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Eugène Barret Ngaïkosset  , présenté aux deux juges d’instruction de la CPS, a été inculpé de crime contre l’humanité

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021, 02:53:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Cinq jours après son arrestation à la sortie nord de la capitale, l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset  a été inculpé de crimes contre l’humanité» vendredi par deux juges d’instruction de la Cour Pénale spéciale (CPS), a annoncé la cour dans un communiqué de presse.

 

Selon le communiqué de la cour pénale spéciale, le parquet spécial devra décider si Ngaïkosset sera placé en détention provisoire  ou non en attendant un éventuel procès.

Eugène Barret Ngaïkosset, ex-garde rapprochée de l’ancien Président François Bozizé, avait été soupçonné en 2005 d’avoir commis des massacres des civils dans les localités de Paoua, dans le nord-ouest du pays. Mais après le renversement du Président Bozizé  par la coalition Seleka en 2003, l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset faisait partie des commandants de la milice Anti-Balaka qui ont tenté en vain de renverser aussi Michel Djotodia, porté au pouvoir par la nébuleuse coalition Seleka. Ainsi, les deux groupes ont plongé le pays dans une sanglante guerre civile et ont été accusés en 2015 par l’ONU de «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité».

Rappelons que l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset manœuvrait dans la milice Anti-Balaka  aux côtés de l’actuel chef de cabinet du chef d’État major, le colonel Ngremangou, de Monsieur Sébastien Wénézoui, l’actuel conseiller du chef de l’État et de grandes puissances, actuel chef de service au ministère de la Jeunesse.

Il faut noter au passage que la cour pénale spéciale est une juridiction hybride composée de 25 magistrats, dont 12 nationaux. Elle est chargée de juger les violations graves des droits humains.

Avec l’inculpation de l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset de crime contre l’humanité, tout le monde pense que l’heure est venue pour procéder à l’arrestation du sulfureux Sébastien Wénézoui, du colonel Ngremangou , du commandant de gendarmerie Olivier Koudou Mo alias Gbangouma et bien d’autres qui sont actuellement dans l’entourage du chef de l’État.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, grogne des conducteurs des taxis-motos

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021, 02:12:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une grève des conducteurs des taxis-motos a timidement paralysé la ville de Bangui ce vendredi après-midi. Déclenché dans la foulée d’une tentative d’arrestation de l’un de leur par les forces de l’ordre sur l’avenue Barthélemy Boganda, elle vise à dénoncer les comportements violents et arbitraires des forces de l’ordre dans la capitale. Un appel au calme a été lancé.

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Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

« Je transportais des clients sur ma moto, après la chaîne s’est lâchée au niveau du bar « Mbi yé «. J’ai dû déposer les clients et je poussais ma moto au bord de la route pour chercher des mécaniciens. Automatiquement, un véhicule de la FICU ( force d’intervention de corps urbain  ) de passage s’est arrêté à mon niveau. Les policiers sont descendus pour emporter ma moto.  Je leur ai dit que la moto est en panne donc ils ne peuvent pas l’emporter. Et ils me demandent pourquoi dois-je pousser la moto sur la voie publique. Je leur ai tout simplement répondu  ils veulent qu’on conduise la moto où? Ces discussions ont révolté mes paires qui ont manifesté leur ras-le-bol », déclare un conducteur du taxi-moto dont ces collègues ont manifesté la tentative de son arrestation.

Ces conducteurs déplorent également qu’en dehors de contrôle régulier des casques, gilets et permis de conduire, certains policiers leur demandent de l’argent. Mais du côté de la police, notamment du chef de force d’intervention de corps urbain  (FICU), l’essentiel est que  les conducteurs des taxis-motos se rapprochent de lui en cas de désaccord.

« En principe les taxis-motos ne devraient pas se plaindre. S’il s’agit  des bavures  ou des mécontentements des taxis-motos sur la voie,  il serait souhaitable dorénavant  qu’ils viennent me retrouver au bureau, je ferai de mon mieux de voir cette situation  pour palier à ce problème. Je lance un vibrant appel aux éléments qui travaillent sur la voie de respecter les instructions données par la   », déclare le commandant de FICU sur la radio Ndékèluka.

Toutefois, ce commandant de FICU exhorte les conducteurs des taxis-motos à respecter la loi et les consignes de stationnement pour la sécurité routière.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Un hélicoptère de l’armée ivoirienne porté disparu

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Un hélicoptère de l’armée ivoirienne porté disparu

Bangui ( République centrafricaine ) – Un hélicoptère Mi-24 de l’armée ivoirienne est porté disparu depuis la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du pays, a indiqué l’état-major général des armées, qui a lancé des recherches pour localiser l’appareil.

L’hélicoptère “en mission de reconnaissance sur la ligne frontalière nord (près du Mali) a perdu tout contact avec la station de contrôle, vers 2 heures” (GMT et locale), explique un bref communiqué. /////////////.

“Les recherches sont en cours pour localiser l’appareil qui, a priori, se serait crashé”, ajoute le texte. /////////////.

L’appareil qui se dirigeait vers Korhogo, grande ville du nord de la Côte d’Ivoire située à une centaine de kilomètres du Mali, a disparu des radars au niveau de Ferké, quelques dizaines de kilomètres plus à l’est. /////////////.

L’armée est mobilisée dans le nord de la Côte d’Ivoire qui a connu récemment plusieurs attaques de jihadistes présumés, notamment à la frontière avec le Burkina Faso (nord-est)./////////////.

Quatorze soldats avaient été tués en juin 2020 dans une attaque contre l’armée ivoirienne à Kafolo et dans cette même localité, trois autres soldats ont été tués en mars dernier. /////////////.

Deux soldats et un gendarme sont décédés en juin après avoir roulé sur un engin explosif, dans le nord-est du pays.

Avec VOA

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RCA : le parti MLPC regrette la décision de la Minusca de suspendre ses opérations de déminage dans le nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), dans un communiqué de presse diffusé ce vendredi 10 septembre 2021 se dit préoccupé par la décision de la Minusca, mission des nations unies pour la stabilisation en Centrafrique de suspendre ses opérations de déminage dans la région du nord-ouest, notamment dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles  dans ces travaux de déminage. Mais pour le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tout en exprimant sa surprise et sa déception devant cette annonce incompréhensible, en appelle avec insistance aux plus hauts responsables de la MINUSCA, pour reconsidérer leur position afin de faire reprendre dans les plus brefs délais les opérations de déminage, dans l’unique but de sauver des vies humaines, déjà assez perdues en République Centrafricaine.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué du MLPC… :

logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

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La Division de la Communication stratégique et de l’Information publique de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République Centrafrique (MINUSCA) vient de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire du 8 Septembre 2021, la suspension de ses opérations de déminage dans les régions de l’Ouham Péndé.

Or le recours aux mines traduit un changement du mode opératoire des groupes armés dont les victimes sont les populations civiles innocentes et les soldats des Forces armées centrafricaines mal équipées pour faire efficacement face à cette périlleuse et dramatique situation.

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tout en exprimant sa surprise et sa déception devant cette annonce incompréhensible, en appelle avec insistance aux plus hauts responsables de la MINUSCA, pour reconsidérer leur position afin de faire reprendre dans les plus brefs délais les opérations de déminage, dans l’unique but de sauver des vies humaines, déjà assez perdues en République Centrafricaine.

La protection des populations civiles, jusqu’à preuve du contraire, fait partie des priorités du mandat de la MINUSCA en Centrafrique.

 

Fait à Bangui, le 10 septembre 2021

Pour le Bureau Politique

Le Secrétaire Général

Christophe NDOUBA

Hôtel Ledger :  inquiétude au sein des employés. Zied Khalifa Zarzour, le PDG sortant sème un grand désordre

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 03:51:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué rendu public ce jeudi 9 septembre, un conseil d’administration fictif du groupe Laïco-Centrafrique a annoncé au personnel et aux clients de l’hôtel Ledger Plazza de Bangui que l’équipe dirigeante de L’HÔTEL LEDGER PLAZA reste inchangé jusqu’à la prochaine assemblée générale des actionnaires. Or, l’année dernière, le conseil d’administration du LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY qui gère le groupe Laico Centrafrique, qui s’est tenu à Tripoli,  avait limogé l’ancienne équipe  dirigée par Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA. Mais ce dernier n’a pas voulu céder son poste à son remplaçant. Grâce à la mission d’une délégation gouvernementale libyenne, la semaine dernière à Bangui, la nouvelle équipe de l’administration du groupe Laïco Centrafrique a été mise en place. Mais Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA continue de manipuler les employés de l’hôtel Ledger à son profit et multiplie des menaces aussi à leur encontre.

Zied al-zarzour de ledger
Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui

 

Voici le faux communiqué brandi par Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA :

« Le groupe AICO RCA et HÔTEL LEDGER PLAZA, informe ses personnels, ses déléguées, ses clients de ce que l’équipe dirigeante de L’HÔTEL LEDGER PLAZA reste inchangé jusqu’à la prochaine assemblée générale des actionnaires.

DG LECCO RCA

ZIAD AL ZARZOUR

DG HÔTEL LEDGER PLAZA

BEN SALEM RIME

DAF HÔTEL LEDGER PLAZA BOUZOUIDA SABER

Le personnel de l’hôtel LEDGER PLAZA à l’obligation de respecter ladite équipe dirigeante sous peine des sanctions prévue par le code de travail de la république centrafricaine ».

Or, le gouvernement, par la voie du ministre d’État chargé de la justice, a déclaré ce jeudi que l’État centrafricain ne reconnait que la nouvelle administration mise en place la semaine dernière par le gouvernement libyen. Donc il est hors de question que l’ancienne administration continue de donner des ordres aux employés.

Du côté du personnel, il y’a une certaine psychose qui règne. Les employés ne savent comment faire. À quelle administration faut-il en obéir.

Affaire à suivre….

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : explosion d’une mine terrestre dans la localité de Bocaranga, plusieurs victimes

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 Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:00:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, l’explosion des mines improvisées ne cesse de faire des dégâts sur les populations civiles du Nord-ouest. Ce jeudi après-midi, une explosion d’une autre mine terrestre au passage d’un camion a fait de nombreuses victimes dans la localité de Bocaranga, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.  

Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.

 

Selon les témoins, le camion qui se faisait exploser ce jeudi après-midi était en provenance de la ville de Paoua, dans Lim-Pendé, et à destination de Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé. Mais arrivé au village Bokomboussi, dans la commune de Loura, à environ 80 kilomètres de Bocaranga, le camion avait malheureusement roulé sur une mine terrestre qui a explosé à son passage. Le conducteur a été malheureusement tué sur le coup, et plusieurs autres passagers ont été grièvement blessés. Selon le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé qui a également publié sur les réseaux sociaux un message de compassion à l’endroit des victimes, tous les blessés ont été transférés à l’hôpital de Paoua pour y recevoir des soins appropriés.

Rappelons que dans cette même commune de Loura, en juillet dernier, une attaque des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avaient fait de nombreuses victimes. Treize motos ont également été incendiées. Et le mois dernier, deux mines terrestres ont explosé au passage des motos, faisant quatre morts.

Rappelons aussi que dans la préfecture de la Nana=Mambéré,

La Minusca avait annoncé le mercredi dernier avoir suspendu ses opérations de déminage jusqu’à nouvel ordre. Elle dit avoir été empêchée par les forces de défense et leurs alliés russes de la société Wagner. Ce que la Minusca regrette tout de même.

Toutefois, à Bouar, dans la Nana-Mambéré, la Minusca a organisé une réunion de sensibilisation avec les tous les chefs des quartiers pour les sensibiliser au danger des mines terrestres.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : le corps sans vie d’un homme retrouvé dans le cinquième arrondissement de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime s’appelle Ndengui FABRICE, âgé de 27 ans, habitant quartier Vara, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Son corps sans vie a été retrouvé chez lui ce jeudi 9 septembre 2021. On ignore les raisons exactes de sa mort, mais la police annonce avoir ouvert une enquête pour homicide.

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Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillies par le service de police judiciaire de Bangui, la victime aurait elle-même se donné la mort par pondaison. Sauf que selon les enquêteurs, les indices recueillis sur le lieu de la scène témoignent le contraire. Ce qui les pousse  à ouvrir une enquête pour homicide. On ignore totalement les indices recueillis par le service de police judiciaire qui témoigne que la mort de Monsieur Ndengui FABRICE serait un acte criminel. Selon une source proche du dossier, il pourrait bien y avoir un maquillage de la scène pour tromper la vigilance des forces de l’ordre et de la famille de la victime.

Il faut noter au passage que Monsieur Ndengui FABRICE, sans profession, n’a pas de casiers judiciaires, et n’est pas connu pour des activités illicite.

Contactée par CNC, sa famille se dit choquée d’apprendre la nouvelle de son décès dans la matinée de ce jeudi.

« Même s’il s’est suicidé, on ne connaît toujours pas les raisons. Même si c’est un acte criminel, on ignore également les raisons. Et qui pourrait lui en vouloir jusqu’à  ce point », témoigne son oncle Ruffin, interrogé par CNC.

Pour le moment, sa dépouille est à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : affaire Eugène Ngaïkosset, la cour pénale spéciale s’intéresse au dossier

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:22:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé samedi par des éléments de la garde présidentielle au PK22 route de Damara, le capitaine Eugène Ngaïkosset alias Boucher de Paoua pourrait être jugé en République centrafricaine par la cour pénale spéciale, selon un communiqué du bureau du procureur spécial en date du 9 septembre 2021.  

les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

Selon  un communiqué de presse du bureau du procureur spécial  près la cour pénale spéciale  de la République centrafricaine,  le parquet spécial se dit intéresser « aux crimes internationaux et autres violations graves des droits de l’homme et du Droit international humanitaire commis sur le territoire centrafricain et qui impliqueraient le Capitaine Eugène NGAIKOSSET ».

Ce qui pourrait dire que la cour pénale internationale à La Haye se dessaisit de cette affaire au profit de la cour pénale spéciale de la République centrafricaine.

Rappelons que l’ex-capitaine Eugène Ngaïkosset, ancien garde rapproché de l’ancien chef de l’État François Bozizé,  soupçonné par la justice internationale d’avoir dirigé un bataillon de la garde présidentielle en 2005 – 2007 qui a massacré près d’un millier des civils et incendié des milliers d’habitations dans les localités de Paoua, situées à environ 485 kilomètres au nord-ouest de Bangui, a été arrêté par les éléments de la garde présidentielle le samedi 4 septembre et transféré à la section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie. Mais la justice centrafricaine, qui a également de lourds dossiers sur le fameux capitaine Eugène Ngaïkosset, se disait prête à lâcher le suspect à la cour pénale spéciale ou  la  cour pénale internationale (CPI) qui s’intéressait également à son dossier. Finalement, la CPS vient d’annoncer au public ce jeudi dans un communiqué de presse qu’elle s’intéresse au dossier du capitaine Ngaïkosset.

Rappelons que la cour pénale spéciale, créée en 2015, est une juridiction hybride, composée de 25   juges, dont 13 nationaux pour juger les crimes internationaux commis en Centrafrique de 2003 à aujourd’hui.  Mais selon le substitut du procureur de cette juridiction hybride, les premiers procès s’ouvriront avant  la fin de l’année 2021.Actuellement, il y’a une douzaine des dossiers qui  sont sous instruction préparatoire.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : bataille au sein du parti RDC,  une requête a été déposée en justice

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:14:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En Centrafrique, le parti de l’ex-Président André Kolingba, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC) est au bord de l’implosion. Après le décès en avril dernier  de son Président Désiré Nzanga Bilal Kolingba, cet organe politique se retrouve actuellement dans une très grave crise. Deux groupes de partisans disputent le règne du bureau. Après le congrès tenu la semaine dernière, un nouveau bureau directoire  a été mis en place, tandis que l’autre conteste la validité de ce nouveau bureau et maintient sa position. La justice a été saisie, et le procès est prévu pour le 13 septembre prochain.

 

Alors que les Centrafricains se préparent à aller aux urnes pour le communal au début de l’année prochaine, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC) est quasiment anéanti par des dissensions internes  portées devant  la justice centrafricaine. Une requête a été déposée contre les organisateurs du dernier congrès du parti ayant mis en place un nouveau bureau politique qui a écarté le président par intérim Mohamed LAWAN et son équipe. Or ces derniers se disent toujours chef légitime du parti. Ainsi, ils avaient saisi la justice afin d’invalider le nouveau bureau qu’ils jugent illégitime,

Selon une ordonnance du tribunal de grande instance de Bangui, autorisons le Parti de Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC)

représenté par son Président en Intérim Monsieur Mohamed LAWAN à

assigner Bureau politique transitoire du RDC représenté par Messieurs  Henri ASSANGOU ; Bruno GRELA MPOKO et autres a Bangui, à comparaître à une audience des référés du Tribunal de Grande Instance de Bangui, sis au Palais de Justice de Bangui, le 13septembre prochain aux fins de ladite requête.

Rappelons que l’ancien Président du parti RDC, Monsieur Désiré Nzanga Kolingba, décédé le dimanche 25 avril 2021 en République démocratique du Congo, est la fils de l’ancien Président André Kolingba, fondateur du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Selon le statut de ce parti, un congrès devrait être organisé trois mois après le décès de son président. Or, depuis avril dernier, le bureau intérimaire ne semble pas vouloir organiser un nouveau congrès plusieurs mois après le décès de Monsieur Désiré Kolingba. Ce qui a énormément choqué certains militants de ce parti qui ont organisé le week-end dernier un congrès qui a mis en place un nouveau bureau, source d’une nouvelle tension dans le parti.

 

 

Un ministre russe décède en tentant de sauver un homme en Arctique

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Un ministre russe décède en tentant de sauver un homme en Arctique

Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre russe Evguéni Zinitchev est décédé le 8 septembre 2021 en tentant de sauver un autre homme en Arctique. — Mikhail Metzel/TASS/Sipa USA/SIPA

Le ministre russe des Situations d’urgence, Evguéni Zinitchev, est décédé en tentant de sauver une personne en marge d’entraînements dans l’ Arctique. Le haut fonctionnaire, âgé de 55 ans, « est mort tragiquement en service à Norilsk (nord) dans le cadre d’un exercice interministériel de protection de la zone arctique, alors qu’il sauvait la vie d’une personne », a affirmé son ministère à l’agence de presse publique Tass.Le ministre se trouvait au bord d’une haute falaise avec Alexandre Melnik, un scénariste et réalisateur russe de 63 ans, également mort dans l’accident. Ce dernier a glissé puis est tombé, et Evguéni Zinitchev s’est « immédiatement précipité pour le sauver, mais il a lui-même perdu la vie », a expliqué le vice-ministre de ce même ministère, Andreï Gourovitch, à la chaîne Rossïia-24.Dans la garde rapprochée de Vladimir PoutineSelon des sources internes citées par les médias RBC et Taiga. info, l’accident se serait déroulé dans la réserve naturelle de Poutorana, à une centaine de kilomètres de Norilsk, réputée pour ses cascades et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. « Le président Poutine a exprimé ses sincères condoléances » aux proches d’Evguéni Zinitchev après sa « mort tragique », a annoncé le Kremlin dans un communiqué.Evguéni Zinitchev avait servi au KGB dans les dernières années de l’URSS. Il avait ensuite fait l’essentiel de sa carrière au sein des différents services de sécurité russes, notamment celui chargé de la protection rapprochée de Vladimir Poutine, selon une biographie publiée par les agences russes. Il avait rejoint à partir de 2014, en tant que numéro 2, le département de lutte contre le terrorisme des puissants services de sécurité russes (FSB). Il avait enfin été nommé ministre des Situations d’urgence en mai 2018. Ce ministère, qui compte près de 120.000 membres, est chargé de répondre aux catastrophes naturelles et aux accidents écologiques.

Avec AFP

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RCA : nouveau massacre, au moins 40 morts dans une attaque des mercenaires russes dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021, 19:15:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une nouvelle attaque des Mercenaires russes de la société Wagner dans les localités de Besson, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA, a fait   au moins 40 morts et plusieurs blessés, dont des femmes et des enfants.

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Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga

 

Selon des sources sécuritaires locales, l’attaque a eu lieu ce mardi 7 septembre dans l’après-midi au village Nassoya, situé à environ 40 kilomètres de Diba sur l’axe Baboua. C’est un campement des éleveurs peuls que les mercenaires de Wagner ont attaqué, faisant au moins quarante morts et des blessés, dont des femmes, des personnes âgées  et des enfants de moins de 5 ans.

Plusieurs rescapés de l’attaque ont pu traverser la frontière du Cameroun et rejoindre les villages camerounais, d’autres ont pu se retrancher simplement dans la brousse pour échapper à leurs agresseurs  au risque de leur vie.

Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, les mercenaires russes de la société Wagner ont massacré une quarantaine des Peuls dans les villages de Bouzou, Sanguèrè, Tourwa, Sabewa et  Babba, situées proche de la frontière avec le Cameroun. Le pouvoir de Bangui, de son côté, n’a pas réagi à de nombreux appels des parents des victimes. Pour de nombreux observateurs, il est temps que la cour pénale internationale jette un coup d’œil sur les multiples exactions des mercenaires russes de la société Wagner dans le pays. Les autorités du pays doivent aussi rendre compte devant la juridiction internationale. Rien qu’en 9 mois, le nombre des victimes civiles des hommes de Wagner dépasse celui des rebelles congolais de Bemba en Centrafrique, ou encore celui du capitaine Eugène Ngaïkosset à Paoua, dans le nord-ouest. Les victimes de Wagner ne doivent pas rester dans l’anonymat.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Six rebelles de 3R »interpellés au Cameroun

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Ils ont été appréhendé par la Gendarmerie le 1
e septembre dernier alors qu’ils s’apprêtaient à orchestrer des enlèvements avec demande de rançon dans cette partie du Cameroun, selon la presse camerounaise.

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Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

La police camerounaise vient de mettre la main sur quelques membres du groupe rebelle centrafricain 3R (Retour Réclamation Réhabilitation), qui sème la terreur en République Centrafricaine. Il s’agit d’Hamadou Bouba, capitaine du groupe, Mamadou Abdoul Aziz, Abdoul Aziz Nassir, Aliou Dang Assabé, Amine Hamat et Hassan Ibrahim.

Ils ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient en terre camerounaise, précisément à Ngaoundéré dans le but de se ravitailler en vivre, denrées et matériels nécessaire pour leurs activités. Pour se faire, ces derniers selon Cameroun tribune en kiosque ce mercredi avait misé sur des enlèvements avec demande de rançon.

Pour s’assurer d’un mouvement fluide, ils avaient tous des cartes nationales d’identité camerounaise et centrafricaine. D’après Cameroun tribune, ces derniers ont été appréhendé par les éléments de la Gendarmerie nationale de Ngaoundéré le 1er septembre dernier alors qu’ils s’apprêtaient à enlever un certain Modibo.

« C’est sur exploitation de renseignement d’une personne digne de bonne foi, nous signalant la présence de certains immigrants clandestins dans la ville de Ngaoundéré avec intention de procéder aux enlèvements des individus que nous avons mené cette opération avec succès » a confié le Colonel Jean Pierre Kagombé Keffien, commandant de la légion de Gendarmerie de l’Adamaoua aux confères de Cameroun tribune.

Après son incursion dans un domicile au quartier Bali a Ngaoundéré, les éléments du bureau de lutte contre la grande criminalité ont interpellés Hamadou Bouba et Mamadou Abdoul Aziz tous deux de nationalité centrafricaine et camerounaise respectivement. Après ouverture d’une enquête et exploitation de ces deux suspects, la police a mis la main sur les quatre autres rebelles.

Pendant la perquisition des différents domiciles, les forces de défense ont retrouvé de faux documents, des registres d’actes de naissance vierges, des cachets de plusieurs autorités de la république, de la justice ainsi que de faux diplômes.

Déférés dans les locaux de la gendarmerie, ils vont comparaitre devant le tribunal militaire pour répondre des actes d’infraction internationale, tentative de trouble à l’ordre publique, faux en écriture publique et authentique, et immigration clandestine avec complicité.

 

Ariane Foguem pour Agence Cameroun Presse

 

L’INEVITABLE DIALOGUE INCLUSIF POUR SORTIR DU BOURBIER CENTRAFRICANO-CENTRAFRICAIN

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L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique).LA COUR CONSTITUTIONNELLE S’EST SABORDÉE, LA REPUBLIQUE A SOMBRÉ

Le mois de septembre a toujours été une période de rentrée scolaire, de rentrée académique ou universitaire, de reprise du travail, de rentrée sportive et culturelle, de rentrée politique et diplomatique après les deux (2) mois de vacances, durant lesquelles chacune ou chacun a essayé de se ressourcer au mieux, malgré les aléas climatiques et/ou climatologiques. A chacune et à chacun bonne rentrée. Aussi, le mois de septembre se veut un moment du dernier constat à mi-parcours pour mieux faire les recadrages-rattrapage pour bien terminer l’exécution des programmes et préparer au mieux les fêtes de fin d’année en groupe et en famille ; c’est également l’idéal moment pour l’Homme Politique conséquent de se faire des projections sur la base du vécu politique du premier semestre de l’année en cours, et pour les différents Etats Majors des armées, le moment du changement du fusil d’épaule, pour réajuster les opérations de terrain.

 

Durant les six (6) premiers mois de l’année 2021, les Compatriotes Centrafricains, préoccupés par l’insécurité érigée en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat et des dérives dictatoriales qui ont consolidé les exclusions, les frustrations, les humiliations, le déshonneur, le discrédit, l’indignité, en d’autres mots, la honte nationale, avaient suffisamment alerté et attiré les attentions des gouvernants politiques de Bangui et la communauté internationale sur les tragédies ou drames qui se jouent en Centrafrique, après le hold-up électoral réalisé par le Président TOUADERA dans une certaine indifférence diplomatique complice, lequel hold-up n’a fait que cristalliser la déchirure sociale. Et le centrafricain lambda, en impuissant, a réalisé que le Président TOUADERA a conduit la République dans un cul de sac, sur fonds d’inimaginables abominations, cruautés, désolations et autres, à cause de ses refus des évidences et de ses fuites en avant politiques qui sont suicidaires.

 

Comme si le plein des dérives dictatoriales n’a pas été fait, le 12 août 2021, veille du 61ème anniversaire de l’indépendance octroyée par la France le 13 août 1960, date choisie certainement à dessein, le Centrafricain démocrate et conséquent a été sidéré par l’exploit politicien réussi par le Président TOUADERA qui a amené la Cour Constitutionnelle de Bangui à se saborder et à faire sombrer la République. Pour satisfaire ce dernier qui les a choisis et nommés membres de la haute institution juridictionnelle de la République, Dame DARLAN et ses juges constitutionnels ont commis l’inacceptable politique, l’incompréhensible juridico-juridictionnel, l’inconcevable intellectuello-professionnel, en couvrant le Juge Centrafricain de l’opprobre. Ce 12 août 2021, la Cour Constitutionnelle a accepté accompagner le Président TOUADERA dans sa volonté de ‘’neutraliser politiquement’’ tous les Leaders Politiques qui constituent pour lui des obstacles pour l’instauration de son pouvoir perconnel.

 

CHASSER LE NATUREL, IL REVIENT TOUJOURS AU GALOP

Croyant réussir un exploit politique, le Président TOUADERA n’a fait que rendre inévitable le dialogue national inclusif vainement réclamé depuis 2018 par tout le Peuple Centrafricain, mais récusé depuis 2018 par ce dernier, parce que, qui dialogue national inclusif, dit avènement de la 7ème République sur une base consensuelle, donc la fin du velléitaire pouvoir dictatorial qui se met en place.

 

Avec la destitution de l’honorable MECKASSOUA Abdoul Karim, prononcée par la Cour Constitutionnelle ce 12 août 2021, le Président TOUADERA fait la démonstration et convint que la sidération, la haine, la rancœur, la jalousie, les humiliations et frustrations, l’hypocrisie, les querelles de personnes, les intrigues du palais, les exclusions, le déshonneur, l’indignité, le sadisme sont les caractéristiques de son pouvoir politique, qu’il ne cesse de démontrer au quotidien. Et un Chef d’Etat qui fait de ces négativités ses forces de frappe, non seulement rend très chancelant son fauteuil présidentiel, en sciant lui-même la branche sur laquelle est installé ce fauteuil, mais compromet gravement son après-pouvoir, car il est généralement admis que ‘’… les femmes pardonnent mais n’oublient pas, et que les hommes oublient mais ne pardonnent pas’’, et que ‘’ la Politique n’est pas un jeu’’

 

LE PRESIDENT TOUADERA A JOUÉ AVEC LE FEU POLITIQUE ET RISQUE DE SE FAIRE BRÛLER AU DERNIER DEGRÉ

Foncièrement obsédé par un pouvoir qu’il a reçu par les volontés de BOZIZE YANVONDA et des Dignitaires du KNK, réfugiés en France après la sanguinaire prise des pouvoirs de l’Etat par la coalition seleka le 24 mars 2013, le Président TOUADERA s’est comporté, semblable à un grand enfant qui a reçu du père Noël un jouet le matin du 25 décembre et qui n’a pas voulu le partager avec les autres toute la journée et qui l’a cassé le soir. En voulant éliminer physiquement et systématiquement tous les Leaders Politiques, pour conserver ce pouvoir, il donne entière raison à CAMARA LAYE qui s’était interrogé à son époque en ces termes : ‘’ … nos hommes politiques aujourd’hui, à l’exception de quelques-uns, sont-ils de grands hommes ? C’est douteux ; ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament nos peuples, exilent nos cadres, sèment la mort’’, et le sage BENSYRA qui a affirmé ‘’… qu’on ne fait pas la politique avec la rancœur, ni la colère, ni la vengeance…’’. Malheureusement, ces nobles pensées n’ont pas inspiré le Sieur TOUADERA qui a fait de ces négativités depuis 2016 les méthodes de gestion des pouvoirs de l’Etat, avec comme conséquence, amener le pays dans un cul de sac, duquel, il est incapable de l’y sortir, mais se livre par contre à des fuites en avant qui ne sont que politiquement suicidaires.

 

Tout observateur de la vie politique centrafricaine peut admettre, sans risque de se tromper, que le Président TOUADERA, alias gangster de Bangui ou encore roublard de Bangui (sobriquets donnés par le quotidien LE TSUNAMI – LA VOIX DES SANX VOIX), s’est déjà politiquement suicidé, parce qu’il a :

 

  • Empoisonné lui-même son premier mandat présidentiel et a compromis son après-pouvoir. En piètre stratège politique, il a fait l’option de s’allier les chefs des groupes armés qui écument le pays, depuis 2012, dans l’espoir de gagner facilement son deuxième mandat, et asseoir son pouvoir personnel. Contre vents et marées, et dans un superbe mépris du Peuple Centrafricain, il avait envoyé son Directeur de Cabinet NGREBADA Firmin à Khartoum (Soudan) en février 2019 proposer une amnistie aux chefs des groupes armés. Cette alliance contre nature, à peine neuf (9) mois après sa double signature à Bangui et à Addis-Abeba (Ethiopie) a tourné au fiasco et a été dénoncé par les principaux chefs des groupes armés qui ont créé la coalition des patriotes pour le changement-CPC, dont l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA, son mentor politique, est le coordonnateur général, ce qui l’avait obligé de réaliser aussi grossièrement le hold-up électoral à l’issue du premier tour des élections présidentielles du 27 décembre 2020.

 

  • Désabusé le Peuple Centrafricain en le faisant tuer-calciner, violer, violenter, piller, par ses partenaires-groupes armés, ses partenaires-mercenaires de la société Wagner et sa milice criminelle les requins ; ce fut la barbarie d’Etat durant cinq (5) ans. Vu le niveau de la barbarie et des souffrances sciemment infligées au Peuple Centrafricain et cautionnées par le Président TOUADERA, je suis incapable d’affirmer s’il y a un autre Peuple d’Afrique noire qui a souffert plus que le Peuple Centrafricain, de même depuis ma majorité citoyenne atteinte en 1968, je suis aussi incapable de dire, durant combien d’années le Peuple Centrafricain s’était estimé heureux ou satisfait, vu qu’en soixante et un (61) ans d’indépendance octroyée, il y a eu :
  • Vingt et trois (23) ans de gouvernements civils galvaudés, dont,
  • Président DACKO 1- cinq (5), Dacko 2- deux (2) ans, soit sept (7) ans,
  • Président PATASSE -10 ans,
  • Président TOUADERA- six (6) ans,
  • et trente-sept (37) ans et deux (2) mois de gouvernements militaires dictatoriaux, dont
  • Colonel BOKASSA douze (12) ans,
  • Général KOLINGBA douze (12) ans
  • Général BOZIZE YANGOUVONDA dix (10) ans et deux (2) mois,
  • et le régime sanguinaire de NDJOTODIA, dix (10) mois, qui a induit la néantisation du pays.

 

  • Offensé et fait humilier la grande muette. Laissée pour compte par tous ses six (6) prédécesseurs dont trois (3) étaient pourtant des militaires, pour question d’obsession de coup d’Etat, les Forces Armées CentrAfricaines-FACA ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes avec le Président TOUADERA. Les quelques passages de la déclaration du Collectif des Officiers Centrafricains, ‘’soucieux du devenir de l’Armée Nationale suite à la deuxième mise en scène (Promotion à titre exceptionnel)’’, retranscrits ci-après, traduisent un réel malaise au sein de nos Forces Armées Centrafricaines et constituent une inquiétante mise en garde :

‘’ Des promotions qui frisent l’insolence, source de nombreuses tensions alors qu’en ce temps de guerre, l’heure devrait être consacrée à l’unité et à la cohésion.’’,

‘’ Les promotions et nominations devraient obéir aux statuts et règlements en vigueur afin de garantir l’équité et consolider la cohésion de l’armée’’,

‘’ Les régimes précédents peuvent être excusés, mais pas celui de TOUADERA’’,

‘’ Alors que le président professeur agrégé sur qui l’espoir était fondé, aggrave la situation et creuse le fossé de division déjà très béante’’,

‘’ Pourquoi toujours les mêmes ? Attention, le peuple a tant souffert !’’

‘’ Les leçons du passé servent-elles nos dirigeants politiques ? ‘’

‘’ Pour terminer, nos homme politiques devraient tirer les leçons du passé pour construire une institution débarrassée des maux qui l’ont longtemps gangrenée’’

‘’ Nous profitons pour dire non à la forfaiture, non à la CPC mais oui pour la construction d’une armée longtemps aux antipodes des normes universellement admises. Nous ne saurions continuer à faire piètre figure aux yeux du monde’’

‘’ Qui vivra, verra ‘’

Propos de ras le bol, propos de totale désillusion, déception ou de désabusement exprimés par nos Officiers des FACA, lesquels doivent amener le Président TOUADERA à se ressaisir, parce que ces propos constituent un véritable coup de semonce.

 

  • Violé et fait violer les Droits de l’Homme et le Droit International Humanitaire, En matière de Droits Humains, je ne sais pas si le Président TOUADERA pourrait bénéficier de circonstances atténuantes, le jour où il se trouvera devant le Juge Centrafricain, vu les ignobles et abominables exactions perpétrées sur le Peuple Centrafricain avec sa bénédiction pour conserver le pouvoir ? Et bizarrement, ce Président TOUADERA, qui en six (6) ans, s’est fait champion des violations de tous les droits, trouve la vertu d’utiliser un passage du rapport des experts des Nations Unies, sur les violations des Droits de l’Homme et du Droit International Humain en Centrafrique, lequel rapport a été rejeté par son gouvernement, pour faire destituer un Député de la Nation, par la Cour Constitutionnelle de Bangui qui l’avait pourtant déclaré élu après avoir vidé le contentieux soulevé par son challenger. Quelle hérésie juridictionnelle. Professeur agrégé de mathématiques, de surcroît Président de la République, TOUADERA est censé ne pas ignorer le droit ou la loi, parce qu’il dispose d’un conseiller juridique.

 

Le Président TOUADERA, après avoir commis toutes les fautes de haute trahison (parjure, nombreuses violations de la Constitution de la République, alliance avec les groupes armés, mercenariat d’Etat, barbarie d’Etat, création et entretien d’une milice assassine), érigé l’insécurité en méthode de gestion de son pouvoir politique, établi une liste de compatriotes à systématiquement éliminer, instauré un état d’urgence pour permettre à sa milice criminelle, les requins, de tuer allègrement au vu et au su de tout le monde, interdit la libre circulation des personnes, déclaré la guerre au Peuple Centrafricain et l’avoir réduit en déchets, fait agresser un pays voisin et frère et prend attache avec les opposants de ce pays frère pour déstabiliser le pouvoir en place, alors que lui-même n’arrive pas à  assurer le contrôle du territoire centrafricain, comment comprendre et expliquer de tels comportements politiques ? Psychopathie ou sénilité politique ? Instinct de survie politique ? Détermination de s’ériger en monarque absolu ou tyran ? N’a-t-il pas politiquement compris la fin de BOKASSA, avec les ‘’ aux cailloux’’. Les initiateurs de ces  ‘’aux cailloux’’ ne sont pas encore tous morts.

 

 

 

UN DIALOGUE NATIONAL ET INCLUSIF S’IMPOSE POUR ÉVITER LA DÉSINTÉGRATION

Quelles que soient les analyses politiques, quelles que soient les explications, quelles que soient les justifications qui pourraient être réalisées, formulées ou données, la réalité ne peut plus être auscultée ni récusée par les mordus politiques du MCU. Même si ceux-ci continuent de se voiler la face ou de s’enfoncer la tête dans le sable, l’inacceptable ne peut plus être accepté, ni l’impossible ne peut plus devenir possible, même si Centrafrique est réputé être un pays de tous les paradoxes. Le pouvoir TOUADERA a largement atteint et dépassé les limites du tolérable, n’offre aucune visibilité politique et refuse d’admettre que le Centrafricain aujourd’hui veut se parler et veut se réconcilier avec lui-même, après avoir vécu l’invivable avec cette énième crise militaro-politique qui est devenue un fonds de commerce politique et diplomatique depuis 2012.

Si le Centrafricain veut se réconcilier avec lui-même, ce n’est qu’à travers une rencontre qu’on appelle dialogue national inclusif, conférence nationale inclusive de refondation, concertation citoyenne inclusive ou arbre à palabre qu’il pourra le faire., parce que désabusé, méprisé, abandonné à lui-même. Cette concertation, cette réunion, cette conférence, ce dialogue ou cet arbre à palabre inclusif se veut un moment d’introspection commune, où les Centrafricains devraient se poser les vraies et bonnes questions pour avoir les vraies et bonnes raisons, de détermination des responsabilités respectives, de pardon sincère, de réconciliation vraie avec soi-même et avec les autres, afin de se fixer des caps ou des objectifs à travers lesquels chaque Centrafricain, chaque entité ou chaque région devrait s’y retrouver, pour sortir de manière définitive du cercle infernal des crises militaro-politiques à répétition et envisager réellement la reconstruction de Centrafrique. Et ce n’est que par cette concertation inclusive ou dialogue inclusif que nous allons grandir politiquement et socialement et pouvoir bien tourner les sombres pages de notre histoire politique peu glorieuse de ces soixante et un (61) ans qui ont fait de nous de nains politiques et économiques. Aujourd’hui, le Centrafricain n’aspire qu’à la paix du cœur, ne demande qu’à être gouverné constitutionnellement et démocratiquement, à être guidé et à être aidé pour mieux se mobiliser et s’auto-organiser pour un développement participatif durable. C’est pour dire que la restauration d’un ordre constitutionnel et démocratique, sur fond d’alternance politique, non seulement demeure une idoine, une fondamentale et une déterminante alternative, mais cette alternative doit être consensuelle pour éviter à notre pays une désintégration ou une perte d’identités. Et ce message doit être compris par n’importe quel illuminati politique.

 

Que le Président TOUADERA le veuille ou pas, cette concertation s’impose et se tiendra, d’une manière ou d’une autre, pour notre harmonieuse survie, car un Peuple qui réalise qu’il n’a plus de perspectives, ni d’alternatives, ni de visibilité politique, procède toujours par des négativités destructrices. 1979 semble loin, mais n’est plus loin. Et toute armée nationale qui réalise que le Peuple est opprimé par ses gouvernants, s’investit de la mission de restaurer l’ordre et sauver ce Peuple, et les Officiers Centrafricains dans leur déclaration ont déjà averti. Les militaires guinéens viennent de faire la preuve le dimanche 5 septembre 2021, même s’il y a des en-dessous qui ne sentent pas la sainteté. Attention à l’effet domino ou à l’imitation militaire.

 

 

 

LE POUVOIR TOUDERA EST SUR UN VOLCAN QUI SE RÉVEILLE DOUCEMENT ET SUREMENT

Toutes analyses et lectures politiques faites, le Président TOUADERA est sur un volcan qui se réveille doucement et surement, dont les signes annonciateurs présagent un grand chamboulement ou basculement, parce qu’il est face à des problématiques qu’il ne peut pas gérer seul, notamment,

  • Le manque de légitimité politique suite à son hold-up électoral depuis le 18 janvier 2021 ; toutes statistiques électorales recoupées, sur la base des données électorales collectées par l’ANE, le candidat présidentiel TOUADERA, à l’issue du premier tour des élections du 27 décembre 2020, n’a été voté que par 13 % des électeurs centrafricains réellement inscrits. Et réalisant qu’il ne pouvait pas aller au deuxième tour, il avait fait l’option de frauder. Aucun fraudeur aux élections présidentielles, déclaré Président élu n’a franchi le cap de deux (2) ans, parce qu’il y a réel problème de légitimité ou de poids politique national; l’histoire politique de notre pays en foisonne.
  • Ses hétéroclites entourages qui le prennent en otage, notamment les mercenaires de la société Wagner qui préfèrent NGREBADA Firmin pour mieux préserver leurs intérêts, les riches Dignitaires, frères-ennemis, du MCU dont certains lorgnent déjà son fauteuil, ses agents de basse besogne, les requins, qui commencent à se rendre à l’évidence que l’après-pouvoir serait synonyme de leur descente dans les sous-sols des palais de la Justice;
  • L’isolement diplomatique et le manque des ressources budgétaires, depuis que les partenaires financiers classiques ont fermé les robinets et le contrôle des ressources douanières qui est assuré par les mercenaires de la société Wagner pour se rembourser, commencent à impacter très négativement la vie publique, d’où ses rapprochements des Présidents rwandais et angolais, dans l’optique de mettre en jeu des milliards de fcfa pour sa survie politique ;
  • L’insécurité généralisée qui joue maintenant à sa défaveur et l’empêche de contrôler le territoire national ;
  • La grogne actuelle de la grande muette, à cause des frustrations, discrimination, humiliations et déshonneurs, déconsidérations, notamment, la sodomisation des militaires à Boali par ses partenaires-mercenaires de la société Wagner et la poursuite des arrestations et détentions arbitraires des Officiers Généraux, Officiers, Sous-Officiers et Hommes de Troupe pour phobie de tentative de coup d’Etat. Les dernières arrestations datent du samedi 04 septembre 2021 et concernent le lieutenant-colonel TONGABA Alain et le capitaine NGAÏKOSSET Eugène pour motif, désertion en tant de paix, alors que le paix est en crise depuis 2012-2013.

 

Ces quelques problématiques que le Président TOUADERA ne peut gérer sans l’implication de toutes les entités socio-politiques, ne lui offrent qu’une seule alternative : soit un dialogue national inclusif, soit un changement brutal de régime politique, avec toutes ses conséquences, ce que les SȍÑ ZANGOA avaient déjà annoncé.

 

Comme aiment le dire les footballeurs, la balle est dans le camp de TOUADERA. En attendant de voir comment il va roubler ou être obligé de faire la passe, chacune et chacun peut partager et poursuivre la réflexion sur la base de cette pensée de AHMADOU HAMPATE BÂ:

  • ‘’ Le pouvoir est comme l’alcool. Après un premier verre, on est joyeux comme un agneau. Au second, c’est comme si on avait mangé du lion. On se sent si fort qu’on n’accepte plus d’être contesté. On veut tout imposer à tout le monde, comme le lion dans la savane. Au troisième verre, on est comme le cochon, on ne peut faire que des conneries… Le premier degré correspond à la période ou le chef est doux comme l’agneau. Le second c’est le moment où le chef se prenant pour un monarque absolu, devient redoutable. Mais alors, il n’est que craint. Enfin, quand le chef atteint le troisième degré de son pouvoir, il est non seulement craint, mais détesté par son peuple.’’

Et c’est çà l’ivresse du pouvoir ; tout monarque absolu atteint de cette ivresse ne connait toujours qu’une brutale fin, parce qu’il se fait mal dieu dans son royaume, or le Bon DIEU n’aime pas que son Peuple soit martyrisé ou affaibli, mais plutôt, voir et vivre dans la gloire et la splendeur divines, exprimées en ces termes :

‘’ Fortifiez les mains affaiblies, affermissez les genoux qui chancellent…,

Dites aux cœurs défaillants :

‘’ Soyez forts, ne craignez pas ; voici votre DIEU.

‘’ C’est la vengeance qui vient, la rétribution divine.

‘’ C’est lui qui vient vous sauver. Alors se dessilleront les yeux des aveugles et les oreilles de sourds

s’ouvriront.

‘’ Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la langue du muet criera sa joie.

‘’ Parce qu’auront jailli les eaux dans le désert et les torrents dans les steppes.

‘’ La terre brûlée deviendra un marécage, et le pays de la soif, des eaux jaillissantes ; dans les repaires où

gîtaient les chacals, on verra des enclos de roseaux et de papyrus.

‘’ Il y aura là une chaussée et un chemin, on l’appellera la voie sacrée ; l’impur n’y passera pas ;

‘’ C’est Lui qui pour eux ira par ce chemin et les insensés ne s’y égareront pas.

‘’ Il n’y aura pas de lion et la plus féroce des bêtes n’y montera pas, on ne l’y rencontrera pas, mais les

rachetés y marcheront.

‘’ Ceux qu’a libérés YAHVÉ reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie’’

 

‘’ Ne crains pas car je suis avec toi, ne te laisse pas émouvoir car je suis ton DIEU’’.

 

Ce que WAFIO JEAN SERGE a retranscrit ci-dessus est du prophète ISAÏE, dans ISAÏE 35, 4-10 et 41,10.

 

Très bonne méditation aux croyants et non-croyants. C’est l’heure maintenant de commencer à faire des réflexions partagées sur les visions politiques et les approches stratégiques pour l’avènement de la 7ème République qui se veut consensuelle.

 

WAFIO  JEAN SERGE

                                                      Président Fondateur du PDCA

 

                                                                                               SEMAINE 36 – SEPTEMBRE 2021

 

 

 

RCA : la Minusca annonce l’arrêt des travaux de déminage  des explosifs dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021, 02:02:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique a annoncé ce mercredi lors d’une conférence de presse hebdomadaire  à Bangui qu’elle a suspendu les travaux du déminage des explosifs  dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles  dans ces travaux de déminage.

la minusca recherche des mines au sol photo minusca
Photo Minusca

 

« De la semaine du 20 au 30 août, il y’avait eu cinq morts et plusieurs blessés. Et la semaine passée, il y’a eu incidence ou il y’a eu un mort et plusieurs blessés. Donc la Minusca avait jugé utile de dépolluer l’axe. Quand on a commencé la dépollution,  on a dû nettoyer un tronçon de 40 kilomètres à partir de Nguia-Bouar jusqu’à Bondiba. Tout le monde a vu qu’avec ce nettoyage-là, les incidences ont vraiment baissé. Donc arrivée à Bondiba, on a vu les forces de la Minusca être entravées  de continuer le nettoyage soi-disant que les éléments  qui étaient en seine de nettoyage étaient de collusion avec les groupes armés, et que nous disposons même des mines que nous donnons aux groupes armés »., a déclaré le porte-parole de la force de la Minusca lors de la conférence de presse du mercredi. Selon lui, la Minusca n’a jamais utilisé des mines.

« Nous condamnons avec force ces allégations. La Minusca n’a jamais utilisé des mines. Donc actuellement le processus de déminage est à l’arrêt. Nous attendons de trouver une issue rapidement pour reprendre », a-t-il ajouté.

Rappelons que les mines terrestres ont fait déjà au moins une quinzaine des victimes ces derniers temps dans la localité de Lim-Pendé, de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré. La plupart des victimes étaient des civils commerçants ou des conducteurs des taxis-motos.

Mais la fois dernière, les populations de Létélé ont fortement soupçonné les Mercenaires russes d’avoir posé les deux mines terrestres qui ont fait trois personnes sur l’axe Ndim Ngaoundaye et vers BHOLARA, en allant vers Paoua. D’après elles, c’est à peine deux heures après le passage du convoi des mercenaires russes sur ce même trajet que les explosions avaient eu lieu.

Rappelons que selon les nations unies, L’objectif des opérations de déminage est d’identifier les mines terrestres et engins explosifs afin d’en réduire l’impact et le danger de sorte que les populations puissent vivre dans la sécurité.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Crise au sein du RDC, un militant annonce sa candidature à la présidence du parti

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Bangui, République centrafricaine, 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Médard POUSSE-BEBE, Membre du Bureau politique chargé des Relations Extérieures du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux dont CNC a pu obtenir la copie, déclare solennellement que dans la perspective de la préparation de l’avenir et dans le souci de contribuer efficacement à la cohésion, au dynamisme ainsi qu’au renouveau du parti, annonce sa candidature à la présidence du parti RDC. Toutefois, il annonce également qu’il donnerait prochainement plus de détails sur son projet politique alternatif en faveur du RDC.   

 

Déclaration relative à la crise au RDC

Depuis quelques mois, le Rassemblement Démocratique Centrafricain est devenu le théâtre d’affrontements violents et fratricides. Les responsables politiques censés travailler ensemble pour le même objectif (celui d’animer la vie du parti) se livrent publiquement une guerre implacable et sans merci, au mépris total des valeurs d’unité, de rassemblement, de fraternité et de paix que prône le RDC. Les velléités égocentriques ont pris le pas sur l’intérêt général, ouvrant ainsi la voie à toutes sortes de dérives devant les militants et sympathisants effarés, ainsi que l’ensemble du peuple centrafricain médusé. Le spectacle est désolant et consternant quant au caractère extrémiste de l’attitude des uns et des autres.

Militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain, je tiens du fond du cœur à vous demander Pardon pour cette attitude indigne des responsables politiques dont les actions nuisibles récurrentes de ces derniers temps portent gravement atteinte à l’image même du parti. J’imagine à quel point beaucoup d’entre vous sont choqués et meurtris par ce qui se passe actuellement au sein du RDC. Aucun militant sensé et responsable ne peut se satisfaire de ce pugilat que se livrent ceux qui prétendent diriger ce parti.

Cela dit,ye condamne de la manière la plus ferme la politique d’exclusion, de brutalité autant que les pratiques antidémocratiques ou subversives menées de part et d’autre et qui font paradoxalement aujourd’hui du RDC un parti bicéphale : chose inadmissible pour famille politique qui a toujours lutté farouchement contre la division sous toutes ses formes. De la même manière, je mets en garde tous ceux qui s’activent dans l’ombre pour fragiliser et disloquer le RDC dans le seul but de profiter de son électorat en 2025. Qu’ils sachent que la République centrafricaine a intérêt à promouvoir la démocratie qu’à l’affaiblir.

Afin de préserver ce qui reste encore du Rassemblement Démocratique Centrafricain, j’en appelle à la responsabilité des uns et des autres en insistant sur le fait que le seul moyen de régler les différends politiques actuels reste et demeure le Dialogue et la Concertation. Toute autre action de nature judiciaire et belliqueuse contribuerait qu’à jeter le discrédit sur le parti et entamerait son image (en tant que parti de paix) auprès de l’opinion publique nationale. J’invite donc les protagonistes à se départir chacun de leur égo démesuré, de se tendre la main dans un esprit de fraternité, de consentir les sacrifices nécessaires dans l’intérêt du RDC.

Par conséquent, dans un esprit d’apaisement, je propose :

  • La levée immédiate de toutes les sanctions prises contre les « frondeurs » ;
  • La dissolution pure et simple du « bureau politique transitoire » ;
  • La convocation rapide d’un forum de réconciliation de tous les militants du RDC;
  • La mise en place d’un comité conjoint chargé de préparer la session régulière du comité directeur afin de purger les contentieux en cours.

Par ailleurs, dans la perspective de la préparation de l’avenir et dans le souci de contribuer efficacement à la cohésion, au dynamisme ainsi qu’au renouveau du parti, j’annonce ma candidature à la présidence du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Je donnerai prochainement plus de détails sur mon projet politique alternatif en faveur du RDC.

Médard POUSSE-BEBE^ T

Membre du Bureau politique chargé des Relations Extérieures

 

 

 

LA MINUSCA A OCTROYÉ 1.6 MILLIARDS DE FCA POUR LE FINANCEMENT DE PROJETS A IMPACT RAPIDE ENTRE JUIN 2020 ET JUILLET 2021

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021, 02:56:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a financé 98 projets à impact rapide entre juillet 2020 à juin 2021 dans 12 préfectures de la RCA, pour un montant de 1.6 milliards de francs CFA (2.9 millions de dollars américains). « Ces projets à impact rapide sont un outil nécessaire à l’exécution du mandat de la MINUSCA. Ils contribuent à l’exécution des tâches comme la restauration de l’autorité de l’Etat, la cohésion sociale et la protection des civils, a indiqué Aimée Mwenyi Ntumba, de la section des Affaires civiles de la Mission. 

L'inauguration du pont de Kouki
L’inauguration du pont de Kouki par la Minusca

 

Selon cette fonctionnaire, les projets réalisés en 2020-2021 ont permis la construction ou la réhabilitation de tribunaux, de brigade de gendarmeries et de commissariats de police. « Par ailleurs, 13 projets contre la Covid-19 ont été financés à hauteur de 207 millions FCFA durant ce cycle budgétaire », a-t-elle ajouté, en précisant que les projets à impact rapide sont identifiés avec les autorités et les communautés locales et servent aux jeunes, aux communautés et aux populations de tout bord. « Ce sont des projets fédérateurs de l’ensemble des communautés qui permettent aussi de rapprocher la Mission et la population ».

Depuis 2014, un total de 574 projets à impact rapide ont été réalisés pour un montant 10 milliards FCFA. « Pour 2021-2022, la MINUSCA soutiendra en priorité les projets axés sur les élections locales, le suivi de mise en œuvre de l’Accord de paix, le redéploiement des fonctionnaires, la Covid-19 et la réalisation d’ouvrages pour faciliter la circulation des personnes et des biens », a indiqué cette responsable.

En réaction aux préoccupations des journalistes sur le lien entre les projets à impact rapide et la sécurité dans le pays, Guy Saizonou, de la section des Affaires civiles, a fait savoir que « la construction des infrastructures de base a permis de réduire la violence faite aux femmes dans certaines régions notamment à Bria et Kaga-Bandoro ». « Les maisons des jeunes et des femmes construites permettent de réunir les acteurs de promotion de la paix et de la réconciliation alors que les microprojets au profit des groupes vulnérables contribuent au renforcement du tissu social et à la résilience en milieu rural », selon lui.

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, et la Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity, ont eu une réunion de travail vendredi dernier avec le Ministre d’Etat chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement, Jean Willybiro-Sako, et du Ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, sur le désarmement des civils et la collecte d’armes. « La MINUSCA va travailler avec le Gouvernement sur un appui à la campagne de collecte d’armes détenues par les civils actuellement en cours. De même, elle compte soutenir les activités de sensibilisation de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre », a indiqué le porte-parole.

De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Ibrahim Atikou, est revenu sur l’explosion d’engins explosifs qui a provoqué la mort de deux civils sur l’axe Ndim-Ngaoundaye et entre Ndim et Paoua. « La Force dénonce les allégations de collusion, les tentatives de manipulation des populations et les entraves physiques commises par d’autres forces de sécurité à Bondiba, contre ses missions de vérification de la présence et la neutralisation d’engins explosifs ». Le porte-parole a annoncé également la tenue à Bangui de la 11ème conférence de la Force de la MINUSCA. « L’objectif est de fournir des directives et des conseils à tous les niveaux, sur la mise en œuvre du mandat de la Mission et la stratégie de gestion des actions menées sur le terrain », a-t-il dit.

Le porte-parole de la composante Police des Nations Unies, Commissaire Serge Ntolo Minko, quant à lui, a fait savoir qu’UNPOL va appuyer l’unité mixte d’intervention rapide et de répression de Bouar, dans la Nana-Mambéré, pour la réussite des activités. « L’antenne UMIRR à Bouar a été mise en place le 2 septembre en présence des autorités nationales et de la MINUSCA », a-t-il informé.

 

 

La Minusca

des militaires tués dans le putsch contre Condé

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Guinée: des militaires tués dans le putsch contre Condé

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs militaires auraient été tués pendant le putsch qui a renversé Alpha Condé. Pour l’heure, le nouveau régime ne confirme pas.

La Deutsche Welle a en effet pu entrer en contact avec le frère d’un militaire de la garde présidentielle tué pendant la prise du palais de Kaloum. Il nous a confié que son frère était de garde ce jour-là et qu’après le putsch, il a essayé de le contacter sans succès. Il se serait finalement rendu à la morgue. Selon lui, les médecins légistes n’ont tout d’abord pas voulu l’autoriser à entrer en évoquant les ordres des autorités de ne pas divulguer les noms des morts. Malgré cela, il a pu finalement voir le corps et confirmer la mort de son frère.“Le monsieur a pu me faire entrer. J’y suis allé, j’ai identifié le corps de mon frère, qui était là, qu’il m’a montré, c’était lui, je l’ai vu de mes propres yeux. Il y avait même sa carte militaire et certains documents dans sa poche qu’on avait enlevés et mis dans un plastique déposé sur le corps. J’ai vu la carte militaire. C’est vrai que c’était lui. C’est à ce moment que j’ai informé la famille”, raconte notre interlocuteur. L’OGDH suit le sujet de prèsL’Organisation guinéenne des droits de l’Homme (OGDH) a quant à elle, confirmé ce mercredi matin (08.09.2021), la mort d’au moins sept soldats. Elle dit s’appuyer sur des informations qui circulent dans la presse et sur les réseaux sociaux.”Tout d’abord c’est de donner la lumière et circonstances de la mort de ces militaires et éventuellement engager des poursuites même si cela semble surréaliste. Mais nous exigerons que ceux qui ont commis les faits soient retrouvés afin d’être jugés”, ajoute Alpha Amadou président de l’Organisation guinéenne des droits de l’Homme.Les coupables devront répondre Si les informations sont confirmées, l’Organisation des droits de l’Homme promet poser des questions au nouveau gouvernement. Mais leur premier objectif est de préciser les circonstances de ces décès. “Nous sommes en train de mener des démarches pour retrouver les adresses de ces militaires afin d’avoir plus d’informations avant de poser des questions aux autorités mais pour l’instant, nous n’avons pas eu de confirmation officielle. Le problème c’est au niveau du nombre car il semblerait aussi que plusieurs blessés soient dans les hôpitaux”, a précisé déjà Alpha Amadou joint mardi après-midi par la DW.Pour des médias guinéens, la minute de silence observée à la mémoire des victimes du coup d’Etat, lors de la brève allocution du président de la junte militaire, devant les anciens dignitaires du pays, à Conakry, confirme les cas de morts.La DW a contacté la cellule de communication des nouveaux dirigeants du pays. Ceux- ci nous ont dit qu’ils nous donneraient plus de détails ultérieurement.

Avec DW français

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RCA : Appel à l’Union de la Coalition SIRIRI, du MNLC et de l’EDD pour la Libération de la RCA  

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La COALITION SIRIRI, le Mouvement National pour la Libération de la Centrafrique (MNLC) et l’Échelle pour la Démocratie et le Développement (EDD) sont l’émanation d’une Coalition Large du peuple Centrafricain  basée sur les valeurs d’une société laïque, bannissant toutes les formes de discrimination fondée sur l’âge, le sexe, les origines territoriales, les croyances religieuses. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration définitive de la PAIX ET LA JUSTICE SOCIALE en RCA.

Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique
Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique

 

Notre mouvement s’engage pour la Cohésion Sociale, la Construction  de l’Unité nationale, la promotion sans faille de la Réconciliation Nationale, l’instauration d’une Paix Durable, la création de la richesse, des valeurs longtemps abandonnées par les Gouvernants qui s’y sont succédés.

La Coalition SIRIRI et ses alliés, invitent tous les éléments opérationnels où qu’ils soient  dont les Forces Armées Centrafricaines (FACA), les fractions de l’Ex Coalition SÉLÉKA ( UFDR, FPRC, UPC, MLCJ, MPC, 3R, RPRC, SÉLÉKA RENOVÉ, les Anciens Libérateurs et la CPC),  les ANTI-BALAKAS (Aile Mokome et Aile Ngaisona), FDPC, APRD, RJ, la Société Civile, les Partis Politiques, les Retraités et la Majorité Silencieuse de notre pays de rejoindre dès aujourd’hui de la Coalition SIRIRI et ses alliés, pour la Marche Finale de libération totale de notre pays, la République Centrafricaine (RCA).

La Coalition SIRIRI et ses alliés font appel à votre sens aigu du bien commun, de la justice sociale et de l’engagement pour la sauvegarde de notre unité et de notre dignité aujourd’hui bafouées par Faustin Archange Touadera, son armée clanique et ses mercenaires étrangers.

La Coalition SIRIRI et ses alliés invitent les acteurs politiques et les groupes armés de se souvenir des accords piégés de Khartoum de Touadera et ses mercenaires Étrangers qui ne sont que les fruits d’une mascarade orchestrée.

Pour la Coalition SIRIRI et ses alliés, il ne suffit pas tout simplement de dénoncer, il faut agir et mettre un terme à l’humiliation, à la dictature, à l’amateurisme et au banditisme politique et économique. Nous méritons mieux que cela.

La Coalition SIRIRI est convaincue qu’ensemble nous pouvons sauver notre pays, la RCA : doter notre pays des institutions fortes, bâtir et développer notre pays, sortir notre pays des ténèbres vers la lumière, propulser notre pays vers l’émergence, définir ce que nous voulons pour notre pays et non les autres qui doivent décider à notre place, imposer le respect aux autres, léguer un pays en Paix, en Prospérité et en Crédibilité à nos enfants et à nos petits-enfants.

Dans un élan de solidarité et d’unité patriotique, conjuguons nos efforts pour mieux vaincre les maux dont souffrent notre beau pays, la République Centrafricaine et nous ferons la fierté de la génération future.

Ensemble avec la Coalition SIRIRI et ses alliés, nous vaincrons.

Que DIEU bénisse et protège la RCA.

Fait à Mbomou, le 08 septembre 2021

Cl. Justin KONGBO

Coordonnateur Général

Coalition SIRIRI

WhatsApp: +23568847798

Mail: victoir16@hotmail.com

Site web: www.cosiriri.net

 

 

Suspension du chef du renseignement somalien, bras de fer dans l’exécutif

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Suspension du chef du renseignement somalien, bras de fer dans l’exécutif

Bangui ( République centrafricaine ) – La suspension de M. Yasin, le directeur de la National Intelligence Service Agency (NISA) de la Somalie, fait suite à des mois de querelles déclenchées par un différend au sujet d’enquêtes sur le kidnapping et le meurtre non résolu d’un agent de renseignement.

M. Hussein Roble a déclaré avoir demandé à Fahad Yasin de démissionner pour ne pas avoir remis de rapport sur le meurtre d’Ikran Tahlil Farah, une jeune femme qui travaillait dans le département de la cybersécurité et a disparu fin juin. Il lui avait donné un ultimatum de 48 heures pour expliquer les circonstances de la mort de l’agent espion Ikran Tahlil./////////////.

Yasin avait plutôt répondu en exigeant que le ched de l’Etat Farmaajo convoque et préside une réunion du conseil de sécurité nationale pour faire face à la crise/////////////.

La semaine dernière, le gouvernement a imputé la mort de la jeune femme à Al-Shabaab; provoquant des messages de colère sur les réseaux sociaux de la part de personnes qui pensent que l’agence elle-même avait été impliquée dans le meurtre de Ikran Tahlil Farah./////////////.

“Hon. Amin Jeesow a admis que le véhicule dans lequel Ikran Tahliil était monté appartenait à @HSNQ_NISA dans leur enceinte. Depuis quand Alshabaab est-il entré dans le quartier général du renseignement somalien ?Le blâme sur Alshabaab est boiteux et stupide pour Fahad Yasin de prendre les Somaliens pour des imbéciles !”, avait twitté Axlam Abdi./////////////.

Le journal “The Frontiers” explique que des assaillants ont enlevé Ikran Tahlil Farah, 24 ans, une cyber-experte de l’Agence nationale de renseignement et de sécurité (NISA) de la Somalie, près de son domicile à Mogadiscio, le 26 juin 2021. Ses ravisseurs l’ont torturée et assassinée. Le chef du renseignement Fahad Yasin a blâmé les terroristes d’Al-Shabaab pour le meurtre, mais la famille d’Ikran a accusé Yasin et ses proches d’en plutôt être responsables./////////////.

La plupart des Somaliens croyaient la famille d’Ikran. Des analystes somaliens ont noté que le meurtre d’Ikran correspondait à un schéma de la NISA assassinant ses propres employés pour couvrir les crimes de l’agence et ceux de Mohamed Farmaajo, le président somalien qui a poussé la Somalie au bord du gouffre en cherchant à prolonger illégalement son mandat. Al Shabaab, quant à lui, qui revendique souvent le mérite d’avoir tué des responsables de la sécurité somaliens, a explicitement nié toute implication dans l’affaire Ikran./////////////.

Reproches du chef de l’Etat/////////////.

De son côté, le chef de l’Etat, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit “Farmaajo” a publié sa propre déclaration, quelques heures plus tard, qualifiant la décision du Premier ministre d’inconstitutionnelle. “(Yasin) devrait continuer à être le directeur de la NISA”, a déclaré le président./////////////.

Cette “situation montre que le fossé entre le président et le Premier ministre est totalement ouvert – quelque chose qui bouillonnait sous la surface depuis un certain temps”, a confié à Reuters Mahmood Omar, analyste pour la Somalie à International Crisis Group./////////////.

Il estime qu’elle pourrait très probablement semer de graves divisions au sein des services de sécurité et entraînera le type de violence survenue en Somalie en avril entre les forces de sécurité fragmentées./////////////.

La suspension de M. Yasin a déchainé les Somaliens sur les réseaux sociaux. Certains défendent la décision du premier ministre; d’autres soutiennent M. Yasin, qui selon eux, est accusé à tort d’être tenu responsable du meurtre d’Ikran. /////////////.

“Je suis avec Fahad Yasin et NISA, les moryaans n’ont aucune preuve que NISA était derrière l’enlèvement d’Ikrans, mais veulent plutôt l’utiliser pour la politique et leur cuqdad contre N&N et Fahad Yasin. -68 Iq moryaans ont été maltraités et intimidés par Shabab pendant 14 ans, mais pas un seul mot de leur part.”, a twitté un Somalien qui se fait appeler El Capo./////////////.

Selon “The Frontier”, les Somaliens suggèrent que le motif du meurtre d’Ikran était sa connaissance du transfert illégal par Farmaajo de recrues somaliennes pour une formation en Érythrée d’où le dictateur érythréen Isaias Afwerki les a déployées dans le Tigré pour soutenir sa campagne génocidaire et celle du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed contre la province./////////////.

La situation des Somaliens disparus reste un paratonnerre dans la société somalienne ; de nombreux parents somaliens n’ont pas eu de nouvelles de leurs fils depuis plus d’un an. La croyance que Yasin a assassiné Ikran pour couvrir l’affaire a fait déborder la colère. Les efforts des forces de sécurité fidèles au chef du renseignement pour faire taire les journalistes enquêtant sur l’affaire ont simplement jeté de l’huile sur le feu./////////////.

Selon certains médias locaux, le chef de l’Etat Farmaajo se prépare à rencontrer le nouveau DG NISA, le lieutenant-général Bashir Mohamed après que le DG déchu Fahad Yasin a accepté de lui passer les rênes./////////////.

Ocean Media News a écrit que “l’ancien président somalien/////////////.

Hassan S .Mohamud a félicité le commandant par intérim de la NISA, le général de division Bashir Mohamed Jama, et lui a souhaité plein succès dans sa tâche difficile.”/////////////.

Si cela se confirmait, ce serait une grande victoire pour le Premier ministre Roble sur Farmaajo dans leurs luttes pour la suprématie./////////////.

M. Roble a demandé aux chefs de la police et de la NISA de travailler avec les procureurs des tribunaux militaires pour rouvrir l’enquête sur le cas d’Ikran Tahlil./////////////.

Ikran Tahlil n’est pas le premier membre de la NISA à être portée disparu et tuée. Sur les réseaux sociaux circule une liste contenant les noms des agants et officiers de la NISA dont la mort reste encore un mystère.

Avec VOA

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RCA : la société russe Wagner s’active pour des exploitations minières dans la Haute-Kotto

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 8 septembre 2021, 02:40:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un des principaux pourvoyeurs mondiaux des mercenaires, la société russe Wagner, qui s’est installée en Centrafrique depuis 2017, a débuté, depuis la semaine dernière, les travaux d’exploitations industrielles des ressources minières dans le centre est de la République centrafricaine (rca).

Antonov russe à l’aéroport de bria.

 

Selon nos informations, c’est dans la localité de Yalinga, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Haute-Kotto, plus précisément sur l’axe Nzako que la société russe Wagner a décidé d’installer ses lourdes machines.

En effet, depuis la semaine dernière,  un cargo russe Antonov, transportant de grosses machines d’exploitation minière, en provenance probablement de Bangui ou d’ailleurs, faisait des navettes aériennes  vers Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Mais dès son atterrissage, les machines ont été transportées à bord des gros camions à destination de Yalinga, plus précisément sur l’ancien site minier exploité par des Sud-Africains dans les années 90.  Ce que ces Mercenaires russes ne savaient pas, leur passage dans la localité soulevée des nombreuses inquiétudes au sein de la population. Même l’axe Nzako Yalinga avait été soigneusement évité par les populations locales durant cinq jours jusqu’à ce lundi 6 septembre. Selon l’une de nos équipes qui ont pu se rendre dans la localité ce mardi, les Russes ont entamé également les travaux de l’ancien aérodrome qui était abandonné sur le site.

Il y’a lieu de rappeler que les villes de Yalinga, située à 170 kilomètres de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto,  et de Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma dans le Mbomou,  ont été libérées des mains des rebelles du CPC par les mercenaires russes de la société Wagner au mois d’avril dernier. Toutefois, cette région est largement convoitée par certaines sociétés proches de la mafia étrangère pour son sous-sol riche en or et diamant, voire même l’uranium.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Vaste opération de manipulation en cours contre le retour à l’ordre dans la gestion des biens libyens en Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 8 septembre 2021, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le déploiement massif des dispositifs de désinformation autour de la visite officielle de la délégation spéciale libyenne en RCA a débuté ce mardi sur les réseaux sociaux et dans certains médias centrafricains pilotés par quelques proches du Président Faustin Archange Touadera. Selon leur premier angle d’attaque, le « vice-ministre libyen  qui était à Bangui serait un usurpateur . Incroyable !  

A l’extrème gauche, Ziyad Al-Zarzour, actuel patron du Ledger Plazza. et à ses cotés, son bras droit tunisien Rimeh Ben Salem. Au centre, le Président tunisien, À l’extrême-droite, on Sani Yalo influent conseiller du Président Touadera, cité dans l’article
A l’extrème gauche, Ziyad Al-Zarzour, PDG sortant du Ledger Plazza. et à ses cotés, son bras droit tunisien Rimeh Ben Salem. Au centre, le Président
tunisien, À l’extrême-droite, on Sani Yalo influent conseiller du Président Touadera.

 

Lors de la récente visite de la délégation officielle libyenne en République centrafricaine, l’enjeu de la récupération des intérêts libyens en Centrafrique par Tripoli était à l’ordre du jour.

À l’issue de leur rencontre avec le premier ministre centrafricain Henri-Marie Dondra, mais également avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera, La mission a décidé d’une nouvelle administration à la tête du groupe Laïco qui gère l’Hôtel Ledger Plazza. C’est désormais Allza Fatrech, ancien directeur administratif et financier de l’Hôtel Ledger Plazza qui est promu directeur général en lieu et place de monsieur Ziad Al Zarzour dans un contexte de tension entre l’administration sortante et la délégation conduite par le vice-ministre lybien des affaires étrangères Mohamed Khaleel Idi Moussa. Et ce n’est pas tout, Monsieur Abdul Magid Albahloul Alshetewee  a également été nommé  comme chargé d’Affaire de la Libye en Centrafrique.

Pour les mafieux centrafricains, ce changement à la tête des intérêts libyens en Centrafrique est synonyme d’une grosse perte financière. Souvenez-vous,  Monsieur Ziad Al Zarzour, ancien PDG du groupe Laïco RCA qui vient d’être limogé, serait un expert mafieux. Selon  le LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY qui gère le groupe Laico, Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA, l’ancien PDG  du groupe Laico-Centrafrique aurait détourné entre 2013 et 2021 plus de quatorze milliards de francs CFA du groupe Laico.

Selon une enquête menée sur place, Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA aurait soudoyé quasiment toutes les hautes personnalités du pays, en commençant par le chef de l’État lui-même, son ministre des affaires étrangères, la police etc.. Ce qui fait qu’il a contesté son limogeage à la tête du groupe Laïco durant presque trois ans. Il avait même déclaré sur les antennes de la télévision libyenne qu’il serait désormais du côté du chef rebelle libyen Kalifa, soutenu par les Mercenaires russes de la société Wagner. Durant presque trois ans, Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA dictait sa propre loi sur les intérêts diplomatiques et économiques libyens en RCA. Ce qui fait que le récent changement à la tête du groupe Laïco RCA et de l’ambassade de la Libye dans le pays inquiète sérieusement  son groupe des mafieux. Ainsi, Ces derniers tentent de s’organiser afin de discréditer les membres de la délégation libyenne qui était à Bangui la semaine dernière.  L’objectif, décrédibiliser au maximum les membres de la délégation spéciale libyenne, mais aussi les autorités du pays qui ont accepté cette décision libyenne

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Arrêt momentané de la production des passeports en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 8 septembre 2021, , 02:32:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Direction générale du Centre d’émission des passeports a annoncé dans un communiqué rendu public mardi 7 septembre 2021 l’arrêt momentané de la production des passeports à cause d’un incident majeur qui a endommagé une partie de ses machines de productions.

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« La Direction générale du Centre d’émission des passeports a le regret d’informer au public l’arrêt temporaire de ses activités, suite à l’incendie d’origine inconnue qui a détruit une partie de nos machines durant la nuit du 06 au 07 septembre 2021. Nous allons vous informer au fur et à mesure de l’évolution de la situation, jusqu’à la reprise de nos activités », annonce le communiqué  de La Direction générale du Centre d’émission des passeports.

Selon les premiers éléments d’enquête du service de la police judiciaire, le court circuit électrique serait à l’origine de l’incendie qui a débuté dans la nuit du lundi à mardi 7 septembre vers 2 heures du matin . Mais le service de la police judiciaire ne veut pas vite écarter d’autres hypothèses d’un acte criminel.

Selon le premier constat établi par le service de la police, les dégâts matériels étaient énormes : les climatiseurs qui n’étaient pas débranchés au moment de l’incendie ont été calcinés, une partie des machines de production des passeports a également subi les mêmes dégâts. Ce qui a poussé la Direction générale du Centre d’émission des passeports a suspendu provisoirement la production et la délivrance des passeports jusqu’à nouvel ordre.

Par ailleurs, dans la matinée du mardi 7 septembre, le directeur général de la police  et son homologue de la gendarmerie nationale se sont rendus au centre d’émission  de passeports biométriques de la CEMAC pour constater les dégâts causés par cet incendie.

Rappelons que les passeports centrafricains sont produits par une société libanaise  Africard compagnie RCA, une filiale d’inkript, elle-même filiale de la société libanaise Rressourcegroupe holding Africard.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Lettre ouverte de Marcien Essimi à Samuel Eto’o : Vous êtes l’homme de la situation

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Éto’o Sammuel

 

 

Cher Samuel Eto’o Fils,

Recevez tous mes respects concitoyens au moment où la question de la double nationalité flambe et enflamme l’actualité  de notre pays, surtout  à la veille  de l’Election à la présidence de la  Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT). La tour de TSINGA, qui cristallise toutes les attentions des amoureux du sport, notamment du sport plus ou moins roi, le football.

Je ne voudrais pas savoir si les potentiels concurrents et les adversaires d’Emmanuel Franck BIYA ne diront pas un jour qu’il est Français ou Américaine au cas où il manifesterait ses intentions à vouloir succéder à son père, je ne veux pas savoir si Seidou MBOMBO NJOYA, le Prince du Noun que tu as soutenu hier est Français ou Italien, ton aîné si Roger Mila est Français, je ne veux pas savoir  si Françoise MBANGO est citoyenne française ou pas, je ne veux pas savoir si Joseph Antoine Bell a un passeport français. Je ne veux non plus savoir  si Emmanuel NGANOU DJOUMESSI a son mot à dire à chaque élection présidentielle en France comme au Cameroun ; ou encore si Richard Bona est désormais ghanéen tout en restant Camerounais de sang.

Mais je ne doute pas d’une chose qui est certaine : vous aimez le Cameroun. Vous avez un Grand et Exceptionnel Amour pour le Cameroun et pour l’Afrique.

J’ai eu beaucoup d’admiration pour vous entre 2000 et 2008. Les années d’après, le défaut d’un bon leadership de votre part au sein de notre équipe nationale sénior, avait entamé cette sympathie. Sympathie ressuscitée et revigorée aujourd’hui grâce à certaines de vos prouesses et le fighting spirit qui vous habite toujours même sans ne plus être dans la tanière Lions Indomptables. Ce fighting spirit, dont l’emblématique Rigobert SONG reste l’incarnation, semble encore manquer à  vos cadets.

En attendant votre position officielle et  la pertinence de votre programme qui devraient être adossées sur un bon management, cet amour manifeste pour le Cameroun, et votre vision pour le développement du football africain et mondial, me motivent aujourd’hui à prodiguer à L’HOMME DE LA SITUATION que vous êtes pour la gestion transparente du football camerounais, quelques modestes conseils à la suite des multiples appels de la jeunesse africaine à votre candidature à la présidence de la FECAFOOT.

Oui ! En annonçant la non-éligibilité de tout candidat ayant la double-nationalité, les membres de la Commission électorale des prochaines élections présidée par le brillant, et l’imputrescible magistrat Gilbert SCHLICK, donnent l’impression de vouloir éliminer certaines potentielles candidatures redoutées. N’accueillez pas cette annonce comme un obstacle, mais  plutôt comme une chance à capitaliser.

Cher Sef,

Vous êtes Camerounais de sang, Camerounais de cœur, Camerounais en esprit et Camerounais dans l’âme, mais votre nationalité camerounaise peut apparaitre légalement discutable, si vous avez un passeport espagnol.

Toutefois, il vous faudra vous assurez que pour être disqualifié de la nationalité camerounaise, la justice du Cameroun ait constaté et prononcé votre déchéance, selon la législation en vigueur. Mais aussi, que votre déchéance soit en conformité avec les textes de la CAF et de la FIFA en matière de double nationalité.

Et si vous voulez tenter de présider aux destinées de la FECAFOOT, sans toutefois être disqualifié pour cause de double nationalité, renoncez à votre nationalité espagnole. En explorant  les Lois de ce royaume, vous avez le droit de la renoncer. Les Lois espagnole et camerounaise vous ont fait perdre la nationalité camerounaise. La seule chance qui vous reste c’est de renoncer à votre citoyenneté espagnole. Voilà une échappatoire qui se présente à vous, si vous vous n’êtes pas encore livré à cet exercice.

Selon le Code civil espagnol, pour obtenir la nationalité espagnole, le demandeur  doit renoncer à sa nationalité d’origine. Il est signalé que les Espagnols qui ne le sont pas d’origine perdent la nationalité espagnole si après avoir acquis la nationalité espagnole, ils utilisent, pendant une période de trois ans, la nationalité à laquelle ils ont renoncé pour acquérir la nationalité espagnole.

En même temps, je saisis cette occasion pour appeler à votre vigilance sur les potentielles dérives de certains de vos fans qui laissent apparaître des intentions de radicalisation en cas de rejet de votre potentielle candidature. Si cette approche des uns et des autres n’est pas diluée par des appels à la modération, elle pourrait vous desservir à court, à moyen et à long termes.

Convaincu de l’attention particulière qu’il vous plaira de porter à ma suggestion, veuillez accepter, Cher Concitoyen, l’expression de ma considération distinguée à laquelle j’associe mes salutations respectueuses.

 

Fait à Yaoundé, 07 septembre 2021

 

(e) Marcien Essimi, Un patriote

Pourquoi il y a des raisons de craindre un “coup d’Etat dans la troisième démocratie la plus peuplée au monde”

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Pourquoi il y a des raisons de craindre un “coup d’Etat dans la troisième démocratie la plus peuplée au monde”

Bangui ( République centrafricaine ) – A l’approche des présidentielles, la cote du chef de l’Etat n’est pas au beau fixe. Le Brésil pourrait-il craindre un coup d’Etat?

En ce jour de fête nationale au Brésil, le président Bolsonaro a appelé ses partisans à marcher contre la Cour suprême et le Congrès. Le dirigeant veut envoyer un “ultimatum” aux juges de la Cour suprême qui ont ouvert plusieurs enquêtes contre lui, notamment pour diffusion de fausses informations. La manifestation s’annonce à haut risque, des centaines de soutiens du président ont déjà forcé un barrage policier dans le centre de Brasilia.Face à l’appel du président d’extrême droite, la communauté internationale a tiré la sonnette d’alarme. “Nous, élus et dirigeants du monde entier, tirons la sonnette d’alarme : le 7 septembre, une insurrection viendra mettre en danger la démocratie au Brésil”, avertissent plus de 150 signataires d’une lettre ouverte publiée lundi, parmi lesquels des figures internationales telles que Noam Chomsky, Yánis Varoufáki, Jeremy Corbyn, ou Jean-Luc Mélenchon. Les signataires s’inquiètent d’un “coup d’Etat dans la troisième démocratie la plus peuplée au monde””Bolsonaro et son gouvernement ont menacé à plusieurs reprises d’annuler l’élection présidentielle de 2022 si le Congrès n’approuvait pas ses réformes”, précise aussi la lettre. En effet, le populiste, en baisse dans les sondages pour les présidentielles de 2022, a notamment tenté de modifier les règles du scrutin. Jair Bolsonaro avait soumis un projet d’amendement de la Constitution prévoyant le retour aux bulletins papiers, que la Chambre des députés avait rejeté. Il avait également menacé de ne pas reconnaître le résultat de la présidentielle de 2022 car, selon lui, “les urnes électroniques favorisent la fraude”, rapportait le quotidien O Estadão.Au Brésil, on craint la participation aux manifestations de policiers et de militaires armés, soutiens du président. D’après un sondage publié dimanche par le quotidien O Globo, 30% de ces policiers ont l’intention de descendre dans la rue mardi. Sur les réseaux sociaux, près de 27 % des policiers militaires brésiliens interagissent avec des profils qualifiés de “bolsonaristes radicaux”, d’après une étude publiée début septembre par le Forum brésilien de la sécurité publique, rapporte France24.”Préjudice pour la démocratie””La participation de policiers et militaires aux manifestations du 7 septembre va faire peur et porter préjudice à la démocratie du pays, car la pression d’une force armée, quelle qu’elle soit, provoque une radicalisation de l’opposition”, analyse Guaracy Mingardi, du Forum brésilien de la sécurité publique auprès du média français.

Avec Lalibre.be

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Les putschistes guinéens s’engagent à libérer les “détenus politiques”

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Les putschistes guinéens s’engagent à libérer les “détenus politiques”

Bangui ( République centrafricaine ) – Les putschistes guinéens se sont engagés à accélérer la libération des opposants arrêtés sous le président déchu Alpha Condé, impatiemment attendue par leurs partisans, 48 heures après leur prise du pouvoir éclair.

Les militaires ont également de nouveau évoqué dans leurs derniers communiqués, lus à la télévision nationale ou diffusés sur les réseaux sociaux, la prochaine ouverture d’une “concertation” nationale pour définir les modalités de la transition politique dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, important producteur de minerai, notamment de bauxite.Il reviendra au futur gouvernement “d’union nationale” de conduire cette transition, a précisé mardi dans un tweet le chef du “Comité national du rassemblement et du développement” (CNRD), le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya.Le lieutenant-colonel Doumbouya a par ailleurs donné instruction au “ministère de la Justice ce jour (lundi) de se mettre en rapport avec le parquet général, l’administration pénitentiaire et les avocats afin de faire une analyse approfondie du dossier des détenus politiques pour leur libération dans un meilleur délai”, selon un communiqué lu au journal télévisé lundi soir.Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de mouvements politiques et de la société civile qui a mené la contestation contre le troisième mandat controversé de M. Condé, avait appelé la population de Conakry à aller accueillir ses membres qui devaient être libérés à partir de lundi à la mi-journée selon lui.Mais, malgré un gros attroupement auprès de la prison centrale, ces libérations n’ont pas encore eu lieu.Les militaires ont instauré un couvre-feu et fermé les frontières, avant d’en annoncer lundi la réouverture.L’apparent épilogue de plus de dix années de régime d’Alpha Condé a suscité une large réprobation internationale, notamment de l’Union africaine (UA) qui a appelé lundi soir à la “libération immédiate” de M. Condé et au “retour à l’ordre constitutionnel”, et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).”Construire une démocratie apaisée”Mais le coup d’Etat, après des mois de crise politique et socio-économique, aggravée par la pandémie de Covid-19, a suscité des explosions joie à Conakry, où de nombreux habitants continuaient à acclamer les militaires à leur passage aux cris de “liberté, liberté!”.Une coalition de l’opposition dirigée par le principal adversaire de M. Condé, l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (Anad), a exprimé son soutien au nouveau pouvoir militaire “dans l’effort qui vise à construire une démocratie apaisée” en Guinée.”L’Anad exhorte le CNRD à inscrire dans ses responsabilités prioritaires la mise en place d’institutions légitimes capables de mettre en œuvre les réformes pouvant conduire rapidement le pays à la réconciliation nationale et à l’instauration de l’Etat de droit”, selon un communiqué.Par ailleurs, le parti de M. Diallo, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a indiqué avoir recouvré lundi l’accès à son siège et à ses bureaux en banlieue de Conakry, fermés par les forces de sécurité au lendemain de la réélection de M. Condé pour un troisième mandat en octobre 2020, vivement contestée par l’UFDG.Les forces spéciales disent avoir capturé le président Condé pour mettre fin à “la gabegie financière, la pauvreté et la corruption endémique” ou encore “le piétinement des droits des citoyens” et vouloir rendre “la politique au peuple”.Elles ont dissous le gouvernement et les institutions et aboli la Constitution qu’avait fait adopter M. Condé en 2020, invoquant ce changement de loi fondamentale pour se représenter après deux mandats, malgré des mois de contestation meurtrière.Aucun décès n’a été rapporté officiellement dans le putsch. Mais le journal électronique Guinéenews a fait état d’au moins cinq morts dans les rangs des forces présidentielles.Les nouveaux maîtres du pays se sont par ailleurs efforcés de rassurer les partenaires et investisseurs étrangers ainsi que leurs concitoyens.Le lieutenant-colonel Doumbouya s’est ainsi engagé lundi lors de sa première apparition en public au respect de tous les contrats économiques et miniers et à éviter toute “chasse aux sorcières”.Il a néanmoins tancé les anciens ministres en leur interdisant de quitter le territoire et en leur intimant de rendre leurs documents de voyage et leur véhicule de fonction.Ce coup d’Etat contre M. Condé, ancien opposant historique mais critiqué pour un exercice jugé de plus en plus solitaire du pouvoir, s’inscrit dans l’histoire tourmentée d’un pays dirigé pendant des décennies depuis l’indépendance en 1958 par des régimes autoritaires ou dictatoriaux, et coutumier des actions brutales de ses forces armées.

Avec VOA

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Paul Kagame défend le procès de celui qui a inspiré le film “Hôtel Rwanda”

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Paul Kagame défend le procès de celui qui a inspiré le film “Hôtel Rwanda”

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président rwandais Paul Kagame a rejeté dimanche les nombreuses critiques formulées à l’encontre du procès pour “terrorisme” visant Paul Rusesabagina, ancien hôtelier ayant sauvé un millier de personnes pendant le génocide de 1994 et dont l’histoire a inspiré le film “Hôtel Rwanda”.

Les Etats-Unis, qui lui ont décerné la médaille présidentielle de la liberté en 2005, le Parlement européen ou encore la Belgique ont exprimé leurs préoccupations sur les conditions de son arrestation et l’équité de son procès.M. Rusesabagina, 67 ans, est jugé pour son soutien présumé au Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle accusé d’attaques en 2018 et 2019, ayant fait neuf morts dans ce pays d’Afrique de l’Est. Il est visé par neuf chefs d’accusation, dont celui de “terrorisme”.”Il est ici en train d’être jugé pour cela. Cela n’a rien à voir avec le film. Rien à voir avec son statut de célébrité”, a déclaré M. Kagame dans une interview à la télévision nationale, “il s’agit des vies de Rwandais perdues à cause de ses actions et à cause des organisations auxquelles il appartenait ou qu’il dirigeait”.M. Rusesabagina et sa famille rejettent ces allégations et affirment qu’il est victime d’un procès spectacle à motivation politique, car il est un opposant virulent au président Kagame.Les procureurs ont requis la prison à vie. Le verdict est attendu le 20 septembre.M. Kagame a souligné qu’il méritait “d’être jugé équitablement devant un tribunal” et qu’il serait “jugé aussi équitablement que possible”.Paul Rusesabagina a nié toute implication dans les attaques, mais il est l’un des fondateurs du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), un groupe d’opposition dont le FLN est considéré comme le bras armé.Il a été rendu célèbre par le film “Hotel Rwanda” qui raconte comment cet ancien directeur de l’hôtel des Mille Collines à Kigali, un Hutu modéré, a sauvé plus de 1.000 personnes au cours du génocide de 1994 qui a fait 800.000 morts, principalement issus de la minorité tutsie.Il vivait en exil depuis 1996 aux Etats-Unis et en Belgique, pays dont il a acquis la nationalité. Il a été arrêté en août 2020 au Rwanda dans des circonstances troubles, à la descente d’un avion qu’il pensait être à destination du Burundi.Le gouvernement rwandais a admis avoir “facilité (son) voyage” vers Kigali, mais affirmé que l’arrestation était “légale”.M. Rusesabagina et ses avocats ont boycotté les audiences depuis mars, dénonçant un procès “politique” rendu possible par son “enlèvement”.Au pouvoir depuis 1994, Paul Kagame est accusé par ses détracteurs de réprimer ses opposants et de régner par la peur.Dimanche, il a rejeté les allégations selon lesquelles Kigali aurait utilisé le logiciel israélien de surveillance Pegasus, après qu’une enquête des médias internationaux a révélé que plus de 3.500 Rwandais – dont la fille de M. Rusesabagina – étaient potentiellement espionnés par ce logiciel.”A la question de savoir si nous espionnons avec cet outil, la réponse est non”, a déclaré le président rwandais, “mais comme tout autre pays dans le monde, le Rwanda collecte des renseignements et il existe de nombreuses façons de le faire”.

Avec VOA

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RCA : les travailleurs humanitaires de plus en plus pris pour cible (OCHA)

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 7 septembre 2021, 16:29:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Au cours des huit premiers mois de 2021, 314 incidents affectant les travailleurs humanitaires ont été enregistrés, contre 267 au cours de la même période en 2020 », a décrit l’agence onusienne, dans son dernier bulletin humanitaire détaillant les incidents ayant touché les travailleurs humanitaires. 

Distribution des vivres par le programme alimentaire mondial (PAM) aux habitants de Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio
Distribution des vivres par le programme alimentaire mondial (PAM) aux habitants de Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Selon l’OCHA, les sous-préfectures de Bossangoa, Bangui et Kaga-Bandoro, ont été les plus touchées.

La semaine dernière, le Comité de coordination des organisations non gouvernementales internationales (CCO), qui regroupe une trentaine d’entités, s’est vivement préoccupé par la crise humanitaire.

Selon l’ONU, les vols, braquages, pillages, menaces et agressions représentent 67% des incidents, soit 210 sur 314. Les interférences et restrictions représentent les autres 33% des incidents.

Plus de 2.6 millions en situation d’insécurité alimentaire

La population civile continue d’ailleurs de payer le prix des tensions et des violences qui se poursuivent dans plusieurs parties du pays. En juillet dernier, plus de 64.000 personnes ont fui des affrontements et des exactions, principalement dans les préfectures de la Basse-Kotto, du Haut-Mbomou et de la Ouaka.

Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays n’a jamais été aussi élevé depuis 2014, atteignant désormais 690.000 personnes et même plus au cours des derniers mois.

Selon l’OCHA, l’une des conséquences de cette insécurité sur le terrain est la détérioration continue de la sécurité alimentaire depuis l’année dernière.

Les données de surveillance suggèrent qu’en juillet dernier, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire a encore augmenté, pour atteindre 2.6 millions. Plus de la moitié (57%) de la population centrafricaine n’avait pas assez à manger. Sur le million de personnes en situation d’urgence concernant leur consommation alimentaire, 250.000 étaient à un pas de la famine.

Malgré ce « contexte sécuritaire volatile », les acteurs humanitaires en RCA sont parvenus tout de même à fournir, au cours du premier semestre 2021, une assistance à 1,4 million de personnes.

 

ONU info

RCA : la résidence de Simplice Mathieu Sarandji est-elle devenue une base militaire ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 7 septembre 2021, 02:34:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les habitants du quartier PK11 et PK12, il ne fait aucun doute, la résidence privée du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji est devenue une base militaire des forces armées centrafricaines (FACA). Chaque semaine, pour ne pas dire chaque jour,  on assiste à une scène de recrutement des nouveaux soldats, souvent des jeunes venus des provinces. Même récemment avec le dernier tableau d’avancement, des militaires portent leur galon chez lui. Une scène incroyable qui étonne plus d’un. Et ce n’est pas tout!

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Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

Quand on dit souvent qu’il ne faut jamais croire à un homme politique sur parole, il ne faut jamais en douter. En Centrafrique, les hommes politiques au pouvoir recherchent leurs intérêts communs en dehors des règles sociales et des lois. C’est le népotisme, le clanisme, voir même le favoritisme.  Ce qui entraîne un mauvais pilotage  du pays depuis des décennies, et personnes ne peut prendre son courage pour arrêter cela. Le cas Sarandji et de son premier vice-président, l’ex-chef milicien Anti=Balaka  Évariste Ngamana dépasse l’entendement.  Comment on n’est dans la capitale, et on ne peut pas laisser nos gardes du corps aller porter leurs galons avec leurs compagnons d’armes  dans un camp militaire ?  Selon certains observateurs, c’est pour éviter sans doute une éventuelle colère des autres militaires qui pourrait assister à ce jeu malsain qui consiste à porter deux grades à titre exceptionnel, communément appelée deux SIM  à leurs gardes du corps, et seulement un grade pour les autres militaires.

En plus, l’armée centrafricaine, autre fois joyau national, est devenue une coquille vide à la solde des intérêts personnels. Comment on peut imaginer  que des mercenaires d’un pays étranger, comme Ali Darassa ou Alkhatim portent des galons à nos militaires ? Comment on peut assister au tabassage de nos militaires par des mercenaires étrangers, et ce,  en complicité avec nos autorités ? En plus, nos militaires sont devenus des gardiens privés des personnalités. Chez Sarandji et même chez Évariste Ngamana, chacun peut disposer d’un bataillon chez lui.  Or, le pays a besoin d’eux dans les villes de province pour la sécurisation du pays.

Rappelons que le cas Sarandji et Ngamana n’est pas le seul dans le pays. En Centrafrique, même un Directeur au ministère dispose d’au moins 2 gardes du corps. Incroyable !

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Gamboula sous le choc de la mort d’un homme d’affaires abattu par les soldats FACA

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 7 septembre 2021, 02:55:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un homme  d’affaires peul a été abattu en pleine route la semaine dernière par les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) dans la sous-préfecture de Gamboula. Une nouvelle exaction attribuée aux forces de l’ordre soulève d’énorme inquiétudes au sein de la population ainsi que des commerçants locaux. Les notables appellent au gouvernement.

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Gamboula. CopyrightCNC

 

 

« Un uniforme n’autorise pas à tuer de cette façon », s’alarme l’un des cousins de la victime. Selon les premiers éléments d’information recueillis par CNC, les faits se sont produits dans la commune de Noufou, plus précisément au village Dilapoko, située à 85 kilomètres au nord de Gamboula sur l’axe Béïna.  L’homme d’affaires, qui élève également des bœufs, avait quitté son domicile le vendredi matin pour aller rencontrer ses éleveurs dans leur campement. Mais à son retour vers 15 heures le même jour, il était tombé dans une embuscade des éléments des forces armées centrafricaines qui l’ont froidement abattu à bout portant. Mais ce qui est étonnant dans cette affaire, ce sont les FACA eux-mêmes qui étaient venus annoncer la mort de cet homme à ses parents. Et ils ont officiellement confirmé que ce sont eux qui l’ont abattu parce qu’il « collabore avec les rebelles ».  Un triste évènement  criminel qui a totalement bouleversé la famille, mais également les commerçants locaux qui tentent en vain de signaler aux Casques bleus de la Minusca. Les notables locaux ont aussi demandé au gouvernement de jeter son œil sur des multiples exactions commises par les FACA dans cette localité.

Rappelons que c’est dans cette localité , à 15 kilomètres qu’un hélicoptère russe avait pilonnés un village la semaine dernière faisant deux morts et trois blessés parmi les civils.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Jean-Pierre Ouaboué pressenti prochain Président de la cour constitutionnelle

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 7 septembre 2021, 02:11:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux ans et demi de la fin du mandat de l’actuelle Présidente de la cour constitutionnelle madame Danielle Darlan, la Présidence de la République s’active déjà à trouver son successeur, qui ne sera pas probablement un magistrat, mais un enseignants de droit à l’université de Bangui comme son prédécesseur. Mais le choix du chef de l’État porte déjà sur Monsieur Jean-Pierre Ouaboué,  l’actuel vice-Président de la cour constitutionnelle.

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Élu en 2017 comme Présidente de la cour constitutionnelle, Madame Danielle Darlan,  âgée d’environ 70 ans, est aujourd’hui  presqu’à deux années de la fin de son mandat de sept ans à la tête de la cour constitutionnelle. Pressentie première ministre il y’a trois mois, le choix du chef de l’État a été porté finalement sur son ministre des finances, Monsieur Henri-Marie Dondra. Mais depuis plusieurs semaines, la batailles pour sa succession à la tête de la cour constitutionnelle se joue en coulisse, et le choix du chef de l’État est catégorique, Monsieur Jean-Pierre Ouaboué serait un « homme à manipuler facilement plus que Madame Danielle Darlan ».Et surtout, l’homme est un parent au chef de l’État. Ils sont tous de mêmes villages. Un acquis qui pourrait conduire le chef de l’État à tenter de manipuler la constitution de 2016 afin de briguer un troisième mandat avec la bénédiction de la cour constitutionnelle, ce que rejette déjà en bloc madame Danielle Darlan lors de la cérémonie de l’investiture du chef de l’État en mars dernier.

Rappelons que Madame Danielle Darlan, juriste de formation, est la fille du député de l’Oubangui-Chari Georges Darlan, et elle est aussi la sœur cadette du musicien Thierry Darlan alias Thierry Yézo du formidable Musiki.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : L’inadmissible proclamation de Monsieur Ibrahim ALGONI comme député en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA.

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Aux termes de l’article 68 de la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016 « Le Peuple centrafricain élit, au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans, des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de DEPUTE. Chaque Député est l’élu de la Nation. Le mandat du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale, la démission, la radiation ou la déchéance dudit Député »

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Ibrahim Ould Alhissene Algoni, député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui

 

L’article 4 alinéa 2 de la Loi Organique n° 17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose : « Toutefois, en cas de vacance d’un ou de plusieurs sièges en raison d’une annulation, de cumul de fonctions, d’une déchéance, de la radiation, ou d’un décès, il y est pourvu dans les conditions fixées par les textes en vigueur. »

Et l’article 5-2 de la même loi organique dispose que « le député titulaire dont le poste devient vacant pour cause d’empêchement définitif est remplacé par son suppléant ; »

Ce texte est clair et ne prête à aucune interprétation.

Or par son arrêt du 12 août 2021 en cause, la Cour constitutionnelle a proclamé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI élu, avec 38,38 % des voix, député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA élu avec 61,62 % alors que Monsieur Al Hissen ALGONI n’est pas son suppléant.

Et même si le suppléant de Monsieur Karim MECKASSOUA était également dans l’impossibilité d’exercer son mandat, il faudrait organiser des élections partielles pour pourvoir à son siège ainsi que le prévoit l’article 5-3 de cette loi « lorsque le député titulaire et son suppléant sont placés tous les deux dans un cas d’empêchement soit définitif, soit temporaire de plus de six (06) mois, il est procédé à des élections partielles pour pourvoir au siège resté vacant. »

Il s’agit là d’un coup de force inadmissible, un véritable coup d’Etat contre le peuple centrafricain, une forfaiture.

Comment une Cour constitutionnelle peut- elle aller jusqu’à ce niveau ?

En ayant fait aucun effort pour donner, ne fusse que, l’impression d’une décision digne d’une Haute cour, les auteurs de la décision rendue le 12 août 2021 ont fait perdre à la Cour constitutionnelle centrafricaine toute sa crédibilité.

Dans un communiqué publié le 29 juin 2021, le ministère centrafricain de la défense indiquait dans : « Il ne fait pas de doute que cette publication calomnieuse fondée sur des preuves fabriquées et non vérifiées est une stratégie qui vise d’abord à saper le moral de nos troupes mais aussi à amener les Nations unies à prendre des sanctions contre les alliés russes, dont la mission de rétablissement de l’autorité de l’Etat compromet assurément l’action des rebelles qui sévissent dans nos provinces en violation flagrante des dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine. »

Ce communiqué fait allusion au rapport des Experts des Nations-Unies dont le gouvernement centrafricain a rejeté les conclusions.

Or la Cour constitutionnelle centrafricaine vient de valider ce rapport en s’en prévalant pour rendre sa décision du 12 août 2021, et ce faisant, elle a complètement fragilisé la position politique et diplomatique du gouvernement centrafricain sur le plan international.

Le droit est une arme redoutable de défense en temps de paix, mais lorsque celui qui a le pouvoir de l’exercer ne le maitrise pas, il peut le transformer en une bombe atomique qu’il retourne consciemment ou inconsciemment contre sa propre communauté.

A un certain niveau de responsabilité, on ne doit pas se croire tout permis, car les actes que l’on pose peut engager toute une nation.

 

Me Jean-Chrysostome Wang -You SANDO

  Docteur en Droit

  Avocat à la Cour d’Appel de Paris.

  Avocat inscrit à la Cour pénale internationale

 

 

 

 

Coup d’Etat contre Condé : Ouattara, Akufo Addo, Kabore… au cœur du huis clos des chefs d’Etat

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Plus  de 24 heures après le coup d’Etat qui a renversé Alpha Condé, les présidents des pays de la Cedeao multiplient les consultations informelles et préparent un sommet extraordinaire pour statuer sur l’attitude à adopter vis-à-vis des putschistes et mettre en place d’éventuelles sanctions.

 

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Le Président burkinabé Kaboré.

 

 

Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le chef de l’Etat ghanéen, Nana Akufo Addo était en train de boucler sa tournée de deux jours dans le sud-ouest du Ghana quand il a été informé, dans la matinée du dimanche 5 septembre, qu’une tentative de coup d’Etat était en cours à Conakry contre le président Alpha Condé.

Soucieux que l’organisation régionale s’impose tout de suite comme l’interlocutrice unique dans la gestion de la crise, il a lancé sur les coups de midi des premières consultations informelles avec la quasi-totalité des chefs d’Etats de la Cedeao. Il s’est ainsi entretenu par téléphone aux alentours de 14 h avec le président ivoirien Alassane Ouattara, mais aussi avec le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, très mobilisé sur le dossier, et le Togolais Faure Gnassingbé. Ces échanges se poursuivent à l’heure actuelle pour aboutir à un communiqué commun. Les présidents du Niger Mohamed Bazoum, du Sénégal Macky Sall et du Nigéria Muhammadu Buhari ont également été consultés.

Le traitement d’Alpha Condé particulièrement discuté

Si l’ensemble des chefs d’Etats de la Cedeao se sont accordés sur une condamnation formelle du putsch via un communiqué, ils ont évoqué la position à adopter sur le traitement réservé à Alpha Condé, arrêté puis emmené hors du Palais Sékoutoureya par des éléments du Groupement des forces spéciales (GPS), une unité d’élite de l’armée guinéenne menée par le lieutenant- colonel Mamady Doumbouya. Ancien légionnaire originaire de la région de Kankan, ce dernier est, depuis le 5 septembre, le principal visage du coup d’Etat.

Les chefs d’Etats de la Cedeao veulent exiger des putschistes la libération immédiate et sans conditions de leur homologue guinéen, âgé de 83 ans. La divulgation, dans la journée du 5 septembre, de plusieurs clichés et vidéos de Condé, filmé affalé sur un canapé, la chemise ouverte, et entouré de militaires putschistes en battle dress a, par ailleurs, suscité une vague d’indignation dans plusieurs palais présidentiels.

Un retour au pouvoir jugé hypothétique

Les chefs d’Etats de la Cedeao ont d’ores et déjà acté l’organisation d’un sommet extraordinaire de l’organisation panafricaine dans les tout prochains jours, au plus tard le jeudi 9 septembre. La date du 7 septembre a été proposée par Akufo Addo. Durant cette réunion à huis clos, les présidents ouest-africains devront évoquer la mise en place de sanctions – économiques notamment – à l’encontre de la Guinée et des leaders putschistes. La cheffe de la diplomatie ghanéenne, Shirley Ayorkor Botchway planche actuellement sur les contours du sommet qui devrait se tenir en présentiel à Accra.

Résignée, la Cedeao juge un retour au pouvoir d’Alpha Condé extrêmement hypothétique, ouvrant la voie à une période de transition encore très incertaine. La désignation d’un envoyé spécial est actuellement à l’étude afin de prendre langue avec les putschistes réunis au sein du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD). Un organe qui a annoncé le 5 septembre la dissolution du gouvernement, la suspension de la constitution et la fermeture des frontières terrestres.

 

 

 

 

La lettre de continent

 

Birao, plusieurs dégâts matériels enregistrés après la pluie

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 7 septembre 2021, 02:30:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des dégâts matériels ont été enregistrés après une forte pluie qui s’est abattue le week-end dernier dans la ville de Birao, située à l’extrême nord-Est du pays, dans la préfecture de la Vakaga. Les habitations détruites, les sites des déplacés endommagés,  la situation humanitaire sont redevenus préoccupants dans la ville, selon les autorités locales.

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Les déplacés de Birao, dans la préfecteure de Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine le 14 septembre 2019. CopyrightCNC.

 

Selon des sources humanitaires, au moins cent personnes, toutes des déplacées du site de Yata, situé à côté d’une rivière locale, ont été victime de cette pluie diluvienne qui s’était abattue sur la ville de Birao le 4 et 5 septembre derniers.. Selon la même source, Une assistance des structures humanitaires a également été mise en place pour évaluer les besoins humanitaires des victimes. Mais en attendant cette évaluation, plusieurs dizaines des personnes sur le site des déplacées endommagé ont été relocalisées sur un autre site ailleurs, d’autres ont pu tout simplement regagner leur domicile dans les quartiers.

« Des enfants sont noyés pendant cette pluie diluvienne. Des bagages, des documents administratifs, des vivres sont également endommagés », confie un déplacé. D’après lui, « Une partie des abris de fortune est submergée, les bâches flottent sur les eaux ».

La situation des déplacés est devenue préoccupante, selon les autorités locales.

Rappelons qu’à Birao, dans la Vakaga,  le site des déplacés compte plus de 300 personnes, réparties en trois blocs, d’environ cent (100) personnes par groupements. La forte pluie du week-end dernier a ravagé la majeure partie des abris sur le site.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Carlos Vila Nova élu président de Sao ToméPrincipe

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Carlos Vila Nova élu président de Sao Tomé-et-Principe

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président sortant, Evaristo Carvalho, 79 ans, n’a pas cherché un second mandat.

Carlos Vila Nova, le candidat de l’unique parti d’opposition à Sao Tomé-et-Principe, a remporté l’élection présidentielle de dimanche avec 57,54 % des suffrages exprimés, contre 42,46 % pour son adversaire, Guilherme Posser da Costa.Ces résultats, qui restent provisoires jusqu’à leur validation par la Cour constitutionnelle, ont été livrés par la Commission électorale nationale 24 heures après le scrutin.”J’ai gagné ces élections de manière claire”, a déclaré M. Vila Nova, en remerciant les électeurs qui lui ont fait confiance.Il succèdera donc à Evaristo Carvalho, 79 ans, qui n’a pas cherché à obtenir un second mandat de cinq ans.Le second tour de dimanche met fin à élection compétitive dont le premier tour a eu lieu en juillet, avec 19 candidats au total.Ancien ministre, le président élu a souligné que la situation socio-économique et politique du pays n’est pas bonne et qu’il faut désormais penser à l’avenir.”Nous devons donner une autre direction à São Tomé et Príncipe”, a dit M. Vila Nova, tout en précisant que sa première tâche sera de “lutter contre l’exclusion et la division sociale qui s’est installée dans le pays”.Dans cet archipel, tout comme au Cap-Vert, le président joue un rôle essentiellement cérémoniel. La grande majorité des pouvoirs exécutifs est concentrée entre les mains du premier ministre issu de la majorité au Parlement.Article rédigé par Óscar Medeiros. Traduit et adapté du portugais par VOA Afrique. Lire l’original >>

Avec VOA

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Au moins 30 morts dans un nouveau massacre en Ituri

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Au moins 30 morts dans un nouveau massacre en Ituri

Bangui ( République centrafricaine ) – A la machette ou par balles, au moins trente villageois ont été tués ce week-end en Ituri, province de l’est de la République démocratique du Congo où sévit notamment le groupe armé ADF, accusé par la population de ce nouveau massacre.

L’Ituri, comme la province voisine du Nord-Kivu, est sous état de siège depuis début mai, mesure exceptionnelle censée mettre un terme aux activités des multiples groupes armés qui terrorisent les habitants depuis plus de 25 ans dans ces régions dont ils se disputent les ressources.”Le mouvement des rebelles a été signalé vendredi, mais il n’y a eu aucune action des militaires. Nous alertons, nous alertons, nous alertons… Nous ne savons quoi faire!”, a imploré Dieudonné Malangayi, responsable de la société civile de la collectivité (“chefferie”) de Walese Vonkutu.Dès samedi soir, M. Malangayi avait fait savoir qu’au moins 14 personnes avaient été tuées dans les collines de Tsani Tsani et Mapasana, autour du village de Luna Samboko, à la limite avec le Nord-Kivu. “Les rebelles ADF sont entrés le matin, ils ont opéré toute la journée”, ajoutait-il.Selon lui, ils ont pillé maisons et boutiques, et tué en masse, en majorité des agriculteurs.Les ADF (Forces démocratiques alliées) étaient à l’origine des rebelles musulmans ougandais opposés au régime du président Yoweri Museveni et sont maintenant présentés par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale. Ils sont considérés comme le plus meurtrier des groupes armés qui sévissent dans l’est de la RDC, accusés de massacres de civils ayant fait des milliers de morts depuis 2013.”Les civils qui sont allés rechercher les corps des victimes en ont retrouvé 16 autres dans la brousse, ce qui fait 30 civils massacrés”, a dit M. Malangyi après les recherches menées dimanche, soulignant que le bilan pouvait encore s’alourdir.Une source onusienne a confirmé lundi matin qu’au moins 30 personnes avaient été tuées.”Beaucoup de gens sont morts” Augustin Muhindo Musavuli, “chef de bloc Kirara”, dans le village voisin de Njanja, a participé aux recherches des corps et dit avoir lui-même vu 17 morts, tués pour la plupart à la machette, mais également par balles. Certains ont été égorgés, d’autres éventrés.”On est parti dans la brousse avec les jeunes, accompagnés par des militaires”, a-t-il témoigné, interrogé par téléphone depuis Bunia par le correspondant de l’AFP. “Nous avons transporté les corps sur des motos… Beaucoup de gens sont morts…”.”Dans la parcelle de Bavon, nous avons retrouvé neuf corps. Bavon lui-même a été tué, sa femme et son enfant et d’autres ont été kidnappés”, a-t-il ajouté, bouleversé.Des corps ont été amenés à la morgue de l’hôpital général d’Eringeti, d’autres transportés à Mamove et Oicha, au Nord-Kivu, tout proche, précise M. Malangayi. “Nous en avons laissé d’autres à Maimoya”, également au Nord-Kivu, ajoute M. Muhindo.David Beyza Katabuka, président de la Croix rouge locale, regrettait dimanche soir de n’avoir pu envoyer d’équipe pour enterrer les morts. “Nous craignons pour notre sécurité et en plus nous n’avons pas assez de matériel pour faire ce travail”, déclarait-il.Au-delà de la présence croissante des ADF, actifs depuis plus longtemps au Nord-Kivu, l’Ituri est aussi marquée par de forts antagonismes entre ethnies locales.Entre 1999 et 2003, un conflit communautaire y avait fait des dizaines de milliers de morts. Des membres des communautés Lendu et Hema s’étaient entretués par milices interposées jusqu’à l’intervention en 2003 de la Force européenne Artémis, sous commandement français.Après quelques années d’accalmie, les violences y sont réapparues en 2017, imputées à un groupe armé appelé Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), qui prétend défendre les intérêts des Lendu. Ce groupe est aujourd’hui scindé en plusieurs factions rivales.Fin mai, plus de 50 personnes avaient été tuées dans la région en une seule journée dans l’attaque de deux villages.

Avec AFP/VOA

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Mondial 2022 (Q) : Côte d’Ivoire – Cameroun, un choc des titans

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Mondial 2022 (Q) : Côte d’Ivoire – Cameroun, un choc des titans

Bangui ( République centrafricaine ) – La deuxième journée des éliminatoires au Mondial 2022 dans la Zone Afrique se poursuit ce lundi. La Guinée devait affronter aujourd’hui le Maroc mais cette rencontre a été annulée en raison du coup d’Etat en cours en Guinée. Les joueurs marocains ont été évacués de Conakry dans la nuit de dimanche pour rejoindre Casablanca. La Fifa et la Caf ont décidé de reporté ultérieurement cette affiche : “Il s’agit d’assurer la sécurité et la sureté des joueurs et de protéger tous les officiels du match”, annonce la Confédération africaine de football. Dans son communiqué, la Caf précise que la reprogrammation du match sera communiqué à une date non encore précise.

Les affiches alléchantes de la 2e journéeLe choc de jour opposera la Côte d’Ivoire au Cameroun en présence de 10.000 spctateurs au stade d’Ebimpé à Abidjan. Après leur match nul lors de la premier journée au Mozambique 0-0, les Élephnats affrontent leur principal concurrents pour la qualification. Les Camerounais qui en revanche ont pu décrocher trois points lors de la première journée contre le Malawi (2-0).Le Ghana en Afrique du SudLes Black stars du Ghana sont attendus ce lundi au FNB Stadium de Johannesbourg en Afrique du Sud. L’une des belles affiches de la journée. Le Ghana a en effet arraché une courte victoire face á l’Ethiopie lors de la 1ère journée (1-0), les Bafana Bafana ont pendant ce temps fait match nul 0-0 au Zimbabwe. A Cotonou, il y aura aussi l’affiche alléchante Bénin – RDC. A Madagascar, les Ecureils se sont imposés 1-0, et devraient enchainer pour garder la premiére place dans le groupe J. Mais en face , il va y a avoir la RDC. Tenus en échec par la Tanzanie, les Léopards sont condamnés à gagner pour garder la chance de qualification.Le choc entre ces deux géants du football sud-américain a été annulé après cinq minutes de jeu. L’agence sanitaire brésilienne Anvisa évoque la violation des protocoles anti-covid pour les quatre joueurs argentins évoluant en Angleterre. Trois de ces quatre Argentins : Lo Celso, Martinez et Romero étaient déjá sur la pelouse malgré les risque de contamination selon l’Agence sanitaire au Brésil, ce qui a conduit à la suspension directe de la rencontre :”Anvisa a fait ce qu’il fallait en raison du problème de coronavirus que nous avons dans le pays et auquel le monde est également confronté”, pense un supporter brésilien qui rejette le tort aux joueurs qui n’ont pas signalé leur cas positif à la Covid. “Anvisa aurait dû interdire aux joueurs avant leur arrivée au stade”, estime aussi un autre supporter de la sélection brésilienne.Les éliminatoires au Mondial 2022 en Europe La 5e journée a débuté ce weekend, et onze matches ont eu lieu dimanche. Parmi les résultats qui ont marqué la journée : la Pologne a notamment écrasé Saint Marin sur sa propre pelouse (7-1), l’Allemagne a dominé à domicile l’Arménie (6-0). Il n’ y a pas eu de surprise aussi dans le match Angleterre – Andorre. Les Three Lions ont remporté la partie (4-0) a aussi dominé l’Andorre 4-0. L’Espagne s’est aussi imposée sur le même score face à la Géorgie (4-0), la Belgique a également dominé la République Tchèque (3-0). Samedi, la France a été tenue en échec face à l’Ukraine (1-1), la Finlande a dominé le Kazakhstan (1-0), l’Israël a humilié l’Autriche (5-2).

Avec DW français

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Le suivi de la situation en Guinée en continu

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Le suivi de la situation en Guinée en continu

Bangui ( République centrafricaine ) – Réaction d’un membre du RPG (parti d’Alpha Condé) Joint par la DW, Mamby Camara, coordinateur du parti RPG à Kankan, déclare: “Nous condamnons naturellement ce coup de force qiu est, à nos yeuy, inconstitutionnel”. Il rappelle que le président Alpha Condé avait été élu pour un mandat de six ans, “nous sommes un pays démocratique”. Et quand on lui fait remarquer que certains de ses concitoyens se réjouissent de la fin de l’ère Condé, il rétorque qu’Alpha Condé reste “l’homme de la situation”. “Depuis notre indépendance jusqu’à maintenant, aucun président n’a travaillé autant qu’Alpha Condé, affirme-t-il. En dix ans, il a atteint davantage que tous les régimes précédents.”

Mamby Camara dit que “selon [ses] informations, le président [Condé] se porte très bien” et il explique que le RPG est en train de préparer une mobilisation de ses partisans pour “dénoncer le coup de force”. Et non, il ne craint rien de chef de putschistes, Doumbouya, car c’est “un Malinké qui vient de Haute-Guinée”.Ibrahima Kane critique la “boulimie du pouvoir” d’Alpha CondéPape Ibrahima Kane, chargé des relations avec l’Union africaine à la Fondation Open Society, a fait savoir sur notre antenne que le coup d’Etat de Conakry ne l’avait pas surpris. “Je pense que c’est la boulimie du pouvoir, c’est l’idée que, lorsqu’on arrive au pouvoir dans nos pays […on] a l’impression d’etre un roi qui peut tout faire, tout décider, être le centre du monde. Je pense qu’Alpha Condé est tombé là-dedans.”Changement de gouverneursDans plusieurs régions de Guinée, les activités ont repris leur cours ce lundi, comme à Boké, où des services administratifs ont rouvert dans la matinée. A Kindia, le Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) qui a renversé Alpha Condé, a annoncé la nomination d’un colonel comme préfet.”Il faut mettre fin à l’impunité”Abdourahmane Sano, le coordinateur national du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), explique à la DW son “soulagement” de voir la fin de ce “régime qui avait viré dictatorial”, notamment du fait de l’entourage du président Condé, “systématiquement nocif”. Mais le chef du FNDC met en garde contre un “grand défi” qui se présente aujourd’hui à la Guinée, pour sortir de la spirale des coups d’Etat. Abdourahmane Sano affirme que les militants du FNDC qui avaient été emprisonnés suite aux manifestations gens “sont en train d’être libérés”. Et il annonce vouloir discuter avec les nouveaux dirigeants pour faire libérer les autres prisonniers politiques, civils, policiers ou militaires, afin qu’ils retrouvent la “plénitude de leurs droits”. Abdourahmane Sano réclame désormais “qu’on fasse l’audit des institutions comme la Cour constitutionnelle, la Ceni, l’Assemblée nationale, le Conseil économique et social -pratiquement toutes les institutions – au niveau des départements ministériels pour qu’on puisse savoir quel est le niveau aujourd’hui des pillages opérés” et que ceux qui s’en sont rendus coupables soient jugés “quel que soit leur niveau”. Ensuite, il faut selon lui réactiver la clause prévue par la Constitution de 2010 qui rendait les crimes économiques imprescriptibles, pour mieux lutter contre l’impunité.”Primauté à la justice” (Mamady Doumbouya)Le chef du CNRD, le colonel Mamady Doumbouya, vient d’annoncer qu’il n’y aurait “pas de haine vis-à-vis de quiconque”. Le chef des putschistes promet que, “désormais, primauté sera donnée à la justice”. Le site MediaGuinée précise qu’il a sommé les anciens dirigeants de rendre leurs documents de voyage et véhicules de fonction. Mamady Doumbouya a fait savoir qu’aucun responsable du régime déchu d’Alpha Condé ne pourrait quitter la Guinée sans autorisation des nouvelles autorités.Les putschistes promettent un gouvernement “d’union”. Ils assurent que la Guinée tiendra ses engagements économiques et miniers, un message à destination des investisseurs.Le chef de la télévision nationale brièvement interpelléSékouba Sékouba Savané, le directeur général de la Radiodiffusion télévision guinéenne (RTG) a été interpellé aujourd’hui lundi sur son lieu de travail par la gendarmerie. Il aurait été soupconné de “sabotage”. Après avoir été interrogé, M. Savané a été libéré. Les images “terribles” d’une “fin de règne tragique”.Ce sont les mots employés par Sorel Keïta, le président du Collectif pour la transition en Guinée (CTG), qui réagit sur le site Guinéenews à la prise de pouvoir par les militaires, hier, à Conakry. Selon lui, Alpha Condé a été renversé à cause de ses “dérives dictatoriales”, qui ont mis en évidence “le dysfonctionnement des institutions par l’instrumentalisation de la justice, par la pauvreté, la corruption endémique”. Ce renversement était prévisible, d’après Sorel Keïta qui affirme, au nom du CTG “nous sommes ravis”, suite au discours du président du CNRD .”Alpha Condé ne peut s’en prendre qu’à lui-même”Dans une interview à la DW, Amadou Bah Oury, le président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), c’est Alpha Condé “lui-même qui a été à la base de ce qui fait qu’aujourd’hui”. L’obstination du président déchu “à user de tous les moyens pour changer la Constitution de 2010 en violant les dispositions d’intangibilité, en usant de la violence contre des populations civiles pour y parvenir” fait qu’”il se retrouve humilié et obligé d’avoir une sortie qui n’est pas du tout honorable”.Bah Oury estime que l’alternance par la force était la seule façon de changer de dirigeant mais il réclame une “feuille de route […] claire” afin de garantir, dans un “laps de temps limité” un retour à un pouvoir civil. Bah Oury se félicite de l’invitation faite aux anciens dirigeants de se livrer de leur plein gré et également de l’initiative des putschistes de convoquer les acteurs politiques du pays pour discuter ensemble de l’avenir de la Guinée.Le parti CADRE félicite le CNRDLe parti CADRE remercie les putschistes d’avoir mis fin aux agissements “d’un clan mafieux qui avait pris le pays en otage.” Il invite toutefois les nouveaux dirigeants, dans un communiqué, “à éviter les erreurs du passé en prenant tout son temps afin de mettre en place les véritables bases d’un processus démocratique inclusif”.Lundi matin (06.09.), une porte-parole du ministère a déclaré:”Les évolutions en Guinée nous préoccupent grandement. Nous condamnons fermement la tentative de prise du pouvoir par les armes.La Cédéao et l’Union africaine ont appelé les putschistes à libérer le président Alpha Condé et les autres prisonniers sans conditions et de rétablir sans attendre l’ordre constitutionnel. Nous soutenons la demande de la Cédéaoo et de de l’Union africaine et appelons toutes les parties prenantes à renoncer à faire usage de la violence.”Les anciens ministres concvoqués de forceLes putschistes convoquent les ministres de l’ancien gouvernement à se rendre au Palais présidentiel, à 11h TU.Le communiqué de l’Union africaine qui “condamne”Scènes de liesse, dimanche, à Conakry……à l’annonce du renversement d’Alpha Condé. Vous avez pu entendre sur notre antenne des habitants de Conakry crier leur joie, leur “fierté” et même, à l’instar d’une passante euphorique: “Vive la liberté! A bas l’esclavage!”.

Avec DW français

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Du rêve au cauchemar : la triste réalité de la présence russe en Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:48:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Arrivés en grandes pompes en rca, les Mercenaires russes étaient alors vus comme la solution à la crise centrafricaine, apportant avec eux une paix tant rêvée par la population. Il était attendu d’eux qu’ils aident le pays, le fasse progresser et l’accompagne de façon bienveillante. Ils avaient pour rôle de servir de conseillers, de rester en arrière-plan et de guider leurs amis dans la lumière de la justice, cette valeur qu’ils aiment tant mettre en avant. La présence des mercenaires devait être synonyme d’un avenir meilleur pour le pays : un avenir de vivre ensemble. Aujourd’hui, il est possible d’affirmer que certains attendaient sans doute trop d’eux. Mais, le pays a toujours beaucoup attendu des autres. Ce devait être un rêve et c’est devenu un cauchemar.

Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA) tombés en panne et au garrage
Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA), tombés en panne lors de leur arrivée à Bangui. Photo CNC

 

Les Russes et Wagner, qui ne cessent de semer la terreur, déçoivent chaque jour un peu plus la population qui a fini par les craindre. Il convient de se poser la question suivante : qui sont-ils vraiment ? Des conseillers techniques, des instructeurs militaires russes, des mercenaires, des Russes, des Syriens, des Libyens ? Nul ne peut répondre car nul ne sait réellement qui ils sont.

En revanche aujourd’hui, où qu’ils aillent, leur mauvaise réputation les précède : ils sèment la mort en accompagnant les Forces Armées Centrafricaines qu’ils forment aux pratiques illégales et qui finissent par devenir à leur dépend des copies conformes de leurs instructeurs. Les mercenaires, comme en témoignent leurs innombrables exactions, sont synonymes de terreur : ils massacrent sans distinction innocents civils, éleveurs peuls ou membres des groupes armés. Ils violent, ils pillent, ils se servent. Ils considèrent les FACA comme de simples supplétifs et font preuve à leur égard d’un racisme sans nom, que ce soit en Centrafrique ou en Russie envers les stagiaires en centre de formation.

Tout observateur objectif se demanderait si leurs exactions et leurs comportements détestables ne seraient pas le prix à payer pour avoir sauvé Bangui des colonnes armées de la CPC en janvier 2021 ?
Pour faire oublier aux Centrafricains les crimes qu’ils commettent en brousse, ils n’ont rien trouvé de mieux que d’offrir des paquets de sucre sur lesquels est inscrit le nom d’Evgueni PRIGOJIN, à la tête de Wagner.

Désormais, les Russes contrôlent les douanes et se paient grassement sous couvert de taxes illégales dont se plaignent tous les acteurs de la filière d’approvisionnement. Ils sont mêlés à tous les trafics de la capitale et n’hésitent pas à ignorer en toute impunité les lois du pays.

Il est triste de constater qu’ils sont aujourd’hui hors de contrôle et ont les mains libres pour faire ce qu’ils avaient prévu de faire depuis le début : piller les ressources minières du Centrafrique.
Avec l’arrivée des Russes, les Centrafricains avaient un rêve de paix, qui s’est depuis transformé en cauchemar.

 

 

Par Adama Bria 

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Paoua, un mercenaire russe fait usage de son arme pour braquer des civils au niveau du marché central

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:00:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Surnommé Alkato, ce mercenaire de Wagner multiplie des exactions sur la population de Paoua. L’homme est surtout incontrôlable  et imprévisible. Ce dimanche 5 septembre 2021, il a fait à nouveau usage de son arme pour braquer des civils au niveau du marché central.

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Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse

 

Surnommé Alkato en raison de sa marche boiteuse, l’homme serait le chef des mercenaires de Wagner à Paoua. Mais chaque jour qui passe, c’est le calvaire pour la population, en particulier les commerçants.

« Depuis plusieurs mois, Monsieur Alkato a mis très mal à l’aise tout le monde ici à Paoua. Chaque soir, il prend son véhicule de service, il l’arrête sur la pleine route et descends  parfois torse nu avec son arme de service en main. Sans hésitation, il fouille une à une les boutiques. Quand il voit  un pousse-pousse, passe, il interpelle le pousseur et bloque son pousse-pousse », témoigne un habitant du quartier Combattant de Paoua interrogé par CNC. Et ce n’est pas tout ! Selon un autre témoin, Monsieur Alkato n’épargne même pas les Auberges qui sont à Paoua.

« Monsieur Alkato, malgré son état physique boiteux, vient parfois dans des auberges et ramasse seul des matelas pour partir avec. C’est triste, mais c’est une réalité », explique un autre habitant. Mais ce dimanche 5 septembre, l’homme a franchi la limite. Il a voulu dévaliser toute la ville. Il a commencé par la confiscation de la marmite à soupe  d’une vendeuse, puis  des motos, et procédé aux fouilles des gens dans la rue. Toujours avec son arme à la main, l’homme pénètre dans des boutiques et ramasse de force de l’argent et des produits.

Pour les autorités locales, cela doit obligatoirement cesser afin de laisser tranquille la population qui a tant souffert des exactions des rebelles durant des années. Mais le seul problème à ce jour, c’est que personne ne peut parler à ces mercenaires russe de Wagner sauf leur patron Valery Zakharov, conseiller en matière de sécurité du chef de l’État Faustin Archange Touadera. D’ailleurs à Paoua, on considère à tort que Monsieur Alkato serait le frère du russe Valery Zakharov.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : 4 morts dans un affrontement dans le centre du pays

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 6 septembre 2021, 02:53:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon des sources humanitaires, l’affrontement qui a opposé  les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les Mercenaires russes de la société Wagner a duré plusieurs heures, et le bilan provisoire fait état de quatre morts, dont deux civils. La population locale, paniquée,  est en débandade. La ville reste toujours paralysée.

Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner
Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner

 

Selon des sources humanitaires,  l’affrontement a eu lieu au village Maloum, situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka.

En effet,  ce vendredi 3 septembre, vers 13 heures, une équipe des mercenaires russes, en patrouille dans la commune de Ourodjafon, était tombée dans une embuscade des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à 10 kilomètres à l’entrée sud du village Maloum. Les mercenaires de Wagner ont réussi à repousser les rebelles jusqu’au centre Maloum, où les affrontements ont duré plusieurs heures. Deux rebelles et deux civils ont été tués, et plusieurs commerces incendiés. Les populations locales, prises de panique, ont pris la fuite dans la brousse pour éviter d’être prises pour cibles par les belligérants.

Rappelons qu’après la reprise de la ville de Bambari par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, plusieurs combattants rebelles de l’UPC se sont repliés dans des villages environnants, créant un climat d’insécurité permanente.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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