Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:09:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les trois suspects arrêtés par un groupe des jeunes locaux ont été remis à la gendarmerie qui les ont remis à son tour à la Minusca, mais leurs identités suscitent des nombreuses interrogations. S’agit-il des rebelles ? La polémique enfle, mais les habitants de Rafaï confirment que ce sont bel et bien des rebelles. Comment ?
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-combattants-rebelles-de-lUPC-dans-la-foret-du-Mbomou-en-Republique-centrafricaine.-450×424.jpg” alt=”les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.” width=”450″ height=”424″ />les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC
Selon la gendarmerie de Rafaï, les trois suspects ont été interpellés jeudi 15 juillet par un groupe des jeunes de Rafaï qui les ont suspectés d’appartenir au groupe rebelle de l’unité pour la paix en Centrafrique en provenance de la ville de Mboki. Or, ces individus n’ont aucune arme de guerre sur eux, seulement des couteaux. Cependant, dans la poche de l’un des suspects, on retrouve un papier présenté comme un ordre de mission par les notables locaux.
« Présentement où je vous parle, ils sont à la gendarmerie de Rafaï. Ce qu’on a retrouvé sur eux est des couteaux, mais ils cachent leurs armes avant de sortir… », déclare-t-il.
Il y’a lieu de noter que la ville de Rafaï dans la préfecture de Mbomou est plongée depuis près d’une semaine dans la peur. La présence des hommes en armes est signalée à 25 kilomètres de la ville serait à l’origine de cette angoisse.
Bangui ( République centrafricaine ) – Bogola Haba, responsable de communication de l’Anad a été placé sous contrôle judiciaire après avoir signé un accord politique avec Cellou Dalein Diallo.
La liste des opposants politiques arrêtés par les autorités de Conakry s’allonge. Alors qu’une bonne partie des membres du bureau éxécutif de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo sont en prison, Bogola Haba, le responsable de communication de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (Anad), a été interpellé jeudi (15.07), et placé sous contrôle judiciaire.
“Décapiter l’Anad”
Bogola Haba a été interpellé à Conakry en compagnie d’un autre cadre de l’Anad. Les deux responsables de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie venaient de parapher un accord politique avec le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo.
“Quelques heures après la signature de cette nouvelle charte, les deux hommes se font arrêter au domicile de Tierno Yaya Diallo. Mais en réalité, c’est Bogola Haba, président d’honneur de l’UGDB, qui était visé. Alors on nous apprend qu’il est arrêté pour atteinte aux fondamentaux de la nation, rébellion, trouble à l’ordre public et atteinte au chef de l’Etat”, explique Joachim Baba Millimono, l’un des porte-parole de l’Anad.
Pour lui, depuis l’élection présidentielle controversée du 18 octobre 2020, “l’objectif d’Alpha Condé est de décapiter l’Anad en commençant par la tête, tout en coupant celui qui communique le plus pour cette alliance.”L’interpellation de Bogola Haba fait suite à la volonté des militants de l’opposition de reprendre les manifestations de rue pour protester contre la fermeture du siège et des bureaux de l’UFDG, ce qui a obligé le parti de Cellou Dalein à organiser ses assemblées générales sur internet.
Et c’est justement sur les réseaux sociaux que l’opposant Bogola Haba aurait publié des messages “appelant à la désobéissance civile”, selon Sékou Nana Sylla, du RPG-arc-en-ciel, au pouvoir.”Ce compatriote qui a été arrêté a tenu des propos sur sa page Facebook que nous regrettons tous. Lorsque les acteurs se permettent de tenir des propos allant dans le sens d’inciter à la révolte, d’inciter à la violence, d’inciter même au changement illégal de pouvoir, je pense que ce sont des propos qui ne seront tolérés dans aucune démocratie, surtout dans celles aussi fébriles que la nôtre”, affirme Sékou Nana Sylla.
Une centaine d’opposants en détentionLe Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) contre le troisième mandat d’Alpha Condé condamne ces interpellations et dénonce “une façon d’instaurer la peur chez les Guinéens.
“Depuis le 18 octobre 2020,plus de 300 membres de l’opposition sont détenus à la prison centrale de Conakry, pour atteinte à la sureté de l’Etat.Le passeport de l’opposant Cellou Dalein Diallo a été confisqué. Lui, son épouse ainsi que les vice-présidents de l’UFDG sont interdits de quitter le territoire national.
La violence “provoquée et planifiée”, accuse le président sud-africain
Bangui ( République centrafricaine ) – Les troubles et les pillages en Afrique du Sud “ont été provoqués, il y a des gens qui les ont planifiés et coordonnés”, a accusé vendredi le président sud-africain Cyril Ramaphosa, à Duban, port de la région du Kwazulu-Natal (est) où les violences ont éclaté il y a une semaine.
“Nous allons les poursuivre, nous en avons identifié un bon nombre, nous ne permettrons pas l’anarchie et le chaos” dans le pays, a-t-il ajouté, alors que la police enquête sur 12 personnes soupçonnées d’être derrière le déchaînement de violence de ces derniers jours.La veille, le gouvernement avait annoncé qu’”une de ces personnes a déjà été arrêtée et la surveillance a été accrue sur les 11 autres”, par la voix de la ministre de la présidence Khumbudzo Ntshavheni, qui avait dénoncé “un sabotage économique”.Les premiers incidents ont éclaté la semaine dernière au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice. Ils se sont étendus à l’agglomération de Johannesburg, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-Covid.Le président, dont c’était la première visite de terrain depuis le début de cette crise, une des plus sévères traversées par le pays depuis l’avènement de la démocratie post-apartheid, a assuré qu’il était resté en contact, heure par heure, avec les responsables de la province et les forces de l’ordre.Il s’est dit “extrêmement préoccupé par ce qui s’est passé ici”, précisant que les violences dans la province zouloue avaient fait 95 morts, en comptant quatre nouveaux décès au bilan annoncé la veille, ce qui porte le bilan total à au moins 121 morts dans le pays.Les destructions “nous font revenir en arrière, en termes de reprise économique”, a encore regretté le président.
Bangui ( République centrafricaine ) – La République démocratique du Congo a conclu un programme avec le Fonds monétaire international (FMI), première étape du décaissement d’un crédit d’1,5 milliard de dollars étalé sur trois ans, assorti d’exigences de transparence dans le secteur minier, a-t-on appris vendredi de source officielle.
“Mon gouvernement a obtenu l’approbation du programme du FMI octroyant une facilité élargie de crédit à hauteur de 1,5 milliard de dollars”, a écrit le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde.”Belle avancée pour appuyer nos réformes. Continuer à améliorer les conditions de vie de nos populations reste notre priorité”, a-t-il ajouté.”Le premier décaissement est immédiat: l’équivalent de 217 millions de dollars”, a déclaré le représentant résident du FMI en RDC, Gabriel Leost. Il y aura ensuite “des décaissements successifs qui eux, seront en lien avec ce qu’on appelle revue du programme”, c’est-à-dire des évaluations semestrielles de la bonne exécution du programme, a-t-il expliqué.Ces évaluations se feront sur la base de trois engagements pris par le gouvernement congolais relatifs à la mobilisation des recettes et l’exécution des dépenses essentielles et d’investissement; l’amélioration de la politique monétaire; la lutte contre la corruption particulièrement par “la publication à la fois des contrats (miniers) passés qui ne l’ont pas encore été et la publication des contrats à venir”, a détaillé M. Leost.L’objectif de ce programme est de catalyser d’autres financements et d’attirer des investissements privés. Un précédent programme avec le FMI avait été arrêté brusquement fin 2012, après le refus du régime de l’ancien président Joseph Kabila (janvier 2001- janvier 2019) de publier des contrats de cession des parts de l’État dans des entreprises minières.Géant fragile d’Afrique centrale dotée d’immenses ressources notamment minières, la majorité de la population de la RDC vit avec 1,25 dollar par jour, selon l’ONU. La RDC occupe la 170e place sur 179 dans le classement de Transparency international en 2020.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 16:59:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le commandant a été transféré aux urgences de l’hôpital de Carnot après son agression par les soldats des forces armées centrafricaines (FACA). C’est un incident grave, dénonce le directeur général de la gendarmerie.
La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock
Selon les témoins de la scène, les faits criminels se sont produits le mercredi 14 juillet 2021 vers 20 heures.
D’après eux, pour avoir refusé de donner sa motocyclette aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA) pour soi-disant une intervention, le commandant de brigade de la gendarmerie de Carnot a été passé à tabac comme un vulgaire individu par les soldats FACA.
Victime des coups et blessures volontaires perpétrés par ces militaires, le commandant a été transféré en urgence à l’hôpital de Carnot pour y recevoir des soins nécessaires.
Pour les populations locales, ce genre de comportement copié chez les Mercenaires russes de la société Wagner n’est pas digne des soldats des forces armées centrafricaines tant admirés
Par le peuple centrafricain. Ceci montre à quel point la coopération militaire avec Wagner est très pénalisante pour la République centrafricaine et tout son peuple. En plus d’être inefficaces face aux rebelles, ces militaires malfrats se tournent vers leurs collègues de la police et de la gendarmerie, voire même des civils. De braquage, des viols, des agressions sexuelles et bien d’autres sont devenus leur quotidien.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 14:00:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le nord-ouest de la RCA, les déplacés continuent d’affluer dans la ville de Bozoum et aux alentours pour fuir les exactions attribuées aux combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon la Croix-Rouge locale, ils seraient actuellement plus de 2000, et ont besoin d’assistance humanitaire d’urgence.
Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé
24 heures après leur retrait sur certains axes menant à la ville de Bozoum, les rebelles de 3R, membres du CPC se sont repliées en majorité sur des chantiers miniers dans les villages périphérie de Bozoum. Leur présence a fait fuir les populations civiles vers Bozoum centre. Certains parlent d’agression et de viol des femmes et des jeunes filles par ces rebelles.
Selon la croix – rouge et les autorités locales, ces déplacés vivent dans des conditions déplorables. Ils manquent de tout, même de la nourriture et des médicaments. Elles appellent à l’aide Bangui, mais également certaines ONG nationales ou internationales à leur porter secours.
Pour l’heure, les forces de l’ordre et leurs alliés sont au centre Bozoum, et ne peuvent plus lutter efficacement contre la mobilité stratégique des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui multiplient des dégâts et des violences sur les populations civiles.
Rappelons que le mardi 13 juillet dernier, les combattants rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont de nouveau bloqué les quatre axes routiers menant à la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Selon les autorités locales, sur l’axe Bozoum Bouar, les rebelles se sont positionnés à 12 kilomètres de Bozoum, plus précisément au village Kparé. De même sur l’axe Bozoum Paoua, ils ont bloqué la route au niveau du village Talé, situé à 45 kilomètres de Bozoum. Ils avaient mis des barricades et contrôlent toutes les circulations dans cette localité. En plus, sur l’axe Bozoum Bossangoa, c’est toujours la même pratique, y compris sur la route de Bozoum Bossemptélé, où ils avaient érigé également des barricades au village Bokongo, 15 km de Bozoum, a Boyabane, 25 km de Bozoum, puis à Bongbalo situé à 37 km de Bozoum.
Pour l’heure, ils ont quitté toutes ces localités pour les zones minières.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 10:31:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une formation professionnelle organisée au bénéfice des détenus de la prison centrale de Ngaragba et celle de la maison d’arrêt et de correction de femmes de Bimbo à Bangui.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-une-cellule-de-la-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-8-mai-2020-450×239.jpg” alt=”Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”239″ />Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Grâce à l’appui technique de l’organisation pénale réformée internationale et le soutien de la Minusca, ces détenus sont formés dans différents domaines tels que la plomberie, la menuiserie et la fabrication de plusieurs solaire. Pour cette vague, ce sont au total 50 détenus dont 7 femmes et 43 hommes qui ont pris part de mars à juin 2021.
« On nous a formés sur la canalisation. On nous a appris aussi comment distribuer l’eau. Cela m’a permis de maîtriser comment installer les appareils sanitaires dans une salle de bain », explique un détenu formé.
Ces formations professionnelles d’une durée initiale de trois mois visent les détenus ayant fait l’objet d’une condamnation définitive. L’objectif est de favoriser leur réinsertion socioprofessionnelle et, par conséquent, réduire le taux de récidive au sein de la population carcérale.
Ce projet représente une aubaine pour la plupart des bénéficiaires. Après avoir purgé leur peine, ces derniers espèrent ainsi décrocher un emploi grâce à la formation qu’ils ont reçue pendant leur détention.
« Auparavant je n’ai pas de métier, mais présentement j’ai un métier, et quand je sors dehors, je vais m’établir quelque part et travailler pour gagner ma vie », déclare un autre détenu formé.
Les formateurs quant à eux se montrent patients avec cette classe un peu particulière d’apprenant, comme nous le confie l’un d’entre eux :
« Pour un début c’est un peu difficile. C’est une mission qui nous a confiés, mais ça a été un peu difficile, mais au fur et à mesure, on essaie de nous adapter à ces enfants ».
Toujours selon les éducateurs, cette formation pour rôle de sensibiliser les la population via les futurs ex-détenus sur des problématiques importants, mais cette fois d’un ordre plus global comme la réduction du déboisement des forêts ou le besoin de ménage notamment le bois de chauffe.
À la maison d’arrêt et de correction des femmes de Bimbo, les apprenantes sont formées en fabrication de four solaire respectant l’environnement. L’une des bénéficiaires formées en menuiserie exprime sa satisfaction :
« Dès que je sortirai de la prison, je ne vais plus m’aventurer. Si le bon Dieu me prête vie, j’ai des enfants et mes petits fils à ma charge, si j’arrive à avoir les outils personnels, les personnes qui n’ont pas d’emploi je vais les prendre à mes côtés, je vais leur montrer ce que j’ai appris. Je peux aussi fabriquer des fauteuils, voir même des tables. On peut les revendre , dont les revenus me permettront d’acheter d’autres planches pour me permettre de fabriquer d’autres meubles afin de gagner notre vie ».
Bangui ( République centrafricaine ) – Amnesty international tire la sonnette d’alarme sur le traitement des migrants qui sont envoyés de force dans des centres de détention en Libye.
Le rapport détaille les meurtres, les violences impunies, les vols et les humiliations, les viols des femmes en échange de nourriture ou de la liberté, les morts par négligence ou manque de soin, notamment de bébés. Des horreurs qu’a vécues Aicha, une Guinéenne de 31 ans, qui a été asservie en Libye, comme esclave sexuelle .Aujourd’hui, ma fille est ma source de vie en fait, raconte Aisha après son calvaire libyen “Les femmes souffrent. On vous viole n’importe comment. S’il y a un garçon qui veut s’opposer. On le tue ! On les frappe. On t’enferme dans une maison, et un homme vient faire le besoin qu’il veut. “Amnesty International qualifie d’atroces les conditions de détention des migrants et refugiés en Libye.Pour Lilia Rebai, directrice d’EuroMed Rights, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, la situation des migrants en Libye est préoccupante.‘’ Il y a des centres de détention qui sont en-dehors de tout contrôle. Il y a été relevé plusieurs cas de violences. Les migrants sont abandonnés dans le désert, parfois juste avec une bouteille d’eau. Il n’y a pas de sauvetage en mer, et en tout cas les chiffres sont clairs c’est 20.000 personnes décédées (ndlr en mer) entre 2014 et aujourd’hui.”Complicité des États européensAmnesty dénonce la complicité “honteuse” des Européens dans le sort des migrantsLe rapport d’Amnesty International dénonce la complicité des États européens qui continuent d’aider les garde-côtes libyens à capturer les migrants. Lilia Rebai affirme que les agences de l’ONU et les ONG opérant en Méditerranée fustigent régulièrement les politiques européennes de retour forcé de migrants vers la Libye.‘’L’Union européenne est au courant. Nous-mêmes à plusieurs reprises nous avons alerté l’Union européenne, mais l’UE malheureusement continue à vouloir passer des accords sur l’admission et la réadmission des tiers surtout.” Amnesty International appelle les autorités libyennes à fermer “immédiatement” ses centres de détention. Et les États européens à suspendre leur coopération sur les migrations et les contrôles des frontières avec la Libye.
Le 17 juillet est un jour où, à travers le monde, toute l’humanité s’unit contre les pires crimes du monde: les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le génocide.
Pourquoi faisons-nous cela le 17 juillet? Car à cette date, en 1998, des pays du monde entier, dont la République Centrafricaine, se sont réunis pour créer la première cour pénale permanente au monde. Cette cour s’appelle la Cour Pénale Internationale (CPI).
La République Centrafricaine était un pays membre fondateur de la CPI. Mais la République Centrafricaine et la CPI ne sont pas seules à lutter contre l’impunité. La célébration de cette année de la Journée de la Justice Pénale Internationale reconnaît l’importance vitale que jouent tous les membres de la communauté de l’État de droit. Ces acteurs se réuniront, de manière unique, pour participer au premier «Grand Tour de la Justice à Bangui».
La CPI a toujours été destinée à compléter, et non à remplacer, les systèmes judiciaires nationaux. En RCA, la CPI travaille aux côtés de nombreuses autres organisations dans la «maison de justice». Bien que sous le même toit et bâtie sur les mêmes fondements juridiques, chaque organisation, y compris la CPI, travaille dans sa propre chambre car, comme toutes les juridictions, la CPI est et doit être perçue comme indépendante.
Qui occupe les autres chambres de la maison de justice?
Enfin, d’autres juridictions: les Tribunaux de Grande Instance, à Bangui, Bambari et Bouar, et la Cour Pénale Spéciale (CPS). Mais aussi d’autres éléments essentiels de la justice: la Police, les Gendarmes, l’ Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression des violences sexuelles (UMIRR), l’Assemblée Nationale -où sont faites les lois qui sous-tendent la justice-, le Barreau indépendant, et bien sûr, le Ministère de la Justice.
D’autres occupants sont en dehors du système de justice directe, mais occupent toujours une chambre dans la maison de justice. Leur soutien à la justice est vital. Il s’agit notamment de: des bailleurs de fonds, tels que l’Union Européenne et la France; ceux qui fournissent une assistance technique, tels que le PNUD, la Minusca, l’American Bar Association; les médias, qui diffusent des informations sur le processus judiciaire à la société civile; Les ONGs, telles que COOPI, qui mettent en œuvre les programmes d’assistance du Fonds au Profit des Victimes de la CPI; la société civile elle-même, souvent représentée par des organisations telles que l’Association des Victimes des Evènements de 2012-2014 (AVED) et le Collectif des Jeunes pour l’Éducation et le Développement (CJED), des victimes et des plateformes religieuses.
Toutes ces organisations, et plus encore, jouent un rôle vital dans l’environnement judiciaire de la RCA.
En cette année olympique 2021, le tout premier Grand Tour de la Justice à Bangui, remplace la torche olympique par la balance emblématique de la justice – telle qu’elle est représentée sur le drapeau international de la justice. Le drapeau sera porté d’une institution judiciaire à une autre, symbolisant le chemin vers la responsabilité et la fin de l’impunité.
A l’image des athlètes centrafricains qui porteront le drapeau, les institutions judiciaires doivent être fortes et fiables. Au fur et à mesure que les athlètes s’entraînent et concourent, ils deviennent plus forts. Il en va de même pour les acteurs de l’État de droit. Les avantages d’une communauté forte et de l’État de droit sont clairs. L’Objectif de Développement Durable 16 des Nations Unies reconnaît que le renforcement de l’État de droit et la promotion des droits de l’homme réduisent toutes les formes de violence et aident à trouver des solutions durables aux conflits et à l’insécurité. Car en effet, comme l’a dit le père de RCA, l’ancien Président Boganda, “il n’y a pas de paix sans justice, et pas de justice sans développement”. Comme le président Touadéra l’a proclamé dans son discours d’investiture en mars 2021, “la justice et l’État de droit sont l’épine dorsale sur laquelle tout le reste repose”.
Comment fonctionnera «Le Grand Tour de la Justice à Bangui»? Regardons de plus près.
Le relais du drapeau de la justice, et le parcours qu’il suivra, ne pourrait être plus symbolique. Le drapeau quitte l’Assemblée nationale où les lois sont faites. Il sera transmis à la CPI, de la même manière que la RCA a demandé à la CPI d’ouvrir des enquêtes sur les événements qui se sont déroulés ici en 2002 et 2013/14. Porté par un athlète centrafricain, signifiant les rôles fédérateurs du sport et le désir de la jeunesse centrafricaine d’un monde plus juste, il porte le drapeau à la radio Ndeke Luka. Cela symbolise l’importance que jouent les médias dans la fourniture d’informations sur le système judiciaire à la population -et à travers cette information, leur permettant d’accéder à la justice. Par la suite, le drapeau sera porté aux organisations de développement telles que le PNUD et l’American Bar Association; aux acteurs de la société civile tels que l’AVED et la CJED; aux donateurs internationaux, dont l’UE, et l’Ambassade de France, et, bien sûr, la Police, la Gendarmerie, l’UMIRR et les tribunaux.
Un représentant de chaque organisation signera le drapeau, soulignant son soutien à la justice. Et enfin, le drapeau sera présenté conjointement par la CPI et la CPS au Ministre de la Justice – symbolisant le rôle central et de premier plan que l’État joue dans la justice pour le peuple de la République Centrafricaine.
L’itinéraire que suivra le drapeau le 17 juillet est montré sur la carte ci-dessous:
Si vous voyez le relais du drapeau de la justice lors de son passage à Bangui, n’hésitez pas à manifester votre soutien à la lutte contre l’impunité en applaudissant et klaxonnant!
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Présidence de la République a convoqué le 9 juillet 2021, une concertation avec certains partis politiques d’opposition pour échanger sur leurs inquiétudes suite au décret de la mise en place du comité préparatoire d’un dialogue dit « républicain ». Parmi ses partis politiques d’opposition conviés, la COD-2020, qui est une plateforme d’opposition, a répondu présent à ce rendez-vous. A la fin de cette rencontre, Mahamat Kamoun, Président en exercice de cette plateforme d’opposition, a dévoilé à la rédaction de corbeaunewscentrafrique la position de leur mouvement dans une interview.
Le candidat du BTK Mahamt Kamoun
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Vous avez répondu présent à l’invitation de la Présidence le vendredi dernier. Qu’est-ce qui a été dit lors de cette rencontre entre l’Opposition et le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat ?
Mahamat KAMOUN (MK) : La coalition de l’Opposition démocratique (COD-2020) tout comme d’autres parties prenantes, ont rejeté les dispositions du décret mettant en place le comité préparatoire du dialogue. Nous avons été conviés suite aux différentes déclarations que nous avons fait savoir, et donc l’essentiel de l’entretien est porté sur ce décret. Ce qui concerne la COD-2020, nous avons regretté le fait que c’est le Directeur de cabinet au lieu du Chef de l’Etat lui-même, parce que c’est lui qui avait signé le décret. Et comme s’il y a des problèmes comme ça, il fallait que se soit lui pour écouter les Centrafricains mécontents pour pouvoir trouver des solutions, parce que dans un premier temps, nous portions pour soulever des questions politiques et nous attendre aussi des réponses d’ordre politiques que seul le Chef de l’Etat pouvait nous les donner. Ça n’a pas été le cas, c’est son directeur de cabinet qui nous a expliqué les choses, et chaque entité lui ait dit ce qu’il pensait.
CNC : Qu’est-ce que la COD-2020 que vous représentez a envoyé comme message au Président de la République, via son émissaire ?
MK : Mis a part les observations que je viens de faire, nous avons expliqué ce qui ne nous a pas plu dans notre récente déclaration par rapport à ce comité préparatoire mis en place par ce décret. Nous avons estimé que la démarche ayant conduit à la mise en place de ce comité n’était pas consensuelle. Il fallait réunir les entités pour discuter et arrêter le format avant de signer le décret. Et je vous signale que ce n’est pas la première fois pour la République centrafricaine d’organiser un dialogue ou un forum. Nous l’avons fait dans le passé et c’est comme ça que les choses se passent. Hélas, le gouvernement a préféré procéder à une démarche unilatérale pour nous sortir quelque chose qui n’a pas rencontré l’agrément des uns et autres.
CNC : Donc, le non consultation par le Président de Touadera des entités avant de procéder à la signature de ce décret est la seule raison qui énerve la COD-2020 ?
MK : Nous avons eu à dénoncer plusieurs manquements dans ce décret dont l’inclusivité. Ce comité n’est pas inclusif et nous nous plaidons pour l’inclusivité. Ce n’est pas tout ! Il y a une surprésentativité des entités publiques que nous assimilons à la majorité présidentielle. Vous prenez le pouvoir public, sept (7) places, et cela, il faut ajouter la médiation et la société civile saucissonnée, et nous savons tous que les associations comme les minorités et de la jeunesse sont affiliées plus au moins au pouvoir. Et donc, si vous ajoutez le président lui-même désigné ou nommé par le Chef de l’Etat, ce qui n’est pas normal. Du coup, nous allons nous retrouver avec une majorité écrasante des gens qui sont proches du pouvoir alors que les partis politiques de l’opposition n’en ont qu’une seule place. Cette question a été dénoncée par la COD-2020 et les autres entités. Ensuite, nous nous sommes rendu compte que ce comité doit travailler sous l’instruction du Président de la République, ce qui n’est pas normal. Lorsqu’on met un comité en place, il faut que ça soit consensuel avec le respect de la parité qui est censé de mettre en place leur bureau en commençant par le président qui serait élu et les autres membres afin de faire un travail sérieux.
CNC : Avez-vous réitéré votre position demandant la participation des groupes armés dont la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) à ce dialogue, malgré que certaines voix officielles du régime vous accusent d’être une aile politique de ses forces non conventionnelles qui jurent de renverser le pouvoir du Président TOUADERA ?
MK : Vous savez, on est dans un pays où, lorsque vous dites la vérité, on essaye de démontrer que vous dites autre chose. Tout ce que la COD-2020 est en train faire, est en conformité avec sa charte qu’elle a créée et vous savez très bien que dans cette charte, notre plateforme des partis politiques reconnus, qui s’opposent à toutes prises en force ou de confiscation de pouvoir par des moyens anti-démocratiques. Et lorsqu’en nous mettant en place cette coalition en février 2020, est-ce que à cette époque, la CPC existe ? Notre objectif était de nous battre pour les élections puissent passer dans la transparence et démocratie, de sorte que le peuple centrafricain puisse aller librement choisir en toute liberté, en toute sécurité, ses futurs-dirigeants. Et lorsque nous avons vu qu’il avait des problèmes, nous avons commencé à demander le dialogue pour régler de ses questions-là, personne ne nous a écoutés. Et alors, la CPC est venue et cette question de la CPC a fait tant d’encre et salive, et vous connaissez que c’est une coalition qui a ses chefs et ses membres qui ont mis en place de cette coalition avec des accords et des objectifs. Je ne vois pas quoi on va faire avec un rapprochement entre la COD-2020 et la CPC. Nous n’avons pas à passer le clair de notre temps à nous justifier par rapport à cette histoire. Nous avons été clairs à travers plusieurs déclarations et interviews devant éclairer la lanterne de la population. Demander à ce que ce dialogue qui de notre point de vue est l’ultime chance qui s’offre à notre pays afin que les Centrafricains et les Centrafricaines puissent se dire la vérité en face. Ce n’est pas une occasion de faire des causeries mais plutôt de réfléchir et poser sur la table des problèmes fondamentaux qui se posent à notre pays depuis le premier mandat du Président Touadera et parmi ses questions, il y a celle de la mascarade électorale. Qu’est-ce qu’il faut faire pour que demain nous ne puissions plus retomber dans une pareille situation. Vous voulez aussi vraiment que ceux qui prennent les armes depuis plusieurs années pussent être invités à ces assises-là pour que nous les écoutions, pour que nous leur disions ce que nous avons envie de leur dire afin qu’ils prennent un engagement une fois pour toute pour que ce pays puisse aller de l’avant ? Ça ne veut pas dire que nous sommes proches et alliés politiques des groupes armés. D’ailleurs du gouvernement à la COD-2020 qui est le plus proche des groupes armés et qui a été allié des groupes armés ? Ce sont des gens du pouvoir qui sont en train de protéger leurs biftecks et ils pensent que quand vous dites des idées qui sont contraires à ce qu’ils pensent, vous êtes un antipatriote voire de tous les noms d’oiseaux. On peut régler le problème de l’insécurité dans notre pays sans les protagonistes ? Je l’ai dit déjà sur les ondes des différentes stations et autres organes, qui a créé le blocage ou la question sécuritaire dans le pays. Ce sont les partis politiques, lorsque que vous avez des problèmes, c’est une partie de la population centrafricaine même s’il ya des étrangers parmi eux. Et c’est mêmes personnes, le gouvernement a accepté de leur signer l’accord de Khartoum, il n’avait pas su que c’était des étrangers. Aujourd’hui, on chante le contraire.
CNC : Dans le cas où le Président de la République ne revient pas sur ce décret, quelle serait la prochaine étape de la COD-2020 dont vous êtes le président en exercice ?
MK : il y a un Chef de l’Etat de la sous-région qui disait un jour ici, le peuple, mon peuple c’est mon rétroviseur. C’est-à-dire qu’un Chef d’Etat ne peut pas faire ce qui lui semble bon. Le Président de la République, c’est le peuple qui l’a élu, alors il doit œuvrer et travailler conformément à ce que le peuple demande. Ce n’est pas la COD-2020 qui demande ce dialogue et réagit par rapport à la mise en place de ce comité préparatoire proposé. Même la majorité silencieuse, le bas peuple pense de la même manière que nous, et s’il ne revient pas sur sa décision, la réponse est simple. S’il veut faire le dialogue avec ses amis et des personnes choisies, il n’a qu’a le faire et c’est ce qui est sûr, nous n’irons pas, parce que nous ne voulons pas d’un dialogue où tout est pipé de l’avance, tout est verrouillé et qu’on vienne nous parler des problèmes de routes, d’eau et d’électricité. C’est un dialogue politique qui doit régler les problèmes de crise postélectoral, qui doit parler des questions de la sécurité et des mauvaises gouvernances, ce n’est pas pour venir nous orienter comme l’a fait le porte-parole de la Présidence et ça choqué tous les Centrafricains. Le jour de cette audience, tous les participants sont revenus sur cette déclaration pour lui faire signifier d’avoir un respect pour les gens. Je crois savoir que toutes les interventions ont plus ou moins convergé sur les questions que je viens de dire. Et pour finir, ce que nous voulons, c’est refaire les choses et avant de répondre ce décret, il va falloir consulter les entités pour obtenir un consensus avant que le Président signe un nouveau décret. S’il compte procéder autrement, on craint fort qu’un nouveau décret puisse créer encore des problèmes. La balle est dans le camp du Président TOUADERA et s’il veut un dialogue sincère et franc, il n’a qu’à se conformer à ce que les Centrafricains pensent ; car ils veulent faire de ce dialogue, dans le cas échéant, il n’a qu’à prendre ses responsabilités.
CNC : La rédaction de Corbeaunewscentrafrique vous remercie pour cet entretien.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 03:20:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 13 motos brûlées, et une dizaine des personnes violentées, tel est le récent bilan d’une attaque des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la commune de Loura, dans la circonscription de Bocaranga 3, au nord-ouest de la Centrafrique.
Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.
Selon des sources locales, et confirmées par Monsieur le maire de Loura interrogé par CNC, les faits se sont produit le dimanche dernier à Loura lors du marché hebdomadaire. C’était en présence de plusieurs personnes venues des villes périphériques que les rebelles ont fait leur apparition dans la ville. Ensuite, ils se sont dirigés vers le marché, causant ainsi le désordre et la panique.
Plusieurs motos des clients ont été confisquées et incendiées par les rebelles, même celle du chef de poste sanitaire de Loura faisait partie. Ils ont confisqué des sommes d’argent aux mains de certains vendeurs et clients, et agressés d’autres.
Selon la population locale, les Mercenaires russes de la société Wagner et les soldats FACA faisaient régulièrement des patrouilles à Bocaranga, laissant les autres villages de la région aux mains des rebelles de la CPC et autre bandit armé qui n’hésitent plus à commettre des exactions sur les populations.
Selon le maire de Loura, la seule voie d’accès à sa commune est celle en provenance de Bouar, mais elle est souvent perturbée par les rebelles. Par contre, sur l’axe Paoua Loura et Bocaranga Loura, il est quasi-impossible de circuler sans affronter les malfaiteurs armés qui érigent leur barricade partout.
Selon l’adjoint au maire de Loura, un détachement des soldats FACA devrait arriver dans la ville le mois passé, mais faute de la logistique, ceci n’a pas eu lieu. Peut-être le mois prochain ou l’année prochaine ? S’interrogea-t-il auprès de notre correspondant da le Region.
Rappelons que depuis le début de l’offensive des soldats FACA et leurs alliés russes, Syriens et rwandais contre les positions des rebelles de la CPC, plusieurs d’entre eux se sont repliés dans des petits villages périphériques, multipliant des exactions sur les populations civiles.
Initialement lancé pour une durée de deux ans, le mandat de la mission EUTM RCA a été renouvelé par le Conseil de l’Union européenne jusqu’au 19 septembre 2022. Forts du succès rencontré dans la formation mise en œuvre, les pays membres de l’Union européenne et le gouvernement de la République centrafricaine ont décidé de prolonger la mission pour un troisième mandat.
Ces mandats permettent de soutenir les autorités centrafricaines dans la préparation et la mise en œuvre de la réforme du secteur de la défense. La mission est engagée dans trois domaines : conseil stratégique, formation militaire opérationnelle et éducation spécialisée. L’objectif est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de favoriser la remontée en puissance et l’autonomie des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour permettre leur déploiement progressif sur le territoire national et ainsi bénéficier d’une armée moderne, efficace, ethniquement équilibrée et démocratiquement responsable.
Depuis le lancement de la mission le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a formé au total environ 9000 FACA.
Une réussite qu’il convient d’attribuer aux efforts conjoints de l’Union européenne, du gouvernement centrafricain, des forces armées centrafricaines et des militaires des 14 nations contributrices engagés sur le territoire centrafricain, animés par la même volonté de servir et attachés à accomplir leur mission commune.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 03:26:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit devant la cour pénale internationale (CPI). L’audience de ce jeudi 15 juillet est consacrée toujours à la déposition du quinzième témoin présenté par l’accusation.
Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona
Selon le bureau de la Cour pénale internationale à Bangui, l’audience se poursuit avec la déposition hier du témoin P-0884
Le 15ème témoin cité par l’Accusation,
Le témoin P-0884 – devrait déposer, entre autres sujets, sur : attaque présumée des Anti-Balaka sur Bangui le 5 décembre 2013 ; réunion au cours de laquelle M. Ngaïssona aurait été choisi comme coordinateur général, peu après son retour à Bangui ; rôle présumé de M. Yekatom dans les Anti-Balaka, y compris en tant que ComZone de Mbaïki, avec un contrôle des zones de Bimbo et Lobaye, et en tant que chef présumé de l’école Yamwara ; allégations de prise et meurtre d’otages par Yekatom à l’école Yamwara, entre autres questions.
Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014. La présentation des éléments des preuves et des témoins de l’accusation a débuté le 15 mars devant les juges. Cette phase du procès pourrait prendre des mois, selon la Cour pénale internationale .
Au moins 42 morts dans des inondations en Allemagne
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ouest de l’Allemagne est frappé par des pluies diluviennes. Des routes et des maisons sont inondées. Les secours s’organisent.
Ces pluies diluviennes ont fait déborder des rivières, arraché des arbres, inondé des routes et des maisons. Les transports ferroviaires, routiers et fluviaux sont perturbés et le trafic maritime a été suspendu sur le Rhin.Au moins 42 personnes ont trouvé la mort et des dizaines d’autres sont portées disparues dans l’ouest du pays à la suite de ces pluies diluviennes.
Un bilan qui pourrait encore s’alourdir.Dans la commune de Schuld, située dans la région viticole d’Ahrweiler, au sud de Bonn, où six maisons en bord de rivière se sont effondrées, la police dénombre entre 50 et 60 disparus.
Quatre personnes sont mortes dans cette localité et d’autres maisons menacent de s’écrouler, selon la police de Coblence (Rhénanie-Palatinat). Plus au nord, dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, deux pompiers sont morts en intervention, tandis que deux hommes ont été noyés dans leur cave inondée.
Dans cette région, la plus peuplée d’Allemagne, 135.000 foyers étaient privés d’électricité ce mercredi 14 juillet. Faute de courant, les autorités ont entrepris d’évacuer les près de 500 patients de la clinique de Leverkusen.La ville de Schuld est très affectée par ces pluies diluviennesLes autorités ont appelé les habitants à rester chez eux si possible et à “se déplacer dans les étages supérieurs si nécessaire”.
“C’est une catastrophe ! Il y a des morts, des disparus et beaucoup de personnes en danger “, selon la dirigeante de la région de Rhénanie-Palatinat, Malu Dreyer, dans un message sur Twitter.La Rhénanie-Palatinat a déclaré l’état d’urgence.
“La situation est très grave, nous avons de nombreuses routes inondées et des villages qui ne sont plus accessibles”, estime l’administratrice du district, Julia Gieseking. Les écoles du district doivent rester fermées ce jeudi.Angela Merkel “bouleversée””Je suis bouleversée par la catastrophe que doivent endurer tant de personnes dans les zones inondées.
Ma sympathie va aux familles des morts et des disparus”, a tweeté, au nom de la chancelière allemande, le porte-parole Steffen Seibert.Quant à Armin Laschet, ministre-président de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il est arrivé ce jeudi à Hagen, une ville qui compte 180 000 habitants et qui a été inondée pendant la nuit. Une maison pour personnes âgées a dû être évacuée, des voitures ont été emportées par les eaux et certaines parties de la ville ont été temporairement coupées du monde extérieur.
Mardi, la Bavière, au sud du pays, avait été elle aussi, durement touchée. L’état de catastrophe naturelle a même été décrété dans le district de Hof, en raison de routes inondées.Mercredi, les services ont été suspendus sur de nombreuses lignes ferroviaires.
Changement climatiqueLa cheffe de file des Verts au Bundestag, Katrin Göring-Eckardt, a dit voir dans ce drame “les effets de la catastrophe climatique”. “Ces intempéries sont un appel au réalisme.
C’est déjà là, c’est déjà là avec nous”, déclare-t-elle sur la chaîne RTL, appelant à un “changement urgent”.Selon les prévisions du service météorologique allemand (DWD), ces pluies diluviennes devraient s’atténuer dans la nuit de jeudi à vendredi.Dans de nombreux endroits, le travail de nettoyage doit maintenant commencer.
L’organisation météorologique mondiale (OMM) rappelle de son côté que des inondations ont également été signalées aux Pays-Bas.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 juillet 2021, 13:55:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une grève des conducteurs des taxis-brousse de la Nana-Mambéré a totalement paralysé le trafic sur la ligne Bouar Béloko ce jeudi 15 juillet. Ils dénoncent les tracasseries à la frontière du Cameroun, où sont installés les hommes de Wagner parmi les douaniers centrafricains.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/un-taxi-brousse-a-Bouar-le-15-juillet-2021-450×369.jpg” alt=”un taxi brousse à Bouar le 15 juillet 2021″ width=”450″ height=”369″ />Un taxi-brousse à Bouar le 15 juillet 2021. Photo CNC / Gervais Lenga
Selon les conducteurs de ces taxis-brousse de la Nana-Mambéré, la nouvelle taxation et la fouille mise en place par les Russes de Wagner à la douane de Béloko ne leur permettraient pas de bien faire leur travail.
D’après eux, pour les petites marchandises achetées à la frontière côté camerounais, les Russes leur demandent de payer 250 000 francs CFA alors qu’avant, au même lieu, ils payent la douane à 50 000 francs CFA pour la même quantité.
« Ce sont parfois des marchandises fabriquées dans la zone CEMAC comme des jus, biscuits, papiers- toilettes, allumettes et autres, donc on ne doit pas faire la douane dessus, mais ils nous demandent de payer des sommes d’argent », disaient-ils. En plus, selon eux, lorsqu’ils font la douane à la frontière, ils doivent encore payer 20 000 francs CFA ou 30 000 francs à la douane de Zawa, de Baboua et autres. Faute de quoi, le conducteur doit décharger tout son véhicule, et assister à la fouille des marchandises .
« C’est un manque à gagner pour nous les transporteurs qui jouent sur le temps », concluent deux conducteurs de taxis-brousse interrogés par CNC.
Pour l’heure, aucun taxi-brousse ne circule sur le tronçon Bouar Béloko, principal axe de ravitaillement de la capitale de la République centrafricaine, mais aussi de certaines villes comme Baboua, Bouar, Baoro, Bossemptélé et Yaloké.
Par Mesmin Madidé-Aladila et Jean Bedel Dinga-Kpilè
Par décret n°21.146 du 23 juin 2021, le président Faustin-Archange Touadéra a nommé le tout premier gouvernement que dirige Henri-Marie Dondra, qui comprend 3 ministres d’Etat, 28 ministres et 1 ministre délégué. Qui sont-ils? Enquêtes exclusives MEDIAS+.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Le-gouvernement-Dondra-avec-le-chef-de-lEtat-Touadera-450×300.jpg” alt=”Le gouvernement Dondra au complet avec le chef de l’État Touadera” width=”450″ height=”300″ />Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance
A- LES NOUVEAUX MINISTRES DU RÉGIME TOUADÉRA
1-Jean MILLYBIRO-SACKO, ministre d’Etat chargé du Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) et du suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation; ali de Boali (Ombella-M’Poko), dit-on, 75 ans (né en 1946), serait le fruit d’une immigration choisie au pays boffi allié aux alis à Ndanga/Ngotto dans la sous-préfecture de Boda dans la Lobaye; licencié en criminologie, a démarré comme commis de l’Etat à titre de commissaire de police. Reversé Administrateur civil puis Magistrat dans l’ordre administratif (sans avoir jamais exercé comme tel), a été plusieurs fois ministre (depuis les années 70) sous les différents régimes qui se sont succédés: Bokassa, Dacko, Kolingba, Patassé, Bozizé (ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur puis à l’Administration du territoire) et Touadéra ; a aussi été président de la Commission électorale mixte indépendante (CEMI) de 2004 à 2005 qui avait organisé les élections groupées avec, au final, la victoire du président putschiste François Bozizé (face au « candidat de précaution » du MLPC Martin Ziguélé), lequel Bozizé le nommera Ambassadeur, Haut Représentant de la République centrafricaine en France, de 2006 à 2010 ; a été le chef de la délégation du gouvernement centrafricain et de la majorité présidentielle KNK au Sommet extraordinaire de la CEEAC de Libreville (Gabon) de janvier 2013 où s’étaient tenus les pourparlers entre pouvoirs publics, opposition démocratique et rébellion de la coalition séléka de Michel Djotodia Am-Nondroko; candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2015, il avait soutenu le candidat Touadéra au deuxième tour ; ce dernier l’a remercié en 2016 en le nommant ministre conseiller à la présidence de la République en matière de DDRR, Réforme du secteur de sécurité (RSS) et réconciliation nationale, poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination dans le gouvernement Dondra le 23 juin 2021;
2- Claude Rameaux BIREAU, ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’armée ; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko), on le dit très proche parent du chef de l’Etat; titulaire d’un diplôme de maîtrise (bac+4), cet ancien militant des partis MLPC et KNK est inspecteur des douanes et cadre du parti MCU au pouvoir ; a exercé comme ministre conseiller du chef de l’Etat en matière de finances publiques à la présidence de la République de 2016 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement Dondra le 23 juin 2021; fait partie des proches du chef de l’Etat qui lui ont conseillé le chemin de Moscou; il doit s’affirmer;
3- Général Michel Nicaise NASSIN, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko), policier de carrière, spécialiste de la mécanique auto et de la réforme des véhicules administratifs, a gravi les échelons jusqu’au grade le plus élevé du corps qui est celui de Contrôleur général de police ; a exercé pendant plusieurs années au Bureau permanent de l’Inspection générale d’Etat (IGE) pour la réforme des véhicules de l’Etat, avant d’être propulsé Chargé de mission au ministère des Affaires étrangères sous le régime Patassé, DG de la police et membre de l’Inspection générale de la police; nommé par Touadéra DG du Bureau national de la Documentation d’Etat (BND) à la présidence de la République depuis 2016 jusqu’à sa première entrée dans le gouvernement ; sa nomination est très contestée par les gendarmes et surtout ses amis policiers qui le taxent d’« incompétent » et de « bouffeur » (sic), ses frères d’armes se fondant sur trois faits à savoir: son incapacité à prévoir et à signaler (i) la guerre de Bambari de janvier 2019 qui avait empêché la tenue de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA), (ii) l’entrée incognito de l’ancien président François Bozizé à Bangui en décembre 2019, et (iii) l’infiltration des rebelles CPC à Bangui le 13 janvier 2021, ce, malgré les moyens financiers, humains et matériels importants qui sont mis à sa disposition; « Grave erreur de casting, le président Touadéra s’est encore trompé de personne », déclare un haut cadre de la police à la retraite qui connaît bien l’homme; pour un haut gradé de la gendarmerie, « si le BND qu’il dirigeait était efficace, les rebelles de la CPC n’allaient pas infiltrer la capitale sans difficulté en janvier 2021. Très étonnant et surprenant que quelqu’un comme ça soit nommé ministre, sinon de l’Insécurité publique », ironise-t-il ;
4- Hervé NDOBA, ministre des Finances et du budget ; dagba de Batangafo (Ouham) ; expert comptable et financier, Consultant international, a exercé pendant plus de 20 ans dans le cadre de son Cabinet d’études et de consulting à Abidjan (le Cabinet NH Consulting) pour le compte des Etats, organisations et institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, UEMOA, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire, etc.), dans leurs relations avec les organisations et institutions internationales comme la Banque mondiale, le FMI, l’Union européenne, l’OMC, le PNUD, l’USAID, l’AFD, etc.; Abidjan la capitale de la Côte d’Ivoire où il a étudié et a choisi comme résidence est aussi la ville où son père avait travaillé au siège de la compagnie panafricaine Air Afrique). A la demande de son ami HM Dondra alors ministre des Finances et du budget, a donné son expertise pour les réformes financières engagées depuis 2016 et la création des projets et programmes nationaux comme AGIR, PURESU et autres ; détenteur d’un carnet d’adresses étoffé, il n’est pas étranger aux réalités économiques, financières, budgétaires, structurelles et sociopolitiques de son pays;
5- Médecin-capitaine Serge Ghislain DJIORIE, ministre de la Communication et des médias, Porte-parole du gouvernement ; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko); ancien EMET devenu capitaine de l’armée et médecin biologiste en service à l’Institut Pasteur de Bangui, c’est un jeune assoiffé de pouvoir et de postes qui se bat depuis 10 ans pour être président de la République; à cet effet, il a créé un parti siglé CNPPRC; candidat malheureux à la dernière présidentielle, il a très tôt fait allégeance au pouvoir Touadéra qui vient de le nommer à titre d’essai à la tête d’un département dont les ministres ont toujours eu maille à partir avec leurs propres collaborateurs immédiats ainsi que les journalistes et professionnels des médias et OPM tant du public que du privé depuis 2013 ; officier de l’armée, il ne doit pas considérer ce département comme une caserne militaire ;médecin biologiste, il aura tort en considérant les hommes et femmes de la communication comme des atomes ou des anticorps des expériences de laboratoire. Trois dossiers sensibles l’attendent à savoir: (i) la réforme générale du secteur des médias en panne depuis les Etats généraux de 2006, (ii) la relecture de la loi du 21 décembre 2020 relative à la liberté de la communication en RCA jugée liberticide, et (iii) la subvention de l’Etat aux médias privés arbitrairement et méchamment supprimée dans la loi précitée par son prédécesseur avec la complicité du Haut conseil de la communication (HCC) et de l’ancien président de la Commission parlementaire Equipement et communication Benjamin Kaigama qui vient heureusement d’être battu aux législatives partielles dans la circonscription de Bouar 2. La malédiction des journalistes et professionnels des médias poursuivra ces assassins de la presse jusque dans leurs tombes;
6- Aristide Briand RÉBOAS, ministre de la Jeunesse, des sports et de l’éducation civique; gbaya de Bossangoa (Ouham) ; diplômé des Hautes études de stratégie de défense et de sécurité en France, a fait ses premiers pas comme diplomate dans des institutions internationales comme la Commission de l’Union africaine où il a travaillé comme expert ; ce géopoliticien a été nommé en 2006 par le président François Bozizé au poste de DG du Bureau national de la documentation d’Etat (BND) ; il a été taxé de « grand fichiste de la République » (sic) par des mauvaises langues, et son franc-parler avait mis mal à l’aise des bozizistes zélés qui avaient commencé à lui jeter des peaux de banane et à lui créer des problèmes ; on a encore en mémoire le procès retentissant intenté contre lui à l’époque et qui était devenu pratiquement une affaire d’homme à homme entre lui et le tristement célèbre procureur de la République de Bangui de l’époque, le magistrat Firmin Findiro (un des demi-dieux de la bozizie à l’époque). Son péché? Le fait de dire trop de vérités et de refuser le jeu de clan et d’ethnie contre les citoyens des autres ethnies. Comme son alter ego Serge Ghislain Djiorie, il se bat depuis quelques années pour être président de la République; à cet effet, il a créé un parti dénommé Parti des démocrates chrétiens (PDC); candidat malheureux à la dernière présidentielle et aux législatives à Bossangoa, il a très tôt fait allégeance au pouvoir Touadéra qui vient de le nommer à titre d’essai, à la tête d’un département qui est un véritable panier à crabes. Réussira-t-il?
7- Marcel DJIMASSE, ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative; gbanziri de Kouango (Ouaka) ; titulaire d’un DESS en comptabilité-gestion en France, a exercé longtemps dans le privé comme expert comptable et commissaire aux comptes ; ancien DAF à l’ENERCA et ancien député de son Kouango natal, il dispense des cours de comptabilité et de gestion dans plusieurs établissements supérieurs publics et privés de la capitale Bangui; sur le plan politique, il fait partie des anciens adulateurs du leader politique progressiste centrafricain feu Abel Nguende Goumba qu’il avait soutenu dans le cadre du parti FPO (devenu FPO-PT puis FPP), et servi comme Directeur de cabinet du temps où le professeur Goumba était Premier ministre puis Vice-président de la République sous le régime Bozizé (avril 2003-juin 2005) ; ministre conseiller à la présidence de la République de sa sœur Catherine Samba-Panza sous la transition de 2014 à 2016, il a pris ses distances vis-à-vis du FPP et a créé le Parti socialiste (PS) sous la bannière de laquelle il avait candidaté à la présidentielle de 2015 marquant la fin de la transition. Comme Jean Willybiro-Sacko, il fait partie de la galaxie des candidats malheureux crédités de -1% qui avaient soutenu Touadéra au deuxième tour de la présidentielle de février 2016 qui l’avait mis aux prises avec le candidat Anicet Georges Dologuélé; nommé au cabinet de la présidence de la République depuis 5 ans, il fait partie des leaders de la nouvelle plateforme de la majorité présidentielle dénommée Bè oko qui soutient le président Touadéra; les travailleurs disent l’attendre de pied ferme sur les brûlants dossiers tels que: la signature des décrets d’application des lois portant Statut général de la fonction publique, du Code du travail, du Statut particulier des journalistes, des Enseignants, du personnel de la santé; l’apurement des arriérés des salaires, etc. Il vient de perdre les élections législatives à Kouango ;
8- Mme MBOUA née Léa KOYASSOUM DOUMTA, ministre du Commerce et de l’industrie; kaba de Markounda (Ouham); ancienne institutrice devenue professeure de lycée dans la spécialité Lettres anglaises, titulaire d’un diplôme de Maîtrise ès LA de l’université de Bangui, cette leader syndicale des années 90 à 2000 sous les régimes Kolingba et Patassé est aussi une femme politique engagée. Cofondatrice du Parti pour l’unité nationale (PUN) avec le professeur Jean-Paul Ngoupandé, elle est l’actuelle présidente dudit parti; ministre des Affaires sociales, puis de la Justice, du Commerce et de l’industrie sous le régime Bozizé dont le PUN soutenait le programme politique, elle a été vice-présidente du Conseil national de transition (CNT, le parlement de transition) de 2013 à 2016 ; elle est membre du Comité de suivi du Forum national de Bangui (CSFNB) ; son parti avait soutenu en février 2016 le candidat Touadéra face à AGD et continue de le soutenir dans le cadre de la plateforme majoritaire Bè Oko dont elle assure la présidence depuis sa création en l’an 2020; elle doit assainir le milieu des affaires en annulant les autorisations et permis d’importation du sucre et autres produits de première nécessité que le ministre séléka Yacoub Ataïb avait distribués à tour des bras à des opérateurs économiques indésirables, en vue de mettre terme à la concurrence déloyale, à la contrebande, à la spéculation des prix, et au blanchiment d’argent par des entrepreneurs politiques malveillants qui se cachent derrière les affaires commerciales. Réussira-t-elle à échapper au pouvoir de la corruption qui a affaibli et compromis bon nombre de ses prédécesseurs?
9- Arthur Bertrand PIRI, ministre du développement de l’Energie et des ressources hydrauliques; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko), on le dit proche parent du chef de l’Etat; Inspecteur des impôts, il a été successivement militant des partis MLPC de Patassé, KNK de Bozizé puis MCU de Touadéra dont il est par ailleurs le n°3 dans l’ordre hiérarchique politico-administratif après le Secrétaire exécutif Simplice-Mathieu Sarandji le PAN et le 1er Secrétaire exécutif adjoint HM Dondra le PM. Il est le 2è Secrétaire exécutif adjoint du bureau politique du MCU ; Contrôleur général du secteur public et parapublic à la Primature avec rang et prérogatives de ministre délégué, il avait maille à partir avec les députés de la 6è législature qui lui ont reproché son ingérence intempestive et illégale dans la gestion des entreprises et offices publics ; il a la lourde et urgente mission de mettre fin à la gestion prédatrice et non orthodoxe de l’ENERCA et de la SODECA en envoyant les prédateurs et leurs complices en prison et en renouvelant l’équipe dirigeante des deux sociétés d’Etat à problème. Réussira-t-il face au pouvoir de l’argent de la corruption? Wait and see;
10- Hassan BOUBA, ministre de l’Elevage et de la santé animale; peul (mbororo) du Tchad, c’est un semi-lettré qui est roi chez les analphabètes comme Ali Darass. Il bricole le sangö et le français, ce qui fait de lui l’interprète d’Ali Darass. Comme ses coreligionnaires et co-maquisards Ali Darass, Souleymane Daouda et Ahmadou Bi-Aliou, Hassan Bouba est un criminel-né qui avait œuvré dans le FPR, la rébellion de son compatriote peul tchadien Baba Laddé, avant de suivre Ali Darass à l’arrivée de la coalition séléka au pouvoir en mars 2013 dont il est le Conseiller politique et le n°3 du groupe armé UPC, après Ali Darass et Aliou. Même s’il n’a jamais mis pied dans une école moderne, il aurait une très grande expérience dans le domaine du négoce et est polyvalent en matière commerciale: des pierres précieuses (or et diamant), des pointes d’ivoire et peau des animaux très prisées, le convoyage des bœufs, le trafic d’armes, etc. Il tue sans pitié. C’est lui qui serait chargé du recrutement les mercenaires étrangers, principalement les peuls du Tchad, du Niger et du Soudan, pour le compte de l’UPC ; c’est lui qui était le second coordonnateur des massacres des populations civiles et des prêtres par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto, le Mbomou et une partie de la Haute Kotto ; il est reconnu comme l’un des instigateurs d’incendie de plus de 300 villages dans le triangle Bambari-Ouaka/Haute Kotto/Haut Mbomou, en passant par la Basse-Kotto et le Mbomou… Nommé depuis 2017 conseiller à la présidence de la République pour faciliter les pourparlers avec l’UPC, il a utilisé cette fonction pour extorquer de l’argent aux autorités nationales, à des chefs des groupes armés et aux riches éleveurs peuls du centre-est et du sud-est, exceller dans l’exploitation et le trafic illicite des pierres précieuses et autres ressources naturelles (pointes d’ivoire, mercure, etc.). Qu’un analphabète et criminel peul étranger soit nommé ministre en RCA, il n’y a qu’en RCA d’aujourd’hui que cela est possible et récurrent !
11- Bruno YAPANDÉ, ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et du développement local ; banda de Bouca (Ouham) ; Instructeur de jeunesse et d’animation au ministère de la Jeunesse et des sports, devenu Administrateur culturel après une formation spécialisée au Bénin; ancien Animateur de la Fédération nationale des clubs de jeunesse (FNCJ), ancien Chargé de mission au ministère des Arts et de la culture du régime Bozizé pour le compte du parti PNCN allié au KNK de Bozizé à l’époque; ancien ministre de la Communication, puis des Arts et de la culture au titre de PNCN sous la transition de Samba-Panza ; a démissionné du PNCN en janvier 2016 pour soutenir le candidat Touadéra au deuxième tour de la présidentielle de février 2016 ; délégué dans les fonctions d’Inspecteur d’Etat, membre de l’Inspection générale d’Etat (IGE) de 2017 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement le 23 juin dernier, il est cadre du parti MCU créé en 2019 ;
12- Pr Jean-Laurent SYSSA-MAGALÉ, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique; de père Gabonais et de mère ngbaka de Bimbo (Ombella-M’Poko) qui est la sœur de feu Général Magalé ; universitaire, a occupé différents postes de responsabilité à la Faculté des sciences dont il a été le Doyen avant d’être nommé Recteur de l’Université de Bangui en fin 2016, poste qu’il a occupé jusqu’à sa récente nomination dans le gouvernement par son ami intime Touadéra; chimiste avec une spécialité professionnelle en pétrochimie, il a été Maître-assistant puis Maître de conférences CAMES, avant d’être nommé Professeur national ; cadre du parti MCU, son départ de l’université est salué par la quasi-totalité de ses collègues enseignants qui ne le portent plus dans leur cœur à cause de sa gestion calamiteuse de la chose universitaire ; à cause de lui, les enseignants de l’université de Bangui militent pour l’élection du Recteur et des chefs d’établissements universitaires (doyens des Fac, directeurs des instituts et grandes écoles universitaires…) ;
13- Mme Marguerite RAMADAN née NZAPAOKO, ministre de la promotion du Genre, de la protection de la femme, de la famille et de l’enfant; mandja de Grimari (Ouaka) ; cadre du ministère des Affaires sociales à la retraite, a milité successivement dans les partis RDC, MLPC, KNK et MCU au pouvoir de l’Etat ; elle est la plus contestée des présidentes de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), la structure faitière des organisations féminines du pays; ayant contribué à diviser à outrance l’OFCA, elle est mal placée pour mener une politique de promotion du genre, de la femme, des enfants et de la famille, de la cohésion sociale, de réconciliation nationale, de paix en RCA. Sa nomination est le plus mauvais choix du duo FAT/HMD qui a pourtant besoin des femmes pour réaliser les politiques du moment ; épouse par procuration du défunt médecin chirurgien Gaston Ramadan Mamata dont elle a fabriqué des faux documents pour se faire héritière, elle est en procès depuis des années avec la première vraie épouse de feu Dr Ramadan (la veuve Kiringuinza) et les enfants issus du premier mariage légal qui viennent de gagner la décision judiciaire qui ôte à cette femme la qualité de gestionnaire des biens de feu Dr Ramadan ; en effet, cette femme avait contracté mariage à sa façon en se faisant représenter ainsi que son supposé mari Dr Gaston Ramadan à la mairie de Bimbo par procuration, alors qu’ils vivaient à Bangui: une grande hérésie dont elle s’est prévalue pour se faire appeler Mme Ramadan ; Conseillère à la Primature dans les domaines du Genre, des affaires sociales et de la famille depuis des années, elle est mal placée pour occuper ce poste ; qu’on ne soit pas surpris que la politique du gouvernement dans les domaines qui lui sont confiés, échoue; elle n’a aucune chance d’être réélue présidente de l’OFCA au prochain congrès de l’organisation; en tout cas Touadéra et Dondra se sont trompés de personne pour cette fonction ;
14- Rufin BÉNAM-BELTOUNGOU, ministre des Mines et de la géologie; gbaya de Batangafo (Ouham) ; cadre dudit ministère où il a été responsabilisé trop tôt par son parrain politique et coreligionnaire de l’Eglise évangélique des frères (EEF), Sylvain Ndoutingaï, le tout puissant ministre d’Etat du régime Bozizé à l’époque ; a milité successivement dans les partis MLPC, KNK puis MCU; conseiller à la présidence de la République en matière de ressources minières de 2016 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement ;
15- Eric RÉKOSSE KAMOT, ministre de l’Agriculture et du développement rural; gbanziri de Kouango (Ouaka) ; expert comptable, a été PCA de l’OCSS (actuelle CNSS) ; a un cabinet d’études en France ;
16-Mohamed LAWAN, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion du secteur privé; titulaire d’un BTS en comptabilité, ancien cadre à l’ex CAISTAB, est vice-président du parti RDC de Kolingba qui vient de rallier la majorité présidentielle ; il représente le parti RDC dans le gouvernement ;
17- Mme Vincente Maria Lionele Jennifer SARAIVA épouse YANZERE, ministre des Arts, de la culture et du tourisme; de père Portugais et de mère yakoma de Ouango (Mbomou) ; de la diaspora centrafricaine de France, a créé Actions et soutiens à Touadéra (AST), une association politique qui a œuvré pour la réélection du président Touadéra et qui est soutenue financièrement et matériellement par l’entreprise El-Madina ;
18- Mme Nicole NKOUE, ministre de l’Urbanisme, de la réforme foncière, de la ville et de l’habitat; gbaya-boli de Berbérati (Mambéré-Kadéi) comme Dr Somsè, parente de l’ancienne ministre Aline Gisèle PANA ; avait travaillé au ministère du Tourisme avant d’immigrer en France où elle a ouvert un cabinet d’études ; représente le parti RDC dans le gouvernement ;
19- Mme Michèle MWANGA, ministre du Travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle; sara-mbaye de Kabo (Ouham), fille du défunt général Gaston GAMBOR (ancienne gloire du basket-ball et ancien ministre de la Jeunesse et des sports) ; ex épouse de Serge DOTE-BADEKARA ; directrice commerciale à la société de téléphonie mobile Orange Centrafrique d’où elle a démissionné 1 mois avant sa nomination dans le gouvernement ; a le soutien de la 1ère Dame Tina TOUADERA ;
B- MINISTRES DU GOUVERNEMENT NGRÉBADA RECONDUITS DANS LE GOUVERNEMENT DONDRA
1- Félix MOLOUA, ministre d’Etat chargé de l’Economie, du plan et de la coopération; banda gbambia de la commune de Korom-M’Poko dans la sous-préfecture de Bossangoa (Ouham); ancien Secrétaire principal de la Fac des sciences de l’université de Bangui devenu ingénieur statisticien démographe, cadre du ministère de l’Economie et du plan où il a gravi tous les échelons: chef de service, directeur et chargé d’études, DG ou Chef de cellule et de division, Expert national, Chargé de mission, Directeur de cabinet, avant d’être nommé ministre dudit département le 11 avril 2016. Militant et cadre successif des partis RDC de Kolingba, KNK de Bozizé, avant de suivre le « candidat KNK de précaution » Faustin-Archange Touadéra, dont il a été le Directeur national adjoint de campagne lors des élections de 2015-2016 marquant la fin de la transition, aux côtés de Dr Simplice-Mathieu Sarandji ; militant de première heure du parti Mouvement Cœurs Unis (MCU) fondé par le président Touadéra en novembre 2018, il est Conseiller politique chargé des relations avec les autres partis politiques et les Organisations non-gouvernementales du Bureau exécutif, et donc 14è personnalité du parti MCU. Il occupe ce poste ministériel depuis le 11 avril 2016;
2- Arnauld DJOUBAYE ABAZÈNE, ministre d’Etat chargé de la Justice, de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, garde des sceaux; goula du village Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka et ancien chef d’Etat de transition Michel Djotodia Am-Nondroko comme les ministres Amza et Djono; magistrat de l’ordre judiciaire, titulaire d’un 3è cycle professionnel de l’ENAM de Bangui – Section judiciaire, et d’un doctorat de droit public obtenu en l’an 2020 à l‘université de Yaoundé 2 au Cameroun; a été de 2004 à 2013 1er substitut du procureur de Bangui puis 1er vice-président du Tribunal de Grande instance de Bangui sous la dictature politico-judiciaire de Bozizé ; ministre des Transports et de l’aviation civile pendant la transition de 2013 à 2016, puis de mars 2019 à juin 2021 par décret de Touadéra; est cité par l’ONG Sentry avec son frère Djono Ahaba comme un chef de groupe armé ayant commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans le nord-est ;
3- Herbert Gotran DJONO-AHABA, ministre des Transports et de l’aviation civile : goula du village Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka Michel Djotodia Am-Nondroko comme Arnaud Djoubaye-Abazène; est juriste titulaire d’un diplôme de Maîtrise semi-professionnelle en droit public de l’Université de Bangui et d’un diplôme de 3è cycle de l’ENAM de Yaoundé (Cameroun), Section des Régies financières, Option: Impôts; inspecteur des impôts, il a été ministre de l’Urbanisme et de l’habitat en 2010-2011 puis député de Birao 2 pendant la législature de 2011 abrégée par le coup d’Etat de son parent Djotodia en mars 2013; ancien soutien politique et combattant du groupe armé UFDR puis de la rébellion dite coalition séléka aux côtés de son frère et idole Djotodia, il avait occupé le poste de ministre de l’Energie et de l’hydraulique sous la brève transition de 2 mois (février-mars 2013) dirigée par Bozizé avec Me Nicolas Tiangaye comme Premier ministre à l’issue de l’Accord de Libreville de janvier 2013. Avec Djotodia au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, il était le tout puissant ministre d’Etat aux Mines, au pétrole, à l’énergie et à l’hydraulique, et l’homme des gros sous, comme le fut Sylvain Ndoutingaï sous le régime Bozizé. Avec l’éclatement de l’ex coalition séléka, il a créé en 2014 son propre groupe armé, le RPRC, qui a participé à tous les foras, pourparlers et négociations pour la paix en RCA. Ministre de l’Energie et de l’hydraulique de 2017 à 2021, il est l’un des architectes de la guerre de la coalition goula/kara (RPRC.PRCN et MLCJ) contre la coalition rounga/mercenaires soudanais du FPRC d’Adam Nourredine et Abdoulaye Issène qui avait ensanglanté et fait des morts à Birao et Ndélé de 2019 à 2020 ; un des principaux soutiens politico-militaires du régime Touadéra dans la Vakaga, il est cité par l’ONG Sentry avec son frère Djoubaye Abazène comme un chef de groupe armé ayant commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans le nord-est ;
4- Sylvie BAÏPO-TÉMON, ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger; mandja du village Baïpo à Kaga-Bandoro centre (Nana-Gribizi); titulaire d’un diplôme supérieur en économie, option banque, elle a travaillé pendant plusieurs années dans plusieurs structures bancaires de France et notamment BNP-Paribas avant d’être catapultée à la tête de la diplomatie centrafricaine en décembre 2019 ; cadre du parti MCU, sa reconduction –la moins attendue- a suscité un véritable tollé et provoqué un deuil au sein de ce département qu’elle a transformé en panier à crabes; son incompétence, sa navigation à vue et son attitude d’exclusion des cadres et agents du département ont joué négativement sur le fonctionnement dudit département ;
5- Justin GOURNA-NZACKO, ministre de l’Economie numérique, des postes et télécommunications; mandja de Bouca (Ouham), ingénieur-administrateur principal des télécom, cadre du ministère des PTT et de la SOCATEL à la retraite, a été Directeur des Ressources humaines à la SOCATEL pendant longtemps, avant d’être nommé Chargé de mission au ministère des PTT et Chef du Projet Fibre Optique en Centrafrique depuis l’époque Bozizé jusqu’à l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Cadre successif des partis PSD de Lakouè et CRPS de Me Tiangaye sous la bannière de laquelle il a été élu député de la 1ère circonscription de Bouca en 2016, il s’est désolidarisé du président de son parti lorsque que celui-ci s’était retiré en avril 2018 de la majorité présidentielle. Il a intégré le camp Touadéra et son parti, le MCU, sous la bannière de laquelle il a été réélu député de Bouca 1 en décembre 2020; occupe le poste depuis que Touadéra est au pouvoir.
6- Dr Aboubakar MOUKADAS NOURE, ministre de l’Education nationale; haoussa du Lac Tchad mais origine nationale vraiment difficile à tracer en raison de ce que les haoussas vivant dans cet espace régional multiethnique et multiculturel ont une culture quasi commune, qu’ils proviennent du Niger, du Nigeria, du Cameroun ou du Tchad. C’est dire que les haoussas du Lac Tchad n’ont pas d’origine nationale fixe, ce qui les arrange parce qu’ils se disent Tchadiens lorsqu’ils sont au Tchad, Nigériens lorsqu’ils sont au Niger, Nigérians lorsqu’ils sont au Nigeria, Camerounais lorsqu’ils sont au Cameroun. Selon un fin connaisseur du milieu, on reconnaît facilement les haoussas à travers leurs noms. Les Noure par exemple sont à 99% des haoussas. Mais ils sont des grands nomades. On les retrouve dans toute l’Afrique de l’Ouest, au Sahel, en Libye, en Mauritanie, au Soudan arabe, et même en Afrique centrale, surtout au Cameroun et au Tchad. En Centrafrique, ils se sont sédentarisés à Birao où ils seraient un peu plus nombreux que les bornos, eux aussi venus de loin (Nigeria, région des Boko haram). Il paraît que c’est eux qui ont amené le vent de l’islam dans la partie nord-est de la RCA. Mais notre ministre haoussa est né et a grandi au km5 à Bangui, un melting-pot où les musulmans de toutes les origines se trouvent et ont en commun la recherche de l’argent. Docteur en sociologie et Maitre de conférences à l’Université de Bangui, il fait partie des rares cadres musulmans qui honorent l’intelligentsia centrafricaine et la communauté musulmane en Centrafrique par leur brillance intellectuelle, leur sens de la solidarité sans frontières, la non violence, l’acceptation de la différence… Ecrivain et véritable enseignant-chercheur, il est auteur de plusieurs articles de presse et d’ouvrages qui ont le mérite de rappeler et de défendre les bonnes relations historiques entre les chrétiens et les musulmans en RCA d’une part, et la responsabilité de l’intellectuel face aux crises sociopolitiques, d’autre part. Chef du Département de philosophie puis de sociologie dans les années 96-99, Commissaire électoral (CEMI) de 2004 à 2005, il a été Conseiller national, membre du parlement de transition (CNT) pour le compte de la préfecture de la Nana-Gribizi, représentation qui lui a été contestée par les natifs et ressortissants de cette préfecture qui lui dénient toute origine centrafricaine et notamment nana-gribizienne. Contrairement à la majorité des cadres musulmans qui ont pris la carte des partis politiques pour manger ou avoir de la place au soleil, cet universitaire a souvent affiché un apolitisme qui a souvent suscité colère et jalousie de ses coreligionnaires et collègues universitaires. Il est celui qui sait « mettre son intellect au service de la masse » (définition de l’intellectuel selon l’éminent sociologue centrafricain feu Alphonse Blagué). Humainement et politiquement plus proche du président Touadéra et du PAN Sarandj
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 juillet 2021, 03:30:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir joué au chat et à la souris durant plusieurs jours, les mercenaires de la société russe Wagner ont attaqué les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ce mercredi 14 juillet au village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/une-dizaine-des-combattants-de-la-seleka-en-civil-et-tenue-en-arme-dans-une-foret-moins-desense-bien-mais-cest-leur-dos-qui-sont-visibles-450×301.jpg” alt=”Les combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR” width=”450″ height=”301″ />Les combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Selon l’un de nos journalistes qui a pu assister à la scène, quatre rebelles du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont été froidement abattus dans le village Aïgbado alors qu’ils étaient en train de manger.
En effet, ce mercredi 14 juillet 2021, aux environs de 12h10, des mercenaires de Wagner sont arrivés discrètement au village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé. Au même moment, les rebelles du CPC étaient en train de dîner quand ils ont aperçu les hommes de Wagner. Et quand ils voudraient réagir, c’était trop tard. Ils ont été froidement abattus par ce groupe des Wagner qui ont ensuite fait des tirs partout dans le village, poussant la quasi-totalité des habitants à se réfugier dans la brousse, d’autres préfèrent aller se réfugier dans d’autres villages voisins.
Il convient de rappeler que le samedi 26 juin dernier, au village Sans souci, situé à 5 kilomètres du village Aïgbado sur l’axe Bria , un face-à-face entre les Mercenaires russes de la société Wagner et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) tourne à la débandade générale de ces derniers. Aucun échange des tirs entre eux n’était signalé, mais plusieurs rebelles ont failli laisse leurs vies dans l’eau au moment de leur fuite.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 juillet 2021, 03:32:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement centrafricain s’apprête à remodeler son code minier. Au cœur de cette reforme très attendue, la création d’une société controversée qui prendrait le contrôle de l’ensemble de mouvement d’achat et de vente du secteur. Un projet qui suscite l’ire de plusieurs acteurs, qui y voient l’ombre des intérêts russes.
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
L’avant-projet de reforme du code minier centrafricain, en cours d’élaboration depuis novembre dernier, présente une innovation majeure qui risque de faire l’effet d’une bombe dans le secteur. Il s’agit de la société Gemmes et minéraux de Centrafrique (GEMINCA).
Les attributions de la future « société d’État » sont dessinées dans l’article 155 du futur code, qui en compte 208. L’objectif de la société d’État est de favoriser et de promouvoir les transactions sur les substances minérales précieuses et semi-précieuses.
Les agents du ministère des mines, dirigé depuis le remaniement du 13 juin dernier par un proche du Président Faustin Archange Touadera, Ruffin Benam Beltougou, font actuellement le tour de l’arrière-pays pour présenter les grandes lignes de la reforme aux acteurs du secteur.
Cette future reforme visera officiellement, selon les autorités centrafricaines, à renforcer le contrôle et la transparence dans le secteur, lutter contre les trafics et améliorer la protection de l’environnement.
Une société d’État omniprésente
La GENINCA remplacera le comptoir des minéraux et gemmes (Comigem), pensé en 2009 comme un bureau d’achat public. Lesté d’une dette de près de 2 millions de dollars, le Comigem n’a jamais vraiment fonctionné et sa privatisation décidée en 2020 n’a jamais été réalisée.
La Geminca est vue comme une Comigem renforcée. Là où ce dernier était un bureau d’achat public qui faisait seulement partie de l’écho – système minier, l’ambition de la Gemica est de coordonner l’ensemble du secteur.
Les artisans miniers et les coopératives minières le pourront plus exporter et devront ainsi exclusivement vendre leur production à la Gemica ou aux bureaux d’achat, à condition que ceux-ci soient reconnus par la nouvelle société d’État.
Grande nouveauté, les bureaux d’achat seront également interdits d’exportation et devront passer par la Geminca qui aura la quasi-exclusivité de l’exportation. Les quelques bureaux de Bangui qui ont survécu à la crise sécuritaire depuis 2013 devraient ainsi perdre leur cœur de métier.
Dans le texte consulté par Africa Intelligence, les bijoutiers, tailleurs et usines d’affinage installées sur le territoire centrafricain ne pourront se fournir qu’auprès de la Geminca et devront être certifiées par cette dernière.
Les « collecteurs », dont le rôle est de faire le tour des artisans miniers dans l’arrière-pays pour ramener les pierres aux bureaux d’achats, disparaitraient également au profit « d’agents acheteurs », contrairement aux collecteurs qui sont surtout des agents indépendants, ces agents d’acheteurs deviendraient salariés de la Geminca. Le transport des pierres deviendrait aussi exclusivité de la future toute-puissante société d’État.
La police des mines, l’unité spéciale antifraude (USAF), sera tenue de travailler en pleine coopération avec la Geminca, selon l’article 190.
L’exception russe
Néanmoins, le projet prend soin de garantir quelques exceptions. Les sociétés minières titulaires d’un permis « de production industrielle » ne seront pas concernées par la reforme. Elles pourront ainsi continuer à exporter leur production et « après l’enregistrement de toutes les transactions au régistre national tenu par la société Geminca », selon l’article 159 du futur code.
À l’heure actuelle, une seule société possède un tel titre : MIDAS RESSOURCES, qui opère dans la mine d’or de Ndassima officiellement sous pavillon malgache, MIDAS apparait comme particulièrement proche des intérêts russes dans le pays, et notamment le groupe de sécurité Wagner. La société a récupéré l’exploitation de la prometteuse mine au détriment de la junior canadienne Axmin et sa filiale Centrafricaine AuroAfrique qui estime avoir expropriée en 2019. L’arbitrage opposant Axmin à l’État centrafricain conduit devant la chambre de commerce internationale (ICC) de Paris est en cours.
A bas bruit, plusieurs acteurs du secteurs miniers centrafricains n’hésitent pas à avoir dans l’avant-projet de la reforme du secteur minier l’ombre de Moscou. Sur ce point, une phrase de l’article 155 interpelle : pour exécuter efficacement la politique de l’État dans le domaine de la circulation des pierres et des métaux précieux et semi-précieux, la société Geminca peut à sa discrétion, faire appel au service de sécurité d’assurance, des ateliers spécialisés de transformation des traders et autres organismes.
Un scenario qui inquiète plusieurs capitale occidentale alors que l’influence des paramilitaires du groupe Wagner s’étend en Centrafrique depuis 2018 via les société de sécurité (SEWA Sécurity service) ou diamantaire (Lobaye Invest).
Un secteur difficile à contrôler
La Russie exerce par ailleurs la présidence tournante du processus de Kimberley jusqu’à la fin de l’année et s’est prononcée à de nombreuses reprises pour la levée de l’embargo sur l’exportation de diamants bruts qui frappe la République centrafricaine, sans succès.
Entre 2013 et 2015, la Centrafrique s’était fait exclure du processus de Kimberley en raison de la guerre civile et du financement des groupes armés via la vente des diamants. Les autorités peinent depuis à faire lever l’embargo qui frappe la majorité de son territoire. Seuls cinq région de l’ouest du pays sont passées dites vertes, depuis laquelle les exportations sont autorisées depuis 2015.
Selon plusieurs rapports d’experts, le secteur minier centrafricain est à plus de 90% tourné vers la contre bande et le financement des groupes armés. Si le but de la reforme est de contrecarrer ces réseaux illégaux, l’instauration d’un contrôle centralisé via la Geminca, elle-même peut contrôler, interrogent les spécialistes. Elle pourrait avoir l’effet pervers d’alimenter les réseaux informels. Les acteurs, confrontés à une puissante institution en situation de quasi-monopole, pourraient être tentés d’écouler les marchandises via les réseaux informels.
Depuis plus de 20 ans, les projets de reforme minière ont été toujours une affaire de délicate en Centrafrique. Celle menée par François Bozizé en 2011, avec le concours de son neveu Sylvain Ndoutingaï avait même été le point de départ de la constitution de groupe armé dans le nord du pays. Ceux-ci avaient par la suite été à l’origine de la formation de la Seleka, qui a renversé Bozizé deux ans plus tard en 2013.
Selon le trésor français, le secteur extractif centrafricain avait officiellement exporté pour 18 million d’euros d’or et de diamant en 2019.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 juillet 2021, 03:37:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les mercenaires de la société russe Wagner, auteur de l’enlèvement lundi de l’homme d’affaires Abdoulaye, ont finalement demandé à ses parents une rançon d’un million de francs CFA avant sa libération. L’otage ordonne à sa famille de ne pas se laisser manipuler, mais les hommes de Wagner persistent.
Mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.” width=”450″ height=”325″ />Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.
Enlevé à son domicile du quartier Piango, à Bria, ce lundi 12 juillet 2021 à 4h du matin par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, l’homme d’affaires Abdoulaye est toujours maintenu dans la captivité russes et syrienne de Wagner. Ses soi-disant ravisseurs exigent désormais à sa famille le versement d’une rançon qui s’élève à un million de francs CFA. Mais Monsieur Abdoulaye, de son côté, ordonne à sa famille de ne rien donner à ses « hors la loi ». D’après lui, ils ont fouillé sa maison, ils ont pris illégalement ses biens, en plus ils n’ont rien trouvé chez lui comme arme ou effets militaires.
« Pour quelle raison ils m’ont maintenu en cellule ! Pour demander de l’argent à ma famille ? Non, cela ne passe pas. Faut qu’ils me tuent, et ils aient définitivement la paix », a déclaré Monsieur Abdoulaye à sa famille.
Il y’a lieu de rappeler que face à la nouvelle décision des Casques bleus de la Minusca de les suivre de près dans toute leur opération, les hommes de Wagner changent maintenant de stratégie. Ils opèrent désormais la nuit ou très tôt le matin chez leur victime. C’est ce qui s’est passé très tôt le matin du lundi 12 juillet au domicile d’un opérateur économique nommé Abdoulaye à Bria, dans la Haute-Kotto. Ils ont procédé à son arrestation, et confisqué ensuite illégalement ses biens matériels.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 juillet 2021, 03:21:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du lundi à mardi 13 juillet, monsieur Tanza Saint-Cyr, ex-candidat du parti URCA aux législatives dans la première circonscription du troisième arrondissement de Bangui, a échappé, de justesse, à une tentative de son enlèvement par les « REQUINS », une milice du pouvoir. Depuis, l’homme vit dans l’ombre, et sa vie est menacée. Alors, est-il devenu désormais la cible des autorités du pays ?
Monsieur Tanza Saint Cyr
Selon le témoignage fait par l’intéressé, dans la nuit du lundi à mardi 13 juillet, vers 2 heures du matin, un groupe des miliciens armés du pouvoir sont arrivés chez lui. Ils ont cassé la porte principale et sont entrés par effraction dans sa maison alors que tout le monde dormait encore. Ne connaissant pas les identités des assaillants, Monsieur Tanza Saint-Cyr a eu une géniale idée de s’extirper par la fenêtre de sa chambre et prendre la poudre d’escampette.
Pendant ce temps, les assaillants, qui ont constaté sa fuite sur la clôture de la concession, ont fait des tirs derrière lui en vain. Au même moment, ses voisins, réveillés par les tirs des requins, croyaient avoir affaire aux braqueurs. Ils ont commencé à faire le concert de casserole assourdissant jusqu’au départ des assaillants.
D’après lui, son épouse a été violentée par ces miliciens cagoulés qui ont emporté ensuite sa moto, son téléviseur et son ordinateur ainsi que d’autres bien
Pour l’heure, on ignore les raisons exactes de cette intervention nocturne au domicile d’un citoyen, mais tout porte à croire que ses nombreuses prises de position sur les réseaux sociaux contre le pouvoir seraient à l’origine. D’ailleurs ce n’est pas pour la première fois qu’il fait face aux miliciens armés du pouvoir. En 2020, il a été victime d’une grave menace de mort proférée par ces mêmes requins.
Alors, la rca est-elle devenue patrimoine d’un seul clan ?
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 juillet 2021, 03:18:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après presque deux années passées au Soudan, de nombreux Centrafricains, fuyant les récentes violences intercommunautaires qui ont secoué les villes du nord en 2019, ont commencé à regagner leur domicile, selon les autorités locales.
FPRC-et-le-mlcj-le-1-et-2-septembre-2019-par-habib-upc-450×337.jpg” alt=”Les déplacés de Birao, dans la préfecteure de Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />Les déplacés de Birao, dans la préfecteure de Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine le 14 septembre 2019. CopyrightCNC.
Selon la mairie de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, pour la première fois depuis le début de la crise intercommunautaire qui avait secoué les villes du nord en 2019, au moins 3200 réfugiés centrafricains au Soudan ont regagné leur pays. Parmi eux, 1200 sont issus de la ville de Birao, et 2000 autres pour les villages périphériques, selon les autorités de Birao qui se disent incapables de les secourir, car la plupart n’ont plus d’habitation pour se loger.
« Je suis retournée à Birao quand la paix est revenue. Les gens commencent à rentrer progressivement. Faute d’habitation, je me suis installée proche de la Minusca. Depuis qu’on est là, on ne peut pas aller ailleurs. Notre maison a été brûlée, tout est pillé c’est pourquoi je me suis installée ici », a déclaré une mère de trois enfants de retour également du Soudan.
Pour la mairie de Birao, le retour de ces réfugiés est une bonne chose. C’est un signe de paix dans la région. Elle appelle les ONG de bonne volonté à leur venir en aide.
Il convient de rappeler que c’était en 2019, suite aux violences intercommunautaires touchant les villes du Nord, la majeure partie de la population de Birao et des villages périphériques avait quitté le pays pour trouver refuge au Soudan voisin. Même si certains rentrent au pays, d’autres craignent encore la détérioration de la situation sécuritaire dans le Nord.
Chine: Un père retrouve son fils kidnappé il y a 24 ans
Bangui ( République centrafricaine ) – (Pékin) Un Chinois a retrouvé son fils, kidnappé enfant, après une recherche de 24 ans qui l’a vu parcourir des milliers de kilomètres à moto à travers la Chine, ont annoncé mardi les autorités.
Le fils de Guo Gangtang était âgé d’à peine deux ans et cinq mois lors de son enlèvement devant le domicile familial dans la province du Shandong (est), alors qu’il jouait sans surveillance. Ses ravisseurs l’avaient vendu à une famille, a raconté mardi le ministère chinois de la Sécurité publique dans un communiqué.
Le trafic d’enfants a prospéré en Chine dans les années 1980 et pendant quelques décennies, dans la foulée de l’application de la politique dite « de l’enfant unique ».
Âgé de 27 ans lors de la disparition de son fils, Guo Gangtang avait démissionné afin de sillonner le pays à moto, sur laquelle de grands drapeaux avec la photo de son fils avaient été attachés. La préférence traditionnelle pour les fils, couplée aux limitations des naissances, a accentué les enlèvements de garçons, vendus ensuite à des couples désirant un héritier mâle.
Après un test ADN, la police avait annoncé à M. Guo qu’un enseignant de 26 ans habitant dans la province du Henan (centre) était bien son fils disparu. Les retrouvailles ont été organisées dimanche, selon le ministère.
La télévision publique CCTV a montré mardi des images du père pleurant dans ses mains et de la mère en sanglots, étreignant leur fils retrouvé. « Tout ce qui vient désormais, ce n’est plus que du bonheur », a déclaré M. Guo dans une vidéo diffusée par l’agence de presse China News Service.
Âgé de 27 ans lors de la disparition de son fils, le père avait démissionné afin de sillonner le pays à moto, sur laquelle de grands drapeaux avec la photo de son fils avaient été attachés. Il a parcouru 500 000 kilomètres à travers la Chine, en étant parfois contraint de dormir sous des ponts ou de mendier. Un périple qui lui avait valu d’inspirer un film.
Le combat de Guo Gangtang a également permis de sensibiliser le grand public chinois au problème des enlèvements d’enfants, un sujet toujours sensible.
La nouvelle de ces retrouvailles familiales a entraîné une vague d’émotion sur le réseau social Weibo. « Les parents n’abandonnent jamais leurs enfants ! Le combat de M. Guo montre à quel point l’amour d’un père est profond », a écrit un utilisateur, au diapason de l’opinion générale.
Depuis le lancement d’une base de données ADN dédiée en 2016, la police a aidé plus de 2600 personnes kidnappées enfants à retrouver leurs parents biologiques, selon le ministère de la Sécurité publique.
Émeutes en Afrique du Sud: on compte désormais 45 morts
Bangui ( République centrafricaine ) – Le bilan des émeutes en Afrique du Sud s’est alourdi à 45 morts mardi, alors que la police et l’armée tentent encore de mettre fin aux troubles dans les zones pauvres de deux provinces, qui ont commencé la semaine dernière après l’emprisonnement de l’ancien président Jacob Zuma.
La plupart des décès dans les provinces de Gauteng et du KwaZulu-Natal sont survenus lors de bousculades chaotiques, selon des responsables.
Des violences sporadiques ont éclaté après que M. Zuma, qui avait dirigé le pays de 2009 à 2018, a commencé jeudi à purger une peine de 15 mois pour outrage à la justice. Il avait refusé de se conformer à une ordonnance du tribunal pour témoigner dans le cadre d’une enquête soutenue par l’État sur des allégations de corruption alors qu’il était président.
Les troubles se sont ensuite transformés en une vague de pillages dans les quartiers des townships des deux provinces, selon des témoins, bien qu’ils ne se soient pas étendus aux sept autres provinces d’Afrique du Sud, où la police est en alerte.
“L’élément criminel s’est emparé de cette situation“, a déclaré le Premier ministre David Makhura de la province de Gauteng, qui comprend Johannesburg. ” Nous comprenons que les chômeurs n’ont pas assez de nourriture. Nous comprenons que la situation a été aggravée par la pandémie”, a déclaré un Makhura ému sur la chaîne publique South African Broadcasting Corporation. “Mais ces pillages sapent nos entreprises ici (à Soweto). Ils sapent notre économie, notre communauté. Ils sapent tout”.
Pendant qu’il parlait, l’émission montrait la police essayant de ramener l’ordre dans le centre commercial de Ndofaya, où 10 personnes ont été écrasées à mort dans une bousculade. Quelques coups de feu ont été entendus.
M. Makhura a lancé un appel aux dirigeants des organisations politiques, religieuses et communautaires pour qu’ils exhortent la population à mettre fin aux pillages.
Le déploiement de 2 500 soldats pour soutenir la police sud-africaine n’a pas encore mis fin aux pillages qui se multiplient, même si des arrestations ont lieu dans certains quartiers de Johannesburg, notamment à Vosloorus, dans l’est de la ville.
Les pillages se sont poursuivis mardi dans les centres commerciaux des townships de Johannesburg, notamment dans les centres commerciaux Jabulani et Dobsonville à Soweto.
Des pillages ont également été signalés dans le KwaZulu-Natal.Lundi, la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, a entendu la demande d’annulation de la condamnation de M. Zuma. Son avocat a fait valoir que la plus haute juridiction avait commis des erreurs en condamnant l’ancien président à la prison. Après 10 heures de témoignages, les juges ont déclaré qu’ils annonceraient leur décision à une date ultérieure.
Le bilan s’alourdit en Afrique du Sud: 32 morts et 757 arrestations
Bangui ( République centrafricaine ) – Les violences et pillages qui frappent l’Afrique du Sud depuis plusieurs jours ont fait déjà 32 morts et les émeutiers ne semblaient marquer aucune pause mardi, en dépit des premiers déploiements de soldats.
Mardi matin, la province du Kwazulu-Natal (KZN, Est) – où les premiers incidents ont commencé vendredi au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, qui reste populaire en pays zoulou – a annoncé que le bilan était passé à 26 morts. Et le président Cyril Ramaphosa, a confirmé lundi soir six autres décès à Johannesburg, la capitale économique du pays.
Après avoir mobilisé l’armée pour prêter main forte aux forces de l’ordre, il a souligné le caractère inédit de ces violences depuis l’avènement de la démocratie post-apartheid, dans un discours télévisé.
Les images des pillages ont montré des foules compactes et désordonnées, chacun se précipitant pour récupérer téléviseurs géants, vélos pour enfant, sièges de bureau, couches, conserves… Tout ce qui peut être emporté.
Dans les magasins pillés et mis à sac, les premiers émeutiers, souvent des hommes jeunes, ont été rejoints par toutes les autres franges de la population, y compris des enfants, à la recherche de nourriture ou d’équipements à revendre, dans un contexte économique dégradé par les restrictions mises en place fin juin pour contrer une troisième vague meurtrière de pandémie de coronavirus.
Une radio locale, Alex FM, a été pillée et n’a pas été en mesure de passer à l’antenne, rapporte le quotidien The Sowetan. Les pillards sont entrés dans leurs bureaux vers 2 heures du matin et ont volé tout le matériel de diffusion et les ordinateurs, ajoute le journal.
Au moins une banque de sang a été pillée, selon la télévision eNCA.
Le correspondant de VOA Afrique en Afrique du Sud, Romain Chanson, a écrit sur Twitter que certains habitants ont pris l’initiative de bloquer les routes menant vers leurs quartiers dans l’espoir que les pillards n’entrent pas dans leur communauté.
Les forces de l’ordre, visiblement en minorité, ont tiré des balles en caoutchouc pour disperser les mouvements de foule, suscitant la course paniquée de fuyards sur les parkings de centres commerciaux. Ou dans les rues des principales villes touchées, aux trottoirs jonchés de bris de verre et déchets, et bordés de bâtiments et voitures en feu.Chambres froides dévalisées.
A ce jour, 757 personnes ont été arrêtées, la majorité à Johannesburg, a précisé le ministre de la Police, Bheki Cele. Il s’est engagé à ce que la situation “ne se détériore pas davantage”, alors que les pillages se poursuivaient notamment à Soweto, immense township à l’ouest de Johannesburg où des soldats ont commencé à patrouiller selon des journalistes de l’AFP sur place, et à Pietermaritzburg, la capitale de la province de KZN.
Tôt dans la matinée, les télévisions locales ont montré des dizaines de femmes, certaines en robe de chambre, et des gens de tous âges ciblant une boucherie, dans la zone de Diepkloof à Soweto. Ils ont vidé les chambres froides et sont sortis en courant, de lourdes caisses de viande sur les bras. Un agent de sécurité privé, seul, se tenait debout, impuissant, passant frénétiquement des appels téléphoniques.
La police ne s’est présentée que trois heures plus tard pour disperser et arrêter les derniers pillards.Dans la nuit, policiers et agents de sécurité privée armés jusqu’aux dents ont longuement affronté des émeutiers dans le quartier dégradé de Jeppe, proche du centre de Johannesburg, a constaté l’AFP.Les premier incidents, avec des routes bloquées et des camions incendiés, ont fait leur apparition vendredi, au lendemain de l’incarcération de Jacob Zuma, condamné à une peine de prison ferme pour outrage à la justice.
Pillages et incendies se sont ensuite propagés pendant le week-end à Johannesburg. Le président Ramaphosa, promettant de restaurer “le calme et la stabilité” lundi soir, a rappelé avec sévérité que si les “frustrations et la colère” exprimées avaient “des racines politiques”, “aucune cause ne peut les justifier”.
En Afrique du Sud, l’armée déployée après des morts et pillages
Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée sud-africaine a été déployée à Johannesburg et dans la province du Kwazulu-Natal, théâtre de pillages depuis vendredi. Le président Cyril Ramaphosa condamne les violences et promet de faire revenir l’ordre.
L’armée a été appelée en renfort lundi pour contenir les débordements.Hier lundi (12.07.2021), des pillages se sont poursuivis dans des centres commerciaux à Soweto et dans un autre township de Johannesburg, ainsi qu’à Durban et Pietermaritzburg, les deux grandes villes du Kwazulu-Natal, la province d’origine de jacob Zuma.Les émeutes ont été lancées vendredi par des partisans de l’ancien président sous le slogan “Libérez Jacob Zuma”. Dimanche soir, le Président Cyril Ramaphosa a condamné la mobilisation sur base ethnique, entendez les Zoulous, l’ethnie de son prédécesseur, et, les “criminels qui ont pris avantage” de la situation pour commettre des pillages.”Ces actes mettent en danger la vie d’autrui et nuisent à nos efforts de redressement de l’économie du pays. Même s’il y a des qui sont meurtris et en colère en ce moment, il n’y aucune justification pour commettre des violences et des actes de destruction qui affectent les droits d’autres personnes”.Le rôle des partisans de Jacob Zuma Les forces de l’ordre, en infériorité numérique flagrante, coursent les pillards en tirant des balles caoutchoutées pour les disperser. Les partisans de Zuma ont drainé dans leurs sillages des résidents pauvres, qui ont profité des troubles pour se servir dans les magasins : ce sont aussi les émeutes de la faim, alors que le taux de chômage, amplifié par le confinement, dépasse les 32 %.”On ne peut pas nier qu’il y a un taux de chômage élevé en Afrique du sud, d’énormes inégalités sociales, une pauvreté extrême mais en incendiant et en pillant des magasins, va-t-on vraiment diminuer la pauvreté ? “, s’est demandé Bonke Dumisa, professeur d’économie à l’université du Kwazulu natal.Beaucoup dénonce le manque de préparation de la police et d’intervention des responsables de l’ANC, le parti au pouvoir.Dans ce climat tendu, la Cour constitutionnelle a entendu lundi l’avocat de Jacob Zuma, qui a demandé une révision de la peine de l’ancien président. La Cour pourrait prendre plusieurs jours pour se prononcer. Jacob Zuma au-dessus de la justice sud-africaine ?
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 juillet 2021, 18:23:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les opérateurs économiques de ce secteur regroupant des camerounais, tchadiens, congolais, gabonais, équato-guinéens, centrafricains ou libanais ont adressé le 2 juillet 2021 une correspondance de dénonciation d’acte de «corruption et arnaque autour de l’usage du Gps par la douane et la société Nexus au Port de Douala ».
Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset
D’après des statistiques du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft), organisme de répartition du fret terrestre camerounais, entre 2000 et 2018, 9,4 millions de tonnes de marchandises ont été transportés entre le Cameroun et le Tchad, pour 374.341 mouvements de véhicules, 8,5 tonnes millions de de marchandises entre le Cameroun et la RCA correspondant à 324.696 mouvements de camions, 155,9 millions de tonnes de cargaisons échangées entre le Cameroun et le Gabon, pour 20.599 mouvements de véhicules, 5,2 millions de tonnes transportés entre le Cameroun et le Congo (222.941 mouvements de véhicules), et 6237 mouvements de véhicules pour le corridor Cameroun-Guinée Équatoriale avec 98,4 millions de tonnes transportés sous la période visée. D’après les usagers de ces différents corridors entre le Cameroun et les pays de l’hinterland de la sous-région Afrique centrale (transporteurs, bailleurs de fret, propriétaires de camions etc.), ces chiffres auraient pu être améliorés si la balise de géolocalisation Gps délivré par les douanes camerounaises à travers Nexus. Les acteurs nationaux et internationaux de cette activité affichent leur ras-le-bol sur les dysfonctionnements récurrents observés dans la gestion de la balise Gps.
Les transporteurs du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine protestent en effet contre l’indisponibilité de cet outil technologique institué par les douanes camerounaises depuis 2016, ainsi que les difficultés sur son obtention: «les balises sont conçues expressément en nombre très insuffisant. Ce qui fait qu’il faut attendre les balises installées sur des camions qui arrivent à la frontière (Tchad, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale ou Centrafrique), et c’est au retour à Douala qu’elles sont installées sur d’autres camions en attente. Ce dispositif douanier de géolocalisation porte d’énormes préjudices aux transporteurs, aux commerçants et aux sociétés », s’indignent les transporteurs victimes. Par ailleurs, lorsque le Gps sollicité est enfin disponible, «il faut corrompre le service le service concerné entre 50.000 ou 100.000 FCFA pour faire voyager rapidement ton camion», indique la correspondance adressée à Ferdinand Ngoh Ngoh. Sachant que le tarif officiel pour obtenir la pose d’un outil de géolocalisation Nexus est de 35.000 FCFA. Malgré plusieurs correspondances adressées préalablement aux ministères du commerce, des transports, du travail et de la sécurité sociale, «aucune solution n’a été trouvée, dans le but d’aplanir ces difficultés», ajoute le président de OS Civile Droits de l’Homme. D’où la saisine ce 2 juillet 2021, du Ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République, ampliée aux Ministères des finances, des transports, du commerce, la Conac, la Cndhl, Douanes camerounaises, et au Chef secteur des douanes Littoral 3.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 juillet 2021, 11:48:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une semaine après un incident militaire entre les éléments de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) et les mercenaires de la société russe Wagner, la situation reste plus que tendue à Paoua, et celle-ci pouvant dégénérer à un conflit majeur entre les deux belligérants.
Mercenaires russes de Wagner occupant l’État major des rebelles en Centrafrique” width=”450″ height=”436″ />Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique
Le 6 juillet dernier, la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, a été secouée par des détonations d’armes automatiques, provoquant la paralysie de la ville. Toutes les boutiques ont été fermées, les circulations interrompues, les chars de guerre positionnés sur des points stratégiques de la ville.
Selon des sources sécuritaires locales, la veille, c’est-à-dire le lundi 5 juillet, deux éléments de l’unité mixte de sécurité (USMS), soupçonnés par les mercenaires de la société russe Wagner comme des antennes des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont été embarqués par les Wagner pour une destination inconnue. Informés de la nouvelle, leurs collègues de l’USMS se sont soulevés. Des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues, des circulations interrompues, et les activités économiques paralysées, poussant les hommes de Wagner à déployer leurs blindés partout au centre-ville.
Mais après des discussions, le calme est revenu après le retrait des USMS dans leur base. Or, une semaine plus tard, la tension persiste toujours entre les mercenaires de Wagner et les éléments de l’USMS.
Pour les Wagner, tous les éléments de l’USMS sont des rebelles, et qu’il n’y a aucune possibilité de manœuvrer avec eux sur le terrain. Tandis que les USMS, de leur côté, refusent de collaborer avec les hommes de Wagner qu’ils considèrent comme des drogués, des criminels sans pitié.
Selon une source militaire à Paoua, cette tension persistant entre les Wagner et les USMS pourrait dégénérer à un conflit majeur.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 juillet 2021, 09:24:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Face à une situation humanitaire « extrêmement difficile » aggravée par la persistance d’entrave à l’assistance, le secrétaire général de l’ONU Antony Guterres pense qu’un cessez-le-feu pourrait sauver des vies en République centrafricaine.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/camion-humanitaires-bloques-par-les-rebelles-a-Bakouma-a-la-UNE-450×442.jpg” alt=”Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma” width=”450″ height=”442″ />Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNC
« La crise humanitaire en République centrafricaine continue de s’aggraver. Les travailleurs humanitaires ont besoin d’un accès sûr et sans entrave à la population. Un cessez-le-feu est crucial pour sauver des vies et davantage de fonds sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires aigus de la population », a déclaré sur Tweeters Monsieur Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU.
Cette déclaration intervient quelques mois après celle de madame Denise Brown, la coordinatrice humanitaire des Nations unies en Centrafrique qui s’inquiète de l’augmentation des attaques enregistrée contre les travailleurs humanitaires en Centrafrique.
Selon OCHA, entre octobre et février 2021, 234 cas d’attaque contre les travailleurs humanitaires ont été recensés faisant deux morts et huit blessés, soit une augmentation de 79% par rapport à la même période de l’année dernière.
En plus, les experts des Nations unies sur les mercenaires en République centrafricaine ont fait aussi état des nombreuses exactions imputées aux mercenaires de la société russe Wagner et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les travailleurs humanitaires dans le pays.
Cinq civils, quatre soldats et 40 “terroristes” tués au Niger selon le gouvernement
Bangui ( République centrafricaine ) – Cinq civils, quatre militires et quarante “terroristes” ont été tués dimanche lors d’une attaque de jihadistes présumés dans la région de Tillabéri (ouest) proche du Mali, a annoncé le gouvernement nigérien.
“Aux environs de 15h00 (16h00 GMT), une centaine de terroristes (terme généralement utilisé par les autorités pour désigner les jihadistes, ndlr) à bord de plusieurs dizaines de motos, lourdement armés, ont attaqué le village de Tchoma Bangou”, indique un communiqué du ministère nigérien de la Défense lu dimanche soir à la télévision publique.
“La réaction prompte et vigoureuse” des Forces de défense et de sécurité (FDS), ” a permis de repousser l’attaque en infligeant des lourdes pertes à l’ennemi”, selon le ministère.Du matériel a également été saisi, selon le ministère, dont “quatorze motos, quatre mitrailleuses, quatre RPG7, douze AK47, et dix (téléphones) Motorola”.
Tchoma Bangou est situé dans le département de Ouallam, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso. Cette région dite “des trois frontières” est régulièrement visée depuis des années par des attaques meurtrières de groupes jihadistes.
En janvier, 70 civils avaient été tués par des jihadistes présumés à Tchoma Bangou et 30 dans le village voisin de Zaroumadareye, administrés par la commune de Tondikiwindi..Le 24 juin, dix-neuf personnes ont été tuées à Danga Zaouni et à Tolba Koira, des villages de la même commune, selon les autorités.
La région de Tillabéri est placée sous état d’urgence depuis 2017. Pour lutter contre les jihadistes, les autorités ont interdit depuis un an la circulation à moto nuit et jour et ordonné la fermeture de certains marchés soupçonnés d’alimenter “les terroristes”.
Pays parmi les plus pauvres du monde, le Niger lutte depuis des années contre des groupes jihadistes sahéliens dans sa partie occidentale et les islamistes du groupe nigérian Boko Haram dans le sud-est, sans parvenir à les vaincre, malgré la coopération régionale et l’aide militaire occidentale.
Dix morts, dont sept supplétifs de l’armée, dans une attaque au Burkina
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins dix personnes, dont sept supplétifs de l’armée, ont été tuées dimanche lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué lundi à l’AFP des sources des services de sécurité et locales.
“Des individus armés non identifiés ont attaqué hier (dimanche) le village de Niha-Mossi, ciblant particulièrement les VDP”, de cette localité de la commune rurale de Pensa, située dans la province du Sanmatenga (région du Centre-Nord), a déclaré une source de sécurité.”Le bilan de l’attaque est de sept VDP (Volontaires pour la défense de la patrie, supplétifs civils de l’armée) et trois civils tués”, selon cette source qui a également évoqué “d’important dégâts matériels”.
Un responsable local des VDP a confirmé l’information en précisant que “les concessions (propriétés) des villageois et le marché ont été incendiés, occasionnant un mouvement de fuite des habitants vers Pensa”.
“Des opérations de ratissage sont en cours avec le soutien des volontaires des autres localités et des forces de défense et de sécurité”, a-t-il affirmé.Créés en décembre 2019, les VDP sont des supplétifs civils qui interviennent aux côtés des forces armées pour des missions de surveillance, d’information et de protection après une formation militaire de 14 jours.Ils font également office de pisteurs et combattent souvent avec l’armée, au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l’AFP.
Le Burkina Faso, particulièrement les régions du Nord et de l’Est, est confronté depuis 2015 à des attaques jihadistes qui ont fait plus de 1.500 morts et contraint près de 1,5 million de personnes à fuir leur foyer.Vendredi et samedi, le président Roch Marc Christian Kaboré, qui assure également les fonctions de ministre de la Défense, a échangé avec le personnel d’une armée mal formée et sous-équipée, en vue de trouver les moyens d’améliorer la lutte contre les groupes jihadistes liés à l’Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda.
Depuis l’attaque début juin du village de Solhan (Nord-Est), la plus meurtrière depuis six ans et qui a fait de 132 à 160 morts selon les sources, les manifestations de colère d’une population excédée se multiplient au Burkina.La dernière a eu lieu samedi dans la ville de Dori (Nord) où plusieurs centaines de femmes ont manifesté pour dénoncer l’insécurité et les violences jihadistes qui minent leur vie quotidienne.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 juillet 2021, 03:04:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le docteur Georges Jean Michel ANIBIE, Président du tribunal administratif de Bangui, a été empêché la semaine dernière de quitter le territoire national. Il s’est vu refuser le droit d’embarquer dans l’avion faute d’avoir pu obtenir une autorisation de sortie du territoire délivrée par le ministère de la sécurité, a-t-on appris des sources aéroportuaires le samedi dernier.
Vue de l’aéroport international de Bangui Mpoko, en République centrafricaine.
Même si les raisons de cette nouvelle interdiction de sortie du territoire centrafricain n’ont pas été clairement établies, tout porte à croire que les récentes décisions du tribunal administratif de Bangui dans l’affaire Aurélien Simplice Kongbélé Zingas contre le procureur de la République Laurent Léngandé serait à l’origine.
En effet, le 19 mai 2021, un groupe de cinq (5) parlementaires de la septième législature centrafricaine devrait se rendre dans la capitale sud-africaine pour prêter serment et participer à la quatrième session de la cinquième législature du parlement panafricain. Au-delà d’un ordre de mission signé de façon régulière par le président de l’Assemblée nationale, un député de l’opposition démocratique, par-dessus le chef de la délégation Aurélien Simplice Zingas s’est vu refuser la sortie du territoire et ses documents de voyage confisqués sans explication par les autorités aéroportuaires.
Ainsi, le 20 mai 2021, une requête avait été déposée devant le tribunal administratif de Bangui, et la défense de l’opposant KONGBELET Simplice Aurélien ZINGAS estime que la décision de l’interdiction de sortie du territoire prise par le ministère de l’Intérieur est manifestement illégale dans la mesure ou il sait qu’une telle prérogative ne relève pas de sa compétence.
Le 25 mai 2021, par ordonnance de référé, le tribunal administratif statuant en premier ressort dans l’affaire Aurélien Simplice Zingas Kongbélé contre le procureur de la République, ordonné la levée des mesures administratives faisant interdiction au requérant de quitter le territoire national et la restitution de ces documents de voyage confisqués.
Malgré cette décision de la justice centrafricaine, le ministère de la Sécurité n’avait pas voulu obtempérer, et L’honorable Aurélien Simplice Kongbélé Zingas a été empêché une nouvelle fois à l’aéroport de Bangui Mpoko. Selon son avocat, l’exécution d’une décision de justice va de soi.
« L’exécution d’une décision de justice va de soi, parce que nous sommes dans un état qui se dit démocratique et de droit. Nous sommes dans un état où la séparation de pouvoir est garantie. Et je n’en veux pour cause que le discours du Président de la République qui invitait les magistrats à faire leur travail dans la quiétude. Nous en avons la preuve là. Pour maintenant je pense que ce qu’il faut c’est que le pouvoir exécutif, le pouvoir politique laisse les magistrats faire leur travail », ajoute maître Arlette SOMBO DIBELLE.
Mais à la grande surprise de tous, c’est désormais Monsieur Georges Jean Michel ANIBIE , Président du tribunal administratif de Bangui qui est dans le viseur des autorités à cause probablement de la décision qu’il a prise dans l’affaire Aurélien Zingas.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 juillet 2021, 03:54:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combattants rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont de nouveau bloqué les quatre axes routiers menant à la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé, selon des sources sécuritaires locales.
Paoua-1-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Image d’illustration village Talé près de Bozoum dans l’Ouham-Pendé.
C’est désormais la panique qui règne au sein de la population de Bozoum. Selon les habitants interrogés, après l’axe Bozoum Bossemptélé, les rebelles du mouvement 3R se sont positionnés désormais sur les axes Bozoum Bouar, Bozoum Paoua, et aussi Bozoum Bossangoa.
D’après eux, sur l’axe Bozoum Bouar, les rebelles se sont positionnés à 12 kilomètres de Bozoum, plus précisément au village Kparé. De même sur l’axe Bozoum Paoua, ils ont bloqué la route au niveau du village Talé, situé à 45 kilomètres de Bozoum, et ce, depuis quatre jours. Ils ont mis des barricades et contrôlent toutes les circulations dans cette localité.
En plus, sur l’axe Bozoum Bossangoa, c’est toujours la même pratique, y compris sur la route de Bozoum Bossemptélé, où ils ont érigé également des barricades au village Bokongo, 15 km de Bozoum, à Boyabane, 25 km de Bozoum, puis à Bongbalo situé à 37 km de Bozoum.
D’après les habitants, les rebelles auraient exigé aux automobilistes et aux passagers le versement d’une somme forfaitaire qui peut aller jusqu’à centaine des milliers de francs CFA.
Il convient de rappeler que depuis deux semaines, les hommes de 3R ont mis le feu sur des camions transportant des marchandises en provenance de Paoua, mais aussi calciné des motocyclettes des commerçants et des particuliers. Ce qui pousse la population locale à faire appel au gouvernement.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Le conseil de sécurité des Nations unies doit renouveler l’embargo sur les armes à destination de la RCA fin juillet. Mais la diplomatie russe, opposée farouchement à ce renouvellement défendu par la France, le Royaume-uni et les Etats-Unis, menace pour la première fois d’user de son droit de veto.
le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.
Prévue le 29 juillet, la session du conseil de sécurité des Nations unies sur le renouvellement de l’embargo sur les armes en République centrafricaine s’annonce d’ores et déjà houleuse. Si les deux sessions précédentes de janvier et juillet 2020 avaient abouti à un compromis cordial entre les partisans de la levée et ceux du maintien, – notamment via l’introduction d’exceptions sur les lance-roquettes et les mitrailleuses lourdes de 14,5 mm -, la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire depuis décembre, ainsi que la collaboration active des paramilitaires russes de Wagner avec l’armée centrafricaine ont largement rebattu les cartes.
En préparation de la réunion du 29 juillet, les tractations entre pays membres du conseil de sécurité ont commencé depuis la mi-juin. Les Etats du “P3” – France, Royaume-Uni et Etats-Unis -, se sont ainsi révélés partisans d’une ligne dure et exigent un maintien strict des mesures de contrôle. Une position fermement combattue par l’ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia qui a multiplié ces derniers jours les discrètes consultations informelles avec plusieurs capitales africaines.
Bras de fer diplomatique
La diplomatie russe a fait de la levée de l’embargo sur les armes la pierre angulaire de son soutien international au président centrafricain, Faustin Archange Touadéra (FAT). Dans ce contexte électrique, la Russie menace désormais d’user de son droit de veto, laissant planer le spectre d’un blocage de la résolution. Un Rubicon que Moscou s’est toujours refusé à franchir depuis 2018, malgré son soutien actif à Bangui.
Pour tenter de conforter leur position, Paris, Londres et Washington sont parvenus à rallier à leur cause le vote du “A3” – qui désigne les trois pays africains membres du conseil de sécurité à savoir : le Kenya, le Niger et la Tunisie, et ce, malgré l’appel le 28 juin dernier du président angolais Joao Lourenço à lever l’embargo. Sans soutien du A3, les espoirs de Bangui ont en effet très peu de chances d’aboutir.
Violations massives de l’embargo
Le dernier rapport des experts de l’ONU, sorti le 29 juin, devrait être cœur des échanges de la session du 29 juillet. Dans ce dernier, le comité d’experts dénonce des livraisons de matériel effectuées à “un rythme jamais vu depuis l’imposition de l’embargo sur les armes en 2013“, et documente longuement les violations de l’embargo via le Soudan, le Congo, la RDC ou encore les Emirats arabes unis.
Le rapport déplore, entre autres, la livraison de lance-roquettes multiples de calibre 107 mm, de 1 000 canons antichar sans recul SPG-9 de calibre 73 mm, de mitrailleuses lourdes de calibre 14,5 mm, ainsi que des obus de mortier de calibre 120 mm, deux petits avions Antonov An-28, le tout sans que l’Etat centrafricain n’ait déposé de notification préalable ou de demande d’exemption auprès de l’ONU.
Wagner pointé du doigt
Sans le nommer, c’est le rôle du groupe paramilitaire russe Wagner, à l’origine du vaste pont aérien mis en place dès décembre, qui est pointé du doigt en filigrane pour l’ensemble de ces livraisons (AI du 24/12/20). Autre grief qui sera exploité, et qui est cette fois-ci explicitement dénoncé dans le rapport : les “violations du droit international humanitaire” commises par les instructeurs russes et l’armée centrafricaine
Le cas de la République centrafricaine a déjà été, le 23 juin dernier, au centre d’escarmouches au sein du Conseil de sécurité. Américains et Français avaient tenté de pousser la diplomatie russe à éclairer le lien entre les instructeurs et le groupe Wagner, sans que cette dernière ne cède.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 juillet 2021, 03:17:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit ce mardi 13 juillet 2021. L’audience de ce mardi est consacrée à la déposition du quatorzièmes témoin présenté par l’accusation.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ykatome-et-ngaissona.jpg” alt=”Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas. ” width=”300″ height=”200″ />Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.
Selon le bureau de la Cour pénale internationale à Bangui en République centrafricaine, l’audience se poursuit avec la déposition du témoin P-0291 .
Selon le bureau du procureur, Le 14ème témoin cité par l’Accusation était le Premier ministre de la Centrafrique de janvier 2013 à janvier 2014.
Le témoin devrait déposer, entre autres sujets, sur : le contexte du conflit armé ; la présumée propagande antimusulmane du régime de M. Bozizé avant le coup d’État de la Séléka et distribution de machettes aux membres des milices COCORA et COAC pendant cette période ; l’attaque présumée des Anti-Balaka sur Bangui le 5 décembre 2013 ; leadership présumé de M. Bozizé et M. Ngaïssona sur les Anti-Balaka ; la structure des Anti-Balaka ; la présumée commission de crimes par la Séléka et les Anti-Balaka ; et le déplacement forcé allégué de la population.
Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka, et Alfred Yekatom, ex-commandant en chef de la milice Anti-Balaka sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014.
Bangui ( République centrafricaine ) – Face à la crise économique, de milliers de Cubains ont manifesté dimanche dans diverses villes du pays. Le pouvoir se dit déterminer à défendre la révolution.
Excédés par la crise économique qui secoue le pays et qui les affecte, des milliers de Cubains ont manifesté dimanche (11.07.2021), à travers le pays, aux cris de “Liberté!”, “A bas la dictature!” ou encore, “Nous avons faim”.Plusieurs villes dont la capitale, La Havane, ont connu d’importants rassemblements. Des voitures de la police ont été renversées et endommagées par des manifestants. Des dizaines de personnes ont été arrêtées.Dans plusieurs villes des Etats-Unis, dont Miami, des manifestants étaient également dans les rues pour dénoncer le pouvoir communiste qui gouverne le pays depuis 1959.Le mécontentement est grand à Cuba depuis des mois”C’est le moment, il n’y en a pas d’autre, que le communisme va tomber ! Et je soutiens à 100% la patrie et la vie, et à bas le communisme”, dit Umberto Diaz, un Cubain de Miami.Pour Yanelis Sales, une Cubaine vivant également à Miami, “Ces jeunes d’aujourd’hui ont finalement dit “Trop c’est trop et nous allons faire ce que nos parents n’ont pas pu faire. Les jeunes à Cuba ont finalement ouvert les yeux et nous sommes ici avec eux. Cubains, nous vous soutenons, ici, depuis les Etats-Unis.”Une autre citoyenne cubaine, Sandra Balboa, vivant elle aussi à Miami, estime que, “Je suis cubaine et je veux que mon pays soit libre, une fois pour toutes, parce que nous avons besoin de liberté, nous avons besoin que Cuba revienne sur le devant de la scène , nous avons besoin que Cuba soit libre.”La pire crise depuis 30 ansLa pandémie de Covid-19 a plongé Cuba dans une grave crise économique, la pire depuis 30 ans. Les pénuries d’aliments et de médicaments se sont aggravées accentuant le malaise social.Les difficultés économiques ont poussé les autorités à couper l’électricité plusieurs heures par jour.Le pouvoir accuse WashingtonS’il a reconnu le mécontement de certains Cubains, face à cette situation, le président Miguel Diaz-Canel a accusé l’ennemi de toujours, Washington, d’être à la manœuvre.Pour le président Miguel Diaz-Canel, les Etats-Unis sont derrière ces manifestations”Il y a des gens confus, et même des révolutionnaires confus, il y a des gens qui sont venus pour manifester le mécontentement qu’ils ont par rapport à la situation qu’ils vivent, mais il y a aussi un groupe de gens contre-révolutionnaires, des mercenaires, payés par le gouvernement américain, payés indirectement par des agences gouvernementales américaines pour mettre en place ce genre de manifestation”, affirme le président cubain.”Si vous voulez que le peuple aille mieux, levez d’abord l’embargo imposé depuis 1962″, a aussi déclaré le président cubain. Miguel Diaz-Canel a donné aux révolutionnaires “l’ordre de combattre”, les appelant à “sortir dans les rues où vont se produire ce qu’il qualifie de provocations.
Bédié et Gbagbo se mobilisent pour la réconciliation
Bangui ( République centrafricaine ) – Les anciens présidents, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, ont lancé dimanche un appel pour un dialogue inclusif et pour la réconciliation en Côte d’Ivoire.
Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, se sont rencontrés samedi (10.07.2021), à Daoukro, village natal de Henri Konan Bédié. Au menu de cette rencontre, la réconciliation et la cohésion nationale. La réconciliation de ces deux anciens présidents de la république suffira-t-elle pour réconcilier les Ivoiriens ? La création d’un ministère de la réconciliation nationale et le retour de Laurent Gbagbo ainsi que de plusieurs exilés – dont les plus caciques du camp Gbagbo – sont présentés comme le signe que le pouvoir du président Ouattara veut aller à la décrispation politique. Laurent Gbagbo du FPI et Henri Konan Bédié du PDCI, deux adversaires d’hier et aujourd’hui des alliés, semblent vouloir prendre leur place dans ce processus. Mais, pour l’analyste politique, Geoffroy Kouao, ces retrouvailles ressemblent à bien d’autres rencontres qui ont eu lieu avant celle entre Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié. “Je ne crois pas en la rhétorique de la réconciliation nationale, allant dans le sens des retrouvailles des acteurs politiques. Seule l’organisation d’élection transparente, régulière, ouverte et concurrentielle en 2025 permettra d’aller à la réconciliation. C’est lorsque les Ivoiriens auront un président de la république sorti des urnes sans contestation, qu’on aura la réconciliation’’, affirme l’analyste.Pour sa part, le journaliste André Silver Konan, estime que le rapprochement entre les deux grandes figures de la vie politique ivoirienne ne suffira pas, tant qu’il n’y aura pas de justice. “Les deux personnalités se sont déjà réconciliées il y a deux ans à Bruxelles. Leur réconciliation depuis deux ans n’a pas eu d’incidence majeure sur la réconciliation même nationale. De ce fait, je pense que la réconciliation nationale viendra de la justice et de l’équité. Sinon la structuration de la réconciliation, la formalisation de la réconciliation et la théâtralisation de la réconciliation restera toujours fasciste’’, explique André Silver Konan.Les Ivoiriens espèrent une paix durable après plus de vingt années de crise politiqueRéconciliation inclusiveAndré Silver Konan affirme par ailleurs que la réconciliation doit être inclusive. Celle-ci doit prendre en compte la participation de tous les acteurs politiques ivoiriens dont Guillaume Soro, condamné à perpétuité par contumace et Charles Blé Goudé resté aux Pays-Bas et toujours privé de son passeport ivoirien. “Une réconciliation entre les trois ténors de la politique ivoirienne n’est pas à exclure. Par contre, cette réconciliation si elle se fait sur le dos de certaines têtes fortes de la nouvelle génération, en occurrence Charles Blé Goudé ou Guillaume Soro, ce sera une réconciliation de façade’’, dit le journaliste.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 juillet 2021, 11:07:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Face à la nouvelle décision des Casques bleus de les suivre de près dans toute leur opération, les hommes de Wagner changent de stratégie. Ils opèrent désormais la nuit ou très tôt le matin chez leur victime. C’est ce qui s’est passé ce très tôt ce matin du lundi 12 juillet au domicile d’un opérateur économique à Bria, dans la Haute-Kotto.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-450×325.jpg” alt=”” width=”450″ height=”325″ />L’une des deux bases des mercenaires de Wagner à Bria. Copyright2019CNC.
Il s’appelle Abdoulaye, il est acheteur de diamant depuis plusieurs années à Bria. Mais ce lundi matin, il a été interpellé à son domicile du quartier Piango par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner.
En effet, selon notre journaliste à Bria appelé en urgence sur le lieu de la scène, vers 4h20, un véhicule des hommes de Wagner, à bord on y voit 5 mercenaires bien armés, est entré au quartier Piango. Celui-ci est allé directement au domicile de Monsieur Abdoulaye, un homme d’affaires de la Haute-Kotto. Mais celui-ci était parti à la mosquée pour la prière du matin quand les Wagner sont arrivés chez lui. Ils commencent la fouille de la maison chambre par chambre.
Entre-temps, les voisins de Monsieur Abdoulaye sont sortis nombreux et observent la scène. D’autres ont suggéré d’envoyer quelqu’un à la mosquée pour avertir Monsieur Abdoulaye de ne pas rentrer, car les hommes de Wagner sont chez lui. Ce qui a été fait, mais Monsieur Abdoulaye refuse et disait qu’il doit rentrer chez lui, car il n’a que sa femme et ses enfants mineurs à la maison.
« S’il s’agit de tuer, ils n’ont qu’à me tuer, car je n’ai aucun effet militaire chez moi, encore moins une arme », disait Monsieur Abdoulaye. Mais avant qu’il ne rentre, les mercenaires de Wagner n’ont rien trouvé, sauf ses biens privés qu’ils confisquent, notamment sa ceinture en cuir qu’ils l’ont enlevé sur l’un de ses pantalons. En plus ils ont pris sa chaussure Pataugas, confectionnée avec des matières nobles qu’il a réservées uniquement pour le chantier minier. En plus, ils ont emporté aussi une somme d’argent qu’il a laissé sur le coffre de son lit, mais le montant n’était pas connu.
Par la suite quand Monsieur Abdoulaye est arrivé chez lui, les Wagner ont torché sur lui et lui demandent ce qu’il fait ici. Il leur a répondu c’est bien lui le propriétaire de la maison. C’est ainsi qu’il a été embarqué par les mercenaires de Wagner vers 4h50 du matin. Mais au moment de leur départ, sa femme voudrait monter dans le véhicule, mais les Wagner l’ont rassuré, disant qu’ils vont seulement l’interroger et le laisser rentrer.
Aux dernières nouvelles, l’homme est actuellement incarcéré dans un conteneur qu’ils servent de prison dans leur base de La Kotto.
Selon des sources locales, ces Wagner ont l’habitude d’arrêter au hasard les opérateurs économiques de la région pour ensuite demander de rançon à leur famille.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 juillet 2021, 10:01:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La RCA subit depuis plus de 8 ans une terrible guerre civile. Comme les autres communautés les Peuls ont subit des massacres. Depuis plusieurs mois les mercenaires russes de Wagner font une chasse aux Peuls.
Mais le pire pourrait venir sur le pays en provenance du Nigeria.
Au Nigeria, parce que de nombreux horribles bandits sont Peuls et que le président Buhari est également Peul, il s’est développé dans le sud du pays des théories conspirationnistes haineuses, racistes contre les Peuls.
Des peuls éleveurs
Ces théories prétendent que les Peuls veulent dominer le pays et éliminer les autres ethnies. Elles assimilent tout le peuple Peul au banditisme et jihadisme.
Ces théories du complot sont très présentent chez les Igbos qui veulent l’indépendance du Biafra comme le mouvement IPOB mais aussi dans des mouvements Yoruba et chez d’autres ethnies.
Depuis un certains temps ces militants racistes essayent d’internationaliser la haine, ce qui est assez facile car il y a plusieurs conflits communautaires en Afrique où des Peuls sont impliqués.
Ces derniers jours, les forces de sécurité nigériane sont intervenues chez le militant yoruba Sunday Igboho. Depuis, ses partisans affirment que les éléments d’intervention étaient des Peuls du Niger et du Tchad parlant français.
Il y a quelques jours une fake news a circulé mais a été “débunké” par un journal nigérian. Cette Fake news présentait un faux message attribué à l’ancien président Obasanjo. Le message disait que les Peuls avaient essayé de faire de la République Centrafricaine leur état ethnique mais avaient échoué. Depuis c’était le Nigeria qui serait la victime de cette tentative de faire un état ethnique. Pour voir l’article explicatif en anglais : http://saharareporters.com/2021/06/29/fact-check-did-viral-message-buharis-alleged-attempt-give-nigerians-land-fulani-come-0
Cet article s’implique dans de nombreux conflits. Il soutient notamment les indépendances du Cameroun Anglophone (Ambazonia) et du Sud du Tchad.
Pour la RCA il affirme que les Gbayas et les Zandés sont victimes des Peuls. Les Gbayas et les Zandés comme toutes les ethnies du pays ont été victimes d’attaques de groupes armés de la guerre civile. Mais il est faux de dire qu’ils sont victimes des Peuls.
Pire, l’article met en honneur Fleury Junior Pabandji. Celui-ci n’est qu’un vulgaire criminel-politicien.
On voit bien que cet honneur est fait pour que la haine se développe partout.
Pour bien comprendre, voici la traduction de cet article fauteur de haine. En lisant le lecteur comprendra le danger de l’internationalisation de la haine qui menace l’Afrique et la République Centrafricaine.
Article traduit :
Contrairement à la (première ?) guerre du Biafra (1967-1970) l’IPOB (Peuples autochtones du Biafra) montre une grande ouverture avec les ethnies nigérianes.
Nnamdi Kanu fonde son combat contre l’invasion Peule et appelle à la mobilisation des différents peuples (Igbo, Yoruba, Ijaw, Ibibio, Edo, Tiv..) et même en quelque sorte les agriculteurs Haoussa pour une révolte contre la colonisation peule.
En effet, l’IPOB et un grand nombre de nigérians du sud considèrent que les indigènes ont été colonisés par des étrangers.
Les différents mots « moudjahidin », « djihadistes » « janjaweed » montrent qu’un grand nombre de Nigérians du sud ne considèrent pas les Peuls comme faisant partie de la nation alors qu’ils considèrent les Haoussa et les Kanuri comme de vrais Nigérians, malgré la déviance et la manipulation de nombreux natifs du nord.
L’origine des Peuls est inconnue, mais ils pourraient venir de Mésopotamie. Arrivés du nord-est, ils se dirigent vers le sud-ouest jusqu’à l’Atlantique à la hauteur du Sénégal. Ils y adopteront une langue proche des langues wolof et sérère. Puis par plusieurs vagues ils repartiront vers l’Est à la conquête du Sahel et de l’Afrique centrale avec 2 objectifs :
– Aller en Éthiopie et à La Mecque
– descendre dans le golfe de Guinée
Les Peuls n’ont pas l’impression d’être des Africains noirs. Ils ne reconnaissent aucun lien avec les peuples Wolof et Sérère, encore moins avec les Haoussa, les Yoruba et les Igbo. Ils ne se sentent liés qu’à leurs vaches et à Allah. Les groupes humains qu’ils considèrent à peu près comme leurs égaux sont les Arabes, les Touaregs, les Toubous, les Zaghawa, les Somali, les Maasaï et les Tutsi-Banyamulenge.
Depuis des décennies, les Peuls tentent de s’imposer dans les États africains devenus indépendants. La lutte s’est intensifiée depuis 10 ans. La sensibilisation est importante au Nigeria, mais dans d’autres pays, les populations sont en grand danger face aux Peuls (djihadistes peuls, milices ethniques peules et pouvoir étatique peuls). Parmi les peuples menacés :
– Ambazoniens
– Peuple Gbaya au Cameroun et en République Centrafricaine
– Les Toupouri et les Moundang au Cameroun et au Tchad
Il y a 4 présidents peuls. Adama Barrow de Gambie, Macky Sall du Sénégal, Umaro Sissoco Embaló de Guinée Bissau et Buhari du Nigeria. Ils agissent pour que d’autres Peuls deviennent présidents dans d’autres pays.
Le président camerounais Paul Biya, d’ethnie Beti-Fang, s’est associé aux Peuls pour combattre tous ceux qui résistent à sa dictature.
Au Tchad, les Sud-Tchadiens chrétiens veulent leur indépendance. Mais des tribus Peules et Arabes occupent leurs terres. Les Sud-Tchadiens regardent avec espoir les séparatistes du Tibesti dans l’extrême nord du pays.
Au Darfour (Soudan), les Peuls et les Arabes massacrent les Africains noirs indigènes.
La Guinée-Conakry est une cible de longue date des Peuls. Mais le président Alpha Condé est très offensif contre les Peuls guinéens et les 4 présidents Peuls.
Mais l’axe peul est fort dans le monde des 40 millions d’âmes, dont des hommes d’affaires milliardaires, des intellectuels, des sportifs, des artistes. L’un des plus connus est l’acteur mauritanien-sénégalo-français Omar Sy.
Ils ont une large diaspora au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique du Nord, présente dans les médias, les cabinets ministériels ou dans les gangs de narcotrafiquants.
L’axe peul est très présent dans l’islamisme aussi bien à Al-Qaïda qu’à Daech. Le principal djihadiste peul est Hamadoun Koufa, né Amadou Diallo. Dans l’islamisme légal proche du pouvoir au Mali, le leader est l’imam Mahmoud Dicko, un autre Peul.
Le principal opposant à l’islamisme peul au Mali est Youssouf Toloba, chef de la milice d’autodéfense « dozo » Dogon « Dan Na Ambassagou ».
Ce résistant à l’islamisme peul est parfois accusé de racisme envers les Peuls.
Un autre résistant au pouvoir Peul est le citoyen centrafricain Fleury Junior Pabandji, un ancien leader étudiant devenu Anti-Balaka contre la seleka et maintenant un homme politique respecté.
Un autre résistant qui s’intéresse au sort des Nigérians est le juif français Bernard Henri Levy.
Il ne fait aucun doute que le leader de l’IPOB Nnamdi Kanu et le leader Ambazonien Cho Ayana sont désormais au cœur de la lutte continentale et même mondiale entre les Peuls et les indigènes noirs africains.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 juillet 2021, 15:11:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le mois de novembre dernier, date à laquelle le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, chef militaire du FPRC et patron du comité national de défense et de sécurité (CNDS) s’est rallié au chef de l’État Faustin Archange Touadera, c’est la première fois qu’il s’inquiète sérieusement, en tout cas pour sa sécurité et celle de ses hommes à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Les mercenaires de la société russe Wagner, qui n’ont pas de limite dans leur opération, ont désormais dans leur viseur le patron du CNDS, le sultan de Ndélé ainsi que plusieurs ex-combattants du FPRC et du CNDS.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/le-chef-rebelle-Abdoulaye-Hissen-450×431.jpg” alt=”le chef rebelle Abdoulaye Hissen” width=”450″ height=”431″ />Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Selon des sources locales, les Mercenaires russes de la société Wagner tuent, pillent et spolient la population civile de Ndélé sans vergogne. D’ailleurs, d’après le FPRC, le sultan de Ndélé aurait reçu une menace de mort de la part des hommes de Wagner. Et quand celui-ci appelle le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour lui faire part de cette menace, les mercenaires de Wagner ont subitement piqué une colère noire. Ils lui ont dit pourquoi il a appelé Touadera, et d’ailleurs ils s’en foutent et n’ont aucun ordre à recevoir de ce dernier.
Dans la même disposition d’esprit, les hommes de Wagner sont partis ce samedi 10 juillet fouiller le domicile à Ndélé de l’ancien ministre Abdoulaye Hissen Ramadan, chef militaire du FPRC, et patron du comité national de défense et de sécurité (CNDS).
Et ce n’est pas fini pour autant ! Les Wagner sont allés ensuite au village Ngarba, connu pour sa pêche, et se sont accaparés de force des sacs de poissons des villageois.
Ni chauds ni froids, ils ne sont allés ensuite au domicile d’un jeune opérateur économique local dénommé ASSIDICK ISSIAKA pour bloquer ses véhicules.
Ce qui montre à quel point les hommes de Wagner ne sont pas prêts à cesser leurs exactions sur les populations civiles. Ce qui pousse certaines personnalités du pays à refuser l’offre de la protection rapprochée des mercenaires de Wagner.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 juillet 2021, 03:34:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois jours après la tentative d’arrestation à Bria du chef du détachement des forces armées centrafricaines (FACA), la tension est toujours vive entre les mercenaires de Wagner et les Casques bleus de la Minusca, provoquant ainsi un face-à-face tendu entre eux dans un quartier de Bria la semaine dernière.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Depuis quatre jours, on assiste miraculeusement à un départ massif des jeunes de Bria pour la capitale Bangui. Ils évoquent la situation sécuritaire qui prévaut en ce moment dans leur ville.
Selon plusieurs d’entre eux, les mercenaires de la société russe Wagner ont juré de mener une opération musclée dans les prochains jours dans les différents quartiers de la ville.
« Officiellement, les hommes de Wagner disaient qu’ils vont chercher des armes et des effets militaires, mais officieusement, leur objectif serait d’arrêter massivement les jeunes qu’ils considèrent désormais comme des complices du capitaine des FACA en fuite », affirment-ils.
Ainsi, quelques-uns d’entre eux sont partis alerter le service des droits de l’homme et de sécurité des Nations unies. Mais ce samedi 10 juillet vers 16 heures, une colonne des mercenaires de Wagner, lourdement armés et dans leur véhicule, est entrée dans le quartier Mandet, situé au centre-ville. Les Casques bleus, informés aussi de la nouvelle, ont suivi les hommes de Wagner dans ce quartier. Lourdement armés dans leur véhicule blindé, les Casques bleus, arme au poing, ont pris position dans des coins stratégiques du quartier Mandet face aux mercenaires de Wagner. Mais face à la présence de la Minusca, les mercenaires de Wagner ont laissé tomber leur plan et retournent dans leur base.
Désormais, les Casques bleus affirment que chaque déplacement des Wagner sera suivi d’une équipe armée afin d’enquêter de près sur leurs faits et gestes.
Rappelons que le jeudi dernier, un capitaine de l’armée nationale, chef du détachement militaire à Bria a failli d’être arrêté par les mercenaires de Wagner. Soupçonné d’avoir vendu des armes aux jeunes de Bria qu’ils considèrent comme des « complices » des rebelles, l’homme avait pris fuite, et s’est réfugié dans la base de la Minusca. Ce qui a provoqué une vive tension entre les Casques bleus et les hommes de Wagner qui accusent désormais les jeunes de Bria, notamment du quartier Mandet d’être des complices de ce fameux capitaine.