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RCA : explosion d’un camion sur une mine terrestre dans la localité de Bocaranga

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Bangui, 8 novembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique) – Un camion  a sauté dimanche 7 novembre sur une mine  terrestre près du village Bambara, communément appelé Ndouzou, situé à 17 kilomètres de Bocaranga   dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.

 

Selon des informations recueillies dans la localité, le camion de six roues qui se faisait exploser ce dimanche matin était en provenance probablement de Mbaïmboum via Ngaouandaye et Ndim, dans Lim-Pendé, et à destination de Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé. Mais arrivé au village Bamara communément appelé Ndouzou, à environ 17 kilomètres de Bocaranga, le camion avait malheureusement roulé sur une mine terrestre qui a explosé à son passage.

 

À lire aussi / RCA : explosion d’une mine terrestre dans la localité de Bocaranga, plusieurs victimes

 

Pour l’heure, il est très tôt d’avoir le bilan officiel de ce triste incident à cause de l’insécurité qui prévaut dans le secteur. Mais   une source locale a indiqué à la rédaction du CNC que le camion, qui transportait des marchandises avec des fûts de carburant, était complètement calciné avec ses cargaisons.

Rappelons que depuis le début d’année,  au moins une trentaine d’incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à au moins une dizaine des civils  et ont blessé une vingtaine d’autres dont deux Casques bleus de la Minusca dans le Nord-ouest du pays.

 

À lire  aussi / RCA : 5 personnes tuées dans une explosion d’une mine terrestre dans le nord-ouest

RCA : la Minusca annonce l’arrêt des travaux de déminage  des explosifs dans le nord-ouest

 

La division de la Communication stratégique et de l’Information publique de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République Centrafrique (MINUSCA), lors de sa conférence de presse du mercredi 8 septembre dernier, avait annoncé la suspension de ses opérations de déminage dans les régions de Nana-Mambéré, l’Ouham Péndé et de Lim-Pendé.

 

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : deux éleveurs tués, et au moins  vingt têtes de bœufs abattus par les soldats FACA dans le Nord-ouest

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Bangui, 7 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La scène s’est produite ce samedi 6 novembre dans un campement des éleveurs peuls au village Bénamkor, situé non loin de Pougole, non loin de la ville de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Des étuis des balles retrouvés au sol après l’attaque des soldats FACA au village Bénamkor

 

Selon des informations recueillies  sur le lieu de la scène,  ce samedi 6 novembre, vers 10 heures,  les soldats FACA, lourdement armés, ont fait leur apparition dans le campement des éleveurs Peuls au village Bénamkor. Ils ont tiré partout sans distinction, tuant une vingtaine des têtes de bœufs, mais aussi deux éleveurs qui étaient à leur côté. Sur place, c’est la débandade totale. Le campement a été vidé d’un seul instant. Tous les éleveurs et leurs familles ont pris la fuite dans la brousse, laissant leur troupeau derrière eux. Certains  des bœufs ont été tués, d’autres gravement blessés : des jambes cassées et ne peuvent plus se déplacer.

boeufs tués au campement des Peuls du village Bénamkor

 

Au même moment, au village Bénguéré, les soldats FACA ont reproduit les mêmes faits. Ils ont blessé un éleveur et tué près de trente bœufs.

Et ce n’est pas tout! Dans la sous-préfecture de koui, sur axe iambe, un éleveur peul a été tué au village djaoro lim par les soldats FACA a la barrière à cause de la formalité.  Comme il n’avait pas la somme de 500/1000 francs CFA de formalité exigée par les soldats FACA, il l’ont tué. La victime s’appelle Harouna bi-Abdou bi nzaguindi. Comme il n’avait pas de l’argent sur lui, il a appelé son frère pour venir le prendre, mais ces Faca ont demandé d’amener 500000 francs CFA sinon ils vont le tuer. C’est ce qu’ils ont fait malheureusement.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

boeuf noir tué par les soldats FACA au village Bénamkor

des élveurs peuls débout devant un boeufs tués par des soldats FACA au campement proche de Pougole vers Paoua
Des éleveurs peuls rescapés d’une attaque des soldats FACA proche de Pougole

 

RCA : mort de la jeune Lumière Divine, son corps présente-il des traces des balles ?  

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 19:17:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Lumière Divine s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. La jeune fille de 16 ans, tuée la semaine dernière, n’avait vraiment rien à voir » avec l’altercation qui a dégénéré entre les Casques bleus de la Minusca et les gardes présidentiels aux alentours de la résidence du Président de la République, lundi premier novembre 2021 au quartier Boyrabe.

manifestation devant la base des casques bleus égyptiens de la Minusca à Bangui le 6 novembre 2021 demandant le départ de la Minusca en Centrafrique
manifestation devant la base des casques bleus égyptiens de la Minusca à Bangui le 6 novembre 2021 demandant le départ de la Minusca en Centrafrique

 

Enterrement et l’autopsie

Ce samedi 6 novembre, à Bangui, la fille lumière Divine a été enterrée au PK 17 route de Mbaïki  en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Mais ce qu’est étonnant dans cette affaire, l’autopsie du corps avait été faite en toute urgence sur autorisation des Russes sans la collaboration avec la Minusca qui se dit étonnée.

« Nos responsables ont tenté en vain de voir le corps de la victime pour nous permettre de mener notre propre enquête sur les circonstances dans lesquelles elle avait été tuée, mais on nous a fait savoir que ça ne sera possible qu’après la visite du chef de l’État aux défuntes victimes avant son enterrement. Mais force est de constater malheureusement que le gouvernement et la famille ont discrètement organisé ses obsèques en toute urgence, et l’enterrement avait eu lieu le samedi dernier », déclare à CNC une source au sein de la Minusca qui accuse le gouvernement de vouloir cacher quelque chose.

« On nous a fait savoir que le corps de la victime présente des traces des balles au moment de l’autopsie, mais difficile à confirmer », a-t-elle ajouté.

Du côté du gouvernement, on ne souhaite pas faire des commentaires. Cependant, un proche de la famille confirme à la rédaction que le corps de la défunte victime ne présente aucune trace de balles.

Entre-temps, devant la base des Casques bleus du contingent égyptien de la Minusca proche de la résidence du chef de l’État,  on assiste à un rassemblement  de quelques individus contre la présence de la Minusca dans le pays. Les manifestants ont exigé que les Casques bleus responsables de l’incident qui a coûté la vie à la jeune adolescente de 16 ans  soient punis. Certains ont brandi des banderoles exigeant le départ des Casques bleus de la Minusca du pays.

À lire aussi /  RCA : une marche contre la Minusca et la France qui avait été programmée pour jeudi 6 mai, est reportée pour ce mercredi 12 mai

 

Ensuite les manifestants se sont dirigés vers le domicile de la victime  quelques minutes avant la cérémonie funéraire qui s’est tenue en présence du chef de l’État.

Le minibus des casques bleus égyptiens qui avait été pris pour cible par les gardes présidentiels le premier novembre 2021
Le minibus de la Minusca ayant renversé la jeune fille Lumière Divine lors de l’incident entre les éléments de la garde présidentielle et les casques bleus égyptiens

 

Rappelons que Mademoiselle Lumière Divine avait été tuée le premier novembre dernier dans un accident impliquant un minibus des Casques bleus égyptiens de la Minusca qui tentait de fuir des tirs des éléments de la garde présidentielle. Dix Casques bleus ont également été blessés dans ces tirs de la garde présidentielle, selon la Minusca.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

L’Institut Pasteur de Bangui célèbre ses soixantièmes anniversaires

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Bangui, 7 novembre 2021 (CNC) – Fondé en 1961, l’Institut Pasteur de Bangui  célèbre cette année son soixantième anniversaire. La cérémonie s’est déroulée à Bangui en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera, du Président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, des membres du gouvernement, des corps diplomatique accrédités en RCA, notamment de l’ambassadeur de France, du Directeur de l’Institut Pasteur de Paris, du directeur de l’Institut Pasteur de Bangui,  du maire de la ville de Bangui, du commandant de l’EUTM,  du lieutenant-colonel de la mission logistique française à Bangui  ainsi que d’autres personnalités.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/De-gauche-a-droite-Le-President-de-la-Republique-le-president-de-lAssemblee-nationale-le-Premier-Ministre-lAmbassadeur-de-la-France-aupres-de-la-450×203.jpg” alt=”De gauche à droite: Le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le Premier Ministre, l’Ambassadeur de la France auprès de la République Centrafricaine, le ministre Centrafricaine de Santé, le directeur d’Institut Pasteur de Paris et le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui” width=”450″ height=”203″ />
Le président de la République au milieu, à sa droite se trouvent le président de l’Assemblée nationale et  L’Ambassadeur de la France. A sa gauche se trouve le premier ministre, ensuite le ministre de la santé et le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui

 

Il y a soixante ans, le 6 novembre 1961, la République centrafricaine inaugurait l’Institut Pasteur qui est à l’origine  de nombreuses avancées majeures dans la lutte contre les maladies du siècle : les cancers; les Alzheimer; les maladies cardiovasculaires; les syndromes infectieux;   le diabète; etc.

Dans les années 60, la République centrafricaine faisait face à un problème majeur de santé. Elle était confrontée à une importante épidémie de rage. Il y’ avait aussi  des maladies qui étaient transmises par  des moustiques  et par des tics  qui tuaient la population. Et il manquait  d’infrastructures en RCA qui permet de poser les diagnostics de ces maladies pour permettre au ministère de la Santé  de trouver des traitements appropriés. C’est dans ce cadre que l’Institut Pasteur de Bangui avait été implanté pour répondre à cette menace.

« Dès sa création et jusqu’à aujourd’hui, l’Institut Pasteur  achète des vaccins contre la rage, et vaccine gratuitement toute personne  qui est mordue par un animal de compagnie.  Cette activité s’est étendue sur toutes les maladies  qui sont transmises par des moustiques  comme la fièvre jaune  et ça s’est étendu à d’autres virus comme celui d’Ebola… », a fait savoir professeur Emmanuel Rivalyn NakouneYandoko, Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui. D’après lui, le but de l’Institut Pasteur est d’appuyer le ministère de la Santé  dans la lutte contre les maladies. Justement, c’est ce que confirme le ministre de la Santé Dr Pierre Somsé  au micro du journaliste du CNC.

Pour le directeur  de l’Institut Pasteur de Bangui,  son organisation a commencé  sa carrière  comme Institut de recherche. Elle devient ensuite celle de servir directement la population  grâce à un laboratoire d’analyse  médical qui reste  un des laboratoires les plus importants de la RCA qui travaille étroitement avec le ministère de la Santé  pour la surveillance de la maladie à côté de l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé ) pour  le renforcement de la connaissance  sur les principaux agents pathogènes  qui  a un risque épidémique comme le c.

Par ailleurs, lors de cette cérémonie, le Directeur de l’Institut Pasteur de Paris, Monsieur Stewart COLE a été nommé à titre exceptionnel dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine par le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : LES CONTOURS STRUCTURELS AMBIGUS ET LE RETRAIT EN BLOC DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE DU COMITÉ PRÉPARATOIRE PLOMBENT-ILS L’AVENIR DU DIALOGUE POLITIQUE RÉPUBLICAIN ?

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Bangui, 08 novembre 2021 ( CNC) – Bangui, 7 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Animé par le souci d’apaisement, le président de la république a préféré rechercher la paix à travers un dialogue politique dit républicain. Cette démarche visant à détendre le climat politique au détriment de la guerre s’inscrit dans la logique de relever les défis majeurs du dernier quinquennat.

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Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

En dépit des contours structurels ambigus du dialogue politique républicain, un comité d’organisation a été mis en place par décret présidentiel. Ce dernier avait pour mission de définir la durée, le budget prévisionnel, les thématiques, le dénombrement des participants ainsi que la logistique visant à favoriser la bonne tenue du dialogue politique républicain. Se souvenant tardivement que tout processus de dialogue suppose la cessation des hostilités militaires en gardant les positions initiales, le président de la république a décrété un cessez-le-feu unilatéral et immédiat sur l’ensemble du territoire national sans mettre en place un mécanisme de contrôle ou de surveillance, ce qui démontre à suffisance une impréparation ou une pression extérieure.

Il importe de rappeler à titre d’information que le cessez-le-feu proposé par le président de la république a été énergiquement rejeté par deux (2) principaux groupes armés. Par ailleurs, dans une foulée olympienne contraire au principe d’apaisement prôné par le président de la république, le président de l’assemblée nationale a paradoxalement rendu public une note circulaire visant à mettre en place une commission ad hoc en vue de statuer sur la levée d’immunité de certains députés de l’opposition démocratique présumés complices de certains actes de la coalition des groupes armés (CPC).

En guise de protestation, les représentants de l’o démocratique se sont retirés en bloc du processus en cours.  Préoccupé par ce retrait brutal et non attendu de l’opposition démocratique du comité préparatoire du dialogue politique républicain, le citoyen lambda s’interroge :

Le retrait en bloc de l’opposition démocratique du comité préparatoire du dialogue politique plombe t-il de facto les résultats escomptés ?

Les autorités de Bangui ont-elles bien appréhendé le message matérialisé par le retrait en bloc de l’opposition démocratique ?

Quelles en seront les conséquences sur les résultats escomptés ?

Face à cet incident provoqué à desseins par le président de l’assemblée nationale, le dialogue politique républicain se tiendra t-il dans le délai défini par le président de la république ?

Le retrait à volonté de la note circulaire du président de l’assemblée nationale confirme t-elle l’instrumentalisation de la justice pour opprimer l’opposition démocratique ?

Entre engager une procédure sur demande de la justice et la retirer selon des humeurs, l’exécution des prescriptions du juge d’instruction relève t-elle du gré du président de l’assemblée nationale ?

En d’autres termes, selon les termes substantiels de la constitution et en se référant à la célèbre notion de « séparation de pouvoir » prôné par Montesquieu, le président de l’assemblée nationale est-il compétent de sursoir à sa guise les prescriptions des autorités judiciaires ?

Au delà de ce qui précède, nous sommes unanimes que ce retrait né des intentions égoïstes du président de l’assemblée nationale complique la négociation des financements du dialogue politique et rallonge le délai imparti par le président de la république.

Ce sabotage du président de l’assemblée nationale ouvre la voie royale à l’opposition démocratique de marchander son retour en le troquant contre le caractère largement inclusif du dialogue pour enfin débattre des véritables problèmes qui gangrènent notre patrimoine commun…

Et si les autorités financent ce dialogue sur fonds propres, cela ne renforcerait-il pas la souveraineté des assises ?

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 08 novembre 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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Sierra Leone: Au moins 91 morts dans l’explosion d’un camion-citerne

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 14:37:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins 91 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées vendredi dans l’explosion d’un camion-citerne dans la capitale de la Sierra Leone à la suite d’une collision. /Photo prise le 6 novembre 2021/REUTERS/National Disaster Management Agency-Sierra Leone

Sierra Leone: Au moins 91 morts dans l'explosion d'un camion-citerne
Au moins 91 morts dans l’explosion d’un camion-citerne

 

– Au moins 91 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées vendredi dans l’explosion d’un camion-citerne dans la capitale de la Sierra Leone à la suite d’une collision, ont annoncé la morgue et les autorités.

Le bilan officiel des morts n’a pas encore été confirmé par les autorités mais le directeur de la morgue centrale de Freetown dit avoir reçu 91 corps à la suite de cette explosion.

En ce qui concerne les blessés, le vice-ministre de la Santé Amara Jambai a déclaré à Reuters que 100 personnes avaient été admises dans des hôpitaux et cliniques pour des soins.

“Nous avons tellement de victimes, de cadavres brûlés”, a déploré dans une vidéo postée en ligne Brima Bureh Sesay, directeur de l’Agence nationale chargée de la gestion des catastrophes. “C’est un terrible, terrible accident”, a-t-il ajouté.

Des images diffusées en ligne montrent des victimes grièvement brûlées gisant à même le sol alors que le feu ravage des magasins et les maisons à proximité. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier dans l’immédiat ces images.

Selon Yvonne Aki-Sawyerr, la maire de Freetown, on ignore pour le moment l’étendue des dégâts. Elle a ajouté que la police s’était rendue sur place pour apporter son aide au personnel de la gestion des catastrophes.

Des accidents impliquant des camions-citernes ne sont pas rares en Afrique subsaharienne. En 2019, l’explosion d’un pétrolier dans l’est de la Tanzanie avait fait 85 morts, tandis qu’une cinquantaine de personnes ont péri à la suite d’une catastrophe similaire en République démocratique du Congo en 2018.

Par Reuters

RCA : détonation d’armes dans la localité de Bocaranga, affrontement en cours

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 06:02:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affrontement a débuté vers 4 heures du matin ce samedi 6 novembre à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA.

Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l'axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

Selon des témoins,  c’était vers 4 heures du matin  qu’une position des soldats de l’armée nationale   située à une vingtaine de kilomètres à la sortie nord-ouest de Bocaranga, plus précisément dans la commune de Létélé, a été attaquée par un groupe d’hommes armés identifiés par les habitants comme étant des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, et l’affrontement  est en cours.

Rappelons que la semaine dernière, les rebelles du mouvement 3R avaient lancé un ultimatum aux soldats FACA basés à Létélé. Ils leur ont annoncé qu’ils vont attaquer leurs positions une à une dans la localité.  Chose faite ce matin.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

À lire aussi : RCA : massacre de Bossangoa, un groupe des jeunes de Carnot frôle la catastrophe, mais perd leurs motos

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

Un compatriote centrafricain appelle à sauver la Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 02:33:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est un cri de cœur qu’a lancé ce compatriote de la préfecture de la Nana-Mambéré à la diaspora centrafricaine aux États-Unis, en Europe, en Asie … D’après lui, l’heure est plus que sérieuse pour sauver les Centrafricains des mains des dangereux étrangers criminels qui ont pris en otage non seulement la Nana-Mambéré, mais la Centrafrique tout entière.

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Les mercenaires russes armés en mouvement

 

Au lendemain de l’explosion d’une mine terrestre le 30 octobre au passage d’un véhicule de l’armée nationale  près de la commune de Bondiba à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Abba- Baboua,  dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les soldats FACA et les mercenaires russes de la société Wagner ont mené une offensive sanglante dans la localité. Ils ont commencé à détruire les relais téléphoniques dans la même région, probablement pour ne pas laisser de preuve. Les FACA et les mercenaires de Wagner se sont alors mis à piller des villages, détruire des greniers et exécuter la population dans des villes et villages avoisinants comme ils l’ont fait dans d’autres régions. On parle ici de dizaines de morts et de nombreux blessés. Les affrontements étaient toujours en cours en début de semaine.

C’est ainsi qu’un habitant de la région, témoin de cette grave criminalité, appelle la diaspora centrafricaine aux États-Unis, en Asie et en Europe de mobiliser la communauté internationale à venir sauver les Centrafricains prit dans un étau  par ces mercenaires de Wagner.

Il parle en langue nationale sango, veuillez cliquer  sur le lecteur ci-dessous pour lire l’audio.

 

 

 

 

 

L’incident autour de la résidence du chef de l’État, un centrafricain répond au ministre Sylvie Baïpou : Elle m’exaspère cette fille

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

En politique la sémantique à une importance capitale, elle allègue qu’il y a eu “échanges de tirs” ce qui est totalement faux. Aussi cet argument fallacieux de dire qu’on a tiré parce que les gens ont pris des photos ne tient pas la route, ni celui de pointer du doigt le refus d’obtempérer aux injonctions des gardes de Touadera. C’est irréfléchi, c’est d’une idiotie sans borne.

Je m’explique , le comportement des soudards indisciplinés du MCU qu’elle qualifie de vaillant soldat va compliquer encore la levée de l’embargo sur les armes imposé à notre pays.

1/ le véhicule en question était bien identifié estampillé « UN », Avec une plaque d’immatriculation bien visible.

2/ nos soldats sont censés utiliser la force selon des règles d’engagements strictes, standards à toutes les armées modernes, n’utiliser la force qu’en cas de légitime défense et d’employer les moyens létaux que sur ordre de la hiérarchie qui est responsable des effets de l’action;

3/ on ne tire pas sur les gens parce qu’ils prennent des photos, même de la couche du pape.

4/ le refus d’obtempérer ne justifie en rien ces tirs ciblés destinés à tuer.

5/ d’après les témoignages, l’accident qui a coûté la vie à la pauvre enfant est la conséquence des tirs et non le contraire thèse confirmée par la maman de la victime dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.

6/. Nous prendre pour des cons pour nous faire avaler la potion selon laquelle, ces éléments de la Minusca avaient des intentions subversives c’est plus que stupide.

Je rappelle ici que le dernier cercle de la sécurité de tous les chefs d’institutions y compris le chef de l’état est assuré par la Minusca, sous l’autorité directe de Mankeur N’DIAYE.

7/ Depuis le début de cet incident, tout le monde comprend bien les insinuations de MBAIPO, mais personne ne s’interroge sur l’éventuelle réaction de l’Égypte.

La RCA a t elle besoin d’une autre crise frontale avec un géant du continent ?

Enfin c’est indigne de vouloir instrumentaliser le décès de cet enfant, pour cacher la médiocrité et le non État . Il nous doivent des explications

 

Par Éric Pana, un citoyen centrafricain

Allocution écrite du Président chinois XI Jinping au Sommet des dirigeants mondiaux lors de la COP26

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Le Président chinois Xi Ping

 

S’UNIR DANS L’ACTION

POUR PROTÉGER LA PLANÈTE, FOYER COMMUN DE L’HUMANITÉ

Allocution écrite de S.E.M. Xi Jinping

Président de la République populaire de Chine

au Sommet des dirigeants mondiaux lors de la 26e session de la Conférence des parties (COP26) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques

 

1er novembre 2021

 

 

Monsieur le Premier Ministre Boris Johnson,

Chers Collègues,

 

C’est un grand plaisir pour moi de participer au Sommet des dirigeants mondiaux pour discuter avec vous des réponses au changement climatique. À l’heure actuelle, les impacts négatifs du changement climatique se font sentir chaque jour davantage, d’où l’urgence croissante des actions mondiales. Comment relever ce défi et relancer l’économie mondiale ? Voilà la question de notre époque à laquelle nous devons répondre.

 

Premièrement, nous devons préserver le consensus multilatéral. Pour répondre au changement climatique et aux autres défis planétaires, le multilatéralisme est un bon remède. La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et son Accord de Paris servent de base juridique fondamentale pour la coopération internationale contre le changement climatique. Toutes les parties doivent, sur la base du consensus existant, renforcer leur confiance mutuelle et intensifier leur coopération pour assurer le succès de la COP26 à Glasgow.

 

Deuxièmement, nous devons nous focaliser sur les actions concrètes. Ce n’est que par les actions que les visions deviennent réalité. Toutes les parties doivent honorer leurs engagements, définir les objectifs et visions réalistes et faire de leur mieux en fonction de leurs conditions nationales pour mettre en œuvre les mesures adoptées contre le changement climatique. Les pays développés doivent non seulement faire plus eux-mêmes, mais aussi soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour qu’ils fassent mieux.

 

Troisièmement, nous devons accélérer la transition verte. Il nous faut nous appuyer sur l’innovation scientifique et technologique pour promouvoir la transformation et la montée en gamme du mix énergétique, des secteurs des ressources naturelles et des structures des industries et de la consommation, favoriser une économie et une société plus vertes, et explorer de nouvelles pistes permettant de concilier le développement et la protection.

 

Chers Collègues,

 

Portant la vision d’un avenir partagé pour l’homme et la nature, la Chine continue d’accorder la priorité à l’écologie et poursuit une voie de développement vert et bas carbone. Elle travaille à accélérer la construction d’un système économique vert, bas carbone et circulaire, à faire progresser la restructuration industrielle et à freiner résolument le développement irrationnel de projets fortement énergivores et émetteurs. Elle œuvre à accélérer la transition énergétique verte et bas carbone, à développer vigoureusement les énergies renouvelables, et à concevoir et construire de grands projets éoliens et photovoltaïques. La Chine a publié récemment la Recommandation pour l’atteinte du pic des émissions de dioxyde de carbone et la réalisation de la neutralité carbone en vue d’une application intégrale et exacte de la nouvelle vision de développement et le Plan d’action pour l’atteinte du pic des émissions de dioxyde de carbone avant 2030. Des plans d’application seront publiés dans les domaines prioritaires tels que l’énergie, l’industrie, la construction et le transport, et dans les secteurs prioritaires comme le charbon, l’électricité, l’acier et le ciment, complétés par des mesures d’accompagnement en matière de science et technologies, de puits de carbone, de fiscalité et de finance. Voilà un ensemble de politiques « 1+N » pour parvenir au pic des émissions et à la neutralité carbone, avec un calendrier, une feuille de route et des plans d’exécution clairement définis.

 

Comme dit un vieil adage chinois : « La gouvernance efficace s’appuie sur l’action concrète. » J’espère que les différentes parties renforceront leurs actions et joindront leurs efforts pour relever le défi du changement climatique et protéger la planète Terre, notre foyer commun.

 

Je vous remercie.

 

 

 

Tribune : Un moment décisif pour l’Afrique : le renforcement de la résilience climatique passe par un afflux d’investissements dans la nature

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centrafrique.org/?p=12201″ target=”_blank” rel=”noopener”/>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/sahel-450×300.jpg” alt=”Le Sénégal, la FAO, le FIDA et le PAM lancent un programme conjoint pour renforcer la résilience des populations rurales face aux changements climatiques, les conflits et la COVID-19″ width=”450″ height=”300″ />

 

Une sécheresse dévastatrice à Madagascar, de graves inondations en Afrique de l’Est et de puissants cyclones au Mozambique. Ces récentes catastrophes naturelles ne sont qu’un avant-goût de ce qui attend l’Afrique avec l’intensification de la crise du climat.

 

Le changement climatique est à l’origine de phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes et perturbe les précipitations sur tout le continent. Les populations et les économies ressentiront de plus en plus les effets du changement climatique au travers des précipitations — quand celles-ci inonderont les habitations et les entreprises, perturberont les chaînes d’approvisionnement, réduiront les rendements agricoles, et quand les communautés seront privées d’eau potable.

 

Tandis que les négociateurs de la COP26 à Glasgow se concentrent sur la manière de réduire les émissions de gaz à effet de serre assez rapidement pour freiner le changement climatique, les effets destructeurs d’un monde devenu plus chaud, sont irréversibles. Le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies indique clairement que ces effets ne feront qu’empirer, les zones sèches devenant encore plus sèches et les zones humides plus humides. Les pays africains ont déjà du mal à faire face au climat actuel, de plus en plus incertain. Ils ne sont pas préparés à un avenir où les extrêmes climatiques seront plus importants.

 

Nous avons besoin d’un investissement rapide et massif dans des initiatives qui renforcent la résilience et l’adaptation au climat sur l’ensemble du continent. Au moins 50 % du financement mondial en faveur du climat devrait être consacré à l’adaptation, à l’instar de ce qu’a déjà fait le Groupe de la Banque africaine de développement. Une part beaucoup plus importante devrait être investie dans la santé des écosystèmes d’eau douce en Afrique.

 

Un tiers de la population africaine est déjà confrontée au manque d’eau, tandis que près de deux tiers de la population urbaine en Afrique subsaharienne ont du mal à accéder aux services de base dans le domaine de l’eau. Les risques liés à l’accès à l’eau pour les entreprises et les investisseurs augmentent. L’eau pour tous restera un rêve si les financements ne commencent pas à affluer vers la protection et la gestion durable des rivières, des lacs et des zones humides d’Afrique.

 

La protection des systèmes d’eau douce est également essentielle pour lutter contre la disparition accélérée de la nature, qui menace notre avenir. Comme l’a souligné un récent rapport, la pêche sauvage en eau douce assure la sécurité alimentaire et la subsistance de dizaines de millions de personnes en Afrique. Cela inclut certaines des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du continent. Pourtant, ces pêcheries sont soumises à une pression croissante, de même que les zones humides d’Afrique, en raison de diverses menaces, notamment les effets grandissants du changement climatique.

 

La combinaison d’une meilleure compréhension, d’une réglementation et d’une politique intelligentes, ainsi que d’une augmentation massive des investissements publics et privés peut permettre aux systèmes d’eau douce d’Afrique de s’adapter aux effets du changement climatique.

 

Des solutions ambitieuses et à grande échelle axées sur la nature peuvent renforcer la résilience, car des écosystèmes naturels sains constituent souvent notre meilleure défense contre le changement climatique. La protection ou la restauration des bassins versants forestiers et des plaines inondables peut contribuer à atténuer l’impact des sécheresses et inondations extrêmes. Des mangroves denses peuvent réduire les risques de tempête et d’élévation du niveau de la mer, qui peuvent dévaster les propriétés et l’agriculture côtières. Correctement planifiés, certains de ces projets peuvent à la fois réduire les émissions de carbone, protéger la nature et créer des emplois locaux.

 

 

Il ne s’agit pas seulement de théorie. De nombreuses mesures ont déjà été prises. Le « Cœur bleu » de l’Afrique du WWF a réuni des gouvernements, le secteur privé et des experts en développement pour concevoir des initiatives d’adaptation à grande échelle. La préservation des marais de Lukanga en Zambie permet de garantir l’approvisionnement en eau pour l’agriculture, l’industrie, l’électricité, les populations et la nature. La protection des mangroves sur la côte du Kenya réduit le risque de catastrophe. Et la restauration des zones humides fait de Kigali une ville plus résiliente. Mais des plans bien conçus ne sont rien sans les fonds nécessaires. Le monde doit soutenir son ambition en consacrant des milliards de dollars supplémentaires à l’adaptation.

 

Il y a quelques bonnes nouvelles. Le financement public et privé en faveur du climat augmente, atteignant un montant estimé entre 608 et 622 milliards de dollars en 2019, selon la Climate Policy Initiative (CPI). Cependant, cela est loin d’être suffisant, et la majeure partie de ces fonds finance la réduction des émissions de gaz à effet de serre plutôt que l’adaptation au changement climatique. L’atténuation des effets du changement climatique est, bien entendu, d’une importance capitale, car plus la terre se réchauffe, plus l’humanité sera confrontée à des catastrophes de plus en plus dévastatrices et mortelles. Mais bien que le changement climatique nuise déjà à un grand nombre de communautés et de pays, la CPI a constaté que seulement 7 % du financement total consacré au climat était destiné à l’adaptation ou présentait des avantages sur le plan de l’adaptation.

 

La réponse est de mettre le financement de l’adaptation au changement climatique sur un pied d’égalité avec les fonds destinés à l’atténuation du changement climatique — et de les augmenter tous les deux. Le groupe de la Banque africaine de développement a déjà montré la voie. Il a plus que doublé ses financements en faveur de l’adaptation au climat, les portant à 55 % en 2019 comparativement à 2016. Il accueille également le bureau africain du Centre mondial pour l’adaptation. La Banque et le Centre ont lancé conjointement le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique au début de l’année 2021. Ce programme est en train de mobiliser 25 milliards de dollars pour des initiatives d’adaptation au changement climatique.

 

Ce sont des investissements qui promettent des rendements exceptionnels. La Commission mondiale sur l’adaptation estime qu’un investissement de 1 800 milliards de dollars dans cinq domaines clés de la résilience climatique entre 2020 et 2030 générerait plus de 7 000 milliards de dollars de bénéfices.

 

Mais il ne s’agit pas simplement d’injecter plus d’argent dans l’adaptation au climat en Afrique. Nous ne construirons des économies et des écosystèmes plus résilients que si les nouveaux financements sont alloués aux bons projets dans les endroits qui en ont le plus besoin. Cela inclut des solutions fondées sur la nature qui améliorent la santé des écosystèmes d’eau douce. Le succès dépendra de la capacité des dirigeants politiques à se rallier de manière significative à la cause de l’adaptation climatique à grande échelle.

 

C’est le moment décisif pour l’Afrique. En augmentant dès maintenant les investissements dans des rivières, des zones humides et des lacs plus sains, nous pouvons construire des communautés, des économies et des pays plus résilients et favoriser le développement durable sur le long terme. L’Afrique, continent qui a le moins contribué au réchauffement de la planète, a été lésée par le changement climatique. Faisons en sorte qu’elle ne le soit pas non plus en matière de financement lié au climat.

 

Dr Akinwumi A. Adesina est président du Groupe de la Banque africaine de développement. Pavan Sukhdev est président du Fonds mondial pour la nature.

 

 

République centrafricaine: le Secrétaire général condamne l’attaque perpétrée par la Garde présidentielle contre un véhicule de la MINUSCA

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République centrafricaine:  le Secrétaire général condamne l’attaque
perpétrée par la Garde présidentielle contre un véhicule de la MINUSCA.

 

La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte* parole de M. Antônio Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

 

Le Secrétaire général condamne fermement l’attaque perpétrée par la Garde présidentielle de la République centrafricaine contre un véhicule de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) lundi, à Bangui. Cette attaque a fait 10 blessés parmi les soldats de la paix égyptiens, non armés, qui venaient d’arriver à Bangui dans le cadre de leur déploiement.

Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre. 11 appelle les autorités centrafricaines à ne ménager aucun effort pour enquêter sur cette attaque inacceptable afin que les auteurs répondent rapidement de leurs actes.

Le Secrétaire général souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix et aux civils blessés, et réitère sa gratitude au peuple et au Gouvernement égyptiens pour leur contribution à la paix et à la stabilité en République centrafricaine. Le Secrétaire général exprime également ses profondes condoléances à la famille endeuillée du civil centrafricain qui a été tué lors de l’incident.

Le Secrétaire général réaffirme la solidarité et le soutien continu des Nations Unies à la République centrafricaine.

À  l’intention des organes d’information • Document non officiel.

VIDÉO / Entretien exclusif avec le président Faustin-Archange Touadéra : “On gonfle des situations pour infantiliser les autorités centrafricaines”

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 13:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a accordé un entretien exclusif à TV5MONDE. L’occasion pour le chef de l’Etat, réélu en début d’année, de revenir sur bon nombre de sujets, à savoir le réchauffement climatique à l’heure de la COP 26, le récent incident entre la garde présidentielle et des Casques bleus, la présence de troupes du groupe russe Wagner sur le territoire, les relations avec la France.

 

 

 

Idylle Mamba révolutionne la musique centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 13:54:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La musique centrafricaine est en pleine révolution grâce à la star internationale Idylle Mamba. C’est en 2011, que cette voix centrafricaine rencontre le succès. Ce succès, l’a amené à faire des duos et des concerts avec les plus grands noms africains de la scène internationale comme Tiken Jah Fakoly, ou Youssou N’Dour. Par sa grâce, sa voix et son style musical, la musique centrafricaine prend un nouveau tournant.

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La chanteuse Idylle Mamba

 

En effet, les artistes musiciens centrafricains optent de plus en plus pour de nouvelles sonorités musicales. C’est d’ailleurs l’objet d’un spectacle qu’Idylle Mamba a présenté au grand public. Il prône l’utilisation d’instruments traditionnels pour transmettre les messages ancestraux. Ce brassage musical est réalisé par un groupe local venant du berceau de l’histoire traditionnelle du pays : la région d’Ippy, dans le Nord-Est du pays.

 

Il s’agit désormais pour les musiciens centrafricains de promouvoir et de maitriser la rencontre entre instruments traditionnels faits à base de troncs d’arbres et de racines, et d’instruments modernes pour créer de nouvelles sonorités.

Le groupe Banda Linda a lui aussi fait la démonstration de cette nouvelle mouvance musicale avec son spectacle « Racines et rythmes » lors de sa programmation au théâtre de la ville de Paris à l’occasion de l’évènement musical Africa 2020.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : deux hommes abattus froidement par les mercenaires russes à Bakala

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 02:02:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mardi 2 novembre dernier, deux hommes, roulant sur leur motocyclette en provenance de la ville de Bambari   ont été froidement abattus par les mercenaires ruses de la société Wagner à l’entrée de la ville de Bakala, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

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les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

Selon des informations recueillies auprès de la famille des victimes, ce mardi 2 novembre, peu après-midi,  deux hommes en provenance de la ville de Bambari ont été froidement abattus à 500 mètres à l’entrée de la ville de Bakala.

Selon leur famille, les deux victimes étaient des acheteurs de diamants  domiciliés à Bambari.

« Ils étaient venus à Bakala pour acheter des diamants et ors », indique l’un des membres de la famille.

Selon les témoins, les deux hommes ont été froidement abattus, et leur moto ainsi que leur porte-monnaie contenant une importante somme d’argent ont été emportés par les mercenaires russes de la société Wagner.

« Comme la ville de Bakala est une ville de cuvette cernée par plusieurs montagnes, une faible détonation d’armes  secoue la ville tout entière. C’est ainsi que ce mardi, vers 13 heures, nous avions entendu  deux coups de tirs, puis deux coups de tirs à nouveau  à moins de 500 mètres à l’entrée de la ville. Par la suite, nous avons vu les Russes qui fouillaient les victimes et emportaient leur moto dans le véhicule. Quelques minutes plus tard, on a entendu les cris de pleure des femmes, qui sont allées avec d’autres personnes pour récupérer les corps », déclare un témoin de la scène.

Rappelons que  dans la ville de Bakala comme dans d’autres villes de la République centrafricaine, les mercenaires russes ont pris en otage  les populations qui vivent dans la crainte de leur vie.

« Ils marchent dans la ville avec leurs armes sur les épaules.      Ils fument publiquement  et sans crainte des chanvres indiens. Si tu ouvres la bouche, ils te tuent publiquement. Ce sont des hors-la-loi. Des criminels sans pitié. Tout le monde a peur d’eux. Actuellement, la ville est prise en otage  », déclare un enseignant à Bakala.

Rappelons que les mercenaires russes de la société Wagner ont été déployés en RCA pour appuyer les soldats FACA dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais près  d’une année après, leurs exactions sur la population dépassent même celles des rebelles, en tout cas c’est le constat de la population centrafricaine.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : grogne au sein du mouvement FPRC faction Abdoulaye Hissen

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Bangui, République centrafricaine, vendredi 5 novembre 2021, 02:17:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs ex-combattants du Front populaire pour la renaissance de centrafrique (FPRC) faction Abdoulaye Hissen Ramadan qui ont été incorporés au sein de l’armée nationale  sont très mécontents  du népotisme entourant le processus d’élévation en grade au sein des forces armées centrafricaines (FACA).

le chef rebelle Abdoulaye Hissen
Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Selon des sources au sein de l’état-major de l’armée, des inscriptions au tableau  d’avancement en grade pour les officiers, sous-officiers et hommes du rang sont ouvertes  pour la fin de cette année à l’état-major. C’est pour cette raison que le chef rebelle Abdoulaye Hissen, chef de faction du FPRC progouvernemental  avait été solliciter pour proposer certains noms de ses éléments à inscrire sur ce tableau d’avancement.  Or, au sein du FPRC faction Abdoulaye Hissen,  on critique sévèrement  la manière dont ce dernier établit sa liste des noms. Selon les mécontents, le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan ne faisait que prendre les noms de ses parents Rounga pour proposer à l’état-major de l’armée alors qu’au sein du FPRC il y a plusieurs ethnies.

Contacté par la rédaction du CNC, Monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan n’a pas voulu commenter cette allégation.

Cependant, au ministère de la Défense ainsi qu’à l’état-major  de l’armée, on tente de jouer sur les nerfs des soldats. Certains chefs de corps  demandent parfois  à leurs éléments de verser une somme d’argent  afin de se voir inscrire sur le tableau d’avancement et bénéficier de grade. Népotisme ou la mafia ? Difficile de qualifier cela, mais ainsi va l’armée nationale centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel

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RCA : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 02:19:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le personnel de la mairie de Bangui, capitale de la centrafrique, menace  d’observer une grève illimitée  pour revendiquer le paiement de quatre mois d’arriéré de leur salaire, et il pourrait conditionner toute reprise du travail au versement d’au moins trois mois.

Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR
Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR

 

Les employés de la mairie de Bangui traversent un moment difficile en ce moment.  Avec quatre mois d’arriéré de salaire, certains n’arrivent pas à faire face aux besoins de leur famille, en particulier ceux de la scolarité de leurs enfants surtout au début de cette année scolaire. Si bien que le syndicat du personnel monte au créneau et menace d’appeler  les employés à une grève illimitée.

« Si la tentative de négociation en cours avec le premier citoyen de la ville échoue, je pense qu’il y’a une seule voie qui nous reste, c’est celle de cesser le travail pour une durée illimitée jusqu’à la satisfaction totale de notre revendication », déclare un membre du syndicat des employés de la Mairie de Bangui.

Entre-temps, certains services ont déjà cessé de fonctionner en raison de manque de budget disponible. Les camions de collecte   des déchets ne passent plus dans les rues de la capitale depuis plusieurs mois. Les éboueurs  ne ramassent pas les poubelles. Même dans la concession de la mairie de Bangui, les poubelles s’entassent, et son odeur pestilentielle emplit l’atmosphère. Certains invités dénoncent même la salubrité dans la salle de mariage de la mairie.

Pour les Banguissois, « Bangui la coquette est devenue désormais Bangui la poubelle ».

Alors, la mairie de Bangui est-elle tombée en faillite ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bangui, capitale de la RCA, se retrouve à nouveau sous les eaux des inondations.

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Bangui, République centrafricaine, vendredi 5 novembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Circuler dans la ville de Bangui ces derniers jours ressemblait à un chemin de croix. De fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations  dans plusieurs quartiers, mais aussi au centre-ville faisant plusieurs dégâts, mais   n’ont fait aucun  blessé, contrairement aux drames qui se sont joués dans certains quartiers.

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La ville de Bangui la coquette après chaque pluie

 

La capitale Bangui se retrouve depuis une semaine sous les eaux des inondations après des pluies diluviennes. Des maisons et des routes englouties, les circulations ont été fortement perturbées, la ville de Bangui, qui connaît de plus en plus des problèmes d’inondation, était sous les eaux au grand dam des pauvres populations qui n’ont eu leurs bouches que pour maudire les responsables de la mairie de Bangui.

Dans les quartiers du cinquième, du sixième, du huitième arrondissement et du  PK10, à la sortie nord de Bangui, non loin de la résidence de l’homme d’affaires ALIMA, pour ne citer que ces zones, les pavés ont laissé place à une rivière de circonstance. Même situation au centre-ville de la capitale où les artères sont devenues impraticables.

Sur l’avenue Barthélemy Boganda au niveau de la Télécel en passant par la brigade criminelle pour sortir vers la pâtisserie Phénicie, même sur l’avenue  des martyrs tronçon église Cité des martyrs et commissariat du huitième, les usagers de cette voie ont nagé toute la semaine. L’eau du canal Ngoubagara a pris d’assaut les artères et maisons qu’elles bordent, laissant la place à la désolation.

Cependant, les autorités municipales de Bangui n’ont que les promesses utopiques à faire à leurs administrés qui vivent cette réalité depuis plusieurs années à chaque saison des pluies dans ce pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Déclaration attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur la République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 02:31:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Secrétaire général condamne fermement l’attaque perpétrée par la Garde présidentielle de la République centrafricaine contre un véhicule de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) lundi, à Bangui. Cette attaque a fait dix blessés parmi les soldats de la paix égyptiens, non armés, qui venaient d’arriver à Bangui dans le cadre de leur déploiement.  

Le Patron de l'ONU Antonio Gutters
Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres

 

Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre. Il appelle les autorités centrafricaines à ne ménager aucun effort pour enquêter sur cette attaque inacceptable afin que les auteurs répondent rapidement de leurs actes.

Le Secrétaire général souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix et aux civils blessés, et réitère sa gratitude au peuple et au gouvernement égyptiens pour leur contribution à la paix et à la stabilité en République centrafricaine. Le Secrétaire général exprime également ses profondes condoléances à la famille endeuillée du civil centrafricain qui a été tué lors de l’incident.

Le Secrétaire général réaffirme la solidarité et le soutien continu des Nations Unies à la République centrafricaine.

Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général

New York, le 4 Novembre 2021

 

ONU Info

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Trois civils et quatre rebelles ADF tués à Beni

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois civils ont été tués dans l’attaque d’un village du territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, par des rebelles du groupe armé musulman d’origine ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF), a-t-on appris jeudi de l’armée qui affirme avoir tué quatre rebelles.

Les civils sont morts dans l’attaque qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi alors que les rebelles ont été tués jeudi matin lors de l’offensive de l’armée pour les déloger.”Les Forces armées de la RDC ont réussi à neutraliser (tuer) ce matin (jeudi) quatre combattants ADF (…) Ces terroristes avaient déjà tué la nuit trois civils, deux femmes et un enfant, avant l’arrivée de l’armée régulière”, a indiqué dans un communiqué le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l’armée à Beni (Nord-Kivu).Ce “bilan est encore provisoire car les patrouilles de combats continuent sur le terrain”, a-t-il ajouté, expliquant que ces rebelles ADF se sont attaqués à la population “dans le souci de s’approvisionner en nourriture et saboter les efforts de l’armée loyaliste”.Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont placées depuis le 6 mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle pour lutter contre les groupes armés. Les autorités civiles y ont été remplacées par des officiers de l’armée et de la police.Mais des ADF se signalent régulièrement dans des massacres de civils dans cette zone.A l’origine, les ADF sont une coalition de groupes armés ougandais, dont le plus important était composé de musulmans, opposés au régime du président Yoweri Museveni. Ils sont installés depuis 1995 dans l’est congolais, où ils ont fait souche. Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l’organisation État islamique qui désigne le groupe comme sa “Province d’Afrique centrale” (Iscap en anglais). En mars dernier, les États-Unis ont placé les ADF parmi les “groupes terroristes” affiliés aux jihadistes de l’EI.

Avec AFP/VOA

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Trois camionneurs algériens tués dans un bombardement au Sahara occidental

Bangui ( République centrafricaine ) – Un journal algérien titre “rupture” entre le Maroc et l’Algérie à Alger, le 25 août 2021.

Les tensions se sont accrues récemment entre l’Algérie et le Maroc.L’Algérie a annoncé mercredi la mort de trois de ses ressortissants dans un bombardement qu’elle attribue au Maroc. L’incident a eu lieu au Sahara occidental, un territoire au coeur de vives tensions entre Alger et Rabat.”Trois ressortissants algériens ont été lâchement assassinés par un bombardement barbare de leurs camions alors qu’ils faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla”, entre la Mauritanie et l’Algérie, a affirmé la présidence algérienne dans un communiqué, précisant que l’attaque avait eu lieu lundi.Selon la même source, “plusieurs facteurs désignent les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental comme ayant commis, avec un armement sophistiqué, ce lâche assassinat”. “Leur assassinat ne restera pas impuni”, a affirmé la présidence algérienne dans son communiqué, en rendant hommage aux “trois victimes innocentes de cet acte de terrorisme d’Etat.”Longue d’environ 3.500 kilomètres, la route reliant Nouakchott à Ouargla, dans le sud algérien, longe le Sahara occidental.La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un “territoire non autonome” par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire désertique, au Front Polisario, réclamant lui un référendum d’autodétermination et soutenu par l’Algérie.L’Union africaine, qui a admis la “République sahraouie” comme membre à part entière depuis 1982, soutient aussi “l’autodétermination du peuple du Sahara occidental”. “Déstabilisation régionale” Aucun commentaire officiel des autorités marocaines n’a pu être obtenu dans l’immédiat mais une source marocaine informée a affirmé à l’AFP que Rabat “ne sera jamais entraîné dans une spirale de violence et de déstabilisation régionale”.”Si l’Algérie veut la guerre, le Maroc n’en veut pas”, a ajouté la source.Selon elle, la zone dans laquelle le bombardement aurait eu lieu est “empruntée exclusivement par des véhicules militaires des milices armées” du Front Polisario. Après de premières informations sur cet incident publiées mardi sur les réseaux sociaux, l’armée mauritanienne avait elle démenti dans un communiqué qu’une telle attaque se soit produite en territoire mauritanien. Les tensions se sont accrues récemment entre l’Algérie et le Maroc, culminant avec la rupture par Alger de ses relations diplomatiques avec son voisin, fin août.La crise a éclaté peu après la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, en échange de la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.Les indépendantistes sahraouis avaient rompu le 13 novembre 2020 un cessez-le-feu conclu en 1991 avec le Maroc, après le déploiement de forces marocaines dans une zone tampon au Sahara occidental.D’après une source informée marocaine, six soldats des Forces royales marocaines (FAR) ont été tués à la suite de “harcèlements” des indépendantistes du Polisario depuis la rupture du cessez-le-feu. “Pratiques hostiles” Le conseil de sécurité de l’ONU a appelé la semaine passée les “parties” au conflit à reprendre les négociations “sans pré-conditions et de bonne foi”, en votant une résolution prolongeant d’un an la mission Minurso dans la région.Mais l’Algérie, opposée à une reprise de négociations sous forme de tables rondes organisées en Suisse, a dénoncé cette résolution comme “partiale”.Autre conséquence de la montée des tensions entre Alger et Rabat, l’Algérie a décidé de ne pas reconduire fin octobre le contrat du gazoduc passant par le Maroc et alimentant l’Espagne en gaz algérien, invoquant “des pratiques à caractère hostile du royaume” voisin.Depuis 1996, l’Algérie expédiait vers l’Espagne et le Portugal environ 10 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an via le gazoduc Gaz Maghreb Europe (GME). En contrepartie du transit du gazoduc, Rabat recevait annuellement près d’un milliard de m3 de gaz naturel. La moitié était des droits de passage payés en nature, l’autre du gaz acheté à un prix avantageux, selon des experts du secteur.Les livraisons de gaz algérien à l’Espagne se feront désormais exclusivement via un autre pipeline, le gazoduc sous-marin Medgaz et sous forme de gaz naturel liquéfié livré par voie maritime.

Avec VOA

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Les drones armés : des appareils très efficaces

Bangui ( République centrafricaine ) – De nombreux pays ont recours à ce type d’armement. Des armes très efficaces mais qui provoquent aussi des dégâts civils. L’Allemagne hésite à les utiliser.

C’est devenu un fait banal : la plupart des armées ont depuis quelques années, recours à ces armes de guerre. L’armée américaine a beaucoup utilisé ces drones armés en Afghanistan contre les insurgés talibans. Elle continue de les utiliser, notamment en Irak ou en Somalie, contre les islamistes shebabs.Au Sahel, l’armée française a souvent recours à ces drones armés pour frapper des cibles. Plusieurs responsables djihadistes ont ainsi été tués grâce à ces appareils.Minimiser les pertesDes armes qui permettent aux armées de minimiser les pertes selon Didier Simba, expert en sécurité.”Pour les militaires, cela permet de réduire les risques de pertes en vies humaines. Avant lorsque les militaires allaient sur le terrain, il y avait des risques de perdre des hommes. Dans le pire des cas, on peut perdre le drone. Mais, on peut le réparer ou en fabriquer un autre. Le gros avantage c’est de réduire les risques de pertes en vies humaines”, dit l’expert.Pour Solène Jomier chercheuse au Grip, le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, “Les drones armés permettent de conduire des frappes qu’on n’était pas capable de mener il y a une vingtaine d’années. Ce sont des outils qui sont capable d’atteindre des cibles avec précision et sans forcément engager des unités au sol. Ces drones sont capable aussi de voler pendant plusieurs dizaines d’heures sans interruption et sans ravitaillement et peuvent être déployés sur le terrain rapidement”.Pour la chercheuse, Gesine Weber, du German Marshall Fund à Paris, l’usage du drone armé s’impose dans des théâtres d’opération comme au Mali.”Quand on voit une situation comme au Mali, dans la lutte contre le terrorisme, je pense qu’il faut être bien préparer pour l’usage des drones armés. Il ne faut pas sous estimer la vitesse du drone comparé à l’hélicoptère. Pour bien protéger les soldats, je pense que c’est important de disposer de drones armés”, estime Gesine Weber.La France possède une base sur l’aéroport de Niamey d’où décollent des avions de chasse et des drones armés. Les Etats-Unis disposent aussi d’une base de drones à Agadez dans la lutte mais ce sont des drones qui servent au renseignement.Victimes collatéralesL’usage intensif des drones armés fait aussi souvent des victimes parmi les populations civiles.”Les drones ne sont pas précis. Ils peuvent servir à l’élimination d’une cible comme les gros bandits. Comme en Afghanistan par exemple. Mais, ils provoquent souvent des dommages collatéraux”, estime Didier Simba, expert en sécurité.Selon le Bureau d’investigation des journalistes (BIJ) et l’ONG Aiwar qui s’intéresse aux conflits dans le monde, plus de 2.000 civils auraient été tués dans des frappes de drones américains en Afghanistan, au Pakistan, en Syrie, en Irak, au Yémen et en Somalie ces quinze dernières années. L’origine du drone remonte à la Première Guerre mondiale quand l’armée britannique a utilisé un avion sans pilote commandé à distance au moyen des ondes TSF. L’utilisation de drones n’est cependant plus l’exclusivité des armées régulières. Des groupes non étatiques comme le Hezbollah ou l’Etat islamique auraient aussi recours à ce type d’armement.

Avec DW français

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RCA : le colonel Moussa Kitoko transféré discrètement au camp de Roux

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:50:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé par les Mercenaires russes à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui Bangoran,  le colonel Moussa Kitoko, ancien commandant  de la zone de défense nord-Est, avait été transféré dans la capitale Bangui, puis incarcéré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Mais depuis plusieurs jours, l’homme a été transféré discrètement à  la prison militaire de Camp de Roux. Pour quelle raison ?

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Le colonel Kitocko arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Selon des sources au sein de la gendarmerie, le dossier judiciaire  du colonel Moussa Kitoko est radicalement vide. Même à la section de recherche et d’investigation, les enquêteurs interpellent le procureur sur le cas.  Aucun chef d’accusation n’est lancé contre lui, ce qui ne les a pas empêchés  tout de même de le transférer à la prison militaire de camp de Roux, ajoute les mêmes sources.

« On assiste vraiment à une arrestation arbitraire dans ce pays. Le colonel est détenu à la prison de camp de Roux dans une condition inhumaine, cruelle et dégradante. Cette décision n’a pas de valeur », s’indigne un officier de l’armée nationale.

Mais le colonel Moussa Kitoko n’est pas le seul. Le capitaine, l’ex-chef du détachement militaire à Bria arrêté par les mercenaires russes a lui aussi été transféré au camp de Roux dans de mêmes conditions. Selon la gendarmerie,  il reste  actuellement au sein de la prison de la section de recherche et d’investigation  quatre officiers et sous-officiers de l’armée nationale, parmi lesquels on peut citer le colonel Rodongo, chef du bataillon de transmission, l’adjudant-chef Guetel,  chef de la maison d’arrêt de Berberati, tous ont été arrêtés sans raison par les mercenaires russes de la société Wagner  et placés en détention sous l’œil bienveillant du pouvoir en place.

 

Par Prisca Vickos

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Visite d’une délégation européenne à EUTM RCA

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Bangui, République centrafricaine, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un délégation européenne a effectué un déplacement à Bangui au sein de l’EUTM rca afin de faire un point de situation sur la mission.

Visite d’une délégation européenne à EUTM RCA
Visite d’une délégation européenne à EUTM RCA

 

Du 27 au 30 octobre, la mission européenne de formation et de conseil des forces armées centrafricaines (EUTM RCA) a reçu la visite du directeur des opérations de l’état-major militaire de l’Union Européenne (EUMS).

Lors de cette visite l’autorité militaire européenne a longuement échangé avec le chef d’EUTM RCA sur le contexte, les réalisations et les perspectives à venir de cette mission. Il est allé également à la rencontre des militaires en poste dans les différents services de la mission pour effectuer un état des lieux de leurs activités sur le terrain.

Enfin, il s’est rendu à la délégation européenne pour un entretien avec son représentant ainsi qu’à l’ambassade de France.

Composée de plus de 200 militaires appartenant à 15 pays, la mission EUTM RCA est en place à Bangui depuis 2016 à la demande des autorités centrafricaines. Sa mission est d`aider les FACA à monter en puissance conformément au plan national de défense. Ses trois composantes ont pour mission de fournir conseil stratégique aux FACA et de former  cadres et militaires centrafricains. A ce jour, plus de 9000 soldats centrafricains ont reçu une formation dispensée par les instructeurs européens.

 

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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Paris se livre à un discret inventaire de la mission de formation militaire de l’UE

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:00:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La France profite du commandement tournant de la mission de formation de l’Union européenne auprès de l’armée centrafricaine pour lancer un vaste audit. Une opération qui devrait déboucher sur une refonte complète, voire sur l’arrêt définitif de celle-ci. 

La remise du drapeau de L'Union Européenne, symbole de commandement de l'EUTM RCA au nouveau commandant, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros
La remise du drapeau de L’Union Européenne, symbole de commandement de l’EUTM RCA au nouveau commandant, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Deux mois après son arrivée à Bangui en tant que commandant de la mission de formation de l’Union Européenne (EUTM) en République Centrafricaine, le général Jacques Langlade de Montgros est actuellement à Paris pour un point d’étape. Cette rotation française risque d’être décisive pour l’avenir de la mission de formation européenne lancée en 2015. Il est d’usage que le commandement de l’EUTM soit assuré alternativement par un français ou un portugais pour six mois.

Paris veut profiter du mandat du général Langlade de Montgros pour réaliser un vaste audit de la mission. L’officier français a multiplié ces dernières semaines les rencontres avec différents interlocuteurs au sein du gouvernement centrafricain et de la Minusca afin de se rendre compte de l’état des Forces armées centrafricaines (FACA).

Forte de cette évaluation, la France compte dans un deuxième temps profiter de la présidence de l’Union Européenne (UE), au premier semestre 2023 pour pousser une réforme en profondeur de la mission. Les scénarios les plus extrêmes vont jusqu’à l’arrêt de celle-ci, même si cette option ne reste pas privilégiée.

 

Un bilan contrasté

 

Sept États membres de l’UE (France, Portugal, Pologne, Espagne, Roumanie et Suède) participent à cette mission d’appui à la reconstruction de l’armée centrafricaine. Celle-ci partait de zéro à la suite de la déroute de 2013 et la chute de François Bozizé face aux rebelles de la Seleka. Depuis, l’EUTM affirme avoir formé plus de 7 000 soldats.

Mais la mission est la cible de nombreuses critiques, près d’un an après le test décisif de l’attaque des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Celle-ci avait mis au jour de nombreuses lacunes dans le fonctionnement des FACA, qui avaient compté de nombreuses désertions dans leurs rangs.

L’autre interrogation concerne l’articulation de la mission avec les instructeurs russes. Jamais ces deux missions, dont la première est principalement basée à Bangui et la seconde à Berengo, dans la Lobaye, ne se sont mêlées. Mais de nombreux soldats centrafricains sont passés par les deux formations, créant un certain embarras à Bruxelles.

 

Polémique autour du BIT-7

 

Mais l’un des griefs les plus importants aux yeux de Paris concerne la formation d’au moins trois compagnies du bataillon BIT-7 par l’EUTM. La force a été créée le 3 février 2021, trois semaines après l’attaque de Bangui, sous la houlette du conseiller à la sécurité nationale russe Valery Zakharov. Les compagnies devaient notamment intégrer d’anciens miliciens des groupes d’autodéfense du quartier PK5. Devant le tollé provoqué par cette possibilité, le gouvernement avait déclaré avoir fait marche arrière sur ce point.

Or, selon le groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique,le profil de certaines recrues du BIT-7 originaires de Bangui n’a pas été évalué par la Minusca, comme c’est l’usage, avant leur recrutement. Une situation qui laisse ouverte l’hypothèse que certains miliciens auraient effectivement pu intégrer le bataillon formé par l’EUTM.

 

 

Africa Intelligence 03/11/2021

 

 

 

L’incident autour de la résidence du chef de l’État, la Minusca refuse une enquête conjointe proposée par le gouvernement

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:49:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dix Casques bleus égyptiens non armés de l’Unité de Police constituée égyptienne de la Minusca ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi 1er novembre à Bangui par des éléments de la garde présidentielle. Un incident qui avait couté la vie à une jeune fille de 18 ans, dont les deux parties ont donné leur version des faits. Mais le gouvernement, dans un communiqué, a appelé la mission de l’ONU en RCA (Minusca) à une ouverture immédiate d’une  enquête  conjointe, ce que cette dernière refuse.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.
Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Selon le gouvernement, Trois (03) mini-bus de la MINUSCA rentraient de l’aéroport Bangui M’poko en convoi unique à leur base située non loin du domicile du Président de la République, Chef de l’état. Un des bus se serait égaré. Le chauffeur qui semblait ne pas connaître le chemin se retrouve dans le dernier périmètre interdit, zone de sécurité de la résidence du Président de la République. Dans le véhicule les occupants prenaient des photos de la résidence à quelle fin nous ne savons. La garde présidentielle s’en rend compte et tente d’interpeller le chauffeur qui refuse d’obtempérer en prenant la fuite. Dans sa course effrénée, il heurte mortellement la jeune fille en la trainant sur plus de vingt (20) mètres. Les éléments de la sécurité présidentielle ayant aperçu la fille sous le bus auraient fait des tirs de sommation en l’air ainsi que dans les pneus du véhicule pour le stopper mais en vain. Malheureusement ces tirs auraient occasionné des blessés dans le bus de la MINUSCA.

Or, la Minusca, de son côté, explique que la version donnée par le gouvernement est totalement erronée et ne reflète pas la réalités des faits. D’après elle, „ Dix Casques bleus égyptiens non armés de l’Unité de Police constituée égyptienne de la MINUSCA, ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi, 1er novembre, à Bangui par des éléments de la garde présidentielle.

Selon la Minusca, ces Casques bleus sont arrivés le 1er novembre à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans le cadre de la rotation périodique et du déploiement des troupes en RCA. Ils  étaient en direction de leur base quand ils  ont essuyé des tirs nourris de la garde présidentielle sans sommation préalable ni riposte aucune, alors qu’ils n’étaient pas armés.

C’est ainsi que dans sa tentative de retrait de la zone, située à 120 mètres environ de la résidence présidentielle, le bus de l’Unité de Police constituée égyptienne a heurté une femme qui a perdu la vie. Une délégation de la MINUSCA a déploré l’accident et présenté ses condoléances à la famille de la victime lors d’une rencontre en fin de journée.

« La MINUSCA condamne fermement ce qui apparaît être une attaque délibérée et inqualifiable que rien ne justifie ».

Ainsi, ce mercredi 3 novembre, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui, le porte parole de la Minusca a ainsi rejeté  l’idée du gouvernement  centrafricain à mener une enquête conjointe.

« Pour ce qui est de l’enquête,  même s’il y’a eu des contacts  normaux  entre le gouvernement et la Minusca à travers différents ministères,  la Minusca fera ses propres investigations. Pas d’enquête  conjointe »,, ajoute Monsieur Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Centrafrique : Le DETAO devient la MISLOG, un contingent français toujours au service de la sécurité et de la jeunesse

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:07:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 21 juillet dernier avait eu lieu la passation de commandement du détachement français du camp de M’Poko. À cette occasion, le DETAO, détachement d’appui opérationnel, devenait la Mislog Bangui, la Mission logistique à Bangui. Ainsi, ce mardi 2 novembre, la nouvelle équipe de la mission française (Mislog) a organisé un café de presse  avec une vingtaine des journalistes au sein du camp M’Poko. L’occasion pour la mission de revenir sur ses principaux objectifs et missions  en République centrafricaine.

Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE entrain de faire la présentation de la mission devant les journalistes au camp M'poko
Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE entrain de faire la présentation de la mission devant les journalistes au camp M’poko

 

Ce changement de nom DETAO  à la Mislog traduit l’évolution des missions du détachement français, recentré sur la sécurité du camp de M’Poko qui accueille l’EUTM rca et des unités de la Minusca, et sur le soutien logistique aux militaires français placés au sein de ces opérations.

Ainsi, La Mission logistique française ( Mislog) est composée de 130 militaires français, dont 45 unités différentes. Elle intervient en Centrafrique principalement dans les domaines, notamment l’appui aux différents services de la santé, des ressources humaines,  de la formation,  de la finance,  de l’information, du soutien à la gendarmerie, etc.

Comme nous l’avions déjà mentionné, la Mislog a pour mission principale la  Sécurité du camp M’Poko; gestion du camp M’Poko (entretien, accueil…); Soutien des militaires français insérés dans les missions internationales: EUTM et la MINUSCA.

Ceci dit, la  France compte en tout 230 militaires en Centrafrique dont 130 militaires à la mission logistique;  90 militaires à l’EUTM;  10 militaires à la Minusca.

Le Détachement Liaison et Contact à la population (DLC)  de la Mislog fait des actions au profit des populations de Bangui, En particulier la jeunesse. Il compte déjà à son actif  150 projet depuis 2018 dans tous les arrondissements (Begoua et Bimbo inclus), dont 50% dans le domaine de l’éducation.

Rappelons que l’organisation du café de presse par la Mission logistique française a permis de rappeler   le cadre d’engagement militaire de la France en RCA qui se traduit désormais principalement par une contribution à la MINUSCA et à EUTM RCA, mais aussi à la jeunesse centrafricaine dans le cadre de sa mission de formation, des ressources humaines, de MAINTENANCE et de l’information,.

 

  1. Y. Ibrahim

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DECLARATION DU MINISTERE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA FRANCOPHONIE ET DES CENTRAFRICAINS DE LÉTRANGER SUR LES INCIDENTS SURVENUS DANS LES ENVIRONS DE LA RÉSIDENCE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

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DECLARATION DU MINISTERE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA Francophonie ET DES CENTRAFRICAINS DE LÉTRANGER SUR LES INCIDENTS SURVENUS

 

Le Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger voudrait par la présente déclaration rétablir les faits et couper cours à toutes les tentatives

d’instrumentalisation et/ou d’extrapolation de l’incident survenu le 1 Novembre 2021.

 

En effet, certains journaux, dont je tairais les noms, qui n’ont que pour seule source les récits des survivants présents ou non-présents sur le lieu des faits, spéculent sur les versions données par le Gouvernement, cela sur base d’interprétations d’images prises à bon escient.

Face à la gravité de l’indident, le Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger présente ses condoléances les plus attristées à la famille de la jeune victime d’un crime odieux au regard des circonstances des faits.

Le Ministère des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger voudrait rappeler l’importance dans de telle circonstance de faire preuve d’objectivité, de responsabilité et d’homogénéité de traitement des dossiers et évènements. Pour cela, il ne nous faut point faire fi d’éléments pour laisser à la mase l’opportunité de se faire sa propre opinion. Nous nous devons d’éviter les tensions inutiles, d’assister les blessés et surtout de soutenir la famille éplorée.

Pour rappel, le Ministère de l’ntérieur en charge de la Sécurité Publiquea récemment scrupuleusement fait un rappel d’interdiction de balades sportives ou autre, sous aucun prétexte aux alentours de la Résidence du Président de la République Centrafricaine. Ce rappel à l’ordre, qui faisait suite à une interpellation des forces de sécurité intérieure d’éléments de la Minusca dans les environs de la Résidence, ne peut souffrir du motif du nouvel arrivant en terre centrafricaine, notant qu’aucun Etat ne permet des balades touristiques, pour prise de photos, du domicile d’un Chef d’Etat.

 

L’erreur, en premier lieu déclinée, par le porte-parole de la MINUSCA aurait pu etre aceptée. Mais dès lors qu’il s’agissait d’un cortège de véhicules, arrivés pour les besoins de rotation du contingent de police égyptien, par quoi se justifie la sortie du cortège d’un des véhicules qui préférant se détourner des portes de sa caserne pour poursuivre son chemin jusqu’à 120 mètres du domicile du Président de la République, afin d’y prendre des photos, refuser d’obtempérer à l’interpellation des éléments de sécurité de la Résidence, prendre la fuite en heurtant dans sa redescente vers sa caserne la jeune Lumière Joie de Puissance, àgée de t6 ans, entrainant sur au moins 20 metres, le corps de la victime, obligeant les éléments de sécurité à réagir pour stopper le véhicule onusien qui s’est réfugié dans sa caserne, au demeurant caserne dont le chemina été retrouvé sans problème pour abri.

Sachant que:

-La caserne du contingent dont il est question se trouve à 550 mètres de

a Résidence, et les images des dégăts sur le véhicule onusien attestent d’impacts de projectiles sur l’arrière du véhicule, de fait un véhicule en position de descente.

La première barrière se trouvant à 250 mètres du domicile a été

franchie par le véhicule car ouverte en journée, sans essuyer de tirs, pour se retrouver à moins de 120 mêtres de la Résidence du Président.

II nous faut reconnaitre que cest bel et bien I’interpellation du fait de prises de photos qui a fait dégénérer la situation et causé le drame ultime, résultant en la perte d’une jeune centrafricaine dans la fleur de l’áge.

La simple acceptation d’obtempérer à l’interpellation des éléments de sécurité du domicile du Président de la République aurait évité, nul doute l’incident ayant causé la mort de Lumière Joie de Sagesse. Une mort soudaine attribuée à ce non-respect de la réglementation et textes érigés par la République Centrafricaine et au refus du rappel à l’ordre. Or dans l’application de tout mécanisme international de protection des civils et cela confomément à la Charte des Nations Unies et du droit international, il est inclut le principe indéniable du respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.

A ce titre, le Ministère des Affaires Etrangères s’impose de lancer par ce communiqué:

Un rappel au respect de la mémoire de sa compatriote, fille, soeur,

cousine, amie, petite-fille, Lumiëre Joie de Puissance; Un rappel à la nécessité d’un point avec le Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies, tel que sollicité auprès de son Directeur de Cabinet, en vue de lever toute équivoque sur cet incident qui survient à quelques jours de la fin du processus de renouvellement du mandat de la MINUSCA:

 

Une revue des obligations des deux parties dans l’Accord de siège qui lie le Gouvernement centrafricain et ‘Organisation des Nations Unies relatif au statut de la MINUSCA afin de lever toutes mauvaises interprétations.

3luie BAIDOTEMON Minite desAfftdiros Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger

RCA : le gouvernement réagit sur l’incident qui s’est produit le 1er Novembre 2021 dans les environs de la résidence du Président de la République

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République centrafricaine

Gouvernement

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Communiqué du Gouvernement

 

Le Gouvernement centrafricain regrette l’incident qui s’est produit le 1er Novembre 2021 à 14h30 dans les environs de la résidence du Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Gouvernement déplore la mort de la fille âgée de 16 ans lors de cet incident regrettable, présente ses condoléances à la famille de la victime et compatit également avec les blessés du contingent égyptien de la Minusca.

Voici les faits :

Trois (03) mini-bus de la MINUSCA rentraient de l’aéroport Bangui M’poko en convoi unique à leur base située non loin du domicile du Président de la République, Chef de l’état. Un des bus se serait égaré. Le chauffeur qui semblait ne pas connaître le chemin se retrouve dans le dernier périmètre interdit, zone de sécurité de la résidence du Président de la République. Dans le véhicule les occupants prenaient des photos de la résidence à quelle fin nous ne savons. La garde présidentielle s’en rend compte et tente d’interpeller le chauffeur qui refuse d’obtempérer en prenant la fuite. Dans sa course effrénée, il heurte mortellement la jeune fille en la trainant sur plus de vingt (20) mètres. Les éléments de la sécurité presidentielle ayant aperçu la fille sous le bus auraient fait des tirs de sommation en l’air ainsi que dans les pneus du véhicule pour le stopper mais en vain. Malheureusement ces tirs auraient occasionné des blessés dans le bus de la MINUSCA.

Le Gouvernement Centrafricain exige avec fermeté qu’une enquête conjointe soit diligentée afin de situer les responsabilités.

 

Fait à Bangui le 03 Novembre 2021

Pour Le Gouvernement

e Ministre Chargé de la Communication et des Media

Porte-parole du Gouvernement

RCA : le premier ministre Henri-Mari Dondra dans l’œil de cyclone

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:29:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une demande avait été introduite le mois dernier par l’honorable Auguste Boukanga auprès du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji pour la mise en place d’une commission d’audit parlementaire aux fins d’auditer le trésor public sous Monsieur Henri-Marie Dondra, ministre des finances de 2016 à fin avril 2021, devenu ensuite Premier ministre depuis fin avril.

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Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC

 

Selon le député Auguste Boukanga qui avait introduit la demande, cette commission d’enquête parlementaire sera placée sous sa direction et composée des députés de la commission finances et plan, de la cour de compte, des inspecteurs D’ÉTAT, des inspecteurs des finances et des personnalités indépendantes à désigner.

Une démarche qui n’a pas encore reçu officiellement de réponse, mais  cette manœuvre marque bien le début de la guerre de succession au chef de l’État. Selon certains proches du Premier ministre, ce dernier est désormais dans le viseur de ses adversaires politiques.

Commençant par son prédécesseur Firmin NGRÉBADA, l’homme qui ambitionne de se positionner comme possible candidat de la majorité à la prochaine présidentielle de 2025 – 2026, multiplie des manœuvres auprès de certains députés pour engager une motion de censure contre lui, mais aussi des médias pour tenter de le salir au maximum. D’après ses dispositions d’esprit, Henri-Marie Dondra serait sans doute un véritable adversaire politique à abattre avant 2025. Mais hors-mis Firmin NGRÉBADA, le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji  engage discrètement aussi un jeu d’adversité à l’égard du Premier ministre Henri-Marie Dondra.

« Sarandji se voit déjà candidat du parti au pouvoir  dans quatre ans, mais il faut éliminer les adversaires possibles, tant du côté du pouvoir que de l’opposition », ajoute un proche du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.

Ajoutant à cela, l’implication de la société Wagner  dans cette bataille qui semble jouer  en faveur des adversaires politiques de l’actuel premier ministre. Mais d’ores et déjà sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la bataille de positionnement commence.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’Assemblée nationale suspend la procédure de la levée d’immunité des trois députés de l’opposition

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:34:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une déclaration de retrait de la note relative à la mise en place de la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de la levée d’immunité parlementaire de certains honorables députés de l’opposition, le Président de l’assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji a décidé de retirer la note demandant aux Présidents des groupes parlementaires de faire parvenir au Bureau de l’Assemblée nationale les noms de leur représentant devant siéger à la Commission ad hoc. Mais cette décision, loin de calmer le climat politique dans le pays, continue de soulever la controverse.

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Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

« Alors que nous nous approchons de la tenue effective du Dialogue républicain, à notre grande surprise, certains leaders politiques de l’opposition ont décidé de se retirer du Comité préparatoire.  Pour justifier ce retrait, ils ont reproché au Bureau de l’Assemblée nationale la convocation de la Commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée d’immunité parlementaire des quatre honorables députés introduite par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le 09 avril 2021.  Cette Commission n’ayant pas été mise en place pendant la sixième législature pour donner suite à la demande du juge d’instruction conformément aux dispositions de l’Art. 119 du Règlement Intérieur de l’assemblée nationale, le Bureau de l’Assemblée nationale a écrit aux Présidents des groupes parlementaires afin de désigner leurs représentants pour la reprise des travaux et d’aboutir à un rapport à présenter à la plénière. Cependant, face aux réactions négatives suscitées par ce qui précède, je réaffirme au nom de la Représentation nationale, mon attachement au processus du Dialogue républicain, et invite chaque fille et fils de notre pays à être l’artisan de la réussite de cette grande rencontre dont l’objectif est le retour à une paix définitive, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Dans l’intérêt supérieur de la paix, après avis du Bureau, je décide de retirer la note demandant aux Présidents des groupes parlementaires de faire parvenir au Bureau de l’Assemblée nationale les noms de leur représentant devant siéger à la Commission ad hoc », déclare le Président de l’assemble nationale Simplice Mathieu Sarandji.

Aussitôt dans l’hémicycle, la quasi-totalité des députés a exprimé son soulagement, mais parmi eux, il y’a ceux  qui croient que la décision du Président de l’assemblée nationale de suspendre la procédure de la levée d’immunité parlementaires de ces trois députés de l’opposition est un jeu politique.

 

La suspension n’est pas l’annulation  

 

Pour ces députés de l’opposition, le mal est déjà fait, et le PAN a décidé de suspendre simplement sa décision et non de l’annuler.

« Présentement, plus de 85% des députés sont déterminés à faire barrage à ce projet. Et ce qui est très rassurant, le travail est fait ensemble avec tous les députés, y compris ceux de l’opposition et de la majorité présidentielle qui menacent même le PAN de motion de destitution au cas où il ne protégerait pas les députés. Actuellement nous sommes sur la stratégie d’une annulation pure et simple du dossier et non rester sur la suspension qui à tout moment peut constituer une épée de Damoclès », déclare un député indépendant.

Au même moment, dans certains états-majors de l’opposition, on ne croit plus au retour de leurs représentants dans le comité préparatoire du dialogue républicain.

« PERSONNE NE DOIT REPARTIR AU COMITÉ PRÉPARATOIRE. OU BIEN LE DIALOGUE EST INCLUSIF OU BIEN RIEN. ET IL SE DÉBROUILLE AVEC SES WAGNÉRIENS », ajoute un cadre du parti CRPS de maître Nicolas Tiangaye.

À l’université de Bangui, on estime que la décision du Président de l’Assemblée nationale est un jeu politique :

« La politique est également un jeu comme tous les jeux constituant le sport. Chaque camp développe ses stratégies pour remporter le match. Et lorsque la faille se présente du côté adverse, il faut exploiter suffisamment pour gagner. Ceci dit, l’occasion se présente en or pour affaiblir Touadera et le MCU », affirme Jean-Philippe, enseignant à la faculté des sciences juridiques. VICTOIRE CAMARADE de LA LUTTE CONTINUE.

Du côté du pouvoir, c’est seulement la déclaration du médiateur de la République qui appelle  les partis de l’opposition à faire preuve de sagesse et réintégrer le comité préparatoire du dialogue, unique voie pour le retour de la paix dans notre pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes : la Centrafrique à la 126ème place dans le classement mondial

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:05:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est l’occasion pour tous les journalistes présents en centrafrique de faire le point sur leur situation, et de tirer le bilan des années passées qui ont malheureusement été bien lourdes dans le domaine de la sécurité des journalistes et reporters dans ce pays.

les journaux de Centrafrique
les journaux de Centrafrique

 

Pour rappeler les faits, en 2014, la journaliste française Camille Lepage est retrouvée assassinée dans le Nord-Ouest de la Centrafrique. En 2018, trois journalistes russes sont retrouvés criblés de balles à proximité de Bambari.

Ces événements qui ternissent clairement l’image de la Centrafrique, en contribuant à situer le pays à la 126ème place dans le classement mondial de la liberté de la presse, ne sont malheureusement que ceux qui ont déclenché une onde de choc dans la presse internationale. En effet, certains de ces événements notables semblent volontairement passés sous silence et étouffés pour des raisons éminemment politiques.

 

Par exemple, l’assassinat des trois journalistes opposés au gouvernement russe, n’a encore pas été élucidé, plus de deux ans après l’événement.

En effet, de nombreuses zones d’ombre subsistent, concernant le refus de l’entreprise WAGNER d’accueillir ces journalistes, qui enquêtaient justement principalement sur cette société. A noter que les biens de ces reporters n’ont pas été dérobés, ce qui exclut l’hypothèse d’un assassinat ayant pour but de les voler… Mais aussi pourquoi ces journalistes pourtant habitués des zones de conflits comme la Syrie où ils avaient déjà réalisés des reportages, n’ont pas su se protéger ici en Centrafrique, qui est tout de même un pays moins dangereux que la Syrie en pleine guerre contre des groupes terroristes.

Ces questions toujours en suspens laissent à penser que la seule erreur de ces journalistes professionnels a été de venir poser des questions sur une société puissante souhaitant rester discrète sur ses agissements et ses objectifs.

 

Cependant, ces événements cachent d’autres problèmes plus discrets. En effet la situation des journalistes centrafricains n’est pas plus agréable. Entre pressions et menaces des différents protagonistes actuellement présents, le journalisme en Centrafrique perd de plus en plus de son indépendance.

En 2019, un gendarme ouvre le feu sur un journaliste à Bouar, et deux reporters ont été violemment interpellés à Bangui.

Cette influence extérieure se remarque facilement : les médias souhaitant maintenir leur indépendance d’opinion sont rapidement victimes de commentaires haineux sur les réseaux sociaux afin de les faire taire. Alors que la presse écrite, plus vulnérable et sous influence, se résume bien souvent à des éditoriaux, des rumeurs ou des campagnes de calomnies.

Il est en effet simple de constater qui influence quel média, il suffit de regarder le changement de contenu des différents journaux ou pages d’informations sur internet. Il est aisé de remarquer que certains médias très investis dans l’indépendance de la Centrafrique par le passé, présentent depuis l’arrivée de la société WAGNER sur le territoire, le partenaire russe comme le sauveur d’une situation particulièrement complexe depuis de nombreuses années. Mais ces médias devraient se méfier de leur nouveau maître, car comme le dit un vieux proverbe, « un séjour dans l’eau ne change pas le tronc d’arbre en crocodile ».

 

Par Adama Bria

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RCA : des militaires ont pris position à Létélé, nuit calme à Dimbi

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:12:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont pris position militairement depuis vendredi dernier  dans la localité de Létélé, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Bocaranga. Au même moment, à Dimbi, dans le sud-Est, ce sont des détonations d’armes qui secouent la ville, paniquant les populations.

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Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021

 

À Létélé, dans l’Ouham-Pendé, les soldats FACA se renforcent. Ils ont placé leur checkpoint sur trois direction, notamment  sur la voie qui mène à  Paoua, sur celle qui mène aussi à Ngaoundaye,  puis celle de Bocaranga.

Selon les populations locales, la présence des soldats FACA dans leur localité les rassure.

« C’est depuis le vendredi dernier que les Mercenaires russes les ont placés ici. Ça nous rassure car Létélé est un croisement. C’est un lieu stratégique dans la zone où les rebelles de 3R  se sont positionnés  depuis plusieurs années », témoigne un fonctionnaire de l’État dans la ville.

Dans l’ouest, notamment dans la sous-préfecture de Gamboula, les mercenaires russes ont quitté la ville à destination de la commune de Dilapoko à bord de 15 motos et de deux pick-up. On ne sait pas s’ils veulent renforcer leur position jusqu’à Bang.

 

Au même moment, ce lundi 1er novembre, dans la soirée, à Dimbi,  dans la Basse-Kotto, la ville est secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon des témoins, ce sont des éléments rebelles de l’UPC qui sont encore dans la ville qui ont fait ces tirs assourdissants. On ignore les raisons exactes. Mais le lendemain, le calme est revenu dans la ville, et toutes les activités ont repris.

Rappelons que le 15 octobre dernier, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait décrété un cessez-le-feu unilatéral sur tout le territoire national. Mais sur le terrain, les attaques se multiplient. Il semble que ce cessez-le-feu  n’est pas respecté.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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RCA : affaire Bocom, le chargé de mission Daniel Nzéwé convoqué à la SRI, mais l’homme serait en fuite

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:23:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Convoqué ce mardi 2 novembre 2021 à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu dans l’affaire Bocom, si possible placé en détention provisoire, le chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports Daniel Nzéwé  ne s’est pas présenté. Selon nos informations, l’homme serait en fuite.

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Monsieur Daniel Nzéwé

 

Après le limogeage de son complice Daniel Ngrépayo, Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports épinglé dans une affaire du détournement de 5 millions de francs CFA de Covid-19 alloué au ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est son tour d’être épinglé dans une autre affaire, celle de Bocom, évaluée à plus de 50 millions de francs CFA de dommage.

Selon nos informations, Monsieur Daniel Nzéwé, impliqué dans cette affaire, avait été convoqué ce mardi 2 novembre à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu pour la troisième fois. Selon une source proche du dossier, il aurait été trahi par l’inspection générale d’état concernant l’affaire Bocom. Or, dans la même journée de ce mardi 2 novembre, il a été aperçu dans son bureau en train de déménager certains documents. À bord d’un taxi course, l’homme faisait des navettes entre son bureau et son quartier. On ignore exactement ce qu’il était en train de cacher.

Alors, a-t-il entendu qu’il serait en phase d’être limogé de ses fonctions ? Ou s’agit-il des documents compromettants qu’il tentait de les cacher ou c’est une fuite tout simplement  ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Les Etats-Unis augmentent les dons de vaccins COVID-19 à 638 400 via COVAX

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 13:41:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ambassade des États-Unis, l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé en République centrafricaine annoncent l’arrivée de 336 000 doses du vaccin COVID-19 à injection unique de Johnson & Johnson.  Cette livraison fait suite à celle de 302 400 doses en juillet, ce qui porte la contribution totale des États-Unis à 638 400 doses. 

Don de vaccins des États-unis en République centrafricaine
Don de vaccin Covid-19 en Républiquiue centrafricaine

 

Le gouvernement américain a fait don des vaccins à la République centrafricaine via l’installation COVAX.  Cette livraison s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement américain, l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé pour garantir un accès équitable aux vaccins COVID-19.

Le don de 638 400 doses de vaccin COVID-19 sûres et efficaces à la République centrafricaine démontre l’engagement des Etats-Unis à servir d’arsenal mondial pour les vaccins COVID-19.  A ce jour, les Etats-Unis ont livré plus de 200 millions de doses de vaccin à plus de 100 pays dans le monde.

“Les États-Unis sont fiers d’avoir fourni 638 400 doses de vaccin COVID-19 au peuple centrafricain”, a déclaré l’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn. “Ce dernier don est un exemple puissant de notre partenariat sincère et de notre engagement à long terme en République centrafricaine.”

Fran Equiza, représentante de l’UNICEF en République centrafricaine, a fait remarquer “qu’il est important que chacun se vaccine comme première étape vers une protection collective contre le COVID-19.”

Les vaccins ont été livrés au ministère de la santé par l’intermédiaire de l’UNICEF.  Les responsables de la santé publique centrafricaine fourniront des informations sur leur utilisation.

 

 

RCA :   le pouvoir de Bangui fait-il marche arrière sur le dossier de la levée d’immunité parlementaire de trois députés de l’opposition ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:48:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’information a circulée comme une traînée de poudre dans les états-majors des partis politiques de l’opposition démocratique membre de la COD2020 : le pouvoir de Bangui fait marche arrière sur la question de la levée de l’immunité parlementaire des honorables Dologuélé, Ziguélé et Zingas.

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Du coup une réunion extraordinaire est prévue aujourd’hui, ce mardi 2 novembre, à l’Assemblée Nationale.

D’après les indiscrétions glanées ici et là, il semblerait que la COD2020 va demander la permission au président de la république le droit de retourner dans le dialogue républicain.

 

Certains des leaders de cette plateforme de l’opposition ont besoin de ce dialogue républicain pour se nourrir ou pour survivre. Il se dit que d’autres sont même entretenus par le pouvoir et que la rupture avec celui-ci n’était pas du tout de leur goût.

 

Donc il y a fort à parier que la décision qui sortira de cette réunion préconisera la fin de la fronde et le retour dans les rangs de la CID2020. En espérant que le président de la république accepte de les receuillir à nouveau.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Affaire Abd-Al-Rahman : La Chambre d’appel de la CPI rejette l’exception d’incompétence soulevée par la Défense

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Aujourd’hui, 1er novembre 2021, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (« la CPI » ou « la Cour ») a rejeté à l’unanimité l’appel interjeté par Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb ») contre la décision rendue par la Chambre préliminaire II le 17 mai 2021 concernant l’exception d’incompétence soulevée par la Défense.

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M. Abd–Al-Rahman lors de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas) le 24 mai 2021 © ICC-CPI  

 

La Chambre d’appel est composée du juge Piotr Hofmański, président, qui a donné lecture du résumé de l’arrêt en audience publique aujourd’hui, de la juge Luz del Carmen Ibáñez Carranza, du juge Perrin de Brichambaut, de la juge Solomy Balungi Bossa et du juge Gocha Lordkipanidze.

En rejetant les quatre moyens d’appel soulevés par la Défense, la Chambre d’appel a souligné, entre autres, qu’elle n’avait décelé aucune erreur dans le raisonnement suivi par la Chambre préliminaire dans sa définition d’une « situation » portée devant la Cour au moyen de paramètres temporels, territoriaux et, dans certains cas, personnels. Elle a également conclu que le fait que l’ONU ne finance pas les activités de la Cour découlant d’un renvoi de situation par le Conseil de sécurité n’invalide pas la résolution 1593 par laquelle cette situation a été renvoyée à la CPI. Quant à l’allégation selon laquelle la Chambre préliminaire n’a pas tenu compte de l’absence de soutien du Conseil de sécurité à la Cour en matière logistique et de sécurité au Soudan, la Chambre d’appel a jugé que la Défense n’avait pas démontré en quoi cette erreur de droit présumée se rapportait à la compétence de la Cour.

Enfin, pour ce qui est du principe de la légalité, nullum crimen sine lege, la Chambre d’appel a conclu que le renvoi de la situation au Darfour (Soudan) a eu lieu à la suite de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire, alors constitutives de crimes au regard du droit international. Elle a ajouté que les crimes sanctionnés par le Statut devaient représenter de manière générale l’état du droit international coutumier au moment de la rédaction du Statut. Cela va clairement dans le sens de la prévisibilité des poursuites pour ces crimes même lorsque le comportement en cause a lieu sur le territoire d’un État non partie au Statut. La juge Ibáñez a exprimé une opinion individuelle concernant ce moyen d’appel et, tout en souscrivant à la position finale de la majorité, a considéré que la compétence de la Cour à l’égard du comportement en cause en l’espèce est antérieure à la résolution 1593 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a simplement déclenché la compétence de la Cour, et qu’il n’est donc pas besoin de renvoyer à d’autres sources de droit.

Judgment on the appeal of Mr Abd-Al-Rahman against the Pre-Trial Chamber II’s “Decision on the Defence ‘Exception d’incompétence’ (ICC-02/05-01/20-302)”

Contexte :

Ali Abd-Al-Rahman a été remis à la CPI le 9 juin 2020, après sa reddition en République centrafricaine. Il a comparu pour la première fois devant la Cour le 15 juin 2020. L’audience de confirmation des charges s’est tenue devant la Chambre préliminaire II du 24 au 26 mai 2021. Le 9 juillet 2021, la Chambre préliminaire II de la Cour a rendu, à l’unanimité, une décision confirmant toutes les charges portées par le Procureur à l’encontre d’Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb ») et a renvoyé celui‑ci en jugement devant une chambre de première instance. L’ouverture du procès dans cette affaire est prévue le 5 avril 2022.

Les 31 charges portées en l’espèce comprennent : le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle, constitutif de crime de guerre ; le meurtre constitutif de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; le pillage constitutif de crime de guerre ; la destruction de biens de l’ennemi constitutive de crime de guerre ; le crime d’autres actes inhumains, constitutif de crime contre l’humanité ; les atteintes à la dignité de la personne constitutives de crime de guerre ; le viol constitutif de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; le transfert forcé de population constitutif de crime contre l’humanité ; la persécution constitutive de crime contre l’humanité ; la torture constitutive de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; les traitements cruels constitutifs de crime de guerre ; et la tentative de meurtre constitutive de crime contre l’humanité et de crime de guerre.

Pour plus de renseignements sur cette affaire, veuillez cliquer ici.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur Twitter, Facebook, Tumblr, YouTube, Instagram et Flickr

 

Communiqué de presse de la Minusca : des casques bleus égyptiens de la Minusca blessés par les gardes présidentiels

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 2 novembre 2021 – Dix casques bleus égyptiens non armés de l’Unité de Police Constituée égyptienne de la MINUSCA, ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi, 1er novembre, à Bangui, par des éléments de la garde présidentielle.

Arrivés le 1er novembre à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans le cadre de la rotation périodique et du déploiement des troupes en rca, et en direction de leur base, les éléments de l’Unité de Police Constituée égyptienne ont essuyé des tirs nourris de la garde présidentielle sans sommation préalable ni riposte aucune, alors qu’ils n’étaient pas armés.

Dans sa tentative de retrait de la zone, située à 120 mètres environ de la résidence présidentielle, le bus de l’Unité de Police Constituée égyptienne a heurté une femme qui a perdu la vie. Une délégation de la MINUSCA a déploré l’accident et présenté ses condoléances à la famille de la victime lors d’une rencontre en fin de journée.

La MINUSCA condamne fermement ce qui apparaît être une attaque délibérée et inqualifiable que rien ne justifie.

Le leadership de la MINUSCA et des membres du Gouvernement ont initié immédiatement le dialogue pour l’ouverture des enquêtes nécessaires afin de tirer toutes les conséquences judiciaires de cet incident conformément aux obligations qui leur incombent en vertu de l’Accord entre l’Organisation des Nations Unies et le Gouvernement de la République Centrafricaine relatif au statut de la MINUSCA (SOFA).

 

L’état-major des FACA affirme dans un communiqué qu’un drone du type MAVIC  a été détruit par les soldats FACA dans la sous-préfecture d’Aba.  Une plaisanterie ou un tissu de mensonges ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:11:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce lundi 1er novembre 2021, un communiqué de l’état-major des forces armées centrafricaines (FACA) affirme qu’un drone du type MAVIC, équipé des « engins explosifs improvisés » a survolé la position des soldats FACA déployés dans la localité d’Abba », dans la Nana-Mambéré. « Ce drone MAVIC   qui tentait de larguer un engin explosif improvisé sur la position des FACA a été intercepté et détruit ». Mais ce communiqué de l’État-major, loin d’être pris au sérieux par la population, tourne à la dérision dans la capitale.   

 

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un drone commercial MAVIC

 

D’après un officier de l’armée nationale interrogé par CNC, le drone MAVIC est un drone commercial et non militaire :

« J’ai vu ce communiqué de l’État major, c’est un tissu de mensonge. Un drone MAVIC est un drone commercial qui ne peut en AUCUN CAS être équipé de missiles ou autres armes à feu. Impossible. On ne peut pas les confondre », affirme-t-il.

D’après lui, « Les drones d’attaque comme les Reaper volent à plus de 2000 mètres d’altitude. Les FACA ne disposent pas de missiles sol-air de type Sam7 pour les abattre, ni même les Wagner d’ailleurs. Ce n’est pas avec leur Kalachnikov ou leur DKM ou même leur RPG 7 qu’ils vont faire quoi que ce soit ».

Voici un drone d'attaque de modèle Reaper (américain) acheté par l'armée française
Voici un drone d’attaque de modèle Reaper (américain) acheté par l’armée française

 

En plus, ce qui fait rire les gens, dans ce communiqué de l’état-major des armées,  il est indiqué que ce drone du type MAVIC tentait de larguer un engin explosif improvisé sur la position des FACA a été intercepté et détruit.

« un engin explosif improvisé ? »

Voilà encore une preuve de méconnaissance des armes militaires. Un engin explosif improvisé n’est autre chose qu’une mine explosive. Et un drone transporte une mine explosive ? Ceci est une comédie à l’Ivoirienne.

« Mais bon, ça ne m’étonne pas de la part du général de corps d’armée Zéphyrin Mamadou, car il n’y connaît rien du tout » ajoute-t-il.

Pour cet officier de l’armée nationale, cette annonce de l’état-major n’a qu’un seul objectif : justifier à l’avance des attaques contre les hélicoptères de la Minusca et des Tchadiens.

    

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : détonation d’armes proche de la résidence du chef de l’État, une fille de 18 ans tuée

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:05:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits ce lundi 1er novembre vers 14 heures proches de la résidence du Président de la République Faustin Archange Touadera. La victime, qui s’appelait Lumière Divine, âgée de 18 ans, a été tuée accidentellement dans cette confusion. C’est la colère et la stupéfaction de sa famille.

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Les membres de la garde présidentielle à Bangui

 

Selon des informations recueillies par la Rédaction du CNC, ce lundi 1er novembre vers 14 heures, la victime, Mademoiselle Lumière Divine, domiciliée au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement, a été tuée accidentellement par les présumés Casques bleus égyptiens de la Minusca proche de la résidence du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

En effet, vers 13 heures ce lundi, mademoiselle Divine avait été envoyée par sa mère pour prendre de l’argent, mais celle-ci a préféré emprunter la rue qui quitte vers le domicile du Président de la République en passant derrière la radio Ndékèluka pour sortir sur l’avenue de l’indépendance en face du ministère des Transports.

Cependant, selon les mêmes sources, un véhicule de la MINUSCA équipé de quelques contingents ÉGYPTIENS basés et caserné a quelques mettre du domicile du Président de la République s’est stationné et en train de filmer et prendre des images de la résidence du chef de l’État.

Les éléments de la Garde présidentielle, dans leurs factions, ont constaté la prise de photo de la résidence présidentielle par les Casques bleus du contingent égyptien, ont fait des tirs sur eux pour tenter de les intercepter, mais ces derniers démarrent leur véhicule en toute vitesse et prendre la fuite précipitamment pour rentrer a la caserne. Malheureusement  le véhicule a percuté sauvagement la jeune Lumière Divine qui a de facto succombé de ses blessures.

Cependant, à Boyrabe, on indique que la victime aurait été accidentellement fauchée par le véhicule des Casques bleus égyptiens qui n’ont pas pu s’arrêter pour évacuer la victime à l’hôpital. Devant ce comportement inadmissible, les éléments de la garde présidentielle qui sont en faction dans le parages ont ouvert le feu sur le véhicule des Casques bleus qui ont pu s’échapper.

Faux, rétorque la Minusca qui refuse de faire des commentaires.

Mais selon une autre source proche de la Minusca, il y’aurait 10 Casques bleus égyptiens non armés blessés, dont  8 par balles et  deux par éclats  .

« Les gardes présidentielles ont ouvert le feu à balles réelles sur les Casques bleus de la police intégrée des Égyptiens, blessant au moins dix alors qu’ils étaient en route pour l’aéroport », explique la source.

Mais informés de la nouvelle, les parents de la victime sont paniqués et traumatisés de la situation. Plusieurs personnalités se sont rendues sur le lieu pour constater les faits.

Pour l’heure, le corps de la jeune fille se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire, mais c’est la tension qui règne actuellement entre les Casques bleus égyptiens et les éléments de la garde présidentielle.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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