lundi, septembre 14, 2026
Accueil Blog Page 318

La Compagnie de gendarmerie territoriale de Bangui réceptionne deux bâtiments

0

 

Bangui, 22 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La gendarmerie nationale centrafricaine a réceptionné, le lundi 13 décembre 2021, deux bâtiments équipés comprenant des bureaux et une salle d’archives, dans le cadre d’un projet financé par la Police de la Minusca (UNPol).

La gendarmerie nationale centrafricaine a réceptionné, le lundi 13 décembre 2021, deux bâtiments équipés comprenant des bureaux et une salle d’archives, dans le cadre d’un projet financé par la Police de la MINUSCA

 

Cette cérémonie a vu la participation du chef de Corps adjoint de la Légion de gendarmerie territoriale de Bangui, le Lt Colonel MOSSABA, représentant le directeur général de la gendarmerie nationale.

Le coordinateur de lONG DEKAEL, partenaire de mise en œuvre du projet de construction, Endjidissio Dani, a présenté les bâtiments. « Le bâtiment réalisé et équipé en mobiliers, matériels informatiques et fournitures de bureau d’une valeur globale de 55.655.322 Fcfa. Financé par la Police de la Minusca. Le terrain s’étend sur une superficie de 176 mètres carrés et compte, outre quatre bureaux, un poste de police, une salle de conférence et des toilettes»

Le chef de Corps adjoint de la Légion de gendarmerie territoriale, le Lt Colonel MOSSABA , a exprimé sa joie à la réception de ces bâtiments et du soutien indéfectible de MINUSCA à travers sa composante police. « Je me réjouis du soutien inconditionnel et multiforme apporté par la Composante Police de la MINUSCA en faveur des Forces de sécurité intérieure dans le cadre de la mise en œuvre du plan de renforcement des capacités de développement, pour de meilleures conditions de travail. Je voudrai au nom du directeur général de la gendarmerie remercier nos partenaires de la MINUSCA qui ne cessent de voler à notre secours » a-t-il déclaré.

A l’intention des éléments de la gendarmerie, il a ajouté « quant à vous, personnels de ces unités bénéficiaires de tous ces ouvrages, vous avez désormais un endroit idéal qui vous permettra de travailler dans les conditions descentes. Vous avez l’obligation d’entretenir ce joyau, le haut commandement vous observe et ne tardera pas à prendre des sanctions qui s’imposent».

Pour la Composante Police, le Contrôleur général, a, quant à lui, affirmé que la construction et l’équipement de ces bâtiments visent à renforcer les capacités et à offrir des conditions de travail descentes au personnel. « Ces deux projets vous vous en doutez, s’inscrivent dans le cadre de l’appui UNPOL, aux Forces de sécurité intérieure, pour l’amélioration des lieux de travail et contribuent directement à l’atteinte des objectifs stratégiques du Plan de renforcement des capacités de développement. La réalisation des projets qui est en ligne étroite du mandat, le nôtre, vise à créer un cadre approprié, des conditions de travail descentes pour le personnel en vue d’une meilleure protection et du respect des droits humains » a indiqué le Contrôleur général.

Après la coupure symbolique de rubans, il a été procédé à une visite guidée du site avant la remise des clés.

 

Avec la Minusca

Centrafrique : Une gendarme violée par les hommes de Wagner. Mais jusqu’où vont-ils aller ?

0

 

Bangui, 22 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Aujourd’hui, nul ne peut ignorer que des atrocités sont commises presque quotidiennement par les mercenaires de Wagner dans les régions de Centrafrique. Des rapports documentés réalisés par des experts des Nations-Unies en attestent. L’Union Européenne commence à prendre ses distances avec le pouvoir de Bangui pour montrer sa désapprobation liée aux comportements scandaleux de ces barbares vis-à-vis de la population centrafricaine. Même le gouvernement par la voix de son ministre de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, a reconnu que les Mercenaires russes s’adonnaient à des exactions.

rca-rififi-au-sein-de-la-gendarmerie-un-officier-a-ete-arrete-et-incarcere-a-kolongo/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui-7/” rel=”attachment wp-att-37423″ data-wpel-link=”internal”>Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Depuis quelques jours, il est constaté que les femmes gendarmes qui servent en province ont été sommées par leur hiérarchie de regagner rapidement la capitale. Cela concerne plus particulièrement celles qui opèrent dans la région de Ndélé. Étrange décision au demeurant mais qui fait suite à des évènements on ne peut plus ignobles.

Il y a quelques jours, passablement éméchés après avoir consommé de la vodka, 3 mercenaires de Wagner se sont rendus au poste de gendarmerie de NDELE dans le but d’emmener de force une gendarme pour « passer la nuit avec ». Face au refus d’autres gendarmes présents sur place de livrer la gendarme, les mercenaires les ont menacé en tirant quelques cartouches jusqu’à obtenir leur fuite. C’est alors qu’à tour de rôle, ils ont violé la gendarme sur place avant de rebrousser chemin jusqu’à leur campement.

Alerté par ces faits d’une ignominie sans nom, le commandement des FSI à Bangui a exigé le retour des femmes gendarmes de NDELE pour éviter que d’autres drames ne puissent se produire. On attend avec impatience que le gouvernement se saisisse du dossier car les soldats de Wagner non content de commettre des massacres sur la population s’en prennent maintenant aux forces de sécurité en toute impunité ! Une chose est sure, c’est que la coopération entre les mercenaires russes et les forces de sécurité centrafricaines va rapidement s’en ressentir.

Faut-il accepter de s’en remettre à des brutes alcoolisées pour défendre le pays et fermer les yeux sur tous leurs méfaits ? Il faut que justice soit faite, sans parti pris sinon où s’arrêteront-ils dans l’escalade de la violence sous toutes ses formes ?

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : quand les soldats FACA sont désormais traités comme des mercenaires par les mercenaires de Wagner

0

Bangui, 22 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si l’Union européenne avait dénoncé la reprise en main de l’armée centrafricaine par les mercenaires  russes, dont les employés de la société militaire privée Wagner, celle-ci, en réalité, est plus alarmante que prévu. Ce n’est plus une affaire d’un bataillon formé par la mission européenne de formation  qui est passé aux mains de Wagner, mais c’est plutôt l’ensemble des éléments de l’armée nationale centrafricaine dans sa totalité, y compris l’état-major. Un fait dénoncé par certains officiers supérieurs des FACA, mais leur colère reste inaudible.

 

Bouar-bloque/les-nouveaux-soldats-lors-de-leur-sortie-a-Bouar-au-nord-ouest-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-43759″ data-wpel-link=”internal”>les nouveaux soldats lors de leur sortie à Bouar au nord-ouest cnc 2
Les nouveaux soldats formés par les instructeurs européens à Bouar, au nord-ouest de la RCA. Photo CNC

D’après ces officiers FACA, le nombre actuel des bataillons de l’armée nationale passe de 7 à 11, avec le douzième en cours de création. Selon eux, ces bataillons créés par les mercenaires de Wagner dans l’anarchie totale ne sont pas encore officiellement reconnus par l’État centrafricain par un décret présidentiel.

« Toutes les trois semaines, ils créent un nouveau bataillon. On ne sait pas où ils ramassent ces jeunes, sans enquêtes de moralité pour venir les former au camp Kassaï ou à Bérengo pour au trop trois semaines. Et à l’issue de leur formation, ils leur créent un bataillon auquel ils désignent un officier sans l’avis de l’état-major pour le diriger.  Là, c’est de l’anarchie », s’indigne un officier général de l’armée nationale qui pointe du doigt l’irresponsabilité du chef de l’État actuel. D’après cet officier, tous ces bataillons, créés sans règles de l’art, sont traités comme une milice, pour ne pas dire des mercenaires  par le groupe Wagner.

 

Des soldats traités comme des troupeaux

Selon nos informations recueilliesauprès de certainsofficiers, et confirmés par les soldats eux – même, une semaine après leur formation au camp Kassaï, ils sont déployés dans les villes de province comme des moutons.

« Quelques jours après la fin de notre formation au camp Kassaï, nos chefs nous ont rappelé de revenir en urgence à la base pour une mission. À notre arrivée, les Mercenaires russes nous ont distribué chacun un chargeur avec une arme. Par la suite, ils nous embarqués, entassés derrière leurs camions à eux et conduits par eux-même avec leurs produits de ravitaillement. Mais avant de partir,  ces Russes ont mis des bâches sur nous à tel point que personne ne savait où l’on se retrouvait à chaque arrêt et où l’on s’en allait. Nous étions totalement à leur disposition », déclarent ces soldats FACA interrogés par CNC.

D’après ces soldats, c’est tard dans la nuit qu’ils ont quitté Bangui en cortège unique. C’est en arrivant à koui que les Russes les avaient libéré sous les bâches, et commençaient à les descendre. Trente éléments tel village, cinquante dans tel autre village ainsi de suite et surtout dans des villages reculés et non couverts par des réseaux téléphoniques.

Ils nous ont dispatché de la même manière que leurs chefs les ont fait venir en Centrafrique et les ont déployé dans nos villes de province” a fait savoir un sous-officier.

Sans aucun gradé parmis eux comme chef et sans hiérarchie aucune,  ces nouveaux soldats ne savaient qoui faire. « Ils étaient livrés aux mains des ennemis », dénoncent les officiers.

« Les Russes ont exactement reproduit ce qu’on leur avait fait à leur arrivée à Bangui, mais oublient très vite que ce sont des soldats de l’armée nationale d’un pays. Il y’a des règles, de hiérarchies à respecter. Mais eux, ils s’en foutent royalement », ajoute un capitaine des FACA sous réserve de son anonymat.

Rappelons que les 74 soldats FACA déployés dans les mêmes conditions à Mbéréwock il y a quelques jours ont tous déserté le village après le premier coup de canon des rebelles de 3R le 28 novembre dernier.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Sandra Boodhun, omniprésente conseillère de Touadéra

0

 

Bangui, 22 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour ses derniers déplacements internationaux, le plus récemment à Dubaï, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra était accompagné d’une nouvelle conseillère mauricienne, Sandra Boodhun.

president-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-adresse-presse-Bangui-17-septembre-2021_3
Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP

 

Le voyage qu’a effectué, la semaine dernière, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra à l’Exposition universelle de Dubaï (AI du 30/11/21) a été préparé en amont par un membre de son entourage devenu, au fil des mois, de plus en plus influent : la Mauricienne Sandra Boodhun, récemment élevée par le chef de l’Etat au rang de conseillère spéciale, sans inscription au journal officiel, et gratifiée d’un passeport diplomatique. Dès le mois d’octobre, elle s’est rendue dans l’émirat pour organiser la visite en compagnie de Nabeel Oz, nommé consul de Centrafrique à Dubaï il y a peu. Président de la société émiratie Oz Group, l’homme d’affaires pakistanais a, par le passé, tenté de développer plusieurs complexes hôteliers en Afrique australe, notamment au Zimbabwe et en Zambie, sans succès. Présente à la gauche de Faustin Archange Touadéra lors de toutes les cérémonies officielles qui ont rythmé son déplacement à Dubaï – une exposition protocolaire qui a interloqué plusieurs ministres et conseillers qui accompagnaient le président -, Sandra Boodhun était déjà aux côtés du chef de l’Etat centrafricain, début novembre, lorsqu’il s’est rendu à Bruxelles, puis en France (AI du 04/10/21). Au cours de ce déplacement, Touadéra a tenu nombre de rendez-vous en sa compagnie, la présentant à ses interlocuteurs comme sa conseillère. Dans les années 2010, Sandra Boodhun a vécu à Miami, où elle a géré une éphémère entreprise de design.

 

Africa Intelligence 21/12/2021

 

 

Simplice Mathieu Sarandji, point focal de la nouvelle stratégie de campagne anti-communauté internationale, anti-Minusca, anti-Française en Centrafrique

0

 

Bangui, 22 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – lors du voyage de l’honorable Simplice Mathieu Sarandji,  Président de l’Assemblée nationale en Russie il y a quelques semaines, une nouvelle stratégie des campagnes anti-françaises, anti-communauté internationale et anti-Minusca  a été développée par les Russes et mise à sa disposition pour application en République centrafricaine. Un véritable désordre préparé par Moscou.

centrafrique.org/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu SARANDJI
Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

Des séries des marches, des séries de campagnes des haines dans des médias, telles sont les nouveaux canevas qui ont été tracés depuis la Russie, pays du Président Poutine pour une exécution rapide dans la capitale centrafricaine. Mais ils oublient une chose, c’est que la quasi-totalité des Centrafricains sait désormais que ce sont des manipulations orchestrées par les Russes qui ne sont pas d’ailleurs bien placés pour indexer les européens, on pourrait dire qu’ils sont même pires. D’ailleurs, ceux qui participent souvent à leur marche sont de jeune désœuvré qui va juste prendre des billets de banque, accompagner de quelques médias ignobles qui cherchent leurs pains quotidiens qui font des calomnies contre la communauté internationale, contre la Minusca, contre la France. Une chose bizarre dans tout ce qui se passe, pour le moment, dans la plupart des cas, seules quelques désœuvrées du quartier Boy-Rabe  sont un peu nombreuses. Même les enfants de la rue qui chargent les taxis et les bus au centre – ville de Bangui refuse en bloc de prendre part. N’en parlant pas des autres quartiers, personne ne voudrait pas prendre part à leurs marches.

« Ce n’est pas étonnant de voir que lors de chaque marche organisée par le pouvoir en place, ce sont que de même tête qui apparaissait, les premiers de devant sont les mêmes », déclare un étudiant de l’université de Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Alindao, une centaine des rebelles de l’UPC dépose les armes

0

 

Bangui, 22 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis près d’une année, c’est la première vague la plus importante des éléments rebelles de l’UPC qui dépose volontairement leurs armes aux autorités centrafricaines. Depuis mardi, en tout une centaine des rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) qui expriment leur volonté de reprendre la vie civile.

Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l'élevage Hassan Bouba
Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba

 

Selon les autorités locales, ce lundi 20 décembre, 24 éléments rebelles de l’UPC étaient sortis de leur maquis pour demander leur désarmement, dont 4 sur l’axe de Nzérété à 17 kilomètres sur la route de Bambari, 18 sur l’axe de Mingala et 2 sur l’axe Kongbo, suivi de 80 autres ce mercredi 21 décembre. Parmi les rebelles figure quatre généraux de l’UPC dont le célèbre chef rebelle Ben Laden qui a longtemps terrorisé les populations de Basse-Kotto.

Pour l’heure, ils sont cantonnés dans la base des Mercenaires russes à Alindao en attendant leur transfèrement dans la capitale.

Rappelons qu’il y a un mois, une dizaine des combattants rebelles de l’UPC étaient sortis de leur maquis pour demander leur désarmement aux autorités militaires locales. Ils ont été transférés à Bangui, mais sont à nouveau redéployés par les mercenaires russes par hélicoptère vers Bambari pour combattre leurs anciens collègues rebelles qui sont encore au maquis. Même le célèbre ancien garde du corps du chef rebelle Ali Darassa, le général Kiri, qui participe actuellement au démantèlement de l’UPC, serait blessé au front.

Affaire à suivre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : une réforme du code minier qui fait débat

0
Centrafrique.org/rca-les-en-dessous-de-laffaire-opposant-ali-darassa-et-hassan-bouba-enquete-speciale-du-cnc/exploitation-miniere-russe-a-ndassima/” rel=”attachment wp-att-37709″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/exploitation-minière-russe-à-Ndassima-450×338.jpg” alt=”Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Les coopératives artisanales craignent un monopole pour les ventes à l’étranger et une mainmise russe.

 

 

Bangui, 21 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le nouveau code n’a toujours pas approuvé par le Parlement, mais c’est une réforme d’ampleur qui est annoncée en Centrafrique pour le secteur minier : les coopératives artisanales n’auront plus le droit de vendre leur or à l’étranger et dénoncent un risque de monopole. “Ce nouveau code minier en gestation donne clairement le monopole de marché des métaux centrafricains à la société Geminca”, estime Francis Gamba, président de cette union de coopératives. “C’est la preuve d’une irrationalité totale. Un mépris des avantages et droits acquis des acteurs nationaux du secteur minier qui perdent ainsi leur autonomie.”

 

Le problèmes de petits exploitants

En cause donc : une clause prévoyant que l’exportation d’or passe sous le contrôle d’une société publique, avec une exception accordée aux mines industrielles qui pourront vendre leur production.

Désormais, les petits exploitants seront donc obligés de vendre leur or ou leurs diamants à la Geminca. “Je suis très inquiet parce que priver un fils du pays de son droit, pour moi, ce n’est pas normal“, dit Ngodjono Rajim, président de la commission chargée des mines à la Chambre de commerce en Centrafrique. Il s’inquiète de ce qu’il nomme un  “pillage” des ressources du pays. “On est en train de priver le peuple centrafricain de notre droit pour permettre à une organisation étrangère d’exploiter nos pierres.

Lors d’une assemblée générale tenue à Bangui à la mi-novembre, l’Union nationale des coopératives minières de Centrafrique a critiqué les réformes annoncées.

 

A cette situation s’ajoute un imbroglio juridique

En 2019, l’Etat centrafricain a retiré à la société canadienne Axmin l’exploitation de la mine de Ndassima et a transféré ce droit à Midas Ressources. “Nous avons appris avec beaucoup d’étonnement que ces deux permis ont été non seulement retirés mais attribués à une compagnie qui a des relations avec les Russes, Midas“, déclare Crepin Mboli, l’avocat de la société Axmin. “Nous avons dû saisir la chambre arbitrale de Paris parce qu’il est prévu dans notre convention minière qu’en cas de contentieux, on saisit la chambre arbitrale de Paris.

Midas Ressources est une société malgache sur le papier, mais réputée proche de la Russie et du groupe paramilitaire Wagner. La société exploite donc la seule mine industrielle de la République centrafricaine à Ndassima. La société est injoignable. Le numéro de son bureau à Bangui reste sans réponse.

Récemment, le Parlement européen a publié un récent rapport sur les violations des droits de l’Homme commises par des entreprises de sécurité privées, notamment le groupe paramilitaire russe Wagner. Une partie du rapport a été consacrée aux accusations d’exploitation illégale de mines en Centrafrique.

 

Le Premier Ministre Portugais a effectué une visite de quelques heures à Bangui

0

 

Bangui, 21 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Premier ministre portugais, António Luis Santos da Costa, s’est entretenu lundi avec son homologue centrafricain, Henri-Marie Dondra, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, avant de rencontrer les casques bleus portugais de la Minusca, au cours d’une visite de quelques heures à Bangui. Son entretien avec le Représentant spécial a également porté sur la contribution portugaise à la paix dans le pays

Le chef de la Minusca Mankeur Ndiaye avec le premier ministre portugais Dr António Luis Santos da Costa en, visite en RCA, le 20 décembre 2021 pour rencontrer les troupes portugaises de la Minusca. Photo Minusca
Le chef de la Minusca Mankeur Ndiaye avec le premier ministre portugais Dr António Luis Santos da Costa en, visite en RCA, le 20 décembre 2021 pour rencontrer les troupes portugaises de la Minusca. Photo Minusca

 

Le Premier ministre portugais a réaffirmé aux autorités centrafricaines l’engagement du Portugal pour la paix et la stabilité en RCA, à travers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Son entretien avec le Représentant spécial a également porté sur la contribution portugaise à la paix dans le pays, avec la présence de la Force de réaction rapide (QRF) au sein de la MINUSCA depuis 2017, composée de 180 éléments. “Nous avons échangé sur la situation sécuritaire. J’ai loué le fort engagement de la QRF dans l’exécution de notre mandat”, a indiqué Mankeur Ndiaye.

Déployée au sein de la MINUSCA depuis 2017, la Force de réaction rapide portugaise s’est illustrée lors de plusieurs opérations de la Mission contre les groupes armés, notamment l’expulsion des éléments armés de la ville de Bambari en janvier 2019 ou au sein de l’opération ANVIL pour sécuriser l’ouest de la RCA, protéger les populations civiles, et assurer la fourniture de l’assistance humanitaires à des milliers de personnes déplacées internes. Au cours de la crise post-électorale, les casques bleus portugais de la MINUSCA ont notamment mené avec succès des opérations contre les rebelles de la CPC à Bossembélé, Bossangoa, Bozoum et Bocaranga.

 

 

RCA : une jeune fille de 11 ans violée par les mercenaires russes dans le Nord-ouest

0

 

Bangui, 20 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les faits se sont produits en présence d’un colonel de l’armée nationale dans le village Mbéréwock, situé à 20 kilomètres de Mann, non loin de la frontière du Tchad et du Cameroun, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko

 

Selon des sources sécuritaires locales, confirmé

par les parents de la jeune fille, l’acte criminel s’est produit le 30 novembre 2021, deux jours après la triple attaque du village Kaïta, Boyagou et  Mbéréwock,  par les rebelles du mouvement 3R, membre  de la coalition des patriotes pour le changement (CPC),faisant une dizaine des victimes, dont trois soldats FACA et un bébé de six mois avec sa mère.

Selon les mêmes sources, quelques heures après la triple attaque,  les Mercenaires russes de la société Wagner et le colonel des FACA, chef de détachement des éléments envoyés dans la zone et basé à Koui, étaient arrivées à Mbéréwock, situé à 20 kilomètres du village Mann. Sur place, les 74 soldats FACA basés dans ce village ont quitté la ville, laissant derrière eux leur camp détruit par les rebelles, et le village abandonné par la quasi-totalité de ses habitants.

Devant la base des soldats FACA à Mbéréwock,  se trouve une boutique tenue par un catéchiste que les mercenaires russes ont décidé d’aller piller, emportant des bouteilles d’eau, du jus  et certains articles. Mais en rentrant, ils ont entendu des voix murmurant dans la maison qui se trouvait à côté de la boutique.

En cassant la porte de la maison, les mercenaires russes ont vu une vieille dame avec sa petite fille de 11 ans terrifiée. C’était la fille du propriétaire de la boutique qui avait décidé de rester au côté de sa grande mère âgée, et qui ne pouvait pas fuir l’attaque comme son père qui s’est réfugié au Cameroun. Chose étonnante, les mercenaires russes n’ont retiré que la petite-fille entre les mains de sa grand-mère en pleure et l’ont ramené derrière la base des soldats FACA qui se trouvait juste en face de chez elle.

Selon la victime, l’un des Russes lui a montré son sexe et lui fait signe de le sucer, tandis que  le deuxième la déshabille et commence à l’agresser sexuellement. Pendant ce temps, le colonel des FACA, constatant qu’il y’a quelque chose qui se passe derrière la base, est allé voir les faits de ses propres yeux mais, paniqué, il ne peut dire un seul mot. Par peur d’être assassiné par ces criminels russes et syriens, le colonel retourne tranquillement dans la maison en ruine, laissant la jeune fille seule face à ses deux bourreaux.

D’après la grand-mère de la victime, c’était dans le sang qu’elle avait retrouvé sa petite fille. Avec la force de Dieu, elle est allée chercher des feuilles et racines dans la brousse afin de revenir bouillir et nettoyer sa petite fille avant qu’elle ne parte avec elle à l’hôpital de Bocaranga, puis à Bouar dans la Nana-Mambéré.

À Mbéréwock, la nouvelle a ému tout le village qui est sous le choc.

Rappelons que dans ce village de Mbéréwock, il y’avait 74 soldats FACA, tous issus d’une même promotion mais tous ont dû plier bagage après la triple attaque du dimanche 28 novembre 2021 qui a coûté la vie aux trois soldats.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Moussa Bobiri, l’ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa est en fuite vers le Tchad

0

 

Bangui, 21 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’arrestation du ministre Ali Hassan Bouba par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité le 19 novembre dernier fait paniquer toute sa famille. C’est le cas de l’ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa, qui habitait depuis plusieurs mois chez le ministre Ali Hassan Bouba au quartier KM5 à Bangui, vient de quitter précipitamment la capitale centrafricaine pour Ndjamena au Tchad.

centrafrique.org/moussa-ahmat-aliou-coordonnateur-politique-de-lupc-dans-un-etat-critique-a-lhopital/moussa-aliou-porte-parole-de-lupc-et-conseiller-politique-de-darassa-filme-le-3-aout-2019-au-quartier-elevage-par-bertrand-yekoua-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-32699″ data-wpel-link=”internal”>Moussa Ahmat Aliou, Porte-Parole et Interprête du chef rebelle Ali Darassa, ici le 3 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.
Moussa Ahmat Aliou, Porte-Parole et Interprête du chef rebelle Ali Darassa, ici le 3 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

L’extraction par la force du ministre Ali Hassan Bouba de la Prison de Camp de Roux le 26 novembre dernier par la garde présidentielle, pourtant accusé de crime de guerre et crime contre l’humanité et qui devrait être entendu par les juges d’instruction de la cour pénale spéciale (CPS) ne restera pas sans suite. Les organisations de droits de l’homme se mobilisent au côté des victimes pour que la justice soit faite. Au même moment, un autre présumé criminel, Monsieur Moussa Bobiri, ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa, qui devrait être entendu par la cour pénale spéciale pour les mêmes crimes, est en fuite vers le Tchad.

Selon nos informations, ce gros poisson de la justice avait quitté la capitale peu après l’arrestation de son cousin Ali Hassan Bouba à bord d’un véhicule de commerce via Béloko, puis Garoua – Boulaï au Cameroun, ensuite le Tchad.

L’homme avait quitté Bangui avec sa femme, laissant derrière lui son grand frère, l’ancien général de l’UPC Makaye Bobiri qui habite toujours chez le ministre de l’élevage Ali Hassan Bouba au quartier Km5 de Bangui. Celui-ci pourrait aussi être inquiété si la justice décide de l’entendre.

Rappelons que le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, devenu allié du pouvoir depuis quelques mois, est aussi dans le viseur de la cour pénale spéciale et cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Il vit actuellement dans la clandestinité dans la capitale.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Le projet de loi des finances 2022 a été adopté par l’assemblé nationale

0

 

Bangui, 21 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le projet de loi des finances 2022 vient d’être adopté par 131 voix pour, 3 contre 4 abstentions. Ce budget prévoit 298,1 milliards de francs CFA de ressources dont 138 milliards de francs CFA de ressources domestiques et 160,1 milliards de francs CFA. Les charges sont de 292,3 milliards de francs CFA.

centrafrique.org/le-ministre-des-finance-herve-doba/” data-wpel-link=”internal”>Le ministre des finance Hervé Doba

 

Selon le gouvernement, les ressources propres qui seront mobilisées pour l’année 2022, proviennent de la douane, des Impôts et des Domaines, du Trésor et de la Comptabilité Publique. Ces ressources intérieures sont estimées à 138 milliards de FCFA. Les 160,1 milliards de FCFA pour les ressources extérieures sont constituées des appuis budgétaires de la banque Mondiale, de l’Union Européenne et des Droits de Tirages Spéciaux (DTS) du FMI, des dons projets, emprunts projets.

Les grands axes et les priorités du Gouvernement reposent sur la relance économique, le renforcement de la paix et la réconciliation nationale en République Centrafricaine tout en espérant atteindre au moins 4% en ce qui concerne la croissance économique d’ici 2022.

Hervé Ndoba, ministre de Finances et du budget a rappelé l’impact de la pandémie du covid-19 et la crise sécuritaire qui pourraient être un frein à la vision du gouvernement d’atteindre la croissance économique,

« la croissance devrait se stabiliser autour de 4% à moyen terme. Compte tenu des besoins pressants du pays, notamment en matière de santé, de sécurité, des infrastructures et face aux ressources budgétaires limitées, une gestion efficiente des finances publiques est essentielle pour permettre au Gouvernement de le remettre sur la voie de la reprise économique », avait déclaré le ministre devant les élus de la nation.

 

Prisca VICKOS avec le RJDH

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Massacre de Boyo : une centaine des rescapés ont été rapatriés à Bambari

0

 

Bangui, 21 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les trois véhicules rapatriant la majorité des rescapés du massacre de Boyo dans lequel une dizaine des personnes dont des enfants, femmes et vieux hommes ont été tués le 6 et 7 décembre 2021 sont arrivées dimanche à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

Anti-Balaka-et-lupc-a-pombolo-et-a-gambo/un-milicien-Anti-Balaka-au-village-gambo-en-2017-photo-par-huguette/” rel=”attachment wp-att-34820″ data-wpel-link=”internal”>Un milicien anti-Balaka à Gambo, dans la province de Mboumou en République centrafricaine, le 16 août 2017. © 2017 Alexis Huguet
Un milicien anti-Balaka à Gambo, dans la province de Mboumou en République centrafricaine, le 16 août 2017.
© 2017 Alexis Huguet

 

Le Mardi et mercredi 8 décembre, dans la localité de Boyo, chef-lieu de la commune de  la Haute Baideou, située  à 120 kilomètres au nord-Est de Bambari sur l’axe Ippy, une opération militaire des mercenaires russes, appuyée par les soldats FACA et des ex-miliciens Anti-Balaka a fait au moins une quinzaine des morts, selon la Minusca.  Parmi les victimes, il y’avait des enfants, des femmes et des personnes âgées. Ils ont été massacrés à l’aide des machettes. Selon la Minusca, hors-mis les personnes tuées, il y’avait également des cas d’amputation, d’extorsion et destruction d’habitations.   La plupart des rescapés, environ 1500 personnes, actuellement protégées par les Casques bleus de la Minusca. Entre

temps, certains rescapés, environ une centaine,  ont été rapatrié par leur famille à bord des trois véhicule civils à Bambari où ils sont arrivés dimanche 19 décembre 2021. Une cellule psychologique devrait être mise à leur disposition.

Selon les médecins de l’hôpital général de Bambari, « on est  dans un stress traumatique. Il faut surveiller tous ces rescapés pour voir s’il a été digéré ».

Rappelons qu’après le massacre de Boyo par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera, ces mêmes miliciens sont allés le mardi 14 décembre  à une dizaine de kilomètres de Boyo sur la route de Gallougou assassiné l’ancien maire de Bambari Didier             et toute sa famille dans sa ferme. Et ce n’est pas fini. Ils sont allés, le 16 décembre dans le campement des éleveurs peuls à Zimako, situé à 31 kilomètres d’Ippy. Ils ont tué 5 personnes, dont deux éleveurs peuls et trois cultivateurs chrétiens. Une véritable pagaille dénoncée par la mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) dans son communiqué du 19 décembre 2021.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le Cameroun inaugure son chaînon routier sous-régional vers le Congo

0

 

Bangui, 21 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le ministre camerounais en charge des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, inaugurera mercredi le chaînon national du corridor routier devant relier la ville de Sangmélima (Sud) à Ouesso, une localité du Congo, selon une note d’information rendue publique lundi.

Une route relie désormais le Congo-Brazzaville et le Cameroun à la hauteur de Ntam, sur 300 km
Une route relie désormais le Congo-Brazzaville et le Cameroun à la hauteur de Ntam, sur 300 km. Photo RFI

 

Encore appelée la “Route de l’intégration sous-régionale”, son linéaire côté camerounais est long de 321,5 kilomètres pour un total de quelque 700 kilomètres de part et d’autre de la frontière. Cet axe fait partie du projet de facilitation de la chaîne logistique des transports en Afrique centrale.

La construction de la transnationale Sangmélima-Ouesso a bénéficié des financements de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque islamique de développement (BID), de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC).

Pour la BAD, cet axe névralgique contribuera également au renforcement de l’intégration sous-régionale à travers l’interconnexion sur des axes routiers reliant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo.

 

Avec Zinhua

Centrafrique : le nombre de déplacés internes a augmenté au cours du dernier mois, selon la CNMP

0

 

 

Bangui, 21 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le nombre de déplacés internes en République centrafricaine (rca) a augmenté au cours du dernier mois, passant de 664 491 individus  en octobre à 600.000 à la fin novembre 2021 en raison d’un regain de violence, a indiqué la commission nationale du mouvement de population. À cela s’ajoutent des centaines de milliers de réfugiés centrafricains dans les pays voisins.

Les déplacés internes dans un camp à Briah

 

Selon la commission nationale du mouvement de population, au 30 novembre 2021, le nombre total des personnes déplacées internes (PDI) en RCA est estimé à 669 791 individus, soit 178 356 personnes dans les sites. Une hausse comparée au chiffre du mois d’octobre 2021, soit 664 491 individus composés respectivement de 181 027 personnes vivant dans des sites, 27 et 483 464 dans des familles d’accueil.

Par ailleurs, les Nations unies s’inquiètent des récents cas des violences perpétrées par des miliciens Anti-Balaka dans la préfecture de l’Ouaka depuis le début de ce mois de décembre 2021, poussant des milliers des personnes à plier leurs bagages et rejoindre les sites des déplacés ou des familles d’accueil dans des localités voisines.

Selon le HCR, le regain des violences  dans certaines villes de province fait craindre des pénuries à Bangui.

Selon OCHA, les besoins humanitaires sont importants, mais le contexte sécuritaire volatile entrave souvent les actions sur le terrain.

 

Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

La COMIFAC annonce un double financement de plus de 3 milliards de dollars pour la protections des forets d’Afrique Centrale .

0

Centrafrique.org/logo-comifac/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/logo-COMIFAC-443×450.png” alt=”logo COMIFAC” width=”443″ height=”450″ />

 

Communiqué de presse

 

Suite à sa participation à la COP 26, la Commission des forets d’Afrique Central (COMIFAC) fait le bilan des promesses de financement récoltées de plus dde 3 milliard de dollars. Une mobilisation sans précédent qui marque le rôle clés ses forêts africaines dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Cet échange avec la presse au format hybride (présentiel et visioconférence) donnera l’occasion aux Ministres de faire le bilan de la participation de la COMIFAC à la 26ème session de la Conférence des Parties (CdP) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques tenue du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow et de présenter les prochaines étapes.

 

COMIFAC A LA COP 26

La 26ème session de la Conférence des Parties (CdP) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, s’est tenue en application du paragraphe 4 de l’article 7 de la Convention, au Scottish Event Campus à Glasgow (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord), du 31 octobre au 12 novembre 2021, sous la présidence britannique et en partenariat avec l’Italie, sous le thème : « unir le monde pour s’attaquer au changement climatique »

L’évènement a connu la participation de 30 000 personnes venues de 200 pays représentant les parties, gouvernements, organisations internationales et non gouvernementales, peuples autochtones et les communautés locales, les universités et le secteur privé, etc.

La Commission de Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) y a pris part à ce rendez- vous. Huit pays membres à savoir : Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, RCA, RDC, Rwanda, et Tchad y ont pris part, ainsi que quatre Chefs d’Etat de l’espace COMIFAC (Congo, Gabon, RCA, RDC), des Ministres, et autres personnalité y étaient présents.

 

Objectifs de la participation de la COMIFAC

La participation de la COMIFAC à la COP 26 visait à : apporter un appui technique aux pays membres de la COMIFAC pendant les négociations ; assurer le maximum de visibilité et la promotion de la COMIFAC à la prochaine COP 26 ; susciter l’intérêt des partenaires, de la Communauté internationale et Contribuer à la mobilisation des financements pour l’Afrique Centrale ; promouvoir l’expertise et les réalisations de la COMIFAC, ses pays membres et partenaires.

 

Activités menées et retombées

L’agenda de la COMIFAC et de ses partenaires était meublé entre-autre par : La participation aux négociations, la tenue de plus de 50 side events ; des Conférences de presse et interviews.

Si la principale retombée de la participation de la COMIFAC à cet évènement est la réaffirmation de son leadership au niveau sous-régional voir international, la CdP 26 a été un lieu de regain d’intérêt pour l’Afrique centrale et le rôle joué par ses forêts pour la régulation du climat global. Ainsi une annonce collective a été faite pour le financement spécifique de la protection et la gestion durable des forêts du bassin du Congo pour un montant de 1.5 milliards de dollars US pour la période 2021-2025. Une autre annonce, plus générale sur les forêts tropicales, dont celles d’Afrique centrale, a concerné la mobilisation de 1.7 milliards de dollars US comme appui aux peuples autochtones et communautés locales dans leurs efforts de protection des forêts tropicales. De plus, la déclaration sur les Forêts et l’Utilisation des Terres faites à Glasgow et dont la quasi-totalité des pays d’Afrique centrale sont signataires a des potentialités d’offrir un cadre international pour renforcer la gestion des forêts en vue d’accroitre leurs rôles sur la lutte contre les changements climatiques

Président en exercice de la COMIFAC, M. Jules Doret NDONGO a déclaré :

“Cette promesse de financement sans précédent représente un espoir immense pour les forêts d’Afrique. C’est pourquoi je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à nos partenaires engagés à nos côtés. J’encourage aussi nos gouvernements et nos organisations au niveau local à poursuivre leurs efforts pour prendre le chemin d’un développement vert, protéger la biodiversité, les populations locales et tout particulièrement les femmes et les enfants. Nous, pays africains, devons montrer l’exemple et nous avons plus que jamais besoin de l’engagement de nos partenaires pour concrétiser nos ambitions. Car cet enjeu dépasse largement les frontières de l’Afrique centrale.”

 

Actions de la COMIFAC

La COMIFAC salue le travail de ses États-membres (le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe et le Tchad, et de ses partenaires techniques et financiers.

Depuis 1999 et la “Déclaration de Yaoundé”, les États d’Afrique Centrale se mobilisent pour protéger le bassin du Congo. La COMIFAC a déjà lancé plusieurs grands chantiers afin d’augmenter le nombre d’aires protégées, d’harmoniser les politiques nationales, de mettre en place des stratégies transnationales adéquates et cohérentes, de collecter et publier des données et de récolter des fonds au bénéfice des forêts d’Afrique centrale.

 

Télécharger le dossier presse

 

 

Contact presse :

Louisette YEBEL Chargée de Communication Secrétariat Exécutif COMIFAC

Louisetteyebel@comifac.org

+237651973000

 

Nous travaillons à vous envoyer les actualités qui peuvent vous intéresser.

 

Si vous souhaitez vous désinscrire de notre newsletter, cliquez ici

 

Football Players That Changed Football Forever

0

Football has been changed in many ways with the upgrading of technology. You can even visit websites like 10bet Africa to place your bets on the outcome of a game; however, the football players are the stars of the show. Come with us as we take a look at football players who have revolutionized the football field and changed football forever.

Centrafrique.org/publicite-1/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/publicite-1-450×306.jpg” alt=”Football Players That Changed Football Forever” width=”450″ height=”306″ />

Pexels

Pele- Edson Arantes do Nascimento

Edson Arantes do Nascimento, popularly known as Pele, was born on 23 October 1940 and was born in Brazil. He became a professional football player and played as a forward. Pele was named the greatest by FIFA for all his work on the football field.

The forward position in football is when a player of a certain team plays as close as possible to the opposing team’s goal. Playing this position means that they are the most responsible for scoring goals.

Pele’s debut happened in 1958 during the World Cup at the very tender age of 17. What set Pele apart from other players was the skill and joy he brought to the field. He changed the way football was played forever.

He didn’t only make things better on the field but also made things better within the narrative surrounding football in America. He won as much as he could and also helped to popularise the sport in America. He did this by becoming very popular in the New York Cosmos.

Pele’s career didn’t stop on the field as he later became the Minister of Sports for Brazil. The only thing we’d wish for is the opportunity to bet on Pele’s skill during his heydays. Speaking of bets, there are many betting sites in Africa that you can start placing your local and international bets with.

Diego Maradona

Diego Maradona was born on 30 October 1960 and was born in Argentina. Diego’s full name was Diego Armando Maradona. Diego was more than just a professional football player, and he also became a manager. Diego was truly one of the best and was one of the two winners of the FIFA Player of the 20th-Century award.

After Pele, Diego is one of the best players to hit the field. Under his leadership, Argentina made it to the World Cup in 1986. They didn’t just make it; they earned the World Cup title. He also scored the very famous Hand of God goal against England. Little did Maradona know that he was sealing his fate with history as FIFA later named that goal, Goal of the Century.

It is for this reason that Diego Maradona was the best.

Johan Cruyff

Hendrik Johannes Cruijff OON was born Amesterdam in the the Netherlands on 25 April 1947. He was a Dutch professional player and played as a midfielder and a forward. Cruyff was so good that he even has a book.

 

Johan was not only good in the field but also doubled as a manager. Cruyff has won Ballon d’Or three times in 1971, 1973, and 1974. He created a revolution during the 70s. It was also during this time that the Netherlands became one of the best footballing nations.

 

The Dutch were able to reach the World Cup finals twice and began playing a new style called Total Football. Rinus Michels initially created total football; however, Total Football was put into action and refined by Cruyff.

 

Under the leadership of Johan, Cruyff led Oranje to earn second place in the 1974 Cup. This was disputed by many because Oranje was considered to be one of the best teams at that time.

 

Johan Cruyff decided that he would retire from playing football after he led his team, once again to the 78 Cup. Unfortunately, this is where they finished second once again.

 

Cruyff won many things within his career, which include the Dutch league, which he won eight times, the European Cup, which he won eight times with Ajax. Johan Cruyff also won the Spanish League title with Barcelona.

 

Cruyff has become an icon for his work within football.

Football Players That Changed Football Forever

 

Pexels

 

Conclusion

There are many players who have changed and had extensive involvement in the way football is today. These players have been adorned with awards, titles and have made their mark in history as one of the best football players who have made a change.

 

It’s important for us to recognize their contribution and truly see that football is more than just about kicking the ball around. Football is truly about the players because they make the game great.

 

 

 

 

 

 

 

Massacre de Boyo, déclaration de la Minusca

0

 

La Minusca réaffirme sa ferme détermination à assurer la protection des civils des violences à Boyo, à Ippy ainsi que dans toutes les régions touchées par les violences commises par les groupes armés

Centrafrique.org/rca-monsieur-didier-wangay-ex-maire-par-interim-de-Bambari-a-ete-execute-avec-sa-famille-par-les-miliciens-anti-balaka-faction-touadera/aicha-kette-dtuee-par-les-miliciens-anti-balaka/” rel=”attachment wp-att-52524″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Aicha-Kette-dtuee-par-les-miliciens-Anti-Balaka.jpg” alt=”Madame Aïcha Ketté, La nièce de l’ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution” width=”240″ height=”320″ />
Madame Aïcha Ketté, La nièce de l’ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution

 

Bangui, 20 décembre 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique).

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne fermement les récentes violences ciblant délibérément les populations civiles à Boyo (préfecture de la Ouaka), et dont les auteurs sont des éléments armés coordonnés et assimilés aux anti-Balaka. La localité a été le théâtre d’incidents graves les 6 et 7 décembre 2021, avec une quinzaine de civils tués, des cas d’amputation, d’extorsion et destruction d’habitations, et près de 1500 personnes déplacées, actuellement protégées par les casques bleus dont l’intervention rapide aura permis de restaurer une stabilité dans Boyo.

 

La MINUSCA alerte sur l’arrivée massive de ces éléments armés assimilés aux anti-Balaka dans les environs de Boyo et à Ippy

 

La MINUSCA alerte sur l’arrivée massive de ces éléments armés assimilés aux anti-Balaka dans les environs de Boyo et à Ippy, ainsi que sur les risques de ciblage et d’exactions exclusivement dirigés contre les communautés peuls qui pourraient être commis.

Conformément à son mandat, une mission d’évaluation de la MINUSCA et d’agences humanitaires des Nations Unies s’est rendue le 15 décembre à Boyo, sous contrôle des casques bleus, où elle a rencontré les autorités locales et la population, et a initié des enquêtes sur les crimes graves et violations des droits de l’homme. La MINUSCA a appelé les deux communautés à préserver la cohésion sociale, le vivre ensemble et la paix dans la région, et a également a renforcé la présence de sa Force pour prévenir toute violence.

Par ailleurs, la Force de la MINUSCA a effectué une patrouille de longue portée le 18 décembre sur l’axe Ippy-Bria pour prévenir toute violence dans la région et en appréhender les auteurs et/ou complices.

La MINUSCA réaffirme sa ferme détermination à assurer la protection des civils des violences à Boyo, à Ippy ainsi que dans toutes les régions touchées par les violences commises par les groupes armés. La Mission appelle tous les groupes armés à mettre immédiatement fin à leurs attaques contre les populations et à respecter le cessez-le-feu déclaré par le Chef de l’Etat le 15 octobre 2021 ainsi que leurs engagements prévus dans l’Accord de paix.

 

 

Centrafrique : l’ancien ministre Blaise Haroun Nabia arrêté par les forces de l’ordre

0

 

Bangui, 19 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’ancien ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public Monsieur Blaise Haroun Nabia, impliqué dans une affaire d’escroquerie au diamant  a été interpellé par les forces de l’ordre ce vendredi 17 décembre 2021. Placé en garde à vue, il devrait être déféré au parquet cette semaine.

Haroun Blaise NABIA Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public
Monsieur Haroun Blaise NABIA, l’ancien Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public

 

Ce sont les éléments de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie qui ont procédé à son arrestation. C’est l’épilogue d’une enquête de près de deux ans au sujet d’une supposée  escroquerie au diamant

En effet, en 2019, l’ancien ministre Blaise Harouna Nadia disait à un compatriote centrafricain vivant en Norvège qu’il détenait un permis minier. Et dans ses échanges avec ce compatriote, il arrive à le convaincre d’un accord de partenariat d’achat de diamant centrafricain selon le processus Kimberley prouvé par un certificat et un reçu des douanes et impôts.

De son côté, ce compatriote, galvanisé par la promesse de l’ancien ministre Blaise Haroun Nadia, a pu trouver un Norvégien qui semble intéressé par cette transaction.

Mais concernant l’achat et l’acheminement de ces diamants, l’ancien ministre Blaise Haroun Nadia se dit chargé  de l’approvisionnement et de la logistique de ces produits jusqu’à la Norvège, mais qu’une fois le diamant acheté, les frais d’expédition seront  à la charge du partenaire. C’est évidemment dans ce contexte que le compatriote centrafricain a pu convaincre ce partenaire norvégien de collaborer avec l’ancien ministre qui a filmé un diamant et a envoyé l’image à son nouveau partenaire norvégien qui semble intéresser. Ils entament des discussions sur les procédures d’acquisition. Mais l’ancien ministre  disait à son nouveau partenaire que le propriétaire du diamant lui exige une caution d’un  million de francs CFA, et la somme lui avait été envoyée. Mais depuis cette date, l’ancien ministre devient introuvable. Durant deux ans, l’homme se fait rare. Une plainte avait été déposée pour escroquerie à la justice par son soi-disant partenaire. L’enquête avait été confiée à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Mais après plus de quatre convocations, l’ancien ministre semble ne pas être prêt à y répondre.

C’est ainsi que ce vendredi 17 décembre 2021, il a été cueilli à Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui.

Selon les enquêteurs, il sera déféré devant le parquet du tribunal de grande instance de Bangui dans les prochains jours.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Radio Ndékè Luka, une radio manipulée par la MINUSCA et l’opposition démocratique en faveur des rebelles  ?

0

 

Bangui, 19 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est l’avis de la majorité des partisans du pouvoir qui ne cesse de publier sur les réseaux sociaux des messages de haine et de provocation à l’encontre de la radio Ndékèluka qui cherche pourtant à éviter ce genre de considération en diffusant que des informations plus ou moins « favorables au gouvernement » en cette période de tension politique et sécuritaire dans le pays.

Tweet de Donzo

 

« Radio Ndékè Luka, une radio qui est manipulés par la Minusca, et les COD 20_20 pour donner des Fausses Informations en faveur des groupes rebelles pour créer des troubles en République centrafricaine », a tweeté vendredi Monsieur Damzo.  D’après lui, depuis près d’une année, cette station de radio indépendante joue le jeu des rebelles du CPC en diffusant de fausses informations pour tremper l’opinion publique.

Tweet de Douaclé Orphée Ketté
Capture d’écran du Tweet de Douaclé Orphée Ketté

 

Répondant à Monsieur Damzo , Monsieur Douaclé Ketté Orphée a dit ceci : « nous sommes en train de franchir un nouveau cap : celui qui tient le discours entendu est jugé de comploteur. Où va la rca? ».

C’est le même son du côté de Monsieur Jean-Louis,  un autre internaute qui disait que « c’est comme cela qu’on touche vraiment le fond ».

Mais d’après un journaliste de la radio Ndékèluka contacté par CNC qui a requis son anonymat, celle-ci a déjà fait des efforts considérables en fermant les yeux sur toutes les exactions commises par les Mercenaires russes sur la population.

« Nos correspondants en province nous ont appelés à chaque fois pour dénoncer les exactions commises par les mercenaires de Wagner, mais la rédaction a préféré fermer ses oreilles et diffuser  d’autres informations. Tout ceci pour éviter qu’on nous prenne pour des comploteurs », disait le journaliste. D’après lui, dans certains cas, s’il y’a des incidents impliquant des rebelles, on préfère diffuser les propos des officiels, c’est-à-dire du préfet, sous-préfet, maire, etc., malgré qu’on sait que ceux-ci ne coïncident pas à la réalité.

Rappelons que depuis près d’une année, surtout après l’attaque du CPC sur la capitale le 13 janvier dernier, les partisans du pouvoir,  galvanisés par des billets de banque,  mènent des opérations de provocation et des messages de haine sur les réseaux sociaux contre tous ceux qui tentent de dire des propos autres que les leurs.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 6 morts dans un affrontement entre les soldats FACA et les rebelles  dans le Nord-ouest

0

 

Bangui, 20 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un nouvel affrontement entre les militaires de l’armée nationale et les rebelles du mouvement 3R dans la localité de Mann a occasionné la mort de six personnes, dont un militaire et un rebelle, sans oublier près d’une dizaine des blessés.

rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

4 civils, un militaire et un rebelle tués dans un affrontement qui s’est produit dans la nuit du samedi à dimanche 19 décembre 2021 dans le village de Mann, située à une soixantaine de kilomètres de Bocaranga, une localité perturbée sans cesse par des affrontements entre des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments des forces armées centrafricaines (FACA).

Comme nous l’avions publié dimanche, l’affrontement a débuté ce samedi vers 20 heures à une dizaine de kilomètres de Mann, et se poursuit jusqu’au centre-ville vers l’aube.  C’était une patrouille des soldats FACA qui aurait attaqué une position des rebelles à une dizaine de kilomètres de la ville sur l’axe Mbéréwock, déclenchant un violent affrontement.  Les rebelles ont poursuivi les soldats FACA jusqu’au centre-ville de Mann. Durant près de sept heures, les soldats FACA étaient contraints de battre en retraite, laissant les rebelles occuper la ville jusqu’à ce dimanche matin.

Le bilan fait état de 6 morts, dont 4 civils, 1 Soldat FACA et un rebelle. Selon le médecin de Ngaoundaye, il y’a également 7 blessés, 4 ont été transférés à l’hôpital de Ngaoundaye, trois au centre de santé publique de Mann en attente de référence à Ngaoundaye. Le centre de santé privé de Mann avait été vandalisé par les assaillants.

Les 24 soldats FACA sont rentrés finalement à Mann après le retrait des rebelles vers 8 heures du matin.

Rappelons que dans le village de Mann, il y‘avait 25 soldats FACA positionnés dans la localité, tandis qu’à Mbéréwock, à 20 kilomètres plus loin, environ 67 FACA basés dans ce village.  Mais après la triple attaque du mois dernier contre la ville de Kaïta, Zaoro-Lim et Mbéréwock, 67 soldats basés dans ces localités ont quitté pour rentrer à Bangui, laissant derrière eux ceux de Bang, de Mann et de Létélé etc..

 

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 5 personnes assassinées par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera au village Zimako

0

 

Bangui, 19 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce jeudi 16 décembre 2021, c’est le chaos total dans le village Zimako, situé à 31 kilomètres d’Ippy sur l’axe Gallougou. Les miliciens Anti-Balaka, appuyés par les mercenaires russes et les soldats FACA, ont mené une opération militaire dans la localité. Cinq personnes ont été tuées, et la population en débandade.

Image d'illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR
Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR

 

 

L’opération a été menée jeudi 16 décembre par les miliciens Anti-Balaka, factions Touadera, appuyer par les mercenaires russes et les soldats FACA.

L’objectif, selon eux, c’était de débusquer les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais ce jour, en réalité, il n’y avait aucun rebelle présent dans le village, seulement des populations civiles. C’est un campement des Peuls, habité aussi par quelques centaines des cultivateurs chrétiens. Il y’a aussi un réseau téléphonique dans la localité, ce qui attire de temps en temps des rebelles de l’UPC à venir stationner un moment pour communiquer avec leurs amis.

Les miliciens Anti-Balaka, armés jusqu’aux dents, ont attaqué sans distinction ce campement, tuant cinq personnes, dont deux éleveurs peuls et trois chrétiens avant de se replier vers  le village Boyo, situé à 120 kilomètres de Bambari.

Rappelons que ces miliciens Anti-Balaka, formés et équipés par les mercenaires russes, ont été impliqués dans un massacre de 11  civils dans la localité de Boyo, situé à 120 kilomètres de Bambari, puis une dizaine des civils dans le village Goya, situé à 45 kilomètres au sud de Ngakobo sur l’axe Kouango. Ils étaient même à l’origine de l’assassinat de l’ancien maire de Bambari et de toute sa famille la semaine dernière.  Même le vendredi 10 décembre 2021, la Minusca avait annoncé que ces miliciens Anti-Balaka, à bord de dix motos, ont tiré sur ses Casques bleus en patrouille pédestre dans le village Tagbara, situé non loin du village Boyo. Selon la population, on assiste depuis près d’un mois à la multiplication des crimes de guerre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : présence des hommes armés signalée dans la sous-préfecture de Ndjoukou, panique au sein de la population

0

 

Bangui, 19 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les habitants de la ville de Ndjoukou, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Kémo, font face depuis deux jours à la présence d’une dizaine des hommes en armes. Paniqués, certains ont dû quitter précipitamment leur domicile pour se réfugier dans des villages voisins, d’autres dans la brousse.

Des éléments de L'UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018
Des éléments de L’UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018

 

Une panique s’est observée ce samedi 18 décembre 2021 dans la localité de Ndjoukou, commune de Galabadja, dans la préfecture de Kémo. Était à l’origine, une rumeur faisant état de la présence des hommes lourdement armés aux environs de la ville.  Ce qui a poussé les habitants à quitter précipitamment leur domicile  pour se réfugier ailleurs.

D’après un chef du village voisin contacté par CNC, le calme est déjà revenu à Ndjoukou, mais les activités qui ne sont pas encore redevenues normales en raison de la peur qui s’installe toujours au sein de la population.

Joint au téléphone, un membre de la société civile de Ndjoukou tient à souligner que ces hommes en armes seraient de passage. Ils n’ont pas touché à la population.  Alors, la question est de savoir qui sont ces hommes en armes qui sillonnent ces localités en toute liberté où vont-ils ?

Rappelons que depuis quelques mois, des rumeurs d’une éventuelle attaque de la capitale, véhiculées par les Mercenaires russes,  se font entendre sur les réseaux sociaux. En même temps, dans les quatre coins du pays, la présence des hommes en armes est signalée, poussant la population à la panique.  D’après un observateur centrafricain, c’est la méthode soviétique, celle d’annoncer que telle chose va se passer, alors qu’en réalité rien.

« C’est une stratégie qui consiste à donner de fausses informations sur l’ennemi pour le pousser à se faire piéger », ajoute-t-il.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : célébration en différé à Baoro de la proclamation de la République

0

 

Bangui, 20 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les habitants de la ville de Baoro, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à 392 kilomètres au nord-ouest  de Bangui, ont célébré en différé ce samedi 18 décembre 2021 la proclamation de la République centrafricaine. Les festivités se sont déroulées en présence  du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, député de la localité.

Défilé du 19 décembre 2021 à Baoro
Défilé de la fête nationale célébrée en différé le 19 décembre 2021 à Baoro. Photo CNC / Gevais Lenga

 

Quelques jours après le grand défilé marquant la célébration du 63em anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine dans la capitale Bangui, c’est le tour de certaines villes de la rca de célébrer en différé cette fête nationale. La préfecture de la Nana-Mambéré, située au nord-ouest de la RCA n’est pas en reste. Elle a aussi célébré cette fête en différé dans sa préfecture Bouar, mais aussi à Baoro.  Un grand défilé et des spectacles ont été organisés le 18  décembre dans la ville de Baoro. Pour cette fête nationale, des chefs des quartiers, du groupement, des maires des communes, le sous-préfet, des notables locaux ainsi que certaines personnalités locales ont été invités à prendre part à la festivité autour du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji alias SMS, député de la localité.

Les populations de la belle ville de Baoro se sont massivement mobilisées pour commémorer cette journée qui marque la proclamation de l’Oubangui en République centrafricaine, communément appelée la Centrafrique ou c Centrafrique, le premier décembre 1958.

Le défilé a démarré à 9 heures  pour finir à midi. Pour  la population locale, la célébration de la proclamation de la République centrafricaine dans la ville de Baoro cette année est un succès. Elle est marquée par un grand engouement de la population.

Rappelons que la célébration à Baoro de la proclamation de la République intervient deux semaines après celle organisée à Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, située seulement à 60 kilomètres de Baoro sur la route de Béloko.

Le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji à la tribune du défilé à Baoro
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji lors du défilé à Baoro le 18 décembre 2021. Photo CNC / Gervais Lenga

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Sanctions à l’encontre du chef rebelle Ali Darassa : DÉCLARATION DU SECRÉTAIRE ANTONY J. BLINKEN

0
Centrafrique.org/secretaire-antony-j-blinken/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/SECRETAIRE-ANTONY-J.-BLINKEN-450×297.png” alt=”Le SECRÉTAIRE américain ANTONY J. BLINKEN” width=”450″ height=”297″ />
Le SECRÉTAIRE américain ANTONY J. BLINKEN

 

DÉCLARATION DU SECRÉTAIRE ANTONY J. BLINKEN

 

 

Sanctions à l’encontre d’un chef de milice centrafricain

 

Les États-Unis désignent Ali Darassa, le chef de la milice Union pour la paix en République centrafricaine (UPC) basée en République centrafricaine (RCA), conformément au décret 13667, en raison des graves violations des droits de l’homme.

 

L’UPC fait recours aux meurtres, aux enlèvements et à d’autres violences pour atteindre ses objectifs.  Le 15 novembre 2018, des membres de l’UPC ont attaqué un camp de personnes déplacées à Alindao, entraînant la mort de plusieurs personnes.  Le 15 mars 2020, quatre personnes auraient été détenues et torturées à Mboki sous les ordres de l’UPC.

 

La décision de Darassa d’abandonner l’Accord de paix de 2019 menace davantage la paix et la stabilité du pays et a entraîné des violations supplémentaires des droits de l’homme ainsi qu’une exacerbation des souffrances des Centrafricains.  Nous exhortons l’UPC et toutes les parties au conflit à tenir compte de la déclaration de cessez-le-feu du président Touadéra du 15 octobre, à cesser immédiatement les opérations de combat et à entamer le dialogue en vue de solutions politiques pacifiques.

 

 

Un nouveau terrain de basketball au lycée Barthélemy Boganda de Bangui

0

 

Bangui, 19 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les élèves du lycée Barthélemy Boganda de Bangui auront bientôt accès à un nouveau terrain de basketball qui sera mis en place dans quelques semaines. L’objectif, favoriser l’accès à l’éducation, le bien être et l’inclusion.  

Le ministre de la jeunesse et des Sports et l'Ambassadeur de la République Française auprès de la République Centrafricaine
Le ministre de la jeunesse et des Sports et l’Ambassadeur de la République Française auprès de la République Centrafricaine. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

La cérémonie de remise de ce terrain de basketball au lycée Barthélemy Boganda s’est déroulée vendredi en présence du Haut représentant de la France en rca, le diplomate Jean-Marc Grosgurin,  ambassadeur de France; de Monsieur Aristide Briand Reboas, ministre, responsable de la promotion de la jeunesse, des sports et de l’éducation civique; du commandant Jean-Marie, chef de liaison  et de contact avec la population, représentant le lieutenant-colonel, commandant la  mission logistique française à Bangui; de Monsieur Denis Vasseur, Directeur de l’Agence française de Développement (AFD); de Monsieur Jean-Pierre Rousseau, proviseur du lycée Barthélemy Boganda.

L’acquisition de ce terrain de basketball s’inscrit dans le grand projet de soutien à l’éducation financé par la France à travers l’agence française de développement (AFD) d’un montant de 3,279 milliards de francs CFA d’une durée de 7 ans, qui achèvera à la fin de ce mois de décembre.

L'Ambassadeur de la République Française, pendant son discours
L’Ambassadeur de la République Française lors de son discours. Photo CNC/ D. Y. Ibrahim

 

L’ambassadeur de France s’est réjoui de l’aboutissement de ce projet qui aura probablement un impact concret sur l’amélioration de la qualité des enseignements et apprentissage au lycée Barthélemy Boganda.

« La cérémonie du 17 décembre vise à acter la finalisation des travaux de construction d’un terrain de basketball au lycée Barthélemy Boganda. Il était très important pour la France à travers l’AFD de soutenir les plus importants lycée public de Bangui(entre 9,000 et 10,000 élèves chaque année) », déclare le diplomate français, et d’ajouter que « Notre soutiens à l’éducation des jeunes Centrafricains va se poursuivre malgré les vicissitudes rencontrées. Dans la crise sécuritaire actuelle, la France veut rappeler que l’essentiel est de penser à l’avenir des jeunes de ce pays, qui ont droit à la paix et au développement. Ils doivent pouvoir étudier pour s’épanouir professionnellement et personnellement, décider de l’avenir de leur pays et participer à la construction de l’Afrique de demain ».

Pour le commandant Jean-Marie de la Mislog qui supervise les travaux de ce terrain de basketball, , les enfants sont l’avenir et l’espoir de la République centrafricaine. Il faut donc faire un effort considérable au profit de la formation de ces enfants.

Même son de cloche du côté de Monsieur Jean-Pierre Rousseau, proviseur du lycée Barthélémy Boganda qui s’est réjouit de la remise de ce terrain de basketball dans son établissement scolaire.

« Nous sommes un pays de basketball, et ce terrain va probablement beaucoup aider la jeunesse, celle du quatrième arrondissement, celle du lycée Barthelemy Boganda et pourquoi pas les autres jeunes  qui vont venir jouer ici. Et en jouant ensemble ils vont consolider la cohésion sociale et la paix», déclare Monsieur Jean-Pierre Rousseau, proviseur du lycée Barthélémy Boganda.

Rappelons que ce projet de soutien à l’éducation financé par la France à travers l’AFD  vise à permettre le renforcement du Ministère de l’Éducation Nationale, de réhabiliter des infrastructures scolaires à Bangui et en province, et de donner une formation professionnelle à des centaines des jeunes Centrafricains.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : LES SANCTIONS EUROPÉENNES CONTRE LE CONSEILLER RUSSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE N’AURONT-ELLES PAS D’EFFETS COLLATÉRAUX SUR LE RÉGIME DE BANGUI ?

0

 

Bangui, 19 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un rapport des experts de l’Organisation des Nations Unies (ONU) avait révélé la présence du groupe paramilitaire russe « Wagner » sur le territoire national. Ce rapport suffisamment documenté a mis en exergue l’emprise de ce groupe paramilitaire sur les secteurs sensibles du pays à travers une guerre par procuration en faveur de la fédération de Russie. Ce groupe d’experts accuse les Wagner d’atteintes graves aux droits de l’homme, des actes de torture, des meurtres, des assassinats extra-judiciaires et/ou sommaires, de pillages de ressources naturelles, des intimidations sur la population civile et de manipulations de l’opinion sur fond de violences. En conséquence de ce qui précède, le bloc des vingt-sept (27) États européens a opté pour une batterie de sanctions contre certaines sociétés ainsi que des personnalités du groupe Wagner dont le conseiller russe en matière de politique intérieure du président de la république.

Bernard Selembi Doudou
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Ce message de fermeté approuvé à l’unanimité par les ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne réunis à Bruxelles consiste en une interdiction de visas pour voyager dans l’espace européen (Schengen) ainsi que le gel des avoirs sans oublier la suspension de financement des différents projets. Fort de ce qui précède, en faisant référence à la proximité du conseiller russe sous sanctions et surtout de son emprise sur le cercle restreint du pouvoir de Bangui, le citoyen lambda s’interroge :

Contrairement à la logique du pouvoir de Bangui, les sanctions européennes contre le conseiller russe du président de la république confirment-elles la présence effective des paramilitaires de Wagner sur le territoire centrafricain ?

Dans l’affirmative, quel serait l’avenir des relations bilatérales entre l’Union Européenne et notre pays ?

En tout état de cause, le dénialisme chronique du pouvoir de Bangui sur la présence effective des mercenaires de Wagner sur le territoire national n’est-il pas constitutif de la haute trahison définie par l’article 124 de la constitution ?

Les sanctions européennes couplées avec la suspension de la coopération militaire américaine ne concourent-elles pas à l’isolement totale préjudiciable à notre diplomatie ?

Par ailleurs, le conseiller russe du président de la république est-il encore crédible pour graviter dans le cercle restreint du pouvoir centrafricain ?

Pour éviter un bras de fer insipide projeté en filigrane avec l’Union Européenne, le pouvoir de Bangui envisagerait-il le limogeage du conseiller russe en matière de politique intérieure ?

Enfin, quid de la violation de la convention internationale qui interdit le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction des mercenaires adoptée le 4 décembre 1989 et entrée en vigueur depuis 2001 ? Il faut rappeler que l’article 2 de cette convention internationale dispose :« quiconque recrute, utilise, finance ou instruit des mercenaires au sens de la présente convention commet une infraction au sens de la convention ».

Il apparaît important de souligner in fine qu’il est évident que les sanctions européennes ne visent pas directement notre patrimoine commun mais nous craignons l’impact des effets collatéraux qui peuvent étouffer les efforts du gouvernement. Dans ce tourbillon, nous avons confiance que les autorités établies sauront jouer la bonne carte dans l’optique de protéger les intérêts supérieurs de la nation.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 18 décembre 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA :  violent affrontement entre les rebelles de 3R et les soldats FACA à Mann, débandade générale

0

 

Bangui, 19 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La ville de Mann, située à une soixantaine de kilomètres au nord de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé, est à nouveau secouée par un nouvel affrontement entre les rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les soldats des forces armées centrafricaines, créant la panique au sein de la population.

Obo/” rel=”attachment wp-att-50280″ data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Les-soldats-FACA-revenant-de-patrouille-a-Obo-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC” width=”450″ height=”253″ />
Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Selon nos informations, l’affrontement a débuté ce samedi vers 20 heures à une dizaine de kilomètres de Mann, et se poursuit jusqu’au centre-ville.  C’était une patrouille des soldats FACA qui aurait attaqué une position des rebelles à une dizaine de kilomètres de la ville sur l’axe Mbéréwock, déclenchant un violent affrontement.  Les rebelles ont poursuivi les soldats FACA jusqu’au centre-ville de Mann. Durant près d’une heure, les soldats FACA étaient contraints de battre en retraite, laissant les rebelles occuper la ville jusqu’à ce dimanche matin.

Pour l’heure, ni les soldats FACA ni les rebelles ne sont actuellement dans la ville de Mann. Tandis que les habitants, pris de panique, sont en débandade. Certains dans la brousse, d’autres terrées chez eux. D’après un habitant joint au téléphone, certains magasins auraient été pillés par les assaillants.

Aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais selon certaines sources, il y’aurait des cas des morts dans les deux camps et aussi parmi les civils.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alerte info : les États-Unis sanctionnent le chef rebelle Ali Darassa

0

Washington, DC, 17 décembre (Corbeaunews – Centrafrique ) –  (– Aujourd’hui, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain a annoncé des sanctions contre le chef de milice centrafricain Ali Darassa pour de graves atteintes aux droits humains, notamment des meurtres, des actes de torture, des viols, des enlèvements,  la violence contre les enfants et les attaques meurtrières contre les camps de civils déplacés par la guerre.

 

Les enquêtes menées par The Sentry ont détaillé les activités violentes généralisées des milices et des groupes étrangers prédateurs en RCA, y compris l’Union pour la paix en République centrafricaine (UPC) dirigée par Darassa.  Un rapport d’enquête publié cette année par The Sentry a révélé des preuves que l’UPC a été secrètement financé par la filiale centrafricaine du conglomérat français de l’alimentation et des boissons Castel Group.

 

Nathalia Dukhan, enquêteur principal chez The Sentry, a déclaré : « L’annonce d’aujourd’hui par les États-Unis d’imposer des sanctions contre Ali Darassa, un chef de guerre brutal et prédateur de longue date impliqué dans le meurtre d’innombrables victimes de la crise centrafricaine depuis 2008, est une étape encourageante vers la responsabilité.  et justice.  Pour renforcer cette action critique et créer un plus grand effet de levier pour les efforts de paix, des sanctions supplémentaires devraient désormais être envisagées pour cibler les financiers secrets de la violence de masse tels que les filiales du groupe Castel qui semblent avoir financé les dirigeants de l’UPC pendant six ans pour protéger leurs opérations sucrières, ainsi que  comme le cercle restreint du président centrafricain, qui porte la responsabilité des atrocités de masse commises par les forces nationales alliées à l’armée fantôme du Kremlin en RCA, le groupe Wagner.

 

Lire le communiqué de presse du département américain du Trésor : https://home.treasury.gov/news/press-releases/jy0539

 

 

Centrafrique: première audience publique de la Cour pénale spéciale

0

 

Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’audience de la Cour pénale spéciale va d’abord se pencher sur les crimes commis par certains groupes armés. Mais son caractère public est critiqué par les avocats de la défense.

les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

 

“Les villages de Lemouna et Koundjili ont été la cible d’une attaque préméditée et organisée. À Lemouna, les éléments du groupe armé Retour, Réclamation, Réhabilitation (3R) ont rassemblé les hommes en prétextant vouloir tenir des réunions. Ils les ont ligotés, leur ont ordonné de se coucher face contre terre et leur ont tiré dessus à bout portant. 21 civils ont été abattus et un autre homme a été égorgé dans la brousse lors du repli des assaillants.” Ce sont les propos tenuspar le substitut du procureur spécial Alain Tambo a présenté la gravité des faits en 2019 et annoncé l’audience publique qui s’ouvre ce vendredi (17.12).

Politique | 17.11.2021

 

À Bangui, les habitants des villages attaqués suivent chaque détail de la procédure et se mobilisent pour assister à l’ouverture de l’audience.

“Cela fait presque plus d’une année que nous attendions ce procès et nous voudrions que les présumés assassins répondent de leurs actes”, dit l’un d’eux.

“L’idéal aurait voulu que ce tristement célèbre bourreau du peuple en la personne de Sidiki soit là pour qu’il réponde de ses actes devant la justice et devant Dieu. Mais malheureusement le sort en a décidé ainsi, il n’est plus en vie. Toujours est-il qu’il a des complices qui sont encore en vie et naturellement, nous attendons qu’ils soient aussi jugés.”

Cette attente légitime des victimes ne cadrerait pourtant pas avec la procédure, selon les avocats des meurtriers présumés. Maître Paul Yakola n’a pas souhaité accorder d’interview à la DW. Mais il accuse la Cour d’organiser une audience publique à la place d’une audience à huis clos qui ne serait pas conforme selon lui à la procédure.

Soutien tous azimuts

Les organisations internationales de défense des droits de l’homme soutiennent pour leur part la Cour pénale spéciale (CPS). C’est le cas d’Abdoulaye Diarra, chercheur Afrique centrale à Amnesty International.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra est interpellé

 

Les autorités centrafricaines ont à plusieurs reprises rappelé que la lutte contre l’impunité est un élément important sur lequel elles allaient s’appuyer, notamment dans l’exécution du fameux mandat d’arrêt qui est un point de blocage important”.

L’audience qui s’ouvre ce vendredi est un test pour la CPS en matière de protection des témoins et des victimes. Elle intervient par ailleurs à un moment où les 3R sont encore actifs et menacent toujours la population centrafricaine.

 

Avec DW

RCA : Monsieur Didier Wangay, ex-maire par intérim de Bambari a été exécuté avec sa famille par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera

0

Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décapité, l’ancien Maire de Bambari, Monsieur Didier Wangay a été exécuté avec sa famille ce mercredi 15 décembre par les miliciens Anti-Balaka en faction Touadera. Sa tête, accrochée sur une tige,  a été ramenée à Bambari par ses assassins et brandie comme un trophée.

Madame Aïcha Ketté, La nièce de l'ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution
Madame Aïcha Ketté, La nièce de l’ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution

 

L’opération a été menée mercredi 15 décembre par les miliciens Anti-Balaka, appuyés par les mercenaires russes et les soldats FACA, sécurisés par une couverture aérienne des trois hélicoptères de Wagner. On croyait à une opération antiterroriste américaine à Texas, alors que c’était dans le village Gallougou,  situé à une centaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Boyo à environs 450 kilomètres de Bangui.

La tête de l'ancien maire de Bambari exposée par un milicien Anti-Balaka après l'avoir exécuté dans sa ferme proche de Bambari
La tête de l’ancien maire de Bambari exposée par un milicien Anti-Balaka après l’avoir exécuté dans sa ferme proche de Bambari

 

Selon des témoins, l’ex-maire de Bambari Didier Wangay,  après être sorti de prison  de Ngaragba il y’a plus d’une année, vivait avec sa famille dans sa ferme au village Gallougou non loin de Bambari. Mais ce mercredi 15 décembre, il a été arrêté avec sa famille puis exécutés.  Sa tête, avec celles de son fils handicapé, de sa femme, de sa nièce nommée Aïcha Ketté et de son neveu Mahamat Ali Bachar, ont été brandies comme un trophée par les miliciens Anti-Balaka en liesse dans les rues. Selon plusieurs sources concordantes, le maire actuel de Bambari et le préfet de la Ouaka auraient demandé aux miliciens Anti-Balaka de leur montrer la tête de Monsieur Didier Wangay car ils avaient de problème avec lui. C’est pourquoi ils les ont ramené ce jeudi 16 décembre à Bambari et poser devant la base militaire des mercenaires russes de la société Wagner.

Selon la population centrafricaine, la République centrafricaine revient de 8 ans en arrière avec ces mercenaires de Wagner qui sont en train d’attiser la haine dans le pays.

Rappelons que Monsieur Didier Wangay avait été arrêté puis transféré à Bangui le 8 décembre 2018. Il avait été accusé d’avoir vendu illégalement un véhicule volé  à un douanier centrafricain. Condamné à deux ans de prison, il avait été libéré après plus d’un an de prison à Ngaragba.

L'ancienne Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza lors de la campagne de paix à Bangui
L’ancienne Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza lors de la campagne de paix à Bangui

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un opérateur économique camerounais assassiné par les mercenaires russes

0

 

Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La flambée de violences des mercenaires du groupe Wagner se poursuit. Un ressortissant camerounais dénommé ABDOURAHIM, opérateur économique résidant à Sagaini en République centrafricaine, a été tué par les Mercenaires russes, et son argent emporté. Pourquoi?

Monsieur ABDOURAHIM dans sa boutique à Sagaini
La victime dans sa boutique à Sagaini

 

Tout le monde ou presque sait que les hommes de Wagner n’ont pas besoin des motifs valables pour tuer, braquer, arrêter ou encore violer. C’est ce qui est arrivé à ce commerçant camerounais qui était tombé dans le piège de ces  sans pitiés de Wagner. Pourtant, il y a quelques mois, après l’arrivée des mercenaires de Wagner dans la ville de Sagaini, situé non loin de la ville de Lamy-Pont, cet opérateur économique camerounais a décidé de ne pas s’enfuir. Il préférait rester sur place pour tourner ses affaires. Malheureusement, ce mardi 14 décembre, en voulant se rendre à Douala pour s’approvisionner avec des produits, il s’est retrouvé face à face avec les mercenaires russes à quelque 20 kilomètres de Nguia-Bouar, plus précisément au croisement menant  à Yidéré, à Baboua, puis à Nguia-Bouar.

Dépouillé totalement de son argent et de quelques quantités d’or, le commerçant camerounais a été conduit à une dizaine de mettre dans la forêt puis fusillé par ses agresseurs. La nouvelle de son assassinat a ému toute la commune de Sagaini.

D’après un interprète centrafricain qui avait travaillé avec les mercenaires russes durant plus de quatre mois, en moyenne 95% des civils que ces hommes de Wagner les croisent sur une route peu fréquentée sont systématiquement tués ou arrêtés.

opérateur économique camerounais tués par les mercenaires russes
La victime

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

République centrafricaine : L’arbre qui cache la forêt

0

 

Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis quelques jours, une véritable campagne de communication à la gloire des russes fleurit dans les médias centrafricains mais aussi dans les rues de la capitale. C’est à se demander si la Centrafrique est encore un pays souverain ou si elle n’est plus qu’une province de Russie.

Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine
Statue à la gloire des Mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Sous couvert du vocable d’instructeurs russes pour masquer les mercenaires de la Wagner, ces derniers ont totalement pris le contrôle de l’armée pour mener leurs opérations ce qui constitue une première pour un gouvernement africain. En d’autres termes, cela signifie que les clés de notre pays sont remises à des étrangers, des mercenaires.

Et ce n’est pas tout ! A deux pas du stade 20000 et de l’université, le gouvernement centrafricain s’est mis dans la tête d’ériger un monument à la gloire des FACA mais aussi à celle des instructeurs russes qui se sont battus pour « amener la liberté » dans le pays. L’inauguration s’est faite à l’avant-veille de la fête nationale en présence du président Touadéra. L’idée pourrait paraître noble si l’on n’avait pas connaissance de la réalité des monstruosités commises par les mercenaires de la Wagner dans l’arrière-pays ! Les nombreux Centrafricains dont les familles sont marquées à jamais par les atrocités qu’ils ont subies de leur part apprécieront sûrement !

Quittons la rue pour emprunter les chemins d’internet où nous assistons à un défilé de publications vantant les soi-disant mérites des soi-disant sauveurs du pays. Exemple, les quelques témoignages vidéos à travers lesquels il ressort que le discours vient probablement plus du portefeuille que du cœur. Mais aussi, les lettres envoyées pour lesquelles il ne faut pas être expert pour s’apercevoir qu’elles ont été écrites par les mêmes mains. Toutes ces prétendues preuves de remerciements ne trompent que leurs auteurs ! Là encore, les massacrés de Aïgbado, les assassinés de Loungou, les disparus de Doko, les violés et les pillés de partout ailleurs et tous ceux qui ont subi les foudres des mercenaires de la Wagner dans le pays se retourneront dans leurs tombes ou apprécieront aussi !

 

Au nom de quoi peut-on oser toutes ces manigances si ce n’est pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?

Et pour couronner le tout, les Russes et ceux qui collaborent avec eux poussent le bouchon encore plus loin en proposant de nuire à la santé des Centrafricains en produisant de la vodka, un alcool dévastateur sur le plan sanitaire, qui une fois consommé fait oublier les vrais problèmes de la réalité !

A défaut de tout boire comme du petit lait, on aura tout vu !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : une mine terrestre vient  d’exploser au passage d’un camion au Nord-ouest

0

 

Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les accidents impliquant des engins explosifs ne cessent de prendre des proportions croissantes depuis la mi-avril 2021, en particulier dans le Nord et le nord-ouest de la République centrafricaine. C’est le cas de ce jeudi 16 décembre 2021 dans la localité de Bocaranga où un engin se fait exploser au passage d’un camion.

Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.

 

Selon les témoins, c’est un camion privé affrété par une agence des Nations unies qui avait sauté sur une mine sur l’axe Bozoum-Bocaranga à 45 km. Une partie des matériels de construction qu’il a transportés et la remorque du camion ont été endommagées sous le choc de l’explosion.

Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), entre janvier et novembre 2021, près de 40 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à 23 civils, dont des enfants, et blessés 29 autres personnes dans la Nana-Mambéré, La Mambéré Kadéi,  l’ouham-Péndé, Lime-Pendé et l’Ouaka. Les décès ont eu lieu exclusivement dans l’ouest du pays.

Rappelons que le mois de mai dernier, les habitants de Nguia-Bouar, au sud-ouest de Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré, c pour leur sécurité,  ont fui vers le Cameroun après l’explosion d’un engin dans leur village. Depuis  cet incident, selon OCHA, le village reste inaccessible par la route en raison de la menace d’engin explosif.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : les mercenaires de Wagner ont quitté la ville de Bria

0

 

Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après les villes de Bakouma, Nzacko et Yalinga, les Mercenaires russes, à bord de 11 véhicules,  viennent de quitter en masse la ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, située à 584 kilomètres au nord de Bangui.

Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.
Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.

 

Ce mercredi 15 décembre, à Bria, la population a observé, avec un grand étonnement,  un mouvement des mercenaires russes appartenant à la compagnie Wagner,  fidèle au chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon les témoins, le convoi, composé de 11 véhicules, remplis des mercenaires de Wagner, avait quitté la ville de Bria, mercredi matin,  à destination de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. On ignore les raisons de ce déplacement, mais il intervient quelques jours après ceux de Bakouma, Nzacko et Yalinga.

Pour l’heure, il ne reste que 13 mercenaires de Wagner dans la ville de Bria en soutien avec les soldats de l’armée nationale.

Selon un enseignant au lycée moderne de Bria, il ne fait aucun doute, avec les menaces des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)sur la capitale, il est temps que les paramilitaires de Wagner se réorganisent sur le terrain.

« La CPC a annoncé qu’elle lancera bientôt un assaut sur la capitale. Les Russes sont allés peut-être pour constituer un verrou sécuritaire à l’entrée de Bangui », déclare cet enseignant. Mais pour un observateur à Bangui, c’est la rotation périodique comme on a vu au sein de l’armée.

« Ce n’est pas un départ définitif. Ils vont revenir », ajoute-t-il.

Rappelons que les mercenaires du groupe Wagner ont été appelés en renfort par les autorités centrafricaines quelques jours après la première attaque des rebelles de la  CPC le 13 janvier dernier sur la capitale.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Autotrahison, le pouvoir de Bangui pris au piège dans son propre mensonge

0

 

Bangui, 15 décembre 2021  (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis qu’existe la parole, plus précisément le langage, le mensonge a fait son apparition. Il a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques  en République centrafricaine. Avec le pouvoir actuel, la vérité n’a pas sa place. Chaque discours est un tissu de mensonges. C’est le cas de l’interview du Président de la République Faustin Archange Touadera au magazine panafricain jeune Afrique, mais aussi celle de la ministre centrafricaine des Affaires étrangères Sylvie Baïpou Temon à la télévision française TV5 qui ont nié en bloc la présence de la société russe de mercenariat Wagner en RCA. Mais comme par ignorance, ils viennent d’être pris au piège par leur propre mensonge.

Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l'État porte son T-shirt "je suis Wagner".
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

Comme disait l’ancien Président centrafricain Ange Félix Patassé, « le mensonge prend les ascenseurs, et la vérité les escaliers ».Pour les autorités actuelles, le mensonge est un béton qui permet à leur pouvoir de ne pas s’effondrer. Cela fait mal quand les Centrafricains découvrent la vérité. Et justement c’est le cas actuel avec l’histoire de la société de mercenariat Wagner. L’Union européenne, lors de la réunion de ses  ministres  des affaires étrangères à Bruxelles, a adopté, lundi, une série de sanctions pour répondre aux actions de déstabilisation menée en Europe et en Afrique par la société de mercenariat Wagner. Mais ce qui est plus étonnant dans cette histoire, la présidence de la République, qui a pourtant nié en bloc la présence de Wagner en Centrafrique, quelques heures après l’adoption de ces sanctions contre Wagner par l’Union européenne, se permet de la fustiger.

« Nous considérons que cette campagne de l’UE est injuste et qu’elle vise à “dénigrer tout le travail des alliés russes pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique”, a martelé Monsieur  Mokpeme, porte-parole de la présidence  lors d’une interview accordée au média chinois Xinhua.

Or, quelques mois plutôt, Monsieur Mokpeme, tout comme son chef Touadera, disaient à haute voix que ces mercenaires de Wagner étaient des instructeurs de l’armée russe venus en RCA pour former les forces de défense et de sécurité intérieures centrafricaines. Pourtant, cette série de sanction européenne ne vise seulement que la société Wagner et non l’armée russe. On ne sait pourquoi le pouvoir de Bangui s’en gène autant s’il travaille effectivement avec l’État russes.

“C’est grâce à la formation des Russes que nous avons aujourd’hui des soldats aguerris”, a ajouté Monsieur Mokpeme Yaloké. Là encore c’est un pire tissu de mensonges.

Rappelons que le mensonge permet certainement d’esquiver la vérité à court terme, mais il entraîne aussi de fâcheuses conséquences quand la vérité le rattrape.

 

Affaire Régis Dounda, une justice sélective et politisée   

0

 

Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Comment comprendre que l’ancien ministre Lionel Dounda, soupçonné de malversation dans une affaire  dite de la société BOKOM dont le dommage est estimé à une trentaine de millions de francs CFA, est incarcéré à la prison centrale de Ngaragba  depuis près d’une année sans procès, mais son présumé complice, auteur de cette fabuleuse malversation, est en liberté? Plus grave encore, son ex-directeur de cabinet, Monsieur Daniel Ngrepayo, pris la main dans le sac dans une autre affaire du détournement des fonds publics, est aussi en liberté ? Plus étonnant encore, l’ancien ministre de la Défense, épinglée dans un rapport officiel de la haute autorité de la bonne gouvernance pour avoir participé au détournement d’une centaine de millions de francs CFA, est toujours en liberté ? Une justice sélective ?

 

Affaire Lionel Dounda, une affaire politique ?

 

Monsieur Lionel Régis Dounda, l’un des trois cadres du parti MLPC intégrés au gouvernement du Premier ministre Firmin NGRÉBADA en 2019, a été demi de ses fonctions, et placé en détention provisoire en avril dernier. Il est soupçonné de malversation dans une affaire de vente d’un terrain public à la société BOKOM. Ce que le prévenu conteste vigoureusement. Il parle d’une haute mafia organisée par son ex-chargé de mission, Monsieur Daniel Nzéwé.  Il a même déposé plainte au tribunal contre ce dernier, mais tout porte à croire que son ex-chargé de mission est protégé par le pouvoir en place.

Épinglé dans un rapport confidentiel de l’inspection générale d’État, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Regis Lionel Dounda  a été arrêté et placé en détention provisoire à la maison carcérale de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui. Mais depuis ce jour, c’est le silence total. Selon son avocat, son dossier est vide en ce moment.

rca-greve-au-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports/daniel-nzewe-2/” rel=”attachment wp-att-51074″ data-wpel-link=”internal”>Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, Monsieur Arsène Ngrepayo à droite et le chargé de mission à la jeunesse Daniel Nzéwé à gauche. CopyrightCNC
Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, Monsieur Arsène Ngrepayo à droite et le chargé de mission à la jeunesse Daniel Nzéwé à gauche. CopyrightCNC

 

Vaste série du détournement sans action judiciaire

 

Si le ministre Régis Lionel Dounda  croupit en détention, ce n’est pas le cas pour les autres, surtout ceux qui sont proches du pouvoir.  C’est le cas de l’inspecteur général d’État, Monsieur Pierre Mapouka, impliqué dans une affaire du détournement des deux pick-up neufs de l’inspection d’État, évalués à 140 million de francs CFA. Il est là toujours en liberté.

Et ce n’est pas tout ! L’ancien ministre de la Défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara, impliquée dans une vaste série du détournement de plus de 100 millions de francs CFA de son ministère, selon la haute autorité de la bonne gouvernance, est actuellement en totale liberté.

L’ancien directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Daniel Ngrepayo, pris la main dans le sac en détournant 5 millions de francs CFA le mois dernier, a été limogé de ses fonctions, mais jouit toujours de sa liberté. Il n’est pas inquiété. Plus spectaculaire encore, le chargé de mission à la jeunesse, Monsieur Daniel Nzéwé, auteur de plusieurs cas du détournement, de falsification des documents officiels, de faux en écriture, est toujours là dans son coin. Sauf qu’il avait été emprisonné pour escroquerie, mais c’était à l’époque de la transition.

Toutes ces séries du détournement, bien que documentées

N’a pas fait l’objet de poursuites judiciaire. Mais pour l’ancien ministre Lionel Régis Dounda, on s’empresse de le mettre en prison sans preuve irréfutable.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : L’Union européenne suspend temporairement sa formation militaire aux soldats FACA

0

 

Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La décision est la conséquence  de la dénonciation par l’Union européenne de la reprise en main de l’armée centrafricaine par des Russes, dont des employés de la société militaire privée Wagner. L’Union européenne mène cette opération en République centrafricaine depuis plus de cinq ans.

rca-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>rca-a-Bangui-450×189.jpg” alt=”Photo d’ensemble lors du café média organisé par l’EUTM-RCA à Bangui” width=”450″ height=”189″ />
Photo d’ensemble lors du café média organisé par l’EUTM-RCA à Bangui, le 14 décembre 2021.

 

L’annonce de cette décision a été faite ce mardi 14 décembre  2021 par le général de brigade Jacques Langlade de Montgros, chef de mission de l’EUTM-RCA lors d’une rencontre avec les professionnels des médias au camp Moana à Bangui.

Cette rencontre, selon ces organisateurs,  a pour objectif d’expliquer l’adaptation temporaire de la mission EUTM en République centrafricaine.

D’après le général de brigade Jacques Langlade de Montgros, la mission EUTM-RCA suspend    le volet formation de son action :

« Il y’a deux volets pour la mission EUTM-RCA. Le premier volet c’est le Conseil stratégique délivré au profit de l’état-major des armées et des services du ministère de la Défense. Ce volet, maintenu, se poursuit toujours dans la perspective de mettre en œuvre le conseil de défense. Le deuxième volet, plus visible, c’est le volet formation. Et celui-ci est temporairement suspendu du fait de l’action des mercenaires de Wagner au côté des FACA, et du fait des exactions que ces mercenaires commettent contre la population centrafricaine », a déclaré le général français Jacques Langlade de Montgros, commandant de l’EUTM-RCA.

Pour lever la sanction, EUTM-RCA fixe trois conditions. La première c’est l’assurance que des unités formées ne seraient pas employées de façon directe ou indirecte par la société militaire Wagner. Le deuxième facteur c’est l’assurance qu’une sélection robuste est réalisée en amont du début de formation en coordination avec la Minusca. La troisième condition c’est l’assurance de la capacité du ministère de la Défense à faire en sorte que tout ceci soit cohérent…

Pour le général de brigade Jacques Langlade de Montgros,   le fait de veiller sur la cohérence globale du modèle est un facteur essentiel de l’équilibre et de la solidité en moyen terme de l’armée centrafricaine .

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseiller, formé et entraîné plus de 4500 soldats, hommes et femmes des Forces armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’état-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

 

café média EUTM mardi 14 décembre 2021
café média EUTM mardi 14 décembre 2021
    1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : une nouvelle marche anti-française sera organisée à Bangui, trois drapeaux tricolores seront incendiés  

0

 

Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après la sanction infligée par l’Union européenne à la société russe de mercenariat Wagner lundi, les autorités de Bangui, sous la colère,  montent au créneau. Une marche sera organisée dans la capitale, et trois drapeaux français et européens seront incendiés à la place publique.

centrafrique.org/centrafrique-marche-anti-francaise-touadera-snobe-son-premier-ministre-sarandji/bandorole-marche-anti-francaise-bangui/” rel=”attachment wp-att-24263″ data-wpel-link=”internal”>une banderole avec des message haineux contre la france en centrafrique
Banderole pour les marches anti-françaises à Bangui. Crédit photo : Gisèle MOLOMA pour CNC.

 

Selon les organisateurs, dont figure Monsieur Blaise Didacien  Kossimatchi, ont prévu de consacrer les jours du mardi et mercredi 15 décembre à la sensibilisation de leur troupe et à la multiplication  de communiqué de presse dans certains médias proches du régime, dont la radio Lengo Sango en tête. Et la journée du jeudi 16 décembre 2021 sera consacrée  à la grande marche populaire. Le point du départ sera au rond-point de Marabéna, et le point de chute sera devant l’ambassade de France à Bangui, mais d’autres ont préféré s’arrêter devant le siège de l’Union européenne.  Selon les organisateurs, trois(3) drapeaux français seront brûlés : un (1) aux croisements Marabéna au point du départ , l’autre au rond-point zéro en plein milieu du centre-ville et le dernier sera devant l’Ambassade de la France.

D’après eux, à 8h30 c’est la mobilisation générale. Puis à 09h00 c’est le départ des manifestants. Ils disent faire la marche le jour ouvrable, pour que les élèves mineurs soient de la partie enfin qu’il ait un effectif bien costaud.

Mais dores et déjà, une somme d’un million de francs CFA a été remise aux organisateurs par la présidence de la République.  Cette somme sera consacrée à la confection des banderoles, et la sensibilisation. Il y’aura la deuxième tranche qui sera versée plus tard.

Selon les Centrafricains, leur capitale Bangui est plongée depuis quelques mois dans une ambiance de fin de règne.

« C’est exactement ce qu’on a vu à l’époque du régime du général François Bozizé, de Bokassa etc..

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : trois hommes mortellement poignardés par les mercenaires de Wagner à 5 kilomètres de Bouar

0

 

Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’affaire remonte en novembre dernier quand nous avions annoncé qu’un homme en état de mort cérébrale, et deux autres complètement sans vie  ont été retrouvés dimanche 7 novembre 2021 dans le village Maïgaro, situé à  cinq kilomètres  de Bouar sur l’axe Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine. Au début, nous avions pensé que c’était un cas mystérieux. Mais après un mois d’enquête auprès des parents des victimes et des témoins, tout porte à croire qu’ils ont été tués vraisemblablement par les Mercenaires russes de la société Wagner.

rca-bocaranga-les-commercants-musulmans-interdits-de-circuler-avec-leur-vehicule-jusqua-la-frontiere/la-rue-principale-de-bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3r-le-23-septembre-2020-afp/” rel=”attachment wp-att-51463″ data-wpel-link=”internal”>La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020
La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020. Photo AFP

 

Souvenez-vous, le 9 novembre, nous avions mentionné que l’affaire serait probablement un mystère. Une enquête avait été ouverte, et aucun suspect n’était encore  formellement identifié.

Selon les informations recoupées dans la localité, ce dimanche 7 novembre aux environs de 16 heures locales, trois individus non identifiés ont été retrouvés  poignardés, gisant au sol dans un état critique.  Deux sont morts déjà, et un autre, en état de mort cérébrale, a été transporté d’urgence à l’hôpital. Les médecins ont tenté en vain de réanimer  le quasi-survivant, malheureusement  il est mort quelques minutes plus tard de ses blessures.

À lire aussi : RCA : trois hommes mortellement poignardés à 5 kilomètres de Bouar

 

D’après notre enquête, les trois victimes, dont deux chrétiens et un musulman, ont été enlevées quelques heures plutôt par les mercenaires russes dans la localité de Moumdji, à 25 kilomètres de Bocaranga sur la route de Bouar. Ils les ont accusés d’être des indicateurs des rebelles de 3R.

En disant à leur famille qu’ils les ont embarqués pour les transférer à Bouar, mais en réalité c’était pour les tuer. Au cours de route, les trois victimes ont été sauvagement torturées et poignardées. Elles ont été laissées pour mortes dans la forêt qui entoure le village Maïgaro, situé à  cinq kilomètres  de Bouar sur l’axe Bocaranga. Malheureusement, deux des victimes ont succombé de leurs blessures dans le coin. La troisième, en état de mort cérébrale,  avait été transportée d’urgence à l’hôpital à Bouar. Elle est décédée quelques minutes plus tard de ses blessures. La gendarmerie avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce triple meurtre, et la conclusion se fait attendre. Mais selon nos sources, les enquêteurs ont compris les faits, mais ne voudraient pas les dévoiler.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La célébration de la journée internationale des droits de l’Homme en RCA.

0

 

Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La journée des droits de l’Homme est célébrée chaque année, le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948, par l’assemblée générale des Nations Unies. Ce document fondateur a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

centrafrique.org/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

Le thème retenu cette année est « l’égalité ».  Selon l’article 1 de la déclaration universelle des droits de l’Homme : «Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit ». Les principes d’égalité et de non-discrimination sont au cœur des droits de l’homme. Quel est le bilan tiré par les autorités centrafricaines par rapport à la commémoration de cette journée ?

Au moment où le monde entier célèbre cette journée, la situation de droits de l’homme reste toujours préoccupante en Centrafrique. Selon le rapport de l’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme en République Centrafricaine, il a été relevé près de 526 cas de violations et abus des droits de l’homme et du droit international, tels que des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des actes de tortures, des arrestations et détentions arbitraires ou encore des violences sexuelles, selon les auteurs du rapport. Ces derniers ont concerné 1221 victimes dont des civils en grande partie.

Ce document fondateur traduit dans plus de 500 langues différentes, continue d’être une source d’inspiration pour promouvoir l’exercice universel des droits de l’Homme. Ce n’est pas seulement le gouvernement qui a le devoir de défendre la dignité humaine mais bien chaque individu qui a un rôle à jouer dans la protection et la défense des droits de l’homme, ici aussi en Centrafrique.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com