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Bolloré, TotalEnergies, Air France : les groupes français otages du bras de fer entre Paris et Moscou

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). A mesure que Paris rompt ses liens avec Bangui, jugée trop alignée sur Moscou, les entreprises françaises encore actives en Centrafrique se retrouvent prises pour cible par le pouvoir.

 

Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.
Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.

 

Le premier ministre alors en poste en République centrafricaine, Firmin Ngrebada (au centre), salue ses troupes, alors qu’un hélicoptère de soutien de fabrication russe les survole, sur la route entre Boali et Bangui, le 10 janvier 2021. @Florent Vergnes/AFP

C’est un bruyant ballet, auquel les diplomates de l’ambassade de France à Bangui ont fini par se résigner. Depuis la livraison d’hélicoptères Gazelle aux instructeurs russes basés à Bangui, ces derniers ont pris l’habitude de s’entraîner à voler en rase-mottes au-dessus du fleuve Oubangui, n’oubliant jamais de multiplier les détours au-dessus des murs de l’ambassade de France située à proximité.

D’autres Français subissent le spectacle avec dépit : ceux de TotalEnergies (ex-Total). Le carburant JetA-1 qui fait voler les appareils est tiré des cuves de la major. Depuis décembre dernier, l’armée centrafricaine, soutenue par les instructeurs russes, a pris l’habitude de réquisitionner son carburant directement à la source dans les réserves de TotalEnergies, gérées par l’entreprise publique Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (Socasp). Au gré des allées et venues quotidiennes d’Iliouchine et d’Antonov russes approvisionnant Bangui en armes et en hommes, les quinze bacs de Kolongo, situés à proximité des ruines d’un ancien palais de l’ex-président Jean-Bedel Bokassa, sont ainsi vidés à un rythme soutenu, mais sans que le prix de ce carburant n’abonde le bilan de la Socasp et donc, par ricochet, celui de TotalEnergies.

Cette guerre du carburant  a pris une telle ampleur que Bangui a frôlé la rupture de stock fin mai, TotalEnergies peinant à remplir ses cuves alors que les impayés du gouvernement centrafricain s’élèveraient à plusieurs millions d’euros. Un coûteux approvisionnement d’urgence, par la route, a été mis en place, mais la tension est toujours présente. Les rapports du cluster “logistique” du bureau humanitaire des Nations unies, l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), font état les uns après les autres de difficultés d’approvisionnement en kérosène, alors que la voie aérienne est essentielle pour les opérations humanitaires.

TotalEnergies a même dû stopper au dernier moment l’avitaillement d’un jet privé russe, étant sous sanction américaine et appartenant au financier du groupe Wagner, Evgueni Prigozhin. Il transportait l’ancien premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada, de retour du forum économique international de Saint-Pétersbourg (AI du 10/06/21).

 

*_Des relations commerciales déséquilibrées_*

 

Depuis l’arrivée de la Russie à Bangui en 2018 à la faveur d’une livraison d’armes, la France et la Russie se livrent à une bataille d’influence en Centrafrique qui, jusque-là, se cantonnait aux domaines diplomatique et médiatique. La crise sécuritaire déclenchée en septembre en marge de l’élection présidentielle a eu pour conséquence une implication plus grande de la Russie au niveau militaire, via l’engagement du groupe de sécurité privée Wagner, tout en accélérant la marginalisation française, pourtant partenaire historique. En avril dernier, Paris a ainsi décidé de supprimer son appui budgétaire et de réduire au strict minimum sa coopération militaire avec Bangui. Désormais, cette lutte d’influence glisse sur le champ économique.

Les relations économiques franco-centrafricaines reposent sur un déséquilibre : en 2019, les investissements directs étrangers des principales entreprises françaises (TotalEnergies, Castel, Somdiaa pour le sucre, Orange, Air France…) s’élevaient à seulement 179 millions d’euros, alors que la France reste le premier partenaire économique de la Centrafrique. Ainsi Orange, premier opérateur du pays, n’y réalisait que 0,1 % du chiffre d’affaires total du groupe en 2018. Ce déséquilibre plaçait les compagnies françaises dans un rapport de force favorable. Mais le soutien russe semble avoir changé l’état d’esprit des Centrafricains.

Ce fut le cas au printemps avec Air France. La compagnie aérienne exigeait jusqu’ici la présence d’un contrôleur aérien issu du détachement d’appui opérationnel français afin de guider les atterrissages à Bangui, l’aéroport de Bangui M’Poko n’étant toujours pas équipé en instruments de guidage. Mais face à la pression de la partie centrafricaine voyant désormais d’un mauvais œil la présence d’un militaire français dans la tour de contrôle, Air France doit se résoudre à faire sans, depuis le mois d’avril. Les syndicats n’excluent toutefois pas la possibilité d’interdire à leurs pilotes les vols en direction de Bangui si la sécurité n’était plus assurée, mettant en péril le fonctionnement de la liaison.

 

*_La bataille du transport fluvial_*

 

Un autre front s’est ouvert depuis ce printemps dans le secteur du commerce fluvial, hautement stratégique dans un pays enclavé comme la Centrafrique. La Socatraf (Société centrafricaine des transports fluviaux) assure le ravitaillement du pays en hydrocarbures par le fleuve depuis Brazzaville : 72 % des hydrocarbures en 2020 ont été acheminés ainsi. La voie, praticable seulement de juin à décembre en saison des pluies, a l’avantage d’être moins chère et plus sûre que la route qui relie Bangui à Douala (RN1).

La Socatraf est propriété de Bolloré Logistics depuis 2004, un an après l’arrivée de François Bozizé au pouvoir. La Socatraf et l’Etat sont liés par un contrat d’affermage, renouvelé en 2015, qui permet à la compagnie d’exploiter neuf pousseurs et 40 barges.

Selon nos informations, Bolloré a subi, à l’approche de la saison navigable de cette année, une offensive visant à s’emparer d’une partie de son fonds de commerce. La manœuvre aurait pu conduire la société “au dépôt de bilan“, selon une note interne au groupe datant du 18 mai et consultée par Africa Intelligence.

 

Une remise en cause de l’influence française poussée par certaines puissances étrangères”

 

Selon cette même note, derrière cette tentative de confiscation se cache une alliance “entre certains membres du gouvernement” et un grossiste local libanais, la Compagnie centrafricaine de commerce général (CCCG), filiale du Groupe Trad, basé au Congo Brazzaville. La société, spécialisée dans l’import-export et qui géra un temps la compagnie nationale aérienne centrafricaine aujourd’hui en déshérence, Karinou Airlines, est dirigée par Saïd Trad, influent entrepreneur d’origine libanaise et consul général de Roumanie à Brazzaville.

Mais, toujours selon la note, la société libanaise ne serait qu’un cheval de Troie. Derrière la “manœuvre hostile” libanaise se cacherait une volonté “de déstabiliser et d’évincer une société française de la filière stratégique des approvisionnements en hydrocarbures du pays”. L’entreprise y voit la main de “représentants de la République centrafricaine s’inscrivant dans les courants de la remise en cause de l’influence française poussée par certaines puissances étrangères”. Contacté, Groupe Trad dément toutes ces informations. “Nous sommes en très bons termes avec la Socatraf et même actionnaire”, précise la compagnie.

Côté centrafricain, on dédramatise en soulignant que le contrat d’affermage arrive à terme cette année. On souligne également le faible investissement du groupe français dans l’entretien des barges : 1,5 million d’euros de fonds propres depuis 2004, auxquels il faut ajouter 7,5 millions d’euros de financements levés auprès de l’Agence française de développement (AFD) et de l’ Union européenne (UE).

La situation a été jugée suffisamment préoccupante du côté de Bolloré pour que deux têtes dirigeantes du groupe se rendent coup sur coup à Bangui : le directeur régional Golfe de Guinée du groupe, Mohamed Diop, le 27 mai, puis le directeur de Bolloré Ports, filiale de Bolloré Logistics, Stanislas de Saint Louvent, le 9 juin. Ils ont assuré à Henri-Marie Dondra, dit ” HMD”, alors ministre de l’économie et devenu depuis premier ministre, que Bangui ferait l’objet de futurs investissements. Dans sa note, Bolloré met également en avant le risque “d’une aggravation des pénuries de carburants déjà existantes sur la capitale Bangui”.

La rivalité franco-russe est devenue telle à Bangui que la moindre péripétie économique est désormais interprétée comme un dérivé de ce bras de fer, parfois à tort. Signe de la paranoïa ambiante : l’incendie qui a frappé le 6 juin dernier les serveurs d’Orange dans le pays, et dont l’origine est vraisemblablement accidentelle, a alimenté les plus folles rumeurs. Une note circulant dans les cercles expatriés pointait les liens entre le concurrent de l’opérateur français, Telecel Centrafrique, dirigé par Malek Atrissi, et la multinationale néerlandaise Veon, elle- même filiale du conglomérat russe Alfa Group. Un lien totalement anachronique, puisqu’il n’existe plus depuis 2014, année où Veon a vendu Telecel Centrafrique. L’opérateur appartient depuis 2016 au groupe africain Telecel Group, propriété de la holding luxembourgeoise Niel Group, du Français Laurent Foucher.

 

*_Les douanes, tête de pont russe dans la fiscalité de l’Etat centrafricain_*

 

En revanche, le dossier des douanes interpelle les partenaires internationaux. Le 27 mai dernier, les autorités centrafricaines, via le directeur général des douanes, Frédéric-Théodore Inamo, ont annoncé un protocole d’accord signé avec la Russie le 7 mai, valable un an. Il prévoit l’arrivée de cinq experts entre Béloko, à la frontière camerounaise, et Bangui. Le but est de lutter contre la fraude, notamment par un renforcement des contrôles et la mise en place d’un dispositif de vidéosurveillance.

Mais le statut juridique de la “mission économique russe” reste inconnu à l’heure actuelle. Seule donnée publique : cette mission est dirigée par Yuri Liamchkine, par ailleurs conseiller économique du président Faustin-Archange Touadéra. Cet ancien directeur du secteur nord- ouest des douanes de Saint-Pétersbourg a été condamné le 10 décembre 2018 à trois ans de prison avec sursis pour complicité de fraude par le tribunal de Saint-Pétersbourg.

Pour les douanes, l’Histoire bégaye. En 2009, sous la présidence de François Bozizé, le gouvernement centrafricain avait signé un partenariat décrié avec la Société de détection des importations et exportations frauduleuses (Sodif), dirigée par le Corse Armand Ianarelli, ancien légionnaire. De fait, il s’agissait d’une privatisation des douanes. L’une des premières actions de la coalition ethnique Seleka, lors de sa prise de pouvoir en 2013, avait été de dénoncer le contrat.

 

Les investisseurs français encore approchés

 

Mais les autorités centrafricaines n’ont pas renoncé à attirer les investisseurs français. Le 22 juillet dernier, lors d’un passage express à Paris, la ministre centrafricaine des affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Témon, a plaidé auprès d’une petite dizaine d’investisseurs, notamment dans le domaine agricole. Elle a rencontré, entre autres, Marie-Yvonne Charlemagne, directrice générale déléguée de Rougier entre 2015 et 2019, ainsi que Jean-Lou Blachier, président du Groupement du Patronat francophone, et un représentant de Stoa Infra & Energy – fonds d’investissement créé en 2017 par la Caisse des dépôts et consignations et l’Agence française de développement, et déjà présent au Cameroun via le barrage de Nachtigal. La rencontre a été facilitée par les lobbyistes Marc Teyssier d’Orfeuil de Com’Publics et Florence Paque de Club PPP MedAfrique.

 

 

Africa intelligence

Massacre de Bossangoa, les usagers de la route reliant Bossangoa à Nana-Bakassa ont désormais peur

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 16:19:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite au massacre d’au moins 19 civiles la semaine dernière  par des hommes armés identifiés formellement comme des Mercenaires russes et syriens de la société Wagner et les soldats FACA à 12 kilomètres  de Bossangoa sur l’axe Nana Bakassa,  les usagers de cette voie ont désormais peur de l’emprunter. Les activités champêtres ont également été paralysées dans le secteur.

 

Pancarte de Bienvenue à l'entrée de la ville de Bossangoa
Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa

 

Si ce drame avait provoqué une vague des réactions  dans tout le pays, les populations de l’Ouham ne sont pas prêtes pour autant à l’oublier. Au moins 19 personnes, toutes des civiles, interpellées, puis rassemblées  avant de les conduire dans la forêt, puis abattre un par un comme des pigeons verts par ces Wagneurs en mission commandée dans leur pays. Ceci n’est pas facilement oubliable.

Sur la route de Bossangoa à Nana-Bakassa, les usagers ont désormais peur de l’emprunter. Seuls les Casques bleus, parfois les soldats FACA et leurs alliés russes de Wagner patrouillent sur la voie pour rassurer la population.

Le gouvernement, de son côté,  avait annoncé la mise en place d’une commission d’enquête pour y faire la lumière. Même son de cloche du côté du parlement centrafricain. Le Président de l’Assemblée nationale a aussi annoncé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Des annonces jugées peu crédibles par la société civile et certains partis politiques qui disent connaître déjà la conclusion de ces enquêtes. La mission des Nations unies en Centrafrique  (Minusca) annonce également de son côté l’ouverture d’une enquête.

Rappelons que ce lundi 26 juillet, À Bangui,   le Conseil national de la jeunesse a organisé une cérémonie de dépôts des gerbes en hommage aux victimes  de Bossangoa.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Russie-Afrique : Wagner, enquête sur les mercenaires de Poutine

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Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

« La symphonie africaine de Poutine »

 

Incontournable au Soudan et en Centrafrique, présente en sous-main au Sahel, cette société de sécurité privée officieuse liée au maître du Kremlin est de plus en plus active sur le continent. De Khartoum à Bamako, en passant par Bangui et Saint-Pétersbourg, plongée dans le monde interlope des vrais-faux mercenaires.

L’ambiance est à nouveau festive à la brasserie Le Kiss. En cette soirée du 20 avril, à une centaine de mètres du « point kilométrique zéro », au cœur de Bangui, quelques véhicules sont encore garés devant le bar-cabaret de trois étages, un des meilleurs établissements de la ville. Les lumières du bâtiment éclairent la nuit. En contrebas, l’avenue du colonel Adrien-Conus est déserte. Il est près de 20 heures : le couvre-feu ne va pas tarder à entrer en vigueur. Mais quelques clients, des habitués, n’ont aucune intention de vider les lieux.

Le colonel Vassili a pris l’habitude de faire peu de cas de l’interdiction de circuler. Au volant de son pick-up blindé, cet officier russe au visage juvénile et à la chevelure blonde se sent un peu comme chez lui sur les routes de la capitale. Invité au Kiss, il a décidé de profiter de la nuit. Bon vivant et bien bâti, amateur de plaisirs alcoolisés, l’homme est habillé en civil pour l’occasion. Plusieurs fois, un verre de vin à la main, il trinque au décès d’Idriss Déby Itno, intervenu deux jours plus tôt, et dont il semble se réjouir. Quelques participants grimacent. Si le maréchal n’était pas dans le cœur de tous les Banguissois, célébrer le trépas du voisin a quelque chose d’irrespectueux.

 

WAGNER GROUP A PLACÉ SES HOMMES DANS TOUS LES CERCLES DU POUVOIR.

Tout à sa soirée et aux deux convives assis avec lui, le colonel n’en dédaigne pas pour autant quelques obligations. Par deux fois, son téléphone le rappelle à la réalité. Identité du contact : Faustin-Archange Touadéra. Le président centrafricain a besoin d’informations. Il souhaite connaître l’avancée des troupes de supplétifs russes sur les terrains d’opération du pays face aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement – CPC, alliance de groupes armés coordonnée par François Bozizé. Or Vassili, dont peu connaissent le nom complet, est l’homme qu’il lui faut : il est l’un des responsables des mercenaires affiliés à la société de sécurité Wagner, dont il est membre de l’état-major.

Habitué à dialoguer avec le président, le colonel le rassure, brièvement. Ses hommes ont le dessus. L’armée centrafricaine, qui laisse à ses alliés russes la primauté du front, ne devrait pas tarder à pouvoir avancer à son tour et à occuper officiellement les positions conquises. Vassili raccroche et retourne à son verre de vin. La soirée se poursuit, au-delà du couvre-feu. L’homme a suffisamment d’influence pour permettre au cabaret de transgresser le règlement en vigueur. Privilège du pouvoir. Mais qui est donc cet inconnu de la quasi-totalité des Banguissois ?

« Il a le contact direct et régulier avec le président et est un membre haut placé de l’état-major de Wagner en Centrafrique », résume une source de Jeune Afrique ayant bavardé avec lui. Est-il le « patron » de ladite Wagner en terres centrafricaines ? Si sa connaissance des opérations plaide pour cette hypothèse, inutile de chercher une confirmation : officiellement, la société de sécurité – un statut officiellement illégal en Russie – n’opère pas en Centrafrique. La réalité est pourtant tout autre : Wagner Group a entamé la conquête de Bangui voici trois ans. Et si la société y est aujourd’hui si puissante, c’est qu’elle a placé ses hommes dans tous les cercles du pouvoir.

 

Kalachnikovs, Makarov et lance-roquettes.  Comment Wagner est-elle devenue omniprésente ?

En septembre 2017, la France propose de livrer aux Forces armées centrafricaines 1 500 kalachnikovs confisquées au large de la Somalie par sa marine un an et demi plus tôt. La Centrafrique étant sous embargo des Nations unies pour les armes, la décision doit être approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Et voilà que Moscou, qui dispose d’un droit de veto, s’oppose au projet. Pour sortir de l’impasse, Paris conseille discrètement à Faustin-Archange Touadéra de plaider sa cause auprès du géant russe. En octobre, le Centrafricain rencontre à Sotchi le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Le Kremlin accepte de lever son veto. Il en profite pour faire une entrée fracassante dans l’épineux dossier centrafricain.

Lavrov propose en effet un accord bien plus large qu’une « simple » levée de veto. La Russie accepte de peser de tout son poids pour faire lever l’embargo dont Bangui espère de longue date un assouplissement. En échange, elle attend un retour sur investissement. Parmi les clauses de l’accord, qui, à l’époque, ne sont pas rendues publiques : la création d’une société minière russe en Centrafrique ou encore l’exploitation par les Russes d’un aérodrome dans la région de Ouadda. En janvier 2018, une première livraison d’armes est effectuée par un avion-cargo Iliouchine 76. Puis les transferts se succèdent : 6 200 kalachnikovs, 900 pistolets automatiques Makarov, 270 lance-roquettes et 20 canons antiaériens en moins de deux mois.

Surtout, les premiers « conseillers » russes débarquent sur le sol centrafricain. Et deux sociétés, au minimum, y obtiennent leurs premiers contrats : Lobaye Invest, créée dès octobre 2017, et sa filiale chargée d’assurer sa sécurité, Sewa Security Services. En juin et en juillet 2018, Léopold Mboli Fatran, le ministre des Mines, accorde à Lobaye Invest des autorisations de reconnaissance minière dans les régions de Yawa et de Pama. D’autres suivent pour les régions de Ndele, Bria, Birao et Alindao. Quelle connexion entre cette société minière et le groupe Wagner ? Un homme, directeur gérant de Lobaye Invest, attire rapidement l’attention : Evgueni Khodotov, un sexagénaire discret qui ne fait guère parler de lui à Bangui.

Ex-policier de Saint-Pétersbourg né en 1964, le patron de Lobaye travaille cependant dans l’ombre en étroite collaboration avec son compatriote Valery Zakharov, ancien des renseignements militaires russes (GRU) et conseiller du président Touadéra depuis juin 2018. Surtout, Khodotov est à la tête d’une autre société, M-Finans. Or cette dernière opère au nom d’une entreprise russe baptisée Concord, elle-même considérée comme la plaque tournante des activités d’un oligarque bien connu : Evgueni Prigojine, un intime de Vladimir Poutine, qui a favorisé dès les années 1990 son ascension dans le secteur de la restauration – jusqu’à en faire le fournisseur du Kremlin –, puis dans celui de la défense.

 

WAGNER GROUP AURAIT ÉTÉ CRÉÉ EN 2013-2014 PAR DIMITRI OUTKIN, ANCIEN LIEUTENANT-COLONEL DU GRU AUX SYMPATHIES NAZIES.

 

Ancien patron de fast-food – il a fait fortune dans les hot-dogs à la chute de l’URSS –, condamné pour escroquerie et incitation à la prostitution en 1981 et libéré neuf ans plus tard, le « cuisinier de Poutine » aurait surtout obtenu de lucratifs contrats – se chiffrant en milliards de dollars – avec le ministère de la Défense russe. Il est à ce titre considéré comme le financier de Wagner, groupe dont la création au détour des années 2013 et 2014 est souvent attribuée à un de ses proches aux sympathies néonazies, l’ancien lieutenant-colonel des forces spéciales et du GRU Dimitri Outkin.

« Dès 2018, on a vu arriver les “conseillers” et les entreprises contrôlées par Prigojine », se souvient un diplomate à Bangui. En France, au Quai d’Orsay, plusieurs notes sont rédigées sur la montée de l’influence russe. On s’inquiète de voir Valery Zakharov convoquer des ministres et s’afficher comme principal conseiller du président, qui s’est entouré d’une garde recrutée par Sewa Security Services. Mais la hiérarchie de Paris, sûre de sa relation historique avec la Centrafrique, choisit de minimiser. Pendant ce temps, les hommes de Prigojine, conseillés par un GRU dont beaucoup sont proches (le premier camp d’entraînement de Wagner en Russie était situé à proximité de Krasnodar et d’une base du GRU), jouent leur partition à merveille.

Exploitant le sentiment antifrançais, n’hésitant pas à soutenir la propagande hostile à Paris, Zakharov et ses hommes placent leurs pions avec un objectif en tête : les retombées financières qu’ils espèrent obtenir pour les entreprises liées à Wagner. « Ils avaient conquis Bangui. Mais il leur restait un problème : comment tirer parti de leur influence sur Touadéra et, surtout, profiter du sous-sol centrafricain, alors que le pays était encore contrôlé majoritairement par les groupes armés ? » résume une source diplomatique.

 

TRACTATIONS SECRÈTES, ARGENT LIQUIDE, RÉSEAUX DE RENSEIGNEMENTS LOCAUX… UNE HISTOIRE DIGNE D’UN ROMAN D’ESPIONNAGE

Une solution s’impose rapidement : utiliser leur influence sur un voisin de la Centrafrique, le Soudan. À Khartoum, le poids de la Russie et de Wagner n’a en effet cessé de croître durant les dernières années au pouvoir d’Omar el-Béchir, lequel fait face à l’hostilité des États-Unis, soutien du voisin sud-soudanais depuis son indépendance. Alors Wagner et Prigojine décident d’utiliser la tête de pont soudanaise pour passer un cap en Centrafrique. Tractations secrètes, argent liquide, réseaux de renseignements locaux… L’histoire est digne d’un roman d’espionnage.

À Khartoum, le bâtiment de la direction des renseignements militaires attend une rencontre au sommet. À la manœuvre, le patron des lieux : Jamal Aldin Omar. Depuis plusieurs mois, ses hommes ont pris contact avec les chefs de groupes armés centrafricains, dont Noureddine Adam et Ali Darassa. De discrets allers et retours ont été effectués en hélicoptère entre la capitale soudanaise et la brousse centrafricaine. À ses interlocuteurs, Jamal Aldin Omar explique que Khartoum est prêt à accueillir un dialogue entre le gouvernement de Bangui et les rebelles qui combattent Faustin-Archange Touadéra. Surtout, il se dit soutenu par un allié de poids : Moscou.

Depuis 2013, le soutien russe à Khartoum ne s’est en effet pas démenti. Des mercenaires ont rapidement été repérés, notamment lors de répressions de manifestations, et jusqu’à 300 hommes ont été employés par une société du nom de M-Finance, laquelle a passé un contrat avec les autorités russes pour utiliser des avions militaires et les faire venir au Soudan. Derrière ces mercenaires, Wagner, implantée à travers trois sociétés : M-Finance, M-Invest et Meroe Gold, qui détient plusieurs concessions minières dans le pays. Comme M-Finans en Centrafrique, M-Invest est connectée à Concord, via Megalite, une autre entreprise du système d’Evgueni Prigojine.

« Les systèmes sont les mêmes en Centrafrique et au Soudan, avec des sociétés locales liées à d’autres entreprises connectées à Concord et à Prigojine », explique une source sécuritaire. Si Evgueni Khodotov est l’homme de Wagner à Bangui, un autre homme agit en sous-main à Khartoum, à la tête de M-Invest et de Meroe Gold. Il se nomme Mikhaïl Potepkin. Bras droit local de l’oligarque de Saint-Pétersbourg, il a par le passé été lié à des opérations de propagande sanctionnées par les autorités américaines, et l’une de ses présumées complices, Anna Bogatcheva, est toujours recherchée par le FBI. Il est aussi un ancien employé de l’Internet Research Agency et a été membre de la Fondation de la protection des valeurs nationales, deux organisations liées à Evgueni Prigojine.

 

EN AOÛT 2018, PRIGOJINE PARRAINE L’ACCORD DE KHARTOUM ENTRE LE GOUVERNEMENT CENTRAFICAIN ET PLUSIEURS GROUPES ARMÉS

En ce jour d’août 2018, dans le secret du siège des renseignements militaires soudanais, Potepkin est bien présent. Mais il n’est pas seul à prendre place dans la salle de réunion climatisée mise à disposition par Jamal Aldin Omar. Entouré d’une quinzaine de gardes du corps en uniforme, Evgueni Prigojine a fait le déplacement. Le sexagénaire connaît bien Khartoum. Il s’y rend régulièrement à bord de son jet privé, emmenant avec lui deux autres aéronefs, pour ses hommes et pour ses bagages.

À ses côtés, son bras droit Dimitri Outkin, mais aussi Valery Zakharov, l’homme de Bangui, lui-même accompagné par le jeune Dimitri Sytyi, qui lui sert d’interprète mais qui est aussi l’homme des opérations de propagande en terres centrafricaines. En face d’eux, la plupart des chefs des groupes armés de Centrafrique ont répondu à l’invitation faite par Khartoum au nom des hommes de Wagner. Ali Darassa est présent, tout comme Abdoulaye Hissène, Mahamat al-Khatim, Noureddine Adam ou encore Maxime Mokom.

Selon plusieurs sources, tous ont reçu l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers d’euros en espèces. Installés durant deux heures dans de confortables fauteuils autour de la grande table de réunion, les « rebelles » vont peu s’exprimer. Evgueni Prigojine, dont les hommes ont préparé le sommet avec les renseignements soudanais, monopolise la parole. « Le gouvernement nous a amenés à Bangui pour vous combattre », déclare-t-il d’emblée. Puis l’oligarque entre dans le vif du sujet : « Mais nous savons que ce sera difficile. Il faut que nous trouvions une solution. »

« Evgueni Prigojine a présenté ses hommes puis plaidé pour un accord entre les groupes et le gouvernement centrafricain », se souvient un participant, qui s’est confié à Jeune Afrique. « Ensuite, il a exposé son idée de partenariat gagnant-gagnant. Il voulait parrainer des accords et parvenir à un partage des ressources, préfecture par préfecture. Une part pour Bangui, une part pour le groupe qui contrôle la région et une dernière part pour Wagner », poursuit notre source. Un tour de table est effectué. Chacun se dit favorable à un dialogue à Khartoum. Les participants restent prudents mais s’accordent pour se revoir un mois plus tard, à la fin de septembre, dans les mêmes locaux.

« La deuxième réunion a entériné le dialogue à Khartoum. Chacun a précisé ce qu’il en attendait, puis on s’est séparés », raconte notre participant. Le 5 février 2019, Prigojine réunit une dernière fois les protagonistes dans son hôtel de la capitale soudanaise, bien décidé à obtenir un accord de paix et à réussir là où l’ONU a pour le moment échoué. Outre les leaders de groupes armés, le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, est de la partie, tout comme sa ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara. Après d’ultimes tractations, l’accord dit « de Khartoum » est paraphé le même jour sous l’égide de l’Union africaine et de son commis-saire pour la paix et la sécurité, l’Algérien Smaïl Chergui. Le lendemain, il est signé par le président Faustin-Archange Touadéra au Palais de la renaissance de Bangui. Wagner tient sa victoire diplomatique.

 

Zakharov et Sytyi, duo de choc.

« Après l’accord de Khartoum, l’emprise de la Russie et de Wagner est devenue plus forte encore à Bangui. Ils ont renforcé leur relation avec Touadéra et Ngrebada, et ont intensifié le message selon lequel ils avaient réussi là où les autres avaient échoué », explique un diplomate. À la manœuvre : Valery Zakharov, l’ancien officier de renseignement omniprésent à la présidence, et son cadet Dimitri Sytyi, les deux hommes que Prigojine lui-même présentait comme « les représentants de Wagner à Bangui ». Le premier va jusqu’à s’exprimer au nom du gouvernement centrafricain sur les réseaux sociaux. Le second, qui parle anglais, français, espagnol et russe, est quant à lui l’un des principaux artisans d’opérations de communication antifrançaises.

Diplômé en marketing d’une école de commerce parisienne et en management de l’université de Catalogne, Sityi, jeune homme de 32 ans, a ainsi travaillé avec le Bureau information et communication, discrète officine rattachée à la présidence. Dirigée jusqu’à il y a peu par un proche parent de Touadéra, l’actuel ministre de l’Intérieur Michel Nicaise Nassin, le « Bureau » est notamment chargé d’alimenter des sites internet en contenus favorables aux intérêts du couple russo-centrafricain. Selon un document obtenu par Jeune Afrique, il prévoit des plannings de publications destinées, au choix, à communiquer sur « certains hommes politiques » en les présentant « comme des ennemis du peuple », à « dénoncer le double jeu de la Minusca» et, surtout, à insister sur « la victoire des Faca et des forces russes ».

« En 2017 et 2018, Wagner a mis en place ses relais en Centrafrique. En 2019, après l’accord, c’est passé à une autre dimension », explique un homme politique centrafricain. « Les activités minières de Lobaye se sont étendues, et le nombre de mercenaires a augmenté, tandis que l’influence de Wagner sur le gouvernement allait s’accentuant », ajoute un ancien ministre, qui conclut : « Et ça, c’était avant la dernière présidentielle et la création de la Coalition des patriotes pour le changement… » Car si la signature des accords de février 2019 a constitué une victoire pour Prigojine et ses hommes, les mêmes groupes armés signataires vont lui fournir l’occasion de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie.

 

« La CPC leur a ouvert un boulevard »

Nous sommes à la mi-décembre 2020. Depuis quelques semaines, la tension est montée d’un cran à Bangui. L’opposition est vent debout contre la tenue de l’élection présidentielle, dont le premier tour – que le président Touadéra veut à tout prix maintenir – est prévu pour le 27 décembre. François Bozizé s’est vu refuser le droit de se porter candidat par la Cour constitutionnelle.

S’il a choisi de soutenir officiellement Anicet-Georges Dologuélé, l’ancien président a discrètement pris langue avec une partie des groupes armés signataires de l’accord de Khartoum et qui envisagent de prendre à nouveau les armes pour empêcher la tenue du scrutin. Le 17 décembre, six d’entre eux, menés par Abbas Sidiki, Ali Darassa, Mahamat -al-Khatim, Noureddine Adam, Maxime Mokom et Dieudonné Ndamaté, annoncent la création de la Coalition des patriotes pour le changement. Deux jours plus tard, ils dévoilent leur intention de marcher sur Bangui. Le 27, Bozizé déclare soutenir les rebelles et demande à ses partisans de ne pas aller voter, trahissant au passage son engagement auprès de Dologuélé. « Cela a été le point de bascule, explique un diplomate. La communauté internationale s’est retrouvée dans l’obligation de soutenir Touadéra dans la défense de Bangui. Or qui pouvait défendre la capitale ? »

« L’offensive de la CPC a ouvert un boulevard à Wagner », tranche une source sécuritaire. La mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) se retrouve prise au piège. « On a été obligé de combattre aux côtés des mercenaires dans certaines zones, mais il fallait bien défendre la population », explique un cadre des Casques bleus. En décembre, janvier et février, les hommes de Sewa Security Services combattent sporadiquement face aux rebelles de la CPC, qui, après avoir un temps espéré prendre Bangui, décident de se replier et de profiter de la profondeur du territoire. Le 11 février, Valery Zakharov, véritable porte-parole bis de la présidence, déclare que le gouvernement est en passe de « contrôler tout le territoire ».

 

DANS L’ANCIENNE ENCEINTE DU PALAIS DE L’EMPEREUR BOKASSA, LES HOMMES DE WAGNER SONT COMME CHEZ EUX

Dès lors, la mainmise russe est quasi totale. Depuis le camp de Berengo, où il est installé depuis avril 2018, l’état-major de Wagner prend les décisions avant de les communiquer à Bangui à la présidence et au ministère de la Défense, où – pure façade – Moscou a officiellement dépêché un conseiller en la personne du général Oleg Polguev. Dans l’ancienne enceinte du palais de l’empereur Bokassa, les hommes de Wagner et de Sewa Security Services sont comme chez eux. Une partie des lieux est aménagée pour la formation des soldats centrafricains, et la piste de l’aérodrome, longue de deux kilomètres, a été réhabilitée. Mais le cœur du camp, qui abrite le bunker de l’état-major, est interdit aux locaux. Quant aux abords du périmètre, officiellement sous le contrôle du ministère de la Défense, il est gardé jour et nuit par des Blancs encagoulés.

Le propre fils de l’ancien empereur, Jean Serge Bokassa, s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès au mausolée de son père et n’a pu s’y rendre que deux fois depuis l’arrivée de Wagner, dont les chefs lui ont imposé des conditions et ont tenu à être présents et à prononcer un discours lors des cérémonies d’hommage autorisées. Dans le courant de 2019, alors qu’ils occupaient les lieux depuis un an, les hommes de Prigojine ont même fini par lui offrir un immense tableau de trois mètres de haut et six mètres de long, représentant… le mausolée de son père, nouvellement agrémenté d’un mât portant les drapeaux russe et centrafricain. Une attention « à la limite de l’insulte », que l’intéressé acceptera finalement non sans mal.

 

Mine d’or prometteuse

Dernier exemple en date : le 3 novembre 2020, alors qu’il souhaitait rendre l’hommage annuel à son père, Jean Serge Bokassa s’est à nouveau vu refuser l’accès au mausolée. L’homme politique avait obtenu quelques jours plus tôt l’autorisation de Marie-Noëlle Koyara. Peine perdue : la bonne volonté de la ministre n’aura aucun effet sur la hiérarchie russe, et la cérémonie aura lieu en dehors de Berengo, à quelques kilomètres. « Le gouvernement n’a quasiment aucune prise sur les décisions de Wagner. Il leur donne carte blanche », déplore un homme politique. « Les Russes reconquièrent des localités puis appellent les Faca pour qu’elles viennent occuper le terrain », précise une autre source, proche de la Minusca.

Quelle est la force de frappe de Wagner et de Sewa Security Services ? « Le flou est total », confie-t-on à l’ONU. Au 18 avril, Moscou reconnaissait le déploiement en Centrafrique de « 532 instructeurs », mais plusieurs sources bien renseignées estiment que le chiffre avoisinerait les 2 000 hommes, dont un peu moins d’un millier pourraient être stationnés à Berengo et dont une partie, arabophone, serait originaire de Syrie et de Libye. Discrets, masqués, parfois aperçus dans certains magasins de Bangui où ils viennent se ravitailler avec leurs camions de transport, Wagner leur promettrait, outre leur salaire, de payer 50 000 roubles (environ 570 euros) à la personne de leur choix en cas de décès sur le front.

« Depuis Berengo, ils peuvent déplacer des troupes, des armes ou du matériel minier comme ils le souhaitent », analyse un expert onusien. Plusieurs aérodromes ont été réhabilités à Ndelé, Birao et Ouadda. Dans cette dernière localité, Lobaye Invest travaille aujourd’hui avec le chef de groupe armé Zakaria Damane, influent dans la région. Elle est également présente, au minimum, à Yawa, dans la Lobaye, et à Ndassima, dans la Ouaka, où se situe la mine d’or réputée la plus prometteuse du pays – et où opère une autre société liée aux intérêts russes, Midas Ressources, laquelle a récupéré en 2019 des droits d’exploitation auparavant attribués à la canadienne Axmin. Dix-sept hélicoptères seraient aussi stationnés au camp de Roux, à Bangui, sans compter les avions gros–porteurs Antonov qui atterrissent à l’aéroport banguissois de Mpoko.

« On constate des livraisons d’armes constantes depuis décembre. Les quantités sont très importantes », alerte un expert. « Souvent, cela vient de Port-Soudan, où Wagner a ses quartiers. Ensuite, cela peut atterrir et être déchargé la nuit à Bangui, ou aller jusqu’à Berengo ou dans d’autres bases, comme celle d’Am Fadok, à la frontière soudano-centrafricaine. Même à Mpoko, les contrôles sont inefficaces, et une bonne partie passe sous les radars de l’ONU et n’est pas déclarée », ajoute une source sécuritaire.

Les 23, 24 et 25 janvier 2021, deux avions Antonov immatriculés au Soudan et exploités par les forces aériennes soudanaises ont ainsi effectué des vols vers l’aéroport de Mpoko, livrant « des armes, des munitions et du matériel militaire », détaille, entre autres, le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU, adressé au Conseil de sécurité le 29 juin. « Les livraisons se sont enchaînées à un rythme jamais vu depuis l’imposition de l’embargo sur les armes, en 2013 », conclut le même document.

 

Assassinats de journalistes et de civils

Déjà soupçonnés d’avoir commandité l’assassinat, en juillet 2018, de trois journalistes russes venus enquêter en Centrafrique sur leurs activités, les hommes d’Evgueni Prigojine sont depuis plusieurs mois sous la pression constante de la communauté internationale. L’ONU indique avoir « reçu de nombreux rapports faisant état d’assassinats aveugles de civils non armés par des instructeurs russes », en particulier dans les régions minières. Le 21 février, à Ippy, un civil non armé tué par balle ; le 13 janvier, deux personnes handicapées abattues près de Paoua et de Grimari ; le 8 mars, deux civils peuls de Gotchélé tués car assimilés à des rebelles… Au sein du Conseil de sécurité, Moscou a récemment été prié de s’expliquer sur sa relation avec les sociétés de sécurité privées et les exactions en Centrafrique. Il n’en a rien fait, niant tout lien, mais la pression monte.

« Les Russes risquent de se retrouver piégés. Les accusations se multiplient, tandis que les groupes armés n’ont en réalité fait que se replier et conservent leur capacité de nuisance. Combien de temps Wagner va-t‑elle poursuivre le combat ? » s’interroge un diplomate. Une source sécuritaire analyse la situation de façon similaire : « Poutine a voulu marquer des points face à Emmanuel Macron en 2017 et en 2018, car celui-ci venait d’être élu. En outre, le sous-sol a attiré les convoitises de certains acteurs. Wagner a permis de jouer sur les deux tableaux, avec l’avantage que le Kremlin peut nier tout lien avec elle. Wagner a avancé et occupe des centres urbains. Mais pour combien de temps ? Les groupes armés ont reculé, mais ils savent que le temps joue pour eux. »

 

Au tour de Bamako ?

Depuis quelques semaines, les hommes de Wagner font davantage profil bas à Bangui. Valery Zakharov a suspendu ses comptes sur les réseaux sociaux et n’apparaît plus guère dans la capitale centrafricaine, où il était jusqu’à il y a peu omniprésent. La sécurité rapprochée du président est quant à elle davantage composée de Centrafricains, alors qu’elle était le domaine des Russes ces dernières années. Enfin, sous la pression de la France, un remaniement a mis fin en juin à la primature de Firmin Ngrebada, considéré comme proche de Moscou, tandis que Marie-Noëlle Koyara quittait la Défense. « Moscou a demandé à Wagner de se faire plus discrète, pour ne pas pousser trop loin le bras de fer avec les Français et le Conseil de sécurité », croit savoir un diplomate à Bangui.

 

DIAW, CAMARA, GOÏTA LUI-MÊME, ONT EFFECTUÉ UNE PARTIE DE LEURS CLASSES EN RUSSIE

Evgueni Prigojine a-t-il d’ores et déjà le regard braqué sur d’autres horizons ? Des émissaires de Wagner ont en tout cas été repérés dès la fin de l’année 2019 à Bamako, où ils espéraient profiter du sentiment antifrançais pour proposer les mêmes services qu’en Centrafrique. « Ils tiennent un discours contre le néocolonialisme et proposent leur aide en tant que partenaire et non en tant que puissance tutélaire. Cela rencontre un écho dans les anciennes colonies », détaille un diplomate sahélien. Depuis la prise de pouvoir au Mali d’Assimi Goïta (aujourd’hui président de la transition), de nombreux observateurs n’ont pas manqué de remarquer que plusieurs de ses proches, notamment Malick Diaw (président du Conseil national de transition) et Sadio Camara (ministre de la Défense), ainsi que Goïta lui-même, avaient effectué une partie de leurs classes en Russie.

Selon des sources militaires maliennes, Diaw et Camara étaient en outre en formation à Moscou de janvier à août 2020, quelques jours seulement avant le coup d’État qui les a propulsés au pouvoir. Enfin, plusieurs manifestations pro-russes et antifrançaises ont également été organisées, à Bamako comme à Sikasso. « On connaît la stratégie de Wagner pour tisser sa toile, nous y sommes attentifs », tempère une source au sein des renseignements français.

Plusieurs entreprises françaises d’armement se sont néanmoins inquiétées de contacts pris par l’entourage de Goïta avec des intermédiaires russes. « En Centrafrique, la France a perdu de l’influence avec le retrait de l’opération Sangaris. Les pays sont différents, mais il ne s’agirait pas de revivre le même scénario au Mali après la fin de Barkhane », poursuit notre analyste. Le risque a été jugé suffisamment sérieux pour que les renseignements militaires français érigent « la pénétration russe » au rang de priorité au Mali, mais aussi pour toute la zone sahélienne.

Paris s’inquiète encore davantage au sujet du Tchad voisin. « Wagner est très bien implantée en Libye, où elle est proche de Khalifa Haftar, et a noué des contacts avec des rebelles tchadiens », explique une source sécuritaire. Lors de l’attaque ayant conduit à la mort d’Idriss Déby Itno, en avril, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) était même en partie équipé d’armement d’origine russe. Le sujet d’un rapprochement entre rebelles tchadiens et mercenaires russes a d’ailleurs été abordé au début de juillet à l

Centrafrique : les employés de la SOCATEL  de nouveau en grève

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 03:12:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Uniquement pour cette année, les employés grévistes réclament le versement de six mois d’arriéré de leur salaire. Ils organisent ce lundi 26 juillet 2021 un sit-in devant leur direction générale pour exprimer leur mécontentement.

 

Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica

 

Une centaine des employés de la société centrafricaine de télécommunication a organisé ce lundi 26 juillet un sit-in devant leur direction générale  pour réclamer le versement de six mois d’arriéré de leurs salaires pour l’année en cours.

« Pour l’année 2021, aucun salaire n’est intégralement versé au personnel de la SOCATEL alors que l’État centrafricain doit à cette entreprise plus de 2 milliards de créance impayée dans la consommation téléphonique. Le personnel exige au même moment à son directeur général une certaine clairvoyance  dans la gestion des frais des loyers de Lakouanga aussi sur les fonds cf. qui vient d’être viré. Le personnel entend organiser des séries de sit-in  durant trois jours. Si aucune solution n’est trouvée à sa revendication, il va passer  à une vitesse supérieure », a déclaré  le délégué des cadres supérieurs à la SOCATEL.

Selon des sources syndicales, une rencontre des délégués du personnel avec le directeur général a eu lieu ce lundi après midi, mais celui-ci n’a pas voulu se prononcer sur communiqué ça. De leur côté, les grévistes affirment qu’aucune réponse n’est apportée   à leur revendication.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Tchad : Mahamat Idriss Déby bientôt à Doha pour orchestrer (et financer) la réconciliation tchadienne.

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Le travail a été fait par les précurseurs envoyés il y a deux semaines à Doha par le régime de transition. Il faut vite trouver le financement nécessaire pour le dialogue national.

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Mahamat Idriss Deby, Président de transition du Tchad.

 

Le président de la transition Mahamat Idriss Déby compte sur l’émirat gazier pour financer une vaste réconciliation au Tchad, mais de sérieux obstacles se dressent encore sur la voie.

 

Selon nos sources, la visite à Doha du ministre des affaires étrangères tchadien Mahamat Zène Chérif et du DG de l’ANS Kogri Ahmed les 11 et 12 juillet pour rencontrer son homologue Sheikh Mohammed bin Abdul Rahman Al-Thani a été l’occasion de préparer un séjour qatari du président de la transition Mahamat Idriss Déby, dit “Kaka“. Le déplacement devrait intervenir dans les prochains jours. Moins d’un mois après le décès d’Idriss Déby le 20 avril, le Qatar avait envoyé son secrétaire aux affaires étrangères Sultan bin Saad al-Muraikhi rencontrer le nouvel homme fort de N’Djamena et l’assurer du soutien de l’émir.

 

Erdimi in or out ?

 

Le Tchad tente notamment de convaincre le Qatar de financer une grande réconciliation nationale avant les prochaines échéances électorales prévues pour la fin 2022, à l’issue d’une transition de dix-huit mois. Le gouvernement tchadien, selon des documents internes, estime ce processus à 149 milliards de francs CFA (227 millions d’euros). L’une des clés de la concorde se trouve d’ailleurs à Doha, en la personne de l’ancien directeur de cabinet et neveu du président Déby, Timan Erdimi, qui y vit depuis 2009.

 

Cependant, le potentiel retour du leader du parti d’opposition Union des forces de la résistance (UFR) dans son pays divise à N’Djamena. Kaka reste lui-même à convaincre, tant le dossier de son parent est complexe. Un succès du Qatar avec Erdimi pourrait lui permettre de jouer un rôle naturel dans la transition et de mener une médiation en vue d’en tirer un profit politique.

 

La relation Doha-N ‘Djamena a été particulièrement heurtée ces dernières années du fait de la présence au Qatar d’Erdimi, exilé à la suite d’un accord entre Déby et l’ancien président soudanais Omar el-Béchir. Les deux présidents avaient trouvé cette solution après de multiples tentatives de coup d’État menées depuis le Soudan par l’UFR. En coulisse, certains intermédiaires tentent faire en sorte qu’Erdimi figure bien sur la photo d’une vaste réconciliation nationale et que la famille Zaghawa, dont lui et les Déby font partie (moins de 5 % du pays), soit enfin unie pour affronter les prochaines élections. Il faudrait désormais trouver les conditions d’un retour.

 

Outre le Qatar, le Togo s’est, lui aussi, positionné en vue d’une médiation avec le Tchad sur le dossier Erdimi. Quant au dialogue inter tchadien, l’Égypte comme l’Afrique du Sud tentent leur chance.

 

Une histoire récente difficile

 

En juin 2017, le Tchad était même allé jusqu’à rompre ses relations diplomatiques avec le Qatar sous la pression de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, les deux principales pétromonarchies du Golfe ayant organisé un blocus contre Doha.

 

De son côté, Erdimi avait peu à peu réorganisé l’UFR dans le Sud libyen avant de lancer des dizaines de pickups vers la capitale tchadienne en vue d’écarter Déby en février 2019. Cette colonne avait finalement été arrêtée par les chasseurs français, l’armée tchadienne n’ayant pas voulu combattre un groupe rebelle contrôlé, tout comme eux, en majorité par des Zaghawa.

 

Entre-temps, le Tchad a repris en février 2018 des relations diplomatiques avec le Qatar, en échange d’une renégociation d’un prêt datant de 2014 avec Glencore, dont l’émirat est un des premiers actionnaires via la Qatar Investment Authority (AI du 11/03/19). Les efforts de rapprochement avaient conduit à la nomination en septembre 2018 de l’ancien général de l’UFR Hassan Saleh Algadam Aldjinedi comme ambassadeur à Doha. Cependant, ce dernier n’a, dans les faits, quasiment jamais occupé l’ambassade, toujours dans les mains du chargé d’affaires Bakari Ali Bakari.

 

Quid des Émirats arabes unis

 

La relation entre N’Djamena et Abou Dhabi pourrait cependant pâtir d’une implication du Qatar dans un plan de réconciliation nationale au Tchad. Idriss Déby comptait énormément sur le soutien financier des Émirats arabes unis à son pays. En 2018, il avait même nommé son fils, Zakaria Idriss Déby, comme premier ambassadeur à Abou Dhabi. Cependant, et malgré l’arrêt de l’embargo contre le Qatar en janvier 2021 à la suite de la décision de l’Arabie saoudite, la relation entre les deux Etats demeure particulièrement mauvaise.

 

Les Émirats arabes unis ont tenté de continuer à peser au Tchad via le G5 Sahel, dont ils ont promis de financer le budget à hauteur de 30 millions de dollars (une partie de ces fonds n’ayant toujours pas été décaissée). Moins de deux mois avant la mort du président Déby, Abou Dhabi avait également dépêché à N’Djamena Sheikh Shakhbut bin Nahyan bin Moubarak al-Nahyan, son tout nouveau secrétaire d’État aux affaires étrangères et ancien ambassadeur en Arabie saoudite, en vue de participer à l’un des sommets des chefs d’État du G5 Sahel. Le ministre émirati avait été le seul à faire le déplacement depuis le Golfe, le Qatar et l’Arabie saoudite n’ayant pas envoyé le moindre politique de haut niveau.

 

La lettre de continent

pourquoi les relations avec la France continuent de se détériorer

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Centrafrique : pourquoi les relations avec la France continuent de se détériorer

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Dès qu’il s’agit de la République centrafricaine (RCA), Paris ne cache plus sa mauvaise humeur. Le 21 juillet, le commandant des éléments français au Gabon, le général de division Jean-Pierre Perrin, a annoncé que le détachement d’appui opérationnel (DETAO) de Bangui se transformait en simple mission logistique (MISLOG).

Cette mesure militaire conforte celle prise en juin par le pouvoir politique français de suspendre la coopération militaire avec les forces armées centrafricaines (FACA) et de geler certaines aides financières. « En République centrafricaine, il y a une forme de captation de pouvoir, et en particulier de pouvoir militaire, par les Mercenaires russes » , avait alors expliqué Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères.

Un contentieux au sujet de la Russie

La présence de centaines de paramilitaires russes reste effectivement le principal sujet de contentieux entre Paris et Bangui, qui snobe ouvertement l’ancienne puissance coloniale.

Moscou reconnaît officiellement la présence de 1 135 « instructeurs non armés » et celle du général Anvar Gallimouline comme conseiller auprès du ministère de la Défense nationale de la RCA.

Mais les ONG opérant sur le terrain, la France et les Nations unies affirment qu’une partie d’entre eux sont des hommes du groupe russe de sécurité privée Wagner et qu’ils auraient pris part à des actions offensives et commis, encore récemment, des exactions sur des civils.

L’Onu va être amené, pour sa part, à se pencher sur une éventuelle prolongation de l’embargo sur les armes, qui date de 2013 et expire le 31 juillet. La diplomatie russe est farouchement opposée à ce renouvellement défendu par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Avec L’Ouest France

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 RCA : cinq morts par intoxication alimentaire  à Paoua

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 14:06:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins cinq personnes pour la plupart des mineurs sont mortes vendredi a priori par intoxication alimentaire dans la localité de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca.

Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Cinq personnes au total, âgées de 5 à 19 ans, ont été victimes d’une intoxication survenue après avoir mangé un plat à base des grains de néré mal préparé le samedi 24 juillet.

« Nous les avons transportés à l’hôpital après un premier symptôme constaté comme le vomissement. À l’hôpital, les personnels soignants nous ont reçus vers 4 heures du matin, mais malheureusement c’est trop tard. Ils m’ont interrogé, je leur ai dit que je n’ai préparé aucune nourriture pour eux, encore moins des champignons  toxiques. J’étais à la place mortuaire et c’est à mon retour que j’ai appris qu’ils ont mangé des grains de nées. Je me suis dit s’ils ont beaucoup mangé cet aliment ou quelqu’un les aurait empoisonnés  à mon absence ? Je n’en sais rien. Ils ont été réanimés en vain, finalement ils ont rendu l’âme. Il s’agit de mes deux enfants et trois autres pour ma voisine », témoigne la mère des deux victimes.

Pour l’heure, on ignore si une enquête a été ouverte sur cette sinistre affaire. Empoisonnement ou intoxication ? Difficile pour l’heure de le savoir.

 

  1. Y. Ibrahim

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Massacre de Bossangoa, le bilan s’élève à 19 morts

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:39:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Toutes les victimes ont été regroupées et exécutées, d’autres ont pris la fuite, mais elles ont été rattrapées puis abattues par leurs bourreaux. Le bilan s’élève d’abord à 12 morts, puis à 13, 14 enfin 19 morts.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Le 21 juillet 2021, deux adolescents étaient venus alerter le bureau local de la Minusca et le préfet de l’Ouham de la mort d’une dizaine des personnes abattues à bout portant par un groupe d’hommes armés identifiés formellement comme des mercenaires de Wagner et les soldats FACA à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, plus précisément au village Bongboto.

Une patrouille de la Minusca, accompagnée du bureau de droits de l’homme de la Minusca et le préfet de l’Ouham sont arrivés sur le lieu du crime. Treize corps sans vie ont été retrouvés dans la foulée et ramenés à Bossangoa. Le soir, les populations ont découvert encore 4 corps, puis deux corps ensuite. Cela fait en tout 19 corps retrouvés sans vie, abattus à bout portant par leurs criminels.

Selon les principaux témoins, les deux adolescents rescapés ont été sauvés par un soldat FACA   qui faisait partie du groupe des assaillants. Son père témoigne et confirme les faits.

Notons que le lendemain du massacre, le gouvernement pointe du doigt les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’être à l’origine de ce massacre. Tandis qu’à Bossangoa, des sources concordantes parlent des mercenaires de Wagner et les soldats FACA.

La Minusca annonce l’ouverture d’une enquête, de même que l’Assemblée nationale.

Plusieurs partis politiques ont condamné les faits. On parle du parti MLPC dirigé par Martin Ziguélé, le KNK, le MKMKS de l’ancien ministre Bokassa, l’UNDP de Michel Amine, la coalition de l’opposition ainsi que la société civile (GTSC).

 

Par Anselme Mbata

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À Nanga-Boguila, dans le nord-ouest, l’hôpital du district manque de tout ( Reportage exclusif CNC )

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). L’hôpital du district de Nanga-Boguila, qui souffre d’un important problème financier, manque de tout, ou presque. Un sérieux problème d’équipements, manque cruel du personnel qualifié, cet hôpital ne peut plus désormais fournir de médicaments aux malades.  Le docteur Yannis Petrus Cyriel NAMKODERANA, médecin-chef de l’hôpital, n’a plus de choix que de faire appel au gouvernement.

 

Hôpital de Nanga Boguila
Vue de l’extérieur de l’hôpital de Nanga Boguila, dans la préfecture de l’Ouham. Photo CNC

 

L’hôpital de Nanga-Boguila, qui a une capacité de 110 lits, doté d’un médecin généraliste, d’un technicien supérieur de laboratoire, d’une assistante-accoucheuse, de six secouristes et de quatre matrones, doit répondre aux besoins des quelque 30 000 habitants de la ville sans compter ceux qui viennent des environs pour les urgences. Selon les statistiques de l’établissement, il accueille environ 400 patients au minimum par mois.

« Quand les malades arrivent, après consultation, le docteur est obligé de dire aux parents de repartir pour aller acheter les médicaments. Parfois avant qu’ils ne reviennent, c’est trop tard », explique un agent de santé.

Pancarte de l'hôpital de Nanga Boguila
L’entrée de l’hôpital de Nanga Boguila,dans la préfecture de l’Ouham. Photo CNC

 

Selon docteur Petrus, au service de nutrition par exemple, il y’a 20 lits réservés, mais ce service n’est pas fonctionnel à cause de manque de matelas dans le service, manques des intrants, manques des personnels qualifiés, ce qui entraîne la référence des enfants avec des cas de malnutrition aiguë sévère compliquée a l’UNTH de l’hôpital régional universitaire de Bossangoa (115 kilomètres ) ou à l’hôpital de district de Paoua (75 kilomètres ).

Ce modeste centre de santé de Boguila, qui fait office depuis 2018 d’un hôpital du district, est situé sur l’artère principale de la commune, ses quelques bâtiments accueillent les patients qui attendent sur des bancs surchargés à l’ombre d’un préau en tôles. Le personnel y est débordé.

« Nous avons des problèmes avec les traumatismes liés aux accidents, les urgences obstétricales, des cas de violence basée sur le genre, mais aussi des cas d’agression aux armes blanches et de guerre qui parfois nécessitent la réalisation d’une radiographie d’urgence, d’une échographie pour établir un bon diagnostic et définir alors la conduite à tenir, mais nous n’avons pas ces équipements, et le bloc opératoire non réhabilité et non équipé n’est pas fonctionnel depuis un certain temps », déplore le docteur Yannis Petrus, médecin-chef de l’hôpital de district.

vue de l'extérieur dans la cour de l'hôpital de Nanga Boguila
vue de l’extérieur dans la cour de l’hôpital de Nanga Boguila. Photo CNC

 

« Ça fait très mal, faute de mieux, les patients doivent être transférés vers la ville de Paoua ou de Bossangoa, », ajoute-t-il. Des transferts parfois difficilement compatibles avec l’état des malades.

« Notre hôpital ne dispose pas d’une ambulance ou un simple véhicule. Pour transférer un malade, nous utilisons parfois des motos-taxis dont la charge est supportée par les parents du patient. Cela cause beaucoup de souci aux malades. Il y’a un grand risque avec la présence des groupes armés ou de panne mécanique qui parfois fait que certains patients décèdent au cours de la route ».

Mais plus choquant, l’hôpital ne dispose pas d’une pharmacie. Il faut faire recours de temps en temps aux vendeurs du quartier. Aussi, l’hôpital ne dispose pas d’électricité, encore moins d’un concentrateur d’oxygène, incontournable pour prendre en charge les bébés qui souffrent de détresse respiratoire. Pourtant, des femmes et enfants continuent de se presser sur les bancs du petit hôpital de district. Sous une chaleur de plomb, ils attendent souvent plusieurs heures avant d’être reçus. Chaque jour, le docteur et l’assistante-accoucheuse peuvent recevoir jusqu’à 60 personnes. Des patients qui viennent parfois des villages environnants.

Pour le docteur  Petrus, le gouvernement doit penser nécessairement à Nanga Boguila. D’abord en ce qui concerne le personnel, le ministère doit affecter au moins deux infirmiers diplômés d’État, au moins deux sages-femmes, deux assistantes-accoucheuses, au moins dix assistants-infirmiers ainsi qu’un assistant-anesthésiste.

Sur le plan matériel, docteur Yannis Petrus indique qu’ils ont besoin aussi des matelas en urgence, car c’est la période de pique paludisme et il y’a vraiment un manque cruel de matelas.

« Sur 42 lits de la pédiatrie, il n’y’a que 14 lits qui ont des matelas et en très mauvais état. Et au niveau de la médecine interne, il n’y’a aucun matelas.  Même au niveau de la maternité, il y’a aussi des matelas qui sont vraiment pourris, mais on est obligé de les réutiliser encore », a-t-il ajouté.

à l'intérieur d'une chambre de l'hôpital de Nanga Boguila
à l’intérieur d’une chambre de l’hôpital de Nanga Boguila. Photo CNC

Et ce n’est pas tout ! Le docteur indique aussi qu’ils ont besoin d’une dotation en médicament, des matériels du bloc, et un concentrateur d’oxygène. Plus important aussi, l’ambulance. Ils ont besoin d’une ambulance parce qu’ils ne pouvaient pas référer les femmes enceintes ou d’autres cas sur les motos.

« Nous sommes dans une zone d’insécurité. Utiliser la moto n’est pas une meilleure idée ».

Pour conclure, le docteur plaide aussi auprès de son ministère des moyens financiers pour le fonctionnement de l’hôpital avant d’envisager la construction d’un hôpital de district digne de son nom.

Il y’a lieu de rappeler que le centre de santé du district de Boguila est l’ancienne clinique américaine de l’église des frères à Boguila qui a été abandonné puis repris par l’ONG internationale médecin sans frontières Hollande en 2006. Après l’attaque d’un groupe des Séléka en 2013 tuant une vingtaine des notables locaux, MSF Hollande a dû se retirer pour aller à Bossangoa, laissant qu’un service minimum au service d’urgences de l’hôpital de Nanga Boguila. Après quelques années d’abondant, le ministère a repris la clinique qui devient aujourd’hui l’hôpital  du district de Nanga Boguila.

 

Par CNC

Orange Centrafrique, le personnel menace d’entrer en grève générale pour demander le départ du Directeur général

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:41:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques jours, les employés de la société Orange en centrafrique lancent un ultimatum de 8 jours à leur Directeur général pour exiger le départ immédiat et sans condition de la cheffe d’Agence PK0, suspectée d’être à l’origine du licenciement « abusif » de son adjointe, Madame Sikossi Vonto Paulette. Faute de quoi, tout le personnel prendra ses responsabilités pour exiger le départ du DG pour « violation de l’éthique et déontologique du Groupe Orange et son mode de management dictatorial ». Une fois de plus, orange Centrafrique est secoué, et les perspectives vont très mal.

Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Selon certains employés interrogés par la Rédaction, à l’origine,  c’est une divergence entre la cheffe d’agence du PK0, Madame Ngoundjou Aurore  et son adjointe, Madame Sikossi Vonto Paulette,  sur un léger écart de stock restant  des téléphones. Mais ce problème, qui devrait faire l’objet d’un règlement professionnel entre la cheffe d’agence et son adjointe, va tourner à un licenciement « abusif ».

Mais ce qui est plus choquant pour les employés, c’est le recrutement rapide d’une nouvelle cheffe adjointe, une camerounaise, sur la base du copinage. En plus, la cheffe d’agence du PK0 est aussi recrutée sur la base des conditions douteuses, et  serait la copine directe de l’ami du directeur général. Ce qui la pousse à se glorifier tout le long de la journée, et pourrir l’ambiance à tout le monde au niveau de l’Agence à PK0.

Le vendredi 23 juillet dernier,  suite à une réunion des délégués du personnel relative à un certain nombre de dysfonctionnements au sein de la société orange Centrafrique, une  réclamation des délégués du personnel a été adressée au directeur général pour déplorer d’une part le licenciement abusif de la cheffe adjointe de l’agence PK0, et d’autre part le recrutement de la cheffe d’agence PK0 sur la base du copinage.

« Nous vous rappelons que ces pratiques sont illégales et contraires à l’Éthique et à la déontologie de la charte du Groupe Orange. Par conséquent, nous demandons le départ immédiat de la cheffe d’Agence PK0. Dans le cas contraire si un acte concret n’est fait, nous envisagerons qu’un préavis de grève sera déposé dans un délai de huit (8) jours pour demander le départ du Directeur général  pour sa violation de l’éthique et déontologique du Groupe Orange et son mode de  management dictatorial », peut-on lire dans la lettre de réclamation des délégués du personnel d’Orange Centrafrique.

Rappelons qu’il y’a quelques mois, nous avions publier une enquête exclusive sur les harcèlements sexuels et moral au sein de la société  Orange Centrafrique, mais le directeur général, en colère, menaçait le personnel en disant honteusement qu’il pourrait désormais pirater leurs comptes des réseaux sociaux affin de voir qui envoie discrètement des messages à CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Bambari, un transporteur tué par les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:15:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ses parents ont pu récupérer  son corps sans vie le samedi 24 juillet dans la matinée à la base militaire de Wagner à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

La victime s’appelle Ahidjo, âgé d’une trentaine d’années, domicilié au quartier Bornou à Bambari. Il est très connu  pour avoir fait le boulot de transporteur depuis plusieurs années. Selon sa famille, Monsieur Ahidjo a été arrêté le vendredi 23 juillet par les Mercenaires russes de Wagner et les soldats FACA dans la localité de Goya, situé à 45 kilomètres de Ngakobo sur l’axe Kouango. On lui a reproché d’avoir livré de temps en temps des marchandises  aux rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Une accusation sans fondement et balayée par ses parents qui pensent que Monsieur Ahidjo serait victime d’une barbarie humaine.

Transféré de Goya à Ngakobo, puis de Ngakobo à Bambari. Monsieur Ahidjo  a été sauvagement torturé à mort par les hommes de Wagner, assisté des soldats FACA. Finalement, deux jours après sa captivité,  les mercenaires russes ont appelé la famille pour venir récupérer sa dépouille dans leur base de Bambari. Aussi, le camion six roues de la victime est introuvable à l’heure actuelle.

Il y’a lieu de rappeler que c’est depuis plus de six ans que Monsieur Ahidjo, conducteur chez un transporteur, avait acheté son propre camion  et fait la navette entre Bambari et Ngakobo, puis Ngakobo Kouango.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, un homme retrouvé mort décapité

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:52:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’identité de la victime n’a pas été dévoilée par la police judiciaire, mais certaines personnes pensent que le corps pourrait bien être  celui de Monsieur Adamou, un jeune du quartier KM5. La dépouille a été ramenée à la mosquée Ali Babolo du KM5.

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/deux-jeunes-hommes-baissent-leurs-têtes-pour-éviter-les-tirs-dans-le-quartier-km5-lors-des-affrontements-entre-les-milices-dautodéfense-et-les-forces-de-la-Minusca-en-mai-2018-450×253.png” alt=”Quartier KM5 lors des affrontements des milciens d’autodéfense et les commerçants le 25 décembre 2019. Crédit photo : Anselme Mbat/CNC” width=”450″ height=”253″ />
Quartier KM5 Crédit photo : Anselme MbataCNC

 

C’était le samedi aux environs de 15 heures qu’une partie du corps inanimé a été retrouvé sous le pont Yakité, qui sépare le quartier des castors à celui de Yakité, à quelques pas du quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui.

Le service de police a été appelé en urgence sur le lieu, et le corps a été repêché. Mais à la grande surprise de tous, le cadavre a été retrouvé décapité. La partie abdominale jusqu’à la tête n’y est pas, ainsi que celle de la partie distale du membre inférieur, c’est-à-dire les deux pieds, coupés au niveau  de la cheville.  Dans ce cas, l’identification du corps semblait être difficile, mais un téléphone portable a été retrouvé dans sa poche. Mais le téléphone retrouvé a trop duré dans l’eau et ne fonctionne plus. La SIM a été placée dans un autre téléphone, et son identification a été établie par la brigade criminelle. Ses parents ont été informés. Et le corps a été récupéré.

Une enquête sans suite, comme à l’accoutumée, a été ouverte par la brigade criminelle pour tenter de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat odieux.  Contactée par CNC, une source sécuritaire indique à CNC que la victime serait Monsieur Adamou, un jeune du quartier KM5. Sa dépouille a été ramenée à la mosquée Ali Babolo quelques heures plus tard après la découverte.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA, le KNK condamne avec la dernière rigueur le massacre de Bossangoa

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Logo officiel du parti KNK

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Alors que la population centrafricaine demeurait encore sous le choc de la nouvelle de la tuerie de masse perpétrée par les mercenaires de la société russe WAGNER le mardi 20 juillet 2021 à Bézéré, dans la sous-préfecture de Bocaranga, au sein de la mosquée locale et en pleine célébration de l’Aïd El Kébir (Tabaski), la nouvelle des meurtres odieux commis au village Bongboto dans la sous-préfecture de Bossangoa ce 21 juillet 2021 sur 19 compatriotes civils se rendant au marché de Kouki (sous-préfecture de Nana Bakassa) est venue une fois de plus nous endeuiller et nous rappeler le véritable visage de ce régime qui se maintient au pouvoir au prix du sang des innocents. Ainsi après Bria, Bambari, Batangafo, Koui, Alindao et tant d’autres localités de la République Centrafricaine écumées par les alliés des maîtres de Bangui, Bozoum et Bossangoa n’ont à leur tour pas été épargnées.

épargnées.

Tandis qu’un flot conséquent de témoignages locaux et concordants fait état de la responsabilité des mercenaires de la société russe WAGNER dans la commission de ces crimes de guerre présumés, le Gouvernement centrafricain tente maladroitement de dédouaner ses supplétifs venus de l’Oural en pointant d’un doigt accusateur la CPC au travers de son dernier communiqué.

Outre le caractère grotesque de la manœuvre, cela témoigne de la grande fébrilité des autorités centrafricaines devenues de plus en plus conscientes que l’heure de la reddition des comptes face à l’ampleur des exactions commises sous leur commandement s’approche à grands pas. De plus, , cette stratégie de communication omet naïvement le fait que pour chacune de ces tueries, notamment celle survenue ce 21 juillet au village Bongboto, il y a eu des survivants et des témoins, lesquels ont logiquement contribué à diffuser les Informations relatives à l’identité de leurs auteurs.

C’est pourquoi, à la lumière de ce qui précède et face aux crimes odieux et répétés commis par les mercenaires de la société russe WAGNER, le Kwa Na Kwa :

  • s’incline devant la mémoire des victimes de ces crimes de masse commis de manière répétitive et systématique ;
  • exprime sa totale solidarité avec les familles des victimes des nombreuses exactions commises ;
  • condamne avec la dernière rigueur l’attitude irresponsable du Gouvernement du Premier Ministre Henri-Marie DONDRA pour son mutisme face à la détresse de ses concitoyens ;

proteste vigoureusement à l’encontre de la campagne de désinformation du régime de Bangui qui vise à détourner l’attention de l’opinion des véritables auteurs de ces crimes ;

exige la mise en place d’une commission d’enquête Indépendante internationale chargée de faire la lumière sur les agissements des mercenaires de la société russe WAGNER en Centrafrique et de leurs commanditaires centrafricains ;

réclame le retrait sans conditions des prétendus « Instructeurs » russes qui ne sont rien d’autre que des troupes combattantes à la solde du régime en place ; recommande fortement le renforcement de la présence de la Minusca et la pleine mise en œuvre du mandat robuste dont elle est munie ; exige que la MINUSCA assure la protection des 2 survivants du massacre de Bongboto en vue de leur contribution prochaine auprès d’une commission d’enquête internationale indépendante, de la CPS ou de la CPI.

 

Le Président par intérim

MASSACRE DE BOSSANGOA, RÉACTION DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETÉ CIVILE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Une-moto-taxi-brousse-sur-la-route-de-Mbaiki-450×218.jpg” alt=”Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki” width=”450″ height=”218″ />
Une moto taxi brousse . CopyrightCNC

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Peuple Centrafricain, l’heure est plus que grave !

En fin juin 2021, dans la Commune d’Elevage DURA DJAFOUN, au village MALLOUM, axe Bambari – IPPY, les mercenaires russes de WAGNER ont fait irruption et ont commencé à incendier les habitations, braquer les biens de la population et fini par massacrer la population sans distinction de sexe, ni d’âges, sous prétexte que la population dudit village, à majorité peuhl, serait complice de l’UPC.

Le 20 Juillet 2021, dans l’OUHAM-PENDE, plus précisément à PAOUA 1 et à BOZERE, les populations ont été victimes des groupes armées et des mercenaires russes de WAGNER.

Le comble sera atteint le Mercredi 21 juillet 2021, dès l’aube, les mercenaires russes de la Wagner, au solde du Président TOUADERA, ont frappé un grand coup contre le peuple centrafricain, en tendant une embuscade aux jeunes centrafricains empruntant l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa, pour se rendre au marché hebdomadaire de KOUKI, pour certains, et pour d’autres, se rendant dans les chantiers miniers pour chercher leurs moyens de subsistance quotidien.

Ainsi, tous les jeunes qui ont eu le malheur d’emprunter cette voie, ont été cueillis et reçus avec une balle dans la tête, leurs motos récupérées par les mercenaires russes de la Wagner qui

n’ont pas oublié de leur faire la poche ! De ce traquenard, 19, dix- neuf jeunes, innocents, n’ayant rien à se reprocher, ont été sauvagement assassinés par ces mercenaires au solde du Président TOUADERA et de ses sbires.

Etant donné que le peuple centrafricain est considéré par le Président TOUADERA et son Premier Ministre, monsieur Henry Marie DONDRA, comme des bêtes de somme, juste bons et destinés à être abattus et êtres offerts en sacrifice pour satisfaire leurs besoins personnels et égoïstes, ils se sont précipités pour indexé la CPC qui , selon les informations sûres à notre disposition, n’a rien à voir avec cet hécatombe humain.

D’ailleurs, ni le Chef de l’Etat, ni le Président de l’Assemblée Nationale et ni son Premier Ministre n’ont daigné se rendre sur les lieux de ce drame humanitaire ; l’ont- ils seulement fait depuis que les centrafricains se font tuer partout ?

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, considère donc que le Communiqué de Presse du Gouvernement, du 21 Juillet 2021, est une humiliation pour le peuple et une insulte à la mémoire des braves fils du pays, innocents et inoffensifs, qui ont été abattus comme des pigeons par les mercenaires que le Président de la République paye, avec l’argent du contribuable centrafricain, pour décimer les dignes fils et filles du pays !

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, dénonce avec vigueur ces actes odieux posés contre le peuple centrafricain par les mercenaires du Groupe Wagner au solde du pouvoir en place ! Et, qualifie cette barbarie de Crime de Guerre et Crime Contre l’Humanité et le condamne avec la dernière rigueur et énergie.

Par ailleurs, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, tient le Gouvernement responsable de ces crimes odieux et incompréhensibles.

Aussi, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, partage les mêmes douleurs avec les familles endeuillées, et, réclame que justice soit faite !

Pour ce faire, nous demandons :

  • Aux Elus du Peuple Souverain, membres de l’Assemblée Nationale, de sortir de leur silence complice et de prendre leur responsabilité devant l’histoire et les hommes, en âme et conscience, pour :

– Convoquer une Session extraordinaire, sans délais, afin de :

S Interpeller le Gouvernement sur les vrais raisons de la présence des mercenaires Wagner en Centrafrique ;

S Exiger le départ immédiat et inconditionnel de ces mercenaires, sans foi ni loi, du territoire centrafricain ;

S Réclamer la tenue urgente d’un Dialogue Inclusif et inter-Centrafricain.

  • A la Minusca : d’assumer, enfin et pleinement, ses responsabilités en ouvrant une enquête afin d’établir, en toute indépendance, les responsabilités, car l’une des missions principales, à elle confiée, est la Protection des Civiles.

En conclusion, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, lance un vibrant appel à toute la population centrafricaine, à savoir :

Partis politiques, jeunesse, femmes, Confessions Religieuses, Société Civile, Diaspora Centrafricaine de se mobiliser, tous, sans peur, sans hésitation, avec courage, abnégation et détermination, tel un seul homme pour dire NON ! Au Président TOUADERA et ses mercenaires russes de WAGNER, qui ont pris le pays en otage, et qui imposent un lourd tribut en vie humaine au peuple centrafricain.

L’armée la plus forte du monde est le Peuple, et, la force reste au Peuple !

Fait à MBONGOSSOUA, le 22 Juillet 2021

 

Massacre de Bossangoa, l’UNDP de Michel Amine réagit

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Le Président de l’UNDP Michel Amine

 

UNDP

Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès
Unité – Démocratie – Prospérité

Unir, bâtir, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, Nous sommes tous Frères et Sœurs

 

COMMUNIQUÉ

 

Nous avons appris avec consternation et tristesse l’attaque perpétrée le 21 Juillet dernier à une douzaine de km de la localité de Bossangoa, sur l’axe Niara – Bakassa. Cette attaque qui a occasionné plusieurs morts et de nombreux blessés parmi les populations constitue une atteinte grave au nécessaire vivre ensemble et à un retour définitif de la paix sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

L’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), par ma voix, condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, ainsi qu’à l’ensemble du Peuple Centrafricain.

L’UNDP exhorte le Gouvernement à diligenter une enquête afin d’identifier les auteurs de cette attaque inqualifiable et de les traduire devant les juridictions appropriées.

Tout en réaffirmant notre profond attachement au respect des droits humains et contre toute forme d’impunité, nous appelons tous les Centrafricains à œuvrer pour la paix en privilégiant le dialogue, seule alternative pour une paix durable.

Marseille, le 23 Juillet 2021

AMINE MICHEL

Président – Fondateur de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès

(UNDP)

Selon l’ONU, 324.000 enfants sont morts suite au conflit dans le Nord-Est du Nigeria

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Selon l’ONU, 324.000 enfants sont morts suite au conflit dans le Nord-Est du Nigeria

Bangui ( République centrafricaine ) – Le conflit entre l’armée nigériane et les groupes jihadistes du nord-est du Nigeria, qui dure depuis 12 ans, a causé la mort directe ou indirecte de près de 350.000 personnes dont 324.000 enfants, ont rapporté jeudi les Nations unies.

“Nous estimons qu’à la fin de l’année 2020, le conflit avait causé la mort de 350.000 personnes, dont 314.000 de causes indirectes”, peut-on lire dans le rapport “Enquête sur les conséquences du conflit en terme de développement dans le nord-est du Nigeria” publié jeudi.”Nous estimons que 90% des victimes de ce conflit, soit 324.000 sont des enfants de moins de 5 ans”, est-il indiqué. Selon les chiffres régulièrement avancés par les institutions internationales, plus de deux millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer. Dans le nord-est du Nigeria, l’ONU estime que 13,1 millions de personnes vivent dans les zones affectées par le conflit (Etats du Borno, d’Adamawa et Yobe), dont 5,3 millions souffrent d’insécurité alimentaire et ont besoin d’assistance pour survivre.Le président nigérian Muhammadu Buhari est arrivé au pouvoir en 2015 avec la promesse de mettre fin à rébellion de Boko Haram, ancienne secte islamiste devenue un mouvement jihadiste violent. L’ancien général est décrié pour sa gestion de la sécurité du pays, géant de 200 millions d’habitants, en proie à de nombreux conflits et à l’insécurité.Le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), qui a fait sécession de Boko Haram en 2016, contrôle aujourd’hui d’importants pans de territoires autour de la région du lac Tchad, où les populations vivent sous son contrôle, sans accès aux services de l’Etat ou des agences humanitaires internationales.

Avec VOA

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RCA : déclaration de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) relative au massacre de Bossangoa

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 juillet 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique ). Une large et forte réprobation. Toute la communauté nationale  a très sévèrement condamné le massacre d’au moins  13 civils survenu le 21 juillet dernier à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa par les mercenaires de la société russe Wagner.  Ce vendredi 23 juillet, c’est le tour de la coalition de l’opposition démocratique de condamner  sévèrement ce massacre et exige la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin de situer l’opinion nationale et internationale sur la responsabilité des auteurs de ces graves violations de droits humains afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.

Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de la COD-2020.

quelques membres de l'opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé
Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

DECLARATION RELATIVE

AUX MASSACRES DE BOSSANGOA

 

Les populations de l’intérieur de notre pays, viennent d’être une fois de plus victimes d’actes de barbarie. Selon des témoignages concordants émanant de plusieurs sources, des crimes odieux seraient perpétrés par des Mercenaires russes de la société privée Wagner le 21 juillet 2021, sur une vingtaine des jeunes commerçants ambulants qui allaient au marché hebdomadaire de Kouki à 12 km de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa.

La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020) condamne avec fermeté ces tueries ignobles qui mettent en lumière l’incapacité du régime de TOUADERA d’assurer la sécurité du peuple centrafricain.

Devant cette situation d’une  extrême gravité, la COD-2020 exige la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin de situer l’opinion nationale et internationale sur la responsabilité des auteurs de ces graves violations de droits humains afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.

La COD-2020 saisit cette occasion pour présenter ses condoléances les plus émues aux familles endeuillées.

 

 

Fait à Bangui, le 23 juillet  2021

 

 

RCA : L’UNFPA dresse le bilan des résultats atteints de son programme du 1er semestre 2021 aux médias

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 juillet 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a organisé le 21 juillet 2021, un café de presse avec les professionnels des médias pour présenter les résultats atteints par son programme durant le 1er semestre de l’année 2021. Dans ce bilan, l’UNFPA oriente sa cible auprès des personnes en besoin des services de santé de la reproduction et les survivants des violences basées sur le genre.

Le représentant de l'UNFPA en Centrafrique en face des professionnels des médias
Le représentant de l’UNFPA en Centrafrique en face des professionnels des médias

 

Marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et les tensions armées à la veille, et lendemain des scrutins couplés de 2020-2021, l’UNFPA a pu réaliser sur le terrain, les activités auprès des personnes qui ont besoin d’assistance humanitaire dont le nombre s’élève à 2,8 millions.

Les présentations s’articulent autour de trois unités d’intervention de cette organisation des Nations-Unies au courant du 1er semestre de 2021 : l’unité santé de la reproduction, qui vise en particulier à lutter contre la mortalité maternelle; celle de violences basées sur le genre et le dernier point porte sur la jeunesse.

Selon le représentant de l’UNFPA en Centrafrique, Ouedraogo Koudaogo, la présentation des différentes activités de terrain menées du 1er semestre 2021, est un devoir de redevabilité, « vous travaillez dans un pays au bénéfice d’une population, rendez compte de ce que vous faites sur le terrain pour ne pas apparaître comme des gens qui se promènent à Bangui », a-t-il dit. La question de la santé de reproduction est l’une des unités de travail que l’UNFPA met au centre de ses préoccupations, «  Nous le faisons parce que l’UNFPA se donne pour mission  d’œuvrer pour un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement se fait sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli », a-t-il résumé le programme de leur mandat de ce semestre.

Sur les quelques résultats présentés sur les deux semestres, l’UNFPA offre de service de prise en charge multisectorielle à travers entre autres, un accès amélioré de 850 survivants des violences basées sur le genre (VBG) à une prise en charge psychologique réalisée dans 15 centres d’écoute gérés par les partenaires en raison de : 01 par ASA  à Bossangoa ; 6 par CLIRA à Paoua, Koui, Ngaoudaye , Ndim ainsi que le ONE STOP CENTER de Bozoum ; 8 pour l’AFJC à Bouar, Berberati, Bangassou, Bossangoa, Sibut et Bangui.

Ce n’est pas tout ! « 572 survivants ont bénéficié de prise en charge médicale de l’UNFPA dont 166 dans les 72h dans les localités de Grimari et Dékoa ; Bossembélé et Yaloké, Paoua, Bocaranga, Koui, Ngaoudaye, Ndim. 814 femmes et filles vulnérables ont retrouvé un confort psychologique aux travers des kits dignités », a martelé Marie-Justine Mamba-Ibingui dans sa présentation.

L’UNFPA n’est pas totalement satisfait des résultats de ce semestre, sapés par le Covid-19 et la crise postélectorale. « Les actions opérationnelles se trouvent handicapées  donc vous dire que nous sommes satisfaits, c’est difficile, mais nous avons pu quand même vous présenter quelques résultats. C’est l’essentiel de ce que je peux vous dire mais la satisfaction n’est pas au niveau que nous voulions », a conclu le représentant de l’UNFPA.

Le plan stratégique 2018-2021 vise zéro VBG y compris trois pratiques néfastes (excision, mariage d’enfants et préférence données aux enfants mâles). L’UNFPA oriente ses interventions sur une approche fondée à la fois sur le développement du partenariat multipartite, la conception des programmes qui se fonde sur les droits humains et tient compte des spécificités de genre et différences culturelles.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : déclaration des députés de la préfecture de l’Ouham sur le massacre de Bossangoa

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Photo CNC / Cyrille Jefferson Y apendé

 

 DECLARATION

 

Nous, Députés de la Nation, élus de la Préfecture de l’ouham, Apprenons avec consternation la triste nouvelle de l’assassinat de plusieurs citoyens de la région et des commerçants ambulants sillonnant la région. Sans encore avoir la mesure exacte de la situation, à savoir : le mobile de la situation, le bilan, Nous déplorons sans ambages tout acte qui porte atteinte à l’intégrité physique et la vie humaine.

Cependant, nous appelons les vaillantes populations de l’Ouham à la lucidité, au calme et à la retenue.

Nous interpellons les autorités administratives locales et les forces de défense et de sécurité intérieurs déployées dans la région de bien vouloir peser de tous leurs poids républicains de tout mettre en œuvre afin de rassurer la population et clarifier l’opinion publique sur cette situation encore confuse.

Enfin, nous formulons nos condoléances les plus émues aux familles endeuillées par cette triste situation.

 

Fait à Bangui, le 22 juillet 2021

Ont signé, les Honorables Députés:

 

Me DORAZ – SEREFESSENET Christiane, Députée de Bossangoa 2 /-

  1. GOMBE KETTE Jean Barkès, Député de Bossangoa 1 (BGK

Monsieur NGAKOUTOU PATASSE Sylvain, Député de Nana- bakassa 2

Mme GAMBO Bernadette, Députée de Bossangoa 3

Mme BOZIZE Brigitte, Députée de Bossangoa 4

Monsieur DOKOWANE Auguste, Député de Nanga – Boguila

Mme EPAYE Béatrice, Députée de Markounda

Les assassins du président haïtien étaient des mercenaires “professionnels”

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Les assassins du président haïtien étaient des mercenaires “professionnels”

Bangui ( République centrafricaine ) – Les assassins du président haïtien Jovenel Moïse, qui a été tué mercredi, étaient des mercenaires “professionnels” s’étant fait passer pour des agents américains et pourraient avoir déjà quitté le pays, a déclaré l’ambassadeur haïtien aux Etats-Unis.

Les auteurs du meurtre se sont présentés à la résidence du président Jovenel Moïse, disant appartenir à l’agence américaine anti-drogues (DEA), mais leur comportement ne semblait pas conforme à ce statut, selon l’ambassadeur Bocchit Edmond.”C’était une attaque bien orchestrée et ce sont des professionnels”, a déclaré l’ambassadeur Bocchit Edmond aux journalistes. “Nous avons une vidéo, et nous pensons qu’il s’agit de mercenaires.”La Première dame haïtienne blessée dans l’attaque, Martine Moïse, sera évacué à Miami pour être soignée.”Je peux vous dire que les dispositions nécessaires ont été prises depuis ce matin pour la transférer dans un hôpital de Miami”, a déclaré l’ambassadeur.Une enquête est en cours pour déterminer où se trouvent les assassins, leurs motivations et leurs nationalités, selon M. Edmond, qui a affirmé qu’ils parlaient entre eux en espagnol.Il pense qu’il est possible que les assassins aient déjà quitté Haïti, probablement pour se rendre en République dominicaine, un pays hispanophone avec lequel Haïti partage l’île d’Hispaniola.”On ne sait pas s’ils sont partis ou s’ils sont encore là”, a-t-il dit.”S’ils ne sont pas dans le pays, il n’y a eu qu’une seule façon pour eux de partir et c’est par les frontières, car il n’y a pas d’avion.”M. Edmond affirme ainsi que l’éventuelle utilisation d’un avion privé aurait été détectée par l’aviation civile, alors qu’une sortie du territoire par les frontières terrestres a pu passer inaperçue.L’assassinat de son président plonge Haïti dans l’inconnuLe Premier ministre par intérim a décrété dans la foulée l’état de siège dans le pays des Caraïbes encore davantage plongé dans la crise.”Nous avons décidé de déclarer l’état de siège dans tout le pays”, a déclaré Claude Joseph dans un discours en créole, octroyant ainsi des pouvoirs renforcés à l’exécutif pour quinze jours.Il a promis que “les auteurs, les assassins de Jovenel Moïse paieraient pour ce qu’ils ont fait devant la justice”.C’est M. Joseph qui avait annoncé plus tôt mercredi l’attaque ayant causé la mort du président.”Le président a été assassiné chez lui par des étrangers qui parlaient l’anglais et l’espagnol. Ils ont attaqué la résidence du président de la République”, a-t-il affirmé.Le Premier ministre a appelé la population au calme et fait savoir que la police et l’armée allaient assurer le maintien de l’ordre. “La situation sécuritaire est sous contrôle”, a-t-il assuré.Les rues de la capitale Port-au-Prince étaient calmes mercredi matin, sans présence renforcée de la police ou des forces de sécurité, selon des témoins.Réactions dans le mondeLe président américain Joe Biden a condamné cet “acte odieux”, disant les Etats-Unis prêts à apporter leur aide au pays en crise.L’Union européenne s’est inquiétée d’une “spirale de violence” par la voix de son chef de la diplomatie Josep Borrell et Paris a dénoncé un “lâche assassinat”.Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui se réunira en urgence jeudi, s’est dit “profondément choqué” par cet assassinat.Appel à la tenue des électionsDans ce contexte faisant redouter un basculement vers l’anarchie généralisée, le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et l’Europe appelaient à la tenue d’élections législatives et présidentielle libres et transparentes, d’ici la fin 2021.Le département d’Etat américain a appelé mercredi Haïti à maintenir les élections législatives et présidentielle prévues dans ce pays des Caraïbes pour le 26 septembre, avec un second tour le 21 novembre, en dépit de l’assassinat dans la nuit du président Jovenel Moïse.”Les Etats-Unis continuent de considérer que les élections de cette année devraient être maintenues”, a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price lors d’un point-presse, jugeant qu’un scrutin libre “favoriserait le transfert pacifique du pouvoir à un président nouvellement élu”.Jovenel Moïse avait annoncé lundi la nomination d’un nouveau Premier ministre, Ariel Henry, avec justement pour mission la tenue d’élections.Gouvernant par décret depuis janvier 2020, sans Parlement et alors que la durée de son mandat faisait l’objet de contestations, Jovenel Moïse avait également mis en chantier une réforme institutionnelle.

Avec VOA

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Le Burundi suspend les opérations des multinationales minières

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Le Burundi suspend les opérations des multinationales minières

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Burundi a suspendu les opérations de plusieurs sociétés minières internationales, estimant ne pas bénéficier d’une juste part dans les revenu générés par l’extraction des richesses de son sol.

L’une des entreprises visées opère Gakara, l’une des plus importantes mines au monde pour les terres rares, des composants clé dans les produits de haute-technologie. Dans une lettre envoyée à ces entreprises et consultée jeudi par l’AFP, le ministre des Mines Ibrahim Uwizeye a déclaré que cette décision avait été prise en raison de “nombreux manquements” du code minier. “L’Etat, propriétaire du sol et des minerais, n’en tire pas de profit comme il devrait”, affirme la lettre au sujet des produits miniers.Estimant les conventions actuelles “déséquilibrées”, M. Uwizeye a déclaré jeudi soir à l’AFP que le gouvernement cherchait à établir des accords “gagnant-gagnant”.”Nous voulons renégocier toutes ces conventions au profit du peuple car ces minerais doivent servir à financer le développement du pays”, dit-il. Les sept entreprises concernées sont d’origine britannique, chinoise et russe mais la principale cible du gouvernement est Rainbow Rare Earths, cotée au Royaume-Uni. Via une filiale détenue à 10% par l’Etat burundais, Rainbow opère Gakara (ouest), la seule mine de terres rares en production d’Afrique. D’autres de ces sociétés produisent de l’or ou du coltan, principalement utilisés dans les équipements électroniques. M. Uwizeye a affirmé que le Burundi demandait une répartition plus équitable des revenus de Gakara et a demandé à Rainbow de suspendre les exportations de concentrés de terres rares jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.Rainbow n’était pas disponible dans l’immédiat pour des commentaires. Le Burundi attend beaucoup de son secteur minier industriel, et plus particulièrement des terres rares, mais ses revenus ont jusqu’ici été moins importants qu’attendus. “Le Burundi prévoit de tirer environ 1,5 million de dollars de l’exploitation minière pour l’exercice budgétaire 2021 (…) C’est très peu par rapport à tout ce qui est exporté”, a déclaré Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, la principale organisation de lutte contre la corruption au Burundi. Le président Evariste Ndayishimiye, qui a pris ses fonctions en juin 2020, a fait de la lutte contre le corruption une priorité au Burundi, classé depuis des années parmi les 10 pays les plus corrompus du monde, selon Amnesty International.Les terres rares sont des matériaux cruciaux pour certaines industries aujourd’hui en forte croissance comme l’éolien, les voitures électriques ou encore les smartphones.

Avec VOA

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RCA : le gouvernement annonce la fin des pénuries d’hydrocarbure dans les stations-service

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 18:26:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les pénuries d’hydrocarbures en République centrafricaine vont cesser dans les stations-service, mettant fin au spectacle désolant des longues files d’attente, a annoncé jeudi le ministre du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques, Arthur-Bertrand Piri.

Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.

 

Cette avancée est rendue possible grâce à la crue de la rivière Oubangui, qui délimite en partie la frontière avec la République démocratique du Congo, ce qui a permis aux barges de remonter les hydrocarbures de tout type. Ces produits pétroliers sont en train d’être stockés dans les entrepôts de la société qui s’en occupe, a-t-il ajouté.

Au pic de la crise du carburant en mai dernier, le gouvernement avait accusé les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’avoir créé un blocus sur l’axe Bangui-Garoua Boulaï entre décembre et janvier derniers, empêchant ainsi l’approvisionnement du pays en hydrocarbures.

Xinhua

Massacre de Bossangoa, le MKMKS de l’ancien ministre Serge Bokassa réagit et condamne

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Logo officiel du Mouvement

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Nous venons d’apprendre avec consternation et aussi une très grande tristesse, l’assassinat de plus d’une dizaine de personnes, dans la Préfecture de l’ouham (Nana Bakassa).

Un crime odieux, imputé aux agissements criminels des mercenaires incontrôlés de la société Wagner, qu’on ne présente plus.

Le #MKMKS, par la voix de son Coordonnateur, Mr Jean Serge Bokassa, condamne fermement cet acte, qui, malheureusement, s’ajoute à de nombreux autres crimes, commis ci et là, et décriés par la majorité de la population centrafricaine, et présente ses condoléances les plus émues aux familles endeuillées.

Par ailleurs, le MKMKS s’interroge sur les motifs d’un tel acte de barbarie, qui plus est, au moment où nos gouvernants ne cessent de vanter l’humanisme des mercenaires, niant ainsi les crimes, les exactions et les tueries dont ils se sont rendus coupables, depuis un certain moment, selon les informations qui ne cessent de nous parvenir.

Résolument décidé à poursuivre notre combat pacifique pour la dignité du Peuple centrafricain le #MKMKS, appelle l’Assemblée, le Gouvernement et les instances compétentes à faire toute la lumière sur ce crime pour que justice soit rendue.

Avec ce crime de plus, les limites du tolérable sont malheureusement franchies. Le #MKMKS attache du prix à ce cri patriotique.

 

Fait à Bangui, le 23 juillet 2021

Le Coordonnateur Général

Jean-Serge BOKASSA

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MASSACRE DE BOSSANGOA, LA DÉPUTÉ BRIGITTE BOZIZÉ NÉE WILIBOZOMNA CRIE SON DÉSARROI.

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C’est avec une profonde consternation que le mercredi 21 Juillet 2021, j’ai appris de mes concitoyens de Bossangoa le massacre de 12 Jeunes commerçants, paisibles citoyens et conducteurs de taxis-moto dont certains sont retrouvés égorgés et d’autres fusiliers à bout portant. Un carnage qui a eu lieu à 12 km de Bossangoa sur la route de Nana-Bakassa près du village Tamkoro .

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Pancarte-dentree-de-la-ville-de-Bossangoa-450×299.jpg” alt=”Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa” width=”450″ height=”299″ />
Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa

 

Selon les témoignages des villageois de Tamkoro qui me sont parvenus, les valeureuses victimes ont été stoppées par un groupe de Mercenaires russes de la société privée Wagner et conduites dans la brousse comme du bétail que l’on mène à l’abattoir où ils les ont abattus froidement à bout portant.

Cependant, les autorités de Bangui, par un Communiqué Gouvernemental signé par le Ministre Chargé de la Communication Porte-parole du Gouvernement Dr Serge Ghislain Djorie, quant à lui, pointe du doigt la culpabilité de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dans cet acte de barbarie qui non seulement a endeuillé toute la République Centrafricaine en générale, mais plus particulièrement la Jeunesse de l‘Ouham.

Tout en présentant mes sincères et douleureuses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, je condamne avec la dernière rigueur, que importe les raisons ou quels qu’en soient les auteurs de ces actes de barbaries à l’égard de la Jeunesse Préfectorale de Ouham, et j’en appel en premier lieu le Gouvernement ainsi que la Justice de notre pays, à prendre très rapidement ses responsabilités de protection du peuple avant qu’il ne soit tard abandonnés à la merci de la barbarie.

J’en appel à la Communauté Nationale, à la Communauté Internationale ainsi que Minusca à très rapidement s’impliquer de manière les plus directes dans cette tragédie, afin de pouvoir faire lumière sur cette sombre journée de ce mercredi 21 Juillet 2021 à Bossangoa ville des victimes.

Bangui 24 Juillet 2021.

Brigitte Bozize née Wilibozomna.

RCA : DECLARATION DU MLPC relative à l’ignoble massacre des compatriotes à Bossangoa

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

Depuis quarante heures, plusieurs sources concordantes annoncent le massacre de plus d’une quinzaine de compatriotes à moto, dont le seul tort aurait été de vouloir se rendre à un marché hebdomadaire et malheureusement de croiser le chemin de leurs bourreaux dans les environs de la ville de Bossangoa dans la Préfecture de l’Ouham au Nord du pays. Le Bureau politique du MLPC présente aux familles endeuillées ses condoléances les plus émues et s’incline devant la mémoire de ces jeunes compatriotes en quête de leur pain quotidien et dont les vies ont été lâchement ôtées.

De Bossangoa même, des voix s’élèvent pour désigner les forces régulières nationales et leurs alliés étrangers comme responsables de ces massacres, alors que le communiqué officiel du gouvernement rendu public ce jeudi 22 juillet 2021 tient la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) pour auteur de cette odieuse et inqualifiable barbarie.

Face à cette situation, le Parquet général près la Cour d’Appel de Bangui a exprimé ses regrets et invité la population et les autorités locales à collaborer à la documentation de ces crimes de masse par l’information des autorités judiciaires. Il a également rappelé qu’une Commission d’enquête avait déjà été mise en place sous la direction du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui pour ces genres de situation.

Cela dit, force est de constater qu’une certaine confusion règne quant à l’identification des auteurs de ces actes ignobles, à la détermination du mobile et des circonstances exactes de ces graves violations des droits humains.

Quelles que soient les raisons, la commission de tels actes ne sauraient se justifier dans un Etat de droit en construction, à la veille d’un Dialogue en préparation pour ramener la Paix et réconcilier les Centrafricains. Aussi, le Bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) exige-t-il :

  • que compte tenu du caractère flagrant de ce crime de masse, une Commission d’enquête indépendante soit mise en place sans délai pour clarifier cette situation en identifiant les auteurs afin de les traduire en justice ;
  • que dans un effort conjugué, les populations locales, les Associations des Droits de l’homme, la Minusca et la Cour Pénale Spéciale collaborent à la manifestation de la vérité ;
  • que le Gouvernement, devant la récurrence des violations des droits humains entraînant systématiquement des pertes en vies humaines, prenne ses responsabilités pour garantir aux populations la sécurité ainsi que la liberté d’aller et venir sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Fidèle à ses valeurs, aux idéaux universels de défense des droits humains et à la République, le MLPC reste et restera toujours aux côtés du peuple centrafricain.

Fait à Bangui, le 23 Juillet 2021

Pour le Bureau Politique

Le Président

 

 

 

Martin ZIGUELE

Bangassou, trois présumés rebelles de l’UPC se sont évadés de la gendarmerie

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 03:43:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les trois fugitifs avaient été interpellés le jeudi 15 juillet dernier  à l’entrée de la ville de Rafaï par un groupe des jeunes. À la demande du sous-préfet, ils ont été remis à la gendarmerie de Rafaï qui les a transférés à Bangassou. Faute des moyens, les trois suspects ont pris la fuite dans la nuit du mercredi à jeudi 22 juillet, c’est-à-dire cinq jours seulement après leur arrestation.

 

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Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Selon les autorités de Bangassou, la brigade territoriale de la ville éprouve d’énormes difficultés. Il  s’agit entre autres de l’absence d’une prison digne de ce nom, de l’effectif restreint des gardes pénitentiaires. Selon  elles, ces problèmes seraient l’une des causes de l’évasion de ces présumés officiers de la rébellion de l’UPC. Selon un officier de la gendarmerie territoriale de Bangassou, une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de cette évasion.

Il y’a lieu de rappeler que le 15 juillet dernier, trois jeunes suspectés d’être des officiers de l’UPC en provenance de la ville de Mboki ont été arrêtés par un groupe des  jeunes de Rafaï. Or, selon la gendarmerie de Rafaï, ces individus n’ont aucune arme de guerre sur eux, seulement des couteaux.  Cependant, dans la poche de l’un des suspects, on retrouve un papier présenté comme un ordre de mission par les notables locaux.

« Présentement où je vous parle,  ils sont à la gendarmerie de Rafaï. Ce qu’on a retrouvé sur eux est des couteaux, mais ils cachent leurs armes avant de sortir… », avait déclaré l’un des notables locaux.

Après Rafaï, les trois suspects ont été transférés à la gendarmerie de Bangassou. En attente de leur transfèrement à Bangui, les trois suspects ont pris la fuite dans la nuit du mercredi à jeudi 22 juillet 2021.

 

Par Félix Ndoumba

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Massacre de Bossangoa , le gouvernement rejette honteusement les responsabilités sur les rebelles

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 03:45:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On a l’habitude de dire à Bangui que « le silence bien gardé vaut mieux que la parole mal lâchée ». En ce qui concerne le massacre de Bossangoa, le gouvernement centrafricain semble être dans la logique de la protection de ses partenaires de Wagner. Il rejette miraculeusement les responsabilités de ce crime de guerre et crime contre l’humanité sur les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) alors que toutes les sources directes et indirectes pointent du doigt les hommes de Wagner. Un spectaculaire virage à 90°  du gouvernement pousse les parents des victimes à demander une enquête internationale indépendante.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

« Une enquête internationale indépendante est la seule à faire la lumière sur ce massacre de Bossangoa », a lâché le parent d’une des victimes.

« C’est vraiment révoltant de voir que le gouvernement, non seulement, ne s’empresse pas pour venir assister les familles endeuillées comme il l’a fait pour les familles tchadiennes, mais, et surtout ment  pour déresponsabiliser ses mercenaires de Wagner de ces crimes », avance une autorité préfectorale de l’Ouham.

24 heures après le massacre de 13 civils par un groupe des personnes identifiées comme des hommes de Wagner à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, le gouvernement centrafricain a publié un communiqué de presse rejetant en bloc les responsabilités de ce crime sur les rebelles du CPC qu’il qualifie désormais des bandits.

« Le gouvernement a appris avec beaucoup de tristesse  les événements douloureux qui se sont produits dans la préfecture de l’Ouham ce jour 21 juillet  2021dans la matinée. Des éléments de la coalition des patriotes pour le changement  en abrégé CPC constitué désormais en bandit de grand chemin ont fait irruption à 12 kilomètres de Bossangoa  sur l’axe Nana-Bakassa et ont tiré sur de paisibles citoyens. Cette situation déplorable a occasionné des morts et des blessés graves au moment où  le gouvernement consent de gros efforts pour un retour définitif de la paix dans notre pays », a déclaré le porte-parole du gouvernement dans un communiqué de presse.

.du côté du bureau des Nations unies en Centrafrique (Minusca), il assure avoir ouvrir une enquête sur la découverte de 13 corps  à 12 kilomètres de Bossangoa. Il demande au gouvernement de coopérer afin de traduire les possibles auteurs devant la justice.

Cependant, les parents des victimes souhaitent une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de l’assassinat de leurs enfants, de leurs frères etc. D’après certains notables locaux, les rebelles ne sont pas pratiquement dans cette zone.

« Les rebelles de la CPC ne sont plus dans la zone. Et si les rapports issus de plusieurs services de sécurité indiquent la présence au moment des faits de forces de défense et de sécurité centrafricaines ainsi que des forces bilatérales russes. Combien des rebelles qu’ils ont tué ou arrêté  après cette attaque s’ils sont là au moment où ces rebelles tuent ? Non il ne faut pas que le gouvernement ment pour juste énerver les familles endeuillées ». S’insurge un notable local.

En tout cas, le massacre de ce jeudi 21 juillet continue de faire de vague dans le pays. Le gouvernement semble embourber dans ce crime qui ne dit pas son nom.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le prochain gros client de la Cour pénale internationale habite à Bangui !

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). C’est connu : « Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre ». C’est surtout à se demander, comme le faisait remarquer Jean-Baptiste Placca dans l’une de ses chroniques pour RFI, si les dieux ne rendent pas d’abord sourds et aveugles les dirigeants politiques qu’ils veulent perdre.

 

Un soldat de la <a href=Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP” width=”450″ height=”300″ />
Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP

 

En tout cas avec ce qui se passe en Centrafrique, où les mercenaires du groupes Wagner montrent chaque jour un visage de bestialité jamais atteint dans le pays et un savoir-faire inégalé dans la cruauté, en massacrant, impunément, de pauvres civils sans défense, comment ne pas penser, raisonnablement, que cette « chevauchée effrénée » vers la barbarie s’achèvera inéluctablement devant la Cour pénale internationale (CPI) ?

En effet, tout se passe comme si dans ce pays, certains ont décidé, de leur plein gré, de tout faire pour occuper les cellules laissées vacantes dans le centre de détention de la CPI à La Haye par Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé depuis leur libération.

Et pour cause !

On a appris avec effroi et effarement que ce mercredi 21 juillet 2021, une dizaine de corps de jeunes taxis moto et boubanguérés (vendeurs ambulants) ont été retrouvés égorgés à 12 kilomètres de la ville de Bossangoa, sur la route de Nana Bakassa. D’après de sources locales crédibles, ces malheureuses victimes auraient été arrêtées par les mercenaires de Wagner avant d’être froidement exécutées. Ce qui rappelle étrangement l’exécution sommaire des soldats tchadiens arrêtés par ces mêmes russes dans la localité de Sourou et tués de sang-froid en territoire centrafricain.

Plus dramatique encore est le silence assourdissant de ceux qui sont à la tête du pays. Comment expliquer autrement ce silence que par une approbation tacite de leur part ?

Comment ne pas considérer leur mutisme face aux agissements de leurs alliés de Wagner comme un permis de tuer ?

Combien de Centrafricains seront d’abord massacrés avant que ceux qui se prennent pour les dirigeants du pays ne réagissent ? On connait tous le proverbe : « Qui ne dit mot consent ».

C’est d’autant plus révoltant que le passé récent de la République centrafricaine, encore palpable dans le vécu des populations, est là pour appeler à la raison les uns et les autres. Je sais pour ma part que les dirigeants centrafricains ont toujours été silencieux devant les agissements de leurs alliés de circonstance qu’ils ont souvent pris l’habitude de couvrir jusqu’à ce que les tristes réalités ne les rattrapent.

Chaque fois qu’ils font venir des soldats étrangers sur le sol sacré de nos ancêtres, c’est pour massacrer la population. On a encore ineffaçablement gravé dans nos mémoires les atrocités des Bania Mulengue de Jean-Pierre Bemba. Si ce dernier et ses complices locaux ont échappé bel à la justice, ça ne sera pas forcément le cas des autres.

S’agissant des exactions des mercenaires de Wagner, l’histoire refusera de se répéter. D’une façon ou d’une autre, les coupables paieront, et ceux qui les ont fait venir avec.

Car un jour, et ce jour viendra sûrement, quelqu’un devra régler l’addition de tous les crimes commis par les mercenaires de Wagner sur le territoire centrafricain et qui sont fort heureusement documentés. Ce quelqu’un, suivez mon regard, ne pourrait être que celui qui s’est engagé, sous serment, d’assurer la protection et la sécurité des Centrafricains sur toute l’étendue du territoire national. Et ce, quoi qu’il en coûte ! Enfin, c’est ce que je croyais.

 

L’ÉDITORIAL DE Bangui FM (96.9) DU 22 JUILLET 2021

 

Massacre de Bossangoa, la Minusca annonce l’ouverture d’une enquête

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COMMUNIQUE DE PRESSE

MISSION CONJOINTE D’ENQUETE DE LA Minusca À Bossangoa

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a reçu des informations le 21 juillet 2021 faisant état de la mort violente de plusieurs personnes dans la sous-préfecture de Bossangoa.

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Photo CNC / Moïse Banafio

 

Une patrouille conjointe UNPOL/FORCE a été aussitôt envoyée sur l’axe Bossangoa-Nana-Bakassa pour vérifier les faits. Cette patrouille a confirmé la découverte de 13 corps sans vie à Bongboto, à 12 km de Bossangoa.

Immédiatement, la MINUSCA a dépêché une mission conjointe sur place, composée d’UNPOL et de la Section des Droits de l’homme, afin d’enquêter et d’établir les faits.

La MINUSCA contribuera à faire toute la lumière sur ce malheureux incident et se tient prête à soutenir le gouvernement pour que les auteurs présumés de ces crimes odieux soient identifiés, arrêtés, et traduits devant les juridictions compétentes.

La MINUSCA sollicite la coopération du gouvernement à cet effet.

 

DEMANDES DE VISAS AUPRES DE L’AMBASSADE DE FRANCE EN CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ OFFICIEL

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/drapeau-ambassade-de-france-à-bangui-450×155.jpg” alt=”Drapeau de l’ambassade de France pour le communiqué de l’ambassade de France à Bangui.” width=”450″ height=”155″ />

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bangui, le 22/07/2021

DEMANDES DE VISAS AUPRES DE L’AMBASSADE DE FRANCE EN CENTRAFRIQUE

 

A la suite de certaines incompréhensions sur les règles actuelles de délivrance de visas, dans le contexte sanitaire de la Covid-19 auquel la France est confrontée comme beaucoup d’autres pays, les précisions suivantes sont apportées concernant les demandes auprès de la section consulaire de l’ambassade de France en Centrafrique.

Depuis la réouverture partielle des frontières françaises le 9 juin, les autorités françaises ont défini des règles spécifiques pour les voyageurs étrangers désirant se rendre en France, qui connaît une recrudescence de la pandémie de Covid-19, avec la mise en place de nouvelles mesures sanitaires pour y faire face. Ces règles nécessitent des délais plus longs pour le traitement informatique centralisé des dossiers. Il est donc demandé aux ressortissants d’un Etat ne relevant pas de l’espace Schengen souhaitant obtenir un visa de bien vouloir prendre en compte la procédure suivante :

Toute demande de visa doit faire l’objet d’une demande préalable en ligne, puis d’un rendez-vous auprès de la section consulaire de l’ambassade pour y déposer le dossier constitué. L’ensemble de la procédure est indiqué sur le site Internet de l’ambassade.

Les demandeurs de visas doivent s’informer des règles spécifiques s’imposant aux voyageurs venant de Centrafrique, détaillées sur le site Internet du ministère de l’Intérieur français (https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de- deplacement-et-de-vovagel. et veiller à déposer d’emblée un dossier de demande de visa complet, afin de permettre son instruction dans les meilleurs délais.

Dans le cadre d’un déplacement professionnel et dans les circonstances sanitaires actuelles, la durée du visa devra être adaptée à la durée de la mission.

Les demandeurs de visas doivent déposer leur dossier 7 jours avant la date de voyage prévue, afin de permettre son traitement dans les délais actuellement nécessaires.

Boulevard Charles de Gaulle BANGUI, RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Nana-Bakassa, une patrouille des soldats FACA tombée dans une embuscade

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 03:50:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bilan de cette embuscade faisait état d’un blessé, un Soldat FACA qui avait été transféré dans un hôpital à Bangui. Mais ses  collègues militaires, encore sous le choc, regrettent que leur prime d’alimentation générale soit 20 fois inférieure à celui de leurs alliés russes de Wagner qui sont pourtant avec eux sur le terrain.

 

un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC
Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC

 

Selon des sources militaires, l’embuscade contre une patrouille des soldats FACA avait eu lieu le dimanche dernier dans la localité de Nana-Bakassa. La seule victime blessée dans cette attaque avait été transférée à Bangui, mais ses collègues ne font qu’exprimer leur mécontentement face à leur prime d’alimentation générale (PGA).

Selon eux, les hommes de Wagner qui sont avec eux à Nana-Bakassa touchent une PGA  qui s’élève à 16 000 francs CFA par jour en plus des primes de combats et de non combats qui se chiffrent en centaine de mille par jour, alors que les soldats FACA quant à eux reçoivent que seulement 700 francs CFA. Malgré qu’ils risquent aussi leur vie à combattre contre les rebelles, ils ne reçoivent pas  des primes comme  leurs alliés de Wagner, regrettent-ils.

Rappelons que les Mercenaires russes de la société Wagner  ont été déployés massivement en République centrafricaine à la demande des autorités  de ce pays  confronté à une nouvelle coalition des rebelles dirigée par l’ancien Président François Bozizé qui a vu sa candidature à la présidentielle du décembre dernier invalidée par la cour constitutionnelle.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Tentative d’assassinat du président Rajoelina déjouée à Madagascar, selon les autorités

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Tentative d’assassinat du président Rajoelina déjouée à Madagascar, selon les autorités

Bangui ( République centrafricaine ) – Le parquet malgache a annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat du président de la République Andry Rajoelina, et arrêté plusieurs personnes “étrangères et malgaches”.

Parmi ces personnes arrêtées figurent deux Français, a-t-on appris jeudi de source diplomatique. “Plusieurs ressortissants étrangers et malgaches ont été interpellés mardi dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’État”, a déclaré mercredi soir à la presse la procureure générale Berthine Razafiarivony.”Selon les preuves matérielles en notre possession, ces individus ont échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation des diverses personnalités malgaches dont le chef de l’État”, a ajouté la procureure, sans autre précision ni sur ces preuves ni sur les circonstances de ces arrestations. “A ce stade de l’enquête qui se poursuit, le parquet général assure que toute la lumière sera faite sur cette affaire”, a-t-elle ajouté. L’agence malgache Taratra, sous tutelle du ministère de la Communication, fait savoir que les deux Français arrêtés, Philippe F. et Paul R., seraient d’anciens officiers à la retraite. Lors de la célébration de la fête de l’indépendance de Madagascar, le 26 juin, la gendarmerie avait déjà annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat du secrétariat d’État chargé de la gendarmerie, le bras droit du président, le général Richard Ravalomanana.L’un des pays les plus pauvres du monde, Madagascar a connu depuis 20 ans de nombreuses et graves crises politiques. La grande Île est quasi-verrouillée depuis la pandémie de Covid-19, et la famine frappe actuellement de plein fouet une région du sud du pays.

Avec AFP/VOA

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Sortie de prison temporaire pour Jacob Zuma

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Sortie de prison temporaire pour Jacob Zuma

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président sud-africain Jacob Zuma, emprisonné pour outrage à la justice, va bénéficier d’une autorisation de sortie exceptionnelle pour assister aux funérailles de son frère jeudi, ont annoncé les autorités pénitentiaires.

“En tant que détenu classé à court terme et à faible risque, la demande de congé pour raisons familiales de M. Zuma a été approuvée”, a indiqué le département des Services correctionnels dans un communiqué jeudi.Les détenus bénéficiant de ce genre de mesures ne sont pas tenus de porter leur uniforme de prisonnier en dehors des établissements correctionnels, a précisé le communiqué. Les funérailles de Michael, le frère de Zuma, décédé à 77 ans d’une longue maladie, devraient avoir lieu plus tard ce jeudi à Nkandla (est), où l’ex-président est particulièrement populaire.En Afrique du Sud, les détenus sont généralement autorisés à assister aux funérailles de leurs proches, un droit refusé au premier président noir du pays, Nelson Mandela, lorsqu’il était emprisonné pour avoir combattu le régime d’apartheid.Après neuf ans aux commandes de l’État, Jacob Zuma a été évincé par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), en 2018, à la suite d’une série de scandales de pots-de-vin survenus pendant sa présidence.Condamné à 15 mois de prison pour outrage à magistrat le mois dernier, après avoir refusé de répondre aux enquêteurs, il est incarcéré depuis le 8 juillet dans une prison de la ville d’Estcourt, dans l’est du pays, à environ une heure de route de son domicile rural de Nkandla.Son incarcération a déclenché des émeutes et des pillages qui ont dégénéré dans les pires violences depuis la fin de l’apartheid, faisant au moins 276 morts, selon le bilan officiel.M. Zuma, surnommé le “président Teflon” pour son habileté à échapper à la justice, doit encore répondre de seize chefs d’accusation de fraude, corruption et racket liés à l’achat, en 1999, de matériel militaire auprès de cinq sociétés d’armement européennes, alors qu’il était vice-président.L’ex-dirigeant charismatique conserve cependant de soutiens fervents, tant au sein de l’ANC que parmi le grand public, en particulier dans sa province du Kwazulu-Natal (KZN, est).

Avec VOA

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Les Etats-Unis font don de vaccins COVID-19 pour la République centrafricaine en collaboration avec l’Union africaine et le réseau COVAX

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L’ambassade des Etats-Unis, la délégation de l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé en République centrafricaine annoncent l’arrivée de 302 400 doses du vaccin COVID-19 de Johnson & Johnson.

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Les Etats-Unis font don de vaccins COVID-19 pour la République centrafricaine en
collaboration avec l’Union africaine et le réseau COVAX

 

Le gouvernement des États-Unis a fait don de ces vaccins. Cette livraison s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement américain et de l’Union africaine visant à garantir un accès équitable aux vaccins COVID-19 par le biais du réseau COVAX. Ces vaccins de haute qualité, à dose unique, seront mis à la disposition du gouvernement de la République centrafricaine pour être utilisés par le peuple centrafricain.

Les 302 400 vaccins donnés font partie de la promesse des États-Unis de fournir initialement au moins 25 millions de doses à l’Afrique. Une collaboration étroite avec l’Union africaine au nom de ses États membres a permis de faciliter cette promesse. Le travail acharné de l’UNICEF et la coordination de l’Organisation mondiale de la santé par le biais de COVAX ont rendu possible la livraison de millions de vaccins.

« Ce don contribuera à protéger le peuple centrafricain des ravages du virus COVID-19 », a déclaré Lucy Tamlyn, ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine. « Les États- Unis sont fiers d’être le plus grand donateur de l’initiative mondiale COVAX sur le COVID- 19, et nous sommes honorés de travailler avec nos partenaires de l’Union africaine, de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la santé pour faire de cet objectif ambitieux une réalité pour des centaines de milliers de Centrafricains. »

Les vaccins ont été livrés au ministère de la Santé. Les responsables de la santé publique centrafricaine fourniront des informations sur leur utilisation.

 

Les Etats-Unis font don de vaccins COVID-19 pour la République centrafricaine en
collaboration avec l’Union africaine et le réseau COVAX

Bangui, une femme tuée par un élément de la garde présidentielle au quartier Gobongo

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 14:46:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un autre féminicide de plus en rca. Les faits se sont produits dans la nuit du mercredi à jeudi au quartier Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Les parents de la victime, sous le choc,  demandent rien que la justice pour leur fille. L’auteur du crime, un élément de la garde présidentielle, serait toujours en liberté.

Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

 

La victime est âgée d’une trentaine. Son présumé bourreau, son conjoint, est un élément de la garde présidentielle. Selon les témoins, ce dernier a l’habitude de frapper sa femme à plusieurs reprises malgré la présence de ses enfants sur le lieu. Mais cette nuit, sa femme n’a pas supporté. Elle a succombé  de ses nombreuses blessures reçues. Selon la mère de la victime, c’est un « homme violent ».

« Il y a quelque temps, il a déjà battu sa femme. Il lui avait brisé ses dents. Après la réconciliation entre eux, ma fille est revenue vers moi. Cette fois, je m’étais opposée  à son retour au domicile conjugal.  Le mari a insisté pour que sa femme revienne à la maison, mais il n’arrête pas à frapper sa femme. Il n’entretient pas également de bonne relation avec sa belle famille. Quand il  me rendait visite,  c’était parce qu’il avait tapé sa femme et qu’elle  était revenue chez moi.  J’ai imploré ma fille qu’elle  quittait son mari, elle m’a répondu qu’elle ne pouvait pas  à cause de leurs enfants », a déclaré la mère de la victime sur les antennes de la radio Ndékèluka.

Du côté des défenseurs des droits de l’homme, c’est aussi la colère et la stupéfaction. L’avocate Arlette SOMBO DIBELLE dénonce un acte odieux et demande que la justice soit faite.

« Selon les dispositions de l’article 51 du Code pénal,  lorsque le meurtre est commis par préméditation, il est qualifié d’assassinat (article 53). Et l’article 120  de ce même code de procédure  dit que la torture  est puni de peine de mort lorsqu’elle précède,  accompagne,  ou suit un crime. Nous sommes, semble-t-il, dans ce cas là.  Or la constitution centrafricaine protège les individus  dans leur droit,  les rend égaux », a déclaré Maitre Arlette SOMBO DIBELLE.

Rappelons qu’une plainte a été déposé auprès de la justice qui a ouvert une enquête sur l’affaire.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Massacre de Bossangoa, l’honorable Martin Ziguelé, Président du MLPC réagit

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Au lendemain de massacre perpétré par les hommes de Wagner sur les civils à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, plusieurs voix commencent à s’élever. Martin Ziguelé, député de la troisième circonscription de Bocaranga, et Président du parti MLPC s’insurge et demande que la justice soit faite pour les victimes.

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L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

“J’apprends avec effarement sur Radio Ndékèluka ce matin que hier mercredi 21 juillet 2021, douze corps de jeunes taxis motos et boubanguérés ont été retrouvés égorgés à 12 kms de Bossangoa sur la route de Nana Bakassa.

Quels qu’en soient les auteurs,  cet acte est inqualifiable et inacceptable en République. La justice doit se saisir en toute urgence de cette affaire qui ne saurait rester impunie.

Je présente mes condoléances et celles de tout le Bureau politique du MLPC aux familles des personnes assassinées.

Il y’a lieu de rappeler que 24 heures après le massacre  de Bossangoa, les autorités du pays pointent du doigt les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’être à l’origine de cet assassinat, mais des différentes sources locales accusent directement les mercenaires de la société Wagner d’avoir organisé ce massacre qui va rester probablement impuni.

 

 

Centrafrique : les caisses de l’État sont vides

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 03:29:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour la première fois en cinq ans, tous les signaux économiques de la République centrafricaine sont aux rouges. L’État centrafricain commence à faire face à de nombreuses difficultés d’ordre financier, et les perspectives ne sont pas bonnes.

Immeuble du trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.
trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.

 

Près de deux mois  après la suspension de l’aide budgétaire française à la République centrafricaine, plusieurs société d’État ont été mises en contribution. Mais après la rupture  du programme  du fonds monétaire international (FMI) et de la banque mondiale avec la Centrafrique, tous les signaux économiques du pays sont au rouge. Même les sociétés  d’État, qui ont dû verser leurs menues recettes au trésor public en raison du principe de l’unicité de caisse de l’État, traversent depuis le mois de mars une période difficile de leur histoire. Toutes leurs dépenses du fonctionnement, de l’investissement  et bien d’autres ne  sont plus versés par le trésor public.

« Nous traversons effectivement un moment difficile dans notre travail en ce qui concerne l’achat des équipements », a déclaré à CNC un directeur des services à l’ÉNERCA.

« Chaque matin les employés arrivent au travail, mais ils n’ont pratiquement rien à faire de leur journée », confie un autre Directeur.

Il faut noter que le fonds monétaire international (FMI), après la rupture de son programme en RCA, a mis en place pendant six mois un programme de référence dans lequel l’État centrafricain doit accomplir certaines conditions avant une nouvelle discussion sur un nouveau programme avec le FMI. Cette nouvelle condition pousse la banque mondiale et l’Union européenne à suspendre également pour six mois leur financement en RCA.

Pour l’État centrafricain, la seule voie qui lui reste est celle des recettes douanières. Mais là aussi, les choses s’annoncent compliquées. Les recettes douanières sont en baisse en permanence malgré la présence des anciens douaniers russes dans le pays.

Pour les partisans du pouvoir, tout ça, c’est la faute de la France.

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : l’attaque des mercenaires russes à Bossangoa, le bilan s’alourdit à 12 morts

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RCA : l’attaque des Mercenaires russes à Bossangoa, le bilan s’alourdit à 12 morts

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 20:12:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les douze corps criblés de balles ont été ramenés à Bossangoa par leurs familles respectives ce mercredi 21 juillet peu après les faits. Les 12  victimes ont été abattues froidement par les mercenaires de Wagner à 12 kilomètres de Bossangoa. Leurs parents dénoncent un crime de guerre et crime contre l’humanité. Plusieurs voix s’élèvent pour condamner, parmi lesquelles, celle du porte-parole de la société civile, Monsieur Paul-Crescent BENINGA   , un courageux  parmi les courageux à dénoncer à visage découvert ce massacre qui ne dit pas son nom.

 

Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]
Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en
Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Avec cette nouvelle bavure des mercenaires de Wagner sur la population civile de Bossangoa,  la présidence centrafricaine va dire quoi ?

Selon des sources officielles locales, les victimes seraient des artisans miniers, des commerçants et des voyageurs. Ils ont été arrêtés par les mercenaires de Wagner à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, près du village Tamkoro.  Ils étaient tous à bord de leurs motocyclettes quand ils ont été stoppés et conduits dans la brousse  où ils les ont abattus froidement à bout portant.

La nouvelle de ce massacre faisait vibrer toute la RCA. Le gouvernement centrafricain reste bouche fermée, tout comme la présidence de la République. Sauf Monsieur Paul-Crescent BENINGA, porte-parole du groupe de travail de la société civile qui a pris son courage en deux mains pour dénoncer ce nouveau massacre des civils par les hommes de Wagner :

« Il est inadmissible que les populations civiles soient lâchement abattues par ceux qui ont reçu mandat de les protéger. Les bavures des forces russes sont de plus en plus récurrentes et inadmissibles. Nous aider à libérer et pacifier le pays ne leur donne pas le droit de vie et de mort sur les populations civiles. En parler  ne fait pas de nous l’ennemi de la République. Je condamne et dénonce l’assassinat des populations  civiles sur l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa. Je ne ferai pas mien le refrain selon lequel une enquête doit être ouverte, car c’est du dilatoire. L’issue est connue d’avance. Décidemment, la population de l’arrière-pays est prise dans le piège de la CPC d’une part, et des forces russes d’autre part », a déclaré Monsieur Paul-Crescent BENINGA.

« Nous allons tous être tués par ces mercenaires. Si la communauté internationale existe vraiment, si la CPI existe vraiment pour les faibles, il faut qu’elles fassent quelques choses pour nous libérer de cette situation. Touadera nous amène  des pires criminels du monde », a dénoncé Monsieur Marcelin Mbitiyanga.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : une incursion des rebelles de la CPC dans le village Bédamara 1 fait un mort

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 03:06:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’incursion des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Bédamara 1 le dimanche dernier a été dénoncé par le député de Paoua 1 Lucien Mbaïgoto qui a affirmé sur la radio Ndékèluka que la victime serait son frère. Il appelle le gouvernement à faire tout pour bouter « hors du territoire national ces criminels ».

 

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La commune de Bavara, située à 80 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum. Photo CNC / Bobérang

 

Selon Lucien Mbaïgoto, l’incursion des hommes du CPC aurait fait d’énormes dégâts   dans le village Bédamara.

« Des hommes en arme identifiés comme des ex-Seleka  qui ont fait coalition avec le CPC. Leur objectif c’est de venir  faire des dégâts et repartir. Et donc ils ont quitté leur campement pour aller dans ce village, ils ont croisé mon grand frère direct au cours de route. Pour ne pas que l’information fuite, ils l’ont abattu. Ils sont allés passer la nuit proche du village et ont mené leur opération très tôt le matin. Les habitants ont  pris la fuite  pour se rendre dans le village voisin. Il faut que le gouvernement double l’effort pour les bouter hors du territoire national  parce que ce sont des forces négatives qui veulent vraiment nuire à la vie de la population », a-t-il déclaré.

Il y’a lieu de rappeler que les rebelles de 3R, membres du CPC sont actifs  dans les trois préfectures du Nord-ouest, notamment l’Ouham-Péndé,  Lim-Pendé et la Nana-Mambéré. La semaine dernière, ils ont érigé une barricade sur l’axe Paoua Bozoum, plus précisément dans le village Talé, situé à une soixantaine de kilomètres de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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Le groupe Wagner, outil géopolitique à risque pour Moscou ?

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Vladimir Poutine le soulignait en 2012 devant la Douma : « une corporation d’entreprises militaires privées serait un outil efficace pour réaliser les objectifs nationaux sans faire appel à la participation directe de l’Etat russe ». Huit ans plus tard, les private military companies – PMC russes sont impliquées à des degrés divers dans une myriade de conflits de plus ou moins haute intensité à travers le monde. Parmi ces firmes qui déploient des paramilitaires et autres contractors sur le terrain, le Groupe Wagner est la plus emblématique et « le secret le moins bien gardé de Russie ». Quel statut et quelle pérennité des PMC dans la dynamique d’ingérence croissante de la Russie de Vladimir Poutine dans de multiples théâtres à travers le monde ?

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Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P

 

Les entreprises militaires privées russes, une genèse en eaux troubles

Dans la stratégie russe, la projection de mercenaires à l’étranger semble résulter surtout d’un calcul à court terme, plus que d’un investissement politique à long terme. Le sujet arrive sur la scène internationale en 2014, lors de la crise ukrainienne, lorsque les hommes du groupe Wagner apparaissent en nombre au côté des séparatistes, dans la région de Louhansk. S’ils sont assimilés dans un premier temps aux hommes du GRU, le service de renseignement militaire russe, ces paramilitaires se distinguent lors de plusieurs actions en Crimée et au Donbass contre les loyalistes ukrainiens. Leur mobilisation s’inscrit dans la stratégie de Moscou de renforcer son influence politique et stratégique tout en évitant d’apparaître ouvertement en première ligne. Ces forces irrégulières et autoproclamées « volontaires » permettent de diminuer le nombre et la visibilité sur le terrain des militaires de carrière de l’armée russe. En outre, la frontière poreuse en matière de défense entre le secteur public et les groupes privés facilite les transferts de personnels entraînés et déployables rapidement.

Alors que le conflit ukrainien perd en intensité et devient un conflit gelé, une partie de ces mercenaires est déployée à l’automne 2015 dans le théâtre syrien pour soutenir le régime de Bachar Al-Assad. Leur première action, le 18 octobre, se solde néanmoins par un fiasco. Sous-équipé face au groupe rebelle Jaysh Al islam, le Slavonic Corps, première PMC russe à se risquer en territoire syrien, est pris en tenaille sur le chemin de Deir-Ez-Zor, à l’est du pays, où la société était chargée de protéger les installations pétrolières. Après leur échec, la majorité des mercenaires rentre en Russie, où les fondateurs de Slavonic Corps sont arrêtés et condamnés à des peines de prison. Paradoxe : le mercenariat est illégal en Russie, aux termes de l’article 348 du code criminel.

Si le développement des PMC russes n’est pas sans embûches, une figure émerge notamment, à l’origine des activités du groupe Wagner au Moyen-Orient : le lieutenant-colonel Dimitri Outkine, ancien du GRU. Ce militaire aguerri, surnommé lui-même Wagner, reste aux commandes opérationnelles du groupe après le déploiement en Ukraine. Avec un nouveau centre de formation dans le sud de la Russie, il relance ses activités en Syrie pour venir en aide à un régime syrien à bout de souffle. Si Dimitri Outkine incarne la figure militaire du Groupe, il doit son ascension à un autre homme clé du régime russe : Evgeny Prigozhin.

Evgeny Progozhin et Vladimir Putin- Crédits photo: Alexei Druzhinin/Pool Photo via AP Ce dernier, oligarque surnommé « le cuisinier de Poutine » après avoir fait fortune dans la restauration de luxe, a diversifié ses activités jusqu’aux fonctions exécutives de Wagner, avec le soutien de hauts gradés de l’armée. Connu du grand public pour avoir lancé en 2013 l’Internet Research Agency, très active dans le cyberespace et considérée comme une usine à trolls, Prigozhin fait partie du cercle rapproché de Vladimir Poutine. Aujourd’hui dirigeant et principal financier du groupe, il minimise son rôle dans le déploiement des paramilitaires dans nombre de pays. Projeter le groupe Wagner au service des ambitions géopolitiques du Kremlin lui permet d’asseoir son statut et son influence au sein du microcosme russe, et d’augmenter son profit par des contrats supplémentaire, notamment en Syrie et en République centrafricaine. Au fil du temps, les dirigeants du groupe ont aussi ouvert les priorités de Wagner à des enjeux plus commerciaux que purement stratégiques, notamment en matière de contrôle des ressources naturelles vulnérables. Au risque d’un flou croissant dans la stratégie du groupe, tantôt agissant comme supplétif militaire de l’Etat russe, tantôt entreprenant des missions de PMC classiques.

Les PMC russes comme le groupe Wagner réalisent une grande variété de missions complémentaires en territoire étranger. Elles peuvent apporter un soutien armé opérationnel et influer sur la conduite ou l’issue d’un conflit. Externaliser ces activités permet par ailleurs aux belligérants officiels de mettre sous le boisseau les pertes humaines éventuelles. Par leurs activités de renseignement et leur capacité à créer des réseaux d’information et d’influence auprès des dirigeants locaux, les PMC contribuent également à favoriser l’influence russe sur le terrain. Leur contrôle de sites de ressources naturelles, pétrolières mais aussi minérales, permet en outre au pouvoir russe de renforcer ses liens économiques et commerciaux avec certains Etats, en marge de sanctions internationales. Enfin, le dernier atout d’un groupe comme Wagner est celui de son impact informationnel voire de sa visibilité. A travers ses déploiements, il démontre une certaine puissance géopolitique russe, tout en mettant en exergue la solidité des liens intérieurs entre le Kremlin et les oligarques proche du pouvoir.

Depuis le déploiement ukrainien en 2014, le renforcement des activités du groupe Wagner a permis à Moscou de disposer d’un vivier de professionnels, en grande majorité ex-militaires ou ex-GRU. Environ 5 000 hommes peuvent ainsi être projetés à flux tendus sur des théâtres étrangers. Quant aux mercenaires, au-delà de l’attachement à un récit nationaliste, ils bénéficient de salaires mensuels élevés : 240 000 roubles, environ 2 600 euros mensuels en zone de guerre, quand le salaire moyen russe s’élève à 40 000 roubles.

Des perspectives en clair-obscur

L’avènement du groupe Wagner sur le théâtre syrien fin 2015, s’il a symbolisé l’internationalisation des prestations offensives des Mercenaires russes, n’a pas pour autant été couronné de succès. Manquant d’équipements et d’armements hauts de gamme, en première ligne, ses troupes ont essuyé de lourds revers et des pertes humaines importantes, critiquées par l’opinion publique russe. L’assaut raté, en février 2018, contre les installations du champ pétrolier de Conoco dans la région de Deir-ez-Zor tenues par des forces américaines, a ainsi constitué un tournant. L’offensive a été refoulée par l’aviation américaine, après une mise en garde officielle de la Maison blanche envers le Kremlin – qui a nié être informé de la présence de ces mercenaires. Le bilan : environ 200 victimes en une nuit, sur un total de 3 000 mercenaires déployés en Syrie. Au-delà de cet échec, le groupe Wagner et d’autres PMC russes comme Vegacy E.N.O.T, Vostok Battalion, ont apporté un soutien important au régime de Bachar Al-Assad en matière de sécurisation des approvisionnements énergétiques en gaz et en pétrole.

Ces méthodes ont été déployées à nouveau en Libye. Au côté des troupes de l’Armée nationale libyenne du général Haftar, allié du Kremlin, les contractors ont participé à des missions de soutien, de formation des officiers, de protection des sites pétroliers, de renseignement et de propagande pro-Haftar en recrutant d’ancien cadres khadafistes et acquérant des médias locaux. Les hommes de Dimitri Outkine ont également pris part à des offensives militaires directes de grande échelle comme la bataille de Tripoli, début 2018. Ce mode opératoire multi-facettes se décline au sein d’autres terrains africains, signe d’une réorientation stratégique du Kremlin qui entend nouer des relations fortes avec des Etats en quête de soutien économique, politique ou sécuritaire. Le Soudan, le Vénézuela, Madagascar et le Mozambique sont ainsi approchés par le groupe Wagner, tandis que des centaines de paramilitaires concurrencent le rôle de la France comme premier partenaire en Centrafrique.

La France n’est cependant pas le seul Etat occidental à s’inquiéter de la montée en puissance officieuse du bras armé russe en Afrique. Mais si les Etats-Unis ont réagi ponctuellement en Syrie, une réponse commune organisée se fait attendre, au risque de voir l’influence politique du groupe Wagner croître. Son utilisation par le Kremlin en complément des forces russes régulières, dans des conflits souvent asymétriques, ses activités d’influence ou de déstabilisation inquiètent les Européens. Illégale au regard du droit russe, la firme russe se place en marge de l’ordre international en évitant de signer l’ICOC, code de conduite des entreprises du secteur. Cette stratégie et ce mode opératoire ne sont pas sans exposer le groupe à des risques majeurs. Des comportements individuels et de groupe déviants sont signalés : exactions – l’enquête est en cours actuellement – en Syrie, assassinats de journalistes enquêtant sur le déploiement du groupe en Centrafrique, etc. A travers le groupe, c’est bien le Kremlin qui est exposé à des risques stratégiques et en termes de réputation. Couplée à la menace de sanctions internationales, cette réalité peut remettre en cause la pérennité du Groupe.

Composante de ce que certains considèrent comme une stratégie de guerre hybride, le déploiement du groupe Wagner apparaît remis en question. Si le groupe a pu tester ses modes opératoires sur les terrains ukrainiens et syriens, les pertes humaines élevées, l’efficacité opérationnelle discutable et l’illégalité de la firme au regard du droit international viennent obérer la stratégie d’influence officieuse russe. Loin de contribuer à construire une solution politique à l’instabilité de pays fragilisés, le groupe Wagner apparaît aujourd’hui comme un outil à court terme dans la stratégie du Kremlin. Un outil apte à influer sur des situations militaires précises mais dépourvu d’une doctrine qui l’inscrirait dans la durée.

 

Martin Desbiolles, Junior Fellow de l’Institut Open Diplomacy 3 novembre 2020 • Eurasie

 

https://www.open-diplomacv.eu/blog/russie-poutine-gru-pmc-wagner-desbiolles