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La MINUSCA sensibilise les membres des Comités locaux de paix et de réconciliation de Bouar sur la culture de la paix

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Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Minusca a organisé le mardi 11 janvier 2022 au Centre d’écoute et d’échange de la Gendarmerie territoriale de Bouar un atelier de sensibilisation sur la culture de la paix. Ciblant 20 participants, dont 10 femmes, constitués des membres des Comités locaux de paix et de réconciliation (CLPR) des 1er et 2e arrondissements de la ville de Bouar, cet atelier visait à partager avec les participants les notions de base sur les valeurs, comportements et mode de vie qui rejettent la violence, préviennent les conflits et favorisent le vivre ensemble au sein des communautés.

La MINUSCA sensibilise les membres des Comités locaux de paix et de réconciliation de Bouar sur la culture de la paix

 

Les échanges se sont focalisés sur les valeurs et principes universels nécessaires à la construction de la paix tels que le droit à la vie, la liberté, le respect de la diversité, la lutte contre le discours de la haine, le rejet de la violence, la lutte contre la désinformation etc. Selon Mme Nadane Véronique, une participante à l’atelier, « Dans nos communautés, nous sommes témoins de comportements qui sont sources de conflits. Les valeurs de la culture de la paix présentées au cours de cet atelier nous seront très utiles dans la prévention et la résolution des conflits. ».

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la campagne sur la culture de la paix mise en œuvre par la MINUSCA et ses partenaires locaux dont le Comité local de paix et de réconciliation (CLPR), l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) et le Conseil préfectoral de la jeunesse (CNPJ) de la Nana Mambéré.

Cette session de sensibilisation est la première d’une série d’activités qui ciblera les membres des Comités de paix et de réconciliation et de paix des autres arrondissements de Bouar, de même que les autorités locales, les responsables communautaires, les organisations de jeunes et de femmes, et les représentants des Forces de sécurité intérieure (FSI) des localités de Bouar, Baboua, Baoro, Beloko, Cantonnier, Yaloké, Bossembélé, Bossemptélé et Boali.

Avec la Minusca

RCA : quand la vie de l’ex-chef d’État-major Ludovic Ngaïfé, celle de l’ancien  chef milicien Anti-Balaka Yvon Konaté ainsi que celle de l’ancien ministre Maleyombo, détenus à la prison de camp de Roux, sont menacées, selon leur avocat

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Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Maître SOMBO -DIBELE Arlette,  l’avocate de l’ancien chef d’État-major Ludovic Ngaïfé, de l’ancien chef milicien Anti-Balaka, de l’ancien ministre Maleyombo et du colonel Moussa Kitoko, incarcéré à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui, s’inquiète de leur vie. Elle a indiqué dans une correspondance adressée au ministre d’État à la justice, des droits de l’homme, Garde des sceaux  que la situation sécuritaire de ses clients précités est alarmante.

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L’ancien Chef d’État major de l’armée, le général Ludovic Ngaïfei. Photo d’archives.

 

En effet, selon la correspondance de Maître SOMBO -DIBELE Arlette au ministre de la justice, « dans la nuit du 04 janvier 2022, 8 éléments lourdement armés, ont pu pénétrer dans la prison du camp De ROUX, ont fait ouvrir la porte d’accès au bâtiment ou se trouvent ses clients cités ci-haut, et ont grimpé sur les grilles des fenêtres pour identifier leur position. Selon l’avocate, Compte tenu des qualités des personnalités qu’elle vient de citer, « toute atteinte à leur intégrité physique ne saurait être analysée que comme une volonté de contrer toute voix qui serait contraire à celle de l’heure », a mentionné Maître SOMBO -DIBELE Arlette, et d’ajouter : « Je vous saurais gré, des lors, de toutes les mesures dont vous instruirez les responsables des services pénitenciers afin que la sécurité, dont doivent bénéficier tous les détenus, soient assurée pour mes clients ».

Rappelons que l’ancien chef d’état-major des forces armées centrafricaines (FACA), le général de division Ludovic Ngaïfé admis à la retraite depuis 2018  a été interpellé à son domicile du quartier PK11 dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier 2021 par les Mercenaires russes appuyés par les éléments de la garde présidentielle. Placé en détention préventive à la prison de camp de Roux, il a été accusé, avec un dossier vide, de son implication présumée dans une tentative de déstabilisation du pouvoir en place. Or, tout remonte en janvier 2018 après une dispute entre le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON à l’époque, chef d’état-major des armées et le président Faustin Archange Touadera ayant finalement abouti à son limogeage en juillet 2018.

D’après nos informations, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’avait pas apprécié la façon dont gère le pouvoir Faustin Archange Touadera et ses équipes. Ce qui l’a poussé à prendre sa plume pour donner sa position et la reprendre à nouveau, deux ans après son limogeage à la tête de l’armée, pour montrer qui est Touadera.

Mises en papier et remis à la presse afin de mettre à la disposition du public, ces quatre vérités sont résumées en ces termes : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre ». Une goutte d’eau qui fait déborder le vase à la résidence du mathématicien de boy-rave.

 

Faustin Archange Touadera : un président mal élu

Pour dire que le président Touadera est un président mal élu pour ne pas dire, investi par la communauté internationale dans une situation de ni paix ni guerre.

 

Ivon Konaté

Cet ancien porte-parole de la milice Anti-Balaka, interpellé à la sortie de la ville de Bossembélé sur l’axe Bossangoa, le 15 décembre 2020 par les éléments auxiliaires des forces armées centrafricaines, policiers auxiliaires,  a été transféré à Bangui le même jour, puis conduit à l’hôpital avant d’être placé en détention provisoire.

 

monsieur Thierry Savonarole MALEYOMBO

 

L’ancien ministre de la justice, Monsieur Thierry Savonarole MALEYOMBO, un cadre du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé, a lui été arrêté  jeudi 31 décembre 2020 à Bangui à la suite d’une perquisition menée à son domicile. Il lui reproche d’avoir mis son restaurant à la disposition de la rébellion pour en faire une de ses bases arrière. Une accusation rejetée en bloc par l’accusé.

 

Moussa Kitoko

 

Le colonel Moussa Jean de Dieu Kitoko, commandant   de zone de défense du Nord-ouest a été arrêté dans sa base à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran par les mercenaires russes de la société Wagner le samedi 26 juin 2021. Transféré à Bangui, il avait été placé en garde à vue durant deux mois à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie avant d’être placé en détention provisoire. Sans chef d’accusation, ce colonel de l’armée nationale serait simplement victime des mercenaires russes de la société Wagner.

 

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Justice :  quand les vœux du Président Touadera fait jaser

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Bangui, 11 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le 31 décembre 2021, la sortie du Président de la République, chef de l’État, le Professeur  Faustin Archange Touadera  à l’occasion  du réveillon de la sainte Sylvestre et du passage à la nouvelle année  2022, diffusée à la radio et à la télévision nationale fait réagir les centrafricains sur les réseaux sociaux. En plaçant la justice et la réconciliation nationale au centre de son discours, le Président de la République brasse du vent, et fait de la communication, selon ses détracteurs.

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Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP

 

« j’ai souhaité que le dialogue républicain soit organisé avant la fin de cette année pour nous permettre d’entrer dans la nouvelle année les cœurs légers, battant à l’unisson et disposés à de bonnes actions pour le bien de tous. Malheureusement, tirant prétexte d’une demande de levée d’immunité parlementaire, régulièrement introduite par la justice et concernant trois Députés de la Nation, une partie de l’opposition démocratique a retiré ses représentants du Comité d’organisation du Dialogue, paralysant ainsi le fonctionnement dudit Comité. Je tiens à rappeler, afin qu’on n’en ignore, que notre Constitution consacre de manière péremptoire l’indépendance de la justice et l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction de race, d’origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d’appartenance politique et de position sociale », déclare le Président de la République Faustin Archange Touadera. Mais sur les réseaux sociaux, loin de faire l’unanimité, c’est une vaste pluie de critique qui tombe malheureusement.

Bernard Sillo : « Arrêtons de prendre en otage notre pays pour satisfaire des intérêts personnels ou étrangers », réagit Monsieur Bernard Sillo sur Twitter. Tandis que sur Facebook, un autre réagit :

Alain Gofio « Je viens de lire l’intégralité du discours du chef de l’état qui se présente désormais comme un dictateur au visage d’ange. C’est cette partie de la justice qui retient mon attention. Il parle de l’indépendance de la justice, Hassan Bouba en est un parfait exemple. Il est très idiot celui-là. Il doit avoir honte de ses confusions ». 😴

Justement, sur l’affaire de Monsieur Ali Hassan Bouba, ex-coordonnateur de la rébellion de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), inculpée par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, puis placé  en détention provisoire à la prison militaire de Camp de Roux et exfiltré de force de sa cellule par les Mercenaires russes et les éléments de la garde présidentielle   sous la bénédiction de la présidence de la République avant d’être ramené chez lui au quartier KM5 discrédite totalement le chef de l’État devant le peuple centrafricain et la communauté internationale. Les acteurs de la justice avaient appelé même les autorités à respecter les institutions. Pourtant, quelques mois plutôt, le chef de l’État, soutenait à l’assemblée générale des Nations unies, une action déterminée visant à punir les auteurs des violations graves des droits humains. Il avait même affirmé sa volonté de lutter contre l’impunité.

Pour de nombreux Centrafricains, le chef de l’État n’a désormais aucune autorité morale de leur parler de la justice comme son principal instrument de la lutte contre l’impunité.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : vers un dialogue sans opposition démocratique ?

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Bangui, 11 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Voilà il y a un peu plus de trois mois que les partis politiques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le parti MLPC dirigé par le député Martin Ziguélé et  la PATRIE  de maître Crépin Mboli-Goumba ont annoncé,  publiquement, le retrait de leurs représentants du comité d’organisation du Dialogue républicain un mois seulement après leur installation. Ils dénoncent la décision du pouvoir d’exhumer le dossier  de la levée d’immunité de leurs trois parlementaires. Mais depuis cette date, les partis politique de l’opposition maintiennent leur position malgré des négociation initiées par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. En attendant des tractations pour la reprise des travaux préparatoires, l’opposition démocratique propose de troquer son retour à la condition non négociable d’abandon total de la procédure judiciaire en cours. Or, du côté du pouvoir, on brandit la séparation de pouvoir. D’autres poussent le chef de l’État à réorganiser un nouveau comité de dialogue dit « Républicain » sans l’opposition démocratique.

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De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé

 

 

Selon certains proches du chef de l’État, Faustin Archange Touadera ainsi que ceux de son parti les cœurs unis, si l’opposition démocratique continue de camper sur sa position de ne pas siéger dans le prochain dialogue dit « Républicain » initié par le Président de la République, qu’à cela ne tienne: il faut que le pays avance. Il faut nécessairement convoquer ce dialogue sans l’opposition justement. D’après eux, il n’y a aucune raison valable pour que toute la République les attende du moment où ils sont en train de chercher des stratégies auprès de leurs partenaires occidentaux.

Selon leurs indiscrétions, si l’opposition démocratique participe à ce dialogue dit « Républicain », elle va faire en sorte que le régime soit en ballottage, c’est-à-dire redevenir un régime de transition. Selon eux, soit il n’y aura pas de dialogue, soit il y’en aura, mais sans l’opposition, par la suite on annonce l’organisation du référendum constitutionnel.

Du côté de l’opposition, c’est l’étonnement. « Dans une démocratie, le dialogue est permanant », a fait savoir un membre de l’opposition. « Mais ce dialogue républicain, qui lui a demandé cela ?. Pour nous, il revient au président Touadera, signataire du décret instaurant ce comité d’organisation, choisisseur des entités qui doivent le composer, de reprendre un autre décret abrogeant partiellement la partie des ceux qu’ils ne veulent plus les voir au dialogue ou toute autre entité « dérangeante » qu’il souhaite aussi exclure également afin qu’il puisse poursuivre son dialogue comme il entend c’est tout ». Conclu cet opposant.

Selon un enseignant chercheur à l’Université de Bangui, un dialogue national est nécessaire entre l’opposition politique et le gouvernement pour permettre que les mécontentements continuent de s’exprimer dans un cadre légal et non par la violence armée. C’est la solution la plus idoine pour éviter que des tensions politiques ne finissent par faire le lit d’une instabilité chronique qui rendrait le pays difficilement gouvernable.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le soutien de la Russie permettra à Touadéra de réprimer l’opposition et d’éviter la conciliation avec les rebelles.

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une fille habillée avec un T-shirt Je suis Wagner

 

Les élections contestées de l’année dernière, qui ont donné l’occasion aux mercenaires du groupe Wagner, lié à l’État russe, d’affirmer leur influence sur la politique en République centrafricaine, jetteront une ombre sur 2022. Elles ont contribué à sécuriser Bangui et d’autres villes contre l’opposition armée mal organisée et a permis à Faustin-Archange Touadéra d’être réélu Président, mais dans des conditions discutables (AC Vol 62 n°2, Victoire sous un nuage).

L’Union européenne, la France, les États-Unis et les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont avalé l’élection truquée de Touadéra, comme une option plus facile que de renouer avec les groupes armés et l’ancien toujours ambitieux Président François Bozizé (AC Vol 61 No 15, Choc des dirigeants). Ce qui a suivi a montré un échec politique de la part des responsables occidentaux : les victoires de Wagner étaient responsables de meurtres de Gbaya et de Peulh (ou Peul), simplement parce qu’ils sont ethniquement liés à Bozizé ou à la coalition des principaux groupes armés, l’Unité pour la paix en Centrafrique.

Malgré de nombreuses victoires, la situation militaire reste incertaine, car les mercenaires de Wagner n’ont aucun soutien aérien et manquent de troupes pour étendre leur contrôle sur un territoire vaste et peu peuplé. L’utilisation généralisée des mines terrestres par toutes les parties a fait un grand nombre de morts parmi les civils et a gravement entravé les déplacements à travers le pays. La Minusca, alliée de Touadéra depuis des années, est devenue la cible de manifestations hostiles à Bangui à partir de mars 2021, après que ses experts aient dénoncé les violations des droits humains commises par des agents de Wagner.

 

Objectif différent 

 

En 2021, les préoccupations internationales concernant la rca sont passées d’une focalisation sur la politique intérieure (par exemple, si le gouvernement tenait ses promesses ou sur les menaces aux droits humains posées par les milices Requin de Touadéra) à des inquiétudes géopolitiques concernant le rôle de la Russie en Afrique. Cela a soulagé de nombreuses pratiques douteuses de Touadéra, mais a souligné les conséquences de sa coopération avec Wagner (AC Vol 62 No 19, l’inclinaison de Moscou pose des risques).

Touadéra a refusé de reconnaître le mauvais comportement de ses alliés russes et a surtout perdu le soutien financier de l’UE et de la Banque mondiale. La Banque a eu du mal à avaler la reprise des douanes centrafricaines en mai par une équipe russe dirigée par quelqu’un qui avait déjà été condamné en Russie pour violation de la réglementation douanière. Le contrat a été résilié en octobre. La France a suspendu son soutien budgétaire vital en juin et a poussé d’autres donateurs à faire de même. En conséquence, la RCA ne parviendra pas à payer les salaires ou les retraites de la fonction publique en 2022, créant plus de tensions sociales à Bangui. La perte du soutien français et européen a accru les divisions au sein de l’armée, où les soldats voient les promotions dictées par des considérations ethniques et des liens avec Touadéra ou les Russes, plutôt que sur le mérite.

Les chances de Touadéra de tenir son engagement de lancer un dialogue national semblent minces, étant donné sa réticence à accueillir une véritable opposition politique civile. Il a fait pression et soudoyé la Cour constitutionnelle et le système judiciaire plus largement pour coincer des opposants de premier plan tels que l’ancien président Karim Meckassoua, qui a fui le pays en août après avoir été destitué et démis de ses fonctions pour trahison.

En 2021, le président angolais João Lourenço, au nom de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, a tenté une médiation entre Touadéra et les groupes armés. Touadéra a rencontré Lourenço en Angola et une délégation angolaise s’est rendue au Tchad pour s’entretenir avec les groupes armés. Ces pourparlers ont conduit les rebelles à réduire leurs attaques, mais l’intransigeance de Bozizé bloque de nouveaux progrès. En l’absence de propositions concrètes de Touadéra, les attaques rebelles devraient se multiplier en 2022.  Cela se produira bien que le président ait signé l’accord de paix de Khartoum avec les rebelles en 2019. L’accord était censé avoir conduit à la création d’unités spéciales de sécurité mixtes,

Dans lesquelles les rebelles et les soldats centrafricains serviraient, et il prévoyait également une plus grande représentation des rebelles au gouvernement. Le non-respect par Touadéra de ses engagements devrait conduire l’Angola à renoncer à ses tentatives de médiation.  La mise en œuvre strictement limitée de l’accord de paix de Khartoum a incité les rebelles à lancer une nouvelle campagne militaire à partir de décembre 2020.

Sous les conseillers russes, le régime devient plus autoritaire.

Les élections locales, généreusement financées par les donateurs, sont devenues le principal moyen de construire le parti présidentiel dans les grandes villes, où les ailes jeunesse sont utilisées comme milices pour intimider l’opposition civile. Les nouvelles administrations locales sont tout aussi prédatrices que l’État central l’a été par le passé.

A Bangui même, l’ambassadeur russe nouvellement nommé est aujourd’hui essentiellement un agent de relations publiques, essayant de nettoyer le gâchis créé par les déclarations de son prédécesseur contre l’opposition civile et de garder sous contrôle les mercenaires de Wagner lorsqu’ils sont dans la capitale. Mais cela change peu – les mercenaires n’ont pas changé leur mode opératoire à la campagne.

La RCA est utilisée par Moscou comme une illustration de ce qu’une alliance avec la Russie pourrait apporter aux dirigeants de n’importe quel pays africain : sécurité pour le régime, protection diplomatique au Conseil de sécurité de l’ONU et enrichissement personnel pour ses principaux membres et leurs proches. Touadéra s’efforce de manier un cabinet divisé sur la politique envers la Russie. Les

Conseillers poussent au remplacement du Premier ministre Henri-Marie Dondra, ce qui serait perçu comme une radicalisation du régime, à l’heure où ses caisses sont vides. Pendant ce temps, la RCA s’écarte davantage des recommandations des institutions de Bretton Woods avec certaines réformes, notamment l’exigence que tous les diamants soient achetés par une entreprise publique – une mesure visant à aider à payer les mercenaires de Wagner.

 

Copyright ©  Afrique Confidentiel 2022

Centrafrique : deux hommes froidement abattus à bout portant dans le Nord-ouest

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Bangui, 11 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que la nouvelle année 2022 vient de commencer, le peuple centrafricain, abandonné à lui-même, abandonné par les autorités de leur pays, continue de payer le lourd tribut. Rien pour la journée du 9 janvier, dans la localité de Bozoum, deux hommes, dont un commerçant et un éleveur ont été froidement abattus alors qu’ils faisaient seulement leurs activités. À quand la fin ?

Ville de Bozoum, dans l'Ouham-Pendé
Ville de Bozoum, dans l’ouham-Pendé

 

Lors d’une attaque des hommes armés assimilés aux éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Boïna, situé à une cinquantaine de kilomètres de Bozoum sur l’axe Bouar, un homme, âgée d’une quarantaine d’années a été tué par balle. Tandis que sur l’axe Bozoum – Bossemptélé, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Bozoum sur l’axe Bossemptélé, plus précisément au village Boyabane, situé à  25 km de Bozoum, un éleveur peul, âgé d’une soixantaine d’année, sur son cheval, a été froidement assassiné par des soldats FACA vers 17 heures.

Selon les témoins, l’homme, un éleveur peul, laissant son troupeau quelques kilomètres plus loin, se dirigeait seul sur son cheval vers le village Boyabane pour s’approvisionner au vivres quand il a croisé les soldats FACA en provenance de la direction de Bossemptélé. Ils l’ont gratuitement abattu à bout portant et partir. Un crime qui avait paniqué tout le village.

Alors, pour la population locale, comment fait-il que les forces de l’ordre réagissent comme des bandits armés, comme des rebelles  ?

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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le corps sans vie du berger Peul abattu par les soldats FACA à 25 kilomètres de Bozoum sur l'axe Bessemptélé
Le corps sans vie du berger Peul abattu par les soldats FACA à 25 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bossemptélé. Photo CNC

 

RCA: Touadera veut se rapprocher des israéliens pour se débarrasser des mercenaires de Wagner

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Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est un feuilleton improbable que le locataire du palais de la renaissance, le professeur Faustin Archange Touadera se veut être le principal acteur. Après l’annonce en coulisse d’une probable enquête de la cour pénale internationale sur les exactions commises par les mercenaires de la société russe Wagner sur la population civile centrafricaine, le chef de l’État tente de changer de casquette : rapatrier les Wagner et amener des Israéliens. Mais Moscou, qui joue sur son image en Afrique, tape le poing sur la table, et Bangui tremble.

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Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.

 

Tout s’est déroulé dans une extrême confidentialité l’année dernière. Même les ministres du Gouvernement centrafricain n’avaient pas cette information du premier rang. Mais pour en discuter, le Président Touadera avait décidé d’envoyer en novembre dernier le président de l’Assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji en Russie, car si c’est lui qui va, vu le temps qu’il va faire à Moscou, ça va susciter beaucoup des réactions.  Mais une fois en Russie, Simplice Mathieu Sarandji n’avait pas l’audace d’en parler clairement. Mais une fois qu’il avait tenté d’en discuter avec des représentants de Wagner à Moscou, ceux-ci l’ont mis mal à l’aise, et préfèrent s’aligner dès la première réponse négative. Bien au contraire, Simplice Mathieu Sarandji s’était engagé à devenir le porte-voix de Wagner non seulement auprès de son ami Faustin Archange Touadera, mais de tous les Centrafricains. Sarandji, nouvelle marionnette de Wagner, concocte  à Moscou des stratégies de manipulation de l’opinion sur la base des campagnes anti-communauté internationale, anti-Minusca, anti-Union européenne et anti-française en Centrafrique. C’est ainsi que le choix du chef de l’État de changer les mercenaires du groupe Wagner aux Israéliens n’est plus d’actualité. Simplice Mathieu Sarandji, désormais, joue sa carte personnelle auprès de Wagner et des autorités russes.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : attaque d’une base d’exploitation minière de Ndassima  , des morts et des blessés

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Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’attaque est survenue la semaine dernière vers 2 heures du matin alors que tout le staff dormait encore sur la base d’exploitation minière de Ndassima. Des explosifs largués par un hélicoptère de Wagner auraient coûté la vie à deux personnes, et blessés 10 autres. L’état-major parle d’une erreur de cible. Et si c’était de la population civile dans un village ?

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Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

C’était le jeudi 6 janvier dernier qu’un hélicoptère de Wagner, multipliant des bombardements depuis deux semaines dans les localités de Bambari afin de harceler et couper de sommeil aux éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique, serait à l’origine de cet incident. Selon les témoins, c’était vers 2 heures du matin      Qu’un avion aurait largué deux explosifs sur une position de la base d’exploitation minière de Ndassima, gérée par la société Wagner,  détruisant au passage un de leur conteneur, et tuant deux personnes ainsi que 10 autres blessées ! Une partie des blessés a été transférée dans un hôpital à Bambari, d’autres à Bangui. On ignore le nombre exact des Mercenaires russes blessés ou tués dans cette attaque, mais certains témoins ont affirmé voir un mercenaire de Wagner blessé et  transféré à l’hôpital de Bambari parmi les victimes.

Selon des sources sécuritaires locales, cette nouvelle stratégie d’attaque nocturne par des moyens aériens est adoptée, puis pratiquée depuis quelques semaines par les mercenaires russes afin de mettre de la pression sur les rebelles et les démoraliser. L’objectif, perturber au maximum leur sommeil afin de les pousser à se rendre. C’est justement ce qui est arrivé samedi dernier à Monsieur Djibril, un colonel de l’UPC qui est sorti de son maquis avec ses hommes pour demander leur désarmement.  Mais le seul problème, c’est la population civile. Un tel acte a pour victimes les populations civiles innocentes. Le pouvoir de Bangui ne s’en soucie malheureusement de guerre.

Affaire à suivre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : quand un post de Monsieur Mathurin Dimbelé Nakoé  sur Facebook suscite une vague de critique

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Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le vendredi 7 janvier 2022, l’ex-député de Sosso-Nakombo et ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Monsieur Mathurin Dimbelé Nakoé  , actuel conseiller spécial du Président de l’Assemblée nationale a publié, sur les réseaux sociaux, un post public dans lequel il avait soulevé un point crucial sur le véritable danger qui guette notre pays, la République centrafricaine  est également son invasion par des opérateurs économiques étrangers. Sauf que cette sortie inattendue a suscité  de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, même au-delà.  

Mathurin Dimbélé Nakoé
Mathurin Dimbélé Nakoé

 

Les réseaux sociaux sont aujourd’hui indispensables à chacun d’entre nous. Leur place dans la,  la société est prépondérante, leurs utilisateurs ayant aujourd’hui la capacité technique de s’exprimer devant une audience publique. Vous pouvez atteindre une large audience, mais avoir aussi de retour négatif. C’est ce qui est arrivé à Monsieur Mathurin Dimbélé Nakoé, conseiller spécial du Président de l’Assemblée nationale.

En effet, le vendredi 7 janvier 2022, il avait publié ceci sur le réseau social Facebook :

« Chers compatriotes, nous sommes en guerre, c’est vrai, mais le véritable danger qui guette notre pays est également son invasion par des opérateurs économiques étrangers. Notre économie est aux mains des étrangers. Le petit commerce est tenu par les immigrés tchadiens au km5, à Bambari, Bria, Carnot … Le secteur stratégique du pétrolier aval par les Camerounais, l’agrobusness par les Libanais et bientôt les Rwandais. Le transport par les Camerounais. Bref, tous les secteurs sont aux mains des étrangers. Chers compatriotes, réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard ».

Loin de faire la polémique, il a néanmoins suscité des nombreuses critiques de la part de certains internautes qui préfèrent mettre en cause son action quand il était encore député de Sosso-Nakombo. Selon ces internautes,  ce type de réveil est tardif  surtout quand il facilitait l’entrée des marchandises des citoyens camerounais  quand il était député. Même la cour constitutionnelle avait rejeté sa candidature  à sa propre succession à Sosso-Nakombo  en 2020 en raison de ses nombreuses pratiques illégales et ses déboires judiciaires.

Souvenez-vous, il y’a deux ans, les députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane avaient été soupçonnés d’avoir trafiqué des faux macarons de l’assemblée nationale et vendus aux sujets camerounais. Une enquête judiciaire avait été ouverte, mais le dossier avait été classé sans suite à leur appartenance au parti au pouvoir.

 

À lire aussi : rca-affaire-des-deputes-mathurin-dimbele-et-teddy-weidane-lenquete-judiciaire-vient-detre-suspendue/” data-wpel-link=”internal”>RCA : affaire des députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane, l’enquête judiciaire vient d’être abandonnée.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Cameroun : le président Paul Biya annonce la création de trois nouvelles universités publiques

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Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le président camerounais, Monsieur Paul Biya  a décidé, dans un décret présidentiel du 5 janvier 2022, de la création de 3 nouvelles universités d’État, portant le nombre total de ces établissements publics dans le pays à 11. Pendant ce temps, la République centrafricaine (rca), dirigée par les enseignants du supérieur, dispose d’une seule université où les enseignants sont en grève depuis 45 jours .

 

Au Cameroun, les régions de l’Est, du Nord et du Sud auront bientôt chacune leur université d’Etat. La nouvelle a été annoncée ce 31 décembre par le Président Paul Biya lors de son discours de fin d’année à la Nation.

Jusqu’ici, ces trois régions étaient les seules du pays à ne pas abriter d’universités d’Etat. Avec ces trois nouveaux établissements, le Cameroun porte à 11 le nombre total de ses universités d’Etat, soit une dans chaque région à l’exception de la région du centre qui en compte deux à savoir, l’université de Yaoundé I et l’université de Yaoundé II.

Le Président a fait savoir que cette décision a pour objectif de réduire les disparités infrastructurelles entre les régions.  « Il n’est pas acceptable que certaines régions aient le sentiment d’être laissées sur le chemin tandis que d’autres progressent », a expliqué le président camerounais.

Aucun détail supplémentaire n’a été donné par le président au sujet de la création des nouvelles universités.

Alors que l’annonce est encore toute fraîche dans le pays, les experts de l’éducation souhaitent que les nouvelles institutions soient spécialisées et alignées aux besoins des régions ciblées.

 

Avec Vanessa Ngono Atangana

 

Centrafrique : lancement de la fondation HANDICAPABLE international à Bangui

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Bangui, 10 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un nouvel organisme d’accompagnement, d’aide  et de formation des personnes vivantes avec les mobilités réduites voit le jour dans la capitale centrafricaine Bangui sous la présidence du célèbre artiste Beachman.

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Le président fondateur HANDICAPABLE Beachman au milieu. PHOTO CNC/ D.Y. IBRAHIME

 

Lancée officiellement dimanche 9 janvier au centre culturel Samba-Panza à Bangui, la fondation « Handicapable », crée le 11 octobre 2021,  se présente comme un organisme de bienfaisance entièrement consacré à la formation, à l’accompagnement, à l’assistance, aux conscientisations et à là moralisation des personnes vivantes avec les mobilités réduites avec  une présence à travers toute la République centrafricaine afin de réduire la mendicité au milieu de handicap. Selon le Président fondateur, le but de la fondation Handicapable est de créer dans un bref délai, un complexe culturel capable    D’accueillir, d’équiper et de former toute personne en situation de handicape.

Prenons la parole, le commandant Jean-Marie de la mission logistique française  en Centrafrique exprime son émotion, car, selon lui, cette fondation est avant tout destinée à une population qui doit avoir sa place dans une société, la population ayant un handicape. Car elle fait pleinement partie des forces vives du Centrafrique.

« Comme Beachman ou Tristan, les personnes ayant un handicap contribuent au rayonnement de la Centrafrique au-delà des frontières, que ce soit dans les domaines de la culture, du sport et dans bien d’autres. Cette fondation HANDICABLE crée une nouvelle dynamique pour faciliter l’inclusion de toutes ces personnes qui font partie pleinement de la société. Au travers de l’appui de la MISLOG, c’est la France qui est à votre côté, car vous représentez aussi l’avenir et l’espoir de la Centrafrique.Ce soir, l’esprit de fraternité et de respect doit être présent en nous. Ces valeurs que nous allons retrouver en regardant ensemble le match de lancement de la coupe d’Afrique des Nations ».

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

“Il est l’otage du pouvoir centrafricain” : le SOS des proches de Rémy Quignolot, Français prisonnier à Bangui

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Arrêté en Centrafrique mai en possession d’armes, Rémy Quignolot, ancien sergent de l’armée française établi en Afrique, risque les travaux forcés. Selon son avocat et sa sœur, il s’est retrouvé malgré lui au coeur du conflit entre Bangui et Paris. Sa dernière demande de remise en liberté a été rejetée le 24 novembre. Pour justifier son refus, le doyen des juges d’instruction de la capitale centrafricaine annonce “des éléments jusqu’alors inconnus du dossier et mis à disposition par l’organe de poursuite qui rabattent [sic] les cartes”. Le détenu s’appelle Rémy Quignolot.

Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d'armes de guerre. Photo CNC
Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d’armes de guerre. Photo CNC

 

Cela fait sept mois que cet ancien sergent de l’armée française établi en Afrique depuis une dizaine d’années est écroué à Bangui. Aujourd’hui âgé de 55 ans, il encourt les travaux forcés à perpétuité. Les accusations sont lourdes : atteinte à la sûreté de l’État, complot, terrorisme, espionnage, association de malfaiteurs, détention d’armes et munitions de guerre et proxénétisme…

“C’est lunaire, commente, dépité, son avocat français, Maxime Delacarte, qui a pu lui rendre visite cet été. Mis à part la détention d’armes, le dossier judiciaire est vide. Il n’a fait l’objet d’aucune surveillance policière ni d’écoutes téléphoniques, il n’y a pas de témoignage… Mon client est l’otage du pouvoir centrafricain, qui instrumentalise sa situation dans son bras de fer avec Paris.” Se retranchant derrière le “devoir de réserve”, l’ambassade de France à Bangui ne souhaite pas s’exprimer, sinon pour assurer que le prisonnier “bénéficie de la protection consulaire”.

 

Une arrestation mise en scène

“On ne comprend rien aux charges qui pèsent contre lui, on n’a aucun contact, c’est très angoissant!”, se désole la sœur du prisonnier. Tout ce que cette femme résidant en France sait du sort réservé à son frère, c’est qu’il est détenu à l’isolement, avec une assiette de riz par jour, et que sa maison a été récemment pillée. Elle évoque un “homme d’action avec l’esprit d’aventure, mais réservé et discret, qui aujourd’hui n’a plus rien”. Père de quatre enfants, Rémy Quignolot a vécu en Nouvelle-Zélande après son départ de l’armée, en 1992 selon ses déclarations. Il a ensuite posé ses valises en Afrique : au Togo, au Burkina Faso, au Mali et, fin 2013, en République centrafricaine , un pays extrêmement pauvre alors en pleine guerre civile. L’ancien soldat multiplie les contrats, dans la sécurité privée, la lutte contre le braconnage, l’accompagnement d’équipes de télévision ou comme “officier de protection rapprochée” pour les Casques bleus de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca)… Jusqu’au 10 mai dernier, date de son interpellation.

Une arrestation savamment mise en scène. Des munitions par centaines, quelques tenues militaires de camouflage, des jumelles, deux gilets pare-balles, des lampes torches, quatre chapeaux de brousse, des téléphones et, surtout, quatre armes (un pistolet ­automatique, un fusil de chasse, une carabine et un fusil M16) sont exposés aux photographes pour illustrer ce que l’accusation présente comme un “arsenal impressionnant” destiné à préparer un coup d’État. Ses “outils de travail”, se défend ­Quignolot, qui reconnaît néanmoins détenir illégalement le fusil M16.

 

Un contre-feu de Bangui?

“Si on se met à arrêter tous les gens armés à Bangui, on n’a pas fini!” “Freddy” Lemonnier ne compte plus en années pour calculer la durée de sa présence à Bangui, mais en nombre de coups d’État. Il en est à six. En tant que représentant des Français de ­Centrafrique, celui qui a tenu pendant vingt-sept ans le Relais des Chasses, une table réputée de la capitale, a rendu plusieurs fois visite au ­Français en prison, “pour lui donner à manger”. Actuellement dans l’Hexagone, Lemonnier se prépare à retourner en Centrafrique, son deuxième pays, même si “on n’aime plus les Français là-bas”, ainsi qu’il se désole en évoquant les manifestations orchestrées par le pouvoir contre la France et son drapeau régulièrement brûlé dans les rues de Bangui.

C’est en effet à la Russie et aux paramilitaires du très controversé groupe Wagner que le pouvoir a confié la défense du pays contre les groupes rebelles armés. L’arrestation de Quignolot est d’ailleurs survenue au moment où paraissaient dans la presse internationale les premières accusations de pillages, viols ou exécutions sommaires contre Wagner, et alors que la tension montait entre Bangui et Paris, ancienne puissance coloniale, sur fond de gel de la coopération et, en retour, de campagne médiatique antifrançaise.

Bangui a-t-il voulu allumer un contre-feu en arrêtant un “mercenaire” français? Le 19 décembre, un conseiller du président de la République centrafricaine, Steve Tangoa, publiait sur son compte Twitter la photo de Rémy ­Quignolot menotté, assortie de la légende “Le wagner français vous salut depuis centre-afrique [sic]”.

 

JDD

RCA : massacre de Pandé, exécution de personnes à Bria, tuerie du KM5, le FPRC communique

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Le général du FPRC ABA TOM assis au milieu de ses gardes du corps dans la localité de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

En plus des travaux forcés auxquels sont soumis les hommes et les femmes de Bria, les mercenaires de  la société militaire privée Wagner ont, mardi, le 04 janvier 2022, dans la ville de Bria, tué six personnes dans les quartiers Piango, Mandé, Bornou et Ndrou et confisqué les dans la dignité les leurs.

Dans le chantier minier de Pandé, à PK 30 de la localité de Lamy-Pont, 17 personnes ont été  sauvagement massacrés, mercredi, le 05 janvier 2022, par les mêmes mercenaires de Wagner.

Vendredi, le 07 janvier 2022, dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, deux jeunes adolescents sont tués par les éléments de la force de sécurité intérieur (FSI).

Le FPRC présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, exprime sa profonde  compassion et dénonce sans réserve les rackets des populations, les détentions arbitraires, les  disparitions forcées, les enlèvements, exécutions sommaires et assassinats ciblés qui s’érigent en mode  de gouvernement.

Conscient que les changements indispensables pour soutenir la dynamique en vue de l’instauration d’un  véritable État de droit, garant d’une société de progrès, ne peut résulter que de l’action militante des  femmes et des hommes décidés de rompre avec la médiocrité et la résignation ;

Convaincu que le triomphe d’une démocratie saine et apaisée en Centrafrique nécessite la contribution  de tous les acteurs ;

Engagé à soutenir pleinement toute démarche de paix et de la concorde nationale ;

Considérant que les violences barbares du gouvernement et ses mercenaires de la société Wagner sur  les populations civiles sont inacceptables, intolérables et condamnables ;

Engagé à agir activement pour que le peuple centrafricain sorte de la torpeur et libère les énergies  créatrices pour construire un pays de paix et de progrès où règnent la justice, l’équité, la liberté et l’égalité  des droits pour tous ;

Face à l’escalade des violences et à l’agressivité individuelle et collective des mercenaires de Wagner ;

Considérant le bilan croissant de victimes, blessés et morts, endeuillant de nombreuses familles  centrafricaines ;

Le FPRC lance un appel solennel aux FACA et aux FSI de se désolidariser du gouvernement de Bangui et d’œuvrer pour la libération des Centrafricaines et Centrafricains soumis sous le joug des mercenaires  de Wagner.

Le FPRC s’engage à tout mettre en œuvre pour que les attaques sur les villages et les exactions sur les  populations civiles, à Bangui comme dans l’arrière-pays, cessent sans délai et que ce conflit, qui n’a que  trop duré, trouve son épilogue autour d’une table de concertation réunissant toutes les forces vives de la  Nation et tous les protagonistes.

Le FPRC prend à témoin la communauté internationale, particulièrement l’ONU, l’UE, l’UA, la CIRGL, la  CEEEAC, ainsi que le G5+ qui ne ménagent d’aucun effort pour des solutions pérennes à la crise multi­décennale en République Centrafricaine.

 

Fait le 08 janvier 2022

Porte-parole du FPRC

Aboubakar SIDDICK ALI

CENTRAFRIQUE : L’IMPASSE SÉCURITAIRE, POLITIQUE ET DIPLOMATIQUE ACTUELLE N’EST-ELLE PAS PARADOXALE AU PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ?

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Bangui, 8 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le bilan mitigé du premier quinquennat avec des objectifs non atteints ne laisse aucune chance, d’excuse ni d’exonération au locataire du palais de la renaissance qui vient de surcroît de bénéficier d’une nouvelle confiance du peuple pour un second mandat. Les différents mensonges du pouvoir au peuple conjugués à l’inexistence notoire de l’opposition et face à un peuple docile ou facilement domptable ont conduit le pays dans une impasse irréversible, irrémédiable synonyme de chaos.

centrafrique.org/centrafrique-le-cessez-le-feu-unilateral-et-immediat-decrete-par-le-president-de-la-republique-represente-t-il-un-pas-decisif-vers-linclusivite-du-dialogue-politique/interieur-article-doudou-solembi/” rel=”attachment wp-att-51027″ data-wpel-link=”internal”>Bernard Selembi Doudou
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Sur le plan sécuritaire, les mercenaires de Wagner(que le pouvoir appelle sous le vocable d’alliés) appuyés par le contingent rwandais de la mission onusienne ont reconquis la quasi-totalité du territoire national jadis occupé par les groupes armés. Ainsi s’installe un semblant de paix exclusivement dans la capitale et sa périphérie. Au demeurant, des rapports croisés des experts de l’ONU et d’autres organisations non gouvernementales ont confirmé des exactions et violation des droits humains sur la population civile ainsi que certains éléments des forces armées centrafricaines.

S’agissant du volet politique, la notion de la démocratie à la centrafricaine est à redéfinir car l’assemblée nationale, symbole de la démocratie centrafricaine qui devrait contrôler de façon cartésienne les agissements du gouvernement s’est érigée en berceau d’un réseau mafieux à la solde du pouvoir.

Le dialogue politique républicain initié par le président de la république est à l’arrêt voire à l’abandon car les représentants de l’opposition démocratique jugeant  la machine judiciaire instrumentalisée contre eux se sont retirés du comité préparatoire avec des conditions d’un éventuel retour assimilables à une fuite en avant. Outre les multiples grèves qui se profilent au niveau social nonobstant la revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), la rubrique diplomatique a essuyé des innombrables revers du pouvoir face aux initiatives ou tentatives de réconciliation de la communauté de San’t Edigio, de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Recroquevillée sur lui même après son isolement international, la République centrafricaine devra faire face à ses obligations régaliennes sans l’aide budgétaire traditionnelle de la France ainsi que celle de l’Union Européenne. Il apparaît évident de rappeler que le budget prévisionnel est principalement et majoritairement alimenté par des ressources fiscalo-douanières.

Très inquiété par cet accablant constat, le citoyen lambda s’interroge :

Ce constat amer ne craquelle ou ne fissure t-il pas la confiance ou le contrat social qui lie le président de la république et son peuple ?

Valait-il la peine de s’entêter dans l’impasse au risque d’hypothéquer l’avenir de toute une nation ?

Pourquoi le président de la république s’entête à refuser le dialogue politique inclusif qui a fait ses preuves dans les différents conflits de ce genre ?

Se contenter de l’impasse en connaissance de cause n’est-elle pas en violation du serment prévue par les dispositions de l’article 124 de la constitution ?

En tout état de cause, la clé de toute paix reste et demeure un dialogue politique inclusif avec tous les acteurs de la crise. À défaut, l’usure politique sous l’effet de l’érosion présage que le nouveau quinquennat risque de finir au même rythme et cadence que le premier…Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 8 janvier 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

ONU: le blocage par Moscou de groupes d’experts pour la Centrafrique

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Bangui, 8 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le blocage depuis l’été dernier par la Russie du renouvellement de plusieurs groupes d’experts de l’ONU chargés de contrôler des embargos dans des pays africains, jugés trop pro-occidentaux par Moscou, est en voie de résolution sauf pour la Centrafrique, ont indiqué vendredi des diplomates.

rca-de-la-cpi/le-president-centrafricaine-faustin-archange-touadera-a-gauche-et-son-homologue-russe-vladimir-poutine-a-droite-a-moscou-en-russie/” rel=”attachment wp-att-52586″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

“Le groupe pour la Centrafrique reste bloqué, celui pour le Soudan du Sud est en voie d’être réglé”, a déclaré à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat. Fin 2021, des accords entre les membres du Conseil de sécurité de l’ONU étaient intervenus sur la composition des groupes chargés de la République démocratique du Congo et du Mali, selon d’autres diplomates. Arguant “du manque de diversité géographique” au sein des groupes en question, la Russie avait bloqué longtemps leur renouvellement et donc leur travail d’enquête. L’affectation d’experts est interrompue depuis le 31 août pour la Centrafrique et depuis le 1er juillet pour le Soudan du Sud. Elle l’était depuis le 1er août pour la RDCongo et depuis fin septembre pour le Mali. Ces groupes, composés d’une petite dizaine d’experts pour chacun d’eux, sont chargés par le Conseil de sécurité de contrôler l’application des embargos sur les armes et des sanctions économiques imposés dans nombre de pays en situation de crise ou de conflit. Leur travail est essentiel dans la surveillance par la communauté internationale de l’évolution de ces Etats. Leurs rapports substantiels sont réguliers et s’apparentent souvent à des romans d’espionnage, au vu des faits rapportés et des photos et documents publiés. Le blocage russe est survenu sur fond de tentatives accentuées de Moscou d’accroître son influence en Afrique, dans des pays souvent francophones et considérés comme des pré-carrés de la France. Sur l’argumentaire de la Russie d’un noyautage des groupes par les Occidentaux, “c’est vrai”, admet un diplomate occidental sous couvert d’anonymat. Dans la négociation intervenue ces derniers mois entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni), une proposition d’affecter un Russe dans le groupe d’experts chargés de la Somalie a été retenue, selon une source diplomatique. Pour la Centrafrique, le sujet reste ultra-sensible depuis que le dernier groupe d’experts a dénoncé à la mi-2021 des exactions contre des civils attribuées au groupe paramilitaire privé russe Wagner, réputé proche du Kremlin. Dans la négociation, “les Russes sont intransigeants et sans doute contents que le groupe d’experts ne soit pas fonctionnel”, indique un diplomate occidental. La mission diplomatique russe n’était pas immédiatement joignable pour un commentaire.

 

Avec Belga

 

Centrafrique : Ali Darassa, ennemi d’État

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Centrafrique.org/rca-les-victimes-dalindao-exigent-larrestation-du-general-des-anti-balaka-dago-et-le-general-de-lupc-idriss-ibrahim-khalil-alias-ben-laden-et-leur-traduction-de/ali-darassa-et-hassan-bouba-a-alindao/” rel=”attachment wp-att-52698″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Ali-Darassa-et-Hassan-Bouba-a-Alindao-450×301.jpg” alt=”Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d’autres dirigeants de l’UPC, lors d’une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet (Nairobi)” width=”450″ height=”301″ />
Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d’autres dirigeants de l’UPC, lors d’une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet
(Nairobi)

Par Mathieu Olivier

Par Jeune Afrique

 

Recherché par les Russes, sanctionné par les Américains,  le chef d’état-major de la Coalition des patriotes pour le  changement (CPC) fait aujourd’hui figure d’ennemi public  numéro un. Enquête sur un ancien coupeur de routes  devenu le chef rebelle le plus puissant du pays.

 

Ici, à Berengo, au cœur de ce qui fut quelques années durant l’un des  sièges du pouvoir de l’empereur Bokassa Ier, peu de Centrafricains ont  désormais droit à la parole. Quelques-uns, militaires en formation,  kalachnikov à la main, s’entraînent au rythme des ordres aboyés par des  Blancs en uniforme. L’entrée du quartier général leur est interdite. Le lieu  est réservé à l’état-major du très secret groupe Wagner. Le colonel  Alexander Vassili, patron Des mercenaires russes en Centrafrique, y est  comme chez lui. Au milieu de ses hommes et des cartes du pays étalées sur  les tables et les murs, il dresse des plans, planifie des mouvements et  coordonne les combats menés contre la Coalition des patriotes pour le  changement (CPC).

Parmi ses objectifs, une région, celle de Bambari. Et un homme en  priorité : Ali Darassa. En novembre, ce dernier a officialisé son retour au  premier plan. Après avoir un temps fait croire qu’il s’éloignait de la CPC, il en a été nommé chef d’état-major et fait désormais figure de numéro un  de la rébellion.

L’ancien président François Bozizé, officiellement coordinateur de la  coalition, est en exil au Tchad et logé à N’Djamena. Noureddine Adam vit  quant à lui au Soudan, loin des zones de combat. Reste Ali Darassa,  retranché aux alentours de Bambari, où ses troupes – quelques centaines  d’hommes – contrôlent de vastes étendues de brousse.

Wagner et Moscou  ne s’y trompent guère, tout comme Washington, qui a placé l’intéressé  sous sanctions le 17 décembre. Pas plus que l’ONU, dont le Conseil de  sécurité a fait de même quatre jours plus tard.

 

Un berger devenu coupeur de routes

Mais qui est donc cet ennemi public numéro un ? Un premier mystère  entoure son lieu de naissance. Ali Darassa affirme être né en 1965 en  Centrafrique, dans les environs de Kabo, non loin de la frontière  tchadienne. Mais une autre version existe. Selon une source sécuritaire le  connaissant bien, il aurait en réalité vu le jour au Tchad, près de Mandelia,  à une cinquantaine de kilomètres au sud de N’Djamena, non loin du  Cameroun. « Il affirme être né en Centrafrique depuis qu’il combat  exclusivement là-bas, mais ce n’est pas la vérité », affirme notre  interlocuteur. En l’absence de documents crédibles, difcile de trancher  entre les deux versions, d’autant que chaque camp est formel.

 

Fils d’éleveurs peuls mbororos  son père est né au Tchad, sa mère en  Centrafrique et son grand-père au Niger –, Ali Darassa passe son enfance  auprès du cheptel familial, dans la zone frontalière que se partagent tant bien que mal la Centrafrique, le Tchad et le Cameroun. La vie de berger y  est précaire, entre sécheresse et insécurité.

Adolescent, il observe des membres de sa communauté basculer dans la violence et s’engager dans le banditisme, sous l’œil impuissant ou complice des autorités locales. Jeune adulte, sa colère grandit. Ali Darassa prend véritablement les armes dans les années 1990, alors qu’il n’a pas 30 ans.  « Comme d’autres, il a basculé parce que les coupeurs de route avaient appauvri sa famille et que les autorités ne leur étaient d’aucune aide, voire se rendaient coupables d’exactions, explique un ancien camarade.

Il a pris les armes par contrainte, pour gagner de l’argent et avec l’idée de protéger sa communauté. »

« Ils ont fait des choses pas bien durant cette période », résume, tout en euphémisme, l’un de ses proches. Alors qu’approche la fin du millénaire, Ali Darassa se fait un nom. Coupeur de routes, notamment dans le nord du  Cameroun, il se voit comme un chef de mouvement d’auto-défense mbororo et se rapproche de quelques futurs complices tels qu’Oumar Kaderou, Ousmane Chefou ou Mahamat Hassan Mahamat. « Ils ont fédéré des mouvements d’auto-défense, ont proposé aux éleveurs de les protéger des bandits – contre rémunération – et ont rassemblé de plus en plus  d’hommes de part et d’autre des frontières. C’est à cette période qu’Ali Darassa est vraiment devenu chef de groupe », raconte notre source sécuritaire.

 

A-t-il alors souhaité gagner en infuence au Tchad, où une rébellion tente  au milieu des années 2000 de prendre le pouvoir à Idriss Déby Itno ?

 

Selon un cadre des renseignements tchadiens contacté par Jeune Afrique, Ali Darassa décide en tout cas de se rapprocher des troupes du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), actif au Tibesti et près de la frontière libyenne. Au cours de l’année 2007, Ali Darassa prend même la route du nord du Tchad, mais son chemin rebelle s’arrête rapidement. Interpellé à Faya Largeau, dans le Borkou, il est aussitôt reconduit à N’Djamena, d’où il parvient à s’échapper pour rejoindre ses terres, non loin de la frontière camerounaise. Selon cette version, que la famille d’Ali Darassa ne confirme pas, l’ambition tchadienne aura fait long feu.

L’année 2008 est cependant celle d’une autre étincelle. Nous sommes en février, à Garoua. Dans les rues surchauffées du centre-ville de la capitale du Nord camerounais, peu nombreux sont ceux qui lèvent les yeux au passage d’Ali Darassa, grand gaillard de 43 ans. Sur ses larges épaules, nulle trace des quatre étoiles qui orneront plus tard son uniforme de général. Pour l’occasion, Ali Darassa est accompagné de ses frères d’armes, Mahamat Hassan Mahamat et Cheifou Oumarou. Les trois complices ont rendez-vous avec un autre combattant rebelle, Mahamat Abdoul Kadré Oumar, un Tchadien, fils d’éleveurs comme eux, que beaucoup surnomment déjà « père de la brousse »: Baba Laddé, en langue peule.

Plus âgé de dix ans, Ali Darassa raconte à son cadet son parcours et celui de ses parents, lui explique les combats qu’il mène depuis plus d’une décennie pour sa communauté et son clan, les Oudas. Baba Laddé est séduit. Lui aussi a tenté de participer à la rébellion au Tchad, en s’engageant sans grand succès au Darfour. Surtout, il a lui aussi l’ambition de fédérer les mouvements d’auto-défense peuls pour en faire une force régionale, capable de peser sur de vastes territoires entre le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun. Il a fondé le Front populaire pour le redressement (FPR) en 1998 et dispose d’une base solide de combattants, jusqu’en Centrafrique, où de nombreux Mbororos subissent les persécutions des coupeurs de route, les Zaraguinas. Alors, entre les deux Peuls, le courant passe. Le rendez-vous achevé, Baba Laddé, Ali Darassa, Mahamat Hassan Mahamat et Cheifou Oumarou prennent la route ensemble, vers la région de Bambari.

 

Existait-il un terreau plus fertile que Bambari pour l’installation de Baba Laddé, Ali Darassa et leurs hommes ?

Menacées par les coupeurs de route, en proie à une insécurité permanente et délaissées par l’État, les communautés d’éleveurs mbororos (dont beaucoup sont venues s’installer depuis le Tchad à partir des années 1920) survivent plus qu’elles ne vivent dans une région où chacun s’adonne à tous les trafics.

Baba Laddé en est conscient, tout comme Ali Darassa, qui a sillonné la frontière tchado­centrafricaine pendant de longues années. « Baba Laddé et ses hommes ont échafaudé un discours basé sur l’auto-défense des Mbororos. Ils leur

disaient : “Vous êtes marginalisés. Nous allons vous défendre contre ceux qui veulent vous voler”. Et, au passage, ils les rackettaient et s’emparaient parfois de leur bétail », précise un chercheur centrafricain.

 

Loyal et efficace

« C’est comme une mafa qui monnaye sa protection. En réalité, le FPR a commis beaucoup d’exactions dans les régions de la Ouaka, de la Nana­Grébizi et de l’Ouham », ajoute cette source. Dès 2008, Ali Darassa devient le bras droit de Baba Laddé puis son chef d’état-major à Kaga Bandoro, fief du FPR. Le Tchadien le décrit comme un second loyal, un chef militaire eficaces n’hésitant pas à aller au front. Ali Darassa aime s’occuper de toutes les questions militaires et de terrain. Baba Laddé, qui parvient à voyager dans les pays voisins, et un autre de ses bras droits, Sembé Bobo, se réservent les activités plus politiques. La mécanique du FPR est bien huilée, mais le groupe finit par éclater en 2012.

Sous la pression des armées tchadienne et centrafricaine, Baba Laddé fuit d’abord au Soudan du Sud mais, de retour en Centrafrique, il n’a d’autre choix que de se rendre, le 2 septembre. Extradé à N’Djamena, il subit les pressions des services de renseignements tchadiens, qui lui demandent d’appeler ses troupes centrafricaines à déposer les armes. Peine perdue : Ali Darassa prend son indépendance. Avec ses hommes, il rejoint la rébellion de la Séléka, hétéroclite alliance de groupes armés formée en août 2012 et où cohabitent quelques mois durant combattants arabes et peuls. En mars 2013, la coalition, qui aurait compté jusqu’à 20 000 hommes, marche sur Bangui et dépose le président François Bozizé. Michel Djotodia prend le pouvoir. Ali Darassa devient ofciellement commandant de la zone de Bambari.

 

Le temps des dupes

 

L’épisode Séléka ne dure guère, d’autant que l’armée française et  l’opération Sangaris débarquent en Centrafrique dès la fin de l’année 2013. « Sous la pression des Français et de l’ONU, l’alliance a explosé. Les chefs de la Séléka, finalement dissoute, sont redevenus des seigneurs de guerre, qui avaient pour seul but de sécuriser leur territoire et de faire manger leurs hommes. Ils ont même commencé à s’affronter entre eux, résume notre chercheur. Darassa a une nouvelle fois joué la carte peule. Il a repris ses hommes, en majorité des Mbororos, et a fondé l’Union pour la paix en Centrafrique [UPC]. »

En réalité, l’ancien berger, qui quitte officiellement la Séléka en septembre 2014, se lance en politique. Michel Djotodia et Noureddine Adam, ses anciens compagnons d’armes, font figure de jusqu’au-boutistes. Lui souhaite être une voie de recours.

À Bangui, Catherine Samba-Panza a pris la tête de la transition. L’heure est au dialogue, même si Sangaris et l’ONU fournissent au gouvernement les moyens de sévir face aux groupes armés. Quand, le 23 août 2015, le chargé d’affaires des États-Unis en Centrafrique, David Brown, demande l’arrestation d’Ali Darassa, dont les troupes sont accusées d’exactions, la Minusca refuse. Officiellement, le patron de l’UPC est toujours légalement le commandant de la région de Bambari, au nom d’un décret de Michel Djotodia que personne n’a abrogé. « Ali Darassa avait les cartes en main. Il a profité de la transition puis du début du mandat de Faustin-Archange Touadéra [en 2016] pour consolider ses positions », rappelle un ex­ministre centrafricain.

«

Entre 2015 et 2019, on a été dans un jeu de dupes : le gouvernement avait adopté la politique de la main tendue pour parvenir à tout prix à un accord de paix, et les groupes armés, dont l’UPC, se livraient à des querelles de territoires loin de Bangui, ce qui a fait beaucoup de victimes », souligne un ancien cadre de la transition.

 

Blanc-seing

 

En février 2019, Ali Darassa fait partie des chefs de groupes armés qui acceptent de signer les accords dits de Khartoum, négociés sous l’égide de l’Union africaine mais aussi (et surtout) sous celle de la Russie et de ses supplétifs de Wagner. Un mois plus tard, il est officiellement nommé conseiller militaire spécial à la primature du très russophile Firmin Ngrebada. Pour le général aux quatre étoiles, c’est un blanc-seing. Le voilà de nouveau gouverneur de fait de la région de Bambari et titulaire d’un poste au sein du gouvernement. Il est incontournable.

« On leur a donné des postes, ainsi qu’à certains de leurs collaborateurs

[notamment l’actuel ministre Hassan Bouba]. Et, en échange, ils devaient jouer le jeu du désarmement », explique un ancien ministre. L’accord est en réalité bien plus précis. « On a négocié un partage des ressources dans les régions centrafricaines, confie un ancien de la Séléka ayant participé aux négociations. L’idée, c’était : un tiers pour le groupe armé dominant, un tiers pour Wagner et ses entreprises, un tiers pour l’État. » « Le reste, les postes politiques et le désarmement, c’était plus ou moins une façade

pour le reste du monde », sourit un ancien du gouvernement. La façade se fissure dès l’année 2020. Reprenant contact avec ses anciens compagnons d’armes de la Séléka, notamment Noureddine Adam, Ali Darassa décide de lancer l’UPC dans une nouvelle alliance rebelle, la CPC.

En décembre, celle-ci empêche la tenue de l’élection présidentielle dans les zones qu’elle contrôle puis tente, en vain, de conquérir Bangui en janvier 2021, avant d’être repoussée par l’armée centrafricaine épaulée par ses alliés russes et rwandais. En février, les combattants peuls de l’UPC sont même refoulés hors de Bambari et forcés de se disperser dans les zones rurales de la région. Fin de l’histoire. À Bangui même, personne n’ose y croire : « Ali Darassa attend », soupire un chercheur.

« Il sait que l’armée centrafricaine est faible et que les Russes n’ont pas les moyens et pas forcément vocation à maintenir leur présence sur le terrain.

Donc il s’est replié, et il tente de conserver le maximum d’hommes en attendant des jours meilleurs », poursuit notre expert.

 

Quel sera le prochain coup de l’expérimenté chef de guerre ? Il est aussi patient face aux Russes qu’indifférent face aux sanctions américaines. En avril 2021, il a un temps fait part de son intention de quitter la CPC, avant de faire marche arrière et de redevenir, voici moins de deux mois, le chef militaire de la coalition. « Nous avons voulu négocier avec le gouvernement mais Bangui n’a pas joué le jeu et a continué à lancer des attaques contre nous », déplore un familier d’Ali Darassa. Celui-ci, dans un message qu’il nous a adressés peu avant la fn du mois de décembre 2021, lançait : « Désormais, nous savons où nous en sommes : il nous faut chasser Touadéra du pouvoir. »

Bokolobo

IL A PRIS LES ARMES PAR CONTRAINTE, POUR GAGNER DE L’ARGENT ET AVEC L’IDÉE DE PROTÉGER SA COMMUNAUTÉ ! C’EST COMME UNE MAFIA QUI MONNAYE ! SA PROTECTION ALI DARASSA AVAIT LES CARTES EN MAIN. IL A PROFITÉ DE LA TRANSITION PUIS DU DÉBUT DU MANDAT DE TOUADÉRA POUR CONSOLIDER SES POSITIONS ! L’IDÉE DE L’ACCORD DE KHARTOUM,C’ÉTAIT : UN TIERS POUR LE GROUPE ARMÉ DOMINANT, UN TIERS POUR WAGNER ET SES ENTREPRISES, UN TIERS POUR L’ÉTAT !

Nouveau massacre sur le chantier de Pandé (ouest), 17 personnes tuées

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Bangui, 8 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une dizaine de civils ont été tués, mercredi,  dans l’Ouest de la République centrafricaine lors d’une attaque imputée à des Mercenaires russes de la société Wagner  sur un chantier minier de Pandé, situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Lamy-Pont, proche de la frontière avec le Cameroun, selon un bilan provisoire établi par les autorités locales.

rca-nouveau-bombardement-russe-dans-le-nord-ouest-la-population-en-debandade/le-village-lamy-pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49817″ data-wpel-link=”internal”>Le village Lamy-Pont après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021

 

Selon des sources locales ayant requis le strict anonymat, , l’attaque avait eu lieu mercredi 5 janvier 2022. Les mercenaires russes, qui ont soupçonné à tort la présence des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans cette localité, sont intervenus  violemment vers 6 heures du matin  en tirant sans distinction sur les gens qui s’apprêtaient à aller au travail. Même ceux qui sont rencontrés en route en train de se rendre sur le chantier soit pour vendre leurs produits, soit pour travailler  ont été systématiquement abattus à bout portant.

Le bilan provisoire faisait état d’au moins 17 morts et plusieurs cas de blessés. Certains blessés ont été transférés à Lamy-Pont, d’autres à Baboua et à Abba. Interrogés par CNC, les parents d’une victime ont indiqué que leur fils, tué dans l’attaque, était un acheteur de l’or. Il avait été tué, fouillé, son argent emporté ainsi qu’une quantité d’or en sa possession. On peut parler désormais d’un génocide programmé par ces hommes de Wagner avec la complicité du pouvoir en place.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« Extermination ethnique en Centrafrique », le MPC de Mahamat Alkhatim réagit

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Centrafrique.org/rca-violente-attaque-des-groupes-armes-au-village-grevai-au-moins-10-morts-et-plusieurs-blesses/les-combattans-rebelles-du-mpc-de-mahamat-alkhatim/” rel=”attachment wp-att-45941″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />
Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°003 DU MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC)

 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) attache un prix à ce communiqué et lance un vibrant alerte à l’opinion nationale et internationale relatif au nettoyage ethnique en cours dont les musulmans en sont la cible.

Le régime en place utilise désormais un stratégie hitlérien afin d’effacer l’identité musulmane de la République Centrafricaine.

Il ne se passe pas un jour sans qu’on assiste à des tueries en masses, Des exactions extra- judiciaire, des atrocités, des intimidations, des privations de liberté, des restrictions et confiscations des documents administratifs pour les sujets musulmans.

D’autre part, les commerçants musulmans et d’autres population sont harcelés, subissent des traitements cruels inhumain et dégradant, des taxations illégales, des biens Saisis. Dans certains localités leurs marchandises pillées, leurs femmes violées, violentées et rançonnées. Dans d’autres endroits ils sont privés de recueillir et inhumer dignement leurs morts.

Eu égard à ces atrocités et ce dessein machiavélique, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) ne saurait demeurer silencieux devant de telles exactions et anéantissement de la communauté musulmane et d’autres communautés.

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) dénonce avec les dernières énergies cette nouvelle méthode oppressive et totalitaire.

Le Mouvement MPC exhorte la Communauté internationale, la Minusca, l’Union Africaine, et la CEAC dans son ensemble à prendre des dispositions nécessaires afin de protéger les commerçants et la population musulmane de même que les autres population de différentes confessions contre ce régime double face qui déclare à la communauté internationale autres choses et en réalité fait autres choses.

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC)              ne cesse d’admirer

la sérénité et l’assistance de la communauté internationale au chevet de la République Centrafricaine.

Le Général ABDRAMAN MAHAMAT Abfiessa

Chef d’état Major du Mouvement MPC

 

 

Dernière minute : KM5, un poste de police saccagé, une personne tuée

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, est à nouveau secoué ce vendredi par des détonations d’armes de guerre. Une personne serait tuée, deux autres blessées par balles.

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KM5

 

À en croire les témoins de la scène, tout avait commencé par une intervention des éléments de la gendarmerie au marché du quartier KM5 qui aurait mal tourné par des actes criminels.

D’après eux, un commerçant du marché KM5 qui aurait vendu des drogues de synthèse aux particuliers a été discrètement balancé aux forces de l’ordre  par un indicateur inconnu. Mais les forces de l’ordre, de leur côté, sont intervenues sur le lieu indiqué pour saisir la marchandise prohibée. Mais à leur arrivée, une discussion s’éclate avec le contrevenant, et celui-ci sortait son couteau et poignarde gravement le premier gendarme, puis le second. Suite à la gravité de la scène, les autres gendarmes sont intervenus pour interpeller le présumé criminel en faisant des tirs en l’air. Mais selon certains témoins, une personne aurait été tués, et deux autres blessées. Il est difficile pour le moment de parler d’un bilan définitif car  les détonations d’armes se font toujours entendre, suscitant la débandade générale de la population dans le marché du KM5.

Une unité de la gendarmerie vient d’arriver sur le lieu pour libérer leurs collègues coincés dans le commissariat de police du troisième arrondissement.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Le congrès national centrafricain pour la paix , la démocratie et le développement réagit sur la situation politique en Centrafrique

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Monsieur Ferdinand MBOKOTO – MADJI, Président du congrès national pour la démocratie

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

 

“Nous sommes contemporains; nous cheminons ensemble. Aucun d’entre nous ne peut se contenter de vivre isolé, dans sa bulle, guidé par son seul intérêt et fermé à tout horizon qui ne soit pas le sien. La vie, ce sont les autres” a dit la championne de la lutte contre l’impunité la célèbre magistrate Franco-Norvégienne EVA JOLY.

 

Sous le régime de Touadera, la République Centrafricaine est le royaume de l’impunité.

Un royaume dans lequel les dirigeants vivent au dessus des lois, parce qu’ils sont plus forts que la loi. Un univers dans lequel ceux qui sont au pouvoir ont en commun une mentalité prélogique. C’est le monde à l’envers.

Dans cet univers, quel développement voulons nous ? Quelle économie peut fonctionner sans la confiance du peuple ?

Quelle démocratie peut rester vivante si les élites au pouvoir et leurs alliés ont acquis, de facto, le pouvoir de violer la loi et la garantie de l’impunité ?

Le pouvoir absolu de Touadera protège les siens. La RCA est une démocratie de façade où , les rapaces, les criminels et les monarques de la mafia ont l’arrogance de l’impunité.

Le cynisme gagne du terrain dans notre pays. On assiste impuissant à une perte de la souveraineté de notre pays au profit de la Russie car les vampires du groupe Wagner exercent leurs influences sur tous les appareils étatiques. Aucune institution n’est à l’abri de la main mise du “python” Wagner.

 

Depuis l’arrivée de ces politicards aux affaires et que ce régime se retrouve dans   “l’arche du mal” , l’urgence humanitaire à atteint en 2021 une proportion jamais vue.

 

D’après l’OCHA, une agence des Nations unies, 3.100.000 personnes sur une population d’environ 5.000.000 d’habitants auront besoin en urgence d’assistances en 2022.

 

Le Peuple souffre à cause de la cécité de ces dirigeants.En Centrafrique, le danger est du côté de la justice.Tous ceux ou celles qui luttent pour la justice sont soumis à une pression inimaginable du régime, des vampires russes de la société Wagner et des “Requins” made in Touadera.

 

Tous les hommes politiques; les vrais et tous les défenseurs des droits humains et de la justice sont dans l’œil du cyclone.

A titre d’exemple, nous citerons la disparition tragique

de la Présidente de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique ( AFJC) la regrettée Nadia Carine Fomel POUTOU et ses trois enfants dont un garçon et deux filles dans un incendie criminel des “Requins” dans la nuit du 24 juin 2021 à son domicile au quartier Lakouanga à Bangui.

 

Notre pays va de mal en pire. Et la RCA est prise en otage par un syndicat de criminels, d’escrocs et de délinquants économiques.

Ne laissons pas le temps à Touadera et sa bande de falsifier et de tordre l’histoire. Si nous ne voulons pas disparaître tous comme des idiots, prenons notre destin en main.

Levons nous, manifestons et poussons ce régime assassin qui détruit le pays et fait massacrer son peuple vers la porte de sortie.

 

La Liberté d’expression et de manifester pacifiquement est constitutionnellement garantie.

 

Faire reculer les frontières de l’impunité dans notre pays est un combat. Un combat coriace qui nécessite le courage et l’abnégation.

Touadera a négocié et noué une alliance formidable avec le Diable pour écraser le Peuple centrafricain.

 

Soyons conscients de la situation que traverse notre pays.On ne gagnera jamais en étant faible.

 

Dans son ” Cour magistral” N° 19 ( Partie 2/2) du 23 décembre dernier sur les réseaux sociaux, le Ministre Conseiller Très Spécial du Chef de l’Etat l’inamovible Fidèle GOUANDJIKA avait déclaré une série de vérités concernant ce régime agonisant.

 

Comme le CNCA-PDD, ce dernier appelle le peuple tout entier à ” un sursaut patriotique” pour dit- il   “dégager toute cette bande de criminels et délinquants économiques du pouvoir .”

 

Aussi, il s’est  posé cette question  : ” Où sont les anciens Premiers Ministres, les Ministres,  les Députés, les Ambassadeurs et les jeunes qui aspirent à diriger ce pays pour pour se lever et libérer ce peuple ? Car ce régime cherche à confisquer le pouvoir en voulant changer coûte que coûte la constitution pour un troisième mandat”.

 

En homme indépendant dit-il à qui veut l’entendre : ” les russes sont en Centrafrique pour leurs intérêts et non pour le peuple. Et  les richesses du pays sont pour le Président de la République Faustin Archange Touadera, ses femmes et ses proches. Dans notre pays qu’on prétend indépendant, on ne parle que d’aide budgétaire de la France .”

 

Pour terminer son cours magistral, ce Ministre Conseiller dit: ” Malgré la situation chaotique , ce sont ceux qui sont au sommet du pays qui vivent dans l’opulence. Le Président de la République, le Premier Ministre, le Président de l’Assemblée Nationale et les députés perçoivent à eux seuls et par mois respectivement 2.500.000 FCFA , 2.000.000 FCFA , 7.000.000 FCFA et 1.250.000 FCFA sans prendre en compte les fonds spéciaux  ou les caisses noires alors que,  les instituteurs à la retraite reçoivent la maudite somme de 54.000 FCFA par trimestre”. Quelle injustice dans cette nation!!!

 

Les centrafricains ont passé les fêtes de fin d’année dans l’indifférence totale cependant Touadera, Sarandji, Dondra, Grebanda, Sani Yalo, Zéphyrin Mamadou, Hassan Bouba et tous les autres marionnettes à la Présidence, dans le gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans la hiérarchie de l’armée  étaient dans une joie immense et indescriptible.

 

Les fonctionnaires et agents de l’État vivent encore et toujours  dans la mendicité avec leurs familles.

 

L’argent du contribuable est pour des dépenses de prestiges et déversé par les pontes du régime sur un musicien invité par leurs soins.

Un pays où un artiste étranger arrive et se fait recevoir en audiences solennelles par respectivement le Chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre. Quel paradoxe ? Oui, la RCA à l’ère de Touadera est le pays de tous les paradoxes.

 

C’est pourquoi nous appelons tous les Centrafricains à se lever pour mettre fin à ce régime minable qui fait la honte de notre pays par une série de manifestations populaires .

 

Nous prions tous les Partis Politiques ; ceux qui sont pour la Démocratie , la Liberté d’expression et de manifestation ; ceux qui sont opposés à la tyrannie, à l’oppression, à la dilapidation de nos richesses ; ceux qui ne sont pas atteints du syndrome de Stockholm ou de Tchernobyl ; ceux dont les responsables ne sont pas des marionnettes ou des patins de Touadera ; ceux enfin qui ne cautionnent  pas l’hypocrisie des dirigeants actuels du pays, d’appeler leurs  partisans à se joindre à nous et participer à ce soulèvement populaire et démocratique historique.

 

Nous demandons aux fonctionnaires et agents de l’État, ceux qui aiment sincèrement la Centrafrique, de résister et refuser d’exécuter les ordres illégitimes qui sont de nature à anéantir d’avantage ce peuple patient mais prêt à se soulever pour arracher ses libertés.

Nous appelons donc à une grève générale illimitée.

 

Nous demandons à tous les Centrafricaines et Centrafricains de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud de faire chaque soir des concerts de casseroles en faveur de nos compatriotes victimes de la barbarie de Touadera, du gouvernement, de l’Assemblée Nationale et de la nébuleuse Wagner .

 

Bangui, le 07 janvier 2022

Le Président National et

Fondateur du CNCA-PDD

 

Ferdinand MBOKOTO – MADJI

 

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E-mail : cncapdd@gmail.com/cnca_pdd@yahoo.com

 

 

 

RCA : grève illimitée maintenue à l’université de Bangui  

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Grève illimitée maintenue à l’université de Bangui suite au rejet ce vendredi 7 janvier 2022 de l’accord signé la veille entre le gouvernement et le secrétaire général du syndicat national autonome des enseignants du supérieur, et ce,  sans autorisation de la base.

centrafrique.org/la-banderole-de-la-greve-ou-on-mentionne-universite-de-bangui-en-greve-collectif-des-integrables/” data-wpel-link=”internal”>Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma
La banderole de la grève où on mentionne Université de Bangui en grève, collectif des intégrables

 

C’est à l’issue de leur assemblée générale tenue ce jeudi 6 janvier 2022 que les enseignants du supérieur ont exprimé leur position. Selon eux, le secrétaire général Monsieur Eddy Romuald Wode Palem  n’a pas rencontré la base avant de signer ledit accord avec le gouvernement.

Le 31 décembre 2021, les enseignants de l’université avaient décidé d’entrer en grève illimitée après leur grève de 21 jours. Mais ce mercredi 5 janvier dernier, lors de la rencontre entre le syndicat et le gouvernement, un document d’accord a été signé,  et les responsables syndicaux appellent à la reprise des cours lundi prochain. Sauf que les enseignants, de leur côté,  rejettent en bloc cette entente et maintiennent toujours leur grève illimitée.

Selon le secrétaire général du syndicat autonome des enseignants du supérieur, il ressort de cet accord qu’ils observent une trêve d’un mois pour permettre  non seulement la reprise des activités, mais aussi permettre au gouvernement de pouvoir signer un décret entérinant l’engagement du gouvernement.

Rappelons que les enseignants du supérieur revendiquent cinq points, entre autres la revalorisation de leur salaire conformément à leur statut particulier dont le décret d’application traîne dans le tiroir;  la nomination d’un nouveau recteur, car le professeur Jean Laurent Sissa-Magalé est déjà nommé ministre depuis plus de 6 mois et la prise en compte des enseignants en phase d’intégration.

 

  1. Y. Ibrahim

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Alain Nzilo

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Ngakobo : près d’une centaine des rebelles de l’UPC dépose les armes

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis près d’une année, c’est la deuxième vague la plus importante des éléments rebelles de l’UPC qui dépose volontairement leurs armes aux autorités centrafricaines. Ce jeudi 6 janvier 2022, près d’une centaine des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a exprimé leur volonté de reprendre la vie civile.

rca-une-position-des-soldats-faca-attaquee-par-les-rebelles-a-kouango/faca-ngakobo/” rel=”attachment wp-att-51306″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA
Les soldats FACA

 

Selon les autorités militaires et administratives du village  Ngakobo, ce jeudi 6 janvier, 90 éléments rebelles de l’UPC sont sortis de leur maquis pour demander leur désarmement. Parmi les rebelles figure un colonel de l’UPC, Monsieur  Hamadou Robo qui a longtemps terrorisé les populations de la Ouaka, particulièrement de Ngakobo.

Pour l’heure, ils sont cantonnés dans la base des Mercenaires russes à Bambari en attendant leur transfèrement dans la capitale.

Rappelons qu’il y a deux semaines, une centaine des combattants rebelles de l’UPC étaient sortis de leur maquis vers Alindao pour demander leur désarmement aux autorités militaires locales. Ils ont été transférés à Bambari, et incorporés dans l’unité de lutte  chargée de capturer le chef rebelle Ali Darassa, patron de l’UPC.

Affaire à suivre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Pendant que les FACA meurent, les Russes s’enrichissent

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Initialement, il n’était question pour les mercenaires de la Société Wagner que de l’encadrement des nouvelles recrues des FACA, puis cela a été de combattre aussi à leurs côtés. En effet, selon des révélations publiées sur le site EUobserver, les membres de Wagner dont désormais chargés de la formation et du commandement de bataillons d’infanterie territoriale. Après les BIT7, BIT8, et BIT9, c’est le BIT10 qui est entre les mains de Wagner. Doté de 500 hommes, ce bataillon est dès à présent exclusivement formé par les Russes à Bérengo. Ces Russes se substituent ainsi de façon dangereuse à la formation dispensée par l’EUTM-rca. Cette formation inadaptée empêche notamment tout développement de l’autonomie des chefs et leur permet de renforcer leur emprise sur le pays au détriment de la sécurité des populations. Et chemin faisant, ces mercenaires sont passés de la sécurité à la prédation des richesses du pays.

Les nouvelles recrues de l'armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Grâce à ses alliés héritiers de l’Union soviétique, Touadéra est maintenu au pouvoir. En contrepartie Wagner est récompensé pour les services rendus : Des contrats miniers, le contrôle des douanes, sont octroyés à Wagner sans l’aval de l’assemblée nationale. Ce n’est pas surprenant puisque Gouandjika, le conseiller controversé du président, avait déclaré qu’il faudrait remercier les Mercenaires russes de tous les services rendus et que la nation devrait être reconnaissante pour tout ce qu’ils font.

 

Reconnaissante jusqu’à quel point ?

Jusqu’au sacrifice ultime des soldats centrafricains qui sont laissés seuls sans ordre dans les bases et les camps les plus éloignés ? Jusqu’à la perte de soldats centrafricains qui sont envoyés combattre les rebelles seuls et sans moyens afin qu’ils servent de chair à canon ? Et pendant ce temps-là, que font les mercenaires russes ? Ils protègent et assurent le pillage des ressources du pays avec la bénédiction tacite du gouvernement.

 

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la réalité en face.

Il y a quelques jours, le poste FACA de la ville de Kouango a été attaqué par les rebelles. Où était Wagner ? Déjà en septembre, à Kombélé, une position des FACA avait été attaquée par des membres de l’UPC faisant deux morts et deux otages parmi les soldats centrafricains, et toujours pas de Wagner à leurs côtés. Les amis du président étaient certainement plus occupés à piller les richesses du pays pour satisfaire l’appétit de l’ours.

Une preuve de plus que la société militaire privée Wagner est bien présente pour enrichir les poches de la Russie en exploitant les ressources naturelles du pays au détriment des forces armées locales sacrifiées au nom du profit. La défense du pays est ainsi réalisée par des chasseurs de primes opportunistes et sans scrupule que sont les mercenaires de Wagner.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : quand Monsieur Marwan GUINON, chargé de mission à l’assemblée nationale soulève un tollé sur les réseaux sociaux

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Invité du journal télévisé sur la chaine camerounaise pro-russe Afrique Média, Monsieur Marwan NGUINON, chargé de mission en charge de la communication auprès du Président de l’assemblée nationale tient des propos contradictoires et non sens, parfois avec de langage qui est incompréhensible proche de charabia, soulevant un tollé sur les réseaux sociaux.

Monsieur Marwan Guinon
Monsieur Marwan Guinon sur le plateau de la chaine Africa télévision

 

« ‎La langue de Molière souffre…. Peut -être aurait il été aisé pour lui qu’il s’exprime en russe…? »…, commente un internaute sur Facebook. Et il n’est pas le seul. C’était une vague déferlante des critiques sur les réseaux sociaux. Pour certains, il n’était pas à la hauteur….

« si l’Assemblée Nationale pourrait choisir d’autres personnes pour ce genre de débats sur Afrique Media, un média panafricain le plus suivi de l’Afrique francophone ? Aymar Guinon, représentant l’AN sur ce plateau consacré à la présence Russe en Afrique, n’est pas du tout à la hauteur des échanges. On ne joue pas avec l’image du pays à ce point. Corrigez cela vite », lance le Journaliste Vianney Ingasso sur Facebook.

À lire aussi : Centrafrique : Bienvenu Guinon, un célèbre escroc à la tête d’une association pro-Touadera.

Rappelons que Monsieur Bienvenu Marwan Guinon, à cette époque,  fût en 2018 Président de la Communauté Centrafricaine de France (CCFR). Mais il a été démasqué le lundi 12 février 2018 par certains membres du bureau de l’association qui ont mis à nu son casier judiciaire dans une vidéo en ligne  sur les réseaux sociaux du chargé et Porte-Parole, Monsieur Didier Martial PABANDJI. Une vidéo dans laquelle il a demandé simplement sa démission pour tromperie et escroquerie aggravée.

À lire aussi : Centrafrique : la Communauté Centrafricaine de France (CCFR) ébranlée par le scandale d’escroquerie et tromperie aggravée du Président GUINON

 

 

 

 

 

Faire rayonner l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique Construire ensemble une Communauté de destin Chine-Centrafrique dans la nouvelle ère

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Centrafrique.org/rca-coronavirus-la-chine-populaire-faite-a-nouveau-des-dons-des-kits-sanitaires-aux-forces-armees-centrafricaines/sony-dsc/” rel=”attachment wp-att-39863″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/ambassadeur-de-chine-avec-la-ministre-de-la-défense-au-côté-dun-échantillon-de-dons-chinois-le-12-août-2020–450×377.jpg” alt=”l’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong et la ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara le 12 août 2020 au ministère de la défense nationale à Bangui lors de la remise des dons chinnois des kits sanitaires” width=”450″ height=”377″ />
L’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong et la ministre de la défense nationale Marie-Noëlle Koyara, lors de la remise des dons chinois des kits sanitaires aux forces armées centrafricaines le 12 août 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

 

 

Construire ensemble une Communauté de destin Chine-Centrafrique dans la nouvelle ère

 

S.E.M. CHEN Dong

Ambassadeur de la République Populaire de Chine

en République Centrafricaine

 

Les 29 et 30 novembre 2021, la 8e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FCSA) s’est tenue avec succès à Dakar. A la cérémonie d’ouverture, S.E.M. le Président Xi Jinping a prononcé par liaison vidéo un discours principal intitulé Poursuivre la tradition de solidarité pour construire ensemble une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère, dans lequel il a avancé l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, quatre propositions pour construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère et « neuf programmes » de coopération pour les 3 ans à venir. Ce discours indique l’orientation à suivre pour les relations sino-africaines. S.E.M. WANG Yi, Conseiller d’État et Ministre des Affaires Étrangères et S.E.M. WANG Wentao, Ministre du Commerce de la Chine y ont été présents avec leurs homologues africains et ont adopté à l’unanimité quatre documents de fruits. Ce qui illustre parfaitement la dynamique de la coopération sino-africaine et la forte volonté des deux parties de conjuguer les efforts pour surmonter les difficultés présentes et de réaliser un développement commun.

Pourquoi la Chine et l’Afrique maintient toujours une bonne relation ? S.E.M. le Président Xi Jinping a donné la réponse dans son discours. C’est parce que la Chine et l’Afrique ont élevé ensemble l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, à savoir « l’amitié sincère et l’égalité, le bénéfice mutuel et le développement commun, l’équité et la justice, ainsi que les progrès en phase avec notre époque et l’ouverture et l’inclusion ». En effet, l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique prolonge ses racines dans la profondeur de l’histoire. La Chine et l’Afrique, partageant des parcours historiques similaires, se sont prêtées mutuellement sympathie et soutien dans la lutte pour la libération nationale. Après la fondation de la République Populaire de Chine, les dirigeants de la première génération, comme l’ancien Président Mao Zedong et l’ancien Premier Ministre Zhou Enlai, ont établi une amitié profonde avec les dirigeants africains de l’époque, et ont bâti ensemble une base solide pour les relations d’amitié Chine-Afrique. Au cours des 65 ans écoulés depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique, les peuples Chinois et Africain ont non seulement noué une fraternité indéfectible dans la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme, mais aussi travaillé ensemble dans la recherche du développement et du redressement. Les relations sino-africaines offrent toujours un bon exemple du respect mutuel, de la compréhension réciproque et du traitement d’égal à égal entre de différents pays. L’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique reste aussi d’actualité comme principe directeur majeur pour établir un nouveau type de relations internationales.

La Chine est le plus grand pays en développement, l’Afrique est le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. Sous le guide de l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, la coopération sino-africaine a connu un grand essor et contribue sans cesse au bien-être des peuples Chinois et Africains. Depuis la fondation du FCSA, le volume des échanges commerciaux a augmenté de 87,37 milliards de yuan RMB en 2000 (7,97 billions de FCFA) à 1,3 billions de yuan RMB (118 billions de FCFA) en 2020. Jusqu’en 2021, l’Union africaine et 52 pays africains, y compris la RCA ont signé le mémorandum d’entente sur la coopération « la Ceinture et la Route ». Face à l’épidémie de la Covid-19, la Chine a déjà offert 180 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 chinois à 53 pays africains et à l’UA. La RCA figure parmi les pays amis importants de la Chine et la Chine, fidèle aux principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi », a travaillé inlassablement pour accompagner nos amis Centrafricains dans leurs efforts pour réaliser la paix et le développement.

Durant l’année 2021, dans le domaine politique, la Chine a soutenu la RCA en votant deux fois abstention au Conseil de sécurité des Nations Unies. Face à la Covid-19 et au paludisme, la Chine a offert plus de 300 mille masques, 150 mille doses de vaccins anti-Covid-19, 60 000 kits de test, 50 respirateurs, 30 générateurs d’oxygène et des médicaments anti-paludisme d’une valeur de 3 millions de yuan RMB (273 millions de FCFA). Le 21 décembre 2021, l’Ambassade de Chine a transmis le don des matériels policiers offert par le Ministère de la Sécurité Publique de la Chine et le don des aliments autochauffants militaires au Ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique de la RCA. Et trois jours après, notre Ambassade a fait un don des appareils électroniques au Ministère des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Étranger.

Aujourd’hui, le monde traverse des changements majeurs inédits depuis un siècle. Mais quelle que soit l’évolution de la situation internationale, la Chine et l’Afrique sont toujours intimes frères et amis fiables. Aucune force ne peut bouleverser la coopération sino-africaine. Lors de la 8e Conférence ministérielle du FSCA, S.E.M. le Président XI Jinping a annoncé que la Chine travaillerait en étroite collaboration avec les pays Africains pour mettre en œuvre les « neuf programmes » pour les trois ans à venir. Ce qui offre de nouvelles opportunités à la coopération amicale entre la Chine et la Centrafrique.

Premièrement, la Chine va continuer à faire jouer un rôle d’orientation des échanges entre les deux chefs d’Etat au développement des relations sino-centrafricaines, à consolider davantage la confiance politique mutuelle, et à se témoigner soutien ferme sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de l’autre avec la RCA pour lutter ensemble contre le « Virus politique », comme affirmé par S.E.M. WANG Yi, Conseiller d’Etat et Ministre des Affaires Etrangères de la Chine et S.E.Mme Sylvie Baïpo Temon, Ministre des Affaires Etrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger de la Centrafrique lors de leur rencontre à Dakar.

Deuxièmement, la Chine va continuer à soutenir les efforts de la RCA dans sa lutte contre la Covid-19 non seulement à travers des dons de vaccins anti-Covid-19 et des matériels sanitaires, mais aussi par la Mission médicale Chinoise à l’Hôpital d’amitié Chine-Centrafrique qui se tient à la pointe dans la lutte contre l’épidémie en RCA. La Chine entend aussi fournir des efforts pour soutenir l’amélioration des conditions médicales de la population Centrafricaine.

Troisièmement, la Chine va continuer à accompagner la RCA dans sa lutte contre la pauvreté et à faire porter des fruits abondants de la coopération entre nos deux Pays, surtout dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». Le projet du champ solaire à Bangui est prévu mis en service en 2022, qui va beaucoup améliorer l’approvisionnement d’électricité à Bangui. Les experts Chinois de la technologie de JUNCAO vont s’efforcer d’établir une ligne de production mécanisée sur la base de la construction d’une ligne de production manuelle pour la culture des champignons à l’Institut centrafricain de la Recherche Agronomique.

Quatrièmement, la Chine va continuer à renforcer les échanges humains et culturels avec la RCA. En 2021, l’Institut Confucius de l’Université de Bangui a été officiellement établi. Plus de 130 étudiants y ont fini avec succès leurs études. L’Institut de Confucius va continuer jouer son rôle de pont pour renforcer sans cesse la connaissance et l’amitié entre les deux peuples.

L’avènement d’une année nouvelle marque le démarrage d’un renouveau général. Pour l’année 2022, la Chine, fidèle à l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique, va continuer à mettre en valeur la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie, et à approfondir la coopération pragmatique avec la Centrafrique pour construire ensemble une Communauté de destin Chine-Centrafrique dans la nouvelle ère. Nous sommes convaincus que sous la direction de S.E.M. le Président XI Jinping et de S.E.M. le Président Faustin Archange TOUADERA, les relations sino-centrafricaines réaliseront des progrès plus brillants et atteindront encore un niveau plus élevé.

Centrafrique : Une scène de crime découverte à Yidéré, 18 squelettes humains retrouvés

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Bangui, 7 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Insolite. Plusieurs restes humains datant de moins de trois mois, d’après les familles de certaines  victimes, ont été mis au jour jeudi 6 janvier 2022 dans la localité de Yidéré, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, situé à une soixantaine de kilomètres de Lamy-Pont, à l’ouest de la République centrafricaine.

centrafrique.org/squelettes-humains-retrouves-a-yidere/” data-wpel-link=”internal”>Squelettes humains retrouvés à Yidéré
Une partie des images des Squelettes humains retrouvés dans la localité de Yidéré, dans la Mambéré Kadéi le 6 janvier 2022.

 

Les squelettes de près de 20 humains ont été retrouvées à l’Ouest de la République centrafricaine. Leur mort remonte à la fin de l’année dernière, probablement au mois d’octobre lors de la contre-offensive des Mercenaires russes contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au lendemain de l’embuscade qui a coûté la vie aux trois de leurs dans le village Banga, dans la commune de Haute-Bombé. Mais les victimes présentent  les stigmates d’un massacre violent. Selon la famille d’une victime dont le corps a été identifié grâce à sa chaussure, les 18 squelettes humains retrouvées ont été découvertes dans la forêt par des éleveurs.  D’après des sources locales, les victimes étaient toutes de la religion musulmane. Elles auraient été capturées et tuées par les mercenaires russes.

Les 18 squelettes retrouvées constituent un véritable témoignage d’un massacre de masse perpétré par les hommes de Wagner sur la population centrafricaine.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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N’existe-t-il pas de l’opposition démocratique en Centrafrique ? Le bossu ne voit pas sa bosse  

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Ayant suivi Abdoulaye IBRAHIM je me donne le droit de donner mon point de vue en tant que camarade et militant déterminé de mon parti, le MLPC.

Centrafrique.org/image_446f4471-d566-428a-8bcb-cab6c2e3084c-img_6093/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/image_446f4471-d566-428a-8bcb-cab6c2e3084c.img_6093.jpg” alt=”Monsieur Abdoulaye Ibrahime” width=”400″ height=”373″ />
Monsieur Abdoulaye Ibrahim

 

Je trouve à la limite provocateur et diffamatoire les propos de ce dernier qui se permet dans une litote de faire une généralisation selon laquelle il n y a pas d’opposant en centrafrique et qu’il est ahuri de voir des opposants se contenter que des activités champêtres. Propos qui selon moi s’adresse tacitement au camarade Président Martin Ziguelé.

Il me semble important de rappeler aux uns et autres que durant la première mandature de Touadera, le MLPC est signataire d’un accord politique avec le candidat et président Faustin Archange Touadera. Par conséquent le MLPC et son président ne pourrait être opposant.

Cependant, il s’avère important de rappeler qu’à l’aune tout comme à l’aube des élections groupées de décembre 2020-2021, le MLPC par la voix de son président avait d’abord rappelé à l’opinion nationale et internationale la caducité de notre accord à l’issue de ces élections.

Au moment du déroulement de ces élections, Martin Ziguele était le premier à sonner l’alarme quant à ce qui se préparait. Nous avons en mémoire le bras de fer autour de la conception et de l’adoption de la loi organique de L’ANE dont Martin Ziguele se voulait véritablement démocratique. On se souvient des multiples alertes du président Martin Ziguele par rapport à une élection Truquée et ses conséquences (toutes ces bandes d’interventions et d’interview sont là partout sur la toile et dans des discothèques de la place).

Les élections au forcep proclamant le vainqueur et c’est encore le Mlpc par la voix de son président qui fut le premier à intervenir en démocrate et patriote et afin de préserver la paix et ne privilégier que la démarche démocratique, prendre acte des résultats et qualifie de facto les événements d’escroquerie politique et éveille la conscience de tous sur les possibles et graves conséquences que cela allait produire.

Aujourd’hui quasiment un an jour pour jour que le président Martin Ziguele se détermine comme opposant politique avec une grande constance dans ces actions. À moins que ce Abdoulaye IBRAHIM n’ait pas de suite dans ses idées ou a-t-il tenu ces propos à dessein contre Martin Ziguele qui aujourd’hui et encore comme hier le véritable opposant actif aux régimes d’amateurs que le pays ait connu et connaît encore.

Peut-on penser que la stratégie d’abdoulaye Ibrahim et ses mentors consiste à dénigrer MZ pour se faire passer aux yeux de l’opinion nationale et internationale comme les premiers opposants au régime Touadera et donc dans la foulée effacer le véritable démocrate de notre pays qui n’est autre que MZ ? Véritable démagogie et manipulation d’un autre siècle.

Je me permets ici de vous rappeler que si vous manquez de suite dans les idées ou si vous n’avez pas de mémoire et bien moi non.Opposant pugnace à critique constructif suivant les principes démocratiques, Martin Ziguele et le MLPC demeurent très actif depuis la fin du dernier processus électoral.

Martin Ziguele, le premier à dénoncer l’alliance avec les Mercenaires russes du groupe WAGNER dans la conduite des affaires de l’état.

Martin Ziguele, le premier à dénoncer les pactes avec des chefs rebelles qui ne sont pas des centrafricains et demandant haut et fort leur extradition dans leur pays d’origine.

Encore le Mlpc par la voix de son président qui fut le premier à intervenir en démocrate et patriote et afin de préserver la paix et ne privilégier que la démarche démocratique, prendre acte des résultats et qualifie de facto les événements d’escroquerie politique et éveille la conscience de tous sur les possibles et graves conséquences que cela allait produire.

Martin Ziguele, le premier à souligner haut et fort la peur des centrafricains à se prononcer sur les dérives du régime actuel.

Martin Ziguele, le premier à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les différents massacre des populations de notre pays.

Martin Ziguele, le premier et le dernier à dire haut et fort sur Rfi les dernières dérives totalitaires de ce régime et affirme et confirme son retour chez lui.

À nous camarade Mlpc de ne pas vite tomber dans le buzz. Soyons capable de toujours rappeler les efforts de notre parti et donc de notre leader. Acquisser les propos d’un truand qui minimise les actions politiques de toute une opposition démocratique c’est faire le lit aux groupes armés.

ZIGUELE ! ZIGUELE ! ZIGUELE ce nom aussi sucré que la canne à sucre de Ngakobo…

 

Mi Yazere de Parawa

Rapporteur Général Adjoint provisoire des Jeune leader de la plate-forme des jeunes de l’opposition démocratique.

 

RCA : un référendum constitutionnel couplé avec les municipales sera organisé en 2022

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Bangui, 6 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça y’est! Touadera a enfin décidé d’emboîter les pas de l’ancien Président guinéen, le socialiste  alpha Condé. La tentation du troisième mandat pour Faustin Archange Touadera, 64 ans, devient désormais une réalité. Les cadres restreints de son parti, les cœurs unis ( MCU) ont également donné leur feu vert. Un référendum constitutionnel sera organisé en même temps que les élections municipales en 2022 pour enfin sauter le verrou constitutionnel limitant le mandat présidentiel à 5 ans renouvelables une fois.  

Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP
Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP

 

L’annonce prochaine de l’organisation d’un référendum  constitutionnel risque d’accroître les tensions politique déjà vives dans le pays. Selon un cadre influent du parti au pouvoir, les cœurs unis,  le chef de l’État, le professeur Faustin Archange Touadera,  devrait, solennellement,  profiter du prochain dialogue Républicain pour annoncer la modification constitutionnelle comme une recommandation issue de cette assise. Malheureusement, les partis politiques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le parti MLPC dirigé par le député Martin Ziguélé, la PATRIE  de Monsieur Crépin Mboli-Goumba, après l’annonce du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji de ressusciter la demande de la levée de l’immunité parlementaire des leaders de l’opposition, ont annoncé  leur retrait de leurs représentants du comité d’organisation du Dialogue républicain. Ce qui semble fragiliser la position du pouvoir qui voudrait faire le jeu avec une stratégie de noyade de l’opposition. Mais le chef de l’État, toujours déterminé à aller jusqu’au bout de ses rêves, a réuni les cadres restreints de son parti pour décider autrement : un nouveau référendum constitutionnel sera organisé en même temps que les municipales en 2022 – 2023.

Le chef de l’État, avec ses conseillers russes, pense qu’ils mènent actuellement une meilleure stratégie pour fragiliser l’opposition démocratique et enfin avoir le boulevard libre. Mais pour les Centrafricains, ils sont actuellement en train de basculer le pays sur une mauvaise pente.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bouca, Batangafo : les soldats FACA en colère

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Bangui, 6  janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – une semaine après l’assassinat du lieutenant de l’armée nationale du nom  Amady Jérémy  par les Mercenaires russes de la société Wagner dans la nuit du mardi à mercredi 29 décembre 2021 à l’entrée de la ville de Bouca, les soldats FACA, détachés dans la région, sont en colère. Ils dénoncent l’attitude de ces hommes de Wagner qui ne cessent de les agresser, les voler, les violer, parfois les jeter en prison sans raison. Ils appellent à l’aide la population.

Les nouvelles recrues de l'armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

 

« On ne peut que demander la population centrafricaine à l’aide. Elle peut nous aider à sortir de cette nouvelle prison à ciel ouvert que nous vivons en ce moment. Nous, de notre côté, on ne peut rien faire du moment où ces mercenaires russes traitent directement avec le chef de l’État. Même l’état-major de notre armée ne peut rien faire. Si l’on ose parler, on va nous traiter comme des fauteurs de trouble, les ennemis du pouvoir. La seule solution, c’est la population. Si elle demande le départ de ces hommes de Wagner de la RCA, cela pourrait peut-être avoir un écho de la part du pouvoir. Mais pour le moment, nos dirigeants sont aussi pris en étau », déclare un sous-officier à Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’ouham-Fafa.

Mais selon un sous-lieutenant, les graves problèmes avec ces Russes, c’est la compréhension.

« Ces hommes de Wagner ne nous comprennent pas. Hors-mis la barrière linguistique, ils nous traitent comme des riens, peut être leur esclave. Si l’on revient par exemple d’une patrouille, ils nous forcent à fouiller nos poches afin de leur donner soi-disant une partie du butin. Mais quel butin ? Dans leurs esprits, ils pensaient qu’on était parti faire des opérations, tuer des rebelles, les fouiller, ramasser leurs biens, ou parfois faire carrément un hold-up d’un magasin quelque part. Il faut donc leur partager aussi une partie des butins. Sans quoi, ils vont nous créer des problèmes, ou nous mettre dans un avion à destination de prison à Bangui », s’indigne ce sous-lieutenant des forces armées centrafricaines (FACA).

Un comportement largement dénoncé par la quasi-totalité des militaires de l’armée nationale :

« Nous pensons que ces hommes sont venus pour nous aider, mais c’est tout le contraire. Parfois lors de combat, ils nous poussent à nous mettre devant eux comme leur bouclier », déclare un autre Soldat FACA détaché à Bouar.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le consul de Centrafrique en Belgique, principal bénéficiaire de la lutte anti-Covid à Bangui

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Par Africa Intelligent

Bangui, 6 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le ministère des finances centrafricain a publié à la fin du mois de décembre une liste des différents contrats signés par Bangui dans la lutte contre le Covid-19, qui atteignent le montant global de 2,8 milliards de francs CFA (43 millions d’euros).

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faustin-archange-touadera-et-dimitri-mozer-le-mercredi-6 mars2019 à Bruxelles.

 

Selon le document du ministère, le principal bénéficiaire en 2021 est la société Facility+, détenue par le russe Dimitri Mozer, par ailleurs consul général honoraire de Centrafrique à Liège, en Belgique. Facility+ a signé avec le ministère de la santé un contrat de plus 1,4 milliard de francs CFA (2,1 millions deuros) portant sur  la fourniture de tests Covid, antigéniques et PCR. Elle est par ailleurs la seule entreprise de la liste à avoir bénéficié d’une procédure dentente directe, alors que ses concurrents sont passés par un appel d’offres restreint.

Le russe Dimitri Mozer, nommé consul par François Bozizé au début des années 2000, a su se faire une place dans le dispositif de l’actuel président Faustin Archange Touadéra. L’homme d’affaires est devenu I’un des sherpas officieux du chef d’État centrafricain lors de ses voyages en Belgique, ou encore aux Émirats arabes unis. Il faisait ainsi partie de la délégation présidentielle lors du déplacement à I’Exposition universelle de Dubaï, en décembre dernier (AI du 3o/11/21).

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EUTM RCA toujours aux côtés des Centrafricains

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Bangui, 6 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce mercredi 5 janvier, à Bangui, un don de repas a été réalisé par EUTM rca au profit de la Jonathan House.

200 repas conditionnés réalisé par, #EUTMRCA, au profit de la Jonathan House qui regroupe un orphelinat de 28 enfants, une école de 400 élèves et depuis peu une clinique
200 repas conditionnés réalisé par, #EUTMRCA, au profit de la Jonathan House qui regroupe un orphelinat de 28 enfants,
une école de 400 élèves et depuis peu une clinique

 

La mission principale d’EUTM RCA est de fournir des conseils au niveau stratégique aux Forces Armées Centrafricaines dans le cadre du Plan National de Défense validé par le Président de la République et chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadera.

Au-delà de cette mission purement militaire qui mobilise les 160 militaires européens du camp Moana à M’Poko, EUTM RCA ne manque aucune occasion n’apporte son aide aux centrafricains qui sont dans le besoin.

C’est ainsi que plus de 200 repas ont été offerts par les hommes du Général de Montgros qui commande EUTM RCA à la Jonathan House. Cet établissement créé en 2012 sous l’impulsion d’un américain, M. Carter Strand, est composé d’un orphelinat qui accueille sous son aile protectrice 28 enfants de 0 à 19 ans, d’une école qui instruit 450 élèves et enfin, depuis peu, d’une clinique où 80 enfants sont nés en 2021.

Ce don a été réceptionné par Mme Dona Bixby représentant la Jonathan House et permettra d’apporter un complément alimentaire au profit des enfants. Ce geste témoigne de l’intérêt permanent que porte EUTM RCA pour les Centrafricains depuis 2016.

 

BIEN ENSEIGNER LES ENFANTS D’AUTRUI COMME J’AIMERAIS QUE MES PROPRES ENFANTS SOIENT ENSEIGNÉS”, DIXIT DR. DÉSIRÉ DOMINIQUE ERENON

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AVANT D’ALLER SE TENIR DEVANT LES ENFANTS D’AUTRUI, IL FAUT EN AVOIR LES COMPÉTENCES ET LES QUALITÉS NECESSAIRES.

Centrafrique.org/dominique-desire-erenon/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Dominique-Desire-ERENON-450×319.jpg” alt=”Dominique Désiré ERENON” width=”450″ height=”319″ />
Docteur Dominique Désiré ERENON

 

Je ne le dirai jamais assez, on ne badine pas avec la science. L’université est le monde de la science et surtout de l’excellence.

Pour y parvenir, il faut alternativement mais synergiquement, chez l’étudiant, de la patience et de l’endurance, et chez l’enseignant, de la conscience.

Conscient de cette vérité première, et avant d’aller se tenir dans un amphithéâtre d’une Faculté, devant les enfants d’autrui en quête de connaissances, l’enseignant s’enferme et se prépare, ce qui lui permet d’être compétent, surtout à l’aise quand il enseigne et lui permet d’offrir aux étudiants la possibilité de bien comprendre et assimiler les cours.

La vie professionnelle d’un enseignant ne se limite donc pas seulement aux seules heures de cours qu’il dispense. Il y a aussi et surtout des heures, beaucoup d’heures d’ailleurs, de travail solitaire, souvent à la maison, la nuit, tôt le matin, la journée. C’est la phase où l’enseignant se retrouve seul, dans le calme pour réfléchir, douter de ses connaissances, parcourir, lire, tout en les confrontant, différents ouvrages, manuels et articles scientifiques, en recueillir une meilleure substance scientifique avant de faire le montage et l’actualisation du cours à dispenser. Les enfants d’autrui ont droit à l’éducation mais davantage droit a de bons enseignements.

Dans la société, tout commence à l’école ; tout part de l’école, l’école de la République, pas l’école de la facilité ou des raccourcis. Valorisons et respectons l’école.

Chez nous, beaucoup reste à faire, au-delà du refrain politique et électoraliste selon lequel l’éducation serait la priorité des priorités.

L’enseignement dans mon cher pays relève pour l’instant du sacerdoce : Maitre-Assistant à l’université de bangui, je gagne actuellement 340.000 F CFA par mois, quand bien même formé à l’Université de la Sorbonne à Paris. Il faut que ça change, pas pour moi mais pour tous les enseignants de la maternelle au supérieur, en passant par le secondaire. Il n’ y a pas de raison que cela ne change pas.

 

Dr Dominique Désiré ERENON

 

Menacé d’une enquête de la justice internationale, Touadera veut retirer la RCA de la CPI

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moment où des révélations internes au MCU concernant des exécutions extrajudiciaires imputées à des caciques du pouvoir de Bangui continuent de produire des déflagrations dans le camp présidentiel, Corbeaunews Centrafrique (CNC) a été informée, de sources bien introduites, de l’ouverture prochaine d’une enquête de la Cour Pénale internationale (CPI) visant directement le président de la République, Faustin Archange Touadera.

 

Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

Cette enquête qui va être diligentée par le bureau du procureur de la CPI, à partir d’une riche documentation des agences des Nations-unies et des ONG nationales comme internationales des droits de l’homme et de défense des victimes, pointe dans son viseur les exactions commises en Centrafrique par le groupe Wagner.

En effet, il est reproché au chef d’État centrafricain d’avoir fait recours à un groupe de Mercenaires russes, et ce en totale violation des traités internationaux proscrivant le mercenariat (OUA, 1977; ONU, 1989) pourtant ratifiés par la RCA. Différents rapports convergeant sur les mercenaires du groupe Wagner font état de nombreux crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes contre le droit international humanitaire dont il se serait montré coupable. En moins de 10 ans, c’est la troisième enquête que la CPI ouvre contre des personnalités accusées de crimes perpétrés en République centrafricaine.

Évidemment, il est difficile de voir une simple coïncidence dans le timing de l’ouverture de cette enquête de la CPI contre Faustin Archange Touadera et les révélations tonitruantes d’un Abdoulaye Ibrahim fraîchement démissionnaire du MCU.

En tous le cas, informé de cette menace réelle, il se dit murmure dans les couloirs du Palais de la renaissance qu’une procédure de retrait de la RCA est en projet afin d’éviter au chef de l’État centrafricain de se retrouver dans le box des accusés à la Haye. Pour les praticiens du droit affiliés à la CPI, un tel acte serait en soi un aveu de culpabilité de l’homme fort de Bangui. Pour les associations de défense des victimes des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, un tel retrait serait non seulement une catastrophe, mais plus encore une prime à l’impunité.

Selon un avocat centrafricain, le retrait de la République centrafricaine du statut de Rome n’aura pas de grand effet sur la procédure engagée par la cour pénale internationale. Seulement que le chef de l’État sera probablement limité dans ses déplacements à l’étranger comme faisait l’ancien Président soudanais Omar El Béchir.

Rappelons que le ministre d’État à la Justice, qui devrait se rendre à la Haye le mois dernier pour assister à une conférence des ministres de la Justice, a tout simplement refusé d’y participer, prétextant une occupation au pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bria, détonations d’armes automatiques, la ville encerclée, 4 personnes tuées

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, située à 595 kilomètres au nord de Bangui a été secouée ce mardi 4 janvier par des détonations d’armes de guerre. La ville a été encerclée, des personnes arrêtées, et quatre personnes tuées,  paniquant  davantage les populations qui ont dû abandonner leur domicile pour se réfugier ailleurs.

 

centrafrique.org/centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Fouille maison par maison des mercenaires russes de la société Wagner
Patrouille des Mercenaires russes

 

Comme nous l’avions précédemment annoncé dans un autre article, depuis le 15 décembre 2021, chaque matin, les mercenaires russes, à bord de leur pick-up,  ramassent des jeunes dans la rue pour aller faire des travaux forcés dans leur base. Mais petit à petit, ces jeunes, de bouche à oreille, se sont partagé les informations, et depuis quatre jours, les mercenaires russes ont du mal à mettre la main sur eux pour aller démolir de vieux bâtiments et récupérer les briques pour des constructions dans leur base située proche du Badica.  Mais ce mardi 4 janvier, vers 14 heures, ils ont décidé d’encercler plusieurs quartiers de la ville, sauf le camp des déplacés du PK3.

Comme une surprise, les gens les voient venir subitement dans leur quartier, et commencent à arrêter des gens. Les autres, par précaution, prennent aussitôt la poudre d’escampette en masse. Les mercenaires russes, sous la colère, ont fait des tirs sur eux à bout portant, tuant quatre jeunes hommes, dont un au quartier Piango, un au quartier Mandet,  1 au quartier Bornou et un autre au quartier  Ndrou.  Aussitôt, la panique s’installe dans la ville. La quasi-totalité des habitants a pris la fuite dans la brousse, d’autres dans des camps des déplacés. Les organisations humanitaires, par précaution, ont dû fermer leur porte et placer leur personnel en sécurité.

Pendant ce temps, vers 17 heures, les mercenaires russes, on ignore leur motivation, se sont rendu dans la mosquée et ramasser de force les quatre corps des victimes et repartir avec.

Rappelons qu’à Bria, les mercenaires russes de la société Wagner ont rallongé le couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin dans la ville jusqu’au 5 janvier 2022.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Ali Darassa, chef d’État-major de la CPC fustige le communiqué de presse « frauduleux » annonçant la dissolution de l’UPC

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mardi 4 janvier, l’unité pour la paix en Centrafrique, par la voix de son coordonnateur militaire et chef d’État-major, l’autoproclamé Ali Darassa, a publié un communiqué de presse pour attirer l’attention des opinions Nationale et Internationale sur le Communiqué signé le 31 décembre 2021 portant le logo de L’UPC. Dans ce communiqué, les signataire ont annoncé la dissolution de l’unité pour la paix (UPC) dirigée par Ali Darassa le 1er janvier 2022. Ce que l’intéressé qualifie d’un grossier mensonge orchestré par « monsieur Touadera, président illégitime de la république centrafricaine, à travers ses marionnettes tels Dimitri Swity, Ivan tous deux patrons et machines à tuer des mercenaires Wagner ainsi que l’évadé et téléguidé Hassan Bouba, traître et bâtard de la communauté peulh, montrent aux yeux du monde l’amateurisme du Gouvernement Centrafricain ». Selon le communiqué de l’UPC, « La Galaxie Touadera au abois ne pouvant détruire la puissance de l’UPC ».

Ci-dessous l’extrait du communiqué de l’UPC.   

Anti-Balaka-dago-et-le-general-de-lupc-idriss-ibrahim-khalil-alias-ben-laden-et-leur-traduction-de/ali-darassa-et-hassan-bouba-a-Alindao/” rel=”attachment wp-att-52698″ data-wpel-link=”internal”>Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d'autres dirigeants de l'UPC, lors d'une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet (Nairobi)
Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d’autres dirigeants de l’UPC, lors d’une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet
(Nairobi)

 

Lettre de Démenti

 

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (U PC) par la voix de son Coordonnateur Militaire, désormais Chef D’État-major le Général de la Coalition des Patriote pour le Changement ALI DARASSA MAHAMAT vient par la présente lettre attirer l’attention des opinions Nationale et Internationale sur le Communiqué N° 0145/UPC/DIR-MIL/SG 2021 signé le 31 décembre 2021 portant le logo de L’UPC.

 

Cet grossier mensonge orchestré par monsieur Touadera, président illégitime de la république centrafricaine, à travers ses marionnettes tels Dimitri Swity, Ivan tous deux patrons et machines à tuer des mercenaires Wagner ainsi que l’évadé et téléguidé Hassan bouba, traître et bâtard de la communauté peulh, montrent aux yeux du monde l’amateurisme du Gouvernement Centrafricain. Comment peut on comprendre que trois individus, et simples éléments non connus des dirigeants de l’UPC, des personnes qui ne connaissent même pas comment ce mouvement a été créé ni quand et où peuvent-ils prétendre dissoudre un mouvement puissant comme l’UPC?
La Galaxie Touadera au abois ne pouvant détruire la puissance de l’UPC, utilise maintenant à fond la manipulation, par la communication , de la Communauté internationale et de l’opinion nationale.
L’UPC est plus que vivante et forte dans la Coalition des Patriote pour le Changement. Elle est plus que jamais déterminée à combattre pour libérer le peuple Centrafricain de TOUADERA et de ses alliés buveurs de sang de nos compatriotes.
L’UPC au sein de la CPC combattra jusqu’à la libération totale du pays.
Les luttes ont toujours eu leurs traîtres et vendus des nobles causes.
Avec la prière du peuple martyrisé nous arriverons à bout de la tyrannie Touadera.

 

Ali Darassa

 

 

Retour du temps de colonisation à Bria : des jeunes recrutés en masse pour des travaux forcés

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis plusieurs semaines à Bria, dans la Haute-Kotto, au centre nord de la République centrafricaine, des soldats FACA et les mercenaires de Wagner prennent de jeunes hommes par  la force pour aller travailler dans leur base. Les travaux sont entre autres le nettoyage, le remplissage des sacs avec du sable, la démolition des maisons abandonnées  et le transport des briques, le tout pour une boîte de sardines, un litre d’eau en bouteille.

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Image d’illustration des habitations détruites dans des conflits à Bria. photo : Moïse Banafio / Copyright2020CNC.

 

Selon des témoignages recueillis, ces jeunes, devenus des esclaves des soldats FACA et des Mercenaires russes, travaillent de 8 heures à 18 heures sous la contrainte des armes. Et leur nourriture : une boîte de sardines récupérée chez les commerçants et une bouteille d’un litre d’eau. D’après eux,  cette pratique  d’esclavagiste a commencé depuis 15 décembre 2021 et ça continue.

À en croire leur propos, les autorités du pays, y compris celles de la localité, même des journalistes auraient été informés de cette pratique, et ont peur de la dénoncer publiquement. C’est  la pire violation des droits de l’homme dans le monde, celle de prendre un être humain comme son esclave.

Selon nos informations, ces jeunes travaillent actuellement dans la démolition des maisons qui ont été incendiées pendant les conflits dans les quartiers Passeur, Bac et Kpéténé. Malgré que ce n’est pas leur travail de les démolir, ils ont été forcés par les soldats FACA et les mercenaires russes de le faire. Pour quelle raison ? Difficile de le savoir. Mais une chose est sûre, cette pratique esclavagiste est sans doute l’échec persistant du gouvernement à protéger le peuple centrafricain.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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Bouar, des détonations d’armes lourdes et légères à la base d’une panique dans les établissements scolaires

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Bangui, 5 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les cours ont été largement perturbés voir suspendus  ce mardi 4 janvier 2022 dans certains établissements scolaires de la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. En cause, des détonations d’armes lourdes et légères entendues dans la ville qui ont provoqué la panique parmi les élèves.

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Ville de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Linga / CNC.

 

Début de matinée très agité et incertain ce mardi 4 janvier 2022 à Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la rca. À la base de cette situation, des détonations d’armes lourdes et légères entendues dans cette agglomération.

Ces détonations ont provoqué non seulement la panique parmi les élèves, mais aussi au sein de la population de Bouar toute entière. Selon les autorités locales, ces détonations proviennent du champ des tirs que les soldats FACA se sont entrainés au maniement de leurs armes. Sauf que la population n’était pas avertie au préalable. Une panique s’est emparée des habitants qui ne savent plus à quel saint  se vouer.

« Quand les tirs ont commencé, les parents se sont précipités dans les écoles pour récupérer leurs enfants. Devant la scène, la direction n’a pas pu calmer les élèves qui sont tous paniqués.

« Nous étions là ce matin avec tous nos élèves en train de dispenser  les cours. Mais à notre grande surprise, nous avons entendu les détonations d’armes un peu partout. Ce qui a fait que tous les enfants sont partis. On ne pouvait pas maintenir les enfants. Ce qui a causé des dégâts, c’est la présence des parents qui sont venus personnellement récupérer leurs enfants », déclare un chef d’établissement scolaire à Bouar..

Certaines voies locales se sont levés pour appeler les autorités militaires à informer avant  d’exercer des tirs pour ne pas paniquer la population.

 

Par Gervais Lenga

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Létélé, attaque d’une position des soldats FACA par des rebelles de 3R, débandade générale

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Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un poste avancé des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) a été pris pour cible par des hommes armés présumés éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) du général rebelle Bobo dans la préfecture de l’ouham-Péndé.

Paoua-par-les-3r-4-motos-et-des-marchandises-emportees/village-letele-dans-bocaranga-2/” rel=”attachment wp-att-38991″ data-wpel-link=”internal”>Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l'axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

Les faits se sont produits dans la soirée du dimanche 2 janvier 2022 au village Létélé, situé  à 20 kilomètres de Bocaranga, une localité perturbée sans cesse par des affrontements entre des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Deux militaires de l’armée nationale auraient été tués, et deux autres portés disparus, selon des sources officielles locales.

« Ils étaient au total plusieurs dizaines des soldats à assurer la sécurité au niveau de ce poste. Ils ont placé leur checkpoint sur trois directions, notamment  sur la voie qui mène à  Paoua, sur celle qui mène aussi à Ngaoundaye,  puis celle de Bocaranga. Subitement, des hommes en armes assimilés aux rebelles de 3R ont fait irruption et ont attaqué leur position ce dimanche vers 18 heures. Le bilan fait état de 2 morts et deux disparus », affirme un habitant de Létélé. D’après lui, les autres soldats FACA se sont retirés brièvement vers le Sud, à 20 kilomètres, notamment vers la sous-préfecture de Bocaranga.

« Létélé est un croisement. C’est un lieu stratégique dans la zone où les rebelles de 3R  se sont positionnés  depuis plusieurs années. Après leur départ de la ville suite à l’arrivée des soldats FACA et de leurs alliés, ils menacent toujours de revenir. C’est pourquoi ils mènent des attaques sans cesse contre la position des militaires de l’armée nationale », témoigne un fonctionnaire de l’État dans la ville.

Rappelons que Létélé, tout comme bang, Ngaoundaye, Mann, Lamy-Pont, Bocaranga et autres sont des lieux régulièrement secoués par des affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les révélations d’Abdoulaye Ibrahim ébranlent la machine MCU jusqu’au sommet de l’État.

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Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis la publication de sa lettre de démission, précédée par sa nomination auprès du général CPC Alkathim (aile MPC) comme conseiller spécial des relations extérieures, le téléphone d’Abdoulaye Ibrahim ne cesse de sonner. En plus des félicitations de connaissances de longue date, de parfaits inconnus ou encore d’anciens camarades démissionnaires du MCU ou en voie de l’être, il faut noter un grand nombre de cadres du parti présidentiel, ministres et députés inclus, qui cherchent à lui parler.

centrafrique.org/image_79b0a0af-d514-4d5a-a322-a9bb8ee244d8-img_6090/” data-wpel-link=”internal”>révélations d'Abdoulaye Ibrahim ébranlent la machine MCU jusqu'au sommet de l'État.
révélations d’Abdoulaye Ibrahim ébranlent la machine MCU jusqu’au sommet de l’État.

 

C’est que sa position d’ancien acteur majeur du cœur de la machine MCU donne à ses révélations un caractère de radioactivité absolu. Témoin de fraudes massives lors des dernières élections présidentielles de 2020, archiviste des crimes commandités par le régime de Bangui et perpétrés par le bras armé du MCU commandé par le Colonel Wananga, courroie de transmission entre les mercenaires Wagner et les jeunes instrumentalisés pour les marches de la haine, ces propos non-démentis par le pouvoir en place sont interprétés comme un coup de poignard en plein cœur du MCU.

 

Beaucoup de dossiers criminels comme le lâche assassinat de Delphin Doté, candidat KNK à la législative à Damara, ou celui du commerçant Issa Manou attiré au siège national du MCU avant d’être kidnappé puis froidement exécuté seraient déjà introduit dans la boucle judiciaire. Les noms du chef de la milice Requin, le colonel Wananga, de l’homme des sales besognes, Sani Yalo, déjà condamné à 36 ans de réclusion criminelle en Guinée-Équatoriale et de Moktar Bel Moktar, accusé par l’auteur d’être un agent double à l’intérieur du MCU, reviennent de cesse dans les dossiers dont Corbeaunews Centrafrique (CNC) a pu consulter quelques extraits.

 

Ces révélations tonitruantes et la coopération active avec les juridictions internationales vaudraient au démissionnaire une protection policière, nuit et jour. L’année 2022 commence très mal pour les autorités centrafricaines déjà empêtrées dans de trop nombreux problèmes inextricables.

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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RCA : démission au sein du parti MCU, un proche de l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada claque la porte

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Des soldats FACA lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Abdoulaye IBRAHIM, un cadre du parti au pouvoir, le mouvement  cœurs unis, annonce sa démission le 2 janvier 2022. Il explique ses raisons dans une lettre adressée au Secrétaire exécutif du parti dont une copie est parvenue à la Rédaction du CNC. Selon lui, sa démission du parti MCU « est le résultat d’une profonde désillusion produit de la trahison des valeurs républicaines et de l’élan d’espoir suscité lors de l’accession à la magistrature suprême du Pr Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016 ». Il incombe au pouvoir en place des graves dérives autoritaires, anti-démocratiques voire criminelles.

« J’ai été profondément choqué et bouleversé par les exécutions extra-judiciaires de civils et de militaires centrafricains commandités dans les plus hautes sphères de notre parti. J’en garde encore des séquelles psychologiques profondes qui me troublent jusqu’à aujourd’hui », assure-t-il.

Lisez l’intégralité de sa lettre de démission ci-dessous :

 

Objet : Lettre de démission

 

Monsieur le Secrétaire Exécutif,

Si je vous adresse cette lettre aujourd’hui c’est parce que je souhaite démissionner de toutes mes fonctions et de ma qualité d’adhérent du Mouvement des Cœurs Unis (MCU). Cette décision, j’aurais préféré n’avoir jamais à la prendre. Elle est le résultat d’une profonde désillusion produit de la trahison des valeurs républicaines et de l’élan d’espoir suscité lors de l’accession à la magistrature suprême du Pr Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016.

Je me suis spontanément mis au service, corps et âme, de l’idéal politique du Chef de l’État Faustin Archange Touadéra, un idéal comme vous le savez incarné initialement par le MCU. Mais dans mon engagement mûrement réfléchi et entièrement libre, je me suis toujours efforcé, dans mes fonctions et mon comportement, de mettre au-dessus de tout les exigences non seulement de légalité mais aussi et surtout de dignité humaine, de moralité et de loyauté.

Pour preuve, je n’ai pas hésité une seule seconde à mettre ma vie en danger, dans le climat d’insécurité totale qui caractérisait le PK5, afin d’y défendre le parti, d’y implanter ses organes de base et d’y propager son idéologie auprès d’un public foncièrement hostiles aux autorités de la République. Réussissant une entreprise très périlleuse là où tous avaient échoué avant moi. Tout cela je l’ai fait au nom de la fidélité aux idéaux du parti à mes risques et périls.

Mais dès lors que le régime en place et son bras politique, le MCU, ont commencé à basculer très franchement dans de graves dérives autoritaires, anti-démocratiques voire criminelles, ma conscience m’interdit de me faire complice du malheur du peuple centrafricain.

J’ai été profondément choqué et bouleversé par les exécutions extra-judiciaires de civils et de militaires centrafricains commandités dans les plus hautes sphères de notre parti. J’en garde encore des séquelles psychologiques profondes qui me troublent jusqu’à aujourd’hui. Les tortures, les kidnappings, les rapts perpétrés par la police politique du MCU, véritable Gestapo moderne dont le colonel Wananga est à la tête, sont devenus pour la majorité des adhérents du parti une source d’écceurement et de dégoût.

Les fraudes massives lors de l’élection présidentielle 2020-2021, dont ma présence auprès des responsable du parti au sein de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) m’a permis d’être un témoin oculaire, ont fini de détruire en moi toute illusion quant à la voie dangereuse qu’avait volontairement choisi d’emprunter le MCU.

Et c’est parce que je ne peux me résoudre à me faire le complice de tant de crimes contre le peuple centrafricain que je prends, en accord avec ma conscience, mes responsabilités patriotiques.

Il est donc de mon devoir, Monsieur le Secrétaire Exécutif, de déposer ma démission du MCU, de dénoncer et révéler les dérives criminels nombreux dont j’ai gardé traces, de combattre cette vision politique que soutient le MCU et qui mène notre pays vers le chaos et enfin de mettre à la disposition de la justice nationale et internationale mon entière disponibilité.

Veuillez recevoir, Monsieur le Secrétaire Exécutif, l’expression de ma haute considération.

Fait à Paris, le 2 Janvier 2022

Abdoulaye IBRAHIM