impunité qui fait que tout le monde baigne dans l’indiscipline.Ce procès est en train de montrer aux yeux du monde que l’armée veut sanctionner les délinquants en son sein” se réjouit-il.Le procureur a estimé que ces condamnations pourraient aussi être dissuasives face au regain de criminalité dans le pays.Ce procès devant le Tribunal militaire permanent a précédé d’autres affaires qui seront jugées à partir de la semaine prochaine, cette fois devant la Cour martiale.
La CPI annule le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo
Bangui ( République centrafricaine ) – Simone Gbabgo n’est plus poursuivie par la justice internationale: le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre l’ex-Première dame ivoirienne, accusée de crimes contre l’humanité lors de la crise de 2010-2011 a été levé.
“La Chambre considère qu’il est approprié de décider que le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo cesse d’être effectif”, écrit la CPI, répondant à une demande du procureur, dans une décision de 7 pages, datée du 19 juillet et rendue publique jeudi soir./////////////.
“Bonne nouvelle pour Mme Simone Gbagbo (…), elle pourra désormais librement voyager à travers le monde entier”, a réagi son avocat Ange Rodrigue Dadjé, dans une déclaration transmise à l’AFP./////////////.
“Cette levée du mandat vient boucler définitivement les poursuites dont faisaient l’objet les Gbagbo devant la CPI”, a-t-il ajouté./////////////.
Simone Gbagbo était réclamée depuis 2012 par la CPI pour quatre chefs de crimes contre l’humanité, à savoir meurtre, viol, autres actes inhumains et persécution, commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011./////////////.
Cette crise, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara, avait fait plus de 3.000 morts./////////////.
En mars dernier, la CPI avait définitivement acquitté Laurent Gbagbo, également poursuivi pour crimes contre l’humanité et il avait pu faire son retour en Côte d’Ivoire le 17 juin, après dix ans d’absence./////////////.
Contrairement à son époux, Simone Gbagbo n’avait jamais été livrée à la CPI. Abidjan a toujours estimé être en mesure de la poursuivre pour les mêmes crimes que ceux lui étant reprochés par la Cour./////////////.
Elle avait été condamnée en mars 2015 à 20 ans de prison à Abidjan pour atteinte à la sûreté de l’Etat./////////////.
Insuffisant aux yeux de la justice internationale qui estimait que la Côte d’Ivoire “ne prenait pas de mesures tangibles” pour juger Mme Gbagbo pour les mêmes crimes que ceux allégués par la CPI./////////////.
Elle avait finalement été libérée le 8 août 2018, après sept ans de détention, à la suite d’une amnistie décrétée par le président Alassane Ouattara afin de favoriser la réconciliation nationale./////////////.
Divorce /////////////.
Une réconciliation qui se poursuit depuis le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. /////////////.
Mardi, il a été reçu à la présidence par son ancien rival Alassane Ouattara, pour la première fois depuis plus de dix ans. /////////////.
La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse: les deux hommes se sont donné l’accolade, tenu la main et échangé plusieurs éclats de rire./////////////.
“Cette crise a créé des divergences mais cela est derrière nous”, a notamment affirmé M. Ouattara. /////////////.
Mais si la réconciliation nationale avance en Côte d’Ivoire, la rupture est désormais consommée au sein du couple Gbagbo. /////////////.
A peine rentré en Côte d’Ivoire, l’ancien président a demandé le divorce d’avec son épouse en raison de son “refus réitéré depuis des années de consentir à une séparation à l’amiable”. /////////////.
Le couple est marié depuis 1989 et a deux filles ensemble./////////////.
Laurent Gbagbo a effectué son retour en Côte d’Ivoire avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans, sa compagne depuis le début des années 2000 à laquelle il est uni par un mariage coutumier. /////////////.
Reste à savoir si Simone Gbabgo, 72 ans, va désormais décider d’embrasser une carrière politique seule, après avoir formé un redoutable tandem avec l’ancien président au pouvoir de 2000 à 2011.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 15:08:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Viol, vol, braquage, agression et détention arbitraire, c’est le lot quotidien des populations de koui qui ne cessent de crier à l’aide de la communauté internationale et de la Minusca pour les aider à sécuriser leurs domicile ainsi que la ville toute entière qui est actuellement sous contrôle de Wagner.
Le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda
Dans la journée du jeudi 29 juillet, à Koui, les mercenaires de la société russe Wagner sont allés au domicile du défunt sultan-maire Lamido Souleymane Daouda. Sans permissions, ils ont fouillé toute la maison de fond en comble, puis ils sont entrés dans son véhicule. Avant de partir, ils ont emporté les tables , les assiettes, les panneaux solaires, tous les pneus de ses véhicules ainsi que d’autres biens.
Selon les témoins, c’est pour la quatrième fois en quelques semaines qu’ils ont perquisitionné le domicile du défunt sultan Lamido Souleymane Daouda.
« Leur objectif n’est pas de chercher des armes ou des effets militaires au domicile de Monsieur Lamido Souleymane Daouda, mais d’emporter illégalement ses biens personnels. On connaît les Mercenaires russes de la société Wagner. Ce sont des voleurs, des pires criminels. Probablement chez eux ce sont des clochards, des pauvres qui sont recrutés et déployés en Centrafrique par la société Wagner qui est une société privée de mafia russe », a déclaré un chef du quartier de koui qui se dit dépasser par ces événements.
N’oubliez pas qu’il y a un peu plus d’un mois, le sultan maire de Koui Lamido Souleymane Daouda, de son adjoint ainsi que de son garde du corps a été assassiné par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner.
« Que cherche-t-on au domicile d’un défunt ? », se demande un employé municipal de koui.
Pour l’heure, difficile de se rapprocher de la maison du défunt Lamido Souleymane Daouda qui est actuellement bouclé par ces mercenaires.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:55:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victoire promise devant la cour constitutionnelle à Monsieur Algoni, candidat du MCU aux législatives dans le troisième arrondissement de Bangui est en phase d’être concrétisée. Le 14 juillet 2021, une requête en “destitution” avait été introduite devant la cour constitutionnelle par Maître Maïtovo, l’avocat du candidat malheureux Algoni. L’intéressé n’a été notifié que le 22 juillet 2021 lors de sa convocation surprise par le juge constitutionnel Wagalé. Une bataille qui s’annonce rude. Un nouveau front d’hostilité s’ouvre dans l’échiquier politique national alors que le pays se prépare à aller au dialogue, d’autres veulent la confrontation.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/touadera-et-meckassoua-photo-montage-450×281.jpg” alt=”touadera et meckassoua photo montage” width=”450″ height=”281″ />
Dans la requête en destitution formulée par Maître Maïtovo devant la cour constitutionnelle, deux principaux arguments sont avancés : l’honorable Abdoul Karim Meckassoua serait à chef et fondateur de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et il serait aussi poursuivi par la justice pour complicité de vol à main armée, complicité d’association de malfaiteurs, de complot et de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.
Pour appuyer ses arguments, Maître Maïtovo brandis deux documents : le rapport du groupe d’experts qui rapportent les propos des ex-Séléka proches du pouvoir, notamment le chef de guerre Abdoulaye Hissen, Hassan Bouba… ainsi que l’avis de poursuite judiciaire qui avait été balayé par le tribunal administratif
Sur le plan juridique, ces arguments sont irrecevables, car la Cour a compétence de juger de la constitutionnalité des lois, ordonnances et règlements et non des rapports. Ce qui veut dire que le rapport des experts n’est rien de tout ça. Et l’avis de poursuite n’est même pas un acte judiciaire, une condamnation.
Selon plusieurs experts judiciaires, à l’heure actuelle, la requête en destitution introduite par Maître Maïtovo devant la cour constitutionnelle est vide et présente un argument totalement hors du sujet. D’après eux, ceci est la suite logique de la bataille politique entre l’honorable Abdoul Karim Meckassoua et le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Souvenez-vous, en 2018, Abdoul Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale d’alors, avait été destitué suite à une requête initiée par quelques députés de la majorité présidentielle dont il faisait partie.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:04:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-fédération de la ligue des droits de femmes et la section des agressions sexuelles de l’association centrafricaine pour la protection des droits de l’homme de Paoua ont annoncé leur intention de porter plainte contre les Mercenaires russes et Syriens de la société russe Wagner pour des actions indécentes : harcèlement criminel, outrage public à la pudeur des personnes âgées de moins de 16 ans, et de plus de 16 ans.
Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Depuis le début de cette année, à Paoua, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner multiplient des exhibitions indécentes à la vue des enfants, des femmes, et même des hommes dans des lieux publics.
En effet, pour ceux qui connaissent la ville de Paoua, il y’a un petit cours d’eau qui sépare la ville en deux. Il s’appelle « Vouh », situé à quelques mètres du marché central de la ville, et c’est un lieu de passage de quasiment tous les habitants de tout âge et tout sexe confondus de la ville.
Mais pour les mercenaires de Wagner, c’est un parfait lieu de s’exhiber. Ainsi, faisant semblant d’aller se baigner dans cette rivière, les hommes de Wagner en profitent pour se montrer de manière provocante en public. Avec leurs sexes qui conservent encore leurs prépuces non coupés, ils faisaient des signes aux passantes, particulièrement aux adolescentes, aux femmes de venir les retrouver dans l’eau et se laver eux aussi avec eux. Une véritable atteinte à la pudeur que les associations locales de défense des droits humains entendent saisir la justice afin d’y mettre un terme car tous les enfants à Paoua comme dans les villages ne parlent que de ces mercenaires qualifient de Live.
Dans les coutumes centrafricaine, faut-il le rappeler, si un homme n’est pas circoncis, il donne la honte à tous les membres de sa famille. Mais pour les mercenaires de Wagner, c’est par contre une fierté.
On se souvient encore des corps de trois mercenaires tués dans une explosion d’une mine terrestre dans la localité de Bondiba, dans la Nana-Mambéré. Au moment où leurs dépouilles sont arrivées à Bangui, plusieurs personnalités du pays sont allées leur rendre hommage à la morgue. Comme si c’est une surprise pour eux, tous les trois corps ont encore leurs prépuces non coupés. Soudain, la douleur laisse la place à la moquerie.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:18:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En adoptant, ce matin, la résolution 2588 (2021) par 14 voix pour et une abstention (Chine), Le Conseil de sécurité a décidé de proroger d’un an l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine (RCA), tout en créant une nouvelle dérogation pour les mortiers d’un certain calibre. Il renouvelle également le mandat du Groupe d’experts jusqu’au 31 août 2022.
le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.
En adoptant ce texte, le Conseil de sécurité décide que, jusqu’au 31 juillet 2022, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects d’armements à la République centrafricaine, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs ressortissants, ou au moyen de navires battant leur pavillon ou d’aéronefs immatriculés chez eux.
Dans ses neuf dérogations, le Conseil inclut pour la première fois les livraisons de mortiers de 60 mm et de munitions spécialement conçues pour ces armes. Cet assouplissement a été salué par la Fédération de Russie et le Kenya, la première indiquant que les livraisons de ce type de mortier est un « nouveau pas » pour soutenir les Centrafricains.
Notant que les groupes armés ont accès à des mortiers d’un calibre allant de 16 mm jusqu’à parfois 120 mm, le Kenya a estimé que la présente résolution permettra aux forces de sécurité centrafricaines de renforcer leur posture, rappelant en outre que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a invité le Conseil de sécurité à lever l’embargo pour permettre aux forces de sécurité de combattre efficacement les groupes armés. La Fédération de Russie a, pour sa part, espéré que dans un an le Conseil de sécurité aura « toutes les raisons » de le lever.
« Un renouvellement purement technique aurait été plus approprié », a réagi le Royaume-Uni, en regrettant que certains États aient demandé des dérogations pour la livraison de tels mortiers. Leur manipulation n’est pas sans risque et exige une formation, a expliqué la délégation. L’assouplissement prévu de l’embargo sur les armes ne doit pas porter préjudice à la sécurité des civils et des soldats de la Minusca, ont appuyé les États-Unis, préoccupés par les nombreuses violations commises en RCA.
La Chine a fait état d’une « déconnexion » entre l’amélioration de la situation sécuritaire en RCA et le maintien de l’embargo sur les armes, qui, a-t-elle estimé, est devenu un obstacle aux efforts du Gouvernement visant à promouvoir la paix et la réconciliation. La levée de cet embargo est une question de souveraineté et correspond aux vœux de la RCA et des pays de la région, a insisté la délégation.
Une demande balayée par la Norvège qui a observé que toutes les demandes d’exemptions à l’embargo formulées par les autorités centrafricaines ont été accordées. « Il aurait été prématuré de lever l’embargo », a tranché la délégation norvégienne à l’instar du Royaume-Uni qui a pointé les graves risques que la circulation d’armes fait peser sur la population centrafricaine.
Texte du projet de résolution (S/2021/686)
Le Conseil de sécurité,
Rappelant toutes ses résolutions antérieures, les déclarations de sa présidence et les déclarations à la presse sur la Situation en République centrafricaine,
Se félicitant des efforts faits par les autorités centrafricaines, en coordination avec leurs partenaires régionaux et internationaux, pour faire avancer la réforme du secteur de la sécurité, notamment le déploiement en cours des forces de défense et de sécurité centrafricaines, et les encourageant à mettre en œuvre leur plan national de défense, le concept d’emploi des forces et la politique nationale de sécurité, et sachant que les autorités centrafricaines ont besoin de former et d’équiper de toute urgence leurs forces de défense et de sécurité pour être en mesure d’apporter une réponse proportionnée aux menaces contre la sécurité de l’ensemble des citoyens de la République centrafricaine, et pour protéger et promouvoir les droits de l’homme et prévenir les violations et les atteintes,
Se déclarant préoccupé par le fait que certains signataires de l’Accord de paix continuent de ne pas respecter leurs engagements, exhortant tous les signataires à appliquer l’Accord de paix de bonne foi et sans délai, exhortant également toutes les parties prenantes en République centrafricaine à dialoguer afin de poursuivre les progrès accomplis en vue de parvenir à la paix, la sécurité, la justice, la réconciliation, l’inclusion et le développement, et soulignant la nécessité pour les partenaires internationaux de soutenir la mise en œuvre de l’Accord de paix et de continuer à coordonner leur action avec celle du Gouvernement centrafricain en vue de l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine,
Prenant note de la demande de levée de l’embargo sur les armes formulée par les autorités centrafricaines dans leurs lettres datées du 5 janvier 2021 et du 12 janvier 2021, prenant note également du soutien apporté à cette demande par les chefs d’État de l’Angola et du Congo au nom de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) lors de sa réunion publique du 23 juin 2021,
Rappelant que le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine (« le Comité ») a approuvé toutes les demandes d’exemption présentées par les autorités centrafricaines dans le cadre de l’embargo sur les armes,
Se déclarant de nouveau disposé à réexaminer les mesures d’embargo sur les armes, notamment à apprécier s’il convient de les suspendre ou de les lever progressivement, en fonction des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de référence définis à cette fin, qui ont été exposés dans la déclaration de son président datée du 9 avril 2019 (S/PRST/2019/3) (« les objectifs de référence »), et soulignant la nécessité pour les autorités centrafricaines d’assurer la protection physique, le contrôle, la gestion et la traçabilité des armes, des munitions et du matériel militaire placés sous son contrôle, et de rendre des comptes à leur sujet,
Se félicitant de la détermination dont font preuve les autorités centrafricaines et leurs partenaires régionaux et internationaux en vue d’atteindre certains objectifs de référence, et des avancées réalisées dans cette perspective, notant en particulier les progrès accomplis dans l’opérationnalisation de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, saluant l’adoption de la loi portant sur le régime général des armes classiques, leurs pièces, composantes et munitions en République centrafricaine et la création, par le Président de la République, d’un comité de coordination des mécanismes de contrôle et de gestion des armes et des munitions en République centrafricaine,
Encourageant les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts visant à la réforme de leurs forces de sécurité, à mettre en œuvre le processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), conformément à l’Accord de paix, et à se doter d’un système efficace de gestion des armes et des munitions, appelant les autorités centrafricaines et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à se coordonner efficacement, et appelant également les autorités centrafricaines à prendre toutes les mesures appropriées pour renforcer la sûreté et la sécurité du personnel et du matériel des Nations Unies,
Soulignant qu’il importe pour les autorités centrafricaines d’atteindre les objectifs de référence afin de contribuer à faire avancer le processus de réforme du secteur de la sécurité, le processus de DDRR et les réformes nécessaires en matière de gestion des armes et des munitions, encourageant les autorités centrafricaines à poursuivre leurs progrès à cet égard, appelant les partenaires régionaux et internationaux de la République centrafricaine à appuyer de manière coordonnée les efforts déployés par les autorités centrafricaines à ces fins, notant à cet égard le rôle de la MINUSCA, en vertu de son mandat, de la mission militaire de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) et de la Mission d’observation de l’Union africaine en République centrafricaine (MOUACA), ainsi que celui des commissions bilatérales conjointes, et appelant l’attention sur la nécessité pour les autorités centrafricaines de faciliter au Groupe d’experts et à la MINUSCA l’accès aux armes et au matériel connexe exportés en République centrafricaine conformément à l’embargo sur les armes, d’établir un protocole pour l’enregistrement et la gestion des armes, et de commencer à assurer le marquage et le traçage des armes,
Saluant le travail d’enquête réalisé par le Groupe d’experts sur les violations de l’embargo sur les armes, et déclarant son intention d’amener les auteurs de ces violations à rendre des comptes,
Rappelant que les livraisons d’armes, de munitions et de matériel militaire et la fourniture d’une assistance technique ou d’une formation à l’intention des forces de sécurité centrafricaines et exclusivement destinées à soutenir le processus de réforme du secteur de la sécurité en République centrafricaine ou à être utilisées dans le cadre de celui-ci, de la part des États Membres et des organisations internationales, régionales et sous-régionales devront être affectées uniquement à l’usage indiqué dans les notifications et les demandes de dérogation pertinentes, et soulignant leur contribution au renforcement des institutions du secteur de la sécurité centrafricaines, à la réponse aux besoins spécifiques des forces de défense et de sécurité centrafricaines et à l’appui à l’extension progressive de l’autorité de l’État,
Soulignant également que les mesures imposées par la présente résolution n’ont pas pour objet d’avoir des conséquences humanitaires négatives pour la population civile de la République centrafricaine,
Rappelant la nécessité pour les États Membres de faire en sorte que toutes les mesures prises pour mettre en œuvre la présente résolution soient conformes aux obligations que leur impose le droit international, y compris le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme et le droit international des réfugiés, selon qu’il convient,
Se félicitant du rapport du Secrétaire général du 16 juin 2021 (S/2021/571), présenté en application de la résolution 2552 (2020),
Prenant note de la lettre du Secrétaire général datée du 15 juin 2021 adressée au Président du Conseil de sécurité (S/2021/573) conformément au paragraphe 13 de la résolution 2536 (2020) et des rapports des autorités centrafricaines adressés au Comité le 11 janvier 2021 et le 16 juillet 2021 conformément au paragraphe 12 de la résolution 2536 (2020),
Prenant note également du rapport final (S/2021/569) du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé en application de la résolution 2127 (2013) (« le Groupe d’experts »), dont le mandat a été élargi par la résolution 2134 (2014) et prorogé en application de la résolution 2536 (2020), et prenant note en outre des recommandations du Groupe d’experts,
Constatant que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
Décide que, jusqu’au 31 juillet 2022, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen de navires battant leur pavillon ou d’aéronefs immatriculés chez eux, d’armements et de matériel connexe de tous types, y compris les armes et les munitions, les véhicules et les matériels militaires, les équipements paramilitaires et les pièces détachées correspondantes, ainsi que de toute assistance technique ou formation et de toute aide financière ou autre en rapport avec les activités militaires ou la fourniture, l’entretien ou l’utilisation de tous armements et matériel connexe, y compris la mise à disposition de mercenaires armés venant ou non de leur territoire, et décide également que ces mesures ne s’appliquent pas:
a) aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et aux missions de formation de l’Union européenne déployées en République centrafricaine, aux forces françaises dans les conditions prévues au paragraphe 52 de la résolution 2552 (2020), et aux forces d’autres États Membres qui assurent une formation ou prêtent assistance sur notification préalable conformément à l’alinéa b) du paragraphe 1 ci-après, ou à leur utilisation par ces missions et forces;
b) aux livraisons de matériel non létal et à la fourniture d’une assistance, y compris les activités de formation opérationnelle et non opérationnelle dispensée aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, exclusivement destinés à soutenir le processus de réforme du secteur de la sécurité en République centrafricaine, ou à être utilisés dans le cadre de celui-ci, en coordination avec la MINUSCA, et sur notification préalable au Comité, et demande à la MINUSCA de lui faire rapport sur la contribution de cette dérogation au processus de réforme du secteur de la sécurité, dans le cadre des rapports périodiques qu’elle lui soumet;
c) aux fournitures apportées en République centrafricaine par les forces soudanaises ou tchadiennes pour leur usage exclusif dans le cadre des patrouilles internationales de la force tripartite créée le 23 mai 2011 à Khartoum par la République centrafricaine, le Soudan et le Tchad, pour renforcer la sécurité dans leurs zones frontalières communes, en coopération avec la MINUSCA, telles qu’approuvées préalablement par le Comité;
d) aux livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou de protection et à l’assistance technique ou à la formation connexes, sur notification préalable au Comité;
e) aux vêtements de protection, dont les gilets pare-balles et les casques militaires, temporairement exportés en République centrafricaine, pour leur usage personnel uniquement, par le personnel des Nations Unies, les représentants des médias, les agents humanitaires et d’aide au développement et le personnel associé;
f) aux livraisons d’armes légères et autre matériel connexe destinés exclusivement à être utilisés dans le cadre des patrouilles internationales qui assurent la sécurité dans l’aire protégée du Trinational de la Sangha et par les gardes forestiers armés du Projet Chinko et du Parc national de Bamingui-Bangoran afin de lutter contre le braconnage, la contrebande d’ivoire et d’armes, et d’autres activités contraires au droit interne de la République centrafricaine ou aux obligations que lui impose le droit international, dont le Comité aura préalablement reçu notification;
g) aux livraisons d’armes de calibre égal ou inférieur à 14,5 mm et de munitions et composants spécialement conçus pour ces armes, de véhicules militaires terrestres non armés et de véhicules militaires terrestres montés d’armes de calibre égal ou inférieur à 14,5 mm et leurs pièces détachées, de lance-roquette de type RPG et de munitions spécialement conçues pour ces armes, et de mortiers de 60 mm et 82 mm de munitions spécialement conçues pour ces armes, et à la fourniture d’une assistance connexe, destinés aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, et devant être utilisés exclusivement aux fins de la réforme du secteur de la sécurité ou de l’appui à celle-ci, dont le Comité aura préalablement reçu notification;
h) aux livraisons d’armes et autre matériel létal connexe qui ne sont pas énumérés à l’alinéa g) du paragraphe 1 de la présente résolution, et à la fourniture d’une assistance connexe, destinés aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, et devant être utilisés exclusivement aux fins de la réforme du secteur de la sécurité ou de l’appui à celle-ci, sous réserve de l’approbation préalable du Comité; ou
i) aux autres ventes ou livraisons d’armes et de matériel connexe, ou à la fourniture d’une assistance ou de personnel, sous réserve de l’approbation préalable du Comité;
Décide qu’il incombe au premier chef à l’État Membre fournisseur de donner notification au Comité et que cette notification doit avoir lieu au moins 20 jours avant la livraison de tout matériel autorisé en application des alinéas d), f) et g) du paragraphe 1 de la présente résolution, et déclare qu’il incombe au premier chef à l’organisation internationale, régionale ou sous-régionale fournisseuse de donner notification au Comité et que cette notification doit être donnée au moins 20 jours avant la livraison de tout matériel autorisé en application des alinéas d), f) et g) du paragraphe 1 de la présente résolution;
Décide de reconduire jusqu’au 31 juillet 2022 les mesures et les dispositions énoncées aux paragraphes 4 et 5 de la résolution 2488 (2019) et au paragraphe 2 de la résolution 2399 (2018), et rappelle les paragraphes 8 et 9 de la résolution 2488 (2019);
Décide également de reconduire jusqu’au 31 juillet 2022 les mesures et les dispositions énoncées aux paragraphes 9, 14 et 16 à 19 de la résolution 2399 (2018) et prorogées par le paragraphe 4 de la résolution 2536 (2020), et rappelle les paragraphes 10 à 13 et 15 de la résolution 2399 (2018);
Réaffirme que les mesures énoncées aux paragraphes 9 et 16 de la résolution 2399 (2018) s’appliquent aux personnes et entités désignées par le Comité, conformément aux dispositions des paragraphes 20 à 22 de la résolution 2399 (2018), prorogées par le paragraphe 5 de la résolution 2536 (2020), notamment pour le fait de préparer, de donner l’ordre de commettre, de financer ou de commettre, en République centrafricaine, des actes qui violent le droit international humanitaire, y compris des attaques contre le personnel médical ou le personnel humanitaire;
Décide de proroger jusqu’au 31 août 2022 le mandat du Groupe d’experts, tel qu’il l’a énoncé aux paragraphes 30 à 39 de la résolution 2399 (2018) et reconduit au paragraphe 6 de la résolution 2536 (2020), exprime son intention de réexaminer le mandat et de faire le nécessaire concernant sa nouvelle reconduction le 31 juillet 2022 au plus tard, et prie le Secrétaire général de prendre dès que possible les dispositions administratives voulues pour reconduire le Groupe d’experts, en consultation avec le Comité, en faisant au besoin appel aux compétences des membres actuels du Groupe d’experts;
Prie le Groupe d’experts de lui remettre, après concertation avec le Comité, un rapport à mi-parcours d’ici au 31 janvier 2022, et un rapport final d’ici au 30 juin 2022, et de lui adresser au besoin des rapports d’étape;
Se déclare particulièrement préoccupé par les informations selon lesquelles des réseaux transnationaux de trafiquants continuent de financer et d’approvisionner les groupes armés en République centrafricaine, et demande au Groupe d’experts de prêter une attention particulière à l’analyse de ces réseaux dans le cadre de l’exécution de son mandat, en coopération, selon que de besoin, avec les autres groupes d’experts qu’il a créés;
Exhorte toutes les parties et tous les États Membres, ainsi que les organisations internationales, régionales et sous-régionales, à coopérer avec le Groupe d’experts et à assurer la sécurité de ses membres;
Exhorte tous les États Membres et tous les organismes compétents des Nations Unies à permettre au Groupe d’experts de consulter toutes personnes et d’accéder à tous documents et sites, afin qu’il puisse s’acquitter de son mandat, et rappelle qu’il est utile que la MINUSCA et le Groupe d’experts mettent en commun les informations dont ils disposent;
Réaffirme les dispositions relatives au Comité et les dispositions concernant la présentation de rapports et la révision des mesures prises énoncées dans la résolution 2399 (2018) et prorogées par la résolution 2536 (2020);
Prie les autorités centrafricaines de faire rapport au Comité, d’ici au 15 juin 2022, sur les progrès accomplis dans la réforme du secteur de la sécurité, le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement, et la gestion des armes et des munitions;
Prie le Secrétaire général, en étroite consultation avec la MINUSCA, y compris le Service de la lutte antimines, et le Groupe d’experts, de procéder, au plus tard le 15 juin 2022, à une évaluation des progrès accomplis par les autorités centrafricaines quant aux principaux objectifs de référence;
Affirme qu’il continuera de suivre l’évolution de la situation en République centrafricaine et se tiendra prêt à réexaminer l’opportunité des mesures énoncées dans la présente résolution, à tout moment selon les besoins, à la lumière de l’évolution de la situation en matière de sécurité dans le pays, des progrès réalisés quant au processus de réforme du secteur de la sécurité, au processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement et à la gestion des armes et des munitions, en particulier la gestion et le traçage d’armes et d’autre matériel connexe ayant fait l’objet de notifications et de dérogations, notamment en ce qui concerne le rapport et l’évaluation demandés aux paragraphes 12 et 13 de la présente résolution, et du respect de la présente résolution;
Le délégué de la Chine a dit que la situation sécuritaire s’améliore en RCA, avant de souligner la « déconnexion » entre cette amélioration et le maintien de l’embargo sur les armes, qui est devenu un obstacle aux efforts du gouvernement visant à promouvoir la paix et la réconciliation. La levée de cet embargo est une question de souveraineté et correspond aux vœux de la RCA et des pays de la région. Ce texte ne répond pas aux préoccupations de ces derniers, a déclaré le délégué, en regrettant que les observations de la Chine n’aient pas été prises en compte lors des négociations.
Le délégué des États-Unis a jugé que l’embargo reste essentiel en RCA et exhorté les autorités centrafricaines à rester concentrées sur la réforme du secteur de la sécurité. L’assouplissement prévu de l’embargo sur les armes ne doit pas porter préjudice à la sécurité des civils et des soldats de la MINUSCA, a-t-il dit, en demandant que les nombreuses violations constatées en RCA cessent. Le délégué a appelé tous les membres du Conseil à respecter le droit humanitaire en RCA. Le délégué a enfin souligné la nécessité pour les Casques bleus de se défendre en dénonçant le « harcèlement » dont ils sont victimes.
La déléguée du Royaume-Uni a déclaré que l’objectif de l’embargo est d’empêcher que des groupes armés aient accès à des armes. Un renouvellement purement technique aurait été plus approprié, a-t-elle déclaré. Il est regrettable que certains États aient demandé des dérogations pour l’emploi de certains mortiers, qui nécessite une formation, la manipulation de ces mortiers n’étant pas sans risque. Elle s’est dite très troublée par les violations commises par les groupes armés, les forces de sécurité centrafricaines et les instructeurs. Elle a estimé que les conditions pour la levée de l’embargo ne sont pas remplies, en pointant les graves risques que la circulation d’armes fait peser sur la population.
La déléguée de la Norvège a jugé essentiel de préserver le régime des sanctions et s’est prononcée contre toute levée à ce stade, tout en prenant note des appels en ce sens de la RCA et des pays de la région. « Il aurait été prématuré de lever l’embargo », a-t-elle dit, en insistant sur la lenteur des progrès en RCA. Elle a fait observer que toutes les demandes d’exemptions à l’embargo demandées par les autorités centrafricaines ont été accordées. Elle s’est dite préoccupé par les violations commises par les forces de sécurité centrafricaines, les groupes armés et les instructeurs. Elle a enfin condamné les violences contre la MINUSCA et demandé que des enquêtes soient menées pour faire la lumière sur lesdites violences.
Le délégué de la Fédération de Russie a estimé que le régime de sanctions simplifié concernant la fourniture de mortier est un nouveau pas pour soutenir les Centrafricains. Il a estimé que l’appel des autorités de Bangui à la levée totale de l’embargo est tout à fait justifié, étant donné que celui-ci complique l’armement des forces de sécurité, tandis que les groupes armés renouvellent leurs stocks d’armes grâce à la contrebande. Il a espéré que dans un an le Conseil de sécurité aura « toutes les raisons » de lever l’embargo.
Le délégué du Kenya a indiqué que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) avait invité le Conseil de sécurité à lever l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine pour permettre aux forces de sécurité de combattre efficacement les groupes armés. Notant que ces derniers ont accès à des types de mortiers allant de 16 mm jusqu’à parfois 120 mm, il a estimé que la présente résolution permettra aux forces de sécurité de renforcer leur posture. Le représentant a ensuite appelé la République centrafricaine à redoubler d’efforts pour consolider les arguments en faveur de la levée totale de l’embargo.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:22:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le contingent des casques bleu marocain de la Minusca déployés à Obo, dans l’extrême sud-est de la Centrafrique, est prié de quitter la ville sous 48 heures, selon un mémorandum remis jeudi au sous-préfet de la ville par des manifestants qui ont dénoncé leur attitude.
Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /
Ils étaient plus de 11 000 à manifester ce jeudi 29 juillet dans les rues d’Obo, chef-lieu de la préfecture de Haut-Mbomou pour dénoncer les « exactions commises lundi dernier par les casques bleus du contingent marocain de la Minusca déployés dans la ville.
La marche avait débuté à cinq kilomètres au nord de la ville d’Obo jusqu’au centre-ville, notamment à la place de la préfecture où un mémorandum avait été remis au sous-préfet de la ville.
Selon les manifestants, les Casques bleus marocains ont deux jours pour quitter définitivement la ville d’Obo. Selon eux, ce sont eux qui seraient à l’origine de la destruction d’une dizaine des magasins, des boutiques et de la mort de deux personnes, dont un Soldat FACA, le lundi dernier.
Souvenez-vous, en 2017, à Bria, les populations avaient exigé le départ des Casques bleus marocains de la Minusca de la ville. Finalement, sept jours après la manifestation, les Marocains ont été retirés de la ville. Mais qu’en est-il pour la ville d’Obo ?
Bangui ( République centrafricaine ) – Un lion a semé la panique mercredi dans quartier résidentiel de Nairobi, en pleine heure de pointe matinale, après s’être échappé du parc national de la capitale kényane.
Le jeune mâle avait été vu par des résidents paniqués dans un fossé à Ongata Rongai, une zone résidentielle du sud de la ville, qui borde le parc. Le Kenyan Wildlife Service (KWS), organe public de gestion de la faune, est intervenu sur place, où une foule s’était rassemblée pour observer l’animal. “Le lion a pu être touché par une flèche, immobilisé et transféré en sécurité vers les structures vétérinaires pour l’observer et lui mettre un collier avant qu’il ne soit relâché dans le parc”, a déclaré KWS dans un communiqué. “La panique que ce lion a causé était énorme, les enfants sont allés en retard à l’école, de même que les gens à leur travail”, a réagi Roselyn Wangare, une étudiante. Jackson Mwangi, un habitant d’Ongata Rongai, a estimé que KWS devait améliorer la sécurité autour du parc. “Au final, il s’agit de notre sécurité, le parc n’est pas bien sécurisé et c’est pourquoi les animaux s’échappent”, a-t-il relevé. Le parc est partiellement entouré de clôtures électriques mais pas complètement, ce qui permet la migration traditionnelle d’animaux à la recherche de pâturage.Il n’est qu’à sept kilomètres du centre de Nairobi et ce n’est pas la première fois que des animaux errent dans cette ville de plus de quatre millions d’habitants.En décembre 2019, un lion avait tué un homme après s’en être échappé, tandis qu’en mars 2016 un animal avait été abattu après s’être glissé hors du parc et avoir attaqué et blessé une personne. En février 2016, deux lions avaient erré pendant une journée dans Kibera, un bidonville densément peuplé situé non loin, avant de retourner dans le parc.Outre les lions, des espèces menacées comme les léopards, les rhinocéros et les buffles vivent dans le parc, sur fond de gratte-ciel.Les grands félins sont soumis à une pression croissante, Nairobi, une des villes d’Afrique à la croissance la plus rapide, s’étendant dans d’anciennes zones de migration et de chasse.Les défenseurs de la nature estiment que les lions vivaient dans cette zone avant les habitants et donc ne “s’échappent” pas du parc et ne “s’égarent” pas en ville : ce sont les hommes qui envahissent leur habitat.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:50:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un renfort d’au moins deux véhicules des mercenaires de la société russe Wagner est tombé dans une embuscade des rebelles de 3R dans la localité de Ndongué douane , faisant quatre morts et trois blessés, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Selon la même source, lors de l’attaque des positions des soldats FACA dans le village Ndongué douane lundi, un renfort des Mercenaires russes de la société Wagner, composé d’au moins deux véhicules, a quitté la ville de Yéléwa pour le lieu de l’opération qui se trouve à 15 kilomètres, était tombé dans une embuscade tendue par les éléments rebelles du mouvement 3R. Quatre mercenaires de Wagner ont été tués, et trois autres blessés. Un hélicoptère a également été appelé en urgence sur le lieu, faisant des tirs contre les rebelles qui ont pu cesser les combats. Toutes les victimes ont été transportées par hélicoptère pour être évacuées vers Berongo, où Wagner avait installé un hôpital d’urgence pour les blessés.
Notons que l’attaque du lundi dernier contre les positions des soldats FACA avait fait au moins deux morts et deux blessés du côté de l’armée nationale. Du côté des rebelles, on ignore s’il y’a des blessés ou des morts.
Rappelons que dans les localités de Niem-Yéléwa, de « Abba », de Baboua, de Bondiba et de gallo, les rebelles de 3R multiplient les attaques contre les forces de l’ordre qui ne maîtrisent très mal la localité.
Bangui, République centrafricaine, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le député Christophe OUAPOU, de la deuxième circonscription de Yppi dans la Ouaka au centre-est du pays, s’indigne de la situation sécuritaire et humanitaire dramatique de sa population, suite à la tension armée survenue à la veille des élections couplées du 27 décembre dernier. L’élu de la nation a alerté l’opinion nationale et internationale sur la situation inquiétante de sa population, face aux exactions des rebelles de la CPC, lors d’un point de presse tenu ce mercredi 28 juillet 2021.
Le député Ouapou Christophe de la deuxième circonscription de Ippy. CopyrightCNC
La recrudescence de la violence armée dans l’arrière-pays de la République centrafricaine ces derniers temps, continue de susciter des vives réactions dans le pays. Malgré une vaste opération de ratissage lancée par les forces loyalistes et leurs alliés dans certaines localités de la rca, les rebelles de la CPC continuent de commettre des exactions.
Touché par cette situation susmentionnée, le député de Ippy 2 engraine les chapelets de difficultés sécuritaires et humanitaires auxquelles fait face la population de sa localité qui ne sait à quel se vouer devant les exacerbations des combattants rebelles de l’UPC de Ali Darassa.
« Je suis là devant vous pour présenter devant l’opinion nationale et internationale les conditions très difficiles auxquelles vivent mes concitoyens de Ippy 2. Les éléments rebelles de la CPC d’Ali Darassa sont maintenant concentrés dans ma circonscription, et la population est soumise à des conditions extraordinaires », a-t-il déploré.
Depuis la contre-offensive des forces gouvernementales et leurs alliés dans la ville de Ippy, les rebelles de la CPC se sont repliés dans les villages Mandouko, Yangodakpa, de Broutiou et Yigoun. Les habitants de ses localités ne peuvent pas sortir. Ils ont fui les exactions pour se refugier dans leurs champs, a-t-il martelé.
Or, le représentant du peuple ne mâche pas ses mots devant cette situation de vie de sa population. Pour lui, « les habitants sont résilients. Il y a plus d’écoles à peine quelques unes et on risque de déclassé l’école Goyemide mais ça nous préoccupe. Les rebelles sont omniprésents à Ippy et ils font leurs lois sans tenir compte du droit humanitaire international. Mes larmes ont fallu couler lors de ma campagne électorale, parce que les jeunes n’ont rien à faire dans cette situation chaotique », a dénoncé Christophe Ouapou.
Par ailleurs, le parlementaire tire le chapeau aux forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés qui selon ses propres termes, ont bousculé un peu les combattants rebelles de la CPC au centre de Ippy et demande aux autorités du pays de les renforcer les moyens militaires nécessaires pour qu’ils puissent nettoyer toutes zones de cette sous-préfecture de la Ouaka.
A cet effet, il appelle le gouvernement à lancer une opération immédiate de ratissage à Ippy pour permettre la libération totale de cette région où une bonne partie est encore assiégée les forces négatives qui continuent de dicter leur volonté à cette paisible population.
« La situation humanitaire dégradante »
Dans sa sortie médiatique, le député de la 2ème circonscription de Ippy n’a pas oublié d’aborder la situation humanitaire de sa circonscription dans un contexte marqué par la tension armée entre les forces régulières et négatives.
« 40 mille habitants ont besoin d’aide humanitaire. J’appelle les ONG internationales œuvrant dans ce domaine d’orienter leur regard sur cette population qui souffre énormément. Les femmes et enfants ont besoin de soins », a-t-il conclu.
La situation humanitaire risque de se dégrader en République centrafricaine, si le gouvernement et les partenaires ne bougent pas les lignes. Dans un communiqué publié le 27 juillet dernier, les G5+, un groupe d’Etats et d’institutions partenaires de la RCA, notent avec une grande préoccupation le développement d’une crise humanitaire aigüe dans ce pays.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:26:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Toutes ces exactions commises dans les localités de Dim et de Ngaoundaye ont été attribuées aux rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Le blessé, un jeune enfant, a été transféré à l’hôpital de Ngaoundaye. Tandis que son père, victime d’un assassinat, a été enterré dans son village.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Les-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Bondiba-450×439.jpg” alt=”Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba” width=”450″ height=”439″ />Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba
Selon des sources locales, dans la nuit du dimanche à lundi 26 juillet dernier, à Zoro, située à environ 10 kilomètres de Dim sur l’axe Ngaoundaye, un père âgé de 35 ans a été assassiné, et son enfant grièvement blessé par des hommes armés identifiés comme des rebelles de 3R, membres du CPC.
Selon les mêmes sources, les faits se sont produits vers 23 heures. L’enfant qui a été blessé est transféré dans un hôpital à Ngaoundaye, mais son état de santé est toujours préoccupant et stable.
Pendant ce temps, le lendemain, plus au sud-Est, vers Létélé, situées à 17 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Dim, plusieurs commerçants ont été arrêtés, et leurs motos incendiées. On parle de cinq engins.
Une situation sécuritaire instable qui pousse les populations locales à faire appel au gouvernement afin de déployer les forces de l’ordre dans la localité et rassurer les habitants.
Rappelons qu’il y a un mois, les soldats FACA basés à Bang, Dim et Létélé ont été retirés de la zone à cause de manque des moyens logistiques et militaires.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:18:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme avait été gracié par le gouvernement, puis incorporé dans l’armée nationale. Il a été interpellé par les policiers du cinquième arrondissement de la capitale. Placé en garde à vue à l’OCRB, l’homme est en train d’être auditionné par les enquêteurs.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/les_miliciens_autodefense_km5_force-450×252.jpg” alt=”” width=”450″ height=”252″ />Des miliciens duKM5 dans le troisième arrondissement filmés en 2018 par Anselme Mbata pour CNC.
Selon une source proche du dossier, l’homme aurait menacé avec son pistolet les policiers positionnés sur le checkpoint du croisement du cinquième arrondissement.
En effet, selon la même source, l’ex-chef milicien, dans sa tenue militaire, a quitté son quartier KM5 à bord d’une moto pour aller vers Miskine. Mais en arrivant au croisement du cinquième, il se fait stopper au checkpoint des policiers qui lui ont fait savoir que c’est l’heure de couvre-feu. Ils l’ont laissé continuer sa route. Mais à son retour, il s’est arrêté au même checkpoint des policiers et leur disait qu’il n’est pas normal qu’ils mettent des barricades sur la voie publique à de pareilles heures. Une légère discussion s’éclate entre eux, et l’homme était reparti chez lui au KM5 prendre son pistolet et revenir menacer les policiers qui ont réussi à lui mettre la main.
Transféré à la brigade de l’OCRB du centre-ville, l’homme est en train d’être auditionné par les enquêteurs. On ignore s’il sera sanctionné ou libéré à la suite de sa garde à vue.
Il y’a lieu de rappeler que cet ex-chef milicien d’autodéfense du KM5 est connu sous le sobriquet de « LT ». Recherché activement par la justice centrafricaine pour de nombreux crimes commis, il avait été gracié par le gouvernement, puis incorporé dans l’armée nationale. Sorti de formation militaire à Berongo il y a quelques semaines, il est replongé dans sa mauvaise habitude.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 13:20:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après plus de dix ans de souffrance pour les uns, et cinq ans pour les autres, environ 287 auxiliaires de police ont été intégrés dans la fonction publique le 19 août dernier. Un véritable ouf de soulagement pour la police nationale qui a un sérieux manque d’agents expérimentés.
Grève des auxiliaires de la police en 2018 à Bangui. Crédit photo : Corbeaunews
Après des années de grève, de sit-in, de marche, etc., une deuxième partie des auxiliaires, environ 287, vient d’intégrer officiellement le corps de la police nationale le lundi 19 juillet 2021. Plusieurs d’entre eux sont dans leurs formalités administratives pour être en règle. Bientôt, ils intégreront l’école nationale de police à Bangui pour le recyclage.
Rappelons qu’en 2018, 2019 et 2020, près de 800 auxiliaires de police nationale ont manifesté leur mécontentement devant la primature pour exiger leur intégration dans la fonction publique de l’État. Ce qui n’a pas été fait. Mais le lundi 16 décembre 2019, monsieur Jean-Armand BISSA, l’un des auxiliaires de la police, s’est pondu dans sa chambre, mettant fin à ses jours. Un véritable acte de désespoir, selon ses collègues auxiliaires de la musique. Ce qui a poussé le gouvernement a intégré une centaine parmi eux en 2019. Par la suite, rien. Sinon le lundi 7 septembre 2020, très tôt le matin, un auxiliaire avait été capturé avec un gardien de la paix par les rebelles de 3R alors qu’ils étaient en poste sur la barrière du pont Mberé, située à 3 kilomètres de la ville de bang, dans la préfecture de l’ouham-Péndé. Après plusieurs semaines de négociation avec le gouvernement, ils ont été libérés, et la situation des auxiliaires refait la une des médias. Quelques-uns ont été intégrés par la suite, mais beaucoup dénoncent que la plupart étaient des membres de la famille présidentielle.
Finalement, ce lundi 19 juillet 2021, environ 287 ont été intégrés officiellement dans la police nationale. Un véritable soulagement.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:12:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques semaines, les vendeuses de chenilles ont inondé les marchés de Bangui de leurs produits. Ces marchandes font des allers-retours entre Bangui et la région de la Lobaye, zone forestière dense et connue pour son activité de cueillette de chenilles.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Le-marche-de-Pissa-450×204.jpg” alt=”Le marché de Pissa” width=”450″ height=”204″ />Le marché de Pissa, sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la Centrafrique. CopyrightCNC
Il faut toutefois souligner que l’abattage à outrance des arbres de la région de la Lobaye a un impact sur le commerce des chenilles. Du fait de cette déforestation, elles se font de plus en plus rares car leurs lieux d’habitation et de reproduction se réduisent. Ceci a directement un impact sur le consommateur puisque le prix des chenilles reste encore élevé et les quantités toujours insuffisantes.
Actuellement, les commerçantes vendent les chenilles par petits tas de 500FCFA. Pour elles, une cuvette de chenilles leur coûte à peu près 15000FCFA en fonction de leur qualité. Les jaunes sont de meilleure qualité et coutent donc plus chère, alors que celles avec des épines sont plus abordables.
Si les cueilleurs de chenilles subissent la déforestation massive de la Lobaye, les commerçantes, elles, vivent l’enfer des routes. Par exemple, de Bangui elles doivent se rendre à Nzila, la moto paye 2000FCFA et ça continue jusqu’à Pissa. En plus de ces tracasseries financières, il y a aussi les risques d’accidents routiers car les routes sont périlleuses et la saison des pluies aggrave leur état. Mais pas besoin de paniquer, ce n’est que le début de la saison. Les prix devraient normalement baisser.
Il faut aussi rappeler que la médecine a prouvé que les chenilles font partie des aliments riches en protéines. Elles peuvent être une bonne alternative à la viande pour les familles les plus pauvres. Certains mangent les chenilles, d’autres non, soit parce qu’ils n’aiment pas soit pour des raisons religieuses. Pour autant, le commerce de la chenille fera toujours partie de la vie économique du pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/filme-russe-450×338.jpg” alt=”Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme” width=”450″ height=”338″ />Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme le vendredi 14 mai 2021.
Par Benjamin Roger et Georges Dougueli
Les interventions de la Russie en Afrique ne se limitent pas aux terrains militaires.
Productions de contenus audiovisuels, financement de médias locaux, parrainage d’influenceurs « anti-impérialistes », campagnes de propagande sur internet… Les moyens déployés par Moscou pour promouvoir son action sont innombrables.
Ils sont plusieurs milliers, massés dans les travées du stade Barthélémy-Boganda de Bangui, ce 14 mai. Ils ne sont pas venus pour regarder un match des Fauves mais pour assister à l’avant-première d’un film un peu particulier : Touriste. Ce long-métrage russo-centrafricain tourné dans le pays retrace – et glorifie – l’action des « instructeurs » russes qui ont soutenu le régime de Faustin-Archange Touadéra, réélu en décembre 2020, face à la poussée de la rébellion de l’ex-président François Bozizé. Scènes de guerre où quelques Russes tiennent tête à des dizaines de rebelles, kalachnikovs qui crépitent dans tous les sens, héros blessé dans des combats mais qui s’en sort avec le sentiment du devoir accompli… Une sorte de blockbuster hollywoodien à la sauce moscovite, le tout en faisant la propagande des Mercenaires russes sur les rives de l’Oubangui – sans aborder les accusations d’exactions qui les visent. Selon la presse russe, Touriste aurait été intégralement financé par Evgueni Prigojine, oligarque proche de Vladimir Poutine et patron de la nébuleuse Wagner.
Depuis la signature d’accords de défense entre Bangui et Moscou à la fin de 2017, tout est bon pour promouvoir les actions russes en Centrafrique. Dans le rôle du mécène, Lobaye Invest, une société minière liée au groupe Wagner. Dirigée par Evgueni Khodotov, un fidèle de Prigojine, elle a financé une radio (média largement dominant dans le pays), Lengo Songo, et un hebdomadaire gratuit, La Feuille volante du président. Elle a aussi sponsorisé le concours de Miss Centrafrique à Bangui, en décembre 2018. Même les enfants ne sont pas en reste : la société russe a ainsi imprimé des manuels scolaires ou encore « soutenu » un petit dessin animé qu’on peut visionner sur YouTube et qui raconte l’histoire d’un ours venu de Russie pour sauver des animaux de la savane attaqués par des hyènes.
Sous ses différentes facettes, ce soft power russe fait autant partie de la stratégie de Moscou que les gros bras de Wagner pour pousser ses pions sur le continent. Au cœur du dispositif, la propagande sur les réseaux sociaux. Avec, encore et toujours à la manœuvre, Evgueni Prigojine. Au début des années 2010, celui-ci fonde l’Internet Research Agency (IRA) à Saint-Pétersbourg. Véritable usine à désinformation qui produit fake news et théories complotistes à la chaîne, cette agence n’a, officiellement, rien à voir avec le Kremlin. Sa mission : mener des campagnes de propagande prorusse sur internet pour défendre les intérêts de Moscou et de ses alliés à travers le monde. En 2014, l’IRA dirige des opérations durant la guerre en Ukraine, multipliant les publications favorables à la politique agressive de Poutine. Deux ans plus tard, elle contribue à l’accession de Donald Trump à la Maison-Blanche et fait la une des médias américains. Des opérations de manipulation qui valent d’ailleurs à Prigojine d’être inculpé par la justice américaine. Soutien à Bachar al-Assad en Syrie, manipulations en faveur du Brexit… Les trolls de l’IRA se faufilent partout, au gré des objectifs de leur patron et de sa galaxie.
Réseaux de manipulation russes
Ces dernières années, l’attrait de Prigojine et d’autres oligarques pour le continent est croissant. « Leur motivation est avant tout financière. L’Afrique est leur nouvel horizon de prospection de ressources, ils la voient comme un endroit où se faire de l’argent. Ces entrepreneurs d’influence agissent d’abord dans leur propre intérêt, pour faire fructifier leur capital, tout en accompagnant le retour de la Russie dans cette région du monde », explique Kevin Limonier, maître de conférences en géopolitique et spécialiste du cyberespace russophone. S’implanter en Afrique leur permet aussi de servir leurs ambitions à Moscou, où la compétition entre hommes d’affaires est rude. Le tout sous l’œil bienveillant, voire complice, des autorités, qui, officiellement, n’ont rien à voir avec leurs activités. « L’État russe n’a pas forcément les moyens de ses ambitions politiques en Afrique. Il s’appuie donc sur ces réseaux aux méthodes peu conventionnelles pour les servir et nier sa responsabilité en cas de problème », poursuit le chercheur.
En octobre 2019, le sommet de Sotchi, sur les rives de la mer Noire, avait pris la forme d’une démonstration de force de la puissance russe en Afrique. Dans la foulée, Facebook avait annoncé le démantèlement de réseaux basés en Russie menant des campagnes de manipulation – notamment en période électorale – dans huit pays africains : la Centrafrique, la RD Congo, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, Madagascar, la Libye, le Mozambique et le Soudan.
Le réseau social avait alors clairement pointé du doigt l’IRA de Prigojine. Le système était bien huilé. Des hackers, avec l’aide d’utilisateurs recrutés localement, diffusaient des publications prorusses de manière coordonnée en veillant à ne pas être identifiés. En tout, des dizaines de comptes, de pages ou de groupes touchant potentiellement près de 750 000 utilisateurs. « Ils publiaient généralement des informations politiques mondiales et locales, notamment des sujets tels que la politique russe en Afrique, les élections à Madagascar et au Mozambique, la surveillance des élections par une organisation non gouvernementale locale et la critique des politiques française et américaine », avait alors expliqué le département sécurité de Facebook dans un communiqué.
En décembre 2020, rebelote. La firme de Palo Alto annonce une nouvelle fois avoir démantelé des réseaux de manipulation russes – mais aussi français – actifs dans plusieurs pays africains, en particulier la Centrafrique. Cette fois, il y est question de la pandémie de Covid-19, des prochaines élections en Centrafrique, ou encore de la politique française en Afrique.
Car, pour ces hackers prorusses, la France est l’une des principales cibles à pilonner. Au cœur de leur stratégie de propagande : l’alimentation du sentiment antifrançais. Rien de bien compliqué tant l’ex-puissance coloniale est critiquée depuis des décennies dans son ancien pré carré. « Les Russes vendent un narratif décolonial sur le continent en se présentant comme une alternative à la France. Les Chinois ne jouent jamais sur ce registre – ou le font de manière très subtile. Eux le font ouvertement sur le mode “nous vous apportons une seconde décolonisation”, estime une source haut placée à Paris. Ce discours anti-français des Russes en Afrique est purement opportuniste et est avant tout un moyen pour eux de se rendre attrayants. Cela a marché en Centrafrique, mais cela sera difficilement transposable dans d’autres pays.
Actions violentes contre des symboles occidentaux
Pour nourrir ce discours anti-français à travers le continent, Prigojine et ses lieutenants s’appuient sur des activistes anti-impérialistes parfois connus. « Ils repèrent les influenceurs dans les pays qui les intéressent pour les stipendier », affirme un diplomate français. Kemi Seba, militant franco-béninois et fondateur de l’ONG Urgences panafricanistes, fait partie des personnalités qui ont ainsi collaboré avec les Russes.
L’intéressé, qui a refusé de répondre à nos questions, s’est en revanche exprimé sur ces relations lors d’une émission sur la chaîne Vox Africa, en octobre 2020. Il y racontait notamment avoir été invité plusieurs fois par Evgueni Prigojine. « Je l’ai rencontré en Russie, au Soudan et en Libye. Nous nous sommes vus un an après la campagne extraordinaire que nous avons menée contre le franc CFA, et il m’a dit : “Vous avez la capacité de toucher la jeunesse africaine comme très peu de gens sont capables de le faire. Je veux vous soutenir. Ceux qui sont contre nos ennemis sont nos amis”. » Kemi Seba accepte son soutien logistique « à différents degrés », mais à une condition : « »Si et seulement si Prigojine ne nous dit jamais ce que nous devons faire. » Selon lui, leur « compagnonnage » aura duré environ dix mois avant de s’arrêter à son initiative, après que Prigojine, lors d’un rendez-vous à Saint-Pétersbourg, lui a suggéré de passer à des actions violentes contre des symboles occidentaux, quitte à faire des dommages africains collatéraux.
La Suisso-Camerounaise Nathalie Yamb est aussi liée aux réseaux russes. Se définissant elle-même comme la « Dame de Sotchi » depuis sa participation remarquée au sommet du même nom, en octobre 2019, elle est une des détractrices les plus en vue de la France et de ses alliés sur le continent – des prises de position qui lui ont d’ailleurs valu son expulsion de Côte d’Ivoire en décembre 2019. D’après un rapport de l’ONG Free Russia Foundation, elle participe au réseau Afric (Association for Free Research and International Cooperation), sorte d’organe d’influence monté par Prigojine pour protéger et promouvoir ses intérêts sur le continent. Selon ce rapport, Yamb a notamment participé à une de ses conférences dans un palace de Berlin, en janvier 2020, coorganisée avec la Fondation pour la protection des valeurs nationales, une structure similaire également liée à Prigojine et dirigée par le journaliste Alexandre Malkevitch. Sollicitée par JA, elle n’a pas souhaité répondre à nos questions sur ses liens avec ces influenceurs russes.
Au Mali aussi, les Russes s’appuient sur des activistes antioccidentaux pour jouer leur partition. Dans ce pays miné par l’insécurité, qui a connu deux coups d’État en neuf mois, la France est largement tenue pour responsable d’une situation très précaire. Enlisées dans un bourbier sahélien dont beaucoup peinent à voir comment elles parviendront à en sortir sans perdre la face, les autorités françaises ont annoncé la fin de l’opération Barkhane et l’allègement de leur dispositif militaire dans la région. Une brèche dans laquelle Moscou essaie désormais de s’engouffrer.
Selon les services de renseignements français, des émissaires russes ont approché Adama Ben Diarra, leader du mouvement Yerewolo et membre du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif de la transition. À la fin de mai, Ben Diarra a organisé plusieurs manifestations à Bamako, y compris devant l’ambassade de Russie, pour réclamer le départ de la France et l’arrivée des Russes pour sortir le Mali de l’impasse. L’intéressé, lui, dément tout financement extérieur. « Je n’ai jamais eu de contact avec un Russe. Ni diplomate, ni homme d’affaires, ni militaire, ni même un journaliste. Toutes nos mobilisations sont financées par des cotisations. Il n’y a aucun financement extérieur, si ce n’est de l’argent envoyé par la diaspora. Tout ce qui est organisé par Yerewolo est financé par Yerewolo », assure Adama Ben Diarra.
Opacité toujours
Pour gagner les cœurs, les Russes s’appuient également, comme les autres puissances mondiales, sur des médias traditionnels. Les rédactions françaises de Russia Today et de Sputnik, basées à Paris, sont chargées de couvrir l’actualité de l’Afrique francophone. Ni l’une ni l’autre n’ont de bureaux sur le terrain, seulement une poignée de correspondants. Selon différentes sources internes, il n’y aurait pas, pour l’instant, de volonté de mettre davantage de moyens éditoriaux pour développer leur couverture africaine.
Parallèlement, Moscou peut compter sur quelques chaînes africaines très pro-russes, au premier rang desquelles Afrique Media TV, basée au Cameroun. Avant de se lier d’affaire avec les Russes, son promoteur, Justin B. Tagouh, avait bénéficié de la générosité de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et de celle d’Idriss Déby Itno pour développer sa chaîne. L’Équato-Guinéen était en froid avec Paris, alors que son fils et successeur putatif, Teodorín Nguema Obiang Mangue, était poursuivi par la justice dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis. Déby Itno, lui, voyait en la chaîne un instrument pour souffler sur les braises de la francophobie et un moyen de pression supplémentaire pour s’imposer à Paris comme un recours indispensable dans la lutte antiterroriste.
Pour fonctionner, l’entreprise ne compte pas sur d’hypothétiques revenus publicitaires mais sur les contrats négociés avec des chefs d’État. Sauf que, à partir de 2014, la crise pétrolière assèche les finances publiques de ces deux pourvoyeurs de fonds. En quête de financement, Tagouh prend contact avec les Russes grâce à l’intermédiation de son ami Luc Michel. Ce consultant belge, lié à des réseaux d’extrême droite en Europe et connu des téléspectateurs d’Afrique Media TV pour ses chroniques anticolonialistes, est très introduit à Moscou. Grâce à son appui, Justin B. Tagouh se rend deux fois à Sotchi et affirme avoir rencontré Poutine, même si personne dans son entourage ne le confirme. En revanche, photo faisant foi, il a bien rencontré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. « Les Russes ont sollicité notre accompagnement mais ne nous ont jamais demandé de dénigrer la France », confie un journaliste d’Afrique Media. Aucun détail ne filtre sur le montage financier ni sur les montants mis à disposition de la chaîne.
Même opacité autour du projet de radio panafricaine, sur financements russes, annoncé en 2020 par Tagouh. « Douze pays ont déjà donné leur autorisation. Nous espérons boucler rapidement ce dossier pour lancer la production », assure une source proche des discussions. Pour Moscou, la ligne d’Afrique Media TV rétablit une sorte d’équilibre dans un espace francophone où les narratifs ont toujours été favorables aux Occidentaux.
Tagouh était aussi à la manœuvre lors de la création du Conseil africain des médias, en 2013, à Malabo, sous l’égide d’Obiang Nguema – lequel l’avait doté d’un financement à hauteur de 1 million de dollars avec pour mission de « promouvoir l’image d’une Afrique positive ». Manifestement cornaquée par Tagouh, la structure va, elle aussi, se rapprocher des partenaires russes de ce dernier.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 16:57:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a fermement condamné une attaque des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) contre les populations civiles de la ville centrafricaine d’Obo (extrême sud-est) ainsi que la base des casques bleus déployés dans la localité, selon un communiqué rendu public mardi.
Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Dans le communiqué de presse, la MINUSCA a indiqué que des éléments armés qui appartiendraient à l’UPC avaient lancé lundi en début de la soirée une série d’attaques coordonnées sur la ville d’Obo, ciblant les installations des forces de défense et de sécurité centrafricaines, mais également la base des casques bleus marocains.
Les casques bleus ont vigoureusement riposté aux attaques, y ont mis un terme et s’emploient à assurer la sécurisation immédiate des civils, a ajouté la mission onusienne dans le communiqué, déplorant un blessé parmi les casques bleus.
La MINUSCA a estimé pour sa part que les attaques lancées contre son personnel, notamment les casques bleus, constituent des violations du droit international humanitaire, les jugées comme étant des crimes de guerre. Elle s’est engagé à prendre toutes les mesures, en collaboration avec le gouvernement centrafricain, pour que les responsables de ces crimes odieux soient identifiés, arrêtés et traduits devant la justice.
Selon des sources locales concordantes, l’attaque d’Obo perpétrée par les rebelles est la conséquence de l’arrestation de quelques combattants de l’UPC par les militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) il y a deux semaines et lesquels devraient être remis à la justice dans la capitale centrafricaine Bangui.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 13:46:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un expert indépendant de l’ONU chargé de la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Yao Agbetse, a appelé ce mardi les autorités nationales à mener une enquête approfondie sur le meurtre de treize personnes dont les corps ont été retrouvés par des casques bleus de l’ONU à douze kilomètres à l’ouest de la ville centrafricaine de Bossangoa (ouest) la semaine dernière.
M. Yao Agbetse (Togo), expert de droit l’homme de l’ONU sur la RCA.
“Je déplore vivement ces meurtres et je demande que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles”, a déclaré M. Agbetse, cité ce mardi par une publication de la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (Minusca), qui a rappelé que les treize personnes ont été tuées le 21 juillet dernier dans les environs du village de Bongboto, à douze kilomètres de Bossangoa sur l’axe menant de Bossangoa vers Nana-Bakassa, une autre ville centrafricaine, un peu plus au nord-ouest.
Au moment des faits, la MINUSCA avait dépêché sur les lieux une patrouille conjointe de la police des Nations Unies (UNPOL) et de sa force sur l’axe Bossangoa-Nana-Bakassa et a dépêché une mission conjointe composée d’UNPOL et de sa section des droits de l’homme pour enquêter et établir les faits.
“Je lance un appel aux autorités centrafricaines pour qu’elles fassent toute la lumière sur cet incident alarmant dans les meilleurs délais”, a déclaré M. Agbetse, soulignant que “des enquêtes impartiales et diligentes doivent être menées, les faits établis, les auteurs et tous leurs complices identifiés”.
A l’initiative du parlement centrafricain, le président Faustin-Archange Touyadéra a institué un comité d’enquête chargé de faire toute la lumière sur le massacre de Bossangoa.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:33:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques semaines après sa nomination comme le nouveau médiateur de la République, Monsieur Moussa Laurent Gon Baba est déjà en désaccord total avec son ami de longue date Faustin Archange Touadera, et l’homme menace de démissionner.
Le Député de Baboua Laurent Gon-Baba
Selon certains proches du Président de la République, le grand dialogue républicain serait à l’origine du désaccord entre le chef de l’État et le médiateur de la République. Or, le 30 juin 2021, un décret présidentiel avait défini les profils des participants ainsi que les conditions de participation à ce grand dialogue républicain. Mais plusieurs mouvements d’opposition, de la société civile et de la jeunesse ont vivement réagi pour contester le comité d’organisation tel que défini par le chef de l’État. Ils le jugent totalement déséquilibré pour permettre un dialogue front , transparent et équitable. Une vive contestation qui met à mal la prochaine tenue de ce dialogue annoncé par le chef de l’État.
À cet effet, le médiateur de la République Moussa Laurent Gon Baba a ainsi organisé une série de rencontre avec les forces vives de la nation et les partis politiques. L’objectif est de créer un cadre propice pour la réconciliation et le dialogue inter centrafricain ainsi que la protection des droits des citoyens.
À l’issue de cette série de rencontre, un compte rendu intégral ainsi que des propositions avaient été faits au chef de l’État par le médiateur de la République. Mais à sa grande surprise, toutes ses propositions ont été systématiquement rejetées par son ami Faustin Archange Touadera. Ainsi, une semaine plus tard, une autre proposition a été faite au chef de l’État, mais celui-ci la rejette toujours, soulevant ainsi la colère du médiateur.
Et ce n’est pas tout! La semaine dernière, un nouveau décret présidentiel a été publié, définissant les profils des participants ainsi que les conditions de participation à ce grand dialogue républicain , mais les mêmes erreurs ont été reconduites à 90%. Mais pour Monsieur Moussa Laurent Gon Baba, le chef de l’État ne devrait pas s’amuser avec la vie du peuple centrafricain.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:11:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les quatre victimes ont été transférées à Bouar ce mardi matin par le médecin-chef du centre hospitalier de Yéléwa, puis évacuées à Bangui. C’était une grande émotion au sein de l’armée nationale à Bouar à l’arrivée des corps.
Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds” width=”450″ height=”445″ />Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
Selon des sources, l’attaque aurait été menée par les combattants rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
« C’était le lundi vers 4 heures du matin que les rebelles ont attaqué la position des forces de défense dans le village Ndongué douane, située à 15 kilomètres de Yéléwa. Les FACA ont repoussé l’attaque, mais malheureusement deux soldats FACA ont perdu la vie dans cet affrontement », a témoigné une source au sein de l’armée.
D’après une autre source, l’attaque a fait également deux blessés du côté de l’armée nationale. Du côté des rebelles, difficile de le savoir, mais on parle également des morts et des blessés.
Cependant, dans les localités de « Abba », certaines sources ont signalé un affrontement entre les 3R et les soldats FACA sur des chantiers miniers. On déplore encore plusieurs morts. Notre équipe est sur le point d’aller sur le lieu de la scène.
Notons que les rebelles de 3R sont en majorité des Peuls nomade. Ils maîtrisent mieux la forêt que quiconque. Ce qui leur donne un avantage sur le terrain conquis d’avance.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:29:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le service de la gendarmerie locale procède depuis quelques jours à l’arrestation de plusieurs suspects soupçonnés d’avoir participé directement ou indirectement à ce gigantesque vol et détournement en bande organisée. Mais à Bangui, d’autres personnalités impliquées dans le scandale n’ont pas encore inquiété.
Après la fin des travaux de bitumage du tronçon de route Bouar Baoro il y’a cinq mois, la société SATOM a rétrocédé au gouvernement plusieurs de ses matériels, parmi lesquels on peut citer des engins lourds et légers, des camions, des congélateurs, des téléviseurs, des divans, des splits et autres. Mais ces équipements couteux, entreposés sur le site de la Société SOGEA-SATOM à Bouar, sont devenus miraculeusement propriétés de certaines personnalités du ministère des travaux publics, de la municipalité de Bouar, de la préfecture de la Nana-Mambéré ainsi qu’une partie des agents de la société SOGEA-SATOM.
Avec la complicité du chef de sécurité de SOGEA-SATOM de Bouar, la quasi-totalité de ces matériels a été littéralement pillée et volée. Hors mis quelques équipements légers récupérés par le Ministère des Travaux publics et de l’Entretien routier, tout le reste a été porté disparu, laissant le site totalement vide.
Choqué, le ministère des Travaux publics et de l’Entretien routier mène depuis quelques semaines des investigations, et une enquête a été déposée auprès de la gendarmerie de Bouar. Ainsi, depuis quelques jours, plusieurs personnes, parmi lesquelles des employés de la mairie de Bouar, de la préfecture, du ministère des Travaux publics sont interpellés, et une partie des matériels volés ont été récupérées.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:28:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une fois de plus, le quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui a été secouée par des détonations d’armes. Un groupe des malfaiteurs, connus pour sa brutalité, a encore frappé chez une paisible famille. Deux motos emportées, et plusieurs interrogations.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Les-taxis-motos-de-la-capitale-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Les taxis motos de la capitale centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />Bangui,
En effet, dans la nuit du lundi à mardi 27 juillet, vers 3 heures du matin, trois braqueurs, armés du fusil, ont fait irruption chez une famille du quartier Galabadja derrière l’Église catholique Saint-Jean. L’un des trois malfaiteurs, aidé par ses deux compagnons, saute sur la clôture et va débarrer le portail principal aux deux autres. Immédiatement, les trois malfaiteurs se sont dirigés vers la deuxième maison annexe de la concession, et y pénètrent par effraction avant de récupérer deux motos appartenant à cette famille.
Une plainte contre X a été déposée par les propriétaires au commissariat du huitième arrondissement ce mardi., quelques heures après les faits.
Mais selon plusieurs voisins des victimes, les braqueurs se sont habillés en tenus militaires. Ils étaient venus sur moto, concluent-ils. Cette information vient confirmer celles recueillies quelques semaines plutôt après le braquage et assassinat d’un jeune ingénieur habitant dans le même quartier Galabadja il y’ deux semaines. Toutes les informations recueillies pointent du doigt les soldats FACA. Mais que font nos autorités ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/G5-Centrafrique-parténaires-drapeaux-450×182.png” alt=”G5-rca groupe des parténaires de la Centrafrique drapeaux” width=”450″ height=”182″ />
COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT DU G5+
Les G5+, un groupe d’Etats et d’institutions internationales partenaires de la République Centrafricaine, notent avec une grande préoccupation le développement d’une crise humanitaire aigüe en RCA.
Les membres observent que plus de sept mois d’opérations militaires dans de nombreuses préfectures de la RCA ont déplacé des centaines de milliers de Centrafricains de leurs foyers, perturbé l’accès à la nourriture, à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, et empêché l’aide humanitaire d’atteindre ceux qui en ont besoin. Plus de 80 000 enfants en dessous de l’âge cinq ans risque une malnutrition sévère. 2,7 millions de personnes sont en situation de crise ou d’urgence en matière d’insécurité alimentaire. Environ 250 000 sont dans des zones inaccessibles pour les partenaires. Dans le même temps les prix des matières primaires augmentent.
Nos partenaires humanitaires sont disponibles pour fournir de l’aide multisectorielle flexible tablée sur les besoins grandissants. Néanmoins, ils continuent à faire face à des restrictions majeures sur la fourniture d’aide. Le personnel humanitaire a fait face à 267 incidents dans les premiers six mois de 2021, y compris les cas de violence contre leurs personnes, biens et autres outils de travail. Les infrastructures routières seront bientôt impraticables à cause des pluies. En raison de ces incidents et des restrictions de circulation et d’accès, il existe un sérieux risque que les partenaires n’aient plus assez de moyens humanitaires pour continuer à apporter une réponse humanitaire adéquate dans les zones concernées.
Les membres demandent au gouvernement de bien vouloir accorder immédiatement sa plus grande attention à cette situation humanitaire préoccupante afin d’éviter une crise majeure et le retrait contraint et forcé d’acteurs humanitaires. Nous soutenons fermement l’appel lancé le 12 juillet par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en faveur d’un cessez-le- feu qui permettra aux travailleurs humanitaires d’atteindre les personnes dans le besoin. Les membres demandent spécifiquement la pleine coopération de leurs partenaires des forces armées, de la gendarmerie et de la police nationale afin de protéger le personnel humanitaire dans les préfectures. Les membres appellent en outre les partenaires internationaux de la République centrafricaine d’envisager de renforcer leur soutien à ce pays afin d’empêcher de nouvelles souffrances et d’éviter une crise régionale.
Enfin, les membres expriment leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes des meurtres du 21 juillet dans le village de Bongboto. Le groupe demande instamment au gouvernement de mener une enquête approfondie et transparente sur cet incident afin de rendre justice aux familles des victimes et d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Les membres du G5+ réitèrent leur engagement à continuer à travailler aux côtés des autorités centrafricaines pour le bien-être de tous les Centrafricains.
Mme. Lucy TAMLYN
Ambassadeur des États-Unis d’Amérique
Auprès de la République centrafricaine
Jean-Marc GROSGURIN
Ambassadeur, Haut Représentant de la France
Auprès de la République centrafricaine
Mme. Samuela ISOPI
Ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne
Auprès de la République centrafricaine
Matias BERTINO MATONDO
Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine
Et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale
Adolphe NAHAYO
Ambassadeur, Représentant du Président de la Commission de la Communauté
Économique des Etats de l’Afrique Centrale en République centrafricaine
Mankeur NDIAYE
Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies
En République centrafricaine et Chef de la Minusca
Han FRAETERS
Représentant résident de la Banque Mondiale
En République centrafricaine
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 15:13:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les services américains ont sollicité l’appui de plusieurs capitales africaines en vue de bloquer les rotations de jets privés appartenant à l’homme d’affaire Evgueni Prigozhin, intime de Vladimir Poutine, figure centrale de la galaxie Wagner et ciblé par des sanctions américaines.
Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P
C’est une discrète circulaire estampillée “République du Tchad” et signée du DG adjoint de l’autorité de l’aviation civile tchadienne, Youssouf Abakar Alkhalil, dont le titre donne le ton : “Interdiction d’assistance à un aéronef“. Dans le document daté du 14 juillet, adressé à l’ensemble des opérateurs aériens et assistants d’escales du pays, le ministère tchadien de l’aviation civile écrit : “il est porté à votre attention qu’il est formellement interdit d’assister l’aéronef dont le numéro de série est 14501008 et appartenant à la compagnie Prigozhin. De ce fait, tous les opérateurs d’assistance en escale sont dans l’obligation de s’y conformer.”
Le “cuisinier” de Poutine
Une simple recherche Google permet très vite de retrouver l’aéronef visé par la circulaire. Il s’agit d‘un jet Embraer Legacy 600 immatriculé sur l’île de Man sous l’indicatif M-SAAN. Bien identifié sur les tarmacs africains, l’appareil au fuselage blanc et bleu marine opère en réalité depuis novembre 2019 sous le matricule RA-02795. Quant à son propriétaire, il est tout aussi connu : Evgueni Prigozhin. Intime du président russe Vladimir Poutine qu’il côtoie depuis le début des années 2000, l’oligarque de 60 ans a fait fortune dans les années 1990 dans la restauration (il a longtemps été surnommé “le cuisinier de Poutine”). Depuis il accumule les casquettes, notamment en Afrique où il est considéré comme la figure centrale de la galaxie paramilitaire russe Wagner, très active en RCA, en Libye ou encore au Soudan.
Sous sanctions américaines depuis 2019 dans le cadre de l’enquête sur les interférences étrangères dans les élections intermédiaires américaines de 2018, l’oligarque est à la tête de sa propre compagnie aérienne : Autolex Transport. Installée aux Seychelles, c’est cette même société qui a acquis le jet Embraer Legacy 600 RA-02795 visé par la circulaire du ministère tchadien de l’aviation civile. L’appareil, acheté par Prigozhin en octobre 2018 au groupe turc MNG Jet Aerospace, est lui-même dans le viseur du Trésor américain et fait l’objet de sanctions.
Avion fantôme
Si l’Embraer a été soigneusement retiré de la quasi-totalité des sites de suivi d’avions type Flight Radar, – une pratique de plus en plus courante dans l’aviation d’affaire -, l’appareil enchaîne néanmoins les rotations sur le continent africain, tout particulièrement en Afrique centrale. Des va-et-vient suivis en temps réel par les services de sécurité américains. A l’instar de N’Djamena, ces derniers ont ainsi multiplié les demandes “d’entraides” avec plusieurs capitales africaines ces dernières semaines, avec un message bien rodé : toute assistance aux jets de Prigozhin pourrait être interprétée comme une forme de complicité avec l’oligarque sanctionné. Parmi les pays approchés par Washington figure notamment le Soudan, où les appareils de l’homme d’affaires originaire de Saint-Pétersbourg ont l’habitude d’effectuer des escales techniques sur l’aéroport de la ville de Nyala, capitale du Darfour Sud.
Plusieurs démarches ont également été entamées auprès de l’Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar), dirigée depuis 2017 par le Nigérien Mohamed Moussa.
Transport du premier ministre centrafricain
Mais l’activisme de Washington ne se limite plus qu’aux Etats. Sur l’aéroport de Bangui, les services américains ont même récemment demandé à plusieurs reprises au groupe pétrolier français TotalEnergies de ne pas avitailler ce même Embraer Legacy 600 exploité par la société d’Evgueni Prigozhin (AI, 10/06/21).
Le jet de l’oligarque configuré pour le transport de personnalités VIP est aussi un précieux outil de la diplomatie privée de Prigozhin, qui n’hésite pas à le mettre gracieusement au service de hautes autorités africaines. Le 7 juin, il avait ainsi ramené à Bangui depuis Saint-Pétersbourg l’ex-chef du gouvernement centrafricain Firmin Ngrebada et deux de ses ministres venus participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg.
Principal relais de Moscou en RCA, Firmin Ngrebada est lui-même un familier du coordinateur de Wagner. A son retour de Saint-Pétersbourg, c’est même l’un des assistants de Prigozhin à Bangui, Dmitry Sergeevich Sytii, qui avait personnellement accueilli le premier ministre à son arrivée sur le tarmac de l’aéroport de Bangui.
Eminence grise de la diplomatie privée de Moscou en Afrique
En RCA, l’ombre de Prigozhin plane bien au-delà de Wagner. Selon le Trésor américain, il opérerait ainsi en Centrafrique, principalement à l’aide sociétés écrans et serait notamment très actif dans le secteur minier via les entreprises M-Finans et Lovaye Invest. Pour développer ses activités dans le pays, il s’appuie sur trois associés, également sous sanctions américaines : Yevgueny Khodotov, Alexander Yuryevitch Kuzin et Dimitry Sergeevitch Sytii.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 14:46:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’attaque est survenue dans la nuit du lundi à mardi 27 juillet. Les assaillants seraient des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Mais les soldats FACA, appuyés par les Casques bleus marocains de la Minusca ont pu repousser l’attaque. Bilan, un mort.
Des FACA à OBO pour illustration.
C’était hier lundi aux environs de 22 heures que la ville d’Obo était secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Les populations, paniquées, sont terrées chez elles durant plusieurs heures de combats. Selon une source militaire locale, ce sont bel et bien les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique qui auraient attaqué la ville. « Ils étaient plusieurs dizaines », confie-t-il.
Ils ont attaqué le centre-ville et les positions de l’armée nationale. Constatons la capacité de nuisance des rebelles, les Casques bleus marocains de la Minusca ont du intervenir au côté des FACA afin de repousser les rebelles hors de la ville.
Mais très tôt ce matin, les habitants ont eu la surprise de constater que plusieurs magasins ont été détruits, d’autres incendiés dans cet affrontement. Un Soldat FACA avait aussi trouvé la mort dans les combats, selon des sources militaires locales.
Rappelons que c’est depuis dimanche dernier que les rumeurs d’une attaque de la ville par les rebelles se font entendre dans les différents quartiers. On ignore les raisons exactes de cette nouvelle attaque, mais certaines sources parlent d’une tentative de libération de quelques rebelles interpellés il y a quelques jours.
Bangui, République centrafricaine, mardi, , 27 juillet 2021, 03:32:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affaire a fait beaucoup de bruit au sein du gouvernement, mais demeure très confidentielle. L’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui refuse pour le moment de siéger à l’Assemblée nationale comme député, se retrouve aujourd’hui coincé. Il se retranche comme un lapin dans sa résidence de Boali, et refuse de recevoir ses compagnons de la majorité.
Firmin Ngrebada” width=”450″ height=”446″ />Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
L’information a été confirmée par ses proches familles. Cela fait déjà quatre jours qu’une perquisition avait eu lieu à sa résidence privée. En colère contre le chef de l’État, Firmin NGRÉBADA prenait une partie de ses bagages et rentre depuis à Boali, et abandonne son siège à l’Assemblée nationale où il a accusé son Président, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, son éternel rival d’être derrière les coups montés contre lui. Même le massacre de Bossangoa, certaines sources à la présidence pointent du doigt l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA d’être bien derrière ce terrible crime qui pourrait secouer le régime.
Selon certains observateurs, le régime de Touadera serait en train de s’effondrer à cause des querelles internes qui minent sa stabilité.
Rappelons que l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, élu député de la circonscription de Boali, visait le perchoir de l’Assemblée nationale. Mais à sa surprise, le chef de l’État choisit l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji comme candidat de la majorité. Limogé à son poste du Premier ministre, Firmin NGRÉBADA refuse à son tour de siéger comme député à l’Assemblée nationale. Désormais dans le viseur du pouvoir, il accuse son éternel rival Simplice Mathieu Sarandji d’être à l’origine de son déboire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP ” width=”450″ height=”300″ />Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Encore du sang versé durant la semaine 29 (du19 au 25 juillet 2021) par les mercenaires de la société Wagner.
Au village Golongosso à Ndélé, en terre de SENOUSSI, pour accuser la CPC,
A Bria, en terre de BAREM BAKIE, pour accuser la CPC,
Au village Bézéré à Bocaranga, en terre de KARINOU, le jour de la fête de Tabaski pour accuser la CPC,
Au village Naziboro, toujours en terre de KARINOU pour accuser la CPC
Au village Bédamara à Paoua, en terre Mboum pour accuser la CPC,
A Bossangoa, en terre ZANGOA, un jour du marché forain pour accuser encore la CPC.
Faudrait-il continuer de verser combien de litres de sang des Centrafricains pour espérer sauver le pouvoir TOUADERA en agonie ?
Vous, Honorables de la 7ème Législature déjà récupérés par moyen de corruption par TOUADERA, que dites-vous du sang versé de vos électeurs, si réellement vous avez été élus ?
Vous, Leaders Politiques, dits alliés politiques de TOUADERA, que dites-vous de vos parents tués par TOUADERA dans l’arrière-pays ?
Vous, qui venez de recevoir vos enveloppes pour participer au dialogue exclusif dit faussement républicain, avez-vous le moindre remord pour vos parents tués récemment, tant à Bangui qu’à l’arrière-pays par les requins et les mercenaires-partenaires de la société Wagner ?
Vous, les Honorables des Sous-Préfectures de Bossangoa et de Nana Bakassa, récupérés par TOUADERA pour une autre majorité parlementaire à coups d’enveloppes de fcfa, que dites-vous du sang de vos parents horriblement versé ?
Les horribles assassinats de Bossangoa, fief de BOZIZE YANGOUVONDA, méritent attention, parce qu’ils reflètent une cynique volonté politique de TOUADERA de frapper en un endroit plus sanguinolent que les profanations des tombes et les incendies des maisons à Benzambé. Est-ce pour faire réagir BOZIZE YANGOUVONDA et la CPC qui se sont engagés unilatéralement à observer un cessez-le feu, dans l’espoir d’un dialogue inclusif, ou est-ce que TOUADERA voudrait cyniquement nous démontrer qu’il a réussi à contrôler militairement la situation ? Ou encore, est-ce que TOUADERA voudrait spécifiquement du précieux sang des enfants Zangoa pour espérer sauver son fauteuil présidentiel très chancelant depuis des mois ?
S’il faut affiner la réflexion ou le questionnement, tout un chacun sera convaincu que Touadera, en faisant tuer horriblement les enfants Zangoa par ses mercenaires-partenaires de la société Wagner, véritable acte de génocide, voudrait de cette manière susciter la colère des enfants Zangoa contre leur frère BOZIZE YANGOUVONDA. Cette intention s’était déjà manifestée quand BOZIZE YANGOUVONDA, sollicité, avait accepté prendre la coordination de la CPC.
Chacun se souviendra des arrestations et des détentions arbitraires, des assassinats des enfants Zangoa par requins interposés, des destructions et incendies des maisons des enfants Zangoa tant à Bangui qu’à Bossangoa, et de la cynique réponse que nous avait réservée Sieur SARANDJI, Secrétaire Exécutif National de son parti politique le MCU : c’est parce que BOZIZE YANGOUVONDA avait accepté prendre la coordination de la CPC, que les Gbaya de Bossangoa sont génocidés.
Envisager une telle approche ou une telle cynique stratégie, c’est ne pas connaître le caractère trempé Zangoa. Renier ou trahir sont proscrits en culture Zangoa, et les enfants Zangoa éduqués traditionnellement sont imbus de cette culture. Les enfants Zangoa sont des pugilistes qui savent encaisser les coups et leurs uppercuts sont très fulgurants et terrassants. Ils savent choisir leurs moments pour placer leurs uppercuts. Et les SȍN ZẬNGOӒ les avaient déjà avertis. Le sang versé ne restera pas impuni. Et les Braves en sont très conscients.
Fait encore plus insolite, le ‘’gangster de Bangui’’ sous prétexte d’aller quémander de l’argent pour le pays, parcourt l’Europe pour vendre ses diamants et se livrer à ses autres affaires, alors que tous les partenaires financiers classiques savent qu’il avait cédé la collecte des recettes douanières aux mercenaires-partenaires de la société Wagner pour récupérer leurs prétendus 127 milliards de fcfa, censés consommés en matériels et munitions de guerre contre la CPC, toujours accusée. Aussi, ces partenaires financiers classiques savent qu’il avait laissé mourir de nombreux Centrafricains de la pandémie COVID-19, alors qu’il avait reçu de l’OMS 132 milliards de fcfa pour des prises en charge qui n’ont pas été effectuées.
Accusée CPC, levez-vous ; la balle est dans votre camp. Que dites-vous de ces accusations ? ? ? ? ?
Au lieu de parcourir l’Europe pour affairismes personnels, le bon sens commande, et s’il y en a chez TOUADERA et au MCU, que ‘’le roublard de Bangui’’ et les autres Dignitaires du MCU rapatrient les milliards de fcfa qu’ils ont thésaurisés anormalement dans les paradis fiscaux, pour espérer certaines circonstances atténuantes, parce que le retour du bâton risque d’être très dur, et il le sera, parce que les GÃTӒ KȎNRӒÑ ont déjà battu leurs ailes et ont chanté. IL n’est plus que question de temps pour que l’aurore se pointe et que se tienne réellement ce dialogue inclusif, tant voulu et attendu, à l’issue duquel la nouvelle République Centrafricaine sera instaurée.
Les signes de fin de règne politique de TOUADERA ne trompent plus, pour ne pas dire que les carottes sont cuites. Le Président TOUADERA fait preuve de psychopathie parce qu’il ne maîtrise plus rien et ne sait plus ce qu’il faut faire, d’où sa politique de terre brûlée et les tueries de masse.
Chacun de nous est déjà averti, et ‘’un homme averti en vaut deux’’, car les ‘’JUSTICE D’EXECUTION’’, déjà à l’œuvre, vont appliquer à chacun la peine qu’il mérite compte tenu de son implication dans le durcissement du cœur de TOUADERA et le versement du sang cyniquement opéré. Que celles et ceux qui ont déjà reçu leurs enveloppes et/ou à qui des promesses ont été déjà faites, sachent qu’ils vont s’asseoir dans le sang et sur le sang des Centrafricains martyrisés pour valider la constitution TOUADERA, censée consolider un pouvoir dictatorial très chancelant actuellement, à travers le fameux dialogue républicain que veulent exclusif les mercenaires-partenaires de la société Wagner, en dépit des manœuvres de rachat de partis politiques pour faire bonne conscience.
La diaspora centrafricaine d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis, continuons d’alerter très fortement et de recommander aux partenaires financiers classiques de conditionner leurs concours à la tenue d’un dialogue intra centrafricain réellement inclusif, pour ne pas laisser aux générations futures des dettes illégitimes. Et laissons à l’histoire la mission de bannir les vertueux accompagnateurs et complices de l’instauration de la constitution TOUADERA, car la nouvelle République Centrafricaine sera fondée sur le Droit, la Justice et la Vérité.
Aussi, faisons-nous violence en priant beaucoup le Bon DIEU pour épargner le sang des Centrafricains, durant les mois d’août et septembre qui sont des mois de rencontres zonales et inter zonales des adeptes des forces occultes ou forces noires, qui ont grand besoin du sang humain pour leurs rites annuels.