Bangui ( République centrafricaine ) – Dix civils ont été tués et un hôpital incendié en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), où d’intenses combats ont opposé lundi l’armée régulière à des miliciens dans cette province placée sous état de siège, ont rapporté mardi des sources concordantes.
Le bilan de l’attaque de Boga lundi a été “réévalué à dix victimes civiles après la découverte de cinq corps supplémentaires”, a indiqué le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) qui avait donné un premier décompte de cinq civils tués./////////////.
“L’hôpital a été incendié et un tombeau a été profané dans la cathédrale”, ont ajouté les experts du KST, indiquant que “deux assaillant ont également été tués”./////////////.
L’hôpital général du village de Boga, dans le Sud de l’Ituri, “a été la cible délibérée d’une attaque brutale le 7 juin”, avait indiqué un peu plus tôt l’organisation Médecins sans frontières (MSF) qui soutient l’hôpital./////////////.
La pharmacie et le dépôt des médicaments ont été pillés, le service de soins intensifs incendié et les bâtiments saccagés, selon les premières évaluations, a indiqué cette source./////////////.
“Neuf enfants hospitalisés dans le service pédiatrique de l’hôpital et deux adultes attendent d’être évacués” vers un autre hôpital, à Gety, où “au moins huit patients, dont trois blessés par balle, sont arrivés hier soir (lundi)”, poursuit MSF./////////////.
L’ONG affirme savoir “très peu de choses” sur les auteurs et les motivations de l’assaut contre cet hôpital, “dernière structure qui fournissait des soins aux populations vivant dans cette partie négligée” de la RDC./////////////.
L’armée mène des opérations militaires dans cette région de Boga et Tchabi, dans le territoire d’Irumu frontalier du Nord-Kivu, théâtre d’un récent carnage./////////////.
Le 31 mai, une cinquantaine de civils ont été assassinés dans l’attaque des deux villages de Boga et Tchabi./////////////.
D’après l’armée, l’hôpital a été incendié par des membres en fuite du groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF)./////////////.
L’attaque a été menée par des “hommes armés non encore identifiés” qui “se seraient retranchés” dans un village voisin, a déclaré de son côté à l’AFP Kabimba Zitono, chef du groupement de Rubingo, qui avait mentionné un bilan de quatre morts. /////////////.
MSF a appelé les parties au conflit au respect des établissements de santé./////////////.
“Toutes les parties ont la responsabilité de veiller à ce que l’infrastructure et les personnels médicaux soient respectés”, a déclaré Frédéric Lai Manantsoa, chef de mission de MSF en RDC. /////////////.
Jeudi, l’Assemblée nationale a voté la prorogation pour un mois de l’état de siège dans les deux provinces voisines du Nord-Kivu et de l’Ituri, à la frontière du Rwanda et de l’Ouganda./////////////.
Cet état de siège a été proclamé le 6 mai par le président Félix Tshisekedi pour tenter de lutter contre les groupes armés dans les deux provinces.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 8 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Après leurs exactions contre les forces de défense et de sécurité intérieure, puis la population civile dans les villes de provinces, les mercenaires russes agressent désormais les casques bleus des nations unies en Centrafrique (Minusca). Les autorités centrafricaines ferment ses yeux, mais pas les nations unies. Le coordinateur politique américain Rodney Hunter a exprimé son indignation sur les faits.
Le coordinateur politique américain Rodney Hunter a exprimé son indignation face aux informations selon lesquelles des instructeurs militaires russes auraient mené des offensives militaires dans le pays « caractérisées par des affrontements avec des soldats de la paix de l’ONU, des menaces contre le personnel de l’ONU, des violations du droit international humanitaire, des violences sexuelles à grande échelle et des pillages généralisés, y compris des organisations humanitaires. .
Bangui, République centrafricaine, mardi, 8 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Officiellement, le nombre de soldats et officiers russes détachés en centrafrique tourne autour de 800. S’ajoutent toutefois les “civils” sous contrat avec le ministère russe de la défense et les operateurs des systèmes de commandement importés par Moscou.
Mercenaires russes assurent la protection rapprochée de hauts responsables gouvernementaux lors des célébrations de la Fête des travailleurs à Bangui, en République centrafricaine, le 1er mai 2019.” width=”450″ height=”300″ />Des mercenaires russes assurent la protection rapprochée de hauts responsables gouvernementaux lors des célébrations de la Fête des travailleurs à Bangui, en République centrafricaine, le 1er mai 2019. PHOTO ASHLEY GILBERTSON, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
La poursuite menée le 30 mai, à l’aube, par les Forces armées centrafricaines jusqu’en territoire tchadien, a été largement attribuée par les généraux de N’Djamena comme par plusieurs de leurs homologues de la région, aux “instructeurs” russes opérant aux côtés des forces centrafricaines. Ceux-ci travaillent à neutraliser les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui opèrent depuis le Tchad.
Les combats, qui ont abouti à la mort de six soldats tchadiens, posent la question de la taille du contingent russe actuellement déployé en Centrafrique. Officiellement, le nombre de soldats et officiers détachés à Bangui tourne autour de 800 : à la petite centaine présente depuis l’année dernière sont venus s’ajouter le mois dernier 600 hommes supplémentaires (AI du 26/05/21). Mais ce comptage ignore la part importante de “civils” russes qui, officiellement, ne sont que des supplétifs privés sous contrat avec le ministère de la défense russe. Il s’agit cependant de soldats d’active qui, très rapidement, peuvent renfiler l’uniforme.
De nombreux techniciens militaires
A ce contingent “gris” s’ajoutent les nombreux techniciens militaires qui opèrent les équipements de plus en plus sophistiqués importés par Moscou en Centrafrique, notamment les systèmes de commandement, les réseaux télécoms et les drones. Là encore, certains techniciens sont des privés, d’autres des militaires d’active, sans que la distinction soit toujours très facile à faire.
Au final, le détachement russe actuellement présent en Centrafrique pourrait dépasser les 3 000 hommes, soit bien au-delà des chiffres officiels.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 juin 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé lundi à la Centrafrique et “à toutes les forces présentes” dans ce pays de “prendre toutes les mesures appropriées pour renforcer la sécurité” de sa mission de paix Minusca, sur fond de tensions croissantes entre Paris et Bangui.
Dans cette déclaration approuvée à l’unanimité lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité initiée par la France et ses membres africains (Kenya, Niger et Tunisie), la plus haute instance onusienne souligne la nécessité d’une coordination entre les Casques bleus et les forces présentes sur le terrain.
Le Conseil n’identifie pas ces forces dans sa déclaration mais semble viser de manière implicite le contingent de plus d’un millier de militaires russes qualifiés d’”instructeurs” par Moscou, et plusieurs centaines de mercenaires du groupe privé russe Wagner déployés en Centrafrique.
Il ne détaille pas non plus ce qui a provoqué sur le terrain cette réunion soudaine du Conseil de sécurité, se bornant à rappeler que “des attaques contre des Casques bleus des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre“.
Selon un diplomate s’exprimant sous couvert d’anonymat, “la Minusca a été la cible d’entraves et d’attaques médiatiques sur le terrain“.
Fin mai, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, qui s’est rendu la semaine dernière en Centrafrique, avait évoqué lors d’une rencontre avec des médias des “incidents” survenus récemment entre des Casques bleus et d’autres forces sur le terrain, sans en préciser la nature.
Lors de sa réunion, le Conseil de sécurité a bénéficié d’un exposé du chef de la mission de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, mais rien n’a filtré de son propos.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 8 juin 2021, 03:57:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis plus de trois mois, les mercenaires de Wagner et les soldats FACA mènent des opérations de ratissage contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans les préfectures de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré. Plusieurs civils ont été capturés et tués, d’autres transférés à Bangui et présentés par les autorités comme des mercenaires rebelles. L’un d’entre eux que nous considérons comme un miraculeux témoigne sur les réseaux sociaux.
Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC
« À l’heure actuelle, certaines personnes pensent que la guerre de la Centrafrique c’est une guerre politique. « ZÉRO »! Ce n’est pas une guerre politique. Jusqu’à l’heure actuelle ou les Russes sont arrivés en Centrafrique, c’est une guerre tribale, c’est une guerre religieuse!!! Sans vous mentir », assure dans un premier temps la victime avant de nous informer qu’il est né en Centrafrique, mais grandi au Cameroun.
D’après lui, le mardi 2 mars 2021, il faisait le trafic avec sa moto sur un chantier minier dans la localité de Bira, vers Aba, à une centaine de kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. À sa grande surprise, il a été interpellé quand il roulait avec sa moto par les Mercenaires russes de la société Wagner et les soldats FACA. Ils l’ont fouillé et confisqué une somme de 400 000 francs CFA.
« Comme je vous le dis, tout ce qu’ils ont trouvé sur moi, même le téléphone, ils l’ont confisqué. Donc ils m’ont agressé totalement. Nous étions huit, et que des musulmans ».
Après, ils nous ont amené au village Bondiba, où nous avions passé la nuit.
« La nuit, un muscle était venu sur nous torcher sur moi en disant que je suis rebelle. Il me connaît très bien sur les barrières. Après il est reparti », témoigne la victime.
Par la suite, on les a amenés à Abba ou ils ont passé deux jours sur place avant de les amener à Bouar. Mais avant d’arriver à Bouar, les mercenaires russes et les FACA ont croisé sur la route de gallo trois personnes sur une moto. Ils les ont arrêtés simplement parce que ce sont des musulmans.
Arrivée à Bouar, les Russes disaient qu’ils sont en train de mener leur enquête. Durant plusieurs heures, ils sont revenus prendre quatre individus, choisis à la volée parmi nous pour aller les tuer. C’est fait en toute impunité!
Par la suite, les Russes les ont amenés à la gendarmerie pour nécessité d’enquête. Mais sur place, les gendarmes ont aussi refusé de les auditionner sur le défaut de la présentation de carte nationale d’identité, mais plutôt sur leur implication dans la rébellion.
« On a passé une semaine sans manger ni boire. Dieu était avec nous. Par coup de chance, on a trouvé les FACA qui sont enfermés à la gendarmerie. L’un d’eux nous a donné son téléphone portable. C’était comme ça on a commencé à appelé nos parents qui sont arrivés, ils ont pris l’initiative de négocier ».
D’après lui, les Russes ont détourné en tout quatre motos des gens qu’ils les ont arrêtés. Et son père a négocié avec 700 000 francs CFA pour sa libération. En plus de ses 400 000 francs CFA confisqués.
Heureusement pour nous, nous sommes tous libérés, mais ça ne s’arrête pas. Les Russes continuent d’arrêter les musulmans pour rien dans des villages, on faisant croire qu’ils sont des rebelles.
Rappelons que le parquet général avait annoncé que les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, lors de leurs offensives et ratissages dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBÉRÉ que monsieur Mahamat alias général BOBO, IBRAHIM ABAKAR alias colonel « AL KANTO », DOCTERNEY- MAKA et MAHAMAT AROUN ont été arrêtés le 26 mars et le 5 avril 2021. Ils ont été présentés comme les chefs de 3R, mais l’affaire n’a pas tardé à être démentie par le 3R.
Par cette méthode d’arrestation des simples citoyens, les mercenaires de Wagner
On fait croire aux autorités que les individus arrêtés seraient des rebelles.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 8 juin 2021, 03:52:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « À plusieurs reprises, les autorités centrafricaines ont pris des engagements qu’elles n’ont pas tenus, tant sur le plan politique envers l’opposition que sur le comportement vis-à-vis de la France, qui est la cible d’une campagne de désinformation massive en RCA », a affirmé Paris.
Mercenaires russes assurent la protection rapprochée de hauts responsables gouvernementaux lors des célébrations de la Fête des travailleurs à Bangui, en République centrafricaine, le 1er mai 2019.” width=”450″ height=”300″ />Des mercenaires russes assurent la protection rapprochée de hauts responsables gouvernementaux lors des célébrations de la Fête des travailleurs à Bangui, en République centrafricaine, le 1er mai 2019. PHOTO ASHLEY GILBERTSON, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Les Russes n’y sont pas pour rien, mais les Centrafricains sont au mieux complices de cette campagne ».
Extrait d’une communication du ministère des Armées de France
Fin avril, les cinq coopérants militaires français qui étaient en poste au ministère centrafricain de la Défense ont été rappelés à Paris.
Pression française sur le gouvernement
Les entraînements militaires prodigués aux Forces armées centrafricaines par des troupes stationnées au Gabon ont été interrompus, a précisé le ministère, confirmant des informations du site d’informations Mediapart.
La France, ancienne puissance coloniale, continue en revanche de contribuer à hauteur d’une centaine de militaires à la mission européenne EUTM-RCA, qui en mobilise près de 200 pour former l”armée centrafricaine. Sont également maintenus la dizaine de militaires participant à la mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca), qui y dispose de 12 000 Casques bleus.
L’aide budgétaire française, de l’ordre de 10 millions d’euros (environ 15 millions de dollars canadiens), est par ailleurs « suspendue jusqu’à nouvel ordre », a précisé de son côté le ministère français des Affaires étrangères.
Paris maintient en revanche des projets bénéficiant directement à la population centrafricaine ainsi que son aide humanitaire, soit environ six millions d’euros, a-t-il ajouté.
La France était intervenue de 2013 à 2016 (opération Sangaris) pour faire cesser les violences. En décembre 2018, elle a remis 1400 fusils d’assaut à l’armée centrafricaine après avoir obtenu une exemption à l’embargo de l’ONU.
Mercenaires de l’agence Wagner ?
Quelques mois auparavant, la Russie avait opéré une entrée remarquée dans cet ancien « pré carré » français en livrant des armes aux Forces armées centrafricaines début 2018 et en y installant un important contingent d’« instructeurs ». Une arrivée accompagnée d’une virulente campagne de désinformation antifrançaise.
En décembre 2020, la Russie a dépêché d’urgence des centaines de paramilitaires au secours de l’armée démunie du président Faustin Archange Touadéra, menacé par une rébellion. De nombreux témoins et des ONG assurent que ces paramilitaires sont des combattants du groupe de sécurité privé russe Wagner, ce que Moscou dément.
La Centrafrique, pays de 4,5 millions d’habitants classé parmi les plus pauvres du monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka.
Dans ce pays où l’État ne contrôle qu’une maigre partie du territoire, les groupes armés s’affrontent pour le contrôle des ressources (diamant, or, bétail…).
Bangui, République centrafricaine, mardi, 8 juin 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique). « La dynamique sécuritaire dans les pays limitrophes du Tchad, y compris la Libye, le Soudan et la République centrafricaine, ainsi que les développements liés aux activités des groupes terroristes dans le bassin du lac Tchad, pourraient affecter négativement la dynamique interne au Tchad », a ajouté François Lounceny Fall.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/casques-bleus-rwandais-sur-la-route-de-damara-450×300.jpg” alt=”Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier” width=”450″ height=”300″ />Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier
Aussi, selon lui, les Nations Unies et la communauté internationale devraient continuer à s’engager auprès de ces pays voisins, en étroite consultation avec les autorités nationales et les institutions régionales.
« La situation au Tchad, à la suite du décès du défunt président Idriss Déby Itno, a mis en évidence les défis auxquels la sous-région est confrontée pour faire face aux conséquences des changements inattendus de gouvernement », a souligné le chef de l’UNOCA, le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale.
Conformément à la position adoptée par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine et le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui s’est tenu vendredi dernier, la priorité des Nations Unies sera de soutenir les efforts de l’Union Africaine et de la CEEAC pour accompagner la transition au Tchad.
« L’UNOCA mobilisera le système des Nations Unies et travaillera avec les partenaires concernés pour soutenir un dialogue inclusif visant à assurer une transition rapide vers un régime démocratique et constitutionnel dans le pays. Un soutien extérieur cohérent à la transition dans le cadre de coordination mis en place par l’UA sera important », a-t-il insisté.
Il a fait état de la menace persistante générée par les agissements de Boko Haram dans la région du Lac Tchad. Notant que la situation sécuritaire dans la région s’est détériorée, il a prôné un renforcement de la coordination entre les quatre pays concernés, d’autant que les besoins humanitaires ont augmenté et que les ressources diminuent.
« La menace accrue et aggravée que représente Boko Haram dans le bassin du lac Tchad reste une grande préoccupation », a également fait valoir le diplomate guinéen.
La situation déjà tendue dans les régions camerounaises anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est aggravée, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
Covid-19 et menaces diverses
Par ailleurs, le Représentant spécial a indiqué que la violence dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun n’a pas diminué. Une nouvelle escalade de la crise entraîne davantage de souffrances pour la population civile et des violations généralisées des droits de l’homme, aggravées par l’impact de la Covid-19.
François Lounceny Fall a également regretté le fait que les groupes armés non étatiques continuent de représenter une menace pour la paix et la sécurité dans toute la région, avec un impact horrible sur les populations civiles, à l’instar de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).
Évoquant les activités du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), il a indiqué que la pandémie de Covid-19 a continué d’avoir un impact, bien que la situation s’améliore progressivement, grâce à une combinaison de programmes de vaccination et de prévention mis en œuvre par les gouvernements de la sous-région.
L’Afrique centrale reste à ce jour la sous-région du continent africain où le nombre d’infections et de décès dus au Covid-19 est le plus faible. Au 15 mai, les données officielles montrent que 222 882 cas ont été signalés dans la région et que 3 635 personnes ont perdu la vie depuis le début de la pandémie.
Le Représentant spécial a rappelé que la 51ème réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) organisée à Bujumbura, le 28 mai, outre la situation au Tchad et en République centrafricaine, a abordé la question des processus électoraux en Afrique centrale. Le segment ministériel a recommandé l’élaboration d’un protocole sous-régional sur la gouvernance électorale et les élections démocratiques en Afrique centrale.
Depuis le dernier examen de la situation en Afrique centrale, en décembre, des élections ont eu lieu dans quatre pays, à savoir la République centrafricaine, le Tchad, le Gabon et la République du Congo alors que la sous-région se prépare aux prochaines élections, notamment à Sao Tomé-et-Principe le 18 juillet.
S’agissant du Burundi, il a fait état de consultations avec les autorités nationales et les partenaires internationaux qui ont mis en évidence les efforts déployés par le pays pour remédier à ses fragilités et aller de l’avant.
« Je pense que l’aide de la communauté internationale serait nécessaire pour soutenir les efforts nationaux visant à reprendre la coopération avec les partenaires internationaux, à promouvoir la réconciliation et l’unité nationales, à faire face à la crise économique et financière, à répondre aux enjeux de la Covid-19, à atteindre les Objectifs de développement durable, promouvoir les droits de l’homme, lutter contre la circulation illicite des armes légères et de petit calibre et relever les défis de la sécurité climatique », a-t-il souligné.
Des femmes préparant la terre avant de planter des pommes de terre, à Gashikanwa, au Burundi.
Piraterie et changement climatique
Le Représentant spécial a par ailleurs estimé que la criminalité maritime dans le golfe de Guinée reste une menace sérieuse pour les Etats de l’Afrique centrale et de l’Ouest. Au cours du premier trimestre de cette année, la région maritime de l’Afrique centrale a enregistré plus d’incidents que celle de l’Afrique de l’Ouest, malgré les mécanismes bilatéraux en place pour faire face à l’insécurité maritime.
Abordant enfin l’impact négatif du changement climatique, François Lounceny Fall a fait valoir que cette tendance va probablement s’aggraver au cours des prochaines décennies, et devrait se traduire par une augmentation des catastrophes naturelles, entravant les progrès socioéconomiques et exacerbant les tensions politiques et sécuritaires dans la sous-région.
« L’on devrait s’attendre à ce que les lourdes conséquences climatiques exercent une pression croissante sur les capacités des gouvernements et des communautés à faire face aux multiples défis, avec des conséquences potentiellement importantes pour la paix et la sécurité », a-t-il mis en garde.
Enfin, le Représentant spécial a plaidé pour une prorogation de trois ans du mandat de l’UNOCA, conformément aux recommandations du Secrétaire général, pour une période allant du 1er septembre 2021 au 31 août 2024.
« Les développements récents, en particulier la transition au Tchad, ont mis en exergue plusieurs obstacles à la paix et la sécurité pouvant avoir des conséquences négatives sur la paix et la stabilité régionales », a-t-il déclaré.
La prorogation du mandat de l’UNOCA permettrait au Bureau de consolider son partenariat avec la CEEAC réformée, en vue notamment de prévenir les conflits et préserver la paix, de renforcer la bonne gouvernance et l’intégration régionale, mais aussi de relever les défis en matière de sécurité transfrontalière, a-t-il fait valoir.
Au moins 36 morts dans des affrontements tribaux au Darfour
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 36 personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans des affrontements tribaux en fin de semaine dernière au Darfour-Sud, dans le sud-ouest du Soudan, ont rapporté lundi l’agence officielle Suna et des témoins.
Les heurts ont opposé la tribu des Fallata à la tribu arabe des al-Taïcha à Oum Dafouk, près de la frontière avec la République centrafricaine, ont indiqué à l’AFP des témoins./////////////.
Lundi matin, la situation s’était “stabilisée”, selon Suna./////////////.
Pour l’heure, les raisons de cette éruption de violence ne sont pas claires mais les affrontements concernant l’accès à la terre et à l’eau sont fréquents dans la région./////////////.
“L’armée a été déployée dans les zones de combats pour résoudre le conflit entre les tribus Fallata et Taïcha qui ont fait 36 morts et 32 blessés des deux côtés”, précise Suna, citant des responsables de l’Etat du Darfour-Sud./////////////.
Issa Omar, un habitant de Oum Dafouk, a raconté à l’AFP par téléphone avoir “entendu des bruits d’artillerie lourde tout au long des combats”./////////////.
En avril, 132 personnes sont mortes dans des affrontements entre des tribus arabes et les Massalit au Darfour-Ouest./////////////.
En janvier, deux semaines après la fin de la mission de paix conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine (Minuad) au Darfour, des affrontements similaires avaient fait plus de 250 morts, la plupart au Darfour-Ouest également./////////////.
Dès fin décembre, des Darfouris ont protesté contre l’annonce du retrait de la Minuad./////////////.
La rémanence des violences au Darfour fait partie des nombreux défis que le gouvernement soudanais de transition -arrivé au pouvoir après la destitution de l’ex-autocrate Omar el-Béchir en avril 2019- doit relever./////////////.
Khartoum a signé en octobre un accord de paix historique avec plusieurs groupes rebelles, notamment du Darfour et poursuit ses négociations de paix avec quelques groupes insurgés récalcitrants./////////////.
Ces derniers ne semblent néanmoins pas être liés aux récentes violences./////////////.
Le conflit a éclaté au Darfour en 2003 entre le régime de Béchir et des membres de minorités ethniques s’estimant marginalisées./////////////.
Le pouvoir avait déployé des milices armées composées essentiellement de nomades arabes, accusées par la suite de “nettoyage ethnique”./////////////.
Les violences ont fait quelque 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l’ONU.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 juin 2021, 10:39:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du dimanche à lundi 7 juin, aux alentours de 22 heures, un violent incendie s’est déclaré dans les locaux de la direction générale de la société Orange-centrafrique, située sur l’avenue Barthélemy Boganda, au quartier Lakouanga, dans le deuxième arrondissement de Bangui, a-t-on appris de source sécuritaire.
Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Les causes du sinistre ne sont pas encore officiellement connues, mais selon les premiers éléments d’informations recueillis par la rédaction du CNC, le court-circuit électrique serait à l’origine du drame. L’incendie a duré plusieurs heures avant que les flammes soient maîtrisées par les sapeurs-pompiers qui sont arrivés en urgence sur le lieu.
Selon les témoignages recueillis sur place, une partie du bâtiment technique a pris feu vers 22 heures avec une immense fumée épaisse noire qui sortait du toit au niveau du call center et de la salle de batterie ainsi que d’autres locaux techniques.
Pour l’heure, la société Orange vient de publier un communiqué annonçant la perturbation de son réseau :
« ORANGE CENTRAFRIQUE a le regret d’informer la population centrafricaine qu’un incendie s’est déclaré le dimanche 6 juin au soir dans ses locaux techniques sur son site principal de Sodiam.
Malgré l’intervention immédiate de son équipe d’astreinte et celle des sapeurs-pompiers de Bangui, le feu a provoqué de graves dommages interrompant vers 21h30 l’ensemble des services de communication de l’entreprise à ses clients.
La procédure de crise enclenchée va permettre d’évaluer les impacts et les options possibles pour permettre au plus vite le redémarrage progressif de nos services.
Orange et toutes ses équipes sont conscientes des impacts d’une telle crise sur toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains et leur présentent leurs excuses pour les désagréments occasionnés.
Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure de l’avancée de nos travaux », peut-on lire de son communiqué publié.
Rappelons que l’incendie de la société Orange Centrafrique intervient deux mois après celui de l’ambassade de France à Bangui. Pour de nombreux Centrafricains, cet acte pourrait être criminel et non accidentel.
Un attentat à la voiture piégée fait au moins deux morts en Libye
Bangui ( République centrafricaine ) – Deux agents des forces de l’ordre ont été tués et cinq autres blessés dimanche soir dans l’explosion d’une voiture piégée visant un check-point dans la ville libyenne de Sebha (sud), a-t-on appris de source policière.
“Une voiture piégée a explosé au moment où elle franchissait un barrage déployé par les forces de l’ordre”, a déclaré à l’AFP un responsable de la police à Sebha, ville désertique située à 750 km au sud de Tripoli./////////////.
“Deux agents de sécurité (grade de capitaine) ont été tués, cinq autres ont été blessés et d’importants dégâts matériels sont à déplorer”, a ajouté cette source. /////////////.
L’explosion n’a pas été revendiquée dans l’immédiat. /////////////.
Des images diffusées par la presse locale montrent des véhicules des forces de l’ordre sérieusement endommagés, entourés de débris de l’explosion./////////////.
Chef-lieu du Fezzan, la province sud de la Libye, Sebha est contrôlée par l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen. Elle a été le théâtre de plusieurs attaques jihadistes ces dernières années./////////////.
La Libye a sombré dans le chaos après la révolte populaire ayant provoqué la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Une crise politique majeure — avec des autorités rivales dans l’est et dans l’ouest du pays –, combinée à une désintégration de l’appareil sécuritaire, a favorisé l’arrivée dans le pays d’Afrique du Nord de groupes jihadistes comme l’Etat islamique (EI)./////////////.
Après la perte de ses fiefs autour des villes de Syrte (nord-centre) et de Derna (est) en 2018, l’EI s’est considérablement affaibli et ses membres se sont repliés dans le désert ou se sont fondus dans la population sur la côte méditerranéenne./////////////.
Cette explosion intervient alors que le pays est engagé dans un processus politique parrainé par l’ONU ayant permis l’installation, en mars, d’un gouvernement de transition chargé de réunifier le pays et de préparer un double scrutin législatif et présidentiel crucial prévu en décembre.
Le chef de Boko Haram est mort, selon l’Etat islamique
Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, s’est suicidé lors de combats contre le groupe jihadiste rival de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), a affirmé celui-ci dans un enregistrement audio publié deux semaines après de premières informations faisant état de sa mort.
“Shekau a préféré l’humiliation dans l’au-delà à l’humiliation sur Terre. Il s’est donné la mort en déclenchant un explosif”, déclare en langue kanuri une voix semblant être celle du chef de l’Iswap Abu Musab Al-Barnawi dans cet enregistrement remis à l’AFP par une source relayant habituellement les messages du groupe./////////////.
Boko Haram ne s’est pas exprimé sur la mort annoncée de son chef et l’armée nigériane dit enquêter./////////////.
Dans son enregistrement, Iswap décrit comment ses troupes, envoyées dans l’enclave de Boko Haram, dans la forêt de Sambisa, ont découvert Shekau assis dans sa maison et ont engagé le combat./////////////.
“Il a battu en retraite et s’est échappé, errant à travers la brousse pendant cinq jours. Néanmoins les combattants (de l’Iswap) ont continué à le chercher et à le traquer jusqu’à ce qu’ils soient capables de le localiser”, raconte la voix./////////////.
Après l’avoir débusqué dans la brousse, les combattants d’Iswap l’ont sommé, lui et ses partisans, de se repentir, mais Shekau a refusé et s’est donné la mort, poursuit-elle./////////////.
“Nous sommes tellement heureux”, souligne la voix, ajoutant que Shekau est “quelqu’un qui s’est rendu coupable d’un terrorisme et d’atrocités inimaginables”./////////////.
L’Iswap, reconnu par l’Etat islamique, est né en 2016 d’une scission avec Boko Haram. Après être monté en puissance, il est désormais le groupe jihadiste dominant dans le Nord-Est du Nigeria.
Attaque au Burkina : le bilan humain monte à 160 victimes
Bangui ( République centrafricaine ) – Un nouveau bilan fait état de 160 morts dans l’une des deux attaques dans le Nord du pays dans la nuit de vendredi à samedi.
Le bilan de l’attaque menée dans la nuit de vendredi à samedi par des hommes armés dans le village de Solhan, dans le Nord-Est du Burkina Faso, est monté à 160 morts, ont indiqué ce dimanche des sources locales./////////////.
Solhan se trouve dans la zone dite “des trois frontières” entre Burkina, Mali et Niger. C’est dans cette zone qu’opèrent régulièrement des djihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique contre des civils et des militaires./////////////.
L’assaut a été mené par des hommes armés aux environs de deux heures du matin./////////////.
Par ailleurs des habitations et le marché de Solhan ont été incendiés./////////////.
Deuil national/////////////.
C’est l’attaque la plus meurtrière au Burkina Faso depuis 2015 et le début des violences djihadistes dans le pays./////////////.
Peu avant, dans la soirée de vendredi, une autre attaque avait touché Tadaryat, un autre village de la même région, faisant au moins 14 morts./////////////.
Le gouvernement burkinabè assure que “les forces de défense et de sécurité sont à pied d’œuvre pour neutraliser ces terroristes et ramener la quiétude au sein des populations”./////////////.
Depuis 2015, les violences djihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait plus de 1.400 morts et plus d’un million de déplacés au Burkina Faso, dont des pans entiers du territoire sont devenus inaccessibles./////////////.
Dans un message de condoléances aux familles des victimes, Roch Marc Christian Kaboré a dénoncé une “attaque barbare” et “ignoble”. “Nous devons rester unis et soudés contre ces forces obscurantistes”, a ajouté le président burkinabè, qui a décrété un deuil national de 72 heures./////////////.
La clôture du Festival de Jazz de Ouagadougou qui devait se dérouler ce samedi a ainsi été reporté à mardi prochain./////////////.
Les organisateurs ont fait savoir que les recettes seront destinées à soutenir les victimes de Solhan.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le dossier de Juan Rémy Quignolot est désormais sur le bureau du juge d’instruction qui mène les enquêtes. Le Français est mis en examen pour différents chefs d’inculpations, précise le procureur général Eric Didier Tambo : atteinte à la sûreté intérieure de l’État, détention illégale d’armes et de munitions de guerres et espionnage. Il pourrait être jugé lors de la prochaine session criminelle si l’enquête est terminée.
D’abord détenu à l’Office central de répression du banditisme (OCRB), Juan Rémy Quignolot a depuis été placé officiellement sous mandat de dépôt et transféré au Camp de Roux. Le camp de Roux est un site de détention particulier situé à proximité de la présidence où des cellules ont été récemment rénovées par la mission des Nations unies./////////////.
Le procureur insiste sur le respect des droits du détenu, notamment celui d’être assisté par un avocat et de pouvoir voir un médecin. Le CICR a pu lui rendre visite, a précisé le procureur. Après son arrestation, le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé exercer sa protection consulaire envers lui « comme elle le ferait à l’égard de tout ressortissant français ».
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 juin 2021, 03:22:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après l’ultimatum des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais aux déplacés du site de parc d’élevage de Bambari de quitter le lieu sous peine d’être incendiés, ce dimanche soir, ils ont finalement tenu leur parole. Le site a été réduit aux cendres, et toutes les habitations ainsi que les ustensiles ont été réduits à néant.
Le site d’Élevage de Bambari incendié en arrière- plan. Photo CNC
Après le double braquage de mosquée attribué aux soldats de l’armée nationale au quartier élevage la semaine dernière, les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), informée de la nouvelle, ont attaqué le poste de contrôle de l’armée nationale au quartier élevage dans la nuit du vendredi à samedi. Le bilan fait état de trois morts, dont un soldat FACA, selon l’État major.
Cependant, les Mercenaires russes ainsi que les soldats FACA ont lancé un ultimatum aux déplacés du parc d’élevage de déguerpir le site dans moins de 24 heures sous peine d’être incendiés.
Finalement, ce dimanche 6 juin, les mercenaires de Wagner ont tenu leur parole. Ils ont mis le feu au site, brûlant ainsi toutes les habitations ainsi que les lits et les ustensiles de cuisine, rendant ainsi la vie d’environ 8000 déplacés du site très critique.
Depuis dimanche matin, plus de 2000 déplacés du parc d’élevage se sont entassés dans la cour de la mosquée centrale de Bambari, d’autres sont partis ailleurs.
Pour les mercenaires russes, le déguerpissement des déplacés dans cette localité permettrait de sécuriser la zone. Or, selon plusieurs sources humanitaires, l’acte criminel posé par les mercenaires de Wagner et les soldats FACA ne fait que favoriser l’instabilité sociale et humanitaire de ces personnes.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 juin 2021, 03:45:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le samedi 12 juin prochain à Paris, en France, devant l’ambassade de la Russie, une manifestation est prévue pour dénoncer les exactions des mercenaires de Wagner en Centrafrique, mais également exiger leur retrait du territoire national.
Prospectus de la manifestation des centrafricains de France
En effet, selon un communiqué qui a été publié sur les réseaux sociaux, le rassemblement aura lieu ce samedi 12 juin 2021 devant l’ambassade de la Fédération de la Russie à Paris, en France, sise au Squard Claude-Debussy 49 Avenue du Marechal Fayolle, 75016 Paris.
– Demander avec insistance une enquête internationale sur les crimes commis en Centrafrique par les Mercenaires russes,
– Dénoncer la manipulation et surtout l’instrumentalisation de la population contre les instances internationales ainsi que les partenaires étrangers impliqués dans la crise Centrafricaine,
– Dénoncer l’ingérence voire le non-respect de la pudeur diplomatique par l’Ambassadeur de la Russie en Centrafrique,
– Dénoncer le non-respect des principes fondamentaux des Droits de l’homme,
– Dénoncer la politique de l’isolationnisme du pouvoir de Bangui,- Dénoncer la corruption, la gabegie, la discrimination, l’injustice sociale, la justice au faciès qui empoisonnent le pays,
– Dénoncer l’ingérence de la Russie dans la gestion interne du pays,
– Dénoncer la campagne de désinformations et de dénigrements distillées par certains médias étrangers sur la crise Centrafricaine,- Réclamer à cor et à cri la tenue du dialogue politique inclusif.
Rappelons que la manifestation des centrafricains de France intervient, s’il aura lieu ce samedi 12 juin, six jours après que les mercenaires de Wagner ont mis le feu au camp des déplacés du parc d’Élevage de Bambari, et 13 jours après leur attaque contre le poste frontalier de l’armée tchadienne au village Sourou, sur le territoire tchadien , faisant 6 militaires tchadiens tués, dont cinq pris en otage et exécutés sur le territoire centrafricain.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 juin 2021, 03:26:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite à l’attaque des positions de l’armée nationale et de ses alliés russes dans le quartier Élevage, à Bambari depuis 48 heures, les soldats FACA, mais aussi les mercenaires russes, ont exigé à tous les déplacés du site du parc d’élevage de déguerpir le lieu sous peine d’être incendiés. Ainsi, on assiste depuis 24 heures à un déplacement massif de près de 8000 personnes vivant sur le site du parc d’Élevage. Ce qui pose un sérieux problème humanitaire.
Samedi, 5 juin 2021, aux environs de 18 heures, des tirs ont été entendus dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka durant une demi-heure. Suite à cette nouvelle attaque, les soldats de l’armée nationale et ses alliés russes ont exigé aux déplacés du site du parc d’élevage de déguerpir sous peine d’être incendiés. D’après eux, les rebelles de l’UPC seraient venus s’installer dans ce site des déplacés avant de mener leur offensive contre la position des soldats FACA.
Selon Monsieur Amadou, le délégué des musulmans sur le site d’Élevage, parmi les 8000 déplacés du site, il y’a des déplacés qui sont venus de toutes les préfectures de la RCA, y compris la capitale. Mais à leur surprise, ce samedi, les soldats FACA et les mercenaires de Wagner leur exigent de quitter le site.
D’après lui, malgré qu’on leur a demandé de déguerpir, aucun endroit leur a proposé d’y aller s’installer provisoirement.
« Nous sommes venus s’installer dans la cour de la mosquée centrale. Nous sommes ici environ 2000 déplacés, Mais la situation des enfants, des femmes et des personnes âgées demeurent cependant catastrophique. Il y a des cas du paludisme, de la malnutrition sévère, voir des décès », ajoute-t-il.
Rappelons que dans le camp du parc Élevage, les déplacés vivent une condition insupportable, mais grâce aux actions humanitaires des ONG internationale, certains arrivent à tenir le coup. Mais avec ce nouveau déguerpissement, la situation de ces déplacés deviennent incroyablement insupportable.
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 11 membres d’une communauté touareg ont été tués jeudi par des assaillants non identifiés près de Ménaka, dans le Nord-Est du Mali, ont indiqué samedi une coalition de groupes armés pro-Bamako et un élu local.
“La Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger a appris l’assassinat lâche de 11 civils de la communauté ibogholitane à Agharangabo (Ménaka) par des individus armés non identifiés”, a indiqué dans un communiqué cette coalition bien implantée à Ménaka. /////////////.
Ménaka et sa région, proches de la frontière avec le Niger, font partie de ces vastes zones qui échappent largement ou entièrement au contrôle d’un pouvoir central affaibli. Agharangabo est un campement à quelque 65 km au nord-ouest de Ménaka./////////////.
Les violences qui ensanglantent ce pays du Sahel depuis 2012 sont multiformes : attaques jihadistes, ou crapuleuses et conflits intercommunautaires, auxquels s’ajoutent les rivalités entre groupes armés./////////////.
La Plateforme, qui diffuse une liste de 11 victimes supposées, indique que “ces paisibles civils ont été exécutés le 3 juin 2021 et leurs bétails emportés”. /////////////.
“Ce sont des exécutions sommaires de 11 civils par des hommes armés non identifiés. Ça c’est passé jeudi au cours de trois attaques contre les civils dans cette zone”, a dit à l’AFP un élu de la région ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité.
Plus de 100 morts dans l’attaque la plus meurtrière au Burkina depuis 2015
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 114 civils ont été tués en quelques heures dans la nuit de vendredi à samedi, lors de deux attaques dans le Nord du Burkina Faso, dont l’une a fait une centaine de morts, la plus meurtrière dans ce pays depuis le début des violences jihadistes en 2015.
Ces attaques ont été commises dans la zone dite “des trois frontières” entre Burkina, Mali et Niger, régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de jihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique contre des civils et des militaires./////////////.
“Dans la nuit de vendredi à samedi, des individus armés ont mené une incursion meurtrière à Solhan, dans la province du Yagha. Le bilan, toujours provisoire, est d’une centaine de personnes tuées, des hommes et femmes”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. L’attaque et le bilan “provisoire” ont très vite été confirmés par le gouvernement qui précise dans un communiqué que les victimes sont des “civils sans distinction d’âge, tués par les terroristes” et que “plusieurs habitations et le marché (de Solhan) ont été incendiés”. “Face à cette tragédie des forces obscures, un deuil national de 72 heures, à compter de ce jour 5 juin à 00H00 au lundi 7 juin à 23H59, est décrété”, ajoute le gouvernement qui affirme que “les forces de défense et de sécurité sont à pied d’oeuvre pour neutraliser ces terroristes et ramener la quiétude au sein des populations”./////////////.
Dans un message de condoléances aux familles des victimes, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a dénoncé “cette attaque barbare” et “ignoble”. “Nous devons rester unis et soudés contre ces forces obscurantistes”, a-t-l-il ajouté./////////////.
Selon une source locale, “l’attaque, qui été signalée aux environs de 002H00 (locales et GMT), a d’abord visé le poste des Volontaires pour la défense de la Patrie”, les VDP, des supplétifs civils de l’armée, et “les assaillants ont ensuite visité les concessions (maisons) et procédé à des exécutions”. Solhan est une petite localité située à une quinzaine de kilomètres de Sebba, chef-lieu de la province du Yagha qui a enregistré de nombreuses attaques attribuées à jihadistes ces dernières années. Le 14 mai, le ministre de la Défense Chériff Sy, et des membres de la hiérarchie militaire s’étaient rendus à Sebba, assurant que la situation était revenue à la normale, après de nombreuses opérations militaires./////////////.
14 morts dans un autre village/////////////.
Cette attaque massive en a suivi de près une autre, menée tard vendredi soir, sur un village de la même région, Tadaryat, au cours de laquelle au moins 14 personnes, dont un supplétif civil, ont été tuées. Ces attaques surviennent une semaine après deux autres attaques dans la même zone, au cours desquelles quatre personnes, dont deux membres des VDP, avaient péri./////////////.
Créés en décembre 2019, les VDP interviennent aux côtés des forces armées pour des missions de surveillance, d’information et de protection, après une formation militaire de 14 jours. Ils font également office de pisteurs et combattent souvent avec l’armée, au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l’AFP./////////////.
Les 17 et 18 mai, quinze villageois et un soldat avaient déjà été tués lors de deux assauts contre un village et une patrouille dans le Nord-Est du pays, selon le gouverneur de la région burkinabè du Sahel. Depuis le 5 mai, face à la recrudescence des attaques jihadistes, les forces armées ont lancé une opération d’envergure dans les régions du Nord et du Sahel./////////////.
Malgré l’annonce de nombreuses opérations de ce type, les forces de sécurité peinent à enrayer la spirale de violences jihadistes qui ont fait depuis 2015 plus de 1.400 morts et déplacé plus d’un million de personnes, fuyant les zones de violences.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 juin 2021, 08:19:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un soldat de l’armée nationale et deux assaillants assimilés aux rebelles de l’UPC sont morts lors d’une attaque des positions de l’armée centrafricaine au quartier Élevage, à Bambari, dans la Ouaka.
Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds” width=”450″ height=”445″ />Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
« Dans cette attaque de notre position au parc Élevage, les forces armées centrafricaines (FACA) ont tué 2 assaillants. Nous avons perdu un de nos militaires », a déclaré à CNC un sous-officier de l’armée de terre à Bambari.
Selon le sous-officier, les assaillants appartiennent à l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un mouvement armé dirigé par l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa.
D’après lui, l’attaque avait débuté cette nuit aux environs de minuit, et ça s’est poursuivi durant plusieurs minutes.
Le sous-officier a par ailleurs affirmé que les forces loyalistes et ses alliés russes et rwandais avaient récemment délogé ces rebelles de cette position qu’ils ont tenté sans succès de récupérer. Mais d’après les habitants du quartier Élevage, le double braquage des mosquées cette semaines attribué aux soldats de l’armée nationale qui serait à l’origine de l’attaque des position des FACA en poste au quartier parc Élevage.
L’échange des tirs a engendré de multiple coups de feu dans la ville, suscitant la psychose au sein de la population.
Par ailleurs, au même moment, dans le troisième arrondissement de Bangui, peu avant une heure du matin, des coups de feu sont entendus tout proche du commissariat du troisième arrondissement de Bangui. On ignore les raisons pour le moment.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 juin 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des représentants de la communauté internationale ont séjourné à Bangui du 2 au 5 juin, afin notamment d’appeler le président à discuter avec la rébellion mais également avec l’opposition.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Rencontre-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-avec-la-delegationde-lunion-africaine-450×300.jpg” alt=”Rencontre du chef de l’État Faustin Archange Touadera avec la délégation de l’union africaine, de l’union européenne, de la CEEAC et des nations unies au palais de la renaissance à Bangui le 4 juin 2021. Photo Minusca africaine” width=”450″ height=”300″ />Rencontre du chef de l’État Faustin Archange Touadera avec la délégation de l’union africaine, de l’union européenne, de la CEEAC et des nations unies au palais de la renaissance à Bangui le 4 juin 2021. Photo Minusca africaine
Une mission diplomatique s’est rendue à Bangui du 2 au 5 juin, dans le cadre du suivi du processus de paix en Centrafrique. Dans la délégation figuraient Bankole Adeoye, commissaire aux affaires politiques auprès de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Mangaral Banté, commissaire à la paix et à la sécurité au sein de l’Union africaine (UA), Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations unies, et Charles Fries, adjoint au secrétaire général de l’Union européenne (UE).
Dès leur arrivée, les quatre émissaires de la communauté internationale se sont entretenus pendant plusieurs heures avec le président Faustin-Archange Touadéra (FAT). Plusieurs points ont été abordés.
« Pas de paix avec les armes »
Ils ont d’abord évoqué les manifestations hostiles à la communauté internationale et à la Minusca, organisées depuis plusieurs jours à Bangui. Mais, selon une source diplomatique, il a surtout été question du déroulement des élections, de la situation politique très délétère dans le pays et de la sécurité.
Les émissaires ont notamment examiné la possibilité que François Bozizé et des cadres de l’opposition participent à un dialogue « inclusif », tout en incitant Touadéra à ne pas rompre les discussions avec ces derniers. « Il n’y aura pas de paix avec les armes », a répété Bankole Adeoye.
FAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA N’A PAS FAIT MYSTÈRE DE SON REFUS DE MENER UNE MÉDIATION DANS LA SOUS-RÉGION
Ce message visait surtout les offensives lancées par Bangui contre la rébellion de Bozizé, après les attaques de janvier. La CEEAC avait alors entamé des pourparlers afin de tenter de convaincre les autorités d’accepter de dialoguer avec l’ancien président. Mais, à plusieurs reprises, FAT n’a pas fait mystère de son refus de mener une médiation dans la sous-région.
Au cours de son séjour, cette mission a également rencontré Simplice Matthieu Sarandji, cadre du parti au pouvoir et président de l’Assemblée nationale, ainsi que des responsables des partis politiques qui avaient annoncé ne pas participer aux consultations menées en vue d’un dialogue.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 juin 2021, 03:42:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux camions des transports des marchandises, dont l’un était en provenance de Mbaïmboum, au Cameroun, et l’autre en provenance de Berberati, à l’ouest de la RCA, ont été incendiés par les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Zom, situé à 25 kilomètres de Man, près de la frontière avec le Cameroun.
L’un des deux camions incendiés par le 3R au village Zom, à 25 kilomètres de Bang, et à 45 kilomètres de Bocaranga le 3 juin 2021
Selon des sources humanitaires, le premier camion, de marque Mercedes 12 roues, en provenance de Mbaïmboum, au Cameroun, transportait environ 180 fûts d’essence à destination de Yaloké quand il est tombé dans une embuscade tendue par les éléments de 3R au village Zom, près de Man, non loin de la frontière avec le Cameroun. Tandis que le deuxième camion, lui, sortait de Berberati avec plein du bois. Le deuxième est un camion de 10 roues. Il est tombé en panne malheureusement au village Zom, sur le même lieu de l’embuscade ce jeudi vers 13 heures. Les éléments de 3R ont tenté de négocier avec les deux conducteurs de 13 heures jusqu’à 20 heures, mais les deux parties n’ont pas trouvé un terrain d’entente. Ils ont finalement décidé de mettre le feu aux camions vers 22 heures, et ordonnent aux conducteurs de quitter le lieu rapidement sans quoi ils seront aussi calcinés comme leur camion.
Rappelons que le village Zom est à 25 kilomètres de bang, et à 45 kilomètres de Bocaranga, dans l’ouham-Péndé.
Selon nos informations, les deux camions appartiennent à un c domicilié à Mbaïmboum, au Cameroun.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 juin 2021, 03:12:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En République centrafricaine, la délégation conjointe composée des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de l’Union européenne est sur le point de conclure sa visite à travers le pays. Cette mission s’inscrit dans le cadre de leur dialogue régulier avec les autorités nationales sur le processus de paix.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/visite-de-Lacroix-dans-une-radio-communautaire-à-Bangassou-450×272.jpg” alt=”” width=”450″ height=”272″ />Jean-Pierre LACROIX en visite dans une radio communautaire à Bangassou. CopyrightMINUSCA.
Au cours du déplacement, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, ainsi que des hauts responsables des trois autres organisations, ont été reçus par le Président Faustin Archange Touadera. Ce dernier a assuré la délégation de l’ambition qu’a son gouvernement de renforcer et redynamiser la coopération avec ses partenaires, dont la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).
La délégation conjointe a également rencontré des membres du Parlement, du parti au pouvoir et de l’opposition, et de la société civile, ainsi que des chefs religieux et des représentants des femmes et de la jeunesse. Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire, le processus de paix, y compris l’accord politique, la situation politique ainsi que sur une campagne négative visant certains partenaires centrafricains, dont la MINUSCA.
Les membres de la délégation devaient tenir une conférence de presse un peu plus tard dans la journée à Bangui.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 juin 2021, 03:43:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les FACA soutenues par les paramilitaires de PMC Wagner avaient déjà arrêté 25 individus tchadiens qui appartiendraient au CPC à Paoua (33N XJ 583 012), suivie d’une offensive avec des véhicules, des troupes et des hélicoptères d’appui notamment contre 3R durant le mois de mai 2021. L’offensive a provoqué des affrontements importants à Bang (33N WJ 595 264) et dans la commune de Koui, tous deux à proximité des bases de la Minusca, prenant le contrôle de la jonction de Yade (33N WH 5434 6111), un point stratégique, puis vers la base de Koui 3R.
Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes
Le groupe russe Wagner permet aux FACA de prendre le contrôle des zones minières, de réduire l’influence tchadienne et de défier le nouveau gouvernement tchadien et l’influence française dans la région.
Le groupe Wagner, bien que soutenu par la fourniture russe d’armes, d’hélicoptères et d’hélicoptères d’attaque Mi-24 améliorés, peut en partie s’autofinancer grâce à des contrats miniers, renforçant ainsi l’influence russe en RCA. Leur intention tactique est de prendre le contrôle des zones aurifères contrôlées par 3R et CPC, de perturber les chaînes de revenus de ces groupes et leur capacité à recruter et soutenir des combattants, les repoussant vers le Tchad.
La sécurisation de toutes les routes, intersections et marchés paralysera leur capacité à percevoir des taxes. L’affrontement avec les troupes tchadiennes reflète donc cette intention et sert aussi de signal direct au Tchad. La position de la Russie est renforcée à peu de frais, d’autant plus que Wagner a été disposé à s’engager directement dans des opérations de combat, pour influencer la situation sur le terrain.
Pour les gouvernements rwandais et centrafricains, ainsi que le groupe Wagner, la contribution offre un accès important au blanchiment d’or centrafricain via la nouvelle raffinerie d’or d’Aldango au Rwanda.
On voit clairement dans les zones d’affrontements entre les troupes loyalistes (FACA, Wagner, Rwanda) vs CPC 3R, la contestation des zones de mines d’or qui avait conduit à des affrontements.
Le 24 avril, le groupe Wagner-FACA aurait arrêté 25 ressortissants tchadiens à Paoua, présentés par les autorités centrafricaine comme étant des mercenaires travaillant pour la CPC.
Le 27 mai, l’offensive des FACA soutenue par Wagner contre 3R s’est poursuivie, avec des affrontements avec 3R dans l’après-midi du 26 mai à Bang et Koui, tous deux à proximité des TOB de la MINUSCA, avec trois hélicoptères russes utilisés pour l’évacuation sanitaire.
En fin d’après-midi et dans la soirée du 27 mai, les FACA soutenus par Wagner se sont fortement affrontés avec 3R près de la jonction de Yade, un point stratégique.
Le lendemain 29 mai, à Paoua, au moins 100 soldats des FACA soutenus par Wagner se sont déplacés de Yade vers la base de Koui 3R.
Le 30 mai, à Paoua, plusieurs escadrons des FACA soutenus par Wagner se sont déplacés de Bang vers la frontière, où ils ont affronté les troupes tchadiennes et 3R. Entre 13 heures et 14 heures, un hélicoptère russe du groupe Wagner a transféré un blessé et trois soldats Wagner blessés de Koui à Bouar, puis à Bangui. L’offensive fait partie d’un effort majeur des FACA, soutenus par le Rwanda et le groupe Wagner, pour prendre le contrôle des zones minières finançant certains des groupes rebelles.
Actuellement, l’intention principale du groupe Wagner et des FACA, avec le soutien du Rwanda, est de laisser la MINUSCA contrôler et assurer la sécurité d’une partie de la campagne, tout en assurant le contrôle de :
Les zones de mines d’or à l’ouest et au nord-ouest actuellement contrôlées par 3R
Repousser le CPC au Tchad et dans l’Est, ou traverser la frontière vers le Cameroun, en sécurisant toutes les intersections et routes vitales, y compris en perturbant la capacité de 3R et CPC à exécuter les PCV et les points d’imposition, et donc, perturber leur chaîne de revenus et leur capacité recruter des combattants parmi les éleveurs peuls.
Pousser le contrôle vers le poste frontière, ce dont témoigne le dernier meurtre de troupes tchadiennes à l’intérieur du Tchad. Cela conduira invariablement et en fin de compte à plus de confrontations entre les éleveurs et les colons, et donc les civils.
Enfin, prendre le contrôle de la zone centre-sud de Bambari et finalement du corridor central nord-sud, repoussant la capacité des groupes rebelles à mener des stratagèmes de taxation le long des grands axes routiers, et ainsi perturber leur chaîne de revenus et finalement leur capacité à soutenir et recruter des combattants.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Lors d’un communiqué de presse, les autorités tchadiennes par la voix de son ministre des affaires étrangères a informé solennellement l’opinion publique nationale et internationale que l’armée centrafricaine ainsi que leurs alliés ont fait une incursion punitive en territoire tchadien. En conséquence de ce qui précède, le gouvernement tchadien déplore la perte de Six (6) soldats et six (6) autres grièvement blessés. Le pouvoir centrafricain a marqué vivement sa surprise mais, animé par le souci d’apaisement a dépêché à N’Djamena une mission de haut niveau porteur du message du chef de l’état, composée du ministre des affaires étrangères, de celui de la sécurité publique ainsi que celui de La Défense nationale pour rencontrer leurs homologues tchadiens.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
A l’issue de l’entretien et selon un communiqué conjoint, les deux (2) parties ont convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale, indépendante, impartiale, objective et transparente.
Cette commission d’enquête qui sera composée des partenaires traditionnels des deux pays comme l’organisation des nations unies (ONU), l’Union Africaine (UA) et la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) mènera des investigations en vue de rétablir, de clarifier les faits de violation des droits de l’homme et du droit humanitaire international ainsi que les responsables, de les évaluer au regard des lois internationales, enfin de tirer les conclusions à travers des recommandations.
Il faut noter par ailleurs que les deux pays ont pris des engagements quant à l’application sans réserve des conclusions du rapport. Inquiet de la sincérité du communiqué conjoint, le citoyen lambda qui se réserve de jubiler s’interroge :
Au lendemain de cette entrevue, que reste t-il du premier communiqué «va t-en guerre »du ministre des affaires étrangères tchadien ?
En d’autres termes, les effets du communiqué «va t-en guerre » sont-ils annihilés par le communiqué conjoint ?
Dans l’affirmative, pourquoi l’état major tchadien déploie massivement des troupes et armements à la frontière ?
Que cache cet important déploiement d’arsenal de guerre à la frontière tchado-centrafricaine ?
En outre, le pouvoir centrafricain est-il prêt d’accepter toutes les exigences de la conclusion des experts ?
Et si par ailleurs, le rapport de la commission d’enquête internationale exige le départ des paramilitaires russes ?
Croyez-vous fermement que l’incident est clos ?
Pourquoi l’état major centrafricain ne prend t-il pas de précautions pour éviter une éventuelle sur ?
Quels sont les enseignements que le pouvoir centrafricain doit tirer de cet énième dérapage des paramilitaires russes ?
Ceux qui ont ramené ces paramilitaires n’ont-ils pas le pouvoir de les recadrer?
Enfin, fâché avec tous les voisins, les organisations régionales, internationales et même la Minusca, qui pourra plaider la cause centrafricaine devant les différentes instances ?
Il apparaît important de rappeler au passage que la Centrafrique est signataire de la convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction des mercenaires, le groupe Wagner est ainsi officiellement identifié comme un groupe de mercenaires comparativement à l’armée régulière russe.
Pour finir, nous ne pouvons faire l’économie de la diligence et de la spontanéité du chef de l’état qui a dépêché en temps et en heures une équipe de médiation pour jouer la carte d’apaisement mais malheureusement cette offensive diplomatique a échoué dans la méthode et même dans l’approche.
Cette mission s’est contentée de plaider coupable en ignorant la célèbre notion de la présomption d’innocence. Dans cette logique, pourquoi mettre en place une commission d’enquête internationale puisque la partie centrafricaine a plaidé coupable ?
Doit-on comprendre la partie centrafricaine attend seulement la sanction des experts ?
Le floue dérivé de l’incapacité de la mission à mener une médiation demeure entière…
mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 juin 2021, 03:30:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au Congo-Brazzaville, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), réunis sur la situation sécuritaire au Tchad, ont dénoncé le mercenariat qui pourrait déstabiliser les autres pays de la région.
Le Président congolais Dénis Sassou-Nguésso de Brazzaville.
Concernant l’incident intervenu entre le Tchad et la Centrafrique, les chefs d’État ont annoncé que tout est rentré dans l’ordre, les autorités des deux pays ayant préféré dialoguer.
C’est plutôt à la clôture des travaux que Denis Sassou N’Guesso, hôte du sommet, a expliqué que les deux pays s’étaient accordés à résoudre cet incident dans la paix.
“Je voudrais profiter de cet instant pour saluer les autorités tchadiennes et centrafricaines qui ont choisi la voie du dialogue et de la paix, conformément d’ailleurs aux textes pertinents qui régissent notre communauté pour résoudre l’incident grave qui s’est produit à la frontière entre les deux pays”, a déclaré Sassou N’Guesso.
Concernant la situation sécuritaire au Tchad qui a constitué l’essentiel de la réunion, les chefs d’Etat ont dénoncé “l’activité du mercenariat” qui pourrait déstabiliser non pas seulement le Tchad mais aussi d’autres pays de la sous-région.
Ils ont appelé les partenaires techniques et financiers à soutenir la transition au Tchad. Les pays de la CEEAC ont pris acte de tous les changements intervenus au Tchad depuis la mort du maréchal Idriss Déby Ithno.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 juin 2021, 18:57:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le convoi évangélique du pasteur Nicolas Guerekoyamé-Gbangou, membre de la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique est tombé ce vendredi après-midi dans une embuscade tendue par des éléments rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à 20 kilomètres d’Alindao, au centre est du pays, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC
Selon les mêmes sources, le convoi, composé de six véhicules appartenant à la mission évangélique d’Elim de Centrafrique, était en provenance ce vendredi après-midi d’Alindao lorsqu’il est tombé dans le filet des éléments de l’UPC à 20 kilomètres sur l’axe Bambari, précisément au village Nzeleté.
Cependant, deux véhicules humanitaires, à savoir une ambulance de l’hôpital d’Alindao et un véhicule humanitaire de l’ONG CordAid, qui étaient à quelques distances devant le convoi des véhicules des missionnaires évangéliques, ont échappé de justesse aux assaillants qui ont tenté en vain de les arrêter. Quelques minutes plus tard, c’est le tour des véhicules des missionnaires évangéliques de faire face aux assaillants. Après des tirs, les véhicules se sont arrêtés, et tous les passagers sont descendus un par un.
Après des minutes de fouille minutieuses, tous les membres de l’équipage ont été littéralement dépouillés de leur bien, sans pour autant épargner le pasteur Guerekoyamé-Gbangou, apôtre de la paix en Centrafrique.
Et ce n’est pas tout! Avant de quitter le lieu à bord de deux taxis-motos réquisitionné de force vers 13 heurs
es, les assaillants ont pris le soin d’incendier tous les six véhicules de la mission évangélique Elim de Centrafrique.
Après des contacts, un véhicule humanitaire est venu les récupérer pour les ramener à Alindao.
Rappelons que le pasteur Nicolas Guerekoyamé, l’archevêque de Bangui MGR Dieudonné Nzapalainga et du défunt imam Omar Kobine Layama sont devenus des figures d’un inlassable plaidoyer pour la paix contre vent et marrée.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Ces derniers jours, des coopérants français déployés en République centrafricaine (RCA), parmi lesquels des militaires, ont pris l’avion en direction de Paris pour un vol sans retour. Emmanuel Macron a également décidé de geler l’appui budgétaire direct à la RCA, qui fut longtemps considérée comme un des fiefs de la «Françafrique» et s’est rapprochée de Moscou.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Les relations entre Emmanuel Macron et son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, réélu en décembre 2020 à l’issue d’un scrutin contesté, se sont tendues au fil des mois. Elles ont atteint un point de non-retour en avril, lors d’un entretien téléphonique orageux.
Après en avoir parlé avec ses ministres de la défense et des affaires étrangères en Conseil de défense, Macron a pris une décision grave (et rare): il a décidé de geler l’appui budgétaire direct à la RCA, un des pays les plus pauvres du monde (classé à la 188e et avant- dernière position à l’indice de développement humain) et de suspendre la coopération militaire entre les deux États, alors que de nombreux groupes armés menacent le régime. «C’est la conséquence de la dérive de Touadéra», justifie-t-on à l’Élysée.
L’entourage du président français avance deux explications. La première est politique. Après sa réélection, Touadéra s’était engagé auprès de ses partenaires européens à dialoguer avec l’opposition non armée. Non seulement il n’a rien fait en ce sens, mais il a envoyé «tous les signaux contraires», indique un diplomate français. Aujourd’hui, la plupart des opposants sont, selon ses mots, «séquestrés à Bangui».
Le pouvoir leur a confisqué leur passeport et interdit de quitter le pays. Le 24mars, l’un d’eux, Anicet-Georges Dologuélé, a été empêché d’embarquer sur le vol Air France à destination de Paris. Raison invoquée par les autorités: il fait l’objet d’une enquête judiciaire sur de possibles liens avec des rebelles. Avant lui, d’autres avaient subi le même sort, dont Catherine Samba-Panza, l’ancienne présidente de la transition (2014-2016).
Mais une autre raison explique cette rupture: la campagne médiatique très violemment antifrançaise qui fait rage à Bangui depuis quelques années. Pour la France, il n’y a aucun doute: ce sont des hommes directement liés à Touadéra – des collaborateurs au sein de la présidence mais aussi des membres de sa famille – qui l’orchestrent. Le premier ministre Firmin Ngrebada et le président de l’Assemblée nationale Simplice Sarandji sont notamment considérés comme les principaux responsables de la dégradation des relations entre la présidence et la France. Contactés par Mediapart, ni l’un ni l’autre n’ont répondu.
Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP
Mais au-delà, Paris y voit l’ombre des Russes. «Leur présence est de plus en plus affirmée. Ils jouent un rôle dans cette campagne, c’est évident», indique une source militaire. La France n’est pas complètement innocente en la matière: en décembre 2020, Facebook avait annoncé avoir démantelé trois réseaux de faux comptes utilisés à des fins de propagande au Mali et en Centrafrique: deux étaient russes, le troisième était français.
L’emprise russe sur une partie des médias centrafricains mais aussi sur le président Touadéra est telle que Macron l’a décrite, dans une interview publiée le 30mai par Le Journal du dimanche, comme l’«otage du groupe Wagner», une société de mercenaires dirigée par Evgueni Prigojine, un proche de Vladimir Poutine, qui compte plusieurs centaines d’hommes en RCA. Pour lui, le discours antifrançais «a permis de légitimer une présence de mercenaires prédateurs russes au sommet de l’État».
leur a imputé «de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international».
Ce que Macron ne dit pas, c’est que Paris a sa part de responsabilité dans cette situation. Depuis la chute de François Bozizé en mars 2013, la France a eu cinq ambassadeurs différents à Bangui. Touadéra en a lui- même connu quatre depuis sa première élection, en 2016. Ce turnover inhabituel a certainement été en partie responsable d’une perte d’analyse française et de la dégradation du dialogue avec Bangui.
Après son élection, Faustin-Archange Touadéra s’est naturellement tourné vers François Hollande, puis vers Emmanuel Macron, notamment pour équiper et former les forces armées centrafricaines (FACA). Mais le pays était alors sous embargo. La France a donc décliné cet appel et suggéré au président centrafricain de se tourner… vers Moscou. Fin 2017, Paris propose de plaider la cause de Bangui au Conseil de sécurité de l’ONU, et imagine un curieux deal: transférer à Bangui un stock de 2000kalachnikovs saisies au large du golfe d’Aden. La Russie met son veto et propose une autre solution en décembre 2017, lors d’une nouvelle réunion du Conseil de sécurité: la livraison d’armes accompagnée d’instructeurs civils et militaires. La France ne s’y oppose pas.
Paris met du temps à réagir, préférant d’abord minimiser l’influence de Moscou. Un an après l’arrivée des «instructeurs» russes avec armes, bagages, permis miniers et service de propagande antifrançaise, Le Drian annonce finalement, en novembre 2018, une aide de 24millions d’euros et la livraison de 1400fusils d’assaut. Mais il est trop tard.
Désormais, ce sont les Russes qui ont l’oreille de Touadéra, et non plus les Français. Depuis, la situation n’a fait que se dégrader. Les manifestations virulentes contre la France se sont multipliées, dans la rue, les journaux et les réseaux sociaux. Pour ne rien arranger, un incendie a considérablement réduit l’activité de l’ambassade de France en avril dernier.
Les conséquences de la suspension de la coopération militaire pourraient n’être qu’anecdotiques. Longtemps, la France a joué un rôle central dans ce domaine en Centrafrique. Mais l’arrivée de la Russie a spectaculairement réduit la dépendance de Bangui. Ces derniers temps, l’armée française ne disposait que d’une poignée de coopérants au sein du ministère de la défense centrafricain: tous ont quitté le pays.
Elle y déploie également un petit détachement basé au sein de l’aéroport de Bangui. Celui-ci reste en place, notamment en raison des engagements de la France vis-à-vis de la mission des Nations unies (Minusca). Les Français qui participent à la mission de formation militaire de l’Union européenne (EUTM RCA) sont également maintenus. Jeff Hawkins, ancien ambassadeur américain passé par Bangui (2015-2017) et chercheur associé à l’Ifri, juge «ce départ très néfaste». «Qui les Centrafricains vont-ils pouvoir blâmer désormais? les Casques bleus?», s’interroge- t-il.
Pour les autorités centrafricaines, le gel de l’aide budgétaire est autrement problématique: cela représente un manque à gagner de 10millions d’euros environ. Cet argent, qui est directement versé au Trésor, sert généralement à payer le salaire des fonctionnaires. C’est donc une mauvaise nouvelle pour le régime.
Depuis le mois de décembre, la situation financière du pays est mise à mal par l’offensive de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), une rébellion dirigée par l’ancien président François Bozizé. Au premier trimestre de cette année, les recettes nationales ont chuté d’environ 20% par rapport aux prévisions.
Dans le même temps, les dépenses militaires ont explosé. Aujourd’hui, le régime n’est pas sûr de pouvoir régler les dépenses courantes, notamment les salaires des agents. L’avenir est d’autant plus sombre que l’Union européenne, irritée par la situation politique, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui critiquent régulièrement la gouvernance du pouvoir centrafricain, pourraient bientôt imiter la France ou, au moins, durcir les critères d’attribution des aides budgétaires. Or l’aide extérieure représente plus de la moitié des recettes de l’État, dont le budget dépasse à peine les 500millions d’euros.
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe
Par ailleurs, tous les projets que la France finançait et dans lesquels l’État centrafricain était partie prenante ont été suspendus. Seules les aides bénéficiant à des ONG ou à des collectivités locales sont pour l’heure maintenues. De fait, selon un diplomate, «la coopération civile est presque à l’arrêt».
Du côté d’Expertise France, l’agence qui met en œuvre la coopération technique, tous les experts techniques internationaux (ETI) ont été rapatriés, à l’exception de ceux qui travaillent dans les secteurs de la santé et de la justice. «L’arrêtde la coopération technique est problématique. Si nos experts s’en vont, ils ne sont pas près de revenir», estime un ancien diplomate français ayant été en poste à Bangui.
Dans la capitale centrafricaine, rares sont ceux qui ont été mis au courant de cette rupture. La présidence s’est fait discrète et les journaux n’en ont pas parlé. Le député et ancien premier ministre Martin Ziguélé n’était même pas au courant avant que Mediapart ne l’en informe «Cette situation est très lourde de conséquences pour notre pays, a-t-il réagi. C’est une faute politique et diplomatique de ne pas avoir su maintenir le dialogue avec la France.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 juin 2021, 11:29:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Landry Ulrich Nguema- Ngokpele vient d’être transféré à la prison de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Arrêté hier jeudi 3 juin , ce Directeur de publications serait accusé de diffamation pour avoir évoqué dans son journal une affaire selon laquelle le brouteur burkinabé Harouna Douamba, proche du pouvoir centrafricain, serait impliqué.
le Directeur de publications du quotidien de Bangui, Monsieur Landry Ulrich Nguema- Ngokpele
Selon Alain Nzilo, Directeur de publication du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique, ce journaliste poursuivi pour de simples faits présumés de diffamation n’a absolument rien à faire en prison. Il demande aux autorités judiciaires sa libération immédiate et sans condition.
D’après les propos du journaliste relayé sur les réseaux sociaux depuis hier, le parquet du tribunal de Bangui l’avait convoqué en urgence pour une affaire le concernant. À son arrivée au tribunal, on l’a interrogé sur l’affaire Harouna Douamba.
« « Ils viennent de m’auditionner dans l’affaire Douamba. Ils veulent me déférer actuellement à Ngaragba. Informe ma femme s’il vous plaît », avait signalé monsieur Landry Ulrich Ngokpele.
Depuis quelques jours, le journal « le quotidien de Bangui » avait publié dans ses colonnes l’affaire opposant la société Laico à l’association « Aimant notre Afrique » dirigée par le sulfureux Harouna Douamba. Selon le journal le quotidien de Bangui, l’association aimant notre Afrique n’a pas payé ses loyers depuis plusieurs mois à la société Laico. Le montant s’élevait à environ 17 millions de francs CFA.
Cette affaire, soulevée par le quotidien de Bangui, avait suscité la colère du burkinabé Harouna Douamba qui a publié un audio d’une vingtaine des minutes sur les réseaux sociaux accusant monsieur Landry Ulrich Nguema- Ngokpele , Directeur de publication du journal le quotidien de Bangui d’avoir délibérément joué le jeu de ceux qui veulent la chute du Président Faustin Archange Touadera.
Mais à la surprise de tout le monde, le Directeur de publications du quotidien de Bangui, monsieur Landry Ulrich Nguema- Ngokpele a été interpellé brusquement dans cette affaire et transféré à la maison d’arrêt de Ngaragba.
Et ce n’est pas tout ! Dans cette affaire, le Directeur du journal en ligne « Kangbi Ndara » a lui aussi été visé. D’après lui, son appartement privé a été perquisitionné dans la journée du jeudi 3 juin après l’arrestation de monsieur Landry Ulrich Nguema- Ngokpele.
« Perquisition faite à mon absence dans mes appartements privés temporaires par des hommes en tenue qui ont présenté un mandat au nom de Landry Ulrich Nguema- Ngokpele, DP du journal le quotidien de Bangui, au profit du truand Burkinabé Harouna Douamba. Mes deux ordinateurs et mon sac à dos contenant mes effets personnels emporté », témoigne Monsieur Johnny Yannick Nalimo, DP du journal en ligne Kangbi Ndara.
La rédaction du CNC a tenté sans succès de joindre le burkinabé Harouna Douamba à l’origine de l’affaire.
Le Premier Ministre centrafricain défend le partenariat avec la Russie au SPIEF.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/le-premier-ministre-au-sommet-economique-de-Russie-2021-450×288.jpg” alt=”Le premier ministre Firmin Ngrebada au sommet économique de Russie 2021″ width=”450″ height=”288″ />
Une délégation centrafricaine menée par Firmin Ngrebada et composée notamment du Ministre de l’économie Félix Moloua ainsi que du Ministre des mines Léopold Mboli-Fatrane participe au SPIEF qui se déroule cette année du mercredi 2 au samedi 5 Juin 2021. Le SPIEF est un forum économique organisé chaque année par la fédération de Russie, à Saint-Pétersbourg qui réunit des dirigeants de grandes entreprises internationales, des chefs d’État et de gouvernement avec pour objectif de promouvoir la coopération économique avec la Russie. Firmin Ngrebada a ainsi rencontré le mercredi 2 Juin le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov au cours d’une réunion durant laquelle les parties ont confirmé́ leur intention « d’approfondir le dialogue politique entre la Fédération de Russie et la RCA. »
Un dialogue d’affaires russo-africain a lieu ce jeudi 3 Juin à 17h au SPIEF au cours duquel le Premier Ministre Centrafricain prendra la parole pour défendre le partenariat avec la Russie en Afrique.
– La coopération RCA-Russie s’intensifie aussi dans le domaine militaire.
La participation de RCA au SPIEF s’inscrit dans la logique d’une coopération avec la fédération de Russie qui s’intensifie aussi sur le plan militaire avec l’arrivée dernièrement à Bangui de 600 « instructeurs russes » supplémentaires ainsi que la livraison en grande pompe le 17 mai dernier de 5 000 kalachnikovs destinées à équiper les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Cette livraison d’armes légères a été suivies d’une livraison d’hélicoptères Mil par un avion de transport militaire des forces aérospatiales russes le 21 mai 2021. Ces hélicoptères livrés à l’époque de Bozizé ont été réparés en Russie et renvoyés à Bangui, pour contourner l’embargo sur ce genre de matériel, très surveillé par le Conseil de Sécurité de l’ONU.
– Réduction de la coopération bilatérale avec la France.
La participation de Firmin Ngrebada au SPIEF intervient peu de temps après le récent Sommet du Financement des économies africaines qui s’est tenu en mai dernier à Paris et auquel la République Centrafricaine n’a pas participé. Peu avant ce sommet, à la suite d’un conseil de défense organisé spécifiquement sur la RCA qui s’est tenu le 17 Mai 2021, le Président français Emmanuel Macron avait annoncé́ à son homologue centrafricain que la France allait réduire drastiquement sa coopération bilatérale. Cela se matérialise notamment par le fait que le Quai d’Orsay mette fin en ce moment aux contrats de près de 75% des Experts Techniques Internationaux (ETI) et coopérants militaires (DCSD) affectés à l’ambassade de France à Bangui et que Paris ne limite désormais son intervention en priorité aux programmes humanitaires.
– Demande de plus de transparence des bailleurs de fonds internationaux.
On peut aussi noter que les relations avec les institutions de Bretton Woods se tendent aussi alors que les caisses du Trésor Public centrafricain sont exsangues.
Une équipe des services du FMI a indiqué début Mai à l’exécutif centrafricain qu’il y avait des réformes et des préalables à satisfaire avant de pouvoir bénéficier des crédits du programme de référence en cours. Des explications et plus de transparence ont clairement été demandées par le FMI sur la gestion des finances publiques, dans l’utilisation des ressources liées à la lutte contre le covid-19 ou encore sur les contrats passés dans le domaine minier.
Par ailleurs, le Ministre des finances Henri-Marie Dondra a dernièrement dû s’expliquer sur l’accord passé entre les Ministère des finances et la mission économique russe à portant sur les douanes Centrafricaines auprès des représentants du Fond Monétaire International l’Union Européenne et de la Banque Mondiale.
Alors que le Président Touadéra multiplie les voyages (récemment au Nigéria et en Angola) pour mobiliser un appui budgétaire d’urgence, le Premier Ministre Centrafricain a sans doute évoqué avec le vice-ministre russe des Affaires Etrangères Mikhaïl Bogdanov l’épineux sujet des décaissements nécessaires notamment pour les prochains paiements des salaires des fonctionnaires centrafricains…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/francois-Bozize-avec-des-rebelles-de-la-seleka-format-interieur-de-larticle-339×450.jpg” alt=”françois Bozizé avec des rebelles de la seleka format intérieur de l’article” width=”339″ height=”450″ />L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) n’a pas du tout été surprise par le communiqué gouvernemental centrafricain l’accusant d’être à l’origine de l’accrochage meurtrier à la frontière Centrafricano-Tchadienne, le 30 mai 2021.
Prenant la CPC pour bouc émissaire, le gouvernement de M. Touadéra, nie l’incursion en territoire tchadien et l’attaque du poste militaire avancé de Sourou par les forces armées centrafricaines (FACA) appuyées par leurs alliés les Mercenaires russes, qui ont occasionné la mort de six (6) militaires tchadiens, dont un (01) sur le champ d’honneur au Tchad et cinq (5) autres kidnapper sur le territoire tchadien puis exécuter dans le village de Mbang en territoire Centrafricain.
En plus du vol des armes, munitions et autres matériels appartenant à l’armée tchadienne, les mercenaires russes ont eu l’audace de détacher et d’emporter le drapeau tchadien qui flottait sur son mât, ce qui traduit une négation de la souveraineté du Tchad sur son territoire, une déclaration de guerre.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) informe l’opinion nationale et internationale qu’elle n’avait nullement combattu ce jour là et à cet endroit précis les forces gouvernementales pour ensuite être poursuivie en territoire tchadien.
Depuis plus de trois (3) mois la CPC observe le cessez le feu imposé par la CEEAC mais elle riposte lorsque ses positions, en terre centrafricaine, sont attaquées., Bien au contraire, ce sont les mercenaires de la société Wagner qui ont, volontairement fait une incursion en territoire tchadien afin de tester la capacité de riposte militaire du nouveau régime du Général Mahamat Idriss Déby dans la perspective d’une déstabilisation programmée du Tchad d’une part et étendre ainsi leur hégémonie sur la zone de l’Afrique Centrale.
Les récentes accusations et menaces voilées de l’ambassadeur de la Russie en RCA et du Conseiller militaire russe à l’encontre du gouvernement tchadien préparaient déjà l’opinion à cette attaque.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) avait dénoncé en son temps cette diplomatie hasardeuse cautionnée par le Président Touadéra qui a contracté une alliance avec la mafia et le mercenariat russes, qui trouvent ainsi en Centrafrique, une porte ouverte pour la captation des ressources minières de cette zone d’Afrique Centrale par la déstabilisation de leurs États respectifs.
Avec cette diplomatie irresponsable et désastreuse, le Président Touadéra devient un danger pour les autres États de la sous région qu’il risque de faire embraser, s’il n’est pas stopper à temps., Cet acte répréhensible est d’une extrême gravité pour les relations bilatérales entre les deux pays voisins.
Le Gouvernement de M. Touadéra est le seul responsable de cette attaque préméditée et ciblée en territoire tchadien et des crimes de guerre qui, s’en sont suivis.
Fort heureusement, la voie diplomatique a permis d’apaiser les….
De ce qui précède, la coalition des patriotes pour le changement tient à :
Rejeter catégoriquement les accusations mensongères du gouvernement, centrafricain à son encontre et condamne vigoureusement l’incursion et, l’attaque des mercenaires russes de la société Wagner en territoire tchadien., Présenter ses condoléances aux autorités tchadiennes et au peuple frère du Tchad, ainsi qu’aux familles tchadiennes et centrafricaines éprouvées. Saluer la médiation des autorités de la sous région pour leur diplomatie active en vue de la décrispation de la crise transfrontalière et la mise en place d’une enquête internationale indépendante et impartiale., Exiger le retrait sans conditions, de la République Centrafricaine, des mercenaires russes de la société privée WAGNER., Féliciter et encourager la mission conjointe ONU, UE, UA, CEEAC arrivée à Bangui en vue de contribuer à la stabilité de la Paix par un «Dialogue, Républicain inclusif»., Solliciter très respectueusement, le Médiateur international dans la crise, centrafricaine, S.E. Denis SASSOU NGUESSO à se réapproprier le dossier de la crise centrafricaine., Réitérer son appel au gouvernement centrafricain pour la convocation d’un « Dialogue inclusif » pour rétablir la Paix, la Réconciliation Nationale et le Développement véritable en Centrafrique.
Fait à Paris, le 03 Juin 2021.
Le Porte Parole de la Coalition, des Patriotes pour le Changement
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 juin 2021, 03:26:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’armée nationale est à nouveau en deuil. Un sergent de l’armée de terre, qui a été détaché en province, a été évacué sanitairement à Bangui par un vol des partenaires russes. Mais ce mercredi 2 juin 2021, il a été retrouvé mort devant le tribunal de grande instance de Bangui dans une circonstance trouble, suscitant de nombreuses interrogations.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-300×158.jpeg” alt=”” width=”300″ height=”158″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-300×158.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D-150×79.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/9AE71BA2-D612-4A1A-9131-C78EC7E0046D.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Tribunal de grande instance de Bangui
Évacué sanitairement à Bangui par un vol des partenaires russes, un Soldat FACA, qui était contraint de se rendre au centre-ville pour des démarches administratives, a été retrouvé sans vie devant le tribunal de grande instance de Bangui.
Selon les premiers éléments d’information recoupés par CNC, à son arrivée à Bangui, le sergent FACA, comme il tentait à plusieurs reprises de commissionner sa femme avec son chéquier pour un retrait sur son compte bancaire afin de payer des médicaments, se rendait personnellement au siège de l’ÉCOBANK pour régler le problème.
Arrivée au guichet, l’agent payeur de l’ecobank lui fait savoir que sa signature n’est pas souvent conforme. Il demande à ce qu’on ajoute le nom de sa femme sur son compte pour qu’elle fasse désormais des opérations à son nom. Au retour, l’agent lui demande d’aller au tribunal faire une autorisation afin de permettre à sa femme de faire des opérations au guichet à sa place.
Aussitôt, le sergent et sa femme prennent la direction du tribunal pour des formalités administratives.
Arrivée au tribunal, le sergent, très fatigué, est resté dehors tandis que sa femme est à l’intérieur en train de chercher une solution rapide pour repartir faire de retrait.
Pendant ce temps, le sergent, allongé sur un banc devant le tribunal, n’a pas pu supporter toutes ses démarches administratives, a fini par succomber dans l’enceinte du tribunal.
Alertés par de nombreux témoins, des véhicules de la garde présidentielle, de la gendarmerie et de la police sont arrivés sur le lieu. Transportée à la morgue de l’hôpital général, la dépouille de ce sergent est toujours à la morgue du CHUB.
Ainsi, au sein de l’État major des armées, nombreux sont ceux qui critiquent l’ÉCOBANK avec sa lourdeur administrative.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 juin 1, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après une sixième législature truffée des analphabètes, des corrompus, des repris de justice et des transhumants politiques qui courent derrière les rations alimentaires du régime en place, la septième législature commence à montrer son vrai visage. Des repris de justice, des corrompus et des hommes à gâchette faciles sont à nouveau remarqués dans l’hémicycle, et d’autres sont dans la cour de l’Assemblée nationale en attente de leur validation par la Cour constitutionnelle afin de franchir les différentes portes pour y entrer et siéger.
Paoua-timelon-mbaikoua-corbeaunews-300×169.jpg” alt=”Le député Timoléon Mbaïkoua” width=”300″ height=”169″ />Le député de Paoua Timoléon Mbaïkoua, Président du parti PCDI. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé, CNC.
Si la Cour de madame Darlan et sa suite, avaient essayé de faire le travail à la place des commissaires de l’Autorité nationale des Élections, ANE, afin de mettre de fil de fer barbelés pour stopper net l’entrée dans l’hémicycle de certains candidats ayant pris des armes et machettes pour se faire une place sur la scène politique. Certains ont déjà fait leurs entrées dans l’hémicycle dont un a été extrait par cette même Cour Constitutionnelle, et d’autres sont restés encore dans la cour en attente du sifflet final de Madame Darlan.
Les candidats en attente du sifflet final
Les candidats en attente du coup de sifflet final de madame Darlan, présidente de la Cour constitutionnel, pour faire leurs entrées dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en vue de composer la 7ème législature sont nombreux. Les plus connus d’eux sont :
Fleury Junior Pabandji, un ex- chef de la milice Anti-Balaka et candidat déjà déclaré député élu par l’Autorité nationale des Élections. Cet homme n’a pas encore perdu son réflexe d’homme de guerre. Pour preuve, il garde encore devers lui son arme qu’il l’utilise contre son voisin.
Timoléon Mbaïkoua, candidat de son propre parti aux élections législatives dans la circonscription de Paoua 2. Battu aux deux tours précédents du scrutin, Timoléon Mbaïkouaa réussi étonnamment à faire invalider, via la cour constitutionnelle, la victoire de son adversaire Justin Nganguenon, et ordonne un nouveau scrutin qui a eu lieu le 23 mai dernier. Mais l’homme, avec une brutalité innée, a pu faire dérouler le vote dans la circonscription de Paoua 2 à sa manière. Dans le village Bédaya qui est très hostile, il a ordonné que son garde du corps, armé et en civile, tabasse l’un de ses frères Lazare Ndjadder. Le sieur Béndima Nazaire, président de l’autorité sous-préfectorale des élections de Mia-Pendé, a aussi fait le frais de ce candidat.
La balle est à nouveau dans les bras des juges de la Cour constitutionnelle. Vont-ils à nouveau dire le droit ou la politique ?
Pour un groupe d’étudiant en droit à l’Université de Bangui suivi par CNC lors d’un débat sur l’avenir de Centrafrique : « Si c’est à Cour dit le droit, ces deux candidats sont à écarter. Mais si elle dit la politique, elle les laissera entrer dans l’hémicycle en vue d’aider à asseoir la volonté politique du chef de l’État sur ce peuple. Mais cela n’est pas sans conséquence ».
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 juin 2021, 03:09:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Près d’une dizaine des militaires de l’armée nationale ont été soupçonnés cette semaine d’avoir participé au braquage des mosquées au quartier Élevage à Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
Après le retrait des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) de la ville de Bambari il y a près de deux mois, les soldats FACA, appuyés par des Mercenaires russes et les militaires rwandais, contrôlent désormais la totalité de la ville. Cependant, au quartier Élevage, à majorité musulmane, les habitants dudit quartier déplorent de multiples cas de braquage. D’après eux, les auteurs de ces actes criminels ne seraient que des éléments de l’armée nationale. Incroyable !
En effet, le mardi dernier, vers 4 heures du matin, lors de la prière musulmane, au moins six hommes armés, habillés en tenue militaire, ont fait leur apparition dans l’une des mosquées du quartier élevage. Pris de panique, les fidèles qui étaient présents tentent de s’enfuir, mais les assaillants les ont menacés avec leur fusil. Durant près d’une heure, les malfaiteurs les ont littéralement tous dépouillés : les téléphones, portefeuille, etc.
Et ce n’est pas tout ! Vingt-quatre heures plus tard, ce mercredi 2 juin, les mêmes éléments ont fait irruption dans une autre mosquée du quartier Élevage. Avec la même méthode, les malfaiteurs ont spolié les fidèles. Même l’imam n’a pas été épargné.
D’après les témoignages, la quasi-totalité des fidèles présents avait formellement identifié les malfaiteurs comme étant des soldats FACA.
Rappelons que depuis l’offensive militaire de l’armée nationale, appuyée par leurs alliés mercenaires russes et rwandais contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les populations civiles dans les zones de conflit ont souvent accusé les mercenaires russes de les avoir illégalement dépouillés de leur bien. Or, cette fois, les soldats FACA sont cités comme de présumés malfaiteurs.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 juin 2021, 03:41:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le jeune homme de 17 ans a finalement succombé de ses blessures après avoir reçu des projectiles des assaillants qui ne sont autres que des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Plusieurs-elements-des-3R-avec-des-armes-de-guerre-dans-une-position-horizontale-450×337.jpg” alt=”Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC
Selon les proches de la victime, les faits se sont produits ce mercredi 2 juin entre le village Bodjomo et la sous-préfecture de Markounda.
En effet, un jeune homme, qui s’appelle Abou Abdelkrim, âgé de 17 ans, sur sa moto, est tombé dans une embuscade tendue par des coupeurs de route qui ne sont autres que des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). En lui faisant signe de s’arrêter, le jeune homme refuse d’obtempérer aux injonctions des rebelles qui ont finalement tiré sur lui à plusieurs reprises. Blessé gravement, le jeune tente malgré tout de conduire sa moto jusqu’à Markounda. En arrivant sur place, il a été transporté d’urgence à l’hôpital où son décès a été malheureusement constaté sur place.
Rappelons que depuis le mois d’avril dernier, les soldats de l’armée nationale, appuyés par ses partenaires russes et rwandais, ont mené une offensive contre les rebelles de la CPC qui étaient à Markounda. Plusieurs d’entre eux ont pris la fuite et se sont retranchés dans des petites localités voisines, provoquant la psychose au sein de la population locale qui ne peut plus vaquer librement à ses occupations.
Alerte à la bombe dans un avion reliant Ndjamena à Paris
Bangui ( République centrafricaine ) – L’avion s’est posé à l’aéroport de Roissy sans incident à 16h01 et a été isolé
Une cellule interministérielle de crise a été ouverte, « à la suite d’une suspicion de présence à bord d’un engin explosif sur le vol AF865 » qui a décollé de Ndjamena au Tchad un peu avant 11 heures (13 heures à Paris), indique le ministère de l’Intérieur dans un communiqué ce jeudi. L’avion s’est posé à l’aéroport de Roissy sans incident à 16h01 et a été isolé. « Les passagers ont été débarqués. Les levées de doute sont en cours », indique également le communiqué./////////////.
Présidée par Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, la cellule interministérielle de crise réunit les cabinets du Premier ministre, du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, de la ministre des Armées, du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, du ministre délégué aux Transports, ainsi que l’ensemble des services de l’État mobilisés.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 juin 2021, 03:32:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui a été tenu en haleine durant un long moment ce mardi soir. Il était environ 20 heures quand l’ex-chef milicien Anti-BalakaFLEURY JUNIOR PABANDJI, âgé d’une quarantaine d’années, munies de son arme de guerre, en serait allé au domicile d’une famille non loin de chez lui pour menacer et terroriser le père et son épouse. C’était la panique générale. Les requins sont intervenus, et les populations faisaient bloc derrière les victimes.
Fleury Junior Pabandji. Photo d’archive
Depuis plusieurs mois, l’ex-chef milicien Anti-Balaka FLEURY JUNIOR PABANDJI, qui s’est présenté aux législatives dans la circonscription de Bouar 1 aux couleurs du parti au pouvoir, se montrerait menaçant avec ses voisins. Ce mercredi 2 juin, dans la soirée, il a franchi le pas et dégaine son arme de guerre.
En effet, selon les différents témoignages, vers 19 heures, ce mardi 1 juin, FLEURY JUNIOR PABANDJI, en revenant de la ville de Bouar, faisait escale au PK12 pour se rafraîchir dans une buvette locale. Mais sa femme, qui était à la maison, l’appelle au téléphone pour l’informer que sa fille adolescente de 15 ans aurait été déviergée par un autre adolescent, le fils de son voisin.
Cependant, monsieur FLEURY JUNIOR PABANDJI quitte en cascade le quartier PK12 pour rentrer chez lui au quartier Fouh, situé devant l’église de l’ex-Président François Bozizé à Galabadja, dans le huitième arrondissement. Sans pour autant demander plus d’informations sur les faits, il rentre dans sa chambre et sort une arme de point avant de se diriger immédiatement chez son voisin pour tenter de les interpeller.
Face à l’intervention des autres voisins qui tentent de le calmer, l’homme pique une colère et appelle les requins de la garde présidentielle qui sont arrivés immédiatement.
La foule s’entasse sur le lieu, et la tension monte de plusieurs crans entre FLEURY JUNIOR PABANDJI et ses voisins. Les requins menacent d’embarquer le père de cette famille, son épouse ainsi que l’adolescent accusé d’avoir déviergé la fille de Monsieur FLEURY JUNIOR PABANDJI. Mais la foule était hostile à l’idée d’arrêter qui que ce soit cette nuit.
« Sans une plainte en justice, et sans mandats d’arrêt signé par le Procureur, personne ne peut être interpellée », lance la foule hostile.
Le bras de fer à durée jusqu’à 23 heures, et les requins étaient obligés de lâcher avant de se transformer aux gardiens du domicile de l’ex-chef milicien Anti-Balaka FLEURY JUNIOR PABANDJI.
Pour les habitants de Fouh, la cour constitutionnelle n’a pas encore décidé sur la victoire de FLEURY JUNIOR PABANDJI annoncée par l’autorité nationale des élections (ÂNE), mais il se croit déjà au-dessus de la loi.
« On ne sait pourquoi la cour constitutionnelle le garde toujours dans la course électorale. C’est un ancien chef milicien Anti-Balaka qui a commis plusieurs forfaits sur la population », lance l’un de ses voisins.
Notons que l’affaire de monsieur FLEURY JUNIOR PABANDJI et la cour constitutionnelle dépasse tout entendement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Policier-Mazity-Desire-Nathanael-203×450.jpg” alt=”Le gardien de la paix Mazity Desire Nathanael, tué dans une explosion de mine terrestre au passage de leur véhicule au nord-ouest” width=”203″ height=”450″ />
Le gardien de la paix Mazity Desire Nathanael, tué dans une explosion de mine terrestre au passage de leur véhicule au nord-ouest
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 juin 2021, 03:40:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des centaines des policiers en uniforme ont assisté, ce mercredi 2 juin 2021, à Bangui, capitale de la République centrafricaine, aux obsèques de deux des leurs tuer la semaine dernière dans une explosion d’une mine terrestre au passage de leur véhicule dans la localité de Bondiba, dans la préfecture de Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA. Impressionnante démonstration de solidarité.
Le gardien de la paix Moutadji arnold Didier, tué dans une explosion de mine terrestre au nord-ouest de la Centrafrique
Le Président de la République Faustin Archange Touadera, le ministre par intérim de la sécurité publique, le magistrat Arnaud Abazène Djoubaye, les Directeurs généraux de la police et de la gendarmerie ainsi que le maire de la ville de Bangui étaient également présents aux obsèques du gardien de la paix Moutadji Arnold Didier, 26 ans ainsi que de son collègue Mazity Désire Nathanael, 27 ans.
La cérémonie a été célébrée à la direction générale de la police centrafricaine à Bangui.
Le gardien de la paix Moutadji Arnold Didier ainsi que son collègue Mazity Désire Nathanael ont été promus par le chef de l’État au grade de sous-brigadier . Ils ont également été élevés à titre posthume au rang de la médaille d’honneur de la police centrafricaine.
Moutadji Arnold Didier et son collègue Mazity Désire Nathanael ont été tous deux tués dans une explosion d’une mine terrestre au passage de leur véhicule dans la localité de Bondiba, sur l’axe Dongbaïkè Abba en allant également vers Nguia Bouar, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Trois Mercenaires russes de la société Wagner, qui combattent au côté de l’armée nationale contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont également été tués dans cette explosion, survenue le vendredi28 mai 2021.
L’assassinat de ces deux policiers a touché l’âme de tout le pays, selon un gardien de la paix.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 juin 2021, 03:54:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un homme d’une vingtaine d’années, à bord d’une moto, a été abattu par les Mercenaires russes et syriens ce mercredi 2 juin à Bocaranga, située à environ 532 kilomètres au nord-ouest de la capitale, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.
Ville de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé. Credit photo : corbeaunews.
Selon le témoignage des membres de sa famille, le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été abattu à 2 kilomètres à l’entrée de la ville de Bocaranga, sur l’axe Bangui.
Selon les mêmes sources, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, en provenance de Bangui, sont arrivés à l’entrée de Bocaranga vers 17 heures quand ils ont croisé le jeune avec sa moto au quartier Doungba, situé à 2 kilomètres du centre-ville. Mais à la surprise de tous, lorsque leur véhicule voudrait dépasser le jeune qui était sur sa moto, l’un des mercenaires a ouvert le feu sur lui. Touché par plusieurs projectiles, le jeune homme s’effondre au sol. S’arrêtant cinq mètres plus loin, deux des mercenaires sont revenus sur le lieu, pas pour secourir la victime, mais pour embarquer sa moto et partir avec.
Transportée d’urgence à l’hôpital par les témoins, la victime a été déclarée cliniquement morte à son arrivée aux urgences.
Cet acte criminel vient agrandir le lot des exactions commises par les mercenaires de Wagner en République centrafricaine.
Finalement, à quel saint se vouer ?
Le chef de l’État Faustin Archange Touadera, entant que Président de la République, a prêter serment qu’il s’engage à protéger tous les centrafricains, mais devant les graves crimes commis par les mercenaires de Wagner sur la population, il semble fermer ses yeux et les laisse faire.
« C’est un crime contre l’humanité » dénonce un membre des droits de l’homme.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/5DF8B30D-A817-409F-9EBD-43402BAE55AE-450×305.jpeg” alt=”” width=”450″ height=”305″ />Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 juin 2021, 03:53:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un réseau identifié par Facebook
Dans la lutte contre la désinformation et la manipulation de l’information, depuis 2018, Facebook, ne cesse de développer et de déployer des algorithmes afin de détecter et supprimer des faux-comptes, et plus précisément des comptes ayant un comportement qu’il qualifie d’inauthentique.
En avril, Facebook a identifié un réseau d’influence qui agissait en Centrafrique. Afin de vérifier les données détectées, la plateforme américaine a sollicité l’Observatoire Internet de Stanford (SIO). Rapidement, le SIO a trouvé des éléments indiquant que parmi les comptes identifiés, nombreux sont ceux qui employaient des alias pour la même entité.
Le 10 mai, sur son blog, Facebook a annoncé la suppression d’un réseau d’influence qui visait les Centrafricains. La plateforme a donc clôturé 32 pages, 46 profils et 6 comptes Instagram gérés par des personnes en République centrafricaine et ciblant les populations locales.
Harouna Douamba, le chef d’orchestre d’un réseau fictif
Les comptes, les pages, les profils et les groupes supprimés sont attribués à l’activité d’influence russe en Afrique, et plus particulièrement en Centrafrique. Ces comptes ont orchestré des campagnes de désinformation qui ont diabolisé, cultivé la haine contre la Minusca et la France. A l’inverse, ils valorisent l’ensemble des actions réelles ou fictives des russes présents sur le territoire. A la tête de ces réseaux d’influence, se trouve le président fondateur de l’ONG Aimons notre Afrique (ANA), de la Coalition Afrique Engagée (CAE) et de la Fédération Nationale des Ivoiriens d’Origine Étrangères (FENIOE) ainsi que du groupe média ANACOM : Harouna Douamba.
Né au Burkina Faso, Monsieur Douamba a passé la majeure partie de sa vie en Côte d’Ivoire. Avant de se faire un nom dans le paysage médiatique centrafricain, l’homme vivait d’activités mafieuses. Brouteur professionnel, cet escroc manie à la perfection l’art de la manipulation et sait pleinement jouer avec les émotions des individus. En effet, c’est sans remords qu’il enrôle des jeunes du pays, pour étendre son réseau de « miliciens » au sein de ses multiples organisations et médias, qui divisent le pays.
Le panafricaniste individualiste
Se disant panafricain voire panafricaniste, Monsieur Douamba se doit de revoir la définition de ce terme qu’il emploie à tout bout de champ. Le panafricanisme est une vision sociale, économique, culturelle et politique d’émancipation des Africains. C’est aussi un mouvement qui vise à unifier les Africains du continent et de la diaspora africaine en une communauté africaine mondiale. L’union des peuples africains doit être sincère.
Pour Harouna Douamba, le panafricanisme ce sont des actions et des discours qui sont influencés par l’odeur des billets, avec un enrichissement personnel qui se fait au détriment de la communauté.
Harouna Douamba, vipère, se dit conseiller du chef d’État de notre pays. Le pays a déjà des difficultés à retrouver la paix ! Est-ce vraiment ce dont nous avons besoin ?