mardi, avril 28, 2026
Accueil Blog Page 298

RCA :  retour en force de la société des mercenaires russes Wagner sur la douane centrafricaine

0

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:13:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Sous la pression de la banque mondiale, du FMI et de l’Union européenne, le gouvernement centrafricain avait suspendu, le 10 octobre dernier,  l’assistance technique des Mercenaires russes auprès des différents postes de la douane centrafricaine. Cette prise de position à provoqué la colère de la société Wagner contre l’État centrafricain. Mais un peu plus de deux semaines plus tard, un nouvel accord  de collaboration vient d’être signé entre le gouvernement et une nouvelle société-écran propulsée par Wagner. Ceci est plus catastrophique pour l’État centrafricain, confirmant sans doute les allégations selon lesquelles la capacité fiscale et douanière de l’État centrafricain est confisquée par une société de la mafia russe.

 

Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d'un agent russe de la mission économique russe
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe

 

Le 5 mai 2021, le gouvernement centrafricain, représenté  par le ministre des Finances Henri Marie Dondra, et Monsieur Jury Liamkine, représentant de la mission dite  économique russe et Conseiller à la Présidence de la République Centrafricaine, avaient signé un protocole de collaboration  en vue d’aider le gouvernement centrafricain à identifier les leviers permettant une mobilisation accrue des ressources domestiques conformément aux objectifs du Programme économique et Financier signé avec les partenaire techniques et financiers de la RCA.

Mais cinq mois plus tard, le gouvernement a décidé de suspendre  cette collaboration en raison, selon nos sources, des mauvais résultats obtenus  mais également et surtout,  de la pression des partenaires économiques  du pays comme l’Union européenne, la banque mondiale et le fonds monétaire international (FMI) qui pensent que cette Mission Économique russe n’est autre qu’une structure privée, une branche financière de la Société Wagner, qui ne représente pas, et n’est pas soutenue par le Gouvernement de la Fédération de Russie et ne relève pas non plus, d’un accord officiel de coopération entre la Russie et le Gouvernement Centrafricain. Mais du côté de la société Wagner et la Russie, c’est la colère et l’incompréhension.

on n’est pas là seulement pour mourir au front. Et nos efforts,  nos matériels de guerres, comment les payer ? “, avance un élément du groupe Wagner.

Wagner tente de secouer le pays avec des rumeurs de coup d’État, et tente aussi de faire peur aux autorités que leur survie est entre leurs mains et non celles d’autres personnes. En plus, ils tentent d’attiser le climat de méfiance au plus haut sommet de l’État”, pense un universitaire centrafricain contacté par la Rédaction

Au premier jour après l’annonce de la fin de la coopération de la mission,  dite économique de la Russie au ministère des Finances et du Budget,  ces mercenaires avaient exigé au chef de l’État Faustin Archange Touadera une somme compensatoire de 40 milliards de francs CFA à débloquer avant  le mercredi 13 octobre dernier. Mais le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui sait pertinemment que la caisse de l’État est vide et ne peut contenir une telle somme,  avait retourné sa colère contre son Premier ministre Henri-Marie Dondra et ordonne  en même temps le rétablissement  de ce protocole de collaboration entre le gouvernement et la société de mafia russe Wagner sous une autre forme juridique. C’est ainsi que le 26 octobre dernier, le ministre des Finances et du Budget a signé avec une société-écran et fictive gérée par la société Wagner, un nouveau protocole de collaboration qui marque le retour mardi prochain de la société Wagner sur la douane centrafricaine.

Que dit cet accord

Cet accord n’est pas identique à celui signé précédemment. Avec ce nouveau accord, les douaniers centrafricains sont devenus plus que des auxiliaires des employés de la société des mercenaires Wagner qui seront recrutés. Ces employés, d’après l’accord, seront en première ligne pour compter les marchandises à dédouaner,  les peser et s’opposer éventuellement aux délivrances des quitus douaniers comme bon leur semble et ce, partout là où il doit avoir un douanier.

Mais dans les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que cet accord permet aux agents russes et Syriens de la société Wagner de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI. Dans un tel contexte, cette situation génère de nombreuses frustrations au sein de la fonction publique et des entreprises de transports locaux.

Les partenaires clés du pays également ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle sur la douane centrafricaine par un autrre groupe des mercenaires russes au profit du groupe paramilitaire Wagner. Les mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’État centrafricain.

Alors, pourquoi pas dissoudre la douane centrafricaine comme l’avait fait l’ancien Président François Bozizé ?

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Wagner : libérateurs ou envahisseurs ?

0

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:20:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Meurtres, viols, crimes, vols… les violences centrafricaines commises par les mercenaires de la société Wagner font quotidiennement écho dans la presse. L’ONG américaine « The Sentry » a publié un rapport, tout comme l’ONU, mais rien ne change pour ces assassins venus s’enrichir en tuant et en pillant le pays. Dernièrement, le président Faustin Archange Touadéra déclarait dans une interview du journal Jeune Afrique qu’il n’avait aucun lien avec la société Wagner et met quiconque au défi de prouver le contraire. Pourtant nul doute que des soutiens influents dont cette société bénéficie, lui permettent de jouir d’une totale impunité.

Paoua-450×226.jpg” alt=”Les Mercenaires russes en patrouille dans la ville de Paoua” width=”450″ height=”226″ />
Les mercenaires russes en patrouille dans la ville de Paoua

 

Peu de personnes en Centrafrique croient encore en la fiabilité des mercenaires russes. La très grande majorité les sait responsables de nombreuses atrocités dont tout le monde parle à l’abri des oreilles indiscrètes, car dans le sillage de ces soldats de la mort traîne une odeur de peur.
En province, les villages se vident à l’évocation de leur possible arrivée, et pour cause ces soldats se « servent sur  la bête » en volant et pillant les commerçants quand ce n’est pas en assassinant comme ce fut le cas à Bossangoa. La population meurt facilement en brousse quand les mercenaires de Wagner sont dans la région.

Mais le plus grave est sans doute que ces tueurs étrangers forment les soldats du pays. Parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui imitent le mauvais comportement des mercenaires russes. D’autres vivent dans la peur et espèrent le départ des instructeurs russes pour pouvoir retrouver l’honneur d’une armée nationale commandée par ses chefs centrafricains. Les soldats centrafricains ne sont plus que des supplétifs qui ont perdu leur liberté d’action… Ils devraient pourtant être la fierté du pays. Il est temps de réagir contre cette occupation et de retrouver l’honneur perdu. Il est temps de prouver que la Centrafrique n’a plus besoin de ces soi-disant libérateurs qui aujourd’hui se comportent comme des envahisseurs.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le racket des mercenaires russes de Wagner contre l’État centrafricain

0

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:40:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 17 Octobre dernier, le Ministre des Affaires Etrangères français Jean-Yves Le Drian a accusé les mercenaires du groupe privé russe Wagner de se « substituer » à l’autorité de l’État en Centrafrique soulignant que « pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’Etat. » Dans quelle mesure ces accusations sont-elles aujourd’hui fondées ?

<a href=Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.” width=”450″ height=”287″ />
Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.

 

La rédaction de Mondafrique avait déjà révélé le 21 Mai dernier qu’un protocole de collaboration avait été signé entre le Ministère des Finances centrafricain et une mission économique russe le 7 mai 2021 déléguant de fait une large partie des attributions du Ministère des Finances en matière de douanes.

Officiellement, il s’agissait d’un accord de coopération technique par lequel la mission économique russe aide à lutter contre la fraude en matière de transit et donc améliorer le niveau des recettes perçues par l’Etat centrafricain. En réalité, il s’agissait surtout pour les partenaires russes de s’assurer du recouvrement et de la mainmise des sommes dues à l’administration centrafricaine au titre des droits de douanes. L’objectif final pour les russes était surtout d’amortir les sommes colossales engagées par la société de mercenariat PMC Wagner pour aider à combattre les groupes rebelles dans ce pays. C’est ainsi qu’à certains postes frontières comme celui de Béloko (sur l’axe Garoua-Boulaï – Bangui), des agents russophones ont commencé à contrôler les flux de marchandises en lieu et place des fonctionnaires centrafricains de la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI). Cette mission russe aux douanes centrafricaines est supervisée par Yuri Liamchkine, un ancien directeur des douanes de Saint-Pétersbourg condamné en décembre 2018 à trois ans de prison avec sursis pour complicité de fraude par le tribunal de Saint-Pétersbourg.

Des bailleurs internationaux très remontés 

Les principaux bailleurs de fonds de la République centrafricaine, notamment les institutions de Bretton-Woods et l’Union Européenne qui avaient mis devant le fait accompli ont rapidement conditionné certains décaissements clés au bon fonctionnement de l’administration centrafricaine à l’arrêt de cette coopération russe dans la collecte des recettes douanières refusant une telle privation des douanes au profit des mercenaires du groupe privé PMC Wagner. Les finances publiques centrafricaines étant plus que jamais dépendantes de l’appui des bailleurs de fonds internationaux, cette coopération douanière a été stoppée le 6 octobre dernier par le nouveau ministre des finances Hervé Ndoba.

Cette décision a suscité la colère des partenaires russes de la RCA qui n’ont pas caché leur mécontentement. Afin d’arrondir les angles, le Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji a adressé au cours du cérémonie organisée au Parlement centrafricain le 15 Octobre 2021 une lettre de remerciement à Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) soulignant que « les Interventions du Contingent Russe aux côtés de nos Forces ont été d’une grande efficacité dans la reconquête de la plupart des zones occupées par ces terroristes. » Malgré le souci de préserver son allié russe, les autorités centrafricaines ont été tancées par leurs alliés russes qui n’entendent pas relâcher leur contrôle sur les douanes centrafricaines et la pression russe sur le terrain reste aujourd’hui encore très forte sur les fonctionnaires des douanes centrafricains.

C’est dans ce contexte qu’un nouvel accord de collaboration entre le Ministère des finances de RCA et la société russe « SJ Amiko » représentée par Madame Svetlana Emilianova prévoit un nouvel accompagnement russe aux douanes centrafricaines. Ainsi, et ce malgré les pressions des bailleurs de fonds internationaux, les partenaires russes ne semblent de facto pas résignés à relâcher leur étreinte sur la capacité fiscale de l’Etat centrafricain…

 

Par Le Monde Afrique

Centrafrique: des experts de l’ONU appellent Bangui à rompre ses relations avec les paramilitaires russes

0

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:58:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un groupe d’experts de l’ONU a appelé mercredi le gouvernement centrafricain à “mettre fin à toutes relations” avec les paramilitaires russes, en particulier le groupe privé de sécurité Wagner, accusés de harceler et d’intimider “violemment” des civils.

Corridor de sécurité du président Touadera tenu par les éléments de la sécurité présidentielle et les <a href=Mercenaires russes de la société Wagner lors de l’inauguration du lycée Misikine à Bangui” width=”450″ height=”338″ />
Corridor de sécurité du président Touadera tenu par les éléments de la sécurité présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner lors de l’inauguration
du lycée de Miskine à Bangui

 

Les forces centrafricaines, épaulées notamment par des centaines de paramilitaires russes du groupe Wagner, selon l’ONU et la France, ont mené depuis le début de l’année une vaste contre-offensive contre des groupes rebelles.

Moscou ne reconnaît officiellement la présence que de 1.135 “instructeurs non armés”.

“Nous sommes extrêmement préoccupés par les actes d’intimidation et les récentes informations faisant état de harcèlement violent commis par le personnel militaire et de sécurité privé à l’encontre d’individus et de communautés”, ont déclaré les experts de l’ONU dans un communiqué.

Les experts ont également reçu des informations selon lesquelles des membres du Groupe Wagner auraient commis des viols et des violences sexuelles à l’encontre de femmes, d’hommes et de jeunes filles dans de nombreuses régions du pays. Dénombrer ces violences est quasi impossible “car les survivants sont terrifiés à l’idée de saisir la justice par crainte de représailles”, ont-ils ajouté.

En mars, les experts de l’ONU s’étaient déjà prononcés sur des violations systématiques et graves des droits de l’homme, y compris du groupe Wagner, notamment “des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires”. Ils ont rappelé mercredi que ce phénomène se poursuivait “sans relâche et en toute impunité”.

“Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privé, en particulier le groupe Wagner”, ont-ils conclu.

Début octobre, les autorités de Bangui ont reconnu une partie des accusations formulées en mars par l’ONU notamment sur des crimes et actes de torture, commis “majoritairement” par des rebelles mais aussi des soldats centrafricains et leurs alliés “instructeurs russes”.

Classé deuxième pays le moins développé au monde par l’ONU, la Centrafrique a plongé dans une sanglante guerre civile depuis 2013, qui a baissé d’intensité depuis 2018 – même si des pans entiers de territoires continuent d’échapper au pouvoir central de Bangui. Le 15 octobre, le président Faustin-Archange Touadéra a décrété un “cessez-le feu unilatéral” de son armée et de ses alliés dans leur guerre contre les rebelles.

Les experts indépendants des “procédures spéciales” du Conseil des droits de l’homme sont le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, mais ne font pas partie du personnel de l’ONU.

 

AFP

RCA : le groupe russe Wagner harcèle et intimide les civils, dénoncent des experts de l’ONU

0

 

« Nous sommes extrêmement préoccupés par les actes d’intimidation et les récentes informations faisant état de harcèlement violent commis par le personnel militaire et de sécurité privé à l’encontre d’individus et de communautés », ont dit ces experts dans un communiqué de presse conjoint.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Les-mercenaires-russes-armes-en-mouvement-dans-la-ville-de-Bangui-450×319.jpg” alt=”Les Mercenaires russes armés en mouvement dans la ville de Bangui” width=”450″ height=”319″ />
Les mercenaires russes armés en mouvement

 

Les instructeurs russes opérant en tant que personnel militaire et de sécurité privé travaillent en étroite collaboration avec les forces armées (FACA) et la police centrafricaine, et procèdent à l’arrestation et à la détention de personnes. Cela signifie que les victimes n’ont souvent aucun accès à la justice. Elles n’osent tout simplement pas déposer de plaintes officielles, ainsi l’impunité pour les abus persiste pour tous les auteurs – les FACA ainsi que les agents militaires et de sécurité travaillant pour le groupe Wagner.

Au début du mois, une commission spéciale d’enquête mise en place par le gouvernement centrafricain pour faire la lumière sur les violences dans le pays a déterminé que des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international avaient été commises, notamment par des « instructeurs russes ».

Les experts de l’ONU ont également dénoncé, au début de l’année, le fait que de nombreuses forces, y compris le Groupe Wagner, commettent des violations systématiques et graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires, un phénomène qui se poursuit sans relâche et en toute impunité.

Viols et violences sexuelles

Les experts ont également reçu des informations selon lesquelles des membres du Groupe Wagner auraient commis des viols et des violences sexuelles à l’encontre de femmes, d’hommes et de jeunes filles dans de nombreuses régions du pays. On ne sait pas exactement combien de personnes ont été victimes de violences sexuelles car les survivants sont terrifiés à l’idée de saisir la justice par crainte de représailles.

« Se voir refuser l’accès à la justice et aux voies de recours est un signe de l’impunité qui prévaut dans le pays », ont-ils déclaré.

« Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privé, en particulier le groupe Wagner », ont-ils ajouté. « Nous exhortons les autorités à se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international, à savoir demander des comptes à tous les auteurs de graves violations et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis sur leur territoire, et de garantir un accès sans entrave à la justice et aux réparations à toutes les victimes de violations, y compris celles commises par le personnel militaire et de sécurité privé russe ».

Les experts ont également fait part de leurs préoccupations concernant ces allégations directement au gouvernement de la République centrafricaine.

Les experts sont :

Jelena Aparac ( Présidente-Rapporteure), Lilian Bobea, Ravindran Daniel, Chris Kwaja, Sorcha MacLeod, Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires ; Surya Deva (Président Rapporteur), Elzbieta Karska, Githu Muigai, Dante Pesce, Anita Ramasastry, Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises; Luciano Hazan (Président-Rapporteur), Aua Baldé (Vice-président), Tae-Ung Baik, Gabriella Citroni , Henrikas Mickevicius, Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires ; Morris Tidball-Binz,

Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

NOTE

Les Groupes de travail et les experts indépendants des Nations Unies font partie de ce qui est désigné sous le nom des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.

Bangui, nouvelle altercation entre des FACA et policiers au quartier Combattant, deux FACA interpellés

0

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:27:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les deux soldats FACA ont été interpellés par le service d’intervention de la police nationale ce mardi 26 octobre vers 15 heures sur l’avenue des martyrs, à quelque trois cents mètres avant le marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Ils ont été placés en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-450×337.jpg” alt=”Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />
Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Selon des informations recueillies auprès des témoins de la scène, ce mardi 26 octobre, vers 15 heures, deux soldats FACA, en état d’ivresse avancée, de passage a l’entrée de la rue Damala communément appelé rue de l’ancien marché combattant,  ont piétiné et saccagé volontairement les tôles achetée et entassée au sol par un jeune qui était en train de chercher un pousse-pousse pour les transporter. Constatant les faits, le propriétaire de ces tôles voudrait faire de remarque aux militaires qui ont saccagé ses biens, mais ces derniers ne l’a pas accepté. Ils commencent à porter leurs mains sur le jeune, et ce,  à moins de 10 mètres  du poste de police à l’entrée de Damala. Aussitôt, certains témoins qui ont assisté à la scène ont rapidement alerté les policiers qui étaient venus pour tenter de calmer la situation, mais les deux soldats FACA, poussés dans leur agressivité, ont retourné leur colère contre les policiers qui étaient venus pour les départager, déclenchant une violente altercation entre ces policiers et les deux FACA qui ont tenté en vain de récupérer les armes des policiers qui ont demandé un renfort à leurs collègues. Quelques minutes plus tard, des véhicules d’intervention de la police et de la gendarmerie sont arrivés sur le lieu, et les deux soldats FACA ont été interpeller et transférer  la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

Entre-temps, les deux soldats FACA, difficilement maîtrisable,  ont littéralement saccagé le poste de police en présence d’une foule énorme des badauds. Même les circulations ont été momentanément interrompues pendant une demi-heure.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les dix pays africains les plus endettés fin 2021

0

 

 Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:56:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Certains pays africains connaissent un niveau d’endettement particulièrement élevé, et qui devrait même dépasser en fin d’année 2021 la barre symbolique des 100 % du PIB pour sept d’entre eux. Avec une stabilisation de sa dette globale au cours de cette même année, l’Afrique francophone demeure la partie la moins endettée du continent, notamment du fait du dynamisme économique de la majorité de ses pays.

 

Selon les dernières statistiques et prévisions du FMI, publiées au cours de ce mois d’octobre, les dix pays africains qui devraient afficher le taux d’endettement le plus élevé fin 2021 sont les suivants : le Soudan, avec une dette publique équivalant à 209,9 % du PIB, l’Érythrée (175,1 %), le Cap-Vert (160,7 %), le Mozambique (133,6 %), l’Angola (103,7 %), la Zambie (101,0 %), Maurice (101,0 %), l’Égypte (91,4 %), la Tunisie (90,2 %) et la République du Congo (ou Congo-Brazzaville, 85,4 %).

 

Les « constantes » et les nouveautés du classement

 

Le classement des pays les plus endettés du continent demeure donc dominé par le Soudan, pays d’Afrique de l’Est connaissant une grave crise économique et en période de transition politique depuis le coup d’État d’avril 2019. Une situation regrettable pour un pays qui jouit d’un potentiel économique important, en étant abondamment irrigué par le Nil (le plus long des fleuves africains) et ses affluents, ou encore en étant le troisième producteur d’or du continent (après le Ghana et l’Afrique du Sud) ainsi qu’un producteur, modeste mais non négligeable, de pétrole. Il est d’ailleurs à noter que le Soudan fait désormais partie des pays africains les plus pauvres, avec un PIB par habitant de seulement 595 dollars début 2021, selon la Banque mondiale.

 

Tout en demeurant à un niveau extrême, le taux d’endettement du Soudan a toutefois connu une baisse significative au cours de l’année 2021, puisqu’il devrait s’établir en fin d’année à 209,9 % du PIB, après avoir atteint un niveau de 272,9 % fin 2020. Cette réduction spectaculaire, mais encore largement insuffisante, est due à l’annulation d’une partie de la dette soudanaise en juillet dernier, lorsque les pays du Club de Paris avaient décidé d’effacer 14,1 des 23,5 milliards de dollars leur étant dus (sur un total de 56 milliards de dette soudanaise, toutes origines confondues). La France, un des principaux créanciers du pays, avait alors confirmé sa décision, annoncée lors d’un sommet international de soutien au Soudan organisé à Paris au mois de mai, d’annuler l’intégralité de la dette contractée auprès d’elle, et s’élevant à cinq milliards de dollars (soit un peu plus du tiers du volume global de l’annulation).

 

La gravité de la situation économique du Soudan s’est notamment traduite par la forte dépréciation de la monnaie nationale, la livre soudanaise, qui a été dévaluée de 85 % en février 2021. Par ailleurs, cette situation n’est pas non plus sans conséquences sur la politique étrangère du pays, et est probablement en partie à l’origine de deux décisions majeures ayant été prises au cours de l’année 2020, à savoir la conclusion d’un accord avec la Russie pour l’installation d’une base militaire, et l’établissement de relations diplomatiques avec Israël en vue d’un rapprochement avec les États-Unis (et de la levée des sanctions américaines qui ont longuement frappé l’économie du pays, accusé de soutenir le terrorisme). Si l’application de l’accord avec la Russie n’avait pas été ensuite de facto suspendue, depuis la normalisation des relations avec les États-Unis, elle aurait fait du Soudan le premier pays africain à abriter une base militaire russe officielle (qui se serait ajoutée à une présence militaire non officielle, à travers l’armée de mercenaires de la compagnie Wagner). Quant à la seconde décision, localement impopulaire, elle a fait du pays le premier pays arabo-africain non frontalier à nouer des relations diplomatiques avec l’État hébreu.

 

Pour sa part, l’Angola continue à faire partie des cinq pays les plus endettés du continent. Une situation assez surprenante pour un pays qui dispose de gigantesques richesses naturelles, et en particulier en pétrole et en diamants pour lesquels il est le deuxième producteur continental (après le Nigeria et le Botswana, respectivement). Toutefois, et malgré ses atouts, l’Angola connaît aussi un déclin économique depuis quelques années, faute d’une gestion sérieuse des revenus colossaux amassés au cours des deux dernières décennies, et qui se manifeste notamment par l’absence de diversification de l’économie du pays, qui repose lourdement sur les activités extractives (les hydrocarbures et les industries minières étant à l’origine de non moins de 98 % des exportations nationales).

 

Du fait de cette mauvaise gouvernance, qui a empêché le pays de faire face à la baisse du cours des hydrocarbures observée ces dernières années et à l’épuisement progressif de certains gisements, l’Angola a enregistré une croissance annuelle négative de -1,6 % en moyenne, selon la Banque mondiale, sur la période de six années allant de 2015 à 2020, soit un taux largement inférieur à celui de sa croissance démographique (3,2 % en moyenne sur la même période). Par conséquent, le pays vient par exemple de se faire dépasser en richesse par habitant par la Côte d’Ivoire, dont la production pétrolière est environ 30 fois inférieure, mais qui peut s’appuyer sur une économie bien plus diversifiée, et qui lui avait d’ailleurs permis de devancer récemment le Nigeria, l’autre grand pays pétrolier du continent (avec une production environ 50 fois supérieure). Par ailleurs, il est à noter que l’évolution économique de l’Angola s’est également traduite par une baisse de 84 % de la valeur de la monnaie nationale par rapport au dollar depuis 2014, dont l’ampleur rappelle la forte dévaluation récemment subie par la monnaie soudanaise… Et avec à la clé, là aussi, une forte inflation et une forte dollarisation de l’économie (utilisation du dollar pour une partie importante des transactions, par refus de la monnaie locale considérée comme risquée).

 

À l’instar de l’Angola, la Zambie demeure elle aussi bien installée dans la liste des pays africains les plus endettés, en dépit, là encore, des grandes ressources du pays, qui est notamment le deuxième producteur africain et le huitième mondial de cuivre. Toutefois, et faute de bonne gouvernance, la Zambie continue à ne pas réellement tirer profit de son potentiel, et avait même attiré les projecteurs de la presse internationale au second semestre de l’année 2020 en devenant le premier pays africain à faire défaut sur le remboursement de sa dette (majoritairement contractée auprès de la Chine, comme pour l’Angola). Outre le Soudan, l’Angola et la Zambie, l’Érythrée, le Cap-Vert, le Mozambique et l’Égypte continuent également à faire partie des pays dont la présence est bien enracinée au sein du groupe des dix pays les plus endettés du continent.

 

Côté nouveautés, la Tunisie devrait faire une entrée remarquée et historique dans ce groupe des dix, avec un niveau d’endettement passant de 89,7 % à 90,2 % du PIB. Une situation qui résulte de l’instabilité politique et de la grave crise économique qui ont touché le pays au cours de la dernière décennie, depuis la révolution tunisienne de janvier 2011. Autrefois considéré comme un modèle de développement économique et social pour l’ensemble de l’Afrique et du monde arabe, en dépit de certaines lacunes, parfois exagérées, la Tunisie a en effet connu une décennie perdue en enregistrant une croissance économique annuelle de seulement 0,7 % en moyenne sur la période de dix années 2011-2020. Par ailleurs, ce pays d’Afrique du Nord, qui jouissait auparavant d’une excellente réputation auprès des marchés financiers internationaux, sans égal sur le continent en dehors de l’Afrique du Sud de l’époque, n’est aujourd’hui plus en mesure de lancer le moindre emprunt obligataire à des conditions optimales (taux d’intérêt bas et proche de ceux dont bénéficient certains pays développés). Ce qui pousse le pays à recourir au FMI et à la Banque mondiale, et/ou à solliciter la garantie financière d’une grande puissance étrangère.

 

L’autre évolution notable dans ce dernier classement du FMI réside dans l’amélioration significative de la position du Congo-Brazzaville, qui devrait passer de la septième place fin 2020 à la dixième place fin 2021, et qui devrait même quitter de nouveau la liste des dix pays les plus endettés du continent d’ici à la fin de l’année 2022. Si les efforts du pays en matière d’assainissement des finances publiques sont à saluer, il convient désormais que les autorités s’attellent à réaliser de profondes réformes économiques, à travers la diversification des sources de revenus et l’instauration d’un cadre plus propice aux investissements. Le Congo-Brazzaville devrait notamment s’inspirer du Gabon voisin, avec lequel il partage nombre de points communs (caractéristiques géographiques et climatiques, production pétrolière significative, faible population…) et dont les grandes réformes de ces dernières années ont permis au pays de devenir récemment le plus riche du continent, en dépassant le Botswana en termes de richesse par habitant (et hors pays de taille et de population particulièrement réduites, à savoir les Seychelles, Maurice et la Guinée équatoriale).

 

Enfin, Maurice, récent nouveau venu qui avait fait son entrée parmi les dix pays les plus endettés du continent au cours de l’année 2019, selon les données révisées du FMI, continue à souffrir de l’effondrement du tourisme international, suite à la pandémie. Le pays devrait continuer un certain temps à avoir un niveau d’endettement assez élevé, au moins à court terme (et prévu à 99,8 % pour fin 2022).

 

 

L’Afrique francophone demeure la partie la moins endettée du continent

 

Trois pays francophones devraient donc terminer l’année parmi les dix pays africains les plus endettés, le premier n’arrivant qu’à la septième position, en l’occurrence Maurice (considéré comme à la fois francophone et anglophone, pour avoir connu dans le passé une double présence française et britannique, successivement), suivi par la Tunisie (9e) et le Congo-Brazzaville (10e). Une situation semblable à celle des années précédentes, au cours desquelles deux à trois pays francophones se trouvaient aussi dans la seconde moitié de la liste.

 

Plus globalement, l’Afrique francophone demeure la partie la moins endettée du continent, avec un taux d’endettement global prévu à 58,4 % du PIB fin 2021 pour cet ensemble de 25 pays, et à 49,4 % pour sa partie subsaharienne composée de 22 pays. Pour le reste du continent, le taux devrait s’établir à 68,3 % pour l’ensemble de l’Afrique non francophone, et à 62,3 % pour sa partie subsaharienne. Le niveau d’endettement de l’Afrique francophone, qui demeure d’ailleurs largement inférieur à celui de la majorité des pays développés, s’est ainsi globalement stabilisé en 2021, avec une légère hausse de 0,8 point de pourcentage (et 0,3 point pour sa partie subsaharienne). Quant à celui du reste du continent, il devrait connaître une baisse de 2,0 points pour l’ensemble de l’Afrique non francophone (et 2,8 points pour sa partie subsaharienne). Une diminution qui s’explique principalement par la forte hausse enregistrée en 2020, lorsque le niveau d’endettement avait progressé de 9,6 points (contre 7,9 points pour l’Afrique francophone), et de 9,2 points pour la partie subsaharienne (5,4 points pour l’Afrique subsaharienne francophone).

 

Cette assez bonne maîtrise de la dette, globalement, résulte notamment de la forte croissance économique que connaissent la plupart des pays d’Afrique subsaharienne francophone. Celle-ci constitue d’ailleurs la zone la plus dynamique – et historiquement la plus stable – du continent, dont elle a enregistré en 2020 les meilleures performances économiques pour la septième année consécutive et pour la huitième fois en neuf ans. Sur la période 2012-2020, la croissance annuelle de cet ensemble de 22 pays s’est ainsi établie à 3,5 % en moyenne (4,0 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), contre 2,1 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Un dynamisme qui est d’ailleurs particulièrement élevé au sein de l’espace UEMOA, qui n’est autre que la plus vaste zone de forte croissance du continent, avec une hausse annuelle du PIB de 5,6 % en moyenne sur cette même période de neuf années. Une grande performance, d’autant plus que cet espace ne constitue pas la région la plus pauvre du continent, place occupée par l’Afrique de l’Est.

 

Cette progression résulte elle-même des nombreuses réformes accomplies par la majorité des pays francophones, et notamment en matière de bonne gouvernance, de diversification et d’amélioration du climat des affaires. Sur ce dernier point, certains pays ont ainsi réalisé un bon considérable entre les classements 2012 et 2020 de la Banque mondiale, et notamment le Togo (passé de la 162e à la 97e place), la Côte d’Ivoire (de la 167e place à la 110e place), le Sénégal (de la 154e à la 123e) ou encore le Niger (passé de la 173e à la 132e place). Ce dernier, qui est sur le point de quitter la liste des dix pays les plus pauvres du continent en termes de richesse par habitant, et qui dépasserait désormais non moins de 15 pays africains en matière de développement humain (selon le classement de la fondation Mo Ibrahim, plus fiable sur ce point que l’ONU qui place systématiquement – et étrangement – le Niger, au taux de fécondité le plus élevé au monde, à la dernière position du classement, derrière un pays comme le Soudan du Sud qui est réputé être le moins développé du continent – avec la Somalie, non classée), talonne ainsi désormais le Nigeria (131e), et fait largement mieux que l’Angola (177e) ou encore que l’Éthiopie (classée 159e, avant le début de la guerre civile).

 

Globalement, l’Afrique francophone a donc été mieux armée pour faire face à la crise majeure qui secoue le monde depuis début 2020, et financer le redémarrage de l’économie. Selon les dernières prévisions du FMI, cet ensemble devrait d’ailleurs globalement afficher de nouveau les meilleures performances économiques du continent en 2021, alors même qu’il avait connu un ralentissement bien moins important au plus fort de la pandémie, en 2020. Certes, le niveau d’endettement n’est pas le seul élément qui compte, mais il demeure incontestablement l’un de ceux ayant les conséquences les plus importantes.

 

 

CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone)

ww.cermf.org

info@cermf.org

 

RCA : assassinat d’un homme à bout portant au village Kaïta, dans le nord-ouest  

0

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 mercredi, 27 octobre 2021, 15:57:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène est survenue  ce mardi soir au village Kaïta , situé à environ 80 kilomètres de Bocaranga en allant vers Mann. Selon le sous-préfet de Bocaranga joint par la radio Ndékèluka, une incursion des hommes armés identifiés comme des rebelles de 3R dans ledit village a occasionné  la mort d’un père de famille et la destruction des deux habitations.

 

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

En tout cas la panique gagne les habitants du village Kaïta. « Si ce ne sont pas les Mercenaires russes, ce sont des soldats FACA ou les rebelles de 3R », membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), déclare un habitant de koui joint au téléphone par la rédaction du CNC.

Selon le sous-préfet de Bocaranga qui a recueilli  les témoignage de la famille de la victime, dans la nuit du mardi à mercredi 26 octobre, un groupe des hommes armés assimilés aux rebelles de 3R, membres de la CPC, ont fait irruption  vers 21 heures dans le village Akita, tuant à bout portant un père de sept enfants dénommé Albert  Ndoh,  et brûlant au passage deux maisons, dont l’une se trouvait une moto.  Selon ce sous-préfet, les soldats FACA se trouvaient  à quelques kilomètres du village au moment des faits. Ce que lui-même n’avait pas compris, car, disait-il, le lieu du drame se situe à 87 kilomètres du lieu de son poste de travail.

Mais du côté du mouvement 3R, on rejette en bloc ces allégations du sous-préfet de Bocaranga selon lesquelles ce sont les éléments de 3R qui auraient tué ce père de famille.

Entre-temps, dans le village Bezéré, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, les mercenaires russes, dans leur patrouille ce mardi, ont interpellé un jeune  dans ce village de Bezéré. Devant le public, ils l’ont copieusement tabassé. Transféré d’urgence dans un poste de santé local, l’homme succombe de ses blessures.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

Live From The Field

0

Le HCR relance les opérations d’aide au retour des réfugiés centrafricains

Bangui ( République centrafricaine ) – « Vendredi dernier, 250 réfugiés ont quitté le camp de Mole à bord de camions pour se rendre dans la ville de Zongo, dans la province du Sud-Ubangi », a précisé une porte-parole du HCR, lors d’un point de presse à Genève.

« Ce mardi matin, un deuxième convoi de 250 personnes a quitté le camp. Plus tard dans la journée, ils traverseront la rivière Ubangi en bateau pour rejoindre Bangui, la capitale de la République centrafricaine après une traversée de 20 minutes », a-t-elle ajouté.Les opérations de rapatriement volontaire ont débuté en novembre 2019 après la signature d’un accord tripartite entre les deux pays et le HCR à Kinshasa en juillet de la même année. Elles ont été interrompues en mars 2020, les deux pays ayant fermé leurs frontières pour éviter la propagation de la Covid-19. Les opérations ont à nouveau été reportées en décembre 2020 suite aux violences liées à l’élection présidentielle en RCA.« Les gens ne retournent que dans les zones où la sécurité s’est améliorée au cours des six derniers mois, comme Bangui et les préfectures d’Ombella Mpoko et de la Lobaye. La plupart de ceux qui se préparent à rentrer ont fui leurs maisons à cause des violences de 2013 », a indiqué la porte-parole.Vols de rapatriementLe HCR et ses partenaires vont également organiser prochainement des vols de rapatriement volontaire pour les réfugiés vivant dans le camp d’Inke, dans la province du Nord-Ubangi.Le transport aérien est nécessaire en raison des distances et du mauvais état des routes. Les réfugiés commenceront leur voyage par la route vers la capitale provinciale du Nord-Ubangi, Gbadolite, à environ 40 kilomètres du camp d’Inke. Des avions du service aérien humanitaire (UNHAS) les transporteront ensuite vers Bangui.Jusqu’à présent, près de 10.000 personnes vivant dans le camp d’Inke, dans la province du Nord-Ubangi, et dans les camps de Mole et Boyabu, dans la province du Sud-Ubangi, se sont inscrites pour un rapatriement volontaire sur les 47 000 réfugiés accueillis dans les trois camps.Le HCR fournit une assistance en espèces aux réfugiés qui retournent chez eux. En outre, le HCR et ses partenaires travaillent avec le gouvernement sur des projets de réintégration en RCA, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’agriculture.Quelque 206.346 réfugiés centrafricains vivent dans des camps et avec des communautés d’accueil dans les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et du Bas-Uele en RDC. Le HCR et ses partenaires prévoient d’aider 6.500 d’entre eux à rentrer chez eux cette année. Au cours des deux dernières années, le HCR a aidé plus de 5.000 réfugiés à rentrer en RCA depuis la RDC.Au 30 septembre 2021, 684.718 réfugiés et demandeurs d’asile sont accueillis au Cameroun, en RDC, en République du Congo et au Tchad.

ONU infos

Centrafrique.com/?attachment_id=51105″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/IMG_5790.jpeg” alt=”{CAPTION}” width=”400px” height=”266px” class=”alignnone size-medium wp-image-51105″ />
{CAPTION}

Live From The Field

0

Le point sur la situation au Soudan : coup d’Etat militaire, arrestation de ministres et appels à la désobéissance civile

Bangui ( République centrafricaine ) – Après des semaines de tensions entre militaires et civils qui se partagent le pouvoir au Soudan depuis la destitution de l’autocrate Omar Al-Bachir en 2019, le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, qui était à la tête du conseil de souveraineté, l’autorité de transition soudanaise, a annoncé lundi 25 octobre que l’armée avait arrêté la quasi-totalité des dirigeants civils.

Le point sur ce coup d’Etat, qui compromet grandement la transition amorcée après trente années de dictature dans ce pays d’Afrique de l’Est.Lundi matin, le général Al-Bourhane a dissous les autorités de transition. Abdallah Hamdok, le premier ministre, nombre de ses ministres, leurs épouses, et tous les membres civils du conseil de souveraineté, la plus haute autorité de la transition ont été arrêtés par des militaires.M. Hamdok, dont la communauté internationale réclame la libération, se « trouve chez moi », a déclaré mardi M. Al-Bourhane. « Oui, on a arrêté des ministres et des politiciens, mais pas tous », a encore lancé le général dans une longue conférence de presse où il a justifié l’ensemble de son action. M. Hamdok, ancien économiste de l’Organisation des Nations unies (ONU), est « en bonne santé » et « rentrera chez lui quand la crise sera finie ».Dans la foulée de cette conférence de presse, le bureau du premier ministre a appelé « les putschistes » à libérer « immédiatement » toutes les personnes arrêtées, dans un communiqué diffusé par le ministère de l’information.Depuis 2019 et la chute d’Al-Bachir, le pouvoir était partagé entre le gouvernement civil dirigé par M. Hamdok et le conseil de souveraineté chargé de mener la transition, mais le coup de force intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre civils et militaires.La direction du conseil de souveraineté devait être transmise à une personnalité civile dans les prochains mois et les militaires avaient jusqu’ici affirmé leur volonté de respecter le processus de transition, mais la date exacte de cette passation des pouvoirs n’était cependant pas encore connue précisément. De plus, les autorités de transition peinaient à s’entendre sur le fait de remettre Al-Bachir à la Cour pénale internationale.Le 16 octobre, des partisans de l’armée ont planté leurs tentes devant le palais présidentiel, où siègent les autorités de transition. En réponse, le 21 octobre, les partisans du pouvoir civil sont descendus par dizaines de milliers dans les rues du pays pour « sauver » leur « révolution ». Il y a deux jours, le camp civil avait mis en garde contre un « coup d’Etat rampant », lors d’une conférence de presse qu’une petite foule avait cherché à empêcher. • La communauté internationale inquiète, trois ambassadeurs annoncent leur défectionMardi, trois ambassadeurs soudanais en Europe ont annoncé leur défection, condamnant le coup d’Etat militaire de la veille et proclamant leurs ambassades comme celles du « peuple soudanais », a annoncé sur Facebook le ministère de l’information. « Nous nous alignons totalement avec l’opposition héroïque suivie par le monde entier et proclamons les ambassades du Soudan en France, en Belgique et en Suisse ambassades du peuple soudanais et de sa révolution », ont écrit Omar Béchir Maniss, Abderrahim Ahmed Khalil et Ali Ibn Abi Taleb Abderrahman Al-Gendi.La communauté internationale a également exprimé son inquiétude. Pour la troïka à la manœuvre sur le dossier soudanais depuis des années, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège, « les actions des militaires trahissent la révolution et la transition » post-dictature après la chute en 2019 de l’autocrate Omar Al-Bachir. Par ailleurs, Washington a « suspendu » une aide de 700 millions de dollars au Soudan dans la mesure où la perspective des premières élections libres semble de plus en plus compromise.Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé une libération immédiate des ministres, déplorant par ailleurs la « multiplication » de coups d’Etat cette année dans le monde. Les « divisions géopolitiques importantes » qui empêchent « le Conseil de sécurité de prendre des mesures fortes », la pandémie, les difficultés économiques et sociales font que « des chefs militaires considèrent qu’ils ont une totale impunité, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent car rien ne leur arrivera », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « J’appelle les grandes puissances à se retrouver pour une unité du Conseil de sécurité afin de s’assurer qu’il y ait une dissuasion effective à propos de cette épidémie de coups d’Etat » à laquelle le monde assiste en Asie ou en Afrique, a poursuivi Antonio Guterres.Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU doivent se réunir en urgence à huis clos sur le Soudan à partir de 22 heures (heure de Paris), à la demande du Royaume-Uni, de l’Irlande, de la Norvège, des Etats-Unis, de l’Estonie et de la France. Le Mexique, le Kenya, le Niger, la Tunisie et Saint-Vincent-et les-Grenadines, membres non permanents du Conseil, ont apporté leur appui à cette convocation. Selon des diplomates, l’adoption d’une déclaration est depuis lundi en négociation mais il n’était pas certain que la Russie et la Chine, notamment, entérinent son approbation.Dans les rues de Khartoum, où quasiment tous les magasins – à l’exception de ceux vendant de la nourriture – sont fermés, des manifestants appellent à la « désobéissance civile ». La « grève générale » avait gagné la capitale mardi, entre employés incapables de rejoindre leurs bureaux par les routes coupées et manifestants décidés à bloquer le pays. « Non au pouvoir militaire », « la révolution continue », scandent toujours les manifestants sous une nuée de drapeaux soudanais, répondant à l’appel de syndicats fers de lance de la révolte de 2019.Depuis lundi, au moins quatre manifestants ont été tués par des balles « tirées par les forces armées » selon un syndicat de médecins prodémocratie, et plus de quatre-vingts autres blessés, à Khartoum, où les forces de sécurité sont déployées avec leurs blindés sur les ponts et les grands axes.Abdel Fattah Al-BourhaneNé en 1960, Abdel Fattah Al-Bourhane est un pur produit de l’armée soudanaise. Après des études à l’académie militaire, poursuivies à l’étranger (notamment en Egypte), il a gravi les échelons jusqu’à commander l’armée de terre, un rôle clef lorsqu’en 2015, le Soudan a rejoint la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis dans la guerre au Yemen. Lors des manifestations contre le pouvoir d’Omar Al-Bachir en 2019, l’ex-dictateur soudanais, le général Al-Bourhane a fait figure de solution pour prendre la tête de la transition civilo-militaire, n’ayant pas été marqué comme « islamiste », et dirigeait le Conseil de souveraineté, jusqu’à la dissolution, lundi, de toutes les autorités en place.Le Monde avec AFP

Avec AFP

Centrafrique.com/?attachment_id=51096″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/IMG_5782.jpeg” alt=”{CAPTION}” width=”400px” height=”267px” class=”alignnone size-medium wp-image-51096″ />
{CAPTION}

Live From The Field

0

Nigeria: 16 personnes tuées dans une mosquée

Bangui ( République centrafricaine ) – Des hommes armés ont abattu lundi seize personnes qui priaient à l’intérieur d’une mosquée dans un village du centre-ouest du Nigeria, ont indiqué mardi à l’AFP les autorités locales.

Le Centre et le Nord-Ouest du Nigeria sont depuis plusieurs années le théâtre de violences perpétrées par des groupes criminels, appelés localement “bandits”, qui volent du bétail, kidnappent contre le versement de rançons et attaquent des villages mais très rarement des lieux de culte.Lundi à l’aube, des dizaines d’hommes armés se déplaçant à moto ont pris d’assaut le village de Maza-Kuka, dans le district de Mashegu, et ont ouvert le feu dans une mosquée pendant les prières du matin, tuant 16 fidèles, a déclaré un responsable du gouvernement de l’État du Niger Ahmed Ibrahim Matane.”Les bandits ont abattu 16 personnes à l’intérieur de la mosquée pendant qu’elles priaient”, a-t-il affirmé, précisant que trois autres fidèles ont été blessés, dont l’un grièvement.Alors qu’ils prenaient la fuite, les assaillants ont également abattu une autre personne dans le village voisin de Kaboji, a-t-il indiqué.Une enquête est en cours pour déterminer le mobile des assaillants et des policiers et militaires ont été envoyés sur place, selon la même source.Ces groupes criminels, qui agissent a priori sans motivation idéologique, ont pris pour cible cette année des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l’Unicef.Des habitants de plusieurs communautés de l’État du Niger ont récemment signalé l’arrivée de combattants jihadistes venus du nord-est du pays, en proie à une insurrection jihadiste depuis douze ans, dans certains villages isolés.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=51094″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/IMG_5774.jpeg” alt=”{CAPTION}” width=”400px” height=”225px” class=”alignnone size-medium wp-image-51094″ />
{CAPTION}

Live From The Field

0

Agressions sexuelles: le parquet réclame 8 ans de prison contre Koffi Olomidé

Bangui ( République centrafricaine ) – Huit ans de prison ferme ont été requis lundi contre la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, jugé devant la cour d’appel de Versailles, en région parisienne, pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses

Huit ans de prison ferme ont été requis lundi contre la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, jugé devant la cour d’appel de Versailles, en région parisienne, pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses lors de tournées en France, des accusations dont il s’est vivement défendu.A 65 ans, le chanteur franco-congolais à la renommée internationale s’est pour la première fois expliqué en public sur les charges qui pèsent sur lui, alors qu’il n’avait pas assisté à son premier procès en 2019.Il avait été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis pour “atteinte sexuelle” sur l’une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et relaxé pour l’essentiel des autres charges. Le ministère public, qui avait requis sept ans d’emprisonnement ferme, avait fait appel.Lundi, l’accusation a demandé de revenir sur le “naufrage” du premier jugement et de reconnaître coupable cet “homme puissant”, star internationale qui vit désormais en France.Les quatre plaignantes, assises au premier rang, ont déposé plainte entre 2007 et 2013, accusant Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises entre 2002 et 2006, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.Depuis, aucune n’est retournée au Congo par “peur” des conséquences face à une star qu’elles surnommaient avant l’affaire le “président”.A la barre, Koffi Olomidé – pull clair sous une grande veste marron – balaie l’accusation de séquestration, assurant qu’elles “allaient sur les Champs-Elysées” et que parfois “elles demandaient qu’on les accompagne”, alors qu’elles ont affirmé à l’instruction qu’elles étaient escortées contre leur gré.- “Droit de regard” -Le chanteur a cependant reconnu qu’il avait un “droit de regard” sur leurs sorties, plaidant qu’il devait vérifier qu’elles ne cherchaient pas à rester en France à l’issue de la tournée.Les plaignantes avaient raconté pendant l’enquête s’être finalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères.”C’est du cinéma, ça, Madame”, a assuré à la barre le chanteur, de son nom d’origine Antoine Agbepa Mumba. “Le retour au Congo était imminent, elles savaient qu’on allait repartir au Congo”, elles voulaient donc rester en France à tout prix, a-t-il affirmé.Dans leur récit au juge d’instruction, les quatre jeunes femmes avaient accusé le chanteur de les faire venir parfois à l’hôtel, parfois en studio d’enregistrement, pour les forcer à avoir des rapports sexuels avec lui. “C’est faux, c’est tout faux”, “à aucun moment je n’étais seul avec ces filles”, s’est écrié à la barre M. Olomidé. “Comment vous pouvez faire l’amour dans un studio ? J’hallucine! Il y a des ingénieurs du son, il y a des assistants…”, a-t-il lancé.Il a aussi rejeté les accusations de mauvais traitements, soulignant avoir “des danseuses qui gagnent 600 euros” par tournée.A la barre, les parties civiles ont déclaré avoir été forcées à subir des relations sexuelles “plusieurs fois” puis “trois fois par semaine” pour l’une ou “trois ou quatre fois dans le mois” pour une autre.”Je me suis laissé faire, mais je n’avais pas envie”, a expliqué l’une d’elles, son avocat Me David Desgranges parlant d’”emprise” du chanteur sur ses troupes.”Il n’y a absoluement aucun élément matériel accréditant les dires des plaignantes”, a estimé dans sa plaidoirie Me Antoine Vey, avocat du chanteur, plaidant la relaxe.Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.Koffi Olomidé a déjà été condamné, en RDC en 2012, pour violence, et avait été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses.

Avec VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=51092″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/IMG_5772.jpeg” alt=”{CAPTION}” width=”400px” height=”225px” class=”alignnone size-medium wp-image-51092″ />
{CAPTION}

Live From The Field

0

Au Soudan, la crainte d’un recul après la révolution

Bangui ( République centrafricaine ) – Malgré la violente répression armée, les manifestants sont retournés dans la rue ce mardi au Soudan. Ils protestent contre le coup de force des militaires.

Alors que le pays est englué depuis deux ans dans une transition qui n’apporte pas de solutions aux difficultés des Soudanais, les militaires ont arrêté les dirigeants civils du gouvernement de la transition et imposé un couvre-feu.Le coup de force a entraîné dans les rues de Khartoum, de nombreux manifestants. Ce mardi matin encore (26.10.2021), des groupes se sont formés pour protester contre les militaires.”Le retour au passé n’est pas une option”C’est le slogan qu’ont lancé certains manifestants qui refusent de quitter la rue malgré la violente dispersion lundi des rassemblements.”Je marchais dans la rue et ils ont tiré sur moi”, témoigne un manifestant.”Cet homme a été heurté par un véhicule militaire et s’est cassé le bras. Il a une lésion au niveau des poumons et une blessure au bassin”, explique un médecin à Khartoum.”J’étais debout à une des barrières érigées sur la rue, et j’ai été touché à la jambe lors de tirs de l’armée et des forces spéciales devant le quartier général militaire. Nous protégions les barrières. Et c’est ce qui est arrivé”, décrit un autre manifestant blessé.”Ils ont tiré des grenades assourdissantes, puis ils ont tiré à balles réelles, deux personnes sont mortes, je les ai vues de mes propres yeux. Puis ils sont revenus deux fois et en ont tué un de plus, c’est le troisième que j’ai vu”, confie un autre témoin.Condamnation quasi unanimeUne délégation des nations unies est annoncées au Soudan pour rencontrer les militaires. La communauté internationale accentue la pression. La Troïka, composée des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège, à la manoeuvre sur le dossier soudanais depuis des années, estime que “les actions des militaires trahissent la révolution et la transition” entamée il y a plus de deux ans. Washington va même plus loin : l’administration américaine a décidé de suspendre une aide de 700 millions de dollars au Soudan.Dans une telle configuration, est il encore possible pour l’armée de conduire un processus électoral juste et transparent ? “Tout d’abord, après la tentative de coup d’État du 21 septembre dernier, le général Burhane qui est à la tête du conseil de souveraineté avait promis qu’ils protégeraient la révolution et qu’il n’y aurait pas de coup d’État. Ce que nous observons actuellement réunit tous les éléments pour que l’on puisse parler d’un coup d’état. Cela signifie, qu’il n’a pas fait ce qu’il avait promis de faire. A l’heure actuelle, il est difficile pour quiconque d’accepter que la même armée puisse superviser un processus qui mènera à des élections. Dans tous les cas, les élections sont censées être la résultante d’un processus mené par des civils. Pour l’heure, étant donné que la préparation du processus électoral semble tronquée par les militaires, il est difficile d’envisager que les élections de 2023 se dérouleront comme prévu”, explique Dr. Andrew Atta-Asamoah, Chef de Programme à l’Institut d’études de sécurité.

Avec DW français

Centrafrique.com/?attachment_id=51090″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/IMG_5770.jpeg” alt=”{CAPTION}” width=”400px” height=”225px” class=”alignnone size-medium wp-image-51090″ />
{CAPTION}

Crise au sein de la société Aviation Handline Service :  les employés appellent à l’aide

0

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:54:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au sein de la société Aviation Handline Service (AHS-rca), l’ambiance n’est plus au beau fixe. Plusieurs agents et cadres de ladite société tirent la sonnette d’alarme sur le climat social délétère qui règne au sein de leur entreprise. Que s’est-il passé ?

Les employés de la société Aviation Handline Service et leur directeur général en train de travailler sur la piste de l'aéroport de Bangui Mpoko
Les employés de la société Aviation Handline Service et leur directeur général en train de travailler sur le tarmac de l’aéroport de Bangui Mpoko

 

Pour le personnel de la société Aviation Handline Service (AHS-RCA), le climat  social de l’entreprise est loin d’être apaisé, pourtant, le Directeur général, Monsieur Ghislain HOUEMAVO  , qui est par ailleurs le neveu de Monsieur Pierre AGBOGBA , président du conseil d’administration de la société AHS,  au moment de sa prise de service en  avril 2020  , avait promis de reformer l’entreprise de fond en comble. Malheureusement, plus d’un an plus tard, c’est tout le contraire.  On assiste désormais à un l’environnement professionnel toxique : des avertissements infondés, des pressions disciplinaires, du dénigrement, des humiliations publiques, parfois avec des mesures vexatoires couplées avec de l’agressivité verbale….

Pourtant, le 18 septembre  2020, puis le 23 mars 2021, les délégués du personnel  de la société AHS ont adressé un mémorandum au ministre des Transports et de l’Aviation civile pour l’alerter sur leur condition de travail, notamment sur   :

1- Reliquat des allocations du congé;

2- Avancement au grade et à l’échelon;

3- Prime de bon résultat(PBR) exercices 2019 et 2020;

4- Majoration des heures supplémentaires;

5- Prime de panier;

6- Indemnité de logement;

7- Prime d’ancienneté;

8- Tenue de travail;

9- Horaire de travail;

10- Attestation de domiciliation irrévocable de salaire;

11- Embouche d’un nouveau chef des Ressources humaines;

12- Ramassage des personnels;

13- Licenciement irrégulier des anciens chefs services des Ressources humaines.

Les employés de la société Aviation Handline Service et leur directeur général en train de travailler sur le tarmac de l'aéroport de Bangui Mpoko1
Les employés de la société Aviation Handline Service et leur directeur général en train de travailler sur le tarmac de l’aéroport de Bangui Mpoko1. CopyrightCNC

 

Mais ce qui est surprenant, le ministre, à l’époque Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, n’a même pas pris son temps  pour répondre  à ces deux mémorandums qui lui ont été adressés. Du coup, au sein de la société, le directeur général, qui se glorifie d’avoir mis toutes les autorités dans sa poche, multiplie de pressions et du dénigrement à l’encontre de ses collègues.  Ainsi, pour les  salariés de la société Aviation Handline Service, leur Directeur général, Monsieur Ghislain HOUEMAVO   a un comportement mesquin et manipulateur qui conduit malheureusement à la dégradation des conditions de travail, mais porte aussi atteinte aux droits et à la dignité de ses collègues.

Cependant, depuis trois jours, la rédaction du CNC a tenté en vain de joindre le Directeur général  pour recueillir sa version des faits.

Mais nous tenterons toujours.

Rappelons que les principales activités de la société Aviation Handline Service (AHS) en Centrafrique sont :

  • assistances en avion au sol,
  • fret import/ export.

La suite dans nos prochains articles sur CNC.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Grève au ministère de la Jeunesse et des Sports.

0

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:46:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le personnel du ministère de la Jeunesse et des Sports entre en grève pour réclamer le remboursement des 5 millions destinés aux différents services pour pallier aux urgences liées au Covid 19.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/daniel-Nzewe-450×334.jpg” alt=”Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, Monsieur Arsène Ngrepayo à droite et le chargé de mission à la jeunesse Daniel Nzéwé à gauche. CopyrightCNC” width=”450″ height=”334″ />
Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, Monsieur Arsène Ngrepayo à droite et le chargé de mission à la jeunesse Daniel Nzéwé à gauche. CopyrightCNC

 

En effet, selon les grévistes, cette somme d’argent avait été à par le trésor public au début de la semaine dernière et encaissée par madame Tovou Barbara, chef de service financier et matériel au dit ministère. Quelques heures plus tard, le chargé de Mission Daniel Nzéwé, appelle Madame Tovou pour lui intimer l’ordre de se rapprocher du Dircab Arsène Ngrepayo qui a son tour ordonné à Madame Tovou de lui décharger la dite somme d’argent. Après quelques heures d’isolement dans le bureau Dircab des trois personnes citées aucun retour n’a été donné.

C’est finalement le ministre de la Communication Monsieur Serge Djorie qui en vite auprès de son collègue des sports qui lui révèle du paiement de ladite somme.

Stupéfait le ministre Reboas convoque les trois fonctionnaires concernés qui lui ont donné des explications farfelues.

Sous le choc, le ministre Reboas avait informé le Premier ministre de la Gravité du climat de détournement qui règne dans son département.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : arrestation d’une dizaine des personnes au village Bohong par les mercenaires russes et les soldats FACA

0

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:39:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une dizaine des personnes ont été interpellées ce lundi 25 octobre 2021 dans la localité de Bohong, située à 70 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, au nord-ouest de la RCA.

Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Ba

 

Depuis dimanche dernier, c’est la colère et la stupéfaction dans le village Bohong, situé à environ 70 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.

En effet, peu avant midi, ce dimanche, les mercenaires russes de la société Wagner et  les soldats FACA, en provenance de Bouar, et à destination de koui, se sont arrêtés au village Dankobira, situé à 20 kilomètres de koui. Subitement, ils ont fait un demi-tour  pour se rendre dans le village Bohong. Mais à leur arrivée, le village est calme.  La majorité des fidèles est à l’église, ce qui n’a pas pour autant gêné les hommes de Wagner et les soldats FACA qui ont décidé de faire leur incursion dans une église en plein culte. Aussitôt, ils ordonnent à tous les fidèles de sortir un à un.  Mais à leur sortie, les hommes sont séparés systématiquement des femmes et menottés. Ils ignorent ce qui est en train de passer, mais à la fin ils ont été tous embarqués à destination de Bouar. Pendant ce temps dans le village, c’est la panique générale. Leur famille pousse un cri de détresse.

Mais arrivée à Bouar, les kidnappés ont été placés en garde à vue, et les mercenaires russes de la société Wagner demandent  à leur famille pour leur libération une somme de 25 000 francs CFA par chaque personne. Incroyable ! Un fait confirmé par plusieurs sources, même les autorités locales qui ne pouvaient rien faire pour empêcher leur enlèvement par les forces dites régulières. En ce moment, toutes les victimes sont actuellement ce mardi à Bouar en attente de leur libération.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  Paoua, le mercenaire russe surnommé Tintin Alkato enfin rapatrié par ses chefs à Bangui

0

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:00:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Surnommé Tintin Alkato, un tristement célèbre mercenaire russe de la société Wagner qui se dit frère cadet de Monsieur Valery Zakharov, conseiller en sécurité du chef de l’État, a été rapatrié la semaine passée de Paoua à Bangui.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Image d’illustration d’Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

Surnommé Tintin Alkato en raison de sa marche dit  en fauchage, marche boiteuse, l’homme serait le chef des mercenaires du groupe Wagner dans la ville de Paoua. Mais chaque jour qui passe, l’homme multiplie des braquages des commerces, des particuliers.  Même les autorités locales, les populations ont exprimé leur mécontentement, mais à Bangui, la société Wagner, à travers Monsieur Alexandre Ivanov qui se dit chef.    De la « communauté des officiers russes en Centrafrique » tentait de nier ces exactions dans une interview qu’il a accordée à une télévision camerounaise prorusse Africa média. Finalement, vu le nombre des dégâts qu’il a causé,  l’homme a été rapatrié  à Bangui. Toutefois, on ignore si Monsieur Tintin Alkanto sera réaffecté  dans d’autres villes de provinces ou non.

Par ailleurs, on vient d’apprendre une nouvelle exaction des Mercenaires russes dans les localités de Paoua, notamment dans les villages Bebingui, Bemaide 2, Bedaya 2, Bengatoko et Yene.

Rappelons que ces mêmes localités du nord de Paoua ont subi la semaine dernière des exactions des certains hommes armés identifiés clairement comme des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Francky Mbotto, athlète centrafricain

0

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre  2021, 02:34:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En préparation pour les Championnats d’athlétisme 2022, Francky Mbotto, âgé de seulement 24 ans, est la plus belle image internationale que peut avoir la Centrafrique.

centrafricain-450×343.jpg” alt=”Francky Mbotto : athlète centrafricain” width=”450″ height=”343″ />
Francky Mbotto, athlète centrafricain

 

En effet, ce jeune coureur, spécialiste du 400m et du 800m, a été sélectionné pour être l’un des portes drapeaux de la délégation centrafricaine aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. C’était sa deuxième participation après les Jeux Olympiques de Rio en 2016 où il n’avait pas démérité.

Après avoir consacré ces quatre dernières années à jongler entre sa vie de sportif de haut niveau et d’étudiant pour représenter au mieux son pays à Tokyo, il n’aura malheureusement pas réussi à faire mieux qu’au Brésil. Il a fini 8ème de sa série sur 800m en 1’48’’26. Mais belle consolation, il bat le record du pays. « J’ai explosé mon meilleur temps personnel de deux secondes » se réjouit-il. « Aujourd’hui, je repars de Tokyo, dernier de ma course, mais pourtant quel sentiment d’accomplissement ! La magie des jeux a opéré. Elle me permet de rêver plus grand aux prochains JO. »

Francky Mbotto revient des JO avec le sentiment d’avoir réalisé un rêve. Pourtant, il y a encore quelques années, ce jeune centrafricain ne faisait pas d’athlétisme. Un an et demi avant les JO de Rio, il n’avait jamais enfilé de baskets à pointes de course. Depuis, il représente fièrement la Centrafrique et multiplie les selfies avec les plus grands sportifs de ce monde. Il est la preuve que le sport et les études, sont les meilleurs moyens de devenir de grands hommes de ce monde, et de compter parmi les fiertés de sa nation.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« On me décrit comme un monstre » : jugé en appel, Koffi Olomidé, star de la rumba congolaise, nie avoir abusé de ses danseuses

0

 

 

Absent lors de son premier procès à Nanterre, le célèbre chanteur de rumba congolaise, qui louait à l’époque une maison à Asnières pour ses danseuses, s’est âprement défendu devant la cour d’appel de Versailles.

Le 25 octobre 2021 à 22h25, modifié le 25 octobre 2021 à 22h39

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Koffi-Olimide-450×281.jpg” alt=”” width=”450″ height=”281″ />
Versailles, le 25 octobre 2021. Koffi Olomidé à la cour d’appel de Versailles, accompagné de l’un de ses avocats, Me Emmanuel Marsigny, où il est jugé pour agressions sexuelles et séquestration. (AFP/Bertrand GUAY)

 

Cette fois, il ne s’est pas dérobé. Ce lundi, Koffi Olomidé, 65 ans, s’est enfin présenté devant la justice pour répondre des agressions sexuelles dont il est soupçonné. Le chanteur, star de la rumba congolaise, était jugé ce lundi devant la cour d’appel de Versailles pour avoir abusé de quatre de ses danseuses et pour les avoir séquestrées entre 2002 et 2006, dans une maison qu’il louait à Asnières. Lors de son premier procès, en 2019, il n’avait pas montré le bout de son nez. Ce qui n’avait pas empêché le tribunal correctionnel de Nanterre de le juger, et de le condamner à deux ans de prison avec sursis, mais seulement pour atteintes sexuelles sur une des quatre plaignantes, mineure au moment des faits allégués. Mais le parquet, qui réclamait sept années d’emprisonnement, avait fait appel.

 

Par Valérie Mahaut

 

Publié par le Parisien

Le Mali expulse le représentant de la Cédéao pour «agissements incompatibles avec son statut»

0

 

Le Mali a déclaré «persona non grata» le représentant spécial de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) Hamidou Boly, «au vu de ses agissements incompatibles avec son statut», a annoncé lundi le ministère malien des Affaires étrangères. Le diplomate, de nationalité burkinabè, «a 72 heures pour quitter le territoire national», explique le ministère dans un communiqué, ajoutant que la décision lui a été notifiée dans la matinée.

centrafrique.org/?p=12201″ target=”_blank” rel=”noopener”/>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/PM-Malien-450×253.png” alt=”Le premier ministre malien au rendez-vous avec le conseil de sécurité de l’ONU, dimanche 24 octobre. PAUL LORGERIE / REUTERS” width=”450″ height=”253″ />
Le premier ministre malien au rendez-vous avec le conseil de sécurité de l’ONU, dimanche 24 octobre. PAUL LORGERIE / REUTERS

 

 

Le texte ne détaille pas les faits précis reprochés à Hamidou Boly, en poste à Bamako depuis juillet 2019. Cette décision d’expulsion intervient «après plusieurs mises en garde adressées à l’intéressé à travers sa hiérarchie», indique simplement le ministère qui «réitère la disponibilité du gouvernement (malien) à maintenir le dialogue avec la Cédéao et à œuvrer ensemble pour la réussite de la transition».

L’annonce du gouvernement malien a lieu dans un contexte diplomatique délicat, alors que la junte au pouvoir au Mali après deux putschs successifs en août 2020 et mai 2021, affiche de plus en plus clairement sa volonté de reporter les élections présidentielles et législatives devant permettre un retour à un pouvoir civil, scrutins dont la Cédéao exige la tenue à la date fixée. Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la conférence des chefs d’État de la Cédéao, en visite le 17 octobre au Mali, a délivré à la junte au pouvoir un «message ferme» sur la tenue d’élections en février, avait dit à l’AFP un membre de sa délégation.

 

AFP

Le gouvernement centrafricain rectifie le tir sur la très discutée réforme minière

0

 

 

C’est un projet qui a fait grand bruit dans le petit monde des miniers centrafricains : la refonte du code minier datant de la fin des années 2000. Afin de mieux lutter contre les fraudes, l’Etat planifiait en effet de nationaliser le négoce de pierres précieuses, en créant une société publique aux très larges prérogatives, Gemmes et minéraux de Centrafrique (Geminca, AI du 14/07/21).

Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Le projet avait suscité une telle levée de boucliers depuis le mois d’août dernier, notamment dans l’arrière-pays, que le gouvernement avait été contraint de le mettre en stand-by ces dernières semaines. C’est ainsi un nouveau plan qu’a présenté le 8 octobre dernier le président Faustin Archange Touadéra, devant l’Assemblée nationale.

 

A rebours de ce premier plan, la Geminca redevient, dans la nouvelle mouture, un simple bureau d’achat, au même titre que l’actuel Comptoir des minéraux et gemmes (Comigem) qu’elle sera donc amenée à remplacer. De son côté, le fonds minier – censé financer des programmes de recherche – sera renforcé et les coopératives minières deviendront des sociétés conformes au droit Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). Enfin, l’inspection générale des mines, chargée de lutter contre la fraude, doit également être consolidée. Le projet jouit notamment du soutien de l’USAID, l’agence d’aide au développement américaine, et de la Banque mondiale, très active dans le pays.

 

 

Africa Intelligence. Edition du 15/10/2021

 

RD Congo : à l’est, les rebelles ADF tuent encore onze civils dans le Nord-Kivu

0

 

Onze civils ont été tués en 48 heures par des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) aux environs de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), malgré l’état de siège auquel est soumis la région, ont indiqué dimanche des sources locales.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/soldats-congolais-450×290.jpg” alt=”Des soldats congolais à Goma, capitale du nord Kivu en RDC” width=”450″ height=”290″ />
Des soldats congolais à Goma, capitale du nord Kivu en RDC. CopyrightRuteurs

 

Les ADF, à l’origine des rebelles musulmans ougandais, sont désormais présentés par l’organisation djihadiste Etat islamique comme sa branche en Afrique centrale.

(Re)voir : RDC : un nouveau massacre à Béni ravive la colère face à l’insécurité

Des “défaillances au niveau du commandement militaire”

“Nous venons de perdre encore sept personnes dont une femme, massacrées dans le quartier Gala” dans la nuit de samedi à dimanche, a déclaré à l’AFP Lewis Thembo, président de la société civile de la localité de Bulongo, située dans le territoire de Beni, dans la province orientale du Nord-Kivu.

Des boutiques et pharmacie ont été pillées par les “ennemis ADF” qui ont mené l’attaque, selon la même source qui dénonce des “défaillances au niveau du commandement militaire”.

Contacté par l’AFP, le maire de Bulongo Jean-Paul Kahindo a confirmé cette tuerie.

La nuit précédente, quatre civils avaient été tués près de Bulongo, dans une attaque également attribuée aux ADF. Plus tôt dans la journée, l’armée avait indiqué avoir “repéré quatre positions ADF dans le secteur de Ruwenzori et procédé au pilonnage”.

Le Congo est grand (…) c’est difficile de mettre une section de militaires dans chaque village

Général Bertin Mputela, commandant du secteur opérationnel Sokola 1-Grand Nord

“Les rebelles s’en prennent aux civils là où il n’y a pas de militaires”

Depuis le mois de mai, le Nord-Kivu et la province voisine de l’Ituri sont placées en état de siège, une mesure exceptionnelle pour lutter contre les groupes armés, notamment les ADF. Les autorités civiles y ont été remplacées par des officiers militaires et policiers. Cependant, les massacres de civils se poursuivent.

“Les rebelles s’en prennent aux civils là où il n’y a pas de militaires. On les a frappés hier, mais en fuyant, ils ont commencé à déranger la population puisqu’il n’y avait pas de militaires” dans les environs, a dit à la presse le général Bertin Mputela, commandant du secteur opérationnel Sokola 1-Grand Nord.

(Re)lire : RDC : la méthode militaire de Tshisekedi pour pacifier l’est du pays critiquée

“Le Congo est grand (…) c’est difficile de mettre une section de militaires dans chaque village”, mais nous faisons de notre mieux pour limiter les dégâts, a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l’armée, Antony Mualushayi a de son côté présenté à la presse une femme qu’il a décrite comme de nationalité ougandaise et comme l’épouse d’un haut commandant chargé de renseignements au sein des ADF. Elle a été “capturée avec un bébé ainsi que 14 autres combattants à Kasindi”, à la frontière entre l’Ouganda et la RDC, a-t-il indiqué.

Par AFP

RCA : colère et stupéfaction au sein de l’armée nationale, plusieurs officiers interpellés par les mercenaires russes

0

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:30:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’arrestation par les Mercenaires russes du général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’État major de l’armée, puis celle du colonel Moussa Kitoko, commandant   de zone de défense du nord-ouest, en suite celle du capitaine chef du détachement des FACA à Bria, vient le tour du colonel Rodongo, chef du bataillon de transmission, détaché à Kaga-Bandoro, mais aussi de l’adjudant-chef Guetel,  chef de la maison d’arrêt de Berberati. Ils sont actuellement transférés et placés en détention à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui sur instruction ferme des mercenaires russes.

Arrivage à l'aéroport de Bangui M'poko du prisonnier spécial, un haut gradé de l'armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens de la société Wagner
Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens
de la société Wagner

 

Même si certains officiers et sous-officiers ont dénoncé le mois dernier dans un mémorandum  la volonté des autorités actuelles  d’humilier profondément notre armée nationale à travers les mercenaires russes de la société Wagner, cela semble ne les avoir pas  intéressé.  Ces derniers, qui déclarent  haut et fort qu’ils dépendent que de la présidence de la République, sont en train de constituer leurs propres  prisonniers militaires dans la capitale, et ce, sous l’œil bienveillant  de l’État major et de la présidence de la République. Mais cela commence à gêner  au sein de l’armée.

D’abord, le général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’état-major de l’armée, avait été bizarrement accusé  d’avoir fomenté un coup d’État imaginaire. Il a été arrêté par les mercenaires russes et placé en détention à la prison de Camp de Roux avec un dossier judiciaire vide. Par la suite, hors-mis les assassinats, les mercenaires russes sont allés interpellés  à Ndélé, le colonel Moussa Kitoko qu’ils l’ont accusé d’avoir vendu des munitions  aux rebelles du FPRC. Il a été transféré à la section de recherche et d’investigation à Bangui. Il est en ce moment détenu  dans cette section de la gendarmerie sans dossiers judiciaires. Mais quelques semaines plus tard, les mêmes mercenaires russes sont allés à Bria pour interpeller le capitaine-chef du détachement, mais celui-ci avait pris la fuite et regagné  la base des Casques bleus de la Minusca. Sous leur pression,  la Minusca leur a remis et il a été transféré à la section de recherche et d’investigation à Bangui. Il est en ce moment en détention sans dossiers judiciaire depuis plus de trois mois. Et ce n’est pas fini pour autant! La semaine dernière, les mercenaires de Wagner sont allés à nouveau à Berberati arrêter et transférer à la section de recherche et d’investigation à Bangui l’adjudant-chef Guetel, chef de la maison d’arrêt de Berberati.  Comme si cela ne leur suffisait pas,  ils sont allés à nouveau à Kaga-Bandoro procéder  à l’interpellation  du colonel  Rodongo, chef  de corps du bataillon de transmission de l’armée nationale, détaché à Kaga-Bandoro.

Au même moment, à l’État major  de l’armée, le chef d’État major et toute son équipe sont plongés dans un étonnant mutisme. Tandis qu’à la présidence de la République, on tente de féliciter les hommes de Wagner. Sur le plan international, la ministre des affaires étrangères madame Sylvie Baïpo Temon ,  dans une déclaration faite aux médias internationaux,  tente de nier la réalité des choses et épingle  en même temps  dans sa déclaration les soldats FACA, les accusant faussement d’avoir commis  des exactions alors qu’en réalité ce sont bel et bien les mercenaires russes de la société Wagner  qui sont les auteurs de ces exactions sur la population.

Alors, la question est de savoir si la société russe Wagner confisque -t-elle le pouvoir de l’État en Centrafrique ? La réponse est sans doute oui,  car ce sont ces hommes qui contrôlent la justice, l’Assemblée nationale, l’armée nationale, la gendarmerie, les douanes  et la présidence de la République.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Incroyable ! Simplice Mathieu Sarandji vient d’ouvrir grandement la porte de l’Assemblée nationale à la société russe Wagner.

0

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:25:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le contrôle du palais de la renaissance, de la justice, de la sécurité, de la défense nationale, des douanes, c’est le tour de l’Assemblée nationale, l’une des dernières institutions de la République à passer sous-contrôle de la société de la mafia russe Wagner, et ce, sous la complicité de l’actuel Président de l’Assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji.

centrafricain-Sarandji-qui-remet-la-lettre-de-felicitations-et-dencouragement-au-representant-des-forces-russes-en-Centrafrique-450×338.jpg” alt=”Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique” width=”450″ height=”338″ />
Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant de la société Wagner en Centrafrique. CopyrightCNC

 

C’est à travers son chargé de mission à la corruption, Monsieur Kevin Dimitri Yalangba que le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji compte livrer le secret d’État aux mercenaires russes de la société Wagner.

En effet, suite à son entretien discret avec les « autorités russes » à Bangui, le géographe Simplice Mathieu Sarandji appelle son chargé de mission à la corruption Kevin Dimitri Yalangba de lui faire savoir  que désormais il doit  collaborer à 100% avec les Russes, que ça soit ceux de leur ambassade, ou ceux de la « communauté des officiers russes en Centrafrique.

« Tout ce qu’ils te demandent à l’Assemblée nationale, tu leur donnes.  Tu as maintenant droit à toutes les archives. Je vais en informer tous les directeurs, les chefs des services.  Les Russes m’ont informé qu’ils ont besoin de nos archives, et c’est maintenant toi qui t’en charges de travailler avec eux sur ça », soupire discrètement le PAN Simplice Mathieu Sarandji à Kevin Dimitri Yalangba. Ceci dit, toutes les archives de l’Assemblée nationale sont désormais aux mains de la société Wagner. Une vaste mine d’or! Ils peuvent désormais être en possession des nouveaux et anciens textes de loi, des accords internationaux,  de coopération… Ils peuvent soumettre la révision  d’un tel ou tel accord, d’une telle ou telle loi à leur guise.

Contrairement à ce que la ministre des Affaires étrangères avait déclaré sur les antennes de la radio France internationale (RFI),  et la TV5,  la société Wagner  confisque bel et bien l’autorité de l’État centrafricain. Après l’exécutif et le judiciaire, c’est le législatif. Le tour est joué!

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : disparition spectaculaire d’un caporal-chef de l’armée nationale, ses parents demandent à l’état-major des explications

0

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:51:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le caporal-chef Arsène DEAWENAM a été mystérieusement porté disparu le 17 octobre dernier alors qu’il était en mission de sécurisation de la cérémonie de la journée mondiale de l’alimentation à Boali. Ses parents demandent des explications à l’état-major de l’armée, et les circonstances de sa disparition demeurent mystérieuses.  A-t-il  été kidnappé par les forces de défense et de sécurité ?

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.” width=”450″ height=”300″ />
Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)

 

Selon l’État major de l’armée, le caporal-chef Arsène DEAWENAM, étant désigné régulièrement dans le service d’honneur pour la Journée mondiale de l’Alimentation(JMA) 2021 à Boali, mais au retour de leur fin de mission, cet élément a été déclaré absent au rassemblement aux environs de 07heures le lendemain. Pendant l’embarquement à 08Heures 30 il n’a pas rejoint Bangui le 18 octobre 2021. Ceci dit, pour l’état-major de l’armée, ce caporal-chef, étant né à Bossangoa en 1986 et de même ethnie avec l’ancien Président de la République François Bozizé, est considéré comme un déserteur. Mais sa famille à Bangui, encore sous le choc,  conteste cette version officielle de l’État-major et demande plus d’explication réelle sur sa mystérieuse disparition. D’après elle, soit Monsieur Arsène DEAWENAM est actuellement détenu discrètement dans une prison du régime, soit il a été enlevé et assassiné par les milices du pouvoir. Mais le considéré comme un déserteur,  c’est une fausse allégation qui ne correspond même pas à la réalité, car le caporal-chef avait l’habitude de dire qu’il est soldat républicain et non un rebelle à la solde d’un individu.

Pour l’heure, la famille s’active avec un groupe des jeunes à la recherche  du caporal-chef à Boali et ses environs. Elle lance un cri de détresse à ses collègues de l’armée nationale et à toute personne de manifester  s’ils une brique d’information à son sujet.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, un accident impliquant un élément de la police, un taxi-moto et un véhicule  sur l’avenue de l’indépendance fait trois victimes

0

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:02:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un élément de la police, un taxi et un taxi-moto  est survenu ce dimanche 24 octobre 2021 vers 15 heures devant l’agence stratum au centre-ville de Bangui sur l’avenue de l’indépendance.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/interieur-de-larticle-taxi-accident-208×450.jpg” alt=”Bangui, un accident impliquant un élément de la police, un taxi-moto et un véhicule sur l’avenue de l’indépendance fait trois victimes” width=”208″ height=”450″ />
Image de l’accident survenu sur l’avenue de l’indépendance au centre-ville de Bangui, le 24 octobre 2021. CopyrightCNC/ D. Y. Ibrahim

 

Selon les témoins qui ont assisté à la scène, ce dimanche, vers 15 heures, devant l’agence Startime sur l’avenue de l’indépendance au centre-ville de Bangui, un policier de la FICU, dans ses activités de contrôle de routine, a voulu interpeller un taxi mal stationné  devant l’agence startime sur l’avenue de l’indépendance au centre-ville de Bangui. Mais le conducteur de taxi, constatant l’arrivée des policiers, a voulu s’éclipser en démarrant en vitesse son taxi. Cependant, l’un des policiers, sur sa moto, qui se trouvait juste à côté de la portière du conducteur, a saisi le volant  du taxi pour tenter d’empêcher le véhicule de s’échapper. Ce qui a aussitôt provoqué  le dérapage du taxi  qui a  de facto percuté  violemment  un taxi-moto de passage, faisant trois blessés graves qui ont été transférés d’urgence à l’hôpital. Au même moment, le conducteur de taxi  a été interpellé par les policiers qui l’ont conduit à leur brigade.

Selon les témoins, le policier impliqué dans cet accident serait un élément auxiliaire de la FICU.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : nouvelle agression des soldats FACA sur les policiers au croisement TIRINGOUL  

0

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:01:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci commence à devenir une habitude et cela risque de compromettre la paix et la sécurité des Banguissois qui vivent en ce moment dans ce qu’ils appellent « une prison à ciel ouvert ». Pour la troisième fois en moins de deux mois, le même poste de police du croisement TIRINGOUL fait l’objet d’une attaque répétée de quelques éléments des forces de défense nationale, pourtant face aux rebelles, ils sont devenus des femmes, et laissent leur place aux mercenaires du groupe russe Wagner qui combattent les rebelles du CPC.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/poste-de-police-croisement-miskine-ben-Zvi-le-13-mai-2020-450×337.jpg” alt=”Poste de police du croisement Miskine Benzi. Photo CNC / Fortuné Boberang” width=”450″ height=”337″ />
Poste de police du croisement Miskine Benzi. Photo CNC / Fortuné Boberang

 

Selon les témoins qui ont assisté à la scène, tout a commencé le vendredi 22 octobre dans la soirée avec un élément du sixième bataillon qui était dans un état d’ivresse avancée, et interpellé vers 23 heures par quelques éléments de la police en poste au croisement Miskine – Benz-vi communément appelé « croisement TIRINGOUL ». Mais l’homme, malgré son état, a été libéré quelques minutes plus tard par les policiers.

Mais contre toute attente, ce samedi 23 octobre dans la matinée, lors du grand rassemblement, ils se sont pris contact discrètement, au moins une vingtaine,  pour descendre avec leurs armes de services et des bâtons au poste de police du croisement Tiringoul. À leur arrivée, ils se sont retrouvés face à deux éléments de la police qui étaient en poste. Ils tentent de récupérer leurs armes, mais ces derniers résistent. C’est en ce moment-là qu’ils ont commencé à leur donner des coups avec leur ceinturant et des bâtons, blessant gravement un élément sur sa tête et transféré d’urgence à l’hôpital. Et ce n’est pas fini pour autant ! Les assaillants ont ensuite pris la direction du commissariat du quatrième arrondissement pour aller faire la même chose sur les policiers qui sont dans ce commissariat. Mais constatant les faits, ces policiers ont appelé en urgence un renfort qui est arrivé  au commissariat du quatrième. C’est ainsi que ces militaires ont pris la fuite.

Lors de cette altercation au croisement Tiringoul, un capitaine de la gendarmerie était même présent, mais il tentait en vain de maîtriser la situation.

Selon nos informations, ces militaires sont des éléments du commandant BETIBANGUI basés au camp Béal que leur chef est incapable de les maîtriser.

Alors, si ce genre de problème persiste et que les autorités du pays font fi de ça, on risque bel et bien de tomber prochainement dans une grave crise qui pourrait couter la vie à d’autres éléments.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de Centrafrique: “le Sahara était, reste et demeurera marocain”

0

 

 

Martin Ziguélé a expliqué que “la réalité est autre: le Sahara était, reste et demeurera marocain” et “le Royaume [est] un Etat souverain qui jouit de sa pleine intégrité territoriale même avant cette colonisation”.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/martin-ziguelé-750×500-1-450×334.jpg” alt=”L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”334″ />
L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

“Lorsque vous avez une connaissance précise de l’histoire du Sahara marocain, vous vous rendez compte qu’il s’agit d’un conflit inutile et superfétatoire”, a expliqué Martin Ziguélé dans une déclaration à la MAP, dans le contexte d’un séminaire organisé vendredi dernier, 22 octobre 2021, par le Cabinet d’affaires publiques BM Partners à Kinshasa, sous le thème générique de “l’Union africaine à l’aune de la question du Sahara: comment passer d’une dynamique d’échec à une solution définitive servant l’unité africaine”. Pour l’ancien Premier ministre centrafricain, “ce différend ne devrait pas exister” et ne permet pas aux Africains d’avancer.

Martin Ziguélé a aussi rappelé que feu Sa Majesté Mohammed V était à la base de la création d’une “Unité africaine”, et a souligné la nécessité que la jeunesse d’aujourd’hui et de demain en soit parfaitement consciente.

Diapo. Sahara marocain: à Kinshasa, des voix s’élèvent pour réclamer l’expulsion de la “rasd” de l’Union africaine 

L’ancien responsable centrafricain a fait valoir l’argument selon lequel l’expulsion de la pseudo-“rasd”, compte tenu de la convergence de cette décision avec la nécessité de réengager l’Union africaine (UA) dans ce soutien actif, crédible et impartial à l’ONU, ne devait pas être considéré comme un objectif tabou ou inatteignable. Cet argument devrait plutôt s’inscrire dans une dynamique où prévalent réalisme et pragmatisme pour mettre fin aux divisions superflues. “On ne peut pas à la fois aller vers la construction de l’Afrique et en même temps disséquer les Etats”, a-t-il très simplement expliqué.

Martin Ziguélé a aussi tenu à saluer les actions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a choisi de s’intéresser à l’Afrique “au moment où tout le monde disait que le Continent était perdu”, et a expliqué qu’au-delà des mots et des discours, ce qui a retenu l’attention de tous les pays africains, c’est le caractère concret de la coopération entre le Maroc et ses frères du continent, dans tous les domaines.

S’agissant des perspectives de coopération Sud-Sud, l’ancien Premier ministre centrafricain a appelé les pays à échanger davantage avec le Maroc, pour maintes raisons, dont sa richesse en matière de ressources humaines, et a étayé ses propos par des souvenirs de son premier stage professionnel, effectué dans le Royaume.-

Diapo. Sahara: plus de 100 personnalités politiques réunies en Tanzanie favorables à l’expulsion de la rasd de l’UA 

Ce séminaire, qui a pris la forme d’une discussion ouverte, a réuni une soixantaine de participants et une trentaine d’intervenants de cinq pays de la sous-région: l’Angola, le Cameroun, le Gabon, la RDC et la Zambie.

Parmi les intervenants figuraient des personnalités politiques, des experts et universitaires, des économistes et représentants du secteur privé, des membres de think tanks et d’éminents membres de la société civile, qui ont mené un exercice intellectuel stimulant, construit sur une approche inédite, celle du pragmatisme, de la sérénité, de la scientificité et de la recherche de solutions concrètes à un différend régional qui continue de miner la stabilité, la paix et la sécurité de l’Afrique, ainsi que son intégration économique, sous-régionale et continentale.

 

Par le360

 

 

CENTRAFRIQUE : LE CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT DÉCRÉTÉ PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REPRÉSENTE T-IL UN PAS DÉCISIF VERS L’INCLUSIVITÉ DU DIALOGUE POLITIQUE ?

0

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 15:59:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de la victoire inattendue aux élections présidentielles de 2016, la priorité des défis et enjeux du quinquennat s’articulait autour de la recherche de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Dérivé de cette logique arithmétique et cartésienne, un dialogue politique non inclusif a été initié entre le gouvernement et les groupes armés mais très vite controversé car les recommandations dictées ou imposées ne reflétaient nullement l’ampleur ou l’étendue de la crise militaro-politique.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/interieur-article-doudou-solembi-208×450.png” alt=”Bernard Selembi Doudou” width=”208″ height=”450″ />
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

À l’orée des fêtes de fin d’année et en guise de représailles à la tentative d’incursion de la coalition des groupes armés dans la périphérie de la capitale, les Mercenaires russes déguisés en instructeurs appuyés par les forces spéciales rwandaises ont ouvert la campagne de reconquête par des combats des territoires jadis occupés. C’est ainsi qu’avec la bénédiction sans réserve du pouvoir de Bangui, le slogan va-t-en-guerre de « win na win » eut une assise nationale en diabolisant au passage l’opposition démocratique ainsi que tout autre sujet de droit qui s’aventurèrent à contredire cette dynamique.

Paradoxalement à cette lancée guerrière qui semble s’essouffler, l’opinion nationale et internationale furent surprises par la décision inopinée de l’élu de la nation décrétant ainsi un cessez-le-feu unilatéral et immédiat sur l’ensemble du territoire national à l’exception du cas non circonscrit de la légitime défense.

Selon les versions officielles des médias d’état, cette sortie hasardeuse du président de la république tirerait sa source de nombreuses propositions de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL), de l’ONU, de la CEEAC balayées par le passé  d’un revers de main.

En conséquence de ce qui précède, il apparaît important de rappeler que cette initiative non concertée a été énergiquement rejetée par deux (2) groupes armés qui constituent la colonne vertébrale de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Face à cette incompréhension née d’un projet mal négocié par le pouvoir de Bangui, le citoyen lambda s’interroge :

Qu’est-ce qui justifie légitimement ce retour au bon sens, ce rétropédalage paradoxal à la stratégie initiale ?

Ce virage serré à 90 degré ne constitue t-il pas un facteur accidentogène ?

Le slogan va-t-en-guerre de « win na win » soutenu par les alliés russes et rwandais a t-il montré ses limites ?

Ce rétropédalage étourdissant contre toute attente représente t-il une faiblesse, un atout ou une force ?

Quelle est la plus value de cette feuille de route du CIRGL par rapport aux précédentes ?

Par le biais de cette décision, le président de la république a t-il trahi sa majorité qui ne jurait que par la guerre ?

Le rejet du cessez-le-feu unilatéral par deux (2) principaux groupes armés ne constitue t-il pas un obstacle à la sérénité du processus de paix en cours ?

Par ailleurs, en l’absence des ténors des groupes armés, le processus de paix favorisé par le cessez-le-feu ne serait-il pas une coquille vide ?

À l’heure de modération et de flexibilité de stratégie, peut-on affirmer que le cessez-le-feu créerait les conditions d’un dialogue politique inclusif ?

En tout état de cause, nous remarquons avec une logique clairvoyante et cartésienne que le réalisme politique ou la sagesse a rattrapé les autorités établies en vue du dénouement définitif de la crise. Pour ce faire, nous invitons respectueusement le chef de l’état d’aller au bout de sa logique car le le cessez-le-feu doit s’accoupler sans condition à l’inclusivité du dialogue politique pour donner une véritable chance au retour définitif de la paix.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 23 octobre 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Bangui, une intervention des éléments FACA qui se substituent aux missions policières tourne à l’incident

0

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 13:31:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Junior GREZENGUE, âgé d’une vingtaine d’années, soupçonné d’être receleur d’une moto volée non loin de l’hôpital Bédé vers combattant, a été interpellé par deux soldats FACA du BIT7. Mais après une présumée tentative de fuite du suspect, il a été atteint grièvement par balles au niveau de son testicule, ce qui a créé un soulèvement populaire, poussant les deux FACA à l’évacuer à l’hôpital. Mais une fois à l’hôpital, une violente altercation s’éclate. Que s’est-il passé ?

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Ambulance-sur-lavenue-des-martyrs-a-Bangui-450×253.png” alt=”” width=”450″ height=”253″ />
CopyrightCNC

 

En effet, ce vendredi 22 octobre vers 16 heures, non loin de l’hôpital Bédé au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui, un jeune conducteur de taxi moto âgé d’une vingtaine d’années dénommé Junior GREZENGUE  a été soupçonné d’être receleur d’une moto volée . Le propriétaire de la moto,  qui  n’a pas voulu faire intervenir les policiers,  est allé demander aux éléments de force de défense ( FACA) du septième bataillon d’infanterie territorial basé sur un checkpoint derrière l’aéroport côté ngola. Deux FACA sont intervenus pour arrêter le suspect. Mais au moment de son interpellation, l’homme a tenté de s’éclipser, et l’un des deux militaires a pris son arme et  malheureusement tiré sur lui, et l’une des balles a coupé son testicule. L’homme s’effondre au sol et tente d’exprimer sa douleur par  des sons inarticulés. Aussitôt, certains témoins de la scène ont commencé à crier sur les deux soldats FACA de faire évacuer vite le suspect à l’hôpital.  Le temps de chercher une moto, une foule en colère surgit et a failli lyncher les deux FACA qui ont précipitamment quitté le lieu avec leur victime à destination de l’hôpital communautaire.

Arrivée sur place, tellement que la situation sanitaire du jeune est inquiétante, ses parents s’en prennent aux deux soldats FACA, mais aussi au propriétaire de la moto qui avait fait recours à eux. Une violente altercation s’éclate au sein de l’hôpital communautaire.  Mais grâce à l’intervention rapide des éléments de la gendarmerie, les deux militaires ainsi que le propriétaire de la moto ont été récupérés et amenés à la section de recherche et d’investigation (SRI), et la victime quant à lui a été transférée par ambulance à la clinique de médecin sans frontières ( MSF).

Rappelons que la victime et la propriétaire de la moto sont tous deux habitantes du quartier tournant derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

EXCELLENTE RÉPONSE D’UN COMPATRIOTE À LA MINISTRE CENTRAFRICAINE des AFFAIRES ÉTRANGÈRES MADAME Sylvie TEMON BAÏPO

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Madame-la-ministre-des-Affaires-Etrangeres-et-des-Centrafricains-de-lEtranger-Sylvie-Baipo-Temon-dans-la-salle-de-conference-dudit-departement-copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-YAPENDE-450×301.jpg” alt=”Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger – Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE” width=”450″ height=”301″ />
Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Madame la Ministre,

 

Cette réaction aurait dû vous parvenir plutôt(je sais qu’elle vous parviendra), si je n’avais pas été en voyage au moment où vous débitiez vos mensongers sur TV5MONDE, dans la soirée du 20 octobre, en réaction à une question relative à participation des Russes sur terrain de combat au côté des FACAS, ce que vous osez qualifier d’accusations mensongères, mais qui, à la vérité, n’est que la vérité des plus véridiques qui puissent être. Je vous dirai pourquoi, non pas avec des vœux pieux, comme vous n’avez pas eu honte de le dire, pour tenter de convaincre ceux qui écoutaient, mais avec des faits concrets, rien que des faits. Quand j’ai écouté vos propos outrageusement insultants pour nos intelligences, nous autres centrafricains qui en avons à présent mare de cette sinistre duplicité du gouvernement, et j’avais voulu réagir à chaud à ces insultes mais hélas, je n’étais pas dans les conditions pour le faire. A présent j’y suis et je vous prie de bien vouloir tenir ce qui suit pour dit. Je m’excuse par avance auprès de ceux qui vont me lire, si le ton n’est pas aussi convenant, mais je n’ai pas jugé nécessaire de choisir un ton convenant parce que j’estime ne pas trop le devoir à celui qui estime ne pas m’en devoir.

 

Madame la Ministre ;

 

À la question du journaliste concernant le fait que les Russes Wagner participent au combat sur le terrain au côté des FACAS, contrairement aux raisons officielles avancées pour leur présence en Centrafrique, vous n’avez pas pu cacher votre embarras. Vous avez cru pouvoir cacher l’embêtante réalité que pose cette question par des propos colériques : «… c’est totalement faux… ». J’en ris. Quel dédain ! Ainsi donc, le Président TOUADERA qui avait affirmé lors de l’interrogatoire du journaliste de la RFI Alain FOKA que : ” … C’est grâce à ses Russes au côté des FACAS qui ont repoussé l’attaque de la CPC du 13 janvier dernier…” (vous ne me direz pas que vous ignorez ce truisme), est subitement redevenue selon vous, comme un mensonge ? . C’est très bien. Je vous le concède, si cela peut faire plaisir à vos propres oreilles et à celles de tous ceux qui sont de votre acabit. Pour vous, bien entendu, les Centrafricains, ces gros paresseux, pas assez intelligents, demeurent toujours ces mêmes “bêtes de sommes”. que vous pouvez assujettir de votre propre volonté. Vous poursuivez en disant que: <<.. les chefs rebelles ne sont pas des Centrafricains, hormis le général F. BOZIZÉ qui est sous mandat d’arrêt international et national… ».

 

Poursuivez-vous. Vous ne décolérez décidément pas. Bien sûr que je comprends parfaitement votre désarroi. Aucun vilain n’aime qu’on indexe sa vilenie. Chez moi à Bambari, les vieux aiment dire que « la bouche qui parle oublie très souvent que les oreilles qui écoutent ont une cervelle ». Rarement, où presque jamais je n’ai vu ces vieux-là parler dans le vide. Ils savent toujours de quoi ils parlent. Bref, venons-en aux faits.

 

Madame la Ministre,

 

Je ne passerai pas par quatre chemins pour vous dire que vos salamalecs que vous avez cru bon de débiter ce jour-là sur les ondes de TV5MONDE ne valent que pour vous-même et pour ceux qui pensent comme vous. Peut-être aussi pour certains Centrafricains qui veulent bien s’en accommoder. Pas pour la nouvelle génération consciente des Centrafricains. Et je suppose que du haut de votre responsabilité, vous ne l’ignorez pas. Même si vous le feignez. Savez-vous pourquoi beaucoup de personnes qui vous ont écouté ce jour-là ont ri ? Vous avez pu certainement le constater dans les réactions sur les réseaux sociaux. Les « bêtes de sommes » d’hier sont en train de s’émanciper. Le processus est désormais irréversible. Croyez-moi. Oui, ces « bêtes de sommes » dis-je, réfléchissent de plus en plus à présent et refusent de se laisser berner et duper désormais.

 

Je vous en donne : vous rappelez-vous de l’attaque de la CPC ( une rébellion que je dénonce de toutes mes énergies) du 13 janvier dernier? Vous rappelez-vous du rôle que les Russes ont joué lors de cette attaque ?. Ce sont des faits constants qui montrent la présence des Russes sur la terre Centrafricaine.

 

Récemment même , on a encore vu les Russes à l’œuvre sur les citoyens centrafricains tués à quelques kilomètres de la ville de BOUAR, que vous niez leur présence en Centrafrique.

Madame la Ministre ;

 

On est toujours mémoratifs du jeu trouble du gouvernement dans cette affaire. On a vu comment même les Russes n’ont pas hésité à tirer sur des pauvres gens aux mains nues et à massacrer des populations rien que pour parvenir á leurs fins. On a vu comment vous avez dansé avec les chefs rebelles dans ce pays après la signature de l’accord de ” Paix”.

 

Votre chef de gouvernement à l’époque avait osé même dire que : ” les groupes armés sont nos partenaires” même actuellement dans votre gouvernement se trouve des chefs rebelles. On a vu comment certains chefs rebelles se sont inscrits sur la liste électorale, SIDKI a été enregistré en présence du ministre de sécurité intérieure.. Une fois encore, ce n’est pas moi qui l’invente. Ce sont encore des faits constants. Le chef rebelle Abdoulaye HISSEIN est logé actuellement à l’hôtel ledger, nourri et payé grassement avec l’argent du pauvre contribuable centrafricain. Voulez-vous encore d’autres exemples ?

 

Les chefs rebelles ont été nommé à la présidence et à la primature, les recettes fiscales de la douane étaient entre les mains des Russes, avec les fallacieux prétextes avancés par le gouvernement que c’était pour bénéficier de leur “expertise”. Je pourrais multiplier ce genre d’exemples funestes, où le pays est trempé jusqu’à la moelle, à l’infini entre les mains des Russes.

 

Que croyez-vous, Madame la Ministre ? Que malgré tout ça les centrafricains resteront toujours ces idiots en masses amorphes et dociles que vous continuerez de manipuler à votre guise comme vous tentez de le faire dans cette interview ? Ce discours que vous tentez de servir est le même qui était pendant que vous dansez avec les chefs rebelles que vous qualifiez d’étrangers dans ce pays. C’est la lâche stratégie du “blaguer”. On a vu dedans, pour parler comme les bramôgôs. Ça ne peut plus continuer. Non, chère Madame. C’est fini.

 

On a enfin compris votre sale jeu. Que dis-je? Votre sale business. Le temps du réveil des Centrafricains a sonné. Tenez-le pour dit. Les Centrafricains ne se laisseront plus faire docilement. Ouvrez les yeux, chère Madame. Apprenez à lire dans les signes du temps. Ce qui s’est passé en Centrafrique et que vous niez l’existence, et qui vous a certainement tous pris de court, n’est qu’un de ces signes. Et ça ira crescendo. Croyez-moi. Vous avez cru pouvoir convaincre les Centrafricains par votre sortie digne d’un film indien mais vous avez échoué, car vous même étant une française de nationalité, vous n’avez pas de leçon à nous donner. Mais pour prouver aux Centrafricains que vous êtes crédible, je vous suggère de renoncer à votre nationalité française, de convoquer l’ambassadeur de la France à Bangui et de rappeler votre ambassadeur en France. Je m’arrêterai là pour l’instant.

 

Cordialement !

 

Vladimir Jefferson

 

Baba Laddé, le maître-espion des trois frontières.

0

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 02:17:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En plaçant le chef rebelle tchadien actif en Centrafrique Baba Laddé à la tête de ses services de renseignement, N’Djamena veut garder un œil sur chacun de ses voisins. Cette arrivée s’inscrit par ailleurs dans un contexte de tensions au sein de l’Agence nationale de sécurité (ANS), dirigée par Ahmed Kogri.

le chef rebelle tchadien baba-laddé IMG_4fvr2020201536
Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.

 

La nomination le 14 octobre de Baba Laddé – de son vrai nom Mahamat Abdoul Kadre Oumar – comme directeur du renseignement tchadien alimente toutes les spéculations chez les voisins du pays. Et pour cause : le président du Conseil militaire de transition (CMT) Mahamat Idriss Déby dit “Kaka”, compte largement s’appuyer sur lui pour reprendre la main sur les enjeux frontaliers, notamment avec le Soudan et la République centrafricaine (RCA).

Deux pays que connaît particulièrement l’ancien gendarme entré en rébellion en 1998 à partir du Darfour. Dans un contexte où les conflits armés liés à la transhumance apparaissaient, Baba Laddé avait alors été très actif entre le Soudan, le Tchad et surtout la Centrafrique, où il a créé en 2008 une milice, le Front pour le redressement populaire (FPR).

 

Entregent au Nigeria

 

Il y sera neutralisé deux fois, en 2012 et 2014, avant d’être mis aux arrêts à N’Djamena à partir de 2015. Depuis sa libération en 2020, Baba Laddé s’activait pour rentrer dans le jeu politique, s’appuyant notamment sur ses entrées auprès du président nigérian Muhammadu Buhari.

Comme ce dernier, Baba Laddé est issu de la communauté peulh. Il a longtemps bénéficié du parapluie du chef de l’État nigérian, très actif ces derniers mois dans la transition tchadienne (AI du 03/09/21). L’entregent de Baba Laddé à Abuja pourrait ainsi se révéler un atout de choix dans la lutte contre Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad.

 

Baba Laddé s’était réconcilié avec Idriss Déby lors de la campagne présentielle de 2021, quelques jours seulement avant la mort du chef de l’État tchadien.

 

Un réseau étroit en Centrafrique

 

Outre le Nigeria, l’ancien chef du FPR est très bien introduit dans les réseaux peulhs de la sous-région, particulièrement actifs en Centrafrique, via deux groupes armés. L’un d’entre eux, le puissant groupe de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), est dirigé par l’ancien lieutenant de Baba Laddé, Ali Darassa, vu à Bangui comme l’ennemi public numéro 1. L’UPC a participé aux mouvements de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé, ancien adversaire de Baba Laddé, qui est depuis quelques jours à nouveau aux prises avec l’armée centrafricaine et ses alliés russes dans le centre du pays. La nomination de Baba Laddé a ainsi suscité une pluie de commentaires à Bangui, alors que les relations entre la RCA et le Tchad sont particulièrement tendues depuis le mois d’avril.

Un autre groupe peulh, Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), est également actif au nord-ouest de la Centrafrique, et notamment à la frontière tchadienne. Ce dernier avait fait l’objet d’une crise diplomatique aiguë entre Bangui et N’Djamena en mai dernier.

Frictions au sein du renseignement

 

La nomination de Baba Laddé intervient alors que les tensions se multiplient au sein de l’Agence nationale de sécurité (ANS), dirigée par Ahmed Kogri. Depuis le printemps, l’ANS est parasitée par une théorie que rien n’étaye, mais à laquelle souscrivent plusieurs officiers du CMT, persuadés d’être progressivement encerclés par des leaders identifiés comme “arabes”, tels Mohamed Bazoum au Niger, Khalifa Haftar en Libye et le vice-président soudanais Mohamed Hamdan Dagalo, dit “Hemeti”.

 

Cette perspective “d’encerclement” alimente une vive méfiance, qui s’est récemment étendue à plusieurs personnalités tchadiennes “arabes” de premier plan, à l’instar de Kogri.

 

Africa Intelligence 21/10/2021

 

 

RCA : pillage du village Dankobira par les mercenaires russes  de la société Wagner

0

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 02:17:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Dankobira, situé  à 20 kilomètres de koui sur la route de Yéléwa a été secoué  ce jeudi 21 octobre 2021. Les Mercenaires russes de la société Wagner, basés dans la sous-préfecture de koui, ont mené une incursion musclée dans ce village, pillant  Quasiment toutes les boutiques, les populations. Selon les autorités locales, il ne reste pratiquement rien pour les populations locales.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-sur-le-champ-de-bataille-450×355.jpg” alt=”Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille” width=”450″ height=”355″ />
Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

 

Les mercenaires de Wagner, en patrouille à bord des pick-up et des motos, ont fait leur incursion jeudi dans le village Dankobira, situé à 20 kilomètres de koui sur la route de Yéléwa. À leur arrivée, ils ont procédé au pillage des commerces.  Même les téléphones mobiles des particuliers ils ramassent au moins une centaine.  Comme s’ils ont reçu des instructions, ils ont décidé de quitter précipitamment le village à destination de la commune de Yéléwa. Mais trente minutes plus tard, les voilà de retour au village Dankobira, paniquant davantage les populations dont la majorité a pris fuite pour aller se réfugier en brousse. Alors que la psychose gagne la population locale, les hommes de Wagner n’ont pas pitié. Ils en ont profité pour braquer un commerçant tout en le dépouillant de son argent. La victime parle d’une somme de 200 000 francs CFA emportée.  Mais Avant de rentrer à koui, ils sont allés confisquer une moto toute neuve d’un commerçant qui venait de la payer il y’a seulement deux jours.

Pour l’heure au village Dankobira, les déplacés commencent à rentrer tout doucement. Mais ils s’inquiètent  de plus en plus de leur sécurité.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique: un cessez-le-feu en manque de substance

0

 

Par AFP

Une semaine après l’annonce surprise du président centrafricain d’un “cessez-le-feu unilatéral” de ses soldats et leurs alliés russes et rwandais dans leur guerre contre les rebelles, experts et opposition estiment que cette trêve n’est pas viable.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/miliciens-CPC-Niakari-Bangassou-30-janvier-2021_0-450×300.jpg” alt=”Des miliciens de la CPC à Niakari, au nord de Bangassou, le 30 janvier 2021 AFP” width=”450″ height=”300″ />
Des miliciens de la CPC à Niakari, au nord de Bangassou, le 30 janvier 2021
AFP

 

Ce pays parmi les plus pauvres du monde a été le théâtre de nombreux conflits depuis son indépendance de la France en 1960, la dernière guerre civile entamée en 2013 persistant, même si elle a considérablement baissé d’intensité depuis trois ans. Or, 13 accords de paix depuis 2007 et plusieurs annonces de cessez-le-feu n’ont jamais tenu.

Il y a dix mois encore, les deux tiers du territoire étaient contrôlés par des groupes armés, dont les principaux ont lancé une offensive en décembre 2020 pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra qui briguait un deuxième mandat présidentiel.

Il a été réélu et a appelé à la rescousse Moscou et Kigali qui ont massivement dépêché des paramilitaires russes – des “mercenaires” de la société privée Wagner selon l’ONU – et des soldats d’élite rwandais. Ces forces ont reconquis la grande majorité du pays et repoussé les rebelles dans la brousse, d’où ils multiplient les actions de guérilla.

– Exclus du dialogue –

Le 15 octobre, M. Touadéra a justifié son “cessez-le-feu unilatéral” par la nécessité de favoriser l’ouverture d’un “Dialogue républicain”, promis juste après sa réélection mais qui n’a toujours pas vu le jour et pour lequel aucune date n’est annoncée.

 

Dans son allocution, M. Touadéra se félicitait que la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), l’alliance rebelle, ait également “signé l’engagement de cesser toute action armée”. Or, il excluait en même temps les groupes armés du futur Dialogue républicain.

 

Minusca-route-Bangui-Damara-23-janvier-2021_1-450×300.jpg” alt=”Des Casques bleus rwandais de la Minusca sur la route de Bangui à Damara, le 23 janvier 2021 / AFP” width=”450″ height=”300″ />
Des Casques bleus rwandais de la Minusca sur la route de Bangui à Damara, le 23 janvier 2021 / AFP

C’est ce qui rend le cessez-le-feu illusoire pour les experts: l’exclusion de la rébellion qui a pourtant officiellement accepté le cessez-le-feu.

“Notre objectif est de nous débarrasser de la rébellion, on ne dialogue pas avec ceux qui prennent les armes”, tranche Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence interrogé par l’AFP.

“si les groupes armés déposent les armes, c’est une contradiction que de les maintenir en dehors du dialogue politique”, rétorque le député de l’opposition Martin Ziguélé, ancien Premier ministre. “Nous verrons ce que le gouvernement proposera mais refuser qu’ils entrent, c’est prendre le risque de tout remettre en cause”, explique-t-il à l’AFP.

– “Gagner du temps” –

“On fait la paix avec ses ennemis, pas avec ses amis”, renchérit Roland Marchal, du Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris, pour qui la trêve ne tiendra pas si la “réconciliation” n’intègre pas les groupes armés.

Même analyse pour Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (Ifri): le cessez-le-feu “est fait pour se donner le bon rôle aux yeux des partenaires internationaux”, un mois après un sommet à Luanda où les voisins d’Afrique centrale, l’Union africaine (UA) et l’ONU ont imposé l’idée d’un cessez-le-feu pour enfin lancer un dialogue “inclusif”.

Les rebelles ne disent pas autre chose: “la vraie condition pour que le cessez-le-feu fonctionne c’est que le président s’engage à un dialogue inclusif”, prévient Serge Bozanga, porte-parole de la CPC, dans un entretien téléphonique avec l’AFP, ajoutant: “Touadéra cherche juste à gagner du temps et à se renforcer militairement”.

– Capacité de nuisances –

Tout dépendra aussi sur le terrain des centaines de paramilitaires russes qui mènent la contre-offensive au côté d’une armée très démunie et mal formée. Ils sont accusés par la France et l’ONU de commettre “de possibles crimes de guerre” et de se rémunérer par de juteux contrats miniers et des “prédations”.

president-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-adresse-presse-Bangui-17-septembre-2021_3
Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP

 

 

S’ils ont vécu une débandade, les rebelles conservent aussi des capacités de nuisance non négligeables mais ont dû changer de tactique. Eux qui régnaient sur la majorité du territoire il y a dix mois, mènent désormais des actions de guérilla: attaques furtives et mines improvisées.

“Les rebelles se dispersent facilement et ont le temps de se réorganiser”, estime Roland Marchal. Il vont continuer à “opérer” dans quelques territoires et à “tuer des civils”, redoute Lewis Mudge, de l’ONG Human Rights Watch.

D’autant que la saison sèche, à venir en novembre, est traditionnellement propice “aux actions militaires”, renchérit M. Vircoulon.

Bien que les groupes armés ne représentent plus une menace pour le pouvoir, grâce à la présence de 12.000 Casques bleus mais surtout de centaines de combattants russes, “les rebelles peuvent épuiser le régime financièrement”, conclut Roland Marchal.

 

 

Par AFP

RCA : le ministère de la jeunesse et des sports éclaboussé par une nouvelle affaire de détournement des fonds publics  

0

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:34:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De nouveaux éléments révélés par  les fonctionnaires du ministère de la Jeunesse et des Sports suggèrent que   l’ampleur de ce supposé système de détournement des fonds publics et de falsifications des faux documents officiels au sein dudit ministère était sous-estimée au  départ par le nouveau ministre lui-même.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/le-directeur-de-cabinet-au-ministère-de-la-jeunesse-et-des-sports-entouré-à-gauche-de-monsieur-daniel-nzéwé-et-à-droite-de-monsieur-héritier-doneng-450×232.jpg” alt=”Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports Anselme Ngrepayo au milieu, le nouveau chargé de mission Daniel Nzéwé et à droite le requin Héritier Doneng. Montage du CNC.” width=”450″ height=”232″ />
Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports Anselme Ngrepayo au milieu, le nouveau chargé de mission Daniel Nzéwé et à droite le requin Héritier Doneng. Montage du CNC.

 

Peu médiatisée, l’affaire  sur de possibles détournements de fonds publics au ministère de la Jeunesse et des Sports prend discrètement  de l’ampleur.  Le dernier épisode en date, c’est l’affaire du détournement  de fonds de Covid-19 alloué au ministère de la Jeunesse et des Sports.   Selon le personnel, cette somme d’argent, évaluée à 5 millions de francs CFA a été purement et simplement détournée. Sont pointés du doigt, Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia, chargé de mission de la jeunesse, et Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo, directeur de cabinet. Selon les mêmes sources, les deux complices, connus depuis plusieurs années en la matière, auraient falsifié certains documents officiels, et imité la signature de leur ministre avant d’aller au trésor retirer la somme depuis le 19 octobre 2021. C’est la chef de service financier qui aurait découvert la fausse transaction et alerté son ministre qui a aussitôt convoqué ce jeudi Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia, chargé de mission à la jeunesse, et son complice, Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo, directeur de cabinet pour les entendre. Mais fait surprenant, les deux complices ont expliqué à leur ministre que la somme qu’ils ont frauduleusement prélevée  servait à payer la dette que leur ancien ministre Régis Lionel Dounda  aurait contractée chez un particulier  au nom du département. Et pour éviter que le plaignant dépose plainte au tribunal, ils étaient dans l’obligation de passer par cette voie pour le rembourser. Estomaqué,  le ministre à son tour est allé informer le Premier ministre sur cette affaire du détournement.

Au même moment, au ministère de la Jeunesse et des Sports, le personnel lance un ultimatum à Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia et Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo de rembourser immédiatement les 5 millions de francs CFA qui leur sont destinés. Faute de quoi, ils rentreront en grève pour exiger leur démission.

Il faut noter au passage que Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia et Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo sont tous deux  célèbres en matière de trafic des faux documents officiels, du détournement des fonds et  de fabrication des faux billets de banque. Ils ont été nommés au ministère de la Jeunesse parce qu’ils sont tous les deux membres de la jeunesse du parti au pouvoir.

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

La présence de Wagner en Centrafrique viole-t-elle le dispositif de l’embargo imposé par le conseil de sécurité ?

0

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21  octobre 2021, 02:04:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une interview accordée au magazine panafricain jeune Afrique le 20 septembre dernier, le chef de l’État centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadera disait n’avoir  pas eu connaissance de l’activité de l’entreprise de mercenariat russe Wagner en Centrafrique. Or, son homologue français, quatre mois plutôt,  affirme dans une interview accordée au journal du dimanche que son homologue centrafricain  Faustin Archange Touadera est désormais otage du groupe Wagner. Une position parfaitement conforme à celle d’experts des Nations unies qui s’est alarmée dans un rapport de l’augmentation du recrutement et de l’utilisation d’entreprise militaire et de sécurité privées étrangères par le gouvernement  centrafricain. Mais la seule question est de savoir si la présence du groupe russe Wagner est-elle conforme au dispositif de l’embargo  imposé en RCA ?

 

Les <a href=Mercenaires russes de la société Wagner en Centrafrique” width=”450″ height=”326″ />
Les mercenaires russes de la société Wagner en Centrafrique

 

Selon la déclaration faite le 18 octobre dernier par madame NATHALIE BROADHURST, représentante permanente adjointe de la France auprès des nations-unies, il ne fait aucun doute, la présence des mercenaires de Wagner en Centrafrique est parfaitement illégale conformément au dispositif de l’embargo sur les armes imposé en RCA.

« J’appelle à cet égard à lever l’ambiguïté qui est entretenue par l’utilisation, dans l’ensemble des rapports des Nations Unies, de l’expression « autres personnels de sécurité » qui entretient la confusion. S’il s’agit des forces bilatérales qui ont été notifiées au comité de sanctions, alors l’État concerné doit assumer la pleine responsabilité des exactions commises. S’il s’agit des mercenaires de Wagner, leur présence n’a jamais été notifiée au comité de sanctions : et elle n’est pas conforme à l’embargo renouvelé par ce Conseil au mois de juillet dernier ».

Entre-temps, le chef de l’État Centrafricaine, de son côté, avait affirmé que les « instructeurs russes » qui sont actuellement disposés au côté des forces armées centrafricaines dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont déployés en RCA par Moscou au titre d’un accord de défense signé en 2017, et ce, en accord avec le conseil de sécurité des Nations unies. Ceci dit, ce ne sont ni des mercenaires de la société Wagner ni ceux d’un autre groupe privé étranger.

Par ailleurs, dans un rapport des experts des c unies sur la Centrafrique, il est clairement fait état de l’augmentation du recrutement et de l’utilisation d’entreprise militaire et de sécurité privée étrangère par le gouvernement  centrafricain.

Sur le terrain, on voit clairement les mercenaires de la société russe Wagner en première ligne  dans les combats opposant les groupes armés  aux forces armées centrafricaines (FACA).

Si le gouvernement tente de nier la présence des hommes de Wagner sur le territoire centrafricain, c’est qu’il savait très bien que cela viole l’embargo imposé sur les armes en RCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : la société russe Wagner déploie ses experts en évaluation du diamant et or en Centrafrique

0

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:43:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ils sont arrivés il y a quelques jours sur le sol centrafricain et sont actuellement à pied d’œuvre sur les différents chantiers miniers exploités  par des sociétés de mafia russe proche de Wagner dans les villes de province.

Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Selon des témoins qui ont assisté à leur arrivée en Centrafrique, ces soi-disant experts de Wagner ne sont pas probablement des Russes. Ils ressemblent beaucoup plus aux Arabes, et parlent non seulement anglais, mais aussi arabes.

Cette semaine, ils sont arrivés à Ndassima, à une soixantaine de kilomètres de Bambari, mais aussi  dans la Haute-Kotto, plus précisément au village Kpokpo, situé à environ 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Sur place, les populations se demandent si ces gens qui ne sont pas probablement des militaires  sont venus dans leur localité pour acheter des diamants et ors ou ils sont là pour procéder à l’évaluation des pierres précieuses.

Cependant, au ministère centrafricain des Mines et de Géologie,  on tient à rassurer que cette mystérieuse délégation est venue en RCA à l’invitation de Lobaye investi, une société-écran gérée par Wagner. » Ce sont des experts en terre précieux », assurent-ils.

Mais si ces gens sont venus à l’invitation de Lobaye investi, comment le ministère des Mines peut-il savoir qu’ils ne sont pas des acheteurs des diamants et ors ?

Ceci dit, ils peuvent faire des transactions illicites sur les chantiers miniers et repartir avec une quantité énorme des pierres précieuses qui échappent probablement au contrôle de l’État centrafricain.

Même si Wagner a les mains libres pour exploiter à volonté les richesses minières du pays, faut-il que l’État surveille quand même  les quantités exploitées c

 

Par Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les femmes centrafricaines rebâtissent le pays

0

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:33:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques années, le pays traverse une crise sans précédent qui met à mal beaucoup d’infrastructures essentielles. Pour combler les besoins ou la réhabilitation d’infrastructures, de nombreuses femmes centrafricaines se mobilisent.

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

En effet, pour faire face à la crise, le gouvernement a mis en place ce qui est appelé l’approche THIMO (Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre). Elle a pour but de faire travailler localement un grand nombre de personnes peu ou pas qualifiées, afin de leur faire acquérir de nouvelles compétences et de toucher un revenu indispensable pour vivre. Cette initiative a permis de fournir du travail à 781 femmes centrafricaines.

Ce projet représente aussi de nouvelles perspectives professionnelles pour les femmes. C’est l’opportunité pour elles de se projeter dans des métiers comme aide maçon, assistante topographe, ou ouvrier du bâtiment et des travaux publics. Cette arrivée de femmes dans des domaines professionnels auparavant réservés aux hommes est aussi un très bon moyen de se libérer des préjugés et d’atteindre une égalité des genres.

Malheureusement encore trop victime de discrimination, et majoritairement de la part des autres femmes, ces femmes maçonnes prouvent que leurs mains valent de l’or.
En effet, la plupart des témoignages nous disent que les autres femmes ne les soutiennent pas et ne les considèrent pas capables de maîtriser des métiers aussi fatigants. Certaines se plaignent notamment que les autres femmes se moquent d’elles, à cause des valeurs traditionnelles de la culture centrafricaine.

Mais les femmes employées sur les chantiers peuvent se réjouir des premiers résultats atteints. Ce projet mené par l’Agence Française de Développement (AFD) a permis à ce jour de réhabiliter des infrastructures importantes telles que la maison de la femme à Miskine ou l’atelier des forgerons de Yakité. D’autres chantiers importants sont encore en cours comme des lycées ou des centres de santé.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : deux officiers de l’UPC pro-désarmement placés en détention par le chef rebelle Ali Darassa

0

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:52:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les deux officiers ont été interpellés mardi dernier et placés en détention dans une base de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) faction Ali Darassa au village Boyo, situé sur l’axe Ippy.    

Le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants dans la fôret du Mbomou, en mars 2021. Photo CNC
Le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants dans la fôret du Mbomou, en mars 2021. Photo CNC

 

Il s’agit de l’autoproclamé général Adamou Zaho et de Monsieur   AliDjaoudi. Les deux ont exprimé leur volonté de déposer les armes et quitter les groupes armés, et cela n’a pas plu au mercenaire Ali Darassa qui les a aussitôt interpellés  et placer en détention dans l’une de ses bases qui se trouve dans la périphérie  de Bambari, plus précisément au village Boyo, situé  sur l’axe Maloum Ippy.

Rappelons que les quinze éléments de l’UPC qui étaient sortis  de maquis et adhéré  au processus du désarmement sont aussi venus de la localité de Boyo proche de Bambari. Ils avaient été pris en charge  par les soldats FACA et les Mercenaires russes avant d’être transférés dans la capitale et présentés  sous le drapeau national.

 

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un éleveur tué, et 15 têtes de bœufs abattus par les soldats FACA dans le Nord-ouest

0

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:58:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite ce jeudi 21 octobre dans un campement des éleveurs peuls situé entre Bangs et Mann, située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca.

deux peuls éleveurs
Des peuls éleveurs

 

Selon certains témoins de la scène interrogés par CNC, à l’origine,  c’est une dispute entre un éleveur et quelques agriculteurs.

En effet, le mercredi dernier, dans la soirée,   trois agriculteurs ont constaté que leurs champs  ont été saccagés. Ils accusent des éleveurs peuls  d’avoir fait paître leurs bœufs dans leur champ. Ils sont allés signaler le problème aux soldats de l’armée nationale qui semblent être en colère depuis contre cette communauté des éleveurs.

Ce jeudi vers 10 heures,  contre toute attente, les soldats FACA, lourdement armés, ont fait leur apparition dans le campement de ces  éleveurs. Ils ont tiré partout, tuant une quinzaine des têtes de bœufs, mais aussi un éleveur   qui était à leur côté.

Pour l’heure,  les autres éleveurs sont en exil de l’autre côté vers le Cameroun.

Rappelons que dans la région du Nord-ouest,  les éleveurs et agriculteurs se disputent fréquemment. Des conflits qui s’intensifient avec la crise qui a secoué le pays depuis 2013. Avec les forces armées non formées au règlement de ce genre de conflit, elles ne font qu’empirer  la situation.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com