Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 15:34:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Kounbam 1, situé entre Létélé axe Bocaranga Ngaoundaye et Péndé, dans la commune de Loura, vient de connaitre en ce moment même une scène de pillage organisée par les Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner.
Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.
« Les mercenaires russes pillent les magasins par magasins et emportent les mobiliers des villageois dans leur maison ainsi que les motos. Même les habits usés, ils les chargent dans leur véhicules. Dans l’idée de les revendre aux prochains villages ils sont venus à moto », témoigne un habitant du village Kounbam qui a fui sa maison pour se réfugier chez ses parents au croisement Péndé et joint au téléphone à l’instant par la Rédaction.
Un habitant de Bacaranga confirme à CNC, ces actes de pillage et affirme que ces mercenaires sont arrivés avec les produits volés dans la ville et font des navettes sur des motos confisquées entre les mains des populations de Bocaranga.
Nous reviendrons longuement sur cette affaire dans nos prochains articles. Mais d’ores et déjà, nous vous informons que la même scène de pillage avait été organisé par les mêmes mercenaires russes de la société Wagner 24 heures plutôt dans le villge Kpété, situé situé entre Ngaoundaye et Ndim.
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana, qui effectue une visite de travail en République centrafricaine, a annoncé la signature de plusieurs accords de financement dans divers secteurs afin de contribuer à la paix, à la sécurité et au renforcement de la résilience et de l’économie du pays, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources officielles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Ousmane-Diagana-450×370.jpg” alt=”Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana” width=”450″ height=”370″ />Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana
Au cours de ses rencontres avec des membres du gouvernement, ce responsable s’est félicité de l’exécution par le gouvernement centrafricain des programmes financés par la Banque mondiale dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation et de la protection sociale, tout en assurant un accompagnement accru de la Banque en faveur de la République centrafricaine alors que le pays est confronté à des facteurs de vulnérabilité et de fragilité.
Depuis dimanche dernier, M. Diagana a entamé une tournée au Cameroun et en République centrafricaine, dans l’optique de réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans l’Afrique centrale.
Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo, Faustin Archange Touadera de la Centrafrique, Mahamat Idriss Deby du Tchad et l’Angolais Joao Lourenço s’engagent à poursuivre les consultations avec les chefs des groupes armés pour le retour de la paix en Centrafrique. Les quatre chefs d’Etat ont pris cet engagement, ce jeudi, lors du 3ème sommet extraordinaire de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), portant sur la persistance de la crise sécuritaire en Centrafrique.
Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique
Au cours de ce sommet, Denis Sassou N’Guesso, Faustin Archange Touadera, Mahamat Idriss Deby et Joao Lourenço ont passé en revue le rapport sur la mise en œuvre des décisions de leur 2ème mini-sommet. Ils ont également suivi la présentation de la feuille de route conjointe pour la paix en Centrafrique, dont le contenu n’a pas été dévoilé.
Pour Denis Sassou N’Guesso, président en exercice du Comité économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), « il faut agir et accompagner le peuple de Centrafrique.Notre sous-région doit demeurer au cœur du processus de règlement de la crise centrafricaine ».
De son côté, le Président angolais Lourenço, cité par l’Agence Angola Press, juge « essentiel de profiter des avancées réalisées dans le domaine des négociations avec les forces politiques internes de l’opposition, la société civile et les leaders des groupes rebelles ». Un point de vue soutenu par le Président N’Guesso, qui espère « que tous les acteurs politiques et sociaux impliqués, regarderont, enfin, dans la même direction, en bannissant les rangs de divisions et des velléités identitaires des séparatistes ».
Ce sommet, réunissant les quatre chefs d’Etat, a connu la participation des représentants du Soudan, de la RDC, du Rwanda, du Cameroun et du président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat. Cette équipe se chargera de la mise en œuvre de la feuille de route et la définition de son mécanisme de suivi. Par ailleurs, elle va poursuivre des consultations avec les chefs des groupes armés pour une renonciation totale à la violence ainsi que la déclaration d’un cessez-le-feu par le gouvernement centrafricain, dans les meilleurs délais.
Le jeudi 16 septembre s’est déroulée au camp Kassaï à Bangui la cérémonie marquant la fin de la formation par l’EUTM rca du Bataillon d’Infanterie Territorial 7 (BIT 7) et du Bataillon de Forces Spéciales (BFS) des forces armées centrafricaines.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Defile-militaire-au-camp-kassai-450×300.jpg” alt=”Défilé militaire au camp kassaï” width=”450″ height=”300″ />
Présidée par le général Betibangui, sous-chef plan de l’état-major des armées qui représentait le chef d’état-major des armées centrafricaines, le baptême conjoint des deux bataillons nouvellement formés fut marqué par la présence du général de Montgros récemment nommé à la tête de l’EUTM RCA en charge de la formation de l’armée centrafricaine depuis 5 ans.
A cette occasion, le chef de la mission européenne en a profité pour prononcer quelques mots sur le front des troupes saluant « la fière allure des soldats rassemblés devant lui au terme d’une formation exigeante. Celle-ci a permis de constater des progrès effectifs et l’acquisition de solides compétences individuelles et collectives pour faire de ces deux bataillons des unités pleinement opérationnelles. Ce résultat est l’aboutissement d’un effort collectif entre EUTM et FACA pour mettre en œuvre le Plan National de Défense voulu par le Président de la République. Il s’agit maintenant de se tourner vers l’avenir en se concentrant sur le cœur du PND qui est la construction d’une armée de garnison mais aussi sur le maintien des compétences des bataillons déjà formes en recyclant les formations initiales ».
Les militaires du BIT 7 commandés par le lieutenant- colonel Yelengue et ceux du BFS commandés par le colonel Zinga ont bénéficié d’une formation très complète de respectivement 6 mois et 10 semaines, dispensée par les instructeurs de la mission européenne. Le soldat de 2eme classe Parfait Eric, particulièrement fier de porter l’insigne de l’EUTM marquant la fin de sa formation a été interrogé sur la formation qu’il a reçue. « Au- delà de la richesse de cette formation, c’est surtout l’instruction tactique et celle sur le droit des conflits armes que je garderai en mémoire et j’en remercie l’EUTM ».
Apres la cérémonie de pied ferme, les autorités militaires ont pu constater par elles-mêmes les compétences acquises par les militaires des deux bataillons au travers de plusieurs démonstrations : déploiement d’un PC opérationnel, combat au niveau de la section, combat au corps à corps, franchissement d’obstacles et intervention des forces spéciales au profit d’autorité.
A l’issue du défilé des deux bataillons dans un ordre impeccable, le lieutenant-colonel Yelengue commandant le BIT 7 a avoué « ne pas penser il y a 4 mois être a la tête d’une unité aussi opérationnelle qu’aujourd’hui. C’est le fruit dans une large mesure du travail conjoint avec les instructeurs de l’EUTM qui n’ont pas ménagé leurs efforts. »
Le nouveau commandant de l’EUTM-RCA, le général Montgros et le général Betibangui sous-chef plan de l’état-major au camp kassaïH
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). La guerre froide entre trois pays, Centrafrique – France et Russie commence à prendre de forme. Après que la France accuse la Centrafrique de soutenir des campagnes anti-françaises diligentées par les Mercenaires russes présents en Centrafrique, c’est au tour de Centrafrique d’accuser la France de mener des campagnes de désinformation contre leurs alliés russes de la société Wagner à travers le site d’information Corbeaunews Centrafrique.
centrafricain-Faustin-archange-Touadéra-à-l’Élysée-le-25-septembre-2017.-450×261.jpg” alt=”Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.” width=”450″ height=”261″ />Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Si l’accusation de la France a pour comme effet direct, le gel de son aide budgétaire et la suspension de sa coopération militaire avec la Centrafrique, celle du régime de Bangui va se matérialiser par une décision de justice à travers les multiples plaintes qu’il va déposer en France, Russie, États-Unis, Centrafrique, Pays-Bas, etc. contre les journalistes rédacteurs du site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique. C’est ce qui s’est ressorti d’un point de presse commun du porte-parole de la présidence de la république et Alexandre IVANOV, le chef de la communauté des officiers pour la Sécurité internationale (COSI), une organisation dite internationale qui n’existe que sur Tweeter et Facebook.
Diplomatiquement, Paris s’était réservé d’accuser directement les mercenaires russes, mais plutôt le régime du président Touadera. En suspendant la coopération militaire entre les deux pays, le ministère des Armées avait justifié cela par l’attitude inacceptable et incomprise de régime de Bangui et avait déclaré en son temps :
« À plusieurs reprises, les autorités centrafricaines ont pris des engagements qu’elles n’ont pas tenus, tant sur le plan politique envers l’opposition que sur le comportement vis-à-vis de la France qui est la cible d’une campagne de désinformation massive en RCA ». « Les Russes n’y sont pas pour rien, mais les Centrafricains sont au mieux complices de cette campagne ».
Mais le pouvoir de Bangui préfère ne pas mâcher ses mots. La France est l’une des « Forces du mal » pour le pays. C’est le chef militaire des mercenaires russes et syriens en Centrafrique, Alexandre IVANOV, qui a ouvert les hostilités à travers un communiqué rendu public en indexant Corbeaunews comme une édition française avant que Albert Yaloké Mokpème, porte-parole de la présidence de la République lui emboîte le pas pour exprimer la position de l’État centrafricain lors d’une conférence de presse le 10 septembre dernier en qualifiant les autorités françaises comme celles qui font partie des ceux-là qui ne digèrent pas l’échec du CPC aujourd’hui et qui cherchent à jeter le discrédit sur le régime de Touadera qui se bat pour libérer le pays de sa griffe.
Alexandre IVANOV : « …une autre intox est apparue contre les instructeurs russes de la communauté des officiers pour la Sécurité internationale. L’édition française Corbeau News a décidé d’inventer un nouveau crime monstrueux, dans lequel les instructeurs pourraient être impliqués ».
Albert Yaloké Mokpème :« En Centrafrique, et notamment sur les réseaux sociaux, il existe certaines presses qui cherchent à créer la psychose au sein de la population. Ces médias cherchent des voies et moyens à discréditer l’image du pays à l’étranger, alors que les réalités sur le terrain ont toujours démontré le contraire… La participation de la Russie aux côtés des FACA pour les opérations de pacification du pays en un laps de temps est une insulte pour ceux qui veulent toujours maintenir le pays dans le chaos. Ceux-là ne digèrent pas cet échec du CPC jusqu’aujourd’hui et cherchent à jeter le discrédit sur le régime de Touadera qui se bat pour libérer le pays de la griffe des forces du mal ».
Si Monsieur Alexandre IVANOV, chef de la COSI affirme que les médias diffusant les fausses nouvelles doivent être poursuivis par la justice et que la liberté d’expression ne s’applique pas par le lancement de la campagne de désinformation, il entend obtenir justice et réparation en introduisant des actions « … en justice en France, en République centrafricaine, en Russie et dans tous les autres pays dont les médias répandront de fausses accusations contre les citoyens russes. Nous allons certainement obtenir justice et punir tous ceux qui trompent les gens en répandant des mensonges et en incitant à la haine conformément à la loi ! ».
Pour le Directeur de publication de Corbeau New Centrafrique Alain Nzilo, ce n’est pas étonnant pour lui. C’est le chemin qu’empruntent généralement et naturellement le plus souvent tous les régimes démocratiques qui veulent se transformer à un régime dictatorial, s’éterniser au pouvoir.
Alain Nzilo : « C’est comme ça que les régimes se transforment au monde. Massacrer, arrêter, chasser les leaders d’opinion, les opposants, bourrer la gueule pour des affamés pour les museler, car la bouche pleine ne parle pas. Et en indexant des personnes sur les réseaux sociaux que moi, je ne les connais pas et que je ne travaille pas non plus avec elles, c’est un moyen pour le pouvoir de Bangui et ses mercenaires, d’intimider et de pousser à une vie clandestine les vrais journalistes qui travaillent sur le terrain et qui répondent aux sollicitations des partenaires au développement qui souhaitent à ce que leurs réalisations soient portées à la connaissance du grand public. Ils ont arrêté et tabassé un jeune commerçant à Ippy en le considérant comme Moïse Banafio, mais cela n’a pas empêché notre correspondant de continuer à exercer son boulot».
Pour le Directeur de publication de Corbeaunews Centrafrique Alain Nzilo qui ne veut pas se laisser intimider, « l’insomnie n’est pas un motif d’une plainte devant les juridictions et ne constitue pas, non plus, un préjudice dont on doit demander réparation. Notre combat quotidien au sein du groupe Corbeau New Centrafrique, notre ligne éditoriale quotidienne, c’est de défendre les libertés, dénoncer toutes les violations des droits de l’homme. Alors si nos révélations leur donnent de l’insomnie, ils n’ont qu’à ordonner à leurs troupes d’arrêter de violenter, maltraiter, violer, humilier, abuser des pouvoirs de port d’armes qu’ils disposent pour tuer les paisibles citoyens qui n’ont rien à voir avec les éléments du CPC et qui ne portent pas d’arme de guerre »
Rappelant que l’attaque contre le site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique est intervenu après plusieurs mois de son blocus sur le territoire centrafricain et après des séries des évènements fâcheux et actes de sabotage des intérêts français en Centrafrique.
Evènements fâcheux, la qualification de Touadera comme un otage des mercenaires russes dans son propre pays par le président français Emmanuel Macron, l’infiltration de la société Global Technologies, un des fleurons français de l’installation de réseaux télécoms dans les zones à risque par le renseignement russe ayant conduit au retrait de ses habilitations par les autorités françaises ; l’arrestation à Bangui, pour espionnage, complot et atteinte à la sûreté de l’État du français Juan Rémy Quignolot en possession d’armes de guerre à Bangui.
Les actes de sabotage des intérêts français en Centrafrique entre autres, les incendies de l’Ambassade de France à Bangui, et des installations de la société de téléphonie mobile française Orange, le refus de ravitailler la société française Total en hydrocarbure en vue pousser les centrafricains contre eux.
Si certains observateurs pensent que la nomination d’un “pro-français”, Henri Marie Dondra, au poste de Premier ministre en remplacement de Firmin NGRÉBADA, réputé pour être “un proRusse”, pourrait réconcilier Bangui avec Paris, cela n’est pas le goût des patrons du groupe Wagner.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:30:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le ministre d’État Jean-Willybiro Sako chargé du désarmement a conduit, du lundi à mercredi dernier, une délégation ministérielle à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto. L’objectif, selon le ministre d’État, s’entretenir et parler de paix avec les responsables des ex-rebelles désarmés, avec la société civile, la jeunesse locale ainsi que les différentes entités présentes dans la ville. Mais lors de ces différentes rencontres, Monsieur Willybiro prévient les participants, « il y’aura une grande opération de ratissage à venir. « Tenez-vous bien! ». Une phrase qui soulève d’énormes inquiétudes et de polémique. Pourquoi ? S’agit-il d’une nouvelle opération des mercenaires russes qui se prépare ?
« Il y’aura une grande opération de ratissage à venir. Tenez-vous bien! Si vous faites la tête, c’est vous qui verrez les conséquences. Je tiens à vous prévenir. Ce n’est pas la responsabilité du gouvernement ou du chef d’État », a déclaré le ministre d’État Jean-Willybiro Sako lors de sa réunion avec les ex-rebelles, à la société civile et aux associations de la jeunesse locale. Mais les responsables des ex-rebelles lui demandent pourquoi on leur a demandé de faire le désarmement, et par la suite on leur a dit encore qu’ils ne sont plus en sécurité ?
« Donc cela veut dire que nous ne sommes pas en sécurité en ce moment malgré que nous nous sommes désarmés ? », lui demande un responsable des ex-rebelles. Dans sa réponse, le ministre d’État a pris le soin de préciser qu’en ce moment, ce sont les Russes qui dirigent le pays. Et ce sont eux qui décident, ce n’est pas leur responsabilité. Aussitôt, le silence plane dans la salle. Les participants se disent que ce n’est pas le message que la population attend du gouvernement.
« Dire que ce sont des Russes, des étrangers qui dirigent le pays n’est pas digne d’un homme d’État. C’est une manière de fuir sa responsabilité. Le gouvernement veut nous faire savoir qu’il y’aura un autre événement militaire à venir, et il ne sera pas tenu responsable des conséquences », déclare un participant de la société civile.
Rappelons que la délégation a quitté mercredi après-midi la ville de Bria pour rentrer à Bangui, laissant derrière elle une population sans avenir et sans protection.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:55:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs dizaines des Mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés lundi dernier à Bangassou, capitale provinciale du Mbomou, au sud-Est de la RCA. Selon leur objectif, affronter les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC
Depuis plusieurs mois, la circulation des personnes et des biens est mise à mal sur l’axe reliant la ville de Bangassou à celle de Rafaï et Zémio. En cause, la présence massive des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) qui tentent souvent de racketter les voyageurs. Mais le lundi dernier, plusieurs dizaines des mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés dans la ville. Selon des sources militaires locales, la présence des hommes de Wagner serait de combattre ces rebelles de l’UPC qui sont encore nombreux dans la zone, et libérer totalement le secteur des assaillants.
Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, trois combattants rebelles de l’UPC qui avaient été arrêtés à Rafaï, puis transférés à Bangassou ont réussi à s’évader de leur cellule de gendarmerie. Mais quelques heures plus tard, ils ont été rattrapés puis transférés à Bangui.
Souvenez-vous qu’en janvier dernier, la ville de Bangassou avait été occupée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) durant plusieurs jours avant d’être chassés par les Casques bleus rwandais de la Minusca. Depuis lors, aucune menace sur la ville n’est signalée, et toutes les activités économiques, administratives et scolaires ont totalement repris dans la ville.
Faisant suite aux Mini-Sommets de Luanda des 29 janvier et 20 avril 2021 et à l’invitation de Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), le Troisième Mini-Sommet de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) sur la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine s’est tenu le 16 septembre 2021 à Luanda.
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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Faustin-Archange-Touadera-et-Joao-Lourenco-a-Luanda-le-30-janvier-450×225.png” alt=”Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier” width=”450″ height=”225″ />Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier 2021.
Ont participé au Mini-Sommet Son Excellence Denis Sassou N’Guesso, Président de la République du Congo et Président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC); Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine; Son Excellence Mahamat Idriss Déby, Président du Conseil Militaire de Transition de la République du Tchad et Président en exercice de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), en tant qu’invité spécial; Son Excellence General Ibrahim Gabir Ibrahim Karima, Membre du Conseil Souverain de la République du Soudan, représentant Son Excellence le Général Abdul Fattah al-Burhan, Président du Conseil Souverain de la République du Soudan ; Son Excellence Kabanda Kurhenga Gilbert, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens
Combattants de République démocratique du Congo, représentant Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi- Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine (UA); Son Excellence Dr. Vincent Biruta, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale de la République du Rwanda, représentant Son Excellence Paul Kagame, Président de la République du Rwanda; Son Excellence Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun, représentant Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun et Président en exercice de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), en tant qu’invité spécial; Son Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, et l’Ambassadeur Joâo Samuel Caholo, Secrétaire-Exécutif de la CIRGL.
L’objectif principal du Troisième Mini-Sommet de Luanda était d’examiner les résultats obtenus, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Premier et Deuxième MiniSommets de Luanda des 29 janvier et 20 avril 2021, y compris la présentation de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la mémoire du Maréchal Idriss Déby Itno, tombé héroïquement sur le champ de bataille en avril 2021 en défendant l’intégrité territoriale de la République du Tchad et ont encouragé Son Excellence Mahamat Idriss Déby, Président du Conseil Militaire de Transition de la République du Tchad, à continuer à œuvrer pour la consolidation de la démocratie, de la stabilité, de la sécurité et de la paix durable dans le pays.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont condamné le récent coup d’État survenu en République de Guinée et ont soutenu la position de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et des Nations Unies, qui exige la libération immédiate et inconditionnelle du Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée.
Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont salué l’esprit d’ouverture de Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, ainsi que les consultations engagées dans le cadre du processus de Dialogue Républicain avec les forces vives de la Nation et les Institutions de la République.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont réaffirmé la nécessité de la revitalisation de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-rca), négocié à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, étant la référence dans la recherche d’une solution durable à la crise centrafricaine.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la participation des Présidents en exercice de la CIRGL et de la CEEAC à la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unis sur la République Centrafricaine, qui s’est tenue à New York le 23 juin 2021, conformément au mandat conféré par les Premier et Deuxième Mini-Sommets de Luanda.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la Résolution 2588 (2021) du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 29 juillet sur la Situation en République centrafricaine, et ont réitéré leur engagement à poursuivre la recherche d’une solution pacifique à la crise centrafricaine sous l’égide de l’Union Africaine, conformément à la déclaration du 29ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine, tenu à Addis-Abeba le 4 juillet 2017, sur l’initiative africaine, qui a abouti à la signature de l’APPR-RCA le 6 février 2019 à
Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont appelé la Communauté Internationale, en particulier l’Organisation des Nations Unies, à se joindre aux initiatives régionales pour soutenir les efforts du Gouvernement de la République Centrafricaine pour revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA), afin d’assurer le respect des engagements et des
principes tels que la non-impunité et l’adhésion au programme de Démobilisation, Désarmement, Réintégration et Rapatriement (DDRR).
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué l’évolution positive enregistrée dans la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, tout en réitérant leur condamnation des récents incidents perpétrés par la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont reçu le rapport des activités menées par l’équipe de travail composée des Ministres des Relations Extérieures et des Affaires Étrangères de la République d’Angola et de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues du Deuxième Mini-Sommet du 20 avril 2021, qui a abouti à l’élaboration de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine.
Les Chefs d’État et de Gouvernement se sont félicités des résultats des consultations tenues avec les chefs des groupes armés et les ont exhortés à respecter pleinement les termes de leur engagement, notamment à ne pas promouvoir et/ou entreprendre des actions qui pourraient mettre en péril la stabilité dans le pays et à revenir dans le processus de l’APPR pour les groupes signataires.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont encouragé les pays de la région à faire en sorte que le processus de paix en cours en République Centrafricaine ne soit pas déstabilisé.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont entrepris une réflexion approfondie sur la situation en République Centrafricaine et ont décidé ce qui suit :
L’appropriation de l’ensemble du processus de paix et de réconciliation par le Gouvernement de la République Centrafricaine ;
L’adoption de la feuille de route conjointe pour la paix en République Centrafricaine;
La poursuite des consultations avec les Chefs des groupes armés pour une renonciation totale à la violence par tous les groupes armés;
La déclaration de cessez-le-feu par le Gouvernement de la République Centrafricaine, dans les meilleurs délais et au regard de l’engagement pris par les leaders des groupes armés, en tant que facteur indispensable à la réussite de l’ensemble du processus et à la création d’un climat propice à la paix et à la réconciliation nationale;
La poursuite des activités de l’équipe de travail composée des Ministres des Relations Extérieures de la République d’Angola et des Affaires Étrangères de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, le cas échéant, afin de permettre, dans les plus brefs délais
la mise en œuvre de la feuille de route adoptée;
la mobilisation des ressources, avec l’appui du Secrétaire Exécutif de la CIRGL et le Président de la Commission de la CEEAC, auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour la mise en œuvre des actions envisagées dans la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine, notamment en ce qui concerne le DDRR pour les groupes armés signataires de l’APPR et ceux non signataires ;
La définition par le Gouvernement de la République Centrafricaine d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine, composé de partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Le Président Faustin Archange Touadera s’est engagé à tenir les Chefs d’État et de Gouvernement informés des conclusions des consultations en cours et des progrès du processus de paix en cours.
Le Mini-Sommet de Luanda entre les Chefs d’État et de
Gouvernement de la CIRGL s’est déroulé dans une atmosphère de fraternité et de parfaite entente.
Les Chefs d’État et de Gouvernement présents ont remercié Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la CIRGL, pour son accueil et son hospitalité fraternels, ainsi que pour sa disponibilité et son engagement en faveur du processus de réconciliation et de la recherche d’une solution pacifique au conflit en République Centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:06:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis une semaine, les avocats centrafricains sont en colère et le font savoir en manifestant ce jeudi matin devant la cour d’appel de Bangui. La semaine dernière, sur demande « du ministre d’État chargé de la justice », l’un de leur avait été arrêté par les éléments de la police de l’OCRB. Même si celui-ci avait été libéré le même jour, lors d’un sit-in jeudi matin devant le palais de la justice, ils ont transmis un mémorandum au Président de la République.
Immeuble de la cour d’appel de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Absents des cours et des tribunaux depuis une semaine, les avocats centrafricains protestent toujours contre la violation des procédures d’arrestation d’un de leurs confrères le 9 septembre dernier.
« Dans le cas présent, il nous a été indiqué que c’est sur les instructions du garde des Sceaux que notre confrère a été arrêté. Or, nous sommes dans une République, il y’a souvent des termes de la constitution la séparation de pouvoir. L’autorité publique n’a pas à s’ingérer dans le déroulement des procédures judiciaires… Il a été libéré certes, mais nous poursuivons cette action pour manifester d’une manière générale notre mécontentement… », a déclaré maître Émile Bizon, bâtonnier de l’ordre des avocats de Centrafrique.
Dès le début de cette manifestation la semaine dernière, le ministre a rejeté toute implication dans cette affaire.
« Le ministre ne prend jamais des instructions pour qu’un individu quelconque soit arrêté. La justice fonctionne selon les règles qui gouvernent les institutions. Donc le ministre n’a aucun pouvoir pour ordonner que X soit arrêté », se défend le ministre d’État chargé de la justice Monsieur Arnaud Djoubaye-Abazène .
Mais pourquoi cet avocat a été arrêté ?
« Ce qui est reproché à l’avocat c’est d’avoir rédigé un contrat de vente entre deux individus sur lequel il y’avait eu des contestations sur la validité de ce contrat. Ce qui n’est pas une infraction pénale. Même si s’il y’avait une infraction pénale, la loi organique portant organisation judiciaire en République centrafricaine, et le code de procédure pénale désigne bien les organes qui sont chargés de mettre en action et en mouvement l’action publique », ajoute le bâtonnier centrafricain Émile Bizon.
Les avocats ont remis durant ce sit-in un mémorandum f à la présidence de la République. Ils demandent une audience au chef de l’État pour lui faire part, selon eux, de l’ingérence de l’autorité politique dans les affaires judiciaires.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:49:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mercredi 15 septembre, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusca Mankeur Ndiaye s’est rendu au ministère du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle afin d’y rencontrer la ministre Michelle Ouanga.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mankeur-ndiaye-de-la-minusca-450×450.jpg” alt=”mankeur ndiaye de la minusca” width=”450″ height=”450″ />Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique
Le but de cette visite a été d’échanger sur les appuis que pourrait apporter la Minusca dans la mise en œuvre de la feuille de route du ministère.
« Nous avons exprimé notre disponibilité à l’appuyer dans les projets ambitieux, et d’élaborer à plusieurs niveaux en mettant à sa disposition certains nombre des moyens, mais également d’expertise pour nous permettre en tout cas d’avancer le plus rapidement possible dans la mise en œuvre de la politique définie par le chef de l’état en ce qui concerne l’emploi, la formation professionnelle, la protection sociale et surtout le travail », a déclaré Monsieur Mankeur Ndiaye, représentant spécial du secrétaire général de ‘ONU en Centrafrique.
Cette rencontre fut une opportunité pour la ministre de parler des problématiques liées au fonctionnement de son département dans le but d’améliorer les conditions de travail de son équipe et pour un meilleur traitement des tâches à exécuter.
« Vous savez, nous sommes à l’ère digitale. Donc il faut très rapidement que je puisse digitaliser mon département pour mieux travailler. Et l’on a aussi des besoins techniques et matériels parce que pour mettre un projet en place il faut beaucoup d’aspects. L’aspect technique, l’aspect financier et l’aspect matériel… J’ai confiance, je suis sûr que la Minusca va nous prêter main forte », a répondu la ministre Michelle Ouanga.
Après la publication de la liste du nouveau gouvernement le 23 juin 2021, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusca avait réitéré lors d’un point de presse l’engagement de la mission a travaillé avec les ministres nommés et l’ensemble des autorités centrafricaines, et ce, conformément au mandat de la Minusca, dans le but commun de renouer la République centrafricaine avec la stabilité, la paix et le développement.
Mort du djihadiste Abou Walid al-Sahraoui… et après ?
Bangui ( République centrafricaine ) – L’annonce de la mort du leader du groupe “Etat islamique dans le grand Sahara” est considéré comme un coup dur pour son mouvement. Mais, elle ne met pas fin aux attaques djihadistes.
Adnan Abou Walid al-Sahraoui, qui était la cible “prioritaire” de la France et de ses alliés au Sahel, aurait trouvé la mort entre Ménaka, dans l’est du Mali, et l’autre côté de la frontière avec le Niger, dans la zone dite des trois frontières (Mali-Burkina, Niger).”C’est le leader, le seul vraiment connu de cette organisation (Etat islamique au Grand Sahara-EIGS). Donc c’est un coup dur”, affirme Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, (auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier, “Le Grand livre de l’Afrique” paru aux éditions Eyrolles en 2020), au sujet de l’annonce de la mort d’Adnan Abou Walid al-Sahraoui.Son optimisme est toutefois tempéré par Aly Tounkara, maître de conférences à la faculté de lettres et de sciences humaines de l’Université de Bamako et directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel.”Rappelons quand même que l’Etat islamique reste un groupe terroriste très bien ancré dans le Sahel. De plus en plus de Maliens, de Burkinabè et de Nigériens sont membres de ce groupe terroriste. Donc un tel assassinat, au-delà de sa dimension symbolique, pourrait impacter négativement sur la dynamique du groupe en termes d’actions violentes”, soutient Aly Tounkara.”Je pense qu’il y a eu une période de vérification qu’il était vraiment mort. Il faut toujours être prudent. Parce que apparemment, ça aurait été une attaque faite par un drone armé sur cette personne. Ce n’est pas impossible que cette annonce coïncide effectivement avec un moment où beaucoup de personnes au Sahel doutent de l’efficacité de Barkhane. Donc poussent à remplacer en quelque sorte Barkhane par des Mercenaires russes (du groupe privé Wagner). Parce que la Russie, elle-même, ne veut pas s’engager officiellement dans cette affaire”, répond Nicolas Normand.Des rivalités entre groupes djihadistesAdnan Abou Walid al-Sahraoui était à l’origine de nombreuses attaques terroristes dans la zone des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.Il recrutait principalement parmi les membres de la communauté peule et exacerbait ainsi les conflits interethniques. D’où son inimitié avec le touareg Iyad Ag-Ghali, le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), devenu l’un de ses rivaux.”La mort du patron de l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) renforcera Iyad Ag-Ghali, qui, contrairement à Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ne terrorise pas les populations civiles mais se substitute plutôt à l’Etat dans certaines parties du Mali, en leur fournissant des services de base”, ajoute Nicolas Normand.Un Homme recherchéDepuis plus d’un an et demi, il était la cible “prioritaire” de la France et de ses alliés au Sahel. Adnan Abou Walid al-Sahraoui, dont Paris a annoncé la mort, était considéré comme le plus impitoyable chef djihadiste de la zone.Des informations sur la mort du chef du groupe “Etat islamique dans le Grand Sahara” (EIGS), entre Ménaka, dans le nord-est du Mali, et l’autre côté de la frontière avec le Niger, son principal champ d’action, circulaient depuis le mois d’août.Cet homme d’une quarantaine d’années, à la barbe et au turban noirs selon les rares photos connues de lui, est né au Sahara Occidental et fut membre du Front Polisario qui réclame l’indépendance de cette région.Après avoir passé une partie de sa jeunesse en Algérie, où il aurait rejoint des groupesislamistes armés, selon plusieurs experts, il participe à la création en 2011 dans le nord du Mali du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).Le Mujao se fait notamment connaître avec l’enlèvement en octobre 2011 de deux coopérants espagnols et d’une Italienne dans un camp de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie.A l’époque, Adnan Abou Walid al-Sahraoui lui-même revendique le versement d’une “rançon considérable” de 15 millions d’euros au Mujao, pour leur libération en juillet 2012.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le collectif malien Yerewolo – debout sur les remparts a organisé un rassemblement pour saluer un potentiel accord entre le Mali et le groupe de Mercenaires russes Wagner.
Mercredi à Bamako, le collectif a manifesté son soutien à l’organisation militaire composée de combattants privés. Le pays serait sur le point d’engager 1000 mercenaires.La France et l’Allemagne ont mis en garde le Mali contre un accord avec le groupe secret russe arguant qu’il pourrait menacer le déploiement de leurs troupes auprès des forces des Nations Unies et de l’Union européenne.”Si Wagner est allé libérer la Syrie, si Wagner est allé libérer la République centrafricaine, alors nous accueillons Wagner à Bamako pour libérer le Mali. A la guerre asymétrique, nous proposons une solution asymétrique, qui s’appelle Wagner. C’est la vérité et aujourd’hui c’est la fin de la Françafrique”. a déclaré Adama Ben Diarra, porte-parole du collectif ” Yerewolo – debout sur les remparts “Un porte-parole du ministère malien de la Défense n’a pas démenti ces discussions depuis que l’information a été annoncée par Reuters lundi.Le Kremlin a déclaré mercredi qu’il n’y avait pas de discussions formelles sur la coopération militaire avec le Mali.En mai dernier, plusieurs centaines de Maliens s’étaient déjà rassemblés à Bamako la capitale pour soutenir l’armée malienne ainsi que la Russie après que les militaires aient repris le contrôle du pays en arrêtant notamment le président de la transition Bah N’daw.Certains ont également brandi des drapeaux russes et brandi des pancartes attaquant la France sur son déploiement au Mali avec la force Barkhane.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de l’Etat islamique au Grand Sahara Abou Walid al-Sahraoui a été tué par les forces françaises. Annonce faite par le président Emmanuel Macron.
“Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel”, c’est ainsi que le président français Emmanuel Macron a qualifié sur Twitter, dans la nuit de mercredi à jeudi, la mort de Abou Walid al-Sahraoui. Un décès survenu suite à une frappe de la force Barkhane”, selon la ministre française des Armées, Florence Parly, qui parle d “un coup décisif contre l’Etat islamique au Grand Sahara.Une série d’attaquesL’Etat islamique au Grand Sahara est considéré comme étant à la manoeuvre de la plupart des attaques dans la région des “trois frontières”, un vaste espace aux contours vagues à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso.Le chef de l’EIGS avait été désigné comme “ennemi prioritaire” au Sahel Cette zone constitue la cible récurrente d’attaques de deux groupes armés jihadistes: l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda. L’EIGS avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. Fin 2019, ce même groupe avait mené une série d’attaques d’ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Le 9 août 2020, au Niger, c’est encore l’EIGS qui serait à l’origine de l’assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Une attaque qui avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit “formellement déconseillée”, à l’exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.L’ennemi à abattre L’EIGS a été créé en 2015 par Adnan Abou Walid al-Sahraoui. Cet ancien membre du Front Polisario, puis de la mouvance jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), avait été désigné comme “ennemi prioritaire” au Sahel, lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France), en janvier 2020.En juin et juillet, Paris avait déjà annoncé la mort ou la capture de plusieurs cadres de haut rang de l’EIGS par la force française Barkhane et ses partenaires, dans le cadre de sa stratégie de cibler les dirigeants et les cadres des organisations jihadistes. Le Chef du groupe serait tombé le mois dernier ( en août ) entre la localité malienne de Ménaka et la frontière nigérienne lors d’une opération militaire ciblée. Pour le politologue nigerien Issoufou Yahaya cette annonce est plutôt une bonne nouvelle, mais il s’interroge toutefois sur le moment choisit pour rendre l’information publique.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:31:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis l’attaque des campements des éleveurs peuls au village Nassoya, dans la sous-préfecture de Baboua le 7 septembre dernier, les Mercenaires russes de la société Wagner continuent de tuer des paysans sans défense à gallo, situé à 55 kilomètres de Bouar sur l’axe Baboua, mais aussi dans la sous-préfecture de Bocaranga. Les populations, face à ces dangers que représentent ces hommes de Wagner, appellent à l’aide le gouvernement.
Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.
La semaine dernière, une confusion d’intention des rebelles et les populations villageoises des préfectures de la Nana-Mambéré et de l’Ouham Péndé soldent aux assassinats des villageois par des mercenaires russes de la société Wagner. Selon des sources locales, ces assassinats sont régulièrement produits à cause de l’habillement des victimes.
Ainsi, à gallo, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, la semaine dernière, les hommes de Wagner ont assassiné un homme déréglé, c’est-à-dire un fou qu’ils soupçonnaient d’être un milicien Anti-Balaka, membre de la CPC. Selon des témoins, c’était à cause de son habillement débraillé et sa chevelure poussée qu’il a été soupçonné de loin d’être un milicien Anti-Balaka, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Même des cultivateurs qui revenaient du champ sont également ciblés par les hommes de Wagner qui en ont tué trois le week-end dernier.
Et ce n’est pas fini ! Le jeudi dernier, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, précisément dans la localité de Bocaranga, 5 commerçants, en revenant de Mbaïmboum sur leur moto, avait été simplement abattu par les mercenaires russes de la société Wagner. Selon eux, ils croyaient que c’était des rebelles de la CPC. Incroyable !
Face à tous ces dangers que représentent les hommes de Wagner pour les civils du nord-ouest, les populations demandent au gouvernement de voir un peu clair de ce côté pour remédier à tout ce problème de confusion. Elles demandent aussi au gouvernement d’associer les soldats FACA avec les mercenaires russes afin qu’ils patrouillent ensemble et remédier à toutes ces bavures.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:39:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci n’est pas une blague, encore moins d’un cauchemar. C’est une réalité qui a choqué plus d’un dans le pays. Monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan, chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), placé depuis plusieurs années sous sanction des Nations unies pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est désormais devenu un allié sur du pouvoir. En ce sens, l’homme dispose d’une autorisation officielle de port d’arme de gros calibre, mais également d’une prime mensuelle d’environ 2 millions de francs CFA par mois. Incroyable, mais vrai!
Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Logé, nourri et véhiculé par l’État centrafricain, le chef de guerre Abdoulaye Hissen Ramadan, après son ralliement au pouvoir de Bangui en 2019, vit un véritable moment de bonheur.
« Semblerait-il que monsieur Abdoulaye Hissen occupe discrètement une fonction auprès du chef de l’État à la présidence de la République », soupire un haut cadre au ministère des Finances et du Budget.
Selon plusieurs sources concordantes, l’homme dispose à lui seul une suite à l’hôtel du centre, une autre au national hôtel, et une résidence pavillonnaire mise à sa disposition dans la citée des 36 villas à Bangui. En plus de cela, l’homme dispose d’une autorisation de port d’arme de gros calibre qu’il ne se débarrasse difficilement. Selon la même source au ministère des Finances, monsieur Abdoulaye Hissen reçoit mensuellement une prime de 2 millions de francs CFA. Il dispose également le libre accès au chef de l’État dont ils se parlent quasiment tous les jours.
Même au début de cette semaine, l’homme a voyagé à Bria dans le même avion que la délégation ministérielle conduite par le ministre d’État Willybiro Sako.
« Monsieur Abdoulaye Hissen a aussi un pouvoir de décision auprès du chef de l’État », confie un ministre du gouvernement Dondra.
Rappelons que Monsieur Abdoulaye Hissen avait été placé sous mandat d’arrêt de la justice centrafricaine en 2018, puis placé sous sanction de l’ONU et des États-Unis en 2017. L’homme est soupçonné d’avoir commis de graves crimes de guerres et de crimes contre l’humanité sur des populations civiles.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:10:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Détaché au poste douanier de Béloko à la frontière avec le Cameroun, un « expert douanier russe de Wagner a mis en place un réseau de mafia de sexe avec des filles de joie qu’il a rencontré lors de son séjour dans la ville, et le bâtiment administratif de la douane de Béloko est devenu la nuit sa maison close avec des préservatifs qui traînent partout au sol.
Entrée de la douane de Béloko. Photo CNC
Le 7 mai dernier, un accord douanier a été signé entre la mission économique russe et le ministère des Finances du pays. Mais cet accord ne cesse de provoquer des débats. En effet, selon les douaniers centrafricains « […] les soi-disant experts douaniers russes, qui travaillent pour le compte de la société Wagner en Centrafrique sont complètement hors dudit accord
ainsi, « l’expert douanier russe » affecté par la mission économique russe au poste douanier centrafricain de Béloko est sur le point de devenir non seulement un riche, mais aussi un chef de réseau de la mafia de sexe. Selon des sources policières centrafricaines à Béloko, ce soi-disant expert douanier russe, qui n’a pas trouvé un logement en dehors du bureau des douanes de Béloko, transforme son propre bureau à une auberge, pour ne pas dire sa maison de close.
« Chaque nuit, après le travail, l’homme s’adonne aux activités illicites. Il achète et consomme en grande quantité de l’alcool frelaté, pourtant prohibé à la consommation en RCA et interdits par Arrêté ministériel », s’indigne un agent de la douane de Béloko.
En plus de transformer son bureau à une auberge de nuit, le russe, connu sous le nom d’Antonio, a été pris en flagrant délit des ébats sexuels avec plusieurs prostituées dans son même bureau.
« Chaque nuit, il fait traîner des prostitués dans les locaux de la douane. Ils consomment des liqueurs, faisaient des ébats sexuels dans les bureaux et laissent les préservatifs utilisés au sol sans les ramasser de même que les sachets vides de vin frelaté. Le bureau de la douane est devenu une poubelle à cause de lui », ajoute un autre douanier. D’après les agents de douane de Béloko, l’expert douanier russe refuse qu’on lui fasse de reproche, et se dit prêt à faire enregistrer leur voix pour envoyer au chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Même au niveau de la direction générale de la douane centrafricaine à Bangui, on se dit informé de la situation, mais tente de relativiser les choses.
Rappelons que les partenaires clés du pays notamment la banque mondiale et le FMI ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle des douanes par la société Wagner à son propre profit. Les Mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’État centrafricain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Les-enfants-dans-une-salle-de-classe-et-tous-avec-le-drapeau-de-la-france-450×253.jpg” alt=”Les enfants dans une salle de classe et tous avec le drapeau de la france” width=”450″ height=”253″ />Les enfants dans une salle de classe avec des drapeaux de la France. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:35:25 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’association Motivation et Développement, en partenariat avec les militaires français de la MISLOG ont réalisé une distribution de kits scolaires au profit des élèves de l’école Jean COLLOMB du 7e arrondissement de Bangui ce mercredi 15 septembre 2021.
Distribution des kits scolaires par les éléments de la Mislog France. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Au nom de l’association « Motivation et Développement », son Président, Monsieur Koï-Kotigbia Térence a situé la portée du don avant d’exhorter les bénéficiaires à plus de persévérance dans l’apprentissage.
« Ce petit don pour vous aider et vous encourager à fournir plus d’effort dans l’apprentissage et à étudier dans de bonne condition ». Selon lui, son association voudrait, dans son projet, faire de don de kits scolaires à des écoles qui sont dans tous les arrondissements de la capitale. Mais pour commencer, le bureau a choisi dans un premier temps l’école Jean Colomb dans le septième arrondissement avant de continuer dans d’autres établissements. Selon toujours Monsieur Koï-Kotigbia Térence, son association dispose actuellement d’un seul partenaire qui est la Mislog France, et espère avoir d’autres partenaires dans l’avenir.
Prenant la parole, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSEne ne manque pas d’exprimer sa joie de participer à la remise de ces kits scolaires.
« “Avant toute chose je voulais vous dire la fierté que j’ai d’être ici à l’école Colombe du 7e arrondissement aux côtés des jeunes de l’association MOTIVATION – DÉVELOPPEMENT. Ne vous méprenez pas ce n’est pas nous qui organisons cet évènement, nous ne sommes que les partenaires pour aider ces jeunes qui ont fait le choix de se mobiliser pour aider la jeunesse de Centrafrique et de Bangui en particulier”.
“Votre projet est ambitieux, puisque votre objectif est d’agir pour toute la jeunesse, des écoles à la faculté. Vous êtes porteur d’un message positif prônant le changement des mentalités afin que la paix enfin s’impose de façon durable”.
“Quand vous vous êtes tournés vers nous pour que l’on vous soutienne, vous avez su trouver les mots pour nous convaincre de vous accompagner dans cette belle et courageuse initiative et aujourd’hui c’est avec fierté que nous sommes à vos côtés.
Cette action au profit de l’école Collomb est la première de votre jeune association et je suis d’ores et déjà convaincu qu’elle sera suivie de nombreuses autres, car votre engagement est juste”.
Du côté des parents d’élèves, c’est aussi une immense joie de recevoir ces kits scolaires.
« Vous savez, c’est bientôt la rentrée scolaire, nous avons des difficultés parfois à acheter les fournitures scolaires à nos enfants. Avec ce don, nous pensons que l’essentiel est déjà fait, et nous remercions sincèrement du fond du cœur l’association « Motivation et développement « et son partenaire la Mislog France ».
Il y’a lieu de noter que les kits scolaires offerts par l’association « Motivation et développements « sont composés des cartables ou un petit sac à dos, des cahiers, des ardoises de la craie, des gommes, des crayons c et des crayons de couleur. En tout cas, le nécessaire pour que les enfants à bas âge puissent suivre le cours normalement.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:50:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Ces dernières semaines, des faits d’une particulière gravité, contraires à l’éthique militaire et à l’honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais n°06 et n°07 de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) ont été rapportés au Ministère de la Défense de la République Gabonaise ». C’est ce qu’a indiqué le ministère de la défense du Gabon dans un communiqué
centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258-300×169.jpg” alt=”” width=”300″ height=”169″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258-300×169.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258-150×84.jpg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258.jpg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Patrouilles des soldats gabonais de la Minusca à Bria. Reuters.
« Suite aux nombreux cas d’allégations, d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement, les Nations Unies ont décidé ce jour du retrait du contingent gabonais de la MINUSCA. En parallèle, une enquête a été ouverte par le Gabon au sujet des faits allégués. S’ils sont avérés, leurs auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec une extrême rigueur.
Le Gabon a toujours exigé de son armée, sur son territoire et à l’extérieur, un comportement irréprochable et exemplaire. Ceux qui contreviennent à cette exigence en subissent les conséquences ». Il convient enfin de souligner que depuis vingt-cinq ans et sans interruption, le Gabon a marqué son attachement à accompagner la République sœur de Centrafrique dans sa quête de paix, de sécurité et de stabilité.
Au-delà des faits rapportés et en attendant les conclusions de l’enquête, le bataillon gabonais est rappelé.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:30:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission onusienne compte reprendre ses travaux de déminage dans un bref délai sans donner une date précise. Selon le porte-parole de la force de la Minusca, des pourparlers sont en cours pour faciliter la reprise.
Photo Minusca
C’est au cours d’une conférence de presse hebdomadaire mercredi que le porte-parole de la force de la Minusca avait déclaré que des pourparlers sont en cours pour faciliter la reprise.
« Actuellement la situation de mise en Veil du processus de déminage fait l’objet d’une attention particulière de la part de leadership de la mission. Donc quand je dis leadership il y a le secrétaire général avec la force de la Minusca qui sont en concertation avec les autorités nationales en vue de trouver une solution à cette situation. La reprise de déminage est une situation qui nous arrange tous parce qu’on emprunte tous les routes, et on a besoin des routes sans mine afin de faire des patrouilles de longue portée. Les patrouilles ne sont pas suspendues. Les patrouilles continuent toujours dans les grandes zones urbaines et leurs environs. Et tant que le feu vert est donné, on viendra vers vous pour vous apporter la nouvelle », déclare le Major Ibrahim Atikou.
Rappelons que la Minusca, mission des nations unies en Centrafrique a annoncé mercredi dernier lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui qu’elle a suspendu les travaux du déminage des explosifs dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles de la part des éléments de l’armée nationale et des Mercenaires russes de la société Wagner dans ces travaux de déminage.
Condamnation de quatre militaires pour meurtres et viol au Sud-Kivu
Bangui ( République centrafricaine ) – En République démocratique du Congo, quatre militaires congolais ont été condamnés lundi à la réclusion à perpétuité pour meurtres et deux autres à 20 ans de prison pour viol, au Sud-Kivu, dans l’est du pays.
Ces condamnations ont été prononcées par le tribunal militaire de la garnison d’Uvira qui a siégé en audience foraine à Minembwe, où s’étaient déroulés les faits, a précisé le major Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée dans le Sud-Kivu. Les quatre militaires condamnés pour meurtre ont été reconnus coupables d’avoir tué par balles cinq civils – un homme et quatre femmes – sur lesquels ils avaient tiré, le 28 juin pour l’homme, le 30 pour les femmes. Leur défense a annoncé son intention de faire appel.A l’époque, le maire de la ville et un reponsable de la société civile de Minembwe, localité où des conflits à caractère communautaire sont régulièrement signalés, avaient accusé les soldats d’avoir tiré sur des civils qui revenaient du marché. L’armée avait alors nié la responsabilité des soldats, ajoutant que c’était plutôt eux qui étaient victimes de violences dans cette ville où “l’ennemi se cache dans la population”, avait dit son porte-parole.Les deux autres condamnations ont été prononcées dans une affaire séparée, pour un viol commis le 31 mars à Minembwe.Dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, des conflits opposent les Banyamulenge, des Congolais tutsi aux lointaines origines rwandaises, à d’autres communautés, autour de l’autorité locale, du contrôle des terres et des ressources naturelles.Dans ce contexte, le major Kasereka a par ailleurs annoncé qu’un ancien chef administratif local, Sébastien Sebakanura, avait été tué par balles dimanche soir à Minembwe par des inconnus qui ont pris la fuite. Selon lui, il aurait été victime d’un règlement de comptes entre membres de sa communauté.D’autres condamnations des militairesLe 1er septembre 2021, huit policiers et 11 militaires ont été condamnés en appel à des peines de 12 mois à 20 ans de prison ferme pour des viols commis principalement sur des mineures, selon de la cour militaire du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC.Les 19 hommes ont également été condamnés au paiement de dommages et intérêts, à l’issue d’une audience foraine tenue du 20 au 30 août à Walungu, à environ 40 km de Bukavu, chef-lieu de la province.”Ce procès en appel est exemplaire pour les droits des femmes”, estimait le colonel-magistrat Innocent Mayembe Sangala, premier président de la cour militaire du Sud-Kivu. “Je demande à tous les militaires et policiers de respecter les droits des femmes”, a-t-il ajouté, soulignant que la justice était “extrêmement rigoureuse en matière de viol, et surtout de viol d’enfants”.Les victimes sont des enfants dont l’âge varie entre trois mois et 17 ans, ainsi que “des femmes qui ont été arrachées aux mains de leurs époux ou violées devant leurs frères et leurs enfants”. C’était “tellement sauvage que la cour ne pouvait pas être clémente”, a-t-il encore commenté.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/drapeau-union-europeenne-excellent-excellent-450×335.jpg” alt=”Drapeau de l’union européenne” width=”450″ height=”335″ />Drapeau officiel de l’union européenne
L’Union européenne alloue plus de 65 millions de francs CFA d’aide aux victimes des inondations en République centrafricaine
Bangui, le 15 septembre 2021
En réponse aux inondations qui ont frappé Bangui et ses environs en août, l’Union européenne accorde un financement humanitaire de €100 000 (65 595 700 francs CFA) pour venir en aide aux personnes les plus touchées.
Les fonds permettront à la Croix-Rouge centrafricaine d’apporter une aide d’urgence aux victimes en leur fournissant des abris, des articles de première nécessité pour dormir, se couvrir et cuisiner, ainsi que de l’eau, des services d’hygiène et d’assainissement. Compte tenu du risque élevé de maladies hydriques potentielles dues aux eaux stagnantes, la réponse comprendra également une sensibilisation à la prévention des épidémies.
Les fonds bénéficieront directement au plus de 720 familles les plus vulnérables. Elles représentent plus de 3 600 personnes affectées et sans abri, vivant dans des ménages dirigés par des femmes, des personnes âgées ou des personnes handicapées.
Ce financement à la Croix-Rouge centrafricaine fait partie de la contribution globale de l’UE au Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophes (DREF) de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).
Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Bangui au début du mois d’août ont provoqué des inondations ayant détruit ou inondé des maisons, des puits d’eau et des latrines dans le 6ème arrondissement de Bangui, ainsi que dans les villages de Bimbo, Bossongo et Nzila. La quasi-totalité des personnes affectées sont actuellement hébergées par des familles d’accueil, mais la majorité d’entre elles ne passent pas la nuit dans les maisons de leurs hôtes; 80% de ces ménages dorment sur les terrasses de ceux qui les accueillent. Compte tenu des pluies incessantes, la situation dans les quartiers exposés continue de se dégrader.
Contexte
L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.
Par l’intermédiaire du service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), l’Union européenne aide chaque année des millions de victimes de conflits et de catastrophes. À travers son siège à Bruxelles et son réseau mondial de bureaux locaux, ECHO fournit une assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.
A l’échelle mondiale, la Commission européenne a signé un contrat humanitaire d’une valeur de trois millions d’euros avec la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), en soutien au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophes (DREF) de la Fédération. Les fonds du DREF sont principalement alloués à des catastrophes « à petite échelle», c’est-à-dire celles qui ne donnent pas lieu à un appel international formel.
Le DREF a été créé en 1985 et est financé par les contributions des bailleurs de fonds. Chaque fois qu’une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge a besoin d’un soutien financier immédiat pour répondre à une catastrophe, elle peut demander des fonds du DREF. Pour les catastrophes à petite échelle, la FICR alloue des subventions du DREF, que les bailleurs de fonds peuvent ensuite réalimenter. L’accord de délégation entre la FICR et ECHO permet à ce dernier de réapprovisionner le DREF pour des opérations convenues (correspondant à son mandat humanitaire) jusqu’à hauteur de 3 millions d’euros.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 18:47:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le préfet du Haut-Mbomou (sud-est de la RCA), Commandant Jude Ngayoko, a salué, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, tenue par visioconférence depuis Obo, « le soutien de la Mission à la restauration de l’autorité de l’Etat dans la préfecture à travers notamment le transport des fonctionnaires et la remise de bâtiments pour faciliter leur travail », indiquant que « la collaboration avec le bureau local de la MINUSCA a permis le retour progressif de la stabilité même si de nombreux défis restent à relever pour ramener la paix dans cette région de la Centrafrique ».
« Dans le Haut-Mbomou tout se passe bien, mais on déplore quelques insuffisances. A Zemio, le sous-préfet se bat, mais à ses côtés, il n’y a ni les forces de sécurité intérieure, ni les forces armées centrafricaines. A Bambouti, récemment, j’ai effectué un déplacement là-bas, il n’y a pas d’autorités. A Mboki, le maire est là, mais, il n’y a ni policiers, ni gendarmes, ni militaires à ses côtés pour l’aider. Sur le système éducatif, il n’y a pas d’instituteurs qualifiés. Sur le plan administratif, il n’y a aucun fonctionnaire affecté qui a pris fonction. Je profite de ce plateau pour demander au gouvernement de les convaincre à descendre sur Obo pour prendre service », a-t’il martelé.
Le chef de la préfecture du Haut-Mbomou a également fait savoir que l’état des routes dans sa zone de juridiction rend difficile le travail des casques bleus et des autorités locales à répondre aux questions d’ordre sécuritaire et administratif. Selon lui, « la solution à l’insécurité dans le Haut-Mbomou passe d’abord par la réhabilitation des routes. Les patrouilles ne peuvent pas aller au-delà de 15 km d’Obo tandis que l’approvisionnement en denrées alimentaires reste extrêmement difficile”, a-t’il dit, précisant que « pour amener les denrées et autres produits à partir du Sud-Soudan, cela se fait avec des vélos, mais dans des conditions extrêmement difficiles ».
De son côté, la cheffe de bureau de la MINUSCA à Obo, Aissetou Sanogo, a fait savoir que la préfecture est en train de se relever de la crise du 26 juillet 2021, « La MINUSCA continue de travailler avec les autorités et la population pour prévenir les tensions et promouvoir les activités économiques et sociales à Obo et le Haut-Mbomou », soulignant que « le bureau local de la MINUSCA a réalisé plusieurs projets à impact rapide pour améliorer les conditions de vie des populations dans les trois sous-préfectures. »
Le préfet du Haut-Mbomou, Commandant Jude Ngayoko, et la cheffe du bureau de la MINUSCA, Aissetou Sanogo, n’ont pas manqué de plaider pour l’inclusion de la région dans le programme DDR alors que deux groupes armés sont prêts à y adhérer. « Nous lançons un appel à la commission nationale pour le désarmement, de nous tendre la main pour saisir cette opportunité ».
Par ailleurs, tout en réitérant l’engagement de la MINUSCA à ramener la sécurité dans la localité, Aissetou Sanogo a souhaité que la chaine pénale soit fonctionnelle afin de lutter contre l’impunité dans la localité. « Les magistrats et le greffier se déploient de manière sporadique pour siéger en matière civile et repartir à Bangui aussitôt. Ils n’ont ni palais de justice, ni centre pénitentiaire, cela ouvre grandement la porte à l’impunité », a-t’elle regretté.
Intervenu depuis Obo, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé une mission, la semaine prochaine à Paris et à Londres, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, en prévision du renouvellement du mandat de la MINUSCA, qui arrive à terme le 15 novembre 2021. « Le programme de cette visite prévoit des entretiens avec plusieurs responsables des deux pays », a indiqué Monteiro, rappelant que le chef de la MINUSCA a rencontré le 13 septembre à Bangui, une délégation du Département d’Etat américain, toujours sur même sujet.
Le porte-parole militaire de la MINUSCA, le Major Ibrahim Atikou Amadou, a quant à lui fait part d’une situation sécuritaire volatile cette semaine en Centrafrique, marquée par une résurgence des attaques des groupes armés contre les forces de défense et de sécurité, des exactions contre les populations, mais aussi la persistance de la menace que constitue les engins explosifs dans l’ouest du pays. Le Major Atikou a rappelé la suspension des opérations de vérification de présence d’engins explosifs par les casques bleus en vue de leur neutralisation, à cause des difficultés liées au terrain. « Cette situation de suspension des opérations de déminage fait l’objet d’une attention particulière du leadership de la MINUSCA. Ces routes, nous aussi, nous les empruntons pour nos convois réguliers et spéciaux. On est tous pressé que ces déminages reprennent. Il y a une concertation en ce moment entre le leadership de la Mission et les autorités nationales en vue de trouver une solution à cette situation », a-t-il rassuré.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 09:17:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combattants rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont fait leur incursion dans le village Mann, situé à soixante kilomètres au nord de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Péndé.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Les-combattants-des-3R-sur-leurs-motos-avec-des-armes-450×337.jpg” alt=”Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes” width=”450″ height=”337″ />Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Selon les déplacés du village Mann qui continuent d’affluer sur le territoire camerounais depuis cette nuit, les rebelles de 3R ont fait leur incursion dans leur village hier aux environs de midi avant de quitter quelques heures plus tard.
D’après eux, une partie des assaillants étaient venus du village Ndaokala à bord des motos, d’autres ont franchi le croisement à pied pour entrer à Mann. Durant plusieurs heures, ils ont pillé des boutiques, emporter des boissons et d’autres biens.
Pendant ce temps, une partie des habitants, apeurée, a pris le chemin de brousse pour s’échapper aux assaillants, tandis que les autres préfèrent franchir la frontière du Cameroun pour se constituer réfugier dans ce pays voisin.
Pour l’heure, le village Mann se vide de ses habitants qui n’ont plus de choix que de se retrancher dans la brousse face à la menace des rebelles de revenir dans les prochains jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
L’introduction des mines anti personnelles dans la crise sécuritaire qui persiste en République centrafricaine, marque un tournant plus dramatique dans son évolution. C’est ainsi que depuis plusieurs mois, ces engins de la mort ont déjà ôté la vie à plus d’une quinzaine de nos compatriotes, et blessé plusieurs dizaines d’autres.
Outre que cette situation a endeuillé des familles vivant déjà les affres de l’insécurité, elle empêche et dissuade désormais toute velléité de mouvements de personne dans le Nord-Ouest et l’Ouest de notre pays, contraignant d’innocentes populations à demeurer dans une position statique de prisonnier dans leurs propres villages ou villes de résidence. Leurs ravitaillements en produits de première nécessité devient une gageure, de même que la poursuite de leurs activités agro-pastorales un véritable chemin de croix.
L’explosion d’un véhicule de l’agence humanitaire Danish Refugees Council (DRC) dans le village Bokomboussi dans la sous-préfecture de Bocaranga (Préfecture de Lim-Péndé) le 9 septembre 2021, tuant sur le coup le chauffeur et blessant plusieurs de ses passagers, a rajouté au désarroi des populations et à la psychose ambiante.
Cet accident qui est survenu au lendemain de l’annonce par la Minusca de la suspension de ses opérations de déminage de la région a interpellé la conscience du Bureau Politique du MLPC qui a aussitôt rendu public un Communiqué de presse pour demander leur reprise.
Il convient de rappeler que la rentrée scolaire, prévue pour le 18 octobre 2021, va mettre sur le chemin des écoles plusieurs centaines d’élèves. L’impérieuse nécessité pour le Gouvernement de protéger et garantir la sécurité de ces jeunes est d’ores et déjà urgemment engagée.
Concomitamment à la rentrée scolaire, la saison sèche qui s’annonce préfigure, comme chaque année, la reprise des activités criminelles des coupeurs de route et autres groupes armés dans l’arrière-pays, et particulièrement dans cette région.
Nonobstant les raisons invoquées par la MINUSCA pour justifier la suspension de ses opérations de déminage et eu égard aux risques supplémentaires d’accroissement de l’insécurité, le Bureau Politique du MLPC, essentiellement guidé par le souci de la protection de la vie des populations centrafricaines, tient à rappeler que •
les plus hautes autorités de notre pays ont le devoir constitutionnel impérieux d’assurer la sécurité et le bien-être du peuple centrafricain dans les limites de son territoire ;
le mandat donné par les Nations Unies à travers la résolution du Conseil de sécurité pour l’installation d’une mission de la paix en Centrafrique a prescrit parmi les premières tâches la protection des populations civiles
la fabrication, la vente et l’usage des mines anti personnelles font l’objet d’une convention internationale les interdisant ;
l’usage des mines anti personnelles, comme les armes de guerre, est parfaitement traçable.
En conséquence de ce qui précède, le Bureau Politique du MLPC, condamne l’usage des mines contre les populations civiles innocentes, présente ses condoléances aux parents des victimes, compatit avec Danish Refugees Council (DRC) et exige que •
le Gouvernement et la MINUSCA prennent leurs responsabilités en engageant sans délai des négociations autour d’un plan de sécurisation de notre pays en général et de déminage de la région Nord-Ouest et Ouest en particulier, pour favoriser une rentrée scolaire sans heurts et tragédies aux élèves et une liberté d’aller et venir aux populations locales
des enquêtes soient immédiatement ouvertes pour tracer la provenance de ces mines et d’identifier leurs utilisateurs afin d’engager à leur encontre des poursuites judiciaires conséquentes
les soins que nécessite l’état des blessés soient pris en charge par le Gouvernement et que l’assistance aux parents des victimes soit effective.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 02:04:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’événement s’est déroulé lundi à quelques kilomètres du village Ngoutérè, situé sur l’axe Bozoum Bocaranga. L’affaire a littéralement choqué tout le monde, y compris le chef dudit village. Ces engins explosifs ne sont pas encore désamorcés, mais des dispositifs de sécurité sont en train d’être pris autour de ces explosifs improvisés.
Photo CNC / Florentine Maïguélé
Lundi 13 septembre 2021, sur le marché hebdomadaire de Ngoutérè, situés à mi-chemin entre Bozoum et Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, les Mercenaires russes de la société Wagner étaient en patrouille dans le secteur. Ils ont procédé à l’arrestation des quatre éleveurs peuls devant leur famille au village Ngoutérè.
Mais la chose la plus cruelle, les hommes de Wagner ont pris chaque suspect, avant de l’embarquer, ils faisaient des trous béant sur son poignet avec des couteaux et y passer des cordes, puis l’attacher au dos. Ils faisaient ainsi à chaque suspect. Mais avant de quitter le lieu, ils ont fait savoir à leur famille de les suivre jusqu’à Bozoum, et retrouver les suspects à la brigade de la gendarmerie. Mais c’est ce qui ne s’était pas passé. Ils ont embarqué les quatre suspects à destination de Bozoum. Mais arrivée à 6 kilomètres du village Ngoutérè, les mercenaires russes les ont froidement abattus à bout portant avant de poursuivre leur route comme si rien ne s’était passé.
Entre-temps, leurs familles qui suivaient le véhicule des Russes qui embarquait les 4 suspects ont entendu des tirs à balles réelles, et se sont précipitées pour rentrer au village. Ils attendaient le soir pour reprendre cette voie et vérifier ce qui s’est réellement passé quelques heures plutôt.
Finalement, la famille a raison. Ce sont les quatre suspects qui ont été abattus par balle. Les quatre corps sont encore allongés au sol, mais leurs pieds sont liés à de légers câbles électriques branchés à des mines explosives improvisées dissimulés sous des pailles. Immédiatement, les parents n’ont pas pu récupérer les corps, et faisaient appel au chef du village et aux populations qui étaient arrivés en masse sur le lieu. Mais pour éviter que ça fasse plus des dégâts sur leur bétail ou encore sur des individus, des dispositifs de sécurité ont été pris à l’unanimité : faire une clôture autour des corps en attendant de signaler les faits à la Minusca de venir les désamorcer.
Notre équipe à Bocaranga a fait de déplacement jusqu’au village Ngoutérè, mais n’a pas pu se rendre sur le lieu de l’incident.
Ainsi, on se demande qui est vraiment auteur de ces mines terrestres qui ont fait autant des dégâts sur les civils. Les mercenaires russes ou les rebelles ? Selon l’ancien Président André Kolingba, « L’avenir nous le dira si l’on a raison ou pas ».
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 02:16:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération menée dans la Mambéré-Kadéï par les Mercenaires russes de la société Wagner contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui a débuté à la fin du mois dernier dans les localités de Béïna, notamment au village Dilapoko, situé à 90 kilomètres de Gamboula , se poursuit désormais avec des troupes au sol dans la sous-préfecture d’Amadagaza, plus précisément dans la Haute-Boumbé, toujours dans la préfecture de Mambéré-Kadéï.
Plusieurs éléments des 3R avec des armes de guerre dans une position horizontale.Photo CNC
Depuis lundi après-midi, les mercenaires russes ont déployé dans des localités d’Amadagaza trois de leur hélicoptère, dont deux destinés au transport des troupes, et un pour le combat. Le premier hélicoptère de combat, qui transportait 13 mercenaires russes, dont 3 soldats de l’armée nationale, s’est posé sur le territoire camerounais, plus précisément au village Gbéti, derrière la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain et à celui du Cameroun. Tandis que l’autre hélicoptère qui transportait 18 troupes de Wagner s’est posé avec ses éléments sur le territoire centrafricain, notamment au village Banga. L’opération du déploiement a duré 7 heures du temps, plus précisément de 11 heures du matin à 18 heures. Mais à partir de 19 heures jusqu’à 21 heures, il y’avait un violent affrontement entre les troupes de Wagner et les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon des sources sécuritaires locales, l’affrontement n’avait duré qu’environ deux heures, et n’avait pas fait des blessés ni des morts dans les deux camps.
Entre temps, des civils, pour la plupart des femmes et des enfants, ont dû traverser la rivière Boumbé par les pirogues pour rejoindre le territoire Camerounais. Au même moment, l’hélicoptère de combat bombardait aussi le village Bombo, situé à proximité du village Banga.
Selon nos informations, l’opération de mercenaires de Wagner avec les FACA se poursuit même le lendemain mardi dans ces localités de la Mambéré-Kadéï.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 02:55:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’identité de la victime n’a pas été dévoilée par la police judiciaire, mais certaines témoins indiquent à CNC que le corps serait celui d’une jeune fille de 18 ans dénommée ZOUNOUA Gisèle, disparue depuis plus de trois jours et activement recherchée par ses parents. La dépouille a été ramenée à la morgue de l’hôpital communautaire par les jeunes de son quartier.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/ambulance-à-la-sortie-de-l’hôpital-communautaire-Bangui-IMG_22mars2018175405-450×257.jpg” alt=”” width=”450″ height=”257″ />Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire à Bangui.
L’affaire a ému tous les habitants du quartier Sakpa Mborla, situé après le quartier Gola, derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. Selon la famille, mademoiselle ZOUNOUA Gisèle était portée disparue trois jours plutôt du milieu familial. Mais ses parents, très inquiets de son absence prolongée, avaient publié en vain de communiqué à plusieurs reprises sur les antennes de la radio nationale. Même une opération de recherche avait été faite aussi en vain par des jeunes de son quartier. Le destin a décidé autrement pour la jeune fille.
Ce mardi 14 septembre, vers 14 heures, des passants ont découvert un corps sans vie en état de décomposition avancée sur une poubelle au quartier Sambia. Le chef dû de ce quartier avait annoncé la nouvelle à ses habitants qui ont très vite découvert que le corps retrouvé est bel et bien celui de mademoiselle ZOUNOUA Gisèle. Aussitôt, une foule énorme des curieux s’est dirigée vers l’endroit où le corps a été découvert.
Après vérification par la famille, le corps avait été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui en attendant son inhumation ce mercredi.
Selon les témoins qui ont transporté le corps de la victime, celui-ci présente de graves traces de torture. Ce qui témoigne que la victime aurait subi des coups et blessures avant sa mort.
On ignore si une plainte a été déposée à la justice pour coups et blessures ayant entraîné la mort d’une personne de moins de 20 ans.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 15 septembre2021, 17:53:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite à la dénonciation faite par un groupe d’expert des Nations unies sur de très graves présumées violations de droit de l’homme et de droit humanitaire qui auraient été commises par les soldats FACA et leurs alliés Mercenaires russes lors de la contre-offensive menée contre la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le gouvernement avait mis en place une commission d’enquête spéciale pour faire la lumière sur ces allégations. Mais cette commission spéciale, placée sous l’autorité du ministre de la Justice, et présidée par le procureur général Didier Tombeau, un proche du régime, n’a pas encore publié son rapport final alors que la durée initialement fixée est de trois mois à compter du mois de mai, la date de sa création. Que s’est-il passé ?
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Eric-Didier-Tambo-Procureur-Général-près-la-Cour-dAppel-de-Bangui-crédit-photo-cédric-gwa-gomba-le-20-janvier-2020-450×406.jpg” alt=”Eric Didier Tambo – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui – crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020″ width=”450″ height=”406″ />Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Selon le ministre de la Justice, la commission d’enquête spéciale mise en place le 14 mai 2021 a une durée de trois mois pour rendre son rapport sur les présumées violations du droit international humanitaire et crimes graves qui auraient été commis par les forces armées centrafricaines, mais également par les mercenaires russes de la société Wagner qui appuient l’armée nationale dans son offensive contre la CPC.
Selon le ministre de la justice Monsieur Arnaud Djoubaye-Abazen , « Les résultats de ces enquêtes seront fidèlement rendus publics, et les auteurs présumés des crimes feront l’objet de poursuite pénale conformément au texte en vigueur ». Or, cette commission, qui devrait présenter son rapport d’enquête le 14 août dernier, a été prorogé de quelques jours jusqu’à la fin août dernier. Cependant, on est maintenant à la mi-septembre, mais la commission n’a pas encore publié son rapport final. Pour se justifier, le procureur général avait annoncé le mois dernier que la commission avait débuté ses travaux qu’au mois de juin. Donc les trois mois doivent être décomptés à partir de ce mois et non de mois de mai.
Cependant, même si la commission avait débuté ses travaux qu’au mois de juin, elle avait l’obligation de publier son rapport le mardi 14 septembre dernier. Mais pour le moment, rien ne bouge. Mais selon l’opposition et la société civile, il n’y a aucune chance pour que cette commission spéciale confirme les allégations de crimes portées par les Nations unies contre les mercenaires russes de la société Wagner et les soldats FACA.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 15 septembre 2021, 02:07:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). c’est ici dans le quartier combattant que l’on peut retrouver l’association nationale « la main des sourds et muets pour le travail et le développement de Centrafrique » ainsi que « l’association des jeunes fille sourde pour la solidarité et l’inclusion en Centrafrique » que dirige Teresa Pana, jeune centraficaine âgé de 24 ans. Au nombre de 60, les adhérentes se retrouvent régulièrement autour d’activités communes :
Réunion de l’Association centrafricaine des femmes sourdes et muettes
« Nous travaillons beaucoup plus avec des sourds, premièrement. Nous avons remarqué que l ont été marginalisés dans la société. c’est pour cela que nous voulons vraiment les aider à sortir de cette état de marginalisation en les aidant à travers des différentes formations dans plusieurs domaines d’activités ».
Selon l’institut centrafricain des statistiques et les études économiques et sociales, 21000 sourds muets ont été recensés en 2003.
En revanche, il n’existe qu’une unique école à Bangui qui dispense des cours en langue des signes, et ce jusqu’à classe de CM2 uniquement. Elle est sous tutelle du ministère des affaires sociales.
Les personnes sourdes et muettes n’ont donc pas la possibilité de faire des études secondaires ni universitaire. Il n’existe pas non plus un endroit spécialisé d’apprentissage de la langue. Une situation déplorée, considéré comme l’un des facteurs freinant leur émancipation et leur intégration dans la société.
« Si j’avais eu cette possibilité d’aller à l’université, je choisirais d’être docteur. Donc je choisirais la médecine parce qu’à travers la médecine je peux remédier aux problèmes de santé, surtout des personnes sourdes parce que nous rencontrons des problèmes lorsque nous allons à l’hôpital. Les compréhensions, le manque de communication entre nous … ».
Afin de compenser au manque d’éducation scolaire et professionnelle de ces personnes vivant avec handicap, l’association s’investit et propos des formations métiers tels que le maraîchage, la couture, l’élevage, la broderie ou encore la coiffure. Elles participent également à des sciences d’atelier de promotion de la santé sexuelle et reproductive avec ou encore à des conférences débats initiés par la Minusca, permettant de leur offrir une tribune pour s’exprimer sur les difficultés rencontrées et les réponses à apporter.
Ces rencontres souvent réalisées dans le cadre de journées internationales telles que la journée mondiale des sourds ont aussi pour objectif de mettre à leur disposition des outils favorisant la communication tels que la réalisation et la mise à disposition de boîtes à images. Ces échanges permettant de les impliquer dans des activités nationales, se font avec la présence d’interprètes bénévoles, sans qui la communication serait quasiment impossible.
« Nous travaillons la plus part de temps en bénévolat. Pour un autre travail auprès de l’organisation des personnes sourdes consiste à les appuyer dans les recherches des aides techniques et financiers pour leur activité la réalisation des activités qui puisse les aider dans la vie quotidienne.
La république centrafricaine a signé la convention des nations unies relative aux droits des personnes handicapées. La constitution prévoit le droit à l’égalité pour tous y compris des personnes en situation de handicap. Les droits à l’emploi à l’éducation pour tous sont également garantis dont le préambule de la constitution. La république centrafricaine disposent de nombreux textes de lois qui traitent directement du handicap. Les principaux sont la loi numéro 0 0 007 du 20 décembre 2000 sur la promotion et la protection des droits et des personnes handicapées mais c’est ensemble de textes ne permettent pas encore de garantir l’égalité des personnes handicapées devant la loi, la reconnaissance de leur responsabilité juridique et la jouissance de toutes les libertés individuelles et collectives. En dépit de ces difficultés, teresa pana et ses pairs ont décidé de surmonter les obstacles en réalisant des actions coup de poing dans leur communauté pour se faire entendre et démontrer qu’elles ont toute leur place dans la société.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Pour la seconde fois en moins de six mois, Monsieur Blaise Kossimatchi, multiplicateur des associations fictives du pouvoir, déclare dans un communiqué publié ce mardi 14 septembre 2021 que dans la perspective du dialogue républicain qui est imminent, sa plateforme Galaxy prend la décision de se désolidariser de toutes les actions de rue tendant à perturber l’Ordre public. Il appelle à ses bases des 8 arrondissements de Bangui, des Bimbo et ses environs de garder leur calme tout en restant vigilants afin de répondre présent le moment venu à ses appels patriotiques. Une manière pour lui de montrer qu’il est là, en vie et surtout de ne pas se faire oublier par son maître au sortir du dialogue.
Mbaïki Boda dans la lobaye” width=”450″ height=”300″ />Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.
PLATE-FORME DE LA GALAXIE NATIONALE CENTRAFRICAINE
COORDINATION NATIONALE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Nº10/2021
Le coordonnateur de la plate-forme de la Galaxie Nationale Centrafricaine, Blaise Didacien KOSSIMATCHI demande avec insistance à tous les Coordonnateurs des Huit (08) Arrondissements de BANGUI et des Cinq (05) Bimbo ainsi que ceux de l’intérieur du pays de se désolidariser de toutes les actions de rue tendant à perturber l’Ordre Public car nous sommes en période de trêve jusqu’à la fin du Dialogue Républicain.
Nul n’est au-dessus de la Loi !
La teneur de ce communiqué de Presse ne doit souffrir d’aucune entorse.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Les autorités françaises se sont ouvertement inquiétées, ce mardi, des discussions entre Bamako et la société privée russe Wagner, avertissant qu’un déploiement de ces paramilitaires au Mali pourrait entraîner un retrait des troupes françaises, qui y combattent depuis huit ans les groupes jihadistes.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Soldats-du-groupe-Wagner-en-Syrie-ou-ils-ont-soutenu-le-gouvernementCredit-gouvernement-450×254.jpg” alt=”Soldats du groupe Wagner en Syrie où ils ont soutenu le gouvernement. Crédit: East2west News” width=”450″ height=”254″ />Soldats du groupe Wagner en Syrie où ils ont soutenu le gouvernement. Crédit: East2west News
Une implication de la société privée russe Wagner au Mali serait « incompatible » avec le maintien d’une force française, a averti, ce mardi, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
« C’est absolument inconciliable avec notre présence » et « incompatible avec l’action des partenaires sahéliens et internationaux du Mali », a-t-il martelé, en soulignant que les paramilitaires de Wagner « se sont illustrés dans le passé singulièrement en Syrie, en Centrafrique beaucoup avec des exactions, des prédations, des violations en tous genres (et) ne peuvent pas correspondre à une solution quelconque ».
« Si les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, ce serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent »
« Si les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, ce serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent » avec l’action de la France au Sahel, avait auparavant réagi la ministre des Armées Florence Parly devant la Commission de la Défense nationale de l’Assemblée.
Des contreparties minières en discussion
De source française proche du dossier, la junte au pouvoir à Bamako étudie la possibilité de conclure avec Wagner un contrat sur le déploiement d’un millier de paramilitaires russes au Mali moyennant finances, pour former ses forces armées et assurer la protection des dirigeants. De source sécuritaire ouest-africaine, des contreparties minières seraient discutées. Ces sources confirmaient des informations révélées par l’agence Reuters.
Sollicité par l’AFP, le ministère malien de la Défense a admis mener des pourparlers avec la sulfureuse société russe. « Le Mali entend désormais diversifier, et à moyen terme, ses relations pour assurer la sécurité du pays. Nous n’avons rien signé avec Wagner, mais nous discutons avec tout le monde », a-t-il réagi.
Takuba, une force de 500 hommes
Si le scénario Wagner se concrétisait, un départ rapide des troupes françaises du Mali vers le Niger voisin serait étudié, affirme-t-on de source française. D’autant qu’en cas d’intervention russe au Mali, s’alarme-t-elle, « les États-Unis arrêteraient tout » sur place, privant la France de moyens cruciaux, et « certains pays européens pourraient aussi décider de se désengager », alors que Paris s’évertue, depuis deux ans, à les convaincre de rejoindre le groupement de forces spéciales Takuba, une force de 500 hommes affectée à l’accompagnement au combat des soldats maliens.
Le groupe Wagner, avec qui Moscou dément tout lien, fournit des services de MAINTENANCE d’équipements militaires et de formation mais est également accusé de mercenariat et suspecté d’appartenir à un homme d’affaires proche du Kremlin, Evguéni Prigojine.
Ses hommes sont déjà présents en Afrique : en Libye, on les dit alliés au maréchal Haftar, l’homme fort de l’est du pays. Des médias occidentaux ont fait état d’une présence au Soudan et ils seraient passés au Mozambique. Et début 2018, l’arrivée d’armes et de dizaines de « conseillers militaires » russes en Centrafrique avait permis à la Russie de faire un spectaculaire retour sur le théâtre africain, agrémenté d’une violente campagne de désinformation anti-française.
Bamako et Moscou, une coopération militaire qui ne date pas d’hier
Bangui ( République centrafricaine ) – Si les révélations de l’agence Reuters sur la supposée arrivée des soldats russesdans les semaines à venir sont pour l’instant démenties par les autorités de Bamako, les différentes sources militaires haut placées contactées par la DW se disent quand à elle surprises par cette nouvelle. Toutefois, le Mali et la Russie ont déjà coopéré dans le passé.
C’est en 1961, après l’évacuation des bases militaires françaises du territoire malien, que le père de l’indépendance, Modibo Keita, s’est tourné vers les pays socialistes pour former et équiper l’armée du Mali. Daouda Tekété, journaliste-écrivain rappelle que ” de 1960 à 1968, la coopération entre le Mali et l’Union des républiques socialistes et soviétiques (URSS) s’est développée sur la base de plusieurs accords sectoriels dans le domaine militaire. En 1966, l’armée fut réorganisée en regroupement de bataillons. L’URSS livre alors des équipements lourds : blindés, véhicules, avions de chasse (Mig 21 et Mig 15) à la jeune armée malienne. Durant la même période, une cinquantaine de militaires soviétiques assurent l’instruction et l’entretien sur les nouveaux matériels livrés. Ceux-ci étaient secondés par 25 techniciens militaires.”Les mercenaires du goupe Wagner sont déjà présent en Centrafrique où ils assurent notamment la sécurité du président Touadéra (Photo)En plus de la Russie, la Tchécoslovaquie, l’actuelle République Tchèque, entretenait également d’excellents rapports sur le plan militaire avec le Mali au lendemain de son accession à l’indépendance, le 22 septembre 1960. Mais les militaires des pays socialistes n’avaient alors pas vocation à combattre aux côtés du Mali, souligne le journaliste-écrivait Daouda Teketé.Après le renversement du régime de Modibo Keita en 1968, son successeur Moussa Traoré a perpétué voire renforcé jusqu’au début des années 90 la coopération militaire avec la Russie, en dotant l’armée malienne d’équipements militaires de pointe. Selon l’universitaire Mahamadou Konaté, les soldats russes pourraient renforcer le niveau de combattivité des soldats maliens. Mais il met tout de même en garde :”Ils ne vont pas venir les mains vides. Ils vont venir avec des technologies de pointe en matière de renseignements, je suppose. Ceci pourrait être un plus pour l’armée malienne. Mais il faudrait aussi anticiper les éventuels impacts négatifs. Il faudrait se garder de déployer ces mercenaires sur le terrain au risque de les voir commettre des violations massives des droits humains.”Ayant suivi pour la plupart des formations en Russie, les militaires au pouvoir au Mali sont réputés proches du Kremlin. Le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, était justement à Moscou début septembre pour, dit-on, s’entretenir avec ses homologues russes.
Exploitation illicite de l’or au Sud Kivu: ville morte et mission d’enquête parlementaire
Bangui ( République centrafricaine ) – Au Sud-Kivu, la ville morte décrétée par la société civile de Wamuzimu, en territoire de Mwenga, a été partiellement observée. Les activistes s’insurgent contre l’exploitation illégale de l’or et indexent des entreprises chinoises.
Les activités minières ont été partiellement paralysées lundi à Wamuzimu, à 220 kilomètres de la ville de Bukavu. C’est en réponse à l’appel de la société civile locale qui exige le départ des ressortissants chinois qui exploitent de l’or .”La population réclame zéro chinois à Wamuzimu, l’indemnisation des victimes touchées par les exploitations criminelles et illégales des sociétés chinoises, nous exigeons également le retrait immédiat et sans condition des militaires dans les sites minier de notre chefferie”, martelle Félicien Myaka, président de la société civile de Wamuzimu.Il ajoute que “depuis le vendredi de la semaine passée, la population a constaté que des militaires dans le site minier auraient changé de tenue en adoptant des tenues policières pour dissimuler leur présence”.A Kitutu et ses villages environnants, certains ont répondu positivement à l’appel de la société civile mais d’autres non.Un groupe des manifestants n’a pas toléré cela en s’attaquant à quiconque est contre la mesure.”Certains ont voulu s’attaquer aux autres qui circulaient, ils ont brûlé des pneus, posé des barrières sur la route en disant que personne ne doit passer. C’est comme ça que la police a tiré quelques balles en l’air pour disperser les manifestants”, témoigne Christian Longangi, chef de Wamuzimu. Il ajoute que les activités ont repris dans l’après-midi.”La population est unanime sur le fait que tous les exploitants sur le site minier puissent d’abord quitter le site. S’ils veulent revenir qu’ils reviennent reprendre le processus à zéro en respectant les prescris du code minier et qu’ils respectent la communauté locale pour qu’il y ait la paix et la tranquillité dans ce qu’ils font”, renchérit cette autorité coutumière.Selon le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, l’exploitation minière qui se fait par sept sociétés chinoise en territoire de Mwenga n’est pas artisanale mais semi-industrielle.”Elle se fait en l’absence d’agrément octroyant un permis de recherche ni d’exploitation, en violation des propriétés privées et en l’absence des statistiques de production et de traçabilités des minerais extraits”, explique le président du bureau de coordination, Adrien Zawadi . La société civile de Wamuzimu cite les sociétés et coopératives suivantes comme prédatrices de leurs ressources: Oriental Ressource Congo, Yellow Watter ressources, Crystal(Blue Metal), Blue Ant and oriental ressources Congo, DN Global bussness, coopérative Mungu ni jibu, coopérative Lutonde.Sur le terrain, l’impact est brutal. “Notre activité principale, c’est l’agriculture mais pour le moment on ne le fait plus. Et c’est cela notre indignation”, se plaint Kasindi Mulungula, cultivatrice. La question ayant touchée la sphère nationale après un reportage du journaliste Alain Foka, une mission d’enquête parlementaire dépêchée par l’Assemblée Nationale de la RDC autour de ce dossier d’exploitation illicite des minerais en territoire de Mwenga par les firmes chinoise est déjà à pied d’œuvre à Bukavu où elle tient des auditions depuis lundi 13 septembre.
Début à Conakry d’une concertation sur la durée de la transition
Bangui ( République centrafricaine ) – Les militaires qui ont pris le pouvoir en Guinée ont ouvert mardi quatre jours de consultations tous azimuts pour définir le contenu d’une transition censée ramener les civils à la tête du pays, à une date inconnue.
Jusqu’à vendredi vont se succéder auprès des putschistes les chefs des partis puis ceux des confessions religieuses mardi, suivis par la société civile, les diplomates étrangers, les patrons des compagnies minières ou encore les syndicats d’ici à la fin de la semaine.Avant l’ouverture prévue à 10 heures (locales et GMT) au Palais du peuple, siège du Parlement, des dizaines de représentants des partis politiques se bousculaient pour passer une porte étroite gardée par des soldats.”Habituellement on est invités, mais là, vu la situation politique ça se passe comme ça”, a déclaré à l’AFP Jules Tolno, chef du Parti du peuple guinéen, qui comme les autres formations a appris cette convocation par les communiqués de la junte lus à la télévisions nationale.Cette nouvelle phase cruciale pour l’avenir de la Guinée, après les mesures de l’immédiat après-putsch, s’ouvre dans une complète incertitude sur les plans de la junte et sa faculté à surmonter une multitude d’obstacles majeurs, qu’il s’agisse du délabrement du système politique, de la multiplicité des intérêts particuliers, des possibles rancoeurs ou encore d’une corruption réputée omniprésente.Les forces spéciales commandées par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya ont déposé le 5 septembre le président Alpha Condé, aujourd’hui retenu captif.Leur opération, menée en quelques heures au prix présumé d’une dizaine ou une vingtaine de morts, a suscité des scènes de liesse chez des Guinéens exaspérés par la pauvreté, l’accaparement des revenus tirés des vastes ressources minières, le clientélisme et la répression des libertés.M. Condé, réélu pour un troisième mandat en octobre 2020 après des mois de contestation meurtrière, s’était enfermé dans un exercice de plus en plus solitaire et autoritaire d’une présidence à la légitimité abîmée, selon les analystes.Charte de transitionLa junte a dissous le gouvernement et les institutions, aboli la Constitution, remplacé ministres, gouverneurs et préfets par des administrateurs et des militaires.Elle a voulu signifier ses bonnes intentions en libérant des dizaines de prisonniers d’opinion, en supprimant des barrages dressés dans les quartiers favorables à l’opposition, en veillant à réprimer les exactions de forces de sécurité connues pour leurs abus et en nommant une générale gouverneure de Conakry. Elle a promis de se garder de toute “chasse aux sorcières” politique.Forts d’une espèce d’état de grâce, les militaires ouvrent la concertation qu’ils ont promise dès le lendemain du putsch “pour décrire les grandes lignes de la transition”, qu’un futur “gouvernement d’union nationale” sera chargé de conduire.Le lieutenant-colonel Doumbouya n’a rien dit jusqu’alors sur le possible contenu de cette transition, sa durée, quel rôle lui et les militaires y joueraient, comment seraient organisées des élections et selon quels texte fondamental, code électoral et liste d’électeurs.La junte a appelé lundi soir les Guinéens dans un communiqué lu à la télévision nationale à n’accorder “aucun crédit” à de prétendus projets de “charte” de transition que feraient circuler des “individus mal intentionnés”. Elle a indiqué qu’une telle charte ne serait élaborée qu’à la fin de la concertation.Chez le voisin malien, les colonels qui avaient renversé en août 2020 le président réélu un an auparavant avaient rédigé une feuille de route et une charte, acte fondamental de la transition, et avaient dû s’engager sous la pression de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à une transition limitée à 18 mois et conduite par des civils.Depuis, les colonels ont pris de force la présidence de la transition malienne sans que la Cédéao puisse l’empêcher, et la tenue des élections prévues en février 2022 est de plus en plus douteuse.La communauté internationale, inquiète de la stabilité de la Guinée et d’une contagion des faits accomplis militaires, suit attentivement la concertation qui commence en Guinée, où les précédents coups de force militaires en 1984 et 2008, ont débouché sur des régimes répressifs.Les principaux partis, y compris celui du président déchu, ont dit leur intention de participer.En visite en Guinée lundi, le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Mahamat Saleh Annadif, a dit escompter une transition d’une “durée raisonnable”, qu’il appartiendra aux Guinéens de déterminer.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021, 13:59:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce sont au total 50 détenus et deux agents de ladite Maison d’arrêt qui ont été formés en culture maraichères et en saponification. La fin de cette session qui a duré trois mois a été couronnée par une cérémonie, le 10 septembre 2021, en présence de la préfète du Mbomou (sud-est de la RCA), Pierrette Benguere et de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies , Denise Brown.
Préparer les détenus de la Maison d’arrêt de Bangassou pour leur réinsertion sociale
Le gouvernement centrafricain, dans sa stratégie nationale de démilitarisation des établissements pénitentiaires a entamé avec l’appui de ses partenaires dont la Minusca, un vaste chantier dans la réforme de son système pénitentiaire. L’autonomisation des prisonniers à travers des formations à des métiers pour leur permettre de retrouver une vie normale après avoir purgé leurs peines, est l’un des objectifs de cette action.
Par cette visite, la cheffe adjointe de la MINUSCA a voulu toucher du doigt les projets réalisés à ce jour dans le cadre des projets à impact rapide. S’agissant de la formation de ces détenus, Denise Brown a déclaré que : « Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réinsertion sociale des détenus, est aussi l’occasion pour la MINUSCA à travers la Section des Affaires pénitentiaires, d’illustrer son soutien à l’Etat centrafricain dans son engagement pour la réforme du secteur pénitentiaire, conformément aux recommandations des états généraux de la Justice tenus en 2007 ».
Cette initiative est un projet qui, à long terme, vise à transformer le quotidien des bénéficiaires, mais aussi à lutter contre l’insuffisance alimentaire dans la localité. « J’exhorte les autorités administratives de la prison, les forces de défense et de sécurité à continuer d’être disponible et à travailler ensemble pour le suivi de ce projet et de sa pérennisation » a dit Pierrette Benguere à cette occasion.
Les détenus ayant choisi de se former en culture maraîchère ont créé un jardin potager d’une superficie d’un hectare et demi, où ils ont cultivé des tomates, du gombo, de l’oignon, entre autres. Ceux qui ont choisi la saponification ont fabriqué 584 morceaux de savons. Une partie de tous ces produits a été mise en vente sur le marché local et le reste destinée à la consommation des prisonniers.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:28:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le déploiement en janvier dernier de près de 3000 Mercenaires russes et syriens de la société Wagner au côté des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans leur offensive militaire contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine devient de plus en plus préoccupante. Il ne passe jamais un jour sans que la tension monte de plusieurs crans entre les Casques bleus de la Minusca et la coalition FACA / Wagner dans le pays. Même la fois dernière, une patrouille des FPU SÉNÉGALAIS arrive a quelques mettre de l’aérodrome de Berberati a essuyé plus de 4tirs de sommations faites par les mercenaires Russes de la société Wagner. Du coup, la tension ne cesse de monter d’un cran entre les Casques bleus et les mercenaires de Wagner dans le pays.
Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner
Souvenez-vous, le 2 mars dernier, plusieurs centaines des mercenaires russes et les soldats FACA avaient été déployés à Berberati pour combattre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais à leur arrivée dans la ville, le lendemain, les Russes ont pris position aux alentours de l’aérodrome de Berberati, au côté du dispositif d’une unité de la MINUSCA. Une probable provocation en cours. Justement, quelque temps après, les mercenaires russes ont trouvé miraculeusement 5 engins explosifs posés autour de l’aérodrome de Berberati. À en croire certaines sources, ce sont les hommes de Wagner qui les auraient posés eux-mêmes afin de faire semblant d’accuser la Minusca. Or pour les Russes, ce sont bel et bien les Casques bleus de la Minusca qui les auraient posés ces mines terrestres. Du coût, les hommes de Wagner ont fait une interdiction formelle aux troupes de la Minusca de patrouiller aux alentours de l’aérodrome et de faire des balayages sur la piste avant l’atterrissage des avions. Incroyable !
Mais la semaine passée, une patrouille des FPU SÉNÉGALAIS était arrivée a quelques mettre de l’aérodrome avait essuyé plus de 4tirs de sommations à balles réelles. Les hommes de Wagner ont intimé l’ordre à cet appareil sénégalais de la Minusca de faire un demi-tour. Du coup, la tension est montée entre les FACA/ RUSSES et les Casques bleus de la Minusca. Mais la plus étonnante dans cette histoire, quand le chef local de la Minusca avait saisi le préfet de Mambéré Kadéi pour l’informer de la nouvelle, celui-ci préfère se ranger du côté des mercenaires russes et incombe la faute à la Minusca.
Pour l’heure, à Berberati, le vol aérien humanitaire ligne Berberati très paralysé.
Rappelons que dans les localités de Nguia-Bouar jusqu’à Bondiba, les mercenaires russes ont interdit à la Minusca de suspendre ses travaux de déminage dans le secteur. Du coup, la Minusca a finalement annoncé la semaine dernière quelle a eu des obstacles et suspend ses opérations de déminage dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Pendé et de Lim-Pendé. Ce qui poussent les centrafricains à se demander les vraies origines de toutes ces mines terrestres dans le pays.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021, 02:01:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que le chef de guerre Abdoulaye Hissen, accompagné de trois ministres du gouvernement Dondra se trouvent actuellement à Bria pour assister à la cérémonie du désarmement des ex-rebelles du FPRC, MPC, UPC, RPRC, PRCN et Anti-Balaka, on vient d’apprendre par la même occasion une incursion de certains éléments rebelles de l’UPC dans le village Kpokpo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga.
Village Kpokpo , situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Photo CNC
Les rebelles, selon des témoins, ont fait dimanche leur incursion dans le village Kpokpo vers 8 heures du matin. À leur arrivée ils ont fait des sommations en l’air pour intimider les habitants. Selon les mêmes sources, les assaillants ont commencé par demander de l’argent, de diamants et d’autres biens à la population avant de procéder au braquage de plusieurs habitations pour récupérer des motos, de l’argent et d’autres biens. Mais après leur opération, les assaillants ont pris la direction de Nzako et disparaissent dans la nature. Informés de la nouvelle, les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé sans succès à une patrouille dans la zone jusqu’à Bria. Or, le lendemain, une délégation ministérielle est attendue dans la ville de Bria. Il s’agit du ministre des transports, patron du groupe armé RPRC, Monsieur Herbert Gotron Djono Haba , le ministre d’État chargé du désarmement, Monsieur Jean-Willybiro-Sako, le ministre de l’Élevage, le tchadien Hassan Bouba et le chef rebelle Abdoulaye Hissen. Selon le programme établi, les trois ministres resteront trois jours dans la ville pour y rencontrer les ex-rebelles désarmés, la société civile et d’autres organisations avant de rentrer à Bangui le mercredi prochain.
Rappelons que depuis le mois de juillet dernier, plusieurs centaines des combattants rebelles issus des groupes armés actifs dans la zone ont manifesté leur désir de déposer les armes. Ce qui a été fait, mais selon des sources sécuritaires, cette délégation ministérielle s’est rendue à Bria pour tenter de calmer la colère de la population locale sur les multiples exactions des hommes de Wagner.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021, 02:20:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une centaine des éléments de forces armées centrafricains (FACA), appuyés par ceux de la gendarmerie et de la police ont mené une opération de fouille systématique des maisons dans une partie du troisième arrondissement de Bangui. Selon la gendarmerie, une centaine des individus sans papier avaient été interpellés dont des étrangers de diverses nationalités étrangères.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Quartier-KM5-le-9-avril-2018-450×253.jpg” alt=”Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Copyright2019CNC.” width=”450″ height=”253″ />Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Copyright2019CNC.
Suite à de nombreux cas de braquage perpétrés dans les différents quartiers de la ville de Bangui ce dernier temps, les forces de l’ordre ont lancé au mois de juin dernier une opération de fouille systématique de maisons dans les différents arrondissements de la capitale, y compris la commune de Bimbo et de Bégoua. Après le cinquième arrondissement, puis le huitième arrondissement, Bégoua et Bimbo, ce lundi 13 septembre, vers 4 heures et demie du matin, ces mêmes éléments de forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers du troisième arrondissement, notamment les quartiers Sénégalais, camerounais, Bibalé, Yakité et Béarex, en un mot tous les quartiers qui se situent à gauche de la rue poussière qui quitte l’avenue de France jusqu’à l’avenue Barthélemy Boganda en traversant le marché KM5. Les opérations de fouilles menées dans ces quartiers par les forces de l’ordre ont permis de mettre la main sur plusieurs individus sans papier, des armes de guerre et des effets militaires.
Selon la gendarmerie, environ 138 personnes, dont 15 étrangers qui ont été interpellés au cours de ces opérations. D’après elle, les étrangers interpellés ont été mis à la disposition de la DST (Direction de la surveillance du territoire) pour les formalités de rapatriement. Tandis que les nationaux sans papier ont été remis également à la DST pour les papiers d’identité nationale.
D’après le chef d’État major adjoint de la gendarmerie, ces opérations leur ont permis de mettre la main sur une dizaine d’armes de guerre, mais également d’armes de fabrication locale, des grenades, des explosifs ainsi que des armes blanches comme des couteaux…. Selon lui, les opérations dans ce secteur se poursuivent selon leur planification.
Rappelons que les forces de l’ordre ont débuté en juin dernier ces opérations de fouille à la suite de la montée des braquages dans la capitale.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021, 02:48:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques semaines à l’université de Bangui, on assiste à une bataille féroce de positionnement au sein des différentes facultés. L’ambiance devient de plus en plus politisée, et les étudiants assistent malheureusement aujourd’hui à la concurrence peu commune que se livrent les professeurs pour tenter de succéder à Monsieur Jean-Laurent Syssa Magalé à la tête de l’Université de Bangui.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/université-de-Bangui-fdse-micka-450×337.jpg” alt=”Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.” width=”450″ height=”337″ />Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Nommé ministre de l’Enseignement supérieur dans le gouvernement Dondra 1, le docteur Jean-Laurent Syssa Magalé laisse son ancien poste de recteur de l’université de Bangui à son successeur qui n’est pas encore désigné par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Mais depuis trois mois, c’est le nom de l’actuel doyen de la faculté des sciences qui serait en bonne place auprès du chef de l’État. Mais ceci n’est pas du goût de certains caciques du pouvoir qui préfèrent que le choix ait aussi ouvert à d’autres doyens des facultés autres que celle de la science, y compris à d’autres professeurs.
Cette proposition, loin de calmer les esprits, fait bouger dans tous les sens tout le corps professoral qui se bouscule à la porte du parti au pouvoir. Ainsi, on assiste à une bataille féroce entre les professeurs, de même que les doyens des facultés.
« Ils risquent de venir à la main. La tension ne va pas entre les professeurs ici à l’université », déplore un étudiant de la faculté des lettres et des sciences humaines. D’après un autre étudiant, c’est aussi à cause de cela que le vice-doyen de la faculté des lettres et le chef du département d’anthropologie ne se parlent même pas. Le premier tente de faire bonne figure aux yeux de ses parrains pour tenter de figurer sur la liste des nominés :
« Le vice-doyen bloque les relevés des notes des étudiants de premières, deuxièmes et troisièmes années d’anthropologie, disant que ces derniers n’auraient pas obtenu légalement leur note pour passer à la classe supérieure. Et grâce à la touche magique du chef du département, ces étudiants ont été tous déclarés admis », soupire un autre étudiant à CNC.
Et ce n’est pas tout ! Dans d’autres facultés de l’université de Bangui, la bataille entre les professeurs est aussi visible. Certains se déclarent proches amis du chef de l’État, d’autres amis de longue date du Président de l’Assemblée nationale, ancien professeur de géographie à la faculté des lettres.
Il y’a lieu de rappeler que le chef de l’État Faustin Archange Touadera fut durant plusieurs années professeur de mathématique à la faculté des sciences avant d’être nommé recteur de l’Université de Bangui, puis premier ministre par l’ancien Président François Bozizé, aujourd’hui en rébellion contre le pouvoir de son poulain.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Une délégation du département d’état américain, avec à sa tête le directeur du bureau des organisations internationales opérations de maintien de la paix, Monsieur James mers est en visite depuis le 11 septembre en République centrafricaine. L’objectif, évaluer le fonctionnement de la mission de maintien de la paix des Nations unies en prélude au renouvellement du mandat de la Minusca en novembre prochain.
Monsieur James mers
Ce 13 septembre 2021, la délégation a été reçue par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique Mankeur Ndiaye. La salle de conférence au quartier général de la Minusca a servi de cadre pour cette rencontre.
« Mon programme est assez chargé pour la semaine. La mission doit rencontrer toutes les sections de la mission pour échanger avec les responsables sur les défis et les perspectives du mandat. Je voudrais les remercier d’avoir fait ce déplacement depuis Washington dans un contexte difficile avec la Covid, malgré tout ils ont tenu à venir, et nous sommes également disposés à échanger avec eux la main la plus ouverte possible sur les défis, surtout sur les perspectives de travail de la Minusca en République centrafricaine », a déclaré à la presse Mankeur Ndiaye, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique.
Cette visite vise à aider, à éclairer la stratégie de négociation des États unis pour le processus de renouvellement des mandats des missions, et à mieux comprendre les activités et les opérations de la Minusca afin d’éclairer la prise de décision du gouvernement américain.
« Nous sommes ici du département d’État de Washington. Et pour mieux comprendre comment la mission fonctionne ici en rca. C’est une opportunité parce que le mandat est sur le point d’être renouvelé et de comprendre comment le mandat fonctionne s’il est nécessaire d’apporter des modifications aux mandats. Et donc ce que nous allons faire au cours de cette semaine s’est échangé avec de nombreux citoyens centrafricains. Nous avons commencé avec le représentant spécial de la Minusca. Nous parlerons avec de nombreux autres chefs des différents départements de la mission et nous parlerons également aux membres du gouvernement pour mieux comprendre leur point de vue. Et nous parlerons également aux membres de la communauté centrafricaine », a déclaré Monsieur James merci à la presse.
Durant cinq jours, cette réunion se poursuivra avec les responsables de différentes sections de la Minusca dans le but de mieux apprécier les défis auxquels fait face la mission. Le mandat actuel de la mission a été adopté par le conseil de sécurité des Nations unies jusqu’au 15 novembre 2021.