Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:47:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé samedi par des éléments de la garde présidentielle au PK22 route de Damara, le capitaine Eugène Ngaïkosset alias Boucher de Paoua sera transféré devant la cour pénale internationale (CPI), selon des sources judiciaires centrafricaines. Son transfèrement aura lieu ce lundi à bord d’un vol spécial affrété par la CPI.
À l’issue de sa garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie ce lundi, l’ex-capitaine des forces armées centrafricaines, Monsieur Eugène Ngaïkosset, soupçonné par la justice internationale d’avoir dirigé un bataillon de la garde présidentielle en 2005 – 2007 qui a massacré près d’un millier des civils et incendié des milliers d’habitations dans les localités de Paoua, situées à environ 485 kilomètres au nord-ouest de Bangui, sera transféré devant la cour pénale internationale à La Haye aux Pays-Bas.
Rappelons que c’est depuis 2007 que l’ex-capitaine Eugène Ngaïkosset alias Boucher de Paoua est activement recherché par la cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité. En 2015, il avait été arrêté au Congo-Brazzaville et rapatrié à Bangui. Incarcéré à la section de recherche et d’investigation (SRI), l’homme s’échappe de prison et devenait introuvable jusqu’à l’élection de Monsieur Faustin Archange Touadera, un homme qu’il connaissait très bien.
Malgré la pression de la communauté internationale sur le gouvernement centrafricain de procéder à son arrestation, l’homme circule toujours dans la capitale sans inquiétude. Mais après la chasse aux sorcières des militaires proches de l’ancien Président François Bozizé par le régime, l’homme passe désormais dans le viseur des autorités. Ainsi, lors de la cérémonie d’inauguration de la base logistique des FACA sur la route de Damara, il a été arrêté par les éléments de la garde présidentielle et transféré à la gendarmerie. Mais à l’issue de sa garde à vue, l’ex-capitaine s’apprête à être probablement transféré au quartier pénitentiaire de la cour pénale internationale (CPI) ce lundi à bord d’un vol spécial.
Selon des sources judiciaires, il sera présenté devant les juges de la CPI dans les prochains jours.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:46:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite au décès de son Président Désiré Nzanga Bilal Kolingba, Un bureau provisoire a été installé ce samedi à la tête de l’ancien parti au pouvoir, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Ce bureau, composé de vingt membres, a été installé provisoirement en attendant le prochain congrès du parti qui va élire les membres du bureau définitif.
Ci-dessous la liste complète des membres du bureau politique transitoire du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) :
– Président
Ø Henri Pierre ASSANGOU
– 1er Vice-Président
Ø Dr Bruno GRELA-MPOKO
– 2ème Vice-Président
Ø Nicole KOUE
– 3ème Vice-Président
Ø Clément DE-BOUTET M’BAMBA
– 4ème Vice-Président
Ø Eloi KOUZOUNDJI
– Secrétaire Général
Ø Philippe BODO
– Secrétaire Général Adjoint, Porte-Parole du Parti :
Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:08:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce changement à la tête du groupe Laico en Centrafrique intervient à l’issue d’une visite officielle de trois jours d’une délégation spéciale libyenne à Bangui. Un nouveau chargé d’affaire a également été nommé à la tête de l’ambassade libyenne en Centrafrique. S’agit-il d’un retour à la normalisation de la coopération entre Centrafrique et la Libye ?
Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui
Selon le LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY qui gère le groupe Laico, Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA, l’ancien PDG du groupe Laico-Centrafrique aurait détourné entre 2013 et 2021 plus de quatorze milliards de francs CFA du groupe Laico. Selon des enquêtes avec des documents à l’appui, Monsieur ZEYAD AL ZARZOUR et son DG RIMA ont détourné cette somme pour de gros investissements en Tunisie et en Espagne Pendant que certaines autorités Centrafricaines reçoivent des miettes pour couvrir cette gigantesque mafia. Mais après l’affaire de l’évasion de Monsieur Danzoumi Yalo de sa cellule de l’OCRB dont Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA serait impliquée, le pouvoir de Bangui prend sa distance avec cette mafia et lâche Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA après quatre ans de collaboration fructueuse.
Finalement, à l’issue d’une visite de la délégation spéciale libyenne à Bangui la semaine dernière, Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA a été démis définitivement de ses fonctions à la tête du groupe Laico, et un nouveau chargé d’affaire a également été nommé à la tête de l’ambassade de la Libye à Bangui. Mais cette nouvelle normalisation entre la Libye et la Centrafrique cache en réalité des nombreux soucis, en particulier la dette du groupe Laico sur l’État centrafricain. Selon des indiscrétions, celle-ci s’élève à environ 20 milliards de francs CFA. Ce que le LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY tente de négocier avec le gouvernement.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le samedi 04 septembre 2021 a été inaugurée la base stratégique des Forces armées centrafricaines (FACA) de Liton-pK22. Ce fait constitue en soi, bien que beaucoup reste encore à faire et que le centrafrique est en train de renaître de ses cendres, une avancée, vingt-cinq (25) années après la tenue des Etats Généraux de la Défense Nationale de septembre 1996. J’ai tenu à m’appesantir sur deux (02) points, par patriotisme et réalisme.
L’aumônier militaire, après la prière d’ouverture de la cérémonie, a déploré devant le chef de l’Etat, chef suprême des Armées, le spectacle ignoble que subissent certains officiers qui, faut de moyens de transport, « se battent » qui, pour prendre un taxi, qui pour se frayer un passage aux arrêts de bus, comme des passagers ordinaires. C’est là le premier point qui m’inspire pour rappeler, ce qui a été recommandé le 09 septembre 1996. C’est la recommandation N°32, relative aux transports des militaires et gendarmes, et qui stipule :
Considérant l’insuffisance des logements dans les casernes et les difficultés que rencontrent les militaires et gendarmes pour se rendre à leur lieu de travail ;
Considérant que les militaires et les gendarmes affectés en province doivent regagner leur poste dans les délais relativement courts avec leurs familles ;
Considérant que les transporteurs n’acceptent plus les réquisitions comme par le passé ;
Les Etats généraux de la défense nationale recommandent :
1-Que des véhicules de ramassage soient mis à la disposition des corps pour assurer le transport des hommes de leur quartier à leurs casernes respective, à défaut, une indemnité de transports est nécessaire ;
2-Que le militaire et le gendarme affectés bénéficient de la gratuité de transport pour eux et leurs familles, à défaut, les frais engagés par les intéressés leur soient immédiatement remboursés à 100%.
3-Que les frais de déplacements temporaires soient rétablis.
Il serait judicieux de prendre en compte cette recommandation de portée générale en matière de transport, dans le processus de reconstruction des Forces Armées en cours.
Le second point de ma réflexion concerne la base logistique dont la mission, à priori est fondamentale. Sa construction répond à une partie non moins importante de l’amélioration de la condition professionnelle des militaires. Et il était dit (recommandation N°5-Perspectives) :
Considérant que bon nombre de soldats résident en ce moment en dehors des casernes à leur frais, faute de logement dans les casernes ;
Considérant d’une part, la détérioration totale des bâtiments administratifs et logements des militaires, et d’autre part l’(in) existence réelle d’un bâtiment du ministère de la défense nationale ;
Les Etats généraux de la défense nationale recommandent, à long terme, la construction des casernes pour les régions militaires ainsi que des logements de campagne pour les troupes en détachement et d’un nouveau bâtiment devant abriter le ministère de la défense nationale et regroupant tous les services.
Clotaire SAULET SURUNGBA
Premier Rapporteur Général Adjoint des Etats Généraux de la Défense Nationale (1996)
Président de la Commission Défense et Sécurité du Conseil National de Transition (CNT) (2013)
Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:59:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La remise officielle de cette base au ministère de la défense a eu lieu samedi en présence du Président Faustin Archange Touadera et des partenaires au développement. Cette première base de soutien et des logistiques de l’armée nationale couvre une superficie de près de 175 hectares.
Inauguration de la base logistique des forces armées centrafricaines le 4 août 2021 au PK22 route de Damara. Photo Diaspora
Elle est composée d’un poste de commandement de bataillon, d’un poste de police, du dépôt d’armement, de MAINTENANCE et de stockage, une infirmerie et d’un ordinaire. Il y’a aussi une soutte à carburant, des parkings, des bâtiments administratifs et des logements.
La réalisation de cette base logistique principale des FACA représente l’échelon central logistique de réception, de stockage, de réparation et de transport pour les matériels et les ressources indispensables adéquates à mettre à la disposition des bataillons et des détachements de l’armée nationale dont sa zone autonome de Bangui, mais aussi le ravitaillement des bases logistiques secondaires à construire dans les zones du nord-ouest avec le poste de commandement de Bouar, du nord-Est, avec le poste de commandement de Ndélé, enfin du sud-Est avec le poste de commandement à Bangassou », a déclaré Monsieur Claude Biro, ministre de la défense et de la restructuration de l’armée.
Cette base est construite par une entreprise chinoise sur fonds propres de l’État centrafricain. À l’issue de cette inauguration, certains responsables de cette entreprise chinoise ont été décorés par le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera au grade de commandeur et de Chevaliers à titre exceptionnel.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:39:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Recherché par la cour pénale internationale et protégé par le régime durant plusieurs années, le capitaine Eugène Ngaïkosset alias Boucher de Paoua a été arrêté samedi matin sur la route de Damara et transférée à la section de recherche et d’investigation de Bangui. Quelques minutes plus tard, un autre officier, le lieutenant-colonel Alain Tongoba, chef de bataillon de soutien logistique a lui aussi été arrêté par la garde présidentielle. Pourquoi ?
Considéré comme un exécutant de basse œuvre sous le régime de Bozizé, le capitaine Eugène Ngaïkosset alias boucher de Paoua, ancien garde rapproché de l’ancien Président François Bozizé, avait été mis aux arrêts en 2015 et placés en garde à vue à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie après son expulsion du Congo-Brazzaville. Mais quelques heures plus tard, l’homme s’éclipse de sa cellule et prenait la poudre d’escampette. Ce qui avait provoqué en 2015 le limogeage du commandant Kossi, directeur de la SRI et du colonel Damango, DG de la gendarmerie, mais aussi la suspension de douze gendarmes. Après l’arrivée de Touadera au pouvoir en 2016, l’homme retrouve sa tranquillité et sillonne librement dans le pays et s’adonne même à des activités économiques entre Douala Bangui. Mais la cour pénale internationale, qui est à sa trousse depuis plusieurs années, demande en vain à la justice centrafricaine de lui remettre ce fameux capitaine Eugène Ngaïkosset. Aussi, la communauté internationale, qui payait les salaires en Centrafrique à cette époque, avait demandé aussi en vain au ministère de la Défense de lui couper sa paye qui s’élevait à 350 000 francs CFA par mois.
Mais en décembre 2019 après le retour au pays de l’ancien Président François Bozizé, l’homme est soupçonné d’avoir faire de faux jeux. Il ne faisait pas tout de même l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice. Mais ce qu’il a oublié, c’est qu’après le retour au maquis de Bozizé en novembre 2020, tous les officiers, sous-officiers et homme du rang de l’ethnie gbaya ont été placés sur la liste rouge du régime. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et placés en détention, d’autres exécutés simplement.
Mais à la grande surprise de tout le monde, ce samedi 4 septembre, lors de la cérémonie de la remise au gouvernement de la nouvelle base logistique de l’armée nationale située au PK22 sur la route de Damara, le capitaine Eugène Ngaïkosset, également présent à la cérémonie, a été arrêté par la garde présidentielle et transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Plus étonnant que cela puisse paraître, le lieutenant-colonel Alain Tongoba, chef de bataillon de soutien logistique a lui aussi été arrêté par la garde présidentielle quelques minutes après celle du capitaine Eugène Ngaïkosset.
Selon des informations du CNC, les deux suspects auraient été soupçonnés de complot de coup d’État contre le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Mais ce qui est probable, le capitaine Eugène Ngaïkosset sera remis à la CPI pour son implication présumée dans l’affaire du massacre de Paoua, d’où son surnom de « Boucher de Paoua ».
Bangui ( République centrafricaine ) – Trois hommes ayant joué un rôle majeur sous le régime de l’ancien président congolais sont poursuivis par la justice.
Au mois de mars, la justice militaire congolaise a lancé une enquête pour retrouver l’ancien patron de la police nationale congolaise, le général John Numbi. Le même mois, un avis de recherche a été émis contre l’ancien administrateur général de l’Agence nationale des renseignements (ANR), Kalev Mutond. Enfin, en mai dernier, la justice a demandé la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, mis en cause dans une affaire de détournement d’argent.A son arrivée au pouvoir en 2019, l’actuel président congolais, Félix Tshisekedi, avait promis d’instaurer l’Etat de droit et de faire de la lutte contre la corruption l’une des priorités.Après la condamnation à 20 ans de prison de Vital Kamhere, l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, plusieurs personnalités du camp de Joseph Kabila ont également été mises en cause dans des affaires de détournements.Franck Citende est le secrétaire exécutif du Réseau national des ONG des droits de l’homme en RDC. Pour lui, il y a une différence fondamentale entre la justice sous Joseph Kabila et celle sous Félix Tshisekedi. “Aujourd’hui, nous pensons que la justice a les mains libres pour faire son travail sans subir l’influence de qui que ce soit. La grande différence entre le régime de Kabila et celui de Félix Tshisekedi est à ce niveau-là. Aujourd’hui, la justice a retrouvé ses lettres de noblesse, elle est en train de faire son travail en toute indépendance”, souligne le militant des droits de l’homme. Stratégie pré-électorale ?Mais pour Franklin Tshiamala, président du parti politique Alliés pour un nouveau Congo, le fait que la justice se penche sur les cas de Kalev Mutondo, John Numbi ou encore Augustin Matata Ponyo montre qu’elle serait au contraire aux ordres du pouvoir. Elle servirait d’outil pour une stratégie visant à éliminer ceux qui pourraient constituer un obstacle pour le scrutin présidentiel de 2023. “Les perquisitions des résidences des collaborateurs de l’ancien président, auxquelles on assiste ces derniers temps prouvent que tous les soupçons possibles peuvent être montés contre eux, pour les actions que l’on suppose qu’ils pourraient entreprendre pour gêner le pouvoir actuel”, souligne Mr. Tshiamala.Et l’Etat de droit ?Dans son communiqué de presse du 24 août dernier, Isabelle Ihemba Kayombo, la fille de Kalev Mutondo, l’ancien directeur de l’ANR, dénonce les faits qui se sont déroulés dans les résidences de sa famille.Des perquisitions qui rappellent celle qui a eu lieu le 3 août dernier à la résidence du sénateur Matata Ponyo, lui aussi un proche de Joseph Kabila.Isabelle Ihemba, qui est par ailleurs députée du FCC, le parti de Joseph Kabila, qualifie ces perquisitions d’illégales et rappelle que son père est prêt à se présenter devant la justice, mais à certaines conditions. “Lors de la dernière perquisition, nous avons vu les FARDC, nous avons vu la police, nous avons vu les agents de l’ANR en tenue civile, alors nous nous posons la question s’il est toujours question du dossier opposant notre père à Muyambo. Notre père est prêt à comparaître en homme libre si jamais le parquet annulait son avis de recherche”, confie la députée.
Afghanistan: Poutine espère que les talibans deviendront “civilisés”
Bangui ( République centrafricaine ) – Le président russe Vladimir Poutine a dit espérer vendredi que les talibans se comportent de manière “civilisée” en Afghanistan afin que les autres pays puissent avoir des relations diplomatiques normales avec Kaboul.
Prenant acte de la situation, il a estimé que “plus vite les talibans entreront dans la famille des peuples civilisés, plus il sera facile de maintenir des contacts, de communiquer” avec eux afin de les “influencer d’une manière ou d’une autre, de (leur) poser des questions”.Le président russe a prôné à ce titre des “relations civilisées” et le “respect de règles civilisées”.Le précédent régime taliban, jusqu’à sa chute en 2001 après l’intervention américaine à la suite des attentats de 11 septembre, s’est rendu coupable de terribles exactions et d’une politique de répression des femmes qu’il justifiait par la loi islamique.”La Russie n’a aucun intérêt à une désintégration de l’Afghanistan, si cela arrivait il n’y aurait plus personne à qui parler”, a en outre noté le président russe.S’exprimant lors du Forum économique de l’Est à Vladivostok, en Extrême-Orient russe, Vladimir Poutine a blâmé les Etats-Unis pour la “catastrophe” en cours en Afghanistan.”Ils ont dépensé 1.500 milliards de dollars et quel est le résultat? Il n’y en a pas”, a-t-il lancé.Les autorités russes ont adopté ces dernières semaines une attitude assez conciliante à l’égard des talibans, constatant leur victoire tout en les appelant à un “dialogue national” pour former un gouvernement représentatif.Moscou considère en revanche toujours le groupe comme “terroriste”, même si la Russie dialogue depuis des années avec lui.Les autorités russes sont avant tout inquiètes pour la sécurité des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, limitrophes de l’Afghanistan, et d’y voir émerger de nouveaux groupes jihadistes inspirés des talibans ou soutenu par eux.Le Kremlin veut également éviter un afflux régional de réfugiés ainsi qu’un nouvel essor du trafic d’opium et d’héroïne.
Les ventes de burqas en hausse face à la peur des talibans
Bangui ( République centrafricaine ) – Les ventes de ce voile intégral ont fortement augmenté face à la crainte d’un retour d’une application stricte de la charia.
C’était l’une des images saisissantes qui avait suivi la prise de pouvoir par les talibans : des affiches publicitaires montrant des femmes retirées et effacées des rues de Kaboul. Pour les talibans, la présence des femmes dans la vie publique a toujours été très encadrée.Pour sortir, elles pourraient à nouveau être obligées de porter la burqa. Ce voile intégral recouvre tout le corps et à la différence du niqab qui laisse entrevoir les yeux, la burqa masque le regard par une grille.”On ne vendait pas beaucoup de burqas sous le précédent gouvernement. Mais là les ventes ont augmenté de 30% et les affaires vont bien”, explique Razuddin Khan, qui vend le voile intégral à Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays. Il se dit satisfait de la prise de pouvoir des talibans.Pour l’instant, la burqa n’a pas encore été déclarée obligatoire mais dans le doute, les clientes affluent, à l’image de Nadia. “Sous le précédent gouvernement, je portais un hidjab ou d’autres habits appropriés mais maintenant je veux acheter une burqa parce que les talibans ont déclaré que les femmes devaient porter le voile”, explique-t-elle.Ventes en ligneSi Nadia se rend dans une boutique, les craintes sont telles que certaines femmes préfèrent ne pas quitter leur domicile du tout et acheter une burqa sur internet.C’est ce qu’explique Esmatullah Azizi, fondateur d’un site de vente en ligne, qui en a déjà vendu une soixantaine depuis la chute de Kaboul.Il rappelle que “jusqu’à présent, bien que les talibans n’aient pas dit que les femmes doivent porter la burqa, les femmes elles-mêmes ont peur et portent la burqa, en particulier dans les zones éloignées du centre-ville car elles ne veulent pas faire face à de possibles mauvais traitements de la part des talibans.”En attendant, des dizaines de femmes sont descendues ce jeudi (02.09) dans la rue à Hérat pour réclamer le maintien des droits pour lesquelles elles se sont battues ces 20 dernières années.
Pollution de la rivière Kasaï: 12 morts et “catastrophe” écologique, selon Kinshasa
Bangui ( République centrafricaine ) – La pollution “catastrophique” de la rivière Kasaï provoquée par des rejets toxiques d’une entreprise minière angolaise a causé la mort d’au moins 12 personnes et des milliers de cas de diarrhées et maladies cutanées dans le sud de la RDC, a indiqué jeudi soir la ministre congolaise de l’Environnement. Cette pollution avait été constatée par les riverains fin juillet, lorsque les eaux s’étaient colorées de rouge et que des poissons morts avaient été vus au niveau de Tshikapa (sud de la République démocratique du Congo). Des élus du Kasaï avaient également fait état de cadavres d’hippopotames dans la rivière, important affluent du fleuve Congo.
Des experts d’une commission mixte congolo-angolaise ont établi depuis que “cette catastrophe avait été causée par une entreprise minière angolaise qui a reconnu les faits”, a précisé Eve Bazaïba lors d’un briefing dont le compte-rendu a été diffusé dans la nuit.Les autorités provinciales ont interdit la consommation de l’eau de la rivière, mais “entre-temps les conséquences étaient déjà enregistrées”.Sur le plan de la santé, on a répertorié “12 cas de décès”. Les causes ne sont pas précisées, mais le bilan sanitaire fait également état de “4.502 cas de diarrhée et maladies cutanées enregistrés”. Quatre des cinq territoires de la province du Kasaï sont touchés, 968.000 habitants affectés, 161.490 ménages concernés, selon le compte-rendu.Selon le gouvernement congolais, 40 tonnes se médicaments ont été apportées aux populations touchées. “Des mesures sont aussi prises pour renforcer” la distribution d’eau par la régie nationale.Sur le plan environnemental, les écosystèmes sont touchés et, Tshikapa vivant de la pêche, les conséquences sont aussi socio-économiques, avec un manque à gagner pour les commerçants et pêcheurs.”Sur la base du principe pollueur-payeur, des réparations doivent être faites aux populations victimes”, souligne le texte.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Maître-Nicolas-Tiangaye-Président-de-la-Convention-républicaine-pour-le-progrès-social-CRPS-et-porte-parole-de-la-COD-2020-450×337.jpg” alt=”Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020″ width=”450″ height=”337″ />Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
La Conférence des Présidents réunie ce jour en session ordinaire s’est penchée sur l’examen du discours prononcé par le Président de la République,Monsieur Faustin Archange TOUADERA s’étonne de son contenu et déclare ce qui suit :
1) Dans son discours rédigé par l’ensemble des membres du Comité d’Organisation du dialogue, aucun des points considérés comme essentiels au bon déroulement du dialogue par les représentants de l’opposition démocratique n’a été pris en compte ;
2) Même si le Président de la République a parlé d’un dialogue qui sera inclusif, le fait de souligner dans son discours le « coup d’Etat injustifié de la CPC …» et de déclarer dans l’interview accordé aux médias que «seuls les compatriotes qui respectent les lois de la République sont les bienvenus au dialogue »laissent entrevoir que le futur dialogue va exclure une des composantes de la crise. La COD-2020 qui plaide depuis toujours pour une résolution définitive des problèmes de la rca n’entend pas accepter que les problèmes soient déplacés au profit d’arrangements diplomatiques ;
3) Ayant constaté que le Comité d’Organisation dans sa configuration actuelle fait toujours la part belle au pouvoir en place, la COD-2020 avait estimé que le consensus soit le seul mode de prise de décision au sein du Comité. Or le Président dans son discours a parlé d’une recherche permanente de consensus qui devaitêtre privilégié en sous-comité comme en plénièrerendant incompréhensible son discours sur cette question cruciale.
4) La question des thèmes à débattre lors du dialogue proprement dit où la COD-2020 a indiqué qu’aucun sujet ne sera tabou a été bottéeen touche par le Président de la République ;
5) Le Président n’a non plus fait allusion au choix du modérateur souhaité par la COD-2020 pour assurer la neutralité dans la gestion des débats lors du dialogue ; bien que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ait créé un poste de Médiateur Permanent sur la crise centrafricaine tout en proposant un nom.
La COD-2020 fidèle à la ligne politique qu’elle défend s’interroge sur l’intention du pouvoir à vouloir tout verrouiller en amont en vue de caporaliser les débats.
La COD-2020 prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la responsabilité du pouvoir en place en cas d’échec du processus actuel.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 3 septembre 2021, 12:33:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les mois se suivent et se ressemblent pour l’ancien chef de l’État centrafricain. Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de décembre 2020, François Bozizé a, par la suite, soutenu la Coalition des patriotes pour le changement (CPC, coalition de groupes armés), dont il assure officiellement la coordination depuis mars. Recherché à ce titre pour complot et rébellion par la justice centrafricaine, qui a ouvert une information judiciaire à son encontre, ainsi qu’à celle de plusieurs personnalités de l’opposition en janvier, l’ancien chef de l’État avait rejoint le maquis au début de l’année.
François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique
Réfugié dans la zone frontalière entre la Centrafrique et le Tchad, il n’est aujourd’hui plus entouré que par une poignée de fidèles, lesquels assurent sa sécurité et gère son quotidien dans les zones de brousse qui lui servent de refuge. S’il a quitté en mars la présidence de son parti – le Kwa Na Kwa -, qu’il a laissée à son ancien lieutenant Christian Guénébem, François Bozizé conserve un contact régulier avec certains de ses proches, notamment son fils Jean-Francis. Ce dernier, lui aussi en exil dans son propre pays, lui rend visite fréquemment.
Également visé par un mandat d’arrêt des Nations unies émis en 2014, qui n’a jamais été appliqué, l’ancien président de 74 ans reste en contact avec les représentants de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) – notamment angolais -, qui s’efforcent de favoriser la mise en place d’un dialogue national à Bangui. Si les hommes du président Joào Lourenço n’ont pas abandonné l’idée de faire participer Bozizé aux discussions, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, toujours appuyé par ses alliés russes, s’y oppose toujours.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 3 septembre 2021, 02:22:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le massacre a été commis sur le chantier minier de Bo-Jou, situé entre Kaga-Bandoro et Mbrés. Toutes les habitations ont été détruites, les commerces saccagés, les artisans miniers tués, y compris le chef de ce village. Une véritable catastrophe.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Un-mercenaire-russe-devant-des-abris-des-villageois-en-fuite-dans-la-brousse-450×450.jpg” alt=”Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse” width=”450″ height=”450″ />Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse
Lundi 30 août 2021, sous prétexte de la lutte contre les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les Mercenaires russes de la société Wagner ont fait une descente musclée sur le chantier minier de Bou-Jou.
Selon quelques rescapés qui ont pu regagner la ville de Mbrés, l’attaque de ce jour était un véritable massacre.
« Les Russes ont décidé d’effacer notre village sur la carte. Ils ont mis le feu à toutes les habitations et détruire tous les commerces. Ils ont tué sur place au moins 11 personnes. Toutes des civils », rapporte à CNC l’un des rescapés. D’après lui, le chef de ce village, un musulman, a également été torturé et tué par ces mêmes mercenaires.
« Les Russes ont capturé notre chef du village. Ils l’ont torturé sous prétexte que c’est lui qui connaît très bien les positions des rebelles de Monsieur Alkhatim, et il doit leur montrer leur position. Comme c’est un Foulata, c’est-à-dire un musulman, ils pensent qu’il connaît très bien tous les rebelles du coin ».
Selon ce témoin, pour le moment on ne trouve personne dans le village Bou-Jou.
« Aucune habitation! Peut-être les rescapés vont retourner là-bas pour ramasser leurs biens qui sont encore récupérables », conclut-il.
Rappelons qu’après la libération de la ville de Kaga-Bandoro par les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais, la quasi-totalité des rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par le sulfureux Mahamat Alkhatim, a pris la fuite vers le Tchad. Ils sont en majorité des Tchadiens. Mais les quelques rebelles qui sont des Centrafricains se sont repliés sur des chantiers miniers qui sont dans des localités voisines. C’est probablement à cause de cela que les mercenaires russes se sont rendus sur le chantier de Bou-Jou et commettent ce massacre sans distinction.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 3 septembre 2021, 02:34:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la mise en place d’un gouvernement unifié en Libye, et dirigé par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, le gouvernement centrafricain, qui a longtemps choisi le camp de Benghazi, a décidé de renouer la coopération avec Tripoli. Ainsi, ce jeudi 2 septembre 2021, une délégation gouvernementale libyenne conduite par le sous-ministre des affaires étrangères est arrivée à Bangui. L’objectif, renforcer les liens diplomatiques avec le gouvernement unifié de la Libye.
Arrivée de la délégation libyenne à l’aéroport international de Bangui Mpoko ce jeudi 2 septembre 2020. Photo CNC
Selon le programme établi, le sous-ministre libyen et sa délégation vont rencontrer dans les prochains jours le Premier ministre centrafricain Henri-Marie Dondra et le Président de la République Faustin Archange Touadera. Les enjeux de cette visite sont doubles, voir triple, selon les observateurs. D’ailleurs sur le plan diplomatique, la Libye n’a pas un ambassadeur en Centrafrique depuis la crise de 2013 qui a secoué la RCA. Un nouvel ambassadeur avait été nommé en 2020, mais celui-ci avait été renvoyé dans son pays dès son arrivée à Bangui par le gouvernement centrafricain. Sur le plan économique, le groupe libyen Laico qui gère l’hôtel Ledger plaza de Bangui avait échappé aussi au gouvernement officiel de la Libye. Tout comme la banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC).
Ce qui est sur, ces diplomates libyens auront plusieurs points à débattre avec les autorités centrafricaines.
Selon certaines sources, le cas de MONSIEUR ZEYAD AL ZARZOUR, PDG sortant de L’HÔTEL LEDGER PLAZZA de Bangui serait aussi au menu du débat.
En effet, l’année dernière, Monsieur Amer Abdessalam Jouida avait été nommé nouveau Directeur général de la société LAICO-Centrafrique par le conseil d’administration de LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY en remplacement de monsieur Zied Khalifa Zarzour, mais ce dernier refuse de céder son poste à son successeur. On l’accuse même d’avoir ruiné financièrement le groupe Laico avec la complicité des autorités nationales. Selon LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY, monsieur Zied Khalifa Zarzour, en trois ans, a détourné près de 4 milliards de francs CFA de la société Laico. On soupçonne les autorités centrafricaines de l’avoir protégé. Mais avec cette nouvelle coopération en vue, le cas de monsieur Zied Khalifa Zarzour serait probablement débattu en premier.
Il y’a aussi le cas de braquage des coffres-forts de l’ambassade de la Libye à Bangui par les proches du chef de l’État centrafricain.
En tout cas pour l’instant, la délégation libyenne voudrait communiquer avec la presse sur les enjeux de leur mission à Bangui.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 3 septembre 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique). Depuis l’élection présidentielle de décembre 2020 en République centrafricaine (RCA), une recrudescence de la violence et des atrocités a créé une grave crise humanitaire. Les exécutions massives, les détentions arbitraires, la torture, les disparitions forcées sont monnaie courante. Des communautés entières ont été coupées des moyens de subsistance et des biens et services essentiels par les combats en cours. Et plus d’un quart des 4,6 millions d’habitants du pays sont déplacés.
Bambari-vers-la-mosquee-450×275.jpg” alt=”Les déplacés du site du parc d’Élevage vers la mosquée centrale de Bambari, le 5 juin 2021. Photo CNC” width=”450″ height=”275″ />Les déplacés du site du parc d’Élevage vers la mosquée centrale de Bambari, le 5 juin 2021. Photo CNC
Refugees International a réuni un groupe de dirigeants de la société civile de la République centrafricaine en juillet pour discuter de l’impact civil de la violence et de leurs recommandations sur la manière de résoudre le conflit et de prévenir de nouvelles atrocités.
Aujourd’hui, Refugees International publie « Lutter contre les atrocités et les déplacements : une voie à suivre pour la République centrafricaine ». Le mémoire détaille la crise actuelle, le lien entre les atrocités et les déplacements dans le pays, et ce qu’une feuille de route pour la paix doit impliquer.
L’auteur du rapport, Alexandra Lamarche, est l’avocate principale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Refugees International.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 3 septembre 2021, 02:36:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’embuscade des éléments rebelles de 3R contre un convoi des camions des marchandises en provenance de la frontière avec le Cameroun ce mercredi 1er septembre 2021 à l’entrée du village Petit Douala, puis l’inquiétude face à la présence des rebelles dans le village de Zoukombo, la circulation a repris normalement ce jeudi après-midi sur le corridor Bangui Béloko.
Convoi Douala-Bangui sur le corridor Beleko-Baboua. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.
Ce jeudi après-midi, un premier convoi de quinze camions avait quitté Béloko pour la capitale Bangui. Le convoi était escorté par des éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes. Il a traversé la ville de Baboua sans incident. Selon des sources locales, les rebelles du mouvement 3R ne sont plus visibles dans la localité, mais les populations locales ont toujours peur.
« Les rebelles de 3R nous dérangent beaucoup. Ce sont des gens qui n’ont pas peur. Ils attaquent même les soldats FACA et les Russes qui escortent les convois. On n’a peur de leur présence. Actuellement ils sont déjà partis, mais pas loin », déclare à CNC un habitant du village Zoukombo.
À Bouar, les conducteurs des taxis-brousse ont décidé de reprendre le trafic Bouar Béloko ce vendredi après deux jours d’arrêt d’activités sur cette artère.
Rappelons que la Minusca avait annoncé que d’ici deux semaines, trois cents Casques bleus rwandais seront déployés sur le corridor Bangui Béloko afin de sécuriser les circulations sur cet axe routier, principal voie de ravitaillement de la capitale centrafricaine.
Bangui ( République centrafricaine ) – Les ADF, à l’origine des rebelles musulmans ougandais, sont maintenant présentés par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale et considérés comme le plus meurtrier des groupes armés qui sévissent dans l’est de la RDC. L’Ituri et le Nord-Kivu sont placés depuis le 6 mai en état de siège, mesure exceptionnelle censée mettre un terme aux activités des ADF et de multiples autres groupes qui terrorisent les civils. Quatre personnes ont été tuées lors de l’attaque par de présumés rebelles ADF (Forces démocratiques alliées), qui ont aussi incendié une dizaine de véhicules pourtant censés circuler en convoi sécurisé, a-t-on appris de sources militaire et locale.
« Une attaque est survenue ce matin sur la route nationale 4, près d’Ofai (territoire d’Irumu). Plus d’une dizaine de véhicules brûlés. Le bilan humain définitif n’est pas encore connu« , ont indiqué sur Twitter les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), ajoutant que « les ADF sont soupçonnées ».Selon Dieudonné Malangayi, un responsable de la société civile locale, « c’est aux environs de 10H00 que les rebelles ADF ont coupé le convoi au milieu, ils ont attaqué les véhicules« , a-t-il déclaré à l’AFP.« Les ADF ont tué quatre personnes, dont une a été retrouvée calcinée dans un des 13 véhicules qui ont été incendiés » par les rebelles, a ensuite précisé le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des opérations militaires en Ituri. « Nous avons réussi à récupérer plus de 60 disparus dans la brousse » après cette attaque, a-t-il ajouté.Dans une vidéo consultée par l’AFP, on voit plusieurs véhicules en feu ou fumant sur cette route en terre battue, non loin des habitations, tandis que des Casques bleus armés patrouillent tout autour. La RN4 relie la province de l’Ituri à celle du Nord-Kivu. Les véhicules y sont escortés par les forces de sécurité en raison de la présence de groupes armés le long de cette voie d’importance régionale.Le convoi était en principe précédé de Casques bleus et suivi par l’armée, mais certains véhicules se sont retrouvés isolés et ont été attaqués. Le lieutenant Ngongo a appelé la population à bien respecter l’heure et les consignes prévues pour l’organisation des convois, ajoutant que le mauvais état de la route ne facilitait pas une bonne circulation.
Découverte d’un important gisement de pétrole en Côte d’Ivoire
Bangui ( République centrafricaine ) – Le groupe énergétique italien Eni a déclaré mercredi avoir fait une importante découverte de pétrole au large de la Côte d’Ivoire.
Selon l’entreprise, qui détient déjà quatre autres blocs en eaux profondes dans le pays, ce gisement pourrait contenir jusqu’à 2 milliards de barils.Mais reste à savoir comment les investisseurs vont réagir. Les multinationales pétrolières sont sous le feu des critiques pour assainir leurs activités et réorienter leurs portefeuilles traditionnels vers des solutions plus écologiques.Eni s’est fixé des objectifs ambitieux pour réduire à zéro les émissions responsables du réchauffement de la planète d’ici 2050, tout en développant rapidement sa production d’énergie renouvelable et sa capacité de production de biocarburants.L’entreprise a déclaré que sa production de pétrole atteindrait un pic en 2025 et serait de plus en plus remplacée par le gaz dans son portefeuille en amont.Eni est l’un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz en Afrique, avec des actifs importants en Libye, au Nigeria et en Angola.L’entreprise italienne est aussi en train de développer deux importantes découvertes de gaz au Mozambique et en Égypte.
Le mercredi 1er septembre 2021, l’ambassadeur américain Lucy Tamlyn et le ministre de la Communication et des Médias, Dr Serge Ghislain Djorie, ont signé une déclaration commune selon laquelle VOA 101.7 FM étend ses capacités de diffusion à Bangui et dans ses environs.
VOA 101.7 FM, un service de la Voix de l’Amérique, est le plus grand diffuseur international des États-Unis et fournit des nouvelles et des informations dans plus de 40 langues à une audience hebdomadaire estimée à plus de 280 millions de personnes.
Les Etats-Unis soutiennent les efforts du gouvernement centrafricain à œuvrer pour des institutions durables et démocratiques, y compris une presse libre et indépendante.
À propos de VOA 101.7 FM, l’ambassadeur Tamlyn a fait remarquer que « pour mieux comprendre le monde, il est important de consommer des informations provenant de sources diverses. Nous sommes fiers d’offrir aux Centrafricains l’accès à un média de plus et à une diversité d’informations. »
VOA 101.7 FM propose des informations en langue française. Elle diffuse des informations en langue Sango à 18h00 et 19h00. Visitez le site de VOA pour en savoir plus sur sa programmation.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 13:58:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce jeudi matin , à Zoukombo, situé non loin de la frontière avec le Cameroun, la présence des rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a été signalée dans le village, provoquant des perturbations sur cette artères.
Décidément, les rebelles de 3R ont décidé à nouveau de mettre mal à l’aise la fluidité de circulation sur le corridor Bangui Béloko, principale voie de ravitaillement de la capitale centrafricaine.
Dans une stratégie visant à étouffer la capitale Bangui, les rebelles ont décrété depuis le début de cette année ce tronçon zone rouge, et y mènent des attaques régulières contre les convois empruntant cette artère.
En décembre de l’année dernière, le corridor Bangui Béloko avait été bloqué durant plusieurs semaines par les rebelles du CPC. Mais après la libération de la voie par les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais, les rebelles ont décidé de mener des attaques spontanées contre les convois empruntant cette artère.
Mais ce mercredi 1er septembre 2021, les mêmes rebelles ont mené une attaque contre un convoi routier à l’entrée du village Petit Douala, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Cameroun. L’attaque faisait deux morts. Croyant que les rebelles ont été repoussés loin par les forces de l’ordre, c’est tout le contraire. Ce jeudi 2 septembre, ils sont à nouveau signalés présents dans le village voisin, à Zoukombo, perturbant les circulations sur cet axe dans les deux sens.
Pour l’heure, on ignore s’ils sont déjà partis ou non.
Bangui, République centrafricaine, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Longtemps considéré comme un ministère qui doit être dirigé par un jeune, le ministère de la Jeunesse et des Sports est depuis une vingtaine d’années sous la coupe de ces propres jeunes avec la bénédiction de certains cadres du ministère à la porte de la retraite. Certains exercent en solitaire, d’autres en réseau. C’est le cas actuel du réseau mis en place et dirigé par madame Falli Flore, Directrice Générale de la Jeunesse et des Sports, assisté par Monsieur Bagaza Aubin, un professeur des lycées nommé Directeur de la Promotion de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat des Jeunes, la tête pensante et de judith, une assistante de madame Falli Flore comme agente d’exécution.
Héritier Doneng. Montage du CNC.” width=”450″ height=”232″ />Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports Anselme Ngrepayo au milieu, le nouveau chargé de mission Daniel Nzéwé et à droite le requin Héritier Doneng. Montage du CNC.
C’est à l’occasion de la Journée internationale de la Jeunesse de cette année, 12 août 2021 organisée à Damara, ville natale du président Touadera, que le trio du réseau s’est affiché. D’après nos investigations, c’est l’ONG internationale Coopi, qui avait décidé de prendre en charge les per diem des participants à cette journée. Madame Falli Flore a ordonné à Monsieur Bagaza Aubin, un des directeurs de son service, de procéder à la consultation des cadres du ministère qui veulent aller à Damara. C’est ce que ce dernier a fait.
Une fois à Damara, c’est le Directeur de la promotion de la Jeunesse et de l’entrepreneuriat des jeunes, Monsieur Bagaza Aubin qui est chargé de recouvrer les 50% des frais de per diem, renommés, « frais de consultations » selon les termes de leur mandat, une fois ces frais payés par Coopi. Il affronte directement ou désigne celui ou celle qui n’a pas encore reversé ces frais de consultation à la directrice générale à mademoiselle Judith, de les rapprocher et de les récupérer.
Une fonctionnaire du ministère qui a perçu entre les mains du gestionnaire de Coopi la somme de 20 000 F CFA de ses frais de mission a vu cette somme divisée par deux. Une en frais de mission et l’autre en frais de consultation.
D’après nos investigations, ce réseau des corrupteurs non traditionnels est fonctionnel depuis plusieurs années au sein de ce ministère et exerce aux côtés des autres réseaux des corrupteurs. La corruption est devenue alors systématique dans ce ministère des jeunes. Si les réseaux des corrupteurs visent les fonds du Trésor public ou ceux des partenaires, le réseau de madame la DGGJS, comme la surnomme, ne vise que le personnel de son ministère.
C’est dans ce but que madame Flli Flore n’a cessé de multiplier des ateliers et séminaires. Les cadres désignés par elle pour prendre part à des ateliers organisés par les partenaires du ministère doivent aussi revenir la saluer. Sinon, ils sont définitivement barrés.
Rappelant que madame Flli Flore est membre très active dans la même Église que le président Touadera. Elle cesse de dire à haute et intelligible voix que c’est son père qui a prié pour que Touadera devienne président. Elle s’est battue pour prendre la tête du ministère de la jeunesse dans le gouvernement Dondra, en vain, tout comme les autres corrupteurs traditionnels et faussaires, Arsène Ngrepayo , directeur de cabinet et Daniel Nzéwé le chargé de mission en matière de la Jeunesse.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:24:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une embuscade tendue par les présumés rebelles de 3R aux éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes qui ont escorté un convoi routier sur l’axe Béloko Baboua ont fait plusieurs morts et des blessés ce mercredi 1er septembre 2021, selon des sources locales. Le bilan provisoire faisait état de trois blessés au départ, mais celui-ci s’alourdit très vite.
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC
Ce mercredi 1er septembre 2021, peu avant midi, un convoi routier qui a quitté la ville de Béloko, à la frontière avec le Cameroun, était tombé dans une embuscade à une vingtaine de kilomètres, plus précisément à l’entrée du village Petit Douala. Tendue par des éléments lourdement armés, identifiés comme des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’embuscade avait engendré la destruction de deux véhicules militaires, dont un pick-up conduit par les Mercenaires russes et un camion des forces armées centrafricaines (FACA).
Mais selon des sources sécuritaires locales, le bilan qui était à trois blessés, et brièvement annoncé au départ dans les médias, porte désormais à deux morts, dont un mercenaire russe et 1 civil. Par contre deux soldats FACA ont été blessés et transférés dans un hôpital à Bouar.
Il faut noter au passage que la Minusca avait annoncé le mois dernier que d’ici mi-septembre 2021, trois cents casques bleus rwandais seront déployés spécialement pour la sécurisation du corridor Bangui Béloko, une route principale pour le ravitaillement du pays, bloquée au début d’année par les rebelles du CPC qui avait menacé le pouvoir.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:13:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une interview accordée à la radio Lengo Songo, Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, et Président du parti MLPC revient sur la destitution par la cour constitutionnelle de Monsieur Abdou Karim Meckassoua comme député. Selon lui, « Comment on peut utiliser une partie du rapport qu’on a totalement rejeté pour fonder une action pour juger de la moralité? ». L’homme politique revient également sur son intervention devant le conseil économique et social. Une interview choc, mais riche en idée et en proposition.
L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
Ci-dessous l’intégralité de l’interview transcrite par la rédaction du CNC.
Radio Lengo-Songo ) RLS) : honorable Martin Ziguelé bonjour
Martin Ziguelé ( MZ) : bonjour
RLS : ont rappelé à nos auditeurs que vous êtes le président du parti mouvement de libération du peuple centrafricain et députés du Bocaranga 3. L’actualité oblige, le député de la deuxième circonscription du 3e arrondissement de Bangui, Monsieur Abdou Karim Meckassoua vient d’être destitué par la cour constitutionnelle suite à une requête de son challenger Ibrahim Alhissene Algoni qui devient par conséquent députés à sa place, quelle est votre réaction suite à cette décision. Pensez-vous que la cour constitutionnelle a vraiment dit le droit?
MZ : je vous remercie. Effectivement la décision de destitution d’un député, quel qu’il soit, est déjà une décision lourde de signification. Et la destitution d’un député de la carrure de Meckassoua, président d’un parti politique, ancien ministre d’État, ancien président de l’assemblée nationale ne peut que susciter des interrogations. Je ne suis pas du tout juriste, dont je ne veux pas me prononcer sur le plan du droit. La cour constitutionnelle dit qu’elle a raison d’avoir pris cette décision. L’avocate de Meckassoua et lui-même contestent la légalité de la décision. Donc c’est un problème de droit que je ne peux pas à mon niveau trancher parce que je ne suis pas juriste. Mais moi je suis un militant politique, je pense que compte tenu de la personnalité de la personne concernée, et compte tenu du fait que pour destituer Meckassoua il a été mis en avant un passage de rapport du groupe d’experts du conseil de sécurité des nations unies. Hors ce rapport a été totalement rejetée par le gouvernement. Donc moi j’ai des interrogations. Comment on peut utiliser une partie du rapport qu’on a totalement rejeté pour fonder une action pour juger de la moralité, parce qu’il s’agissait de la moralité d’un candidat aux élections législatives qui a été déclaré élu. Donc c’est des interrogations. Mais au-delà de tout cela, ça crée un malaise dans la démocratie centrafricaine. Nous venons de mettre en place un comité préparatoire du dialogue. Après ce comité il y’aura un grand dialogue, et l’objectif c’est d’arriver à la paix. Naturellement, le dialogue n’exclut pas la recherche de la vérité judiciaire. Ça n’exclut pas que la justice fonctionne mais lorsque nous voyons que la justice est très très proche de la politique, et les décisions judiciaires, même si par ailleurs elles étaient fondées, peuvent être considérées comme influencées par la mauvaise ambiance politique que nous vivons actuellement. Et moi en tant que militant, en tant que citoyen, ce que je veux pour mon pays c’est la paix.
RLS : Depuis quelques jours, on nous signale l’absence de Monsieur Meckassoua dans le pays paraît qu’il a pris fuite, et qu’il serait en France. Pensez vous qu’il se reproche quelque chose ?
MZ : Oui j’ai appris la nouvelle comme vous sur les réseaux sociaux. Il y’ a même le journal jeune afrique qui vient de publier un article en urgence que j’ai partagé mais pas dans les réseaux sociaux. Vous savez que la réaction d’un homme lorsqu’il se sent en danger c’est de se protéger. Et c’est ce qu’on appelle l’instinct de survie, ou chaque être humain lorsqu’il se sent menacé dans sa vie, il se met à l’abri. Je pense que c’est ce qu’il a fait. Je n’ai pas de preuves, je n’ai pas d’éléments, je n’ai pas de preuve pour savoir si effectivement il est sorti du pays, ou il est dans le pays. Mais ce qui se dit sur les réseaux, dans la presse internationale, comme je voulais dire, c’est qu’il est à l’extérieur du pays. Je suppose que c’est pour sa propre sécurité qu’il a cru devoir faire cela si cela était avéré, et cela me permet encore une fois de dire que c’est triste. Il ne faut pas que notre démocratie soit considéré comme l’oeil du cyclone. Nous avons vraiment intérêt à faire de sorte que des situations de ce type là nous la reverons plus.
RLS : monsieur le président, depuis quelques mois, le gouvernement à travers le ministère de la défense nationale, a lancé une grande opération de reconquête du territoire centrafricain entre les mains des groupes armés. Comment appréciez -vous cette opération? Pensez vous que cela a un impact positif
MZ : je vous remercie, mais vous savez ça fait deux ans, quand nous étions allés à Khartoum, parce que j’étais à Khartoum pour soutenir discussions qui ont mené à l’accord de paix de Khartoum. J’ai participé à plusieurs opérations de communication pour le soutenir l’accord de Khartoum. je suis membre même du comité exécutif de suivi de l’accord. C’est pour ma volonté de faire la paix, et la paix pour notre pays et pour nos compatriotes qui n’ont que trop souffert. Mais il vous souviendra que dès le mois de février 2009, j’étais en déplacement dans ma circonscription à Bocaranga, et je suis tombé dans une embuscade des 3r. Et ils vous souviendra également quand je suis revenu à Bangui, j’ai fait un point de presse pour dire que ce que j’ai vu sur le terrain, les groupes armés ont un double langage. D’abord ses groupes armés sont dirigés majoritairement par des étrangers. Ce que j’ai constaté. Et puis deuxièmement, ces roupes armés n’étaient pas disposés à faire la paix. Que leur participation au processus de paix n’était qu’un leurre. Ils trompaient tout le monde, et que nous risquons d’être surpris. Il fallait donc les frapper, détruire leur capacité militaire afin de donner une chance à la paix. Certains membres mêmes du gouvernement en charge du secteur de la sécurité ont considéré que j’étais un menteur, que je faisais de la publicité pour moi-même. Que je n’ai jamais été attaqué. Ça a été même écrit sur le site du ministère de la sécurité que ce n’était pas vrai. Où est ce que nous en sommes aujourd’hui. Donc moi j’étais en avance par rapport au discours officiel sur cette question. Donc pour moi on ne peut pas faire la paix lorsque la personne qui est en face à des armes. C’est clair! Le monopole de la violence appartient à l’état. Donc la position du MLPC est sans ambiguïté. Le monopole de la vilence doit revenir à l’État. Personne, aucun individu, aucun groupe ne doit détenir des armes et le retourner contre le peuple centrafricain. sur le territoire centrafricain.
RLS : et quelle est la situation actuelle de votre circonscription qui est majoritairement contrôlée par les éléments des 3R.
MZ : aujourd’hui ma circonscription est complètement bouclé. La population ne peut pas sortir des villages. À Bocaranga, aucune personne ne peut sortir à cinq kilomètres de la ville avec une moto ou un véhicule sous peine d’être attaqués. La moto brûlée, arrachées ou le véhicule brûlé. C’est l’enfer! Les gens vivent l’enfer, et vous savez très bien que c’est dans l’ouham-Pendé que se trouve la principal base de 3R, est surtout dans le nord ouest de l’Ouham-Pendé dont les populations vivent un calvère. Et telle que les opérations militaires en cours,ça permet de libérer les villes comme Koui Ngaoundaye qui sont des grandes villes. Mais dans les villages autour,les groupes armés sévissent, et ils sont nombreux. Et nous arrivons vers le début de la saison sèche où la transhumance va commencer, donc ce sera vraiment la mort pour toute la population.
RLS : récemment lors de la deuxième session ordinaire du conseil économique et social, vous avez édifié l’assemblée sur un thème ou plusieurs participants ont apprécié, notamment la RCA face aux enjeux géostratégiques sécuritaire économique en temps de crise. Quels ont été les grands points saillants que vous avez touché? Si vous pouvez nous les rappeler.
MZ : oui, le président du conseil économique et social monsieur Alfred POLOKO m’a invité pour la quatrième fois pour intervenir sur une thématique à caractère économique parce qu’il s’agit de conseil économique et social. Ces des conseillers et ils donnent des avis sur les projets de textes, avis sur la situation du pays et donc il fallait que je me prête à cet exercice, mais cette fois ci la thématique était, j’allais dire « brûlante », puisqu’il s’agit de l’actualité. C’est notre pays en temps de crise. Face à la situation, je retiens que nous connaissons, notre pays la République centrafricaine face aux enjeux géostratégiques et économiques politiques sécurité en temps de crise, ça veut dire en français simple comment nous faisons nous en sortir dans un monde constitué de blocs. C’est ça la question, comment tirer notre épingle du jeu, pour arriver à sécuriser notre pays et à faire en sorte que l’état centrafricain soit toujours debout dans un monde où il n’ya pas d’amis. Où il n’y’a que des intérêts, et où il n’y’a que des blocs qui s’affrontent. Ma démarche était de dire que, il faut compter d’abord sur ses propres forces. Nous devons beaucoup travailler pour mobiliser beaucoup de ressources pour que le budget centrafricain soi élevé. Parce que si notre budget et élevé, nous avons l’argent. Avec cet argent, nous allons construire ou reconstruire une armée qui est capable de nous défendre. Si nous avons suffisamment d’argent, nous allons construire une économie où on peut donner des crédits aux jeunes entrepreneurs, aux femmes entrepreneures pour créer des entreprises, pour créer la richesse nationale, pour que les centrafricains aient à manger, à vivre décemment, aller à l’école, à s’instruire, à devenir de plus en plus instruits, à participer à la vie avec dignité dans ce monde qui est un monde du multilatéralisme, du chacun pour soi ou le mot ami n’existe pas, seulement vos intérêts qui existent. Pour exister, il faut avoir les moyens financiers, des moyens politiques et économiques. Et ça peut s’obtenir que par de pareil travail, ça peut s’obtenir en amont que lorsque nous sommes unis et dans la paix. C’est ça le sens du message que j’ai délivré au conseil.
RLS : et pensez vous qu’il est évident pour la RCA de pouvoir émerger, vu cette tension économique et sécuritaire qui pèse sur le pays
MZ : Ah oui! Je suis convaincu que nous allons nous relever, je suis convaincu, j’ai confiance parce que nous sommes un peuple. Et j’ai dit à un de vos confrères lors de l’émission que, ce que je trouve de positif, si j’ose dire ainsi, dans la crise actuelle, c’est que on perçoit une nette prise de conscience patriotique de la jeunesse centrafricaine. Ça c’est quelque chose qui n’existait pas il y’a quelques années. Ça existait dans les années 70, et ça a disparu, et sa apparait parce que c’est la jeunesse qui a renversé l’empire. Et c’est à cette occasion que le MLPC est né. C’est-à-dire les jeunes centrafricains, patriotes, ont décidé de mettre fin à l’empire. Ils l’ont payé de leur sang, c’est comme ça qu’on célèbre les martyrs qu’on a donné le nom de l’avenue des martyrs en janvier et avril 1979. Cette jeunesse patriotique, je la voit renaître un peu ces deux ou trois dernières années, c’est-à-dire jeunesse qui a conscience de la situation de son pays, qui a de plus conscience des défis auxquels son pays fait face et qui cherchent comment faire pour relever ces défis qui n’a pas de la bonne réponse, mais qui a les bons prérequis pour affronter les défis et faire que la RCA vive, et donc on ne peut qu’être optimiste lorsque les fils de ce pays, ceux qui vont nous remplacer demain, mais sont conscients qu’ils ont un pays à défendre, des acquis à défendre, et surtout un pays à développer et avec un esprit d’indépendance ou des grandes distances, c’est-à-dire dans une position de non aligné, mais de non alignée positive par rapport aux deux blocs qui poursuivent des objectifs qui ne sont pas les nôtres. Voilà comment je vois les choses
RLS : le programme de politique générale du gouvernement a été adopté récemment par les élus de la nation à l’assemblée nationale. Croyez vous en ce programme de politique générale du gouvernement?
MZ : un programme du gouverneur c’est une vision, c’est une promesse, c’est un engagement. Et on ne peut pas dire à priori ne que un programme ne peut pas être tenu on ne peut pas tenu. On ne peut pas dire à priori qu’un programme sera tenu. Mais il faut faire un pari avec l’avenir. Vous m’avez demandé tout à l’heure est-ce que j’étais optimiste. Mais on ne peut pas être optimiste et refuser de voter un programme. On vote le programme, on met chacun devant ses responsabilités. Comme je le dis souvent, dans un pays qu’on soit au pouvoir ou qu’on soit dans l’opposition, il ya deux choses fondamentales à mon avis, ça c’est la position du MLPC, ce que j’espère, il ya deux sujets sur lequel il ne devrait pas y avoir de bagarre entre les centrafricains : le premier c’est la sécurité de notre pays et de notre patrie. Le deuxième sujet c’est le bien-être de centrafricains, c’est-à-dire de l’économie de notre pays.Sur ces deux points là, il devrait pas y avoir d’opposition ni de pouvoir, parce que l’objectif qu’on recherche en politique en créant un parti politique c’est d’arriver au pouvoir, de le conserver, n’est ce pas ? Mais pourquoi pour que les centrafricains soient en séccurité, qu’ils vivent bien ou qu’il vivent mieux.
RLS : l’honorable Martin Ziguelé, nous rappelons à nos auditeurs que vous êtes le député du Bocaranga 3 est également président du parti mouvement de libération du peuple centrafricain. Radio Lengo Songo vous remercie.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:46:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a nommé le général mauritanien Ely Zaid Ould M’bareck comme nouveau commandant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en centrafrique (Minusca), a-t-on appris de sources mauritaniennes.
Le Général de l’armée mauritanienne Ely Zaid Ould M’bareck
Le Mauritanien Ely Zaid Ould M’bareck remplace le général burkinabé Daniel Sidiki Traoré au commandement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).
Promu au Grade de Général en mars dernier, Ould M’bareck a commandé auparavant la première Région militaire de Nouadhibouc.
Le général Ely Zaid Ould M’bareck a également coordonné l’exercice militaire américain « Flintlock 2020 » sur le sol mauritanien.
Selon son parcours, l’homme possède des solides expériences de maintien de la paix. Il remplacera le général burkinabé qui avait été nommé à ce poste par le secrétaire général de l’ONU en janvier 2020.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:45:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime est âgée d’environ vingtaine. Son corps sans vie a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire à Bangui. Les forces de l’ordre soupçonnent un mort naturel, mais certaines sources expriment leur doute.
C’était très tôt ce mardi 1er septembre que le corps sans vie d’un homme âgé d’une vingtaine d’années a été retrouvé sur le terrain de football de l’université , dans le premier arrondissement de Bangui. Le corps avait été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire, et l’identité de la victime n’avait pas été connue par les forces de l’ordre.
Après des recherches, les premières informations des enquêteurs faisaient état d’un enfant de la rue qui souffrait d’une maladie. C’était un sans-abri, selon la police nationale.
Or, selon un étudiant de l’Université de Bangui qui avait vu la victime dans la nuit du lundi à mercredi 1er septembre derrière la cité universitaire, l’homme n’était pas seul. Il était accompagné de deux autres personnes. « Mais comment il pourrait se retrouver seul sans vie le matin alors qu’il était vu accompagné d’autres personnes vers 22 heures? », s’interroge cet étudiant de l’université de Bangui. D’après lui, la police ne peut pas conclure à une mort naturelle même s’il est connu pour son état maladif.
« Comme c’est un sans-abri, la police ne juge pas nécessaire de pousser loin ses investigations », ajoute-t-il.
Rappelons que depuis hier, la police n’arrive pas à retrouver sa famille, encore moins connaître sa vraie identité.
Transition malienne: le doute grandit sur les intentions de la junte
Bangui ( République centrafricaine ) – Les colonels maliens assurent invariablement qu’ils rendront le pouvoir aux civils début 2022, mais le doute grandit sur le respect du calendrier à six mois des élections promises et après une année de transition jugée peu productive.
Les militaires au pouvoir depuis le putsch d’août 2020 et le second gouvernement transitoire installé par eux en juin à la suite d’un nouveau coup de force, ont répété jusqu’alors s’en tenir à l’échéancier de transition annoncé en avril.Ce calendrier ambitieux prévoit un référendum constitutionnel le 31 octobre, des élections régionales et locales le 26 décembre, puis le premier tour de la présidentielle et des législatives le 27 février 2022.La communauté internationale juge un rétablissement de l’ordre constitutionnel indispensable pour sortir de la profonde crise sécuritaire, sociale et économique dans laquelle s’enfonce depuis des années ce pays crucial pour la stabilité du Sahel.Or, à deux mois du premier rendez-vous prévu, le référendum, la transition a déjà manqué plusieurs échéances. Aucun projet de Constitution n’a été soumis au Conseil national de transition installé par les militaires pour tenir lieu d’organe législatif. Cela aurait dû être fait en juillet, selon le calendrier rendu public en avril.Les listes électorales aurait dû être également révisées en juillet, et auditées en août. Les autorités n’ont donné aucun signe que cela avait été fait.Le décret convoquant le corps électoral est censé être pris le 15 septembre. Rien ne dit à ce stade s’il le sera ou non.Faute d’avancées, les esprits paraissent se résigner à l’éventualité d’un report des élections de février, en contradiction avec les engagements initiaux des colonels, mais aussi avec les attentes constamment réitérées des principaux partenaires étrangers qui soutiennent le Mali face aux groupes jihadistes.La mise aux arrêts le 24 mai du président de transition et son remplacement par le colonel Assimi Goïta ont déjà entamé la crédibilité des militaires auprès de la communauté internationale.”Passage au forceps”La classe politique et la société civile pestent contre l’immobilisme et le manque d’inclusivité de la transition.”Pas grand-chose n’avance hormis l’organisation de grandes réunions incantatoires”, résume un expert des questions électorales à Bamako.”Ce qu’il manque à la transition, ce n’est pas du temps, c’est une volonté de passer à l’action!”, a estimé Adam Dicko, membre de la société civile et organisatrice d’un Café citoyen dans la capitale.L’ancien Premier ministre Moussa Mara, lors du même débat, a martelé qu’il “faut être pragmatique”: rien ne sert de critiquer la transition qu’il qualifie lui-même de “clivante et non inclusive”, il faut l’aider à “aller aux élections prévues”.”Ça reste possible si l’on décide de garder les scrutins ‘secondaires’ pour plus tard. La présidentielle, c’est possible!”, pense-t-il. En tout état de cause, “il est temps que le gouvernement nous dise ce qu’il en est”.Pour l’heure, dans l’attente d’Assises nationales de refondation (ANR), annoncées pour les semaines à venir, la classe politique s’écharpe sur les modalités du scrutin.Le débat porte notamment sur la création d’un organe unique pour gérer les élections, à la place d’instances diverses.Une majorité des partis s’est élevée contre cette réforme, promise par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga lors de l’annonce fin juillet de son Plan d’action gouvernemental, dénonçant un “passage au forceps” et jugeant sa mise en place irréalisable. Beaucoup ont appelé à son abandon.Seul consensus qui se dessine: la nécessité de publier un nouveau calendrier électoral, qui devra être “clair, précis et réaliste”, selon les mots d’Ibrahim Sangho, leader de plusieurs plateformes d’observation électorale au Mali.Des diplomates redoutent que la transition ne se prolonge inéluctablement. Ils prennent pour preuve quelques récentes manifestations sporadiques à Bamako et Nioro du Sahel (nord-ouest) demandant une “prolongation”. Ces manifestations n’ont pour l’heure pas réuni la grande foule.Pour l’enseignant-chercheur Boubacar Haidara, “se prévaloir d’un soutien populaire fort” serait pour les militaires le seul moyen de légitimer une prolongation de la transition “face à une classe politique unie et à une communauté internationale qui ne veut pas entendre parler de prolongation”.Et d’ajouter que “la lutte contre la corruption lancée il y a quelques jours”, avec l’arrestation et l’incarcération de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, pourrait s’inscrire dans cette logique.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1er septembre 2021, 14:13:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il s’appelle Manitou Victoire Koué , capitaine des forces armées Centrafricains, Directeur de Sécurité du chef d’État major. Il a été retrouvé sans vie ce mercredi matin dans un quartier de Bimbo. Sans aucun doute, il s’agit d’un acte criminel, selon les forces de l’ordre.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-4-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille à Bangui 3″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC
Selon les témoins qui ont découvert le corps de cet officier, l’homme aurait été abattu à bout portant par des inconnus à côté de la Société USACA à Bimbo.
Mais selon nos informations, la victime serait un neveu au général LéNGBÉ. Or, cette nuit, il avait quitté le domicile familial pour se rendre à Bimbo à côté de l’hôpital DOMITIEN prendre la recette de la cave de son père qu’il gère depuis longtemps. Mais au cours de route, il a été appelé par un inconnu, probablement ses connaissances. En quittant la buvette, il disait d’aller profiter pour visiter sa copine. Du coup en cour de la route, quelques personnes armées ce sont pointées devant lui le demandant de se descendre de sa voiture. Une fois descendue, ils l’ont mis à genoux, pointer et ligoter les mains dernières. Aussitôt, ils l’ont tiré à bout portant. Ils abandonnent le corps sur place ainsi que sa voiture avant de s’éclipser dans la nature.
Retrouvé ce matin, le corps sans vie de la victime se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire à Bangui.
Une enquête est ouverte à la gendarmerie pour faire la lumière sur les circonstances de cet acte criminel.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021, 02:51:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, il se confirme que NGRÉBADA est condamné à son simple poste de député de Boali sans aucune autre poste honorifique. Même Sarandji une fois finie sa mission à la primature avait été nommé ministre d’État conseiller spécial à la présidence….
Firmin Firmin Ngrebada dans l’hémicycle de l’assemblée nationale en mai 2019. CopyrightRNL
Évidemment, c’est à un discret jeu de chaises musicales que s’est attelé le président centrafricain Faustin-Archange Touadera dans la torpeur du mois d’août. Les poids lourds de l’ancien gouvernement de Firmin NGRÉBADA, qui avaient été éconduits par le nouveau premier ministre Henri-Marie Dondra lors du remaniement du 23 juin, ont trouvé un point de chute au Palais de la Renaissance. Mais qu’en est-il pour l’ancien premier ministre lui-même ?
Élu député de Boali, l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui avait convoité au départ le poste du Président de l’Assemblée nationale, avait été pressenti par la suite pour rejoindre la présidence de la République en tant que conseiller spécial du chef de l’État. Mais à la grande surprise, l’homme ne retrouve pas de postes au sein de l’exécutif et se contente désormais de son simple poste de député à l’Assemblée nationale. Mais l’homme, de son côté, garde toujours de l’espoir.
« Personnellement, je préfère ne pas occuper l’ancien poste de Sarandji à la présidence. Je suis député, je reste député en attendant de voir la suite…….. », chuchote l’ancien premier ministre à ses proches.
Mais selon des informations concordantes recueillies par CNC, l’ancien premier ministre NGRÉBADA serait en colère contre le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui avait cautionné en mai le choix de son rival politique, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji comme le seul candidat de la majorité à la présidence de l’Assemblée nationale. Depuis lors, on assiste à un jeu de ping-pong entre Sarandji et NGRÉBADA qui accuse ce dernier de vouloir le mettre hors du système. Une perquisition avait eu lieu en juillet à son domicile privé. On le soupçonne même de vouloir fomenter un coup d’État contre le chef de l’État via les mercenaires russes de la société Wagner.
Pour certains conseillers du Président, Monsieur Firmin NGRÉBADA est désormais hors course : « Oublie-le », insistent-ils. Mais ce n’est pas l’avis de l’intéressé.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021, 02:38:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le service de police de la capitale, deux gendarmes sont morts ce mardi 31 août, à 20 heures, dans un accident de circulation survenu sur l’avenue Barthélemy Boganda, dans le deuxième arrondissement de Bangui.
Selon le constat de la police, l’accident est survenu quand une voiture de marque Citroën, de couleur blanche, conduit par un mécanicien probablement en état d’ivresse avancée, en provenance du KM5, dans le troisième arrondissement, était venue percuter gravement une motocyclette devant le bureau des Nations unies sur l’avenue Barthélemy Boganda, dans le deuxième arrondissement de Bangui. Sur la moto, il y’avait deux adjudants de la gendarmerie qui revenaient d’une réception après la cérémonie de sortie officielle des élèves gendarmes à Kolongo ce mardi matin. Sous l’effet du choc de l’accident, les deux gendarmes sont morts sur le champ.
Selon nos informations, Leurs corps se trouvent actuellement à la morgue du centre hospitalier universitaire de Bangui.
Selon le même service de police nationale, ce mardi matin, sur l’avenue des martyrs devant l’hôpital communautaire, un accident impliquant un taxi-moto, à bord trois personnes, et un camion lourd avait fait un mort et deux blessés graves.
Selon le ministère de la santé, chaque jour à Bangui, on compte au moins une dizaine des cas d’accident mortel impliquant au moins une moto.
« La situation est devenue catastrophique et incontrôlable dans la ville de Bangui. Il y’a beaucoup des chauffards dans la capitale. Ceux qui n’ont pas de permis et qui conduisent sans s’inquiéter, et ceux qui ont eu leur permis par fraude et qui mettent la vie de leur concitoyen en danger », déplore monsieur Éric, un étudiant à l’Université de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021, 02:48:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une véritable débandade générale ce mardi matin dans le village Lamy-Pont, dans la sous-préfecture de « Abba ». Les Russes ont intensifié leur bombardement aérien , prétextant viser les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC).
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Le bombardement russe a débuté dimanche dans le village Beïna, vers Gamboula, dans le Mambéré-Kadéi, puis le lendemain à Nguia-Bouar, situé dans la sous-préfecture de Baboua, dans la Nana- Mambéré. Mais ce mardi 31 août, l’hélicoptère russe concentre ses tirs sur le village Lamy-Pont, dans la sous-préfecture de « Abba », poussant les habitants à fuir dans la brousse. Quelques minutes après le bombardement de Lamy-Pont, les mêmes hélicoptères sont allés faire de reconnaissance aérienne sur le village Nguia-Bouar, dans la sous-préfecture de Baboua.
Selon notre correspondant sur place, les Russes ont survolé trois fois le village Lamy-Pont ce mardi avant de faire des tirs d’intimidation sur le marché local.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés parmi la population civile. Mais aucun mort est à déplorer.
Pour l’heure, les habitants commencent petit à petit à regagner leur domicile. Les commerces ont ouvert également leur porte après une opération de sensibilisation des autorités locales.
Par ailleurs, les quatre personnes arrêtées par les Mercenaires russes à Létélé ont été tuées. Leurs corps décomposés viennent d’être retrouvés ce mardi au bord de la route par les cultivateurs.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, septembre 2021, 02:20:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il s’appelle Sada Wada Mohamed. Son décès a été constaté le 26 août 2021 après avoir été transféré à l’hôpital suite à un malaise cardiaque, et ce, à quelques heures avant la fin de sa formation.c
Sada Wada Mohamed, stagiaire de douane à Ouagadougou
Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, Monsieur Sada Wada Mohamed, un stagiaire de la douane centrafricaine, suite à un malaise cardiaque qui était survenu à quelques heures de la fin de sa formation, avait été transporté d’urgence à l’hôpital de Ouagadougou. Malheureusement quelques minutes après son arrivée, les médecins ne faisaient que constater son décès clinique. Pour la douane centrafricaine, son décès est une perte énorme pour le pays.
« Le Directeur général des Douanes Centrafricaines, Frédéric Théodore INAMO et la délégation qui l’accompagne en mission à Ouagadougou, s’est incliné sur la tombe du stagiaire des Douanes centrafricain Sada Wada Mohamed, décédé le 26 août 2021 à Ouagadougou.
Paix à ton âme, car tu t’es engagé à servir ton pays, mais Le Bon Dieu , Allah on a décidé selon Sa Volonté « ., a déclaré ce mardi 31 août la douane centrafricaine sur son compte Facebook.
Il est à noter que dans le cadre de la coopération
Entre la Centrafrique et le Burkina Faso, depuis plusieurs décennies, la direction générale des douanes et des droits indirects envoie régulièrement ses stagiaires à l’école nationale de douane de Ouagadougou, au Burkina-Faso pour une formation initiale de 24 mois.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique).Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit ce mercredi 1 septembre 2021 devant la cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas. . L’audience de cette journée sera consacrée à la déposition du dix-septième témoin présenté par l’accusation.
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.
Selon le bureau de la Cour pénale internationale à Bangui en République centrafricaine, Les audiences dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona se poursuivent ce mercredi 1er septembre, à 9h de la rca en salle d’audience 1, avec la déposition du témoin P-0965.
Selon le bureau du procureur de la CPI, Le dix-septième témoin cité par l’Accusation, le témoin P-0965 – devrait déposer (avec des mesures de protection), entre autres sujets, sur :
La naissance du mouvement Anti-Balaka, organisation et direction en 2013 et à partir de 2014 ;
La planification, la coordination et l’exécution de l’attaque du 5 décembre 2013 sur Bangui ;
Le financement présumé de M. Ngaïssona aux anti-Balaka et rôle présumé en tant que Coordinateur général ;
Les crimes prétendument commis par les anti-Balaka ciblant la population musulmane avant et durant l’attaque du 5 décembre 2013 sur Bangui ;
Les crimes de violence sexuelle présumés et utilisation présumée d’enfants soldats par les anti-Balaka.
Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka, et Alfred Yekatom, ex-commandant en chef de la milice Anti-Balaka sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014.
Indignation en Côte d’Ivoire après une émission télévisée sur le viol
Bangui ( République centrafricaine ) – La diffusion par une chaîne de télévision ivoirienne d’une émission censée dénoncer le viol, et au cours de laquelle un homme présenté comme un ex-violeur a raconté comment il agressait ses victimes, a soulevé mardi l’indignation en Côte d’Ivoire.
Dans cette émission diffusée lundi à une heure de grande écoute par la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI, privée), un homme présenté par l’animateur Yves de M’Bella comme un ancien violeur, est invité à expliquer comment il violait ses victimes.Pour mieux illustrer les propos de l’ex-violeur, l’animateur, en riant, met à sa disposition un mannequin qu’il l’aide à allonger au sol et lui demande alors d’expliquer avec force détails comment il s’y prend pour abuser de sa victime.A la fin de sa “démonstration”, l’ex-violeur présumé est invité par Yves de M’Bella à donner ses “conseils” à une femme pour ne pas être violée.Une fois terminée, l’émission intitulée “La télé d’ici vacances”, censée dénoncer le viol, a suscité des réactions outrées sur les réseaux sociaux.”Dites moi que je rêve”, écrit ainsi Priss’K, artiste ivoirienne, sur Facebook. “C’est écoeurant, inadmissible, irrespecteux, surtout envers les femmes. Un viol, c’est tellement dégradant, déshumanisant pour la victime”.Lancée peu après la diffusion de l’émission, une pétition signée mardi à la mi-journée par 30.000 personnes, adressée à la Haute autorité de la communication audiovisuelle, aux ministères de la Communication et de la Jeunesse, demande que l’émission soit “carrément annulée et (que) l’équipe qui la présente avec à sa tête Yves de M’Bella soit sanctionnée”. A l’heure “de la lutte contre les violences faites aux femmes”, le texte déplore que “la télévision dont le rôle est d’éduquer, se fasse complice (…) en donnant la parole à un violeur”.La direction de la NCI a présenté mardi ses “plus sincères excuses”. Elle a exprimé dans un communiqué son “attachement au respect des droits humains et en particulier à ceux des femmes”, ses “profonds regrets” et sa “solidarité avec les femmes victimes de violence et d’abus de toutes sortes”.”A titre de mesures conservatoires (…) nous avons annulé toutes les rediffusions de cet épisode de ‘La télé d’ici vacances’ et nous avons suspendu l’animateur”, indique le texte. “Nous assumons humblement la pleine responsabilité de cette faute grave et regrettable dont nous tirerons toutes conséquences”.Dans une enquête réalisée auprès de 5.556 personnes publiée en juin, l’ONG ivoirienne Citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM), a recensé en deux ans dans la seule ville d’Abidjan 416 féminicides, 2.000 cas de violences faites aux femmes, dont 1.290 cas de mariage de filles de moins de 18 ans et 1.121 viols.
Coupure massive d’électricité à Brazzaville: les commerçants broient du noir
Bangui ( République centrafricaine ) – “Le Premier ministre est allé chercher les entrepreneurs en France, mais avec quelle électricité on va travailler ?”, s’interroge un entrepreneur.
La fourniture de l’électricité a brutalement été interrompue sur la capitale congolaise depuis dimanche matin. La situation n’était toujours pas rétablie lundi. Les solutions alternatives comme les groupes électrogènes sont presque impossibles, puisque Brazzaville connaît une crise de carburant depuis deux semaines.Dans un message laconique publié sur sa page Facebook, la société de production et de distribution du courant, E2C, explique que ce désagrément est causé suite à la chute d’un pylône dans la région de Pointe-Noire. “Les travaux sont en cours”, assure la société E2C.Cette situation a impacté le quotidien des Congolais. Les hommes d’affaires sont aux abois. Le patron des patrons, président de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo, El Hadji Djibril Bopaka, décrit une situation “difficile”.”C’est un grand manque à gagner pour les entreprises. Dans les restaurants, tout est en stand-by. Les grandes entreprises industrielles, dans les grandes menuiseries rien ne marche, dans les boulangeries, ça pose problème. Cela fait que le secteur privé subit”, déplore-t-il.Les commerçants voient leurs affaires chuter en si peu de temps. “Dans toute la ville, il n’y a pas de carburant pour pouvoir alimenter notre groupe électrogène. Tout cela, parce que nous voulons garder l’essentiel de nos vivres à une température normale, mais aussi faut accueillir les clients. Donc, vraiment ce sont des dépenses inattendues, surtout en ce temps de crise”, témoigne Alphonse Ndongo, patron d’un restaurant. De son côté, Patrick Mampouya est propriétaire d’un centre de formation en informatique où tout ne marche qu’avec du courant. Il tente des solutions à sa façon. “Là où j’ai mon centre de formation, dès que j’ai démarré mon groupe électrogène, tout le quartier est venu pour charger les téléphones. Vraiment, c’est du gros n’importe quoi”, indique M. Mampouya.”On se demande: le Congo veut se développer, mais avec quelle électricité on va monter ces entreprises? Le Premier ministre est allé chercher les entrepreneurs en France, mais avec quelle électricité on va travailler ?”, se demande-t-il éperdument. “C’est vraiment invivable”Dans les rues de Brazzaville les usagers du courant électrique grincent les dents. “C’est difficile, c’est dur de vivre comme ça sans électricité et donc du coup, mon téléphone je n’ai pas pu le charger”, affirme un habitant de Massengo-Trois-Poteaux. Un autre Brazzavillois du quartier Ngamakosso ajoute : “Tout ce qui nous reste, c’est d’aller charger les téléphones dans les différents marchés de Brazzaville où les jeunes ont des groupes électrogènes. On peut payer 200 voire 300 francs CFA, et donc c’est une situation très triste”.”C’est vraiment invivable. Pour continuer de rester connecter, j’ai utilisé le power-bank pour recharger le téléphone”, déclare un habitant de Batignolles, dans la commune de Moungali.La société EC2 a présenté ses excuses aux consommateurs. Mais, le problème peut également venir de la baisse des eaux qui impacte la production du courant électrique. Le mois de septembre est celui de la sécheresse au Congo. Les Brazzavillois sont certes habitués aux coupures intempestives de courant. Mais cette fois-ci, la panne laisse pantois de nombreux usagers.
Bangui ( République centrafricaine ) – Une personne a été tuée et sept autres blessées par des hommes armés lundi soir à Goma, chef-lieu de la province troublée du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
“Des bandits armés ont tiré sur huit civils dans la commune de Karisimbi. L’une (des victimes) est morte” des suites de ses blessures, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Elongi Wandikia, bourgmestre de cette commune populaire située dans le nord de la ville de Goma.Dans leur fuite, ces “bandits non identifiés” ont également emporté une moto, a-t-il ajouté.L’hôpital du quartier a confirmé avoir reçu dans la nuit huit blessés par balles, dont un mortellement atteint.Prince Baninge, président du conseil local de la jeunesse du quartier Katoyi, où ont eu lieu les tirs, a demandé aux autorités d’y “augmenter les effectifs de la police”. “Nous allons changer de stratégie pour éviter ce genre d’incident”, a promis le bourgmestre, qui est aussi officier de police.Cette fusillade est la plus spectaculaire depuis environ deux mois dans la ville de Goma, réputée pour des meurtres ciblés et des vols à main armée.Depuis mai, la ville – comme l’ensemble de la province du Nord-Kivu et celle voisine de l’Ituri – est sous état de siège, mesure exceptionnelle prise par les autorités pour lutter contre les groupes armés qui écument la région. Le président Félix Tshisekedi y a remplacé des autorités civiles par des officiers de l’armée et de la police.
Bangui ( République centrafricaine ) – Des jeunes Tchadiens sont conduits, avec leur consentement dans l’extrême-Nord du pays et au Sud de la Libye. Ils y sont exploités dans des mines d’or.
L’eldorado se transforme pour eux, le plus souvent, en enfer. Car ces jeunes sont surexploités et soumis à des traitements inhumains et dégradants qui s’apparentent à de l’esclavage des temps modernes.”Pardon, faites quelque chose pour nous. Pour que ceux qui sont encore au village puissent rester sur place, garder leur place et ne plus nous rejoindre ici”.Tel est le cri de détresse lancé par l’un de ces jeunes à qui nous attribuons le prénom Benjamin. Comme d’autres jeunes de sa génération, Benjamin a été convaincu par ses amis qui ont essayé l’aventure.A son tour, il a décidé de migrer vers l’extrême-Nord du Tchad, afin d’être employé dans des mines d’or, pour espérer ainsi réaliser son rêve : se faire beaucoup d’argent.Elève à Kyabé, dans le département du Lac Iro, dans le Sud du Tchad, non loin de la frontière avec la République centrafricaine, Benjamin témoigne, la mort dans l’âme.”Ils m’ont dit, il faut te réveiller. Il faut prendre la route de la Libye. En deux mois seulement, tu auras plus que ce que tu fais ici. Ils m’ont donné le numéro d’un patron. J’ai appelé le patron. Il m’a demandé combien nous étions. J’ai répondu que nous étions six personnes. On nous a envoyé l’argent à l’agence STTL de Sarh, (Société tchadienne de transport et de location, à Sarh, dans le sud du Tchad, ndlr). Et puis, on a quitté. On est arrivé à N’Djaména. On a quitté N’Djaména, on est arrivé à Abéché. Aux points de contrôle, tu dis seulement que c’est au nom d’un tel patron, puis on te laisse”.Quand l’eldorado devient un enferUne fois sur les sites d’orpaillage, dans l’extrême-Nord du Tchad et en Libye, c’est le début de l’enfer, témoigne Benjamin.”On va te vendre en or. Une personne vaut 10 grammes. 10 grammes, c’est 250.000 Francs CFA (un peu plus de 380 euros, ndlr). Chaque matin, tu te réveilles, le fusil derrière toi. Tu es malade, on ne te soigne pas. Tu ne te laves pas. Tu dors à la belle étoile. On mesure de l’eau, deux verres, trois verres, pour que tu boives. Un trou qui va faire 200 mètres ou 300 mètres, tu vas y entrer. Il n’y a pas d’oxygène”, raconte le jeune homme.Les autorités, interpellésFace à ces “traitements inhumains et dégradants”, la militante des droits de l’Homme, Céline Narmadji interpelle les autorités tchadiennes, tout en préconisant la sensibilisation, pour dissuader les futures candidats à cet exode dont l’issue est souvent fatale.Selon Céline Narmadji, “il faut descendre dans les villages, parler avec les chefs de terre, parler avec les chefs de village, parler avec la communauté : les hommes comme les femmes. Et il faut mettre aussi en place un mécanisme pour les aider à produire localement. Et il ne faut pas que les gouverneurs, les commandants de brigade mettent les bœufs dans leurs champs”.Contactés par la DW, Abdéramane Koulamallah, le ministre tchadien de la Communication, porte-parole du gouvernement, et son collègue de la Justice, Mahamat Ahmat Alhabo, n’étaient pas disponibles pour réagir à cette information.
Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un rapport, la Minusma note que ces violences contre les civils ont augmenté de 25% en trois mois. A Bamako, ce rapport est diversement accueilli.
25% d’augmentation dans les violations des droits de l’homme contre les civils entre le 1er avril et le 30 juin 2021. Ce sont les conclusions du rapport trimestriel de la mission de l’Onu au Mali publié lundi (30.08). Le nombre de personnes tuées dans le pays a aussi grimpé de 49% par rapport au trimestre précédent. Les cercles du centre du Mali demeurent l’épicentre des violences dans le pays.Le rapport révèle aussi des exactions qui seraient commises par les forces armées maliennes et les forces internationales, notamment la force conjointe du G5 Sahel.Multiplication des foyers de tensionLa note des enquêteurs de la division des droits de l’homme de la Minusma met l’accent sur la multiplication des foyers de tensions dans le pays avec désormais le sud, avec des localités comme Koutiala, Sikasso ainsi que le long de la frontière avec le Burkina Faso qui sont sous la menace des groupes terroristes. Au moins 527 personnes ont été tuées, blessées, enlevées ou portées disparues. Des violences qui seraient causées par les groupes terroristes, le GSIM lié à Aqmi ou la branche sahélienne du groupe Etat islamique dans la majorité des cas.Selon Drissa Traoré, coordinateur national du projet conjoint association malienne des droits de l’homme (AMDH) et fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), ” Il faut reconnaitre que ce travail de la division des droits de l’homme de la Minusma est important. Car aujourd’hui, rares sont les acteurs qui ont accès à un certain nombre de terrains pour pouvoir documenter ces violations graves des droits de l’homme. Si ces violations sont sous documentées et ne sont pas du tout documentées, il y a une forte chance que les victimes soient oubliées. Déjà même avec la documentation de ces violations, il y a moins d’actions judiciaires qui vont dans le sens de lutter contre l’impunité”.L’armée malienne indexéeLe rapport onusien pointe la responsabilité des militaires maliens dans 46 cas de violences dirigées contre les civils, soit une augmentation de 9% par rapport au premier trimestre 2021. Le collectif des membres du Conseil national de la transition (CNT) dénonce un complot de la communauté internationale, pour “déstabiliser le Mali”.Aboubacar Sidick Fomba, membre du CNT interroge : “Comment se fait-il que les forces Barkhane et onusiennes parviennent à identifier les civils terroristes des civils non terroristes ? Et comment au même moment les personnes tuées par les forces Barkhane et onusiennes sont des terroristes, mais les mêmes personnes tuées par l’armée malienne sont non terroristes ? Les ONG qui sont sur le terrain et qui donnent des informations sont financées par qui ? Comment ces ONG donnent des informations ? Comment elles sont protégées pour aller à la recherche de ces renseignements ? Je considère ce rapport comme un non-évènement.”Le rapport des enquêteurs de l’Onu n’épargne pas les chasseurs traditionnels dozos qui se seraient rendus coupables de 157 cas de violences à travers des assassinats ou des enlèvements contre rançon. Les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation seraient également impliqués dans au moins 6 cas de violences.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un grand soulagement pour les habitants de cette commune située à 60 km au nord de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham ainsi que pour les populations voisines. Le seul pont qui la reliait à la ville de Kouki et Markounda (nord-ouest RCA) a été réhabilité par les Casques bleus du contingent camerounais de la Minusca. La cérémonie de remise de l’ouvrage aux autorités locales a eu lieu, le mercredi 25 août 2021.
« Traverser cette rivière était un cauchemar. Le pont s’étant affaissé, il fallait patauger dans l’eau pour pouvoir passer. C’était pénible », se souvient, Serge Nganatoua, directeur de l’école de Nana-Bakassa qui est l’un des plus réguliers utilisateurs de cet ouvrage.
L’inauguration du pont de Kouki par la Minusca
En effet, la réhabilitation du pont permettra non seulement de l’accessibilité de la commune de Nana Bakassa aux localités voisines, mais elle va également favoriser la circulation des marchandises. Ainsi, après trois mois d’intenses travaux, le pont est de nouveau opérationnel, pour la grande satisfaction du Secrétaire général de la sous-préfecture, Edgar Namkona. « C’est pour nous une grande joie et un soulagement de voir que désormais, les habitants et les commerçants pourront de nouveau circuler librement », a-t-il déclaré.
Même soulagement du côté de la population. Mis à part le commerce et la circulation qui seront plus facile, la réfection de ce pont aura également un impact sur la sécurité dans la zone, comme le déclare Nambena Jean-Pierre, un habitant de la localité. « Quand il y a des accrochages, les forces de sécurité ont du mal à se déplacer pour intervenir. Maintenant, que le pont est réhabilité, les militaires et gendarmes pourront bouger plus facilement. Pour nous, habitants, la crainte est maintenant dissipée », a-t-il confié.
Notons que la réhabilitation de cet ouvrage a été financée par la Section des affaires civiles de la MINUSCA, dans le cadre des projets à impact rapide, pour un coût global de 9 500 000 FCFA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/ceremonie-sortie-651-gendarmes-le-31-aout-2021-450×338.jpg” alt=”Cérémonie de sortie de 651 nouveaux gendarmes en présence du chef de l’État Faustin archange Touadera.” width=”450″ height=”338″ />Cérémonie de sortie de 651 nouveaux gendarmes en présence du chef de l’État Faustin archange Touadera.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 13:32:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après 9 mois de formation aux exigences de la condition militaire et à la technique de protection des personnes et des biens, 651nouveaux gendarmes de la 29e PROMOTION sont désormais opérationnels. Une cérémonie de leur sortie officielle a eu lieu à l’école nationale de gendarmerie de Kolongo ce mardi 31 août 2021 en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
cérémonie officielle de sortie de 651 nouveaux gendarmes à Bangui le 31 août 2021
Mardi 31 août 2021, la cérémonie de sortie officielle de 651 nouveaux gendarmes a été présidée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en présence du Président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, de tous les membres du gouvernement, du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en rca, ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité en République centrafricaine.
Cette nouvelle promotion de la gendarmerie, la 29e, baptisée capitaine Auguste Jocelyn Bisset est désormais opérationnelle au service de la population centrafricaine pour assurer l’ordre républicain et la paix dans leur pays.
Pour le Président de la République, le professeur Faustin Archange TOUADERA, les nouveaux gendarmes doivent faire preuve du professionnalisme dans leur nouveau métier.
Rappelons que cette cérémonie de sortie de 550 nouveaux gendarmes intervient une semaine après celle de 800 nouveaux policiers recrutés dans les mêmes conditions que leurs collègues gendarmes, c’est-à-dire sur toute l’étendue du territoire national.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 02:24:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme a indiqué qu’il ne reviendrait plus à Bambari pour des raisons de sa sécurité, a-t-on appris de sources préfectorales.
À en croire ses déclarations, il serait menacé par les Mercenaires russes de la société Wagner à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la RCA.
Selon lui, l’affaire a débuté lorsque les hommes de Wagner procédaient à des arrestations fantaisistes, voir arbitraires, et ils l’ont fait appel de venir voir et interroger les suspects.
« Que ça soit à la gendarmerie ou à la police, je serais toujours présent », déclare le procureur, en ajoutant qu’à chaque fois « en interrogeant les suspects, les accusations ne tiennent pas debout, et je me fais le devoir de les libérer. Et cela se passe à plusieurs reprises », explique-t-il.
« Mais quand j’ordonne la libération des suspects, les Russes ne sont pas d’accord. Ils me taxent d’être un collabo des rebelles. Ils sont venus même me menacer chez moi », rapporte-t-il.
« Mais le lendemain de la menace des Russes, je suis obligé de rentrer à Bangui. Je me suis dit c’est fini pour moi de rentrer à Bambari »., a décidé le procureur.
Notons qu’au moment du départ du procureur à Bangui, personne n’était au courant à Bambari, pas même le préfet. Cette histoire a fait surface quand le préfet l’avait appelé pour venir en personne voir le corps d’un homme abattu devant le commissariat de police de Bambari. C’est en ce moment-là que le procureur informe le préfet qu’il n’est plus à Bambari à cause de sa sécurité.
« Vous savez, ces hommes ne connaissent pas la loi. Ce sont des gens brutaux. Ils peuvent m’agresser comme du jeu », ajoute le procureur.
Rappelons que les mercenaires russes de la société Wagner, déployés en République centrafricaine pour combattre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur la population civile, selon les ONG et les Nations unies.