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Un bombardement russe fait trois morts dans une localité de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la RCA

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 02:09:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène se produit ce dimanche 29 août 2021 dans le village Beïna, provoquant la débandade de la population vers le village Dilapoko, situé à 90 kilomètres de Gamboula, à l’ouest de la République centrafricaine.

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Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

On ignore les raisons de ce nouveau bombardement russe, mais tout porte à croire que l’offensive menée par les hommes de Wagner contre les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se poursuit désormais dans la Mambéré-Kadéï.

Selon des sources locales, il n’y avait pas des troupes au sol, mais seul l’hélicoptère  qui mène le combat aérien. Les tirs avaient causé cinq blessés graves parmi la population. Transportés à l’hôpital, trois d’entre eux n’ont pas pu supporter, et sont décédés de leur blessure.

Or, le lendemain, c’est-à-dire ce lundi 30 août, vers 13 heures, à Nguia-Bouar, dans la sous-préfecture de Baboua, au Nord-ouest, le même hélicoptère russe avait pilonné un chantier minier contrôlé par le 3R. Aucun blessé n’est à déploré, mais la population, pour des raisons de sécurité, ont pris la poudre d’escampette dans la brousse. Le village est toujours sous-contrôle de 3R.

Pour l’heure, aucune attaque n’est menée au sol par les mercenaires de Wagner contre les rebelles  de la CPC dans cette localité de la Nana-Mambéré.

Rappelons que depuis le début de l’offensive des mercenaires russes contre les rebelles de  3R il y a  deux semaines, plusieurs villages ont été rasés, les populations massacrées. On compte actuellement au moins une centaine des disparus, et des élevages détruits.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Inondations à Bangui, l’histoire se répète.

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 02:33:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La pluie diluvienne qui s’est abattue il y a quelques semaines a provoqué des inondations dans les quartiers de sud de Bangui. Chaque année le pays assiste aux mêmes phénomènes mais la solution n’a pas encore été trouvée. Des centaines d’habitations se sont effondrées et la population se retrouve désormais sans abris et exposée aux maladies.

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Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.

 

Sans attendre, les sinistrés affectés par les pluies se sont mobilisés pour évacuer l’eau et sauver ce qu’il restait au milieu des débris. Avec des pelles, machettes et autres matériels, certaines familles essaient d’arranger les murs de leur maison détruite..
Des SOS ont été lancés aux ONG humanitaires et au gouvernement en vue de leur apporter une aide d’urgence.
Une délégation du gouvernement s’est rendue sur place pour apporter un soutien à la population. C’est à cette occasion que la ministre de l’action humanitaire à assurer à la population que son ministère mettra tout en œuvre pour apporter une solution dans un court délai.
Les victimes des drames ne sont pas souvent prises en charge par le gouvernement, il faudrait que ça change et qu’un geste soit fait avant que les humanitaires apportent une aide ponctuelle.

 

 

Certains dénoncent le problème des services de cadastre et d’assainissement qui délivrent des agréments sans tenir compte des catastrophes naturelles. La réalisation d’étude du terrain permettrait d’éviter ces phénomènes.
Quoi qu’il en soit, pour le moment les sinistrés attendent de pied ferme les hautes autorités du pays pour leur porter assistance.
Rappelons qu’en 2019, le fleuve Oubangui est sorti de son lit et a inondé certains quartiers des 6e et 7e arrondissements. Certaines victimes demeurent encore sans abri, du fait de moyens financiers limités. Espérons que cette fois, l’histoire ne se répètera pas.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Réaction du collectif des officiers soucieux du devenir de l’Armée Nationale suite à la dernière mise en scène (Promotion à titre exceptionnel)

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Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du fameux repas des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : Présidence de la République centrafricaine.

 

Depuis quelques années, nous assistons, comme dans un cirque, au spectacle désolant de promotions à titre exceptionnel au sein des Forces Armées Centrafricaines. Des promotions qui font monter la grogne dans les rangs de l’armée.

Rappelons qu’une armée par essence, doit être marquée par l’ordre, la discipline et l’orthodoxie  de gestion des ressources humaines. Pour passer au prochain galon, il faut passer un temps bien déterminé dans le galon inférieur et être apprécié à sa juste valeur par le commandement ou le haut-commandement. Un sous-officier ne pourra pas dépasser le grade de commandant, si jamais ce dernier accédait au rang d’officier, encore il va falloir faire preuve des qualités requises.

Les titres exceptionnels ne sont pas la règle et doivent radicalement être bannis des armées normales. De même, les nominations aux fonctions militaires sont assujetties au minimum de critères de compétence et de moralité. Ne peuvent commander une armée, que ceux qui ont la potentialité et non ceux qui sont fabriqués de toutes pièces par le politique et qui, de surcroit, ont échoué sur toute la ligne.

Dès lors, que ce passe-t-il dans notre pays et plus particulièrement au sein de l’armée centrafricaine ? Des promotions qui frisent l’insolence, source de nombreuses tensions alors qu’en ce temps de guerre, l’heure devrait être consacrée à l’unité et à la cohésion.

Depuis trois années successives, on offre au peuple centrafricain et au monde entier que décidément notre armée est condamnée à rester atypique, contrairement à celles de la sous-région centrale et au-delà, à celles des autres pays des sous-régions africaines. Bref, nous assistons continuellement à la descente aux enfers d’un outil de défense nationale qui, après toutes les mauvaises expériences connues, devraient sérieusement être refondé.

Que des nominations fallacieuses et promotions à tour de bras aux grades supérieurs des mêmes durant trois ans successivement. Ces nominations et promotions à titre exceptionnel deviennent inquiétantes pour l’avenir de notre armée, consacrant ainsi et de façon durable sa totale déliquescence.

Des nominations hasardeuses qui, malheureusement, vont encore semer la désolation et le déshonneur dans cette noble et stratégique institution. Une institution qui ne devrait pas être dirigée par des officiers ignobles, manquant tout le sens élevé du devoir et de la noblesse militaire. Une institution politiquement mal gérée, consacrant le règne de la médiocrité, de l’affairisme et de la forfaiture. Une armée dont le commandement est entre les mains des cadres aux cursus peu orthodoxes et approximatifs.

 

C’est comme si, faire confiance aux meilleurs cadres pour commander est une parjure. Alors que dans le contexte actuel, nommer des cadres compétents et réfléchis est gage de sureté lorsqu’on veut reconstruire une armée qui a trébuché pendant des années. Nous serons toujours des dindons de la farce aux yeux d’autres nations. Que personne ne trompe nos politiques, tant qu’ils continueront à utiliser les méthodes désuètes pour gérer l’armée, ils récolteront que de la misère.

Il faut clairement dire que finalement rien n’a bougé depuis le changement intervenu en 2016. Ce changement attendu et applaudi de tout le monde et qui semblait sonner comme un début de changement radical de notre institution militaire. Tout le monde au niveau de l’armée croyait que Touadera allait réussir la transformation de cette armée mais zut ! Et comme le disait un philosophe : « Donnez le pouvoir et l’argent aux gens, ils vous montreront leurs vrais visages »

Des promotions et nominations devraient obéir aux statuts et règlements en vigueur afin de garantir l’équité et consolider la cohésion de l’armée

Des nominations et promotions hasardeuses qui vont malheureusement encore semer le désordre, l’indiscipline et la frustration sur les rangs des armées avec des conséquences néfastes à moyens et long termes.

Pourtant, personne n’osait croire qu’avec tout ce que le peuple a subi, qu’on allait reprendre les mêmes sous un régime dit démocratique et rempli d’intellectuels bardés de diplômes et donc doués d’analyse et d’approche nouvelle pour la reconstruction de notre armée. On pensait qu’avec cette nouvelle classe politique, les choses allaient profondément changer du côté de l’armée qui a besoin que l’ordre et la discipline soient de rigueur. L’ordre et la discipline doivent régner dans la manière de ceux qui ont la charge de la gérer. L’ordre et la discipline doivent régner quand il s’agit de faire des promotions et des nominations au sein de la grande muette. Aujourd’hui, cette grande muette est obligée d’ouvrir grandement sa bouche pour décrier parce que ‘’y’en a marre’’ et qu’elle n’est pas condamnée à subir les caprices de ceux qui arrivent au pouvoir et qui veulent la détruire.

Tant qu’on ne mettra pas de l’ordre et de la discipline par une restructuration qui se veut sérieuse, basée sur le respect scrupuleux des textes qu’on a soi-même paraphés et signés,  ce sera une perte de temps.

De grâce, on ne construit pas une armée pour protéger un régime mais on la construit pour qu’elle devienne un outil durable de préservation de paix, un socle de stabilité, d’émergence de la démocratie et partant, du développement harmonieux d’un pays.

Les régimes précédents peuvent être excusés mais pas celui de Touadera

On pourrait aisément accorder des mesures atténuantes aux précédents régimes BOKASSA, KOLINGBA, DACKO, PATASSE voire BOZIZE car ceux-ci obéissaient aux principes gouvernant leur génération à savoir la dictature où leurs armées étaient construites pour défendre et protéger prioritairement leurs pouvoirs se basant sur des critères subjectifs : recrutements ethniques, promotions et nominations à l’emporte-pièce privilégiant la médiocrité…

Les résultats sont ceux que nous avions connus et qui ont fait péricliter l’armée nationale et par effet d’entraînement la crucifixion aux piloris du pays tout entier.

Voyant tout ce qui se passe, le commun des mortels se pose la question de savoir : pourquoi nous ne changeons pas dans ce pays ? Qui sauvera notre armée et notre pays de cette perpétuelle misère ?

Alors que, le président professeur agrégé sur qui l’espoir était fondé aggrave la situation et creuse le fossé de division déjà très béante

A un moment, on a pensé que les civils, intellectuels et hyper diplômés, contrairement aux militaires, pouvaient nous sortir de cette situation mais peine perdue ! Patasse, agronome de son état avait aggravé ce que Kolingba a semé. Aujourd’hui Touadera, professeur d’université de son état est en train d’achever ce que Bozize a planté à savoir sa totale destruction.

On se demande qu’est-ce que Touadera a fait des nombreux textes qui ont été élaborés avant son arrivée et dont le seul respect pouvait donner une image un peu luisante de notre armée et nous accorder le privilège de commencer à avoir une armée digne de ce nom ?

Est-ce parce qu’il peut compter que sur les alliés (Russes et Rwandais) pour protéger éternellement la République Centrafricaine qu’il se permet toutes ces déviances que nous connaissons ?

Dommages que ces fructueux et importants textes ont été mis de côté pour donner privilège à la médiocrité avec des officiers et sous-officiers approximatifs et éthiquement déséquilibrés, hissés au sommet du commandement.

Attention ! Les lions ne peuvent jamais être commandés pendant longtemps par des moutons et on ne peut compter sur les bénis oui oui et les poltrons pour construire une noble et efficace institution qu’est l’armée nationale.

N’a-t-on pas dit : « qui crache en l’air reçoit sur le visage » et « celui qui sème le désordre récoltera de l’amertume »

Pourquoi toujours les mêmes ? Attention, le peuple a tant souffert !

Comment peut-on, depuis trois années consécutives, gratifier des galons aux mêmes soldats comme dans une opérette ? Comment des gens qui ont des cursus scolaires et militaires peu fiables peuvent-ils gravir aussi facilement les échelons de l’armée et se hisser au plus haut sommet ? Quelle honte et opprobre jette-t-on sur une si noble institution ? Qu’ont-il fait d’exceptionnel, pour qu’en l’espace de trois ans, ils passent de commandant à général, de colonel à général de corps d’armée, de général de brigade à maréchal ? Quels faits d’armes et prouesses opérationnelles ont-ils accomplis pour mériter de si fantaisistes promotions ? Honte à notre armée ! Les autres se rient et se riront de nous. Toute chose étant égale par ailleurs, nous reprendrons les mêmes et recommencerons ; c’est sûr !

Malheureusement, c’est le peuple qui continuera à payer le prix de toutes ces turpitudes et inconséquences de nos hommes politiques qui, une fois au pouvoir, n’ont pas la tête sur les épaules et ne font qu’à leur tête. Alors qu’ils devraient se consacrer à construire une armée au-delà de leurs intérêts égoïstes.

Les leçons du passé servent-elles nos dirigeants politiques ?

On a vu dans ce pays les régimes qui ont cru aux protections venues d’ailleurs, partir en fumée simplement parce qu’ils n’accordaient aucun sérieux dans la construction d’une armée véritablement nationale. Ils croyaient dur comme le fer que se confier aux mercenaires et armées étrangères à l’instar des libyens, des Baniamoulengué, les Tchadiens et des sud-africains étaient la solution. Malheureusement, ils ont vu que du feu et avaient tous pris la poudre d’escampette.

Honte à eux ! Des chefs d’Etat, dans ce pays, qui ont négligé leurs propres officiers et sous-officiers et qui se plient à quatre devant les officiers étrangers pour les recevoir en grande pompe dans le palais et à la primature alors que Dieu seul sait si nombreux sont des officiers centrafricains qui ont de la compétence mais ignorés et négligés. On préfère distraire la gallérie en chantant  à cor et à cri qu’il n’y a pas de cadres. On préfère les éloigner du commandement en les envoyant dans les ministères pour occuper des postes bidon (Chargés de mission) où ils ne servent à rien. On préfère un Mamadou (Un Général Capécien), un Sakama (Gros général sous-officier), un Omokonzoyen (Tueur et intellectuellement limité), Un Wallot Makpanga (Gros sous-officier farceur et homme des sordides missions)…, des tams-tams retentissants, aux nombreux officiers compétents et réfléchis, qui peuvent valablement relever le défis.

Pour terminer, nos hommes politiques devraient tirer les leçons du passé pour construire une institution débarrassée des maux qui l’ont longtemps gangrénée.

La plaie étant béante avec tout le lot de frustration que le Président Touadera, le Président de l’assemblée Sarandji ainsi que le Premier ministre Dondra ont causé ; nous interpellons simplement leur conscience d’hommes d’Etat, s’ils en ont une, de revoir leurs copies avant qu’il ne soit trop tard pour le peuple centrafricain qui veut une armée digne pour le protéger.

Nous profitons pour dire non à la forfaiture, non à la CPC mais oui pour la construction d’une armée longtemps aux antipodes des normes universellement admises. Nous ne saurions continuer à faire piètre figure aux yeux du monde.

Qui vivra verra.

Le collectif des officiers républicains.

 

Droits de tirage spéciaux : le FMI alloue 1,5 milliard de dollars à la Cemac

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Les pays membres s’en sortent respectivement avec 393 millions de dollars (220 milliards de F), pour le Cameroun ; 293 millions de dollars pour le Gabon ; 214 millions de dollars, pour la Guinée-Equatoriale ; 190 millions de dollars, pour le Tchad et 151 millions de dollars pour la rca. Toutefois, ces ressources pourraient tre réévaluées avec le programme de réallocation des pays du G7.

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Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Après le feu vert des gouverneurs du Fonds monétaire international(FMI), les comptes des pays membres de l’institution de Bretton Woods sont crédités depuis le lundi 23 août dernier, des droits de tirages spéciaux (DTS) nouvellement émis. Evaluée à 650 milliards de dollars, cette enveloppe est la plus élevée de l’histoire du FMI. « Il s’agit d’une décision historique : la plus importante allocation de DTS de l’histoire du FMI et une bouffée d’oxygène pour l’économie mondiale en cette période de crise sans précédent », s’est félicité Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds.

 

Les DTS sont alloués aux pays membres au prorata de leur quote part au FMI. Ainsi, sur les 650 milliards de dollars, 118 milliards de dollars (83 milliards de DTS) reviennent aux Etats-Unis et 43 milliards à la Chine. Seuls 33 milliards de Dollars reviendront aux pays africains dont 4,3 mrds$ en Afrique du Sud et 3,5 mrds$ au Nigéria. L’Égypte et ses 2,9 mrds$ (45,6 milliards de livres égyptiennes) occupent la troisième position dans cette région.

 

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale(Cemac) ne figurent pas parmi les plus gros bénéficiaires. 1ère économie de la Cemac, 264,5 millions de DTS soit 393 millions de dollars (220 milliards de FCFA) reviendront au Cameroun. Il est suivi du Gabon (293 millions de dollars), du Congo (220 millions de dollars), la Guinée Equatoriale (214 millions de dollars), le Tchad (190 millions de dollars) et de la RCA(151 millions de dollars). Calculette en main, cette nouvelle allocation de DTS permettrait d’augmenter les avoirs officiels de réserve des pays de la Cemac de 1,445 milliard de dollars.

 

Selon les chiffres les plus récents, le taux de croissance communautaire dans la zone Cemac au cours de l’année 2020 s’est situé à -1,7% contre 2,5% en 2019. Une récession imputable à la crise sanitaire du coronavirus dont l’impact s’est fait ressentir sur les économies. Pour 2021, la Cemac projette une croissance à 1,3% contre et 2,7% en 2022. Pour y parvenir, il faudra investir massivement pour enrayer la pauvreté causée par la crise. Les facilités ici octroyées par le FMI ici octroyés devraient permettre aux Etats de compléter leurs réserves de change des pays et réduisant leur dépendance à l’égard d’une dette intérieure ou extérieure plus chère. « Les pays peuvent utiliser l’espace offert par l’allocation des DTS pour soutenir leurs économies et intensifier leur lutte contre la crise » recommande Kristalina Georgieva.

 

Le coup de pouces des riches

 

« Pour amplifier les avantages de cette allocation, le FMI encourage l’acheminement volontaire de certains DTS de pays ayant de solides positions extérieures vers les pays qui en ont le plus besoin » cet extrait du propos de la directrice du FMI sonne comme un aveu d’insuffisance des ressources allouées aux pays à faible revenu, dont les pays africains qui ne reçoivent qu’une allocation de 33 milliards de dollars. Pour la première fois depuis 30 ans, l’Afrique est entrée en récession et selon le FMI, il faudrait près de 300 milliards de dollars au continent pour se remettre sur les rails.

 

Au cours du sommet sur le financement des économies africaines organisé à Paris à l’initiative du président Emmanuel Macron, les présidents africains avaient sollicité plus de largesse de la part des pays riches. Concrètement, ils demandaient une réallocation de 100 milliards de dollars des DTS des grandes puissances qui peuvent financer leurs plans de relance sans nécessairement passer par les mécanismes du FMI. Une demande qui a trouvé un écho favorable aux oreilles du président. Ainsi, le G7 a décidé de réallouer au moins 100 milliards de dollars de leurs droits de tirage spéciaux pour l’Afrique, la France appuie dans ce sens. Ce qui suppose que les présentes allocations des pays de la Cemac pourraient tre réévaluées en fonction de la mansuétude des pays du G7. « Pour les pays riches, en réallouer une partie est une façon de se montrer solidaires sans avoir à ponctionner leurs propres ressources budgétaires.

 

La France y est en effet favorable et c’est une bonne chose. Il faudrait que d’autres grandes puissances prennent des engagements en ce sens et se mettent d’accord sur un mécanisme et un objectif de réallocation » a réagit Najat Vallaud-Belkacem ex ministre et directrice France de l’ONG ONE qui œuvre pour l’éradication de l’extrme pauvreté dans le monde.

 

 

 

Une allocation DTS n’est pas une dette

 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’allocation de DTS n’alourdit pas le fardeau de la dette publique des pays de la Cemac et d’aucun autre pays qui en bénéficie. Les DTS viennent juste en renforcement des avoirs officiels de réserves du pays, à travers l’augmentation correspondante de ses avoirs en DTS. En contrepartie, le montant des DTS alloués est inscrit au passif du bilan de la Banque centrale en tant qu’engagement à l’égard du FMI. Sauf dans le cas d’une annulation de l’allocation de DTS, qui jusqu’à présent n’a jamais eu lieu, les pays membres ne sont pas tenus de restituer les DTS qui leur ont été alloués. Les statuts du FMI prévoient la possibilité́ pour un pays membre de décider de ne pas recevoir sa part de l’allocation générale. Pour cela, le gouverneur de la Banque centrale du pays ne doit pas voter en faveur de l’allocation, et le pays doit notifier au FMI, préalablement à l’allocation de DTS, son choix de ne pas recevoir sa part de l’allocation.

DTS, un panier de 5 monnaies

 

Le DTS est un avoir de réserve international, créé par le FMI en 1969 pour compléter les réserves officielles de ses pays membres. À ce jour, un total de 660,7 milliards de DTS (équivalant à environ 943 milliards de dollars EU) a été alloué. Cela comprend la plus importante allocation jamais enregistrée d’environ 456 milliards de DTS approuvée le 2 août 2021 (entrée en vigueur le 23 août 2021). Cette allocation la plus récente visait à répondre au besoin mondial à long terme de réserves et à aider les pays à faire face à l’impact de la pandémie de COVID-19. La valeur du DTS est basée sur un panier de cinq devises : le dollar américain, l’euro, le renminbi chinois, le yen japonais et la livre sterling britannique. Le panier de DTS est révisé tous les cinq ans, ou plus tôt si nécessaire, pour s’assurer qu’il reflète l’importance relative des devises dans les systèmes commerciaux et financiers du monde.

 

Les examens couvrent les éléments clés de la méthode d’évaluation du DTS, y compris les critères et indicateurs utilisés pour sélectionner les devises du panier de DTS et les pondérations de devises initiales utilisées pour déterminer les montants (nombre d’unités) de chaque devise du panier de DTS. En mars 2021, le Conseil d’administration a reporté le prochain examen du panier d’évaluation des DTS au 31 juillet 2022, réinitialisant ainsi le cycle quinquennal des examens d’évaluation des DTS. Le prochain examen devant tre terminé d’ici la mi-2022, le nouveau panier entrera en vigueur le 1er août 2022.

 

 

Eco-matin

 

Au Faso, un plan quinquennal pour lutter contre le terrorisme

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Au Faso, un plan quinquennal pour lutter contre le terrorisme

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement promet des mesures qui vont améliorer les conditions de vie et de travail des combattants.

Au Burkina Faso, où pas une semaine ne passe sans que l’on ne déplore des attaques qui endeuillent les populations des villes et des villages, le gouvernement veut revoir sa méthode de lutte contre le terrorisme. “Je voudrais vous parler d’une stratégie spécifique qui est la stratégie de lutte contre le terrorisme”, a déclaré Maxime Koné, ministre de la Sécurité. L’objectif, dit-il, est de rehausser le moral des troupes.A cet effet, le gouvernement promet des mesures qui vont améliorer les conditions de vie et de travail des combattants. C’est un document qui établit une vision sur cinq ans avec des objectifs stratégiques bien définis.Pour Mahamadou Sawadogo, expert en sécurité, il était plus qu’urgent que le pays se dote d’un tel référentiel spécifique: “c’est une nécessité pour le Burkina de se doter de cette stratégie de lutte contre l’extrémisme violent, même si elle vient un peu tard après six années. Il est nécessaire que chaque entité qui doit participer à la lutte soit située, ait son rôle clarifié et défini clairement”.

Avec AFP/VOA

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Pression sur des ONG dans des pays en conflit

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Pression sur des ONG dans des pays en conflit

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Cameroun et l’Ethiopie ont restreint ces derniers temps les activités de certaines ONG. Les conséquences sont parfois dramatiques pour les populations.

Au Cameroun, le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji revient à la charge contre les organisations non gouvernementales étrangères . Celles-ci doivent fournir d’ici à la fin du mois de septembre, des informations sur leurs activités et les contrats de travail de leurs employés locaux.Pour l’autorité gouvernementale, il s’agit de faire respecter la loi camerounaise.Or la mesure est perçue comme une nouvelle pression du gouvernement sur ces ONG.Des mesures similaires existent dans d’autres pays où les autorités accusent les ONG de coopérer avec l’ennemi.Pourtant, lorsque des mesures gouvernementales conduisent à la cessation d’activités de ces organisations, les populations voient leurs difficultés s’aggraver dans certains cas. Dans un témoignage écrit, adressé à la DW, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a affirmé avoir arrêté ses activités dans la région du Nord-Ouest du Cameroun après une réaction du gouvernement qui a demandé que cette ONG clarifie le cadre de sa coopération avec le ministère de la Santé. Selon MSF, la vraie intention du gouvernement camerounais est d’empêcher ses activités qu’il juge favorables aux groupes armés.Sur notre antenne, le responsable de l’ONG pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, Dorian Job, assure au contraire que pour les médecins, “un patient est un patient”, avant d’être le partisan d’une cause politique quelle qu’elle soit.Au Burundi, l’organisation Handicap International devait arrêter de travailler en 2019 après s’être opposée à une décision du gouvernement qui a voulu imposer des quotas ethniques dans le recrutement du personnel local.En juillet, cette fois en Ethiopie, trois ONG dont Médecins Sans Frontières ont été suspendues par les autorités qui leur reprochaient d’embaucher du personnel étranger sans autorisation et d’avoir propagé des fausses informations sur les réseaux sociaux.Pour l’analyste Befekadu Hailu, la réaction des autorités d’Addis Abeba est en fait liée à la crise dans la province du Tigré.Guerre de communication”Le gouvernement craint de perdre la guerre de communication et pense que la communauté internationale apporte un soutien au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). En général, je pense que le gouvernement est dans la paranoïa. Toute tentative de la communauté internationale pourrait être considérée comme un soutien apporté au TPLF”, pense Befekadu Hailu qui signe aussi des chroniques pour la DW.Les décisions semblabes à celle de la suspension d’activités d’ONG prises par des gouvernements sont souvent critiquées, même par les populations. Dans la plupart des cas, il s’agit d’organisations à but humanitaire dont les services pallient l’absence d’appui social de la part de l’Etat.C’est le cas dans le Nord du Cameroun, plongé dans un conflit séparatiste. Beaucoup de personnes n’arrivent pas à payer les frais d’hôpitaux. Les centres de santé sont eux-mêmes endettés.”Depuis 2018, il y avait 72 millions de francs de factures impayées, ce qui signifie que les personnes traitées sont arrivées avec des urgences chirurgicales, des traumatismes, des blessures par balles ou suite à des accidents de la route. Ils ont été soignés et les factures sont restées impayées”, confie Denis Nsame, le directeur de l’hôpital de Bamenda.Dans ces conditions, le retrait des ONG augmente généralement la peine des populations démunies.

Avec DW français

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La France envoie 10 millions de vaccins supplémentaires à l’Union africaine

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La France envoie 10 millions de vaccins supplémentaires à l’Union africaine

Bangui ( République centrafricaine ) – La France va envoyer 10 millions de doses de vaccins AstraZeneca et Pfizer contre le Covid-19 à l’Afrique, via l’Union africaine (UA), au cours des trois prochains mois, a annoncé lundi l’Elysée.

Ce partenariat entre Paris et l’UA prévoit que ces doses “seront allouées et distribuées dans le cadre du Fonds africain pour l’acquisition des vaccins (Avat) et du mécanisme pour un accès mondial au vaccin (Covax)”, deux initiatives destinées à permettre à l’Afrique de tenter de rattraper son retard dans la vaccination par rapport aux pays développés.”La pandémie (de Covid-19) ne pourra être surmontée qu’à travers une intense coopération entre les acteurs multilatéraux, régionaux et nationaux”, déclare le président Emmanuel Macron, cité dans un communiqué. “Je souhaite que nous agissions ensemble en mettant à profit le savoir-faire et la légitimité politique des dirigeants africains et en s’appuyant sur notre partenariat solide avec l’Union africaine”, ajoute-t-il.Pour sa part, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a qualifié le don français de “geste fort et bienvenu de solidarité humaine et de coopération politique à un moment où le monde en a le plus besoin”. Lors d’une réunion consacrée à ce sujet avec M. Macron à Pretoria en mai, M. Ramaphosa avait dénoncé “un apartheid vaccinal” en regrettant que quelques pays reçoivent un nombre “illimité” de vaccins alors qu’un très faible nombre d’Africains sont protégés.Avat est un mécanisme d’achats groupés pour permettre aux États membres de l’UA de se procurer suffisamment de vaccins pour répondre à au moins 50% de leurs besoins. Il est complémentaire de Covax, dont l’objectif est de fournir les 50% restants grâce à des dons.Selon l’Elysée, “suffisamment de vaccins ont déjà été achetés dans le cadre de l’initiative Avat pour permettre, d’ici à septembre 2022, la vaccination par les pays africains de 400 millions de personnes, soit un tiers de la population africaine, pour un coût de trois milliards de dollars”.

Avec VOA

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RCA : fin de session extraordinaire de l’assemblée nationale

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 10:15:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Débutée le 12 août 2021, la troisième session extraordinaire de la mandature 2021 – 2026 a été clôturée le 26 août 2021 par une cérémonie officielle présidée par le président de l’Assemblée nationale l’honorable député Simplice Mathieu Sarandji.

De gauche à droite, Simplice Matieur Sarandji, l'actuel Président de l'assemblée nationale, et Abdoul Karim Meckassoua, l'ancien Président de l'assemblée nationale. Photo montage CNC
De gauche à droite, Simplice Matieur Sarandji, l’actuel Président de l’assemblée nationale, et Abdoul Karim Meckassoua, l’ancien Président de l’assemblée nationale. Photo montage CNC

 

C’était en présence du Premier ministre et chef du gouvernement Henri-Marie Dondra, du  représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, des députés de la nation, des autorités centrafricaines.

« La présente session a également adopté la loi des finances rectificatives 2021 pour la réadapter aux nouvelles contraintes et permettre ainsi au gouvernement de se donner les moyens de choix politiques opérés.

« C’est pour moi l’occasion de féliciter l’ensemble dès élus de la nation, mes chers collègues, pour leur clairvoyance et la sagesse dont ils ont fait preuve en adoptant à une écrasante majorité cette loi dont l’objectif principal, dans le contexte qui est le nôtre, vise le rétablissement de la sécurité, de la paix et garantit le fonctionnement régulier de l’état », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.

Le gouvernement initie et soumet à l’assemblée nationale pour examen et adoption du projet de loi de finances et du rectificatif pour l’année 2021. Il est urgent de réduire les dépenses jugées non prioritaires afin de compenser la hausse des dépenses supplémentaires et d’augmenter les dépenses prioritaires telles que la sécurité l’éducation la santé l’eau et l’assainissement l’agriculture et d’autre face aux défis sanitaires humanitaires économiques considérables. Les élus du peuple encouragent le gouvernement de poursuivre sans relâche avec le concours des partenaires de la rca les efforts visant à rétablir l’autorité de l’état sur toute l’étendue du territoire et d’améliorer la gouvernance afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’audience de Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom se poursuit devant la CPI avec l’audition du 16e  témoin

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 09:44:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit ce lundi  30 août 2021. L’audience de ce mardi est consacrée à la déposition du seizième témoin présenté par l’accusation.

Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.  
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur
comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.

 

Selon le bureau de la Cour pénale internationale  à Bangui en République centrafricaine, l’audience se poursuit avec la déposition du témoin P-2462   à 9h30 de la RCA.

Selon le bureau du procureur de la CPI, le 16e témoin cité par l’accusation – le témoin P-2462 – devrait déposer (avec des mesures de protection), entre autres sujets, sur : la prise de Bossangoa

par la Séléka en mars 2013 et le départ subséquent de certains chrétiens de la ville prétendument pour suivre une formation en vue de se venger de la Séléka

; des attaques présumées des Anti-Balaka contre les villages entourant Bossangoa début septembre 2013, et le déplacement de musulmans de ces villages qui

en serait résulté ; des attaques présumées des Anti-Balaka contre Bossangoa les 17 septembre 2013 et 5 décembre 2013.

Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka,  et Alfred Yekatom, ex-commandant en chef de la milice Anti-Balaka  sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Bangui, accrochage mortel entre deux motos sur l’avenue Koudoukou, un mort et deux blessés graves   

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 09:21:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un  mort et deux autres personnes grièvement blessées dans une collision entre deux motocyclettes survenues cette nuit sur l’avenue Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui, a-t-on appris de  sources sécuritaires.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Les-taxis-motos-de-la-capitale-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Les taxis motos de la capitale centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Bangui, les motos taxis

 

D’après le constat de la police, l’accident a eu lieu dans la nuit du dimanche à lundi 30 août 2021 vers 23 heures à hauteur de la pharmacie Sambo, dans le troisième arrondissement de Bangui.

Selon ce même constat, la première moto, à son bord une seule personne, était en provenance du côté du commissariat du cinquième arrondissement, tandis que la seconde, venue du côté du marché Sambo, transportait deux personnes dont le conducteur.  Elles se sont rentrées en collusion exactement à hauteur de la pharmacie Sambo vers 23 heures.  Le conducteur de la moto venue du côté du marché Sambo est mort sur le coup, tandis que son passager était grièvement blessé comme le conducteur de la moto en provenance du côté du commissariat du cinquième arrondissement. Transportés à l’hôpital, les deux blessés se trouvent dans un état grave.

Pendant ce temps, au centre-ville, devant la radio Bangui FM, ce lundi matin, vers 7 heures, un véhicule en circulation a happé une moto. Le conducteur de la moto est aussi dans un état grave et transféré à l’hôpital.

 

Par G. Idriss

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Centrafrique : Les SMP Russes se remboursent en détournant les frais de douanes

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02 :15:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les recettes douanières représentent près d’un tiers du budget de l’État centrafricain, mais les partenaires techniques et financiers pointent régulièrement des problèmes d’organisation et de corruption. Le 7 mai dernier, un accord douanier a été signé entre la mission économique russe et le ministère des Finances du pays. Mais cet accord  ne cesse de provoquer des débats. En effet, selon les douaniers centrafricains « […] les soi-disant experts douaniers russes, qui travaillent pour le compte de la société Wagner en Centrafrique sont complètement hors dudit accord. Ils ne respectent rien ».

vue extérieure de la douane de Béloko
vue extérieure de la douane de Béloko. CopyrightCNC

 

Un accord aux détriments des Centrafricains

 

Officiellement, il s’agit d’un accord de coopération technique par lequel la mission économique russe est censée aider à lutter contre la fraude en matière de transit et améliorer le niveau des recettes perçues par l’Etat centrafricain.

 

Cet accord permet aux agents russes de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI. Dans un tel contexte, cette situation génère de nombreuses frustrations au sein de la fonction publique et des entreprises de transports locaux. Les partenaires clés du pays également ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle des douanes par les russes au profit du groupe paramilitaire WAGNER. Les Mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’Etat centrafricain.

 

Les voix  locales s’élèvent contre les douaniers russes

 

Si l’objectif principal était de lutter contre les fraudes douanières, ceci est un véritable échec. En effet, les mercenaires russes contrôlent totalement les frontières et les contrôles douaniers, et ce sont eux, qui, désormais, détournent les finances douanières. C’est le cas sur les postes de Beloko, où les douaniers centrafricains ont demandé aux transporteurs de manifester contre les contrôles effectués par les russes. Mais aussi à Douala (Cameroun), où les douaniers locaux et les transporteurs ont constaté que les Russes repassaient derrière eux pour ajouter des taxes supplémentaires variables.

 

Dans ce domaine, la société Bollore située au Cameroun est un bel exemple de la désapprobation de cette nouvelle organisation. La société spécialisée dans le transport et la logistique de marchandise, d’aides humanitaires, de denrées alimentaires a fait connaître son mécontentement. Ces problématiques ont contribué au blocage des échanges économiques entre la Centrafrique et ses partenaires, et ainsi déstabilisent la situation économique du pays, en le faisant retomber dans un état de pauvreté extrême, ce qui ne fait qu’empirer une situation déjà fragile.

 

On peut donc voir qu’après leur ingérence dans le système politique centrafricain, et leur prise de possession de nombreux sites miniers en Centrafrique, les mercenaires russes font désormais main basse sur le système douanier du pays, afin de contrôler à la fois les ressources et leur exportation. Mais où est le bénéfice pour les Centrafricains ? Plus d’emplois ? Le retour de l’économie florissante ? Un partage équitable des ressources naturelles du pays ? NON…C’est un exemple de plus de la volonté de cette société privée étrangère de s’auto-financer, au détriment du peuple centrafricain, et de l’indépendance de son pays.

 

Par Adama Bria

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Rapport the Sentry sur SUCAF et l’UPC : « c’est l’absence de l’état qui a créé tous ses désarrois », estime l’opposant Jean – Serge Bokassa

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:50:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une interview accordée à la radio Ndékèluka, l’opposant Jean-Serge Bokassa revient sur le rapport de l’ONG américaine « the Sentry qui   a récemment publié un rapport mettant en cause l’entreprise SUCAF  pour son appui financier présumée à l’UPC, un groupe armé actif dans la région du centre.  Pour l’opposant Bokassa, c’est L’absence de l’état qui a créé justement tous ses désarrois là. « Je pense que ce n’est qu’une conséquence à cela », estime-t-il. Mais pour le magistrat Éric Didier Tombo, procureur général près de la cour d’appel de Bangui, l’opposant Jean-Serge Bokassa est devenu « un avocat de la SUCAF ». Si c’est le cas, il ferait bien qu’il s’inscrive au barreau centrafricain.

 

 

Radio Ndékèluka (RNL) : Monsieur Jean-Serge Bokassa bonjour,

Jean-Serge Bokassa (JSB)  :  bonjour armando

 

RNL : malgré la reconquête de certaines villes de province par le gouvernement, l’insécurité persiste toujours.  Vous dit être profondément touchés par cette situation, comment ?

 

JSB :  je pense que la reconquête telle qu’elle nous est présenté aujourd’hui cache malheureusement bien des réalités.  la présence de nos hommes dans les grandes villes bien évidemment à saluer mais la propagande qui entoure cette présence là et fait parfois de bien des mensonges.  Les chefs de groupes armés sont malheureusement toujours là. Il n’y a eu aucune prise des poids lourds qui ont toujours mené à la gâchette au bout du canon  La danse dans les régions dans lesquelles ils se sont implantés. Donc pour moi j’ai un sentiment très mitigé. Autant je suis poussé à encourager les Faca dans le cadre des missions qui sont des leurres, autant j’exprime quelques inquiétudes quant aux méthodes aussi qui nous parviennent sur la façon dont les choses se font parfois où il semble qu’il y’a beaucoup d’innocents qui laissent leur vie, les rebelles sont toujours là. Peut-être pas dans les grandes villes mais ils sont là.

 

RNL :  vous voulez parler du massacre de Bossangoa ces derniers temps où des jeunes non loin de Bozoum ?

JSB : exactement! Il y’a eu ce massacre à Bossangoa qui a porté à en croire le nombre de victimes à 19 si j’ai une bonne mémoire dont une enquête aurait été ouverte.  malheureusement ça fait une enquête de plus, je ne pense pas qu’on aura des suites de cette enquête là comme on n’a pas eu de suite des  autres enquêtes. Nous recevons des informations très alarmante des populations qui sont aux abois parce qu’ils ont vu certains de leurs parents être fauché par les mercenaires qui appartiennent au groupe Wagner alors que ce sont des citoyens complètement innocents, ils n’appartiennent pas à ce groupe armés l’a. Donc tous les amalgames qui est entretenue autour de tout cela est très inquiétant.

 

RNL : messieurs, l’ONG américaine « the Sentry »  a récemment publié un rapport mettant en cause l’entreprise SUCAF  pour son appui financier présumée à l’UPC, un groupe armé actif dans la région du centre. Comment réagissez-vous à cela ?

JSB : bien évidemment c’est une triste réalité. Après je voudrais aller plus loin dans la réflexion. Comment une entreprise, que ce soit celle-ci ou bien d’autres, lorsqu’elle mène une activité en plein cœur d’un champ ou se trouve des rebelles. Comment doit-elle faire? Alors Loin d’encourager justement le soutien apporté à un groupe armé, je pense que d’ailleurs il faut aller dans le sens des recommandations qui ont été faites dans ce même rapport. L’absence de l’état a créé justement tous ses désarrois là. Je pense que ce n’est qu’une conséquence à cela. Ça peut être ce cas là, il peut y avoir d’autres cas qui ne sont pas révélés, qui n’ont peut-être pas fait l’objet d’enquête. Mais je pense que ce n’est certainement pas le seul des cas.  C’est l’absence de l’état qui a entraîné tout cela. Si l’état était présent, je ne pense pas que ce serait retourné vers ce groupe armé là.

RNL : mais avant cela un autre rapport publié par la même organisation a épinglé les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes d’avoir commis des exécutions sommaires des civils.  Quelle est la réaction du mouvement Kodro kozo -ti-mo-ni-si que vous dirigez?

 

JSB : c’est vraiment alarmante. Tout ce qui nous parvient aujourd’hui encore,  ce rapport établit des faits aussi graves que ceux-ci. Il serait utile que la justice puisse investiguer.  Vous savez, le travail qui se fait sur le terrain se fait à l’abri de tout projecteurs. Il n’y a aucun cadre transparent permettant justement d’apprécier les actes qui sont posés au quotidien, et c’est extrêmement grave. L’assemblée nationale aurait pu jouer un rôle prépondérant en ouvrant justement une enquête parlementaire afin de mettre tout cela en lumière. Il y va quand même de la vie de certains compatriotes. Des vies qui sont fauchés parfois sans aucune raison. Les témoignages qui nous sont rapportés sont extrêmement triste et alarmante. Donc si le peuple centrafricain ne peut plus se confier à son état,  s’il ne peut plus se confier à son armée. Vers qui va t-il se tourner?  ils fuient les groupes armés est aujourd’hui se retrouve encore en train de fuir les Faca, tout simplement parce que les méthodes utilisées ne sont pas conventionnels. Les FACA n’ont pas été formés pour fonctionner comme des mercenaires. C’est une armée régulière et qui doit fonctionner avec une certaine éthique. Lorsque celle ci disparaît,  eh ben elle se retrouve justement au même rang des accusés, à savoir des groupes armés. Bien que l’armée nationale soit appelée la grande muette et qu’elle soit plus sous l’influencé d’un régime plutôt que placer sous le drapeau, à savoir sous la république, je souhaite quand même vivement qu’elle se ressaisisse et qu’elles se départissent de tout ce qui pourrait l’entachée parce que c’est une institution noble à laquelle nous tenons.

 

RNL : certains partenaires de la république centrafricaine ont suspendu leur aide budgétaire. Une manière pour exiger du gouvernement la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion. Est-ce que cela vous étonne?

 

JSB :  messieurs, cela ne m’étonne pas mais encore une fois vous voyez tous les sujets d’actualité que nous abordons sont des sujets qui nous peinent énormément. Ce besoin de transparence n’est pas simplement attendu par les acteurs de la communauté internationale,  le peuple centrafricain aujourd’hui dont je me fais le devoir aussi de faire entendre la voix demande aussi plus de transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est une démarche qui se veut républicaine dans un contexte qui est celui de la démocratie. Cette opacité qu’on a finalement érigée en règle de gouvernance elle est odieuse, elle n’honore pas la république, elle n’honore pas monsieur faustin archange Touadera avec une redistribution des richesses plus équitable avec un respect de la parole donnée, avec un respect justement des engagements que nous prenons,  Un respect de nos lois, alors tout cela a disparu.

 

RNL :  mais si vous dites que vous êtes étonnés de la gestion actuelle, mais vous étiez hier cogérant des premières heures du pouvoir de Touadera ?

 

JSB : oui, vous savez lorsque nous faisons le choix d’aller vers un homme, on le fait sans boule de cristal. On n’est pas censé savoir ce qu’il en adviendra mais justement la présence d’hommes et de femmes de qualité autour de ses leaders là c’est aussi une façon de vouloir sécuriser un tout petit peu la marche de ce dernier. C’est une façon de mettre en place aussi des espèces de garde-fous. Mais  bon malheureusement je constate aussi une chose c’est que la plupart de ceux qui l’ont soutenu aux premières heures comme vous l’avez évoqué malheureusement ne sont plus dans le navire.

 

RNL : Et donc vous balayer du revers de la main la gestion qui se poursuivait à votre époque ?

 

JSB : disons que je n’ai pas toujours été en phase avec les choix qui ont été opérés. Les choix par exemple d’inviter des représentants de groupes armés à la gestion des affaires publiques ça fait partie justement des points de désaccord qui étaient les nôtres à l’époque. Je suis prêt à faire des concessions pour peu que ce soit utile, pour peu que ces concessions la apporte véritablement la paix. Mais lorsque le gouvernement, l’état centrafricain passe le clair de son temps à faire des concessions avec des groupes armés sans que cela ne remplissent les engagements qu’ils prennent, sans que cela ne puisse même faire des actes posés, des actes de bonne foi.  Alors je ne vois pas pourquoi continuer dans cette dynamique là. Les accords de Khartoum où aujourd’hui son rendu caduc par le comportement de tous ses signataires est cosignataire qui ont pratiquement tous rejoint la CPC. Mais vous entendrez encore des sirènes aujourd’hui au sein du gouvernement? Dans les discours du président qui continue de s’accrocher à ces accords de Khartoum. Je fais référence à son discours lors de son investiture où pendant qu’il avait la main levée et juré protection du peuple centrafricain, lorsque dans son discours il dira qu’il s’engage à lutter contre l’impunité, il y avait quand même dans la salle un certain monsieur Michel Djotodia qui a quand même été durant neuf mois à la tête de ce pays dans une transition sanglante, une période des plus sanglantes que nous avons connue en république centrafricaine. Alors à la fin de son discours il aurait peut-être été utile qu’ils puissent procéder directement à son arrestation dans la salle. Pourquoi aujourd’hui la loi devrait être un service à la tête du client?

 

RNL : vous voulez parler de qui par exemple ?

 

JSB : je parle de Michel Djotodia

 

RNL : qui encore ?

 

JSB : oh! Écoutez nous avons appris récemment que Ali Darassa était convoité par le régime. Ils ont tout fait pour le débaucher de la CPC et le ramener auprès des russes, enfin du groupe Warner. Donc vous voyez ce sont des jeux malsains.

 

RNL :  après votre retrait monsieur Bokassa de la course à la présidence de la république du décembre dernier, vous avez disparu de la scène politique. Quelle est votre stratégie actuelle ?

 

JSB : il se trouve qu’à cette  période là mon épouse s’en est allé. Donc je continue de vivre mon deuil.  Ça a été une compagne qui m’a accompagné dans ma lutte politique justement, elle a toujours été à mes côtés et qui a laissé un très grand vide, le temps déjà de faire mon deuil et de cicatriser un peu de cette blessure que ça m’a laissé

 

RNL monsieur Serge Bokassa merci

 

JSB : Merci beaucoup

 

Transcrit par la rédaction du CNC

RCA : pillage des boutiques par les mercenaires russes au village Létélé

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:31:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quasiment toutes les boutiques ont été cassées et pillées. Selon les autorités locales, il ne reste pratiquement rien pour les populations locales. Les mercenaires de Wagner ont embarqué également trois propriétaires des boutiques à Létélé, et deux autres à Bocaranga à destination de Bangui.

Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l'axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

C’était le vendredi dernier. Les mercenaires de Wagner, à bord de leurs pick-up, sont arrivés de passage  à Létélé. , située à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga. Mais à la grande surprise de la population, ils ont commencé à piller des boutiques au bord de la route, prétextant chercher des munitions de guerre  et des rebelles. Avant leur départ de la ville, ils ont procédé à l’arrestation de trois propriétaires de boutiques. Mais en arrivant à Bocaranga, deux hommes ont également été arrêtés par ces mêmes mercenaires sans motifs. Mais à Létélé, les habitants ont expliqué que ces hommes de Wagner ont agi ainsi en représailles de la mort de quatre de leurs tués dans l’affrontement avec les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Rappelons que durant une semaine, les Mercenaires russes ont mené une opération contre les rebelles de 3R dans des localités du Nord-ouest, notamment dans la Nana-Mambéré, de Lim-Pendé et de l’ouham-Péndé. Plusieurs villages ont été pillés et incendiés, et les habitants, en majorité des Peules, ont également été tués et calcinés, une centaine d’autres portées disparut.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Quartier Ngongono 2, une violente altercation au domicile de l’ancien chef pousse les forces de l’ordre à intervenir

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:49:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En rca, les chefs de quartier représentent le premier échelon de l’autorité de l’État au niveau communautaire. Ce qui ouvre la voie à de nombreuses convoitises. Justement, au quartier Ngongono, dans le huitième arrondissement de Bangui, ce vif désir d’être chef de ce quartier a finalement mal tourné à une violente altercation entre l’ancien et le nouveau chef, poussant les forces de l’ordre à intervenir ce samedi 28 août.

Antenne de l'OCRB de Damala. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Antenne de l’OCRB de Damala. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.

 

Depuis quelques mois, après une élection contestée des chefs de quartier organisée par le ministère de l’Administration du territoire, l’ancien Chef du quartier Ngongono   2, nommé KOULAYOM JEROME, qui a beaucoup duré a ce poste, a été destitué au profit d’un nouveau chef. Mais celui-ci n’a pas accepté sa défaite. Malgré la passation de service entre les deux hommes, l’ancien chef garde quand-même le mat du drapeau devant son domicile, et procède même à émettre des convocations pour gérer des affaires courantes dans la zone, et n’hésite pas à s’ingérer dans les affaires des ventes de terrain. Ce qui n’est pas du goût du nouveau chef qui a préférer l’affronter directement.

Ce samedi 28 août 2021, vers 6 heures, le nouveau chef, accompagné d’une foule des jeunes  de son quartier ainsi que de son notable, a pris le courage d’aller lui exiger d’enlever le mât du drapeau et d’arrêter avec cette pratique.

Après des échanges houleux, l’un des jeunes a pris son courage d’arracher le mât du drapeau. Ce qui fait monter la tension entre les deux groupes. La femme du chef sortant n’a pas supporté cette réaction et a pris de l’eau chaude du café qu’elle vend devant leur domicile  pour verser sur le jeune. Du coup, la tension monte de plusieurs crans, et une foule hostile s’est descendue au domicile de l’ancien chef pour l’agresser ainsi que sa femme, poussant les forces de police du commissariat du huitième arrondissement à intervenir pour faire sortir le chef sortant. Mais vu le volume de l’effectif, les policiers du huitième étaient obligés de faire recourt aux éléments de l’OCRB qui ont réussi a venir rapidement et faire sortir le chef KOULAYOM et sa femme par des coups de feu en l’ère pour disperser cette foule avant de les conduire à la police.

 

Rappelons que les chefs de quartiers constituent un levier important dans la gestion des conflits locaux. Au quartier Ngongono 2, le chef sortant conteste les élections organisées par la Mairie  et le ministère de l’Administration du territoire. Il dénonce la manière dont elles ont été organisées. Ce que dément la mairie et le ministère de l’administration    du territoire.

 

  1. Y. Ibrahim

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RCA : cérémonie de la remise du certificat de la fin de formation de l’apprentissage de la langue française à Bangui

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Photo de famille de tous les participants. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Le 28 août 2021 s’est tenue, au sein de l’église catholique de Fatima, dans le troisième arrondissement de Bangui,  la première cérémonie de remise du certificat de la fin de formation de l’apprentissage de la langue française, organisée conjointement par l’alliance française et la mission logistique française à Bangui, à destination des élèves apprenants de l’alliance française délocalisée hors de sa structure.

Le Directeur Général de l'Alliance Française remet le certificat à une participante
Le Directeur Général de l’Alliance Française remet le certificat à une participante

 

En présence du Directeur de l’Alliance française de Bangui, Monsieur François Wittersheim, du commandant de la mission logistique française à Bangui, le lieutenant-colonel   Thomas DEBESSE et l’abbé Médard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Cambodgien en République Centrafricaine, les apprenants ont reçu leur certificat , témoignant leur connaissance en langue française.

Selon le Directeur de l’alliance française, Monsieur François Wittersheim, pour cette première promotion, le nombre des apprenants qui ont reçu leur certificat d’apprentissage est de 60. C’est un bon début, disait-il.

«  Pour nous c’était une volonté d’assurer des formation  hors les murs de l’alliance française, et de permettre à des communautés de travailler ensemble, notamment la communauté musulmane et chrétienne qui se retrouvent ici à Fatima, et de permettre à ces apprenants de travailler ensemble, d’apprendre ensemble. C’est extrêmement important pour nous , et aussi ce qui est essentiel c’est de faire rayonner l’alliance française hors des murs , hors de son enceinte.  Pour la première promotion, ça démarre tout doucement, mais on est à un peu plus de soixante  pour finir . Donc c’est une réussite pour nous. On espère  et l’on encourage vraiment les auditeurs  de venir nombreux à Fatima  de s’inscrire à l’alliance française  et de pouvoir suivre des cours ici hors  de l’alliance. C’est une opportunité pour eux », a indiqué Monsieur  François Wittersheim, Directeur de l’alliance française.

Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la Mission Logistique Française remet le Certificat à une participante
Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la Mission Logistique Française remet le Certificat à une participante. Photo CNC

 

Or pour le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la mission logistique française à Bangui, son institution n’intervient pas directement dans l’apprentissage des élèves, mais par contre donne son appui à l’alliance française  et aux cérémonies qu’elle organise.

« Il y’a quelques jours j’étais à l’Alliance française pour la remise des diplômes  de langue française, et aujourd’hui je suis à Notre Dame de Fatima. Je suis absolument ravi  que ces formations se fassent maintenant hors les murs de l’Alliance française. J’espère que par la suite  ça pourrait se faire dans d’autres quartiers  de Bangui… Dans la formation à proprement parler, on ne participe pas. En revanche on donne un appui auprès de l’Alliance française  dans différents domaines, et quant une cérémonie se fait,  comme aujourd’hui, on y participe parce qu’entre autre on développe le principe de la Francophonie qui nous parait extrêmement important », déclare le lieutenant-colonel Thomas Debesse.

Remise du certificat par Medard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Comboniens en République Centrafricaine
Remise du certificat par Medard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Comboniens en République Centrafricaine

 

Pour les apprenants, à l’exemple de Mademoiselle Olive, cette formation leur a ouvert la porte dans leurs études.

« Pour de rien, j’ai commencé il y’a quelques mois, et aujourd’hui je progresse dans l’expression française, dans la maitrise des locutions. C’est une meilleure chose. Je demande à tous mes amis et les jeunes centrafricains de venir s’inscrire aux cours car ça ne se déroule maintenant hors de l’Alliance française ».

Rappelons que l’Alliance française de Bangui offre plusieurs formation, notamment celle  du diplômes d’apprentissage de langue française (DAF)  et de diplômes d’étude en langue française (DEF), les tests de connaissance en français (TSF Canada); ainsi que pour les formations suivantes : o Français général

o  Français administratif

o Français langue de scolarisation ; o Français bureautique ; o Français secrétariat ; o Préparation examen et concours ; o Anglais ;

o Sango pour les expatriés ; o alphabétisation de niveau zéro à élevé.

 

 

A Moscou, les états-majors africains plus friands que jamais de l’armement russe

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Des délégations militaires et des experts de toute l’Afrique se sont déplacés la semaine dernière à Moscou pour assister au salon annuel de l’armement Forum Army 2021. Un moyen pour la Russie de renforcer activement son influence sécuritaire sur le continent.

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Dans la foulée immédiate du salon d’armement turc IDEF organisé à Istanbul la semaine dernière, qui avait déjà mobilisé plusieurs délégations africaines (AI du 23/08/21), ces dernières ont largement plébiscité l’International Military-Technical Forum Army 2021. Tout au long de la semaine, la petite localité de Kubinka, située à environ 70 kilomètres de Moscou, a en effet été le théâtre de cet événement organisé chaque année par le complexe militaro-industriel russe, propulsé par les conglomérats géants Rostec, Kalashnikov Concern, Almaz-Antey ou encore United Aircraft Corporation (UAC), et promu à l’international par l’agence à l’export des armements Rosoboronexport.

 

La tonalité politique de l’événement a été soulignée par un discours du président russe Vladimir Poutine et par une visite du ministre de la défense Sergueï Choïgou. Conçu comme un vaste programme de démonstration de force en l’honneur de l’armée russe, mais aussi comme un divertissement populaire, le forum n’a pas manqué d’attirer en parallèle de nombreuses délégations étrangères, au premier rang desquelles se sont tout particulièrement distingués les officiels africains. Parmi ces derniers, les états-majors en uniforme d’apparat sont venus prendre langue avec les sociétés de défense russes.

 

Des drones pour Alger

 

La délégation algérienne, qui représente un des premiers clients africains de Moscou en matière d’armement (AI du 01/07/21), s’est concentrée sur la recherche de drones d’observation et de systèmes électroniques auprès de la firme Radar MMS. Les militaires ouest-africains, venus en nombre, se sont quant à eux surtout intéressés aux centaines de modèles de blindés exposés dans les travées du salon : le constructeur Military Industrial Company, qui a fait du continent une de ses priorités commerciales – en témoigne sa participation au salon ShieldAfrica en Côte d’Ivoire début juin – a ainsi reçu la visite de gradés des Forces armées maliennes (FAMa) et des représentants des Forces armées guinéennes.

 

La société dirigée par Alexander Krasovitsky vient d’ailleurs tout juste de signer un contrat avec la Zambie pour lui livrer 35 blindés Tigr. La délégation des armées du Congo-Brazzaville s’est aussi mise en quête de blindés légers (APC). Le pays est un client récent de vedettes d’assaut Kalashnikov et entretient des liens sécuritaires de plus en plus étroits depuis 2019, sous l’impulsion  du président Denis Sassou-Nguesso (AI du 20/04/21).

 

Maputo et ses blindés

 

L’Afrique australe n’a pas été en reste, avec la présence de militaires de l’armée sud-africaine, du Zimbabwe, ainsi que des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM) qui se sont lancées au printemps dans un processus d’acquisition de blindés  (AI du 21/04/21) pour faire face à une situation chaotique au Cabo Delgado.

 

Enfin, des gradés de l’état-major éthiopien ont fait le déplacement pour équiper les Ethiopian National Defense Forces (ENDF) qui ont subi de lourds revers militaires face aux Tigray Defense Forces (TDF). La coalition rebelle continue de progresser en dehors des frontières régionales du Tigray, menaçant de plus en plus le pouvoir fédéral du premier ministre Abiy Ahmed Ali à Addis-Abeba.

 

Lettre de continent

 

 

 

RCA : À « Bangui la coquette », les hommes font les ongles

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:41:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). angui) D’un geste précis et délicat, Debonheur Koli vernit les ongles de sa jeune cliente dans son échoppe poussiéreuse. À Bangui, la capitale centrafricaine, le secteur de la manucure et pédicure, jugé féminin en Occident, est aussi un métier pour les hommes.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-Bangui-450×253.png” alt=”Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons” width=”450″ height=”253″ />
À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Debonheur, 27 ans, se penche sur la main tendue d’une jeune habituée du quartier de Ngaragba, au pied des collines de la ville. Il se concentre, applique le pinceau méticuleusement, puis relève la tête, tout sourire. Mission accomplie : le nœud dessiné sur la kératine est parfait.

À « Bangui la coquette », un surnom de longue date donné à la ville pour la douceur de vivre qui la caractérisait jadis, beaucoup de femmes connaissent le jeune homme. « Il met très bien les faux cils et les faux ongles. Chaque fois, tout le monde me demande qui m’a fait ça. J’aime venir chez Debonheur parce qu’après, je me sens belle ! », confie la pétillante Pénina, 23 ans.

Mais ce n’est pas vraiment par passion que Debonheur s’est lancé dans cette activité. « Il n’y a pas de boulot », soupire-t-il. « Si les hommes font les ongles, c’est avant tout pour des raisons financières ».

Dans le deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, meurtri par une guerre civile depuis 2013, le chômage s’élève à 24,2 % et nombre de Centrafricains sont contraints d’entrer dans l’univers de la débrouille pour gagner leur vie, celui de l’économie informelle.

Une petite chaîne hi-fi crachote du rap américain. Un ventilateur rafraîchit quelque peu l’air chaud et humide de la boutique. Debonheur, en jean et t-shirt à l’effigie de Muhammad Ali, s’installe sur son tabouret, devant les murs tapissés d’affiches de vedettes américaines de la musique et de joueurs de football.

L’art de la débrouille

« J’ai abandonné l’école à l’âge de 15 ans parce que le programme de financement d’une ONG s’était arrêté », raconte-t-il à l’AFP.

Dans ce pays perpétuellement en crise, l’accès à l’éducation reste l’un des plus faibles au monde. En 2016, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) notait que 240 000 enfants étaient exclus du système scolaire et que le taux de scolarisation au secondaire était inférieur à 22 %.

Dans ce contexte, beaucoup de Centrafricains tentent la débrouille. Alors que Debonheur se retrouve hors des bancs de l’école, il part de l’autre côté de la rivière à Zongo, en République démocratique du Congo. « J’y ai appris à faire les ongles en quatre mois », déclare-t-il.

De retour à Bangui, il devient marchand ambulant et finit par monter son échoppe en 2019. « J’ai trouvé un emplacement que je paye 30 000 francs CFA par mois (45 euros) et j’ai construit ma cabane dessus », explique-t-il.

Pour s’équiper, il se rend chaque mois « au PK5 », le quartier musulman de Bangui considéré comme le poumon économique de la capitale. « C’est le seul endroit où je trouve les produits dont j’ai besoin comme les faux ongles, la colle ou le dissolvant à un bon prix ».

Économie informelle

Son salaire varie chaque jour : de 2000 francs pour les mauvaises journées à plus de 20 000 les jours de fête ou le week-end, soit entre 3 et 30 euros.

Selon la Banque mondiale, dans le secteur formel, le salaire mensuel minimum s’élève à 36 euros. « Ici, les gens choisissent volontairement le secteur informel, c’est un moyen de maximiser leurs revenus. Et il n’y a pas d’impôts à payer », souligne Médard Gouaye, chercheur à l’université de Bangui, spécialiste de l’économie informelle.

Chauffeur de taxi-moto, vendeur de cartes téléphoniques, de médicaments, fabricant de meubles, briquetier…  près de 80 % des jeunes âgés de 20 à 29 ans travaillent dans l’économie souterraine.

Dans les années 70 et 80, l’État était le premier employeur. Mais des décennies de mauvaise gouvernance et les périodes récurrentes d’instabilité et de violence ont rendu l’accès difficile aux emplois du secteur public.

Aujourd’hui, le petit commerce de Debonheur marche bien. Il a formé plusieurs personnes pour répondre à la demande croissante, dont Emmanuel, son frère cadet. Âgé de 25 ans, il rêve de devenir infirmier. « Pour payer mes études, je fais les ongles jusqu’à 11 h au salon de mon frère et je suis taxi-moto l’après-midi », confie-t-il.

 

Par Barbara DEBOUT

Agence France-Presse

 

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CENTRAFRIQUE : LES INQUIÉTUDES DE LA COALITION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE RELATIVES À LA DESTITUTION « QUALIFIÉE DE POLITIQUE »D’UN DÉPUTÉ FRAGILISENT-ELLES LES CHANCES DE RÉUSSITE DU DIALOGUE RÉPUBLICAIN ?

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Après la publication du décret portant désignation des membres du comité préparatoire du dialogue conjugué par l’acharnement, la détermination du pouvoir à terroriser les opposants politiques, nombreux d’acteurs ou observateurs de la vie politique centrafricaine s’interrogent sur la nécessité et surtout les chances de réussite de cette assise politique sensée réconcilier le peuple et sceller l’avenir de la paix.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

S’inscrivant dans la logique de ce qui précède, la conférence des présidents de la coalition de l’opposition démocratique a rendu publique la décision N*0125/COD 2020/CP/SEP 2021 du 23 août 2021 fustigeant en substance la volonté manifeste du président de la république à traquer les opposants politiques et par voie de conséquence menace de boycotter le dialogue républicain qu’elle voudrait « inclusif ».

Ce comportement malsain du pouvoir qui lance des signaux « conflictogenes » sont de nature à fragiliser les chances d’une réelle réconciliation qui conditionne une paix durable. À l’occasion, il apparaît important de rappeler que la nation n’a plus droit à l’erreur car l’échec de ce énième dialogue dit républicain conjugué par d’autres tensions confirmerait la désagrégation de la sphère politique et le repli définitif du pouvoir sur soi synonyme de chaos total. Convaincu de la capacité du  pouvoir de Bangui de se ressaisir et de réorienter son approche de la notion de la paix, le citoyen lambda s’interroge :

Les inquiétudes légitimes de la coalition de l’opposition démocratique peuvent-elles véritablement fragiliser les chances d’une réconciliation nationale ?

Ces exclusions à desseins ne peuvent-elles pas gripper le processus de réconciliation nationale ?

En d’autres termes, peut-on dialoguer avec soi-même ?

Peut-on effectivement se parler en traquant les uns et en emprisonnant les autres ?

La cour constitutionnelle très respectée par le passé est-elle instrumentalisé pour légitimer la chasse aux sorcières ?

À l’état actuel, quels seront les sorts des recommandations du dialogue si les véritables acteurs de la vie politique sont exclus ?

À défaut d’un médiateur international, le facilitateur de ce dialogue serait-il encore issu des rangs du pouvoir ?

Dans l’affirmative, quelle sera la valeur ajoutée de cette confiscation de la sphère politique ?

L’agenda caché serait-il la modification de la constitution en prévision d’un éventuel troisième mandat ?

Dans ce contexte, l’opposition démocratique boycotterait-elle les assises pour ne pas légitimer une mascarade ou une farce politique ?

La garantie substantielle des libertés fondamentales demeure la séparation de pouvoir…l’allégeance de l’assemblée nationale et de la cour constitutionnelle au pouvoir de Bangui ne constitue t-elle pas un danger pour notre démocratie embryonnaire ?

Au delà des questionnements, nous tenons à souligner que les centrafricains ont de manière pressante besoin de se parler sincèrement pour construire collectivement une nation forte. Cela passe inévitablement par l’apaisement, la décrispation du climat politique pour préserver les maigres acquis de la paix. On ne peut pas assoir son pouvoir par la force en excluant de facto les véritables acteurs politiques car le pouvoir public majoritairement représenté dans le comité de préparation du dialogue imposera sa volonté qui naturellement ne sera pas celle du peuple centrafricain.

Pour finir, nous invitons les autorités de Bangui au « faire-play » politique et d’abandonner cette idée de « rencontre de courtoisie » synonyme de gâchis.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 28 août 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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L’INCOMPREHENSIBLE DECISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE RENDUE LE 12/08/2021 DANS L’AFFAIRE ALGONI c/MEKASSOUA.

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 La décision rendue le 12 août 2021 par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine dans l’affaire qui a opposé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, donne au monde une image sombre de la capacité intellectuelle de l’intelligentsia centrafricaine.

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Monsieur Abdoukarim Meckassoua

 

La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction d’un Etat, et cela suppose qu’elle est le sanctuaire qui abrite les plus grands juristes de l’Etat considéré, d’autant plus que ses décisions s’imposent à tous les pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toute personne physique ou morale ; elle est donc le soleil dont les rayons éclairent les gouvernants et les gouvernés sur la bonne marche à suivre dans cet Etat.

C’est pourquoi ses décisions ne doivent pas être rendues à la légère, surtout qu’elles sont, en plus, scrutées par les juristes et les hommes politiques du monde entier.

A l’issue du second tour des élections législatives partielles qui ont eu lieu en République centrafricaine le 23 mai 2021, Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a été élu député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui avec 61,62 % des voix contre 38,38 % des voix obtenues par son adversaire Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI.

Par décision numéro 111/CC//21 du 29 juin 2021, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a proclamé Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA définitivement élu.

C’est dans ces conditions que la décision objet de notre analyse est intervenue.

En effet, par décision numéro 116/CC//21 du 12 août 2021, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a, non seulement annulé l’élection de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA et prononcé sa déchéance de son mandat de député mais surtout, proclamé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI député élu de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui avec 38,38 % des voix.

Il ressort de la décision en cause que la requête dont la Cour a été saisie par Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI porte sur la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député et sur l’annulation de son élection.

Nous allons, à travers l’analyse de la décision susvisée, démontrer que non seulement l’annulation de l’élection de Monsieur Karim MECKASSOUA et sa déchéance par la Cour constitutionnelle ne sont pas justifiées mais surtout la proclamation de Monsieur Ibrahim Alhissen ALGONI comme député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui est un coup d’Etat constitutionnel contre le peuple centrafricain.

 

 

 

 

  1. L’injustifiable annulation de l’élection de Monsieur MECKASSOUA

Il est important de souligner que l’annulation des résultats d’une élection par la Cour constitutionnelle relève du contentieux électoral, or ce contentieux disparaît avec la proclamation des résultats définitive par cette Cour dans la mesure où il se situe dans une phase qui lui est antérieure.

Ainsi, l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 dispose que « La Cour Constitutionnelle … est chargée de connaître du contentieux électoral ; »

Il se trouve que le cadre du contentieux électoral susvisé est délimité par l’alinéa 3 du même article qui dispose que « La Cour Constitutionnelle est chargée de veiller à la régularité des consultations électorales, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs ».

On remarque à travers ce texte que les éléments relevant du contentieux électoral sont bien énumérés dans un ordre progressif qui termine par la proclamation des résultats définitifs.

En conséquence, le contentieux électoral est purgé avec la proclamation des résultats définitifs des élections par la Cour constitutionnelle.

Cette analyse est confortée par les dispositions de l’article 78 alinéa 1er et 82 alinéa 1er de la loi organique n° 17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle.

En effet, l’article 78 de cette loi organique reprend in extenso les dispositions l’alinéa 3 de l’article 95 de la constitution : « Conformément aux dispositions de l’article 95 de la Constitution, la Cour Constitutionnelle veille à la régularité des consultations électorales, examine les réclamations et proclame les résultats définitifs »

Or, les réclamations visées par le texte susvisé sont portées devant la Cour constitutionnelle par requête et dans un délai limité, ainsi qu’il ressort de l’article 82 alinéa 1er du même texte qui dispose que « Dans tous les cas, la requête doit, à peine d’irrecevabilité, parvenir à la Cour Constitutionnelle dans le délai fixé par le Code électoral ».

Il convient alors de déterminer le délai fixé par le Code électoral pour délimiter le temps au-delà duquel aucune réclamation contre l’élection d’un député n’est plus possible.

L’article 142 du Code électoral dispose que « Tout électeur peut, dans un délai de dix jours après la publication des résultats provisoires par l’A.N.E., contester l’élection d’un député de la circonscription où il est électeur. Les requêtes sont adressées par écrit, pour les électeurs de Bangui, au Président de la Cour Constitutionnelle et, pour les électeurs de provinces, au démembrement de l’A.N.E. dans le ressort duquel s’est déroulée l’élection contestée, pour transmission à la Cour Constitutionnelle. »

Le délai dans lequel la demande d’annulation d’une élection d’un député peut intervenir est donc de dix jours à compter de la proclamation des résultats provisoires par l’A.N. E.

Ainsi, aucune contestation ne peut être élevée au-delà de ce délai.

Par conséquent, aucune annulation d’une élection n’est possible dès lors que la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs d’une élection.

On aurait pu imaginer que la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI s’était limitée à la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA et que la Cour constitutionnelle aurait statué ultra petita, malheureusement cette hypothèse est insoutenable dans la mesure où la Cour indique clairement : « Que le requérant allègue encore que l’article 88 de la loi organique n° 17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle dispose que la constatation de l’inéligibilité d’un candidat est cause d’annulation des élections ».

Le cas d’annulation des élections pour inéligibilité d’un candidat visé par l’article 88 ci-dessus cité, concerne les candidats relevant de l’article 86 de la loi organique qui dispose que « Les candidats proclamés élus restent en fonction jusqu’à ce qu’il soit définitivement statué sur les requêtes en annulation. » ; et dans ce cas, des nouvelles élections sont organisées en application de l’article 87 de la même loi organique aux termes duquel « En cas d’annulation de tout ou partie des élections, le corps électoral est convoqué par décret pris en Conseil des Ministres dans un délai de quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus, sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections. »

Force est de constater que par arrêt du 23 mai 2021, la Cour constitutionnelle avait déjà rejeté la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI contre Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA pour les mêmes élections et avait proclamé Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA définitivement élu ; il s’agit donc de la chose jugée et la règle non bis idem, c’est-à-dire, on ne peut pas juger la même chose deux fois, s’applique pleinement en ce qui concerne les résultats des élections ayant abouti à la victoire de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA.

Qui plus est, cette décision n’est susceptible d’aucun recours en application de l’article 106 de la Constitution qui dispose que « les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours », de sorte que même un recours en révision est impossible.

Il est donc inimaginable qu’une nouvelle requête en annulation des résultats des mêmes élections ait été, dans ces conditions, déclarée recevable par la Cour constitutionnelle.

Pour déclarer recevable la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI, la Cour Constitutionnelle a ainsi motivé sa décision : « Qu’aux termes de l’article 143 du même code : » Les requêtes doivent, à peine d’irrecevabilité, comporter les nom(s), prénom(s) et adresse du requérant, ainsi qu’un exposé des faits et des points de droit sur lesquels il se fonde… »

On peut déjà relever une hésitation à identifier le Code en question dans la mesure où le précédent Code cité par la décision en cause est le Code Pénal centrafricain, et c’est le seul d’ailleurs cité par la Cour constitutionnelle dans son exposé des motifs ; recourir dans ces conditions à la formule « du même code » peut laisser un simple lecteur perplexe.

Pour mieux comprendre le message caché derrière cette formule, il faudra alors remonter à l’article 142 du Code électoral qui dispose que « Tout électeur peut, dans un délai de dix jours après la publication des résultats provisoires par l’A.N.E., contester l’élection d’un député de la circonscription où il est électeur. Les requêtes sont adressées par écrit, pour les électeurs de Bangui, au Président de la Cour Constitutionnelle et, pour les électeurs de provinces, au démembrement de l’A.N.E. dans le ressort duquel s’est déroulée l’élection contestée, pour transmission à la Cour Constitutionnelle. »

La Cour constitutionnelle ne pouvait pas déclarer la requête recevable sur le fondement de l’article 143 du Code électoral et ignorer que cette requête était soumise à la condition de délai définie à l’article 142 du même Code ;

On peut légitimement considérer que la Cour constitutionnelle a délibérément méconnu l’article 142 du texte susvisé, alors que la première question que la Cour constitutionnelle devait se poser était celle de savoir si sa saisine était intervenue dans le délai de recours.

En outre, la Cour constitutionnelle avait déjà, par décision n° 111/CC/21 du 29 juin 2021, déclaré Monsieur Abdou Karim MACKASSOPUA élu avec 61,62 % de voix et rejeté le recours en annulation de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI contre l’élection de ce dernier.

La requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI tendant à la même fin aurait dû être déclarée irrecevable ;

Le moyen tiré du fait que Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI aurait eu connaissance des faits reprochés à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA après la publication de la liste des candidatures par l’Autorité Nationale des Elections ne saurait justifier la recevabilité de sa requête en annulation dès lors que l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021 est définitif et que Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI ne s’est pas prévalu d’un recours en révision dont la voie n’est pas ouverte.

De même, le moyen tiré du fait que la Cour constitutionnelle n’avait pas connaissance du Rapport des Experts du Conseil de Sécurité au moment où elle rendait sa décision le 29 juin 2021 est inopérant dès lors que la voie d’un recours en révision des décisions rendues par la Cour Constitutionnelle n’est pas ouverte, et donc non envisageable.

Il faudra encore une fois de plus être sérieux : où les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours (article 106 de la Constitution) où alors elles le sont à la carte, et dans ces conditions, on crée, plus qu’une instabilité juridique, un capharnaüm juridique.

En tout état de cause, l’annulation des résultats obtenus par Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA à l’issue du second tour des élections législatives partielles de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, est non seulement injustifiable mais également insoutenable.

La motivation par la Cour constitutionnelle de la décision en cause sur sa compétence est aussi curieuse.

Pour se déclarer compétente, la Cour constitutionnelle s’est fondée sur l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016.

En premier lieu, il faut rappeler que la compétence prévue par ce texte concerne, ainsi que nous l’avons démontré plus haut, les contentieux des opérations électorales ; or ces contentieux se situent en amont de la décision de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021 qui avait déclaré Monsieur Abdou Karim MECKASSOPUA élu avec 61,62 % de voix.

En conséquence, la compétence de la Cour constitutionnelle en matière du contentieux électoral ne saurait justifier sa décision n° 116/CC/21 du 12 août 2021 ayant annulé les résultats proclamés par sa propre décision du 29 juin 2021

En deuxième lieu, la déchéance d’un député définitivement élu de son mandat ne relève pas du contentieux électoral, et l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 ne donne nullement à la Cour Constitutionnelle le pouvoir de nomination d’un député.

 

La déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député est donc injustifiée.

 

 

  1. L’injustifiable déchéance de Monsieur Karim MECKASSOUA de son mandat de député

Il est important de savoir que la déchéance d’un député définitivement élu ne peut pas être prononcée par la Cour constitutionnelle tant que ce dernier n’a pas été jugé et condamné par une décision devenue définitive.

En effet, la problématique de la déchéance d’un député est prévue par l’article 141 du Code électoral qui dispose que « Si un candidat se trouve dans un cas d’inéligibilité postérieurement à la publication de la liste définitive des candidatures, en raison d’une condamnation devenue définitive, prononcée à son encontre pour tout autre motif, la Cour Constitutionnelle, saisie par l’ANE ou toute partie intéressée, décide de sa déchéance comme candidat ou élu. »

Il ressort très clairement de ce texte que la déchéance d’un élu, c’est-à-dire d’un député ne peut être prononcée qu’en cas de condamnation définitive ; ce qui signifie que même si le député est condamné, tant que la décision de condamnation n’est pas devenue définitive, la Cour Constitutionnelle n’a pas le droit de prononcer sa déchéance.

Et pourtant, la Cour constitutionnelle a visé cet article 141 du Code électoral pour justifier la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, alors qu’elle n’a cité aucune décision judiciaire ayant condamné ce dernier.

Il n’est donc pas établi que Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA ait fait l’objet d’une condamnation devenue définitive.

En conséquence, la décision de la Cour Constitutionnelle est en contradiction avec le texte sur lequel elle s’est fondée, laissant ainsi apparaître un manque de cohérence juridique.

On est alors tenté de se demander si les juges qui ont rendu cette décision ont bien compris la portée des textes qu’ils ont visés.

Pour déchoir Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député, la Cour constitutionnelle a fait valoir un rapport du Groupe d’Experts des Nations-Unies et un avis de poursuite judiciaire d’un juge d’instruction : «  Considérant que le requérant produit à l’appui de sa saisine en déchéance du député Abdou Karim MECKASSOUA, un Rapport du Groupe d’Experts du Conseil de Sécurité des Nations Unies daté du 25 juin 2021 et un avis de poursuite judiciaire du Cabinet d’Instruction n°1 pour complicité d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat – Complicité d’association de malfaiteurs – Complot et complicité de vol à main armée ; Considérant que ce Rapport des Experts du Conseil de Sécurité fait mention aux pages 10 et 11, paragraphes 25 à 28, du rôle joué par Abdou Karim MECKASSOUA avec les groupes armés ; Que ce rapport mentionne que Abdou Karim MECKASSOUA avait poussé les groupes armés et l’entourage de François BOZIZE à lancer une offensive militaire pour destituer le régime en place ; »

Cette considération est une méprise flagrante du sacro-saint principe de la présomption d’innocence garantie par la Constitution centrafricaine dont la Cour constitutionnelle est censée être la gardienne.

Aux termes de l’article 4 alinéa 1er de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 « Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure judiciaire lui offrant les garanties indispensables à sa défense. »

Comment peut-on, en présence d’une telle disposition constitutionnelle aussi limpide, se contenter d’un simple rapport des Experts du Conseil de sécurité qui n’est même pas une résolution du Conseil de sécurité encore moins une décision de justice et d’un simple avis de poursuite d’un juge d’instruction, pour retenir quelqu’un dans le lien de la culpabilité ?

La Cour constitutionnelle a, enfin, fait valoir les articles 28 alinéa 1 et 3 de la Constitution et 134 du Code électoral, alors que  ces articles  concernent les critères d’éligibilité qui sont appréciables au stade de la candidature, ainsi que le spécifie le texte de l’article 134 susvisé : «« Ne peuvent être candidat(e)s aux élections législatives que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes :-être de nationalité centrafricaine ; – être âgé(e) de vingt-cinq ans au moins le jour du dépôt du dossier de candidature ; être inscrit(e) sur la liste électorale définitive ; n’avoir pas fait l’objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante ; jouir de ses droits civiques ; jouir d’une bonne santé mentale et physique ; être de bonne moralité. »

Or non seulement la candidature de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a été admise par l’ANE et validée par la décision de la Cour Constitutionnelle du 27 novembre 2020 mais surtout, il a été élu député et son élection a été également validée par la décision de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021.

C’est pourquoi l’article 141 du Code électoral vise les cas d’inéligibilité qui se révèlent après l’élection d’un député.

Il y’a une nuance entre quelqu’un qui est éligible et quelqu’un qui est élu. Quelqu’un qui est éligible est un simple candidat qui peut ne pas être élu, alors que l’élu est un candidat qui a recueilli les suffrages des électeurs.

En conséquence, le problème de Monsieur Karim MECKASSOUA ne se pose plus en termes d’éligibilité mais en termes de déchéance qui est prévue par l’article 141 du Code électoral.

C’est donc au regard de ce texte qu’il aurait fallu apprécier la déchéance ou pas de ce dernier.

Etant donné que Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA est en droit de bénéficier de la présomption d’innocence garantie par la Constitution centrafricaine, sa déchéance prononcée par la Cour constitutionnelle en l’absence de toute condamnation définitive est manifestement illégale et anticonstitutionnelle.

 

 

  1. L’inadmissible proclamation de Monsieur Ibrahim ALGONI député en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA.

Aux termes de l’article 68 de la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016 « Le Peuple Centrafricain élit, au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans, des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de DEPUTE. Chaque Député est l’élu de la Nation. Le mandat du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale, la démission, la radiation ou la déchéance dudit Député »

L’article 4 alinéa 2 de la Loi Organique n° 17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose : « Toutefois, en cas de vacance d’un ou de plusieurs sièges en raison d’une annulation, de cumul de fonctions, d’une déchéance, de la radiation, ou d’un décès, il y est pourvu dans les conditions fixées par les textes en vigueur. »

Et l’article 5-2 de la même loi organique dispose que « le député titulaire dont le poste devient vacant pour cause d’empêchement définitif est remplacé par son suppléant ; »

Ce texte est clair et ne prête à aucune interprétation.

Or par son arrêt du 12 août 2021 en cause, la Cour constitutionnelle a proclamé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI élu, avec 38,38 % des voix, député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA élu avec 61,62 % alors que Monsieur Al Hissen ALGONI n’est pas son suppléant.

Et même si le suppléant de Monsieur Karim MECKASSOUA était également dans l’impossibilité d’exercer son mandat, il faudrait organiser des élections partielles pour pourvoir à son siège ainsi que le prévoit l’article 5-3 de cette loi « lorsque le député titulaire et son suppléant sont placés tous les deux dans un cas d’empêchement soit définitif, soit temporaire de plus de six (06) mois, il est procédé à des élections partielles pour pourvoir au siège resté vacant. »

Il s’agit là d’un coup de force inadmissible, un véritable coup d’Etat contre le peuple centrafricain, une forfaiture.

Comment une Cour constitutionnelle peut- elle aller jusqu’à ce niveau ?

En ayant fait aucun effort pour donner, ne fusse que, l’impression d’une décision digne d’une Haute cour, les auteurs de la décision rendue le 12 août 2021 ont fait perdre à la Cour constitutionnelle centrafricaine toute sa crédibilité.

Dans un communiqué publié le 29 juin 2021, le ministère centrafricain de la défense indiquait dans : « Il ne fait pas de doute que cette publication calomnieuse fondée sur des preuves fabriquées et non vérifiées est une stratégie qui vise d’abord à saper le moral de nos troupes mais aussi à amener les Nations unies à prendre des sanctions contre les alliés russes, dont la mission de rétablissement de l’autorité de l’Etat compromet assurément l’action des rebelles qui sévissent dans nos provinces en violation flagrante des dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine. »

Ce communiqué fait allusion au rapport des Experts des Nations-Unies dont le gouvernement centrafricain a rejeté les conclusions.

Or la Cour constitutionnelle centrafricaine vient de valider ce rapport en s’en prévalant pour rendre sa décision du 12 août 2021, et ce faisant, elle a complètement fragilisé la position politique et diplomatique du gouvernement centrafricain sur le plan international.

Le droit est une arme redoutable de défense en temps de paix, mais lorsque celui qui a le pouvoir de l’exercer ne le maitrise pas, il peut le transformer en une bombe atomique qu’il retourne consciemment ou inconsciemment contre sa propre communauté.

A un certain niveau de responsabilité, on ne doit pas se croire tout permis, car les actes que l’on pose peut engager toute une nation.

 

Me Jean-Chrysostome Wang -You SANDO

  Docteur en Droit

  Avocat à la Cour d’Appel de Paris.

  Avocat inscrit à la Cour pénale internationale

 

 

 

RCA : Ousmane Balla, un proche de Meckassoua activement recherché par les autorités  

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 août 2021, 02:54:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis que Ousmane Balla plus connu sur le sobriquet de Abba Big Boss a décidé de quitter le camp présidentiel sous la supervision de Sani Yalo, il est devenu l’un des ennemis publics activement recherchés par le pouvoir.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Abdoul-Karim-Meckassoua–450×300.jpg” alt=”DÉCLARATION DE L’HONORABLE ABDOUL KARIM MECKASSOUA” width=”450″ height=”300″ />
Abdoul Karim Meckassoua

 

Devenue un soutien indéfectible de Karim Meckassoua dont il a contribué à sa réélection en tant que député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, la vie de sieur Ousmane Balla  a basculé depuis le départ de son leader en exil.

 

Il fait partie des sept personnes les plus recherchées par le régime de Bangui qui ont lancé les Mercenaires russes à leurs trousses. Dans sa fuite, il a réussi à atteindre la frontière camerounaise, mais pour être aussitôt cueilli par les autorités locales de Garoua-Boulaï.

D’après nos informations, Bangui fait des pieds et des mains que ce soutien de Meckassoua lui soit livré. Nul n’ignore le sort qui lui sera réservé comme ces dizaines de personnes qui ont disparu ou été assassinées de façon extrajudiciaire.

Aux dernières nouvelles il serait encore entre les mains de la gendarmerie camerounaise. La chasse aux sorcières est sans limites. À quand la fin ?

Dieu seul le sait !

Il est à noter que Monsieur Karim Meckassoua, député du deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui a été destitué de son titre de député le 12 août dernier, Convoqué le 16 août devant un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bangui, Monsieur Karim Meckassoua avait quitté discrètement Bangui pour l’Europe à la veille de sa convocation. Depuis son départ, ses soutiens sont activement recherchés à Bangui comme en province.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Touadéra reconstitue le gouvernement Ngrebada à la présidence

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 août 2021, 02:37:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est à un discret jeu de chaises musicales que s’est attelé le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra dans la torpeur du mois d’août. Les poids lourds de l’ancien gouvernement de Firmin Ngrebada, qui avaient été éconduits par le nouveau premier ministre Henri-Marie Dondra lors du remaniement du 23 juin, ont trouvé un point de chute au Palais de la Renaissance.

Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada

 

Ainsi, l’ancien ministre des mines Léopold Mboli-Fatrane pourra toujours garder un œil sur la controversée réforme des mines en tant que conseiller aux ressources naturelles. Ce poste était précédemment occupé par son successeur au gouvernement, Rufin Benam Beltoungou.

 

Même échange de bons procédés avec l’ancien ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara qui prend la tête du renseignement et de la documentation d’Etat, laissée vacante par son successeur à l’intérieur Michel Nassin. Ce service de 25 personnes est contrôlé par un instructeur russe, ancien agent du renseignement militaire, le GRU, et connu sous l’identité de colonel Vassili.

 

L’ancien ministre de l’agriculture, Honoré Feizouré, conseillera le président en matière de développement rural, et Gina Lawson-Rosalem, qui avait le portefeuille de l’urbanisme, continuera de travailler sur ce sujet au Palais de Renaissance.

 

Seul Firmin Ngrebada, un temps pressenti pour rejoindre la présidence en tant que conseiller spécial, ne retrouve pas de poste au sein de l’exécutif. L’ex-premier ministre doit désormais se contenter de son seul mandat de député de Boali.

 

La lettre du continent 25/08/2021

 

 

 

L’OIM au secours des sinistrés du village de Bossongo Café

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Dans le village de Bossongo Café, à 55 km de Bangui axe Mbaiki, les habitants ont été victimes d’inondations à la suite du manque d’un système de canalisation et d’évacuation d’eau dans le village.

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Distribution de kits non alimentaires aux sinistrés de Bossongo Café sur l’axe Bangui-Mbaïki, 25 août 2021. Crédit: Service Communication OIM Centrafrique.

 

Ce lundi 25 août 2021, 71 ménages ont reçu une assistance en matériels essentiels de ménage de la part de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à travers son partenaire d’exécution d’activités Collectif pour la Paix pour le Centrafrique (CPCA). Le Kit est composé d’un seau de 15 litres et d’un bidon d’eau de 25 litres, de savon, d’une moustiquaire, d’une natte, d’une couverture, d’ustensiles de cuisine et d’une bâche. La distribution de ces matériels a été précédée d’une séance de sensibilisation au respect des mesures barrières à la pandémie de Covid-19 et la remise d’un kit de protection.

Sephora Bagaza est l’une des victimes de ces incidents. Elle ne cache pas son soulagement à la suite de la réception de ces kits et insiste pour qu’une solution durable soit trouvée à ces problèmes d’inondations dans la localité. Elle appelle le Gouvernement à la construction de canaux dans le village pour évacuer les eaux.

« Nos plaintes ont été prises en compte par l’OIM et c’est pourquoi ils ont été assistés ce jour les sinistrés de mon village. Nous sommes reconnaissants de ce geste », a déclaré Ludovic Limpo, le Chef du village. À partir du moment où tous les besoins de ces victimes ne sont pas encore couverts, ce dernier lance l’appel au Gouvernement afin de leur venir en aide.

L’OIM a pour mission d’assister et appuyer les différents Gouvernements dans la promotion des migrations régulières et ordonnées. Dans le contexte en République Centrafricaine marqué le plus souvent par les mouvements des populations du fait des violences armées et des catastrophes naturelles, elle apporte aussi son soutien aux ménages victimes des conséquences de ces incidents. « Lorsque le déplacement d’une population est forcé par une catastrophe naturelle comme une inondation, celle-ci est exposée à une grande vulnérabilité. Il en a été malheureusement et récemment le cas pour une partie des habitants du village de Bossongo Café qui ont perdu leurs abris et des matériels essentiels aux ménages », déclare Daniele Viviani ; Coordonnateur des Urgences de l’OIM en Centrafrique. « L’assistance fournie à ces familles vise à améliorer leurs conditions. C’est une réponse d’urgence réalisée avec le soutien du Bureau de USAID pour l’Assistance Humanitaire », ajoute-t-il.

Le 18 juillet 2021, le village de Bossongo Café a enregistré de pluies diluviennes à l’origine des inondations dans plusieurs parties de la localité. Plus de 70 cases se sont écroulées du fait cette inondation et de nombreux biens indispensables à la vie en famille ont été détruits et perdus. Depuis la date de ces événements, les victimes n’avaient pas encore reçu d’aide. Le village est souvent frappé par ces cas d’inondation.

 

 

Le Burkinabè Arouna Nikiema, sous-traitant favori de la Minusca

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 août 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). En obtenant le renouvellement de son contrat de protection des infrastructures de la mission des Nations unies (Minusca), Croisement SA, filiale de la holding BBS de l’homme d’affaires burkinabè Arouna Nikiema, confirme son influence en Afrique centrale. Le groupe est déjà très actif en Afrique de l’Ouest.

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Une base de la MINUSCA, à gauche, située derrière l’aérodrome de Bambari, en République centrafricaine.

 

Les Nations unies ont renouvelé fin juillet leur confiance à la société de sécurité privée centrafricaine Croisement SA, qui va continuer à assurer des missions de gardiennage non armé au profit de la Minusca. La firme va ainsi empocher sur deux ans plus de 7 millions de dollars pour surveiller l’ensemble des sites de la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique, dans le cadre d’une reconduction du contrat signé en 2017.

 

Fondé en 2015, Croisement – qui assure également la sécurité de TotalEnergies en RCA – est dirigé par Christian Perrière, un ex-officier français, mais son conseil d’administration est surtout présidé par Arouna Nikiema, ancien juriste d’affaires qui a fondé à Ouagadougou en 1996 la Brigade burkinabè de surveillance (BBS). Constituée en holding, BBS se concentre sur la sécurité privée, mais également le convoyage de fonds et la sûreté, à travers sa filiale centrafricaine Croisement et ses entités burkinabè BBS First Security, Burval et Bureau Suretas.

 

Pour faire fructifier ses activités dans plusieurs pays du continent – Burkina Faso, Mali, Guinée, Côte d’Ivoire, Togo -, Arouna Nikiema s’appuie sur ses influents réseaux, qui reposent notamment sur ses fonctions de président de la Confédération africaine des activités privées de sécurité (CAAPS). En 2012, il a par ailleurs créé l’Académie de sécurité professionnelle (ASP) destinée à rationaliser la formation des vigiles burkinabè employés par les centaines de sociétés privées ayant rapidement essaimé au cours de la dernière décennie. Enfin, l’homme d’affaires s’est également investi dans des opérations philanthropiques gérées par la Fondation Nikiema Arouna (FNA) pour les secteurs de l’éducation et de la santé au Burkina Faso.

 

La lettre du continent

 

 

Henri-Claude Oyima (BGFIBank) prépare un débarquement en Centrafrique

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Par Omer Mbadi

 

Henri Claude Oyima est le PDG de BGFI Holding Corporation. Le groupe BGFIBank pose un pied à Bangui en établissant un partenariat stratégique avec Commercial Bank Centrafrique. Une présence qu’il entend consolider en entrant prochainement au capital de l’ex-filiale du groupe Fotso.

CBCA
Commercial Bank central african (CBCA)

 

L’audience du 16 août que Faustin Archange Touadera a accordée à Henri-Claude Oyima avait officiellement pour objet la présentation du partenariat stratégique que BGFIBank vient d’établir avec Commercial Bank Centrafrique (CBCA). Lequel consiste en une assistance technique pour cette ancienne filiale du groupe Fotso que l’État centrafricain a réussi à restructurer.

 

Mais le patron du groupe bancaire panafricain a fini par dévoiler la véritable raison de son entrevue avec le président centrafricain. « Nous réaffirmons notre volonté d’accompagner fortement la CBCA qui n’est plus orpheline, mais une banque qui va désormais rentrer dans un groupe international implanté dans 11 pays… », décline Henri-Claude Oyima, accompagné pour la circonstance de Hervé Kogboma Yogo, le DG de CBCA, devant les caméras de la télévision publique.

 

Il n’en fallait pas davantage pour que le débat sur l’entrée de BGFIBank en RCA s’enclenche. D’autant que Bangui, qui souhaite réduire sa présence au tour de table, a reçu quelques offres sans consistance et que la banque s’apprête à effectuer une augmentation de capital pour renforcer ses fonds propres entre autres et être dans la norme communautaire de 10 milliards de F CFA.

 

Discussions

 

« Nous allons effectivement aller au-delà du partenariat établi pour faire une entrée dans le capital », confirme Henri-Claude Oyima contacté par Jeune Afrique. Pour ce faire, le groupe panafricain est en discussions avec Bangui pour racheter une partie des 85 % des parts détenues par l’État centrafricain. « Les autorités centrafricaines souhaitent que tout soit achevé en fin septembre », ajoute Oyima.

 

Dans ce laps de temps, il faudra réunir les conseils d’administration et assemblées générales des différentes parties pour adopter l’opération et transmettre le dossier d’accord à la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), le régulateur, pour validation.

 

Projet d’entreprise

 

Si le patron gabonais ne donne aucune indication sur le pourcentage qui l’intéresse, il tient néanmoins à préciser : « Il va sans dire que notre entrée dans le capital fera de nous l’actionnaire de référence.»

 

Avec ce nouveau coup, le groupe BGFIBank -dont le bilan total s’élevait à 3517 milliards de F CFA (5,36 milliards d’euros, soit une hausse de 12 %) en 2020, pour un bénéfice de 44 milliards de F CFA (+114 %) et un produit net bancaire de 197 milliards de F CFA – poursuit son expansion au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) où seul le Tchad lui résiste encore.

 

NOUS FERONS DES ACQUISITIONS SI DES OPPORTUNITÉS SE PRÉSENTENT OU NOUS ESSAIERONS DE FONDER DES BANQUES À PARTIR DE RIEN

Cette action s’inscrit dans le cadre du cinquième pilier de son projet nouveau d’entreprise « Dynamique 2025 » portant sur le développement du groupe. « Cela implique que nous ferons des acquisitions si des opportunités se présentent ou nous essaierons de fonder des banques à partir de rien », assure Henri-Claude Oyima.

 

 

https://www.jeuneafrique.com/1223924/economie/henri-claude-oyima-bgfibank-prepare-un-debarquement-en-centrafrique/

 

 

 

 

 

 

Hissène Habré a été inhumé à Dakar

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Hissène Habré a été inhumé à Dakar

Bangui ( République centrafricaine ) – Hissène Habré, ancien chef d’État du Tchad, a été inhumé à Dakar jeudi après avoir succombé au Covid-19 dans un hôpital dakarois, alors qu’il était en détention dans le pays depuis son procès.

C’est à la Mosquée Omarienne, située sur la corniche ouest de Dakar, que la levée du corps d’Hisséne Habré a eu lieu. Entre famille proche et curieux, la prière mortuaire a précédé le départ du cortège funèbre vers le cimetière musulman de Yoff. Pour certains Sénégalais comme Ousmane Sylla, le défunt chef d’Etat tchadien devait être inhumé chez lui.”J’aurais préféré le voir au Tchad, pour qu’il puisse recevoir les honneurs et tout ce qui va avec parce que quoi que l’on puisse dire c’est un ancien chef d’État. Mais bon il faut aussi reconnaître que c’est une situation assez complexe et c’est le Sénégal qui s’est porté garant dans bien des choses”, dit-il.Pour Abdallah Fall, le Sénégal a une réputation qui l’oblige à faire bonne figure dans ce genre de cas. Selon lui, le fait d’inhumer Hissène Habré au Sénégal n’a rien d’extraordinaire.”Notre pays a toujours été une terre d’accueil pour les peuples et personnalités en difficulté. On l’a vu Avec le peuple libanais, les Haïtiens et j’en passe. Il faut savoir que la diplomatie sénégalaise est très stratégique sur beaucoup de questions et tout Sénégalais doit en être fier”, affirme-t-il. “Ce n’est pas la première fois qu’un chef d’État est inhumé au Sénégal. Amadou Ahijo, ancien président du Cameroun, repose ici au cimetière musulman de Yoff”, ajoute-t-il.Hissène Habré a été inhumé au cimetière musulman de Yoff à Dakar. C’est dans la capitale sénégalaise qu’il avait été accueilli à la chute de son régime et c’est aussi ici qu’il a finalement été jugé et condamné par les Chambres africaines constituées exceptionnellement pour son procès.

Avec AFP/VOA

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Centrafrique : quels sont les plans de l’Angola pour régler le cas Bozizé ?

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Par Jeune Afrique

 

Lors du sommet de la Conférence internationale pour l’Afrique des Grands Lacs le 13 septembre en Angola, la crise centrafricaine sera au centre des débats. En attendant, Luanda s’active pour régler au plus vite le casse-tête que représente François Bozizé.

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l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

Lors du sommet de la Conférence internationale pour l’Afrique des Grands Lacs le 13 septembre en Angola, la crise centrafricaine sera au centre des débats. En attendant, Luanda s’active pour régler au plus vite le casse-tête que représente François Bozizé.

 

Selon nos informations, la diplomatie angolaise n’a pas coupé le contact avec François Bozizé, réfugié depuis huit mois dans le maquis centrafricain, d’où il coordonne officiellement la Coalition des patriotes pour le changement (CPC, alliance de groupes armés). Les échanges sont encore réguliers entre l’ancien président et les équipes du président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo.

Ce dernier est la cheville ouvrière de Luanda, qui prépare activement le sommet de la Conférence internationale pour l’Afrique des Grands Lacs (CIRGL,

 

Lire la suite en cliquant sur Jeune Afrique

Centrafrique : l’offensive russe dans le Nord-ouest tourne au massacre de la minorité peule

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:21:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le massacre de Bambari, dans l’Ouaka, et de Bossangoa, dans l’Ouham,  les mercenaires russes de la société Wagner sont en train d’exterminer la population peule du Nord-ouest. On parle d’au moins 40 morts, dont une famille complète,  une dizaine arrêtés et transférés à Bangui, puis une centaine portée disparue dans un total anonymat. Un véritable génocide avec la complicité des autorités actuelles.

deux peuls éleveurs
Des peuls éleveurs

 

Depuis la semaine dernière, au moins 700 mercenaires russes de la société Wagner ont mené une offensive musclée contre les positions de 3R dans le Nord-ouest.  Des combats ont été signalés dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré, de Lim-Pendé et de l’Ouham-Péndé, notamment à Bouzou, Sanguèrè, Tourwa, Sabewa et  Babba, situées proche de la frontière avec le Cameroun.

Mais dans le village Iya Djabbo, une dizaine des éleveurs peuls ont été tués le lundi dernier. Parmi les victimes se trouvait 3 corps d’une famille entière : deux enfants âgés d’une dizaine d’années, puis leur mère. Mais le père de la famille, Monsieur Hamadou Town Ngam n’était pas au campement ce jour, il a eu la vie sauve. Il lance vibrant appel à leur honorable Aladji Abbou, député de koui de leur venir en aide.

«  puisque   le temps de campagne électorale c’était vous qui nous aviez demandé de voter pour Touadera. Nous avions fait comme vous l’avez souhaité. Mais c’est malheureusement encore nous qui sommes ciblés aujourd’hui par Touadera « , a-t-il précisé dans le fichier audio.

 

 

Cependant, à Bouzou  et à Sanguèrè Tourwa ,  les mercenaires russes ont fait vraiment de carnage. Des femmes, des enfants et de cheptels de bœufs   ont été littéralement massacrés. Des corps ont été laissés pourrir sur le sol.  Incroyable!

Pendant ce temps,  au moins 10 autres jeunes garçons peuls  ont été arrêtés par les mercenaires russes et transférés à Bangui ce mercredi 25 août.

Dans ces localités, on dénombre au moins une centaine des sujets peuls portés-disparus. On ignore s’ils sont en exil ou morts.

Mais à Bangui, on ne parle jamais de ce massacre, pour ne pas dire le génocide qui est en cours de production sous les yeux des autorités  actuelles. Comme les rebelles de 3R sont en majorité des Peuls, les mercenaires russes considèrent tous les Peuls comme des rebelles. Leurs villages doivent être rayés de la carte. En plus, la Minusca n’a pas de visibilité sur ces actes criminels commis par ces mercenaires de Wagner.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’opposant Joseph Bendounga, Président du parti MDREC saisi à nouveau la cour constitutionnelle

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Dans une requête introduite devant la cour constitutionnelle, l’opposant Joseph Bendounga, député de Bimbo 3 demande  aux juges de la cour l’annulation du décret portant nomination et confirmation des membres du gouvernement Dondra 1. Il accuse également le chef de l’État Faustin Archange Touadera de violation flagrante des dispositions constitutionnelles.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Le-depute-de-Bimbo3-Joseph-Bendounga-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-450×338.jpg” alt=”Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale” width=”450″ height=”338″ />
Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Photo CNC

 

« Attendu que par décret       21.146 du 03 juin 2021 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement, Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République s’est rendu coupable de plusieurs et très graves violations des dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 ainsi que celles de la loi n  16.004 instituant la parité entre les hommes et les femmes en République Centrafricaine »,affirme la requête introduite le 16 août dernier à la cour constitutionnelle par le député Joseph Bendounga, et reçu une semaine plus tard par la rédaction du CNC.

Selon le député Bendounga, « en nommant dans le gouvernement des chefs rebelles, leurs représentants ainsi que leurs complices dont quatre sont des proches du chef de guerre de la coalition SELEKA, Michel  DOTODIA AMNODROKO à savoir Arnaud DJOUBAYE ABAZENE à la justice, Herbert Gontran DJONO-AHABA au transport, GUISMALA AMZA au travaux publics, Gilbert TOUMOU DEYA comme ministre délégué au DDRR, Dame Léa MBOUA KOYASSOUM DOUMTA au commerce, AMIT IDRISS aux eaux et forêt, Hassan BOUBA à l’élevage et autres : le Président Faustin Archange TOUADERA viole les articles 23, 28 et 38 de la Constitution du 30 mars 2016 ».

Et ce n’est pas tout! L’opposant a ainsi affirmé « qu’en nommant ministres Sieurs Jean Claude Rameaux BIRO à la sécurité publique, le Général Michel Nicaise NASSIN à la défense, Docteur Serge Gislain DJORIE à la communication et porte-parole du gouvernement, Arthur Bertrand PIRI à l’énergie et à l’hydraulique et Jean Laurent BISSA MAGALE à l’enseignement supérieur, tous ngbaka-mandja de Damara comme lui relève du népotisme à outrance et constitue la violation du serment du Président de la République ».

Et sur la parité homme/femme, l’opposant a indiqué qu’en nommant sept femmes ce qui fait 21% sur les 33 ministres qui composent le gouvernement DONDRA et qui est inférieur à 35 % exigé est aussi une violation grave des dispositions constitutionnelles.

En tout, l’opposant Bendounga a affirmé que le Président TOUADERA a fait la part belle à son ethnie ngbaka-mandja de Damara en nommant six (6) comme ministres, Que le décret querellé viole les dispositions constitutionnelles.

En conséquence, l’opposant demande à la cour constitutionnelle de déclarer  inconstitutionnelle le décret Nº21.146 du 03 juin 2021 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement, et ordonne son annulation.

 

 

Centrafrique : le bilan de l’explosion de deux mines terrestres  dans les localités de Ngaoundaye s’élève à 4 morts

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:06:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bilan définitif de l’explosion de deux mines terrestres  dans la localité de Ngaoundaye, dans le Nord-ouest,   qui était au départ deux morts a été revu à la hausse.  Il s’élève désormais à quatre morts.

des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Rappelez-vous, le mercredi 25 août dernier, peu avant midi, la première explosion a eu lieu sur l’axe Ndim à Ngaoundaye. La victime est un conducteur de taxi-moto. Il transportait un fût de l’essence lorsque sa moto était sautée sur une mine. La moto calcinée avec le fût de l’essence. Quant au conducteur, il est mort plus tard à l’hôpital de Dim. Vu l’état du corps, il a été enterré le même jour à Ndim en présence du maire de la ville. Pendant ce temps, à BHOLARA, sur l’axe Ngaoundaye Paoua, trois jeunes sur une moto ont également sauté sur une mine. Le conducteur est mort sur le champ, tandis que les deux passagers ont été grièvement blessés et transportés à l’hôpital. Ils sont morts de suite de leur blessure.  Ce qui porte le bilan à quatre morts le lendemain.

Pour l’heure, il est difficile de déterminer avec exactitude les auteurs de ces actes. Il s’agit des rebelles ? Il s’agit des Mercenaires russes ? Il revient à la Minusca de déterminer l’origine de ces engins explosifs qui ont déjà causé la mort de plusieurs personnes innocentes.

Rappelons qu’une mine terrestre est une charge explosive conçue et placée de façon à être déclenchée  par l’action involontaire de l’ennemi, au passage de personne ou de véhicule ( Wikipédia).

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : La Mislog -France améliore les conditions des commerçants à Begoua  

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:30:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’initiative de la mission logistique française  MISLOG  à Bangui, les commerçants du marché de Bégoua, à la sortie nord de la capitale, ont reçu, le jeudi 26 août 2021,  un lot important des parasols destinés à protéger ces commerçants aussi bien du soleil que de la pluie. Par ce geste,  la MISLOG veut être du côté de la population centrafricaine comme la France l’a toujours fait, selon le commandant Éric,  le chef Détachement de liaison et de contact de la Mislog.

Ci-dessous la déclaration du commandant Éric lors de la remise de cette donation.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/aide-aux-commercants-de-Begoua-4-450×300.jpg” alt=”Aide de la Mislog aux commerçants du marché Bégoua, à la sortie nord de la capitale.” width=”450″ height=”300″ />
Aide de la Mislog aux commerçants du marché Bégoua, à la sortie nord de la capitale. ????????????????????????????????????

 

DISCOURS

Monsieur le maire de Bégoua,

Mesdames, Messieurs, les commerçants du marché de Bégoua,

Mesdames, Messieurs, distingués invités.

Je suis le commandant Eric et je commande le Détachement de Liaison et de Contact de la Mission Logistique Française à Bangui et je représente aujourd’hui le colonel Thomas DEBESSE commandant la MISLOG qui regrette de ne pouvoir être avec nous en cette occasion.

Je suis très honoré de l’accueil que vous me faites, et heureux de célébrer avec vous ce don de parasols.

Je crois que trop souvent quand on parle de Bangui et son agglomération, on ne pense qu’aux différents arrondissements de la capitale, le premier, le 2, le 3, le 4, le 5, bref tous les arrondissements de Bangui mais trop souvent on oublie Bégoua et Bimbo. C’est pourquoi aujourd’hui je suis heureux d’être là au milieu de vous et de réparer ce que certains considéraient comme une injustice. Avec ce don de parasols au profit de commerçants de Bégoua je veux renouveler ce lien qui existe entre la population centrafricaine et la France. La France qui n’a jamais cessé d’aider la population et si désormais nous, les militaires français ne sommes plus aux cotés des FACA pour leur formation, nous continuons toutefois à aider la population comme nous l’avons toujours fait. J’espère que vous saurez faire une bonne utilisation de ces parasols destinés à vous protéger aussi bien du soleil que de la pluie et que le commerce de Bégoua n’en sera que plus florissant.

Vive le Centrafrique, vive la France

Bangui, destruction massive des habitations »illicitement «  construites sur la colline de Bas-Oubangui

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:59:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement centrafricain  a procédé à une opération de destruction ce jeudi 26 août 2021  plusieurs dizaines des maisons d’habitation  situées sur la colline de Bas-Oubangui, dans la cité de belle vue, dans le septième arrondissement de Bangui.

Destruction des habitations à la cité de belle vue à Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, en République centrafricaine. Photo : diaspora
Destruction des habitations à la cité de belle vue à Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, en République centrafricaine. Photo : diaspora

 

L’exécutif centrafricain a indiqué qu’il s’agit des maisons construites sur  des espaces protégés, en l’occurrence dans le domaine forestier de l’État.

« Suite à l’examen de la note conjointe à la situation de la réserve spéciale de la forêt de Bas-Oubangui, secteur Ngaragba, le Président de la République Faustin Archange Touadera, a demandé l’arrêt immédiat des travaux par les occupants illégaux dans la réserve forestière de Bas-Oubangui située au quartier Ngaragba secteur Bellevue », précise un communiqué du gouvernement.

Selon le ministre d’État chargé de la justice Arnaud Djoubaye Abazène,  la décision vient du chef de l’État lors du conseil des ministres.

« Nous avions été désignés par le conseil des ministres  à l’effet de superviser les travaux de démolition ou de  déguerpissement  des occupants illégaux  sur la zone réservée, la zone  protégée de Bas-Oubangui.  C’est la loi de 1997  qui avait déclaré la zone de Bas-Oubangui  protégée. Certains compatriotes mal intentionnés  se permettent de pouvoir s’installer  ou dégrader davantage la zone »,a déclaré le ministre. Or, les propriétaires, de leur côté, dénoncent ce qu’ils appellent « l’inégalité sociale ».

« Quand j’avais identifié  ce terrain, j’ai écrit au ministère de l’Urbanisme pour demander si je pourrais acheter entre les mains des premiers occupants. Et en réponse, le ministère de l’Urbanisme  m’a dit que c’est un terrain nu que je pouvais acheter parce qu’à un moment, il l’aura des travaux de redéfinition  de la limite à cause de la pression démocratique, et que je serais prise en compte. N’eut été cette autorisation, je pense que je n’allait plus continuer mes travaux de construction. J’abandonnais… Quand on est venu détruire les fruits de mes efforts…, cette loi n’a jamais été notifiée, et il y’a des inégalités  sociales par rapport à cette redéfinition », a déclaré madame Marie-Josée Ngamou, une mère de cinq enfants, propriétaires d’une maison détruite.

Concernant la question du dédommagement, le ministre Arnaud Djoubaye rejette en bloc cette idée, car la faute serait du côté des propriétaires.

« Dédommager quelle victime dès lors que ce sont des occupants illégaux ? Ils ont violé la loi. Ils ont détruit la nature. Bien au contraire nous allons les assigner devant la justice pour demander le dommage et intérêt. « .

Il faut noter au passage que la résidence de l’ancien premier ministre, un pavillon privé du chef de l’État et plusieurs maisons des membres du gouvernement sont également dans cette cité de belle vue, mais elles n’ont pas été c.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Un parachutiste français va prendre la tête d’EUTM RCA

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5 officiers de l’EUTM-RCA au camp kassaï le 28 octobre 2020 lors d’une séance d’entrainement des soldats faca à bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

B2 – exclusif

Nicolas Gros-Verheyde

Un Français devait prendre le relais d’un Portugais à la tête de la mission de l’UE de formation des forces armées en Centrafrique

La nomination doit tre avalisée lors d’une prochaine réunion du COPS le 26 août. La prise de fonction est prévue le 14 septembre. Le nouveau chef vient des forces parachutistes. À ce titre, il a été engagé sur plusieurs théâtres d’opération. Il a participé à deux reprises à un cabinet ministériel. Il était jusqu’à peu le commandant de la 11e brigade parachutiste.

Le général de brigade Jacques Langlade de Montgros devrait ainsi succéder au général de brigade portugais Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu en tant que commandant de force. Le commandement d’opération (au niveau politico-stratégique) reste assuré par le directeur d’état-major de l’UE, l’amiral Bléjean.

Un hussard parachutiste déployé à plusieurs reprises en OPEX

 

Né le 15 juin 1969 au Petit Quevilly (76), Jacques Langlade de Montgros intègre l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1988 puis rejoint l’école d’application de l’arme blindée cavalerie de Saumur. En août 1992, il est affecté au 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) à Tarbes. Chef de peloton blindé puis de commandos parachutistes, il est engagé en Bosnie-Herzégovine, Rwanda et Tchad.

 

Centrafrique, Tchad, Balkans

 

En 1995, il est promu capitaine et désigné pour servir au 2e régiment de dragons de Laon comme officier adjoint d’escadron. Après avoir suivi l’armor advanced course à Fort Knox (USA) en 1997. Il revient au 1er régiment de hussards parachutistes de 1997 à 2000, y commande le 2e escadron et est engagé en République centrafricaine et, à nouveau, au Tchad et en Bosnie-Herzégovine.

 

Deux fois en Afghanistan

 

En 2000, il est affecté au sein de la cellule communication du cabinet du chef d’état-major des armées (le général Jean-Pierre Kelche) et est promu chef d’escadrons en 2001. L’année suivante (2003-2004), il passe à l’école de guerre. Chef du bureau opérations instruction du 1er RHP en 2004. Durant cette période, il est engagé à deux reprises en Afghanistan, en 2002 et en 2006 (avec le grade de lieutenant-colonel acquis en 2005).

 

Au cabinet d’Hervé Morin, puis chef du 1er RHP

 

En 2006, il est affecté à Paris, au sein de la division emploi de l’état-major des armées, en charge des contrats opérationnels des armées, puis rejoint le cabinet militaire du ministre de la Défense Hervé Morin, où il sert pendant trois ans — de 2007 à 2010. Promu colonel en 2008, il prend la tte de son régiment d’origine, le 1er RHP de 2010 à 2012 et est projeté au Tchad (pour la troisième fois), avec 188 de ses hommes en 2011.

 

Au CPCO puis chez Florence Parly

 

Affecté de 2012 à 2014 à l’état-major des armées, il est en charge du pilotage stratégique et de la trans-formation des armées. De 2014 à 2015, il suit la double session du CHEM (Centre des hautes études militaires – 64e session) et de l’IHEDN (Institut des hautes études de Défense nationale – 67e session), prélude classique pour accéder aux fonctions d’officier général. Il devient ensuite, de 2015 à 2017, chef du bureau renseignement du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), puis rejoint, de 2017 à 2019, le cabinet militaire de la ministre des Armées (Florence Parly), comme conseiller ‘opérations’.

 

À la tte de la 11e brigade parachutiste

 

Le 31 juillet 2019, il prend le commandement de la 11e brigade parachutiste (11e BP) basée à Toulouse. Une brigade réputée pour tre celle « de l’urgence », déployée en quasi-permanence sur tous les théâtres d’opérations extérieures (particulièrement en Afrique). Durant son mandat, plusieurs unités seront déployées dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali. Un poste qu’il exerce jusqu’au 1er août 2021, où il est nommé inspecteur de l’armée de terre (poste d’attente avant le départ en Centrafrique).

 

Il est marié et père de 7 enfants.

 

 

 

Au moins 36 morts suite à un raid nocturne dans un village nigérian

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Au moins 36 morts suite à un raid nocturne dans un village nigérian

Bangui ( République centrafricaine ) – Des assaillants ont abattu au moins 36 personnes et détruit des bâtiments lors d’un raid nocturne sur un village situé près de la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, ont indiqué des responsables, dans une région frappée par des affrontements ethniques répétés.

Les hommes armés sont passés de maison en maison, tuant les habitants de Yelwa Zangam tard dans la journée de mardi, a déclaré un porte-parole militaire. Les troupes ont eu du mal à se rendre dans la zone car un pont a été détruit, a-t-il ajouté.Le gouverneur de l’État du Plateau, Simon Lalong, a qualifié l’attaque d’” acte barbare” et a déclaré que les forces de sécurité avaient arrêté 10 suspects et en poursuivaient d’autres.Il a déclaré qu’il rétablissait un couvre-feu de 24 heures dans la région environnante afin d’éviter de nouvelles pertes humaines et matérielles. Les autorités n’avaient que récemment assoupli le couvre-feu imposé après que des assaillants eurent tué 22 passagers dans la même zone le 14 août.Un habitant de la région a déclaré que les assaillants étaient des Fulanis d’une région voisine impliqués dans une querelle avec la communauté Yelwa Zangam. Reuters n’a pas pu vérifier cette information de manière indépendante.Un agent d’un hôpital de Jos a déclaré à Reuters que 36 corps avaient été ramenés du village.L’ensemble du Nigeria a connu cette année une recrudescence de la violence, les enlèvements contre rançon et les vols à main armée étant monnaie courante dans plusieurs États.La cause sous-jacente de la plupart des tensions est la pauvreté, qui intensifie la concurrence pour les ressources et les emplois et, dans la Middle Belt, exacerbe un ensemble complexe de rivalités ethniques et religieuses.

Avec VOA

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Arrivée en Ouganda de 51 réfugiés afghans

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Arrivée en Ouganda de 51 réfugiés afghans

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement ougandais a déclaré que 51 personnes évacuées d’Afghanistan sont arrivées mercredi par un vol affrété, précisant qu’il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants. Aucun autre détail n’a été immédiatement donné sur l’identité des personnes évacuées.

Les responsables ougandais ont déclaré la semaine dernière que le pays accueillerait jusqu’à 2 000 personnes fuyant la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans. Ils ont précisé que les Afghans seraient amenés en Ouganda par petits groupes dans le cadre d’un arrangement temporaire avant d’être relogés ailleurs.”La décision d’accueillir les personnes dans le besoin s’appuie sur la politique constante du gouvernement ougandais d’accueillir des réfugiés et des personnes en détresse et de jouer un rôle responsable dans les questions d’intérêt international”, indique le communiqué.L’Ouganda est depuis longtemps un allié des États-Unis, notamment pour les questions de sécurité dans la région.En plus de l’Ouganda, le Rwanda a indiqué mardi qu’il allait accueillir 250 personnes évacuées d’Afghanistan.Le nombre total de pays africains qui serviront de terre d’accueil pour les réfugiés afghans reste inconnu à ce jour.

Avec VOA

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Hissène Habré ne sera pas enterré auTchad, mais au Sénégal

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Hissène Habré ne sera pas enterré auTchad, mais au Sénégal

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président tchadien Hissène Habré, décédé mardi au Sénégal où il était détenu pour crimes contre l’humanité, sera enterré au Sénégal, faute d’être “entièrement réhabilité” dans son pays, a affirmé une de ses épouses dans un communiqué.

Le gouvernement tchadien avait indiqué mardi qu’il ne s’opposerait pas au rapatriement de sa dépouille, mais qu’aucun hommage officiel ne lui serait rendu “en raison de ses condamnations et par respect pour ses victimes”.”Nous n’avons rien demandé au gouvernement tchadien, et, un jour viendra où le président Habré sera entièrement réhabilité, et tout ce qu’il a fait pour son pays, sera reconnu”, a déclaré une de ses épouses, Fatimé Raymonne Habré, dans un communiqué signé d’un des avocats de l’ex-chef d’Etat, Me François Serres, et transmis mardi soir.”Ce jour-là, il reposera en terre tchadienne, avec dignité, respect, considération et, avec tous les honneurs dûs à son rang et à ce qu’il a été toute sa vie”, ajoute-t-elle en invoquant la volonté du disparu.En attendant, “il reposera par conséquent en terre sénégalaise, une terre d’islam”, dit-elle.Le jour et le lieu précis de son inhumation n’ont pas été communiqués. Les autorités sénégalaises n’ont pas réagi à cette décision.Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, est décédé du Covid-19 à l’âge de 79 ans au Sénégal où il avait été condamné à la prison à vie en 2016 par une juridiction africaine pour crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.

Avec VOA

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RCA : deux mines terrestres viennent de sauter dans le nord-ouest, deux morts

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 15:04:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux personnes viennent de se faire exploser par des mines terrestres dans les localités de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA. Les deux victimes étaient toutes sur leur moto au moment de l’explosion.

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Photo Minusca

 

Selon des sources locales, la première explosion a eu lieu sur l’axe Ndim à Ngaoundaye. La victime est un conducteur de taxi-moto. Il transportait un fût de l’essence lorsque sa moto était sautée sur une mine sur ce trajet. La moto calcinée avec le fût de l’essence. Quant au conducteur, il est mort plus tard à l’hôpital de Dim.

La deuxième explosion a eu lieu dans la localité de BHOLARA. La victime était également sur sa moto qui a été totalement calcinée par l’effet de l’explosion.

Quant au conducteur, il est mort sur le champ. Son corps éparpillé en morceaux.

Il faut noter au passage que deux policiers, à savoir Moutadji Arnold Didier et son collègue Mazity Désire Nathanael  ont été   tous deux tués  le vendredi28 mai 2021 dans une explosion d’une mine terrestre au passage de leur véhicule dans la localité de Bondiba, sur l’axe Dongbaïkè Abba en allant également vers Nguia Bouar, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

Trois Mercenaires russes de la société Wagner, qui combattent au côté de l’armée nationale contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC),  ont également été tués dans cette même explosion.

Rappelons que c’est dans le même secteur de la Nana-Mambéré que s’est produite l’explosion de la mine qui a détruit le véhicule de la mission catholique de Niem le 5 mai dernier, faisant un mort. Mais deux semaines plus tard, le 16 mai, trois personnes sur une moto ont sauté   également sur une mine terrestre  à moins de 15 kilomètres de Yéléwa près de Service Kolo. Vu l’impact du choc, les trois passagers de la moto sont morts sur le champ.

La Minusca, de son côté, se disait très préoccuper par la multiplication de l’utilisation des engins explosifs dans le pays. Elle met en garde les auteurs contre une possible poursuite judiciaire pour crime contre l’humanité.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bozoum, les trois otages libérés

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 14:23:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois personnes  qui ont été kidnappées dans la matinée du mardi 24 août 2021 par de présumés rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  dans la périphérie  de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA, ont été libérées par leurs ravisseurs, a-t-on appris des sources officielles locales.

Ville de Bozoum, dans l'Ouham-Pendé
Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé

 

Selon le témoignage de trois ex-otages, leurs ravisseurs seraient effectivement des présumés éléments rebelles de 3R qui étaient au nombre de douze au moment de leur rapt. D’après eux, l’objectif de leur kidnapping serait de les aider à transporter  leur bagage jusqu’aux profondeurs de la brousse. C’est ce qui avait été fait effectivement. Par la suite, les otages ont été libérés quelques heures plus tard vers 18 heures ce mardi.

Selon le maire de la ville de Bozoum, les otages ne sont que des adolescents âgés de 12 à 14 ans. Ils sont actuellement sains et saufs et ne présentent aucune marque des violences sur leur corps. Ils ont été référés au commandant de compagnie de la gendarmerie locale pour nécessité d’enquête, selon le maire.

Rappelons que ce mardi 24 août 2021, vers 7 heures du matin,   dans un petit village situé dans la périphérie de Bozoum, à 10 kilomètres de la ville sur l’axe Bossemptélé, située à 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui, trois personnes ont été kidnappées.  Selon les témoins, les ravisseurs seraient des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ce que confirment les ex-otages.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 650 nouveaux policiers rejoignent les rangs des forces de sécurité intérieure

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 13:49:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après 9 mois de formation de base à l’école nationale de police, 650 nouvelles recrues de la police  ont été présentées au drapeau national au cours d’une cérémonie qui s’est tenue à l’École nationale de police ce mercredi 25 août 2021.

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Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police à Bangui le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Mercredi, 25 août 2021, la cérémonie de sortie officielle de 650 nouveaux policiers  a été présidée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en présence du Président de l’assemblée nationale, du représentant de la Minusca,  des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédité en République centrafricaine.

Cette nouvelle promotion de la police  est désormais opérationnelle au service de la population centrafricaine pour assurer l’ordre républicaine et la paix dans leur pays.

Le Président de la République, qui a présidé la cérémonie de sortie de ces 800 agents, les exhorte à assurer dignement leur rôle en tant que gardiens de la paix et non « les auxiliaires du désordre ».

Rappelons que c’est au mois de novembre  2020 que ces nouvelles recrues ont intégré l’École nationale de police à l’issue d’une campagne de recrutement lancée sur toute l’étendue du territoire et qui avait vu la participation de plusieurs milliers des candidats.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Kiev : Détournement d’un avion ukrainien qui devait évacuer des citoyens d’Afghanistan

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Kiev : Détournement d’un avion ukrainien qui devait évacuer des citoyens d’Afghanistan

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités de Kiev ont annoncé, mardi, que des personnes non identifiées avaient détourné un avion ukrainien arrivé en Afghanistan, dimanche dernier, pour évacuer des citoyens ukrainiens.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Yevgheniy Yenine a déclaré que “des personnes non identifiées avaient détourné un avion ukrainien qui avait atterri à Kaboul pour évacuer des citoyens ukrainiens, et se sont dirigées vers Iran”, ont rapporté les médias russes et américains.”

Dimanche, notre avion a été saisi par des inconnus. Aujourd’hui, l’avion nous a été réellement volé et il se dirigeait vers l’Iran actuellement, avec un groupe de personnes inconnues à bord, au lieu d’évacuer les Ukrainiens”, a ajouté Yenine.

Il a expliqué que l’ensemble du corps diplomatique ukrainien, dirigé par le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba, œuvre depuis la semaine dernière pour résoudre l’affaire.

Avec Agence Anadolu

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