La police fait libérer une centaine de personnes kidnappées au Nigeria
Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités nigérianes ont obtenu la libération de 100 personnes, dont des femmes, des enfants et des mères allaitantes, qui avaient été enlevées dans leur village du nord-ouest du Nigeria il y a plus d’un mois, a déclaré un porte-parole de la police locale.
Le Nigeria est confronté à une augmentation des vols à main armée et des enlèvements contre rançon, principalement dans les États du nord-ouest du pays, où les forces de sécurité, peu déployées, ont du mal à contenir l’augmentation des bandes armées, communément appelées “bandits”.
Les captifs libérés avaient été enlevés le 8 juin dans le village de Manawa, dans l’État de Zamfara, a déclaré Mohammed Shehu, porte-parole de la police de cet État, dans un communiqué transmis à Reuters mercredi.
Il a ajouté que leur libération avait été obtenue “sans aucun gain financier ou matériel”.”Ils seront soumis à un contrôle médical et à un débriefing avant d’être réunis avec leurs familles respectives”, a ajouté le communiqué.
Un business qui tourneAlors que le nord-est du Nigeria est confronté depuis une décennie à l’insécurité, notamment aux attaques de militants islamistes dont Boko Haram, allié de l’État islamique, la vague actuelle d’enlèvements est principalement motivée par des raisons financières.
Le cabinet de conseil SBM Intelligence, basé à Lagos, estime que les ravisseurs ont enlevé 2 371 personnes au Nigeria au cours du premier semestre de cette année, exigeant des rançons pour un montant total de 10 milliards de nairas, soit environ 24 millions de dollars.
La plupart de ces personnes ont été enlevées dans les États septentrionaux de Zamfara, Kaduna et Niger. La SBM a déclaré qu’elle ne pouvait pas évaluer avec précision le montant des rançons versées.
Plus de 200 lycéens ainsi que des dizaines d’autres personnes enlevées lors de raids sont toujours retenus en captivité.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 15:00:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le détail de l’attaque fait froid au dos. L’information vient d’être confirmée à CNC par les autorités locales, mais elles souhaitent garder leur strict anonymat pour des raisons de sécurités.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/exploitation-minière-russe-à-Ndassima-450×338.jpg” alt=”Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />Exploitation minière CopyrightCNC
Selon les premiers éléments d’information recueillis par CNC et confirmés par les autorités préfectorales et municipales de Bossangoa, toutes les victimes seraient des artisans miniers qui travaillent sur un chantier de l’or. Ce sont des civils, reconnaissent les habitants de Bossangoa. Ils n’ont rien à voir avec les groupes armés.
On ignore les raisons de cette nouvelle intervention armée et tuerie de masse, mais tout porte à croire que ces mercenaires réagissent exactement comme leurs collègues de Bria qui avaient lancé un ultimatum aux jeunes de la localité de ne plus se hasarder à se rendre sur un chantier minier ou exercer une activité liée à l’extraction de l’or ou de diamant.
Le bilan provisoire de cette attaque s’élève à près de 10 morts, mais il pourrait s’alourdir dans les prochaines heures.
Les détails de cet article dans nos prochaines éditions sur CNC.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 14:15:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les employés de l’hôpital de Rafaï, dans la préfecture de Rafaï, au sud-est de la rca ont observé mercredi le premier jour de leur grève ouverte pour protester contre la détérioration de leur condition de travail, et réclamer le paiement de sept mois d’arriéré de leur salaire.
Minusca-à-bangassou-bon-bon-1-450×253.jpg” alt=”Image d’illustration d’une patrouille mixte FACA-Minusca à Bangassou. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”253″ />CopyrightCNC.
Le service de santé public reste totalement paralysé ce mercredi 21 juillet 2021 à Rafaï, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mbomou, au sud-est de la RCA.
Les employés réclament le versement de sept mois d’arriéré de leur salaire, mais dénoncent aussi la mauvaise gestion financière de ce centre de santé publique. Une réunion de crise sur cette colère des employés est en cours. Selon les grévistes, ils ne veulent plus entendre parler de promesses.
« Cela fait des mois qu’on nous tourne dans la farine. Tantôt c’est à cause de ceci, tantôt c’est à cause de cela. Mais cette fois, on les attend de pied ferme », a réagi un gréviste.
Selon un correspondant du CNC dans la ville, dans ce centre de santé qu’il a revisité ce mercredi, les bureaux étaient inoccupés pendant que certains malades n’ont pas été pris en charge. Mais pour le chef du centre, ces patients seront pris en charge par le service minimum qui a été mis en place.
Quant aux employés, ils tentent de s’organiser pour radicaliser leur mouvement dans les prochains jours s’ils n’obtiennent pas de gain de cause.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 14:03:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins deux personne tuées et deux autres blessées dans une incursion des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au village Naziboro, situé dans la sous-préfecture de « Abba », au nord-ouest de la centrafrique.
Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse
Selon des sources locales, les faits criminels ont eu lieu ce mardi matin, et toutes les victimes ont été agressées devant leur domicile par les assaillants. D’après les mêmes sources, trois victimes ont été attaquées dans le village Naziboro , dans la sous-préfecture d’Abba, et une autre, un commerçant, dans le village Zotoua, dans la sous-préfecture de Bouar. C’est à l’issue de cette torture que les deux des quatre victimes ont succombé de leurs blessures, tandis que les deux autres victimes ont été transférées dans un hôpital à « Abba ».
Ces assaillants seraient venus des localités environnantes, dont Bangarème. C’est dans cette zone qu’il y’a eu des accrochages entre les 3R et soldats FACA, appuyés par des mercenaires de Wagner, indiquent plusieurs sources dans la zone.
Finalement, ces rebelles ont décidé de quitter la localité vers 9 heures, et prennent la destination de Randji. Mais au cours de leur passage, ils ont croisé tout proche de la rivière Nana Monsieur Alain, ex-candidat du parti MCU aux législatives dans la circonscription de « Abba » qui était en route pour la ville de Bouar. Selon la victime, les assaillants auraient pris sur lui une somme de 150 000 francs CFA et sa motocyclette. Plus loin encore, sur des chantiers miniers de la localité. Les assaillants ont mis la main sur 25 motos et une importante somme d’argent sur les travailleurs miniers.
En tout cas pour les populations de la Nana-Mambéré, circuler dans la zone de Baboua, Abba, à et axe Dongbaïkè sans rencontrer les hommes en arme est un exploit. Une véritable chance.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:56:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y a quelques semaines, ils ont annoncé une trêve unilatérale de trois mois, dans le but de donner une chance à une prise de conscience de la France pour revoir sa feuille de route et se positionner du côté de la raison et du peuple centrafricain. Mais à la surprise de tous, depuis quatre jours, la trêve annoncée est rompue, et les hostilités redémarrent de plus belle. Dans un communiqué publié ce mercredi 21 juillet, le coordonnateur général de TalithaKoum, Monsieur Didatien Kossimatchi sort de ses gonds et s’insurge contre la France suite au refus de visas Schengen aux membres du parlement centrafricain.
Blaise Kossimatchi. Coordonnateur du MCU. Crédit photo : CNC
Pour le coordonnateur de TalithaKoum, le catalyseur de la frustration diplomatique entre la France et la République centrafricaine serait Monsieur Jean-Marc Grosgurin , l’ambassadeur de France en RCA.
« TalithaKoum, par ma voix, n’a cessé de dénoncer les complots ourdis et grossiers de certaines puissances contre notre cher et beau pays la République centrafricaine. En effet, notre pays fait face à un plan de déstabilisation savamment mis en œuvre par la puissance coloniale Française, qui, voyant son influence se réduire comme peau de chagrin dans son ancien précarré, a décidé purement et simplement de rendre ingouvernables nos États aux fins d’imposer son plan machiavélique », a déclaré dans un communiqué Monsieur Didatien Kossimatchi.
À cause d’un simple refus de visa, ces vieux démons sont de retour. Ils semblent ignorer que dans une ambassade normale, c’est le consulat qui gère indépendamment les dossiers du visa. Et au lieu de demander un visa de quelques jours, les parlementaires du MCU préfèrent solliciter un visa d’un an avec « l’entrée multiple ». Comme si ce sont eux qui gèrent la France en RCA. Ils oublient que ce genre de visa est octroyé si le demandeur a obtenu dans le passé récent plusieurs fois successivement les visas de moins de trois mois. En plus, étant parlementaire, pourquoi demander un visa d’une année avec entrée multiple ?
Le fait qu’ils demandent un visa de long séjour réservé au regroupement familial, cela peut jouer négativement sur le résultat attendu.
Pour les partisans du chef de l’État, le fait d’être ministre ou député est synonyme d’un visa pour la France ou États-Unis. En plus, il ne faut pas oublier le passé récent de Monsieur Évariste Ngamana, premier vice-président de l’assemblée nationale. C’est un ex-chef milicien
Anti-Balaka. Il a des sangs des centrafricains entre ses mains. Ce qui pourrait justifier le refus d’un visa comme au Canada et États-Unis.
Rappelons que depuis quatre jours, cette affaire de visa fait la Une des médias pro-pouvoir qui ne cesse de critiquer la France et son ambassadeur en RCA. Pourtant, un député centrafricain avait été interdit par les autorités centrafricaines de se rendre en Afrique du sud pour participer à l’ouverture de la session du parlement panafricain.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:19:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’UNICEF et le programme alimentaire mondial doivent revoir leur déclaration sur le besoin d’aide humanitaire en centrafrique. Au lieu de 57% initialement annoncé, c’est désormais la quasi-totalité des Centrafricains, y compris les autorités du pays qui ont besoin d’aide humanitaire. La preuve en est que lors de la fête de Tabaski ce mardi à Bangui, une distribution des viandes de bœuf tourne à la bousculade générale des autorités centrafricaines. Incroyable, mais vrai!
Le complexe scolaire Galaxy à Bangui. Photo CNC
Chaque année, le jour de la Tabaski, aussi appelée fête de partage,, de sacrifice, le complexe scolaire international turque Galaxy organise une distribution gratuite des morceaux de viandes des bœufs aux parents de ses élèves et àl’ensemblede son personnel. Mais pour cette année, ce n’est plus l’affaire des parents d’élèves. On voit tout le monde. Des forces de l’ordre aux ministres en passant par les employés des autres secteurs du secteur public et privé,. Cette opération de solidarité Tabaski tourne presque à la mendicité de nos autorités.
Le DG de la police, le général Zokoué, devant, ses éléments derrière. Presque chaque commissariat de Bangui a envoyé son équipe pour récupérer sa portion de viande. Et ce n’est pas une portion comme achete une famille au petit marché, mais une cuisse complète voir les 4 cuisses complètes comme les bouchers à l’abattoir. Si bien que les autres nécessiteux, ceux qui en ont besoin réellement, les pauvres, n’ont pas pu trouver leur part.
Martin Mbéti, un non-musulman a toute foi reçu une portion de viande. Il remercie Dieu pour ce soutien du complexe scolaire Turque Galaxy à des gens comme lui démunis.
Quant à Bernard, un employé de la société orange Centrafrique, il s’est dit très content. Il confie avoir reçu ce don grâce à sa petite sœur, et cela devrait servir à soulager sa grande famille.
Pour les ministres, le DG de la police et les autres personnalités, cela devrait leur servir durant plusieurs semaines,
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:17:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le général de la gendarmerie Henri Wanzet Linguissara, ancien ministre de la sécurité publique, considéré comme le véritable artisan des fraudes électorales ayant conduit à la réélection du Président Touadera à l’élection présidentielle du décembre dernier, serait en phase d’être nommé chef des renseignements à la présidence de la République, a-t-on appris des sources gouvernementales.
Le ministre de l’intérieur Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR
Le commissaire de police Michel Nicaise NASSIN, ancien chef des renseignements à la présidence de la République, a été nommé ministre de la Sécurité publique dans le gouvernement du Premier ministre Henri Marie Dondra. Il remplace le général de la gendarmerie Henri Wanzet Linguissara à la tête de l’intérieur. Comme à l’époque du Président François Bozizé, le commissaire Michel Nicaise NASSIN avait été nommé à la tête de la police nationale au remplacement du général Wanzet. Mais celui-ci n’a pas tardé à être renommé quelques mois plus tard à la tête de la police au remplacement du commissaire Michel Nicaise NASSIN, débouté par les gendarmes et policiers.
Mais cette année, Touadera voudrait faire le même jeu, mais autrement. Il compte nommer le général Henri Wanzet Linguissara, non pas à nouveau à la tête du ministère de la Sécurité publique, mais à la tête des renseignements à la présidence de la République à la place du commissaire Michel Nicaise NASSIN.
Mais certains doutent encore de voir un général de la gendarmerie nommé à ce genre de poste.
Selon certains médias, les deux hommes, à savoir Linguissara, à l’époque ministre de la sécurité publique, et Michel Nicaise NASSIN, à l’époque chef de renseignements, ont tous deux prouvé leur incapacité à prévoir et à signaler (i) la guerre de Bambari de janvier 2019 qui avait empêché la tenue de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA), (ii) l’entrée incognito de l’ancien président François Bozizé à Bangui en décembre 2019, et (iii) l’infiltration des rebelles CPC à Bangui le 13 janvier 2021
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:15:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour espérer recevoir des soins médicaux, les communautés de Bawi et Koundé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, étaient obligées de parcourir de longues distances pouvant aller jusqu’à 15 kilomètres. Grâce à un don de la section Désarmement démobilisation et réinsertion de la Minusca dans le cadre du projet de réduction de la violence communautaire (CVR), les deux localités ont reçu plusieurs infrastructures sanitaires destinées faciliter l’accès aux services sanitaires de base.
Photo Minusca
Par Adeline Gouet Tokalo
Il s’agit de deux complexes sanitaires équipés de lots de médicaments, deux tricycles qui feront office d’ambulances, des lits, des tables d’accouchement, des blouses pour le personnel, des brancards, des kits d’éclairage à panneaux solaires, des latrines, des forages, des matériels et équipements de salle d’observation, des stérilisateurs et deux hangars pour servir de salle d’attente pour les malades et visiteurs.
Située dans la Sous-préfecture de Baoro à 107 km de Bouar, la localité de Bawi a été la première à recevoir son joyau, accompagné de ses équipements, le 08 juillet 2021. La remise a été faite aux autorités locales, au cours d’une cérémonie officielle présidée par le sous-préfet de Baoro, Daniel Kpakissam, avec à ses côtés des leaders communautaires, des bénéficiaires du projet CVR, entre autres.
« Aujourd’hui est un grand jour pour la localité de Bawi qui reçoit ce bâtiment et tous ces équipements. Cela évitera aux populations de faire les déplacements difficiles vers Baoro et de se soigner sur place. Il permettra également aux femmes d’accoucher dans de bonnes condition »., s’est réjoui le sous-préfet.
Il faut rappeler qu’avant l’ouverture de ce centre de santé, les populations de Bawi allaient se soigner soit à Lambeté situé à 15 km de là, soit à Baoro situé à 35 km. Ce centre de santé représente donc une aubaine pour cette localité qui compte environ 5000 âmes.
Le 10 juillet 2021, c’était au tour de Koundé, située à 137 Km de Bouar, de recevoir son centre de santé ainsi que des équipements. C’est une commune d’environ 13.000 habitants, constituées en majorité de femmes et de personnes du troisième âge, donc de personnes vulnérables. En raison du mauvais état des routes et de la présence récurrente de groupes armés, les déplacements vers Beloko où se trouve le centre de santé le plus proche, à environ 40 km étaient un grand défi pour les populations. Cette infrastructure, selon le sous-préfet Lucien Beledet vient à point nommé pour soulager la population. « Je voudrais remercier la MINUSCA qui ne cesse d’être à nos côtés pour le bien-être de nos communautés. Merci pour ce centre de santé tout équipé »,s’est-il exprimé.
Rappelons que pour cette année 2021, le projet CVR a pris en compte 500 bénéficiaires dont 133 femmes dans la localité de Bouar et ses différentes sous-préfectures. Plusieurs projets communautaires y ont été réalisés par les bénéficiaires tels que la construction de deux marchés, d’un complexe sportif, d’une tribune, deux centres de santé, ainsi que des projets en groupement notamment deux bananeraies dans la commune de Vouin et de Yongoro pour une superficie de 5 hectares et 1 hectare respectivement.
L’ONU va-t-elle lever l’embargo sur les armes en RCA?
Bangui ( République centrafricaine ) – Le comité de sanction de l’ONU va décider à la fin du mois de juillet si l’embargo contre les armes, qui pèse depuis 2013 sur la RCA, sera levé ou non.
L’embargo imposé par l’ONU en 2013 a connu des exemptions, à la demande de Centrafrique. Mais sa levée totale n’est pas encore acquise. Les autorités de Bangui multiplient des contacts au niveau régional et continental pour obtenir une levée totale. Cependant, cette décision ne dépend pas que de la RCA. Elle doit être votée aussi par les pays ayant un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.La Centrafrique retient son souffle en attendant la conclusion du comité de sanction des Nations unies. Le président Faustin-Archange Touadéra multiplie les contacts à cet effet. Il s’est encore récemment rendu à Luanda, en Angola, pour mener son lobbying diplomatique et est soutenu par Joël Nkurabagaya, le chef de la représentation de l’Union Africaine à Bangui. “On entend tout le temps, tous les jours que des groupes armés viennent pour assassiner la population. Comment on veut donc encourager la défense de la population et en même temps maintenir l’embargo ? Je pense que nous allons continuer à travailler avec nos partenaires, l’Union Africaine est là et fera en sorte que les positions en rapport avec l’embargo puissent changer”, indique le diplomate.Levée de l’embargo sans conditionsConscient que la Centrafrique ne peut remplir les conditions fixées à 100%, des conditions qui s’appliquent aux armements, munitions, véhicules et matériels militaires, aux équipements paramilitaires et aux pièces détachées correspondantes, Jean Sostène Dengbe, président de la Commission défense au Parlement estime que l’heure est venue pour la levée sans condition de l’embargo. “Nous, on a fait le maximum et le gouvernement a assez fait. On ne peut pas tout faire et je ne peux pas dire le contraire. Parce qu’il y a des choses qui sur le plan pratique sont inacceptables et je pense que l’essentiel est de donner des moyens logistiques, des moyens létaux pour faire ce travail.” Un véritable consensus se dégage autour de cette problématique, compris au sein de la société civile. Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme et ancien ministre de la Défense:Selon lui, “les Nations unies ne sont pas une juridiction pour punir les Etats. Voilà notre position c’est celle-là. Parce que nous pensons que nous ne sommes pas étrangers aux Nations Unies. Nous sommes membres des Nations unies et lorsqu’un membre est en difficulté parce qu’il est conflit, on ne peut pas l’interdire d’avoir les moyens de se défendre sans donner l’impression de punir cet Etat “. L’un des arguments des autorités est que les rebelles, continuent de se ravitailler en armes et surtout que Bangui coopère aussi bilatéralement avec certains Etats qui fournissent des armes à l’armée centrafricaine, malgré l’existence de l’embargo. C’est le cas de la Russie et de la Chine.
Tentative d’attaque au couteau contre Assimi Goïta
Bangui ( République centrafricaine ) – Deux personnes ont tenté ce mardi matin de poignarder le président de la transition au Mali dans une mosquée. Le colonel Assimi Goïta n’aurait pas été blessé.
Après la prière, et alors que l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour égorger le mouton, le colonel Assimi Goïta a été aggressé. Il a ensuite été emmené et ne semblait pas avoir été touché.Tentative d’assassinatLes services présidentiels ont confirmé qu’il s’agissait d’une “tentative d’assassinat” du président de la transition malienne. “Nous sommes en train de mener l’enquête”, a indiqué une source, affirmant que le colonel Assimi Goïta était “sain et sauf”.Présent sur les lieux, le ministre des Affaires religieuses, Mamadou Koné, a expliqué à l’AFP qu’un homme avait tenté tout de suite dans la Grande mosquée de Bamako de tuer le président de la transition avec un couteau. Mais “il a été bien maîtrisé avant de commettre son forfait”, a-t-il ajouté. Selon Latus Tourè, régisseur de la grande mosquée, un “jeune a tenté de poignarder Assimi (Goïta) de dos, mais c’est une autre personne qui a été blessée”.Le Mali a été le théâtre de deux cuops d’Etat en moins d’un an. Les deux, en août puis en mai, ont été menés par les mêmes colonels de l’armée, conduits par le colonel Assimi Goïta, qui s’est depuis investi président de la transition.Ancien chef d’un bataillon de forces spéciales, Assimi Goïta ne se déplace depuis neuf mois jamais sans ses hommes, cagoulés et armés de fusils d’assaut. Lui et le nouveau chef du gouvernement, nommé par la junte, ont assuré qu’ils tiendraient l’engagement de rendre les commandes aux civils après des élections prévues le 27 février 2022.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 13:08:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’attaque a eu lieu en pleine journée de prière de la fête de la tabaski ce mardi 20 juillet au village élevage de Bezéré, situé à 25 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Man. Plusieurs morts et des blessés.
Selon les témoins, les hommes de Wagner auraient ciblé principalement que des musulmans lors de cette attaque puisqu’ils ont pris pour cible la mosquée locale avec plein des fidèle à l’intérieur vers 9 heures.
« Le village Bezéré est constitué en majorité des Peuls éleveurs. Ceux qui étaient partis en exil au moment de la crise sont retournés en masse pour y vivre. Le village est calme. Mais pour les mercenaires de Wagner, il se pourrait que les rebelles de 3R constituent leur base arrière dans ce village. Mais rien. Ils ont pris pour cible les civils innocents », a témoigné un chef du village Gbama, situé non loin du village Bezéré.
Il y’a lieu de rappeler que dans le village Bezéré, situé entre Gbama et Bocaranga, il y’avait un poste avancé des rebelles de 3R, mais il avait été détruit par les hommes de Wagner lors des attaques contre les positions de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Un Marocain rapatrié après 19 ans de détention à Guantánamo sans être inculpé
Bangui ( République centrafricaine ) – L’administration Biden a rapatrié lundi au Maroc Abdullatif Nasser, un sujet marocain qui était détenu à la prison de Guantánamo Bay depuis 19 ans sans être inculpé d’un crime quelconque.
Située sur une base navale américaine à Cuba, la prison de Guantanamo Bay avait ouvert ses portes sous la présidence de George W. Bush après les attentats de 2001 menés par Al-Qaïda.M. Nasser, la cinquantaine aujourd’hui, avait été enfermé dans ce complexe pénitentiaire en 2002. Depuis, aucune charge formelle n’a été retenue contre lui.Son voyage vers cette prison notoire a été long.Dans les années 1980, il avait intégré un groupe islamique soufi marocain non violent, selon son dossier au Pentagone. En 1996, il est recruté pour combattre en Tchétchénie et il se retrouve en Afghanistan, où il est formé dans un camp d’Al-Qaïda. Il est capturé après avoir combattu les forces américaines en Afghanistan puis envoyé à Guantánamo en mai 2002.Pendant près de deux décennies d’emprisonnement, il s’adonne à des études de mathématiques, d’informatique et d’anglais et parvient à rédiger un dictionnaire arabe-anglais de 2 000 mots, selon un responsable du Pentagone non identifié.L’intéressé est arrivé au Maroc lundi.La police l’a placé en garde à vue et a déclaré qu’elle enquêterait sur lui parce qu’il est soupçonné d’avoir commis des actes terroristes – bien qu’il n’ait jamais été inculpé lorsqu’il était à Guantánamo.Son avocat au Maroc, Khalil Idrissi, a déclaré que les années passées par son client à Guantánamo “étaient injustifiées et hors la loi, et ce qu’il a subi reste une tache de disgrâce sur le front du système américain”.L’impossible fermetureAvec la libération du Marocain, l’administration Biden fait un pas en avant vers son objectif de fermer la prison de Guantánamo Bay où sont détenus depuis près de 20 ans des ressortissants de pays tiers soupçonnés d’actes de terrorisme.Lorsqu’il était au pouvoir, l’ancien président Barack Obama – dont Joe Biden était le vice-président – avait tenté sans succès de faire fermer la prison. À chaque fois, l’opposition menée par des politiciens américains conservateurs a bloqué l’effort.Pour leur part, les organisations de défense des droits humains ont qualifié le camp de détention, ouvert après les attentats de 2001 menés par Al-Qaïda, d’erreur monumentale. Des allégations de torture ont été formulées lors des premiers interrogatoires et la légalité des tribunaux militaires a été contestée.Une commission d’examen avait recommandé le rapatriement d’Abdullatif Nasser en juillet 2016, mais le Marocain est resté à Guantánamo sous la présidence de Donald Trump, qui s’opposait à la fermeture de la prison.Près de 800 détenusPrès de 800 détenus sont passés par Guantánamo. Sur les 39 qui restent, 10 peuvent être transférés, 17 peuvent subir une évaluation en vue d’un éventuel transfert, 10 autres sont dans les tribunaux militaires utilisés et deux ont été condamnés, a déclaré un haut responsable de l’administration.Les États-Unis ont remercié le Maroc d’avoir facilité le rapatriement de M. Nasser.”Les États-Unis félicitent le Royaume du Maroc pour son partenariat de longue date dans la sécurisation des intérêts de sécurité nationale des deux pays”, indique un communiqué du Pentagone. “Les États-Unis sont également extrêmement reconnaissants de la volonté du Royaume de soutenir les efforts actuels des États-Unis pour fermer le centre de détention de Guantánamo Bay.”
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:50:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Traitée la douane centrafricaine d’indisciplinée, d’incompétente et de corrompue », c’est sans doute une preuve de la méconnaissance du travail abattu par les douaniers centrafricains depuisl’indépendancede Centrafrique. C’est de l’amalgame ! », s’alarment les cadres de la douane centrafricaine suite aux propos tenus par les soi-disant « experts russes » déployés par la société Wagner en Centrafrique.
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe
« Selon l’accord signé entre la mission économique russe et le ministère centrafricain des Finances et du Budget, ces soi-disant experts douaniers russes, qui travaillent pour le compte de la société Wagner en Centrafrique sont complètement hors dudit accord. Ils ne respectent rien », déplorent les douaniers centrafricains.
Depuis la signature du protocole de collaboration entre le ministère centrafricain des Finances et la « mission économique russe » représentée par le conseiller russe du chef de l’État en matière de l’économie, Monsieur Jury LIAMKINE, une dizaine des anciens douaniers russes ont été déployés en Centrafrique. Ils occupent des points stratégiques d’entrée et sortie du territoire centrafricain. Ce sont maintenant eux qui font le travail de fouilles des véhicules, des motos et bien d’autres à la place des douaniers centrafricains aux postes frontaliers de Béloko et de Mbang. Ce qui suscite des mécontentements au sein de la douane centrafricaine. Pour des nombreux douaniers centrafricains, ces russes ne maitrisent rien de la procédure douanière au sein de la zone CEMAC, mais se forcent à faire de « n’importe quoi ».
Selon un cadre du ministère des finances, cette mauvaise collaboration entre les russes et les centrafricains au sein de la douane nationale pourrait dégénérer un jour à un sérieux conflit.
Pour rappel, avec la signature du protocole de collaboration avec la mission économique russe, la présidence de la République centrafricaine souhaite augmenter la recette douanière centrafricaine. Mais d’ores et déjà, certaines sources ont indiqué à CNC qu’à deux mois de collaboration, la recette n’a pas atteint le niveau escompté. Elle est deux fois plus bas qu’avant. Même le FMI et la banque mondiale doutent de cette collaboration avec une société dont l’existence officielle fait encore de sérieux doute.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:40:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite à la manifestation du 12 juin dernier de la diaspora centrafricaine devant l’ambassade de la fédération de Russie à Paris pour dénoncer les exactions des mercenaires de Wagner en Centrafrique, les autorités russes ont décidé de rencontrer les représentants de cette diaspora à Paris. Ainsi, une rencontre a été organisée au sein de l’ambassade de Russie en France. Un tête à tête qui semble ne pas donner des réponses claires aux préoccupations des centrafricains, mais soulève un peu plus des question sur la nature du partenariat entre la Russie et la Centrafrique, en particulier avec la société Wagner dont le représentant russe n’a pas nié l’existence en Russie, mais également en rca.
Le 12 juin dernier, à Paris, en France, un sit-in a été organisé devant l’ambassade de la Russie en France. À cette occasion, un mémorandum a été remis aux autorités russes via leur ambassade basée dans cette capitale Dans leur revendication, ils s’accordent à :
– Demander avec insistance une enquête internationale sur les crimes commis en Centrafrique par les mercenaires russes,
– Dénoncer la manipulation et surtout l’instrumentalisation de la population contre les instances internationales ainsi que les partenaires étrangers impliqués dans la crise centrafricaine,
– Dénoncer l’ingérence voire le non-respect de la pudeur diplomatique par l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique,
– Dénoncer le non-respect des principes fondamentaux des droits de l’homme,
– Dénoncer la politique de l’isolationnisme du pouvoir de Bangui,- Dénoncer la corruption, la gabegie, la discrimination, l’injustice sociale, la justice au faciès qui empoisonnent le pays,
– Dénoncer l’ingérence de la Russie dans la gestion interne du pays,
– Dénoncer la campagne de désinformations et de dénigrements distillés par certains médias étrangers sur la crise Centrafricaine,
– Réclamer à cor et à cri la tenue du dialogue politique inclusif.
Ainsi, suite à cette manifestation, les autorités russes souhaitent en discuter avec les représentants de cette diaspora centrafricaine de France. Un tête à tête a eu lieu samedi 17 juillet à l’ambassade de la Russie en France, et le représentant russe tenait à préciser qu’en Centrafrique, il n’y a que six diplomates russes qui travaillent à l’ambassade de la Russie en RCA. Ce qui joue sur la qualité des informations qu’ils reçoivent de la République centrafricaine.
En plus, le jeune diplomate russe tenait à préciser qu’ils reconnaissent l’existence de la société Wagner en Russie. Mais cette société ne pourrait pas aller sans autorisations en Centrafrique. Ce sont les autorités centrafricaines qui ont fait appel à Wagner.
« il faut que ça soit clair ! Ce sont les autorités légitimes de votre pays qui sont allées chercher Wagner et non le gouvernement russe », disait-il, et d’ajouter que « le blanc ne peut pas quitter son pays pour aller dans un pays africain pour le plaisir. Il y’a toujours un intérêt derrière ».
Cette phrase tenue par ce jeune diplomate russe fait froid au dos. Sans détour, il rejette la responsabilité de ce qui se passe en RCA sur les autorités de ce pays. Il dit en outre que « le Président Faustin Archange Touadera ne dit pas la vérité à son peuple ».
Il n’ y a que 6 russes en Centrafrique et les autres qui composent les paramilitaires de Wagner ? Pourquoi pacter avec la société Wagner qui n’est autre qu’une société de mercenariat ? Qui doit répondre des crimes qu’ils commettent ?
Sur ce, tous les regards sont tournés désormais vers les autorités legitimes de Centrafrique. Les autorités russes commencent à se désengager.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Le Président par intérim du parti KNK, Christian Dedizoum Guenebem, en exile, a accepté d’accorder une interview exclusive à CNC sur les sujets d’actualité et sécuritaire de son pays, la République centrafricaine. A l’issue de cet entretien, plusieurs points saillants ont été abordés entre autres, le dialogue républicain, l’embargo sur les armes à destination de la rca, le débauchage au parlement des députés de l’opposition et la difficile condition de vies des militants du KNK depuis que son président fondateur, l’ex-président François Bozizé est devenu coordonnateur de la CPC. Une coalition de certains groupes armés qui menace de destituer le régime de Bangui.
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour ! Vous êtes le Président par intérim de Kwa Na Kwa (KNK). Le Président de la République a récemment signé le décret portant création du comité préparatoire du dialogue dit « républicain ». Et à peine ce décret fut-il officialisé que certains partis politiques d’opposition et quelques organisations de la société civile ont exprimé leurs inquiétudes suite au format de ce comité. Quelle est alors la position du KNK vis-à-vis de ce décret qui continue de faire du bruit dans le pays malgré le fait que la Présidence de la République a convoqué une réunion d’urgence visant à mettre fin à cette polémique ?
Christian GUENEBEM (CG) : Bonjour à vous et merci de vouloir bien me donner la parole.
Le KNK est membre à ce jour de la COD-2020 et, à ce titre, partage donc ses opinions et prises de positions. C’est dire qu’en ce qui concerne le décret dont vous parlez, le KNK n’a pu que, malheureusement, constater la poursuite de la logique de l’unilatéralisme choisi comme mode de résolution de la crise centrafricaine par le pouvoir de Bangui. L’autisme est ce qui a, depuis le 30 mars 2016, caractérisé la gouvernance du Président TOUADÉRA. Et le fait est que cela n’a pas changé.
Alors oui, des discussions ont été ouvertes suite aux protestations tous azimuts. Mais cela n’augure en rien le fait que le Président TOUADÉRA ait changé son fusil d’épaule. L’inclusivité réclamée au niveau du Comité préparatoire n’est toujours pas de mise avec, par exemple, la mise à l’écart des acteurs de la diaspora qui n’auront pas de porte-voix dans cette phase cruciale pour l’avenir des discussions en vue, mais surtout pour l’avenir de notre pays.
Pire encore est le fait que la réunion d’harmonisation prévue entre les différentes parties s’est tenue en l’absence des représentants de la COD-2020, parce que l’heure de ladite réunion a été modifiée et avancée à la dernière minute sans en avoir avisé nos représentants. Ces derniers ont donc été finalement reçus par le Ministre d’État Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, après coup, pour se voir présenter les amendements au décret retenus.
Cette manière de faire les choses n’est pas de nature à instaurer un véritable climat de confiance qui doit pourtant prévaloir en de pareilles circonstances. Le KNK regrette cela et demeure donc en alerte pour la suite du processus.
CNC : Pensez-vous que ce dialogue, tant réclamé par les forces vives de la nation et la communauté internationale, est la seule option du retour définitif de la paix en République centrafricaine ?
CG: Au KNK, nous ne voyons pas par quel autre moyen la paix définitive peut être obtenue. Et de ce point de vue, nous avons toujours été constants, même lorsque nous étions les seuls à réclamer le dialogue. Simplement, il ne faut pas penser que nous sommes prêts pour autant à accepter n’importe quel dialogue.
Ce dialogue se doit d’être inclusif. C’est-à-dire qu’il doit regrouper l’ensemble des fils et filles de Centrafrique dans toute leur diversité et toutes leurs tendances.
Il se doit aussi d’être placé sous une médiation neutre car nous ne devons pas l’oublier, le Président TOUADÉRA et son camp, sont une des parties au conflit. D’ailleurs, à ce titre, et en sa qualité de patron des Pouvoirs publics, on ne peut penser que ces derniers jouissent d’une quelconque indépendance de vue au cours des discussions à venir. Aussi, les associer aux discussions au même titre que tous les autres participants équivalent à gonfler artificiellement le nombre de participants pro-régimes pour mieux contrôler les discussions et leur issue. C’est pourquoi, il est fort préoccupant que le Comité préparatoire de ce dialogue soit placé sous l’autorité du Président TOUADÉRA.
Le dialogue doit se tenir dans un cadre qui garantit à tous ses participants, de pouvoir être en sécurité et de ne pas craindre pour leur vie au sortir de la salle des débats. Or, à ce jour, Bangui n’offre aucune garantie en ce sens. En effet, l’existence des requins, la milice du régime de TOUADÉRA, et les nombreux cas d’enlèvement, de tortures, d’assassinats ou encore de tentatives d’intimidation sont autant de signaux négatifs qui ne plaident pas en faveur de la tenue du dialogue en terre centrafricaine.
Voilà ici énumérés quelques éléments qui font que les choses ne s’annoncent pas forcément sous les meilleurs auspices mais il nous faut, face à cela, continuer de plaider en faveur d’un véritable dialogue où le peuple restera au centre des débats et dans lequel la Paix sera la seule chose qui préoccupera l’ensemble des participants.
CNC : Le 23 juin dernier, le Président a signé le décret portant nomination des 32 membres du gouvernement DONDRA, qui est censé l’accompagner dans sa vision politique de son second quinquennat. Quelle lecture faite-vous de ce gouvernement dit de « large ouverture et d’action » par le nouveau Premier ministre Henri Marie DONDRA ?
CG : Nul n’est besoin d’épiloguer longuement sur ce sujet qui a déjà fait couler tant de salive. Je dirais simplement que ce Gouvernement n’est pas large que l’on veut bien nous le faire croire puisqu’il ne regroupe que le MCU et ses alliés.
CNC : L’actualité oblige ! Le conseil de sécurité des Nations-Unies doit renouveler l’embargo sur les armes à destination de la RCA fin juillet. Mais la diplomatie russe s’oppose farouchement à ce que le renouvellement défendu par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, et menace pour la première fois d’user de son droit de véto. Comment vous analysez cette situation qui risque d’être électrique ?
CG : Depuis sa mise en place, le KNK a toujours été opposé à l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, car, nous l’avons toujours perçu comme une entrave au libre exercice de la violence légitime par un Gouvernement légitime en Centrafrique. D’ailleurs c’est une position que nous avons largement défendue.
Cela étant dit, il nous faut aujourd’hui observer que les autorités centrafricaines ont accumulé les motifs de voir l’embargo être prolongé. Cela a été déjà le cas, lorsque les experts des Nations Unies avaient relevé que des armes dont les numéros de série avaient été répertoriés comme appartenant aux arsenaux de l’Armée nationale et entreposés au Camp de Roux, ont été retrouvées entre les mains des groupes armés au Nord-est de notre pays.
C’est encore le cas lorsque ces mêmes experts font état de recrutements parallèles du supplétif pour les FDSI parmi les milices présentes dans la capitale avec distribution d’armes, de tenues militaires et de véhicules en dehors de toute traçabilité.
CNC : Vous êtes le président par intérim d’un parti où la quasi-totalité des militants vivent en cachette depuis que le fondateur de votre mouvement politique s’est engagé dans une coalition rebelle dont il a pris la tête et qui a juré de mettre fin au régime actuel. Cette aventure menée par votre ex-champion ne risque-t-elle pas de fragiliser votre parti ? Et au rythme où certains sont à l’extérieur tandis que les autres sont en cavale, comment allez-vous réorganiser votre parti ?
CG : C’est une vaste problématique que vous abordez-là. Mais il est important de relever comme préalable, que, contrairement à un certain nombre d’idées reçues, le fait que le Président Fondateur du KNK soit aujourd’hui le Coordonnateur de la CPC, n’engage en rien l’ensemble des militants de notre parti. Et vous l’avez souligné vous-mêmes, nous payons un lourd tribut à cette crise, notamment nos militants.
Le parti en sort à ce jour, fragilisé, mais la détermination du noyau dur demeure intacte et c’est ce qui nous permet de rassurer les militants avec lesquels nous restons en contact partout où ils sont. C’est vrai que la vie et devenue difficile pour nombre d’entre eux, mais nous n’avons aujourd’hui pas que le droit de renoncer à nous battre pour ce que nous estimons juste. D’ailleurs, le fait de savoir que nombreux d’entre eux ont perdu la vie dans ce combat pour la démocratie véritable, nous confère davantage de responsabilités.
La réorganisation du KNK est un chantier qui n’est pas insurmontable car la colonne vertébrale du parti est demeurée intacte. Un travail important se fait en ce moment. Vous aurez le loisir d’en constater les fruits le moment venu.
CNC : N’est-pas cette situation qui est à l’origine du débauchage de vos députés à l’Assemblée nationale ?
CG : Au niveau du Parlement, entre décisions contradictoires de la Cour constitutionnelle, intimidations du régime et débauchage à coup de millions de nos élus, nous sommes passés de près d’une quinzaine de députés à 3 à ce jour. Les discussions se poursuivent avec d’autres forces politiques afin de former prochainement un groupe parlementaire avec d’autres acteurs de l’opposition.
Retenons que la situation du KNK, que le Président TOUADÉRA et ses affidés ont résolument décidé de détruire, n’a pas favorisé la stabilité de notre situation au sein du Parlement.
CNC : Pour finir, quel est actuellement le niveau de votre relation avec le Président fondateur de votre parti, l’ex-Président François Bozizé et le lieu où il se trouve ?
CG : Et bien c’est simple. A ce jour, je n’ai aucune relation avec le Président fondateur du KNK qui a choisi de se retirer de la direction du parti en raison de son engagement actuel au sein de la CPC.
Aussi, je ne suis donc pas en mesure de vous dire là où il se trouve. Ceci dit, il me semble que la CPC a des communicants auxquels vous feriez mieux de poser cette question.
CNC : La rédaction du CNC vous remercie.
CG : C’est plutôt à moi de vous remercier pour cet échange.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:44:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La jeune victime est âgée seulement de 10 ans. Son corps sans vie a été retrouvé ce lundi 19 juillet sur le fleuve Oubangui derrière le SÉGA. Elle a été repêchée par des pêcheurs.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/pont-miskine-le-15-mai-2020-par-tregu–450×337.jpg” alt=”Pont du canal de Goubagara au quartier Miskine dans le cinquième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang” width=”450″ height=”337″ />Pont du canal de Goubagara au quartier Miskine dans le cinquième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang
Une scène dramatique a eu lieu ce dimanche 18 juillet au quartier Ouatala, situé non loin du quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui. La pluie qui s’est abattue dimanche a fait une victime, une fillette de 10 ans.
Selon la famille, sous cette pluie, la fillette aurait commis une faute dont son petit cousin a voulu la corriger. Par peur, l’enfant a fui pour trouver refuge sous la pluie. Le petit cousin l’a poursuivi pour la récupérer, mais par inattention la petite se dirigeait vers le canal d’eau qui se dirige directement vers le canal Ngoubagara. Du coup l’enfant a été entraînée par la pression et portée disparue.
Les policiers ont été appelés sur le lieu, y compris les pompiers. Une fouille rapide dans le canal n’a pas pu retrouver la fillette. Mais le lendemain, c’est dire ce lundi 19 juillet vers 7 heures du matin, les pêcheurs qui étaient sur le fleuve Oubangui ont retrouvé le corps sans vie de la fillette derrière la société de gestion des abattoirs (SÉGA). Ce lundi.
Pour l’heure, le corps de la victime a été enterré par ses parents, mais plusieurs questions subsistent.
Le petit cousin, qui serait à l’origine de l’accident, quant à lui, serait porté disparu. On l’a cherché en vain. Peut-être il se sent coupable de la mort de sa nièce ?
L’UPC en tant que mouvement politico-militaire a pour objectif ; l’édification d’un Centrafrique nouveau, paisible, d’un état de droit sur toute l’étendue du territoire dans ses frontières tel qu’hérité de l’indépendance.
L’UPC appui la lutte pour la refondation de l’état et la mise en place d’un dialogue politique où toutes les composantes seront présentées.
A : Objectifs ;
L’adhésion totale au processus et aux engagements pris lors de forum de Bangui du 04 au 11 mai 2015 ;
L’adhésion au processus de DDRR, condition sine-qua-none du retour de la stabilité, la défense de l’intégrité du territoire national, la consolidation de l’espace régional de développement économique en Afrique centrale dont nous souhaitons que la RCA en tant qu’Etat central soit un des principaux acteurs.
B : Implication de l’UPC
Depuis sa création, l’UPC s’est directement impliqué dans la vie politique, sociale et économique à savoir :
L’UPC s’est engagé formidablement sans condition dans le DDRR au forum de Bangui du mai 2015 ;
L’UPC a adhéré au processus du pré DDR ;
L’UPC s’est engagé à œuvrer d’une manière irrévocable pour la paix et le développement durable en RCA dans le cadre des institutions légalement établies.
L’UPC au nom de la cohésion sociale, de l’unité nationale a signé un accord de nonagression avec le PCUD de monsieur Patrick Ngaissona (anti balaka) en décembre 2015 ;
L’accord d’entente de non-agression entre la communauté Ngoula et la communauté peulhs le 15/03/2015 ;
Déclaration d’entente de Khartoum des groupes armés (anti balaka et ex seleka) le 28 août 2018. Suite à la déclaration des principes du 13 janvier 2017, l’UPC réaffirme son respect de l’intégrité territoriale ;
La protection de l’église catholique de Bambari de 2015 à 2017 ;
La protection de l’église Elim d’ Alindao 2017 à 2020 suite à des menaces graves contre la paix et la réconciliation qui plane sur la Ouaka et la Haute kotto ;
Le coordonnateur militaire chef d’état-major a décidé en février 2017 de quitter la ville de Bambari sous le contrôle sécuritaire de l’autorité déployée par le gouvernement de son excellence Monsieur Mathieu Simplice Sarandji ;
L’UPC respecte les lignes rouges mises en place par la Minusca lors de l’éclatement des affrontements voulu par la coalition ;
L’UPC a fourni des efforts au niveau de ses moyens pour déplacer les minorités vulnérables menacées par les anti balaka sans distinction d’ethnies, de race, ou de sexe dans toutes les zones sous son contrôle ;
Du 25 Avril de 2013 jusqu’à la fin de l’année 2014, le chef d’état-major se souciant de la sécurité des populations minoritaires a ouvert des échanges avec la MINUSCA afin de pouvoir les escorter sous protection ses populations et ainsi éviter qu’elles soient victimes d’exactions ou de crime lors de leurs déplacement vers la capitale
L’UPC a mobilisé ses moyens propres, à travers des associations pour sensibiliser la population d’Alindao sur le vivre ensemble et la cohésion sociale. Cela a permis a la communauté internationale d’ouvrir un dialogue avec la population et de faire cesser les hostilités ;
Depuis le retour dans les accords de khartoum l’UPC a continué d’œuvrer pour le retour définitif de la paix en se distinguant notamment dans les démentiellement des barrières présentes dans sa zone et la libération des bâtiments administratifs dans la ville de Ngakobo pour laisser l’autorité de l’état s’installer.
L’UPC a collaboré favorablement avec les différentes organisations humanitaires et les agents de l’ANE en facilitant la circulation et l’accès aux bénéficiaires ;
L’UPC a signé des accords en vue de la stabilité les relations avec les autres groupes armés à savoir :
La signature de la cessation des hostilités et de libre circulation du 02/05/2018 avec Abdoulaye Hissein et Alkatim en moyenne Sido ;
L’accord de la coalition signé avec la CNDS le 07/02/2017 à Malloum ;
L’accord de cessation des hostilités à Ndélé ;
Le plan d’action de la Minusca signé a Bambari en 2019.
L’UPC a libéré et remis à la Minusca de Bria les otages femmes et enfants de Nzako ;
L’UPC remis une liste de 100 éléments à désarmer dans la ville de Bambari puis 100 autres a Bria ;
L’UPC a construits des écoles pour les enfants rescapés de Bambari et Bokolobo, et renforcé scolairement d’autres écoles présentent a : Poudjou, Boyketté, Nguipa, Ngrianda et Boygou
L’UPC a construit un bâtiment dans le district de Bokolobo avec la création d’un comité de gestion en collaboration avec une organisation non gouvernementale présente à Bambari permettant ainsi la distribution de médicaments et le changement des membres de la COGES.
Conditions et attentes du mouvement
Les conditions sensibles que le chef de l’état, son excellence professeur FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA et ses collaborateurs qui nous ont été faites est dans l’esprit d’associer les leaders des groupes politico-militaires.
Nous sommes déterminés à assumer certaines responsabilités auprès de votre haute bienveillance afin de contribuer efficacement au développement de notre pays.
Pour ce faire nous proposons :
02 portefeuilles ministériels ;
02 ministres conseillers à la présidence de la république ;
02 chargés des missions ;
02 préfets et sous-préfets ;
02 Ambassadeurs ;
L’intégration de nos éléments dans les forces de défense, de sécurité et l’harmonisation de leurs grades ;
La sécurisation de notre communauté et son intégration dans la vie sociale ;
Un cessez le feu et des assises intégrant les garants et facilitateurs afin d’enterré définitivement la hache de guerre ;
En revanche l’UPC s’engage a un désarmement définitif et est favorable à la contribution précieuse de la communauté internationale et l’investigation du gouvernement dans la réinstauration de l’autorité de l’état sur la totalité du territoire.
Fait à Bokolobo le17/072021 Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:50:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un véhicule conduit par un capitaine de l’armée et une motocyclette a fait un mort et une blessée grave sur l’avenue de l’indépendance à hauteur du pont de l’hôpital de l’amitié dans le quatrième arrondissement de Bangui.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l’aéroport le 15 mai 2020 par trégu” width=”450″ height=”337″ />Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC
Selon les témoins, les victimes, un jeune habitant du KM5, et sa copine, une jeune fille habitant chez son époux au quartier Gobongo, ont eu le malheur d’être heurtée sur leur moto par un véhicule d’un ancien capitaine de la gendarmerie sur le pont de l’hôpital de l’Amitié ce dimanche 18 juillet vers 16 heures.
D’après la famille des victimes, l’accident avait eu lieu au moment où le jeune homme était venu à Gobongo récupérer sa copine afin d’aller passer leur au week-end. Mais avant d’arriver à la destination, leur moto est rentrée en collision avec un véhicule au niveau du pont de l’Amitié. Le conducteur de la moto est mort sur le coup, tandis que la passagère, sa copine, elle, est grièvement blessée et transférée aux urgences de l’hôpital de l’amitié qui se trouve à moins de 300 mètres du lieu de l’accident.
Mais un autre problème surgit quant à la victime décédée. Comme il est musulman du côté paternel, et chrétien côté maternel, ses oncles veulent récupérer sa dépouille pour la mosquée centrale, mais ses parents, côté maternel, y opposent farouchement. Un conflit s’éclate entre eux. Grâce à l’intervention de la gendarmerie, les parents, côté paternel, ont pu récupérer la dépouille pour la mosquée.
Cet accident montre à quel point, circuler dans la capitale centrafricaine est synonyme d’un risque de dan8de mort.
Les attaques incessantes contre les patients, le personnel de santé et les établissements médicaux en République Centrafricaine (RCA), durant la flambée de violences qui a impacté tout le pays, obligent MSF à suspendre ses activités médicales et limitent l’accès aux soins de santé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/vaccination-durgence-dans-la-vakaga-par-le-msf-en-2019-450×300.jpg” alt=”vaccination d’urgence par le msf à Vakaga en 2019″ width=”450″ height=”300″ />Vaccination d’urgence par le MSF dans la Vakaga en 2019. CopyrightMSF
« La résurgence du conflit en RCA depuis décembre a fait payer un lourd tribut à la population civile et aux services médicaux », déclare Rhian Gastineau, chef de mission MSF. « Nous sommes très préoccupés par les attaques répétées contre les patients, les agents de santé et les établissements médicaux. »
Au cours des six derniers mois, les équipes de MSF ont vu des dizaines d’établissements de santé saccagés, endommagés et occupés par des hommes armés. Lors d’incursions armées dans l’enceinte des hôpitaux, les patients ont été victimes de violences, d’abus physiques, d’interrogatoires et d’arrestations. Les agents de santé communautaires dans les zones rurales ont été menacés et agressés, tandis que des motards livrant des médicaments essentiels ou transportant des patients ont été attaqués, blessés et volés sous la menace d’une arme. Ces actes de violence sont généralement attribués par les belligérants à des éléments incontrôlés de divers groupes armés.
Des établissements de santé saccagés
En février, des combats entre les forces gouvernementales et des groupes armés non étatiques à l’intérieur d’un centre de santé soutenu par MSF dans le camp de personnes déplacées d’Elevage, près de Bambari, ont endommagé le bâtiment après avoir été touché par une roquette. En juin, un poste de santé voisin a été détruit après l’expulsion de 8 500 personnes déplacées du site, qui a ensuite été réduit en cendres.
Au cours des six derniers mois, les équipes mobiles de MSF dans les préfectures de Ouaka, de Ouham-Pendé et d’Ombella-Mpoko ont vu plusieurs établissements de santé saccagés et partiellement détruits, avec des panneaux solaires, des fournitures médicales et des matelas volés, et des portes et fenêtres brisées.
A Bangui et ailleurs, des hommes armés ont pénétré dans des centres de santé gérés et soutenus par MSF pour interroger ou arrêter des patients. En février, des hommes armés ont tenté de tuer un patient dans l’hôpital soutenu par MSF à Bouar.
Des agents de santé attaqués
En mai, près de la ville de Kabo, deux agents de santé communautaires, formés par MSF pour soigner les personnes dans les zones reculées contre des maladies courantes telles que la diarrhée, le paludisme et la malnutrition, ont été touchés aux jambes et à la tête lors de vols à main armée, tandis que deux autres avaient trop peur de continuer à travailler après avoir reçu des menaces de mort.
En juin, un convoi transportant des patients vers l’hôpital de MSF à Batangafo a été pris dans une embuscade par des hommes armés, causant la mort d’une accompagnante, un motard et deux patients blessés. Deux autres attaques ont eu lieu à proximité le même mois, tandis que des attaques similaires ont eu lieu près de Bossangoa et Bria.
« Depuis décembre, se déplacer à la périphérie des grandes villes est extrêmement difficile et dangereux en raison des postes de contrôle, des vols et des attaques », explique Gisa Kohler, responsable adjointe de programme pour MSF.
MSF contraint de suspendre ses activités
À la suite de ces incidents, MSF a dû suspendre temporairement et à plusieurs reprises ses activités médicales, incluant l’offre de soins vitaux, le fournissement de médicaments, la supervision du personnel du centre de santé et le transport de patients. « Le fait d’être contraint de suspendre nos activités ne fait qu’exacerber la vulnérabilité des populations et entraîne, entre autres, la mort évitable de jeunes enfants et de femmes avec des complications pendant la grossesse et l’accouchement », poursuit Gisa Kohler.
A Paoua, Bria et ailleurs, l’insécurité croissante a empêché les équipes MSF de se rendre régulièrement dans les centres de santé périphériques que MSF soutient. Cela a un lourd impact sur la qualité des soins prodigués et perturbe l’approvisionnement en médicaments essentiels.
MSF a dû réduire les transferts de patients en moto des zones rurales vers Kabo depuis avril en raison des risques encourus ; en conséquence, le nombre de patients référés chaque mois a presque diminué de moitié. En juin, les agents de santé communautaire de MSF dans certaines zones autour de Kabo n’ont réussi à effectuer qu’un quart de leur nombre habituel de consultations hebdomadaires en raison de l’insécurité.
« La suspension et la réduction des activités de sensibilisation médicale dans de nombreuses régions où nous travaillons est très préoccupante, en particulier avec la saison des pluies en cours, lorsque les cas de paludisme et d’autres maladies potentiellement mortelles atteignent leur pic », a déclaré Gisa Kohler.
La peur et la panique perturbent les soins de santé
En raison de l’insécurité croissante, de nombreuses personnes ont trop peur de quitter leur domicile pour consulter un médecin, tandis que de nombreux personnels de santé ont fui leur lieu de travail pour rechercher la sécurité.
À cette occasion, la violence a poussé un grand nombre de personnes à arriver dans les locaux de l’hôpital à la recherche de protection, perturbant les services de santé. Parfois, comme cela s’est produit à Kabo en juillet, la simple rumeur d’un attentat suffit à créer un mouvement soudain de personnes paniquées.
« Malheureusement, il n’est pas nouveau que la violence ait un impact sur les soins médicaux en RCA », dit Rhian Gastineau. « C’est un problème structurel en période de conflit. La multiplicité des groupes armés et les combats actifs ont provoqué une situation très volatile, qui affecte également des zones qui étaient auparavant considérées comme relativement stables, et limite davantage l’accès aux soins de santé pour une population qui peine déjà à se procurer l’essentiel ».
MSF exhorte le gouvernement et toutes les parties au conflit à respecter la neutralité des établissements de santé et à permettre aux populations d’accéder à l’aide médicale et humanitaire.
« Aujourd’hui plus que jamais, toutes les parties au conflit doivent renforcer le respect du droit international humanitaire, y compris la protection des civils et des installations médicales, des transports et du personnel », conclut Rhian Gastineau.
MSF travaille en République centrafricaine depuis 1997 et gère actuellement 13 projets réguliers – à Bangui, Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa et Carnot – et une équipe mobile d’urgence. Depuis que le conflit s’est intensifié fin 2020, MSF a œuvré pour assurer la continuité des soins dans tous ses programmes et a lancé des projets d’urgence dans les zones touchées par le conflit de Boguila, Bossembélé, Bouar, Grimari, Mbaiki, Damara, Boali, Dékoa, Liton, Kouango et Ippy.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Le libanais Aziz Ibrahim Nassour appartient à une de ces familles qui auront été, ces dernières années, des passerelles entre l’organisation libanaise proche de l’Iran, le Hezbollah, et les représentants de la communauté chiite installées en Afrique et notamment en Centrafrique
Aziz Ibrahim Nassour, PDG d’Almadina Centrafrique
Aziz Nassour est le fils ainé de Ibrahim Khalil Nassour, un homme d’affaires libanais chiite qui fut un important sponsor de l’organisation Hezbollah. Ibrahim Khalil Nassour avait créé en 1983 la société « Dianonds Forever » basée à Anvers et spécialisés dans l’import-export de diamants polis. Sa fille Diana Nassour, la sœur de Aziz Nassour, s’est mariée à Ali Saïd Ahmad. Laquelle famille Ahmad est une autre famille libanaise chiite qui s’est considérablement enrichie dans le commerce de diamants du Zaïre à Anvers). Le clan Ahmad-Nassour s’est spécialisé dans le commerce de diamants de Sierra Leone, du Libéria et de République démocratique du Congo revendus à Anvers avant d’en investir les bénéfices au Liban, principalement par le biais d’acquisitions immobilières.
La proximité avec Mobutu
Aziz Nassour aura été très proche de l’ancien Président Mobutu et de son fils Kongolo Mobutu écoulant en masse des diamants du Zaïre à Anvers. Une fois le règne de Mobutu terminé, Aziz Nassour a continué en coopérant avec les rebelles de l’Est du Congo à travers l’Ouganda et le Rwanda.
A la fin de l’année 2000, Aziz Nassour a monté une opération avec son cousin Samih Osaily qui consistait à acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF) soutenus par Charles Taylor qui eux avaient besoin de liquidités et d’armes. C’est ainsi que Aziz Nassour a pu écouler des diamants du RUF à Anvers pour environ 300.000$ / semaine entre décembre 2000 et novembre 2001. Ces achats de diamants se faisaient par l’intermédiaire de coursiers employés par Aziz Nassour qui prenaient des vols hebdomadaires d’Anvers vers Abidjan. Là, ces coursiers louaient des avions légers pour se rendre à Monrovia, au Libéria pour ensuite aller rencontrer des commandants rebelles du RUF en Sierra Leone.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé à Aziz Nassour des sanctions financières et un gel de ses avoirs en 2004. Les rapports onusiens soulignaient en effet, a pu expliquer RFI, les liens possibles entre le clan Nassour et Al-Qaïda. Une enquête belge avait été ouverte à ce sujet mais faute de preuves, « les procureurs n’ont toutefois engagé aucune action au titre d’activités liées au terrorisme ».
Par ailleurs, à la fin de l’année 2004, la justice belge a condamné par contumace Aziz Nassour à six ans de réclusion et 25.000 euros d’amende pour son rôle supposé « à la tête d’une organisation qui fournissait des armes et des ressources logistiques aux pays africains en guerre, en échange de ‘diamants. Les produits étaient ensuite blanchis… via le marché du diamant d’Anvers », à travers la société ASA DIAM.
La Centrafrique, base arrière
Les membres de la famille d’Aziz Nassour ont créé quatre sociétés en Centrafrique depuis 2016 : Sahar Diam, Sahar Bi, Nassour Diam et Sahar Mining. Sahar Bi se spécialise dans la confection de pièces d’identité et les autres sont des bureaux d’achats de diamants et d’or.
En 2017, Aziz Nassour Directeur Général de la société Al Madina, basée à Oman, a remporté grâce à l’intervention directe du Président centrafricain Touadéra un marché public stratégique pour numériser les pièces d’identité émises par le gouvernement de Bangui. Al Madina se paie sur la bête en rémunérant le service rendu aux usagers au prix fort. Avec un prix fixé à 15.000 francs CFA pour une durée de validité de 5 ans (contre 4.500 francs CFA pour une validité de 10 ans auparavant), le prix fixé par Al-Madina a suscité des débats houleux en Centrafrique.
A la fin de l’année 2020, c’est l’ancien Ministre des Finances et actuel Premier Ministre Henri-Marie Dondra qui avait été missionné par Touadéra pour défendre le prix fixé par Al-Madina lors d’un débat agité à l’Assemblée Nationale. Finalement, l’obtention d’une carte d’identité sera assujettie au versement de la somme de 6.750 Fcfa en dépit du fait que la loi de finances de 2020 avait prévu un prix de 4 500 Fcfa.
Lors de la séance du 6 décembre 2019, le Conseil de Sécurité de l’ONU a souligné que la présence d’acteurs formant des réseaux parallèes s’accroît en Afrique Centrale. Des hommes d’affaires tels que Aziz Nassour ont gagné des jolis budgets grâce à des accords plus ou moins licites.
Al Madina a largement œuvré pour facilité la réélection du Président Touadéra par la délivrance de certificats de nationalité jugés complaisants par l’opposition centrafricaine.
En plus du prix, c’est désormais un véritable parcours de combattant pour la population pour obtenir le précieux sésame avec des files interminables devant la Direction des services de police judiciaire (située dans l’enceinte de la Brigade criminelle) qui assure très difficilement le service après-vente de Al-Madina.
Privés d’eau potable à cause de cadavres dans les rivières
Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, certains habitants n’ont pas accès à l’eau potable : des rivières de Kpata ont été polluées par des cadavres.
Boire un verre d’eau potable, cela ne va pas de soi pour les habitants des villages périphériques de Bangui.A défaut d’avoir accès à de l’eau propre, beaucoup se rabattent sur l’eau de marigot avec des conséquences sur leur santé. Mais cette situation s’est accrue avec la crise sécuritaire de janvier : des cadavres ont été jetés dans les rivières et les ont polluées.
Beaucoup de Centrafricains n’ont que l’eau sale du marigot à boireBoire l’eau sale du marigotUne eau sale, et trouble : la population de Kpata, Beyeré, Ndimba va puiser son eau à boire dans le marigot.
Pierre Yetoman est le chef du village de Kpata. Il explique que l’accès à l’eau est extrêmement difficile. “L’eau ici est à ciel ouvert. Quand il pleut, les feuilles tombent dessus, y compris le sable.
Après la crise, malgré tout ce que vous connaissez, les gens n’ont pas le choix”.Au plus fort des violences, des corps sans vie ont été jetés dans les rivières, rendant l’eau encore plus impropre à la consommation.
Des infections à cause du manque d’hygièneCette situation a ému la sœur Lydie Dehegué Nambona, révoltée que dans cette région, boire de l’eau puisse représenter un danger pour la population.La nonne raconte : “Nous avons rencontré des cas d’infections pulmonaires, de gastro-entérite, évidement, parce qu’ils n’ont pas de bonne eau. On rencontre beaucoup de problèmes de peau dus au manque d’hygiène. Alors porter secours à ces frères et sœurs, je crois que ça les soulagerait beaucoup dans leur misère, je dis dans leur misère parce que vraiment c’est une population qui souffre”.La réponse des autorités : des études sont en cours.
Le gouvernement est conscient de la réalité du problème. Le réseau de distribution d’eau remonte à la colonisation. Il n’a pas été amélioré malgré l’augmentation de la demande. Arthur Bertrand Piri, ministre de l’Hydraulique, s’en remet à la conclusion d’études qui sont en train d’être menées avec les partenaires de l’Etat.
Le ministre remercie ainsi la Sodeca (l’entreprise publique de distribution de l’eau potable et de travaux hydrauliques en RCA, ndlr), même si l’entreprise a “des moyens limités”, de l’aveu même du ministre. “La population augmente, nous le savons. Mais après les études en cours, nous aurons des propositions et nous verrons ce qu’il y a lieu de faire et nous faisons confiance aux partenaires qui nous ont toujours soutenus”.
La Centrafrique est encore loin des objectifs de développement durable fixés par l’ONU. L’accès à l’eau potable et aux infrastructures sociales de base demeure pour la majorité de la population une denrée rare.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 11:29:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tous les blessés ont été transférés samedi à la clinique du médecin sans frontière (MSF) à Bangui. Leur pronostic vital est engagé, selon des sources hospitalières.
La barrière de la gendarmerie de Pissa, au croisement Moungoumba et Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA. Photo CNC
Selon certains témoins de la scène interrogés par CNC, l’accident s’est produit peu avant après midi à un kilomètre à l’entrée de Pissa, située au croisement de la route de Mbaïki et de Moungoumba, située à environ 80 kilomètres de Bangui.
D’après eux, peu avant-midi, le véhicule des Mercenaires russes, en provenance de Bangui pour Berongo, aurait happé mortellement cinq motocyclettes qui étaient dans un cortège funéraire. Mais à la grande surprise de tous, le conducteur du véhicule incriminé, un mercenaire de Wagner, n’est pas s’arrêteé pour voir l’état de ses victimes. Il a préféré poursuivre sa route et prendre la fuite comme si de rien n’était.
Grâce au soutien de la population locale, toutes les victimes blessées ont été transférées à l’hôpital de Pissa, puis évacuées dans un état critique à la clinique du médecin sans frontières (MSF) à Bangui. Leur pronostic vital est engagé, selon les médecins urgentistes.
Le comportement adopté par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner en Centrafrique montre à suffisance qu’ils n’ont aucune considération pour les noirs, en particulier les Centrafricains.
« Ce sont des bêtes, et même si on les tue comme des mouches, il n’y aura aucune conséquence pour nous », s’indigne une victime qui tente d’imaginer ce que les hommes de Wagner pensent dans leur tête.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 06:23:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La véritable chasse physique des journalistes du CNC, après des menaces verbales d’arrestations, de tortures et de mort, commence déjà. Apparemment, les mercenaires de Wagner et les soldats FACA n’ont plus d’ennemi à combattre. Ils se focalisent désormais sur les journalistes et d’autres personnes. C’est le cas de l’arrestation et la détention ce dimanche à Ippy d’un homme confondu avec le journaliste du CNC Moïse Banafio.
La mairie de la sous-préfecture d’Ippy. Photo CNC / Moïse Banafio
Depuis deux semaines, à Bangui, Bambari, Paoua, Boda, Bouar, Bria et Ippy, les journalistes du CNC dans ces localités sont activement recherchés par les soldats requins et leurs alliés russes. Plusieurs de nos journalistes ont pris la fuite, et abandonnent leurs activités. Mais à Bria et Ippy, notre correspondant régional Moïse Banafio ne veut pas se laisser intimider. Les mercenaires de la société Wagner et les soldats requins ont mis sa tête à prix.
Comme à Bria, les Wagner laissent des consignes suivantes partout dans la ville :
« Si vous voyiez un homme venu de Bria ou d’ailleurs, et possède un ordinateur, un appareil photo, un téléphone et pose beaucoup des questions, vous nous alertez immédiatement. C’est probablement celui qu’on cherche », disaient les Russes aux soldats FACA et à la population.
Malheureusement, ce dimanche 18 juillet vers 15 heures, un homme, en provenance de Bangui, et hébergé chez son oncle à Ippy pour acheter des viandes, a été signalé et interpellé par les soldats FACA. Copieusement tabassé, l’homme est actuellement détenu dans la base des FACA. Il est confondu avec le journaliste Moïse Banafio. Son argent de commerce, son appareil téléphone et son ordinateur ont été confisqués par les mercenaires de Wagner. Selon eux, c’est l’argent du CNC, financé par les opposants qui ne veulent pas dans le pays.
Pour l’heure, l’homme croupit toujours dans la geôle des FACA à Ippy. Mais MoïseBanafio, lui, est toujours dans la ville. Il quitte ce jour lundi pour la ville de Bria pour poursuivre ses activités.
« Je suis toujours en liberté. S’ils me cherchent, ils vont sans doute me trouver sur eux », se moquait le journaliste.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:04:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner affirment leur suprématie dans le pays, et ils comptent le faire savoir. À Bria, ils ont mis la pression sur les Casques bleus de la Minusca à travers les soldats FACA, et les soldats de l’ONU cèdent. Incroyable démonstration de force.
Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /
Lors d’une rencontre avec les jeunes de Bria, le chef des mercenaires russes dans la ville, Monsieur Alex, insiste et met en garde toutes personnes qui, selon lui, tentent de se rendre sur des chantiers miniers, ou alors surpris en train de faire les activités d’extraction de diamants. Cette personne sera automatiquement abattue, prévient-il. En plus, il ajoute que présentement à Bria, ce sont les hommes de Wagner qui a le contrôle de la ville et non la Minusca. Faut pas qu’ils pensent que la Minusca pourrait garantir leur sécurité, prévient-il.
« Les positions que nous occupons actuellement à Bria, la Minusca ne pourrait pas l’occuper », précise Monsieur Alex, chef des mercenaires de Wagner à Bria. D’après lui, toutes les activités entreprises par les jeunes à Bria devraient avoir son approbation au préalable. Faute de quoi, des sanctions dures pourraient être appliquées.
Une menace dure et sèche proférée à l’endroit de tous les jeunes de la localité par les mercenaires de Wagner. Et pour joindre l’acte à la parole, ils ont mis la pression sur les soldats FACA de se positionner devant la base de la Minusca à Bria. Et tous les véhicules, militaires ou civiles qui sortaient devraient être fouillés minutieusement.
L’objectif, selon eux, est d’empêcher la fuite du capitaine de l’armée nationale qui avait fui son arrestation commandée par les mercenaires russes une semaine plutôt. Une démarche qui mettait à mal les activités de la Minusca dans la ville.
Finalement, après humiliation et perturbation des activités de la Minusca, celle-ci a cédé, et a livré le capitaine aux mercenaires de Wagner. Mais avant de le livrer, la Minusca les mettait en garde contre tout ce qui pourrait lui arriver. Ce qui n’empêche pas les Russes de le récupérer.
Transféré à Bangui, le capitaine est actuellement placé à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Selon la justice de Wagner, il est poursuivi pour « l’association des malfaiteurs » comme son collègue de Ndélé, le colonel Moussa Kitocko. Une accusation fantaisiste et superficielle, selon son avocat et plusieurs hauts gradésde l’armée nationale. .
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 juillet 2021, 03:17:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y’a environ trois semaines qu’il a été arrêté avec sa complice Madame Diane Koué, puis placé sous mandat de dépôt à la prison de Camp de Roux il y’a une semaine. Mais l’affaire continue de faire de la manchette, et les dossiers pour lesquels il a été arrêté commencent à parler. C’est l’un des icônes du vol et du détournement du régime de Touadera, indiquent ses détracteurs.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/le-colonel-ngreppe-bon-a-linterieur-de-larticle-311×450.jpg” alt=”le colonel ngreppé bon à l’intérieur de l’article” width=”311″ height=”450″ />Le colonel Ngreppé Isidore
Si le colonel Isidore Ngreppe, ex-haut ministre, haut commissaire à la présidence de la République chargé de la jeunesse pionnière nationale (JPN) est actuellement poursuivi en justice pour détournement d’une somme de près de 170 millions de francs CFA. Certaines sources indiquent que le montant détourné pourrait dépasser les 300 millions de francs CFA.
Comment ?
D’après l’enquête menée par CNC, peu après sa nomination en remplacement de Monsieur Armel Sayo à la tête du haut commissariat à la jeunesse pionnière nationale, le colonel Isidore Ngreppe avec la complicité de la comptable de la JPN et de celle de certains proches du Président de la République, s’est plongé dans une dynamique du détournement des fonds versés par des partenaires internationaux pour l’entretien et la formation de la jeunesse centrafricaine aux petits métiers de la vie.
Les JPN en formation de couture
Durant tout son règne à la tête de la JPN, il n’a cessé de prélever chaque vendredi une somme de plus de 5 millions de francs CFA. Mais cette somme, dont 3 millions devraient servir de frais d’alimentation des jeunes pionniers en internat, et 2 millions de plus pour les “ bon à vendredi ” , une expression locale qui désigne les fonds spéciaux pour tout son personnel ainsi que de jeunes pionniers, est purement et simplement détournée. Aucun jeune, aucun pionnier n’est interné sur les trois sites de la JPN afin d’avoir droit aux bouffes, mais la Présidence continue de verser quand même ces fonds pour leurs subsides. Ce qui laisse l’odeur d’une haute complicité de mafia bien coordonnée sur cette affaire et démontre à juste titre l’existence d’une cellule des mafieux à la Présidence. Quant au ” bon à vendredi“, aucun personnel n’a perçu. Plus de 5 millions par semaine volatilisés dans le partage.
Comme si cela ne lui suffisait pas, il était parti à la banque CBCA, retirer 100 millions de francs CFA sur le compte de la JPN alors qu’il n’est même pas un des signataires. La direction de la CBCA, constatant les faits, informe la haute autorité de la bonne gouvernance qui a aussitôt fait une descente au bureau du colonel Ngeppe. À leur arrivée, celui-ci affirme avoir fait un retrait de 100 millions sur le compte de la JPN, mais tellement que ses collaborateurs volent trop, il a jugé utile de garder chez lui, à la maison, l’argent. Il leur affirmait clairement avoir déjà dépensé 30 millions et il ne lui reste que 70 millions de francs CFA.
“Tout zo à téyé”, en français, toute personne doit manger, avait dit le chef de l’Etat lors de sa campagne, poursuit-il. Il leur a proposé alors de prendre 30 millions pour leurs poches personnelles, et lui, il reste avec les 40 millions. Ce que les gens de la haute autorité de la bonne gouvernance auraient accepté pour clore le dossier du moment où l’affaire est classée sans suite.
Et après ?
Puisque l”appétit vient en mangeant. En mangeant tout, sans être inquièteé, l’appétit des gourmands lui revient à la gorge. Un mois plus tard, il renouvelle sa pratique à la banque CBCA. Cette fois, il retire gros, 150 millions de francs CFA. La direction générale de la CBCA informe à nouveau la haute autorité de la bonne gouvernance et certains partenaires donateurs. L’affaire commence à faire du bruit, et sous la pression des partenaires, le chef de l’État, patron de la justice centrafricaine, ordonne son arrestation et demande une enquête. Et pour besoin de cette enquête sa complice, comptable de la JPN, Madame Diane Goum-Koé, est aussi arrêtée.
Après quelques jours de garde à vue à la section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie, le colonel Isidore Ngreppe a été placé sous mandat de dépôt à la prison militaire de Camp de Roux, et sa sœur complice, madame Diane Goum-Koé à la maison carcérale réservée aux femmes à Bimbo. L’enquête se poursuit, et des nouvelles accusations et arrestations pourraient voir le jour, selon une source proche du dossier.
Mais après son arrestation, son intérimaire, le colonel KOUAGOU, a été entendu et est arrêté pour les mêmes faits de détournement. En seulement quelques jours d’intérim, le colonel KOUAGOU laisse sa marque de fabrique. Comme si la JPN est devenue une vache au lait de certaines personne.
Rappelant que “Tout zo à téyé ” en français toute personne doit manger, est le slogan de campagne du président Touadéra et de son parti, le MCU. Ce qui se traduit désormais dans les faits. Tu manges, je mange.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:44:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tous les conducteurs et les passagers ont été sauvagement agressés, d’autres en fuite dans la brousse et n’ont donné aucune de leur nouvelle depuis 24 heures. Leurs parents s’inquiètent et font appel au gouvernement.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Les-combattants-des-3R-sur-leurs-motos-avec-des-armes-450×337.jpg” alt=”Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes” width=”450″ height=”337″ />Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Selon certains témoins de la scène qui ont pu regagner la ville de Bocaranga, les faits se sont produits ce dimanche 18 juillet dans la localité de Célé, située à 35 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Man en allant vers Mbang. Les victimes, en majorité des commerçants locaux, étaient en provenance de Mbang et de Mbaïmboum. Ils ont transporté des marchandises, d’autres des bidons d’essence. Les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les ont accusés des « traitres ».
« Ce sont eux qui donnent notre position aux Mercenaires russes et aux soldats FACA. Désormais si on les retrouve, ils vont payer cher », a déclaré un officier de 3R joint au téléphone par la Rédaction.
Selon les témoins, ce sont les bidons d’essence transportés par les victimes qui avaient servi à incendier leurs motos.
Rappelons que la semaine dernière à Loura, dans la localité de Bocaranga, les rebelles de 3R ont incendié au moins 13 motos et récupèrent une importante somme d’argent sur les commerçants et les vendeurs du marché hebdomadaire. Et le 13 juillet dernier, leur présence a été signalée dans le village Gbawe, situé à environ 80 kilomètres à l’ouest de Bocaranga.
Le bilan de cette irruption armée faisait état de deux femmes blessées, d’une somme de 120.000 F CFA et de deux téléphones emportés par les assaillants. L’une des victimes a été conduite à l’hôpital de Bocaranga pour y recevoir des soins médicaux.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:51:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une mère de famille qui vivait seule avec ses enfants qui s’est retrouvée dans cet état. Désormais sans domiciles, la femme n’a plus de choix que de demander l’aide d’urgence pour lui et sa famille.
La scène était un accident, mais un accident qui pourrait être évité si le pilote respecte sa ligne habituelle.
En effet, ce dimanche 18 juillet, peu après midi, un hélicoptère russe, probablement en provenance de Bangui, est arrivé dans la ville minière d’Abba, située à une centaine de kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Mais avant d’atterrir, cet hélicoptère a pris une autre ligne que celle qu’il a l’habitude de prendre, c’est-à-dire éviter de voler tout proche des maisons en paille. Malheureusement lors de son dernier passage, il a survolé à basse altitude proche d’une maison en paille et fait pousser énormément de vent qui soulève littéralement sa toiture, et ce, en présence de toute la famille. Une panique générale du moment où le dernier petit enfant était à l’intérieur. Heureusement il n’y avait aucun dégât humain. Seule la toiture qui avait pris feu après sa chute au sol.
Pour l’heure, cette famille vit dans un état désagréable, et la mère demande aux ONG de lui venir en aide afin de loger ses enfants qui sont encore à l’école.
Mais pour certaines autorités locales, l’État major de l’armée devrait s’occuper de fournir à cette famille une bâche pour couvrir la toiture de leur maison, car c’est la saison pluvieuse, la pluie dérange au maximum.
« Le gouvernement doit penser aussi à cette famille malheureuse », ajoute le chef de son quartier.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:43:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Bossangoa, capitale provinciale de la préfecture de l’ouham a été secouée par des détonations d’armes de guerre, provoquant la panique au sein de la population. Les présumés auteurs de ce coup de feu ont été conduits à la gendarmerie de Bossangoa, et une enquête a été ouverte, a-t-on appris de sources judiciaires.
Deux soldats FACA en exercice de tirs au camp kassaï à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Mercredi 14 juillet 2021, dans la soirée, une légère altercation s’éclate entre deux soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Bossangoa. Quelques minutes plus tard, ils ont fait des tirs assourdissants avec leurs armes, réveillant toute la ville qui s’est paniquée. Mais selon des sources sécuritaires, les deux militaires, auteurs de ces détonations seraient en état d’ébriété avancée. Ils ont été conduits à la gendarmerie locale. Une enquête a été ouverte, et des sanctions pourraient être infligées.
Rappelons qu’à Bossangoa, fief de l’ancien Président François Bozizé, coordonnateur général de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les habitants vivent dans la psychose en raison du récent conflit qui a profondément secoué la ville.
« Plusieurs centaines des personnes sont encore sur les sites des déplacés. Ce genre de comportement pourrait raviver la tension », s’alarme un habitant de Bossangoa.
Rappelons que le mercredi 24 février 2021, la ville de Bossangoa, fief historique de l’ancien Président François Bozizé tenue depuis quelques mois par les rebelles, a été reprise par les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:20:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime a été transférée à l’hôpital de Kaga-Bandoro pour y recevoir des soins appropriés, et les auteurs de cet acte criminel sont toujours en liberté. Selon la victime, se seraient des soldats des forces armées centrafricaines (FACA qu’elle les aurait clairement identifiés.
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Selon des informations reçues par la gendarmerie de Kaga-Bandoro, une adolescente de 14 ans serait violée collectivement par trois éléments des forces armées centrafricaines le 09 juillet 2021.
Selon la victime, les faits se sont produits vers 20 heures dans une forêt proche du domicile de la victime, sis au quartier bébé 1, situé dans le premier arrondissement de Kaga-Bandoro. La victime a été conduite à l’hôpital par ses parents pour y recevoir des soins appropriés.
La gendarmerie, de son côté, a ouvert une enquête préliminaire sur l’affaire. Mais pour la famille, les faits sont d’autant plus graves qu’il faut que la justice soit faite rapidement.
« En attendant de faire l’examen sérologique de la victime, nous tenons à dénoncer ce genre de comportement des criminels. Ce sont des forces gouvernementales, mais ils agissent comme des rebelles », déclare un oncle de la victime interrogé par CNC.
Rappelons que le vendredi 09 juillet dernier à Ippy, dans la préfecture de l’Ouaka, une mère d’une quarantaine d’années et sa fille de 17 ans ont été violées au croisement Ippy sur l’axe Bambari. La fille violée devant sa mère, et la mère violée devant sa fille.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:43:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le jeudi 15 juillet dernier, une incursion des hommes lourdement armés, identifiés formellement comme des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a été signalée dans le village Miamani, situé à environ 125 kilomètres de Ndélé sur l’axe Golongosso. Les populations dénoncent des exactions commises par les assaillants.
Selon des informations recueillies sur place, une dizaine des individus armés, identifiés formellement comme des rebelles du CPC auraient fait une incursion jeudi dans le village Miamani. Les assaillants auraient pillé plusieurs boutiques et braqué des particuliers avant de quitter le lieu quelques minutes plus tard. Aucun cas d’agression physique n’a été signalé. Mais les populations, victimes à répétition des actes criminels de ces malfrats, appellent le gouvernement à l’aide pour la sécurisation de la zone. Selon l’État major militaire de la zone de défense du Nord, les soldats FACA devraient être déployés dans le village pour tenter de rassurer les populations, mais quant tenu de l’insuffisance des moyens logistiques militaires, ce détachement a été reporté à une date ultérieure.
Rappelons que la ville de Ndélé, autrefois bastion du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine ADAM, est désormais sous contrôle des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). ENQUÊTE« Le Monde » et seize autres rédactions ont eu accès à plus de 50 000 numéros de téléphone potentiellement ciblés par Pegasus, un puissant logiciel espion israélien, pour le compte d’une dizaine d’Etats. Une arme numérique utilisée contre des journalistes, des avocats, des militants et des responsables politiques de nombreux pays, dont la France.
C’est un annuaire ahurissant, dans lequel on trouve un chef d’Etat et deux chefs de gouvernement européens ; des hommes et des femmes aux plus hauts échelons du pouvoir d’une ex-République soviétique ; des dizaines de députés de l’opposition d’un pays africain ; des princes et des princesses, des chefs d’entreprise, quelques milliardaires, des ambassadeurs, des généraux. Et puis, aussi et surtout, des centaines de journalistes, d’avocats, de militants des droits de l’homme.
Le Monde, associé au sein d’un consortium à seize autres rédactions, a eu accès à environ 50 000 numéros de téléphone – partagés par l’organisation Forbidden Stories et Amnesty International – de cibles potentielles d’un puissant logiciel espion de l’entreprise israélienne NSO Group, baptisé « Pegasus », pour le compte d’une dizaine de gouvernements. Il s’avère que nombre de ces cibles au sein de la société civile ont été effectivement infectées par Pegasus. Le Monde et le consortium coordonné par Forbidden Stories ont pu confirmer l’authenticité des données en les croisant avec plusieurs autres sources et en identifiant des dizaines de nouvelles victimes du logiciel par des analyses techniques extrêmement poussées sur leurs téléphones mobiles, grâce aux experts du Security Lab d’Amnesty International.
Violation des droits de l’homme
Ces listes de « cibles » sont d’un intérêt exceptionnel : l’usage de Pegasus que font les Etats clients de NSO, en dehors de tout cadre légal, est un secret bien gardé. Depuis sa création, en 2011, l’entreprise israélienne vend son logiciel comme un outil décisif, destiné uniquement à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé – et multiplie les discours assurant que tout est mis en œuvre pour garantir cet usage « légitime ». L’analyse des données consultées par Le Monde et ses partenaires montre que, pour une grande partie des clients de NSO, terrorisme et grand banditisme ne constituent qu’une infime partie des utilisations.
En Azerbaïdjan, au Maroc ou au Rwanda, ce sont avant tout des journalistes, des opposants, des avocats, des défenseurs des droits de l’homme, qui sont les principales cibles de ce logiciel espion sophistiqué. NSO répète depuis des années que les cas de surveillance politique sont des incidents isolés. Les informations que Le Monde et ses partenaires publient, à partir du 18 juillet, dans une série de révélations programmées tout au long de la semaine, prouvent de manière incontestable que ces abus sont la norme et non l’exception.
Une importante partie des clients de NSO Group achètent Pegasus pour se livrer à une surveillance de leurs oppositions politiques et de leur population
Ces violations des droits de l’homme répétées sont commises par des Etats pour lesquels la vente de Pegasus a été systématiquement validée par le ministère de la défense israélien. Israël protège et choie NSO, un outil de son « soft power », dont la fourniture à des gouvernements a pu contribuer à la restauration de relations diplomatiques. Les activités de NSO éclairent, en partie, les rapprochements récents de l’Etat hébreu avec l’Arabie saoudite, la Hongrie ou le Maroc.
Ni NSO ni le gouvernement israélien ne peuvent ignorer qu’une importante partie de leurs clients achètent Pegasus spécifiquement pour se livrer à une surveillance de leurs oppositions politiques et de leur population, sans oublier l’espionnage industriel de leurs partenaires commerciaux et le renseignement sur les gouvernements voisins. La législation internationale n’encadre qu’à la marge les ventes de ces armes informatiques, que leurs acheteurs utilisent quotidiennement contre des civils, et même contre des populations protégées par la convention de Genève, comme les médecins.
« NSO Group nie fermement les fausses accusations portées dans votre enquête. Ces accusations sont pour beaucoup des théories non corroborées, qui jettent de sérieux doutes sur la crédibilité de vos sources, ainsi que sur le cœur de votre enquête », a répondu l’entreprise israélienne, contactée par le « Projet Pegasus ». « Vos sources vous ont fourni des informations ne s’appuyant sur aucune base factuelle », ajoute la société, qui affirme ne pas connaître en temps réel l’usage fait par ses clients de Pegasus, ni le contrôler. « NSO Group continuera d’enquêter sur les accusations crédibles d’utilisation abusive [de son logiciel] et agira en fonction des résultats de ces enquêtes. Cela pourra consister en l’interruption de l’accès de certains clients au système en cas d’abus confirmés. Il l’a fait par le passé et n’hésitera pas à le réitérer », a précisé l’entreprise.
Plus invasif qu’une écoute téléphonique
L’ampleur et la gravité de ces violations des droits de l’homme tient aussi à la nature de Pegasus, qui n’est pas un simple outil « d’écoute téléphonique ». Réputé particulièrement efficace et puissant, le logiciel espion peut aspirer l’ensemble des données contenues dans un téléphone, depuis les photographies ou les carnets d’adresses jusqu’aux messages échangés sur des applications, pourtant sécurisées, comme Signal ou WhatsApp.
Invisible pour l’utilisateur du téléphone, ce logiciel peut être installé à distance, sans que la cible ait même besoin de cliquer sur un lien malveillant, et en toute discrétion, en s’appuyant sur des failles de sécurité dans les logiciels d’Apple et de Google, que ces géants ne corrigent pas toujours assez vite. Le logiciel de NSO alimente aussi un lucratif et obscur marché des failles de sécurité, incitant des centaines de pirates chevronnés à rechercher en permanence de nouvelles vulnérabilités que NSO et une poignée d’autres acteurs achètent au prix fort.
Sept morts dans des affrontements à la frontière RDC-Ouganda
Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministère ougandais de la Défense a annoncé samedi qu’un soldat et six assaillants venus de la République démocratique du Congo (RDC) avaient été tués dans des affrontements dans la forêt de Zeu, près de la frontière.
Quelque vingt hommes armés, déguisés en bûcherons et venus de la RDC, ont attaqué vendredi matin un poste militaire, dans une région couverte de jungle dans le Nord-Ouest du pays, a expliqué à l’AFP une porte-parole du ministère, Flavia Byekwaso.Six assaillants, qui appartiendraient à l’ethnie Lendu, ont été tués et quatre ont été faits prisonniers, a-t-elle ajouté.”Nous avons perdu un soldat au cours de cette attaque menée par des hommes armés congolais”, a poursuivi la porte-parole précisant que trois autres soldats avaient été blessés et évacués par air vers un hôpital militaire près de Kampala.Des armes, dont une mitrailleuse, des arcs et des flèches ainsi que des machettes, ont été saisies et le reste des assaillants poursuivis, en coordination avec les autorités congolaises, a souligné Flavia Byekwaso.”Nous avons subi récemment un certain nombre d’attaques menée par des miliciens congolais contre plusieurs de nos bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles. Nous espérons que les autorités de ce pays vont prendre les mesures nécessaires pour les empêcher de se reproduire”, a affirmé la porte-parole.L’Ouganda et la RDC ont des relations complexes. La Cour internationale de justice (CIJ) étudie actuellement le montant des réparations qui doit être versé par Kampala à Kinshasa, pour avoir envahi la RDC en 1998-2003. Le conflit avait impliqué jusqu’à neuf pays africains, l’Ouganda et le Rwanda soutenant des forces rebelles contre le gouvernement de Kinshasa dans l’Est congolais riche en minerai, et fait trois millions de morts.
Joseph Kabila obtient un diplôme de Master à l’Université de Johannesburg
Bangui ( République centrafricaine ) – La confirmation a été faite tôt samedi par l’un des plus hauts responsables de l’université.
L’ancien président de la RDC Joseph Kabila a obtenu un diplôme de master d’une université en Afrique du Sud, a-t-on appris samedi.La veille, les spéculations allaient bon train après que l’ancien chef d’État congolais a été vu dans de courts clips partagés sur les réseaux sociaux. Certains ont suggéré qu’il se voyait décerner un doctorat, tandis que d’autres ont affirmé qu’il participait simplement à un webinaire.Finalement, l’affaire a été tranchée samedi par l’un des plus hauts responsables de l’université de Johannesburg. “Oui, il (Joseph Kabila) a fini sa maîtrise”, a écrit professeur Tshilidzi Marwala, vice-chancelier de l’université, dans un échange en inbox avec VOA Afrique via le réseau social Twitter.M. Kabila, 50 ans, est désormais sénateur à vie après avoir quitté pacifiquement la présidence en 2019.Vendredi, Néhémie Mwilanya, l’ancien directeur de l’ex-chef d’État indiquait via Twitter que les travaux de recherche de M. Kabila étaient intitulés “Réflexion sur le leadership de développement dans un pays post-conflit, cas de la RDC”. Le diplôme décerné à l’ancien président a été salué par certains internautes.”Je suis fier d’être étudiant de cette institution, en tant que ressortissant de la RDC, voir M. Joseph Kabila défendre sa thèse nous montre que quel que soit ce que vous auriez accompli dans la vie, l’éducation reste importante”, a commenté Gustave Kasenda.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 14:06:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La forte présence des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est signalée aux alentours du village Gbawe, situé à 80 kilomètres à l’ouest de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Même si aucune exaction n’est commise pour le moment sur les populations par ces rebelles, mais leur présence dans la localité fait craindre le pire.
« Les cultivateurs ont peur d’aller au champ. Tout le monde reste à la maison, et toutes leurs activités tournent au ralenti. Ils ont peur de croiser les rebelles », a déclaré à CNC un habitant du village Gbawe.
Rappelons que le mardi 13 juillet dernier, vers 23h00, trois présumés éléments 3R auraient fait irruption dans ce village Gbawe, situé à environ 80 kilomètres à l’ouest de Bocaranga. Le bilan de cette irruption armée fait état de deux femmes blessées, d’une somme de 120.000 F CFA et de deux téléphones emportés par les assaillants. L’une des victimes a été conduite la veille à l’hôpital de Bocaranga pour y recevoir des soins médicaux.
Malgré la présence des Mercenaires russes de la société Wagner, des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) à Bocaranga, les rebelles de 3R multiplient des exactions sur les populations dans le secteur. Ils érigent même des barricades sur plusieurs axes routiers menant à d’autres villes comme Bozoum, Bocaranga, Loura et bien d’autres.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Depuis le retour à l’ordre constitutionnelle jusqu’à la réélection très contestée du président de la république, les autorités établies peinent à restaurer la paix vecteur de tout développement. En effet, les offensives militaires des forces armées centrafricaines appuyées par les alliés russes et rwandais ont permis la reconquête virtuelle des territoires sans véritablement ramener la paix de façon durable et définitive.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Convaincu d’avoir dompté toutes les institutions de la république teintées majoritairement de la couleur du parti au pouvoir, le président de la république a initié un dialogue politique qualifié de « républicain » qui exclut systématiquement les principaux acteurs de la crise. Ce qualificatif de « républicain » voulu à desseins par le chef de l’état oblige les intellectuels et l’opinion publique nationale de cerner et de décrypter la définition étymologique de la notion au point de s’interroger sur les critères d’être républicain.
Au demeurant, un dialogue politique réfléchi sensé garantir une paix durable nécessite la participation des véritables acteurs et non une cooptation entre des entités satellites ou hybrides destinées à biaiser l’objectif. En conséquence de ce qui précède, le décret portant création et organisation du comité préparatoire des travaux doit être révisé en recherchant l’équité et la compétence. D’ailleurs, la réception de la classe politique par le directeur du cabinet présidentiel est un début de prise de conscience et nous devons l’encourager à aller au bout de sa logique. Satisfait de la démarche du proche collaborateur du président de la république, le citoyen lambda ne peut se priver de quelques interrogations :
Le but recherché par ce dialogue politique est-il véritablement la résolution durable de la crise ?
Comment peut-on comprendre une esquisse de règlement de conflits sans les principaux acteurs ?
Comment peut-on comprendre le refus de dialoguer avec les groupes armés qui sont des partenaires d’hier alors qu’ils sont majoritairement représentés dans le nouveau gouvernement ?
Comment peut-on reconnaître la part de responsabilités de chacun si les autres sont exclus ?
Cette parodie de dialogue ne s’érigeait-il pas en une cour martiale qui ne privilégiera que les intérêts de celui qui a gagné la guerre ?
Que craignent les autorités établies dès lors que toutes les institutions républicaines prévues par la constitution sont déjà installées aux couleurs du MCU y compris le nouveau gouvernement ?
Le refus systématique et catégorique du caractère inclusif du dialogue politique cache t-il un projet égoïste et machiavélique ?
Les autorités de Bangui pensent-elles détenir la vérité absolue sur le format du dialogue politique contre cette horde ou cohorte de citoyens qui réclame un dialogue politique inclusif ?
Visiblement le patronyme du président de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) les dérange ou les irrite, en conséquence un dialogue politique inclusif sans la présence physique du président de la CPC est-il envisageable ?
Se référant de la vieille maxime politique qui dit que « gouverner, c’est prévoir », nous tenons à rappeler humblement le président de la république que dialoguer exclusivement avec les siens est synonyme de monologue qui constitue un symptôme ou un signe extérieur d’un système grippé, qui disjoncte c’est à dire en total déphasage avec la réalité…source d’inquiétudes des investisseurs internationaux.
Fort de ce qui précède, le comité préparatoire et le dialogue politique lui-même doit être largement inclusif pour intégrer les différentes thématiques vitales dérivées de la crise. Pour ce faire et pour des raisons de fluidité, l’acceptation d’un médiateur international et indépendant est indispensable pour garantir la neutralité ou l’impartialité, la transparence et la crédibilité auprès de la communauté internationale.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui ( République centrafricaine ) – Les défenseurs de l’environnement étaient sous le choc vendredi au Kenya, au lendemain de l’assassinat de Joannah Stutchbury, une célèbre écologiste engagée dans la défense des forêts du pays.
Joannah Stutchbury, 67 ans, a été abattue à bout portant par des hommes armés devant son domicile en périphérie de Nairobi jeudi après-midi. Pour ses collègues et amis, elle a été tuée en raison de ses activités militantes.
Le président Uhuru Kenyatta a vivement condamné un meurtre commis par des “insensés” qui “versent le sang de personnes innocentes qui travaillent dur pour bâtir un Kenya meilleur pour tous”. Il a qualifié les assassins de “lâches et ennemis de notre pays”, promettant de les traquer et de les arrêter.
Joannah Stutchbury était très respectée par ses pairs pour le combat qu’elle menait depuis de nombreuses années contre la déforestation illégale à Kiambu, près de la capitale kényane.”
Elle n’a jamais détourné les yeux quand elle était témoin d’opérations illégales dans la forêt de Kiambu. Nous pensons que c’est pour cela qu’elle a été tuée”, ont affirmé dans un communiqué conjoint une quarantaine d’ONG et d’associations de défense de l’environnement, dont Greenpeace Africa et Amnesty International, exigeant que ses assassins soient traduits en justice.
Elle avait porté plainte après avoir été harcelée et menacée d’une arme à feu, a témoigné Paula Kahumbu, l’une des figures les plus connues du Kenya parmi les défenseurs de l’environnement.”Ils l’ont mise en garde ils l’ont menacée, mais elle n’a pas reculé”, a-t-elle souligné auprès de l’AFP.
Ces dernières années, plusieurs militants écologistes, qui avaient dénoncé l’emprise de puissants réseaux criminels, ont été assassinés au Kenya, un pays qui s’est toujours vanté de son action pour la défense de l’environnement.En 2018, un chercheur réputé dans le domaine de la contrebande de l’ivoire, Esmond Bradley Martin, a ainsi été poignardé à mort chez lui à Nairobi.
“Tant que les défenseurs de l’environnement ne seront pas protégés, nous serons forcés d’assister à de nouveaux enterrements”, ont dénoncé les associations dans leur communiqué.
Pour Paula Kahumbu, après le meurtre de Joannah Stutchbury, les défenseurs de l’environnement sont traumatisés.”Nous craignons tous pour nos vies. Si un tel acte peut se produire en plein jour, alors cela peut arriver à chacun de nous”.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:11:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime était connue des services de police et de la gendarmerie de Gamboula et de Berberati. Il s’agit de la troisième tentative de son arrestation, soldée par sa mort, a-t-on appris des sources sécuritaires.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/5-rebelles-bloquent-la-route-à-Gamboula-IMG_8avr2018120859-450×270.jpg” alt=”” width=”450″ height=”270″ />Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.
Selon la même source, l’homme avait été tué dans un échange des tirs avec les soldats FACA à 15 kilomètres de Gamboula.
En effet, selon des informations du CNC, un homme d’une trentaine d’années, considéré par les autorités comme étant proche d’un clan du grand banditisme, a été tué par balle ce jeudi 15 juillet 2021 par une patrouille des soldats FACA à 15 kilomètres de Gamboula, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, proche de la frontière avec le Cameroun, rapporte un sous-officier de l’armée nationale qui a également indiqué que le suspect a été tué de plusieurs tirs de gros calibre, il s’agit d’une arme lourde.
Rappelons qu’au mois de février dernier, les soldats FACA et leurs alliés russes ont repris la ville de Gamboula aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC) qui ont érigé des barricades sur plusieurs axes menant à la ville.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:40:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le sous-préfet de la ville d’Abba, chef-lieu de la sous-préfecture de la Nana-Mambéré se dit consterner par la nouvelle de l’assassinat d’un sujet peul sur le site minier de Kangoto. Il annonce l’ouverture d’une enquête pour y faire la lumière, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
En effet, ce jeudi 15 juillet 2021, un sujet peul, suspecté par les soldats de l’armée nationale, a été arrêté sur le site minier de Kangoto, situé à environ 175 kilomètres au sud-ouest de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.
Le suspect, après son interpellation, a été remis aux autres soldats FACA en mission sur ledit site pour nécessité d’enquêtes. Mais quelques heures plus tard, le suspect a été retrouvé abattu par un Soldat FACA qui indique que celui-ci aurait tenté de s’enfuir, c’est pour cette raison qu’il l’a abattu.
Mais d’autres ont indiqué à CNC qu’il y’aurait un échange des mots entre le suspect et le FACA incriminé. Ce qui a poussé le sous-préfet de la ville d’Abba à ordonner l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances de cet assassinat jugé très suspect par la famille de la victime.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:49:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime a été confondue, et abattue par erreur par un officier des forces armées centrafricaines (FACA), selon la gendarmerie de Bossangoa interrogée sur l’affaire.
Selon le commandant de brigade de la gendarmerie de Bossangoa, le mercredi 14 juillet 2021, vers 18 heures, un jeune homme d’environ 20 ans a été abattu par le commandant des soldats FACA au village Kouki, dans la commune de la Nana-Bakassa, situé à environ 80 kilomètres au nord de la ville de Bossangoa sur l’axe Paoua.
Selon les renseignements recueillis sur le lieu de la scène, la victime a été identifiée par erreur comme étant un combattant armé de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et abattu. Ce que la gendarmerie de Bossangoa confirme les faits ! Reste à savoir comment le gouvernement va compenser la douleur de la famille qui ne cesse de réclamer seulement la justice.
Rappelons que le village Kouki d’environ 2000 habitants est situé dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la Centrafrique. Mais la découverte d’une mine d’or dans la localité avait créé une véritable « rouée vers l’or ». Les membres des différents groupes armés y sont présents, suscitant de temps en temps de tension avec les autochtones. Mais avec la reprise de la zone par les soldats de l’armée nationale et leurs alliés russes, les rebelles se sont retirés plus vers le Nord en allant vers la Nana-Bakassa.
Paris, 17 juillet 2021. Women in Africa annonce la nomination de Lina EKOMO en tant qu’ambassadrice de l’initiative en République Centrafricaine (RCA). Dans sa qualité d’Ambassadrice de WIA en RCA, Lina EKOMO va contribuer à promouvoir la nouvelle génération de femmes africaines qui inventent un leadership inspirant pour changer positivement l’avenir du continent.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Lina-EKOMO-450×236.jpg” alt=”Lina EKOMO, Présidente du réseau du leadership pour la femme en Centrafrique. Photo RNL / Inès Laure Ngopot” width=”450″ height=”236″ />Lina EKOMO, Présidente du réseau du leadership pour la femme en Centrafrique. Photo RNL / Inès Laure Ngopot
De nationalité centrafricaine et sociologue de formation, Lina EKOMO (née IKOLI) a accompli une carrière internationale remarquable en tant que fonctionnaire du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pendant plus de vingt-cinq ans avant de servir son pays en qualité de Ministre Conseillère à la Présidence de la République pendant la transition politique de 2014 à 2016.
Depuis la fin de cette transition, Lina œuvre pour la promotion des droits de la femme et la promotion du genre à travers le Réseau pour le Leadership de la Femme en Centrafrique (RELEFCA) dont elle est la Présidente.
Elle est également Vice-Coordonnatrice du Réseau des femmes leaders pour la transformation de l’Afrique (AWLN), Coordonnatrice du Groupe des Femmes Leaders pour la Paix en Centrafrique et membre du Réseau panafricain des médiatrices pour le règlement des conflits en Afrique (FemWise Africa) de l’Union Africaine. A ce titre, Lina est active dans le plaidoyer au niveau régional et international sur les questions de Femmes, Paix et Sécurité en plus de ses initiatives pour promouvoir la participation de la femme centrafricaine dans les processus de paix et de développement.
« Je suis ravie et fière de rejoindre l’initiative Women in Africa et de porter ses combats auprès des centrafricains et même plus largement. Je travaillerai main dans la main avec la présidente Hafsat Abiola, la fondatrice de l’initiative, Aude de Thuin et le réseau d’ambassadrices afin de promouvoir la cause des femmes en RCA et en Afrique plus largement », Lina EKOMO
« Je suis extrêmement heureuse que Lina ait accepté de consacrer son temps précieux et son énergie pour soutenir les actions de notre initiative et faire ainsi entendre notre voix en RCA. », Aude de Thuin, fondatrice de Women in Africa
Lancée en 2017, et Présidée par Hafsat Abiola (Nigériane) Women In Africa (WIA) Initiative est la première plateforme internationale consacrée au développement économique et au soutien des femmes africaines entrepreneures. Chez WIA, nous sommes convaincus que les femmes panafricaines contribuent grandement, de par leurs actions, le changement et l’impact qu’elles entraînent, aux progrès du continent. Parmi les programmes les plus importants de WIA :
WIA 54, compétition panafricaine anuelle de projets entrepreneuriaux menés par des femmes.
WIA HUBS, dont l’objectif est de soutenir localement les femmes entrepreneures Africaines (le premier Hub a été créé en 2019, à Kinshasa, avec les Working Ladies).
WIA MENTORING, programme visant à mentorer les nombreux talents africains.
WIA YOUNG LEADERS, programme permettant d’identifier et de soutenir les jeunes leaders du continent.
WIA CODE, programme centré sur l’apprentissage de compétences informatiques à la nouvelle génération.
WIA AMOYA, chaque année WIA sélectionne et récompense l’Homme Africain de l’Année (African Man of the Year Award) pour son engagement exceptionnel à promouvoir et encourager les femmes dans les paysages socio-économiques du continent.
RECHERCHE : l’Institut WIA collecte et rassemble des données sur les femmes Africaines et l’économie. En partenariat avec ses sponsors, l’institut publie des études concernées chaque année.
Contact presse :
Irina Pungaru
irina.pungaru@havas.com
+33 (0)6 13 02 34 76
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